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 ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo

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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 12 Juin - 14:37


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Je crois que je ne me suis jamais senti aussi tranquille à cet instant précis. Normalement, même quand ça va bien, on trouve toujours le moyen d'appréhender pour une chose ou pour une autre. Là, il n'y a rien. Je n'ai pas le courage de penser à autre chose aux minutes qui viennent de s'écouler. Dehors, ça n'existe plus. Il n'y a plus que cette serre sortie de nulle part et ce môme rassurant. Et pour aujourd'hui, ça me suffit largement. C'est un peu flippant, d'ailleurs. À l'heure actuelle, Milo me suffit. Juste Milo. Il remplace à merveilles les amis disparus et la famille éloignée. Un soupir s'enfuit malgré moi. Ce serait vraiment bizarre, si on venait qu'à sortir un jour. Devoir le laisser reprendre sa vie, devoir reprendre la mienne... Dans le fond, c'est presque comme si j'en avais plus, loin de ces murs. Mes proches me manquent mais j'ai fini par m'habituer à leur absence, je leur écris et parviens malgré tout à vivre avec sans trop de problème, mes amis sont plus ou moins là, passant en coup de vent quelques fois mais après tout ce qui s'est passé, ça ne me choque même plus... Par contre, le soir où mon lit sera vide, je sais pertinemment que les choses seraient bien plus difficiles à accepter. Parce que je me suis totalement perdu en lui ces derniers mois. Et c'est très bien comme ça. Enfin, ça me va en tout cas. Je me sens utile, un peu. J'ai l'impression d'être à ma place, d'avoir un rôle à jouer à ses côtés. C'est peut-être ridicule mais c'est bien la première fois que ça m'arrive. Et j'ai pas envie de la perdre, cette place. Qu'importe si pour ça il faut rester enfermé pendant encore des mois. Je suis prêt à signer sur le champ. Je resserre tendrement mon étreinte. Son corps est chaud, encore moite. Toujours désirable. Je frissonne. Il me plaît, c'est incontestable. Je regarde son sourire s'agrandir et une bouffée de bonheur gaminement fier me tombe dessus. « C'est toi… ton amour qui me rend beau. » Je hausse les épaules sans jamais cesser ni de lui sourire ni de l'admirer. Dehors, le monde continue de tourner mais il tourne désormais sans nous. J'aime cette intimité. Cette parenthèse incroyable loin de tout. Juste nous. « Je dois être raide dingue de toi, alors, vu le résultat. » C'est rien d'autre qu'une réalité troublante balancée sur le ton de la conversation. Moi qui ai passé ma vie entière à éviter les relations quelles qu'elles soient, on peut dire que je me suis sacrément rattrapé. Je ne le nierai même pas : la dépendance est là. Je serai au bout de ma vie s'il venait qu'à m'abandonner demain. Vraiment. Littéralement. En attendant, mes doigts jouent distraitement dans son dos. Je le sens frissonner, ce qui m'arrache un sourire amusé. Il n'y a pas de déclaration plus honnête que celle-là. Je l'aime. Peut-être un peu trop, j'en sais rien. Je m'en fiche. Ça n'a aucune importance. Je l'aime, c'est tout. « Même si je pourrais être vexé que tu remettes en doute ma parole… Je serais presque tenté que tu le fasses plus souvent… » Mon regard se veut gentiment aguicheur alors que je souris bêtement. Je veux bien le faire quand il veut. Avec un peu de chance, personne ne viendra jamais nous déloger d'ici et je pourrai douter de son canapé très très très régulièrement. « Hmm... Chaque jour, même, si tu veux... » Ma main court sur sa hanche, frôlant sa peau. Elle est douce. Je me colle un peu plus à lui, comme si c'était vraiment possible. Mes lèvres vont se poser dans son cou. Une fois... Deux fois... Je ne m'en lasse définitivement pas. « Chaque jour, ça paraît bien... » Est-ce que je le dis sérieusement ? Je ne crois pas. Non pas que l'idée n'est pas alléchante, hein, mais ça n'est pas forcément très envisageable. Entre ce qu'il se passe hors de cette serre, la routine des cours et le stress des examens qui approchent, j'imagine qu'il y aura beaucoup de jours où on aura juste envie de profiter de chaque seconde de sommeil possible. Ce qui est parfaitement normal, je crois. Mais je retiens, en tout cas, qu'il n'a pas l'intention de faire de cette nouvelle première fois une expérience isolée.

