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 [Année 2023-2024] fired up (+ dan)

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MessageSujet: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Dim 28 Jan - 12:36


❝ fired up ❞Dan & BillieBillie adorait les fins de semaine. Les cours n’étaient plus qu’un vague souvenir, les BUSES, avec lesquelles on leur rabâchait continuellement les oreilles, également, elle en oubliait avec une facilité déconcertante les devoirs à rendre, et pouvait passer son après-midi à s’exercer à la danse ou à s’entrainer au Quidditch si ça lui disait. La veille, la Salle Commune des Gryffondor s’était soulevée au rythme d’une petite soirée organisée par les élèves les plus âgés. Les plus jeunes avaient bien tentés de se faufiler parmi eux, ce qu’ils avaient toléré jusqu’à une certaine heure, avant de les renvoyer fissa dans leurs chambres et de profiter jusqu’à une heure plutôt matinale. Billie s’était finalement réveillée en plein milieu de la matinée dans une chambre pleine de camarades endormies. Elle ne connaissait qu’un seul remède parfaitement efficace après une nuit agitée de la sorte : aller courir. C’était franchement dommage que les objets électroniques ne fonctionnent pas dans l’enceinte de Poudlard, parce que sa musique lui manquait énormément dans ces moments là. Il faisait frais, le genre de température qui réveille instantanément dès qu’on se reçoit un souffle de vent en plein visage, parfait pour se dépenser sans crever de chaud. C’est pourtant les joues rosies par l’effort qu’elle retourna au château, prenant la direction de sa Salle Commune puis de son dortoir où la douche lui fit le plus grand des biens. Les Gryffondor commençaient enfin à s’éveiller, certains de manière plus concluante que d’autres, et son dortoir à elle était vide à moitié. Les filles devaient être allées manger leur petit-déjeuner, s’il restait encore de quoi satisfaire un estomac à une heure pareille. Ou alors, c’était déjà l’heure du dîner, Billie n’avait pas franchement la notion du temps et elle n’avait aucune idée de celui qu’elle avait passé à courir.

Les cheveux humides, Bille s’habilla tout en papotant avec Tasha mais quitta le dortoir seule, une nouvelle fois, son amie n’était pas encore prête et son ventre à elle grondait pour qu’elle le remplisse sans perdre une seconde de plus. La jeune femme connaissait un raccourci fort pratique qui lui permettait de relier le septième et le quatrième étage sans perdre une heure dans les escaliers capricieux de Poudlard, raccourci qu’elle emprunta d’un pas rapide. Il n’y avait pas d’entraînement de Quidditch prévu ce week-end, mais est-ce que cela voulait dire qu’elle ne pouvait pas voler quand même ? ou alors elle pouvait envoyer un mot à Milo pour qu’ils passent un moment ensemble. Comme toujours, elle avait l’impression qu’ils ne s’étaient pas vus depuis une éternité alors que ça devait faire, quoi, deux jours à peine. C’était franchement handicapant de ne plus être dans la même année, elle le voyait deux fois moins et partageait deux fois moins de choses avec lui. Ils n’étaient même pas dans la même maison, ce qui faisait qu’ils ne pouvaient pas se retrouver le soir pour débriefer de leur journée. Bon, ceci dit, elle préférait largement être à Gryffondor plutôt qu’à Poufsouffle parce que ça aurait voulu dire croiser trop souvent l’autre sangsue qui collait son meilleur ami tout le temps.

C’était précisément ce à quoi elle pensait au moment où deux silhouettes attirèrent son attention, sortant d’une salle de classe inutilisée, le plus grand des deux refermant la porte derrière l’autre, très proches de ce que pouvait voir Billie. Entraînée par ses pas qui la conduisaient vers son but ultime, le repas du midi, et encore à moitié plongée dans ses réflexions, elle tilta avec une seconde de retard qu’elle venait de voir le mec de Milo. Rebroussant chemin, la Gryffondor pu l’observer, de dos, alors que la fille avec qui il était partait dans l’autre sens. Une taille et une maigreur pareille, Billie mettait sa main à couper qu’il s’agissait de Wendy Hastings. Et elle se souvenait bien de ce que lui avait confié son meilleur ami au sujet de cette fille et de son club de pimbêches débiles - pour rester dans le registre du polie. Son sang ne fit qu’un tour à l’idée que O’Callaghan fasse du mal à Milo - il fallait vraiment être sourd pour ne pas avoir entendu toutes les rumeurs qui courraient à son sujet, Billie aurait même pu en inventer quelques unes, mais elle s’abstenait, par respect pour son meilleur ami qui vivait déjà assez mal certains points. Pas la peine qu’elle en rajoute une couche même si ça n’était pas l’envie qui lui manquait. Sa baguette en main, Billie la pointa vers le Poufsouffle alors que celui-ci se retournait justement dans sa direction, sûrement pour retourner dans sa Salle Commune et retrouver Milo qu’il bassinerait de mots doux. Comment pouvait-il lui faire confiance ? Ça la dépassait. Aqua erecto. Un jet d’eau jaillit de sa baguette et s’écrasa en plein sur le visage du Poufsouffle alors que Billie quittait le coin du couloir d’où elle avait observé, quelques secondes à peine, la scène qui se déroulait sous ses yeux. Raté. Je voulais nettoyer une tâche, mais faut croire qu’elle est tenace. C’était pas raté du tout, son sort avait mouche, mais à part qu’il avait les cheveux dégoulinants et son visage ainsi que ses épaules mouillées, il était toujours là, c’était bien dommage.
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Dernière édition par Billie Atwood le Jeu 8 Mar - 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Mer 31 Jan - 23:58


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Billie & Rioghbhardan

Je referme doucement mon sac, non sans lâcher un soupir un peu fatigué. Il faut bien reconnaître que je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Ni celles d’avant, d’ailleurs. Cette histoire de shooting idiot me prenait la tête. C’est pas la première fois que je joue les apprentis photographes, loin de là, mais c’est la première fois que ça prend des airs aussi sérieux. C’est pas juste pour passer une heure, cette fois. Et je dois bien reconnaître que c’est perturbant. J’ai beau dire ce que je veux, j’ai envie que ça marche, cette histoire. Ne serait-ce que pour balancer à mes parents que je suis capable de faire quelque chose de bien rien qu’une fois dans mon existence. Lorsque je relève les yeux, Wendy est prête à partir. Je lui dois beaucoup, mine de rien. Plus que je l’aurais imaginé en lui envoyant une pauvre lettre pour m’assurer qu’il n’y avait rien de potentiellement louche entre elle et moi. Un sourire et je mets mon sac sur mon épaule. « J’espère que ça rendra bien. Ce serait bête d’avoir perdu tout ce temps pour rien. » Et du temps, on en a perdu pas mal. Trop, en réalité. J’ai l’impression que ça a duré des heures. Et je ne parle même pas de Tracy qui planche sur la robe de Wendy depuis je ne sais quand. La pauvre. Je m’en veux un peu de l’avoir embarquée dans ma galère mais, d’un côté, j’essaye de me raccrocher au potentiel résultat. Si jamais ça fonctionne, rien qu’un peu, il ne restera plus qu’à glisser malencontreusement son nom dans toutes discussions possibles. J’aimerais lui être utile, rien qu’une fois. Lui apporter autre chose que des ennuis à tout va. J’aimerais qu’elle sorte de là en pouvant voir plus loin qu’un groupe de pimbêches assez prétentieuses pour vouloir évoluer sans raison sous un objectif. Et je crois qu’en acceptant de faire ce concours idiot, c’est d’abord à ça que j’ai pensé. Parce que moi, franchement, c’est secondaire. Je sais très bien qu’en retournant à Lucan, je me contenterai de ce qui passera. J’ai toujours pas été foutu de regarder pour une potentielle école ou quoi que ce soit. Comme s’il n’y avait pas de suite à Poudlard. D’un côté, c’est pas impossible. J’ai pas forcément envie de partir. Mais je n’ai pas vraiment envie de rester non plus de toute façon… Je lui tiens la porte et referme derrière nous. Une ombre passe dans le couloir. Je sais ce que ça veut dire, ça. Alerte ragots, le pauvre Milo est encore fait cocu par son abruti de petit-ami. Merveilleux. Enfin, j’ai rien à me reprocher, pour le coup. Il est au courant que je devais la voir. Et puis, même si ça vaut sûrement pas grand chose, j’ai rien fait. La porte claque comme les talons de mon modèle sur les pierres du couloir. « J’essaye de développer ça rapidement, de toute façon. Je compte sur toi pour éclairer mon choix ! » Je la raccompagne machinalement sur quelques mètres, sachant pertinemment que ma route va dans l’autre sens. « Et... Et merci encore. Pour le soutien, pour les photos, pour tout. » Je ne lui laisse pas vraiment le temps de répondre, assez mal à l’aise comme ça, mine de rien, lui adresse un signe machinal et fais demi tour.

