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 "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)

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MessageSujet: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mer 17 Jan - 10:12


❝ I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive. ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mandrake & Cissy & CaseyIl avait été convenu que Casey et Narcissa se retrouveraient aux abords de la bibliothèque peu avant midi avant de se rendre ensemble au bureau du professeur Mandrake. Il avait suffit d’une conversation au clair de lune pour éveiller un intérêt et une curiosité réciproques chez les deux Serdaigle qui avaient dès lors décidé de la satisfaire en binôme. La brune ne portait pas le professeur de Défense Contre les Forces du Mal dans son coeur, loin de là mais il n’y avait pas photo : c’était le plus à même de pouvoir leur apporter une réponse concrète. Tout le monde n’avait pas son expérience, ni son vécu, et tout le monde n’était pas enseignant de cette matière aussi intéressante que regorgeant de coins sombres. Elle avait donc beau le trouver incompétent en terme de pédagogie et à la limite de la cruauté - il n’aidait franchement pas la jeune femme à rehausser son jugement sur l’espèce humaine, c’était un fait - il n’en restait pas moins intellectuellement pertinent. Surtout pour le sujet qui poussaient les deux jeunes femmes à le rencontrer en cette fin de matinée.

Leur dernier tête à tête avait commencé d’une manière tout à fait banale : elles s’étaient retrouvées dans la Tour d’Astronomie, la nuit déjà tombée depuis un certain temps. Depuis qu’elles avaient mis à plat tous les éléments qui avaient jeté un froid sur leur relation étrange, elles se retrouvaient aussi régulièrement qu’auparavant, de manière tout aussi aléatoire que par le passé. Un mot de l’une, une réponse positive de l’autre, et elles passaient leur soirée et une partie de la nuit à échanger sur tous les sujets possibles et inimaginables, du plus futiles au plus sérieux, ne retournant dans leur dortoir que lorsque le silence s’installait durablement et que ni l’une ni l’autre ne sentait plus de raison de le combler de paroles. Cette dernière fois, donc, n’avait pas dérogé à la règle, hormis qu’elles en étaient arrivées à aborder un sujet délicat, presque défendu. Sûrement qu’en parler avec le premier débile venu leur attirerait des réprimandes. Si la majorité des personnes de ce château n’étaient pas assez grandes, intellectuellement parlant, pour ne pas se formaliser de sujets aussi sombres que les moyens de lutter contre la mort, ni Casey, ni Narcissa, n’allaient prendre la peine de leur faire remarquer leur profonde idiotie. Elles avaient mieux à faire, et les cas désespérés n’étaient pas vraiment leur tasse de thé, à l’une comme à l’autre. Qu’importe si, pour un grand nombre de personnes, converser sur ce thème et explorer les limites de la magie relevaient d’une certaine noirceur, ils étaient tout simplement aveugles, refusant de voir tout ce que la connaissance de cette branche là pouvait apporter.

Après quelques minutes, la silhouette de Narcissa se dessina à l’autre bout du couloir, avançant dans sa direction. Salut. Tu vas bien ? lâcha Casey alors qu’elle arrivait à son niveau, avant de se mettre en mouvement en direction du bureau du professeur Mandrake. C’était toujours très étrange de côtoyer Narcissa en dehors de leurs tête-à-tête nocturnes, ou en dehors du Club désormais, leur relation étant assez différente dans un cas ou dans l’autre. La porte de la salle de cours de Défense Contre les Forces du Mal était encore ouverte, un dernier élève quittant la pièce au moment où les deux Serdaigle y arrivaient. Elles partagèrent un regard avant de pénétrer dans la classe où le professeur Mandrake leur tournait encore le dos. Bonjour professeur. salua-t-elle l’enseignant. Nous avions quelques interrogations à propos de la Défense Contre les Forces du Mal.
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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Ven 19 Jan - 3:39

Les horcruxes ?
narcissa, casey & professeur mandrake
I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost... but still, I was alive.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cette dernière réunion avec Casey me fait pas mal réfléchir et j’ai vraiment apprécié le sujet de discussion habituel qui est venu s’immiscer au cours de la nuit. La tour d’Astronomie est redevenue notre endroit secret comme auparavant et cette même tour nous nourrit l’esprit de sujets peu communs. Des sujets que l’on ne traiterait pas avec n’importe qui parce qu’ils ne seraient pas assez intelligents pour vouloir débattre là-dessus. En revanche, avec Casey, il est possible de s’enrichir. Certes, les choses vont de l’avant sans pour autant être nettes et des zones d’ombres continuent de s’insinuer parmi nos paroles mais c’est sûrement ce que j’aime le plus dans mes échanges avec elle. Nous en sommes venues à nous questionner sur la mort en elle-même, sur la façon dont elle pourrait prendre forme ou encore comment lutter contre elle. L’histoire des trois frères ayant rencontré la mort et ayant obtenu des reliques légendaires auprès d’elle est venue dans notre fil de conversation. Mais ce qui a avant tout retenu notre attention et ce qui a attisé notre curiosité plus que tout a été ce questionnement au sujet d’une magie noire capable d’aider son utilisateur à échapper à la mort. J’ai entendu le terme de la bouche de mon père une fois, alors qu’il parlait à ma tante tout en pensant que je dormais et il a prononcé le mot « Horcruxes » en le liant à Lord Voldemort. Étant anciennement Auror, j’imagine que ce nom inconnu a dû avoir son importance dans les pouvoirs de cet ancien mage noir.

J’avais déjà cherché ce terme un jour à la bibliothèque mais je n’avais rien trouvé de très concret. Juste la mention du nom sans la définition ou des explications détaillées. Même un accès à la réserve ‒ j’avais dû mentir pour l’obtenir ‒ ne m’avait pas suffi à assouvir cette soif de connaissance. Avec une grande frustration, j’avais donc laissé tomber et j’avais cessé d’y penser. Aujourd’hui, toutefois, les choses sont différentes. Cette conversation de la veille me permet enfin de prendre enfin l’initiative de reprendre ma recherche et cette fois ci en compagnie de Casey. Elle m’attend d’ailleurs dans le couloir du premier étage peu avant l’heure du déjeuner. Je dois avouer que ce n’est pas la faim qui me tiraille après tout mais plutôt cette curiosité qui m’a presque empêchée de dormir cette nuit. J’espère obtenir des réponses, que le professeur Mandrake le veuille ou non. Je me doute que le sujet ne doit pas être légitime et qu’un professeur ne prendrait pas le risque de vouloir nous enseigner sa théorie en classe mais Casey et moi n’avons pas l’intention de devenir les prochaines mages noires de tous les temps. Nous voulons juste savoir. Est-ce un crime ? Je ne crois pas. La connaissance égaye l’âme, la connaissance parle mais la sagesse écoute. C’est sur ces préceptes que je compte interroger notre enseignant.

« Salut. Tu vas bien ? » Me dit Casey lorsqu’elle me voit approcher.
Je lui souris faiblement avant d’atteindre sa hauteur. Il est étrange de la côtoyer comme une vieille amie en pleine journée et dans un lieu fréquenté alors que nous avons l’habitude de faire comme si nous n’étions pas si complices.
« Salut. Mieux quand Mandrake nous répondra, je réponds sur un air sournois. Et toi ? »
Tout en écoutant sa réponse, je la suis, direction le bureau de notre futur informateur. Ce n’est pas le professeur le plus aimable de l’école et il a tendance à effrayer tout le monde, mais je me dis qu’il n’a pas le droit de nous priver de son expertise. La connaissance est aussi quelque chose qui doit se transmettre et ne pas être cachée. Plus nous interdisons quelqu’un de s’approcher d’un certain savoir et plus il le fera sans prendre de précautions.

Nous finissons par nous immobiliser devant la pièce déjà ouverte, observant un élève la quitter. J’échange un dernier regard avec Casey avant de rentrer à sa suite. Comme d’habitude, le décor de l’antre du professeur Mandrake est assez sobre mais témoigne parfaitement de son tempérament. Nous l’apercevons dos à nous et j’attends que Casey n’attire son attention.

« Bonjour professeur. Nous avions quelques interrogations à propos de la Défense Contre les Forces du Mal. »

J’attends qu’il ne se retourne avant d’appuyer les paroles de ma partenaire. Je sais comment je dois m’y prendre. Ne pas annoncer le sujet trop rapidement pour donner l’impression d’être pressée. Prendre son temps pour évoquer les Horcruxes de façon subtile et surtout lui montrer son côté curieux sans pour autant être trop intéressé.

« Aucun autre professeur que vous ne pourrait nous aiguiller à ce sujet. Vous êtes indéniablement un expert en la matière et les autres pourraient... ils pourraient se méprendre. Nous ne pouvons que compter sur vous. » Dis-je en prenant un faux air hésitant.

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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mar 23 Jan - 22:07

Le professeur Mandrake venait de terminer un cours sur les protections magiques. La plupart des élèves s'étaient déjà levés, tandis qu'une fille attendait près du bureau. Une fois la classe vidée, John se tourna vers elle. Elle lui montra sa blessure au poignet, ce qui avait résulté de la séance pratique du cours. Lors de l'invocation de son charme de bouclier la jeune fille - comme le reste de la classe, devait encaisser un sort d'attaque pour montrer qu'elle arrivait à maintenir le sort actif. Ce fut la seule à ne pas y arriver et elle s'était un peu fait mal. John se pencha vers elle en lui prenant délicatement la main et à l'aide de sa baguette il apaisa la douleur. On pouvait voir un sacré bleu qui avait diminué grâce à l'intervention de l'enseignant, mais la marque était toujours présente. Mandrake sortit du tiroir de son bureau un médicament. l'Ex-Auror était équipé à ce niveau là, avec sa blessure... Il s'agissait d'un antidouleur, pour permettre à la l'étudiante de ne pas être trop mal en point le reste de la journée avant d'aller à l'infirmerie.

- Voilà. Et n'oubliez pas de vous rendre à l'infirmerie, la blessure est superficielle, mais cela vous évitera quelques désagréments. Je ne suis pas médecin.

John lui donna le médicament qu'elle garda au creux de sa main. Elle boudait un peu, comme déçue de devoir demander de l'aide au professeur.

- Merci, Professeur. Encore désolée, j'ai vraiment du mal avec le charme du bouclier...

Mandrake afficha un léger sourire compatissant pour la rassurer, tandis qu'il posait une main sur son épaule pour la réconforter.

- Ce n'est rien, nous aurons l'occasion de le travailler une autre fois. Bonne journée et à demain.

La Gryffondor laissa sa grimace disparaitre, elle sourit à son tour avant de baisser la tête comme signe de remerciement et s'en alla.

- A demain !

La jeune fille s'en alla une fois qu'elle eut pris le médicament. John soupira, dirigeant sa main vers le bureau. Un paquet qui s'y trouvait décolla magiquement jusqu'à lui, il put ainsi se saisir d'une cigarette pour l'allumer. Il ouvrit la fenêtre et lâcha quelques nuages grisâtres dans la pièce, tandis que Casey et Narcissa s'approchaient de la salle. Normalement à cette heure John n'avait pas de cours, il supposait donc que les élèves venaient le questionner sur un sujet ou un autre... La jeune Casey N. Beckett semblait douée en Défense contre les Forces du Mal. Ses connaissances sur les impardonnables devaient résulter des sévices subits dans l'école sous le régime de Blackman. Si cela la perturbait de voir les sorts dans sa matière, elle ne laissait rien transparaître. Quant à Narcissa A. Breckenridge, rien que son nom lui rappelait des souvenirs. Breckenridge, c'est ainsi que se nommait l'ancien numéro 2 du ministère des Aurors, mais également l'ancien professeur de Défense contre les Forces du Mal. John le connaissait un peu, un bon Auror évidemment. Sa perte était vraiment importante... Si la fille avait hérité du père, peut-être qu'elle avait un bel avenir professionnel devant elle. En tout cas, John la remarqua aussitôt pour ses capacités lors du cours des Inferi.

Casey fut la première à prendre la parole. John se retourna, toujours sa cigarette en bouche.


Bonjour professeur. Nous avions quelques interrogations à propos de la Défense contre les Forces du Mal.

John répondit, restant cependant près de la fenêtre pour ne pas gêner plus que nécessaire avec son tabac. L'odeur se répandait facilement dans la salle de cours il aurait très bien pu l'éteindre, mais c'était son plaisir de fin de matinée. Le professeur n'aurait loupé ça pour rien au monde. Il était rare d'observer Mandrake dans la grande salle en compagnie des autres professeurs, en général l'enseignant passait le plus clair de son temps dans son bureau. Un coup de bol pour les filles, car cela ne le dérangeait guère d'avoir des visites à cette heure-ci. Au soir, cela aurait été une autre histoire.

- Miss Beckett, Bonjour.

Bien entendu, il laissa aussi le temps à Narcissa d'expliquer la raison de leur venue. Des questions sur les cours du moment, peut-être? Ou une demande particulière...?

Aucun autre professeur que vous ne pourrait nous aiguiller à ce sujet. Vous êtes indéniablement un expert en la matière et les autres pourraient... ils pourraient se méprendre. Nous ne pouvons que compter sur vous. »

l'Auror lâcha un nuage de fumée, tout en tapotant sa cigarette qui fit tomber les cendres sur le rebord de fenêtre.

- Miss Breckenridge, Bonjour à vous aussi. Avez-vous des interrogations sur les précédents cours? Les impardonnables... et les Inferi si je ne m'abuse? Ou votre demande concerne-t-elle autre chose en particulier? Je n'ai pas d'autres cours ce matin donc vous avez toute mon attention.

Si la question de Casey ne laissait transparaitre aucune émotion particulière, John nota cet air faussement hésitant de la part de Narcissa. S'il n'avait pas connu son père, cela aurait été difficile à déceler. Mais quand Breckenridge senior venait leur apporter des ordres de missions contraignants, il prenait ce petit ton comme si cela ne venait pas directement de lui. Cela cachait toujours une intention particulière... John tira à nouveau sur sa cigarette, observant les deux Serdaigles avec un certain intérêt, sa curiosité désormais piquée à vif. Elles n'étaient pas idiotes ou stupides, toutes deux studieuses... Qu'est-ce qui pouvait les amener à venir questionner un professeur directement?


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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mer 24 Jan - 0:11


❝ I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive. ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mandrake & Cissy & CaseyCasey n’aurait pas pu rêver meilleure partenaire pour cette petite excursion dans le bureaux du professeur Mandrake que Narcissa. Certes, c’était plus qu’étrange d’agir aussi familièrement avec elle en pleine journée, en dehors du Club ou de la Tour d’Astronomie où elles avaient l’habitude de se retrouver certains soirs ; mais c’était d’une de leur conversation qu’était née l’idée et l’envie de creuser un peu ce sujet mystérieux et enveloppé de mystère. Alors c’était évidemment à deux qu’elles devaient s’enquérir de précisions auprès de leur enseignant. Avide d’assouvir ma curiosité. Elles ne parlent que très peu durant leur court trajet mais ce n’est pas comme si elles avaient besoin de combler un quelconque vide. Elles n’ont pas peur du silence qu’il y a régulièrement entre elles deux et n’usent pas leur salive inutilement, contrairement à bon nombre de leurs condisciples trop bavards qui parlaient le plus souvent pour ne rien dire.

Pénétrant dans le bureau de leur enseignant, les deux Serdaigle s’arrêtent au milieu de la pièce, accueillies par une brise fraîche qui provenait de la fenêtre de la salle, ouverte, par laquelle le professeur Mandrake était entrain de fumer. Le regard glacé de Casey se baissa une demi-seconde sur la cigarette qu’il tenait avant de remonter sur son visage, adoptant un air poli de circonstance alors qu’elle lui indiquait avoir, ainsi que Narcissa, quelques interrogations sur sa matière. L’enseignant se tourna vers elle, la saluant par son nom. La brune ne savait pas ce qu’il lui inspirait en cet instant, entre profonde indifférence et légères traces de mépris qui subsistaient depuis son tout premier cours. L’important n’était cependant pas là mais dans le but de leur visite. Narcissa appuya ses paroles, adoptant un ton qui aurait pu faire sourire Casey si celle-ci n’était pas de nature impassible. Mais elle s’en amusa intérieurement, se demandant si ce petit ton ferait son effet sur l’enseignant ou non. Elle espérait que oui mais ça ne contribuerait qu’à le faire baisser un peu plus dans son estime d’étudiante.

Le professeur Mandrake s’encquit du sujet de leur visite. Impardonnables ? Non, elle en savait assez sur le sujet. Tout ce qui pouvait leur rester à apprendre, c’était la pratique, à ce niveau là. Casey en connaissait la théorie sur le bout des doigts - et elle ne doutait pas un instant que ce soit le cas également pour Narcissa - ainsi que leurs effets, conséquence de l’année passée. Les sixièmes années étudiaient donc les Inferi actuellement ? On donnait dans le glauque dans cette matière, mais la jeune femme aurait déjà trouvé plus intéressant de suivre un cours sur les morts-vivants qui avaient été employés par le Seigneur des Ténèbres durant la grande guerre des sorciers plutôt que sur les sortilèges Impardonnables qui lui rappelaient de trop mauvais souvenirs.

S’humectant les lèvres, la jeune femme conserva son air poli, teinté d’un intérêt qu’elle éprouvait sincèrement. Il ne servait à rien d’adopter une expression hautaine ou froide, ni même fermée. Le but était d’obtenir des informations sur un sujet d’étude passionnant mais interdit, pas de se montrer désagréable avec la source même de potentielles explications. Elles avaient toute son attention, c’était déjà un début prometteur, bien plus que s’il avait eu un cours à donner juste ensuite. Mais, bien évidemment, ce créneau n’avait pas été choisi au hasard par Casey et Narcissa, elles n’étaient pas du genre à laisser le hasard déterminer des menus détails. Maintenant, il fallait cependant y plonger, parce qu’il leur était impossible de prédire la réaction de leur enseignant, quand bien même elles l’espéraient positive. L’année dernière, il arrivait souvent que les néo-mangemorts conversent entre eux sans se soucier de nous. Une pointe d’amertume dans la voix qu’elle n’avait même pas besoin de feindre. Un soir, ils ont parlé d’horcruxes d’une façon qui a attisé notre curiosté. Hors, tout ce que nous avons pu lire à ce sujet dans la bibliothèque fait mention d’une forme de magie très rare, sans en dire plus. Semi-mensonge pour parvenir à la vérité.
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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mer 24 Jan - 4:46

Les horcruxes ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Situé à côté d’une fenêtre ouverte de son bureau, le professeur Mandrake semble se détendre en fumant une cigarette dont il prend soin de diriger la fumée ainsi que les nombreuses particules vers les extérieurs. A ma connaissance, il n’y a pas d’autres professeurs à Poudlard qui partagent le même loisir que lui pour le tabac. C’est plutôt une première dont pas mal d’élèves ont fait la remarque. Je n’ai jamais compris comment les sorciers pouvaient éprouver le besoin de fumer cette chose cancérigène qui détruisait peu à peu le corps de leur consommateur. C’est à croire que ces gens-là aiment un peu trop le goût du risque, quitte à devoir bousiller un organe ou deux ‒ les poumons en l’occurrence. Je ne parle même pas de l’odeur qui est loin d’une effluve de roses ou de menthe… Rien ne donne l’envie de se mettre à polluer l’air ainsi. J’espère simplement que cela ne s’accrochera pas à mes vêtements ou à mes cheveux pour le restant de la journée.

« Miss Beckett, bonjour. »

Il lève les yeux vers nous, laissant entrevoir une légère curiosité à l’idée de nous voir. Sa voix paraît plus apaisée sans classe, sans doute parce qu’il se dévêtit de son autorité une fois ses cours achevés et avant tout parce que nous ne sommes que deux. Nous étions, par ailleurs, des élèves sans reproches, ce qui nous conférait une légitimité supplémentaire à des interrogations plus poussées concernant sa matière. Je me permets de compléter l’introduction de la chose par Casey, sur un air que je souhaite hésitant pour mieux faire passer ce qui va s’ensuivre. Je souhaiterais qu’il ait l’impression que cette demande soit un minimum innocente. Evidemment qu’il est louche que des élèves s’intéressent à de notions assez complexes et obscures mais quel apprenti sorcier n’a jamais voulu s’aventurer sur ce terrain-là ? Ce n’est pas quelque chose de mauvais en soi.

Après avoir lâché un nuage de fumée, le professeur Mandrake nous répond :

« Miss Breckenridge, Bonjour à vous aussi. Avez-vous des interrogations sur les précédents cours? Les impardonnables... et les Inferi si je ne m'abuse? Ou votre demande concerne-t-elle autre chose en particulier? Je n'ai pas d'autres cours ce matin donc vous avez toute mon attention. »


Il semble calme et posé, dans une stature plutôt droite mais qui révèle un aspect plus accessible de sa personne qu’en temps normal. Je l’analyse d’assez loin mais je pense que je suis dans le bon ; les conditions sont plutôt bien réunies pour que nous puissions trouver une oreille attentive.

« Non, professeur. Cela ne concerne pas le programme de défense contre les forces du mal que nous suivons cette année. » Dis-je en prenant un ton plus neutre.

S’il avait été question des Inferi, je pense que je me serais contentée d’étudier les livres de la bibliothèque ou bien j’aurais simplement pris la décision de lui poser ces questions à l’écrit, ce que je ne peux guère faire en ce qui concerne les Horcruxes. Rien ne m’aurait garanti qu’il n’aurait pas jeté la lettre ou bien qu’il ne l’aurait pas ignorée. De vive voix, le professeur Mandrake ne possède pas vraiment l’option de se défiler sans le faire ouvertement.

Casey poursuit alors, racontant que nous avions entendu de la bouche des Mangemorts ce fameux terme qui nous intrigue tant. Evidemment, il s’agit d’un mensonge puisqu’aucun d’eux n’a vraiment parlé de cela alors que nous étions à proximité. Il nous fallait juste une bonne excuse pour que deux élèves tombent, par hasard, sur ce mot et l’assurance de la voix de mon amie mêlée à de l’amertume renforce la crédibilité et la prétendue sincérité de ses propos. Elle finit par ajouter que nos recherches à la bibliothèque ne nous ont menées à rien.

« Si je me souviens bien, ils ont parlé de cela au cours d'une discussion concernant ‒ je fais mine de froncer les sourcils avec perplexité ‒ la dernière grande guerre des sorciers. »

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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mer 24 Jan - 20:30

La jeune Breckenridge lui indiqua qu'il ne s'agissait pas de cours de rattrapage. En même temps, John ne voyait pas les deux Serdaigles avoir recours à cela. Les deux leçons étaient simples - pour ceux qui s'y intéresse vraiment, et aucune n'avait montré de difficulté particulière. Le professeur continua alors de fumer en silence, observant les étudiantes et en attendant qu'elles en viennent aux faits. Les longs silences cela ne lui plaisait guère, il fallait que ça aille vite, que les gens comprennent directement et ne s'éternisent pas. Si Casey et Narcissa mettait un petit temps avant d'avouer la véritable raison de leur venue c'est qu'il devait s'agir d'une question un peu gênante. Mais quoi...? En Défense contre les Forces du Mal, spécifiquement? Ou tout autre chose?

- Non, professeur. Cela ne concerne pas le programme de défense contre les forces du mal que nous suivons cette année.

Casey N. Beckett prit la suite pour expliquer leur présence. Elle tourna autour du pot pendant quelques secondes, et elle prononça un mot qui le fit grimacer légèrement.

- L’année dernière, il arrivait souvent que les néo-mangemorts conversent entre eux sans se soucier de nous. Un soir, ils ont parlé d’Horcruxes d’une façon qui a attisé notre curiosité. Hors, tout ce que nous avons pu lire à ce sujet dans la bibliothèque fait mention d’une forme de magie très rare, sans en dire plus.

"Horcruxes..." Mais à quoi pensaient-elles...? Cet air faussement naïf, ces tournures de phrases promptes à endormir sa méfiance... Elles ne s'y prenaient pas bien pour lui tirer les vers du nez. Dès qu'elle prononça le nom de cet artefact maudit, John savait qu'il était face à deux étudiantes plus que dangereuses... Aussi dangereuses que Jedusor? Probablement pas, mais n'importe quel magicien s'interrogeant sur cette magie noire ancienne devait être surveillé avec la plus grande précaution. Il aurait pu les congédier, les envoyer chier carrément et leur dire de ne pas revenir en dehors du cadre des cours. Peut-être même leur retirer des points pour leur insolence. Insolence, oui car John voyait clair à travers cette perplexité feinte ou les fausses hésitations. Cette histoire de Néo-mangemort était-elle vraie? De toute sa carrière il n'avait jamais entendu dire que des sous-fifres du seigneur des ténèbres connaissaient l'existence de cette relique d'une autre époque. Peut-être à travers les journaux annonçant la défaite de Voldemort et encore... Aucun de ces idiots n'en avait les capacités. Pourquoi en discuter, surtout dans l'école? Mandrake n'aimait pas du tout la tournure que cela prenait. Mais il resta stoïque comme à son habitude, écoutant ce que Narcissa avait à rajouter à tout cela.

« Si je me souviens bien, ils ont parlé de cela au cours d'une discussion concernant la dernière grande guerre des sorciers.

Cette fois, il soupira en affichant clairement son air blasé.

- Vous pouvez pas penser à des trucs de votre âge? Les garçons ou je sais pas... Sérieusement...

C'était peut-être la première fois qu'il se montrait moins coincé que d'habitude. Il ne donnait pas vraiment cours, après tout. Après sa remarque cinglante, il leur tourna le dos pour aller terminer sa cigarette vers la fenêtre avant de l'écraser sur le rebord pour l'éteindre. Bon, elles voulaient parler d'Horcruxe... Mandrake ne connaissait guère le passif de Casey mais en ce qui concerne Breckenridge, John avait travaillé avec son père. Elle devait forcément avoir lu des rapports ou observé certaines choses à l'insu du paternel... L'option "on a appris pour les Horcruxes comme tout le monde dans la presse, mais c'est quoi?" restait également valide. Mais pourquoi inventer cette histoire de néo-mangemort sinon? Il aurait suffi d'amener un exemplaire de la gazette du sorcier... Ça sentait vraiment le coup fourré. Soit, il pouvait aborder le sujet, les tester d'abord pour ensuite voir ce qu'elles recherchent vraiment. Le Professeur se posa un instant pour réfléchir, il devait encore avoir quelques dossiers du travail ainsi que des photos. Les différents services coopéraient parfois au Ministère donc ce n'était pas un hasard si l'Ex-Auror avait encore des documents du département des Mystères. Tendant la main vers sa bibliothèque, la partie fermée à clef s'ouvrit et plusieurs documents en surgirent pour aller s'installer sur le bureau proprement. John se tourna à nouveau vers ses élèves et les invita à se placer devant son bureau pour avoir une meilleure vue.

- Le département des Mystères - comme vous devez peut-être le savoir Miss Breckenridge, a une particularité. Il étudie les phénomènes de mort entre autres choses et les "Horcruxes" - si vous connaissez ce mot, en fait partie. Inutile de feindre l'ignorance.

John ouvrit l'un des dossiers, son regard se durcit légèrement à la vue de la photo mais il tente de ne rien laisser paraître. Un truc qui pouvait le dégouter lui, ça allait probablement bien refroidir les ardeurs des deux jeunes filles.

- Beaucoup en réalité on déjà tenté de se créer, de se procurer un Horcruxe. Seules deux personnes dans toute l'histoire sont connues pour en avoir percé les secrets: Tom Jedusor ainsi que Herpo l'infâme. Mais qui a dit que personne d'autre n'avait essayé?

Le professeur déposa un cliché sur le bureau. Une photo animée montrant divers artefacts qui étaient brisés, en mille morceaux, coupés en deux ou certains en train d'être étudiés par des sorciers. Certains étaient datés quelques siècles après Herpo. D'autres une centaine d'années avant Jedusor.

- En dehors de ceux de Jedusor et de celui d'Herpo qui ont été détruits, aucun Horcruxe fonctionnel n'a été répertorié. Vous en voyez plusieurs ici qui n'appartiennent ni à l'un, ni à l'autre. Voilà les heureux propriétaires des Horcruxes ratés.

D'autres clichés. Le premier, on pouvait voir un homme dont la peau était arrachée. Écorché vif et se tordant de douleur. Ses yeux étaient crevés et il semblait hurler à s'en péter les cordes vocales. A ses pieds, l'un des Horcruxes de la photo du département des Mystères. Les Magiciens l'entouraient baguettes pointées vers lui. Mais à quoi bon? L'Homme n'était pas une menace, il souffrait tout simplement. L'objet au sol semblait pulser d'une énergie étrange tandis qu'il se brisa quelques secondes après laissant échapper une forme étrange et verdâtre. Une fois ce phénomène observé, on pouvait observer le "créateur" se consumer lentement tandis que les Aurors reculaient en se masquant le nez.

Le second, une femme tenait un pendentif entre ses mains. D'après le décor on pouvait imaginer qu'il s'agissait d'une des nombreuses salles d'interrogatoire du Ministère. Les Aurors se trouvaient autour d'elle tandis qu'elle le serrait fort et que de larges gouttes de sueur perlaient de son front. Au bout de quelques secondes, l'objet éclata entre ses doigts pour se briser en mille morceaux. Ce qui restait de ses phalanges gisait sur la table dans une mare de sang. Ses yeux convulsèrent et elle se mit à hurler à son tour comme si une douleur sans nom la terrassait. Les Aurors reculèrent et se protégèrent de puissants boucliers avant que l'image ne se trouble et devienne noire.

La troisième: John se trouvait dessus. Dans la pièce: un animal et un humain. Un homme et son chien. La créature souffrait le martyr et aboyait à n'en plus pouvoir tandis que sa chair se déformait et semblait pourrir sur place. Une odeur nauséabonde faisait reculer les différents magiciens présents. L'homme semblait possédé, pris de démence puisqu'il cherchait à se blesser lui-même. Sur ses lèvres on pouvait lire les syllabes: " Tuez-moi ". Une requête bien idiote quand John y pensait... Cette ordure aurait mérité bien pire. Et la mort ne tarderait pas à le prendre. Comme tous les autres clichés, cela montrait le résultat d'une création raté d'un Horcruxe. Sur la photo John s'avança vers le chien et sans hésiter il fit naître un feu très particulier au creux de sa main. Le feu semblait animal, plus vivant que jamais. La boule de feu engloba le chien qui fût réduit en cendre en quelques secondes à peine. Les collègues de John arrivèrent à côté de lui pour dissiper le Feudeymon, créature incontrôlable, mais capable de détruire ces artefacts et mirent les cendres du chien dans une urne. On la voit sous haute surveillance dans le tout premier cliché montrant les objets. Quant à l'homme, son sort semble s'aggraver à la destruction de son compagnon, il est emmené par des Sorciers et le film photo se termine là dessus.

Sur les photographies du département des Mystères on pouvait donc observer des hommes et des femmes, ayant échoué à la création d'Horcruxes. Cela s'était un peu répandu après la chute de Voldemort, mais dans le passé certains idiots ont déjà tenté leurs chances. Il n'y avait aucune information sur les fragments d'âmes, aucune information sur le sacrifice nécessaire, aucune information sur ce que l'objet permettait d'obtenir et aucune information sur les incantations et rituels nécessaires à la création. Seulement des gens brisés, de la douleur, des horreurs et du sang. John y avait scrupuleusement veillé pour que les filles - si elles ignoraient vraiment l'utilité d'un Horcruxe, ne puissent pas en apprendre davantage. Auquel cas, ce défilé des horreurs suffirait à en dissuader plus d'un.


- C'est ça qui vous intéresse? De finir comme tous les idiots qui ont cru posséder un talent particulier? Vous pensez avoir le cran pour faire ce qui est nécessaire à la création de ce maudit artefact? Vos capacités magiques... Égalent-elles celles de Jedusor? Ce que vous cherchez est stupide. Vous n'aurez pas de réponse de ma part.

Le professeur ramassa les photos et les rangea dans les dossiers avant de taper du poing sur son bureau.

- Si vous pensez connaitre la douleur et je dirai plus particulièrement vous miss Beckett - je sais reconnaitre une personne blessée qu'en j'en vois une malgré votre visage de marbre, vous vous trompez lourdement. Vous venez me voir, posant des questions sur la magie noire et sur les pires horreurs du monde magique... Qu'est-ce qui devrait me retenir de prévenir le Ministère ainsi que vos familles respectives?

Son regard se posa sur Narcissa cette fois-ci. Il ne criait pas, il ne hurlait pas. Sa voix était tout aussi calme et modérée qu'à leur premier échange. Seuls ses yeux montraient son profond désappointement.

- Votre père était un bon Auror. Un conseil: ne suivez pas son exemple et ne vous approchez pas de ces choses-là. Les Inferi c'est une chose: les Horcruxes eux sont hors limite. Rien que d'y penser pourrait suffire à vous offrir un séjour à Azkaban. J'aurai peut-être dû parler des Détraqueurs plus tôt en cours pour vous éviter de penser à des idioties pareilles!

Narcissa avait été mise en examen suite à l'incident "Blackman". Mandrake ne l'ignorait pas, mais il n'en fit pas mention puisqu'il était inutile d'en rajouter une couche. Avec les Horcruxes c'était suffisant. Il savait en tout cas qu'elle avait été placé sous surveillance... Est-ce elle qui avait embarquée Casey N. Beckett dans ce délire? John croisa à nouveau les bras. Bien que sa décision de ne rien leur révéler était prise, il attendait une réaction de leur part. En fonction de ce qu'elles allaient faire ou dire, ses foudres risquaient de s'abattre sur elles. Une petite séance de visionnage ne leur apportait aucune information concrète, si elles citaient l'objet elles le connaissaient forcément un peu. Mais là au moins elles ont été confrontées aux vraies horreurs que cette magie recèle. Si l'une d'elles se montrait encore plus insistante après ça, il ne perdrait pas une seconde de plus à négocier pour les faire repartir. Car son but c'était ça: les faire fuir, et leur faire oublier ces idioties. Si l'une d'elles ne lâchait pas l'affaire, il la livrerait lui même au Ministère.


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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Ven 26 Jan - 12:17


❝ I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive. ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mandrake & Cissy & CaseyMensonge ou manipulation de la vérité ? Les problèmes d’éthique n’étaient, à l’heure actuelle, pas ceux de Casey. Ils l’étaient en fait rarement quand il s’agissait de parvenir à un but qu’elle s’était fixé. Elle voulait une réponse, elle désirait des connaissances qui viendraient, un temps du moins, étancher sa soif de savoir, sa curiosité toujours plus grande lorsque ça touchait au monde magique et à ses secrets. Pour en arriver là, elle était prête à beaucoup, et modifier la réalité pour qu’elle devienne arrangeante était très peu. Narcissa l’avait bien compris, ce n’était pas pour rien que les deux jeunes femmes se retrouvaient souvent pour converser, et avaient décidé de creuser ce sujet ensemble. Elle appuya donc les dires de la brune, reliant subtilement le nom qui les intriguait tant à un contexte historique qui les questionnait au moins tout autant. Les deux Serdaigle avaient bien compris que l’un et l’autre étaient liés ; de quelle manière, c’était déjà moins précis. Alors que la voix de Narcissa prenait une fausse hésitation, Casey continuait de soutenir le regard de leur professeur, la neutralité faite femme, cherchant à déceler une quelconque réaction chez leur enseignant, mais il était tout à fait stoïque et ne témoignait rien de ce qu’il pensait. Il n’était peut-être pas, en fin de compte, un sadique pas très malin. Casey s’était sûrement laissée influencer par le tout premier cours qu’il avait donné. Si elle ne ressentait toujours aucune émotion positive à son égard, elle devait réviser son jugement. Il n’était sûrement pas l’abruti qu’elle pensait, arrivé ici par pure chance, ou clémence de la part de leur directeur aussi incompétent. Son masque se teinta d’un air blasé alors qu’il soupirait, prenant de court Casey, encore plus quand il leur demanda pourquoi elles ne s’intéressaient pas aux garçons, par exemple. La brune leva les sourcils, partageant un regard avec Narcissa qui voulait dire beaucoup, avant de revenir sur le professeur Mandrake. Donc il était peut-être bien débile, en réalité. Au nom de quoi, parce qu’elles étaient des adolescentes, devaient-elles s’intéresser aux garçons ? Les secrets de la magie étaient bien plus intéressants, il fallait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Je ne vois pas vraiment le rapport, professeur lâcha-t-elle finalement.

Ignorant totalement cette intervention, il continua sa cigarette avant de l’écraser sur le rebord de la fenêtre. Casey ne le voyait désormais plus que de dos, aussi était-il compliqué de décrypter ses expressions, mais il prenait un temps fou, sûrement réfléchissait-il. La brune espérait que ça n’était pas à un moyen de les faire sortir d’ici, elles n’étaient pas venues là pour faire chou blanc. Mais il bougea finalement, une partie de la bibliothèque s’ouvrant et des documents en sortant pour aller se poser sur le bureau. Enfin l’enseignant se tourna de nouveau vers elles. Casey sentit une pointe d’excitation percer, mais la méfiance l’annihila vite. C’était trop facile. Si ces papiers étaient bel et bien des informations à propos des Horcruxes, Mandrake leur livrait littéralement ce qu’elles cherchaient sur un plateau d’argent. Elle n’allait pas s’en plaindre, mais elle sentait venir le revers de la médaille alors qu’elle s’avançait, sur un geste d’invitation de l’enseignant. L’excitation revint au grand galop en l’entendant parler du département des Mystères. C’était comme une chimère pour Casey, quelque chose qu’elle aimerait toucher du doigt mais qui n’était fait que de fumée. Un département entier consacré aux Mystères de ce monde. Qu’est-ce qui pouvait être mieux que ça ? Pas grande chose pour la jeune femme qui se projetait parfaitement là-bas après Poudlard. Attentive, elle ravala un soupir grinçant en se pinçant les lèvres alors que l’enseignant supposait que Narcissa savait ce qu’il se déroulait là-bas. Casey aussi, le savait, elle connaissait même tout ce qui pouvait être connu sans y travailler. Il avait vraiment une façon de penser très réductrice. Mais Casey n’allait pas le lui faire remarquer, pas maintenant. Avide de connaissance, elle nota l’éclat métallique qui passa dans le regard du professeur alors qu’il le portait sur une photo. De quoi s’agissait-il ? Elles le sauraient bien assez tôt, mais son intuition lui souffla que ça n’était rien de réjouissant pour que l’enseignant ai une telle réaction. Tant mieux, ça voulait dire qu’elles se rapprochaient de leur but, parce que les Horcruxes, de ce qu’elles avaient pu découvrir, étaient loin d’être réjouissant.

Savoir que le département des Mystères étudiait les Horcruxes ne l’étonna guère - il renfermait les plus grands secrets de ce monde, il était normal que cela en fasse partie - mais renforça son intérêt pour ce département. La brune n’avait pas de calepin en main mais elle notait tous les mots employés par le professeur avec la plus grande attention. Créer, procurer, c’était donc quelque chose de matériel. Les noms ne la surprirent pas, elles en étaient déjà arrivées là dans leurs recherches. Entre la tentative et la réussite, il y avait visiblement un monde, c’était bien ce que tentait de leur dire leur professeur alors qu’il déposait un cliché face à elles. De nombreux objets, des débris d’objets même, s’y trouvaient. Des Horcruxes ratés, donc, comme le disait justmement l’enseignant. Magie noire que tout ça, il y avait forcément des conséquences. Tom Jedusor et Herpo L’Infâme n’étaient pas connus pour leur tendresse de coeur et leur frilosité vis à vis de la magie. Un Horcruxe, mais ça, Casey et Narcissa auraient pu le dire, était quelque chose de profondément noir aux conséquences horribles. Ça ne leur disait rien de plus sur ce que c’était. Enfin vinrent les clichés qui avaient rendus le regard du professeur si froid, si dur. La scène mouvante se répétait, encore et encore, à la fois fascinante, d’une manière bien morbide, et repoussante. Qu’est-ce qui pouvait amener un homme à un état pareil ? La question était toute là. La seconde lui fit se pincer les lèvres alors que les doigts de la femme explosaient. Quelle idée de s’être accrochée à un objet pareil. La troisième marqua l’apparition de leur professeur, on ne pouvait pas douter qu’il s’agissait bien de lui. Au fil des photos, les objets rappelaient le tout premier cliché. Ils avaient donc été issus de différentes arrestations qui s’étaient soldés de manière bien macabre pour les sorciers à l’origine de leur création. Toute son attention concentrée sur le cliché, Casey nota le feu presque vivant qui consuma le chien. Un Feudeymon, pensa-t-elle, certaine de ne pas se tromper. Elle n’avait pas encore lu beaucoup de choses sur cette magie, ayant toutefois noté qu’il était incontrôlable et que seuls des puissants sorciers pouvaient en faire usage. Il réduisait tout en cendre, s’accrochant au chair, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Pour que l’enseignant l’utilise sur le chien, c’est que ce dernier n’était pas un simple chien, mais bien plus, quelque chose qui ne pouvait être détruit d’une manière banale. Un Horcruxe. Elles s’en approchaient. Tout en restant très loin. D’accord, ça renforçait ce qu’elles savaient déjà : c’était une magie des plus noires, incontrôlable, dangereuse, douloureuse. Mais qu’est-ce que c’était, exactement ? Qu’est-ce qui rendait des hommes et des femmes dans un état tel que celui sur les photos ?

Ses interrogations s’envolèrent comme de la farine sur laquelle on souffle alors que Mandrake reprenant la parole, d’un ton presque menaçant, son poing frappant son bureau alors qu’il les assurait qu’elles n’obtiendraient aucune réponse de sa part. Tout ça pour ça. Il l’interpella elle d’abord, poussant son regard à se durcir, encore plus glacial. Il croyait savoir, quoi au juste ? Il arrivait dans une école sans se soucier du passé de ses élèves et pensait pouvoir dire quoique ce soit sur elles et leur vécu ? Quelle belle marque d’hypocrisie. Sauf votre respect, professeur, le Ministère perdrait son temps à prévenir ma famille. Son ton restait parfaitement poli mais elle sentait le mépris et la colère bouillonner en elle. Pour le moment, elle se tenait encore parfaitement. Ou pas tant, puisqu’elle avait mentionné, juste en surface, sa famille, chose qu’elle ne faisait jamais. Il serait de toute manière inutile de le faire. Finir comme ces sorciers ne nous intéresse pas, ce n’était pas là le but de notre visite. Vouloir maîtriser la théorie ne signifie pas vouloir passer à la pratique. Quant au reste… pensaient-elles détenir un talent particulier ? Pensaient-elles avoir le cran ? Le cran de quoi, exactement, puisqu’elles ne savaient même pas de quoi il retournait. Pour ce qui était de la douleur, c’était lui qui se trompait lourdement. Elle pensait connaître une certaine forme de douleur mais savait que l’homme était le plus doué pour en inventer de nouvelles formes. Elle ne connaîtrait jamais la douleur sous toutes ses formes puisque celles-ci se modifiaient constamment, évoluaient, empiraient. Il ne me semble pas avoir jamais fait mention d’une quelconque connaissance de ce type, professeur. Je ne connais que ce que j’ai déjà expérimenté et l’homme est d’une imagination sans limite lorsqu’il s’agit d’en créer des nouvelles. Toujours polie, même si l’insolence, ou peut-être était-ce du mépris, pointait le bout de son nez sur le terme professeur, qu’elle se forçait à employer face à cet adulte qui pensait avoir tout vu, tout vécu, et qui avait la prétention de penser que les deux jeunes femmes faisaient la même erreur que lui. Alors qu’il s’adressait désormais à Narcissa, Casey coula son regard vers la jeune femme. Il pensait les effrayer, leur faire peur, il les sous-estimait.
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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mer 7 Fév - 1:34

Les horcruxes ?
narcissa, casey & professeur mandrake
I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost... but still, I was alive.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nos réponses semblent blaser le professeur Mandrake qui se résigne à nous demander si nous ne pouvons pas penser à autre chose à notre âge, comme les garçons ou autre chose. Est-ce qu’il nous teste ? Veut-il savoir jusqu’où nous pouvons aller pour obtenir cette information ou bien tente-t-il de nous détourner de ce chemin ? Je lance à Casey un regard perplexe et je la laisse réagir. Tout comme moi, elle ne voit aucun rapport entre les deux sujets et j’acquiesce doucement de la tête. Entre des idiots et un savoir unique, mon choix est fait.

Le professeur Mandrake nous tourne ensuite le dos, partant terminer sa cigarette au bord de la fenêtre. Je crois que je ne l’ai jamais vu aussi détendu bien que je sache que la sévérité d’un enseignant est avant tout une façade. Après tout, il y a toujours un après-boulot… Dans un sens, cela ne peut que nous arranger qu’il soit de bonne humeur alors mieux vaut qu’il termine de consommer son tabac tranquillement. Par la suite, il se retourne vers sa bibliothèque et l’ouvre pour laisser passer des documents qui viennent se poser en douceur sur son bureau. Il enchaîne d’ailleurs en évoquant le département des mystères, une section que je connais de nom grâce à mon père, et qui étudie bel et bien des phénomènes insaisissables comme la mort ou la connaissance. Je n’en sais pas plus mais c’est très profond comme complexe. J’acquiesce doucement sans prononcer de mot. Il ne me parait pas utile de répondre et je préfère observer la pile de documents qui aiguisent tous mes sens et notamment ma curiosité. Je risque un regard vers mon amie Casey qui doit certainement être dans le même état d’esprit que moi-même si elle ne le montre pas. Ce que nous cherchons est sous nos yeux… Le savoir est à notre portée. Pourtant, j’ai l’impression que tout est trop beau et qu’il ne nous montrera pas tout.
Le professeur Mandrake ouvre alors l’un de ses dossiers tout en durcissant ses traits. Il nous dévoile que beaucoup ont tenté de se procurer des Horcruxes et seules deux personnes étaient connues pour en avoir posséder : Tom Jedusor ‒ Voldemort ‒ et Herpo l’Infâme. Je n’ai jamais entendu parler de ce dernier mais ce nom ne me semble pas inconnu pour autant.

La première photo glisse vers nous. Il y a dessus de nombreux objets brisés, en mille morceaux. Je me pose des questions à propos du pourquoi ils sont détruits mais Mandrake apporte une partie de la réponse.

« En dehors de ceux de Jedusor et de celui d'Herpo qui ont été détruits, aucun Horcruxe fonctionnel n'a été répertorié. Vous en voyez plusieurs ici qui n'appartiennent ni à l'un, ni à l'autre. Voilà les heureux propriétaires des Horcruxes ratés. »


Ratés ? Donc il n’y a vraiment que ces deux sorciers qui ont vraiment réussi ? Que sont devenus les autres ? La réponse apparaît en m^me temps que d’autres photographies. Sur la première, un homme a la peau complètement arrachée, nous laissant voir des vilaines écorchures. Il se tord de douleur et ses yeux crevés lui confèrent un air inhumain. On dirait une sorte de monstre. Je ne crois pas avoir vu de clichés aussi horribles que celui-là. Cela annonce la donne. Aux pieds de la victime, il y a son Horcruxe, un objet qui semble émaner de l’énergie négative. Sombre. Les magiciens tentent de le maîtriser quand soudain l’objet se brise et une fumée verte en sort. La victime se consume ensuite dans ce qui paraît être d’atroces douleurs.

Fait numéro un (que nous savions déjà) : Un horcruxe est le fruit de magie noire et sa création est illégale.
Fait numéro deux : Un Horcruxe peut prendre la forme d’un objet.
Fait numéro trois : Un Horcruxe peut-être réussi ou raté. Dans ce dernier cas, la personne en subit de terribles conséquences et finie par être consumée. L’objet se brise ensuite.


La seconde photographie nous montre une femme tenant un pendentif entre ses mains que j’identifie comme étant logiquement le Horcruxe en question. Elle se trouve au Ministère et elle semble très inquiète. L’objet finit par se briser comme prévu et ses phalanges saute littéralement de ses mains dans une mare de sang dégoûtante. Je retiens une grimace d’écoeurement. Je ne comprends pas comment on peut entreprendre un tel tour de magie sans en avoir le talent ou sans se renseigner sur la façon de ne pas échouer. En fait, je ne sais même pas pourquoi ils ont voulu faire ça. A quoi peut bien servir un Horcruxe ? Telle est la question. Quand l’image se trouble dans une vision horrifique du cadavre de la femme, je détourne les yeux sur la troisième photographie sur laquelle on peut y apercevoir Mandrake, facilement reconnaissable. Cela a dû se passer durant son service, c’est certain.
A la différence des premiers, ce cliché met en avant un homme et un animal. Un chien qui souffre le martyr et qui aboye à mort alors que sa chair se consume. Pauvre animal… Je crois que c’est cette photographie qui heurte le plus ma sensibilité mais je n’en montre rien. Son ‘maître’, lui, supplie les gens du Ministère qui l’entourent de le tuer. Et c’est Mandrake qui achève le chien à l’aide d’une grande flamme qui n’a rien d’un Incendio. Je comprends alors que c’est un Feudeymon. Pas compliqué de le deviner en sachant que les Mangemorts de l’an dernier maniaient cet art avec talent ‒ c’était bien le seul, d’ailleurs. Je relève la tête à la fin de l’animation, en apercevant l’homme être emmené par des sorciers, son état se dégradant de façon horrifique. Comme les autres qui ont échoué.

Fait numéro quatre : Un Horcruxe peut prendre la forme d’un animal.
Fait numéro cinq : Un feudeymon permet de détruire l’objet ou l’animal qui a été soumis à cette magie noire.
Fait numéro six : Un lien magique lie le créateur à l'objet/animal.
Hypothèse numéro une : Un Horcruxe peut prendre la forme d'un autre homme ?
Hypothèse numéro deux : Un Horcruxe est destiné à blesser les autres quand il est réussi ?


Les dernières photos viennent du département des Mystères et le carnage des corps consumés continuent. Je crois que j’ai compris, il n’est plus nécessaire de toutes nous les montrer. Pour autant, je pense que Casey doit être d’accord avec moi : cela nous donne des informations sans vraiment nous expliquer de quoi il s’agit. A l’intérieur de moi, je cogite. Mon cerveau tente de lier toutes les informations que j’ai obtenues pour en tirer quelque chose mais la définition m’échappe. Un Horcruxe doit être quelque chose qui doit apporter suffisamment de puissance ou d’atouts pour que des sorciers soient aussi tentés de risquer leur vie. Hélas, mes réflexions sont avortées par une nouvelle tirade de notre professeur. Celui-ci nous met en garde et je peux comprendre cette intention professionnelle qui vise à prévenir les idiots. Mais nous, nous ne comptons pas nous lancer là-dedans sans en savoir plus. Premièrement, nous voulons juste des informations et pas forcément pour en créer à notre tour. Pour ce qui est du cran, on ne peut pas le déterminer pour les mêmes raisons et tout dépend de si cela en vaut la peine même si je demeure un peu sceptique quant à l’emploi de la magie noire. D’un côté, on catégorise une magie de noire en fonction de la façon dont on l’utilise. Je suppose que les Horcruxes ont peut-être pour but de nuire aux autres mais sans une réponse véridique, cela ne restera qu’à l’état de l’hypothèse.

« …Vous n'aurez pas de réponse de ma part. »

Le visage indifférent, je ne peux toutefois pas m’empêcher de penser ironiquement que cet enseignant s’y prend mal pour dissuader. Imposer un interdit sans expliquer le pourquoi en détails nourrit forcément une curiosité grandissante. D’ailleurs, s’attaquer à la douleur de Casey en menaçant de prévenir nos familles, c’est peu efficace. Qu’en sait-il de Casey ? Il n’est pas son ami, à ce que je sache. Je suis l’une des seules qui puisse au moins percer ne serait-ce que 5% de ce qu’elle est vraiment. Mandrake me paraît trop sûr de lui, d’un coup.
Je suis sur le point de répondre quand mon amie prend la parole sur un ton parfaitement poli mais qui cache sûrement un sentiment amer par derrière. Elle a tout à fait raison et elle expose entièrement ma pensée.

« Vouloir maîtriser la théorie ne signifie pas vouloir passer à la pratique. »

Cette phrase résume tout. Je lève un regard assuré vers le professeur Mandrake tout en acquiesçant de la tête alors que lui, croise les bras en signe de fermeté. Il ne veut pas cracher le morceau par crainte que nous fassions n’importe quoi et que nous finissons par nous consumer à notre tour. Ca n’arrivera pas.
Après une autre tirade de Casey, l’homme s’adresse à moi en évoquant mon père. Selon lui, je ne dois pas suivre son exemple et me tenir loin des Horcruxes. Les Inferi ne seraient rien face à cela et le fait d’y penser m’exposerait à Azkaban. Ce sont des exagérations, je le sais. Des idioties. Mais je ne vois pas en quoi ce serait des idioties que de vouloir étendre ses connaissances au-delà de ce qu’on apprend en classe. Où est le crime de simplement vouloir savoir ? La connaissance ne doit pas être restreinte. Pour éviter des faits aussi abominables que ceux sur les clichés, il faut se renseigner correctement. Peut-être que ces personnes ne l’ont pas fait, finalement. Je veux savoir pourquoi c’est interdit. Pourquoi cela fait autant souffrir ? Est-ce que c’est une magie noire qui se lie vraiment au corps de la personne ? Est-ce une sorte de pacte avec la Mort ? Tout est possible et cette infinité d’issues ne m’apporte pour l’heure pas de justifications valables pour que j’arrête de m’en préoccuper. J’ai l’envie de rouler des yeux mais me montrer insolente ne nous aidera pas. Je me contente de le fixer avec la même expression neutre que tout à l’heure.

« Y penser, c’est différent de pratiquer, comme l’a dit Casey. Prenez par exemple les cours de Potions. Le professeur Burgess nous enseigne la théorie de certains poisons pour que nous puissions comprendre comment fonctionnent leurs antidotes. Ce n’est pas pour autant que nous en avons fabriqué. Nous voulons juste savoir ce que sont les Horcruxes précisément. Qu’est-ce qui pousserait des sorciers plus ou moins talentueux à vouloir en créer ou en obtenir ? Dans quelle mesure est-ce une magie menaçante ? Les clichés montrent ses dégâts mais nous ne savons pas pourquoi et ni comment c’est arrivé. On sait juste que ce sont la conséquence d’un échec pur et simple. Par ailleurs, qu’est-ce qui se passe quand on réussit, professeur ? » Me permets-je de lui demander sur un ton à la fois calme et sérieux.

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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Dim 11 Fév - 21:32

John put remarquer que malgré le ton poli et posé de Casey, la jeune fille n'avait clairement pas apprécié la remarque sur ses parents. Un détail qu'il ignorait? Mandrake connaissait quelques élèves, les réputations se faisant rapidement entendre dans les couloirs, mais pour ce qui est des histoires plus "complexes "cela atteignaient rarement la salle des professeurs. Et même si c'était tout de même le cas, John ne discutait guère avec le corps enseignant.

Sauf votre respect, professeur, le Ministère perdrait son temps à prévenir ma famille.

De l'impertinence...? De la provocation...? Rien de tout cela, c'était un simple constat de la jeune fille et le professeur ne tenta rien pour approfondir ou revenir sur le sujet. Il se contenta d'une simple remarque pour finalement passer à autre chose.

- Eh bien, cela sera par le biais de votre tuteur légal si cela devait arriver. Vous avez ma sympathie, peu importe ce qui est arrivé, je ne tiens pas à le savoir.

Une remarque certes polie et un peu froide, mais qui se voulait claire et définitive pour ne pas revenir là dessus. Si ses parents étaient morts ou bien pire encore, John ne tenait nullement à le savoir et encore moins à tirer les vers du nez de la jeune fille ce qui se serait apparenté à de la cruauté pure en plus d'une curiosité malsaine. Même si la leur de curiosité ne manquait pas de toupet, même s'il ne désirait pas leur répondre en détail, la venue des étudiantes continuait de l'intriguer et bien que ses mots furent "non" Mandrake continua de les écouter. [/b]

Il serait de toute manière inutile de le faire. Finir comme ces sorciers ne nous intéresse pas, ce n’était pas là le but de notre visite. Vouloir maîtriser la théorie ne signifie pas vouloir passer à la pratique.

[i]Casey semblait consciente après le visionnage des photos que cette pratique était plus que risquée et dangereuse. John était le premier à dire lors de ses cours que la connaissance de toutes les formes de magie était essentielle, cependant il n'avait jamais précisé pour les Horcruxes. C'était bien la seule exception à cette règle que s'imposait l'ancien Auror... Des élèves ne devaient pas s'approcher de ce genre de choses bien trop sombres et bien trop inhumaines pour être pleinement comprises. Malgré les diverses interventions dont il avait fait partie, John ne pouvait vraiment en saisir la véritable quintessence et n'y voyait qu'une forme de torture suprême résultant de l'orgueil, l'avidité et de l'envie de l'être humain. Ou avaient-elles entendu ce maudit mot...?


- Grindelwald a longtemps théorisé sur la domination des magiciens sur les moldus, jusqu'au jour ou il passa à l'action et déclencha les plus sombres heures de l'histoire des magiciens ET des moldus. Vous demanderez à Mademoiselle Castle de vous relater les faits de 1945 si votre curiosité a été touchée. Lord Voldemort a longtemps réfléchi à la pureté de la race des magiciens avant de lancer ses vagues de purges et de génocides, là encore les livres d'histoires vous l'apprendront également. Tout en bon ou en mal part d'une simple idée, d'une simple réflexion. Ce qui peut amener de lourdes conséquences est ce choix de passer à l'acte et tous pour la plupart l'on fait. Vous comprendrez pourquoi je ne souhaite pas vous expliquer cela.

Casey voulut lui confirmer qu'elles ne connaissaient pas les Horcruxes dans le détail avant de venir le voir. Il avait du mal à le croire malgré ce qu'elle pouvait dire...

Il ne me semble pas avoir jamais fait mention d’une quelconque connaissance de ce type, professeur. Je ne connais que ce que j’ai déjà expérimenté et l’homme est d’une imagination sans limites lorsqu’il s’agit d’en créer des nouvelles.

John répondit cette fois plus sèchement, voulant bien insister sur le fait que ce qu'elles cherchaient était bien trop dangereux et risqué.

- Ce qui est sur, c'est que Herpo fût le premier mage recensé à avoir crée un Horcruxe et réussi. Que serait-il advenu s'il en avait été autrement? Nous aurions évité les pires horreurs avec Voldemort. Ce que vous cherchez à découvrir n'apportera que plus de malheurs. Certaines magies devraient simplement disparaître et ne plus jamais être utilisées...

Son attention se porta désormais sur Narcissa qui lui déballa un monologue un peu plus conséquent. Comme avec Casey il écouta attentivement, gardant toujours les bras croisés et les observant avec son regard inquisiteur.

- Y penser, c’est différent de pratiquer, comme l’a dit Casey. Prenez par exemple les cours de Potions. Le professeur Burgess nous enseigne la théorie de certains poisons pour que nous puissions comprendre comment fonctionnent leurs antidotes. Ce n’est pas pour autant que nous en avons fabriqué. Nous voulons juste savoir ce que sont les Horcruxes précisément. Qu’est-ce qui pousserait des sorciers plus ou moins talentueux à vouloir en créer ou en obtenir ? Dans quelle mesure est-ce une magie menaçante ? Les clichés montrent ses dégâts mais nous ne savons pas pourquoi et ni comment c’est arrivé. On sait juste que ce sont la conséquence d’un échec pur et simple. Par ailleurs, qu’est-ce qui se passe quand on réussit, professeur ?

John leva sa baguette et la pointa sur la porte de la salle de classe. Le verrou s'enclencha, verrouillant la pièce. Une fine couche protectrice translucide apparut, englobant toute la porte. D'un autre geste un léger bourdonnement se fit ressentir, la pièce venait d'être insonorisée ce qui empêcherait toute communication avec l'extérieur. La même protection que l'entrée prit place sur les différentes fenêtres tandis que cette fois sans la moindre incantation et un simple geste du doigt derrière son dos sans baguette il utilisa le sort "Revelio" sur les deux étudiantes. Cette dernière précaution avait pour but de s'assurer qu'elles ne feraient rien de louche lors de la suite des évènements.

- Les cours de Mademoiselle Burgess ne regardent qu'elle. Vous apprendre les différents poisons et la manière de les contrer relève du bon sens puisque vous serez confronté à cela quotidiennement à l'extérieur de Poudlard. Les Horcruxes c'est encore autre chose. Mais puisque vous semblez persister et que de simples clichés ne suffisent pas à vous en écarter je vous propose une dernière expérience.

Il pointa sa baguette sur un placard qui s'ouvrit lentement. Sortant de son rangement en lévitant: une soucoupe en acier contenant visiblement de l'eau. Dans ce placard on pouvait apercevoir divers flacons contenant un liquide argenté. John en sélectionna deux qui s'empressèrent d'arriver dans le creux de sa main. La soucoupe se déposa avec délicatesse sur le bureau, l'eau à l'intérieur frémissant à peine. Dans un même temps, un léger sifflement se fit entendre aux pieds des deux élèves qui se trouvaient devant son bureau. Percival, le serpent de compagnie de Mandrake surgit lentement à leurs pieds, observant d'abord les deux étudiantes pour ensuite grimper sur le bureau en rampant et en s'agrippant. John siffla pour lui indiquer d'arrêter d'essayer de leur faire peur puis il pointa du doigt un rebord du bureau. Dans une langue qui leur était inconnue il prononça un simple mot: "Couché." Oh John ne maitrisait pas vraiment le Fourchelangue, même si dans sa famille plusieurs possédaient ce talent ce dernier ne s'était pas révélé à lui encore. Un simple dictionnaire lui avait été fourni afin de pouvoir donner des ordres basiques à son serpent. Couché, dort, mange, aide, surveille... À peine plus de 10 mots qu'il avait mis une vingtaine d'année à prononcer correctement. C'était loin d'être un exploit et John ne s'en servait que rarement, lorsque son serpent s'amusait un peu trop à déranger les gens. Si dans le pire des cas sa prononciation n'était pas parfaite, cela avait le don d'exaspérer Percival qui ne cherchait plus à embêter son Maitre après coup. Mais là visiblement, l'animal avait compris et vint se rouler en boule dans un coin du bureau, ses deux yeux vitreux ne quittant cependant pas les élèves une seule seconde. De taille moyenne, le serpent n'avait rien de commode, mais John ajouta alors quelques mots avant de continuer.

- Excusez-le, il adore ennuyer les gens. Il ne bougera pas, désormais. Tu as compris?

Le serpent baissa la tête en signe de soumission. John prit alors les deux flacons argentés et les vida dans la soucoupe, le mélange entre l'eau et le liquide brillant devenant étrangement noir.

- Ceci est une pensine. Grâce à elle on peut visionner de nombreux souvenirs, conservés dans ses fioles et tirés directement de la mémoire des gens. Nous allons faire un plongeon dans mes souvenirs, chacune de vous aura un souvenir particulier. Après cela en fonction de ce que vous avez pu déduire des photos et ce que vous allez déduire des visionnages vous vous ferez votre propre idée des Horcruxes. Mais rien ne viendra directement de ma bouche, je refuse d'y répondre de vive voix. Vous vous ferez votre opinion toutes seules, en étant bien consciente des conséquences que cela amènera sur vous.

John se pencha sur la pensine, invitant les deux élèves à faire de même pour découvrir le passé du professeur et les informations potentielles sur les Horcruxes. Cela n'allait pas être de tout repos car si les visions de Dumbledore étaient faciles à voir et à entendre, la plupart on du mal à donner des informations clairs via une pensine. Ils allaient devoir faire au mieux.

SOUVENIR POUR CASEY.

Spoiler:
 

La sortie de ce souvenir, l'air semble pesant et l'odeur de chair à nue en putréfaction continue d'arriver aux narines de John et Casey. Si le professeur semble subir les effets de ce souvenir avec plus de légèreté, ce n'est peut-être pas le cas de Miss Beckett?

SOUVENIR POUR NARCISSA.

Spoiler:
 


Une fois la visite de Narcissa également terminé, John releva la tête et observa les deux élèves de Serdaigle. Son regard semblait toujours aussi dur, et sa détermination à rester silencieux également. Via ces visions il leur avait montré une facette encore horrible des Horcruxes, sans lui directement donner les informations. Avaient-elles pu suivre les souvenirs sans problème? Lui en tout cas s'en souvenait comme si c'était hier. Il prit la parole après un silence gêné qui venait de s'installer entre eux trois.

- Avec ce que les photos vous on apprises et avec vos visions respectives vous avez un aperçu de la nature des Horcruxes. J'ignore si vous avez pu suivre les visions correctement elles sont souvent brouillées ou masquées aux non-initiés et je ne maîtrise guère cet art. Moi personnellement je m'en souviens comme si c'était hier je n'ai eu aucune gêne à suivre.

John prit deux feuilles dans son tiroir et une plume s'agita frénétiquement pour inscrire ce que le professeur voulait sur cette lettre.

Spoiler:
 

John ajouta alors:

- Ceci est désormais obligatoire. Seuls moi ainsi que la section compétente du ministère serons au courant. Signer ce papier revient à conclure comme une sorte de serment inviolable. Transgressez les articles nommés - et expliqués au dos et vous n'aurez pas le temps de dire OUF. Vous serez déjà au Ministère. Moi y compris d'ailleurs, alors évitez de me mettre dans l'embarras.

Une partie de bluff, une partie de vérité. Cela semblait tout bonnement officiel il n'y avait donc aucune raison de ne pas croire John, d'autant plus qu'il était un ancien Auror. Chaque lettre portait le cachet du Ministère ainsi qu'au dos un récapitulatif des articles cités. Les mentions "type serment inviolable" et "marque" ou encore "surveillance à distance" étaient mentionnées dans divers coins de page et le cachet du Ministère précisait bien le nom, prénom, et adresse de bureau du personnel compétent en charge de la surveillance. En vérifiant dans n'importe quel journal ou manuel on pouvait confirmer que de ce côté ce n'était pas du flanc.

- Signez ceci, et vous serez ensuite libre de partir. A moins que vous ne vouliez poser d'autres questions. Nous avons encore le temps et avec ça signé, je veux bien délier un peu ma langue. En signe de bonne foi.

Cette procédure, il tenta bien de leur faire comprendre que lui aussi cela le gênerait et pourrait le mettre en cause. Si l'un tombait, tous tombaient aussi.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mar 13 Fév - 15:20


❝ I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive. ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mandrake & Cissy & CaseySa sympathie ? Elle avait sa sympathie ? Retenant un rictus qui désirait s’emparer de ses lèvres, Casey se contenta de hausser les sourcils à la mention des ses tuteurs légaux. Elle serait curieuse de voir un employé du Ministère débarquer chez Grace et Dave pour leur expliquer que cette enfant dont ils avaient la charge mais qu’ils ne voyaient que quelques jours par an avait commis un acte répréhensible. Ils ne comprendraient rien du tout à l’histoire et ce serait un déplacement stérile. Mais si le professeur y tenait… ça lui était parfaitement égal. Qu’il aille donc à la rencontre de ces tuteurs qui ne savaient que vaguement ce qu’il advenait de Casey dix mois par an, il se heurterait à un mur d’incompréhension et ne pourrait parvenir à ses fins, à savoir, étiqueter la jeune femme comme dangereuse ou quelque soit les adjectifs qui lui traversaient l’esprit à cet instant. Il continua sur sa lancée, persuadé certainement que sa science avait valeur de vérité, persuadé qu’elles arrivaient à la hauteur de mages noirs tels que Grindelwald ou Tom Jedusor. Elle ne pouvait cependant lui donner entièrement tort, en ceci que, effectivement, tout partait d’une simple idée. Tout partait toujours d’une simple idée. Mais tout résidait dans le passage à l’acte ou non, chose que n’envisageait nullement Casey. Comment vouloir pratiquer une forme de magie dont on ne connaissait pas pleinement les tenants et les aboutissants ? Mais Mandrake s’entêtait, persuadé que la connaissance aboutirait à l’horreur, prenant des exemples parfaitement choisis pour illustrer ces propos. Mais que restait-il, si l’on en prenait d’autres, si l’on inversait le miroir quelques secondes ? Sauf votre respect, professeur commença-t-elle, usant à nouveau de cette formule pour masquer les sentiments peu appréciables que lui inspiraient l’enseignant, Si je comprends bien le fond de votre pensée, l’idée mèe invariablement à la pratique ? Dans ce cas, vous qui connaissez les Horcruxes, avez-vous déjà franchi ce pas ? Ou alors, allez-vous le faire puisque vous semblez dire que c’est ainsi que les sorciers en possession de ce savoir se dirigent obligatoirement. Elle se doutait bien que non, l’enseignant ne se montrerait pas si réfractaire à leur demande. Pourquoi serait-ce impossible que les conséquences de ce savoir soient, pour une fois dans son histoire, bénéfiques ? S’engageant sur un chemin qu’elle maîtrisait plutôt bien, à savoir les argumentations purement théoriques, elle voulait laisser planer l’idée que connaitre les tenants et aboutissants de la magie noire ne menaient pas forcément à son usage mais pouvaient également leur permettre de la combattre. Ne dit-on pas que pour connaître son ennemi il est nécessaire de bien le connaître ? Je suis convaincue que laisser ce savoir s’éteindre ne mènera qu’à un nouveau Seigneur des Ténèbres, ou quelque chose d’aussi noir. Sur le plan de la rhétorique, c’était entièrement justifiable, et Casey était prête à tout pour plaider leur cause et obtenir de quoi satisfaire cette curiosité.

Narcissa soutint son idée première, réaffirmant que théorie ne signifiait pas pratique. Là où Casey usait de nombreux détours, elle était directe. Les deux Serdaigle se complétaient bien, si deux personnes pouvaient parvenr à leurs fins, c’était bien elles. Quelque soit la suite de cet entrevue, il faudrait qu’elles prennent un peu de temps pour mettre en commun leurs suppositions et déductions, elles en tireraient peut-être une vue d’ensemble bien plus générale et toucheraient du doigt la réponse. La réaction du professeur à ses questions directes ne se fit pas attendre : le verrou de la porte s’enclencha et un léger bourdonnement raisonna, conséquence, comme le soulignaient de nombreux livres, d’un sortilège d’insonorisation. S’il désirait empêche quiconque d’entendre la suite, peut-être allait-il enfin leur donner les réponses qu’elles étaient venues chercher ? Casey ne jugea pas utile de souligner qu’elles pourraient aussi se retrouver quotidiennement confrontées aux scènes que les clichés dépeignaient selon la voie qu’elles choisissaient. Il allait tenter une dernière expérience avec les Bleues et Bronze, Casey ne voulait pas le détourner de cet objectif par une remarque de ce type. Une soucoupe d’acier lévita hors du placard, se plaçant entre les trois protagonistes. Fascinée, Casey étudia attentivement l’objet, certaine qu’il s’agissait d’une pensine. Elle n’en avait jamais vu qu’en illustration dans les manuels, c’était encore bien plus fascinant en réalité. Un seul objet, renfermant un nombre potentiellement infini de souvenirs… Autant d’informations à portée de main qui pouvaient être conservées pour l’éternité. Son attention fut détournée par un sifflement, poussant Casey à baisser le regard jusqu’à un serpent, celui de Mandrake comprit-elle quand elle l’entendit siffler dans une langue étrange. De plus en plus bizarre, ce professeur, et pas forcément dans le bon sens. Est-ce qu’il fallait mentionner qu’entre ses connaissances sur les Horcruxes, son comportement et son serpent de compagnie, il ressemblait plus à un potentiel mage noir que les deux jeunes femmes venues lui demander des éclaircissements. Ele n’en dit rien, mais le regard entendu qu’elle partagea avec Narcissa lui laissa penser qu’elle n’était peut-être pas la seule à se faire cette réflexion. Assurée qu’il maîtrisait son animal, Casey s’en désinteressa, toute son attention se réveillant à nouveau alors qu’il mentionnait la pensine et leur expliquait son fonctionnement, que Casey connaissait, en théorie du moins. Allait-elle réellement plonger dans la pratique aujourd’hui ? Deux souvenirs, une chacune, c’était donc deux fois plus d’informations à leur disposition qu’elles pourraient mettre en commun par la suite pour en tirer de nouveaux éléments.

L’enseignant les invita, d’un geste, à s’avancer vers la bassine au liquide argenté. Elles allaient vraiment plonger dans les souvenirs, les siens ? Casey échangea un nouveau regard avec sa camarade avant de se pencher. Au moment où son visage rencontra l’étrange surface, elle fut comme happée, les contours se déformant, se brouillant, jusqu’à ce qu’elle atterrisse brutalement dans un décor totalement nouveau et étranger. La première chose qui saisit Casey, se furent les hurlements à vous glacer le sang. La seconde, cette odeur qui lui retourna l’estomac, lui donnant envie de vomir. Elle remarqua qu’ils se trouvaient dans une maison, en très mauvais état, mais l’ambiance faisait plus penser à un abattoir d’une époque révolue qu’à une habitation. Autour d’elle, les protagonistes s’agitaient, sans se soucier d’elle puisqu’elle n’était pas dans le moment qu’ils vivaient. Son regard était accroché par l’homme écorché vif qui hurlait de douleur, un cri qui résonnait en elle et la déchirait en mille morceaux. Elle ne put détacher le regard qu’au moment où l’objet qui luisait au sol se fissura, alors que l’homme hurlait toujours plus, et que les hommes s’activaient, Casey toujours incapable de fixer son attention sur qui que ce soit, quand bien même son cerveau engrangeait une foule de détails qui lui reviendraient plus tard. L’agonie était présente, elle la voyait presque pulser dans l’objet brisé qui laissa soudainement échapper une forme translucide, pâle copie fantomatique de l’homme qui mourrait à quelques centimètres de là, comme si son âme elle-même s’enfuyait. La conversation hachée entre les deux hommes lui parvenait sans qu’elle ne puisse tout saisir, même si les mots sacrifices humains et protection la marquèrent plus que les autres. Elle semblait nager dans un océan trop profond pour elle, mais son esprit avait tout imprimé, incapable pour l’instant, cependant, de se focaliser sur autre chose que l’odeur d'un corps en putréfaction et les cris d’horreur qui l’habitaient encore. Qui l’habitaient toujours alors qu’elle était de retour dans le bureau, pâle comme la mort, encore parfaitement écœurée de tout ça.

Casey ne montrait rien de cet immense trouble qui l’agitait, la pâleur de son visage restant le seul témoin du choc qu’elle venait de vivre. Elle vomirait peut-être, plus tard, pour faire disparaître l’odeur qui lui agressait encore les narines, et les cris qui couvraient la voix de Mandrake… Elle l’entendait mais ne comprenait pas ce qu’il disait, se forçant à reprendre pied dans la réalité alors qu’il sortait des parchemins de son bureau. La brune inspira une longue goulée d’air et faillit rendre le contenu de son estomac aussitôt, toujours enveloppée de cette odeur de chair en décomposition. Partirait-elle jamais ? Et ces images, et ces sons… Sentant que ses jambes n’étaient pas loin de la lâcher, elle s’agrippa au bureau alors que ses yeux se posaient sur la feuille que l’enseignant leur demandait de signer. Casey se sentait incapable de lire quoique ce soit mais elle força son attention à se focaliser sur les mots qui dansaient douloureusement devant ses yeux. Ce qui lui donna un vertige encore plus grand. Se mordant les lèvres comme une ancre physique à la réalité, elle se concentra un peu plus, ne sachant même pas dans quel état se trouvait Narcissa. Il fallait qu’elle se ressaisisse et qu’elle prenne le temps de reréfléchir à la vision qu’elle venait d’avoir et qui contenait, elle en était persuadée, des informations importantes. En attendant, il était hors de question qu’elle signe quoique ce soit. Elle n’était pas pleinement en possession de tous ses moyens et sa rapide lecture la poussait à fuire le contrat que Mandrake leur demandait de conclure. Tournant finalement la tête en direction de sa camarade, Casey relâcha le bureau pour se redresser et tout se mit aussitôt à vaciller.
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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Sam 17 Fév - 23:33

Les horcruxes ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Les cours de Mademoiselle Burgess ne regardent qu'elle. Vous apprendre les différents poisons et la manière de les contrer relève du bon sens puisque vous serez confronté à cela quotidiennement à l'extérieur de Poudlard. Les Horcruxes c'est encore autre chose. Mais puisque vous semblez persister et que de simples clichés ne suffisent pas à vous en écarter je vous propose une dernière expérience. »

Il est vraiment déterminé à nous dégoûter du sujet mais je veux le voir avant de décider de quoi que ce soit. Ce n’est pas parce qu’un thème est obscure qu’il faut à tout prix vouloir le fuir. Il faut le connaître en profondeur pour appréhender ses conséquences et savoir comment le combattre. C’est d’ailleurs ce que Casey ajoute de façon parfaite et je n’ai rien à redire à ses remarques. Laisser une magie s’éteindre ne protégera pas le futur de l’émergence d’un autre mage noir. J’attends sa réponse avant de l’observer pointer sa baguette vers un placard afin de l’ouvrir et de faire léviter une soucoupe d’acier qui contient de l’eau. Je fronce doucement les sourcils et laisse mon regard balayer les flacons contenant, eux, un liquide argenté. Je n’ai jamais vu de telles potions et je me demande bien à quoi elles servent… Mais un sifflement attire bien vite mon attention sur un serpent qui s’avance à nos pieds tout en nous observant. Surprise, je sursaute très légèrement mais je me doute bien qu’en compagnie du professeur, ce serpent ne nous fera rien. Sûrement sa bête domestique. J’aime bien les serpents en tout cas, même s’ils ne sont pas mes animaux préférés. Un sifflement stoppe toutefois l’avancée du reptile et je devine que c’est Mandrake qui lui en donne l’ordre dans une langue qui devait sûrement être le Fourchelangue. J’ignorais qu’il savait le parler. Tout d’un coup, cela me rappelle Spencer qui, lui aussi, s’intéresse à cette langue. Je trouve ça fascinant et je dois avouer que j’aimerais bien le savoir parler… Les animaux doivent connaître beaucoup de choses et apprendre auprès d’eux, cela doit être une sacrée expérience.
Alors que je regarde le serpent se rouler en boule dans un coin du bureau, je finis par lever mes yeux vers la soucoupe. Le professeur Mandrake nous explique enfin de quoi il s’agit : ce serait apparemment une pensine qui nous permet de visionner des souvenirs conservés dans des fioles et qui sont liés à la mémoire des gens. Je comprends alors qu’il n’était pas questions de potions étranges. De ma vie, je n’ai jamais entendu parler de pensine et je suis quasiment certaine que mon défunt père, ni ma tante n’en possède une dans notre manoir. Je l’aurais vu sinon. En tout cas, j’imagine que cela doit avoir de nombreux usages étant donné que notre mémoire n’est pas à cent pour cent fiable au cours du temps. Aujourd’hui, le professeur nous permettra donc d’explorer chacune un de ses propres souvenirs pour pouvoir en déduire ce que sont les Horcruxes à travers les images que nous verrons. Je trouve l’idée plutôt intéressante mais je déplore le fait qu’il refuse de nous en dire plus de sa propre bouche. Je suis tentée d’arquer un sourcil par perplexité mais je n’ai pas envie qu’il prenne cela pour de la provocation, surtout que nous sommes sur le point d’assouvir notre curiosité. Je vais devoir faire avec pour le moment, tant pis.

A l’instar de notre enseignant, je me penche au-dessus de la pensine. Je jette un dernier regard à Casey avant que mon visage ne touche la surface froide de l’eau. Je me sens aussitôt aspirée, mon environnement tourne et se déforme. Je me sens partir loin vers le bas, très loin… Poudlard n’existe plus et le monde continue de se tordre autour de moi. Les couleurs varient, la température se refroidit et lorsque j’ai enfin les pieds sur terre, je suis ailleurs dans un lieu que je ne connais pas. Je suis dans le noir mais le décor se forme peu à peu et me donne l’impression d’être dans une vieille maison où l’odeur de moisissure et de l’humidité se fait forte. Les protagonistes situés à mes côtés sont occupés à observer ce qu’il y a autour d’eux. Je m’approche du duo en toute discrétion et ils ne semblent pas s’être rendus compte de ma présence. Mais quand je cerne les traits de leur visage, j’ouvre la bouche, stupéfaite de voir une version de Mandrake jeune à côté d’un autre type.

Je le suis lui et Mandrake ‒ toujours en toute discrétion ‒ dans un laboratoire après qu’ils aient dit que quelque chose d’horrible s’était passé. Autour de nous, il y a tout un tas de livres ouverts mais je ne peux rien lire. Les informations sont floutées que ce soit les titres des ouvrages, les formules, les symboles ou d’autres choses… J’ignore s’il s’agit de la mémoire du professeur qui n’est pas assez précise ou s’il a fait exprès de les brouiller. Quoi qu’il en soit, devant nous, git un homme dans une mare de sang à l’odeur de mort et à la chair en décomposition. Je couvre mon nez de mes mains et écarquille les yeux devant cette horreur. Je n’ai jamais vu de cadavres dans la vraie vie, juste en images. Celles que nous a montrées Mandrake tout à l’heure ne sont rien face à cette expérience…

« Des philtres de mort, diverses potions de paralysie, ou encore un... Un philtre d'amour?! Eh bien.. Il a pas lésiné sur les moyens celui-là !!
– Quant aux pentacles... C'est là qu'il a du placer l'objet. Afin de lier son âme après avoir accompli le sacrifice.
– Tu entends ça...? Allons voir...! »

Des philtres de mort, de paralysie et d’amour ? Je me demande bien comment on peut les lier ensemble. Certainement pas simplement avec du mucus de véracrasse. L’amour et la mort, c’est un mélange qui ne peut pas être miscible… Quant à ces pentacles, ils ne m’inspirent rien de bon. On dirait quelque chose de religieux. Mais alors que j’y songe, le cri du comparse de Mandrake se fait entendre et je ne tarde pas à le rejoindre. Je ne m’approche pas plus qu’eux mais le spectacle est effroyable, à en avoir les poils qui s’hérissent. Aussitôt, les deux aurors se mettent à vomir et honnêtement, je crois comprendre que l’envie me vient aussi de le faire. L’odeur de pourriture est partout, les cadavres sont plusieurs et en stade de décomposition avancée. C’est tout simplement dégueulasse et je porte aussitôt une main devant mon nez et ma bouche une seconde fois. C’est choquant. Les images se gravent dans mon esprit et je suis sûre que je ne serai pas prête d’oublier ces souvenirs. Est-ce ça d’être Auror ? D’être confrontés sans cesse à de pareilles images ? De pareilles expériences ? Honnêtement, je ne comprendrai jamais ce désir d’en faire une vocation. Je ne l’ai jamais compris, d’ailleurs. Je ne peux pas raconter cela à Edward mais je sais que cela aurait été un argument de taille pour le dissuader d’en faire partie. La vie d’auror vous brise et vous éloigne de votre famille, vous forçant à être le pire des parents.

J’hésite à fermer les yeux quand je vois le corps d’une fille de neuf ans aux yeux exorbités et marquée de nombreux coups. C’en est trop.

« Appelle... Appelle Breckenridge!! Il... Il doit voir ça. Il faut que... Que nous.. »

Breckenridge ? Je reporte toute mon attention vers Mandrake. Il veut parler de mon père ? J’observe vaguement le feudeymon que produit le professeur et qui, comme sur les photos, doit être destiné à détruire tout ça. Quelques temps plus tard, la silhouette de mon père apparait. Il est plus jeune que dans mes souvenirs et ça me déstabilise.

Papa…

Je devais être encore une enfant quand cette scène s’est déroulée. Le revoir en chair et en os de façon si réelle me fait l’effet d’un blizzard s’abattant sur moi. Mon cœur me fait mal et ma gorge se noue. Je ne cesse pas de penser à lui chaque semaine. Sa mort m’a fait des dégâts moralement et j’ai mis du temps à m’en rendre compte. Le voir ici me fait du bien tout autant que cela me fait du mal. Est-ce qu’il peut me voir ou m’entendre ? La question me rend nerveuse. Est-ce qu’on est en quelque sorte retourné dans le passé avec cette pensine ? J’ai tendance à croire que non et que tout cela ne sont que des images mais une force en moi me pousse à vouloir le vérifier.

« Papa, tu m’entends ? » Dis-je d’une voix douce en me dressant face à lui.

Je me sens idiote de dire ça mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Et malheureusement, comme je le pensais, il ne réagit pas. Il ne me voit même pas. Je n’existe pas. Un triste sourire peint mes lèvres alors que je détaille les traits de son visage. Ils parlent d’une horreur mais je n’ai que faire de ce qu’ils disent… Je veux juste contempler les traits de mon père qui n’a pourtant jamais été le père idéal pour moi. J’ai l’impression de ne pas l’avoir vu depuis une éternité… Je n’ai même pas pu interagir avec lui avant sa mort tant j’ai dû l’ignorer à cause de cette foutue couverture à tenir auprès des Mangemorts. Mais j’essaie de mettre de côté l’émotion de désespoir que je ressens. Après tout, je suis ici pour obtenir des réponses à mes questions.

Mon père semble profondément affecté par ce qu’il voit et même s’il tente de le cacher avec son fidèle air de marbre, je devine qu’il est plus blême que jamais. Moi aussi, ça me fait cet effet. C’est abominable.

« Après avoir sacrifié sa propre fille pour séparer son âme et ensuite la lier à un pendentif de sa femme, l'homme en question a vu le contrecoup de la création de l'horcruxe s'abattre sur lui. Ratant la liaison de l'âme et de l'objet, son corps à lui se voit arraché de toute part, sa peau vole en éclat le mettant littéralement à nue. Ses yeux sont crevés et la douleur qu'il ressent semble liée à celle de l'objet qui se dégrade petit à petit. Ce n'était pas son premier essai pour séparer son âme vue la pile de cadavres chez lui. Le sorcier a du s'y prendre à plusieurs reprises, tuant de nombreuses personnes mais échouant à séparer son âme en deux. Il ne réussit qu'en se séparant de ce qui devait lui être le plus cher: sa propre fille. Son erreur a été de ne pas suffisamment préparer l'objet et l'incantation permettant de lier l'âme à l'objet. Il échoue donc à obtenir son Horcruxe qui aurait permis de le protéger d'une mort naturelle. »

Je retiens ces informations qui sont cruciales. Je note chacun des mots dans un coin de ma tête, en les liant et en cherchant à comprendre le mécanisme de ces Horcruxes.

Peu après, je sors de ce souvenir. J’ai l’impression d’émerger des profondeurs d’un océan et d’apparaître d’un coup à la surface. C’est déstabilisant… c’est bizarre. Je me tiens à un bout de table pour m’empêcher de perdre l’équilibre suite à ce changement brutal d’atmosphère. Qu’est-ce que c’est bizarre comme sensation. Je suis secouée. La scène horrible dont j’ai été témoin continue de me travailler mais je sais que ce n’était pas vraiment réel. Ca s’est juste passé un jour…

Je jette un regard à Casey qui me parait bouleversée et qui ne le cache pas si bien que ça. Je ne sais pas ce qu’elle a vu mais je me doute bien que cela devait être à peu près la même chose que moi. Ca donne envie de vomir. Les horcruxes… c’est vraiment une magie sombre. Beaucoup auraient abandonné après la visualisation de ces souvenirs et auraient regretté d’avoir voulu s’en approcher. Néanmoins, je trouve que nous nous sommes avancés trop loin pour nous arrêter là. La seule chose qui me bloque, c’est cette fichue feuille que le professeur nous tend. Une clause. Quelque chose qui me fichera au Ministère et qui leur permettront de me surveiller, de nuire en quelque sorte à ma liberté. Repousser la trace jusqu’à mes vingt-cinq ans ? Non. Hors de question. Si je signe, ma magie sera contrôlée. La pratique de la magie noire me sera exclue. Je n’ai pas l’intention d’en faire à l’heure actuelle mais qui sait ce qui peut se passer à l’avenir. Personnellement, je veux être libre et faire de grandes choses plus tard. Si je dois passer par l’apprentissage de certaines magies sombres et complexes, je ne dois pas leur permettre d’avoir une avance sur moi.
Casey, quant à elle, ne dit point mot et elle me parait trop embrumée dans ses pensées pour réagir. Je prends donc l’initiative.

« Je ne signerai pas, professeur. » Je déclare sur un air assuré et un peu hautain.



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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Ven 9 Mar - 0:32

John écouta attentivement ce que Casey avait à lui dire. Il resta silencieux sans la couper, conscient que malgré son jeune âge la jeune fille avait tout de même fait son bout de chemin. L'ayant déjà aperçu en cours il savait également que ce n'était pas la dernière des idiotes. Son point de vue l'intéressait, et toute information était bonne à prendre en ce qui concerne leur envie de se renseigner sur les Horcruxes.

- Si je comprends bien le fond de votre pensée, l’idée mène invariablement à la pratique ? Dans ce cas, vous qui connaissez les Horcruxes, avez-vous déjà franchi ce pas ? Ou alors, allez-vous le faire puisque vous semblez dire que c’est ainsi que les sorciers en possession de ce savoir se dirigent obligatoirement.

Mandrake sourit légèrement, tout en croisant les bras. Elle marquait un point là-dessus, le point de vue du professeur se défendait mais ne pouvait pas forcément s'appliquer à chaque fois. Dans le cas des Horcruxes, quelques personnes du Ministère en connaissaient désormais le secret et jusqu'à maintenant aucun n'avait essayé. Breckenridge senior s'en était chargé, bien évidemment. Mais lui... Avait-il déjà pensé à en faire un? Sachant ce que cela pouvait apporter? L'immortalité, l'invulnérabilité...? Une idée séduisante qui a fait tourner la tête de nombreux sorciers à travers l'histoire. Tous ceux qui cherchent la grandeur et la reconnaissance y ont forcément déjà pensé.

- Est-ce que j'ai déjà pensé à mettre ça en pratique? Vous répondre non serait vous mentir, purement et simplement. Je l'ai déjà envisagé, ignorant alors les conséquences que cela pouvait avoir. Lorsque j'en ai découvert les origines en travaillant au Ministère je me suis juré de détruire tout ce qui est lié à ces objets. C'est une magie très dangereuse et surtout immorale... Ce qu'elle confère a un prix terrible.

La question suivante de Casey était légitime, vu qu'elle ignorait la nature même de ces objets.

Pourquoi serait-il impossible que les conséquences de ce savoir soient, pour une fois dans son histoire, bénéfiques ?

Il répondit aussitôt, par une autre question.

- Trouvez-vous ces photos bénéfiques d'une quelconque manière?

La jeune fille n'en démordait pas, cela n'agaçait pas le professeur, au contraire cela l'intriguait. Si au départ son idée était de les repousser purement et simplement, désormais il désirait en savoir plus sur elles.

- Ne dit-on pas que pour connaître son ennemi il est nécessaire de bien le connaître ? Je suis convaincue que laisser ce savoir s’éteindre ne mènera qu’à un nouveau Seigneur des Ténèbres, ou quelque chose d’aussi noir.

Un autre point de marqué.

- En effet, mais ce savoir ne devrait pas être à la portée de n'importe qui. Enfermé et mis sous clé au Ministère dans un lieu hautement sécurisé. On peut dire que si Harry Potter n'avait pas eu connaissance de ces objets et de leur nature il n'aurait probablement pas pu se débarrasser de Voldemort... Mais si le Professeur Slughorn n'avait pas révélé la nature de ses objets à ce dernier... Que serait-il passé alors?

John marqua un temps de pause avant de leur faire voir les souvenirs de ses différentes affaires. Cela dura quelques minutes pour chacune d'elles, suite à quoi elles furent bien silencieuses. Casey était toute pale et ne semblait pas dans son assiette. Elle ne prêtait guère attention à son parchemin du ministère... Ce dernier allait simplement servir au professeur pour tester leur volonté de continuer ou pas avec un signe de bonne volonté. En réalité John n'avait nullement besoin d'une signature directe, ce formulaire pouvait très bien se remplir tout seul et être envoyé plus tard pour faire office de signalement. Mandrake ne souhaitait pas leur imposer ces restrictions, mais si elles refusaient purement et simplement cela ne le mettrait pas en confiance pour continuer de donner des informations. Si elles acceptaient de leur propre chef, cela pouvait signifier qu'elles en assumeraient les conséquences et étaient prêtes à entendre ce qu'il avait à dire, sans arrière-pensées. Si elles refusaient, John par déduction y verrait automatiquement des envies malsaines et le besoin de se protéger de la surveillance du Ministère car il y a bien anguille sous roche concernant leurs désirs d'informations.

Mandrake n'eut pas le temps d'y réfléchir pleinement dans son esprit que Casey semblait sur le point de vaciller. Percival son serpent siffla dans sa direction et tourna la tête vers elle, avançant un peu comme s'il était inquiet pour l'étudiante. John fit rapidement le tour de son bureau pour la tenir par les épaules. Levant un doigt, une chaise se mit à glisser dans leur direction. Le professeur invita la jeune fille à s'asseoir et il alla ouvrir une autre fenêtre pour que l'air frais l'aide à faire passer les nausées. Il proposa également une boisson ou quelque chose à manger si elle le souhaitait. l'Ex-Auror indiqua à la Casey qu'une bonne dose de sucre l'aiderait à retirer ce gout amer dans la bouche. Il faut dire que le souvenir imposé à la jeune Beckett n'était pas tendre du tout. S'installant devant elle et pliant un genou pour arriver à sa hauteur il lui proposa donc de boire quelque chose ou au moins d'avaler un truc avant de vraiment tourner de l'œil. Il observa l'élève pour s'assurer qu'elle allait bien malgré le choc.


- Je ne signerai pas, professeur.

John répondit presque aussitôt, laissant de côté son ton posé et poli.

- Je n'ai jamais eu besoin de votre signature, ce sont des formulaires que n'importe qui peut remplir pour signaler des actes malveillants.

Il se releva et se tourna vers Narcissa. Le ton employé se voulait assez ferme.

- Je sens que vous et votre amie ne m'appréciez guère, mais je ne vous en veut pas. Dans mon cas, je n'apprécie personne et je le vis plutôt bien.

Il fit le tour de son bureau pour retourner à son emplacement initial. Il récupéra les souvenirs dans la pensine pour les mettre dans leurs fioles et d'un coup de baguette le tout alla se ranger dans le placard dont s'était sorti.

- Si je vous révèle la vérité derrière les Horcruxes, qu'est ce qui me garantit que cela ne finira pas comme Jedusor et Slughorn? Vous avez un choix. Acceptez de votre plein gré, ou refuser et foutre le camp de ma salle de cours. Dans les deux cas, votre nom figurera sur ce papier. Je vous laisse deviner suite à laquelle de ces deux options le papier peut soit finir sur un bureau au ministère soit se perdre malencontreusement dans ma corbeille.

Percival avait bien perçu dans le ton de John qu'il ne rigolait pas. Il s'éloigna de Casey et retourna se mettre en boule sur un tas de feuilles qui traînait sur le bureau. John attendait une décision. Un acte de bonne volonté pour signifier l'envie d'en apprendre plus tout en acceptant les conséquences que cela pouvait avoir si elles déviaient du droit chemin... C'était ce qu'il attendait! Le professeur croyait en leurs capacités, elles avaient des raisonnements logiques et clairement pas d'objectifs malsains concernant les Horcruxes. Mais il se devait d'effacer ce petit doute qui persistait. Tom avait amadoué Slughorn avec de fausses idées, et des sentiments falsifiés... John ne s'attachait guère aux gens donc difficile de l'atteindre sur ce terrain là. Mais le coup de l'élève modèle souhaitant affiner son savoir, il gardait ça à l'esprit aussi.


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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Dim 11 Mar - 20:18


❝ I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive. ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mandrake & Cissy & CaseyCe n’était pas tant le souvenir auquel Casey avait assisté qui lui causait cette nausée persistante que le fait d’avoir plongé dans une bassine sans fond avant de tomber, tomber, tomber encore pour finalement s’arrêter brutalement sur un sol qui semblait parfaitement réel mais qui n’était rien de plus qu’une construction magique résultant de la mémoire d’un homme. C’était une expérience désagréable que de pénétrer dans une Pensine, bien plus que d’assister à ce qu’elle avait vu. La jeune femme était déjà convaincue que l’être humain était mauvais et toujours prêt à repousser les limites de l’imaginable quand il s’agissait de servir ses intérêts personnels. Un souvenir, même avec ces odeurs persistante de chairs en décomposition, même avec ces cris de suppliciés, ça n’aurai pas eu pour effet de la retourner à ce point là. Elle devait probablement souffrir d’une forme de mal de mer, sauf qu’il s’agissait ici d’une bassine magique et non pas d’un bateau en pleine mer. Bien évidemment, le parfum de pourriture et de sang contribuait à lui retourner l’estomac et à lui donner la nausée. Mais bien plus que ça, c’était l’expérience déroutante d’assister à un souvenir en s’y trouvant sans vraiment y être qui lui donnait ce vertige. Vertige qui s’accentua alors qu’elle tenta de lâcher de le bureau sur lequel elle était appuyée et qui fit tourner toute la pièce autour d’elle. C’est à peine si Casey entendit le sifflement du serpent du professeur Mandrake, pas plus qu’elle ne le vit contourner son bureau pour se diriger vers elle. Par contre, elle sentit très clairement ses mains qui se posèrent sur ses épaules. Elle se dégagea d’un mouvement brusque et sec, son regard s’assombrissant immédiatement alors qu’elle faisait un petit pour s’éloigner de l’enseignant. Elle détestait, de base, tous les contacts humains qui la révulsaient et lui donnait envie de frapper celui qui osait la toucher, mais c’était encore pire à cet instant précis, avec cette personne précise. Heureusement - pour elle, il aurait été malvenu qu’elle cogne un professeur de Poudlard - il s’était déjà éloigné pour aller ouvrir une fenêtre et ne ressentit probablement l’onde pleine de détestation pure qui se dégagea de Casey durant une demi-seconde. Toutes ces émotions habituelles semblaient amplifier par son état qu’elle ne parvenait pas à pleinement contrôler, ce qu’elle détestait. Au moins le contact aura-t-il permis de lui faire retrouver pied dans cette réalité là, dans ce monde là, à elle qui semblait encore être en partie restée dans le monde irréel de la Pensine. Elle sentit la nausée refluer un petit peu et ses pensées se clarifier alors qu’elle s’asseyait. Sa mauvaise humeur, par contre, était encore parfaitement présente, en témoignait le regard mauvais qu’elle jeta au serpent. Qu’il ne s’approche pas où il risquait de faire les frais de son état anormal.

La Serdaigle ne porta pas la moindre attention au verre que le professeur Mandrake lui proposait, incapable d’avaler quoique ce soit, et raccrocha un peu plus la réalité grâce à la voix de Narcissa qui s’éleva, d’un ton sans appel, pour dire qu’elle ne signerait pas le formulaire. Ah, oui, ces parchemins. Maintenant que Casey sentait son esprit retrouver un peu plus de clarté, elle tendit le bras pour les attraper et les parcouru rapidement, son visage s’assombrissant un peu plus alors qu’elle comprenait de quoi il retournait. Une marque sur sa baguette jusqu’à ses vingt-cinq ans ? Et pourquoi pas des menottes aux poignets. Non, elle ne signerait pas, décida-t-elle au moment même où le professeur affirmait que les signatures étaient purement facultatives et que ces formulaires servaient simplement à signaler des actes malveillants. Il poursuivit avec une lucidité que Casey ne lui aurait pas spécialement attribuée. Ainsi, il avait conscience qu’elles ne l’appréciaient guère et s’en fichait ? Très bien, ça lui faisait une belle jambe, c’était actuellement le cadet de ces soucis. La brune voulait juste quitter ce bureau rapidement, laisser derrière elle cette désagréable sensation de vertige persistante. Seulement cette sensation. Car elle comptait bien décortiquer le peu qu’elle avait compris du souvenir en compagnie de sa camarade afin d’en tirer le plus d’informations possibles. La menace sous-jacente qui se glissait derrière ses paroles acheva de décider la jeune femme. Elle aurait continuer à lui poser des questions, surtout qu’il semblait plus enclin à poursuivre qu’au début de cette entrevue, mais il était hors de question que quiconque tente le moindre chantage avec elle. Je ne signerais pas non plus articula finalement Casey, d’une voix un peu plus blanche qu’avant la Pensine mais tout aussi assurée. Je gage que ces parchemins magiquement réparés par vos soins et ne comportant pas nos signatures seront d’une inutilité totale continua-t-elle alors qu’elle déchira, d’abord en deux, puis en plusieurs morceaux, les parchemins qu’elle tenait encore, avant de les laisser tomber sur le sol. Elle savait, pour l’avoir lu dans un livre d’histoire, que les signatures des sorciers comportaient une trace magique qui les rendaient infalsifiables. Si le professeur Mandrake s’aventurait sur ce terrain là, il se heurterait à l’objectivité de la magie. De même, si vous décidez de signaler notre comportement au Ministère, nous ne pouvons pas vous empêcher. Mais je serais curieuse de savoir ce qui intéressera le plus vos anciens collègues entre deux adolescentes un peu trop curieuses et un enseignant qui leur a dévoilé des souvenirs d’interventions confidentielles. Ce n’était pas une menace, elle ne se serait jamais aventurée à menacer un adulte, qui plus est un professeur, quand elle ne détenait pas toutes les cartes, mais une simple constatation. Il était tout aussi mouillé qu’elles dans l’histoire, sauf que, elles, elles pouvaient se cacher derrière une curiosité malsaine, alors que lui n’aurait aucune excuse pour ne pas les avoir immédiatement envoyées récurrer les toilettes.

Se redressant, Casey se sentant reprendre le contrôle d’elle-même un peu plus à chaque seconde, elle désirait désormais prendre congé. Si vous permettez, je voudrais consulter l’Infirmier mentit-elle bien que rien, dans son air de glace, ne le montre. Il n’y avait qu’une personne bien informée qui pouvait savoir qu’elle évitait ce lieu comme la peste. Un seul regret subsistait désormais : celui de ne pas avoir pousser plus loin les questions pour arracher au professeur tout ce qu’il était prêt à leur transmettre. Mais il avait voulu les lier par un contrat dont elles n’avaient pas envie.
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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mar 17 Avr - 15:21

Les horcruxes ?
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I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost... but still, I was alive.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne sais pas pourquoi mais j’ai le sentiment que le professeur bluffe. Il s’est mordu la queue de la même manière qu’un serpent en nous demandant nos signatures avant de nous dire juste après qu’il n’en a pas besoin et que le formulaire se remplirait tout seul. Très perplexe, je jette un œil à Casey, comme pour chercher une confirmation à mes doutes. Si je signe, je sais très bien que je vais être liée à ce contrat par ma signature magique. Si je ne le fais pas, j’ai plus de chances d’échapper à cela et notamment si c’est du bluff. Prudence est mère de sûreté.  Casey semble l’avoir compris également puisqu’elle affirme qu’elle ne signerait pas non plus. Je retiens un sourire légèrement narquois à l’idée de nous confronter à ce professeur. Je n’ai rien contre lui et d’autant plus depuis qu’il nous a montré ces souvenirs précieux et confidentiels mais je n’ai pas envie d’être davantage dans les papiers du Ministère. J’ai déjà eu une audience avec des gros soupçons quant à ma participation au régime de Blackman alors si on ajoute cela une curiosité envers des formes de magies noires, je crois bien que le département de la Justice Magique se ferait un plaisir de renforcer ma surveillance. Ca, c’est hors de question. Je veux être libre et pouvoir me dire que la magie m’est accessible et illimitée lorsque j’aurai dix-sept ans au mois d’Avril.

«  Je sens que vous et votre amie ne m'appréciez guère, mais je ne vous en veut pas. Dans mon cas, je n'apprécie personne et je le vis plutôt bien. »

Le rapport ? Je fronce des sourcils. Pourquoi nous dit-il cela ? Qu’est-ce qu’on en a à faire qu’il n’aime personne et qu’il le vive plutôt bien ? Qu’est-ce que ça peut bien lui faire qu’on l’apprécie ou non ? Sur le coup, je dois avouer qu’il me prend au dépourvu. Je ne réponds rien, me contentant de jeter un coup d’œil au Serpent qui a retrouvé le sommeil dans un tas de papier posé sur le bureau de son propriétaire. Je me demande bien où il l’a eu… Alors que le professeur reprend la parole, je détaille des yeux les fines écailles du reptile tout en repensant aux souvenirs auxquels j’ai été témoin. Revoir mon père m’a fait l’effet d’une douche froide tout cela a fait naître en moins de drôles de sentiments. Des sentiments de peine et de nostalgie.

Après avoir formulé ses petites menaces au sujet de nos signatures ainsi que nous avoir demandé la garantie que nous ne ferions pas comme Jedusor, Casey lui répond.  Comme je l’attendais, elle me confirme effectivement que les formulaires n’auraient aucune valeur sans nos véritables signatures. Elle ajoute également que le Ministère verrait avant tout d’un mauvais œil qu’un enseignant ait accepté de les renseigner sur ce sujet, bien plus que deux élèves un peu trop curieuses et insouciantes à cause de leur jeune  âge. Elle n’a absolument pas tort. Nous n’avons que quinze et seize ans, ce qui ne fait pas de nous des criminelles dans le cas où nous nous interesserions à ça. Je me permets alors d’observer à nouveau Mandrake afin de voir comment il réagirait et pour lui montrer mon point de vue des choses.

« Jedusor avait des antécédents très louches derrière lui et même Dumbledore nourrissait des doutes sur lui au fil des années. Nous, on est loin de ça. »

Je le mets au défi d’aborder mon audition au Ministère s’il ose me sortir ça en guise d’argument pour me contrer. Je saurai comment lui répondre aisément dans ce cas. Quoi qu’il en soit, je ne suis plus certaine de vouloir à tout prix le convaincre de nous révéler de A à Z ce qui concerne les Horcruxes. Mandrake m’a l’air bien fermé sur ses positions et je refuse tout bonnement de négocier quoi que ce soit avec le Ministère. C’est d’ailleurs Casey qui met fin à la conversation.

« Si vous permettez, je voudrais consulter l’Infirmier. »

Je me tourne lentement vers elle, me demandant si ce sont les souvenirs qui la mettent tant à mal. Est-ce la vue des cadavres et des mutilations qui ont à ce point heurté sa sensibilité ? En réalité, j’ai du mal à l’imaginer tant je sais que Casey est une fille solide mais ne sait-on jamais… Je ne peux pas prétendre la connaître à cent pour cent, très loin de là.  Elle a toujours été quelqu’un d’étrange et c’est ce qui, d’une certaine façon, m’intéresse chez elle. Peut-être n’est-ce qu’un prétexte pour fuir le bureau du professeur mais j’ai du mal à le croire. Quelque chose doit bien la ronger de l’intérieur…

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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mar 8 Mai - 13:48

Je ne signerais pas non plus.

John ne répondit pas tout de suite, attendant de voir ce que Casey allait ajouter à cela. Elle semblait être celle des deux qui avait le plus été affectée par le voyage dans la pensine. Il n'avait pas forcément choisi un souvenir très reluisant et c'était le but... D'une part pour les faire renoncer, mais aussi pour voir jusqu’où elles seraient prêtes à aller pour continuer à poser des questions. Les Horcruxes n'étaient pas un sujet dont les enfants devraient avoir connaissance, mais pouvait-il réellement s'opposer à leurs arguments? Connaitre les faiblesses de l'ennemi permettait incontestablement de le vaincre plus aisément. Le ministère conservait jalousement le secret des Horcruxes mais que pouvait-il réellement faire...? Les évènements de l'été dernier étaient la preuve qu'ils n'étaient pas infaillibles. Lord Voldemort lui-même avait montré que le ministère n'était pas infaillible...

Je gage que ces parchemins magiquement réparés par vos soins et ne comportant pas nos signatures seront d’une inutilité totale.

John répondit, affichant un léger sourire.

- à vrai dire, je n'avais besoin d'aucunes signature à la base pour les remplir. Il s'agit d'un formulaire de signalement, je souhaitais uniquement voir si vous étiez prête à tout pour obtenir plus de réponses.

John croisa les bras, visiblement la jeune Serdaigle avait autre chose à ajouter.

- De même, si vous décidez de signaler notre comportement au Ministère, nous ne pouvons pas vous empêcher. Mais je serais curieuse de savoir ce qui intéressera le plus vos anciens collègues entre deux adolescentes un peu trop curieuses et un enseignant qui leur a dévoilé des souvenirs d’interventions confidentielles.

John haussa les épaules, plus ennuyé par la conversation elle-même que par les répercussions hypothétiques qu'elles pourraient avoir.

- Ce sont mes souvenirs. Le ministère n'a aucun pouvoir de décision là dessus. Quant aux documents, ils sont certes estampillés "Département des Mystères" et cela me mettrait dans l'embarras, mais nous pourrions également parler de chantage et menaces sur un membre du corps enseignant. Je ne pense pas que vous soyez prête à vous engager dans cette voie avec moi.

Percival émit un sifflement agressif à l'encontre de Casey, mais il resta sur le bureau n'effectuant aucun mouvement. Une élève lui répondant franchement, cela l'intriguait plus qu'autre chose. Il n'était pas énervé ou hors de lui... En salle de cours, devant d'autres élèves, oui le professeur aurait pu se montrer bien plus sévère, mais dans le cas présent il s'interrogeait de plus en plus sur les deux Serdaigles.

- Si vous permettez, je voudrais consulter l’Infirmier.

- Permission refusée. Pour l'instant, en tout cas.

Sa barrière magique sur la porte et les fenêtres émit une légère vibration, signe qu'elle était encore active et qu'aucun son ne pouvait sortir de la pièce. John souhaitait surtout que ces informations ne fuient pas. Si elles voulaient sortir, ce n'était pas un problème, mais il préférait d'abord finir la conversation jusqu'au bout avant de les relâcher pour éviter toute mention des Horcruxes dans les couloirs. Ce fût au tour de Narcissa de prendre la parole, elle qui était restée silencieuse un léger instant. John se tourna vers elle, l'écoutant attentivement.

- Jedusor avait des antécédents très louches derrière lui et même Dumbledore nourrissait des doutes sur lui au fil des années. Nous, on est loin de ça.

John afficha un sourire à cette remarque... Narcissa n'était certes pas du niveau de Jedusor en terme de dangerosité, mais son comportement lors de l'incident Blackman avait été rapporté et déjà sur ce sujet elle faisait l'objet d'une surveillance particulière. La Serdaigle devait bien se douter de quelque chose concernant les intentions de John. Pourquoi menacer de surveillance... Si surveillance il y a déjà? Tout ceci n'était qu'un jeu. Un jeu de menaces, de sous entendus dont l'unique but était de mieux cerner ces élèves et leurs déterminations. Petit à petit, l'idée de révéler plus sur le sujet des Horcruxes lui effleura l'esprit. Elles semblaient prêtes à tout pour obtenir ces informations, John ne pouvait qu'imaginer les répercutions si cela s'effectuait dans un cadre différent de celui d'une salle classe.

- Allons allons, miss Breckenridge. Nous savons que sur ce point, ce n'est pas tout à fait exact. Même si je dois avouer que d'un point de vue personnel, vous imaginer en tant que larbin de Blackman... J'ai du mal à le croire.

John observa un instant les deux jeunes filles avant de reprendre son discours.

- Désolé pour ces petits tours de passe-passe, je ne faisais que vous tester. Quand vous comprendrez l'essence même d'un Horcruxe, j'ose espérer que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Je souhaite avant tout m'assurer que cela ne tombe pas entre de mauvaises mains.

John se leva, un léger geste de la main à peine perceptible mit le feu aux deux parchemins qui se consumèrent immédiatement avant de disparaître complètement. Il écarta les bras, paumes ouvertes.

- Je n'ai nullement besoin de vous faire surveiller. Demandez pourquoi à miss Breckenridge, si vous le souhaitez miss Beckett. Qui plus est je préfère que nous en discutions ensemble pour que vous preniez la pleine mesure de la dangerosité de la chose, au lieu d'aller fouiller seules de votre côté.

Son avis était fait. Les deux jeunes filles cultivaient une certaine curiosité morbide au sujet des Horcruxes, mais après de longues réflexions John pouvait penser qu'elles ne tenteraient rien de trop extrême dans leur recherche de savoir. Si Tom Jedusor nourrissait depuis son enfance un vil désir de pouvoir et d'immortalité, ce n'était clairement pas le cas pour les deux Serdaigles. Elles voulaient comprendre l'adversaire, approfondir leurs connaissances en magie noire, mais uniquement dans un but altruiste. C'est ce qu'il en déduisait, et il l'espérait, car dans le cas contraire il serait obligé de prendre des mesures bien plus drastiques que de simples menaces ayant pour unique but de les tester.

- Je ne veux pas être le responsable de la création d'un nouveau Jedusor. De ce que je peux voir... Disons que je pense pouvoir vous faire confiance. Pour l'instant.

Les tester avec les documents et photos avait permis de jauger leurs réactions face aux horreurs présentes sur les clichés. Si Jedusor aurait réagi de manière totalement démesurée, l'effroi avait frappé les deux Serdaigles. Le test des souvenirs visait à les confronter à des situations de mort mettant en scène de la magie très obscure. Le seigneur des ténèbres aurait qualifié ça de parcours de santé, les jeunes filles elles en semblaient encore grandement affectées. Le test du formulaire... Et bien si elles avaient signé sans se plaindre cela aurait signifié qu'elles avaient déjà tout préparé avant même de venir ici pour éviter la surveillance. Leurs inquiétudes quant aux formulaires se révélaient être un bon point également. En suivant son raisonnement, John ne voyait aucune contrainte à leur révéler la nature des Horcruxes. Elles étaient prudentes et loin de pouvoir commettre de telles atrocités de sang-froid. Il ne faisait pas face à des meurtrières... Ca, c'est également son expérience en tant qu'Auror qui lui confirmait. C'était tout de même plus facile de juger ça face à un mangemort qui cherche à vous tuer à vue, pour des étudiantes il devait prendre beaucoup plus de temps.

- Avec les images et les photos que vous avez vues... A quoi peut bien servir un Horcruxe, hm? Vous n'avez pas encore échangé vos expériences respectives parmi mes souvenirs alors... Dites-moi. Qu'est-ce que vous pouvez en déduire avec tous les éléments en votre possession?

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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Dim 1 Juil - 15:02


❝ I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive. ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mandrake & Cissy & CaseyCasey ne cilla pas à la réponse de l’enseignant à son refus de signer les formulaires. Il désirait voir si elles étaient prêtes à tout ? Elles l’étaient. Casey, du moins, mais elle ne doutait pas un seul instant que Narcissa était dans la même optique. Il y avait une seule chose, par contre, qu’elle n’était pas prête à céder contre des informations, de quelques natures qu’elles soient, c’était sa liberté, et aussi sa discrétion. Être signalée au Ministère de la Magie pour en savoir un peu plus sur cette forme obscure de magie ? Non merci. Elle trouverait un autre moyen de parvenir à ses fins, ce n’était pas ce qui l’inquiétait, mais jamais elle ne ferait preuve d’une bêtise telle que de signer un formulaire qui remonterait directement dans le bureau des Aurors. Que ce soit une épreuve ou non de la part de l’enseignant, qu’elle ait réussi ou raté cette épreuve, cela n’importait pas.

Et alors que le professeur Mandrake leur assurait que le Ministère ne trouverait rien à redire puisqu’il s’agissait là de ses souvenirs à lui, Casey haussa un sourcil, légère marque de son scepticisme qui était pourtant bien grand. Personne d’autre que lui n’avait parlé de chantage, ni même de menaces, signe qu’il percevait l’attitude des deux jeunes femmes comme tels et donc qu’il ne souhaitait pas non plus que cette entrevue ne s’ébruite en dehors de ce bureau. Qu’il adopte l’attitude qu’il voulait, Casey était convaincue qu’il ne ferait rien remonter au Ministère parce qu’il était tout aussi impliqué qu’elles là-dedans, si ce n’était plus, en temps qu’adulte responsable de ses actes. La jeune femme baissa son regard de glace sur le serpent qui venait d’émettre un sifflement, son humeur probablement reliée à celle de son maître, vers qui elle releva les yeux sans plus se soucier de l’animal. Cherchait-il à l’intimider ? Si c’était le cas, c’était raté, elle avait le sentiment que plus rien ne pourrait lui arracher la plus infime expression de crainte dans l’état de flou total dans lequel elle se trouvait suite aux souvenirs visualisés grâce à la Pensine. Ce n’étaient ni des menaces, ni même du chantage, mais de simples constatations tirées des faits releva néanmoins Casey. Il ne fallait pas non plus que l’enseignant pense qu’elle était réellement entrain de le menacer. Il n’y avait rien de tout cela. Comme elle venait de le dire, il ne s’agissait que d’évidences : si le signalement remontait au Ministère et qu’elles étaient interrogées, les actes du professeur seraient sûrement jugés plus graves que deux adolescentes un peu trop curieuses.

Son retrait lui fut refusé. La Serdaigle fronça légèrement les sourcils, tournant la tête une demi-seconde en entendant un léger bourdonnement, avant de reposer son regard sur Narcissa. L’enseignant semblait s’amuser de la distance que sa camarade mettait entre elles deux et le célèbre mage noir. Comme si elles lui arrivaient à le cheville. Il y avait encore un monde de connaissances les séparant du Seigneur des Ténèbres, qu’il en doute ou non. Connaissances qu’elles allaient peut-être finalement obtenir. Son intérêt envers les propos de l’enseignant se réveilla alors que les parchemins prenaient feu. Il s’excusait pour ses tours de passe-passe mais continuait quand même d’en réaliser. Pour les impressioner ? Un fin rictus tendit les lèvres de la brune, mais rien d’autre ne vint traduire ses pensées sur ce sujet.

Un lueur interrogatrice dans le regard, Casey se tourna vers Narcissa. Qu’est-ce que le professeur Mandrake voulait-il dire par là ? Ce n’était cependant nullement le lieu de demander une telle chose à sa camarade, certainement pas face à l’adulte qui se ferait une joie de les écouter, aussi la jeune femme garda-t-elle cette question dans un coin de son esprit, pour plus tard. Pour une raison inconnue, elle répugnait à discuter avec Narcissa devant une tierce personne, leurs échanges ayant toujours été uniquement entre elles deux. Mais l’enseignant semblait décider à leur en dire plus et à les guider sur le bon chemin pour obtenir leurs réponses, alors à elle de jouer le jeu. Les cris avaient disparus, laissant ses tympans en paix, et l’odeur de putréfaction semblait s’éloigner à chaque seconde, laissant à Casey le loisir de retrouver son état normal et de se replonger dans les souvenirs. Horribles souvenirs, mais sans le son et les odeurs, ils n’étaient rien d’autres que des images qu’elle étudiait avec une attention toute particulière. C’était horrible, effrayant et probablement que plus d’une personne en aurait fait des cauchemars pendant de longues années, mais Casey était dotée d’une carapace qui lui permettait de prendre suffisamment de distance face aux images afin d’essayer d’en tirer des conclusions. L’Horcruxe apporte une protection au sorcier commença-t-elle, se tournant légèrement vers Narcissa, partageant avec elle ce qu’elle avait déduit du souvenir de la Pensine. Une protection, faite de magie noire, qui exigeait un très lourd tribut. Je crois qu’il nécessite un sacrifice pour être créé poursuivit-elle. Celui d’une vie humaine. Ce qui les avançait à la fois beaucoup et pas du tout. Peut-être que ces informations, couplées à celles que Narcissa avait tiré de sa propre expérience, allaient permettre de les éclairer enfin sur le réel but d’un Horcruxe et sur ce qui le rendait si horrible. Car, un sacrifice, même humain, semblait presque banal en magie noire.
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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Sam 21 Juil - 16:14

Les horcruxes ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Du chantage et des menaces ? Sérieux ? Il prend un peu trop à cœur nos propos, ce professeur. Comme le dit Casey, nous ne l’avons pas menacé, nous n’avons fait que tirer des constatations évidentes. A la toute base, il risque bien plus gros que nous en nous avouant toutes ces choses-là mais entre nous, je ne crois pas que nous devons le plaindre. Il est au courant de tout ça, il sait comment le système marche puisqu’il a plongé dedans. Cependant, il n’a rien à craindre avec nous. On ne fait que se renseigner pour en savoir plus et nous n’avons jamais eu l’intention de faire un quelconque rituel sans en avoir obtenu toutes les connaissances avant.

Un sifflement se fait entendre, forçant nos têtes à se baisser vers sa provenance. Visiblement, le serpent ne semble pas partager notre avis mais plutôt celui de son maitre, ce qui n’est pas étonnant. Nous finissons par diriger à nouveau notre attention vers l’adulte et alors que Casey demande une autorisation pour se remettre de son expérience à l’infirmerie, elle se la voit refuser. J’imagine que nous n’en avons pas fini et ce n’est pas si mauvais signe. Casey m’observe, les sourcils froncés et certainement prise au dépourvu. Je me contente de lui faire un bref hochement de tête pour lui dire que ça ira.

Quelques instants plus tard, après que je ne dise au professeur que nous sommes différents de Jedusor, celui-ci évoque sans surprise mes antécédents liés à Blackman. Un sourire narquois s’esquisse finement sur mes lèvres en guise de réponse. Au moins, il reconnait que je n’ai clairement pas la tête à être le larbin de ce mangemort des enfers, c’est l’important.

Il nous explique ensuite que ces tours de passe-passe n’étaient qu’un test. Dans le fond, il fallait nous y attendre. Ces souvenirs devaient sûrement mesurer notre capacité à encaisser de telles informations, à savoir si nous étions des fragiles ou pas. Pour ce qui est de la signature, il dit que c’était pour voir jusqu’où nous irions pour obtenir les informations. Je baisse doucement la tête, lui faisant part de ma compréhension de son stratagème mais en vérité, il serait suicidaire que d’accepter d’être lié au Ministère si l’on a pour but de faire usage de magie noire à mauvais escient. Je ne vois pas qui le ferait à part un idiot. Imaginez-vous Voldemort le faire ? Il aurait cherché les informations de lui-même plutôt que de sacrifier sa liberté de mouvement pour ça. Bref, après des dernières explications sur son souhait de ne pas créer des Jedusor et sur la confiance qu’il nous donne, Casey finit par me faire part de ses découvertes. L’échange est un bon moyen d’instaurer une réflexion commune même si pour ma part, j’ai tant l’habitude de penser seule et de trouver les solutions seule. C’est d’ailleurs la première fois que nous sommes en situation de « confidences importantes » alors qu’il y a un témoin juste à côté de nous. L’habitude de nos rendez-vous nocturne ne nous met pas forcément à l’aise dans des positions comme celles-là mais ce n’est pas grave. Il faut un début à tout.

« L’Horcruxe apporte une protection au sorcier, commence-t-elle en se tournant vers moi. Je crois qu’il nécessite un sacrifice pour être créé. Celui d’une vie humaine. »

J’hoche la tête d’un air entendu avant de remettre en place les informations que j’ai pu tirer des souvenirs. Une protection et un sacrifice… Cela corrobore avec ce que j’ai entendu.

« C’est ce que j’ai entendu aussi. Dans mon souvenir, ça parlait d’un homme qui a sacrifié sa petite fille. J’ai vu des tas d’objets comme des philtres de mort, d’amour et de paralysie. Il y avait aussi des pentacles où il devait placer l’objet qu’il voulait lier à son âme. »


Je fais une pause et j'observe à nouveau la pensine, réfléchissant à chaque détail pour ne rien oublier et ne pas dire n’importe quoi.

« L’homme que j’ai vu a raté la liaison et la création de l’Horcruxe, il en a subi les conséquences. Il y avait plusieurs cadavres, si je me souviens bien, il a fait plusieurs tentatives mais ça a toujours échoué quand il voulait diviser son âme. Il n’a pas préparé l’objet suffisamment et pareil pour l’incantation. »


Et le plus important pour la fin :

« En tout cas, l’Horcruxe permet de protéger le sorcier d’une mort naturelle ! »


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MessageSujet: Re: "I was ripped from my body, I was less than spirit, less than the meanest ghost . . . but still, I was alive." (+ cissy & mandrake)   Mer 8 Aoû - 19:32

- Ce n’étaient ni des menaces, ni même du chantage, mais de simples constatations tirées des faits.

Si on s'en tenait à ça... John haussa légèrement les épaules en soupirant légèrement. Il s'installa plus confortablement dans son fauteuil et écouta avec attention les suppositions des deux élèves. Si ses doutes sur leurs intentions s'étaient dissipés, il voulait encore savoir si les deux jeunes filles étaient de dignes représentantes de la maison Serdaigle. Avec les souvenirs proposés, faire la bonne déduction restait assez simple. Elles avaient tous les éléments pour trouver la réponse. Pourquoi s'était-il embêté avec tout ce spectacle...? Le dire simplement aurait pu suffire. Mandrake avait préféré les "traumatiser" avec ses souvenirs pour bien ancrer dans la mémoire ce que cela donnait quand on voulait jouer avec ce type de magie. Beaucoup de sorciers ont essayé par le passé... Très peu sont au courant des conséquences et pour cause: avec également très peu de réussite, il n'y avait quasiment personne pour raconter ce qui se produisait en cas d'échec. Leur révéler ces informations pourquoi pas... Mais d'abord, il fallait les en dégoûter.

- L’Horcruxe apporte une protection au sorcier.

Première déduction correcte. John se demandait si Casey serait en mesure de développer vu l'état dans lequel elle se trouvait en sortant de la pensine...

- Je crois qu’il nécessite un sacrifice pour être créé. Celui d’une vie humaine.

Oui, visiblement le voyage dans son souvenir avait dû la marquer suffisamment. Si d'ordinaire elle pouvait détailler tout comme dans les livres - John repensait au cours des impardonnables, là cela manquait un peu de détail... L'élément principal était là néanmoins, aussi John acquiesça en silence. Son regard se posa ensuite sur Narcissa. La fille de son ancien boss, comme quoi le monde était petit. Cette dernière semblait moins traumatisée, elle était sans doute plus réceptive à la pensine. Bien qu'il est tenté de brouiller les souvenirs volontairement, mini-Breckenridge montrait une assurance plus prononcée. Admirait-il sa capacité d'analyse ou boudait-il suite à son incapacité à masquer le souvenir comme il l'aurait souhaité? Mystère...

- C’est ce que j’ai entendu aussi. Dans mon souvenir, ça parlait d’un homme qui a sacrifié sa petite fille. J’ai vu des tas d’objets comme des philtres de mort, d’amour et de paralysie. Il y avait aussi des pentacles où il devait placer l’objet qu’il voulait lier à son âme.

John acquiesça de nouveau avant de prendre la parole.

- Il existe de nombreuses façons d'attraper une proie. Si le poison ou la paralysie sont de bons moyens, le philtre d'amour - ou même sans ce dernier un sentiment de confiance, d'affection suffit à faire baisser les défenses du plus aguerri des magiciens. Le sacrifice est effectivement primordial dans la conception d'un Horcruxe.

Narcissa poursuivit, apportant plus d'eau à son moulin. La capacité d'analyse de la jeune Serdaigle lui plaisait beaucoup.

- L’homme que j’ai vu a raté la liaison et la création de l’Horcruxe, il en a subi les conséquences. Il y avait plusieurs cadavres, si je me souviens bien, il a fait plusieurs tentatives, mais ça a toujours échoué quand il voulait diviser son âme. Il n’a pas préparé l’objet suffisamment et pareil pour l’incantation. En tout cas, l’Horcruxe permet de protéger le sorcier d’une mort naturelle !

John patienta un moment, préférant choisir ses mots avec précautions pour ce qui allait suivre.

- Protéger d'une mort naturelle... Il est intéressant de le souligner, car oui, un Horcruxe permet au sorcier de se protéger d'une mort ordinaire. Concrètement un sorcier qui réussit à se confectionner un Horcruxe peut être tué mais reviendra tôt ou tard, parfois sous une forme différente. Le journal de Tom Jedusor est un exemple parfait.

John marqua une pause pour se lever et prit sa craie afin d'expliquer brièvement à l'aide d'un schéma.

- Voldemort avait un certain âge lors de sa première défaite. Ce n'est qu'après l'incident de la chambre des secrets lors de la deuxième année de monsieur Potter que le ministère - ou en tout cas une partie, a commencée à s'inquiéter. Le journal de Tom Jedusor était tombé entre les mains d'une élève. Au début il n'y avait rien de particulier, simplement un livre qui vous répondait lorsque vous écriviez... Mais peu à peu, l'influence de l'objet se fit de plus en plus grande au point d'affaiblir son détenteur pour renforcer ce qui se trouvait à l'intérieur. Monsieur Potter a pu le détruire, mais s'il avait échoué, le fragment d'âme de Jedusor aurait pu resurgir et prendre forme humaine. Cette forme selon le seul témoin de la scène était celle d'un Jedusor plus jeune, en tenue d'écolier. L'apparence est sans doute liée à l'époque à laquelle Tom créa cet Horcruxe. Voldemort aurait effectivement été de retour, mais est-ce que cela aurait été vraiment lui? Quand était-il des autres Horcruxes? Aurait-il été aussi puissant qu'à son apogée, ou aurait-il régressé au stade "d'écolier"?

Le schéma détaillait le fonctionnement du journal, ponctionnant l'énergie de son porteur, pour amplifier le pouvoir de l'objet et ainsi faire apparaitre la représentation de ce fragment d'âme.

- Lorsque vous désirez créer un Horcruxe, vous devez tuer. Cela nécessite un sacrifice. Le meurtre permet d'accomplir ce rituel permettant de lier un fragment de son âme à un objet même des plus communs. Mais lier n'est pas le terme exact... Il est plus préconisé d'employer le mot "déchirer".

La craie d'agita cette fois par magie pour laisser au professeur le libre usage de ses mains. Il montrait alors le fonctionnement de cette "déchirure" d'âme sur le tableau.

- Lord Voldemort créa plusieurs Horcruxes, à différentes parties de sa vie mais également avec divers objets plus ou moins importants pour lui. De cette façon, il pensait acquérir plus de pouvoir et être plus difficile à abattre. Ce qu'il n'avait pas prévu était la témérité de monsieur Potter et ses amis. Ils détruisirent petit à petit les Horcruxes après en avoir appris les secrets auprès de Dumbledore. Selon plusieurs témoignages de mangemorts de l'époque - aux dates qui semblaient concorder avec les destructions d'Horcruxes, Tom entrait dans une rage folle à la destruction de l'un d'eux... Comme s'il ressentait une douleur intense. Lors de son combat final, Voldemort était affaibli, amoindri, incapable de maintenir son Avada Kedavra face au sort de Potter.

Le sorcier représenté sur le tableau au début fort et se tenant droit, s'affaissait et devenait tout de suite moins attirant au fur et à mesure que John marquait d'une croix les Horcruxes se détruisant petit à petit.

- Lier et déchirer sont deux choses bien différentes... Lorsque l'on crée un Horcruxe on déchire son âme de manière permanente. Ce morceau que vous liez à l'objet vous permet de survivre à presque tout. Mais si ce dernier est détruit, il est perdu à jamais. De nombreux mages noirs très puissants par le passé étaient animés par des convictions politiques, ou religieuses ou des instincts propres à l'être humain. Voldemort était qualifié par tous comme un dément, un fou furieux ne s'attachant à rien à part lui-même. Déchirer son âme en deux relève déjà de l'exploit comme vous avez pu le voir... Imaginez donc en 7 morceaux... C'était son objectif. Si vous avez suivi les cours d'Arithmancie, vous pourrez sans doute me dire pourquoi le 7? Et pas un autre chiffre.

John marqua une légère pause avant de reprendre.

- Grindelwald et tant d'autres n'auraient jamais franchi ce pas, aussi attirant soit-il. Bien que malveillants, ces génies du mal ne voulaient en aucun cas prendre le risque de perdre la raison. Ils restaient des humains "saints d'esprits". Étrange formulé comme ça, mais je ne vois pas d'autre mot pour décrire l'horreur que ces choses représentent... Le lier à un animal vivant c'est également très dangereux. Il est incapable de dire la direction que prendra l'animal une fois l'Horcruxe crée. Sera-t-il docile ou s'animera-t-il d'une volonté propre jusqu'au point d'aller à l'encontre de son créateur pour prendre sa place? Car tout le mystère est là! Si Tom Jedusor étudiant s'était extirpé du journal... Que serait-il advenu des autres objets? D'autres Jedusor seraient apparus? Ou est-ce que cela aurait influencé le Tom étudiant d'une manière ou d'une autre...? D'autres auraient émergés? Ou est-ce qu'il aurait cherché à se les accaparer à la place de l'original? Il plane encore énormément de mystère concernant Voldemort car c'est le seul à avoir tenté une séparation multiple de son âme.

Le tableau s’effaça rapidement pour inscrire de nouvelles choses. Cette fois-ci c'était des dessins de divers objets ou sortilèges.

- Les moyens de détruire un Horcruxe sont très rares mais j'en connais quelques-uns. Il y a le poison de basilic, il agit très rapidement et a permis la destruction du journal. Le Feudeymon est un sort extrêmement dangereux, une magie noire très virulente capable de tout brûler. Je déconseille très fortement son utilisation seul. Pour ce dernier, vous pouvez me faire confiance. l'Avada Kedavra semble être un autre moyen de les détruire mais cette théorie est assez contestée... Il est juste de dire que c'est le sortilège de mort qui permet de "mutiler" son âme en ôtant la vie du sacrifice afin de pouvoir ensuite la déchirer et l'implanter dans l'Horcruxe... Mais je ne saurai vous dire s'il s'avérerait réellement efficace pour en détruire un. Son utilisation demande une grande puissance et un très mauvais alignement. À l'instar du Patronus qui puise dans tout ce qui peut être bon l'Avada Kedavra trouve sa force dans la noirceur et l'abomination.

Le professeur soupira, terminant ainsi son exposé sur les Horcruxes. Il pensait avoir fait le tour de la question mais si l'une des deux élèves souhaitait rebondir sur tel ou tel élément il n'était pas contre l'idée de développer un peu plus. Visiblement son exposé avait jeté un froid dans la pièce et pour cause, ce qu'il venait de décrire relevait de la folie pure. Si le philtre de la pierre Philosophale pouvait prolonger la vie, si le sang de licorne permettait de survivre tout en maudissant, ce qu'un impliquait comme prix à payer était tout simplement démentiel. Imaginer que Voldemort avait osé viser l'exploit d'en créer 7... En y laissant sa santé mentale, son apparence, son identité même... Rien de bon ne pouvait ressortir de tout ça. Savoir comment les détruire était la seule information à retenir de cette leçon.

- Les Horcruxes agissent sur les gens les entourant. Pourquoi se démener autant afin de les cacher...? Après tout, ils sont puissants et difficiles à enrayer. Le journal de Tom a tout même été détruit et Voldemort a perdu un fragment de son âme... C'est le risque premier qui impose de trouver une bonne cachette. Le second risque selon moi est qu'en influençant les gens autour d'eux comme avec la jeune fille qui avait écrit dans le journal, ces Horcruxes peuvent gagner en force, ponctionner l'énergie vitale de la victime et redonner forme au créateur - ou en tout cas au fragment d'âme du créateur. Ils retrouveraient leur forme du moment ou ils ont été arrachés, mais semblent également animés d'une volonté qui leur est propre. Toutes les spéculations sont possibles à ce niveau...

John retourna à son siège et observa les deux élèves, attendant les remarques, analysant leurs réactions. Il en avait terminé, il espérait simplement que les deux jeunes filles n'iraient pas crier sur tous les toits les résultats de leurs recherches ou encore qu'elles se mettraient à expérimenter sur des élèves pour pouvoir se créer les leurs... Bon, quelques mauvais élèves auraient été une moindre perte, mais tout de même. Si leur soif de connaissance se fixait sur la compréhension et le moyen de les détruire, c'était bénéfique. Si elles avaient la moindre idée malveillante, il s'assurerait de les attendre au tournant.

- Ma réponse vous convient-elle? Si vous n'avez pas d'autres questions nous pouvons mettre un terme à cette... "leçon" assez particulière. Bien évidemment, je vous prierai de rester discrètes, principalement pour votre propre bien. Le mien euh... cela va sans dire aussi...! Quoi qu'il en soit, si vous en avez fini laissez-moi le temps de lever les sorts de protection et vous pourrez retourner à vos occupations.

John avait toujours sa baguette en main, attendant que l'une des filles lui indique que c'était bon, qu'elles en avaient fini. Mandrake garda bien à l'esprit que Narcissa faisait l'objet d'une surveillance particulière suite aux événements Blackman. Quand bien même elle ferait une erreur, cela serait immédiatement repéré. Son attention se portait un peu plus sur Casey mais vu comment elle avait vécu son souvenir il ne se faisait pas trop de soucis. Elles étaient curieuses, intelligentes et peut-être un peu trop téméraires dans leurs démarches, mais elles n'étaient clairement pas inconscientes. Si une petite partie de son esprit se méfiait toujours, John avait tout de même confiance. Elles sauraient faire un usage positif de ces informations, les moyens de les détruire plus exactement. La création... Et bien, elles auraient fini par le comprendre vu que ces informations avaient tendance à devenir moins secrètes en cas de nouveau "Jedusor". Mais il valait mieux que ce soit par lui et ses nombreux avertissements.


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