Je plaisante sur l'évident traumatisme de ses plantes. Ça le fait rire. Je me sens bien. Il a l'air heureux alors je le suis, moi aussi. Il finit par tourner la tête pour regarder je ne sais pas quoi et j'en profite pour couvrir son cou de nouveaux baisers, doucement, tendrement. Amoureusement. Je ne lutte pas quand il met fin à ma torture et soupire de plaisir quand il décide de me prendre pour son oreiller. Mon bras glisse autour de sa taille alors que le sien m'enlace également. « Je vais peut-être devoir les envoyer chez un psy pour plantes, pour qu'elles se remettent de tout ça… » Je hoche la tête. Au moins, oui ! Histoire qu'elles puissent extérioriser, vaincre le traumatisme. Non content de leur avoir foutues des images horriblement délicieuses en tête, j'ai détourné d'elles l'attention de leur propriétaire, tout de même, c'est moche. Elles ont dû se sentir affreusement abandonnées. Dix ans de thérapie, au moins. « Encore que, j'en soupçonne une ou deux d'avoir pris plaisir au spectacle et d'avoir regarder entre leurs feuilles pour ne rien rater. » Je ne peux m'empêcher de ricaner à sa bêtise. « Tu vois la grande dans le coin droit, avec de belles feuilles allongées tigrées. On dirait un bébé arbuste. » Je secoue la tête. Non, je la vois pas. Il faudrait que je bouge pour ça et honnêtement, j'ai une flemme d'enfer. Mais je le crois sur parole. Dans le coin droit, il y a une plante avec des feuilles allongées et tigrées. Pas besoin de vérifier. « C'est Adélaïde et elle, je pense qu'elle n'a rien raté du spectacle… » Je prends un air choqué. Quelle perverse, cette plante ! Mais je peux comprendre. J'imagine que si j'avais l'occasion de me rincer l'oeil sur lui, je le ferais également. J'ai toujours un peu le regard qui traîne quand il est dans les parages de toute façon. Juste au cas où il aurait dans l'idée de jouer les charmeurs innocents comme il l'a fait le premier soir, enfin le premier « vrai » soir. « Il faudrait peut-être leur apprendre à respecter l'intimité des gens, à ces plantes... » Même s'il y avait le moindre risque, en réalité, je m'en ficherais pas mal. Déjà, parce que c'est que des plantes, et puis la pudeur et compagnie, c'est pas franchement dans mes habitudes. Sans être particulièrement exhibitionniste, l'idée-même d'être surpris ou entendu ne m'inquiète pas le moins du monde. Alors qu'une chose, quelle qu'elle soit, profite réellement du spectacle, c'est bon pour moi tant qu'elle ne nous dérange pas. « Je ne te laisserai jamais seul avec elle, la connaissant, elle pourrait te sortir le grand jeu pour te séduire. Elle sait y faire, sous ses airs innocents, c'est une plante sauvage. » Je ris de plus belle. Qu'est-ce qu'il part loin ! Mais soit. J'aime bien l'idée qu'il puisse me la jouer possessif même avec des végétaux. Sait-on jamais, après tout, hein ! L'impression de n'être que sa propriété me dérange pas le moins du monde. J'aime lui appartenir. C'est un peu bizarre d'ailleurs... J'ai jamais voulu être à qui que ce soit, ne me suis même jamais vraiment appartenu tout seul, et voilà qu'un beau jour, tout est remis en question... « Je ne supporterais pas l'idée que tu me quittes pour elle… je sais que je ne pourrai jamais rivaliser contre elle, elle est tellement parfaite ! » Je secoue la tête avec une certitude exagérée et laisse mes doigts partir en voyage sur lui dans d'interminables caresses. « Je crois que je suis pas très plantophile. Elle est sûrement très jolie, j'en doute pas, mais... Mais voilà quoi. Je saurai pas trop quoi en faire et puis si c'est pour avoir l'impression de bouffer de l'herbe à chaque tentative de rapprochement, non merci ! » Il pose ses lèvres sur moi, me tirant un nouveau frisson. C'est sûrement le meilleur après-midi de cette année. C'est juste parfait. Je glisse mes doigts sous son menton, le forçant doucement à relever la tête, et l'embrasse tendrement avant de sourire, particulièrement satisfait. Je ne sais pas quelle heure il est, regarder ma montre me semble trop compliqué, mais j'espère sincèrement que ce moment durera encore longtemps. Sans trop y croire, néanmoins, l'heure du dîner ne doit plus être très loin...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Jeu 15 Juin - 17:34


