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 l'ôde des prodiges • ft. gretel.

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MessageSujet: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Ven 19 Oct - 1:22



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

D’ici, on pouvait tout voir. Oui tout littéralement. Le paysage qui s’étendait et libérait une majesté non négligeable. Au loin je pouvais voir un ruisseau qui s’écoulait d’une source et je la voyais serpenter entre les buttes arrondies. Le ruisseau s’élargissait et se mit à couler lentement. Au loin je pensais presque voir une modeste colline qui se dressait abruptement. Sa partie inférieure recouverte d’arbres lui donnait l’air d’un animal hirsute. Le soleil se couchait lentement, très lentement pour ainsi dire… Voilà qui n’est pas très commun pour cette période de l’année. Je n’attendais qu’une seule chose… c’est la manifestation de ma sœur. Je n’avais reçu aucune réponse suite à la lettre que je lui avais envoyé, je me demandais simplement si elle en avait pris connaissance.

Dans le contenu j’avais précisé que je me foutais de savoir si elle répondrait ou non, au final avec du recul… j’aurai dû la supplier de me répondre, juste pour être rassuré. Mais non, il a fallu que je fasse le fier et voilà que je regrette déjà de lui avoir écris ça… Au moins je saurai si elle aura préféré tout garder pour une discussion si jamais elle finissait par pointer le bout de son nez. J’avais décidé de prendre large en termes de temps pour qu’elle puisse se pointer dés que l’envie se lèvera. Mais je conçois que les choses soient compliquées pour elle… Elles l’ont été aussi pour moi. J’ai longuement hésité à monter ces marches pour me retrouver dans cette tour.

Mais c’était l’endroit où notre intimité fraternelle allait pouvoir être conservée. Nous pourrions changer notre monde, on pourrait vivre en étant heureux… On pourrait développer une complicité bien plus reluisante qu’avant en cessant de garder le passé contre notre poitrine. On a dégusté, on a pris cher dans la gueule, mais on ne peut pas non plus rester les bras croisés… Jill me l’a dit. Elle ne peut pas faire partie des gens qui ne protègent pas leurs prochains. Gretel est plus que mon prochain, c’est ma petite sœur et je ne veux pas qu’elle prenne à ma place, une fois encore.

Je ne supporterai pas de ne pas pouvoir la protéger à nouveau. Non les choses doivent changer. Je dois devenir ce grand frère qu’elle a longuement idéalisé, je dois même être plus que ça. Il faut que la bâtisse de notre relation retrouve de sa superbe et que l’on transcende tout ce que l’on a vécu. C’est comme ça que ça aurait dû être, c’est comme ça que ça a toujours dû être… Appuyé contre la barrière qui donnait cette vue imprenable, je me retournais alors furtivement en entendant un bruit, des bruits de pas même.

« Gretel ? C'est toi ? »



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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Ven 19 Oct - 6:38


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La lettre tourne doucement entre mes doigts. Couché à côte de moi, Champa me regarde en attendant que je me décide. Cette lettre, je l'ai relue plus de cent fois. Je la connais par cœur, chacun de ses mots, chacune de ses virgules. Et pourtant, chaque fois que je replie le papier j'ai envie de la relire encore.
Juste parce que c'est Hansel. C'est mon frère qui m'écrit, en initiant le contact pour la première fois depuis... depuis ça. J'ai reconnu son écriture dès le début, sa façon d'écrire mon prénom. Quand j'ai trouvé Beerus avec cette lettre sur mon lit, j'ai cru à une erreur. Je veux dire, le chat aurait pu s'être trompé de destinataire, mais non. Alors je l'avais lue, relue, encore, et encore.

Ma première question avait été "pourquoi maintenant?". Après des mois et des mois de silence. Je ne comptais même pas Dublin. Cet épisode avait été trop difficile pour nous deux.
Puis, la réponse était venue dans les lignes suivantes. Hansel était au courant, pour ma crise. Je ne savais même pas que l'infirmier avait écrit à Maman. Quand l'a-t-il fait? Ma crise remontait à presque deux semaines maintenant... Cette nuit-là n'avait été comme aucune autre. Et j'en gardais encore des souvenirs flous, pour la plupart. J'avais compris que c'était sérieux, mais je n'avais pas choisi ça. Disons qu'il y avait eu accumulation....
Anthéa essayait de m'aider, mais j'avais l'impression de me noyer en permanence. Ne plus pouvoir respirer, chercher de l'air. Parce que trop de gens me manquaient. Est-ce que j'allais vraiment quelque part, avec mes conneries? Quand est-ce que mon frère reviendrait vers moi? Et Brooklyn? Qu'est-ce qui lui arrivait? Ou que lui avais-je fait?
Qu'est-ce que je faisais?

Je sais très bien pourquoi je fais ces crises. Faut pas être psy pour ça. L'anxiété, les restes du traumatisme, l'anorexie... Tout me pousse au bord du précipice.
Jusqu'à aujourd'hui. J'inspire et expire fort en serrant la lettre froissée sous mes doigts. Assise au pied de mon lit, j'essaye de me contenir.
Est-ce qu'on peut vraiment se parler, Hansel et moi? Apparemment, les courriers de maman l'ont persuadé que lui.

Et je redoute terriblement cette entrevue. Je ne veux pas faire un second Dublin. Je ne sais pas si je pourrais supporter ça. Je relis la fin de la lettre, pour me donner du courage. La première fois, j'ai pleuré en lisant ces lignes. Les trois fois suivantes aussi.
Je me lève, en gardant mon gros plaid autour de moi par-dessus mon uniforme. Champa lâche un miaulement qui ressemble davantage à un coassement, et se lève pour me suivre.

Allez courage, Gretel.
Le chemin jusqu'à la tour d'astronomie me paraît absolument interminable. Et en même temps, je sens la nervosité gagner du terrain à chaque pas. Lorsque j'arrive enfin, Champa sur les talons, mon frère est déjà là. Je suis peut-être un peu en retard. Penché vers l'extérieur, il semble absorbé dans sa contemplation. Moi, je suis davantage attirée par le ciel étoilé.

- Gretel ? C'est toi ?

Autrefois, j'aurais sans doute balancé une stupidité ou une vanne de geek, mais là, je ne lâche d'une salutation banale.

- Salut, je murmure.

Je suis toujours enroulée dans ma couverture, et mal à l'aise. Je ne sais pas quoi attendre de cette rencontre, je ne sais pas ce qu'on va se dire. Je ne veux juste pas tout gâcher, mais je suis morte de trouille en fait. J'ai envie de fuir, et envie de rester. Hansel est désormais au courant de mes "problèmes" alimentaires, s'il les ignorait, et de mes crises de tétanie.
Je finis par avancer un peu dans la tour, jusqu'à le rejoindre sur le petit balcon. Il fait froid, mais la vue vaut certainement le coup. Et puis, Hansel à côté de moi me rappelle pourquoi je suis là.

- Ca va? je finis par lui demander simplement.

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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Ven 19 Oct - 14:13



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

C’est difficile à croire, mais je lui ai réellement écris ces mots. Je lui ai réellement déclaré le fait qu’on avait beau eu traversé le maelstrom le plus titanesque qui soit, mes sentiments pour elle restaient inchangé. Elle était et reste la personne pour qui je remuerai ciel et terre pour la sortir du cyclone de la vie, de la routine, de la douleur… Peu importe ce qui définit la tempête dans laquelle nous sommes prisonniers, c’est sa main dans la mienne que je sortirai. C’est ma parole contre celle du monde. Je ne reculerai rien, je le sais… C’est comme ça que j’aurai dû être depuis le début oui. Je culpabilise de ne pas avoir été le grand frère idéal et je ne sais pas si cette période de notre vie nous aura forgé finalement.

Aurions-nous eu juste mal pour avoir mal … ? C’est comme ça que les choses se présentent, comme une énorme perte de temps alors que j’aurai pu faire ce qu’il fallait pour arranger les choses. J’suis vraiment qu’un gros con, doublé d’un boulet et pourquoi pas aussi d’une merde de troll. Je pousse un long soupire à cette pensée, et c’est mon ouïe qui m’indique qu’une personne commence à se montrer. Mon interrogation alors est ponctuée d’une réponse, d’une voix qui créer une forme de joie et de stresse. Elle est venue. Putain, elle est venue. Je ne sais plus quoi dire à ce moment précis si ce n’est que je souhaite la prendre dans mes bras, mais je me dispense de cet élan d’affection… pour le moment.

Les mots devaient s’entremêler tout d’abord, que nous revenions sur une ligne directrice qui dicte la façon dont nous aurions dû nous comporter, l’un envers l’autre. Et même si je suis le plus fautif, j’espérais que Gretel se livre au même effort que moi pour ne pas me laisser dans l’ombre. Pas une attaque verbale non, aucun cynisme cinglant à l’horizon, aucune raison de commencer cette discussion via des tensions. Non il fallait clairement que les choses se posent petit à petit, quitte à ce que la neutralité soit de mise dés le début. Je contiens alors ce stress, je le comprime et je le jette par-dessus bord. Je gonfle ma poitrine d’air et quand je la sens à côté de moi, et qu’elle m’invite à répondre à sa question aussi banale soit-elle… cela me prouve alors qu’elle s’en inquiète sans doute un peu… Du moins, si elle n’a pas posé la question par simple politesse ? Je met quelques secondes à réaliser que ce moment a bien lieu pour enfin lui répondre. Un soupire de satisfaction précède mes propos.

« Je… je n’vais pas trop mal. Et toi ? »


Non loin de lui mentir, la confusion était maitresse de mes sentiments. C’était difficile de batailler pour obtenir quelque chose que l’on souhaite à tout prix. Et quand cette chose est littéralement à portée de main… c’est encore plus compliqué merde. Je ne peux plus regarder le lointain sans m’empêcher de jeter un coup d’œil discret à Gretel, juste regarder ma sœur droit dans les yeux. Que mon regard traduise une assurance mais aussi de la culpabilité. Je m’éclaircis alors la gorge en tentant de reprendre la parole pour ne rien rendre embêtant, pour que ce moment ne soit pas un calvaire. Mon instinct me disait d’aller droit au but et pour une fois, j’ai décidé de ne pas y aller à reculons… J’y allais de face.

« J’aurai jamais dû te faire traverser tout ça, c’est impardonnable… J’ai trop longtemps pensé à me protéger, à me blâmer de tout ce qui t’a affecté sans changer quoi que ce soit… »

Je me tourne vers elle, mes mains liées comme signe de culpabilité. Les yeux cette fois… suppliants. Je n’ai pas d’autres mots pour qualifier la situation, pour me qualifier en tant que sous-merde. « J’suis désolé Gretel, putain tu peux pas savoir à quel point je le suis… » Je lui ai fais mordre la poussière pendant plus d’un an, je l’ai délaissé au prix de mon équilibre. J’ai pensé que l’égoïsme règlerait mes problèmes mais c’est tout le contraire, c’est tout à fait le contraire… J’aurai dû devenir une autre personne, une personne qui se fracasse contre les obstacles au lieu de les esquiver. J’aurai dû être fort, j’aurai dû être Hansel Valeska et personne d’autre.



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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Ven 19 Oct - 18:35


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Ouais, je sais, j'ai pas trouvé mieux.
Je suis mal à l'aise dans ce genre de situation. On est censé dire quoi à quelqu'un avec qui on a pas parlé depuis des mois autrement qu'en criant? J'ai encore sa lettre avec moi, quelque part sous l'énorme tas de laine enroulé autour de moi.

- Je… je n’vais pas trop mal. Et toi ?

Son hésitation me fait tiquer. Mais sa question me gêne un peu. S'il a parlé avec maman, et que maman a parlé avec l'infirmier Blake, je peux pas lui sortir un "ça va" comme bon gros mensonge. En vrai, ça ne va pas depuis quelques semaines. Depuis que Brooklyn me fait la gueule, en fait. Ma crise est assez parlante. Je ne faisais même plus d'efforts pour manger, ces derniers jours.
Heureusement, il y avait Théa. Sans elle, sans ses lettres, je ne sais pas trop ce que ça aurait été. Comme toujours mon amie avait été là quand j'avais besoin d'elle, et j'étais infiniment reconnaissante pour ça. J'avais peur que le rapprochement que j'avais observé avec mon frère cet été ne l'ait éloignée de moi, mais il n'en était rien, dieu merci.
Finalement, je décide de répondre à moitié à sa question, avec un haussement d'épaules. Je ne peux pas dire que ça va, mais maintenant que je suis là, je ne peux pas dire que je ne vais pas bien non plus. Qu'Hansel tente une reprise de contact avec moi, ça vaut tous les traitements du monde.

Lorsqu'il se tourne vers moi pour me regarder, j'ai le premier réflexe de détourner le regard. C'est aussi stupide que ça, mais je ne sais pas du tout comment je dois réagir. Si j'ai la force de le regarder dans les yeux, parce que mon frère me manque, il me manque depuis des semaines et j'ai l'impression qu'il est devenu une espèce d'étranger pour moi. Un étranger qui me donne envie de courir dans ses bras autant qu'il m'intimide. Finalement, je fais un effort pour lever les yeux vers lui au moment où il démarre sa litanie.

- J’aurai jamais dû te faire traverser tout ça, c’est impardonnable… J’ai trop longtemps pensé à me protéger, à me blâmer de tout ce qui t’a affecté sans changer quoi que ce soit…

Des échos de notre conversation à Dublin me parviennent, et c'est là que je comprends ce qui m'inquiète autant. Une nouvelle crise. C'est peut-être moi qui ait déconné, cet été, mais n'empêche, ça avait failli bien se terminer. Je dis bien failli. L'épisode du café, et l’engueulade du bus, je ne les avais pas oubliés. Je m'étais énervée contre mon frère, et fait la dernière chose que je voulais: lui déclencher une crise. C'était presque un miracle qu'il m'ait ramenée à la maison, moi et mon inutilité cuisante.
Ouais, je lui en voulais de m'avoir à moitié abandonnée en cours de route. Mais s'il ne l'avait pas fait, c'est moi qui me serais éloignée pour lui épargner de nouvelles crises. Aussi égoïste que je puisse l'être, et j'en tiens un rayon, je ne voulais pas rendre mon frère malade. Je préférais mille fois que ce soit moi.

- J’suis désolé Gretel, putain tu peux pas savoir à quel point je le suis…

Ses mots me choquent totalement, et sur le coup, je ne sais pas quoi faire du déluge d'émotions qui remontent en moi. Déluge, c'est le mot, parce que malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à retenir les larmes.
Je voulais pas pleurer. Je ne voulais pas qu'il se sente coupable ou quoi. Parce qu'en vrai, je sais pas ce contact, c'est la meilleure chose pour lui. Est-ce qu'il ne va pas aller plus mal s'il me parle de nouveau? Est-ce que je ne vais pas lui provoquer de nouvelles crises?

Tous mes instincts se livrent la guerre. J'ai envie de regarder ailleurs, comme de courir dans ses bras. J'ai envie de pleurer pour de bon, comme quand j'étais gosse, et lui dire qu'il m'a manqué. Que mon grand-frère m'a manqué, toute notre complicité m'a manqué. Et il est là, devant moi, alors que je chiale comme une môme en cherchant quoi lui répondre.

- Hansel, je... je...

Je ne sais pas quoi sortir. C'est trop soudain, et trop ingérable. Pendant une seconde, j'ai la tête qui tourne. Je regarde ailleurs, vers Champa, le sol, la vue en contrebas, en essayant de me calmer pour savoir quoi lui dire.

- Je veux pas que tu aies des... des crises à cause de moi, je finis par lâcher. Je suis désolée...

Je repense à Dublin, à ce que j'ai fait. Ce que je lui ai infligé. Je suis toujours une gamine égoïste, à essayer tout et n'importe quoi pour que mon frère s'occupe de moi. Et maintenant qu'il revient vers moi, après tous les efforts que j'ai fourni pour essayer de me passer de lui, je réalise à quel point je m'en veux. Parce que même après ce qu'il s'est passé, même après la résolution que j'avais prise de lui foutre la paix, maintenant, à cet instant précis, j'ai juste envie de redevenir la petite sœur d'Hansel, comme avant.

