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 Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

Arrivé(e) le : 13/01/2017
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MessageSujet: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mer 11 Juil - 2:43


GET UP, OR BEND YOURSELF
Les jumeaux règlent des affaires de famille
Je finissais par m’habituer paresseusement à ce château, dont les coutumes m’apparaissaient pourtant comme affreusement risibles, tout comme l’était la démarche de ces précieuses pathétiques avec lesquelles nous devions cohabiter. Je n’y prenais pas goût pour autant, il ne fallait rien exagérer, mais je me laissais porter : un peu comme à Poudlard, dans un autre cadre, celui d’un paysage français fade qui manquait cruellement de charme et de caractère. Pas comme dans nos bien aimées régions nordiques, cela allait sans dire. J’échangeais régulièrement avec Grand-Père, et comme il le demandait, je me comportais bien, et lorsqu’elles ne me donnaient pas envie de mettre à feu et à sang cette école, je me joignais à quelques activités que je sélectionnais avec une grande attention, tout comme les quelques personnes avec lesquelles je consentais à partager mon quotidien. Et à mon grand étonnement, la bonne surprise de ces vacances d’été n’était nulle autre que ma chère soeur : alors que je gardais sur elle un oeil inquisiteur afin de prévenir tout évènement susceptible de nous porter préjudice, j’étais de plus en plus stupéfait de la voir aussi tranquille, alors je m’attendais sérieusement au pire venant de sa part. Peut-être avais-je tort, pourtant… je connaissais son essence même, et ne pouvais me résoudre à penser qu’elle prenait seulement quelque temps de répit. Si cette légère satisfaction, et celle de pouvoir utiliser la magie librement, ne pouvaient rattraper la profonde affliction que j’éprouvais à partager mon dortoir avec une bande pour le moins hétéroclite composée d’un sang-de-bourbe, d’un traître à son sang, et d’un félon de sang-mêlé, elle parvenait tout au moins à contrôler mon impatience à l’idée de disparaître de ce château où nous n’avions définitivement pas notre place. En dehors de nos quelques séjours à l’infirmerie, nous nous occupions néanmoins comme nous le souhaitions pendant que le nid pullulant d’insectes avec qui nous cohabitions avait migré vers une région de la France un peu éloignée ; et nous étions convenus avec Erin de nous retrouver un peu plus tard, en fin d’après-midi, à l’extérieur, pour nous exercer un peu…

Grande aiguille sur le douze, petite sur le six. L’heure tourne, et à mon habitude, je la surveille sans cesse, obsédé par son tic-tac régulier. Je mets à profit le temps qui me reste en m’occupant de ce capharnaüm abominable qui régne en maître dans notre dortoir, que mes colocataires ont laissé derrière eux, en ne prenant pas même la peine de trier leurs affaires miteuses par séries de couleurs… Et surtout, je tiens à bien mettre en évidence, dans cet espace que nous sommes contraints de partager pour mon plus grand malheur, les limites qui nous séparent : eux d’un côté, et moi de l’autre. Nous n’avons rien à faire ensemble, et ce n’est du qu’à un coup du sort et à l’ordonnance de Grand-Père que je me vois contraint de respirer le même air qu’eux, alors j’estime nécessaire un rappel de ces distances que je tiens à faire respecter entre nous, jetant quelques maléfices autour de mon lit au cas où il viendrait à l’un d’entre eux l’idée de pénétrer mon espace vital ou de toucher à mes effets personnels. Soudain, à une heure où je ne devrais pas être dérangé, un bruit sourd, et je tourne immédiatement la tête vers la fenêtre en direction de laquelle il provient. Et alors que j’y distingue un hibou grand-duc dont le bec cogne avec acharnement la surface de la vitre, je me résous à combattre ma nonchalance naturelle et à faire le déplacement pour lui ouvrir pour qu’il me délivre ses messages. Des courriers de Grand-Père, à nouveau, et mon regard s’illumine légèrement lorsque je m’aperçois que parmi les quelques lettres, l’une d’elle est nouée d’un ruban vert, et accompagnée du sceau familial : je reconnaitrais cette signature entre mille, il s’agit d’un courrier officiel ! Notre aïeul avait abordé le sujet avec nous il y avait quelques semaines de cela : il se rendrait au Haut Conseil des partisans de la cause sorcière, qui se tiendrait le trente Août à Salzburg, et il choisirait l’un de nous pour l’accompagner. Mes craintes n’étaient pas très grandes, au sein de notre fratrie, je savais que la compétition se jouerait entre moi et Hannibal. Or, cette année, j’ai marqué plus de points que lui en me tenant à tout ce que Grand-Père exigeait de moi… C’était ma chance, mon moment, les premières marches qui me rendraient spectateur de l’Histoire, celle dont on parlerait durant des siècles à ces jeunes sorciers qui auraient retrouvé leur place tant méritée. Comme un enfant, je m’empresse alors de défaire le ruban, pour le parcourir rapidement, et mes traits se figent aussitôt. Ce n’est pas le nom d’Hannibal qui y figure. Ce n’est pas le mien non plus. C’est celui d’Erin.

Tout en restant de marbre, j’avale péniblement ma salive, tandis que je relis l’intégralité du message, une première fois. Puis une seconde. Une troisième, celle de trop, où les politesses de mon Grand-Père qui m’étaient personnellement adressées m’apparaissent comme dégoulinantes et mielleuses, empreintes de sarcasme et de mépris dissimulé. J’ai beau chercher, je ne comprends pas… d’ordinaire, j’anticipe chaque cas de figure, et il semblait que je m’étais méfié de la mauvaise personne, demeurant aux aguets avec mon frère, alors que dans l’ombre, c’était ma soeur qui gagnait les faveurs de mon aïeul : je ne m’y attendais tout simplement pas, et c’était ce qui me sidérait le plus. Et plus je relis, plus je m’inflige cette torture, plus je suis convaincu qu’il s’agit là d’une forme de punition qui m’est adressée, pour une raison que j’ignore. J’abandonne alors tout : ma chambre, les traces d’occupation de mes stupides colocataires, et je ne me saisis que de ma baguette et des missives qui m’avaient été adressées, avant de prendre le chemin des escaliers. Je rumine en silence, marche après marche, me demandant sans cesse à côté de quel élément clé j’avais pu passer : ma soeur avait-elle échangé secrètement avec notre aïeul, sans m’en parler ? Son calme apparent n’était-il qu’une fourberie destinée à gagner sa confiance… ? Je passe les portes du château, aussi droit que rigide, mon pas mené par ma fixation à faire lumière sur toute cette affaire, détestant plus que tout mon rôle de messager. Un peu plus loin, j’aperçois alors Erin, aux abords de la fontaine Flamel, et une fois n’était pas coutume, je ne m’embarrasse pas d’être en avance sur notre rendez-vous. Me plantant devant elle, je lui tends alors les quelques courriers de notre Grand-Père, la mâchoire un peu crispée. « Une invitation à la Garrrden Parrrty des Macmillan d’ici la fin du mois d’Août, un cocktail au manoirr de Armanda Flint avant la rrrentrrrée. Puis… ceci. » annoncé-je, avant de lui concéder sans conviction le rouleau de parchemin, mon visage paré d’une moue totalement inexpressive. « C’est pourrr toi. » J’insiste involontairement sur le « toi », mais il est plus difficile que je l’imaginais de faire totalement pâle figure. Qu’importe, j’attends qu’elle en fasse la lecture, et les mains dans le dos, je bouillonne, hésitant sincèrement à retourner m'enfermer dans mon dortoir sur le champ. Je ne vais pas me réjouir avec elle, je souhaite simplement obtenir ces explications que je n’ai pas eu l’honneur de recevoir. Ça aurait du être moi. C’était moi qui méritais cette place.

Je la laisse parcourir la lettre à son aise, tandis que mes doigts glissent sur le bord de la fontaine, et l’eau glacée coule sur ma peau. Je ferme un instant les paupières, et j’inspire longuement, avant de relever mes yeux vers elle, imperturbable. « Un choix singulier. Tu dois êtrrre rrravie, n’est-ce pas ? » Pas moi, et elle le sait sûrement. Je ne peux pas bluffer avec elle, elle s’en rendrait immédiatement compte, alors je ne perds pas mon temps à lui faire croire que cette annonce ne me fait rien. « Pèrrre et Mèrrre doivent être trrrès fierrrs. » me contenté-je d’ajouter, avant de sortir l’étui qui contient ma baguette, et d’examiner les motifs qui sont gravés dessus, silencieusement. En ce qui me concerne, leur avis m’importe bien moins que celui de notre aïeul, qui a signé de son propre nom cette missive qui m’exclut de ce privilège qui me revenait presque de droit naturel. J’examine son visage, tente de percevoir les traces d’une réaction qui tarde à se manifester, et finalement, la tentation est trop forte, j’ajoute mon grain de sel, en la fixant avec défiance : « Je me demande bien ce que tu vas fairrre là-bas. Je ne pensais pas que ces affairrres-là pouvaient t’intérrresser. » Finalement, j’ai changé d’avis : j’ai besoin qu’elle sente, au plus profond d’elle-même, à quel point je suis égoïstement déçu, consterné par cette décision. J’ai besoin d’évacuer cette frustration pour qu’elle la ressente jusque dans sa chair, pour qu’elle la partage avec moi comme nous avons partagé le même liquide amniotique dans le ventre de notre mère. J’ai besoin qu’elle éprouve à ma place ces émotions que je ne suis pas capable de ressentir, parce que oui, j’écume ! Je la sens palpiter dans mes artères, je la sens pulser dans mes organes internes, mais je suis incapable de la vivre, cette colère indicible, alors j’enrage, et je reporte sur ma soeur jumelle cet ouragan que je ne maîtrise pas pour ne pas avoir à l’affronter moi-même. « Enfin, j’imagine que c’est ce que tu voulais. » Il y a une légère nuance : c’était ce que moi je voulais, et on me l’a pris. Et à cet instant, injustement, je lui en veux, je lui en veux tellement d’être mon égale, et d’avoir ce que moi je n’ai pas, au milieu de ce parc où nous sommes là, à nous regarder en chiens de faïence.
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mer 11 Juil - 16:16


Le mot a été dit
suspendu à mes lèvres
lourd des siècles de sang



Erin tournait en rond dans ce château. Une bibliothèque explorée, des livres brièvement parcourus dans cet affreux langage qu'était le français, mielleux à souhait, qu'elle ne comprenait même pas. Oh, elle avait bien exploré ce château, un peu, ouvrant et déverrouillant les salles à sa portée à la recherche d'un coin tranquille ou d'un piano sur lequel passer ses nerfs, déclamer quelques morceaux qu'elle connaissait, ou explorer d'autres sonorités pour retrouver certains chants oubliés de son pays natal. En tous cas, elle ne voulait pas rester dans ce dortoir où elle était au milieu des plus honnis des camarades. Deux sang-de-bourbes, une demi vélane au nom français qui l'ennuyait profondément, sans même savoir pourquoi, une sang-pure élevée par des cracmols... Il n'y avait bien que la dernière sang-pure, préfète de Serpentard qui aurait bien pu rattraper le coup, si seulement Erin, même après trois ans, ne regrettait pas autant l'erreur du Choixpeau. Alors, elle avait un peu montré les dents, juré tout bas quelques mots dans sa langue maternelle, pour finalement décider que les paysages Français n’étaient peut-être pas si fades que cela en comparaison.

Elle s'était comporté le mieux possible, cette année. Calme, sans vraiment d'éclats de colère ou de provocations outre mesure. Même pas de sorts glissés sous la robe, du moins, rien qu'on lui avait imputé. Alors, dans ce milieu étranger, elle continuait de la même façon, imitant sûrement un peu son frère, devenant plus cynique, moqueuse, secrète. Choisir ses contacts, jouer un peu avec des gens sélectionnés pour voir quelles étaient leurs limites, pour ceux qui acceptaient d'aller au delà de sa sombre réputation, du moins. Viendrait sûrement le moment où elle craquerait, elle en était certaine. Après tout, le rituel pratiqué sept mois plus tôt avait toujours ce don d'exacerber ses sentiments au delà du raisonnable.

Mais à défaut de véritable défouloir, elle avait toujours son frère, un piano trouvé, et quelques autres occupations. Et dans cette fin d'après-midi, c'était bien ce premier qui allait venir l'aider à relâcher un peu de pression. Pour s'exercer. Pour s’entraîner. Pour elle, il s'agirait plutôt d'un de leurs nombreux duels, aussi bien pour se maintenir à niveau, que pour voir qui serait le meilleur entre les deux, éternelle rivalité. Et, alors que l'heure du rendez-vous n'était même pas arrivée, voici que Finnbjörn était sorti de son antre pour venir à elle. Il semblait fulminer, c'en était délicieux, même si elle n'en connaissait pas encore les éventuelles raisons. Qu'importe, un jumeau en colère était plus de piquant dans le duel à suivre.

Erin sortit sa main de l'eau, l'essuyant négligemment sur l'uniforme bleuté imposé -aussi fade et déprimant que le reste- et glissa sa main dans une poche pour attraper sa baguette, on était jamais sûr. Mais plutôt qu'un sort ou qu'un geste menaçant, c'est une pile de missive qu'il lui tendit. Interloquée, elle n'était généralement pas la plus concernée par les innombrables échanges entre Grand-Père et Finn, elle observa le petit paquet un instant, l'écoutant. La première annonce arriva avec une grimace, tout comme la seconde. Ces mondanités n'étaient pas vraiment la partie des sang-purs qui lui faisaient le plus plaisir. Mais... la dernière phrase attisa cette fois son intérêt. Elle se releva du rebord, avec un large sourire plein de malice illuminant son visage, comme si elle se délectait de chaque intonation contrite. C'était par-fait.

Elle s'empara alors du dernier parchemin, ne prenant même pas la peine de lire les deux autres, pour en parcourir les lignes. L'adolescente avait beau lire dans sa tête, elle prenait tout son temps, lâchant parfois un petit pouffement mesquin en direction de son frère tandis qu'elle parcourait les politesses de Grand-Père envers Finn. C'était mignon. Mais plus que la lettre et son contenu, qui l'enchantait particulièrement, surtout vu ses quelques manœuvres, c'était bien son frère qui lui distillait le plus ce petit plaisir. Ce silence à la fin. Lui qui tente de calmer sa respiration. Lui qui finalement, semble retrouver les tourbillons qui l'animaient, avant les rituels.

- Signé de la main même de Grrrand-Pèrrre.

Elle souriait, définitivement. Cela s'entendait même dans son ton. Mais vu l'état de son frère, c'était surtout le meilleur moment de le faire sortir de ses gonds. Lui, l'éternel calme. Lui, le calculateur. Lui, son frère.

- Il faut dirrre, Finnbjörn, que tes choix devenaient de plus en plus fades. De plus en plus... (Petite pause, puis chuchotement proche de lui.) Comme nos parrrents. Obéissant jumeau. Parrrrfait pantin qui ne pense que parrr sa voie. Il est bon que notrrrre lignée ne soit pas dans des mains comme les tiennes, ne penses-tu pas ?

Baguette en main, maintenant, elle s'était un peu écartée, souriant de toutes ses dents face au dépit et la hargne de son frère. Elle voulait le faire attaquer. Elle voulait le voir prendre le pas. Elle voulait le voir comprendre l'exaltation de se livrer à ce que son cerveau lui hurlait depuis si longtemps.

- Trrrrop doux. Trrrop mou. Et le pirrrre. C'est que je ne voulais rrrrien. Juste la foi de Grrrand-pèrrre en toi qui diminue. Peut-êtrrre que simplement. Tu ne mérrrites pas ce que tu penses êtrrre. Au moins... Je leurrrr montrrrerrrai que notre volonté est toujourrrrs aussi puissante que les brrrasiers. Moi.

La dernière phase était peut-être celle de trop. Elle n'était pas la plus habituée à le taquiner sur ce plan là, lui qui avait toujours une longueur d'avance. Œuf, fourchelangue, discussions privées, lettres multiples. Erin était loin d'être aussi proche de Grand-Père que Finn, et pourtant. Et pourtant, Il avait su voir finalement au delà des pauvres masques que portait son petit-fils aux dons trop nombreux.

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Jeu 12 Juil - 2:43


GET UP, OR BEND YOURSELF
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« Signé de la main même de Grrrand-Pèrrre. » Mes muscles se contractent un peu malgré moi. Malgré l’absence de mécanismes physiologiques susceptibles de traduire sur mon visage une quelconque émotion, n’importe qui pouvant affirmer avoir une bonne connaissance de moi sait que je suis extrêmement agacé par ces petites provocations. Comme si j’avais pu ne pas m’en rendre compte à la première lecture… bien évidemment, je les ai reconnues ces initiales, figurant dans le cercle du sceau, j’ai reconnu jusqu’à chaque boucle de cette typographie calligraphique et soignée qu’il utilise, tout son message transpirait notre aïeul. C’est d’autant plus pour cette raison que je l’interprète comme un châtiment qui m’est réservé, je ne peux croire qu’il ne savait pas une seconde ce qu’il faisait en décidant de se tourner vers ma soeur, et non vers moi : je lui ai toujours été loyal ! Même lorsque j’ai hésité, même lorsque douté de lui, même lorsque je l’ai secrètement haï, jamais je ne me suis détourné. Toujours, j’ai pris sur moi, et j’ai continué son oeuvre : pour la famille. Erin peut-elle en dire autant ? Je ne doute pas de sa détermination, je ne doute pas de son engagement : je ne le reconnais peut-être que rarement, mais elle peut être une alliée précieuse, lorsqu’elle consent à se montrer sage. Et c’est ce qu’elle a fait ces dernières semaines… Je me suis étonné de sa soudaine subordination, et désormais, dans ma tête tout fait sens : je comprends tout. Son rictus, ses quelques ricanements étouffés à la lecture… Je ne sais même plus pourquoi je ne l’ai pas présagé bien avant… Je reste de glace, et me contente de la fixer avec insistance, tandis qu’elle poursuit son laïus, qu’elle savoure un peu trop à mon goût. « Il faut dirrre, Finnbjörn, que tes choix devenaient de plus en plus fades. De plus en plus... Comme nos parrrents. Obéissant jumeau. Parrrrfait pantin qui ne pense que parrr sa voie. Il est bon que notrrrre lignée ne soit pas dans des mains comme les tiennes, ne penses-tu pas ? » Comme nos parents. J’ignore si elle le pense réellement, je suis passablement trop irrité pour avoir une analyse propre et claire de la situation… mais ça me déplait, extrêmement, tout comme ce chuchotement à mon oreille. Je relève légèrement le menton, tandis qu’une ligne se crée au milieu de mon front, et que mes traits se durcissent. Parfois, je la regarde, et j’ai cette étrange sensation de me voir dans un autre corps, un machiavélique corps féminin tortueux, dont j’aurais lâché la bride…

Je laisse mon regard traîner près de la fontaine, et sur cette eau polluée dans laquelle des nuées d’enfants de moldus ont du boire sans aucune mesure d’hygiène, et ne répond pas, pas tout de suite. Je glisse ma tête sur le côté, courbant légèrement le cou, en ruminant sur cette opportunité manquée, sur ce siège aux côtés de Grand-Père que je délègue bien malgré moi à Erin et que je n’occuperais pas : a-t-elle raison ? Est-ce mon obéissance qui m’a trahie, qui m’a exclu de cette course avant même que je n’aie pu me rendre compte que j’avais été dépassé par nulle autre que cette soeur avec laquelle je partageais la chair et le sang ? Je m’avance un peu, et la toise longuement, imperturbable. « Tu as sans doute rrraison. Il est cent fois plus rrraisonnable de laisser les affairrres familiales entrrre les mains d’une tête brrrûlée qui n’en fait qu’à sa tête et qui pourrrait tous nous entrrraîner dans son saut vers les abysses, j’en suis convaincu. » persifflé-je, un peu plus à cran que je ne le souhaitais réellement. J’ai cette désagréable impression de lui donner précisément ce qu’elle attend : j’entre dans son jeu, j’y joue même ! J’ai pu conserver mon sang froid après des semaines, non des mois de cohabitation avec des sangs-de-bourbes, et voilà que c’est ma propre famille qui me traîne vers cette voie que je me refuse à emprunter… En ce moment, j’aimerais me sentir comme n’importe quel être humain : j’aimerais exploser, laisser libre cours à la colère qui siffle en moi, faire trembler les murs de cette bâtisse trop guindée, mais physiologiquement, c’est impossible. Tout ce que je pourrais ressentir, je suis condamné à le contenir au fond de moi… Je baisse les yeux tandis qu’elle sourit encore davantage, carnassière, et je vois qu’elle a sa baguette en main. Il est vrai que nous étions convenus d’un duel, mais cette histoire a légèrement happé mon entrain… « Trrrrop doux. Trrrop mou. Et le pirrrre. C'est que je ne voulais rrrrien. Juste la foi de Grrrand-pèrrre en toi qui diminue. Peut-êtrrre que simplement. Tu ne mérrrites pas ce que tu penses êtrrre. Au moins... Je leurrrr montrrrerrrai que notre volonté est toujourrrrs aussi puissante que les brrrasiers. Moi. » Moi. Elle. Ces derniers mots s’extirpent une sorte de frisson, alors que pourtant, l’intensité qui me parcourt lors de ces aveux est contenue en mon for intérieur. Dois-je la croire ? Je pense que oui, mais je n’en ai pas envie : je préfère me dire que c’est une menteuse, vraiment une sale menteuse, c’est plus facile comme ça.

Est-ce que cette onde de jalousie qu’elle laisse apparaître dans ses propos est réelle ? Je l’ignore, et je n’ai pas envie de le savoir, la seule chose qui m’intéresse étant la raison qui m’a ôté mon privilège tant mérité. Selon elle, elle c’est à elle qu’il revient de droit, et je me mords un peu la langue. « Ça alorrrs, je suis extrêmement surrrpris. Depuis quand as-tu à coeur des intérrrêts qui ne concerrrnent pas uniquement ta petite perrrsonne ? » répliqué-je un peu sèchement. J’étais de mauvaise foi, je savais qu’elle avait à coeur les intérêts de la famille au moins autant que moi… seules nos méthodes différaient. Après tout, elle ne faisait que satisfaire un plaisir brûlant au fond d’elle, et que moi j’étais pour ma part bien incapable d’éprouver… peut-être eussions-nous été semblables, si j’avais été en mesure de la comprendre. Mais je pense à ces réunions, à ces décisions, qui vont être prises sans que Grand-Père ne sollicite mon avis sur l’avenir des sorciers les plus illustres… à la place, il consultera ma soeur, qui s’est toujours comportée comme si elle avait tous les droits. C’est bien le coeur du problème, nous ne les avons pas tous, alors que ce privilège nous est du par la noblesse de notre sang… Je fais un pas vers elle, et sans le vouloir, je hausse le ton. « J’espèrrrre qu’ils ne déciderrront pas de confier des rrresponsabilités trrrop lourrrdes à toi et ta volonté puissante comme les brrrasiers, notrrre forrrtune est grande mais peut-êtrrre pas suffisante pour gérrrer une implosion. » Je suis conscient de ma propre mesquinerie à son égard, et honnêtement, ça m'indiffère, elle l'a bien cherché... Je pense à mon oeuf, dont l’éclosion est imminente, je pense à mes projets à Poudlard qui l’année qui vient, je pense tout ce que nous pourrions changer… le pire, c’est que je n’ai pas aussi peu foi en elle que je le laisse entendre : en réalité, malgré son caractère bien trop impétueux à mon goût, Erin peut être très surprenante… mais je n’ai pas le goût aux surprises, encore moins aujourd’hui. « Au fond, je crrrois que je prrréfèrrre ne pas être mêlé à ça, dans ces conditions. » Mon regard se perd vers la forêt, et j’ignore si je pense réellement ce que je dis, me sachant bien incapable de me désolidariser des enjeux qui touchent notre famille. « Je ne souhaite pas voirrr de mes prrroprrres yeux mon idéal devenirrr un champ de rrruines. » J’ai parlé en mon nom cette fois, plus en celui de la famille… sans le vouloir, je me suis dissocié des miens, des parents, d’Hannibal et de Judith, de Grand-Père. J’ai parlé en mon nom, parce que j’ai cette désagréable impression d’avoir été mené en bateau, d’avoir été préparé comme une arme de guerre dont on hésiterait aujourd’hui à se servir, pour finalement lui en préférer une autre. Une arme plus dangereuse. Je fais un nouveau pas vers elle, sans la lâcher un instant du regard… « Le coeurrr de Grrrand-Pèrrre pourrra-t-il le supporrrter ? Pas le mien. » Elle comprendra aisément, elle sait aussi bien que moi que nos jours sont comptés… Sans crier gare, je sors ma baguette de son étui. Poignée ferme, bras droit, regard bien axé. Puis, je m’abaisse très légèrement, courbant le dos à contrecoeur : je suis peut-être haineux, mais pour autant très respectueux des bonnes manières, et ma mauvaise humeur à l’encontre de cette voleuse ne m’y fera pas couper. Puis, je me redresse, et la pointe droit vers ma soeur. Aujourd’hui, je ne joue pas : je fais justice. « En garrrde. » D'ordinaire, nous fixons toujours des règles, avant de commencer à nous battre... Les choses sérieuses commencent, et je suis loin de les prendre à la légère, pas alors qu’on m’a rangé au second plan, et que j’ai ce désagréable goût de trahison qui me traîne en bouche.
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Jeu 12 Juil - 16:23


Tourné comme un soleil il a brûlé
tout
tous les organes
la chair les os les dents
la poitrine



La bouilloire commençait doucement à siffler, et bientôt les cris de son âme allait traverser son corps. Elle devait juste encore patienter, prendre plaisir à ce moment si rare. Elle enviait parfois la froideur constante de son frère, toujours calme, sûr de lui, au sang-froid imperturbable. Et même si, à y réfléchir, tous deux étaient dans une position peu enviable où le rituel avait imposé des façons de penser qu'ils auraient préférées éviter, Erin n'était pas allée jusque là. Du moins pas là, pas dans son état, où un pas, et elle exploserait. Elle voulait le pousser là où il ne pouvait aller, comme si le voir contrecarrer un effet secondaire du rituel était une victoire en soi, pour elle.

Elle l'observait toujours, consciente que ses mots enserrait de plus en plus le cœur de son pauvre frère, abandonné par son propre Grand-Père. Une main serrée, un pli sur le front, une mâchoire crispée. C'était si peu, mais en même temps une telle avancée. Un tel plaisir. Puis vint sa première remarque, première prise de position, pour tenter de lui rendre la pareille, sûrement. Bien fade, pour le moment. Les entraîner dans son saut vers les abysses ? C'était l'attentisme et la raison qui avait laissé la révolte gronder, puis se mettre en place, jusqu'à renverser les sangs-purs, l'année passée. Si elle était certaine que dans ces ombres imperturbables, il y avait un tunnel vers leur idéal, elle y plongerait sûrement sans hésiter. Au diable les amabilités, les règles. S'il fallait plonger, pour rendre à TOUS les sorciers leur véritable place, elle plongerait.

A cette idée. Elle souriait, plus carnassière que jamais.

Puis elle rit, aux phrases qui suivirent.

- Oh, rrrassurrrres-toi, mon frrrèrrre, ronronna-t-elle, trop mielleuse. Tout ce que nous avons, ne crrrois pas un instant que nous, pauvrrres enfants de nos parrrrents au destin déjà maudit, ayons le moindrrre drrroit dessus. Ne te penses pas au dessus de Grrrand-Pèrrre. Tout comme notre forrrtune, il a de grrrande chance de nous survivrrre, comme tu le dis si bien.

Elle agita négligemment sa main tenant la baguette sur le côté, quelques étincelles s'y échappant, en réaction à sa colère du moment, à moins que ce ne fut qu'à l'évocation de la mort qui était chaque fois si proche.

- Néanmoins, si cela peut te rrrassurer, pauvre frère trop doux, j'ai apprrris de toi, et de tes sourrrnoiserrrries. Je ne me ferrrai pas simplement avoir par mon coeurrr exacerrrrbé qui nous rrrelie. Et il a beau manquer quelques battements, il a au moins le mérrrrite, le mien, de pouvoir s'exprrrimer. Et les seuls champs de ruines que tu verrrrras, si je suis amenée à offrrrirr cerrrtains de mes points de vue, ce ne serrront que ces cités moldus, ou les innombrrrrables tombes des nés-moldus.

Puis à son tour, elle ramena sa baguette à elle, la présentant face à son frère, avant de s'incliner, raide.

- Av vårt blod*

Une formule qu'elle appréciait. Par leur sang, pur, ligne de conduite, ligne de pensée. Par leur cœur qui était aussi bien leur force, comme leur plus grande faiblesse. Elle se battrait, et au diable les règles, pour cette fois. La bouilloire qu'elle était criait en elle, et le son de son âme résonnait sur ses côtes fragiles, pour s'entrechoquer sur cet unique cri qu'elle venait de pousser, comme défi.

Pourtant, elle se tenait droite, le regard grand ouvert vers son frère jumeau, si semblable sur le papier, guettant le moindre de ses gestes, écoutant le moindre son pour y réagir. Pour une fois, elle lui laisserait la main, pour cette fois, où il était le faible, le dernier choisi, elle lui laissait, de façon si miséricordieuse et moqueuse, le premier pas, inversant les rôles si souvent utilisés. Aller jusqu'au bout pour le provoquer, le faire réagir.

Elle savait au moins une chose, ni l'un ni l'autre n'abandonnerait facilement.


*Par notre sang


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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Ven 13 Juil - 13:22


GET UP, OR BEND YOURSELF
Les jumeaux règlent des affaires de famille
Je ne suis pas d’humeur à prendre sur moi, je ne suis pas d’humeur à pardonner : ni à Grand-Père pour m’avoir écarté du tableau, ni sa soeur pour occuper cette place qui me revenait. Tous m’apparaissaient alors sous un nouveau jour : nous étions les membres d’une famille calculatrice qui se jouait de chacun de ses éléments, et nous étions destinés à être propulsés les uns vers les autres, nous entrechoquions, jusqu’à ce que l’un de nous quatre émerge, et ne parvienne à attirer l’attention de notre aïeul. C’est d’une importance rare, la famille. Mais quand j’entends Erin se réjouir de son succès, je suis alors pris d’une frénésie particulière, et d’un soudain dégoût pour ce que nous sommes. « Oh, rrrassurrrres-toi, mon frrrèrrre. Tout ce que nous avons, ne crrrois pas un instant que nous, pauvrrres enfants de nos parrrrents au destin déjà maudit, ayons le moindrrre drrroit dessus. Ne te penses pas au dessus de Grrrand-Pèrrre. Tout comme notre forrrtune, il a de grrrande chance de nous survivrrre, comme tu le dis si bien. » J’inspire pour m’empêcher de perdre patience, pour m’éviter de me comporter comme ces crétins impulsifs et prétentieux au château qui ne pensent que par leur encéphale diminué de sang-mêlé tout en étant guidés par des instincts primaires. Je me devais d’être meilleur que ça. Et pourtant, c’était ce qui me déplaisait le plus dans ses paroles : la désagréable vérité qui en découlait. Grand-Père vivrait bien après nous, ce qui faisait de nous des détails. Des particules infimes de son existence. Pourtant, il me fait confiance… mais pas autant que je l’espérais. Je gonfle légèrement ma gorge, tandis que je croise les mains dans mon dos. « C’est peut-êtrrre pourrrquoi il désirrre t’avoirrr à ses côtés. Il sait que nous mourrrons dans de brrrefs délais, alors ce n’est pas bien grrrave si ses orrrdonnances doivent te mener à Azkaban. » réponds-je froidement, en fixant mes ongles. En réalité, j’ignore si c’est vrai. J’ignore ce qu’il a prévu pour nous, mais je sais que nous serons amenés à prendre des risques. Et si la situation tourne en notre défaveur, que fera-t-il ? Une part de moi espère qu’il franchira les maudites portes de son bureau pour assumer ses responsabilités de chef de famille, et l’autre s’attend à ce qu’il se contente simplement, spectateur, de nous regarder sombrer.

Je regarde la baguette dans la main d’Erin, et je la vois s’agiter, de la sens tressaillir. Je vois même des petites étincelles s’en échapper. Pour ma part, je reste statique, mais je manie la mienne, bois d’amourette, corne de basilic, avec précaution… « Néanmoins, si cela peut te rrrassurer, pauvre frère trop doux, j'ai apprrris de toi, et de tes sourrrnoiserrrries. Je ne me ferrrai pas simplement avoir par mon coeurrr exacerrrrbé qui nous rrrelie. Et il a beau manquer quelques battements, il a au moins le mérrrrite, le mien, de pouvoir s'exprrrimer. » Je n’aime pas la manière qu’elle a de me parler, je n’aime pas sa manière de me faire savoir qu’elle me trouve trop apathique, je n’aime pas entendre qu’elle est capable de mieux faire que moi. C’est peut-être vrai, mais à cet instant, ça me met dans un état d’agitation intérieure sur lequel je n’ai pas de contrôle. C’est très dérangeant. Je l’entends parler de coeur, de ces beaux sentiments dont je suis privé parce que mes dernières années de vie ont puisé dedans, et j’ai simplement envie de lui montrer qu’elle a tort sur toute la ligne. « C’est de la faiblesse. » craché-je. « Nous voulons qu’il batte pourrr fonder un empirrre, pas pourrr larrrmoyer ou éprrrouver des passions inutiles. » Je ne dis pas que je n’aimerais pas retrouver ces sensations perdues un jour, mais pour l’heure, c’est notre mission qui importe, pas le reste, et je n’estime pas que laisser mon coeur s’exprimer soit une nécessité. J’estime en revanche qu’à notre âge, nous devrions déjà prendre les décisions qui importent, et que non contents d’être des acteurs de cette révolte, nous devrions nous tenir à côté de ceux qui décident pour nous. Or, seule Erin jouira de ce privilège, manifestement…

« Et les seuls champs de ruines que tu verrrrras, si je suis amenée à offrrrirr cerrrtains de mes points de vue, ce ne serrront que ces cités moldus, ou les innombrrrrables tombes des nés-moldus. » Dans un autre contexte, j’aurais particulièrement apprécié sa détermination, la ferveur avec laquelle elle veut se battre pour nos idées, bien loin de me formaliser pour le sinistre destin qu’elle promet aux sangs de bourbes. Je l’y aurais même volontiers aidée… Mais puisque c’est Grand-Père lui-même qui l’a choisie pour siéger à ses côtés lors de l’un des évènements pro-sorciers les plus importants d’Europe, pourquoi ne pas compter uniquement sur lui, désormais ? Je hausse le menton, toujours bien droit. « Oui, je suis parrrfaitement cerrtain que ton plan est parrrfait, il n’a qu’une faille : que fais-tu de leurrr surprrrotection parrr le ministèrrre ? » A-t-elle réfléchi à toutes les conséquences ? Si elle a la force de caractère pour porter ce poids sur ses épaules, est-elle capable de mener avec sang froid et réalisme, comme Hannibal ou moi l’aurions fait ? Peut-être que je me surestime, mais elle, elle pourrait tous nous faire tomber, même si la place que lui accorde Grand-Père est encore minime. Pour l’instant… En premier lieu, le conseil à Salzburg, et puis quoi ensuite ? Le ministère de la magie ? Je n’ai pas le temps de m’interroger davantage, voilà qu’elle tire sa baguette, et s’incline à son tour : «  Av vårt blod* ». C’est une formule que je lui connais bien, dont elle a fait sa signature, je sais ce qu’elle signifie et qu’elle implique. L’usage de notre langue maternelle me donne d’autant plus l’envie de me lancer dans cet affrontement sans plus attendre ; même si nous ne sommes pas encore en quatrième année, notre niveau et nos réflexes n’ont rien à envier aux autres. Après l’échange de salutations, j’avance d’un pas, et je tends le bras, ma baguette pointée sur elle : « Expedimenta ! » C’est un peu ambitieux de commencer par l’un des sortilèges que je maîtrise le moins, mais j’ai la ferme intention de régler mes comptes avec elle, et je ne le ferais que dans l’art et la finesse, ce qui témoigne de bien du respect de ma part.

1-3-6 : Le sortilège ne fonctionne pas, ce qui est très frustrant pour moi. Et c'est elle qui récupère l'avantage...
5 : Le sortilège fonctionne, mais au lieu de projeter Erin dans les airs, il se contente de la projeter au sol si elle ne se protège pas. Elle sera un peu sonnée, mais pourra bien vite se reprendre, et je ferais mieux de rester sur mes gardes.
2-4 : Témoignant d'une bonne maîtrise, le sortilège fuse : si elle ne se protège pas, Erin est projetée dans les airs, et suspendue par les pieds, ce qui va être légèrement handicapant pour répliquer.
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Ven 13 Juil - 13:22

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Dim 15 Juil - 22:03


il a déchiré la peau
cicatrice par cicatrice
et il est resté
papillon mort au coin de ma bouche



Elle avait cillé, pour la première fois depuis le début de leur joute verbale. Azkaban. C'était une des choses qu'elle craignait, naturellement, car elle savait que dans son état, aussi bien physique que psychique, elle n'y survivrait certainement pas. Alors elle avait, pendant un instant, un instant seulement, plissé son nez, dans une moue désapprobatrice. Elle ne savait pas quels étaient vraiment les sentiments de leur Grand-Père pour eux, et elle ne savait pas si elle se plaçait comme un éternel pion, sacrifiable au besoin, ou comme un réel membre de la Famille. C'était ce qu'il y avait de compliqué dans un tel environnement, là où la compétition était de mise pour paraître au sommet, si de façon générale, qu'importait les corps sur les marches gravies, il était commun de dire que la Famille était différente. On pouvait se mettre sur la tronche, -et Erin était la première à mettre cela en pratique pour stimuler les uns et les autres- mais pas trahir. Ceux-là ne valaient guère plus qu'un Sang-de-Bourbe, voire pire.

Mais ce n'était qu'un moment, et son masque de provocation habituel remis en place, elle avait continué de l'asticoter. Et la réaction ne fit qu'envenimer sa fougue. Faiblesse ? Passions inutiles ? Elle cracha de côté, pour lui renvoyer quelques mots.

- Morrrrne de corps, et plus morrrrrne d'esprrit,
tu te trrraînes dans une masse morrrte,
Et sans savoirrrr combien la muse t'emporrte,
D'honneurrr aux tiens, tu n'avais que méprrris.


Un soupir.

- Tu te penses si bien, ô mon frèrrre, dans l'effet qu'a pu avoir notre cherrr secrrret, pour quelques années de vie, tu sembles parfois perrdrrre tout ce qui t'anime. Que veux-tu, toi ? Comment peux-tu suivrrre une voie, qui finalement, n'est ni de ton âme, ni de ton coeurrr ? Si tu prrréfèrrres être un simple pantin, au serrrvice de Grrand-Pèrrre, ne t'étonnes pas qu'il te laisse en rretrrrait.

Elle se désigna de sa baguette.

- Je connais mes élans. Et Grrand-Pèrrre peut trrès bien les calmer, pour n'en sorrrtirrr que le parrrfait. Mais toi. Qu'offrrres-tu, si ce n'est d'aboyer au moindrrre geste ?

Puis le duel avait commencé. Plus vite qu'elle ne le pensait. Erin sourit, ses remarques et ses piques avaient apparemment finies par atteindre leur but. (Avait-il finalement un cœur ?) Et un peu surprise par sa véhémence, et le sortilège qu'il employa, elle lança le sien par réflexe, descendant sa baguette vers une pierre pour siffler d'un ton sec.

- Amplificatum !

Juste à temps, elle vit devant elle le rocher grossir prenant la taille d'un rocher suivi d'une illumination dans les airs, indication que le sortilège de son affreux frère avait atteint ce premier. Avec un ricanement de contentement, elle brandit à nouveau sa baguette vers le rocher, éructant avec un plaisir ce sort qu'elle ne maîtrisait qu'à peine, elle aussi. Après tout, s'il jouait sur ce plan là, elle voulait y aller, elle aussi.

- Repulso !

Qu'il mange, qu'elle entende quelques os craquer. Au pire, il n'aurait que quelques os cassés, quelque chose de finalement rapidement soigné, -elle s'en était pris, des Cognards lors des entraînements, elle savait ce que c'était... Même si le rocher était d'une taille sensiblement différente-, cela aurait peut-être lui fermer son clapet.



1-3-4-5-6 : le sortilège Amplificatum réussi à temps, et la pierre devient un rocher qui se prend le sortilège, défense réussie !
2 : Trop lente, Erin ne pas le temps de prononcer le sort, et se le reçoit de plein fouet. Elle est propulsée en arrière et suspendue par les pieds

Si défense réussie.
1-5 : Repulso fonctionne comme prévu, et le rocher est expulsé en direction du Fourbe Finn !
4 : Repulso fonctionne, mais pas avec l'intensité espérée, plutôt que de foncer sur Finn, il roule vers lui, lui laissant le temps d'esquiver, tant qu'il ne trébuche pas.
2-3-6 : Le sort ne fonctionne pas, Finn récupère l'avantage.

Si défense est un échec
1-2-4-5-6 : Infinite Incantatem réussit, Erin retombe à terre, et la main est à nouveau au frère jumeau maléfique.
3 : Infinite Incantatem est un échec et... Non seulement elle reste suspendue à l'envers, mais la main est à son frère, ça sent le souffre.

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Dim 15 Juil - 22:03

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mar 17 Juil - 2:17


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Un battement de cils, de sa part. Ça ne signifie rien pour le commun des mortels, mais moi, je l’ai perçu. Parce qu’au fond, c’est aussi cette connaissance, pointue, profonde, que nous avons de nous-mêmes, qui m’effraie… J’essaie de songer à ma phrase, d’en reprendre le contenu, pour retrouver ce qui l’a dérangée. Il me semble que c’est lorsque j’ai parlé de la prison… Quelque part, je ne suis pas tant étonné. Les vers qu’elle déclame ensuite me font plisser les yeux, et tandis que mon cerveau en tire une interprétation, je mets mes efforts à profit pour demeurer impassible… Même si je dois faire fi de son amour pour les beaux discours, je ne vais pas la laisser prétendre que « je n’ai que mépris pour l’honneur aux miens ». Alors que je me sens m’agiter intérieurement, comme si la maladie me rongeait alors tout d’un coup plus vite, me forçant par instinct de survie à me retrancher, je me mets à tourner autour d’elle… « Le temps nous est compté, Errrin. Je ne le perrrds pas à fairrre des plans sur la comète, je suis rrréaliste, et l’emploie à serrrvirrr notrrre idéal. Tu n’as pas le mental pourrr cette tâche. » affirmé-je, le visage imperturbable. Je déteste ce ton qu’elle prend avec moi, cette condescendance, qui me fait me sentir aussi utile qu’un nouveau-né, aussi malléable qu’un pantin. Selon elle je me fais manipuler ? Le temps d’un instant, je me demande s’il se pouvait que ce soit vrai. Je serre les dents, et la pression qu’exercent mes phallanges autour de ma baguette est de plus en plus forte… presque à m’en craquer les jointures. Mon coeur ? Je ne sais pas quels mots il me susurre, et honnêtement, je m’en fiche : ça ne rentre pas en ligne de compte, aujourd’hui. Quant à mon âme, je crains de l’avoir perdue en route…

Je plante alors mes yeux dans les siens, bien décidé à mener cette bataille de font : je décide de l’affronter, elle et ses vers, elle et son arrogance tout droit héritée de nos aïeuls. J’ai beau la détester en ce moment-même, on m’oblige à me rendre compte combien en effet, elle est une bonne Sørensen. « Je me bats pour des valeurrrs, et ma famille en est une. L’aurrrais-tu oublié ? » Ce n’est pas mon coeur, ni mon âme qui me guide. Parfois, je me demande même si je les aime, tant leurs décisions me semblent à la fois folles et illogiques… Mais mon idéal, il ne m’est pas propre : il nous appartient tous, et je sais que malgré nos différends parfois houleux, nous le partagerons, tous ensemble. La réussite de cette entreprise est peut-être ce qui manque pour resserrer nos liens, pour faire de nous un groupe uni et soudé… Je l’écoute attentivement, même si ses arguments m’agacent, et que je suis énervé de l’entendre prétendre que Grand-Père est prêt à calmer ses ardeurs lorsqu’elle se retrouvera au sommet, avec les plus grands. Elle n’a peut-être que quatorze ans, comme moi, mais je ne peux pas lui ôter cette féroce détermination qui la caractérise… Voilà qui m’irrite encore davantage. Elle me demande ce que j’ai à offrir ? Je m’avance, défiant, le menton légèrement relevé : « De l’efficacité, de l’efficience, du rrrendement : tout ça sans même avoirrr besoin de me donner en spectacle. Mais peut-êtrrre que c’est ce qui lui plait, finalement… l’impétuosité d’une gamine emporrrtée et immaturrre. Ça doit distrrrairrre, pendant les rrréunions. » Ma mauvaise foi en devient presque évidente : je sais pertinemment que Grand-Père ne serait pas capable d’effectuer un tel choix, même si c’était effectivement pour me punir, il tient bien trop à la représentation de notre lignée pour tout risquer, simplement par fantaisie. C’est ce qui me dérange le plus, au fond : ce choix, de l’intégrer elle, aux hautes sphères, pourrait avoir du sens… Ça ne le rend pourtant pas logique pour autant, bien loin de là.

Mon sortilège fonctionne, et même si je ne doute pas réellement de mes compétences, je suis toutefois soulagé d’ouvrir les hostilités avec succès : je ne sais pas vraiment comment ma jumelle aurait réagi si d’aventure j’avais échoué, et je ne préfère même pas l’imaginer, tant j’aurais été furieux, sans le moindre doute. « Amplificatum ! » Honnêtement, j’aurais été surpris qu’il atteigne ma cible sans quelques difficultés… Ce n’est certainement pas notre première confrontation, et sûrement pas la dernière, et c’est donc sans surprise que je vois une petite pierre prendre la taille d’un roc immense, sur lequel ricoche l’éclair de mon sortilège. Objectivement, je suis contraint de reconnaître que c’est une belle parade, mais intérieurement, je bous… Immobile, le regard noir, je me contente donc de l’observer, aux aguets. « Repulso ! » Ça commence mal, je me suis préparé à une contre-attaque, mais pas à celle-ci… encore une fois, j’ai été trop confiant, et je crains que ça ne me coûte cher par la suite… Ma baguette toujours dégainée, je prends une courte inspiration, et visualise le rocher qui me menace, comme s’il était au ralenti, évaluant mes possibilités. Le duel contre la sang-de-bourbe n’était pas de la même ampleur, ma soeur est un adversaire que je sais farouche, en plus d’être expérimentée… nous nous sommes exercés ensemble depuis que nous avons l’âge de tenir une baguette, et encore aujourd’hui, par son caractère, elle peut être imprévisible pour moi. Je n’aime pas ça, encore moins aujourd’hui, alors que les enjeux sont sensiblement plus élevés. « Reducto ! » lancé-je alors, bien concentré sur ma cible, m’empêchant de reculer par réflexe, déterminé à ne pas me laisser impressionner, malgré une inventivité notable dans les incantations d’Erin. Mais je n’ai certainement pas dit mon dernier mot… j'ai bien trop besoin, alors qu'elle a obtenu les grâces de Grand-Père, de lui prouver combien je méritais davantage.

2-3-4-6 : Heureusement, ma baguette est fidèle, et en quelques secondes à peine, le minéral reprend sa taille initiale. Je l’écarte d’un coup de pied sec, et articule un « Locomotorrr Morrrtis » d’une voix ferme en pointant à nouveau ma baguette en direction d’Erin.
1-5 : Je ne sais pas ce qui se passe… mais déstabilisé par le manque d’efficacité de ma baguette, le rocher me heurte de plein fouet. Un peu sonné, je m’écarte, et touche légèrement ma tempe, de laquelle s’écoule un peu de sang. Il va me falloir un peu de temps de récupération avant mon prochain sortilège, c’est Erin qui reprend la main…

2-3-6 : C’est une nouvelle réussite : si le sortilège n’est pas contré, les jambes d’Erin se collent instantanément, limitant fortement ses mouvements.
4 : Etrange… si le sortilège n’est pas contré, il semblerait que n’aie touché qu’une jambe, qui est désormais collée au sol…
1-5 : Ça ne fonctionne pas. Est-ce que ma baguette a décidé de ne pas se montrer coopérative ?
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mar 17 Juil - 2:17

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mer 18 Juil - 2:24


Il a franchi
mes lèvres
le regard haut
les lettres entrechoquées



Un temps compté. Ce n'était certainement pas à elle qu'il allait apprendre cela. Au moins, Erin avait le courage de tenter de trouver une solution, autre que celle qui devait être tant et plus renouvelée. Et si, à un moment, le rituel ne fonctionnait plus, comme les plantes avaient fini par devenir inutiles ? Il fallait un plan de secours, et c'était ce qu'elle s'évertuait de faire, en coulisse. Loin de tous ces projecteurs qu'elle maintenait pourtant près d'elle rien qu'avec son honnêteté -arrogance- affichée. Oh, il pouvait bien plisser les yeux sans même ricocher dans les mots dits sur le mépris qu'il pouvait avoir. Mais c'était bien ce qu'il avait. A vrai dire, elle se demandait parfois si l'arrogance de son frère n'était pas pire que la sienne. Si, dans son silence et ses choix, dans ses coups bas et ses complots, il ne se pensait pas simplement au dessus de tout, de tous.

Mais la fin de ses mots lui déplut. Était-il comme les autres, à ne voir que ce qu'elle montrait, ce qu'il percevait ? Ou plutôt, son frère jumeau ne percevait-il que si peu d'elle au final ? Comme si elle avait fait un tel choix, de ne pouvoir résister à son cœur, dans lequel il y avait toujours ces hurlements qui ricochaient contre ses côtes. Elle avait le mental pour y résister. Elle avait le mental pour voir la réalité derrière les murmures de son âme. Et ce n'était pas quelqu'un de sa chair et son sang qui allait remettre cela en question !

Mais elle serra simplement les dents, sans un mot de plus.

Puis le duel avait commencé, les premiers échanges s'étaient déroulés sans que l'un ne puisse atteindre l'autre. Pour le plus grand plaisir d'Erin, d'ailleurs. Elle aurait été déçue que cet affrontement se termine si tôt. Et même si elle eu un petit ricanement narquois en le voyant utilisé le sort pour réduire son si beau rocher, la suite la fit réagir au car de tour.

Pour la défense elle ne voulait pas utiliser un des derniers sorts appris, préférant tabler sur la sûreté. Et... Étrangement, son premier réflexe fut d'enlever le veston bleu de velours qui traînait sur ses épaules, vu l'heure, et de le jeter en direction de son cher Finn, tout en aboyant un mot, baguette vers le vêtement flottant entre eux.

- Durrro !

Et la chance fut de son côté. Son vêtement d'un seul coup, durcit soudainement, suffisamment pour encaisser le sort de son frère. L'adolescente sourit, espiègle, mais ne contre-attaqua pas directement. Plutôt, elle s'éloigna d'un saut en arrière, pour recommencer à parler. Un nouveau bout de poème. Après tout, le duel était aussi une façon de communier.

- Famille a tellement ses flèches enferrrmées
en mon âme, et ses coups y sont si bien enclos,
Que Sørrrensen est tout mon coeurrrr, et mes prrropos
Tant j'ai dedans l'esprit, nos valeurrrs imprrrimées

Penses-tu vraiment, ainsi, que Grand-Père, m'aurait pris, moi, à ses côtés, pour simplement amuser la galerie ? Nous avons beau tous deux être jeunes, c'est aussi par notre volonté, et espérons notre vie, que nous pourrons devenir des pièces assez importantes dans la voie de notre lignée. Un tel choix de Grand-Père n'est ni au hasard, ni immérité, à moins que tu remettes à ce point son jugement en question.


Elle s'amusait dans ces joutes, mais son cœur s'échauffait, répondait au rituel, et s'engageait dans une pente qu'elle n'était pas certaine de maîtriser parfaitement, comme toujours. C'était l'éternel problème avec elle. Sa voix en était devenue un peu plus persiflante, chargée à mesure qu'elle parlait, qu'ils se tournaient autour comme deux proies affamées.

- Je rrreste à penser, Ô Finn, que nous sommes, toute notre frrratrrrie, destinés à de grandes choses. Et pas un ne serrra laissé derrrrièrrre.

Un silence, et elle ajouta.

- Ni devant, seul. Songes alorrrs à tes pensées. Ne gâches pas le temps à vouloir combattrre trrrop les tiens. Et prrrofite de cette folie.

Pointant enfin à nouveau sa baguette vers son frère, elle ne pu que murmurer, emporter par son cœur qui voulait voir le tout durer, le tout s'énerver, les passions s'enclencher.

- Defodio.




-Duro (défense !)
1 2 4 5 : Réussite : Le sort fait bien durcir son veston, rendu désormais inutile. Mais mieux vaut cela qu'être pris au piège par son frère !
3 : Echec !
6 : Semi réussite ! (Mais réussite tout de même !)

- DEFODIO
1 3 4 : Réussite, le sort file vers Finn, dans le but de lui prodiguer de profondes entailles, où que ce soit.
2 : Semi réussite
5 6 : échec!


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Dernière édition par Erin B. Sørensen le Mer 18 Juil - 2:36, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mer 18 Juil - 2:24

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Jeu 19 Juil - 3:12


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Je comprends sa petite manoeuvre en la voyant ôter sa veste : je n’avais pas besoin de ça pour comprendre que ma soeur me donnerait plus de fil à retordre que la sang-de-bourbe Sinclair, mais je ne me laisse pas déstabiliser pour autant. « Durrro ! » Toujours très concentré, je regarde l’éclair de mon sortilège ricocher sur l’étoffe, qui est devenue de pierre, et qui lui sert alors de bouclier. C’est astucieux, je dois bien le reconnaître… Il s’agit de l’être plus qu’elle, parce que je n’ai pas l’intention de la laisser l’emporter. Et ce n’est pas gagné, j’essaie de paraître à l’aise pour ne pas trop la mettre en confiance, mais elle est redoutable… et je le sais. On s’entraîne depuis qu’on a l’âge de tenir une baguette, toutes nos parades, nos contre-sorts, nos esquives, on les a appris en se battant l’un contre l’autre. Et aujourd’hui, alors que je lui fais face, baguette en main, furieux contre elle et contre cette récompense dont elle a hérité à ma place, j’ai l’impression que tout ça était censé nous mener à cette fameuse confrontation… Ma mâchoire se contracte à nouveau, mes doigts se crispent autour de ma baguette, que je ne lâche pas : la contre-attaque va venir, tôt ou tard. « Penses-tu vraiment, ainsi, que Grand-Père, m'aurait pris, moi, à ses côtés, pour simplement amuser la galerie ? Nous avons beau tous deux être jeunes, c'est aussi par notre volonté, et espérons notre vie, que nous pourrons devenir des pièces assez importantes dans la voie de notre lignée. Un tel choix de Grand-Père n'est ni au hasard, ni immérité, à moins que tu remettes à ce point son jugement en question. » Je sais qu’elle a raison, et je suis surpris de voir à quel point elle évolue… elle finit presque par être plus rationnelle que moi. Et ça m'ennuie, profondément.

« Justement, s’il se fiche à ce point des conséquences de ses décisions, il est peut-êtrrre temps pourrr lui de passer la main. » déclaré-je subitement d'un ton bien trop serein. Je n’en pense pas un mot : je ne sais pas ce que nous ferions, sans Grand-Père… nous ne sommes certainement pas prêts à le relayer à son poste, et nos parents sont trop impliqués du côté du ministère de la magie en Norvège pour s’occuper des affaires de la famille en Angleterre, quand bien même ils en auraient la carrure. Mais par simple plaisir de contredire ma soeur, je suis prêt à aller loin pour montrer combien je trouve cette décision absurde, à quel point elle ne me convient pas. Je n’ai aucune envie d’être raisonnable ! Qu’elle retourne à son piano, à sa batte et à ses vers, et me laisse aller au bout de ce que j’ai entrepris personnellement. « Je rrreste à penser, Ô Finn, que nous sommes, toute notre frrratrrrie, destinés à de grandes choses. Et pas un ne serrra laissé derrrrièrrre. » Ses paroles sont sages, c’est peut-être ce qui m’agace le plus. Peut-être que, sans que je ne m’en sois rendu compte, alors que j’étais focalisé sur le reste, sur Grand-Père, sur l’éclosion de l’oeuf, elle m’a tout simplement dépassé. Alors que nous sommes nés égaux, elle a pu prendre le pas sur moi… Je demeure immobile, à la contempler, en me demander ce que j’ai bien pu louper : il y a forcément quelque chose que je n’ai pas vu. Un léger vent balaie l’espace qui nous sépare, faisant courber les brins d’herbe, voleter nos mèches de cheveux, mais aucun de nous ne bouge : nous sommes un curieux mélange de pierre et de glace, deux êtres qui ont été dépouillés de leur humanité, malades du coeur, malades de l’âme, malades du monde qui les entoure.

Je m’avance d’un pas en sa direction, je passe une main sur ma joue pour frotter mon arcade sourcilière. « Je ne souhaite pas que tu sois laissée en arrrièrrre. Nous ne parrrviendrrrons à rrrien si nous agissons seuls. » reconnais-je en abaissant légèrement ma baguette, tout en demeurant soucieux de la contre-attaque à venir. Je toussote un peu, et baisse le ton pour la partie à venir… « Et tu as le potentiel pour devenirrr la plus talentueuse de nous quatrrre. » Je le pense. Réellement. Je le sais depuis que nous sommes tout jeunes, comme si elle était un jour destinée à s’enflammer avec suffisamment d’ardeur pour que nul ne soit capable de l’arrêter. Et pour autant, ça ne me rassure pas le moins du monde… « Mais, toi ? Au milieu d’un conseil Errrin ? Y es-tu rrréellement prrréparrrée ? » Mon ton n’est plus provocateur, je ne cherche plus à l’énerver pour me défouler ou pallier à ma frustration. Je cherche simplement à savoir, et autant dire que je suis pour le moins sceptique. Et j’en veux toujours beaucoup à notre aïeul… « Ni devant, seul. Songes alorrrs à tes pensées. Ne gâches pas le temps à vouloir combattrre trrrop les tiens. Et prrrofite de cette folie. » Je détourne légèrement le regard, cherchant un sens à ses mots que je ne suis pas sûr pour autant de vouloir comprendre… Elle est en train de me forcer à faire face à des questionnements que je préfèrerais largement éviter : je suis né malade, pour mener une tâche à bien, et mourir lorsque je l’aurais accomplie, comme cette soeur qui me toise avec défiance, et j’aimerais mieux m’en tenir à cette perspective… « Defodio. » Je l’attendais, cette offensive… j’ai eu tout le temps de m’y préparer mentalement, mais sans que je ne sache comment, elle m’a troublé. Mes sourcils se froncent naturellement lorsque je vois l’éclair écarlate fondre sur moi, mais j’ai la formule en tête depuis le début de notre échange. « Prrrotego ! » Le charme du bouclier est un basique, mais qui a fait ses preuves au cours de nos nombreux duels, alors je prends la liberté de l’utiliser lorsque je l’estime nécessaire. « Tu n’es pas celle que je dois combattrrre. » ajouté-je, sans relâcher ma vigilance, avant de reprendre : « Mais la folie, ce serrrait de laisser l’errrreur d’il y a deux ans se rrrépéter cette année. » Elle sait à quoi je fais allusion, elle sait que je ne suis pas prêt pour de nouveaux risques : cette fois, nous ne laisserons plus les adultes aux commandes ; mes frères et soeurs ont leurs défauts et je rêve parfois de les étriper vivants, mais je sais que je peux me fier à eux. « Deprrrimo. » lancé-je en pointant alors ma baguette sur la parcelle de pelouse sur laquelle elle se trouvait alors.

Protego :
IMPAIR - Le bouclier fonctionne correctement, je suis protégé du maléfice, et peux contre-attaquer sans le moindre problème.
PAIR - Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il y a eu un problème : mon sortilège n’a pas fonctionné, et je prends de plein fouet l’éclair de mon adversaire, qui me taillade les joues, les mains et la poitrine, laissant naître une tâche écarlate sur mon uniforme bleu.

Deprimo :
PAIR - Le sortilège fonctionne s’il n’est pas contré, et la surface sur laquelle Erin se trouve s’effondre subitement, entraînant cette dernière après un glissement de terrain dans un sorte de fosse. Espérons que ce ne soit pas trop profond…
IMPAIR - Rien ne sort de ma baguette… je ne comprends pourquoi est-ce qu’elle me fait ça maintenant.

Deprimo (si le Protego n’a pas fonctionné) :
4-6 : Malgré les entailles douloureuses qui m’empêchent de me concentrer pleinement, le sortilège fonctionne s’il n’est pas contré, et la surface sur laquelle Erin se trouve s’effondre subitement, entraînant cette dernière après un glissement de terrain dans un sorte de fosse. Espérons que ce ne soit pas trop profond…
1-2-3-5 : Rien ne sort de ma baguette… il faut juste que ces blessures sont assez étendues, il faudrait peut-être tenter un Epiksey avant de pouvoir tenter de nouveau un sortilège d’attaque.

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Jeu 19 Juil - 3:12

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Ven 20 Juil - 15:17


Le mot dit

Un nouveau sort, une nouvelle parade. Ces duels avec son frère, particulièrement, étaient grisant pour Erin. Car ils se connaissaient tant et plus, car ils savaient très bien que ni l'un ni l'autre n'allait abandonner facilement, car ils étaient du même sang et de la même chair, elle y prenait un plaisir particulier. Et même quand, comme celui-ci, le duel avait démarré sur une base de colère -de la part du Pauvre Finn, elle n'avait jamais regretté un tel moment. C'était une danse étrange, entre amour et haine, entre volonté de se dépasser pour paraître au dessus, sans jamais le pouvoir. Ils avaient trop de points commun pour être les deux faces d'une même pièce, et pourtant, les jumeaux se complètaient si bien.

Erin ne l'avouerait sûrement jamais, mais là où elle avait parfois des piques d'intelligence ou de sagesse selon le point de vue, elle avait tout de même une admiration certaine pour la vive et fourbe intelligence de son frère. Lui était capable d'ourdir des complots avec une facilité déconcertante. Lui était capable de contenir ses pensées pour mieux frapper au bon moment. Et la jeune Sørensen devait bien admettre qu'elle n'avait pas ces capacités. Et c'était sûrement tant mieux... Même si dans ses tentatives de piques, et surtout dans la dernière, cela ne servit qu'à faire rire Erin.

Comme s'ils étaient capables de prendre la suite de Grand-Père. Comme si même leurs parents, dans toute leur langueur, en étaient capables. Ils étaient trop jeunes pour cela, trop ignorant, trop... poussés dans leurs propres prysmes de réflexion, et cela vallait sûrement encore plus pour les deux jumeaux, enserrés qu'ils étaient dans leur malédiction et le rituel qui les influencerait toujours. Certes, Finn connaissait mieux ce domaine là, mais Erin avait quelques doutes sur leur futur. S'ils restaient ainsi, n'étaient-ils pas condamnés à être des pions toute leur maigre vie ? C'était aussi pourquoi elle cherchait si ardemment à contrecarrer leur funeste destin. Et même s'ils se mettaient à quatre, la fratrie n'étaient même pas certaine de lui arriver à la cheville. Du moins pas dans leur état actuel.

Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire étrange, entre l'exaltation du duel, une ironie envers elle-même, et l'emportement que son coeur avait, de plus en plus. Lui baissait sa baguette sans pour autant baisser sa garde, et les mots qu'il prononçait touchait juste. Trop juste. Alors elle avait jeté son sort, juste pour le blesser, juste pour le faire taire.

Evidemment, il l'avait bloqué, et elle secoua la tête, frustrée. Sur une voix qui vibrait de l'instant, sifflante et accusatrice, elle grogna.

- Penses-tu vraiment que ce soit pour moi, qu'Il m'invite à ses côtés ? N'est-ce pas juste pour te faire réagir, Toi, son cher Finn ? N'est-ce pas une sorte de taquet derrière ton crâne, plutôt que de m'offrir réellement une possibilité de prendre les devants ? Ou pire. (Elle se désigna de sa main libre.) Je ne suis pas capable comme Hannibal ou toi pour ces réunions. Mais ma présence rassure. Si les vieux me voient moi. Alors, à raison, ils sauront que je ne serai sans doute jamais apte à, seule, leur faire de l'ombre. Mais comme tu le dis. Je ne suis pas seule.

La fin avait été compliqué à sortir, à admettre. C'était plus un crachat de mots qu'une véritable phrase posée. Mais elle l'avait dit, c'était une avancée, n'est-ce pas ? Sauf qu'Erin commençait à s'échauffer véritablement, comme si la folie qu'elle avait évoqué commençait à l'étreindre elle aussi. Un battement de coeur qui sautait, c'était aussi le rappel du rituel qui accentuait ses émotions, une pique supplémentaire.

Alors, quand le sort du jumeau si doué visa le sol, elle ne pensa pas trop, ni même si sa parade allait réussir ou non. Elle pointa le sol de sa baguette en grognant.

- Immobilus !!

Juste à temps. La dépression qui se créait sous aile cessa subitement, ne laissant qu'une grosse marque et un renfoncement qui gâchait sûrement ce si beau jardin dont ces Français étaient si fiers, comme s'ils avaient des raisons d'être fiers de quoi que ce soit ! D'un coup plus vive, Erin s'écarta de cet endroit en quelques pas entre la course et le saut.

- Il est l'apanage des adultes de nous voir plus jeunes que nous sommes. Comme si nos pensées ne valaient rien.

La jeune adolescente allait sûrement continué, mais comme si le sort la pressait de plus en plus, elle s'était interrompue, ne pouvant que pointer à nouveau sa baguette vers son frère, avec un sourire qui tirait sur la cruauté. Sur le moment, elle n'avait plus envie de parler de Grand-Père. Ni même de la sollicitude de Finn.

- Bloclang.

Elle voulait le voir perdre. Elle voulait le voir incapable, juste sur ce moment.



-IMMOBILUS (défense !)
1 2 4 5 : Réussite !
3 : Echec !
6 : Semi réussite ! (Mais réussite tout de même !)

- BLOCLANG
[b[1 3 4 : Réussite[/b]
2 : Semi réussite
5 6 : échec!
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mer 25 Juil - 18:55


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« Penses-tu vraiment que ce soit pour moi, qu'Il m'invite à ses côtés ? N'est-ce pas juste pour te faire réagir, Toi, son cher Finn ? N'est-ce pas une sorte de taquet derrière ton crâne, plutôt que de m'offrir réellement une possibilité de prendre les devants ? Ou pire. » Je ricane, un peu malgré moi… je ne sais même pas si je fais exprès, on dirait que ce rire, contenu dans mes poumons, vient de s’extirper de moi spontanément, nerveusement. Bien sûr qu’elle le sait… je n’ai jamais su, en quatorze ans, si cette connexion entre jumeaux était une légende, ou quelque chose de bien réel… mais si j’ai bien une certitude, c’est qu’il y a quelque chose, entre Erin et moi, qui associent nos êtres d’un lien indéfectible. Peut-être est-ce le rituel, qui nous a lié pour la vie, ou simplement la maladie qui se propage en nous, qui a bâti un pont entre nos deux coeurs, soudés par la magie noire, par le désir d’échapper à notre funeste destinée. Comme moi, elle cherche absolument à comprendre ce que les adultes ne veulent nous confier, mais sa détermination est sans pareille. Nous sommes en désaccord, mais nous nous comprenons mutuellement… Comme si parfois, nous empruntions l’esprit de l’un, ou de l’autre. Les possibilités qu’elle évoque, je les ai bel et bien envisagées, mais je ne suis pas rassuré que nous soyons du même avis sur la situation. Au contraire, je crois même que j’aurais préféré me tromper… « Je ne suis pas capable comme Hannibal ou toi pour ces réunions. Mais ma présence rassure. Si les vieux me voient moi. Alors, à raison, ils sauront que je ne serai sans doute jamais apte à, seule, leur faire de l'ombre. Mais comme tu le dis. Je ne suis pas seule. » Je hoche le menton, et passe distraitement l’ongle de mon pouce sur mes lèvres - c’est signe que je réfléchis. J’ignore si elle a raison, c’est une possibilité, tout comme celle selon laquelle Grand-Père est en train de tester chacun d’entre nous. Parfois, c’est ce que je me dis… nous sommes au sein de notre fratrie quatre cobayes qu’il regarde évoluer sous une cloche de verre. « Bien. Si tu es donc convaincue que cette décision est une aubaine pourrr nous, il ne tient qu’à toi de fairrre tes prrreuves. » reconnais-je donc, en me tournant vers la fontaine. Ce sera le lot de chacun de nous quatre : personnellement, je sais que si ma prédisposition au Fourchelang a plu à Grand-Père, je suis encore loin d’avoir gagné ses faveurs, et même si Hannibal est en bonne position grâce à sa faculté à débattre, il n’est pas encore non plus grand gagnant dans cette course au titre de favori. Quant à notre petite soeur, elle est encore un brin trop jeune pour s’imposer, malgré ses talents florissant dans l’art des potions…

Je me tourne à nouveau vers elle, et plante mon regard dans le sien : je souhaite qu’elle comprenne que je suis très sérieux, même si cette lettre m’a un peu fait perdre le sens des réalités. « Cette année serrra une année décisive. Tout commencerrra à Poudlard, mais ce ne serrra que la partie visible de l’iceberg. Le côté immergé, lui, progrrressera comme une gangrrrène mangeuse de chairrr… Ne prends pas ton rôle à la légèrrre, ma soeur, c’est tout ce que j’exige de toi. » J’ai toujours eu tendance à garder un oeil sur elle, même après qu’elle se soit assagie… je ne sais pas encore si je renoncerais à cette habitude qui a la peau dure, les évènements à venir nous le diront. J’attends aussi beaucoup de l’issue de cette lutte… ce qui se joue a un prix bien plus élevé qu’un peu de fierté personnelle. « Immobilus !! » Je la regarde nonchalamment arrêter la terre, constatant les dégâts opérés par ce glissement de terrain impromptu. J’ai peut-être un peu abîmé la pelouse… j’essaierais d’arranger ça une fois que nous aurons terminé, je n’aime pas le désordre, et encore moins le déséquilibre. Ce que je constate, c’est qu’elle fait démonstration d’une féroce témérité, et que ses sortilèges, jusqu’ici, sont remarquables. Comme les miens… Nous ne sommes peut-être pas de très bons élèves, mais notre niveau en sortilèges a toujours été au dessus de la moyenne, du à un entraînement acharné. Avec un peu de recul, je pense que nous sommes accros à la sensation que nous procurent ces échanges… c’est bien la seule issue logique que nous avons trouvée à chacune de nos disputes : en s’affrontant directement. « Il est l'apanage des adultes de nous voir plus jeunes que nous sommes. Comme si nos pensées ne valaient rien. » Elle n’a pas tort, et je reconnais aussi de mon côté que c’est ce qui m’énerve principalement chez Grand-Père. Alors que pourtant il est un personnage que j’admire sincèrement, je suis toujours aussi irrité de constater son manque de confiance en nos idées, son incapacité à déléguer, alors que je lui promets depuis le début de ma première année que je ne nourris d’autres desseins que celui de servir notre famille.

Quelque part, je suis un peu rassuré d’entendre ces mots de la bouche d’Erin, ils me confortent, surtout après l’annonce d’une nouvelle comme celle-ci : apprendre que je ne participerais pas à la réunion m’a en effet profondément déplu… « Il ne suffit que d’un rrrien, pour attirrrer leurrr attention. Je ne nous ai jamais sentis aussi prrroches de l’obtenirrr enfin. » Je sens l’électricité parcourir chaque parcelle de mon corps, je me sens empli d’une énergie nouvelle. Mes yeux s’écarquillent légèrement, et un sourire mauvais vient étirer mon visage…« Mais toi, Errrin, est-ce que tu la mérrrites réellement ? On pourrrait crrroirrre que ce n'est pas ce que tu souhaites. » Je veux la pousser hors d’elle-même. J’ai changé d’avis, je ne veux plus que la raison guide ses actes, je ne veux plus que Grand-Père soit celui qui influence ses décisions. Je veux maintenant l’extirper de ce déguisement de sagesse qu’elle a enfilé depuis quelques mois… tout le contraire de ce à quoi j’ai aspiré ces dernières semaines en la poussant à se comporter comme notre aïeul l’aurait souhaité. Je veux les flammes, je veux la tempête. Je veux que ce duel ne soit plus un simple exercice entre nous, je veux une bataille sanguinolente, de laquelle un seul de nous deux se relèvera. Je veux voir ses tempes prêtes à imploser, je veux que les pulsations de nos coeurs malades rythment ce combat. Et surtout, je veux gagner. « Bloclang. » La garce. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle tente un sortilège à l’issue décisive si tôt dans notre confrontation… je me suis suffisamment battu avec elle étant enfant pour savoir qu’un sortilège de mutisme mettra aussitôt fin à ce duel, si je n’arrive pas à le parer… je fais confiance à ma maîtrise du charme du bouclier, mais je me souviens que lors de mon affrontement contre la sang-de-bourbe Sinclair, quelques sortilèges que je réussis habituellement m’ont fait défaut. Il est temps pour l’heure de vérité de sonner… « Prrrotego » articulé-je, soucieux de la réussite de mon enchantement, et surtout désireux de le voir former autour de moi une bulle protectrice. J’ai bien conscience que si elle me met dans l’impossibilité de prononcer la moindre incantation, elle aura gagné par forfait, et cette idée me déplait profondément.

Protego :
IMPAIR - Le charme du bouclier opère, et me permet à nouveau de dissiper l’éclair du sortilège de ma soeur. Je lui adresse un regard empreint de détermination : cette lutte n’est pas encore terminée, elle ne fait, au contraire, que commencer. Je baisse ma baguette, et cette fois-ci, je vise la sienne, et non pas sa propriétaire : « Carrrpe Retrrractum ». J’ai bien l’intention de m’en emparer…
PAIR - Le sortilège échoue, ma baguette demeure muette, et après avoir reçu l’éclair du sortilège qui me projette en arrière, je ne tarde pas à le devenir à mon tour. Je me relève, dans l’incapacité de parler, et agacé, fais signe à ma soeur de me libérer de son maléfice. Je sors perdant de ce duel, et je suis relativement contrarié.

Carpe Retractum :
IMPAIR - Si elle ne parvient pas à contrer mon sortilège, la baguette d’Erin file jusque dans ma main… rendant l’issue de ce duel moins certaine.
PAIR - Le sortilège ne fonctionne pas, mais je ne relâche pas pour autant ma concentration : j’ai au moins réussi à échapper au maléfice du mutisme, je ne m’en sors pas si mal que ça… maintenant, il s’agit d’être prêt pour sa prochaine riposte.

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Dernière édition par Finnbjörn K. Sørensen le Mer 25 Juil - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mer 25 Juil - 18:55

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Ven 27 Juil - 2:38


Le maudit


Comme seule réaction, il n'avait su tout d'abord que ricaner, faisant se raidir intérieurement le cœur d'Erin qui menaçait de plus en plus de lâcher prise, de laisser libre cours à une pulsion que ni l'un ni l'autre ne pourraient réellement apprécier. Elle prenait les choses à cœur, trop, sans même en avoir le choix. Certes, ses penchants n'avaient jamais été doux, certainement pas, elle laissait ce genre d'élan à d'autres, mais les envies que le rituel lui murmurait la faisait presque grincer des dents. Alors, qu'il soit d'accord avec elle, sur le fait qu'elle puisse être en retrait dans les faveurs tant louées de Grand-Père, que finalement, elle ne soit qu'un pion...

Ça l'énervait.

Et Finn eut beau acquiescer et lui offrir un semblant de reconnaissance par la suite, cela ne la freinait absolument pas. Après tout, comme disait un auteur ancien, connu. "Un feu léger est vite étouffé : si vous le laissez faire, des rivières ne sauraient l'éteindre." Et dans ce duel, si court et si long en même temps, le feu qui couvait depuis longtemps avait envahi tout son être, même si elle tentait de le canaliser, pour le moment. Et quelle reconnaissance, directement suivie d'une pique sur le besoin de faire ses preuves. Comme si elle avait envie d'entendre ce frère suffisant, qui avait lui, échoué, et eu besoin d'une réprimande indirecte de Grand-Père pour comprendre que son chemin n'était pas forcément le bon. Pour lui permettre d'ouvrir les yeux, simplement.

Mais alors, il continua, bavardant sur l'année à venir. Elle devait avouer qu'il n'avait pas tord. Mais si le début avait un quelconque intérêt à ses yeux, la fin effaça l'éventuel effort qu'il avait fait. Comme s'il avait quoi que ce soit à exiger d'elle. La norvégienne leva le menton en signe de défi, et préféra d'abord s'écarter du sort lancé avant de répondre, faisant fi de la pelouse désormais abîmée. La fontaine qu'elle aurait bien vu détruite, ce château qu'elle aurait préféré en ruine, ce jardin si carré qu'elle aurait préféré plein de ronces et d'orties, elle n'y faisait même plus attention, toute entière focalisée sur sa retenue.

Jusqu'au moment où reprit une nouvelle fois parole. Celle de trop.

- Du, hvis utsmykning er en ildhane, må ikke åpne din skitne munn igjen til ditt fattige gift til et slamblod*, siffla l'adolescente dont les pupilles luisaient d'un sentiment mauvais.

Cet imbécile la pensait aussi inapte que cela. Pensait pouvoir exiger d'elle quoi que ce soit, et en prime, pour son pauvre petit égo d'homme, il remettait presque en doute sa volonté en leur but.

- Haïr moi-même et de tous me distraire,
Et devenir un sauvage animal,
Que me vaudrait de faire le contraire
Puisque mon Frère est cause de mon mal ?


Son mal. Son mal était son destin, son fardeau. Celui qui les avait finalement lié au delà de leur nature même d'être jumeaux, ce rituel perdu qu'Erin cherchait tant et plus à remplacer par quelque chose de moins intrusif. Alors, encore oralement, non sans avoir ricané de sa tentative vaine de lancer un sort, elle lui lâcha un peu de fiel supplémentaire.

- Ô Toi, Finn, si Sørensen, tu te complais bien trop. (Elle pointa un doigt vers son coeur.) Tu as accepté notre malédiction pour en vivre avec. Tu as accepté ta maison, et sûrement même tu l'es espéré. Je me bats contre tout cela. Comment peux-tu penser qu'à un seul moment, finalement, tu pourrais posséder un quelconque intérêt aux yeux de Grand-Père, alors que tu as, si tôt, accepté ta mollesse.

Elle ricana, mauvaise.

- A la réflexion, ce n'est pas pour te faire une leçon que Grand-Père t'a mis de côté. C'est simplement ta place, énonça-t-elle comme un simple fait.

Et elle leva sa baguette, voulant finalement en finir avec ce duel, pour enchaîner sur quelque chose qui la soulagerait plus nettement. Loin de tous ces codes Français, Anglais. Au diable l'honneur. Elle voulait finalement simplement lui faire payer le prix de ses provocations, et cela commençait au moins par une chose.

- Petrificus Totalus.




*Toi dont l'effigie est un coq de feu, n'ouvre plus ta sale bouche pour déverser un fiel digne d'un sang-de-bourbe.



Petrificus Totalus :

1-2-3-5 : Réussite : Le sort file, puissant et voué à pétrifier Finn, à moins qu'il ne se protége ou esquive.
6 : Semi-Réussite : Moins puissant que prévu, mais tout de même exécuté, le sort fil vers Finn, s'il est touché, il ne sera peut-être pas pétrifié comme Erin le souhaitait, mais au moins grandement gêné dans ses mouvements et paroles.
4 : Echec, le sortilège ne fonctionne pas et elle grogne, frustrée, prête à se défendre.


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Dernière édition par Erin B. Sørensen le Ven 27 Juil - 2:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Ven 27 Juil - 2:38

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mar 31 Juil - 1:45


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Les jumeaux règlent des affaires de famille
Chacune de ses expressions m’est familière, chaque battement de ses paupières est un déjà vu. Alors lorsque je vois cette lueur maligne briller dans ses yeux, je sais que j’ai visé juste : sa colère est vive, brûlante, je la sens presque comme si c’était la mienne, comme si nous la partagions, comme un seul et même être. Parfois, je me dis que c’est peut-être parce que je ne ressens plus rien, que je cherche à tout prix à créer ces émotions chez elle… pour les vivre au travers d’elle. « Du, hvis utsmykning er en ildhane, må ikke åpne din skitne munn igjen til ditt fattige gift til et slamblod. » Je reconnais sans mal notre langue maternelle, et puisque nous ne sommes pas restés bien longtemps chez Grand-Père au début de l’été, cela faisait bien longtemps que je ne l’avais pas entendue. Erin est vive comme une vipère, elle mord quand l’envie le lui prend, et je m’efforce de demeurer absolument imperturbable tandis qu’elle me crache son venin. Je prends, et j’accepte, je l’ai bien cherchée je l’admets. Mais au delà de ce juste retour de bâton, je n’apprécie que très peu qu’elle me mêle à la masse des impurs, ne serait-ce que par colère… Je serre les dents, mes doigts appuient avec insistance sur ma baguette. « Je te prrrierrrais de surrrveiller tes manières, et de ne guèrrre en venirrr aux insultes. Nous ne sommes pas chez ces souillons de moldus. » répliqué-je en fronçant légèrement les sourcils. C’est elle qui a reçu la récompense de Grand-Père, et c’est moi qui devrais accepter sans broncher ? Ce n’est pas parce que je n’ai pas le pouvoir de me plonger dans une rage noire que je ne le souhaite pas, je veux simplement qu’elle la traverse à ma place. Je veux voir luire dans ses yeux la haine et le ressentiment, aujourd’hui contre moi, demain contre Grand-Père, le lendemain contre le monde.

Elle déclame des vers, comme elle le fait souvent lorsqu’elle prend ce ton condescendant avec moi… elle m’accuse même d’être la source de son malheur. Je réprime un rictus, et me contente de glisser mes doigts sous l’eau glacée de la fontaine, ne me souciant pas un instant que la froideur de sa température puisse influer sur ma circulation sanguine. Je fais comme si la conversation en cours ne m’intéressait pas, alors que je veille pourtant à bien saisir chaque mot qui sort de sa bouche. « Ô Toi, Finn, si Sørensen, tu te complais bien trop. Tu as accepté notre malédiction pour en vivre avec. Tu as accepté ta maison, et sûrement même tu l'es espéré. Je me bats contre tout cela. Comment peux-tu penser qu'à un seul moment, finalement, tu pourrais posséder un quelconque intérêt aux yeux de Grand-Père, alors que tu as, si tôt, accepté ta mollesse. » Je n’aime pas ce qu’elle dit, ni qu’elle parle de moi comme d’un vulgaire subordonné qui se retrouverait dépassé par les responsabilités qui lui auraient été confiées. Oui, cela m’agace profondément. Je suis peut-être apathique, profondément nonchalant, mais mon sens du devoir outrepasse toutes les limites, alors sous prétexte que j’ai accepté notre maladie, je tiens à rappeler combien je me suis investi personnellement pour demeurer fidèle à mes engagements. Mon organisme est faible, mes organes vitaux sont friables, mon coeur jumelé au sien est bien malade… mais mon esprit est inflexible : il fait face aux intempéries, il me rappelle, quand je doute, combien l’idéal pour lequel je me bats est juste. Ce monde, je l’ai rêvé, alors j’estime pouvoir participer à sa construction, pas simplement regarder ma soeur le bâtir à sa manière. « Pense ce que tu veux, ma soeurrr. Plais-toi dans tes illusions, bats-toi donc contrrre des chimèrrres. Mais mon esprrrit n’errrerrra pas comme fantôme, faute d’avoirrr accompli mon devoirrr. Ce serrra ton seul destin, aprrrès t’êtrrre obstinée pour une cause perrrdue… » déclaré-je entre mes dents à son attention, le ton ferme. Je sais que contrairement à moi, elle se berce de fantasmagories, selon lesquelles nous pourrions guérir un jour du mal qui nous ronge. J’imagine que cette bataille, aussi absurde soit-elle, est révélatrice d’une forte volonté de sa part, c’est respectable. Je ne suis pas un rêveur, et je suis bien ancré à cette réalité au goût acide : ça n’arrivera pas. « Ce n’est pas moi, la cause de ton mal. C’est toi qui en entrrretiens les brrraises, ne t’étonne donc pas de le voirrr devenirrr un feu arrrdent. » Je suis dur dans mes paroles, parce que ces derniers temps, je n’ai presque rien eu à lui reprocher. Or, la seule chose qui me dérange, c’est qu’elle a obtenu ce qui aurait naturellement du me revenir.

La lueur que je percevais dans ses pupilles au début de notre confrontation à bien grandi, et j’y lis presque de la haine, sans doute à mon égard. Elle est furieuse, et si elle est dans cet état présentement, c’est parce que je l’y ai poussée. A bien y réfléchir… je ne le regrette pas. « A la réflexion, ce n'est pas pour te faire une leçon que Grand-Père t'a mis de côté. C'est simplement ta place. » Ma mâchoire se contracte de plus en plus, je ne réponds rien, et baisse les yeux vers l’herbe verte de la pelouse tandis que je fulmine silencieusement. Les émotions que j’emprisonne refusent de s’extérioriser, et seul le bruit de l’écoulement me parvient. Elle prend des aises, la démonne, elle me provoque, elle s’amuse presque avec moi, et je n’aime vraiment pas ça. Peut-être que je suis allé trop loin. Peut-être pas, peut-être que nous sommes juste naturellement amenés à poursuivre cette conversation baguette à la main, dans une lutte brutale, dans une salve de maléfices. « Ma place est à ses côtés, pourrr rrréparrrer les torrrts que tu causes à notrrre famille par ta langue bien fourrrchue. » persifflé-je alors, prêt à reprendre les hostilités. Si je suis parvenu à parer son dernier sortilège, je ne peux pas me vanter de ma dernière incantation… je crois bien que ma concentration n’est pas optimale, et la vicieuse en profite. C’est un ennui pour moi : je la sais douée, et la moindre incartade pourrait me coûter très cher… je n’ai plus affaire à la sang-de-bourbe Sinclair, et à ses petites piques incessantes, cette fois c’est largement différent. « Petrificus Totalus. » J’aurais du m’en douter… Maintenant qu’elle est lancée dans l’offensive, difficile de l’arrêter. Prêt à me protéger à nouveau, je grimace légèrement, et brandit à nouveau ma baguette. « Prrrotego. » Je n’ai pas d’autre choix que de lui faire confiance…


Protego :

1, 3 & 4 : Le charme du bouclier opère à nouveau, et forme autour de moi une bulle protectrice qui me rend imperméable au maléfice d’immobilisation. Je ne perds pas une seconde, et cette fois, je change de cible : « Diffindo ! ». C’est bien la fontaine que je vise, cette fois…

2, 5 & 6 : Ça n’a pas fonctionné… je suis frappé de plein fouet pour l’éclair rougeoyant du sortilège, qui me projette en arrière, me rendant totalement immobile, bras en croix, statuaire. Ma baguette tombe à côté de moi, seuls mes yeux bougent… et je suis conscient de la réussite totale de ma soeur.


Diffindo :

1, 2, 3, 4 & 6 : Le sortilège fonctionne à nouveau, faisant craquer le marbre de la fontaine pour la laisser s’effondrer en partie, dans un bruit fracassant, tandis que l’eau se déverse à nos pieds, et je peux embrayer avec « Aqua Errrecto ! ».
5 : Le sortilège ne fonctionne pas, et je commence à être sévèrement agacé de l’impuissance incompréhensible de ma baguette.


Aqua Erecto :

1, 2, 3, 4 : Nouvelle réussite, un puissant jet d’eau est projeté en direction de ma soeur, qui devra l’éviter pour ne pas se retrouver désarçonnée.
5, 6 : Le sortilège échoue, mais je ne perds pas une seconde, et commence d’ores et déjà à anticiper ce qui va suivre.


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Dernière édition par Finnbjörn K. Sørensen le Mar 31 Juil - 1:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mar 31 Juil - 1:45

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Jeu 2 Aoû - 19:45


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Erin l'avait écouté, trop, trop longtemps. Et toujours il avait cet air inquiet, condescendant, si sûr de lui.

Quand ils étaient arrivés dans cette école, il craignait qu'elle ne s'emporte de trop, risquant leur place sur des simples vérités énoncées. Lui qui était venu si vite à ses côtés après les bateaux pour lui siffler à l'oreille ses reproches. Elle avait bien vu son regard, alors, la foudroyant alors que lui-même n'avait su, qu'enfoncer la tête dans ses épaules quand la triste vérité sur le sang de nos compagnons de bord s'était révélée, ou même ce coup de pied dans son tibia, pour lequel elle ne s'était encore jamais vengée.

Ou quand une année plus tard, les sangs-purs avaient pu profiter d'un aperçu de ce qu'était leur véritable place dans le monde des sorciers. Là encore, il l'avait retenu, pour ne pas trop se mettre en avant, avec ses prémonitions à la con. Alors qu'elle mourrait d'envie d'apprendre à les faire se tortiller sur place. Il avait été encore là. Contre elle. La retenant, encore plus, quand les sangs-de-bourbes et leurs protecteurs honnis s'étaient rebellés pour reprendre Poudlard. Au lieu de se battre, ou même de transmettre leur savoir à ceux qui pouvaient l'utiliser. Il s'était réfugié dans l'inaction et le silence.

Puis aussi, lors du jugement, où il avait persiflé ses recommandations, superbe perroquet de Grand-Père. Ne pas faire de vagues, jamais, encore moins là. Ne pas exposer leurs pensées. Rester calme face à ces accusations déplacées. Surtout ne pas faire de vague et rester la tête basse. Avancer en silence pour frapper au seul moment où l'un était sûr de toucher.

Quel était l'intérêt. Et si ce moment n'arrivait finalement jamais, deviendrait-il comme leurs parents ? Mollusques qui hochent la tête.

Elle cracha de côté, furieuse. Il avait beau serrer des dents, ou sa poigne sur sa baguette, cela ne changeait rien. Mais après tout, n'était-ce pas, en quelques sortes, sa malédiction à lui ? Regarder les choses se passer sans pouvoir réagir réellement ?

- J'en viens à ce que je souhaite, Ô Mon Frrèrrre. Si je veux quelque chose. Je le prrrrends, persifla-t-elle du tac au tac.

Elle en avait marre de tout cela. Et le tout conjugué lui offrait un terrain sûr pour exploser. Un duel avec son frère, pendant que les autres étaient à une sortie, quoi de mieux. Ni regards ni oreilles pour espionner.

- C'est notrrre différrrence.

Elle souffla un peu, se mordant l'intérieur de la joue, alors qu'elle l'observait fixement, glisser ses doigts dans l'eau de la fontaine. Quel feu pouvait-il bien vouloir contenir ? Et si tout était enfermé depuis le jour du rituel en son âme, pensait-il vraiment qu'avec tout leur vécu, une quelconque eau pourrait venir à bout de ce qui sommeillait en lui ? Elle ne comprenait pas. Préférer rester en retrait au lieu de se battre. Préférer voir le destin continuer plutôt que de le prendre par le cou et l'éclater au sol ?

- Les seules illusions sont celles dont tu te parrrrres, Finn. Tu as beau dirrre, tu as beau susurrrrrer tous les secrrrets que tu détiens, je suis aussi prrroche de mon devoirrr que tu l'es. J'en ai juste rrrajouté d'autrrres. (Un ricanement.) Et si j'errre comme un fantôme un jourrr. Sois cerrrtain que je rresterrrai à tes côtés à ce moment. Nous sommes liés, hmf.

Pour le meilleur et pour le pire.

- Et ce feu est mon carrrburrrant. Ce feu, est ce qui m'anime depuis ce moment-là. Pas parrrr choix. Et je te sauverrrai aussi, malgrrré toi. Contrrre toi.

Son sourire plus large ne promettait sûrement rien de bon, dans ce qui se tramait dans la jeune tête d'Erin, mais c'était une promesse, dont il connaissait le combat sans y participer. Certes, elle n'était pas certaine d'y arriver, et sûrement, cet imbécile de frère avait raison. Mais elle n'était pas de ceux qui se laisse abattre sans combattre. Serait-ce contre la vie elle-même. Plus elle grandirait, plus elle apprendrait, et plus elle aurait de moyen pour y faire face, et elle comptait bien commencer de façon plus concrète ces temps-ci.

Mais pour le moment, le tout s'échauffait de plus en plus et les paroles que Finnbjörn énonçait ne rajoutait que de l'huile sur le feu qu'il avait lui-même allumé, ou ravivé. Jusqu'au moment où à nouveau il toucha juste. Les torts qu'elle causait ? Il la voyait vraiment ainsi ? Son sourire cruel se transforma en grimace rageuse et avide, et quand son sort atteint le pauvre corps de son frère avec ce deuxième sortilège échoué, elle constata avec joie Finn tomber au sol, les bras en croix. D'

Lentement, elle s'avança, baguette en main, entre ses doigts crispés. Ses pas craquaient sur les épines e mélèze, épingles sans victime qui pointaient vers ses pieds. Ses pieds faisaient rouler les graviers comme autant de rocher. Dans son air déformé par les élans qu'elle ne pouvait plus contrôler, la famille ne semblait plus exister, et les discours entêtés n'avaient rendu que son corps étêté : la raison n'était plus là, enfouie. Si plus tôt, c'était son cœur qui hurlait ses élans dans son corps qui ne laissait rien échapper, les places s'étaient finalement inversées. Erin se sentait presque étrangère, conduite par cette malédiction. Ses mâchoires semblaient presque des pièges à renard, où ses dents étaient taillés en crocs pour mieux attraper les douleurs qui passaient. Et le sang sous ses ongles qui pulsaient sur le bois de prunellier ne gouttait pas encore.

Alors, dressée face au corps allongé qui ne pouvait rien faire qu'observer ce destin qu'il n'avait jamais voulu prendre en main, Erin étendit son bras lentement, jusqu'à ce que la baguette pointe vers le visage de son cher frère. La norvégienne entrouvrit ses lèvres, pour prononcer un sort, mais ce ne fut que le silence, comme si l'adolescente se battait contre cette envie implacable imposée. Oh, elle avait envie de le voir souffrir pour ce qu'il était, pour l'ombre qu'il lui faisait. Lui, son frère, toujours si calme, si bon, si doué. Si aimé par Grand-Père. Mais son élan allait trop loin, il restait sa famille, son sang, et même sa chair.

La maladie frappa sans un mot, et son engrais empoisonné forma son liquide poisseux. Comme si le combat contre elle-même lui coûtait jusqu'à son cœur, celui-ci avait décidé de laisser ce précieux liquide -si pur-, s'échapper du coin de ses lèvres.

Malaise.

Vacillant, elle mis un genou à terre, celui-ci s'écrasant juste à côté de Finn, juste à côté de sa baguette. Avec un regard presque désolé, comme si Erin reprenait le contrôle de son corps, elle s'empara de celle-ci pour la glisser dans une poche de son vêtement.

- Je te prrrie d'éviter de me mettrrre dans de tels états, Finn, grogna-t-elle, essuyant son menton de son bras. J'aurrrais comme toi, sûrrrrement prréférrré choisirrr le silence des rrracines, ou les entrrrelacs des brrranches morrrtes plutôt que d'êtrrre sur le point de céder à tout moment.

Elle se redressa, prenant appui sur son frère, et pointa sa baguette vers les jambes de ce dernier.

- J'ai gagné, aprrrès tout. Incendio.

Puis, après avoir observé le feu prendre, plus ou moins lentement, elle leva sa baguette plus généralement vers le corps de son frère, pour soupirer.

- Finite Incantatem.

C'était son frère après tout, elle ne pouvait pas juste le mettre dans un bûcher et l'observer brûler tranquillement. Et même si elle n'avait pas arrêté, elle, le feu, elle le préférait libre de ses mouvements. Même si pour plus de sécurité, elle s'écarta de quelques pas, vers la fontaine pour s'y maintenir, le souffle court.



Incendio :

1 2 3 4 5 : Le sort réussit, et le pantalon de Finn, en partant des chevilles, prend finalement feu, un beau feu vif pour le plus grand plaisir d'Erin.
6 : C'est une semi réussite. Là où elle espérait voir le tout brûler de belles flammes, tout est bien plus lent que prévu, elle attendra un peu plus avant de faire le second sort.

Finite Incantatem
1 3 4 5 : Réussite. Finn est libéré de ses mouvements.
2 : Semi-réussite. Finn est libéré de ses mouvements, mais il reste un peu lent, engourdi encore, comme s'il restait des échos du sort qui servait à l'immobiliser.
6 : Echec. Le sort rate, et Finn n'est pas libéré de ses mouvements. Si besoin, elle retentera ce dernier sort autant de fois que nécessaire...


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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Jeu 2 Aoû - 19:45

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Ven 10 Aoû - 0:02


GET UP, OR BEND YOURSELF
Les jumeaux règlent des affaires de famille
« J’en viens à ce que je souhaite, Ô Mon Frrèrrre. Si je veux quelque chose. Je le prrrrends. » J’évite le sortilège qu’elle vient de lancer, de peu. Ces gestes sont plus vifs, j’ai moins de temps pour les anticiper, ne pouvant me reposer que sur des suppositions. Parce que je connais son tempérament. Parce que je peux imaginer des possibilités, en ce qui la concerne. Ce qui est fâcheux, c’est qu’elle est trop souvent imprévisible… Elle parle, elle parle, et je sens dans ses paroles toute la détermination qu’elle leur insuffle. C’en est presque déconcertant… « C’est notrrre différrrence. » Je ne réponds pas, parce qu’elle a raison. Elle ne se gênera pas pour le faire, elle se saisira de tout ce dont elle peut s’emparer tant qu’elle en éprouve le désir… elle s’engouffrera tête baissée dans la moindre brèche que je lui laisserais. Je serre les dents, et reste concentré… J’ai cette désagréable impression qu’elle a raison, que c’est pour ce caractère ardent comme les braises que c’est elle que Grand-Père a choisi auprès de lui, et pas moi, ni Hannibal. C’est peut-être une leçon pour moi, une manière de me faire savoir que j’aurais beaucoup, comme notre petite soeur, à apprendre d’Erin. Tout ça me déplait extrêmement. « Les seules illusions sont celles dont tu te parrrrres, Finn. Tu as beau dirrre, tu as beau susurrrrrer tous les secrrrets que tu détiens, je suis aussi prrroche de mon devoirrr que tu l'es. J'en ai juste rrrajouté d'autrrres. Et si j'errre comme un fantôme un jourrr. Sois cerrrtain que je rresterrrai à tes côtés à ce moment. Nous sommes liés, hmf. » Je demeure silencieux, me contentant de rester suffisamment attentif pour répondre à chacune de ses attaques. Je ne serais pas un fantôme, je ne serais pas utile à ma famille en me contentant de vivre comme une pâle copie de celui que j’étais vivant, j’espère qu’elle en est bien consciente. « Et ce feu est mon carrrburrrant. Ce feu, est ce qui m'anime depuis ce moment-là. Pas parrrr choix. Et je te sauverrrai aussi, malgrrré toi. Contrrre toi. » Je secoue la tête. J’essaie de me convaincre qu’elle déraille, même si je sais pertinemment que c’est le fruit d’une profonde conviction qui l’anime… Je ne veux pas de fausses promesses, je ne veux pas de plans sur la comètes, tout ce que je sais, c’est que j’ai une mission à remplir. Elle aussi, par ailleurs, et elle ferait mieux de se recentrer dessus plutôt que de s’imaginer lutter contre les lois de la nature, contre le maladie qui nous ronge. « Et que ferrras-tu ? Tu comptes forrrcer le caveau familial pour extrrraire mon cadavrrre putrrride lorrrsque notrrre heurrre serrra venue ? Si parrr chance tu en as toujourrrs la forrrce. » lancé-je à la suite de mon charme du bouclier, tandis que je me déplace de deux pas sur le côté, afin d’avoir un meilleur angle. Mon poignet est souple, et je m’efforce de répondre aussi rapidement qu’elle en vient à l’offensive… seulement, ma baguette peine à suivre, et je me demande pourquoi. D’ordinaire, elle ne me résiste pas, pas de cette manière… et sans que j’aie le temps de crier gare, je ne parviens à éviter son sortilège de pétrification. Frappé, je bascule en arrière, projeté par une force à laquelle je ne suis pas capable de faire face… Ma chute se déroule au ralenti, tandis que mes membres s’engourdissent, jusqu’à se durcir complètement. Ma langue est sèche, collée à mon palais, mes bras en croix sont plaqués sur mon buste de pierre, et seuls mes yeux continuent de suivre la silhouette de ma soeur, qui donne presque l’air de s’éloigner de moi, puis je tombe mollement sur le sol dur. J’ai au moins le temps de le voir, ce feu dont elle parlait un peu plus tôt : il brûle dans ses iris, il est prêt à jaillir hors d’elle.

Je suis l’auteur de cette transformation, je ne m’en formalise donc pas… mais je ne suis pas serein pour autant. Elle met un genou à terre, et je l’observe, muet… La Erin en colère, aux mâchoires acérées, carnassière. J’ai réveillé un monstre, que je ne connais que trop bien. « Je te prrrie d'éviter de me mettrrre dans de tels états, Finn. J'aurrrais comme toi, sûrrrrement prréférrré choisirrr le silence des rrracines, ou les entrrrelacs des brrranches morrrtes plutôt que d'êtrrre sur le point de céder à tout moment. » L’expression de mon visage ne peut se déformer, maintenue statuaire par le maléfice qui m’emprisonne. Elle joue avec moi, je n’aime pas beaucoup ça. Je retiens ma respiration, lorsqu’elle s’approche, pour récupérer la baguette, bois d’amourette, corne de basilic, qui a roulé à côté de moi… ça ne me plait pas du tout. Elle me tient, impuissant, comme au creux de sa main : il lui suffirait de la refermer pour m’écraser, tout simplement. « J'ai gagné, aprrrès tout. Incendio. » Je l’ai bien entendu formuler son incantation, et malgré mon incapacité à me mouvoir, je ne me sens pas intérieurement agiter. Immobile, silencieux, je ne peux redresser la nuque pour observer les flammes lécher mon uniforme, noircir l’étoffe de mes habits bleu ciel. Inexpressif, je la contemple, je mémorise chaque trait de son visage pour les graver indéfiniment dans ma tête. Je veux me rappeler sa colère à une heure où elle pourrait nous être utile… Mon coeur ne s’emballe pas : ça peut paraître surprenant, absurde même, alors qu’elle est en train de profiter de mon état léthargique pour mettre le feu à mon corps inerte, mais étrangement je me fie à son instinct. Elle est ma soeur. Elle est peut-être déraisonnable, bornée, impulsive, entêtée, et nous sommes rarement du même avis, mais elle est ma chair et mon sang, la moitié de mon âme. Nos coeurs sont si étroitement liés entre eux qu’ils pourraient se faire exploser. Que puis-je faire, sinon la laisser faire, après qu’elle ait gagné ce droit ? Seules mes pupilles s’animent sur mon corps de marbre, et se fixent sur les flammes qui ont gagné en progression, et qui dévorent à présent mon pantalon, me caressant la peau en la picotant par endroits. Je ne sens pas la douleur. Je retrouverais, peut-être des parcelles de ma chair noircie lorsque je me relèverais, mais avec les effets du rituel, je n’éprouve rien de cette souffrance-là, ni celle du feu, ni celle de mon corps qui se calcinerait. Je pourrais bien mourir, que je le sentirais à peine.

Je ne m’alerte pas : aussi fou que ça puisse être, je lui fais confiance, conscient qu’elle peut disposer de mon être selon sa volonté. La voilà qui se retourne alors vers moi, baguette pointée… Je laisse, couché sur l’herbe, mes yeux plantés sur elle pendant qu’elle termine son oeuvre, spectateur de mon embrasement… « Finite Incantatem. » Malgré moi, je souris un peu. Tout ça, c’est bien elle… ce genre de jeu dangereux. Je ne m’éveille pas tout de suite. Sans me relever, je replie mes phalanges, plusieurs fois, pour être bien certain de disposer de tous mes moyens. J’humecte ma langue, je me hisse sur les coudes, et jette un regard sur le bas de mon pantalon qui flambe bel et bien dans une odeur de tissu brûlé. Elle m’a pris ma baguette, je considère comme une perte de temps d’aller la lui réclamer : à la place, je franchis les quelques mètres qui me séparent de la fontaine, avant de faire basculer mes jambes par dessus le bassin. Plongés dans l’eau, mes vêtements enfumés se débarrassent du feu qui les consume, et je laisse échapper un soupir, avant de me retourner vers Erin. « Peut-êtrrre aurrrais-je du te laisser terrrminer ton oeuvrrre. » déclaré-je simplement, en essorant soigneusement mes habits. L’eau m’a peut-être permis d’éteindre les flammes, mais il n’est pas une seule seconde question que je me souille avec un liquide qui garde trace de tous les sangs-de-bourbes promeneurs du coin… « En te laissant me calciner entièrrrement, Grrrand-Pèrrre aurrrait peut-êtrrre rrrevu son jugement concerrrnant la place de choix qu’il t’a attrrribuée. » continué-je tranquillement, jetant un oeil à mes chevilles, rougies par de légères traces de brûlures, que je ne sentais pas de toute façon. Elle ne m’a pas loupé… Suite à ça, je m’approche d’elle, et une fois arrivée à son niveau, et un peu à contre-coeur, je m’incline légèrement : « Je me suis fourrrvoyé. Félicitations, ma soeurrr, tu l’as mérrrité. » Ça ne me ravit pas, ça m'écorche la bouche, mais je sais accepter ma défaite lorsqu’elle survient, et aujourd’hui elle me semble flagrante. Ma soeur jumelle est un ennemi farouche, d’un niveau que je considère aussi bon que le mien, je n’éprouve donc pas de chagrin à la voir l’emporter dans une confrontation qui nous oppose, même alors que j’étais furieux qu’elle ait obtenu cette récompense qui m’était promise. « Notrrre famille compterrra sur toi pourrr nous rrreprrrésenter, lorrrs de ce congrrrès. Je souhaite que le nom  Sørrrensen soit défendu avec la même harrrgne que celle avec laquelle tu peux me combattrrre. » conclus-je finalement, avant de tendre le bras, dans l’attente qu’elle finisse par rendre ma baguette. Je pince les lèvres, je n’ai pas envie de m’étendre davantage, estimant que c’est suffisant, alors que je ne suis pas encore guéri de la frustration d’avoir vu ma place à cette réunion m’échapper. Aujourd’hui, Erin a gagné, par deux fois.

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MessageSujet: Re: Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn   Mar 14 Aoû - 22:58


Les maudits


Ses yeux sans expression. C'en était tellement... frustrant. Où était le plaisir, s'il n'y avait aucun retour. Où était la réponse à ses élans, si ce n'était que la plus stricte indifférence. Du gâchis. Seule l'odeur et le crépitement du feu la ravissaient suffisamment pour ne pas le laisser brûler complètement, de rage. Alors, dans sa grande mansuétude, elle le libèra. Il semblait rester si longtemps allongé, encore. Était-ce un défi ? Était-ce une envie ? Même elle n'était pas tordue à ce point. Puis enfin, il se leva pour filer dans cette fontaine honnie.

Ricanement.

Et il ouvra sa bouche pour vomir une autre provocation. Alors qu'Erin faisait de son mieux pour réprimer ses élans brûlants, alors qu'elle faisait de son mieux pour enterrer ces murmures qui la poussait sans cesse à aller plus loin. Son frère ne se briserait pa si facilement non ? A nouveau, elle vu rouge, et ses muscles tendus ne demandait qu'à désobéir à sa volonté de cesser là. Sa main se crispa sur sa baguette, tremblant légèrement sous la pression.

Et il eut beau s'incliner, sa sœur resta pour cette fois de marbre, à le juger simplement de son regard, le coin de ses lèvres agité une fois d'un tic nerveux ; elle s'était à nouveau mordu la langue pour reprendre le contrôle de son esprit. Ce n'était qu'une provocation de frustration, elle n'avait pas à y répondre. Cependant, une chose l'étonnait. Durant leur échange tant agréable, son frère avait eu tout de même des difficultés à lancer des sorts. Et si pendant le duel, elle ne s'en était pas inquiétée outre mesure -cela la servait après tout-, ce n'était pas dans ses habitudes. Elle le jaugea un instant, de bas en haut, dans son vêtement assombri par l'eau et la calcination, plissant son nez.

- Pour déjà rreprendrre tes derrnièrrre parrroles, Ô Finn. Je ne pense pas te surrvivrrre. Sois rrrassurré pour le caveau familiale, nos corrrps y serront mis en même temps.

Erin se rapprocha, et cracha dans la fontaine. Le sang qui lui s'était glissé dans sa bouche, entre la morsure et sa résistance aux effets du rituel, se mêla à l'eau et fut rapidement dissolu. Quand elle tourna enfin la tête vers son frère, son regard était plus tiré, et de la sueur coulait le long sur son visage un peu pâle.

- La prrochaine fois que tu me prrrovoques avec autant d'habilité, sois sûrrr de gagner, mon frrèrrre. Les élans qui sont les miens, si je les apprrécie et si je peux humer ta chairrr brrûlée sans soucis, je ne souhaite pas les voirr envoyés contre ma famille, mon sang, et pirre, ma chairr. Et tout comme tu rrestes aussi impassible alors que ton corrps te crrie sa douleurrr, il m'est impossible d'y rrrésister, et trrès difficile et coûteux de me retenirr.

Elle essuya une nouvelle fois le coin de sa bouche teintant sa manche un peu plus de rouge sombre, et déposa sa focale, sans ciller, dans les yeux de Finnbjörn.

- Alors, Finn. Gagne et rrretiens moi, quand tu m'élances sur de mauvais sujets. Tu as rraison sur trrop de points, et si je ne me déprrécie pas -ne rrêve pas trrop non plus, je rreste une Sorrrensen-, je connais mes faiblesses, et encorre plus celles qui sont indues parr mon état. La colèrre me fait vibrrer. Le feu me fait vrriller. Et l'odeurr de chairr brrûlée me comble. Et je sais quelle fin aurront les faibles et les sang-de-bourrbes avec moi.

Elle soupira, et toussa quelques moments avant de se calmer. Fermant les yeux, elle rejeta sa tête en arrière glissant sa main avec sa baguette dans ses cheveux qu'elle ébouriffa quelques instant, profitant des dernières odeurs du combat que le vent n'avait pas encore emporté.

- Je porterrai haut nos valeurs, tout comme lorrs de cette interrminable réunion à venir, je porrterrai ce masque que vous m'avez déjà imposé lorrs du jugement au trrribunal. Mais. (Pause. Elle marqua le mot.) Tu n'as rrien à exiger de moi, toi. Et je n'ai cerrtainement pas besoin, ni de ton apprrobation, ni de ton contentement. Cependant, carr je te dois au moins cela. Je ne compte pas te décevoirr pourr autant.

Le sourire léger qui se dessinait sur ses lèvres pouvait avoir tant de significations, et elle-même ne savait pas trop comment l'interpréter. Il avait des airs d'ironie mordante, quant au fait qu'il semblait la penser si impulsive et incapable, mais en même temps, il restait doux, envers cette fratrie et ce sang dont elle était fière et attachée. Et, malgré tout ses propos ou agissements (choisis ou non), elle aimait son sang, sa famille, son frère. Même sa petite soeur. Elle secoua la tête, chassant ces pensées.

- Et fais attention à toi. Tu sembles te rrelacher, tes sorrts ont eu trrop d'échecs, ajouta-t-elle finalement d'un ton concerné.

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Family affair : get up, or bend yourself ϟ Erin & Finn
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