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Not a good night to lose control – Finn & Blue
Bluebell E. Sherwin

Bluebell E. Sherwin



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Message(#) Sujet: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyMer 2 Mar - 18:01

Not a good night to lose control – Finn & Blue 2a566d093b9cea65515554cf4cd188ec

Not a good night to lose control
as we break the protocols
@Finnbjörn K. Sørensen


Le rouge s’était dissipé. Inondant son regard d’une violence sanguinaire, il s’était finalement égoutté le long de ses iris pour ne subsister que dans le coin de ses yeux sans sommeil. Bluebell cogitait, de jour comme de nuit, animée par une curiosité fiévreuse qui n’avait rien du mal qui l’avait hypnotisée par le passé. Cette dernière était plus brutale, prenant source non pas sur ses peurs, mais sur sa colère de vivre. Elle avait résolument passé trop de temps dans les limbes, dans l’expectative, dans les ambitions ; elle se devait désormais de passer de l’autre côté et d’enfin matérialiser ces aspirations. La rage qu’elle ressentait devait être tirée à profit pour consumer ses rêves au lieu de la dévorer de l’intérieur. Voilà la nouvelle résolution qui s’était dessinée dans la flaque du sang de Mills. Cette confrontation avait marqué un tournant décisif, car enfin, Bluebell avait agi, outrepassant ses seules ambitions par sa baguette pointée sur sa volonté. Un accès de folie qui avait eu raison de tous ses songes. Au Diable ses correspondances maternelles, ses pistes pour retrouver les Melrose, ses vanités qui l’avaient bercée dans l’illusion d’avancer loin de ses démons. La véritable réponse ne résidait guère dans telles futilités, mais au creux des prunelles de son frère. C’était précisément dans ses reflets azurs que siégeaient leur noblesse, leur légitimité, leur royaume. Aussi était-il de son devoir de se battre pour protéger cette lueur et pour en étendre le rayonnement. Supprimer les parasites. Tuer les indésirables. Briser ses limites. “Fini” souffla-t-elle en repoussant une assiette pourtant pleine. Esquivant le regard interrogateur que lui porta Maxton à ce manque d’appétit, Bluebell ouvrit un petit miroir de poche tiré de son sac pour vérifier que ses dents étaient impeccables, quand bien même elle n’avait pas touché un morceau de son plat. Une fois satisfaite, elle se leva en portant la hanse de son sac sur son épaule, prête à quitter l’effervescence du dîner. “Bien, je dois te laisser. Ne m’attends pas ce soir… Nous nous retrouverons demain.” Ce ne fut qu’à cette annonce qu’elle consentit d’affronter la curiosité de son frère. Il eut la courtoisie de ne pas exprimer de demande orale, elle eut la décence de lui apporter une réponse du bout des lèvres. Un simple prénom qui reçut un hochement de tête de Maxton et qui lui permit de sortir de la Grande Salle sans autre mesure. Finnbjörn. Si sa quête de triomphe était guidée par le joli minois de son frère, Bluebell avait décidé de la poursuivre avec le Norvégien. Il ne s’agissait probablement pas du choix le plus raisonnable, dans la mesure où leur alliance avait souffert d’innombrables sabotages. Pourtant, quelque chose de logique découlait de cette résolution ; certainement l’excellence dont Finnbjörn était capable, probablement la solidité du lien qui les avait toujours réunis, peut-être le réconfort que lui valaient ses doigts sur les siens. La réponse qu’il avait apportée à sa question n’était en fin de compte qu’une formalité - il n’avait pas eu besoin de maîtriser les sortilèges impardonnables pour s’imposer en allié de choix. Néanmoins, il était parvenu à se révéler d’autant plus prometteur qu’il ne l’était déjà. Bluebell avait fini par comprendre qu’une vie ne serait pas suffisante pour sonder les extrémités de son potentiel, lui qui ne reflétait jamais plus qu’une glace indéchiffrable… Il était d’une profondeur vertigineuse, ou d’une grandeur démesurée. A la hauteur de tous ses rêves.

Le château était étrangement calme, baignant dans une semi-obscurité intime qui n’avait rien du bruit de ses pensées. Comment allait-il réagir, lorsqu’elle lui expliquerait qu’elle avait retenu son Doloris sur Skyler ? Il pourrait se moquer de cette fragilité. En quelles circonstances avait-il recouru à un tel sortilège ? Se pourrait-il qu’il en ait fait un usage récurrent ? Qu’elle devait lui paraître ridicule, à s’enquérir de telles banalités. Oh, mais, avait-il accepté son invitation à contrecœur ? Pire, la considérait-il comme une perte précieuse de son temps ? Fronçant des sourcils, Bluebell s’aperçut alors que ses questions dérivaient dangereusement vers des idioties indignes de sa personne. Allons, bien sûr qu’il se satisfaisait de cette rencontre et de toute évidence, la nervosité qui grandissait en elle à mesure qu’elle gravissait les escaliers n’était due qu’à sa hâte d’écouter ses récits et de pratiquer des sorts. Rien de plus frivole, rien de moins honorable. Parvenue à hauteur du sixième étage, Bluebell pressa inconsciemment le pas, alors même qu’elle était déjà en avance. Aussi disposait-elle d’encore trente minutes de temps lorsque le mur dessina sur la pierre une porte d’entrée débouchant sur un vaste palais des glaces. De fait, les murs latéraux étaient couverts ça et là de lourds miroirs aux formes différentes et aux cadres d’or ou d’argent, reflétant les lustres en cristal suspendus sur lesquels dansaient des bougies. La délicatesse du décor s’opposait à la pesanteur de la pénombre d’où se dégageait un mannequin sans visage, face à quelques fauteuils et canapés en tissu. A la manière des anciens châteaux abîmés par le temps, le parquet du sol, ancien et soigné, résonnait sous chaque pas, décidant Bluebell à interrompre son avancée pour se tenir droite face au miroir le plus imposant. Posant son sac sur le sol, sa fine silhouette semblait désormais dérisoire face à la largeur de la glace, ce qui la contraignit à lever le menton à la recherche d’une posture plus assurée. A vrai dire, Bluebell rencontrait récemment quelques difficultés à confronter son reflet, d’où elle ne distinguait plus que les traits de sa mère. La pâleur de ses yeux, la forme de son visage, la droiture de ses épaules ne lui renvoyaient que la fragilité maladive de Blair. Claquant sa langue dans un signe d’agacement, Bluebell entreprit de soigner son apparence, démêlant quelques boucles de ses cheveux lâchés, ouvrant plusieurs boutons de sa chemise pour montrer ses clavicules, effleurant la trace presque inexistante de la blessure sur sa joue, vestige de sa lutte acharnée contre Mills. Son regard se posa un instant sur le collier doré qu’elle arborait, dont le pendentif saphir brillait sous les bougies. L’attrapant du bout des doigts pour jouer pensivement avec, un insidieux dilemme serpenta parmi le cours de ses pensées. Il aurait été plus sage de le retirer. Le cadeau de son frère était une arme redoutable qui lui offrait un bel avantage sur ses adversaires et en l’occurrence, Finnbjörn n’en n’était pas un. Percer ses mensonges pouvait se révéler contraignant, outre que peu nécessaire, d’autant qu’il lui paraissait bien inconvenant de connaître ses dérives sans son gré alors que lui-même lui avait promis de ne jamais recourir à la légilimencie. Pour une question d’équité, mais aussi de mérite, il lui fallait retirer ce bijou.

Et pourtant, après un instant d’hésitation, ses phalanges finirent par se délier pour laisser la pierre précieuse sur son buste. Elle était incapable de la confiance qu’elle lui devait, en dépit de toutes les preuves qu’il lui avait témoignées. Quand bien même elle lutterait contre le reflet du miroir, jamais elle ne se défairait entièrement du sang qui glissait entre ses veines ; taché, instable, dément. Son existence tenait à trop de secrets pour être allégée de sa paranoïa. Alors, aussi injuste se sentit-elle à l’idée de sentir vibrer ses mensonges là où il n’aurait aucun moyen d’identifier les siens, Bluebell décida de garder son apparat. Finnbjörn dégageait une odeur excessivement familière, ses mains émanaient une chaleur déraisonnablement apaisante. Elle n’aurait cependant jamais le luxe de baisser entièrement sa garde. Une fatalité qui arracha un rictus à son reflet, lorsque la porte d’entrée projetée dans le miroir s’ouvrit dans un grincement. La silhouette du Gryffondor se dessina à proximité de son visage, laissant une seconde de suspension à l’occasion de laquelle leurs regards se croisèrent au travers de la glace tachetée par l’âge. “Tu es en avance” souligna-t-elle en guise de salutation avant de se retourner pour lui faire face. Un sourire vint trahir sa froideur apparente. Elle ne l’avait que croisé depuis leur retour de vacances, marqué par son absence de quelques jours où toutes ses plus absurdes craintes l’avaient assaillie. Était-il souffrant ? A nouveau frappé d’amnésie ? Pourquoi n’avait-il guère répondu à sa lettre d’anniversaire ? Et de quel droit avait-il manqué le sien ? Par fierté, elle avait décidé d’attendre un signal de sa part, qui arriva quelques jours plus tard, accompagné d’un délicat présent qui parfumait désormais son cou. Il lui avait conté une histoire administrative, difficile à remettre en cause, en enrobant ses faits de mots capables de rassurer son inquiétude et son courroux. Il s’en était agilement bien tiré, et le plaisir que lui procura sa présence en ces lieux chassa les derniers résidus d’impatience à son encontre. Il était là, désormais, tout entièrement disposé à répondre à ses questions, à nourrir son imaginaire, à envahir les lieux de sa splendeur. “Je ne m’attendais pas à un tel décor” reprit-elle en balayant la salle du regard, “mais il n’est pas déplaisant pour autant. J’imagine que la salle sur demande a compris nos standards sans se priver d’une légère excentricité.” Quoique, la présence des miroirs donnait l’illusion d’un bel espace occultant l’absence de fenêtres, tout en nourrissant l’image d’un palais à la hauteur de ses goûts. “Enfin, qu’importe” souffla-t-elle en retrouvant son regard de l’autre côté de la pièce. ”J’ose espérer que mon invitation n’a pas bouleversé un programme hautement plus intéressant, comme, disons, de nouvelles banalités administratives, ou l’écoute de plaintes puériles de nos chers sang-de-bourbes ?” Une rhétorique railleuse qui souleva ses commissures tout en écrasant l’appréhension de lui être importune. Sait-on jamais, il lui mentait peut-être depuis le début en lui prétendant un quelconque intérêt. Dans toute la suffisance affichée de son caractère, il était sa seule faille, outre ses plus profondes peurs. Après tout, sans tout lui admettre, elle lui avait déjà confié de nombreuses parcelles de vulnérabilité. Il l’ignorait certainement, mais il avait le pouvoir de la blesser à la hauteur du sortilège qu’elle était venue apprendre. Une bien lourde vérité qui, fort heureusement, demeurait invisible à la lueur des miroirs.

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Finnbjörn K. Sørensen

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyJeu 10 Mar - 0:08


Not a good night to lose control
Bluebell & Finnbjörn

J’attendais ce soir avec une certaine impatience. En ce moment, les inquiétudes que je nourris quant aux maux qui me rongent m’assaillent suffisamment pour être des sources nocives de distraction… Et cela me tire de mes pensées raisonnables, de mon quotidien parfaitement millimétré ; cela me gêne dans mes activités quotidiennes, parasite mes plans, alors que je ne me suis jamais autant démené pour notre famille… Alors, quitte à être perturbé émotionnellement, autant me tourner vers des remèdes plus efficaces. Et puisque le jus d’airelles n’a pas su faire effet, alors je tente le coup avec celle qui excelle pour me faire dévier de mon chemin de pèlerinage. Bluebell Sherwin, avec qui je partage toujours ce lien indescriptible. Il est vrai que j’ai pu nourrir quelque frustration, le soir du bal de Noël, à ne pas pouvoir profiter de sa compagnie autant que je le souhaitais… mais les sangs-de-bourbes sont intenables, dès lors qu’on les quitte des yeux une seconde. Aussi, je ne m’attarde guère, quand bien même j’apprécie le confort intime que nous offre la Tour Privilège, nous accordant un moment de respiration bien mérité loin des impurs qui pullulent dans le château. Je gravis les marches jusqu’au sixième étage, avec un regard dédaigneux pour tous les cafards que je croise sur mon chemin ; si je surprends un badge acier à errer à cette heure-ci, à moins d’une demi-heure du couvre-feu, je me servirais du moindre prétexte pour l’écraser et ruiner tout ce qui reste de passablement positif dans son quotidien morne et inintéressant. Puis, me voilà devant le mur qui camoufle l’entrée ; je prends un instant pour me concentrer, et marche trois fois devant les blocs de pierre, répétant mentalement mes intentions dans ma tête…

Les briques dévoilent finalement l’encadrement d’une porte gothique ; l’entrée se dessine, et j’attends patiemment qu’elle apparaisse entièrement avant de pénétrer à l’intérieur. J’y trouve Bluebell, dans un décor atypique, et elle me salue courtoisement, m’offrant l’un de ses rares sourires sincères - du moins, j’espère que c’en est un. A mon tour, je le lui rends : le temps a bien fait son oeuvre, depuis que nous nous toisions comme des animaux sauvages à la suite de mon amnésie, il y a trois ans… Selon elle, je suis en avance, ce que je m’empresse de vérifier. « Non. Dans six secondes la grrrande aiguille serrra surrr le huit. » lancé-je, indiquant le cadran de ma montre de poche d’un simple geste de l’index, avant de la ranger, replaçant le chaînon dans mon col de chemise. « J’ai scrrrupuleusement veillé à êtrrre à l’heurrre. » souligné-je, la voix teintée d’une certaine fierté. Je suis absolument irrréprochable dans mes horaires, c’est un fait : si je suis incapable d’exercer un parfait contrôle sur quelque chose d’aussi élémentaire que la ponctualité, comment pourrais-je prétendre à toutes les autres responsabilités que je convoite avec avidité ? Mes mains nouées dans mon dos, je porte mon attention aux ornements muraux… Je constate qu’elle ne s’est pas contentée de demander à la salle de revêtir une apparence quelconque, et que son exigence a permis d’octroyer un peu d’élégance châtelaine à cet endroit… « C’est charrrmant, mais je n’en attendais pas moins. Tu es une femme de goût. » Je déambule dans la pièce, d’un pas lent, mains dans le dos, faisant raisonner les semelles de mes bottes sur le plancher verni. C’est très européen… Ai-je tort de trouver des similitudes avec leur résidence secondaire, qui m’a servi d’abri quelques jours lorsque Maxton m’y a mené ? Je lève la tête vers le plafond, prenant le temps d’apprécier les lustres de cristal dans cette salle luxueuse, et contemple le mobilier raffiné, avant de croiser à nouveau le regard de Bluebell. Comme à son habitude, elle a soigné son apparence ; elle est parée de bijoux somptueux et d’orfèvreries précieuses, comme une princesse déchue qui aspire à renouer avec sa noblesse d’antan. C’est admirable, je me suis toujours délecté chez elle de ce charme impérial. Cependant, je remarque que cette mystérieuse cicatrice qui lui zébrait déjà la joue le soir du bal, quand bien même elle la dissimulait habilement, tarde à disparaître… Je me demande bien qui la lui a causée, je ne peux croire qu’une telle marque résulte d’un simple accident.

Elle m’interroge sur mes obligations, et je ne peux m’empêcher de sentir dans ses mots une pointe d’ironie… Je ne suis pas des plus doués pour saisir les sous-entendus, aussi je préfère ne pas relever. Peut-être a-t-elle dissimuler dans ses palabres quelque reproche, mais je n’ai guère envie de jouer à ce jeu-là alors que nous semblons tous deux en d’excellentes dispositions. Après tout, je ne me suis pas donné tout ce mal pour masquer mon état de santé pour tout risquer à cause d’une stupide erreur d’inattention… « Pourrr ce soirrr, seulement quelques devoirrrs, mais n’aie crrrainte. C’est à cette école de s’adapter à nous, et non l’inverrrse. » répliqué-je simplement, comme s’il s’agissait de l’évidence-même. J’ai une pensée pour ce satané Aylmer, qui nous doit une lettre de recommandation, comme si c’était à cet imposteur d’assurer notre avenir tout tracé… Je ne compte certainement pas donner à cet énergumène le moindre prétexte de nous mettre des bâtons dans les roues ; il en serait bien capable, je suis certain que secrètement il jalouse nos aptitudes, qu’il n’égalera malheureusement jamais à cause de la substance immonde qui coule dans ses veines… Mais ce sont des problématiques auxquelles la Serpentard n’est pas encore confrontée, et que Merlin l’en préserve. Précautionneusement, je glisse ma main dans ma poche, et en sors le petit étui en ébène duquel j’extrais ma baguette. Du bout des doigts, je caresse le bois d’amourette qui la compose… Je ne sais pas si j’aurais à en faire usage, mais on ne sait jamais après tout. « Alorrrs… Dis moi donc pourrrquoi toi, Bluebell Sherrrwin, te sens d’humeurrr à brrraver des interrrdictions strrrictes en ce moment. » lancé-je à son attention, un sourire élargissant mes commissures de lèvres… Nous avons beau représenter une certaine forme d’autorité au sein de ce château, ayant le pouvoir de priver qui bon nous semble de ses privilèges, je serais bien capable d’émettre le moindre jugement à son encontre… Surtout lorsque l’on sait que nous avons fait pire, il y a de cela trois ans. Cette curiosité qu’elle manifeste vis à vis de ces maléfices prohibés a de quoi attiser mon attention, ce qui me rend particulièrement intéressé par ce qu’elle a à me raconter. Je sais déjà d’ordinaire que je ne m’ennuie jamais avec elle, mais cette soirée promet d’être particulièrement savoureuse…

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyJeu 17 Mar - 19:42

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Not a good night to lose control
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En fin de compte, la Salle sur Demande ne se trompait jamais. Surprenante, elle pouvait revêtir des aspects d’apparence singulière, avant de prendre tout son sens en un seul détail. Ce palais des glaces semblait peut-être un peu vide, un peu anachronique, un peu excessif, reflétant de fait toutes les rêveries d’or que nourrissaient Bluebell dans un inconscient blessé de gloire ; mais il parut parfaitement mesuré pour l’arrivée d’un Roi. En effet, la présence du Norvégien habillait la pénombre de prestance, emplissait la hauteur sous plafond d’arrogance, éclairait les miroirs de triomphe. Le sourire qu’il lui rendit évoqua un soupçon d’humanité qu’ils n’étaient cependant pas venus chercher. Aussi retrouvèrent-ils chacun leur expression usuelle, l’un formel, l’autre railleuse. Il souligna sa ponctualité avant de l’affubler d’un compliment de circonstance, elle usa d’ironie dans la seule recherche de son attention. La réponse qu’il apporta à sa demande lui arqua un sourcil d’étonnement. Il affirmait que l’école devait s’adapter à eux, ce qu’elle ne pouvait que partager dans la mesure où il ne leur incombait certainement pas de se plier aux exigences des vermines qui fréquentaient les bancs de Poudlard… En revanche, il était curieux de l’entendre ainsi prendre position. Après tout, la figure d’autorité de ces murs n’était-elle pas son propre aïeul ? ”Sages paroles venant du petit-fils du Directeur” souligna-t-elle d’un ton narquois. A n’en point de douter, son Grand-Père déplorait tout autant qu’eux la dépravation endémique qui touchait les étudiants… Cependant, il n’était pas certain qu’il argue comme le Gryffondor que leur statut leur permettait d’outrepasser les règles institutionnelles. Et si tel était le cas, Bluebell aurait alors préféré en être au fait bien plus tôt. Elle ne se serait ainsi jamais retenue de jeter ce sortilège impardonnable qui lui avait brûlé les lèvres et, somme toute, les perspectives d’évolution qui lui étaient offertes étaient encore plus infinies qu’elle ne l’avait considéré. Dire qu’il lui avait fallu tout ce temps pour comprendre l’étendue du pouvoir qu’elle couvait, préférant perdre de précieuses années à chasser une stupide idylle… Mais enfin, n’étaient-ils pas là ce soir pour y remédier ? Lui, avec son expérience et sa force, elle, avec sa détermination et sa fureur de vaincre. Ayant momentanément suivi le cours de ses pensées, Bluebell releva ses yeux pour observer le jeune homme extirper sa baguette d’un petit étui. Cette vision l’accapara un instant quand la voix de Finnbjörn s’éleva à nouveau entre eux, l’interrogeant sur ses motivations. Le sourire qui étira ses lèvres résonnait de curiosité. Aussi Bluebell choisit-elle de conserver encore un instant le silence, un tout petit moment pour mieux savourer son attention qu’elle avait si longtemps cherchée à stimuler. “Allons, ne fais pas l’étonné. Tu sais combien j’aime défier l’autorité” nota-t-elle en soutenant son regard. Le rictus provocateur qui était né sur ses lèvres coula finalement dans un ricanement alors qu’elle se penchait vers son sac, d’où elle extirpa sa baguette à son tour. D’un bois de pommier assez clair, elle était ça et là striée de fines veines dorées qui retinrent son regard quelques secondes. “Bien, je tâcherai d’être concise” reprit-elle ensuite en se redressant, les doigts serrés autour de sa baguette. Après tout, comment résumer plusieurs mois en quelques phrases ? L’addiction de son frère, la manipulation de Mills, sa vengeance. Ses mensonges, aussi. De tous les plaisirs qu’elle pouvait s’offrir, la vérité n’en était pas une. Une doctrine qu’elle avait fini par porter autour de son cou, enfermée dans un resplendissant saphir.

Mue par ses songes, la Serpentard entreprit à son tour d’avancer dans la pièce, un pas après l’autre, ses doigts jouant avec l’extrémité de sa baguette. On aurait pu la croire évasive alors même qu’elle connaissait pertinemment la direction qu’elle avait choisie. “Te souviens-tu, cet été, quand je t’écrivais que Maxton était souffrant ? Il s’avère qu’en réalité, il était empoisonné. Cette garce de Mills le tuait à petit feu.” L’insulte roula sur sa langue dans un claquement qui alluma une lueur furieuse dans ses prunelles. Dans le fond, cette annonce n’était pas un véritable mensonge, seulement une juste traduction de la réalité. Ne dit-on pas que l’histoire est écrite par les vainqueurs ? Son frère avait survécu, son frère avait battu son outrageuse addiction. Aussi méritait-il cette glorieuse narration ; il était un héros envenimé malgré lui, loin de l’addict soumis à ses pulsions. Skyler lui avait impunément vendu un poison, troquant sa dignité contre une substance qui avait rongé ses joues, creusé ses yeux, sculpté ses côtes. En réalité, qu’il y soit allé de son propre gré était même un élément insignifiant face à la profondeur vertigineuse du danger encouru. Aussi abyssale que sa rage, aussi sombre que son désir de vengence. “Naturellement, je lui ai demandé de s’éloigner de mon très cher frère, mais comme tous les parasites de son espèce, elle s’y est au contraire raccrochée. Les nuisibles ne savent pas raisonner. Alors, tu comprendras sans difficulté qu’il m’a été nécessaire d’intervenir par la force.” Un discours curieusement sain par rapport à la folie qui l’avait emportée. De fait, un sourire sardonique souleva ses lèvres alors qu’elle poursuivait sa tranquille avancée dans la salle, le parquet craquant sous chacun de ses pas qui l’approchaient doucement du jeune homme. “Disons que je lui ai donné une correction… Même si, à mon humble avis, elle n’était guère à la hauteur du préjudice subi. Il ne lui a fallu que deux nuits de repos.” Alors que Maxton avait requis des mois. Le poids de ces souvenirs confronté à la légèreté de son ton lui valut une étrange expression, quelque part entre de l’amusement, du dédain et de l’affliction. Une forme de vulnérabilité soutenue par une dangereuse résolution qui rendait ses aspirations d’autant plus menaçantes. Alors, elle retrouva le regard du Gryffondor devant elle, droit, souverain, et comme en miroir, sa propre échine se redressa de détermination. Jamais rien ne lui avait paru plus clair que sa volonté de dominer. “Maintenant, pour répondre précisément à ta question, je dirais que je suis d’humeur…” Sa voix s’éteignit un instant alors que ses lèvres cherchaient le mot adéquat. “Sauvage.” Elle consulta son reflet pour désormais y distinguer une obscure sérénité. ”Vois-tu,” reprit-elle en retrouvant le regard de Finnbjörn, “j’ai manqué de jeter un Doloris à cette gueuse et encore aujourd’hui, je me demande ce qui m’a empêché de le faire. Je ne veux plus que cela se reproduise. Je ne veux plus me retenir.” Ses pas cessèrent alors qu’elle était parvenue à la hauteur de son camarade, le menton levé pour faire face à son visage au-dessus du sien. “A ton tour” intima-t-elle alors. “Je suis curieuse de savoir ce qui t’a poussé à enfreindre de si lourdes règles toi qui ne t’autorises pourtant déjà pas le moindre retard.” Laissant ses commissures s’étirer de sarcasme, Bluebell finit par faire volte face pour se tenir à ses côtés, le regard porté devant eux. Elle leva sa baguette, toisant le mannequin dans le fond de la salle, avant d'observer l’un des miroirs à leur gauche. Le reflet était majestueux ; elle se tenait droite, prête à l'assaut, il était impétueux, armé pour attaquer en retour. Deux alliés jaugeant un ennemi imaginaire, la posture altière, la violence tacite. “Sois précis dans ton explication pour que je puisse tout me représenter” ajouta-t-elle à l’adresse de leur reflet avant d’abaisser délicatement son bras. “De cette façon, nous pourrons ensuite pratiquer. Je veux que tu m’apprennes” conclut-elle sans détour. Cherchant cette fois le vrai Finnbjörn du regard, Bluebell demeura interdite. Pour l’une des rares fois de sa vie, elle ne fut ni railleuse, ni cynique, ni amusée ; seulement farouche et concentrée, suspendue au récit du jeune homme. Elle voulait tout savoir de la virulence du Roi, aussi bien pour mieux ériger son propre royaume que pour admirer le retentissement du sien.

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Finnbjörn K. Sørensen

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptySam 16 Avr - 16:22


Not a good night to lose control
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Je ne m'attendais pas à ce genre de révélations, concernant Maxton et son empoisonnement. Certes, j'ai moi-même été témoin de ses changements physiques, quand bien même leur retraite estivale m'a tenu loin de leurs préoccupations... Des dizaines de questions affluent dans mon esprit, et je me demande bien comment cette sangsue de Mills a pu lui procurer cette substance toxique, dont je ne sais rien. Je lis dans le regard de Bluebell sa rage vengeresse, et sais qu'elle ne reculera devant rien pour exiger réparation, un tribut plus cher que deux malheureuses nuits en observation à l'infirmerie. « Et bien, voilà qui est plutôt incongrrru. » lancé-je d'un ton léger, comme si elle venait juste de raconter une bonne blague. Je ne commettrais guère l'erreur de ne pas prendre au sérieux les raisons qui l'ont motivée à vouloir s'entretenir avec moi de ces sujets... Quand bien même ce genre de requête est plutôt inhabituel, je suis certainement le mieux placé pour comprendre l'origine de cette colère, lorsque l'on s'attaque lâchement à nos familles. Mills n'était que l'exemple de ces hordes de sangs-de-bourbes qui se croient tout permis avec nous, et disposer de droits auxquels ils ne peuvent prétendre à notre égard. Et cette constatation-là, elle est douloureuse ; au plus profond de moi, j'ai des crampes dans le bas ventre, en réalisant combien notre statut de seuls sorciers légitimes est en danger, à cause de ces énergumènes... Elle poursuit, et je hoche la tête en signe d'acquisition. « Je l’entends tout à fait. C’est malheurrreux, mais avec ces misérrrables, la violence est parrrfois le seul langage qu’ils comprrrennent. » C’est généralement une tare qui touche toutes les espèces sous-évoluées, hélas. Nous, entre personnes civilisées issues de la haute caste, avons souvent tendance à oublier ce qui nous différencie, en apparence, de ces pouilleux… Mais leurs dégénérescences biologiques ont souvent tôt fait de nous le rappeler.

Je m'étonne de ne pas avoir entendu parler de cette histoire... non que je ne m'intéresse à la petite vie insipide de Mills et de ses amis sangs-de-bourbes, mais je n'ai pas été informé qu'un incident de ce type s'était produit dans l'école. Bluebell poursuit, et énonce plus clairement ses intentions... je commence à voir où elle veut en venir. Je prends le temps de réfléchir, place mes mains dans mon dos, marche quelques pas... « Et bien, si tu étais encorrre brrridée parrr la Trrrace, je t’aurrrais empêché de le fairrre. » lancé-je, avec une certaine franchise. Et j'aurais agi de la même manière avec ma soeur jumelle, parce que je sais pertinemment que cette envie l'a déjà tiraillée dans nos jeunes âges... Seulement, cela ne nous aurait pas rendu service, loin de là. Quant à la Serpentard, même si ses motivations sont légitimes, qu'il est de son devoir de défendre l'honneur de son frère qui a été entaché par une vulgaire impure, elle aurait gravement pu se compromettre en se laissant aller ainsi... « Mais maintenant qu’il n’existe plus de moyen de surrrveiller l’usage que tu fais de tes pouvoirrrs, alorrrs le moment est peut-êtrrre venu d’expérrrimenter. » conclue-je avec un petit sourire, en direction de mon interlocutrice. Autrement dit, je suis disposé à l'aider, dans une certaine mesure seulement. Après tout, si mon Grand-Père est à la tête de cette école, c'est aussi pour nous donner envie de croire à nouveau en la justice, et en nos idéaux... Dans un monde parfait, aucun des nôtres n'aurait à subir un tel affront. Et au plus profond de moi-même, je crois en notre fraternité, en la solidité des liens qui nous maintiennent unis. Pas seulement à cause de l'attachement et de l'affection que je nourris pour Bluebell... Je m'arrête, à deux pas d'elle. « Ces lois existent parrrce que les influences moldues qui gangrrrènent notrrre société ont pourrr visée de limiter notrrre potentiel magique. A titrrre personnel, je ne pense pas que l’on doive imposer aux forrrts de s’incliner face aux faibles. C’est hypocrrrite. » énoncé-je, d'un ton factuel, dénué de toute émotion. Je sais ce que l'on raconte en histoire de la magie, mais je suis suffisamment renseigné et rationnel pour savoir que toute cette version est biaisée, relatée par la propagande des nés-moldus.

Elle me demande de plus amples explications, quant aux raisons qui m'ont motivé, moi à aller au-delà de mes propres limites. Curieusement, ça a été beaucoup plus simple pour moi de franchir cette barrière, plutôt que celle de la ponctualité... J'hésite un peu ; après tout, cette vérité-là n'a jamais quitté le cercle de notre famille, seul Alexander est au courant de ce que les sortilèges impardonnables nous ont permis de réaliser. Mais après tout, c'est Bluebell, et je ne suis pas certain d'avoir envie de lui dissimuler davantage ce petit secret. Nous devrions en être fiers, après tout... « Te souviens-tu, l’an derrrnier, de ce qui a poussé la sang-de-bourbe Özdemir à colporter partout et à tue-tête qu’elle voulait violer le secrrret magique ? » lui demandé-je. Certains ont eu tôt fait de l'oublier, mais c'est bien cet événement qui a donné naissance à cette manifestation foireuse dans la grande salle, puis au procès orchestré par Grand-Père et le père de Carla Yaxley... « Et bien, il a bien fallu que quelqu’un l’y pousse. Seul quelque chose qui pourrrrait la mettrrre horrrs d’elle l’aurrrait amenée à franchirrr cette ultime barrrrièrrre. » laissé-je entendre, ma voix trahissant mon amusement. Il faut reconnaître qu'Erin et moi avons été un peu loin, ce jour-là, celui de nos anniversaires respectifs où nous nous sommes laissés aller à une divertissante partie de chasse. Je ne rentre, en revanche, pas dans les détails... J'ai eu tout le loisir de faire l'expérience de l'Imperium, et ma soeur du Doloris. « Et toi comme moi savons que rrrien n’est plus sacrrré que la famille. » laissé-je échapper, comme un murmure, en caressant du bout des doigts le bois d'amourette qui compose ma baguette. Malgré l'horreur de la scène, j'en garde un excellent souvenir... Je m'éclaircis la gorge, et me tourne en direction de la Serpentard. Je ne me risquerais pas à mesurer sa détermination, je sais combien la colère qu'elle doit nourrir à l'égard de cette sang-de-bourbe est vive. « Je ne sais pas si j’aurrrais grrrand chose à t’apprrrendre. La clé, c’est de vouloirrr orrrdonner, fairrre souffrrrirrr, ou tuer, si forrrt en toi, que cela te démange, que cela t’empêche de dorrrmirrr, ou de manger. Cette envie-là, tu dois lui permettrrre de s’exprrrimer pleinement. Est-ce le cas ? » terminé-je. Après tout, outre leur caractère interdit, ce sont également des sortilèges de très haut niveau... D'ailleurs, lorsque nous avons mis à feu et à cendre cette boutique sur l'Allée des Embrumes, avec ma soeur, j'ai hélas échoué mon sortilège de mort. Peut-être que s'exercer n'est pas une si mauvaise idée... surtout en aussi bonne compagnie.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyJeu 21 Avr - 0:56

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Not a good night to lose control
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L’illusion était parfaite. Un château à l’abandon, expiant quelques fantômes de gloire à travers de vastes lustres et de pâles reflets de miroirs, un discours condescendant, peuplant l’espace de considérations propres à leur rang, tout semblait miroiter une noblesse qui ne subsistait en réalité que dans leur seul menton levé. Allons, malgré la nomination du patriarche Sørensen à la tête de cette école, et en dépit du système de classement, tout avançait en faveur de la vermine, au détriment des patriciens. Le ministère lui-même s’était corrompu de leur déchéance, arguant un progressisme qui sonnait faux dans sa propre terminologie. Était-ce un réel progrès que de revenir en arrière, à doter les singes de baguettes et à apprendre aux rats comment se comporter en société ? Ils faisaient des tours de magie désolants et se retrouvaient applaudis de ce miracle, ils partageaient la peste et parvenaient à être excusés comme s’il ne s’agissait que d’une maladresse. Mills avait été accusée d’avoir empoisonné le Ministre, avant d’envenimer son cher frère à son tour. Et comment s’en sortait-elle ? Avec de vulgaires blessures que le temps prendrait soin de cicatriser. C’en était si écoeurant que le dégoût était la réaction la plus naturelle, et d’un autre côté, ce n’était pas en les évitant que cela s’arrangerait. Au contraire, ignorer le problème revenait à le tolérer. Bluebell avait donc pris la décision de s’ancrer dans la colère, par ailleurs légitime. La fureur était bien plus probante, car outre l’exutoire qu’elle procurait, elle consentait une véritable action. La diplomatie n’avait plus sa place, il était venu le temps des remontrances, de la brutalité. Aussi la brune acquiesça-t-elle à l’assentiment de Finnbjörn. Ils étaient des êtres de raison, mais ils n’en demeuraient pas moins des alliés face à une terrible guerre. Si le sang était le seul moyen de négocier, alors soit ; il en allait de leur droit de survie de verser ces hémoglobines entachées, avant qu’elles ne contaminent davantage les leurs… Fermant les yeux sous la violence de cette dernière pensée, dans la mesure où la sauvagerie s’était déjà emparée de ses propres veines par les insidieuses lois de la génétique, Bluebell ne revint dans cette salle qu’à la reprise de parole du jeune homme, lequel concorda sur le fait que le moment était venu d’expérimenter. Aussi rouvrit-elle ses paupières sur un rictus de satisfaction, croisant au passage le regard de glace du Norvégien qui s’était approché d’elle. Sa proximité était toujours aussi appréciable, peut-être même davantage maintenant que ses lèvres ne s’ouvraient que sur des approbations ou d’intelligentes réflexions. La seule évolution de leur lien témoignait de la supériorité de la classe à laquelle ils appartenaient. Ils avaient appris à mettre leurs rancœurs de côté au profit d’une aspiration commune, et ce faisant, ils avaient non seulement gagné la paix, mais aussi une indicible chaleur qui s'entremêla à son enthousiasme quant au discours politique ainsi proféré. “Hypocrite, contre-naturel, mensonger. Les mots pour qualifier ce révisionnisme sont nombreux, mais hélas, la conclusion est la même. A force de nous demander de ramper à leur bassesse, ils en oublient notre capacité à voler” enchérit-elle sur le ton de l’évidence en levant grâcieusement sa baguette, faisant mine de lancer un sort au-dessus de leur visage. Et c’était précisément pour apprendre à voler, à être libre de ces stupides lois, à être autonome dans son potentiel qu’elle avait requis sa présence. Il n’y avait que lui, dans toute sa lucidité et toutes ses compétences, pour ainsi l’élever au-delà de la poussière.

Suspendue aux explications du jeune homme, Bluebell hocha la tête à sa question avant de pencher le visage à sa mention d’Özdemir. Peut-être par désintérêt, au regard de sa propre vie qui était alors en morceaux, ou peut-être par pur manque de déduction, elle n’avait jamais établi de lien entre cette histoire et Finnbjörn, qui conclut en un souffle un surprenant secret. Entrouvrant ses lèvres, la Serpentard les referma aussitôt, prenant en considération les non-dits de ce discours qui semblaient en fin de compte bien plus éloquents que sa prise de parole. Elle esquissa finalement un singulier sourire, entre de l’admiration et de la contrariété, réalisant d’une part qu’il était d’autant plus potent qu’elle ne l’aurait jamais figuré et d’autre part qu’elle ne parviendrait en fin de compte jamais à le saisir entièrement. Ils s’étaient certes déjà confiés bien des secrets, mais combien d’autres confidences garderaient-ils à l’abri de l’autre ? Passant une main pensive sur son collier qui demeurait stoïque sous la vérité ainsi articulée, Bluebell détourna le regard, consultant l’un des miroirs les plus lointains où ne dansaient que les flammes des bougies. “En effet… Il s’agissait d’un coup particulièrement adroit, je dois le reconnaître.” Peut-être même trop habile. Il n’y avait aucune forme de rage, tout au plus une stratégie donnant lieu à quelques bavures. Parviendrait-elle jamais à ce niveau de sang-froid ? La glace ne résidait que dans la teinture de ses yeux, son sang n’étant qu’une épaisse lave toujours prête à exploser à la moindre secousse. Le Gryffondor s’éclaircit alors la gorge, dans un mouvement qui lui fit à nouveau relever les yeux sur sa personne. Et enfin, elle comprit. Il lui expliqua qu’il n’était pas tant question d’ire, mais de chercher le contrôle, la souffrance, de désirer le plein pouvoir sur l’autre. Ses paroles résonnèrent en elle, soulevant des braises encore brûlantes qui gonflèrent sa poitrine d’une respiration profonde. Bien sûr qu’elle se reconnaissait dans cette description ; l’envie d’anéantir Mills, le désir de mettre à feu et à sang tous ceux qui se hisseraient en travers de son chemin avec son frère, la volonté farouche de dominer les moindres inconvénients peuplait ses rêves et coupait sa faim. Elle n’avait même pas touché à son assiette avant de se rendre ici, animée de cette curieuse lueur qui brilla à nouveau dans son regard. Seulement, elle n’était pas encore parvenue à libérer cette part d’elle-même, certainement parce qu’elle n’en avait jamais vraiment pris conscience jusqu’à son déchainement envers Skyler, tantôt cachée sous une futile irascibilité, tantôt couverte d’insidieux doutes. Ce soir, il était temps d’ouvrir sa cage et de tournoyer avec cette puissance. “Résolument” acquiesça-t-elle dans un souffle. “Je crois même que c’est ce qui m’a paralysée, quand j’ai confronté Mills. L’envie de la détruire était tellement écrasante que je ne suis parvenue à rien… Comme si tous mes membres étaient engourdis.” Passant pensivement son index sur son poignet afin de parcourir la ligne bleutée de ses veines jusqu’au creux de son bras, Bluebell devina ce venin courir dans son sang. Il lui fallait l’expier, s’en alléger, s’en libérer. “Je veux essayer” reprit-elle finalement d’un ton déterminé, relevant le visage en direction du mannequin qui se tenait dans le coin opposé.

Alors, comme si elle n’avait désormais plus d’espace pour aucun doute ni aucune nouvelle tergiversation, la jeune fille se redressa dans une posture altière et stable, le dos droit et les épaules basses, en levant délicatement le bout de sa baguette à hauteur de son regard figé sur son ennemi imaginaire. Si elle devinait du coin des yeux le profil de Finnbjörn et sa promiscuité, elle parvint à faire abstraction de toutes les distractions pour ne plus percevoir que ce corps humain désarticulé attendant sa sentence, comme tous ces sang-de-bourbes qui déambulaient librement dans un monde qu’ils n’avaient jamais mérité, à commencer par Skyler, qui continuait de la provoquer sans comprendre le danger auquel elle s’exposait. “Endoloris” susurra-t-elle dans un souple mouvement du poignet. Pour une obscure raison, le sort ne se matérialisa que sous quelques étincelles rougeoyantes qui retombèrent presque aussitôt sur le sol. Bluebell esquissa une grimace de frustration en abaissant sa baguette. “Quelle déception. Quand je ne suis pas retenue par ma colère, je suis vraisemblablement limitée par…” Par quoi, au juste ? N’ayant pas de conclusion à son observation, la Serpentard préféra garder le silence, le regard toujours rivé sur cet adversaire immobile. Ce n’était pas que de la déception, c’était de l’injustice. Comment avait-elle osé se retenir quand elle en avait eu l’occasion ? Et comment osait-elle manquer son coup maintenant qu’elle avait décidé de relâcher cette force ? “Soit.” Au-delà de son échec, la présence voisine de Finnbjörn avait quelque chose de particulièrement cuisant. Elle ne s’était jamais sentie en nécessité de devoir lui prouver quoi que ce soit, mais maintenant qu’il avait accepté son invitation, maintenant qu’ils étaient passés outre leurs différends, maintenant qu’il s’apprêtait à quitter Poudlard, il lui semblait primordial de s’imprimer encore davantage dans son esprit, comme pour s’assurer une place dans ses souvenirs. “A ton tour” intima-t-elle finalement en faisant un signe de tête à son camarade afin qu’il prenne sa place. “Une réussite pour me montrer l’exemple.” Aussi sincère que provocatrice, sa voix se couvrit d’un rictus sur l’expectative. Elle avait envie de le voir réussir autant qu’elle souhaitait y parvenir avant lui, naturellement compétitrice et mauvaise perdante… Ce qui lui porta une excellente idée. “Un instant” reprit-elle alors en posant spontanément sa main sur son bras pour l’empêcher de jeter son sort. “Que dirais-tu d’un défi ? Si tu y parviens, tu obtiendras la faveur de ton choix. A l’inverse, si je le lance avant toi, j’aurai droit à n’importe quel service. Considère cela comme un enjeu pour nous motiver davantage.” Consultant son regard dans l’attente de sa réponse, elle finit par retirer ses doigts de sa chemise afin de se reculer d’un pas, lui laissant le champ nécessaire pour lancer son sortilège. La défaite n’était définitivement plus une option… Même si elle ne l’avait jamais été.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyDim 8 Mai - 23:53


Not a good night to lose control
Bluebell & Finnbjörn

J'admire l'optimisme de Bluebell, qui continue, malgré les derniers événements, de réaffirmer sans cesse sa loyauté pour les nôtres sans se montrer nullement préoccuper par les menaces internes qui se dessinent, sur l'horizon de la géopolitique magique. Moi aussi, je hais les moldus plus que tout au monde, mais depuis quelques années, je commence à craindre beaucoup plus sérieusement le danger qu'il représente, tant qu'on continue de les laisser circuler dans notre monde comme bon leur semble. Patience, je m'enorgueillis de les voir redevenir esclaves... « Oh, on ne peut pas demander à un impurrr d’êtrrre clairrrvoyant, crrrois-moi. Ce serrrait comme apprrrendrrre à un rat à rrréciter des forrrmules, c’est contrrre-prrroductif. » fais-je remarquer avec un léger sourire, amusé par ma propre métaphore. Oh oui, mon interlocutrice sait parfaitement combien ils sont aussi idiots qui nuisibles, c'est dans leur nature après tout... C'est d'ailleurs pourquoi je lui ai révélé mes agissements de l'an passé, avec Özdemir, sans grande crainte. J'ai pourtant conscience d'avoir agi avec une certaine audace, et pas toujours le plus raisonnablement du monde, quand bien même cette histoire a connu une issue positive pour nous. Parfois, je crains de trop mésestimer la menace véritable que représentent ces pouilleux dépourvus de flux magiques, que notre société ne cesse de valoriser... « Cela aurrrait pu s’avérrrer rrrisqué pourrr nous. » noté-je, levant mon index, prenant un ton plus grave. Certes, cette idiote n'aurait pas pu aller bien loin seule... Mais si certains enseignants inaptes, comme cette école en regorge à foison, avaient suivi son manège, alors le secret magique aurait bien pu se retrouver en danger. « Mais félicitons-nous que cette jeune teigne soit limitée tant en influence qu'en prédispositions biologiques. » conclus-je, sans envie de m'attarder davantage sur Özdemir, de qui l'on parle bien trop à mon goût. En l'espace de deux ans, cette sang-de-bourbe insolente s'est imposée sur la scène politique de notre école, ce qui me fais parfois sourire quand je la vois se heurter à des obstacles qui la dépassent de loin... mais m'inquiète également, quant à la place qu'offre notre société à ces miséreux. Dans un monde parfait, je rêve que ces insectes retournent dans l'ombre, là d'où ils n'auraient jamais du sortir...

Personnellement, je ne nourris pas de grands sentiments pour Mills, même négatifs. Elle ne m'inspire que la plus pure indifférence, et je ne suis pas sûre qu'elle mérite bien davantage... En revanche, en ce qui concerne Bluebell, c'est une affaire personnelle : que cette sale petite sangsue impure ait osé s'attaquer à Maxton, l'un des nôtres, est une attaque lâche dirigée contre notre communauté. Mais Bluebell le souligne bien justement, c'est peut-être la fureur qu'elle a cultivé qui a pu l'entraver lors de sa première tentative... "Oh. C’est intérrressant. Ainsi donc, tu penses que ta colèrrre était trrrop vive pourrr perrrmettrrre à ton flux magique de se manifester ?" demandé-je, sans chercher à dissimuler ma curiosité. Ayant déjà été sujet à quelques rares débordements émotifs, il m'est déjà arrivé de me demander à quel point ces derniers pouvaient bien perturber mon énergie, et parasiter mes facultés tout droit héritées de mes nobles ancêtres. Et l'évidence m'a frappé, à chaque fois que je me suis moi-même retrouvé en proie aux regrets, à la frustration, à l'agacement, aux liens d'attachement qui échappent à une relation parfaitement platonique... Oui, ces sentiments néfastes viennent bel et bien polluer notre pratique. Je passe mes doigts sur le bois qui constitue ma baguette, et relève mon regard vers Bluebell. Il est vrai que si elle sait se comporter en parfaite reine des glaces, quand elle sait se maîtriser, les flocons ont parfois tôt fait de fondre pour laisser apparaître des flammes destructrices. Le seul problème, c'est qu'un maléfice aussi puissant que le Doloris n'obéit pas aux flammes... Je m'éclaircis la gorge, et finit par m'adresser à elle de nouveau. « Peut-êtrrre serrrait-il perrrtinent de cherrrcher à ne plus rrrien rrressentirrr, dans ce cas. A anéantirrr toute émotion susceptible d’altérrrer tes compétences. » Je m'arrête un instant, le regard vide, un peu perde, songeant aux préoccupations qui me remuent l'esprit en ce moment. Oui... Peut-être qu'en effet, tout serait plus simple. Il est aisé de se faire leurrer, mais ces questions qui nous torturent sont nos ennemies...

Quoi qu'il en soit, la Serpentard semble bien déterminée à s'atteler à la tache, ne reculant guère devant ce danger que représentent les sortilèges impardonnables. La voilà même qui tente de me défier, peut-être espérant me stimuler davantage... Je n'hésite pas bien longtemps avant de décider de me prêter au jeu ; après tout, après les dernières semaines d'inquiétude que j'ai passées, j'aurais bien besoin d'un peu de distraction, et je ne pourrais sans doute espérer meilleure compagnie. « Un défi… et bien, pourrrquoi pas. » Cela me rappelle nos duels, avec Erin. Lorsque plus jeunes nous avions besoin de canaliser la fougue qui nous habitait, l'envie pressante de revanche sur ses cafards de moldus qui ont osé s'imposer sur nos territoires, il n'y avait rien de mieux qu'une confrontation dans les règles de la sorcellerie pour nous offrir l'amusement que nous recherchions. Elle essaie, sans succès, mais cela n'est guère surprenant pour une première tentative... J'esquisse donc un sourire, et place mes mains dans mon dos, reculant de deux pas pour me placer face aux mannequins. Je tends le bras pour élever légèrement ma baguette dans leur direction et incline la tête sur le côté, m'adressant à nouveau à cette chère vipère. « Que la victoirrre revienne donc à celui qui parrrvient le prrremier à vaincrrre ses démons intérieurrrs, et que le second en tirrre une leçon. » S'ils n'ont l'air de rien, mes mots sont lourds de sens. Je ne me sens pas enfiévré par le désir de remporter cette bataille sur elle, je saurais parfaitement apprécier sa victoire... Mais je brûle d'envie de la voir à l'oeuvre, qu'elle s'efforce de contrôler cette rage brûlante qui lui tord les boyaux, qui dilate ses pupilles, qui accélère sa circulation sanguine. Qu'elle est resplendissante, la reine des glaces, quand elle doit piétiner ses flammes intérieures pour reconstruire son piédestal de verre... C'est avec cette délicieuse image en tête que je prononce distinctement, en direction de ma cible : « Imperrro »

Hasard : échec.

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La souffrance de l’ennui était un réel fléau pour Bluebell ; curiosité intarissable ou impatience acharnée, le motif en était obscur, mais la difficulté, réelle. Elle pouvait s’ennuyer de tout et de tous, ou plus exactement, rares étaient les arguments et les individus à être en mesure de susciter son intérêt. Les fioritures altières de ses propres songes lui suffisaient amplement face à la platitude monotone des autres et de fait, seules quelques exceptions suffisamment douées d’esprit parvenaient à s’immiscer dans le méandre de ses divagations pour accaparer son attention. Maxton, naturellement. Thaddeus, par le passé. Erin, depuis peu. Et, quelque part dans l’abstrait, l’incertitude, Finnbjörn. Il avait eu le don de l’agacer dans leur enfance, dans un équilibre précaire entre énervement et divertissement, avant de lui valoir une franche curiosité au regard du mystère qu’il entretenait à Poudlard, jusqu’à son amnésie. Cette dernière avait conduit à un jeu d’autant plus insidieux, qui avait outrepassé les limites déjà floues de leur rapport. Au lieu de le laisser tomber dans l’oubli comme elle aurait certainement dû s’y résoudre, Bluebell s’était au contraire démenée pour que son attention ne lui échappe plus, sans même savoir ce qu’elle pourrait en faire, guidée par l’urgence obscure de ne pas être effacée de sa mémoire. Une quête obsessive à compter ses regards, entre colère et rancœur, qui avait finalement abouti à ce précieux jour. Il se tenait désormais là, auprès d’elle, lui accordant toute la présence qu’elle avait requise sans plus la toiser comme une ennemie, ni l’empêtrer du vulgaire statut d’amie. Ils avaient retrouvé une stabilité aux confins indéfinis, désormais entre retenue et admiration. Ils ne pourraient jamais tout se dire, mais ils pouvaient au moins se délecter du peu qu’ils admettaient. Aussi Bluebell acquiesça-t-elle à chacun de ses mots. D’un autre côté, elle ne pouvait que partager son avis ; les nés-moldus étaient des animaux avec lesquels ils étaient hélas contraints de cohabiter, sans que personne ne se soucie du risque de les voir s’imprégner de leur pestilence. Fort heureusement qu’ils existaient des lieux à l’abri de leur misère, comme ce glorieux décor qui ornait leurs innombrables reflets du prestige mérité. “Comme tous ses camarades” ajouta-t-elle dans un sifflement cynique. “Aucun d’entre eux n’a biologiquement sa place parmi nous et je me languis du jour où ces sang-de-bourbes cesseront enfin d'infecter notre monde. Je suis peut-être rêveuse, mais dans le fond, l’histoire a déjà prouvé que toutes les pandémies ont une fin.” Esquissant un rictus, Bluebell croisa le regard du jeune homme d’un air entendu. Certains diraient qu’il fallait, par tolérance, accepter ces présences nuisibles dans leur société. Ce n’était guère son opinion. Sa propre mère s’était laissée dévorer par l’un de ces parasites… Et il était hors de question que cette maladie se propage davantage. A défaut d’accepter sa condition, Buebell entrevoyait cependant de glorieuses perspectives. Maxton et elle pouvaient toujours être les héros prophétiques d’un monde à rebâtir, entachés de l’intérieur, louables et purs de l’extérieur. Une mégalomanie qui avait au moins le mérite de réhausser la pâleur de son teint lorsque ses pensées se hasardaient sur ses hémoglobines.

La question du Norvégien lui valut, une fois de plus, un hochement de tête approbateur. Naturellement, lors de sa confrontation avec Mills, seule sa colère s’était hissée en travers de son chemin. La voie était libre, si dégagée qu’il lui aurait en réalité suffi d’un seul prodigieux coup de baguette pour enfin supprimer la cause de sa fureur. Au lieu de quoi, cette dernière avait coulé sur les murs, inondant la pierre déjà couverte de sang et noyant de fait sa force destructrice. Quel dommage. La frustration que lui avait valu cette paralysie la suivait encore maintenant, blanchissant ses phalanges resserrées autour de sa baguette. Il s’éclaircit alors la gorge, son regard à nouveau dans le sien, pour lui suggérer de détruire ses émotions, lui valant une moue interrogative. Non seulement elle ne s’était guère résolue à un tel extrême, mais en outre, comment diable procéder ? Oh certes, dans quelques froides colères, elle était parvenue à calmer ses ardeurs ; mais à l’inverse, combien de fois avait-elle été à l’origine d’incendies ? Même Maxton, qu’elle aurait toujours souhaité épargner de ses feux, avait fini par se brûler, et leur gémellité était encore en convalescence, oscillant entre guérison évidente et quelques suintements traumatiques. “Seulement, je ne suis pas comme toi” souligna-t-elle alors. “Je n’ai pas cette capacité à maîtriser ce qui m’anime.” Certes, il lui avait déjà révélé ressentir lui aussi de la peur et autres émotions primitives, mais lui au moins était capable de taire ces réactions. Il avait toujours su démontrer une neutralité à la fois agaçante pour ses ennemis -et par Merlin, elle en avait payé les frais- et prometteuse pour lui-même. Empêcher son corps de trahir son propre potentiel était un avantage certain. Peut-être était-il finalement temps pour elle d’essayer de réfréner ses rancœurs pour les affiner et les utiliser à bon escient, à défaut de les neutraliser tout à fait. Alors, le dos droit et assuré, elle s’avança vers les cibles du fond pour les toiser de sa baguette ; son sort faillit, mais elle eut au moins la bonne idée d’en faire un défi. Avec une récompense à la clé, ou mieux, avec l’occasion de battre un excellent sorcier, elle tenait là la parfaite motivation pour essayer de contrôler son flux. L’observant prendre place à son tour à ses côtés, Bluebell croisa ses bras en relevant le menton, aussi soucieuse de sa victoire qu’intriguée par sa performance, quand sa nouvelle réplique porta son attention ailleurs, le visage penché sur le côté dans un rictus. “Ses démons intérieurs” releva-t-elle alors d’un ton amusé. Il lança un Impero qui mourut en même temps que son incantation. Peut-être aurait-elle dû se réjouir de cet échec qui lui laissait une chance supplémentaire de gagner, au lieu de quoi ses pensées demeurèrent figées sur sa remarque précédente. “J’ignorais que de telles chimères te poursuivaient, toi aussi. Décidément, tu excelles dans l’art de la tromperie” souligna-t-elle, l’air de rien. Il s’agissait d’un compliment, sans l’ombre d’un doute, teinté cependant de quelques subtiles nuances regret. Il était bien plus secret qu’elle et le fait qu’il soit ainsi scellé était aussi intriguant que navrant. Elle avait une curieuse envie de tout savoir, dans une effronterie dont elle n’avait guère honte. Bien au contraire, après tout, n’était-il pas légitime de vouloir le connaître en détail, celui qui savait accaparer toute son attention ?

Prenant place à son tour, Bluebell leva à nouveau sa baguette en tenant en jouxte l’un des mannequins du fond, un œil fermé pour mieux viser la trajectoire du sort qu’elle s’apprêtait à lancer. “A moins que tu ne saches tout simplement mieux les dompter que moi. Ceci étant, tu serais étonné des progrès que j’ai faits, ces derniers mois” ajouta-t-elle en tournant son visage vers lui dans une moue altière. Du spectre fragile qui s’était engouffré dans son repère l’année passée ne subsistait que la clarté de la peau. Du reste, nul doute que la Serpentard s’était renforcée. Quel autre choix avait-elle eu ? Si elle n’avait pas lutté contre ses démons, Maxton serait probablement encore affamé par les siens. Son dévouement pour son frère l’avait sauvée. Il ne lui restait désormais plus qu’à triompher sur ses derniers ennemis intérieurs qui la retenaient de son potentiel. “Endolors” assertit-elle alors en tapant du pied pour donner de l’impulsion au sortilège. A nouveau, elle échoua, sa baguette se contentant de quelques étincelles humiliantes. “Ou bien ne me fais-je que des illusions.” Ce chuchotement raisonna sèchement. Alors quoi, des mois, une année ne suffiraient pas à réparer les brèches incrustées en elle ? Elle était pourtant convaincue de sa capacité à réussir ce sort. Aussi un franc éclat d’agacement reluisit dans son regard encore figé sur la cible anonyme. C’en était à se demander si cette dernière était aussi neutre que le montrait sa carrure approximative, son visage sans traits, ses bras désarticulés. La frustration de Bluebell était quelque peu excessive pour un adversaire qui ne ripostait pas, dans la mesure où un spectateur extérieur ne pourrait comprendre la curieuse image qu’elle toisait de tout son mépris ; de longs cheveux bruns, de grands yeux noirs, un curieux mélange de tous les ennemis qui valsaient perpétuellement dans sa tête, ces odieux personnages qui avaient joué avec sa vie et celle de son jumeau. La réaction de la Serpentard était excessive pour un pantin de bois, mais demeurait raisonnable pour les démons qu’elle affrontait. “Voyons donc où tu en es de ton propre combat” conclut-elle en détachant finalement ses prunelles du mannequin pour les poser sur son camarade. Maintenant qu’elle avait manqué son sort, sa curiosité était encore plus piquée. Que retenait-il donc enfoui en lui ? Si elle n’y parvenait pas à la suite de son expérience où elle avait frôlé la mort, pour quel insidieux motif Finnbjörn pouvait-il échouer ? Elle ne lui avait jamais deviné aucune faille, ou tout du moins, aucune assez sérieuse pour lui valoir un état semblable au sien. S’il lui avait caché une révélation comme la sienne - un assassinat violent, une expérience mortelle, un secret obscène -, se pourrait-il qu’il finisse par la lui signifier à demi-mot ? Il était certainement assez vaillant pour retenir de telles confessions… Ou bien ne faisait-il preuve de pudeur que par manque de considération pour elle. Cette hypothèse raviva d’autant plus sa volonté obstinée de tout lui faire avouer, de tout obtenir de lui, de ne rien manquer de sa personne. Manquant de reprendre la parole pour lui arracher frontalement les réponses qu’elle brûlait de connaître, Bluebell se mordit sauvagement les lèvres avant de considérer à nouveau la cible face à eux. Elle n’arborait plus les cheveux de Mills, ni le regard de Angus. Rien d’autre qu’une carapace étrangère qui lui valut un lourd ressentiment.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyDim 22 Mai - 16:18


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Bluebell & Finnbjörn

Je commence à mieux comprendre pourquoi elle m'a fait venir ici. Certes, sa demande n'est pas banale, mais ce n'est pas un hasard si elle a souhaité s'adresser à moi, ni si c'est un sortilège impardonnable qu'elle souhaite lancer. Elle est motivée par la vengeance, par le désir de réparer les torts qui ont été causés à son frère, et cela me plaît : après tout, nos familles sont intouchables, et nous ne saurions tolérer que l'on puisse s'en prendre à l'un des nôtres. Encore moins si cela vient de l'un de ces cafards... « Et bien, nous n’avons qu’à fairrre de tes rrrêves une rrréalité. Moi aussi, je suis fatigué de devoirrr parrrtager nos drrroits élémentairrres avec des parrrasites. » soupiré-je, en repensant avec nostalgie à ce doux rêve que j'avais partagé au cours de l'année passée, avec Carla. Certes, ce songe résultait d'une potion que nous avions ingérée, et qui était censée nous laisser entrevoir nos ambitions profondes, mais qu'il avait été délicieux de pouvoir siéger, l'espace de quelques minutes, au sein de la société à laquelle j'aspirais... J'ignorais tout de la situation avec Mills, et malgré l'aspect dramatique de la situation - une sang de bourbe qui ose user de son venin avec un sorcier légitime, ce n'est tout de même pas banal - cette affaire me rend plutôt curieux. Non pas vis à vis de cette maudite Serpentard, dont je me fiche éperdument... Mais l'idée d'une vengeance jouissive orchestrée par Bluebell m'est plutôt sympathique, et je suis réellement désireux de pouvoir constater de mes propres yeux à quelles extrémités pourraient bien la pousser les liens qui la rattachent à Maxton. Alors, oui, voilà une raison tout à fait suffisante pour l'aider, quand bien même son manque de maîtrise de ses émotions pourrait lui jouer des tours... « Alorrrs, apprrrends à en tirrrer prrrofit. Que ta colèrrre soit donc ton catalyseurrr. » réponds-je d'un ton léger, comme s'il ne s'agissait que d'une simple formalité. Elle n'a peut-être pas suffisamment conscience de son potentiel, mais je suis persuadé que sa seule volonté, combinée à son sang limpide, est un vecteur de puissance formidable... Il me tarde de la voir à l'oeuvre, tandis que nous nous promettons d'outrepasser nos propres limites, ainsi que celles imposées par la loi magique.

Au sein de cette pièce, pendant que nous nous exercerons, il n'y aura donc plus d'interdits... Je tire ma baguette hors de son étui, et la fais glisser entre mes doigts, tandis qu'elle m'interroge sur l'origine de mes démons intérieurs. « Quelques uns se rrrappellent à mon bon souvenirrr, de temps en temps. » me contenté-je simplement de répondre. Elle n'a pas besoin de savoir, seul son frère est au courant par la force des choses, même si en théorie elle l'ignore toujours. Mes faiblesses ne regardent que moi, tant que je n'ai pas appris à savoir comment cohabiter avec elles, comment m'adapter à elles. J'ai quelques pistes, bien sûr, et l'intention de pousser mes investigations plus loin, hors des sentiers traditionnels de la médecine magique... Mais je ne suis pas encore prêt à les partager, avec qui que ce soit. Aussi, j'attends simplement de sa part qu'elle me permette de laisser ces préoccupations-là de côté. Lorsque nous serons sortis de cette pièce, j'aurais tout le loisir de me confronter de nouveau à la réalité. « Je ne suis pas un grrrand amateurrr de surrrprrrises, mais je suis currrieux de savoirrr lesquelles tu me rrréserves. Distrrrais-moi donc un peu. » lancé-je, un sourire au coin des lèvres, désireux de la provoquer un peu. Après tout, en ce moment, je ne dirais pas non à quelques plaisirs, et le spectacle qu'elle me promet en est un. Je suis friand de ce genre d'affrontements d'ordinaire, alors c'est avec un certain amusement que je consens à m'y adonner.

Je la regarde faire, silencieux. Je décompose mentalement le mouvement gracieux de son poignet, je m'attarde sur l'expression de son visage, sur ses lèvres fines. Je suis particulièrement attentif à la manière qu'elle a d'articuler chaque syllabe, à son intonation... Et rien ne se produit. Quand bien même nous nous sommes lancés un défi, je me laisse dériver. « Ne te décourrrage pas. C’est un sorrrtilège difficile, même pourrr nous autrrres sorrrciers de sang noble. » déclaré-je alors d'un ton serein. « Sois patiente, veux-tu ? » Oh, évidemment, on pourrait croire que j'ignore qui est mon interlocutrice, dont le sang-froid n'est pas la plus grande des vertus. Mais c'est l'une des conditions pour réussir cette prouesse, et si je suis là, avec elle, c'est bien pour la pousser à sa dépasser... Je ne suis pas comme tous ces grands moralisateurs du ministère qui souhaitent restreindre notre potentiel magique pour faire plaisir aux sangs-de-bourbes, et j'ai bien l'intention que nous quittions cette pièce mieux armés que nous ne l'étions. « Imperrro » reprends-je d'un ton de voix neutre, ma baguette pointée sur ma cible inerte, constatant bien vite que le sort ne ferait pas mouche. Je ressens un peu d'agacement, qui se dissipe finalement rapidement ; si les affrontements avec Erin ont souvent tendance à me mettre hors de moi, aujourd'hui je me sens plutôt serein. Trop, peut-être... Puis, après quelques instants de réflexion, et une observation attentive... je décide de changer de stratégie. Je la regarde, le bras tendu, le visage fermé, concentrée, ciblant ce malheureux mannequin impuissant, qui, quel que soit le sortilège qu'elle pourra réussir, ne lui répondra pas. Je croise les bras, l'un des vitraux laisse passer un rayon de soleil qui traverse la pièce, s'arrêtant sur le sommet de son crâne. Je me perds sur le reflet brillant de ses cheveux, tandis qu'elle réitère... Puis, je m'éclaircis la voix. « Ou peut-êtrrre que tu n’y parviendrrras pas. Tu n’es peut-êtrrre tout simplement pas prrrête, ou alorrrs, tu manques de forrrce mentale. Cela arrrrive. » C'est une simple expérience. L'ombre de la défaite ne m'effraie pas suffisamment pour m'ôter l'envie de jouer un peu. Je la connais bien, et si tout ce qui lui manque c'est un catalyseur, alors je peux bien volontiers me porter volontaire...

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyDim 22 Mai - 18:33

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Not a good night to lose control
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Déambuler librement dans des couloirs où seuls de hauts mentons se faufilent, avancer sereinement dans des espaces où seuls d’altiers regards se croisent. Le rêve était peut-être un peu anachronique pour une époque où la souillure était plus à la mode que la noblesse, mais son effet demeurait remarquable. Il forgeait en Bluebell des aspirations démesurées, des espoirs salvateurs quand la réalité était trop affligeante. D’aucuns diraient qu’elle avait survécu jusque-là par sa seule volonté, d’autres souligneraient cependant que sans ces ambitions de gloire d’un autre temps, elle aurait déjà sombré dans les plus vicieuses nuances de colère. Peut-être se serait-elle même laissée traîner dans la décadence comme Yaxley, à fréquenter des impurs dans une confiance en soi entachée d’hémoglobines impures - au lieu de quoi, elle se tenait le dos droit et les épaules basses dans un décor de château secret, préparant avec un allié de choix la prochaine offensive qui leur permettrait de résister. Les siècles s’étaient écoulés et le temps avait impunément effacé les plus courtoises manières, mais le fondement même de la société était demeuré intact. Les aristocrates face à la plèbe, les héros face aux gueux, les forts face aux faibles. Un combat qui n’avait jamais cessé et qui avait progressivement avalé la jeune fille, à la recherche d’un exutoire et d’un motif pour entretenir sa haine. Elle avait toujours nourri en elle un profond sentiment d’arrogance qui s’était légitimé dans les conflits de l’école, dans l’origine de son histoire, dans les perspectives de son avenir. Son frère et elle ne pouvaient pas avoir traversé toutes ces mésaventures, rampant jusqu’aux Enfers, pour assister à la déchéance de leurs valeurs. Ils avaient une quête à honorer pour sublimer leur existence, ils étaient naturellement destinés à prendre part à ce renouveau nécessaire de la société. Il fallait tous les évincer pour rebâtir le royaume que les êtres comme eux méritaient de gouverner. Une logique évidente qui échappait à la plupart, dans l’étroitesse de leurs esprits domptés de tolérance écoeurante, mais qui se reflétait très limpidement dans le regard opalin de Finnbjörn. Lui aussi aspirait à éradiquer la vermine. Lui aussi se fatiguait de l’hypocrisie ambiante qui leur imposait de cohabiter avec des animaux. “Ainsi donc tu comprends ma fureur" répondit-elle dans un hochement de tête à ses mots. “Je ne supporte plus cette décadence qui finira par tous nous entraîner.” Maxton avait pâti de la bassesse des autres, se laissant aller à leur poison dans un moment d’égarement. Si un souverain comme son frère s’était fait berner de la sorte, alors que risquaient les moins vaillants de leur rang ? Ils étaient tous en danger en raison d’une poignée de microbes. Elle ne laisserait pas la fièvre se propager - elle ne laisserait pas ces parasites mettre à mal son triomphe. Finnbjörn lui suggéra donc de tirer profit de cette rage, ce qui étira ses lèvres en un rictus carnassier. Etouffer ses sentiments, elle n’en serait jamais capable ; en revanche, tailler son mépris pour l’aiguiser en une arme de choix lui paraissait une excellente opportunité. Beaucoup manquaient de motivation dans leurs projets alors que pour sa part, il ne s’agissait que de contrôler ce flux de détermination. Une tâche qui se révélait tout à fait réalisable en la présence d’un tel modèle en la matière. Le Gryffondor lui avait, par bien des occasions, montré un sang-froid bien plus menaçant que ses propres accès de colère. Il n’avait presque jamais bronché face à ses mises en garde, là où elle s’était blessée sous la glace de ses ripostes. Il était inspirant, de son caractère maîtrisé à son allure royale qui se reflétait dans les miroirs autour d’eux.

