AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Long time no see [PV Professeur A. Jones]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Lun 15 Oct 2018 - 22:44

   
Long time no see




La plupart des professeurs vivaient et exerçaient leur activité entre les massifs murs de Poudlard-la-prestigieuse, ils croisaient quotidiennement élèves et membres du personnel de l'établissement en un ballet presque ininterrompu. Au milieu de cette foule le jeune Armstrong faisait donc presque office d'ovni car son bureau était à l'extérieur des murs de l'école et, de ce fait, il n'arpentait que très rarement ces longs couloirs et n'était finalement connu que de ses propres élèves et de quelques rares collègues. Comment pourrait-il en être autrement, de toute façon ? Cet isolationnisme était aussi imposé que choisi et, s'il s'en était parfaitement accoutumé, il devait bien avouer qu'un peu de compagnie humaine lui manquait de temps en temps. Certes, voir ses élèves était toujours un moment plaisant, mais à quand remontait la dernière fois où il avait bu un verre avec l'un de ses collègues ? À quand remontait la dernière fois où il avait pris le temps d'avoir une vraie conversation, de prendre un vrai repas avec un autre être humain ? Plusieurs semaines au moins, cela montrait à quel point le fossé entre lui et ses congénères était toujours aussi large et profond.

Il ne pouvait que s'en prendre à lui-même pour la création de ce fameux fossé, il était celui qui avait fait le choix de privilégier le contact avec les animaux plutôt qu'avec ses congénères. Mais fort heureusement il s'en était rendu compte à temps et savait qu'il n'était pas trop tard pour rattraper ce dangereux virage, qu'il n'était pas trop tard pour se mêler à la foule et recommencer à se sociabiliser comme il l'avait fait par le passé.
En ce dimanche, à peine deux semaines après le début de la rentrée, le jeune sportif avait donc été vu par quelques élèves arpentant les couloirs de l'école. Certains ne manquèrent pas de lui jeter des regards remplis de surprise, car c'était assez inhabituel de le voir en ce lieu, mais malheureusement ce n'était pas un désir de sociabiliser qui l'avait poussé à mettre les pieds dans l'école.

Vêtu simplement d'un pantalon noir et d'une chemise blanche aux manches retroussées, mettant en valeur son impeccable carrure, le professeur se dirigea au fond de la bibliothèque car en ce dimanche matin c'était bien le seul endroit où il était sûr d'être tranquille. À part quelques élèves un peu trop zélés, qui viendrait gâcher son dimanche matin en ce lieu plutôt que de profiter du beau temps ou de ses petits camarades ? Nathanael apparemment, car il était venu profiter du calme de ce lieu pour enfin remettre au propre ses notes sur son expédition draconique d'été,

Armé de ses carnets de note et d'un thermos plein d'un thé vert préparé avec soin, le jeune athlète se dirigea donc vers une table vide au fond de la salle et commença à feuilleter ses notes pendant plusieurs dizaines de minutes. Certains étudiants prenaient toujours un peu de musique avec eux pour se protéger du bruit extérieur et maintenir leur concentration intacte mais, fort heureusement pour le londonien, il n'avait aucun problème de concentration et pouvait aisément faire abstraction de toute ce qu'il se passait tout autour de lui. C'était sans doute la raison pour laquelle il ne remarqua pas tout de suite qu'un autre adulte l'avait devancé ce matin, qu'il n'avait pas le seul à se plonger dans livres et carnet de si bon matin.

Pendant une heure complète il laissa donc son stylo danser sur cette feuille initialement blanche, s'amusant à le faire danser entre ses doigts d'un air absent pendant qu'il cherchait une idée ou une façon de formuler l'idée qu'il voulait véhiculer. Au bout de quelques minutes de plus et de quatre pages entièrement remplies, le jeune homme se redressa pour aller vérifier quelques informations dans l'un des nombreux ouvrages présents et traitant des dragons.
En passage une étage il remarqua enfin cette autre personne entourée de piles de bouquins et, au-delà de la surprise initiale, la curiosité du londonien prit le pas. Il plissa les yeux pour tenter de reconnaître ladite personne et, lorsque le visage d'Aurora se présenta à lui, ses yeux s'écarquillèrent en se rappelant qu'elle travaillait aussi ici.

Ni une ni deux, oubliant la raison de sa venue ici, il s'approcha doucement et s'annonça par un :

- Une décennie plus tard et on se retrouve encore ici. Décidément...

Accoudé à une étage, les bras croisés tout contre sa poitrine, Nathanael se fendit d'un franc sourire face à la vision de ce visage du familier. Que pouvait-il dire à celle qui avait été l'une de ses rares amies pendant sa scolarité ? À celle avec qui il avait passé tellement de temps, dans cette pièce ? Toutes les répliques du monde lui semblaient bien dérisoires et ridicule. Il se contenta donc d'un :

- Ça faisait longtemps, Aurora.

Si la belle ne semblait pas avoir trop changé sur le plan physique, ayant tout de même gagné en âge et en sérieux, on ne pouvait pas en dire autant de l'Armstrong qui avait subit une métamorphose, physiquement comme mentalement. Plus grand, mieux bâti et surtout plus ouvert qu'il ne l'était alors, il n'avait plus rien du petit Poufsouffle gringalet de l'époque. Ce temps-là était bien loin, bien trop loin.



© ANARCISS sur epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10279-a-journey-into-history-professeur-aurora-joneshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10302-professeur-aurora-des-liens-des-histoireshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10341-professeur-aurora-la-grande-et-la-petite-histoirehttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10305-professeur-aurora-courrierhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10306-professeur-aurora-courrier-express

Arrivé(e) le : 24/09/2018
Parchemins rédigés : 131
Points : 8
Année : Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice des Poufsouffle

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Gretel Valeska

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Mar 16 Oct 2018 - 19:15


It's been a While


Pour Aurora, le week-end ne rimait jamais avec repos. Sa dernière grasse matinée remontait à plusieurs mois, et avait suivi une soirée bien trop longue à essayer de mettre ses neveux surexcités au lit après une sortie au cinéma.
Depuis son arrivée à Poudlard, elle avait pris le même rythme que d’habitude, se levant tôt et se couchant tard, que ce soit pour donner cours, travailler les prochains ou se plonger dans ses recherches. Notamment depuis qu’elle avait retrouvé la bibliothèque de Poudlard, et replongé avec plaisir dans ses interminables rangées d’ouvrages. Certains n’étaient disponibles qu’ici, ou presque introuvables ailleurs. Aussi Aurora avait-elle déjà pris l’habitude de s’y installer régulièrement pour se plonger dans ses recherches, quand elle n’empruntait pas une dizaines de livres pour les consulter dans son bureau.

Ce matin-là, elle était descendue presque à l’aube, armée de certains de ses propres ouvrages. Les élèves l’avaient poliment salué à son passage, désormais habitués à voir leur prof aller et venir régulièrement de la bibliothèque à son bureau.
Peu habituée à porter des tenues de sorciers lors de ses années de voyages, Aurora avait fait des efforts dans la semaine, mais s’en dispensait le week-end. Aussi avait-elle revêtu une simple robe-pull en laine avec une large ceinture par-dessus son jean, une tenue confortable et pratique pour travailler. Les cheveux retenus par une pince pour ne pas la gêner, elle s’était mise à travailler sitôt arrivée, simplement armée d’un énorme mug de café et d’un breakfast toast en renforts.

Elle travaillait depuis la veille sur la traduction d’une ancienne potion, dont le texte en arabique avait été retrouvé quelques semaines plutôt dans des ruines, mais une grande partie était très abîmé, et elle devait procéder doucement.
La première partie consista principalement à retranscrire les parties clairement lisibles, mais la suite fut plus retorse. Certains mots n’étaient pas clairs, et Aurora devait vérifier dans d’autres ouvrages que l’ingrédient qu’elle pensait déchiffrer était bien plausible dans la potion, en se référant à d’autres recettes similaires, et aux données topographiques de l’époque. Avec une patience que les heures n’entamaient pas, elle progressa lentement, indifférente à ce qui se passait autour d’elle, empilant ouvrage après ouvrage autour d’elle sous les yeux perplexes de certains élèves.
Lorsqu’enfin, elle eût terminé la complexe partie du déchiffrage, elle s’étira, et commença à recopier au propre la fameuse recette, en arabique d’abord. Elle allait s’attaquer à une copie en anglais lorsqu’une voix lui fit lever la tête.

- Une décennie plus tard et on se retrouve encore ici. Décidément...

Surprise, elle chercha une seconde l’origine de la voix, pour trouver un bel homme accoudé à une étagère tout près d’elle. L’inconnu s’adressait bien à elle, avec un grand sourire qui lui parût aussitôt familier. Aurora, toujours sous le coup de l’étonnement, réfléchissait à toute allure. Elle connaissait cette voix, ce sourire.

- Ça faisait longtemps, Aurora.

C’est lorsqu’il prononça son nom que le déclic se fit enfin.

- Nath ! S’exclama-t-elle, aussitôt prise d’un large sourire à son tour

Aurora se leva aussitôt pour aller serrer son ami dans ses bras, trop heureuse de le retrouver. Ce qu’il avait changé !! Pas étonnant qu’elle ait mis aussi longtemps à le reconnaître. Le Nathanaël de son souvenir était plus petit et plus fin, pas comme ce grand gaillard aux larges épaules !
Relâchant son étreinte, Aurora le dévisagea, n’en revenant pas du changement. Le jeune garçon discret qui se réfugiait régulièrement dans la bibliothèque avec ses livres pour réviser en sa compagnie était bien loin maintenant. Le Nathanaël devant elle respirait la confiance en lui, avec ce large sourire qui lui indiquait qu’il était aussi content qu’elle de la retrouver.

Lui avait sûrement eu moins de difficultés à la reconnaître. Aurora d'autrefois n'avait pas tellement changé, hormis peut-être ses cheveux un peu plus disciplinés et quelques centimètres en plus. Foncièrement plus féminine, elle n'avait pourtant pas tellement changé à l'intérieur, un peu plus mature mais toujours aussi têtue, naturelle et enjouée.
Mais son ami, lui semblait avoir tellement changé! Il était désormais plus grand qu’elle, et elle dû lever un peu les yeux pour le regarder, ses mains encore sur ses épaules.

- Nath… Je n’en reviens pas ! Ils servent du steak de Dragon au dîner ? J’ai failli ne pas te reconnaître ! Dit-elle en riant

Elle avait bien entendu le nom du professeur Armstrong, mais elle n’avait pas directement fait le lien avec son ancien ami d’enfance. Décidément, Poudlard était le lieu de toutes les retrouvailles. Après Liu Xi, John… Nathanael ! Pendant leurs années Pourdlariennes, elle l’avait toujours affectueusement considéré comme un petit frère, même s’ils n’avaient qu’une année d’écart.

- Tu es vraiment devenu professeur aussi alors ? Soins aux créatures magiques, hein ?

Aurora croisa les bras, continuant de sourire sans retenue. La dernière fois qu’elle avait eu de ses nouvelles, Nathanael était sur un autre continent qu’elle, à étudier les Dragons juste après avoir fini ses études supérieures. Malheureusement, elle avait été grièvement blessée par un fauve de Namibie avant d’avoir pu lui répondre, et lorsqu’elle avait enfin pu faire repartir sa réponse, il semblait que son ami soit parti vers une destination inconnue, car le hibou était revenu avec le courrier, et quelques plumes roussies.

Mais cet épisode manqué ne faisait qu’ajouter au bonheur des retrouvailles.
Aurora n’avait gardé que des bons souvenirs de Poudlard, et son ami en faisait largement partie. Dans la maison Poufsouffle, son franc-parler et son attitude enjouée l’avaient toujours rendue populaire, et elle n’avait eu aucun de mal à se faire des amis. Mais Aurora avait aussi une passion certaine pour les études, et appréciait les moments de calme, ce que son entourage n’avait pas toujours forcément compris. Elle avait alors pris l’habitude d’aller chercher le calme à la bibliothèque, et c’est ainsi qu’elle s’était rapproché du timide, discret petit Nathanael de l’époque. A force de se retrouver régulièrement entre les rangées de livres, ils y avaient pris leurs habitudes, et une complicité s’était naturellement développée entre les deux Poufsouffle. Cela s’était encore renforcé lorsqu’en cinquième année, la blessure d’Aurora à l’épaule l’avait définitivement privée du Quidditch.
La jeune fille âgée de seize ans à l’époque avait eu besoin de temps pour digérer et se remettre, et d’un calme que sa bande d’ami ne pouvait pas lui fournir. Aurora s’était alors encore plus liée d’amitié avec Nathanaël, jusqu’à la fin de ses études.
Mais leur correspondance s’était interrompue malgré eux, et son ami lui avait manqué. Quel plaisir de le retrouver aujourd’hui à Poudlard ! Même si elle avait eu du mal à reconnaître ce grand et bel homme devant elle, Aurora avait déjà l’impression de retrouver toute leur ancienne complicité dans son regard.


