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 [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]

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MessageSujet: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Lun 30 Juil - 22:29


Family Issues



17 heures.
Repliée sous mon plaid dans un coin du canapé, je regarde la pluie tomber contre la vitre, aussi amorphe qu’une momie.
Nuit pourrie, journée pourrie.
Deux jours ont passé depuis le dernier courrier de Tasha, et ça me manque. J’espère qu’elle s’amuse en France, parce qu’ici l’été promet d’être chiant à mourir. Comme d’habitude, maman bosse, et papa s’est replié dans son atelier en constatant le silence pesant entre Hansel et moi. On est à Dublin. J’ai déjà vécu des étés avec une météo gris souris. Mais là, l’attitude pourrie de mon frère en rajoute une couche. Si on se disputait, y aurait au moins de l’action.
Mais non. Monsieur a décidé de m’éviter au possible. Vous avez déjà essayé d’éviter quelqu’un qui vit sous le même toit que vous ? J’ai beau traîner dans toutes les pièces de la maison, il me fuit constamment. Et rien ne peut m’énerver plus.

La nuit dernière a été cauchemardesque, pour ne rien arranger. Tous les remèdes du père de Tasha n’y ont rien changé, j’ai passé la moitié de la nuit à mordre mon oreiller en essayant d’ignorer le son de l’eau qui coulait à torrent. Dès que je m’endormais deux minutes, mes cauchemars me donnaient des visions de ma chambre qui se remplissait telle une piscine autour de moi. A chaque réveil, ma chambre était aussi sèche que d’habitude, et moi trempée par la sueur, les larmes et la panique.
Deux ans en arrière, j’aurais pu me glisser dans le lit de Hans après un cauchemar et ç’aurait été réglé. Mais je devais désormais camper dans le canapé avec un livre d’Histoire de la magie déjà relu vingt fois et un pichet de café aussi noir que mes cernes en attendant le lever du jour. Je n’avais plus qu’à espérer qu’une nouvelle mode impliquant des yeux bouffis soit lancée prochainement.

Papa et Hansel s’étaient levés presque en même temps ce jour-là. Comme d’habitude, mon grand frère s’était contenté d’un passage éclair et d’un banal « bonjour ». J’avais hésité entre lui répondre avec le même mot ou mon doigt reflétant mon humeur du moment, mais j’avais finalement opté pour le silence, et une nouvelle gorgée de café. Papa, lui s’était approché de moi, s’asseyant sur la place libre du canapé.

- Comment va ma petite sorcière ?

- Comme une merde, merci. Et toi papa ?

Il avait depuis longtemps l’habitude de mon humour pince-sans-rire du matin, désormais quotidien. Il passa sa main sur ma jambe.

- Ca va ma Greta, dit-il avec un sourire. Je te fais un bon petit déj ce matin ? Ton préféré ?

Voilà, on y est. Une nouvelle tentative désespérée de mon père pour me faire sortir de cet état rachitique. Je hoche la tête, pas plus convaincue que ça, mais il saute presque aussitôt du canapé à la cuisine, trop content de s’occuper.
Egal à lui-même, mon père a alors passé une bonne partie de la matinée à cuisiner mont et merveilles de sucreries que je n’aurais pas pu toutes avaler même au meilleur de ma forme. Et en chantonnant. C’est ce que j’aime chez mon père. Son invincible optimisme. Il avait été d’un grand soutien après cette fameuse année.

Trois bouchées plus tard, je fus repue, et retournais à mon plaid en faisant la sourde oreille à ses protestations.
Ce fut ma place pour le reste de la journée, où je somnolais entre deux pages sur les sorcières du XVème siècle. Mon père passa plusieurs fois une tête de son atelier pour voir où en était mon semi-comatage, mais s’il s’attendait à de l’action, il fut déçu. Seul Beerus, le magnifique chat de mon frère, parvint à me faire bouger quelque peu. Le félin joua quelques instants avec mes doigts par-dessous ma couverture avant de venir s’installer entre mes jambes pour pioncer avec moi.

La pluie a dû s’arrêter, car je me suis endormie, sans interruption cette fois. A mon réveil, un soleil encore timide pousse ses premiers rayons entre les nuages, et Beerus s’est posté sur le tapis du salon pour en profiter.
Je m’étire pendant un moment. Allez, bouge-toi Gret’. Je finis par me lever, les jambes encore engourdies. Je traîne mes pattes jusqu’à la cuisine pour boire un verre d’eau. La porte de l’atelier de papa est fermée, mais je perçois des voix masculines. Hansel et papa discutent, mais je ne distingue rien de compréhensible pour moi. Je prends deux cachets prescrits par le père de Tasha, et monte à la salle de bains prendre une douche.

Il parle à nos parents. Il parle à ses amis. A nos amis. Il parle à tout le monde, sauf moi.
J’augmente la température de l’eau en même temps que je sens la colère monter. Je ne supporte plus son regard quand il me voit. C’est quoi, de la honte ? J’ai perdu dix ou douze kilos et ça y est, il a honte de moi ? J’ai déjà fait des conneries qui m’ont mise dans des états pires que ça. Alors quoi ? Je ne suis plus fréquentable ? J’ai vexé une de ses copines ?
Je passe dans ma chambre en shootant la pile de linge sale qui s’est accumulé parterre. Si au moins il me parlait ! Ces derniers temps, je ne sais plus quoi faire pour avoir deux secondes de son attention. La dernière fois, il n’a même pas bronché quand j’ai bousillé son manuel de sortilèges. Ni quand je lui ai piqué son courrier. Et ses CDs. Même en quand j’ai recoloré Beerus en bleu nuit il n’a rien dit ! (le chat n’était pas franchement traumatisé non plus)

J’attrape un ensemble de lingerie noire et ma jupe préférée. A Poudlard, je pouvais faire de vraies conneries. Mais ici, je ne peux pas utiliser la baguette comme je veux. J’en suis déjà à deux avertissements du ministère, et les parents vont criser si je me fais vraiment renvoyer de Poudlard. En plus, quoique je casse ou enchante, sa fichue mémoire connaît toujours le contre-sort pour défaire ma connerie en quelques minutes. Tu parles d’un suspense.
Qu’à cela ne tienne, je vais faire avec les moyens du bord. On va voir s’il m’ignore cette fois. Je mets mes bottines préférées, en cuir et à clous. C’est lui qui me les a offertes, avant . Avec un vieux tshirt grunge, un peu de khôl et des boucles d’oreilles, j’ai un look rock sexy un peu pouf. Je jette un regard agacé à mes jambes encore trop maigres malgré le collant, et je mets les voiles.

Il est déjà dix-neuf heures. J’ignore où est passé mon frère, mais j’entends papa chantonner dans son atelier. Sur la pointe des pieds, je quitte la maison sans un regard en arrière.
Nous habitons en ville, et j’ai à peine deux stations avant d’arriver au Centre Ville. Une fois sur place, je réalise que c’est la fugue la plus stupide de l’histoire, mais je m’en fous. J’ai juste quinze ans, et normalement, papa ne me laisserait pas sortir à cette heure sans prévenir.

Je m’éloigne un peu du centre-ville, en contournant soigneusement les flaques d’eau qui restent sur les routes. C’est con, mais j’essaie même de ne pas les regarder.
Je finis quelques rues plus loin, dans un quartier un peu plus animé. Un peu plus « adulte » aussi. Quelques vieux crétins me reluquent, et je me prends un sifflement ou deux. Qu’ils aillent se faire voir. J’adresse un doigt sans regarder, et je rentre dans un bar. A cette heure-ci, il y a déjà quelques personnes, mais personne ne me calcule quand je rentre. Je vais au bar, et je commande un whisky coca le plus naturellement du monde.
Le barman me fixe avec un air suspicieux.

- Carte d’identité ?

Je dégaine ma carte d’identité et la lui donne comme si j’avais l’habitude. Evidemment, je l’ai trafiquée avec un sort. J’ai désormais cinq ans de plus. Il louche dessus et revient à moi, mais je lui adresse un sourire sans faiblir.

- Je sais, je fais jeune. On me le dit à chaque fois. Un Daniel’s ?

Il hésite une minute, puis hausse les épaules et consent enfin à me servir.
C’est parti. Je goutte, mais ça pique le nez quand même ce truc. Mince, pourquoi j’ai commandé ça ? Le barman me guette toujours, et je dois avaler ça avec l’air le plus naturel du monde. Je vide mon verre en trois gorgées avant de lui faire un signe.

Allez coco, un deuxième.
On a le temps avant qu’Hansel ne calcule que je suis partie.


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Dernière édition par Gretel B. Valeska le Mar 4 Sep - 15:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mar 31 Juil - 16:56



family issues

hansel ϟ gretel .

Le retour à la maison était pour moi une occasion de m’éloigner des problèmes. Londubat est vraiment un putain de phénomène quand il s’agit d’organiser des événements qui partent en couilles. Et je n’avais pas spécialement envie de voir les problèmes susceptibles de me pourrir les vacances d’été. Autant je prônais le repos et la boxe car je préparais le tournois de Dublin en août. Autrement, je n’enviais pas spécialement les conditions météorologiques qui… disons le, puent la merde. Je sais que le mois prochain tout va s’améliorer, mais ce juillet avait un arrière goût de défaite… Et puis, à la maison, Gretel serait présente. Voilà un cas de figure auquel j’ai eu beau me préparer, je n’arriverai toujours pas à lui faire face ouvertement. Un large sentiment de faiblesse était à l’origine de ces hésitations, de cette évaporation du courage.

Je ne savais pas encore aujourd’hui si j’assumais mon geste envers elle. Elle en souffrira encore je pense bien… Mais je ne me voyais pas changer du jour au lendemain. J’ai presque remis en cause mon rôle de grand frère, je ne saurai me pardonner mon échec quand il a fallu la protéger. J’ai merdé, j’en assume les conséquences. La regarder plus d’une minute dans les yeux relevait de l’inconcevable pour moi, si me regarder dans le miroir aiguisait le malaise, alors je n’imagine pas pour Gretel… Forcément, elle cherche le contact, le moyen que l’on retrouve notre complicité… Mais tant que mon esprit malin continuera de forger inconsciemment ces souvenirs pour me rappeler mon incompétence, je ne pourrais pas aller dans son sens. L’hypermnésie ne se contrôle pas d’un claquement de doigt, et même la magie n’avait pas ce pouvoir. Je devais continuer à compter sur mon esprit pour m’endurcir, mais la tâche était rude.

La seule chose qui m’empêchait de penser à ce qui a pu me meurtrir, c’est m’occuper l’esprit d’une façon ou d’une autre. J’avais passé une bonne partie de la matinée avec papa, à discuter de ses dessins et de ses projets tout en lui racontant le déroulement de mon année. C’était un moment relativement privilégié dont je devais profiter avant de revenir à Poudlard. Alors je l’ai observé, j’ai parlé longuement avec lui, j’ai pu profiter de la présence de maman que très peu de temps ce matin… L’orphelinat, ça doit être une vraie galère à gérer. Mais Gretel, il m’était presque impossible de trouver le moyen de lui adresser naturellement la parole, lui sourire. Je ne m’y refusais pas, je n’y arrivais tout simplement pas. Poussant un bref soupire, je me suis éclipsé de son atelier pour me rendre dans l’ancien garage qui avait été aménagé en salle de sport, spécialement pour moi. Le sac de frappe demeurait en évidence au milieu de la salle. Un banc de musculation avec quelques haltères, voilà de quoi m’éviter de payer stupidement la salle de musculation quand je ne suis pas au club de boxe.

Enlevant mon t-shirt, j’enroulais alors des bandages autour de mes poings pour ensuite exercer une pression sur le sac de frappe. Et une danse à poing fermés s’orchestra alors, mais cela ne dura qu’un temps. Enfin, je perd un peu la notion du temps quand je me retrouve seul ici. Mon père est entré en trombe au bout de plusieurs minutes. Je sursautais même à ce moment là. « Merde papa, tu pourrais frapper ! » M’exclamais-je, reprenant mon souffle. Ce dernier ne perdit pas de temps avant de se prononcer. « Tu n’as pas vu ta sœur ? Elle a dû sortir, tu peux aller la chercher ? Je n’aime pas la savoir seule le soir en ville… » Mais quel papa poule. Je prends quelques secondes, faisant mine de réfléchir pour enfin acquiescer. Cela me fait chier mais je n’ai juste qu’à la ramener. Je vais transplanter et le tour sera joué. J’attend qu’il quitte la pièce et j’emboite la marche pour aller me changer. J’appréhende déjà beaucoup la façon dont j’vais devoir lui adresser la parole. Je préfère me concentrer sur le simple fait de lui demander de rentrer. Mon regard vagabonda à travers la vitre, un vrai temps d’Irlande ! Tu parles d’une joie. Inspirant profondément, je prenais ma veste en cuir en plus de ma casquette.

Je n’ai pas de parapluie, mais ça fera office de couvre-chef si jamais il pleut à nouveau. Attrapant ma baguette que je rentrais dans ma poche intérieure de la veste, je refermais cette dernière pour finalement prendre la décision de transplanter en plein centre-ville. À la sortie d’une ruelle où mes pas entamèrent une marche naturelle. Baissant la casquette alors que j’avais installé à l’endroit sur ma tête, je me faisais une fine idée de l’endroit où elle avait pu se rendre. Je restais tout de même discret, je n’aimais pas spécialement ce quartier de Dublin… J’aime croire que Gretel a assez de caractère pour se défaire de l’étreinte de cette jungle urbaine, mais je ne voudrais pas qu’elle use de la magie une ultime fois pour se faire renvoyer… C’est aussi pour ça que je m’arrange pour régler ses conneries à l’école, pour éviter qu’elle soit renvoyée ou qu’un élève un peu trop sanguin ne s’en prenne à elle. Ici c’est pareil, ça me fait chier de devoir sortir mais il faut. M’arrêtant devant la vitrine du bar, je la vois au fond. Mon intuition était bonne.

Restant quelques secondes devant l’entrée à l’observer au loin, je n’essaye même pas de me demander comment elle a fait pour réussir à commander un verre. C’est ici que je viens de temps en temps avec mes amis… Je finissais par rentrer avec la boule au ventre, un pas plutôt lourd s’enclenche dans sa direction. Je me souviens simplement de ce que mon père m’a demandé de faire. « Papa te cherchait, il aimerait que tu rentres. » La voix plutôt basse, sans pour autant manquer d’autorité, je ne tiens pas à faire péter un explosif entre nous, pas ici. Je me débat réellement de tout ces souvenirs à l seconde où je reste plus longtemps que prévu à ses côtés, je ne veux vraiment pas me souvenir de ça, souffrir encore. D’un signe de la tête je lui indique la sortie et je commence à reculer. « J’tiens pas à ce qu’il m’emmerde parce que je suis rentré sans toi. On y va maintenant.  » En plus du whisky, en Irlande ? La bière est la meilleure création qui soit…



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mar 31 Juil - 22:22


Family Issues



2 verres et demi plus tard.
Ouaaah, c’est pas bon mais c’est efficace. Je ne sens toute drôle, avec les oreilles qui bourdonnent et le corps léger. Gretel Blair Valeska, 15 ans, officiellement bourrée.
Forcément, avec mes cinquante kilos tout mouillés, c’était prévu. Je savais que le whisky me monterait vite à la tête. Mais pas aussi vite.
C’est pas désagréable comme sensation. Je me sens très détendue, un peu guillerette, avec une partie de mon Q.I. en mode indisponible. J’ai les pieds qui dansent un peu tous seuls sur le parquet.

Hansel arrive très précisément au moment où je termine mon troisième verre. Et merde, il a été plus rapide que je ne le pensais. J’oublie toujours ce fichu transplanage. Je soupire, et le regarde arriver en sirotant sur le bord de mon verre.
Mon grand frère, avec sa carrure de boxeur qui fait baver les greluches et son visage qui réussit à la fois à ressembler au mien et à être beau. Au balancement de ses épaules, je devine aussitôt qu’il était en pleine séance de boxe juste avant. C’est donc dans le garage qu’il a passé tout ce temps. Je sais qu’il a une compétition qui arrive, mais sa salle d’entraînement aménagée, c’est aussi son point de chute préféré quand il s’agit de m’éviter. Fuyons la Gretel, allons cogner du sac !
Avant, j’aurais été la première à le regarder s’entraîner, puis à aller le voir à sa compétition. Maintenant, ça m’était implicitement défendu. J’imagine qu’il irait seul, ou avec une amie. N’importe qui sauf moi, en fait. Cette pensée me fait un pincement au cœur.
Lorsqu’il arrive à ma hauteur, je détourne la tête vers le barman en face de moi pour ne pas qu’il voie mon expression.
L’autre me fixe, avec sa tête de bouledogue prêt à grogner.

- Papa te cherchait, il aimerait que tu rentres.

Ça m’aurait étonné. Depuis cette fameuse année, papa ne supporte pas de ne pas savoir où je suis plus de dix minutes. Mais ce n’est pas de papa que j’ai besoin. Papa ne me fuit pas constamment. Si je lève les yeux, je sais que Hansel va détourner les siens automatiquement.
Je regarde mon verre en boudant. Si j’y crois très fort, il va peut-être remplir tout seul ?
Hansel fait un signe de la tête que je suis incapable d’interpréter dans l’état d’ébriété ou je suis. Mais je louche sur sa casquette.

- J’tiens pas à ce qu’il m’emmerde parce que je suis rentré sans toi. On y va maintenant.

Ouah, il n’y va pas avec le dos de la cuillère, hein ? Je me mordille la lèvre, un peu déçue et vexée. Il pourrait au moins faire semblant de se soucier d’où je suis et de ce que je fais aussi. Genre, qu’il se rappelle qu’il a une petite sœur. Mais non.
D’un geste, je lui pique sa casquette pour la mettre sur ma tête. C’est gamin, mais je m’en fous royalement à ce stade.

- « On y va maintenant » Je répète en l’imitant grossièrement.

Tu te crois autoritaire, Valeska ? Moi aussi, je suis contrariée après toi. Rien que dans sa voix, je sens que non seulement ça le saoule d’être là, mais qu’en plus il sait que je ne vais pas lui rendre la tâche facile. Aucune chance.

- Hé, le frangin, faut payer avant de partir. aboie le barman

Je pouffe bêtement comme s’il venait de dire quelque chose de drôle. Ça aide, l’alcool. Non seulement j’oublie ma contrariété en l’espace de quinze secondes, mais en plus je passe à l’amusement complètement malgré moi. Le barman me regarde rire comme une bécasse, visiblement fâché. Je crois qu’il n’aime pas que je me foute de sa gueule. Ou que je sois ivre dans son établissement. Ou les deux.
Je l’imagine avec une tête de chien, et ça me fait encore plus rire.
Oupsie.

- Tu veux pas plutôt me payer un autre verre ? Je demande alors à Hansel

Cette fois, le Barman me regarde vraiment de travers, et son regard passe de moi à mon frère. Ouuuh, Médor est pas content. Je pouffe encore de rire toute seule, et reviens à Hansel.

- Comme ça, tu peux rentrer dire à pap,... Papa que tu m'as pas vue, et moi je reste sagement là avec tous ces gen,... Gentils moldus.

Voilà que j'ai le hoquet maintenant. Bah, je vais boire un verre et ça va passer. Sans attendre, je me penche par-dessus le bar pour essayer d'attraper la bouteille de Whisky, à plat ventre sur le comptoir.

- Hé, oh!! Pas touche! Repose ça ! grogne le barman


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mer 1 Aoû - 21:07



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hansel ϟ gretel .

Envie de tout, sauf de m’éterniser plus longtemps dans ce bar. Envie de tout, sauf que la situation ne dégénère.Je n’avais clairement pas envie que les choses se déroulent selon la volonté de Gretel. Papa aurait dû y penser avant de m’envoyer ici. Je n’ai pas à discuter son autorité, mais si je m’épargne toutes ces conversations avec Gretel, si je m’éloigne volontairement d’elle, ce n’est pas pour devoir faire le baby-sitter. Bien sûr que j’ai ma part de responsabilité dans son comportement, je le sais bien. Elle est tout pour moi, mais je ne peux décemment pas me pavaner devant elle sans oublier ce qu’il s’est passé. Ma poitrine se gonfle d’air, ma tête est attaquée d’une vilaine migraine et je me débat intérieurement pour virer cette putain de scène de mon esprit. Elle me fait face, son action qui visait à prendre ma casquette ne me fit pas broncher une seule seconde.

J’estime que l’alcool commençait à envenimer ses réactions. Je n’avais pas hâte de la caresser dans le sens contraire du poil, mais je devais m’y employer. Sa façon de m’imiter aurait pu s’expliciter par un soupire, mais je l’ai contenu, voulant éviter tout débordement. Je commençais à m’éloigner très lentement du bar et de Gretel, ayant eu la confirmation qu’elle me suivrait. Mais la voix du barman me fit stopper net. Gretel, tu n’as pas payé, tu me fous dans la merde, c’est ça ou quoi ? Fermant les yeux, face à la porte de la sortie, je fais demi-tour en m’approchant du bar, Gretel n’a pas spécialement bougé. Je ne me répèterai pas, je n’en ai pas la volonté, j’ai pas envie de perdre mon temps ici. Et elle est entamée par l’alcool, la présence du barman n’aide pas spécialement à détendre l’atmosphère.

En fait c’est mort. Je regarde Gretel qui reprend la parole pendant que j’ouvre légèrement ma veste pour y plonger ma main. La seconde poche intérieure abrite mon porte-feuille. Je n’ai pas le temps de le sortir que ma petite sœur se prononce à nouveau. Levant les yeux vers celui qui attendait son argent, je reporte mon attention sur Gretel. « Arrête de rêver, et on se casse j’ai dis. » Autant dire que s’il y avait une micro-chance que je revienne ici avec mes potes, et bien c’est mort. Je remercierai Gretel plus tard de cette belle entrave. Je préfère autant le jour où elle a teinté Beerus en turquoise… parce que c’était amusant à le voir comme ça. Elle continuait de rire et c’est ce qui avait la grande capacité d’aiguiser mon impatience. Tapotant du pied, je finis par sortir mon porte-feuille, je commence à en avoir marre d’être ici.

J’aurai préféré la retrouver en train de traîner dehors, et il faut que j’essaye de faire en sorte de sortir d’ici sans qu’elle ait le moindre problème. C’est pour ça que je m’applique à résoudre ses soucis à Poudlard, dans son dos, pour qu’elle continue d’être là parce que tôt ou tard… La complicité reviendra sans doute, et j’aurai besoin d’être auprès d’elle. Pour l’heure, ce n’était pas réalisable, j’ignorais combien e temps cela pourrait prendre… mais là n’est pas la question ! L’utilisation du termes moldu me bloque dans mon action. Bien sûr il ignore ce que ça veut dire, mais voilà un risque de dévoiler le monde dont nous faisons partiellement partie. Je ne m’avance pas plus sur le sujet au risque de faire une autre boulette. Je dépose un billet sur le comptoir pendant qu’elle parle, et ni une ni deux secondes, je la vois s’aplatir contre le mobilier et saisir la bouteille de Whisky. Lâchant le porte-feuille, , je ne tienspas à ce que le barman fasse preuve de la moindre violence envers elle.

Je me suis hâté en attrapant la bouteille d’une main, et tirant d’un coup sec j’empêche Gretel de se servir d’avantage. La déposant de mon côté, j’ai attrapé ma sœur par le bras. Au risque que ce trou du cul finisse par nous prendre en chasse ou appeler la police, je récupère mon porte-feuille dans la foulée et je l’entraine dans une course. Bousculant la porte, je nous fais rejoindre une ruelle. La lâchant aussitôt, je sens que la pluie ne va pas tarder à revenir. Je reprenais à peine mon souffle. Loin d’une paranoïa habituelle, je regardais quand même dans la rue pour voir s’il n’y avait pas ce con qui nous suivait. Sûrement un nouveau dans le bar… Je tâcherai d’y revenir seul la prochaine fois… Tout ce qui m’importait à ce moment, c’était Gretel. Je l’avais traîné en dehors du bar et c’est tout ce qui me fallait. Elle n’est pas en état de suivre le transplanage, elle va dégueuler si je l’utilise maintenant… Et papa remarquera qu’elle est bourrée.

« Putain, t’étais obligée de te bourrer la gueule ? T’as 15 balais, t’as que ça à faire franchement… ? »

Je ne voulais pas faire une scène en public. L’épargner d’une honte était une chose, qu’elle n’en ai rien à foutre en est une autre encore. J’espérais simplement qu’elle décuve assez vite. Rangeant mon porte-feuille dans ma veste, je la referme alors. Quelques personnes passaient encore devant la ruelle, je ne peux pas encore transplaner. Et si je le fais, c’est directement dans la maison. « Tu t’attires même des emmerdes ici, j’vais pas nettoyer tes traces à chaque fois que tu te décides à attirer mon attention ! » Pour qu’elle en arrive à aller se bourrer la face, c’est que je suis intervenus au moment idéal. Qu’est-ce que ça aurait donné dans une optique où c’est mon ère qui serait allé la chercher… ? Cette pile d’énergie aura ma peau un jour.



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mer 1 Aoû - 23:36


Family Issues



Bientôt 19 heures.

Ok, très, très mauvaise idée la position à plat ventre sur le bar. Non seulement c'est pas confortable, mais en plus mon estomac n'apprécie pas du tout. Je sens la nausée monter.
Mais je n'ai même pas le temps de m'inquiéter sur une éventuelle remontée indésirable que je suis brutalement extirpée de là, tandis que ma bouteille s'éloigne dans la direction opposée. Hansel, manifestement énervé par mon petit manège, s'est enfin décidé à intervenir. Billet sur le comptoir, sa main tenant fermement mon bras, il me sort du bar en trois enjambées.

Le retour dans la rue me fait un drôle d'effet. Un peu sonnée par le changement soudain d'environnement, je mets quelques secondes pour à me resituer. Le bruit des bagnoles, le froid, l'humidité, le changement d'odeurs... Je pensais pas que je serais autant désorientée que ça, et c'est uniquement de la faute de l'alcool.
Hansel nous a entraînés dans une ruelle, à l'écart.

- Si tu me fais transplaner, je te jure que je te vomis dess...

Il me coupe en pleine phrase. A moins que je n'ai pas formulé ça à voix haute. J'ai un doute, pour le coup.

- Putain, t’étais obligée de te bourrer la gueule ? T’as 15 balais, t’as que ça à faire franchement… ?

Je dé-saoule instantanément.
Entendre Hansel m'engueuler est quelque chose qui n'est pas arrivé depuis très, très longtemps. Mais là, j'ai l'impression de me prendre une gifle. Il ne crie pas, mais sa voix porte suffisamment, et avec son ton, c'est clairement une engueulade en règle. Deux-trois passants lèvent un regard curieux sur nous, mais je m'en fous. Je le regarde ranger son porte-feuille, hébétée par sa réaction.

- Tu t’attires même des emmerdes ici, j’vais pas nettoyer tes traces à chaque fois que tu te décides à attirer mon attention !

Pendant quelques longues secondes, je le dévisage.
Hansel, mon grand frère que j'ai énervé comme je le voulais.
Sauf que pour le coup, c'est moi qui suis en colère. Tous les souvenirs des derniers mois remontent. Toutes ces fois où il m'a évitée. Son regard qui part ailleurs à chaque fois que je me tourne vers lui. Les incalculables nuits seule dans la salle commune des Serpentards, avec personne à qui parler. Les bêtises plus connes et plus dangereuses que les autres juste pour avoir deux secondes de son attention, à des moments où même un soupir de sa part me satisfaisait. Juste parce que j'avais besoin d'une preuve, aussi minime soi-t-elle, qu'il ne se fichait pas complètement de mon existence. Tous mes efforts pour lui dissimuler mes crises de tétanie. Pour essayer de maîtriser ma phobie de l'eau. Chaque fois où j'ai hésité à toquer à la porte de sa chambre, et renoncé parce que je savais qu'il allait m'ignorer. Toutes mes discussions, mes lettres avec Tasha et Anthea parce que je ne comprenais pas pourquoi moi, moi il m'évitait. Sans réponse. Jamais de réponses.
Tout, tout remonte. Un an complet de frustration, de solitude et de beaucoup d'autres choses pénibles. Ma respiration s'accélère. Le rouge me monte aux joues d'un coup, et aidée par l'alcool, je me déchaîne d'un coup contre lui.

Je le tape.
Sur les bras, le torse, tout ce qui se trouve en face de moi. Quelque part dans un coin de mon esprit embrumé par l'alcool, j'ai conscience que mes petits poings doivent lui faire l'effet d'une mouche sur un pare-brise, mais je m'en fous.
Hansel fait une vingtaine de centimètres et autant de kilos de plus que moi, mais ça ne m'empêche pas de me défouler sur lui. Cette fois, j'ai l'attention de toute la ruelle, mais je lâche toute ma frustration accumulée des derniers mois comme si nous étions seuls au monde. Je le repousse du plat des deux mains sur le torse, et je lâche la bombe.

- Vas-t'en! je crie. T'as qu'à rentrer à la maison tout seul si ça te fait tant chier de venir t'occuper de moi, alors vas-t'en! Casse-toi et laisse-moi seule, Hansel!

Je lui tourne le dos dès la fin de ma phrase, parce que je sais que je vais craquer si je le regarde. Je commence à marcher, consciente que je vais dans une direction complètement opposée à la maison. Je ne sais même pas où je vais, mais j'y vais. Jusque-là, c'était drôle, mais maintenant, je suis juste en colère après lui. Et l'alcool n'aide pas à me calmer. J'ai l'impression que je pourrais démolir un mur à mains nues tellement je suis énervée.
Au bout de quelques pas, je me retourne de nouveau vers lui. J'en ai pas fini.

- T'as qu'à t'en trouver une autre, de petite sœur! je lui balance à la figure. Une qui aura pas besoin de toi, et qui te cause pas d'emmerdes. Une gentille petite sœur bien sage, qui a pas besoin de se bourrer la gueule à quinze ans pour avoir ton attention et qui a pas de problèmes.

Ma voix se casse sur les derniers mots, et j'espère qu'il ne s'en rend pas compte. Ultime geste de frustration et de réaction infantile de ma part, je retire sa stupide casquette de ma tête pour la lui balancer. Je ne vise même pas, et même si j'avais essayé, je n'aurais sûrement pas eu la sobriété nécessaire pour y arriver.

- Crétin!

Je fais à nouveau demi-tour, m'éloignant pour de bon cette fois.
"Crétin"? Bravo Gretel, très mature. Très convaincant. De tout mon répertoire d'insultes, c'est celle-là qui est sortie. Evidemment. Je suis bâillonnée par mon stupide sentimentalisme quand il s'agit d'Hansel.

Je marche à pas rapides en remontant la grande rue. J'ai délibérément choisi de revenir dans une rue avec du passage, pour qu'il ne me fasse pas transplaner de force ou je ne sais quoi. Je continue de marcher, en serrant mes bras autour de moi. Putain, j'ai froid. Je sors sans veste un soir de Juillet pluvieux à Dublin. Et en ayant oublié ma baguette à la maison, évidemment. Bien vu, Valeska.
Je me fais violence pour ne pas me retourner et vérifier si Hansel m'a suivie. Je fais encore une dizaine de mètres, mais je n'y tiens plus. Je rentre dans la première boutique qui se présente, j'ai trop froid. C'est une supérette, le genre Drug Store qui reste ouvert super tard et qui vend le minimum alimentaire. J'avance dans les rayons sans trop savoir ce que je veux. J'ai encore le whisky sur l'estomac, je suis encore rouge tomate de frustration et je grelotte.
Je passe une main dans mes cheveux, frustrée et perdue.
Je me dirige vers le rayons boissons en espérant trouver de l'eau, mais je m'arrête juste devant.
Merde.
Je vais payer avec quoi, moi?

J'en ai marre.
Je me laisse tomber au sol, assise parterre, les bras autour des genoux. Je rentre la tête entre mes bras et j'étouffe mon cri de frustration dans mon collant.

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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Ven 3 Aoû - 1:18



family issues

hansel ϟ gretel .

Si je préférais rester cloitrer dans la culpabilité c’est uniquement car elle limitait mes pulsions destructrices. Si cela dégénère, recule, et fuis comme tu as toujours su le faire face à Gretel. Ce n’est pas bien compliqué après tout, je dois juste éviter la confrontation. Mais j’ai réalisé que bien trop tard que le poids de mes mots pouvait faire déborder ce vase qu’elle tenait en tremblotant. Elle pouvait passer d’un extrême à un autre… La joie de l’alcool ne l’avait pas réussi et je dois dire que j’aurai dû anticiper ça. Mes mots ont été tranchants et j’en ai presque le prix, elle fut même trop sympathique d’agir de la sorte. Je sursautai alors légèrement quand le premier coup frappe mes bras, j’ai justement le temps de contracter au niveau du torse pour ne pas être surpris par la suite des coups. Je n’avais pas la force de la repousser, ni la volonté… Une colère passionnée et maculée de haine venait imprégner l’atmosphère.

Si la douleur physique ne se manifestait pas, celle liée à mon moral se développait d’avantage. Je pouvais trembler, partir en vrille à tout moment. Chaque seconde était susceptible de déclencher une crise, au bord d’une irrégularité respiratoire. Au bord d’exploser, mes nerfs en territoire sauvage… Mais je contiens tout cela. Rien n’a jamais été aussi dur que le moment présent. Tout ce que j’ai redouté est arrivé ici, maintenant, à cause de ma maladresse. Et si jamais j’ai bel et bien un jeu de comédien entretenu durant une longue année… Mon fort intérieur venait d’être criblé de balles. Je ne dis pas prôner l’indifférence… mais cet art de devoir dissimuler mes faille a fini par devenir ma plus grande force. Je ne m’exprimais qu’à travers mes crises ou lorsque je tentais de résoudre un problème de Gretel face à une personne un peu trop confiante. Abattre la personne par la verve et le cynisme cinglant légendaire dont je fais preuve, c’est ma personnalité.

Mais à ce moment précis, dans cette ruelle de Dublin, de cette Irlande qui nous appartenait… Je me retrouvai désarmé, confronté à mes démons. Instinctivement, les larmes pouvaient monter mais la colère que je ressens envers moi-même m’empêche toute clairvoyance. Et si les gestes traduisaient assez bien ces états d’âmes, les mots qui suivirent furent tout aussi meurtriers. Je voulais lui hurler de se taire, d’arrêter, de lui expliquer, dans une rage inextinguible, ce que je vivais depuis plus d’un an. Mais rien, aucun son n’est capable de sortir d’entre mes lèvres. Je suis cloué sur place, à l’écouter me sortir mes quatre vérités. Ces mots, cette colère et cette tristesse, je les mérite. Je n’ai fais que retarder l’inévitable. Je ne voulais pas d’autre petite sœur, je n’ai jamais voulu que notre relation en arrive là et pourtant je suis responsable de cette putain de fracture entre nous. Je suis responsable de tout, moi et mon hypermnésie. Je sens que je suis au bord de l’éruption de mes ressentis les plus enfouis… Je ne l’ai pas rattrapé pendant qu’elle tombait parce que j’étais trop occupé à gravir la montagne.

Mon regard ne peut que suivre la casquette voler et s’écraser non loin de moi. Comme si regarder autre chose pouvait me permettre de me désolidariser de cette dispute, fuir les propos qui se fracassaient contre ma réalité. Je ne voulais pas que cela continue, je reste immobile… Mon regard se lève et je la vois s’éloigner, c’était inéluctable… Mais je n’arrive pas à bouger. Des spasmes se manifestent, très légers, la violence tient l’arme et tire en rafale. Je finis par avancer chercher la casquette au sol, je ne prend pas la peine de la secouer que mon être s’exprime de lui-même. Je pousse un hurlement de colère, et mon pied vient frapper une poubelle qui se renverse par terre. Le sac poubelle qui dégage du contenant devient alors la cible de multiples coups de pieds brutaux…. J’EN AI RAS LE CUL DE CETTE HISTOIRE PUTAIN DE MERDE. ÇA ME CASSE LES COUILLES !!!! Voilà ce que j’aurai pu dire… mais j’ai contenu la fin. Je m’écrase contre le mur, je me fous même d’être observé par les passants… Ces ploucs continuent leur petite vie de merde bien rangée…

Je passe une main contre mon visage pendant que l’autre sert fort la casquette. Mon téléphone sonne alors, je regardais le correspondant et… Papa je lui raccroche au nez, je ne veux pas lui faire savoir qu’une partie de mes crises s’est manifestée, cela ne va qu’envenimer les choses… Non j’dois la ramener. L’envie de tout frapper et tout briser m’animait encore, mais tant pis. Je prendrai sur moi. Je me suis alors relevé, remettant ma casquette alors. Inspirant profondément, je tentais de me libérer des chaines. Ces souvenirs je les chasse, je secoue mes mains en rangeant mon portable dans la poche arrière de mon jeans. Je finis par reprendre le trajet de Gretel, je ne pourrais pas transplanter en public. Je dois déjà la trouver. Je devrais être méticuleux… Je continue de marcher en cernant avec acuité tout ce qui m’entourait. L’air frais et humide de l’Irlande est plutôt désagréable, mais je m’y suis habitué depuis le temps que nous habitons ici… depuis toujours quoi. Je commençais à avoir la dalle en plus… et soif. Je me retiendrai, tant que je ne l’ai pas retrouvé.

Je fais le vide en même temps que je marchais, tout en me fiant à l’instinct. Celui d’un grand frère qui recherche sa petite sœur, armé d’une certaine inquiétude. Je finis par l’apercevoir à travers une vitrine. J’ai failli la louper, je fais demi-tour mais comme pour le bar, je n’ai pas les couilles d’entrer. Je reste cloué ici, mais mon instinct me dit d’entrer et de la trainer dehors. Si elle compte faire des siennes, c’est vraiment qu’elle cherche les emmerdes. Mais j’en doutais fortement, son état moral ne lui permettrait pas d’en rajouter une couche. J’ouvrais alors la porte de la boutique en saluant le peu de personnes présentent et je m’aventure vers Gretel. J’ai cru l’entendre, et au fond de moi… je me devais de l’aider… Mais j’en suis incapable, je n’ai pas la force… Je ne sais même pas prendre soin de mon mental… Il faut que je parle le plus naturellement du monde. Il faut que je prenne mon courage à deux mains. J’ai pris Gretel à revers en saisissant une bouteille d’eau de 75cl pour elle, quant à moi je me prends une cannette de Redbull, et pour nous des Twix. J’arrive à sa portée pendant qu’elle a la tête enfouie dans ses collants. Je reste silencieux un temps et je finis par prendre la parole à voix basse :

« J’ai qu’une sœur et ça changera pas. Mais j’ai aussi vécu des choses que mon esprit ne surmonte pas. Souviens toi, souviens toi que c’est une maladie. Que tout ce qu’il s’est passé il y a plus d’un an pour toi… pour moi c’était hier. Je ressens encore les effets de cette marque sur nos mains, je me souviens encore de ces tortures, de comment j’me suis sentis quand ils t’ont pris pour cible. »

C’est pour ça que je n’arrive pas à penser à autre chose, à avancer. C’est inconcevable que je me construise en étant aussi instable. Il est impensable d’envisager un avenir à un type comme moi. La société nous laissera derrière elle. Quoi qu’il arrive. Tout ce que je peux faire c’est apprendre à vivre avec. Je n’avais même pas envie de relancer ses propos de tout à l’heure. Elle pouvait même encore se lever et écraser ses phalanges contre ma gueule que je ne réagirai pas. Elle est en droit de frapper, d’insulter. Mais cela ne changera pas ma « pédagogie »… « La façon dont j’agis avec toi, c’est un moyen de me protéger. Y a pas d’remèdes connus contre l’hypermnésie, c’est uniquement le temps que… j’trouve un moyen de t’approcher. Je ne contrôle rien. Et ça sera comme ça tant que je ne recevrai pas l’aide ou la force qui me permettra de combattre ces pulsions. » Je conclus alors. Je finis par m’éloigner de Gretel, la simple idée que mon esprit sois vulnérable me fait peur… Je respire à nouveau avec vigueur, puis… « Je t’attend à l’extérieur… » Je finis par aller à la caisse pour payer ce qu’il fallait pour enfin sortir dehors. L’attendant patiemment tout en me rappelant que papa risque de nous dégommer malgré ses airs de papa-poule. Je ne suis juste pas pressé de rentrer ouais. Clairement pas…



on a dark desert highway

I saw a shimmering light
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Ven 3 Aoû - 18:59


Family Issues



19 heures.
Prostrée en boule dans cette fichue supérette, je garde la tête enfouie entre mes bras, les mains serrées sur mes jambes, en essayant de calmer ma crise de nerfs. Si je me lève maintenant, je ne garantis pas de l'état des étalages à ma sortie du rayon. J'ai les nerfs en plotte, et assez de frustration en moi pour dégommer tout ce qui me passe sous la main. Tu parles d'une boule de nerfs.
Mon cri s'étouffe dans le tissu de mon collant. Je suis à bout. Je ne sais même plus si je suis énervée, triste ou juste désorientée à cause de l'alcool. Mon déchaînement de tout à l'heure contre Hansel était peut-être ridicule et gamin, mais il m'a fait du bien. Ça couvait depuis beaucoup, beaucoup trop longtemps. Et une chose me faisait plus peur que tout le reste: finir par détester mon frère à cause de tout ce qui nous séparait désormais, ou, encore pire, que ce soit lui qui me déteste.
Je n'arrive même pas à regretter de l'avoir tapé. Une partie de mon esprit me dit qu'il le méritait, et l'autre, que je l'aurais fait tôt ou tard. De toutes façons, il a à peine bougé. Je ne lui ai probablement même pas causé de bleu.

Soudain, je le sens.
C'est une espèce de réflexe conditionné. Je me détends et en même temps, je focalise mon attention sur lui. Je sens déjà la présence d'Hansel à côté de moi, alors que je n'ai même pas relevé la tête.

Et je l'écoute parler.
Parce que oui, cette fois il me parle vraiment. Et il me dit ce qu'il a besoin de me dire. Ce qu'il aurait dû me dire depuis le début, peut-être. Je l'écoute parler sans relever la tête, parce que je ne suis pas sûre de mes réactions. Et je n'ai pas la force de croiser son regard maintenant.
Dans sa voix, je sens combien c'est difficile pour lui. De me dire tout ça. C'est presque imperceptible, ce léger ton rauque. Mais je connais Hansel. Je sais reconnaître quand il essaye de contenir un tremblement dans sa voix. Et c'est encore plus vrai, parce que je ne le regarde pas, je ne fais que l'écouter.

- Je t’attend à l’extérieur…

Il termine, et je le sens s'éloigner. Je n'ai pas bougé. Mais ma colère a fondu comme neige au soleil en l'écoutant. Parce qu'au fond, j'ai enfin ce que je voulais. Qu'il m'explique.
Au fond, je sais très bien qu'Hansel a plus souffert quand moi j'ai été blessée que lui. Parce qu'il est comme ça. Il est gentil, compatissant, et... mon grand-frère.
D'un coup, j'ai envie de chialer. A cause de cette situation pourrie. Je n'ai peut-être pas une mémoire parfaite, mais je n'ai pas oublié notre relation d'avant. Et ça fait mal, de me rappeler ces souvenirs, et de repenser à ce qui nous en sépare.
Les tortures. Le froid. Les cachots. L'humiliation. Il croit que je peux oublier ça ? Je n'ai rien oublié !

Comment pourrais-je oublier ?
J'y pense à chaque fois que je me vois dans un miroir. J'y pense à chaque fois que papa ou un ami essaye de me faire manger. J'y pense à la moindre flaque d'eau que j'aperçois. J'y pense à chaque insomnie, chaque crise de tétanie. Et même si moi, je fais tout pour avancer, pour faire comme si de rien n'était, mon corps se souvient. Pour Hansel, c'est sa mémoire qui n'efface rien, et pour moi, c'est mon corps qui refuse d'oublier.
Je sens mes jambes maigres, entourées de mes bras trop fins. Je n'ai jamais été jolie, et j'avais appris à vivre avec. Mais mon corps actuel, je le déteste. Je le déteste parce qu'il tremble aux simples sons d'eau qui coule, je le déteste parce qu'il refuse de manger. Je le déteste à chaque fois que je dois me lever en pleine nuit en sursaut. Je le déteste parce qu'il semble me rappeler constamment de ce qui nous est arrivé.

Une larme coule sur ma joue, mais je l'essuie aussitôt. Hors de question de pleurer. Pas ici, pas maintenant.
Je reste prostrée quelques minutes qu'il me faut pour me calmer, et contenir le sanglot qui monte. Je me concentre sur ma respiration, en essayant de me détendre. C'est le père de Tasha qui m'a montré comment faire. C'est pas super efficace pour les crises de tétanie mais là, ça marche pour me calmer.

Tout en essayant de me reprendre, je pense à ce que je vais dire à Hansel.
Parce que je ne veux pas rester là-dessus. Je n'ai fait que m'énerver contre lui, et je sais que si l'on reste là-dessus, mon frère sera encore plus mal qu'il ne l'était déjà. Ce n'est pas ce que je veux.
Je me relève un peu maladroitement, en me frottant les yeux. J'espère qu'ils ne sont pas bouffis, parce qu'Hansel a le don de me griller en deux minutes quand j'essaye de lui cacher quelque chose. Y a qu'à voir la vitesse à laquelle il m'a retrouvée.
Je me traîne jusqu'à la sortie du magasin, résolue à retourner affronter le temps pourri de Dublin.

Evidemment, il s'est remis à pleuvoir, un petit crachin timide.
Je prends aussitôt la bouteille d'eau, en supposant qu'il l'a achetée pour moi, et la vide de moitié. Bon sang, je ne me rappelais pas que l'eau avait aussi bon goût. J'ai déjà la bouche moins pâteuse.
Je me tiens à côté d'Hansel, et je serre mes bras autour de moi en regardant cette foutue pluie. Nom d'un gnome ce que j'ai froid. Je ne compte pas bouger pour l'instant, et ma position l'indique clairement. De toutes façons, je n'ai pas pu cacher ma phobie de l'eau, et il doit se douter qu'il ne me fera pas mettre la tête sous la pluie.
Je suis debout à côté de lui, mais je ne le regarde pas. Pour le coup, je me sens un peu con à cause de mon comportement de tout à l'heure. Mais ça, je ne le dirais pas.

- J'ai pas oublié non plus, je murmure, juste assez fort pour qu'il m'entende.

Je m'interromps, et je cache ma main sous mon coude, les bras toujours croisés. Je regarde les gens passer avec des parapluies et des vestes en les enviant. Pourquoi j'ai pas au moins pensé à me prendre un gilet? Je me sens stupide avec mon stupide tshirt...
Je m'adosse à la devanture de la boutique en soupirant. Je tripote deux minutes le bouchon de ma bouteille d'eau, en cherchant quoi dire. Moi qui ait toujours eu la réplique facile, quand il s'agit de parler avec mon frère, je bloque. Mais j'ai l'impression qu'il a besoin d'entendre ce que j'ai à lui dire, qu'il le veuille ou non.

- Je sais que je ne peux pas comprendre ce que tu vis. Quand j'étais petite, je pensais que mon grand-frère avait un super pouvoir, et je trouvais ça classe. Je voulais être comme toi. Aussi intelligente, aussi douée en classe...

J'ai un petit sourire à ces souvenirs. Dans la cour d'école, quand nous étions encore "moldus", je suivais constamment Hansel. Je l'admirais quoi qu'il fasse. Il était mon refuge quand j'étais malheureuse à cause des autres mômes avec qui je n'arrivais pas à m'entendre. Je me disais qu'au moins, j'avais Hansel.
Au fond, je sais que jusqu'à aujourd'hui, je faisais en sorte d'ignorer qu'il avait un problème. Et que ce n'était pas moi.

Mais aujourd'hui, si je voulais qu'on avance tous les deux, c'était aussi à moi d'accepter cette vérité. Que mon frère allait non seulement bien plus mal que moi, mais que je ne pouvais pas l'aider. Il fallait juste que j'essaye de le pousser dans la bonne direction, avec les bons mots.

- Tu sais, j'ai fini par demander de l'aide. Au père de Tasha. Même si j'ai horreur de ça, d'être une... victime. Juste, j'en avais besoin.

C'est un demi-mensonge.
J'aurais dû dire "le père de Tasha essaye de m'aider". Et ce n'est pas moi qui ai demandé de l'aide, c'est Tasha qui l'a fait pour moi. Et pas pour ce qu'il pense. Parce que je ne l'aurais jamais fait de moi-même, alors que ma vie était en danger.
Je n'aime pas ce souvenir, et je l'ignore aussitôt.

J'avale une nouvelle gorgée d'eau, laissant un temps de pause. J'espère qu'Hansel va continuer à me parler et me répondre, mais je ne suis sûre de rien. Je regarde la pluie qui continue de tomber, en étant, pour une fois, reconnaissante qu'elle soit là, à me bloquer, moi et mon estomac malade, avec mon frère sous une devanture de magasin.


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Dim 5 Aoû - 14:37



family issues

hansel ϟ gretel .

Et me voilà à l’extérieur. Même si le temps d’attente fut relativement court, cela suffisait à mon esprit pour nourrir toutes sortes de pensées. Si j’avais réussi à lui parler sans trop flancher, je me disais que ce genre d’initiative ne serait pas facile à réitérer. Il allait réellement falloir que j’envisage de trouver un moyen de ne pas ployer. Je ne sais même pas si nous allions devoir en parler quand elle allait me refaire face. La réalité était bien stricte… bien trop dure pour que j’estime avoir place ici. C’est une pensée bien trop volatile qui s’est mise à voyager dans mon esprit depuis ces événements. Je n’ai pas envie de m’en souvenir, j’ai même toujours voulu bannir cela de mon existence parce que peu importe la façon dont je m’y prend, même si j’arrive à tourner la page, cela aura marqué un pan de ma vie où je ne vois pas le positif, ou j’estime qu’il s’agissait d’une lourde défaite.

Une défaite dont je ne me relèverai sans doute jamais à moins de claquer des doigts et de dissiper le mal qui me ronge depuis ma naissance. Autrement, je suis livré à une guerre contre ma propre personne. Et tant que je n’apaiserai pas ce conflit intérieur, je serai toujours incapable d’entretenir des relations saines avec de nouvelles personnes… et encore moins avec ceux dont j’aimerai renouer le contact. Si c’est ça la vie, se débattre pour sortir du lot et montrer qu’on est le meilleur, je ne veux pas de cette vie. Je souhaite juste vivre le plus simplement du monde, me retirer cette putain de psychopathologie de merde, entretenir la relation la plus ambitieuse qui soit avec Gretel, mais ça n’est juste pas réalisable. Pas aujourd’hui, pas maintenant malgré le fait que je me sois ouvert à elle. Il aura fallu attendre un an pour qu’elle puisse percevoir une tirade de ma part… Je ne sais même pas si j’en suis encore capable.

Mais cette fois-ci je n’oublierai pas, je n’oublierai pas qu’elle aussi a vécu des horreurs et que des séquelles perdurent encore au sein de son être. Je ne peux pas le nier, je ne peux pas enfoncer la tête dans le sol et ignorer cet état de fait. Nous sommes tous les deux des victimes comme de nombreux élèves, comme de nombreux de mes amis… Mon portable se remet alors à sonner. Je regarde ce dernier du coin de l’œil… encore papa. Je sais que si je lui raccroche au nez une dernière fois, il va finir par nous engueuler tous les deux. Alors je lui réponds. Déglutissant, je finis par le rassurer. J’ai fini par lui dire que je suis avec Gretel, mais qu’il ne pose aucune question lorsque nous rentrerons. Je ne souhaitais pas que la situation dégénère à nouveau quand je la ramènerai, je n’en avais aucune envie. Et puis ma façon d’être depuis que je suis sortis m’avait drôlement fatigué, les ressentis, tout ça… ça m’avait marqué de telle sorte que la fatigue imprégnait doucement mon corps.

Raccrochant alors, Gretel se manifesta. Et si le silence avait quelque chose de pesant, ma petite sœur ne se fit pas prier pour le briser dans un murmure tout à fait perceptible. Voilà qui confirmait mes craintes. Quel genre de grand frère serais-je si j’osais oublier qu’elle a vécu des horreurs, elle aussi… À ce moment j’ai tout simplement envie de regarder ma main, et m’infliger une crise pour fuir. Mais je ne le ferai pas… je ne peux pas. Je ne sais même pas quoi dire, la situation est telle que je n’aurai pu prévoir ses prochaines paroles. Je tente à la fois de l’écouter mais aussi de partir, mais je reste immobile. Je ne peux pas fuir. Je dois prendre en compte ce qu’elle me dit. Cette image qu’elle se faisait de moi était légitime dans le sens où une petite sœur a totalement le droit d’aduler son grand frère… Mais je n’ai rien à envier, je le sais, ce n’est qu’une maladie qui a ses bons mais surtout ses mauvais côtés.

« L’unique raison pour laquelle je suis sensiblement parmi les premiers de ma promotion c’est parce que j’ai cette maladie qui imprime tous les cours… Sans ça, je ne suis pas cet élève doué. J’préfère encore que tu restes toi même. »

Je préfère oui. Parce qu’au fond j’aime cette petite peste, cette emmerdeuse de première qui est ma petite sœur, oui je l’aime. Mais je ne peux pas encore l’exprimer le plus simplement du monde. Bien sûr il y avait une dimension flatteuse à savoir qu’elle m’admirait par le passé… j’ai perdu de ma superbe mais je reste son grand frère. Mais elle a continué de soutenir qu’elle avait eu besoin d’aide. Je ne voulais pas non plus inspirer la pitié… Je devais être aidé mais si je ne réussissais pas de moi-même je ne risquais pas de pouvoir recevoir la moindre aide. Ouvrant alors ma canette, c’est une lourde gorgée que j’entamais. Vidant la moitié du contenant, je pus reprendre ma respiration le plus calmement possible.

Essayant de faire le point pour ne pas flancher malgré le temps pourri qui n’aidait pas le moral. J’enlevais ma casquette que je remis sur la tête de Gretel, presque instinctivement. Enlevant ma veste que je lui tendis je détournais alors le regard un instant. Une main plongeant dans la poche de mon jeans, je pris la parole : « C’est bien que tu reçoives de l’aide. Et t’en auras encore besoin de toute façon… et.. et… » Je n’y arrive décemment pas… Je regarde autre part, autre part… Je dois me faire à l’idée que je ne suis pas encore de taille, mais le temps nous empêchera de nous déplacer et pourtant… il allait falloir rentrer en transplanant et son état de santé ne me le permettrait pas. Si aller de l’avant était une optique qui m’intéressais, je savais que cette soirée sera une fine base vers le renouveau. Mais cette soirée ne se soldera pas d’une réconciliation en bonne et due forme.

Je finis par m’adosser sur la devanture du magasin, à côté de Gretel. Je tente l’irrépressible effort de lui rester avec elle tandis que ma poitrine se condense, elle se presse lentement. Je la regarde en coin tout en lui tendant un Twix. Il fallait qu’elle mange.

« Gretel, je… je me sens pas d’avoir de longues discussions avec toi… Je ne sais pas jusqu’où je pourrais aller, combien de temps je vais pouvoir tenir même. Ma mémoire peut toujours manifester ces souvenirs tant que tu es à côté de moi, et je n’en ai pas envie… Mais pour cette fois, je vais rester avec toi. Demain je ne sais pas, après-demain non plus, ni même à la rentrée… Mais ce soir, je reste avec ma petite sœur… Je vais faire cet effort… »



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Lun 6 Aoû - 22:27


Family Issues



19 heures 15.
Non seulement je suis contente qu’il me parle, mais j’ai l’impression de retrouver des traces de notre complicité d’autre fois dans nos échanges. J’ai la gorge nouée, dans une sensation que je n’arriverais même pas à décrire. Du soulagement, de l’appréhension, de l’attente… J’ai conscience d’à quel point notre échange est fragile. Hansel peut se refermer à tout moment, et l’idée me fait plus peur que jamais, alors que j’ai enfin réussi à entrouvrir une porte entre nous.

Alors je l’écoute parler, attentive à chacun de ses mots. Un petit sourire me vient quand il parle d’être « sensiblement parmi les premiers »… Hansel est excellent partout, et je suis sûre qu’il se sous-estime en attribuant sa réussite à sa condition. C’est peut-être encore l’impression d’une petite sœur qui a grandi en essayant de marcher dans les pas trop grands de son frère. Mais j’ai toujours grandi en rêvant d’être aussi douée que lui, et je me fichais de travailler deux fois plus dur pour ça. Pourtant, nos parents ne nous ont jamais mis la pression pour les études. Hansel était juste doué, et moi têtue.

- J’préfère encore que tu restes toi-même.

Sa phrase a bien plus de sens pour moi qu’il ne le pense sûrement en la prononçant. Parce que ce « moi » dont il parle, j’en ai laissé une partie dans ces cachots, avec la mémoire d’Hansel. On ne peut pas empêcher certains changements. C’est une dure leçon que j’ai apprise avec le temps. Ce que j’ai subi, ce que j’ai vu, a laissé une marque profonde en moi.
J’aurais voulu reprendre une vie comme avant. Faire comme si cette année n’avait pas existé, et reprendre la vie là où elle s’était arrêtée. Mais ce n’était pas possible. Je n’étais plus la même, et Hansel non plus.
Je regarde mon frère boire un coup, en songeant à quel point il a réellement changé. Mais je sens aussi que ce qu’il a voulu dire. C’est n’est pas moi, ce que je fais ou ce que je suis devenue, le problème. Notre lien, aussi faible soit-il aujourd’hui, n’a pas changé.
C’est le reste.

Je sursaute quand il me met sa casquette sans prévenir, et il me propose sa veste la seconde suivante. Sans hésiter, je la prends et l’enfile autour de moi. Elle est trop grande évidemment, mais bon sang, ce que ça fait du bien. Elle a gardé la chaleur corporelle de mon frère, et son odeur. Je me sens de suite incroyablement mieux, et plus sereine. Un peu réchauffée, je roule à nouveau mes bras autour de moi.

- C’est bien que tu reçoives de l’aide. Et t’en auras encore besoin de toute façon… et.. et…

Je le sens qui lutte, hésite, puis se tait. C’est dur.
Autrefois, nous étions quasi inséparables, mais désormais, le moindre dialogue requiert un effort considérable des deux côtés. Je regarde mon frère. Puis mes pieds. Je me mordille le doigt.
Et… quoi ?
Mais Hansel s’est tut à nouveau. Et le silence dure.
Je sens ma gorge se nouer à l’idée qu’il arrête de parler, et décide que nous rentrions là-dessus. Non ! Qu’est-ce que je peux trouver pour le retenir ? Je pourrais prétexter un malaise, ou vomir ? Mais je ne me sens plus assez malade pour ça, et je suis mauvaise actrice. Pendant une demi-seconde, j’envisage même de m’avancer volontairement sous la pluie.
La simple idée me terrorise, mais je suis désespérée. Je regarde la pluie. Est-ce que je peux le faire ? Merde, je recule déjà instinctivement rien qu’en regardant le déluge. Hansel ne m’a jamais vue en pleine crise de tétanie. Il doit se douter que j’ai peur de l’eau, c’est dur à cacher. Mais il ne sait pas à quel point. Si je fais ça, ça risque d’être pire par la suite. Mais qu’est-ce que je peux faire d’autre ?

Je rassemble toute ma volonté, et fais un pas, mais sa voix me surprend alors.

- Gretel, je… je me sens pas d’avoir de longues discussions avec toi… Je ne sais pas jusqu’où je pourrais aller, combien de temps je vais pouvoir tenir même. Ma mémoire peut toujours manifester ces souvenirs tant que tu es à côté de moi, et je n’en ai pas envie… Mais pour cette fois, je vais rester avec toi. Demain je ne sais pas, après-demain non plus, ni même à la rentrée… Mais ce soir, je reste avec ma petite sœur… Je vais faire cet effort…

- Ok.

« Ok »? Sérieusement ?
C’est tout ce que j’ai réussi à formuler après ce qu’il vient de dire. Parce que j’ai les larmes aux yeux, et une furieuse envie de pleurer qui ne se réprimera pas sans un gros effort de ma part.
Gretel. Ça fait combien de temps que je ne l’ai pas entendu prononcer mon prénom ? Je n’arrive même pas à m’en souvenir ! J’inspire profondément pour calmer la boule que je sens monter dans ma gorge.
« Ma petite sœur », qu’il a dit. Ma petite sœur. Sa petite sœur. C’est bête, comme trois simples mots peuvent faire autant d’effet. J’ai envie de sourire le plus bêtement du monde, et beaucoup de mal à me retenir. Je me mords la lève pour ne pas le faire, et tourne la tête dans l’autre direction pour ne pas qu’il voie mon visage. Bon sang, reprends-toi Gret’.

Je mets à une seconde à réaliser qu’il me tend un truc. A manger ? Merde.
J’observe la barre chocolatée avec appréhension. C’est lui qui a parlé de faire un effort il n’y a pas deux secondes. Si je ne peux pas manger maintenant, je sens qu’on va faire trois bonds en arrière. Le prétexte du « je n’ai pas faim » ne va pas marcher, Hansel n’est pas aveugle et sait que j’ai un souci avec la nourriture. Et je ne veux pas encore lui rappeler que j’ai un problème.
J’attrape le Twix comme si de rien n’était et je mords dedans juste après un furtif merci. C’est du chocolat, stupide estomac, alors t’as intérêt à la manger et le digérer sans plaintes. Je savoure le goût familier dans ma bouche, et prie tous les dieux que ça passe avant d’avaler.
Bon, une bouchée de faite.
Je réfléchis, vite. Une soirée. Hansel est d’accord pour passer la soirée avec moi. Et je ne tiens pas à la passer devant cette fichue supérette à la noix. Je regarde autour de nous. Deux vitrines plus loin, je reconnais l’enseigne d’un Starbucks. Parfait. De la chaleur, et du café. Et on a même pas à passer sous la pluie pour y aller, c’est sur le même trottoir.

J’inspire un grand coup, et après une hésitation, j’attrape la manche de mon frère du bout des doigts. Juste la manche de son tshirt, sans le toucher. Je ne le regarde pas, et le tire à ma suite vers l’enseigne à vingt mètres. Je passe la porte derrière un couple, et après une hésitation, je me dirige vers une petite table un peu isolée, aussi loin du comptoir que de l’entrée.
Lâchant Hansel, je m’assois sur la banquette, en enlevant mes chaussures pour poser mes pieds dessus. De loin, je vois la bonne femme au comptoir me faire un regard de travers, mais je l’ignore.
Je réfléchis une seconde à quoi dire pour enchaîner. Je sais que je dois éviter les sujets qui fâchent. Mais, malheureusement, on a plus grand-chose en commun depuis un an, et j’ignore la plupart de ce qu’il fait maintenant. Je cherche un sujet banal, un truc à lui raconter qui soit simple pour nous deux.

- J’ai commencé les devoirs d’été, dis-je soudain. Je connais déjà la plupart des sortilèges de défense qu’on va étudier cette année, et ceux de métamorphose ont l’air relativement simples aussi. Mais j’ai du mal avec la botanique et les potions… Et si j’essaye ça à la maison je pense que maman va hurler. Au moins je n’aurais pas les créatures magiques aux BUSEs. J’ai déjà du mal avec les animaux « moldus » alors…

Les devoirs. C’est le seul truc qui m’est venu, là, de suite. C’est pas débordant d’originalité mais c’est un sujet plausible de discussion entre deux jeunes sorciers. En plus, j’ai réellement des soucis avec mes devoirs de potions.
Et j'ai besoin d'entretenir le dialogue. Peu importe comment, peu importe sur quoi. Juste continuer cette discussion, ce petit début de lien fragile qui nous relie un moment. En soit, le sujet importe peu. Je peux parler de n'importe quoi tant qu'il accepte de me répondre, ou même juste de rester et de m'écouter.
Je joue nerveusement avec le paquet doré de Twix entre mes doigts pour repousser le moment où je devrais avaler une deuxième bouchée. Et ça m’évite de regarder Hansel, alors que j’en meurs d’envie.

- Tu avais eu des Optimal à toutes tes buses. Ça m’étonnerait que je renouvelle l’exploit. J’en aurais trois je pense… Peut-être même quatre. Je m’en sors bien avec l’étude des runes. Mais je regrette un peu de ne pas avoir gardé l’arithman…

- Qu’est-ce que je vous sers ?

La voix de la serveuse m’a fait sursauter. Je la regarde de travers. Cette garce a fait exprès de m’interrompre ! Et maintenant, elle fait comme s’il n’y avait qu’Hansel, bien tournée vers lui à le reluquer comme si je n’existais pas. Clairement, ça ne lui plaît pas qu’on squatte sans commander, mais la plastique de mon frère doit être une excuse suffisante pour ne pas le dire clairement.

Je me prépare à lui lancer une réplique bien sentie comme j’en ai l’habitude, mais je me retiens à la dernière seconde en me rappelant que j’ai Hansel en face de moi. Je ravale ma verve avec difficulté et laisse mon frère traiter avec ce thon en revenant à tripoter hargneusement mon paquet de Twix.

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Dernière édition par Gretel B. Valeska le Jeu 9 Aoû - 21:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mer 8 Aoû - 14:51



family issues

hansel ϟ gretel .

Parler de cette façon me semblait bien étrange, malgré l’effort surhumain employé pour ne pas ployer le genou, il était clair que je ne souhaitais pas tout faire foirer. Pourtant la difficulté de la regarder dans le blanc des yeux n’a jamais été élevée, je ne me suis jamais sentis aussi honteux que ce soir, alors que ma pathologie pouvait manifester ses vagues à tout moment, je me demandais alors s’il était judicieux de continuer la discussion. Je ne lui ai pas fais de promesse quant aux efforts à fournir, et pourtant je ne compte pas me défiler. C’est comme une sorte d’entité de la raison qui imprègne mes faits et gestes, je ne peux pas me soustraire à cette soirée, aussi courte soit-elle, je ne compte pas partir. C’est une sorte de… défi. Même si son « Ok » était expéditif, je pouvais presque ressentir le conflit intérieur en elle, juste par ce simple mot.

Au fond, je savais que ce genre d’attention lui avait manqué, je m’en suis toujours douté au point de flirter avec l’évidence. Mais au-delà de lui faire plaisir, c’était une décision que j’ai pris, et que j’ai décidé d’assumer peu importe ce qui découle de cette soirée. Certains de mes proches ont justement redouté rester à mes côtés à cause de mes crises, ne pas savoir quand l’imprononçable fleurira pour les effrayer, les rendre méfiant… Sans doute que ce état d’esprit se retrouve chez Gretel, mais je tenterai au mieux de contrôler mes pulsions si cela peut l’épargner d’une soirée définitivement merdique. Au bout du compte, l’idée qu’elle se remplisse le ventre m’obsédait. Son état m’inquiétait même si je ne le faisais clairement pas savoir, mais je n’étais pas prêt de la caresser dans le sens du poil sur ce sujet. Sur ce propos elle ne pourra pas compter sur moi, quitte à ce que je l’enferme toute une après-midi dans le garage pour qu’elle pratique le sport jusqu’à assumer la personne qu’elle est ; physiquement et mentalement.

Mais je ne lui en demanderai pas trop, pas ce soir, pas dans les prochains jours ni semaine, je ne sais pas quand. Au bout du compte c’est dans un geste sympathique de sa part que j’emboitais la marche de force, derrière elle pour nous diriger vers le Starbuck. Dieu soi loué, je commençais à avouer encore plus soif… De ma main valide, j’envoyais alors un sms à papa pour le prévenir de l’endroit où nous étions, qu’il ne s’inquiète pas. Sans doute que cette version de l’histoire où nous arrivons à communiquer, moi et Gretel, pour un soir, cela devrait le rassurer. J’espérais réellement qu’il ne fasse pas de vagues en ramenant ses fesses. Il fallait réellement qu’aucune perturbation ne vienne entraver la communication qu’on s’efforce de restaurer, c’était une puissante rage de vivre. Alors que nous rentrions dans l’établissement, trempés comme il faut, nous avons pris directement place dans un coin isolé des autres. Si la conversation déviait sur la magie, il y a fort à parier que l’on pouvait être renvoyés tous les deux, et ce n’était pas ce que nous voulions.

Clairement pas, alors autant jouer la carte maitresse de la discrétion. Ou parler de nous simplement, cela nous évitera d’être aux aguets. Prenant place prêt du mur, je me passe alors une main dans les cheveux pour les plaqués assez facilement en arrière en vue de cette pluie très, très chiante. Gretel devait faire un énorme travail sur elle-même pour ne pas flancher au contact de l’eau, même si sa phobie renvoie bien plus à la peur de la noyade, j’entend bien… Alors que mes pensées étaient dirigées de façon fraternelle vers elle, Gretel me sortit de cette inquiétude en débutant un sujet de conversation plus ou moins lambda. Il est vrai que parler des cours semblait peu original, mais je ne nous voyais pas engager la discussion vers quelque chose de sérieux et à vrai dire… son sujet me plaisait au fond. Je n’ai pas porté la moindre attention à son parcours scolaire de toute l’année, ce serait l’occasion d’en apprendre un peu plus à son sujet.

Et c’est là que je réalise qu’apprendre un peu plus de sa sœur me semble critique, je ne devrais même pas avoir à réagir de la sorte, je devrais déjà être au courant de ce qu’elle vit, mais mon année, mon corps et mon esprit n’étaient clairement pas en accords avec cette initiative. Je l’écoutais tout simplement. « Fais quand même gaffe, Mandrake il demande l’excellence, si ce n’est comme Burgess. Tâche au moins de faire bonne impression auprès d’eux sinon ils t’auront dans le collimateur… Et puis je pense aussi que tu devrais pas t’occuper des créatures… » Je laisse un blanc de quelques secondes, le regard qui vagabonde autour de nous, attendant qu’on vienne à notre table pour au moins prendre la peine de commander. « Quand j’vois comment tu t’es occupée des poils de Beerus… » Et pourtant, c’est un discret sourire qui vient se dessiner sur le coin de mes lèvres, ponctué de très légers sursauts suite à un ricanement que j’essaye d’étouffer.

Pourtant je le calme plutôt vite… Ne reprenant pas non plus un air sérieux et insondable que j’ai eu l’habitude de revêtir, je me contente simplement d’effacer ce sourire dans la mesure où elle libéra une nouvelle tirade. Si c’est encore de mon parcours scolaire, il fallait croire que l’Optimal ne s’est pas montré pour un unique matière, mais un Effort Exceptionnel… l’Astronomie demeurait réellement un cas à part, je n’étais pas intéressé par la matière. Mais Gretel avait tout un potentiel. Personne ne lui demandait d’être aussi douée que moi. Assez concentré dans ses propos, voilà que la serveuse intercepta notre discussion. Il était moins une, elle aurait pu avoir une oreille un peu trop attentive… Je lève le regard vers Gretel qui semble lorgner la jeune femme que je regarde à mon tour. Oh, elle semblait avoir un peu trop d’intérêt pour moi… Pas de chance, je ne suis pas dans ma phase de dragueur là…

Mais cela ne m’empêchera clairement pas de rester poli, je préférais de loin rester avec Gretel. « On va pendre deux Chai Tea Latte s’il vous plais. » Un simple sourire qui se suffit à lui-même, je n’ai pas de raisons de l’envoyer chier après tout. Je regarde ensuite Gretel d’un œil simple en ajoutant : « Fais moi confiance sur le choix. » Et puis mon esprit vient exercer une marche arrière pour revenir sur les paroles de Gretel quand elle parlait des BUSEs. J’haussai alors les épaules en croisant les bras sur la table, me penchant très légèrement vers elle pour reprendre : « Personne t’a demandé de faire comme moi. Au pire, donnes le max’ et on verra à la fin mais t’as toutes les raisons d’passer en sixième année.Et j’vois pas ce qui te fais kiffer dans l’arithmancie, c’est juste hyper chiant ! Non ? » Si le temps ne traduisait clairement pas une atmosphère comme celle-ci, bien plus posée, je louais ma bonne étoile de ne pas agiter mes nerfs pour provoquer une crise... Une soirée normale avec ma petite sœur, je me rapprocherai presque de l'utopie même si la peur au ventre, je continuais de parler le plus naturellement du monde.



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Jeu 9 Aoû - 20:51


Family Issues



19 heures vingt.

- Quand j’vois comment tu t’es occupée des poils de Beerus…

Je rougis aussitôt. Merde, je pensais pas qu’il allait reparler de ce détail maintenant. A ma décharge, le chat était pleinement volontaire. Enfin, en tout cas il n’a pas opposé de résistance. A vrai dire, il n’a même pas senti le sort puisqu’il a continué à faire sa toilette pendant que ses poils passaient au bleu. Le nez sur mon paquet de Twix pour essayer de l’éviter, je finis néanmoins par lever un regard vers mon frère. Et c’est là que je le vois.
Hansel qui pouffe. Ce n’est pas vraiment un rire, mais j’ai vécu quinze ans avec lui. Je sais reconnaître les mimiques de mon frère. Il se retient de rire, pour de vrai.
Aussitôt, cette découverte me fait sourire à mon tour, pour la première fois de la journée. La première fois depuis longtemps, même. Revoir le sourire de mon grand frère me fait un bien de fou. Je ne retiens pas mon sourire, mais je reviens au paquet de Twix, un peu gênée.

C’est à ce moment que l’autre espèce de quiche intervient.
Et vas-y que je te fais des sourires mielleux, en essayant de rester « professionnelle ». Je pourrais être invisible, ce serait pareil. Sauf que raté, Hansel il est occupé avec moi, là. Il lui sert son sourire du bon gentleman avec les politesses de base, en la renvoyant poliment du regard.
Pourquoi « deux » Chaï Latte ? Que je lui fasse confiance ? Je suppose que ça se boit, mais je suis déjà en train de butter sur ce fichu Twix là. Je lance un regard à la barre de céréale. Il reste les trois-quarts. Et je sens qu’Hansel ne va pas me lâcher pour que je la finisse. En plus, j’ai encore le whisky sur l’estomac. J’ai dessaoulé, mais je sens encore une espèce de nausée flottante, même si j’essaye de ne pas le montrer. Et je suis sûre que je vais me taper un méchant mal de crâne demain matin. Pourquoi, mais pourquoi est-ce que j’ai bu…

J’essaye de me reconcentrer sur ce que me dit Hansel pour oublier la méchante nausée qui remonte.

- Personne t’a demandé de faire comme moi. Au pire, donnes le max’ et on verra à la fin mais t’as toutes les raisons d’passer en sixième année. Et j’vois pas ce qui te fais kiffer dans l’arithmancie, c’est juste hyper chiant ! Non ?

Bon sang, ce que ça fait plaisir d’avoir une conversation avec Hansel. Si on m’avait dit il y a deux jours que j’aurais réussi à en arriver là avec lui, je n’y aurais pas cru. J’ai l’impression qu’il se détend un peu, lui aussi. On parle de notre année scolaire, des notes. Le genre de truc que n’importe quel duo de frère et sœur pourrait faire. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais le plus longtemps possible, j’espère. Je prie même secrètement pour que cette nunuche de serveuse nous ramène la commande le plus tard possible, ou qu’il se mette à pleuvoir à verse.
Je secoue la tête.


- J’aime bien étudier. J’ai conscience que je ne serais jamais… à ton niveau, dis-je après une hésitation, mais je veux faire de mon mieux. Même les cours réputés « difficiles », je trouve que c’est… challengeant. Les sortilèges par exemple. Le prof est un peu… Mais j’adore apprendre de nouveaux sortilèges. Pour Burgess, c’est différent. Je n’aime pas spécialement les potions, mais bon...

Je fais tourner le paquet doré entre mes mains en essayant de bien respirer pour calmer ma nausée. Merde, avoir mangé par-dessus le whisky c’était pas terrible pour mon estomac, qui déjà refuse de manger en temps normal.
Je bois une bonne gorgée d’eau, vidant la bouteille, avant de reprendre.

- Et l’arithmancie… C’est amusant. J’adorais déjà les maths à l’école, tu te souviens ? J’ai une espèce de facilité avec les chiffres. Mais j’ai laissé tomber cette année, avec les Buses j’ai peur de ne pas pouvoir réviser pour tout. J’ai dû choisir entre ça ou les Ru…

Je m’interromps. Oh, ça ne va pas.
Cette fois, je n’arrive pas à réfréner la nausée qui monte. Je me lève, un peu tremblotante.

- Désolée… Je reviens.

Sur ce, je zigzague entre les tables jusqu’aux toilettes du café. Elles sont vides, et je me laisse immédiatement tomber à genoux devant la première cuvette à ma portée pour vomir copieusement. Je sens le goût du whisky qui remonte, écœurant. Et ça brûle.
Putain, l’alcool plus jamais.

- Mademoiselle, ça va? Fait une voix quelque part derrière moi

Je crois reconnaître la voix de la serveuse de tout à l’heure. Sérieusement, je suis en train de rendre le contenu de mon estomac, pliée en deux dans les toilettes d’un Starbucks.
Elle en a encore beaucoup des questions cons comme ça ?

- Cassez-vous, je grogne.

Je l’entends s’éloigner en marmonnant, et je m’en fous royalement à ce stade. Je suis vidée, dans tous les sens du terme. Mon vomissement a duré même pas une minute. Mais au moins, ça fait du bien. La sensation de nausée a disparu, et je n’ai plus qu’un goût pâteux désagréable en bouche. Heureusement, je n’avais quasiment rien avalé de solide. Pourvu qu’Hansel ne dire rien à papa, sinon il va vraiment criser, et je vais prendre cher. Il serait capable de m’enfermer et de me nourrir de force jusqu’à la fin des vacances. Remarque, la réaction de mon frère m'inquiète tout autant.
Je me relève en titubant, les jambes faiblardes, et passe au lavabo me rincer la bouche, en songeant à ce que je vais dire à Hansel. Au moins, pour une fois c’est à cause de l’alcool, et pas juste mon estomac qui fait des siennes. Mais bon, c’est pas franchement mieux. Pour le coup, je suis contente de n’avoir pas trop mangé de ce fameux Twix.
Je me passe aussi de l’eau sur le visage. Bon sang, j’espère qu’il ne s’est pas barré ou un truc du genre. Mais j’ai presque peur d’y retourner pour vérifier.



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Ven 10 Aoû - 0:19



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hansel ϟ gretel .

Cette sensation a un côté un peu étrange, je n’ai pas été habitué à être franc dans mes réactions optimistes… surtout avec les autres. Alors avec Gretel, il ne me semblait clairement pas envisageable que nous puissions avoir ce genre de conversation. Aussi, le temps nous était compté avant que mon esprit finisse par faire des siennes. Mais je profitais du dit moment. Les cours, je me suis déjà dis que l’originalité n’était pas au rendez-vous mais chaque course vers un objectif a un point de départ, cela pouvait être ce dernier justement. Je me suis longtemps adressé à mon entourage avec une sorte de voile, un rideau qui cachait le véritable spectacle des catastrophes. Je n’irai pas parler de fierté en voulant me justifier sur la raison qui me pousse à ne pas paraitre dépressif mais… je ne peux pas nier cette droiture incontestée qui émane de moi lorsque je m’imprègne de mon sérieux naturel. Cette même façade à laquelle s’est confrontée Gretel durant toute une année et à laquelle elle peut encore se percuter.

On va finir par croire que j’fais partie de ces personnes avec un balais dans le cul alors que tout n’est qu’apparence ainsi qu’omission volontaire et arrogance sous un manteau de bienveillance…Alors si je peux, l’espace de quelques minutes, me montrer ouvert avec Gretel alors je m’y emploierai avec la plus fervente des déterminations. Je tentais de la regarder, la difficulté était de taille, toujours une forme de boule au ventre qui se noue… mais je tente de ne rien gâcher. Une concentration aiguisée, l’esprit à vif pour boire ses paroles pourtant il y a quelque chose qui m’interpellait, ce putain de Twix qu’elle n’a même pas terminé si ce n’est dire… même pas entamé ! je devais bien lui faire un reproche, mais je n’ai jamais été doué pour forcer quelqu’un à faire quelque chose… sauf si j’avais un moyen de pression sur lui. Mais pourquoi j’infligerai ça à Gretel ? Elle s’est bourrée la gueule… A ce moment précis, le souvenir très proche de ses mots revint à toute vitesse pour me faucher. Fermant doucement les yeux à cette scène, cela n’a rien à voir avec un souvenir ancien… Mais je mémoriserai ses mots désormais.

Ce qu’elle m’a dit va rester imprimer. Je rouvre les yeux et voilà qu’elle me donne son avis sur la question des études. De son niveau plus particulièrement. Je n’étais pas un exemple à prendre en compte, c’est ce que je pensais en tout cas. Elle ne devait pas me voir comme un objectif à atteindre, ni même à satisfaire. Cette putain de scolarité c’est entre elle et elle-même. Burgess, Mandrake, des profs qui se veulent strictes mais j’ai autant plus confiance dans le stricte de Burgess que celui de Mandrake… Gretel elle, elle s’en foutait. Elle voguait entre les cours en donnant ce qu’elle pouvait en énergie et ce n’était pas plus mal quand on y pense. « Tu f’ras juste en sorte de ne pas t’attirer les foudres de Burgess, c’est notre directrice de maison quand même. » J’oublie pas pourquoi papa a réussi à nous faire appeler Hansel et Gretel. Ce putain de conte où les deux orphelins dégomment une sorcière en la foutant dans son four. Nous, nous devions embrasser la magie, la sorcellerie pour relever le niveau de ce monde. Si on pouvait être simplement de bons élèves, mais ce n’était pas le cas. Il y avait un fossé entre moi et Gretel, et des problèmes nous ont percuté. Je m’épargnerai ces visions d’horreur bien volontiers…

Et si l’Arithmancie ne m’encourageait clairement pas à poursuivre cette voie des numéros… Gretel me fit par de son opinion sur cette matière qui avait le don incroyable de me faire bailler. J’avais du mal avec la bienveillance et sagesse qui se dégageait du professeur au nom imprononçable là… Bref, contentes toi de l’écouter Hansel. T’as pas le droit de merder. Son appel aux souvenirs colorés me firent sourire très discrètement. Et pourtant, cela ne dura qu’un instant. C’est elle qui s’est interrompu. Mon corps était dans une position plutôt confortable alors que ma joue reposait au creux de ma main. Redressant mon visage furtivement, ma main se bloqua automatiquement. Instinctivement, je n’arrivais même pas à la retenir pour savoir ce qu’il se passe. Mon visage se durcit mais je me fais une idée bien précise de la situation… Quelle conne… Même si elle a bu par ma faute, à cause du fait que je l’ai négligé, elle aurait pu s’empêcher d’agir comme ça. Je n’arrive pas à me lever. Cette impuissance a alors un impact assez conséquent sur mon esprit. Merde… je sens une chaleur désagréable enlacer mes muscles, ma gorge, mes joues puis un frisson froid et très malsain vient s’attaquer à mon cerveau. À partir de ce moment, Gretel a disparu, Dans les toilettes pour fille. Je préfère…j’préfère me masquer de toutes ces personnes ici. Je me lève brusquement à mon tour, frappant la table avec mon bassin, je me tiens ce dernier…

La douleur n’est due qu’à la surprise. Je marche rapidement à mon tour pour me réfugier dans les chiottes pour pouvoir… frapper dans le mur en carrelage. À plusieurs reprises, je me maudis mille fois avant de ressentir ce que j’ai ressenti à l’époque. L’impact de mon corps sur le sol pendant que c’est Gretel qui prend les sortilèges à ma place. Je finis par rentrer dans une cabin pour refermer la porte derrière moi et frapper le mur continuellement, harceler ce dernier de coups ne résoudra pas mes problèmes… Mais putain de bordel de merde, ça défoule. L’air me manquait presque, la chaleur devait vite s’estomper. Je devais reprendre le contrôle mais cette rage était gigantesque putain ! Ma poitrine se gonfle presque au point d’exploser et pourtant j’ai l’impression que mes inspirations sont courtes et rapides… Ce contraste me fout la gerbe putain… Je sors de la cabane pour me rapprocher du robinet que j’ouvre dans la hâte et enfin me passer un coup d’eau sur le visage et boire. Ça suffit pas… faut qu’on s’barre sinon ça va dégénérer… Et j’peux pas transplaner dans cet état. Beaucoup trop dangereux… Je vérifie mes poches et me souviens que c’est Gretel qui a ma veste et donc… merde, ma baguette.

J’ai fini par m’éclipser des chiottes en pleine hâte, bousculant la serveuse de toute à l’heure. Je manque presque de tomber au sol, mais je me suis rattrapé de justesse. Et pourtant ce n’est pas moi qui ai ouvert ma gueule à ce moment, c’est elle. « Non mais vous le faites exprès tous les deux ?! Vous allez vous calmer ou j’appelle le responsable ! » Je me redresse alors, je lui fais face parce que je sais très bien que Gretel est derrière cette porte. Je ne suis plus d’humeur à attendre, à être bienveillant. « Mais ferme ta gueule toi ! J’vais chercher ma sœur et on s’casse ! » J’ai signé mon arrêt de mort… Je passe à côté d’elle, au plus vite pour pouvoir entrer dans les toilettes des femmes. Putain ça pue la mort… J’l’aurai parié, ce putain de whisky de merde. Je la vois près du lavabo. Mon expression à changer et pourtant… il y a quelques minutes, je paraissais bien plus en forme… Tout, TOUT est prétexte à ce que mon esprit soit détraqué putain ! Je l’ai alors entrainé à l’extérieur des toilettes et du Starbuck sans lui donner d’explications dans l’immédiat.

« On s’casse. »

Ai-je dis sèchement, ma main plongeant dans la veste que ma petite sœur portait, je pris la baguette sans pour autant l’exposer au monde entier. La gardant bien caché, je l’agite discrètement alors que nous étions sur le bord du trottoir. Il n’allait pas tarder, il répond toujours à l’appel des sorciers sur les trottoirs et qui agitent leur baguette. Ce putain de Magicobus de merde… Je laisse la baguette dans la poche intérieure de la veste et la veste sur Gretel. Il pleuvait un peu moins mais tout ce que je voulais c’était partir loin d’ici… Pourquoi, pourquoi il faut que ces putains de crises surviennent ! J’en ai les mains qui tremblent, les mains aussi… Le regard qui fixe juste devant moi, sans rien viser en particulier pour enfin guetter notre transport en commun invisible aux yeux des moldus.

« C’était une mauvaise idée de croire que mon esprit ne m’jouerait pas des tours, alors on rentres… »

Tout ce qui m’est revenu en une rafale. La torture de Gretel, mon impuissance face à l’ennemi, ma souffrance dans les cachots, la marque sur ma main, les ressentis qui accompagnent tout ça, y compris la perte de quelques connaissances, amis… Je ne voulais pas que tout se complique, mais j’ai l’impression d’être condamné à tourmenter ma petite sœur… Si elle tentait de me bousculer, ça allait forcément dégénérer, je tente de contrôler, d’opprimer ce qui s’est déjà échappé de moi…



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Ven 10 Aoû - 5:50


Family Issues



19 heures trente.

Je lève la tête.
Je m'observe dans le miroir, blême, de l'eau coulant encore sur mon visage. Qu'est-ce que je fous?
On se fait du mal. Tant moi que Hansel. Parce que c'est notre seul moyen d'avancer. Parce que c'est notre appel au secours, avant que l'un de nous se brise. Moi qui ai besoin de lui, et lui, qui a besoin d'être loin de moi.
Nous sommes incapables de passer à autre chose. Je m'en rend compte. On est encore trois pas derrière notre vie d'avant. Comment faire semblant? Nos vies sont à peine normales. C'est la surface, qui paraît lisse. En dessous, c'est le chaos. Est-ce qu'on peut continuer comme ça? Est-ce qu'il y a un remède à tout ce qui nous a fait abîmés à ce point?

Je secoue la tête, pour essayer de me reprendre.
Non. J'ai besoin d'aller mieux, et qu'Hansel aille mieux. J'ignore pourquoi et à quel point sa reconstruction est liée à la mienne. Mais j'ai besoin de tout tenter. Le bousculer, le pousser à bout pour le faire parler. Parce que tout ce qu'il s'empêche de dire, c'est ce que moi je perds. Ce que je ne ressens plus. Je me mords la lèvre.
Jusqu'où va-t-on aller?
Je me connais. Je sais mettre des barrières. Mais pas de limites. La fille noyée et torturée dans les cachots, je l'ai repoussée si loin, dans un coin de mon esprit, pour qu'elle se taise. J'ai déjà décidé que je ne pleurais pas, et je ne le ferais pas. Je fais comme si j'allais bien. Derrière mon regard, personne ne doit deviner à quel point ça fait mal. Je ne veux pas qu'on m'aide. Mais je ne peux pas tout contenir.
Je ne peux pas le faire sans Hansel.

Parce que je mens.
J'ai besoin d'air, de tout faire sortir. Tout ce que je retiens, tout ce que j'ignore, ça reste là. Dans ce coin. Et comme Hansel se retient de partir en vrille, je bâillonne cette fille qui a besoin d'aide pour aller mieux pour ne pas tomber en lambeaux. C'est comme si j'attendais pour exposer toutes mes plaies, en doutant à chaque fois. Ce que je fais pour attirer l'attention d'Hansel? Ce sont des cris. Mes appels au secours. Si j'en ris, c'est pour ne pas en pleurer.
Quand est-ce que j'ai changé à ce point? J'ai toujours gardé cette façade, cette image de Gretel, la peste, indépendante, arrogante, forte. Mais je ne me mettais pas en danger. Je n'avais pas besoin de provoquer ça.


- Mais ferme ta gueule toi ! J’vais chercher ma sœur et on s’casse !

Quoi?
Je relève la tête, à peine le temps de voir Hansel débarquer dans les toilettes des filles. Dans le miroir, mon regard croise le sien le temps d'une seconde, et je comprends aussitôt, à son expression, que ça ne va pas.

Ça ne va pas du tout.
J'ai déjà vu ce Hansel -là. Le souffle court, le regard fou, et un air de panique et de colère mal maîtrisées. Je connais ce regard, et ce que ça veut dire.
Mais je n'ai pas le temps de placer un mot que je suis baladée comme une poupée de chiffon à travers le Starbucks.

- On s'casse, lâche-t-il.

Je le regarde saisir sa baguette d'un mouvement, et s'en servir avec un calme qu'il n'a pas.

- C’était une mauvaise idée de croire que mon esprit ne m’jouerait pas des tours, alors on rentre…

Sa voix tremble. Ses mains tremblent. Je ne fais que ça, l'observer, le détailler pour qu'aucun de ses symptômes ne m'échappe. C'est Hansel, Hansel qui ne va pas bien.
Tout le reste passe aussitôt au second plan.

- Hans...

Mais je ne finis pas que le Magicobus arrive, sur les chapeaux de roues comme d'habitude.
D'un geste, je pousse mon frère pour qu'il monte dedans, et l'entraîne avec moi au fond du bus pour l'asseoir sur un lit.

- Où est-ce que vous...

- Peu importe, roulez ! Ordonnai-je au chauffeur

Pour l'instant, notre destination est bien le dernier de mes soucis.
Je fais asseoir Hansel sur le lit en le tenant par les épaules, et je me baisse un peu pour être à sa hauteur, et observer son état. C'est pas bon. Il tremble, et son regard est ailleurs. Je n'ai même pas l'impression qu'il arrive à fixer un point précis.
Je l'ai déjà vu dans de tels états, mais jamais quand j'étais seule avec lui. D'habitude, il y a toujours papa, ou un de ses amis pour intervenir. Je ne sais même pas comment faire!

Soudain, le bus se met en mouvement sans prévenir, et je manque de tomber sur Hansel.
Je titube et me rattrape à son épaule, en retenant un juron derrière mes dents. J'avais oublié à quel point ce foutu engin pouvait être cahotique...

J'essaye de retrouver mon équilibre pour me reconcentrer sur Hansel.
Mon frère est toujours dans le même état, et je sais que je dois absolument l'aider, d'une manière ou d'une autre, si je ne veux pas que ça empire. Je vois ses mains trembler, serrées en poings, et je sens qu'il m'échappe. Son regard est tourné vers ailleurs, quelque part dans notre passé. Il regarde un endroit qui m'est inaccessible, un souvenir qu'il revit seul.
Je tente de me souvenir de comment papa l'aide à calmer ces... crises, mais là, rien ne me vient, la panique me bloque. Voir mon frère dans cet état me paralyse.

Bon sang, Valeska, reprends-toi.
Je sais que ça peut être vraiment dangereux, médicalement parlant, pour Hansel s'il reste dans cet état ou que ça empire. Je souffle un grand coup, et je réfléchis, vite.
Je sais comment marche son hypermnésie. Il revit les souvenirs comme s'il y était. Il revit absolument tout. Les sensations, les visions, les sons, les odeurs, les paroles. Et je n'ai pas besoin de réfléchir très longtemps pour deviner quelle scène il revit. Lui, au sol, tandis que je suis torturée à côté de lui.
Même moi, je n'ai pas beaucoup d'effort à faire pour m'en souvenir. Ce n'est pas le genre de chose qui s'oublie facilement. Pourtant, j'ai essayé.
Mais cette fois, il faut que je m'en souvienne. Parce que j'ai besoin de comprendre ce qu'il subit pour l'en sortir.

Je réfléchis.
A ce moment-là, je n'avais qu'une brève vision de ce qui se passait pour Hansel. J'ai tenté de résister, et lui de me défendre. Ils l'ont aussitôt maté au sol. Parce qu'il était un septième année, fort et doué. Il faisait partie des vraies menaces. Et moi, j'étais sa petite soeur.
J'essaye de respirer à fond pour oublier le souvenir de ma torture. Il faut que je me souvienne, que je pense du point de vue d'Hansel. Il était au sol. Je me souviens de l'avoir vu, blessé et à moitié sonné, au sol, le visage tourné vers moi. Il m'a vue subir ça. Le sortilège de douleur, puis de l'eau. Il m'a vue étouffer, noyée. Je ne hurlais pas. Je n'appelais pas à l'aide, ni son nom. je ne pouvais pas.

Maintenant, je peux.
Il faut que j'essaye ça. Je tente de me positionner face à lui, et doucement, j'attrape sa main qui tremble encore, serrée sur son genou. Je passe ma paume dessus, et je force le passage de mes doigts comme je peux pour lui serrer la main.
De l'autre, j'attrape son visage. Je pose ma paume sur sa joue, assez haut pour que mon pouce caresse sa tempe, et les bouts de mes doigts aggripent sa nuque. Et je le tire à moi, pour que nos deux fronts se touchent. Nos visages sont tous proches, dans une intimité qui me lie soudain à lui comme si le reste n'existait pas, que nous étions seuls.
Cela fait des mois et des mois que nous n'avons pas eu un tel contact physique, mais je sais très bien que ça ne suffira pas. Il faut que je lui rappelle que je suis là, et qu'il est là, avec moi. Pas dans un souvenir traumatique mais bien là, dans ce présent.

- Hansel, je murmure. Hansel, calme-toi. Regarde-moi. Hansel, je suis là, je vais bien. Tout va bien, grand frère.

Je serre ma main dans la sienne, et j'essaie de garder mon calme. Ce calme qu'il faut que je lui transmette. Je sais que c'est dur. Je ne voulais pas ça, et c'est entièrement de ma faute. Mais peu m'importe pour l'instant, tant qu'il se calme. Je sais que je peux encaisser les coups s'il devient violent. Ca ne me fait pas peur. Je sais parfaitement que c'est possible, mais à ce moment, je m'en fous. Je me concentre seulement sur lui, le calmer, serrer sa main, et qu'il se calme enfin.

- Je suis désolée, Hansel, désolée...

J'ai conscience de l'avoir poussé à bout. C'était volontaire, et égoïste.
Au fond, c'est uniquement pour moi-même que je l'ai fait. Parce que je sentais que sans ça, c'est moi qui aurait craqué.



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Sam 11 Aoû - 2:18



family issues

hansel ϟ gretel .

Ma conscience me demandait de modérer ma respiration mais je n’y arrivais pas, il y avait quelque chose d’impossible. Peu importe où je posais mon regard je ne faisais que revivre ces scènes, je ne faisais que ressentir au profond de mon être le goût de la défaite. La défaite la plus cuisante que j’ai vécu. L’impact sur le carrelage de la Grande Salle, la sensation d’impuissance qui pétrifie le moindre de mes muscles. La sensation de ne plus rien pouvoir accomplir d’autre que de regarder, la regarder. Si la douleur qu’elle a subie est grande, elle s’est facilement transvasé dans ma tête, j’ai pu me faire une mince idée très désagréable de la situation… J’ai rien pu faire et je ne pourrais rien faire pour me rattraper ! Pourquoi il a fallu que je m’interpose ?! Pourquoi je les ai pas laissé juste prendre sa baguette ?! Les choses auraient pu être moins douloureuse… Mais quel genre de frère laisserait sa sœur se faire agresser … ? Pourquoi j’regretterai mon geste ?!

Qu’est-ce qui va pas dans ta tête espèce d’abruti de merde ?! Comment je peux espérer une situation stable si on en est là ? Qu’est-ce que je peux accomplir à part la fuite avec une perfection sans pareil ? Tout ceux qui m’entourent, je les jalouse, putain je les jalouse ! Ils sont là, tous bien habillés tout propre, tout souriant à vivre leur petite vie de merde sans se soucier de ce qui les entoure. Le cercle vicieux du métro boulot dodo est plus que prononcé putain ! Une foutue hypocrisie de masse qui m’emmerde ! J’peux pas les blairer, j’peux pas saquer d’être condamné à vivre en boucle ces merdes ! J’peux juste pas, je peux pas. J’ai pas envie de ça, je préfère renier ma maladie et tous les avantages que cela a pu m’apporter plutôt que de devoir subir les points négatifs. C’est pas une vie ça, c’est pas une putain de vie ! Je vis à cent à l’heure, je n’ai pas le temps de prendre le temps de respirer que le Magicobus est présent. Je ne me sens pas bien, je n’ai même pas la force de parler je ne peux juste pas !

J’ai envie d’imploser, d’exploser, les deux ! Je veux frapper tout ce qui m’entoure mais je refoule cette merde. Peu importe où mon regard se pose je ne fais qu’envenimer la situation, si je les ferme je ne fais que visualiser en haute définition cette scène de torture. Je me souviens du coup de de poing dans le diaphragme qui m’a coupé le souffle, c’est ce qui m’empêche de respirer normalement. Les yeux brillants, je ne me suis même pas sentis monter dans le bus, mes oreilles sifflaient et mes poings étaient fermés. J’avais chaud, ironique vu le temps qu’il faisait. Réalisant que j’étais assis sur le lit, j’eus un large mouvement de recul suite au démarrage hâtif du véhicule. Je tente malgré tout de me rattraper à ce moment pour enfin me redresser. Je tente de ne pas faire attention à la vitesse du Magicobus, mais je n’arrive pas à voir autrement les faits… Ils sont là, sous mes yeux, sous l’incarnation d’une seule et unique personne.

Je veux la repousser mais je ne sais même pas si j’en aurai la force, je ne sais pas si je peux tout simplement la toucher, j’ai la trouille, j’suis mort de peur putain à l’idée de savoir ce que je vais ressentir quand je vais poser les mains sur elle ! Je ne peux pas le faire, je préfère me défiler et me contenter de regarder autour… C’est elle, c’est elle qui opère l’initiative. Je déglutis sèchement, mon rythme cardiaque semble presque s’arrêter, brusquement. Ma crise ne s’estompe pas, mes tremblements demeure mais j’ai comme la sensation que mon corps ne bat plus, je ne l’entend plus… mais il bouge encore, je le sais. Cette horrible sensation… je peine pourtant à l’entendre, mes oreilles ne font qu’entendre ses cris de souffrance. Rien ne veut s’arranger, et même si je la regarde je ne vois que ça. Les yeux brillent, mais je ne pleure pas, j’entrouvre mes lèvres mais je ne parle pas, je ne crie pas, mes oreilles sont déployées mais je n’entend pas… je tremble mais je ne bouge pas de moi-même. Je sens sa main dans la mienne mais je n’arrive pas à la serrer.

Et la seule chose que j’arrive à entendre finalement, sont ses excuses… Mes sourcils se froncent et je me relève aussitôt, ma main quitte la sienne. Je me prend le visage entre les mains, et un virage me force à me rasseoir sur le lit. À ce moment précis, je crie. Le bruit du moteur, la vitesse, tout est tel que si Gretel est la seule à entendre mon cri, le chauffeur n’entend rien, il se contente de conduire… « Pourquoi on en arrive là ?! Pourquoi j’peux juste pas me contenter d’être comme tout le monde ?! » À partir de là, j’enlève les mains de mon visage et je puise dans mes retranchements les plus obscurs la force de la regarder… je ne suis maitre de rien, mais il faut qu’elle sache, par-dessous le fait que je l’aime il y a tant de blessures qui n’ont jamais pris le temps de cicatriser… et je ne sais pas moi-même si c’est possible.

« Tout le monde me dit que ça va aller, mais ça n’ira jamais ! J’sais pas pourquoi on fait semblant que tout va bien bordel de merde ! C’est quoi l’problème ?! Tout le monde à Poudlard fait cette putain d’autruche ! On a des amis, des camarades qui ont perdu la vie… LA VIE ! Personne ne s’inquiète, tout le monde vie dans leur putain de monde de niaiserie… alors dis moi, dis moi comment j’pourrais aller mieux ?! »

Je n’ai pas la science infuse, mais cette hypocrisie du nouvel âge me déconcertait, tout le monde vivait normalement à l’école alors qu’on a été pris pour cible pour la énième fois… QUI S’INQUIÈTE DE TOUT ÇA ?! Londubat ? Les élèves ?! Tous des tocards ma parole ! Rien ne va, ça n’a jamais été, cette école est une ruche à emmerde, et la reine de la ruche c’est l’histoire de Poudlard. Cette merde d’école est encore maudite depuis le jour où ils ont vaincu ce Voldemort de mes couilles ! Trouvez ce Blackman, butez le une bonne fois pour toute merde ! Si l’urgence de trouver un remède contre ma maladie était de taille, celle de régler les problèmes de l’école était encore plus titanesque… Ma voix s’affaiblit mais je me sens sous l’emprise d’une colère monstre… La tête baissée, les coudes sur les genoux pendant que mes mains cachent mon visage…

« On est condamnés à vivre ces souvenirs, et faire semblant que tout va bien… Je ne supporte plus ça, c’est pour ça que ça ne va plus entre nous… Tant qu’on sera pas en sécurité, les choses se compliqueront… toujours… » J’veux pas de cette vie, j’en ai jamais voulu même.



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mer 15 Aoû - 22:31

RP Gretel


Family Issues



19 heures quarante-cinq.

J’ai le cœur en miettes.
Voir Hansel dans cet état fait vraiment mal. Mes faibles excuses tombent comme des gouttes d’eau dans un lac. Elles ne le troublent qu’un infime instant avant de s’évanouir. J’ai beau serrer sa main, je sens qu’il n’est pas avec moi. J’essaye, je m’accroche comme je peux à lui.
J’ai besoin qu’il se raccroche à moi. Parce que c’est moi qui le tire, désespérément, qui essaye de le ramener à moi. C’est toujours pour moi, et j’en ai conscience. Parce que je vois l’écho de ma propre douleur dans les yeux d’Hansel, et que je ne le supporte pas. Je ne veux pas qu’on me rappelle. Je ne veux pas qu’on m’aide. Aidez-le, lui.

Mon frère a le regard embué, couvert par la panique. Je ressens le moindre de ses tremblements comme si c’était le mien. Ça ne diminue pas, ça ne s’arrête pas. Chacun de mes mots ricoche sur lui, et aucun ne l’atteint. Ma propre voix résonne à mes oreilles, malgré le vacarme du véhicule. Comme pour me rappeler qu’au fond, il n’y a personne qui m’entend. Ni Hansel, ni personne.
Et je m’interdis de dire la vérité. Parce que je crois fermement que s’il croit que je vais bien. il croira à sa propre guérison. Je me sais forte. Je peux tenir, pour Hansel. Resserrer les cicatrices autour de mes plaies, et ignorer la douleur. Tenir debout, et lui faire face pour lui rappeler que j’ai survécu. Qu’on s’en est sortis, tous les deux, peu importe combien de temps ça a pris. Peu importe dans quel état.

Son cri me fait tressauter.
Je ne m’y attendais pas, ni à ça ni au flot de paroles qui suit. La colère transpire dans chacune de ses phrases. Ces questions me transpercent l’une après l’autre, tandis que je ne peux répondre, sonnée. Un instant, j’ai l’impression que sa fureur va fissurer ma carapace. Je sens les pierres qu’il lance à l’aveugle, sans penser que je suis la première à être touchée.
Il me repousse, et mes mains retombent mollement. Je ne m’en préoccupe même pas. Les cris de mon frère me secouent. Et pire que tout, son regard. Son regard qui appelle au secours, désespérément, alors que je dois retenir tout ce qui monte en moi. Ses yeux, rivés dans les miens, qui me clouent là, hébétée, face à lui.

Et il lâche tout.
Sa frustration, sa colère, sa rancœur, une énorme boule de rage qui explose d’un coup. J’ai enfin ouvert les vannes. Hansel lâche tout, pour la première fois depuis que j’attends qu’il le fasse. Sans plus aucune retenue, il déverse tout ce qu’il gardait sur le cœur depuis si longtemps, devant moi.

- … Alors dis moi, dis moi comment j’pourrais aller mieux ?!

Je n’en sais rien.
Mon égoïsme me gifle soudain. C’est comme si je brisais enfin le miroir de mensonges que j’avais entretenu tout ce temps. Parce que, quelque part, je pensais toujours qu’Hansel irait mieux. J’entretenais l’illusion idiote qu’il surmonterait tout ça rapidement, et qu’il deviendrait plus fort. Une illusion d’une petite sœur qui surestime son grand frère. C’était exactement ça, au fond. Depuis toujours, je place Hansel sur ce piédestal, en oubliant le reste. En oubliant qu’avant tout, c’est un homme. Juste un garçon. Une autre victime de Blackman. Avec ses blessures, son traumatisme.
Qu’il n’est pas ce grand frère invincible que je voulais voir.
Je sens mon cœur qui tombe bas, très bas. Je perds mon repère, et sensiblement, une barrière s’érige soudain entre lui et moi. Cette fois, ce n’est pas la sienne, mais la mienne. Je sais exactement pourquoi elle est là. Pourquoi elle sera là, dorénavant.

- On est condamnés à vivre ces souvenirs, et faire semblant que tout va bien… Je ne supporte plus ça, c’est pour ça que ça ne va plus entre nous… Tant qu’on sera pas en sécurité, les choses se compliqueront… toujours…

Je l’écoute parler, alors que je ne vois plus son visage. Mais malgré le Magicobus et son tintamarre, sa voix me parvient parfaitement. Je n’en rate pas une miette, même si je le voulais.
J’ai la nausée, et une boule de chagrin qui monte dans ma gorge. Je suis au bord des larmes. Parce que je perds mon seul repère, alors qu’il s’effondre sur ce lit. Hansel ne me regarde pas, il n’a pas conscience que quelque chose se brise en moi. J’ai l’impression que je vais m’écrouler.
Lentement, je prends la mesure de ce qui se passe. Je dois ravaler les larmes qui montent en silence, et trouver quoi faire, quoi dire. Ma priorité est toujours Hansel. Son état de panique est le plus préoccupant. Ses tremblements sont toujours aussi intenses, et ses poings sont fermés.

En ravalant mes pleurs qui montent, je cherche les mots.
Est-ce que je suis triste ? Ça n’a pas la moindre espèce d’importance pour l’instant. J’ai besoin de réveiller Hansel, de le ramener à la réalité. Manifestement, il me repoussera systématiquement si j’essaye d’y aller doucement. De toute façon, je sens que je vais craquer si j’en dis plus maintenant.

- Et alors ? Je lâche

Je m’éloigne de lui à reculons, et me laisse tomber assise sur un lit. Cette fois, c’est moi qui n’ai pas la force de le regarder. Alors je tourne la tête ailleurs, pour qu’il ne puisse pas voir l’expression qui s’attarde sur mon visage.

- Tu voudrais quoi ? Qu’on se roule tous en boule et qu’on pleure ? Tu crois être le seul à vivre en te souvenant de ce qu’il s’est passé ? Tu crois qu’on peut oublier, parce qu’on n’est pas comme toi ?

Ma voix est plus dure que je ne l’espérais. Ça fait mal, mais ma décision est prise. Je sais où je veux mener cette discussion. Tant pis pour moi. Hansel l’avait dit, de toutes façons.
On ne se réconciliera pas aujourd’hui.

- Tu vas te morfondre encore longtemps, c’est ça ? Quand est-ce qu’on pourra avancer ? C’est vrai, on en a chié. Et il y a eu des blessés, des morts. Y a eu des tas de gens qui ont souffert plus que nous. Et le problème ce n’est pas Poudlard.

Je serre les poings pour me retenir de le regarder.
Je voudrais me tourner vers lui, voir où en est sa crise. Mais je suis moi-même en train de lutter de toutes mes forces. Je sens la pointe de mes doigts se raidir, alors je respire à fond. Tiens bon Gretel, ne lâche surtout pas maintenant. Y a assez d’Hansel à gérer déjà.

- Quand est-ce qu’on va passer à autre chose, hein ? J’en ai assez. T’es peut-être encore là-bas, Hansel, mais moi je ne veux qu’en sortir. Tu es en colère ? Moi aussi !

Je me lève brutalement, et le prenant par les épaules, je le repousse pour qu’il me regarde. Cette fois, ce ne sont plus mes pleurs mais mes nerfs qui prennent le dessus. Comme tout à l’heure, je suis juste furieuse. Ce n’est pas la faute de l’alcool, cette fois. J’en ai juste marre de cette situation pourrie. Je ne sais plus quoi faire.

- Tu veux t’énerver, alors énerves toi ! C’est qui, qui joue l’autruche, Hansel ? Tu crois que si tu ne me parle pas, tu auras moins de problèmes ? …Tu es le premier à fuir quand c’est possible...

Soudain, la fatigue prend le dessus, plombant ma colère automatiquement. Mes derniers mots sont sortis faiblement. Je me recule en titubant, dépossédée de toute cette animosité.
Je reviens assise sur le lit, et entoure mes genoux de mes bras. Je tourne la tête dans l’autre direction. Qu’il fasse sa crise s’il le veut. Qu’il ne me parle plus s’il le veut. Cette fois, j’ai bien compris. Hansel ne m’aidera pas. Je ne peux pas plus l’aider pour ses crises que lui pour le reste.


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mar 21 Aoû - 1:38



family issues

hansel ϟ gretel .

Les choses ne sont pas telles qu’elles auraient dû l’être. Les choses ne se sont jamais déroulées comme elles le devraient. C’est ça la vie je pense, l’éternelle succession des désillusions qui nous rappelle que la réalité est bien plus stricte qu’une stupide utopie. J’ai une force cachée, une vague déferlante qui ne demande qu’à s’abattre mais elle ne fait que prendre de l’ampleur. Et plus elle grossit, plus je met mon entourage dans une situation très délicate. Je n’ai jamais voulu infliger ça à qui que ce soit, si l’idée de vouloir être normal me transperçait de part en part… celle d’avoir la fore mentale des autres élèves était de taille. J’aimerai faire en sorte de tourner la page, d’ignorer les problèmes de ces années et de continuer mon train train. Mais ça n’est pas possible. Non. Je suis forcé de me confronter aux objectifs vraiment vaseux de la vie, devoir me détourner de ma propre sœur parce que la simple idée d’avoir une conversation avec m’effraie. Quel genre de personne pourrait s’autoriser ça ? Moi ? La preuve en est, j’ai merdé comme il le faut. Et je ne sais pas combien de temps cela prendra, je ne sais pas si cela est réalisable…

Mais aujourd’hui je suis à nouveau désarmé. Et si mon esprit envisageait toutes sortes d’issues… Quand Gretel répondit d’un simple et alors mon inconscient vola en éclats. C’est comme si mes tremblements avaient cessé d’un coup, que ma sphère de torturé avait volé en éclat. Ce réalisme, cette prise de position inhabituelle chez elle eut le don de me glacer sur place. Et pourtant, mon visage exprimait clairement quelque chose lié à l’incompréhension. Un sourcil arqué, le visage toujours aussi dur… Elle s’éloigne à ce moment là. Je n’ai pas l’envie d’aller vers elle, je suis comme cloué sur place et je n’ose respirer. Il me fallait limite une permission. Mon corps s’est alors habitué aux secousses du Magicobus, je suis loin de me plaindre de la posture inconfortable que m’offre ce véhicule. Ça y est, je l’ai poussé vers une partie de ses retranchements. Est-ce quelque chose que j’aurai préféré éviter ? Je pense bien. Est-ce que c’est nécessaire à notre relation ? Cela ne risque pas de l’arranger. Mais oui, c’était un passage obligé. Malgré la dureté de ses mots, je me voyais désormais comme un petit enfant chétif qui ne passe son temps qu’à se plaindre dans un coin en position latérale de sécurité.

Je n’ai pas la force de libérer un flot de paroles, je ne sais pas ce que je risque… mais je ressens aussi une profonde colère. Un très léger spasme reprend la course des tremblements, je n’arrive pas à contrôler ces derniers mais je les sens moins désagréables que tout à l’heure. Je souffle alors, un soupire quand elle fait mention de ma condition qui ne semble donc pas justifier mes états… Je déglutis sur le champ, alors qu’elle enchaine et sur le moment… ça a l’effet d’une claque. Qu’est-ce que j’ai fais ? Pourquoi les choses se présentent comme ça ? On n’peut juste pas être nous même ? C’est ce qu’elle devient pourtant, son léger pétage de câble devrait me réjouir mais pourtant ça n’a pas l’effet escompté. Non, les effets sont même à l’inverse de ce que j’espérais. Comment… comment elle fait ? Est-ce la goutte de trop ? Non je sais qu’elle peut être bien plus impulsive que ça, et pourtant au fond de moi, une faille s’est créée, même si je ne cautionne pas la majorité de ses propos. Je garde au moins la force de la regarder même si elle détourne son regard du mien. C’est légitime, mais je devrais parler. Mon silence doit la rendre encore plus furieuse.

Tant mieux, sans doute que les vannes doivent s’ouvrir sans retenues, laisser un torrent au courant herculéen tout emporter sur son passage. Mais je reste sur place, parce que la colère et la culpabilité ont trouvé le moyen e bannir pendant un temps ma force motrice, ma capacité de parler. Je sais Gretel, je sais que t’es en colère, je l’ai toujours vu mais qu’est-ce que j’peux faire moi ?! J’suis là à te regarder exploser… Je ressens encore plus sa colère quand je me retrouve bousculé, je fais quelques pas en arrière à ce moment pour ensuite le regarder. Ayant détourné le regard quelques secondes avant, je me dois de faire face donc à mes responsabilités ? Qu’il en soit ainsi. Mais… fuir… c’est tellement plus simple. Je ne veux pas livrer la moindre bataille perdue d’avance, je veux sauvegarder mon existence, mon bien-être et le peu d’équilibre qu’il me reste. Je finis par me redresser, à la fin de ses paroles je ne sais pas quoi répondre… Je la regarde, je passe à côté d’elle sans prononcer le moindre mot… Seulement le bruit du véhicule qui roule à vive allure.

Alors je m’arrête à côté du conducteur tout en lui donnant notre adresse. Il est temps de rentrer, c’est ce que je me dis. À ce moment précis, il freine brutalement. Je m’écrase contre la vitre comme un boulet, et je peste… Mais je m’empêche d’hausser la voix. Ce putain de transport est connu pour ses revirements au premier degré après tout… Très légèrement sonné, je reprend la direction des places des lits. J’inspire profondément et je m’allonge sur le lit en face de Gretel. Cette fois-ci je la regarde. « Eh ouais, si on se rappelait que c’est la merde partout dans le monde on fermerait plus souvent notre gueule… » Je marque un temps de pause, mes yeux se lèvent vers les étages suivants du bus. « Et ce n’est pas parce que d’autres ont vécu pire qu’on ne peut pas se plaindre. Tu crois que ça m’amuse moi de jouer à ça ? C’est pas un putain de jeu ! C’est la réalité. Tu t’souviens sans doute de tout ce que tu as subis et tu veux tourner la page, moi je n’y arrive pas ! Ok ? » Toujours sur le lit, je me redresse légèrement pour être assis sur ce dernier. Mon regard cette fois-ci transperce le sien.

« Il n’y a que moi qui peut régler mon problème…J’peux que m’en vouloir de t’en faire baver, ouais, j’y pense tous les jours. Et tu veux que j’te dise ? Oui, j’suis pas comme vous. Et ça ne changera pas. Si tu crois que c’est simple… sous prétexte que toi aussi tu te souviens de toute cette merde, fais comme les autres, ne m’attends pas. J’finirai bien par vous rejoindre. »

À la vitesse où nous allons, nous finirons forcément par arriver à la maison assez vite… Mais je n'en peux plus moi aussi de cette situation. Forcément, quand le vécu n'est pas similaire à 100% les ressentis, les appréhensions sont forcément différents. Gretel peut comprendre en partie ce que j'ai vécu tout comme je ne peux pas tout comprendre de sa malheureuse expérience... Mais le temps qui s'écoule, je le mettrai au service du renouveau, mais aujourd'hui... c'est bien trop tôt, beaucoup trop tôt...



on a dark desert highway

I saw a shimmering light
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mer 29 Aoû - 15:46


Family Issues



20 heures.

Mon frère me manque.
Il est là, à peine juste à côté de moi, et il me manque terriblement. Je déglutis pour essayer de faire passer cette boule de regrets dans ma gorge. Il n'y a rien que je ne donnerais pas pour revenir à cette époque, à avant. Est-ce qu'on a le droit d'envier ça, au moins? J'ai l'impression de manquer d'air. Au final, qu'on soit dans les cachots ou dans cette situation, qu'y a-t-il de si différent? Si je me noie, est-ce que je retrouverais au moins la sensation de l'eau avant de perdre mon souffle?
La pluie contre les vitres du bus frappe de plus en plus fort. Je ferme les yeux pour essayer de l'ignorer, mais me parvient surtout la voix de mon frère. Le silence n'a pas duré après mes derniers mots.
Comme un écho. Je sens cette barrière que j'ai érigé entre nous, invisible et impénétrable. Je n'arrive pas à regarder Hansel. Je sens mon armure, aussi fragile que du verre. Si je m'éloigne de lui, est-ce qu'on trouvera enfin une solution? Est-ce qu'il aura enfin de quoi guérir ? J'ai l'impression d'avoir été un boulet qu'il aurait traîné au pied depuis un an sans pouvoir s'en défaire. Et aujourd'hui, je brise ça de mes propres mains.

Le magicobus met un coup de frein brutal, qui me fait légèrement basculer, mais je reviens naturellement à ma position initiale. Je réalise qu'Hansel a dû enfin donner notre adresse au conducteur. Retour à la maison, alors. A la case départ, aussi.
Je sens qu'il s’assoit en face de moi, mais j'essaye d'éviter son regard. Je ne veux pas qu'il puisse deviner le trou béant qui a pris place dans ma poitrine.

Il est en colère, je crois. Je ne suis plus vraiment sûre contre qui ou pour quoi.

- C’est pas un putain de jeu !

...Un jeu?
Est-ce qu'il a vraiment pensé que je pouvais m'amuser de tout ça? Je ne sais plus ce que je veux. A un moment, obtenir son attention était tout ce qui comptait. Certes, mes "bêtises" étaient parfois drôles, ou noires, selon de quel côté on se plaçait. Mais au fond, je n'ai jamais eu l'intention de m'amuser.
J'avais juste besoin de me faire remarquer. De prouver que j'existais, que j'étais là. Que j'avais survécu à ces stupides cachots. Besoin d'entretenir l'illusion fragile que l'ancienne Gretel était la même que celle d'aujourd'hui.


- Ok ?

Je me fais violence pour lever les yeux vers lui.
Je ne sais pas ce qu'il peut voir dans mon regard. Tout ce que je peux faire, c'est ne rien exprimer. Le plus neutre possible, faire le vide. J'ai l'impression d'avoir épuisé toutes mes émotions. J'ai ma tristesse, roulée en boule quelque part, épuisée pour ce soir. Ma colère a vidé son sac et s'est tirée une fois son affaire faite. Je suis seule avec mon amertume, qui ne me lâchera plus, et ma fatigue. Ce qu'on n'imagine pas, c'est à quel point le malheur peut être invisible.

- Il n’y a que moi qui peut régler mon problème…J’peux que m’en vouloir de t’en faire baver, ouais, j’y pense tous les jours. Et tu veux que j’te dise ? Oui, j’suis pas comme vous. Et ça ne changera pas. Si tu crois que c’est simple… sous prétexte que toi aussi tu te souviens de toute cette merde, fais comme les autres, ne m’attends pas. J’finirai bien par vous rejoindre.

Oh, si tu savais, Hansel...
Je suis coupée en deux. J'ai envie de lâcher prise, pleurer ces foutues larmes que je retiens et te demander de m'aider. Dire que non, je ne vais pas bien, et que si je m'en souviens, c'est parce que je revis tout ça chaque fois que je ferme les yeux. Pleurer comme la gamine que j'ai été autrefois, et dire que j'ai encore besoin de mon grand-frère, comme j'ai toujours eu besoin de lui. Que je voudrais que tu sois là quand je n'arrive pas à dormir, que tu me rassures comme tu le faisais autrefois. Te dire que je ne me souviens plus des sensations des câlins qu'on se faisait autrefois, quand j'étais triste, et que ça me manque. Te dire que tu n'as personne à rattraper, que je suis aussi abîmée que toi.

Mais je ne le ferais pas.
Parce que mon autre moitié, la Gretel qui domine, c'est celle qui bâtit des façades chaque jour. Des façades pour faire croire que ça va. Celles que j'érige depuis toute petite. Quand je faisais semblant de me ficher de ne pas avoir d'amis. Quand je prétendais qu'être insultée ne m'atteignait pas. La peste qui se remet toute seule de ses peines de cœur, et qui se fiche d'être détestée.
J'ai grandi en me racontant des mensonges, et en me raccrochant à des certitudes. Mais celle à laquelle je me raccrochais le plus, c'était la certitude que Hansel serait toujours là pour moi. Parce qu'au fond, je savais que tant que mon frère était là, je pouvais supporter tout le reste.
Mais en l'espace de quelques mois, cette certitude a volé en éclats sous mes pieds. Et je dois désormais vivre avec ça, en plus du reste.

Je sais à quel point je peux être égoïste. Pas cette fois.
Après cette soirée, avec Hansel, j'ai désormais deux certitudes : il sera mieux sans moi, et moi, je dois me débrouiller seule. J'essaye de me dire que ça ira. J'ai encore Tasha, Brooklyn, les filles... Je me dis que le père de Tasha pourra m'aider. Il faut que je m'en sorte seule, cette fois. Peu importe le temps que ça prendra.
Je cherche quoi répondre à mon frère, mais rien ne me vient. Est-ce que je dois vraiment répondre?
Que-ce que je peux répondre, d'ailleurs? Est-ce que je dois l'ignorer, ou le mettre en colère, pour couper les ponts?
Finalement, ma réponse devient un silence. Je détourne le regard, et un nouveau freinage brutal du magicobus nous annonce que nous sommes enfin arrivés. Je quitte aussitôt le lit pour me diriger la première vers la sortie.
Le type démarre un discours d'arrivé répété cent fois, mais je le coupe.

- La ferme.

Voilà, la peste est de retour.
Ce n'est pas une étrangère. C'est un rôle que je connais par cœur, et que je garderais tant qu'il pourra me servir de défense.
J'avance à grands pas vers la maison, en ignorant complètement Hansel, et je passe la porte d'entrée. Papa nous attendait dans le salon.

- Gretel! Bon sang, où étiez-vous! Tu n'es pas en état de... Mais... Tu sens l'alcool?!

Je me débarrasse de la veste d'Hansel et la jette parterre en ignorant papa.
Le chat arrive à ce moment, en se dandinant sur ses pattes, pour nous saluer. Il caresse ma jambe, mais je l'ignore pour monter les marches quatre à quatre.

- Gretel, reviens ici de suite! Je veux savoir ce que...

- Fous-moi la paix! Je vocifère depuis l'étage

La seconde suivante, je claque violemment la porte de ma chambre, et je m'effondre à genoux contre elle. J'ai envie de pleurer, mais rien ne vient. Je me sens épuisée. Je verrouille la porte de ma chambre juste à temps. Papa tambourine à la porte.

- Gretel? C'est papa, ouvre! Qu'est-ce qui s'est passé?

Mais j'ignore ses questions. Je reste assise parterre, la tête dans les mains. Au bout d'un moment, je l'entends redescendre d'un pas rapide au salon. J'entends des voix du rez-de-chaussée. Je suppose qu'il est parti interroger mon frère.
Mon lit est en face de moi, mais je n'aurais pas la force de m'y traîner. J'ignore comment, je finis par m'endormir exactement là où je suis.


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mer 29 Aoû - 19:53



family issues

hansel ϟ gretel .

J’en ai marre. Tout ce que je veux, c’est que ces conneries cesse. Tout ce que je veux, c’est claquer des doigts et devenir celui qu’elle a toujours voulu que je sois. Pourquoi ce phénomène de mémoire inaltérable me touchait ? C’est un putain de cas rare qui a été un fardeau plus qu’une porte de sortie. Je ne savais même plus quoi dire à force. Je n’avais plus rien à lui dire pour ce soir, je ne sais pas si j’aurai la force de lui dire quoi que ce soit demain ni même durant la rentrée de Poudlard et au cours de l’année. J’en sais foutrement rien. Elle compte encore s’attirer des problèmes pour que je vienne à elle ? Je ne pense pas. Pas cette fois. Je le vois bien. Je le ressens assez bien, ce mépris qu’elle fait émaner. À l’égard de qui ? De moi pour ne pas avoir fait les efforts adéquats ou d’elle pour se punir de ne pas avoir réussi à m’avoir redressé… ? Je sais pas, je n’ai même pas envie de me poser cette question plus longtemps. Je vais juste m’accommoder à ce que je sais faire de mieux : fuir.

C’est une belle perspective pour avoir l’esprit tranquille temporairement. Mais si j’avais eu l’intelligence de ne pas ployer, d’en parler dés le début, de choisir d’être soutenu… on en serait pas là aujourd’hui. On ne serait pas chacun sur un lit du Magicobus, moi ayant la peau qui réagit à l’humidité et Gretel qui s’est mise une méchante cuite. Il n’y aurait pas ce silence pesant maintenant que j’ai terminé de parler, il n’y aurait pas cette lourde atmosphère qui me brise le dos et le moral. Il n’y aurait que des rires, le simple fait de la prendre dans mes bras, de raconter des blagues. Putain oui, de rire ! Juste de rire à en avoir la mâchoire endoloris, à en avoir les larmes qui coulent le long des joues. J’en demandais certainement trop, mais ces choses ont vite été larguées au fond de l’océan quand j’ai estimé que l’individualisme me seyait bien. Aujourd’hui je m’en mord les doigts, je ne vois plus l’utilité d’agir ainsi mais j’ai la fâcheuse tendance à ne pas arranger grand chose les problèmes qui s’imposent à moi.

Non j’ai même la réputation de les aggraver. Aha, manquerait plus qu’on me confie le rôle de préfet à la rentrée et ce serait vraiment un monde ironique. On arrive. Je vois la maison et le frein brutal du Magicobus me rappelle que j’ai eu ma dose de sensations fortes pour ce soir. C’est Gretel qui part en premier. À un moment donné j’aurai pu lui saisir la main, et l’empêcher de partir mais non. Je la laisse remballer le chauffeur, et je passe à mon tour. « Excusez la, ça a été une nuit de merde pour tout l’monde… Salut. » Je descend les marches et je la vois marcher vers la maison. Qu’est-ce que je donnerai pas mon rentrer en même temps qu’elle, Gretel sur mes épaules ou sous mon bras en train de tituber à cause d’une soirée bien trop marrante. Mais la réalité est bien plus stricte, et ce que je vois me le rappelle sans cesse.

J’inspire profondément, je sens que papa va nous casser les couilles… elle en premier. Je décide de marcher à mon tour vers la maison, et une fois à l’intérieur j’entend papa à l’étage. Putain ça s’est vite embrouillé… j’aurai espéré qu’on ai le temps de s’expliquer, mais au final rien, je n’en ai pas l’envie. Je l’entend descendre dés que j’ai fermé la porte. Je pousse un bref soupire alors qu’il s’arrête devant moi. Je vois bien qu’il est inquiet, confus, presque autant que moi alors qu’il a gardé son cul à la maison. « Hansel tu vas m’expliquer ce qu’il s’est pa… ?! » Je finis un non de la tête à ce moment précis. Je lui coupais même la parole. « Non papa, pas ce soir s’il te plais. J’ai besoin de me reposer, j’suis claqué… Laisse la juste tranquille, on en a tous assez dans cette maison. » Au moins à Poudlard elle n’aura pas à craindre l’amour débordant de papa et les douces attentions de maman, qui est souvent absente mais personne ne lui en voudra. Elle s’est bien occupée de sa famille et en dirige une autre gigantesque. Je finis par ramasser ma veste que je vois, et je me dirige vers ma chambre. Fermant la porte derrière moi je jette mes affaires au sol, mes chaussures, mon t-shirt, et je plonge sur mon lit.

Quelle soirée de merde.


• • • • • • • • • • • •

Ce matin il fait beau dehors, ceci contrastait énormément avec la journée précédente. J’ai même ouvert la fenêtre quelques minutes pour m’assurer que l’humidité ne sentait pas plus, et non… un air doux et du soleil porté par une brise très agréable. La soirée d’hier me mine encore, mais je ne peux pas m’empêcher d’être d’une très légère bonne humeur grâce au temps. Je me suis levé tôt, encore, pour m’entrainer et me défouler dans ma salle de sport pour enfin aller prendre une douche. Maman était rentrée dans la nuit, et son sommeil léger avait dû l’extirper de la chambre. Après avoir pris ma douche, je suis descendu en bas pour aller me faire un petit déjeuner, tandis qu’un hibou vient déposer le courrier à la fenêtre. Je prends le café dans mon mug Dragon Ball, et j’ouvre à l’animal. Il libère les quelques lettres de son petit bec et s’éclipse. Je dépose les lettres sur la table du salon tandis que Beerus me tourne dans les pattes. Je lui caresse la tête avant de remarquer qu’il y a une lettre pour moi, de l’école. C’est de la part de Londubat, qu’est-ce qu’il me veut ? J’suis renvoyé ? Je bois une gorgée dans mon mug, en lisant le contenu de la lettre et je manque de m’étouffer. Déposant vite la tasse sur la table…

« Putain de merde, j’suis préfet… »


J’ai même déposé la lettre sur la table. Réfléchissant à comment tout cela. Mais une voix m’a sorti de mes pensées. Je sursaute même quand je l’entend. Je tourne la tête vers les escaliers et j’y vois maman. La saluant d’un geste de la main elle réprimande pourtant de sa douce voix : « Je t’ai déjà dis que je n’aime pas quand tu parles comme ça Hansel… » Elle gagne toujours à ce jeu. C’est pas possible. Pourtant je sens que quelque chose est inévitable, et je n’en ai pas envie. Je n’ai pas envie que cela arrive, je ne veux pas en parler. Pour moi le sujet est presque clos mais je la sens arriver. Elle me dépose un baiser de bonjour sur la tempe et s’en va vers la cafetière pour se servir le café que j’ai préparé pour tout le monde. Le pain dans le toaster, tout est prêt pour un déj pour tout le monde.

« Ton père m’a raconté tu sais ? »


Je l’ai bien entendu ça sert à rien d’aller contre elle. Je n’ai jamais voulu être agressif envers mes parents alors je finis par la regarder : « Je m’en serai douté, de toute façon c’est pas plus mal que tu sois au courant. J’vous apprend rien, mais soyez pas trop dur avec elle, ni trop tendre. Elle a dégusté cette fameuse année, et j’crois que ce qui lui ferait du bien c’est un petit déj au lit avec sa mère. Tu peux faire ça ? J’dois répondre au directeur de l’école moi. » Je reprend ma lettre et je mime un baiser de loin à ma mère. Je sais qu’elle le fera ou au moins qu’elle ira la réveiller plus tard pour lui parler. Moi je voulais simplement m’éloigner de la thématique. Je ne préfère pas porter l’attention sur moi, avec ma maladie. Non, Gretel devait au moins avoir le sentiment que ses parents ne sont pas là pour la brider… Moi, j’suis là pour je ne sais quelle raison. Et c’est en refermant la porte de ma chambre que je met en quête d’évacuer les événements de la veille…

Désolé Gretel, j’suis désolé.



on a dark desert highway

I saw a shimmering light
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Family Issues (Valeska Family - Dublin) [Terminé]   Mar 4 Sep - 15:11


Family Issues



6 heures

Je me réveille avec l'intégralité des percussions d'un orchestre à la place du cerveau.
Le mal de crâne d'un autre monde. Bravo Gretel, première gueule de bois. Je me masse machinalement les tempes en me traitant de tous les noms pour cette superbe cuite. Gros soupir, et de quoi réaliser que je dois avoir l'halène d'un phoque. Un phoque imbibé de whisky. Il me faut quelques secondes pour recoller tous les morceaux. Ma pseudo-fugue, le bar, Hansel, des cris, des reproches... La pluie, une barre de chocolat, un passage éclair aux toilettes... Et cette discussion dans le magicobus.
Bordel... Tout me revient comme une claque dans la gueule.
Je me retourne pour crier dans mon oreiller. Qu'est-ce que j'ai foutu!

Je reste une minute le visage dans mon traversin, à regretter la veille.
Comment suis-je arrivée dans mon lit? A bien y regarder, je suis même en tshirt et culotte, et ma porte est déverrouillée. Je ne veux même pas réfléchir à quel tour de magie a pu faire ça. Je soupçonne depuis longtemps mes parents d'avoir un double de la clef de ma chambre.
Il me faut un moment pour me remettre les idées en place. Je suis crevée, de la bonne fatigue nerveuse de celle qui a tout donné la veille. Je jette un coup d’œil à mon réveil. J'ai dormi plus du double de d'habitude.
Impossible de me rendormir maintenant; et je n'ose pas descendre dans le salon. Après ce qu'il s'est passé hier soir, je n'ai aucune envie de me retrouver avec mon frère...
Dehors, il fait grand jour, mais toujours aussi gris souris. Au moins, la météo joue sur les mêmes accords que mon humeur. Finalement, je tends un bras pour attraper mes écouteurs, et lancer un anime. C'est la solution de facilité, mais au moins ça me permet de ne penser à rien pendant les quelques heures que je compte passer au lit. Je me repasse l'arc d'Enies Lobby, mon préféré, mais mes pensées parviennent quand même à dériver vers Hansel.

Qu'est-ce qu'il a pensé d'hier soir?
...Est-ce qu'il y a repensé? Ou est-ce qu'il continue ses journées comme d'habitude?
Je soupire, en essayant de me remémorer précisément les événement de la veille. En vrai, tout est à peu près clair, hormis la sortie du bar. Mais j'ai des souvenirs de mes poings qui s'écrasent sur le torse de mon frère, et mes propres mots criés tournent en boucle.
Je coupe ma vidéo qui tourne pour rien, et regarde mes mains. Je mets une seconde à noter que j'ai un gros bleu juste sous le poignet gauche. Quelle conne... C'est ça d'essayer de s'énerver après un boxeur quand on pèse à peine cinquante kilos.

- Gretel?

Je sursaute.
Je ne m'attendais pas à voir maman débarquer dans ma chambre maintenant. En même temps, il est maintenant presque neuf heures. J'étais forcément réveillée.
J'avise le plateau qu'elle porte avec un air méfiant en prenant une position assise contre mes coussins.

- Je te préviens m'man, le seul truc que je peux avaler maintenant c'est un comprimé contre le mal de crâne, je bougonne.

- Ça tombe bien, un bon petit déjeuner est le meilleur remède à la gueule de bois.

Haha.
Génial, maman est de bonne humeur...

Je repousse ma couette pour me mettre en tailleur, et maman vient se poser face à moi sur le bord du lit.
Sur le plateau qu'elle pose entre nous, il y a de quoi nourrir tout le voisinage. Des viennoiseries, des céréales, des tartines, des fruits, du pain, du bacon, des œufs brouillés, des pommes de terre.... Et dire que je trouvais que papa en faisait trop.
Je me jette aussitôt sur l'énorme tasse de café en ignorant le reste. Maman s'est fait un thé, et le sirote doucement. Un ange passe alors que je redoute l'inévitable.

- Alors? Fait-elle soudain

Si je pouvais, je me noierais de suite dans mon café.
Ça y est, l'interrogatoire est lancé. Elle ne me lâche pas des yeux, malgré mes efforts pour disparaître derrière ma tasse. Je me demande ce qu'elle sait ou pas.
Est-ce que papa lui a parlé? Sûrement. Hansel? Peut-être. Déjà, le petit déjeuner au lit alors que j'ai fait un combo fugue + alcool hier soir, je trouve ça très, très bizarre. Gretel, t'as intérêt à la jouer fine.
Je soupire, et repose ma tasse. Je ne cache pas mon malaise. Autant, papa est nul pour ce qui est d'analyser les choses, autant maman aurait pu être psy.

- L'alcool c'est mal, Je lâche.

Ok, je me doute que ce n'est pas plus convaincant que ça, mais je suis nulle pour ce qui est des excuses ou des aveux. Evidemment, maman ne lâche pas l'affaire.

- Gretel. Je t'ai déjà dit, il faut que tu nous parles. C'est le deal, tu te souviens? Je comprends que ça ne va pas, mais ce qui s'est passé hier soir, ce n'est pas normal. Et on était d'accord pour que tu te fasses aider si ça ne va pas.

- Je te promets que je suis suivie, maman. J'ai rendez-vous à l'infirmerie pour voir le père de Tasha à la rentrée. C'est juste... Hier soir, j'étais pas bien.

J'ai haussé les épaules sur ses derniers mots. Vous avez déjà essayé de justifier un pétage de plombs, vous? Parce que c'est plus ou moins ça. Je sais que c'était débile, dangereux et immature au possible. Mais sur le coup, je ne me voyais pas d'autre alternative.

- Hansel t'a dit quelque chose?

Sa phrase m'arrache un rictus.
S'il m'a parlé? La papote a duré cinq minutes. En repassant la soirée, la vérité s'est qu'on s'est criés dessus, pour l'essentiel. Lui, puis moi, puis lui. Juste, c'est sorti. Chacun avait des trucs à dire, c'est sorti. Violemment. On n'était pas en colère l'un après l'autre, mais surtout contre nous-mêmes. Et hier soir, j'ai mis le feu à la mèche. Notre échange a été maladroit, mais honnête, pour l'essentiel. Moi, au moins, j'en suis ressortie avec plus de certitudes que de réponses.
Et la gorge nouée par la décision que j'avais prise en conséquence. C'est pas mon poignet qui a subi le plus gros hématome, c'est mon cœur.

- Non. Enfin, oui. Pas vraiment... C'est compliqué. Je soupire.

- C'est souvent le cas, avec ton frère.

Oh, ma chère maman... Si elle savait tout ce qu'il y a de compliqué entre Hansel et moi...
Nouvelle gorgée de café, et je me recolle contre le mur en soupirant.

J'ai l'impression d'avoir vécu une année en une soirée. C'est un peu le cas, dans un sens. Tout ce que j'étais parvenue à contenir jusque là était sorti comme un torrent, poussé par l'alcool et mon énervement.
Impossible de faire comme si tout était normal, au final. J'avais fini par arrêter de retenir mes larmes, pour me servir de toute cette tension accumulée comme d'une arme, que j'avais levée contre Hansel. Pas de pleurs, que des cris et des coups. Parce que j'avais trop mal, et que j'avais besoin de pousser ma douleur sur quelqu'un d'autre. Qui aurait douté que je me serais tournée vers Hansel pour tout tenter? Il était mon premier et dernier choix, depuis le début. Mais ce matin, j'étais lucide face à mon erreur et mon échec: mon repère s'effaçait alors que je n'étais pas prête à le laisser partir.
Je le savais. Je n'étais qu'une petite fille qui cherchait désespérément refuge auprès de son grand frère. Ça avait toujours été le cas.
Plus maintenant.

- Gretel ?

Maman me tire des mes réflexions douce-amères.
Je lui répond par un reste de sourire, et revient à ma tasse de café. Je n'ai pas envie d'une séance confidences maintenant. La soirée d'hier est encore trop fraîche et trop douloureuse dans mon esprit. Je décide d'être à demi honnête.

- Maman, avec Hansel, on a... Mis certaines choses au point, c'est tout. Et j'ai pas envie de revenir dessus. J'ai déconné pour qu'il me remarque, comme d'habitude. Ou j'en avais juste marre qu'il m'ignore, c'est tout. Je sais pas. En tous cas, il a été clair, et moi aussi. C'est... réglé.

Rien n'est réglé.
Pas de mon côté. Ça fait un an que les choses ne sont pas réglées.
Mais je vais devoir m'y faire. Parce qu'Hansel ne sera pas là pour moi, quoi que je fasse. C'est son besoin, et la seule solution qu'il semble avoir trouvé à ce qui lui arrive. Je réalise que c'est désormais moi qui vais devoir le laisser tranquille. Même si je dois le faire sous couvert d'être fâchée après lui, ou juste une peste de sœur, comme d'habitude.
Cette pensée me revoit à des démons bien plus anciens. Je me suis toujours demandée comment Hansel faisait pour aimer une petite sœur comme moi. Capricieuse et Égoïste. Ni très intelligente, ni très jolie. Une vraie tâche à côté de lui. C'était encore pire quand il ramenait des amies à lui. Hansel avait toujours eu la côte avec les filles, et moi je ne traînais que des nids à problèmes. Au final, d'une façon ou d'une autre, avant ou après Blackman, il avait toujours été là pour moi, sans se plaindre, sans me repousser.
Jusqu'à aujourd'hui.

- Maman, tu crois que je pourrais partir à Londres quelques jours? J'ai besoin de... changer d'air.

De fuir, oui.
Elle me regarde d'un air étonné. C'est la première fois que je demande à partir seule.

- A Londres? Mais qu'est-ce que tu vas y faire?

Je hausse les épaules.

- Juste... Du shopping? Je n'ai pas encore acheté mes nouvelles fournitures scolaires.

Elle me regarde d'un air soupçonneux. Merde, est-ce qu'elle pense que je vais encore fuguer? Je lève les yeux au ciel.

- Maman, j'te jure, c'est juste histoire de changer d'air. J'ai vraiment besoin de... bouger. J'ai en ai marre de Dublin.

Je suis à court d'arguments. J'ai juste envie de partir d'ici, et de cette maison où mon frère vit à cinq mètres de moi. J'ai dit Londres, mais j'aurais pu choisir n'importe où tant que c'était loin d'ici. Mais maman continue de m'analyser comme si j'étais en train de préparer le braquage du siècle.
Au final, je la vois se dérider un peu.

- Bon. Laisse-moi en discuter avec ton père, d'accord? En temps normal, avec ce que tu nous a fait hier, je t'aurais dit non. Mais il est aussi vrai qu'un peu d'air frais te ferait du bien, et tu n'es quasiment pas sortie en un mois...

Dire que je ne suis pas sortie est un euphémisme. Techniquement, l'ensemble de mes "sorties" ce sont résumées à quelques heures dans notre jardin avant hier soir, et deux aller-retour aux courses avec papa, qui m'y a quasiment traînée de force.
Maman soupire. Je l'entend d'ici penser que ce sera peut-être une bonne chose. Je sais que j'ai déjà la moitié d'un accord parental.

- Tu me promets que tu vas en parler à papa?

Elle hésite une seconde, puis...

- J'en parlerais à ton père si tu me promets de faire des efforts pour manger, Gretel. Et tu commences de suite.

Oh, crotte.
Elle désigne le plateau de l'index. Ça, c'est bas maman.
Je soupire, et finis par céder. Ma liberté tient à un muffin près, c'est pas la fin du monde.
J'attrape un gâteau et mord dedans, en exagérant ma mastication.
Maman a un grand sourire satisfait.
Pff...


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