AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Arrivé(e) le : 13/01/2017
Parchemins rédigés : 704
Points : 6
Crédit : Bazzart. (c)
Année : 4ème année - 14 ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tracy & Jade

MessageSujet: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Mar 18 Sep - 20:35


BROTHERS IN ARMS
Hannibal & Finn changent les règles du jeu
J’ai repris les cours à Poudlard dans une sérénité presque impériale. Ayant beaucoup d’espoirs en le combat que mène notre famille pour le droit sorcier de sang, j’essaie de ne pas faire de vague, comme le veut Grand-Père, tout en tempérant Erin. Ma soeur a beaucoup gagné en privilèges, depuis qu’elle a eu droit d’assister au congrès de haute sorcellerie de Salzburg aux côtés des familles de sang noble les plus prestigieuses, et je dois bien reconnaître que cela me déplait extrêmement. Jusqu’ici, je n’avais jamais été jaloux d’elle… Seulement de Hannibal parfois, surtout quand nous étions plus jeunes. Avant que Grand-Père ne m’entende parler aux serpents, il ne me remarquait pas tant que ça… seul notre aîné brillait réellement, tandis que nous nous contentions d’être les deux jumeaux malades, dont le coeur lâcherait tôt ou tard. Et nous étions là, à quatorze ans, toujours entre les murs de Poudlard, tandis que la magie noire de Grand-Mère nous maintenait en vie. Nous n’avions toujours pas révolutionné la société sorcière, et nous continuions d’apprendre parmi les sangs de bourbes et autres traîtres. Peu importait, je prenais cette fois la chose avec recul : peut-être qu’avec les années, j’avais gagné en maturité… Puis, il y avait eu réception des lettres, et de ces badges rouges dont j’avais étudié le symbole très attentivement : le signe qui y figurait ne trompait pas… il n’était pas difficile de comprendre que nous n’étions qu’une petite communauté à l’avoir reçue, et surtout, pourquoi nous avions été choisis. Je le sentais, ce courrier risquait de tout changer, à Poudlard… ceux qui se pensaient en sécurité n’allait pas tarder à renouer avec de vieilles hantises, et notre lutte allait enfin prendre tout son sens : j’avais donc accroché ce petit symbole juste à droite de mon insigne de sorcier, après en avoir discuté avec Rachael, et j’avais alors réalisé : nous n’étions pas seuls. Ma foi en des perspectives d’avenir plus reluisantes m’étais revenue, progressivement, et je me détendais naturellement.

Ce matin, je décide de redonner une chance aux sorciers que je côtoie entre les murs de ce château à moitié délabré. Je pensais m’entraîner seul à lancer quelques sortilèges en salle de duels, après tout j’ai des progrès à faire : mes confrontations de l’été m’ont permis de situer mon niveau actuel, et si je suis heureusement parvenu à battre Mackenzie Sinclair sans grande difficulté, ma soeur m’a tout de même aplati lors de notre dernier face à face, ce qui m’a profondément irrité. Mais j’ai finalement changé d’avis… mes futurs adversaires attendront. Je me revêts de ma cape de fourrure, rédige un mot à l’attention de mon grand frère avec lequel je conviens d’une heure de rendez-vous, et je prends le chemin des étages inférieurs. C’est décidé, je vais à Pré-au-Lard, petit village insipide et sans saveur qui manque à mes yeux cruellement d’intérêt. J’ai peut-être du y aller une seule fois depuis le début de ma scolarité, et encore… Je ne vois pas pourquoi j’irais perdre mon temps chez ces revendeurs de camelote ou m’extasier devant des farces et attrapes pour idiots, j’ai d’autres préoccupations… Sauf aujourd’hui. Je suis le mouvement, tends à ma sang-mêlée de préfète le formulaire signé par ma mère, et m’engage sur le chemin menant au village, baguette en poche, menton droit, mâchoire crispée. Je n’ai pas eu de tête à tête avec mon frère aîné depuis longtemps… les relations qui nous lient tous deux sont compliquées, quand bien même nous avons tout pour nous entendre. Une fois n’est pas coutume, je prends sur moi et fais ce pas vers lui : je veux voir si, derrière tous ses beaux discours et paroles mesurées, il a lui aussi accroché la goutte à sa robe.

J’ai un peu d’avance, lorsque j’arrive dans ce coin peu fréquenté de Pré-au-Lard : depuis récemment, ce pub miteux appartenant au frère Dumbledore a été rénové en un nouvel établissement, qui porte le nom de « Licorne Blanche ». Ça ne m’inspire pas franchement, mais il n’est pas question que je mette ne serait-ce qu’un pied aux Trois-Balais, qui est le lieu de rendez-vous parfait pour les impurs, hybrides et autres dégénérés… Je m’installe sur l’un des fauteuils en cuir, et lorsque l’on vient me demander ce que je bois, je réponds très poliment que j’attends mon frère. Mes bras se glissent sur les accoudoirs, et le regard perdu en direction d’un serveur - cracmol je suppose - qui essuie les tables à la maison, je n’aperçois que du coin de l’oeil la silhouette qui s’asseoit en face de moi. « Hannibal. » annoncé-je. Sa prestance naturelle a beau agir sur une bonne partie de Poudlard, professeurs compris, ça ne prend pas avec moi. Nous avons suivi la même éducation, et ce qu’il est prêt à sacrifier pour satisfaire l’objectif familial, je suis prêt à l’offrir aussi… « Quelle chance de mettrrre la main surrr toi. Depuis la rentrrrée, je crrraignais que tu ne nous aies plantés pourrr un stage au Magenmagot. » ironisé-je, tandis que mon regard descendait légèrement jusqu’à son insigne. La goutte y était, et la mienne était épinglée aussi… Mon visage se tourna en direction du comptoir, et d’un signe du menton, je fis savoir à notre serveur que nous étions prêts à commander. « Qu’est-ce que tu bois, mon frrrrère ? » demandé-je, après m’être finalement décidé. Je laissais Grand-Père et ses petits jeux, ce soir : je me languissais d’un moment en famille tel que celui-ci.
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10029-hannibal-atlas-srensen-objection-votre-honneurhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10036-hannibal-good-laws-have-their-origins-in-bad-moralshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10037-hannibal-lettres-recommandeeshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10038-hannibal-soyez-brefs

Arrivé(e) le : 19/08/2018
Parchemins rédigés : 111
Points : 3
Crédit : Eriam ft. Nick Robinson
Année : Sixième

