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 [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]

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MessageSujet: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Dim 8 Juil - 21:07


    6 juillet
    13h30

    Wendy n'avait presque rien mangé. Était-elle stressée ? Pas le moins du monde. Elle était largement habituée à ce genre de gala. Déjà qu'elle ne mangeait pas beaucoup en temps normal, cette fois-ci elle était bien trop excitée. Aujourd'hui était un grand jour... ou plutôt un jour un peu spécial. Rioghbhardan allait être montré à la foule curieuse tel le petite lionceau roi présenté au peuple. Un brin exagérée certes, mais l'idée était là. Wendy avait tout fait pour lui faire gravir les quelques marches nécessaires pour atteindre la célébrité, du moins un début.

    Cette idée de concours avait été rondement mené et elle en était fière. Aurait-il gagné sans son aide ? Peut-être. Peut-être pas. L'irlandais avait du talent, elle ne le niait pas. D'ailleurs, le cas contraire ne l'aurait peut-être pas poussée à aller si loin. Il avait beau être honteusement mignon, s'il s'était débrouillé comme un manche avec son appareil photo, elle se serait déjà lassée de lui. Mais non, en plus d'être outrageusement sexy, un peu plus âgé qu'elle et doué en photographie, Dan avait su, volontairement ou non, se forger une réputation au sein de l'école. Que cette réputation soit bonne ou mauvaise, peu importait. Avoir une réputation signifiait être connu et reconnu.

    Pour en revenir au concours, qu'elle ait été le modèle de Dan pour le portrait exigé par le règlement avait très très largement contribué à sa victoire. Car si Wendy apparaissait sur une des photos des candidats, cela signifiait implicitement qu'elle prenait partie pour ce candidat. Et autant dire que Wendy connaissait la plupart des membres du jury... membres du jury employés par la grand-mère de Wendy, une femme que personne n'aimait contrarier s'il souhaitait garder son poste chez Sorcière Hebdo. La grand-mère de Wendy avait été très fière que ça soit le petit protégé de sa petite fille qui ait été choisi... et le jury s'en était donc senti soulagé. Wendy n'avait rien eu à exiger. Tout s'était déroulé selon la pure logique des choses et tout le monde était content. Et maintenant, elle allait pouvoir profiter de son bel irlandais toute l'après-midi, voire un peu plus, sans que son boulet de petit ami soit accroché à ses basques comme une moule à son rocher.

    Dan n'allait pas tarder à arriver. S'il était en retard, cela ne posait pas de problème non plus. Se faire désirer faisait partie du jeu. Le portoloin qu'elle lui avait confectionné le mènerait directement ici, chez elle, dans le grand salon de son immense manoir. C'est là qu'elle se trouvait, confortablement installée dans un fauteuil, les yeux fermés et le sourire aux lèvres, tandis que trois personnes s'occupaient d'elle : une s'occupant de sa manucure, une autre de son maquillage et la dernière de sa coiffure. Déjà parée d'une somptueuse robe bustier bordeaux, longue et fendue sur toute la hauteur de sa jambe, ainsi que de précieux bijoux, Wendy profitait du calme avant les flashs des photographes.

    Cette journée promettait d'être mémorable.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Lun 9 Juil - 0:27


aucun chemin de fleurs
ne conduit à la gloire
Wendy & Rioghbhardan

La clé que Wendy m’a envoyée est posée sur la table. Le stress monte. Je ne sais pas trop quoi en faire. Je sais qu’il suffit de la toucher pour partir où elle l’aura décidé mais… Mais c’est la première fois que je vais prendre un Portoloin. Milo a bien essayé de me rassurer mais ça n’a malheureusement pas été très efficace. « Dan ? » Je relève la tête et regarde Shawna traverser la pièce jusqu’à moi. Elle vérifie que ma cravate est correctement nouée et remet le col de ma veste comme il faut. « Milo te rejoint là-bas ? » Je secoue la tête. J’aurais préféré, en réalité. Je n’aime pas beaucoup l’idée de faire quelque chose d’important sans lui. Il aurait serré ma main dans la sienne tout du long et ça aurait suffi à me rassurer assez pour affronter le monde entier. Mais malheureusement, il me faudra faire sans… La moue qui passe sur le visage de ma soeur fait écho à ma déception. Je sais très bien à quoi elle pense et je n’aime pas vraiment ça. Que Milo ne soit pas là ne me poussera pas à faire n’importe quoi pour autant. Je la repousse doucement, ce qui lui fait comprendre que je n’apprécie pas ce sous-entendu silencieux. Elle lève les yeux au ciel et vient me plaquer un baiser sur la joue en guise d’excuse. Son doigt vient effacer la trace de rouge à lèvres qu’elle a laissé derrière elle. « Je compte sur toi pour tout me raconter ! On va avoir une star dans la famille et on peut même pas voir ça… » J’étouffe un rire alors que, dans le fond, ça me renvoie à toute ma vie : une existence en marge de la leur, qu’ils ne peuvent ni vraiment partager ni vraiment comprendre. « Évidemment ! Il va bien falloir que je me vante à longueur de journée ! » Elle m’assène un coup de poing dans le bras en baragouinant quelque chose que je ne comprends pas et me pousse vers la table. « Tu vas être en retard. Si tu te dépêches pas, tu vas rater ton… ta… ta clé…? » Dans son regard, on voit que ça la dépasse clairement. Mais moi aussi, ça me dépasse… Dans la chambre des filles, Ciara se met à pleurer. Sa sieste a été de courte durée. Mon regard se repose sur la clé et mon ventre se noue. « Eh… Dan…? » Sa tête dépasse à peine dans l’encadrement de la porte, prête à rejoindre la pleurnicheuse. « Je suis fière de toi. » Je lui offre un sourire un peu plus touché que je l’aurais voulu et la regarde disparaître dans le couloir.

Il ne reste plus que nous, maintenant. La clé et moi. Ce voyage m’angoisse tellement que je n’ai même pas pris la peine de m’inquiéter pour le gala. Honnêtement, il y a des choses qui me stressent tellement plus qu’une interview et une salle pleine de gens trop riches et trop influents… Comment mes parents vont réagir à l’annonce de mon (je l’espère) redoublement, par exemple. Comment cette famille qui se montre plus aimante encore que d’habitude va prendre ma trahison… Parce que c’est exactement ça. J’ai trahi ma promesse pour les beaux yeux d’un garçon. J’ai renoncé à tout ce qui aurait dû faire ma vie pour une histoire qui ne tiendra peut-être même pas l’année… Dans le fond, je suis persuadé qu’elle tiendra, que c’est solide entre nous, que ça durera beaucoup plus longtemps qu’on l’imagine mais… Mais qui me croira ? Qui, dans quelques jours, me dira que j’ai bien fait de privilégier un couple d’adolescents à la certitude d’un avenir correct ? Personne… Absolument personne… Je jette un coup d’oeil à l’heure verdâtre qui s’étend sur notre box internet et me redresse légèrement. Dans moins d’une minute, il faudra que je touche cette clé pour partir je ne sais où, je ne sais comment… Je vérifie que j’ai bien la lettre et le badge qu’ils m’ont envoyé, récupère les fleurs que ma mère m’a convaincu d’aller chercher parce que « cette fille a beaucoup fait pour toi » et le neuf de l’horloge numérique se transforme en zéro. Instinctivement, j’attrape le portoloin à pleine main. Le monde se met tout-à-coup à tourner. Doucement d’abord puis de plus en plus vite. Je sens la nausée qui s’installe, l’angoisse qui monte d’un cran. Je ferme les yeux, le coeur au bord des lèvres et prie pour que ça cesse très vite. Je ne sais même pas si je dois tenir ce truc jusqu’au bout ou lâcher ou quoi. Je ne sais rien. On m’a rien appris sur le sujet, seulement que l’atterrissage était douloureux. Mes doigts se resserrent sur la clé et, d’un coup, sans que je ne réfléchisse vraiment, je lui rends sa liberté. Et la gravité reprend ses droits sur mon corps. Je me sens immanquablement attiré vers le sol. Je ne sais pas à quelle hauteur je suis mais je ne distingue rien qu’un mélange de couleurs qui renforce mon envie de vomir. Je vais mourir. C’est la seule chose qui passe dans mon esprit. Et puis les formes se dessinent vaguement. Trop vaguement. J’essaye de me redresser légèrement mais c’est peine perdue.

Finalement, le sol finit par se matérialiser à nouveau. Et ce qui devait arriver arriva… Je me ramasse à plat ventre aux pieds d’une Wendy tirée à quatre épingles. Je tremble de tous mes membres, tant et si bien que me relever m’est difficile. Je dois avoir un teint cireux, la nausée visible à des kilomètres à la ronde. Plus jamais je fais ça, c’est mort ! Je préfère transplaner ou voyager en balai… « Je… Désolé… Je… » J’ai du mal à aligner deux mots, encore perdu dans ce tourbillon de couleurs et de formes qui continuent malgré mes yeux grands ouverts et le sol ferme sous mes semelles. Je remarque enfin les trois personnes qui l’entourent et mes joues s’enflamment aussitôt. Je viens de me taper la honte… L’une des plus grosses hontes de ma vie… Je baisse les yeux presque malgré moi, fixant d’un air absent les fleurs qui n’ont même pas souffert du voyage, elles. « C’est la première fois que je faisais ça et… ‘Fin… » J’essaye de me justifier comme je peux. C’est hésitant. Maladroit. Je suis littéralement ridicule. Mais mon coeur retrouve petit à petit un rythme normal. Tout va bien. C’est terminé. « Je suis vraiment désolé pour cette lamentable arrivée. J’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. » Je me redresse enfin, reprenant contenance tant bien que mal. Je laisse mon regard glisser dans la pièce et sa grandeur m’écrase brutalement. Je ne me sens pas très à l’aise dans ce décor. Je crains d’y faire clairement tache. Je finis par lui tendre le bouquet, non sans un sourire sincère. Milo a beau ne pas la porter dans son coeur, ce que je comprends parfaitement, j’ai bien conscience que sans elle je n’en serais pas là aujourd’hui… « Tu es ravissante. » Elle est sûrement à la hauteur de l’événement qui nous attend. Même si, j’ai du mal à faire taire la petite voix au fond de moi qui ne cesse de le répéter, j’aurais définitivement préféré que ça soit Milo qui m’y accompagne…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Jeu 19 Juil - 23:13

    Parfaitement détendue, Wendy rouvrit les yeux pour inspecter sa manucure terminée. C'était parfait. Le coiffeur terminait également son dernier coup de brosse et vaporisait un voile de laque sur son brushing. Elle était fin prête, il ne manquait plus que...

    Dan... qui venait d'atterrir un peu lourdement à ses pieds. Bonté divine, quel manque de classe. Surprise, Wendy prit aussitôt un air inquiet et repoussa du plat de la main la maquilleuse qui lui repoudrait le nez. La jeune fille se leva de son fauteuil pour aider le pauvre garçon à se relever. Il était blanc comme un linge, tremblait comme une feuille et bredouillait des excuses. Il était clairement évident que c'était la première fois qu'il prenait un portoloin.

    "Non non, c'est à moi de m'excuser... j'ignorais que c'était la première fois que tu prenais un portoloin, j'aurais dû te demander, je te demande pardon..." dit-elle aussitôt d'une voix contrite. Doucement, elle attrapa le bras de Dan et le fit asseoir lentement sur le fauteuil où elle était quelques instants plus tôt. Elle lui servit un verre d'eau fraîche et se pencha vers lui pour poser sa main sur sa joue pâle tout en le regardant dans les yeux, sans se départir de son air inquiet.

