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 [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']

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MessageSujet: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Mar 10 Juil - 18:33

Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps.
Les O’ en vadrouille !
Ces vacances étaient passées à une vitesse folle. Je n’avais rien vu et pourtant je peux vous dire que j’en avais bien profité !!!! Cette année, pas de séjour avec l’école pour moi. Pour nous. Cela allait plutôt de pair. Non pas que je n’avais pas voulu m’amuser un bon mois avec mes potes mais disons que j’avais besoin de passer du temps avec ma famille. Et il n’y avait pas meilleur moment pour nous réunir tous que les vacances d’été. En plus, apprendre quel était ce fameux voyage scolaire m’avait fait… hum comment dire… moins regretter. Autant dire que le seul côté positif aurait été d’être avec les potes. Bon ok, la curiosité de voir Beauxbâtons et quelques coins de la France ne m’auraient pas déplu, mais sur quelques jours seulement. Quitter une école pour en intégrer une autre pendant des instants de détente : très peu pour moi ! Surtout après des BUSEs où j’avais été loin d’être brillant. Comme si c’était étonnant tiens…

Quoiqu’il en soit, je n’avais pas laissé mes vacances m’échapper pour l’été. Après avoir profité de mes premiers jours à dormir et me ressourcer, je n’avais pas arrêté par la suite. Entre aider les parents à l’hôtel, emmener Scott faire les 400 coups, passer du temps avec les potes moldus, faire quelques jours ou aprem par-ci par-là en famille, s’amuser avec les frangin(e)s, aller emmerder généreusement Jill et préparer de nouvelles aventures ensemble, faire du sport et diverses activités, aller voir un match de Quidditch (cadeau de Noël de Jillou !) avec ma jumelle, et bien d’autres choses… Bref, je n’avais pas eu un seul instant le temps de m’ennuyer. Et heureusement ! Car s’il y avait bien une chose que j’appréhendais et détestais, c’était ça : l’ennui ! Pas de panique non plus, j’avais eu des nouvelles de tous mes proches de Poudlard et c’était cool de voir comment ils occupaient leurs vacances de leur côté.

D’ailleurs, en parlant de proches de Poudlard, la fin de mon été était plutôt dirigée vers eux. Excursion avec Rob, des retrouvailles bien speed avec d’autres, et la petite princesse qui débarquait à Brighton pour plusieurs jours. Au début, on en avait profité pour faire pas mal d’activités avec Jill, sans oublier de les laisser assez souvent entre filles… Les sujets de nana, loin d’être mon truc ! Je préférais aller les embêter avec mes farces à deux balles et mes blagues pourries pendant qu’elles pensaient être tranquilles. Trop drôle ! Et puis autant le dire, Octavia avait la côte avec mes frères et mes sœurs, et autant avec mes parents. Alors c’était normal de la voir rester à l’hôtel même quand Jill se barra rejoindre Spencer pour des vacances. Franchement, je n’étais pas forcément serein de la laisser partir seule avec lui, sans pouvoir avoir un petit (tout petit) œil sur elle. Mais j’avais promis de faire des efforts le concernant. Alors je le faisais. Pour ma sœur. Je faisais en sorte de garder mes remarques de frère protecteur pour moi. Mais croyez-moi, je n’en pensais pas moins !

Jill était partie hier et j’étais juste au taquet pour ce que nous avions prévu de faire. Cela faisait depuis le début de l’été que nous prévoyions ces quelques jours et nous savions exactement ce que nous allions faire : le HKL Festival à Exeter, en écho au Hijacked Festival qui se déroule vers mai/juin mais qui est… comment dire… qui a des activités un peu plus « secrètes » liées au monde de la magie. Dont un terrain de Quidditch caché, des boutiques spécialisées, un parc de découverte de cet univers et de ce qui le compose, etc. Pour les moldus, c’était juste un festival de musiques, pour nous… C’était l’éclat’ ! C’était dans ces moments que j’étais bien content d’avoir la « double culture » et me dire que je pourrai aussi en profiter pour faire découvrir des activités 100% moldues à O’.

Le camping que nous allions occuper pendant trois jours se trouvait autour d’un lac, idéalement placé, et je comptais bien saisir l’occasion pour réconcilier Octavia avec l’eau et le plaisir de contrer la chaleur avec de bonnes baignades.
Pour la première fois ensemble, nous avions pu transplaner, sacs sur les épaules, jusqu’à Exeter. Pas besoin d’avoir 36000 bagages, tout tenait dans nos deux sacs, en plus de notre super toile de tente ! Merci la magie et surtout la maîtrise d’O’. Ce voyage allait être un régal !
Une fois sur place, je constatai que le temps et l’ambiance allait être avec nous. « Ca va être de la folie princesse ! » lançai-je à mon amie, excité comme pas possible. Faisant un tour sur moi-même tout en regardant autour de nous, j’ajoutai : « Jill va être trop jalouse, on va s’éclater ici ! Elle va regretter d’être partie s’ennuyer avec l’aut… » Je coupai net en pensant à la promesse faite à Jill de ne pas être trop médisant avec son gars, juste avant de rire et de dire tout sourire : « On s’en fout, nous on va grave s’éclater ! ». Je balançai mon sac sur mon épaule, prenant de l’autre main notre tente qu’on avait la chance d’avoir comme étant « sorcière » : un truc qui avait de la classe quoi ! La grande classe même ! Même si j’espérais qu’on fasse au moins une nuit de camping sauvage normal, juste pour faire découvrir le plaisir à O’ d’être au beau milieu de rien et d’adorer ça ! Je lui avais d’ailleurs fait part de cette envie dès son arrivée chez nous, au moins elle avait le temps d’y penser… et j’avais le temps de m’adapter aussi.

Il n’y avait qu’à installer la tente et à nous le festival, la musique, les baignades, les activités en tout genre, sportives ou non, etc. L’amusement quoi ! Je laissai tomber les sacs à mes pieds à une place du camping parfaite et m’étirai en lançant à ma compagne de voyage : « A nous les trois jours d’éclat’ totale ! On installe la tente et on part à l’aventure ? » Lui demandai-je avec un large sourire malicieux, me mettant à genoux et commençant à ouvrir le sac renfermant notre chambre de ces quelques jours. Je levai les yeux vers la jeune femme, affirmant : « Tu as le choix de la première activité, fais-toi plaisir ! De quoi as-tu envie pour bien commencer ces vacances ? » Et je le sentais, ces trois jours seraient de la pure folie. J’étais bien décidé à tout faire pour qu’Octavia passe un séjour et des moments inoubliables !!!


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Ven 17 Aoû - 0:44




and if the music is goof, you dance



La vie à l'hôtel était bien plus plaisante que la vie au Manoir. Croyez-le ou non, je me sentais plus chez moi chez eux que chez moi. Même si revoir ma maman et mon beau-père m'avait fait du bien, être enfant unique dans cette famille recomposée n'était pas promesse d'aventures folles et amusantes. Me retrouver avec moi-même m'avait fait un bien fou à travers l'immense propriété des Rosenberg. Faire les boutiques et revoir mes grands-parents avec ma mère m'avait passé du baume au cœur. Passer une journée père et fille avec mon beau-père était inimaginable, mais tellement fantastique. Je rattrapais quelques années de ma vie à faire des activités inédites qui me permettaient de rentrer dans son monde et de se créer une bulle, à deux. Mon petit foyer me convenait bien, mais j'avais toujours l'impression d'être en trop dans cette chambre isolée. Toujours au milieu des deux paires de la maison - les jumeaux, et maman et papa. L'enfant de trop, qui n'a décidé en rien de cette situation. Chez les Adams, il y avait tellement de mouvements partout que j'avais l'impression d'exister sans prendre pourtant trop de place. J'avais emménagé dans la chambre de Jill pour quelques jours - avant qu'elle ne parte pour de nouvelles aventures avec son Jules. Une assiette de plus ou de moins dans cette grande famille ne faisait pas tache, sans parler des jeunes adultes et ados qui dormaient à l'hôtel ou découchait chez leurs amis et petit-amis respectifs ... Je me sentais à ma place. J'aidais Daniel et Melissa lorsque je le pouvais - ils sont tellement multitâches que c'est parfois difficile de suivre leur rythme. Je passais mon temps avec du Adams de tout âge et de tout genre. Je les aimais vraiment, tous. Ils forment une belle famille, ça donne espoir en l'avenir de les voir fonctionner tous ensemble. Uniques. Ils étaient vraiment uniques. Quelques jours dans leur petit monde et j'oubliais presque mes vacances avec Jill et ces vacances en France. Quel gâchis de temps, franchement. Si j'avais su, je serais directement venue passer mon été chez les Adams. Il y a tellement trop de choses à faire, et les jours sont trop courts pour pouvoir tout réaliser ...

Demain matin, Oliver et moi allions nous rendre à ce Festival qui occupaient nos pensées depuis quelques semaines déjà. Quand je lui avais proposé d'y aller, ce n'était pas forcément pour lui faire oublier le voyage de sa jumelle avec Spencer qu'il avait bizarrement pris en grippe pour je-ne-sais-quelle-raison. Je savais qu'il s'y plairait. Je savais que ça pouvait lui faire plaisir, et j'avais envie de tester de nouvelles choses. Majeure et vaccinée, les événements horribles de Poudlard semblaient à présent loin, mais je n'oubliais pas que la situation pouvait se répéter à tout moment. Profiter était devenu mon mot d'ordre. Je ne voulais avoir aucun regret, sur rien. Si j'étais d'un naturel très spontané, on pouvait dire que cette qualité était davantage exacerbée. Mon envie de vivre à mille à l'heure me donnait des airs d'inconsciente que Jill avait été surprise de découvrir. Jaspe aussi s'inquiétait. Je le lisais entre les lignes dans son courrier, mais il était rassuré que j'étais bien accompagnée pour l'événement. Quoique, m'y rendre avec Oliver n'était pas prédire un voyage calme et sécurisé, que du contraire ... Tant mieux. C'est ce dont j'avais besoin. M'amuser. Ne plus penser. Ne plus rien calculer pour cette année à venir. Juste être fixée sur mon objectif de me faire remarquer au quidditch d'un point de vue professionnel. Un ami à mon beau-père a quelques contacts et pourra peut-être me recevoir lors d'un entraînement-test durant les vacances de Noël. J'ai tellement hâte. J'ai tellement hâte pour tout, en fait, tant que ça bouge.
Mon réveil sonne et je m'étire de bonne heure. Il fait clair, déjà, mais je suis tellement impatiente que j'en ai fait des insomnies. Pas le temps de traîner, je file sous la douche, clôture mon sac à dos, me saisis de mon appareil photo et fais mes adieux à cette petite chambre attachante. Oliver est prêt dans la salle à manger. On prend le petit-déjeuner et on quitte la propriété des Adams pour transplaner sous les pins, à l'abri des regards indiscrets ..

On transplane et il nous faut marcher un peu pour atteindre notre emplacement. Je sens à côté de moi qu'Oliver ne tient pas en place, et je ne ressens pas le besoin de contenir toute mon excitation, moi aussi. Je lève la tête dans tous les sens, perds quelques années en lançant des regards émerveillés vers les installations et décors féeriques dressés pour l'occasion. Je ne sais pas où regarder tellement tout à l'air malade. Même les gens sont fous à découvrir ! Certains sont déguisés - ou du moins, vêtus d'accoutrements excentriques - et font l'étalage de leurs talents magiques avec des démonstrations à couper le souffle. Un dragon de feu danse autour de nous tandis qu'il s'évanouit après un tour. Je souris au sorcier qui n'a plus toutes ces dents, responsable du sortilège. C'est magnifique. « Ça va être de la folie princesse ! » On est pas là depuis deux minutes, je sens déjà que ses paroles sont légères en comparaison à ce que ça va réellement être ... Je ne peux chasser l'émerveillement de mon visage, mais je peux surenchérir avec malice. « On ne l'imagine même pas, je crois. » Et je me reperds dans la contemplation d'un homme qui fait gonfler une sphère d'eau parfaitement lisse et qui la fait flotter entre les sorciers présents jusqu'à la faire exploser sur quelqu'un, déclenchant l'hilarité générale des foules. Plus on avance, plus la musique se fait entendre et plus ça me donne l'envie de poser mon sac et de courir vers la scène principale. Vivement qu'on dépose nos affaires et qu'on soit libre de se balader sur le site ! « Jill va être trop jalouse, on va s’éclater ici ! Elle va regretter d’être partie s’ennuyer avec l’aut… » Mon regard amusé se tourne vers lui tandis qu'il se reprend. C'est pas qu'on a pas dit qu'on aborderait pas le sujet, mais je lui ai déjà donné mon avis sur le couple qu'ils faisaient, Jill et Spencer. Je n'allais pas changer d'avis. Comme j'avais beau lui parler des gens peu fréquentables qui étaient pourtant ses amis sans que ça ne le dérange de les aborder à nouveau. Mais ça m'amusait de le voir se rendre fou pour si peu. Ça m'amusait de le voir prendre à cœur les intérêts de sa sœur. Il passait son temps à s'amuser d'elle et inversement, et je pouvais vraiment voir que cette relation l'ennuyait. C'était pourtant difficile de trouver des sujets qui l'incommodaient pourtant ... « On s’en fout, nous on va grave s’éclater ! » Je me redresse et tire sur les lanières de mon sac qui commençaient à peser sur mes épaules. « Elle réfléchira à deux fois avant de nous abandonner, tu verras ! » L'idée me faisait rire, même si ce n'était pas du tout voulu qu'elle ne soit pas présente pour l'événement. Il fallait qu'elle choisisse mieux ses dates de départ, elle aurait pu nous accompagner, elle aussi. Mais ça me laissait une excuse - une véritable - pour me retrouver avec Oliver. Avec mes déboires de cette dernière année, nous retrouver à deux permettrait de solidifier notre complicité qui n'avait cessé de grandir avec les années, quitte à devenir assez floue dans notre pire période. « En attendant, je te propose un truc amusant. À chaque fois que tu parles de Spencer ou que tu penses à lui et Jill pour une quelconque raison, tu prends un shot ! Et on change d'activité, parce que c'est que c'est pas assez cool, si ça réussit à te mettre dans le mal. » Je lui lance un petit regard de défi. Je n'ai aucun doute sur ce qu'il va faire. Tenter de modifier les règles à son avantage puis accepter. Peut-être qu'il va tenter d'être un redoutable joueur en me mettant aussi un challenge à boire, mais l'idée m'amuse.