Codage par Libella sur Graphiorum



Loving, Remembering, Never Forgetting

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Mer 17 Oct 2018 - 1:23

   
Long time no see




Introverti et écrasé par le poids de la pression familiale, le jeune Armstrong n'avait pas gardé des souvenirs très positifs de son séjour à Poudlard, sans doute parce qu'il avait passé presque toutes ces années à tout faire pour ne pas décevoir ses parents plutôt que de profiter pleinement de cette formidable expérience humaine. Avant la découverte de la matière qu'il enseignerait plus tard, le jeune londonien passait donc le plus clair de son temps enfermé dans cette gigantesque bibliothèque, autant pour se sentir en sécurité que pour être entouré de toutes ces sources de savoir dans lesquelles il puisait les informations nécessaires. Pendant quelques années il passa donc plus de temps ici que dans ses propres quartiers, fuyant la compagnie de ses camarades Poufsouffle pour venir se réfugier ici et profiter du calme qui régnait en ce lieu. Il ne fut pas surprenant, à cette époque, de retrouver le jeune Armstrong endormi sur sa table de travail mais, fort heureusement, la plupart connaissaient trop peu le jeune garçon pour oser venir le déranger.
Trop renfermé, trop réservé, trop solitaire sans doute aussi. Résultat d'une stricte éducation basée sur la fierté de ses origines et la piété filiale.

Mais malgré sa tendance à l'isolation c'était bien dans ce temple de la connaissance que le jeune homme s'était ouvert, ouvert à celles et ceux qui partageaient la même curiosité naturelle, qui partageaient son envie de réussir. Ils n'avaient pas été nombreux à chercher à connaître l'âme qui se cachait derrière ce voile de discrétion et de timidité, ils n'avaient pas été nombreux à aller vers lui pour lancer le dialogue et Nathanael avait perdu de vue la plupart de ces précieux individus, à la fin de leurs études. En vérité le jeune homme était aussi fautif dans l'histoire car il aurait pu tendre la main et initier le dialogue en retour mais ne l'avait pas fait, faisant le choix de se jeter à corps perdu dans sa nouvelle voie plutôt que de maintenir les rares contacts humains positifs créés pendant son adolescence.
Il ne pouvait pas blâmer ces individus pour être partis faire leur vie, il était tout aussi responsable dans l'absence totale de prise de contact.

Certes de temps en temps il lui arrivait de retrouver d'anciens élèves comme la professeure de vol, elle aussi élève quasiment en même temps que lui, mais il n'y avait pas cette profonde connaissance de l'autre qui résultait en un solide lien que le temps ne pouvait vraiment altérer.
L'espace d'un instant, en voyant cette femme le jeune homme crut n'avoir à faire qu'à une nouvelle enseignante de plus mais, lorsque les traits de son doux visage lui sautèrent aux yeux, il fut violemment projeté plus d'une décennie en arrière. Il se revoyait là, assis à une table, entouré de bouquins, discutant de quelques thèmes et révisant certaines leçons avec l'une des rares à avoir fait l'effort de venir vers lui. Il ne s'agissait pas simplement de s'intéresser à lui ou de lui donner de l'attention, pas uniquement en tout cas, mais surtout d'écouter son histoire et de ne pas le considérer comme un garçon de plus noyé dans la masse.

Lui avait-il dit merci ? Pas à l'époque mais à présent il lui était donnée une chance de corriger le tir et il ne manquerait pas d'en profiter. Il resta donc là à réfléchir à ce qu'il pourrait dire ou faire mais, surtout, à réfléchir à la réaction de la belle en le voyant. Le reconnaîtrait-elle ? La plupart des anciens élèves ne faisaient pas le rapprochement tout de suite car il avait drastiquement changé, transformé de larve en papillon pour ainsi dire, et il devait bien avouer que la surprise initiale des retrouvailles était toujours très amusante. Il se présenta donc sobrement, espérant ne pas trop déranger sa vieille amie et, surtout, espérant qu'il n'aurait pas à dévoiler son identité.

Lorsque son petit surnom claque dans l'air, perturbant le silence solennel de ce temple de la connaissance, son sourire gagna en intensité en voyant la belle se lever vers lui. Futt-il surpris de ce premier contact, de ce premier câlin depuis...toujours ? Un peu, oui, car à l'époque il n'avait jamais été très proche de la gente féminine mais ces retrouvailles étaient l'occasion de montrer que beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts. Depuis combien de temps ne l'avait-on pas appelé Nath ? Trop longtemps, beaucoup trop longtemps.

Amusé par la surprise qui s'était emparée de miss Jones en réalisant qui elle avait en face de lui, agréable sentiment dont il ne se lassait jamais, Nate écouta la belle faire part de sa surprise avant de la dévisager à son tour, se remémorant la jeune fille qui avait passé de nombreuses heures ici avec lui. Certes elle n'avait pas drastiquement changé comme cela pouvait être le cas du londonien, mais assurément l'âge lui avait fait gagner en apparente assurance et en charme qui forcèrent le sportif à sourire de plus belle.

- Moi ? Bon, c'est vrai, j'ai un peu poussé mais qu'est-ce que je devrais dire de toi ? Plus belle que jamais ! C'est dingue !

Un peu poussé, oui, c'était bien comme cela qu'il définissait sa véritable transformation physique de ces dernières années. Modestie un jour, modestie toujours. Que dire de son mental, alors ? À l'époque il avait été bien trop renfermé pour s'intéresser aux filles, pour toucher du bout des doigts le concept du flirt mais aujourd'hui cette crainte initiale n'était plus qu'un bien lointain souvenir. Il était confiant, assez confiant pour dire ce qui lui passait par la tête, assez confiant pour reconnaître la beauté quand elle lui sautait à la figure et, surtout, assez confiant pour pleinement profiter de ce précieux moment.

- Qui l'eut cru, hein ? Tous les deux, profs, ici. D’ailleurs, je ne te dérangeais pas dans une préparation d'un cours, au moins ?

Il avait beau être ravi de cette rencontre Nathanael n'en restait pas moins un professionnel et, surtout, un gentleman avant tout. La politesse était toujours de mise avec lui.

- Tellement de trucs à se dire, je ne sais même pas par où commencer. C'est dingue, si je m'attendais à te retrouver ici...



© ANARCISS sur epicode

« »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10279-a-journey-into-history-professeur-aurora-joneshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10302-professeur-aurora-des-liens-des-histoireshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10341-professeur-aurora-la-grande-et-la-petite-histoirehttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10305-professeur-aurora-courrierhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10306-professeur-aurora-courrier-express

Arrivé(e) le : 24/09/2018
Parchemins rédigés : 131
Points : 8
Année : Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice des Poufsouffle

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Gretel Valeska

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Mer 17 Oct 2018 - 22:45


It's been a While


Une véritable amitié ne se fait pas en un jour.
C'était une certitude qu'Aurora avait éprouvé en rencontrant le jeune Nathanael, bien des années plus tôt. Elle avait toujours eût le contact facile avec les autres. Après tout, elle était franche, ouverte, et ne s'était jamais souciée de ce que l'on pouvait bien penser d'elle. Mais parfois, il fallait plus que ça pour faire sortir quelqu'un de sa coquille.

Pour Nathanael, Aurora avait surtout laissé le temps faire les choses, sans l'approcher avec trop d'insistance. Elle ne l'avait jamais ignoré. Elle s'était toujours assise à côté ou en face de lui lorsqu'elle venait à la bibliothèque, avec toujours un sourire et une salutation, parfois un mot gentil. Elle ne savait pas trop bien quand ils avaient commencer à échanger pour les révisions, puis sur des choses plus personnelles. Elle avait eu certaines de ses discussions les plus sérieuses dans cette bibliothèque.
Ce n'était pas évident du premier abord, mais les deux Poufsouffle avaient quelques points communs. En plus de partager le même blason, ils avaient tous les deux une passion des études et un goût prononcé pour une matière en particulier, qui s'était éveillé pendant leur scolarité. Mais par ailleurs, Aurora avait été à même de comprendre certains aspects de sa vie familiale. Au détour d'une conversation plus profonde que d'habitude, elle avait partagé avec lui ses difficultés à être une enfant sang-mêlée née dans un clan de sang-purs. L'enfance d'Aurora avait été ponctuée de disputes entre sa mère et sa grand-mère, ainsi que ses tantes. Elle avait appris à ignorer tout ça, et à avancer dans sa propre voie quoiqu'il arrive.
Une Jones était une Jones, et Aurora était restée aussi têtue et sûre d'elle qu'au premier jour.

Mais tout le monde ne faisait pas aussi facilement ce pas en avant.
Beaucoup de discussions avec Nathanael avaient effleuré ce sujet sensible, sans qu'Aurora ne soit jamais trop intrusive. Elle aimait être une amie, et une confidente pour le jeune garçon de l'époque, et comprenait facilement ce qu'il pouvait traverser.
Aurora était restée elle-même de bout en bout. Nathanael, lui, avait pris son temps, mais c'était pour le meilleur, manifestement. Le changement était visible à tous les nouveaux, et Aurora ne pouvait qu'être ravie pour lui.

Le coeur gonflé par l'émotion des retrouvailles et du beau symbole d'évolution qu'elle voyait devant elle, Aurora ne put s'empêcher de rire doucement lorsqu'il la complimenta en retour. Plus belle que jamais? Elle en doutait un peu.
Le tourbillon de boucles sauvages qu'il avait connu à Poudlard avait certes bien évolué au cours de ses voyages... Et de ses rencontres. Celle avec John, et surtout leurs retrouvailles, y avaient pas mal contribué. Aurora avait découvert sa féminité sur le tard, mais ne s'en était plus défaite depuis. Etre amoureuse lui avait surtout donné l'impression d'être plus belle, et elle avait certainement aimé ça. Aujourd'hui, elle ne regardait plus le maquillage ou les talons comme des objets venus d'une autre planète, mais comme des accessoires pour affirmer sa confiance en elle.

Mais elle avait l'impression que tous les derniers événements avaient un peu effrité toute cette assurance. Elle n'avait rien changé à l'extérieur, mais à l'intérieur, c'était fragile. Elle tatônnait dans un monde qui ne lui était pas familier. Avoir la responsabilité d'une famille, être professeur, changer de vie... Tout ce changement allait doucement, et même si le compliment de Nathanael lui allait droit au cœur, elle ne put s'empêcher de secouer la tête avec un petit sourire gêné.

- Oh, c'est gentil Nath, mais je crois bien que c'est toi qui rayonne en ce moment!

Elle ne pouvait s'arrêter de l'observer, fascinée par le changement chez son ami. Nath, le petit Nath était devenu un homme beau comme tout, et il se tenait devant elle, comme surgit du passé avec une confiance et un physique qui lui allaient mieux que tout. Ce n'était pas le petit Poufsouffle qu'elle avait connu qui aurait fait des compliments aux filles avec une telle assurance! Il sembla soudain s'inquiéter de l'avoir peut-être interrompue dans son travail, mais Aurora se contenta de rire à sa question.

- Nath, pour ce genre de bonne surprise comme ça tu peux me déranger quand tu veux! Et ce n'était qu'une simple traduction de toute façon.

Elle lui fit signe de s'asseoir à côté d'elle, poussant au passage quelques bouquins pour qu'il puisse s'installer.

- Tellement de trucs à se dire, je ne sais même pas par où commencer. C'est dingue, si je m'attendais à te retrouver ici...

Aurora hocha la tête. Elle non plus n'y aurait jamais cru! Tellement de pièces de son passé semblaient rassemblées à Poudlard! Et ce n'était certainement pas pour lui déplaire.
Elle s'assit, tournant sa chaise face à lui pour qu'ils puissent discuter sans déranger les rares élèves présents. Elle n'arrivait pas à s'arrêter de sourire, et soupira avant de répondre, totalement d'accord avec lui.

- Je sais, c'est tellement fou! Qui aurait pu prédire ça, quinze ans en arrière, hein? Il s'est passé tellement de choses, il faut que tu me racontes!

Elle perdit une seconde son sourire pour faire une mine désolée en lui avouant pourquoi ils avaient perdu le contact.

- Oh, pardon Nath, je sais que je n'ai jamais répondu à ta dernière lettre... J'ai été blessée avant de te répondre, et lorsque j'ai pu le faire ma réponse n'est jamais arrivée jusqu'à toi.

Elle eût soudain un petit rire en y repensant.

- On fait une drôle de paire de baroudeurs, hein? Il faut que tu me racontes tes voyages! J'ai perdu ta trace après ton passage au Mexique. Mais dis-moi, depuis combien de temps es-tu à Poudlard? Je suis arrivée il y a à peine quelques jours, je ne suis même pas encore familière avec tout le monde.