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Prrrudence

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Mer 26 Sep - 17:25



Brothers in arms
ft. Finnbjörn
Cela fait désormais plusieurs semaines que les cours à Poudlard ont repris, me replongeant rapidement dans ma petite routine d’élève modèle loin de ma chambre et mes habitudes à Notting Hill. Les jours passent sans vraiment se ressembler tandis que tout le monde se réhabitue à la vie au château, les élèves bavassant dans tous les coins des derniers potins de l’été ou se rongeant les sangs par rapport aux futurs examens. Je suis plutôt hermétique à toute l’euphorie qui accompagne la rentrée scolaire et je me contente de laisser traîner mes oreilles dans la salle commune ou dans les couloirs, avide d’apprendre quelques secrets bien gardés concernant mes condisciples qui seraient susceptibles de me servir un jour ou l’autre. J’ai également remarqué au cours du banquet de début d’année que le corps enseignant avait connu quelques modifications au cours de l’été et je me suis fait un plaisir de découvrir mon nouveau professeur d’étude des moldus quelques jours plus tard. Le sorcier boiteux au nom allemand possède des connaissances plutôt correctes, je dois bien l’avouer, bien qu’il semble apprécier la compagnie des moldus et les particularités de leur civilisation… Étonnant lorsqu’on connaît son ascendance, mais soit. Il ne comprend sans doute pas l’impact qu’un tel peuple primitif et sanguinaire peut avoir sur le nôtre. J’ai déjà pu constater que c’était une chose fréquente chez les sorciers aveuglés par trop de bonne volonté et un brin naïfs. Qui sait, peut-être qu’un jour, lui et tous les autres comprendront leur erreur. En tout cas j’ai hâte de savoir ce que Finnbjörn a pensé de ses leçons, sachant son penchant pour la provocation en la matière et les nombreux accrochages qu’il a connu en cours d’études des moldus au cours des années précédentes. J’ai toujours suivi de loin ses déboires dans le domaine, me contentant d’intervenir et de le rappeler à l’ordre lorsque je trouvais qu’il allait trop loin, mettant en péril le nom de notre famille auprès du reste de l’école. Fort heureusement, il semble plus enclin à écouter les conseils de Grand-Père cette année afin de ne pas faire de vagues. Notre temps viendra bien assez vite.  
Rapidement la première sortie de l’année à Pré-au-Lard est annoncée et je me demande s’il ne s’agit pas d’une bonne occasion de retrouver Rachel. Mise à part lors des cours, nous n’avons pas encore eu l’occasion de discuter sérieusement tous les deux depuis la rentrée. Or, j’ai remarqué au cours des derniers jours qu’elle aussi a accroché le pin’s en forme de goutte de sang sur sa robe de sorcier et je n’ai pu retenir un petit sourire. Rachel, ma petite Rachel, pencherais-tu enfin du bon côté ? Quoiqu’il en soit il faut vraiment que je trouve le temps de converser avec elle, certes à propos de cette goutte mais aussi de beaucoup d’autres choses. Cependant mes plans changèrent aussi vites qu’ils m’étaient venus lorsque je reçu la note de Finnbjörn me proposant de le rejoindre à Pré-au-Lard. Je ne cache pas mon étonnement devant une telle requête : mon frère déteste déjà arpenter Poudlard et ses couloirs remplis de sangs souillés, alors j’ai bien du mal à l’imaginer se rendre au petit bourg voisin pour y voir les sang-de-bourbes s’extasier devant la boutique Zonko !
Je prends donc la direction de mon dortoir afin d’extirper l’autorisation de sortie remplie par mes parents et une cape un peu plus épaisse que celle que je porte actuellement. Bien que la température en Angleterre n’ait rien à voir avec celle que j’ai connu en Norvège étant plus jeune, le climat s’est plutôt rafraichi ces derniers temps et je préfère sortir couvert. Une fois ma tenue revêtue je me mets en quête d’un de mes préfets afin de lui remettre la fameuse autorisation me permettant de me rendre à Pré-au-Lard. Je ne comprendrai jamais pourquoi l’école imposait un âge limite afin de pouvoir visiter le bourg, comme si y aller avant sa troisième année changeait quoique ce soit mais peu importe, ce n’était pas la première ineptie spécifique à Poudlard et certainement pas la dernière.
Au bout de plusieurs minutes de marche dans le château je tombe enfin sur Tracy. Je rechigne un peu en l’apercevant mais avance malgré tout vers elle, ma permission à la main. Depuis son mensonge éhonté devant toute l’école, sa compagnie m’est plutôt pénible et je fais du mieux que je peux pour limiter nos contacts à de simples politesses en lui faisant comprendre mon mécontentement. Je dois bien admettre que sa stratégie était futée toutefois je n’aime pas être berné, et encore moins par une sang-de-bourbe. Même si cela s’est passé il y a plus d’un an désormais je garde une rancœur bien sombre au fond de moi, qui attend juste le bon moment pour éclater et lui faire goûter le supplice de ma vengeance. En attendant je me contente d’alterner cordialité glaciale et périodes plus sympathiques, appréciant son malaise ainsi que la façon qu’elle a de tenter de se faire pardonner.
Une fois l’autorisation remise à Tracy, je me hâte en direction des fiacres qui m’amènent directement à la gare de Pré-au-Lard en compagnie d’autres élèves qui louchèrent un peu sur la goutte accrochée à ma robe de sorcier. Fort heureusement je n’ai pas à faire la conversation bien longtemps et prétextant mon rendez-vous familial je m’éclipse aussi tôt descendu de calèche. Il faut croire que je ne suis pas d’humeur aux sourires enjoués et aux paroles mielleuses aujourd’hui… Après avoir marché quelques mètres et rejoint une petite ruelle perpendiculaire à la grand-rue j’aperçois l’auberge où Finnbjörn m’a donné rendez-vous et je m’empresse de pousser la porte tout en cherchant mon frère du regard. Pas étonnant qu’il n’ait pas choisi les Trois-Balais, l’imaginer là-bas est presque aussi grotesque que de le voir serrer une sang-de-bourbe dans ses bras, c’est dire.
 
« Finnbjörrrn, répondis-je avec un sourire en guise de salut en me laissant tomber en face de lui dans l’un des fauteuils de cuir, pas de stage prrrévu pourrr le moment mais qui sait ? »
 
Je jette un regard circulaire autour de nous afin de mieux jauger le décor, ayant peu l’habitude de me retrouver ici. Même si je crains autant que mon frère la présence des impurs, les Trois-Balais est un endroit incontournable si l’on veut converser avec du monde. Je ne compte pas le nombre d’informations que j’ai réussi à obtenir après quelques bièraubeurres offertes à la bonne personne !
 
« Un hydrrrromel, s’il-vous-plaît, annoncé-je au serveur qui s’est approché de notre table, comment s’est passé ton retourrr à Poudlarrrd ? »
 
Je me doute que Finnbjörn aurait préféré rester à Notting Hill en meilleure compagnie, toutefois Grand-Père a su le convaincre de l’utilité de retourner à Poudlard, surtout cette année.
 
« Qu’est-ce que tu penses du nouveau prrrofesseurrr d’études des moldus ? » demandé-je à mon frère en insistant avec dédain sur le dernier mot, chose que je ne pouvais faire qu’en compagnie de ma famille.

HARLEY-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Arrivé(e) le : 13/01/2017
Parchemins rédigés : 704
Points : 6
Crédit : Bazzart. (c)
Année : 4ème année - 14 ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tracy & Jade