Dans le genre galanterie et compagnie, on y repassera un peu, mais on ne m’en tiendra pas rigueur, n’est-ce pas ? J’ai hâte de retrouver Milo et de lui raconter cette matinée. C’est quand même la première fois que je fais un shooting presque pro, c’est pas rien ! Je suis sûr qu’il sera aussi excité que moi par tout ça. Peut-être qu’il sera d’accord pour venir avec moi pour le développement… La seule fois où il est venu, on s’est engueulés, je sais bien, mais ça fait plus d’un an maintenant, il y a quand même prescription ! C’est fort de ce nouveau but que j’entreprends de rejoindre notre terrier. « Aqua erecto. » Je n’ai même pas le temps de relever les yeux qu’un jet d’eau m’arrive en pleine tête. La surprise me fait hoqueter, je m’étouffe à moitié. Je dois avoir l’air particulièrement con. J’ai l’impression que ça n’a pas de fin. Et l’idée de bouger ne m’effleure même pas l’esprit. Lorsque ça cesse enfin, je toussote, totalement hébété. Je m’essuie maladroitement avec ma manche et pose enfin les yeux sur mon agresseur. Atwood. « Mais t’es vraiment débile, ma pauvre fille ! » Qu’est-ce qu’il lui prend, encore, à cette folle ?! D’où elle débarque, comme ça, de nulle part, pour m’arroser la gueule comme si c’était normal ?! Je suis trempé, mon pull pèse une tonne sur mes épaules et me colle désagréablement à la peau. Si j’attrape la crève par sa faute, je lui fais la peau. Et tant pis si ça plaît pas à Milo, il avait qu’à mieux la dresser ! « Raté. Je voulais nettoyer une tache, mais faut croire qu’elle est tenace. » Et elle se croit drôle, en plus ? Mais elle n’a vraiment rien pour elle ! Je ne comprends toujours pas ce qu’il lui trouve. Comment il peut trouver son compte à traîner avec ça ? D’accord, elle lui a peut-être filé un coup de main quand ils étaient mômes, à le défendre ou des merdes comme ça, mais il ne va pas se la trimbaler toute sa vie, c’est bon. Il l’a supportée quelques années, plus que la majeure partie de l’humanité le pourrait, il ne lui est plus redevable de rien ! Next. Dégage ! « La seule tache dans ce couloir, c’est toi, abrutie. » Je soupire exagérément fort et remonte mon sac. Il a pris cher, lui aussi. J’espère qu’il y a rien de touché à l’intérieur. J’ose pas imaginer l’état de mon matériel si ça a pris l’eau… À croire que son existence toute entière n’est là que pour pourrir la mienne… Et bordel qu’elle est douée pour ça ! Un courant d’air et je frissonne. Il faut vraiment que j’aille me changer. Et j’espère encore plus que Milo sera dans notre dortoir, histoire de pouvoir me plaindre de sa connasse de meilleure pote. Je suis sûr qu’il adorerait apprendre qu’elle s’amuse à me foutre la honte sans raison au beau milieu d’un couloir ! Je finis par reprendre ma route, non sans la bousculer au passage. « Va te faire foutre. » Qu’elle m’oublie. Qu’elle disparaisse de ma vie. Qu’elle meure dans d’atroces souffrances, même, s’il le faut, j’ai rien contre. Parfois, je me dis que l’année dernière, c’était vraiment pas si mal. Au moins, elle faisait pas chier quand elle était coincée dans les cachots…
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Sam 3 Fév - 21:12


❝ fired up ❞Dan & BilliePenser avant d’agir, agir avant de penser, il y avait bien l’un des deux qu’on conseillait à tout le monde de faire et l’autre qu’on déconseillait fortement, mais, comme pas mal d’autres choses, Billie avait du sauter ce chapitre là. Elle laissait les longues délibérations d’esprit à ceux qui étaient incapables d’agir et préférait laisser son instinct la pousser dans la direction qui était, une bonne partie du temps, la bonne. Bon, il fallait bien sur des exceptions à tout, et parfois, un mince regret survenait après l’action, la poussant à admettre - intérieurement seulement, par contre - qu’elle aurait peut-être du y penser à deux fois. Là, en l’occurrence, c’était pas tant le fait d’avoir envoyé un sortilège dans la tronche du Poufsouffle qui amenait cette réflexion mais plutôt ce qu’il se passerait ensuite. Il était parfaitement inoffensif, le sortilège, c’était juste un peu d’eau, pas de quoi en faire une montagne. Mais elle jugeait que O’Callaghan était fait d’une matière proche du sucre ou d’autre chose aussi friable, alors il allait sûrement trouver le moyen de s’en plaindre auprès de Milo et de tous ceux qui voudraient bien l’écouter. Est-ce que c’était crédible de dire qu’elle avait l’impression qu’il mourrait de chaud en sortant de cette salle et qu’elle avait voulu juste le rafraîchir dans un geste de pure bonté ? Pour la première partie, ça l’était. Enfin, il sortait d’une salle vide avec l’autre squelette, il n’y avait pas vraiment de quoi tergiverser mille ans sur ce qu’ils faisaient, et ça donnait chaud, non ? Si on lui avait demandé son avis personnel, Billie aurait surtout jugé qu’avec le charisme proche du poulpe qui était le sien, ça avait duré au grand maximum deux secondes, pas de quoi, donc, ressortir tout transpirant, mais ça l’aiderait pas à faire valoir son acte de gentillesse désintéressée auprès de Milo. Parce que ouais, le seul problème qu’elle voyait se pointer à la vitesse de l’éclair, c’est qu’elle s’était avancée dans le couloir au lieu de partir dans l’autre sens, que O’Callaghan savait donc parfaitement qu’elle était celle qui venait de le rafraichir - c’était vraiment gentil, juré - et qu’il allait tout cafter à son meilleur ami, verser une larme ou deux, se faire passer pour la victime et elle allait devoir grogner deux ou trois excuses à Milo pour qu’il ne lui en veuille pas. Bien que, ça, elle pourrait vivre avec, mais elle savait qu’il serait triste de savoir que sa meilleure amie et son mec s’étaient encore mis sur la gueule, et elle regrettait déjà de l’attrister. Est-ce que la tête dégoulinante de caniche battu qu’elle avait en face d’elle valait ces remords ? Ouais, bordel, ouais ça les valait. Même si c’était super nul de penser ça, non, non, elle allait faire de la peine à Milo, elle ne pouvait pas s’en réjouir. Mais quand même… Une partie d’elle, contrite, observait l’autre partie se mordre furieusement les lèvres pour ne pas éclater de rire pendant que son instinct de survie leur tapait dessus à tous les deux, avec une batte de base-ball, leur demandant pourquoi elle était pas partie à toute vitesse dans l’autre sens avant qu’il ne la voie.

Extérieurement, on ne voyait rien du combat intérieur que se livraient sa conscience, son instinct et puis sa détestation à l’égard du Poufsouffle qui crachotait encore un peu d’eau, articulant une insulte à son égard. C’est que le jet d’eau avait été vachement puissant, Billie n’avait pas franchement prévu ça, ni même l’inverse, à vrai dire. La Gryffondor n’était ni la plus douée en sortilèges, ni la plus nulle, mais elle avait eu le temps de remarquer, au fil du temps, que dans le genre sorts bourrins elle excellait. Les enchantements de type Failamalle restaient hors de sa portée, ça donnait juste un amas informe de vêtements. Par contre quand il fallait détruire quelque chose ou y mettre de la puissance, elle y parvenait généralement très bien. Elle en avait encore une preuve aujourd’hui. Superbe répartie, à ta hauteur, tu m’étonnes chaque jour un peu plus raille-t-elle. C’était du niveau des “miroir miroir” ou “c’est ç’ui qui dit qu’y est” des moldus ça. Mature et profond. Comment ça son action première à elle l’était tout autant ? Quelqu’un a dit ça ? Au moins avait-elle eu le mérite de faire preuve d’un peu d’originalité, c’était pas une qualité qu’il possédait, l’autre idiot. Il s’avance, va pour la dépasser, la bouscule au passage. Billie n’en attendait pas moins d’une brute de son espèce. Il a un pois chiche à la place du cerveau ce mec, franchement, qu’est-ce que Milo, qui a mille et unes qualités, lui, peut bien lui trouver ? Ou alors les seules qu’ils possèdent son physique et ça, ça donne la nausée à Billie qui préfère ne pas y penser. Mais vraiment, intellectuellement parlant, le type est en-dessous du sol quoi, et puis alors ne parlons même pas de son intégrité, on pourrait faire une dissertation en vingt points pour démontrer qu’elle est inexistante chez lui. Avec plaisir, mais avant ça je vais juste aller expliquer à Milo pourquoi est-ce que des rumeurs au sujet de son copain et des nombreuses filles qu’il se tape vont encore circuler dans tout Poudlard. La jeune femme n’allait rien en faire, en vrai, parce que c’était étiqueté sujet sensible et que voir son meilleur ami malheureux à cause de la sale réputation que se trimballait son mec n’était pas franchement son passe-temps préféré.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Jeu 8 Fév - 16:48


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Il y a des gens dont l’existence est un calvaire pour quiconque croise un jour leur chemin, et cette fille en fait définitivement partie. On ne se connaissait pas, avant et je m’en portais décidément très bien. Mais non. Laisser Milo entrer dans ma vie a signé en même temps son arrivée à elle, ce que je n’avais absolument pas prévu. Des gens chiants, j’en côtoie assez comme ça pour ne pas avoir envie de m’en rajouter une de plus, mais c’est pas comme si elle m’en avait laissé le choix. Comme aujourd’hui… Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête avant de me balancer ce sort. Comment ça a pu lui apparaître comme une bonne idée ? Je sais qu’elle est complètement débile, cette gamine, bercée trop près du mur ou je ne sais pas quoi encore, mais quand même ! Me tremper la tronche en hiver au beau milieu du couloir ! Elle me l’avait jamais faite, celle-là, encore. « Superbe répartie, à ta hauteur, tu m’étonnes chaque jour un peu plus. » Parce qu’elle ne rase pas les pâquerettes avec ses conneries, elle, peut-être ? Je soupire avec lassitude en levant les yeux au ciel, repoussant une mèche trempée qui me tombe devant les yeux. Voilà comment perdre son temps, sérieux… Comme si j’avais pas mieux à faire que d’aller me sécher et me changer pare que Madame est complètement con, tiens ! « Je m’adapte à mon interlocutrice. Et encore, j’arrive pas à m’abaisser à ton niveau. Trop bas pour moi. » Je ne me fais de toute façon pas trop d’illusions : vous nous mettez dans la même pièce et l’âge mental chute douloureusement. Digne d’une cour de maternelle, et encore ! La preuve… Qui de normal, à 16 ou 17 ans, je ne sais pas quel âge elle a cette abrutie, irait arroser les gens dans un couloir pour le seul plaisir de faire bien chier son monde ? Milo vaut tellement mieux qu’elle… Il est drôle, sensé, bien élevé, intelligent… Tout ce qu’elle n’est pas. Plus je la croise, elle, moins je comprends ce qu’il peut bien lui trouver. À part lui attirer potentiellement des emmerdes, je ne vois pas trop ce qu’elle va pouvoir faire pour lui. Qu’il laisse tomber avant que ça finisse par poser vraiment problème.