Codage par Libella sur Graphiorum



Loving, Remembering, Never Forgetting

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Jeu 18 Oct 2018 - 9:44

   
Long time no see




Le concept d'amitié avait mis du temps à germer dans l'esprit du jeune garçon de l'époque qui, trop timide pour son propre bien, avait commencé par se fermer comme une huître lorsqu'on essayait d’entamer la conversation avec lui. Ce n'était pas qu'il n'appréciait pas la compagnie de ses camarades mais plutôt qu'il manquait de pratique dans le domaine social et, tout stressé qu'il était, à chaque fois qu'on essayait d'aller vers lui un peu trop brusquement son réflexe naturel était de reculer et de se renfermer sur lui-même. Les jeusnes de son âge étaient généreux assez impatients et c'était sans trop de surprises qu'il s'était lui-même mis à l'écart jusqu'au jour où, en pleine lecture comme il en avait l'habitude, une jeune et charmante demoiselle était venue s'asseoir en face de ce gringalet que personne ne cherchait vraiment à remarquer.
Elle avait été patiente lorsqu'il s'était refermé sur lui-même en premier, elle n'avait pas cherché à tout prix à savoir ce qu'il cachait sous ce voile de discrétion et de silence, au lieu de cela elle avait échangé avec lui sur le principal point qu'ils avaient en commun : les études. Certes cela semblait presque dérisoire et sans saveur, car il faudrait attendre des années avant que des goûts plus personnels puissent apparaître chez l'un et chez l'autre. Cependant, si cette démarche semblait vouée à l'échec, comme si une relation solide ne pouvait être créer sur la base d'un point commun aussi plat et inintéressant, cette main tendue par la belle fut attrapée par le timide garçon.

Il était intelligent, très intelligent même mais avait fait le choix de garder ses connaissances pour lui afin de ne pas attirer l'attention. Personne n'aimait les têtes d’œufs et ceux qui étalaient leur science à tout va. Il s'était donc fait discret, trop discret même au point que certains enseignants s'inquiètent de ne quasiment jamais le voir participer en cours. Le courroux de ses géniteurs s’abattit évidemment sur le gringalet mais il fut de très courte durée, ses excellentes notes ouvrirent rapidement les yeux des parents Armstrong sur les capacités profondes de leur premier enfant.

Il put donc échanger avec cette miss Jones et, si les premières discussions portèrent sur les cours, au fil du temps elle prirent une tournure un peu plus personnelle sans que Nate ne remarque vraiment la transition. Il n'était pas homme à parler de lui, car selon son père tout gentleman devait écouter et éviter de trop se mettre en avant, mais il comprit que lui et sa nouvelle camarade étaient dans des situations qui n'étaient pas différentes. Peut-être était-ce cette prise de conscience qui facilita la prise de contact. Elle était née sang-mêlée dans une famille de puristes tandis que lui, de son côté, était aussi née dans une vieille famille de sang-purs mais ne s'était jamais retrouvée dans les valeurs qu'on avait voulu lui transmettre.
Être fier de ses ancêtres était une chose, mais que dire du fait de ne se marier et de n'avoir des enfants qu'avec une autre sang-pur ? Que dire du mépris pour les sang-mêlés ou les né moldus ? De l’orgueil qu'on essayait de faire grandir en lui ? Non, il n'avait jamais vraiment adapté ce point de vue et c'était sans doute pour cela que l'attention de ses géniteurs s'était plus facilement tournée vers son cadet, plus malléable.

Peut-être n'était-elle pas la première à avoir voulu prendre contact avec lui, assurément pas, mais elle avait certainement été la première à accepter de prendre son temps, de s'habituer à sa présence afin que la barrière de l'Armstrong finisse par se baisser petit à petit. À bien y réfléchir peut-être était-ce elle qui avait fait naître la graine du changement chez ce londonien et, si c'était le cas, l'athlète lui devait bien plus de choses qu'il ne le pensait.
Cela méritait réflexion.

Reportant son attention sur la situation présente, laissa ses réflexions philosophiques de côté pour le moment, Nathanael ne put sourire face au refus de la demoiselle d'accepter le compliment sur sa beauté. Était-ce parce qu'elle était foncièrement modeste ou parce qu'elle n'avait pas connu un Armstrong capable de tels compliments ? Il était vrai qu'à l'époque rien d'autre n'avait plus d'importance que sa réussite scolaire et les créatures magiques, mais le temps avait passé et c'était un homme nouveau qui se présentait-là.
Avait-il quelques arrières pensées lorsqu'il complimentait son amie de longue date ? Pas vraiment, il avait simplement appris à écouter son cœur et exprimer ce qu'il pensait sans laisser une quelconque timidité venir filtrer ses paroles en premier lieu. Il pensait, il exprimait : point à la ligne.

- Un sourire éclatant, ça illumine toute une pièce !

Le grand problème était de faire la différence entre les moments où le jeune homme cherchait foncièrement à être drôle pour détendre l’atmosphère, comme cela pouvait être le cas ici, et les moments où il usait d'humour pour masquer son inconfort et détourner la conversation vers un autre sujet. Non, pas ici. Elle n'avait pas été là pour assister à sa transformation, à sa résurrection, mais elle l'avait vu dans son état le plus réservé et pathétique : aucune gêne n'avait sa place ici.

- J'avoue que je ne me prédestinais pas à être prof' à Poudlard à la base. Mais bon, c'est l'occasion de repartir à zéro et de refaire les choses bien.

À quelques exceptions près, le jeune homme n'avait passé que de trop rares bons moments dans cet école et, en toute honnêteté, il avait été pressé de quitter ces murs pour commencer sa propre aventure. Il s'était senti si mal dans cet école que, en sortant, il s'était promis de ne jamais y revenir. Amusant, non ? Ridicule, plutôt.
Mais bientôt, lorsque la demoiselle évoqua leur tout dernier échange en mentionnant une erreur, la lueur de curiosité qui brillait dans les prunelles du garçon se changèrent en profonde inquiétude et, surtout, en une part de culpabilité.

- Oh, ça va aller ? Rien de grave ? Quel con ! Désolé ! J'aurais dû m'inquiéter davantage J'aurais dû...bon, le principal c'est que tu sois là.

Depuis la fin de ses études il avait toujours eu la bougeotte et n'avait eu de cesse de passager d'un pays à un autre sans quasiment jamais se reposer. Il avait fallu du temps pour qu'il réalise sous erreur ou, tout du moins, qu'il n'était pas seul dans cette histoire. Même s'il ne le voyait pas, même s'il ne voulait pas le voir, d'autres humains pouvaient vraiment s'inquiéter pour lui.
Dans le monde il n'y avait pas juste lui et les créatures magiques, c'était plus compliqué que cela et, assurément, la nouvelle de la blessure de sa camarade lui fit l'effet d'un électro-choc. C'était trop tard pour s'inquiéter, pour vouloir l'aider ou la soigner. C'était trop tard, bien trop tard.

- Tu peux m'excuser, deux secondes ? Le temps que je récupère mes affaires. Je sens que je ne vais pas beaucoup bosser ce matin.

Profitant de cette petite coupure pour mettre de l'ordre dans son esprit, Nathan retourna à sa table et rangea thermos et carnet dans sa sacoche, observant la salle toujours presque aussi silencieusement vide, avant de retourner tenir compagnie à la Jones.

- Alors, où en étions-nous ? Ah oui, je suis arrivé en avril dernier. À la fin de l'année scolaire, oui. Le timing était assez moisi, mais au moins je peux recommencer proprement cette année. D'ailleurs, après plus de dix ans, je pense te devoir plusieurs verres et repas de retard. Il va falloir impérativement rattraper tout ça.

On pourrait croire que cette proposition était née d'un besoin d'en mettre plein la vue ou de dévoiler ses talents à la pelle, mais même s'il l'avait drastiquement changée son âme profonde était restée exactement la même. Il n'avait jamais arrogant, orgueilleux ou vantard et ne le serait jamais. Il ne pouvait et ne le voulait tout simplement pas.
Lorsque la demoiselle l'interrogea sur ce qu'il avait fait après son voyage au Mexique, là où ils s'étaient véritablement perdus de vue, Nathanael se leva et attrapa une représentation du globe terrestre qui trônait sur la table juste derrière. Il fit tourner le globe pour faire ace à l'Amérique du sud et, pointant le Mexique du doigt, plongea dans de bien lointains souvenirs pour trouver de quoi formuler sa réponse.

- Le Mexique ? Laisse-moi réfléchir. Je crois bien que je suis descendu un peu plus au sud, je suis resté au moins trois bons mois à étudier les Dent-de-vipère du Pérou. Et toi, alors ? Tu veux me raconter pour ta blessure ?

Ils auraient tout le temps pour détailler leur parcours, année après année, à n'en pas douter, mais pour l'instant la partie altruiste du professeur reprenait le dessus. Évidemment qu'il s'en était voulu de ne pas avoir relancé la demoiselle lorsqu'il n'avait pas eu de réponse de sa part, de s'être bêtement plongé à corps perdu dans sa nouvelle passion en coupant presque totalement les ponts avec les rares relations sociales qu'il avait su se créer dans le passé. Ce n'était qu'une poignée d'années plus tard qu'il réalisait son erreur, qu'il réalisait qu'il aurait pu avoir les deux et que certains humains méritaient la peine d'être côtoyés.

La très belle plante qu'il avait devant lui en était l'exemple parfait.

Stupide, vraiment stupide. Quel con !



© ANARCISS sur epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10279-a-journey-into-history-professeur-aurora-joneshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10302-professeur-aurora-des-liens-des-histoireshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10341-professeur-aurora-la-grande-et-la-petite-histoirehttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10305-professeur-aurora-courrierhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10306-professeur-aurora-courrier-express

Arrivé(e) le : 24/09/2018
Parchemins rédigés : 131
Points : 8
Année : Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice des Poufsouffle

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Gretel Valeska

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Jeu 18 Oct 2018 - 21:52


It's been a While



Parmi ses odeurs préférées, Aurora comptait celle du parchemin dans ses favorites. Depuis toute petite, elle avait toujours été attirée par les livres, de toute taille et toutes couleurs. Dans son enfance, ses parents avaient toujours encouragée cette passion pour la lecture qu'elle partageait avec sa sœur aînée. Ni l'une ni l'autre n'étaient nées avec un quelconque don, si ce n'est une infinie passion pour les études. Pendant toute leur scolarité, les sœurs Jones ne s'étaient jamais plaintes du moindre devoir ou lecture obligatoire.
Pour une jeune fille aussi énergique et pleine de vie qu'Aurora, il était toujours fou pour son entourage d'observer le constraste avec ses moments où elle s'isolait dans son monde de livres, et avalait des dizaines de pages pendant des heures. Lorsqu'elle était plongée dans sa lecture, toute l'effervescence autour d'elle n'y pouvait rien.

C'était cette Aurora-là, calme et patiente, qui s'était attachée au jeune Nathanael. Si calme, si discret, dans son monde lui aussi. Elle avait encore des souvenirs si précis de sa figure, plongé dans son bouquin, ignorant le reste du monde comme s'il n'y avait que lui et ses études qui comptaient. Aurora ne s'était jamais arrêtée à la façade.
Il n'était pas question de le changer, ou de le mêler à son groupe d'ami. Nath avait toujours été un ami un peu à part, son petit frère de cœur à elle. C'était idiot, mais même en ne l'ayant pas vu depuis des années, et alors qu'il faisait une demi-tête de plus qu'elle, Aurora ressentait toujours cette affection indescriptible pour lui.

- J'avoue que je ne me prédestinais pas à être prof' à Poudlard à la base. Mais bon, c'est l'occasion de repartir à zéro et de refaire les choses bien.

Aurora hocha la tête. Oh que oui, elle était dans la même situation! Enfin, difficile de dire qu'elle repartait à zéro. Plutôt qu'elle arrivait avec de gros bagages. Oui, c'était un peu le sentiment qu'elle avait.
Nathanael sembla sincèrement désolé d'apprendre pour son accident, même s'il n'avait pas la moindre part de responsabilité. Aurora était seulement triste que cet incident leur ait fait perdre le contact. Il attrapa ses affaires quand il sembla évident qu'ils allaient tous les deux laisser tomber leur matinée studieuse au profit de ces retrouvailles. Aurora en profita pour ranger un peu son bazar, renvoyant certains livres à leur place d'un coup de baguette et rangeant sa plume et son encrier avec ses parchemins. Ne restait que quelques ouvrages et son café.

- Alors, où en étions-nous ? Ah oui, je suis arrivé en avril dernier. À la fin de l'année scolaire, oui. Le timing était assez moisi, mais au moins je peux recommencer proprement cette année. D'ailleurs, après plus de dix ans, je pense te devoir plusieurs verres et repas de retard. Il va falloir impérativement rattraper tout ça.

- Tu es sûr que tu veux promettre ça à une historienne? Je vais m'en souvenir longtemps tu sais, fit Aurora avec un petit clin d’œil. Mais ce sera avec plaisir!

Evidemment qu'elle allait rattraper le temps perdu avec Nath. D'ailleurs, ce seraient la première fois qu'ils pourront boire ensemble. A sa stature, Aurora imaginait que le gaillard devait assez bien boire. Décidément, le "petit" Nath avait bien poussé... Aurora se sentait même un peu fière du changement chez son ami. Cela lui faisait une belle revanche sur ses années Poudlariennes, où il avait parfois été si isolé et taciturne. Aurora n'avait jamais aimé le voir seul. Elle savait que certaines personnes, comme elle, appréciaient la solitude et le calme, mais elle n'avait jamais cru que personne soit plus heureux en étant seul.
Petit à petit, elle avait échangé de plus en plus avec lui, le convaincant d'abandonner ses livres le temps d'une conversation autour d'un jus de citrouille, ou une promenade dans le parc. Aurora avait vite remarqué le contact facile que Nath avait avec les créatures. Cela l'avait fascinée. Elle l'avait toujours trouvé intelligent, très intelligent pour son âge. Mais son don avec les animaux l'impressionnait davantage. Il avait cette espèce de relation presque magique avec certaines espèces, et elle adorait le voir faire, à l'époque.

Lorsqu'il eût la bonne idée de prendre un globe terrestre pour qu'ils reprennent sur le cours de leurs voyages, Aurora trouva l'idée très bonne. Mais elle-même n'était pas sûre de pouvoir retrouver le fil de tous ses voyages. Elle avait tellement bougé! Elle n'avait que rarement ralenti le rythme de ses déplacements, soit parce qu'elle était retenue dans un gros projet quelque part, soit parce qu'elle avait suivi John dans un pays, et adapté la longueur de son séjour à sa mission à lui.

- Le Mexique ? Laisse-moi réfléchir. Je crois bien que je suis descendu un peu plus au sud, je suis resté au moins trois bons mois à étudier les Dent-de-vipère du Pérou. Et toi, alors ? Tu veux me raconter pour ta blessure ?

Il était au Pérou, donc. Dire qu'il était si proche... Elle avait perdu sa trace au Mexique, et le hibou suivant n'était jamais revenu. Maintenant qu'elle y pensait, il avait peut-être fait une mauvaise rencontre avec un lointain parent reptilien. L'Amérique du Sud n'était certes pas recommandé pour les chouettes.
Elle hocha la tête lorsqu'il lui posa la question. Son doigt se posa sur Cape Town, en Afrique du Sud.

- Tu as dû recevoir mon dernier courrier quand j'étais encore à Cape Town pour l'exposition. Je suis partie une semaine plus tard. Je devais rejoindre Libreville, au Gabon, dit-elle en remontant son doigt le long de l'est de l'Afrique. Mais l'expédition avec laquelle j'étais a eu des problèmes de papiers. Je suis donc partie seule, en traversant la Namibie par la côte. Mais je n'ai jamais traversé la frontière.

Elle fit une petite grimace, et passa une main sur sa ceinture, au niveau du ventre.

- Un Nundu m'a attaquée une centaine de kilomètres au nord de Torray Bay. Un seul coup de patte au niveau du ventre, toutes griffes dehors. Ça a été assez moche, grimaça-t-elle. J'ai eu de la chance, c'était un jeune. Des rangers ou je ne sais quoi l'ont mis en fuite et m'ont transportée à l’hôpital le plus proche. Quand je me suis réveillée, on m'a dit que le médicomage avait passé plus de trois heures à me recoudre l'estomac!

Aurora eût un petit rire. A l'époque, l'épisode avait été terrifiant, mais avec du recul, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Elle avait à peine 20 ans, et certainement pas assez d'expérience pour voyager seule. Son impatience avait failli lui coûter la vie. Mais Aurora tint à rassurer son ami de suite.

- Mais ça va, je m'en suis vraiment bien sortie. Les risques du métier! Mais ça a été une sacrée leçon. Et puis, fini les bikinis pour moi! Dit-elle en riant

C'était vrai. Elle pouvait en rire librement, mais l'épisode lui avait laissé une balafre assez imposante au niveau du ventre. Aurora avait longtemps complexé sur cette cicatrice. Son ex avait d'ailleurs pas mal contribué à ce qu'elle dépasse ça.

- Alors tu étais au Pérou, finalement hein? J'y suis allée deux ans plus tard il me semble. D'ailleurs, je suis partie pour le Mexique quelques mois plus tard, et c'est là que j'ai eu mon deuxième gros accident.

Elle releva discrètement la manche de son pull, pour lui montrer la myriade de petites tâches qui criblaient son avant-bras. Les cicatrices de brûlures remontaient en réalité jusqu'à son épaule (quelques-unes étaient visibles dans son cou), et couvraient tout une partie de sa poitrine et son flanc droit.

- Un vilain maléfice de flagrance. Les Mayas protégeaient bien leurs secrets, expliqua-t-elle avant de recouvrir son bras.

Puis, elle se tourna à nouveau vers son ami, attrapant son mug de café au passage pour boire une gorgée.

- Et toi, alors, des blessures de guerre ? Les mini-Dragons du Pérou n'ont pas essayé de t'avoir en quatre heures? Plaisanta-t-elle


Codage par Libella sur Graphiorum



Loving, Remembering, Never Forgetting

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Ven 19 Oct 2018 - 1:32


   
Long time no see




Le but de tout jeune personne était de trouver quelque chose qui la stimulait, qu'il s'agisse d'une matière ou plus généralement d'un passe-temps, afin de faire naître un véritable intérêt que cette personne pourrait exploiter afin de grandir autour de cette découverte. Certaines personnes étaient férues de lecture ou bien de botanique par exemple, tandis que d'autres adoraient se consacrer à l'étude d'un sujet en particulier jusqu'à le connaître jusqu'au bout des doigts. Il y avait ceux qui étaient naturellement curieux, ceux qui avaient le désir de réussir et, enfin, ceux pour qui le besoin d'être le meilleur surpassait n'importe quelle autre envie. Nathanael aurait aimé être de ces personnes-là avec un projet en tête dés ses premières années, avec une voie presque toute tracée et ne manquant que la volonté d'arpenter ce chemin, mais malheureux son réveil avait été très tardif. Il s'était plongé dans les études pas par curiosité mais parce que c'était ce qu'on attendait de lui, parce qu'il représentait un nom et qu'à l'époque le courroux de son géniteur était la vision la plus terrifiante de son petit monde.
Ce n'était donc pas par goût pour les études mais par la plus pure des pressions familiales que le jeune homme s'était isolé dans la bibliothèque et, à force d'y retourner jour après jour, il y avait trouvé un calme et une tranquilité qu'il n'avait trouvé dans aucune autre pièce de cette gigantesque école. Certes il était toujours seul avec ses pensées à ses doutes, à broyer du noir en se demandant si un jour il serait à la hauteur des attentes des parents Armstong, si un jour il pourrait lire de la fierté dans leurs yeux, mais au moins personne ne venait l'embêter dans ce temple de la connaissance. Il avait donc passé ses deux premières années de scolarité sans réel intérêt pour ce qu'il apprenait, sans réelle passion, sans véritable étincelle dans les yeux mais tout cela changea drastiquement à l'aube de sa troisième année. Au moment des tous premiers cours de soin aux créatures magiques, pour être précis.

Si on l'interrogeait encore aujourd'hui sur les liens qu'il parvenait à créer avec ces bêtes, sur la facilité avec laquelle il interagissait avec elles sans craindre de se faire mordre ou bouffer tout cru, Nathanael répondait qu'il s'agissait de capacités nées de ses erreurs et de l'expérience. Le londonien n'était pas du genre à masquer la vérité, pas habituellement en tout cas, mais cette réponse-là n'était rien de moins qu'un fieffé mensonge pour masquer la véritable raison de sa réussite. Il ne voulait et ne pouvait pas assumer qu'il avait une facilité naturelle, un talent inné pour se faire apprécier de ces créatures car cela serait faire preuve de vantardise : ce n'était clairement pas son style. Il préférait bien plus draper cette véritable raison sur un voile de modestie en avouant, comme tout le monde, que cela ne lui était venu qu'à force de temps et de pratique.

Si jamais la nouvelle venue devait surprendre son camarade sur son lieu de travail, en pleine pratique, elle se rendrait très vite compte de la supercherie. Mais pour l'heure le concerné ne préférait donc pas aborder le sujet, choisissant d'écouter son amie dévoiler un peu de son parcours depuis leur perte de contact. Pourquoi souriait-il ? Pas pour la description de la blessure de la belle ou encore le temps passé pour la recoudre, pas du tout, mais parce qu'il rencontrait rarement d'autres sorciers ayant autant la bougeotte que lui.
Avec un peu de réflexion il avait cru que ces voyages incessants étaient une façon pour lui de fuir cette société dans laquelle il ne se reconnaissait pas, de fuir un futur incertain comme certains pouvaient le faire avec alcool et autres substances plus illicites. Accroc à l'adrénaline ? Il l'était indéniablement et cette perspective l'effrayait parfois, mais il se rendait bien compte que cette fuite incessante ne l'avait en rien aidé à définir ce qu'il voulait faire ou devenir. Il aurait pu continuer son activité jusqu'à son dernier souffle, sans le moindre regret, mais l'idée de pouvoir faire plus était toujours fermement ancrée dans un coin de sa tête.

Enfin bon, pour l'heure il se concentra sur le récit de la demoiselle et son séjour en Afrique, le continent que le jeune homme connaissait le moins. Elle en avait vu du pays elle aussi, au fil des ans, mais le sportif ne put masquer sa surprise lorsqu'elle évoqua une seconde blessure avant de la dévoiler sans crainte.

- Deux ?

Une partie de lui aurait voulu un contact, pouvoir palper la blessure avec ses mains comme pour la rendre plus réelle, comme pour prendre conscience de ce que cela pouvait faire de vivre avec pareille marque sur sa peau, mais sa retenue et son éducation l'empêchèrent de concrétiser cette envie.
Bien qu'il n'appréciait toujours pas de parler de lui, sa nature modeste le poussant à éviter les feux des projecteurs, le moment vint enfin pour lui de parler de son parcours et surtout de ses éventuelles blessures. Il avait fait le choix de se spécialiser dans l'étude des dragons, les créatures les plus dangereuses qui peuplaient cette terre et, de ce fait, il était normal que son travail soit risqué et ponctué de quelques bobos. En effet durant ses premiers mois sur le terrain il avait bien reçu quelques blessures mineures, plus liées à son environnement qu'à un manque d'attention de sa part, mais le temps avait fini par en effacer toute trace de son corps.
Il sourit donc avant de formuler sa réponse.

- Moi ? Je dois avoir une bonne étoile ou un super instinct de conservation, vu que je n'ai jamais été croqué. Mais

Bien évidemment il mentait une fois de plus, il n'avait jamais été blessé ou transformé en repas pour dragon parce qu'il avait un talent indéniable pour déchiffrer le langage corporel de n'importe quelle créature. C'était la base de son métier que de lire le langage corporel d'une bête afin de savoir si elle était tendue ou non, pour décider s'il était risqué ou non de s'en approcher et, si une telle aptitude se travaillait avec le temps, Nathanael avait tout de suite choppé le coup de main. Comment ? Sans doute parce qu'il avait été toujours le genre silencieux et prenant son temps pour observer les autres, pour analyser, comprendre sans se faire remarquer.

- D'autres, par contre, n'ont pas...

Son métier était risqué et, malheureusement, tous ses praticiens n'étaient pas aussi observateurs et prudents que le londonien pouvait l'être. S'il n'en parlait jamais il avait perdu bon nombre de ses collègues au fil des années, par accident ou par imprudence de leur part la plupart du temps, mais chaque visage était gravé au fer rouge dans son cerveau.
En repensant au Pérou le visage de Diego, ce jeune sorcier imprudent, jaillit de son esprit pour saturer ses pensées. Ce dernier avait sous-estimé les Dent-de-Vipère du fait de leur petite taille comparée à d'autres dragons plus massifs, il s'était senti poussé des ailes et avait ignoré toutes les précautions d'usage pour s'approcher encore plus prés d'une de ces bêtes en train de se nourrir. Quel idiot, quel con. Nathanael vit la scène repasser au ralenti dans sa tête, il se rappela de la bête se retournant et bondissant sur l'idiot, refermant sa gueule sur son épaule comme s'il s'agissait d'un vulgaire jouet.

La bête s'envola et, à des kilomètres de toute civilisation, le londonien resta là à observer le poison du dragon commencer à dévorer le péruvien de l'intérieur. Il aurait voulu l'aider, le soigner, le sauver mais la blessure était bien trop sévère pour qu'il puisse être soigné. Pendant plusieurs minutes le jeune sorcier resta donc là à tenir la main tremblotante de son jeune collègue, ce dernier lui répétant à quel point il était désolé pour ce geste imprudent.
Durant ses derniers instants son discours changea, en sentant la caresse de la faucheuse tout contre sa peau le péruvien laissa les larmes couler le long de ses joues, suppliant encore et encore son collègue de ne pas l'abandonner et de rester avec lui. La poigne de Nathan resta ferme jusqu'à la fin, jusqu'à ce que le visage de son collègue ne vienne se figer en une expression de profonde peur qui ne s'effacerait jamais de la tête du sportif.

Il lui fallut plusieurs secondes pour réaliser que son corps rejouait la scène dans cette bibliothèque, lorsque ses yeux se posèrent sur sa main droite posée à plat sur la table. Celle-ci tremblait avec une intensité rare, comme si elle tenait encore la main de Diego, comme si elle l'accompagnait encore dans ses derniers instants. En un mouvement de gêne et de panique Nate attrapa sa main droite avec sa jumelle, la serrant avec une pression assez forte pour faire blanchir ses extrémités alors qu'il sentait son rythme cardiaque s'accélérer. Les yeux toujours ouverts, dévoilant un inconfort évident lié à une douleur ancienne et qu'il croyait disparue, il fallut au professeur trente bonnes secondes pour que les tremblements ne cessent. Ce dernier, n'osant pour le moment pas croiser de nouveau le regard de sa camarade, n'ayant pas le cœur à entamer les explications qui s'imposaient, ce professeur s'efforça de racler sa gorge et de sourire avant de changer de sujet avec la subtilité d'un éléphant.

- Pardon, un moment d'égarement. Du coup, tu es revenue ici un peu par hasard ou tu étais fermement décidée à devenir prof' ?




© ANARCISS sur epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10279-a-journey-into-history-professeur-aurora-joneshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10302-professeur-aurora-des-liens-des-histoireshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10341-professeur-aurora-la-grande-et-la-petite-histoirehttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10305-professeur-aurora-courrierhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10306-professeur-aurora-courrier-express

Arrivé(e) le : 24/09/2018
Parchemins rédigés : 131
Points : 8
Année : Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice des Poufsouffle

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Gretel Valeska

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Lun 22 Oct 2018 - 16:43


It's been a While



Certaines blessures sont plus profondes que d’autres.
Aurora avait pris cette leçon à vingt ans, mais avait mis bien des années à la dépasser. Après l’attaque du Nundu, ses souvenirs restaient flous, images d’hôpital et défilés de personnel soignant. Les cocktails d’antidouleurs et nombreuses heures passées à la soigner avaient eu raison de sa notion du temps, lui faisant ignorer les semaines qui s’étaient égrainées en dehors de sa chambre d’hôpital.
Au final, la blessure avait été finalement refermée, mais les cicatrices, elles, restaient. Et Aurora avait eu bien du mal à les accepter. Elle n’avait jamais été très féminine, ou coquette. Mais la vision des énormes balafres qui avaient défiguré son ventre avaient été bien plus complexes à accepter que les douleurs qui les accompagnaient parfois. La douleur avait fini par se taire, réduite à un tiraillement qui revenait parfois la déranger, mais les cicatrices, elles, étaient bien présentes. Le médicomage l’avait prévenue : ce genre de blessure par créature magique résistait bien à la magie. Aurora était donc condamnée à vivre avec ce pénible souvenir gravé sur son abdomen.

Mais si elle avait fini par intégrer que cette blessure faisait désormais partie d’elle, elle avait bien moins supporté que d’autres la voient. Selena avait eu beau la rassurer, Aurora ne l’avait dévoilée à personne d’autre que sa grande sœur pendant des années, même à l’occasion de certaines très courtes relations.
Non, la seule personne qui avait réussi à franchir cette barrière, à lui faire enfin dépasser ce complexe, c’était John. D’ami proche à amant, l’Auror avait petit à petit effacé chacune des barrières qu’Aurora avait pu dresser au fil des années, et avec une facilité déconcertante. Parmi elle, sa peur de retomber amoureuse, ou de s’attacher profondément à quelqu’un. Mais les heures avec John étaient devenues des jours, des semaines, des mois. Aurora avait toujours fui les relations sans leur donner de lendemain, mais John était resté dans sa vie beaucoup plus longtemps que ça. Et au passage, il avait abattu pour elle certaines barrières, comme celle avec son corps. Cette cicatrice, il avait été le premier à la voir, après bien des jours où Aurora avait tenté de l’éluder. Parce qu’elle la trouvait hideuse, et se sentait hideuse avec.
Comme souvent, l’Auror avait trouvé les mots pour détruire tout ce qu’elle avait pu redouter : horreur, dégoût, rejet… La discussion avait été longue, et les gestes parlants. C’était aussi une des raisons pour lesquelles elle était tombée amoureuse de John : il ne sous-estimait jamais son anxiété, et la prenait au sérieux. Il ne manquait jamais de remarquer quand ça n’allait pas, et allait systématiquement vers elle pour mieux la comprendre, l’écouter, la rassurer.

Depuis, elle n’avait plus aussi peur de regarder ses blessures. Mais elle n’était pas forcément plus prête à les dévoiler à d’autres. John, comme Selena, avait été quelqu’un de spécial pour elle, comme peu de personnes avaient franchi le dernier cercle. Aurora était une personne qui s’intéressait aux autres, savait les approcher pour les écouter et les comprendre. Mais cela ne voulait pas dire qu’elle était capable de laisser les autres en faire de même pour elle.
Aussi, si elle avait parlé de ses blessures à Nath, elle ne fut guère surprise de ne pas le voir plus intéressé que ça. Elle avait vaguement pensé que sa curiosité envers les créatures magiques pourrait le faire réagir sur sa confrontation avec un Nundu, mais il n’en fut rien. Il semblait seulement s’être inquiété sincèrement pour elle, mais bientôt, la conversation dériva vers sa propre expérience.

Nath semblait avoir été plus épargné qu’elle ce qu’Aurora avait appelé les « risques du métier », à sa grande surprise. En dix ans, elle s’était estimé chanceuse de n’avoir cumulé que deux gros accidents au milieu des entorses et petits bobos communs, mais Nathanael donnait l’impression d’avoir marché sur l’eau.
Ce qui semblait l’avoir réellement marqué, en revanche, semblait autre chose. Aurora vit son expression changer en l’espace de quelques secondes, alors qu’il partait dans ses souvenirs. Des souvenirs qui lui semblèrent bien sombres à en juger par l’état de son ami.

- D'autres, par contre, n'ont pas...

Aurora ne dit rien, mais elle comprit. C’était dur, pour lui, bien trop dur. Aurora aussi avait déjà perdu des membres d’expédition, suite à un éboulement, une blessure infectée, une maladresse au mauvais moment ou mauvais endroit. Elle-même l’avait échappé belle à une poignée de reprises.
Mais à voir comment Nathanael semblait affecté, elle comprit qu’il avait perdu des êtres chers, des personnes dont il voyait les ombres à ce moment précis. Ce fut bref, très bref, mais lorsqu’il réalisa dans quel état il était, Aurora n’avait rien manqué de ses tremblements, ou de l’expression sur son visage.

- Pardon, un moment d'égarement. Du coup, tu es revenue ici un peu par hasard ou tu étais fermement décidée à devenir prof' ?

Son changement de sujet était si abrupt et maladroit qu’il ne trompa personne, et surtout pas Aurora. Passé lointain ou pas, elle savait reconnaître quand Nath était chamboulé, et elle ne laisserait pas passer ça. Aurora avança sa main pour la poser sur les siennes, et le regarda droit dans les yeux.

- Nath, pas avec moi. Si ça ne va pas, je suis là, d’accord ? On était amis à l’époque, et tu pouvais tout me dire. Ça n’a pas changé. Si tu as besoin de parler, d’une amie pour te confier, je suis là. Ok ?

Elle savait que ça ne serait pas si facile. Si Nathanael était encore le même qu’à l’époque, sous ce nouveau physique radieux, il faudrait peut-être plus de temps que ça pour le sortir de sa carapace. Mais au moins, il saurait qu’il avait une amie à Poudlard, quelqu’un qui le connaissait bien.

Mais Aurora n’aimait pas l’idée de le forcer, et accepta d’enchaîner sur le sujet suivant.

- Mais pour Poudlard, non ce n’était pas une vocation ! J’avais déjà donné quelques cours à titre exceptionnel dans deux ou trois Facs, mais rien de sérieux. Non, la décision a été prise très vite en fait. Pour faire la version courte, il s’est passé pas mal de choses, de changements pour moi aussi suite à… au renversement du ministère. J’ai dû abandonner l’archéomagie quelques temps pour me cacher en Egypte, avec mes neveux et mon père. Oui, j’ai des neveux maintenant ! Dit-elle avec un sourire devant son air surpris. C’est moi qui ai leur garde. Un garçon de onze ans et une fille de neuf ans. Hélios est rentré à Poudlard cette année, Cassiopea est dans un pensionnat à Londres, et après tout ce qui s’est passé… Je ne voulais pas repartir à l’étranger, m’éloigner d’eux. Alors voilà, quand j’ai appris que la position de professeur d’Histoire de la Magie était libre ici, j’ai littéralement sauté sur l’occasion !

Elle avait terminé sa phrase avec un grand sourire et un haussement d’épaules. C’est vrai que ces deux dernières années, « imprévisible » avait été le maître-mot, mais avec ce nouveau poste, elle espérait trouver un peu de calme, et de stabilité pour sa famille.
Elle attrapa sa tasse, et bu une gorgée de café chaud avant de reprendre.

- Et toi alors ?


Codage par Libella sur Graphiorum



Loving, Remembering, Never Forgetting

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Lun 22 Oct 2018 - 19:43

   
Long time no see




Du fait de son éducation stricte Nathanael n'était pas homme à laisser sa curiosité avoir le dessus sur sa retenue, il n'était pas homme à s'immiscer dans la vie privée d'un individu sauf si ce dernier abordait le sujet en premier lieu, aussi ne tint-il pas à rebondir plus que cela sur les blessures de sa camarade. Bien sûr il s'en voulait de ne pas avoir été là dans cette période de sa vie, d'avoir laissé de côté tous ses proches au profit de sa voie, mais il ne pouvait pas refaire le passer et devait se contenter de voir sa camarade en bonne santé. On lui avait toujours appris que la curiosité ne convenait pas à un gentleman et, qu'à ce titre, il se devait de rester respectueux sans chercher à trop gratter pour découvrir ce que ses interlocuteurs voulaient cacher : qu'ils soient proches de lui ou non.
Fort de cette sévère éducation, voyant que sa camarade avait a peu près tout dit sur cette période troublée de sa vie, l'athlète ne chercha pas à s'y attarder, supposant qu'ils auraient sans doute bien d'autres occasions pour corriger le tir si jamais ce constat venait à changer. Après tout ils en étaient encore à se redécouvrir après des années de silence total, comme deux étrangers cette découverte prendrait donc encore un peu de temps : nul besoin de se presser. Nathanael ne comptait aller nulle part, de toute façon. En attendant il avait tout le loisir de laisser son esprit dériver vers de sombres abysses, vers de bien tristes souvenirs qui avaient été enfouis au plus prochain de lui depuis plusieurs années.

Certes le jeune Diego n'était pas seul à côté de qui Nathan avait été durant ses derniers instants, la liste n'était pas très courte, mais chaque pays visité était rempli de très bons comme de très mauvais souvenirs. Depuis la mort de ce pauvre téméraire, pour tout dire, le londonien n'avait pas remis les pieds au Pérou mais il comptait bien corriger sur cette situation rapidement, car cette fuite n'était rien de plus qu'un échec sa ses yeux. Le jeune londonien était si concentré sur le contrôle de ce tremblement qu'il ne sentit pas tout de suite la douce main de sa camarade, ce ne fut qu'au bout de quelques secondes qu'il ressentit la chaleur qui s'en détachait en se rappelant qu'ils n'avaient jamais été aussi proches qu'en cet instant. La douleur était-elle donc le seul point de contact qu'il avait avec ses congénères ? Avec ceux qui furent ses amis, il n'y avait pas si longtemps que cela ? Il espérait bien que non.

- Tu sais bien que je n'ai pas envie de t'embêter avec ça, tu as sans doute suffisamment à faire de ton côté. Ce n'est rien, on a tous nos lots d'erreurs j'imagine et celle-ci en est une.

Il s'était répété cette phrase dans sa tête à chaque fois qu'il était mis au pied du mûr, à chaque fois qu'on cherchait à savoir ce qui le troublait véritablement. D'habitude cela fonctionnait plutôt bien, c'était suffisant pour détourner la conversation vers un autre sujet, mais aujourd'hui le jeune homme sentit une pointe de déception l'envahir alors qu'il usait de cette même formulation. Arrivait-il à saturation ? Après avoir passé trente années à se dire que tout allait bien, c'était fort possible que cette sensation soit un signe avant-coureur d'un craquage total.

Fort heureusement la conversation fut renvoyée vers la demoiselle qui explication sa situation, expliquant qu'il s'agissant aussi d'un rapprochement avec sa famille afin de retrouver une stabilité qui devait sans doute lui manquer. D'une certaine façon son collègue pouvait comprendre ce désir car une partie de son cerveau lui envoyait aussi ce signal, mais il avait tout simplement peur de tomber dans une routine dans laquelle il finirait par dépérir. Malheureusement il n'avait personne, plus de famille à qui parler et aucun enfant à charger sur lequel il pourrait se greffer. Il était libre, peut-être trop libre.

- Oh, vraiment ? Comment va la p'tite famille ?

Là se posait le problème de tout baroudeur hanté par ses responsabilités familiales, tiraillé entre le désir de liberté et le besoin fondamental de se poser pour enfin commencer à construire quelque chose. Pourrait-il le faire ? Il espérait bien mais, pour le moment, il n'avait pas ce qu'il fallait entre les mains.

Vint ensuite le moment pour lui de raconter un petit peu son parcours et, laissant de côté la participation de sa génitrice dans la découverte de ce poste, le professeur débuta son explication.

- J'ai passé ces derniers mois en Europe, à former de jeunes sorciers pour prendre ma suite dans l'observation et l'étude des dragons. Je ne dirais pas que j'ai fait le tour de cette voie, pas le moins du monde, mais le passage de la trentaine a été un déclic.

Si l'athlète recevait régulièrement des courriers de ses anciens collègues et élèves, des rapports de situation ou des découvertes intéressantes, il n'avait pas eu de nouvelles de plusieurs d'entre eux depuis plusieurs mois et ce n'était pas pour le rassurer. Se notant dans un coin de sa tête de les relancer pour savoir si tout allait bien de leur côté, surtout la jeune Lydia qui participait à un programme d'étude en Hongrie, le sportif poursuivit son explication alors que les souvenirs de Diego remontaient une nouvelle fois.