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan « Je dois être raide dingue de toi, alors, vu le résultat. » Je souris à ses propos. Il dit ça comme si c'était tout à fait normal. Je n'ai pas l'habitude de me trouver beau ou de me savoir beau aux yeux de quelqu'un d'autre. Je ne dis pas que Hope ne me trouvait pas beau, mais on n'a pas passé suffisamment de temps ensemble pour que je le comprenne réellement et je crois que nos sentiments l'un envers l'autre ne se sont pas autant développés qu'ils auraient pu si on ne l'avait pas enfermé dans les cachots. Et je ne prétends pas que Sibylle ne me trouve pas beau, mais c'est pareil, je crois que ça ne représente pas la même chose. On est ami elle et moi et rien de plus. Et je ne vois pas notre relation se transformer en quelque chose d'autre. Que ce soit maintenant ou plus tard, je crois que si quelque chose aurait dû se passer, c'était maintenant. Après je me trompe peut-être, je ne suis pas doué d'un don de voyance, mais ça me parais assez improbable. Je l'adore, mais uniquement en tant qu'amie et depuis que Dan est réellement rentré dans ma vie, je ne la vois plus comme un idéal à atteindre. Je la trouve toujours aussi belle, mais sans plus d'intérêt. Elle est belle et elle sera heureuse avec quelqu'un d'autre, j'en suis persuadé. Si ce n'est pas aujourd'hui, ça sera plus tard, elle a le temps pour découvrir les joies de l'amour. « Il faut croire ... Mais si c'est vraiment trop dur à supporter, si tu veux je te trouverais un bon thérapeute pour régler le problème ! » Lui dis-je en plaisantant. Oui parce que bon, me trouver aussi beau c'est signe que soit il a une mauvaise vue, soit il a subi un choc à la tête, soit alors la situation actuelle l'a tellement affecté qu'il ne se rend pas compte que je suis totalement quelconque. Après moi ça m'arrange, j'aime l'idée qu'il puisse me trouver beau, mais ça reste toujours aussi perturbant, parce que je crois que je ne comprendrais jamais pourquoi. Je ne prétends pas que je suis particulièrement moche ou que je mérite d'être seul. Mais je pense qu'on ne fait pas parti de la même catégorie et que là j'ai vraiment tapé dans la catégorie au dessus de la mienne. Moi je m'en sors plutôt bien, lui par contre ... Après je n'ai rien contre l'idée de former le couple qui rend jaloux parce que personne ne comprend comment un mec comme lui peut finir avec un mec comme moi !! Après je ne parle pas sérieusement. Mon ton est assez clair, je plaisante. Je n'ai pas envie qu'il pense que je me dévalorise, c'est juste une plaisanterie. Peut-être avec un fond de vrai, d'accord, mais une boutade malgré tout.

« Hmm... Chaque jour, même, si tu veux... » Qu'il est bête. J'aime. Je souris bêtement à sa remarque. Chaque jour s'il le veut, même si je doute qu'on ait envie de se sauter dessus tout le temps. Enfin là tout de suite, si. Mais je sais que parfois, quand je reviens de longues heures à la bibliothèque, à réviser et chercher des infos sur le rituel de Dan, je suis épuisé et je n'ai envie que d'une seule chose, c'est me blottir dans ses bras pour m'endormir. Mais c'est pas grave, ça fera parti de la longue liste des choses irréalisables qu'on ne fera jamais ensemble mais qu'on s'est promis malgré tout, pour plaisanter. Après tout, sait-on jamais, peut-être qu'un jour on fera vraiment tout se qu'on a dit. On sera des écrivains célèbres pour midinette, on sera les derniers survivants de l'apocalypse et on enverra chier toutes les filles qui restent et qui pensent à la sauvegarde de notre espèce. Moi ça me va, tant qu'il est là, j'accepte de faire n'importe quoi, même vendeur de popcorn s'il le faut. Même si ça n'aura rien à voir avec mes passions et qu'on sera loin des différents projets auxquels j'ai déjà pensé pour mon potentiel futur. « Chaque jour, ça paraît bien... » Mon coeur s'accélère. Je le sens se coller encore plus à moi alors que déjà, de base, on est déjà bien collé l'un à l'autre. Je sens ses lèvres se poser dans mon cou à plusieurs reprises et ça me tire un sourire de béatitude. Il continue autant qu'il veut, je ne m'en lasserais jamais. Je laisse glisser mes doigts sur sa peau en attendant, prenant plaisir à sentir sa peau chaude sous mes doigts. « Deal !! Qui suis-je pour dire non, je ne voudrais surtout pas t'enlever cette passion qui t'anime. » Dis-je en plaisantant même si on sentait que j'éprouvais beaucoup de plaisir en cet instant. Il allait me faire perdre la tête à ce rythme là. Mais c'était plutôt une agréable façon de faire son entrée dans la folie, il faut bien l'avouer. Je racontais encore n'importe quoi, mais il commençait à en avoir l'habitude. J'avais bien entendu mon mot à dire dans l'histoire, après tout on était deux, si je n'en avais pas envie, il était évident que ça serait non, mais en cet instant, tout mon corps criait qu'il ne refuserait jamais. Comment le pourrait-il ? Dan était plus que totalement désirable.

Je lève la tête quelques instants pour expliquer que mes plantes auront certainement besoin d'un bon psy. Au lieu de regarder à son tour, il préfère me couvrir de baisers, ce qui me tire un large sourire de plaisir. Puis je pose ma tête sur son torse, laissant mes mains glisser autour de sa taille et l'une de mes jambes enlaçant les siennes. Quand je tente de lui montrer Adelaïde, il ne regarda pas vraiment, il faut dire aussi que je lui couvre la vue et qu'il faudrait qu'il se décale pour regarder et lui a certainement la flemme de bouger et moi aussi. Je suis bien sur lui, je peux entendre son coeur battre, j'aime beaucoup. Je trouve que c'est plutôt quelque chose d'assez intime de pouvoir écouter le coeur de quelqu'un battre. Il faut quand même se trouver proche de lui pour y arriver. Je profite donc de cette proximité pour me bercer de ses battements, tout en discutant de ma chère plante qui n'a certainement rien raté du spectacle qu'on lui a offert. « Il faudrait peut-être leur apprendre à respecter l'intimité des gens, à ces plantes... » Je ris bêtement. Oui, peut-être, encore faudra-t-il m'expliquer comment je suis censé parvenir à cet exploit. Et puis il faut quand même remettre les choses dans leur contexte, c'est chez elles ici, c'est nous qui n'avons pas respecté leur espace vital. On s'est quand même envoyé en l'air devant elle, sans aucune once de gêne, comme si elles n'existaient pas. C'est plutôt à nous qu'il faudrait faire revoir les règles de bienséance s'il voulait mon avis. « Ben c'est chez elles ici ... C'est plutôt nous qui n'avons pas respecté leur intimité ou leur sensibilité. C'est nous les hors-la-loi dans l'histoire !! » Hors-la-loi, rien que ça. Oui, j'aime bien faire dans l'exagération de temps en temps, je trouve ça assez amusant. Surtout que bon, ce ne sont pas mes vrais plantes et je doute que ça les dérange vraiment si ça devait arriver dans ma serre. Et puis si c'était le cas, elles n'auront qu'à le faire savoir ... Mais pas en mourant par contre, je ne suis pas d'accord !! « Je crois que je suis pas très plantophile. Elle est sûrement très jolie, j'en doute pas, mais... Mais voilà quoi. Je saurai pas trop quoi en faire et puis si c'est pour avoir l'impression de bouffer de l'herbe à chaque tentative de rapprochement, non merci ! » Me voilà donc rassuré. Non pas que je craignais vraiment qu'il pourrait me quitter pour une plante, soyons réaliste, mais bon, j'aime bien le rôle du copain tellement apeuré à l'idée qu'il puisse le quitter pour une de ses plantes. En général c'est plutôt pour la secrétaire, une employée, une serveuse ou n'importe quoi en fait, bien souvent c'est au moins pour une fille plus jeune. Là, l'idée ne m'enchanterait pas parce que j'ai déjà eu peur qu'il puisse voir ses amies autrement que comme simplement des amies. Entre Tracy & Alaska par exemple, il pourrait très bien me quitter pour l'une des deux. Elles sont plus jeunes que moi et en plus elles sont des filles, le genre de personnes vers qui il était attiré à la base, avant de me connaître. Etre l'exception qui confirme la règle - je suppose du moins que je suis le seul garçon qui l'attire vraiment, après on en a jamais vraiment discuté - c'est à la fois effrayant parce qu'il pourrait se rendre compte de son erreur et grisant aussi parce que j'ai réussi là où d'autres ont échoué. « Bouffer de l'herbe ... N'importe quoi ... Mais bon moi ça me va. J'aime mes plantes, mais avec moi et pas avec quelqu'un d'autre !! Tout comme je t'aime mais pas dans les bras d'une autre personne ... » Lui dis-je en plaisantant. Je ne parlais pas de relation amoureuse avec mes plantes, ça serait tellement bizarre. Juste que j'aime m'occuper d'elles, rien de plus. Quant à Dan, il est évident que je ne supporterais pas l'idée qu'il puisse me tromper. L'idée qu'il puisse reprendre son activité une fois sorti d'ici me rend malade. Je n'ose pas lui en parler parce que je ne veux pas que ce soit une décision qu'il a prise parce que je l'ai obligé, mais parce qu'il le voulait vraiment. Mais du coup de ne pas lui en parler, ça m'angoisse aussi ...
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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 19 Juin - 8:50


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Le temps s'est comme arrêté. Je serais incapable de dire l'heure qu'il est, tout comme je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes enfermés ici. Une demi-heure ? Trois heures ? Bien plus que ça ? J'en sais rien. Quand bien même j'essayerais de regarder dehors, je ne saurais pas si c'est l'heure réelle ou seulement celle de l'illusion. Je crois que je m'en fiche. Pour un peu qu'on me promette que ça ne s'arrêtera pas, je veux bien rester dans l'ignorance. « Il faut croire... Mais si c'est vraiment trop dur à supporter, si tu veux je te trouverai un bon thérapeute pour régler le problème ! » Je hausse tout d'abord les épaules et puis, doucement, je finis par hocher la tête. Je ne vois pas de problèmes. L'aimer n'en est pas un. Le trouver à mon goût non plus. Et si l'un est vraiment lié à l'autre, j'imagine que c'est pas plus dérangeant que le reste. Non, définitivement, il n'y a aucun problème. Absolument aucun. « C'est pas moi que ça dérange de baver à chaque fois que tu entres dans mon champ de vision, tu sais. Après, si tu penses qu'il faut une thérapie, je te suis, je ne voudrais surtout pas que ça devienne gênant pour toi, mais c'est certainement pas moi qui la demanderai ! » D'aussi loin que je me souvienne, il n'a jamais vraiment accepté le moindre compliment. C'était toujours « oui mais ». Alors que finalement, le mais, il est dans sa tête. Il est beau, fin de l'histoire. C'est pas ses fringues ou l'éclairage qui feraient que. C'est juste lui. Et je suis bien placé pour savoir, surtout maintenant, qu'il n'a besoin de rien pour être parfaitement magnifique. Peut-être que mon jugement est un peu influencé par mes sentiments, je ne le nierai pas, mais il y a forcément une base de vrai. Je veux dire, même avec tout l'amour du monde, il y aurait forcément eu un moment avant où j'aurais réalisé qu'il était moche. Quand on ne se connaissait pas. Dans la forêt ou à Halloween. Je me serais dit quelque chose du genre « le pauvre ». Mais non. Sans l'élever au rang de Mister Univers, je le trouvais pas mal. Autant qu'un garçon pouvait l'être à mes yeux en tout cas. Et puis on retombe doucement dans une séduction maladroite et fatiguée. Je n'ai pas envie de remettre le couvert maintenant, qu'on se le dise. Non pas qu'il ne m'attire plus, loin de là, mais j'ai vraiment chaud et on serait sûrement mieux ailleurs que sur son canapé. Je ne dis pas que c'était pas confortable ou quoi, seulement que niveau place, on peut faire mieux. Je regrette rien, en tout cas. Loin de là ! Mes lèvres retrouvent sa peau. C'est instinctif. C'est agréable. Je sens ses doigts se perdre sur moi. Ça me fait frissonner. J'aime ça. J'aime vraiment ça. « Deal ! Qui suis-je pour dire non, je ne voudrais surtout pas t'enlever cette passion qui t'anime. » Je souris le plus bêtement du monde. Quelle andouille ! Je me suis déjà posé la question, je reconnais. Après notre première fois. Est-ce qu'il s'était senti forcé de quoi que ce soit ? En règle générale, j'en avais pas l'impression mais, parfois, je ne pouvais pas m'empêcher d'en douter. Aujourd'hui, en revanche, pas le moindre doute. Monsieur était tout à fait consentant ! Ce qui tient éloigner les possibles craintes qu'aurait pu faire naître sa plaisanterie. « J'espère bien ! Quel intérêt d'être en couple si je ne peux même pas abuser quotidiennement de mon copain ? » Mon amusement est palpable. Je plaisante, rien de plus. Et je sais pertinemment qu'il le sait. Tous les jours sages qui se sont écoulés ne laissent pas de place à l'incertitude. Ce qu'il peut vouloir, lui, passe largement avant ce que je peux vouloir, moi. Enfin, ça, ça finit par être une habitude.

J'imagine que c'est une plante qu'il prend la peine de regarder. J'en sais rien. Il ne doit pas y avoir grand chose d'autre dans le coin. Et sans vouloir être méchant, ça m'intéresse pas trop. Je le préfère largement lui à toutes les plantes du monde. Et puis, goûter à sa peau une fois de plus est bien trop tentant ! Ça n'a pas l'air de le déranger, de toute façon. Et c'est tant mieux ! Puis il met fin à mon occupation pour venir se coucher à moitié sur moi. Je sens mes lèvres se fendre d'un sourire attendri. Je crois que je préfère presque ces moments de tendresse à tout le reste. Vraiment. Il se laisse totalement aller contre moi et il n'y a rien que je pourrais aimer plus au monde. J'ai l'impression qu'il se sent autant à sa place dans mes bras que je suis à la mienne dans les siens. Un soupir satisfait m'échappe. Mes doigts vont se perdre entre ses mèches blondes. Je ne me lasserai jamais de le câliner, c'est impossible. Il rit. Je souris de plus belle. J'aime son rire. À chaque fois, c'est comme si je réussissais quelque chose de bien : le faire penser à autre chose rien qu'un instant. Bon, cet après-midi, j'imagine que le pari est largement réussi et qu'il n'a pas dû s'inquiéter beaucoup de ce qui se passe en dehors de cette serre. Enfin... J'espère. J'avoue que, moi, en dehors de quelques secondes comme ça où ça me revient en mémoire sans même prendre la peine de m'inquiéter, je n'en ai pas eu grand chose à cirer. J'avais mieux à faire. L'aimer, par exemple. Et je crois que c'est la chose que je sais le mieux faire au monde. Sans vouloir me vanter, il me semble que je suis plutôt doué ! « Ben c'est chez elles ici... C'est plutôt nous qui n'avons pas respecté leur intimité ou leur sensibilité. C'est nous les hors-la-loi dans l'histoire ! » Les hors-la-loi, rien que ça ! Sa bêtise me fait rire avant que je ne grimace avec exagération comme si c'était la révélation la plus affreuse de l'univers. « Oh la la... Qu'avons-nous fait... ? Je ne m'en remettrai jamais... » C'est volontairement pas crédible du tout. Je ne suis pas au bout de ma vie, loin de là. Je ne suis pas certain qu'une plante soit dotée d'une intelligence ou d'une sensibilité quelconque, entre nous, alors elles doivent se foutre royalement de ce qu'on peut faire devant elles. Elles n'ont même pas d'yeux pour voir quoi que ce soit alors bon... « Bouffer de l'herbe ... N'importe quoi ... Mais bon moi ça me va. J'aime mes plantes, mais avec moi et pas avec quelqu'un d'autre ! » Comme si j'allais les pousser à l'adultère ! On parle de plantes. Je suis sûr que je serais capable de faire mourir un cactus alors qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse, de tout ça, moi ?! Il n'a aucun soucis à avoir de ce côté-là : je les lui laisse sans problème. Et toutes, en plus ! La suite est peut-être un peu moins innocente. Derrière nos plaisanteries se cache, je crois, quelque chose de vaguement plus sérieux. « Tout comme je t'aime mais pas dans les bras d'une autre personne... » Mon bras resserrent tendrement son étreinte autour de sa taille alors que je dépose un baiser sur sa tempe dans un geste un peu protecteur. J'aimerais bien qu'il se rassure. Bien sûr, je ne sais pas comment ça se passera dehors, je suis pas devin mais... Mais je l'aime. Sincèrement. Je n'ai pas l'intention de lui faire de mal. Alors tant que ça durera, j'imagine qu'il n'y aura pas à craindre que je finisse « dans les bras d'une autre personne ». Tant que ça durera... Tant qu'on restera coincés ici, j'imagine. Alors j'espère qu'on y restera encore un moment. « Comme si je pouvais avoir envie d'en tester d'autres. Ils sont parfaits, les tiens ! » Derrière l'apparente plaisanterie que nous continuons, j'espère qu'il est en mesure de saisir la sincérité de mes mots. Je n'ai pas l'intention d'aller voir ailleurs. Qu'importe les raisons ou la manière. Tant qu'on sera ensemble, je ne le tromperai pas. J'aurais trop à perdre à jouer au con. Et je ne suis pas prêt à renoncer à ce qu'il m'offre... Je m'étire légèrement. Un peu paresseusement aussi, je reconnais, et jette un œil absent tout autour de nous. « Il faudrait qu'on pense à bouger... » Je me contente de constater sans esquisser le moindre geste pour mettre l'idée en application. C'est un fait, il faudrait qu'on le fasse. Mais je suis définitivement pas pressé...
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Arrivé(e) le : 05/01/2012
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Crédit : Thomas Brodie-Sangster crédit : Schizophrenic ♥
Année : 5ème année (16 ans)

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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Hier à 12:48


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan « C'est pas moi que ça dérange de baver à chaque fois que tu entres dans mon champ de vision, tu sais. Après, si tu penses qu'il faut une thérapie, je te suis, je ne voudrais surtout pas que ça devienne gênant pour toi, mais c'est certainement pas moi qui la demanderai ! » Je ris à sa plaisanterie. Baver à chaque fois que je rentre dans son champ de vision, rien que ça ?! Je ne vois pas en quoi ça devrait me déranger, bien au contraire, c'est plutôt flatteur de faire cet effet là à quelqu'un, surtout quand ce quelqu'un est son petit ami. Après je n'ai jamais vraiment fait attention à tout ça. Je ne prétends n'avoir jamais remarqué son regard sur moi quand je rentrais dans la grande salle pour venir manger, par exemple, mais vu qu'on mangeait ensemble, rien de plus anormal qu'il remarque mon arrivée, non ? Il a toujours l'air content de me voir, ça je le sais, ça se voit. Je ne prétendrais pas non plus ne pas remarquer son regard amoureux qu'il pose sur moi, qu'on soit seul ou entouré de monde, mais n'est-ce pas normal ? Après tout, quand on aime une personne, on le montre d'une façon ou d'une autre. Que ce soit de façon visible par des regards, des sourires ou que ce soit plus discret en se montrant attentionné auprès de la personne en question. On peut par exemple réserver une place à ses côté pour le repas ou mettre de côté un aliment qu'aime l'autre pour être sûr qu'il en est. Rien d'extraordinaire en soit, mais qui montre qu'on connait l'autre et qu'on a envie de lui faire plaisir. Je ne suis pas un expert en amour, mais moi ça me semble la base. Je ne sais pas trop quelle tête je fais quand je le vois, mais je sais que ça doit se voir gros comme une maison que ça me fait plaisir. Que ce soit quand il vient me rejoindre ou juste quand on se croise dans les couloirs entre deux cours. Un sourire s'affiche immédiatement sur mes lèvres ou s'agrandit s'il y est déjà. Je suis un peu déçu quand il ne me remarque pas, mais entre nous, c'est assez rare. L'une ou deux fois où c'est certainement arrivé, c'était qu'il avait la tête ailleurs, sinon nous nous échangeons un sourire, quelques mots quand on a le temps et un court baiser, juste pour se donner du courage pour le cours suivant ou l'heure de révision. « Non, ce n'est pas moi que ça dérange non plus. Mais je vais peut-être t'offrir un seau alors, histoire que tu n'en mettes pas de partout. Ca évitera que les autres glissent sur ta bave s'ils passent après toi ! » Je plaisante, encore et toujours, mais n'est-ce pas la journée pour ça ? Se détendre, profiter de l'autre, de notre tranquillité et bavarder, comme si de rien était, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. J'arriverai presque à l'imaginer avec un seau autour du cou parce que Monsieur baverait trop. Ridicule. Mais amusant en même temps. Je sais qu'il m'aime. Il me l'a dit à de nombreuses reprises, il me l'écrit dans chacune de ses lettres, courtes ou longues et il me le montre chaque jour en se réveillant à mes côtés. Sur ça, je n'ai aucun doute à avoir. Je sais qu'il n'est pas du genre sentimental et qu'il n'a, que je sache, jamais été amoureux avant. C'est donc hyper flatteur d'être le premier à avoir réussi cet exploit. Je sais qu'il n'a pas forcément eu une vie comme n'importe quel ado de son âge, expérimentant un côté un peu sombre de la vie, en tout cas c'est mon point de vue. On ne peut pas réellement dire qu'il avait de base une vision très positive des relations amoureuses et du sexe en général. Il s'en servait comme outil de travail, ne rêvant pas d'un jour où il tomberait amoureux. Mais ça lui est tombé dessus sans crier gare et personnellement je trouve ça très beau. J'ignore ce qu'il en pense mais il n'a pas l'air hyper malheureux de la situation actuelle. Après les choses font que notre relation a pu se développer parce que nous étions enfermés dans le château. Est-ce que notre relation aurait pu autant perdurer si l'année avait été normale ? Je ne crois pas, parce que si ça avait été le cas, nous ne nous serions très certainement jamais parlé. Nous n'aurions été que les mecs chelou de la forêt, rien de plus. Alors ça me fait mal de l'avouer, mais les Mangemorts auront au moins réussis, sans le vouloir, quelque chose de positif ici. Nous.

« J'espère bien ! Quel intérêt d'être en couple si je ne peux même pas abuser quotidiennement de mon copain ? » Abuser, rien que ça. Je ris encore doucement. J'ai l'impression d'être le jour de mon anniversaire. Je me souviens comme si c'était hier. J'ai eu le sourire toute la journée et j'étais heureux. Je me sentais bien, serein, calme, rien ne pouvait m'arriver. C'est bête à dire, mais en cet instant, j'ai exactement cette même sensation. J'ai la sensation que rien ne pourrait m'arriver... nous arriver. Pourtant n'importe qui peut faire irruption dans cette pièce et nous surprendre, nus, collés l'un à l'autre et aucun doute ne serait permis quand à ce qu'il s'est passé ici. Mais je m'en fiche. Qu'ils rentrent et nous découvrent, je m'en moque. Qu'il me punisse pour l'aimer et pour avoir eu envie de lui. Qu'est-ce que ça changera ? Et qu'est-ce que ça peut leur faire ? Nous avons le droit de nous aimer, ce n'est certainement pas eu qui pourront nous en empêcher. Nous ne sommes pas anormaux, nous sommes juste deux adolescents amoureux, rien de plus. En cet instant, je ne pense ni aux Mangemorts, ni aux Nés Moldus, ni à notre emprisonnement. Je suis avec lui, dans ma serre, rien en pourrait être plus parfait que cet instant. « Abuser, rien que ça ?! Je n'aurais pas dit les choses comme ça. Je préfère plutôt dire "profiter", c'est moins brutal et plus réaliste. Parce que pour abuser, il faudrait que je n'ai pas envie, alors que tout mon corps brûle de désir pour toi. » Lui dis-je en souriant. Je sais bien qu'il plaisante et heureusement d'ailleurs. Le jour où il dira ça sérieusement, je pense qu'on aura un problème. Je ne suis pour la paix des ménages et la non-violence. Le jour où je n'ai pas envie, je n'ai aucune envie de lutter pour réussir à lui résister. Vous imaginez l'angoisse ? Etre avec un homme qu'on aime mais en qui on a peur. Parce que ça serait exactement ça, je finirais pas avoir peur de lui, de ses envies qui ne concordent pas avec les miennes, de sa brusquerie ... Non, ça ne me plairais pas du tout. Fort heureusement je sais que ça n'arrivera pas. Après je peux me tromper mais je n'ai pas cette sensation que Dan est ce genre de personne ou qu'il pourrait le devenir. On a passé quelques semaines, collés l'un à l'autre tous les soirs sans que ça ne dérape. Je ne me sentais pas prêt, je n'avais pas envie, il a respecté mon désir. Peut-être qu'au fond il n'avait pas non plus envie, je ne sais pas, mais en tout cas jamais je ne me suis senti forcé de faire quoi que ce soit. Et je ne veux pas que ça change.

« Oh la la... Qu'avons-nous fait... ? Je ne m'en remettrai jamais... » Je sais que je ne devrais pas rire à ça remarque mais je ne peux pas m'en empêcher. Qu'il est bête. Je tente de contenir mon fou rire et respire longuement pour retrouver mon calme. Des hors-la-loi, rien que ça. Moi j'aime l'idée, parce que je sais que c'est faux. Parce que soyons réaliste, je ne serais jamais un hors-la-loi. Je ne pourrai pas en devenir un. Je me sens déjà comme un ignoble individu quand je rends un devoir que j'ai bâclé parce que je n'ai pas eu le temps de finir ou parce que j'ai eu la flemme. J'ai l'impression que ça se lit sur mon visage que le devoir va être nul et que mon prof le sait en le ramassant. Je suis le genre de personne qui signale quand il y a une erreur sur le rendu de la monnaie, même si c'est à mon avantage. La seule fois où j'ai trouvé un billet par terre quand je me promenais dans Londres, je me suis senti comme un braqueur de banque. Pourtant ce n'était pas de ma faute si son propriétaire l'avait perdu et je n'avais rien à me reprocher, mais j'avais la sensation d'être le pire des voleurs. Je ne marche jamais sur la pelouse quand c'est marqué que c'est interdit, même si d'autres le font. Bref, je respecte les lois à la lettre, parfois trop, je le sais et ça en devient presque ridicule. « Je suis désolé, c'est de ma faute, je t'ai entrainé dans cette spirale infernal de la grande délinquance ... sauras-tu me pardonner un jour ?! » Lui dis-je presque suppliant. La grande délinquance, de mieux en mieux. Mais moi ça me fait rire, d'ailleurs ça s'entend, je n'ai pas pu garder mon sérieux bien longtemps. « Comme si je pouvais avoir envie d'en tester d'autres. Ils sont parfaits, les tiens ! » Je suis allongé à moitié sur lui, ou vautrais, comme vous préférez. Je sens son étreinte se resserrer et je sais que ce n'est pas pour cette histoire de plante. Je ne sais pas s'il a compris le fond de ma pensée, mais en tout cas j'apprécie qu'il me serre un peu plus fort, pour me rassurer. Oui, j'ai peur qu'il aille voir ailleurs. Pas forcément à me tromper, mais on ne sait jamais, il pourrait rencontrer quelqu'un avec qui il a beaucoup plus d'affinité et de points en commun et il pourrait se rendre compte que finalement, il est attiré par cette personne. Ca arrive, ça ne serait pas le premier, ni le dernier. Ce n'est pas contrôlable et je ne pourrais même pas vraiment lui en vouloir, parce qu'on ne contrôle pas ce qu'on ressent. Je n'aurai que les yeux pour pleurer et je devrai le laisser s'en aller vivre sa nouvelle idylle, pendant que je tenterai de recoller les morceaux de mon coeur, brisé en mille morceaux. Mais je ne peux pas non plus m'empêcher de penser à ce qu'il faisait, avant de me connaître. A toutes ces filles à qui il a ouvert ses bras et son lit, rien que pour leur plaisir personnel et quelques billets. Je ne veux plus qu'il continue. Je voudrais qu'il se dise qu'il ne peut plus, plus depuis que je suis rentré dans sa vie. Et peut-être que c'est ce qu'il me dit à demi-mot. J'ai en tout cas envie d'y croire. « Sans avoir vraiment de certitude, il me semble bien qu'ils ont été créé juste pour toi, tu y loges en tout cas parfaitement bien, si tu veux mon avis. » C'est bête de dire ça, je le sais, après tout je n'ai pas vraiment de point de comparaison. Je n'ai jamais vraiment pris Hope dans mes bras ou genre dans des câlins amicaux quand nous n'étions qu'amis et elle y avait sa place. Mais en tant qu'amie, rien de plus. Là, j'aimais à croire qu'il était fait pour moi et que j'étais fait pour lui. C'est niais au possible et très certainement totalement ridicule, mais je m'en fous, je pense ce que je veux. « Il faudrait qu'on pense à bouger... » Je soupire. Je sais. Mais je n'en ai pas envie, est-ce que ça compte ? Est-ce que c'est grave ? Dérangeant ? Qu'est-ce que ça ferait si on restait là pour toujours ? Est-ce que quelqu'un remarquerait notre absence ? S'inquiéterait vraiment ? On est bien ici. On a des fruits à notre disposition, on peut créer n'importe quelle illusion ici. Pouvons-nous nous nourrir d'illusion ? On pourrait vérifier cette théorie. Dan ne bouge pas, son corps ne se joint pas à sa parole. Tant mieux parce que je n'ai pas envie de bouger. Je reste là, sur lui, je suis bien. Je sais qu'on pourrait juste se lever et reprendre le chemin de notre dortoir et revenir à notre position initiale, mais ça signifierait la fin de notre tête à tête dans notre monde et je n'en ai pas envie. Alors je me contente juste d'un « Wouhai, ça serait bien. » Sans esquisser le moindre geste pour corroborer mes propos. Un jour.
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Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's
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❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo
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