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Ven 5 Oct - 22:19


BROTHERS IN ARMS
Hannibal & Finn changent les règles du jeu
« Finnbjörrrn, pas de stage prrrévu pourrr le moment mais qui sait ? » J’observe, le visage figé, la lueur d’amusement qui semble danser dans les pupilles d’Hannibal, pendant qu’il prend place à son tour dans le pub. Pour l’instant, il n’y a pas trop de monde, et j’aime mieux ça : ainsi, j’ai le sentiment que nous ne serons pas trop dérangés. Il semble comme émaner de notre table une aura qui pourrait refroidir n’importe qui d’être tenté de la rejoindre… Mon frère est pourtant plus avenant que moi et mon visage renfermé. Au ministère, je sais qu’ils s’arracheraient des gens comme lui, alors que pourtant, s’ils savaient… Je jette un oeil à son écusson aux couleurs bleues et bronze, et en décalant mon regard de quelques centimètres, je découvre un bijou rougeoyant. C’est la même que la mienne, et je me retiens de sourire : c’est bien dans ces moments-là que nous nous rejoignons, mon grand frère et moi. Nous avons nos désaccords, mais nous répondons tous les deux, ensemble, à l’appel de la lutte que nous allons être amenés à mener dans le futur. « Je ne serrrais pas surrrprrris, tu as toujourrrs su te placer où il le fallait. » Contrairement à ce que ça a l’air d’être, ce n’est pas un compliment. Je n’éprouve pas vraiment d’admiration pour cet être irréprochable qu’essaie de devenir mon grand frère. Je le reconnais objectivement, sa capacité à débattre est assez impressionnante, mais je suis assez frileux avec ces méthodes consistant à dissimuler nos opinions sous couvert de courtoisie, de faux semblants, et de jolies manières parfumées. Ça me rend malade de croiser des sangs de bourbes, et je ne comprend pas son impassibilité permanente, non, je ne la comprends pas ! A le voir, tout semble parfaitement sous le contrôle de sa main gantée de velours, et moi je n’ai qu’à fulminer en calmant l’impatience d’Erin, pendant que notre aîné se pavane dans les couloirs, utilise de savants arguments et des sourires polis pour lutter contre notre ennemi commun. « Un hydrrrromel, s’il-vous-plaît, comment s’est passé ton retourrr à Poudlarrrd ? » Je regarde l’homme prendre la commande, avec une certaine réserve, comme s’il cherchait à jauger l’âge de mon frère. Je ne me suis pas encore fait à l’idée que Hannibal est désormais un adulte, et qu’aux yeux de la loi, je suis encore considéré comme un enfant. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais cette idée m’énerve un peu… même si je n’ai d’autre choix que de l’accepter. Entre lui, et Erin qui a été choisie à ma place cet été, je suis à deux doigts d’écrire à Grand-Père pour faire étalage de ma frustration, me fichant bien de passer pour un gamin capricieux.

Mon regard traîne quelques instants sur la porte qui ne ferme pas, sur les deux sorciers accoudés au bar qui ont tous deux l’air d’avoir passé la journée ici, et enfin je reviens à mon frère, à ses sourires feints, à ses secrets. « Je vois que tu prrrends tes aises avec ta récente majorrrité. » commenté-je d’un ton nonchalant avant de lever les yeux vers le serveur. « Un chocolat chaud aux épices pourrr moi, merrrci bien. » Hors de question que je me laisse aller à opter pour ces biéraubeurres vaseuses pour sorciers de bas étage, qui pourraient me retourner l’estomac dès la première gorgée. Le chocolat ne sera certainement jamais aussi bon que celui que me prépare maman, mais c’est une tentative de s’en rapprocher vaguement, et en ce moment plus qu’à n’importe quelle heure, j’ai bien besoin de penser à ma tendre Norvège. Je n’estime pas bon de le lui dire, mais je suis content de voir mon aîné, ne serait-ce que parce qu’à son contact, j’ai le sentiment d’être un peu comme à la maison. Je n’ai qu’à imaginer disparaître ce décor de taverne, ses poutres boisées et les tables recouvertes de traces de bière séchée pour retrouver la demeure familiale, ses tableaux, la tapisserie du couloir de velours rouge… Les dîners en compagnie de mes grands-parents, parents, frère et soeurs. Je chasse cependant la vague de nostalgie qui menace tout doucement de me submerger pour revenir à nos affaires… ma rentrée, oui, c’est vrai. Avec cette histoire de badge et de lettres, j’en oublie presque toutes les considérations pratiques auxquelles je suis censé faire face. « Rrrrelativement bien, si l’on omet la prrrésence gênante de ces filles sang-de-bourrrbe dans ma classe, et les quelques passages obligatoirrres à l’infirrrmerrrie. Mais je suis content. » Je prends une pause, baisse légèrement le ton, et je m’explique. « Je soupçonne le prrrofesseurrr Mandrake d’êtrrre de notrrre côté, lui aussi semble pourrr le contrrrôle des crrréatures sauvages telles que les vampirrres ou les loups-garrrous. Et la tienne ? » Même si nos méthodes diffèrent, j’ai une entière confiance en lui, et sais pertinent que je peux évoquer avec lui ces sujets que j’éviterais bien entendu si je me trouvais au château. J’ai parfois du mal à retenir tout ce que je pense, mais en famille, les masques tombent, la parole se libère, et nous retrouvons aussitôt notre vraie place, les vraies raisons de notre combat. C’est ce qui me motive à faire front à tout ça. « Qu’est-ce que tu penses du nouveau prrrofesseurrr d’études des moldus ? » Sa question me déconcerte un instant, et aussitôt, je me demande ce que lui il peut bien en penser. S’il m’a posé la question, ce n’est certainement pas par hasard… Le premier cours que j’ai eu avec le professeur Wolffhart s’est révélé quelque peu… houleux. Faut-il que je le lui raconte ? Je décide finalement d’attendre un peu pour ça. « Une vrrraie déception. C’est un connaisseurrr qui utilise tout son potentiel à mauvais escient, un amourrreux des moldus tout ce qu’il y a de plus affligeant. Pourrrquoi ? Il t’intérrresse… ? » Tout le monde se fie aux capacités de jugement d’Hannibal, je devrais probablement en faire autant. Néanmoins, je décide de l’écouter avant de savoir si nous serons en désaccord sur le sujet…
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10029-hannibal-atlas-srensen-objection-votre-honneurhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10036-hannibal-good-laws-have-their-origins-in-bad-moralshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10037-hannibal-lettres-recommandeeshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10038-hannibal-soyez-brefs

Arrivé(e) le : 19/08/2018
Parchemins rédigés : 111
Points : 3
Crédit : Eriam ft. Nick Robinson
Année : Sixième

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Prrrudence

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Sam 13 Oct - 22:06



Brothers in arms
ft. Finnbjörn
Le commentaire de Finnbjörn me fait sourire et je soutiens calmement son regard pendant quelques secondes. Je peux facilement sentir le piquant enrobé au sein même du pseudo compliment de mon frère et je ne m’en formalise pas ; notre relation a toujours été ainsi et ce n’est pas aujourd’hui que nous allons la faire changer. Depuis toujours nous évoluons dans une perpétuelle compétition pour voir qui de nous deux saura le plus épater Grand-Père, chacun usant de nos talents respectifs. Là où mes capacités d’orateur et de double-jeu semblent plaire à mon aïeul, je dois bien admettre que mon frère a fait fort en se mettant subitement à parler le Fourchelang. Depuis ce jour, Finnbjörn a gravi de nombreux échelons auprès de notre grand-père et je me dois de me maintenir au niveau.
    
« C’est un talent que tu devrrrais apprrrendre à utiliser de temps à autrrre, tu sais. » glissé-je doucement à l’oreille de mon frère en lui offrant un sourire taquin.
 
Je sais pertinemment que ma vision des choses ainsi que mes façons de faire étonnent voire rebutent Finnbjörn, et je dois admettre avoir perdu patience avec le temps de tenter de lui expliquer le pourquoi du comment. À quoi bon, après tout ? Il ne voit que l’action pure et dure afin de mener à bien notre cause et refuse d’entendre toute autre hypothèse un peu plus… Subtile. S’il pouvait apprendre à cacher son dégoût des sang-de-bourbes comme je le fais, nous pourrions agir bien plus discrètement et plus efficacement à long terme, j’en suis certain. En étant trop direct il risque de s’attirer des ennuis inutiles et plutôt compromettants, ce qui est fort dommage. Grand-Père les a tiré d’un mauvais pas une fois, lui et Erin, et il le refera certainement s’il le fallait cependant malgré toute son influence, un beau jour ses belles paroles et ses amis haut-placés ne leur sauveront plus la mise. Du moins c’est mon avis, d’où ma volonté d’agir de façon différente concernant notre lutte.
Tandis que le serveur qui s’est approché pour prendre notre commande note ma requête, je jette un coup d’œil circulaire au pub avant d’être rappelé à l’ordre par la voix de mon frère. J’admets apprécier ce nouveau cap que j’ai franchi ; même si je jouissais déjà de nombreuses libertés, atteindre la majorité dans le monde des sorciers me débarrasse malgré tout d’un certain poids. J’attends que le serveur s’éloigne en direction du bar pour répondre à mon frère.
 