    "Ça va passer, ne t'inquiète pas, ça fait toujours ça la première fois mais c'est temporaire, heureusement. J'aurais pu te donner l'adresse pour que tu y viennes en transplanant mais il y a beaucoup de sécurités autour du manoir de mon père et il t'aurait fallu des autorisations pour passer. Bienvenue chez moi, donc !" ajouta-t-elle en retirant enfin sa main et en reculant légèrement pour lui laisser un peu d'air.

    Il lui tendit alors un bouquet qui n'avait que très légèrement souffert de son voyage ou plutôt de son atterrissage brutal et Wendy s'en saisit délicatement pour respirer le parfum des fleurs.

    "Merci, c'est gentil de ta part, mais il ne fallait pas... Je vais les faire mettre dans ma chambre." dit-elle en donnant le bouquet à la femme qui venait de s'occuper de sa manucure.

    "Faites-les mettre dans un vase et amenez-les à mes appartements." dit-elle d'une voix directe avant d'ajouter un "s'il vous plaît" un peu tardif mais qui était de circonstance devant son invité.

    Son bel irlandais semblait avoir repris un peu des couleurs mais avait l'air quelque peu perdu. Cependant, il ne manqua pas de la complimenter sur sa robe et Wendy se fendit d'un large sourire en tournant sur elle-même.

    "C'est vrai, tu aimes ? Merci ! Ce costume te va très bien aussi, c'est parfait pour le gala !" dit-elle avant de claquer des doigts et d'indiquer brièvement son invité du doigt. Aussitôt le coiffeur entreprit de dompter les épis de Dan et la maquilleuse fit glisser son pinceau sur le visage du garçon pour le matifier. Hors de question d'être luisant sur les photos du magazine.

    "Détends-toi et profite un peu. On ne se fait pas chouchouter tous les jours." dit-elle avec un sourire ravi. Enfin, en ce qui la concernait si, mais Dan ne devait pas avoir l'habitude d'être pomponné. Wendy ne s'entourait que de professionnels, Dan n'avait donc aucune crainte à avoir de ressembler à une poupée poudrée. Il serait juste canon... enfin plus qu'il ne l'était déjà... et prêt à se retrouver de l'autre côté de l'objectif.

    "J'ai bien fait de te faire venir ici en premier... si tu avais pris le portoloin qu'ils t'avaient fourni, tu aurais atterri comme ça devant la foule, ça aurait été gênant..." Autrement dit, elle lui avait sauvé la mise. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas sans elle...

    "Mais ne t'inquiète pas, tu n'auras pas à utiliser le leur. Nous allons y aller en voiture. Une arrivée en voiture moldue fait toujours son petit effet chez les sorciers et c'est toujours comme ça que je me rends à des rendez-vous ou des galas, c'est un peu ma marque de fabrique." expliqua-t-elle d'un air amusé.

    "Ça va ? Tu n'es pas trop stressé j'espère... Est-ce que tu as des questions avant que je t'explique certaines choses ?"
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Lun 23 Juil - 18:32


aucun chemin de fleurs
ne conduit à la gloire
Wendy & Rioghbhardan

L’atterrissage est violent. Oh, il m’avait prévenu, je l’avais même gentiment charrié sur ce point mais je ne m’attendais définitivement pas à ça. Je ne sais pas si c’est la honte ou le mal des transport qui est le plus difficile à supporter. Il faut dire que je ne suis pas souvent confronté ni à l’un ni à l’autre… Du coin de l’oeil, je vois Wendy bouger dans le décor instable. Je la sens qui m’attrape le bras et me pousse légèrement dans le fauteuil qu’elle occupait jusque là. Je n’oppose pas la moindre résistance, trop perturbé pour réfléchir convenablement. « Non non, c'est à moi de m'excuser... j'ignorais que c'était la première fois que tu prenais un portoloin, j'aurais dû te demander, je te demande pardon… » Sa main se pose sur ma joue alors que son regard se plante dans le mien. Je le soutiens une seconde sans trop comprendre tandis que je reprends peu à peu mes esprits. On finit par me tendre un verre d’eau. Est-ce que j’ai l’air si pathétique ? Même si la réponse est désagréable, il y a fort à parier que oui… « Merci. » La proximité qu’il y a entre elle et moi commence à me mettre mal à l’aise et les craintes de Milo rejaillissent brusquement sur moi. En soi, que je lui plaise, je m’en fous pas mal, mais j’ai pas envie qu’elle s’imagine que ça puisse être réciproque ni que quelqu’un à ce maudit gala puisse supposer qu’il se passe quoi que ce soit entre nous. Je trempe mes lèvres dans mon verre et détourne les yeux, non sans balayer ses excuses d’un geste de l’autre main. « Faut bien une première fois à tout. » Et très certainement une dernière, par la même occasion.

J’ose espérer que le pire est passé. Je ne sais pas vraiment ce qui m’attend pour la suite mais ça sera difficile de trouver plus mauvais souvenirs de cet après-midi que ce voyage aller. Quand bien même il faudrait recommencer (je pense clairement que je rentrerai chez moi plutôt que de retenter l’expérience, soit dit en passant) ça ne pourrait pas être plus catastrophique. « Ça va passer, ne t'inquiète pas, ça fait toujours ça la première fois mais c'est temporaire, heureusement. J'aurais pu te donner l'adresse pour que tu y viennes en transplanant mais il y a beaucoup de sécurités autour du manoir de mon père et il t'aurait fallu des autorisations pour passer. Bienvenue chez moi, donc ! » Elle reprend enfin ses distances et je me redresse légèrement alors que ses explications me parviennent à retardement. Quoi ? Des autorisations ? Pour venir la voir ? Je reste idiot alors que j’observe pour la première fois ce qui m’entoure. Mais où est-ce que je suis tombé ?! Je trouve ça particulièrement flippant… J’ai presque l’impression qu’il y a des caméras partout et qu’on surveille le moindre de nos faits et gestes. En soi, je m’en fous, on fait rien de mal mais ça n’est pas pour me mettre franchement à l’aise. Dans quoi je me suis encore fourré, moi, hein ? J’aurais très bien pu juste décliner son invitation en mode « c’est gentil mais je peux me débrouiller tout seul »… Enfin… J’imagine que c’est trop tard pour faire machine arrière, maintenant… Un manoir sous haute sécurité quoi ! Que ce soit chez Milo ou même chez Helen, j’ai jamais eu affaire à ça…Que ce soit grand, impressionnant et tout ce qu’on veut, oui, évidemment, mais là… C’est vraiment un autre monde…

Dans un sursaut de bonnes manières, je lui tends les fleurs qui ont étrangement survécu au voyage. Je ne sais pas comment elles ont fait… « Merci, c'est gentil de ta part, mais il ne fallait pas... Je vais les faire mettre dans ma chambre. » Je lui réponds vaguement par un sourire avant de replonger dans mon verre pour cacher le malaise qui commence un peu à s’installer. Elle n’y est pour rien, elle, elle est accueillante, vraiment, mais je me rends juste compte du changement… Toute ma vie ou presque j’ai espéré me retrouver dans un truc comme ça, viser haut… L’argent, le luxe, les paillettes, toutes ces merdes-là… Et d’en avoir une partie sous le nez, là, j’ai juste envie de rentrer dans le cagibi qui me sert d’appartement, me vautrer dans le canapé avec mes soeurs et un soda bon marché pour regarder des dessins animés nuls à la télé. « Faites-les mettre dans un vase et amenez-les à mes appartements. » Je reporte brusquement mon attention sur Wendy. Son ton sec et autoritaire me dérange plus encore que la sécurité du coin, je crois. J’en fais souvent qu’à ma tête, je suis d’accord, mais mes parents m’ont appris la politesse. Bonjour, merci, s’il vous plaît… Et comme si elle lisait dans mes pensées, elle rajoute aussitôt un s'il vous plaît qui sonne un peu faux. « Oh, je crois que c’est la moindre des choses… » Évidemment, je parle des fleurs et rien que des fleurs… De toute façon, je suis pas certain que ma mère m’aurait laissé partir les mains vides. C’est que ça ne se fait pas, vous comprenez ? J’ai pas vraiment discuté.

Mon compliment semble faire mouche et c’est tout sourire qu’elle se mit à tourner sur elle-même pour me permettre d’admirer sa tenue sous toutes les coutures. Elle sait bien s’habiller, c’est un fait. En dehors de son jogging d’avant un shooting, je crois que je ne l’ai jamais vue mal fagotée. Tout ce qu’elle met lui va parfaitement. Je ne sais pas si ce sont toujours ses choix à elle ou ceux d’un quelconque styliste mais en tout cas le résultat est là. Elle mérite, de ce côté-là, sa place de Reine des Pouffes. N’allez pas croire que c’est péjoratif, pas vraiment, c’est juste un peu l’image que renvoie le groupe de filles dont elle fait partie. Des gamines gentiment nunuches qui se prennent pour plus importantes qu’elles ne le sont en général. C’est mignon dans le fond. Parfaitement superficiel mais pas dramatique. « C'est vrai, tu aimes ? Merci ! » Je hoche vaguement la tête. J’aime, j’aime… Faut le dire vite. Mais ça lui va bien. En vrai, je pense très sincèrement que c’est exactement sur une fille comme ça que je me serais retourné avant. Pas parce qu’elle est jolie, non, je trouve Tracy bien plus jolie qu’elle, même la petite Hadley qu’on a aperçue à sa fête d’anniversaire mais ses tenues élégamment aguicheuses, son assurance, les promesses de pouvoir très certainement en tirer quelque chose… Est-ce que Milo en a conscience et que c’est pour ça qu’il a l’air peu rassuré à l’idée qu’on reste en contact, elle et moi ? « Ce costume te va très bien aussi, c'est parfait pour le gala ! » Encore heureux ! C’est pas comme si j’en avais quinze mille dans mes affaires de toute façon… En dehors de quelques soirées d’école, j’ai jamais vraiment eu l’occasion de m’habiller correctement. C’est pas trop ce qu’il se fait, par chez nous. « Merc… » Je n’ai pas le temps de finir mon seul mot qu’un claquement de doigts me fait sursauter. Un claquement de doigts. Même à un chien on lui file pas d’ordre comme ça !

En moins de deux, les gens qui s’occupaient de Wendy quand je me suis étalé dans son salon se ruent sur moi. L’un triture mes cheveux, l’autre me peint la tronche… J’essaye de me relever mais la maquilleuse me repousse d’une main douce mais autoritaire dans le fond du fauteuil. C’était pas prévu au programme, ça ! Et puis qu’est-ce qu’ils ont tous avec mes cheveux, hein ?! Elle, Tracy… Il va falloir se calmer ! « Je suis pas sûr qu… » Mais encore une fois, je n’ai pas le temps de finir que Wendy reprend les choses en main. « Détends-toi et profite un peu. On ne se fait pas chouchouter tous les jours. » Je n’aime pas ça. Je me sens pris dans un piège bizarre. Pas vraiment gênant mais pas très agréable pour autant. En tout cas, je retrouve un rôle qui ne m’avait pas manqué une seule seconde : celui d’objet. Mon avis ? On s’en fout. Je suis juste là pour la laisser jouer et parader à ses côtés comme un vulgaire faire-valoir. Un soupir m’échappe mais je me laisse bêtement faire. En soi, je m’en fiche qu’on me farde pour la bonne cause, j’aurais juste aimé qu’elle me consulte. Genre « ce serait pas mal d’en passer par là, pour les photos, t’es d’accord ? ». Je pense pas demander la Lune ! Là, c’était juste un claquement de doigt qui ne m’était même pas adressé et basta. « J'ai bien fait de te faire venir ici en premier... si tu avais pris le portoloin qu'ils t'avaient fourni, tu aurais atterri comme ça devant la foule, ça aurait été gênant… » Je hausse négligemment les épaules. Je n’aime pas vraiment le tour que prend cet après-midi. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais force est de constater que je ne m’attendais pas à ça. « Ça aurait eu le mérite d’être mémorable. » Personne n’aurait oublié mon arrivée ! Ça aurait été ridicule, j’aurais certainement eu envie de mourir sur le champ mais ça aurait sans le moindre doute marqué les esprits !

« Mais ne t'inquiète pas, tu n'auras pas à utiliser le leur. Nous allons y aller en voiture. Une arrivée en voiture moldue fait toujours son petit effet chez les sorciers et c'est toujours comme ça que je me rends à des rendez-vous ou des galas, c'est un peu ma marque de fabrique. » C’est toujours ça de pris… Ça m’évitera d’être vraiment malade, au moins. Je ne suis pas certain que mon estomac aurait supporté un autre trajet comme celui-ci. « Je n’ai jamais été aussi content à l’idée de monter dans une voiture. » Mon ton est semblable au sien, laissant apparaître un certain amusement. Je ne suis pas détendu pour autant. Je n’aime pas ne pas savoir exactement ce qu’il m’attend. Ce qu’elle me réserve, plus exactement. J’ai l’impression d’être face à une fille que je ne connais pas. On est loin de l’école et, hors des murs qui la maintiennent sur Terre, elle m’a l’air bien différente. Peut-être un peu moins aimable. « Ça va ? Tu n'es pas trop stressé j'espère... Est-ce que tu as des questions avant que je t'explique certaines choses ? » C’est seulement maintenant que je réaliste la bêtise de ma présence ici… Qu’est-ce qu’elle va m’expliquer, hein ? Que je dois me tenir correctement ? Que je dois tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler ? Est-ce que j’ai été stupide à ce point ? Il faut croire, oui… « Pourquoi je serais stressé ? » Je n’ai pas l’impression de jouer ma vie sur ce truc. Comme je ne stresse pas non plus pour l’entretien avec les gars de la Gazette la semaine prochaine… Je stresse pour les résultats, pour la réaction de ma famille, de Milo mais pas pour quelques heures dans un monde qui n’est pas le mien. Au pire quoi ? C’est un fiasco et j’en tire que dalle ? J’ai déjà rien, j’ai rien à perdre…
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Mer 15 Aoû - 22:52

    L'arrivée de Dan ne s'était pas passée exactement comme elle l'avait imaginé. Visiblement, c'était la première fois qu'il prenait un portoloin et à voir son teint pâle et ses mouvements mal assurés, il le supportait que très moyennement. Elle qui s'était imaginée une arrivée un peu plus classe... mais peu importait, personne ne l'avait vu s'étaler comme une bouse à part son équipe esthétique. Heureusement qu'elle l'avait fait venir ici et qu'elle ne l'avait pas laissé se servir du portoloin du gala...

    Heureusement, avec un verre d'eau et un peu d'air frais, l'irlandais sembla se remettre petit à petit et regardait autour de lui, réalisant enfin l'endroit où il se trouvait. Le Manoir des Hastings était effectivement assez imposant. Comportant trois étages et plus d'une vingtaine de pièces toutes aussi spacieuses les unes que les autres et s’étalant sur plusieurs hectares de terrain, la propriété était également sous haute sécurité en raison de la notoriété de la famille et des métiers importants qu'exerçaient la plupart de ses membres.

    Dan avait eu la délicatesse de lui apporter un bouquet de fleurs et Wendy ordonna de les faire mettre dans sa chambre. Elle se rattrapa de justesse en s'adoucissant un peu envers le personnel. Ce n'était pas trop le moment de choquer Dan. Il ne l'avait pas encore vue travailler et évoluer avec ses employés. Si ces derniers étaient habitués à son ton autoritaire, Dan ne l'était pas.

    Il la complimenta sur sa robe et Wendy, ravie, se pavana en tournant sur elle-même, sans toutefois oublier de retourner le compliment à Dan. Il était très sexy dans ce costume et ça lui allait très bien. Elle était persuadée qu'il serait magnifique sur les photos. Mais pour qu'il le soit encore plus, un simplement claquement de doigt suffit au coiffeur et à la maquilleuse pour comprendre qu'ils devaient s'occuper de Dan. Rien de bien extraordinaire en ce qui le concernait, juste enlever deux ou trois brillances sur son nez et dompter un épis que l'arrivée brutale sur le carrelage avait fait ressortir. Après un semblant de contestation vite étouffée dans l’œuf, Dan se laissa finalement faire et expliqua que s'il avait pris le portoloin du gala, son arrivée aurait été mémorable. Wendy rigola de bon cœur pour ne pas le vexer mais... non. Définitivement non. Ce n'était pas de cette façon là qu'elle imaginait une arrivée mémorable. Les choses se passeraient comme elle l'avait décidé et pas autrement. Et visiblement, ça tombait finalement très bien que Dan préfère la voiture au portoloin... Oui, tout se passerait comme elle l'avait prévu.

    Dan lui demanda pourquoi il serait stressé et Wendy haussa les épaules.

    "C'est parfois un peu intimidant d'être devant des photographes qui nous mitraillent et devant un journaliste qui nous pose des questions. Rappelle-toi que tu dois accorder une interview à Sorcière Hebdo et c'est sur ça que je voulais t'expliquer certaines choses." dit-elle en s'asseyant calmement dans un autre fauteuil à côté de Dan tandis que le coiffeur et la maquilleuse s'en allaient en les laissant seuls dans le grand salon.

    "Je suppose que je ne t'apprends rien en te disant que la plupart des journalistes sont des rapaces en quête d'infos à sensation ? Sorcière Hebdo n'échappe pas à la règle. Il n'y a qu'une seule chose à laquelle tu dois penser en permanence et que tu dois à tout prix éviter : parler de ta vie privée. C'est vraiment très important, crois-moi. Ta vie privée doit rester privée et tu ne dois strictement rien divulguer sur elle sans quoi, tu risques de voir tes paroles déformées, enjolivées ou pire, tu risques d'être dérangé en dehors des évènements comme aujourd'hui, dans ta vie privée, justement. Tu ne t'en rends peut-être pas compte mais je sais que tu as bien attiré l'attention grâce au concours et je ne veux pas que tu sois dérangé dans la rue ou même chez toi. Si on te pose une question d'ordre privé, tu dois éluder ou rester vague, voire garder le mystère. Ça, ça plaît toujours aux journalistes. Ils avanceront des hypothèses ou parlerons de rumeurs qui courent... garde le mystère. Surtout ne démens jamais une rumeur. Démentir une rumeur est la preuve justement qu'au contraire, cette rumeur est vraie." dit-elle calmement mais avec une certaine gravité dans la voix pour qu'il comprenne que c'était essentiel.

    "Parfois ce n'est pas facile, c'est un coup à prendre, mais c'est le seul moyen d'assurer ta tranquillité, celle de ta famille et même celle de ton petit ami. Mais puisque tu ne stresses pas, c'est parfait !" conclut-elle, le sourire aux lèvres, tout en tapotant amicalement le bras de l'irlandais.

    C'est à ce moment là que la porte du grand salon s'ouvrit pour laisser passer un homme en costume, de haute stature et visiblement très à son aise et sûr de lui.

    "Oh ! Daddy ! Je croyais que tu serais déjà parti ! Comment tu me trouves ?" demanda-t-elle en se levant pour que son père l'admire et lui dise à quel point elle était merveilleuse.

    "Je te présente Rioghbhardan !" dit-elle en désignant Dan, puis elle désigna son père en regardant Dan. "Et voici mon père."

    Mr Hastings lui serra la main en l'appelant "jeune homme" (ce qui était plus facile pour lui à prononcer) et lui souhaita la bienvenue chez lui tout en lui assurant qu'il avait beaucoup entendu parler de lui ces derniers temps. Wendy minauda dans son coin puis attrapa le bras de son père en faisant la moue.

    "Tu es sûr qu'on ne peut pas prendre ton hélicoptère pour aller au gala ?" demanda-t-elle d'un ton boudeur. Mr Hastings s'excusa auprès de sa fille en lui caressant la joue et lui expliqua qu'il aurait aimé lui faire plaisir mais qu'il en avait besoin pour aller à son propre rendez-vous. Il lui assura tout de même qu'il avait fait préparer sa plus belle Royce et qu'Hector, leur chauffeur, les amènerait sur place avec tout autant de prestance. Wendy n'insista pas et retrouva le sourire avant d'embrasser la joue de son père qui finit par prendre congé après avoir saluer le "jeune homme".

    "Mon père est un Moldu." expliqua-t-elle en se retournant vers Dan. "Il ne viendra pas au gala car il a beaucoup de rendez-vous pour son entreprise d'import-export. Mais on retrouvera ma mère et ma grand-mère là-bas." expliqua-t-elle.

    A ce moment-là, un smartphone orné de strass vibra sur la petite console. Wendy s'en saisit et regarda le message avant de sourire largement.

    "C'est ma grand-mère. Elle dit qu'il y a déjà beaucoup de monde devant le bâtiment, des fans comme des paparazzis... et visiblement pas que de Sorcière Hebdo même si seuls ces derniers auront le droit d'accéder à l'intérieur du bâtiment où se déroule la réception. Ils nous attendent depuis au moins cinq minutes. Ce qui veut dire qu'il est temps d'y aller. Hector doit être prêt. Tu viens ?" demanda-t-elle en glissant son smartphone dans sa pochette.

    Ainsi, elle emmena Dan à travers les divers couloirs du Manoir, passant devant des pièces dont certaines portes étaient entrouvertes et laissaient voir leur contenu : home cinéma, salle de gym, spa, d'autres salons, salle à manger, chambres... Ils descendirent plusieurs escaliers pour arriver dans le garage... où plutôt le parking à voitures qui en comportait une bonne douzaine. Hector était là, près d'une Rolls Royce noire rutilante.

    Wendy, avec l'aide d'Hector, s'engouffra à l'arrière du véhicule et attendit que Dan prenne place à côté d'elle, laissant le chauffeur retourner au volant pour les conduire jusqu'au lieu de la fête.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Dim 19 Aoû - 23:53


aucun chemin de fleurs
ne conduit à la gloire
Wendy & Rioghbhardan

Les choses s’accélèrent et rapidement, je me demande où j’ai mis les pieds. Tout est perturbant et, honnêtement, je doute que ça soit dans le bon sens. Ces histoires de sécurité me mettent mal à l’aise, la manière qu’elle a de s’adresser à ses employés (ou du moins, vu le ton et les gestes presque dédaigneux, je déduis qu’ils le sont) me gêne pour eux… Celle qui m’apparaissait comme une fille sympathique à Poudlard prend des airs de princesse que je ne suis pas sûr d’apprécier. Je ne me faisais pas d’illusions, dans le fond, on a pas été élevés de la même manière et certainement pas dans le même monde mais est-ce que ça la dispense d’avoir du respect pour les gens qui l’entourent ? Je ne pense pas. Mes parents m’ont pas habitué à ça. Qu’importe qui on a face à nous, on a les bases quoi. Merci, s’il vous plaît… Elle, elle claque des doigts. Elle claque des doigts, sérieusement ! Je crois que je m’en remettrai pas. J’essaye de ne pas me laisser dépasser et réplique presque maladroitement. En soi, j’en viens à me demander si la honte que je me serais tapé au gala n’aurait pas mieux valu que ça. Cette ambiance me dérange. Elle rit à ce qui semble être une plaisanterie alors je lâche un sourire aussi faux que convaincant tandis que sa maquilleuse et son coiffeur font ce qu’ils veulent de moi. Il y a quelques mois, j’aurais signé sans problème pour tout ça. M’abandonner aux bons soins d’une fille friquée sans chercher à moufter pour un peu qu’il y ait quelque chose à en tirer. J’aurais profité de cette journée, je l’aurais brossé dans le sens du poil, peut-être même que j’aurais tenté de me faire inviter à rester une journée ou deux de plus tant ces quelques heures en sa si délicieuse compagnie auraient été merveilleuses… Ça aurait été un début de vacances digne de ce nom et puis ça m’aurait évité de taper dans le troisième âge… Mais il y a quelques mois, je n’avais pas vraiment l’impression de valoir davantage. Je ne dis pas que l’image que j’ai de moi aujourd’hui est incroyable mais, peut-être, que je suis foutu de faire autre chose que me vendre pour des rêves qui tournent vite au cauchemar… J’ai pas envie de la voir faire de moi ce qu’elle veut comme elle a l’air de le croire. Je ne pense pas que ça soit vraiment mal intentionné, elle ne m’a jamais paru me prendre de haut ou me voir comme autre chose qu’un potentiel « ami » (même si je ne pense pas vraiment que nous le soyons, il y a plus un genre de collaboration qu’une véritable amitié) mais qu’importe. Je ne suis pas là pour ça. Si elle voulait juste un jouet pour la journée, elle s’est plantée de personne.

Sa question me laisse un peu idiot. Je n’ai pas pensé à stresser. Je n’ai pas vraiment pensé à cette journée avant hier ou avant-hier pour être honnête. J’ai la tête ailleurs, ces derniers jours, bien plus préoccupé par mon avenir clairement en jeu que par un cocktail dans lequel je ne joue que dalle. Je ne me fais pas d’illusions, le pire qui puisse m’arriver c’est de me retrouver avec une réputation déplorable, mais je crois que je peux difficilement faire pire que ce qui m’a poursuivi ces dernières années… Que ce soit dans les rangs des anciens du bahut ou dans ceux de Poudlard. Je ne me sens pas particulièrement en danger. « C'est parfois un peu intimidant d'être devant des photographes qui nous mitraillent et devant un journaliste qui nous pose des questions. » J’en sais trop rien… Je vois ça comme un jeu, je crois. C’est un peu ridicule, quand on y pense. Pendant quelques heures, on va me considérer comme quelqu’un de potentiellement important alors que la seule chose que j’ai fait a été d’envoyer trois pauvres photos à un magazine. Même pas des photos importantes, un scoop ou quoi, non… Trois trucs parfaitement bateau qui ne valent finalement rien du tout. À la limite qu’on me patpat gentiment en me disant que je me suis bien débrouillé, certainement pas qu’on « me mitraille » ni qu’on m’interviewe… « Rappelle-toi que tu dois accorder une interview à Sorcière Hebdo et c'est sur ça que je voulais t'expliquer certaines choses. » Je hoche la tête alors qu’elle s’installe sur un fauteuil près du mien. Ceux qui s’occupaient de moi s’éloignent et j’ai tout juste le temps de leur balancer un merci qu’ils disparaissent carrément. « Je suppose que je ne t'apprends rien en te disant que la plupart des journalistes sont des rapaces en quête d'infos à sensation ? Sorcière Hebdo n'échappe pas à la règle. » Cette fois, je secoue la tête. C’est le job, j’imagine. Dénicher des trucs que les autres n’ont pas. Je me retiens tant bien que mal de m’agiter en pensant à ce qu’ils pourraient trouver sur mon compte… Je ne suis rien ni personne, ils s’en foutent sûrement pas mal. On se détend. « Il n'y a qu'une seule chose à laquelle tu dois penser en permanence et que tu dois à tout prix éviter : parler de ta vie privée. C'est vraiment très important, crois-moi. » Je fronce légèrement les sourcils en l’écoutant. C’est-à-dire ? Je ne suis pas du genre à balancer tous les secrets de mon existence à la première oreille qui se prétend attentive, qu’elle se rassure. « Ta vie privée doit rester privée et tu ne dois strictement rien divulguer sur elle sans quoi, tu risques de voir tes paroles déformées, enjolivées ou pire, tu risques d'être dérangé en dehors des évènements comme aujourd'hui, dans ta vie privée, justement. Tu ne t'en rends peut-être pas compte mais je sais que tu as bien attiré l'attention grâce au concours et je ne veux pas que tu sois dérangé dans la rue ou même chez toi. » Attends… Quoi ? Malgré moi, j’esquisse un sourire presque amusé. Elle exagère pas du tout, c’est bien ! Il faut arrêter deux minutes. Ils vont me poser deux trois questions débiles du genre « qu’est-ce qui t’a poussé à la photo ? » ou « qu’est-ce que tu vas faire avec les mille gallions ? », des questions auxquelles j’ai même pas de réponses en vrai, et puis basta. J’ai pas découvert un médicament miracle, tourné dans un film de ouf ou quoi, j’ai juste pris trois putain de photos, il faut remettre les choses en contexte quand même.

C’était déjà particulièrement bizarre, jusque là, comme si on était vraiment en décalage, elle et moi, mais c’est rien face à ce qu’elle me réserve encore. « Si on te pose une question d'ordre privé, tu dois éluder ou rester vague, voire garder le mystère. Ça, ça plaît toujours aux journalistes. Ils avanceront des hypothèses ou parlerons de rumeurs qui courent... garde le mystère. Surtout ne démens jamais une rumeur. Démentir une rumeur est la preuve justement qu'au contraire, cette rumeur est vraie. » Et tout ça avec le plus grand des sérieux. Je ricane. C’est à la fois nerveux, incrédule et dépassé. Je secoue la tête une fois de plus, sans même vraiment m’en rendre compte. « Non. C… » J’ai même pas le temps de protester qu’elle reprend comme si je n’avais même pas ouvert la bouche. « Parfois ce n'est pas facile, c'est un coup à prendre, mais c'est le seul moyen d'assurer ta tranquillité, celle de ta famille et même celle de ton petit ami. Mais puisque tu ne stresses pas, c'est parfait ! » J’ai pas l’intention de laisser dire de la merde sur mon dos pour faire mystérieux et lui faire plaisir ! Je pense que niveau rumeurs, j’ai assez bouffé à Poudlard, c’est bon. Je ne jouerai pas les gars secrets pour donner à des abrutis ce qu’ils ont envie de voir ou quoi. On joue pas dans la même cour, elle et moi. Elle, elle fait partie du star-system et sa vie toute entière est peut-être devenue une représentation millimétrée et suivie par la planète entière mais c’est pas mon cas. Je fais pas partie de ce monde-là et j’en ai pas l’intention. J’en ai pas l’intention… Sur le coup, le cheminement de mes propres pensées me surprend. Le changement me frappe brusquement. J’aurais vendu père et mère pour faire partie de ce monde-là. J’aurais accepté toutes ses conditions sans sourciller pour un peu qu’elle m’assure qu’on se souviendrait de moi. Là… Là j’ai juste envie que ça disparaisse aussi vite que ça viendra. Si je veux bien jouer les bêtes de foire pour un moment, j’ai pas envie qu’on me fasse chier après ça. C’est pas moi. Et je veux pas que ça le devienne… J’ai pas l’impression qu’elle le comprenne. Ni même qu’elle ait envie d’essayer. Comme si ce qu’elle veut elle est forcément ce que je veux, moi. Mais non… Moi, j’ai juste envie de passer un chouette moment, de vivre autre chose un instant et puis aller me vautrer sur le lit de ma soeur pour tout lui raconter avant de prendre ma vie comme si rien ne s’était passé. On découpera cette interview foireuse, peut-être même qu’on achètera plusieurs exemplaires du magazine, pour la forme, et on la gardera comme une relique d’une célébrité aussi éphémère qu’absolument pas méritée. J’ai juste envie que ce soit un bon souvenir. Mais avant tout un souvenir…

C’est ce moment-là que choisit la porte du salon pour s’ouvrir tout à coup. Je sursaute et me lève presque d’un bond lorsqu’un homme entre. Je n’ai pas besoin de légende pour deviner qu’il s’agit du père de Wendy, mais celle-ci s’empresse de confirmer mon intuition. « Oh ! Daddy ! Je croyais que tu serais déjà parti ! Comment tu me trouves ? » La réponse ne se fait pas attendre et elle ne laisse pas vraiment de place au suspense. Qui dirait à sa gamine qu’elle est laide, sérieusement ? Mais j’imagine que le compliment tant attendu suffit à Wendy puisqu’elle enchaîne aussitôt. « Je te présente Rioghbhardan ! Et voici mon père. » Je lui serre la main dans un geste poli et machinal. « Ravi de vous rencontrer, Monsieur Hastings. » En réalité, ça n’a jamais fait partie de mon plan… Mais je crois que mon plan est mort, aujourd’hui, alors je compose avec les bribes qu’elle veut bien me laisser. Et autant dire qu’elle m’en laisse finalement rien… Au milieu de quelques courtoisies d’usage, une bombe. Il a beaucoup entendu parler de moi, ces derniers temps. Je donne le change sans problème, un sourire flatté quoi qu’un peu amusé sur les lèvres mais intérieurement, c’est tout autre chose. C’est quoi ce putain de bordel, hein ?! C’est une gamine de quinze ans, je me fais pas trop d’illusions sur ce qui a pu la pousser à parler de moi à ses parents. Je doute très franchement qu’elle ait pu vanter en toute innocence mes talents ou débattu sur ma manière de bosser… Les craintes de Milo me percutent de plein fouet. Doucement, elles deviennent miennes. Il ne faut rien démentir… J’ai beaucoup parlé de toi… Et vas-y que je minaude comme une précieuse ridicule… Et on va débarquer ensemble, et probablement passer tout ce gala de merde ensemble… Je sens l’étau d’un piège que j’avais pas envisagé une seule seconde se refermer sur moi… Peut-être que je me plante totalement, que je panique pour que dalle mais je comprends tout de suite beaucoup mieux ses conseils ! Qu’elle se les fourre où je pense, ses recommandations à deux balles !

Pendant que je rumine sous couvert d’une conversation qui ne me regarde pas, Wendy continue de jouer les princesses et moi à déchanter salement. « Tu es sûr qu'on ne peut pas prendre ton hélicoptère pour aller au gala ? » Un hélicoptère ? Rien que ça ! Qu’on prenne le bus, ça lui refoutra les pieds sur Terre, à la gamine ! Heureusement, Papa ne cède pas. Mais il faut bien reconnaître que sa solution de rechange reste quand même de grand standing… Il nous laisse sa plus belle Royce et un chauffeur… Il ne laisse pas à sa fille le temps de lui faire à l’envers (j’imagine qu’elle aurait sûrement réussi à avoir ce qu’elle voulait s’il était resté plus longtemps) et disparaît, non sans nous avoir salué avant. Cette parenthèse ne m’a pas laissé le temps de me remettre du choc des instants précédents. J’ai juste envie de me tirer. Lui souhaiter une bonne journée et transplaner comme si j’avais jamais foutu les pieds ici. J’ai foiré mon année pour les beaux yeux d’un garçon, ça choquera personne que j’abandonne l’un des soi-disants plus beaux jours de mon existence parce qu’une gamine de quinze piges m’a foutu les jetons ! Mais bon, j’imagine que dans les sécurités qui entourent son truc, il doit bien y avoir un truc anti-transplanage, comme à Poudlard… « Mon père est un Moldu. » Je m’entends lui répondre un vague « ah ? », comme si ça m’intéressait encore. Je suis venu ici avec les meilleures intentions du monde et tout ce qu’on veut mais en quelques instants, les choses ont changé… Je fais ce que je peux pour lui être agréable et donner l’impression que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes mais j’ai juste hâte que cette comédie prenne fin. Au pire, elle pensera que je commence à stresser. Elle pourra pas m’en tenir rigueur après ce qu’elle m’a balancé tout à l’heure, hein… « Il ne viendra pas au gala car il a beaucoup de rendez-vous pour son entreprise d'import-export. Mais on retrouvera ma mère et ma grand-mère là-bas. » Je hoche la tête comme un abruti, voyant difficilement ce que je peux faire de plus. Je ne savais même pas que les moldus pouvaient être acceptés dans un truc de sorciers comme un événement de Sorcière Hebdo… J’aurais essayé de voir s’il n’y avait pas moyen que Shawna m’accompagne, sinon… Je suis sûr que ça lui aurait fait plaisir de mettre un pied dans mon monde. Sûrement beaucoup plus que ça aurait pu faire plaisir à ma mère, en tout cas ! « D’accord. » Son père, sa mère, sa grand-mère… C’est très étrange de rencontrer toute sa famille. Une famille à qui elle a visiblement « beaucoup parlé de moi »… Dans quoi je me suis encore fourré…?

Un portable vibre sur un meuble. Le bruit attire machinalement mon attention. Wendy l’attrape. Le machin est plein de strass. Ça ne m’étonne même pas. On pourrait même me dire que c’est autant de pierres précieuses que je ne serais pas surpris. Elle sourit à son écran et, bêtement, je me demande ce qui m’attend encore. « C'est ma grand-mère. » L’espace d’une seconde, j’espère de tout coeur qu’elle va me dire qu’elle est désolée mais que c’est annulé. Je me fous éperdument de la raison tant qu’on m’annonce que je peux faire demi-tour sans qu’on trouve rien à y redire. Mais non… « Elle dit qu'il y a déjà beaucoup de monde devant le bâtiment, des fans comme des paparazzis... et visiblement pas que de Sorcière Hebdo même si seuls ces derniers auront le droit d'accéder à l'intérieur du bâtiment où se déroule la réception. » Je me paye le luxe d’avoir l’air habitué, presque indifférent. Comme si tout ça avait toujours fait partie de ma vie. Des fans… Des paparazzis… Tous là pour elle. Elle qui sera très certainement avec moi. J’aimerais, rien qu’une fois, être capable de réfléchir deux secondes avant de dire oui dès qu’un truc apparaît comme une idée potable. Elles le sont jamais. Jamais… Et je commence à les accumuler. « Ils nous attendent depuis au moins cinq minutes. Ce qui veut dire qu'il est temps d'y aller. Hector doit être prêt. » Et en plus, on va arriver à la bourre, histoire que tous les regards soient bien braqués sur nous… Je retiens un soupir. Je n’aime pas le tour que prend cet après-midi. Non ! Je déteste le tour que prend cet après-midi ! J’ai l’impression d’être un gros débile, de m’être fait avoir comme un bleu. Et je crains que ça ne soit pas qu’une impression… « Tu viens ? » Elle range son téléphone et, pour la millième fois de notre entrevue, je hoche bêtement la tête. « Je te suis. »

Je la suis le plus automatiquement du monde dans les méandres de son manoir. On passe devant tout un tas de portes, si la plupart sont fermées, quelques unes laissent entrevoir l’environnement dans lequel elle a grandi. Et je ne me suis jamais senti aussi loin de Lucan, de la chambre qu’on partage à cinq et du salon trop petit pour faire une soirée familiale sans se marcher dessus. Et je ne me suis jamais senti aussi attaché à chez moi. J’aurais voulu vivre dans un truc comme ça, vraiment. Parler du manoir de mes parents, avoir une chambre immense rien qu’à moi et pouvoir passer une journée sans marcher sur un môme… Mais est-ce que je serais devenu ça…? Je veux dire… Réellement ? Parce que je sais bien que je joue à la perfection les abrutis prétentieux et pétant plus haut que leur cul, un talent inné si vous saviez, mais je joue. J’étais ce qu’on pouvait attendre de moi ou ce que j’en attends moi-même, je sais pas trop. C’était une façade, un rôle… Pas le meilleur du monde, avec le recul, loin de là. Mais c’était pas réellement moi. Alors qu’elle… Je sais pas… D’un autre côté, Milo a été élevé dans un truc similaire à tout ça et il est loin d’être une pimbêche dans son genre… Je sais vraiment pas… Je ne desserre pas les lèvres du trajet qui nous sépare de la voiture mais je ne peux rester vraiment indifférent face à la bagnole qui nous attend. Je suis pas forcément branché voiture, hein. J’ai envie de passer mon permis et m’amuse à conduire celle de mon beau-père quand on se retrouve au milieu de nulle part et que les risques sont nuls mais je me retourne pas sur chaque véhicule qui passe comme on le ferait sur une jolie fille… Mais alors là… Je trouve clairement que c’est du gâchis que de nous faire grimper là-dedans, elle et moi. Je veux dire… On est des mômes ! Ça fait presque truc présidentiel de ouf ! Pourtant, je ne me fais pas prier pour la suivre. La portière se referment et, instinctivement, un peu bêtement peut-être, je mets un soin tout particulier à garder mes distances avec Wendy. Je ne sais pas encore à quelle sauce je vais être bouffé mais j’ai pas l’intention de me laisser cuisiner si facilement… Enfin… J’espère.
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Lun 10 Sep - 0:03

    Wendy avait cru bon de donner ces quelques petites explications à Dan concernant la discrétion qu'il devait garder sur sa vie privée. En soi, ce n'était pas des mensonges. C'était absolument vrai que les journalistes étaient des requins et cherchaient la moindre information croustillante pour en écrire toute une tartine parfois à demi-vraie. C'était un réel conseil mais il ne fallait pas se mentir. Ce conseil l'arrangeait bien. En ce qui la concernait, sa vie privée ne l'était pas tant que ça. Mais, entourée comme elle l'était du plus haut gratin de la société britannique, elle avait appris depuis bien longtemps à choisir ce qui devait être public ou réellement privé. Dan était novice... un mot de travers et sa vie pouvait devenir un enfer. Mais Wendy avait les cartes en main. Si Dan ne suivait pas ses conseils, elle saurait faire tourner les choses à son avantage. Et s'il suivait ses conseils... c'était très bien aussi et probablement moins douloureux pour lui.

    L'arrivée de son père sembla rendre Dan nerveux... à moins que ce ne soit ce qu'elle venait de dire qui commençait à faire son chemin dans l'esprit de l'irlandais ? Peut-être bien. Évidemment qu'elle avait beaucoup parlé de Dan à son père. Un camarade de classe que Wendy aime bien, qui est très gentil, poli et qui fait de belles photos... un garçon ayant travaillé avec sa fille chérie un temps pour faire des photos pour le magazine où travaille sa propre mère. L'info avait fait le tour de la famille et tout le monde lui avait gentiment fait remarquer qu'elle devait en pincer pour lui. Non, sans blague ? Mais Wendy n'en avait pas parlé qu'à sa famille... Elle était suivie par plus de deux cent mille fans sur les réseaux sociaux. Elle était restée subtile bien entendu, et avait simplement divulgué de petites phrases du style "Très belle collaboration... au-delà du côté professionnel." que la communauté sorcière comme moldue avait monté en épingle même si le monde moldu restait d'autant plus dans le flou étant donné qu'ils ne connaissaient pas l'existence du magazine sorcier et encore moins du concours. Wendy avait su attirer le regard sur Dan et attiser la curiosité des fans... alors non, ce n'était pas uniquement les trois photos du concours qui avaient fait s'attrouper tous les gens qui attendaient au gala... Les gens voulaient maintenant en savoir plus sur le nouveau "partenaire" de la starlette montante du mannequinat. Partenaire... Chacun donnerait à ce mot le sens qu'il voudrait lui donner... autrement dit, le plus croustillant, celui qui provoquerait le plus de vente.

    L'heure était venue de se rendre au gala et Dan la suivit docilement à travers les couloirs du manoir jusqu'au parking et à la Rolls qui les attendait. Une fois assis à l'arrière, Dan prit soin de s'asseoir bien à sa place, c'est-à-dire de façon à ne pas la coller... ou de se laisser coller. Wendy ne sut pas très bien interpréter cette attitude. Quoi qu'il en soit, elle le laissa tranquille avec ses idées et en profita pour prendre deux ou trois selfies pendant le trajet avant de ranger de nouveau son smartphone dans sa pochette. Quand la voiture s'immobilisa, Hector descendit de la voiture et ouvrit la portière.

    "Tu es prêt ? C'est parti !" dit-elle à l'attention de l'irlandais avant de sortir de la voiture, laissant Hector tenir la portière pour que Dan puisse sortir à son tour. Aussitôt une multitude de flashs accueillirent leur arrivée et des "Les voilà !" retentirent à droite et à gauche du grand tapis rouge déroulé et encadré de cordons de velours derrière lesquels s'entassaient des photographes et des fans brandissant des bouts de parchemin en quémandant un autographe. Totalement intentionnellement, Wendy se tenait deux pas devant Dan et saluait la foule d'un léger geste de la main, étudiant savamment ses postures et son sourire par-dessus son épaule. Inutile de coller Dan... si tout se passait comme prévu, rien n'aurait besoin de venir d'elle-même.

    "Une photo tous les deux s'il vous plaît... rapprochez-vous." cria l'un des photographes en faisant de grands signes de la main. Et voilà. C'en était presque trop facile. Wendy se tourna vers Dan et haussa les épaules d'un air de dire "c'est eux qui demandent". Elle se mit alors à sa hauteur et colla son épaule contre la sienne tendit que sa main se posa sur le bras de l'irlandais. Aussitôt les flashs reprirent de plus belle.

    "Ça va ?" murmura-t-elle tout bas à l'intention de son cavalier du jour.

    Wendy rendit sa liberté à Dan et s'approcha de quelques fans pour signer quelques parchemins avant que des organisateurs du magazine ne les orientent vers l’intérieur du bâtiment dans lequel Dan et Wendy s'engouffrèrent non sans avoir salué une dernière fois la foule. C'était toujours aussi grisant et agréable. Être attendue, admirée, convoitée... et aujourd'hui, elle était accompagnée d'un garçon qui ne laisserait certainement pas indifférent. Dan présentait bien, grand, mince et un beau visage. Le cavalier parfait. Est-ce qu'elle en pinçait réellement pour lui... elle ne saurait trop dire. Il était beau, ça lui suffisait pour le moment. Et ça suffirait à la presse qui avait une nouvelle info à se mettre sous la dent. Entretenir une notoriété était tout un art.

    Finalement, Wendy attrapa délicatement le bras de Dan juste avant d'entrer dans le bâtiment, laissant l'opportunité aux paparazzis de prendre quelques clichés supplémentaires avant qu'ils ne disparaissent à l'intérieur. La Salle était très grande et le sol de marbre était tellement brillant que chacun pouvait y voir son reflet. Tout le monde était sur son trente-un, certains arborant un costume traditionnel, d'autres de belles robes de sorcier luxueuses. Des photographes prenaient les invités en photos et de nombreux clichés étaient accrochés au mur comme dans une galerie d'art tandis qu'un immense buffet de mets délicats était disposé de l'autre côté.

    "Ce sont toutes les photos des participants du concours... les tiennes sont là-bas." dit-elle à l'attention de son cavalier en lui montrant le pilier central où était mis en valeurs ses trois clichés gagnants. Plusieurs personnes les regardaient d'un air appréciateur et discutaient leurs différents points de vue. Il n'y avait pas à dire, le portrait d'elle était particulièrement réussi et voir sa photo en grand format, exposée en plein centre d'une galerie lors d'un gala aussi sélect était très satisfaisant.

    "Ma chérie te voilà ! Et voilà notre jeune talent !" s'exclama une grande femme aux cheveux châtains qui s'empressa de s'approcher d'eux. Wendy lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Aucun moyen de se tromper et ne pas comprendre qu'il s'agissait de sa mère. Cette dernière sembla un instant scruter Dan d'un air appréciateur puis leur annonça que la rédactrice en chef de la rubrique mode de Sorcière Hebdo, autrement dit, la grand-mère de Wendy, les attendait avec impatience. Wendy jeta un coup d’œil à Dan pour voir s'il était toujours nerveux et attrapa au passage deux coupes de champagne sur le plateau d'un serveur qui passait devant eux. Elle en tendit une à Dan et trempa ses lèvres dans la sienne pour dissimuler son sourire amusé. Dan avait l'air autant à l'aise ici qu'un agoraphobe en plein milieu d'un magasin en période de soldes. Elle ne s'amusait pas de son malheur, elle trouvait ça juste mignon.

    Ils rencontrèrent finalement "la" grand-mère. Femme à la soixantaine bien passée, elle était habillée de façon très élégante et avait un regard sévère et un port strict. Ses cheveux blancs étaient soigneusement coiffés en une coiffure élégante et son air autoritaire laissait comprendre pourquoi personne dans le service du magazine préférait ne pas la contrarier.

    "Et bien jeune homme, j'avoue avoir été impatiente de vous rencontrer." dit-elle en glissant un sourire de connivence à Wendy, ne laissant aucun doute sur le fait qu'elle aussi, avait dû beaucoup entendre parler de lui. Elle héla un photographe du magazine et quémanda une photo officielle d'eux trois : la rédactrice en chef, le photographe gagnant et le modèle. Wendy prit un soin tout particulier à poser à côté de son irlandais, une main savamment posée sur son bras et la tête penchée vers lui avec un sourire qui en disait long sur la joie qu'elle ressentait à être arrivée à ses fins... ou presque. Il restait encore une étape.

    "Prenez le temps de profiter un peu du buffet avant votre interview. Quand vous serez prêt, vous n'aurez qu'à répondre aux quelques questions de ma secrétaire de rédaction. Amusez-vous bien tous les deux !" dit-elle avant de s'éloigner car elle était demandée un peu plus loin. Wendy remercia sa grand-mère puis se tourna vers Dan.

    "Alors ? Qu'est-ce que ça te fait d'avoir du succès ? Tu aimes ? Tu étais très attendu, tu l'es encore... Tu as été photographié, une jeune fille dehors a louché fortement sur toi, il me semble... Tes photos son exposées au centre de la galerie comme celles des grands artistes et tu as dans ta main une coupe de champagne qui doit coûter plus cher qu'un tableau de Picasso. N'est-ce pas merveilleux ? Tu pourras revivre ça quand tu le souhaites." dit-elle avant de siroter de nouveau son champagne. Elle était mineure et alors, personne n'allait l'empêcher de boire un peu de champagne. Elle le tenait d'ailleurs plutôt bien.

    "Tu as faim ?" lui demanda-t-elle en l'entraînant vers le buffet. Les petits canapés présentés étaient plutôt appétissants mais Wendy n'y toucha pas même si elle savait que le caviar était délicieux. Plusieurs personnes vinrent les saluer, elle, Dan, les deux... puis vint le moment de l'interview. Wendy posa sa coupe vide et arrangea la cravate de Dan d'un geste amical, geste qui ne passa certainement pas inaperçu auprès des personnes qui ne cessaient de les observer.

    "Tout va bien se passer. Surtout, n'oublie pas mon conseil." dit-elle avant de le laisser partir vers la journaliste qui allait l'interviewer. Elle préférait le laisser se débrouiller seul et ne pas être dans ses pattes pour ne pas interférer. Un peu à l'écart du reste des invités, on fit asseoir Dan dans un fauteuil en face de la secrétaire de rédaction ainsi que de la grand-mère que Wendy qui souhaitait être présente pour écouter ses réponses. La journaliste tenait un parchemin et une plume ordinaire mais juste au-dessus de son épaule, une plume à papote commença à s'agiter dès qu'elle posa la première question.

    "Faites-vous de la photos depuis longtemps ?"

    "Avez-vous été inspiré par de grands artistes ?"

    "Qu'avez-vous fait des milles gallions gagnés ?"

    "Comment vous êtes-vous rencontrés avec Miss Hastings ?"

    "Comment s'est déroulé votre collaboration pour le concours ?"

    "Quels sont vos projets futurs ?"

    "Votre famille vous supporte-t-elle dans vos projets ?"

    "Et vos amis ?"

    "Sont-il moldus ou sorciers ?"


    Plus loin, Wendy n'entendait pas ce qui se disait mais elle gardait les yeux rivés vers Dan, la journaliste, ainsi que sa grand-mère qui écoutait son jeune gagnant sans le lâcher de son regard acéré.
    Wendy se disait qu'elle aurait fort à faire pour détendre son irlandais après ça. Mais le plus dur était passé. Elle avait encore quelques heures à se pavaner à son bras et profiter de sa présence puis peut-être qu'elle parviendrait à le convaincre de revenir avec elle au manoir pour rester dîner... ?
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]   Lun 10 Sep - 23:05


aucun chemin de fleurs
ne conduit à la gloire
Wendy & Rioghbhardan

Il y a un monde sur cette banquette de bagnole. Un monde qui nous sépare totalement. Elle semble au moins respecter ça. Elle ne cherche pas à engager la conversation ni même à m’approcher. Dans le reflet de la vitre, je la vois jouer avec son téléphone comme Shawna le fait souvent. Je ne lui offre pas la moindre réaction et me contente de l’ignorer. Si je suis venu dans l’optique de passer un bon moment avec elle et qu’on en profite finalement tous les deux, les choses ont changé à une vitesse folle. C’est mort. Je doute très franchement qu’elle s’intéresse une seule seconde à la manière dont je perçois son cinéma alors tant pis, ce sera chacun pour sa gueule. J’imagine que ça l’est depuis le début, en réalité, j’étais juste trop con pour le remarquer réellement. Pour la première fois depuis que je me suis lancé dans ce truc, j’aimerais ne jamais avoir accepté. Ce qui avait juste l’air d’un truc sympa à tenter ressemble à un traquenard aujourd’hui. J’avais pas besoin de tout ça, en vrai. Je veux dire, j’ai toujours très bien vécu sans qu’un jury à la noix me balance que je suis moins nul que j’en ai l’air. J’aurais mieux fait de pas le faire. De pas me lancer dans quoi que ce soit avec elle. Un soupir m’échappe discrètement alors que la voiture ralentit. J’imagine que c’est là que l’Enfer commence vraiment ? « Tu es prêt ? C'est parti ! » Et comme depuis que je suis arrivé, sa question n’en est pas vraiment une. Qu’est-ce que ça pourrait lui faire que je ne le sois pas ou que j’ai pas la moindre envie de quitter ce siège ? Madame a mieux à faire que de se préoccuper de ça. Elle a plus important à penser. À elle, par exemple. Je lève les yeux au ciel en soupirant avec lassitude alors qu’elle reprend un rôle qu’elle n’a jamais vraiment quitté. Je finis par sortir à mon tour, toute motivation abandonnée dans la voiture, et remercie machinalement le chauffeur qui se retrouve à tenir la portière. Il veut pas faire discrètement demi-tour avec moi dedans ? Je ne suis même pas certain qu’elle s’en rendrait compte tout de suite…

L’extérieur est beaucoup plus oppressant que ne l’était l’habitacle. Wendy est à son aise, bien sûr, à parader en signant des autographes, un sourire de papier glacé sur les lèvres. Ma main passe distraitement dans mes cheveux avant de se glisser dans la poche de mon pantalon. Je suis mon modèle d’un pas absent, plus parce qu’il le faut que par envie, mais fais néanmoins de mon mieux pour avoir l’air détendu. Dans mon élément, ce serait pas mal, mais il faut pas trop m’en demander non plus. Je m’assure au moins de pas avoir l’air d’un lapin pris dans les phares d’une voiture, une pauvre petite chose en panique et je pense que c’est déjà très bien. « Une photo tous les deux s'il vous plaît... rapprochez-vous. » Quoi ? Non. Mais la voilà qui s’approche déjà, haussant les épaules comme si elle n’y était pour rien. D’ici qu’on apprenne qu’elle l’a payé, le gars, y’a pas des kilomètres, je vous le dis ! Le regard que je lui lance faut tous les discours du monde : son innocence ne prend plus avec moi. Je suis peut-être un peu débile mais il y a des limites, même à ma connerie. Je la laisse venir à ma hauteur. Son épaule se colle à la mienne. Je dis rien. Une photo, c’est pas la mort. Mais je repousse doucement sa main quand elle se pose sur mon bras. Doucement mais fermement. Comme on remet gentiment à sa place une fille qui se fait des films. Je sais qu’elle fera dire ce qu’elle veut aux photos qui sont prises en ce moment et je commence à réaliser qu’elle me fera dire ce qu’elle veut, à moi aussi, qu’elle a main mise sur tout ce bordel et que je suis juste un jouet pour elle… Mais j’ai espoir que ses « fans », s’ils sont aussi commères et désespérés que Shawna pouvait l’être à quinze ans avec les boys-bands qu’elle adulait, réalisent qu’un truc cloche. Que ça jase, que ça monte des théories en tout genre. Elle peut pas contrôler l’humanité toute entière, n’est-ce pas ? « Ça va ? » Je hoche la tête. « Oui, t’en fais pas pour moi. Ne les fais pas attendre. » La version polie et sympathique de « dégage et fous-moi la paix », balancé avec indifférence alors que je lui désigne d’un geste vague du menton quelques bras tendus dans l’espoir d’avoir sa signature sur un bout de papier. Je n’ai pas particulièrement envie de passer pour le roi des enfoirés alors je fais ce que je peux pour lui donner le change mais j’ai juste envie de la planter là et de rentrer chez moi, clairement. Et je ne sais même pas vraiment ce qui me retient, en réalité… Je devrais faire ça. Je le devrais vraiment mais je me laisse entraîner à l’intérieur. Je crois que j’ai envie de vivre ça malgré tout. Je sais pertinemment que ça ne me plaît pas autant que je l’aurais imaginé il y a quelques temps mais ce serait dommage de passer à côté. L’expérience peut être intéressante.

Elle revient rapidement à la charge, juste avant qu’on ne passe les portes du bâtiment, ses doigts reprenant leurs droits sur moi. Une fois encore, je me défais de son étreinte, l’air de rien, et m’éloigne imperceptiblement. « T’inquiète, je te suis. » Mon ton reste poli mais l’on comprend que je n’ai pas envie de jouer à ce jeu-là. Ce serait Tracy ou Daniela, il n’y aurait eu aucun problème, j’aurais accepté d’être le cavalier parfait, galant et tout le bordel, parce qu’il n’y aurait eu aucune arrière-pensée, rien du tout. On aurait juste été là pour passer une bonne soirée, peut-être un peu pour se foutre gentiment du reste du monde. Et que quand bien même des questions se seraient posées sur un potentiel couple, elles auraient mis autant d’ardeur que moi à les faire taire. Elle… Je n’ai absolument pas confiance. Plus, du moins. Milo avait raison sur toute la ligne. Comme souvent… J’avais juste eu le malheur de penser que c’était clair entre nous. Parce que je lui ai jamais laissé d’espoir, à la gamine. Si elle m’intéressait, elle l’aurait su. Le château tout entier l’aurait su. C’est pas une coïncidence si ça n’est pas le cas. Durant un instant, mon regard se perd entre les invités. C’est… loin des bals de l’école et son bon goût douteux. Ça me rappellerait presque l’anniversaire de Tracy. Et comme à l’anniversaire de Tracy, je ne me sens pas vraiment à ma place. Je sais que je ne dénote pas particulièrement, j’ai tellement voulu appartenir au grand monde auprès de toutes ces vieilles timbrées que j’ai pu croiser que j’arrive à peu près à me fondre dans le truc (tant que j’ai rien à faire, en tout cas, je fais plante verte de luxe dirons nous) mais c’est définitivement pas mon univers. Et avec le temps, je réalise que j’ai pas envie que ça le soit. Ça ne me ressemble pas. Plus. Qu’importe… Je me surprends à espérer que la confiance puisse être morte et que l’aristocratie débarque ici pour m’arracher à cette mauvaise comédie. Mais non… Aucune trace de lui dans les environs… Je vous jure que je lui en aurais pas voulu une seule seconde de me fliquer pourtant ! « Ce sont toutes les photos des participants du concours... les tiennes sont là-bas. » Je reporte mon attention sur ce qu’elle me désigne et observe une seconde les trois photos que j’ai envoyées au magazine, tirées dans un format que j’ai pas franchement l’habitude de côtoyer. Ça surprend. C’est un peu flatteur, aussi.

Mais j’ai un peu de mal à comprendre comment ça, ça a pu gagner un quelconque concours, surtout maintenant que je vois les autres photos… Il n’y a rien d’extraordinaire, nul part. Le portrait de Wendy est potable mais il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Les deux autres sont du même acabit, en réalité. Bien sûr, la clairière à cause de laquelle j’ai failli me perdre en forêt (mourir en forêt serait plus juste) rend bien mais c’est ce qu’il y a de plus basique au monde, c’est juste de bons souvenirs. Bien loin des paysages à couper le souffle que je peux apercevoir sur d’autres tirages. Au même titre que le canapé perdu dans la serre de Milo, sur lequel j’ai jeté mon dévolu pour la photo d’objet. En soi, c’est même clairement bizarre quand je le regarde maintenant. Toutes ces feuilles, à la limite de la jungle, et ce pauvre meuble perdu au milieu… J’ose même pas imaginer les interprétations foireuses qu’on peut en faire alors qu’en soi, il n’y a juste rien derrière. Pas de message, pas de sous-entendu. Juste une visite mémorable d’un truc qui n’a jamais existé réellement et dont personne n’a jamais eu conscience. En fait, j’ai fait avec les souvenirs que j’en avais, ou du moins comment j’avais envie de me représenter ça, je suis jamais vraiment retourné dans sa serre avant le concours… Mais, le plus objectivement du monde, il y a des tas de gens qui auraient mérité cette victoire bien plus que moi… Et, au regard du reste de ma journée, j’en viens à me demander si c’est vraiment mérité. Je m’étais jamais vraiment posé la question jusque là. Je me doutais bien que la participation de Wendy serait bénéfique mais voilà quoi, sans plus… Que ça accrocherait le regard des jurés parce qu’elle n’était pas inconnue pas que ça pourrait, en fin de compte, changer toute la donne. Est-ce que c’est le cas ? Est-ce qu’elle a réussi à tirer toutes les ficelles de cette mascarade pour m’offrir une victoire qui la mettrait en valeur, elle avant tout autre chose ? J’aimerais me dire que c’est pas possible, que je me fais des idées, mais… Mais bordel, ça se tient tellement bien ! Ça a l’air tellement plus crédible qu’une véritable victoire… Tout-à-coup, ma présence ici me semble être une grosse blague. Il faut être réaliste, je suis loin d’y avoir ma place. La nervosité que j’arrivais plus ou moins à maîtriser jusque là me tomber dessus de plus belle. Je ne sais plus du tout ce que je fous là. J’ai l’impression d’avoir été invité à un dîner de cons et force est de constater qu’elle a misé sur le bon pigeon…

« Ma chérie te voilà ! Et voilà notre jeune talent ! » Je me fends d’un sourire composé à la hâte en voyant approcher celle que je devine être la mère de Wendy. Je laisse son regard glisser sur moi comme tant d’autres l’ont fait avant aujourd’hui, et feins de n’avoir rien remarqué. Elle ne s’attarde pas, tout comme la satisfaction que je crois déceler chez elle, et nous informe qu’on est attendus. J’en ai clairement ma claque de ce pluriel dans lequel on nous fourre depuis le début. Comme si on formait quelque chose, elle et moi. Qu’ils aillent tous se faire foutre avec leur connerie ! Ma « cavalière » attrape deux coupes de champagne sur un plateau et s’empresse de m’en tendre une. « Je bois pas. » Et j’abandonne le verre qu’elle vient de me filer sur le premier meuble que je croise. C’est pas tout-à-fait exact mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? Ça me permet d’avoir bêtement l’impression de garder le contrôle sur quelque chose dans cette maudite soirée. C’est pas grand chose mais je saurai m’en contenter pour l’instant… Dans la foulée, on s’arrête près d’une femme d’un certain âge, du genre qui en impose clairement. C’est donc elle, le grand manitou de tout ce bordel ? « Et bien jeune homme, j'avoue avoir été impatiente de vous rencontrer. » Le regard qu’elle lance à sa petite-fille reste dans la même veine que le reste de la famille… Si rencontrer les parents de Milo, la première fois, était sûrement l’une des choses les plus stressantes au monde, je réalise aujourd’hui que leur désapprobation n’était finalement pas si mal que ça. Ils ont au moins eu la décence de ne pas considérer (si tant est que ce soit de la considération) comme un accessoire de mode ou un vulgaire morceau de viande. « Je crains pourtant que la publicité qu’on a bien pu vous faire soit mensongère. » C’est même pas une crainte, c’est une certitude à ce niveau-là. Je ne sais pas exactement ce qu’elle a pu raconter à ses proches mais à la manière qu’ils ont de m’aborder, de me regarder, ou pire encore de se regarder, je crois qu’on a pas donné les bonnes informations à mon sujet. « Cela dit, l’impatience était partagée, Madame. » Dans une autre vie, je me serais fait un plaisir de faire du rentre-dedans à la vioque, juste pour faire comprendre à cette potiche débile que je suis encore assez grand pour gérer ma vie comme je l’entends mais il y a Milo… Et j’imagine qu’il préférerait qu’on raconte partout que je sors avec elle juste parce qu’on est venus ensemble ici, plutôt que je fasse quoi que ce soit de mon plein gré. Il risque d’assez mal le vivre comme ça alors je me tiens sagement à carreaux et laisse ce piège foireux se refermer encore un peu plus.

Évidemment, ça ne se termine pas aussi facilement et Madame décide qu’une photo s’impose. En réalité, ça n’a rien de surprenant si on prend la vraie raison de la présence de tout ce monde ici, la mienne la première. Mais ça me tape clairement sur le système. Je ne prends strictement aucun plaisir à tout ça, bien au contraire. J’ai juste l’impression de voir l’envers d’un décor qui m’a échappé depuis le début. Les mécanismes d’une pièce dans laquelle je ne savais même pas que je jouais le premier rôle. Ou le second, j’imagine que Wendy n’offrirait la vedette qu’à elle-même… Celle-ci se plante à côté de moi, sa main retrouvant naturellement mon bras. Pour la troisième fois de la soirée, je la vire. Je ne lui accorde même pas un regard et ne cherche plus vraiment à faire passer mon geste pour un refus sympathique. C’est juste devenu ce que c’est réellement : un agacement profond. J’enfonce les mains dans les poches de mon pantalon et mets entre nous le plus de distance possible sans avoir à attirer l’attention de Mère-Grand. « Prenez le temps de profiter un peu du buffet avant votre interview. Quand vous serez prêt, vous n'aurez qu'à répondre aux quelques questions de ma secrétaire de rédaction. Amusez-vous bien tous les deux ! » Je m’apprête à lui balancer que je suis prêt à le faire maintenant pour en être débarrassé et rentrer chez moi aussi sec mais, ça doit être une tare de famille, elle ne laisse aucune place à la discussion, tout juste à un remerciement de sa petite-fille (elle a donc appris la politesse durant le trajet ?) et se détourne de nous sans un regard de plus. Au moins, on sait d’où la gamine tient tout ce qui cloche chez elle, c’est toujours ça… « Alors ? Qu'est-ce que ça te fait d'avoir du succès ? Tu aimes ? Tu étais très attendu, tu l'es encore... Tu as été photographié, une jeune fille dehors a louché fortement sur toi, il me semble... Tes photos sont exposées au centre de la galerie comme celles des grands artistes et tu as dans ta main une coupe de champagne qui doit coûter plus cher qu'un tableau de Picasso. N'est-ce pas merveilleux ? Tu pourras revivre ça quand tu le souhaites. » Elle n’a même pas pris la peine de remarquer que je me suis débarrassé de son verre il y a une éternité. Et si ça m’aurait étonné il y a encore quelques heures, j’avoue que là, ça me passe clairement au-dessus. « Je ne le souhaite pas. » Je me fiche éperdument que son champagne coûte plus cher que le loyer de l’appart’ de mes parents, qu’une gamine que je ne connais pas puisse « loucher sur moi » ou qu’on me traite comme une star. Je m’en moque mais plus que je me suis jamais moqué de rien. J’ai l’impression d’être dépossédé de tout, de libre-arbitre, d’identité, d’humanité… Je suis juste le caprice d’une princesse ! Et aucune paillette au monde ne vaut ce sacrifice. Il m’a fallu des mois, plusieurs années même, pour le comprendre mais qu’importe. Aujourd’hui, je ne prendrai pas le risque de perdre ce que j’ai ou ce que je suis pour vivre dans un monde aussi faux et superficiel que celui-ci. Je lui laisse volontiers, ça ne m’intéresse pas.

« Tu as faim ? » Je secoue la tête et la regarde se diriger malgré tout vers le buffet. J’hésite une seconde, laisse mon regard s’attarder en direction de la sortie et finis par la rejoindre. Je m’adosse négligemment au bord du truc, un air parfaitement ennuyé peint sur mon visage plus fermé que jamais. Pourtant, dès qu’une personne nous approche, je me force à avoir l’air intéressé, enthousiaste, je me plonge à corps perdu dans la moindre conversation dénuée de profondeur et reprends avec soin mon ennui là où je l’ai laissé dès qu’on se retrouve à nouveau seuls. Que chaque personne de cette salle puisse réaliser que sa présence est un fardeau incroyable. Que cette fille est chiante. On supposera peut-être que Papa et Maman ont fait en sorte que j’accepte de lui servir de faire-valoir pour la soirée, quitte à ce qu’on remette en cause le bien-fondé des résultats de cette débilité. Je m’en fous. Je sais qu’elle fera de cette soirée ce qu’elle voudra, qu’elle pourra en faire tirer les conséquences qui l’arrangent et qu’à aucun moment ce que je peux vouloir ou penser ne pèsera dans la balance. J’ai été con pendant un moment mais maintenant j’avoue que je suis affreusement lucide sur tout ce bazar… Je refuse juste de lui faciliter la tâche. Elle veut jouer, qu’elle fasse, mais je ne lui laisserai pas la victoire sans batailler un minimum. Qu’importe si c’est sûrement foutu d’avance. Je n’ai même pas le temps de désespérer rien qu’une seconde de plus qu’on nous fait comprendre qu’il est temps que je passe à la casserole. Au point où j’en suis, j’ai envie de vous dire… Elle pose son verre vide et se tourne une fois de plus vers moi. Ses doigts se saisissent de ma cravate pour l’arranger comme l’aurait fait une petite-amie attentionnée. Je vire ses mains plus froidement que je l’ai fait jusque là. « Arrête ça. » Sur quoi je la plante là sans prendre la peine d’écouter ce qu’elle me dit encore. J’entends juste sa voix, vaguement. Sur le court chemin qui m’amène jusqu’à la journaliste, je détache ma cravate et la fourre dans ma poche. C’est parfaitement puéril, je sais, mais ça a valeur de « la ferme, connasse », qui me soulage étrangement. En parfaite marionnette, je m’installe là où on me demande après avoir salué respectueusement la pauvre femme qui va se charger de cette interview idiote. J’espère pour elle qu’elle a des choses mieux à faire, dans son job, sinon bonjour la vie pourrie… Interviewer des mômes sortis de nulle part pour faire plaisir à la petite-fille pourrie-gâtée du Big Boss, il y a quand même plus palpitant.

Je me concentre bêtement sur la plume à papote qui se met à bouger. « Faites-vous de la photo depuis longtemps ? » Je prends le temps de compter, de calmer un peu les battements désordonnés et anarchiques de mon coeur, et d’oublier le regard sévère qui est rivé sur moi. J’ai l’impression de passer mes oraux d’ASPICs. Et cette pensée idiote me rassure plus qu’aucune autre. J’ai fait ce que j’avais envie de faire, à mes ASPICs. Tous les regards du monde, les espoirs de mes proches ou les qu’en dira-t-on n’y ont rien changé. Alors tu peux te les foutre où je pense, tes conseils. « Ça doit faire neuf ou dix ans, quelque chose comme ça. C’était avant de partir pour Poudlard. On m’a confié la lourde tâche d’immortaliser un anniversaire et j’avoue que j’ai mitraillé à peu près tout ce qui est passé dans mon champ de vision depuis. » J’ai les mains un peu moites, je déteste ça. On dirait une pauvre petite chose fragile et vulnérable, c’est ridicule. « Avez-vous été inspiré par de grands artistes ? » Je hausse vaguement les épaules. « Je sais pas trop… Sûrement ? On va souvent voir des expositions avec ma soeur, quand je rentre pour les vacances, alors ça doit forcément m’influencer d’une manière ou d’une autre. Même inconsciemment. Mais là, comme ça, j’ai pas trop de noms à donner… » J’adresse un sourire désolé à la pauvre scribe mais elle semble s’en foutre un peu. Je n’ai toujours pas reposé les yeux sur Hastings Senior. « Qu'avez-vous fait des milles gallions gagnés ? » En quoi ça vous regarde ? Mais je garde mon rôle de gamin docile et réponds sagement à la question. « Je projette de m’installer avec mon petit-ami prochainement, alors j’économise pour ce grand jour. » Le « prochainement » est loin, au moins un an, on en a même pas parlé de façon très sérieuse jusque là, tout comme je sais que c’est pas très « secret », « mystérieux » ou je sais pas quelle merde encore mais j’ai pas l’intention de faire comme si Milo n’existait pas pour les beaux yeux d’une abrutie finie. Je m’étale pas davantage, pour pas qu’ils puissent prendre qu’un bout de réponse ou je ne sais pas trop comment on fait dans ces métiers-là. J’ai clairement l’impression d’évoluer sur un fil et on ne peut pas dire que je sois très à l’aise avec ça.

« Comment vous êtes-vous rencontrés avec Miss Hastings ? » Et là, je l’imagine un peu plus loin, nous fixant comme un vautour fixerait sa proie… « L’une de mes meilleures amies avait organisé un genre de défilé avec quelques unes de ses créations pour quelques copines à elle et elle m’a demandé de venir prendre des photos. C’est elle qui a fait la robe qu’on aperçoit sur le portrait, d’ailleurs. Elle est vraiment talentueuse et j’ai eu vraiment beaucoup de chance qu’elle accepte de prendre le temps de créer ça pour l’occasion. Elle y a passé un temps fou, elle voulait que tout soit parfait. Je suis pas calé sur le sujet, loin de là, mais j’ai été bluffé ! Vous en pensez quoi, vous ? » J’ai fait bien attention de te la noyer dans la masse la Miss Hastings… Elle est pas plus importante que les autres. Pas plus que Tracy, en tout cas. « Comment s'est déroulé votre collaboration pour le concours ? » Très bien, elle a bien réussi à me prendre pour un con, écoutez, que demander de plus, hein ? « Elle est vraiment très professionnelle, c’était un peu impressionnant au début, j’ai jamais eu l’habitude de prendre mes photos très au sérieux alors bon, avoir un vrai mannequin en guise de modèle… Mais ça s’est bien passé. Il faut dire qu’on était bien entourés, ça faisait presque un shooting de mode digne de ce nom, un peu plus et on se serait cru dans un truc de pro, vous auriez été impressionnée, je suis sûr ! Entre ma meilleure amie qui jouait les stylistes et une fille de ma maison qui a accepté de jouer les décoratrices, on avait un petit groupe qui fonctionnait bien alors forcément, la collaboration a coulé de source. C’était vraiment une bonne expérience. » Je lâche un rire amusé, comme si j’étais en train de raconter ma vie de manière parfaitement naturelle et détendue. Je donne clairement le change, pour la première fois de la soirée. Difficile de croire que je fais tout mon possible pour la reléguer largement en arrière-plan, pour bien nous dissocier elle et moi. « Quels sont vos projets futurs ? » Là, la question me laisse un peu idiot. Mes projets ? Bah j’en ai plus vraiment, ou alors ce sera dans longtemps… « Euh… Je sais pas encore exactement. J’attends le résultat de mes ASPICs, déjà, et puis on verra le reste après, j’imagine. Mais je pense essayer de faire de ma passion mon métier, tant qu’à faire. Je sais pas trop… Ma soeur veut devenir professeur d’arts plastiques alors peut-être voir pour travailler en partenariat avec elle et ses futures classes… Honnêtement c’est encore assez flou. Mais dans quelque chose de beaucoup moins grandiose que tout ça, en tout cas, c’est pas trop mon univers. Sans vouloir vous vexer, hein… » Le champagne de Picasso et compagnie, j’en ai eu assez pour le restant de ma vie !

J’aurais bien aimé que ça se termine quelque part par là. J’en ai un petit peu assez. Qu’est-ce que tu veux qu’elle fasse de ces questions ? J’ai même pas de vraies réponses à filer, pour la plupart. Mes projets, c’est retourner à Poudlard, et mon futur se sera sûrement trouvé n’importe quel job potable pour vivre une vie tranquille avec Milo. Rien à voir avec Wendy, la gloire ou les paillettes ! Mais non, au lieu de me dire gentiment qu’on a fait le tour, elle rouvre la bouche une fois de plus. « Votre famille vous supporte-t-elle dans vos projets ? » Ma famille me supporte déjà tout court, c’est pas mal. Vu le cas, je pense qu’on peut pas leur en demander de trop… « N’allez pas leur dire que j’ai dit ça, hein, mais j’ai une famille extraordinaire. Mes parents ont toujours fait en sorte qu’on s’épanouisse au mieux. Que ce soit dans nos passions, dans nos études ou dans notre vie en général, ils ont toujours été derrière nous. Que je fasse mes études à Poudlard n’a pas posé de problèmes, qu’on préfère une carrière artistique à quelque chose de plus « classique » non plus… Même mon coming-out est passé comme une lettre à la Poste, c’est pour dire ! Non, sérieusement, je fais sûrement partie des enfants les plus chanceux du monde de ce côté-là. Ils veulent juste qu’on soit heureux, en fait. » C’est peut-être un peu édulcoré (ma mère me lance des regards assassins si j’ai le malheur de parler de Poudlard et je pense qu’elle espère encore que je lâche totalement le monde magique un jour) mais ils ne peuvent pas savoir ce qui se passe à la maison et personne d’autre que nous dix ne le sait alors on s’en fiche pas mal… « Et vos amis ? » Je hoche doucement la tête. « Comme je l’ai dit tout à l’heure, j’ai embarqué du monde dans ma galère ! J’ai de la chance d’être bien entouré, même à Poudlard. J’ai des amis incroyables et toujours prêts à filer un coup de main quand ils le peuvent, un petit-copain fantastique qui passe son temps à me rassurer et à me remotiver quoi que je fasse… Je défie quiconque d’être mieux loti ! J’ai un entourage parfait, je vous assure. Je les échangerai pour rien au monde, tous autant qu’ils sont. » Et c’est on ne peut plus sincère. Tout n’a pas toujours été rose, on a galéré, on a pas mal souffert aussi, mais j’aime la vie que je mène aujourd’hui, j’aime les gens qui m’entourent… Et je crois que c’est pour ça que j’ai pas pu tout plaquer, en réalité. Parce que même si c’est pas parfait, je suis heureux et que j’ai pas envie de tout foutre par terre alors que pour la première fois de mon existence (ok, deuxième techniquement) j’ai l’impression d’avoir vraiment trouvé ma place. « Sont-il moldus ou sorciers ? » J’ai du mal à voir le rapport avec le reste mais me plie, une fois de plus à exercice. « Ma famille ou mes amis ? … Mes parents sont moldus. Enfin, ma mère et mon beau-père sont moldus, mon père était sorcier mais il est mort y’a quelques années. Toute ma fratrie est moldue. En fait, toute ma famille est moldue. J’ai vraiment grandi comme un moldu, et ça se ressent dans mes photos, je crois, non ? Sinon, mes amis sont sorciers. Je les connais tous de Poudlard donc ça laisse pas trop de choix possible. » Je reste volontairement vague sur le terme de « sorcier » pas franchement décidé à faire la moindre distinction en terme de sang et que mon cafouillage avec Blackman ressorte soudainement… Après ça, la délivrance. L’interrogatoire a l’air d’être fini. Je les remercie toutes les deux, réaccordant enfin mon attention à Madame Hastings pour la première fois que je me suis installé sur le fauteuil et m’éloigne sans un regard en arrière. Je sais pas trop ce que ça a donné, en vrai… Je suis même pas convaincu du tout. Mais au moins, j’ai rien à me reprocher. Quoi qu’elle puisse tirer de cette merde, j’ai été… moi ? Et maintenant que c’est terminé, je suis sûr que le vautour ne va pas mettre longtemps à fondre sur moi. Je vais pas m’attarder, de toute façon, j’ai fait ce que je devais faire, je crois qu’il est vraiment temps de quitter ce théâtre pathétique pour rentrer à la maison !
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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[Année 2023-2024] Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire [Dan & Wendy]
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