- Conférencier et écrivain, je maîtrise à peu près, mais je me suis demandé si je pouvais faire plus. Je me suis demandé si je continuerai à faire ça toute ma vie, je me le demande toujours en fait. Mais je me suis lancé un défi, la transmission de mon savoir et mon expérience aux plus jeunes. Côté pédagogie j'ai tout à apprendre, c'est clair, mais je peux leur apporter ce qu'ils ne trouveront pas dans les livres.

Sentant sa main recommencer à vibrer de nouveau, l'enseignant se leva de sa chaise et présenta son dos à son amie de longue date, plaçant la main tremblante tout contre son corps comme pour la cacher en attendant que le tremblement ne passe. Sentant la déception et frustration revenir de nouveau, vague après vague, il prit une profonde inspiration et se força à faire quelque chose de très inhabituel chez lui : parler de sa propre personne.

- Tu te souviens de l'erreur dont je te parlais, tout à l'heure ? Il s'appelait Diego. Un jeune sorcier péruvien, volontaire mais imprudent. C'est le premier à être mort dans mes bras, le premier que j'ai vu succomber lentement au poison d'un Dent-de-Vipère. Le premier que j'ai...

Le premier qu'il avait laissé tomber ? Qu'il avait accompagné dans la mort ? Le premier dont il avait abrégé les souffrances ? Il aurait voulu dire tout cela mais les mots moururent à la sortie de sa bouche, car il avait fait son deuil depuis longtemps mais ne s'était jamais totalement pardonné cette négligence. Car oui, puisqu'il avait formé ce jeune sorcier, l'échec de ce dernier était aussi le sien.

- Bref, penser au Pérou me l'a rappelé. C'est tout , pas de quoi t'inquiéter.

Se tournant de profil comme pour faire face au globe juste devant lui, le jeune baroudeur posa ses yeux sur sa main droite toujours tremblotante, en tentant d'y chasser les souvenirs qui y étaient associés. Ce tremblement était le signal que déclenchait le cerveau du sportif à chaque fois qu'il pensait à une mort, il ne faudrait pas longtemps à la belle pour le comprendre. Gonflant sa poitrine et fermant les yeux, sa main toujours bien en évidente aux yeux de sa partenaire, l'Armstrong prit une profonde et longue inspiration afin de ramener un peu de paix dans son esprit.

D'ici quelques secondes ce spasme se terminerait, les deux adultes pourraient reprendre une conversation un peu plus normale.

- Pas mal comme sujet pour mettre l'ambiance, hein ? Bon, il va quand même falloir que tu passes à mon bureau, un de ces jours, histoire que je te prépare ce fameux repas.



© ANARCISS sur epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10279-a-journey-into-history-professeur-aurora-joneshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10302-professeur-aurora-des-liens-des-histoireshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10341-professeur-aurora-la-grande-et-la-petite-histoirehttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10305-professeur-aurora-courrierhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10306-professeur-aurora-courrier-express

Arrivé(e) le : 24/09/2018
Parchemins rédigés : 131
Points : 8
Année : Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice des Poufsouffle

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Gretel Valeska

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Jeu 1 Nov 2018 - 16:11


It's been a While



On ne se rend pas compte à quel point le temps passe vite.
Pour Aurora, ce retour à Poudlard comme Professeur était un virage complet dans son parcours, et une occasion de freiner un peu. A passer d'une expédition à l'autre sans arrêt, elle n'avait jamais eu l'impression de se poser véritablement malgré les quelques vacances dans sa famille.
Jusqu'à il y a deux ans. Cela avait commencé par sa rupture avec John. Leur séparation avait été douloureuse, et Aurora était partie en Chine, plus pour s'éloigner de Londres et se ressourcer que pour travailler. Mais les événements ne laissaient présager rien de bon, et effectivement, le calme fut de courte durée. Blackman, la chute du Ministère, les attaques... Même une fois réfugiée en Egypte avec ses neveux et son père, Aurora n'avait pas pu souffler. Comme beaucoup, elle avait cherché à contribuer à sa manière à la résistance, et combiné ses efforts à d'autres pour œuvrer vers la libération du Ministère. Travaillant sans relâche pour trouver des solutions, échanger les informations et en même temps, essayer de mener une vie calme pour ses neveux avait été compliqué. Heureusement, cela avait pris fin à l'été, et Aurora avait pu rentrer à Londres. Là, elle avait usé de ses talents de Briseuse de Sortilèges pour défaire les derniers pièges, et une fois sa part faite, avait tout fait pour retourner à une vie civile.
Ce qui n'était pas facile lorsqu'on se retrouvait brutalement chef de famille, et gardienne de deux enfants. Les responsabilités lui étaient tombées dessus sans prévenir, et Aurora avait dû faire des pieds et des mains pour retrouver un équilibre de vie, après avoir enfin pu organiser les funérailles. Cela avait pris du temps, mais elle avait fini par s'en sortir. Un nouvel appartement, une nouvelle vie. Le manoir des Jones resterait vide, et elle avait décidé de scolariser les enfants à la maison le temps qu'Hélios puisse intégrer Poudlard, et repris ses anciennes recherches de chez elle, sans les voyages. Mais même sans les voyages, sa vie était restée aussi remplie. En fait, Aurora avait été surprise de découvrir qu'être parent était bien plus fatiguant qu'être archéomage. Tenir une maison, gérer les enfants et leurs activités, s'occuper de toutes les formalités administratives... Sans l'aide de son père et la magie, elle ne sait pas comment elle s'en serait sortie.

Aussi, après cette tornade, le retour à Poudlard était un nouveau changement qui, elle l'espérait, ne lui ferait que du bien. Elle avait été réticente à laisser Cassiopea dans un pensionnat à Londres, mais la jeune fille avait choisi son école elle-même, et beaucoup insisté. En outre, elle voyait son grand-père les week-ends, et ce ne serait que pour deux ans avant qu'elle ne rejoigne Poudlard à son tour.
Aurora avait donc rejoint Hélios à Poudlard, avec la satisfaction d'être près de son neveu pour garder un œil sur lui tout en ayant un métier à elle. Et jusque là, tout la poussait à penser qu'elle avait pris la bonne décision. Cassie adorait sa nouvelle école, et Philippe semblait content de s'occuper de sa nièce les week-ends tout en menant sa vie de vieux gentleman le reste du temps. Hélios, quant à lui, s'adapter très bien à la vie à Poudlard, et s'était déjà fait quelques copains, mais n'oubliait pas de venir voir sa tante régulièrement au troisième étage.

Pour Aurora, tout semblait sonner comme une nouvelle vie qui commençait bien. Tout avait été un peu précipité, et par la force des choses, mais certains signaux ne trompaient pas. Déjà, retrouver son amie de toujours Liu Xi, lui rappelait qu'elle avait une vie de femme en dehors de son métier et des enfants. Et maintenant, Nathanael. Ils avaient pris dix ans tous les deux, mais Aurora avait l'impression d'avoir pris un coup de jeune à son contact.

Pourtant, il s'en passait des choses, en dix ans. Pas seulement de bonnes nouvelles. La réalité était souvent bien plus dure que ça, et Aurora avait bien compris que son ami aussi n'avait pas été épargné par la vie.
Il était courageux, à n'en pas douter. Ça se voyait dans sa façon de faire de son mieux pour ne rien laisser paraître. Mais il restait "Nath". Aurora gardait en tête l'image de ce jeune garçon un peu sensible, un peu fragile, qui se refermait comme une huître dès qu'on l'approchait de trop près.

- - Tu sais bien que je n'ai pas envie de t'embêter avec ça, tu as sans doute suffisamment à faire de ton côté. Ce n'est rien, on a tous nos lots d'erreurs j'imagine et celle-ci en est une.

Aurora secoua la tête, et serra une nouvelle fois une nouvelle fois la main de Nathanael. Qu'il soit désormais plus grand et plus costaud ne changeait rien. Il restait son ami d'enfance, et son petit frère de cœur. Elle ne comptait pas l'ignorer s'il avait besoin d'aide, s'il avait besoin d'elle, et il fallait qu'il le sache.

- D'accord, je comprends si tu ne veux pas en parler. Mais je suis là, Nath, d'accord? J'ai un beau bureau au troisième étage et tu y viens quand tu veux.

Mais elle ne tenait pas à insister. Ce n'était pas vraiment l'endroit, ni le moment pour une discussion plus profonde. Ce serait pour une autre fois, quand ils seraient dans un lieu moins ouvert aux élèves et à l'abri des oreilles indiscrètes.
Elle retira sa main tandis que Nathanael enchaîna sa question sur sa famille. C'était une question qu'on ne lui avait pas posé de puis longtemps, au vu des circonstances familiales. Aurora avait effectivement une "petite" famille désormais.

- Cela me fait un peu bizarre de passer de la vie de voyageuse solitaire et libre comme l'air à chef de famille du jour au lendemain, mais écoute, je crois que je ne m'en sors pas trop mal. Ma nièce Cassiopea est dans un pensionnat à Londres, c'est mon papa qui s'occupe d'elle les week-ends. Mais tu dois avoir son grand frère, Hélios, en cours en première année. C'est un grand passionné de créatures magiques d'ailleurs! Il adore les animaux depuis tout petit, tu n'as pas idée du nombre de bizarreries qu'il m'a demandé de lui ramener de mes voyages, Dit-elle en riant. Il adore ta matière, j'espère que ça va continuer ainsi.

Aurora était sincère, mais il lui paraissait encore alien de parler de ses neveux comme s'il s'agissait de ses propres enfants. Elle ne savait pas jusqu'à quel point elle pourrait remplacer sa sœur auprès d'eux, et jusque-là, se contentait de faire au mieux. Elle n'était pas leur mère, certes, mais leur unique parent désormais, en dehors de son père. Et Hélios et Cassie étaient si jeunes, ils dépendaient entièrement d'elle.
Heureusement, la conversation bascula sur le parcours de Nath, et Aurora repoussa ses réflexions à plus tard.

Il était clairement que son arrivée à Poudlard avait été bien plu murie et réfléchi que celle d'Aurora, et à l'écouter, Aurora elle-même comprenait la suite logique de son parcours, et approuvait en hochant la tête.
Jusqu'à ce que Nath se lève et ne lui tourne le dos. Aurora se leva à son tour, l'écoutant parler en fronçant les sourcils.

- Tu te souviens de l'erreur dont je te parlais, tout à l'heure ? Il s'appelait Diego. Un jeune sorcier péruvien, volontaire mais imprudent. C'est le premier à être mort dans mes bras, le premier que j'ai vu succomber lentement au poison d'un Dent-de-Vipère. Le premier que j'ai... Bref, penser au Pérou me l'a rappelé. C'est tout, pas de quoi t'inquiéter.

De toute évidence, parler de ce sujet lui coûtait beaucoup, mais Aurora était contente qu'il puisse se confier à elle. Cela prouvait que les années, la distance et l'éloignement n'avaient pas entaché la confiance qu'il avait en elle. Alors qu'elle réfléchissait à comment lui répondre, il enchaîna.

- Pas mal comme sujet pour mettre l'ambiance, hein ? Bon, il va quand même falloir que tu passes à mon bureau, un de ces jours, histoire que je te prépare ce fameux repas.

Elle soupira, et posa une main sur son épaule, en lui souriant sincèrement.

- J'adorerais goûter à tes talents culinaires. Mais Nath, il ne faut pas que tu te laisses bouffer par cette histoire... Ce jeune Diego, dont tu parlais. Il connaissait sûrement les risques du métier, comme toi ou moi lorsque nous voyageons. Je comprends que ça te hante... Je ne me suis toujours pas vraiment remise de la perte de ma sœur non plus. Ça marque, de voir mourir quelqu'un, je le sais. Mais Nath, si ça te ronge, il faut en parler, d'accord? A moi, ou à la psychologue de l'école, ou à n'importe qui dont tu sois proche ici.

Elle lui frotta doucement le bras pour le réconforter. Aurora regrettait de ne pas avoir été là pour lui, et se jura de se rattraper. Désormais, ils auraient bien des occasions de se retrouver pour partager ce qu'ils avaient manqué, se raconter leurs vies personnelles.

*prononcé en français

Codage par Libella sur Graphiorum



Loving, Remembering, Never Forgetting

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Sam 3 Nov 2018 - 23:27

   
Long time no see




C'était étrange de la retrouver ici, dans ce lieu, comme si malgré tous leurs changements la vie finissait toujours par les ramener à Poudlard, comme si tout avait commencé et tout devait finir ici. Ils étaient là à se regarder, cherchant dans le regard de l'autre le jeune garçon et la jeune fille qu'ils avaient connus jadis, cherchant une étincelle de familiarité dans leurs yeux car le temps avait apporté son lot de changements. Ils pouvaient deviner d'un seul coup d’œil que si leur innocence s'était envolée comme autant de feuilles dans la tempête ,leur essence était pourtant restée intacte. Tous les deux étaient restés fidèles à eux même malgré le temps et les obstacles, chacun portait des cicatrices qu'il essayait de masquer en se drapant de sourire ou d'amples vêtements mais leur âme était restée aussi pure et unique que lors de leur toute première rencontre.
Ils s'étaient séparés des élèves, des amis, pour se retrouver comme des professionnels, des adultes et...étaient-ils toujours seulement amis ? Tout pouvait-il redevenir comme avant ? Si le jeune homme espérait bien que oui il ne pouvait en être certain, le premier obstacle venait évidemment de lui-même : il allait devoir réapprendre à sociabiliser en dehors de ses cours.

