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 le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))

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MessageSujet: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Sam 3 Fév - 16:38


❝ le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant ❞Luca & CaseyLe temps avait changé à une vitesse hallucinante, passant d’un ciel dégagé, pâli par la saison hivernale, à un ciel assombrit de nuage noirs et menaçant, accompagnés par un vent glacial qui jouait avec les cheveux de la jeune femme. Casey avait décider d'aller voler un petit peu sans être dans le cadre d’un entraînement ou d’un match, à se préoccuper d’un Souafle et de violents Cognards, de coéquipiers ou d’adversaires. Elle voulait simplement se vider la tête, laisser tout ce qui l’habitait au sol comme à chaque fois qu’elle s’envolait et gagnait les hauteurs de cette terre, le sol s’étendant alors sous ses pieds, à l’infini. Ça n’était pas le temps sinistre qui allait pas l’arrêter, pas plus que le vent, ni même la pluie qui semblait imminente - à moins que ce ne soit de la neige, mais la couleur des nuages ne semblait pas l’indiquer. Loin d’être effrayée, elle avança donc jusqu’au milieu du terrain, s’y arrêtant quelques secondes, visage levé vers le ciel assombrit, ses cheveux lâchés dans son dos battants le rythme des rafales. Les caresses de l’air glaceraient d’autres individus, les gifleraient, mais pas elle, qui, à l’inverse, s’en contentait. Sortant de sa torpeur immobile, Casey enfourcha son balai et s’éleva dans les airs, effectuant des cercles qui l’emmenaient toujours plus haut, sentant le vent, toujours plus fort à mesure que les mètres qui la séparaient de la terre augmentaient, tenter de la déstabiliser, mais elle restait forte et solide, ne chancelant pas. Ce n’était pas un banal courant d’air qui pourrait y parvenir. Ce ou celui qui y parviendrait n’existait pas encore (NDLR : MDR soon honey, soon)

Casey retrouva la terre ferme, sereine, ré-endossant tout ce qu’elle avait laissé au sol lors de son envol, mais la tête encore aérée de ce moment. Délaissant le terrain, les pensées dans les nuages, elle se fit surprendre par des rafales de vent qui amenèrent une pluie de courte durée mais torrentielle, la forçant à allonger le pas pour presque courir jusqu’aux vestiaires. Elle venait de se mettre à l’abri des gouttes qui cessaient déjà de tomber, emportée par son élan, qu’elle rentra violemment dans quelqu’un. Relevant la tête, son visage devint de glace quand ses yeux remontèrent le long d’un habit de Quidditch aux couleurs de Serpentard, remontèrent encore jusqu’aux épaules, remontant encore jusqu’au visage, enfin, obligée d’étirer son cou pour fixer dans les yeux celui qui la dépassait. Cet autre détesté qui se retrouvait une nouvelle en plein milieu de son chemin, à croire que le destin voulait les forcer à se croiser, à s’éprouver, à se repousser en dehors de leurs limites. La dernière fois lui avait valu une retenue et une douleur persistante dans les phalanges, mais une satisfaction encore plus durable. Sauf qu’elle n’avait aucune envie de remettre ça, loin d’être dans le même état que la dernière fois. Le feu, la lave, dormaient profondément, elle n’était que froid polaire. Dégage. Elle aurait pu le contourner, préférait le voir s’écarter.
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Dernière édition par Casey N. Beckett le Sam 3 Fév - 20:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Sam 3 Fév - 18:16

le tonnerre gronda ; l’orage éclata, menaçant
Casey (feat. Burgess & Winslow & Lucifer)

Dernière nouveauté, premier geste de motivation de me part depuis le début de l’année. Distant avec les autres, avec les cours, avec ma famille, la seule chose pour laquelle je me suis finalement investit cette année, c’est le Quidditch. Confiance que j’ai prisée, cohésion sociale que je me suis imposé. Edward fut le premier surpris de savoir que je prendrais part au coude à coude d’une équipe. Toujours seul pour tout, au meilleur de moi-même, indépendant de tous boulets au pied. Le mot équipe était encore un terme rayé de la carte il y a quelque temps, besoin déterminant de faire mes preuves, besoin décent d’emprunter au moins une voie se laissant distinguer.

Le ciel était dégagé avant que je n’arrive aux vestiaires. Changé depuis peu, paré à quitter le vestiaire, un froid soudain engendre un ciel aussi perturbé que puisse l’être. Perturbé, frustré, sentiments trop humains pour être les miens, j’ai eu besoin de quitter les murs du château et de me défouler sur le terrain de Quidditch. Nouvel encrage que j’ai trouvé à ce trop plein de haine qui me ronge de l’intérieur. Pensée rapide vers deux femmes bien distinctes. L’une trop influente, l’autre avenante de souvenirs en ses lieux. Aussi aimant que haineux envers ses Femmes, j’aurais pourtant tout donné pour tomber sur l’une d’elle en ce moment même. Choque d’une petite tête contre ma poitrine, regard vitreux relevé vers mes sourcils qui se froncent aussitôt que l’identité de la demoiselle se fait savoir. L’enfer en un regard. Pourquoi la vie s’entête à foutre cette sale merde sur mon chemin ? Toujours dans mes pattes, toujours dans mon champ de vision. Elle était même en possession du corps de Keagan, hasard meurtrié. Penser à notre dernier tête à tête, lorsque son poing s’était si amoureusement éclaté contre ma mâchoire, douleur que je ressentirais presque si encore le souvenir ne foutait pas le sourire aux lèvres. Violence loin d’être gratuite, justifiée par la langue qu’elle avait ravalé simplement parce que je l’avais décidé. Je comprends mieux pourquoi le temps s’est dégradé tout à coup. Il n’a fait que me prévenir de la tempête qui approche. Un ouragan dévastateur en parfait conflit avec une tornade nuisible. Tous deux sans empathie, tous deux le regard aussi mauvais que le mal qui gronde au dessus de nos têtes.

Je dois dégager, la bleu et argent me daignant pas vouloir le faire elle-même. Arquer un sourcil alors que ceux-ci sont déjà suffisamment froncés. Envie forte de rire, pourtant incapable en vue du piquant que me provoque cette haine envers elle. Adopter un ton mêlé entre le sarcasme et le tranchant. « Ah parce que t’attends que j'bouge là ? » Aucun recul, proximité maintenue, intimidation naturelle mais qui n'a jamais fonctionné. Initimdation qui permet simplement de garder toute crédibilité. Fierté que sont toujours les notres, nous pourrions rester là à nous regarder durant des heures, simplement parce qu'on refuse de s'écarter pour laisser passer le con d'en face. « Ca risque de durer un moment. » Stricte, sans écart, ni du regard, ni de mon corps. Confrontation crue. Envie folle d'empoigner ses épaules et de la dégager moi-même. Geste retenu. Aucune envie pourtant de voir sa sale gueule une seconde de plus.
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Sam 3 Fév - 21:06


❝ le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant ❞Luca & CaseyRegard vissé dans celui de l’autre, cillement interdit, ce serait perdre la face, d’une certaine manière. Banquise contre banquise, regard polaire contre regard polaire, si leurs yeux avaient pu geler sur place, l’autre sera déjà une statue de glace. Casey n’allait pas bouger, elle ne cèderait pas le moindre millimètre de terrain. Pas à lui. Dehors, le temps orageux continuait d’empirer, faible écho de la tempête qui naissait déjà de la rencontre des sentiments haineux respectifs qu’ils portaient à l’autre. Qui trouvait les éléments naturels déchaînés aurait eu un spectacle encore pire sous les yeux en assistant à la rencontre entre les deux. Les premières secondes avaient suffit pour que l’électricité remplace l’air. Celui-ci s’était changé au moment où les pupilles bleutées de l’un avaient rencontré celles de l’autre, comprenant immédiatemment à qui ils avaient à faire. Le corps de la jeune femme n’avait pas eu besoin d’une confirmation visuelle, sentant l’aura maléfique qui entourait son vis à vis bien avant que Casey n’en ai conscience, se tendant involontairement, crispation qui s’accentue alors que le nom maudit éclatait dans son esprit. Effectivement, c’est bien ce que j’attends. Que tu bouges. Articuler chaque mot, détacher chaque syllabe, hausser les sourcils sans se départir de la haine qui danse dans ses yeux, afficher sans retenue le fait qu’elle le prend pour un débile et qu’elle est incertaine quant à savoir s’il avait bien compris ou non. Fausse pensée, elle sait qu’il a compris et qu’il ne bougera pas. Elle a une compréhension de l’autre qui file l’indécence, mais ne cherche pas à comprendre d’où elle vient, car ce serait admettre qu’ils se ressemblent plus qu’ils ne voudront jamais l’admettre, plus qu’elle ne voudra jamais même l’imaginer.

La brune croisa les bras sur sa poitrine, sa main gauche toujours enroulée autour du manche de son balai. Son pull vert bouteille était enserré au niveau des poignets par les protections gantées noires qu’elle utilisait pour les entraînements ou pour les vols comme celui d’aujourd’hui, légèrement serré également au niveau de la taille où il rejoignait son pantalon noir qui lui collait à la peau, lui offrant une grande liberté de mouvement, nécessaire et agréable pour voler. Casey avait beau être plus petite que Luca, elle ne cessait de le toiser. Leur dernière rencontre remontait au bal de Noël et ils étaient dans le corps d’autres. Les insultes avaient directement fusées avaient d’être stoppées net par une Daniela qui, occupant le corps de Casey, avait trouvé bon de remonter les manches de sa robe. Elle n’avait, depuis, pas revu le Serpentard. Pour son plus grand bien. Le destin semblait se jouer de cette haine qu’ils se portaient, trouvant opportun de les faire se croiser, dans la plus grande des solitudes, dans des endroits où ils auraient aussi bien pu être seuls. J’ai tout mon temps répliqua-t-elle, les pieds ancrés dans un sol qu’ils ne comptaient pas quitter. Dans le genre têtue, elle était la reine et ne comptait pas se faire détrôner, encore moins par un parasite pareil.
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Dim 4 Fév - 21:56

le tonnerre gronda ; l’orage éclata, menaçant
Casey, Burgess, Winslow & Lucifer

Ni le vent soufflant sur mon visage, ni le ciel grondant pouvant s’abattre sur nos têtes, ni même le calme plat et vide de nul autre présence que nous, rien de tout ça n’est plus à craindre que nos deux corps qui se font face. Regards vitreux, remplis de haine en quelques secondes, instinct qui sent de loin déjà l’aura mauvaise de l’autre, sans même avoir eu besoin de se regarder. Une chance sur mille autres de me retrouver face à celle dont le nom hérisse mes poils. Lieu abandonné, élèves d’une similarité si mutuellement détestée que le ciel les y a foutu. Comme des pions dont on se joue, comme deux porcs destinés à l’abattoir. Ici, celui qui abattra l’un, c’est l’autre.