Je décide de la jouer moins bête et reprend mon chemin, non sans l’envoyer se faire voir au passage. C’est bon, les dégénérées, j’ai donné. J’ai pas envie de perdre plus de temps avec elles. Mais manque de chance, sa voix s’élève encore une fois. Elle ne la ferme donc jamais ? En plus d’imposer son existence au monde, il faut qu’elle impose son blabla de merde. Merveilleux. « Avec plaisir, mais avant ça je vais juste aller expliquer à Milo pourquoi est-ce que des rumeurs au sujet de son copain et des nombreuses filles qu’il se tape vont encore circuler dans tout Poudlard. » Un nouveau soupir et je m’arrête, quelques pas plus loin. Mon sac glisse sur mon pull trempé, je le remonte d’un geste brusque avant de me tourner vers elle. « D’accord. Va. » Je n’ai rien à me reprocher. J’ai rien fait avec cette fille, rien qu’il ne sache pas et rien qui soit condamnable. Si les gens sont pas foutus de comprendre que je me tape pas tout ce qui bouge, c’est pas mon problème. Il le sait, lui. J’ai fait de la merde pendant des mois et des mois, je le reconnais, je me suis tapé beaucoup trop de filles ces dernières années, je suis d’accord, mais la seule personne avec qui j’ai couché à Poudlard, c’est mon copain, et si c’est pas follement réglementaire, je doute que quelqu’un me balance des pierres pour ça. Et puis même si par malheur c’était le cas, je m’en balance un peu, je regrette absolument rien. La seule personne avec qui j’ai couché à Poudlard mais la seule avec qui j’ai couché depuis qu’on est ensemble d’ailleurs. Je suis pas un ange, loin de là, mais là-dessus, personne ne peut rien me reprocher, quoi qu’en disent ces putains de rumeurs. « T’en profiteras pour lui expliquer pourquoi sa si merveilleuse meilleure amie espère encore foutre son couple en l’air, je suis sûr qu’il appréciera. » Elle peut bien aller lui raconter que je suis sorti d’une salle en compagnie d’une fille, que je lui ai même parlé (mon dieu, quel connard je suis !) ça me fait ni chaud ni froid. Je lui ai dit où j’allais, quand, avec qui, je lui ai même proposé de venir s’il le voulait. Je ne sais pas s’il ne l’a pas fait parce qu’il a confiance ou pour me laisser l’illusion que c’est le cas, je ne le saurai peut-être jamais mais quoi qu’il en soit, je ne ferai rien qui puisse la briser. On en a trop chier pour qu’elle renaisse rien qu’un peu pour prendre le risque de tout foutre par terre. « Et si tu le croises avant moi, tu pourras lui dire que je l’attends dans notre dortoir ? Bien sûr, si t’as le courage de préciser que je suis forcé d’y retourner parce qu'une connasse a trouvé amusant de me balancer de l’eau à la tronche, je suis preneur, mais j’imagine que t’es pas du genre à assumer tes conneries, et que je vais devoir le faire moi-même, hmm…? » Parce que, de toute façon, dans cette école, on est beaucoup à pouvoir se regrouper sous la bannière de la lâcheté et elle ne doit pas franchement déroger à cette règle. Manque de chance, on est pas nombreux à l’assumer vraiment… Triste histoire…
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Ven 9 Fév - 17:47


❝ fired up ❞Dan & BillieIl y avait très peu d’élèves dans ce château que Billie n’aimait pas, n’aimait vraiment pas. Il y avait bien tout le club des pimbêches dont Cruz faisait partie - pourquoi ? c’était un mystère dont elle n’arrivait pas à trouver de solution. Elle savait bien ce que lui dirait son amie, que c’était essentiel pour son avenir, qu’elle voulait se construire un nom et que ses filles l’y aideraient… Billie, elle, ne voyait pas du tout en quoi une traître qui affirmait qu’elle voulait jouer les espionnes depuis toujours, une menteuse éhontée, une anorexique à deux doigts devenir un squelette, et une née-moldue dont le nom n’était pas connu chez les sorciers pouvaient lui servir. Donc, il y avait elles. Et puis il y avait l’abruti de petit-ami de Milo. Lui, il cumulait les tares, c’était assez affolant. Une sale réputation, des rumeurs à n’en plus finir sur ce qu’il faisait de ses nuits et avec qui - les noms étaient nombreux si vous voulez tout savoir - étiqueté “traître” il n’avait pas hésité à dénoncer une gamine l’année dernière - et pas n’importe laquelle, on parlait de Joanne, mais même si ça n’avait pas été une personne dont Billie était très proche, ça serait resté un geste minable - et la liste de ses défauts continuait, encore et encore. Son meilleur ami méritait mille fois mieux et lui ne méritait pas son meilleur ami. Malheureusement, elle avait l’air d’être la seule à s’en rendre compte. Si elle ne pouvait pas ouvrir les yeux à Milo, elle pouvait toujours saisir la moindre occasion de pourrir un peu la vie de ce sale type, ce dont elle ne se privait pas, en témoignait sa gueule de chien mouillé - ne manquait plus que l’odeur qui allait avec. Et sa répartie était à la hauteur de sa réputation : désolante. Ce n’est pas une question de taille mais de morale et je crois qu’en parlant de ça, niveau bassesse, tu es pas mal réplique-t-elle, refusant de lui laisser le dernier mot.

Il aurait vraiment mieux valu que la Gryffondor n’aille pas jusqu’à se montrer après avoir trempé le Poufsouffle. Elle était caché par un pan de mur, elle aurait pu filer à toute vitesse, et la blague aurait été aussi savoureuse avec, en moins, le risque qu’O’Callaghan n’en parle à Milo. Parce qu’il allait le faire, Billie n’en doutait pas un seul instant, dans le genre rapporteur, il en tenait une sacrée couche, le passé l’avait déjà démontré. Le plus dur allait être de s’excuser auprès de Milo alors qu’elle ne regrettait pas du tout, mais alors pas du tout son geste. Pourtant, ils en étaient presque venu à s’entendre, une fois, une seule et unique fois, lorsqu’il était parvenu à arranger un tête à tête à Billie et Milo alors que Blackman était encore aux commandes. La Rouge et Or, ça lui arrachait la bouche de dire ça, lui en avait été reconnaissante - mais comment ne pas l’être, aussi ! il lui avait permis de voir son meilleur ami pour son anniversaire, même si ça n’avait pas été très long, ça avait été un moment avec lui - bien qu’elle se soit toujours méfié de la raison sous-jacente. Sûrement pour se mettre un peu plus Milo dans la poche. Bien évidemment, Billie se doutait qu’il tenait sincèrement à Milo, c’était pas ça le problème mais plus… ben tout le reste. Ce qu’il était, ce qu’il faisait, comment ça se répercutait sur Milo… Si je voulais foutre son couple en l’air je t’assure que je ne m’y prendrais pas comme ça répondit-elle en levant les yeux au ciel. Oh ça, non. Le fait était qu’elle ne voulait pas foutre son couple en l’air. Milo serait trop malheureux sans son débile de petit-copain, quand bien même ça lui donnait envie de vomir que de l’admettre. Il avait besoin de ce sale type et ça la dépassait complètement, mais du coup, si elle ne voulait pas le voir au fond du gouffre, il lui fallait O’Callaghan. Et donc on en revenait à une des raisons pour laquelle Billie ne pouvait pas se le voir : il n’avait pas franchement l’air d’en avoir conscience parce qu’il ne faisait aucun effort pour éviter des rumeurs qui mettraient Milo mal à l’aise et qui le rendraient triste. Quel abruti. Un type merveilleux était amoureux de lui - quelle galère ça - et il était même pas foutu d’en prendre soin comme il le fallait. Désolant, elle vous avait prévenu. C’est toi qui parle de courage ? C’est pas la mauvaise foi qui t’étouffes. Elle en était presque indignée, c’est vous dire. Dommage, d’ailleurs. Si je le croise en tout cas, je lui dirais d’aller partout, sauf dans votre dortoir. Le votre laissait un arrière goût désagréable. Tu vois, je définirais pas vraiment ça comme une connerie, mais ça m’empêchera pas d’assumer pleinement, te bile pas. La jeune femme allait même s’en vanter. Bon, pas auprès de Milo, d’accord, mais elle était certaine de faire rire deux trois personnes avec une description imagée d’un O’Callaghan trempé.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Ven 9 Fév - 19:48


fired up
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Sa seule présence me tape sérieusement sur le système. Non ! Sa seule existence me tape sur le système. Atwood, vous voyez, c’est le genre de cherche-merde qui attend tapie dans un recoin de couloir pour vous sauter salement dessus et vous faire regretter d’avoir quitté votre lit le matin. Même une bonne journée peut être foutue en l’air par sa sale tronche. Ça loupe jamais. Elle est là et PAF! c’est une journée à chier. Comme aujourd’hui. C’est dommage. Elle avait bien commencé. Le shooting avait été sympa à faire, je crois même qu’on s’en est plutôt bien tirés en vrai, et la suite devait être du même acabit. Embarquer Milo pour développer tout ça, lui faire partager cette matinée sans lui et puis après je sais pas. Mais ça aurait pu être cool. Ça aurait dû être cool. Maintenant, il n’y aura plus qu’elle et ses conneries. Je ne dirais pas qu’elle a l’air contente d’elle mais elle n’est pas en train de lutter contre la culpabilité en tout cas, ça, c’est certain ! C’est comme son regard était en train de hurler « bien fait pauvre con ». Et je ne doute pas une seule seconde que c’est ce qu’elle est train de penser… Je sens les gouttes me couler dans le cou, s’enfuyant sous le col de mon pull. Je désespère un peu, en vrai. J’évite d’avoir l’air d’une pauvre loque au beau milieu de l’école, en vrai. À la rentrée, je n’y faisais plus vraiment attention mais maintenant, j’ai repris un peu mes habitudes. Et contrôler plus ou moins l’image que je renvoie en fait partie. Mais bon, là… Merci quoi ! « Ce n’est pas une question de taille mais de morale et je crois qu’en parlant de ça, niveau bassesse, tu es pas mal. » Je lève les yeux au ciel en soupirant. En vrai, je sais qu’elle a pas tort. Si jamais il existe vraiment un jugement dernier et compagnie, je suis sacrément mal barré. Sans même parler de la gamine… Défendre mes intérêts avant de voir le reste, ça m’est pas complètement étranger. Moins depuis quelques mois mais est-ce que quelqu’un s’intéressera à ça ? J’en doute. Mais elle en sait rien. Elle est juste encore en train de rabâcher la même chose. Comme tout le monde. Atwood, Rosenberg, même combat. « Tu peux pas changer de disque, un peu ? Ça devient lassant d’entendre toujours la même rengaine. Je m’attendais à plus d’originalité de ta part. » D’autant plus que ça les regarde même pas. J’ai merdé, oui, je suis le premier à le reconnaître, mais c’est bon, je crois que j’en ai payé le prix depuis le temps. Et puis si la môme elle-même a accepté de me pardonner, il serait peut-être temps que les autres passent à autre chose. Ou au moins qu’ils me foutent la paix avec cette histoire. C’est dans ces moments-là que mon départ prochain ne m’apparaît plus comme une si mauvaise idée. Reprendre à zéro ailleurs. C’est peut-être la seule chose qu’il me reste à faire dans cette affaire.