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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Mar 23 Oct - 20:05



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

Ça a été le cas depuis un peu plus d’un an. L’influence entre moi et Gretel s’est effritée et je me suis retrouvé plus proche de nos parents que d’elle. Cela aurait dû être l’inverse… Métaphoriquement, on se voit comme les morceaux d’un même corps, nous venions du même ventre. Et par le passé nous étions unis comme les doigts de la main, il n’y avait rien qui pouvait nous séparer. Même les conflits naissant de la jalousie, de la rivalité, ne faisaient pas long feu. Cela faisait partie intégrante d’une relation que nous avions accepté, mais au point de se croire maudit et d’en arriver là aujourd’hui ? Impensable. Je n’aurai pas pu anticiper ce genre de choses, je ne suis pas omniscient et encore moins omniprésent… Si je suis imparfait c’est parce que nous le sommes tous… J’ai pu penser un temps que le né-moldu que je suis n’avait pas sa place dans ce monde de sorciers mais non…

Non, ça n’a rien à voir. Je me suis mis à penser que tout venait de moi, de ma maladie etc… mais non, cette maladie est devenue une malédiction à partir du moment où des enfoirés ont fait irruption dans la vie de chaque élève tout en leur prenant des biens. Si j’ai perdu une partie de moi-même suite à ce que j’ai vécu à Poudlard… j’ai aussi perdu des amis, littéralement. Ces ordures les ont occis sans la moindre pitié, ils nous ont fait souffrir sans la moindre clémence. Oui c’est à cause d’eux que nous en sommes là… Sans eux, ma maladie n’aurait jamais abordé ces angles de mon existence, sans ce genre de souvenirs piquants, brûlants, saignants… jamais je n’aurai eu à me retrouver dans cette situation. Je suis responsable des choix qui ont découlé de toute cette merde, mais jamais au grand jamais je n’ai souhaité en arriver là…

Je me suis dis plusieurs fois que le monde dans lequel nous avons grandis est illogique, que les jeunes réfléchissent comme des adultes et n’ont pas forcément d’empathie pour ceux qui restent bloqués… Beaucoup en ont eu pour moi, pour Gretel, mais s’il y a une chose véridique c’est que je ne peux pas rester indéfiniment sur la touche. Il faut que j’opère quelque chose pour mettre en place le changement, remonter la pente. Je ne peux pas représenter cette image d’adolescent qui a du mal à avancer indéfiniment… Je suis préfet, j’ai une petite sœur, des amis qui comptent surmoi même s’ils sont loin, des proches à protéger même si les liens se sont effrités avec le temps. Je vois bien la confusion, le bouleversement que mon approche eut comme effet… Est-ce que c’était bon signe … ? Oui je ne voulais pas qu’elle souffre, je n’ai même jamais voulu cela. Mais je voulais la préserver du mal que l’on s’est infligés à nous-même. Impossible de ne pas être affecté…

J’hésite franchement à faire un pas en avant que je l’entend balbutier… ma jambe est prête à opérer le geste, je suis prêt à continuer l’effort d’aller vers elle une ultime fois. Je l’entend alors se prononcer sur quelque chose, quelque chose d’important. Elle avait mis le doigt sur quelque chose de fragile que je j’aurai jamais dis… Même si sa personne pouvait me provoquer des crises, ce n’était pas de sa faute. De façon instinctive je m’approche furtivement d’elle et je la prend dans mes bras. C’est un geste aussi simple que ça mais tellement lourd de sens au point que le noeud à mon estomac implose. Je sens que j’implose, que mes muscles se contractent instantanément que ma respiration est forte. Que ma poitrine se gonfle fortement d’air comme si ce geste m’avait épuisé tant j’ai voulu le faire ces derniers mois. Le chemin a été long mais pour revenir vers cette étreinte lourde de sens, il m’a fallu batailler ferme contre mes principes, la personne qui refusait d’avancer et aussi contre ces souvenirs qui peuvent revenir n’importe quand… à la prochaine heure, minute, seconde, tout pouvait dégénérer mais elle devait prendre conscience qu’elle n’y était pour rien…

« Ce sont eux, c’est à cause d’eux… tu n’y es pour rien. Ces connards nous ont pris beaucoup trop de choses… Je veux nous préserver d’eux. On a le droit d’être heureux merde… »

Le ton de ma voix oscillait vers les tremblements, tout comme le moindre muscle que Gretel n’aurait aucun mal à sentir. Ma main part derrière sa tête, comme si je voulais la bloquer pour ne pas qu’elle parte. Je ne me voyais pas cacher ma tristesse mes sentiments de grand frère. Maman m’a fais promettre de veiller sur elle, et c’est ce que je compte faire parce qu’aujourd’hui j’en ai le courage et la motivation…

« Tu n’auras plus à subir ces conneries Gretel, j’te le promet… J’aurai voulu que les choses se passent autrement… Je regrette vraiment ce qu’il s’est passé, mais je tiens vraiment à ce que l’on redevienne comme avant parce que… j’supporterai pas que les choses restent ainsi plus longtemps. J’suis à deux doigts d’imploser… »



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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Mer 24 Oct - 22:09


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Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai pleuré.
C’est quelque chose que je me suis empêché de faire pendant longtemps, très longtemps. J’ai appris ça quand j’étais petite. Quand je ne voulais pas qu’Hansel sache qu’on m’avait tiré les cheveux à l’école, ou que Avril sache que j’étais triste en regardant une scène de dessin animé. Je n’ai jamais aimé pleurer devant quelqu’un. Brooklyn a dû me voir craquer, à bout de nerfs, une ou deux fois. Dans les cachots aussi, j’ai vite arrêté. Parce que cela donnait à nos geôliers une satisfaction que je n’étais certainement pas disposée à leur offrir.

Et pendant un an, sans Hansel, je n’ai pas réussi à pleurer devant quelqu’un. J’ai eu les larmes aux yeux bien des fois, mais seuls de violents cauchemars ont pu ouvrir les vannes. Maintenant que j’y pense, c’est ça. Mes derniers pleurs remontent à ma crise, devant Tasha et son père. J’étais malade, fiévreuse et envahie par un traumatisme qui me coupait de la réalité. Le genre d’état second qui se fout de toutes vos résolutions, et de votre propre volonté. Qui ouvre toutes les vannes, et lâche votre subconscient face contre terre. Voilà la dernière fois que j’avais pleuré, et je ne m’en souvenais même pas correctement.

Alors, lorsque Hansel me prend dans ses bras, c’est le coup de grâce.
J’ai le réflexe de me recroqueviller un peu, en haussant légèrement les épaules comme pour me protéger. Parce que ce contact me semble totalement étranger. On ne m’a pas enlacée comme ça depuis très, très longtemps. Ce geste protecteur me fait peur, parce qu’il m’autorise à être vulnérable. Mon corps réagit instinctivement, et ma tête ne sait pas quoi faire. J’ai le souffle coupé parce qu’il se passe, et mes larmes s’arrêtent une seconde.

- Ce sont eux, c’est à cause d’eux… tu n’y es pour rien. Ces connards nous ont pris beaucoup trop de choses… Je veux nous préserver d’eux. On a le droit d’être heureux merde…

Tu n’y es pour rien.
Je me remets à pleurer, plus fort cette fois. Le visage enfoui dans l’épaule de mon frère, je pleure fort, comme une gosse. Je sens les tremblements d’Hansel, qui font écho aux sanglots qui me secouent. Je suis incapable de retenir mes larmes, cette fois.
Je sanglote comme une gosse, comme la gosse que je suis toujours.
Impossible de gérer le trop plein d’émotions qui me secouent. Entendre ses mots de mon frère, c’est trop. Il détruit à coups de poings toutes les barrières que je m’étais mise pour me protéger. Toutes ses armures, toutes les barricades que j’avais dressées entre mon cœur et les autres, pour ne pas qu’on m’atteigne, pour ne plus être blessée.
J’ai la tête qui tourne.