L’un attend que l’autre bouge pendant que l’autre veut voir l’un flancher. Ca n’arrivera pas. On le sait tous les deux. Trop de fierté, trop conscients de nos similitudes néfastes, nous ne tenons clairement pas à être celui qui devra laisser passer l’autre. Comportement de deux gamins ignobles lorsqu’on nous regarde de loin, un véritable fléau lorsqu’on y regarde de plus près. Si l’intérieur de chacun pouvait se révéler, je jurerais qu’une multitude de petits soldats seraient entrain de faire la guerre dans nos vaisceaux. Que des dragons affamés cracheraient du feu dans nos trachées, laissant vaillamment des flammes jaillir d’entre nos lèvres à chacune de nos paroles. Pensés mauvaises, parfois sanglantes, notre relation n’a rien de celle de deux gamins. Nous sommes bien deux âmes en haine suffisamment matures pour détester le plus mature de chacun. Ses bras se croisent, mes mains se glissent dans les poches de mon pantalon. Pull de Quidditch verdâtre à même la peau, je ressens à peine le froid du temps qui se dégrade. Volonté toujours si forte de la dégager moi-même, pourtant aucune envie de la toucher. « Comme tu voudras. » Froncer les sourcils, lever la tête face à moi, regard tourné vers l’horizon, comme si cette conne n’existait plus. Sortir pourtant mes deux mains de leur cocon de chaleur, apporter chacune d’elle sur chaque épaule de Casey. Contact détestable, comme si elle avait la peste. Comme si j’étais un enfant de 5 ans et elle la tante puante et poilue qui s’entête à vouloir mes baiser les joues. Tenir ses deux épaules que je dégage d’un côté au hasard, si ce n’est presque la pousser comme on ouvrirait une porte coulissante. Lâcher tout contact au plus vite, garder un regard fixe et sévère vers le terrain de Quidditch. « Tu vois quand tu veux, poufiasse. » Voix mauvaise, stricte, sarcastique. L’amusement non explicite qui en ressort est presque malsain. Serrer le poing et avancer d’un pas, dépasser la limite qu’elle ne voulait pas me laisser franchir. Dîtes moi que c’est le moment de dire ciao et qu’on en parle plus. J’ai des souaffles à exploser en compensation de ne pouvoir écraser son crâne.
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Dim 4 Fév - 23:02


❝ le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant ❞Luca & CaseyLe temps qui se dégrade, piètre reflet, pâle copie d’une relation dégradée depuis bien longtemps. Tout remonte à si loin. Un mot, Sang-de-Bourbe, une réaction, des rires, une haine incommensurable qui n’avait que croître avec le temps, qu’augmenter avec les événements, comme un feu qu’on alimente de bois sec et inflammable de manière continue. Ils se détestaient parce qu’ils étaient complètement différents ; ils se maudissaient parce qu’ils se ressemblaient bien trop. Là, face à face, pull d’une couleur similaire - Casey avait beau faire partie de Serdaigle, elle appréciait cette couleur à sa juste valeur, sachant, au fond, que ses racines l’ancraient aussi un peu dans cette maison aux couleurs vert et argent - leurs pupilles glaciales d’un bleu polaire, le visage marqué par la même tension, la même détestation, ils se ressemblaient encore plus, toujours plus qu’ils ne voudraient jamais l’admettre. Comme on déteste son reflet car on n’aime pas une caractéristique qui est la notre, ils s’insupportaient pour ce que l’autre reflétait qu’ils n’appréciaient pas chez eux-même et souhaitaient plus que tout effacer, enfouir, enterrer, oublier. Si certaines personnes révélaient le meilleur de nous-même, d’autres révélaient le pire, et Luca révélait définitivement le pire de ce qui existait chez Casey. Quant à la réciproque… la brune n’aurait pas parié un centime sur uqoique ce soit de bon chez le parasite qui lui faisait face. Il n’était que noirceur, bassesse et vilenie. Jamais elle ne cesserait de le penser, rien ne pourrait modifier la pitre opinion qu’elle avait de lui. Médiocre, minable, les adjectifs s’alignaient et se ressemblaient tous pour le qualifier.

Décidée à ne pas bouger, elle ne s’écarterait jamais pour lui faciliter la vie, elle le vit relever la tête, la lâcher des yeux, les porter au loin, déjà son visage se détendait comme si elle n’existait plus. Ses sourcils à elle se froncèrent alors que sa mâchoire se crispait, sentant venir le premier coup de tonnerre qui allait déchirer le ciel de leur affrontement. Quand il la touche, elle se retient de lui envoyer le genoux dans les parties intimes. Pourtant, Merlin seul sait combien elle aimerait le voir se tordre de douleur, à genoux devant elle. Juste retour des choses. Casey se contient donc, malgré que ce soit contact la dégoûte au plus haut point, et il la lâche heureusement assez vite, l’ayant écartée de son chemin. Sauf qu’elle n’est pas un vulgaire bout de bois qu’on écarte du sentier pour marcher plus librement. Le poufiasse l’effleure à peine, coule sur elle comme une goutte d’eau sur un rocher. Les insultes sont presque de mots doux dans sa bouche pleine de venin. Sa jambe se tend, le reste de son corps nonchalant, les mains qui se sont glissées dans les poches quelques secondes avant. Elle ne compte pas sur le fait qu’il tombe et rencontre le sol, là d’où il ne devrait jamais se relever, mais au moins qu’il trébuche, qu’il flanche, que sa fierté l’abandonne, même une toute petite seconde.

Le moment est trop rapide, fugace, délectation bien trop courte à son goût, il se reprend déjà, droit comme poteau de Quidditch. Il se tourne vers elle, visage ombrageux, aussi sombre que le sien, la tempête bat leurs pommettes, assombrit leur regard. Vont-ils encore en venir aux mains ? Celles de la Serdaigle, en tout cas, sont fermement serrées, des poings menaçants, enfouis dans ses poches. Mais elle n’aura pas le temps de s’en servir, une troisième présence s’introduit dans ce début de joute, les obligeant à tourner la tête, à abandonner le combat. Le professeur Burgess. Le sang de Casey ne fait qu’un tour mais elle reste impassible. C’est déjà elle qui les a surpris, tous les deux, alors que Luca la plaquait contre un mur, bras plaqué contre sa gorge, et qui les avait envoyés en retenue de manière séparée. Ils ne sont pas entrain de se battre, cette fois-ci, ils ne risquent rien. Pourquoi, alors, sent-elle venir un orage encore plus violent ?
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Lun 5 Fév - 18:20

Au milieu de la tempête
EXORDIUM.
Il n’était pas courant de recevoir des visiteurs à Poudlard hormis ceux qui venaient directement du nouveau Ministère mis en place. Ceux-ci veillaient au bon fonctionnement de Poudlard et au respect de la mise en place de la prévention contre de potentielles attaques extérieures. Mais aujourd’hui, l’école avait accueilli un particulier et plus précisément, un père de famille. Le Directeur Londubat, occupé à des dossiers plus importants, m’avait donc chargée de le recevoir et de répondre au mieux à ses attentes. J’étais donc venue à la rencontre de Monsieur Pumpkin dans le Hall d’entrée et je l’avais guidé jusqu’à mon bureau, non sans nier à mon for intérieur que je le trouvais franchement à mon goût. C’était un bel homme qui ne manquait pas de charisme et d’allure, qui semblait pouvoir vous faire avaler le flot de ses paroles sans la moindre difficulté. Il dégageait une aura spéciale, à la fois mystérieuse et obscure mais qui était étrangement attirante. Pas étonnant venant d’un sorcier au sang-pur. Il me rappelait le charme de Draco Malfoy, mon meilleur ami et ancien objet de mes convoitises lorsque j’étais adolescente. Mais mes pensées furent ralenties par l’hypothèse que monsieur Pumpkin avait une femme.

Durant notre trajet, il n’avait pas évoqué la raison de sa venue, se contentant d’attirer mon attention sur ce qu’était devenue l’école depuis la bataille de Juin et sur sa nostalgie de l’époque. Nostalgie à laquelle je n’étais pas aussi réceptive puisque le changement m’avait permis de m’émanciper des fausses vieilles croyances. Mais par souci de courtoisie, j’avais été plus ou moins dans son sens. Je trouvais juste dommage qu’arrivé à un certain âge, on ne veuille pas tenter de s’ouvrir au changement des mœurs.

Une fois parvenus à destination, je pris le temps de lui proposer un rafraichissement avant qu’il ne me fasse part de l’objet de sa présence. Je me doutais que cela devait être lié à son fils unique Luca mais je n’avais pas entendu parler d’un éventuel souci le concernant. Il fut assez vague dans ses explications et j’eus beau lui poser des questions assez pointues, ses phrases calmes et énigmatiques étaient à des jours lumière de me donner une idée de ce qu’il avait en tête. C’était sans compter le fait qu’il semblait nécessiter également la présence de Casey Beckett, une jeune fille de Serdaigle. Je savais qu’elle et Luca Pumpkin ne s’entendaient pas puisque leur haine viscérale était connue de tous. Mais pour quelle raison cet homme tenait-t-il tant à la voir elle-aussi ? Mis à part pour d’éventuelles représailles, je n’en voyais pas d’autres. Par méfiance et curiosité, je me permis donc d’utiliser mon don de légilimancie pour tenter de lire son esprit mais je me heurtai à de simples souvenirs sans importance. Soit je n’avais pas réussi à lire parfaitement ses pensées, soit il n’y avait rien de bien grave au cœur de cette histoire ou alors, il faisait partie des rares à maîtriser l’Occlumancie. J’avais plutôt le sentiment qu’il s’agissait de cette dernière option. L’idée qu’il puisse me contrer était frustrante mais elle ne m’étonnait pas vraiment de cet homme à la belle carrure et qui paraissait dégager autant d’intelligence. Et les compliments étaient pourtant rares de ma part…

Après cinq bonnes minutes de discussion, j’entrepris d’aller chercher son fils ainsi que Beckett. Nous sortîmes de mon bureau et nous croisâmes Aaron en chemin à la sortie des cachots. Il tombait à pic et lui aussi semblait avoir été prévenu par Londubat puisqu’il m’assura qu’il resterait avec notre visiteur pendant ce temps.

Il ne me restait plus qu’à savoir où étaient les deux élèves. Cela me prit un peu de temps mais interroger ses camarades de maison guida mes pas jusqu’aux extérieurs. Avec une grimace, j’usai d’un sortilège de Transfert pour pouvoir me vêtir de mon manteau et je lui appliquai un sort d’imperméabilité pour ne pas qu’il subisse les effets de la pluie. Ajustant ma capuche à fourrure, je traversai le parc non sans pester contre la météo orageuse qui nous frappait depuis des heures. Les nuages noirs absorbaient presque toute trace de lumière et le ciel grondait au loin, nous rendant témoin de quelques éclairs assez lointains. Je n’entendais rien d’autre que cela ainsi que le bruit de la pluie torrentielle qui s’abattait sur moi et sur tout mon environnement. Une chose était sûre : les plantes allaient être ravies d’être autant arrosées.
A cette heure de la journée, il n’y avait pas grand monde qui arpentait les abords du par cet du lac mais je pouvais tout de même apercevoir un groupe d’élèves qui quittait, en courant et en se couvrant la tête de leur sac, leur cours de Botanique. C’était la course au premier qui parviendrait à franchir les portes du château.

Sept minutes plus tard, j’avais atteint le terrain de Quidditch. La température était glacée et je regrettais vraiment la douceur et la ‒ presque ‒ chaleur des cachots. La plupart avait beau se plaindre de l’atmosphère qui régnait dans les sous-sols, elle restait plus agréable que celle à laquelle j’étais actuellement confrontée. Je me demandais même si Luca Pumpkin continuait encore de voler sur son balai avec un temps pareil. C’était improbable et je pensais qu’il avait dû rentrer depuis un moment mais je ne pouvais confirmer cette hypothèse qu’en allant vérifier moi-même.

A première vue, le terrain était vide de toute présence humaine. Cependant, un Hominum Revelio bien exécuté m’en assura le contraire. Une lumière en provenance des vestiaires attira par la suite mon attention. Avec un peu de chance, Pumpkin devait y être et je m’y dirigeai avec évidemment l’intention de m’arrêter à l’extérieur de celles-ci. Lorsque j’y parvins, la plus grande coïncidence du jour croisa mon chemin : le jeune garçon était situé juste derrière l’entrée avec face à lui la présence de Casey Beckett. Cela ne présageait rien de bon. Les mains sur les hanches, une expression sévère sur mon visage, j’interrompis leur échange dont je n’avais hélas pas pu en saisir le contenu. Bien qu’impassible, la Serdaigle fut la première à capter mon regard et je ne perdis pas cette occasion pour entrer dans son esprit. Cette fois-ci, l’expérience était beaucoup plus facile qu’avec Mr Pumpkin et je pus obtenir ses plus récents souvenirs, à savoir ceux qui étaient antérieurs à mon arrivée ici. Des souvenirs dans lesquels elle avait volé sur son balai avant de rejoindre le sol, subissant en même temps les rafales de vent et de pluie… jusqu’à croiser à contrecœur celui qu’elle n’appréciait pas le moins du monde. Ce dernier avait refusé de la faire entrer, se permettant de la déplacer de lui-même avant de l'insulter. Cette relation négative entre eux me rappelait celle que j’entretenais auparavant avec le professeur Winslow. La seule différence est que je l’aurais insulté de sang-de-bourbe avant de lui faire subir les pires coups bas pour le punir de m’avoir bloqué le chemin.

« Il faut croire que le hasard des choses ne joue vraiment pas en votre faveur. » Lançai-je calmement avant de prendre un air plus froid en m’adressant particulièrement au Serpentard.

« Vous veillerez d’ailleurs à surveiller votre langage, Mr Pumpkin, à l’égard de miss Beckett. Je ne crois pas que vous rappeler l’incident de la dernière fois soit utile pour vous faire comprendre que le prochain écart sera pris en compte de façon plus sévère. »

Je n’attendis pas vraiment sa réponse avant d’enchaîner en détendant légèrement mes traits. Pas de retrait de points pour cette fois. Pumpkin comprendrait l’avertissement.

« Quoi qu’il en soit, cette coïncidence m’arrange. Veuillez me suivre tous les deux, vous êtes attendus par une personne extérieure au château. »





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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Mar 6 Fév - 15:45

    Qu’est-ce qui pouvait bien se passer ? Cette question résonnait dans mon esprit tandis que je rejoignais l’entrée des cachots. Londubat, en plus de proposer des évènements douteux, n’était pas des plus généreux en informations quand un cas comme celui d’aujourd’hui se présentait. Un parent d’élève qui se pointait au château, c’était pour le moins original. Et qu’il veuille voir, en plus de son fils, une autre élève qui, à priori, n’avait pas grand-chose à voir avec à part leur haine mutuelle, c’était pas banal. Peut-être qu’il voulait prendre lui-même en main les choses pour éviter qu’ils ne finissent par se frapper entre eux, mais je doutais qu’il fasse le voyage pour si peu. Surtout avec la météo d’aujourd’hui, le trajet entre la gare et le château était facilement chaotique. Morgana devait également participer à l’entrevue en tant que directrice de la maison de Pumpkin, et puisque j’ai été prévenu après elle, je présume qu’elle l’avait déjà harangué et qu’ils devaient être dans son bureau. Et je ne m’étais pas totalement trompé, ils en sortaient justement quand j’arrivais à l’entrée des cachots. Maintenant la question était de savoir où étaient les deux élèves, et Morgana décida de s’en charger tandis que je tenais compagnie à notre visiteur.

    Alors qu’elle sortait du château après avoir entendu que Pumpkin devait être dehors, j’avais donc décidé de créer une petite bulle à l’extérieur de laquelle on ne nous entendrait pas parler. L’amener dans mon bureau au quatrième étage me semblait être un peu trop, surtout si, une fois les deux élèves arrivés, on allait dans le bureau le plus proche. Mais grâce à cet enchantement, nous pouvions parler tranquillement sans que personne n’entende ce qui ne devait probablement concerner que les deux élèves. Les bras croisés, je l’observais tout en tentant d’en savoir plus sur la raison de sa venue. Il fallait bien avouer que l’homme avait une certaine prestance, mais je grinçais discrètement des dents quand je l’entendais parler des conséquences de l’an dernier, et de ses pensées sur la passé qui était mieux. Il vaudra sûrement mieux que j’évite d’évoquer mon ascendance, tout comme j’espérais qu’il évitera de faire mention de ce genre d’idéologie pendant l’entrevue. Malgré cela, nous parlions tranquillement, il était du genre posé et ça n’en rendait la conversation que plus intéressante, malgré le fait que je ne réussis à obtenir aucune information concrète sur ce qu’il avait à dire à son fils et à Beckett. C’était un peu… frustrant.

    Un quart d’heure plus tard, Morgana revenait enfin, les deux élèves la suivant. Je doute qu’elle ait fait le tour des terrains extérieurs du château, ils devaient sûrement simplement se trouver au même endroit, par chance. Ou pas puisque je supposais que cela impliquait un conflit, et que les mettre dans une même pièce pour que M. Pumpkin leur parle n’allait pas vraiment aider. Enfin, je suppose que Morgana a fait ce qu’il fallait pour les calmer avant de les amener, elle savait bien y faire. Guettant les expressions du visage du père, j’essayais de deviner ce qu’il pouvait vouloir à son fils, mais il était impassible, impossible à sonder. Retenant un soupir, je fis disparaître la bulle qui nous permettait d’être discret sur nos discussions.
    « Je vois que tout le monde est là. Je propose que nous allions dans le bureau de miss Burgess pour discuter, nous pourrons ainsi commencer rapidement. » annonçais-je avant d’attendre la validation de la part de ma collègue et de notre visiteur.


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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Sam 10 Fév - 12:24

le tonnerre gronda ; l’orage éclata, menaçant
Casey, Burgess, Winslow & Lucifer

Un croche-pied. Cette gamine vient de me faire un croche-pied, alors que je l'avais écarté de mon chemin. Il ne m'a fallut que d'un pas en avant pour tituber quelque peu, rien de flagrant, un geste que je méprise pourtant. Je parlais de maturité juste avant, on en reparle ou ce n’est pas la peine ? Mon visage se tourne à nouveau vers elle, forcé de quitter un horizon bien sombre. Offrir à la bleu et argent un regard de pierre qui ne changera rien et qui n'affectera pas. Parce que ça n’affecte plus. C’est un simple réflexe et plaisir personnel, que de lui montrer une fois de plus à quel point je peux la haïr. Je suis à deux doigts de répliquer, de m'énerver, mais je me tâche de sourire en coin face au ridicule de situation qu'elle a engendré avec son petit pied à la con. Après tout, c'est Casey qui m'était rentrée dedans. C'était à elle de s'écarter. Oui, aujourd'hui n'a rien à voir avec les autres. Comme si nous avions déjà puisé toutes nos réserves, loin sont les sujets de conflits sur la torture, les frappes en plein visage et en pleine fierté. Aujourd’hui, deux gosses qui savent pertinemment ce que l'autre lui reproche, sans avoir besoin de le rabâcher.

Je sourie alors, d’une esquisse si narquoise qu'on pourrait voir Satan s'emparer de mon visage. Retrouvailles tout à coup brisées. Arrivée soudaine d'une personne dont je reconnais bien la voix, tourner la tête vers la directrice de ma maison; Morgana Burgess. Serrer les dents, desserrer les poings, la fixer avec attention forte de ses mots. Hasard non favorable qu’elle remarque elle aussi, un hasard qui va pourtant lui devenir favorable. J'aime bien faire le malin, mais face à elle, je vais éviter. Surtout lorsqu'elle me parle et me regarde d'un air si sérieux, défaite de toute volonté à retirer des points à Serpentard. Je me prend un avertissement. Mais ce n’était qu’un mot. La seule raison pour laquelle je retirais des points serait pour avoir utiliser un mot qui ne soit pas suffisamment cruel. Cette Femme est forte. Pouvoir qu'elle exerce à la perfection, la prof de potion est une femme impressionnante. Son autorité ne m'a jamais déplu, au contraire, j'ai toujours eu du respect pour cette elle. Tâche verte au coin de l'oeil, j'en avais presque oublié l'idiote aux jeux de jambes. Quelle n'est pas ma surprise en sachant que le Professeur Burgess souhaiterait nous voir tous les deux. Quel hasard de merde à bien pu faire qu'elle soit là à ce même moment. Déjà présente lors de notre dernière interaction, déjà présente lorsque je tenais ferment Casey conte un mur de pierre, la voilà qui reprend les ficelles de notre haine interminable. Hocher de la tête et arquer un sourcil suite à l'avertissement de ma Directrice. Froncer soudainement les sourcils en sachant qu'une personne extérieure à l'école nous attend. Casey et moi, sommes tous les deux demandés. Des tonnes de question se mettent à trotter dans ma tête alors que je pourrais tout simplement obéir, suivre, et vérifier. Toujours ce besoin d'anticiper, de savoir, de me préparer à chaque situation. Quand elles sont inattendues, comme celle-ci, j'avance le pas lourd, l'esprit à l'analyse. Regarder les traits du visage de ma Professeur de potion, tenter d'y lire la moindre émotion raisonnante de sa visite. Son visage se veut toujours aussi autoritaire qu'il ne l'est d'habitude. Mais j'y lie malgré tout, entre deux mépris, incompréhension et frustration.

Je n'ai pas demandé qui veut nous voir, et je pense en avoir le droit. C’est alors sans gêne, suivant les pas du Professeur Burgess, que je fronce les sourcils, déjà méprisant envers la personne qui nous attend, encore crispé de me savoir marchant pas à pas avec Casey. « Et on peut savoir qui nous demande ? » Froideur et mécontentement pour être trimballé de la sorte. Si c'est mon père, dites-lui que je suis tombé dans le coma au dernier match de Quidditch, on verra s'il daignera ouvrir un œil. Si c'est ma mère, dites lui de revenir demain, j'aurais peut-être un peu d'amour à revendre d'ici-là. Si c’est de la famille de Casey, tuez-moi avant que je ne sois forcé de mater la tête de ses pauvres géniteurs.

Aperçevoir le professeur Winslow, directeur de la maison Serdaigle, au bout du couloir. Capable de reconnaître l'homme à ses côtés entre mille. En fait, lâchez-tout, laissez-tomber. Parce qu’on est tout simplement entrain de me perdre. Il est là, au bout de ce couloir, frais comme un gardon, droit comme un pique, prestance sans nom, son air fier et mystérieux au visage. Incapable de réfléchir, incapable de savoir. Jamais en 7 ans, il ne m’avait rendu visite. Toutes ses pensées me laissent perplexes. Elles me perturbent à tel point que j’en oublie presque Casey, elle aussi convoquée. Pourquoi ? Pourquoi il est là, et pourquoi il la demande ? S’il vient régler les comptes, il est trop tard. S’il vient régler les comptes, je n’ai plus 5 ans, et je n’ai certainement pas besoin de lui. Ralentir le pas à sa vue, baisser les yeux, serrer la mâchoire. Mon visage exprime toute l’incompréhension qu’il est en mesure d’exprimer. En découle alors une colère qui palpite au creux de mes vaines, s’en ressort une voix sincèrement frustrée et détruite par le silence perturbateur précédent et qui fut l’essence même d’un moment seul avec moi-même. « Père ?! »

« Je vois que tout le monde est là. Je propose que nous allions dans le bureau de miss Burgess pour discuter, nous pourrons ainsi commencer rapidement. » Commencer quoi ? Qu’est ce que ce connard fils de Mangemort fou là ? Je ne peux m’arrêter de le fixer. J’ai toujours crains mon Père, c’est un fait. Mais l’incompréhension me rend plus fou que toute autre chose. Mais c’est toujours pareil. Ce type est une barrière, plus grande et plus solide que moi. Tentez de lire en lui, et tout ce que vous y verrez c’est la noirceur de ses secrets. Plus personne d’autre n’existe en cet instant. Je ne suis qu’avec lui et cet espace devenu glaciale par sa simple présence. Lui adresser même ses quelques mots, voix basse, sourcils froncés par l’indécence. « Qu’est c’que ça veut dire ? » Pas de réponse. Comme toujours. Vide de sens, pour ne pas changer. Entrer dans le bureau, invités à nous asseoir, invitation à laquelle je ne m’exécute pas. Mon père n’est certainement pas là pour plaisanter, et moi non plus. « Assied-toi Luca. » Ce n'est ni une demande, ni une revendication, ni même une proposition. C'est un ordre. Un ordre sur un ton que je n'avais pas intérêt à réprimander étant petit. Seulement il n'est pas bienvenu en ses lieux. Bien que je n'ai jamais trouvé de réel chez moi, Poudlard s'apparente bien plus à une maison pour moi que le loft dans lequel je loge avec mon père. Non il n'est pas le bienvenu, et mon regard le lui montre. Je le ferais, mais à contre cœur, persuadé que je pourrais lui tenir tête simplement parce que la pauvre Casey perdue est présente. D'ailleurs on me rappel pourquoi cette conne est là ? Ah c'est vrai, on en sait rien putain, rien du tout.

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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Sam 10 Fév - 16:06


❝ le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant ❞Luca & CaseyÀ défaut d’un orage plus violent encore, c’est une désagréable sensation qui s’empare de l’intérieur de son crâne, comme un raclement dérangeant, vaguement douloureux. Casey porte la main à sa tempe mais cette fugace perception s’est déjà dissoute, au moment même où le professeur Burgess détourne le regard pour s’adresser au Veracrasse qui fait partie de la maison dont elle est la directrice. Les doigts toujours posés sur son visage, la jeune femme reste interdite quelques secondes, avant de se resaissir et de masquer son trouble. Elle n’est pas entièrement certaine de la déduction qui fleurit dans son esprit mais ces quelques doutes sont balayés alors que l’enseignante reprend le parasite à ses côtés sur la langage dont il a usé à son encontre. Casey pourrait jurer qu’elle n’était alors pas présente, elle n’aurait pas laissé l’occasion d’intervenir directement et d’empêcher ainsi une empiration possible de la situation, n’est-ce pas ? N’ayant jamais expérimenté la Legilimancie, l’incertitude pourait subsiter, d’autant plus que la brune ne sait même pas si la directrice des Serpentard maîtrise réellement cette branche de la magie, mais la Serdaigle est convaincue qu’on vient de lire dans son esprit. Ce qui lui déplaît au plus haut point et la pousse aussitôt, réflexe tardif, à dresser ses barrières mentales tel qu’elle l’a appris, sans assurance aucune que cela ne fonctionne face à un Legilimens.

Quelle coïncidence que ce soit elle qui les trouve une nouvelle fois, en effet, au moment même où la tension commençait de nouveau à croître entre les deux. Qui sait à quelles nouvelles extrémités ils en seraient arrivé, cette fois-ci, loin de toute présence autoritaire pour les faire cesser une fois les limites franchies. Hasard provoqué par l’enseignante, en réalité, qui leur annonce qu’ils sont tous les deux attendus et par une personne extérieure au château. Les sourcils de Casey se froncent alors que son regard s’assombrit légèrement. Comment ça ? De qui et de quoi s’agit-il ? Pourquoi vouloir les rencontrer, tous les deux, en même temps ? Il n’y a rien d’autre qui les lie que cette haine viscérale qui ne manque jamais de provoquer des étincelles destructrices dès qu’ils se retrouvent face à face, et une punition a déjà été appliquée pour leur comportement. Alors que vient faire une personne externe à tout cela ? Malgré tout, un ordre reste un ordre et la jeune femme dépose le balai sur son emplacement alors que l’autre concerné demande à connaître l’identité de cette personne qui les demande tous deux.

La Serdaigle ne surenchérit pas, préférant laisser cet être tant détesté aller au front pour récolter les informations dont elle s’emparerait en même temps, sans avoir besoin de lever le petit doigt. Ils suivent l’enseignante, dans un silence de plomb, alourdit pas le temps qui est un peu plus menaçant à chaque seconde qui passe, retournent au château et ne s’arrêtent que lorsqu’ils retrouvent le professeur Winslow en compagnie d’un homme inconnu à Casey. Cette tension qui émane soudainement du Serpentard à ses côtés, elle pourrait presque la toucher, s’en saisir et la modeler à sa guise. Son regard coule dans sa direction, note sa mâchoire serrée, signe d’une colère redoutable qu’il lui réserve habituellement mais ses yeux ne la fixent pas, elle. Ses yeux fixent le sol et c’est la première fois que Casey le voit ainsi. La raison lui apparaît, glaçante, alors qu’il crache ce mot, ce simple mot, chargé d’émotions que la brune déchiffre désormais avec aisance car habituellement principale et unique visée par cette colère mêlée de frustration et de tension. Le père de ce sale type est donc celui qui demande à les voir, tous les deux, pour une raison qui nécessite la présence de leur directeur de maison respectif. Le sang de Casey se glace à mesure qu’elle parcourt chacune des parties prenantes. Pumpkin dont le visage pourrait difficilement être plus tiré ; le professeur Burgess qui semble impassible ; le professeur Winslow qui laisse clairement transparaître une certaine frustration, comme si la situation lui échappait, et si la situation lui échappait effectivement, cela ne pouvait rien signifie de très bon ; et cet homme, le père du type qu’elle haïssait le plus dans ce château. Vêtu d’une robe de sorcier stricte et austère, à l’image de son visage, il dégage une prestance qui intimide très certainement la plupart de ses interlocuteurs. Il ne sourit pas, ne serre pas la mâchoire comme le fait son fils, ne semble ni frustré, ni impatient, il ne dégage en fait rien d’autre qu’une assurance écrasante. Casey n’a aucun mal à croiser son regard puisque c’est elle qui fixe, ignorant royalement la question implicite de son fils. Deux pupilles d’un bleu-gris d’une clarté effarante dans lesquels elle ne parvint pas à déceler le moindre début de réponse. Il n’y a ni mépris, ni menace dans ses yeux qui pourraient achever de la convaincre qu’il vient là au sujet de l’altercation des deux adolescents. Non, il semble la sonder, Casey, en tout cas, a l’impression qu’il est entrain de pénétrer son esprit et de lire avec une effarante tranquillité la moindre de ses pensées. Panique naîssante qui ne la fait pas rompre le contact visuel mais renforcer ses barrières mentales, bien qu’elle ne sente pas cet désagréable frottement dans son esprit et que son intuition lui murmure qu’il ne fait nullement usage de la magie à cet instant.

Bulle qui éclate, la libérant d’un poids inconnu, alors que le professeur Winslow annonce que tout le monde est désormais là et propose de se rendre dans le bureau de la maître des Potions. C’est son regard à lui que Casey cherche désormais à capter, affichant clairement ses interrogations, espérant capter quelque chose de son directeur de maison, le moindre indice lui indiquant ce qui les attendait. Perdue dans les suppositions qui refusent de la laisser en paix, Casey suit le mouvement alors que tout le monde se met en marche jusqu’à la porte qui s’ouvre sur le bureau de l’enseignante. Nouvelle question, presque un grondement de colère, de la part du Serpentard, et encore ce silence écrasant, méprisant qui lui répond. La jeune femme se sent spectatrice d’un duel de fermeté dont le père est le grand gagnant, sans avoir besoin de prononcer le moindre mot, ni de faire le moindre geste. Il emplit tout l’espace, broie chaque personne présente de sa suffisance, de sa confiance. La Serdaigle ne sait ni ce qu’il fait, ni qui il est en dehors de ce château, mais elle ne serait pas étonnée que les plus haut placés du monde sorcier baissent les yeux en sa présence et se taisent à son approche. Pas par respect, plutôt par crainte, car il ne fallait pas oublier d’où venait le parasite avec lequel Casey se disputait encore il y a quelques minutes. Ses pensées sur la pureté du sang et son avis sur les nés-moldus n’étaient certainement pas tombés du ciel, son géniteur était pour quelque chose dans l’affaire. Le visage de la brune se ferme et s’assombrit alors qu’elle se demande s’il est un mangemort ou un simple partisan de Blackman trop lâche pour dévoiler ses idées au grand jour mais prêt à manger une part du gâteau si l’occasion se présente. Son mépris ne parvient pourtant pas à grandir jusqu’à prendre toute la place, retenue par quelque chose chez cet homme qui l’empêche de le haïr instantanément. Est-ce de la peur ? Il inspire en tout cas autre chose que du simple mépris et ça fait presque perdre pied à Casey.

D’un ton qui ne souffre pas d’opposition, il ordonne à son fils de s’asseoir. Pas un regard pour les deux professeurs qui ont l’air d’être de simples figurants et Casey se demande un instant s’ils sont également convoqués par le père de Pumpkin où s’ils se sont imposés, représentants de leurs élèves au sein de Poudlard, contre, possiblement, l’envie de cet homme qui ne doit pas avoir l’habitude qu’on lui refuse quoique ce soit. Est-il là pour demander une punition exemplaire à l’encontre de la brune qui a osé lever la main sur sa progéniture ? C’est la seule possibilité qu’elle entrevoit mais les faits remontent déjà à quelques mois. Elle veut bien que cette famille soit lente d’esprit mais tout de même. Même le sarcasme n’a pas la même saveur que d’habitude dans son esprit, comme éteint, soufflé par l’aura sombre qui se dégage de l’homme. C’est étrange, mais face à lui, elle se désintéresse totalement de son fils et de la colère qu’elle ressent habituellement. En fait, elle en viendrait presque à prendre son parti et à tenir tête à celui qui les convoque aujourd’hui. Presque. L’impression de marcher sur des charbons ardents, que le moindre faux pas lui sera fatal, elle hésite. Tout le monde est debout, il est impensable qu’elle s’asseye en première. Elle a envie de percer cette tension qui prend de plus en plus de place autant qu’elle ne souhaite pas provoquer ces adultes et risquer… risquer quoi au juste ? Vient-il demander son renvoi ? À cette idée, son coeur cesse de battre une seconde, et elle croise les bras sur sa poitrine comme si quiconque pouvait seulement le remarquer. Elle nage dans un brouillard épais et elle déteste ça, posée sur un plateau d’un jeu dont elle ne connait même pas les règles, le moindre faux pas pouvant lui être fatal. La jeune femme s’enfonce donc dans un mutisme qu’elle juge plus sur, alors qu’elle cherche de nouveau à croiser le regard du professeur Winslow, potentiellement le seul allié dans cette cage aux fauves alors que son coeur bat douloureusement.
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Dim 11 Fév - 2:19

Au milieu de la tempête
EXORDIUM.
Après avoir interrompu les deux élèves dans leur altercation, je les contraignis à devoir me suivre. Il fallait à nouveau affronter la tempête pendant presque une dizaine de minutes mais mon sortilège était toujours actif, ce qui me permit de ne pas être vraiment trempée à la différence de mes accompagnateurs. Je ne me souciai d'ailleurs pas vraiment d'eux durant le trajet et engager le dialogue nous serait fort inutile. Je n'en saurai pas plus que ce que le père du jeune Serpentard m'avait dit. C'est à dire quasiment pas grand chose.

« Et on peut savoir qui nous demande ? »
Lança la voix froide et traînante de Pumpkin.

Je ne me retournai pas vers lui, concentrée sur mon avancée. Nous avions désormais atteint le pont de Poudlard dont le toit nous protégeait légèrement de la pluie qui était à nouveau torrentielle.

« Vous le saurez bien vite. » Me contentai-je de dire fermement.

Un peu de patience ne leur ferait pas de mal et je n'appréciais avant tout pas le ton qu'il avait pris avec moi. Sa froideur pouvait se justifier parce qu'il avait croisé par hasard une des personnes qu'il n'aimait pas mais les états d'âme d'élèves au coeur de conflits aussi puérils que les leurs ne m'intéressaient pas.

Lorsque nous franchîmes enfin les grandes portes de l'école, la pluie était loin derrière nous. Une chaleur presque réconfortante nous entoura, et les différents chandeliers muraux nous apportaient une bien meilleure vue qu'à l'extérieur où les nuages noirs poursuivaient leur terrible domination. Aaron nous attendait en compagnie de Mr Pumpkin et il me semblait presque ennuyé. Cela pouvait s'expliquer par toutes leurs différences. Un homme au sang-pur ayant des idées assez étriquées sur les bords et vêtu d'une noble prestance face à un homme marqué par la douleur de ces mêmes croyances obsolètes et qui était issu d'un milieu plus ouvert. Finalement, peut-être qu'Aaron aurait dû se charger de retrouver ces élèves à ma place... et je ne disais même pas cela parce que je n'étais pas insensible au charme naturel de Mr Pumpkin.

Aaron nous proposa alors de nous rendre dans mon bureau, ce qui me semblait évidemment être la solution bien que l'on en était sorti tout à l'heure. Mais avant de nous y rendre, ce qui me frappa le plus fut la réaction des deux adolescents et notamment le jeune Luca. Il semblait presque pétrifié sur place à la vue de son père et il ne s'agissait pas que de la simple surprise de voir l'un de ses parents venir à l'école ; cela ressemblait plus à du mépris. Je pouvais comprendre que la Serdaigle soit plus que méfiante et qu'elle craigne effectivement des représailles de cet homme à la droite stature mais ma curiosité était piquée concernant son rival. Le calme était encore plus drastique que tout à l'heure. Ici, la tempête ne faisait pas office de bruit de fond, il n'y avait que le claquement de nos pas contre les dalles de pierres froides.

« Qu’est c’que ça veut dire ? » Demanda le fils sur un air qui me parut largement insolent.

Il n'obtint aucune réponse à sa question tandis que j'ouvris la porte avant de les inviter à y entrer. A l'aide de ma baguette, je métamorphosai deux objets servant de décoration sur l'un de mes meubles en deux fauteuils supplémentaires pour accueillir tout le monde. Quant à moi, je m'installai derrière le bureau.

« Assieds-toi Luca. »


Cet ordre donné froidement me rappellerait presque la manière dont mes parents nous traitaient moi et ma soeur lorsque nous ne faisions pas bien les choses, durant notre enfance. Un ton fort et presque glacial qui vous gelait sur place et qui vous faisait comprendre que vous n'aviez pas d'autre choix que d'obéir. Tout chez Mr Pumpkin me rappelait ma propre famille. Ils étaient tous comme lui. Pourtant, malgré mon mépris pour son refus au changement, je ne pouvais m'empêcher de me sentir familière à cela. J'aurais d'ailleurs pu utiliser la légilimancie pour lire l'esprit du septième année afin d'assouvir ma curiosité mais je savais qu'il y avait des choses dont je ne devais pas me mêler. Sans un mot, j'usai alors à nouveau de ma baguette pour faire apparaître cinq tasses de thé venant, directement des cuisines, devant chacun d'entre nous. Puis, je m'adressai notamment aux deux élèves sur un air assez doux qui tranchait avec celui de tout à l'heure :

« Prenez, cela vous réchauffera. »

Mr Pumpkin eut ensuite la joie de pouvoir reprendre la parole.




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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Lun 12 Fév - 17:04

    L’arrivée des deux convoqués fut pour le moins étrange. Bien sûr, on lisait la surprise dans leurs regards, notamment du côté de Beckett, convoquée par le père d’un autre, qui semblait ne pas comprendre grand-chose. Elle croisa notamment mon regard comme pour y chercher des réponses, mais je n’en avais malheureusement pas à lui donner. Moi-même j’ignorais encore la raison de la venue de M. Pumpkin. Je ne pouvais que tenter de lui offrir un regard réconfortant, comme si ça ne devait pas être bien grave. Pourtant, pour qu’il fasse le déplacement, ça ne devait pas être anodin. Mais ce n’était pas la peine de l’affoler pour ça. Par contre, pour la réaction du jeune homme, un sourcil se fronça l’espace d’un instant. Sa réaction était étrange. On ne sentait pas vraiment de lien fils-père dans sa réaction, plutôt une forme de… haine ? En tant que professeurs, nous ne devions nous impliquer dans la vie privée des élèves que sur demande, ou en cas de force majeur, j’étais donc quelque peu étonné. Et ça ne me rassurait pas tellement par rapport à certains propos qu’avait tenu le père quelques minutes avant leur arrivée. Je commençais à me dire que cette histoire sentait plus le roussi que je ne l’imaginais. Un mauvais pressentiment montait en moi, même si j’espérais tout de même me tromper. Et tant qu’on ne saurait pas ce qu’il fait là, cette impression ne me quitterait sûrement pas.

    Maintenant que tous les acteurs de la scène qui allait suivre étaient là, nous pouvions nous diriger vers le bureau de Morgana pour s’installer confortablement. A l’intérieur, cette dernière métamorphosa deux nouveaux sièges pour que tout le monde ait une place, tandis que Luca Pumpkin continuait de s’insurger en demandant des explications. Il était assez irrévérencieux, mais j’avais l’impression que c’était lié à sa relation avec son père. Son père qui, d’un ton sec, lui ordonna de s’asseoir, ce qu’il fit non sans un certain temps de défi. Je n’étais que spectateur ici, mais plus ça avançait et plus j’étais curieux de savoir moi aussi ce qu’il se passait. Malgré sa prestance, je sentais que je n’avais pas vraiment un bon feeling avec cet homme. De nouveau, Beckett chercha en moi du soutien, et de nouveau je ne pus lui offrir qu’un regard rassurant. Je doutais tout de même qu’il soit venu ici provoquer un scandale, mais si ça venait à tourner mal je tenterai d’intervenir. Pour l’instant, cela n’était pas nécessaire et Morgana nous fit apparaître des tasses de thé, tout en usant elle aussi d’un ton beaucoup plus calme que celle qu’elle employait généralement à l’attention des élèves. Elle aussi semblait vouloir les rassurer du mieux qu’elle pouvait, et les mettre dans les meilleures conditions dans cette situation atypique. Je croisais les bras tout en gardant une posture adéquate sur mon fauteuil en attendant que notre visiteur ne se manifeste de nouveau pour enfin nous faire part de la raison de sa venue. Et il ne tarda pas à finalement le faire…




   
   
   
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Lun 12 Fév - 19:25

le tonnerre gronda ; l’orage éclata, menaçant
Casey, Burgess, Winslow & Lucifer

Nous n’avons rien. Pas une seule information, pas un seul indice. Nous noyons dans un courant de haine, de mépris et d’expressions faciales trahissant nos sentiments. La seule expression que j’aimerais pouvoir décrypter est la seule qui ne soit pas lisible. Un père toujours fermé. Craintif pour d’autres, provoquant pour moi. En vérité, ce type regroupe les choses les plus mauvaises de ma personne, mais aussi mes plus beaux talents. J’ai toujours essayé de le respecter du mieux que je pouvais, de taire mon insolence face à cet homme qui exerce la pire insolence du monde par sa simple assurance. Mais le fait d'avoir rencontré ma plus grand rivale quelques minutes avant sa visite inattendue, ne permet en rien mon regard d’exprimer le respect qu’un fils devrait avoir pour son père. Je pourrais le regarder comme tel des heures durant, qu’il ne cillerait pas. Je pourrais continuer à ignorer les multiples respirations qui m’entourent, qu’il ne daignerait pas m’apporter plus d’attention. Son regard fut trop longtemps tourné vers la bleu et argent dont la voix ne s’est plus fait entendre depuis trop longtemps. Etonnant. Où est passé sa grande gueule ? Là n’est pas sa place. Je suis pourtant loin de trouver cette confrontation comme celle d’un père et son fils. Casey est, à mes yeux, trop impliqué par la direction que prennent les regards de chacun. Pensés toujours plus barbares, j’en viens à jeter un regard foudroyant à celle que mon propre père dévisage. Les seuls mots que celui-ci s’est emmerdé à m’adresser, furent ceux d’un ordre incontestable. Il veut qu’on s’asseye, qu’on pose nos culs sur des sièges fraîchement métamorphosés. Comme un enfant qui a tout intérêt à écouter son juste Père, j’avance à contre cœur vers le fauteuil qui me fait face. Au passage, bousculer sans gêne d’une épaule, la pauvre Casey aux bras croisés contre sa poitrine. Pas un seul mot supplémentaire ne traverse ma mâchoire serrée tandis que les mots de ma Directrice de maison s’essaient à détendre un atmosphère devenu trop rigide. Je n’en veux pas. L’un des Thés qui s’étend à présent devant nous, s’attend à ce que je l’empoigne, mais mes mains sont crispées et ma gorge trop lourde. Je ne peux pas. Je ne veux rien d’autre en cet instant que comprendre et mettre des mots sur notre présence en ses lieux. Je ne veux pas de ce thé, et je prie Morgana de m’excuser d’un simple regard. Chercher la compassion d’une Femme qui à force, me connaît quelque peu, après ses longues années. Elle doit savoir que je ne suis pas loquace, ouvert à la discussion, ni très avenant. Intimidation naturelle de famille, nul besoin constant de porter des mots sur tout. Indéchiffrables à souhait, présentement incapable de l’être en ce qui me concerne. Il me regarde à peine, mais je sais qu’il me cerne. Il se connaît, alors il me connaît.

Un regard. Il me jette enfin un regard. Père qui laisse lire en lui lorsqu’il il le souhaite, et uniquement lorsqu’il le souhaite. A mes yeux, son coup d'oeil vers moi veut tout dire. Fils, prépare toi, ton tour arrive. Dans peu de temps, tu verras. Baisser les yeux sur mes propres chaussures, inspirer toute l’air que mes poumons sont en mesure de contenir. Repartir dans mes pensées, des réflexions qui ne me mèneront nulle part car elles n’ont aucune source. Elles sont volatiles, comme les regards de chacun dans cette pièce, des personnes qui découvrent comme d’autres avant eux, les capacités d’un homme de prestance. Un Pumpkin. Plus âgé, plus abrupte, plus vrai. Volonté nulle de devenir comme lui, respect pourtant de la personne qu’il est, personne que je reflète malgré tout ce que j’en dis. Il s’assit face à nous, maintient son air sérieux et se prépare à commencer. Je le connais, il ne passera pas par quatre chemin avant d’obtenir ce qu’il est venu chercher. A peine ouvre-t-il la bouche, qu’il parvient à imposer sa lourde présence d’une légèreté impressionnante. Je le connais par cœur, du peu que je le fréquente. Il commence son manège.

Calme plat, nul autre bruit que le son de sa voix aussi grave que la mienne. Ton sérieux, structuré, intimidant, il attire toute l'attention sur lui d'une simple intonation. « J'ai reçu une lettre cet été. L'expéditeur était au nom de Margareth Beckett. » Comme un boulet de canon. Immersion sans pincettes. Tous sont tournés vers lui. Mes réflexions foudroyés, mon regard rammèné au sien dès lors qu'il prononce un nom que je n'attendais à entendre de sa bouche. Voilà pourquoi il est là. Voilà pourquoi Casey l’est aussi: mon père a reçu une lettre de sa moldu de Mère. Mes sourcils se froncent. L'appréhension m'offre un coup violent dans la poitrine. Je ne savais même pas qu’ils se connaissaient, si encore ils se connaissent vraiment. Je vais péter un plomb. Davantage s’il ne se décide pas à aller plus vite dans cette réunion à la con. Je sature de son mystère indécent. Mes poings se serrent alors que je le regarde sortir lentement de sa poche; la lettre en question. Parce qu’il faut que j’attende qu’il la lise maintenant ? Non. Il la tend. Pas à moi, mais à Casey. Volonté profonde de les laisser seuls, de virer de cette pièce qui me bouffe l’air. User d'une expiration forte, le signe d’un agacement certain. Il la regarde droit dans les yeux, sans ciller, une main ferme dans le vide et défaite de tout tremblement. « J’aimerais que tu la lise. » Du même ton que le précédent, volonté qu’est la sienne, volonté qui ne se discute pas. Regard tourné vers cette lettre maudite qui n’attend que d’être tenue par la bleue et argent, enfant perturbée aux airs de petite fille pouilleuse, hésitante, éperdument perdue dans cet habituel fléau que crée un Pumpkin. Lettre qu’elle prend finalement dans sa main, temps qui me ne semble pas vouloir défiler entre le moment où ses doigts touchent le papier et le moment où elle commence à lire. Le visage de mon père reste de marbre. Sa patience est à son apogée, la mienne ne peut malheureusement demeurer plus longtemps. Le visage de ma rivale laisse afficher une expression que je n’avais encore jamais vu sur elle. C’est à la vue d’un visage qui se décompose, que j’explose. Craquer, perdre ma force de patience. Tendre hâtivement le bras vers cette lettre que j’arrache de force. Sans gêne, sans crainte de ce que pourrait en penser mon père. Qu’ils aillent tous se faire voir. Si je suis là, c’est pour une bonne raison.

Lecture que j’entame, mots manuscrits que je méprise, encre qui me sidère. Se laisser prendre par une émotion plus grande que moi. Les battements de mon cœur s’étendent jusqu’au creux de mon ventre. Coup de chaud, vaines en feu. Choque sentimental de ce mélange de colère et de sidération. Mâchoire plus serrée encore qu’à la normal, presque persuadé d’être en mesure de me péter les dents d'une force émanant de cette pression des unes contres les autres. Ce que je lie dépasse l'entendement. Le temps que l’information me monte au cerveau, mes doigts crispés ne se sentent plus en mesure de tenir le morceau de parchemin plus longtemps. Lâcher prise, presque jeter la lettre que je laisse tomber à même le sol,alors que ma paume de main s’écrase contre mon visage. Impassible, détendeur d’un self-control impressionnant, je sens tous ses caractéristiques de ma personne me quitter. Le contrôle, je le perds. Main tremblante, filante devant mes lèvres. Écarter finalement de mon visage, une main qui rêverait de s’éclater contre la dureté d’un mur de pierre. Porter le regard vers mon père imperturbable. C'est défais de toute crainte à son égard, que je bombarde d'une voix à la fois frustrée et tremblante, mais violente. « J’espère que tu t’fou d’moi. » Je t’en pire père. Même si mon impulsivité vient de tuer le peu de fierté que tu avais encore pour moi, je serais personnellement fière d’être, sur ce point, différent de toi.

☾ anesidora


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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Lun 12 Fév - 23:25


❝ le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant ❞Luca & CaseyOrdre prononcé sur un ton qui ne souffrait pas de réponse, léger flottement dans le temps alors que l’autre parasite hésite, Casey le sent qui fixe son père, qu’elle fixe elle-aussi, happée par ce regard sombre derrière lesquels nagent des secrets qu’elle tente, en vain de déchiffrer. Elle se sent attirée vers cet homme d’une manière qu’elle n’explique pas, tout autant qu’elle a envie de fuir à toutes jambes pour se recroqueviller dans un coin. Il impressionne et rassure autant qu’il effraie, mélange déroutant d’émotions fortes qui émanent d’une seule et même personne. Comment un homme pareil peut-il être le père d’un cloporte comme le Serpentard ? Fascination étrange qui se transforme en répulsion dès qu’elle cesse d’être déroutée par cette prestance qui emplit toute la pièce pour songer à qui il est et qu’elles idées il doit chérir pour les avoir transmises à sa progéniture. Finalement, le Serpentard bouge, non sans heurter Casey au passage, de manière volontaire, elle n’en doute pas. Elle ne réagit pas à la provocation, preuve que la situation est complètement inédite, entièrement focalisée sur cet homme qui continue de la fixer. Toujours cette même sensation qu’il lit en elle comme dans un livre ouvert, quand bien même son visage inexpressif ne laisse rien paraître des émotions qui l’assaillent, grattant sous la couche de vernis pour atteindre tout ce qu’elle cache au fond d’elle-même. La bousculade provoquée par l’autre débile a le mérite de la sortir de ce jeu de regards qui ne cesse pas, et elle tourne la tête vers le professeur Winslow, en quête de réponses, de quelque chose, mais ne perçoit qu’une lueur rassurante qui n’a aucun effet notable sur son état de plus en plus agité. Intérieurement c’est une tempête de questionnements qui se déchaîne et qui se traduit par un air toujours plus glacé, comme pour compenser. Telle une automate, elle prend place, bonne dernière, sur le fauteuil encore vacant et se saisit d’une tasse de thé sous l’injonction de la voix douce de la professeur de Potions. Depuis quand sa voix est douce ? Pourquoi tout converge-t-il à lui donner l’impression que son monde va exploser d’une seconde à l’autre et que, personne ne sachant comme s’y prendre pour lui annoncer, ils enfilent tous des gants et des tons mielleux, espérant que la pilule passera mieux ?

Le silence emplit le moindre espace de la pièce - chaleureuse, au demeurant, qui fait subitement prendre conscience à Casey qu’elle est trempée et qu’elle est gelée jusqu’aux os - se solidifie, pesant comme une chape de plomb. Et c’est une nouvelle fois la voix de l’homme qui le brise, comme un juge prenant son marteau pour donner un grand coup. Un coup qui fracasse tout, notamment Casey, de l’intérieur. Ce nom. Ce prénom. Sa respiration se bloque, elle cesse d’inspirer et d’expirer pendant de longues, de très longues secondes. Ce nom, c’est comme un uppercut dans le visage, prompt à assommer. Son regard se voile, sa vision se trouble, et elle n’est plus à Poudlard mais ailleurs, dans la banlieue d’Oxford, dans sa chambre d’enfant, le regard braqué sur cette porte alors qu’elle entend les pas lourds qui montent l’escalier. Et ses mains se crispent sur la tasse posée sur ses genoux alors que la petite fille qu’elle était serre ses petits poings et tente de trouver un endroit où se cacher tout en sachant que ce sera inutile. Une second et un battement de cil plus tard et elle est de nouveau présente, son coeur battant dans ses oreilles, rythmant le silence qui s’est de nouveau emparé du bureau d’un bruit régulier. Proche de défaillir, elle inspire, ramenant de l’air dans ses poumons, se doutant bien qu’elle doit être envolée, sa belle impassibilité, et que son désarroi doit se lire sur ses traits. Mais actuellement plus rien n’a de sens, plus rien ne compte que ce morceau de parchemin qu’il tient entre ses doigts. Casey aimerait le lire autant qu’elle souhaite le déchirer en mille morceaux. Encore cet étrange mélange d’attirance et de répulsion. Vaincue par la demande du père de son ennemi de toujours - contraste étonnant avec l’ordre glacial donné à son fils quelques secondes plus tôt - Casey se penche et repose la tasse, à laquelle elle n’a pas touchée, elle n’avait même pas envie de thé, pour prendre la lettre en échange, croisant de nouveau son regard qui n’exprime toujours rien et est en même temps lourd de promesses. La brune se rassoit, ses yeux tombent directement en bas de la lettre où le nom de sa mère est tracé à l’encre noire. Elle va vomir, la bile lui monte aux lèvres qu’elle mord jusqu’au sang, jusqu’à ce que ça passe. Puis elle remonte, le début. Cher…

Spoiler:
 

Elle va vomir. Pas besoin d’un miroir pour sentir que son expression est décomposée, éclatée, comme un miroir dans lequel on viendrait de donner un coup. Sept ans, non, une vie entière de malheurs. Tout se mélange dans sa tête, si bien qu’elle ne ressent au final qu’un vide immense. Les émotions, les pensées tourbillonnent trop vite pour qu’elle puisse se focaliser sur quoique ce soit et c’est juste le vide. Le non sens des mots qu’elle a lu s’accompagnent de lettres de sang qui dansent devant ses yeux. Enfant du Diable. Péché. Les mots qu’il scandait au rythme de la ceinture qui s’abattait dans son dos. Elle va vomir. Se mordre les lèvres ne risque de plus suffire. Elle veut vomir, elle veut effacer ce qu’elle vient de lire et tout ce que ça implique. Casey a l’impression de se noyer en son for intérieur, ne se débattant que vaguement, trop tétanisée pour faire le moindre geste. C’est à peine si elle remarque que l’autre s’est emparé de la lettre et que ses doigts ne tiennent plus que de l’air. Du vide. Du néant. Comme ces seize dernières années. Et toujours son coeur qui bat de plus en plus fort, menaçant d’imploser, dans chaque partie de son corps. Son corps qui la brûle, peau qu’elle a envie d’arracher pour faire disparaître cette sensation. Doigts qui se serrent pour ne pas les porter aux poignets, prise de conscience du contact sur sa peau de la fine chaîne en argent, pensée qui a le don de la calmer, un peu. Mais cela reste aussi efficace qu’une goutte dans un océan déchaîné.

C’est étrange, des deux, Casey s’est toujours considérée comme la plus vive d’esprit. Pourtant, c’est encore le Serpentard qui prend la parole en premier, poussant la brune à tourner la tête vers lui, remarquant alors qu’il n’a plus la lettre dans les mains. Suivre le cheminement probable des yeux, s’arrêter sur son professeur de Potions, la fixer, le regard éteint. Reine des secrets, elle est incapable de protéger celui qui vient d’exploser dans cet espace confiné. Elle n’en a même pas envie, pas la force, pas les épaules. La violence qui s’échappe des mots de la vipère à sa gauche la réveille un peu, comme une piqûre. C’est vers Aleksei Pumpkin qu’elle tourne alors le regard, remarquant qu’il la fixe toujours, méprisant la question de son fils. Mépris à l’égard de son enfant, colère de celui-ci. C’est étrange, trop étrange qu’elle soit si calme alors que le feu qui coule dans ses veines la brûle de l’intérieur, mais ce calme, elle va le payer, plus tard, quand elle sera seule avec elle-même. Cette femme n’existe plus depuis sept ans articule-t-elle finalement, une note indéfinissable dans la voix. C’est tout ce qu’elle sera capable de dire, c’est tout ce qu’elle veut dire. Il faut qu’elle sorte, elle étouffe, il lui faut de l’air, un espace clos, à l’extérieur, protégé du vent… Casey se retourne alors vers son directeur de maison, le seul dont elle reconnait implicitement l’autorité à l’heure actuelle. Tous les autres auront beau lui dire ce qu’ils veulent, ils sont à Poudlard, avec les règles de Poudlard, et en temps que Serdaigle elle est sous l’autorité du directeur de Serdaigle. Elle qui refuse les règles qui ne l’arrangent pas se conforte étrangement dans celles-ci. Fuyant le regard qu’elle cherchait quelques minutes plus tôt, elle s’adresse néanmoins au professeur Winslow. C’est tout ? Puis-je retourner dans la Salle Commune ? J’ai des travaux à terminer. Des travaux manuels sur ma propre personne. Sombre excuse débile, ignorer les trois autres parties prenantes, et toujours cette sensation d’étouffer, de couler. Se protéger de ce qu’elle vient d’apprendre en le refusant.
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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Sam 17 Fév - 3:48

Au milieu de la tempête
EXORDIUM.
L’atmosphère était presque électrisante, emplie de mépris et de haine de la part des deux jeunes partis mais certainement davantage de Luca Pumpkin. Je n’avais jamais vu une relation aussi glaciale et distante entre un père et son fils. Les familles de sang-pur étaient généralement soudées et elles se transmettaient lurs valeurs et leurs normes de génération en génération. Les conflits étaient rares et s’il y en avait, le fautif était rayé de l’arbre généalogique et on en entendait plus parler comme s’il s’agissait d’une tare à effacer. J’ignorais ce qui créait tant cette tension entre le père et le fils mais je ne pouvais me permettre d’utiliser mon don pour le savoir puisque j’avais établi le principe de ne pas en abuser. Ma patience allait donc peut-être être récompensée…

Patience qui ne semblait pas être du côté du septième année dont la nervosité était perceptible. Il n’avait pas l’envie d’être là et il sentait sûrement la tempête s’abattre sur lui alors que nous étions pourtant à l’abri. Quant à sa camarade, une expression étrange peignait son visage pâle ; un mélange de mépris de fascination. Son regard se focalisa durant un instant sur notre visiteur avant qu’il ne vienne chercher du refuge auprès de Aaron. Ma tasse portée aux lèvres, je lui jetai un œil avant de comprendre qu’il n’en savait sûrement pas plus que moi puisque son visage marqué par la curiosité en témoignait. J’aurais dû m’en douter ; si moi-même je n’avais pas pu capturer l’information auprès de Pumpkin Sr, lui encore moins. Le silence régna, apportant avec lui un malaise constant et une appréhension toujours aussi forte de la part des jeunes. Lorsque cet homme prit enfin la parole, il avoua avoir reçu une lettre d’une certaine Margareth Beckett. Mon regard se tourna lentement vers la Serdaigle qui semble ailleurs, comme plongée dans ses pensées. Son regard s’était vidé et ses émotions avaient disparu, comme si un état de transe la détenait captive. Elle était tout simplement perturbée.

Mr Pumpkin ne sembla pas en tenir rigueur et il lui ordonna de la lire. Ce même ton qui tranchait l’air et qui ne donnait pas l’envie de désobéir était certainement sa marque de fabrique et j’avais pu constater qu’après cela, son fils venait de serrer les poings. Ce dernier n’en pouvait visiblement plus. Il avait l’envie de quitter cette pièce et de ne plus croiser le regard de son géniteur. Cette tension palpable était bien différente de celles dont j’avais pu expérimenter dans le passé. Le ton ne se haussait pas mais les pulsions qui souhaitaient s’exprimer mais qui étaient retenues ainsi que ce silence de mort étaient désagréables.

Tandis que la jeune Beckett baissait les yeux pour découvrir le contenu de la missive, je me posais la question de savoir quel était le lien entre cette fameuse Margareth et cet homme de grande prestance. Il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour savoir que cette jeune de quatrième année était issue de parents moldus et que le lien qui l’unissait aux Pumpkin était censé être impossible à établir. Pourtant, cette réunion semblait prouver le contraire, me poussant à méditer calmement sur la question tout en profitant des gorgées de thé préparé par les elfes.

Puis, quand la jeune fille releva la tête, son expression avait radicalement changé. Cette lettre avait eu l’effet de la perturber davantage, de la faire blanchir presque d’horreur ou de dégoût. C’était du moins l’impression qu’elle me donnait. L’impression d’être sous le choc, d’être encore un peu dans le déni tout en découvrant quelque chose qui pouvait changer une vie. La réaction de son homologue fut différente bien qu’ils se rejoignait sur la surprise. Ses traits s’étaient durcis et il leva un regard vers son père qui, lui, demeurait impassible et imperturbable. Son self control n’avait hélas pas été transmis au septième année qui manifesta sa protestation. Je croisai à ce moment le regard de Aaron de nouveau tout en formulant des hypothèses dans ma tête qui sortaient de l’ordinaire et qui étaient assez fâcheuses. Ils étaient peut-être tous liés et d’une manière plus familière que ce que l’on pourrait croire. Je ne pouvais m’avancer plus que cela mais cela me semblait probable au fur et à mesure que le temps passait. J’attendis toutefois de recevoir la lettre entre mes mains pour pouvoir confirmer ma pensée… et c’était bel et bien ce qu’elle fit. Margareth Beckett, la mère de Casey, disait avoir pêché en enfantant sa fille et en la dissimulant à son vrai père qui n’était nul autre que Aleksei Pumpkin qui était évidemment l’homme qui nous faisait actuellement face. La révélation était stupéfiante voire même scandaleuse. Je ne réagis pas et me contentai de faire circuler le courrier jusqu’aux mains d’Aaron mais j’étais intérieurement surprise. Les deux élèves étaient frère et sœur alors qu’ils étaient bien connus pour se détester. La révélation devait leur être assommante et même être une source de dégoût supplémentaire. C’était décidément l’une des réunions les plus dérangeantes que je n’avais jamais connues. Aaron serait sûrement de mon avis.

« Cette femme n’existe plus depuis sept ans. »

Je ne connaissais pas le passé de la Serdaigle mais je me doutais, à sa phrase, qu’elle avait dû être abandonnée par sa génitrice ou quelque chose du même genre. Elle avait prononcé cette phrase sur un air qui tendait à être glacial et méprisant sans que je ne puisse vraiment en être certaine. En tout cas, elle préférait fuir le regard de son vrai père en cherchant refuge auprès de son directeur de maison. Cela pouvait naturellement se comprendre. Être née-moldue et apprendre que l’on était liée à la famille d’un élève que l’on appréciait pas et qui était de sang-pur était délicat, d’autant plus qu’elle venait d’émerger d’un gros mensonge manigancé depuis de longues années. Vivre dans une illusion forgée par d’autres qui avaient préféré se protéger ou ne pas assumer, cela avait de quoi créer des sentiments négatifs.

« C’est tout ? Puis-je retourner dans la Salle Commune ? J’ai des travaux à terminer. » Demanda-t-elle à mon collègue.

Il fallait être idiot pour la croire. Moi, en tout cas, j’avais saisi que son mal intérieur présent cherchait la solitude, à fuir cette atmosphère qui devait complètement la dépasser et la perdre dans ses pensées. Toutefois, je ne pouvais pas intervenir puisqu’elle n’était pas sous ma responsabilité mais je ne doutais pas de la décision que prendrait notre professeur de sortilèges.




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MessageSujet: Re: le tonnerre gronda, deux fois ; l’orage éclata, menaçant (+ luca (burgess & winslow))   Lun 19 Fév - 18:41

    Une grosse tension s’était installée dans le bureau depuis qu’on y était entré. D’un côté, la relation des Pumpkin n’étaient sans conteste pas au beau fixe, d’un autre Beckett semblait un peu perdue dans tout ça. Et au milieu de ça, il y avait Morgana et moi qui ne comprenions pas grand-chose à ce qui était en train de se passer. Il est déjà extrêmement rare qu’un parent d’élève demande une audience de la sorte, mais qu’en plus, nous, professeurs encadrants, soyons tenus à l’écart de toute forme d’explication, c’était d’autant plus exceptionnel. Et légèrement inconfortable. Il pouvait annoncer n’importe quoi à n’importe quel moment. Ne pas savoir n’était pas rassurant, bien que je doute tout de même qu’il y ait quelque chose de vraiment dangereux. Et puis, pourquoi ces deux-là ? A ma connaissance, ils n’avaient pas de lien de parenté, au contraire ils semblaient ne pas particulièrement s’aimer. Alors qu’est-ce qui pouvait bien être commun à eux deux ?

    Le silence s’alourdit encore pendant des instants qui ressemblaient plutôt à de longues minutes tandis que Beckett, sûrement la plus perturbée par cette scène, cherchait du soutien comme elle le pouvait. Finalement, M. Pumpkin brisa le silence en annonçant enfin la raison de sa venue… ou presque. Il déclara avoir reçu une lettre de la famille Beckett. La mère de Casey ? Ou une autre parente ? Aucune idée, les élèves ne nous parlent pas si souvent de leurs parents, et Casey encore moins. Quoiqu’il en soit, le contenu de la lettre était le point central de cette réunion improvisée, et la raison pour laquelle les deux jeunes élèves avaient été appelés. Du côté des deux élèves, c’était le jour et la nuit, entre l’un prêt à péter du poing sur la table et l’autre qui était soudainement absente. Et quelque chose me disait que la lettre n’allait pas particulièrement aider ces débordement, ou absence, d’émotions.

    Le père tendit la lettre tout en ordonnant à son fils de lire, ordre qu’il ne put pas vraiment contesté. Je l’observais tandis qu’il lisait le message, et les émotions qu’il avait déjà du mal à contenir semblait se multiplier, s’amplifier. Et effectivement, une fois qu’il l’eut fini, il la lâcha pour laisser Beckett la lire, sa limite étant toute proche. De son côté, la jeune Serdaigle blanchit encore plus qu’elle ne l’était déjà, si c’était possible. Un regard croisé vers Morgana, peut-être avait-elle été mise au courant avant que je n’arrive ? Mais son regard pas plus assuré que le mien me fit vite comprendre que non. Cela étant, son incompréhension à elle ne dura pas plus longtemps puisqu’elle reçut la lettre pour la lire à son tour. Quitte à être ici, il fallait bien que nous soyons au courant à un moment ou un autre. Elle me la passa ensuite, et son expression à elle n’était pas plus rassurante. Je la savais forte, et même si elle restait un maximum impassible je voyais bien qu’elle n’était pas indifférente au message qu’elle venait de lire. Ce qui n’était définitivement pas rassurant.

    A mon tour, je prenais la lettre entre mes mains pour la lire rapidement. Enfin pas trop, les premières phrases me laissaient rapidement comprendre qu’il valait mieux que je prenne le temps de tout assimiler. La citation de la bible au milieu du texte donnait le ton, et effectivement le thème du péché revenait souvent. C’était la confession d’une tromperie, et plus encore. Il n’y avait pas que ça, ce serait trop simple. La mère de Casey – il semblait maintenant évident que c’était sa mère – non contente de l’avoir abandonnée sans prendre de ses nouvelles, lui avait ainsi caché sa vraie ascendance. Les deux jeunes gens avaient bien un lien… Ils étaient demi-frère et sœur. Soudain, je comprenais les réactions de chacun, et en même temps j’avais mes propres avis qui fluaient, et qui, sans doute, étaient synchrones avec ceux de Morgana. La gêne, le dégoût… Et un peu de pitié pour la jeune Beckett qui découvrait tout ça comme une épée de Damoclès qui tombait finalement.

    Sa réaction ne se fit d’ailleurs pas attendre, plus calme que celle de Luca qui finit par exploser à l’attention de son père. Elle, était plus calme. Trop calme même. Il n’était pas difficile de comprendre qu’elle était plutôt du genre à intérioriser ses problèmes. Et trop les intérioriser ne pouvait qu’être néfaste. Si ça ne tenait qu’à moi, je la prendrais probablement à part dès maintenant pour qu’elle en parle, mais malheureusement, je doute que la discussion s’arrête là. C’est pour cela que je dus répondre à sa demande de partir de façon négative.
    « Je suis désolé, miss Beckett, mais les travaux attendront. Je crains que nous n’en ayons pas fini ici. »
    Ma voix, bien qu’un minimum strict pour éviter les mutineries, trahissait la peine que j’avais pour elle. Je la retenais ici aussi bien parce qu’il le fallait que dans l’espoir de la voir après tout ça. A moins que la cellule psychologique s’occupe aussi de ce genre de cas, elle allait avoir besoin de soutien immédiat.




   
   
   
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