En vrai, je ne sais même pas pourquoi je m’accroche. J’ai qu’à tourner les talons et rejoindre ma chambre. Elle va pas me suivre, je serai tranquille. Mais ce serait lui donner raison, lui laisser la victoire. Et aussi stupide que puisse être cette victoire, il est hors de question qu’elle la remporte. C’est elle qui vient me faire chier, je vais pas en plus m’écraser, faut pas déconner ! « Si je voulais foutre son couple en l’air je t’assure que je ne m’y prendrais pas comme ça. » Je hausse un sourcil dubitatif alors que mes lèvres se fendent d’un rictus moqueur. « Ah oui ? Vraiment…? » Je décolle négligemment le tissu qui me colle à la peau mais celui-ci y revient aussitôt. Vivement que je puisse me débarrasser de ces fringues, je commence à me les cailler en plus. « C’en a pourtant tout l’air. Et je suis certain qu’il le verra de la même manière quand je viendrai chouiner que tu es invivable et que la seule façon que tu me laisses tranquille serait qu’on coupe les ponts, lui et moi. » La seconde qui suit, mon regard s’embue légèrement. Mon état général rend le rôle plus pathétique encore et j’en ai délicieusement conscience. « Je veux pas en arriver là mais… ‘fin… Elle… elle est infernale… J’en peux plus… Dès que t’as le dos tourné, elle me tombe dessus, elle s’acharne constamment…je… Je suis désolé… Ça va trop loin… » Je relève vers elle un regard au bord du désespoir, qui serait plus que crédible pour quiconque n’aurait pas suivi le reste de la conversation. Je sais jouer la comédie. C’est l’une des rares choses au monde pour laquelle je suis vraiment doué. « Il adorerait savoir que tu me pousses à bout. Sa si merveilleuse meilleure amie agissant dans l’ombre pour que je finisse par m’éloigner de lui… Il serait sûrement très déçu que tu sois aussi affreuse que ça. Non…? » Je renoue sans mal avec mes vieux démons et repense presque avec nostalgie à January qui jouait au même jeu et qui s’en sortait au moins aussi bien. Une vraie pouffe, celle-là… En vrai, je ne me risquerai pas à ça avec Milo, bien sûr, je n’ai aucune envie de le rendre malheureux pour une abrutie dans son genre mais, en soi, je sais que j’aurai les moyens de le faire. Que ce serait réaliste. Qu’il me croirait. Parce que, juste aujourd’hui, j’aurais aucun mal à prouver que le problème vient d’elle, que je suis rien d’autre qu’une victime dans cette affaire. Je n’aime pas cette fille, pas le moins du monde, mais c’est elle qui me cherche, c’est elle qui s’en prend lâchement à moi dans un couloir… Pour rien, en plus. Il sait où j’étais, il sait généralement toujours où je suis. On a compris où nous menaient les cachotteries alors je suis parfaitement transparent avec lui. Je suis sûr qu’en vrai, ce serait possible de foutre la merde entre eux, de le forcer à ouvrir les yeux sur la garce qu’elle est en réalité. Mais, si c’est dans mon intérêt, c’est pas dans le sien. Alors je me contente de la détester cordialement, tout en taisant ce que je peux bien en penser quand il est dans les parages. Il doit sûrement savoir que c’est pas l’amour fou mais je n’en dis pas de mal, je m’intéresse à leur amitié, à tout ça. Je suis juste un peu jaloux, parfois, mais il aurait bien du mal à me le reprocher…

Elle peut bien dire ou penser ce qu’elle veut, je ne ferai rien qui puisse lui porter préjudice. Mais il faut être sérieux deux secondes : je ne vais pas non plus m’empêcher de vivre pour éviter qu’on me casse du sucre sur le dos ! Oui, j’ai des amies, et alors ? Je ne vois pas en quoi je devrai arrêter de les voir pour faire taire des rumeurs qui continueront de toute façon. Si je les vois pas, on prétendra qu’on a trouvé un endroit discret pour s’envoyer en l’air et finalement, ce sera exactement pareil. Et puis, est-ce qu’il coupe les ponts avec ses amies, lui ? Pourtant, on prétend bien qu’il fornique avec Mandragoran… Et même si je m’efforce de me dire que c’est pas vrai, qu’il ne ferait jamais ça, il faut bien reconnaître que ça m’angoisse toujours un peu… Alors je veux bien arrêter de fréquenter les filles de mon entourage le jour où il en fera autant. Et ça commencera par cette tarée de meilleure amie ! « C’est toi qui parles de courage ? C’est pas la mauvaise foi qui t’étouffe. » Le ton qu’elle emploie me tire un nouveau sourire. Oui, je me fous clairement de sa gueule. Je ne suis pas sûr qu’un blason suffise à prétendre qu’elle s’y connait davantage. Elle a fait quoi, elle, hein ? Je ne me suis jamais vanté d’avoir un courage de ouf, bien au contraire. Dès le début, j’ai annoncé la couleur : on balançait les gamins s’il fallait tant qu’on nous foutait la paix. Et on l’a fait. De toute façon, c’était soit ils les prenaient, soit on y restait tous. D’un autre côté, je crois que j’ai pas lésiné sur les risques idiots pris l’an dernier… Et puis, j’ai pas fui les emmerdes que mes conneries m’ont apportées. J’ai assumé tout du long. Je me suis même balancé alors que personne m’aurait jamais soupçonné… Alors non, je suis loin d’être un gars courageux et je le serai jamais, mais je suis sûrement pas le pire couard de cette école… Et puis, même si c’était le cas, qu’est-ce que ça peut foutre ? J’ai pas à me justifier auprès d’elle. « Dommage, d’ailleurs. Si je le croise en tout cas, je lui dirai d’aller partout, sauf dans votre dortoir. » Un ricanement m’échappe alors que je remonte les manches de mon pull. Elles sont moins trempées que le reste mais pas moins désagréablement collantes. Un nouveau courant d’air me fait frissonner. Je vais finir à l’infirmerie à ce train-là. Une fois de plus… À croire que ça va devenir habituel d’y foutre les pieds à cause de débiles incapables de gérer leurs pulsions sadiques. « Il sera bien obligé d’y revenir, de toute façon. Et crois-moi, je me ferai un plaisir de l’y attendre. » Je ponctue ma phrase par un sourire en coin et un regard lourd de sous-entendus. En vrai, je vais sûrement passer ma soirée à éternuer et à faire comme si j’étais aux portes de l’agonie pour qu’il s’occupe de moi. Réclamer tous les câlins du monde et me réchauffer dans ses bras. Ce sera bien. Très bien même. Peut-être qu’attraper la crève par sa faute ne serait pas une si mauvaise chose, en soi. « Tu vois, je définirais pas vraiment ça comme une connerie, mais ça m’empêchera pas d’assumer pleinement, te bile pas. » Je lève les yeux au ciel à mon tour et rattrape mon sac qui se fait (encore) la malle. Je finis par hausser les épaules. Mon bon sens me hurle de la planter là et de rentrer mais… mais je l’écoute pas. Je ne l’écoute jamais… « J’avoue, venant de toi, ça paraît presque sensé et intelligent… T’es pas capable de mieux, j’avais oublié. » Quand j’en parlerai, moi, je me gênerai pas pour le définir comme ça, en tout cas. Une connerie humiliante et de la méchanceté gratuite. Tout-à-fait Atwood !
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Dim 11 Fév - 18:28


❝ fired up ❞Dan & BillieOuvrez un dictionnaire de synonyme, allez à la page, par exemple, du mot emmerdant et vous obtiendrez une liste d’adjectifs qui collent parfaitement bien à la peau de l’encombrant parasite qu’était O’Callaghan : agaçant, énervant, irritant, chiant, casse-pieds (très très très casse-pieds), collant (et indécollable, impossible de se défaire de ce sale type), gênant, insupportable, lassant (encore que, pour se lasser de quelque chose, il fallait l’avoir apprécié dans un premier temps, et comment on pouvait apprécier ce mec, ça échappait à Billie, c’était le grand mystère de l’univers, la grande question insoluble), chiatique… C’était un joli mot, ça, chiatique. Un très joli mot pour le décrire, ça sous-entendait plein de belles choses qui lui allaient à ravir (pas besoin de vous faire un dessin) et ça avait une certaine classe de balancer ça - O’Callaghan ? Pfff ce type est tellement chiatique - classe qui contrebalancerait l’inélégance totale du personnage. Il l’était encore plus en cet instant, les cheveux dégoulinants sur le reste de son corps. Il avait l’air d’une serpillère. Une vieille serpillière usagée, dégueulasse, le genre qu’on a envie de jeter à la poubelle sans plus jamais y penser pour aller en racheter une autre. Une serpillière bien chiatique quoi. Billie n’avait jamais pris le temps de bien l’observer, mais maintenant qu’ils n’étaient que tous les deux et qu’elle était plus ou moins forcée de le faire, une multitude d’images toutes plus belles les unes que les autres pour le décrire lui venaient en tête. Il allait falloir qu’elle les note quelque part, et elle en ferait un livre : Mille et une manière originales de décrire un minable, pour briller en société. Best-seller assuré. Le hic étant qu’il ne méritait assurément pas qu’elle perde autant de temps pour lui. Mais l’idée la faisait rire, intérieurement, parce qu’extérieurement elle n’affichait qu’une ironie teintée de mépris et ses yeux lançaient des éclairs qu’elle aurait bien aimé rendre réels pour le foudroyer sur place. Boum, plus de lui dans les pattes, adieu, bon vent, avenir radieux qui se déployait devant elle… Pernicieuse conscience qui vient lui rappeler que si la disparition inexpliquée de ce sale type rendrait ses jours heureux, ce ne serait pas le cas pour Milo, et que le bonheur de Milo était essentiel au sien, donc… oh non, ça lui donnait envie de vomir, ce type était essentiel à son bonheur. Vite une bassine et un kit de réanimation.