- Tu n’auras plus à subir ces conneries Gretel, j’te le promets… J’aurai voulu que les choses se passent autrement… Je regrette vraiment ce qu’il s’est passé, mais je tiens vraiment à ce que l’on redevienne comme avant parce que… j’supporterai pas que les choses restent ainsi plus longtemps. J’suis à deux doigts d’imploser…

Est-ce que j’y crois ? Est-ce que je peux y croire ?
J’ai passé une année entière sans mon frère. Et il m’a manqué à chaque seconde. Alors pourquoi je n’arrive pas à croire ses mots ? Pourquoi j’ai l’impression que dans un jour, une heure, une minute, il va m’abandonner de nouveau ? Comme avant ? Comme Brooklyn ? Et moi, est-ce que je pourrai supporter ça, encore ? A quel moment est-ce que je vais m’écrouler ? A quel moment est-ce que je vais lâcher mon courage fragile, celui-là même que je porte à bout de bras depuis des mois ?

Mes jambes cèdent d’un coup sous moi.
Hansel me tient, mais je glisse doucement jusqu’à me retrouver assise au sol. C’est la fatigue, les émotions, trop de choses combinées d’un coup qui ont raison de mes forces. J’ai la tête qui tourne, mais mon premier réflexe est de rassurer mon frère.

- Ça va, c’est juste... Ça va passer.

Ça va passer ?
Pourquoi je sors encore des phrases comme ça ? Je joue encore les filles fortes ? Pourquoi ? Pourquoi je ne peux pas dire que non, ça ne passe pas, que ça ne va pas ? Ça ne va vraiment pas.
Est-ce que j’ai peur de laisser mon frère revenir dans ma vie ? Il n’en a jamais été très loin. Mais je sais que je n’ai qu’une peur : qu’il m’abandonne à nouveau. Pardon, Hansel, pardon. Pardon, parce qu’au final, je sais que je ne sais pas faire sans lui. Je ne sais que faire semblant. Mais au fond, je sais exactement ce que je veux dire. Je me fiche de ses crises. C’est qu’une excuse. Je sais ce que je veux lui dire. Ce que je veux lui dire depuis un an. Ces mots que je n’ai pas osé dire, ni il y a un an, ni après, ni à Dublin, ni cette fameuse nuit il y a deux semaines.

- J’ai besoin de toi….

C’est un murmure. Quelques larmes. Des sanglots qui reprennent de plus belle.

- Hansel, j’ai besoin de toi, j’ai vraiment besoin de toi…

Ça y est, je pleure. Ça y est, je lui ai dit. Je le répète encore, et encore. J’agrippe sa manche, comme pour le retenir, en continuant à pleurer. Je ne retiens plus rien, maintenant. C’est fini. Je ne veux plus de cette Gretel-là. La fille qui se croit forte, et fait semblant de l’être. Qui se laisse détruire de l’intérieur.
Je veux redevenir l’autre Gretel. La petite sœur d’Hansel, qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Qui n’a pas peur de dire qu’elle aime son grand frère, et qu’elle a besoin de lui.

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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Lun 29 Oct - 23:21



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

Il y avait un sentiment de culpabilité qui était vraiment, mais vraiment de taille… J’ai vraiment espéré que les choses soient plus simples pour tout le monde… Mais la culpabilité est telle qu’elle est, comme la réalité : stricte et terre à terre tout en exerçant une lourde pression sur mon quotidien. Je devais aujourd’hui décider d’endosser la responsabilité de chacun de mes choix. Mais s’en devient bien trop dur, bien trop compliqué au point que je me suis résigné plusieurs fois avant de me décider à lui écrire cette lettre. Oui il y avait beaucoup de douleur, beaucoup trop d’hésitations mais il fallait que je le fasse.

Parce que si mon existence n’a pas de sens, sans ma petite sœur, je ne me verrai jamais aller de l’avant pour arranger les choses. C’était à moi de le faire. Alors cette culpabilité a au moins eu un effet positif qui fut de limiter ces pulsions destructrices qui pouvaient m’habituer à maintenir un équilibre. Mais j’avais peur de la toxicité de cette notion. A quel point elle nous expose au danger ou même à quel moment ? Est-ce que j’ai réagi à temps avant que nous atteignons le point de non retour ? Fort probable. Mais au moins, c’est fait et je n’aurai plus jamais à me poser ces questions là. Parce qu’aujourd’hui nous sommes l’un face à l’autre, dressés devant nos rôles respectifs de frère et de sœur. Je lui ai exposé la situation telle que je l’imaginais et à vrai dire… c’était révélateur.

Cela faisait un bien considérable mais elle pouvait très bien ne pas partager mon point de … refuser l’étreinte. Je lui offrais cela mais c’était sans doute bien trop direct. Je ne pouvais certainement pas me permettre cela après une année entière de distance entre nous au point d’en froisser durement la complicité. Mais c’est ce que je voulais. Je ne voulais pas passera cette phase fragile de reconstruction qui n’aboutie à rien. Les choses ne se déroulent que très peu comme nous le souhaitons il faut dire dans la vraie vie. Mais on peut influencer le cours des choses, surtout lorsqu’il s’agit d’un frère et de sa petite sœur non ? Je la sens trembler. Je sens qu’elle vit un traumatisme, ou une chose dont elle ne réalise pas encore l’étendue.

Sans doute un mixte important qui renforce ce sentiment de confusion, qui remet en cause ce putain de contrat de confiance que j’ai lâché lynché… Je la sens sangloter. Ce sentiment insupportable de culpabilité qui me prend d’assaut. Regarde, regarde ce que tu as fais. Tu l’as réduite en miette parce que tu as jugé bon de faire preuve d’un nombrilisme qui flirte intimement avec l’égocentrisme ! Abruti, crétin, petit con, enculé, qu’est-ce qui t’as pris de faire ça ?! Est-ce qu’un jour au moins les choses pourront redevenir comme elles le sont ?! Je lutte, pour ne pas me croire incapable de la rassurer, de la protéger… Je lutte parce que des souvenirs peuvent remonter, mais aujourd’hui c’est différent. Aujourd’hui plus que n’importe quel jour de ma foutue existence. C’est l’occasion de la relever, de nous élever sur un piédestal et crier au monde qu’on l’emmerde et que l’on va réussir.

Je la sens ployer, et descendre petit à petit. Bien sûr je m’inquiète sur le moment et je me refuse de la lâcher, de la laisser tomber. Alors même si je desserre cette étreinte pour lui laisser le temps de respirer et même de réaliser ce qu’il se passe pour elle… je ne la lâche pas. Le fait qu’elle me dise que ça aille ne me rassure pas plus que ça, mais je mettrai sur le compte d’une forte émotion alors bon… à quoi bon commencer déjà à psychote alors que les choses ne sont officiellement pas encore remises dans l’ordre. Elle a besoin de moi. Elle l’a dit. Elle l’a clairement dit. Je ne suis pas sourd. J’ai bien entendu ça… ? Elle a besoin de moi. C’est à moi d’être présent, de le rester alors, d’insuffler un espoir alors… ? Mes mains sur ses bras, me front vint se confronter doucement au sien. Je sers légèrement autour de ses bras pour enfin me prononcer au bout de quelques secondes de silences…

« Je vais être là pour toi… Je te le promet. On a toujours été plus fort à deux, on peut retrouver cette force je te l’assure. Il faut qu’on la retrouve sinon on sera condamnés à se confronter aux mêmes problématiques irréalisables… Mais à deux… »

Pas besoin de me répéter. Un baiser sur son front en guise de symbolisme de protection. Le schéma était clair. Mon schéma de penser à toujours été explicit. Je n’avais rien à faire d’autre que de lui montrer la voie. Et je pense que la première étape commençait par quelque chose de simple… Extérioriser ça. Je me redressais alors totalement pour finir debout. C’était à contre-cœur que je la relâchais d’ailleurs. Lui faisant un signe de la tête, je pris appuis sur la rambarde qui nous séparait du vide et du paysage. Je pris une grande inspiration avant de reprendre la parole.