Nos chamailleries ont déjà commencé et nous arrivons à peine devant notre emplacement. Les emplacements sur les côtés sont vides, mais ne vont pas tarder à être occupés. C'est vrai que nous nous sommes levés de bonne heure pour ne rien manquer, mais que les activités n'ont pas forcément toutes débutées ... « A nous les trois jours d’éclat’ totale ! On installe la tente et on part à l’aventure ? » Il est déjà à genoux entrain d'ouvrir la tente. Je suis d'accord avec lui. Au plus vite c'est monté, au plus vite on peut aller s'éclater. Même si les trois jours vont passer rapidement, je sais que je serai épuisée au bout du compte et que je vais regretter d'avoir commencé si tôt. Mais pour le moment, l'excitation surpasse la fatigue du réveil matinal et je pose à mon tour mon sac à dos pour l'aider à monter la tente. « Je n'aurais pas dit mieux ! Si on fait ça vite, il y a peut-être moyen qu'on puisse réellement TOUT faire sur le weekend ! Vite vite vite ! » Je souris, et l'aide à déballer la toile, emboîter les piquets, planter les sardines. J'ai sorti ma baguette magique pour être plus efficace - et qu'on ne se réveille pas en pleine nuit si la tente venait à nous tomber dessus, preuve de notre incompétence. En quelques minutes, le tout est monté. Il faut dire qu'entre mes voyages avec Jill et mes compétences en sortilèges qui se sont vachement améliorées, j'ai le coup de main de l'aventure et du confort. Notre tente tient debout et, même s'il faut s'abaisser pour y entrer - elle est suffisamment tendue pour résister au vent, et aux autres intempéries. Même si on nous annonçait un temps magnifique pour l'ensemble du weekend, nous devions nous préparer à tout ! Je ramasse mon sac à dos et pénètre à l'intérieur de la tente. Ce n'est pas extrêmement grand et confortable, il s'agit simplement de deux lits séparés avec un petit espace salon avec quelques coussins posés à même le sol pour se poser un peu avant d'aller dormir. Après tout, nous sommes tous les deux conscients que c'est simplement un endroit pour dormir, et que le principal allait se passer en-dehors de cette toile .. « Quel confort pour une princesse ... Néanmoins, on la fera quand même, cette nuit à la belle étoile. En espérant qu'il fasse pas trop froid. » Je laisse à la tente tout ce qui est accessoire et me pare simplement de ma baguette magique et de ma bourse pleine d'or. Un petit sortilège à la sortie de la tente pour sceller l'entrée et notre weekend pouvait réellement commencer dans les meilleures conditions qui soient.

« Tu as le choix de la première activité, fais-toi plaisir ! De quoi as-tu envie pour bien commencer ces vacances ? » Mon regard se pose un instant sur Oliver - quel honneur de choisir la première activité ! - puis sur tous les événements de notre environnement. Trop d'informations à la fois et je n'ai aucune idée de ce que je veux réellement. C'est simple, je veux TOUT faire. Par où commencer, c'était tellement complexe ... Et si ce que je choisissais était la meilleure des activités, et que je trouvais tout le reste nul à côté ? Un mouvement au loin capta l'attention de mon œil et un petit sourire se dessina sur mon visage. « Merci pour cet immense honneur, très cher. » J'attrape son bras et le dirige vers les espaces verts où flottent des silhouettes dans l'air. Certaines sont rapides, d'autres se passent une étrange balle ovale. « Je crois que les concerts n'ont pas encore commencé ... Donc je crois qu'on peut faire un petit tour dans ce qui est le paradis pour moi ... » Le terrain de quidditch, immense et bondé de monde. Des balais volants et les balles sont à disposition des festivaliers, certains ajoutent des artifices colorés et musicaux à leurs balais. Je ne peux m'empêcher de sourire alors que j'entraîne Oliver vers le stand des balais. Sûr que je ne trouverai pas un meilleur balai que celui que Jill m'a offert, mais quel plaisir de nous mêler à cette population endiablée ! « On fait une course d'obstacles ? Celui qui gagne obtient quoi ? » Je plisse les yeux pour trouver une chouette récompense qui désavantagerait l'autre. J'ai quelques idées qui germent, mais j'ai envie d'entendre ce qu'il voudrait obtenir, lui aussi. Il y a une petite file pour effectuer le parcours d'obstacles, mais ça a l'air d'avancer rapidement. Je trépigne d'impatience et frotte les petites imperfections du manche à balai qui va m'aider à briller - et fumer - Oliver dans cette courses d'obstacles. Si Soussa nous voyait, franchement, elle serait fière de nous. « Prêt ? Trois, deux, un, GO ! » Nous tapons du pied au même moment pour nous envoler et partons comme des fusées à travers ce parcours d'obstacles inconnu. On peut imaginer qu'en comptant notre talent au quidditch, il ne nous arrivera rien durant ce parcours, mais que seuls nos réflexes décideront du vainqueur ...


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Dernière édition par Octavia Rosenberg le Jeu 23 Aoû - 10:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Ven 17 Aoû - 0:44

Le membre 'Octavia Rosenberg' a effectué l'action suivante : Le Hasard


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Lun 27 Aoû - 22:24

Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps.
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Excité. C’était LE mot parfait pour décrire l’état dans lequel j’étais en ce moment-même. Et sentir cette même excitation chez ma compagne de voyage me rendait vraiment très heureux !! Ici, c’était déjà génial ! Tout ce qu’il y avait sous nos yeux était propice à l’amusement, de la pure éclat’, et j’avais juste trop hâte. Ce n’était pas juste un lieu, c’était un état d’esprit, une ambiance et un monde à part entière. Je sentais bien que ce petit séjour allait être génial. Sûrement peu d’heures de sommeil et des activités à rendre fou mais, autant le dire, c’était tout ce que je voulais ! « On ne l'imagine même pas, je crois. » Voir ce bonheur illuminait le visage d’Octavia me faisait un bien fou. On avait eu tellement de différents au cours de la dernière année que nous avions besoin de ce moment juste nous deux. Franchement, c’était cool ! Sans pouvoir tellement me retenir, je fis une remarque sur le voyage que Jill faisait en ce moment… Rien à voir avec le nôtre, il suffisait de voir les personnes concernées ! Enfin bref, je ne voulais pas en parler, j’avais dit que je ferais des efforts alors le peu que je pouvais faire était de fermer ma bouche, et je m’arrêtai d’ailleurs juste à temps. Heureusement, O’ eut l’intelligence de ne pas surenchérir, ce qui m’arrangea alors que j’échangeais un petit regard amusé, haussant simplement les épaules alors que nous marchions d’un pas décidé vers le campement. « Elle réfléchira à deux fois avant de nous abandonner, tu verras ! » Je ris spontanément en acquiesçant d’un signe de tête. Et puis, même si j’adorais partager tout et n’importe quoi avec ma jumelle, j’étais quand même content de pouvoir être juste avec O’. Hors Poudlard. Ca nous ferait un bien fou, j’en étais convaincu !! « En attendant, je te propose un truc amusant. À chaque fois que tu parles de Spencer ou que tu penses à lui et Jill pour une quelconque raison, tu prends un shot ! Et on change d'activité, parce que c'est que c'est pas assez cool, si ça réussit à te mettre dans le mal. » Je roulai des yeux sans pour autant cacher une certaine malice dans mon regard. J’aimais les défis. Non, pire que ça : j’adorais ça ! Et elle le savait ! Alors forcément mon visage se remplit d’une espièglerie sans nom alors que je répondis : « Ca fait chier franchement, devoir parler d’eux pour boire des shots… Tu me compliques la vie Rosenberg ! » Lui lançai-je avec un sourire malicieux avant d’ajouter, fronçant légèrement les sourcils comme si je réfléchissais – bien que l’idée soit apparue directement dès les mots de la Poufsouffle – : « Par contre, je suis pour la parité homme/femme donc… Tu es d’accord d’accepter le fait que dès que je dois boire un shot, tu es obligée de me soutenir en buvant une mixture de mon choix ? Aller, je suis bon prince, j’en boirai deux pour une boisson personnalisée pour toi… Partante ? » Lui demandai-je avec un large sourire malin, ouvrant doucement les bras, les yeux plein de malice.

Bien vite, nous voilà en train d’installer la toile de tente. L’avantage d’être nés-moldus, c’était que nous n’avions pas forcément besoin de la magie pour la monter. Ok, le fait qu’O’ choisisse d’utiliser sa baguette nous aida bien quand même… Mais autant le dire, ça ne me gênait pas de le faire à la moldue. « Je n'aurais pas dit mieux ! Si on fait ça vite, il y a peut-être moyen qu'on puisse réellement TOUT faire sur le weekend ! Vite vite vite ! » J’étais aussi emballé qu’elle, il n’y avait pas de doute ! Et c’était l’une des raisons pour laquelle on ne mit vraiment pas longtemps à tout installer, et que la magie fut, en réalité, la bienvenue. Ni une ni deux, nous avions balancé nos affaires dans la toile de tente, prenant juste le minimum que nous avions besoin pour démarrer nos aventures. Après tout, la tente était juste notre lieu de stockage et de « nuit »… On verrait hein ! « Quel confort pour une princesse ... Néanmoins, on la fera quand même, cette nuit à la belle étoile. En espérant qu'il fasse pas trop froid. » J’approuvai d’un signe de tête, sortant de la toile de tente en lui lançant : « J’y compte bien ouais ! Va bien falloir que je refasse ta culture sur les étoiles… » C’était la poêle qui se foutait du chaudron, clairement… Je n’y connaissais absolument rien mais je jouais la comédie, juste pour le délire et l’envie de la faire rire quand vraiment nous seront à la belle étoile, en mode « grosse loque », c’était certain !

Ca me paraissait évident, le premier choix d’activité était pour Octavia. Galanterie oblige quand même ! En même temps qu’elle, je regardai autour de nous pour voir tout ce qu’il y avait. Et encore, nous n’avions pas tout sous les yeux, les lieux étaient immenses !!!!! Je tentai de suivre son regard, pendant le petit moment silencieux où elle semblait réfléchir, mais je ne captai pas grand-chose. « Merci pour cet immense honneur, très cher. » Je lui offris un petit clin d’œil complice avant de la laisser me prendre le bras, commençant à partir en direction de… Oh yes ! Un terrain de Quidditch ! Extra ! De quoi commencer en douceur, parce que c’était assez habituel pour nous comme activité. Mais ça m’allait bien, de quoi se mettre gentiment en jambe ! « Je crois que les concerts n'ont pas encore commencé ... Donc je crois qu'on peut faire un petit tour dans ce qui est le paradis pour moi ... » Je souris en fixant les joueurs au loin ainsi que toutes ces balles qui virevoltaient dans tous les sens. Devant le stand de balais, mes yeux sont plus émerveillés les uns que les autres. J’avais beau être le capitaine de mon équipe, je n’avais pas la Rolls Royce des balais. Alors forcément, voir bon nombre de balais, même dans de piteux états pour certains, m’excitaient. Un vrai gamin dans un magasin de jouets, ça commençait bien ! « On fait une course d'obstacles ? Celui qui gagne obtient quoi ? » Je levai un sourcil espiègle, la défiant du regard. Je ne dis rien pendant quelques secondes, le temps de choisir un balai, juste avant de me tourner pour lui faire face, tout sourire. « On va commencer soft. Celui qui gagne se fait payer la bouffe de ce soir… et un p’tit coup à boire. Ben ouais, faut bien se mettre dans l’ambiance ! » Lui lançai-je en lui donnant un petit coup de coude complice, juste avant de me pencher vers elle en lui chuchotant dans un rire : « Prépare tes gallions princesse, je sais déjà ce que j’ai envie de manger ce soir… » Et autant dire que je commençais soft de chez soft… Mais je savais bien que c’était le premier (deuxième non ?!) défi d’une longue liste qui allait sûrement se poursuivre dès ce soir. Alors autant y aller par étapes, parce que des idées aussi tordues les unes que les autres, j’en avais à la pelle !
Très vite, nous voilà au-devant de la course d’obstacles et j’avais hâte d’entamer cette compétition avec O’. Je chevauchai mon balai, le caressant du bout des doigts pour l’appréhender au mieux, me penchant légèrement dessus en fixant le regard d’Octavia, attendant son top départ. « Prêt ? Trois, deux, un, GO ! » Nos deux pieds tapèrent le sol en même temps et nous voilà partis dans cette course d’obstacles. J’étais à 200%. Et même si je me voulais gentleman, hors de question de la laisser gagner.

Edit après lancé de dés :
Allez savoir pourquoi, c’était peut-être le fait de se mettre dedans mais le premier obstacle ne fut pas super bien géré par nous deux. Cependant, O’ avait quand même réussi à me passer devant et je mis un coup de collier pour la dépasser lors du second obstacle. Nous étions à touche-touche pendant un temps et c’était dans ce genre de moment que l’on voyait qu’on avait à peu près la même technique. Je réussis à prendre un peu d’avance lors de l’avant-dernier obstacle, en profitant pour me retourner et la charrier au passage : « Alors O’, on a plus de carburant ?! » Je me mis à rire mais finis vite pas déchanter lorsqu’Octavia me repassa devant, se moquant ouvertement de moi. Celle-là, je l’avais bien méritée ! Je finis par faire un dérapage dans les airs, à son niveau, me pinçant les lèvres en la pointant du doigt d’un air accusateur : « Fourbe, très fourbe ça ! » Juste avant de rire en sachant très bien qu’elle avait juste été meilleure que moi. De retour au sol, je lui tendis la main pour la féliciter, de façon amusée. « Bon ok, t’as géré Rosenberg, bien joué ! Profite, fais-toi plaisir et prend des trucs à manger que j’adore, j’pourrai tout te piquer ! » Lui lançai-je malicieusement avant d’aller rendre les balais et d’ajouter : « Aller, j’te paie un coup, on doit bien se désaltérer un peu ! » Lui dis-je de façon complice avant de l’embarquer jusqu’aux coins bars du festival, là où nous allions pouvoir nous amuser aussi, parce que la soirée (oui parce qu’il était encore tôt, du genre 6p.m.) ne faisait que commencer !


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Dernière édition par Oliver T. Adams le Lun 27 Aoû - 22:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Lun 27 Aoû - 22:24

Le membre 'Oliver T. Adams' a effectué l'action suivante : Le Hasard


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Mer 5 Sep - 19:09




and if the music is goof, you dance



De base, j'avais quelques appréhensions à me retrouver seule avec Oliver, mais au final, j'étais heureuse de lui avoir proposé de venir. Je me rendais compte que ça me faisait du bien de le voir motivé et heureux. Ça me motivait de le voir dans cet état d'excitation, et je pouvais deviner que son attitude ne ferait que renforcer la mienne dans une farandole inquiétante. On allait mal terminer, pour sûr. « Ça fait chier franchement, devoir parler d’eux pour boire des shots… Tu me compliques la vie Rosenberg ! » Mon sourire se veut le plus angélique possible alors que je tente de faire en sorte qu'il accepte ce challenge venu d'ailleurs. Ses yeux roulent et je reconnais cette attitude de brigand qu'il adopte lorsqu'il est prêt à faire un mauvais coup - ou du moins à me rendre la pareille. Je rigole. Je ne sais pas ce qu'il compte me faire pour se venger, mais je sais qu'il va surenchérir - et certainement exagérer. C'était comme ça, entre nous. Une escalade de farces un peu plus crasseuses, un peu plus foireuses à chaque fois. « Par contre, je suis pour la parité homme/femme donc… Tu es d’accord d’accepter le fait que dès que je dois boire un shot, tu es obligée de me soutenir en buvant une mixture de mon choix ? Aller, je suis bon prince, j’en boirai deux pour une boisson personnalisée pour toi… Partante ? » Suspicieuse, je plisse les yeux et l'observe attentivement. Je cherche le petit défaut, le petit truc caché dans son regard qui m'indiquerait que c'était une très mauvaise idée. Mais sa proposition était alléchante ... Depuis l'enfermement par Blackman, je ne me prenais plus autant la tête. Je profitais et j'assumais les conséquences ensuite. J'en avais payé le prix avec mon franc-parler au quidditch, et notre relation avec Oliver s'était un peu dégradée également, mais à l'heure actuelle, je nous sentais tout aussi proche. Même plus, peut-être. J'étais rassurée de le savoir près de moi, j'étais rassurée qu'il s'amusait en ma compagnie et ne pense pas à m'abandonner pour aller courtiser une autre fille ennuyante et inconnue au bataillon. « J'accepte que tu boives deux shots pour une mixture de ton choix. J'ajoute que si la mixture est déclarée imbuvable par une tierce personne, c'est toi qui doit la boire ! » Nouveau haussement de sourcils pour la question sur cet avenant plus qu'honnête aux règles du séjour. À lui d'accepter une bonne fois pour toute, ou de surenchérir.

Arrivés à notre emplacement, nous nous affairons autour de notre installations. Rapidement, nous avions posés nos maigres bagages, prêts à nous profiter de ce séjour à cent à l'heure. « J’y compte bien ouais ! Va bien falloir que je refasse ta culture sur les étoiles… » Je roule des yeux. Évidemment. Ma culture sur les étoiles ? Mon Optimal en Astronomie indiquait clairement que les étoiles et moi, nous vivions une histoire intense. Mais je connais Oliver, et je sais qu'il plaisante. Dans un sens, j'ai hâte de me retrouver sous les étoiles avec lui. J'ai hâte de lui dresser quelques rappels qu'il a déjà dû oublier avec les vacances - même si je sais que ça ne va pas l'intéresser -, j'ai hâte qu'on partage un moment calme une fois que nos esprits d'excités se seront apaisés pour voir ce qu'il envisage de faire une fois que Poudlard sera derrière nous et que nous devrons assumer notre vie d'adulte. « Va surtout falloir que tu me gardes en vie pendant la nuit .. J'ai pas confiance dans les bestioles qui peuvent rôder ... » Que ça soit des loups-garou, des vampires, des centaures, des araignées géantes ou autre, je me sens rassurée par le bout de toile sur notre tête qui - on est d'accord - ne nous protège en rien contre d'éventuelles affreuses bestioles sanguinaires. J'ai peut-être l'air d'une aventurière, dans le fond, à partir avec mon sac à dos dans des endroits un peu désert, mais c'est vrai que j'apprécie toujours mieux le confort et la sécurité. Une princesse reste une princesse, même à la belle étoile !

Nous continuons de nous chamailler gentiment et je perçois que notre relation n'a pas changé. Il est revenu le temps où je me souciais de rien, sauf de savoir ce que j'allais faire pour rire. Il faut dire que les cachots ont bien obscurci mes pensées ces dernières années, mais là, je pressentais tout ce qu'on pouvait devenir depuis qu'on était sorti vivant de cette histoire. Personnellement, j'orientais pour l'instant mon avenir sur le quidditch. J'aimerais passer pro, me faire une place dans une équipe du Royaume-Unis, me faire remarquer pour les coupes internationales, aussi. Je sais que je suis loin d'être parfaite, mais l'essentiel c'est de toujours faire de son mieux, tout le temps. C'est ce que j'ai toujours essayé de faire, même avec les difficultés qui ont traversée l'équipe. O'Callaghan pouvait toujours parler, prétendre que j'avais fait exprès de le toucher, prétendre que m'en prendre à mes équipiers étaient ma seule raison d'exister, mais je savais très bien que tout cela était faux. Bien sûr, c'était ma parole contre la mienne, exposée à Daniela, et je savais de quel côté penchait notre chère capitaine. Alors je n'insistais pas. J'étais soulagée que le septième année ait fini sa scolarité. Je pourrai jouer sereinement, sans me sentir coupable d'être dans l'équipe et donc de soutenir un coéquipier qui aurait mérité d'être privé de quidditch pour le restant de sa scolarité. Enfin, je jouais, j'étais bien droite dans mes pompes, déterminée à arracher la Coupe, que le veuille ou non le Capitaine des rouges et or qui m'accompagnait aujourd'hui. L'entraîner vers les terrains de quidditch me semblait être une bonne option pour bien commencer le weekend. « On va commencer soft. Celui qui gagne se fait payer la bouffe de ce soir… et un p’tit coup à boire. Ben ouais, faut bien se mettre dans l’ambiance ! » Il me bouscule légèrement et je m'esclaffe. Je lève le petit doigt d'un ton tout à fait sérieux, comme pour sceller notre accord et le fixer quelques secondes avec un regard de défi. « Prépare tes gallions princesse, je sais déjà ce que j’ai envie de manger ce soir… » Je le pousse légèrement comme pour rejeter l'idée de perdre et de lui offrir le menu du jour. En soi, je ne suis pas contre perdre ou gagner, je sais que cette compétition n'est pas une vraie, qu'Oliver est un ami et qu'il ne doute ni de moi, ni de mes capacités sur un balai. On s'amusait tellement souvent que nous ne tenions pas les scores, peut-être parce que ça finissait toujours de la même façon, avec des règles qu'on manipulait pour prôner une victoire déméritée. « Pourquoi ça concerne toujours la bouffe avec toi ? Ahah, mais pas de problème, tu vas déguster, et à tes frais, Monsieur le Gentleman ! Je te remercie déjà ! » Mais déjà, mon regard se pose sur le stand de balais. Je cherche des lieux la perle rare, mais autant dire que les trois quarts de ces balais n'égalent pas celui que m'a offert ma jumelle préféré. Le mien les surpasse tous, et ça ne va pas être évidemment d'appréhender un balai standard quand on a l'habitude d'avoir un balai hors catégorie ... Mais bon, je sais que ça ne sera pas une excuse à part entière. J'ai bien trop de fierté pour imaginer me défendre sur ce coup-là. J'en choisis un qui m'a l'air très bien entretenu en début de son année de création. C'est un bon balai de base, mais avec les années, tout le monde sait qu'il tire un peu sur la droite et que le sortilège de freinage laisse à désirer. Maintenant, je sais que je ne voudrai pas freiner durant cette courte. Toujours plus vite. Sur la ligne de départ, j'annonce le départ et nous nous élançons d'une même technique.

Bizarrement, je suis mal à l'aise dans cette course. J'aborde très mal le premier obstacle et je manque de chuter de mon balai en me coinçant dans les lierres du tunnel de pierre. Heureusement, Oliver prend encore plus de retard. Je ressors la première et me précipite sur le deuxième obstacle en le sentant dans mon dos. Allez savoir comment je manque le second obstacle, mais il me fait perdre mon avantage et Oliver me distance. « Alors O’, on a plus de carburant ?! » Sa petite remarque m'aurait fait voir rouge en match, mais dans le jeu, je lui tire la langue et tente de faire mon retard, en vain. Je ne compte tout de même pas lui offrir un repas comme ça, avec toute ma gentillesse et je sais que rien n'est perdu donc je m'accroche. « Fourbe, très fourbe ça ! » J'hausse les épaules sans pour autant parvenir à le dépasser. J'avoue, c'est un peu frustrant de ne pas performer à chaque fois, mais en descendant sur la ligne d'arrivée, je ne peux m'empêcher de sourire. C'était tellement bien. C'était tellement l'extase, cette dose d'adrénaline, j'ai juste envie de remonter dans le manège pour faire mieux. Mais je sais qu'on n'est pas venu ici pour ça en particulier. Si on veut avoir le temps de tout faire, il faut passer à la suite - et on reviendra faire nos activités préférées. « Bon ok, t’as géré Rosenberg, bien joué ! Profite, fais-toi plaisir et prend des trucs à manger que j’adore, j’pourrai tout te piquer ! » Je plisse les yeux. Bien trop humble pour que ça soit lui-même. Ou simplement gentleman ? Ca m'étonnerait, il y avait anguille sous roche. « Qui êtes-vous et qu'est-ce que vous avez fait à Oliver ? Bravo, t'as géré ! » On rend les balais et on se dirige vers le coeur du festival. Bientôt, le décor change un peu. Plus de monde, plein de stands avec des activités magiques, des stands de vêtements, de bijoux, de talisemans, des objets spéciaux que je ne reconnais pas - certainement magiques ? - et surtout, des bars et des genres de foodtrucks. « Tu te vantes pas assez de ta victoire, qu'est-ce qui t'arrives ? Tu serais pas entrain de penser à Ceux-dont-on-ne-doit-pas-penser-sans-boire ? » Je le secoue un peu, m'écartant de temps en temps pour laisser passer un sorcier ou l'autre un peu spécial, revenant pour me dresser sur la pointe des pieds pour découvrir le décor ou le spectacle qui s'offrait à nous. « Il y a beaucoup trop à regarder partout, c'est MA-LA-DE ! » Je cherche ma bourse en voyant la file devant les stands de notre intérêt. « Aller, j’te paie un coup, on doit bien se désaltérer un peu ! » Je le vois s'exécuter, mais le stoppe dans son mouvement. « Héé, je suis une princesse, mais j'ai des principes ! Un marché, c'est un marché : c'est moi qui t'invites ! » Non mais, pas possible de savoir à quoi il joue. Je lève la tête vers la carte et salive d'avance de tous ces cocktails colorés aux effets stupéfiants. Je ne sais pas, j'hésite, beaucoup trop. Je tourne dix fois ma langue dans ma bouche sans parvenir à me décider. Un truc alcoolisé, d'office, pour bien commencer notre festival en beauté. Alcoolisé mais désaltérant, la course m'a fatiguée, l'air de rien. Une fois que c'est notre tour, je souris à la dame derrière le comptoir et passe commande. Les verres sont énormes, comparables à des vases remplis de liquides aux odeurs sucrées. Lorsque je plonge ma paille à tourbillons dans ma boisson, j'aspire un grand coup pour goûter les arômes de vanille, violette, rhum et jus d'ananas. Le sortilège accompagnant la boisson se déclenche et des centaines de papillons colorés semblent se défaire de ma peau pour prendre leur envol tel un essaim. Je reste béate devant le spectacle alors que je regarde Oliver et les effets de sa propre boisson avec une pointe d'émerveillement. C'est dans ces moments que je me dis que « J'aime la magie. C'est trop fou ! » On s'éloigne pour se poser dans la pelouse et boire à notre aise. C'est l'occasion de discuter tout en sirotant notre apéritif en sentant l'alcool monter doucement. Je n'ai pas l'habitude de boire, vraiment pas et je sais que je ne tiens pas forcément l'alcool. Un verre ou deux en compagnie de Jesper m'avait fait lui confier des vérités que je taisais à mes plus proches amis. Je ne sais pas si ça nous a rapproché, dans le fond, mais c'est sûr que je m'étais allégée d'un poids supplémentaire à côté de tout ces mensonges que je devais traîner suite à sa condition non-sorcière. « Alors, tu ne vois plus cette fille, là, Alaska ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » J'ai hésité longtemps avant de lui en parler. J'ai hésité avec le stress de ne pas aimer ce que je vais entendre, avec l'inquiétude qu'il se ferme complètement à moi. Et à la fois, ça ne me semblait pas très sain d'être ami avec lui sans pouvoir lui parler de tout et de rien afin de ne pas installer de malaises ou de gênes entre nous. J'abattais les obstacles qui nous séparaient. Je voulais être là pour lui en toutes circonstances, et si c'était pour me dire qu'il s'était pris un râteau de la serdaigle, ce ne sera pas pour me réjouir, mais au contraire pour m'intéresser à ce qu'il a envie, lui aussi, parfois. C'est que même avec ma condition de princesse, je savais que je devais faire des efforts pour écouter les autres et les comprendre sans vouloir instaurer pour autant mon mode de pensée. Un petit machin que j'avais compris avec du recul et du temps pour moi en ce début de vacances, et une promesse de me dire que j'allais travailler sur moi-même.

Je sais que j'aime instaurer ce genre de conversation au milieu de deux tranches de rire. Mais je préfère me débarrasser du sérieux pour pouvoir profiter tout le reste du séjour. C'était la petite mission que je me donnais pour ce weekend au milieu de la préoccupation numéro 1 : s'amuser, sans regrets ni conflit. Mon but n'étant pas de plomber pour autant l'ambiance, je laisse la conversation se dérouler jusqu'à un petit blanc. Les chamailleries reprennent, amusantes, légères et je finis par m'exclamer. « Et maintenant, on va chercher à manger ! J'ai trop faim ! J'espère qu'il y a pas encore trop de monde ! Après, tu décides ce qu'on fait ! »


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Lun 17 Sep - 22:47

Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps.
Les O’ en vadrouille !
Evidemment, les hostilités avaient été de mises dès notre arrivée sur les lieux. Je crois que c’était plus fort que nous, en fait… Et moi ça m’éclatait vraiment ! Tout était déjà sur le ton de la rigolade, et voir des sourires sincères sur les lèvres d’O’ étaient tout ce qui m’allait. J’avais merdé il y avait environ un an, hors de question que ça se reproduise !!
Premier défi lancé, et cela marquait bien le début de ce séjour qui n’allait pas avoir beaucoup de limites. Ca m’allait ! A fond même ! Les barrières étaient là pour être franchies, n’est-ce pas ?! Ce fut la jeune fille qui lança le premier challenge, auquel j’apportais quelques petites nuances, le tournant un peu plus – bien sûr – à mon avantage. Deux shots pour moi dès que je parlerais Jill et… l’autre, et une mixture de mon choix pour elle, en bon soutien. Il était évident que je ne serai pas tendre avec elle mais, avouons-le, ça valait le coup de prendre le risque. Juste pour s’amuser un peu… plus ! Je vis bien son air suspicieux, et je ne pouvais que me pincer les lèvres en prenant un air aussi innocent que je le pouvais. « J'accepte que tu boives deux shots pour une mixture de ton choix. J'ajoute que si la mixture est déclarée imbuvable par une tierce personne, c'est toi qui doit la boire ! » Mes lèvres s’étirèrent largement, montrant ma grande satisfaction, haussant malicieusement les épaules en ajoutant juste : « Jamais je n’te donnerai une mixture imbuvable voyons… Pas mon genre… » Dis-je en retenant un petit rire, sachant très bien que je ferais en sorte qu’il soit buvable mais… Comment dire… Qu’il ne soit pas soft. Je me doutais, de toute façon, que le début de ce challenge ne tarderait pas. On le savait d’ailleurs tous les deux…

Une nuit à la belle étoile, ça serait sympa ouais ! Et ça ne ferait pas de mal à une princesse de dormir sur un matelas, dehors, au milieu des animaux en tout genre et des bruits nocturnes. Rien que d’y penser, un sourire malicieux prit place sur mes lèvres. Pour ce qui était de refaire sa culture sur les étoiles, c’était signe d’un beau parleur, évidemment, et elle le savait de toute évidence bien. « Va surtout falloir que tu me gardes en vie pendant la nuit .. J'ai pas confiance dans les bestioles qui peuvent rôder ... » Comédien comme pas deux, je bombai le torse en prenant un air – vite fait – sérieux. En vrai, les bestioles ne me faisaient pas peur, mais en rajouter encore plus, ça c’était plus drôle. « Je suis LE meilleur garde du corps que tu puisses trouver ici. Tu n’pourras pas être plus en sécurité qu’à mes côtés ! » J’aimerais que ce soit vrai, et j’aurais surtout aimé pouvoir lui dire ça un an auparavant, et surtout le faire. Mais là je savais que j’avais beaucoup plus de chance d’y arriver. Même si je déconnais, j’aurais quand même toujours un œil sur elle, et croyez-moi il ne lui arriverait rien ! Enfin, après je ne contrôlais pas toutes les petites bêtes qui traînaient dans le coin… Oh que oui, j’allais m’amuser !!! Dans un rire, je lui dis en la poussant malicieusement et prenant une voix mielleuse : « Princesse, les bestioles n’iront pas se risquer à votre… hum… comment dire… » Je fis mine de réfléchir avant d’afficher un sourire moqueur : « … douce odeur. » Ne vous inquiétez pas, elle me connaissait, elle savait très bien que c’était pour rire. J’étais toujours dans le second degré et la taquinerie, ceux qui me connaissaient ne se vexaient pas car ils savaient que ce n’était que des blagues. Surtout quand je m’adressais à mes proches, et c’était bien évidemment le cas de la jeune Rosenberg.

Commencer le séjour par une petite course d’obstacle sur un terrain de Quidditch m’allait parfaitement ! Le prix pour le gagnant ? Se faire payer la bouffe de ce soir, et aussi un petit coup, quand même ! Entremêlés dans nos rires enthousiastes, nous scellons l’accord avec nos petits doigts, juste avant de se chamailler un peu plus. De vrais gamins ! Que c’était bon, sérieux ! « Pourquoi ça concerne toujours la bouffe avec toi ? Ahah, mais pas de problème, tu vas déguster, et à tes frais, Monsieur le Gentleman ! Je te remercie déjà ! » Je ris une fois de plus. C’était vrai ça, j’étais facilement ciblé sur bouffe, un vrai estomac sur pattes ! Je fis une petite moue sarcastique à ce qu’elle affirma, roulant des yeux en lui balançant un simple : « Mais bien sûr ! » amusé. Regardant O’ choisir son balai, je voyais que pour elle c’était essentiel. Pas pour moi. Je n’avais jamais eu de « grands » balais parce que je n’avais juste jamais vraiment eu les moyens. Et aussi parce que je ne l’avais jamais demandé autour de moi, ça ne me paraissait pas si important que ça. J’avais su faire sans, même si je ne pouvais pas nier qu’avoir un bon balais jouait sur de nombreux plans. Je ne mis donc pas longtemps à choisir le mien, jouant un peu le pif-au-mètre, histoire de ne pas prendre non plus le moins chevelu.
Nous étions tous deux prêts à lancer le top départ, et ce fut Octavia qui le donna, l’excitation mêlée à un fort esprit de compétition me donnant envie de faire de mon mieux, tout en m’amusant évidemment. La course se fit bien trop rapidement à mon goût. C’était fou ce plaisir que je pouvais avoir sur un balai. Voler faisait partie de moi et je ne me lassais pas de me laisser entraîner dans les airs.
En revenant sur terre, je restai soft concernant ma victoire… Pourquoi ? Pour mieux la charrier dans quelques minutes, pur plaisir personnel ! Je commençai donc par la féliciter, le plus sérieusement que je pus. Mais c’était sincère, elle avait vraiment géré. O’ était très bonne sur un balai, aucun doute là-dessus. Je me retenais juste un peu plus de me moquer d’elle, je m’en délectais d’avance mais je me marrai intérieurement en voyant son air septique. « Qui êtes-vous et qu'est-ce que vous avez fait à Oliver ? Bravo, t'as géré ! » Je haussai les épaules en prenant cet air de gars humble et sérieux qui ne me ressemblait pas – Enfin, j’étais humble en vrai, mais j’aimais tellement embêter les autres que l’on pouvait penser l’inverse… -, me forçant de garder ce rôle quelques minutes de plus. « Quand quelqu’un fait du bon boulot, il faut le dire. Et… merci. » Ok, juste ce merci fut très difficile à dire pour moi tant j’avais envie de rire de la taquiner. Mais franchement, la voir si méfiante et dans le doute était une très belle récompense, c’était en réalité le début de la plaisanterie et j’avais de plus en plus de mal à tenir la comédie, nous dirigeant vers les nombreux stands. « Tu te vantes pas assez de ta victoire, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu serais pas entrain de penser à Ceux-dont-on-ne-doit-pas-penser-sans-boire ? » Là, mon sourire espiègle me trahit alors que je passai un bras autour de ses épaules afin de lui ébouriffer vivement les cheveux, commencer à lui murmurer à l’oreille : « Il semblerait que… » Je m’écriais alors fortement et vivement, accaparant les regards autour de nous : « JE T’AI MIS UNE BELLE PÂTÉ !!! » Et voilà que je sautai autour d’elle, tout sourire, finissant par repasser de nouveau mon bras autour de ses épaules. « Oh punaise, t’as géré mais je t’ai gagnée ! C’est tout ce qu’il me fallait pour embellir ENCORE PLUS le début du séjour ! Tu t’rends bien compte que ça veut dire que ça craint pour toi pour les défis. Tu vas morfler princesse ! » Et là mon sourire malicieux n’en faiblissait pas alors que j’ajoutai dans un rire : « Pfiou, c’était grave dur de ne rien dire, j’fais des efforts pour être sérieux t’as vu ?! » Oui, elle me détestait sûrement là tout de suite, vu comment je l’avais affichée devant tout le monde, mais on ne connaissait personne, personne ne nous connaissait – même si perso ça m’importait peu – alors TOUT était permis. Selon moi. Lui ébouriffant de nouveau les cheveux, je lui lançai : « Ah ! On va bien s’éclater tiens ! » Et elle allait peut-être regretter d’être venue ici avec moi, mouahahah.
Déambulant au milieu des stands, je ne pus m’empêcher de retrouver Jill dans les mots d’Octavia : « Il y a beaucoup trop à regarder partout, c'est MA-LA-DE ! » Ca, c’était une réflexion de nana qui adorait le shopping, ce qui me fit rire d’ailleurs. Mais bon, il était vrai que tout ça était de la pure folie ! Nous nous dirigions d’un pas décidé vers un stand de boissons, lui disant que je lui payais un coup. Bon prince, ahah ! Elle me stoppa alors net dans mon élan. « Héé, je suis une princesse, mais j'ai des principes ! Un marché, c'est un marché : c'est moi qui t'invites ! » Un petit sourire étira alors mes lèvres. De toute façon, ce ne serait pas le dernier coup qu’on se paierait dans le weekend, alors je cédai assez vite. « Bien, je n’voudrais pas te vexer. » Lui dis-je de façon complice alors que je lui lâchai les épaules, commençant à faire la queue. « Mais, en bon gentleman, j’aurais dû te payer ce premier coup. Je remédierai à ça… » Je n’en dis pas plus, échangeant juste avec elle un regard amusé, la laissant dans la surprise de voir ce que voulait vraiment dire cette dernière phrase. Devant les nombreuses boissons alléchantes qui se dessinaient sous nos yeux, je remarquai une Octavia totalement indécise. Elle finit enfin par passer commandes et, une fois les énormes verres sur le comptoir, je saisis la mienne et bus une première gorgée. Ouah ! Je sentis l’elixir chauffer à l’intérieur de ma bouche. Ce n’était pas désagréable, juste une chaleur rassurante, mêlée à une pointe de café, l’acidité des agrumes et une petite (?) dose de whisky. Je soupçonnai ce dernier d’être la cause de cette chaleur. Une fois avalée, je sentis cette fois-ci mes doigts chauffer, prenant une teinte tout d’abord rouge, puis violette, et enfin d’un bleu totalement indescriptible. « Ouah ! » Lançai-je dans un rire en montrant mes doigts à ma compagne de voyage, remarquant par la même occasion les papillons colorés se détacher de sa peau. Splendide ! Ce genre de magie me surprendra toujours, en bon né-modu que j’étais. Et là j’étais juste émerveillé par une magie si élémentaire mais qui en mettait déjà plein les yeux. « J'aime la magie. C'est trop fou ! » J’acquiesçai très vite, lui tendant mon verre et reluquant le sien d’un petit air intéressé. « Carrément ! Merci au fait, ces cocktails sont top ! Tiens, tu veux goûter ? Le bleu irait tellement bien avec ton vernis ! » Lui lançai-je avec un petit clin d’œil amusé, juste avant de se poser dans l’herbe, un peu plus loin de l’euphorie de cet incroyable marché. Je regardai un peu autour de nous, sirotant ma boisson, prêt à lâcher une connerie, quand Octavia me balançant une question que je ne voyais pas venir, mais alors pas du tout ! « Alors, tu ne vois plus cette fille, là, Alaska ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Je tournai un regard interrogateur vers elle, fronçant légèrement les sourcils. Pourquoi me parlait-elle d’Alaska ? Nous n’avions jamais parlé d’elle, je n’avais d’ailleurs pas souvenir d’en avoir réellement parlé à quiconque… Je ne savais d’ailleurs pas moi-même ce que j’aurais pu dire. Mais là j’étais surpris, et je n’avais pas l’intention de rester sérieux. « Ben, elle a quitté Poudlard, c’est plus difficile de voir quelqu’un qui est absent. » Dis-je avec une pointe de malice. Ou comment éviter le sujet… Mais autant le dire, ça se voyait. Je ne savais pas tellement ce qu’O’ voulait que je lui dise, alors je mis direct les pieds dedans : « Partir de Poudlard était ce qu’il y avait de mieux pour elle, on continue juste de s’écrire. Que veux-tu savoir au juste O’ ? » Alaska était une amie, quelqu’un que j’avais appris à connaître et que j’avais vite apprécié. Peut-être même que je m’étais particulièrement attaché à elle mais à nos âges, on pouvait vite s’attacher. Je ne savais pas tellement en fait, depuis qu’elle était partie, je prenais plaisir à avoir de ses nouvelles, mais je n’imaginais rien d’autre. Je regrettais son départ mais je savais que c’était pour son bien. Oui, son départ nous avait éloignés, mais à nos âges c’était normal, n’est-ce pas ?! Continuant de boire quelques gorgées de ma boisson, je ne la lâchai pour autant pas du regard, attendant de voir ce qu’elle allait répondre à ma question.

Après cette conversation « sérieuse », l’amusement revint vite au premier plan, parce que c’était le créneau de ce moment ensemble fallait dire ! « Et maintenant, on va chercher à manger ! J'ai trop faim ! J'espère qu'il y a pas encore trop de monde ! Après, tu décides ce qu'on fait ! » Ca, c’était bien intéressant ! Mais je ne pus quand même m’empêcher de lui dire avec malice : « Et après on dit que c’est moi qui ne pense qu’à la bouffe ! » Je me levai, avalant la fin de ma boisson d’une traite, lui tendant la main pour l’aider à se redresser. « Aller, cul-sec ! J’suis sympa, j’te prête ma main pour ne pas que tu te retrouves le cul par terre, ce n’serait pas digne d’une princesse ! » Une provocation de plus, une !
Très vite, verres vides en main, nous nous étions dirigés vers un stand de hot-dogs en tout genre. C’était simple, mais c’était une valeur sûre. Surtout qu’il y avait l’air d’avoir des recettes originales, et elles me faisaient carrément de l’œil. « Ca a l’air trop bon !!!! Ca te va ? » Après avoir eu sa réponse, nous avions commencé à faire, une fois de plus, la queue, et j’en profitai pour lui dire ce que je souhaitais faire par la suite : « J’ai vu qu’il y avait une attraction avec une chute libre de 100 mètres… Avant le premier concert de ce soir, on a le temps. Il commence à faire nuit, ce sera super ! Mais par contre, j’te propose de garder les hot-dogs dans le sac pour le moment, tu seras carrément moins belle avec du dégueuli partout sur toi ! » Lui lançai-je dans un rire, haussant les sourcils de façon espiègle en attendant de savoir si cela lui disait. Ou pas… mais dans tous les cas, je comptais bien la convaincre !


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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Mer 10 Oct - 0:55




and if the music is goof, you dance



Je me sentais bien. Je me sentais légère et inconsciente. Je me sentais en sécurité au milieu de ce terrain de jeux immense avec une des plus belles compagnies de ce monde. J'imagine que je ne me rendais pas compte de ma chance sur le moment, mais ce séjour avait tout pour me donner envie de vivre et de rire un peu plus longtemps. Nos plaisanteries s'échangeaient sur un ton enfantin et j'avais le sentiment qu'on était aussi proches qu'auparavant, même plus encore. Comme si la distance que nous nous étions imposés - bon d'accord, que j'avais imposée - n'avait fait que renforcer notre volonté de confirmer notre amitié. C'était ça, la vie et les amitiés, dans le fond. On se dispute, mais on s'aime, et on sera toujours là l'un pour l'autre, quoiqu'il arrive, que ça soit plus ou moins grave. J'en doutais, l'an passé. En même temps, je me sentais comme une vieille loque usagée, l'an passé. Comme si mon envie de sourire avait disparu à jamais. Comme si mon envie de continuer cette existence s'était éteinte. J'avais l'impression que le feu ardent qui était en moi s'était éteint, invisible aux yeux du monde, mais pire, invisible aux yeux de mon meilleur ami. Je sais que c'était ridicule. Je me sens ridicule d'avoir pu douter d'Oliver. Je me sens ridicule de l'avoir pensé. Je me sens surtout ridicule de ne pas lui en avoir parlé, comme Jill me l'avait conseillé en premier lieu. M'enterrer dans ce silence, regarder le jumeau évoluer dans un univers qui me semblait parallèle, pas intouchable, mais à des années-lumières de mes émotions à vif. Toute cette histoire me semblait ridicule, à présent. La bonne entende était de retour, et je pouvais souligner des petites attentions qu'il n'aurait jamais eu à mon égard auparavant. Je sens dans ses gestes qu'il a peur, dans le fond, que je ne m'éteigne. Il a peur de me perdre et égoïstement, j'en suis satisfaite. Je ne compte pas disparaître, je ne compte pas m'enfuir loin sans donner de nouvelle, je ne compte pas arrêter de sourire. Je compte bien rester là, à ses côtés, et l'ennuyer de manière enfantine aussi longtemps que ce petit jeu nous fera rire. Je compte bien faire en sorte que chacun des moments passés avec lui soient gravés en moi. Je compte bien faire en sorte que chaque jour consiste à rire et être de bonne humeur plutôt que de se plaindre. « Jamais je n’te donnerai une mixture imbuvable voyons… Pas mon genre… » Je lève les yeux au ciel, amusée. Quand il prend cet air-là, je ne peux m'empêcher de me dire que ce type n'a aucune limite dans ses conneries. Malicieuse, j'hausse les épaules à mon tour pour me pencher légèrement vers lui et lui glisser à l'oreille. « Alors tu n'as rien à craindre à accepter cette condition ! » Je ne comptais pas le laisser me saouler sans lui mettre le doute que son plan pouvait se retourner contre lui ! Je m'accroche à son bras dans un petit rire léger et continue notre route vers notre palace royal.

Avec un haussement de sourcils dont j'avais le secret, je ne pouvais m'empêcher de ne pas m'afficher sceptique. « Je suis LE meilleur garde du corps que tu puisses trouver ici. Tu n’pourras pas être plus en sécurité qu’à mes côtés ! » D'un autre côté, je ne doutais pas de ses paroles. On s'en était sorti du temps de Blackman, ensemble avec Jill, on s'en sortirait quoiqu'il se passe. L'avantage depuis cette époque, c'est que j'avais appris à me servir de ma baguette magique. Et l'air de rien, quand on savait se protéger et lancer des sortilèges d'attaque sans ciller, on était quand même plus confortable quand on se baladait en ville ou dans des endroits à forte densité comme ici. J'étais au taquet, le regard qui se posait sur tout ce que je pouvais. Je ressentais une infime pression, et je savais que ma baguette était rangée à ma portée, dans une poche à baguette cousue à même ma tenue. Si Oliver était un gardien du corps pour ce qui était des bestioles, je pouvais dire que je me transformerais en bestiole agressive si un sorcier tentait de nous faire un quelconque tord. Et si un événement d'une ampleur plus importante venait à arriver, je flipperais à mort, mais je pense pouvoir être capable de nous faire transplaner en sécurité au plus vite. « Princesse, les bestioles n’iront pas se risquer à votre… hum… comment dire… » Je me laissai pousser avec le sourire, un flot de mots horribles me traversant l'esprit en sachant que je n'y serais pas et que sa réponse me surprendra, me fera hurler de rire et me vexera faussement. « … douce odeur. » Je l'avais deviné, mais je ne m'attendais pas à me faire attaquer de ce front. C'est tellement répétitif, toujours mon odeur ! Je vais finir par croire que je sens vraiment mauvais. Je garde un bouche bée, légèrement vexée, mais me la jouant royalement touchée au plus au point. Je le pousse légèrement pour l'expulser loin de moi et croise les bras, légèrement boudeuse, faisant mine de remonter mon sac à dos sur mes épaules. « Héé ça suffit avec mon odeur ! J'en ai pris assez pour mon grade de ce côté-là ! » Je l'évite du regard, contenant un sourire qui voulait germer sur le bout de mes lèvres. Allez, que la plaisanterie dure un peu plus longtemps, bien sûr qu'il va se sentir mal quand il va comprendre qu'il m'a réellement faussement vexé ! « C'est un blaireau notre emblème, pas un putois, hein, tête de gnome ! » Je range mes affaires sur ma couchette en me demandant si cette nuit à la belle étoile était une chouette idée ou non, mais je reste convaincue que oui. Le ciel dégagé, loin de grosses villes, les étoiles doivent briller de mille feux. C'est un spectacle qui m'avait manqué, lors que nous avions été confiné dans les cachots durant plus de six mois, et je ne manque jamais l'occasion d'observer le ciel étoilé en plein air et de me dire que j'ai la liberté de le faire si je le veux, cette fois. « De toute façon, tu m'as convaincue : il y a trop de dangers, je ne dormirai pas. Et tu sais ce que ça veut dire ? Tu dormiras pas non plus. » Un petit sourire satisfait et un petit coup de coude dans les côtes pour le titiller.

Évidemment, la suite allait être une question de quidditch. Je ne plaisantais pas avec les jeux de balai. Enfin, bien sûr que si, je ne pouvais pas m'empêcher de prendre tout à la légère quand je me trouvais en compagnie du garçon. J'avais bien tenté de le raisonner, d'installer avec lui des moments de réflexions philosophiques et autre, mais depuis le temps, j'avais compris que c'était peine perdue. Oliver avait le don de toujours prendre la vie à la rigolade. C'était une des raisons pourquoi il était essentiel à ma petite existence trop négative, je crois. Sans son optimisme, je savais que j'allais m'écrouler. Sans son sourire et son regard malicieux, je ne me sentais pas d'affronter chaque jour avec le répondant. Et quand il faisait sa petite tête de provocateur, comme ça, je savais que je devais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour gagner cette course. Il allait me le faire regretter, je le savais si je lui en laissais l'occasion. « Mais bien sûr ! » Je lui tire la langue et trépigne d'impatience de faire mes preuves sur le terrain. Je me mets peut-être la pression, mais je sais que si je dois devenir joueuse pro, je dois être capable de m'adapter à toute condition, et de mettre la pâtée à Oliver !
Le départ est lancé, et les jeux sont faits. J'ai foiré. Je le sais, j'ai volé super mal, dans la précipitation, sans légèreté. Je m'en veux, mais c'est fait. Je m'attends à une belle fanfaronnade, mais le gryffondor est étrangement calme. J'apprécie, et à la fois, je redoute le moment où il explosera. « Quand quelqu’un fait du bon boulot, il faut le dire. Et… merci. » Qu'est-ce que ces mots sont insupportables dans sa bouche. J'ai juste envie de l'étrangler pour qu'il crache son poison maintenant. On rend les balais, on quitte le terrain et je plaisante sur son attitude. Peut-être qu'il a avalé des mouchettes pendant le vol, ou que cet envol lui a donné le vertige ... Ça ne m'étonnerait pas qu'il ait avalé trop de bonbons acidulés avant de venir et que les tonneaux du troisième obstacle lui aient donné la nausée. J'évoque Jill et Spencer qui doivent, à l'heure actuelle, être entrain de se faire des petits baisers à un café à proximité d'un marché que Jill venait de dévaliser ... L'idée me faisait sourire, mais son accolade et sa respiration profonde soudaines ne présageaient rien de bon. « Il semblerait que… » Oh non, pas ça. Je lève les bras et ferme les yeux le plus fort possible, comme pour tenter de fermer à la fois mes oreilles et de protéger mon égo mis à mal par mon meilleur ami. « JE T’AI MIS UNE BELLE PÂTÉ !!! » Il me lâche et s'excite autour de moi. J'ouvre un œil doucement, comme si je m'attendais à boire la tasse une deuxième fois. J'étais pas sortie de mes peines. « Oh punaise, t’as géré mais je t’ai gagnée ! C’est tout ce qu’il me fallait pour embellir ENCORE PLUS le début du séjour ! Tu t’rends bien compte que ça veut dire que ça craint pour toi pour les défis. Tu vas morfler princesse ! » Je laisse son excitation planer dans l'air et les gens continuent ce qu'ils étaient entrain de faire doucement. Je lève les yeux au ciel. Comme s'il pensait qu'il allait gagner pour tout, vraiment. Qu'il boive son fichu cocktail et qu'il me laisse traîner mon amère défaite sans en faire de nouvelles couches encore et encore, par pitié ! Il se perd dans un rire et je ne peux m'empêcher de l'accompagner à mon insu. Rire, je suis accro à cette nouvelle drogue qui me fait planer plus que de raison. J'ai traîné tellement de merdes cette année, encore, qu'être ici, au milieu de tous ces inconnus était juste une aubaine. Personne pour juger, personne pour parler, personne pour me traiter de connasse pathétique en manque d'attention. Je ne demande rien de tout ça, dans le fond, je veux juste que tout le monde me foute la paix. « Pfiou, c’était grave dur de ne rien dire, j’fais des efforts pour être sérieux t’as vu ?! » Je roule à nouveau des yeux. Sérieux, lui, sérieusement ? Je n'y crois pas, et non, je n'ai rien vu. Je secoue la tête de gauche à droite. Il est incorrigible. Je tente d'esquiver son nouvel ébouriffement de ma crinière, sans succès. Han, il m'énerve à me pousser à bout, comme ça ! « Ah ! On va bien s’éclater tiens ! » Oui oui, bien sûr ! J'en connais un qui s'éclate en tout cas. J'en connais un que ça éclate de me rendre ridicule sans problème. Pas de problème, je n'ai aucun problème à être ridicule. Je peux même faire mieux : le foutre dans la même galère que moi. Surenchérir jusqu'à ce que son petit jeu se retourne contre lui et qu'il abandonne - même si je sais que dans l'absolu, il va simplement me renvoyer l'ascenseur et que ça deviendra une autre histoire interminable qui se finira en bons souvenirs indistincts. « Je savais que tu préparais un truc ! T'as toujours cette tête quand t'essaies de te contenir ! » J'imite en exagérant bien sûr son petit air fier, ses yeux indiscrets et stupides et une position plus recroquevillée qu'on les méchants dans les dessins animés d'enfance. « Je suis Oliver et je tente de faire la blague du type sérieux depuis des lustres sans que ça n'aboutisse à quoique ce soit ! » Mon imitation est gâchée par des soubresauts de rires contenus, mais je tente de la terminer en beauté par une petite révérence. C'était très nul, je devais l'avouer, mais il n'empêche que le coup du type modeste, humble et totalement fan de ma terrible prestation sur un balai, ça sentait le troll des cavernes à plein nez ! « C'est que j'ai été surprise de ta prestation ! T'as pris un de ces niveaux à force de t'entraîner avec moi ! » Je tire la langue sachant pertinemment que c'était faux, et tente maladroitement de remettre mes cheveux en place. Entre le voyage, le montage de la tente, la course de balai et les mains d'Oliver, je ne devais plus ressembler à rien, et l'autre prendrait un malin plaisir à me rendre pire que mieux !

Je meurs de soif et louche devant un des cocktails posés sur le présentoir. Le perdant payait les boissons, et j'étais bonne perdante. « Bien, je n’voudrais pas te vexer. » On avait quelques souvenirs de ce que ça donnait quand je pouvais me vexer. En effet, il valait mieux m'avoir dans de bonnes dispositions, surtout que le weekend ne faisait que commencer, et que mille et une aventures nous attendaient sans qu'on les devine. Ce serait quand même un peu triste de faire route chacun de notre côté sachant qu'on peut partager ces moments et les faire compter comme jamais. « Mais, en bon gentleman, j’aurais dû te payer ce premier coup. Je remédierai à ça… » Mes yeux se lèvent vers lui, mais la fin de la phrase ne vint pas. Plissant des yeux, j'haussai les épaules sans plus y penser. J'avais perdu espoir avec lui. Essayer de comprendre cet homme, ça valait l'épreuve finale d'arithmancie sans blague : à ce stade, j'étais certaine d'échouer. La réponse viendrait d'elle-même, plus tard, ou jamais car oubliée ... Je commande avec une pointe d'impatience en m'adressant à la sorcière derrière le comptoir et réceptionne rapidement ma boisson telle une petite fille à qui on aurait offert son cadeau de Noël avant l'heure. Je lève le regard vers Oliver, observe ses doigts changer de couleurs, puis la nuée de papillons me brouillent la vue et j'entends simplement son exclamation. « Ouah ! » Je me sens comme une enfant, sur ce coup-là. J'ai les poils hérissés sur les avant-bras et regarde le verre qu'il me tend. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre qu'il veut procéder à un échange de bons principes et je m'exécute. J'ai trop hâte de le chambrer sur le taux minimal d'alcool qu'il a osé demander ! « Carrément ! Merci au fait, ces cocktails sont top ! Tiens, tu veux goûter ? Le bleu irait tellement bien avec ton vernis ! » Je réponds à son clin d’œil par un sourire simple. Je m'assieds en indien, me contentant simplement de répondre en me penchant vers lui comme si je lui faisais une discrète confidence. « T'inquiètes, je te prêterai mon vernis si tu aimes ça tant ! » Je lui lance un petit regard malicieux et enchaîne sur le sujet qui me tend légèrement, Alaska. Je prête un peu plus attention aux détails, cette fois. Je note son léger étonnement, mais encore plus le naturel avec lequel il renoue. « Ben, elle a quitté Poudlard, c’est plus difficile de voir quelqu’un qui est absent. » Je ne sais pas s'il tente de me cacher quoique ce soit, et de détourner l'attention. C'est bien ce que je pense qu'il fait, mais est-ce que c'est juste parce que cette conversation est légèrement malaisante ? Aucune idée. Mais bon, maintenant que c'était lancé, impossible de faire demi-tour, je suppose. Je regarde les papillons s'envoler de la peau du garçon, définitivement conquise par ce maléfice. « Partir de Poudlard était ce qu’il y avait de mieux pour elle, on continue juste de s’écrire. Que veux-tu savoir au juste O’ ? » Et toute la pression se retrouve à présent sur mes frêles épaules, lesquelles je sens faiblir directement. Je reporte mon attention sur le verre d'Oliver auquel je n'ai toujours pas goûté. Même s'il me tarde de goûter, j'abaisse ma main pour simplement lui répondre, comme dans une conversation d'ami à ami, d'adulte à adulte. « J'en sais rien, Oli .. Je veux juste que tu saches que tu peux m'en parler sans que ça ne doive forcément être bizarre .. Tant avec Alaska qu'avec qui que ça soit d'autre, d'ailleurs. D'accord ? Pas de tabou, quoi. » Est-ce que c'était vrai ? Peut-être que non, j'avais forcément envie de savoir ce qui avait attiré son attention chez cette fille que je trouvais barbante, et ce qu'elle pouvait avoir de plus que moi. Mais dans le fond, tout était vrai. Il y avait des tabous que je voulais soulever. Il y avait des zones d'ombre que je voulais mettre en lumière. Il y avait des restes de malaise que je voulais dissiper. Alors peut-être que c'était extrêmement maladroit et pas du tout bien amené, mais ça avait le mérite d'être sincère. Il assimile les informations et je sens que son silence va perdurer quelques secondes. J'en profite pour aspirer deux gorgées de sa boisson et observer les teintes de mes doigts en lâchant un gracieux petit « Oh la vache, c'est fort ! » et de terminer en moitié-toussant, moitié-riant de ma bêtise ridicule. Dans un mouvement, j'en profite pour re-procéder à l'échange et récupérer ma douce et enivrante boisson.


« Et après on dit que c’est moi qui ne pense qu’à la bouffe ! » Je lance un petit OH vexé qui se transforme rapidement en léger sourire. J'aspire quelques gorgées rapidement de ma boisson, déplorant la descente de mon compagnon d'infortunes. « Tu dis pas non non plus, mon glouton ! » Une petite moue plus tard, je tente de terminer mon cocktail en une fois, interminablement. « Aller, cul-sec ! J’suis sympa, j’te prête ma main pour ne pas que tu te retrouves le cul par terre, ce n’serait pas digne d’une princesse ! » J'accepte son aide et attrape sa main, me faisant la plus lourde possible pour me relever. Il le cherche un peu, après tout, et je ne suis pas bien lourde, même de tout mon poids. « Je me remettrai jamais de tes airs de gentleman, Aladdin ! » Petite référence que je trouvais juste bien placée, à force de me surnommer Princesse et de se comparer à l'Imposteur Roi des Voleurs ! On repasse par le stand des boissons pour déposer nos verres vides. Je félicite la sorcière pour les effets merveilleux du breuvage qui sourit à notre engouement et nous souhaite un Joyeux Séjour. Il est temps d'avancer un peu si on veut avoir le temps de voir tout et de tout faire ! Oliver me traîne à un chariot de Hot-Dogs et je bave. Sérieusement, j'ai trop faim, et toute cette nourriture alléchante à portée de main sur le présentoir, je peux plus tenir ! « Ca a l’air trop bon !!!! Ca te va ? » J'hoche frénétiquement la tête. Qu'on passe commande - la file est courte, quelle aubaine - et qu'on aille conquérir ensuite d'autres environs ! Mais les plans d'Oliver sont légèrement différents des miens. « J’ai vu qu’il y avait une attraction avec une chute libre de 100 mètres… Avant le premier concert de ce soir, on a le temps. Il commence à faire nuit, ce sera super ! Mais par contre, j’te propose de garder les hot-dogs dans le sac pour le moment, tu seras carrément moins belle avec du dégueuli partout sur toi ! » Il a dû voir mon petit regard perdu lorsqu'il a parlé d'enfouir nos hot-dogs dans un sachet pour le moment. Mais en effet, vu ce qu'il souhaitait faire, il était plus sage d'attendre pour manger que de déguster un même repas deux fois ... Je me tiens le ventre avec une petite moue triste pour réponse, cédant au bout de trente longues secondes silencieuses, pensant que c'était mieux ainsi. « T'as raison ! Faudra faire vite par contre, alors ! Pas le temps de chipoter si oui ou non tu vas rentrer dans cette terrifiante attraction et la faire jusqu'au bout sans vomir ! » Je lui caresse les joues tendrement, puis pour finir par simplement jouer avec les plis de son visage et lui donner des airs de petit gros grassouillet. « Ça va, ça te fait du bien comme massage facial ? C'est nouveau apparemment, pour éviter que tu vomisses ! Je vais peut-être rencontrer le futur homme de ma vie, vaut mieux que je sois toujours présentable au cas où ça devrait arriver ... » Vous connaissez au autre moyen de me détendre du stress qui commençait à monter à l'idée d'approcher cette affreuse attraction ?



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Lun 15 Oct - 22:45

Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps.
Les O’ en vadrouille !
Ca pouvait paraître étrange de se retrouver ici, avec Octavia, alors qu’il y avait eu tant de tensions au cours de l’année passée. Enfin plutôt au début de l’année. Il avait été hors-de-question pour moi de laisser cette atmosphère perdurer, et j’avais bien l’impression que notre relation n’en était que plus forte aujourd’hui. Je n’étais pas très bon dans l’analyse, mais tout ce que je pouvais vous dire était que j’aimais ce lien que nous avions. C’était tout ce qu’il me fallait : la voir sourire, la voir s’amuser et me charrier : c’était la preuve de son bien-être. Et je voulais la garder auprès de moi. C’était certain, j’étais devenu plus attentif, je faisais plus attention à ses envies, à ses besoins… Tout du moins j’essayais. Je ne voulais pas qu’une connerie de ma part nous sépare de nouveau. J’étais bien trop fier, ou pudique à ce sujet-là, pour lui dire, mais je ferai tout pour ne pas la perdre, et surtout pour participer à son bonheur, c’était important. Jill me rayerait de la carte du Monde si je ne le faisais pas… Et de toute façon je n’avais pas besoin de ça pour prendre soin de cette petite Rosenberg. Je ne voulais plus voir ce regard perdu, voir totalement absent. Elle ne méritait pas tout ça ! Alors je me promettais de continuer à la faire rire, heureusement j’avais l’impression que c’était l’un de mes atouts. Espérons que je ne me trompe pas. « Alors tu n'as rien à craindre à accepter cette condition ! » Malicieusement, je haussai les épaules, ajoutant simplement après m’être tordu la bouche : « Ce n’est pas de la condition dont je me méfie… » Parce qu’elle comme moi, nous savions retourner les choses à notre avantage, et je la connaissais assez maligne pour noyer le poisson. Je ne me ferai pas avoir ! Tout du moins pas le premier…

Evidemment que j’étais LE meilleur garde du corps qu’elle puisse trouver ici. Qui d’autre ? Et pour ce qui était des « bestioles », j’avais la chance de ne pas les redouter, alors autant dire qu’il m’en faudrait bien plus pour m’effrayer. Je me souvenais de tout ce qu’on pouvait trouver dans les caves de l’hôtel… C’était parfois trop, je l’avouais, mais j’en avais bien profité pour jouer des tours à toute la fratrie. Rien que d’y penser, ça m’amusait encore grandement ! Evidemment, je me sentis obligé de la taquiner un peu. C’était plus fort que moi, que voulez-vous, je ne pouvais pas m’en empêcher. Je voyais dans ses yeux qu’elle savait que la fin de ma phrase serait une grosse connerie mais je m’amusais de voir sa réaction. Forcément, il fit une mine vexée. Oh, quand vous ne la connaissez pas, vous pouvez vite croire qu’elle l’est réellement. Peut-être un peu au fond… N’oublions pas que c’est une princesse ! Mais je me disais que, venant de moi, elle ne pouvait pas être à 100% vexée. Ce n’était pas comme si je le pensais. Elle me poussa légèrement et un rire m’échappa avant de lui ébouriffer gentiment les cheveux alors qu’elle se défendait : « Héé ça suffit avec mon odeur ! J'en ai pris assez pour mon grade de ce côté-là ! » Je vis les commissures de ses lèvres se lever légèrement, et j’en profitai juste pour la rapprocher de moi, lui lançant dans un rire : « On n’choisit pas son odeur, que veux-tu ! » Ok, j’abuse en insistant mais m’arrêter… c’était loin d’être mon genre. « C'est un blaireau notre emblème, pas un putois, hein, tête de gnome ! » Je posai ma main gauche sur mon cœur, d’un geste amplement surjoué, accentuant la comédie en lançant : « Tête de gnome… Quel insulte ! Je suis blessé, au plus profond de mon être !!!! Quelle agressivité !!! » Je mimai un air dramatique avant de sourire de façon espiègle, me mettant de l’autre côté d’elle, ajoutant : « Les blaireaux et les putois doivent être cousins, c’était toujours l’explication pour laquelle Jill avait atterri là-bas… » Puis je poursuivis juste après l’avoir reniflé avec malice : « Non mais de ce côté-là tu sens bon, faudra juste que tu choisisses le bon côté pour dormir, c’est tout ! » Ne voulant pas la vexer, parce que je commençais sûrement à être lourd – et pourtant j’adorais ça ! – je repris : « Tu savais qu’on embêtait toujours les gens sur les choses qui étaient loin d’être vrai ? » Je l’interrogeai 2 petites secondes du regard avant de rentrer dans la tente pour installer mes affaires, et finissant par lui lancer en bon connard que j’étais : « C’est pourquoi je ne t’attaque jamais sur ton intelligence ! » Ok, j’étais un salaud. Mais un gentil salaud, c’était ma façon de montrer mon affection, j’espérais que depuis le temps qu’elle me côtoyait, elle le savait. Ah ! Taquiner un jour, taquiner toujours ! « De toute façon, tu m'as convaincue : il y a trop de dangers, je ne dormirai pas. Et tu sais ce que ça veut dire ? Tu dormiras pas non plus. » Et ça, je lui faisais confiance pour que ce soit le cas ! Si elle avait peur, je me doutais bien qu’elle ne fermerait pas l’œil de la nuit et, de ce fait, moi non plus. Rappelez-moi pourquoi j’avais décidé de faire ce voyage avec une fille ? Je rigole bien sûr, je savais pourquoi… Quoiqu’il en soit, je répondis avec malice, laissant son petit coup de coude m’étirer les lèvres : « Dis-toi que la plus grosse bête que tu pourras avoir sera juste à côté de toi. » Avec ça, rien à craindre !

La petite course de balais qui s’en suivit me mit grave de bonne humeur. Pas parce que je l’avais gagné (même si pouvoir charrier O’, une fois de plus, m’était très jouissif !) mais parce que voler était une vraie bouffée d’air frais. J’avais beau être né-moldu, cette passion s’était ouverte à moi naturellement dès ma première année à Poudlard. Et je n’étais pas le seul… A bon entendeur. Au début, je feignis la modestie. En vrai, j’étais modeste, mais j’aimais tellement déconner que je pouvais peut-être paraître prétentieux. Ce qui était loin d’être le cas ! Mais bon, pour embêter la jolie jeune fille, je pouvais le prétendre sans aucun problème. Faire mon garçon tout calme ne put pas durer bien longtemps. Et comme je m’en fichais royalement de ce que pensaient les gens, je n’avais aucun mal à accepter de me taper la honte… et du coup de même pour ceux avec moi. Alors forcément, je ne pus m’empêcher de le faire, là tout de suite, à Octavia. Je faisais des grands gestes ridicules autour d’elle, lui disant que je lui avais mis une belle pâté. Un vrai gamin, ouais ouais ! Elle avait géré, bien sûr, mais c’était bien trop drôle de me moquer quand même. Elle avait assez d’humour pour s’en amuser, et heureusement parce qu’avec moi elle n’était pas sortie de l’auberge ! Et les défis sentaient vraiment bons pour moi pour la suite, héhé. Je ris une fois de plus, la laissant m’accompagner dans mon moment de folie. « Je savais que tu préparais un truc ! T'as toujours cette tête quand t'essaies de te contenir ! » Je la regardai d’un air septique avant de rire aux éclats en la voyant m’imiter. Ok, un point pour elle, c’était hilarant ! « Je suis Oliver et je tente de faire la blague du type sérieux depuis des lustres sans que ça n'aboutisse à quoique ce soit ! » Le pire était qu’elle n’avait pas tort dans le fond, ce qui me fit rire de plus belle. « Tu l’as presque ! » Lui lançai-je entre deux sursauts, applaudissant pour saluer sa performance lorsqu’elle effectue sa révérence. « Je penserai à te décerner un Oscar, la prochaine fois ! » Puis je repassai mon bras autour de ses épaules, sans pouvoir enlever ce sourire amusé sur mes lèvres. J’aimais bien quand elle me charriait, au moins ça voulait dire qu’elle allait bien. Et de toute façon je me fichais qu’on se moque de moi, j’en riais, encore plus quand c’était dans ce genre de moment. « C'est que j'ai été surprise de ta prestation ! T'as pris un de ces niveaux à force de t'entraîner avec moi ! » Je haussai les épaules malicieusement, gardant mon bras autour de ses épaules tout en marchant. « Que veux-tu, à t’espionner nuit et jour, je ne pouvais que m’améliorer… » Et le regard en coin que je lui lançai fut aussi amusé que rempli de défi. On pouvait s’amuser de tout, c’était ce que je pensais.

Bien vite, nous voilà avec des boissons qui nous faisaient de l’œil dans les mains. J’aurais aimé payer cette première tournée, parce qu’après tout je trouvais que c’était mon rôle. Mais le jeu était le jeu et la jeune femme insista pour l’offrir, malheureuse perdante de notre course de balais. J’avais vu dans son regard, alors que nous attendions dans la file, qu’elle cherchait à en savoir plus sur la fin de ma phrase. « Je remédierai à ça… ». En seule réponse, je lui souris. Je n’avais rien d’autre à lui apporter pour le moment, mais ce que j’avais dit était acté dans ma tête, j’y remédierai… De toute façon, chercher à me comprendre était peine perdue – trop impulsif et désinvolte, sûrement -, comme tenter de comprendre les filles… Tellement compliqué !
Ces boissons étaient folles ! Les effets étaient juste top, c’était vraiment quelque chose d’hallucinant et j’aimais ça ! Entre la nuée de papillons et le changement de couleur de mes doigts, j’avais l’impression d’avoir perdu 10ans. Un vrai gamin. Et je vis la même chose dans les yeux d’Octavia, ce qui m’arracha un sourire émerveillé face à toute cette magie. « T'inquiètes, je te prêterai mon vernis si tu aimes ça tant ! » Me lança-t-elle en lien avec les effets de ma boisson. Je fis une petite moue sceptique mais tout autant amusée avant de sentir ce qu’elle avait choisi.
Sans que je ne le voie venir, le sujet dévia sur Alaska. Pourquoi Alaska ? Pourquoi maintenant ? Aucune idée, mais comme je vous le disais, je ne comprenais rien à la logique des filles. Je lui répondis tout naturellement, sans once de gêne. J’étais surpris mais, en soit, je n’avais rien à cacher. Cependant, ma première réponse est assez écourtée, ne laissant pas place à une grande discussion. En fait, je pensais ne pas être gêné par la question mais c’est faux. Je lui suis un peu, en réalité. Sauf que je voudrais éviter de lui montrer, ce fut pourquoi je repris, après une gorgée qui m’offrit le beau spectacle de voir des papillons prendre la fuite de ma peau. Je lui affirmai juste que sa décision de partir était le mieux pour elle. J’avais des nouvelles, et ça m’allait très bien. Ce qui m’intriguait, c’était la raison de la question de la jolie Rosenberg. Je la connaissais assez pour savoir que cela n’était pas innocent… Je la fixai alors que je lui demandai ce qu’elle voulait vraiment savoir. Je la sentais hésitante, mais elle avait lancé le sujet, elle pouvait bien m’expliquer. « J'en sais rien, Oli .. Je veux juste que tu saches que tu peux m'en parler sans que ça ne doive forcément être bizarre .. Tant avec Alaska qu'avec qui que ça soit d'autre, d'ailleurs. D'accord ? Pas de tabou, quoi. » Mon regard ne bougea pas. Mes yeux ne décrochèrent pas des siens alors qu’elle me disait ces quelques mots. Pourquoi je me sentais un peu déçu de cette réponse ? Je ne savais pas… Elle voulait que je lui parle de filles, s’il y avait lieu, si je comprenais bien. Etait-ce bizarre de ne pas me voir en discuter avec elle ? Pas parce que je n’avais pas confiance, ou parce qu’elle n’était pas assez importante pour que je m’ouvre à elle. Mais juste parce qu’elle était… elle. Et que nous étions nous. En fait, je ne me voyais pas lui en parler comme je ne la voyais pas me parler de gars, de son côté. Je ne voulais pas savoir. Pourquoi ? Ben… Je ne sais pas, comme un frère ne voulait pas savoir… Un truc dans le genre… Ou autre chose. Vous savez, quand il fallait creuser dans ce sujet-là, j’étais vraiment très mauvais. Après quelques secondes, je détournai le regard pour boire une nouvelle gorgée, haussant les épaules en répétant : « Pas de tabou. » Mes yeux se reposèrent sur elle, ajoutant : « Y a rien à dire de plus sur Alaska O’, au moment où j’ai pensé que ça pourrait être plus, elle est partie. Point à la ligne. » Si ça ce n’était pas de la sincérité, je ne savais pas ce que c’était ! Et le pire c’était que Octavia était la première à qui je disais cette vérité sur ma relation avec Alaska, alors que c’était sûrement la dernière à qui j’avais envie de dire ça. L’ancienne Serdaigle restait une amie avec qui j’étais toujours en contact, et cela ne changerait pas. Plus maintenant. Et je n’avais pas envie de remuer le couteau dans la plaie, j’étais bien trop jeune pour ces conneries. Alors bien vite, mon sourire revint, balayant tout ça d’un signe de main alors que je lui lançai : « Alors, tu le goûte ce cocktail ?! » Sa réponse me fit rire et son échange me confirma qu’elle préférait sa boisson. « C’est que c’est une boisson d’homme ça, Mademoiselle ! » Et je préférais qu’on reparte dans cette hilarité plutôt que… ces… confidences dans lesquelles je n’étais pas à l’aise.

« Tu dis pas non non plus, mon glouton ! » Dire non à de la bouffe, il était clair que ça ne me ressemblait pas ! Et puis je la mis vite au défi de boire cul-sec, lui tendant la main pour l’aider à se relever, ne pouvant m’empêcher une petite vacherie au passage. Elle attrapa alors ma main et je l’aidai à se relever, la laissant faire sa comédie pour me compliquer la tâche, roulant des yeux malicieusement. « Je me remettrai jamais de tes airs de gentleman, Aladdin ! » Et pourtant… « Ne t’y habitue pas trop, c’est que c’est le début du séjour. J’voudrais pas que tu crois que je suis vraiment un gentleman. » Lui dis-je avec un petit clin d’œil. Pourtant, je pensais bien l’être, et j’avais conscience que je ne contrôlais pas ces petites attentions. Le respect, c’était la base, même dans la taquinerie ou l’amusement. Mais bon, c’était drôle de pouvoir prétendre l’inverse.
Maintenant, l’heure de choisir notre repas du soir était arrivée. Et nous louchions tous les deux sur la même chose : des hot-dogs. Alors nous voilà à faire la queue et j’en profitai pour lui dire quelle attraction j’avais repérée : la chute libre de 100 mètres. Ca avait l’air ouf ! Y avait tellement de choses à faire ici que j’en étais littéralement désorienté ! Bon… Ok… L’idée de mettre les hot-dogs dans un sac en attendant de faire l’attraction n’était peut-être pas la meilleure idée que j’ai eu mais il y aurait vachement de monde si on attendait après. Enfin, on avait le temps me direz-vous… « T'as raison ! Faudra faire vite par contre, alors ! Pas le temps de chipoter si oui ou non tu vas rentrer dans cette terrifiante attraction et la faire jusqu'au bout sans vomir ! » Je haussai un sourcil, la fixant. Elle me disait ça à moi ? Alors là, le défi était lancé… Enfin, lancé jusqu’au moment où elle m’infantilisa, puissance 10, jouant avec mes joues alors que je roulais des yeux, me pinçant les lèvres pour me retenir de rire tant cette scène devait avoir l’air ridicule. « Ça va, ça te fait du bien comme massage facial ? C'est nouveau apparemment, pour éviter que tu vomisses ! Je vais peut-être rencontrer le futur homme de ma vie, vaut mieux que je sois toujours présentable au cas où ça devrait arriver ... » Je mis mes mains autour de ses poignets, l’obligeant à arrêter ses « massages facials », comme elle aimait les appeler. Les gardant à hauteur de nos visages, je me penchai à son oreille pour lui murmurer avec un mélange de malice et de défi : « Alors ce serait à moi de te faire des massages facials… ce serait con que le futur homme de ta vie te voie déformée par la peur, par le doux vent sur ta peau pendant l’attraction et par… hum… du dégueuli… » Je mimai un air dégoûté avant de me reculer un peu, lâchant ses poignets pour agiter mes mains devant ses yeux, le regard brillant d’espièglerie. « Alors, tu veux le massage de tonton Oli ? »

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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] "Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps." [Les O']   Aujourd'hui à 0:21




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« Ce n’est pas de la condition dont je me méfie… » Il était dur en négociations, sérieusement. Je me disais toujours que c'était peut-être moi qui lâchais trop facilement, mais ce n'était pas le cas. Simplement, Oliver, il met la pression, il abuse et quand il sourit, je peux pas m'empêcher de sourire aussi. Ce faux culot et cette fausse image d'arrogance et de fierté qu'il dégageait me faisaient rire. Peut-être plus que de raison, mais c'était ainsi, je ne pouvais simplement pas m'empêcher d'accepter ses caprices et ses exigences. Au final, c'était à se demander qui était le plus princesse de nous ... « J'ai compris, c'est de moi dont tu te méfies. Mais voyons, tout le monde sait que je suis un ange ! » Avec un air innocent démesuré, je conserve le sérieux que le diablotin en moi tente de refouler.
Ça me défoule de charrier Oliver. Je me sens entrer dans un trou noir d'optimisme, avec ce festival. Je sais qu'il n'y aura pas de zone d'ombre, que ça va continuer dans ce sens tout le weekend et que lorsqu'il sera temps de faire route séparée - jusqu'à la rentrée, faut pas exagérer - ces petites vacances chez les Adams seront déjà loin derrière nous, avec le Poudlard Express pour nous emmener dans d'autres aventures toujours plus inquiétantes. Bien sûr, je vivais le moment présent, mais j'avais déjà cette inquiétude minime en moi qui me disait que ça passerait trop rapidement, et que ce serait déjà vite oublié, derrière nous.

Il m'ébouriffe les cheveux affectueusement et je me laisse faire. De toute façon, quels que soient mes essais pour le repousser, ma chevelure finira en pétard. J'attends qu'il se lasse de ce petit jeu qui aura pour résultat d'avoir l'impression d'avoir un blaireau mort pour tignasse. « On n’choisit pas son odeur, que veux-tu ! » Toujours cette histoire de senteur. Bien sûr, je comprenais lorsqu'on était dans le régime Blackman que ça aurait pu être incommodant pour son petit nez, mais maintenant que nous en étions sortis, il est plus que fan de cette pique qu'il ressort à toutes les sauces. Pas que ça me gave, mais oui, je sens que je me vexe plus facilement à cette idée, même si je connais Oliver, et que je sais qu'il ne fait que rire en titillant mes points sensibles. Il cherche à me faire réagir. Je vois qu'il attend seulement mes réactions pour rire, alors ce n'est pas étonnant que je surjoue plus que de raison.
Je le vois prendre la mouche et me dis que j'ai vraiment réussi à le vexer, bien qu'à la première note accompagnant ses grands gestes de vexés, mon enthousiasme retombe. Non, impossible de faire trembler sa confiance en lui. Impossible de l'atteindre. Tant mieux, j'aime qu'il se protège tellement qu'il soit inatteignable, par personne. Ça veut dire qu'il ira toujours bien. J'espère juste que le jour où il n'ira pas bien, il aura le courage d'enlever sa carapace d'humour et de se mettre à nu devant quelqu'un. Et si c'est moi, je lui rendrai ce qu'il m'a apporté cent fois à mes cent derniers échecs où j'ai eu besoin de lui. On a jamais à lui rendre la pareille, et pourtant, j'aimerais lui rendre l'affection qu'il me porte de temps à autre, lorsqu'il arrive à me faire sortir de mes nuages noirs pour amener le plein été ensoleillé dans ma tête. « Tête de gnome… Quel insulte ! Je suis blessé, au plus profond de mon être !!!! Quelle agressivité !!! » Il se fout de moi, encore, mais je laisse couler. Mes yeux roulent pour observer le ciel bleu, un léger sourire en coin qu'il m'est impossible de masquer sur le visage. Cette pile électrique est inarrêtable. Je sens qu'il est lancé et que son débit de conneries ne fait qu'augmenter, de secondes en secondes. Pas forcément parce qu'il s'agite dans tous les sens, mais je connais tellement bien ce regard pétillant de malices que je souris déjà à sa prochaine connerie avant qu'elle soit dite. Même ses blagues les plus nulles pourraient m'arracher un rire sincère, à ce stade. « Les blaireaux et les putois doivent être cousins, c’était toujours l’explication pour laquelle Jill avait atterri là-bas… » Ma bouche forme un O distinct, mi-étonnée, mi-amusée tandis que je m'arrête sur le prénom de Jill. Ahaha, je jubile. Je ne savais pas que ça tomberait si vite ! Qu'est-ce qu'on avait dit, déjà ? La moindre pensée pour Spencer et Jill, il buvait, n'est-ce pas ?! Je m'enflamme et me mords la lèvre. Il a dû comprendre déjà sa bourde, mais c'est avec un plaisir non-dissimulé que je lui montre deux avec mes doigts, le laissant continuer à déblatérer ses imbécillités en l'écoutant tout de même, mais en ne réagissant tout simplement pas à ses multiples petites piques. « Non mais de ce côté-là tu sens bon, faudra juste que tu choisisses le bon côté pour dormir, c’est tout ! » Oui oui, bien sûr. Je secoue la tête, le laissant tenter de noyer le poisson dans l'eau. « Qu'ai-je entendu ? Le doux nom d'une douce et agréable jeune fille ... Tu sais ce que ça veut dire ?! Bien sûr que tu sais. Tu vas pas te défiler maintenant ! » J'ai un petit rire moqueur et la mine réjouie, je ne peux m'empêcher d'en rajouter une couche. « Je ne pensais pas que ça allait être aussi rapide, tout de même ! » Je m'accroche à son bras, continuant de me promener le cœur léger. J'étais excitée de tout par rien. « Tu savais qu’on embêtait toujours les gens sur les choses qui étaient loin d’être vrai ? » Un petit regard étonné, je finis par froncer les sourcils en attendant la suite de cette histoire. « C’est pourquoi je ne t’attaque jamais sur ton intelligence ! » Nouvelle moue vexée, mes yeux se plissent en lui lançant de doux éclairs. Je sais qu'il plaisante et pour une fois, je sais qu'il ne doute pas que je suis intelligente. Pour ça, je suis bien dans mes baskets et j'ai la tête sur les épaules. Je lui tire la langue en guise de réponse intelligente. Je m'abaisse pour rentrer dans la tête à mon tour, découvrant les lieux avec curiosité. Ça va être bizarre de dormir dans la même pièce qu'Oliver, seuls. « Tu peux me rappeler pourquoi j'ai accepté de te babysitter tout le weekend, s'il te plait ? Parce que j'ai comme un doute que tu vas être insupportable ... comme d'habitude en fait ... » Je prépare mon pyjama et mon sac de couchage, légèrement maniaque. La conversation embraye sur les bêtes qui peuvent rôder dehors et les capacités d'Oliver à les arrêter avant qu'elles nous dévorent. « Dis-toi que la plus grosse bête que tu pourras avoir sera juste à côté de toi. » Ce petit regard échangé, je ne peux m'empêcher de sourire. « Les quelques kilos que t'as pris cet été vont nous sauver, j'en ai conscience. » Je mime un bisou. Je sais que ça ne l'atteindra pas et que c'est absolument faux, mais je ne peux m'empêcher de lui renvoyer la balle, une fois de plus. Faut pas nous lancer sur les taquineries, parce que ça va durer sans jamais s'arrêter, même si je sais que je vais devoir amener un peu de sérieux à la conversation de temps à autre - parce que ce n'est pas Oliver qui allait le faire.

La course me laisse un amer goût de défaite, mais je ne suis pas si mauvaise perdante que ça. Je me blâme moi-même et je félicite le talent et l'aisance de mon ami. C'est vrai, j'ai volé comme une débutante tandis que lui brillait aux obstacles. Ça ira mieux la prochaine fois. Avec un peu de chance, on allait avoir le temps de le faire une seconde fois, et cette fois, peut-être, j'aurais le meilleur chrono, et la possibilité d'exagérer ma victoire également ... Ce mime de lui me fait rire en même temps que je le joue. Dans la peau d'Oliver, ses qualités en retrait, ses défauts en avant, et encore, pour moi, il était encore difficile d'admettre qu'il avait des défauts vraiment dérangeants .. « Tu l’as presque ! » Bien sûr que je l'avais. À force de traîner avec le gryffondor, j'avais eu le temps d'observer et de répéter, surtout avec une deuxième Adams comme binôme de vie. « Je penserai à te décerner un Oscar, la prochaine fois ! » Je prends une pose de princesse et hausse les épaules, faussement blasée. « C'est au moins ce que je mérite pour cette performance, oui. » N'importe quoi. Je le laisse me passer un bras sur l'épaule et passe le mien derrière lui histoire de faire bloc dans cette foule en folie. Nos plaisanteries sont répétitives, mais comme deux enfants, nous ne nous en lassons jamais. « Que veux-tu, à t’espionner nuit et jour, je ne pouvais que m’améliorer… » J'échange un regard complice, ponctué d'un rire. Toujours dans l'exagération, bien sûr, mais c'était le côté accablant et décalé qui me transportait loin de mes habituelles pensées.

Ce long regard me déconcertait plus que je ne l'aurais imaginé. J'avais l'impression qu'il s'attendait à plus, ou à autre chose, et qu'il n'arrivait pas à trouver les mots pour y répondre. Je sentais le malaise. Je me sentais même responsable d'avoir amené le sujet sur la table, mais ça me semblait assez important de le préciser. Je me sentais plutôt honnête, sur le coup. Je n'avais pas envie de répéter mes erreurs, pas envie de répéter ce que je sais être mes défauts. Communiquer, cette fois, avant de briser une amitié qui valait tout l'or du monde. Lui faire comprendre qu'on pouvait rire de tout avec moi, mais qu'à l'inverse, j'étais également présente dans ses coups durs s'il le souhaitait. Il n'avait pas besoin d'être invulnérable tout le temps, il pouvait parfois également me faire part de ses peines, des moments qui l'ont vexé, où il s'est senti moins bien, et ne pas revêtir ce masque d'optimisme qu'il enfile lors des moins beaux jours. Bien sûr, je sais que ces moments sont infiniment moins présents dans sa vie que les positifs, mais ça ne voulait pas dire qu'ils ne comptaient pas. « Pas de tabou. » Cette réflexion automatique me chiffonne légèrement. J'ai envie de creuser, bien sûr, mais ce n'est pas l'endroit, ni le moment. Je ne voulais pas casser l'ambiance durant ce voyage de rêve. Je continue de le fixer alors qu'il reprend une gorgée de la boisson. Je me fascine à nouveau pour la magie alors qu'il continue avec un ton plus doux dans la voix. « Y a rien à dire de plus sur Alaska O’, au moment où j’ai pensé que ça pourrait être plus, elle est partie. Point à la ligne. » D'accord, c'est étrange. J'hoche la tête sans faire de commentaires. Nos regards se croisent à nouveau et je tente de percer les mystères qui voilent son regard. C'est sûr qu'il y avait davantage à dire, l'important même, même s'il se voilait les yeux, mais dans le fond, je ne sais même pas s'il a déjà réfléchi à la question avant aujourd'hui. « D'accord. » Je ne sais pas trop quoi enchaîner, en réalité. J'avais l'impression que c'était une discussion et à présent, ça s'est légèrement transformé en interrogatoire policier, et ce n'est pas ce que je souhaitais réellement. Je lui offre un léger sourire, même si mon regard est fuyant. « Dommage. Oliver Adams en couple, ça aurait été une première. Tu te serais transformé en petit cœur de chamallow, tu crois ? » Je le taquine légèrement, dessinant ce portrait de romantique invétéré pour lui tirer un sourire derrière son masque un peu trop sérieux. « Alors, tu le goûte ce cocktail ?! » Je l'avoue, j'avais peut-être un peu sous-estimé la dose d'alcool dans sa boisson. Trop concentrée sur la conversation, trop attentive à ses mimiques, à son attitude lorsqu'on en venait à parler de quelque chose qui pouvait l'atteindre véritablement, ça m'avait surpris plus que de raison. Il rigole de ma maladresse et reprend du poil de la bête par la même occasion. « C’est que c’est une boisson d’homme ça, Mademoiselle ! » Son petit torse bombé, je rigole légèrement de sa réflexion. D'homme, sérieusement. « N'en rajoute pas trop, mon petit monsieur ! C'est un marathon, pas une course ! » Je tente de faire briller cette lueur de défi dans mon regard en espérant qu'il y soit réceptif, et que l'alcool nous enivre un peu plus rapidement.

« Ne t’y habitue pas trop, c’est que c’est le début du séjour. J’voudrais pas que tu crois que je suis vraiment un gentleman. » La file était un peu plus longue que prévue, mais pas de soucis, nous avions le temps avant d'arriver jusque-là. Je plisse les yeux légèrement pour le regarder faire son faux gentleman, show auquel je ne suis pas du tout convaincue. Je sais que ce garçon est poli, et gentleman, et parfait, dans le fond. Je lui réponds par un clin d'oeil à mon tour pour lui dire que son secret est bien gardé. Absolument personne ne se doutera que c'est de la comédie, en effet .. !
Je lui attrape le visage pour lui faire un petit massage facial, histoire qu'il ne me vomisse pas dessus juste avant que je ne rencontre l'homme de ma vie. Il m'attrape les poignets et je ne cherche pas à me débattre. Je sais qu'il est plus fort que moi, et je me contente de sourire comme une enfant de huit ans, toutes dents dehors. Il se rapproche de moi pour me faire une confidence et je ne peux m'empêcher de sentir le retour de la médaille. « Alors ce serait à moi de te faire des massages facials… ce serait con que le futur homme de ta vie te voie déformée par la peur, par le doux vent sur ta peau pendant l’attraction et par… hum… du dégueuli… » Nous restons dans cette position - mes mains en l'air, les mains d'Oliver attachées à mes poignets - quelques secondes pendant lesquelles je me permets de réfléchir quelques secondes à la recherche de la meilleure issue possible. Une issue où j'éviterais le massage facial, le dégueulis sur la face et les cheveux emmêlés à cause d'un massage crânien comme Oliver aimait les exécuter : à la sauvage. « Alors, tu veux le massage de tonton Oli ? » J'ouvre la bouche, incapable de choisir si oui ou non, je le laissais exécuter sa pauvre revanche. Un petit sourire en coin germe sur sur mes traits fins et je finis par refuser en le voyant me relâcher pour faire à son tour de grands gestes inutiles. « Je vais m'en passer, merci ... Je crois que je vais plutôt passer à la méditation passive et ne pas me servir d'énergies extérieures ce soir ... Ce sera pour le mieux ! » Une bien piètre esquive, mais je n'ai rien trouvé d'autre de mieux. La file avance légèrement et il ne reste plus qu'une dizaine de personnes devant nous. Impatiente, on pouvait déjà observer les dernier candidats s'équiper pour la chute. En voyant la hauteur de plus près, je ne pouvais qu'être bouche bée, incapable de retirer mon regard de cette tour exceptionnelle dans laquelle j'allais monter pour pouvoir effectuer la chute libre. Je sentais mon cœur s'accélérer, plus certaine de vouloir frôler la mort en sautant d'une falaise ...

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