Ou un fusil. C’est bien un fusil. Il méritait assurément une balle entre les deux yeux. Mais comme elle n’avait pas le droit, parce qu’on était chez les sorciers ici madame, et que les fusils, ben il n’y en avait pas, et puis accessoirement parce que tuer quelqu’un était illégal, elle se contenta du sarcasme, pointant du doigt O’Callaghan, de la tête jusqu’aux pieds. Tu veux dire, plus d’originalité que ça ? J’vais y réfléchir pour la prochaine fois alors. Et elle trouverait au passage de nouvelles choses à lui reprocher, si c’était ce qui le rendait si malheureux. Après, c’était pas de sa faute à elle si les conneries qu’il accumulait se ressemblaient toutes et avaient comme point commun une lâcheté hallucinante, un manque de courage et de loyauté qui pourrait combler le plus grand des vides, même celui qui régnait à l’intérieur de sa caboche et qui était, au moins, intersidéral. Il y avait une chose, par contre, dont il était doté et en quantité, c’était d’une capacité sournoise à retourner les faits à son avantage et à jouer la comédie avec brio, Billie ne pouvait pas le nier. Il était pile poil entrain de lui en faire la démonstration, et ça lui donnait envie de lui arracher les yeux pour les lui faire bouffer. La Gryffondor savait que le préjudice ne serait pas trop grand, que s’il mettait vraiment son plan minable à exécution, Milo viendrait la trouver, dépité, pour lui demander pourquoi elle faisait tout ça, et elle n’aurait qu’à jurer qu’il exagérait à grand renfort d’exemples et d’aveux pour qu’il la croie. Mais le mal serait fait, et ça attristerait encore un peu plus son meilleur ami. Quelle plaie ce type, franchement, il détenait une palme en saloperie. Au fur et à mesure qu’il prenait son visage de chien battu, Billie avait envie de lui en retourner une, mais d’une force. C’est comme ça que tu fais pour qu’il te pardonne à chacune de tes conneries ? Tu lui sors ta tête de con pleurnichard, tu lui fais un beau discours enveloppé de mensonges, et hop, tu te le mets dans ta poche jusqu’à la prochaine fois ? Pour Joanne aussi, tu lui as dis un truc du genre ? Je voulais pas en arriver là, mais tu comprends, elle avait attrapé le Vif, elle avait brisé mon petit ego, je pouvais pas perdre la face contre une gamine, j’étais obligé, bouhouhou ? Milo méritait tellement mieux qu’un manipulateur de première, il méritait quelqu’un de sincère et pas un lâche qui se cachait derrière de fausses excuses pour justifier ses actes pitoyables. T’es lamentable. Mais le pire, c’était que Milo serait effectivement très déçu. Bon, elle parviendrait toujours à faire entendre sa voix et à lui prouver que son petit-copain en compote mentait, exagérait, amplifiait tout. Elle regrettait énormément de ne pas avoir accès à une caméra pour le filmer et montrer son vrai visage à son meilleur ami. Peut-être qu’il se rendait compte que son mec était un monstre pareil, il le larguerait enfin ? Non, elle n’en ferait rien, elle aimait trop Milo pour le faire souffrir ainsi, quand bien même elle était convaincue qu’il serait mieux sans cette sangsue accrochée à lui. Le problème étant bien sur que ses convictions à elle n’étaient pas les siennes. Par contre, pourquoi O’Callaghan, de son côté, n’avait pas déjà tenté de briser leur amitié ? Mystère. Il était peut-être occupé à dénoncer d’autres gamines ou à sauter d’autres filles pendant que Milo l’attendait sagement dans leur dortoir. Dommage. D’un côté, s’il tentait de foutre la merde, ça rendrait la tâche plus facile à Billie pour enfin faire ouvrir les yeux à son meilleur ami.

Parce que ce qu’elle avait sous les yeux, elle, elle ne voyait définitivement pas comment on pouvait l’apprécier. Il semblait galérer comme c’était pas permis avec son sac et ses vêtements mouillés, mais elle lui aurait bien relancé un second sort pour faire disparaître cet air narquois de son visage et étouffer ces ricanements qui lui écorchaient les oreilles. Sans parler de ce regard plein de sous-entendus qu’il utilisa pour ponctuer ses dires et qui donnèrent la nausée à Billie. Elle était loin d’être innocente mais il y avait certaines images qu’elle préférait ne même pas commencer à imaginer, surtout quand cela impliquait son meilleur ami et un type aussi imbuvable que lui. Je crois que je vais vomir, si ça arrive, reste pas trop loin, tu feras un parfait réceptacle, ça ira bien avec tout le reste. Son geste de la main accompagna sa grimace de dégoût. Berk berk berk. Billie ne se leurrait pas, il savait pertinemment que ça la ferait frémir d’horreur, et il en jouait. Ça va, je vais pas me vexer, venant d’un type à la débilité aussi profonde que la tienne, presque sensé et intelligent s’apparente à quelque chose de tellement brillant que ça en est éblouissant. Pourquoi est-ce qu’elle s’était pas barrée de l’autre côté, bordel, pourquoi !
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Dim 11 Fév - 20:20


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Billie & Rioghbhardan

Elle ne bouge pas. Elle est là, plantée dans ce couloir, à me faire perdre mon temps et elle ne bouge pas. Je ne sais pas ce qu’elle attend. Elle a eu ce qu’elle voulait, non ? Me faire payer l’affront que j’ai osé infliger à Milo en me faisant bien me taper la honte au passage. Elle pourrait dégager, maintenant. Mais non. Elle est là. Elle y reste. Elle me fixe, elle me toise, elle me gonfle. Mais elle ne bouge pas. Et moi non plus. Parce que, dans le fond, j’ai beau faire genre je ne comprends pas, je sais qu’on fonctionne exactement pareil, sur ce coup-là. Elle attend que je parte, moi, tout comme j’attends qu’elle le fasse. Parce que ce serait trop simple de s’abaisser à disparaître. Peut-être que dans trois heures, on sera toujours là, à se regarder en chien de faïence au beau milieu d’un couloir à moitié désert. Et c’est là que Milo débarque, on aurait pas l’air con, tiens ! Mais d’un autre côté, j’aimerais bien. Parce que j’aurais rien à dire. Pas besoin de me défendre ou d’attaquer. Je suis trempé, elle est là, baguette à la main, pas besoin d’aller chercher plus loin. Je vois la scène d’ici. Je ne veux pas foutre la merde entre eux, loin de là, je sais qu’il a besoin d’elle plus qu’il a besoin de qui que ce soit (et je déteste cette fille pour ça aussi) mais si elle est capable de foutre un peu la merde toute seule, je dis pas non. Tant que j’ai rien à voir dans cette histoire et qu’il peut pas me reprocher quoi que ce soit, je prends ! Qu’elle soit assez débile pour lui donner envie de prendre ses distances. En vrai, je comprends même pas comment ça se fait que c’est pas déjà le cas… Il est loin d’être bête, ce môme, il doit bien voir qu’elle, elle a rien dans le cigare. Pourtant il s’acharne. Peut-être que c’est une question de karma… Au souvenir de nos vacances, je me détends légèrement. Ouais, ça doit être ça. Une question de karma, de place au paradis ou je ne sais quoi. C’est pour la bonne cause. Il fait dans le social. Ce gars est définitivement un ange, il n’y a pas d’autres explications.

Malheureusement, à la douceur de cette fin d’année succède sa voix de crécelle. Je m’en serais bien passé ! « Tu veux dire, plus d’originalité que ça ? J’vais y réfléchir pour la prochaine fois alors. » Je suis son doigt qui me désigne de haut en bas et soupire exagérément fort. J’entends d’ici ma mère répéter une fois de plus « on montre pas du doigt, t’as été élevé où ? » mais bon, on parle d’Atwood alors, forcément, la question ne se pose pas vraiment. Elle a pas été élevée du tout, cette gamine, et ça laisse des traces. Je commence à comprendre ce que lui reprochent les parents de mon copain. Qui voudrait voir son môme traîner avec ça ? Même les miens, alors que ça vole pas bien haut, n’apprécieraient pas des masses que je ramène une plaie comme elle à Lucan. Alors eux, forcément… Je vois de là la douche froide. Sachez que je compatis grandement. « Réfléchir ? Toi ? Tu vises bien haut, dis-moi ! » Moi, par contre, je vise au ras des pâquerettes et croyez-moi, je m’en balance royalement. On parle d’Atwood, la meuf qui t’attend dans un couloir pour s’improviser une bataille d’eau en plein hiver, toute seule, comme une grosse débile, alors pas la peine de faire des efforts pour faire dans la subtilité. N’est pas Shiver qui veut, et cette garce me manquerait presque. Elle était insupportable, réellement, une vraie tête à claque, mais le challenge était là, la bataille d’un niveau plus élevé que ça. Elle savait taper là où ça faisait mal et ripostait avec justesse. Elle était douée, on se comprenait même, je crois. C’était difficile de tenir tête à quelqu’un qui pouvait comprendre exactement ce que je comptais faire puisqu’elle envisageait sûrement de faire la même chose… Là… C’est pas très amusant. C’est même carrément chiant. Elle est naze, cette fille. Elle sert à rien. Elle est même pas distrayante. Elle a vraiment rien pour elle. Enfin, elle me permet de reprendre, rien qu’une seconde, mes habitudes d’avant. Quand il fallait minauder pour avoir ce que je voulais et feindre l’innocence à tout va dès que ça commençait clairement à sentir mauvais… Parfois, ça me manque un peu. C’était grisant de voir les gens croire ce que je pouvais bien raconter. C’était plaisant de jouer les amoureux transis avec une pauvre abrutie prête à payer toujours davantage pour un peu que je reste dans les parages. J’étais tombé sur un beau pigeon, quand même. Je ne sais pas jusqu’où tout ça nous aurait mené. Parfois, je me dis que je suis peut-être passé à côté de quelque chose. Et puis Milo bouge légèrement à côté de moi et je sais que j’ai rien loupé qui ne soit pas largement remplaçable. Ok, j’aurais peut-être pas une vie de roi tous frais payés mais est-ce que c’est si dramatique ? Je ne crois pas. J’ai fini par revoir mes exigences à la baisse. Encore que non, même pas, je les ai juste plaquées sur autre chose. Je ne veux pas moins, je veux juste différemment. « C’est comme ça que tu fais pour qu’il te pardonne à chacune de tes conneries ? Tu lui sors ta tête de con pleurnichard, tu lui fais un beau discours enveloppé de mensonges, et hop, tu te le mets dans ta poche jusqu’à la prochaine fois ? » Si seulement. Mais non. J’ai pas à mentir. J’étais d’ailleurs le premier surpris de voir à quel point ça marchait mieux quand j’étais sincère avec lui. J’avais pas l’habitude que ça fonctionne comme ça. Je me contente de hausser les épaules, laissant un voile idiot sur ce qui se passe entre nous. Si elle a envie de croire que je le manipule depuis des mois, qu’elle le fasse.