Alors, quand il admit tranquillement être lui aussi en proie à d’insidieuses chimères, Bluebell resta un long moment interdite. Malgré ses répliques, il demeura neutre, se contentant d’une réponse évasive qui fronça les sourcils de la jeune fille. Ce n’était pas assez. Elle lui avait admis un meurtre, l’année passée, là où il se contentait désormais d’un silence agaçant. Elle n’ignorait pas qu’ils seraient toujours limités aux tabous familiaux qui empêcheraient, certainement à jamais, une transparence de leurs confidences - mais sa volonté évidente de ne rien lui susurrer était presque vexante. Sa confiance n’était-elle qu’à sens unique ? Passant une main sur le saphir qui ornait la chaîne autour de son cou, la brune espéra un retentissement qui lui donnerait une marge de manœuvre, au lieu de quoi, le bijou demeura inerte, en gage de sa sincérité. Bien évidemment, quel mensonge y avait-il à n’avouer qu’une demi-vérité ? “Je vois. Quelques rares moments d’égarement, donc” enchérit-elle sur le ton de la conversation, essayant de lui arracher une nouvelle réponse. En vain, naturellement ; elle était seule à jouer à ce jeu, se ruant tête baissée vers là où la portait son attention. Il le pressentit certainement, appuyant davantage sur l’impatience de la jeune fille en lui demandant de le distraire. Le toisant un instant face à cette provocation, Bluebell leva sa baguette à son tour, décidée à vaincre ce tournoi. “T’ai-je jamais déçu, peut-être ? Aux dernières nouvelles, ce n’est pas mon ennui qui t’a poussé à accepter mon invitation.” Sa voix avait couvert une légère insolence, dans l’habitude de mordre en retour. Mais déjà, elle se concentra, gardant sa cible en vue pour lancer un sortilège qui n’éclata cependant pas. Un manteau de frustration l’enveloppa aussitôt, alourdissant ses membres et réchauffant ses veines. Il n’était pas agréable de perdre, encore moins face à ses chimères, surtout pas devant son mentor. Celui-ci lui rappela alors qu’il s’agissait d’un sort particulièrement difficile à maîtriser, l’intimant de fait à ne pas perdre patience, ce qui eut l’effet contraire. Comment ne pas s’agacer quand la réussite était une obligation ? En effet, à aucun moment Bluebell n’avait envisagé de ressortir de cette pièce sans le moindre sortilège impardonnable. Elle aurait passé sa nuit dans cette salle à essayer, encore et encore, pourvu que ces misérables étincelles rouges emplissent l’espace pour zébrer le mannequin qui la narguait de toute sa vacuité. Peut-être était-ce cela, la patience que lui évoquait Finnbjörn. “Je patienterai aussi longtemps qu’il le faudra” promit-elle alors avec arrogance, le regard figé sur son adversaire imaginaire. Sa réussite était devenue un tel enjeu qu’elle en oublia le défi lancé au jeune homme, ne se réjouissant même pas de son deuxième échec. Qu’il y parvienne, qu’importe ; qu’elle lui doive la faveur de son choix, tout cela ne l’intéressait même plus. Elle voulait juste que la crispation de ses phalanges sur sa baguette cesse pour que son flux magique s’exprime enfin dans sa forme la plus pure.

Aussi fit-elle lentement rouler sa tête, essayant tant bien que mal de détendre les muscles de sa nuque qu’elle finit par redresser pour tenir à nouveau leur cible en jouxte. Son visage se referma, ne laissant plus montrer aucune trace d’impatience, rien d’autre qu’une concentration sérieuse qui fit fi de la lumière qui s’immisça dans la pièce. Elle sentait son cœur battre de désir, l’envie de dominer pulsant le long de son bras tendu devant elle. Elle y parviendrait, coûte que coûte. “Ou peut-êtrrre que tu n’y parviendrrras pas.” Relâchant aussitôt son bras, Bluebell croisa le regard de son camarade à ses côtés, le visage penché d’incompréhension. “Je te demande pardon ?” “Tu n’es peut-êtrrre tout simplement pas prrrête, ou alorrrs, tu manques de forrrce mentale. Cela arrrrive.” Son sang ne fit qu’un tour dans ses veines, valant de lourds picotements dans son ventre qui firent ainsi couler toute l’acidité de son estomac dans ses membres. “Je manque de force mentale ?” répéta-t-elle, hagarde. C’était probablement, non, certainement, la pire insulte qu’on lui ait jamais faite. On pouvait lui reprocher bien des défauts ; l’impatience, évidemment, la difficulté à maîtriser ses émotions, certes, la violence qui s’opposait à ses manières, en effet. Mais la faiblesse… Ce mot s’immisça dans ses pensées de plus en plus virulentes. Alors quoi, manquer de mourir sous les mains d’Angus l’avait rendue délicate ? Son acharnement pour retrouver Maxton était lâche ? Son obsession de jeter ce sort un témoignage de défaillance ? Non, bien sûr que non, elle était tout, sauf fragile, tout, sauf cette petite créature chétive qu’il insinuait. Comment diable se permettait-il cette hypothèse ? Parce qu’elle avait commis l’erreur de se montrer vulnérable, pensant à tort qu’il était digne de confiance ? N’avait-il retenu d’elle que cette image qu’elle s’était pourtant appliquée à effacer ? Se pourrait-il alors qu’elle n’ait pas guéri comme elle l’avait cru ? “Mensonges.” C’était entièrement calomnieux. C’était faux. C’était même tout le contraire. Elle avait si bien pansé ses plaies qu’elle était désormais trop lourde de vengeance pour appliquer le châtiment qu’elle voulait. A reconstruire son armure, elle s’était appesantie de fer qui retenait son potentiel destructeur. “Je suis à l’inverse pleine de ressources, mieux, je suis prometteuse. Contrairement à tous les autres, tous ces misérables, je suis déterminée, résolue, sans limite, et je t’interdis de fait de remettre en cause ma valeur.” Elle s’était rapprochée de lui, suffisamment pour ancrer de près son regard dans le sien. Elle voulait que la fureur qui dansait dans ses yeux se reflètent sur lui pour qu’il saisisse l’erreur de son imprudence. “Ne te hasarde plus en de si injurieuses suppositions.” La mâchoire crispée, elle se tourna aussitôt vers la cible. “Endoloris !” cracha-t-elle sans prendre le temps de se préparer, résolue de faire éclater le mannequin. Une troisième fois, des étincelles rougeâtres la narguèrent, lui arrachant un sifflement de colère. Finnbjörn ne pouvait pas avoir raison, mais en échouant de la sorte, elle ne pouvait pas non plus lui donner tort. “J’y arriverai et je te le prouverai” conclut-elle sèchement en toisant à nouveau le jeune homme à quelques centimètres d’elle. Elle n’avait même plus l’intention de réagir à son éventuelle victoire ; tout ce qui lui importait désormais était de jeter une quatrième, une dixième ou une centième fois son doloris afin de lui signifier toute la férocité dont elle était capable, jusqu’à ce qu’il s’émerveille de sa force, jusqu’à ce qu’il la considère comme la reine qu’elle devenait. Il ne pourrait plus jamais juger son potentiel une fois qu’il l’aurait admiré de ses propres yeux.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyDim 22 Mai - 20:54


Not a good night to lose control
Bluebell & Finnbjörn

Je comprends son désarroi. Parfois, devant tous ces gueux, je finis par croire que leur nombre grandissant aura raison de nous, et qu’ils finiront par nous contaminer nous aussi... Il y a de ces jours, où au sein de mon dortoir, pollué par les impurs et les progénitures infâmes de cracmols, je me sens profondément isolé. Quelle injustice d'être issu de l'une des plus fières familles de sorciers et de se retrouver à côtoyer des sous-êtres qui pourraient tout aussi bien se contenter d'habiter une porcherie... Enfin, c'est ainsi, pour le moment.« Rrrassurrre-toi, aucun de nous ne la supporrrte. Mais chacun d’entrrre nous oeuvrrre pour changer ce système, dès la rrracine. » affirmé-je, avec la ferme volonté de la convaincre. Je ne veux pas qu'elle abandonne, ou qu'elle croit que tout est perdu parce que la présence intempestive de ces cancrelats le lui fait croire. Non, il y a encore de l'espoir, mais il y aura des batailles à mener... Et pour cela, elle doit se trouver à nos côtés.

Je n'aurais peut-être pas du lâcher ces quelques mots, aussi énigmatiques puissent-ils être. Dès lors qu'ils franchissent ma bouche, devant sa curiosité manifeste, je me questionne, me demande si je ne m'aventure pas sur une pente dangereuse. « Bluebell. » lâché-je simplement, avant de relever la tête dans sa direction, et de la toiser longuement. Elle prétendra sans doute le contraire, mais je crois connaître les pensées qui l'habitent. « Ne t’inquiète pas à mon sujet. » lui lancé-je, d'un ton direct. Non, je suis sûr de moi. Je peux partager bien des choses avec elles, de mes sombres secrets à mes envies les plus intimes, mais je peux lui dire précisément ce qui m'arrive en ce moment. Je ne suis même pas encore certain de le comprendre moi-même... Depuis des semaines, je vois mes certitudes se bousculer, l'état de mon coeur se dégrader, alors que pourtant le rituel a été renouvelé l'an dernier. Cela me contraint à remettre certaines choses en perspectives, à réfléchir à ce qui compte, réellement. Et je suis pas prêt à confier cela à qui que ce soit, indépendamment de l'affection que j'ai pour elle, ou des liens indéfectibles qui me rattachent à ma soeur, ou de l'admiration que j'ai pour mon Grand-Père. Aussi, je change rapidement de sujet, revenant au motif principal de notre venue. Son arrogance me plaît, j'aime la voir soutenir mon regard, affirmant qu'elle serait bien incapable de m'ennuyer. C'est exact, à vrai dire. « Non, effectivement, je n’attends rrrien de moins de ta parrrt. » souligné-je en souriant, avant de dégainer ma baguette, prêt à relever le défi qu'elle m'a lancé.

Je joins mes mains dans mon dos, et me mets à la contourner, comme le ferait un examinateur, évaluant la performance de son élève. En vérité, je ne vois rien de particulièrement surprenant à ce qu'elle ne réussisse pas du premier coup, mais cela ne me paraît pas lié à ses compétences. Cependant, j'ai bien l'intention de vérifier si ma petite expérience fonctionne... Aussi, je poursuis, l'air de rien. « Prrrometteuse, oui, peut-êtrrre. Tant que tu ne t’aventurrres pas horrrs de tes limites, je suppose. » dis-je, les doigts repliés sur mon menton, comme si j'y réfléchissais longuement, avant de finir par soupirer. « Mais je ne pense pas que tu sois prrrête à les dépasser, tu serrrais trrrop… fébrrrile, horrrs de ta zone de conforrrt. » Cela fait des années que je suis confronté à Bluebell Sherwin, et nos affrontements m'ont amené à comprendre relativement tôt à qui j'avais affaire. Par conséquent, je sais frapper où ça fait mal... Et si elle souhaite se servir de sa colère comme un arme, alors le mal que j'ai l'intention de lui infliger est un mal nécessaire. D'ordinaire, je n'aurais jamais la hardiesse de la sous-estimer aussi effrontément, avec un tel mépris... Mais j'ai l'intuition que cette petite manoeuvre, aussi perfide soit-elle, peut fonctionner. Et puis, ce serait mentir que d'affirmer que cela ne m'amuse pas, au moins un peu... C'est presque un jeu, lorsque l'on connaît l'historique de nos altercations. Je fais mine de ne pas saisir ses menaces, et incline la tête dans sa direction, la dévisageant, circonspect. « Pourrrquoi, l’entendrrre te contrrrarrrie ? Je suis navrrré que la vérrrité te blesse à ce point, je suis cerrrtain que ton frrrèrrre dirrrait la même chose. » persifflé-je. Oh, je n'ai nul doute que l'évocation du nom de Maxton saura faire son petit effet. Mais je sais aussi que je prends des risques considérables, quand on sait à quelles extrémités sont frère s'est retrouvé réduit pour la protéger... Il est possible qu'au terme de cette séance, elle me haïsse, avec une profonde véhémence. Soit, je l'accepte, constatant que mes efforts sont récompensés par sa volonté, et l'ardeur qu'elle met à la tache, répétant encore et encore son geste. « Oh. Oui, bien sûrrr, je n’en doute pas. » réponds-je d’un ton sardonique. « Trrrop fébrrrile. Imperrro. » Pourtant, je n'obtiens guère plus de succès qu'elle... Mais je commence progressivement à me déconcentrer de mon sortilège. Ce n'est pas au mannequin que j'ai envie d'offrir toute mon attention, mais bien sur elle, jusqu'à la voir se transcender.

Hasard : échec.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyDim 22 Mai - 23:13

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Not a good night to lose control
as we break the protocols

Les miroirs reflétaient d’innombrables images de leur duo, réverbérant sur les murs des infinités mouvantes dans la pénombre de la pièce, et pourtant, il parut impossible pour Bluebell de déchiffrer son camarade qu’elle observait devant elle. Il avait toujours dégagé cette aura de mystère, l’attirant comme une pie face à des joyaux, que ce soit pour l’incendie du château, sa capacité à parler le fourchelang, l’expression perpétuellement insondable qui couvrait son arrogant visage. Il n’avait jamais rien laissé transparaître, même sous ses caprices les plus explosifs, ne lui offrant que quelques rares moments de franchise sous ses doigts, sous son souffle. Pourtant, Bluebell avait délibérément décidé de lui faire confiance, allant jusqu’à lui confier ses plus lourds secrets, à l’exception des plus gênants qui mourraient avec elle. Imprudence de sa part ou certitude qu’il le méritait, sa résolution oscillait régulièrement sans pour autant se dénouer. Alors, quand il l’appela par son nom pour lui demander de ne pas s’inquiéter, la jeune fille ne put qu’obtempérer. Certes, elle passa d’abord par le rejet, s’apprêtant à lui affirmer qu’il ne s’agissait guère de préoccupation, tout au plus d’une vilaine curiosité ; mais le regard souverain qu’il lui porta fit taire sa mauvaise foi sans un mot. Bien sûr qu’il y avait quelque chose de plus insidieux qu’une simple manie de tout savoir. Il était frustrant de ne pas connaître la forme des chimères qui ondulaient dans son esprit, mais il était encore plus inquiétant de ne pas avoir les armes pour les affronter avec lui. Qu’elle se l’admette ou non, elle avait une dette envers lui de l’avoir réconciliée avec le noir et elle aurait noblement souhaité l’accompagner à son tour sur les travers qui le tourmentaient. “Un simple ordre ne suffira pas” répliqua-t-elle alors après quelques secondes de silence passées à soutenir son regard dans la vaine tentative d’y deviner quoi que ce soit. Non, elle ne cesserait pas de s’inquiéter sur sa seule demande - tout comme il ne lui dirait rien sur sa seule requête. “Mais soit. Du moment que tu n’es pas en danger, tu peux bien continuer de les affronter seul.” Ses commissures de lèvres s’étirèrent en un sourire entendu. Elle serait là si ses démons devaient devenir plus écrasants, qu’il s’agisse de s’en prendre à quelqu’un ou de trouver des solutions à ses maux. Maxton avait survécu grâce à son soutien et son intransigeance ne la laisserait jamais faire preuve de moins de rigueur pour Finnbjörn, pourvu seulement qu’il lui en touche un mot.

S’il lui consentit le divertissement qu’elle lui valait, le reste de ses interventions dénota en revanche une franche inconvenance qui acheva le peu de patience qu’il lui restait encore. D’abord frustrée de ne pas réussir son sort, Bluebell plongea progressivement dans un énervement entretenu par Finnbjörn, allant jusqu’à des provocations qui allumèrent dans ses prunelles un dangereux incendie. Offusquée par son hypothèse selon laquelle elle serait faible, elle s’empressa de lui rappeler qui elle était, ce qui eut pour seul effet de le réconforter dans son attitude, sous son regard ahuri. “Tu supposes mal” répliqua-t-elle aussitôt en le suivant du regard à mesure qu’il déambulait paresseusement autour d’elle, tel un bourreau se délectant des ripostes de sa victime. Il lui asséna un nouveau coup, le mot fébrile roulant sur son palais et claquant jusqu’aux oreilles de la jeune fille qui pencha le visage sous la virulence de cette frappe. Elle avait envie de se jeter à son cou, non pas pour respirer davantage l’odeur boisée qu’il dégageait comme la frivolité lui prenait de temps à autre, mais pour l’asphyxier de ses propres mains, qu’il se taise, qu’il interrompe son humiliation, qu’il étouffe comme elle était en train de manquer d’air sous les flammes qui la consumaient. Elle était si engourdie de rage qu’elle ne sentait même pas le petit bijou sur son torse vibrer de mensonges, persuadée qu’il ne s’agissait que des tambourinements de son cœur qui battait violemment pour mieux irradier la chaleur de son sang jusqu’à ses doigts serrés. “Comment oses-tu me parler de la sorte ? M’as-tu seulement écoutée ? Je n’ai pas de limites, je…” Mais il se fichait éperdument de ses réponses, alternant entre soupir et regard circonspect, lui ôtant le souffle sous l’offense ainsi portée. “Tu sais très bien qui je suis, ce que j’ai fait,  alors ne t’avise pas de me sous-estimer, pire, de me manquer de respect” reprit-elle dans un sifflement menaçant qu’il chassa d’une nouvelle remarque désobligeante. “Pourrrquoi, l’entendrrre te contrrrarrrie ? Je suis navrrré que la vérrrité te blesse à ce point.” “Ce n’est guère la véri…” ”Je suis cerrrtain que ton frrrèrrre dirrrait la même chose.” Ce fut alors qu’enfin, ou déjà, Bluebell sombra de fureur - il n’était plus question de le suivre du regard pendant qu’il la martelait d’insultes, ni d’essayer de riposter de quelques faits, mais de tout détruire jusqu’à ce qu’il comprenne par lui-même le potentiel ravageur qu’elle possédait. Arguer Maxton en exemple, soutenir qu’il la considérait lui aussi comme fragile, insinuer qu’il le connaissait mieux qu’elle-même, c’étaient autant de présomptions qui eurent raison d’elle, nourrissant les flammes de sa hargne qui dévora son corps entier, incandescent. Ses yeux brûlaient pour tout dévaster, à commencer par ce scélérat qui se permettait une telle impertinence. “Tu es minable, Finnbjörn Sørensen, et tu vas me payer cet affront” cracha-t-elle en dégainant à nouveau sa baguette, lui donnant un coup d’épaule pour se placer devant lui.

N’ayant même pas remarqué qu’il avait encore failli son sortilège, Bluebell releva sa baguette dans un mouvement empli de dédain. Il ne s’agissait même plus de mépriser les chimères qui recouvraient ce stupide pantin désarticulé, mais de toiser le monde entier de sa superbe, de ridiculiser le Norvégien qui se jouait ainsi d’elle, d’éclater cette maudite cible de sa colère. La mâchoire crispée de furie et le menton levé d’arrogance, Bluebell ne prit guère la peine de se concentrer. L’explosion qu’elle voulait faire éclater entre ses doigts était si violente ne pourrait jamais rater sa cible. “Endoloris” persiffla-t-elle. Alors, les étincelles rougeoyantes laissèrent place à un franc halo de lumière qui zébra l’espace dans un claquement retentissant. Un jet cramoisi s’abattit ainsi sur le mannequin, lui arrachant une moue de surprise qui fondit aussitôt en un large rictus impérieux. Un ricanement s’échappa de ses lèvres alors qu’elle contemplait, sans bouger, le sortilège pourfendre l’air de l'extrémité de sa baguette tendue. La multitude de reflets des miroirs autour d’eux éclaira alors la salle d’une curieuse lumière rouge, s’accordant avec le sentiment de puissance qui montait en elle à mesure qu’elle s’apercevait de sa réussite. Elle était glorieuse, comme prévu ; elle venait de maîtriser l’un des sorts les plus difficiles, elle venait de prouver en quelques secondes toute sa valeur, elle venait de s’ériger au rang de reine. Les yeux emplis d’orgueil, Bluebell savoura encore un instant sa victoire lorsque, dans la crispation de son poignet, le sortilège se brisa. Manquant de perdre l’équilibre sous cette fin abrupte, la jeune fille recula de quelques pas, le regard encore figé sur le mannequin qui n’avait pas bronché. Peut-être se tenait-il toujours droit et fier, mais elle imaginait l’allure écorchée de ses ennemis, lui valant une nouvelle moue suffisante. “J’ai réussi.” Ce ne fut qu’à cette annonce qu’elle tourna son visage vers Finnbjörn. Le toisant un long moment sans parvenir à se défaire de son rictus de triomphe, elle releva finalement sa baguette qu’elle enfonça sur le torse du jeune homme sans l’ombre d’une hésitation, prête à lui demander redevance pour tous ses outrages. “Et maintenant, j’exige ma faveur et tes plus plates et sincères excuses.” Sa voix se voulait intransigeante, mais quelque chose dans ses yeux avait changé. Peut-être par prétention exacerbée, peut-être par triomphe tonitruant, la fureur dans ses veines s’était dissipée, ne lui laissant plus que quelques flammes d’ivresse qui n’avaient rien de son ire précédente. Elle se sentait grandiose, divine, si bien que les injures du jeune homme lui paraissaient lointaines, pathétiques. A dire la vérité, elle n’était même plus certaine de le tenir en jouxte pour lui arracher des excuses… Son pouls était agité d’enivrement et sa baguette n’était qu’une façon de lui souligner combien elle avait été splendide. Plus qu’un pardon, elle attendait son approbation, son enthousiasme, sa fierté. Qu’il réalise combien elle était exceptionnelle et combien elle le méritait. Qu’il ressente, lui aussi, cette délicieuse frénésie qui lui serrait le ventre.

Dé lancé ici.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyLun 23 Mai - 20:33


Not a good night to lose control
Bluebell & Finnbjörn

Je me suis peut-être trop dévoilé. Cela m’arrive fréquemment, avec elle… D’ordinaire, je veille attentivement à ce qu’aucun des mots qui franchissent mes lèvres ne vienne me compromettre. Mais tout comme elle a l’habitude de susciter chez moi des émotions inhabituelles, je me fais difficilement à l’idée qu’en sa présence, je ne maîtrise pas tout. « Oui. Tout irrra bien, je te l’assurrre. » affirmé-je, le menton droit, le regard dirigé vers l’un de ces lustres en cristal étincelant, qui semble rappeler ceux ornaient certaines salles de Beauxbâtons. Je ne m’étendrais pas davantage, je n’en vois pas l’utilité ; je connais mon problème, et c’est à moi d’y trouver une solution, il n’y a rien de plus à en dire. La voir elle, ou ma famille, se ronger les sangs inutilement ne m’apporterait rien de concret. Aussi, je laisse là mes sinistres préoccupations pour me concentrer sur l’exercice auquel nous nous apprêtons à nous adonner… Nous prononçons nos formules distinctement, visant les mannequins qui nous font face. Mais après quelques minutes d’entraînement, je change d’avis, et me détourne de ces appâts grotesques : en fin de compte, ce ne seront pas eux qui me serviront de cible. Ma partenaire ne demeure pas immuable face à mes incessantes provocations, et je fais le choix de poursuivre : « Tu… ? Tu quoi» l’interrompis-je, sans lui laisser le temps de rebondir. Je m’avance dans sa direction, mimant toujours l’incompréhension. Voit-elle clair dans mon jeu ? C’est bien possible, mais je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. « Tu penses que seule tu es suffisamment solide ? Cela m’étonnerrrait forrrt. » répliqué-je aussitôt, d’un ton peut-être un peu trop moqueur. Je vois les traits de son visage changer, l’expression d’une fureur intérieure transparaître à travers le froncement de ses sourcils, la coloration de ses joues et la crispation de sa mâchoire.

Elle enrage, et je n’ose imaginer quel mal elle doit bien pouvoir me souhaiter. J’ignore pourquoi, cette vue me réjouit autant… Je poursuis : « Je ne te manque pas de rrrespect, je te demande simplement de fairrre prrreuve d’un peu de rrréalisme. Crrrois, moi, je dis ça pourrr t’aider. » ajouté-je, sans me départir de mon sourire, laissant entrevoir une partie de ma dentition. Je flirte avec ses nerfs, je le sais… A tout moment, elle pourrait bien brandir ma baguette et me suspendre par les chevilles sur un coup de sang, ou bien pire… Mais quel dommage ce serait de laisser passer une telle occasion de la pousser dans ses derniers retranchements. Si je dois être parfaitement honnête, je ne m’adonne pas à ce petit jeu simplement pour la pousser à se dépasser en jetant le Doloris, mais aussi parce je me languissais de revoir la Bulebell en colère… Je ne m’étais guère trompé, au terme d’une énième tentative, elle finit par s’exécuter. Des yeux, je suis l’éclair rougeâtre qui s’extirpe de sa baguette, renvoyé par le reflet de tous les miroirs de la pièce, jusqu’à le voir atteindre sa cible, et frapper d’une douleur fulgurante le malheureux mannequin inanimé. Je laisse retentir dans la pièce l’écho de quelques brefs applaudissements… « Et bien voilà, ce n’était pas si compliqué. » lancé-je, pour saluer sa performance. C’était un beau Doloris, tout le monde ne peut pas se vanter de pouvoir à ce point infliger la douleur, et de donner naissance à cette volonté sous la force d’un puissant maléfice. C’est un spectacle appréciable, on ne peut pas dire que j’ai perdu mon temps… Presque autant que celui de son minois déformé par la colère. Ai-je été trop loin ? Elle est vraisemblablement irritée, et la pointe de sa baguette s’enfonçant dans mon torse vient rapidement le confirmer.

Ses pupilles sont dilatées, et la flamme qui y brûle incandescente ; son ton est sans appel, elle désire des excuses de ma part. C’est légitime, mais je fais toutefois mine de réfléchir, il faut dire que c’est très tentant, quand bien même cela risque de l’agacer encore davantage… Mais je ne mets pas bien longtemps avant d’abdiquer, m’inclinant légèrement dans sa direction, main sur le torse, à quelques centimètres de la baguette avec laquelle elle me menace. C’est une défaite que j’accepte sans discuter. « C'est légitime. Je te prrrie d'accepter mes excuses. » déclaré-je, d’un ton serein. Je marque un temps de pause, désarçonné par la désagréable impression que tous nos reflets se sont conjointement mis à nous observer. Je ne crois pas nécessaire d'ajouter que je n'en pensais pas un mot... Après tout, elle me connait, même si je me suis montré particulièrement insolent à son encontre… Ce discours aurait été plutôt contradictoire avec les idées que je porte : après tout, elle est l’une des nôtres, et je n’aurais jamais dans l’idée de rabaisser une sorcière légitime, surtout aussi déterminée qu’elle. « Mais si c’était nécessaire pour que tu tiennes à ce point à me contrrredirrre, alorrrs cela en valait la peine. » affirmé-je sans la moindre honte, détournant mes yeux vers le mannequin jonchant au sol, trophée durement obtenu au terme de cette séance improvisée. Quant à la faveur qu’elle exige de ma part, j’attends qu’elle se prononce, le regard de marbre, la fixant longuement avant de baisser les yeux vers cette baguette qu'elle dirige contre moi. « Tu es bien sûrrre que c’est ce que tu veux ? » la questionné-je, tenu en joue. Une certaine tension semble se distiller dans l’atmosphère, concluant notre affrontement d’une bien curieuse manière…

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyLun 23 Mai - 23:47

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Not a good night to lose control
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Dans le fond, qu’était-ce l’adolescence, si ce n’était un intermédiaire précaire entre la raison des adultes et les secousses infantiles ? Aussi enorgueillie se figurait-elle, Bluebell n’en demeurait pas moins par certains aspects une enfant ballottée par les mots. Que Maxton lui demande de s’en prendre à quelqu’un, elle foncerait sans même penser à relever la moindre opposition. Que Finnbjörn lui assure la bonne allure des évènements, elle poursuivrait sans s’y attarder outre mesure. Certes, elle aurait ardemment souhaité connaître la teneur de tous ses secrets qu’il semblait mettre un point d’honneur à couver, et elle ne se contenterait jamais de quelques promesses de bon augure pour faire taire ses insidieux questionnements. Mais s’il estimait être en capacité de gérer ses problèmes seul, grand bien lui fasse. Elle n’allait pas s’immiscer dans ses propres affaires, aussi effrontée pouvait-elle se montrer. C’était une chose de le soumettre à ses caprices dans le seul but d’attirer son regard, c’en était une autre de fouiner dans son intimité par seule inquiétude. Accusant sa remarque d’un penchement de tête entendu, Bluebell prit quelques secondes avant de porter son attention ailleurs, d’abord sur les miroirs, ensuite les lustres, enfin les mannequins. La salle-sur-demande avait revêtu un charmant aspect qui manquait aux lugubres décors usuels du château. Pas d’impurs, pas de poussière, pas de dérangement ; rien que leurs deux altières présences et le recueillement dans un manoir à la hauteur de leurs aspirations. Peut-être se serait-elle davantage délectée du craquement du parquet de bois noble sous ses pas ou des fioritures finement moulées sur les murs si elle n’avait pas été prise par une autre lubie - celle de vaincre. D’un innocent défi à un véritable jeu de cirque romain, leur exercice s’appesantit en quelques coups. D’abord sûre d’elle, Bluebell se sentit ensuite prise d’une impatience croissante sardonniquement entretenue par le jeune homme. Il savait où appuyer pour déchaîner en elle ses pires émois, ce qui dans le fond aurait dû la flatter - elle l’avait suffisamment invectivé ces dernières années pour qu’il sache tout de ses mécanismes, bien assez harcelé pour qu’il la connaisse du bout des doigts. Au lieu de quoi, son sang chaud se bouillonna d’une rage inattendue. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait plus sortie de ses gonds, maintenant que leur adversité s’était signée d’un armistice. Que ce nouvel allié se permette une telle déloyauté relevait d’un véritable scandale qu’elle n’eut guère la présence d’esprit de remettre en cause. Une enfant ballotée par les mots, aux tréfonds de son allure de dame. “Tu penses que seule tu es suffisamment solide ? Cela m’étonnerrrait forrrt.”  C’était si gros, si énorme, qu’au lieu de raisonnablement entrevoir son jeu qui se reflétait pourtant en d’évidentes lueurs de malice dans ses yeux, Bluebell mordit à l’hameçon sans le moindre recul. “A croire que tu as de nouveau perdu la mémoire” répliqua-t-elle en le suivant du regard à mesure qu’il déambulait autour d’elle. Hors de question de lui laisser le rôle du prédateur ; elle n’était pas plus inoffensive que lui et, mieux, elle disposait des mêmes crocs acérés. “Pour m’aider ? Parce que tu penses peut-être que j’ai besoin d’une quelconque aide ?” Un rire jaune franchit ses lèvres. “Garde tes inepties pour toi et contemple la violence de mes facultés. Tu regretteras chacun de tes mots” susurra-t-elle dans une menace qui éclata alors dans un doloris parfaitement exécuté.

Obnubilée par son désir de lui faire du tort, la jeune fille en oublia même l’aspect chimérique du pantin qui se brisa sous la puissance du sortilège. Plus de grands yeux noirs, pas même de longue chevelure ; rien d’autre que des articulations dévissées et des morceaux de bois arrachés sous son sourire transcendé. Elle l’avait fait, brillamment, même, et sous le regard d’un témoin de choix. Il avait ainsi assisté à l’explosion de sa virulence dans une forme éthérée. Rien à voir avec une violence bestiale. Ce qui avait parcouru ses veines était divin, à n’en pas douter, d’une puissance suffisante pour geler le feu de sa colère en une impétuosité glaciale, relevant ses traits de l’impertinence de ceux qui ne craignent plus rien. L’éclair rougeoyant zébra la salle quelques délicieuses secondes avant qu’une imprudence ne lui fasse briser l’enchantement, la contraignant à reculer de quelques pas sous son déséquilibre. Un assourdissant silence retomba dans la pièce, interrompu des seuls applaudissements du Norvégien et du son de triomphe qui résonnait en elle. “Et bien voilà, ce n’était pas si compliqué.” Croisant son regard dans le miroir le plus proche, la jeune fille se retourna pour finalement l’affronter de face, non sans le provoquer d’un large rictus. Il n’avait désormais plus aucun pouvoir sur elle, l’ardeur de ses mots ne pouvant que fondre sous la froideur de sa posture. Sans la moindre hésitation, elle releva sa baguette sur lui pour requérir son dû. Elle avait maintes fois menacé ses semblables, la baguette pointée sur leur cœur en guise de pression, mais elle n’en avait jamais tiré la même satisfaction. C’était son rival de toujours, le seul qui savait l’agacer pour exacerber le meilleur d’elle-même, le seul à l’importuner juste assez pour susciter sa colère, mais pas suffisamment pour sa rancœur éternelle. Le seul qu’elle n’était pas certaine d’être en mesure de vaincre, un jour, dans toute la splendeur de ses capacités. Voilà pourtant qu’elle était en position de force, à décider de la suite de leur rencontre du bout de sa baguette. Elle aurait pu la baisser en signe de paix. Elle aurait tout aussi bien pu l’enfoncer en signe de pouvoir. “Excuses acceptées” répondit-elle courtoisement à la suite de sa petite révérence. Il nuança cependant ses dires en soulignant combien il avait eu raison de se moquer d’elle, lui arquant un sourcil de défiance. “J’ose seulement espérer que tu ne pensais pas le moindre mot prononcé.” Sans refléter de menace, sa voix était toutefois demeurée sur la défensive. “Car même la réussite d’un sortilège aussi puissant ne vaut de telles outrages. Et si le mannequin qui ne m’a rien fait se retrouve en morceaux… Je te laisse deviner le triste sort que je réserve à ceux qui se permettent de m'injurier.” Elle marqua ses propos d’un rictus glacial, suivant les yeux du Gryffondor qui s’étaient attardés sur le pantin gisant au sol.

Mais déjà, son regard retrouva le sien pour finalement considérer l’arme posée sur son torse. Il lui demanda si elle était sûre d’elle, lui arrachant un ricanement qui laissa apparaître ses canines. “Oh, crois-moi, tu n’as pas idée du nombre de fois où j’ai rêvé de ce moment.” Non, il ne pouvait se figurer les heures qu’elle avait passées à attendre cette inversion des rôles. De fait, depuis qu’il avait retrouvé la mémoire, il y avait de cela trois ans déjà, il lui semblait être à sa place. Tenue en joue par son impériosité, cette détestable supériorité qu’il prenait plaisir à lui afficher, répondant à ses coups bas par un mépris qui l’avait bien souvent déconcertée. Tenue en haleine par ses réponses, cette insupportable incertitude qu’il s’amusait à entretenir, alternant entre dédain et douceur, promiscuité et rancune. Enfin, elle se retrouvait de l’autre côté, à pouvoir lui infliger tout ce qu’elle souhaitait, à pouvoir le maintenir dans cet état d’attente et d’agitation. Se délectant de cette sensation de victoire tant attendue, Bluebell le toisa longuement avant de remonter sa baguette le long de son torse, passant de son cœur à son sternum pour ensuite longer sa gorge jusqu’à sa mâchoire. Ce ne fut qu’une fois parvenue sous son menton qu’elle immobilisa sa baguette, le contraignant à lever le visage. Il avait un regard indéchiffrable, probablement autant que le sien qui reflétait une indiscernable tension. Arrogance ou moquerie, désinvolture ou admiration, ses prunelles le dévisageaient effrontément, sans aucune pudeur. Il lui sembla sentir les battements de sa jugulaire sous sa baguette, à moins qu’il ne s’agisse que de ses propres mouvements de pouls. “Je pourrais enfin te faire avouer vaincu en me suppliant de t’épargner, ou je pourrais t’accorder plus de dignité en te laissant indemne de mon propre chef. Les possibilités sont multiples” reprit-elle, sarcastique. “Fut un temps où j’aurai retenu la première option sans la moindre hésitation, pour toutes ces fois où tu as impunément joué avec mes nerfs.” Ses insultes et diffamations par lettres, ses rictus dédaigneux dans les couloirs, sa pathétique mascarade avec Yaxley. “Mais nous avons grandi, n’est-ce pas ? Une revanche si tardive n’aurait pas la même saveur, d’autant que tu as su te montrer sous de bien meilleurs auspices.” Son soutien l’année passée malgré tous leurs conflits, ses caresses sur ses phalanges, ses incitations continues à être ambitieuse. “Qu’en dis-tu ? Devrais-je honorer tout ce temps perdu à te maudire, ou au contraire lâcher prise ?” Un indicible sourire tira ses commissures. La réponse était évidente et à vrai dire, malgré les souvenirs du bon vieux temps, elle n’était en proie à aucune hésitation. Le fait est qu’elle avait déjà perdu trop d’occasions, bancale entre deux extrémités. Et si elle était encore une enfant dans ses incertitudes, elle était devenue une adulte résolue dans ses intentions. Plus question qu’il ne lui échappe encore une fois. Cette futile partie de cache-cache était terminée.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyMar 24 Mai - 20:25


Not a good night to lose control
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Plus je joue, plus elle devient piquante. C’est légitime, après tout je m’arroge le droit d’explorer quelques uns de ses points sensibles… Evidemment, elle choisit de contre-attaquer en me rappelant mon amnésie et ses conséquences désastreuses. Touché. Je déteste avoir été ignorant durant tout ce temps, m’être tenu aussi loin des problématiques qui nous menacent, ma famille et notre communauté. J’esquisse une moue, sans toutefois me laisser désarçonner ; c’est elle que je compte pousser à bout. Et il semblerait que j’y sois parvenu, puisque, puisant dans sa colère, elle extirpe de sa baguette cet éclair rougeoyant. C’est fascinant. Je me laisse apprécier le spectacle de la douleur, matérialisé sous la forme d’un formidable flux magique… Evidemment, même si elle l’a emporté contre moi, mettant fin à notre défi, elle ne s’en contente pas, et tient même à s’assurer que je ne pensais pas ce que je lui ai dit. « Sache que mon imagination fonctionne déjà à plein rrrégime pour m’offrirrr des images insoutenables. » me contenté-je de lui répondre, esquissant un demi-sourire. J’ai bien conscience que ça ne suffira pas, qu’elle souhaitera davantage, mais cela ne me dérange pas : l’idée de raviver sa frustration ne m’est pas si désagréable. Et puis, probablement dans une tentative d’intimidation, elle se met à pointer sa baguette contre mon torse, et tous ses reflets suivent immédiatement son geste, me promettant mille tourments. Je la laisse faire, sentant les battements de mon coeur s’intensifier légèrement, le sang expulsé dans mes artères dans un petit bruit régulier à peine perceptible. « Oui, tu le pourrrrais, en effet. » commenté-je d’un ton placide. « On peut fairrre dirrre bien des choses, sous la menace. » Je pense à nouveau avec amusement au propriétaire de cette ignoble boutique à laquelle nous avions mis le feu, avec Erin, dans l’allée des Embrumes. Comment s’appelait-il, déjà… ? Je ne l’ai pas retenu, ce n’était qu’un pitoyable sang-mêlé. Mes muscles se contractent légèrement, ma mâchoire se crispe tandis qu’elle remonte sa baguette jusque sur ma glotte, et je l’écoute se délecter encore davantage de me voir ainsi à sa merci. Peut-être que si j’avais le temps de plonger ma main dans ma poche, et de lancer un informulé, j’aurais une chance de la désarçonner… Peut-être. Je pourrais aussi profiter de ce moment pour m’infiltrer dans ses pensées impunément, c’est une idée qui me vient tandis que je la fixe. « C’est vrrrai, nous avons grrrandi. » lâché-je finalement, comme une simple conclusion à tout ce qu’elle vient d’évoquer, alors qu’elle continue de me menacer dans cette grande salle toute vide, qui par le reflet infini renvoyé par les miroirs et l’abondance du mobilier luxueux, me paraît soudainement démesurément immense, s'étendant comme un gigantesque labyrinthe de verre.

Oh, bien sûr, je sens qu’elle tire un certain plaisir de cette situation inédite. Elle aime sans conteste exercer du pouvoir sur moi, et ce rapport de force semble tout particulièrement l’enchanter. Elle se met à évoquer, avec une certaine délectation, les diverses possibilités qui s’offrent à elle… Je ne laisse strictement rien paraître, la laissant s’amuser de cette petite comédie. « Le choix est tien. » réponds-je simplement, le regard inexpressif, le visage de marbre. Je ne prendrais pas cette décision à sa place, si elle souhaite mettre ses menaces à exécution, elle est parfaitement libre de le faire, et je l’aurais certainement bien mérité. Après tout, c’est sa victoire, pas la mienne… Gorgés d’orgueil, nous nous dévisageons longuement, sans pour autant que l’un de nous ne consente à mettre fin à ce contact visuel prolongé. Trop fiers, j’imagine. J’ignore combien de temps encore nous restons là, à nous provoquer sans mot dire, à lorgner l’autre comme deux animaux partageant le même terrain de chasse. J’ai cessé de compter.

Peut-être que parce que sa main tient fermement sa baguette, qu’elle plante contre ma mâchoire, que parce que la proximité entre nos visages s’est considérablement réduite, que parce que son regard défie le mien, elle ne sentira pas mon bras se lever. Ni mes doigts froids se glisser dans son dos. Ma main exerce une légère pression sur sa colonne, et la rapproche encore davantage, l’attirant à moi, si bien qu’elle devrait maintenant sentir la chaleur de mon souffle. Je déglutis, parce que l’extrémité de sa baguette s’appuie davantage contre mon larynx, m’arrachant une légère grimace ; la sensation est désagréable. Puis, je sens la pointe de bois glisser contre ma gorge, ignorant si c’est la surprise qui lui a fait lâcher prise, ou bien si c’est elle, qui, volontairement, a renoncé à me tenir en joue. Qu’importe, au fond. Et puis je ne me rappelle plus vraiment les quelques secondes qui précèdent celles où mes lèvres rencontrent les siennes, les effleurant chastement, comme une fleur que je craindrais d’effeuiller. Et les multiples reflets que nous renvoient les miroirs de la pièce ont semblé faire disparaître l’un de nous pour que nous ne soyons plus qu’un. Là où il y a deux ans dans la bibliothèque familiale j’ai longuement hésité, j’ai chassé toute indécision de mon esprit et ne perds plus mon temps en oscillations ou balancements inutiles. C’est à la fois doux, et très intense, comme si ce simple contact avait suffi à nous faire nous consumer tous deux. Je n’ai pas réfléchi à mon geste, mais je l’accomplis comme simple évidence, comme s’il n’y avait rien de plus normal à ce que je me tienne là, face à elle, couvrant sa nuque de mes longs doigts, se perdant eux-mêmes dans ses boucles brunes, à presser ma bouche contre la sienne, à l’embrasser silencieusement dans ce palais des glaces. J’ignore combien cela de temps dure exactement, combien de secondes hors du temps s’écoulent durant lesquelles j’ai alors l’impression abstraite de brutalement tout découvrir de Bluebell Sherwin, sans même avoir fait usage de la légilimancie. Puis, je me retire, mettant fin à ce contact prolongé, séparant doucement mes lèvres des siennes ; son visage à elle aussi semble avoir changé, maintenant. Je ne m’étais pas aperçu que j’avais des fourmis dans le bras gauche, et à vrai dire, je crois bien m’en moquer. « Et bien nous sommes quittes, à prrrésent. » déclaré-je, avant de tirer de ma poche l’étui d’ébène, dans lequel je range mécaniquement ma propre baguette.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyJeu 26 Mai - 19:41

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Not a good night to lose control
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La glace contre le feu, un combat qui n’avait jamais célébré de vainqueur. Quelle arrogance que de penser qu’il en irait autrement. Le décor était élégant, palais drapé de fioritures, les manières étaient seigneuriales, entre condescendance et politique, mais leur condition n’en demeurait pas moins élémentaire. Les piques envoyées par le jeune homme entretenaient un dangereux feu qui ne manqua pas d’exploser dans un brillant incendie, lequel n’eut cependant aucun effet sur la solidité de sa glace. Pire, il semblait que les ardeurs de Bluebell alimentaient, d’une curieuse manière, la froideur de ses répliques, de plus en plus mordantes. Il ne lui en fallut guère plus pour perdre patience et s’enflammer dans un triomphe retentissant, qui ne marqua toutefois par la fin de leur duel. Bien au contraire. Même en requérant les excuses méritées, Bluebell se confronta à une pudeur du Gryffondor qui lui valut un claquement de langue irrité. Il ne prit pas la peine de préciser le mensonge - ou la sincérité - de ses invectives, se contentant nonchalamment de lui signifier les visions horrifiques qu’elle lui valait. La Serpentard ne comptait nullement se satisfaire de cette réponse évasive, mais savait pertinemment qu’elle n’obtiendrait rien de plus, même avec une baguette pressée contre sa jugulaire en guise de menace. C’était en fin de compte ce qu’il y avait de plus frustrant. Elle aurait pu le brûler tout entier, le dévorer de haine, le mettre à genoux, sans jamais rien avoir de plus qu’une suffisance pétrifiante. Il avait un regard de marbre, glacial, qu’elle s’agaçait d’échauffer en vain, sans toutefois s’en lasser. La perspective d’un jour faire fondre l’opacité de ses yeux ne succomberait pas à son impatience. Il était bien le seul à pouvoir nourrir son attention de la sorte. “J’ignorais que tu étais capable d’imagination. Il s’agit d’une excellente nouvelle : tu es donc en mesure de trouver une façon ingénieuse de réparer tes affronts avant de finir dans l’un des scénarii que tu te figures.” Arquant un sourcil de provocation, la jeune fille esquissa un sourire avant d’avancer d’un pas. Il ne fallait surtout pas lui laisser la moindre chance de s’échapper. Pas maintenant qu’elle était parvenue à le piéger, pas maintenant qu’il était tout disposé à l’observer, pas maintenant qu’elle le retenait, acculé par la baguette sur son torse.

Un curieux silence s’était abattu lorsqu’il lui demanda si elle était sûre d’elle, question qu’elle balaya d’un ricanement. Combien de fois avait-elle envisagé cette revanche, arme plantée dans sa peau ? Cette délectable électricité qui émanait de leur contact ? Cette tension partagée, elle réjouie de le soumettre, lui incapable de renverser l’échiquier ? Il n’avait aucune issue, là où elle maîtrisait pleinement leur échange. Elle lui demanda avec un amusement palpable quelle devait être la conclusion de leur adversité, dans le franc plaisir d’être la seule décisionnaire, ce à quoi il rappela à juste titre que le choix était sien. L’entendre confirmer cet état de fait était un véritable délice qui enorgueillit davantage ses traits. Dans toute son impertinence qui soutenait sans broncher l’arrogance du Norvégien, Bluebell ne s’aperçut même pas de leur attraction. Peut-être que la violence de leur altercation avait laissé place à un certain sang-froid qui ne pouvait qu’être hypnotisé par la chaleur de son souffle. Peut-être que son corps était simplement à la recherche de la proximité du sien. Dans un éclair de lucidité et de défiance, la jeune fille songea qu’il ne s’agissait probablement que d’une méprise dont il profiterait pour l’amadouer, cherchant ainsi échapper à sa surveillance rapprochée. Aussi resserra-t-elle davantage sa prise sur sa glotte, lui arrachant une grimace de désagrément. L’idée de lui faire du mal, aussi séduisante lui avait-elle paru, la découragea aussitôt, d’autant qu’elle sentait désormais le précautionneux contact de ses doigts sur son échine. Un frisson la parcourut et Bluebell lâcha prise. La pulsation du pouls du jeune homme ne résonnait plus à travers sa baguette, ainsi abaissée dans son relâchement, mais directement par son torse contre le sien. De sa main libre, elle s’accrocha alors à son bras, cherchant à se retenir, ou cherchant au contraire à s’agripper, le regard glissant de ses prunelles à ses lèvres. Ce ne fut que lorsqu’elle résolut de fermer les paupières, traversée d’une sensation perçante, qu’elle sentit la caresse d’un baiser effleuré, affermi, soutenu. Peut-être par la douceur de ses lèvres entremêlées aux siennes, peut-être par l’assurance de ses doigts sur sa nuque, Bluebell se pressa davantage contre lui, les phalanges fermement resserrées sur son bras. En fin de compte, il ne s’agissait pas d’un geste de retenue, au contraire. Elle se cramponnait à lui pour faire durer davantage cette étreinte, ce crépitement qui n’avait rien à voir avec les flammes de colère qu’il lui avait values, ni les ardeurs entretenues à son égard. C’était un feu nouveau, duquel elle avait envie de prendre soin. Il lui fut impossible de réfléchir, mais une certitude glissa dans ses entrailles. Elle veillerait de toute sa ferveur sur cette version de lui, celle qui l’avait ainsi attendue derrière la glace, de la résolution s’enroulant autour de sa chevelure à la tendresse qui recouvrait leur corps.

Quelques instants sans chronologie exacte plus tard, il se détacha précautionneusement de ses lèvres entrouvertes qui reprirent péniblement à respirer. Bluebell ne rouvrit les yeux qu’à cet instant, voyant ainsi son reflet s’éloigner de lui dans une expression docile, loin de son orgueil précédent. Pourtant, elle se sentait prise d’une fierté outrancière de l’avoir embrassé. Méritante, estimée, hardie. Absorbée par le silence qui s’était imposé, Bluebell ne retrouva l’usage de la parole que lorsqu’il se permit de signaler qu’ils étaient quittes. “Pas tout à fait” répliqua-t-elle alors en le regardant distraitement ranger son arme dans son étui. “Non seulement il ne m’a pas semblé avoir le choix sur cette finalité qui me revenait” rappela-t-elle, un sourire trahissant la condescendance de son ton, “mais en outre, tu me dois toujours une faveur.” Et elle ne quitterait pas ce manoir sans lui arracher la promesse qu’il honore sa demande. Après tout, elle n’avait pas accusé de si lourdes provocations pour le seul plaisir de s’exercer sur un sortilège impardonnable. La saveur qui parfumait ses lèvres relevait également de la victoire qu’elle lui avait arrachée, de son propre triomphe qu’il était désormais tenu de commémorer. “La bague. Il y a longtemps que je souhaite la porter.” Croisant un instant son regard où elle crut deviner une pointe de surprise, Bluebell esquissa un rictus avant de reporter son attention sur sa propre baguette qu’elle faisait tourner entre ses doigts. En effet, elle songeait à cette pierre d’onyx depuis plus d’un an désormais. S’enquérant d’abord de ce qui lui était advenu au détour d’une promenade automnale, l’idée de la récupérer avait ensuite germé en elle à mesure que leur rapport évoluait. Il lui avait fait don de ce bijou à l’occasion d’une première accalmie, qu’elle lui avait rendu à la tempête suivante. Mais force était de constater qu’importent les houles, ils parvenaient toujours à distinguer un horizon commun, cristallisé dans la forme sombre de la pierre. Elle ne doutait pas que de nouvelles vagues les happeraient à l’avenir, dans la continuité orageuse des liens qui les unissaient, et que l’envie lui prendrait maintes fois de lui rendre ce cadeau… Tout comme elle était certaine de la résolution que lui vaudrait cette ancrage autour de son doigt. L’assurance d’un avenir par delà les tourbillons. “Une objection, peut-être ?” reprit-elle en relevant le regard. Sa moue provocatrice signalait expressément qu’il ne s’agissait que de rhétorique, dans la mesure où il n’avait guère le choix - il avait accepté les règles du jeu et la défaite en faisait partie. Les confins de leur relation demeuraient toujours aussi flous, inexacts, peut-être même l’étaient-ils davantage à présent. Mais c’était la raison pour laquelle elle s’était engagée dans cette odyssée. L’absence de limite, des chances à perte de vue.

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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyLun 6 Juin - 18:34


Not a good night to lose control
Bluebell & Finnbjörn

Les menaces qu'elle formule à mon encontre m'amusent. Je sais pertinemment qu'elle serait bien capable de faire tout ce qu'elle affirme, qu'elle tient à exercer une certaine autorité, que l'idée de la vengeance entretient en elle un feu brûlant, et qu'elle est férocement rancunière. Je sais tout cela, et cela ne me dérange pas, à vrai dire. Cela fait partie de ces traits de caractère qui la rendent absolument charmante. « Et bien, nous verrrrons cela. » réponds-je simplement, sans lui offrir davantage de satisfaction. Puis, je me laisse naturellement guider par ce que me dicte mon corps, mettant un terme définitif à la distance qui existe entre nous. Nous ne sommes définitivement plus ces enfants qui se dissimulaient dans le manoir... Ce mystérieux courant électrique que je sens dans tous mes membres depuis que nous jouons à ce jeu dangereux est en train d'irradier furieusement dans chaque partie de moi, chaque partie d'elle. Je sens la pression qu'elle exerce contre mon torse, la tension de ses doigts serrant mon bras. C'est une parfaite communion qui s'opère, tandis que je laisse distraitement glisser ma main le long ses cheveux de jais, laissant encore mes lèvres s'attarder contre les siennes. Je n'ai guère l'habitude de laisser mes instincts primaires prendre le dessus. D'ordinaire, je prends soin de calculer minutieusement chaque instant de ma vie, chaque possible conséquence d'une quelconque décision, comme une partition savamment orchestrée. Je ne suis pas homme à me laisser dévorer par des émotions animales, cela n'entre pas en adéquation avec la personne que j'ai construite depuis ma naissance... Cependant, quelque chose a changé. J'ignore si ce qui se passe entre elle et moi demeurera figé en ce moment éphémère, ou si cela marque le début incertain ou la fin inéluctable de quelque chose... J'imagine que les incertitudes que je nourris quant à l'évolution récente de mon état physique ont pu m'aider à passer le pas, mais je sais que je le désirais ardemment depuis longtemps.

Alors, je décolle mes doigts de sa nuque ; sa peau est chaude, on la croirait presque fiévreuse... Je constate que pour elle aussi, il semble que cet échange entre nos lèvres ait été impactant. « Navrrré. L’expérrrience t’a déplu ? » demandé-je, d'un air faussement ingénu, le visage imperméable. Puisqu'elle ne semblait pas particulièrement réfractaire face à mon initiative cavalière, et qu'elle paraissait même plutôt aussi désireuse que moi de faire s'effondrer les dernières barrières encore hissées entre nous, j'ai estimé que cela ferait office de faveur, que nous nous serions rendue à tous deux. Mais mademoiselle est capricieuse, elle en veut davantage, et ne saurait revoir ses désirs à la baisse... J'écoute donc sa demande, qu'elle formule avec une satisfaction non dissimulée. Evidemment, la bague... Je l'avais presque oubliée, ce qui est relativement ironique lorsque l'on sait qu'elle a longtemps été source de discorde, entre elle et moi. Nous nous sommes déchirés, pour plusieurs raisons, et elle avait fini par me revenir, ce qui m'avait profondément agacé. « Effectivement, elle est toujourrrs en ma possession. » commenté-je, visualisant parfaitement le tiroir de ma commode, protégé par un sortilège de verrouillage - notamment pour éviter que les sales cracmols qui partagent mon dortoir ne déposent leurs sales pattes dessus - dans lequel se trouvé l'écrin précieux qui la contient. A l'époque, je lui avais menti, déclarant qu'il ne s'agissait que d'une vieillerie dégotée dans une brocante... Mais il est évident que ce n'était pas le cas, n'importe quel expert le réaliserait rapidement en l'analysant un tant soit peu. Je fais mine de réfléchir, de soupeser le pour et le contre, et finis par ajouter, avec une petite moue sceptique : « Soit, une prrromesse est une prrromesse. Je te la rrremettrrrais en temps voulu. » C'est un trophée symbolique que je lui offre, comme si l'obtention de cet objet lui offrait une victoire suite à nos affrontements du passé. Mais cela me convient : la place de ce bijou rare a toujours été à son doigt, pas dans l'écrin qui se trouve dans mon tiroir.

Une fois ce détail réglé, je claque des doigts et somme à mon elfe de remettre l'espace en ordre. Quand bien même je ne compte pas partager cette galerie des glaces avec qui que ce soit d'autre qu'elle, je tiens à ce que tout soit parfaitement rangé, comme si nous n'avions fait que passer, comme si le souvenir de ce baiser fugace n'appartenait qu'à nous, et aux reflets abandonnés dans les miroirs du plafond. Je fais les cent pas dans la pièce, mains croisées dans le dos, contournant avec un regard dédaigneux les mannequins jonchant au sol, et observant distraitement Knut les remettre en état. Je finis par me tourner vers la Serpentard : « Je crrrois que nous avons terrrminé, nous avons tous deux obtenu ce que nous étions venu cherrrcher. » lancé-je à son attention, balayant les lieux du regard. Je ne précise pas le fond de ma pensée, elle l'interprètera comme bon lui semblera. Difficile de croire qu'à peine quelques minutes plus tôt, nous étions sérieusement concentrés sur le lancer de l'Imperium et du Doloris, nulle trace ne pourrait en témoigner... Pas plus que des longues secondes d'infinité qui en ont suivi, et auxquelles je mets brutalement fin: « Nulle nécessité de nous attarrrder, je te ferrrai envoyer un hibou prrrochainement. » conclus-je en me revêtant de mon manteau de vison, que j'avais accroché à l'entrée. Au vu de l'obscurité que dévoilent les vitraux, j'imagine que nous avons largement dépassé l'heure du repas, et que si nous n'étions pas d'éminents membres de la brigade, nous pourrions avoir de sérieux ennuis. Mais bon, que pourrions-nous bien craindre, avec Grand-Père à la tête de cette école ? Je souris, dans sa direction, avant de me tourner vers la porte. « Bonne nuit, Bluebell Sherrrwin. » ajouté-je, avant de la franchir, et de la refermer précautionneusement derrière moi. Me voilà dans le couloir du sixième étage, humant un curieux parfum de nostalgie, mêlé à une douce mélancolie. Je viens à peine de la quitter, et pourtant, j'ai le sentiment de déjà sentir son absence, comme si l'avenir qui me menace ne m'offrait pas la perspective d'élucider tous les mystères la concernant. Et tandis que je me dirige vers les escaliers, guidé par la seule lumière des torches, je me surprends à me dirige qu'une certaine injustice règne dans l'ordre naturel des choses.

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Bluebell E. Sherwin

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Et plus en détails ?
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Message(#) Sujet: Re: Not a good night to lose control – Finn & Blue Not a good night to lose control – Finn & Blue EmptyMar 14 Juin - 9:41

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Not a good night to lose control
as we break the protocols

La nuit était tombée depuis longtemps désormais - à moins que le soleil ne se soit jamais dissipé derrière les collines avoisinantes ? Bluebell avait quitté les couloirs sous un agréable temps printanier, mais peut-être que la pluie avait entre-temps fait ravage sur les vitraux de l’école. Toutes ces âmes purulentes laissées derrière vaquaient désormais à leurs occupations avant de s’offrir une énième soirée oisive, infructueuse, décevante, sauf si le monde s’était arrêté de tourner, qu’une comète avait pourfendu le ciel, que les parasites avaient enfin été éradiqués d’une divine sentence. Dans le fond, une apocalypse pouvait bien avoir eu lieu sans qu’elle ne s’en aperçoive, la tournure des évènements captivant sa raison entière. Une revanche longtemps désirée, une surprenante ardeur, un délicat silence de quelques secondes où rien ne lui semblait impossible. Elle avait jeté le sort qu’elle espérait, elle caressait les lèvres qu’elle convoitait. L’ivresse de ce pouvoir la désinhiba tout à fait, la pressant davantage contre lui alors qu’elle serrait son bras dans l’absurde éventualité qu’il lui échappe. Non, rien ne pourrait se dérober à eux, ni l’assurance de leur décision, ni la fierté qui émanait de cette étreinte. Aussi Bluebell demeura-t-elle interdite quelques secondes alors qu’il se reculait, instaurant à nouveau une distance entre leur souffle. L’absence de ses lèvres était froide, suffisamment pour la sortir des limbes où elle s’était déjà trop attardée. Son regard cessa progressivement de divaguer sur son visage pour soutenir l’arrogance du sien, comme s’ils n’avaient jamais baissé leurs armes, comme s’ils n’avaient jamais cessé de se défier. De fait, il se permit une remarque ironique qui lui arracha un claquement de langue amusé. “Une seule et hasardeuse fois ne suffit pas à se forger un avis éclairé” remarqua-t-elle alors avec prétention. “Repose-moi la question quand j’aurai de la matière à traiter. Si toutefois tu exiges une réponse” ajouta-t-elle dans une nonchalance feinte qui fondit lorsqu’il accepta sa requête, lui garantissant d’un jour retrouver cette bague. Ce n’était certes pas la réponse attendue, dans la mesure où elle espérait une date exacte fixée en avance, et non  une temporalité dépendante de son seul bon vouloir… Mais soit, elle avait gagné bien des batailles ce soir et pouvait faire preuve de tolérance en lui accordant à son tour une légère forme d'autorité. “Pourvu seulement que ce cher temps voulu ne soit pas trop paresseux” releva-t-elle, narquoise. Il demeurait cependant une part de vérité - leur temps était compté. Non pas au sens dramatique du terme, après tout, ils n’étaient que deux adolescents avec un avenir encore tout entier rempli de promesses ; mais pragmatiquement, Finnbjörn quitterait Poudlard dans quelques mois, signifiant qu’elle ne l’apercevrait plus dans la Grande Salle, que la pièce des cachots qu’il s’était approprié serait bientôt vide, que ce palais des glaces ne serait bientôt qu’à elle seule. Le vertige que lui valurent ces considérations lui sembla démesuré. Allons, il ne s’agissait que de le voir moins, et non plus du tout. Et dans le fond, n’était-ce même pas mieux pour ses nerfs ? Après tout, il lui avait causé de nombreuses crises, dont une encore il y avait de cela à peine quelques minutes comme en témoignait encore le cadavre du mannequin dans un coin.

Il devait effectivement prendre un même malin plaisir à se jouer de sa personne puisque déjà, il appela son elfe de maison d’un claquement de doigts, mettant aussi bien un terme à leur intimité qu’à leur conversation. Bluebell observa la créature d’un regard dédaigneux, peut-être plus qu’il n’en était nécessaire, ne sachant guère si elle était davantage répugnée par sa laideur ou par son intrusion brutale. A n’en pas douter, l’elfe se montra utile, réparant soigneusement les morceaux de bois qui s’étaient arrachés sous l’endoloris - mais il valait sans dire que ce manoire n’avait plus aucune noblesse maintenant que les domestiques se reflétaient à leur tour dans ses vastes miroirs. Reposant son bassin contre le dossier d’un élégant canapé de style Louis XV, Bluebell sortit de ses songes à l’annonce du Gryffondor qui n’avait de cesse de tourner en rond dans l’espace, le lourd parquet craquant sous chacun de ses pas. Elle ne croisa pas son regard mais entendit tout de même le fond de sa pensée qu’elle accueillit en relevant le menton, les bras croisés. En effet, chacun était désormais prêt à repartir avec le trophée désiré. Elle avait appris à maîtriser un sortilège impardonnable, il avait profité de son extase pour lui dérober un baiser. A moins qu’il ne soit venu dans le seul but de la pousser dans ses retranchements et de la convaincre de réussir, et qu’elle ait saisi cette disponibilité pour s’imprégner enfin de lui… Sans lui laisser le temps de se décider, il ajouta qu’il lui adresserait un hibou, ce à quoi Bluebell laissa échapper un ricanement. “Un hibou. Tu m’en verras ravie. Oserais-je même un jour espérer un rendez-vous de la part de sa majesté ?” Sa voix s’était faite aussi ingénue que l’expression moqueuse de son visage le lui concédait. Naturellement, il ne prit pas la peine de répondre à sa rhétorique, enfilant déjà son épais manteau de vison. Elle se souvenait l’avoir porté, à l’occasion, avant de le garder contre son gré dans le seul but de l’agacer. Dans le fond, leur rapport n’avait pas tant évolué - ils étaient certes devenus plus mûrs, moins inconscients, mais leur dynamique basée sur la curieuse volonté de soulever l'énervement de l’autre semblait intacte. Aussi répondit-elle à son sourire d’un simple sourcil arqué avant qu’il ne la salue avec condescendance. Il lui avait déjà tourné le dos quand elle se décida à le saluer à son tour. “A bientôt, Finnbjörn Sørensen” glissa-t-elle ainsi à l’échine qu’il lui offrait.

Et il disparut, la laissant soudainement seule dans une vaste pièce antique qui lui parut démesurément vide. Les miroirs ne reflétaient plus que sa posture fermée et les travaux appliqués de l’elfe de maison qu’elle considéra quelques secondes en silence avant de se redresser, à la recherche de son sac. Elle y rangea sa baguette pour ensuite le porter à son épaule, prête à partir à son tour, quand ses pas s’arrêtèrent à quelques mètres de la porte devant elle. “Knut, c’est ça ?” lança-t-elle alors en se tournant pour toiser l’elfe de maison. Celui-ci sursauta, certainement peu habitué à être interpellé par d’autres que ses maîtres, avant de hocher poliment la tête. “Tu as compris qui j’étais, je suppose ?” reprit-elle de tout son orgueil. A nouveau, l’elfe acquiesça, visiblement tiraillé entre la retenue imposée par le respect et la méfiance requise par son allégeance. “Sais-tu comment s’épelle mon nom ?” Il répondit une troisième fois par la positive, provoquant l’hilarité de la Serpentard, sardonique. “Voyez-vous cela. Ils savent lire et écrire à présent…” Mais déjà, son ricanement cessa en faveur d’un indiscernable sérieux. “C’est très bien, Knut. C’est un avantage significatif.” Elle consulta un instant la porte qui venait de se refermer sur Finnbjörn, comme s’attendant à le voir réapparaître - en vain, naturellement, il avait déjà été absorbé par les couloirs, poursuivant de mystérieuses quêtes qu’elle n’aurait peut-être jamais l’occasion de sonder dans toute l’énigme qu’il incarnait - avant de reporter son attention sur cette misérable créature qui attendait de comprendre où elle voulait en venir, deux morceaux de bois entre ses griffes. “Tu vas écrire mon nom sur son agenda, sur chacun de ses temps libres. Je n’attendrai pas un hibou quand il peut directement venir à moi… Oh et, dans la terrible éventualité où il te viendrait l’idée de ne pas me rendre cette faveur, souviens-toi de deux choses. La première, c’est que je suis responsable du capharnaüm que tu nettoies.” Ses commissures de lèvres se soulevèrent sans aucune joie. “La seconde, c’est qu’il semblerait que désormais, tu sois condamné à entendre régulièrement parler de moi.” Inutile de formuler une menace plus claire, même les imbéciles de son espèce connaissaient un calcul aussi élémentaire que celui qu’elle venait de lui formuler. Aussi décida-t-elle charitablement de ne pas l’importuner davantage dans sa tâche, se tournant à nouveau vers la porte qu’elle ouvrit sans un regard pour cette grande salle abandonnée. Dans le fond, peut-être s’était-elle trompée, peut-être que leur dynamique avait entièrement changé. Il ne s’agissait pas d’une énième partie de cache-cache, à chercher celui qui avait préféré fuire Au contraire, c’était à qui aurait l’indécence de se défiler le premier. Car il était évident qu’ils avaient grandi. Ce n’était plus un stupide jeu ; c’était les principes d’un ordre qu’ils avaient déterminé ensemble.

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