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 hello sleepwalker • ft. irina.

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MessageSujet: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 10 Fév - 14:41



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Je respirais doucement, en sentant mon souffle remplir ma poitrine et s’échapper par mes narines. L’inspiration était vigoureuse tandis que l’expiration, faible. La première était pleine de vie tandis que la seconde semblait liée au renouveau. La forte inspiration venait toujours satisfaire le corps en proie de désir de nettoyer l’homme que j’ai été par le passé, quelqu’un d’un peu trop fier. Trop conscient de ses talents et dont l’humilité était la Némésis ultime.

Mais aujourd’hui je m’en sens grandit de cette histoire, même s’il a fallu que je perde l’usage de mes yeux pour comprendre que les choses les plus importantes de la vie ne se touchent pas, elles ne se voient pas, elles se ressentent. Je crois que c’est là, la plus grande amélioration que j’ai pu apporter à mon esprit, celle où je deviens quelqu’un de bien plus humble, bien plus spirituel. Là où j’étais centré sur moi-même durant des années, là où je croyais que la société des sorciers devait être sous la bannière des meilleurs. Aujourd’hui je me rend compte que mon jugement était totalement biaisé, et même en tant qu’Aurore je me rendais compte que notre société n’avait besoin des meilleurs.

Mais des sorciers motivés et capable de changer les choses, il y a une nuance. L'air entrait et sortait de mon corps, ma conscience me demandait de surveiller mon souffle alors je m’exécutais. Je m’étais emparé de mes lunettes dont les verres s’imprégnaient d’un vermillon presque désireux. Revêtant ma veste noire, j’installais une écharpe autour de mon cou pour afin quitter les lieux de mon domicile. J’emboitais dés lors une marche calme et réfléchie vers le village de Pré-Au-Lard. C’était avec succès que j’avais réussi à créer un produit contre certaines espèces de limaces qui dévoraient les récoltes de l’école.

Il fallait bien faire quelque chose pour protéger la vie végétale que l’on peine encore aujourd’hui à préserver. Mais mon produit ne tuait pas les limaces, il les dirigeait vers une autre alimentation. Bien entendu ce n’est qu’illusion et magie apportée par les vices mystères de la botanique. Les mains plongées dans le fond de mes poches, je recueillais le bas de mon visage dans le creux de mon écharpe pour m’épargner un vent légèrement plus vicieux que la veille. Mais une fois arrivé sur place, je n’avais plus aucune raison de me cacher. J’entendais, je discernais l’ambiance chaleureuse de Pré-Au-Lard.

Un petit sourire habituel à l’idée d’entendre, certain rires, des personnes s’amuser. Ce genre de visite était plus forte que moi. Je n’arrivais pas à me passer de certains rituels que j’ai adopté durant mes années de réadaptation. Il m’était parfois impossible de résister à l’attrait des montagnes, et à la fin je m’éclipsais dans le bois des hauts bambous aux troncs satinés, baigné d’une lumière verte et oblique. Je prenais un chemin rocailleux qui menait aux forêts et divers Monts de ce monde. Même si je ne les voyais pas, je vivais l’aventure comme telle.

Sortant une main de ma poche, je la passais doucement dans mes cheveux pour redresser ces derniers légèrement désordonnés par la brise. Continuant mon avancement au centre du domaine de Pré-Au-Lard, mes pas me guidèrent vers l’auberge des Trois Balais. Un endroit où je passais beaucoup de temps quand j’avais du temps libre à l’époque. Bien entendu, je venais bien plus modérément, ayant le sens des priorités… Mais je n’entrais pas, d’ici je profitais de l’odeur de nostalgie qui s’imprégnait de mes sens. Des images défilaient dans ma tête du passé.

« Ce genre de nostalgie ne me réussit pas, décidément... »


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Dernière édition par Mattheus V. Wenlock le Sam 10 Fév - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 10 Fév - 19:59


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


L’année scolaire était bien entamée et Irina se l’avouait sans trop de problèmes : elle adorait son retour à Poudlard même si être une prof n’était pas toujours facile. La jeune femme était naturelle, pas habituée au cadre scolaire et aux principes voire parfois même au vocabulaire à adopter en tant que prof… mais en toute objectivité, elle s’en sortait bien et n’avait pas l’impression que les élèves profitaient de son laxisme ; ce dont elle avait craint avant d’arriver. En fin de compte, pas de laxisme à signaler… ou du moins, s’il y en avait, il passait relativement bien et la jeune femme n’avait rien eu d’autre à faire que de « secouer » – par courrier - un élève de troisième année qui s’était auto-signé un ticket de sortie pour aller bouder ailleurs que sur le terrain de Quidditch. L’ironie marchait bien avec les gamins…ou plutôt, une forme de moquerie toujours respectueuse et assortie de mots bien choisis, histoire de ne pas vexer. Irina se faisait ses petites astuces et en n'en était pas peu fière.

Parfois, les journées n’étaient pas remplies et Irina les passait à préparer les autres cours ou à rattraper son retard dans la lecture des magazines sportifs… Pas de lecture d’ouvrage sans fin, Irina n’avait pas la patience et elle avait fini par l’accepter et elle faisait avec. Quand elle ne trouvait pas d’occupation à Poudlard, elle prenait une veste et ses petites jambes pour arpenter Pré-Au-Lard et profiter du calme qui régnait dans le village. Ce fut l’objectif du jour et Irina réalisa qu’elle avait avancé pendant 25 minutes, non sans tenter d’utiliser le téléphone portable moldu qu’elle avait depuis septembre, avant de s’arrêter devant les Trois Balais et de s’appuyer au mur non loin de l’entrée de l’établissement. Voilà comment finirait sa balade : une boisson pour se réchauffer et une bonne dose d’énervement si le portable ne lui donnait pas ce qu’elle espérait. Irina était adossée au mur depuis le début, essayant encore et toujours de faire fonctionner ce foutu engin de malheur pour joindre sa fille. Visiblement, la réussite n’était pas de mise et il allait falloir qu’elle attende une réponse écrite, ce qui était probablement beaucoup plus long, mais elle savait que Bianca préférait ça (aussi curieux que cela puisse paraître). Bref, tout ça pour dire que la jeune femme se trouvait toujours à son point d’arrêt lorsqu’il arriva et fit une réflexion sortie de nulle part. « Il », c’était celui qu’elle connaissait sous le nom de « Monsieur Wenlock », mais Irina n’ignorait pas pour autant son prénom, ni son activité, ni ce qui lui était arrivé et encore moins ses nouvelles fonctions à Poudlard. En toute discrétion, elle se renseignait sur les collègues et autres membres du personnel de Poudlard mais ne se faisait pas remarquer pour autant. Sa place était sur le terrain…et elle était à l’aise quand elle était dehors.

Portable à l’oreille (pour une énième tentative), Irina s’était mise dans l’idée de l’observer sagement – quand bien même elle l’aurait fait avec insistance, il n’y avait que très peu de passants qui allaient le remarquer - mais la remarque de Wenlock, formulée à voix haute, l’avait poussée à hausser les sourcils et à se retourner pour voir s’il s’adressait à quelqu’un. Il n’y avait personne… La jeune femme n’eut pas le temps de se poser la question de savoir si elle allait répondre ou non à Wenlock que quelqu’un lui répondit à l’autre bout du fil « Si !! Si !! Je suis là, je vous entends ! Mais bien évidemment, ça fait sept fois que j’appelle ! Oui. Non… Non, c’est impossible. Bien… bien, j’ai compris… » Fin de l’échange. Cour. Bref. Concis. Énervant. Irina ne pouvait parler à sa fille, c’était ce que la femme lui avait expliqué et elle n’était pas étonnée de cette réponse. Pourquoi avoir essayé d’appeler à l’internat ? La petite allait avoir la honte par sa faute et ça n’était pas son objectif. Rangeant rageusement l’appareil qui ne fonctionnerait plus à Poudlard dans sa poche, Irina releva la tête vers Mattheus avant de dire, sans même prendre le temps de penser à ce qu’elle allait formuler à voix haute : « Heum…Vous, vous parliez tout seul, moi pas ! J’espère ne pas avoir interrompu ce moment de nostalgie intense qui ne vous réussit pas… ou en fin de compte, si j’espère l’avoir interrompu et qu’il est désormais placé très loin dans la liste de vos préoccupations. S’il a disparu, j’espère que vous prendrez la peine de me prévenir pour que j’envisage une carrière dans la gestion des troubles émotionnels. » Il ne savait peut-être pas qui il avait en face… Ce cas de figure traversa l’esprit d’Irina et s’imposa comme un jeu ; mais quelques secondes supplémentaires lui furent suffisantes pour réaliser qu’il n’y avait probablement rien de marrant pour lui à l’idée de jouer à ce petit jeu. On pouvait aussi parler de mon intervention… ? Complètement pilotée par ma déception toute fraîche du besoin de nouvelles de ma fille inassouvi… Depuis que j’avais repéré Wenlock à Poudlard, j’avais prévu d’aller le voir et lui parler, j’avais procrastiné jusqu’à en arriver à ce moment précis devant les Trois-Balais où je n’avais plus en vraiment le choix. Est-ce que je le regrettais ? C’était trop tôt pour le dire.


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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 10 Fév - 20:44



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« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Des fois, il n’était pas impossible que je me souvienne des moments où la vue m’était encore tenue pour acquise. J’ai vécu de nombreuses années à pouvoir profiter de la beauté de ce monde tout en constatant aujourd’hui que je ne voyais pas à quel point j’étais un vrai connard. L’humilité et la rédemption sont les mots qui ont orchestré l’éclosion du nouveau-moi. Je ne peux pas voir mon handicap autrement que comme un moyen de tout recommencer à zéro.

Mais je me rend compte que le chemin pour arriver ou j’en suis aujourd’hui ne s’est pas soldé que par la réussite. Mais j’ai dû aussi faire des sacrifices, celle de pouvoir fonder une famille, celle de pouvoir rendre fier ma famille avec laquelle je n’ai plus aucun contact si ce n’est mon oncle; l’homme qui a tendu une main louable vers moi quand tout est parti en vrille. Quoi qu’il en soit, tout a été nécessaire pour que je puisse vivre à nouveau une vie. J’aurai tout le temps qu’il faut pour accomplir ce que je souhaite, et ce même si j’ai dépassé le quart de siècle.

Un bref soupire s’imprègne de mes lèvres lorsque cette pensée vient se manifester, et finalement je me disais que pas plus tard que la semaine dernière, j’avais réussi à sécuriser la forêt interdite. Voilà au moins une chose de faite, même si ça n’affecte rien dans ma vie personnelle. Le léger sourire aux lèvres, voilà qu’une voix s’éleva, adressée à ma personne visiblement. Je ne sursautai pas spécialement, bien qu’un haussement de sourcil provoqué par la surprise, eut lieu.

Mon visage se tournant vers la voix onirique dirigée vers ma personne, et dans ce flots de paroles, je ne pouvais m’empêcher d’y trouver une pointe d’humour. Résultat des courses, je me retrouvais à libérer un ricanement quand elle libéra l’entière totalité de sa tirade. « Tout de même, je montre tant de symptômes pour ce qui est des troubles émotionnels… ? Mais je ne doute pas de vos compétences, je suis sûr que vous me serez d’une aide bienfaisante. » Mes propres mots prononcés sur un ton bien particulier, il y avait ce côté familier bien que je la vouvoyais.

La limite entre le tutoiement et le vouvoiement se faisait bien fine dans mes habitudes, mais il y avait tout de même ce bout de chemin à faire, le temps de savoir à qui j’avais à faire. Mais il est vrai que dans mes souvenirs, cette voix était loin de me laisser indifférent. Je savais que je l’avais déjà entendu, et cette chaleur qui enlace chaque mot ne pouvait signifier qu’il s’agissait d’une personne avec qui j’étais en de bons termes.

Je me tournais totalement vers cette personne, bien qu’elle ne voyait pas mes yeux, et que je ne pouvais la voir, j’ai penché ma tête sur le côté. Cette mécanique, même pour un aveugle, traduisait un questionnement sur son identité. « La seule chose qui me trouble actuellement serait possiblement l’impression que je vous connais. » Mais je ne restais pas non plus bloqué dans cette position qui pouvait mettre mal à l’aise. Replongeant mes mains dans mes poches, mon esprit tenta de définir l’issue de cette fine problématique qui n’en était pas forcément une au final. Mais ce genre de sensation… Je n’aimais pas ne pas mettre de point final.

« Ou alors ma cécité me joue des tours, j’aurai sans doute besoin que vous songiez à une carrière dans la gestion des troubles émotionnels. J’ai dû vous confondre avec une personne que j’ai connu. »

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 10 Fév - 21:50


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Inutile de se prendre la tête inutilement avec Bianca et l’internat. La petite allait bien, Irina le savait, mais elle était envahie par la nostalgie et l’impression de ne pas s’occuper de sa fille quand elle n’avait pas elle-même une occupation à Poudlard. Rien de bien facile à vivre, mais rien pour déprimer non plus… La jeune femme avait des tas d’autres jeunes à avoir à l’œil et cela lui allait plutôt bien. Irina n’avait pas eu le temps de passer la porte des Trois Balais que son attention fut accaparé par un homme qu’elle avait déjà aperçu sur son lieu de travail… pour ne pas dire « leur lieu de travail commun : Poudlard ». Elle n’avait pas eu besoin de faire d’effort pour remettre un nom sur le visage et se rappela immédiatement de la petite histoire de cet homme, rayé du rang des Aurors pour une situation qu’il aurait sans doute tout fait pour éviter. Irina avait trouvé la situation injuste et triste, mais elle n’avait pas poussé la réflexion plus loin n’ayant pas d’autres informations à ce propos. Elle savait juste qu’elle n’avait jamais revu Mattheus depuis qu’on lui avait annoncé qu’il n’allait pas revenir sur les terrains. Devant la porte des Trois Balais, Irina engagea la conversation la première, malgré elle, et la réaction de Wenlock ne se fit pas attendre. Il lui demanda s’il présentait tant de symptômes émotionnels et Irina ne put empêcher un petit rire de s’échapper de ses lèvres : « Pas tant que ça… Juste un peu. Est-ce que ça ne vaut pas le coup de s’y pencher quand même ? » C’était de l’humour, uniquement basé sur la réflexion qui lui était venue sur le moment. D’ailleurs, le reste de ses paroles laissait entendre une certaine légèreté qui faisait plaisir à entendre.

Même si elle savait que son interlocuteur ne pouvait le remarquer, Irina ne manqua pas de sourire lorsqu’elle l’entendit lui dire qu’il avait l’impression de la connaître. Connaître était un bien grand mot, ils n’avaient pas eu le temps de se connaître véritablement, mais ce fut un début. Irina jugea bon de ne pas commenter l’aspect « cécité » que Wenlock venait de mentionner. Peut-être avait-il voulu la mettre parfaitement au courant de sa situation ? Si c’était le cas, c’était une jolie manière de faire, mais Irina était au courant de tout…enfin presque. Les questions qu’elle avait voulu poser aux Aurors qu’elle avait croisés après Wenlock ne lui avait pas permis de savoir ce qui avait provoqué une perte de la vue. Pourquoi ne pas lui avoir écrit, alors ? Tout simplement parce qu’elle jugeait la situation délicate et qu’elle n’était pas sûre d’être capable de trouver les mots. De plus, écrire à l’Auror qui venait assurer la sécurité des matchs importants que les Harpies avaient disputés aurait clairement témoigné d’un intérêt assez … malsain ? Étrange ? N'attendant pas plus longtemps, Irina reprit la parole pour dire : « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? La voix ? Le parfum … ? Le côté loquace ? En bonne gestionnaire des troubles émotionnels, permettez-moi de vous dire qu’un trouble de ce genre témoigne du fait que vous êtes en bonne voie…Si tant est que l’impression de me connaître ne provoque pas chez vous une nouvelle crise de nostalgie. » Mattheus aurait pu surprendre un petit pincement de lèvres à la fin des paroles d’Irina. Ouais, elle prenait son rôle à cœur, mais il fallait quand même qu’elle précise : « C’est dommage, j’ai commencé un nouveau job, il y a peu de temps…. » Elle laissa une petite latence dans ses paroles avant de reprendre : « Vous me confondez avec une personne sympathique, rassurez-moi ? » C’était cruel, horriblement cruel de faire ça, mais Irina sentait qu’elle allait pouvoir s’en tirer avec humour et légèreté. Elle s’en sentait capable et ne savait ce qui lui faisait penser ça. Peut-être le fait de retrouver une conversation aussi spontanée que celles qu’elle avait tenues avec lui, par le passé ? Il ne lui restait plus qu’à attendre de voir s’il allait la mentionner. Si c’était le cas, Irina allait lui donner son identité. Si ça n’était pas le cas, Irina lui donnerait son identité quand même. Elle ne pouvait décemment jouer ce petit jeu trop longtemps, d’autant qu’au fond d’elle, elle avait bien l’impression que Wenlock savait parfaitement (peut-être sans certitude) à qui il avait affaire.



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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 11 Fév - 1:18



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« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
La confusion n’était pas le mot qui faisait office de bannière dans mes pensées, mais il est vrai qu’un effort s’imposait. Une forme de dualité entre l’effort et la brume, je ne peinais pas non plus à dissiper ce voile qui me masquait la réponse. Car si sa voix me rappelait quelque chose, la réponse elle se faisait de plus en plus flagrante. Et on aurait dit que cette femme s’amusait de la situation, alors autant trouver cela amusant. Je n’ai jamais considéré quoi que ce soit comme une moquerie envers ma cécité.

Je ne perdais pas ce sourire qui se jouait de la douce ironie. Inspirant profondément, cette notion de trouble émotionnel n’avait clairement pas de raison d’être, mais pour ce qui était du sarcasme, elle trouvait sa place finalement. « En effet, il y a sans doute moyen de desceller quelque chose d’intéressant en fouinant un peu.. » Enfin de compte, il m’était possible de me souvenir de cette voix. Ressasser les souvenirs les plus marquants de mon existence.

L’interprétation des faits est en soit un exercice des plus habituels pour moi, et cela me permettait de résoudre bien des problématiques. Un tic s’interpréta d’une façon précise au milieu de notre conversation, je pus enfin déposer un nom sur cette voix. Un profond soulagement s’inscrit alors, culpabilisant légèrement de ne pas avoir deviné plus tôt de qui il pouvait s’agir. Mais je ne pouvais la couper dans l’immédiat. La situation était belle et bien plus amusante quand nous étions tout deux conscient de nos identités respectives. Et puis il y aura forcément conclusion quant à ce jeu, pour entamer des discussions sans doute d’avantage plus enrichissantes.

Ce genre de situation détournée avait le don de me sortir de mes pensées assez habituelles, me sortir le nez de mon chez-moi, de mes engagements relationnels avec les différentes espèces qui peuplaient notre communauté. La présence d’Irina pouvait s’apparenter à une bouffée d’air frais, comme de renouveau. Si je n’ai pas mon oncle ou quelques élèves pour m’aider à punir ma routine, il faut avouer que je me préparais à châtier cette dernière avec l’aide d’Irina. Une redécouverte si on peut dire ça comme ça.

« Hmm… Vos critères correspondent bien à mes souvenirs, et c’est très agréable de s’en rappeler. Même si je n’apparenterai pas ça à une « crise » ! »

Après tout, il n’y avait rien de péjoratif dans mes pensées, il est vrai que mon odorat cernait quelque chose de familier. Elle que j’ai tant aiguisé tout comme mon ouïe, tout me rappelait quelque chose de positif. Mon instinct fit comme le lien, et quand bien même je pouvais me tromper sur son identité… ce que je ne pensais pas, ses paroles confirmèrent mes pensées. Surtout sur sa dernière question qui ne m’a pas empêché de ricaner.

« Oh, loin de là, loin de là… Cette personne c’est une forcenée, il est compliqué de lui faire changer d’avis. Dans mes souvenirs c’était une femme souriante, qui avait une joie de vivre contagieuse. »

Pour autant je montrais que je jouais le jeu, autant définir toute suite la vérité, et la situation telle qu’elle aurait dû être depuis le début. Redressant légèrement mes lunettes, le sourire d’avantage plus doux traduisit la prochaine phrase. Une faible expiration, un visage qui a banni la méfiance dés les premiers échanges. :

« Et j'ose espérer que tu sois restée la même depuis tout ce temps. Mais ce serait tout de même agréable de savoir que tu t'épanouis d'avantage ici, Irina. »
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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 11 Fév - 16:55


Mattheus & Irina

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Il était inexact de dire qu’Irina savait comment s’y prendre avec une personne ayant perdu la vue, y compris quand c’était une personne avec qui elle avait pris l’habitude d’échanger et qui avait disparu de ses petites habitudes du jour au lendemain. Parce qu’elle y avait pris goût, à ces petites discussions d’avant ou d’après match et qu’elle appréciait aussi avoir un petit regard sur ce qu’était le boulot d’un Auror. Elle-même aurait été incapable d’être compétente et de prétendre au titre, mais elle trouvait les missions vachement intéressantes. Assurer la sécurité lors d’un banal match de Quidditch n’était probablement pas la chose la plus folle que Mattheus ait eu à faire, mais il ne s’en était jamais plaint une seule fois et il arrivait régulièrement avec le sourire. Irina n’avait jamais manqué de constater l’évolution du personnage…par rapport aux souvenirs qu’elle conservait de Poudlard. Les choses avaient de nouveau changé, par la force des choses, après « l’accident » dont elle ignorait les tenants et les aboutissants, mais qui avait eu de sérieuses conséquences sur la vie du jeune homme. L’objectif était de savoir comment le prendre, désormais. A première vue, il n’était pas disposé à l’envoyer rageusement s’occuper de ses affaires et le sourire qu’il affichait laissait penser à Irina qu’elle pouvait rester telle qu’elle était. « Vous allez laisser une inconnue fouiner ? » Clairement, Irina avait envie de rire et il avait dû s’en rendre compte dans le ton de sa voix. Pourquoi rire ? Parce qu’elle ne prenait pas le trouble émotionnel au sérieux (elle avait dit ça comme ça, au départ, ne considérant pas le semblant de vérité qui pouvait bien exister) mais aussi parce qu’elle avait parlé d’une inconnue et qu’elle avait le sentiment qu’il savait qui elle était, du moins, il en était proche. Irina ne s’enlevait pas de la tête que la situation pouvait être injuste pour lui ; s’il le ressentait comme tel, elle espérait bien qu’il le lui fasse savoir, en attendant, la jeune femme avait presque l’impression qu’elle allait ressentir de la flatterie si ce dernier mentionnait son nom sans qu’elle ait eu besoin de le préciser. Elle-même aurait été capable de reconnaître sa voix, cela ne faisait pas beaucoup de doutes, mais il était très malhabile de penser à ce genre de jeu des devinettes sachant que lui n’avait pas le choix de sa condition.

Sa remarque suivante sur les souvenirs fit sourire Irina, elle lui demanda alors : « Pas de « crise »…. Un « état passager » alors ? » il avait lui-même mentionné la nostalgie, Irina avait parfaitement entendu et n’avait cessé de ce demander, depuis lors, pourquoi il parlait de nostalgie. Il pouvait être facile de poser quelques hypothèses, mais d’un autre côté, elle ne pouvait réellement pas deviner ce qu’il avait en tête. La jeune femme le laissa reprendre la parole et ses ricanements la firent sourire de plus belle. Elle commenta simplement en disant « Je vois… » Le genre de commentaire apparemment destiné à combler quelque chose, mais dans le cas présent, il était plutôt lourd de sens. Mattheus reprit la parole pour achever définitivement le petit jeu. Le tutoiement était de mise, il savait ! « Même fille, même sourire, même joie de vivre…quelques années de plus, simplement. Pas toujours évident pour une femme, mais ça se gère. » Plusieurs choses pouvaient ressortir de mes paroles, mais je sous-entendais surtout la trentaine. « Ici ? Tu veux dire à Poudlard ? Oui… je pense qu’on peut dire que c’est le cas à quelques détails près… Ça fait plusieurs jours que je t’ai repéré à l’école, j’avais l’intention de venir te parler mais… je suis madame la directrice de la maison Gryffondor, s’il vous plaît, ce qui suppose un emploi du temps chargé. » Irina fit une pause de quelques micro secondes avant de reprendre : « Je ne vais pas tenter de me faire pardonner pour le temps que j’ai mis à venir te voir –même si j’admets que ma précédente excuse est nulle- , mais plutôt pour le petit jeu de devinettes qui, j’en suis consciente, était assez injuste. Simplement… j’étais prête à parier que la voix de la meilleure joueuse des Holyhead t’était resté gravée en tête. » Irina s’approcha légèrement pour déposer une main sur son bras, simplement histoire de signaler sa présence à ses côtés. « Oui… j’ai la modestie toujours aussi facile….et je parle trop. Assez parlé de moi. Qu’en est-il de toi et ton épanouissement actuel… ? » Tellement compliqué de lui demander si ça allait ou de lui sortir une phrase banale comme « contente de te revoir ». C’était ce qu’elle pensait, mais elle voulait lui épargner des réponses difficiles à fournir. Peut-être était-il loin de penser ainsi, mais Irina ignorait tout de son état d’esprit, excepté le trouble émotionnel.



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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 11 Fév - 19:25



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Je ne crois pas regretter ce que j’ai pu vivre par le passé, après tout ce n’était qu’un enchainement logique des choses pour faire de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Quand j’ai réintégré l’école, mais cette fois-ci en tant que garde chasse, je n’ai cessé d’avoir ces bouffées de nostalgies. Beaucoup d’élèves me rappelaient sans cesse les différents pans de ma vie que j’ai pu vivre en tant qu’élève. Les fiers étudiants un peu snob qui avaient tendance à ne jurer que par leurs talents, ou leur assurance, on aurait dit moi. C’est vrai qu’il y a un océan d’intérêts entre celui que j’étais et que je suis, c’est pour ça que je me dis que ce n’est pas plus mal.

Il était sans doute nécessaire que je passe par la phase de petit con avant d’arriver à celle d’homme accompli. Après j’ignore si cela est transposable pour toutes les vies que l’on traverse. J’ignore si Irina était passée par un élément extrêmement perturbateur pour devenir celle qu’elle était. Chacun son parcours de vie, la seule chose reposait sur la finalité, comment on s’en était sortis, et comment nous comptions continuer. « Oh vous savez, je vois pas ce que j’ai à perdre… »Toujours avec ce sourire amusé, quand bien même, j’avais un humour totalement à revisiter. Après, on ne dira pas que je ne marche pas aux côtés de l’auto-dérision.

Je me l’étais approprié, et à ce niveau, cela montre bien l’aisance avec laquelle je transporte mon handicap. Je ne souhaitais pas spécialement que l’on me prenne avec une forme de pitié quelconque. Londubat avait bien saisi l’assurance avec laquelle je voulais m’engager sur cette voie, et malgré ma cécité, il n’a pas douté une seule seconde de mon expertise. Je ne dirai jamais qu’Irina est dans cette optique, il faudra juste que je pense à la rassurer quant au fait qu’elle puisse utiliser les mots qu’elle souhaite avec moi. Autant lever les barrières, je ne vois pas comme un nécessiteux qui assimile la peine d’autrui, je me suis encore plus élevé, selon moi.

« Un état passager, c’est un peu péjoratif comme termes, je trouve… Je dirais plutôt, un moment agréable, je pense. »

Rien de mieux des fois que de n’être qu’entre soi et soi-même. Les exercices multiples de méditation permettaient une symbiose parfaite entre le corps et l’esprit. C’est un moyen de se redécouvrir. Après ce genre d’expérience on revisite le monde qui nous entoure, et même l’aveugle, ou celui qui traverse le monde les yeux clos aura cette sensation de plénitude. Le jeu toucha finalement à sa fin quand elle confirma ce que je pensais depuis quelques minutes. Irina Soussa, toujours la même d’après ses dires. Et moi qui croyais que j’étais le seul à avoir appris qu’elle était à Poudlard, visiblement il y avait eu une réciproque.

Mais nous étions probablement trop pris par nos postes respectifs pour pouvoir se permettre de se parler d’avantage. Mais lorsque l’on entrevoit des retrouvailles comme celle-ci, impossible de ne pas remettre ça. En tout cas, c’est ce que je me disais. « Oh, madame la directrice de Gryffondor ? Franchement, dit comme ça, permet moi de t’appeler madame la marquise, aha. » Bien entendu je jouais encore sur la façon dont elle s’était nommée. Mais au final, il y avait du bon dans son parcours. J’étais même plutôt content qu’elle ait trouvé sa place professionnelle dans l’école même si j’ignorais ce qui l’avait motivé à entreprendre une « reconversion ».

Sans doute me le dira t-elle, sans doute non. Comme avec les élèves, je ne met jamais volontairement le doigt sur un problème. S’ils veulent en parler ils en parlent, et là, je serai là si besoin est. « En tout cas, je suis heureux de te savoir ici, même si comme tu dis, les emplois du temps pourraient devenir la nouvelle menace de l’école aha. La modestie sera une parfaite protection contre le surmenage ! » Autant dire que je ne retardais pas le moment où j’allais devoir parler de moi. D’ailleurs c’est sans plus attendre que je lui ai fais part de si oui ou non, ma place ici me faisait sentir… mieux ?

« Sans te mentir, si j’avais pensé un jour que passer d’Auror à Garde-Chasse serait aussi plaisant… Je ne l’aurai jamais cru. Seulement voilà, les faits sont là. Je me sens bien, et j’avais besoin de ça malgré les sacrifices que j’ai dû faire. Je sens que l’école a besoin de nous, et d’avantage de sécurité. »

Marquant une légère pause, je ne rentrerai dans les détails que si elle le demande après tout. Mais en attendant, je finalisais mes propos en me prononçant : « Tu sais Irina, je dirais bien que je suis heureux de te revoir, mais comme tu peux le voir, j'ai pas cette possibilité ! Alors… je suis heureux de te retrouver, c'est mieux ! Et que dirais-tu de rentrer au chaud, que l’on puisse poursuivre tout ça autour d’une boisson ? Non ? »

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 11 Fév - 20:59


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Retour des échanges qui pouvaient durer des heures accompagnés de petites taquineries bien placées. Irina le remarqua très vite, rien n’avait changé et elle se plaisait à faire ce constat. Wenlock, comme elle l’avait appelé assez souvent quand il était en service, avait gardé ses manières de faire et ses répliques qui faisaient toujours sourire Irina. Celle où il lui disait qu’il n’avait rien à perdre fit naître un sourire amusé sur les lèvres de la jeune femme. Est-ce qu’elle était aussi tordue pour y comprendre un double sens : le premier sens voulait signifier que Mattheus n’avait rien à perdre à se dévoiler face à une inconnue ; le second sens voulait dire qu’il ne « voyait », du verbe voir, pas ce qu’il avait à perdre avec la vision de l’inconnue en question (sous-entendu, Irina). Non décidément, c’était très tordu et elle ne commenta pas plus, laissant la conversation s’orienter ailleurs, à savoir, sur le rétablissement de la réalité et surtout de son identité. Ses yeux lui avaient donné l’information sur la sienne, mais il était parfaitement logique que Mattheus ne puisse en faire de même… Irina ne souhaitait pas faire durer ce petit jeu éternellement, et, de toute façon, le fil de la conversation y mit fin assez naturellement. Quelques informations furent échangées et il fit un petit commentaire sur son rôle de Directrice de Gryffondor, fraîchement endossé. Irina n’attendit pas une seconde de plus pour y répondre avec humour : « Londubat ne s’est même pas dit que j’allais potentiellement pouvoir confondre les élèves avec les cognards et donner des coups de battes en cas de crise… » La jeune femme termina en s’éclaircissant la gorge, histoire de lui faire entendre qu’elle plaisantait. « Madame la marquise, ça me va… Si tu me réponds « oui chef » par inadvertance, ça passera aussi ! » La jeune femme aimait l’humour et il lui semblait n’avoir pas eu l’occasion d’en faire preuve depuis la rentrée. Seuls les élèves avaient occupé son temps et son esprit, il fallait rester sérieux et mériter le poste. Mattheus reprit la parole à son tour et Irina sélectionna aussi ce qu’elle voulait de ses paroles en lui répondant : « Tu as l’air aussi surmené que moi à l’instant présent… » Pour le coup, Irina était là « les mains dans les poches » et elle n’avait pas l’impression que Mattheus soit pressé non plus, mais ils étaient d’accord sur le fait qu’il ne manquait pas de travail, à Poudlard. « Mais tu as raison, on va sortir l’expression « mieux vaut prévenir que guérir », pour l’occasion…et s’entraîner à la modestie, je ne te demande pas si tu me suis ? » Il suivait, c’était évident, Irina n’en doutait pas trop, mais qui pouvait bien savoir. Bien souvent, le fondement de leur conversation était basé sur des plaisanteries.

Le jeune homme enchaîna ensuite en disant à Irina qu’il était passé d’Auror à Garde-Chasse (ce qu’elle n’ignorait pas). Il ne pouvait voir le pincement de lèvres de la jeune femme et d’une certaine manière, c’était tant mieux. Elle ne pouvait s’empêcher d’avoir une certaine forme de tristesse à l’entente de son changement de profession. Pas qu’elle le plaignait, elle n’avait pas à le faire puisqu’il lui disait que tout allait bien, mais Irina vivait elle-même de sa passion (autant quand elle était joueuse que maintenant prof, à Poudlard) et penser à l’idée de devoir arrêter son activité sans en avoir forcément l’envie n’était pas forcément plaisant. Bien évidemment, elle n’osa pas en faire la réflexion à Mattheus ou même lui poser la question. L’essentiel résidait dans ce qu’il disait, à savoir, que tout allait bien pour lui, à Poudlard. « Je suis pour l’instant la seule à savoir qu’il faut foncer vers la cabane du Garde-Chasse si on veut être en sécurité… c’est plutôt plaisant à savoir… J’partagerai l’info, bien sûr, mais en attendant, j’en profite… Tu as raison sur toute la ligne en disant que l’école a besoin de nous. Tu as entendu parler de l’année dernière…et Blackman, je suppose ? » Irina n’était pas à Poudlard quand tout était arrivé, elle n’avait eu que des récits de la galère vécue par les élèves. Mattheus devait avoir eu les informations aussi et estimer qu’il n’était pas question de laisser une telle situation se reproduire. Les enfants… les jeunes, n’avaient pas à se sentir dans l’insécurité à Poudlard, pas dans ce lieu qui, normalement, représentait la sécurité. Irina avait prévu de reprendre la parole, mais les secondes qu’elle avait laissé passer ne lui permirent pas de le faire, Mattheus reprit la parole pour lui parler de quelque chose dont elle avait pensé quelques instants auparavant. Il avait perdu la vue, mais gagné un incroyable talent pour la maîtrise de la légilimancie… ou alors, c’était juste une petite forme de télépathie ? Ou le ton de ma voix qui m’avait trahi ? Ou juste…le hasard ? Peu importe, Irina misa ses espoirs sur sa réponse… pour ne pas commettre d’impair : « Je sais… je… » Raté, raté, raté ! Irina ne savait quoi lui dire, elle savait qu’il ne pouvait pas lui dire qu’il est « content de la voir », cette phrase était utilisée comme une expression, mais elle prenait quand même tout son sens à l’instant présent ; Irina n’avait aucune idée de comment répondre, mais elle se lança quand même : « « retrouver »…c’est très bien, j’adopte le terme, même racine étymologique que retrouvailles, et ça me fait penser que tu m’as laissé avec des supporters assez chiants, pour ne pas dire autre chose ! Ça mérite des retrouvailles réussies autour d’une boisson, comme tu l’as dit. Allons-y ! Je tiens à ce que tu m’en dises plus sur le job de Garde-Chasse. » Sans savoir si c’était la chose à faire, Irina lui attrapa le bras pour entrer dans les Trois Balais. Son initiative était bonne, la jeune femme avait froid à stagner dehors… la marche ne lui avait pas laissé sentir les températures extérieures.



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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 11 Fév - 23:04



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Tout ce que j’ai dû faire pour en arriver là, je crois que mon corps en garde encore quelques cicatrices. Mais ces blessures morales comme physiques ont été nécessaires. J’ai cru longtemps que je n’arriverai jamais à me relever, alors, il n’était pas rare de remarquer mes absences de mes appartements. Quand la nuit tombait, allez savoir pourquoi, mais il semblait que même si je ne la voyais pas, je devinais l'obscurité égaillée par la clarté d'une lune si veule… Ça avait le don de remettre de l’ordre dans mon esprit. En mon fort intérieur, je ne cessais de me rappeler des personnes qui ont contribué de près ou de loin à mon bien-être.

Je pensais sans cesse à ses personnes avec la grande interrogation vis-à-vis du fait si je les retrouverai un jour ou non. Cela concernait autant Aaron Winslow, mon oncle Arthur Wenlock, Morgana Burgess et même Irina. De cet entourage elle demeurait la dernière personne en dehors de mes collègues que j’ai pu voir avant de me confronter à mon nouveau statut d’aveugle. Son cynisme avait quelque chose d’amusant, et visiblement nous étions tout deux sur la même longueur d’onde. « Un cognard carrément ? Entre nous, si des élèves te prennent trop la tête, je pense que ce serait une bonne médecine ! » Ironique venant de la personne qui prônait le bien-être des élèves, peu importe leur niveau d’étude, statut social et implications en cours.

Mais je montrais bien une forme de sarcasme par un ricanement, l’idée était amusante, un peu barbare et même pour moi il était inconcevable que cela finisse par arriver. Dans ce cas là, Irina me surprendrait beaucoup… ! Mais non. « Madame la Marquise c’est déjà bien élogieux, ne compte pas sur moi pour caser un « oui chef », je suis déjà bienveillant, ne va pas en abuser ! » Non mais abuser de ma gentillesse comme ça, qu’est ce que ce genre de situation pouvait être amusante… Cela changeait de notre charge de travail qui était digne de notre poste. Et même si Garde-Chasse n’a rien à envier aux postes de professeurs, je dois dire que j’avais une certaine chance de pouvoir collaborer avec les différentes espèces, aider les créatures dans le besoin ou naturellement, gérer les récoltes de l’école, sécuriser des périmètres…

Irina devait bien être en phase avec une matière dans laquelle elle a toujours su exceller. C’était une chance incroyable pour elle, pour elle comme pour le reste du corps professoral d’ailleurs. Mais à l’époque où j’ai perdu la vue, je les aurai envié, aujourd’hui je me plais dans ma situation… Ironie quand tu nous tiens pas vrai ? « Je te suis, ne t’en fais pas pour ça, aveugle mais pas sénile ! » Autant le préciser. Y a t-il un moment dans mon existence où je serai sérieux le temps d’une réponse ? Ou l’éternel enfant ressuscité demeurera en moi ? Il faut le dégager à coup de pieds ou le conserver à certains moments, c’est ça la question. Mais pour l’heure, je n’avais pas l’air de l’agacer et je saurai quand il faudra que je sois sérieux.

Comme la tournure de notre discussion qui gravitait autour de la sécurité de l’école, et de notre présence dans le domaine de notre adolescence. Un sourire chaleureux remplaça l’amusement quand elle parla de sécurité dans mon « chez-moi ». C’est ce que je voulais représenter, un foyer pour toute personne confuse, désordonnée, en manque de repères, besoin de se confier et toute autres choses. Les protéger des maux de ce monde, ceci convenant aussi bien envers les adultes. « Pendant que je m’habituais à ma cécité, j’ai ragé de ne rien pouvoir faire encore. Mais oui, j’en ai entendu parler. Mes instincts d’Auror me dictent de ne pas être clément avec ce genre de personnes… » Instinctivement, ma main enterrée au fond de ma poche se referma sous la forme d’un poing. Serrant légèrement ce dernier, je relâchais aussitôt la pression tandis que je me rappelais que j’étais en très bonne compagnie.

De toute façon, le mal est fait, il nous faut avancer désormais. Alors autant ce sujet pouvait être fragile et ce serait avec plaisir que je l’aborderai intelligemment autour d’un verre, autant la réaction d’Irina me fit littéralement rire. En vérité, il faut vraiment que j’explicite le fait qu’elle puisse utiliser les mots qu’elle souhaite, le tabou sur mon handicap n’existait pas, ou plus. Je l’ai senti se saisir de mon bras, tandis que je refermais l’étreinte tout en emboitant le pas avec assurance. Il était louable de sa part de faire attention au chemin que je souhaitais emprunter. Alors que la porte de l’auberge s’ouvrit à nous, je ne la laissais pas sur un silence, je répondis tout de même en gardant cette âme bienveillante mais aussi ce second degrés auquel elle devait avoir pris goût désormais.

« Dis pas de bêtises, je suis sûr que tu adores tes supporters ! Quand je devais limiter leurs excès, je me plaignais pas moi. Après je veux bien croire que mes successeurs étaient moins compétent que moi, tu peux l’avouer, je le prendrai bien… »

Prononçais-je, sourire à pleines dents. La modestie ne me travaillait pas du-tout. Je savais rester humble, mais franchement, je pense qu’au fond de moi… Je me savais plus compétent que les guignols qui m’ont viré de mon poste. Ça, seule Irina pouvait en juger. Et puis elle ne semblait pas se plaindre de ses matchs. Alors j’estime au fond que les Aurors remplaçants ont su faire ce qu’ils avaient à faire. Au final, même si elle me tenait le bras, je nous menais instinctivement à une place que j’occupais pendant un bon moment en étant plus jeune. Et sans surprises, la place était toujours inoccupée, au fond, table ronde. Ma main valide toucha le bois du mobilier. Un petit sourire toujours présent pour indiquer que cet élan de nostalgie me regagnait.

Mais ceci ne dura qu’un temps presque imperceptible alors que je l’invitais à s’asseoir pour ainsi faire de même. Me débarrassant de ma veste, je poussais un soupire de satisfaction. « Ça fait tellement du bien d’être au chaud… » Me frottant les mains je finis par libérer un flot de paroles. « Donc t’es intéressée par mon métier ? Je tiens à dire que j’ai réaménagé la cabane d’Hagrid, même si je l’appréciais beaucoup, je pouvais juste pas vivre dans les mêmes conditions que lui ! » Un ricanement, alors que le serveur des trois balais se manifesta au milieu de mes propos en proposant de prendre la commande. Alors, l’idée déjà en place dans ma tête depuis que je suis sortis de ma cabane, j’exposais mon envie :

« Pour moi, ce sera… un Whisky Pur Feu. Merci. »


Un temps après son apparition, je pouvais enfin conclure l’exposition de mon rôle dans cette communauté, ou au moins dans l’école.

« Et si on pense que je ne gère que les limaces de l’école, ce serait ce tromper aha. En fait je passe le plus clair de mon temps à créer des dispositifs de sécurité aux alentours de la Forêt Interdite, je crois que c’est une nécessité. Il est aussi bien dans mon intérêt de parlementer avec les espèces douées de communication, celles qui peuplent notre domaine. J’ai un bon relationnel avec les Gobelins, les Centaures, les Géants, le peuple aquatique est plus… renfermé, mais je ne perd pas espoir. Et j’suis baby-sitter d’animaux, d’élèves et d’adultes en perdition quand le temps ne me manque pas, mais toujours un vrai plaisir au final. Qui l’eut-cru, Mattheus Wenlock : l’emmerdeur de Poudlard, le fier Auror devient l’humble Garde-Chasse ! »

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Lun 12 Fév - 21:26


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Irina n’avait pas imaginé croiser quelqu’un à Pré-Au-Lard, aujourd’hui. Elle avait fui les endroits peuplés, histoire d’éviter que quelqu’un ne la reconnaisse (et lui pose des questions sur les Holyhead) ou qu’elle soit obligée de tenir une conversation. Le calme, la solitude et les extérieurs lui plaisaient bien ; mais l’arrivée inattendue de Mattheus lui fit changer d’opinion à ce propos. En réalité, elle ne refusait pas l’idée de croiser quelqu’un, si tant était que ce quelqu’un était un quelqu’un à qui elle avait envie de parler. Et elle avait voulu rendre visite à Mattheus depuis un certain temps et, quand lui temps le lui permettait, elle cherchait une manière de s’introduire, ignorant si le jeune homme se souvenait d’elle ou si elle allait devoir donner quelques indices pour lui dévoiler son identité.
Dans les prémices de leur conversation, Irina lui indiqua, avec humour, qu’elle était directrice des Gryffondor et l’information s’était transformée en plaisanterie sur les cognards… Mattheus était aussi réactif qu’il l’avait été auparavant et Irina ne tarda pas à répondre à ses propos en disant : « Ok, j’abuse avec le cognard mais… j’ai tellement eu affaire à ces bêtes là en étant joueuse que j’ai presque fini par croire qu’ils faisaient partie de ma famille. Les élèves ont été adorables, jusque là. Je crois qu’il est préférable d’éviter d’essayer de savoir ce qui se dit derrière notre dos… » La jeune femme fit une pause dans ses paroles, histoire de rire un peu de la remarque suivante de son interlocuteur. « J’avoue…c’est bien élogieux, trop même pour la petite débutante que je suis. J’en abuserai quand je t’aurais de nouveau dans la poche, monsieur Wenlock. » Bon, très bien Irina ne l’avais jamais « eu dans sa poche », mais il fallait bien le faire sortir de sa zone de confort et jouer un peu à la petite joueuse professionnelle qui s’octroie un garde du corps Auror ET Garde Chasse par la même occasion. D’autant que son changement brutal de condition ne semblait pas avoir affecté sa personnalité et sa tendance à la blague. Il prenait les choses avec légèreté et sa sérénité me déconcerta un peu. Il n’avait pas d’angoisse dans la voix, pas de doute quant à ses fonctions ou rien de similaire. Il répondit d’ailleurs avec calme à la remarque d’Irina concernant Blackman. Peut-être tâchait-il de paraître neutre face à quelque chose qu’il trouvait révoltant ? C’était clairement le cas d’Irina qui ne se remettait pas des récits qu’elle avait entendu concernant certains élèves, notamment les nés-moldus. Il était impensable que tout ça ait pu arriver et pourtant… Irina haussa les épaules, non sans savoir que Mattheus ne le verrait pas, tout en disant finalement : « Ils se sentent obligés de prendre Poudlard comme cible… des enfants, des ados… J’ai toujours un peu de mal à comprendre… » Inutile d’aller plus loin. Si nous partions sur un tel sujet de conversation, il y avait fort à parier que la discussion durerait plus qu’une minute ou deux…

Irina approuva l’idée d’entrer dans les Trois Balais pour qu’ils puissent se réchauffe et se donner la possibilité de poursuivre leur conversation qui pouvait, vraisemblablement, partir loin. En chemin, Mattheus la fit encore rire en se vantant de ses compétences, ce à quoi elle répondit en disant : « Moins compétents… mais surtout moins vantards ! Tu ne te plaignais pas, certes, mais en toute objectivité, il y a plus désagréable que d’assurer la sécurité d’un match entre deux équipes dont l’une est composée de joueuSES.. nan ? » Sous-entendu, il avait pu se rincer l’œil sur les nanas de l’équipe. Irina garda l’expres​sion(« se rincer l’œil ») pour elle, persuadée que le jeune homme comprendrait où elle voulait en venir avec sa nouvelle taquinerie. En tout cas, son sourire faisait plaisir à voir. Irina engagea le premier pas vers l’établissement. Elle tenta même de se mettre dans le rôle de celle qui guide au départ avant d’être elle-même guidée par Mattheus vers une table. La jeune femme ne cachait pas sa surprise en réalisant qu’il n’avait aucunes difficultés à s’orienter, qu’il n’avait même pas un petit semblant d’hésitation sur l’endroit visé. Elle s’installa en silence non loin de Wenlock, l’imitant pour réchauffer ses mains, engourdies par le froid. Mattheus lui parla un peu plus de lui et de la cabane qu’il occupait désormais. Irina ne put s’empêcher une nouvelle petite vacherie en lui disant : « J’ouvre les paris sur le nombre de furets morts qui se trouvaient encore là et que tu as dû virer : quinze… ? nan, allez, dix-huit ? » La jeune femme jeta un coup d’œil incertain au serveur qui se manifesta au même moment, espérant qu’il ne l’avait pas entendu parler de furets morts. Après tout, dans un tel endroit, il devait en surprendre des conversations étranges. Pour ne pas avoir le regard insistant de ce dernier plus longtemps, Irina attendit que Mattheus ait choisi ce qu’il voulait avant de dire « Heum… un simple thé vert pour moi..merci. » Une fois le serveur parti, Mattheus reprit de lui-même pour lui expliquer un peu plus en quoi consistait le rôle. Irina n’avait jamais eu une idée très précise de ce qu’il était question de faire en étant Garde-Chasse, au pire, elle avait eu quelques a priori ou idées toutes faites, mais il n’était jamais trop tard pour changer sa vision des choses. Mattheus présenta la chose avec tellement de positivité et d’entrain qu’il était bien difficile de ne pas s’intéresser davantage au métier. « Je vois… Tu es le seul pour qui la forêt interdite n’est pas interdite à proprement parler. Est-ce que tu as eu une conversation avec les centaures ? Ils ne sont pas réputés pour être un peu… récalcitrants voire même méfiants ? J’ai aussi toujours pensé que le Garde-Chasse aidait le professeur de Soins aux créatures magiques, c’est le cas ? » Irina jugea bon d’ajouter : « Katherina Griggs. » Fierté de connaître le nom d’une collègue, ce qui n’avait pas été gagné jusqu’au mois de décembre, au moins. « Trois autres questions qui tuent, après je me tais : Est-ce qu’être Garde-Chasse signifie être également gardien des clés et des lieux ? Est-ce qu’on t’a donné l’accès à des pièces secrètes à Poudlard ? Ou un souterrain caché dans le parc ? Si c’est le cas, je te suggère de partager le secret… juste au cas où ! » Irina fit une mini-pause pour lui laisser le temps d’intégrer ses paroles (ou plutôt pour qu’il prenne le temps de piger qu’elle le charriait un peu, encore !) et reprit finalement pour demander : « Est-ce que tu as… euh… est-ce qu’il n’est pas trop difficile pour toi de te tenir éloigné de ta famille… de tes proches avec cette nécessité d’être à Poudlard quasiment à temps plein ? » Que celui qui a compris qu’Irina essayait de lui demander indirectement s’il avait une femme et des enfants lève la main ! En réalité, la jeune femme avait des tonnes de questions à lui poser et se limiter n’était pas forcément évident. Il s’expliquait bien de lui-même, mais il y avait tant à dire de Poudlard qu’elle avait l’impression que la discussion était sans fin. Fidèle à sa promesse, Irina arrêta enfin de parler, guettant l’arrivée du serveur avec leur commande.


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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Lun 12 Fév - 23:27



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Ces histoires de taper les élèves à coup de cognard, voilà une discussion qui ne devait pas s’exfiltrer. Nous devions manier nos mots avec précaution, quel élève avisé ou quel membre du personnel assez fourbe pourrait déformer nos propos et les faire remonter à la direction ? Non en soit, c’était de la paranoïa pour de la paranoïa. Un léger rire amusé s’imprègne de mes lèvres à la fin de ses dires. « Ah le rôle de professeur, nous parlions beaucoup sur les professeurs souviens-toi à leur âge. Mais je suis sûr que tu es une excellente professeur. » A la hauteur de sa réputation je dirais même. Après tout, pourquoi une ancienne joueuse professionnelle n’aurait pas les compétences nécessaires pour remplir son rôle de pédagogue ?

Et puis, la chaleur de ses propos, de ses intentions, cela devait forcément jouer en sa faveur quand il s’agissait d’enseigner, d’aider les élèves à se surpasser. Après ceci sous-entendait néanmoins une certaine rigueur, et tous les élèves n’étaient pas forcément des lumières. Au moins, j’espérais que pour Irina, ses années d’études à Poudlard puissent se dérouler dans la joie et la bonne humeur comme nous aimons dire. « J’espère que vous ne tirez pas de conclusions actives ma chère Irina… Ce serait dommage de vous méprendre si vous croyez m’avoir dans « votre poche »  » C’est presque sur un air de défi que je révélais ces mots. Mais toujours armé de la mécanique de l’optimisme, de la joie, j’articulais mes expressions faciales pour bien démontrer que je rentrais dans cette forme de jeu.

Il n’y avait aucun mal à orchestrer ce jeu, bien qu’il n’était pas évident de se prononcer sur l’identité du chef d’orchestre. L’envoutante Harpie ou l’aveugle ? Tiens, voilà des noms de scènes appropriés. Je tâcherai de noter ça dans un coin de ma tête, que ça ne m’échappe pas. Me raclant difficilement la gorge, la discussion qui gravitait autour de cet arc de Poudlard avait tendance à faire naitre un flot de flammes à travers mes yeux éteints. Je redoutais tellement le jour où ça recommencerait. L’école a été prise pour cible bien plus d’une fois, et sur cette dernière fois je n’ai pas pu oeuvrer. Je m’en voulais tellement, mais transparaitre la rage ne ferait que décrédibiliser mon rôle de pilier. J’étais atteint forcément, et si je paraissais comme quelqu’un de placide à l’écoute de ces mots… Je n’assurais d’avantage que ma promesse de contribuer à un domaine plus sûr pour tous.

Pour ces adolescents, pour ces adultes, pour ces créatures et animaux qui peuplent cet endroit. C’est ici que j’ai commencé ma formation pour devenir celui que je suis, je ne saurai supporter l’idée qu’il puisse se passer quelque chose. Je ressentais bien dans la voix d’Irina que notre ressenti sur la situation était profondément lié. Et qu’au-delà de nos fonctions professionnelles, nous nous étions promis d’être présent pour chaque personne de l’établissement. « On est là aujourd’hui, et c’est l’important. Les choses changeront dorénavant.  » Autant dire ce qu’il en était. Poudlard ne sera plus la même école, mais nous en ferons le foyer le plus sécurisé de la communauté magique. Un sourire accompagnait cette conclusion, elle savait que nous pouvions compter l’un sur l’autre pour dépasser nos attentes, notre seuil de tolérance. Mais voilà, mes compétences, je n’en étais pas plus fier, et à l’époque, je ne le cachais pas.

On ne m’enlèvera pas ma vantardise. Et alors que ses paroles se tournèrent vers mes avantages à pouvoir me rincer l’oeil, je ne pus m’empêcher d’étouffer un rire très amusé. Après tout, je me rappelle au moins que mes collègues, aussi professionnels soient-ils, ne se faisaient pas prier pour glisser quelques compliments aux joueuses. « Franchement, Irina, tu penserai sincèrement que moi, je ferai ça ?!  » C’est définitif, je n’avais pas la prétention d’être l’adulte mature que je voulais être, en tout cas pas maintenant. Mais il y avait sûrement un côté positif à se détacher de son professionnalisme pour regarder l’agilité féminine lors d’un match de Quidditch, ça, je ne le cacherai pas. Les Harpies ont été et sont toujours dans mes souvenirs des joueuses qu’il ne faut pas sous-estimer sous peine de subir une défaite écrasante.

Alors une fois que nous étions placés correctement dans l’enceinte des Trois-Balais, je ne m’étais pas demandé quelle serait la réaction d’Irina quant à mon instinct qui nous mena à la place que j’occupais étant plus jeune. Les furets d’Hagrid, voilà un sujet de discussion bien sarcastique, et moi qui me préparait à répondre, c’est à ce moment que le serveur arriva. Mon ouïe ayant analysée sa venue, j’attendis qu’il parte pour relâcher un soupire de satisfaction. Ce dernier vite coupé par un bête ricanement, comme un adolescent à vrai dire. « Perdu, vingt. » Disais-je avec un faux air sérieux. Atmosphère faciale qui s’estompa aussitôt alors que je reprenais directement : « Non, je rigole aucun !  » Autant la rassurer si elle avait cru à cette histoire. Au moins la cabane du Garde-Chasse était bien plus habitable à l’heure actuelle qu’il y a au moins vingt années de cela. Merde, au moins vingt ans déjà. J’avais toujours du mal à réaliser le temps qui s’écoulait inexorablement. Je regrettais parfois de ne pas pouvoir voir comment le monde évoluait, au détriment d’entendre son coeur battre.

Alors que la discussion gravitait autour de ma personne, je tentais de la renseigner le plus possible sur ce qu’il en était de mon poste au sein de l’école. Et autant dire que ce déferlement de questions ne pouvait que trop me ravir, même s’il était fort probable voir certain que mon tour allait sonner. Mais pour l’heure, autant se concentrer sur ce qu’elle me demandait. Le ton de sa voix s’imprégnait d’une curiosité maladive mais très appréciable, après tout ce n’est pas tout le monde qui s’intéresse à cette fonction. Jadis, moi je me serai jamais dis que j’occuperai ce rôle. Et pourtant les faits sont là. « La forêt Interdite m’a presque adoptée, et pour ce qui est des centaures… Il est difficile de se voir accorder leur confiance, bien heureusement pour moi…

Ma cécité les faits sentir supérieur, ou plutôt en sécurité. Autant dire que grâce à ça, ils se montrent bien plus coopératif. Mais je dois avouer que les débuts ont été houleux, si ce n’est pas : légèrement agressifs. Mais je suis là, et aujourd’hui, je peux établir une communication de poids avec eux.
 » Il a fallu un handicap pour qu’ils puissent me faire confiance. Et je ne respirais pas non plus la traitrise. « Je n’ai pas encore eu l’occasion de travailler avec Griggs, mais qui sait,ça viendra sans doute ?  » Marquant un temps de pause, elle s’apprêta à achever avec trois questions. Je me redressais alors, restant attentif. Prêt à boire ses paroles. L’écoutant donc attentivement, ses premières questions ne cessaient d’élever le sourire sur mes lèvres, ayant trouvé aussitôt une réponse à lui fournir.

Malgré tout, la dernière question ne flingua pas ma bonne humeur. Je m’étais préparé à recevoir ce genre de question. Aucune gêne ne transparaissait, je m’y étais fais. Alors que je me raclais doucement la gorge, sourire pleines dents : « Et bien sache que monsieur Wenlock possède en effet les clés des lieux. Mais que je ne peux les partager de cette façon, même pour vous ma chère Marquise. Ça, il faut le mériter. Et sans doute que tu auras le droit à une visite guidée, oui oui, faite par un aveugle ! » Mon sens de l’orientation avait réellementt quelque chose d’infaillible, ceci n’ajoutait que plus de crédibilités à mes propos. Et je ne me suis pas retrouvé à Pré-Au-Lard en transplantant de toute façon.

N’empêche que ce sourire pleines dents n’avaient pas pris la décision de partir durant quelques secondes. Il fallait au moins que je réponde sérieusement à ses derniers propos. Il y avait toujours quelque chose que l’on a sur le coeur, quelque chose où il fait bon de pouvoir l’évacuer une bonne fois pour toute. Et si ça ne suffit pas, au moins réitérer l’opération.

« Je crois que m’être éloigné de mes parents, dans un premier temps, est la meilleure chose que je pouvais faire. Eux dont les attentes sont élitistes ont préféré me tourner le dos quand j’ai eu mon accident. Mais je ne vis pas ça comme un poids aujourd’hui, mon oncle a su me tendre une main louable pour me reformer comme il se devait. Il m’a recousu comme on dit, aha.  »

Marquant un nouveau temps de pause pour reprendre ma respiration. Je finalisais alors : « Mais je n’ai pas eu ce bonheur de pouvoir fonder une famille. Je n’ai pas vraiment eu l’occasion avant ma cécité, pendant ma rééducation et ni après. Ça doit être quelque chose d’avoir une responsabilité de père, je crois que depuis que je me sens changé, j’espère ce jour. Seul l’avenir nous le dira ! » A la fin, le serveur revint avec les deux commandes. Le thé pour la Marquise dont l’odeur douce et voyageante traversait le peu d’espace qui nous séparait pour s’introduire dans mes narines.

Et pour moi le Whisky Pur Feu dont la dose d’alcool avait visiblement été abaissée si mon odorat ne me trompait pas… Mais ce n’est pas grave, je ne comptais pas me soûler avec ça. Et la boisson était aujourd’hui occasionnelle comme on le dit. Levant mon verre, pour attendre sa tasse et trinquer :

« À nous, et aux multiples questions que tu dois encore me poser, et que je te poserai ensuite ! Et à la suite de notre vie.  »
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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Jeu 15 Fév - 21:00


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Le rôle de professeur s’était installé dans la conversation et c’est en plaisantant qu’Irina lui parla de cognards et des élèves (les deux mis dans le même panier, bien sûr). Mattheus la fit sourire en lui rappelant ce que c’était d’être élève et affirma qu’elle devait être une excellente prof… Dans un petit rire, la jeune femme lui répondit simplement « Il y a tant d’aspects que je n’avais pas pris en compte… On va dire qu’à défaut d’être excellente, j’espère pouvoir devenir parfaitement compétente dans l’exercice. » Etre professeur était plus dur que ce qu’elle avait imaginé, Irina ne se décourageait pas facilement et elle était sûre de ses propos en ce qui concernait son domaine, un bon point ! La conversation s’orienta ensuite sur quelques plaisanteries et la jeune prof se mit à rire lorsque Mattheus affirma qu’elle ne l’avait pas dans sa poche. Irina ne put s’empêcher de s’éclaircir la gorge dans une expression remplie de scepticisme amusé, espérant qu’il l’interprète correctement. La jeune femme ne se laissait pas faire et était disposée à admettre que son interlocuteur partageait sans problème ce trait de caractère. La discussion ne s’attarda pas plus sur ce qui était arrivé à Poudlard et aux élèves l’année dernière. Mattheus ne pouvait mieux traduire son état d’esprit (et celui d’Irina) en disant que les choses allaient changer. Il n’était pas question de voir se reproduire une galère similaire à celle de l’an passé.

Heureusement qu’ils étaient tous les deux capables de rétablir une conversation pleine d’humour et de légèreté sans trop de soucis. Irina plaisanta à propos de sa vantardise, avançant le fait que Mattheus avait profité de son statut d’Auror et du nombre de joueuses qui trainaient dans les environs pendant les matchs des H. Harpies. A sa remarque, Irina fit mine de réfléchir un peu avant de dire : « Hmm… je ne sais pas, à toi de me le dire. Est-ce que tu faisais ça ? Nan…nan, attends, je rectifie la question : oses-tu m’avouer avoir fait ça au moins une fois ? » Elle le taquinait clairement et son sourire indiquait à la jeune femme qu’il ne prenait pas la chose avec sérieux, ni même mal. C’était un bon point pour le reste de leur échange, Irina était adepte de l’humour.

Irina avait tout de suite fait comprendre à Mattheus qu’elle voulait savoir en quoi consistaient les attributions d’un Garde-Chasse. C’est une fois confortablement installés au chaud à une table des Trois Balais que ce dernier l’éclaira au mieux et, sans surprise, la jeune femme réalisa qu’elle était bien loin du compte. Côtoyer les créatures magiques de la forêt n’était pas quelque chose qui était donné à tout le monde, pas quelque chose de facile (encore moins pour quelqu’un qui avait perdu la vue…selon elle) et vu ce qu’il lui disait, il gérait la chose en toute tranquillité et prenait le temps de le faire. Irina prit le parti de plaisanter légèrement en lui disant : « Tu as eu un bon entraînement pré-créatures de la forêt interdite de Poudlard avec les prétentieuses Harpies de Holyhead … » Puis, avec un peu plus de sérieux, elle reprit : « Je me sens obligée de te demander si tu n’as pas ressenti d’inquiétude à l’idée d’aller, par nécessité, dans la forêt …avec tout ce qui y traîne ? Je ne dis pas ça parce que tu as… perdu la vue, mais simplement parce que j’aurais sérieusement flippé à l’idée d’avancer un peu plus profondément là-dedans ! » Première fois qu’Irina osait mettre des mots sur le handicap qu’il faisait maintenant partie de son quotidien ; la jeune femme espérait ne pas avoir eu tort de le mentionner ainsi… « Bon… allez, ok, je ne tiens plus, j’ai une autre question : Est-ce que tu as déjà… réussi à chopper des élèves essayant de se promener dans la forêt ? Je pense qu’ils sont tous tentés, au moins une fois, d’aller s’y aventurer. C’est de ton devoir de les arrêter, pas vrai ? Ne me dis pas « et c’est Madame la Marquise qui punit », j’te vois venir. » Irina ne pouvait s’empêcher de tout prendre avec humour. Ils étaient les adultes responsables du coin, mais elle avait parfois envie d’être celle qui bave sur le dos des autres, qui dit des gros mots, qui attend que quelqu’un prenne des responsabilités à sa place ou qui fait des choses un peu folles et puériles. Le faire à Poudlard était parfaitement impossible, Irina était consciente qu’il n’était pas question de baisser sa garde. « Je vois pour ce qui est des secrets des lieux… Je tâcherai de le mériter ! » Qu’est-ce qui lui avait pris de dire ça ? Il y avait beaucoup trop de sens cachés dans cette phrase, beaucoup de possibilité… Peu importe, c’était dit. La curiosité avait pris place et Irina se sentit obligée de s’avancer un peu sur son siège, s’appuyant à la table avant de dire, avec entrain : « Visite guidée par un aveugle… j’dirais plutôt visite guidée par Monsieur le Garde-Chasse du grand château magique ! J’espère être la seule à avoir l’honneur…c’est l’effet Marquise, c’est ça ? Sérieusement... puisque j’ai droit à cette visite guidée, je me ferai un plaisir de te suivre quand tu auras un moment à m’accorder pour ça. » Et c’était vrai, Irina ne demandait pas mieux qu’en apprendre plus sur Poudlard, sur les lieux… sur Mattheus.

La question sur sa famille n’était peut-être pas bonne à poser, mais Irina n’avait pas l’intention de prendre trop de pincettes…elle était en plus la première à « souffrir » de l’éloignement avec sa fille et le reste de ses proches restés à Lucan, ou plus généralement, au Portugal… elle avait donc l’impression de comprendre plus que quiconque ceux qui avait du mal à supporter une telle situation. Avec attention, elle écouta Mattheus lui parler de sa vie personnelle non sans remarquer qu’il n’avait pas l’air d’avoir de réticences à parler de lui, ce qui la rassura sur le côté un peu intime de la question. Lorsqu’il eut fini, après avoir remercié le serveur qui était venu à la fin des paroles de Mattheus et trinqué, Irina ne tarda pas à s’exclamer sur l’une des choses qui l’avaient marqué pendant ses explications : « Attends… euh… te tourner le dos ? Sérieusement ? » Irina peinait à croire qu’une famille… qui plus est des parents, puissent faire une chose pareille, mais c’était bien ce que Mattheus semblait lui dire. « J’ai un peu de mal à imaginer qu'une telle chose soit possible pour des parents… mais soit, je suis quand même contente que tu aies trouvé quelqu’un sur qui t’appuyer. Tu as vécu un peu avec ton oncle ? Est-ce que tu avais quelques amis disponibles pour t’aider dans les moments difficiles ? » Ou des collègues Auror. Irina n’en savait pas plus sur sa vie, mais elle espérait que des personnes avaient quand même été présentes pour ne pas lui laisser le temps de penser qu’il n’avait personne sur qui compter. Sa remarque sur la « responsabilité de père » avait déclenché chez Irina une réaction assez particulière telle qu’une grimace accompagnée d’une discrète exclamation. Parler de « responsabilité de père » ne lui faisait pas penser à son propre père, mais à celui de sa fille… Responsabilités était un mot qu’il aurait fallu lui définir un jour. « Puisqu’on parle de parentalité, laisse moi te confirmer qu’une responsabilité de parent, c’est bien quelque chose ! » Irina termina par un sourire avant d’ajouter, avec humour, pour détendre un peu l’atmosphère : « C’est le stresse, l’inquiétude, les heures de sommeil en moins… les pleurs…. Les microbes ! » La jeune femme fit une petite pause avant de reprendre : « Bon okay, c’est peu représentatif de la vraie réalité, je ne t’expose que les mauvais côtés. Sérieusement, je ne peux que te souhaiter de vivre ce que tu souhaites vivre. Permets-moi juste de te dire que je suis admirative de la manière dont tu prends les choses après… les conséquences de ton accident. Pour quelles raisons précises dis-tu que tu te sens changé ? » Irina était curieuse de savoir ce qui avait provoqué chez lui un tel changement. Elle-même était devenue maman jeune (trop jeune ?) et n’avait pas eu véritablement l’impression de toucher l’épanouissement. En attendant, elle se plaisait à poser des questions à cet homme qui la surprenait avec sa manière de voir la vie… et qui contrastait toujours un peu plus avec le souvenir qu’elle avait de lui à Poudlard. Irina savait qu’il avait l’intention de lui poser des questions en retour, le jeu de questions venait donc de s’installer. Irina profita du tour de parole de Mattheus pour boire un peu de son thé, sa boisson de prédilection, et attendit qu’il prenne de nouveau la parole.


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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 17 Fév - 18:29



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »


Je me suis demandé pendant un instant, ce que cela aurait donné si j’avais été à la place d’Irina. Si pendant un instant, j’avais jouis d’un passé professionnel épanouissant, et que j’avais l’occasion de transmettre ce que je sais à des jeunes gens ici, à Poudlard. Sans doute qu’un fond de la jalousie aurait pu naitre et s’envenimer, hormis dans ce cas là, je savais prendre du recul sur la chose. Et la seule chose que je lui souhaitais, c’était de réussir. J’étais fier d’elle mine de rien, j’étais aussi fier d’Aaron, de Morgana. Et Irina a trouvé sa place là où elle devait se trouver. Alors les doutes, il me semblait normal qu’elle en nourrisse quelques uns sur ses capacités à exercer dans le corps professoral. Un léger soupire s’extirpe d’entre mes lèvres, discret, mais un sourire vient soutenir le côté bienveillant de l’acte. Guidant instinctivement ma main sur son épaule.

« Venant d’une joueuse professionnelle, et ne me dis pas ex-joueuse, j’ai totalement confiance quant à ta volonté de perfectionner chaque élève dans ta matière. J’veux dire, on parle de Soussa Irina ! »

Bien entendu, elle avait beaucoup de mérite, et elle avait réussi à récolter de l’expérience tout au long de sa vie. Elle avait mérité cette notoriété, ces capacités. Bien sûr qu’elle était capable de renouveler des prouesses et faire en sorte que les élèves y arrivent aussi. Aveugle mais clairvoyant, je pouvais desceller les motivations de mes interlocuteurs, encore plus quand j’avais dors et déjà appris à les connaitre et que les conversations et liens perduraient. Irina n’avait pas à s’en faire pour son avenir de professeur, je savais qu’elle mènerait à bien ses cours d’une main très qualitative. Elle avait tout de la personne qui se servait des éléments de son passé pour forger sa voie, et c’était admirable. Aller de l’avant même si le passé tentait de s’accrocher à nous. Vive de réussir de nombreuses choses, c’est une rage de vivre qui l’habite, et elle devait avoir un moteur en particulier, le rouage essentiel à sa motivation. Quelque chose de solide qui ne faillit jamais. Elle devait conserver cette force pour agrandir la sienne.

« Oh, tu me prends au dépourvu, je n’ai pas vu venir le fait que tu reformule tes propos, alors… » Me raclant la gorge, je maintenais le jeu pour me prononcer enfin : « Il y avait bien cette batteuse de l’équipe, mais je pense qu’elle ne m’a jamais remarqué, imagines ! » Bien sûr mes propos étaient prononcés sur le ton du sarcasme. C’était à elle de démêler tout ça en prenant compte du fait que j’étais bel et bien présent quand elle exerçait ses matchs. Elle aurait tout le temps d’y réfléchir, quand bien même nous nous étions installés à notre table.

Et la discussion qui gravitait autour de mon poste à Poudlard influença certaines craintes, comme le fait que la forêt interdite regorgeait de créatures hostiles, mais le plus marrant fut sa comparaison avec son ancienne équipe de Quidditch. Remarque qui ne manqua pas de décrocher un rire aussitôt étouffé. « T’as raison, les Harpies de Holyhead sont vraiment des espèces assez fascinante, je te remercie de m’avoir fait tâter le terrain des années auparavant ! » Autant continuer sur cette lancée, même si elle tenait à savoir si j’ai déjà eu des aprioris quant à m’enfoncer dans les ténèbres de la forêt.


« J’ai déjà eu quelques réticences, je peux pas te mentir. Imagine une colonie d’Acromentules, les troupeaux de centaure, les cynospectres, les Botrucs, les Gobelins buveurs de sangs, les loups-garous, les trolls… N’importe qui se défilerait, enfin… Hagrid il était bien confiant. Mais voilà, même quand j’étais élève, il m’est arrivé de m’y aventurer pour quelques conneries… Et même quand je suis devenus Auror, j’ai dû établir différents contacts entre le Ministère et certaines espèces, du coup la forêt interdite n’a aujourd’hui plus aucun secret pour moi. Qui plus est, en termes de dialecte, le langage des géants et le Gobelbabil m’est très utile. Aussi celui du langage des êtres de l’eau, mais c’est une autre histoire ça. »

Bien entendu que je n’ai jamais chômé depuis mes années d’Aurore et de réhabilitation. A vrai dire, le temps a toujours joué contre moi, je n’ai jamais pu faire autrement. C’est ce qui m’a amené à exercer différents sacrifices personnels. Mais regretterais-je ? Je ne pense pas, à vrai dire, je me dis que le temps n’est plus qu’une unité de valeur aujourd’hui, il n’est plus à me pourchasser alors autant vivre au jour le jour.

« Tu te le demande ? La question ne se pose même pas, bien sûr que j’ai exploré cette réussite. Personne n’échappe à mon odorat et à mon ouïe ! Enfin si… Mais pas des élèves qui viennent pour faire n’importe quoi dans la forêt. En fait, depuis que je ne vois plus, je suis d’avantage meilleur pour ce qui est de ressentir. C’est un peu compliqué, mais tu vois ce que je veux dire Marquise ?  »

Au moins elle savait désormais comment je me débrouillais au quotidien. L’instinct faisait office de vue, je ressentais les choses au lieu de voir. Mes souvenirs marqués à Poudlard indiquaient clairement des traces, des traces que je suivais de façon précise. Cela pouvait donner l’impression que je m’y déplaçais aisément, même si quelques doutes persistent quand je marche, mais rien n’entravait la sensation d’avancer que je ressentais au quotidien. Et cela était forcément dû à la formation intense qui a duré bien des années pour que je puisse retrouver la sensation de vivre. La vue aurait pu me permettre bien des choses, voir vieillir le monde, voir l’évolution des personnes que j’ai côtoyé et que je côtoie. C’était un regret que j’avais, mais je devais pas m’attarder dessus car le plus important reposait sur le fait que mon coeur battait encore. J’aurai maudit le monde entier si j’avais été occis ce jour là, mais ce n’était pas le cas. Je demeurais encore Mattheus Viktor Wenlock.

« En effet, tu tâcheras de le mériter, mais ça vaudra forcément le coup quoi qu’il arrive. »


Un petit sourire imprégné d’une autre atmosphère. Et puis cela donnera l’impression de redécouvrir l’école sous un autre angle. Car même adultes, nous avions encore à apprendre. En tout cas c’est le ressenti qui s’est manifesté quand j’ai découvert sans y avoir été préparé. Une forme d’excitation, d’épanouissement, mais aussi de crainte. Bien sûr que j’y suis habitué à l’heure actuelle, mais je me demandais alors quels seraient les ressentis d’Irina quand je lui montrerai ce qu’il en serait. Et elle semblait tout à fait enclin à participer à cette expédition. Un hochement de tête avec le sourire me motiva à répondre aussitôt. « Ça peut être l’effet Marquise, mais je me dis qu’avoir du temps à se consacrer peut être bénéfique. Et comme ça tu auras l’impression de visiter à nouveau le château sous un nouvel angle, j’ai hâte de savoir comment tu vas réagir. » Il était presque important pour moi qu’elle descelle les secrets du château.

Cela ne pouvait qu’être bénéfique, et sans doute qu’en découvrant les fonds et mystères du château, elle affirmera encore plus sa présence dans son investissement déjà infaillible. Bien qu’elle semblait avoir du mal à s’acclimater avec la décision de mes parents, ce qui est compréhensible, les choses étaient ainsi aujourd’hui. Hochant de la tête pour appuyer le fait qu’elle ait bien compris ce que je disais. Mais elle voulait s’exprimer d’avantage sur la problématique et je ne voyais aucun mal à cela. Me rapprochant de la table, mes avants bras appuyés sur le mobilier, mon visage droit vers le sien, mes oreilles ouvertes à sa confusion. Haussant les épaules, affichant une mine songeuse.

« En fait je n’ai vécu qu’avec lui pendant un bon moment, ensuite j’ai joué la carte de l’indépendance sans cesser de me former avec ses préceptes. J’ai bien entendu rencontré de bons amis sans leur dire mon vécu, mais ils étaient là pour me soutenir. Ensuite chacun a fait sa vie de son côté, mais je ne leur en veux pas, moi-même je me préparais à prendre une autre voie. Celle qui m’a amené ici aha.  »

C’était comme ça que la vie se présentait. Une succession de rencontres, de séparations, de retrouvailles. Le tout n’était pas de savoir comment tout conserver, mais comment appréhender chaque finalité. Il y a des personnes avec lesquelles nous restons liées et ma venue à Poudlard ne fait que renforcer cet avis. Un sourire transmis pour Irina, même si elle n’en avait pas forcément conscience, le message y était, l’intention aussi. Et elle évoqua un pan de sa vie, indirectement, peut-être me trompais-je… Indiquait-elle son statut de mère ? Une surprise qui réchauffait le coeur mine de rien. Les détails donnés semblaient vraiment assimilés au vécu. Buvant alors une touche du Whisky Pur Feu qui harcelait ma conscience. Je n’y avais presque pas touché, mais cela se savourait. En plus du goût fruité de l’alcool qui atténuait une haleine de phoque, au moins je m’en serai sortis avec une haleine exotique aha.

« Irina Soussa, professeur de vol mais ta double-identité reposerait-elle sur le rôle de Wonder-Maman ?  »

Demandais-je en rigolant, je n’attendais qu’une réponse positive à cela et j’aurai alors compris d’où viendrait cette forme de motivation. Et puis, qu’elle trouve admirable la façon dont j’ai appréhendé les arcs de ma vie me rassura quant au fait que je n’avais pas fait tout ça pour rien. Finissant mon verre dont le contenu était de base assez faible, j’enfermais le contenant entre mes mains en baissant la tête vers le fond de celui-ci. Réfléchissant quelques secondes, je relevais ma tête vers elle :

« Quand j’avais encore l’usage de mes yeux, j’étais quelqu’un de sans doute un peu trop professionnel. Jeune encore, j’étais persuadé que notre communauté devait être dirigée par les meilleurs. C’est ce que je constatais en regardant chaque conséquences de notre politique. En devenant Auror j’ai compris que ma vision était naïve et hautaine, alors j’ai désigné comme responsable les Mages Noirs et les anciens partisans de … Voldemort. J’en ai fait une affaire personnelle, et ça m’a mené à perdre l’usage de mes yeux. »

Marquant alors une pause, j’extirpais un grand souffle. Comme si cela faisait des années que je conservais cette purification par la confidence. Et puis, je ne suis même pas sûr que je l’aurai confié à une autre personne que la femme qui partageait cet instant avec moi, Irina, je pouvais le lui dire. Je devais même le lui dire.

« Mais après avoir médité sur celui que j’ai été, je me suis vu bien plus clairvoyant en tant qu’aveugle. Ma formation auprès de mon oncle et par mon indépendance, elle n’a pas que servi à me rendre encore plus habile, intelligent, ou fort. Elle m’a surtout servi à devenir un homme spirituel, nouveau. J’suis peut-être dépourvu d’yeux, mais je suis d’avantage prêt à accomplir ce que je n’ai pu faire par le passé et à dépasser ce seuil de tolérance chaque jour, jusqu'à la fin. » Un rêve de gosse porté par un adulte, nous avions tous ce rêve au final.

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 18 Fév - 11:55


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Irina ignorait si Mattheus doutait autant qu’elle. Leurs attributions n’étaient pas les mêmes, leurs responsabilités et leurs tâches à accomplir différentes, mais aucun des deux n’avait, selon elle, plus de facilité ou de mérite que l’autre. Irina savait que le métier de professeur s’apprenait et qu’elle n’en était qu’à ses débuts… La seule garantie qu’elle avait était la maîtrise pleine et entière du domaine du vol et du Quidditch… pour le reste, elle se savait assez pédagogue, elle connaissait un minimum la psychologie de l’enfant (bien qu’elle n’ait pas été aussi loin avec sa fille), elle était capable de respect et de faire preuve de sang froid dans les situations les plus difficiles… Mais était-elle capable d’apporter quelque chose aux élèves ? Leur apporter un bagage de connaissances en Histoire de la Magie aurait été une tâche difficile, voire même impossible à aborder pour elle. Est-ce qu’il était question d’un tel bagage en Vol ? La réponse était plus mesurée, Irina espérait surtout leur apporter une certaine forme de confiance, un goût de l’effort et de l’entraide….Ce qui n’était pas forcément gagné ni donné à tout le monde. Les attributions qui étaient les siennes étaient bien spécifiques et il fallait qu’elle se rentre cela dans la tête sans culpabiliser à l’idée de potentiellement ne rien apporter aux élèves. La remarque de Mattheus, concernant la volonté d’Irina la fit sourire…tout comme son geste lui fit un drôle d’effet. « Hum… pour le domaine, je pense que ça devrait aller. Pour ce qui est du reste…de la manière de prendre les élèves qui ne supportent pas l’échec, qui refusent d’essayer ou qui se laissent abattre avant même d’avoir commencé, c’est une autre histoire…. » Irina s’arrêta là, inutile de déballer toutes ses craintes et difficultés. Elle allait finir par comprendre comment marchait véritablement le métier de prof qui était tout autre que celui de joueuse dans une équipe. Son passé dans l’équipe des Harpies de Holyhead lui avait donné des automatismes incompatibles avec les fonctions de professeur, elle y travaillait encore.

La suite de la conversation se fixa sur le matage intensif des joueuses de Quidditch des équipes féminines. Parler de ça dans un tel contexte n’était peut-être pas spécialement judicieux, mais il était question du passé et l’essentiel de leur conversation reposait sur des taquineries et des bêtises. Jouer le jeu était très facile pour Irina, c’est pourquoi elle n’hésita pas à répondre : « Tu penses ? Ça veut dire que tu n’es pas sûr…Qu’est-ce qui te fait dire que cette batteuse ne t’a pas remarqué ? » Trop facile de rentrer dans ce petit jeu. « Si ça se trouve, c’était le cas …. » Hum, ou comment insinuer tranquillement le doute dans l’esprit de la personne. Si nous étions sur la même longueur d’onde à parler de la même chose, il était bien évident qu’Irina avait remarqué Mattheus, parce qu’ils avaient eu un échange de paroles… entre autres. D’ailleurs, la jeune femme avait tiré profit de ces échanges pour s’auto-permettre de ne pas céder à la folie de tout ce que représentaient toujours les matchs. Les déplacements, la fatigue, les blessures, les entraînements, les risques d’être dégagé de l’équipe à tout instant … Mattheus relativisa un peu sa vision en parlant des Holyhead H. comme des espèces fascinantes ; Irina se mit à rire sans rien répondre, persuadée que la vision des autres sur cette équipe féminine à laquelle elle avait appartenue était bien particulière et différente de la sienne.

Il fut ensuite question de parler de lui et Irina ne demandait pas mieux que de savoir ce qu’il faisait, depuis septembre, dans le rôle du Garde-Chasse de Poudlard. Elle avait vaguement pensé à lui demander s’il avait lui-même contacté Londubat ou s’ils se connaissaient, mais ils avaient le temps d’en arriver à ces détails ; en attendant, Mattheus lui disait qu’il avait eu des réticences concernant la forêt interdite et Irina ne comprenait que très bien ce point de vue (elle ne comprenait que celui-là, d’ailleurs… probablement pas assez aventureuse pour souhaiter une confrontation avec les créatures les plus dangereuses de la forêt). Les paroles de son interlocuteur la firent légèrement grimacer. « Je ne sais pas si je suis capable d’imaginer les fins fonds de la forêts remplis de tout ça… J’ignore complètement ce qu’est un cynospectre, en plus ! Plus sérieusement, je te proposerai bien mon volontariat pour surveiller tes arrières en cas de besoin mais… mais… non, en fait non, fais juste attention à toi, tu veux ? Ce que je peux faire, c’est surveiller visuellement les allées et venues vers l’orée de la forêt, bien au chaud depuis une tour du château. C’est moins spectaculaire que ton intervention directe sur le terrain, mais c’est déjà quelque chose… » Humour, humour. Irina était mi-sérieuse, mais elle gardait quand même le sujet sur un ton léger, consciente que, pour de vrai, Mattheus prenait des risques et que son rôle n’était pas à sous-estimer. Ce dernier proposa ensuite une visite guidée qu’Irina ne put refuser. Celui lui donnait en plus une excuse pour le revoir, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Irina son approbation quant à l’idée, ne restait plus qu’à passer à la réalisation de tout ça.

La suite de la conversation amena Mattheus à lui parler de « l’après accident » et Irina avait bien compris que son oncle avait joué un rôle essentiel dans sa reconstruction. Elle n’insista pas sur ses parents, préférant ne pas mettre de débat compliqué sur la table, mais il était quand même vraiment difficile pour elle d’admettre que cela ait pu arriver. « Cet oncle mérite une médaille pour sa présence et son aide… Je suppose que tu es encore en contact avec lui régulièrement….qu’est-ce qu’il fait ? J’veux dire…dans la vie ? » Irina fit une pause dans ses paroles avant de reprendre, la concernant : « Quant à moi… les identités multiples se sont succédées : étudiante et Wonder-Maman… puis joueuse professionnelle et Wonder-Maman et….enfin… prof et Wonder-Maman, y’a qu’un rôle qui semble ne pas vouloir changer. Disons que ça me va comme ça….enfin… plus ou moins. » C’était une façon pour elle de lui dire qu’elle avait sa fille depuis l’Université, chose qu’il devait probablement ignorer puisqu’ils n’en étaient jamais arrivés là dans leurs conversations. De même, elle avait hésité sur la fin de ses paroles simplement parce qu’elle avait énormément de tourments avec sa fille et la petite n’en était en rien responsable. Irina avait l’impression d’avoir délaissé Bianca pour sa situation professionnelle et pour le Quidditch… ce sentiment n’était pas facile à vivre même si leur relation était toujours au beau fixe et qu’elles étaient en contact quasi-continu.

Mattheus enchaîna ensuite en répondant à la question d’Irina ; celle où elle voulait savoir les raisons pour lesquelles il affirmait avoir changé. D’un point de vue totalement extérieur, Irina estimait que le processus était réussi car le jeune homme ne cessait de lui donner l’impression d’être plus posé que quiconque et sa manière d’aborder sa condition la surprenait toujours un peu plus, à chaque nouvelle information le concernant. Irina pensa, au fil de l’explication de Mattheus, qu’il était dommage d’avoir fallu atteindre la « punition » pour se rendre compte de certaines choses… Mattheus n’était pas à plaindre (il ne le voudrait sûrement pas) car il avait assez de force de caractère pour ne pas se laisser abattre, mais d’un certain point de vue, tout cela était dommage. Le mal était fait et sa façon de prendre sa nouvelle situation était parfaitement admirable. « Je suis… enfin… Je ne sais pas quoi te dire. Il y a de quoi être impressionné par la manière dont tu prends les choses… et la façon dont tu imagines ta vie. » Irina l’était, mais elle n’avait pas l’intention de le lui répéter à plusieurs reprises. Ses paroles venaient un peu de la clouer sur place. « Tu dis que tu en as fait une affaire personnelle… c’était ton métier. La lutte contre tous ceux qui font vaciller le bon équilibre de notre monde depuis un certain temps, maintenant. Est-ce qu’il ne s’agit pas un peu aussi d’une affaire « pour le bien de tous » ? » Irina voulait bien croire qu’il ait fait de tout ça une affaire personnelle, mais être Auror signifiait aussi avoir une certaine forme de dévotion à la population et un pacte pour la garantie du bien, non ? Si tel était vraiment le cas, Mattheus avait aussi agi et pris des risques pour les autres, et pas uniquement pour lui. La jeune femme profita encore des paroles de Mattheus pour boire un peu de son thé qui remplissait encore la tasse qu'elle avait sous les yeux, se disant même qu'à l'allure où ils allaient, une deuxième tasse allait pouvoir être terminée sans trop de problèmes.



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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 18 Fév - 18:20



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Est-ce que le rôle de professeur m’irait bien ? A vrai dire je me suis déjà posé cette question, sans de réelles réponses. En fait je n’aimais plus l’idée de me cantonner à un domaine précis. Je crois que mon plaisir reposait sur transmettre tout ce que je savais tout en découvrant de nouveaux angles de notre communauté. Les professeurs à Poudlard inspiraient le respect et la sécurité selon les dires de Londubat, tout comme la bienveillance et la volonté de bien faire. En analysant Irina, il était clair qu’elle donnait ce qu’elle avait de meilleur en elle pour inculquer ses préceptes. Bien entendu tout ce ne se déroule pas comme prévu et je pense qu’elle le sait, ou en fera les frais. Cependant, elle n’est pas du genre à ployer le genou, tout comme Aaron ou Morgana.

Esquissant un sourire compatissant, je tapotais son épaule sur laquelle ma main s’était appuyée pour la rassurer. « Le temps est comme on dit, la médecine la plus efficace. Et puis sans challenge, ce serait un peu triste je trouve. Si tu as des têtes brûlées envoie les moi, j’ai plein de méthodes pour les rendre attentif pour tes prochains cours. » Plaisantais-je alors, concluant ces propos en retirant ma main. Elle était assez mature pour savoir ce que cela impliquait. Elle saura faire face et je n’ai que très peu de doutes voir aucuns à ce sujet. Mais il est vrai que terrorisé des adolescents en les laissant passer de joyeuses colonies de vacances avec les Acromentules, voilà qui ne m’en déplaisais guère…Pourtant dire cela m’amusait, mais pas autant que ses remarques sur ma présence lors des match et les regards que je lui aurai occasionné. Bien entendu, je parlais d’elle à la troisième personne, et elle s’était totalement imprégnée du jeu. Voilà qui était plaisant et d’autant plus amusant que ses propos aiguisèrent mon intérêt.

« Ah bah dans ce cas… Ce serait plus qu’intéressant que j’en parle directement elle, qui sait, on peut faire des miracles si ce que tu dis est vrai… »

Le même sourire plus ou moins amusé, bien qu’il est vrai que je ne m’attendais pas à ce qu’elle aille dans mon sens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai continué sur cette lancée. Il y avait quelque chose d’amusement à ficeler, et je ne restais pas indifférent face à cela. Pas plus indifférent qu’à l’idée de m’aventurer dans la forêt interdite. Mes premières excursions là-bas n’avaient rien de poétique. Tellement de contrastes entre les arbres fins et espacés d’une partie de la forêt, laissant la brume s’infiltrer et imposer son atmosphère pesante… Et les grands arbres dont la forme relève plus du mysticisme qu’autre chose. Si on rajoutait à cela les différentes espèces qui y vivaient. Cet endroit à lui tout seul avait sa propre version d’une dimension où les peurs prennent vies.

Mais ma vue ôtée, je n’ai plus à craindre la forme physique de ces peurs, je les ressens assez bien pour m’y adapter. « Oh ne t’en fais pas, si jamais je suis en danger, je sais que tu ne tarderas pas à enfourcher ton balais et à affronter les démons de la forêt pour venir me sauver, ça n’en fais aucun doutes ! » Le sourire aux lèvres, elle n’avait pas spécialement à s’en faire pour moi. Bien que je trouvais ça très touchant qu’elle invite une pointe de bienveillance en me demandant de faire attention, je savais que l’humour s’entremêlait avec la sincérité. Et puis de toute façon, c’était mon travail d’errer dans la forêt au cas où quelque chose se produirait. Avec les différents événements survenus, il serait totalement normal de s’en inquiéter.

Je ne lui en veux pas de ne pas venir, déjà qu’elle m’accompagnera pour une visite guidée formée par mes soins, c’était déjà quelque chose de bien et l’occasion de la revoir. Le fait qu’elle était drôlement attentive à mes propos me confortait dans l’idée que tout allait pouvoir s’éterniser, et le prolongement de nos propos seraient d’avantages mémorables. Elle en apprenait plus sur moi, et ça me convenait. Autant que moi, j’en apprendrai sur elle si s’ouvrir lui est possible. Je n’irai pas chercher le mal en elle, du moment qu’elle souhaite me raconter ce qui fait qu’elle est la femme qu’elle est aujourd’hui (formulation très bizarre…). Autrement dit, elle semblait nourrir une forme d’admiration pour mon oncle qui m’a plus qu’aidé.

« Plus autant qu’avant, depuis que je ne suis plus sous sa bannière il voyage énormément pour son travail, mais il fait bien. On passe trop peu de temps à découvrir le monde, il a cette occasion je l’envie. Un Magizoologiste hors pair, il a toujours exercé dans ce domaine. Un vrai passionné. »

C’est vrai, lui comme Irina, ils vivaient de leur passion. Ils avaient autant de responsabilité, et continuaient de pratiquer ce qu’ils aimaient chaque jour. La seule différence est qu’il pratique cela depuis au moins 30 années… Mais l’expérience n’a pas de parallèle avec la passion, elle est forte dans n’importe quel individu. C’est ce que je m’efforce de vivre en tant que garde-chasse. En tant que mère, elle semblait avoir rencontré certains obstacles. J’ignorais si elle souhaitait en parler maintenant ou après, mais le mieux était de l’écouter. Le sourire loin d’être gêné, une fausse se créa sur le coin de mes joues, penchant ma tête sur le côté. Un léger soupire de satisfaction quant à ma pensée, allongeant mon bras afin que ma main tapote le revers de celle d’Irina. Je ne pouvais la voir, mais mon regard était concentré dans sa direction.

« Ne te perds pas. Je vois que tu as dû avoir une vie assez mouvementée si tu me raconte ça. On pourra en parler quand tu voudras, mais sache juste que tu es une mère depuis assez longtemps pour pouvoir douter. La différence entre toi et mes parents, c’est que toi, tu aimes profondément ta fille, j’en suis certain. »

Hochant de la tête je concluais : « Après j’ai pas l’impression que tu sois une lycanthrope qui souhaite dévorer ta fille, mais j’te fais confiance sur ce point. » Ricanais-je pour détendre l’atmosphère et espérer déclencher ne serait-ce qu’un sourire venant d’elle. Il ne fallait pas qu’elle affronte cela seule, en tout cas, tout ne reposait que sur sa volonté d’avoir de l’aide. Je me saurai présent si jamais. Je me suis promis de nombreuses choses et ça en fait partie. J’étais très heureux de l’avoir retrouvé, le destin faisait les choses telles qu’elles sont. Même si ce dernier n’a pas été élogieux avec moi par le passé… C’était quelque chose que je partageais sans vraiment de tabous auprès d’Irina. C’est vrai que j’en ai fais une affaire personnellement, j’étais devenu aveugle bien avant de l’être réellement.

Mais il y avait de la vérité dans ce qu’elle disait. Je venais tout simplement de réaliser la véracité de ses propos. L’enseignement de mon oncle reposait essentiellement sur la culpabilité, me haïr pour que j’assume l’entièreté de mes erreurs. J’ai passé tellement de temps consacré sur moi que je réalisais que dans mes gestes, je m’en souviens désormais, il y avait cette volonté de protégé chaque personne autour de moi. « C’est vrai, j’ai une façon bien à moi de concevoir la vie. Mais elle est optimiste, et si je peux l’inculquer à ceux qui en ont besoin… » Me redressant sur ma chaise, j’étais clairement confiant quant à mes propos. Des gens avaient besoin de lumière dans leur vie, je pensais pouvoir les éclairer pour qu’ils bannissent le doute de leur vie à tout jamais. J’y tenais, à certains plus qu’à d’autres. Mais j’avais cet objectif en tête.

« Oui, dans l’intérêt commun je ne voulais pas qu’ils perdurent dans notre communauté. Ils mettaient des vies en danger, des femmes, des hommes, des enfants, des créatures. Tout ce qui constitue notre équilibre. Et je crois que je les ai tellement hais que je me suis mis en tête que c’était à moi de m’en débarrasser. Grossière erreur. »

Un léger sourire gêné, d’une main je me désignais : « Je me préfère comme tel à vrai dire. Il aurait été mieux que je sois ainsi à l’époque, mais sans doute que ma vie ne pouvait continuer tant que je n’avais pas appris l’humilité. » Mes mains sur la table, paume tournées vers moi. Mon regard, même vide, se concentrait dessus. Bougeant mes doigts, je réalisais que j’avais fait couler trop de sang sous l’égide de la colère, mais j’ai réussi à protéger ce pourquoi je me suis engagé en tant qu’Aurore… pour les protéger. Pour protéger les personnes comme Irina, comme Aaron, comme Arthur…

« La vie est remplie de surprises, je préfère apprécier ce que je suis devenu et épauler qui voudra. J’ai combattu trop longtemps loin de vous, maintenant je suis avec vous. »

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Lun 19 Fév - 19:00


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Puisque c’était ainsi que se déroulait une conversation et que celle d’Irina et Mattheus était parfaitement bien lancée, ils en étaient à parler du métier de prof… Irina ne put s’empêcher de penser au professeur VaatiVidya qui lui inspirait toujours la compétence à l’état pur et la prestance naturelle…chose qu’elle avait l’impression d’avoir elle-même, mais elle continuait d’y travailler… Quelques mois seulement s’étaient écoulés depuis son retour à Poudlard… Mattheus déposa une main sur l’épaule de la jeune femme, geste qui la désarçonna légèrement, mais elle pensait avoir toutes les capacités pour masquer son trouble. Ce dernier ne voulait que l’encourager encore un peu plus dans le rôle ; il traduisit d’ailleurs ce qu’Irina pensait en lui parlant du « temps » avant de lui proposer de s’occuper des élèves les plus compliqués à aborder. « Tu ne vas pas me les traumatiser ? » Irina disait ça avec humour, évidemment, elle reprit tout de suite après pour dire : « J’ai quelques petits boudeurs, pour l’instant, qui ont un peu de mal à supporter de ne pas réussir… c’est assez mignon, en toute objectivité. Je crois qu’il m’est déjà arrivé d’agir de la même manière, quand j’étais à leur place…. » Autant prendre les choses du bon côté, nan ? Irina avait bon espoir d’obtenir la confiance des plus difficiles à cerner… avec le temps… toujours le temps…

Ils avaient ensuite enchaîné sur la présence passée de Mattheus aux matchs de Quidditch. En réalité, Irina n’avait jamais vraiment imaginé qu’il puisse disparaître du jour au lendemain et ne plus se montrer aux matchs ; elle n’avait donc pas véritablement profité de sa présence pour espérer avoir un échange un peu plus poussé que celui qu’ils avaient eu…. C’était peut-être malheureux et bête, mais bien vrai. A l’heure actuelle, ils plaisantaient largement sur les regards intéressés qu’avaient pu lancer l’Auror, au cours des matchs. Irina ne savait si c’était réellement le cas, elle ne se souvenait que de la folie et de la pression à l’idée de ne pas gagner le match ou être efficaces… Les après-victoires étaient un peu plus nets dans sa mémoire… Prenant le parti de continuer à plaisanter, Irina n’attendit pas avant de répondre en disant : « Tu as besoin d’un conseil de femme, là, c’est ça ? » Impossible de ne pas avoir envie de rire dans une telle conversation masquée. Irina s’amusait franchement et voyait bien que Mattheus jouait le jeu, lui aussi. « Mon conseil : parles-en avec elle ; pas dit qu’elle admette qu’elle t’avait effectivement remarqué dans les premières minutes de la conversation, mais elle finira bien par se trahir ou arrêter de faire durer le suspense. » Puisqu’il était question d’une « batteuse » dont l’identité était toute trouvée, Irina prenait de sérieux risques en lui disant ça, l’invitant presque explicitement à dépasser quelques limites.

La jeune femme estima que plaisanter ne pouvait pas lui faire plus de bien ! Travailler à Poudlard lui demandait beaucoup d’énergie et il lui fallait être aux aguets et très consciencieuse la plupart du temps… Aucune possibilité de relâcher la pression ou de penser à autre chose. C’était quasiment chose faite maintenant qu’ils avançaient sur des terrains un peu glissants, mais franchement amusant.
Le sérieux s’imposa de nouveaux avec Mattheus et ses explications sur le rôle qu’il avait à tenir à Poudlard. Irina écouta avec attention, lui donnant ses impressions et son ressenti sur la forêt interdite dans laquelle il devait visiblement se rendre assez souvent. Son sourire faisait plaisir à voir, Irina était désormais largement rassurée sur la manière dont elle pouvait prendre Mattheus… ou s’il fallait qu’elle fasse attention à ce qu’elle disait. Elle le faisait, bien évidemment, mais elle avait tout de même senti qu’il n’était pas nécessaire de s’en faire de trop. Il lui sortit d’ailleurs la phrase mot pour mot « ne t’en fais pas », il n’était en revanche pas question de son handicap, mais du danger auquel il s’exposait en allant dans la forêt. Sa remarque fit rire Irina, une nouvelle fois et elle dit, à son tour : « Si j’embarque la batte avec, pour venir te sauver, je passe vraiment pour une trouillarde ? » Elle termina évidemment dans un rire, même si l’idée qu’il puisse être véritablement en danger était réelle.

Est-ce que la visite guidée incluait une visite de la forêt ? Irina n’osa pas poser la question, mais elle avait accepté sans trop de problème cette petite visite… persuadée que Mattheus avait des choses à lui apprendre qu’elle ignorait sur Poudlard. Ils avaient ensuite dévié sur la vie du jeune homme et ce dernier lui avait parlé de son oncle, une personne qui semblait compter pour lui. Irina répondit à ses nouvelles informations en disant : « Hum… avec un oncle Magiczoologiste, je comprends que les bestioles de la forêt n’aient pas vraiment de secrets pour toi…. J’imagine qu’il est heureux de savoir que tu as trouvé ta place à Poudlard… » L’important était surtout que le principal intéressé se plaise et c’était visiblement le cas. Parler de la réaction de ses parents et lui en avoir demandé plus sur sa situation familiale avait amené Irina à parler de sa fille… Son sujet de conversation favoris même si elle n’ignorait pas que les autres n’en avaient que faire (ils étaient polis, voilà tout). Contre toute attente, Mattheus l’écouta avant de porter sa main sur celle d’Irina. La jeune femme posa les yeux sur leurs mains, ne sachant quelle réaction avoir… Elle était ridicule d’accorder de l’importance à un geste naturel comme celui-là. La conversation était bien évidemment principale et elle s’y reconcentra en répondant aux propos du jeune homme ; propos dans lesquels il mentionnait encore ses parents… Irina se demanda s’il était malheureux de la situation ou quel était tout simplement son sentiment face à tout ça… Difficile à dire, il était tellement positif ! « Une vie mouvementée… avec le Quidditch, oui, mais c’est bien le problème. C’est pas une vie pour une petite fille. » Haussant les épaules, Irina ajouta, tout de suite après : « Je ne sais pas qui de la mère ou de la fille a le plus hâte de son arrivée à Poudlard. Le plus drôle, c’est que nous n’avons pas les mêmes raisons d’avoir hâte ! » Ce constat la faisait sourire mais elle reprit quand même avec un sujet sérieux : « Je l’aime profondément… oui, je crois que ça décrit parfaitement bien la situation mais… te concernant, tu …tu penses ce que tu dis ? Tu crois qu’ils ne t’aiment pas profondément ? Je me permets d’en douter… juste un peu… Parce que parfois, c’est la fierté qui prend une place trop importante… et quand on se rend compte qu’il faut s’en défaire, c’est déjà trop tard. Tu ne crois pas ? » Irina y croyait… peut-être n’était-elle pas assez objective, mais elle avait beaucoup de mal avec l’idée d’une famille éclatée… une famille devait être là pour souder ses membres et se devait d’être indestructible. L’idée n’était pas de saper le moral de Mattheus, Irina n’allait pas insister trop longtemps, mais elle était plutôt pour l’idée de voir un sourire sur son visage, comme ça avait été le cas précédemment.

De retour sur sa fonction et sa vie, Irina lui fit remarquer qu’elle voyait plutôt les choses (sous-entendu, sa condition et son handicap) comme une conséquence de sa volonté à protéger les autres. Une volonté impressionnante, selon son point de vue. Mattheus lui répondit qu’il avait en effet pensé à tous ceux qui subissaient les actes des Mangemorts (parce que c’était d’eux que nous parlions, de manière générale) et qu’il voyait la vie différemment et que son optimiste était sans limite. Pinçant les lèvres un instant dans un sourire qu’il ne pouvait pas voir, Irina se décida finalement à lui répondre : « Une seule personne n’est, je pense, pas capable à elle seule de se débarrasser d’eux mais… ton initiative est quand même … à saluer ! » Irina fit une pause et… sans même le réaliser vraiment, eut un geste similaire au sien, quelques instants plus tôt, en allant attraper sa main pour la serrer; elle n'allait pas faire durer ça plus de quelques secondes : « Après l’année dernière et tout ce qu’il s’est passé ici… enfin, à Poudlard, je pense que les élèves n’ont besoin de rien d’autre que ton optimisme. Tu as tout compris…. Mais ne soit pas trop gentil avec la jeunesse ! Ça ne leur rendrait pas service. » La fin de ses paroles étaient surtout basées sur de la plaisanterie et l’idée d’alléger un peu la conversation….cette conversation qu’elle appréciait tant, qui mêlait plein d’informations différentes mais qui faisaient surtout beaucoup sourire Irina.




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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Lun 19 Fév - 23:10



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Au fond de moi, je m’en voulais. Ces années d’entrainement auraient pu servir à autre chose si j’avais été plus mature et ouvert d’esprit dés que je suis entré au bureau des Aurors. J’aurai pu être présent quand les élèves et le reste des personnes en avaient besoin. On aurait pu tous être présents, mais nous ne l’étions pas. Chacun avait ses raisons, ce pourquoi je n’en voudrais jamais à Irina, Jeanne et même ceux que je ne connaissais que professionnellement. Au final, l’important était que nous nous entraidions aujourd’hui, et bannir la culpabilité. Mais cela ne nous empêchait clairement pas de former les élèves pour les renforcer psychologiquement. Dans la limite du raisonnable, j’ai ouïe dire que des méthodes moyenâgeuses étaient employée dans une matière en particulier. Mais reprendre certains élèves paresseux qui étaient clairement en train de sécher ou de négliger leur avenir, je me suis déjà retrouvé à les reprendre.

Ce pourquoi je proposais cela à Irina sur un ton humoristique. Et le fait qu’elle me réponde de cette façon ne trahit pas le sarcasme que je venais de lui emprunter. « .Je ne te promet rien là… Mais ils seront de retour dans ton cours avec la motivation, crois moi… ! » Une expression faciale telle que j’adoptais un air de bourreau. Même s’il était impensable que je crève des élèves physiquement et psychologiquement, j’aimais faire peur. Cela ne dépassait pas le stade de la comédie, mais envers certains élèves il en fallait peu pour les remettre sur le droit chemin ; et ce, même temporairement. Mais je savais que même si je disais ça en comptant sur le sarcasme, je n’aurai pas besoin d’en arriver là vue la pédagogie d’Irina. Je ne pouvais m’empêcher de trouver ça touchant au fond, mais la volonté de bien faire bannira les doutes, ça a toujours été ainsi.

Ce n’est pas demain qu’un élève changera les codes de l’enseignement. Poudlard a souvent marqué le monde de la sorcellerie de part les sorciers qui en sont sortis, je fais confiance en tout cela. « Et nous étions comme ça, ne cherche pas. Finalement on s’en est très bien sortis non ? Ils apprendront de leurs erreurs, c’est sûr. » Elle saura comment réagir, je n’avais même pas à intervenir au final, elle a assez de capacité pour gérer sur les années à venir, je ne m’en faisais pas du tout à ce propos. Et puis elle a un talent d’oratrice qui semble motivant pour quiconque incarne le rôle d’interlocuteur. Et c’est d’ailleurs ce talent dont elle usait actuellement pour ce jeu qui s’était installé entre nous. Le plus amusant reposait sur le fait que nous étions tout deux conscients de l’identité de la batteuse, et le fait qu’il incarne deux personnages donnait une dimension loin d’être amer.

Cet angle de vue était même attrayant. Acquiesçant quand elle se prononça sur la proposition de conseils, c’est vrai qu’il était encore plus songeur d’enquêter cette partie de la discussion. Ma curiosité aiguisée par les paroles déversées par la jeune femme, je penchais ma tête sur le côté afin d’assimiler les conseils. « Je vois… je n’ai donc rien à perdre à m’y essayer. Elle serait sans doute ravie de savoir que je l’ai remarqué, et la réciproque serait bien là. T’as raison, je m’y emploierai prochainement… J’espère que ça se soldera par un bon résultat. Et je pense entre nous, qu'elle devrait aussi lui en parler si l'occasion se présente à nouveau. Ce n'est pas comme si elle n'avait rien à perdre, qu'à gagner. En tout cas si réciproque il y a... » Garder ça dans un coin de la tête. C’est vrai qu’il y avait toujours matière à créer un sujet de discussion avec elle, peu importe le matériau de base, cela résultait toujours de quelque chose d’enrichissant. A tel point que sa proposition de me rejoindre avec une batte de Quidditch me fit doucement rire.

Je l’imaginais en guerrière, venir se battre contre les Acromentules. Secouant ma tête je finis par me ramener à la raison. « Je dois dire que juste pour savoir à quel point tu peux être badass, j’accepte l’idée ! Même si, une bonne baguette fera toujours l’affaire. » Soyons honnête, entre nous, la baguette aurait beaucoup plus d’efficacité. Mais le côté enfantin s’emparait bien trop de mes pensées pour être terre à terre. Surtout que le sujet de discussion entrainait une suite bien plus adulte, où notre vécu respectif prenait une place bien symbolique au sein de la maturité. C’est auprès des éloges faites à mon oncle que se poursuivait notre discussion. Il a toujours été stricte avec moi, mais a trouvé le compromis pour être aimant.

Je n’avais pas à me plaindre de ma situation. Je m’en suis plutôt bien sortis niveau éducation. Il y a eu pire que moi, comme beaucoup mieux. « En effet, on s’est longuement concertés sur où je devais me trouver, et j’en ai conclu que c’était ici. Tout ce que j’ai appris en plus, ça n’a été que trop bénéfique pour savoir où était ma place. Et il m’a soutenu dans ma démarche, je sais que bon… je pourrais toujours compter sur lui. » Un symbole de confiance, la figure paternelle que j’ai au fond de moi, toujours voulu avoir. Et je l’ai eu, et j’ai finalement bien muri à ses côtés, même étant adulte. Il n’est jamais trop tard pour faire d’un homme vide, un homme remplis par les couleurs les plus chaleureuses de notre monde. Mais pour certaines personnes cela ne suffisait pas forcément. J’ignorais encore ce qu’elle avait vécu, mais j’avais clairement le sentiment qu’elle avait des regrets, ou nourrissait une forme de culpabilité assez vénéneuse.

Je n’ai jamais eu d’enfants, alors comment pourrais-je estimer la comprendre ? Je pense que j’avais un ressenti sur la situation, et qu’aussi éloignée du sien soit-il, je pouvais finalement cerner la situation. Je ne pouvais juste pas être désarmé quand une situation trop complexe ou non vécue se présentait à moi. J’ai toujours su m’adapter et je réussirai actuellement. D’où mes mots sur ma certitude qu’elle aimait profondément sa fille. La douce étreinte de ma main se resserra très légèrement au fur et à mesure qu’elle parlait, mais ce geste ne s’éternisa pas.

« Je pense que la meilleure vie pour ton enfant, c’est que sa mère lui apporte tout l’amour du monde, et c’est ce que tu fais. Elle est encore jeune, elle comprendra ne t’en fais pas, j’en suis certain. On fait tous des choix, et malgré le tiens, tu n’as pas cessé de l’aimer, et tu ne cesseras pas. Et ça, c’est admirable. »

Imposant un court arrêt, il était clair que peu importe la raison, mes paroles traduisaient une confiance certaine sur leur relation. Conflictuelle ou non, l’enfant et le parent finissent toujours par forger la plus grande affection du monde. Et Irina était clairement la mère qui apportera ce dont sa fille a besoin. Malgré les doutes, elle sera présente et gagnera en assurance. Elle ne laisse pas tomber et c’est là où son optimisme était convainquant. D’autant plus délicat que le cas parental Wenlock retomba. Déglutissant alors, j’acceptais d’en parler. Elle était d’ailleurs l’unique personne à qui j’en avais parlé depuis le temps, à part Arthur.

« La fierté n’est pas éternelle, ils auraient sans doute fait un pas vers leur fils unique si ça avait été le cas… Mais tu sais, je ne m’en fais pas. Ce pan de ma vie m’a appris au moins que je ne serai jamais comme eux, et que si je suis parent, j’offrirai la meilleure des vies en prenant tous les besoins en compte. Je sais que je ne veux pas être comme Wenlock Señior. Sans doute qu’un jour, tout se réparera, mai à l’heure actuelle je vis dans cette optique. On ne sait jamais hein. »

Un sourire rassurant ponctua mes mots pour montrer que malgré tout, je ne ploierai pas. Je ne veux plus mettre un genou au sol, c’est terminé. Il faut trouver les instruments pour avancer, et une fois possédés pouvoir en jouer sans la moindre fausse note. En tout cas, s’exercer était important pour pouvoir faire un parfait. Et j’étais sur cette lancée, constamment. Il n’y a pas une journée où je ne pense pas à mes parents bien sûr, mais je ne vais pas m’en torturer l’esprit et m’empêcher d’avancer. Hors de question. C’est ce que je pratique bien souvent, et maintenant Irina savait ce qui m’avait motivé à vouloir éradiquer les Mages Noirs. Vision égoïste de la chose, mais aujourd’hui j’adoptais forcément une toute autre philosophie.

« Mais à l’heure actuelle, je n’encourage personne à faire comme j’ai agi aha. Je n’ai pas toujours été exemplaire, alors autant construire de nouvelles possibilités aujourd’hui. Je privilégie la sécurité à l’offensive de toute façon, désormais… »

Je ne pouvais pas me permettre d’entrainer des proches dans ma chute. Et alors que je souhaitais tellement observer mes mains, je sentis la sienne s’inviter au creux de ma paume. Son épiderme chaleureuse et rassurante venait comme combattre les doutes présents. Souriant faiblement, les paroles qui ont suivi ont bien résumé la situation. Ricanant alors, je relevais la tête vers elle, ma main valide remontant mes lunettes aux verres pourpres.

« Je leur donnerai tout ce qui leur faudra, sauf des traitements de faveurs. Faut pas non plus déconner ! J’ai pas ce pouvoir. »

Disais-je en souriant à pleines dents. Nous avions tous nos motivations et objectifs finalement. On les abordait de manière différentes, mais l’important reposait sur nos convictions. Être sûrs de faire les bons choix. Alors sur ces pensées, j’ai demandé à changer de boisson auprès du serveur qui avoisinait l’autre table, demandant un thé.

« Alors, tu es encore curieuse ? Ou tu as encore des milliards de questions pour analyser la créature fascinante que je suis ? Sinon c’est à mon tour ! »

(c) DΛNDELION



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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Mer 21 Fév - 17:10


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Si Irina et Mattheus prenaient les choses avec humour, ils savaient tous les deux que le sérieux serait de retour bien vite en présence des élèves. Il était évidemment de leur devoir d’agir au mieux et ils n’étaient probablement pas les seuls à savoir à quel point il était difficile d’être toujours dans le juste milieu. Une chance que leurs souvenirs d’élèves n’étaient pas si éloignés que ça… Une petit quinzaine d’année au cours desquelles elle avait réussi à réaliser l’un de ses rêves en faisant du Quidditch une profession ; soit presque rien (ou… « pas grand-chose »..). Irina se faisait souvent ce constat, intérieurement, réalisant que (curieusement) elle ne réalisait pas qu’elle avait parcouru tout ce chemin depuis l’école. Le temps s’était écoulé très rapidement et elle en faisait un bilan positif, prenant le changement comme quelque chose de bien. Elle ignorait encore pendant combien de temps elle allait tenir son nouveau rôle d’enseignante, mais il ne lui déplaisait pas. L’idée de traumatiser les élèves était une pure blague qu’ils se réservaient entre eux et la remarque de Mattheus fit rire doucement Irina. Cette dernière vérifia tout de même qu’aucune oreille indiscrète ne trainait dans les environs, puis, elle se pencha légèrement vers lui pour dire : « Quartier libre….Carte blanche… fais ce qu’il faut ! Mais rends-moi des petits anges sages et propres sur eux ! » Blague, toujours blague… Les élèves ne méritaient pas tout notre venin… bien qu’il me semblait gentillet. Quel élève n'avait pas pris plaisir à baver sur le dos des profs ? Juste de retour de bâton. De toute façon, aucun de nous n’imaginait de situation négative concernant les jeunes, bien au contraire…

La suite de la conversation amusa encore plus Irina quand Wenlock lui confirma qu’ils étaient eux-mêmes comme ça au même âge. C’était certain ! Chacun son tour ! Leur point de vue avait juste changé quelque peu et voir les choses du côté des adultes rendait la chose encore plus drôle, selon Irina. « Je crois qu’on est pas mal… » Elle s’arrêta un instant avant de s’éclaircir la gorge et de reprendre : « La question est de savoir si on laisse passer les attitudes que nous avons-nous-mêmes expérimentés par le passé… Dans mes souvenirs, aucun prof ou adulte n’a jamais laissé passer quoique ce soit. Ça voudrait donc dire qu’il faut adopter l’attitude de nos bourreaux d’antan… » Irina grimaça légèrement avant de rire sérieusement en disant : « Piégés dans un cercle infernal. » Ou pas piégés du tout, ils étaient devenus les adultes référents, ce qui leur conférait un certain pouvoir ; tout pour plaire ! Mais garder un rôle d’adulte responsable pesait parfois sur les épaules de la jeune prof de Vol. Elle qui avait eu une indépendance, une famille bien présente pour s’occuper de sa fille sans qu’elle ait besoin de se faire du souci… Il était désormais question de gérer quelque chose d’inconnu et de le faire bien… Heureusement que leur conversation s’orienta bien vite vers une petite discussion masquée, digne de deux adolescents. Aucun des deux n’ignorait de quoi il était vraiment question en parlant de joueuse et d’anciens coups d’œil. C’était une évidence. Irina écouta attentivement la réponse qu’il avait à lui apporter et laissa un sourire grandir sur ses lèvres avant de dire : « Et si ça se soldait par de mauvais résultats, est-ce que tu abandonnerai la partie pour autant ? Nouveau conseil de femme : N’abandonne sous aucun prétexte. C’est pas si compliqué que ça en a l’air, une femme… » Irina haussa les épaules par réflexe et ajouta : « … En toute objectivité, je te dirais de ne pas « essayer » , plutôt de « le faire » MAIS, je ne sais pas quel poids a mon conseil totalement extérieur. » Ouais… tout le monde y croyait ! Irina n’y croyait pas elle-même à ce « conseil extérieur » ; elle avait juste le bon rôle de celle qui peut parler d’elle-même à la troisième personne et être parfaitement protégée. D’ailleurs, cette protection, elle l’appréciait plus ou moins parce qu’elle se sentait partir dans un jeu très dangereux… Pas si « dangereux » en soit, mais un petit jeu de charme s’échappait tout de même de ces paroles. Irina se demanda s’ils en étaient arrivés là par le passé, sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Aujourd’hui, son esprit était net, plus calme, plus posé qu’auparavant et il lui sembla avoir occulté beaucoup de choses… Beaucoup de choses que le Quidditch et les obligations professionnelles avaient masquées.

Mattheus recommença à rire à l’idée de la batte, seul objet de prédilection que qu’Irina pouvait se vanter de maîtriser mieux que le reste. L’envie de taper sur la figure d’autres joueurs qu’elle avait rencontrés au cours des matchs l’avait bien souvent démangé, mais elle avait apprivoisé la batte comme le seul outil de travail qui n’avait pas d’autre finalité que de toucher les cognards. Aujourd’hui, elle en plaisantait sérieusement et elle sourit franchement lorsque Mattheus lui suggéra une bonne baguette pour régler les petits problèmes de défense dans la forêt. « Une méchante créature et un cognard, c’est du pareil au même, non ? Je n’ai pas frappé de cognard depuis un petit moment. Je ne sais même pas si je sais encore tenir une batte mais on va voir ce qu’on peut faire. Je vivrai mal d’apprendre ta mort dans de terribles souffrances dans une forêt qui est… comme son nom l’indique, interdite ! Pour de bonnes raisons, j'imagine. » Le ton de l’humour ne faisait aucun doute. « Bon…bien, très bien… une baguette et des sorts, ça fera l’affaire ! » Irina finit par valider l’idée de la baguette, ce qui revenait à dire qu’elle n’hésiterait probablement pas à venir dans la forêt en cas de besoin, en dépit de toutes les craintes qu’elle pouvait avoir face à un milieu qui ne lui était pas familier (celui des créatures magiques, notamment).

Le plus naturellement du monde (ou par une conséquence de la curiosité d’Irina) ils en étaient arrivés à parler famille et le lien qu’entretenait Mattheus avec son oncle fit réagir Irina… ou plutôt, lui fit chaud au cœur. Ce sentiment contrasta largement avec les informations découvertes sur ses parents… Aux nouvelles paroles concernant son oncle, Irina se décida finalement à poser la question qu’elle avait en tête depuis un moment : « Tu as toi-même contacté Londubat pour prendre le job ? » Le sous-entendu était celui de savoir s’ils se connaissaient un peu. Irina ne connaissait elle-même pas personnellement le Directeur, le poste lui était juste tombé devant les yeux, par un beau petit hasard. La jeune femme n’insista pas sur son oncle, gardant en tête tout ce qu’il venait de lui dire et réservant d’autres questions par la suite, après qu’elle ait eu l’occasion d’y penser un petit peu plus. Parce qu’évidemment, elle allait penser à l’entrevue qu’ils étaient en train d’avoir à l’heure actuelle. Comment pouvait-il en être autrement après autant de confidences ? Irina s’était légèrement confiée sur sa fille, mais il y avait encore tellement d’aspect qu’elle taisait et qui n’avaient pas réussi à entrer dans la conversation. Les paroles de Mattheus lui donnèrent une nouvelle fois le sourire. Au moins, il était parfaitement rassurant quant à son rôle de mère qui la faisait régulièrement douter. Un coup de pouce de la sorte lui faisait beaucoup de bien, même si elle ne l’avouait pas. « C’est ce qu’on me dit quand je suis dans mes moments de doute mais… la question est peut-être de savoir si une mère peut être capable de ne pas douter, ne serait-ce qu’un tout petit peu ? C’est finalement peut-être naturel de douter comme ça, tout le temps… » Si c’était le cas, Irina était d’autant plus soulagée qu’elle doutait encore souvent. Et parce qu’elle avait vraiment apprécié entendre ce qu’il venait de lui dire, elle ajouta « C’est…C’est très gentil ce que tu me dis là… ». Irina avait douté sur l’idée de remettre la question de sa famille sur le devant de la scène, mais finalement, pourquoi ne pas croire qu’un espoir était possible ? Mattheus semblait croire que non. Irina avait-elle mit le doigt sur la seule chose face à laquelle il parvenait difficilement à être optimiste ? Si c’était le cas, elle trouvait ça relativement normal. Quand il eut fini, la jeune femme reprit, avec douceur, en lui disant : « On ne sait jamais… » Phrase remplie d’espoir, parce qu’elle espérait qu’il puisse rétablir un dialogue avec ses parents un jour. « Je suppose qu’ils sont les premiers à se dire que tu es leur fils unique. » Sous-entendus, ils pensaient forcément à lui avec nostalgie ou amertume… Irina ne voyait pas les choses autrement, mais elle n’insista pas non plus là-dessus. Il rajouta cependant une phrase qui donna de quoi réfléchir à la jeune femme. La relation qu’il avait eue avec ses parents était sûrement à l’origine de son comportement passé… Comportement qui avait conduit à de bien tristes conséquences… La rancœur était peut-être plus enracinée qu’elle ne semblait l’être.

Irina avait conduit sa main proche de la sienne, sans forcément s’en rendre compte et sans prendre en considération un éventuel malaise. Malaise qu’elle n’eut pas l’impression de ressentir tant que ça, au final. La seule chose qu'elle visualisait bien, c'était la rumeur qui allait sortir en cas de présence de voyeurs « Vus ! La prof de Vol et le Garde-Chasse main dans la main à Pré-Au-Lard ». Ils reprirent tous les deux une véritable contenance en mentionnant de nouveau les élèves et Irina n’eut d’autre choix que de réagir positivement au sourire qu’il affichait. Le silence s’installa quelques secondes…secondes à l’issue desquelles Mattheus demanda un thé au serveur, juste avant qu’Irina n’en demande un autre, à son tour. Il lui demanda ensuite si elle était encore curieuse et cette dernière n’eut pas besoin de réfléchir avant de répondre : « Tu bois du thé ! J’étais curieuse de savoir si c’était le cas… J’ai eu ma réponse… J’arrête désormais les questions à propos de la….créature fascinante que tu crois être ! » Irina se mit à rire en modifiant un peu les choses, le taquinant au passage. « A ton tour ? De quoi ? Me poser des questions ? Tu seras prévenu, je ne suis pas mal dans mon genre en tant que….créature fascinante. Tu ne voudrais tout de même pas y passer la nuit ? » Humour, toujours. Irina n’avait pas autant de confiance en elle pour croire véritablement être fascinante ou quelque chose du même genre, mais elle n’avait aucun problème à tourner les choses en plaisanteries. Si Mattheus avait véritablement des questions à lui poser, elle était curieuse de savoir lesquelles…



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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Mer 21 Fév - 18:56



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Je pouvais me montrer sans doute un peu trop familier avec les élèves, dévoiler une proximité que je n’aurai pas eu en tant que professeur. Mais je me devais de garder un professionnalisme avec beaucoup d’entre eux. Cela montrait la frontière entre l’adolescent et l’adulte que je suis, car il ne fallait pas non plus que les élèves se croient tout permis avec moi. Loin de moi l’intention de les pourrir, je n’ai jamais eu cet objectif… Mais leur montrer qu’il y a certaines limites à ne pas dépasser. Il faut instaurer un cadre de confiance dans lequel ils peuvent se plaire uniquement s’il est légitime qu’ils soient encadrer de cette façon.

Chacun a le droit à sa chance, même le cancre de Poudlard pouvait pousser la porte de la cabane du garde-chasse pour se livrer à quelques confidences. Je n’aurai jamais quoi que ce soit contre cela. Cela irait contre la pédagogie que j’ai forgé durant tant de temps, et je n’irai pas détruire mes idéaux pour des exceptions. Le reste des professeurs pouvaient exercer comme bon leur semblait du moment que les élèves n’étaient pas brisés, même en tant que garde-chasse je me sentirai capable d’évoquer une dualité entre leurs méthodes et notre époque, peu importe les résultats qualitatifs ou non. Il existe toujours une voie liée à la progression, Aaron en fait l’usage, Irina doit aussi je suppose.

« Promis, ils seront remis d’aplomb pour tes cours, ils ne souffriront pas le moins du monde ! »

Cette dimension surplombée par l’humour avait de quoi réveiller certains fantasmes de pédagogues. Mais cela restait dans cet univers très caricatural et ne venait jamais empiéter la moindre de nos actions. Bien au contraire, nos propos échangés étaient bon enfant. En revanche notre façon de procéder à nos choix pour transmettre, eux pouvaient être considérés comme sérieux. Bien que la simple évocation du « soi » passé pouvait nous entrainer dans un élan de nostalgie. Nous n’étions pas forcément exemplaires à l’époque, pas même moi la tête de classe de Serpentard. Une spirale répétitive ? Ça m’en avait tout l’air, mais certains aspects rentraient en contradiction avec la pédagogie de nos professeurs du passé. Je l’écoutais, et il y avait de la vérité dans ce qu’elle disait. Très peu probable de ne pas pouvoir être d’accord avec ce qu’elle avançait, mais il y avait quelque chose à rajouter. Quelque chose qui pouvait prendre tout son sens et nous guider dans notre rôle de pédagogues.

« C’est vrai, mais je ne crois pas qu’il y ait spécialement d’incarner nos bourreaux comme tu dis aha. On peut adopter des traits de leur enseignement, mais tout repose sur le bien fondé de tes choix. Chaque méthode d’enseignement va avec son époque, on est en perpétuelle évolution. »

Un sourire, quelque chose qui montrait une forme d’assurance qui venait enlacer chacun des mots. Je m’étais préparé à cela pendant des années, alors si Irina pouvait voir sous cet angle, ou même observer, cela m’allait. Il n’y a pas deux extrêmes quand on doit faire un choix. C’est comme ça que j’ai abordé la question, devons nous être intransigeant avec les élèves ? Dans quels cas ? Cela leur est-il bénéfique ? « Mais j’admet que lorsqu’ils nous supplient de ne pas les punir, c’est compliqué… C’est plus ça le cercle infernal ! Mais sois convaincue que tes choix sont pour leur bien, tu es bienveillante, tout ira bien. » Un ricanement assez enfantin. Je me suis déjà retrouvé à culpabiliser de punir des élèves alors qu’ils ont un bon fond, mais leurs actes n’entraient pas dans ce que nous tentions de leur apprendre.

Des fois il fallait simplement un petit redressage de bretelles pour leur faire comprendre que leur comportement n’est pas approprier. Au final, cela n’a jamais réellement changé mes relations avec les élèves. Ils ont toujours su venir vers moi même si un léger conflit d’intérêt pouvait se manifester. Et ce n’est pas plus mal que leur morale agisse ainsi. Ils sont progressistes et Poudlard a besoin de ce genre d’élèves. Poudlard a besoin d’élèves qui aillent de l’avant, pas de machines de guerre. Nous étions, en grande partie, désignés pour les guider. Avec le sourire, l’optimisme. Et quand la discussion s’orienta autour de la joueuse mystère, il faut avouer que l’adulte demeurait encore, mais se partageait la place avec l’assurance d’un adolescent voir jeune adulte. Mais il y avait cette atmosphère à laquelle je ne niais pas ne pas être indifférent. C’était quelque chose que j’aimais argumenter, nourrir. Et ce qui me confortait dans cette idée c’est qu’elle même jouait le jeu, mais cela pouvait soulever bien d’autres questions.

Nous avions pleinement conscience de la réalité, et malgré tout nous continuions de nous engager sur cette voie. Loin ‘être une voie hostile, mais le fait est que nous étions partagés, sans doute, à avancer aveuglément et en connaissance de cause. Nous avions trouvés le juste milieu finalement. « De mauvais résultats ? Je tenterai de me faire confiance pour éviter cette issue, mais tu as raison, je ne compte pas abandonner ! La prochaine fois que je la vois, je lui en parlerai, et je saurai s’il y a une réciproque. Et puis je ferai le nécessaire… Une femme, ce n’est pas compliqué, comme tu dis. » J’aurai pu lui adresser un clin d’oeil, mais à travers les vitres pourpres il était difficile de voir à quel point mes yeux se voyaient. Moi qui parlais d’essai, elle venait de réussir à me convaincre dans la mesure où ce n’était plus un essai auquel je devais penser, mais une action à exécuter.

Un objectif à fournir, une volonté à réaliser. Un sourire ma foi plus mature en coin, et un hochement de la tête ont ponctué mes paroles. « Oh, ton avis est totalement de taille pour la situation, tu sais quoi ? Je te promet de mettre en pratique ce que tu m’as dis. Un dernier conseil ? Je suis tout ouïe ! » Ne savait-on jamais, renchérir pouvait avoir un intérêt certain. Et cette forme de jeu se transposa alors dans un sujet contre lequel nous pouvions d’avantage nous détendre. Nous pouvions fantasmer des aventures de guerriers au sein de la forêt interdite. Il est vrai que je masquais plutôt bien certaines appréhensions quant à la présence de créatures hostiles. Mais Irina afficha un listing précis de ses caractéristiques de batteuse, et rien que pour ça elle m’avait décroché ce rire amusé. Après tout l’optique d’une mort dans d’atroces souffrances a toujours été envisageable mais je ne l’ai jamais prise en compte car je préférais être confiant quant à mon rôle. Souriant à pleines dents, je finis par lui répondre :

« On ne se débarrasse de Mattheus Viktor Wenlock de cette façon, non mais… Mais je maintiens que tu dois avoir de la force à revendre. Imagine les Acromentules ployées sous le poids de ta batte, les moldus appellent ce coup… un homerun au baseball je crois. Tu pourrais enregistrer de nouveaux records en venant me sauver la vie tu sais ça ? »

Elle s’imprégnait du même avis que moi dans l’optique où la baguette était d’une efficacité certaine. Mais aujourd’hui il n’était pas question de combattre des créatures assoiffées de sang. Mais en vue de leur hostilité, je n’ai jamais écarté l’hypothèse que ces choses puissent faire surface. Mais c’était là l’intérêt de mon travail, sauvegarder la vie d’autrui. C’est ce que mon oncle n’a cessé de m’inculquer. Il m’a inconsciemment préparé à ce rôle. J’aurai pu exécuter toutes les professions du monde en rapport avec mes connaissances mais j’ai préféré m’orienter vers Poudlard. Parce que c’est là que je suis né en tant que sorcier, et symboliquement… cela prenait la forme d’un renouveau dans ma vie.

« Oui, mon oncle n’a servi que d’intermédiaire. Mais j’ai su trouver les mots pour le convaincre de faire mon nid ici aha. »

Et j’étais fier de ce que j’étais devenu, il fallait un minimum d’estime de soi… Savoir se retourner et contempler le chemin parcouru avec ardeur et savoir jusqu’où nous avons progressé. C’était une forme de maturité à prendre en compte finalement. Pour moi, mais pour tout le monde aussi finalement. Et les doutes d’Irina n’étaient pas à mes yeux des défauts. Pour moi il était tout à fait concevable qu’une adulte ait ce genre d’appréhension, elle qui plus est. Un sourire réconfortant tandis que ma main instaura une profonde confiance et chaleur dans la gestuelle. « Mais tu sais, une mère doit douter. Sinon qu’aurais-tu à apprendre de ton rôle ? Tu en sais beaucoup déjà, et plus les années vont passer, plus tu alourdiras ton bagage. » Je ne croyais pas me tromper en disant cela. J’affichais une certitude comme si c’était la vérité absolue, mais au final, c’était ma vérité. Elle pouvait s’appliquer à elle, je l’espérais, et je le souhaitais.

J’aspirais à ce qu’elle puisse se dire que ce qu’elle a construit n’a jamais été une entrave pour sa vie de famille, elle devait se défaire de ces chaines du passé pour s’en servir comme attaches et remonter la pente de l’avenir. Elle était combattive, une fougue de Gryffindor l’habitait, autant s’en servir à bon escient et de la meilleure des façons. Là où elle pensait avoir ses faiblesses, j’avais les miennes. Moins importantes que les siennes, mais Irina jugea qu’il était sans doute important de s’y attarder. Je n’y voyais aucune objection, après tout il était normal que je parle de moi. Même si le sujet paraissait tabou dans mon esprit, l’évoquer auprès d’elle me libérait d’une forme de poids. D’autant plus que ses derniers propos vis-à-vis de mes parents m’ont forcé pendant quelques secondes à me mettre à leur place. Le visage baissé durant quelques secondes, regardant faussement sa main louable dans la mienne. Je poussais un petit soupire de satisfaction à l’idée de réaliser qu’elle n’avait pas tort. Un sourire déjà plus lumineux naquit au coin de mes lèvres.

« Je n’ai pas pensé les choses comme ça… Je crois qu’au fond de moi, ils doivent se dire ça. En fait, j’espère vraiment… »

Le fait est que je n’en savais rien. Qu’une partie de ma vie serait visiblement consacrée à reprendre contact avec eux, tandis qu’une autre se basait ici avec les liens que je forgeais. L’ordre des priorités est un art. Et ces priorités allaient me guider en tant que poseur de questions. Mais avant ça elle répondit elle-même à une question qu’elle aurait voulu me poser, concernant le thé. M’arrachant un certain sourire, je buvais ses paroles en attendant de pouvoir recevoir notre nouvelle commande. Finalement je pus prendre la parole avec quelques idées en tête. Mais avant toute chose je revenais sur quelque chose. « Alors déjà, je ne crois pas être, je SUIS une créature fascinante, hein ! » Un peu de cirage de pompe n’a jamais fait de mal à qui que ce soit, et puis c’était dans l’intérêt de servir une atmosphère relaxante.

M’éclaircissant la gorge, je m’approchais à nouveau de la table pour continuer : « Oh mais ne t'en fais pas, j’ai toute la nuit moi pour poser des questions à cette créature fascinante. » Me raclant discrètement la gorge, j’enchainais : « Alors, j’pourrais commencer par trop de choses… Genre, t’as toujours voulu être batteuse ? Qu’est ce qui t’a amené vers les Harpies, même à l’époque on en avait pas parlé ! » C’est vrai que nous n’avions pas pris le temps d’étatlir plusieurs plans de communication. Mais finalement, je crois que la question du sujet Quidditch reposait sur une seule demande :

« Tu te sens grandie de cette expérience, Irina ? »

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Ven 23 Fév - 22:09


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Les futurs petits professionnels du Vol allaient passer par la case « Garde-Chasse en chef de Poudlard » en cas de manque de volonté. C’était bon à savoir, Irina n’avait pas encore les clés de la réussite à propos de la gestion des élèves revêches et un coup de pouce comme celui-là était bienvenu. Irina n’insista pas plus longuement sur la façon de motiver les petites têtes blondes, le soutien de Mattheus lui suffisait pour l’instant et elle avait apprécié faire preuve d’humour et de légèreté sur la question qu’elle savait pourtant très importante et sérieuse. Le break mental que lui accordait cette entrevue était assez inattendu, mais elle l’appréciait toujours un peu plus. Ils en étaient même arrivés à se souvenir de ce qu’il en avait été pour eux, au même âge. Quoiqu’elle puisse en dire, Irina avait de bons souvenirs de l’école même si elle avait détesté devoir étudier les gros manuels plein de poussière de la bibliothèque et se confronter aux profs avec qui elle n’avait pas trop d’affinités. Elle se plaisait à réaliser que le temps lui avait permis d’effacer les mauvais souvenirs. La réflexion de Mattheus sur la méthode à adopter les concernant était intéressante, pleine de vérité et Irina ne put s’empêcher d’ajouter « L’adaptation à l’époque, à la génération de jeunes qui va avec et les perturbations annexes … Autrement dit, on a du pain sur la planche. J’aime cette optique, pas toi ? » La jeune femme se mit à rire quand il lui fit comprendre qu’il allait possiblement rencontrer des difficultés à punir certains élèves suppliants. « Certains élèves ont de bonnes excuses ! Est-ce qu’on peut vraiment quelque chose contre le petit charme de certains ? » Punir ou faire la discipline n’était pas une tâche dont Irina voulait s’incomber, bien au contraire, sauf que son rôle de Directrice de maison ne lui laissait pas bien le choix, restait plus qu’à ne pas céder, chose qui, comme venait de le dire Mattheus, allait être parfois bien compliquée.

Ce qui se compliquait aussi, c’était de rester neutre dans la conversation qui tendait vers quelque chose que la jeune femme ne maîtrisait pas beaucoup. Ils parlaient clairement d’eux et de leur intérêt l’un envers l’autre, là était la réalité. Il n’était pas question d’autre chose, si ? Contre toute attente, elle l’avait clairement invité à ne pas abandonner et à exprimer un éventuel intérêt existant, né de leurs relations passées. Le « pire » était sûrement quand elle en arriva à se satisfaire de son exclamation dans laquelle il affirmait qu’il n’allait pas abandonner. Cette confidence sonna comme une bonne nouvelle et la jeune femme garda le silence pendant quelques instants à la suite de ses paroles, intégrant difficilement les derniers mots qu’il avait prononcés. Irina hésitait à croire sérieusement qu’il parlait d’elle en parlant de la femme en question ; le doute n’était pas permis puisqu’elle avait suivi le cheminement de leur conversation, mais quand même. Est-ce qu’elle pouvait l’intéresser sérieusement ? Cette question intérieure la fit presque rougir, il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas posée une telle question vis-à-vis d’un homme ; surtout qu’il était en face d’elle depuis quelques poignées de minutes. « Et…. tu vas la voir bientôt ? J’ose espérer que c’est le cas. Si c’est non, hum…attends un peu… » Irina fit une petite pause pour faire mine de réfléchir un peu, mais continua vite sur sa lancée : « Voilà mon avant-dernier conseil : écris-lui et maintiens le contact… » Irina ne put s’empêcher de sourire de nouveau. Elle avait bien dit « avant-dernier », le dernier ne tarda pas à arriver : « Enfin, tu devrais aussi rester tel que tu es. Tu as probablement toutes tes chances. » Elle ne pouvait décemment pas enlever le « probablement » qui n’était là que pour faire perdurer le mystère sur l’identité de la femme mentionnée. Pour garder un contrôle de la situation, Irina ne pouvait que poursuivre sur cette voie même si elle n’avait pas réussi à le taquiner encore un peu en essayant de lui dire qu’il allait devoir lutter. Elle en était bien capable, mais lui répondre ça avait été plus fort qu’elle. Par chance, Irina parvint à tirer profiter du petit virage de la conversation vers la forêt interdite et ce qu’il y faisait pour éloigner ce sentiment étrange qu’elle avait ressenti à la mention de ce qu’il adviendrait d’eux. « Est-ce que la balle de baseball des moldus leur revient en pleine figure quand ils font un homerun ? Parce que le cognard le fait, lui. Bon, en attendant, je suis partante pour tenter le record d’acromentules dégommées ! » La jeune femme avait prit un air faussement sceptique puis, reprit : « Qu’est-ce qui me rapporte le plus de points ? La taille de la bestiole ? La force de frappe ? Ou la distance entre l'endroit de l’atterrissage de la bête et moi ? Et puisque tu affirmes qu’on ne se débarrasse pas de toi aussi facilement, c’est que tu as de l’énergie à revendre aussi. Tu me suis dans la tentative de record ? Ça fera double emploi : ta vie sauve et une coupe à partager. » Voilà où pouvait mener un début de conversation incluant une batte et des acromentules… Formidable !

Les questions de la famille les occupèrent ensuite pendant un certain temps. Mattheus lui parla d’abord d’une figure importante : son oncle et Irina tenta de poser quelques petites questions pour en apprendre plus, n’ayant pas dans l’optique d’être intrusive. Sa réponse à la question d’Irina sur son arrivée à Poudlard fut intéressante. D’après ce que la jeune femme comprenait, il avait postulé pour le poste de sa propre initiative et avait réussi - sans aucune surprise, selon Irina – à convaincre Londubat de lui confier le job. La jeune femme ne fit pas d’autre commentaire à ce sujet, mais pensa tout de même que Londubat n’avait pas idée d’à quel point il avait fait un bon choix. La discussion avait très vite viré sur son rôle de mère et Irina ne savait plus, à ce stade de la conversation, comment ils en étaient arrivés jusque là. Peu importe, elle n’avait pas le temps de se poser la question, la main du jeune homme qui touchait la sienne la désarçonnait toujours un peu plus, mais, en parfait contrôle, elle se focalisait sur ses paroles, avant d’y répondre en disant : « J’ignore encore si les doutes que j’ai font partie de la catégorie « doutes normaux à avoir quand on est mère ». Je trouverai bien un moyen … tu as raison, avec les années et donc, le temps. » Elle termina par un léger haussement d’épaules. Cette discussion pouvait également les occuper longtemps si elle entrait dans les détails qui la tracassaient et loin d’elle l’idée d’étaler ça maintenant. Ils étaient en retrouvailles et il n’était en aucun cas question de les gâcher par un sujet préoccupant comme celui des doutes.
L’autre question famille n’était pas moins préoccupante. Mattheus lui avait expliqué que ses parents avaient, si elle avait bien compris, coupé le contact. Bien sûr, elle n’avait pas l’entièreté des informations sur la situation et Mattheus avait peut-être gardé quelques petites choses pour lui ; mais le peu qu’elle en avait entendu lui avait suffi à ressentir une pointe d’injustice et beaucoup d’incompréhension. Elle en avait conclu que la situation n’était pas facile pour lui, mais qu’elle l’était peut-être aussi pour ses parents. Comment étaient-ils ? Jusqu'où allait leur obstination ? Irina n’en savait pas plus, mais elle espérait pour lui qu’une avancée positive puisse se faire un jour, ce qu’elle lui fit savoir dans ses mots : « Espoir partagé ! Je ne connais pas grand-chose de ta situation mais l’entourage est trop important pour cesser d’espérer… » Affaire à suivre, si bien sûr ils étaient amenés à en reparler un jour. Pour le moment, son oncle était bel et bien présent pour lui.

La conversation sur les familles passée, Irina plaisanta en essayant de lui faire entendre qu’il se faisait des illusions en se prenant pour une créature fascinante. Il devait sûrement avoir compris qu’elle le charriait car il se défendit tout de suite sur la question. Qu’il lui dise avoir toute la nuit pour poser des questions fit sourire la jeune femme ; les sourires n’en finissaient pas et elle fut d’autant plus amusée lorsqu’il mentionna les « créatures fascinantes ». Pleine d’humour, elle lui répondit, partant très probablement dans une énième petite divagation : « Oh… on fait partie du même club alors ? Est-ce que tu as l’intention d’entrer en concurrence avec les créatures fascinantes du club ou…. ? Histoire de savoir si on peut s’envoyer des fleurs mutuellement… J’en ai bien quelques unes à t’envoyer après tout ce que tu viens de me raconter sur toi mais… » Mais suspense sur la fin de la phrase, Irina adorait jouer au suspense et elle était bien contente quand ça rendait les gens fous. Mattheus était un interlocuteur à part « Bon, plus sérieusement… J’ai TOUJOURS voulu vivre du sport, toujours… Je ne sais pas vraiment ce qui fait naître chez quelqu’un une passion ; en l’occurrence, je ne sais pas pourquoi la mienne a été celle-ci, mais c’est le cas. J’ai joué au poste de batteur depuis Poudlard et après, c’était une évidence. » La jeune femme se pencha un peu sur la table, joignant ses mains avant de dire, le sourire dans la voix : « Frapper dans les cognards canalise les plus hyperactifs, c’est bien connu. » Sous-entendu, c’était parfaitement le cas d’Irina et Mattheus n’avait peut-être pas encore eu l’occasion de s’en rendre compte. Les années et l’expérience avaient aidé la jeune femme à se poser un peu, cela l’empêchait donc de trop trépigner sur son siège à l’idée d’être assise ici depuis un certain temps face au jeune homme. « Les Harpies ont été l’issue d’un petit concours de circonstances, il m’est arrivé de penser que je n’y arriverai jamais alors… je me suis accrochée et j’ai postulé partout avec l’énergie du désespoir. J’étais faite pour une équipe de nanas… Je pense que ce constat répond directement à ton autre question : Oh, oui, je suis grandie de cette expérience, c’est horrible d’être avec des filles ! Je vais me méfier des associations féminines, à l’avenir. » Irina s’arrêta un instant pour rire et repris avec sérieux : « Je ne sais pas s’il est normal de se dire, à un moment donné, que sa profession est la plus grande expérience de toute sa vie. C’est le cas pour moi et mon temps dans l’équipe des Harpies… Je suis passée par tous les états psychologiques possibles et imaginables, j’ai vu des choses que je n’aurais même pas imaginé en rêve et j’ai même cru que tout ça allait causer ma perte, sérieusement… Je ne sais pas par où commencer non plus, concernant tout ça mais, aujourd’hui, je suis soulagée d’être ici, de vivre encore du Quidditch, en quelque sorte. » Irina avait bien du mal à s’expliquer tellement elle avait de sentiment à ce propos : les difficultés, les réussites, les échecs, les moments de doute, sa fille, sa famille… Sa vie n’avait pas été de tout repos et elle se félicitait d’une chose : ne pas être entrée dans la spirale de l’égo surdimensionné. Selon elle, elle parvenait sans souci à se préoccuper des autres plutôt que d’elle-même et elle voulait poursuivre sur cette même voie.


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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 24 Fév - 3:22



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
L’élève que j’ai été avait bien des choses à apprendre de la vie, et aussi en termes de relationnel. Toujours à vouloir montrer ce que je savais faire, j’étais un garçon plutôt fier de ses aptitudes. Je me voyais presque changer le monde, mon comportement déplaisait à certains justement. Les professeurs n’étaient pas réellement enjoués de mon comportement, il est vrai… J’avais encore beaucoup de choses à apprendre, mais mon assurance m’a aussi causé quelques problèmes. Des problèmes avec l’autorité, même si rien de grave ne ressortait, il fallait avouer que j’étais une sacré teigne. Mais ce sont de bons souvenirs que je garde, je ne me considérais pas comme quelqu’un de nuisible. Sans doute énervant, mais je n’ai jamais voulu mettre des bâtons dans les roues de qui que ce soit.

Au final, je réalisais aujourd’hui que j’avais pu être dur avec mes ainés, et tantôt je le regrettais, mais je comprenais enfin d’où venait notre volonté d’être droits et justes avec nos élèves. Éviter qu’ils reproduisent des erreurs passées. Alors quand elle énonça que nous allions avoir du train sur la planche, je ne pouvais qu’approuver parce qu’au final… c’étaient des faits. Nous avions beaucoup de travail à faire, mais c’était avec un optimisme certain que nous le réaliserons. Entremêlant les doigts d’une main dans l’autre, j’unissais mes mains tandis que les lèvres libérèrent quelques paroles : « Du pain sur la planche, c’est peu dire… Mais oui, tu as raison. Et puis j’ai toujours adoré les défis !  » Détachant mes mains, c’est le poing timidement levé que je faisais savoir ma détermination. Mais oui il y avait un côté challenge à devoir incarner ces figures d’autorité que l’on a bien trop souvent défié par le passé pour diverses raisons.

Par orgueil ou fierté, par soucis d’autorité, pour se faire remarquer, et bien des choses. Mais les faits sont là, fais ce que je dis pas ce que je fais. C’est ainsi que ça fonctionnait, même si pour beaucoup il était trop tard pour cela. Haussant les épaules avec un sourire innocent, je ne me désolidarisais pas de sa seconde question pourtant. Un infime soupire vient m’aider à gonfler mes poumons d’air, ainsi je pus lui répondre une fois l’expiration exercée. « C’est encore bien trop compliqué pour moi… Ils sont fourbes ces élèves ! » Encore faut-il prendre un juste milieu. Je me sentais capable d’être sévère quand la situation le demandait. Les élèves, par exemple, idéalisaient la Forêt Interdite comme un terrain de jeu. Mais ils ignorent encore beaucoup trop de choses sur ce qu’elle renferme, et quand bien même ils seraient au courant… ce n’est pas à leur portée d’être aussi expérimenté pour y survivre.

C’est ce qui avait tendance à m’agacer, mais ils ont besoin d’un électro-choc, qu’on leur rappelle qu’ils sont cernés. Je ne voulais pas qu’ils leur arrive du mal, et croire que la Forêt est un endroit sûr pour des enfants, c’était se leurrer complètement. Au bout du compte une lumineuse conversation, imprégnée par une certaine confusion, finit par se rétablir. Celle dans laquelle il était difficile de parler explicitement d’Irina à la première personne. Mais nous avions continué sur cette voie là, avec des pincettes, quand bien même une forme de malice pouvait s’en dégager. Bien entendu la gêne pouvait avoir sa place, et j’osais discerner un brin de cette caractéristique dans le son de sa voix légèrement plus fébrile. Un léger sourire en coin, et voilà que je me redressais sur ma chaise, le coude sur le dossier de celle-ci et ma main valide en train de tapoter le bois de notre table, de l’index.

Un rythme et un impact très discret pour ne pas l’agacer et rendre la situation plus pesante pour elle. J’haussais à nouvelles épaules, les sourcils haussé, je me questionnais moi-même. C’est la sensation que l’on pourrait avoir de l’extérieur. « La revoir bientôt… Moi j’en ai bien envie tu sais ! Ça ne dépendrait que d’elle au final. Je ne voudrais pas qu’elle soit trop confuse si un aveugle vient à ses côtés. Même avec les desseins les plus doux ! » Un léger sous-entendu, même pour un aveugle, le son de sa voix était primordial. Et j’ai fini par distillé les impressions dans le ton employé… Je lui envoyais le message que j’avais plus ou moins compris ce qu’elle ressentait à ce moment précis. Même si je n’ai pas décrypte pas ses pensées… Elle me traduisait tout de même ses derniers conseils que j’écoutais attentivement.

Un crépuscule de questionnement nous surplombait sans doute à ce moment précis, déglutissant discrètement je finissais tout de même par répondre à ses derniers dires, la moindre des choses était de prendre tout cela en compte. Alors avec le même sourire en coin j’attaquai : « J’assimilerai ce que tu m’as dis, cela ne se fera pas sans efforts, mais j’ai bon espoir… ! » Je pense que cette discussion pouvait creuser un trouble, car si nos statuts de professionnels de l’époque sous-entendaient quelque chose de cette trempe… Ce qui aurait pu être possible, mais ce serait quelque chose que nous aurions à peine grattés en surface. De quoi être assez gêné aujourd’hui, pour moi et pour elle. Mais nous avions continué malgré tout. Continué et aussi rigolé sur une thématique assez décomplexée : les records. Il fallait dire que je ne m’attendais pas à ce qu’elle joue de cette situation, elle l’a retourné à son avantage à tel point qu’un rire s’arracha de ma conscience.

Je tentais de réfléchir à une réponse par la même occasion mais je ne buvais que ses paroles. Me passant une main dans mes cheveux, les yeux en direction du plafond avec ce même sourire assez large pour montrer mon amusement. Me redressant à nouveau, j’imposais ces règles fictives : « C’est vrai que la balle de baseball n’exerce qu’un simple aller. Le cognard est bien plus malicieux que ça, pour ne pas dire totalement dévastateur pour les os… ! Mais les Acromentules ne risquent pas de revenir après un coup destructeur d’Irina Soussa, on entendra le commentateur depuis la forêt, j’suis sûr aha. » A quel moment il nous a été donné de réagir ainsi. Mais c’était plaisant, bon enfant à ça réinvestissait de l’assurance. Et elle débordait d’imagination à l’idée d’inventer tout un scénario dans lequel tout avait un sens.

D’éternels adolescents se donnaient en public avec des histoires à dormir debout, mais c’était motivant, cette idée… « Alors, les Acromentules ont sensiblement la même taille, sauf pour la pondeuse, mais elles restent bien trop grandes en général. Il te faudra une force quasi-titanesque pour les éjecter… Mais tu sais quoi ? J’te fais confiance, et je te suis dans la démarche. Je voudrais pas te faire concurrence, autant… autant faire équipe et partager la récompense. On s’échange la coupe un jour sur deux, ça te va ? Non négociable ! » Quelle assurance… Une assurance que je prononçais d’avantage en parlant de mon oncle et de mon parcours. Je ne vantais aucun de ces mérites, de ce que j’ai pu accomplir, l’humilité m’a été enseignée. En revanche, il était difficilement perceptible quant à la sienne. C’était à ce moment que j’avais pris l’initiative, instinctive, de lui prendre la main.

Penchant ma tête sur le côté, je voyais bien qu’en parler ne lui faisait pas le plus grand bien, le contraire m’aurait étonné. Je tentais néanmoins de me trouver rassurant, aussi chaleureux que possible. « Tous les doutes sont acceptables, et si jamais tu ressens l’envie de toquer à ma porte pour m’en faire part, tu seras toujours la bienvenue. » Je tentais un sourire pour ne pas qu’elle soit déboussolée ou qu’elle finisse cette discussion sur une note incertaine. « Tu n’auras pas à affronter ça seule. » Concluais-je alors, ma main appuyant ma certitude et ma volonté d’être présent. Mais je ne pouvais pas aller de moi-même sans arrêt venir lui parler de ce sujet, quand elle se sentira prête, elle finira par. Et je serai là. Quant à ma famille, il en était tout autre. Elle m’a fait entrevoir une possibilité que je n’avais pas envisagé, mais est-ce que ça sera si différent pour autant ?

Cela ferait quelques années déjà… Qu’est ce qui les aurait rendu plus docile aujourd’hui pour se rappeler que j’existe ? Mais quand Irina avait prononcé cette hypothèse, cela avait plus de chance. Cela sonnait vrai, alors que de mes lèvres… c’était plus sous forme de faux espoir. Je crois que j’aurai donné n’importe quoi pour qu’elle prononce encore ces mots. Et la nouvelle reposait sur le fait qu’elle espérait tout autant que moi de renouer le contact. Un sourire plutôt convainquant vient presque clôturer la discussion à ce sujet. « Je ferai cet effort. » Je me le promettais presque en disant ça. Mais bon, finalement je crois que je préférais la discussion sur Irina à la troisième personne. Simple avis totalement extérieur bien entendu. Mais vu que c’était à moi de questionner la fascinante créature, nous avions joué sur un nouveau terrain. Je ricanais à ses propos, elle savait retourner la situation à son avantage quand elle le souhaitait.

Montrant une moue amusée couplé à une fine frustration de ne pas découvrir la suite de ses paroles, je repris de l’assurance aussitôt. « On peut considérer que nous sommes du même club. En fait si tu penses en faire partie, c’est parce que je l’ai fondé.. Donc l’idée que tu poursuives ta phrase me plais… Bien sûr, je dis ça parce que j’en ai quelques une à t’envoyer, maiiis… » Un clin d’oeil aurait été parfait pour conclure mes propos. Mais ça aurait été plus glauque qu’autre chose. Alors je me contentais de ça, le sourire en coin, laissant apparaitre très légèrement ma dentition. Mais dans une sphère plus sérieuse, c’est moi qui lui avait posé des questions. Alors que mon menton reposait sur mon poing dressé, ma main valide fit tourner par la magie la cuillère au fond de ma tasse. Du bout de l’index, je faisais tourner l’ustensile doucement, exerçant une danse lisse et silencieuse tandis qu’elle me contait ses prouesses.

Elle était vive d’esprit, je ne me trompais pas aujourd’hui comme à l’époque en évoquant sa rage de vivre et son acharnement sans pareil. Elle savait dépasser son seuil de tolérance avec succès, et elle s’est faite une place incontestée. Je me trouvais tout aussi admiratif. Ma faiblesse s’était de trop me plonger des ses récits sans doute, partageant son rire. « Ah ouais ? À ce point ? Je ne me prononcerai pas sur ce sujet, j’aurai pas envie qu’une sorcière ou un sorcier au alentour me désigne comme sexiste pour des paroles mal interprétées ! En plus j’ai pas d’avocats. Mais… hum. Sans rire, je te voyais t’épanouir quand j’étais présent, quand je te parlais et te voyais. C’était bien là le résultat d’un sacré acharnement. De toute façon, je sais bien que tu jouais mieux quand j'étais là aha… Tu as amplement mérité ta place. » Ce n’étaient pas des paroles en l’air. Un talent pouvait amener à de grandes choses louables quand on l’exploitait avec envie. Mais elle se prononça justement d’avantage sur ses ressentis durant son vécu de joueuse.

« Mais si frapper te canalise, ne t'en prend pas à moi, c'est ma seule objection, deal ? »

Des ressentis que je n’avais pas spécialement soupçonnés mais qui demeuraient tout même source de savoir et de progression. La finalité c’est qu’elle enseignait cet art qu’elle a assimilé jusque dans le moindre de ses muscles, et qu’elle semblait en être fière. « Quand tu es sur le terrain, tout tes sens sont en éveil. Le danger est omniprésent, et il suscite toutes les émotions de ton être. Je trouve que tu as dû faire un travail sur toi-même remarquable pour y arriver, et ça, ce n'est pas donné à tout le monde. Ta profession c’est une partie de ta vie, mais pour moi, elle ne définira pas tout ce que tu as vécu et vivra encore. » Même moi je ne m’en sentirai pas spécialement capable. Bien que j'ai toujours apprécié le Quidditch comme tel, je n'ai pratiqué que le vol sur un balais et le transplanage. Rien qui demandait une telle concentration. Irina avait du mérite, un mérite que moi et les autres professeurs n'avions pas. Le danger, elle le voyait à des km à l’avance, elle le ressentait bien plus vite que nous.

Ce sport n’a pas dû que la forger physiquement, il doit la définir en partie… Je ne lui apprenais rien de toute façon, elle connaissait son domaine plus que moi. Mais quand bien même de nombreuses questions vagabondaient, je cédais à ma propre impatience : « Je ne souhaite pas poser de questions qui réveillent des cicatrices… » Je buvais une gorgée de thé avant de pouvoir reprendre, la saveur se répandant dans mon gosier pour apaiser les maux. « … Et je comprendrai qu’en parler puisse être un tabou. Mais je me demandais si, si tout allait bien avec ta famille ? Ils t’ont toujours soutenu ? Ils te soutiennent encore ? » Je prenais un certain risque à parler de ça, et je pouvais culpabiliser aussitôt que la lumière du son. Mais inconsciemment il fallait que je sache cette réponse, comme d’autres d’ailleurs. La curiosité trop aiguisée pouvait être un poison, mais j'avais le sentiment qu'avec Irina, je n'avais pas à me poser cette question.

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Dim 25 Fév - 23:22


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Il aimait les défis. C’était une information bonne à prendre, Irina la garda dans un petit coin de sa mémoire en se promettant de le lui rappeler à l’occasion, et pourquoi pas avec humour. En attendant, ils avaient de quoi faire avec leurs attributions respectives, à Poudlard et Irina était bien contente que ce soit le cas. L’idée de s’ennuyer ne lui plaisait pas des masses et de toute façon, le temps d’acclimatation n’était pas encore terminé. Mattheus fit rire la jeune femme en lui disant que les élèves étaient fourbes et qu’ils arrivaient encore à avoir gain de cause. Visiblement, leur expérience de la jeunesse était à construire ; Irina lui suggéra juste de tenter d’être plus fourbe qu’eux pour espérer arriver à quelque chose. Elle s’intéressa ensuite à un autre sujet de conversation qui était beaucoup plus déroutant que de parler de leurs compétences professionnelles. La « joueuse » qu’ils mentionnaient à la troisième personne n’était autre qu’Irina elle-même. Lorsqu’il s’exprima de nouveau, Irina ne put s’empêcher de le dévisager, n’oubliant pas une seule seconde que l’échange de regard ne pouvait se faire. Elle se disait que si c’était le cas, il aurait probablement donné quelque chose de gênant ou d’embarrassant… à moins que le naturel de l’enchaînement des choses eut donné quelque chose d’un peu plus… séduisant ? Elle ne savait quoi en penser et le calme qu’il venait tout juste d’emprunter lui brouilla l’esprit encore un peu plus. Il voulait la revoir, c’était bien ce qu’il était en train d’affirmer tandis qu’elle se disait qu’elle était sûrement la première à avoir ce désir tant l’idée d’avoir une personne connue dans son entourage de Poudlard était rassurante… entre autres. N’espérant pas laisser traîner le silence trop longtemps, elle reprit la parole avec un ton tout aussi emprunt de douceur pour lui dire : « La douceur de tes intentions ne laissera probablement pas l’occasion à une quelconque confusion de s’installer. Tu m’as convaincue moi-même... je suis persuadée qu’il en sera de même pour elle. » C’était dit. Les paroles étaient encore quelque peu dissimulées, mais il avait quand même toutes les possibilités de comprendre qu’elles étaient les positions d’Irina à ce sujet. D’ailleurs, elle ne cessait de se dire qu’il aurait simplement fallu qu’ils se dire quelque chose du style « on se capte la semaine prochaine », pour se revoir ; mais la question était plus profonde que ça…

La légèreté de la conversation sur les records contrastait énormément avec l’ambiance adoptée quelques instants plus tôt, mais l’une comme l’autre était très agréable à mener, avec un interlocuteur comme Mattheus. Ce dernier provoqua de nouveau éclats de rire de la jeune femme quand il parla de l’état des Acromentules après un bon coup de batte. Irina n’étant pas spécialement fan des araignées (surtout géantes !) et elle était d’avis de croire qu’elle n’irait pas de main morte s’il était question d’éloigner l’une de ses bestioles. « Bon, bon, on va dire que la confiance que tu places en mes capacités est la seule chose qui me fait dire que je ne reviens pas en arrière sur mes motivations à battre un record. Elles ont sensiblement la même taille…enregistré, et quoi encore qui puisse me donner du fil à retordre ? » Irina se marra encore plus lorsqu’il accepta faussement de faire équipe et de partager la récompense. La jeune femme s’exclama tout de suite en lui répondant : « Garde alternée décidée à l’amiable pour la coupe. Très bien ! Je n’ai aucune négociation à proposer, mais tu vas devoir respecter ta part du contrat et ne pas gratter quelques jours de garde. » Leur conversation était une vraie blague, mais une blague qui faisait bien rire Irina et comme elle se plaisait à s’en faire la réflexion, rire de tout et n’importe quoi lui faisait beaucoup de bien.

En réalité, tout sujet de conversation était bon à prendre. Irina ne voyait pas d’inconvénient à parler de sa fille, à poser quelques questions raisonnables sur son oncle qui avait énormément compté dans son parcours… ni même à accompagner les paroles d’un geste. La main de Mattheus dans la sienne… Irina avait simplement l’impression qu’il avait fait ça pour accentuer un peu la teneur de ses paroles - le sourire aidant également -, celles où il lui disait qu’elle avait la possibilité de venir toquer à sa porte si elle voulait parler de ses doutes sur son rôle de mère. Ils étaient nombreux, ces doutes ; Irina lui répondit sincèrement, utilisant une micro-pointe d’humour au passage en disant : « Merci… J’ai une porte également sur laquelle tu peux venir toquer en cas de besoin. » Le jeune homme m’affirma par la suite qu’il ferait un effort, celui de continuer à espérer que la situation avec sa famille s’arrange et Irina ne tenta pas de retenir son sourire face à cette motivation.

L’humour était revenu avec la question des « créatures fascinantes » qu’ils représentaient soi-disant tous les deux. Irina avait tenté de retourner la situation à son avantage, mais sa défense valait de l’or. Elle ne prit pas la peine de réfléchir à sa propre défense qu’elle s’exclama tout de suite : « Tu l’as fondé ?! Tu n’es pas en train de t’attribuer les mérites d’un autre, par hasard ? Parce que je voyais bien une vraie femme à la fondation d’un tel club… ça coulait un peu de source, en fait ! Voilà, ma phrase est finie, en fait : « J’en ai bien quelques unes – fleurs – à t’envoyer après tout ce que tu viens de me raconter, MAIS je ne suis pas convaincue sur l’histoire de la fondation du club ! » » Dommage qu’il ne puisse pas entrevoir le sourire conquérant de la jeune femme à ce moment précis. Elle était fière de sa défense trouvée comme ça, sur l’instant et en totale improvisation. L’improvisation allait être de mise aussi avec les questions que Mattheus allait commencer à poser à Irina. Il était même plutôt question de naturel, car la jeune femme ne prévoyait pas de lui cacher quoique ce soit, elle n’avait rien à cacher et appréciait les échanges qu’ils avaient eu jusque là.

La réponse aux questions (pour ne pas dire, le déroulement du récit de sa vie) avait commencé très rapidement. La jeune femme fut amusée de constater que Mattheus s’arrêtait sur un aspect bien particulier de son récit, à savoir celui concernant les petites galères nées des conflits entre les joueuses de l’équipe. Il fallait naturellement être en plein cœur de tout ça pour avoir un semblant d’idée de la manière dont les filles pouvaient se comporter entre elles.
Irina garda son sourire pour rebondir d’abord sur une partie des paroles du jeune homme : « Ah ce point… Je vais me contenter de garder en mémoire les grands moments de solidarité féminine et d’esprit d’équipe plutôt que les crêpages de chignons majestueux… Disons que ça faisait partie de la vie de l’équipe. Tu ne vas quand même pas me dire que l’ambiance était toujours au beau fixe dans les bureaux des Aurors… ? Tiens en parlant de ça, je t’avoue que j’ai toujours été curieuse de savoir comment c’était, un bureau d’Auror. » Bordélique ou pas ? Irina s’était intéressée à ce métier comme bon sorcier qui se respecte, estimant qu’il était en première ligne des métiers difficiles à atteindre et réservés à une admirable partie de la population sorcière. Elle ne savait néanmoins pas vraiment ce qu’il en était vraiment, dans le quotidien d’un Auror. La jeune femme enchaîna en riant, reprenant le sujet du Quidditch : « Objectif de l’épanouissement atteint… je n’ai rien à redire quant à mon expérience dans cette équipe ; j’ai vécu des années vraiment mouvementées, j’ai réussi à ne pas devenir folle, enfin….je crois… » Irina haussa les épaules, manquant de peu de d’ajouter quelque chose du genre « je dois bien l’être d’une quelconque façon », mais elle se contenta de reprendre sur le reste des paroles de Mattheus : « Je jouais mieux quand tu étais là ? Je m’appliquais tout particulièrement pour essayer de détourner ton attention de la joueuse que nous avons mentionnés précédemment et que tu semblais mater sans scrupule. Je voulais éviter quelques désordres émotionnels inutiles, j’ignore si ça a marché…. » Et voilà qu’elle faisait intervenir le « je » dans l’histoire. Ils n’allaient plus rien y comprendre, mais en attendant, « je » et « la joueuse » étaient la même personne… de quoi devenir dingue. Irina s’amusa de sa remarque sur le deal qu’il lui proposait et répondit sans attendre : « Deal. Je ne frappe sur les Acromentules dangereuses en cas de mission sauvetage seulement. » Elle avait aussi d’autres moyens de se canaliser qui n’avaient rien à voir avec la violence du geste du batteur qui frappe le cognard, fort heureusement…. Irina écouta ce qu’il avait à ajouter sur ce propos et ses paroles donnèrent de quoi réfléchir à la jeune femme. « Tu vas trouver ça curieux, voire presque injuste pour ma fille et le reste de ma famille ou des personnes qui m’entourent, mais j’ai souvent l’impression que le Quidditch définit tout ce que j’ai vécu. J’ai donné tellement d’énergie et de cœur à l’ouvrage que j’ai du mal à m’ouvrir au reste. » Irina ne voulait pas passer pour une horrible fille, mais elle était honnête en lui disant qu’elle avait fait du Quidditch sa vie. De là résidaient ses angoisses et ses doutes concernant sa fille. La passion pour le sport avait été tel qu’elle avait un jour été certaine de ne pas être capable de vivre sans faire du Quidditch son monde…. Irina profita d’une petite pause de leur échange pour imiter Mattheus et avaler une gorgée de thé que le serveur venait de déposer et qui était encore brûlant. Elle avait encore la tasse à la main quand il lui posa une question parfaitement louable. La remarque qui avait précédé était un peu plus troublante pour la jeune femme. « Ma famille… je crois et j’espère qu’aucun d’entre eux ne m’en veut pour tout ce que je leur ai fait subir…. Notamment mes moments de désespoir, de doute, d’angoisse avant d’entrer dans l’équipe des Harpies…et quand j’ai eu ma fille. Je pense pouvoir te répondre qu’ils ont en effet été présents depuis le début jusqu’à la fin de mon expérience en équipe pro. Aujourd’hui, ils doivent probablement estimer que je suis assez grande pour ne plus me poser la question de savoir si tout va bien. Tout va bien, mes parents le savent très bien. Je sais que je suis chanceuse de les avoir. » Le sous-entendu était énorme, Irina se savait chanceuse d’avoir sa famille, à savoir ses parents, ses sœurs et les petits… Prenant une nouvelle pause dans la conversation, Irina ne laissa néanmoins pas le silence s’installer et elle jugea bon de dire : « Pour toute t’avouer… je n’ai même pas été « traitée » d’irresponsable quand je leur ai annoncé que j’allais avoir un enfant d’un mec qui avait déjà remis les voiles pour l’Inde. Ils sont donc probablement très tolérants et patients…j’espère avoir hérité des qualités…. » Irina fronça légèrement les sourcils, par réflexe, mais consciente que ses expressions faciales ne pouvaient pas être perçues par Mattheus, et lui demanda : « Pourquoi penses-tu que ces questions puissent réveiller des cicatrices … ? Je n’ai pas l’impression d’être à plaindre… Carte blanche quant aux questions à poser, monsieur Wenlock. Il y a aussi possibilité de me faire savoir si je parle trop… » Irina le savait, elle avait la langue bien pendue et cela ne lui rendait pas toujours service. Elle avait tenté de répondre au mieux aux interrogations du jeune homme mais n’avait pas l’intention de lui en vouloir s’il clôturait l’interrogatoire prématurément.


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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Mer 28 Fév - 22:49



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
L’optimisation des facultés de l’âme m’ont longtemps amené à me focaliser sur ce qui faisait mon bien-être. Il s’opérait chaque jour au final, et encore plus depuis que je suis au château. Je prends certes mon rôle très à coeur, mais les multiples échanges avec les élèves m’ont montré que j’avais encore des choses à apprendre. Des choses que je n’aurai pas soupçonné. Cette quête du savoir s’articulait d’une façon bien différente qu’il y a plusieurs années… Et présentement, cette quête s’opérait d’une manière bien précise avec Irina. Si j’avais encore des choses à apprendre ? Encore des choses que je n’aurai pas pensé ? Forcément. Et je ne pouvais qu’avoir cette forme de curiosité naissance… Je ne voulais pas me battre contre cette curiosité et aller à contre-courant. Non pas cette fois, j’allais me laisser emporter par cette vague de bienveillance.

Les défis qualifiaient nos discussions, la modestie, l’humour et surtout pour l’heure : le jeu. Il ne fallait pas se leurrer, au bout de quelques minutes de conversations nous avions forcément compris de quoi nous parlions. Je partais de ce principe en tout cas, mais mon ouïe, ma voix… mes outils de communication entre nous. Je pouvais discerner le moindre son fébrile qui pouvait s’extirper de ses lèvres, je pouvais analyser cette voix harmonieuse pour en défaire les secrets. Mais je ne me prêtais pas à cette analyse intrusive, par respect, je ne pouvais pas me le permettre, surtout envers elle. Mais il est clair qu’elle opérait en tant que marionnettiste, pleinement consciente qu’elle jouait son propre rôle. C’était réellement amusant, et ce désir de la retrouver une fois que nos chemins se sépareront, je réalisais qu’il était réellement présent.

Ce n’était pas pour me déplaire, mais mon assurance s’imposa d’avantage quand elle trouva le moyen d’avouer indirectement qu’elle était convaincue. Un léger sourire chaleureux mais partageant sa place avec la satisfaction pu apparaitre sur le coin de mon visage. « Si tu es convaincue c’est que je n’ai aucun soucis à me faire… D’ailleurs, ma curiosité me le demande, mais tu saurai si cette batteuse a un faible pour quelque chose ? Genre, si je pouvais lui apporter quelque chose pour marquer le coup… » C’était tenter de marquer des points facilement, mais le jeu était tel qu’il était difficile de ne pas s’y plier. Mais elle pouvait m’aiguiller vers une direction où il serait à moi de réagir en conséquence.

Mais le simple fait qu’elle fasse cela pouvait aiguiser ce sourire et une certaine hâte à l’idée de la revoir. Ne le nions plus. Tout ne reposait pas sur de simples séparations de quelques jours, non, il y avait quelque chose à explorer. Une lumière qui attire notre attention et vers laquelle nous semblions nous diriger inéluctablement. Et si ce jeu paraissait ambitieux pour nous, il semblerait qu’elle soit d’avantage plus énergique sur les coups de batte à distribuer aux Acromentules. Si dans cette dimension où nous incarnions des guerriers, il fallait établir un plan pour surpasser ces colonies d’araignées sanguinaires… Je ne tardais pas à lui livrer quelques informations utiles.

« Les pondeuses. Elle sont gigantesques ! Elles peuvent avoisiner les 5m50 facilement ! Mais si on arrive à les abattre, leurs colonies perdent de vue leur objectif. Et là, il n’y a plus qu’à se servir. »

J’achevais fièrement ces propos tandis que parler de la récompense semblait déjà plus intéressant. Une garde alternée pour ce qui est de la coupe, mais quelle idée vais-je bien piocher… Sérieusement ? Je n’avais pas peur de me couvrir de ridicule, mais je me confortais dans l’idée qu’elle plongeait pleinement dans cette fantaisie. Ça apportait un certain réconfort ceci dit, au moins, en termes de discussion… Je pouvais me permettre une étrange complicité sans seuil de tolérances… Et ça, c’était vraisemblablement magnifique. En tout cas, c’est ce que semblait présager les différents échanges sans queues ni têtes… et pourtant si bienfaisants. La main sur le coeur, je pris un air faussement outré pour me prononcer : « Moi ?! Irina, aurais-je déjà tenté UNE seule fois de te la faire à l’envers ? Ce serait blessant… » Pourtant je n’ai pas pu m’empêcher de rire à cette fausse imitation de la trahison. Je ne pouvais pas entrer totalement dans mon rôle en dehors du moment où je prononçais cette réplique. Cela m’amusait beaucoup.

Un sentiment de plénitude et de satisfaction m’envahissait. Enfin un moment où je n’ai plus à m’inquiéter de quoi que ce soit. Un moment où je suis l’acteur principal de ma propre vie où j’en profitais pour construire la suite de ma voie. Je ne doutais pas une seule seconde de sa sincérité, et il était vrai que ma motivation à vouloir l’épauler était présente. Je ne souhaitais tout simplement pas qu’elle se complaise dans des difficultés que l’on pouvait surmonter. Ma paume reposant dans la sienne soutenait une symbolique importante du pilier, et pourtant d’autres choses pouvaient certainement s’en manifester. Mais l’effet escompté eu lieu et une réciproque naquit. Je ne pouvais certainement pas m’empêcher de penser un instant que je ne pourrais pas refuser cela.

Elle avait exploré une dimension de mon passé que j’ai dû me forcer à retenir loin de moi. Et quand elle l’eut dit, j’ai accepté tout simplement. Je ne me suis pas bridé, ni voiler la face. « Je ne compte certainement pas oublier cette réciproque. » Prononçais-je sur un ton aussi aimable que louable, aussi chaleureux qu’un homme qui entrevoyait certainement le renouveau. Et bien heureusement cette bonne humeur donna lieu à une conversation forcément basée sur une nouvelle dimension. Mais nous gardions les pieds sur terre. Il fallait que je lui pose des questions, mais je n’ai pas pu m’empêcher de plaisanter le temps d’un instant de modestie. Elle n’est pas croyable, la simplicité avec laquelle nous parlions de cela.

De vrais adolescents ? Ou les adultes qui expriment une fougue enfantine ? Les deux cas étaient possibles. Croisant les bras, un large sourire sur mes deux joues. Ricanant de temps en temps, je m’exclamais même en haussant les sourcils. Levant ma main sur ma joue pour gratter ma barbe de trois jours, penchant ma tête sur le côté, je finis par prendre lui répondre : « J’vois bien où tu veux en venir hein ! T’espère vraiment occuper le rôle de fondatrice, mais te fais trop pas d’idées ma chère Marquise… J’ai tout à fait l’étoffe et le charisme d’un fondateur, tu pourrais au moins me reconnaître ça… » Je ne suis pas Vicomte, mais tout de même ! J’entrevoyais des perspectives ambitieuses, infinies à nos discussions. Cela m’allait bien au final. Je n’avais pas à me plaindre et j’en venais à regretter de ne pas pouvoir la voir, mais la situation telle qu’elle était… c’était tout comme au final.

J’avais encore son visage en tête de ces quelques années. Je l’imaginais bien se mouvoir, sourire, rigoler. Et ça m’encourageait. Quoi qu’il en soit, elle semblait bien sûr camper sa position. Mémoriser les bons souvenirs. Elle faisait bien, c’étaient ces derniers qui nous donnait de la motivation. Ils étaient un rouage essentiel à notre bon développement. Je ne cessais de l’écouter tandis que l’organisation d’un bureau d’Auror semblait piquer sa curiosité. Je m’étais dis qu’ironiser sur ses attentes pouvait être une bonne idée. « Je t’encourage à te souvenir de ces moments ! Ils seront plus mémorables que l’état de mon ancien bureau… » Ricanant, je racontais une vérité loin d’être honteuse. La tonne de paperasse qui trainait sur le coin du bureau… « Entre les papiers de relationnels, l’administration, les avis de recherches, les rapports de mission… Heureusement que j’ai de souvenirs avec mes collègues moi aussi ! » Annonçais-je, et il était vrai que j’avais cette chance. Cette chance d’avoir trouvé un début épanouissement.

Un épanouissent pleinement ressenti par Irina visiblement. Et il était important qu’elle ait vécu ça… Au final elle a maintenu un cap durant tant de temps, et il était tout à fait admirable qu’elle soit restée droite malgré les turbulences présentes. Haussant les épaules avec un sourire, un sourcil faussement haussé : « Quand je vois que tu plonges dans des sujets de discussions très… spéciaux avec moi, je me dis que tu as certainement dû me rejoindre dans la folie ? Mais c’est une bonne folie, donc dis toi que ton épanouissement a payé ! » Dédramatiser l’ironie ? J’ignorais qu’il était possible de faire ça. En plus de cela, il m’est arrivé par la suite de présenter la carte de la modestie, encore.

De plus elle remit sur le tapis pour réincarner indirectement cette joueuse. Les deux mêmes personnes, cela pouvait porter à confusion pour une personne qui débarquerait dans la conversation, mais malheureusement pour elle… je suivais parfaitement le fil conducteur. Le fil conducteur qui me décrocha un rire amusé. « Dis donc ! Tu es bien culottée ma chère ! Mater n’est pas le termes que j’aurai utilisé ! Tu as parlé de désordre émotionnel, mais il faut la voir pour le croire cette batteuse. Elle a tout pour elle, forcément qu’elle force mon attention sur elle ! Donc avec ça, demandes-toi si ça a marché… » Alors que le début de ma tirade s’avéra pleine d’énergie, la fin de celle-ci s’inscrivait dans un mystère plus prononcé et… songeur. Je lui donnais la réponse ceci-dit. Mais au moins elle me rassurait de façon toute aussi sarcastique que ma mise en garde, que je n’aurai pas affaire à sa batte.

Soupirant faussement de satisfaction, ma main sur ma poitrine. Faisant mine de reprendre ma respiration d’un air complètement détendu. « Tu me rassures… Je n’aurai pas voulu avoir à encaisser le coup d’une grande batteuse… » Cela se passait de commentaire, mais je ne me prononçais pas plus qu’un discret sourire. Me raclant aussitôt la gorge, nous pouvions s’établir sur un plan totalement sérieux… Ou du moins si notre esprit commun n’avait pas l’idée de rajouter une touche d’humour. Mais au fond nous nous disions la stricte vérité, sans rien nous cacher. Alors quant à sa perception de sa carrière, il était clair que cela se défendait. Pourquoi lui en voudrais-je ? « Pourquoi je trouverai ça injuste ? Tu t’es dévoilée plus authentique que jamais grâce à cette discipline. C’est tout à fait normal de valoriser tous les efforts que tu as accumulé ces dernières années. » De toute façon je savais très bien qu’elle connaissait l’ordre de ses priorités. Elle savait quelles directions prendre sans que j’ai à donner mon avis.

Elle forçait le respect pour avoir contenu autant d’énergie en tant que mère, et joueuse professionnelle même s’il a fallu faire des concessions… De toute façon, qui n’en fait pas aujourd’hui ? Presque personne. Et beaucoup échouaient. Mais elle, non. Et grâce à cette rage de vivre, et sa famille. Quand je l’écoutais, je ne pouvais qu’entendre éloges sur ceux qui ont placé leur main dans son dos pour aller de l’avant. Je crois qu’au fond, il était possible qu’un Mattheus déchu finisse par la jalouser. Mais moi ? Non. Moi j’étais fier d’elle. La bienveillance incarnée. Un sourire bien plus tendre s’affichait alors, une profonde inspiration déclencha une véritable expression lumineuse sur mon visage.

« Tu parles d’une famille… Ils continueront toujours d’être présents vu comment tu m’en parles. Et ça, c’est quelque chose qui assure à toi et ta fille un avenir certain. Un environnement sain dont tu ne peux que te satisfaire… Je suis heureux pour toi, vraiment. »

L’authenticité de cette famille était enviante et devait servir d’exemple à beaucoup selon moi. Et quant au pan de sa vie concernant sa grossesse, il m’a paru stéréotypé d’avoir affaire à un père absent. Partir en Inde, je ne sais pas s’il avait ses raisons… Mais Irina semblait ignorer la question ou elle la conservait. J’étais partis pour déjà détester cet homme qui n’inspirait pas le progrès… Mais Irina souleva quelque chose d’intéressant quant aux traits de caractères de sa famille… Plus de ses parents je suppose vu qu'il s’agit d’héritage moral : « Oh, je ne les connais pas mais c’est ce que j'ai constaté à l’époque, et aujourd’hui encore plus. Je soupçonnerai même un brin de fantaisie qui accompagne ta gentillesse. De quoi colorer un peu ce monde, et ma vue aussi ! » Un second degrés pourtant porteur d’un message clair. C’est qu’elle pouvait se vanter d'être la fille de ses parents, il y avait toutes les raisons du monde pour qu’elle puisse faire cela.

Bien que je sentis une once d’incompréhension dans ses derniers propos, il est vrai que j’ai pris des pincettes. Finalement elle m’affirma qu’il m’était autorisé, presque ordonné d’user de la carte blanche. Buvant innocemment une gorgée de mon thé, je souriais légèrement embarrassé… Elle s’était livré totalement. Je réalisais qu’il n’y avait pas de raisons. « Tu ne parleras jamais trop. » Méditant quelques secondes sur tout ce qu’elle venait de me délivrer, je finis par m’avancer vers la table. M’étirant discrètement, je retenais ses réponses pour mieux forger la prochaine tirade. « Le souvenir de son père, il n’entrave pas ta vie au moins ? Et puis personnellement… je ne considèrerai pas qu’il s’agisse de son père, visiblement… Il ne l’a jamais élevé. Enfin je ne t’apprends rien, je ne suis pas père…  » M’éclaircissant la gorge, je repris peu après :

« Et tiens, lançons un pari ! Selon toi, quelle maison accueillera ta fille ? Je miserai un petit Serpentard pour l’ambition… Non ? »

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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Jeu 8 Mar - 21:07


Mattheus & Irina

hello sleepwalker


Irina n’avait pas la moindre idée de la manière dont Mattheus percevait leur conversation. Le handicap avec lequel il devait désormais composer le privait de l’un des sens les plus utiles à bien des égards, mais il n’avait pas l’air de s’en plaindre ou d’avoir quitté - en même temps que sa vue – une certaine forme de motivation qu’elle avait déjà eu l’impression d’avoir cerné chez lui. Il était bluffant, plus qu’Irina ne s’autorisait à l’admettre. La jeune femme avait bien du mal à le quitter des yeux, admirative et prenant plaisir à essayer de faire ce que lui ne pouvait désormais plus réaliser de manière concrète : essayer de lire sur son visage ce qu’il pouvait bien penser de telle ou telle réponse qu’elle lui apportait ou de telle plaisanterie amenée. Les petits revirements amusés de leur conversation et les parties les plus sérieuses étaient parfaitement équilibrées aux yeux de la jeune femme qui n’avait plus pensé à regarder sa montre depuis un certain temps. Elle le regardait, lui, et tâchait de rentrer dans le rôle de celle qui l’encourage à se rapprocher de « la batteuse » dont il était question dans leur conversation. Selon Irina, il était de bonne guerre de profiter un peu de ça, sachant qu’elle ne se privait pas pour envoyer – à sa plus grande surprise – d’énormes messages qui lui venaient naturellement. Mattheus la fit sourire en lui demandant un nouveau « conseil » à propos de ladite batteuse. Irina eut tout de suite idée de quoi lui répondre mais pris une petite seconde pour feindre la réflexion : « Hmm..J’ai cru entendre dire que cette batteuse avait un faible pour l’authenticité, le sens de l’initiative et l’humour…. » Irina savait parfaitement que ce n’était pas la réponse qu’il attendait, elle n’en avait pas fini, s’amusant encore un petit peu en disant : « …mais elle s’est aussi privé de chocolat et de choses sucrées en tout genre pendant ses années de joueuse… J’imagine qu’elle doit avoir un faible pour tout ce qui est chocolaté et sucré en plus des balais volants… Je crois, j’espère ne pas t’induire en erreur… prends mes conseils avec précaution, tout de même. » Irina termina véritablement amusée par le petit doute qu’elle avait placé à la fin de sa phrase. C’était trop drôle ! De toute manière, il était évident que les premières informations étaient les plus vraies, elle avait un faible pour sa personnalité à l’instant présent, mais il était tellement difficile de se l’avouer. Irina était là pour bosser, pour mériter le rôle de professeur qu’on lui avait attribué et ne pas laisser planer son passif « d’élève moyenne » qui lui avait collé à la peau à Poudlard. Mais d’un autre côté, elle avait délaissé les relations sociales depuis tellement de temps qu’elle avait un peu de mal à expliquer le chamboulement interne qu’elle ressentait suite à certains aspects de leur conversation.

En bons adultes qu’ils étaient (hum), Irina et Mattheus avaient réussi à rediriger leur discussion vers autre chose… Vers les formidables Acromentules qui ne demandaient qu’à attaquer en cas de menace. Irina n’avait pas spécialement envie de s’y confronter, mais en faire le projet était tout de même relativement drôle. La jeune femme se pencha un peu plus sur la table, haussant un sourcil lorsque Mattheus lui parla un peu plus des bestioles dont elle ignorait tout. Le jeune homme était calé sur le sujet mais ses informations n’étaient pas rassurantes. La jeune femme attendit qu’il ait fini pour dire « 5 mètres… 5….. okay ! Trop fastoche. Mais j’ai peur ! Et qu’est-ce qu’on fait des scrupules à l’idée d’abattre des futures « mamans » ? Je ne voudrais pas que ce soit la colonie qui profite de nos faiblesses pour attaquer mais… mais… les pondeuses, ce sont les mamans … nan ? » Compassion, quand tu nous tiens. Irina était en train de parler de grosses Acromentules sans scrupules mais elle pensait à un aspect inattendu. La conversation resta bon enfant quand il s’offusqua de son accusation sur la garde partagée de la coupe. Irina se mit à rire en entendant sa défense, répondant sans attendre, s’enfonçant encore un peu dans la plaisanterie : « Qui me dit que tu n’as pas été réglo jusqu’à maintenant pour me la faire à l’envers plus tard... quand la confiance est installée ?! » Et il avait maintenant quartier libre pour retourner la situation à son avantage, ce qu’il avait plutôt intérêt à faire ; en tous les cas, le sourire qu’ils affichaient tous les deux était plus qu’encourageant et très agréable…

Agréable comme la main du jeune homme qui avait délicatement rencontré celle d’Irina… bien qu’un peu gênant tout de même et troublant, aussi. Mattheus venait de lui dire qu’elle pouvait venir toquer à sa porte en cas de soucis, ne tardant pas à lui exprimer la réciproque qu’elle avait en tête. Finalement, pourquoi s’étaient-ils « perdus de vue » aussi facilement après l’arrêt définitif des fonctions d’Auror du jeune homme ? L’expression était mal choisie vu les circonstances, mais aucune lettre n’était partie du côté d’Irina, ni du sien et la jeune femme se demandait désormais pourquoi. Dans le fond, cela importait peu maintenant que l’erreur était réparée et qu’ils étaient là, plongés dans un échange qui n’en finissait pas et qui faisait le plus grand bien à la jeune femme. D’ailleurs, elle leva un sourcil moqueur quand il lui affirma avoir l’étoffe d’un fondateur de club des créatures fascinantes auquel ils appartenaient tous les deux. Elle y mêla le ton adapté en lui répondant : « Tu veux toutes les galères liées aux responsabilités du rôle et recevoir les lettres de menaces de mécontents qui n’ont pas les capacités pour intégrer le groupe ? Bien, très bien, je te laisse le job ! » C’était une manière de présenter la chose négativement pour qu’il lui concède le rôle ; perdu d’avance, certes, mais Irina adorait en rire encore un peu. Son rire ne faiblit d’ailleurs pas lorsqu’il commenta l’état de son bureau d’Auror qu’il avait occupé des années auparavant. De nouveau pleine de curiosité sur ce sujet, la jeune femme lui fit remarquer, amusée : « Tu as oublié de mentionner la poubelle qui déborde. Et quand tu n’étais pas occupé à remplir de la paperasse dans ton bureau et à surveiller les batteuses, c’était quoi, le programme ? » Irina savait plus ou moins ce qu’il était question de faire quand on était Auror, mais aucun véritable Auror tel que Mattheus ne lui avait donné quelques détails. L’intérêt pour la chose était présent et Irina se disait que c’était une bonne occasion pour en savoir encore davantage sur le jeune homme. Il mentionna ensuite la folie, ce à quoi Irina répondit par un léger rire. Il était bien évident que son âme d’enfant avait du mal à la quitter et elle s’en donnait à cœur joie quand elle pouvait s’éclater avec sa fille, mais elle n’oubliait en rien les obligations et le sérieux qui s’imposait.

Il n’était pas d’actualité pour le moment, ce sérieux, et Irina remit sur le tapis l’idée de la joueuse mystère. La réponse du jeune homme la fit rire comme jamais ! Évidemment, il soulignait CET aspect de la conversation en particulier au début de ses paroles ce qui fit bien rire la jeune femme. La suite avait une autre teneur ; Irina devait faire un effort pour ne pas que ses joues se colorent et pour trouver quoi lui répondre. Il venait littéralement de la laisser sans voix en avouant une telle information sur le ton de la plaisanterie. Peut-être n’était-il que dans l’optique de plaisanter ? La jeune femme était bien incapable de le savoir, ce qu’elle savait, c’était qu’il venait de la clouer sur place en quelques phrases. Retrouver une contenance ne fut pas si facile et elle prit la parole, toujours aussi déroutée : « Et quel terme aurais-tu utilisé alors ? Reluquer ? Lorgner ? » Ouf, la jeune femme s’en sortait avec des plaisanteries. « Je…Je dois comprendre que je n’avais que très peu d’espoir d’aboutir à quelque chose avec ma batte et mes tentatives de détourner ton attention ? Dommage pour moi, mais je trouve ça plutôt flatteur pour elle. » C’était peu de le dire, elle n’avait pas de terme plus fort que flatteur qui lui venait tout de suite en tête, mais l’intention y était.

Le trouble s’évapora un peu lorsqu’il fut question de parler un peu d’elle. Irina ne savait pas si elle allait parvenir à tenir une discussion centrée sur sa personne, mais elle avait bien l’intention de répondre à tout ce qu’il allait lui demander. Elle le fit même avec plaisir et sans se demander s’il la jugeait ou non. La réponse était claire, il ne le faisait pas et Irina avait une confiance assez inédite. La jeune femme lui fit part du sentiment face aux années où elle avait tenté d’élever sa fille et les conclusions n’étaient pas toujours glorieuses, à ses yeux. « C’est pas juste pour cette petite qui n’a rien demandé… Je dirais même que ma tendance à privilégier le Quidditch qui a toujours été un rêve a été un peu « égoïste », je l’ai été, c’est certain même si je n’ai pas oublié la petite pour autant… » Que dire d’autre ? C’était fait. Irina avait tout donné pour jouer au Quidditch et pour être présente pour sa fille, mais elle n’avait pas réussi à faire l’impossible ou à réaliser un idéal. L’idée de rester sur le passé n’était pas son objectif, elle savait que rien n’était perdu et tâchait d’arranger au mieux ce qui la dérangeait.
Puisque le moment de parler d’elle était bel et bien ancré, Irina essaya tant bien que mal de trouver le meilleur moyen de lui fournir des informations et la discussion s’orienta vers la famille de la jeune femme, après le petit passage sur sa fille. Une famille n’a jamais rien de parfait, mais Irina ne pouvait que s’estimer chanceuse d’avoir les siens et d’avoir eu un soutien qu’elle n’avait même pas espéré obtenir, à l’époque. Aujourd’hui, elle se débrouillait toute seule en gardant à l’esprit ce qu’ils avaient fait pour elle. Pour garder une pointe d’amusement dans un sujet aussi sérieux, Irina écouta les paroles de Mattheus avant de sourire, réfléchissant sérieusement à quoi lui répondre. La jeune femme se souvenait encore du pan de la conversation qui avait concerné sa famille, à lui et elle ne put s’empêcher de dire : « Moi, j’ai ce qu’il faut question environnement satisfaisant, je voudrais maintenant qu’il en soit de même pour tout le monde…. » Sous-entendu qu’il pouvait comprendre ou qu’il généraliserait peut-être ? Elle parlait de lui, c’était évident. Irina avait galéré sur certains points et à des périodes bien précises de sa vie, mais sa famille n’avait pas flanché et cela représentait une victoire. Mattheus avait ensuite formulé des paroles qui ne prêtaient qu’à sourire et Irina n’y manqua pas, le trouvant véritablement adorable de lui dire de telles choses bien qu’elle n’était pas encore certaine d’être la « bonne personne » qu’elle voulait être. « Pas de Marquise tyrannique vêtue de rouge qui se dessine pour remplacer le souvenir que tu as de moi, alors ? Je préfère de loin la fantaisie… Il faut dire que j’ai l’impression d’avoir en face de moi un relativement bon partenaire pour l’exercice de la fantaisie, je me trompe ? » Irina haussa délicatement les épaules avant d’ajouter une simple phrase : « Je crois que je cherche les occasions de ne pas tout prendre au sérieux, tout le temps… » C’était son rôle d’adulte, de professeur et également de directrice, mais l’équilibre ne pourrait se faire que si Irina pensait à autre chose qu’aux obligations professionnelles.

Irina eut l’impression de trop en dire lorsqu’elle continua de parler d’elle, pas que cela l’ennuyait elle, mais elle avait plutôt le sentiment que cela pouvait affecter le jeune homme, sachant également qu’il serait bien trop poli pour le lui faire savoir... La jeune femme eut tout de même un léger sourire lorsqu’il lui affirma qu’elle ne parlerait jamais trop et laissa planer les quelques secondes de silence pour poser le regard sur sa tasse de thé, relevant les yeux tout de suite après pour lui couler un petit regard. L’idée de raconter sa vie ne lui avait pas effleuré l’esprit quand elle avait pensé à ses prévisions pour la journée, c’est assez incroyable et…. somme toute pas désagréable du tout. La jeune femme se pencha alors sur ses paroles pour lui répondre, à propos du papa de Bianca : « Il n’entrave pas ma vie, j’espère que son absence n’a pas entravé celle de ma fille non plus... » Irina fit une pause en haussant les épaules avant de reprendre : « Il vient, parfois, mais très rarement. Peut-être que la petite s’en fiche ou juge que c’est suffisant. Moi je crois que ça l’est (suffisant)… c’est peut-être horrible, mais finalement, l’équilibre a réussi à se faire comme ça, en son absence. » Quoi dire d’autre ? Irina n’avait pas idée de quoi ajouter ; elle n’avait aucun ressentiment concernant le papa de Bianca et se fichait royalement de ce qu’il pouvait bien faire ou penser. Elle jugeait inutile de lui en vouloir à vie, sachant parfaitement qu’ils n’avaient jamais été faits pour être ensembles, mais la petite était bien là. Contre toute attente, ne sachant pas quoi dire d’autre sur son propre cas, elle se pencha sur celui du jeune homme, en disant, à mi-voix, concernant le fait qu’il n’était pas père : « Tu le deviendras… un jour… ! » Que pouvait-on lui souhaiter de mieux ? Il avait, à première vue, toutes les prédispositions pour gérer des situations compliquées et inattendues, un petit bébé n’allait quand même pas être la chose qui allait l’arrêter, si ? Irina s’amusa à cette pensée, gardant pour elle le fond de pensée et s’occupant de ce qu’il lui avait dit ensuite : « Je ne sais pas véritablement si elle a assez d’ambition pour être chez les Serpentard, je suppose qu’elle en a, d’une certaine manière, l’avenir nous le dira… » Bianca avait toujours eu les préoccupations propres aux enfants de son âge jusqu’à maintenant. Il était un peu étrange de se dire qu’un chapeau magique pouvait voir plus loin dans l’avenir de sa propre fille. « Mais je suis sûre que c’est une petite gentille, pas rancunière pour un sou et qui veut toujours s’occuper des autres comme une petite maman qu’elle est encore loin d’être…. Je la vois chez les Poufsouffle…comme ça, d’instinct ! Sauf si le choixpeau juge qu’elle est aussi exceptionnelle que sa mère et qu’elle a donc une place chez les rouges ! » Si Mattheus pouvait voir, il aurait surpris un magnifique roulement d’yeux plein d’ironie et d’amusement. Irina poursuivit en lui parlant d’une petite inquiétude qui venait de lui passer par la tête, mais qui l’amusait tout de même : « J’espère qu’elle ne sera pas de ceux qui vont braver les interdits, se laisser tenter par les secrets de la forêt interdite et se faire attraper par… un certain Monsieur Wenlock ! Puisqu’elle aime les créatures, les animaux et ce genre de choses… » C’était vrai, la petite avait voulu un chat en plus d’avoir leur hibou et Irina était certaine qu’elle ne tarderait pas à lui réclamer autre chose… Voir la petite arriver à Poudlard allait être assez déroutant pour plusieurs raisons.


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MessageSujet: Re: hello sleepwalker • ft. irina.   Sam 10 Mar - 3:33



Irina & Mattheus

« Quelques belles lignes qui transpirent les beaux mots et la poésie, une belle petite mise en bouche pour le plaisir des mirettes. Pour la belle et l'aveugle. »
Après tout, vers quoi pouvais-je m’engager en continuant sur cette voie ? Cela ne pouvait qu’être ponctué par une certaine surprise au final. Le temps s’écoulait inexorablement, je n’y faisais plus attention. Il est vrai que depuis que la vue ne faisait plus partie de moi, la notion du temps était ressentie d’une façon bien différente. Parfois le temps pouvait me sembler long, parfois je ne sentais pas la journée s’écouler à tel point qu’il n’était pas problématique de me voir en pleine forme à 4h du matin. Mais ce sont des sensations qui appartiennent au passé, du moins, qui appartiennent à certaines situations. Là, je sentais que le temps s’étendait. Et je ne pouvais que me réjouir de cette sensation, de cette perception du temps qui ne faisait qu’accroitre ma, visiblement, joie de partager un moment tel que celui-ci avec Irina.

Qu’il s’étende, qu’il s’étende, qu’il s’imprègne de la simplicité avec laquelle nous aimions jouer comme des adolescents à ce qui prenait une ampleur bien plus concrète. Au final, comment aurais-je pu penser que cela pouvait soulever d’infimes interrogations ? Un intérêt aiguisé dans une tête bien faite et bien remplie. La symbolique du jeu prenait un malin plaisir à voler trop proche du soleil, et pourtant flirter avec la tentation ne me semblait pas dangereux, mais bien revigorant, et intéressant. L’écoutant alors sur les conseils que je lui demandais quant à cerner les choses que cette fameuse batteuse pouvait apprécier… Gravant cela dans un coin de ma tête, je pense que le plus amusant reposait réellement sur le fait qu’elle avait conscience de m’introduire sur une voie dont elle connaissait la finalité.

Arborant le même sourire, ce dernier dardait les propos de la jeune femme qui me confortaient dans l’idée que la prochaine rencontre se ferait dans des circonstances plus… directes ou au moins qui lèveront sans doute le voile sur le jeu, même si nous étions tout deux conscient de ce voile théâtral. « Soit ! Donc il est dans mon intérêt de rester tel que je suis. Ainsi j’irai au feeling pour ce qui est des chocolats. J’ai une fine connaissance dans la matière alors je pense qu’elle peut me faire confiance, tout comme ce qui concerne les balais… Ne t’en fais pas pour ça, je saurai m’en rappeler, parfaitement. » La confiance flirtait belle et bien avec chacun de mes mots et objectifs. Alors au final, ces tonalités décomplexées firent naitre bien des sujets dont le sérieux n’était pas le maitre mot. Mais c’est ce qui pouvait apaiser les esprits, nous rendre plus candide, s’échapper de l’autorité que nous revêtions pour devenir… nous-même finalement ?

Délaissés de toute responsabilité pour s’habiller d’enfantillages. Le sujet sur les Acromentules se dévoilait là comme une signature. C’était la preuve que nous consacrions aussi du temps à rigoler, s’envelopper d’une innocence presque touchante. « Donc tu trouves ça facile et tu as peur à la fois ? Pas de doutes, tu es quelqu’un d’exceptionnelle ! » L’ironie de la situation et ses mots déclenchèrent un rire que j’étouffais pour ne pas attirer trop l’attention et paraitre intrusif au sein des Trois Balais. Ce qui n’empêche qu’il fallait que je rebondisse sur sa question qui soulevait certaines… choses d’ordre moral même si nous étions en train de rigoler. J’ai décidé de ne pas me détacher de l’ambiance qui sévissait sous la bannière du second degrés. « Oh tu sais, ce serait une forme de légitime défense.

Elles veulent nous bouffer ! On va pas non plus se laisser faire, on a des choses à protéger nous aussi !
 » Et c’est en se battant ainsi qu’on avait évoqué l’idée qu’une coupe finirait par nous être remise. Voilà qui était bien intéressant pour le coup, encore plus quand je me suis faussement offusqué du fait qu’elle pouvait douter de moi. Marchant en plein dans mon sens, le déferlement d’ironie prenait place et ravageait notre inconscient. C’était plaisant de parler ainsi, enfin, comme si j’avais attendu de pouvoir refaire germer cette nature faussement naïve. « Tu abuses Irina, je ne tenterai jamais de te doubler ! Tu me blesses en doutant ainsi de ma sincérité… ! Mais après si tu persistes sur cette pensée, il serait dans mon intérêt » Bien en phase avec le côté décalé qui surplombait nos propos, je ne pouvais m’empêcher de réaliser que ma main avait enveloppé la sienne suite à la suite de la conversation.

Il y avait bien des choses qui nous ont séparé. Nos vies respectives, et quand bien même j’étais en formation intensive pour récupérer une nouvelle vie… Je n’étais pas encore prêt à devoir affronter le monde. Il n’y avait pas d’excuses au laxisme dont j’ai fais preuve, et j’ignorais tout à l’époque de ce qu’elle pouvait vivre. Mais aujourd’hui, maintenant que je l’avais en face de moi, je m’en mordais les doigts. Mais qu’elle était cette finalité dans laquelle nous nous trouvions ? Ces mains enveloppées, tantôt chaleureux et perturbant sans doute, montraient bien que nous étions finalement réunis. Qu’avions nous à craindre du futur tant que notre assurance veillera à ce que nos chemins cessent définitivement de se séparer ? Cela n’arrivera pas, et pour en être certain, je me le suis promis. Ces promesses ont toujours été tenues, j’ai défendu mes positions durant des années… Cela continuera peu importe la chose que je m’imposerai.

Je ne partirai pas, tout comme je ne la laisserais partir. Et l’origine de cette volonté aiguisait mon intérêt, alors qu’il s’agissait de ma décision justement. Je n’étais pas censé me poser ce genre de questions alors je tâcherai de disperser le brouillard qui vagabonde autour de ces mains entremêlées. « Je savais que tu finirai par me céder le poste. J’ai un leadership incontesté MOI ! Je saurai me montrer digne parmi les diverses problématiques. Et là, crois que tu ressentiras une profonde admiration envers moi ! » Le narcissisme n’avait donc aucune limite ? Voilà qui était amusant à aborder, et ça lui laissait de nombreuses piques d’avance. Elle ne s’en fera pas prier, elle ne se pliera pas comme ça à une autorité, même fictive. Elle en avait dans le ventre et j’ai prononcé ces mots simplement pour titiller sa patience !

Et puis aussi parce que sa répartie pouvait me tacler les jambes, et c’était amusant cette dualité. Mais sa répartie était-elle aussi organisée que mon ancien bureau d’Auror ? Allez savoir. En tout cas elle n’a pas attendu pour se permettre quelques rajouts légèrement salés mais agréables. Ricanant, il est vrai qu’elle grossissait les traits, comme moi, mais une part de vérité persistait entre nos échanges.

« Surveiller les, ou plutôt la batteuse c’était déjà intensif ! Mais sinon… Je menais des expéditions de traques, d’arrestations de mages noirs. Et c’est à cette période où j’ai commencé à agir auprès de nombreuses espèces de créatures magiques. J’ai beaucoup appris d’elles ! Mais le plus chiant ce sont les rapports, oh mon dieu… Ho-rri-ble… Mais je formais aussi certaines jeunes recrues. Instructeur Wenlock pour vous servir. »

Sans m’en rendre compte je venais de glisser humour et pourtant profonde sincérité quant à mon ancien statut. Sans regrets, je ne pouvais plus haïr le passé et le regretter. J’ai banni cette tristesse pour me reforger. Grand orateur que je suis devenu je ne m’exprimais qu’avec déclarations et habilité. C’est ce qui a du mettre Irina dans l’embarras quand j’ai forcément rebondi avec brio (du moins j’estime !) sur le sujet de la joueuse. D’un côté c’est elle qui l’a remis sur le tapis, non pas pour me déplaire, LOIN DE LÀ, mais maintenant elle se retrouvait avec des informations dont elle n’avait sûrement pas anticipé l’arrivée. Je l’écoutais néanmoins, ne laissant pas le moindre blanc s’installer pour inviter ma réponse :

« Quel termes ? On peut dire que… qu’elle ne me laissait pas du tout indifférent en termes d’admiration et d’autres choses sincères, je suppose. Je pense que si elle avait été là, elle s’en serait réjouie, non ? »

Flatteur, voilà un mot qui pouvait prendre tout son sens finalement. Mais quand il s’agissait de parler d’elle, l’atmosphère sembla changer. Ce n’était pas non plus pour me déplaire car, désireux d’en savoir plus à son sujet, j’étais totalement ouvert à tendre une oreille louable. « Nous avons besoin d’être égoïste par moment, et ce qui est fort venant de toi, c’est que tu n’as pas perdu de vue ton rôle de mère. Peu importe les difficultés traversées, alors je pense bien que l’oublier était inconcevable. Tu t’es construis ta réussite, et ton rôle de Wonder-Maman ! » Il y avait quelque chose en elle qui forçait le respect. Sa construction est pourtant presque similaire à la mienne, mais elle avait quelque chose que je n’avais pas à l’époque. Son ascension était motivée par une hargne sincère, un désir de se dépasser tout en restant celle qu’elle a toujours voulu être. Alors que je me suis battus pour être une personne que je n’ai jamais été…

Et que je ne cesserai jamais. Tant mieux. Mais il y avait en elle une forme de modèle une fois que l’on connaissait son parcours. Qui pouvait lui reprocher quoi que ce soit ? Quelqu'un d’étriqué d’esprit trouvera forcément quelque chose à redire, mais le but n’était pas là. Elle était chaleureuse, et ce n’était pas donné à tout le monde. Cette figure qui ravivait une flamme pour la rendre encore plus étincelante pour pourfendre un crépuscule lié à la routine, aux sombres événements. Sa proximité, ces sujets me faisaient du bien. En plus de m’intéresser d’avantage à elle, je voyais un moyen de me dire… Qu’elle était bien plus forte psychologiquement que moi. C’était une évidence. Ses attentions, son environnement sain et satisfaisant… Sa volonté que son cas s’applique à tous. Je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir concerner à ce moment là.

À juste titre ? Allez savoir. Je pense que oui. Bien qu’incertain, je jouais la carte du sous-entendu avec inconsciemment quelque chose qui lui était comme … adressé. « Tout le monde peut avoir cet environnement sain. Il suffit qu’une lumière chaleureuse se manifeste dans leur quotidien. À partir de là, tout le monde peut développer cette flamme. » Que de métaphores, mais ces discussions avec elle m’ont fait réfléchir sur ma condition. Et il n’était pas plus mal que nous en parlions, car ces sous-entendu la concernait bien évidemment. Elle, et moi. Et pourtant, je ne chassais jamais de mon esprit l’idée que je me faisais d’elle à l’époque. À l’époque où la folie des grandeurs se voyait être le moteur de ma quête de savoir. Alors qu’aujourd’hui cette quête prend une autre proportion.

C’était d’elle que je souhaitais apprendre, à travers sa vie et comment elle pouvait se projeter. Alors rigolant sur ses paroles je lui répondis aussitôt, ayant du mal à calmer le rire. « Voilà, pas de Marquise Tyrannique. En tout cas tu l’es quand tu remets ma sincérité en cause ! Mais c’est bon enfant, je te pardonne. C’est la fantaisie qui m’anime il faut dire… Sans ça, je crois que la vie serait bien monotone hein… ? Mais tout en trouvant un juste milieu, nous avons des responsabilités. Et nous nous y tenons comme il se doit ! » Sinon nous serions virés je pense. Et e fait d’avoir été engagés est un gage de bonne foi et de qualité. Nous n’étions pas triés sur le volet, nous avons été choisi car Poudlard avait besoin certainement des meilleurs éléments.

Rien ne pourrait alors nous entraver ? C’est la question que je me suis posé quand je lui ai demandé si le père de sa fille avait déjà été sources de problèmes.. Mais elles avaient toutes les deux vécues avec ça. Alors a final, il était plutôt bon pour leur quotidien de ne pas haïr cet homme. Hochant doucement de la tête, je me disais qu’elles avaient trouvé cet équilibre dont elle parlait. « SI ça se trouve oui ce sera suffisant, sans doute que ça viendra plus tard… sans doute que non. Mais ça serait naturel bien sûr. Mais on ne peut pas tout contrôler, il ne peut pas être à l’autre bout du monde et être présent pour son enfant. C’est pour ça que je souligne que tu as énormément de force, et que ta famille est formidable. » Les choses étaient telles qu’elles étaient. Je ne pensais pas qu’un jour je puisse accomplir aussi cette prouesse. Mais tout était réalisable, le déclic devait simplement s’inviter, et je ne l’appréhendais pas spécialement.

Comme si j’étais prêt, Irina me fit sourire en insistant que je pourrais être père, un jour, SANS DOUTE. Incorrigible, c’était le mot que je lui aurai attribué, à elle comme à moi. Ces responsabilités ne m’effrayaient pas, ma condition avancée bien qu’handicapante m’assurait le bon développement des enfants. Enfin, je suppose… En tout cas, Irina se faisait une idée précise, ou plus ou moins précise de ce que son enfant pourrait être à Poudlard. Le pari était amusant alors je l’écoutais, curieux de savoir ce qu’elle penserait de ses idéaux. Serpentard ne semblait pas être un endroit qui la qualifierait telle qu’elle était. Après tout je ne connaissais pas son enfant, sa mentalité etc… Mais Irina apporta plusieurs points de lumières quant à sa future appartenance.

« Oh une Soussa qui s’imprègne de la loyauté, elle serait juste alors ? Courageuse et hargneuse, protectrice et qui va de l’avant ? Excuse-moi Senhorita, ne te moque pas de mon Portugais, ta fille ne serait pas un modèle réduit de ta personne aha ? »

Bien entendu je plaisantais. Mais il y avait beaucoup de traits décrits que je retrouvais en Irina, des traits qui forçaient la passion et l’admiration. « L’avoir à Gryffindor t’octroierait un regard sur elle remarqua aha. Mais Poufsouffle lui irait bien cela dit je l’avoue… Je mise sur Poufsouffle ! Le pari se doit d’avoir une récompense que je te laisse imposer ! » Quelque chose d’amusant à l’horizon ? Sans doute. Mais le plus amusant reposait sur sa fille qui aimerait braver les interdits ? Je ne pense pas qu’elle agira dans cette optique. Mais le scénario où je la prend la main dans le sac me fit longuement rire. « Ce monsieur Wenlock j’te jure… Il est aussi bien adoré par les élèves que détesté. J’trouve ça vraiment injuste, pourtant je suis sûr qu’il serait clément avec ta fille ! Il n’oserait jamais l’attaquer ! » Au fond, si elle fini à Serpentard, j'aurai une satisfaction pour l’avoir indirectement prédis ! Mais ça … j’avais le temps.

« D’ailleurs, tu me donnerai pas son prénom ? Comme ça je saurai l’interpeller si je la vois dans la forêt interdite ! »

(c) DΛNDELION



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