« Pour Joanne aussi, tu lui as dit un truc du genre ? Je voulais pas en arriver là, mais tu comprends, elle avait attrapé le Vif, elle avait brisé mon petit ego, je pouvais pas perdre la face contre une gamine, j’étais obligé, bouhouhou ? » Je retrouverais presque Rosenberg et ses suppositions craignos. Parce que tout le monde sait qu’elles savent mieux que les autres. J’étais obligé de rien, j’ai merdé. Juste merdé. Je sais que j’aurais jamais dû la balancer. Mais encore aujourd’hui, je sais que j’ai jamais voulu lui faire tant de mal. J’ai jamais voulu lui faire du mal tout court, en réalité. Je suis un abruti fini, oui, mais je ne suis pas un monstre. Torturer des gamines, ça ne fait pas partie de mes passes-temps favoris. Bien loin de là… Encore aujourd’hui, il m’arrive d’en cauchemarder, d’être réveillé par ses hurlements. Je pense que ça me laissera jamais vraiment tranquille. Bien sûr, c’est beaucoup moins fréquent mais pas moins désespérant. « En fait, t’es en train de prétendre que Milo est parfaitement stupide, là, c’est ça…? Prêt à gober toutes les merdes qu’on lui balance et tout…? Sympa, la copine. » Mais j’admets que j’ai jamais compris pourquoi il était resté auprès de moi ce soir-là… Pas après s’être fait dégager, pas après s’être fait torturer… Je sais pas ce qui lui est passé par la tête. Je sais pas ce qu’il a cru voir en moi… Je sais pas. Mais je lui dois tout. Je pense que je me serai foutu en l’air rapidement après ce soir-là. J’avais que lui. Et dans le fond, ça m’allait plutôt bien. Je ne voulais rien d’autre. Et même encore aujourd’hui, l’espèce de relation exclusive qu’on avait l’an dernier me manque un peu. Beaucoup… « T’es lamentable. » La manière dont elle me balance ça, de but en blanc, me fait rire presque malgré moi. Si elle savait où elle peut se le foutre son avis… Je hoche la tête avec un sourire faussement modeste. « On me le dit souvent. » Comme si c’était un compliment… Enfin qu’importe. Il y a des jugements qui comptent à mes yeux et puis il y a celui de l’humanité, dont je me fous pas mal. Et puis plus en dessous de ça encore, il y a le sien, qui me passe largement au dessus sans m’atteindre une seule seconde. Qu’elle me déteste tant qu’elle veut, je m’en balance. C’est juste que ça risque de promettre, dans quelques années, lorsqu’elle viendra bouffer à la maison. Sauf s’il y a une justice dans ce monde et qu’il lui est arrivé un truc gravement mortel entre temps. Ce serait dommage. Très triste. Carrément libérateur.

Lorsqu’elle prétend vouloir garder Milo loin de notre dortoir, je la trouve plus ridicule encore. Il y dort, elle compte faire quoi, le laisser dormir dans un couloir ? Je refuse. Il a passé assez de nuits loin de mon lit depuis le début de l’année pour ne pas continuer sur cette lancée, surtout pas pour ses yeux globuleux. Alors, avec la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, je lui fais bien comprendre qu’elle ne pourra pas l’éloigner éternellement et que je me ferai un plaisir de lui donner envie de rester. « Je crois que je vais vomir, si ça arrive, reste pas trop loin, tu feras un parfait réceptacle, ça ira bien avec tout le reste. » Mon sourire se veut plus moqueur encore. Elle est vraiment pathétique, cette fille-là. Qu’elle vomisse tant qu’elle veut, je lui rappellerai aussi souvent qu’il le faudra que Milo est à moi, que c’est dans mes bras qu’il s’endort tous les soirs et que c’est notre avenir qu’on envisage maladroitement. Et s’il faut graver nos ébats en filigrane dans nos conversations, ça me va. Je ne suis pas d’une très grande pudeur, de toute façon, alors la laisser imaginer de qui a pu se passer dans notre lit ne me dérange pas le moins du monde. Bon, d’accord, il n’y a pas tant que ça a raconté mais qu’importe, elle n’est pas obligée de le savoir. « C’est tellement élégant et délicat, j’en suis tout retourné. » Qu’elle vire dans le dégueulasse n’est pas étonnant une seule seconde. Ça va avec le reste du personnage en réalité. Et le tableau n’est décidément pas agréable. Il n’y a strictement rien à garder. « Ça va, je vais pas me vexer, venant d’un type à la débilité aussi profonde que la tienne, presque sensé et intelligent s’apparente à quelque chose de tellement brillant que ça en est éblouissant. » En fait, on décolle pas. Parce qu’on a pas grand chose à se reprocher j’imagine. On se déteste, ouais, mais pourquoi ? J’en sais rien. Juste son existence me tape sur le système mais elle m’a rien fait. Et sauf erreur de ma part, je ne lui ai rien fait non plus. Et j’ai pas fait grand chose à Milo non plus. Je trouve toujours des choses pour m’en vouloir, évidemment, mais en soi, sur une année entière, je crois que je m’en suis pas trop mal tiré. Je suis pas irréprochable mais j’ai pris soin de lui autant que je le pouvais. « J’ai une débilité aussi profonde que ça ? Vraiment ? Je suis flatté ! Que tu arrives à me considérer comme ton égal est plus que ce que je pouvais espérer. » Je lève les yeux au ciel, essuie une goutte qui roule le long de ma joue et repose les yeux sur elle, tout amusement disparu, seulement las et ennuyé qu’elle soit encore là. « Est-ce que tu pourrais dégager, maintenant ? C’était cool d’échanger quelques compliments avec toi mais tu me fais vraiment chier, tu vois. » Je sais très bien que ça ne sert à rien mais bon, sait-on jamais, avec un peu de chance elle a un truc à faire de sa journée. Un truc qui ne nécessite pas de pourrir la mienne…
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Ven 16 Fév - 19:35


❝ fired up ❞Dan & BillieCe petit jeu de pique commençait déjà à la lasser profondément. Pas parce qu’elle n’aimait pas ça - bien au contraire, d’une manière générale, envoyer des vacheries était quelque chose qui lui plaisait - mais parce qu’elle était définitivement sidérée par le manque de répartie flagrant du débile qui lui faisait face. Et parce que, justement, ce débile lui faisait face. Dès qu’il ouvrait la bouche, elle avait envie de se boucher les oreilles pour ne plus entendre son insupportable voix, et la vision de sa personne commençait sérieusement à lui irriter les yeux et à lui donner mal à la tête. Pourtant, Billie ne bougeait pas et ne comptait pas bouger. Et lui non plus, ne bougeait pas, alors qu’il devait avoir froid, trempé comme il l’était grâce à elle, exposé aux courants d’air des couloirs. Non pas qu’elle s’inquiète de son état, au contraire, s’il pouvait chopper la crève ou la pneumonie et crever ce sera pas plus mal. Bon, d’accord, pas crever, toujours cette même problématique de Milo triste, mais au moins tomber malade ? Très longtemps ? Non, mauvaise idée également, parce que Milo serait ensuite tout occupé à prendre soin de lui, à lui apporter thé, gâteaux, et tout ce qu’il pourrait lui demander. L’occasion pour Billie de glisser un peu de poison ? Non, toujours pas. Enfin, bref, il était là, raide comme un piquet, les cheveux dégoulinants, sa sale tronche dégoulinante également, et il ne voulait pas dégager. Billie savait très bien pourquoi puisque c’était la même raison qui la faisait rester là, plantée en plein milieu du couloir, bras croisés, alors qu’elle mourrait littéralement de faim. Pas trop non plus, parce qu’elle ne donnerait pas la moindre satisfaction à ce crétin de disparaître pour lui laisser le champ libre, mais putain qu’est-ce qu’elle avait envie de manger. Et il l’en empêchait avec son obstination débile là, à rester ici alors qu’elle le faisait sans aucun doute chier autant qu’il la faisait chier.

C’était ses répliques à lui, qui volaient bien haut, en toute ironie bien entendu, poussant la jeune femme à rouler des yeux, exaspérée. Il était vraiment débile, c’était affolant, comment Milo pouvait-il le supporter ? Sa simple présence était un outrage à l’intellect, même le plus limité. Sa simple existence était un doigt d’honneur à tous les élèves qui s’étaient battus et qui avaient soufferts pendant des mois dans les couloirs du château pendant que monsieur se pavanait et dénonçait des gamines dont le seul malheur avait été d’attraper un Vif d’Or. Ah, elle était belle, la maturité. Non franchement, ça la dépassait. Comment son meilleur ami, qui avait délaissé sa lâcheté chronique l’année dernière, qui s’était montré courageux, intelligent, fort, pouvait traîner avec un déchet pareil ? Il aurait du être renvoyé de Poudlard, à l’instar de Naïa Rosenberg, et ne plus jamais avoir le droit de monter sur un balai, ou une autre punition du genre pour lui passer l’envie de dénoncer une fillette causant la torture qui s’était ensuivie. Le pire, c’est qu’il ne semblait en éprouver aucun remord. Il devrait faire profil bas, se faire pardonner, ramper devant Joanne, mais non, il était là, comme un paon fier à qui elle avait envie d’arracher toutes les plumes pour les lui faire bouffer jusqu’à ce qu’étouffement s’ensuive. Absolument pas, Milo est sûrement une des personnes les plus intelligentes de ce château. Mais toi, t’es doué pour le manipuler, pour lui faire gober les merdes que tu produis à la chaîne, et ça me dégoûte. Il mériterait tellement mieux que toi à ses côtés. Billie pourrait défendre cette idée sans sourciller : Milo méritait un homme - ou une femme peu importe - prêt à lui décrocher la lune, les étoiles, et même mars s’il le désirait ; un homme courageux, fier, et bon. Pas ce misérable Veracrasse qui ne ferait que le tirer vers le bas. Mais puisqu’il l’avait choisi, Billie devait composer avec, quand bien même ça la faisait grincer des dents. Ouais, il était lamentable, et ça avait l’air de lui faire ni chaud ni froid. J’espère qu’un jour Milo s’en rendra compte lui aussi, j’aimerais bien être une petite souris pour voir la gueule que tu tireras quand il te balancera tes quatre vérités. Ce n’était pas prêt d’arriver à l’allure où allaient les choses mais elle pouvait toujours rêver, non ?

Parce qu’elle préférait se dire qu’un jour tout ça prendrait fin plutôt que de penser qu’il allait passer sa vie avec, vivre avec lui, qu’elle devrait se rendre dans son appartement pour aller voir son meilleur ami… Non, vraiment, quand elle disait qu’elle allait vomir, c’était très proche d’être le cas. La Rouge et Or ne note même pas sa faible pique qui lui passe bien au-dessus - l’avantage d’être de petite taille il faut croire. Le niveau était vraiment bas, en même temps, il était pas le genre à rehausser les conversations mais plutôt à effectuer un nivellement pas le bas, et ils restaient pourtant plantés là, bien trop têtus pour tourner les talons en premier, l’un comme l’autre. Lui, son égal ? Il avait de la merde dans les yeux ou alors il était juste complètement con. Ou ! Mais oui, ça devait être ça. Il était pas fini. Il manquait un truc là-dedans, un truc pas terminé, il était sorti trop tôt du ventre de sa mère pour pourrir l’existence de trop de gens. Le pauvre, c’était même pas de sa faute, il était juste attardé. C’est même pas que tu es débile, c’est bien pire que ça mon pauvre. T’es pas mon égal, tu m’as devancée depuis bien longtemps. Et de nouveau lever les yeux au ciel jusqu’à ce qu’un sourire moqueur et provocant prenne place sur son visage. Pouvait-elle dégager ? Oh mais non. Non non non. Elle était pas loin de céder à l’appel de son vente tout à l’heure, mais là, c’était hors de question. Il venait clairement de dire qu’elle le faisait chier, alors elle allait se faire un plaisir de continuer à lui pourrir un peu l’existence. Sans façons, je suis bien là. Par contre, t’as pas trop froid toi, ça va ? Non parce que si tu veux prendre congé pour aller te sécher, va, je ne voudrais pas te retenir. Oh ça non, elle ne voulait vraiment pas le retenir.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Mer 7 Mar - 15:05


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Cette conversation ne sert à rien. Non ! Non, cette fille ne sert à rien. J’en ai jamais douté, en réalité, mais plus les secondes passent et plus c’est flagrant. Elle est là, à déverser sa bile sans sourciller, attendant sûrement que ça m’atteigne d’une quelconque manière et que je finisse par déguerpir. Sérieusement ? Qu’elle ouvre les yeux rien qu’une minute, la gamine. Je m’en suis bouffé plein la gueule l’an dernier, réellement, par tout le monde et dans tous les sens du terme. Si j’y ai survécu, c’est pas pour chanceler face à elle. Son avis ne me passe même pas au dessus, c’est pire que ça. L’indifférence est parfaite. Elle peut blablater tant qu’elle veut, je m’en balance royal. Ses inutiles me coulent dessus comme l’eau qu’elle m’a foutue dans la tronche. « Absolument pas, Milo est sûrement une des personnes les plus intelligentes de ce château. » On est au moins d’accord sur quelque chose. Et, dans le fond, je pense qu’on le voit plus ou moins de la même manière. Avec des qualités à la pelle. Et que, même si on se déteste très clairement elle et moi, on ne ferait rien qui pourrait lui nuire. Alors que ce serait sûrement plus simple pour tout le monde de se lancer dans une véritable guerre ouverte, à tout tenter pour évincer l’autre, pour faire comprendre à ce pauvre môme qu’il est en train de se planter lamentablement. Mais non. Parce qu’il est là, entre les deux, et qu’il en pâtirait. Qu’elle soit au trente-sixième dessous parce que leur amitié est morte, je le vivrai délicieusement bien, je pense que je pourrais faire une petite fête pour en profiter comme il se doit, mais qu’il puisse l’être également m’est insupportable rien que d’y penser. Je sais pas ce qu’il lui trouve, mais alors vraiment vraiment pas, mais puisqu’elle est là, il faut faire avec… « Mais toi, t’es doué pour le manipuler, pour lui faire gober les merdes que tu produis à la chaîne, et ça me dégoûte. » Un nouvel haussement d’épaules en guise de réponse. Si je suis doué pour le manipuler, alors… Ça doit être véritablement brillant et inné, du vrai génie ! Parce que je ne fais rien qui aille dans ce sens, bien au contraire. On évite de raconter toutes les merdes qu’on a pu faire un jour dans sa vie quand on veut manipuler les gens, normalement… Et on ne leur fait pas de mal non plus, d’ailleurs…

Et on ne se prend pas au jeu comme un gros blaireau. Et là, il faut bien avouer que je me serais salement fait avoir. Il peut faire ce qu’il veut de moi, je suis pas vraiment en état de me rebeller. J’aurais trop peur qu’il parte. Mais qu’est-ce qu’elle en sait, hein ? Et puis, j’imagine qu’elle ne verrait que ce qu’elle veut voir, de toute façon. Les conneries que j’ai bien pu faire, les larmes que j’ai fait couler sans le vouloir… Certainement pas que mon monde tout entier tourne autour de lui. Et ça me va. Qu’elle aille se faire foutre. « Il mériterait tellement mieux que toi à ses côtés. » Le jeu s’éloigne. Quand bien même il était nul, elle n’avançait que de la merde. Là… Là elle a raison. Entièrement. Il mérite tellement mieux que moi à ses côtés. Je le sais. Je suis juste trop lâche pour le laisser partir. Le vague amusement (encore faut-il que c’en soit) s’est fait la malle. « J’espère qu’un jour Milo s’en rendra compte lui aussi, j’aimerais bien être une petite souris pour voir la gueule que tu tireras quand il te balancera tes quatre vérités. » Un soupir et ma main passe nerveusement dans mes cheveux trempés. Qu’elle la ferme, sérieusement. Qu’elle la ferme ! J’arrive pas à me défaire de l’idée que ce jour arrivera. Qu’il finira par comprendre qu’il a fait fausse route. J’espère juste qu’il ne regrettera pas tout et qu’il sera capable de garder en mémoire les bons souvenirs qu’on a eus. En vrai, je crois que je lui souhaite, même. Il mérite infiniment mieux que tout ce que je pourrais jamais lui offrir. Il mérite quelqu’un d’incroyable, qui puisse le rendre vraiment heureux, capable de tout pour le protéger. Je sais bien que je suis pas à la hauteur et que je le serai sûrement jamais. Je fais ce que je peux, pourtant. Et, parfois, j’ai l’impression de pas trop mal m’en tirer. C’est loin d’être aussi parfait que ça le devrait, bien sûr, mais il a pas l’air si mal que ça. Mais le reste du temps, je suis bien conscient que je brasse du vent et que mon inutilité est sans égale… « Je l’espère aussi. » Et pour la première fois de cette entrevue stupide, je suis on ne peut plus sincère. Elle peut bien penser ce qu’elle veut, il n’y a rien que je souhaite plus au monde que le bonheur de Milo, qu’importe s’il est loin de moi. Même si je croise les doigts pour que notre histoire soit éternelle, je ne me fais pas vraiment d’illusions. Il a seize ans, toute la vie devant lui, et dans quelques mois on se croisera à peine, et encore… Il trouvera mieux. Une fille géniale. L’amour de sa vie. Elle, peut-être, même, j’en sais rien. Ça me ferait quand même sacrément chier d’être largué pour un truc comme ça. Qu’il vienne me dire qu’il a trouvé quelqu’un d’autre, d’accord, que ce quelqu’un d’autre soit ça, pitié non. Mon ventre se noue douloureusement alors je remonte mon sac en feignant l’ennui plus que le malaise. Je n’ai pas hâte que ce jour arrive. Ni notre rupture ni mon départ, d’ailleurs. J’ai eu l’occasion de voir, à quelques reprises, que je suis littéralement perdu à la moindre semaine sans lui alors tout le reste de ma vie… Ce qui ne m’empêche pas de comprendre sans mal que ce serait ce qu’il y a de mieux pour lui. Définitivement.

Je finis néanmoins par me reprendre. Hors de question qu’elle réalise qu’elle a touché véritablement un point sensible. Plutôt crever, ouais ! Elle me fait chier, c’est largement suffisant. J’aimerais qu’elle vire. Elle doit bien réaliser qu’il n’y a rien à tirer de ça, non ? On a fait le tour. Quelques gentilles banalités, un rhume et puis c’est bon. Barre-toi ! Mais non. Ce serait trop simple, évidemment. Pourquoi faire, hein ? Alors on continue sur la même lancée. Sauf que si c’était drôle deux secondes, là, ça me gonfle, clairement. L’ironie se fait plus agacée, ma voix plus ennuyée. J’ai juste envie de rentrer me sécher. Il commence sérieusement à faire froid. Quelqu’un a ouvert une porte ? Une fenêtre ? J’en sais rien mais j’ai l’impression que les courants d’air sont plus présents encore. Je frissonne. Je déteste cette journée. Elle avait pourtant bien commencé mais alors là… C’est une horreur… « C’est même pas que tu es débile, c’est bien pire que ça mon pauvre. T’es pas mon égal, tu m’as devancée depuis bien longtemps. » Je roule des yeux avec une exagération détestable et affiche un air désespéré. Désespéré par sa connerie, par sa présence, par son existence. J’ai envie de retrouver mon dortoir et la chaleur des bras de mon copain. Je ferai mine d’être gelé pour qu’il reste avec moi jusqu’à ce soir et qu’elle n’ait pas l’occasion de l’apercevoir rien qu’une seconde. Je suis sûr que je n’aurais pas à grossir vraiment le trait, de toute façon. Je suis gelé. Même pas besoin de faire semblant. « C’est flatteur de voir à quel point tu crois en moi mais tu me sur-estimes un peu là… Personne au monde ne peut être plus débile que toi. » C’est qu’elle a mis la barre tellement haute ! Son sourire me donne envie de la baffer. Mes doigts se resserrent machinalement sur la lanière de mon sac. Comment un humain normalement constitué peut-il avoir vraiment envie d’être pote avec ça ? Et je parle même pas de Milo, juste de l’humanité dans sa globalité. Faut avoir un sacré problème ! Ou pas le choix. Et encore… Je préférerai être seul que d’avoir à supporter ça ! « Sans façon, je suis bien là. Par contre, t’as pas trop froid toi, ça va ? Non parce que si tu veux prendre congé pour aller te sécher, va, je ne voudrais pas te retenir. » Un sourire hypocrite au possible étire mes lèvres alors que je secoue la tête, reniflant un peu malgré moi. J’ai vraiment froid, p’tain. Du bruit vient du couloir voisin mais je n’y fais pas particulièrement attention. « Oh si, j’me caille grave. » Ça se voit, de toute façon. J’essaye de cacher mon grelottement depuis quelques minutes déjà mais je suis pas sûr que ça fonctionne très bien. « J’vais attraper la crève, là, c’est certain. Mais j’vais pouvoir passer la journée à me faire dorloter, tout ça tout ça. Et ce sera entièrement grâce à toi ! » Encore faut-il que Milo soit à la maison mais bon, ça, c’est une autre histoire. Pour un peu qu’il y passe, elle pourra regretter d’avoir été assez con poour me tremper. Le bordel d’à côté s’intensifie un peu. Ça commence à crier, presque à paniquer. Je comprends pas ce que ça raconte mais j’aime pas ça…
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] fired up (+ dan)   Jeu 8 Mar - 18:16


❝ fired up ❞Dan & BillieÀ quel moment l’univers avait-il décidé de faire du grand n’importe quoi en liant Milo et ce cafard d’une telle manière ? Enfin, quand même quoi, c’était comme foutre un diamant dans de la merde : du gâchis qui relevait d’un manque total de logique. Qu’est-ce qu’il lui trouvait ? Honnêtement, la liste des qualités de ce type restait désespérément vide. Et c’était pas faute d’avoir cherché à la remplir. Ou bien peut-être que si, un peu, en fait. Mais c’était uniquement parce que les défauts venaient avec un naturel déconcertant alors que, même en fouillant un peu, c’était un gros zéro pointé du côté des atouts. Alors que Milo, il en avait une liste longue comme le bras, de côtés positifs. C’était même pas de la jalousie de la part de Billie parce qu’elle ne souhaitait nullement se retrouver à la place de ce parasite. Beurk, non, certainement pas, rien que d’imaginer ça lui donnait envie de s’évanouir. Son meilleur ami était son meilleur ami, point. La seule jalousie qu’elle pouvait éventuellement ressentir c’était de savoir tout le temps qu’ils passaient ensemble tous les deux. Ouais, à ce niveau là, d’accord. Mais pour le reste, rien du tout, elle n’enviait pas la place que O’Callaghan avait aux côtés de Milo, et donc, on pouvait dire qu’elle était parfaitement objective. C’était pas comme si elle était une de ses nunuches amoureuses d’un type en couple qui descendent la copine de l’être désiré en espérant avoir plus de chances. Non. Elle ne pigeait juste pas comment un quelqu’un d’aussi génial que son meilleur ami pouvait être attiré par un sombre crétin tel que lui. Il devait lui donner du philtre d’amour en fait, ou quelque chose dans le style, mais il y avait forcément une magouille, Billie ne pouvait pas imaginer que Milo soit aussi aveugle au point de ne pas remarquer que son mec était un abruti de première classe. Ou alors, le Dieu auquel il croyait avait décidé de le tester, d’éprouver ses qualités pour ensuite décider quelle serait sa vie en conséquence. Ah bah là, Billie n’avait beau pas croire en aucune religion, si c’était le cas, il allait finir avec la plus belle de toutes les vies possibles. Parce qu’il fallait se le coltiner, ce type, seul un ange en était capable. De là à dire que Milo était un ange, vous en faites bien ce que vous voulez. Billie avait son avis sur la question.

Avis qu’elle ne se privait absolument pas de partager avec le crétin fini qui lui faisait toujours face. Elle s’attendait à ce qu’il lui dise qu’elle était débile, une nouvelle fois, comme si ça pouvait vraiment l’atteindre, surtout venant de sa part à lui. Elle avait une technique toute simple : toutes les conneries qu’il sortait, elle les prenait de manière totalement inversée. Il lui disait qu’elle était conne ? Elle était la personne la plus intelligente sur terre. Ça marchait étonnement bien et c’était beaucoup plus proche de la réalité. La Rouge et Or s’attendait donc à une nouvelle répartie aussi pauvre que les qualités qu’il possédait - donc proche du néant pour ceux qui ne se souviennent déjà plus - mais il parvint à la surprendre. Et c’était pas peu dire. Ses remarques étaient en général prévisibles et sans consistance aucune. Là, il se détachait de ses longs discours pompeux avec des insultes tous les deux mots pour n’en lâcher que quelques uns mais qui avaient plus de poids que toutes les conneries qu’il débitait depuis le début de cette conversation non désirée. Billie fronça légèrement les sourcils, mouchée par son absence de pitoyable répartie. Il espérait aussi que Milo se rende compte qu’il méritait mieux que lui ? Mais il était définitivement con ce type, c’était impressionnant de débilité, elle n’en revenait pas. Et le pire, c’est qu’il avait carrément l’air sincère. La jeune femme n’aurait pas su dire pourquoi, ni comment, mais elle sentait qu’il n’était pas entrain de jouer la comédie comme deux minutes plus tôt et qu’il pensait vraiment ces trois petits mots. Dans la précipitation du moment et parce qu’elle refusait de montrer qu’il avait réussir à provoquer autre chose que du mépris chez elle, Billie ne s’appesantit pas plus sur ce que pouvaient bien signifier ces étranges paroles, mais ça la travaillerait encore quelques heures plus tard, quand elle serait seule et donc parfaitement à l’aise pour réfléchir plus posément à ce que signifiait cette troublante sincérité chez ce type qu’elle détestait. Elle aura tout le temps, alors, de s’interroger plus en profondeur sur tout ça, bien plus qu’elle ne voudrait jamais l’admettre. Il n’allait quand même pas croire qu’il pouvait remettre en question le bien fondé de ce qu’elle pensait de leur relation ? C’était pas demain la veille ! Et en même temps…

Bien sûr, ce léger moment de flottement disparaît aussi vite qu’il est arrivé et les piques de bas étage se remettent à voler. C’est vraiment affligeant ce petit jeu de non c’est toi, non c’est pas moi, c’est toi. À croire qu’ils ont cinq ans et demi. Billie n’aime que très peu cela, elle préfère, de loin les joutes verbales avec un peu plus d’enjeu, mais elle se doute bien qu’il ne faut pas trop en demander à l’autre et qu’elle est obligée de s’abaisser à son niveau histoire qu’il puisse répondre. Même si, franchement, ce serait un bonheur s’il la fermait et dégageait. C’est pas qu’elle compte pas passer sa journée là et qu’en plus elle a faim, mais presque. Et comme il est hors de question qu’elle lui laisse le dernier mot… Lassée mais têtue, plus que bornée, elle n’abandonnera pas, quand bien même le bruit qui se fait entendre à l’autre bout du couloir l’intrigue et lui donne envie d’aller voir ce qu’il se passe, avec la certitude que ce sera bien plus intéressant qu’une conversation avec cet imbécile - ce qui n’est pas bien compliqué, en même temps. Il lui renvoie son sourire hypocrite qu’elle a envie de lui arracher en le faisant bien souffrir au passage mais elle se contente de serrer les doigts. Ce serait mal vu qu’ils en viennent aux mains. Et ça laisserait des preuves tangibles. Mauvaise idée. Il admet sans mal qu’il se les pèle et la Rouge et Or se méfie aussitôt de ce qui va suivre. Il ne lui concèderait pas quelque chose aussi facilement si ça n’était pas pour mieux répliquer derrière. Dans le mille et elle serre les dents sous le coup de l’énervement qu’elle ne veut pas laisser exploser. Non, elle ne lui fera pas ce plaisir. Ce n’est pas tant de le savoir occupé avec quelqu’un d’autre qui l’insupporte mais vraiment le fait qu’il soit occupé à cause de ce parasite. Ça lui donnerait presque de l’urticaire. Elle va pour répliquer, encore, mais le bordel qui résonnait dans le couloir se rapproche, trop pour qu’ils puissent continuer à l’ignorer et Billie serre machinalement les doigts autour de sa baguette. Le mot placardé sur le panneau d’affichage lui revient aussitôt en mémoire et elle se demande si le moment de l’exercice qui est au coeur de toutes les conversations depuis quelques jours déjà est enfin venu. La réponse à sa question arrive bien vite quand des gamins, de première ou deuxième année, pas plus, débarquent en courant et en hurlant qu’ils sont là, qu’ils envahissent le château, que tout le monde va mourir. La Gryffondor ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel devant tant d’exagération. C’est qu’un exercice, pas la peine d’en faire tout un fromage. Et en plus, les préfets ont mis en place un plan d’évacuation que tous les élèves en-dessous de la quatrième année sont censés respecter. Alors pourquoi ces gamins courent-ils exactement dans le sens inverse en continuant de brailler qu’ils arrivent ? Pas le temps de s’appesantir plus sur la question, Billie aperçoit une petite tête blonde au bout du couloir qui lui est familière et elle en oublie instantanément le cafard mouillé avec lequel elle échangeait des amabilités quelques secondes plus tôt pour se diriger en courant vers Hilary afin de s’assurer qu’elle va bien et l’emmener au point de rassemblement si, effectivement, c’est bien l’alerte attentat qui est entrain de se produire.
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