« J’ai appris un truc plutôt simple pour libérer ce nœud de colère, de tristesse et d’autres sentiments qu’on a du mal à expulser. »

Je regarde le paysage et je gonfle à nouveau ma poitrine d’air. Une inspiration plus que vigoureuse qui traduit un futur effort. D’un coup je relâche l’air dans un hurlement qui dure tout de même quelques secondes au point de me défoncer la gorge. Mais putain ! Qu’est-ce que ça fait du bien. J’ai des larmes qui coulent le long de mes joues. Je regarde Gretel en essayant ces larmes d’un revers de ma manche pour finalement terminer par une proposition :

« Écoute… j’te propose qu’on dise au monde qu’on l’emmerde… Ce… Ce serait un début non… ? T’en dis quoi … ? »



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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Mer 31 Oct - 16:49


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Ça fatigue, de pleurer autant.
Et niveau épuisement, j'ai pas mal donné, ces derniers temps. Je suis crevée, par mon manque de sommeil, et ma dénutrition. Merde, je pensais que ça irait mieux en respectant les consignes de l'infirmier Blake... Mais l'absence de Brooklyn m'a vraiment mis un coup au moral. Si je veux que ça aille mieux pour moi, pour Hansel, pour nous, il faut vraiment que je me remette en selle. Arrêter de faire semblant, faire ce qu'il faut vraiment pour aller mieux.

La Gretel qui marche sans avancer, stop.
Mon frère colle son front au mien, comme quand on était gosses, et j'inspire. C'est une sensation qui fait du bien. Etre connectés comme ça. Ressentir qu'il est là, qu'il m'entend. Qu'il m'écoute. Je sens nos respirations qui se calent difficilement l'une sur l'autre, comme un rythme qu'on reprend difficilement après une longue absence.

- Je vais être là pour toi… Je te le promets. On a toujours été plus fort à deux, on peut retrouver cette force je te l’assure. Il faut qu’on la retrouve sinon on sera condamnés à se confronter aux mêmes problématiques irréalisables… Mais à deux…

On est plus forts à deux.
Moi, je sais que je suis plus forte avec mon frère. Est-ce que l'inverse est vrai aussi? Au fond, j'ai toujours la même peur que je traîne depuis l'enfance: être un boulet pour lui. Hansel a toujours été trois pas devant moi, et pas seulement à cause de notre différence d'âge. Il était meilleur à l'école, avait plein d'amis, était un bon fils, populaire et bon en sport en plus. J'avais l'impression d'être née comme une malformation après lui. La petite Gretel, toujours à courir après son grand frère. Si je voulais autant me faire remarquer, c'était aussi pour me faire ma place, marquer mon existence.
Mais auprès de qui? Toutes les personnes qui comptaient vraiment, dont j'avais besoin, je les avais repoussées les unes après les autres...

Hansel me serre doucement, ses mains sur mes bras, et chasse aussitôt toutes les pensées qui s'assombrissaient encore dans ma tête.
Non, pas cette fois. J'ai une nouvelle chance de faire les choses correctement. Rester Gretel, mais la vraie Gretel. Retrouver les gens qui comptent pour moi, peu importe la distance, l'éloignement. Et sortir ce que j'ai besoin de sortir, dire ce que j'ai vraiment besoin d'exprimer.

Je regarde mon frère se lever et aller vers la rembarde.
Promis, je ne serais plus ce boulet Hansel. Je veux être sa petite sœur, mais une petite sœur qui peut se tenir droite à côté de lui. Pas un boulet collé à son pied par un hasard génétique. Je veux qu'il soit fier de moi, de la personne que je peux devenir. Vraiment.

- J’ai appris un truc plutôt simple pour libérer ce nœud de colère, de tristesse et d’autres sentiments qu’on a du mal à expulser.

Je fronce les sourcils, en me demandant ce qu'il prépare, et j'essuie mes larmes dans mon plaid. Penché au dessus du balcon, je le vois inspirer à fond, et je sais ce qu'il va faire une seconde avant qu'il ne lâche son cri. Son hurlement dure longtemps, résonnant dans le parc, mais aucune raison qu'il alerte qui que ce soit. C'est pas un cri de détresse c'est... Juste une grosse vague de sentiments refoulés qui s'envolent. Lorsqu'il s'arrête, j'éclate de rire. C'est débile, mais j'adore ça. C'est tellement proche du Hansel que j'ai toujours connu. Je rigole à travers mes restes de larmes que je dois encore essuyer tandis qu'il essuie les siennes, et renifle un bon coup.

- Écoute… j’te propose qu’on dise au monde qu’on l’emmerde… Ce… Ce serait un début non… ? T’en dis quoi … ?

Je rigole une seconde, et hausse les épaules. Oh et puis merde, c'est exactement ce qu'il faut. Je me lève, en resserrant mon grand plaid autour de moi parce que bon, on est fin Octobre dans un trou perdu en Ecosse quand même.

- Alors quoi, on balance un gros kamehameha c'est ça? Je ricane

Je le sens, c'est fragile, ce lien de complicité entre nous qui se reforme doucement. C'est con, mais notre petite culture geek, nos références à la noix, m'ont manqué. J'ai essayé d'initer un peu Brook à mon délire, mais ça remplace pas une seule seconde toutes les heures passées à débattre avec mon frère sur nos séries préférées, à se chamailler sur nos héros de Comics favoris, ou à regarder des séries sans fin en s'endormant ensemble dans une de nos chambres à la maison.

Je me place à côté de lui, un peu hésitante. Bon, ça reste un peu gênant quand même. Mais là, je suis plus à ça près. Je lance un petit sourire à mon frère, les yeux encore rouges, et j'agrippe la barre avant de me lancer.
J'inspire à fond comme lui, et je lâche le plus gros juron possible, en hurlant longtemps la dernière voyelle. Je me savais même pas capable d'atteindre une note pareille. Mon énormité résonne dans le parc, et je pouffe de rire à la fin de mon cri, en cachant mon visage dans mon plaid tellement c'est irrésistible. Je reprends mon souffle.

C'est vrai que ça fait du bien, de tout sortir.
Je hoche la tête, et inspire à nouveau, puis renifle un coup. Il va être temps, que ça sorte.

Je me tourne vers mon frère, et passe mes bras autour de son torse, pour un vrai câlin, cette fois. Plus de pleurs, plus de colère. Juste le confort de retrouver une étreinte familière, celle qui rassure la gamine en moi. J'ai froid, mais je m'en fous, je suis bien. Mieux que je ne l'ai été depuis très longtemps. J'en profite quelques longues minutes, avant de parler.

- Je vais écrire à Avril. Je crois... Je crois que je vais avoir besoin de son aide.

C’est la première fois que je le reconnais. Théa a tenté de m'y pousser des dizaines de fois, mais ce soir, je prends la décision pour de bon. Je lâche un soupir.

- Je veux vraiment aller mieux. Qu'on aille mieux tous les deux, Hansel. Je ne veux pas perdre tout ça encore une fois.

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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Mer 14 Nov - 15:56



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

On parle de guérir du passé libérer les émotions entravées, abimées et même bloquées. Honte, culpabilité, même les croyances négatives sur notre personne sont ces résidus d’émotions bloquées. Il était urgent pour elle, comme pour moi de retrouver où ça a merdé, l’événement qui a tout déclenché. Je ne regarde pas ma main, car pour elle comme pour moi il est évident de voir ce qu’il y a dessus. Ma main droite marquée par deux lettres “NM“, cela datant au moins de mes débuts à Poudlard. L’accueil chaleureux du château n’aura donc pas duré longtemps. Je suis resté longuement coincé dans cette boucle où l’on m’a fait comprendre qu’il existe une hiérarchie. On a voulu me faire comprendre plutôt, car cette hiérarchie n’est rien d’autre que l’étendard de la connerie humaine, sorcière inclue. Cet événement aura fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

Je reste fier d’être un né-moldu et ma haine de ce fanatisme pourri voué aux sang-pur, devient alors totalement justifiée. Ceci dit, je ne parle que de ceux qui aiment montrer leur appartenance à la caste pure des sorciers et je me conforte dans l’idée que je suis plus doué que la moitié d’entre eux alors bon… Les temps changent, et le succès est à la portée de tous. De ce fait, je ne peu pas pointer cet événement comme l’élément perturbateur de la destruction de quelques parties de mon lien avec ma petite sœur. Non, ce qui a joué la carte maitresse de la descente aux enfers c’est bien entendu quand je n’ai pas su la protéger. Et ce qui me fait de la peine, c’est que je l’ai abandonné pour me protéger, pour éviter de me rappeler que j’ai failli à mon devoir de grand frère protecteur. Je l’ai délaissé pour me reconstruire alors que je n’ai jamais entamé ces fameux travaux. Je me suis conforté dans l’idée que ça se tasserait, que l’âge nous rapprocherait alors que c’est tout l’inverse.

J’ai mis une distance entre nous, une distance que je regrette chaque seconde qui s’écoule. Mais aujourd’hui, je regard derrière moi. Je regarde le chemin que l’on a fait, que l’on a parcouru, les obstacles que l’on a rencontré et je me dis que je dois monter à nouveau en selle. Je dois m’intéresser à elle, je dois reprendre le rôle qui m’a été attribué à partir du moment où elle a poussé ses premiers cris il y a bien des années. La protéger, l’aimer, l’aider, l’encourager, la chérir, retrouver cette complicité que l’on a construit ensemble. On a bataillé bien trop longtemps pour tout laisser tomber. Crier, c’était expulser une médecine indiscutable. Il y avait réellement de quoi souffler un bon coup. J’encourageais alors Gretel a agir de cette façon. Peut-être que ça ne servira à rien, peut-être qu’insulter la nature capricieuse de la vie pouvait aussi avoir son charme et je préférais largement parier sur cette idée… Mieux vaut cela que d’avancer dans la vie à reculons.

Et il était réellement hors de question que les choses se passent de cette façon. Sa référence à Dragon Ball ne pouvait que m’amuser, car au fond… c’est une belle référence qui m’a mené à appeler mon chat Beerus et le sien Champa… Comme quoi. On dirait un peu papa à donner des noms venant d’œuvre tiens. « C’est l’idée, j’suis pas sûr que le château résiste à un Kamehameha par contre… » Je jouais le jeu, après tout, quels étaient les risques hein ? On ne va pas envoyer de vagues déferlantes par nos mains ou même par la bouche hein. Je m’en amusais, et cela se voyait au sourire qui naissait sur le coin de mes lèvres. D’un pas, je me recule légèrement pour lui laisser le champ libre. C’est à elle d’opérer la manœuvre pour y arriver. Et elle l’a fait. Elle a hurle. Il n’est pas question de fierté ou autre non, je suis content qu’elle expulse tout ça même si la gorge prend un peu tarif. Je reste silencieux, je ne me prononce pas plus d’avantage.

Non je la regarde et je l’enferme dans mes bras. Sans hésiter. Sans penser un instant que ça peut mal tourner. Non je m’éloigne de tout ce qui peut nous nuire. Nous sommes ensemble, et c’est ce qui compte. Ses intentions étaient pures et dans l’unique but de renforcer notre lien. Le fait même d’envoyer une lettre à Avril pouvait l’aider, je l’avais fais et sans le soutien indirect de notre amie commune… Je n’aurai jamais passé le pas. Elle comme Anthea y étaient beaucoup pour quelque chose même si elles ne m’ont pas encouragé directement, tout comme Jill… C’est une période de l’année que je souhaite célébrer avec ceux qui me sont chers. Je n’arrive pas à parler à ce moment. Pourtant sa seconde phrase allait m’encourager à prendre la parole.

Le fait que nous devions avancer main dans la main, s’opposer aux obstacles au lieu de les fuir ou s’y confronter de la façon la plus stupide qui soit. Je soupire, un soupire de satisfaction qui vient sans doute accomplir ce qui me manquait : le besoin d’être aimé par ma petite sœur. Je la sers un peu plus contre moi, je ne veux pas la lâcher. C’est impensable. Je ne peux pas m’y résoudre, comme si j’avais peur que le hasard laisse trainer une punaise sous mon pied une fois que l’étreinte s’éteindra.

« On ira mieux. Je te le promet, on va se battre cette fois. On va tout donner, et si le combat doit durer plus longtemps que la confrontation entre Goku et Frieza, alors ça durera plus longtemps. Je m’en fous, c’est impensable que les choses se passent aussi mal. Je ferai ce qu’il faut, je te protégerai… »

Une faible intonation sur la main de mes mots. Une pensée pour ce moment où j’ai été incapable d’y arriver. Aucune crise. Même si je me souviens de cela, je n’ai pas fais de crises. J’aurai envie de pleurer de soulagement, mais rien ne sort. Je n’y arrive pas. Je ne suis pas tétanisé, ni ému. Je suis entré dans un état que je ne peux qualifier… ça fait juste… du bien. Beaucoup de bien. Un baiser sur son front, et je me détache que très légèrement. Je me place à ses côtés, mon bras par dessus ses épaules et je la ramène à nouveau contre moi. Devant nous, l’étendue du domaine qui offrait une vision très agréable.

« J’suis fier d’être ton frère, et je suis fier de toi. Maintenant, il va falloir te faire à l’idée que j’te lâcherai plus. Aussi collant qu’une sangsue, aussi lourd et chiant qu’un troll mais aussi affectueux et taquin qu’un lutin de Cornouailles. Deal ? »



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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Jeu 15 Nov - 19:16


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Vous savez, ces moments où on prend des grandes décisions, où vous vous sentez super motivé, persuadé que rien ne peut vous arrêter ?
C’est exactement ce que je vis maintenant, là, de suite.

J’ai toujours eu beaucoup de caractère. Demandez à mon ex baby-sitter, quand je voulais quelque chose, pas grand-chose ne pouvait m’en détourner. A Poudlard, c’était pareil. Si j’aime et je veux quelque chose, je le prends. J’ai toujours étudié comme une dingue parce que je ne supporte pas d’être médiocre, ou même moyenne. Je suis exigeante avec moi-même, et je n’attends rien des autres. Dans un sens, je suis un peu différente de mon frère.
Mais le point commun entre nous est le même : quand on a décidé quelque chose, on a une détermination de fer tous les deux. Et aujourd’hui, je décide que la passivité et l’autodestruction, c’est fini. Maintenant, j’ai Hansel à mes côtés, et je ne laisserais plus rien me séparer de mon frère. Ni m’éloigner de mes objectifs personnels.

C’est con, mais crier des bêtises au balcon fait du bien. J’ai l’impression de lâcher la bombe que je tenais à bout de bras depuis des mois. De quoi respirer enfin à pleins poumons l’air froid de la nuit. Je me sens vivante. Même après tout ce qu’on a vécu, on est encore là, entiers et ensemble. Je veux laisser ce passé définitivement derrière moi, et avancer. Je m’en fous si on rencontre de nouveaux obstacles, je sens de nouveau cette volonté en moi, cette rage de bien faire, de réussir. J’ai l’impression d’être revenue des années en arrière, quand je me battais avec mon frère alors que j’avais zéro chance. Je m’en fichais, j’étais juste déterminée, et sans peur. Hansel était plus grand et plus fort que moi, mais ça n’avait aucune espèce d’importance, tant que je répondais. Ce n’était même pas une question de gagner au final, il s’agissait juste de pas capituler. Lui montrer qu’il ne m’aurait pas si facilement.
Certes, les chamailleries de mômes sont bien loin de ce qu’on a pu connaître ici, mais je retrouve cet état d’esprit qui m’avait manqué. Ne pas abandonner. Comme quand je défiais ces salauds du regard dans les cachots.

Et je suis contente que ça semble soulager Hansel aussi. Il m’a vraiment manqué, et je ne veux plus être séparée de mon frère. Pas une troisième fois. On déconne bêtement sur une de nos séries favorites, mais au fond, c’est surtout histoire de montrer qu’on a retrouvé des morceaux de notre ancienne complicité. Je le vois sourire, et ça fait du bien, en plus de me faire sourire en retour. Maman a toujours dit que mon frère et moi, on a la même façon de sourire, du coin des lèvres.

Je suis de nouveau dans les bras de mon frère lorsqu’il reprend la parole, après avoir écouté mes nouvelles résolutions.


- On ira mieux. Je te le promets, on va se battre cette fois. On va tout donner, et si le combat doit durer plus longtemps que la confrontation entre Goku et Frieza, alors ça durera plus longtemps. Je m’en fous, c’est impensable que les choses se passent aussi mal. Je ferai ce qu’il faut, je te protégerai…

Je pouffe dans son épaule en entendant sa comparaison.
Mais ses derniers mots me font froncer les sourcils. Non, je ne veux pas qu’il ait à me protéger encore. Je veux devenir plus forte, pour pas qu’il subisse encore ce qu’il a subi la dernière fois. Hors de question qu’on revive ça, l’un et l’autre. Je serre le poing.
Il faut que je devienne encore plus forte. Si je n’avais pas été là, Hansel n’aurait pas été maté au sol, battu pour avoir essayé de me défendre. C’était en partie de ma faute, et ça, je ne l’oublie pas. Je ne veux plus être sans défense. Je voulais être une sorcière puissante, je le deviendrais.
J’ai le droit à un bisou sur le front, le truc embarrassant que les grands frères font et qui font toujours plaisir peu importe l’âge.

- J’suis fier d’être ton frère, et je suis fier de toi. Maintenant, il va falloir te faire à l’idée que j’te lâcherai plus. Aussi collant qu’une sangsue, aussi lourd et chiant qu’un troll mais aussi affectueux et taquin qu’un lutin de Cornouailles. Deal ?.

Ses premières phrases me font rougir, et je dois cacher mon visage dans mon bras pour garder un minimum de dignité. Merde, Hansel… Je vais chialer à nouveau là.
Heureusement, la suite me donne de quoi rigoler un peu, et je fais une fausse grimace.

- Tu présentes ça tellement bien, ça fait rêver, je réponds en tirant la langue. Mais ok, deal. Et t’as pas intérêt à m’éviter encore parce que cette fois je te colle des bombabouses dans ton lit.

Et je suis à moitié sérieuse. Je compte bien en profiter pour coller mon frangin aussi, profiter de nos retrouvailles. J’ai l’impression qu’on est dans le même état d’esprit que nos habituelles chamailleries post-réconciliation après une grosse dispute. Juste qu’elle a duré très longtemps, cette fois. Trop longtemps.
Plus question de me sentir seule dans la salle commune, ou de tourner les talons dès que j’aperçois mon frangin dans un couloir. J’envisage même sérieusement un retour dans la grande salle à l’heure des repas, et c’est pas peu dire. Je profite un peu de son bras autour de moi pour poser ma tête sur son épaule. Et resserrer mon Plaid autour de moi parce que je me les gèle.

- Je te promets de te prévenir moi-même la prochaine fois que ça ne va pas. Que je fais un malaise ou autre. Et toi, me cache pas quand tu fais des crises, d’accord ? J’en ai marre de rien savoir ou de tout apprendre par des tiers.

Je soupire, et décide de finir par une touche d’humour quand même.

- Mais je te préviens, je compte pas te rendre ton tshirt Marvel, je dors avec. Et je vais continuer à colorer ton chat. Il est trop mignon en bleu nuit. Je suis même sûre que je peux arriver à faire des trucs plus cools avec un peu de pratique.

Voilà, ça c’est moi. La petite sœur un peu chieuse et attachiante.

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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Mer 21 Nov - 12:13



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

Ma détermination semblait être sans failles. Je ne voyais pas en quoi un obstacle pourrait m’empêcher d’aller de l’avant. C’est une nouvelle page que j’écris aujourd’hui, mon encre noire était accompagnée par l’encre bleue de Gretel. C’est ensemble que nous écrivions ce pan de notre histoire. Je n’ai aucune chance de perdre, de gribouiller ce cahier de la vie. Je ne dois pas, la vie est faite d’incertitudes et d’épreuves que l’on ne doit en aucun cas sous-estimer. Mais pour l’heure, la situation est à notre avantage et nous devions profiter de chaque seconde qui s’écoulait.

Il faut se battre dans ce monde. Cette communauté nous a ouvert les bras il y a quelques années. On a eu la chance de faire nos preuves malgré le passé du monde magique. On a notre place ici. On est plus talentueux que la plupart de ces pro sang-purs. On est de taille maintenant. Ils ont voulu fragiliser la communauté sorcière d’aujourd’hui. Mais la vérité c’est qu’il n’y a que des illuminés, des parias, des sans talents qui ne peuvent jurer que par la nature du sang. Ils ont perdu tout charisme, toute force magique et se réfugient dans des critères vieux comme le monde.

La vérité est toute autre, la réalité est stricte avec ce genre de personne… Nous sommes talentueux. Nous aussi. Moi, Gretel, Jill, et d’autres. On vaut mieux qu’eux c’est un fait. On est mieux, et je ne me ferai pas prier pour le crier sur les toits, pour le montrer, pour le prouver quitte à ce que je sois pourris par l’orgueil. Si s’élever devait inclure le fait que Gretel devait être avec moi pour briller alors je l’emmènerai avec moi. Elle semblait même satisfaite du programme qui s’offrait nous. Je préférais même cet état d’esprit ! « Te risque pas à faire ça ! Tu sais que j’suis un grand frère très rancunier ! » Un sourire vient, un rire s’en suit… Cela faisait du bien. C’était libérateur, le faire franchement sans avoir à s’inquiéter de ce que le monde pense de nous, sans avoir peur que mon esprit chavire à nouveau.

Non, je vivais un souvenir fort là, je vivais un moment qui allait me permettre de me battre. Cela allait être un rouage essentiel à ma montée en puissance. Un retour sur le dynamisme. Un retour dynamité par les Valeska ! Et même si la conversation s’orienta vers quelque chose d’un peu plus sérieux, il était toujours question que nous arrêtions de nous cacher quoi que ce soit. Elle avait raison, maintenant il fallait quand même faire ces efforts auxquels j’aspirais tant. « Promis. » Un petit sourire imprégné par la confiance et la détermination. La serrant un peu plus contre moi, savourant cette proximité qui m’avait tant manqué, je n’ai pas perdu une seule miette de ses propos. Je la retrouvais. La petite chieuse que j’aimais embrouiller, avec qui j’aimais rire et partager les moments les plus sincères… Je ris, je ris sans me voiler. Un rire ridicule qui aura bien mis du temps à resurgir mais qui est enfin là !

« Très bien, garde le, mais t’as intérêt à en prendre soin. Et vu que tu as décidé de déclarer la guerre à mon chat, je m’occuperai personnellement du tiens ! On verra qui aura le meilleur talent pour repeindre les chats ! »

C’est une petite tape sur son épaule que j’exerçais. Il fallait bien que j’entame le sujet de conversation. Alors je me détachais lentement d’elle au bout de quelques secondes de répits. Me mettant derrière elle pour poser mes mains sur ses deux épaules et les lui masser doucement. Regardant droit devant nous j’infligeais alors mes propos à son audition :

« Tu sais… Dans pas longtemps. Il y a la soirée d’Halloween, et j’aimerai que tu viennes. J’y serai uniquement si tu y viens. Et qui plus est, faut que tu demandes à maman de t’envoyer un costume précis… Celui d’Alice au pays des merveilles. J’ai déjà imaginé de quoi tu aurai l’air dedans, et il faut absolument que tu l’enfiles ! »



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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Jeu 29 Nov - 18:25


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Je sais, je sais que ce ne sera pas facile. Mais j'ai envie d'y croire. A ce lien retrouvé entre nous, à cette relation qui peut reprendre comme des braises qu'on ravive.
Mais la confiance a subi un coup. Au fond, je sens que je n'arrive pas à lui refaire complètement confiance. Quelque chose s'est brisé entre nous, et pour l'instant, je ne sais pas si c'est réparable. Je ne serais peut-être pas prête à sauver les apparences de suite, mais je compte faire de mon mieux. Redevenir la Gretel qu'il a connu, en un peu plus abîmée.

En revanche, en moi-même, je ne peux plus me permettre de ne plus croire. Je refuse de retourner dans cet état de faiblesse stupide où je me suis laissée tomber. J'étais sérieuse quand je parlais de demander de l'aide. Il est temps de reconnaître que je ne pourrais pas y arriver seule, ou en continuant à esquiver l'infirmier de l'école. Mentalement, je commence déjà à dresser une liste de tout ce qu'il va falloir que je fasse pour ça. Et non seulement cette stupide liste est longue, mais elle ne me plaît pas plus que ça. Allez, Gretel, t'as promis à Hansel et Maman d'aller mieux. Et à toi-même aussi.

Entendre mon frère rire est l'un de mes sons préférés, et ça me fait tirer un sourire automatiquement. Un peu gênée, j'utilise encore mon plaid comme mouchoir. Au moins, je peux garder son tshirt pour dormir. C'est peut-être encore un peu tôt pour lui avouer que j'ai aussi piqué un de ses sweatshirts ? Oh, peu importe.... Il menace de repeindre Champa aussi, mais mon chat est déjà couleur lavande à mes pieds, et manifestement, s'en fout complètement. Il est occupé à chasser un truc invisible autour de mes orteils et à jouer dans les plis de mon plaid.

- Vendu, je réponds en haussant les épaules.

Laisser mon frère enquiquiner mon chat est assez peu cher payé je trouve. Enfin, Champa a l'habitude avec moi et Beerus n'a jamais semblé franchement traumatisé de se retrouver avec les poils bleus du jour au lendemain... Même pas sûre que les félins aient conscience de ce qui leur est arrivé mais bon. Mon frère se place derrière moi pour poser les mains sur mes épaules. Je ne sais pas pourquoi, je me crispe légèrement sous ce contact. C'est pas désagréable, mais je ne suis pas hyper à l'aise non plus. C'est une sensation assez étrange, mais impossible de me détendre.

- Tu sais… Dans pas longtemps. Il y a la soirée d’Halloween, et j’aimerai que tu viennes. J’y serai uniquement si tu y viens. Et qui plus est, faut que tu demandes à maman de t’envoyer un costume précis… Celui d’Alice au pays des merveilles. J’ai déjà imaginé de quoi tu aurai l’air dedans, et il faut absolument que tu l’enfiles !

Sérieux?
Je suis surprise de sa requête, et sur le coup, je sais pas trop quoi répondre. La soirée d'Halloween n'était pas du tout dans mes plans... Genre, des gosses qui courrent partout avec les mains pleines de bonbons et des tas de costumes ridicules, tout ça sur la surveillance des profs? Genre, vous me voyez là-dedans? C'est plutôt le genre d'endroits où j'aurais eu envie de préparer un sabotage style bombe de peinture juste histoire de mener ma petite rébellion antisociale personnelle.

- T'as des envies de Cosplay en ce moment?

Un peu d'humour pour cacher que, là-haut, je réfléchis à toute vitesse.
Bon, en réalité, ce sera peut-être pas si la mort que ça. J'veux dire, déjà, si je peux y aller avec mon frère, et potentiellement Théa, ce sera déjà moins une épreuve de torture qu'une perspective de soirée marrante. Marrante... C'est peut-être pas le bon mot. Mais l'idée de mon frère est sûrement qu'on en profite tout les deux, sinon, pourquoi il refuserait d'y aller sans moi? Et puis, ça me permettrait peut-être d'enfin décompresser, pour une fois.
Je me mordille la lèvre pour réfléchir, puis, une idée me vient. Je me retourne vers lui avec mon sourire de chat qui a bouffé un canari.

- D'accord.... A deux conditions. Déjà, si je dois m'habiller en mon héroïne préférée de quand j'étais gosse, toi aussi. Et ça veut dire que maman doit aussi envoyer ton costume de Spiderman.

Mon frère en costume moulant de super-héros rouge et bleu? Rien que pour ça, j'allais y aller! C'était l'idée du siècle, et j'avais hâte de voir sa réaction. Avril nous avait traînés partout dans le voisinage avec ces costumes quand on était mômes, à chaque Halloween. J'étais sûre que maman les avait gardés quelques part, dans les boîtes à souvenir qui traînaient dans le grenier.

- Et deuxième condition, que Théa vienne aussi.

C'était mon amie aussi, mais j'avais l'impression de ne pas l'avoir assez vue dernièrement. J'étais même un peu jalouse de tout le temps qu'elle passait avec Hansel. Mais l'ironie, c'est que je ne savais pas duquel des deux j'étais la plus jalouse... Alors, autant faire d'une pierre deux coups en reformant le trio terrible juste pour une soirée. Halloween n'allait pas être si terrible si on le passait tous les trois, non?
Tant que je pouvais éviter les ennuis quelques heures....

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MessageSujet: Re: l'ôde des prodiges • ft. gretel.   Mer 5 Déc - 18:30



l'ôde des prodiges

gretel . ϟ hansel

Comme un retour dans le passé, une sensation de presque accomplissement. On a tellement traversé d’épreuves que je n’ai pas pris la peine de tout corriger. Mais aujourd’hui c’était le moment d’un changement conséquent. Un changement que j’ai décidé d’opérer et que Gretel a forcément espéré ces dernières années. C’était mon cadeau. Ma façon à moi d’avancer. Je n’éprouvais que le plus profond des attachements envers ma sœur, et je ne renierai plus jamais ça.

Il est hors de question que je ne fasse plus face à la réalité. Et si les discussions, les confidences étaient faites, j’ai abordé un sujet dont la légèreté se faisait sentir : plus particulièrement autour de la soirée d’Halloween. Cette envie de m’y rendre ne comportait que quelques conditions permis lesquelles j’exigeais la présence de Gretel et de son déguisement d’Alice au pays es merveilles. Et cette réaction sous forme de question m’amusait. Je ne cachais pas l’envie de vouloir enfin m’amuser de moi-même, que je prenne la décision même de nous ancrer dans une ambiance toute autre que celle que nous avons fuis pendant longtemps.

« Je plaide coupable, mais on sera grave cool ! »


Je n’en doutais pas une seconde. Et si des élèves trouvaient ça bizarre de voir une Alice au pays des merveilles, je me réserverai le droit de leur lancer un crache limace en pleine gueule. En tout cas pour quiconque s’amusera à la pointer du doigt. Et Gretel semblait donc ouverte à l’idée de venir en soumettant deux conditions. Et il fallait dire que la première condition me donna aussitôt l’envie de m’y rendre dés ce soir… mais c’est clairement pas possible. Mais venir en Spiderman, pourquoi pas après tout ! J’ai tout à y gagner, sauf en street crédibility. Mais je m’en tape, on va dire que personne ne me verra si je porte un masque.

« Deal ! Il faudra juste que je lance au costume sortilège d’extension, la dernière fois que je l’ai porté c’était y a trop longtemps… »

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ! C’est ce que l’oncle Ben a dit ! Ah bah pour me tenir à carreau il était clair que j’allais me plier à cette demande. Et je n’aurai aucun mal à refuser sa deuxième condition vu qu’elle faisait partie des miennes aussi. Qu’Anthea vienne me semblait presque une évidence. Mais je lui répondis tout de même afin que l’on soit sur la même longueur d’onde. « Elle sera là, promis Gret’. » Et je tiendrai ma promesse, je ferai en sorte qu’Anthea soit des autres. On formait limite une trinité ! Cette idée m’amusa pleinement, je l’avoue. Mais ce qui me faisait plus plaisir qu’autre chose, c’était cette avancée dans le relationnel et le temps avec Gretel venait satisfaire mon existence. Il est clair que je ne comptais pas lâcher l’affaire maintenant que la pente commence à s’affaiblir, c’est à mon tour de sprinter le plus vite possible. Déplaçant une mèche derrière son oreille, je finis par m’éloigner avec un sourire amusé, mais surtout doux :

« Allez viens, on y va. »



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