Il en était encore à écouter et rebondir sur les paroles des autres, pas encore à s'ouvrir mais ce n'était qu'une question de temps avant que ses remparts ne finissent par s'abaisser. Pour le moment il en était à écouter la demoiselle décrire à quel point son changement de style de vie pouvait être bizarre, passant de la liberté aux responsabilités, ce qui ne manqua pas de créer une réaction chez le protecteur.

- Je n'en suis pas encore à ce point mais je peux te comprendre. Si jamais tu as besoin d'aide pour réduire la pression et souffler un peu, tu sais que tu peux compter sur moi.

Il ne pouvait pas dire qu'il comprenait ce que cela faisait d'être responsable d'enfants, d'être le chef de famille car se couper de tout contact humain l'avait privé de cette opportunité, mais il pouvait au moins deviner la taille du poids qui pesait sur les épaules de sa camarade. Sachant qu'elle devait conjuguer vie professionnelle et vie personnelle, sachant tout ce qu'elle avait à supporter toute seule, le côté protecteur de Nathanael ne pouvait que refaire surface pour lui apporter son soutien.
Lorsqu'elle évoqua la passion de son neveu pour les créatures magiques, un sourire vint de nouveau illuminer légèrement le visage du sportif qui déclara sans détour :

- Tous les passionnés sont les bienvenus chez moi.

Le jeune homme accueillait tous les volontaires un minimum intéressés chez lui, mais le fait de savoir que ce garçon était le neveu de son amie le pousserait sans doute à lui prodiguer une attention toute particulière. Après tout il était un professionnel, certes, mais il n'en restait pas moins un humain et pouvait agir comme bon lui semblait dans les limites du raisonnable et du moralement acceptable. La conversation poursuivit son cours et, lorsque le jeune homme laissa échapper quelques pensées à travers la craquelure qui venait de se former, son amie de toujours fut là pour lui apporter le soutien comme lui-même pouvait le faire réciproquement. Elle tint à le rassurer en lui rappelant qu'elle était passée par cette douloureuse épreuve, elle aussi, ce qui ramena le sportif à la réalité.
Mais quel con ! Depuis tout à fait il se plaignait de la perte d'un collègue alors que son amie avait perdu sa propre sœur, sa chair et son sang. Cette claque en pleine figure lui cloua violemment les pieds sur terre en lui rappelant à quel point sa façon de faire pouvait être jugée comme égoïste. Se sentant coupable, laissant ses propres sentiments de côté l'espace d'un instant, le jeune homme empoigna doucement la main que son amie avait posée tout contre son bras.

Sa main puissante et chaude entourant celle de sa partenaire sans forcer, avec une délicatesse née de l'expérience, Nathanael prit une profonde inspiration avant de lever enfin le regard afin de le plonger dans celui d'Aurora. Dans ses prunelles sombres il y avait de la peine, de la tristesse comme on pourrait s'y attendre compte tenu des circonstances, mais aussi une étincelle mettant en lumière un désir de rédemption.

- Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de te le dire de vive voix, mais je suis sincèrement désolé pour ta sœur. Je sais qu'il n'y a rien que je puisse dire ou faire pour que cette douleur disparaisse mais...je suis là.

Pendant des années il ne s'était concentré que sur lui et lui seul, son désir, ses envies, sa croisade et à présent qu'il renouait avec ce qu'il avait repoussé pendant si longtemps il réalisait ce qu'il avait raté. Combien d'autres sombres nouvelles allait-il avoir ? Combien d’événements importants lui étaient passés complète au-dessus de la tête ? Il se doutait bien que la liste ne cesserait de s'allonger mais pour le moment il était concentré sur elle, concentré sur une réparation à la fois. Caressant légèrement du pouce le dos de la main de la demoiselle, sans trop y penser, ce fut enfin à son tour d'aborder sa propre perte et la façon avec laquelle il la gérait.

- C'est gentil de t'inquiéter pour moi mais ce n'est pas nécessaire. J'ai fait mon deuil depuis longtemps, tu sais. Les images sont toujours là, dans ma tête, mais elles ne m'empêchent plus de dormir comme avant. La tristesse est encore là mais je m'y suis habitué. Je vais bien, vraiment.

La croix qu'il portait était peut-être moins lourde que celle de son amie, parce qu'en coupant tout contact il s'était isolé de toute peine éventuelle, mais il avait appris à vivre avec ses petits bobos en continuant de bomber le torse en souriant. Se rendant compte que la demoiselle prendrait peut-être mal une telle proximité, l'Armstrong rompit le contact et s'enfonça dans sa chaise en se frottant le front d'un air pensif, plongeant dans ses souvenirs passés pour savoir ce qu'il était supposé faire ou dur pour remonter le moral de quelqu'un.
À partir de quand avait-il oublié quelque chose d'aussi fondamental ?

- Désolé. J'ai...passez dix ans en vous coupant de pratiquement tout contact humain et vous finissez par oublier comment se comporter, quoi faire ou quoi faire. J'y travaille encore, sur mes manières, ma conversation et l'ouverture aux autres. Laisse moi juste un peu de temps pour me réajuster et tu finiras par retrouver celui que tu as connu, ici...à quelques changements prés.

Il n'était plus exactement le même, en partie du moins, mais cela ne pouvait pas dire que leur complicité ne pouvait être reformé. Loin de là. Secouant sa tête pour sortir de cette discussion qui n'allait pas tarder à plomber l'ambiance, Nathanael tourna son regard vers le globe devant lui et s'y attarda pour une raison différente de la précédente.

- Bon, sur une note un peu plus légère, des idées de voyages pour tes prochaines vacances ? Je ne suis pas du genre à me vanter, tu me connais, mais je pense être devenu une référence comme globe-trotter.

Joignant le geste à la parole, il caressa le globe du bout des doigts avant de le faire tourner, faisant passer toute l'Europe de l'Est devant lui jusqu'à s'arrêter un peu plus à l'ouest. Que pouvait-il bien lui conseiller comme première destination ? Leurs goûts pourraient être différents, surtout qu'elle aurait peut-être ses neveux et nièces à amener avec elle. Hum, il fallait bien commencer par quelque chose et de ce fait il pointa du doigt une large île présente au Nord-Ouest du Royaume-Uni.

- Si le froid ne te fait pas peur, si tu n'as pas peur de l'isolement, je te conseille vivement l'Islande. Les aurores boréales doivent être vues au moins une fois dans sa vie. J'avais trouvé une petite ville de pêcheurs tout au nord, le genre de celles qui te font sentir proche de la nature. Son nom était Siglufjörður si ma mémoire ne me joue pas des tours. Mais sinon j'ai d'autres destination à te conseiller.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10279-a-journey-into-history-professeur-aurora-joneshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10302-professeur-aurora-des-liens-des-histoireshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10341-professeur-aurora-la-grande-et-la-petite-histoirehttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10305-professeur-aurora-courrierhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10306-professeur-aurora-courrier-express

Arrivé(e) le : 24/09/2018
Parchemins rédigés : 131
Points : 8
Année : Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice des Poufsouffle

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Gretel Valeska

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Jeu 15 Nov 2018 - 2:09


It's been a While


Aurora ne regrettait pas vraiment d’avoir vieilli.
La trentaine était encore un bel âge, et elle n’avait pas vu ces années passer. Mais avec un peu de recul, elle avait encore pas mal de choses à vivre. Et elle ne s’en sortait pas trop mal, au vu de la situation. Ces neveux commençaient à se faire au changement. Cassiopea semblait adorer sa nouvelle école à Londres, et Hélios s’était déjà fait des copains. Son père était toujours malade, mais ça, c’était le fléau de l’âge contre lequel ils ne pourraient mener qu’une longue bataille.
Non, pour Aurora, Poudlard, c’était surtout son nouveau départ. De nouvelles rencontres, un nouveau métier, un foyer pour refaire une vie. Elle avait déjà un dîner de prévu avec des collègues féminines, un ancien amant dans les murs, et même un ami d’enfance déjà prêt à relier les liens du passé. Bref, vraiment pas de quoi se plaindre pour le moment.

Mais Nathanael releva quand même la douleur dans sa voix lorsqu’elle évoqua Selena. C’était quelque chose qu’elle avait encore un peu de mal à cacher, surtout à un ami d’enfance qui l’avait bien connue.

- Je n'en suis pas encore à ce point mais je peux te comprendre. Si jamais tu as besoin d'aide pour réduire la pression et souffler un peu, tu sais que tu peux compter sur moi.

Aurora lui sourit en réponse. C'était gentil, de l'entendre lui proposer son aide, d'une façon ou d'une autre. C'était un luxe qu'elle n'avait pas eu depuis longtemps. Elle s'était trouvée très seule, une fois la tempête passée. Il avait fallu s'occuper des enfants et de son père, des formalités administratives, du manoir saccagé, de déménager, des funérailles... Un vrai cauchemar qui ne lui avait pas laissé le temps de souffler pendant des semaines. Et malheureusement, elle n'avait pu compter sur personne pour l'épauler. Le peu d'amis qu'elle avaient étaient à l'étranger, ou avaient fui Londres pour assurer leur survie. Ceux qui restaient étaient trop occupés avec leurs propres problèmes pour qu'elle ait osé demander quoi que ce soit.

- C'est très gentil, Nath. Je commence à m'habituer maintenant, tu sais. Reprendre un rythme de vie, les enfants en plus. Enfin, je n'ai pas à me plaindre, Cassie se plaît beaucoup dans sa nouvelle école et Hélios fait son année tranquillement, ils me rendent vraiment la tâche facile. Mais, je m'en souviendrais si j'ai besoin de relâcher la pression.

En temps normal, relâcher la pression consistait à faire une séance de cardio-boxing à l'aube, ou une virée en moto. Elle n'était pas sûre de pouvoir faire tourner la Harley dans le Parc sans faire hurler le jardinier, ou quiconque avait la gestion du domaine. Mais à l'occasion, elle n'aurait pas dit non à une petite virée à l'extérieur, même si les mesures de sécurité de Poudlard semblaient contrecarrer ces plans.
Au moins, elle était contente de voir que Nath allait très probablement bien s'entendre avec Hélios à l'avenir. Cela la soulagerait un peu de savoir son neveu sous l'aile de son ami, en plus de sa propre surveillance discrète sur lui. Elle était consciente que Poudlard n'était plus aussi sûr qu'à l'époque, et plus elle pouvait compter sur d'autres adultes, plus elle serait tranquille. Ce ne serait pas comme Londres, elle ne serait plus isolée.

La main de Nathanael sur la sienne lui offrit un véritable sentiment de chaleur. C'était drôle, de voir désormais le jeune garçon frêle qu'elle avait connu comme un véritable homme, sur lequel elle pourrait compter à l'avenir. Il restait de ses anciennes expressions dans son visage, mais le charisme qu'il dégageait désormais ne mentait pas: il était plus fort, plus confiant.

- Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de te le dire de vive voix, mais je suis sincèrement désolé pour ta sœur. Je sais qu'il n'y a rien que je puisse dire ou faire pour que cette douleur disparaisse mais...je suis là.

- Merci, Nath.

C'était tout ce qu'elle pu lui répondre à ce moment-là. Elle ne s'était pas laissée aller aux pleurs depuis cette nuit-là, depuis qu'elle avait trouvé les corps. Quelque chose, noué autour de son cœur, l'en empêchait encore. Elle ravalait sa tristesse, et passait à autre chose. Elle ignorait où et quand elle pourrait enfin déverser son chagrin, mais ce ne serait pas ici, pas maintenant. Une autre fois, peut-être. Avec la bonne personne, et l'intimité nécessaire.
Mais la main de Nath sur la sienne lui faisait du bien, à n'en pas douter. C'était un contact rassurant, amical et chaleureux. Elle se demanda jusqu'où elle pourrait développer encore cette relation avec son ami d'enfance, mais pour l'instant, sa présence était déjà un vrai cadeau.

Malheureusement, lui aussi avait subi son lot de tragédies.

- C'est gentil de t'inquiéter pour moi mais ce n'est pas nécessaire. J'ai fait mon deuil depuis longtemps, tu sais. Les images sont toujours là, dans ma tête, mais elles ne m'empêchent plus de dormir comme avant. La tristesse est encore là mais je m'y suis habitué. Je vais bien, vraiment.

Aurora hocha la tête. Elle ne croyait pas vraiment à ses mots, mais elle se garderait bien d'aller agrandir des plaies déjà ouvertes. Ils s'étaient éloignés pendant trop d'années, et il faudrait sûrement encore quelques temps pour qu'ils puissent se rapprocher de nouveau, retrouver la complicité d'antan pour se confier l'un à l'autre. Mais Aurora ne doutait pas que cela arrive un jour ou l'autre. Son lien avec Nath était déjà revenu avec une facilité déconcertante, et elle en était sincèrement heureuse.
Soudain, il sembla réaliser leur proximité, et, mal à l'aise, retira sa main.