« Disons que l’on s’y fait vite. Savoirrr que chacun de mes gestes magiques n’est plus épié parrr le Ministèrrre est aussi un soulagement ! »
 
J’arque un sourcil tout en soutenant le regard de Finnbjörn. Ne plus avoir la Trace sur moi m’offre quelques avantages non négligeables et je suis sûr que mon frère comprend cela. Désormais, peu importe le lieu où je me trouve et le sortilège que j’ai envie d’utiliser ; je peux m’y résoudre sans craindre quoique ce soit. En pensant à tout ce que je vais bien pouvoir faire suite à cette nouvelle liberté, mes lèvres s’étirent en un mince sourire alors que je m’appuie contre le dossier de mon siège, un brin rêveur.
La porte de la taverne s’ouvre en émettant un grincement peu discret et je jette un coup d’œil rapide aux nouveaux arrivants, espérant qu’ils ne viennent pas s’installer à côté de nous. Fort heureusement ces derniers prennent la direction opposée pour finalement se retrouver à l’autre bout de la pièce. Parfait, je n’ai pas envie que le temps que je passe en compagnie de Finnbjörn soit gâché par des oreilles indiscrètes, une présence nuisible ou que sais-je encore. Malgré nos tempéraments opposés et notre lutte pour l’attention de Grand-Père quasi-permanente, j’apprécie les quelques moments passés en compagnie de Finn. Mon frère est quelqu’un d’intelligent et de débrouillard, et je serai stupide de ne pas reconnaître ses qualités. Malgré nos désaccords réguliers il reste quelqu’un avec qu’il est intéressant de débattre, même s’il se laisse bien trop souvent gagner par ses émotions selon moi.
 
« Tant mieux, répondis-je après que mon frère eut terminé de m’exposer sa rentrée, il faut apprrrendrrre à les ignorrrer, elles ne mérrritent pas ton attention. »
 
Je me suis toujours demandé si l’infirmier de l’école était suffisamment compétent pour prendre soin de la santé délicate de mon frère et de ma sœur, cependant Erin et Finn ne se sont pour le moment jamais plaints de ses capacités. À croire que tout le personnel de cette école n’est pas complètement incompétent, finalement.
 
« Il est vrrrai qu’il semble avoirrr des idées différrrentes de la majeurrre parrrtie de ses collèges, dis-je en fronçant le nez à l’évocation de notre professeur de défenses contre les forces du mal, ma rrrrentrrrée a été corrrrrecte également. Ma sang-de-bourbe de prrrréfète a orrrrganisé une soirrrée d’intégrrration pourrr les nouveaux Serrrdaigles. Aucun de ces derrrniers ne vient d’une famille convenable. »
 
Je lève les yeux au ciel en repensant aux nouveaux arrivants. Pas un pour rattraper l’autre si on voulait mon avis.
 
« D’ailleurrrs tu serrras étonné d’apprrrrendrrre que Judith a parrrticipé à la soirrrée. Elle semble copiner avec une cerrrrtaine Maxine, tu la connais un peu ? »
 
D’après les informations que j’ai pu glaner par-ci par-là à propos de cette sang-mêlée, elle ne semble pas plus dangereuse que ça. Cependant je n’aime pas trop l’idée que ma petite sœur s’acoquine avec la racaille de l’école et je préfère surveiller cette amitié naissante afin d’éviter à Judith de futurs désagréments.
Je m’apprête à répondre à la question de Finnbjörn concernant notre enseignant quand le serveur revient à notre table en portant un plateau. L’homme dépose maladroitement mon hydromel et le chocolat chaud de Finn sur la table avant de faire mine de s’éloigner. Je le retiens d’un signe de la main et sort de ma bourse en peau de dragon les quelques mornilles nécessaires à régler l’addition.
 
« Celle-ci est pourrr moi, dis-je ensuite à mon frère avant de me reconcentrer sur sa question, il est vrrrai qu’il semble s’être énamourrré des moldus mais ses connaissances sont plutôt solides elles manquent juste… D’une bonne interrrprrrétation. »
 
En effet il suffit d’écouter le professeur Wolffhart parler des guerres ayant ravagé le monde moldu pour comprendre que ces derniers ne sont qu’une espèce sanguinaire condamnée à s’autodétruire et nous avec au passage. Toutefois lorsque l’enseignant prend la parole, on peut presque avoir l’impression qu’il est touché par le malheur de ces créatures et que la vérité à leur propos lui est invisible.
 
« C’est un tel gâchis, ajouté-je à voix haute en soupirant, surrrrtout quand on sait d’où il vient. Cependant il sait de quoi il parrrle, on peut au moins lui accorrrrder ça. »
 
Les cours proposés par le professeur Wolffhart me permettent de compléter mes propres recherches personnelles concernant les moldus et je dois bien admettre qu’il m’est plutôt utile. En quelques paroles bien tournées j’ai réussi à entrer dans ses petits papiers et je compte bien prendre du temps au cours de l’année pour approfondir certains points nécessaires à mon projet en sa compagnie, d’où la nécessité de garder le profil bas. Certes j’apprends beaucoup sur les moldus en lisant leurs journaux d’information mais aucune source ne sera plus fiable que les connaissances d’un homme qui a passé sa vie entière à les étudier, d’où mon intérêt pour le nouvel enseignant.
 
« Je pense qu’il pourrrrait m’êtrrre utile un jour. » dis-je d’une voix énigmatique à Finnbjörn avant de goûter à mon hydromel.

HARLEY-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Arrivé(e) le : 13/01/2017
Parchemins rédigés : 704
Points : 6
Crédit : Bazzart. (c)
Année : 4ème année - 14 ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tracy & Jade

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Lun 15 Oct - 14:58


BROTHERS IN ARMS
Hannibal & Finn changent les règles du jeu
J'observe mon frère, comme ça, l'air de rien, à travers le verre rayé de tasse, presque opaque tant elle est usée. Je crois discerner parfaitement l'oeuvre de Grand-Père... Je sens que notre aïeul serait immensément fier, d'être parvenu à façonner de manière aussi ressemblante la personnification même de son ambition. Parfois, je me dis qu'il regrette sa jeunesse, et qu'il vit dans la frustration ne pouvoir mener cette bataille à notre place... Alors, c'est la solution qu'il a trouvée : il a tout transmis à Hannibal, pour en faire un portrait de lui jeune, plus raisonnable, plus analyste, plus déterminé encore qu'il ne l'était. Je ne sais pas pourquoi, mais cette constatation me rend fou. Mes tripes se tordent en le voyant si serein, si cartésien, si réfléchi... Pourquoi ne semble-t-il pas sidéré par tout ce qui se passe... ? Pourquoi a-t-il hérité de cette patience que tout le monde semble trouver si louable... ? Ça me donne la gerbe. Je l'écoute, je vois ses commissures de lèvres s'élever légèrement, mes sourcils se froncent, imperceptiblement. « Je ne suis pas cerrrtain d’aspirrrer à pavaner comme tu sais si bien le fairrre. Sauf ton rrrespect, bien entendu. » Je suis pince-sans-rire. Mon humour est incisif, et la frontière entre ce que je dis par simple plaisanterie et ce que je pense réellement est très mince. Hannibal le sait, il me connait, presque autant que me connait Grand-Père... Et sincèrement, je ne suis pas à l'aise à l'idée qu'un aîné plus sage que moi ait autant de pouvoir sur moi. La famille est le bien qui me tient sans doute le plus à coeur, tout comme parfois elle me donne envie de décimer ses membres un peu par un... Curieuse contradiction dans mon esprit. Entre lui qui se comporte comme le bien-pensant, armé d'une certaine tendance à l'autorité naturelle camouflée dans un gant de velours, et ma soeur jumelle qui s'octroie ce pouvoir d'agir de manière aussi inconsidérée qu'irréfléchie, quelque chose se crée en moi. Je ne ressens pas les choses, conséquence du remède de Grand-Mère sur mon organisme, pour que mon coeur continue de fonctionner à la normale... Alors pourquoi j'ai l'impression que la colère ne peut me quitter ? « C’est une chance. Pourrr lutter efficacement, il faut pouvoirrr se détacher des liens et des contraintes qui nous entrrravent. » répondis-je. Je suis jaloux. Débarrassé de la Trace, mon frère dispose de toutes les cartes en main pour accomplir la mission qui a été la sienne... Ça me déplait. Je déteste ce sentiment de n'être qu'un gamin qui doit attendre son tour de grandir, alors qu'Hannibal est déjà en mesure de montrer au monde l'étendue de ses pouvoirs.

La vie à l'école... Pour des Sørensen, nous n'avons d'autre choix que de faire le maximum pour la vivre le plus normalement du monde. Ne pas faire de vague, éviter de se faire remarquer. Aller d'un cours à l'autre, participer aux festivités en s'efforçant de camoufler notre dégoût à nous mêler aux autres. Mon frère y parvient mieux que moi... il n'aime pas davantage les sangs-de-bourbes, mais il sait se montrer à leurs côtés lorsque cela pourrait tourner en sa faveur. « Oh, tu parrrles de la trrraîtrrresse ? Je rrregrrrette sincèrrrement que les cachots ne lui aient pas passé l’envie de s’adrrresser à nous comme à des égaux. » déclaré-je d'un ton légèrement moqueur, me rappelant de l'infini plaisir que j'avais éprouvé en apprenant que cette petite garce menteuse avait essuyé la colère de Naïa Rosenberg. « Navrrrant pourrr les nouveaux, moi qui crrroyais encorrre un peu en le prrrestige de cette maison. » ajouté-je toutefois, légèrement plus consterné... Je ne peux toutefois nier le fait… les sangs de bourbes sont en recrudescence. Il y en a de plus en plus, partout, ils se reproduisent comme des rats, s'infiltrent dans toutes les cavités, sont aussi difficiles à chasser que de la vermine. Malheureusement, c'est le sort qui nous attend à tous si nous laissons cette politique basée sur le laxisme et le laisser-aller être conduite un an de plus... Voilà pourquoi nous avons la responsabilité de faire en sorte que toute cette mascarade cesse. Et quand je pense à ma plus jeune soeur, qui malgré sa maturité effectue tout de même ses premiers pas à Poudlard, je ne peux empêcher mes dents de grincer... « Maxine… Maxine… il y en avait une, lorrrs de ma visite à la bibliothèque en Frrrance cet été. Sang-mêlée. » Je n'aime pas l'idée de la savoir en si mauvaise compagnie, et espère sincèrement qu'elle cherchait simplement à se fondre dans la masse en se montrant polie avec elle. Une chose est sûre, ça ne plairait pas à Grand-Père d'apprendre que ses fréquentations ne sont pas aussi surveillées qu'elles devraient l'être...

On nous sert nos boissons, et avant même que j'aie le temps de réagir, Hannibal a déjà dégainé sa bourse. Je le regarde faire, allant du sourire poli qu'il accorde au serveur, au mouvement qu'il effectue pour le payer. Inconsciemment, je ne peux à nouveau m'empêcher de percevoir ce geste comme une énième tentative d'asseoir sa domination sur moi... Je me mords la joue, et baisse pudiquement les yeux, sans ne rien laisser paraître de l'agacement qui me gagne. « Merrrci, et à tes dix-ans, mon frrrère. » lancé-je toutefois poliment, en levant ma tasse de chocolat bien brûlante... La date de son anniversaire est déjà passée, mais nous n'avons pas eu l'occasion de fêter l'évènement comme il se devait. L'occasion est bien choisie, nous ne passions que de rares moments seuls, et j'étais bien contraint de le reconnaître, ils n'étaient jamais déplaisants. Ça m'énerve d'autant plus qu'Hannibal soit capable de jouer aussi sur moi de cette aura qui semblait le rendre insupportablement sympathique aux yeux de tout le monde... Je m'efforce de ne pas y songer, et me recentre sur notre conversation. Notre avis sur le professeur Wolffhart était sensiblement le même, bien qu'il semble plus disposé que moi à lui laisser une chance... Je suis sceptique, mais pas non plus fermé à l'idée. « Tu n’as pas torrrt, mais est-il suffisamment clairrrvoyant pour la trrransmettrrre ? Je suis loin d’en êtrrre sûrrr. Si seulement il était capable de voirrr au trrravers de ces sentiments stupides qui l’aveuglent… » soupiré-je, avant de relever des yeux ravivés par la flamme de l'intérêt. Selon mon frère, l'idée que nous pourrions le manipuler n'était pas à exclure, et je dois bien reconnaître que j'étais très curieux de savoir comment. « Intérrressant. Utile de quelle manièrrre ? »
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10029-hannibal-atlas-srensen-objection-votre-honneurhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10036-hannibal-good-laws-have-their-origins-in-bad-moralshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10037-hannibal-lettres-recommandeeshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10038-hannibal-soyez-brefs

Arrivé(e) le : 19/08/2018
Parchemins rédigés : 111
Points : 3
Crédit : Eriam ft. Nick Robinson
Année : Sixième

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Prrrudence

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Sam 20 Oct - 23:06



Brothers in arms
ft. Finnbjörn
J’incline la tête face à l’insulte à moitié déguisée de mon frère. Inutile de m’en formaliser, nos rapports ont toujours été ainsi, mêlant subtilement jalousie, envie, honneur et fierté. Ce n’est pas maintenant que tout ça changera et ce n’est clairement pas moi qui en serai l’initiateur. Je continue donc de sourire, pas ébranlé le moins du monde par le chemin qu’emprunte notre conversation.
     
« Je sais trrrès bien qu’il n’est guèrrre question de rrrespect ici, Finnbjörrrn, dis-je d’une voix douce mais froide, soyons plutôt heurrreux de savoirrr chacun utiliser nos talents rrrespectifs. Mais passons, ce n’est clairement pas le sujet du jourrr dans tous les cas. »
 
Je ne suis pas d’humeur à démarrer une querelle courtoise avec mon cadet et je préfère couper court à ce type de discussion. Même si les provocations sont constantes entre nous, il y a des jours où ce genre de guerres fraternelles ne m’inspire pas et aujourd’hui en fait partie. À quoi bon ressortir les mêmes rengaines pour en venir aux mêmes conclusions ? Nous avons probablement déjà eu ce type de discussion des dizaines de fois avant aujourd’hui et aucun de nous n’est sorti vainqueur de ces débats incessants. Certes, ma capacité à garder mon calme et à savoir m’exprimer en toute circonstance me donne un avantage certain toutefois Finnbjörn sait également user des mots et faire valoir ses droits aux moments voulus sans passer pour un rustre ce qui explique pourquoi les disputes avec mon frère sont toujours si piquantes.
Notre discussion dérive par la suite sur ma majorité et ses avantages non négligeables et une fois encore un petit sourire se dessine sur mon visage. 
 
« Tu as totalement rrraison, lancé-je sur un ton de conspirateur, et c’est ce que je m’efforrrce de fairrre chaque jourrr depuis ma majorrrité. J’ose espérrrer y parrrvenirrr convenablement. »
 
Pour le moment le fait d’être libéré de la Trace ne m’a pas encore pleinement servi mais je sais que ce jour viendra bien assez vite. Nous échangeons un regard lourd de sens pendant quelques secondes avant que la connexion entre nous ne se rompe. Un devoir m’a été confié, et j’aspire réussir à le mener à bien et ce du mieux possible.
 
« Apparrremment elle n’y a pas apprrris grrrand chose, en effet, ajouté-je en m’adossant à ma chaise, ou du moins pas le rrrespect. »
 
En effet la façon avec laquelle cette sang-de-bourbe de Bennet ose prendre la parole alors qu’elle s’est fait passer pour ce qu’elle n’était pas pendant un long moment a fortement tendance à me hérisser le poil. Je suis tout aussi allergique à ce genre d’impurs que le reste de ma famille cependant j’ai rapidement appris à le masquer afin de ne pas trop attirer l’attention une fois à Poudlard. Le nom de ma famille est quelque chose d’important, inutile de le salir bêtement et inconsciemment. Toutefois même si je semble tolérer voire apprécier l’ensemble de l’école, ce n’est clairement pas le cas et voir cette ribambelle de monstruosités se pavaner dans le château me rend régulièrement malade.
 
« En effet il n’y a pas grrrand chose à sauver, comme parrrtout ici j’ai bien l’imprrression, lancé-je d’une voix navrée, heurrreusement que Judith a été envoyé chez les Serrrdaigles, elle y apporrrte un brrrin d’honneurrr et de purrreté non négligeable. »
 
En effet la répartition de ma sœur cadette au sein de ma maison semble être le dernier événement notable en la matière. Le reste de la marmaille nous ayant rejoint ne participe clairement pas à relever le niveau et la salle commune semble foisonner de familles à l’histoire toute aussi lamentable les unes que les autres. Parfois j’en viens à me demander pourquoi le Choixpeau ne nous a pas tous réunis dans la même maison au lieu de nous dispatcher un peu partout et je dois bien admettre que l’absence de ma fratrie se fait de temps à autre ressentir. Lorsque je suis en leur compagnie, je n’ai pas besoin de sortir un masque ni de jouer un double-jeu, je peux me laisser aller et être moi-même, ce qui est agréable. À Poudlard, je suis en permanence dans mon rôle d’élève modèle et consciencieux et, même si j’adore donner le change avec les autres, cela se révèle plutôt épuisant à la longue. Toujours surveiller mes paroles, mes fréquentations, toujours calculer la moindre de mes actions sans jamais baisser ma garde… Il y a de quoi devenir fou. Fort heureusement je semble posséder cette capacité depuis toujours et il ne me faut guère de temps pour me glisser d’un Hannibal à l’autre mais je sais également apprécier le repos et la simplicité que m’offrent les moments passés en famille.
 
« C’est bien ce qu’il me semblait, dis-je à mon frère lorsque ce dernier me confirme l’ascendance de MacPherson, je garrrderrrai un œil sur elle, dans ce cas. Je n’ai pas vrrraiment envie que Judith se laisse influencer. »
 
Ma sœur est loin d’être stupide – c’est même sûrement la plus intelligente d’entre nous – toutefois son intérêt pour les sciences diverses et variées risque de lui porter préjudice. Il suffit que le premier illuminé passant par là déclare être passionné par les mêmes choses qu’elle et elle abaisse sa garde. Du moins, c’est ainsi que je la voix et je dois admettre que nos rapports sont loin d’être aussi proches qu’il ne le devraient. Raison de plus pour garder un œil inquisiteur sur ma cadette.  
Une fois nos consommations réglées, Finnbjörn lève son verre en l’honneur de mon anniversaire. Je m’empresse de l’imiter et nos tasses respectives s’entrechoquent doucement dans un petit tintement caractéristique.
 
« Merrrci, à cette année si différrrente. »
 
Différente grâce à ma majorité, à la Trace qui m’a désormais quitté, mais aussi pour d’autres raisons. Je soutiens le regard de mon frère avant de humer discrètement l’hydromel que l’on vient de m’apporter. L’odeur n’est pas dérangeante et il semble plutôt correcte pour voir le type de taverne qu’est ce lieu. Je repose mon verre et écoute ce que Finnbjörn a à dire sur notre enseignant.
 
« Malheurrreusement beaucoup de bons sorrrciers ne le sont pas assez, répondis-je en hochant la tête, difficile de voirrr au-delà de tout ça, même pour les meilleurs. »
 
Je laisse un petit silence s’installer tandis que je goûte ma boisson. Je sais que je peux me confier sans crainte à mon frère ; il s’agit là bien de l’un des avantages capitaux de la famille et des liens du sang. J’esquisse un petit sourire et me redresse avant de poser mon verre sur un coin de la table et de me pencher en avant, tel un conspirateur.
 
« Disons que Wolffharrrt possède toutes les connaissances nécessairrres pourrr venirrr à bout des moldus et du mélange rrrépugnant qu’il existe entrrre nos deux mondes, lancé-je d’une voix basse, il connaît tout des guerrrres lugubrrres qui ont sévi chez les moldus, tout de leurrrs coutumes barrrbarrres et sanguinairrres… Et ce savoirrr, il le rrrépand à chaque courrrs. En l’utilisant corrrrectement, en puisant dans ses connaissances et ses arrrgumentairrres je suis cerrrtain que l’on tient l’une des clefs nécessairrres à allumer un brrrin de rrrévolte parrrmi les plus indécis. »
 
À nouveau je m’interromps quelques instants, laissant à mon frère le temps de juger ses informations avant de poursuivre :
 
« En le manipulant un peu et en le faisant rrrévéler l’airrr de rrrien les pirrres aspects de l’histoirrre moldue je le fais embrrrasser notrrre cause sans qu’il ne se doute de rrrien, et je trrrouve ça plutôt irrronique. »

HARLEY-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Arrivé(e) le : 13/01/2017
Parchemins rédigés : 704
Points : 6
Crédit : Bazzart. (c)
Année : 4ème année - 14 ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tracy & Jade

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Mer 14 Nov - 1:10


BROTHERS IN ARMS
Hannibal & Finn changent les règles du jeu
Cette petite querelle silencieuse qui se joue à travers nos formules de politesse, à travers nos faux semblants rendus volontairement évidents, n’est invisible pour aucun de nous deux. L’un et l’autre savons parfaitement à qui nous nous adressons, nous savons très bien ce que nous sous-entendons. Hannibal n’est pas du genre à se laisser déstabiliser pour si peu, et de nous deux je suis probablement le plus sanguin, malgré mon incapacité à ressentir les choses comme un être humain normal. Fondamentalement, j’aime mon frère, mais notre relation est complexe : si nous nous tolérons, je crois que nous avons du mal tous les deux avec la position qu’occupe l’autre. Nous jouons tous les deux un rôle au sein de la famille, et chacun de nous voudrait que son propre rôle surpasse celui des autres. Je ne lui en veux pas de penser ainsi, après tout je fais de même… et ça a été la base de notre relation depuis tellement longtemps que je ne saurais décrire comment sont censés se comporter deux frères qui ne rivalisent pas l’un avec l’autre. Je le regarde sourire avec aisance, royal, suffisant. Mon aîné est un empereur. Avec son « soyons heureux », j’ai l’impression que c’est lui qui fixe les règles dans cette discussion, et cette idée me déplait profondément. « A ta guise, grand frrrèrrre, c’est toi le chef. » répondé-je non sans camoufler mon ironie. Je ne suis pas un de ces types qui se lancent dans des joutes verbales avec mon frère par plaisir d’être celui qui paraitra le plus éloquent, j’aurais perdu d’avance, et ça ne m’intéresse pas. Ce que je sais, c’est que nous avons une mission à remplir, tous les deux. Nos grands-parents attendent beaucoup de nous, et je sais que ce n’est qu’en joignant nos efforts que nous parviendrons à nos fins. En attendant, il faut composer main dans la main, et avec nos soeurs… Je dois le reconnaître, il est efficace. De mémoire, je n’ai pas le souvenir qu’il ait déçu la famille, ou qu’il ait failli à sa tâche. Même lorsque le lâche Blackman a transplané hors de Poudlard, c’est lui de nous trois qui a su le mieux rebondir, et préparé le terrain pour se sortir d’affaire… Alors, lorsqu’il dit qu’il s’efforce de montrer à la hauteur des attentes qui reposent sur nos épaules depuis sa majorité, je le crois volontiers : nos opinions divergent parfois, mais il est aussi zélé que je le suis. « Puisque je n’ai entendu parrrler de rrrien à ce sujet, j’imagine que tu rrréussis à merrrveille. A un tel niveau de discrrrétion, c’est prrresque du travail de prrrofessionnel… » Nous parlons un peu par énigmes, mais je sais qu’il voit exactement où je veux en venir, et ce que signifie l'obtention de la majorité de mon frère. En ce qui concerne le nom Sørensen, pas de nouvelle, bonne nouvelle, surtout dans un contexte de tension comme celui qui s’apprête à naître à Poudlard. Pour ma part, je fais également de mon mieux pour suivre son exemple, même si l’idée me fait rechigner.

Il me décrit avec dégoût la petite sauterie organisée par la traînée de sang-de-bourbe Bennett et son acolyte le traître à son sang Thompson, et je ne peux m’empêcher d’esquisser une légère grimace. Toujours aussi enthousiasmant, d’entendre que ce château soi disant de prestige est toujours aux mains des impurs… Je commence à en savoir ma claque, de cette école qui vénère les sangs souillés putrides comme s’ils étaient des divinités. Il n’aurait plus manqué que le directeur en soit un aussi, et nous aurions pu définitivement dire adieu à tout espoir de redorer ce blason… « J’ai toujourrrs dit que cette punition n’était pas adéquate. Ça ne leurrr apprrrend rrrien. » soupiré-je, en songeant à cette règle instaurée par Menesis Blackman, qui consistait à gaspiller nos ressources pour nourrir des nés-moldus grouillant comme des rats dans les cachots de notre école. Mis à part pour servir ses penchants sadiques personnels en les torturant mentalement et psychologiquement, cette mesure n’était en rien une réussite, et contrairement à Erin je ne m’amusais pas de les voir gémir comme des animaux blessés. J’étais simplement pour l’extinction de leur espèce, pour des raisons qui me semblaient plus qu’évidentes. Enfin, soit, comme il dit, notre petite soeur permet à cette maison de pseudos-intellectuels de comptoir de subsister… « Le Choixpeau a tant tenu à nous diviser en nous envoyant dans toutes les maisons autrrres que Serrrpentarrrd, que son verdict en est rrridicule. C’est là-bas que nous aurrrions tous du fairrre nos prrreuves. » m’insurgé-je d’une voix que je tentais de garder calme. J’aime avoir un parfait contrôle sur ma vie, sur mes ambitions, sur mon destin, et voir un couvre-chef poussiéreux et sans doute un nid à parasites amassés sur les crânes de toute l’école pendant des générations décider de mes sept prochaines années à ma place m’a particulièrement irrité. Encore un coup de MacGonagall, qui n’a pas pu s’empêcher de mettre son grain de sel partout, j’aurais du m’en douter…

Hannibal, Erin et moi sommes suffisamment âgés pour savoir quelle est notre place, et qui il est bon de fréquenter. En revanche, pour notre benjamine, les choses sont moins claires, tout comme son positionnement… En ce qui concerne cette Maxine, je suis radical. « C’est une sage décision, cette fille ne me plait pas. Il y a quelque chose d’insolent dans son rrregard. De la mauvaise grrraine. » Et je ne veux pas de ça dans les pattes de ma soeur. Elle devrait déjà s’estimer heureuse d’être traitée comme si elle était une sorcière normale alors que son sang a tout de même été à demi souillé par celui de moldus dégoutants, alors la moindre des choses, c’est qu’elle s’efface et ne fasse plus entendre parler d’elle. Et surtout, qu’elle ne s’approche pas de notre famille… Il passe ensuite à Wolffart, et à ses connaissances si mal employées, à son esprit obtus sans doute corrompu par la technologie moldue. J’écoute attentivement ce qu’Hannibal a à en dire… et je reconnais bien là le génie de mon frère. C’est lui qui a toujours été le plus raisonnable de la famille, et derrière les apparences, il n’a jamais délaissé nos objectifs. « C’est… brrrillant. Je n’y avais pas pensé. » Ce n’est pas forcément que je n’y avais pas pensé… c’est surtout que je connais les limites de mes capacités, et que je ne serais pour ma part pas apte à réaliser un tel tour de force. Mon frère le pourrait, je crois. Et c’est sûrement ce qui m’agace le plus… « Il aurrra sûrrrement plus de difficulté à défendrrre ces moins que rrrien, si c’est lui qui fait lumièrrre sur leurrrs penchants torrrdus. » ajouté-je, pensif, en prenant une gorgée de chocolat chaud qui me parut plus amère qu’à la normale. « De quoi trrraitait votrrre derrrnier courrrs ? » Avec l’histoire des guerres sanglantes et des révoltes barbares, il n’y avait sans doute qu’à piocher pour trouver un évènement suffisamment déplorable pour dégoûter n’importe qui de cette sous-race… Je m’en réjouissais d’avance.
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
https://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10029-hannibal-atlas-srensen-objection-votre-honneurhttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10036-hannibal-good-laws-have-their-origins-in-bad-moralshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10037-hannibal-lettres-recommandeeshttps://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t10038-hannibal-soyez-brefs

Arrivé(e) le : 19/08/2018
Parchemins rédigés : 111
Points : 3
Crédit : Eriam ft. Nick Robinson
Année : Sixième

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Pur
Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Prrrudence

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   Sam 8 Déc - 21:40



Brothers in arms
ft. Finnbjörn
Si quelqu’un d’extérieur se joignait à cet instant à notre conversation, je doute qu’il ne constate le petit combat silencieux qui était en train de se jouer entre Finnbjörn et moi-même. Comme bien souvent nos paroles sont à double-sens et empruntes d’une ironie parfois bien peu dissimulée. Néanmoins, nous restons d’assez bons acteurs pour donner le change en société ou bien à l’école. Nous avons tous deux été élevés avec certains principes et même si mon frère est un brin plus direct que moi dans ses réactions il sait tout de même se tenir en temps voulu. Quel est l’intérêt de renvoyer l’image d’une fratrie divisée là où l’apparence et le soutien sont deux choses parmi les plus importantes ? Une fois seuls le masque tombe et nous pouvons donc nous affronter de façon moins implicite, comme en ce moment même. Je ne bronche pas en entendant son commentaire transpirant de cynisme et me contente de soutenir son regard qui paraît me défier de l’autre bout de la table. Il ne nous aura même pas fallu dix minutes avant d’en revenir à notre duel perpétuel… Comme quoi on ne s’arrange pas en vieillissant, bien au contraire.
    
« J’espèrrre pourrrsuivrrre dans cette voie, répondis-je en m’appuyant un peu plus contre le dossier de ma chaise, comme disent les anglais, pas de nouvelle bonne nouvelle je prrrésume. Et toi, comment se passe ton trrravail extrrra-scolairrre ? »
 
Je jette un coup d’œil rapide au reste du pub mais je ne constate rien d’alarmant ; les tenanciers vaquent à leurs occupations derrière le bar en discutant entre eux et le reste des lieux est plutôt calme. Je n’ai pas vraiment envie que des oreilles indiscrètes s’immiscent dans cette conversation familiale plus que privée et je préfère m’assurer que nous sommes bel et bien tranquilles. Inutile de faire naître de fausses rumeurs à notre sujet par maladresse…
Notre discussion s’oriente ensuite sur la vie à Poudlard et l’événement organisé par la préfète de ma maison. Finnbjörn semble tout aussi écœuré que moi par ce qui se passe au château et j’apprécie de me sentir compris. Il n’existe pas meilleure sensation que celle d’abaisser pendant un instant les masques et d’enfin pouvoir être soi-même dans ce château reflétant la médiocrité. Même si je suis plutôt à l’aise dans mon rôle, j’ai du mal à voir tous ces sang-de-bourbe et traitre à leur sang traîner au sein des murs de Poudlard comme si de rien n’était. Comme si leur place était tout autant légitime que la nôtre, comme si leur existence avait un but… Un frisson me parcourt le corps et je me redresse en poussant un soupir :
 
« C’est sûrrr… Et maintenant ils sont à nouveau là à se pavaner dans le château comme si tout leurrr était dû. Plutôt rrrévoltant quand on y pense. »
 
J’acquiesce en silence face à son constat et je me retiens de soupirer à nouveau. Je me souviens bien de l’étonnement – pour ne pas dire, du choc – lors de ma répartition il y a de ça six ans. Je m’étais empressé d’envoyer une lettre à Grand-Père pour comprendre ce qui venait de se passer et il m’avait répondu en me disant de ne pas me fier à la répartition de ce stupide chapeau rapiécé. J’étais un Sørensen et m’envoyer ailleurs qu’à Serpentard n’y changerait rien. Le choc s’était poursuivi avec la répartition des jumeaux puis celle de Judith un an plus tôt. Avec le temps nous avons compris qu’il ne fallait clairement pas se fier à l’attribution de nos maisons respectives et nous avons tous relevés la tête, dignes. Néanmoins je dois admettre que je me serais volontiers passé de côtoyer des impurs du genre de Bennett ou Prevost. Je ne dis pas qu’il n’existe pas de racailles à Serpentard – il suffit de voir le préfet de leur maison – cependant les idéaux des vert et argent s’apparentent déjà un peu plus aux nôtres que ceux des autres maisons. Je veux dire, Finnbjörn à Gryffondor et Erin à Poufsouffle… Maintenant encore cela sonne comme une vaste blague. Je peux comprendre que Judith ait terminé à Serdaigle, elle se rapproche finalement assez de la doctrine de notre maison et ce n’est pas vraiment étonnant. Cependant pour les autres difficiles d’y voir autre chose qu’une plaisanterie de mauvais goût.
 
« C’est sûrrr, marmonné-je en secouant la tête, la mâchoire contractée, difficile d’y voirrr autrrre chose qu’un coup monté cependant je pense que nous parrrviendrrrons malgrrré tout à fairrre nos prrreuves, même en étant séparrrés. Ni toi ni moi ne sommes du genrrre à nous laisser abattrrre parrr une telle bassesse. »
 
J’adresse un regard qui en dit long à mon frère avant de me détendre un peu. Inutile de remettre le passé sur la table, nous savons où nous en sommes aujourd’hui et c’est ça le plus important. Peut-être que tout aurait été plus simple si nous nous étions tous retrouvés chez les Serpentards… Néanmoins il nous est impossible d’en être certain alors mieux vaut écarter cette pensée et se concentrer sur le présent. En tant que Sørensen nous avions beaucoup à faire que ce soit ici, à Poudlard, ou bien dans le monde des sorciers de façon générale et il est hors de question de laisser un vieux morceau de tissu changer nos desseins. Comme si envoyer Finnbjörn à Gryffondor allait faire de lui un défenseur de la veuve et de l’orphelin et le détourner de son véritable but…
J’écoute le commentaire de mon frère sur cette MacPherson et je hoche à nouveau la tête, complètement en accord avec ses propos. Je n’apprécie pas de savoir que notre petite sœur fréquente ce genre de personne et je mets un point d’honneur à veiller de loin sur tout ça. Ce n’est pas le moment de la laisser se faire corrompre par des esprits souillés… Elle est encore si… malléable. Malgré son talent certain en potion ses relations sociales restent à désirer et je n’ai pas vraiment envie de la voir se faire embarquer par toute la racaille de l’école.
 
« Parrreil, je n’aime pas trrrop son airrr, dis-je à Finnbjörn d’un ton déterminé, je surrrveillerrrai aussi les frrréquentations de Judith de façon générrrale. »
 
Nous concluons ainsi sur les relations de la benjamine de la famille avant de s’orienter vers un sujet un brin plus intéressant : le professeur Wolffhart. Un énième amoureux des moldus et de leur façon de vivre… Une bien étrange passion si vous voulez mon avis. J’incline poliment la tête face au compliment de mon frère et je souris en entendant le reste de ses paroles : voilà un sujet sur lequel nous sommes enfin en accord ! Il n’y a bien qu’une seule personne à Poudlard avec qui je peux me permettre d’avoir ce type de discussion. Non pas que je n’ai pas confiance en Albus mais je préfère partager mes plans d’avenir avec mon frère car je sais qu’il me comprendra complètement sur le fond même si nous ne sommes pas toujours accordés concernant la forme.
 
« Exactement, renchéris-je tout en reprenant une gorgée de mon hydromel, et ses connaissances sont bien plus avancées que celles de la pluparrrrt des opposants au rrrégime actuel. Difficile de trrrouver meilleurrr experrrt pour arrrgumenter nos prrropos ! »
 
Je ne pourrais jamais assez remercier ce stupide directeur Londubat pour avoir engagé un homme tel que Wolffhart. Sans doute l’une des actions les plus intelligentes – bien que certainement non réfléchie – qu’il ait fait depuis un bout de temps. Avec les informations fournies par cet homme, difficile de ne pas avoir assez d’arguments pour prouver que les moldus sont une peste qu’il nous faut éradiquer de notre société si nous voulons continuer à prospérer. Je me perds un instant dans mes pensées avant de revenir au moment présent. Je fronce les sourcils pour me souvenir du dernier sujet de cours avant de répondre à mon frère.
 
« Il s’agissait d’une leçon surrr les rrreligions et leurrr impact surrr le monde moldu, répondis-je en repoussant mon verre dans un coin de notre table, encorrre une prrreuve de leurrr inférrriorrrité ; avoirrr besoin de crrroirrre en une divinité supérrrieurrre… Sans parrrler du nombrrre de guerrrres que cela a engendrrré, ça montrrre bien qu’ils sont faibles d’esprrrit et incapables de se prrrendrrre seuls en main concerrrnant quoique ce soit. »
 
Je lève les yeux au ciel : je suis profondément exaspéré par tout ce que je continue d’apprendre sur les moldus. Les preuves de leur nature défectueuse ne cessent de s’accumuler et je n’ai jamais eu autant hâte de terminer mes études afin d’entreprendre mon grand projet.

HARLEY-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



CE QU'IL FAUT SAVOIR

PETIT +

MessageSujet: Re: Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn   

Revenir en haut Aller en bas
 
Brothers in arms ϟ Hannibal & Finn
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudlard, 19 ans après. :: Pré-au-Lard :: 
Les Ruelles Mal-fâmées
 :: La Licorne Blanche
-
Sauter vers: