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 ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo

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MessageSujet: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Dim 14 Mai - 22:17


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan
Les Mangemorts sont toujours là, ils n'ont pas bougé d'un iota depuis Halloween. Plus le temps passe et plus l'espoir s'étiole. C'est en tout cas ce que j'essaie de faire croire aux autres ou plutôt aux Mangemorts. Je ne suis pas très doué en mensonges mais étrangement, avec eux, cela devient presque facile. La peur que j'éprouve en leur présence étouffe tout le reste et permet de me faire passer pour un gamin terrifié qui n'attend plus grand chose de la vie. Et il fut un temps, ils n'avaient peut-être pas complètement tort. Cette situation m'avait totalement retourné la tête. Je ne voyais plus que la douleur et la peur, plus rien d'autre n'existait. J'étais terrifié par tout et son contraire. Je quittais notre dortoir avec la peur au ventre, osant à peine respirer, de peur que ça aussi soit un crime. Que je fasse quelque chose ou non, j'étais quand même puni, ce qui était assez destabilisant. J'ai mis du temps à digérer la situation, à l'accepter et à vivre avec. Sans mes proches, je crois que je me serai suicidé depuis longtemps. Un saut dans le vide, c'est un peu effrayant au début mais ça règle définitivement le problème, non ? Mais aujourd'hui, plus question de suicide, plus question de vivre dans la peur... Bon là je m'avance un peu, j'aimerais ne plus vivre dans la peur, mais c'est un peu plus compliqué que ma simple envie. Disons qu'il n'est plus question que je les laisse gâcher ma vie. Il faut que je la reprenne en main, que je me la réapproprie et que je vive de nouveau. Bon, ça va être long mais j'ai déjà commencé à le faire. Je suis retourné dans la Grande Salle, plusieurs fois. Je ne vous cache pas qu'au début, j'étais un peu à l'article de la mort, sans trop exagéré. J'avais juste envie de m'effondrer au sol, de me mettre en PLS et de pleurer toutes les larmes de mon corps. J'aurai été capable de ne plus bouger, attendant qu'une âme charitable me tire de là. Un peu comme la punition dans la Grande salle quand ...

Non. Il ne faut pas que je pense à ça. Je ne veux pas broyer du noir et ressentir la culpabilité. Plus jamais. Je sais que j'ai été affreusement injuste avec lui et qu'il ne méritait pas ça, mais je n'étais pas capable de faire quoi que ce soit, j'ai totalement dissocier mon esprit de mon corps pour arrêter de souffrir, pour oublier. Nous n'avons jamais parlé de tout ça et je n'ai pas le coeur à le faire, parce que je suis à 100 % coupable et que je ne pourrai jamais me faire pardonner. Bref, j'ai dis que je n'y pensais plus. Je disais quoi déjà ? Ah oui, je suis retourné dans la Grande Salle. Ca a été très compliqué psychologiquement et je ne vais pas vous mentir, ça l'est toujours mais petit à petit, je me sens un peu plus à l'aise. Je commence à me faire à l'idée que je vais bientôt pouvoir retourner y manger et j'aimerais tellement l'annoncer à Dan. Je sais que c'est ridicule, que j'ai un blocage débile et qu'il est déjà trop gentil d'accepter mes caprices et de m'apporter à manger dans notre dortoir, mais c'est une petite victoire et pour une fois qu'un truc positif m'arrive, j'aimerais le partager avec lui. Je veux lui montrer que j'avance. Lentement, à mon rythme, mais j'avance. Je remonte la pente. Je fais un peu moins de cauchemars. C'est pas des nuits idylliques que l'on passe, on ne va pas se mentir, mais il y a de l'amélioration. Avec le temps, tout finira par rentrer dans l'ordre. En tout cas je l'espère. Alors oui, c'est certainement débile et il s'en foutra très certainement, ce que je pourrai aisément comprendre, mais j'ai envie de lui montrer que je fais des efforts, que je commence à aller mieux et que c'est en grande partie grâce à lui. Parce que oui, si je remonte la pente, c'est parce qu'il me tire en avant. Parce qu'il est présent et attentionné, qu'il ne montre pas sa lassitude d'avoir le pire des copains. Il est toujours là, quoi que je fasse ou quoi que je dise et ça, ça compte beaucoup pour moi. Je sais que je dois être particulièrement chiant, que j'ai un besoin constant d'attention ou qu'on me rassure. Cela ne m'étonnerais pas qu'il me dise un jour qu'il étouffe et qu'il a besoin de prendre l'air, de prendre des distances. Il me dirait certainement que ce n'est pas moi, mais au fond, c'est évident que ça serait de ma faute.

J'ai dis que je ne voulais pas me miner le moral ... Alors ne pensons plus non plus à ça. Je dois rester focus, j'ai des projets pour Dan et moi cet après-midi et j'espère que ça lui fera plaisir. Nous avons parlé à maintes reprises de ma serre et nous devions aller la visiter au Balcon du monde tous les deux, sauf que ça ne s'est jamais fait. Il avait lancé l'invitation après une dispute qu'on a eu par lettres. Affreuse dispute d'ailleurs où j'ai bien cru que c'était la fin de notre couple. Durant une heure, j'ai vécu dans l'angoisse de voir l'une des meilleures choses qui m'est arrivée dans la vie disparaître en cendre. Ca ne s'est fort heureusement pas passé mais je n'étais pas bien du tout. Je sais que c'est ma jalousie le problème. J'essaie de m'améliorer, d'arrêter d'être jaloux pour un rien, mais c'est tellement dur. A mes yeux, il pourrait trouver quelqu'un de tellement mieux que moi. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en lui, mais l'amour, ça ne se commande pas, je crois qu'on en est la preuve. Rien ne nous destiné à être ensemble et pourtant nous voilà. Alors oui, j'ai peur qu'un jour il m'annonce qu'il est tombé amoureux de quelqu'un d'autre. Je sais qu'il prétend que ça n'arrivera jamais, mais comment peut-il le savoir ? Bref, je me saoule à ne pas m'écouter moi-même. Vous voyez, même moi je ne me supporte pas. J'ai dis que je serais de bonne humeur et c'est ce qui va se produire. C'est donc, avec le sourire aux lèvres que je m'attelle à chercher Dan et c'est dans notre salle commune que je finis par le dénicher. J'ignore s'il fait quelque chose d'important ou pas, mais j'aimerai quand même bien qu'il vienne avec moi jusqu'au balcon du monde. Quitte à ne pas y rester longtemps, mais j'aimerai bien lui faire visiter mon chez moi. Puisqu'on ne peut pas sortir d'ici, autant que ce soit mon chez-moi qui vienne à nous. « Dan ?! Je te dérange ? » Lui demandais-je en me posant en face de lui. J'ai toujours le sourire aux lèvres. Pas un sourire feint. Un vrai sourire, comme celui que j'arborai toute la journée pour mon anniversaire. « J'ai quelque chose à te montrer ... promis ça ne durera pas longtemps si t'es vraiment occupé ... » Lui dis-je les yeux pétillants de joie. Il a vraiment le don de me rendre heureux, même sans rien faire. Juste le fait qu'il soit là, à l'écoute, attentif et qu'il se plie à mes "caprices". J'aime l'idée aussi de partager des choses avec lui, des trucs privés que lui seul connait. Il fut un temps où nous étions presque deux inconnus. Aujourd'hui j'aime à me dire que je commence à connaître un peu sa vie, même si je suis loin d'être au bout de mes surprises, j'en suis sûre ... bonnes ou mauvaises ...

Je ne mis pas bien longtemps à le persuader de me suivre. Sa curiosité est plus forte que le reste visiblement. Il se lève, je lui laisse le temps de ranger ses affaires et une fois chose faite, j'attrape sa main et presque avec impatience, je l'entraine avec moi à l'extérieur de notre salle commune. Nous grimpons 2 étages pour arriver au troisième étage. Pas de Mangemorts à l'horizon, fort heureusement, j'aurais détester les croiser. Je me dirige vers le Balcon du monde, la main enserrant celle de mon petit ami et une fois qu'on se trouve devant la porte de la salle, je me tourne vers lui. « On avait parlé il y a quelques temps d'une petite visite privée de ma serre, du coup je me suis dit qu'on pourrait le faire aujourd'hui, si tu en as envie ... Bon je me rends compte maintenant que j'aurais peut-être dû te le dire dans la salle commune, ça t'aurai évité le voyage inutile si ça ne te tente pas ... » Je manque de pertinence parfois. c'est pas parce que j'ai envie de lui montrer mon petit paradis terrestre qu'il a vraiment envie de le voir, ce n'était peut-être que par pur gentillesse.
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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 15 Mai - 14:44


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Trois gamines se chamaillent à voix basse sur le canapé d'à côté. L'une prétend que Jayden est le garçon le plus mignon de leur année, l'autre réplique qu'elle doit pas bien voir tandis que la troisième veut bien admettre qu'il est pas moche mais qu'il est trop bizarre pour que ça compte. Et ça fait près d'un quart d'heure que ça dure. Je ne sais pas qui est Jayden mais aujourd'hui, son existence me gonfle. C'est difficile de se concentrer sur un devoir alors que ça jacasse à côté. Je sais, j'aurais tout simplement pu aller à la bibliothèque pour avoir la paix mais la dernière fois que j'y suis allé, ça ne m'a pas rapporté que des bonnes choses. Au contraire... Je réprime une grimace au souvenir de l'ennui des retenues avec Burgess, tous ces soirs perdus à ranger des trucs sous son regard froid. Je n'arrive pas à me rappeler comment j'ai pu être assez con pour me lancer dans une histoire pareille. Je ne dis pas que je regrette, bien sûr, mais... Mais ça ne me ressemble pas. Je sais bien que je suis une véritable quiche en potions, en sortilèges et tout le bazar alors comment j'ai pu me dire que c'était faisable, j'en sais rien... Enfin, d'un côté, il n'y a plus grand chose qui me ressemble, ces derniers temps. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Je me suis littéralement perdu en chemin. Je soupire et repose les yeux sur mon parchemin. Je suis très mal installé pour travailler, aujourd'hui. Adossé à l'accoudoir d'un fauteuil, les jambes pendant par dessus l'autre et mon bouquin servant de bureau d'appoint... C'est pas brillant. Ma mère m'engueulerait, sans le moindre doute. Shawna aussi, j'imagine. J'entends d'ici sa voix chiante me dire de m'asseoir correctement avant que les plus jeunes fassent pareil. J'ai toujours été un exemple affreux. De ceux qu'on rappelle à chaque instant de ne surtout pas suivre. Il n'y a plus un jour qui passe sans que je ne pense à elles. À eux. Ils me manquent horriblement. Et je crois que la mort de l'espoir n'y est pas pour rien. J'ai peur de ne jamais les revoir. Non, je crois plutôt que je ne les reverrai jamais. Qu'on ne sortira pas d'ici. Je ne sais pas ce que je vais raconter, cet été, pour expliquer que je ne rentre pas. Bien sûr, je n'en laisse rien paraître, je feins d'attendre seulement notre libération, de trouver parfois un peu le temps long, comme tout le monde ; j'enjoins les autres de ne pas baisser les bras, de garder à l'esprit qu'on sera bientôt dehors ; je ne me défais pas de mon sourire devant Milo pour ne pas l'enfoncer davantage. Mais c'est qu'un mensonge. Parfois, j'en viens à espérer qu'ils nous achèveront vite. Qu'on ne reste pas cloîtrés ici pendant des années, à voir nos rêves d'ailleurs agoniser lentement. Je me fais doucement à l'idée qu'il n'y aura plus rien d'autre que ça, cela dit. Alors je profite de tous les moments agréables qu'on peut y trouver. Et il y en a, honnêtement. Une fois qu'on oublie la merde dans laquelle on est et les souvenirs des tortures, tout semble aller bien. Et je m'accroche à cette impression comme si ma vie en dépendait. Parce que c'est sûrement un peu le cas...

« Dan ?! Je te dérange ? » Je sursaute et abandonne mon parchemin pour offrir toute mon attention au charmant trouble-fête. Son sourire ne met pas longtemps à m'en tirer un, tout aussi sincère que le sien. J'aime le voir comme ça. Vraiment. Je donnerais absolument n'importe quoi pour qu'il ait l'air aussi heureux à chaque instant. Je hoche doucement la tête en guise de réponse à sa question. « Comme d'hab'. » Ma voix se fait taquine et prouve sans le moindre mal que je n'en pense pas un mot. Il ne me dérange jamais, bien au contraire. Sa présence me rassure. Au moins, quand il est là, je suis certain qu'il ne lui arrivera rien sans que je le sache. C'est sûrement ridicule mais je me souviens de l'attente interminable, la dernière fois, incapable de savoir ce qu'il se passait, pourquoi il ne rentrait pas, l'inquiétude, la panique. Mon monde qui s'effondre totalement... Ma main vient attraper son tee-shirt et tire doucement dessus pour le forcer à se pencher vers moi, juste le temps de poser un baiser sur ses lèvres. Je le relâche aussitôt, satisfait. « J'ai quelque chose à te montrer... promis ça ne durera pas longtemps si t'es vraiment occupé... » Je ne sais pas ce qu'il veut me montrer mais sais pertinemment qu'avec le regard et le sourire qu'il a, il a gagné d'avance. Comment vous voulez que je refuse quoi que ce soit ? Il aurait l'air déçu, après, et ce serait sacrément dommage. Si je ne peux définitivement pas faire grand chose pour le protéger, je peux au moins m'assurer de ne rien faire pour le blesser. Je hoche la tête une nouvelle fois. « Oh, ça peut bien durer jusqu'à ce soir ! Je devrais pouvoir survivre loin d'un devoir d'histoire. » Je ne mets pas longtemps à me relever, ramassant mes affaires au passage. « Je vais ranger ça et je suis tout à toi. » Sur quoi je quitte la salle commune un instant, non sans le frôler volontairement au passage, et grimpe jusqu'à notre dortoir pour y abandonner mon attirail d'élève sérieux. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui m'attend mais ça ne fait rien. J'ai hâte. Affreusement hâte. Je vois d'ici l'après-midi agréable qui se dessine à l'horizon. Je ne demande que ça. C'est que c'est pas toujours très rose, entre nous. Et il n'y a pas grand chose à lui reprocher. C'est de ma faute. Je sais même pas comment il fait pour me supporter depuis tout ce temps. J'enchaîne les conneries, je me braque à la moindre occasion, j'ai peur qu'il finisse par se rendre compte de l'erreur qu'il fait en sortant avec moi... Je devrais lui rendre sa liberté, ne serait-ce que pour lui éviter d'avoir à porter en plus toutes les prises de tête que je lui offre, mais je n'y arrive pas. J'ai besoin de lui. Et qu'importe si l'inverse n'est pas vrai, l'abruti égoïste que je suis peut très bien vivre avec une once de culpabilité supplémentaire. Quand il en aura trop marre, il me larguera. J'ai à peine le temps de descendre que déjà sa main se glisse dans la mienne et m'entraîne à sa suite hors de notre antre. Je me laisse faire sans résister, un sourire idiot accroché aux lèvres. Je suis sage et me laisse guider au travers des couloirs. On monte un étage. Puis un seconde. On quitte les escaliers. On s'enfonce dans les méandres du troisième. Quelques secondes de plus et on s'arrête devant le Balcon du Monde. Je ne suis pas certain de comprendre mais ça fait écho aux souvenirs de nos dernières lettres. « On avait parlé il y a quelques temps d'une petite visite privée de ma serre, du coup je me suis dit qu'on pourrait le faire aujourd'hui, si tu en as envie... » Mon sourire s'agrandit. Un peu que j'en ai envie ! Il est prêt à me montrer chez lui, à me faire découvrir son univers, je serais vraiment débile de refuser ça ! Je me sens même plutôt touché, en réalité. Je ne suis pas sûr de mériter un tel privilège mais une fois encore, je suis trop lâche pour le lui faire remarquer. « Bon je me rends compte maintenant que j'aurais peut-être dû te le dire dans la salle commune, ça t'aurait évité le voyage inutile si ça ne te tente pas... » Je ris un peu bêtement et le prends tendrement par les épaules pour le forcer à faire face à la porte avant de poser sa main sur la poignée. « J'en ai envie, Milo. Ça fait des jours que j'attends ça. » Il m'en a tellement parlé de sa serre, avec des étoiles dans les yeux à chaque fois, que je veux cesser de l'imaginer s'y trouvant pour l'y voir vraiment rien qu'une fois. Je ne me fais pas d'illusions, je ne comprendrais sûrement pas pourquoi il est vraiment heureux là-bas mais je suis certain de pouvoir me contenter qu'il le soit sans en saisir vraiment les raisons...
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Look me in the face. Tell me that you love me Even if it's fake 'Cause I don't fucking care, at all. I act like I don't fucking care 'Cause I have hella feelings for you 'Cause I'm so fucking scared.
Rioghbhardan O'Callaghan


Dernière édition par Rioghbhardan O'Callaghan le Jeu 18 Mai - 15:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 15 Mai - 16:16


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan« Comme d'hab'. »  Je lève les yeux au ciel, faussement vexé. Je sais pertinemment qu'il plaisante, déjà parce que je le connais et aussi et surtout parce que ça se voit. Il me sourit, il prend son air « je te taquine » qu'il adore si bien user pour me dérider. Et vous savez quoi ? Ca fonctionne. Il aurait donc bien tort de s'en priver. Je souris, une nouvelle fois, autant parce que je suis content de le voir que parce qu'il m'amuse. Je ne fais pas attention aux gens qu'il y a autour de nous, ils n'existent pas à mes yeux. C'est l'avantage et l'inconvénient d'être avec Dan, c'est que j'ai tendance à ne plus faire attention à rien d'autre que lui quand il est dans les parages. Il attrape un bout de mon t-shirt et me tire vers lui. J'obéis docilement et me penche pour l'embrasser. Bref baiser mais toujours aussi agréable. Autant notre premier réveil ensemble fut un véritable fiasco et un enfer sans nom, autant je n'ai jamais eu à ma plaindre de son attitude en public. Il aurait pu avoir un peu honte de sortir avec moi, que ce soit moi le problème ou juste le fait que je sois un garçon. Mais non, jamais. Il s'est toujours montré très prévenant et attentionné, n'importe où où nous étions. Sans forcément m'embrasser goulument tous les quatre matins, il n'a jamais hésité à glisser sa main dans la mienne quand nous allions quelques part ensemble ou de m'offrir un court baiser entre deux cours. Quant à moi, même si c'est également ma première expérience avec un garçon, je ne regrette rien. Je n'ai jamais été aussi épanouie en couple que depuis que je suis avec lui. Alors certes, la situation actuelle fait que ma vie de couple en prend un coup, c'est vrai, mais ça ne change pas les sentiments que j'éprouve à son égare et l'envie que je peux avoir d'être avec lui. Il me plait, je suis bien avec lui, je me sens aimé et protéger. Et même s'il ne peut rien faire quand les mangemorts s'attaquent à moi, je sais qu'il en crève d'envie, qu'il essaie, en vain et c'est suffisant. Je ne veux pas qu'il se mette en danger pour moi, ça serait totalement inutile, mais j'aime l'idée qu'il n'est pas indifférent à mon sort. S'il ne m'aimait pas vraiment, il ne souffrirait pas autant de cette situation, si ?

Les filles piaillent moins, nous sommes devenus leur nouvelle attraction du moment. Je ne suis pas naïf, ça ne durera pas bien longtemps, quand nous ne serons plus là, elles échangeront leurs avis sur la situation à laquelle elles viennent d'assister, avant de revenir au sujet qui les préoccupait avant, savoir si Jayden est si bien que ça ou non. Pour ma part, je m'en contre-balance, comme je l'ai dis, elles n'existent pas actuellement et je ne les connais de toute façon pas particulièrement. Il y aurait Maddie, je n'aurai pas dis mais ce n'est pas le cas, alors je m'en moque. « Oh, ça peut bien durer jusqu'à ce soir ! Je devrais pouvoir survivre loin d'un devoir d'histoire. » Je ris légèrement à sa plaisanterie. Ca peut durer jusqu'à ce soir s'il le souhaite, je ne me lasse jamais de me retrouver dans ma serre. Mais je doute que lui en ait réellement envie. Il finira forcément par se lasser à un moment où à un autre. Mais pour le moment, la question n'est pas là, il faut déjà arriver à l'amener jusqu'au balcon du monde. Enfin, au vu de son attitude, ça ne va pas être trop compliqué, ce qui me rend plutôt de bonne humeur. « Je vais ranger ça et je suis tout à toi. » J'ai un regard faussement provocateur. Tout à moi ? Que j'aime cette idée. Mais bon mon regard s'évanouie quand il quitte la pièce pour rejoindre notre dortoir, ne se gênant pas pour me frôler volontairement au passage, m'arrachant une nouvelle fois un sourire ravis. En attendant, je reste là, les bras ballants à attendre qu'il revienne. Je ne sais pas trop quoi faire de mes dix doigts et je suis excité comme une puce. Je me tourne vers le trio, qui me fixent quelques instants, avant de retourner à leur conversation, l'air de rien. Je les observe quelques instants, avant de les ignorer à mon tour. Dan ne met pas bien longtemps avant de revenir, une chance.

A peine eut-il le temps de poser le pied sur le pallier de notre salle commune que je me précipite vers lui. Je vous l'ai dit, je suis une vraie pile électrique. Je glisse ma main dans la sienne et ni une, ni deux, je l'entraine à l'extérieur, sans un regard vers le trio. Elles n'existent déjà plus et tout ce qu'elles pourront dire n'y changera rien. Je m'en moque, il est là, avec moi, c'est tout ce qui compte. Nous grimpons les étages et parcouru une partie du troisième étage avant d'arriver à destination. Il ignore ce qui l'attend et je ne me rends compte que trop tard que j'aurai peut-être dû lui dire ce que j'avais en tête. Le pauvre aurait eu plus de facilité à refuser ma proposition dans notre salle commune qu'ici. Quel abruti je fais. Je lui explique la raison de notre venue ici et je vois son sourire s'agrandir. Ca me rassure un peu, parce que je me rends compte que j'ai peut-être un peu abusé. Bon après la vie de couple est faite aussi de compromis, mais ce n'est que ma serre, pas la huitième merveille du monde … Enfin, pour moi elle l'est, mais ce n'est que mon avis, qui n'est pas partager avec le reste du monde. Je lui dis que j'ai été un peu stupide de ne pas lui avoir parlé du projet avant et je l'entends rire. Bon, déjà il ne le prend pas mal, c'est déjà ça de pris. Il me prend tendrement par les bras et je me laisse totalement faire. Il me tourne vers la porte et pose ma main sur la poignée. « J'en ai envie, Milo. Ça fait des jours que j'attends ça. » Il en a envie ? Ce n'est pas moi qui l'invente, c'est bien ce qu'il vient de dire, non ? J'ai le cœur qui tambourine dans la poitrine, je suis un peu stressé soudainement et totalement excité aussi. Je vais lui montrer mon monde, lui montrer ma passion et l'une des choses que j'aime le plus au monde et qui compte à mes yeux. Je vais le faire rentrer totalement dans ma vie et c'est aussi grisant qu'étrangement terrifiant. Je respire un grand coup, ferme les yeux pour imaginer totalement l'endroit et je finis par ouvrir la porte. J'avance le premier et laisse Dan y pénétrer à son tour. Je referme la porte sur la réalité, ne lassant de place à mon univers. Nous sommes à l'extérieur, ma serre se trouve à quelques pas devant nous et derrière nous se trouve le manoir familial. Grande bâtisse plutôt bien conservée mais qui en a vu passé des époques. Elle est pleine de courant d'air et ce n'est pas toujours évident à chauffer, mais fort heureusement, avec la magie, beaucoup de problèmes se simplifient. A notre droite se trouve le potager et au delà du potager, une forêt qui touche notre domaine. A notre gauche se trouve le reste du jardin, typiquement à l'anglaise. Il est coupé par un chemin qui va du devant de la maison jusqu'aux grilles de la propriété. Et on voit au delà des grilles la campagne environnante, typiquement anglaise elle aussi. Nous sommes au milieu de nulle part, je le rappelle. Cachette parfaite pour des sorciers. « Bienvenue chez moi ! » Lui dis-je, le sourire aux lèvres. Je suis prêt à lui faire tout visiter s'il le veut, mais le but de la visite c'était surtout ma serre. Je sais que les seules limites de cette pièce sont uniquement les limites de notre imagination, mais tout ça n'est qu'une parfaite illusion, rien n'est réellement réel, sauf dans notre esprit. Même si je passe du temps ici à prendre soin de mes plantes, ça n'a aucune influence sur les véritables plantes qu'abrite ma serre. Mais au moins ça me donne bonne conscience et ici, elles vont toujours bien. « Tu es prêt ? » Lui dis-je en glissant ma main dans la sienne. Nous ne sommes qu'aux portes de mon monde, mais j'avais envie qu'il voit d'un peu plus près la propriété, même si de ma serre, il aurait pu le faire aussi. Un peu d'air frais, ça ne fait jamais de mal !
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Jeu 18 Mai - 15:09


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Je me laisse guider au travers du château sans opposer la moindre résistance, laissant avec plaisir sa main tirer la mienne. Peut-être que j'aurais dû être gêné de montrer au monde entier ce qui nous lie réellement, peut-être qu'il aurait mieux fallu pour nous de rester discrets mais j'avoue que je ne me suis jamais vraiment posé la question. Ça a toujours été normal de le traiter comme mon petit-ami même en dehors de notre dortoir. C'est qu'il l'est, après tout. Et puis, il n'a jamais semblé dérangé, j'aurais pu le comprendre. En tout cas, il n'en a jamais rien dit et il n'a jamais essayé de me repousser. Alors j'imagine que c'est plutôt bon signe ! Enfin, qu'importe. Je ne sais toujours pas où on va mais il a l'air plutôt pressé de m'y emmener. Je trouve ça amusant. Ça a l'air important. La logique voudrait que j'émette mille et une hypothèses mais je n'y arrive pas, trop subjugué par le sourire rayonnant qu'il avait quand il est arrivé. Ça a l'air de lui faire sacrément plaisir de me le montrer, son truc. Alors forcément, ça me fait sacrément plaisir qu'il me le montre. Mes doigts se resserrent doucement sur les siens alors qu'on arrive au troisième étage. Visiblement, l'ascension est terminée. Les contours du Balcon du Monde se précisent. Ce qui m'attend est toujours un peu flou mais je suis certain à présent que la surprise sera bonne. Et j'ai de plus en plus hâte d'y être. C'est un peu stupide, en soi, c'est juste une salle de Poudlard mais ça ne fait rien. Je me sens comme un môme à Noël. J'en ai probablement l'air, aussi. Un sourire particulièrement idiot, un empressement qui commence à se faire sentir... Je veux savoir ! Et la révélation est à la hauteur de l'attente. Malgré notre dispute de l'autre jour, il est toujours partant pour me faire découvrir son monde, pour m'emmener dans l'un des endroits qui comptent le plus pour lui. Je regrette certainement pas le déplacement ! Mais lui, en revanche, il n'en a pas l'air aussi convaincu. L'entendre se justifier, s'excuser à moitié, je trouve ça mignon. Sérieusement, il faudrait qu'il prenne un peu confiance en lui, quand même... Je veux dire, c'est que moi ! Qu'est-ce qu'on s'en fout s'il m'a pas prévenu avant ! Je suis un peu là pour ça, non ? Le suivre aveuglément juste parce que c'est lui et qu'il veut que je l'accompagne. Enfin, moi, en tout cas, ça me choque pas. Et si j'en avais pas eu envie, et bah j'aurais été y jeter un œil quand même, pour lui faire plaisir. Genre normal quoi. Je dis pas que je me serai forcé à y passer la journée mais c'est évident que j'aurais pas tourné les talons en râlant, ça non ! Je m'appuie contre le chambranle de la porte alors qu'il se concentre. Je l'observe sans un bruit, détaillant son visage avec un sourire absent. Ça me rappellerait presque la première fois. Et, comme cette fois-là, l'envie de poser mes lèvres sur les siennes revient. Sauf que je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit qu'il ouvre à nouveau les yeux et en fait de même avec la porte. Je le suis une fois de plus, le laissant refermer derrière moi.

Je m'attendais à entrer dans sa serre, à voir des plantes partout, peut-être un petit bout d'herbe depuis une fenêtre mais la réalité est tout autre. Ce qui s'étend devant mes yeux est immense. Ça semble presque sorti d'un film. La maison est probablement plus grande que l'immeuble dans lequel j'habite et le jardin n'a rien à envier à celui de Poudlard ou presque. Je reste sans voix, fixant avec une gêne discrète tout ce qui m'entoure. Je crois qu'inconsciemment je réalise vraiment qu'on est pas du même monde, qu'il n'y a sûrement rien de plus différent que nos vies. Je le savais, hein, mais l'avoir sous les yeux, c'est encore autre chose. Le faire venir chez moi m'apparaît soudainement comme une idée particulièrement débile. J'ose pas imaginer le malaise ! Qu'est-ce qu'il en penserait, hein ? Il dirait sûrement rien pour ne vexer personne mais le problème resterait le même. Mon ventre se tord un peu douloureusement. Oui, vraiment une idée de merde ! Je veux pas qu'il finisse par avoir pitié ou nous prendre pour les pires ploucs des environs... C'est que c'est un peu le zoo, à la maison, parfois... Rien à voir avec... avec ce que ça doit être chez lui. Je suis sûr qu'on peut se passer du spectacle, lui comme moi. « Bienvenue chez moi ! » Sa voix me ramène à lui et je décide de chasser tout ça de mon esprit pour l'instant, lui rendant son sourire sans trop de mal. D'ici qu'on sorte de l'école, de toute façon... C'est pas comme s'il allait venir nous rendre visite demain, hein... « Tu dois t'y sentir à l'étroit ! » Taire ce qui me dérange à grand renfort de plaisanteries foireuses, c'est à mon niveau. On s'en contentera pour l'instant, je n'ai pas franchement mieux en stock de toute façon... « On voit la fenêtre de ta chambre, d'ici ? » Je n'ai aucune envie de gâcher notre après-midi ni son enthousiasme avec des trucs qui n'auront pas lieu d'être avant des lustres. Il n'y est pour rien. Et il ne mérite pas ça. Alors mon sourire s'agrandit doucement. On va passer un moment agréable, il va me présenter ses plantes et j'improviserai la suite plus tard. J'ai jamais été doué pour improviser mais avec lui, ça n'a pas trop trop mal marché. Je dis pas que c'était parfait, hein, loin de là, on a essuyé plus d'une crise mais c'est passé quand même. Il n'y a pas de raison que ça change. Je me raccroche difficilement à ce que je peux... Je reporte un instant mon attention sur la maison, derrière nous, puis laisse mon regard glisser d'un bout à l'autre du jardin. Vraiment un autre monde... Je sens sa main qui reprend la mienne et je ne peux m'empêcher de la serrer tendrement. Jusque là, ça nous a pas empêché d'être bien ensemble. Cette constatation me rassure un peu. « Tu es prêt ? » Je hoche doucement la tête en souriant plus franchement. Je suis prêt ! Je lâche doucement sa main, glisse mon bras autour de sa taille et me colle légèrement à lui. « Évidemment ! Je ne suis pas venu en pleine cambrousse pour reculer maintenant, tu te doutes bien. » Je lui plante un bisou sur la joue en gloussant discrètement et resserre imperceptiblement mon étreinte. C'est pas tant la serre en elle-même que j'ai envie de voir (je pense qu'elles se ressemblent toutes un peu, dans le fond) mais l'effet qu'elle a sur lui. Je veux le voir heureux, dans son élément. Je veux qu'on oublie un moment ce qui se passe dehors pour rejoindre sa réalité à lui et profiter du calme de son univers.
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Ven 19 Mai - 12:13


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & DanCela fait un moment que je pense à l'emmener ici, mais bien souvent, le moment n'est pas propice à ce genre de découverte. On devait y aller ensemble un weekend mais on s'est disputé juste avant, ne donnant ni à l'un, ni à l'autre l'envie de nous y rendre. Enfin en tout cas moi je n'en avais pas envie. Non pas que je ne voulais pas lui montrer ma serre mais le cœur n'y était pas forcément. Les mots de ses lettres faisaient encore trop écho dans ma tête pour être capable d'en profiter pleinement. Alors non, je n'avais pas très envie d'y aller avec lui, surtout si c'est pour que je sois mal à l'aise et à l'affut du moindre signe d'ennui de sa part, qui me dégoûterait définitivement de l'idée de lui faire partager mon monde et lui, se forçant certainement un peu pour apaiser les tensions et se montrer heureux et normal alors qu'il n'aurait peut-être pas forcément non plus le cœur à tout ça. Alors j'ai préféré attendre un peu, que les choses se tassent, que les mots désagréables disparaissent pour laisser place à un environnement plus propice à ce genre de découverte. Je sais que ce n'est pas la visite du siècle pour lui mais il avait l'air de tenir quand même à cette visite alors nous voilà. Aujourd'hui tout va bien entre nous, la situation est toujours aussi délicate avec les Mangemorts, bien entendu, mais ça je crois qu'on n'y pourra rien pendant encore un moment. Je suis aux anges de mon côté, j'avais très envie de faire partager ça avec Dan. J'ignore si un jour il viendra chez moi, alors si ça n'arrive jamais, je veux qu'il en est malgré tout un aperçu. Je sais que je ne lui ai pas vendu du rêve avec ma famille et mon monde mais autant être honnête, ce n'est pas le paradis sur terre et plus vite j'en partirai et mieux cela vaudra. Je ne parle pas de là où je vis, parce que j'aime cette vieille demeure, j'aime ma serre et finalement j'aime la tranquillité que nous offre notre isolement. Je parle plutôt de l'étiquette que suivent les aristo et qui me rend malade. Tout dans l'apparence et rien de réel. Tout est feint, faux et exagéré. Tout le monde s'aime et est merveilleux par devant et par derrière c'est la foire aux insultes. Ce n'est pas un monde dans lequel je veux continuer à vivre. Ce n'est pas un monde dans lequel je veux élever mes enfants, si j'en ai un jour. Ma famille a beau avoir un titre, ça ne représente rien pour moi. Je ne veux pas être Archibald de Baskerville mais bien Milo, juste Milo.

Bref, tout ça pour dire qu'après une hésitation, de courte durée, me voilà en train de trainer Dan vers le balcon du monde. Je me rends compte, un peu tardivement, que j'aurais peut-être dû lui dire pourquoi je le trainais ici, pour qu'il sache dans quoi il s'embarque. Visiblement mes doutes sont un peu stupides et infondés et il calme assez rapidement mes tensions. Une fois donc rasséréné, je me tourne vers la porte de la salle, je ferme les yeux et je pense à chez moi. Une fois chose faite, je rouvre les yeux et j'enclenche la poignée de la porte pour l'ouvrir. Nous voilà donc à l'intérieur de la salle mais à l'extérieur de la serre. Nous nous trouvons entre la serre et le manoir. Je ne me doute pas un instant de ce qu'il peut se passer dans la tête de Dan, je suis à des années lumières de ses préoccupations. J'observe juste l'endroit, le sourire aux lèvres. Ca me manque un peu quand même, mon chez moi. J'ai hâte de pouvoir y retourner afin de me sentir en totale sécurité. Qui viendrait nous attaquer ici, au milieu de nulle part ? « Tu dois t'y sentir à l'étroit ! »  Dan fait de l'humour sur la taille du domaine. Je le regarde avec un sourire aux lèvres. Oui, peut-être qu'en effet ça peut faire son petit effet quand on n'est pas habitué à tout ça. Mais ça ne veut rien dire de particulier, c'est juste une vieille demeure, présente dans la famille depuis des générations, unique vestige d'une richesse passée. Parce que nous avons peut-être beaucoup de terrain, mais la richesse qui allait avec c'est évaporée au fil des siècles et si mon père devient l'héritier de la fortune familiale, vous pouvez être sûr qu'il n'y aura plus rien en moins de 3 ans et que notre belle demeure sera en vente juste derrière. Alors oui, c'est vrai qu'actuellement, nous n'avons pas trop à nous plaindre, ma grand-mère gère d'une main de fer la fortune familiale, mais elle ne sera malheureusement pas éternelle et j'ai peur que tout ça disparaisse tôt ou tard. Mais n'y pensons pas, ça ne sert à rien de se miner le moral avec ce genre de préoccupation, surtout que nous n'y sommes pas encore. « C'est vrai qu'il nous est facile de nous marcher dessus, mais bon, on fait avec, on essaie de ne pas trop se plaindre. » Lui répondis-je, taquin, à sa plaisanterie. Il est vrai que c'est une grande propriété, parfaite pour des jeux d'enfants. Les caches-caches peuvent durer des heures, on peut imaginer mille et une histoires ici et on peut courir dans toutes les pièces en toute liberté quand il pleut dehors. On peut s'amuser en toute liberté sans déranger les adultes et on peut organiser de beaux bals dans ce genre de lieu. De ce côté là, je ne dirai jamais le contraire. « On voit la fenêtre de ta chambre, d'ici ? » Est-ce qu'on voit la fenêtre de ma chambre d'ici ? De là où on est, non, mais si on avance de quelques pas, on pourra l'entre-apercevoir. Je l'entraine donc avec moi, nous éloignant de la serre pour faire quelques pas dans le jardin. On pourrait aller jusqu'au bout, pour avoir une meilleure vue, nous nous retrouverions devant la face principale de la maison, mais ce n'est pas réellement pour ça que nous sommes ici, on pourra le faire après s'il y tient. « On ne la voit pas très bien, mais en gros c'est la dernière fenêtre sur la droite de la maison, au premier étage. » C'est une fenêtre comme n'importe quelle fenêtre, en soit rien d'extraordinaire, même si je peux comprendre que ça l'intéresse de la voir. Si les rôles étaient inversés, moi aussi je voudrais voir où il dort, pouvoir l'imaginer dans cette maison, avoir une meilleure idée de sa vie et de son quotidien.

Maintenant que le cadre est posé, le plus important arrive. On s'en fout de la taille du jardin ou du nombre de pièces de ma maison. Même si j'aime y passer du temps, je pourrais passer ma vie dans ma serre sans une once de regret. Alors je glisse ma main dans la sienne pour l'entrainer vers mon endroit préféré dans le monde entier, au moins. J'espère qu'il aimera ou en tout cas qu'il ne s'y ennuiera pas trop. Je suis un peu nerveux, c'est bête, je sais, mais c'est comme ça. Je lui en ai tellement parlé que du coup je ne veux pas qu'il soit déçu, qu'il ne se dise pas, « mouhai, bof, pas top ». Bon d'accord, il n'aime pas particulièrement la botanique, mais … wouhai bon, je me prends la tête pour rien. Il me lâche la main, je me dis qu'il préfère la visiter sans que je sois collé à lui, ce que je peux comprendre, même si c'est un moment important pour moi, j'aurai aimé pouvoir être proche de lui. Finalement, il glisse son bras autour de ma taille tout en se collant légèrement à moi. C'est en effet beaucoup mieux ! « Évidemment ! Je ne suis pas venu en pleine cambrousse pour reculer maintenant, tu te doutes bien. » Je ris légèrement à cette plaisanterie. Il est bête. Même si c'est vrai. Il me plante un bisou sur la joue, qui me tire un nouveau sourire, presque rougissant et nous avançons, collés l'un à l'autre, vers ma serre. Ce moment intimiste n'aurait pas pu se produire dans la vraie vie. On aurait été gêné par mes parents, on n'aurait pas pu être nous même, sentant constamment leurs regards sur nous. Le temps qu'ils digèrent la nouvelle, il faudra bien quelques années je pense, même si au fond, moi je m'en fous. Je vis ma vie selon mes envies et non les leur. Et je ne compte pas épouser une fille de bonne famille rien que pour leur faire plaisir. Alors au diable mes parents, profitons de ce que nous avons pour le moment. Si un jour on se sort des griffes des Mangemorts, je crois que mes parents passeront pour des petits joueurs face à eux. On a vécu le pire ici, eux ne peuvent rien faire de plus. En dehors d'être potentiellement froid et faux, je ne vois pas ce qu'ils peuvent faire d'autre. « Après la cambrousse, je te fais visiter ma petite jungle. » Lui dis-je un sourire ravie. J'ouvre la porte de la serre, complètement en verre. De l'extérieur, elle paraît tout à fait classique, de taille moyenne, ni exagérément grande, ni particulièrement petite. La magie s'opère quand on pénètre dans la serre, là elle devient beaucoup plus impressionnante. Elle est divisée en plusieurs zones, selon les plantes que j'y fais pousser. Il y a une zone tropicale, avec une chaleur étouffante et beaucoup d'humidité, une zone plus tempérée, une zone normale où se trouve des éléments de jardin pour prendre le thé. On peut y retrouver une table, deux fauteuils et un canapé, avec un plaid dessus, seul vestige de mes nuits passées dans ma serre. Certaines zones sont composées d'arbres en pot, d'autres de tables avec des plantes en pots dessus. Certaines plantes sont fleuries, d'autres ont à feuilles, avec une belle couleur verte ou tigrée. Une se trouve isolée des autres, au milieu de la serre, sur une table de travail, dans un mauvais état. « Elle était malade quand je suis parti, je n'ai pas trouvé ce qu'elle avait et je n'ai pas osé demandé à ma grand-mère si elle allait mieux ou si elle est morte … »
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Ven 19 Mai - 19:18


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J'ai du mal à chasser de ma tête les souvenirs de son arrivée. Et j'espère qu'ils s'y accrocheront encore longtemps. J'aime le voir comme ça. Joyeux, souriant, heureux... C'est pas arrivé très souvent depuis qu'on est ensemble. Ni même avant d'ailleurs... Il faut dire qu'on s'est pas rapprochés au meilleur moment. J'imagine qu'on en avait besoin l'un comme l'autre mais dans le genre « la vie est belle », il y a mieux. Mais, comme quoi, même ce qui se passe ici ne suffit pas à tuer toute trace de joie dans ce bas monde. Une chance ! La porte s'ouvre et je ne me fais pas prier pour le suivre. Peut-être que j'aurais dû. Le choc est bien présent. Je n'aurais aucun mal à imaginer une princesse en vacances dans les parages, quelque chose de quasi-royal et impressionnant. Je me sens ridicule dans un tel décor. Je dis pas que j'ai pas foutu les pieds dans des châteaux et compagnie, mais c'était souvent loué pour la soirée, histoire d'en foutre plein les yeux aux invités d'un mariage ou d'un anniversaire. Rien à voir avec un vrai lieu de vie... Et là... Là c'est le sien. Mon copain vit ici. Dans cette maison géante, dans ce jardin sans fin... Oui, j'avoue, ça me perturbe plus que je l'aurais imaginé. Il m'avait prévenu, pourtant. Mais je ne m'attendais pas à ça malgré tout. Je ne sais pas à quoi je m'attendais en réalité. Peut-être qu'au fond, j'espérais qu'il ait un peu exagéré les choses...? C'est pas impossible. Tâchons de voir le bon côté des choses : il a été d'une honnêteté sans faille. C'est le seul point positif que je trouve là tout de suite maintenant. Je n'ai pas le temps de me perdre bien longtemps dans la contemplation de ce qui nous entoure qu'il me ramène doucement à lui. Je fais taire le malaise que tout ça m'inspire et m'applique à retrouver l'innocence de notre après-midi. On est là pour passer un chouette moment, certainement pas pour flipper pour rien. Et c'est ce qu'on va faire, passer un chouette moment. Il est hors de question de gâcher quoi que ce soit. Ce sourire incroyable, je ferai tout ce que je pourrai pour qu'il le garde jusqu'à ce soir. « C'est vrai qu'il nous est facile de nous marcher dessus, mais bon, on fait avec, on essaie de ne pas trop se plaindre. » Je ris bêtement en l'entendant et lève les yeux au ciel avec exagération. Ben voyons ! Il doit sûrement y avoir moyen de se perdre, ici ! Que ce soit dedans ou dehors.

À ma question, il m'emmène un peu plus loin. J'en déduis donc que non, on ne voyait pas sa chambre d'ici. Ça me fait quand même bizarre de me retrouver chez lui. Ça fait un peu... J'en sais rien moi... Sérieux ? Parce que j'imagine que si on avait été qu'amis, jamais j'aurais fini ici. J'ai jamais été chez aucun de mes amis de Poudlard et je m'en suis jamais franchement mal porté. Alors ça fait bizarre mais bizarre bien. C'est un peu perturbant mais dans le fond, je crois que ça me plaît... « On ne la voit pas très bien, mais en gros c'est la dernière fenêtre sur la droite de la maison, au premier étage. » Je cherche des yeux la fenêtre en question et me retrouve à sourire comme un con une fois trouvée. C'est stupide, ça change rien à ma vie mais c'est vraiment qu'il vit. J'essaye de me rappeler ce qu'il m'en a dit la dernière fois. Les trucs de nature sur les murs, ses plantes... Je sais absolument pas du tout à quoi ça peut bien ressembler mais tente quand même de me l'imaginer. J'aimerais bien savoir, je crois, avoir une vraie idée de ce qu'est sa vie quand il n'est pas à l'école. C'est sûrement un peu bête, parce que ça ne changerait pas grand chose, mais puisqu'on est là... Cela dit, je ne demande rien. Ce serait un peu étrange, je crois. Un jour, peut-être. Mais pas maintenant. « T'as vue sur ta serre de là ? » J'en ai pas vraiment l'impression mais me plante sûrement. On ne traîne pas plus longtemps par là, il me pousse gentiment à revenir sur nos pas pour retrouver son monde. Je le suis sans broncher. Il fait bon, ici. Le soleil ne s'impose pas trop, c'est agréable. Difficile de croire qu'on est toujours entre les murs de Poudlard... On arrive enfin au cœur du sujet. La raison pour laquelle il m'a embarqué avec lui. J'ai hâte. Ça ne me ressemble pas des masses. C'est juste une serre, pas le plus bel endroit du monde. Il va y avoir des plantes dedans, sans surprise. Juste des plantes. Et entre nous, c'est pas la chose que j'aime le plus dans la vie. Mais bon, lui oui, alors ça me fait plaisir de l'y accompagner. Son rire m'amuse. Son sourire me plaît. Je crois que j'apprécie vraiment ce moment, en fait. C'était un peu spécial d'arriver là mais finalement, ça va. Quand je fais abstraction de ce qu'est chez moi, j'arrive à en profiter totalement. Il ne se défait pas de mon emprise et je sens un air satisfait se poser sur ma tronche. Il est à moi et il n'y a rien que j'aime plus au monde que d'agir en conséquence. « Après la cambrousse, je te fais visiter ma petite jungle. » Je hoche la tête avec enthousiasme et passe la porte avec plaisir. Alors oui, c'est peut-être qu'une serre, mais c'est la sienne, alors ça prend forcément beaucoup plus d'importance, d'un coup ! Vu de l'extérieur, je m'attendais à un truc moyen mais j'ai l'impression que c'est immense maintenant que je suis dedans. Et encore, je ne dois sûrement pas tout voir, loin de là ! De ce que je peux apercevoir, il y a beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup de plantes ici... Et même plus que ça encore. « C'est toi qui t'occupes de tout ça tout seul ? » Je suis impressionné. Et je crois que ça se voit. Il n'arrête jamais de me surprendre. C'est le truc le plus stupide au monde, j'imagine, mais à chaque fois que je réalise à quel point il peut être passionné par son truc, et investi, et doué, et bah je me sens incroyablement fier d'être son petit-ami. Ça me concerne en rien, tout le monde s'en fout sûrement, mais moi je suis juste incroyablement admiratif. Finalement, il va jusqu'à une table sur laquelle attend une plante. Elle n'a pas l'air en grande forme, même pour quelqu'un qui n'y connaît rien. « Elle était malade quand je suis parti, je n'ai pas trouvé ce qu'elle avait et je n'ai pas osé demandé à ma grand-mère si elle allait mieux ou si elle est morte… » Mon cœur se serre un peu alors que je fixe le pauvre végétal mal en point. Normalement, je devrai juste m'en foutre royal, c'est qu'une plante, mais j'imagine qu'il y tient, lui, alors je me sens plus triste que prévu... Et plus con, aussi, du coup. Je suis triste pour une plante, sérieux ! Je le serre tendrement contre moi, comme pour lui faire savoir qu'il était pas tout seul, et soupire inaudiblement. « Je suis désolé... J'espère qu'elle s'en est remise. » Je ne pensais pas qu'il commencerait les présentations par l'agonisante du coin mais bon, il faut se dire qu'au moins, ça, ce sera fait et que ce sera plus joyeux après...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Sam 20 Mai - 22:53


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Je n'arrive pas à m'empêcher de sourire. Bon déjà, il faut bien avouer que je n'en ai pas très envie, ça faisait longtemps que je n'avais pas souris comme ça. Enfin non, pas si longtemps que ça au final, puisque la dernière fois que j'ai souris toute la journée, c'était le jour de mon anniversaire et Dan y était encore une fois pour quelque chose. A croire que dès que quelque chose me rend heureux aujourd'hui, il y a fort à parier que Dan n'est pas très loin. Disons plutôt que ça faisait longtemps que je n'avais pas souris avec plaisir, pas juste pour faire plaisir aux autres, mais parce que j'en avais vraiment envie. Et puis je crois que je n'avais pas forcément le cœur à tout ça. L'âme en peine, l'esprit torturé, auto-centré sur moi, j'étais incapable de voir au delà de ma peine, de ma douleur et de l'injustice qui nous entourait. Aujourd'hui, on ne va pas forcément dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, ce serait mentir, mais disons que lentement je remonte la pente, je vois de la lumière au bout du tunnel. Elle est loin, elle est faible mais elle est bien là, présente et c'est tout ce qui compte. Aujourd'hui, j'ai compris qu'il ne fallait pas que j'attende que les choses s'arrangent pour être heureux, mais qu'il fallait que je provoque ce bonheur. Oh, rien de transcendant, juste des petits plaisirs, part-ci, part-là. Une pensée pour mon anniversaire, des petites attentions, la découverte de mon monde, peut-être un jour, la découverte du sien. Ces petites choses agréables qui redonnent le sourire et redonnent goût à la vie, tout simplement. Alors oui, la visite de ma serre n'est pas la visite du siècle et le pauvre doit s'en foutre royalement, mais puisqu'il a accepté de me supporter comme petit copain, il est bien obligé d'en passer par là. C'est cher payé pour me fréquenter, je l'avoue volontiers, mais s'il est toujours là, c'est qu'il y a une raison non ? Pas uniquement pour passer le temps ou pour tenter une nouvelle expérience en sortant avec un garçon. Si c'était le cas, le pauvre, ne doit pas apprendre grand chose en plus. Enfin ça c'est encore une autre histoire. Cela fait si longtemps que je lui parle de ma serre qu'il fallait bien qu'il vienne la visiter. Et puisqu'on ne peut pas sortir de Poudlard, alors il faut bien trouver des parades pour palier à ce détail malheureusement loin d'être insignifiant. Le Balcon du monde est, je trouve, un bon compromis pour tout le monde. Pour Dan et moi c'est l'occasion de sortir de Poudlard et de faire quelque chose ensemble, loin des murs du château – même si ce n'est qu'illusoire – et pour les mangemorts, ça ne change rien à leur vie puisqu'on est toujours dans le château, prisonniers. En plus la visite de ma serre et plus généralement, de chez moi, paraît moins officiel et sérieux puisque tout est faux. C'est un pas en avant sans en être vraiment un. Enfin, un truc du genre.

Ca me fais quand même tout bizarre de me retrouver ici avec Dan. Je sais que c'est une salle de Poudlard, qu'on n'est jamais parti, mais je ne sais pas, c'est quand même super bien fait. On s'y croirait vraiment. La petite brise agréable, la chaleur modérée, le soleil présent mais pas envahissant. Je reconnais chaque centimètre carré de cette illusion. C'est normal, puisqu'elle sort de ma tête, mais du coup ça fait encore plus vrai. Le pire c'est que si je ferme les yeux, je reconnaîtrais les odeurs et si je tends l'oreille, j'aurais presque l'impression d'entendre ma grand-mère s'échiner sur le piano parce qu'elle refuse d'avouer que ses rhumatismes l'empêche de jouer correctement ou ma mère qui répète une pièce inlassablement dans le salon. Je n'avais jamais pris pleinement conscience qu'ils me manquaient. Tous. Pas seulement ma grand-mère, mais tout le monde. La comédie de ma mère me manque, les arnaques de mon père, nos domestiques, tout. Ma maison me manque. Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je veux rentrer chez moi. Cette prise de conscience vient de me frapper en pleine face et ça ne fait pas du bien. Pourtant ce n'est pas la première fois que je viens ici, c'est étrange que ça me le fasse que maintenant. Est-ce la présence de Dan ? Est-ce que ça vient de quelque chose ? Je l'ignore et je ne dois pas m'appesantir dessus, ce n'est définitivement pas le moment. « T'as vue sur ta serre de là ? » Nous venons de faire quelques pas pour qu'il puisse entre-apercevoir la fenêtre de ma chambre. Il faudrait contourner la maison pour vraiment pouvoir la voir en totalité. Mais ce n'est pas réellement le but de cette visite et ce n'est pas hyper intéressant non plus. Visiter ma chambre, ça je peux le comprendre, tout comme le reste de la maison, mais juste voir la fenêtre, c'est pas des plus amusant. « Pas vraiment. Enfin si je me penche vraiment beaucoup, je la vois un peu mais bon, maladroit comme je suis, j'ai plus de chance de finir les buissons qu'autre chose. Il n'y a que dans le petit salon et les appartements de ma grand-mère qu'on peut vraiment la voir. » Ma grand-mère peut me surveiller de loin. Elle sait quand je veille trop tard dans ma serre ou quand j'y passe la journée. Le reste de ma famille de toute façon se moque un peu de savoir ce que je fais de mes journées, tant que je suis mes cours avec mon précepteur quand il venait, c'était tout ce qui comptait. En plus je leur fichais la paix, je ne trainais pas dans leurs pattes. Quand je tourne mon regard vers Dan, je vois qu'il a le sourire. Pas un sourire feint ou qui se veut gentil alors qu'on voit très clairement qu'il préférerait être ailleurs plutôt qu'ici. J'imagine bien que ça n'aurait pas été son premier choix, quitte à choisir un lieu, il aurait certainement pris un qui le passionne un peu plus. Mais en tout cas il a l'air malgré tout content d'être ici, avec moi et ça fait plaisir à voir. Il voit mon monde, prend conscience que malheureusement je suis loin d'être comme tous nos camarades, que j'ai des origines un peu particulières qui font que le monde des princes et des princesses, c'est également mon monde à moi. Oh évidemment, notre titre n'est pas aussi prestigieux que celui d'un roi ou d'un prince, loin de là même, mais il reste malgré tout encore important, dans notre monde du moins. Je ne veux pas l'éblouir avec tout ça, au contraire, si je pouvais minimiser les choses, je le ferai volontiers, parce que ça ne me ressemble pas tout ça. La seule pièce qui me ressemble vraiment, c'est celle dans laquelle nous allons entrer dans quelques instants.

« C'est toi qui t'occupes de tout ça tout seul ? » Je ne veux pas qu'on passe trop de temps dans le jardin, parce que ce n'est pas pour ça qu'on est là. Je lui fais visiter ma maison quand il veut, bien entendu, mais avant tout, je veux lui montrer ma serre. Il passe son bras autour de ma taille et je fais de même. Je me sens bien dans ses bras, encore mieux qu'il y a quelques instants. Il me fait oublier, l'espace d'un instant, que je veux rentrer chez moi. Nous pénétrons dans la serre et je lui fais faire rapidement le tour des lieux. Il découvre les différentes zones de la serre. Il me demande si je m'occupe seul de mes plantes et je hoche de la tête vigoureusement. « Quand j'étais plus jeune, notre jardinier m'apprenait un peu les « ficelles ». Me montrer des trucs et astuces. J'ai appris vraiment plein de choses avec lui, mais … J'ai lu des tonnes de bouquins et j'ai commencé à remettre en questions certaines de ses méthodes. Lui me reprochait de trop lire, d'être trop influençable. Moi je lui reprochais de ne pas assez se documenter, que les méthodes évoluent, qu'on découvre de nouvelles choses et que parfois on se rend compte qu'on s'y prenait mal, etc. 'Fin bref, j'ai refusé par la suite qu'il rentre de nouveau ici, du coup depuis quelques années, je fais tout tout seul et je préfère ça. Je fais ce que je veux, quand je le veux et de la façon dont je le veux. Ca ne m'empêche pas d'aller lui demander des conseils quand j'en ai besoin, mais ça s'arrête là. » Je n'ai rien contre le jardinier, mais j'ai toujours su que j'étais dans mon droit et que j'avais raison de me documenter. Oui, je ne dis pas que le potager n'est pas bien entretenu, ni les plates bandes ou le jardin en règle général. Mais nos méthodes diverges et parfois je m'y serais pris différemment que lui. On a trouvé un accord, il ne rentre pas dans ma serre et je ne lui dis pas comment faire son travail. Parce que je peux être très chiant que je m'y mets, à le coller toute la journée en lui disant que je n'aurais pas fait comme ça.

« Je suis désolé... J'espère qu'elle s'en est remise. » J'ai eu le cœur brisé en quittant la maison pour repartir à Poudlard. Je ne voulais pas la laisser seule, sans avoir comment la soigner. Je savais que ma grand-mère se chargerait de se tourner vers des spécialistes, puisque le jardinier et moi avions échoué quand à des tentatives pour la soigner. Mais voilà, je ne suis plus là pour la soigner, alors ça me rend triste et coupable. Elle n'était en plus pas très très vieille. Mais j'ai lu dans un livre que ce genre de plantes sont assez fragiles. Je sens Dan me serrer contre lui et j'aime ce geste de réconfort. Je sais que c'est stupide d'être triste pour une plante mais bon, elle était sous ma surveillance et je n'ai pas su la protéger. Elle avait besoin de moi et je l'ai abandonné. Quel père affreux je fais. Oui père. Je sais que pour certains, je débloque totalement, mais ce sont mes bébés. « wouhai ... » Je ne cachais pas le fait que je n'y croyais pas réellement. Ma grand-mère ne m'en a pas reparlé, alors qu'elle me disait quand elle allait voir les spécialistes et qu'elle essayait les traitements. Mais quand elle a commencé à changer de sujet dans les lettres, j'ai vite compris que ça n'avait pas fonctionnait mais je n'ai jamais eu le cœur de demander confirmation. Je me tourne vers Dan et me blottit dans ses bras. Oui, je sais, ce n'est qu'une plante, mais elle était à moi. Je reste dans ses bras quelques instants, autant parce que j'en avais besoin que parce que j'en avais envie. Puis je décidais de me reprendre, je ne vais pas passer toute ma journée à me morfondre sur ma plante, on était ici pour passer du bon temps. Je m'éloignais un peu de lui pour le laisser respirer. « Tu veux commencer par quelle partie ? »
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Dim 21 Mai - 14:52


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Dans d'autres circonstances, je me serais sûrement demandé ce que je foutais ici. Voire même que je n'aurais jamais daigné y mettre les pieds. Si j'avais eu envie de voir de la verdure, j'aurais été traîner dans le parc ou risquer ma vie près des serres de l'école. La routine quoi. Mais là, ça ne marche pas comme ça. Et dans le fond, je suis content du voyage. Je ne sais pas combien de temps il a pu passer ici dans sa vie mais j'ai l'impression d'y entrer pleinement. C'est idiot parce qu'on est toujours dans l'école mais ça ne change rien. Je vois pour la première fois autre chose que le quotidien qu'on partage depuis quelques mois maintenant. Un peu plus et j'arriverais à croire avec certitudes que « nous » existera toujours même une fois que nous serons loin d'ici. J'ai du mal avec cette idée. Depuis le début. Non pas que j'en ai pas envie, loin de là ! Plus le temps passe et moins j'arrive à envisager un après dont il ne ferait pas partie, et ça me désespère autant que vous, qu'on se le dise. Mais la seule chose qu'on a en commun, c'est Poudlard alors quand on en sortira (enfin « si on en sort un jour »), je vois difficilement comment ça pourrait continuer. Cette pensée est stupide et me fait plus flipper que je ne l'aurais jamais imaginé. C'est pas comme si ça risquait d'arriver demain, en même temps... Mais même... Je ne suis pas pressé. Je ne suis plus certain d'avoir envie de rentrer chez moi. Tout a trop changé. Ils me manquent, évidemment, et il ne se passe pas une seule journée sans que j'y pense mais leur absence a fini par faire partie de mes habitudes. Je me suis habitué au manque qu'ils ont laissé. Mais je n'ai pas vraiment le courage d'être confronté à un autre. Bien sûr, je me garde de le dire à qui que ce soit. Personne ne comprendrait ça. Et je n'ai pas spécialement envie qu'on s'imagine que je vais jouer les collabos une fois de plus dans le seul but de rester ici plus longtemps... J'ai assez donné de ce côté-là. Je ne prétends pas que je ne le méritais pas, hein, seulement qu'il est temps de passer à autre chose quoi... « Pas vraiment. Enfin si je me penche vraiment beaucoup, je la vois un peu mais bon, maladroit comme je suis, j'ai plus de chance de finir les buissons qu'autre chose. » Un nouveau rire m'échappe. Quelle andouille ! Je ne l'ai pas vu particulièrement maladroit jusque là. Il doit bien cacher son jeu ! « Il n'y a que dans le petit salon et les appartements de ma grand-mère qu'on peut vraiment la voir. » Je hoche doucement la tête en guise de réponse. Je vois le genre. Ça ne l'enquiquine pas trop ? À sa place, je suppose que j'aurais bien aimé pouvoir m'assurer que personne s'approche de mon coin sans avoir besoin de sortir. D'un autre côté, je vois pas trop qui, à part lui, aurait envie de s'approcher d'une serre. Non, je me moque pas, je constate, c'est pas du tout pareil !

On en passe finalement la porte et il me fait rapidement faire le tour du propriétaire. Il faut bien dire qu'il y a trop de choses à voir pour que je fasse vraiment attention à tout ce qui m'entoure. Je le suis bien sagement sans jamais le lâcher, posant sur tout et n'importe quoi un regard de môme dans un magasin de jouets. Je suis émerveillé de voir tout ce qu'il arrive à faire pousser (ou vivre, je sais pas trop) ici. « Quand j'étais plus jeune, notre jardinier m'apprenait un peu les « ficelles ». Me montrait des trucs et astuces. J'ai appris vraiment plein de choses avec lui, mais… J'ai lu des tonnes de bouquins et j'ai commencé à remettre en questions certaines de ses méthodes. Lui me reprochait de trop lire, d'être trop influençable. Moi je lui reprochais de ne pas assez se documenter, que les méthodes évoluent, qu'on découvre de nouvelles choses et que parfois on se rend compte qu'on s'y prenait mal, etc. » Je l'écoute avec un sourire amusé. S'il commence à monologuer dès que je pose une question, on est pas sortis ! Mais c'est mignon, en réalité. J'ai l'impression que ça lui fait plaisir de me montrer tout ça, de m'y raconter un peu sa vie. Alors forcément, ça me fait plaisir aussi. Il faudrait être complètement débile pour regretter de s'être embarqué là-dedans. Il ne prend même pas la peine de respirer qu'il enchaîne déjà. Il peut prendre son temps, j'ai tout le mien et pas l'intention de le faire taire. Enfin, pour l'instant... « 'Fin bref, j'ai refusé par la suite qu'il rentre de nouveau ici, du coup depuis quelques années, je fais tout tout seul et je préfère ça. Je fais ce que je veux, quand je le veux et de la façon dont je le veux. Ça ne m'empêche pas d'aller lui demander des conseils quand j'en ai besoin, mais ça s'arrête là. » Pendant qu'il finit, je regarde les plantes qu'il y a à portée de vue. Elles ont l'air sacrément bien traitées. Ça donnerait presque envie d'être une plante ! Le regard que je repose sur lui se veut gentiment moqueur. « Môsieur refuse que son jardinier entre ici... Non mais quel gamin capricieux, j'te jure... » Mon sourire s'agrandit. Je ne veux pas le vexer, bien évidemment, seulement le taquiner, comme je le fais approximativement tout le temps. Je suis plutôt chiant comme garçon, il faut qu'il s'y fasse. « Et quand t'es à Poudlard, ça se passe comment ? » J'ai presque l'impression de quelque chose d'extérieur, comme si Poudlard n'était pas vraiment là. Ma phrase a des allures estivales qui me dépassent un peu. J'ai envie de bouger, de sortir... Même si c'est juste pour aller à Pré-au-Lard. Je serais prêt à avoir un Mangemort collé aux basques pour un peu qu'on me laisse mettre le nez dehors. Ma liberté me manque sûrement plus encore que ma famille... Je n'ai pas le temps d'y penser beaucoup plus longtemps qu'une table se dresse devant nous, supportant une plante à l'agonie. J'avais pas vraiment prévu ça, moi. Je ne sais pas comment réagir et je me sens particulièrement gauche quand il me fait part de ses craintes. Alors je fais ce que je peux pour le rassurer. Mais je ne peux pas grand chose, malheureusement... « Wouhai... » J'imagine qu'il faut comprendre qu'il n'y croit pas trop. Et sans crier gare, il vient se blottir dans mes bras. « Eh... » C'est qu'il me fait de la peine, maintenant... Il y a deux minutes, il était rayonnant, tout sourire et là... Je le serre tendrement contre moi avant que ma main ne se mette à lui caresser presque timidement le dos. C'était pas du tout comme ça que j'avais imaginé la visite de sa serre... Je pensais pas avoir à faire à une mourante, ni même à la peine de Milo. Loin de là... Je ne le brusque pas et attends patiemment qu'il se reprenne. Je ne suis pas pressé. Juste particulièrement inutile. Comme toujours... Je devrais commencer à m'y faire depuis le temps mais force est de constater que non... Doucement, il se recule. Je ne le retiens pas même si ça n'est pas l'envie qui manque et pose sur lui un regard un peu inquiet et protecteur. « Ça va...? » Ma question est idiote. Non, ça ne va pas. Enfin, ça pourrait certainement aller beaucoup beaucoup mieux en tout cas. Mais je n'ai pas forcément mieux en stock pour l'instant... « Tu veux commencer par quelle partie ? » Euh... C'est un peu la même chose partout, pour moi, hein... S'il attend que j'aie une révélation, on risque d'attendre longtemps. Je hausse les épaules, bien conscient que je suis un petit-ami pathétique, même pas foutu de faire l'effort d'avoir l'air dans son élément. « Je sais pas... Par celle où tu passes le plus de temps ? » Pour un peu qu'il me dise qu'il passe autant de temps partout... On aurait plus qu'à le faire à la plouf, j'imagine...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Dim 21 Mai - 22:18


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Nous voilà chez moi et c'est assez étrange je dois bien l'avouer. Alors certes, ce n'est pas réellement chez moi puisque nous sommes toujours à Poudlard, mais il n'empêche que ça reste étrange d'être ici, avec Dan. Ca paraît si réel, si authentique alors que rien de tout ça n'est vrai. Est-ce qu'on peut voir ça comme une répétition pour le jour J ? Répétition pour le jour où il viendra vraiment chez moi ? Où il ne sera pas étonné de la grandeur de ma maison ou de mon jardin. Il connaîtra la maison avant d'y avoir mis les pieds dedans. La seule chose à laquelle je ne pourrais pas le préparer, c'est la rencontre avec ma famille. Là, je peux lui donner tous les conseils du monde, je doute que ça change quoi que ce soit au final. S'ils ne veulent pas de lui, ils le feront savoir et la délicatesse de mes parents n'est pas légendaire. Mais bon, au final la vraie question à se poser, ce n'est pas tant de savoir s'ils vont l'aimer ou pas, mais plutôt si on sera toujours ensemble après tout ça ? Parce que si notre couple résiste à cette vie ici et surtout à la séparation, alors je crois que mes parents n'y changeront rien, qu'ils l'apprécient ou non. Mais je n'ai pas envie de penser à ça maintenant, ce n'est ni le moment, ni le lieu pour ça. Je m'angoisserai plus tard sur l'avenir de notre couple, pour le moment il faut juste profiter de l'instant présent. Et notre instant présent est plutôt agréable, alors autant en profiter. Nous avançons de quelques pas pour que je lui montre ma fenêtre. En soit rien d'extraordinaire, mais il voulait la voir alors voilà, c'est chose faite. Je lui explique qu'on ne voit pas vraiment ma serre de ma chambre ou alors en se penchant beaucoup et même là, on ne fait que l'entre-apercevoir. Cela le fait rire, c'est agréable de l'entendre rire pour être honnête. Je lui explique ensuite que c'est dans le petit salon et dans les appartements de ma grand-mère qu'on peut la voir. Impossible pour moi d'aller réquisitionner le petit salon par caprice et je doute que ma grand-mère accepte de me céder ses appartements pour mon bon plaisir. Elle m'aime mais elle a ses limites. Une fois qu'il a vu ma fenêtre, je le ramène vers le sujet central de notre visite : la serre.

Nous y pénétrons ensemble et nous voilà donc maintenant dans mon petit paradis sur terre. Dire que les amours de ma vie se trouvent tous réunis, c'est quand même beau, presque émouvant. Il manque le reste de mes amis pour que le tableau soit parfait, avec ma grand-mère, bien entendu, mais, actuellement, on se trouve plutôt bien, moi en tout cas j'aime. Je lui fais faire un rapide tour du propriétaire. « Môsieur refuse que son jardinier entre ici... Non mais quel gamin capricieux, j'te jure... » Je lui explique que je m'occupe seul de ma serre, que j'ai eu mon jardinier comme professeur durant un temps mais que nous avons arrêté la collaboration parce que nos avis étaient trop divergents. Je le respecte beaucoup, le problème n'est pas là, mais nous ne sommes pas fait pour travailler ensemble, c'est évident. Nous avons chacun nos méthodes et n'avons pas envie de nous ouvrir à la pensée de l'autre, tout simplement. Je ne me rends même pas compte que je n'arrête pas de parler depuis que je suis ici, à croire qu'on a actionné un bouton et que c'est fini, je ne vais jamais m'arrêter de parler. Mais je suis bien ici, Dan est là, mes plantes aussi et même si ce n'est qu'une illusion, ben j'aime l'idée de m'y accrocher dessus. Du coup je suis bien et quand je suis bien, ben je suis capable de beaucoup parler, surtout quand il s'agit de mon sujet préféré. Pauvre Dan … « Que veux-tu, quand on est le dernier d'une fratrie, on a des passe-droits, on a une éducation plus laxiste, on fait un peu ce que l'on veut. Tu ne peux pas comprendre, toi t'es l'aîné !! » Lui dis-je en le taquinant. C'est de bonne guerre, non ? Il me taquine, je le taquine en retour. D'une certaine façon ce n'est pas complètement faux en plus ce que je dis, je n'ai pas eu la même éducation que mon frère Dax, c'est évident, après ai-je vraiment eu une éducation plus laxiste, je ne crois pas. Et puis moi j'ai toujours été très différent de mes frères et de ma sœur. J'ai toujours aimé la nature, la protection des animaux ou de la faune, passer du temps avec ma grand-mère, l'écouter me raconter ses souvenirs, inlassablement subjugué par tout ce qu'elle pouvait dire. Je n'ai jamais eu d'attrait pour le sport ou la violence, ni pour les autres enfants. J'ai essayé, mais j'ai rapidement compris qu'on n'était pas compatibles, alors j'ai laissé tomber. Je ne regrette rien, j'aime ma vie comme elle est, même si parfois je me dis que je suis passé à côté de certaines choses. Je n'ai pas d'amis qui datent d'avant Poudlard. Je n'ai pas fait les 400 coups avec des gens, ni avant, ni maintenant d'ailleurs. Je n'ai jamais été un aventurier dans l'âme, même si c'est mon plus grand regret. Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai certainement eu une éducation différente de celle du reste de ma fratrie, mais ça n'a pas fait de moi un gamin capricieux pour autant … enfin je ne crois pas en tout cas. « Et quand t'es à Poudlard, ça se passe comment ? » Là est la grande question. Que deviennent mes plantes quand je ne suis pas là. J'aimerai prétendre que j'ai créé un système où elles s'alimentent de façon magique durant mon absence mais malheureusement non. Je n'ai pas encore trouver le système pour ça alors je me débrouille autrement. « Le … jardinier … En fait je laisse des instructions très précises de la façon dont je veux qu'on s'en occupe. Au début ça ne lui plaisait pas trop et il n'en faisait qu'à sa tête mais voilà, j'ai compris qu'il ne suivait pas mes directives, du coup j'ai poussé une gueulante. Bon, moi qui crie, ça lui passe un peu au dessus, autant être honnête, par contre ma grand-mère qui le menace de le virer s'il n'obéit pas aux directives, ça a eu le don de l'adoucir et de le rendre raisonnable. Du coup voilà, il s'occupe de mes plantes quand je ne suis pas là et ma grand-mère vérifie régulièrement son travail. Elle s'en occupe aussi quand elle a le temps et au moins je sais qu'avec elle, elles sont entre de bonnes mains. » Il aurait pu s'en sortir comme ça longtemps s'il n'avait pas fait n'importe quoi, mais j'ai l'oeil et je connais ses méthodes de travail, du coup ça a été facile de voir que certaines tâches n'avaient jamais été effectué et que d'autres ont été rajouté. Alors certes, mes plantes étaient toujours sur pied et pas forcément dans un mauvais état, il reste quand même un bon jardinier, mais je n'aime pas qu'on désobéisse à mes ordres.

« Eh... » Me voilà blottit dans les bras de Dan. Je sais que j'avais dit qu'on passerait une bonne journée et je compte bien que ce soit le cas, mais bon, on ne peut pas m'en vouloir, elle est certainement morte à l'heure qu'il est, c'est triste quand même, non? Alors oui, ce n'est qu'une plante, mais c'est la mienne et je l'aimais, alors ça me rend triste. Je profite de la présence de Dan pour digérer tout ça et je le laisse me caresser le dos, c'est agréable, même si pour être honnête je préférerais qu'elle aille bien. « Ça va...? » Je viens de me reprendre, ça va aller, je vais oublier, passer au dessus, je suis un grand garçon et nous ne sommes pas ici pour que je lui chiale sur l'épaule, je le fais suffisamment comme ça, on va peut-être faire un break. Il me demande si je vais bien et je trouve ça adorable. Alors je hoche la tête et lui offre un sourire. Peut-être pas aussi radieux que celui que j'avais quand je suis allé le voir, c'est vrai, mais ça va finir par revenir, il me faut juste un peu de temps pour digérer tout ça et ça va repartir comme à l'an 40. « Oui ça va … t'inquiètes ! » Lui dis-je en collant un bisou sur la joue avant de lui demander quelle partie il veut voir plus en détail en premier. « Je sais pas... Par celle où tu passes le plus de temps ? » Oui bon je ne suis pas très conscient que pour lui, tout se ressemble un peu. Parce que pour moi tout est clairement différent. La température, le taux d'humidité, la nature de la terre, l'exposition, l'eau, tout est calibré différemment parce que chaque plante à ses besoins propres, mais que certaines peuvent se trouvaient dans la même zone sans problème, parce qu'elles ont sensiblement les mêmes besoins. « On va commencer par les plantes tropicales alors. J'aime bien me trouver sous le brumisateur en fait, je trouve ça agréable. Et la chaleur aussi, même si je n'y vivrais pas toute ma vie dans ce genre de climat. » Je l'entraine de nouveau par la main dans la zone que je venais de parler. Quand on se trouve vers les plantes, l'atmosphère change totalement et tout devient plus humide et plus chaud, presque moite. Les plantes sont grandes, vertes et grasses, en tout cas pour la plupart, même si j'avais réussi à trouver des fleures magnifiques, dans les ton magenta, que j'appréciais vraiment. « C'est ma dernière zone aménagée, du coup je n'en ai pas encore beaucoup, mais je compte bien récupérer des graines pour en faire pousser plus, à fleur de préférence, parce que j'aime bien les couleurs, l'odeur et que ça donne une de gaité en plus. »
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Dim 21 Mai - 23:57


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

La légèreté de cet après-midi est agréable. Je le remercierai sûrement jamais assez pour tous ces moments hors du temps qu'il m'offre sûrement sans même en avoir vraiment conscience. Toutes ces heures passées avec lui, sans plus penser à l'Enfer qui s'est installé à Poudlard. Et visiblement, celui-ci va s'ajouter à la liste. Et ça fera immanquablement partie des choses qui me manqueront quand il sera question de retrouver notre liberté. Si on la retrouve un jour... J'ai vraiment peur que tout s'arrête... C'est complètement paradoxal, je sais, mais je me suis jamais senti aussi bien que depuis qu'il s'est installé dans ma vie. Malgré tout ce que j'ai pu avoir à travers, il y a des moments où j'ai l'impression que ma vie est incroyable, que je suis le garçon le plus heureux du monde. C'est sûrement une illusion, je ne dis pas, mais ça reste une illusion délicieuse. Qui prendra sûrement fin au moment même où on quittera tout ça. Il reprendra sa vie sans moi, réalisera que le soutien dont il avait besoin ici n'est plus vraiment nécessaire et me remerciera gentiment pour être resté à ses côtés pendant ces mois difficiles avant de me faire comprendre maladroitement qu'il vaut mieux en rester là. Et j'accepterai parce que je ne pourrai pas le retenir... Plus ce qui devrait être les vacances d'été approchent moins j'arrive à me voiler la face. Pour un peu qu'un miracle se produise, dans quelques semaines, il ne me restera plus de nous que des souvenirs. Et je serai bien incapable de lui en vouloir. On a tellement rien en commun... On se serait sûrement même jamais adressé la parole sans cette histoire. Même si c'était purement inconscient, on a sûrement dû se trouver par intérêt. Pour pas avoir à affronter l'horreur tout seul. J'espère qu'on sortira jamais. On finit tous par se faire à cette vie-là, après tout, non ? Ça peut bien continuer encore un peu... « Que veux-tu, quand on est le dernier d'une fratrie, on a des passe-droits, on a une éducation plus laxiste, on fait un peu ce que l'on veut. Tu ne peux pas comprendre, toi t'es l'aîné ! » Je secoue doucement la tête d'un air peu convaincu. En soi, il a pas tort. Juste entre Ciara et le reste du troupeau, il y a une sacrée différence. Comme si nos parents commençaient à en avoir marre de crier, de gronder, d'éduquer... En même temps, après huit mômes, je peux comprendre qu'ils en aient assez... Enfin, personne ne leur a demandé de multiplier les héritiers non plus. Ils ont plus qu'à assumer maintenant ! « Je peux très bien comprendre, non mais ! J'te rappelle que j'ai été tout seul pendant huit ans quand même ! » Et autant dire que j'ai été traité comme un petit prince pendant tout ce temps. Surtout après la mort de mon père, d'ailleurs... Ma mère s'occupait de moi quand elle trouvait le courage de se souvenir de mon existence alors mes grands-parents se pliaient littéralement en quatre pour me faire oublier le moment difficile que j'avais à traverser. Je n'avais sûrement rien à envier à un petit dernier. Les choses ont sacrément changé depuis, néanmoins...

On en revient doucement au cœur de notre journée : sa serre et comment elle est gérée quand il en est loin. Soit, la majeur partie de l'année en fin de compte. « Le… jardinier… » Je laisse échapper un ricanement tendrement moqueur avant de plaquer ma main sur ma bouche pour retenir et étouffer ceux qui voudraient suivre. Honnêtement, je crois que mon regard est encore plus explicite que mes rires de toute façon. C'est bien la peine de refuser qu'il rentre, tiens ! « En fait je laisse des instructions très précises de la façon dont je veux qu'on s'en occupe. Au début ça ne lui plaisait pas trop et il n'en faisait qu'à sa tête mais voilà, j'ai compris qu'il ne suivait pas mes directives, du coup j'ai poussé une gueulante. » Je me calme rapidement en l'écoutant. Il a poussé une gueulante ? Parce qu'on ne lui obéissait pas ? Je veux dire, elles ont l'air d'aller bien ses plantes... Je suis en train de découvrir une facette de sa personnalité qui m'a échappé jusque là. Et je ne suis pas certain que ce soit celle que je préfère. Après, je sais pas comment ça fonctionne ici mais le principe me plaît moyen... « Bon, moi qui crie, ça lui passe un peu au dessus, autant être honnête, par contre ma grand-mère qui le menace de le virer s'il n'obéit pas aux directives, ça a eu le don de l'adoucir et de le rendre raisonnable. » Ah oui, quand même... En même temps, je peux comprendre qu'on ait pas envie d'obéir à un gamin de quinze ans, d'autant plus quand on a de l'expérience et des années d'études pour en arriver là. N'importe quel être humain normalement constitué aurait eu du mal à s'y plier... Je me vois même pas donner des directives à quelqu'un de plus qualifié que moi, perso ça me viendrait sûrement même pas à l'esprit en réalité. S'il en est arrivé là et que le jardin est aussi beau que celui que j'ai vu en arrivant, c'est quand même qu'il connaît son métier, le gars. Enfin, je ne dis rien, ça ne me regarde absolument pas. « Du coup voilà, il s'occupe de mes plantes quand je ne suis pas là et ma grand-mère vérifie régulièrement son travail. Elle s'en occupe aussi quand elle a le temps et au moins je sais qu'avec elle, elles sont entre de bonnes mains. » C'est le principal, j'imagine. Qu'il retrouve tout en bon état quand il rentre. « D'ici un an, tu pourras venir les voir plus souvent, ça va passer vite. » C'est pas particulièrement autorisé mais je sais pertinemment que je me serais pas gêné pour transplaner depuis Pré-au-Lard si on avait eu le droit d'y aller... Et puis, ce serait pour la bonne cause, non ? La suite est moins optimiste, malheureusement.

En un rien de temps, l'atmosphère s'alourdit et Milo se blottit contre moi. Tout ça à cause d'une plante mal en point qui semble me fixer depuis sa table, comme pour me faire comprendre qu'elle me laissera pas empiéter aussi facilement sur son territoire. Qu'elle se rassure, je n'ai pas l'intention de le détourner ni de sa passion ni de ses plantations. Je visite juste et je le laisse vaquer à ses occupations sans le déranger davantage ! Il reprend légèrement ses distances et hoche la tête pour m'assurer que ça va. Je préfère ça ! « Oui ça va… t'inquiète ! » Je souris à son bisou et le recolle à moi avant qu'il n'ait eu le temps de s'éloigner pour l'embrasser comme il se doit. « C'est exactement ce que je fais : je m'inquiète. » C'est rien d'autre qu'un murmure aussi attendri qu'amusé abandonné avant que je ne lui vole un dernier baiser et le laisse prendre la suite des opérations. Parce qu'entre nous, rien ne ressemble plus à un coin de sa serre qu'un autre coin de sa serre. Peut-être que si j'y venais régulièrement, je finirais par comprendre les différences et être en mesure de m'y repérer correctement mais là bah... C'est juste des plantes parmi d'autres plantes. « On va commencer par les plantes tropicales alors. J'aime bien me trouver sous le brumisateur en fait, je trouve ça agréable. Et la chaleur aussi, même si je ne vivrais pas toute ma vie dans ce genre de climat. » Je hausse les épaules, d'accord, alors que sa main reprend la mienne. « J'ai cru comprendre que t'aimais bien la chaleur, oui... » Je ne peux m'empêcher de glousser comme un abruti alors que je me laisse tirer au travers de la pièce. Ça a un peu bercé toute notre histoire... Notre première nuit et son aspect scientifique... Le soir où on s'est mis ensemble et son côté perturbant... Je crois que je ne pourrai plus jamais l'entendre utiliser ce mot de manière innocente. Pour ma défense, c'est de sa faute, à chaque fois. Je ne peux pas me tromper quand on arrive à destination tant le changement est radical. Il fait plus chaud, l'air est moins sec... C'est vraiment étrange ! Je laisse mon regard glisser de plante en plante, essayant vaguement de les mémoriser un peu. Comme ça, quand il m'en parlera, je comprendrai mieux. Enfin, je visualiserai mieux, au moins... « C'est ma dernière zone aménagée, du coup je n'en ai pas encore beaucoup, mais je compte bien récupérer des graines pour en faire pousser plus, à fleur de préférence, parce que j'aime bien les couleurs, l'odeur et que ça donne une de gaieté en plus. » Pas beaucoup, il faut le dire vite... Il parle quand même à quelqu'un qui a juste une plante miraculeuse sur son balcon hein... Je sais même pas ce que c'est, d'ailleurs. Juste que ça doit être l'highlander des plantes, parce qu'elle ne meurt jamais. Alors forcément, j'ai l'impression qu'il y en a beaucoup. « Il est magique, le changement ? » Oui, je m'intéresse à son monde, mais à mon niveau, forcément... Avec des choses que je peux comprendre. Enfin, essayer en tout cas... Finalement mon regard s'arrête sur les fleurs. « Elle s'appelle comment, elle ? » Après tout, c'est lui qui m'a dit que chaque plante avait son nom et qu'il fallait que je les retienne tous, non ?
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 22 Mai - 17:14


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Tout en lui montrant ma fenêtre, je le regarde à la dérobée, me disant que j'avais vraiment de la chance de l'avoir dans ma vie. C'est vrai, je n'ai rien fait de particulier pour le mériter et pourtant il est là, chaque jour, à mes côtés, il me soutient, il m'aime et me protège. Je n'arrive toujours pas à réaliser la chance que j'ai, ni ce que j'ai pu faire pour attirer son attention au point de devenir presque indispensable dans sa vie. Nous n'avons pas le même âge, nous sommes certes dans la même maison, mais avant cette année, nous nous croisions sans plus d'intérêt que ça. J'avais remarqué qu'il s'entendait bien avec les autres, mais sans plus. Je ne connaissais pas réellement son nom, le trouvant un peu compliqué et nous n'avions pas réellement le même cercle d'amis donc pas franchement d'intérêt à nous côtoyer. Et pourtant, on est là, tous les deux, le sourire aux lèvres, à admirer ma fenêtre. Oui bon, on ne l'admire pas, mais on s'en fout, c'est pour dire. Je ne sais pas ce que je serai devenu sans lui et je ne veux pas le savoir. Il est là et c'est tout ce qui compte. C'est la toute première fois que je tombe amoureux d'une personne et même si c'est étrange de se dire que c'est d'un garçon, je n'en suis pas mécontent du tout. Oui, je suis amoureux de lui et je ne pensais pas que ça arriverait un jour, mais ce n'est pas grave, c'est une belle surprise. Je ne pensais sincèrement pas tomber amoureux, pour être honnête, alors que ce soit d'un garçon ou d'une fille, ce n'est pas franchement le plus important. Je me trouvais un peu jeune pour ce genre de choses et puis quand je me regardais dans un miroir, je ne voyais pas ce qui pourrait intéressait quelqu'un. Hope m'a prouvé que j'avais tort, puis Sibylle et Dan m'ont confirmé que j'étais dans le faux. Ce qu'ils voient en moi m'échappe totalement, mais je ne vais pas vous mentir, c'est plutôt agréable de se sentir aimer. J'ai fait un choix, je ne pensais jamais vivre ce genre de situation, comme quoi je suis définitivement à côté de la plaque. Je ne regrette absolument pas mon choix, je suis heureux de l'avoir choisi lui et je le prouve en cet instant en le faisant entrer dans mon monde. J'ignore ce qui nous attend demain, je ne sais pas si on sera toujours ensemble dans quelques mois, mais je veux pouvoir profiter au maximum de lui. Je ne veux pas me réveiller un matin, au côté de quelqu'un d'autre et de me dire que je n'ai pas fait tout ce que j'aurai voulu avec Dan. Je ne veux pas vivre dans le regret ? Alors quelque soit notre destin, je veux pouvoir me dire que j'ai fait tout ce que j'ai voulu, à ses côtés et c'est tout ce qui compte.

« Je peux très bien comprendre, non mais ! J'te rappelle que j'ai été tout seul pendant huit ans quand même ! » Nous sommes dans ma serre ou c'est en tout cas l'illusion qu'on en a. Je venais de lui montrer rapidement ce que je possédais, mais ce n'était qu'une façon générale de lui présenter les lieux, je comptais bien m'attarder un peu plus sur chaque zone, pour qu'il ait une vue d'ensemble de mon domaine. Je ne m'attends pas à ce qu'il se souvienne de tous les prénoms de mes plantes et de leurs spécificités en sortant d'ici. Mais qu'il se souvienne grosso modo d'à quoi ressemblait ma serre. Je sais que tout ça le dépasse, mais j'aime l'effort qu'il fait pour moi et le sourire qu'il affiche. D'accord, ce n'est pas son monde, mais il tente de s'y adapter quand même et de s'en familiariser, je trouve ça beau. Il me lance une boutade sur le fait que je suis capricieux parce que je ne veux pas que mon jardinier entre dans ma serre. Il est vrai qu'en matière de plantes, je n'aime pas trop qu'on marche sur mes plates bandes et je suis assez grand pour savoir ce que je fais. En tout cas j'aime en avoir l'illusion et si je fais des erreurs, j'aime l'idée que ce sont les miennes et pas celles des autres. Alors oui, peut-être que j'essaierais des choses qui ne fonctionneront pas mais au moins j'aurai essayé, je saurai et c'est tout ce qui compte. « Oui mais c'est si loin maintenant … 10 ans, ça en fait des années … c'est plus que la moitié de mon âge, c'pour dire. T'as dû oublier ! » Le taquinais-je gentiment. Je ne doute pas un instant qu'il a été pourri gâté quand il était fils unique et qu'il s'en souvient très bien, mais tout cela s'est du passé et c'est certainement mieux comme ça, même s'il n'en est pas encore bien convaincu. Il a une belle famille, certes très nombreuses, mais aimantes. D'accord, elle n'est pas parfaite, bruyante et envahissante, mais ils seront toujours là pour lui. Moi, je n'en suis moins sûr. Je dirai que la moitié de ma famille serait là en cas de besoin, pour les autres, j'en suis moins sûr. Mais j'ai arrêté de leur en vouloir, je crois que j'ai fait mon deuil, je me suis fait une raison.

Il me demande qui s'occupe de ma serre quand je ne suis pas là et je lui réponds, un peu à contre cœur que c'est mon jardinier. Il laisse échapper un ricanement et je ne peux m'empêcher de le foudroyer sur place. Oui bon ben ça va hein, pas besoin de se foutre de ma poire. Il met sa main sur sa bouche mais je vois bien qu'il a juste envie d'éclater de rire et se foutre de ma poire. Ahah très drôle. Je croise les bras en mode boudeur. J'aime pas trop qu'il se foute de ma poire, ça ne me plait pas des masses. C'est mérité, je le lui accorde, mais quand même. Il se calme assez rapidement néanmoins. Moi je crois que c'est parce qu'il ne veut pas me vexer, je suis loin de me douter que c'est parce qu'il vient de voir en moi quelqu'un qu'il ne s'attendait pas à rencontrer. Nous ne venons pas du même monde, moi j'ai été élevé comme un véritable aristo. Je donne des ordres et je n'en reçois pas. Pas chez moi en tout cas, après au travail c'est un autre domaine, les règles changent. Je ne vois pas le mal de pousser des gueulantes sur nos employés, on les payent pour un travail, un service, pas pour qu'ils n'en fassent qu'à leur tête. On lui a laissé carte blanche pour le jardin, il fait très bien son travail et nous n'avons rien à redire sur ça, mais dans ma serre, c'est moi le maître des lieux et j'entends qu'on obéisse à mes règles. « D'ici un an, tu pourras venir les voir plus souvent, ça va passer vite. » Je fronce des sourcils, ne comprenant pas où il voulait en venir. Pourquoi d'ici un an ? Comment je pourrai faire ça ? Je ne comprends pas. « Comment ça ? » Lui demandais-je surpris. Où voulait-il en venir ? Je mis un moment avant que mes deux neurones ne se connectent et que je comprenne où il voulait en venir. J'ai dû réfléchir à ce qu'il se passait dans un an et c'est vrai, que j'aurai 17 ans et donc l'autorisation pour passer mon permis de transplanage. Pour en arriver là, il me fallut un moment. Par contre je ne compris toujours pas ce que mon permis de transplanage allait m'aider à revenir m'occuper de mes plantes plus souvent. « Tu parles du permis de transplanage ? Mais en quoi ça va pouvoir m'aider à venir les voir plus souvent ? On ne peut pas transplaner à Poudlard. » Je ne suis pas assez aventurier pour comprendre que Pré-au-Lard pourrait être une passerelle pour le transplanage. Enfant naïf que je suis.

Tout allait bien jusqu'à ce que je vois cette plante en train de décéder. Je sais qu'elle n'est plus aujourd'hui, enfin en tout cas je m'en doute et ça me brise le cœur. Je n'aurai pas dû penser à elle, quand j'ai imaginer ma serre, mais j'ai passé tellement de semaines, voire de mois à chercher des solutions que je ne pouvais pas ne pas la créer, cela aurait été une double mort pour elle. J'aurai pu l'imaginer en bonne santé, mais ça aurait été lui manquer de respect aussi, alors la voilà, sous son plus mauvais jour, la pauvre. « C'est exactement ce que je fais : je m'inquiète. » J'avais tenté une parade pour éviter de plomber l'ambiance, même si c'était visiblement trop tard. Je lui avais dit que j'allais bien, je lui avais collé un bisou rapidement et j'étais prêt à continuer la visite, l'air de rien. Sauf que Dan m'arrêta en pleine action, me collant de nouveau à lui. Il m'embrasse tendrement, rien à voir avec le baiser éclaire dont je l'avais honoré. Oui, j'aime définitivement qu'il soit ici, pas de doute. Non, je ne le mérite définitivement pas, mais je ne vais pas le lui dire, il finirait par être d'accord et je ne veux pas qu'il me quitte. J'esquisse un sourire, nous nous embrassons une dernière fois et je l'entraine vers la zone tropicale de ma serre. Elle est toute nouvelle, il n'y a donc pas beaucoup de spécimens encore, en tout cas à mes yeux. « J'ai cru comprendre que t'aimais bien la chaleur, oui... » Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire, tout en rougissant légèrement. Il est en train de parler de notre première fois, quand je lui avais expliqué que la meilleure solution pour se réchauffer serait de se coller l'un à l'autre, que c'était scientifique. Quand j'y repense, comment j'ai pu lui balancer ça sans rougir. Cela dit c'est vrai et cette méthode à fait ses preuves, on est bien placé pour le savoir, mais quand même, on n'était pas ensemble à cette époque là et on ne pouvait pas non plus dire qu'on se connaissait vraiment. Cette honte, quand j'y repense. Mais en même temps c'est de là que tout à commencer, on ne peut pas le nier non plus et jamais je ne regretterai cette nuit, même si le lendemain fut un peu moins sympathique. « Je n'ai pas le souvenir que ça t'avais déplu ! » Lui dis-je taquin, avant de rebondir sur ce que je venais de dire « Fais gaffe à toi, ça pourrait me donner des idées !! » Lui dis-je pleins de sous-entendus. Avant de rire de bon cœur. Nous n'avions jamais réellement parlé de tout ça. Il est vrai que nous étions dans une situation où le sexe n'est pas franchement notre principal intérêt. Nous dormons ensemble, nous nous embrassons, nous nous câlinons, mais sans aller plus loin. Au début on voulait prendre notre temps et on peut dire que c'était ce qu'on faisait. Jusqu'à présent, ça m'allait totalement, après tout je n'avais pas réellement la tête à ça, bien trop mal dans ma peau et dans ma vie pour avoir envie de m'envoyer en l'air avec mon copain. Mais je remonte la pente, lentement, je reprends goût à la vie, il est vrai que ça aurait tendance à me titiller un peu. Après c'est plutôt bon signe, non ? Ca prouve que je vais mieux. C'est en tout cas ce que je me dis.

« Il est magique, le changement ? » Je hoche la tête à sa question. Oui, tout est magique ici. Je n'emmène jamais de moldus dans ma serre, ils ne pourraient pas comprendre comment ça se fait qu'à l'intérieur, elle paraît plus grande qu'à l'extérieur et qu'au système n'est apparent. Bien souvent je leur dis que je n'aime pas qu'on rentre dans ma serre et qu'avec autant de monde, ils pourraient endommager sans le vouloir certaines plantes. Mes parents enchainent bien souvent en disant que de toute façon ce ne sont que des plantes, rien de bien intéressant et ça suffit à clore la discussion. Certains parfois insistent, mais ce serait trop compliqué à leur expliquer qu'il n'y a rien à voir dedans. La porte de la serre étant verrouillé, je leur laisse l'opportunité de l'observer de l'extérieur. Il y a une très belle illusion qui donne l'impression qu'elle est totalement normale, voire banale même. « Oui, on a tout installé nous même. Enfin j'ai été aidé par notre jardinier parce que ce ne sont pas des sortilèges qu'on voit en cours, mais c'était plutôt amusant à faire. Cette zone date de cet été, après mon retour de notre camp pourris. Ca n'a pas été totalement facile de recréer leur habitat naturel, mais on a fini par y arriver, je suis assez content du résultat. Ma grand-mère m'a dit qu'ils avaient diminué la température parce qu'elle était trop élevée. Je verrais ça en rentrant du coup … » Enfin si on rentre un jour. Je ne le dis pas mas je baisse le regard. Ne pas y penser. Surtout, ne pas y penser. « Elle s'appelle comment, elle ? » Je relève mes yeux en souriant. Il se souvient que je lui avais dis que j'avais donné des prénoms à chacune de mes plantes. « Alors c'est une Adenium Obesum, une rose du désert en gros. Je l'ai appelé Agatha. C'est ma petite préférée de cette zone, mais il ne faut pas le dire aux autres, elles vont être jalouses après.» Dis-je en baissant d'un ton, comme si je ne voulais pas que les plantes m'entendent.
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 22 Mai - 21:15


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Mon copain est finalement un môme capricieux... Il s'en est bien caché jusque là ! Je n'en ai rien vu du tout. Et dire que je le pensais tout sage, tout parfait ! J'exagère à peine, je vous assure. C'est que des défauts, il ne semble pas en avoir tant que ça. Et ils sont plutôt difficile à voir, d'ailleurs. Mais comme quoi... Je trouve ça drôle, en tout cas. Il est humain. Fichtre, si je m'étais attendu à ça... « Oui mais c'est si loin maintenant… Dix ans, ça en fait des années… c'est plus que la moitié de mon âge, c'pour dire. T'as dû oublier ! » Je secoue la tête. Oublier ce que c'est que la belle vie ? Jamais ! Je regrette un peu, parfois... Pas forcément de ne plus être fils unique, je dois bien avouer que la présence de Jackson et Shawna à la maison est plus que plaisante, mais de me retrouver perdu dans la masse des mômes que je ne connais même pas vraiment... On se serait arrêtés à la famille recomposée de nos débuts, tous les six, même si Brady est toujours de trop, ça aurait été très bien. Sûrement mieux qu'avant même. Mais là... Là non. Je ne sais pas s'il y a que moi que ça gêne, j'en ai jamais vraiment parlé et puis on penserait juste que je suis jamais content, que rien ne me va pas et tout, un peu comme d'habitude mais pour une fois, je le pense vraiment. Maintenant qu'ils sont tous là, on va pas les abandonner mais bon, ils auraient sûrement dû y penser avant de nous les imposer les uns après les autres... « T'es encore un bébé en même temps, alors ça compte pas. » Cela dit, dix ans, ça fait plus que la moitié de mon âge aussi mais qu'importe. On va faire comme si je n'avais pas remarqué, tout ça tout ça. La suite m'amuse plus encore. C'était bien la peine de faire un caprice pour revenir sur sa décision deux jours après, hein ! Le pauvre jardinier ne doit plus rien y comprendre. Et mon pauvre Milo a sûrement dû mal le vivre. Mais c'est un peu bien fait, quand même. Son regard assassin n'arrange pas mon cas, bien au contraire. C'est qu'il est mignon quand il veut avoir l'air menaçant ! Toutefois, c'est un peu étrange de me rendre compte après des mois qu'il n'est peut-être pas exactement comme je le croyais. Que le garçon doux et adorable que j'ai appris à connaître change de temps en temps. Je ne suis pas vraiment déçu, hein, mais ça surprend. Et pas forcément dans le bon sens... Après, je n'en l'aime pas moins pour autant, évidemment mais... Mais voilà quoi. J'aimais mieux mon ignorance, je crois. Il y a une différence entre être un peu capricieux (je serais de toute façon mal placé pour critiquer) et s'en prendre à quelqu'un pour un truc qui va pas... J'ai sûrement encore beaucoup à apprendre le concernant mais le semblant de vie commune qu'on a me l'a fait rapidement oublier. J'ai l'impression de le connaître parce qu'on agit comme si ça faisait des années qu'on était ensemble. On ne se contente pas d'être en couple, on vit vraiment ensemble ou presque. Mais je ne dis rien et reprends le fil de notre conversation. « Comment ça ? » J'ouvre la bouche pour lui expliquer davantage mais il ne me laisse pas le temps de prononcer le moindre mot. « Tu parles du permis de transplanage ? » Je hoche la tête. « Mais en quoi ça va pouvoir m'aider à venir les voir plus souvent ? On ne peut pas transplaner à Poudlard. » Un sourire attendri se pose sur mes lèvres. D'accord, peut-être qu'il est pas mignon H24 avec tout le monde, mais avouez quand même qu'il est sacrément adorable. Son innocence est presque touchante. « Non, mais depuis Pré-au-Lard, on peut. » Je lui souris de plus belle. « T'as presque l'air d'un enfant modèle parfois, tu sais ? » Et je crois que c'est comme ça que je le préfère...

L'agonie de sa plante met à mal la bonne humeur de notre après-midi mais je ne lui en veux pas. Je n'en attendais pas moins de lui, je crois. Qu'il soit triste face à ça. C'est mon Milo, ça. Et je l'aime. Alors je le soutiens comme je peux, lui laissant le temps nécessaire pour se reprendre. Je suis là pour ça aussi. C'est un rôle que je n'abandonnerais pour rien au monde. Il reprend le cours normal de notre visite mais c'est pas très crédible malgré tout. Je ne dis rien mais le retiens tendrement pour l'embrasser. S'il croit qu'il va y échapper sous prétexte qu'on est loin de notre dortoir, il se plante totalement ! On reste loin du monde, alors c'est un peu pareil pour moi. Je me tiens correctement en public, pour ne pas le gêner (parce que je me fiche éperdument de lui rouler le patin du siècle devant l'école toute entière, perso, mais comme je ne sais pas comment il le prendrait, je reste sage) mais il ne faut pas trop m'en demander le reste du temps. Au sourire qu'il affiche, j'en déduis que ça ne le dérange pas des masses. Tant mieux ! Je ne l'enquiquine pas plus longtemps et me laisse entraîner vers le coin tropical de sa serre. Ma main ne lâche pas la sienne et je ne peux m'empêcher de jeter des regards amoureux à nos doigts enlacés. J'ai de la chance. Une chance de dingue. Je sais pas ce que j'ai fait pour mériter ça (je pense même qu'il doit y avoir erreur sur la personne en réalité) mais ça devait être vraiment vraiment bien ! « Je n'ai pas le souvenir que ça t'avait déplu ! » Je ris doucement tout en secouant la tête. Oh non ! Ça m'a pas déplu ! Je ne regrette pas d'avoir accepté de tester sa méthode, loin de là. Quand on voit où ça nous a mené, il faudrait être particulièrement débile pour regretter ! « Fais gaffe à toi, ça pourrait me donner des idées ! » Je quitte des yeux nos mains liées pour reporter mon attention sur lui, un peu surpris. C'est pas moi que ça va déranger, qu'il se rassure ! Je suis humain, hein, et parfois c'est un peu difficile de rester sage alors qu'on passe toutes nos nuits ensemble. Mais je l'ai vu tellement mal que je trouvais déplacé ne serait-ce que de remarquer à quel point il pouvait être attirant. J'ai l'impression d'être un obsédé de première juste en le regardant se changer, et j'imagine qu'il doit y avoir une part de vrai là-dedans. Après, c'est pas non plus un manque énorme et la majeure partie du temps, je le vis très bien, n'allez pas croire que je suis à deux doigts de sauter sur la première chose vivante pour assouvir mes pulsions, on en est quand même sacrément loin. « Ah oui...? Je demande à voir, tiens... » Ma voix se veut innocente, sur le ton de la conversation. Si c'est un jeu, je veux bien perdre sans problème. On finit par arriver à destination et c'est compliqué de le nier. L'air est lourd. C'est une sensation étrange. Je suis pas sûr d'aimer beaucoup. Je suis certain qu'il faudrait pas longtemps pour qu'on meure de chaud ici. Mais puisqu'il faut en passer par là, alors soit ! Je ne râle même pas et m'intéresse distraitement à ce qui nous entoure. Je n'ai pas à me forcer ou quoi, ça me fait plaisir d'être là, je suis content qu'il prenne le temps de me montrer tout ça. Je suis touché. Vraiment. « Oui, on a tout installé nous même. » Je lâche un « waow » aussi involontaire qu'impressionné et reprends mon observation sans un mot de plus. « Enfin j'ai été aidé par notre jardinier parce que ce ne sont pas des sortilèges qu'on voit en cours, mais c'était plutôt amusant à faire. Cette zone date de cet été, après mon retour de notre camp pourris. Ça n'a pas été totalement facile de recréer leur habitat naturel, mais on a fini par y arriver, je suis assez content du résultat. Ma grand-mère m'a dit qu'ils avaient diminué la température parce qu'elle était trop élevée. Je verrai ça en rentrant du coup… » Je hoche la tête sans même le regarder, trop occupé à réaliser qu'il a du talent pour ça. Je suis peut-être pas très objectif mais je m'en fiche éperdument. Il est doué, fin de l'histoire. « Tu m'écriras pour m'expliquer ? » Est-ce que j'ai vraiment envie de savoir ce que le changement de température a impliqué et ce que ça a donné sur ses plantes ?Non. Honnêtement, je m'en fiche un peu. Même carrément. Mais c'est plutôt une excuse comme une autre pour avoir de ses nouvelles. Je ne sais pas comment ça se passera entre nous alors si je pouvais juste être sûr qu'il ne me rayera pas de sa vie sitôt les portes de l'école franchies, ce serait plutôt bien... « Alors c'est une Adenium Obesum, une rose du désert en gros. Je l'ai appelée Agatha. C'est ma petite préférée de cette zone, mais il ne faut pas le dire aux autres, elles vont être jalouses après. » Son ton me fait rire, si bien que je hoche la tête comme si j'avais conscience de l'importance du secret. « Agatha ? Ça va, c'est un beau nom pour une plante. » Comme si j'y connaissais quelque chose en nom de plante. Et puis, c'est pas comme si j'étais bien placé pour décider si un nom est beau ou pas. C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité mais tant pis on fera avec pour aujourd'hui...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Mar 23 Mai - 11:32


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan « T'es encore un bébé en même temps, alors ça compte pas. » Un bébé, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. A l'écouter, j'ai 5 ans et je porte encore des couches. Non mais je vous jure. J'ai fêté mes 16 ans en début du mois, je suis à un an d'être majeur maintenant, ce n'est pas rien. Et puis, si on réfléchit bien, on a quoi ? 2 ans d'écart tous les deux ? Quasiment trois, d'accord, mais c'est rien presque 3 ans d'écart dans une vie au final. Quand on est jeune, ça peut paraître un gros écart, mais finalement, plus on vieillie et plus ça devient anodin. Moi je ne la ressens pas notre différence, j'ignore si c'est la même chose pour lui ou s'il me voit vraiment comme un gamin. Je n'espère pas sinon ça serait un peu nul franchement. Enfin bon, là n'est pas réellement la question, on ne fait que se taquiner, non ? « Ben voyons, alors que la parole de notre cher ancêtre Dan est parole d'Evangile, c'est ça ! » Bébé, ancêtre, je pense qu'on est dans la même veine de l'humour là. Je lève les yeux au ciel, pour faire comme si je trouvais que c'était n'importe quoi ce qu'il racontait, mais bien entendu ce n'était que pour la plaisanterie, même si au fond, ce que nous racontions était vraiment du n'importe quoi. Mais on en est habitué non, c'est notre truc, de raconter de la merde, rien que pour la plaisanterie, d'inventer des choses, des vies qu'on n'aura jamais, des situations qui n'existeront jamais, rien que pour le plaisir de détendre l'atmosphère et oublier la vie merdique dans laquelle nous sommes actuellement. La discussion dérive ensuite sur l'entretien de ma serre et le fait que j'ai beau ne pas aimer que le jardinier y mette le nez, je n'ai pas d'autre choix que de la lui céder, pendant que je ne suis pas là. Mais j'impose mes règles, pour être sûr qu'il s'en occupera comme si c'était moi et pas lui. Je sais, ça à l'air ridicule comme ça mais c'est important pour moi qu'elles ne soit pas dépaysées. Je vois bien qu'il se foutait de ma tête, quand il a appris qui s'occupait de ma serre, ce que j'ai moyennement apprécié. Oh bien entendu, je sais que ce n'est pas méchant, mais j'aime pas trop trop quand même. Enfin bon, j'oublie rapidement ce petit foutage de gueule et je continue la conversation. Il me dit que l'an prochain, je pourrai venir plus souvent les voir, ce que je ne comprend pas trop.  « Non, mais depuis Pré-au-Lard, on peut. » Depuis Pré-au-Lard ? Mais pourquoi je transplanerai depuis Pré-au-Lard pour aller m'occuper de mes plantes ? C'est interdit de faire ça ? On n'a pas le droit de partir à l'autre bout du monde pour une après-midi sous prétexte qu'on le peut. En plus ça peut-être dangereux. J'écarquille les yeux de stupeur. « Mais c'est interdit. On n'a pas le droit de faire ça !! » Me demander d'enfreindre le règlement, c'est presque de la folie. Alors certes, c'est pour la bonne cause, mes plantes, mais quand même. Si je faisais ça, je me sentirai comme un criminel, ce serait horrible. A la moindre question, même si ça n'avait rien à voir, je crois que je serai capable de craquer et de tout avouer, là comme ça, sans crier gare. « T'as presque l'air d'un enfant modèle parfois, tu sais ? » Oh je le suis certainement, en tout cas plus que la plupart de nos camarades. L'idée de désobéir aux règles me rend malade. Et si je me fais prendre ? Et si je dois mentir ? Je ne sais pas faire, ça me rend malade et nerveux et j'ai l'impression d'être le pire criminel de tous les temps. Non, je ne suis pas un aventurier, ni un rebelle, définitivement pas. « Tu … Tu l'as déjà fait ? Je veux dire, transplaner pendant que tu étais à Pré-au-Lard ? » Je ne vais pas le dénoncer s'il m'annonce que oui. Mais du coup je me pose pas mal de questions. Ca ne m'étais jamais venu à l'esprit de faire ça et du coup je me demande si c'est une pratique courante ou pas. Et l'administration est au courant ? Parce que s'ils venaient à l'apprendre, ils nous interdiraient peut-être de sortir de l'enceinte du château. Moi qui trouve déjà ça génial d'aller à Pré-au-Lard, je commence à voir un tout autre monde s'ouvrir à moi … enfin faudrait-il encore que j'arrive à m'y plonger dedans, ce qui n'est pas gagné d'avance.

La visite continue. J'ai eu un petit moment de flottement, disons le comme ça. J'ai dû me remettre de la mort d'un de mes bébés, c'est affreux. Je sais déjà comment je réagis face à la mort d'une de mes plantes, je n'ose imaginer comment je vivrais la mort d'un de mes enfants ou d'un de mes proches. Je ne veux même pas y penser, ça va me foutre le bourdon pour la journée et en plus je vais flipper après. Alors je chasse cette pensée de ma tête et je profite de nos lèvres s'unissent pour ne penser qu'à lui. Lui qui est arrivé comme une tornade dans ma vie, qui a chamboulé tout ce que je pensais, tout ce que j'aimais, pour s'installer confortablement et ne plus en partir. Oui, j'aime l'idée de la tornade, je trouve qu'elle lui va bien. Parce que finalement ça c'est passé assez vite entre nous. On a mis du temps à vraiment se mettre ensemble, c'est vrai, mais notre histoire a réellement débuté bien avant que je lui avoue mes sentiments à son égare. Ce n'était que l'officialisation de ce qu'il y avait déjà entre nous. Une fois notre baiser terminé, je peux retourner plus sereinement à la visite de ma serre. La plante se trouve toujours dans mon esprit, mais je la mets de côté, pour lui, pour nous, pour qu'on passe malgré tout une bonne journée. Je me déteste déjà d'avoir craqué si vite, mais que voulez-vous, je suis plus sensible que je voudrai bien l'admettre. J'essaie pourtant, de me renforcer, mais c'est difficile, je crois que ce n'est pas dans ma nature. Je suis un passionné, j'aime et déteste à 100%, je ne sais pas faire dans la demi-mesure. C'est pour ça que je suis jaloux et possessif, parce que quand j'aime quelque chose ou quelqu'un, je m'y plonge corps et âme et perdre la personne que j'aime me détruirai assurément. Pourtant des peines de cœur, c'est quelque chose qui arrive à tout le monde non ? Je devrai peut-être en passer par là un jour … L'idée ne me plait pas des masses, pour être honnête, je ne suis pas prêt pour ça. Je ne sais pas comment je me relèverai derrière pour être honnête. Enfin là n'est pas la question, donc mettons une nouvelle fois tout ça de côté, c'est mieux. « Ah oui...? Je demande à voir, tiens... » Nous entrons dans la partie tropicale de la serre. Un endroit chaud, humide où l'air est vraiment chargé. J'ai mis du temps avant de m'y habituer mais je peux comprendre que Dan ait plus de mal à s'y faire. S'il ne supporte vraiment pas, on passera rapidement à la zone suivante, je ne veux pas qu'il se sente mal inutilement. Il plaisante sur le fait que j'aime la chaleur, faisant un clin d'oeil à notre première fois. Je ne peux que me permettre de rebondir dessus en lui disant qu'il n'avait pas eu l'air d'être déçu par tout ça et qu'il devrait faire attention, ça pourrait me donner des idées. On se taquine encore une fois, mais il y a malgré tout une part de désir latent derrière. Cela fait quelques temps maintenant qu'on est ensemble et finalement nous n'avons jamais réitéré notre première fois. Les choses se sont compliquées autour de nous, l'envie n'était pas forcément de la partie, en tout cas pour moi. Mais aujourd'hui c'est un peu différent, je dois bien avouer que je commence à y penser de plus en plus. Mais je ne veux rien presser ou le forcer à faire quoi que ce soit qu'il n'est pas envie. Mais ça ne m'empêche pas de plaisanter dessus, à moitié sérieux. « Le canapé là bas est très confortable, pour y avoir dormi un nombre incalculable de fois … Mais je dis ça, je ne dis rien …  » Lui répondis-je l'air de rien, en lui montrant le canapé dont je lui parlais et devant lequel nous sommes passé il y a quelques instants.

Il me demande ensuite si l'installation était magique, pour le climat et je lui expliquais que oui et que c'était le jardinier et moi qui avions tout mis en place. Pour les parties les plus anciennes de la serre, c'était essentiellement le jardinier, puisque je n'avais pas le droit d'utiliser la magie, que je n'avais pas encore de baguette et que de toute façon j'étais un peu jeune pour ça. Mais après mon entrée à Poudlard, je commençais à le faire avec lui, au début plus pour tenter qu'autre chose, mais avec les années, je commençais vraiment à maitriser le truc. Cette zone là était donc 65% de moi et 35% de lui. Bientôt je pourrai le faire tout seul et j'avais un peu hâte pour être honnête. Non pas qu'il ne faisait pas du bon boulot mais j'avais envie de dire fièrement « j'ai tout installé moi-même !! » Dan eut l'air assez impressionné par ce que je lui racontais, il lâcha un waow qui me fit sourire et légèrement rougir. J'aime l'idée que je peux l'impressionner, même si le mérite ne me revient pas à 100%, c'est pas grave, je prends ma part quand même. Je lui explique ensuite que le jardinier et ma grand-mère ont diminué la température de cette zone, qui était visiblement trop haute pour les plantes. Je ne l'ai pas encore vue mais j'ai hâte de découvrir ça.« Tu m'écriras pour m'expliquer ? » C'est assez inattendu comme demande. Aux dernières nouvelles, les plantes ce n'était pas son rayon, mais je trouve ça encore plus adorable de le voir s'impliquer vraiment. Je ne sais pas si c'est une demande sincère ou s'il dit ça pour me faire plaisir, mais j'aime bien en tout cas. Je ne peux donc m'empêcher de lui répondre : « Je t’appellerais même pour te le dire si tu veux. Comme ça je pourrais t'ennuyer pendant des heures sur ce qu'ils auront fait et les répercutions sur mes bébés. Tu vas A-DO-RER !! » Au fond, je crois que ce que j'aime le plus, ce n'est pas tant de lui parler de mes plantes, mais plutôt de garder contact avec lui après Poudlard. Evidemment, on ne sera séparé que 2 mois, si tout se passe bien, mais c'est un temps interminable qu'on passe sa vie avec l'autre. On dort quand même ensemble, même si on ne traine pas ensemble la journée parce qu'on a des cours, on passe quand même beaucoup de temps avec l'autre, alors ça va faire bizarre de ne plus se voir du tout. Moi ça m'angoisse personnellement et je ne sais pas comment ça va se passer. Alors oui, l'idée de l'appeler me plait, tout comme de lui écrire. Parce que ça me permettra d'avoir un contact avec lui. J'adore écrire des lettres, alors je ne m'en priverai pas, mais je crois que de l'avoir régulièrement au téléphone ou via internet, ça me rassurera un peu, ça prouvera qu'il pense vraiment à moi, qu'il ne m'oublie pas, que je ne suis plus seulement devenu un correspondant parmi tant d'autres. Je ne veux pas qu'il m'oublie. Définitivement pas. « Agatha ? Ça va, c'est un beau nom pour une plante. » Je souris face à ce compliment. J'ignore si c'est vraiment un beau nom pour une plante mais en tout cas c'est un beau nom tout court. Et il est loin d'être au bout de ses peines. Puisque que je viens de donner le prénom de ma préférée, il faut que je fasse de même pour les autres, sinon elles vont être jalouses. Alors je m'attelle rapidement à la tâche. « Je suis sûre qu'elle te remercie du compliment. Je vais te présenter les autres, de gauche à droite, tu as : Eleanor, Anna, Jasmine, Kara et Judith» Lui dis-je en les montrant au fur et à mesure.
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Mar 23 Mai - 19:53


Viens découvrir mon monde
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J'ai toujours eu plus ou moins l'habitude de traîner avec des gens plus jeunes que moi. Rien qu'un peu. J'ai toujours eu près d'un an de plus que la plupart de mes camarades de classe puisque j'ai eu la chance de naître au mauvais moment et depuis deux ans, on a rajouté une nouvelle année d'écart avec mon redoublement. Alors non, je ne le vois pas comme un enfant. Je m'en fiche même plutôt pas mal, de ça. C'est qu'un détail. C'était un peu perturbant au tout début, non pas parce qu'il était plus jeune mais parce qu'il n'avait que quinze ans, mais alors maintenant, ça me passe totalement au dessus. « Ben voyons, alors que la parole de notre cher ancêtre Dan est parole d'Evangile, c'est ça ! » Je prends un air outré lorsqu'il me traite d'ancêtre mais finis malgré tout par hocher la tête. « Oui, c'est exactement ça. Même si l'ancêtre te foutra une fessée la prochaine fois que tu lui feras remarquer son grand âge, sale môme. » C'est qu'il cherche un peu la merde quand même, lui, hein ! Mais c'est pas pour me déranger. J'aime bien ces conversation sans grand intérêt. C'est une constante entre nous, et je crois que ça me manquerait si on venait qu'à se draper dans un trop grand sérieux. Il y a mille et une personnes avec qui l'être alors je m'en abstiendrai avec lui. Mon sérieux ne dure pas bien longtemps, assassiné par son aveu. Monsieur a beau faire des caprices, ça ne sert pas à grand chose. J'imagine sans trop de mal qu'il me déteste rien qu'un peu alors que je me moque mais ça ne fait rien. J'ai le droit, là. L'occasion est trop belle pour la laisser passer. Je ne suis pas certain d'apprécier toute cette conversation mais je n'en laisse rien paraître, tâchant de la dévier un peu pour m'éviter d'autres potentiellement mauvaises surprises. Enfin... C'est pas une mauvaise surprise en soi, il y a sûrement plus grave que d'apprendre que mon petit ami n'est pas tendre avec son personnel (ça me fait bizarre, je vous assure) mais bon, ça n'est juste pas le truc le plus agréable du monde. J'aimais bien le voir comme une mignonne petite chose toute douce et toute discrète. Ce qu'il semble être ici, quoi. Lui faire remarquer qu'il pourrait bientôt rejoindre sa maison certains week-ends en transplanant depuis Pré-au-Lard n'est visiblement pas l'idée du siècle. Il a pas vraiment l'air d'apprécier la possibilité. « Mais c'est interdit. On n'a pas le droit de faire ça ! » Je hausse les épaules. Je ne suis pas du genre à enfreindre le règlement à tort et à travers, qu'on soit bien d'accord. Je n'aime pas les ennuis et fais (faisais ?) sûrement partie des élèves les plus disciplinés de l'école mais il y a des règles idiotes, comme celle-là. « Tu… Tu l'as déjà fait ? Je veux dire, transplaner pendant que tu étais à Pré-au-Lard ? » Sa question me fait sourire. J'ai l'impression qu'il parle d'un truc horrible, une grosse bêtise. Il est vraiment mignon, quand il s'y met... « Non. » En même temps, j'ai eu mon permis l'an dernier, juste avant les vacances, et on a été enfermé ici limite à la rentrée... Difficile de trouver le temps de fuir. « Mais c'était dans mes plans. L'anniversaire de Ciara et celui de Jackson tombaient pendant des sorties à Pré-O' cette année alors... J'aurais bien voulu y aller... » Je hausse les épaules une fois encore, comme si c'était rien. Je l'ai un peu mal vécu, je dois bien le reconnaître. J'avais rien dit à personne, heureusement d'ailleurs, mais tout de même... Enfin, j'avais pas prévu de me barrer à chaque fois juste pour le plaisir d'enfreindre le règlement. Juste de temps en temps. Quand c'était important. Du coup, je n'ai jamais transplané sur une longue distance. Lucan-Dublin, grand maximum. Un jour, peut-être...

Et puis, finalement, la visite reprend son cours normal. Enfin... Normal ou presque. Parce que Monsieur trouve ça brillant de m'aguicher, maintenant ! J'aime bien l'idée. J'aimerais pouvoir prétendre que je ne suis pas réceptif du tout mais c'est faux, bien évidemment... La chaleur nous tombe violemment dessus et elle n'aurait pas pu trouver meilleur timing. « Le canapé là bas est très confortable, pour y avoir dormi un nombre incalculable de fois… Mais je dis ça, je ne dis rien… » Je ne l'avais pas remarqué jusque là, ce canapé. J'ai dû passer devant sans y faire attention. Ma main se resserre légèrement sur la sienne alors que mon sourire s'agrandit. C'est clairement une invitation à le tester, ça, n'est-ce pas ? Je ne peux que me demander si c'est sérieux ou juste sur le ton de la plaisanterie. Et honnêtement, j'arrive pas vraiment à savoir. Tant pis... J'ai bien envie de le prendre pour argent comptant, au pire, il me rembarrera au besoin. Mais avant, on fait ce pour quoi on est venus : la visite de sa serre. « Je saurai m'en souvenir. » Il peut compter sur moi ! En attendant de vérifier si son canapé est aussi confortable qu'il le prétend, je découvre avec plaisir le travail qu'il a accompli ici. Je ne m'attendais pas à ça. Pas à ce qu'il y ait vraiment contribué en tout cas. Je pensais plus qu'il jouait aux apprentis jardiniers dans un truc tout basique et fait de A à Z, certainement pas qu'il se révèle plus passionné encore. Plus les secondes passent, plus l'air se fait rare j'ai l'impression. Ou irrespirable en tout cas. Je sais pas comment il fait pour rester là pendant des heures mais j'ai juste l'impression d'être dans une véritable fournaise perso... Je l'écoute religieusement, observant en même temps les plantes qui m'entourent. Ça doit être gratifiant de partir de rien et d'en arriver là, mine de rien. « Je t’appellerai même pour te le dire si tu veux. » Je me tourne brusquement vers lui, les yeux brillants. C'est sérieux ? Il m'appellera vraiment pour me le dire ? Ça ou autre chose, je m'en fous royalement, je veux juste qu'il m'appelle. Entendre sa voix, savoir qu'il est là. Oui, c'est ridicule, oui, ça fait pitié. Mais je m'en fiche. Ces deux possibles mois m'effraient. J'ai peur qu'ils gardent avec eux ce qu'on a construit jusque là. Qu'il ne reste plus rien à la rentrée. Et je crois que c'est même pas tant que j'ai peur, c'est juste que je sais, en réalité... Si jamais un miracle se produit et qu'on rentre chez nous pour l'été, je vis actuellement les derniers moments de notre histoire. « Comme ça je pourrai t'ennuyer pendant des heures sur ce qu'ils auront fait et les répercutions sur mes bébés. Tu vas A-DO-RER ! » Je hoche la tête en riant. Je dois avoir l'air particulièrement con, là tout de suite maintenant, à gagatiser comme un crétin juste pour un coup de fil... Mais si vous saviez à quel point ça compte pas ! « J'adorerais, oui. » Je suis prêt à lui filer mon numéro sur le champ, celui du fixe ou des portables de toute la famille même juste pour être sûr de pouvoir lui parler rien qu'une fois. Il faut vraiment que j'arrête d'être aussi nul quand il est question de lui, sérieusement. Ça pue la guimauve et je me prélasse là-dedans avec un plaisir d'adolescente idiote. Je me connaissais pas comme ça. Mais j'y peux pas grand chose, je fais pas exprès. Finalement, les présentations commencent enfin avec la plante à fleur que je lui ai désignée, un peu par hasard. Elle était pas juste verte donc forcément, elle a attiré mon attention plus facilement. Mais ça aurait pu être n'importe quelle autre en soi. « Je suis sûr qu'elle te remercie du compliment. » J'espère ! C'est pas tous les jours que je complimente une plante ! Elle a intérêt à se sentir flattée ! « Je vais te présenter les autres, de gauche à droite, tu as : Eleanor, Anna, Jasmine, Kara et Judith. » Je suis l'ordre des yeux mais finis par froncer légèrement les sourcils au bout du troisième nom. Il y a rien qui cloche, là, par hasard, non ? J'assassine la distance qui nous sépare et pose un index accusateur sur son torse. « Alors c'est comme ça que ça se passe ?! Tu t'imagines vraiment pouvoir passer ton temps entouré que de femelles sans que je dise rien ? » J'arrive à garder mon sérieux au prix d'efforts que je n'avais pas prévu de faire. « Compte pas là-dessus. T'es à moi. » Ma main glisse le long de son tee-shirt pour se caler au creux de ses reins. « Et s'il faut marquer mon territoire auprès de chacune d'entre elles pour être sûr que tu me trompes pas avec la première belle plante qui passe, j'hésiterai pas à le faire, compris ? » Je lui adresse un regard suspicieux, comme si je croyais réellement qu'il puisse y avoir le moindre risque, et achève les quelques centimètres restants pour venir l'embrasser plus fiévreusement que je ne l'ai fait jusque là. Et oui Mesdemoiselles, il est définitivement chasse gardée....
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Mar 23 Mai - 23:00


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan « Oui, c'est exactement ça. Même si l'ancêtre te foutra une fessée la prochaine fois que tu lui feras remarquer son grand âge, sale môme. » J'aime bien l'air outré qu'il prend quand je le traite d'ancêtre. Lui, un ancêtre, c'est un peu gros, autant être honnête. Il a 18 ans, c'est loin d'être vieux, même pour quelqu'un de mon âge. Mais j'aime bien le taquiner, ça ne mange pas de pain, comme on dit si bien. Et puis lui me traite bien de bébé, alors bon, on est quitte j'ai envie de dire. Une fessée ? Rien que ça ? Je n'ai pas reçu de fessée depuis mon âge tendre et ça ne m'a jamais manqué. Il faut bien avouer que mon père n'y allait pas de main morte. Bon, après j'exagère peut-être un peu, c'est vrai, il n'y allait pas avec un bâton ou une ceinture, c'était une fessée comme une autre, mais je les trouvais bien souvent injustes et injustifiées alors forcément ça me révoltait. Oui, je n'aime pas être puni, je le vis toujours très mal, même si chez moi, je le cherchais souvent. Mais bon, mes frères étaient des imbéciles, ils ne me laissaient jamais jouer avec eux et se servaient de moi comme souffre douleur, alors oui, il est vrai que je prenais grand plaisir à leur rendre la monnaie de leur pièce à ma façon. J'étais un peu coquin, dirons nous. Ca m'a un peu passé, avec le temps ou plutôt le monde à Poudlard m'a fait passer l'envie de faire ce genre de choses, trop de risques potentielles, trop de conséquences désastreuses, trop d'imprévus en tout genre, non, ça ne me rassurais pas des masses. Je pourrai prétendre que j'ai grandi, j'ai mûri, mais rien à voir, c'est bien la lâcheté qui m'a fait cesser tout ça, rien de plus. Mais si c'est Dan qui la donne, alors … « Une fessée ?! C'est une menace ou une proposition ? » Dis-je sur le ton de la plaisanterie. Cela faisait écho à une autre discussion que nous avions eu et j'avais sorti la même phrase. Je ne me souviens d'ailleurs plus pourquoi j'avais sorti ça mais je me souviens très bien que ça m'avais fait rire. Comme quoi, on se souvient bien que de ce que l'on veut. Je ne disais pas réellement ça parce que j'avais envie de recevoir une fessée. Pour être honnête, je trouvais ça un peu étrange, pour le moment. Mettons ça sur le dos de mon innocence.  « Non. » Dan me suggérait de transplaner dès que j'en aurai l'occasion, de Pré-au-Lard pour rejoindre ma serre afin de m'en occuper. Je doute que ma famille apprécie de me voir traîner dans le coin alors que je suis censé être à Poudlard. Je ne pense pas qu'ils apprécient que je passe mes après-midis dans ma serre plutôt qu'à Pré-au-Lard avec mes amis. Et puis si je fais le mur pour ça, ils pourraient croire que je le fais tout le temps. Non, mon dieu, quelle horreur, pour quoi vais-je passer. Un criminel notoire ? Je suis en tout cas rassuré de savoir que ce n'est pas dans les habitudes de Dan, même si je suis surpris qu'il me propose l'idée alors qu'il ne le fait pas. C'est étrange, non ? S'il a eu l'idée, c'est qu'il a bien envisagé de le faire, non ? « Mais c'était dans mes plans. L'anniversaire de Ciara et celui de Jackson tombaient pendant des sorties à Pré-O' cette année alors... J'aurais bien voulu y aller... » Ah, donc j'avais raison, il y avait bien songé, sinon comment saurait-il qu'on peut transplaner de Pré-au-Lard. Enfin non, je sais que c'est de notoriété publique qu'on le peut, mais il faut quand même avoir l'idée. Moi par exemple, je le savais mais ça ne me serai jamais venu à l'esprit de le faire. C'est bien qu'on a envisagé, voire qu'on l'a fait, qu'on le sait. Vous me suivez ? Non, c'est pas grave, moi je me suis. Du coup il voulait rejoindre sa famille pour des anniversaires ? Ca paraît compréhensible, même si je suis toujours contre l'idée. Enfin, je sais que moi je ne le ferai jamais. Après ma famille est sorcière, s'ils me voient débarquer en pleine journée pour m'occuper de mes plantes, à coup sûr que dans l'heure, ils envoient un hibou à l'école pour se plaindre du manque de sérieux de l'école et du manque de surveillance. Non, très peu pour moi. Mais Dan, c'est différent, il peut bien leur dire ce qu'il veut. Et puis, je suis sûr qu'ils seraient ravis de le voir dans ce genre d'occasions. Ca ne doit pas être facile d'être le seul enfant loin de tout le monde aussi longtemps. Difficile de se faire une place après... « Je suis désolé. » C'est tout ce que je fus capable de dire. J'aimerai claquer des doigts et revenir en arrière et lui permettre d'y aller. Je sais que c'est triste et que même s'il fait comme si c'était rien, ben ça n'est pas le cas. C'est nul. Je lui serre la main, tendrement. Je le prendrai dans mes bras s'il le voulait, pour le réconforter, mais je n'aimerai pas m'imposer trop. Moi j'ai besoin de câlins tout le temps, c'est différent. Lui n'a peut-être pas envie que je sache que ça le touche plus que ce qu'il voudrait me faire croire.

« Je saurai m'en souvenir. » Nous venons de pénétrer dans la partie tropicale de la serre. Je sais que a chaleur est étouffante, c'est pour ça que je préfère commencer ici, parce que ça sera le plus rapide. Après moi je m'y suis habitué, ça n'a pas été facile, mais maintenant ça va mieux. Je vais quand même tâcher de faire au plus vite pour ne pas trop l'incommoder mais je pense qu'on sortira d'ici, on aura chaud. Nous nous taquinons mutuellement, mais pas uniquement. Je veux dire que derrière ce jeu innocent se cache un réel désir et j'ignore si c'est la chaleur qui me monte à la tête ou juste cette envie grandissante de lui, mais ce qui est sûr c'est que je suis bien plus entreprenant que je ne l'ai jamais été jusque là. Ce n'est pas déplaisant comme rôle, c'est même plutôt agréable, enfin, tant que ça ne gêne pas Dan, s'il s'en vient à être indisposé par mon attitude, j'arrêterai sur le champ et m'excuserai. Je ne veux pas le froisser ou le pousser à quoi que ce soit. Je suis assez novice dans le domaine, les relations amoureuses, l'attitude à avoir avec l'autre, les démarches pour faire comprendre à l'autre ses envies, etc. Je lui offre des câlins autant qu'il en veut, ça je sais faire, j'aime quand il m'embrasse, j'en ai toujours la tête toute retournée. Mais après, ça devient une zone plus obscure, plus mystérieuse, mais pas forcément plus effrayante, au contraire. Ca fait battre le cœur plus vite, mais l'envie est bien là, aventurière. Je tente des sous-entendus et je vois où ça pourrait nous mener. Si c'est nulle part alors tant pis, sinon, tant mieux. « J'espère bien, je compte sur toi !! » J'ai senti sa main serrer un peu plus fort la mienne et son sourire est signe que l'idée ne lui déplait pas, on est bien d'accord. Si je n'arrive pas à décrypter les signes, on est dans la mouise, c'est moi qui vous le dis. Mais bon, ça semble quand même bien partie. Enfin bon, on verra bien le moment venu.

On retourne à la visite de la serre, je n'aimerai pas qu'il cuise ici. Et je lui explique que la température a été modifié légèrement dans ma vraie serre mais que je n'ai pas encore pu voir ce que ça donnait. Selon eux, les plantes ont l'air d'apprécier, j'espère qu'ils ne me disent pas ça pour me faire plaisir parce que je ne peux pas vérifier et que ça ne servirait à rien de me dire la vérité pour que je me fasse un sang d'encre inutilement. Dan me dit, étrangement, qu'il espérait que je lui écrirais pour le lui dire. Je lui suggérais que je pourrais même l'appeler pour le tenir informer en temps et en heure. Ca va quand même beaucoup plus vite et vu qu'on a tous les deux des téléphones, autant s'en servir, non ? Ca a l'air de lui faire vraiment plaisir, ça m'étonne presque. Je ne pensais pas que ça pourrait lui faire autant de plaisir. Pourtant ce n'est pas vraiment les plantes qui l'intéresse, mais alors quoi ? Qu'est-ce qui le rend si heureux ? « J'adorerais, oui. » Je ne comprends pas forcément, mais j'aime le voir si heureux que je l'appelle. S'il pense que je vais le laisser partir sans lui donner de mes nouvelles, lui faire un signe chaque jour, s'il le faut, que je suis vivant, toujours là et pas particulièrement prêt à lâcher l'affaire, il se trompe lourdement et je compte bien le lui faire comprendre. « T'es conscient que c'est pas parce que tu seras en Irlande et moi en Angleterre que tu vas réussir à te débarrasser de moi comme ça ? Je suis du genre parasite, quand je m'accroche à quelqu'un, il est bien difficile de me déloger. Alors si tu penses passer deux mois sans m'avoir au téléphone ou autre, tu te trompes lourdement mon cher O'Callaghan. » Je ne sais pas pourquoi j'ai employé son nom de famille, je crois juste que j'en avais envie. Je ne sais pas ce qu'il en est de son côté, mais moi je ne compte pas faire une croix sur lui si on sort d'ici. Je ne suis pas comme ça, je n'oublie pas les gens aussi facilement. Loin des yeux, loin du cœur. C'est des conneries auxquelles je n'adhère pas. Plus il sera loin de moi et plus j'y penserai. Je serai malheureux comme une pierre si je n'ai pas des nouvelles de lui pendant plusieurs jours. Je serai atroce, je le sais. Je vais être envahissant pour lui parce que je ne supporterai pas la distance. Je me connais par cœur, je sais exactement comment je vais réagir. Je ne vais pas savoir ce qu'il fait alors je vais m'inquiéter, me dire qu'il m'a oublié et broyer du noir. De son côté, il n'a pas vraiment de risque, en dehors de lui faire des infidélités avec mes plantes, je ne vois pas vers qui je pourrai me tourner. C'est vrai que je suis censé voir Liu Xi pour apprendre l'herboristerie et je suis censé voir Perrin aussi, mais voilà, au delà de ça, j'aurai largement le temps de broyer du noir parce qu'il me manquera. Je plains ma famille, sincèrement, je vais être irascible s'il finit par ne plus me donner de nouvelles.

Je le vois froncer les sourcils et sur le coup, je ne comprends pas vraiment ce qu'il y a quoi. Il y a un prénom qu'il n'aime pas ? Ca lui rappelle quelqu'un ? Quelqu'un qu'il n'aime pas ? Je ne vais pas changer le prénom de mes plantes parce qu'elle incarne une de ses ex, il se contentera de l'oublier, un point c'est tout. Sauf que je suis totalement à côté de la plaque. Je le vois assassiner la distance qui nous sépare et je le fixe sans comprendre, me demandant ce que j'avais dis de mal. Mon regard criait « quoi ? » « Alors c'est comme ça que ça se passe ?! Tu t'imagines vraiment pouvoir passer ton temps entouré que de femelles sans que je dise rien ? » Oh mon dieu, quel idiot, il m'a fait peur. Je me suis demandé ce que j'avais fait de mal, alors que c'était une bêtise. Il ne faut pas faire des choses comme ça, je pourrai être cardiaque. Entouré de femelles. Paie tes femelles. Là pour le coup, il n'a pas grand chose à craindre de ces femelles, comme il le dit si bien. « J'ai pas le souvenir de beaucoup de prénoms masculins dans tes connaissances à toi non plus mon cher ! Chacun ses amies, les miennes sont de belles plantes ! » Quel vilain jeu de mot, mais je suis assez fière de moi pour le coup. Non pas que je prétende que ses amies sont vilaines à regarder, en fait je m'en fous un peu. Si j'écoutais ma jalousie, je préférais qu'elles soient loin de lui. Mais bon, personne ne m'écoute donc bon … Au final, celle que j'apprécie le moins, c'est Tracy, mais c'est de sa faute aussi, c'est la seule qui lui a ramené des ennuis jusqu'à présent et sa dernière punition hante toujours mon esprit. Mais je ne dis pas tout ça d'un ton froid ou méchant, non, mon ton est plutôt léger au contraire. Je n'ai pas envie de faire d'esclandre. Ni ici, ni maintenant. On passe une bonne journée et je veux que ça continue. Je lui laisserai ses amies, s'il me laisse les miennes. Même s'il faut bien être honnête, j'aimerai largement plus mes amies qu'il pourrait aimer jamais les siennes. C'est une passion qui dure depuis toujours et elle n'est pas prête de s'éteindre. « Compte pas là-dessus. T'es à moi. » Je sens sa main glisser le long de mes reins. Qu'est-ce qu'il peut en dire des bêtises. Mais au final, j'aime plutôt. Je glisse mes bras autour de son cou et l'écoute déblatérer son discours, amusé. « Et s'il faut marquer mon territoire auprès de chacune d'entre elles pour être sûr que tu me trompes pas avec la première belle plante qui passe, j'hésiterai pas à le faire, compris ? » Mon dieu ce qu'il peut en dire des bêtises. Mais j'aime bien. Je le regarde, il a un air suspicieux avant qu'il anéantisse les quelques centimètres qui nous séparent pour venir m'embrasser. Il y a de la passion dans son baiser. Comment ne pas chavirer avec ce genre de marque d'attention ? Moi je ne peux pas. Je l'embrasse aussi fiévreusement qu'il le fait, totalement euphorique. Il refait ça quand il veut. Après il ne faudra pas s'étonner que j'ai des envies et des pensées peu catholique derrière avec ce genre de baiser. Quand notre baiser se termine, un peu à contre cœur, je suis un peu chamboulé. « Tu sais que techniquement, c'est elles que je trompe avec toi. Elles étaient là bien avant toi … Mais … je suis prêt à te voir marquer ton territoire devant chacune d'entre elles, si ça peut te rassure. Je n'aimerai pas que tu te sentes en danger … » Dis-je les joues en feu et un sourire béant accroché à mon visage. J'ai le cœur qui bat vite, c'est normal ?
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Jeu 25 Mai - 18:57


Viens découvrir mon monde
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Je ne regrette définitivement pas d'avoir délaissé mon devoir d'Histoire pour le suivre jusqu'ici. Bien sûr, il faudra que je le termine plus tard et je ne serai plus du tout motivé par l'idée (en admettant que je l'ai été un jour) mais ça en vaut forcément la peine. Rien n'aurait pu être plus agréable que ce moment presque loin du château. Est-ce qu'il vient souvent ici ? J'en sais rien... Dans le fond, ça ne m'étonnerait pas tant que ça. Personnellement, l'idée ne m'a même jamais traversé l'esprit. Me retrouver dans un chez moi mort et silencieux en sachant pertinemment que je n'y retournerai jamais me minerait le moral plus qu'autre chose. Quitter l'école, pourquoi pas, mais certainement pas pour Lucan. Ce serait définitivement trop bizarre... Le manque serait plus grand encore en sortant. Enfin qu'importe, il y a pour l'instant. Lui faire regretter de m'avoir traité d'ancêtre, par exemple ! « Une fessée ?! C'est une menace ou une proposition ? » Sa question m'arrache un rire surpris. Oh, bien sûr, je sais très bien que ça n'est pas la première fois qui me la pose, mais tout de même ! Il est choquant, ce petit, aujourd'hui. « Je sais que ça te plairait mais c'est à prendre comme une menace, pervers ! » Je ricane bêtement en levant les yeux au ciel. Quel idiot, je vous jure ! En réalité, j'en sais rien du tout et je ne suis pas pressé de lever le voile sur mon ignorance. Si j'ai toujours été prêt à me plier docilement à beaucoup de choses pour un peu que l'intérêt soit là, je n'ai aucune envie d'en faire de même avec lui. Le trip sado-maso, j'avoue, c'est pas trop mon truc. Voire même pas du tout. Je vois pas ce qu'il y a de plaisant dans le fait d'avoir mal et j'ai absolument aucune envie de le battre, même si c'est consenti et je ne sais quoi. Ce serait plus traumatisant qu'excitant, à mon avis. Je n'ai pas le temps d'y penser plus longtemps que la conversation reprend le plus normalement du monde. Est-ce que j'ai déjà transplané depuis Pré-au-Lard ? Et bien non, jamais... Mais je sais très bien que je le ferai si on peut y retourner un jour. Surtout après cette année. Il est hors de question que je reste des mois et des mois loin de chez moi. On sait jamais. Si ça venait qu'à recommencer, je veux en avoir profité au maximum avant. Je lui explique sagement pourquoi j'avais l'intention de le faire. Je n'ai plus rien à lui cacher, désormais. Je crois que s'il y a bien une seule personne qui est au courant de ma vie toute entière, c'est lui. Je ne suis plus à ça près. Et j'ai totalement confiance, évidemment. S'il ne m'a pas quitté jusque là, c'est certainement pas pour le faire maintenant, pour une petite bêtise que je n'ai même pas encore commise. « Je suis désolé. » Je sens sa main presser tendrement la mienne, ce qui me fait sourire doucement. Un nouvel haussement d'épaules m'échappe. « Faut pas. » Il n'y est pour rien de toute façon. Les seules personnes qui en sont responsables sont les mêmes qui le sont de tout le reste ou presque. Dès qu'un truc ne va pas, les coupables sont presque désignés d'office désormais. « Et puis, j'ai pu profiter du tien, ça compense. » Je hoche la tête, comme si c'était une évidence. Bien sûr, j'aurais préféré faire les deux mais c'est toujours mieux que rien. J'ai vraiment passé un chouette moment avec lui, ce jour-là. Le voir sourire comme ça, c'était juste extraordinaire. J'avais l'impression (et c'en était probablement pas une) que ça n'était pas arrivé depuis des lustres ! Peut-être que dans un an, j'aurais l'occasion d'assister à chaque anniversaire de chaque membre de ma famille et ce assez de fois pour rattraper tout ceux que j'ai perdus. Mais cela signifiera sûrement ne plus réitérer l'expérience avec lui...

En attendant, il est toujours là et j'ai bien l'intention d'en profiter ! Lui aussi, visiblement. C'est ce qu'il fait dans les sous-entendus lourds de sens, aujourd'hui. Et il faut bien reconnaître que j'aime ça. J'ai l'impression de lui plaire et c'est pas franchement désagréable. Il m'apprend l'existence d'un canapé à proximité, ce qui me fait sourire un peu bêtement. C'est sûrement parce que c'est lui, hein, mais je trouve ça adorable. Je n'ai rien contre l'idée de vérifier s'il ne ment pas, s'il est bel et bien confortable. « J'espère bien, je compte sur toi ! » Il peut. Mais comme je suis sage et que je ne perds pas de vue notre objectif premier. Il faut finir la visite avant de nous égarer sur d'autres chemins. Et puis si on pouvait éviter de rester dans ce coin encore longtemps, je n'aurais rien contre. Je n'ai rien contre un peu de chaleur, loin de là, mais c'en devient étouffant, là. Et mourir maintenant n'est pas franchement dans mes plans. Néanmoins, je me tais et suis silencieusement les explications de mon jardinier en herbe. Jusqu'à ce qu'il évoque un « après » qui me pousse sans le savoir à m'inquiéter du nôtre. J'en profite pour avoir l'assurance qu'on restera en contact, au moins une fois. Et si je m'attendais juste à ce qu'il accepte de m'écrire pour me raconter la vie de ses plantes, voilà qu'il est finalement prêt à m'appeler pour le faire. L'écouter parler de tout et de rien pendant des heures me paraît être une idée brillante. Je veux ! Qu'il appelle quand il veut. Ou tout le temps ! C'est bien tout le temps, non ? Tous les jours, pour me raconter ce qui lui passe par la tête ou juste pour dire bonne nuit avant d'aller se coucher, qu'importe ! Ou pas... Parce que ça ne ferait sûrement que me rappeler à quel point mon lit sera vide... Ce sera tellement bizarre d'avoir à nouveau à dormir seul, sans lui. Sans sa chaleur, sans son odeur, sans sa présence... « T'es conscient que c'est pas parce que tu seras en Irlande et moi en Angleterre que tu vas réussir à te débarrasser de moi comme ça ? » Je baisse presque honteusement les yeux. C'est comme s'il lisait dans mes pensées, c'est troublant. Non, j'en suis pas vraiment conscient. J'imagine bien qu'on coupera pas les ponts du jour au lendemain, bien sûr, mais c'est long deux mois. On s'écrira sûrement rapidement pour combler le manque, quelques jours plus tard pour prendre des nouvelles, par principe, et puis la vie reprendra son cours et on se promettra de répondre sans jamais trouver le temps de le faire. Et puis à la rentrée, on ne pourra plus qu'admirer le fossé qui s'est creusé. Oh, on tentera sûrement de faire comme si tout allait bien mais on se rendra vite compte qu'on embrasse presque un inconnu... Je déteste mon raisonnement, et je me déteste d'être en mesure de l'émettre mais c'est aujourd'hui ce qui me semble le plus probable... Mais je ne demande qu'à avoir tort ! « Je suis du genre parasite, quand je m'accroche à quelqu'un, il est bien difficile de me déloger. Alors si tu penses passer deux mois sans m'avoir au téléphone ou autre, tu te trompes lourdement mon cher O'Callaghan. » Je finis par hocher la tête, l'ombre d'un sourire rassuré sur les lèvres. Voir qu'il n'a pas l'intention que cela change entre nous apaise un peu mes craintes mais tant qu'on se sera pas retrouvés, je ne prendrai rien comme acquis. Sait-on jamais... On délaisse les prémices d'un avenir qui n'existera peut-être jamais pour reprendre le présent de notre après-midi.

Les présentations commencent doucement. Et je saisis l'occasion pour jouer les petits-copains chiants. Pour l'embêter gentiment. Pour amorcer un nouveau rapprochement, peut-être aussi. « J'ai pas le souvenir de beaucoup de prénoms masculins dans tes connaissances à toi non plus mon cher ! Chacun ses amies, les miennes sont de belles plantes ! » Une moue boudeuse se peint sur mon visage en entendant ses derniers mots. Bah vas-y, agite-moi sous le nez à quel point tu les trouves merveilleuses pendant que tu y es, je te dirai rien ! « Bah reste avec elles, je voudrais surtout pas vous déranger ! » Mais je ne bouge pas d'un pouce, bien au contraire, et m'enfonce même dans ce rôle un peu trop crédible du gars possessif et jaloux. Ses bras glissent autour de mon cou, je ressers mon étreinte autour de ses hanches. Il n'y a rien que j'aime plus au monde que sentir son corps si près du mien. Même innocemment, sans la moindre arrière-pensée. Juste le sentir contre moi chaque nuit, savoir qu'il est là, le serrer tendrement pour m'en assurer... Je me tais enfin et l'embrasse aussi passionnément que je le peux. Il ne se fait pas prier pour y répondre. Ma main s'aventure sous son tee-shirt, dans le bas de son dos. Sa peau est douce et chaude. J'aimerais que ce baiser n'ait jamais de fin mais malheureusement, celle-ci arrive plus vite que je l'aurais souhaité. « Tu sais que... » Je ne me laisse pas le temps de respirer que mes lèvres, quittant à peine les siennes, viennent s'attarder sur sa joue... « ...c'est elles que je trompe avec toi. » …retracent lentement sa mâchoire jusqu'à son oreille. « J'suis même pas désolé. » C'est qu'un souffle amusé et balancé là avant de reprendre mon chemin. Je ne l'étais pas davantage avec sa copine alors vous imaginez bien qu'avec ses plantes... « Elles étaient là bien avant toi… Mais… » Je le serre un peu plus fort. Je ne sais pas si c'est lui ou la serre mais il fait affreusement chaud, ici. Tant pis ! Je vais me perdre dans son cou, embrassant ou... « Je suis prêt à te voir marquer ton territoire devant chacune d'entre elles, si ça peut te rassurer. » …mordillant doucement chaque centimètre de peau accessible. Je crois que je me suis un peu égaré, là. « Je n'aimerais pas que tu te sentes en danger… » Définitivement égaré, même. Je glousse comme un abruti avant d'y déposer un dernier baiser et de lui rendre un peu à contre-coeur sa liberté. « Hrm. » J'essaye de me reprendre mais c'est un peu compliqué. C'est tout mon corps qui réclame le sien. « On... On continue cette visite...? Il doit rester plein de plantes inconnues encore. » Trop de plantes inconnues, si vous voulez mon avis. Je vais jamais en voir le bout, maintenant...
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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Ven 26 Mai - 0:16


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Nous plaisantons gaiment et dieu que ça fait du bien. J'ai l'impression que c'était dans une autre vie que nous l'avions fait pour la dernière fois, quand je me suis ouvert à lui et que nous avons débuté officiellement notre relation. Notre situation n'a pas réellement changé, elle s'est juste dégradé avec le temps. Au début il n'était question que de « punir » les nés moldus et maintenant dès que l'un de nous fait un pas de travers, ils lui tombent dessus violemment et le lui font regretter. A croire qu'ils ont perdu leur patience avec les mois. Mais aujourd'hui, tout cela n'a pas d'importance. Oui, c'est égoïste et cruel pour nos camarades et j'aurai peut-être honte plus tard d'avoir voulu être heureux, un jour de plus à Poudlard, mais pour le moment je m'en moque. Je suis bien. Dan est là, avec moi, dans ma serre ou ce qui se voudrait être ma serre et c'est tout ce qui compte. Je souris, sincèrement. J'ai le cœur léger et l'esprit en paix. En cet instant, nous sommes loin de Poudlard, dans notre monde à nous, où rien ne peut nous arriver. C'est un monde merveilleux où l'on peut être nous même. On peut dire et faire tout ce que l'on veut, personne ne pourra nous juger, tout simplement parce qu'il y a personne. Et ça fait du bien, vraiment. Décrocher quelques instants, juste l'espace de quelques heures, avant de revenir à notre triste réalité et déprimer de nouveau. Je crois que ça devient nécessaire avec le temps, si on ne veut pas devenir fous. Je raconte des bêtises, des choses que je ne pense pas vraiment, parce que je sais … ou en tout cas je pense, qu'il n'y aura pas de répercutions. Je plaisante, rien de plus.  « Je sais que ça te plairait mais c'est à prendre comme une menace, pervers ! » Non, ça ne me plairais pas pour être honnête. Je n'ai jamais été attiré par une quelconque violence physique, je suis un pacifiste dans l'âme, en tout cas en règle générale. Et même si ce serait dans un cadre privé, loin des regards et avec une personne qui ne souhaite pas me faire du mal, ça ne me plairait pas non plus. Les fessées, je les évitais déjà quand j'étais petit, ce n'est certainement pas pour en récolter maintenant. Mais voilà, c'est pour la plaisanterie et j'espère que Dan le comprend. En tout cas il se permet de renchérir sans pourtant paraître particulièrement outré par mes propos ou réellement intéressé. De toute façon si ça venait à déraper, je lui expliquerai les choses, je pense qu'il est assez intelligent pour comprendre que ça ne m'intéresse pas et que je disais cela uniquement pour plaisanter. « Je suis un enfant innocent moi Monsieur. Je suis pur et chaste. Je ne fais que me renseigner, rien de plus !! » Je peux encore dire que j'ai le cœur pur, pour le coup je ne mens pas réellement, après pour la chasteté, je m'emballe un peu trop. Je l'étais, il y a quelques mois, mais un beau brun et passé par là et elle s'est envolée rapidement. Est-ce que je le regrette ? Pas le moins du monde. Je me souviens de cette soirée assez étrange et perturbante, qui ressemblait plus à un rêve éveillé qu'à la réalité. Tout était étrange, entre deux mondes. Mon cauchemar, la peur qui m'habitait, les émotions que je ressentais quand je me retrouvais prêt de lui, mon cœur qui s'emballait quand je sentais sa peau contre la mienne, le désir grandissant quand je me retrouvais dans ses bras, la peur de le quitter, l'angoisse … c'était si réel et en même temps si onirique. En temps normal, jamais je ne lui aurai proposé de se glisser tout contre moi pour qu'on se tienne chaud. Jamais d'ailleurs je ne me serai permis de dormir dans son lit, allant plutôt rejoindre celui de Keagan, de peur de le gêner ou que cela soit mal interprété. Mais je ne sais pas, ce soir là j'ai découvert une assurance que je ne me connaissais pas et un désir que je n'osais soupçonner. Et nous voilà, quelques mois plus tard, à sortir officiellement ensemble, sans que cela ne nous pose réellement de problème. Ce n'était pourtant pas forcément gagné, nous n'avions jamais été réellement tactiles quand il y avait du monde, aujourd'hui cela ne me dérange pas de l'embrasser devant tout le monde. Evidemment, nous ne nous sautons pas dessus à chaque occasion pour nous rouler une pelle, mais j'aime quand nous échangeons quelques marques d'attention, sans prêter garde aux gens qui nous entourent.

« Faut pas. » Soyons d'accord, je ne suis pas pour la transgression du règlement. Bien avant de devenir préfet, je n'étais déjà pas pour ce genre de chose. Je faisais déjà la morale à Perrin et Billie et encore aujourd'hui, je tente de leur expliquer que leurs attitudes sont immatures et dangereuses. En vain, bien entendu, mais je m'acharne encore. Alors savoir que Dan utilise ou pourrait utiliser le transplanage pour se carapater loin de l'école, l'espace de quelques heures, pour profiter de sa famille, ça ne m'emballe pas plus que ça. Mais dans la situation actuelle, je trouve ça triste qu'il n'ait pas pu le faire. C'est vrai, il n'aura pas pu assister aux anniversaires des membres de sa famille, avoir des souvenirs en commun avec eux, être heureux, l'espace d'une journée. Alors oui, même si je suis contre ce genre de choses, je pourrais être capable de fermer les yeux pour des occasions exceptionnelles dans ce genre. Et je suis sincèrement désolé qu'il n'ait pas pu s'y rendre pour profiter un peu de sa famille. Sauf que je me sens impuissant. Qu'est-ce que je peux faire pour soulager sa peine ? Il ne veut pas admettre que ça le touche plus que de raison, je me vois mal lui dire « si, je sais que ça te touche, ne fais pas semblant que ce n'est pas le cas, ça ne prend pas avec moi ». Ce serait horrible comme attitude. Je ne peux pas non plus passer au dessus, l'air de rien, comme si je m'en moquais totalement. Alors je me contente de lui serrer la main, un peu plus fort, pour lui montrer mon soutien. Maigre consolation, je le sais. « Et puis, j'ai pu profiter du tien, ça compense. » Je lui offre un sourire ou en tout cas j'aimerai faire passer ça pour un sourire. Tu parles, c'est évident qu'il aurait préféré assister à ceux de sa famille et c'est normal. Moi je trouve ça totalement normal, quand on est proche des siens, même si on ne veut pas totalement l'admettre, c'est toujours plus sympa de pouvoir assister à leurs anniversaires. Je ne dis pas qu'il s'est forcé à me souhaiter mon anniversaire pour compenser quelque chose ou que ça ne lui a pas fait plaisir, mais à choisir, je peux comprendre qu'il prenne l'option « anniversaire familial » plutôt que le mien. Et je ne lui en veux pas le moins du monde, je comprends, sincèrement. Après je ne remets pas en question la sincérité de son sourire ou de son excitation le jour de mon anniversaire. Il s'est souvenu de la date, m'a offert un cadeau génial et il a été réellement adorable. Je relis encore parfois sa lettre, parce qu'elle me fait rire, tout autant qu'elle me fait sourire. Tout ça, ce n'est pas rien, on ne peut pas feindre autant d'implication et de joie, en tout cas c'est mon avis mais je peux peut-être me tromper, je ne sais pas. « Et quel anniversaire !!» Je pourrais lui dire que je comprends s'il aurait préféré assisté à ceux de sa sœur et de son frère plutôt que le mien. Mais je ne le fais pas, parce que je ne veux pas qu'il se sente coupable ou autre. Et je ne veux pas non plus qu'il pense que je n'ai pas aimé tout ce qu'il a fait pour moi. Je l'ai déjà remercié un milliard de fois à l'oral, mais également par lettre et je le pensais sincèrement. Ca a été une merveilleuse surprise et un parfait anniversaire. Je préfère rester sur une note plutôt positive, pour détendre de nouveau l'atmosphère et ne pas le gêner inutilement.

Nous sommes dans la zone tropicale et je tente d'aller au plus vite, conscient du potentiel inconfort de la chaleur dans cette zone. Je lui explique un peu rapidement qu'on a tout mis en place et qu'ils ont fait récemment quelques aménagements au niveau de la température parce que les plantes avaient visiblement du mal à s'acclimater correctement. Il me demande de lui tenir informé par lettres et je lui dis que je ferais mieux, je l'appellerais pour lui dire si ça a fonctionné ou non. Tout dans son attitude me donnait à penser que lui aussi craignait un peu pour les vacances et qu'il avait peur qu'on s'éloignerait. Je ne peux pas lui en vouloir de penser ça – si je ne me fais pas des films – parce que moi aussi j'ai peur de ça. Mais je tente de le rassurer comme je le peux en lui expliquant qu'il n'est pas prêt de se débarrasser de moi aussi facilement. Ca à l'air de le rassurer et ça me rassure aussi par la même occasion. Je sais qu'on y est pas encore et qu'on verra bien comment tout cela va se passer, mais je vais tout faire pour que rien ne change entre nous. Quitte à débarquer à Lucan durant les vacances pour reprendre ma place dans sa vie. Hors de question de laisser une pimbêche le droit de me le voler. Et ce qui vaut pour une pouf, vaut pour un bel éphèbe qui pourrait croiser son chemin. J'ignore si un autre mec pourrait être capable de lui tourner la tête, mais dans le doute, je ne veux pas prendre de risque. Il est à moi, je ne compte pas le laisser filer à la première occasion, juste parce que je suis loin... Sauf si c'est vraiment ce qu'il veut. Là après même en me battant de toutes mes forces, s'il se rend compte que finalement il n'était pas aussi amoureux qu'il le pensait, je ne pourrais pas y changer grand chose.

« Bah reste avec elles, je voudrais surtout pas vous déranger ! » Voilà que monsieur m'offre une moue boudeuse. C'est le pompon. Fort heureusement, il ne s'éloigne pas de moi pour autant, c'est assez rassurant. Il continue plutôt dans son rôle du mec jaloux et possessif qui ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. Il est là, il est bien et il ne compte pas s'en aller de ci-tôt. Voilà un rôle comme je les aime, à n'en pas douter. Je passe mes bras autour de son cou, l'écoutant religieusement parler, avant qu'il m'embrasse passionnément. Je lui rends sans hésiter son baiser, tout aussi fougueux que le sien. J'ignore si c'est lui ou si c'est la chaleur, mais depuis tout à l'heure, je ne peux nier le désir grandir en moi. Je ne prétends pas que ça n'est jamais arrivé avant mais pour être honnête, il est de plus en plus fort aujourd'hui et j'ignore si je serai capable de me contrôler jusqu'au bout. J'espère qu'il saura calmer mes ardeurs à temps s'il ne souhaite pas aller plus loin, histoire d'éviter une gêne monumentale. Nous n'aurons qu'à mettre ça sur le dos de la chaleur, c'est une bonne excuse, non ? Je sens ses mains glisser sous mon t-shirt. Il ne remonte pas forcément, laissant ses mains s'attarder dans le bas de mon dos, mais croyez-moi, c'est définitivement loin de me déplaire et ça ne va pas m'aider à me contrôler. Il ne va pas falloir qu'il continue ce petit jeu trop longtemps sinon la prochaine étape de ma serre ne sera pas une nouvelle zone mais le fameux canapé dont je lui ai parlé quelques instants plus tôt. « J'suis même pas désolé. » Non, je continue à penser qu'il ne m'aide pas du tout. Je tente de garder la tête froide, mais c'est de plus en plus difficile. Pourtant je continue, lui expliquant que techniquement parlant, c'était elles que je trompais avec lui. Ce qui n'était pas la première fois, si on y pensait bien. Déjà ce n'était pas la première fois que je trompais mes plantes et ce n'était pas la première fois non plus que je trompais « quelqu'un » avec Dan. A croire que ça allait devenir une habitude à force. Même si pour se faire, à l'avenir, il faudrait qu'on rompt et ça ne me tente pas des masses. Je préfère n'avoir dans mon lit qu'une seule personne et qu'elle soit Dan, plutôt que d'être avec d'autres personnes et que je les trompe successivement avec lui. Si je reviens constamment à lui c'est qu'il y a forcément une raison, non ? Autant l'assumer jusqu'au bout et me rendre à l'évidence que la seule personne avec qui j'ai envie d'être, c'est lui. « Je vois ça … » Lui répondis-je en murmurant. Je commence à avoir le souffle court et le cœur qu bat la chamade. J'ai des frissons qui parcourent mon corps, c'est grisant. Comment veut-il que je garde la tête froide quand je sens ses lèvres sur ma peau. Les sentir parcourir ma joue, puis retracer lentement les contours de ma mâchoire jusqu'à mon oreille gauche. Je sens ses bras me serrer un peu plus fort. Je glisse négligemment ma main droite dans sa chevelure, que je caresse avec plaisir. Il reprend son chemin et glisse jusqu'à mon cou et je sens de nouveau des frissons me parcourir la colonne vertébrale, ce qui me décroche un sourire béat. « Hrm. » Oh mon dieu, quel idiot, il m'a fait peur. Je me suis demandé ce que j'avais fait de mal, alors que c'était une bêtise. Il ne faut pas faire des choses comme ça, je pourrai être cardiaque. Entouré de femelles. Paie tes femelles. Là pour le coup, il n'a pas grand chose à craindre de ces femelles, comme il le dit si bien. « On... On continue cette visite...? Il doit rester plein de plantes inconnues encore. » Il m'a embrassé une dernière fois, avant de s'éloigner un peu de moi. Sauf que là, tout de suite, je n'ai aucune envie de lui montrer le reste de ma serre, ni qu'il me rende ma liberté, ni qu'il arrête ce qu'il vient de commencer. Tout mon corps ne réclame qu'une chose, qu'il continue, c'est trop cruel de s'arrêter en si bon chemin. Je suis tout rouge, j'en suis sûr, j'ai très chaud et ce n'est pas uniquement à cause des températures tropicales. « Je ne pensais jamais dire ça un jour mais trop à mon goût … Tu viens de commencer quelque chose que tu auras plutôt intérêt à reprendre plus tard si tu veux pouvoir sortir de cette serre un jour … » Dis-je sur le ton de la plaisanterie, même si au fond je le pensais vraiment. Il a plutôt intérêt, ne pas finir ce qu'il vient de commencer, ce serait affreusement cruel. Le cœur encore chamboulé, tout comme mes hormones, je finis, résigné, par l'attraper de nouveau par la main pour l'entrainer loin de la chaleur étouffante de la zone tropicale pour aller dans une zone un peu plus tempérée. Il y faisait assez chaud, mais rien à voir avec l'étouffement qu'on avait pu ressentir tout à l'heure. Il y avait beaucoup plus de fleurs dans cette zone là. Le rose côtoyait le violet et le jaune. Il y avait de-ci, de-là des notes orangées, bleutés ou rouge. Et il y avait deux arbres : un palmier et un olivier. « Nous sommes dans une zone type méditerranéenne. La terre ici est plus aride qu'ailleurs, mais les plantes s'y plaisent plutôt bien. La prochaine étape dans cette zone c'est de faire pousser plus d'arbres fruitiers. » Je tente du mieux que je le peux de rester concentré et appliqué, en parfait hôte, mais c'est difficile, mon esprit ne fait que repenser aux lèvres de Dan sur ma peau et au manque flagrant qui m'habite en cet instant. « Tu constateras que la chaleur est toujours présente, mais moins étouffante ici. Il y a beaucoup plus d'air mais moins d'humidité. »
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Ven 26 Mai - 16:20


Viens découvrir mon monde
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J'espère que ça ne sera pas la seule fois où on fera quelque chose comme ça. Je ne sais pas combien de temps il nous rester à passer entre les murs de ce château (longtemps, j'imagine) mais je veux qu'on voyage à nouveau tous les deux. N'importe où, ça n'a aucune espèce d'importance, juste qu'on plaque tout pour quelques heures loin du monde. Ce serait bien, non ? Voir la mer, faire une bataille de boules de neige dans des sommets enneigés ou prévoir un pique-nique dans un champ au beau milieu de nulle part... Je m'en fiche. Juste réitérer l'expérience dans l'espoir idiot de le voir aussi heureux qu'il peut l'être là. Ça ressemble à s'y méprendre au plus bel après-midi de ces derniers mois. De cette année toute entière peut-être-même. Je ne suis vraiment pas pressé de le voir se terminer. Enfin, c'est pas pour tout de suite, on a une visite à faire et des plaisanteries douteuses à continuer. Voilà qu'il réclamerait presque sa fessée, maintenant ! Bien sûr, je n'imagine pas vraiment que ça puisse être sérieux, et c'est tant mieux. Le malaise, vous imaginez...? « Je suis un enfant innocent moi Monsieur. Je suis pur et chaste. Je ne fais que me renseigner, rien de plus ! » Chaste, pur et innocent ? Non mais regardez-le se foutre de moi ! Comme si je pouvais croire ça ! Mon regard se fait volontairement provocant alors que je tâche tant bien que mal (plutôt mal d'ailleurs) de garder mon sérieux. « Je crois que t'as perdu des bouts en route... Si on cherche bien, on devrait retrouver ta chasteté quelque part près de mon lit... » Et puis je veux bien des preuves de son innocence, pendant qu'on y est. Je ne dis pas qu'elle est portée disparue mais elle a sûrement un peu souffert. On en a jamais ouvertement parlé mais il n'a jamais laissé sous-entendre qu'il regrettait ce qu'il s'était passé ce soir-là. Il aurait pu. On se connaissait à peine, il n'était pas vraiment venu pour que je lui saute dessus et puis, je n'ai pas été le garçon le plus adorable du monde ensuite... Mais je me dis que s'il est toujours là aujourd'hui, qu'il passe toujours ses nuits près de moi et tout ça, c'est qu'il ne doit pas être franchement traumatisé. En attendant, je lui offre un sourire gentiment moqueur et un clin d'oeil un brin aguicheur. La suite est un peu moins joyeuse mais je ne m'en formalise pas et ne m'attarde pas davantage. Je n'ai pas l'intention de passer ce chouette moment à me lamenter sur notre sort et sur combien la vie à Poudlard peut-être injuste ces derniers temps. Je ne le fais pas d'ordinaire, je ne vais pas commencer maintenant ! Ça non plus, ça ne me ressemble pas beaucoup, d'ailleurs. Ne pas me plaindre, je veux dire. Normalement, rien ne me va jamais, je ne suis jamais content et tout est une occasion possible pour râler mais là, je crois que je n'ai quasiment jamais rien dit. Supportant sans broncher tout ce qu'on nous impose. Parce que ça serait prendre le risque de l'enfoncer, lui, en montrant que je ne vais pas toujours si bien que j'essaye de le laisser paraître, et il en est juste hors de question. J'aurais tout le temps d'en avoir après le monde entier si on sort un jour, pour l'instant, on se contente de faire comme si tout allait bien. Je sais qu'il n'est pas toujours dupe mais il a la gentillesse de ne rien laisser voir. Comme là, j'imagine. « Et quel anniversaire ! » Je hausse les épaules en souriant discrètement. Il méritait tellement mieux... L'an prochain, avec un peu de chance...

Et puis sans vraiment crier gare, la visite prend une tournure à laquelle je ne m'attends pas. Vraiment pas, même ! Je m'étais fait à l'idée que notre relation serait platonique pour l'instant, pensant visiblement à tort que c'était ce qu'il voulait, lui. C'était pas dramatique, on le vivait bien et puis ça nous empêchait pas de profiter l'un de l'autre quand même. Mais bon, je vais certainement pas me plaindre du changement ! J'en joue même clairement. Je le suis docilement et saisis la première occasion pour aller dans son sens. Des distances sauvagement assassinées, un baiser qui appelle à déraper... Je m'enfonce avec plaisir dans ce jeu un peu dangereux. On sait très certainement comment ça va finir et j'aime bien l'idée. « Je vois ça… » Sa voix m'arrache un frisson alors que je continue mon chemin. Je ne suis pas sûr que l'idée soit excellente mais je m'en fiche éperdument. Et il n'a pas l'air franchement contre non plus ! Ses doigts viennent jouer dans mes cheveux, m'encourageant à continuer. C'est pas comme si j'avais envie d'arrêter, en même temps. Pourtant, sans que je ne sache ni vraiment comment ni vraiment pourquoi, la vraie raison de notre présence ici me revient. Il faudrait qu'on finisse le tour de sa serre avant de nous sauter dessus. Ce serait pas mal. J'aurais au moins fait le tour de son monde. Alors, plein d'une bonne volonté mise à mal, je me recule un peu, abandonnant tristement la douceur de sa peau. Il n'a pas l'air plus emballé que moi par ce que je propose, ce qui ne m'aide pas à me convaincre que c'est une bonne idée. Mais en même temps, on peut bien se tenir à carreaux quinze ou vingt minutes le temps de finir ce qu'on a commencé. Ça nous empêchera pas de reprendre après. « Je ne pensais jamais dire ça un jour mais trop à mon goût… » Je m'entends ricaner bêtement, complètement ailleurs. Je suis tout à fait d'accord ! Mon regard, bien plus brillant que d'habitude, ne le lâche pas. Je le trouve absolument magnifique. Pire que ça, même. Le rouge lui est monté aux joues, ça me fait sourire comme un con. Et d'un coup, je réalise pleinement à quel point je peux être amoureux. C'est un peu ridicule, parce que je le sais depuis des semaines, mais là, juste à le regarder là, ça me paraît évident. Je reste hébété une seconde devant l'ampleur de tout ça et finis par sourire de plus belle, sans raison apparente. « Tu viens de commencer quelque chose que tu auras plutôt intérêt à reprendre plus tard si tu veux pouvoir sortir de cette serre un jour… » Je hausse innocemment les épaules et laisse sa main reprendre la mienne. « C'est une menace ou une proposition ? » Parce que je n'ai rien contre l'idée de rester éternellement ici avec lui, moi. Ça me rappelle un peu notre volonté de rester enfermer pour toujours dans notre dortoir... On y aura cru au moins... Quelques heures. Mais au moins, son déménagement était réel. Je ne sais pas si Keagan sera de retour ou non l'an prochain mais je compte bien garder Milo à mes côtés, quoi qu'il arrive. Il est autant chez lui que je suis chez moi, maintenant, je ne le laisserai pas partir.

Je m'accroche à sa main alors qu'il m'entraîne ailleurs. Je le suis presque machinalement, trop occupé à rêvasser pour faire attention. La suite va être longue... « Nous sommes dans une zone type méditerranéenne. » En fait, je m'en fous littéralement. Si j'arrivais à m'intéresser à tout ça tout à l'heure, c'est fini. J'ai complètement décroché. Je n'arrive pas à sortir de mes pensées ces derniers instants tout contre lui. Je hoche la tête par principe, histoire de donner un minimum le change mais je ne suis pas sûr à 100% que ça soit convaincant. « La terre ici est plus aride qu'ailleurs, mais les plantes s'y plaisent plutôt bien. La prochaine étape dans cette zone c'est de faire pousser plus d'arbres fruitiers. » Je crois que je n'ai pas offert la moindre attention aux plantes. Je vois des taches de couleurs qu'il n'y avait pas avant mais ça n'a pas d'importance. Il n'y a plus que lui. Le reste est très secondaire. Je le dévore des yeux, admirant le plus petit de ses gestes, fixant ses lèvres bougeant au rythme de ses explications. J'ai envie d'y reposer les miennes. Et plus encore... « Tu constateras que la chaleur est toujours présente, mais moins étouffante ici. » Je constate rien du tout, je meurs de chaud ! Et je comprends facilement que ça n'est pas sa serre qui est responsable de tout ça. « Ah ? » Ou comment le lui expliquer à demi-mots. Ma langue passe discrètement sur mes lèvres, elles ont encore le goût des siennes. Cette remarque me tire un nouveau sourire. « Il y a beaucoup plus d'air mais moins d'humidité. » Je le fixe toujours plus intensément. Sans la moindre gêne, je le déshabille du regard. Il me plaît, définitivement. Je me sens rougir légèrement alors que je réalise qu'il ne parle plus et que j'ai pas écouté grand chose de ce qu'il m'a raconté. Pas grand chose voire même rien du tout, en réalité... Je sais juste qu'il est censé faire moins chaud. Voilà voilà... Ma bêtise m'amuse plus qu'elle me dérange, et je crois que ça se voit. « Cet air sérieux te rend incroyablement attirant, tu sais ? Tu devrais faire prof, je resterai ici assez longtemps pour être ton élève. » Je crois, de toute façon, qu'il me faudra une séance de rattrapage pour ce qui concerne ses plantes...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Sam 27 Mai - 0:50


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Cette sortie était totalement improvisée et je suis plutôt content d'y avoir pensé et surtout d'avoir pris mon courage à deux mains pour la mettre en pratique. J'ai un peu hésité, pour être honnête, je ne voulais pas être trop envahissant et embêter Dan avec mes plantes. Je lui rabats déjà suffisamment les oreilles avec, je pouvais comprendre qu'il n'avait pas forcément envie de se taper une visite de ma serre en plus d'entendre parler tout le temps de mes plantes et du fait qu'elles me manquent. Mais en même temps on en avait déjà discuté et il avait dit qu'il était partant pour les visiter alors je me suis dit que peut-être, ça ne le dérangerait pas tant que ça de passer quelques heures dedans. Bon, peut-être pas quelques heures, je pensais au début y faire un saut, pour la lui faire visiter, mais y rester genre 30 minutes à 1 heure. Non mais je n'avais pas envie de passer l'après-midi dedans avec lui, bien au contraire, mais c'était surtout pour lui. Après tout, je sais que ce n'est pas sa passion et qu'il s'y « intéresse » que pour me faire plaisir. Alors y rester 1 heure, c'est déjà un gros effort pour lui. Mais contre toute attente, il a l'air d'avoir le sourire et de ne pas regretter son choix. Je ne dis pas qu'il s'est pris de passion pour la Botanique, je pense qu'on en est loin, mais malgré tout, ça le change un peu et ça lui fait plaisir de rentrer dans mon monde. Vous n'imaginez même pas le bonheur que c'est de lui faire partager tout ça. C'est vrai, ça à l'air de rien comme ça, mais c'est hyper important pour moi de lui montrer ma vie. Ca me donne l'impression qu'il en fait pleinement partie et que ce n'est pas qu'une histoire de quelques mois, qui se terminera après le départ des Mangemorts. Parce que ce n'est pas ce que je veux. Je ne prétends pas que je ne suis pas le genre de personne à tomber facilement amoureux. Coeur d’artichaut comme je suis, je peux facilement craquer pour une personne au point d'avoir des sentiments pour elle, Sibylle en est la preuve. Mais jamais encore je ne suis réellement tombé amoureux d'une personne. Je craque pour elle, elle m'attire, mais je ne suis pas réellement amoureux, pas au point de ne pouvoir imaginer ma vie sans elle. Là, c'est totalement le cas. Je suis littéralement amoureux de Dan et je n'ai aucun doute sur mes sentiments à son égare. Mon cœur bat la chamade quand il est prêt de moi, je me sens en sécurité dans ses bras, je n'ai pas rencontré une personne qui me plaise plus que lui me plait. Je sais que je peux paraître guimauve quand je suis avec lui ou que je parle de lui, mais sincèrement je m'en fous. S'il faut passer pour un abruti quand on est amoureux alors je suis prêt à l'être, parce que ça en vaut le coup, quoi qu'en dise les autres. Il n'est pas parfait, il a des défauts et un passé compliqué mais il a toujours été là quand j'ai eu besoin de lui, il m'a toujours soutenu et épaulé alors que j'ai parfois eu l'impression que mes amis se détournaient de moi. Il a toujours tout fait pour me redonner le sourire, il a supporter mes pleures, mes crises, mes doutes, mes angoisses et mes conneries. Alors oui, il n'est peut-être pas parfait et peut-être que d'autres personnes sont mieux que lui, mais je m'en fous, lui me conviens. Il a toujours été honnête avec moi, même quand la vérité était difficile à entendre. Il supporte mes crises de jalousie. Il me complimente constamment. Quand il me sourit, le monde autour de moi n'existe plus, il n'y a que lui. Alors oui, j'ai envie de lui montrer mon monde, même l'espace de quelques instants et j'aime l'idée que ça lui plaise autant qu'à moi. J'ai un sourire qui s'étire d'une oreille à l'autre et il est sincère. Je me sens bien, léger et heureux et c'est tout ce qui compte en cet instant.  « Je crois que t'as perdu des bouts en route... Si on cherche bien, on devrait retrouver ta chasteté quelque part près de mon lit... » Je rougis légèrement aux propos de Dan et à son regard provocant. Non que ça ne me plaise pas, au contraire, mais quand même, je ne suis pas quelqu'un de particulièrement extraverti ou de dévergondé. Bon, heureusement c'est mon copain et ce genre de choses n'arrivent qu'avec lui. Et même, je dirai plus, c'est arrivé une seule fois, en plusieurs mois de relation, pas de quoi parler de dévergondage ou de début de débauche. Je nous trouve plutôt sages, même si la situation actuelle aide grandement à nous tenir à carreau. Non pas que je n'ai pas envie de lui, mais disons que je n'avais pas forcément la tête ou le cœur à m'envoyer en l'air tous les quatre matins avec mon copain. Ca ne m'a jamais empêché de le trouver désirable ou beau, mais me retrouver dans ses bras pour un câlin me suffisait amplement. Aujourd'hui, je dois avouer que ce n'est plus totalement vrai. Est-ce que mes hormones se sont réveillées ? Ou est-ce parce que je suis moins déprimé et que je commence à reprendre pied avec la réalité ? Je l'ignore et je m'en fous, tout ce qui compte c'est que je trouve mon copain de plus en plus désirable et que cette petite sortie dans « ma serre » me donne des idées que je n'avais pas forcément avant. « Aaaah c'est donc là où je l'ai laissé ?! Je la cherchais de partout, j'ai cru l'avoir égaré. Je suis soulagé de savoir que finalement, elle n'est pas si loin … » Dis-je ne prenant un air innocent. Je la lui laisse, pour être totalement honnête, je n'en veux pas. A choisir entre ma chasteté et lui, je le choisis sans hésiter. J'ai côtoyé ma chasteté 15 ans, de très belles années, je n'ai aucun regret de l'avoir connu, mais je pense qu'il est grand temps de passer à autre chose. Je sais que la perdre à 15 ans peut paraître jeune pour certaines personnes, je ne me suis jamais senti forcé à quoi que ce soit. Ca c'est fait de façon assez naturel, sans que j'ai réellement à y penser. C'est fait et c'est très bien. Pour être honnête, je suis plutôt content que ça se soit passé avec lui car même si on ne reste pas ensemble pour « la vie » au moins je serais que ma première fois était avec un garçon que j'ai aimé. Peut-être le seule de ma vie, je ne sais pas, mais je n'aurai aucun regret, ça c'est sûr. La discussion dérive sur le tranplanage et sur le fait qu'il n'a pas pu assister aux anniversaires de deux des membres de sa fratrie, mais qu'heureusement, il a pu assister au mien. Je n'ose pas rebondir une nouvelle fois sur ce qu'il a raté, pour ne pas lui miner le moral, mais je lui fais comprendre que j'ai été plus que ravie qu'il ait pensé à mon anniversaire. Il se contente d'hausser les épaules en souriant. J'ignore ce que ça veut dire réellement. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête et parfois je me dis que j'aimerai vraiment être légilimens pour pouvoir sonder son esprit. Je sais que ça serait une violation de son intimité, mais ça m'angoisse de ne pas savoir ce qu'il pense vraiment. En attendant de découvrir comme devenir légilimens, je me contente de lui sourire sincèrement.

Nous nous retrouvons dans la partie tropicale de la serre et j'ignore si c'est la chaleur qui nous monte à la tête ou si c'est juste l'envie de l'autre qui nous titille un peu trop, mais ce qui est sûr c'est que nous voilà dans les bras l'un de l'autre. Je sens ses lèvres me dévorer, littéralement parlant, de baiser et je ne le repousse pas, le laissant totalement faire. Je me contente de glisser mes doigts dans ses cheveux pour lui prodiguer des caresses tout en tentant, presque vainement, de continuer la conversation, tout en savourant totalement du plaisir de ses baisers. Il va me faire perdre la tête à continuer comme ça, ce n'est pas humain. Je sens des frissons me parcourir le corps et je me retiens de gémir de plaisir, mais dieu que c'est agréable. S'il continue comme ça, je vais écourter la visite pour aller directement tester mon canapé, afin de lui montrer, scientifiquement bien entendu, qu'il est très confortable. Cela ne nous empêchera pas, par la suite de reprendre la visite, peut-être plus sereinement. Il finit par s'éloigner de moi, un peu, se raclant la gorge tout en tentant de reprendre contenance. Il me dit que ce serait bien de reprendre la visite mais là, tout de suite, honnête, je m'en fous de la visite. Pourtant j'accepte, presque à contre-coeur, lui disant que je ne pensais pas dire ça un jour mais qu'il y avait trop de plantes. J'aime mes bébés, vraiment, mais actuellement je l'aime plus et ne veux que lui. Il ricane bêtement à ma remarque et je ne peux que le comprendre. Non, ça ne me ressemble pas ce genre de remarque mais c'est de sa faute aussi, il ne faut pas faire ça en plein milieu de ma visite, je ne peux pas redevenir sérieux derrière, ni avoir envie de reprendre la visite. Je lui dis qu'il a plutôt intérêt à reprendre là où il en était, sinon je ne le laisserais pas sortir de la serre. Je disais ça en plaisantant, même si, pour être honnête, je ne comptais pas le laisser repartir sans lui avoir sauté dessus. Je veux bien être un gentil garçon mais là, quand on m'allume comme ça, je ne réponds plus de rien. Je suis un être humain, quand un mec comme lui, aussi canon et irrésistible, me saute dessus, je réponds favorablement à ses avances, sans hésiter un seul instant. « C'est une menace ou une proposition ? » Il y a une copyright sur cette phrase, je vais lui faire payer les intérêt, en nature, s'il continue comme ça. Je souris malgré tout bêtement à sa remarque et lui réponds « C'est une réalité. Tu viens de jouer à un jeu dangereux, dans un environnement chaud et on sait tous les deux que j'aime la chaleur … Et puis on est aussi bien ici que dans notre dortoir alors ça ne nous changera pas grand chose à notre quotidien !! » En dehors du fait que ce n'est qu'une illusion et que nous sommes en réalité dans une pièce vide. Mais on s'en fout que ça, le plus important c'est ce qu'on voit, pas la réalité. On est ensemble, dans un lieu que j'aime par dessus tout, avec une personne que j'aime, ça ne peut qu'être parfait, non ?

« Ah ? » Au départ, pour être totalement honnête, je ne me rends pas compte qu'il n'écoute pas. Je tente déjà de mon côté à rester concentré et sérieux pour tenter de me canaliser et de retrouver un semblant de sérieux. Il ne dit rien, il garde ses distances, c'est parfait, ça m'aide à reprendre légèrement mes esprits et à balance tout ce que je sais de cette zone, machinalement presque. J'aurai pu le remarque, qu'il n'écoute pas, au final ça se voit un peu, mais je suis tellement concentré sur ce que je dis et surtout sur la maitrise de mon corps, que finalement je ne vois rien. Il ne me lâche pas du regard, me dévorant littéralement du regard. C'est certainement ça qui me met la puce à l'oreille, mais c'est son Ah ?! Qui me conforte dans l'idée qu'il s'en fout royal de tout ce que je lui dis. Mais avec ce qu'il vient de se passer, comment lui en vouloir ? Je sens mes joues se rougir lentement au fil de mes explications. Je sens que je ne vais jamais y arriver, ça va devenir une véritable torture de passer dans chaque zone pour faire un topo de la zone avant de lui présenter mes bébés alors qu'il s'en fout et qu'il me regard de cette façon. Mon cœur accélère, ce n'est pas bon signe du tout. « Cet air sérieux te rend incroyablement attirant, tu sais ? Tu devrais faire prof, je resterai ici assez longtemps pour être ton élève. » Je ne peux m'empêcher de rire à sa remarque. Moi, professeur ? Quel piètre professeur je fais alors que mon seul élève n'écoute pas un traitre mot de ce que je lui dis, ne pensant qu'à une seule chose, reposer ses lèvres sur les miennes. Je pourrais prétendre me faire des idées, mais je reconnais le désir quand je le vois et on ne peut pas se tromper avec Dan. C'est loin de me déplaire, bien au contraire. Et plus les secondes avancent et plus je me dis qu'une petite pause dans la visite ne nous ferait pas de mal. C'est nous torturer que de nous empêcher de faire ce qu'on désire le plus et ce sera beaucoup plus productif de le faire maintenant histoire d'être plus concentrés plus tard, plutôt que d'attendre et de ne songer qu'à ça. « Tu parles d'un prof. Je ne suis même pas capable de capter l'attention de mon seul élève. Je paris que tu n'as pas retenu un traitre mot de ce que je t'ai dis. » Lui dis-je en souriant, me rapprochant de lui. Un prof qui doit se concentrer pour sortir quelques explications farfelues de son chapeau pour paraître crédible et un élève qui dévore son professeur des yeux sans écoute un mot de ce qu'il dit, paie ton duo. Ce ne serait vraiment pas une bonne idée de l'avoir dans la même salle que lui si je devais donner des cours, je serai incapable de m'intéresse aux autres, je n'aurais d'yeux que pour lui, paie ton professionnalisme. « J'ai dis que je te ferai visiter ma serre dans son entier … j'ai finalement changer d'avis quant à la zone que je vais te faire visiter, on reviendra ici après, quand on aura l'esprit plus clair. Je connais une zone parfaite pour nos esprits agités … Plus … ludique … un moment détente dans ton apprentissage …  » Lui dis-je en le dévorant des yeux. Je me retrouve tout contre lui, de nouveau, passant mes bras autour de son cou, comme tout à l'heure. Une fois mes propos achevé, je dépose de nouveau mes lèvres sur les siennes. Le sérieux, c'est pas pour tout de suite.
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Sam 27 Mai - 23:58


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Parfois, la conversation n'a aucun sens. Souvent, j'avoue. Le sérieux, quand on est tous les deux, c'est pas souvent notre truc. Pas trop à l'oral, en tout cas. Et ça me dérange pas vraiment. Je fuis les discussions problématiques comme la peste. J'ai trop peur de voir toute la déception du monde s'installer au fond de ses yeux. Je sais qu'elle existe, je sais qu'elle y a été, mais je n'ai rien vu. C'est puéril. C'est stupide. C'est lâche. Mais ça n'étonnera pas grand monde, venant de moi. Et puis, il faut bien reconnaître que je préfère ça. Entendre son rire, voir son regard amusé. C'est infiniment mieux. J'aimerais bien être là que lorsque tout va bien pour garder à l'esprit que cette image-là de lui. Celle d'un garçon heureux avec qui la vie a été agréable. Même si je sais pertinemment qu'on en serait pas là si ça avait été le cas. C'est tout ce qui nous est tombé dessus qui nous a rapproché. Sans nos bourreaux, il serait resté à tout jamais le gamin bizarre et prise de tête de la forêt... Je déteste leur devoir quelque chose. Je déteste plus encore leur devoir la plus belle chose qui me soit arrivé ces dernières années. « Aaaah c'est donc là où je l'ai laissée ?! » Je hoche la tête. Oui, exactement ! Au pied de mon lit, probablement arrachée sans le vouloir vraiment au moment où je retirais son tee-shirt. Sans le vouloir ou presque. Bien sûr, ça n'était pas vraiment dans mes plans d'en arriver là, certainement pas en posant les yeux sur son visage effrayé mais j'imagine que j'en avais envie depuis un moment pour oublier aussi facilement tous mes principes. Je ne l'avais juste pas remarqué, persuadé qu'il ne m'attirait pas particulièrement, qu'il n'y avait rien de physique dans ces choses étranges que je pouvais ressentir à son égard. Inutile de préciser que ça a été un beau fail. « Je la cherchais de partout, j'ai cru l'avoir égarée. Je suis soulagé de savoir que finalement, elle n'est pas si loin… » Je hausse distraitement les épaules alors que mon sourire s'agrandit. Quel idiot, je vous jure ! Mais ça ne me dérange pas. Les joues rouges et son air innocent lui vont à ravir. C'est troublant. Il a des airs de môme et je le trouve particulièrement séduisant. Ça fait un peu pédophile, non ? Qu'importe. Ça n'a pas la moindre importance. Avec lui, j'ai le droit. Il est à moi. « Tu peux la laisser là où elle est, c'est pas comme si t'en avais vraiment besoin. » Je ne sais pas vraiment ce qui lui arrive, aujourd'hui, mais j'ai l'impression qu'il est loin du garçon innocent qui passait la nuit avec moi hier et tous les jours d'avant. Si c'est la chaleur qui le met dans un tel état, croyez-moi, on va déménager dès ce soir ! Est-ce que quelqu'un s'en rendrait compte ? Je crois pas... Après la fin des cours, on a un peu tendance à abandonner le reste de l'humanité. On dîne ensemble, dans notre dortoir. Et on passe la soirée ensemble, dans notre dortoir. Un dortoir où on reste jusqu'au lendemain matin, lorsqu'il faut reprendre le chemin des salles de classe. Alors en soi, qu'on soit ici ou là-bas, ce serait la même chose. Il n'y aurait personne pour se rendre compte de notre absence. Ni ses potentiels camarades de dortoir ni d'hypothétiques miens. J'aime notre intimité. Pouvoir disparaître un moment de la vue du monde pour souffler, savoir que rien ni personne ne viendra troubler notre tranquillité. Je me sens libre, là-bas. Plus que je ne l'ai jamais été dans cette chambre. C'est ce qui ressemble le plus à chez moi, désormais. Et Milo ce qui se rapproche le plus de ma famille. Oui, c'est ça... Il est devenu ma famille... Ce constatation me fait un peu peur, je crois, mais je la trouve rassurante en même temps. C'est à n'y rien comprendre !

Et il n'y a pas grand chose à comprendre non plus dans l'embrasement de notre atmosphère. Il ne faut qu'un instant et une excuse bancale pour que cette visite prenne une tournure beaucoup moins professionnelle. Mes gestes me dépassent, je ne cherche plus à contrôler grand chose. Normalement, je fais en sorte de me maîtriser un peu quand je sens que l'envie s'installe, juste par respect pour lui, parce que je sais que ce serait désagréable pour tous les deux qu'il ait à me rembarrer mais cet après-midi, il envoie tout de même des signaux plus que clairs. J'ai le droit de suivre le chemin qu'il nous a fait emprunter. Ou presque. Je finis par revenir sur nos pas. J'ai un peu envie qu'on finisse le tour de sa serre. Pour nous consacrer à autre chose quand on aura fini. À tout autre chose... « C'est une réalité. » Sauf que ça ne faisait pas partie des propositions, ça. Mais en soi, pourquoi pas. Restons ici pour toujours. Je n'ai qu'à jamais terminer ce que j'ai commencé. Frustration extrême, quelque chose dans ce goût-là. Sa réponse me tire un sourire enquiquineur. C'est un défi ? Il semble perdu d'avance mais s'il n'y a que ça pour lui faire plaisir, je suis prêt à essayer de le relever malgré tout. Sans trop d'enthousiasme cela dit. « Tu viens de jouer à un jeu dangereux, dans un environnement chaud et on sait tous les deux que j'aime la chaleur … Et puis on est aussi bien ici que dans notre dortoir alors ça ne nous changera pas grand chose à notre quotidien ! » Un haussement d'épaule m'échappe. Il marque un point. Ça ne change rien à notre quotidien, j'en suis arrivé à la même conclusion tout à l'heure. On peut rester, je m'en fiche. Un canapé risque d'être un peu juste pour passer nos nuits mais je veux bien tenter le coup. Si ça peut lui donner l'impression que tout va mieux et laisser ce sourire accroché à ses lèvres, je suis partant. Comme toujours... Ce garçon pourrait me faire faire n'importe quoi. « Je suis sûr de perdre, j'adore déjà ma défaite. » Et même plus que ça ! On finit tout de même par reprendre le cours normal de notre après-midi. Terminons ce que nous avons commencé. Sauf que Dieu sait que c'est dur ! Je n'arrive pas à rester concentré. Ce qui me paraissait intéressant tout à l'heure, ne serait-ce que parce que c'était son monde et que la découverte était plaisante, me laisse complètement indifférent maintenant. Je veux qu'on en finisse rapidement. Tant pis si je passe pour un petit-ami pathétique, je m'en fiche ! Je suis resté tout entier entre Jasmine et Kara, bien plus enclin à couvrir son corps de baisers qu'à écouter son cours de botanique.

Je n'arrive pas à en détacher les yeux. Il est beau. Séduisant. Attirant. Excitant... Le battement de ses cils, le murmure lointain de ses lèvres, le mouvement inconscient de sa pomme d'adam, le soulèvement régulier de son torse... Rien ne m'échappe. Mon attention lui appartient totalement. Je lui appartiens totalement... « Tu parles d'un prof. Je ne suis même pas capable de capter l'attention de mon seul élève. Je parie que tu n'as pas retenu un traître mot de ce que je t'ai dit. » Un nouveau rire idiot sert de réponse. Je le contredis d'un geste vague. J'ai retenu. Un peu. Si l'on veut... « Il y avait des trucs qui ressemblaient à ''il fait moins chaud ici'', ''j'ai envie de toi'' et ''blablabla plantes blablabla''. Je suis un élève attentif. » J'affiche l'air le plus innocent que j'ai en stock mais il n'arrivera sûrement pas à me sauver la mise sur ce coup-là. J'ai rien écouté du tout, je plaide coupable, mais le professeur est bien trop perturbant pour ça ! Comment pourrais-je avoir envie de rester concentré alors que mon esprit pourrait aller fantasmer sur un canapé ? Il assassine doucement la distance qu'on avait remise entre nous. Je le regarde faire, brûlant d'un désir qui n'a jamais cessé de vivre depuis la première fois. « J'ai dit que je te ferais visiter ma serre dans son entier… » Je hoche doucement la tête. C'était le programme, oui. Je vois pas trop où il veut en venir. « J'ai finalement changé d'avis quant à la zone que je vais te faire visiter, on reviendra ici après, quand on aura l'esprit plus clair. » Je me mords machinalement la lèvre, retenant un sourire enthousiaste. Je ne suis pas sûr qu'on revienne. Je compte le câliner pendant des heures après lui avoir sauté sauvagement dessus, vous comprenez ? D'ici que j'accepte de le lâcher, il sera l'heure du couvre-feu ou quelque chose comme ça. « Je connais une zone parfaite pour nos esprits agités… Plus… ludique… un moment détente dans ton apprentissage… » Ses bras reprennent leur place autour de mon cou alors que mes mains se frayent à nouveau un chemin sous son tee-shirt. Moins sages. Moins sédentaires peut-être aussi. D'un regard, je localise notre nouveau point de chute, juste avant que ses lèvres ne prennent possession des miennes. Un frisson glisse dans mon dos alors que mes doigts remontent dans le sien. Il ne faut qu'un instant pour retrouver une passion semblable à celle que nous avions juste avant. Doucement, je le force à reculer. Complètement à l'aveugle, trop occupé à me perdre dans notre échange pour garder un œil sur notre chemin. Je me fais confiance. Pour une fois... Finalement son dos rencontre celui du canapé et mon corps met moins d'un seconde pour se coller littéralement au sien. Pressant. Envieux. Empêchant toute fuite possible. Je ne sais pas s'il fait moins chaud ici que c'était le cas là-bas mais moi, en tout cas, je suis définitivement bouillant...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Dim 28 Mai - 19:31


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan « Tu peux la laisser là où elle est, c'est pas comme si t'en avais vraiment besoin. » Je le vois hocher la tête quand je suis surpris de savoir que ma chasteté est au pied de son lit. Je lui dis que je suis content de l’avoir retrouvé et que je la récupérerais en rentrant. Il hausse les épaules, prétendant que je peux tout aussi bien la laisser là bas, que ce n’est pas comme si j’en avais vraiment besoin. Je souris, bêtement, parce que cette discussion n’a ni queue, ni tête, mais je l’aime bien quand même, elle m’amuse. Non, je n’ai pas vraiment besoin de ma chasteté, je la lui laisse de bon coeur. Pour être honnête, jusqu’à tout récemment, tout ça me passait au dessus. Je n’avais pas envie de lui sauter dessus pour lui faire l’amour sauvagement. Ce n’est pas que je n’avais pas aimé la première et d’ailleurs unique fois où nous avons couché ensemble, mais disons qu’avec tout ce qu’il se passe à Poudlard, le désir n’était pas forcément au rendez-vous ces derniers mois. Je l’aime, je n’ai aucun doute dessus et j’aime passer du temps en sa compagnie, mais ses bras me suffisaient largement, c’est tout ce dont j’avais besoin. Aujourd’hui, c’est un peu différent, il faut croire que ma libido a repris du poil de la bête et que j’ai de nouveau envie de lui. Cela fait quelques jours que je sens mon désir pour lui croître, lentement, mais aujourd’hui, il vient d’atteindre des sommets. Ce n’est absolument pas pour ça que j’ai voulu l’emmener ici. Je ne voulais pas qu’on se retrouve dans une salle, seuls, pour nous envoyer en l’air. Il m’aurait suffit d’attendre ce soir pour mettre ce projet à exécution, nous dormons tous les deux, seuls, dans le dortoir de Dan, aucun risque, en théorie, d’être dérangé. Je voulais vraiment lui montrer ma serre, lui présenter mes plantes … enfin lui montrer à quoi elle ressemble plutôt et qu’il fasse pré-connaissance, avant le jour J, comme on dit si bien. Mais entre mon désir pour lui, la chaleur, l’excitation de lui faire découvrir mon monde, je commence un peu à perdre mes esprits et on ne peut pas dire qu’il aide beaucoup à me faire rester dans le droit chemin. Mais en cet instant, il n’est pas question de remettre le couvert, nous ne faisions que plaisanter, rien de plus. « C’est vrai … Mais je pensais à la ranger correctement dans mon placard … ou alors à l’accrocher au mur, en récompense des nombreuses années de bons et loyaux service. Tu vois le genre !! » Accrocher sa chasteté au mur … Il n’y a bien que moi pour avoir ce genre d’idée tordue. Heureusement que ce n’est pas faisable, sinon j’aurais bien été capable de le faire. Je tente de ne pas penser à celle de Dan. Je crois que je ne veux pas savoir, pour le moment du moins, quand il a perdu la sienne et dans quelle circonstance. Etait-ce avec quelqu’un qui l’attirait ? L’aimait-elle ? L’a-t-il fait pour gagner de l’argent ? Est-ce qu’avant moi, il a éprouvé des sentiments pour quelqu’un ? Il a bien dû sortir avec des filles, avant de se prostituer, non ? C’est une zone de sa vie que je ne connais pas, mais ça reste encore un sujet délicat. Je n’ai pas forcément envie d’en parler, parce que j’ai peur d’entendre les réponses. Je ne sais pas si ça me rassurait de savoir qu’il a eu de vraies copines, avant de se vendre ou pas. Et je ne sais pas si j’ai envie de savoir si avant moi, il avait déjà aimé… Pourtant je me connais, je sais qu’un jour, je poserais la question, parce qu’au fond, j’ai envie de savoir, mais pour le moment je ne suis pas prêt et je ne veux absolument pas gâcher ce moment avec lui.

« Je suis sûr de perdre, j'adore déjà ma défaite. » J’éclate de rire, qu’il est bête, j’aime ! Alors soit, restons ici jusqu’au départ des Mangemorts … ou jusqu’à la fin de nos vies. Parfois je me dis que c’est la même chose, parce qu’ils ne partiront jamais ou alors quand ils le feront, nous ne serons plus là pour en profiter. C’est effrayant de penser ça, je sais, mais c’est plus fort que moi. Mais pour le moment n’y pensons pas, restons dans notre monde idyllique que nous construisons au fil de nos conversations. Un monde parfait où tout va bien dans le meilleur des mondes. Un monde qui n’existe qu’entre nous, le soir, une fois que notre dortoir est fermé. Un monde qui existe ici et maintenant. Un monde où nous sommes tous les deux et tout va bien. Il ne peut rien nous arriver dans ce monde et où on peut faire ce que l’on veut, comme squatter la salle autant de temps que l’on veut. Les autres n’existent plus, ils n’ont plus aucune importance, en tout cas pour moi. Je n’ai rien contre eux, mais lui seul compte et c’est le cas depuis quelques temps maintenant. C’est incroyable comme je me suis attaché à lui vite. Je suis déjà de base du genre à m’attacher rapidement aux gens, à être un peu naïf, parfois, à croire sur parole des gens qui ne méritent pas ma confiance. Mais je ne sais pas, avec lui, tout c’est passé sans que je ne m’en rende compte. Un jour on s’est retrouvé dans une forêt, perdus et on s’est détesté. Enfin détesté, c’est peut-être un peu exagéré, mais disons que je n’ai pas eu une opinion positive sur lui. C’est le mec étrange, qui s’est servi de moi comme bouclier humain et qui était prêt à m’abandonner dans cette forêt pour sauver sa vie. Je ne lui en veux pas, j’aurai été capable de l’abandonner aussi si j’avais été sauvé le premier. La fois suivante, on s’est retrouvé, terrorisés, dans notre salle commune, à entendre les autres se battre, à sauver Sibylle et à tenter de trouver n’importe quel sujet de conversation pour se rassurer mutuellement. L’épisode de la forêt fut vite oublié, je ne voulais plus qu’il parte, qu’il m’abandonne, il était devenu, sans trop que je m’en rende compte, mon refuge. Sa présence était rassurante, ses conseils les bienvenus et ses propos, n’importe lesquels, divertissants. Tout est parti de ce soir. Un lien étrange s’est créé entre nous et n’a jamais cessé d’évoluer, de grandir, pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Jamais je n’aurais imaginé que je pourrais tomber amoureux de ce garçon et pourtant si. Est-ce que je le regrette ? Absolument pas. « Deal !! » Lui dis-je en plaisantant. Rien n’est raisonnable, ni même envisageable, mais c’est ça qui est amusant.

« Il y avait des trucs qui ressemblaient à ''il fait moins chaud ici'', ''j'ai envie de toi'' et ''blablabla plantes blablabla''. Je suis un élève attentif. » J’ai tenté de garder la tête froide, de reprendre la visite là où nous l’avions laissé. Je me suis dit, naïvement, que si je nous éloignais de la zone tropicale, nous pourrions reprendre nos esprits. Je ne prétends pas que ça aurait duré une éternité, mais suffisamment pour avancer et potentiellement terminer la visite, avant de reprendre les choses là où nous les avions laissé. Mais c’est impossible Dan n’est absolument pas attentif et du coup j’ai bien du mal à l’être à mon tour. Il ne me lâche pas du regard, je ne prétends pas le contraire, mais il n’est pas du tout attentif. Il me dévore du regard et c’est assez perturbant. C’est plus qu’agréable, qui ne serait pas content de voir autant de désir chez un mec aussi canon qu’est Dan ? Mais disons que pour garder son sérieux, c’est compliqué dans ces conditions là. Je lui dis que je ferais un piètre professeur, vu que je n’arrive pas à le “passionner” pour la visite de ma serre et qu’il n’a certainement rien écouté à tout ce que je disais. Il rit. Un peu idiotement, certes, mais il est beau quand il rit. J’aime voir ses yeux rieurs se poser sur moi, c’est beau à voir. Il me dit tout ce qu’il a retenu et c’est quasiment rien. Il exagère. Pourtant ça ne me contrarie pas, au contraire, ça me fait rire. Qu’il est bête. Il aura beau afficher l’air le plus innocent du monde, je ne tomberais pas dans le panneau. Mais bon, je crois qu’il faut se rendre à l’évidence que nous n’arriverons pas au bout de cette visite et finalement, est-ce vraiment un drame ? On la reprendra plus tard. Et si nous n’avons pas le temps, il sera forcé de revenir ici. C’est tout ce qu’il aura gagné à ne pas être discipliné. Je souris et m’approche de lui. Au diable le sérieux, actuellement ça me passe totalement au dessus. Moi, Milo de Baskerville, je me moque du sérieux. Il me fait faire vraiment n’importe quoi. Je finis par me retrouver devant lui, passant mes bras autour de son cou. Je lui explique que j’avais dit qu’on visiterait ma serre, je n’ai jamais dit dans quel ordre. Il hoche la tête, sans trop comprendre. J’en viens au fait mon Amour, ne t’inquiète pas. Quand je le vois mordre sa lèvre, je sais qu’il a compris ce que j’ai en tête, ce qui me fait légèrement rougir. J’ai chaud. Très chaud. Il remet ses bras sous mon t-shirt, mais elles ne s’attardent pas très longtemps dans le bas de mon dos. Je l’embrasse passionnément, ça m'avait presque manqué, pourtant nous venions à peine de nous arrêter de nous embrasser. Je le sens me pousser, nous éloignant de la zone dans laquelle nous étions pour revenir vers la gauche de la serre. Je fais des petits pas, le laissant nous diriger, espérant que je ne heurterais aucune de mes plantes au passage, ça serait le comble quand même. Je finis par sentir quelque chose et je ne mets pas longtemps avant de réaliser que c’est le canapé. Nous voilà enfin à destination. Parfait ! Je ne suis plus vraiment conscient de rien, je laisse mon désir prendre totalement le dessus, comme la première fois. Ca avait plutôt bien marché la première fois, pourquoi hésiter à réitérer la chose ? Je m’allonge sur mon canapé, sans hésitation et le laisse venir à moi. Mon coeur tambourine dans ma poitrine, si je m’en occupais, je pourrais avoir presque peur qu’il s’en aille. Mon sang bouillonne, j’ai chaud, encore plus chaud que tout à l’heure, je ne pensais pas cela possible. Je glisse mes mains le long de son cou, les laissant descendre le de son torse. je ne mets pas longtemps avant d’attraper le bout de son t-shirt pour le relever et l’aider à l’enlever. Je le jette au sol, il n’est maintenant plus qu’un vieux souvenir. Je pose mes mains sur ses hanches, les laissant glisser lentement dans son dos. Il a la peau douce, mais surtout brûlante, à l’instar de la mienne. Mes lèvres quittent les siennes pour atterrir dans son cou et glisser lentement le long de son torse. J’ignore comment j’ai fait pour passer autant de temps dans ses bras sans avoir envie de lui arracher ses vêtements, aujourd’hui je trouve définitivement qu’ils sont de trop …
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Lun 29 Mai - 17:07


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Je ne me serai jamais attendu à ce qu'on dérive à ce point du sujet végétal qu'on aurait dû garder un moment. Je ne di pas qu'on y revient pas, loin de là, mais c'est pas comme si on ne faisait que parler plante. Il y a une plante dans un océan d'autres choses. C'est pas vraiment pour me déplaire, bien évidemment. « C’est vrai… » Je hoche la tête. Bien sûr que c'est vrai ! Comme si sa chasteté lui était d'une quelconque utilité, maintenant. Bon, il l'a peut-être un peu retrouvé ces dernières semaines c'est provisoire. Quand tout ira mieux... Non, c'est stupide. Quand tout ira mieux, on reprendra nos distances et je veux pas... J'ai pas envie que tout aille mieux. C'est horrible de dire ça, non ? Oui, je crois... Il y a des dizaines d'élèves coincés dans les cachots et, moi, j'espère presque que ça continuera pour que ma petite vie ne change pas... Cette constatation me désespère. Elle ne m'étonne pas vraiment, c'est pas comme si je doutais de mon égoïsme mais tout de même... Mon sourire se fane un peu. « Mais je pensais à la ranger correctement dans mon placard… » Il est nul quand il s'y met. Mais j'aime bien ça. Le voir raconter n'importe quoi juste pour penser à autre chose que ce qui nous attend dehors, c'est toujours agréable. Il me fait rire. Pourtant, c'est pas du haut niveau de plaisanterie mais ça ne fait rien. Ça me suffit. Avec lui, je suis plutôt bon public ! « Ou alors à l’accrocher au mur, en récompense des nombreuses années de bons et loyaux service. Tu vois le genre ! » Je hoche la tête en souriant à nouveau. Oui, je vois le genre. Je suis pas sûr que ça soit la déco la plus classe du monde mais après tout pourquoi pas. S'il n'y a que ça pour lui faire plaisir, je pourrai faire avec. Je n'ai jamais été du genre très conciliant. Normalement, c'est soit je fais les choses que je veux, comme je veux, quand je veux, soit je ne fais rien. Avec tout le monde ou presque. Les concessions, tout ça, c'est pas vraiment mon domaine. Mais là... Je suis prêt à tout accepter pour un peu qu'on me promette qu'il affichera un sourire heureux et qu'il sera satisfait. Moi, ça n'a pas d'importance. Je me fiche pas mal de savoir si ça me va ou pas, la recherche du bonheur et tout le bordel, ça a jamais été dans mes plans alors forcément, je peux le faire passer d'abord sans que ça ne change grand chose. Et puis... Il faut bien reconnaître, même si c'était sacrément troublant au début, que je me sens infiniment mieux quand il se sent bien, lui. Alors peut-être que de faire en sorte que sa vie soit douce est un moyen comme un autre d'arranger la mienne...? « Bah fais-toi plaisir, écoute ! Y'a pas grand chose aux murs du dortoir, tu trouveras bien un coin sympa. » Au dessus du lit, près de sa tant aimée fenêtre ou direct en face de la porte pour être sûr que personne ne la loupe... Il a l'embarras du choix !

Et puis on perd complètement de vue notre objectif. Une visite ? Quelle visite ? On essaye de se raccrocher aux branches, un peu, mais c'est un échec. Rien à faire. Je crois qu'on s'en fout pas mal de ses plantes, maintenant. Je ne l'écoute plus. J'ai mieux à faire. Le désirer, par exemple. Et honnêtement, j'y arrive bien mieux. Je crois qu'il finit par réaliser que j'ai décroché mais il n'a pas l'air de m'en vouloir. Tout à l'heure, j'étais concentré, je m'y intéressais et tout. Je dis pas que c'était passionnant ni même que j'avais envie de rester là à l'écouter pendant des heures (enfin, pas de climat, de terre et de végétaux en tout cas) mais ça allait. Mais c'est foutu. Je pense qu'on peut zapper la suite pour aujourd'hui. À part le regarder avec un air bête en repensant à nos étreintes, je vois pas trop ce que j'arriverai à faire. Tant pis. Au lieu de se plaindre ou de m'engueuler, il revient jusqu'à moi. Contre moi. Il faut chaud. Je crois que ça veut dire qu'on peut oublier totalement la visite. C'est pas pour me déranger ! Au diable la botanique ! Mes mains retrouvent la douceur de sa peau et s'enfuient dans son dos. Il n'y a plus rien d'innocent. On est loin des câlins tendres et rassurants de toutes les nuits passées ensemble. Oh, je ne veux pas dire que je suis brute ou quoi, loin de là, il mérite toute la tendresse du monde, juste que la finalité est définitivement différente. Ses lèvres se posent à nouveau sur les miennes et si j'espérais encore pouvoir rester à peu près sage le temps qu'il termine son cours, je sais désormais que c'est mort de chez mort. Pas de retour en arrière envisageable. Il n'y a plus que lui dans un décor qui n'existe pas. Le reste du monde m'indiffère totalement désormais. Ses plantes, les gens, le château... Aucune importance. Doucement, presque prudemment, on traverse sa serre pour rejoindre le canapé. C'est que je suis obéissant, vous voyez ? Il s'y allonge, je le suis sans jamais le lâcher. On est bien loin de la serre, à présent. Bien loin de Poudlard également. Je ne réfléchis plus à grand chose. Je ne sais pas concrètement comment ça fonctionne, cette salle. Est-ce que la porte est verrouillée ? Est-ce qu'on pourrait nous surprendre ? Nous entendre ? J'en sais fichtre rien et je m'en fous totalement ! On improvisera, au pire. Il n'a pas l'air plus inquiet que moi, ce qui est probablement rassurant. Ses mains quittent mon cou, glissent le long de mon torse, s'attardent sur le bas de mon tee-shirt. Les miennes abandonnent son dos pour venir jouer sur son ventre. Je n'ai toujours pas quitté ses lèvres. Je me fiche de manquer d'air un jour, je veux bien y rester si c'est dans de telles conditions ! Je sens mon haut remonter un peu, ce qui m'arrache un sourire tout contre ses lèvres. Il remonte un peu plus, je ne fais pas le moindre effort, appréciant seulement les siens. Le savoir désireux au point de me déshabiller dans la minute est particulièrement agréable. Excitant, même, en réalité. Mon souffle se fait brûlant, anarchique. L'atmosphère est un peu étrange, comme si les mois sages que avions traversé cherchaient à se faire rattraper. Pas une seconde à perdre, rien de tout ça. Finalement, je l'aide un peu et m'éloigne de lui le temps qu'il achève de me retirer mon vêtement. Je ne prends pas la peine de regarder ce qu'il en fait, où il peut bien le mettre, je m'en fous totalement. Je n'ai pas moins chaud maintenant, bien au contraire ! J'ai à peine le temps de réagir que ses lèvres viennent se perdre dans mon cou, me tirant sans le moindre mal un soupir de plaisir surpris. C'est définitif, j'adore quand il fait ça... Je frissonne. Elles ne s'y attardent pas bien longtemps et commencent lentement à descendre. Un nouveau frisson. Mes doigts s'accrochent à ses hanches. Mon dieu qu'il fait chaud ! Je l'ai déjà dit ? Qu'importe ! Je finis par m'arracher à ses attentions, me redressant tant bien que mal et tirant doucement sur son tee-shirt pour qu'il le fasse assez pour que je puisse le lui retirer à mon tour. Il ne faut que quelques secondes pour qu'il rejoigne le mien au rang des souvenirs. Mon regard remonte le long de son torse. Je n'ai jamais été attiré par un garçon, seulement capable d'en reconnaître la beauté ou non, mais lui... Je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer quelqu'un d'aussi désirable. Mon ventre se tord sous l'envie alors que je reviens contre lui. La chaleur est telle que ma peau colle un peu à la sienne. Je ne m'en formalise pas et fond à nouveau sur sa bouche, en forçant tendrement la barrière, alors que ma main reprend son aventure sur son corps. Ses épaules... Je mordille doucement sa lèvre inférieure. Son torse... Je fuis dans son cou. Son ventre... Je suçote envieusement cette peau offerte, y marquant légèrement mon territoire. Puis se dessine le bord de son pantalon, vilain obstacle à ma progression. Je ne prends pas la peine d'hésiter avant de le lui détacher et de laisser mes doigts baladeurs se faufiler à l'intérieur...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Mar 30 Mai - 12:53


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Il n'y a qu'avec lui que je suis capable de raconter n'importe quoi, juste pour le plaisir de le voir sourire et de l'entendre rire. Je ne prétends pas que je n'aime pas voir rire Billie ou Perrin, par exemple, mais c'est différent. Peut-être parce que je passe beaucoup de temps avec lui, donc forcément j'ai aussi plus le temps de le voir triste, pensif, songeur, inquiet, etc. Il faut aussi dire qu'au vu du nombre d'heures que l'on passe ensemble, il a aussi largement le temps de me voir dans tous mes états également. C'est lui qui me calme la nuit, quand je fais des cauchemars. C'est lui qui essuie mes larmes quand je viens de me faire punir ou que je n'ai pas le moral ou pas la force de faire semblant. C'est lui qui assiste à mes longues et tristes rêveries. C'est lui qui me voit sans mon masque. Parce qu'avec lui, je n'ai pas envie de faire semblant. Je sais que parfois je devrais, rien que pour lui éviter une source d'inquiétude supplémentaire et souvent je me déteste de lui faire subir tout ça. Mais je n'ai pas la force de lui mentir et au fond de moi, je n'en ai pas envie. Si on commence à se mentir maintenant, qu'est-ce que ce sera plus tard ? J'aime l'idée qu'on se dit tout, qu'on partage tout. Même si ce n'est peut-être pas vrai, j'aime cette illusion. Il a certainement un jardin secret et c'est son droit le plus strict, mais j'espère juste qu'il n'y a rien de trop important qu'il me cache. Je me doute bien qu'il garde pour lui ses moments de bas, où il désespère et rêve de rentrer chez lui. Qu'il garde pour lui ses doutes, ses peurs, ses angoisses, ses envies. Non pas qu'il ne veut pas partager ça avec moi mais il ne veut pas me faire de la peine. Ca je peux encore le comprendre, je suis assez fragile émotionnellement parlant, je ne peux que le remercier d'être fort pour nous deux, parce que moi j'en suis tout bonnement incapable. J'ai déjà tant à faire avec ma propre peine et mes propres angoisses, il serait difficile de devoir gérer les siennes. Même si au fond, je sais que je le ferais sans broncher, parce que c'est lui, qu'il a tant fait pour moi et que je n'ai pas envie de le voir triste. J'aime croire que je serais capable de taire mes propres émotions pour l'aider, pour le remonter. Je ne sais pas si je rêve ou si j'en serais vraiment capable, mais j'aime à croire que c'est possible. Tout ce que je veux, c'est qu'il ne me cache pas des informations primordiales, comme son histoire de rituel par exemple. J'aurais détesté qu'il le garde pour lui. Ca, je sais que ça aurait été quelque chose de difficilement supportable, que j'aurais pu voir ça comme une trahison. Déjà que l'idée en soit ne me plait pas, mais je peux comprendre pourquoi il l'a fait. Mais s'il me le cachait, ça aurait été horrible. Ne pas être conscient qu'en étant torturé, je le blesse aussi … je ne veux pas y penser, c'est déjà trop horrible. En être conscient c'est déjà quasiment insupportable, mais l'ignorer … je n'aurai jamais pu me le pardonner. Déjà que je ne suis pas sûr d'être capable de me pardonner si je lui fais du mal, alors imaginez si je l'ignorais... Mais ce n'est pas la seule chose, je préfère qu'il me dise si un jour il a un doute sur notre couple ou s'il commence à ressentir quelque chose pour quelqu'un d'autre. Je sais que j'angoisse beaucoup par rapport à ça et qu'il le sait, je suis incapable de le garder pour moi, mais je préfère vraiment qu'il m'en parle, plutôt qu'il garde tout ça pour lui en se disant que ce n'est rien, que ce serait m'inquiéter pour rien et qu'au final, il se rende compte qu'il aime cette personne, plus qu'il ne m'aime moi. Savoir que ça dure depuis longtemps et que je n'aurais rien vu venir … non, je ne peux pas. Mais pour le moment ce n'est pas le sujet, je plaisante sur ma chasteté, perdu il y a quelques temps, avec lui.  « Bah fais-toi plaisir, écoute ! Y'a pas grand chose aux murs du dortoir, tu trouveras bien un coin sympa. » L'accrocher au mur. Comme si c'était du domaine du possible. Enfin bon, ce n'est pas bien grave, le tout c'est de savoir en plaisanter. Je préfère largement accrocher au mur des photos de nous, des photos de lui ou des photos de moi prises par lui, les seules que j'apprécie vraiment de moi. Peut-être parce que ce n'est pas tant moi qui me plais dans ces photos mais le fait que ce soit lui qui les a prises. Je peux voir son talent au travers de ses photos, son attention particulière pour certains détails, son amour, etc. C'est tout ça que j'aime dans ses photos. Comme je le lui ai déjà dit, il est capable de rendre encore plus belle la nature, il est capable de sublimer des objets anodins du quotidien ou des personnes sommes toute lambda, comme moi. Alors oui, je veux bien accrocher partout dans notre dortoir ses photos, parce que c'est une part de lui et qu'elles sont toutes belles. « Je l'accrocherai bien sur le mur opposé à la fenêtre. Comme ça le matin, je pourrais la regarder et elle sera sublimée grâce à la lumière qui viendra l'illuminer … » Tu parles, me voilà presque poète pour une histoire ridicule. Enfin bon, moi ça me fais sourire, c'est le plus important, non ? Je lui laisse ma chasteté avec grand plaisir. S'il y a bien une chose que je ne regrette pas d'avoir perdu ces derniers temps, c'est bien ma virginité. Elle n'a jamais vraiment représenté quelque chose pour moi à la base. Elle faisait partie de ma vie, bien entendu et elle ne me dérangeait pas le moins du monde. Et pour être honnête, je ne pensais pas la perdre aussi rapidement. En fait je ne pensais pas que je sortirais aussi rapidement avec quelqu'un et que ma vie changerait du tout au tout. Vous allez me dire, je ne pensais pas non plus qu'on allait être séquestré par des psychopathes, rien dans cette année n'était prévue et certaines choses auraient pu être évité. Mais bon, il faut aussi bien reconnaître que sans les Mangemorts, je n'aurais jamais été aussi proche de Dan. En fait, je sortirai très certainement encore avec Hope, voir avec Sibylle, mais certainement pas avec Dan. Comme quoi un malheur n'arrive jamais tout seul et parfois un petit bonheur peut survenir à tout moment, c'est en tout cas ce que j'aime à me dire.

La visite ne se déroule pas comme je l'avais prévu. Bon, je n'avais rien prévu de particulier, mais j'avais une vague idée de comment elle allait se dérouler. Je devais lui présenter chaque zone, lui donner tous les noms de mes plantes, plaisanter avec lui sur tout et sur rien et passer un bon moment. Finalement le plan a été légèrement modifier et ce n'est pas pour me déplaire. C'est peut-être moi qui l'ai cherché un peu, je veux bien l'admettre. La chaleur m'est montée à la tête, augmentant mon désir pour lui qui déjà grandissait de jour en jour. Je mets ça sur le compte de la chaleur mais au final c'est certainement juste que cela fait quelques temps que tout ça me travail et qu'aujourd'hui a l'air d'être un jour où c'est plus fort que les autres jours. Et puis être ici, avec Dan, à le don de me rendre totalement euphorique, ça n'aide pas à garder l'esprit clair. Enfin bref, on a commencé la visite, comme je l'avais imaginer mais les choses ont commencé à déraper une première fois, on a tenté de se reprendre mais il faut se rendre à l'évidence que ça ne sert à rien d'insister. On a envie l'un de l'autre, voilà la réalité, autant l'assumer jusqu'au bout. Je finis donc par assassiner la distance qui nous séparer pour l'embrasser. Je lui explique que finalement j'ai changé nos plans et ça n'a pas l'air de lui déplaire. Nous nous embrassons et lentement, nous nous dirigeons vers le canapé. Je le laisse manoeuvré, le canapé est dans mon dos et je n'ai aucune envie d'arrêter de l'embrasser. Je finis par sentir le canapé derrière moi et je m'y allonge sans hésiter, rejoint par Dan presque aussitôt. Nous voilà donc allongé, l'un sur l'autre, comme la toute première fois et comme la toute première fois, notre désir pour l'autre est si pressant que plus rien n'existe. On est dans une salle accessible à tout le monde et j'ignore comment les choses peuvent se dérouler si quelqu'un rentre ici. En théorie l'illusion perdurera, je l'espère en tout cas et il rentrera dans mon jardin. Avant que cette personne n'arrive jusqu'à nous, j'espère qu'on aura le temps de l'entendre et de réagir en conséquence, mais ça, c'est moins sûr. Mais tout cela, au final je m'en contre-balance, je ne pense absolument pas à ça. Déjà parce que je ne suis plus en état de penser et parce que la seule chose qui hante mon esprit, c'est Dan.

Son t-shirt devient rapidement un vague souvenir. Je n'ai pas hésité une seule seconde, j'ai laissé glisser mes mains sur son torse, appréciant de sentir son corps sous mes doigts, avant d'attraper le bas de son t-shirt pour le remonter lentement. Dan se laisse faire, finissant malgré tout par m'aider pour les derniers centimètres. Je jète son bien au sol et je retourne à l'assaut de son corps sans plus attendre. J'embrasse son cou, je laisse glisser mes doigts dans son dos, j'aime sentir la chaleur de son corps, c'est vraiment agréable et excitant. Je descends lentement sur son torse, parcourant chaque centimètres carrés de sa peau avec mes lèvres, laissant glisser par moment ma langue. Au début il se laisse faire docilement, je sens ses doigts s'accrocher à mes hanches et je le sens frissonner sous mes baisers, ce qui m'arrache un sourire. Mais il finit par s'éloigner légèrement de moi, m'empêchant de continuer mon petit parcours. Traitre. Cruel petit ami que voilà ! Il ne veut pas que tout ça s'arrête, fort heureusement, j'aurais été plus que surpris et surtout, frustré d'être arrivé si loin et de me voir refuser l'accès à son intimité. Il s'attaque à mon t-shirt, qui a l'air de le déranger. Je me soulève légèrement pour l'aider dans sa tâche et mon haut finit très certainement avec celui de Dan. Il parcourt mon corps de son regard avant de me revenir. Je l'attends en souriant, désirable et surtout envahie par un désir plus que pressent pour lui. Nous nous embrassons de nouveau, je sens sa peau se coller à la mienne. Il fait chaud, encore plus chaud que tout à l'heure, à croire que nous sommes dans un véritable sauna. Je sens ses mains parcourir mon corps, lentement, du haut, jusqu'en bas. Il mordille ma lèvre inférieur, ce qui me tire un léger sourire. Ses lèvres glissent jusqu'à mon cou que je lui offre avec plaisir. Je sens un frisson de plaisir me parcourir et je me mordille les lèvres. Mon cœur bat la chamade, j'ai l'esprit embrumé et je ne me suis jamais senti aussi bien qu'en cet instant. La première fois, j'avais la sensation d'être dans un rêve, cette fois-ci je sais que c'est vrai et ça me plais tout autant. Je n'ai pas peur, je ne me pose aucune question, j'ai juste envie de lui et rien de plus. C'est lui, c'est normal, rien de plus. Je soupire de plaisir en sentant ses doigts détacher le bouton de mon pantalon et de laisser ses doigts baladeurs se faufiler à l'intérieur...

Je ne saurais dire combien de temps à durer tout ça. Je m'en fous. Nos vêtements gisent au bas du canapé, nous sommes essoufflés, brulants, moites, mais heureux. Je peux encore sentir ses caresses sur mon corps, le plaisir que j'ai ressenti durant l'acte, ses ardents baisers. Je peux sentir sa peau sous la mienne, ma langue glissant sur sa peau, mes lèvres caressant chaque infime partie de son corps. Nous sommes encore dans les bras l'un de l'autre et je n'ai aucune envie d'en partir. Je ne sais pas trop quelle heure il est et je m'en fous, je suis bien. Il est là et c'est tout ce qui compte. Je réalise lentement que nous sommes encore dans ma serre ou ce qui est censé être ma serre. Je crois qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour faire l'amour. Véritablement pas, c'est l'endroit parfait. Je veux bien mêler la botanique aux plaisirs de l'amour n'importe quand, surtout si c'est avec lui … actuellement, uniquement si c'est avec lui. Je souris, heureux. Je l'embrasse tendrement. Je l'aime.
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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Mer 31 Mai - 16:08


Viens découvrir mon monde
Milo & Rioghbhardan

Le début de notre visite nous fait passer par tout et n'importe quoi. De la crainte que la découverte de son monde fait naître en moi à la décision d'accrocher sa chasteté au mur face à la fenêtre en passant par la révélation troublante et potentiellement désagréable d'une part plus obscure de sa personnalité. Cela dit, je ne regrette rien. J'aime ce moment. J'aime le suivre aveuglément, observant avec un intérêt distrait tout ce qui nous entoure. Tout seul, je n'y passerai pas des heures, c'est certain. Le peu de temps que je passe en cours de Botanique me suffit largement. Mais avec lui, c'est différent. Je n'aurais pas trop de mal à me poser dans un coin avec mes devoirs, juste pour être près de lui et le regarder faire ce qui lui plaît à chaque fois que je relèverais les yeux. Qu'importe s'il y en a pour l'après-midi, pour la journée toute entière, je suis certain que je saurais faire avec. Mais bon, on en est pas là. Il est pour l'instant question de faire le tour du propriétaire et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire ! Pourtant le dérapage de notre conversation finit par se ressentir sur le reste. Nos esprits sont loin, peu disposés à se prêter docilement à l'exercice. C'est que c'est chiant, les plantes, tout de même. Il se rapproche, assassine toutes les distances, abat à nouveau toutes les barrières et on comprend certainement aussi bien l'un que l'autre que la suite de la visite est à oublier. Et je ne vais certainement pas m'en plaindre ! On rejoint rapidement son canapé (à croire qu'il avait tout prévu) et on s'y abandonne sans retenue. Chaque seconde est un véritable délice. Je crois que ça m'avait manqué. Un peu. Sentir ses mains s'attarder sur moi, ses baisers quitter les sentiers balisés de l'innocence... Mes frissons n'ont plus de fin. Je ne cherche pas à contrôler quoi que ce soit, trop occupé à profiter de ce qu'il m'offre pour y penser rien qu'une seconde. Je n'ai eu aucun mal à apprendre la spontanéité avec un naturel troublant. C'est tellement loin de ce que j'ai connu jusque là. Tellement mieux. Chacun de ses gestes me perd plus encore dans notre étreinte. Il est à moi. Ça a un petit côté irréel quand même. Il est à moi... Je crois que je pourrais me le répéter pendant des heures. Il est à moi. Rien qu'à moi. Et c'est plus perturbant encore de réaliser à quel point l'inverse peut être vrai. Je suis à lui. Entièrement. Sans partage. Un changement qui ne m'effraie plus autant qu'avant. On est tellement loin de la première fois où c'était plaisant seulement parce que ça n'était pas vrai. J'avais peur de ce que je pouvais bien ressentir pour ce gamin sorti de nulle part. C'était trop nouveau pour être supportable. Là, c'est plaisant seulement parce que c'est vrai. Je ne rêve pas. On sait qu'il n'y aura aucun retour difficile à la réalité, pas plus de réveil désagréable. Il n'y aura que nous et la continuité incroyable de cette relation qui l'est tout autant. Je profite de chaque seconde, m'imprègne de chacun de ses soupirs... C'est presque une nouvelle première fois, en fin de compte. C'est la première fois que je fais l'amour à mon petit-ami. Cette pensée simpliste et évidente me tire un sourire heureux avant que je ne l'embrasse de plus belle. C'est la première fois...

Doucement le désir ardent qui nous consumait littéralement se calme. Nos caresses se font moins explicites, nos baisers moins fiévreux. La chaleur, elle, peine à se dissiper. C'est une vraie fournaise. C'est agréable. J'ai fini par m'y faire. Mon bras se resserre doucement autour de sa taille alors qu'un soupir de bien-être m'échappe. Je reprends doucement mes esprits, réalisant à nouveau qu'on a totalement laissé tomber sa serre et, pire encore, qu'on a été assez inconscients pour se sauter dessus au beau milieu d'une salle publique. Rien à voir avec l'intimité de notre dortoir. Qu'importe. Ça ne m'inquiète pas assez pour me faire bouger. Je ne suis pas motivé à me rhabiller ni à quitter la sécurité rassurante de ses bras. Qu'on vienne nous déloger s'il le faut, moi, en tout cas, je ne partirai pas d'ici de mon plein gré ! Pas tout de suite, en tout cas. Mes lèvres se posent doucement sur son épaule. La moiteur de sa peau me renvoie à nos ébats. Un nouveau sourire m'échappe. Je me sens bien. Il n'y a pas le moindre regret qui pointe à l'horizon, pas d'impression étouffante de ne pas être à ma place. Tout est clair. Tout est tranquille. Tout est normal. L'évidence même. Mon regard se pose sur son visage souriant. Je souris aussi. C'est un peu ridicule, je crois, mais il me semblerait presque avoir fait quelque chose de bien. J'ai fait quelque chose de bien... Sa bouche retrouve le chemin de la mienne alors que mon étreinte se fait plus soutenue encore. Je suis sur un petit nuage. Le truc idiot au possible. Ça pue la guimauve à plein nez et mon dieu que j'adore ça ! Je réponds tout aussi tendrement à son baiser et viens repousser une mèche de cheveux collée à son front. « T'es beau. » Oh, il a déjà été bien plus apprêté, c'est certain, mais je ne l'ai jamais trouvé aussi magnifique. Ses joues rougies, ses yeux brillants... Il est parfait. Juste parfait. Et moi, je suis définitivement amoureux. Je lui vole un dernier baiser et me laisse complètement aller contre le canapé. Mes doigts se mettent machinalement à écrire « je t'aime » dans le bas de son dos, comme un môme qui voudrait faire découvrir un mot. « Et je peux confirmer, maintenant : il est confortable ton canapé. » Je hoche la tête avant de me cacher contre lui. Il sent tellement bon, c'est inhumain. Je ne compte plus les réveils paniqués qui se sont envolés juste parce que son odeur m'enveloppait totalement. Je pourrais rester là toute ma vie, juste à m'enivrer de son parfum. Ça me paraît être une fin acceptable. Presque enviable en fin de compte. Je n'ai aucune envie de retourner à Poudlard. Je n'ai pas envie de voir d'autres gens, de mettre un terme à cette parenthèse loin de notre Enfer. Et je crois que ça se voit. Je n'ai pas esquissé le moindre geste vers nos vêtements, pas même accordé un regard. Non, vraiment, j'espère qu'on restera là encore longtemps... « N'empêche, j'espère que tes plantes se sont mis les feuilles devant les yeux avant que ça dérape parce qu'on a dû toutes les traumatiser sans quoi. Pauvres petites choses innocentes... » Je souris bêtement avant de rire légèrement. Je reprends imperceptiblement mes distances, juste assez pour l'admirer à nouveau. Je m'en lasserai jamais. Mon autre main vient caresser sa joue et retracer tendrement le contour de ses lèvres. Je n'arrive pas à me débarrasser de mon sourire stupide. Et dans le fond, je n'essaye même pas...
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MessageSujet: Re: ❝ Viens découvrir mon monde ❞ Dan & Milo   Mer 31 Mai - 23:59


❝ Viens découvrir mon monde ❞Milo & Dan Cette petite sortie improvisée ne se déroulait pas vraiment comme je l'avais imaginé mais au fond, même si la visite ne se terminait pas aujourd'hui, je m'en moquais, elle se déroulait encore mieux que tout ce que j'aurais pu imaginer. Il était là et de base c'était tout ce qui importait. Après, qu'il se souvienne des prénoms de mes plantes, des différentes zones ou encore qu'il y avait des plantes vertes et des plantes avec de belles fleurs, je m'en moquais un peu. Je voulais surtout qu'il passe un bon moment ici. Non, rectification, je voulais que nous passions un bon moment, rattrapant tous ceux qui n'ont pas été réellement agréables et que nous avons dû surmonter ensemble. Je voulais nous créer des souvenirs heureux et durables, que nous prendrons plaisir à nous souvenir dans quelques temps. J'espérais que nous serions encore ensemble et que ce ne sera pas un souvenir partager entre deux ex qui seront restés en bons termes, malgré la rupture. D'ailleurs, je n'y ai jamais vraiment songé mais qu'adviendra-t-il de nous si nous devions nous séparer ? C'est vrai, on n'a jamais été amis avant et je doute qu'on puisse réellement dire que nous sommes amis aujourd'hui. Oui, nous partageons beaucoup de choses, nous nous confions l'un à l'autre, comme on pourrait le faire entre amis, mais nous le faisons parce que nous sommes ensemble. J'ai peur de me rendre compte, si nous devions nous séparer, que rien ne nous lie réellement et que nous n'avons pas réellement de points en commun. Notre amour suffisait pour passer au dessus de ça, mais si on retire l'amour, il reste quoi ? Pas grand chose. Des souvenirs partagés, de l'amour oublié et quoi d'autres ? J'ai bien peur qu'il ne reste rien si notre relation venait à capoter. Il faudrait se rendre à l'évidence que même si nous ne redevenons pas de parfaits inconnus, nous ne passerons plus de temps ensemble. Peut-être que si nous nous séparons en de bons termes on sera capable de se dire bonjour quand on se croise, d'échanger quelques mots au détour d'un couloir, mais sans plus. Je ne nous vois pas nous donner des rendez-vous pour aller nous promener en parlant du bon vieux temps. Et si on se quitte en de mauvais termes, je crois que rien que la vue de l'autre ne serait pas tolérable. J'espère sincèrement que si jamais nous devions nous séparer, ça ne serait pas à grand coups de cris et de larmes et que nous serons encore capable de nous apprécier. Mais au final, j'espère surtout ne jamais à avoir à vivre tout ça. Je sais que c'est très naïf de ma part de croire que je vais pouvoir vivre éternellement avec mon premier amour et que cet amour de jeunesse durera toute notre vie. Mais je m'en fous, j'ai envie de croire que c'est possible, même si c'est utopiste. Pourquoi le grand amour n'existerait que dans les Contes ? Pourquoi cela ne pourrait-il pas être possible dans la vraie vie ? Je l'aime à en perdre la raison et je n'ai pas la sensation que cet amour diminue avec le temps, bien au contraire, j'ai plutôt la sensation qu'il devient de plus en plus intense, même si à chaque fois, je crois que c'est impossible d'aimer plus que ce que je l'aime déjà, je me rends compte que j'y arrive. Et j'aime cette idée, que notre amour grandit avec le temps, évolue, se construit. Parfois il est ébranlé par quelques disputes, mais elles ne sont là que pour tester la fiabilité de nos fondations et si on est encore là aujourd'hui, malgré quelques tempêtes, il faut croire qu'elles sont solides. Et sincèrement je m'en fous de savoir ce que pense les autres. Que ce soit mes amis ou ma famille, tout cela n'a aucune importance. Je me dis que s'ils n'acceptent pas cette relation, s'ils ne l'acceptent pas lui, alors c'est qu'ils ne me connaissent pas suffisamment ou ne m'aiment pas suffisamment. Parce que quand on aime une personne et qu'on tient à elle, on ne veut que son bonheur et mon bonheur passe par Dan. Alors oui, il n'est pas parfait, il a des défauts, il a fait des erreurs dans sa vie, de nombreuses, ici ou ailleurs, mais ça ne l'empêche pas d'être une personne attentionnée, aimante, prévoyante, à l'écoute, forte et qui est capable de regretter ses actes passées. Je crois d'ailleurs qu'il ne se rend pas compte de la force dont il fait preuve en ce moment. Il supporte tout ça du mieux qu'il le peut et en plus de ça, il m'aide à garder la tête hors de l'eau. Je ne pourrais jamais le remercier comme il se doit. Je lui dois tellement, je lui serais redevable à vie.

Nous sommes allongés l'un contre l'autre sur le canapé de ma serre. Nos souffles s'entremêlent encore et notre rythme cardiaque commence lentement à se ralentir. Ce n'est pas la première fois que nous faisons l'amour ensemble mais c'est la première fois que nous le faisons alors que nous sommes en couple. La dernière fois, j'étais avec Hope et je n'étais pas venu dans le dortoir de Dan en quête d'une relation charnelle avec lui. En fait j'étais venu totalement déboussolé et terrifié à l'idée qu'il puisse lui arriver du mal et pire encore, que ce soit par ma faute. Déjà à l'époque, même si nous n'étions pas ensemble, je ne supportais pas l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose et que ce soit de ma faute. Vous imaginez donc aujourd'hui ce que je pourrais ressentir si jamais ça devait se produire. Je ne m'en remettrais jamais et je n'oserais plus le regarder dans les yeux. Comment regarder l'homme qu'on aime et se dire qu'il a souffert par notre faute. Impossible. J'ai le sourire aux lèvres, je suis bien. Je m'en fous que des gens puissent rentrer et nous surprend, sincèrement ça me passe au dessus. Actuellement il n'y a que lui et sa peau contre la mienne. Je sens ses lèvres se déposer sur mon épaule, puis sur mes lèvres. On est bien, allongés, dévêtus, encore moites de nos ébats, mais heureux. Le sourire illumine nos visages, nous sommes bien, en paix. Je le fixe, amoureusement, il me fixe également, chassant tendrement une mèche de mes cheveux qui s'est collée à mon front encore en sueur.  « T'es beau. » Trois mots qui me tirent un sourire encore plus grand. Une simple phrase qui pourtant me fait battre le cœur. Je trouve ça agréable quand un ami ou ma sœur me dit ça, pour me remonter le moral ou parce qu'il le pense sans mal. Mais ça n'a pas le même effet que quand c'est lui qui le dit. Quand c'est lui, cette phrase est sublimée et tout prend une réelle importance. Il me trouve beau et j'aime l'idée. Il n'imagine pas comment moi je le trouve parfait. J'aime me plonger dans son regard, ses yeux marrons m'emportent toujours dans de douces rêveries. J'aime son petit nez légèrement en trompette qui se retrousse un peu quand il parle ou quand il rit. J'aime ses fossettes, son sourire qui me fait perdre tous mes moyens et son rire, dois-je vous parler de son rire ? Il raisonne encore à mes oreilles. Que j'aime l'entendre son rire. « C'est toi … ton amour qui me rend beau. » Je pourrais lui retourner le compliment et lui dire que je le trouve beau, mais je crois que mon regard, mon sourire, le battement de mon cœur, tout en moi lui hurle qu'il est parfait et que je l'aime tel qu'il est. Je ne veux rien changer en lui, rien du tout. Je pourrais avoir envie de le rendre moins attirant pour ne pas voir le regard intéressé de certaines personnes ou le désir naître chez certaines filles qui croisent son chemin. Je pourrais avoir envie de le rendre moins assurés avec les autres, moins charmeur. Mais si j'enlevais tout ça, j’enlèverais une part de lui, une part que j'aime et ça, je m'y refuse. Alors je me contente juste de tenter de faire taire ma jalousie et me répète inlassablement qu'il est à moi, rien qu'à moi. Et en cet instant, j'en suis pleinement conscient. Il n'y a que lui et moi, nous venons de partager un moment privilégié lui et moi et même s'il a couché avec de nombreuses personnes, j'aime à me dire qu'elles ne lui ont jamais fait ressentir ce que moi j'ai pu lui offrir. Et je ne parle pas de performances sexuelles, mais bien de sentiments.

« Et je peux confirmer, maintenant : il est confortable ton canapé. » Je ris doucement à cette remarque. Je le lui avais dit qu'il était confortable et je ne mens jamais. Enfin quand je mens, ça se sait. Mais je suis content qu'il le trouve confortable parce que je n'avais pas trop d'en l'idée de m'en aller immédiatement. Je suis bien ici, dans ses bras, à sentir son souffle sur ma peau, à entendre presque son cœur battre et à sentir ses caresses. Je peux sentir ses caresses dans mon dos et j'ai comme l'impression qu'il écrit quelque chose dans mon dos. Deux mots. Je mets quelques instants avant de comprendre ce qu'il trace de ses doigts et je ne peux m'empêcher de sourire en réalisant qu'il déclarait son amour à même ma peau. Il fait ça quand il veut surtout, j'adore ça. Cela me procure des frissons dans le dos très agréables et j'aime l'idée que ces deux mots s'imprègnent à jamais sur ma peau et qu'ils soient là, à la vue de tout le monde. « Même si je pourrais être vexé que tu remettes en doute ma parole … Je serais presque tenté que tu le fasses plus souvent … » Lui dis-je d'un ton taquin. Je n'ai jamais été comme ça avec personne. C'est lui qui me fait découvrir une part de ma personnalité que je ne connaissais pas. Je suis joueur, c'est vrai, mais de façon assez innocente de base. Alors que là, très clairement il n'y a plus d'innocence du tout. J'ai découvert le goût de la passion et je ne suis pas prêt de m'en passer, surtout dans ses bras. Mon désir est toujours là pour lui, il n'est pas éteint, ni assouvie. J'aime l'idée qu'il ne disparaitra pas de sitôt et qu'il continuera à se manifester au cours des jours prochains. Non pas que je n'aime pas m'endormir dans ses bras en toute innocence. Mais j'aime aussi l'idée que nous soyons un vrai couple et que le désir fait aussi parti de notre quotidien. Ca n'a pas forcément été le cas jusqu'à présent parce qu'il était difficile de ressentir autre chose en dehors de la peine, de la peur et de la douleur, mais je compte bien mettre tout ça de côté pour profiter de Dan. Alors oui, c'es totalement égoïste de ma part mais il faut savoir l'être dans la vie pour garder la tête hors de l'eau. Et puis ça ne signifie pas pour autant qu'on oublie, juste qu'on veut vivre un peu. Je ne crois pas qu'on peut nous blâmer pour ça. « N'empêche, j'espère que tes plantes se sont mis les feuilles devant les yeux avant que ça dérape parce qu'on a dû toutes les traumatiser sans quoi. Pauvres petites choses innocentes... » Je ne sais pas si ce sont ses propos qui me font rire ou son sourire bête. Il rit légèrement à sa plaisanterie, ce qui fait écho à mon propre rire. Je tourne mon regard vers mes plantes ou ce qui se voudrait être mes plantes. D'un côté, heureusement qu'elles ne sont pas là, même si pour être honnête, nous nous retrouvons Dan et moi dans ma serre un jour et que l'envie nous prenait de faire un second round pour nous rappeler du « bon vieux temps », je le ferais sans hésiter. Et je me moquerais d'avoir traumatiser mes bébés ou que ma famille puisse nous surprendre. On ne rentre pas sans frapper chez les gens que je sache, ça ne se fait pas. Je me détourne de mes trésors pour poser mon visage sur le torse de mon adoré. Je laisse glisser mon bras sur son bas ventre, l’enlaçant tendrement « Je vais peut-être devoir les envoyer chez un psy pour plantes, pour qu'elles se remettent de tout ça … » Dis-je en tentant d'être le plus sérieux possible « Encore que, j'en soupçonne une ou deux d'avoir pris plaisir au spectacle et d'avoir regarder entre leurs feuilles pour ne rien rater. Tu vois la grande dans le coin droit, avec de belles feuilles allongées tigrées. On dirait un bébé arbuste. C'est Adélaïde et elle, je pense qu'elle n'a rien raté au spectacle … » Je n'avais même pas besoin de me retourner, je connaissais chaque emplacement de mes amours. Je savais qui se trouvaient où et je pouvais les repérer les yeux fermés. « Je ne te laisserais jamais seul avec elle, la connaissant, elle pourrait te sortir le grand jeu pour te séduire. Elle sait y faire, sous ses airs innocents, c'est une plante sauvage. Je ne supporterais pas l'idée que tu me quittes pour elle … je sais que je ne pourrais jamais rivaliser contre elle, elle est tellement parfaite !! » Bon là évidemment je plaisantais, même si je la trouvais parfaite. Non rectification, je les trouvais toutes parfaites à leur manière. Mais je restais encore conscient qu'aucune ne pourrait ravie le cœur de mon Adoré. Encore heureux, si je dois me méfier des filles, potentiellement des garçons et des plantes, je ne vais jamais y arriver. Je dépose un tendre baiser sur le thorax de Dan.
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