- Désolé. J'ai...passé dix ans en me coupant de pratiquement tout contact humain et on finit par oublier comment se comporter, quoi faire ou quoi faire. J'y travaille encore, sur mes manières, ma conversation et l'ouverture aux autres. Laisse moi juste un peu de temps pour me réajuster et tu finiras par retrouver celui que tu as connu, ici...à quelques changements près.

Aurora eût un petit rire. Ca, c'était tout Nath, ce petit côté maladroit et gêné. Cela lui rappelait leurs premiers échanges, quand tout se lisait dans son regard.

- Pour l'instant, tu t'en sors très bien, dit-elle avec un sourire. Maisles changements seront les bienvenus, évidemment. Ça, et ta délicieuse cuisine. Je t'aurais bien retourné l'invitation mais crois-moi, tant que ton estomac aura une utilité tu ne veux pas tenter l'expérience.

Visiblement désireux de revenir à un sujet plus léger, il reporta leurs attentions sur le fameux globe.

- Bon, sur une note un peu plus légère, des idées de voyages pour tes prochaines vacances ? Je ne suis pas du genre à me vanter, tu me connais, mais je pense être devenu une référence comme globe-trotter. Si le froid ne te fait pas peur, si tu n'as pas peur de l'isolement, je te conseille vivement l'Islande. Les aurores boréales doivent être vues au moins une fois dans sa vie. J'avais trouvé une petite ville de pêcheurs tout au nord, le genre de celles qui te font sentir proche de la nature. Son nom était Siglufjörður si ma mémoire ne me joue pas des tours. Mais sinon j'ai d'autres destination à te conseiller.


Avec amusement, Aurora le regarda déplacer ses doigts sur le globe, acquiesçant d'un hochement de tête, avant de pouffer.

- Bon, il faut que je t'avoue, j'ai déjà assez vu l'Islande, déclara-t-elle avec un sourire. Pour des ossements de Dragon, d'ailleurs. Une opération de 7 mois, il y a quelques années. Honnêtement, de quoi devenir dingue sur cette île, hein? Mais j'avoue que je n'y ait jamais emmené les enfants. Cassie adore la neige, mais Hélios, un peu moins. Ils ont déjà vu le Canada deux fois, ça les changerait sûrement. Et ce n'est pas si loin.

Puis, elle secoua la tête.

- Mais ils vont devenir intenables si je dois leur faire passer une semaine là-bas. Ils adorent bouger, voir des nouveaux trucs. Même au Caire, ils ont fini par se lasser de tout ce que j'ai pu leur trouver comme activité. Ils adorent les musées, mais je ne peux jamais leur faire voir le même deux fois. Ils ont déjà été en Amérique du Nord, alors ils connaissent pas mal, et en Chine aussi.

Tout en parlant, elle faisait tourner le Globe, cherchant de nouvelles idées. C'était difficile de trouver une destination qui puisse réellement intéresser des enfants. Ses neveux n'étaient pas le genre à rester à la maison jouer aux jeux vidéos, elle devait sans cesse renouveler la bibliothèque et sortir avec eux.

- Ils avaient bien aimé la Turquie aussi, mais cela les agace vite de ne pas comprendre la langue. Mais ils se débrouillent bien en Français, mon père leur parle souvent dans cette langue quand il a la nostalgie de la Nouvelle-Orléans. Mais pour tout t'avouer, je ne sais même pas encore ce que l'on fera à Noël. Je sais qu'ils ne voudront pas passer les fêtes de Noël à Londres dans tous les cas, et leur grand-parents voudront peut-être que les leur amène à Boston. Leur père était américain, avec la double-nationalité.

Elle se retourna vers lui.

- Alors, nouvelle suggestion, monsieur le Globe-trotteur?


Codage par Libella sur Graphiorum



Loving, Remembering, Never Forgetting

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9623-nathanael-e-armstrong-professeur-de-scmhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9638-professeur-nathanael-e-armstrong-demande-de-liens#210643https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9637-nathanael-e-armstrong-demande-de-rphttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9636-boite-aux-lettres-du-professeur-n-armstronghttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t9635-hibou-express-du-professeur-n-armstrong

Arrivé(e) le : 08/05/2018
Parchemins rédigés : 199
Points : 21
PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?:

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   Lun 3 Déc 2018 - 1:00

   
Long time no see




Pour l'avoir dit et répété en plusieurs occasions il était clair à présent que le jeune homme n'était pas le plus doué du monde pour l'art ancestral de la conversation, pour remplir les silences gênants et pour alimenter un dialogue à coups de sujets aussi ennuyeux les uns que les autres. Non en vérité c'était bien plus simple que cela, il n'arrivait tout simplement pas à se forcer et faire des efforts pour participer à une conversation pour laquelle il n'avait pas une once d'intérêt. Certes on pourrait croire qu'il serait capable de se forcer pendant quelques instants, le temps que ce mauvais moment passe et qu'un sujet plus intéressant de vienne sur le tapis, mais d'aussi loin qu'il s'en souvienne le londonien n'avait jamais été très doué dans ce subtil exercice. Bien sûr il y avait certains sujets où la conversation coulait toute seule, à commencer par son domaine de prédilection mais, avec du temps et quelques analyses, il avait aussi remarqué que son niveau d'intérêt pour la conversation dépendait beaucoup de l'interlocuteur en face.
Il avait changé au fil des dernières années et le remarquait aujourd'hui, dans cette bibliothèque silencieuse. Par le passé il n'avait pas été du genre très expansif, très expressif, préférant se faire discret afin de ne pas attirer l'attention sur lui, mais ce jour était révolu depuis beaucoup trop longtemps. Aujourd'hui il était à même de porter haut et fort sa volonté, à commencer par celle de protéger et soutenir les rares individus chers à son cœur. Par le passé il avait déjà ressenti une impulsion de ce genre-là évidemment, être réservé n'allait pas de paire avec le fait d'être un sociopathe totalement incapable d'empathie, mais de là à faire un bond en avant et vocaliser ce désir c'était une toute autre histoire. Aujourd'hui et après des années de séparation avec sa plus ancienne et chère amie il était capable d'amorcer cette transition, capable de montrer ce changement en vocalisant sincèrement ce qu'il avait été incapable de formuler par le passé.

Réalisait-il lui-même ce changement ? Bien sûr que oui mais ce n'était guère suffisant, il ne faisait ici que rattraper le retard qu'il s’était lui-même imposé en coupant les ponts pendant toutes ces années. Il ne faisait que rattraper ses propres erreurs et c'était justement pour cela qu'il ne pouvait se donner aucun crédit, qu'il ne pouvait trouver aucun plaisir dans le fait d'apprendre tout ce qu'il avait raté pendant tout ce temps. Oui il commencerait à être satisfait de ses efforts quand toutes ses erreurs seraient réparées, ses manquements pardonnés, ce temps là n'était pas encore venu.

Vint ensuite le moment pour le professeur de rappeler à sa camarade qu'elle pouvait compter sur son soutien, ce qui semblait être évident mais qui gagnait à être rappelé vu le temps passé loin l'un de l'autre. Certes le londonien fut soulagé de voir que son amie semblait à même de remonter la pente et de retrouver une certaine stabilité, mais il garda sa main tendue malgré tout en répondant :

- L'important c'est de ne pas oublier, tu n'es pas toute seule. Je ne sais pas si je peux vraiment être utile, je t'avoue, mais je peux au moins t'assurer de ma présence.

Il avait beau être doué pour transmettre son savoir à des personnes de tous les âges, jeunes comme vieux, mais s'occuper d'enfants en bas âge semblait être une toute autre paire de manches à laquelle il n'était peut-être pas préparé. Ne s'enflammait-il pas trop en apportant son soutien sans savoir s'il serait à la hauteur ? Sans doute que si mais la demoiselle en valait le coup, elle avait traversé trop de coups dur, Nathan l'avait trop laissé tomber pour qu'il accepte de recommencer le même processus.

Il avait merdé dans les grandes largeurs en faisant preuve d'un formidable égoïsme, il était inutile de le nier, mais rien ne l'empêchait de vouloir recommencer sur des bases saines en apportant un soutien qui avait été diablement manquant ces dernières années. Il était arrivé trop tard, n'avait pas été là dans la période la plus critique de la vie de son amie et il ne pourrait jamais se le pardonner, mais la moindre des choses était de se montrer présent à l'avenir. Il ne manquerait pas à son devoir moral, pas une seconde fois. Plus jamais.


- Pas besoin de remerciements. Nous avons dépassé ce stade depuis longtemps, non ? C'est le moins que je puisse faire.

Ils n'avaient pas vraiment changé et étaient pourtant bien différents de la jeune version d'eux-même, chacun avait su garder ce qui faisait l'essence même de son individualité en y apportant quelques changements en cours de route. Chacun avait eu son lot d'épreuve, son lot de cicatrices et Nathan était assez observateur pour savoir que sa camarade retenait son chagrin pour ne pas le laisser l'envahir. Comment le savait-il ? Parce que c'était ainsi qu'il procédait également, préférant enterrer le mauvais tout au fond de lui plutôt que d'y faire face, en espérant qu'un jour il ne se noierait pas lorsque cette accumulation remonterait à la surface.
La conversation prit une tournure un peu plus humoristique lorsque la maladresse du jeune homme prit le début et que sa partenaire, attentionnée comme toujours, tint à le rassurer en mettant en lumière ses propres piètres talents de cuisinière. Certes il voulait bien croire que tout le monde n'était pas au même niveau dans ce domaine, par manque de pratique ou d'intérêt mais, éternel optimiste qu'il était, Nathan avait confiance en les capacités de son amie.

- Oh tu n'imagines pas les horreurs que j'ai pu goûter. Prends le Súrsaðir hrútspungar par exemple, le nom est imprononçable et ça rend le plat un peu mystérieux. Et bien ce sont des testicules de mouton cuites et macérées dans du lait, si tu ne connais pas je ne te le conseille pas. Donc je ne m'inquiète pas pour ta cuisine.

Rien que de se rappeler du plat en question et du goût dans la bouche lui faisait froid dans le dos, il sentit une petite décharge lui remonter le long de la colonne vertébrale avant de chercher à rassurer sa camarade.

- Mais je te rassure, à côté j'ai quelques recettes beaucoup plus appétissantes.

Il n'était pas assez vantard pour affirmer être un bon chef, ce n'était clairement pas le genre de la maison, mais pour avoir plusieurs fois testé ses plats il se savait suffisamment doué pour ravir la majorité des palais de ses connaissances. En serait-il de même pour Aurora ? Il espérait bien que oui mais, bien vite, lorsque le sujet dévia sur leurs voyages respectifs, Nathan arqua un sourcil de surprise face à un morceau de la réponse de l'autre professeur.

- Des ossements de dragons ? Oh, là tu as toute mon attention. Enfin tu l'avais déjà, mais maintenant encore plus.

Dragon ou ossement de dragon, c'était du pareil au même. C'était son sujet d'étude préféré, aussi resterait-il parfaitement attentif sur sa camarade souhaitait lui en dire plus sur ce sujet.

- J'ai adoré mon séjour sur cette île. J'y suis allé au bon moment, quand j'en avais vraiment besoin et ça m'a permis de...me ressourcer, j'imagine. Après, oui, je ne sais pas si une île au climat aussi rude est adaptée à des enfants.

Même après toutes ces années il se rappelait de chaque jour, de chaque découverte avec une précision étonnante ce qui était indispensable dans son domaine de travail. Il se rappelait des fjords arpentés, des petites pauses bien méritées dans quelques sources naturelles et, par-dessus tout, de toutes les formidables rencontres qu'il gardait précieusement dans un coin de son crâne. Bon, si cette destination ne convenait pas alors il pourrait bien en trouver deux autres, non ?
- Hum, j'ai bien deux destinations en tête, mais tu ne pourras pas y faire les mêmes chose. Pour l'exploration, la découverte et les musées je te conseille le Japon. Un petit coup de cœur personnel, je dois l'avouer, mais c'est un pays juste merveilleux.

Et que pourrait-il proposer en deuxième ? Un lieu pour se reposer, pour se mettre en frais et recharger ses batteries sans bouger le petit doigt ? Oh oui il devait bien avoir ça en tête. En fouillant dans sa tête pendant quelques secondes il en ressortit enfin la destination et conclut avec :

- En parallèle, si jamais tu veux te dorer la pilule, rester les doigts de pieds en éventail, il y a de sublimes plages sur la côte est de l'Île Maurice. Les gens y sont très à la cool, très chaleureux, mais il faut pouvoir supporter les températures élevées et le soleil qui cogne très fort. Tu penses que ça pourrait aller pour les enfants ? Pour l'un ou l'autre, je devrais avoir quelques adresses à te conseiller.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Contenu sponsorisé



CE QU'IL FAUT SAVOIR

PETIT +

MessageSujet: Re: Long time no see [PV Professeur A. Jones]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Long time no see [PV Professeur A. Jones]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudlard, 19 ans après. :: Poudlard :: 
Le Premier Étage
 :: La Bibliothèque
-
Sauter vers: