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 JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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Arrivé(e) le : 07/02/2015
Parchemins rédigés : 3833
Points : 6
Crédit : (c)
Année : 3ème année - 13 ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?: Rioghbhardan O'Callaghan

MessageSujet: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 20:45



Jaswinder, dite « Jazz », est une demi-vélane (sang-mêlée), née le 29 mai 2011 à 9h11 à Ayr en Écosse. D'ailleurs elle n'y a jamais vécu puisqu'elle habite près de Maybole en Écosse. Aujourd'hui, Jaswinder a donc 13 ans et sera en 3ème année à la rentrée. Et juste pour ta culture personnelle, sache qu'elle a un chat Sacré de Birmanie appelé Lady Blossom.

Il est bon de savoir que Jaswinder est déterminée, ambitieuse, attentive, sociable, perfectionniste, relativement ouverte, toujours parfaitement apprêtée et bien élevée mais également autoritaire, capricieuse, prétentieuse, impatiente, en constante recherche d'attention, légèrement idiote, un peu menteuse et prête à tout pour obtenir ce qu'elle veut. Elle a des goût étranges, par exemple, elle aime qu'on cède à ses caprices, être traitée comme une princesse, qu'on la pense plus âgée qu'elle ne l'est en réalité, avoir de jolis vêtements, les chaussures à talons, les réceptions mondaines, être au centre de l'attention, les commérages, la danse classique, les choses roses, l'héritage génétique de sa mère, les contes de fée ou encore les charlottes aux fraises alors qu'il/elle déteste sa mère, être obligée de porter l'uniforme de l'école, la poussière qui règne à Poudlard, les mots compliqués, les choses de mauvaise qualité, le jaune Poufsouffle, qu'on lui résiste, recevoir des ordres, que l'argent de son père ne puisse pas tout acheter, faire ses devoirs, grossir, les elfes de maison et les filles mieux habillées qu'elle.

Sa baguette est composée de bois de rose avec un coeur de plume de phénix et mesure 34,4 centimètres. Grâce à elle, Jaswinder a le malheur de suivre les cours obligatoires, arithmancie et divination.



Jaswinder Swindlehurst
feat. Francesca Capaldi

ET EN VRAI ?
J'ai 25 ans, mais peut-être que tu le sais déjà parce que je suis Rioghbhardan O'Callaghan (oui, j'ai un problème quant au choix de mes pseudos mais je me soigne), j'ai même dépensé 460 pour le choix de la maison (SERPENTARD) et l'ascendance demi-vélane de ce nouveau personnage. Je suis arrivée sur NYL par le panneau d'administration et je devrais être là en moyenne tous les jours de la semaine. Avant de finir j'aimerais juste rajouter que je ne sais pas qui s'occupe de ce forum mais il est sacrément cool What a Face.


Tout le monde a une histoire


chapitre trois
vingt-neuf mai deux mille onze

La chambre immaculée baignait dans un silence parfait et la douce lumière du soleil tamisée par les rideaux tirés. Dans le grand lit, Rosalind avait fini par s'endormir. Le travail avait duré une bonne partie de la nuit. Elle avait cru que jamais cette torture n'aurait de fin mais la libération s'était finalement annoncée à neuf heures et onze minutes très exactement. À bout de force et les nerfs mis à mal par la douleur, elle n'avait pas supporté les pleurs de l'enfant. Elle s'était exclamée « retirez-moi ça » avant même qu'on ne glisse le nouveau-né entre ses bras. Elle n'avait jamais voulu tomber enceinte, ça avait été un accident. Qui voudrait d'un enfant avec un mari comme le sien ? Il la traitait comme une princesse, bien sûr, mais de là à envisager la reproduction... Malheureusement, lorsqu'elle avait compris ce qui lui arrivait, il était trop tard pour faire marche arrière. Elle avait vu son corps se déformer, Henry s'extasier... Assurément la pire période de son existence... Dans la salle d'accouchement, personne n'avait discuté et le bébé avait disparu de son champ de vision.

Quelques longues et interminables minutes plus tard, une infirmière vint apporter un petit berceau transparent. Les roulettes ronronnaient contre le linoleum beigeâtre de la chambre. Le père se redressa aussitôt et regarda le spectacle avec émerveillement. Il ne voyait pas grand chose, sinon un amas de tissu blanc dont sortait une petite main rose et potelée. On plaça le berceau près du lit maternel, on vérifia il ne savait trop quoi et l'on finit par prendre congé, non sans rappeler qu'il pouvait appeler au moindre problème. Mais des problèmes, il n'y en aurait pas, il n'y avait aucune raison. Il n'avait jamais eu une confiance aveugle en la médecine moldue, il avait même toujours refusé d'y être confronté mais Rosalind avait été catégorique : elle refusait de se rendre à Sainte-Mangouste de peur que son ex-femme ne l'apprenne et ne se décide à lui rendre visite. C'est ainsi qu'ils s'étaient retrouvés à prendre le chemin d'Ayr, à quelques kilomètres de Maybole, où ils habitaient désormais. L'hôpital ne lui inspirait pas grand chose, ni en bien ni en mal, mais il ne pouvait nier que ses employés étaient agréables et prévenants, même avec sa caractérielle épouse.

Il s'approcha prudemment du berceau. Le bébé s'agita légèrement, remuant ses petits bras. La minuscule main se referma sur son doigt, lui tirant un sourire attendri. Au poignet de l'enfant, un bracelet en plastique ballotait au rythme lent et incertain de ses mouvements. Une lueur de fierté emplit son regard alors qu'il y déchiffrait : Swindlehurst Jaswinder Mabel Drucilla. Il n'en revenait pas que cette petite chose qui lui semblait infiniment fragile soit sa fille, sa toute petite et unique fille. Il n'avait pas pu assister, quelques années plus tôt, à la naissance de son aîné mais il ne se souvenait pas avoir ressenti un tel déferlement d'émotions que devant ce petit être. Il avait été appelé en urgence suite à l'aggravation soudaine de l'état d'un de ses patients et n'avait pu revenir auprès des siens qu'une douzaine d'heures plus tard. Cette fois, il n'y avait eu aucun incident. Heureusement... Rosalind ne l'aurait jamais accepté.

Ils l'ont déjà ramenée... ? interrogea la jeune femme d'une voix encore ensommeillée. Il n'était pas bien difficile de comprendre qu'elle n'était pas ravie d'apercevoir les reflets de son propre visage sur le plastique épais et quelque peu déformant du berceau.
Elle est magnifique...

La jeune mère se redressa péniblement sur un coude, regardant par dessus le bord métallique du petit lit. Elle remonta le long de la couverture, suivit des yeux les courbes rondes du bras, glissa jusqu'à la petite tête joufflue... Des joues rouges, des yeux encore clos... Un nez légèrement aplati, un bonnet d'un rose pâle immonde qui descendait bien bas sur le front... Et quelques mèches d'un roux éclatant qui s'en échappaient ici ou là. Un soupir passa ses lèvres alors qu'elle se laissait retomber sur son oreiller.

Elle te ressemble... déclara-t-elle d'une voix où perçait la déception. Si elle n'avait jamais voulu cette enfant, elle avait néanmoins espéré qu'elle hériterait de ses cheveux d'or, de sa grâce, de sa beauté... C'était le risque à se reproduire avec un humain, pire encore lorsqu'il s'agissait d'un homme aussi quelconque que l'était son mari.

Ce dernier ne parut pas saisir ce qu'elle disait à demi-mots, hochant seulement la tête avec un air particulièrement béat. Il n'avait de cesse de répéter qu'elle était magnifique, les yeux brillants et la lèvre tremblante. Le bonheur qui venait de s'abattre sur ses larges épaules était sans pareil...

Tu vas en faire des ravages, ma Princesse... Comme ta mère...

Elle se retint de lui dire qu'elle ne lui arriverait jamais à la cheville avec des gènes d'aussi mauvaise qualité mais ne put empêcher un soupir non-équivoque de se glisser entre ses lèvres. Sa tête s'enfonça dans l'oreiller, ses yeux fuirent vers la fenêtre et Rosalind ignora alors superbement tant le père que l'enfant...



chapitre quatre
onze février deux mille dix-sept

Les pas précipités de Jaswinder se faisaient entendre dans tout le couloir du deuxième étage alors qu'elle fuyait loin de la bibliothèque et des cours ennuyants qu'on lui y donnait chaque jour depuis un an maintenant. Mrs MacIntyre avait eu le malheur de s'éloigner le temps d'évacuer les tasses de thé qu'elle avait enchaînées toute la matinée, ce qui avait suffi à la fillette pour prendre la poudre d'escampette. Il était difficile de l'intéresser ou de la faire tenir en place. Elle se fichait de tout et peinait à accepter qu'un ordre lui soit adressé. On l'entendait répéter à tout va « je fais ce que je veux, c'est ma maison » de sa petite voix haut perché et promettait de faire renvoyer chaque personne qui osait la recadrer.

Ça avait été vrai pendant un temps... Henry refusait qu'on impose à sa fille un professeur ou une gouvernante qu'elle n'appréciait pas, de peur qu'elle se renferme. Déjà qu'elle passait ses journées coincée au manoir, avec pour seule compagnie celle des adultes qui s'en occupaient ! Rosalind lui avait alors fait remarquer avec bon sens que leur fille les rejetait à tout bout de champ et qu'en six mois ils avaient renvoyé pas moins de trois professeurs et deux gouvernantes... Ça n'était rien d'autre que des caprices qu'elle faisait et il était temps de lui faire comprendre que, du haut de ses six ans, elle ne commandait rien. Il avait été difficile de faire entendre raison à ce père pétri de bonnes intentions mais, finalement, il avait accepté de garder les deux alors en poste... Et si Bathsheba, la gouvernante, avait fini par se faire acceptée par la gamine, non sans mal, Mrs MacIntyre apparaissait comme l'ennemie public numéro un.

Ses boucles rousses disparurent en haut d'un escalier juste avant qu'une porte ne claque. Elle avait fini par rejoindre le troisième étage et trouvé refuge dans sa chambre. La pièce était immense, plus grande encore que la bibliothèque qu'elle venait de quitter. Les murs rose pâle n'avaient pas de fin et le grand balcon donnait sur le jardin. Elle avait hérité de cette chambre, l'une des plus grande du manoir, lorsque sa mère avait déclaré qu'elle la voulait le plus loin d'elle possible pour ne pas avoir à supporter ses babillages idiots... Alors on l'avait déménagée au troisième et dernier étage, encore inoccupé, loin de ses parents qui s'étaient installés au premier. Si elle n'avait pas tout de suite compris pourquoi on lui offrait une autre chambre, elle avait su s'en accommoder et régnait désormais en maître sur ce grand territoire qui était sien.

La voix de son professeur se fit entendre. Elle l'appelait, l'enjoignait de revenir pour terminer la leçon. Bientôt, elle devrait rejoindre la salle de bal pour son cours de danse, elle pouvait bien rester enfermée ici quelques minutes... Quelques heures, même, s'il fallait ! Elle refusait de retourner auprès de cette vieille chouette dégarnie ! Rapidement, Jazz comprit qu'on venait la chercher. C'était inadmissible ! Elle se croyait vraiment tout permis ! Et ses parents qui ne faisaient rien pour l'aider ! La première marche de l'escalier qu'elle venait d'emprunter grinça, comme elle l'avait fait sous son propre poids. Son regard se perdit dans la chambre à la recherche de quelque chose qui pourrait l'aider. Il fallait faire quelque chose et vite. Voir plus grand, frapper plus fort. Si elle ne pouvait pas la faire virer, peut-être qu'elle pourrait au moins la faire partir. Le temps pressait et rien ne sortait du lot... Elle pouvait bien se mettre à pleurer, inventer un mal quelconque pour ne pas y retourner, ça ne ferait que repousser le moment de s'y remettre et offrirait à cette femme le droit de recommencer...

Tout-à-coup, l'illumination.

La gamine ouvrit en grand la porte de sa chambre, s'avança sur le palier et posa ses prunelles sombres sur son professeur qui gravissait péniblement l'escalier en colimaçon.

Miss Jaswinder, cessez de faire l'enfant et retournez à votre place, la réprimanda Mrs MacIntyre alors qu'elle reprenait son ascension en haletant.

La fillette ne prit pas la peine de lui répondre et retourna un imposant bocal de perles en bois. Le cadeau de son père n'avait jamais servi, elle avait déclaré avec humeur que sa mère n'avait pas à faire elle-même ses bijoux alors elle ne ferait pas les siens davantage et n'avait jamais touché au bocal... Jusqu'à aujourd'hui. Les perles dévalèrent les marches dans un bruit répétitif et, bientôt, son professeur prit le même chemin. Elle la regarda choir sans jamais se défaire de son sourire innocent et retourna dans sa chambre comme si de rien n'était. Avec un peu de chance, ça suffirait à la faire partir...



chapitre cinq
vingt-sept septembre deux mille dix-huit

Le réveil n'eut même pas le temps de sonner que la fillette s'asseyait déjà dans son lit, s'étirant avec grâce. Elle bâilla, se frotta les yeux et repoussa une longue boucle rousse qui lui tombait devant le visage. Les heures avaient eu du mal à passer ces derniers jours et elle à trouver le sommeil la veille. Depuis que son père lui avait annoncé qu'elle aurait le droit de les accompagner voir un ballet mais également à la réception organisée avec les danseurs qui se tiendraient juste après, elle flottait sur un petit nuage. Elle n'avait pas la chance de sortir beaucoup. Sa mère préférait de loin rejoindre ses amies plutôt que de l'occuper et son pauvre père passait le plus clair de son temps à l'hôpital. Elle pouvait courir tant qu'elle voulait dans le jardin, c'était vrai, prendre l'air, bronzer sur le transat installé sur son balcon mais il était rare de voir la petite Jaswinder passer les portes de Cassillis Estate. Chaque occasion devenait un jour de fête. Prendre la cheminée, se promener dans les rues de Londres, voir son père et sa mère saluer tout un tas de gens qu'elle n'avait jamais vus et avoir l'impression qu'ils étaient infiniment importants... En bref, aujourd'hui était un grand jour !

Le réveil finit par sonner enfin mais elle l'éteignit aussitôt et sauta à bas de son lit sans attendre. Pour la première fois de sa courte vie, elle se précipita sur les lourds rideaux de velours roses et les ouvrit d'un geste brusque. Les anneaux de bois frottèrent contre la tringle dans un bruit désagréable auquel elle ne prêta pas la moindre attention, bien trop occupée à faire de jolis nœuds pour attacher les morceaux de tissu. Après ça, le silence retomba. Elle l'écouta religieusement, espérant distinguer les pas de sa gouvernante mais il n'en fut rien. Le manoir dormait encore. Pourtant, son réveil indiquait déjà sept heures trente ! Elle s'approcha de la porte de sa chambre et l'ouvrit sans un bruit. Le nez dans le couloir, elle attendait qu'on la remarque mais personne ne semblait dans les environs...

Bathsheba, appela doucement la petite fille, je dors plus, tu peux venir.

Les premières secondes ne donnèrent aucun résultat. Sa voix disparut seulement au loin. Puis, finalement, la porte de l'autre chambre s'entrebâilla, laissant apercevoir une épaisse natte brune. La tête toute entière finit par en sortir, un sourire maternel aux lèvres.

Je ne m'attendais pas à ce que tu sois réveillée si tôt !
On te donne des sous pour être avec moi, répliqua Jaswinder d'une voix froide et hautaine qui n'était pas sans rappeler celle de sa mère, tu te rappelles ?

La bonne humeur qui s'était lue sur le visage de la gouvernante disparut aussitôt. Si elle aimait l'enfant comme sa propre fille, elle déplorait chaque jour un peu plus son attitude, le manque de respect évident dont elle faisait parfois preuve et les caprices à tout va... Elle avait bien essayé de la recadrer mais dès que Henry rentrait, la petite Jazz allait pleurnicher dans ses bras en se plaignant de sa sévérité et on lui demandait aussitôt d'être moins dure avec elle... Alors elle se pliait docilement à ce qu'attendaient les parents, bien trop attachée à son emploi pour prendre le risque de le perdre...

Tu devrais aller prendre ta douche.

La fillette leva le nez et disparut immédiatement dans la salle de bain.
Lorsqu'elle en ressortit quelques interminables minutes plus tard, le lit était fait, la chambre impeccablement rangée. Une jupe grise et un polo crème attendaient sur la couverture qu'elle daigne les enfiler. Elle n'eut même pas le temps d'attraper le moindre vêtement que sa gouvernante sortait du dressing avec une longue robe rose sur les bras. Sa tenue pour ce soir. Celle dans laquelle elle allait parader jusqu'à l'aube dans une fête grandiose digne des plus beaux romans. Elle fronça les sourcils alors que Bathsheba l'accrochait en haut de la porte d'un coup de baguette.

Je préfère la bleue, tu sais, elle avec les brillants.
Je suis désolée mais ta mère a été formelle, elle porte une robe bleue ce soir et refuse que vous soyez assorties.

Jaswinder toisa la jeune femme puis la robe. C'était idiot. Pourquoi est-ce que c'était à sa mère de décider ? Il n'y avait pas qu'elle qui avait le droit de mettre les couleurs qu'elle voulait, c'était injuste !

On a qu'à pas lui dire. Quand elle verra, ce sera trop tard.

Son plan avait l'air parfait. Sa mère faisait bien trop peu attention à elle pour le remarquer avant l'heure de partir et, pour un peu qu'elle se fasse désirer comme elle le faisait tout le temps, elle n'aurait même pas le temps de remonter enfiler une autre robe avant de partir. Loin d'elle l'envie de ressembler à sa mère, bien sûr, mais aux grands maux les grands remèdes. S'il fallait porter la même couleur pour pouvoir porter la robe qu'elle avait choisie, alors soit, elle était prête à faire cette concession. Mais de toute évidence, Bathsheba ne l'entendait pas de cette oreille. La jeune femme secoua la tête, peu décidée à désobéir. La colère teinta de rouge les joues de l'enfant.

Je mettrai pas celle-là, s'écria-t-elle en tapant du pied, je veux la bleue ! J'en mettrai pas d'autres ! Laisse-moi mettre la bleue !

Il était hors de question qu'elle cède ! Elle se rua sur la robe qui pendait toujours sur son cintre et l'en décrocha brusquement. Le morceau de bois tomba dans un bruit sourd sans que personne n'y fasse attention. Elle allait pour la remettre dans son dressing lorsque, sous ses yeux éberlués, la robe changeait. Entre ses doigts, le rose du tissu laissait place à un bleu pâle ravissant, ressemblant à s'y méprendre à celui de son autre robe. Elle n'eut pas le temps de réaliser ce qu'il venait de se passer que les doigts de sa gouvernante s'enroulaient autour de son poignet, la tirant tendrement derrière elle en dehors de la chambre, sans s'inquiéter du fait qu'elle était encore en peignoir ni du caprice qu'elle était en train de faire à l'instant. La porte claqua et la voix de l'employée résonna dans tout le manoir.

Notre petite Jazz est une sorcière !




chapitre six
dix-neuf juillet deux mille vingt-deux

Les boucles rousses s'élevaient dans les airs comme par magie avant de s'enrouler d'elles-mêmes autour des épingles flottant çà et là, le tout dirigé d'une baguette de maître par Bathsheba. La fillette, elle, n'y faisait pas attention. Depuis le temps qu'elle se faisait coiffer par sa gouvernante, elle avait fini par lui faire confiance. Elle vérifierait avant de descendre, comme toujours, mais ne prenait pas la peine de suivre chaque mèche des yeux. Elle avait, de toute façon, demandé à éloigner son pouf de sa coiffeuse afin de le rapprocher de la fenêtre, préférant de loin garder un œil sur ce qu'il se passait dans le jardin...

Dehors, l'été s'était installée depuis un moment. Le soleil inondait le domaine d'une lumière chaude et délicieuse, ce qui n'empêchait pas une dizaine d'elfes de maison (tous empruntés à des amis pour l'occasion) de s'affairer autour d'une immense tente de réception, plantée à proximité de la rivière qui coulait sur le terrain des Swindlehurst. De sa fenêtre, Jazz ne voyait qu'une tache blanche se découpant sur le vert environnant et quelques points plus sombres s'agiter comme dans une fourmilière. Elle aurait aimé s'approcher, voir la préparation de la petite fête de ce soir de ses propres yeux mais ses parents avaient décrété que ça n'était pas la place de leur fille, qu'elle était bien mieux à se détendre et se préparer avant que tous les regards ne soient braqués sur elle, alors elle avait docilement obéi. Pour une fois...

Les heures n'avaient pas filé aussi vite qu'elle l'aurait voulu mais sa patience maltraitée put enfin finir par souffler. C'était l'heure. L'heure de parader au milieu de tout ce que ses parents connaissaient comme beau monde. Jaswinder descendit prudemment les marches menant au hall d'entrée, ses talons claquant sur le marbre à chaque pas. Le bruit de sa robe glissant sur le sol avait ce petit quelque chose qui la rassurait. Les portes s'ouvrirent en grand, le soleil qui commençait doucement à se coucher l'éblouit un instant et puis son père se mit chaleureusement à applaudir, rapidement imité par l'assemblé. Un sourire aussi rayonnant que prétentieux étira alors les lèvres de la gamine.

Voilà notre grande fille, s'attendrit l'une de ses tantes, de fausses larmes perlant aux coins de ses yeux, notre future petite élève de Poudlard !

C'était uniquement pour ça que tant de gens avaient fait le déplacement : pour fêter dignement l'arrivée de sa lettre. Jazz quitta la terrasse et suivit le petit groupe qui partait déjà en direction de la tente où les attendait la réception en elle-même. Tout le monde venait la féliciter, s'enquérir de ses impressions. Est-ce qu'elle était excitée ? Est-ce qu'elle appréhendait de quitter ses parents ? Elle était le centre d'attention et adorait ça, bien évidemment, mais toutes leurs questions la mettaient un peu mal à l'aise.

Elle n'avait jamais vraiment quitté Cassillis Estate, finalement. Bien sûr, parfois elle avait accompagné ses parents à Londres ou passer un week-end dans telle ou telle ville européenne avec ses grands-parents paternels mais jamais elle ne s'était retrouvée complètement seule au milieu d'autres enfants de son âge. Elle n'en connaissait que quelques uns, des enfants d'amis de ses parents qui venaient passer un après-midi au domaine et qu'on lui fourrait dans les pattes sans qu'elle n'ait rien demandé mais il n'y avait pas vraiment de liens. Elle rêvait de se faire des amies, d'avoir quelques filles toujours avec elle, à discuter de robes et de chaussures, de garçons et de princes charmants. Elle voulait pouvoir lire dans leurs yeux autant la loyauté que la jalousie, l'amitié que l'envie.

À peine eut-elle le temps d'arriver sous la tente qu'on lui mit un verre dans les mains. Un immense gâteau ressemblant au château trônait au fond de la pièce, entouré de petites banderoles aux couleurs des quatre maisons. Jaswinder s'approcha de la table sans détacher son regard sombre de des morceaux de tissus qui pendouillaient en dansant au gré du vent puis elle se saisit d'une de celles de Poufsouffle et l'arracha d'un coup sec.

Vous pourriez quand même me souhaiter autre chose que ça !

L'assistance éclata d'un rire un peu forcé alors que sa mère levait les yeux au ciel, l'air franchement agacé. Elle n'avait jamais été à Poudlard et leur avait fait part à plusieurs reprises de son incompréhension face à tout ça. Ça n'était qu'une lettre et qu'une école, pas la peine d'en faire tout un plat... Mais Henry, pour les jolis yeux de sa fille, n'avait pas cédé. C'était l'un des plus grands tournants que connaîtrait la vie de sa princesse, il fallait qu'elle s'en souvienne toute sa vie...

Poufsouffle est une bonne maison, c'est sûrement l'endroit où les gens sont les plus ouverts.
Mais le jaune ne me va pas au teint... On dirait que je suis malade... Et puis qui voudrait d'un putois sur ses robes de sorcier ?
C'est un blaireau, Jazz, pas un putois, rectifia tendrement son père.

La fillette fronça légèrement les sourcils en observant distraitement l'étendard qu'elle tenait toujours dans sa petite main. Elle tourna un peu la tête, plissa légèrement les yeux et finit par hausser les épaules.

C'est pas juste un autre nom du putois ? Pour que ça fasse un peu moins pitié ?

La petite foule qui se tenait devant elle décida de prendre sa remarque pour une plaisanterie d'un goût douteux, y riant alors poliment, mais dans le regard de l'enfant brillait tout de même le doute. Ça devait être le même animal, elle ne voyait pas d'autres explications...



chapitre huit
vingt-deux janvier deux mille vingt-trois

La nuit avait fini par tomber, comme tous les soirs, mais celle-ci ressemblaient à un cauchemar. Recroquevillée dans son lit, son oreiller en plumes fermement appuyée sur sa tête pour étouffer les bruits, la petite Jazz espérait que l'horreur prendrait fin. Des hurlements venaient de nulle part et partout à la fois, se succédaient sans qu'il n'y ait la moindre fin. Elle ne les reconnaissait pas mais chacun d'entre eux lui vrillait les tympans et nouait ses tripes.

Tout avait pourtant commencé le plus normalement du monde. Ils s'étaient installés pour dîner, comme tous les soirs, et les mangemorts avaient apporté une fille pour la punir. Elle n'appréciait pas vraiment ce genre de spectacle mais avait toujours docilement supposé que c'était mérité. Qui s'amuserait à torturer des enfants innocents ? D'accord, les manières de faire de Blackman étaient étranges et peu agréables, il s'était invité au château et s'était installé comme si on le lui avait proposé, sans compter les dégâts qu'il avait fait sur son passage, mais il avait tout réparé après, même en mieux grâce à l'aide de Miss Eastwood et leur avait même offert une journée de vacances en dédommagement de l'horrible nuit qu'ils avaient passé par sa faute à Halloween... On entendait toujours des choses affreuses sur lui et ses collaborateurs mais elle, elle n'avait jamais vraiment vu le problème. Si on faisait des bêtises, on était punis, si on en faisait pas, on ne l'était pas. La logique même. Et puis il n'était pas méchant, dans le fond. Quand il leur avait parlé, le lendemain de son arrivée, il avait été prévenant, presque désolé pour le dérangement...

Elle n'avait pas tout de suite compris pourquoi il avait séparé les élèves en deux, pourquoi certains dormaient désormais aux cachots et étaient qualifiés de sous-elfes (elle avait craint qu'il leur pousse de grands oreilles comme celles des vrais elfes) mais il avait organisé des cours pour le leur expliquer. C'était comme s'ils étaient à moitié sorcier et à moitié animal, finalement. C'était normal de ne pas les laisser ensemble. Après tout, on ne mélangeait pas les torchons et les serviettes ! Son père avait toujours tenu à laisser une frontière entre les moldus et eux. Elle ne savait pas vraiment s'il aurait voulu qu'on les enferme dans un cachot mais il ne les portait pas vraiment dans son cœur. Il s'en fichait, en réalité. Il y avait deux mondes bien distincts et il trouvait préférable qu'ils ne se mélangent pas. Excepté quand Rosalind en décidait autrement... Alors la gamine avait suivi vaguement les idéologies paternelles : chacun devait rester à sa place. Et si la place des nés-moldus était dans les cachots et bien ils n'avaient qu'à y rester. Ça ne changeait pas vraiment le cours de son existence...

Ainsi tout avait commencé le plus normalement du monde. Le dîner avait commencé, une fille qui devait avoir à peu près son âge avait été désignée coupable d'un vol et devait être punie. Elle l'avait regardé se débattre comme un diable entre les mains de ses geôliers, clamer son innocence à s'en détruire les cordes vocales. Elle avait lutté autant qu'elle avait pu, avait même essayé de trouver refuge auprès des Gryffondor mais ça n'avait servi à rien. Elle avait été menée de force sur l'estrade où l'attendait Miss Eastwood. Normalement, ça n'était pas elle qui infligeait les corrections aux autres élèves mais peut-être qu'elle avait eu une promotion. Jaswinder n'en savait rien, elle s'était juste contentée de regarder et d'attendre qu'on leur serve à manger.

C'est à ce moment-là que tout avait dérapé. Aux coups de fouet habituels avait succédé un châtiment d'un autre âge. On la punissait par là où elle avait péché : son larcin devenait son bourreau. Elle ne s'était jamais vraiment offusquée des punitions violentes qu'elle observait avec désintérêt, il paraissait que les moldus frappaient leurs enfants pour les punir, parfois même avec leur ceinture quand ils n'avaient pas de fouet... Mais ce soir-là avait été différent. Elle avait détourné les yeux lorsque la fille s'était mise à hurler. Elle à qui on avait toujours reproché son manque effarant de compassion et un égoïsme sans faille souffrait avec elle.

Le spectacle dégénéra rapidement à partir de là. Aux tables, on commença à s'agiter, à crier, à tenter d'intervenir. Des sorts se mirent à fuser dans tous les sens. Jazz étouffa un cri apeuré lorsque l'un d'eux s'écrasa à quelques mètres d'elle et se laissa glisser sous la table, derrière l'un des pieds, en espérant se faire oublier. Elle n'avait jamais été particulièrement trouillarde mais son instinct de survie s'était suffisamment développé pour l'empêcher de se jeter dans la mêlée. Des corps tombaient, d'autres se pressaient à leur chevet. L'agitation était à son comble. Les élèves s'attaquaient entre eux, les professeurs eux-mêmes paraissaient se révolter. C'était l'anarchie. C'était le chaos.

Tout prit fin aussi brutalement que tout avait commencé. Blackman entra dans la Grande Salle, apportant avec lui nombre de ses hommes. Les rebelles furent désarmer et le calme retomba entre les rangs. Il ne se priva pas de leur faire part de son mécontentement et emmena loin d'eux les troubles-fêtes. Elle ne dîna plus, après ça. La faim s'était enfuie en même temps qu'une vingtaine de ses camarades.

Et maintenant, ils hurlaient. Et ils hurlaient... Et ils hurlaient... Elle les entendait supplier, implorer, s'étouffer dans leurs larmes. Elle ne voyait rien mais elle imaginait sans mal. Les secondes de répit n'étaient jamais bien longues avant qu'un nouveau sort ne fuse... Elle aurait voulu être sourde, ignorante de leur douleur. Mais ça n'était pas le cas alors elle appuyait toujours plus fort cet oreiller pour ne plus rien entendre... Et elle se jura sans un bruit de ne jamais rien faire pour être à leur place...



chapitre neuf
vingt-cinq août deux mille vingt-trois

Sa petite main reposant dans celle de son père, Jaswinder battait le pavé en regardant les vitrines avec de grands yeux envieux. Le Chemin de Traverse était tel qu'elle l'avait toujours connu, comme s'il n'avait pas conscience de ce qu'il s'était passé à l'école... Après presque un an de séquestration, elle goûtait à une liberté retrouvée et au bonheur simple de revivre enfin. Il n'y avait plus à s'effacer pour éviter la torture ni à espérer chaque jour un peu plus fort de revoir un jour les siens.

Son retour avait été à la hauteur de ce qu'elle aurait pu souhaiter. Même sa mère, d'ordinaire indifférente, avait paru heureuse de la revoir. Elle s'était laissée aller à la serrer dans ses bras avant de se plaindre qu'elle avait froissé sa robe. Mais la fillette ne lui en avait pas tenu rigueur. Elle n'en attendait pas moins d'elle. Le monde entier s'était remis à tourner autour de son petit être. Elle avait pu répéter son histoire des dizaines de fois, s'offrant parfois un rôle vaguement plus important que l'absence dont elle avait fait preuve en réalité, sans que personne ne laisse transparaître sa lassitude. On la plaignait, on la choyait, on la couvrait d'attentions toutes plus plaisantes les unes que les autres.

Quelques jours à Cassillis Estate, au sein même de son petit royaume, avait suffi à éloigner de ses pensées rassurées les tristes souvenirs des mois passés. Si elle n'oubliait pas, pas vraiment, ni les corps qui jonchaient la salle de bal, ni le sang maculant les dalles de pierre des couloirs détruits, elle retrouvait l'insouciance dont elle avait toujours fait preuve. Sa vie n'était plus que robes et soirées, caprices et rêveries. Elle savait tout ça de courte durée et en profitait comme il se devait. Plus insupportable encore que d'habitude, menant son monde à la baguette comme jamais auparavant...

Je veux un animal ! Tout le monde en a un à l'école, lâcha-t-elle soudainement en entraînant son père en direction de l'animalerie devant laquelle ils étaient en train de passer.

L'an dernier, elle avait boudé le hibou qu'il proposait de lui offrir en prétextant que s'encombrer d'une boule de plumes n'était pas digne d'elle. C'était pas très beau, ça faisait ses crottes partout et servait juste à apporter le courrier. Qui voulait d'un animal qui avait un travail au lieu de rester à disposition pour des câlins ? Certainement pas elle !

Je t'avais bien dit qu'un hibou ne serait pas de trop ! On va en trouver un qui te plaît.

Jazz s'empressa de pousser la porte du magasin et s'enfuit entre les cages, le nez en l'air, les yeux rivés sur les volatiles qui s'y trouvaient. Il y en avait de toutes les tailles, de toutes les couleurs... Certains la suivaient des yeux, d'autres ne lui accordaient pas même un regard. Il lui fallut une bonne demi-heure pour finir par pointer du doigt une petite chouette beige toute ronde qui ululait dès qu'elle s'en approchait...

Hm... Moui... Lui, décida la rouquine sans faire preuve de beaucoup d'enthousiasme.

Henry hocha doucement la tête et la poussa avec tendresse vers la caisse. Une petite blonde d'une dizaine d'année était penchée sur une cage, sa mère en train de discuter avec le vendeur quelques pas plus loin. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour regarder ce qu'elle avait décidé d'adopter. Derrière les barreaux, un tout petit chaton crème, le museau à peine plus foncé, fixant l'univers avec d'immenses yeux bleus. Elle décida que c'était ça qu'elle voulait à la place d'un hibou idiot. Un chat. Non. Ce chat...

Elle fixa un moment la cage dans laquelle somnolait à présent l'animal puis posa discrètement son regard sombre sur sa future propriétaire, cherchant un moyen de l'en dégoûter avant que sa mère n'ait réglé les derniers détails de son acquisition. La gamine finit par détourner les yeux vers les jouets posés un peu plus loin... Jaswinder vérifia que son père regardait ailleurs puis sortit sa baguette de son sac (« une sorcière ne sort jamais sans baguette », c'était Henry qui le lui avait dit) avant de piquer brusquement la petite bête qui se mit à crier et à feuler aussitôt. Elle s'empressa de ranger son arme afin qu'on ne puisse l'accuser de rien. Les adultes reportèrent leur attention sur le chat et la môme qui le regardait à nouveau, sans comprendre ce qu'il se passait.

Je sais pas pourquoi il a fait ça, se défendit la blonde, levant les mains en signe d'innocence alors que le chaton s'était reculé dans un coin en tremblotant.

Jazz tira alors doucement sur la manche de son père, le forçant à se baisser à sa hauteur.

Elle a tiré sur ses poils, lui glissa-t-elle à l'oreille, assez fort pour être malencontreusement entendue par la mère et le vendeur, c'est pour ça qu'il a fait miaou.

Le sort jouait en sa faveur puisque quelques poils clairs reposaient près du grillage. La mère eut un air aussi choqué que déçu et attrapa furieusement le bras de sa fille qui secouait la tête avec désespoir, répétant encore et encore qu'elle n'avait rien fait du tout.

Il est hors de question que nous adoptions un animal pour que tu lui fasses du mal, tu m'entends ?! Hors de question !

Sur quoi elle s'excusa auprès du vendeur qui avait machinalement éloigné la cage de la fillette, sûrement de peur qu'elle recommence, et disparut avec la gamine avant que quiconque n'ait le temps de réagir. Le chat miaula timidement avant de s'étirer un peu paresseusement, pas traumatisé plus que ça par l'événement.

Je vais le remettre avec les autres, s'excusa le vendeur. Je suis à vous tout de suite !

À nouveau, Jaswinder tira sur la manche de son père qui rebaissa les yeux vers elle.

On peut le prendre à la place du hibou ? Je te promets, je m'en occuperai bien, je lui ferai plein de câlins ! Il peut pas rester là, c'est trop triste, il a cru qu'il avait une famille ! S'il te plaît ! Dis oui ! S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît !

Elle avait parlé à toute allure, ses grands yeux suppliants rivés à ceux de son père, ses longs cils papillonnant au rythme soutenu de ses supplications. Elle le vit s'apprêter à dire non, la ride qui se creusa entre ses sourcils ne trompait pas. Elle voulait ce chat ! Elle prit exemple sur sa mère, passée maître dans l'art d'obtenir ce qu'elle désirait, et se pendit au bras d'Henry, minaudant de plus belle. Le charme contenu dans ses gènes finit par faire effet, comme souvent, et le visage qui lui faisait face se détendit lentement.

Attendez !

Le vendeur s'arrêta à quelques pas d'une pancarte indiquant un accès réservé au personnel et se tourna vers eux, la cage de l'animal encore entre les mains.

Il y a moyen d'adopter ce chaton ?

La rouquine afficha finalement un sourire satisfait alors que le jeune homme faisait demi-tour. Une fois encore, elle avait réussi à avoir ce qu'elle voulait d'un simple battement de cil. Elle s'appuya gracieusement contre le comptoir, cherchant ce qu'elle pourrait vouloir à présent. Son regard se posa sur le chat et l'illumination se fit automatiquement. Un collier de perles, comme ceux qu'avait sa mère ! Ce serait le seul chat au monde à avoir un collier aussi beau (et cher) ! Encore fallait-il convaincre son père mais elle ne se faisait pas le moindre soucis... Elle y arriverait, évidemment !


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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 20:45


Famille et compagnie


chapitre premier
quatre juillet deux mille dix

La musique résonnait dans l'immense salle de réception de cet appartement londonien, faisant vibrer les vitres des fenêtres et filer le temps plus rapidement. La fête avait commencé depuis de nombreuses heures déjà mais nombreux étaient ceux qui l'avaient oublié. Elle n'avait eu qu'à se mettre à danser, à danser comme si personne ne la regardait, à danser comme si le monde entier n'existait pas et, pour eux, le monde entier avait cessé d'exister. Il n'y avait plus eu qu'elle. Elle et ses longs cheveux blonds, elle et ses belles courbes rondes... Tous les regards étaient rivés sur elle. Celui des hommes se faisait épris, celui des femmes transpirait la jalousie. Elle n'en avait que faire.

Lorsque la musique ralentit, elle la suivit, et lorsqu'elle s'arrêta, elle s'arrêta aussi. Ses pommettes avaient rougi sous l'effort et ses impeccables mèches d'or s'emmêlaient légèrement. Elle finit par se frayer un chemin loin de la piste de danse, s'approchant du buffet d'une démarche féline. Derrière elle, on commença à remuer. Quelques hommes lui emboîtèrent le pas sous les yeux médusés de leurs épouses délaissées. L'un d'entre eux se jeta littéralement à ses pieds, tentant d'attraper sa main d'albâtre.

Veux-tu être la femme de mes enfants ? lâcha-t-il avec empressement alors que d'autres le tiraient en arrière pour l'éloigner de leur dulcinée.

Ignorant l'exclamation outrée qui passa derrière elle, elle laissa échapper un rire cristallin alors qu'elle secouait gracieusement la tête.

Bien sûr que non, quelle question ! On ne se connaît même pas !
Je fais partie de la famille roya-, mais il n'eut pas le temps de terminer qu'il disparaissait de son champ de vision, le son de sa voix rapidement couvert par des dizaines d'autres qui se mêlaient dans un brouhaha surprenant. Elle, en revanche, ne paraissait pas troublée, comme si ces étranges démonstrations d'affection, ces déclarations d'amour incroyables faisaient partie de ses habitudes. Elle se saisit de son verre et le porta délicatement à ses lèvres, laissant le liquide sucré glisser sur sa langue. Elle n'eut pas le temps d'avaler une seconde gorgée qu'un bruit sec retentit à quelques mètres d'elle, la forçant doucement à y accorder un semblant d'attention. Un adolescent d'une quinzaine d'années venant d'arracher sa chemise en roulant des mécaniques, dévoilant le torse blanc et fin d'un enfant bien plus que la carrure avantageuse d'un homme.

Jasper ! Rhabille-toi immédiatement, ordonna sa mère d'un ton sans appel juste avant que la main de cette dernière n'entre douloureusement en collision avec sa joue. Le gamin parut revenir à lui et, après avoir regardé avec incompréhension son vêtement, rougit violemment en bafouillant quelques excuses minables. L'instant d'après, il avait disparu sans demander son reste, sa génitrice et des sifflements moqueurs sur les talons...

La jeune femme laissa échapper un soupir puis s'éloigna lentement, son interminable chevelure flottant derrière elle alors même qu'il n'y avait aucun vent. La petite foule s'ouvrit devant elle comme les eaux devant Moïse, le murmure des folles promesses rappelant le roulement des vagues. On la suivait éhontément, on continuait à s'égosiller, à prétendre être ce qu'on ne serait jamais. On voulait l'impressionner, la séduire, la faire sienne... Mais elle ne l'entendait visiblement pas de cette oreille et fuyait encore...

La fenêtre se dessina enfin, elle la fit coulisser sans un bruit et referma derrière elle. L'air frais de cette nuit bien entamée lui cingla le visage. Le double vitrage étouffait le vacarme. C'était bien trop simple de faire tourner la tête de ces humains idiots. Il n'y avait qu'à onduler des hanches et minauder un peu pour qu'ils vous mangent dans la main, oubliant famille et fierté. C'était un amusement comme un autre lors de ces interminables soirées. Elle y était systématiquement invitée mais personne ne daignait pour autant lui parler avant qu'elle ne se mette à faire son petit numéro. On l'observait de loin, prudemment, on la fixait comme un animal sauvage, on se détournait quand elle s'approchait... C'en devenait lassant. Alors, à chaque fois, elle recommençait, elle imaginait avec un plaisir sadique les scènes houleuses qu'auraient le droit ces pauvres sots une fois rentrés chez eux, les menaces de divorce et les excuses larmoyantes. Oh, bien sûr, ils n'y étaient pour rien, ils se contentaient d'agir bêtement, poussés par le charme dont elle était l'auteure, mais qu'importe ! Leurs femmes humiliées mettraient des jours et des jours à l'admettre, préférant se voir victimes à leur place...

Un bretzel ? demanda une voix sortie de nulle part, la faisant sursauter légèrement au passage. Doucement, elle tourna la tête. Une main se tenait là, ouverte devant elle, présentant quelques gâteaux secs. Ses longs ongles écarlates se saisirent de l'un d'eux alors qu'avec lenteur son regard remontait le long de ce bras inconnu. Un homme courtaud, la trentaine bien sonnée, lui faisait face en souriant. Des boucles rousses moussaient sur ses tempes et des taches de son s'étendait sur son visage rougeâtre.
Merci.

Le silence s'abattit sur le balcon alors qu'elle s'appuyait nonchalamment contre la rambarde. Dehors, la belle Londres vivait comme si demain n'existait pas. Elle écouta le concert des klaxons, laissant le regard de son interlocuteur glisser sur elle comme si elle ne remarquait rien. On toqua à la vitre. Personne ne répondit.

J'ai verrouillé la baie-vitrée, avoua l'homme d'une voix douce en désignant d'un geste le manche de sa baguette qui dépassait légèrement de la poche de son pantalon. Je me suis dit que vous aimeriez un peu de calme.

Elle haussa négligemment les épaules mais apprécia néanmoins le geste. Il ne paraissait pas lui faire la cour, n'était pas en train de s'inventer une vie dans l'espoir vain de voir ses yeux clairs briller d'admiration. Il était juste là, grignotant sans un bruit, attendant sûrement qu'elle daigne lui répondre. Pourtant, cette indifférence lui déplaisait. Se trouvait-il trop bien pour elle ? Elle avait fini par s'habituer aux regards plein d'envie et à la lourdeur des flirts. Elle délaissa la rue qui grouillait quelques mètres plus bas et reposa les yeux sur lui. Il lui sourit à nouveau, un peu pataud.

Rosalind, déclara-t-elle en tendant gracieusement la main.
Henry, répondit-il d'un ton solennel avant de baiser la peau parfumée qu'elle lui offrait. C'est un plaisir de faire votre connaissance.
Je sais.

Il rit, elle l'imita. Le bleu de ses yeux se mêlèrent au chocolat des siens. Son sourire s'agrandit. Elle battit doucement des cils, baissa un peu les yeux. Face à elle, l'homme changea doucement d'expression. Sa simplicité fana, il se rengorgea. Il se tint plus droit, plus fier. Il la regardait comme on regarde la Terre promise.

Vous ai-je dit, ma douce Rosalind, que je connaissais personnellement le Ministre de la Magie ?
Pas encore, souffla-t-elle alors qu'elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils étaient décidément tous les mêmes.

Il dégaina une petite carte de la poche intérieure de sa veste et la glissa entre ses doigts. Elle la retourna, non sans lassitude, et y découvrit quelques mots au verso : Henry Swindlehurst, docteur en médicomagie, guérisseur-en-chef du département Virus et Microbes Magiques de l'hôpital Sainte-Mangouste de Londres. Son intérêt fut piqué au vif par ce morceau de carton ensorcelé, dont l'écriture devenait tout-à-coup une photographie animée de cet homme quelconque au côté d'un patient visiblement atteint de scrofulite.

Je pourrais vous le faire rencontrer, si vous le désirez, reprit-il plus confiant encore à mesure qu'il réalisait qu'elle l'écoutait vraiment. Je pourrais vous faire côtoyer les plus grands de ce monde. Je pourrais vous offrir tout ce que vous désirez, des châteaux partout dans le pays, des rivières de diamants...
Mais vous êtes marié.

En effet, une alliance brillait à sa main gauche, faiblement éclairée par les rayons de lune. Henry ne se démonta pas et retira le bijou avec un naturel troublant. La jeune femme ne put s'empêcher de glousser discrètement en le voyant faire. Leur sourire s'agrandirent encore. Elle ne parvenait à attirer dans ses filets que quelques journalistes inconnus, des sportifs en fin de carrière... Des gens dont la fortune ne durerait pas et dont la célébrité n'arriverait jamais. Lui était différent. Son costume paraissait de bonne facture et l'éclat doré qui avait scintillé sous sa manche alors qu'il se débarrassait de l'anneau laissait présager une montre de luxe.

Je n'aurai qu'à divorcer. Alors ? Qu'en dites-vous ? Vous accepteriez l'idée un peu folle d'épouser un éminent guérisseur en secondes noces ?
Je peux au moins accepter l'idée d'un second rendez-vous et d'un dernier verre.

Il parut s'en contenter puisqu'il lui tendit galamment la main, elle la prit, et sans un mot de plus, ils transplanèrent loin de cette fête essoufflée et de l'attroupement désenchanté qui attendait encore de l'autre côté de la baie-vitrée verrouillée...



chapitre deux
douze juillet deux mille dix

De menaçants nuages assombrissaient encore le ciel de ce début d'été lorsque Henry arriva dans le jardin dans un « crack » sonore et caractéristique. L'odeur de la pluie était entêtante. L'herbe encore humide crisait sous ses semelles. Peut-être aurait-il dû transplaner directement à l'intérieur pour éviter de salir l'entrée ? Il n'y avait pas pensé... Maintenant, il le regrettait un peu. À quelques pas de lui se tenait la maison de son enfance, un monstre de pierre blanche qui l'avait toujours fasciné. Il était né ici, il avait grandi ici, il ne connaissait qu'ici. Lorsqu'il s'était marié, ses parents lui avaient offert de fonder sa famille entre ces murs qu'il aimait tant. Il ne les avait jamais quittés, sinon pour ceux de Serdaigle durant quelques années, plus par obligation que par choix...

Quelques rangées d'arbres géants protégeaient la bâtisse des regards moldus et indiscrets. Ses parents ne l'avaient pas élevé à grands renforts d'idées rétrogrades concernant les sans-pouvoirs mais il n'avait pas eu pour habitude de vivre parmi eux pour autant. Chacun devait rester à sa place, ni plus ni moins. C'était dans ces valeurs de vague tolérance qu'il avait construit sa vie. Il n'était pas intéressé outre mesure par « l'autre monde » et n'y passait que lorsqu'il ne pouvait pas faire autrement. En échange, il ne demandait rien d'autre que la paix. Une paix qu'il avait toujours eue et entretenue... Pourtant, il savait qu'aujourd'hui les choses risquaient de changer. Pour la première fois de sa vie, Henry Swindlehurst s'éloignait des sentiers battus et balisés qu'il s'était toujours plu à emprunter...

Il traversa le jardin d'un pas pressé. Le vent s'était remis à souffler. La porte se dressa devant lui plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé et il l'ouvrit sans un mot. L'air était chargé de ces odeurs-souvenirs qu'il chérissait par-dessus tout. La cire qui recouvrait le parquet... La lessive inchangée depuis des années... Les roses fraîchement coupées sur la console dans l'entrée... Son existence entière pouvait tenir dans ces quelques notes olfactives... Il ne s'autorisa pas à en profiter et se rua sur l'escalier. Les marches grincèrent. Il passa le premier palier qui ne donnait que sur quelques pièces inintéressantes comme le dressing de sa femme ou une chambre d'amis qui n'avait jamais été utilisée pour autre chose que recevoir ses beaux-parents qu'il n'avait jamais vraiment portés dans son cœur et continua son ascension jusqu'au second. La porte de son bureau était fermée, il la dépassa sans un regard, celle de la chambre du gamin attira sans mal son attention mais elle était déserte. Le soulagement qu'il ressentit lui donna la nausée. Il préféra reprendre son chemin jusqu'au bout du couloir. Il pénétra dans la suite conjugale le cœur battant la chamade. Il ouvrit le placard et en tira sa valise dans de grands gestes empressés avant de commencer à attraper quelques vêtements au hasard.

Malheureusement, le silence fut de courte durée. On grimpait à nouveau l'escalier. Il accéléra la cadence. Ses chemises d'ordinaire impeccablement repassées finissaient en boule entre une paire de chaussures et quelques pantalons mal rangés. Il ne voulait voir personne, prendre ses affaires et partir aussi discrètement qu'il était arrivé, est-ce que c'était trop demandé ? Les pas se rapprochaient. L'instant suivant, sa femme apparaissait dans l'encadrement de la porte, visiblement énervée.

Où tu étais passé ? l'interrogea-t-elle sans prendre la peine de dire bonjour. Face à son silence, elle reprit presque aussitôt. Une semaine que tu n'as pas donné signe de vie, Henry. Une semaine ! Et tu n'es même pas foutu de donner des explications ? Où est-ce que tu étais, hein ?!

Sans un mot, sans même un regard pour celle qui partageait sa vie depuis qu'il avait quitté Poudlard, il appuya sur sa valise et tira péniblement sur la fermeture éclair. Le bruit sembla les ramener tous les deux à la réalité. Le regard de la jeune femme s'emplit de panique alors que le sien, l'espace d'une seconde à peine, laissait voir sa peur.

Henry...? Qu'est-ce que... Pourquoi tu... Tu...

Sa voix tremblait. Elle ne parvenait pas à achever la moindre phrase, pas plus qu'à mettre de l'ordre dans ses pensées. Elle le fixait sans bouger, peinant de toute évidence à réaliser ce qu'il se passait. Lui se redressa, son bagage dans la main, la tête basse. Une petite voix tentait encore de le dissuader de mettre son monde en pièce pour quelques jours incroyables passés entre les bras de la première ensorceleuse venue mais il ne l'écoutait pas parce qu'au fond de lui, il savait que l'enchantement dont elle l'avait enveloppé, quel qu'il soit, ne faisait pas tout. Il avait eu des moments de lucidité pendant cette semaine, des moments pendant lesquels il aurait pu rentrer chez lui et retrouver sa femme et son fils, se répandre en excuse, implorer leur pardon. Mais il n'en avait rien fait. Il n'avait pas eu envie de rentrer. Il allait travailler, comme tous les jours, il demandait à sa secrétaire de tenir sa femme à distance et revenait, chaque soir, dans le petit appartement de Rosalind comme s'il y avait habité depuis toujours.

Écoute... Je suis désolé...
Quoi ?! Non ! Non, tu peux pas faire ça ! C'est n'importe quoi, tu peux pas !
Je suis désolé. répéta-t-il en contournant sa femme, tout évitant soigneusement de poser les yeux sur son visage ruisselant de larmes. Je suis vraiment désolé...
Et Tanner ?! T'as pensé à Tanner ? Qu'est-ce qu'il va devenir sans son père, hein ?! Est-ce que t'y as pensé, bon sang ?!

La culpabilité qu'il avait ressentie en passant devant l'antre de l'enfant le frappa à nouveau. Oui, il y avait pensé... C'était la seule raison qui pouvait le pousser à rester, à renoncer à la vie étrange et vibrante que lui promettait sa délicieuse créature. Il s'en voulait de le laisser derrière lui, de briser pour une inconnue le quotidien impeccable qu'ils avaient réussi à mettre en place. Mais lorsqu'il lui en avait parlé, elle avait été catégorique : elle ne voulait pas s'encombrer d'un enfant. Encore moins celui d'une autre femme. Il avait fini par céder. Il ne serait pas malheureux, avec sa mère, n'est-ce pas ?

On continuera à se voir. Il restera mon fils. Je ferai en sorte qu'il ne manque de rien, je te le promets.
Tanner ! s'époumona la jeune femme comme si elle avait vu la faiblesse luire dans les prunelles de cet homme qu'elle reconnaissait à peine. Tanner ! Chéri !

Des petits pas, lourds et maladroits, remontèrent le couloir. Henry se figea. Un frisson d'horreur lui courut dans le dos. Il se mit à secouer la tête d'un geste automatique, à la limite de l'hystérie. Elle ne pouvait pas lui faire ça ! Il ne voulait pas voir dans le regard de son gamin toute l'incompréhension qui allait être la sienne. Il laissait à sa mère tout le soin de lui expliquer la situation. Il n'avait pas le courage d'assumer sa décision face à lui. Pas face à lui... Alors, le cœur serré, il s'excusa une dernière fois et transplana, comme il l'avait fait une semaine plus tôt depuis le balcon d'un appartement de la capitale, jusqu'à la ruelle mal en point qu'il habitait désormais. Tant pis pour elle, tant pis pour lui, il avait choisi égoïstement la renaissance à laquelle Rosalind lui avait fait goûter. Ils s'en remettraient, tous autant qu'ils étaient.



chapitre dix
trois juin deux mille vingt-quatre

La porte d'entrée se referma derrière lui, claquant presque. Le hall était plongé dans l'obscurité, l'immense bâtisse dans le silence. Ses yeux mirent un instant à s'habituer à la faible luminosité. C'était souvent comme ça, lorsqu'il rentrait et que Jazz n'était pas à la maison... Triste et sans vie. Sa femme devait être dans un coin, à siroter un verre de vin avec une ou deux copines idiotes qui glousseraient en le voyant arriver comme des collégiennes ridicules qui se font des films pour un rien... Il accrocha son blouson dans le vestiaire de l'entrée et s'égara près des escaliers.

Rosy ?

Son appel resta sans réponse. Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'il commençait son ascension. Avec le temps, il avait fini par réaliser que son couple était voué à l'échec. Ils s'entendaient correctement, bien sûr, mais elle ne l'aimait pas. Elle ne l'avait jamais aimé, en réalité. Pas un seul petit jour. Lorsque le monde n'était plus là pour assister à leur comédie, Rosalind l'ignorait. Elle faisait sa vie de son côté et se fichait pas mal de ce qu'il faisait du sien. Elle s'arrangeait pour maintenir l'enchantement, parfois, lorsqu'elle le sentait lui échapper mais cela s'arrêtait bien là. Elle n'avait qu'une seule exigence : qu'il ne la trompe pas. Pas pour son ego, elle s'en fichait pas mal de ce mâle lambda qui n'intéressait de toute façon pas grand monde, mais pour sa réputation. Elle voulait qu'on la voit comme une femme aimée, choyée, comme une véritable princesse digne d'un conte de fée. Mais en réalité, ça n'était pas après le prince qu'elle en avait mais après sa cassette bien fournie.

Rosalind ?
Quoi encore ?

La voix de la jeune femme venait de la chambre de celle-ci, rendue difficilement audible par ce qui ressemblait aux clapotis d'un bain. Il ne se laissa pas démonter par le ton peu encourageant qu'elle avait employé et pénétra dans la pièce. Ses draps de satin champagne étaient défaits et des vêtements hors de prix jonchaient le sol. Elle avait dû rester au lit à se prélasser toute la journée et se préparer, à présent, à sortir faire la fête. Ils se croisaient à peine depuis que Jaswinder était entrée à Poudlard. Elle était devenue un coup de vent qui peuplait le manoir, insaisissable et presque inexistant. Il poussa la porte de la salle de bain qui jouxtait la chambre et s'appuya contre le chambranle.

Rosalind était bien là, étendue dans la baignoire en marbre blanc, une épaisse couche de mousse bleutée recouvrant avec soin les courbes de son corps parfait. Elle leva à peine les yeux vers lui avant de rejeter la tête en arrière avec ennui. À sa droite, un verre de vin à moitié vide et tout autour des dizaines de bougies allumées. Leur lueur vacillante et leur parfum trop fort lui donnaient la nausée.

Mon ex-femme a été admise à Sainte-Mangouste aujourd'hui.

Elle se contenta d'un « ah » des plus désintéressées et attrapa distraitement son verre. Elle avait toujours refusé d'en entendre parler, sûrement plus par principe qu'autre chose, et ne se montrait jamais très coopérative les rares fois où il violait cette interdiction.

C'est sérieux. Personne ne sait ce qu'elle a mais son état est inquiétant.
Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? C'est ton ex, pas la mienne.

Un silence lourd de sens s'abattit brutalement sur la pièce. Dans ces moments-là, il se demandait ce qu'il faisait encore avec elle... De sa vie, il n'avait jamais rencontrée de femme aussi centrée sur elle que pouvait l'être la sienne. Même sa propre fille n'avait pas véritablement d'intérêt à ses yeux. Elle aurait voulu un clone, une gamine qui lui ressemblait assez pour qu'elle puisse s'attribuer chaque compliment qu'on lui adressait... Il savait que sa déception avait été grande. Elle ne l'avait jamais vraiment aimée, elle non plus, tout juste appréciée, tolérée. Il balaya ses pensées sans ménagement et se redressa.

On ne sait pas si elle sera sortie d'ici la fin du mois. Si ce n'est pas le cas, je récupérerai Tanner en même temps que Jazz.
Et puis quoi encore, s'offusqua Rosalind en se redressant brusquement, tu crois quand même pas que je me vais m'occuper de l'enfant d'une autre !

Il secoua la tête avec lassitude et passa nerveusement sa main dans ses boucles rousses.

Personne ne t'a demandé de t'occuper de lui. Tu n'es déjà même pas fichue de t'occuper de ta fille.
Je ne me suis au moins pas fait passer pour ce que je ne suis pas auprès d'elle, moi, brailla-t-elle alors que son visage se déformait doucement sous la colère. Comment elle va le prendre, ta très chère Jazz, en apprenant que son père lui a caché toute sa vie qu'il avait un autre gamin, hein ? Comment elle va le prendre, tu crois ?!

La beauté de ses traits s'était fanée à une vitesse incroyable. Comme à chaque fois qu'elle s'énervait, elle perdait de sa superbe et effrayait presque le pauvre Henry qui regardait avec inquiétude sa si jolie femme devenir un simulacre de harpie. Il eut un mouvement de recul presque imperceptible.

Elle comprendra. Elle n'est pas comme toi, Rosalind.
Que tu crois, mon pauvre ami ! Elle n'en voudra pas davantage ! Qui voudrait d'un bâtard sous son toit ?!

Le poing d'Henry percuta violemment le mur à sa droite dans un bruit sourd qui les fit sursauter tous les deux. Il n'avait jamais cessé d'être en contact avec son fils, lui écrivant régulièrement et le voyant autant qu'il lui était possible de le faire. Il l'avait promis quand il était parti et l'avait toujours tenu avec soin.

Je ne venais pas te demander ton avis. Je lui ai écrit avant de partir du bureau, il viendra, que ça vous plaisir ou non. C'est mon fils. L'affaire est close.

Sur quoi il tourna les talons et disparut dans le couloir sans réaliser pleinement que, pour la première fois en douze ans, il venait de tenir tête à sa femme...



La première fois ici



chapitre sept
premier septembre deux mille vingt-deux

Derrière les vitres crasseuses du Poudlard Express, le monde se pressait pour apercevoir un bras, un œil ou quelques cheveux de sa progéniture avant la longue et interminable séparation qui les attendait. Onze heures approchait à grand pas. Bientôt, le coup de sifflet du chef de gare retentirait et toute une génération de sorciers sillonnerait le pays jusqu'au célèbre et renommé collège Poudlard.

Après un dernier signe à son père (sa mère était en vacances sur une île paradisiaque avec quelques unes de ses amies), Jaswinder s'éloigna de la fenêtre et entreprit de trouver un compartiment de libre. Elle s'était attendue à trouver une place en un rien de temps mais force était de constater qu'au bout du deuxième compartiment, il n'y avait toujours rien... Sa valise faisait le poids d'un abraxan mort et la tirer derrière elle l'épuisait rapidement. Chez elle, il y avait toujours quelqu'un pour s'occuper de ces choses-là... Quand elle dirait à son père qu'il n'y avait même pas un domestique pour lui éviter d'ignobles courbatures, il écrirait sans le moindre doute à la directrice pour qu'on la traite mieux que ça !

Un groupe d'élèves plus âgés qu'elle se glissa le long du couloir, se frayant un chemin tant bien que mal jusqu'au compartiment qu'ils devaient occuper. Jazz sauta sur l'occasion et attrapa délicatement le bras d'un des garçons. Il devait avoir seize ou dix-sept ans, des cheveux sombres en bataille qui lui tombaient sur le front et l'air las de ces grands qui préféreraient oublier qu'ils avaient un jour eu onze ans...

Excuse-moi, minauda-t-elle en faisant tout son possible pour paraître la plus merveilleuse possible, comme avait vaguement tenté de lui expliquer sa mère, ma valise est beaucoup trop lourde, tu veux bien m'aider à la porter jusqu'à une place de libre ?...s'il te plaît... ?

Le jeune homme la toisa sans un mot, si bien qu'elle crut que le charme dont elle avait soi-disant hérité ne servait à rien dans ce monde d'adolescents. Mais il finit par se fendre d'un sourire un peu idiot et hocha la tête, presque enthousiaste à l'idée de lui venir en aide.

Eh, les gars, je reviens, je vais aider la petite avec sa valise.

La fillette lui offrit un sourire radieux, quoi que clairement satisfait, et le regarda attraper sa malle. Le pauvre ne devait pas s'attendre, lui non plus, au poids démesuré du bagage. Il renonça rapidement la porter, évitant soigneusement son regard de peur d'y voir une quelconque moquerie sûrement, et la traîna péniblement derrière lui. Il allait néanmoins bien plus vite qu'elle ne l'avait fait jusque là et ne ménageait pas ses efforts pour arriver à destination. Il leur fallut finalement traverser tout le wagon avant de pouvoir s'installer.

Sans attendre qu'elle le lui demande, son preux chevalier s'affaira à mettre la valise dans l'un des filets. Jazz l'observa sans un mot, regardant, non sans une certaine moquerie, les joues du garçon virer cramoisies sous l'effort. Il dut s'y prendre à trois fois pour parvenir à l'y faire tenir. Un soupir satisfait lui échappa avant qu'il ne se laisse lourdement tomber dans l'un des sièges, le souffle court. La fillette eut un imperceptible mouvement de recul. Elle ne lui avait jamais proposé de lui tenir compagnie !

C'est vraiment gentil d'avoir laissé tes amis pour moi, gloussa-t-elle d'un ton qui laissait malgré tout comprendre qu'il était temps d'aller les retrouver, je ne sais vraiment pas ce que j'aurais fait sans toi...

Elle lui sourit de plus belle avant de retirer son manteau avec grâce et de le pendre à l'une des patères plantées dans le mur. Le sifflet retentit, le train se mit en branle. Lorsqu'elle se retourna, elle eut la désagréable surprise de voir que son sauveur était en train de prendre ses aises dans son compartiment, s'installant comme s'il y avait été invité.

Maintenant, si ça ne te dérange pas, j'aimerais que tu les rejoignes. Mes copines vont pas tarder à arriver et, même si je suis certaine qu'elles seraient ravies de pouvoir profiter de la compagnie d'un garçon aussi charmant que toi, ça m'embêterait un peu que tu restes... Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vues, tu comprends...?

L'adolescent parut se reprendre aussitôt, levant les yeux au ciel avec un dédain qu'elle n'apprécia pas. Il se releva, attrapa le blouson qu'il avait déposé sur le siège d'à côté et disparut en grommelant avec humeur. Elle ne s'en formalisa pas, pas plus que de savoir qu'il n'y avait aucune copine en chemin, et s'installa tranquillement près de la fenêtre, observant le paysage qui commençait à défiler...


Jamais une journée n'avait été aussi longue. Les heures s'étiraient à l'infini. La nuit avait même fini par tomber. Et aucune compagnie ne s'était invitée. Elle avait espéré se faire des amis dès le premier jour, avoir des gens avec qui partager ses impressions et qui, peut-être, se retrouverait dans la même maison qu'elle mais en dehors du garçon sans gêne qui l'avait aidée au début du voyage, elle n'avait croisé personne. Sauf la dame au chariot qui avait passé la tête par la porte pour lui demander si elle voulait quelques douceurs. Avait-elle vraiment l'air d'une fille qui mangeait n'importe quoi ? Le chocolat donnait des boutons et trop de sucre filerait directement sur ses hanches. Elle lui avait répondu froidement qu'elle ne mangeait pas n'importe quoi et la dame s'en était allée, laissant les portes se refermer sur le vide des sièges qui l'entouraient.

Debout devant la vitre, Jaswinder observait son reflet dans le ciel sombre qui s'étendait de l'autre côté du train. Elle remonta ses chaussettes, sa jupe également, jeta un regard mauvais à la cravate nouée autour de son cou... Elle n'avait jamais eu à supporter le moindre uniforme étant donné qu'elle n'avait jamais fréquenté la moindre école mais cette première expérience ne lui plaisait pas le moins du monde. Ça n'avait aucune forme, aucune tenue, ça n'avait pas l'air de très bonne facture et l'originalité était morte et enterrée. On lui offrait de beaux vêtements à longueur d'années, est-ce que c'était pour les laisser dans son dressing ? Ça n'avait aucun sens ! Personne n'avait eu le bon goût de faire savoir à la direction que c'était une pratique stupide et archaïque ? Comment voulait-on qu'elle fasse l'étalage de la fortune de son père si elle devait s'habiller avec les mêmes vêtements affreux que toutes les autres filles de l'école ?!

Doucement, le Poudlard Express ralentit. L'entrée en gare devait être imminente. La fin du calvaire approchait enfin. La petite fille mit un peu d'ordre dans ses affaires, rangea les magazines qu'elle avait sorti pour tenter de s'occuper et se glissa dans l'unique couloir. Les autres commençaient à sortir également, probablement pressés de descendre de là. Le garçon qui l'avait aidée quitta son propre compartiment, enveloppé dans les couleurs criardes de Poufsouffle. Jazz ne s'en étonna pas, tout le monde savait qu'ils acceptaient n'importe quoi. Celui-ci la remarqua, lui offrant un sourire moqueur.

Et tes amies ?

Elle leva le nez, aussi hautaine qu'elle le pouvait, et passa devant le petit groupe sans un mot ni regard. Le train s'arrêta dans la foulée, les préfets s'occupèrent d'ouvrir les portes et de guider tant bien que mal les plus jeunes, perdus dans la foule des élèves qui se pressaient hors du train comme un seul homme. Elle, elle n'avait pas besoin qu'on lui indique son chemin ou qu'on la prenne par la main. Son père lui avait expliqué plus d'une fois comment tout ça allait se dérouler. Elle l'avait écouté avec attention, lui réclamant toujours plus de détails et d'anecdotes.

Il avait été à Serdaigle, autrefois. Il n'avait eu de cesse de lui vanter les mérites de cette maison, l'élévation intellectuelle que chacun y connaissait, les longues nuits de révision en groupe et la course aux points qui n'existait pas seulement entre les maisons mais également entre les élèves des rangs bleus. Il lui avait fait part de l'espoir qu'elle puisse porter fièrement ces couleurs à son tour, qu'elle continue la tradition. Ses propres parents s'y étaient rencontrés et il aimait expliquer que ses grands-parents également... Jaswinder, elle, n'était pas certaine de vouloir rejoindre les aigles. De ce qu'elle avait compris, Serpentard se distinguait des autres maisons. Elle voulait être quelqu'un, pas seulement un cancre ou une intello, non, elle espérait mieux. Elle voulait briller, être le centre d'attention de tout Poudlard. Elle voulait qu'on la remarque, qu'on l'apprécie. Elle voulait clouer le bec de ce garçon idiot et se pavaner devant lui avec une cour d'amis bien plus fidèles que les quelques uns qui consentaient à le supporter.

Elle réussit à se frayer un chemin jusqu'à la première barque avant que les autres n'aient eu le temps de réaliser ce qu'ils devaient faire. Elle tendit sa main à un gamin qui s'y trouvait déjà mais celui-ci la regarda sans comprendre. Elle leva les yeux au ciel avec exaspération.

Il n'y a donc pas un seul garçon naturellement galant dans cette école ?!

Les joues de son camarade s'empourprèrent alors qu'il attrapait maladroitement cette main tendue pour aider sa propriétaire à grimper dans leur embarcation. Sans un merci, Jazz s'installa à l'avant, laissant à l'autre imbécile tout le loisir de se salir les mains avec la lanterne poisseuse qui n'attendait qu'eux. Deux autres enfants montèrent et le bateau s'ébranla avant de glisser silencieusement sur l'eau calme. Elle avait l'impression d'être seule au monde. Les autres barques étaient hors de sa vue, si bien qu'il n'y avait qu'elle face à la silhouette imposante de Poudlard. Elle se sentait l'âme conquérante ! Elle espérait faire de ce château le sien.

La balade sur le Lac Noir ne dura pas bien longtemps. Le château était maintenant si grand qu'il en donnait le vertige. C'était à se demander comment on pouvait retrouver son chemin dans le ventre d'un tel monstre de pierre. Elle n'eut pas vraiment le temps de s'interroger qu'ils rejoignirent enfin l'autre rive. Le gamin parut apprendre rapidement sa leçon puisqu'il descendit de la barque en sautant à moitié et l'aida à en faire de même sans qu'elle n'ait à réclamer.

Merci.

Elle ne perdit pas davantage de temps avec ce garçon empoté et se glissa, à la suite d'un professeur, dans les entrailles de l'école. Les souterrains étaient sombres et humides, puant la poussière et la moisissure à plein nez. C'était dégoûtant et la grimace qui avait pris place sur le visage de la rouquine le laissait comprendre sans mal. Elle tenait prudemment sa robe de sorcier pour éviter qu'elle ne touche les murs, regardait où elle mettait les pieds pour ne pas salir ses chaussures et faisait de son mieux pour respirer le moins possible (on ne savait pas quel genre de microbes se trimbalait ici)...

Dis, souffla-t-elle à l'attention d'une fille qui marchait près d'elle, tu sais s'ils cirent les chaussures, ici ? Parce que ça a pas l'air propre propre, j'ai pas envie qu'elles soient ruinées en deux jours juste parce qu'ils savent pas faire correctement le ménage...

La fillette lui adressa un regard hésitant, à la limite entre l'amusement et la désapprobation, et secoua doucement la tête, l'ombre d'un sourire sur les lèvres.

J'ai pas demandé mais je pense que oui. Ils doivent faire tout...

Le soulagement se lit sur le visage de la jeune Swindlehurst alors qu'ils commencèrent à apercevoir les portes du Hall. Elle serait bientôt dans le château en tant que tel, loin des rats et des cafards qui devaient grouiller ici-bas.

Au fait, je m'appelle Agnes.
Jaswinder, se présenta-t-elle en tendant la main à sa camarade, mais tout le monde m'appelle Jazz.

Agnes lui offrit un sourire sympathique et serra sa main d'un air presque protocolaire. Peut-être que tous les gens, ici, n'étaient pas bizarres et désagréables finalement ? Le simple fait d'avoir eu un semblant de conversation amicale avec l'une de ses camarades alluma brusquement l'espoir que tout irait bien dans cette nouvelle vie.

Le groupe des première année sortit enfin des souterrains, débarquant face aux imposantes portes de la Grande Salle. On pouvait apercevoir des escaliers qui grimpaient jusqu'à un plafond invisible, laissant supposer un nombre d'étages sans fin, des tableaux pendus trop haut pour qu'on puisse en distinguer les couleurs... C'était grand et grandiose. Bien plus encore que les descriptions que son père lui en avait fait. Si elle était évidemment impressionnée, elle eut le bon goût d'avoir l'air habitué. Son regard sombre balayait le décor avec une certaine lassitude. On pouvait presque lire dans ses prunelles chocolat qu'elle avait connu infiniment mieux. Ce qui n'était pas totalement faux...

Après un discours qu'elle n'écouta pas vraiment, les portes s'ouvrirent en grand, dévoilant aux nouveaux une salle interminable où s'étendaient des tables surpeuplées d'élèves qui les fixaient comme des bêtes de foire. Elle se redressa, prit l'air aussi confiant qu'elle pouvait avoir et pénétra dans la fosse aux lions.

Jaswinder ne mit pas longtemps à repérer la table de Poufsouffle et sa cour de poussins ni l'abruti qui l'avait aidée dans le train. Comme si le hasard avait voulu jouer en sa faveur, la petite Agnes lui attrapa le bras au moment-même où le jeune homme posait les yeux sur elle. Elle tourna la tête avec mépris en pensant très fort : « les voilà, mes amies ! », qu'importe s'il y en avait qu'une.

Regarde le ciel ! C'est exactement le même que dehors !

Elle suivit des yeux le bras de sa camarade qui lui désignait d'un geste théâtral le plafond enchanté qui les surplombait. C'était splendide ! Les étoiles brillaient malgré quelques nuages discrets qui couraient dans la nuit.

Quand il pleut, on mange où tu crois ?
C'est juste un sort, t'inquiète, il va pas vraiment pleuvoir dedans, expliqua Agnes en gloussant. Tes parents sont moldus ?

La question la surprit mais elle n'en laissa rien paraître et secoua doucement la tête. Pourquoi ses parents seraient-ils des moldus ? C'était idiot... Elle aurait voulu le lui demander mais elle fut couper dans son élan par la fin de la traversée de la Grande Salle. Le même professeur qui les avait accueilli à la sortie des souterrains reprit la parole, expliquant d'une voix douce et posée la manière dont allait se dérouler la cérémonie de répartition. Le Choixpeau se mit à chanter. Jazz ne put s'empêcher de faire savoir à sa voisine qu'elle trouvait qu'il chantait affreusement faux et, alors que les deux gamines riaient discrètement, le premier élève fut appelé.

Il s'avança, les jambes tremblantes, et grimpa les quelques marches qui le séparaient encore du tabouret. Il s'installa timidement puis on lui plaça le Choixpeau sur la tête. Durant une seconde, tout le monde retint sa respiration dans l'assemblée. Le Choixpeau se mit à bouger, le gamin se crispa, puis d'un coup :

Gryffondor !

On put lire le bonheur sur ses traits encore enfantins alors qu'il s'enfuyait à toutes jambes en direction de la table des lions qui l'acclamèrent chaleureusement.

Branson Agnes, appela le professeur.
Souhaite-moi bonne chance...

La rouquine n'eut pas le temps de s'exécuter que sa camarade s'asseyait déjà. Moins de dix secondes plus tard, la verdict tomba. Une véritable ovation lui fut offerte alors qu'elle rejoignait sa nouvelle famille d'un pas sautillant. La solitude étreignit brusquement Jaswinder. Et si elles n'étaient pas ensemble ? Est-ce que les filles de son dortoir accepteraient d'être ses amies ? Elle l'observa un instant, parlant avec tout le monde, serrant les mains qu'on lui tendait, rendant les sourires qu'on lui adressait... Agnes était déjà chez elle...

Les répartitions se succédaient... Serdaigle, Gryffondor, Poufsouffle, Poufsouffle, Poufsouffle (vraiment n'importe qui pouvait y aller), Serpentard... À chaque fois, c'était le même enthousiasme qui enflammait les tables, le bonheur de voir de nouvelles têtes remplir les rangs. En elle grandissaient la hâte et la peur. Où l'enverrait-on ? Seraient-ils aussi contents de la voir arriver qu'ils l'avaient été en voyant les autres débarquer ?

Swindlehurst Jaswinder.
C'est moi, déclara-t-elle alors qu'elle évitait les quelques élèves encore au bas des marches.

Des murmures surpris s'élevèrent d'une des tables. Elle eut tout juste le temps de remarquer que quelques élèves se redressaient de toute leur hauteur pour mieux la voir du côté des Serdaigle avant que le Choixpeau ne lui tombe sur les yeux. Elle ne s'en inquiéta pas davantage, supposant seulement que son nom devait leur rappeler quelque chose, peut-être même que c'était des enfants d'amis de ses parents... Il y avait plus important pour l'instant : savoir où elle passerait les sept prochaines années, par exemple...

QUESTION DU CHOIXPEAU
Une personne pas douée tombe dans le lac noir, malheureusement, il/elle est le seul témoin de la scène, que fait-il/elle ? – Elle court en direction du château pour mettre la main sur un professeur, un préfet ou n'importe qui susceptible de l'aider et, si par malheur elle ne trouve personne, elle se convaincra d'avoir fait tout son possible pour l'aider, négociant avec sa conscience pour ne pas avoir à porter sur ses épaules le lourd poids de ce tragique accident.





You know that I've got something special, I feel so lucky to be me. Some people say that I'm a princess running wild but just look into my eyes cause now you're under my spell and I'm not gonna set you free !
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 20:59

Euh salut je sais que t'es nouvelle, mais tu dois pas avoir bien lu les règles de ce forum, il est écrit "pas de fiche interminable".
Tu pourras raccourcir s'il te plait ?

Merci, ça épargnera au staff d'avoir à te le rappeler, n'hésite pas à les prévenir quand tu auras fait les modifications. Surprised


I’m afraid, somebody else might take my place
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 21:04

Bienvenue sur le forum ! Savannah J'espère que tu te plairas parmi nous. Mais comme l'a dit Tracy, ça ne va juste pas être possible. Surprised Le staff a déjà fait 3 syncopes cette année en lisant des fiches aussi longues donc les règles ont changé.

Il va falloir tout recommencer, j'en ai bien peur pour toi. Aimie
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 21:05

Waouh ! Ca c'est de la fiche ! Waw
Euh… Bonne chance Milo ?
Et cet avatar !!! Bave
Bienvenue à ce nouveau perso ! cheers
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 21:06

Pourquoi bonne chance ? Si tu crois que je vais la lire, tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude mon chou What a Face




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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Ven 29 Juin - 23:58

Alors je vais pas mentir, j'ai pas encore lu.
J'ai hâte de voir une nouvelle terreur dans notre classe en tout cas. Anoushka Perv
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Sam 30 Juin - 17:59

Y'a pas que pour les pseudos qu'il faut te faire soigner Erm

Faut prendre des cours de "comment résumer les choses" What a Face

Savannah
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Sam 30 Juin - 20:06

Rebienvenuuuuuuuuue Jade

En plus d'être toute belle c'est un sacré garnement
Hâte d'avoir des liens avec ta nouvelle louloute Perrin Brooklyn
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Mar 3 Juil - 14:36




Bienvenue parmi nous

Ta fiche est trop longue, à un moment donné faut apprendre à synthétiser parce que sinon c'est le bordel ! Je n'ai aucun doute sur le fait que ta louloute va être cool, un jour je prendrai le temps de lire ta fiche ... mais pas maintenant sifflote En attendant éclate toi bien avec ce nouveau perso, je sens qu'elle va faire des ravages Anoushka Coeur



Je sais que tu trouveras tout ce qu'il te faut pour t'épanouir au mieux parmi les rangs de
SERPENTARD
!
Serpentard Serpentard Serpentard



Quelques conseils pour bien commencer


Maintenant que tu es réparti(e), il ne faut pas te reposer sur tes lauriers. Ta vie NYLienne commence à peine et pour la faire démarrer sur de bonnes bases, il te reste encore pas mal de petites choses à faire. Ne t'inquiètes pas, je vais tout te montrer...

Commence par créer ta fiche de liens, ta fiche de RPs, ainsi que boîte aux lettres qui te permettra aussi de gagner des points RPs en écrivant des lettres de plus de 300 mots et ta boite à hiboux express pour les messages plus courts. Peut-être que tu n'en trouveras pas tout de suite l'utilité, mais ça ne saurait tarder... Alors mieux vaut l'avoir fait tout de suite. Et puis, si jamais tu cherches quelqu'un d'important pour le développement de ton personnage, n'hésite pas à créer un poste vacant.

Aussi, je te conseille d'aller lire comment marche le système de points, si ce n'est pas déjà fait. Ce serait bête de ne pas savoir comment rapporter des points à ta maison. D'ailleurs, tu peux jeter un coup d'oeil aux sabliers pour voir où en est la course à la Coupe. Et comme les votes, c'est le bien, Top-Siter rapporte des points !

N'empêche que le meilleur moyen d'obtenir des points reste d'aller en cours. Et oui, nous sommes dans une école et nos chers professeurs vont se faire une joie de t'apprendre tout ce qu'ils savent. Quand tu te seras bien installé(e) dans ton dortoir, attrape tes bouquins et rends toi vite en classe ! Nos professeurs t'attendent, et pour savoir à qui tu as à faire, tu trouveras la liste ici. La liste des sortilèges par année est disponible .

Il n'y a pas que les points des sabliers qui sont importants ici. Il y a aussi les points défis ! Tu peux aller lire ce sujet pour savoir exactement ce que c'est que les points défis. N'oublie pas de créer ton sujet d'ailleurs, qu'on puisse tous t'en proposer ! Bien sûr, tu peux également savoir combien tu as de points en allant voir la fiche ! Le nombre de point s'initialise automatiquement à 0/0 mais dès que vous avez un point, vous pouvez voir l'évolution de ceux-ci à 1/2000...

Heureusement, il n'y a pas que les cours dans la vie ! Tu vas pouvoir t'entraîner à être une fouine en écoutant les rumeurs qui se baladent dans les couloirs, attraper ton balai pour devenir le plus grand joueur de Quidditch de l'histoire de Poudlard... Enfin, pour être sûr(e) de ne rien louper des activités qui te seront proposées, garde un oeil sur le panneau d'affichage, et sur la Gazette du Sorcier pour être informé(e) de tout ce qui peut bien se passer dans le monde magique.

Le HRP (hors-RP) te donnera également de quoi t'occuper grâce à une partie Flood bien remplie. Tu pourras également faire plaisir aux autres membres en leur offrant des cadeaux. N'oublie pas, à l'occasion, de passer sur la ChatBox, avec un peu de chance, tu tomberas en plein jeu... S'il y a quelque chose que tu ne comprends pas, nous répondrons à toutes tes questions.

Sur ce, je te souhaite beaucoup de plaisir dans cette nouvelle vie qui commence, et plein de merveilleux RPs !


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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   Lun 9 Juil - 17:41

Alors, il m'a fallu un trajet Lille-Marseille pour me décider à lire ta fiche mais maintenant que ce bon moment est passé, je te souhaite la re-bienvenue. Pompom Girl
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MessageSujet: Re: JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities   

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JASWINDER ♕ Don't spend your time on D list personalities
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