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 (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)

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MessageSujet: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 7 Jan - 0:49


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Je laisse le portail du parc se refermer bruyamment derrière moi dans un grincement désagréable. La nuit est tombée depuis un moment alors c’était difficile de vraiment voir quelque chose… Il n’est pas tard, pourtant, mais bon, en plein hiver, faut pas non plus s’attendre à des miracles. C’est dommage, c’est sûrement l’un des rares coins de Lucan que j’aime vraiment. Je rattrape rapidement Milo et glisse tendrement ma main dans la sienne. « C’est mieux en été. Il y a toujours plein de canards et la lumière entre les arbres est juste incroyable. » C’est le coin où je venais prendre toutes mes photos, quand j’étais gamin. Avant de pouvoir bouger tout seul et fuir à Dublin. Je dois avoir tout un dossier de clichés d’ombres et d’herbe sur l’ordinateur du salon… Rien de bien enthousiasmant mais à douze/treize ans, on se contente de peu… « Je crains que tu sois obligé de revenir quand il fera chaud, et beau, et jour, parce que sérieux, c’est vraiment naze de louper ça. » Bien sûr, ce n’est absolument pas une fausse excuse pour qu’il revienne me voir pendant les grandes vacances. Je lui offre un sourire idiot et l’entraîne dans une autre rue, histoire de mettre la main sur un bus. Le bruit de nos pas résonne. C’est un peu étrange, quand même. De le savoir là. Chez moi. La frontière que j’ai entretenue pendant des années vient d’exploser brutalement. Et vous savez quoi ? C’est sûrement l’une des sensations les plus délicieuses que j’ai jamais connue. J’ai stressé pendant des jours, mine de rien, juste à l’idée de lui faire découvrir ma vie ici. Parce que je ne me fais pas d’illusion, c’est à des années lumières de ce qu’il connait et, honnêtement, on ne peut pas dire que ça soit ce dont je suis le plus fier. Il n’y a rien que j’aurais aimé davantage que m’extraire de tout ça, vivre ailleurs, dans un appartement plus grand, avec de plus grands moyens, tout ça… Alors forcément, se dire que l’aristocratie débarque dans mon cagibi, c’est perturbant. Et encore, pour l’instant, c’est qu’un décor. Je n’ose même pas imaginer lorsqu’il rencontrera ma famille… L’angoisse. Enfin… Oui et non. J’ai hâte tout de même. Il ne sera plus seulement un nom sur un morceau de papier, une image vague au détour d’une conversation. Ce sera vraiment « mon petit-ami », quelque chose de réel. Dans le genre officialisation sérieuse de notre histoire, c’est que ça se pose là ! Le vent souffle soudainement un peu plus fort, s’engouffrant sans honte sous mon blouson. Je frissonne avant de remonter un peu ma fermeture éclair. Mon autre main lâche celle de Milo et va se glisser autour de ses épaules dans un geste discrètement possessif. Contrairement à Londres, ou du moins à nos premiers instants, je n’ai pas ressenti la moindre gêne à afficher clairement notre relation ici. Je suis fier qu’on soit ensemble, vraiment, et que tout le monde le sache ne me dérange pas. J’ai fini par me faire à l’idée que ça pouvait déranger, tout comme je me suis conforté dans celle que ça me passait clairement au-dessus. On vit pour nous, certainement pas pour le reste du monde. « On jouera plus les touristes à Dublin. C’est un peu de la merde ici, je sais toujours pas pourquoi mes parents s’acharnent à y rester. » Bon, si, d’accord, je sais… Parce que Patrick a un job stable et qui paye pas trop mal, que vivre ici coûte pas une blinde (moins une blinde qu’à la capitale) et qu’ils sont trop à l’aise dans leurs petites habitudes pour aller voir ailleurs. Mais quand même…

Une vingtaine de minutes plus tard, le bus nous laisse à quelques pas de l’immeuble. Je lève machinalement les yeux en attendant de traverser la route. Y’a pas à dire, c’est quand même sacrément moche… Enfin, c’est pas comme si je pouvais y faire quelque chose. C’est moins pire de nuit, on fait moins gaffe, mais quand on est arrivés tout à l’heure, je faisais pas trop le fier… Je sais que je devrais pas mais c’est difficile de ne pas faire mille et une comparaisons avec chez lui… Entre la baraque gigantesque, le jardin à perte de vue et tout ce qui peut aller avec, ça en fout quand même plein la vue. Le pauvre a dû déchanter en arrivant. Je n’ai pas osé poser la question. Je lui tiens galamment la porte, m’inclinant dans un sourire gentiment moqueur et grimpe vaillamment les marches. Trois étages, c’est vite fait. Et c’est l’un des plus hauts immeubles du quartier ! Merveilleux, n’est-ce pas ? Sur le palier du deuxième, une femme tire un caniche immonde et réticent de chez elle avant de nous apercevoir et de nous souhaiter gaiement de joyeuses fêtes. Je pousse discrètement Milo pour qu’on reprenne rapidement notre route pendant qu’elle s’étonne de ne pas avoir vu ma mère de la journée. Je n’ai aucune envie qu’elle nous tienne la grappe durant des heures. Je me suis pas débarrassé de toute ma famille pour me récolter le voisinage. Plutôt mourir, ouais ! Je veux juste qu'on soit tranquilles, moi, sérieux. Je lui balance par dessus la rampe qu’elle ne sera là que mardi et que je lui dirai de passer la voir, un bonne soirée à moitié bouffé par le bruit de la clé et un aboiement du chien, et puis je referme brusquement la porte d’entrée en gloussant comme un con. « C’est la mère de la meilleure amie de Shawna. Insupportable. Ma mère passe des heures à commérer sur tous les gens du coin avec elle dès qu’elle la croise. Tu peux être sûr que dans cinq minutes, le temps qu’elle promène son cabot, tout le quartier est au courant que t’es là ! » J’accroche mon blouson sur une des patères surchargées et récupère le sien au passage pour l’y mettre aussi. Je suis sûr que ma mère serait fière de voir que je sais à peu près bien recevoir les gens, si elle me voyait. Un soupir heureux m’échappe, juste en voyant son manteau au milieu des affaires de mes frères et soeurs. Je suis d’accord, il m’en faut peu, mais j’ai fini par m’y faire. Et puis sans prévenir, je l’attire contre moi et pose amoureusement mes lèvres sur les siennes. Voilà, maintenant on peut bouger !
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 7 Jan - 21:07


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
Dan. Voici le prénom qui hante mes pensées depuis hier soir. Il hante tout le temps mes pensées, certes, mais plus encore ces dernières heures. Depuis le départ de Billie, je ne pense qu'au fait qu'il n'y a plus que quelques heures qui nous séparent l'un de l'autre et j'ai hâte. J'ai tellement hâte. J'ai passé des vacances vraiment fort agréables. Que ce soit en famille ou avec Billie, tout était parfait ou peu s'en fallait. La bonne humeur était au rendez-vous, chassant mes idées noires et mes craintes. Plus de Mangemorts, plus d'attaques potentiels, plus de danger rôdant autour de nous, plus de traumatismes, plus de culpabilité. Pendant ces quelques jours, je suis redevenu le garçon que j'ai toujours été. Souriant, attentionné, un peu capricieux, mais bien élevé. Je ne dis pas que je n'y pensais pas, mais disons que plus le temps passait et plus j'arrivais à m'intéresser à autre chose et à apprécier ce qu'il se passait autour de moi. Retrouver ma famille fut un réel plaisir, revoir Billie un pur bonheur et ce serait l'extase total de pouvoir replonger dans les bras de mon Adoré. Ces vacances seront parfaites ou en tout cas autant qu'elles pourraient l'être en cette année un peu étrange et dérangeante. Je ne regrette pas ce moment difficile de la séparation d'avec Dan sur le quai de la gare. J'ai cru que je n'arriverais pas à me résoudre à le lâcher et à le voir partir, lui de son côté et moi du mien. Et sincèrement, les heures qui ont suivi cette séparation furent vraiment difficile. Je voulais le retrouver, passer mes vacances avec lui. Ma grand-mère m'a même proposé de l'inviter à la maison, pour qu'il passe les fêtes avec nous et je mourrais d'envie de le lui proposer, mais quel monstre j'aurais été de lui demander de se séparer de sa famille alors qu'il voulait vraiment les revoir. Je n'ai pas pu m'y résoudre et je pense que j'ai bien fait. Je ne voulais pas lui donner l'impression que je m'estimais plus important que sa famille, alors que ce n'est définitivement pas le cas. Je devais juste prendre patience et attendre un peu de ses nouvelles. Et c'est en lisant ses lettres que j'ai su que j'avais fait le bon choix. Il avait besoin de rentrer chez lui, tout comme j'avais besoin d'être chez moi. Et même si la séparation fut difficile, elle était nécessaire pour qu'on se retrouve dans les meilleures conditions possibles !

Cela faisait quelques jours que j'étais une vraie pile électrique et le départ de Billie ne changea rien à ma bonne humeur et à mon excitation. Bien au contraire, son départ voulait dire que j'allais prochainement revoir Dan et cette idée me remplissait de joie. Non pas que je souhaitais le départ de ma meilleure amie, mais je savais que je la retrouvais à la fin des vacances et que nous avions passé, comme le voulait notre petite tradition, un moment ensemble pendant les vacances. La journée du 31 fut affreusement longue. Chaque minute paraissait des heures. Levé tôt, prêt à une heure qui n'était définitivement pas décente, je dus rejoindre ma serre pour m'occuper l'esprit sinon un des membres de ma famille allait tenter de m'éliminer tellement j'étais fatiguant. Je demandais l'heure toutes les trente secondes, soupirais constamment et me lamentais de ne pas voir Dan arriver, m'inquiétant chaque instant qu'il ne vienne pas. Pourtant nous ne nous étions pas donné d'heure, il ne pouvait donc pas être en retard, mais la peur qu'il ait changé d'avis commençait lentement à s'infiltrer en moi. Et si ... Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Et si sa famille avait décidé de changer ses plans et restaient chez eux pour le nouvel an ? Et si des amis à lui l'avaient supplié de faire le nouvel an avec eux ? Et s'il était tombé malade ? Et s'il avait rencontré quelqu'un d'autre ? Quand j'en arrivais à cette hypothèse, je m'autoclaquais mentalement avant de quitter la maison pour ma serre. Il fallait vraiment que je fasse quelque chose, mon esprit partait vraiment de travers. Mon coeur bondit dans ma poitrine quand je le vis dans le parc et je ne pus m'empêcher de courir pour lui sauter dessus. Scène qui devait certainement lui rappeler sa première visite ici, avant que nous partions pour Londres.

"Je le crains aussi. J'adore les canards et les louper me fend le coeur ! Vous serez contraint de devoir me supporter une nouvelle fois quand le temps sera plus propice !" Nous venions de quitter le parc dans lequel nous venions de nous promener ensemble. La nuit venait de tomber, signale pour nous qu'il était temps de regagner l'appartement de la famille de Dan. Elle était loin la chaleur qui nous enveloppait à Londres lors de notre première escapade amoureuse, mais qu'importe, il pourrait ventait ou pleuvoir que ça ne changerait rien au fait que je ne changerais ma place pour rien au monde. Ma main logeait dans celle de Dan, j'étais bien et comme je l'avais espéré, j'étais persuadé maintenant que ces vacances n'iront qu'en s'améliorant et vu que le niveau était déjà haut, j'avais la sensation qu'on toucherait le ciel prochainement. Sa main lâche la mienne pour la sentir glisser sur mes épaules. Ici ou ailleurs, tant que je le sens tout contre moi, cela m'importe peu. J'ai mal aux joues tellement je souris, mais c'est plus fort que moi. Je suis bien, heureux, j'ai retrouvé mon chez moi et j'y suis bien. Je ne veux pas que ces vacances ne se terminent, je ne veux pas retourner à Poudlard, je suis bien ici, avec lui, maintenant. "Parce qu'ils s'y sentent bien ? Chez eux ? Tu sais, quand on compare à mon trou paumé, j'ai presque envie de dire que c'est la grande ville ici ! Moi j'aime bien !" Dis-je souriant et sincère. Je trouve Lucan sympathique. Certes elle est moins attractive et vivante que peut l'être Dublin mais qu'importe ? Je vis au milieu de nulle part et il faut faire quelques bornes avant d'arriver dans un village, niveau populace et animation, on repassera. Mais je ne changerais ma maison pour rien au monde, non pas pour sa taille mais pour ce qu'elle représente. C'est chez moi. J'y suis né et j'y ai toujours vécu. J'aurais toujours une part de moi dans cette maison. Et j'ose croire que n'importe où où tu vis, tant que tu y es heureux, même le plus gros taudis du monde peut devenir l'endroit le plus confortable du monde. Prenez notre dortoir. Il n'a rien à envier aux autres, étant même l'exact identique, pourtant je m'y sens chez moi et c'est l'endroit que j'aime le plus dans tout le château.

Nous sommes rentrés en bus. Je suis tellement perdu que je le suis comme son ombre. Il se lève, je me lève, il me dit de descendre, je descends, il me dit de monter, je monte sans poser de question. J'essaierais de me repérer un peu demain, mais je suis persuadé que je n'arriverais pas à grand chose, je suis vraiment une quiche en matière d'orientation. Mais qu'importe, lui sait où nous allons, c'est le plus important et même s'il ne sait pas, qu'importe, nous nous perdrons ensemble et nous saurons, tôt ou tard, retrouver notre chemin. Nous nous engageons dans le couloir, nous devons monter quelques étages pour arriver jusqu'à chez lui. Nous croisons dans notre escalade une de ses voisines, qui avait l'air de s'inquiétait de l'absence de la mère de Dan. J'eus à peine le temps de lui offrir un sourire et un salut cordiale qu'elle disparut de ma vue. Elle n'avait certainement pas bougé mais Dan m'emportait déjà jusqu'aux troisième étage, prenant malgré tout la peine de lâcher quelques brides d'informations pour rassurer sa voisine. Et nous voici enfin chez lui. Je le laisse refermer la porte et prendre nos manteaux pour les accrocher à l'entrée. Je souris, encore et toujours, je suis content d'être là. "Si on me regarde bizarrement, je saurais au moins pourquoi !" Dis-je en riant. Je n'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de situation, mais je trouve ça très amusant. Je me sens attirer vers lui et ses lèvres se déposer amoureusement sur les miennes dans un baiser agréable. Je lui rends avec grand plaisir son baiser. "Je vais enfin pouvoir mettre des images sur le mot Lucan !" Dis-je en souriant, ravis. Je m'en fous que ce ne soit pas la plus belle ville qui existe ou pas la plus attractive au monde. C'est là où il habite et ça me suffit pour la rendre intéressante. Et puis cette petite balade était fort sympathique, moi j'ai beaucoup aimé !

©️ 2981 12289 0



Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's


Dernière édition par A. Milo de Baskerville le Mer 10 Jan - 12:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mar 9 Jan - 1:23


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Je n’ai jamais vraiment supporté la distance qui nous sépare quelques fois mais depuis qu’on s’est retrouvés, c’est pire encore. On a passé une semaine l’un loin de l’autre, une semaine pendant laquelle on s’est écrit limite tous les jours et pourtant jamais le manque n’a été aussi grand. C’était pire que la dernière fois. Est-ce que c’est parce que ça va mieux entre nous ? Peut-être… Sûrement, même, en réalité. C’est encore plus difficile de le quitter alors que je me sens de plus en plus léger à ses côtés. Quoi qu’il ait pu s’y passer, je crois que le bal m’a délesté d’un poids. Tout n’est pas parfait, je sais, on ne pourra pas revenir en arrière, je suis d’accord mais… Mais peut-être que je n’en ai plus envie. Peut-être que je ne veux plus m’accrocher à ce qu’on avait avant, à cette existence mensongère qui me donnait l’impression d’un conte de fée. Il s’est clairement cassé la gueule le conte, et on en chie depuis mais alors salement, mais je m’en fiche. Mon regard glisse machinalement jusqu’à nos mains liées. On en chie mais on s’en sort, ensemble. On retrouve enfin la complicité qui m’a tant manquée. Enfin, j’en ai l’impression en tout cas. Ses bras reprennent doucement leur rôle sécuritaire. Je me souviens de quand il a resserré son étreinte quand on dansait. C’est comme si rien n’aurait jamais pu m’arriver tant qu’il me tenait. Et ça faisait une éternité que je ne m’étais pas senti véritablement protégé tout contre lui. « Je le crains aussi. J'adore les canards et les louper me fend le coeur ! Vous serez contraints de devoir me supporter une nouvelle fois quand le temps sera plus propice ! » Si Monsieur adore les canards, alors ! Sa phrase me fait rire alors que je tente de prendre un air embêté. Je n’y arrive même pas. L’échec est ridicule alors ça me fait rire de plus belle. Je ne sais pas quand le temps sera plus propice mais il peut rester jusque là même s’il veut ! Je ne suis pas certain que ni sa famille ni la mienne soient très fières de cette idée mais, moi, je la trouve plutôt bien. Carrément bien, même. « Oh… Je ne sais pas comment on pourra te supporter une nouvelle fois mais bon puisqu'on a pas le choix… » Qu’il ne nous le laisse pas, le choix ! Qu’il s’impose, qu’il s’incruste, qu’il s’installe ! Je n’ai rien contre l’idée de partager mon lit avec lui, et on est plus à une personne près dans la chambre. Oubliées ces nuits vides et froides à me réveiller en panique à chaque fois que je le cherchais vainement à côté de moi ! Oubliées, de toute façon, même sans qu’il ne s’installe à la maison… Les prochaines, il sera là. Je n’ai pas encore vraiment abordé le sujet avec mes parents (ok, je l’ai fait et ils ont dit non mais officiellement, tant qu’ils auront pas dit oui, il sera pas abordé) mais je n’ai pas l’intention de passer rien qu’une nuit ailleurs que contre lui tant qu’il sera chez nous. On en a trop eues. « Parce qu'ils s'y sentent bien ? Chez eux ? Tu sais, quand on compare à mon trou paumé, j'ai presque envie de dire que c'est la grande ville ici ! Moi j'aime bien ! » Non mais comparé à son trou paumé, même Ballycastle sera une grande ville, pourtant il va vite avoir l’occasion de réaliser que… Que Lucan est vraiment une « grande ville », en vrai. Une grande ville que je n’aime pas, pour laquelle je ne fais absolument aucun effort mais une grande ville quand même… Bon, y’a plus grand, mais comparé à où il a grandi ou à où j’ai grandi aussi, baaaaah… Voilà. Mais, mine de rien, ça me fait plaisir qu’il aime bien. Si on reste ensemble, genre longtemps, il va être amené à revenir un bon paquet de fois alors autant qu’il s’y sente bien. Et puis, même si je me plains tout le temps, je ne suis pas si mal que ça, ici…

Le trajet du retour a été tranquille, à parler de tout et de rien en jouant distraitement avec ses doigts. Il a la peau douce, tellement que c’est difficile de se retenir de la toucher. Toutes les trois secondes, j’ai relevé les yeux vers lui, sans jamais réussir à réaliser pleinement. C’est assez fou, quand même. Il est là. Vraiment là. Lorsqu’on descend enfin, je l’embarque avec moi jusqu’à la maison. Il n’oppose pas la moindre résistance et me suit docilement dans les escaliers. Lorsque je referme derrière nous, je me sens bizarre. Aussi euphorique que stressé. C’est pas la première soirée qu’on va passer loin du monde mais j’ai peur qu’il ne se sente pas à l’aise, qu’il n’ose pas bouger ni faire sa vie comme il l’entend. Il est chez lui, ici. Et j’aimerais qu’il le comprenne. « Si on me regarde bizarrement, je saurai au moins pourquoi ! » L’appartement est un véritable hôtel, les amis de tout le monde vont et viennent comme ils veulent et personne ne les a jamais regardés bizarrement pour autant. À la limite, ce serait plus parce qu’on a rien d’aussi incroyable que lui dans le coin alors ça ferait un choc de le voir débarquer, forcément. Je préfère ma théorie et ne vois de toute façon pas d’autres explications possibles. J’accroche nos manteaux et offre à nouveau à mon merveilleux petit-ami toute mon attention. Et un baiser, ce qui n’est pas arrivé depuis au moins… Quinze minutes, minimum ! Un agréable frisson me parcourt tout entier lorsqu’il y répond. Il m’a affreusement manqué. Mes mains se posent sur sa taille, l’étreignant tendrement. Il m’a manqué plus que ça, même… Lorsqu’on se recule, je souris comme un véritable demeuré. « Je vais enfin pouvoir mettre des images sur le mot Lucan ! » Son sourire me trouble un peu. J’ai l’impression d’avoir fait la meilleure chose de ma vie en lui proposant de venir. Et, dans le fond, je crois que c’est le cas. Pour moi, en tout cas, sa présence veut dire beaucoup. Je ne l’ai pas fait, cet été. Je ne lui ai même pas demandé s’il voulait me rejoindre ici. Alors que là, ça a été une évidence. J’ai confiance, j’imagine. Ou du moins, je recommence sérieusement à le faire. « Ooooouh, fan-tas-tique… » Je me moque gentiment, en souriant de plus belle. Rien de méchant ni de réellement moqueur d’ailleurs. C’est taquin. C’est… c’est un peu nous. Mais je reprends très vite mon sérieux. « Je suis heureux que tu sois là. » Et ce mot, heureux, n’est pas choisi au hasard. Ça fait des mois que je ne me suis pas senti aussi bien, j’ai juste envie de rire, de sourire, de plaisanter. J’ai juste envie de vivre pour de vrai, en réalité. Depuis que je suis rentré, j’ai l’impression que tout va bien. Ou presque… Le plus gros soucis de mon existence est d’avoir un abruti de frangin qui ne supporte pas que l’amour de ma vie ne soit pas une fille. Après tout ce qu’on a eu à traverser, je peux vous dire que je m’en balance royal ! Tout le reste est juste parfait. C’est très bizarre à dire après ces derniers mois mais… J’aime ma vie, sincèrement. Depuis quelques jours, je respire enfin librement sans penser à rien d'autre qu'à des problèmes idiots comme le fait de ne pas avoir emballé mes cadeaux à quelques heures de les foutre sous le sapin ou craindre de prendre cinquante kilos en reprenant douze fois de la bûche. Pas de mort imminente ni de traumatisme insurmontable. Je suis un môme comme un autre et c'est juste génial.

Je caresse amoureusement la joue de Milo et laisse mes doigts glisser dans son cou. Je me perds une seconde dans la contemplation de son visage, chaque trait, chaque geste... Il est beau. Il est vraiment beau. Je ne me lasserai jamais de le dévorer des yeux. Je ne sais pas comment j'ai fait pour séduire un dieu pareil mais je ne vais certainement pas m'en plaindre. Je vis un rêve éveillé. C'est un mélange de sensations grisant. Son parfum mêlé aux odeurs rassurantes de chez moi, son image dans un décor familier... J'aime ce moment. Je n'ai pas vraiment eu le temps de réaliser quand on est venus poser ses affaires, tout à l'heure, j'ai fait exprès qu'on s'attarde pas, mais là, je profite pleinement... J'ai un peu de mal à reprendre contact avec la réalité mais, petit à petit, je réalise qu'on est toujours plantés à deux pas de la porte. Je me sens un peu con, j'avoue, mais je le vis relativement bien. C’est pas tout mais il faudrait peut-être bouger de l’entrée, quand même. Alors, à contre-coeur, je m'éloigne un peu. Juste un tout petit peu, ne m'en demandez pas trop non plus... « Allez, viens, il paraît qu'on a un nouvel an à fêter… » Sur quoi j’attrape sa main et le tire jusqu’au salon, juste à côté. J’agite discrètement ma baguette en passant la porte, levant ainsi le sortilège de désillusion (merci Winslow pour l’entraînement pas si inutile que ça) que j’ai galéré à lancer sur le dîner romantique que j’ai préparé avant d’aller le chercher. Après tout, ça faisait partie du contrat signé à Londres, non ? Normalement dans une salle abandonnée mais j’avais pas de salle abandonnée sous la main… Ma journée entière n’a servi qu’à ça : lui réparer un réveillon aussi agréable que possible. Qu’il ne regrette pas d’avoir abandonné sa famille pour me retrouver. Et entre deux recommandations bateau, ma mère n’a pas hésité à mettre la main à la pâte, prenant le risque de se tâcher alors qu’elle était tirée à quatre épingles. Cuisiner pour lui et avec elle, c’était un peu le meilleur moment de mes vacances, je crois. Après qu’il m’ait sauté au cou à mon arrivée, peut-être… La table de la salle à manger n’a pas grand chose à envier à un restaurant tant j’ai fait bien attention en la dressant, chandelles et bouquet de fleurs en papier soigneusement confectionnées par Aiobheann en prime. Ça n’est pas parfait, j’en ai bien conscience mais je sais pertinemment que j’aurais pu difficilement faire mieux. « Si Monsieur veut bien s’installer… » Je lui désigne le canapé et la table basse où nous attend un apéritif digne de ce nom. Il faut tenir jusqu’à minuit, après tout, alors autant perdre un max de temps possible…
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 10 Jan - 14:08


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
Je hoche la tête en prenant un air contrit. Oui, je peux les comprendre, cela ne doit pas être facile de me supporter au quotidien. Sa famille ne m'a pas encore rencontré mais je les plains d'avance. Prochainement, ils vont avoir hâte de me voir partir au plus vite et de ne jamais vouloir me revoir. Mon nom les fera grimacer et ils attendront impatiemment que Dan leur annonce que nous ne sommes plus ensemble. Bien évidemment, je ne le pense pas vraiment ou plus précisément, c'est ce que je n'espère pas. Je ne peux pas prétendre ne pas avoir pensé à tout ça, mais avec angoisse. Est-ce qu'ils vont m'apprécier ? Je ne m'attends pas à ce qu'ils m'aiment tous ou qu'ils me considèrent tous comme un membre à part entière de leur famille à la première rencontre. Mais j'aimerais au moins qu'ils me laissent le bénéfice du doute et qu'ils se disent que Dan aurait pu tomber sur bien pire et que finalement, il n'a pas si mal choisi. Sans pour autant être aimé, j'aimerai au moins qu'ils m'acceptent. Je vais être rapidement fixé sur les angoisses qui me rongent lentement depuis quelques jours. Bientôt, je vais rencontrer une partie de sa famille et je vais devoir redoubler d'effort pour être le gendre idéal. Pas trop parfait sinon ils vont se sentir gênés et je n'ai aucune envie que nos différences sociales puissent jouer un quelconque rôle entre nous, et pas trop boulet pour qu'ils ne plaignent pas sincèrement Dan d'être tombé dans les filets d'un pauvre mec. Ca va être dur ! J'essaye de cacher mon angoisse pour ne me focaliser que sur l'instant présent. Je suis avec Dan, nous sortons d'un parc, main dans la main et nous rentrons chez lui. C'est tout ce qui compte en cet instant. Je ne veux pas gâcher nos moments ensemble par des pensées inutiles et angoissantes. Je veux pouvoir me dire que j'ai profité au maximum de nos moments et que je n'ai qu'une hâte, les réitérer. "Dites vous que vous faites dans le social, c'est très bon pour le karma !" Je pourrais dire également que cela aide grandement à acheter sa place au Paradis, mais je ne veux pas trop plaisanter avec la religion. Bien évidemment je suis conscient que cela ne fonctionne pas comme ça. J'ignore s'il y a réellement un Paradis et un Enfer, j'aime à croire en tout cas qu'il y a un après. Je crois en une force supérieur, appelé Dieu, mais qui pourrait porter un autre nom. J'aime à croire que les actes que nous faisons sur terre ont une importance pour plus tard, mais qu'une vie simple et sans calcul sera plus félicité qu'une vie où chaque geste ou chaque acte charitable sera soigneusement pensés pour gagner des points. Je sais que Dan ne croit pas en tout ça et je le respecte parfaitement, alors je garde cette petite plaisanterie pour moi.

Nous montons dans un bus qui nous amène, selon Dan, jusqu'à chez lui. J'ignore le numéro du bus, ni sa direction, mais je le suis sans sourciller. On ne peut pas réellement dire que je suis très habitué des transports en commune, j'utilise le transplanage, la poudre de cheminette ou les taxis. Proposer à ma grand-mère de prendre le métro serait comme un acte de guerre. Alors je me sens un peu bête, à ne pas savoir ce que je suis censé faire. Mais je fais entièrement confiance en Dan et imite chacun de ses gestes quand cela devient nécessaire. C'est assez étrange de me mêler à la population de Lucan mais loin d'être désagréable. Nous nous installons sur des sièges et nous passons le reste du trajet à discuter de tout et de rien en nous amusant distraitement avec nos doigts. C'est très agréable d'être de nouveau baignés dans la normalité la plus totale. Nous ne sommes plus deux élèves de Poudlard mais uniquement Dan et Milo. Me promener main dans la main avec lui, dans sa ville est aussi agréable que grisant. Mais je ne peux m'empêcher de regarder les filles que je croise en me demandant si elle a fini dans son lit ou pas. Lui n'y prête aucune attention, ce qui me rassure un peu. Je crois que s'y j'avais senti une certaine gêne ou inquiétude de sa part, je serais vraiment mal à l'aise et n'oserais pas le prendre par la main en public, ne voulant pas lui attirer des ennuis ou le gêner plus encore. Je sais que tout cela est de l'histoire ancienne, je n'ai aucun doute sur cela, mais je ne suis pas ici pour lui amener des ennuis, loin de là même. Surtout que ça risque de leur faire bizarre à tous de le voir au bras d'un garçon, même si je ne doute pas un instant que certains, pétris de mauvaises intentions, penseront que Dan me manipule pour obtenir mon argent. Mais je sais que c'est faux, je n'ai jamais songé à ça et ça n'arrivera jamais. Nous finissons par descendre du bus pour rejoindre son appartement, au troisième étage de son immeuble.

La montée fut assez rapide, malgré l'intervention de sa voisine. Dan n'avait pas l'intention de lui accorder plus d'attention que nécessaire et nous voilà rapidement dans son appartement. Cela ne me pose aucun problème mais cela ne m'aurais pas non plus dérangé s'il avait pris plus de temps à répondre à la mère de la meilleure amie de Shawna. Mais j'oublie assez rapidement cette brave dame trop pipelette et je me focalise sur le baiser que m'offre mon adoré. J'y réponds avec grand plaisir et trouve cela plus qu'agréable de sentir ses mains se poser sur ma taille tandis que j'entoure son cou de mes bras. Il se moque gentiment de moi et je ne trouve d'autre réponse qu'un bon tirage de langue en règle. Oui, très mature n'est-ce pas ? Nous sourions de bon coeur et mon sourire ne fait que s'accentuer quand je l'entends dire qu'il est content que je sois ici. Moi aussi je suis content, je suis fou de joie même. Ca signifie beaucoup, mine de rien, surtout après tout ce qu'on a vécu ensemble. On aurait pu se retrouver dans cette situation un bon paquet de fois, si les choses s'étaient déroulées normalement. En théorie, durant les vacances d'été, on aurait pu rencontrer mutuellement nos parents, même si ce fut le cas avec les miens. Mais la situation délicate dans laquelle nous nous sommes retrouvées ne nous a pas aidé à faire les choses comme on l'aurait aimé. Il avait besoin de temps et je le comprends parfaitement. Il n'était certainement pas sûr que notre histoire fonctionne vraiment ou n'était pas prêt à me présenter à sa famille. Je ne lui en veux pas, je n'ai pas envie de le forcer à quoi que ce soit. Tout ce qui compte c'est qu'aujourd'hui, je vais pouvoir rencontrer sa famille et je suis enfin là où il vit, quand il n'est pas à Poudlard et ça, c'est merveilleux ! "J'ai ramené un paquet de chocolat, un assortiment. J'ai entendu dire que c'étaient les meilleurs de Londres, j'espère qu'on ne m'aura pas menti ! " Je ne savais tellement pas si tout le monde était gourmand ou pas ou ce qu'ils mangeaient que j'ai pris un gros paquet, avec divers types de chocolats, dans l'espoir qu'au moins tout le monde en aimerait une sorte. Et vu que je ne pouvais pas en manger, j'avais fait confiance en la vendeuse pour faire le bon choix ! "Ta mère aime les plantes ? Parce que j'ai empoté pour elle une de mes plantes préférées et lui ai indiqué ce dont elle avait besoin pour bien s'épanouir mais si elle n'aime pas les plantes, je ne vais pas l'encombrer inutilement." J'amène toujours des plantes aux gens, c'était une de mes habitudes, mais je ne forçais jamais personne à les accepter. Je préférais encore repartir avec ma plante plutôt que de me dire qu'elle allait mourir dans d'atroces souffrances parce que la personne n'allait pas s'en occuper ! Je préférais un refus poli qu'une acceptation forcée. Je serais tellement malade de chagrin à l'idée de savoir qu'un de mes bébés était mort ...

Nous sommes toujours à l'entrée, nous n'avons pas bougé. Je sens ses doigts glisser sur ma joue et je profite de ces caresses avec grand plaisir. J'aime quand il me regarde comme ça, je me sens l'être le plus beau et le plus chanceux au monde. Je profite de cet instant pour le détailler à mon tour, le trouvant chaque jour plus beau que la veille. J'aime d'autant plus qu'il a retrouvé le sourire et qu'il donne l'impression d'être de nouveau bien, presque heureux ? C'est ce que je souhaite le plus au monde, qu'il soit heureux. L'idéal serait qu'il le soit avec moi, cela va s'en dire, mais si je dois me rendre à l'évidence que ce n'est pas possible, alors peut-être un jour aurais-je la force de le laisser partir, le coeur en miette certes, mais persuadé au fond que j'aurais fait le meilleur choix possible pour lui. Parce qu'il mérite sincèrement d'être heureux ! "Ah bon ?!" Dis-je en prenant un air étonné, comme si je n'étais pas au courant que nous étions le 31 décembre et que nous allions passer la nouvelle année ensemble. Après je dois avouer qu'avec l'arrivée de Billie, les jours sont passés très vite et j'en aurais presque oublié que nous allions fêter le nouvel an, mais tout le monde en parle tellement que l'oubli est vite chassé. Les gens n'avaient que ça dans la bouche dans le bus, c'était assez amusant à voir. J'ignore ce qu'il m'a réservé, pour être honnête, mais même une soirée banale devant la tv ou autre ne me dérangerais pas le moins du monde. Le plus important, en cet instant, c'était la personne avec qui je passais ce moment, pas le moment lui-même. Il m'attrape la main et m'entraîne à sa suite dans une autre pièce. Je découvre qu'il s'agit du salon et qu'une belle surprise m'y attend. Wouhaa, j'en reste sans voix. C'est la première fois qu'on se donne autant de mal pour moi et pourtant dieu sait que Dan s'est toujours donné beaucoup de mal pour me faire plaisir. Je sens mes joues rougir de plaisir, mon coeur battre plus vite de joie et mes yeux piquer sous l'émotion. Non, je ne pleurerais pas, mais je ne prétends pas ne pas forcément en avoir envie ! Je suis définitivement trop sensible comme garçon ! Je vois le bouquet qui trône fièrement sur la table et je ne peux m'empêcher de m'en approcher pour le voir de plus près. C'est un bouquet en papiers, confectionné main, c'est tellement parfait que j'en suis tout retourné ! "Tu as fait toi-même le bouquet ?!" Dis-je tout étonné et émotionné. Non mais cette journée est littéralement parfaite en fait. Tout est parfait. Lui, le dressage de la table, l'odeur qui m'arrive aux narines, l'apéritif qui nous attend vers la table basse ... tout ! "Tu as fait tout ça pour moi ?! C'est ... parfait .... tout simplement parfait !" Dis-je en m'approchant de lui pour l'embrasser comme jamais je ne l'avais embrassé alors. On pouvait sentir l'amour et la passion dans ce baiser. Tout était parfait ! Je finis par le lâché, les yeux brillant d'émotion et je m'installe docilement sur le canapé, sourire accroché aux lèvres, incapable de ne rien d'autre que d'être heureux.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 14 Jan - 19:58


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Ça me fait rire de nous imaginer au bord du désespoir à la simple idée de l’avoir à nouveau avec nous. Sérieusement ? Je suis au bout de ma vie pour chaque heure passée loin de lui mais pourquoi pas. Et puis, eux, j’aime à croire qu’ils l’apprécieront et qu’ils seront toujours contents de le voir débarquer, ne serait-ce que parce que je serai aux anges à chaque fois. Et puis, c’est le gendre idéal, en toute objectivité. Dans tous les cas, mieux vaut qu’ils l’aiment bien parce que j’ai pas l’intention de le lâcher demain. Je ne sais pas vraiment comment ça se passera l’année prochaine mais je ne vois pas notre histoire comme une amourette d’ados. Je veux dire, c’est sérieux. J’ai l’impression qu’il n’y aura jamais personne d’autre dans ma vie. Je crois que s’il me demandait de tout plaquer sur le champ pour faire réellement ma vie avec lui, je n’hésiterais pas bien longtemps. C’est con d’être sûr de moi à mon âge ? Certains diront que c’est parce que c’est mon premier amour... Moi je sais que c’est parce que c’est le bon. Le seul. Et si par malheur ça n’est pas le cas... Non, non ! Ça sera le cas. Forcément. Ce sera pas facile pour toujours mais on s’en sortira. Sa tête me tire un nouveau rire alors que je resserre mon étreinte sur ses épaules. J’ai l’impression que je fais que ça depuis quelques heures : rire. On est loin de l’angoisse qui pouvait régner dans les couloirs de Poudlard. « Dites vous que vous faites dans le social, c'est très bon pour le karma ! » Je ris de plus belle. Mais qu’est-ce qu’il est bête ! Je suis sûr que, dans le fond, on fait déjà dans le social. Vu les cas qu’on se tape dans la famille, je vous jure qu’on devrait avoir une récompense pour ne pas en avoir abandonnés quelques-uns au bord d’une route ! Je hoche néanmoins la tête. Je suis certain que tout le monde sera ravi d’apprendre que sa présence nous fait faire notre bonne action du jour, tout ça tout ça. Franchement, si ça peut motiver pour qu’on l’adopte, je dis oui ! « Non mais cherche pas, même avec cette idée ce sera dur, très dur. » Je prends un air exagérément désespéré et finis par ricaner au bout de deux secondes. En même temps, c’est tellement pas crédible comme truc… S’il y a bien une personne facile à vivre sur cette planète, c’est lui ! Je parle en connaissance de cause évidemment. Et je suis certain qu’il sera encore plus parfait avec ma famille qu’il ne l’est avec moi. En attendant, je l’entraîne dans la rue d’à côté puis à l’autre bout de la ville pour rentrer à la maison. Mais dès que mon regard se pose sur lui, c’est un peu la même rêverie qui reprend. J’ai du mal à réaliser pleinement qu’il est là. Pourtant, ça fait quelques heures maintenant mais non, rien à faire… Ce sera encore pire quand mes parents rentreront, je pense… Parce que finalement, je n’ai rien à « officialiser » avec le Tout Lucan. Je m’en fous de leur avis. Si on croise mes amis, à la limite, je dis pas, mais même s’ils n’approuvent pas, ça ne changera pas le cours de mon existence… Mais mes parents… C’est agréablement stressant. Je ne sais pas vraiment ce que j’attends, en réalité. Leur bénédiction ? Ça fait un peu pompeux. Qu’ils le prennent pour l’un des nôtres ? Pour une première rencontre, j’aurais un peu peur de le faire fuir… Je sais vraiment pas. J’imagine que je le saurai quand ils me l’auront foutu devant les yeux. Parce que je ne doute pas une seule seconde qu’ils le feront.

La porte se referme derrière nous. Le monde disparaît une fois de plus. Comme souvent. Et je crois que c’est ce que je préfère, en réalité. Notre intimité. Je déteste le partager. C’est mal ? Sûrement… Mais je sais pas faire autrement. L’an dernier, il n’était qu’à moi, ou du moins j’en avais l’impression, alors devoir apprendre à faire avec la présence de tout le monde et n’importe qui, c’est vraiment compliqué. Trop compliqué, même, en réalité. Monsieur me fait part de sa désapprobation en me tirant la langue. Pour toute réponse, je lève les yeux au ciel avec tout le désespoir du monde au moins. Non mais quel gamin j’ai à supporter, hein, sérieusement ! Comment voulez-vous que je m’en sorte, moi ?! En vrai, il m’amuse, mon gamin. Je le trouve affreusement attendrissant quand il prend des airs et des réactions d’enfant comme ça. C’est sûrement en partie pour ça que je me sens si à l’aise avec lui. Parce qu’il ne se prend pas la tête et pas trop au sérieux. C’est agréable. J’ai le droit d’avoir cinq ans, il ne perdra pas son temps à me juger. « J'ai ramené un paquet de chocolat, un assortiment. J'ai entendu dire que c'étaient les meilleurs de Londres, j'espère qu'on ne m'aura pas menti ! » J’aurais pu dire ce que je voulais, de toute façon, il n’en aurait fait qu’à sa tête alors… Je suis sûr qu’ils seront délicieux, ses chocolats. Et qu’il va falloir les planquer si on veut les voir survivre plus de dix minutes avec la bande de goinfres qui me sert de fratrie. Quoi que je ne ferai peut-être pas vraiment confiance à mon beau-père non plus sur ce point. Déjà condamnés, les pauvres, je suis sûr. Je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche que Milo reprend déjà. Ce qui me fait sourire bêtement. J’aime l’entendre. Il a une jolie voix. Je veux bien qu’il parle tout seul jusqu’à ce qu’il rentre, ça me va. Juste pour l’entendre encore et encore. Bon, je doute qu’il soit d’accord, bien sûr mais est-ce que c’est ma faute s’il est contrariant ? « Ta mère aime les plantes ? Parce que j'ai empoté pour elle une de mes plantes préférées et lui ai indiqué ce dont elle avait besoin pour bien s'épanouir mais si elle n'aime pas les plantes, je ne vais pas l'encombrer inutilement. » Sa question me laisse un peu idiot. Est-ce que ma mère aime les plantes ? Je sais pas. Je sais qu’on a pas grand chose ici. On avait un cactus avec Jackson et Brady quand on était mômes mais je sais pas ce qu’il est devenu. Il est plus ici en tout cas. Il a dû mourir. Ça meurt ces choses-là ? « On a une plante… Un truc avec des fleurs l’été… Je crois que c’est Patrick qui lui a offert pour la Saint-Valentin, une fois. Ça fait un bail et elle est encore encore là. Vivante et tout. Ça compte comme « aimer »…? » Je hausse les épaules sans trop savoir. En tout cas, elle l’a pas tué quoi. Ni laisser mourir. Ni achever sauvagement parce que ça la faisait chier. « Sérieux, faudrait que tu lui demandes, je suis pas franchement calé sur le sujet. » Ce qu’elle aime comme vêtements ou le parfum qu’elle porte, je sais, mais alors ça… Je sais pas si elle s’en occupe parce que c’est une plante ou parce que c’est un cadeau de son mari. Et j’ai jamais posé la question parce que, jusqu’ici, ça n’avait aucune espèce d’importance. « Mais l’attention est juste adorable. » Ce qui, entre nous, ne m’étonne pas le moins du monde.

J’oublie un peu tout le temps d’une véritable noyade dans son regard. Jusqu’au fait qu’on est plantés comme deux idiots au beau milieu de l’entrée. On ne va peut-être pas passer notre soirée ici. Je lance vaguement l’idée, à demi-mot, bien conscient qu’il n’aura rien contre l’idée, évidemment. « Ah bon ?! » Je hoche la tête comme si je venais de lui faire la révélation du siècle. Eh oui, étonnant qu’on soit le dernier jour de l’année, hein ? En même temps, les deux filles assises devant nous, dans le bus, n’ont pas arrêté d’en parler. De leur soirée, de leur robe, d’un certain Tyler qui avait intérêt à être présent… Difficile de passer à côté ! Alors je reprends doucement mes distances et l’attrape par la main pour l’embarquer à côté. Je ne sais pas vraiment ce qu’il aurait voulu pour cette soirée alors, forcément, je suis pas très tranquille. Et s’il aurait préféré qu’on bouge ? Ou que ça ne lui plaisait pas ? Je sais pas. Peut-être que j’aurais dû lui poser la question ? Mais ça n’aurait plus vraiment été une surprise… Je ne me suis pas posée la question une seule fois de toute la journée et voilà que, maintenant, je m’inquiète comme un con. C’est plus trop le moment pourtant ! Son silence me met un peu mal à l’aise mais en risquant un regard vers lui, je ne peux que remarquer que ça a plutôt l’air de lui aller. Ses joues toutes rouges me font rougir à mon tour. Sa main lâche la mienne pour aller faire un tour vers la table. Je le laisse faire sans bouger, le suivant simplement des yeux. « Tu as fait toi-même le bouquet ?! » Je secoue doucement la tête, pas très enclin à m’offrir les mérites d’Aoibheann. J’avoue qu’elle a vraiment géré sur ce coup-là ! Et dire qu’elle est partie un peu désespérée parce qu’elle aurait aimé en faire plus mais qu’elle n’avait pas eu le temps… Je le trouve très bien comme ça, perso. Elle est plutôt douée, quand elle veut. « C’est ma soeur. » Comme si, dans cette famille, ça suffit à savoir de qui je parle… Qu’importe. « Elle trouvait ça tout vide et voulait aller chercher au moins une fleur à mettre dans un vase pour décorer. Je lui ai expliqué que c’était pas une super idée alors elle est partie dans sa chambre, je croyais qu’elle boudait donc j’ai pas fait gaffe mais elle est revenue avec ça. T’aimes bien ? » J’ai trouvé le geste super mignon mais peut-être que lui trouve ça juste un peu culcul en fait… C’est pas impossible… C’est ma soeur, peut-être que je suis pas particulièrement objectif en même temps… Venant d’un autre môme, j’aurais peut-être ricané en disant que c’était nul, j’en sais rien… Mais quand même, il est bien fait son truc. Il revient sur ses pas et s’approche de moi. Mon coeur s’emballe un peu juste de le voir arriver. « Tu as fait tout ça pour moi ?! C'est ... parfait .... tout simplement parfait ! » Je hausse maladroitement les épaules. Je suis aux anges, vous imaginez bien, mais tout de même… C’est un peu impressionnant. Ça met grave la pression. Faut que le dîner lui plaise et qu’on s’engueule pas et tout et tout… Mais non. Il n’y a pas de raisons. Tout va bien se passer et on aura le droit à un moment génial. Des retrouvailles merveilleuses. Ses lèvres se posent sur les miennes en me tirant un frisson interminable. Je me perds littéralement dans cet échange, y répondant avec tout l’amour du monde. Lorsqu’il se recule, je ne peux m’empêcher de sourire de l’air le plus débile que j’ai jamais eu. Un véritable imbécile heureux. Je retourne le nuage sur lequel j’ai flotté pendant près d’un an. Je suis bien. Et je crois que ça se voit. « Si tu m’embrasses comme ça à chaque fois, je vais penser sérieusement à faire ça tous les soirs. » Les battements de mon coeur peinent à ralentir. Il est perturbant, ce garçon, vraiment. Il reprend ses distances et va s’installer sagement sur le canapé. « Tu veux boire quoi ? » Mon regard revient sur lui toutes les deux secondes pendant que je fais le service, admirant avec un plaisir même pas dissimulé le sourire qui étire ses lèvres. Je finis par m’asseoir à ses côtés, laissant un minimum de distance entre nous, juste assez pour qu’on se ne gêne pas au moindre geste. « Finalement, t’as fait quoi de tes vacances ? Je me suis arrêté à Noël, plus ou moins… Et avec Billie, c’était bien ? Je veux tout savoir ! » En attendant le jour où on aura des vacances communes et autant de temps passé ensemble, il va être obligé de jouer les conteurs…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 17 Jan - 14:44


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
"D'accord ... Je suppose qu'acheter votre Salut au Paradis grâce à cette bonne action ça n'aidera pas mieux ... Bon ben j'ai plus rien en stock, faudra faire avec !" Dis-je d'un ton qui se voulait sérieux avant d'éclater de rire à mon tour. Il est évident que ça n'achètera pas leur Salut au Paradis, si c'était aussi simple tout le monde le ferait. Pour être honnête, je ne suis même pas sûr de savoir comment tout cela fonctionne. Et je crois que je n'ai pas vraiment envie de chercher, je préfère naïvement me dire qu'il suffit d'être soi-même, de vivre dans la bonté et l'amour, d'aider son prochain quand on le peut, pour le plaisir du geste et non pour ce que ça pourrait rapporter. Je sais que tout cela sonne nianian à souhait et que c'est bien plus facile à dire qu'à faire. Je sais que je ne suis pas toujours facile à vivre et qu'en toute honnêteté, je pourrais être capable de laisser quelqu'un dans les ennuis pour sauver ma propre peau. Cette certitude, je l'ai toujours eu, mais on ne peut nier le fait qu'elle a été mise à mal ces derniers mois. Aujourd'hui, je ne sais plus trop si je dois toujours me considérer comme un gros lâche qui préfère penser égoïstement à lui plutôt qu'aux autres ou alors si j'aurais le réflexe de tenter d'aider les autres malgré ma peur. Et pour être honnête je ne suis pas vraiment pressé de le découvrir. Je crois que je préfère vivre dans l'ignorance, c'est mieux et moins dangereux. Mais tout cela ne reste pas bien longtemps dans mon esprit, je ne suis pas ici pour me prendre la tête mais plutôt pour profiter de chaque instant qu'il m'est offert avec Dan. Alors je quitte le parc sans un regard en arrière et je le suis docilement jusqu'à un arrêt de bus. J'aime marcher en le sentant tout contre moi. J'aime pouvoir marcher dans les rues de sa ville, main dans la main ou son bras autour de son épaule, cela me donne l'impression d'être un conquérant. C'est un peu stupide, j'en conviens, mais je ne sais pas, je me sens presque fière d'avoir réussi là où beaucoup on échouait. J'ignore si les filles avec qui il a couché avait vraiment envie d'être avec lui ou s'il servait juste de substitut ou un truc du genre, tout ce que je sais c'est que ça doit leur faire un choc de le voir au bras d'un garçon. Est-ce que l'idée que j'ai pu le payer pour me pavaner dans les rues avec lui leur serait venue en tête ? Peut-être, mais on sait tous les deux que c'est faux et c'est certainement le plus important. A force de me voir - et j'espère que ce sera souvent - elles finiront par se dire qu'on est vraiment amoureux et que sa vie d'avant est terminée. Sinon elles vivront dans leur jalousie, dans un cas comme dans l'autre, je m'en remettrais très bien !

Nous voilà chez lui, toujours dans le hall d'entrée. On pourrait y rester des heures que ça ne me dérangerais pas. Après tout, s'il est là, c'est le plus important non ? On se taquine quelques instants avant que je lui dise que j'ai ramené quelques petites attentions à sa famille. Je ne voulais pas arriver les mains vide, quoi qu'en dise Dan. Oui, certainement qu'ils ne l'auraient pas mal pris mais quand même. D'une part, ça ne se fait pas et d'autre part c'est Noël, ça craint encore plus. Et puis si ça faisait 10 ans qu'on se connaissait, je ne dis pas que je ne pourrais pas me permettre d'arriver les mains dans les poches, mais c'est la première fois que je viens et j'ai envie de faire bonne impression, alors je dois bien avouer que je mets toutes les chances de mon côté. Est-ce qu'on peut voir ça comme une tentative de fraude ? Une sorte de pot de vin ? Si vous m'aimez, je vous en ramènerais plus ? Oui, peut-être que sans vraiment le vouloir, je tente de leur graisser la patte, mais est-ce vraiment un mal ? Etant donné que je ne les connais pas et qu'on est dans la période, j'ai choisi des chocolats. En général ça fait plaisir à peu près à tout le monde. J'ai tenté de prendre le plus de variété possible histoire de ne pas froisser quelqu'un. Et j'ai choisi une petite attention particulière pour sa mère. Peut-être parce qu'en toute honnêteté c'est son jugement qui m'effraye le plus et qui compte le plus à mes yeux. Je sais qu'il tient à elle et qu'il est proche d'elle, même s'il a dû mal à l'avouer, alors j'ai envie qu'elle m'aime et qu'elle se dise que certes, elle n'aura pas le droit à une merveilleuse belle-fille, mais qu'un beau-fils c'est peut-être pas mal non plus finalement. Peut-être que le sourire de son fils suffira à briser toutes ses barrières et m'accepter comme je suis, accepter notre couple. "Je ne sais pas ... en fait je serais tenté de dire oui mais pour le coup je ne sais pas si c'est l'attention en elle-même qu'elle aime ou la plante. Mais tu as raison, je le lui demanderais, ça sera peut-être plus simple ! " Le fait qu'elle n'en ait qu'une n'est peut-être pas forcément bon signe en soit, ça tend à prouver que ça ne l'intéresse pas particulièrement. Après si ça fait des années qu'elle l'a, ça tend quand même à prouver que malgré tout, elle redouble d'effort pour la garder en vie, ce qui est toujours ça de pris. Alors peut-être qu'elle aime bien les plantes me ne serait pas où les mettre ou n'a jamais le temps d'aller en acheter d'autres. Ou alors peut-être qu'elle garde celle que Patrick lui a offert parce que c'est lui mais que c'est plus une faveur pour le geste touchant qu'autre chose. Je lui poserais la question sans lui dire que je lui en ai ramener une, histoire qu'elle ne se sente pas prise au piège, à accepter un cadeau qui ne lui fait pas forcément plaisir.

Je souris quand il me dit que l'attention est adorable. Je la trouve plutôt égoïste, je veux qu'elle m'aime et je ferais tout pour que ce soit le cas. Après je ne dis pas que je n'aime pas faire plaisir et que ça ne me feras pas plaisir de voir leur sourire illuminé leur visage en voyant les chocolats, mais plus je les mets dans de bonnes dispositions et mieux cela vaudra pour moi. Mais qu'importe mes raisons, je suis content d'être ici, avec lui et je sais que quoi qu'il arrive, il me donnera inconsciemment la force de tout affronter. Nous nous abandonnons quelques instants dans la contemplation de l'autre avant qu'il m'entraine dans le salon où une surprise m'y attend. Il m'a préparé un repas pour ce soir. Un dîner en amoureux, vous vous rendez compte ? Je sais qu'on en a déjà parlé plusieurs fois, plaisantant sur le sujet, mais je ne m'attendais pas à découvrir ça ce soir. Je suis ultra content et touché et je me trouve être le garçon le plus chanceux du monde. Au diable les grosses soirées entre amies ou les repas interminables en famille. Je ne veux que lui et son repas préparé à mon attention. Je me dirige vers la table parce qu'un détail à attiré mon attention. Un bouquet en papier confectionné main, trônant au milieu de la table. Je lui demande si c'est lui qui l'a fait et il m'avoue que c'est sa soeur. "Ta soeur ? Tu veux dire celle qui me fait des dessins à la fin de tes lettres ? " Oui parce qu'on ne peut pas dire que des frères et des soeurs, il n'en a pas plusieurs, alors il faut arriver à se resituer derrière. En tout cas si on parle de la même petite puce, elle a vraiment fait un travail extraordinaire, je suis épaté. "J'adore vraiment ! Elle a fait un magnifique bouquet ! Je suis vraiment touché !" Et il me connaît suffisamment pour savoir que je le pense sincèrement. Je ne le dis pas juste pour le plaisir de le dire ou pour faire plaisir, je le pense sincèrement. Le fait qu'il n'ait pas choisi de couper de pauvres fleurs me touche déjà beaucoup, ça prouve qu'il m'écoute et qu'il sait que ça m'aurait fait de la peine, même si l'attention était honorable, je n'aurais pas forcément aimé. Mais qu'en plus sa petite soeur décide que si elle ne peut pas couper des fleurs, elle en créera elle-même, c'est génial.

Je m'approche de lui pour l'embrasser tendrement. Je suis encore plus amoureux que jamais de lui et je ne pensais sincèrement pas ça possible vu que je l'aime comme un fou. Et pourtant, il arrivera toujours à m'épater. Je souris à sa remarque, rougissant encore un peu. L'émotion, que voulez-vous, je vais certainement le faire inconsciemment toute la soirée, j'espère que vous êtes prêts ! "Si j'ai le droit à ça tous les soirs, compte sur moi pour t'embrasser tout le temps !" Ce qui serait peut-être un peu contre-productif, ne pensez-vous pas ? Parce que si je passe ma journée à l'embrasser - ce qui ne me gênerais pas autre mesure, cela va s'en dire - il n'aura jamais le temps de cuisiner derrière. Enfin bon, rien que l'idée est séduisante, même si elle ne se réalise jamais, je pourrais toujours penser à tout cela en repensant à ce soir. Je m'installe sur le canapé, le sourire aux lèvres, content. Il me demande ce que je veux boire et là je reste sans voix quelques instant. Il me prend un peu de court. Je prends quelques instants pour regarder un peu le choix qui se trouve sur la table basse. "Je veux bien un verre de jus d'orange !" De base je ne suis pas tourné vers l'alcool. Avant la soirée avec Casey, je n'avais jamais bu une goutte d'alcool et cela ne me manquait pas le moins du monde. Que les autres aiment ça et en boivent dès qu'ils en ont l'occasion, grand bien leur en fasse mais je n'y tenais pas particulièrement de mon côté. Je ne dis pas que je n'ai jamais été curieux de savoir quel goût ça à, bien entendu, mais l'occasion ne s'était jamais vraiment présentée jusqu'à présent et je n'avais aucune envie de la provoquer. Mais depuis le fameux soir où on a bu un verre avec Casey, je ne veux plus jamais en reboire de ma vie. Peut-être que le dégoût finira par passer mais mon dieu que j'ai été malade. Pourtant je n'ai pas bu grand chose, mais j'ignore si c'est parce que c'était de l'alcool fort de base ou parce que je ne tiens absolument pas, mais une chose est sûre, ce ne fut pas du tout une bonne expérience. "C'était génial, comme toujours. J'étais vraiment content de la voir... mes parents un peu moins tu t'en doutes !! Mais bon, ça c'est super bien passé. On n'a pas mal traîné en fait pour être honnête, on a rien fait de faramineux. On a passé un peu de temps dans ma serre, on s'est promené dans le village, Billie s'est fait rappelé au bon plaisir de certains ... On a regardé des films, des trucs dans le genre. Rien d'extraordinaire, mais c'était cool, ça faisait plaisir de se poser un peu. Et toi ?" Pour le coup, c'était vrai qu'on n'avait rien fait de sensationnel avec Billie. Mais c'était surtout pour le plaisir d'être ensemble et de rigoler ensemble qui comptait, plus que le fait de faire des trucs de ouf.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Jeu 25 Jan - 17:57


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

J’ai passé des mois à imaginer le jour où je lui ouvrirai enfin vraiment les portes de mon existence hors de l’école. Des nuits entières n’ont servi qu’à monter tous les plans possibles, à prévoir toutes les situations du monde… Et pourtant, bêtement, j’ai jamais cru une seule seconde que ça pourrait être comme c’est là : juste normal. Parce que dans le fond, c’est le cas. C’est comme d’habitude. Il n’y a que le décor qui a changé, le reste, c’est exactement ce qu’on connaît. La même évidence, la même tendresse, le même plaisir immense de passer un instant avec lui. Un long instant. Presque une semaine rien qu’à nous. Ou presque. Bien sûr, on va devoir partager un peu avec ce qui me sert de famille mais on aura toujours la possibilité de fuir loin de monde pour vivre notre vie loin d’eux. Ce qui n’est pas vraiment le cas à l’école. Quelques heures volées entre quatre murs, dont la majeure partie sert malheureusement à dormir avant de reprendre le chemin de l’humanité. Mais là, jusqu’à ce qu’il reparte, on aura le choix. Je crois, de toute façon, que mes parents ne s’attendent pas vraiment à ce qu’on passe le plus clair de notre temps avec eux. Oh, je ferai un effort pour partager un peu, bien sûr, mais qu’ils n’espèrent pas non plus avoir l’occasion de véritablement l’approcher. Il est à moi. « Je ne sais pas... en fait je serais tenté de dire oui mais pour le coup je ne sais pas si c'est l'attention en elle-même qu'elle aime ou la plante. Mais tu as raison, je le lui demanderai, ça sera peut-être plus simple ! » Je hausse maladroitement les épaules tout en hochant la tête. Je suis désolé de ne pas savoir quoi lui répondre, en réalité. Mais bon, pour ma défense, ça fait des années que je passe à l’arrache deux mois par an, deux mois que je perds le plus souvent loin de l’appartement, alors il y a des choses qui m’échappent, forcément ! Et l’amour de ma mère pour la végétation en fait de toute évidence partie. Mais il n’a pas l’air de m’en tenir rigueur. Heureusement ! Et puis, si on pousse un peu, on peut se dire que ça leur fera au moins un sujet de conversation. Je sais pas trop comment ça va se passer, en vrai, mais bon, ils auraient l’occasion de blablater deux minutes, c’est toujours ça ! Ça va quand même être sacrément bizarre, comme rencontre. J’avais pas vraiment prévu ça avant… avant des années ! Mais bon, je crois que je suis prêt à vivre ça. Je crois que j’ai envie de vivre ça, en réalité. Qu’il se rende compte que notre histoire est importante pour moi, que je la vois comme quelque chose de sérieux. Que j’assume pleinement cette relation, avec tout le monde. Qu’il comprenne que je n’ai pas l’intention de le tenir éloigné de ma vie, quoi qu’il ait pu en dire au début de l’année.

Je finis par l’embarquer à côté. On sera sûrement mieux vautrés dans le canapé que plantés comme des cons devant la porte d’entrée ! J’avoue que je suis un peu stressé, quand même. C’est la première fois que je fais un truc comme ça. Je dis pas que j’essaye jamais de lui faire plaisir, c’est faux, mais tout de même ! J’ai essayé de faire les choses biens et un peu pris la tête à tout le monde pendant des jours et des jours tellement j’avais hâte. Ils devaient être contents de se barrer, tous autant qu’ils étaient ! Sa réaction ne se fait pas attendre et enlève un poids de mes épaules. Je ne regrette pas ma courte nuit ni les heures passées à tout préparer. Juste son regard brillant vaut tous les efforts du monde. « Ta soeur ? Tu veux dire celle qui me fait des dessins à la fin de tes lettres ? » Je secoue doucement la tête. Faut vraiment que je prenne l’habitude de préciser de qui je parle. Forcément, pour moi c’est évident, et dans l’ensemble pour le reste du troupeau aussi, mais là… Qu’importe. Avec un peu de chance, ça finira par le devenir un jour. « Non, Aoibheann. Celle du milieu. Ciara sait déjà pas faire la différence entre un hibou et une pomme de terre, je suis même pas sûr qu’elle sache à quoi ressemble vraiment une fleur. » Je ne peux m’empêcher de rire légèrement au souvenir du dessin immonde qu’elle m’avait demandé de lui envoyer. Je crois qu’aucun portrait de Tybalt ne pourrait jamais être aussi moche que celui-là. Mais mon parfait petit ami avait eu la décence de lui faire croire qu’elle s’en était pas trop mal tirée. Un ange, vraiment. « J'adore vraiment ! Elle a fait un magnifique bouquet ! Je suis vraiment touché ! » Et je n’en doute pas une seule seconde. Je crois que rien ne pourrait me faire plus plaisir que ça. C’est bête parce que c’est qu’un dîner, c’est que du temps perdu par ma frangine et tout mais j’ai l’impression que c’est comme s’il était déjà totalement accepté. Elle et ma mère ont mis la main à la pâte pour lui, pour qu’il soit content et le fait que ça marche, du moins pour l’instant, me ravit plus que rien ne l’a jamais fait. J’espère qu’il se sentira comme chez lui, ici, et qu’il ne regrettera jamais de s’y être aventuré, qu’importe si c’est pas grand, si c’est bruyant et surpeuplé. Lorsqu’il me revient, mon coeur s’emballe. Ses lèvres sur les miennes me font vite fait remonter sur mon nuage. Je suis aux anges, littéralement. Je n’ai aucune envie qu’il s’éloigne. Plus jamais. Lorsqu’il finit malgré tout par se reculer, je le trouve plus éblouissant que jamais. Un sourire idiot s’accroche à mes lèvres. J’ai l’impression d’avoir retrouvé l’amour de ma vie. C’est stupide, sûrement, mais depuis le bal, c’est comme si tout se remettait doucement en place. Pourtant, on peut pas dire que ça ait été une véritable réussite mais je ne regrette rien. Je crois que j’y ai trouvé ce que j’étais venu chercher : de belles images pour effacer notre cauchemar. Il était là, il est resté là et juste pour ça, ça a ressemblé à la meilleure soirée organisée par l’école que j’ai jamais passée. J’ai jamais autant aimé me sentir en sécurité entre ses bras. Je crois que ça m’avait incroyablement manqué. « Si j'ai le droit à ça tous les soirs, compte sur moi pour t'embrasser tout le temps ! » Je ne peux m’empêcher de rire à nouveau en l’entendant avant de hausser les épaules, un sourire toujours plus grand sur la tronche. « Deal, alors. » On ne refuse pas de tels baisers, quelles que soient les conditions ! J’en veux encore et encore, et qu’importe si le peu de temps qu’il me reste entre sert juste à faire à bouffer. Je veux bien ! Je suis partant ! Je signe où ? On commence quand ?

En attendant, on rejoint le canapé. Il s’installe et je ne peux me retenir de le regarder faire, un peu chamboulé de le voir véritablement chez moi. C’est un peu bizarre d’ailleurs de voir mon chez moi dans mon appartement. Mais je le vis merveilleusement bien. « Je veux bien un verre de jus d'orange ! » Je m’exécute aussitôt, relevant les yeux vers lui toutes les trois secondes. Je dois avoir l’air con mais je m’en fiche complètement. Je suis heureux. Oui, voilà, c’est exactement ça. Je suis juste heureux. Je lui tends sagement son verre avant de remplir le mien et m’installe enfin à ses côtés. Très à ses côtés même, pour être exact. Je me sens bien. Je suis à ma place. Je lève machinalement mon verre. « À ces quelques jours rien qu’à nous ? » À nos retrouvailles, peut-être aussi. Parce que c’est définitivement l’impression que j’en ai ces derniers temps. Mais peut-être qu’elle n’est pas partagée, j’en sais rien. En tout cas, pour la première fois depuis la rentrée, j’ai vraiment l’impression qu’on est sur le bon chemin, que ça va en s’arrangeant. Que je vais mieux, peut-être aussi. Je dis pas que tout va bien, malheureusement non, seulement que tout ne va pas mal. J’ai plus vraiment peur de ce qui nous attend. Je crois que, dans le fond, je sais qu’on sera capables de tout surmonter. « C'était génial, comme toujours. » Même si je suis content pour lui, il y a une certaine jalousie qui pointe son nez. Je ne l’aime pas beaucoup, cette fille. En vrai, j’ai rien contre elle mais… Mais elle compte pour lui alors forcément, je suis pas ravi de la savoir toujours dans les parages. Le temps qu’il passe avec elle, c’est du temps qu’on ne passe pas ensemble. C’est bête, oui, mais j’y peux pas grand chose… « J'étais vraiment content de la voir... mes parents un peu moins tu t'en doutes !! » Je hoche doucement la tête. Oui, j’imagine que, vu ce qu’il m’en a dit, ils ne devaient pas être fous de joie. Je m’étonne quand même un peu qu’elle ait le droit de rester chez eux alors que personne semble l’apprécier… « Mais bon, ça s'est super bien passé. On n'a pas mal traîné en fait pour être honnête, on a rien fait de faramineux. On a passé un peu de temps dans ma serre, on s'est promené dans le village, Billie s'est fait rappeler au bon plaisir de certains... On a regardé des films, des trucs dans le genre. Rien d'extraordinaire, mais c'était cool, ça faisait plaisir de se poser un peu. » Mine de rien, ça me fait plaisir de voir qu’il en a profité. J’aime pas l’idée de base, c’est con, mais le résultat est agréable. Le voir content, ça me rend content aussi. Il m’en faut peu. « Et toi ? » Je hausse les épaules tout en trempant mes lèvres dans mon verre. « Rien de ouf non plus. J’ai pas beaucoup bougé d’ici alors Shawna en a profité pour me filer son baby-sitting habituel et sortir un peu plus. J’ai servi de tête à coiffer pour mes frangines… C’était gé-nial… Sinon, on a été voir le groupe de Jackson jouer dans un pub, l’autre soir, c’était cool. Y’avait de la musique potable et on a eu du mal à convaincre ma mère d’arrêter de danser pour rentrer à la maison. Ils ont même deux/trois fans, des filles de l’école qui leur ont demandé un autographe, on en a entendu parler jusqu’à ce qu’il parte chez sa mère ! » J’ai vraiment bien aimé cette soirée. Même si Ciara chouinait encore pour des raisons obscures qu’elle ne connaît sûrement pas elle-même, c'était super. Mon frère a même pas été trop con, pour une fois. Je sais que ça durera pas mais ça m'a fait du bien d'entrevoir à nouveau la complicité qu'on avait avant qu'il ne me prenne en grippe pour une histoire qui le regarde même pas... Tout le monde avait l'air heureux et il faut bien avouer que je l'étais aussi. Je le fixe une seconde avant de rougir bêtement. En fait, c’est pas que la soirée que j’ai aimée… « Je crois que c’est juste les meilleures vacances de toute ma vie. » Et c’est pas peu dire. Elles ressemblent en rien à toutes celles que j’ai pu passer ces dernières années, j’ai pas foutu les pieds dans une seule soirée, j’ai pas tenté d’échapper à cette famille beaucoup trop grande, je me suis pas envoyé en l’air avec la première blondasse de passage… J’ai absolument rien fait, en vrai, ou presque mais je crois que c’est la première fois que je ne regrette rien. Et je suis persuadé qu’on arrivera à clôturer ça exactement de la même manière : parfaitement.
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Sam 27 Jan - 14:07


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
J'étais très nerveux avant d'arriver ici. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'avais passé un début de vacances génial et j'avais un peu peur que ça ne puisse pas durer. Genre, j'ai atteint mon quota de bonheur, je n'ai plus le droit à un moment agréable avant longtemps. C'est un peu bête mais c'est plus fort que moi, j'ai tellement l'impression de ne pas mériter tout ça que je m'attends à ce qu'un problème arrive. Qu'on se dispute, que sa famille ne m'apprécie pas, que je fasse quelque chose de mal sans le vouloir, que je le couvre de honte, qu'il se rende compte que je ne suis pas aussi génial qu'il a l'air de le croire, que finalement, marcher à mes côtés dans la rue, aux yeux des gens qui le connaissent ne le rend pas si à l'aise qu'avant et qu'il a peur du regard des autres. Tout et son contraire en fait. Que ce soit quelque chose entre nous ou vis-à-vis des autres, j'ai peur. Et c'est bête parce que depuis que je suis arrivé, tout va bien, tout se passe bien, normalement, rien n'a changé d'avant. Et on ne peut pas dire que ça ne soit pas rassurant, bien évidemment, mais ça me rend encore plus honteux d'avoir eu si peur. Est-ce qu'il était angoissé avant que j'arrive ? Est-ce qu'il a pensé lui aussi à mille scénarii ? Ou alors est-ce qu'il n'y a que moi qui angoisse pour rien ? Je sais que je suis une personne assez nerveuse, peu sûre d'elle-même alors en soit il n'y a rien d'étonnant à tout ça, mais c'est un peu fatiguant à force. J'espère qu'au fil du temps je vais réussir à me persuader que tout va bien se passer et ne plus penser à ce qui ne pourrait pas aller. Par chance, toute mon angoisse c'est évaporée au moment où j'ai posé mon regard sur lui. J'ignore pourquoi mais il a ce don. Quand je le vois, je vois son sourire, son regard protecteur, que je peux me blottir dans ses bras, tout va mieux. Evidemment les problèmes existent toujours, c'est un fait, mais il n'empêche que pendant un instant, j'oublie tout ça pour me perdre avec lui. Là, quand je l'ai vu, je me suis dit que j'avais envie de passer un bon séjour et que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tout se passe bien et jusqu'à présent, c'est plutôt facile.

A peine arrivé, nous sommes repartis nous promener et nous voilà de retour chez lui. Je lui demande si sa mère aime les plantes, parce que j'en ai apporté une comme cadeau mais je ne veux pas lui imposer l'obligation de s'en occuper si ce n'est pas quelque chose qu'elle aime. Je lui impose déjà ma présence dans sa vie en sortant avec Dan, je ne vais pas non plus pousser le bouchon en la forçant à faire quelque chose qu'elle n'apprécie pas. Je peux concevoir que ça représente quelque chose de s'occuper de la plante que son mari lui a offerte, mais je n'ai aucune légitimité de mon côté et si elle doit penser à moi à chaque fois qu'elle l'arrose, ce serait vraiment culotté. Vous imaginez, elle ne m'apprécie pas et en plus je la force à se dire qu'à chaque fois qu'elle arrose ma plante, c'est un peu comme si elle donnait son aval à notre histoire, alors qu'elle ne me veut pas dans la vie de son fils. Bon après je sais que ce n'est qu'une plante, pas un engagement à vie et qu'il peut arriver mille et une raisons pour que cette plante meurt, sans forcément que ce soit la faute de sa mère. Et que même si elle survit, cela ne signifiera rien de particulier. Mais je ne sais pas pour moi ça représente bien plus que ça. Mais encore une fois, c'est moi, je suis étrange comme garçon. Dan et moi nous mettons d'accord sur le fait que je ferais mieux d'en parler à sa mère puisqu'il ne peut rien me dire de concret sur le sujet. Je ne lui en veux pas, il a le droit de ne pas connaître tous les goûts de sa mère. Nous changeons donc de sujet et passons de l'autre côté, dans le salon. Et là, attention les yeux. La première chose que je vis en rentrant dans la pièce fut une très belle table dressée. Et sur cette table, un très beau bouquet, composé de fleurs en papier. Il n'était certes pas parfait, loin de ceux que nous pouvions trouver dans le commerce, mais à mes yeux, il était unique et encore plus beau que tout ce qu'on pouvait trouver. C'est dans son imperfection qu'il était parfait. Oui, les pétales ne sont pas de la même taille, mais cela donne un rendu vraiment sympas. Les couleurs sont jolies, le choix des fleurs très bien pensé. Moi j'adore. Vraiment ! "J'étais prêt à croire qu'elle avait fait énormément de progrès poussée par mes encouragements ..." Dis-je en plaisantant. Il était évident que vus sous l'angle que présentait Dan, j'aurais dû comprendre que ce n'était pas l'oeuvre de Ciara, mais pour ma défense, j'ai encore un peu de mal de me souvenir de qui se trouve où dans l'ordre des naissances. Mais j'ai bon espoir que j'y arriverais un jour, ça serait de toute façon le comble si j'étais pas foutu de connaître les membres de sa famille. Alors donc c'était son autre soeur, Aoibheann. Je n'étais sincèrement pas sûr de savoir comment s'écrivait son prénom, mais j'étais au moins capable de le dire phonétiquement pour que ça passe. Pour ma défense, je suis anglais et non irlandais, j'ai le droit de ne pas savoir comment ils écrivent leur prénom ... non ? On va dire ça en tout cas. "Tu pourras donc dire à ... Aoibheann, que son bouquet est vraiment super joli et que je l'emporte avec moi comme souvenir !" J'ai marqué un très léger temps d'arrêt sur le prénom pour essayé de le prononcer le mieux possible. J'ignore si c'est très probant mais il notera au moins l'effort pour ne pas écorcher le prénom. Je ne sais pas si je vais la voir durant mon séjour, vu que je ne sais pas qui rentre quand, mais au moins je sais que le mot sera transmit. Il sera parfait dans ma serre, sur ma table, il tiendra compagnie à mes bébés, ce sera parfait !

Je souris bêtement. Je suis bien, je suis heureux ! Je suis dans ses bras, mes lèvres posées sur les siennes comme si c'était leur place. Tout est parfait ! Il est parfait. J'ignore ce qu'il m'a préparé à manger mais ça sent très bon. Et même si ce n'était pas le cas, qu'importe ? Il a fait l'effort de passer du temps derrière les fourneau à me préparer un bon repas. Il a dressé une très belle table, j'ai un magnifique bouquet et l'apéritif nous attend. Nous avons l'appartement rien qu'à nous, alors oui, je me moque de savoir si le repas est bon ou pas, ça ne changera pas le fait que cette journée est parfaite et cette soirée idyllique. On terminera cette année de la meilleure façon qui soit, ensemble et on la commencera tout aussi bien ! J'avais hâte de venir ici et je ne suis pas déçu. Tout commence tellement bien que je me dis que rien ne pourra me décevoir. "Deal ! " lui répondis-je en souriant. Je suis prêt à passer le reste de mon année collé à lui à l'embrasser. C'est un sacrifice qui ne me fait pas peur. Surtout qu'après, nous ne pourrons essentiellement communiquer que par lettres. Alors évidemment, il viendra à Pré-au-Lard durant nos sorties pour venir nous voir mais je suis bien conscient que je ne serais pas seul à vouloir le voir et qu'il devra partager son temps avec ses amies. Je ne le vivrais certainement pas super bien mais je ne dirais rien, parce qu'il a le droit de voir ses amies et que je ne peux pas jouer mes gosses égoïstes sur ce coup là. Je m'accrocherais à l'idée que je le vois, même si ce n'est pas seul ou peu de temps, ça sera toujours ça de pris. On se verra durant les vacances, aussi souvent qu'il acceptera de me voir. Mais là aussi, encore une fois, je devrais certainement le partager avec les autres. Je ne me fais pas d'illusion, l'année prochaine sera très difficile pour moi. D'une part parce que je dormirais de nouveau seul, et ce ne sera pas uniquement le temps de quelques jours, mais bien quasiment le temps d'une année et que le temps qui me sera imparti avec lui sera très limité. Mais je ne dis rien, je garde le sourire, parce que je ne veux pas penser à tout ça. L'avenir me fait peur, pour être honnête. J'ai confiance en Dan et je sais qu'il m'aime, mais on sera loin l'un de l'autre, il y a toujours un risque qu'il puisse rencontrer des gens qui lui feront oublier son pauvre copain coincé à Poudlard, une personne qui lui fera tourner la tête ou simplement que la vie sans moi n'est pas si mal finalement. Tout cela ne sera pas recherché, mais ça peut arriver. Mais même si rien de tout ça ne se passe et qu'on se retrouve comme si de rien n'était un an plus tard, cette année passée loin de lui va être affreusement horrible. Je crois que pour tenter de faire passer tout ça, je me plongerais dans mes études et dans mon rôle de préfet, dans l'espoir de me faire passer le temps plus vite !

Je m'installe sur le canapé, comme il me l'a demandé et je lui demande un jus d'orange. Je suis vacciné de l'alcool pour un bon bout de temps. Je n'ai jamais été attiré par tout ça avant et j'ai encore plus de raisons de ne plus en boire. Il lève son verre et trinque, je lui souris en levant le mien. "A ces merveilleuses vacances ensemble !" Lui dis-je en trinquant à mon tour. Je suis vraiment heureux d'être ici et de pouvoir enfin voir son monde. Ce petit appartement est vraiment charmant, même si j'ai bien du mal à imaginer qu'une famille aussi nombreuse puisse y vivre dedans. Mais qu'importe, le plus important dans l'histoire c'est que cette famille soit heureuse, le reste n'importe peu. Il me demande comment on était mes vacances avec Billie et je lui raconte avec plaisir ce que nous avons fait. Pas grand chose en soit, mais c'était aussi ça qui était bien. Juste nous retrouver nous a suffit et c'est ce que j'aime dans notre amitié. On n'a pas besoin de faire des choses extraordinaires pour donner de l'importance à notre lien, le simple fait qu'il existe est déjà important. Je lui retourne la question, curieux d'en savoir un peu plus. Je sais qu'on en a déjà parlé un peu par lettres, mais c'est toujours mieux de le faire à vive voix. Je souris en l'entendant parler du fait que Shawna a profité de sa présence pour vivre un peu sa vie. Et de ce concert qu'il a assisté. Je ne savais pas que son frère était dans un groupe, mais c'est vraiment bien. Surtout si ça c'est bien passé. Je sais que les choses ne sont pas faciles entre eux, alors s'ils ont passé un bon moment ensemble, c'est tout ce qui compte. Je souris quand je l'entends m'avouer qu'il a passé les meilleures vacances de toute sa vie. "Je suis vraiment content que tu es passé de bons moments avec ta famille. Je te comprends parfaitement, moi aussi j'ai vraiment la sensation que j'ai passé les meilleures vacances de toute façon vie, comme si ... je ne sais pas, j'en avais vraiment profité, que je n'étais pas juste là à les subir, mais à y prendre vraiment part." Est-ce que c'est le signe qu'on a grandi ? Mûri ? Ou alors juste parce qu'on a vécu l'horreur et que maintenant on profite mieux des choses ? Je l'ignore, mais c'est plutôt agréable. Si un truc positif en sera resorti de cette histoire c'est toujours ça de pris. Je suis vraiment content qu'il ait passé de bonnes vacances et qu'il retrouve ses marques dans sa famille. Je sais que c'est important pour lui, alors je veux qu'il en profite au maximum."Ton frère joue de quel instrument ?" Demandais-je curieux.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 28 Jan - 21:52


home is where you are
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Je le regarde distraitement évoluer dans mon salon, refusant de le lâcher des yeux rien qu’une seconde. Je me sens sourire bêtement mais je suis bien incapable de m’en empêcher. J’étais pas tranquille à l’idée de le ramener ici, je dois bien l’avouer. C’est une chose qu’il sache qu’on vient de deux mondes totalement différents, c’en est une autre que de le lui prouver. Et s’il se rendait compte que c’était trop opposé pour que ça fonctionne vraiment ? Ou que ma famille lui était insupportable ? J’imagine sans trop de mal que toutes les bonnes manières et tous les trucs qu’on a dû lui inculquer toute sa vie vont être salement mis à mal. Je dis pas qu’on est des sauvages, hein, loin de là, mais on sait se tenir moyen quoi. Sûrement rien à voir avec ce qui se fait chez lui. Je sais pas… Il y aurait mille et une raisons qu’il prenne la fuite. Pourtant, à l’observer, là, je me dis que j’ai peut-être été idiot d’appréhender. Il ne partira pas. Parce qu’il est là en en sachant assez sur moi pour savoir à quoi s’attendre. Tout ira bien. Tout ira forcément bien. On va passer une soirée géniale, on va retrouver les bras de l’autre pour la nuit et les jours qui suivront seront aussi parfaits que ces premières heures. Jamais une année n’aura mieux commencé que celle-ci. Ce sera juste exceptionnel. Et je commence à y croire vraiment. J’ai envie de me dire qu’il n’y aura aucune ombre au tableau. Que, contrairement à tous ces derniers mois, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est stupide ? Oui. Peut-être. Mais je m’en fiche. Je suis sûr qu’on doit être assez stupides tous les deux pour faire en sorte que ça arrive.

« J'étais prêt à croire qu'elle avait fait énormément de progrès poussée par mes encouragements… » Sa réponse me fait rire alors que je hausse les épaules. Sa lettre me revient doucement en mémoire, l’impression qu’il avait d’avoir une « petite soeur de substitution » et moi un nouveau membre dans ma famille. J’ai jamais connu ça avec personne, en vrai. Je me surprends à espérer, parfois, que ça deviendra le cas un jour. Qu’il sera réellement ma famille. La personne avec laquelle j’aurais fait ma vie, pour de vrai, le plus sérieusement du monde. Qu’on prendra de ses nouvelles comme si c’était évident, qu’on l’invitera à tous les trucs parce qu’il y sera à sa place. « Elle en fera, avec un tel soutien, y’a pas d’autres possibilités ! Je lui demanderai de te montrer l’avancé de tout ça. Plein de merveilleux dessins moches, je suis sûr que tu en rêves, mon amour. » Je le taquine, bien sûr, mais je sais très bien que ça ne le dérangerait même pas, en réalité. Alors que je râle pour un gribouillage au bas d’une lettre lui serait capable de la remercier le plus sincèrement du monde. Ça me dépasse un peu mais je sais que je trouve ça affreusement adorable. Et dire que c’est mon copain… J’ai une chance de malade d’avoir réussi à mettre la main sur un tel ange. « Tu pourras donc dire à... Aoibheann, que son bouquet est vraiment super joli et que je l'emporte avec moi comme souvenir ! » Mon sourire s’agrandit en l’entendant prononcer précautionneusement le prénom de ma soeur. Il est mignon. Personne ne lui en voudra de se tromper, d’en oublier un ou de les écorcher. Mais j’apprécie l’effort. Et je suis certain qu’ils l’apprécieront autant. « Ou alors tu lui diras toi-même. Je suis sûr que ça lui fera plaisir. » Je la vois déjà rougir bêtement en dévoilant son appareil dentaire dans un sourire difficilement contrôlable. Il n’aura pas grand chose à faire pour se la mettre dans la poche, celle-là. Et, dans le fond, peut-être que la jalousie n’est pas loin…

Mais il la fait taire d’un baiser délicieux. On s’en fout de ma frangine et des yeux de poisson mort d’amour qu’elle pourrait poser sur lui. Il est à moi. Rien qu’à moi. Mes bras glissent tendrement autour de sa taille. C’est pas humain d’être aussi incroyable. Je retombe amoureux à chaque fois que mes yeux se posent sur lui, à chaque fois que ses lèvres prennent possession des miennes. Je ne pensais pas vraiment ça possible, en réalité. Je suis devenu une grosse guimauve et je ne connais pas de sensations plus géniales que ça. Pourtant, je me serais sûrement foutu des baffes dans d’autres circonstances, je me serais volontiers foutu de la gueule des pauvres gars dans mon cas ! Mais non. Là, je le vis bien. Je sens mon coeur jouer les anarchiques et moi plus vivant encore que ces derniers jours. Si son Paradis existe vraiment, je crois que je l’ai trouvé bien avant de passer l’arme à gauche ! « Deal ! » J’aime quand on est sur la même longueur d’ondes ! Je vois d’ici l’avenir radieux qui nous attend, seulement peuplé de bisous et de câlins. Le rêve ! Dans le fond, c’est un peu à ça que ressemblaient nos journées, avant. Quelques cours et puis une bulle rassurante dans laquelle on s’enfermait à la première occasion. Enfin… Dans laquelle je m’enfermais à la première occasion. Je pensais qu’il en faisait autant mais la suite de l’histoire m’a prouvé que je m’étais plutôt bien planté. Qu’importe. Toujours est-il que ça me manque un peu, parfois. Passer un week-end entier ou presque sans sortir, des soirées sans fin à refaire le monde parce qu’il n’y a pas grand chose pour s’occuper. J’aimerais, parfois, retrouver tout ça. Ou j’aurais aimé qu’on n’ait jamais à le quitter. Ça ne se fait pas, je le sais, on y serait tous restés à un moment donné, mais pour la première fois de mon existence, j’ai aimé ma vie. Pour de vrai. C’est redevenu un peu plus compliqué aujourd’hui… Enfin qu’importe. Là maintenant tout de suite, ça ne l’est pas. Là maintenant tout de suite, je suis sûrement le garçon le plus heureux de cette planète alors inutile de repenser à ce qui a pu clocher.

On finit par s’installer sur le canapé. Dehors, la vie continue sans nous et j’adore ça. Être loin du monde, profiter d’une intimité bien méritée. On aurait pu sortir, trouver une soirée à squatter… Peut-être que c’est ce qu’il aurait préféré ? J’en sais rien. Égoïstement, je n’ai même pas posé la question. Des jours qu’on s’est pas vus, je voulais l’avoir pour moi ! Et puis, on s’y serait ennuyés, je suis sûr. J’espère juste qu’il ne s’ennuiera pas ici, lui. Ou qu’il me dira si c’est le cas, il n’est jamais trop tard pour trouver autre chose à faire. « A ces merveilleuses vacances ensemble ! » Mon sourire s’agrandit encore. À ces merveilleuses vacances ensemble. Il a l’air content d’être là, ça me rassure. Depuis le temps qu’on en parlait, en même temps… Avant même qu’on se mette ensemble, on prévoyait déjà qu’il vienne se perdre ici. Je suis heureux que ça se fasse enfin. Je m’en suis voulu d’avoir repoussé mais je sais, aujourd’hui, que c’était la meilleure chose à faire. Parce que je crois sincèrement en nous, en lui aussi, j’arrive un peu à fermer les yeux sur ce qu’il s’est passé. Je ne dis pas que j’y pense jamais, seulement que je ne lui en veux plus vraiment. Peu à peu, la rancune s’efface. La confiance revient. Je m’en suis rendu compte tout seul en lui écrivant d’ailleurs. Je me confiais plus naturellement, je lui faisais part tout sans crainte. Comme avant. Il a fallu des mois mais je m’ouvre enfin à nouveau. Alors je sais que j’aurais aucun mal à défendre notre couple s’il le fallait, parce que je sais ce que je fais, je sais pourquoi on est ensemble. Je sais que ma place, la vraie, n’est nulle part ailleurs qu’à ses côtés. Et à la sortie de la ferme, ça n’était pas aussi évident que ça… Je pose mon verre sur la petite table et attrape distraitement un truc à manger alors qu’il reprend. « Je suis vraiment content que tu aies passé de bons moments avec ta famille. Je te comprends parfaitement, moi aussi j'ai vraiment la sensation que j'ai passé les meilleures vacances de toute ma vie, comme si... je ne sais pas, j'en avais vraiment profité, que je n'étais pas juste là à les subir, mais à y prendre vraiment part. » Je hoche machinalement la tête. Oui, c’est l’idée. J’ai apprécié jouer les grands frères exemplaires, j’ai adoré perdre mes soirées avec tout le monde devant un film ou un jeu de société. J’ai adoré tout ça. Et je sais que ça n’est pas fini.

Je vais adorer le voir un peu mal à l’aise en rencontrant tout le monde, je vais adorer batailler pour partager mon lit jusqu’à ce qu’il s’en aille, je vais adorer lui faire partager tous les trucs chiants ou ringards que je peux faire d’habitude, comme il me l’a demandé il y a des mois. « Je suis sûr qu’il n’y a pas qu’avec ma famille que je vais passer de bons moments. J’aimerais que tu repartes de là en ayant envie de revenir un jour, un peu, quand même. » Et je crois que c’est le plus important à mes yeux. J’aurais une vie entière pour construire de bons souvenirs avec ma famille alors que nous, il nous reste que quelques mois à profiter avant qu’on ait à vivre loin l’un de l’autre pendant un an… J’évite d’y penser trop souvent, jouant les autruches une fois de plus, mais plus ça va plus la réalité s’impose. Bientôt, je vais quitter l’école. Quitter notre dortoir, ce morceau de chez nous où on s’aime depuis bientôt une année toute entière… J’en ai aucune envie. Ça me fait même clairement flipper. Parce que je ne sais pas ce que je vais faire en sortant, je ne sais pas comment on s’en sortira… Et si la distance nous achève, tous les deux ? C’est pas impossible. Il n’a peut-être aucune envie de vivre une histoire qui n’est pas vraiment réelle… Je ne pourrai même pas lui en vouloir. « Ton frère joue de quel instrument ? » Il me faut une seconde pour me raccrocher à la conversation. Mes vacances. Le concert… « Dans son groupe, tu veux dire ? » Mon bras se pose sur le dossier du canapé, mes doigts courant tendrement dans le dos de mon amoureux. Je n’y fais même pas vraiment gaffe, en réalité. Il a juste été trop loin trop longtemps, j’imagine. « De la guitare. Mais il sait aussi jouer du piano sans quoi. » C’était important pour Patrick que ses gamins sachent jouer de quelque chose. Il a bien essayé avec moi mais ça n’a servi à rien… Brady n’a pas été très réceptif non plus et puis, après, il a fini par lâcher l’affaire. Je pense pas qu’on le vive si mal que ça. Et puis, à force de les voir faire, Shawna et lui, je dois connaître trois accords et deux ou trois morceaux simples sur un clavier, c’est toujours ça, non ? « Tu joues de quelque chose, toi ? » Chaque conversation me pousse à réaliser qu’on ne se connaît finalement pas tant que ça… Mais c’est toujours avec le même plaisir que je tente de combler mes lacunes.
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Lun 29 Jan - 12:58


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Je ris à sa remarque. N’est pas Monet qui veut, j’en conviens mais quand même, elle est jeune, il est inutile de la frustrer dans sa créativité sous prétexte que son hibou ne ressemble définitivement pas à mon Tybalt et qu’il s’apparente plus à une patate. D’accord, il y a encore de nombreux progrès à faire, c’est un fait, mais je suis sûr qu’avec beaucoup d’encouragements et de soutien, elle pourra parvenir à faire de jolis dessins. Peut-être pas digne d’être accrochés dans des musées - encore que, qu’en sait-on ? - mais au moins d’être accroché sur le réfrigérateur ou sur les murs de l’appartement. Je peux comprendre qu’il ne soit pas épaté ou touché par son art, c’est sa petite soeur, on ne va pas forcément s’extasier sur les dessins de ses frères et soeurs sous prétexte qu’ils sont de la même famille que nous. Mais moi, j’aime bien l’idée qu’elle prenne le temps de me faire des dessins. Elle ne me connaît pas, ne m’a jamais vu et pourtant elle prend la peine de m’offrir ses dessins. Mieux encore, elle choisit comme sujet mon Tybalt, mon animal de compagnie et mon plus vieil ami. Il y a de quoi être touché. Alors oui, je sais, je suis trop sensible comme garçon et certainement trop gentil par moment, mais qu’importe, si elle me fait des dessins, je les garderais précieusement, comme si c’était ma propre soeur qui les avait fait. C’est un souvenir, une attention touchante et ça marque une époque de notre vie. Les débuts de notre relation avec Dan et, je l’espère, le commencement d’une belle et longue histoire d’amour. Peut-être que dans 10 ans, je ne serais plus avec Dan et je retomberais sur ces dessins. Je trouverais ça certainement moche et j’aurais dû mal à me souvenir ce qui devait être dessiné à la base … Mais à côté de ça, pleins de souvenirs me remonteront à la mémoire, des moments agréables et joyeux qu’on aurait passé ensemble. Je suis sûr que je me rappelerais avec nostalgie de cette époque. Après tout, ne dit-on pas qu’on oublie jamais son premier amour ? "Je les garderais tous soigneusement et quand elle deviendra une grande artiste, je lui ferais un album souvenir de ses premiers essais. Elle sera heureuse de les redécouvrir j’en suis sûr …" Et peut-être un peu honteuse de se rendre compte que ses premiers dessins étaient si mauvais. Mais je lui rappelerais qu’on a tous commencé quelque part et qu’il faut essayer pour s’améliorer, travailler sa technique, trouver son style. Peut-être qu’être “artiste” est quelque chose qu’ils ont dans le sang sans même le savoir. Et peut-être que je fais face à un futur photographe professionnel et une future dessinatrice ou peintre ou quelque chose dans ce genre. Je ne savais pas si j’allais la voir ou pas … très bien, je le lui dirais alors !" Je suis plutôt content de savoir que je vais pouvoir le lui dire de vive voix. Je veux bien qu’elle m’apprenne comment on fait un bouquet en papier. Je ne suis pas très manuel, j’en conviens, mais ça ne doit pas être difficile, si ? Et puis cela me permettra de passer un peu de temps avec elle. Non pas que j’aspire à passer du temps avec elle particulièrement, mais avec l’ensemble des membres de la famille de Dan. Je veux vraiment apprendre à les connaître et je crois qu’au fond, un peu égoïstement, je veux aussi qu’ils m’aiment, au moins un peu. Alors peut-être qu’en leur offrant un peu de mon temps et de mon attention, j’achèterais leur affection. C’est assez affreux dit comme ça ...

Nous voilà installé sur son canapé. J’observe un peu ce qui m’entoure. Je me sens vraiment projeté dans un autre monde, mais j’aime plus cette sensation. Tout ici est simple, sans prétention. Pas de marque visible de richesse, comme on peut en trouver chez moi ou chez les amis à mes parents. Certains objets paraissent vieux, un peu usés, mais ça, ça ne me change pas de chez moi. Des objets anciens, j’en ai des tonnes, qui valent certainement plus d’argent qu’ici, mais c’est uniquement parce que ça fait parti de mon héritage, rien de plus. J’aime cette simplicité, je me sens bien dans ce salon. Tout est normal, sans apparat, on n’a pas besoin de se sentir obligé de jouer un rôle pour ne pas dénoter avec le décor. Cela dit de base je ne suis pas obligé de jouer un rôle quand je suis avec lui, il m’accepte tel que je suis. Nous ne venons pas du même monde et cela pourrait poser un problème. Il pourrait me trouver trop pédant ou arrogant, trop chochotte ou fragile, ne pas être assez débrouillard ou trop ennuyant. Je n’ai définitivement pas eu la même vie que lui, je n’ai pas eu les mêmes souvenirs et ne pourrais jamais lui raconter des anecdotes amusantes de mon enfance, tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Je ne dis pas que je n’ai pas eu d’enfance, parce que ça serait faux, mais je n’ai jamais eu de camarades de jeu, en dehors de ma famille ou des amis à mes parents. Je suis passionné par les plantes, ce qui doit apparaître oh combien ennuyant à ses yeux. Je suis bien conscient que ça n’a rien de glamour ou d’intéressant, ce ne sont que des plantes, rien de plus. Lui serait plutôt du genre populaire, à l’aise en public, il se fond facilement dans la masse. Et puis il pourra dire ce qu’il veut mais il attire l’oeil, ce n’est pas pour rien que la grande majorité de ses amis sont des filles. Et on ne me fera pas croire qu’elles ne le trouvent pas beau. Même si je m’entends bien avec la gente féminine, je suis définitivement vu comme le bon copain, le petit frère (ou le grand frère selon la personne) ou la personne à protéger parce qu’elle n’est pas foutue de le faire elle-même. Rien de bien sensationnel en soit, mais ça ne me dérange pas, j’ai abandonné depuis longtemps de devenir un garçon populaire ou attirant. Je suis moi et visiblement ça lui suffit à lui alors pourquoi en vouloir plus ? Si je l’ai lui, c’est bien tout ce qui compte à mes yeux, croyez le bien !

Nous trinquons à ce moment passé ensemble, à ces premières vacances ensemble. Ce n’est plus une simple histoire d’un jour, mais de plusieurs, c’est important. Nous allons vivre ensemble plusieurs jours d’affilés ensemble, loin de Poudlard. Moi ça me met dans tous mes états. Mieux encore, nous allons réveillonner ensemble et finir cette année un peu merdique pour en commencer une nouvelle, mieux je l’espère, ensemble. C’est beau n’est-ce pas ? Moi en tout cas je trouve ça beau. On parle de nos vacances, du fait qu’on les a apprécié et je trouve ça génial. C’est quand même mieux qu’on ait passé tous les deux de bonnes vacances plutôt qu’il y en ait un qui a passé des vacances vraiment nazes alors que l’autre c’est éclaté. Je préfère sincèrement que ce soit dans ce sens ! Et puis bon, il les mérite les vacances idéales. Passer un bon moment en famille, ressouder les liens, rires, sourire, être heureux quoi ! Ce qu’il me dit me touche et me fais vraiment plaisir, néanmoins je ne peux m’empêcher d’avoir envie de plaisanter quelques instants dessus. Après tout, ce n’est pas ce qu’on fait quand on est ensemble ? On plaisante de tout et de son contraire. Alors je prends une mine un peu contrite et je le fixe. "Tu sais mon amour, on n’est pas à la cour des miracles ici … Je doute que ça soit possible ça ! " Evidemment, comme toujours, je ne peux garder mon sérieux bien longtemps. Ce n’est qu’une plaisanterie, je n’y crois pas un seul instant. Je suis sûr de passer un excellent séjour ici et en prime, je n’aurai qu’une seule envie en partant, c’est de revenir. De ça, je n’ai aucun doute. Et je ne vois pas comment il peut encore se poser la question. Je ne dis pas qu’on n’est à l’abri d’une dispute, on ne peut jamais savoir ce que sera fait demain, mais franchement, tout se passe bien entre nous actuellement, pourquoi s’encombrer l’esprit avec ce genre de choses ? "Bientôt vous ne pourrez plus me déloger d’ici tu vas voir !" Dis-je en plaisantant, tout en déposant un baiser sur la joue. Ils en auront tellement marre de moi qu’ils me demanderont de rentrer chez-moi. Je demande ensuite à Dan de quoi joue Jackson et il eut l’air un peu perdu quelques secondes avant de me demander si je parlais de son groupe. Je hoche la tête, même si visiblement il joue de plusieurs instruments si je suis bien l’histoire. Il m’annonce qu’il joue de la guitare, mais également du piano à côté, puis il me demande si je joue d’un instrument. Je hausse les épaules. "J’ai appris le piano quand j’étais gamin." Comme tout aristocrate qui se respecte, il faut savoir jouer du piano, voire du violon. J’ai déjà testé, mais ma grand-mère a rapidement perdu patience. On apprend pas à en jouer en un claquement de doigt, au début ça ne ressemble à rien. Tout cela ne me manque pas vraiment, je n’ai jamais été très penché sur le sujet, même si je n’ai rien contre le piano. Mais je pense sincèrement que j’ai tout perdu ! "Alors dis moi, qu’est-ce que tu as préparé de bon ?" Dis-je en mangeant un gâteau apéro et en avalant une gorgée de mon jus d’orange.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Jeu 8 Fév - 23:15


home is where you are
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Mon coeur s’emballe rien qu’à l’entendre rire. Je me fiche des raisons, ça n’a aucune importance, la seule chose que je remarque c’est qu’il n’a pas l’air de regretter d’avoir fait le déplacement. Je frissonne. Ça me plaît. Il me plaît. Oh ça oui ! Il me plaît… Un peu plus à chaque instant qu’on passe ensemble. C’est dingue que, moi, j’ai réussi à attirer dans mes filets un gars comme lui. Il est tellement incroyable, tellement extraordinaire… Je ne sais pas comment j’ai fait mais je referai éternellement tout pareil s’il le fallait. Juste pour ces instants hors du temps qu’il m’offre à chaque fois. Ceux de notre dortoir, Londres, maintenant là… Sa simple présence rend merveilleux des choses affreusement banales. Je crois qu’en vrai, c’est ma vie qu’il rend merveilleuse. « Je les garderai tous soigneusement et quand elle deviendra une grande artiste, je lui ferai un album souvenir de ses premiers essais. Elle sera heureuse de les redécouvrir j’en suis sûr… » Je me sens rosir de plaisir en l’entendant parler d’un futur dans lequel il se projette sans que je n’ai rien à demander. Il pense à plus tard, un plus tard dans lequel il se voit encore en contact avec ma soeur. Est-ce que je suis idiot de me sentir pousser des ailes juste parce qu’il veut garder les dessins de ma frangine ? Peut-être… Mais mon dieu que ça fait rêver ! Je veux ! Qu’on observe ses progrès, qu’il l’encourage alors que je me foutrai gentiment d’elle et qu’il ressorte ses horreurs dans quelques années, peut-être même autour de cette table, comme si tout était normal. Tout sera normal. J’ai hâte de voir les années passer à ses côtés. C’est bête, j’ai même pas encore vingt ans mais je m’en fiche. J’aimerais que ça soit comme ça pour toujours et plus longtemps que ça encore. Ne connaître qu’une seule histoire, dans ses bras, et penser à tout ce que je pourrais louper avec la certitude ne d’avoir rien perdu. Parce qu’il me rend heureux, ce môme-là. Parce qu’il y a toujours eu une évidence troublante entre nous et que ça n’est probablement pas le fruit du hasard. C’est plus que mon petit-ami, en réalité. Quelque chose comme l’homme de ma vie, mon âme-soeur, un truc comme ça. J’ai aucune preuve de rien mais j’en suis certain. « Je ne savais pas si j’allais la voir ou pas… très bien, je le lui dirai alors ! » Je hoche doucement la tête. Il la verra. Après demain soir, si tout se passe bien. Elle et tous les autres. Jusqu’à mes grands-parents, même, si on tient notre programme. Il aura fallu du temps pour que je daigne le présenter à ma famille mais je ne vais pas faire les choses à moitié. Est-ce que ça le dérange ? J’espère pas… De toute façon, sauf en partant plus tôt, il ne pourra pas échapper à ma fratrie à rallonge. Je pourrai juste lui éviter le détour par Ballycastle, le reste, j’y peux rien… « Tu devrais voir tout le monde, rassure-toi. » Je lui offre un sourire gentiment moqueur, comme s’il y avait quoi que ce soit de rassurant là-dedans et l’entraîne vers le canapé.

Son regard va et vient autour de nous alors que le mien reste rivé sur lui. Est-ce que j’ai le droit de dire que c’est le meilleur moment de mes vacances ? C’était long dix jours sans lui. C’était dix jours bien, je ne dis pas le contraire mais dix jours malgré tout. Je n’ai pas vraiment l’habitude. Et je n’ai aucune envie de la prendre. Normalement, il est près de moi chaque nuit au moins et je trouve qu’il n’y a rien de plus agréable au monde. Il a l’air plutôt à l’aise, ça me rassure. Peut-être parce qu’il n’y a que nous, je ne sais pas. Au moins, il connaîtra la maison avant que tout le monde ne débarque. Avec un peu de chance, il aura commencé à prendre ses marques et à se sentir un peu chez lui. Parce qu’il l’est. Il l’est définitivement. Et je suis convaincu que mes parents le pensent au moins autant que moi. Un soupir de bien-être m’échappe. J’aime cette journée, j’aime cette soirée, j’aime ces vacances. Je me sens bien. Je nous sers et la conversation reprend son cours. Tout est normal. Je passe juste la soirée en tête-à-tête avec mon copain. Je ne sais même pas pourquoi j’appréhendais, en réalité. C’est évident que ça se passerait bien. « Tu sais mon amour, on n’est pas à la cour des miracles ici… Je doute que ça soit possible ça ! » Je hausse vaguement les épaules, comme si tout ça était parfaitement réel. Dans le fond, peut-être que c’est vrai et qu’il n’appréciera pas son séjour avec nous. Peut-être qu’il y aura trop de monde, que ce sera trop différent de chez lui, qu’il ne s’entendra pas avec mes frères et soeurs. Je sais pas. C’est pas impossible. Mais j’aime à penser que ça ne se passera pas comme ça. Qu’au contraire, il commencera un petit peu à se faire une place et que ça se terminera par un « tu reviens quand tu veux » ou « tu seras toujours le bienvenu ». « Je pense pas non plus, mais c’était pour faire poli, tout ça. Je pouvais pas dire clairement que j’espérais que tu refoutes jamais les pieds ici, tu comprends… » Je lève le nez d’un air boudeur et trempe mes lèvres dans mon verre. J’ai quand même du mal à garder mon sérieux. C’est tellement loin de ce que je pense en vrai ! Et il le sait, j’en ai pas le moindre doute. Je le colle assez pour qu’il s’imagine que j’ai pas envie qu’il me lâche du jour au lendemain pour une histoire de miracle absent ! « Bientôt vous ne pourrez plus me déloger d’ici tu vas voir ! » Je hoche la tête avec enthousiasme et souris de plus belle lorsque ses lèvres se posent sur ma joue. Je l’aime. Je l’aime, je l’aime, je l’aime. Mon regard se fait plus amoureux encore. Il peut continuer à me faire des bisous tant qu’il veut, je suis partant. Pour tout, pour rien, je prends ! « Il paraît que j’essayerai même pas. » En vrai, c’est même pas « il paraît » c’est carrément certain. Je serai plus du genre à lui montrer où on planque les clés pour qu’il puisse faire sa vie ici autant qu’il pourrait en avoir envie. J’aime bien l’idée, d’ailleurs. Mais je crois que je m’emballe un peu.

C’est que notre première soirée, faut vraiment que j’arrête de voir tout de suite le début d’une éternité ensemble, blablabla. On se calme. On respire et on se détend. Pourtant, Dieu sait que j’en ai envie. Mais bon, pour l’instant, on se concentre sur la conversation, que j’ai un peu délaissée je l’avoue, et tout ce qui nous attend. On va passer les meilleures vacances du monde ! « J’ai appris le piano quand j’étais gamin. » Je n’ai aucun mal à l’imaginer sagement assis derrière un clavier, étrangement. Ça fait un peu bourge comme instrument. Et puis… je trouve que ça lui va plutôt bien. C’est délicat comme truc. Il a tout-à-fait l’image que je me fais d’un potentiel pianiste. Et imaginer ses mains courir sur un quelconque clavier me donne envie de les sentir courir sur moi. Cette pensée idiote me tire un sourire amusé. Je crains un peu, parfois. Ok. Je crains un peu souvent. « Tu joues encore ? T’étais doué ? C’est toi qui as choisi ? » Je m’enfonce légèrement dans le canapé sans jamais détourner les yeux. J’aimerais tout savoir. Le connaître par coeur. Même les détails les plus inutiles comme ceux-là. Mais je doute d’y arriver un jour, en vrai. Je suis certain qu’il me surprendra toujours. Et dans le fond, j’adore ça. L’écouter parler ou le regarder s’activer en posant sur lui le regard le plus admiratif du monde. Parce que ça a toujours été le cas. Et, bêtement, je suis incroyablement fier de lui. Fier d’être à lui, aussi. « Alors dis moi, qu’est-ce que tu as préparé de bon ? » Je crois qu’il me sur-estime un peu quand même. Préparé, oui, pour le reste, je suis beaucoup moins convaincu. On dira que j’ai fait ce que j’ai pu. Maiiiiis, c’est pas mon job. Je sais nourrir le troupeau avec des trucs dignes de nous : des pâtes, des frites et des gâteaux. Grosso modo. Le reste dépasse un peu mon domaine de compétence. Je finis néanmoins par hausser les épaules une fois de plus. « Cupcakes à la tomate, risotto aux légumes et un gâteau citron-amande si tu as encore faim. Le gâteau, je suis sûr qu’il est comestible, le reste je promets rien. » Je ne peux m’empêcher de rire un peu bêtement. Le stress revient légèrement. Je peux que croiser les doigts pour que ça soit correct jusqu’au bout. Et pour que les sortilèges que j’ai galéré à lancer pour tout tenir au chaud ont fonctionné, aussi… Quand j’ai testé il y a quelques jours, c’était le cas, j’ai mis des heures avant de parvenir à un résultat potable mais ça avait tenu l’après-midi sans trop de problème. Faut juste espérer que j’ai réussi à réitérer mon exploit. « Mais si y’a un problème, on dira que c’est ma mère qui a tout fait raté, évidemment, on ne va pas remettre en cause mon talent naturel, tout ça tout ça. » Ce qui ne serait pas particulièrement faux. Shawna cuisine définitivement mieux que ma mère. Mais bon, ma mère cuisine mieux que moi, cela dit. C’est pas très dur, je le reconnais. Je suis sûr que Ciara est plus douée, même, alors qu’elle doit pas savoir faire la différence entre une orange et une clémentine. Mon sourire s’efface doucement. J’avoue, je suis plus très tranquille, d’un coup. « Plus sérieusement, j’espère vraiment que ça t’ira. » Sinon, on croisera les doigts pour trouver un truc qui livre ce soir…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Lun 12 Fév - 21:16


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Je vois Dan rosir quand je parle du fait que je garderais soigneusement tous les dessins de sa soeur et que j'en ferais un album souvenir si elle venait à percer dans le domaine de l'art, en souvenir. Est-ce que c'est niais et il a honte ? Ou alors est-ce qu'il trouve cela adorable ? Connaissant Dan, je serais plus tenté de croire qu'on est plutôt sur la deuxième hypothèse mais je ne voudrais pas croire cela parce que ça m'arrange. Je sais que ça peut paraître un peu nul de garder des dessins d'une gamine que je ne connais pas, mais c'est tout une symbolique derrière. Déjà c'est la soeur de Dan, donc je ne vois pas trop pourquoi je les jetterais. Ensuite, elle a mis du temps pour les faire, ce serait quand même assez peu respectueux de ne pas en prendre soin, non ? Et puis je trouve que c'est un peu souvenir de cette époque. Si un jour elle se pose la question sur ses talents artistiques quand elle était enfant et que je suis toujours avec Dan, je serais ravie de les lui montrer. Alors évidemment, rien ne nous dit qu'on sera toujours ensemble, mais je ne vais quand même pas jeter ses dessins juste pour le cas où on ne serait plus ensemble plus tard. Mais vu qu'il n'a pas l'air blasé, en colère, gêné ou quoi que ce soit de ce genre et qu'au contraire il apparaît plutôt heureux, je vais définitivement rester sur mon idée de départ, cela ne le dérange pas, il trouve ça adorable. Au pire il me dira un jour de les jeter parce que c'est ridicule et voilà. Selon lui en tout cas je vais rencontrer l'ensemble de sa famille. Il n'était pas vraiment sûr de quand ils rentraient tous mais visiblement ce sera durant mon séjour. Je suis aussi excité qu'inquiet. Je n'avais pas forcément prévu de voir tout le monde. C'est bien, vraiment bien parce que j'ai entendu parler de tout le monde et que je vais enfin pouvoir mettre un visage sur ces noms, mais en même temps c'est un peu beaucoup de pression d'un coup. L'ensemble de sa famille sera là pour me juger. J'ai peur. Soudainement, j'ai peur et je crois que j'ai pâli un peu sans le vouloir. "C'est fou comme ça me rassure ..." Dis-je d'une voix où perçait l'inquiétude. Je sais que je m'inquiète certainement pour rien, mais en même temps c'est dans ma nature de m'inquiéter facilement pour rien. Mais il n'empêche que s'ils ne m'aiment pas, est-ce que leur opinion comptera aux yeux de Dan ? "Et s'ils ne m'aiment pas ?" Lui demandais-je un peu inquiet. Je sais que je ne dois pas me prendre la tête mais c'est quand même plus fort que moi. Je sais qu'ils ne vont pas tous m'apprécier, il y en aura bien quelques uns qui ne seront certainement pas fan de moi ou qui s'en moqueront un peu de mon existence. Mais s'ils me détestent tous ?

Sa réponse m'amuse plus qu'elle ne me vexe, parce que je sais que ce n'est pas vrai. Je sais qu'il ne le pense pas, tout ceci n'est qu'une grande plaisanterie. Je sais que je vais passer un bon séjour et je ne doute pas un instant qu'il fera vraiment tout pour que ça arrive et je sais qu'il sera ravie de me revoir débarquer, enfin sauf si on rompt entre temps, bien entendu, mais là n'est pas la question. Pourquoi le ferait-on d'ailleurs ? On a passé le pire, j'en suis sûr ! Je ne dis pas que ça a toujours été facile entre nous, surtout ces derniers mois, mais j'ai vraiment la sensation qu'on a fait du chemin ensemble et qu'on est plutôt sur la bonne voie ensemble. Si on voulait vraiment rompre, on ne serait pas ensemble aujourd'hui, on ne se donnerait pas autant de mal. Je l'aime et il m'aime et j'aime à croire que c'est suffisant pour réussir notre histoire. Mais le voir bouder est assez amusant, surtout quand on sait que c'est faux. S'il le faisait pour de vrai, je trouverais ça beaucoup moins adorable, soyons bien d'accord sur ça. Mais bon, son sérieux a bien du mal à se fixer et ce petit numéro me tire plus un sourire qu'autre chose. "Alors restons polis et disons qu'on passera de bonnes vacances ensemble ... Même si aucun de nous deux n'y croit vraiment ?! " Lui dis-je d'un air taquin. J'espère que je passerais un bon séjour et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir. Déjà je ne doute pas que les jours passés ensemble seront parfaits, ce sera peut-être un peu plus délicat avec sa famille, mais on verra sur le tas, non ? Je plaisante sur le fait qu'ils n'arriveront pas à me déloger d'ici et il me répond en prétendant qu'il n'essayerait même pas. Je l'espère, vous imaginez, Dan venant vers moi un peu gêné en m'expliquant qu'il m'aime mais qu'il faut que je rentre chez moi, que ce n'est plus possible, qu'il faut laisser sa famille tranquille ... L'angoisse totale. Que ce soit sa famille qui me foute dehors, ça je pourrais parfaitement le comprendre, mais que ce soit Dan qui me colle dehors parce qu'il ne peut plus me supporter, je le vivrais un peu mal. Loin de moi l'idée que ce ne serait pas légitime, bien entendu, mais quand même ce serait un peu vexant. Si mon copain ne me supporte même plus, que le fera ? "C'est vrai ?" Lui dis-je d'un air amoureux. Bon en soit je le crois, c'est pas le problème, mais je trouve ça quand même aussi adorable que rassurant. Et puis comment ne voulez-vous pas fondre quand il vous regarde comme ça ? J'ai juste envie de me blottir dans ses bras et ne jamais en partir, c'est pour dire !

Je sirote mon jus d'orange tout en répondant aux questions de Dan. Est-ce que je joue encore au piano ? Non, pas vraiment, cela fait un moment que je ne me suis pas posé devant en tout cas pour jouer quelques notes. Et est-ce que j'étais doué ? Acacia était vraiment douée, moi je me débrouillais. J'étais loin d'être un virtuose mais j'avais plus de talent qu'Abel. Cela dit une vache aurait certainement plus de talent que lui, c'est pour dire. "Non, ça fait longtemps que je n'ai pas rejoué quelques notes, j'ai peur d'avoir tout perdu ! Mais je me débrouillais pas trop trop mal. Disons qu'avec de l'entrainement, je savais jouer quelques morceaux, on était loin d'être face à Mozart, mais au moins c'était juste. Mais c'est plutôt ma soeur qui était vraiment douée dans le domaine et qui continue un peu de son côté à en jouer." Je préfère être honnête que de lui faire croire que j'étais trop doué alors que pas particulièrement. Comme beaucoup de gens, je savais jouer quelques morceaux appris par coeur, mais c'est tout. Je suis incapable de composer quoi que ce soit et je n'ai absolument pas l'oreille absolue. Mais bon, j'ai jamais songé à percer dans le domaine alors ce n'est pas très grave. Je tourne mon visage vers lui en lui demandant ce qu'il nous avait préparé de bon. Je sais qu'il s'est donné du mal pour ce repas, j'ai vraiment hâte de voir le résultat final. Je le connais, il est du genre à toujours se dénigrer alors je préfère me faire ma propre opinion du repas, plutôt que de le croire sur parole et penser que le dîner sera juste mangeable. "Je suis persuadé que ce sera délicieux ! En tout cas j'en ai déjà l'eau à la bouche !" Je ne dis pas qu'il est le meilleur cuisinier de tous les temps, quoi que je ne sais pas en fait. Je n'ai jamais mangé un de ses plats alors je ne peux pas savoir, mais je suis prêt à croire qu'il est un cuisinier lambda et ça me va tout aussi bien pour être honnête. Je suis sûr que ça sera bon et que ses heures de travail seront récompensées. En plus s'il a été aidé par sa mère, ça ne peut qu'être bon. En dehors de ma mère, je crois que toutes les autres mères savent cuisiner, enfin en tout cas c'est toujours ce que j'ai cru. Je glisse ma main sur la sienne quand je vois son sourire s'effacer. Voilà que c'est lui maintenant qui panique. C'est adorable. « Respire mon ange, je suis sûr que ça sera très bon ! Déjà je sais que j'aime tout, ce qui est un excellent début et je suis sûr que ça ira très bien ! Et si c'est pas bon ... on se gavera de chips en plaisantant, c'est pas grave ! » Et je le pensais. On mangera des pâtes s'il le faut ou n'importe quoi si c'est vraiment mauvais et il n'y aura pas mort d'homme. Je ne suis pas ici pour manger un plat délicieux, ce n'est qu'un bonus. Je suis venu pour passer quelques jours avec mon copain, passer de bonnes vacances en sa compagnie et c'est uniquement ça qui compte !

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Jeu 15 Fév - 17:00


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Milo & Rioghbhardan

Je peux comprendre que rencontrer l’ensemble de ma famille ne soit pas l’idée la plus rassurante qui soit. Ça fait un paquet de personnes à supporter d’un coup… Et puis, j’ai toujours été honnête avec lui. Ma mère est un peu bizarre et Jackson en a après nous seulement parce qu’on a le malheur de filer le parfait amour. Mais en soi, je ne pense pas que quoi que ce soit soit insurmontable. Et puis, si ça va vraiment pas, on fuira. Que ce soit chez mes grands-parents qui nous hébergeront sûrement volontiers ou même, s’il le faut, dans un hôtel quelconque de Dublin pour profiter de nos derniers moments de vacances ensemble. Je m’en fiche. On s’arrangera. Je ne le laisserai pas mal ici sous prétexte que c’est chez moi et je ne lui demanderai pas de rentrer plus tôt non plus. Hors de question. Mais je ne pense pas, sérieusement, qu’il faille s’attendre au moindre problème. Néanmoins, il n’a pas l’air de vraiment le comprendre. Son sourire s’efface et ses jolies couleurs s’estompent. « C'est fou comme ça me rassure… » Quelle andouille, le voilà qui flippe maintenant ! Mon bras s’enroule tendrement autour de sa taille alors que je me colle un peu plus à lui. Je caresse sa joue dans un geste que j’espère rassurant et lui offre le sourire le plus sûr de moi que j’ai en stock. « Ça va bien se passer, tu verras. J’ai survécu à une rencontre avec ta famille, y’a pas de raison que ça soit pas le cas de ton côté. » Surtout que, entre nous, le portrait qu’il m’en a fait n’était pas des plus encourageants. Et puis, je ne laisserai pas une entrevue faire rater nos vacances. Tout ira pour le mieux et personne ne sortira traumatisé de cette histoire. Certainement pas lui, en tout cas ! « Et s'ils ne m'aiment pas ? » Je hausse les épaules. « Et bien tant pis. » C’est sorti tout seul. Parce que je le pense, dans le fond. Bien sûr, ça m’enquiquinerait mais je pense que je saurai faire avec. J’aimerais bien que mes parents soient heureux pour nous, qu’ils soient fiers de voir que je suis capable de faire les bons choix parfois et tout mais si par malheur ça n’est pas le cas, je m’en remettrai. « J’ai pas l’intention de faire ma vie ni avec eux ni en fonction d’eux, tu sais…? Alors s’ils t’aiment pas, ça me ferait chier, bien sûr, mais ça m’empêchera pas de le faire, moi, en tout cas. » Je pourrais pas les forcer à l’apprécier mais ils ne parviendront pas à me forcer à le quitter. Je suis pas stupide, je sais très bien que ma vie ici touche à sa fin de toute façon, alors je ne vais pas gâcher celle qui commencera bientôt pour les beau yeux d’une famille incapable de faire un effort. Mais bon, avant que tout le monde le déteste, il y a de la marge. Shawna ne jure presque que par lui depuis qu’elle me voit sagement passer mes nuits à la maison, ma mère a hâte de le rencontrer, sûrement parce qu’elle remarque le sourire de gros débile que j’ai à chaque fois que j’ai de ses nouvelles et Patrick, même s’il gaffe un peu des fois, était le premier à me pousser dans ses bras aux dernières vacances. Ils ne le connaissent pas mais l’apprécient déjà. Et le plus clair du troupeau s’en foutra un peu, j’imagine. Tant qu’il est gentil avec eux et veut bien leur tenir un peu compagnie, ils l’accepteront dans la famille sans trop de mal. Je ne me fais pas de soucis, je suis sûr que l’affaire est déjà dans le sac.

C’est assez difficile de le bouder, ce soir. Parce que j’en ai aucune envie, en réalité. Bien au contraire ! Depuis que j’ai été le chercher, j’ai l’impression de flotter sur un nuage. Je suis heureux qu’il soit là. Je suis heureux qu’on passe à nouveau du temps ensemble loin de Poudlard. Et je suis heureux de lui ouvrir les portes de mon monde. Qu’il fasse enfin vraiment partie de ma vie. Pour de vrai. Que tout le monde sache que je suis à lui et qu’on puisse enfin mettre un joli visage sur son prénom. C’est mon Milo et je veux que tout le monde le sache. Je suis loin d’en avoir honte, de ce gamin. Et je n’ai aucune envie qu’il prenne ses jambes à son cou dès maintenant. Faut qu’on commence cette nouvelle année tous les deux, au moins ! Je suis sûr que ce sera génial. Juste demain matin, déjà ! Comment mieux commencer une année qu’en me réveillant dans ses bras, hein ? J’ai pas eu cette chance, la dernière fois. Il n’avait pas encore déménagé, à cette époque. Pas bien longtemps après, certes, mais tout de même. J’ai hâte. Je ferai mon chieur et le garderai au lit pendant des heures, juste pour pouvoir en profiter comme il se doit. J’ai vraiment hâte ! « Alors restons polis et disons qu'on passera de bonnes vacances ensemble... Même si aucun de nous deux n'y croit vraiment ?! » Je hoche doucement la tête, faussement désolé qu’il sache que ça va être nul en réalité. Comme si on croyait qu’on passerait pas un bon moment, tiens ! Dans le fond, la quasi-totalité des moments qu’on passe ensemble est bonne. Même si on fait rien de spécial, ça me plaît. Faire mes devoirs quand il les fait tout près, ça me fait toujours plaisir. Alors que franchement, y’a rien de plaisant à faire ses devoirs… Mais je crois que c’est un peu les restes de l’an dernier, en vrai. Parce que c’était incroyablement rassurant de passer tout le temps qu’on avait de libre ou presque ensemble. Quand il était assis à mon bureau pour travailler, j’étais sûr qui ne lui arriverait rien, alors je pouvais faire ma vie sans avoir à stresser pour rien. Je stresse toujours un peu, même aujourd’hui, quand je ne le vois pas pendant longtemps. J’ai toujours peur qu’il lui arrive quelque chose alors que je sais très bien qu’il ne risque rien. « Oui, disons ça. Mais quand même, c’est mal de se mentir à ce point. » J’ai du mal à retenir un nouveau sourire. Tellement même qu’il finit par se frayer un chemin sur mes lèvres. Je fais mine de boire une nouvelle gorgée de jus pour le masquer tant bien que mal. Plutôt mal d’ailleurs. Et puis Monsieur finit par me mettre en garde : il ne partira pas si facilement. Aaaah mon dieu ! Quelle menace ! Comment vais-je pouvoir survivre à ça ?! Il est bête, un peu, non ? Moi, je demande que ça. Qu’il reste ! Qu’il s’installe ! Qu’il ne se passe plus une seule journée sans lui ! « C'est vrai ? » La façon qu’il a de me demander ça me fait frissonner. Dans ces moments-là, j’ai l’impression d’être le garçon le plus important du monde, le plus aimé aussi. Et je suis le plus heureux, forcément. On en a sacrément chier, jusque là, mais je ne regrette rien. C’est comme si toute ma vie n’avait servi qu’à attendre un moment comme celui-là. Qu’à l’attendre lui, peut-être. Et s’il a fallu passer par toutes les merdes qui nous sont tombées dessus pour en arriver là et pour avoir ce semblant de certitude qu’on est vraiment faits pour être ensemble, alors ça me va ! Je n’ai pas l’impression d’avoir souffert pour rien, loin de là. J’ai l’impression qu’on est vraiment faits pour être ensemble… Ce constat criant de vérité me tire un sourire radieux alors que je hoche la tête. « Évidemment que c’est vrai. Je suis même partant pour t’aider à déménager s’il le faut ! » Je doute que nos familles respectives soient vraiment d’accord mais quelle importance ?

Mais bon, on ne va pas emménager ensemble demain, de toute façon (pas que je veux pas, hein) alors la conversation reprend le plus normalement du monde. Je m’intéresse à sa vie avec enthousiasme. J’aime découvrir de nouvelles choses sur lui. Apprendre à le connaître davantage, imaginer sa vie d’avant, ce qu’il aime faire, tout ça… Alors je l’écoute, les yeux rivés sur lui et l’air d’un poisson mort d’amour. Je pourrai l’écouter parler pendant des heures sans jamais me lasser. « Non, ça fait longtemps que je n'ai pas rejoué quelques notes, j'ai peur d'avoir tout perdu ! Mais je me débrouillais pas trop trop mal. Disons qu'avec de l'entrainement, je savais jouer quelques morceaux, on était loin d'être face à Mozart, mais au moins c'était juste. » Et j’imagine sa bouille de bébé penchée sur les touches avec concentration pour essayer de faire ça bien. Il devait vraiment être mignon, quand il était môme. Un peu comme maintenant. Mais j’aurais bien aimé le voir rien qu’une fois, quand même. Il était un petit peu doué, donc. Ça ne m’étonne pas trop. J’ai du mal à l’envisager vraiment vraiment nul dans un truc. Il dira que je suis pas objectif mais c’est faux. Il m’a juste pas encore donné de preuves, voilà tout. Quand j’en aurais, j’admettrai qu’il sait faire. Ou plutôt qu’il ne sait pas. Mais en attendant, je supposerai qu’il est doué dans tout tout le temps. Vous sentez la fierté ? J’espère ! Dehors, ou dans l’immeuble je ne sais pas, ça commence à parler un peu plus fort, à rire aussi. Je ne sais pas ce qu’ils ont prévu mais je ne leur envie rien. « Mais c'est plutôt ma soeur qui était vraiment douée dans le domaine et qui continue un peu de son côté à en jouer. » Qu’est-ce qu’elle devient, elle, d’ailleurs ? Et leur frère ? Non pas que je sois particulièrement proche d’eux mais bon, voilà quoi… On a partagé la même classe pendant quatre ans, ils font partie de sa famille, je m’interroge… Mais je l’interrogerai plus tard. Je ne sais pas exactement où il en est avec son frère alors je n’ai pas très envie de l’y refaire penser maintenant. Les souvenirs remontent sans mal et il me faut batailler un peu pour les virer. Manque de chance, sa question ne m’arrange pas des masses. Je ne suis plus très à l’aise, d’un coup. « Je suis persuadé que ce sera délicieux ! En tout cas j'en ai déjà l'eau à la bouche ! » Je lâche un rire un peu nerveux. Il me met pas du tout la pression, c’est bien ! J’espère vraiment qu’il sera pas déçu. Je sais bien qu’il n’y aurait pas mort d’homme mais tout de même… Je veux qu’il soit content de sa soirée, jusqu’au bout. Qu’il n’y ait aucun point négatif dans tout ça. Rien du tout. Que des trucs bien. Il doit voir que je suis pas très confiant parce que sa main se pose sur la mienne. Je souris malgré moi et serre tendrement cette main rassurante avant de déposer un baiser dessus. J’ai de la chance de l’avoir. Toujours là pour me faire déstresser, penser à autre chose, relativiser… J’ai vraiment de la chance. « Respire mon ange, je suis sûr que ça sera très bon ! Déjà je sais que j'aime tout, ce qui est un excellent début et je suis sûr que ça ira très bien ! » Je hoche la tête sans y croire vraiment et sans lâcher sa main. Je suis pas sûr, moi, mais son sourire me pousse à le suivre un peu. S’il a confiance… J’espère juste que ça se finira pas en intoxication alimentaire quoi. Tu parles d’un réveillon de merde ! « Et si c'est pas bon... on se gavera de chips en plaisantant, c'est pas grave ! » Je ne peux m’empêcher de rire en l’entendant. Je suis certain qu’il est sincère, et je trouve ça encore plus touchant. J’ai vraiment le copain le plus merveilleux du monde. « D’accord, on fera ça, alors. » Je me penche doucement vers lui et pose amoureusement mes lèvres sur les siennes. Et je l’échangerai pour rien au monde. Je reviens à ma place et vide un peu plus mon verre. « T’as pensé à tes résolutions pour 2024 ? » Ce truc est toujours une grosse arnaque mais bon, après tout, c’est la tradition…
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 18 Fév - 15:06


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Plus le temps avance et moins je suis rassuré à l'idée de rencontrer la famille de Dan. Et s'ils ne m'aimaient pas ? Et s'ils demandaient à Dan d'arrêter de me voir parce qu'ils pensent que je serais une mauvaise influence pour lui ? Et s'ils se rendaient compte que je pouvais le tirer vers le fond ? C'est un excellent photographe, je suis persuadé que s'il souhaitait se lancer dans cette voie, il brillerait à coup sûr et ce n'est pas parce que je suis amoureux de lui que je le pense, je le dis parce que je le sens au fond de moi. Et moi je ne sais pas encore ce que je veux faire de ma vie. Je sais vers quoi ça risque de tendre, mais j'ai plusieurs choix intéressants qui s'offrent à moi et je ne sais pas encore dans quoi je vais vraiment partir. Je sais que l'environnement me tient beaucoup à coeur et j'aimerai pouvoir faire bouger les choses au sein du ministère, mais un travail d'herboriste pourrait tout aussi bien me plaire. Certains dirons que j'en sais déjà plus que la majorité de mes camarades de mon âge mais je termine mes études dans 1 an et demi et il faudra, au terme de mes ASPICs, choisir une voie, j'espère que je prendrais le bon chemin. Je ne veux pas que sa famille me catalogue comme gros bourgeois qui pense qu'il n'a pas les mêmes valeurs qu'eux. Il est vrai que nous ne vivons pas vraiment dans le même monde mais je n'ai jamais eu l'occasion de choisir là où j'avais envie de vivre et j'ai toujours dit que l'aristocratie n'était pas faite pour moi. J'aime l'argent, c'est un fait et je suis un garçon malgré tout assez ambitieux. Si je choisis un métier, je vais le pousser jusqu'au bout pour être le meilleur et devenir une référence en la matière. Je crois que j'ai toujours eu besoin de reconnaissance et que même encore aujourd'hui, j'ai envie qu'on connaisse mon nom et qu'on puisse dire de belles choses sur mon compte. Mais j'ai aussi envie de me construire seul, de partir de zéro et une fois au sommet de ma carrière pouvoir me retourner et me dire que si j'en suis arrivé là c'est grâce à moi et non grâce à ma famille. Je sens le bras de Dan s'enrouler autour de ma taille et, tout en se rapprochant, caresser ma joue dans un geste qui se voulait rassurant. Ses propos me font sourire. Il est vrai qu'il a survécu à la rencontre avec ma famille. Certes, elle fut courte mais il vaut mieux quand on les connaît. Il faut savoir y aller à petits pas, ça ne sert à rien de faire du forcing. "C'est vrai !" Dis-je simplement. Même si dans ma tête, je me disais qu'il était malgré tout difficilement réaliste de comparer une rencontre d'une demi heure face à une cohabitation de plusieurs jours. Même si mes parents le détestaient ou lui offraient un mauvais accueil, sa gêne n'était que de courte durée, alors que moi, je devrais faire face à leur désapprobation durant tout le long de mon séjour. Mais bon, je gardais tout cela pour moi, j'aimais les efforts qu'il faisait pour me rassurer et je n'avais aucune envie de le gonfler avec cette histoire. Je sais très bien qu'avec tous les arguments valables du monde, j'aurais toujours peur, alors autant le laisser tranquille avec ça. "D'accord !" Cela ne m'enchantait pas particulièrement l'idée qu'ils puissent me détester et j'aurais certainement préféré qu'il me dise que ça ne risque pas d'arriver. Mais on sait tous les deux que d'une, il ne peut pas en être sûr et de deux, même en me disant ça, je ne le croirais pas. Il allait falloir que je fasse de mon mieux pour apparaître sous mon meilleur jour. Je ne veux pas qu'il soit tiraillé entre son amour pour moi et la haine de sa famille à mon égare. Je sais qu'elle compte beaucoup pour lui et l'idéal serait quand même qu'on s'entende au minimum. Je ne veux pas qu'ils m'adorent au point d'avoir envie de m'adopter, mais au moins qu'ils se disent que Dan aurait pu tomber sur bien pire et que finalement, s'il est heureux, alors autant le laisser tranquille !

Je profite des caresses aussi longtemps qu'il me les prodigue tout en essayant de me ressaisir. Ce n'est pas le moment de se prendre la tête avec cette histoire, j'ai encore quelques jours avant de les rencontrer, ils ne vont pas débarquer ce soir comme des fleurs. Ce soir, on va profiter de notre soirée ensemble et passer un bon réveillon de nouvel an. On va manger et papoter et surtout on va s'aimer comme il se doit, passant ainsi notre dernier jour de l'année sur notre petit nuage. Je veux qu'il se réveille demain matin avec la sensation d'être parfaitement heureux et pressé de commencer cette nouvelle année en ma compagnie. On plaisante sur le fait qu'on se force à être ensemble et qu'on ne va pas passer un bon moment, mais qu'il faudra faire bonne figure pour sauver les apparences. Bien entendu aucun de nous deux ne le pense, c'est évident, sinon je ne serais pas là aujourd'hui mais avec ma famille pour un repas encore copieux entouré de nombreux proches venus fêter la nouvelle année avec nous. Ou alors je serais parti avec ma soeur pour aller faire la fête je ne sais trop où, avec sa nouvelle bande de copines. Elle aurait été certainement fière de me présenter à ses copines, peut-être espérant inconsciemment qu'une d'elle pourrait me détourner du droit chemin et me faire oublier, le temps d'une soirée, mon petit ami. Ca ne se serait pas produit, sauf si on part du principe que je ne suis pas réellement amoureux de Dan et que notre histoire n'est que du vent, mais je ne suis pas capable de pousser la plaisanterie jusque là. Je veux bien faire semblant de ne pas être content d'être ici, mais jamais je ne pourrais songer un seul instant que je ne l'aime pas autant que je le dis. Je vois son sourire apparaître sur ses lèvres et son verre essayant de le dissimuler. Oui, c'est très mal de mentir, je suis assez d'accord, même si parfois on pense que c'est pour la bonne cause, cela nous retombe toujours dessus. "C'est vrai, c'est péché de mentir mon amour ... peut-être devrais-je juste partir ? " Dis-je en essayant de prendre l'air le plus sérieux dont je suis capable mais en vain. Je ne suis pas venu ici pour repartir aussi vite. Je veux profiter de tous ses baisers, de tous ses câlins, du bon repas qu'il nous a concocté et de toutes les journées qu'on va avoir ensemble. Je ne peux m'empêcher de sourire, démontrant que je n'en pense pas un seul mot et qu'il faudra beaucoup pour me déloger de ce canapé. Et puis finalement je cède et je lui dis qu'il lui sera bien difficile de me faire partir d'ici et il me dit qu'il ne compte pas le faire, qu'il est même prêt à m'aider à déménager s'il le faut. Je ne peux m'empêcher de sourire plus encore que je ne le faisais jusqu'à présent. Je vais avoir mal aux zygomatiques je sens ce soir, mais qu'importe c'est agréable et n'échangerais ça pour rien au monde. J'aime l'idée qu'il n'a pas peur d'imaginer un avenir avec moi, malgré tout ce qu'on a vécu et les difficultés qui vont encore se mettre sur notre chemin jusqu'à mon départ de Poudlard. J'aime l'idée que son propre départ, dans quelques mois, ne le fasse pas douter de notre avenir commun et qu'il sera prêt à m'attendre 1 an que je finisse mes études. Ca a un petit quelque chose de rassurant. "Je suis sûr que ta famille sera ravie de compter un nouveau membre dans cet appartement !" Dis-je en plaisantant. Et là je ne parle même pas du fait qu'il pourraient me détester mais uniquement le fait que c'est un petit appartement et que rajouter une autre personne serait vraiment plus encombrant qu'autre chose. Mais on s'en fout n'est-ce pas ? On aime rêver à des choses qui n'arriveront jamais, c'est notre truc à nous !

La discussion glisse sur mes talents au piano et je suis au regret de lui annoncer que malgré un départ pas trop catastrophique aujourd'hui je ne peux lui promettre de lui jouer un jour un morceau en entier sans faute. Peut-être qu'en m'entraînant un peu, je pourrais reprendre quelques bases, mais de là à retrouver le niveau que j'avais avant, il y a encore un monde. C'est sûr que si je m'y remettais sérieusement, je pourrais finir par retrouver mon niveau d'antan et m'améliorer certainement mais l'envie n'y est pas. Peut-être que si un jour j'ai des enfants et qu'ils veulent apprendre le piano, je m'y remettrais avec eux, pour le plaisir de partager une activité ludique avec eux, mais c'est tout. Je me passe plutôt très bien de cette activité et préfère me concentrer sur mes plantes. Et puis je préfère largement écouter ma soeur s'entraîner sur le piano de la maison, elle est vraiment beaucoup plus douée que moi. Loin d'être une virtuose, c'est vrai, elle a malgré tout un bon niveau et n'a pas à rougir de son talent. Je suis sûr que si elle avait eu envie, elle aurait pu rentrer au conservatoire pour améliorer ses bases et finir dans un philharmonique en tant que pianiste professionnelle, mais elle avait envie d'autre chose et c'est tout à son honneur. Elle préfère garder le piano en simple passion, cela lui permet de ne pas ressentir de pression si elle n'en joue pas de quelques jours ou semaines et peut se défouler à loisir dessus quand l'envie lui en prend. On parle ensuite nourriture et plus spécifiquement de ce que Dan a préparé pour ce soir. Je le vois bien qu'il n'est pas totalement à l'aise avec ce sujet mais je ne comprends pas pourquoi. Je suis sûr que ça sera très bon et si ce n'est pas le cas on mangera autre chose, pas besoin de se mettre la pression sur ça. C'est vraiment adorable de le voir s'inquiéter pour le repas, on sent qu'il a envie que tout soit parfait et je suis vraiment touché par tous ses efforts, mais le simple fait d'être avec lui, ici, à mes yeux, a déjà un goût de perfection ! Je lui pose ma main sur la sienne pour le rassurer et lui montrer que quoi qu'il fasse, je le soutiendrais toujours. Aujourd'hui plus que jamais. "T'es adorable, je suis vraiment touché de te voir t'inquiéter pour le repas, espérant que tout soit parfait. J'ai vraiment de la chance de t'avoir. Mais tu sais le simple fait d'être là, avec toi, c'est déjà parfait à mes yeux, je n'ai besoin de ne rien d'autre !" Je veux vraiment qu'il comprenne qu'il a déjà tout gagné, pas besoin de faire plus d'effort pour conquérir mon coeur, il l'a depuis longtemps et je ne risque pas de le reprendre. Si le diner est bon ça sera génial, s'il ne l'est pas ça ne sera pas un drame, on pourra en rire ensemble dans quelques mois en se rappelant ce moment épic où on sait rendu compte que ce n'était pas aussi bon qu'on l'espérait et se promettant de ne jamais plus refaire cette recette. Je m'en fous que nos souvenirs ne soient pas parfaits, ce que je veux c'est avoir des souvenirs avec lui, qu'on prendra plaisir à se remémorer plus tard. Il change de conversation pour parler des bonnes résolutions pour la nouvelle année et je suis bien embêté. Je n'en fais jamais. Je suis toujours amusé d'écouter les autres en faire, mais on sait tous que personne ne les tient alors à quoi ça sert ? "Heu ... je ... je n'en ai pas. Tu en fais chaque année ? » Lui demandais-je curieux et amusé.

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 28 Fév - 13:11


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

J’aimerais qu’il se rassure, qu’il comprenne qu’il ne risque rien. D’accord, ma famille est un peu bizarre parfois mais c’est le cas de toutes les familles du monde, non ? Je ne m’inquiète pas. Je sais que tout ira bien. Je ne prétends pas que ce sera parfaitement parfait, j’ai des doutes, mais tout se passera tranquillement. Ce sera une rencontre tout ce qu’il y a de plus normale et puis voilà. J’ai entièrement confiance. Il n’y a aucune raison qu’on ne l’aime pas. C’est un môme adorable. Je ne prétends pas qu’on le verra aussi merveilleux que je peux bien le voir, moi, mais quelle importance ? On aura rien à lui reprocher. Absolument rien. Et ça, j’en suis convaincu. La seule chose qu’ils peuvent attendre de lui, c’est qu’il fasse mon bonheur et pour un peu qu’ils ouvrent les yeux, ils réaliseront sans le moindre mal qu’il y arrive incroyablement bien. Il y a eu des hauts et des bas mais qui n’en a jamais connu ? Il faudrait qu’il prenne un peu plus confiance en lui, cela dit. Il doit bien se rendre compte qu’ils ne peuvent rien lui reprocher, non ? J’ai un peu de mal à le lâcher mais je me fais violence et lui rends malgré tout sa liberté. On ne va pas passer la soirée dans l’entrée. Même si, collé à lui, j’aurais rien contre l’idée. On se retrouve rapidement sur le canapé, à plaisanter comme on le fait d’habitude. C’est qu’on sait pertinemment qu’on passera un mauvais moment, tout ça tout ça. Je sais bien ! C’est exactement pour ça que je l’ai invité ! Pour qu’on se fasse chier, que ça soit nul et qu’il ait jamais envie de revenir ! Avec un peu de chance, il me supportera pas et notre histoire en restera là. Ooooouh, j’ai hâte ! « C'est vrai, c'est péché de mentir mon amour ... peut-être devrais-je juste partir ? » Mon sourire s’agrandit. J’essaye même plus de le cacher, j’y arrive bien trop mal. Le regard que je pose sur lui brille d’un défi un peu gamin. Comme s’il était capable de faire un truc comme ça, tiens ! « Faudra me passer sur le corps d’abord. » Il a été assez fou pour venir, je le garde. C’est sa faute, il avait qu’à fuir avant. Ça fait genre au moins une semaine que j’attends de le retrouver, ça n’est certainement pas pour le laisser fuir maintenant. Parfois, je réalise que je fais un peu pitié quand même… Même pas foutu de passer quelques jours sans lui sans que le manque soit douloureusement présent. Bien sûr, je peux vivre normalement, profiter de ma famille, tout ça, c’est pas un problème, mais j’attends chacune de ses nouvelles avec une impatience très mal maîtrisée. Ça pourra jamais être pire que cet été, cela dit…

Est-ce que c’est idiot de croire sincèrement que ma vie est avec lui ? Je sais pas. Peut-être… J’en ai pas vraiment parlé à qui que ce soit. On sait que je l’aime, difficile de passer à côté, mais dans l’ensemble je suis plutôt discret sur le reste. J’imagine que si je disais à ma mère que je voulais tout plaquer dans un an et demi pour m’installer avec lui, elle m’encouragerait. C’est ce qu’elle a fait, avec mon père. Se barrer au sortir de l’adolescence pour vivre d’amour et d’eau fraîche (et de quelques nombreux gallions, d’accord, mais c’est qu’un détail). Et si elle m’encourage pas, en tout cas, elle ne cherchera pas à me mettre des bâtons dans les roues. Parce qu’elle comprendra très bien. Encore faut-il que l’année qu’on passera loin l’un de l’autre ne signe pas la fin de tout… Je suis prêt à l’attendre tout le temps qu’il faudra, évidemment, mais est-ce qu’il ne finira pas par se lasser de mon absence ? Je n’y pourrai rien… On a jamais vraiment connu ça, en même temps. Même les quelques jours qu’on a passé chacun dans notre dortoir, on se voyait toute la journée… Là, il faudrait se contenter de quelques lettres et d’une heure ou deux autour d’un café… Plus de réveils pleins de tendresse, de soirées entières à refaire le monde, d’intimité volée… Plus grand chose, en réalité… Et j’avoue que plus les semaines passent et plus ça me fait peur… « Je suis sûr que ta famille sera ravie de compter un nouveau membre dans cet appartement ! » Je ne peux m’empêcher de rire en l’entendant. Évidemment qu’ils en seraient ravis ! Moins de place, une bouche de plus à nourrir et des plantes qui popent petit à petit dans tout l’appart’… Un vrai bonheur ! Pour moi, en tout ça, ça le serait. Je pousserai mes affaires dans mes tiroirs pour qu’il puisse mettre les siennes. Et puis on pourrait toujours virer Mal et Gally du grand lit pour prendre la place. Je suis certain qu’ils apprécieraient se serrer dans le mien ! Ce serait pour la bonne cause, après tout, non ? « Bien sûr qu’ils le seraient ! Tu t’installes quand ? » Je lui offre un sourire immense, comme si j’attendais une véritable réponse. En vrai, cette conversation me plaît. Je sais que c’est pas réel mais je m’en fiche. J’aime qu’on se projette, avec amusement, dans des trucs qui n’arriveront jamais. C’est juste nous.

On finit par délaisser nos plaisanteries pour des sujets un peu plus sérieux. Comme les activités auxquelles il s’adonnait quand il était môme. Un jour, je le harcèlerai pour qu’il me montre les souvenirs de son enfance. Des photos, des dessins, je sais pas… Des traces de ce qu’il était avant qu’on se connaisse. Je suis sûr qu’il était juste adorable. Le gamin dont tout le monde rêverait ! Presque la perfection incarnée. Mon Milo, quoi. Et bien sûr, je dis ça en toute objectivité. Et puis, si on reste ensemble pour un long moment, ce serait bon à savoir quand même. Si nos enfants doivent lui ressembler, j’aimerais apercevoir ce qui m’attend ! Peut-être que je me projette un peu loin, c’est vrai, mais ça me semble la suite logique du reste. Si j’ai pas peur d’imaginer m’installer avec lui, fonder une famille m’effraie pas davantage. Bon, d’accord, je sais même pas si c’est ce qu’il voudrait, lui, mais on aura tout le temps d’en discuter. Et puis, il fait virer la conversation vers le repas de ce soir et la légèreté qui planait au dessus de nous s’alourdit légèrement. Je n’aime pas beaucoup ça. J’appréhende un peu, en réalité. J’ai peur de tout faire rater. Qu’il s’attende à quelque chose de bien et qu’il soit déçu. Je n’ai pas envie de le décevoir… Je crois qu’il l’a été assez comme ça. Bien sûr, c’est qu’un repas et il n’y aurait pas vraiment mort d’homme, on s’en fout pas mal sûrement, mais quand même… J’aimerais faire les choses bien, juste une fois. Que mes efforts aboutissent à un truc cool. Ce qui n’est pas souvent le cas… Et lui, en ange qu’il est, fait son possible pour me rassurer. Ce garçon est merveilleux. Je suis vraiment tombé sur la perle rare. « T'es adorable, je suis vraiment touché de te voir t'inquiéter pour le repas, espérant que tout soit parfait. J'ai vraiment de la chance de t’avoir. » Je me sens rougir bêtement en l’entendant. Il a de la chance de m’avoir ? Moi ? Sérieusement ? C’est sa subjectivité qui parle. Il mérite tellement mieux qu’un abruti dans mon genre, en vrai… On peut demander à qui on veut, tout le monde sera d’accord avec ça. Mais ça fait toujours plaisir à entendre. J’espère qu’il le pensera encore longtemps. Même si c’est un peu égoïste parce que ça l’empêcherait de trouver quelqu’un qui serait à la hauteur. Mais j’imagine que j’ai bien le droit d’être égoïste, rien qu’un petit peu, non…? « Mais tu sais le simple fait d'être là, avec toi, c'est déjà parfait à mes yeux, je n'ai besoin de ne rien d'autre ! » Je rougis de plus belle, baissant les yeux, un peu gêné, sur nos mains liées. Dans ces moments-là, je me sens littéralement pousser des ailes. Mes lèvres s’étirent dans un sourire heureux alors qu’une douce et agréable chaleur s’empare de moi. Cet instant ne pourrait pas être plus délicieux qu’il ne l’est déjà.

Ma main s’éloigne de la sienne, remonte le long de son bras et se glisse tendrement dans son cou avant que je l’embrasse avec tout l’amour du monde. Je frissonne doucement. Je crois que le bonheur ressemble à ça. Je m’éloigne à peine. « Je t’aime. » Mes lèvres frôlent les siennes à chaque son avant que je n’y dépose un nouveau baiser. Oui. Je l’aime. Plus que je n’aurais jamais cru ça possible un jour. Un peu à contre-coeur, je me réinstalle et laisse cette soirée reprendre son cours normal. Mes joues tirent encore un peu sur le rouge et mon coeur bat une mesure enjouée. C’est un peu dingue quand même… D’avoir trouvé l’amour de sa vie à dix-neuf balais à peine. De savoir presque avec certitude que ce sera lui, pour toujours. Machinalement, je relance la conversation. Je balance un peu le premier truc qui me passe par la tête. Et puis, c’est dans le thème. « Heu ... je ... je n'en ai pas. » J’affiche un air choqué alors que je termine mon verre et le repose silencieusement sur la table basse. « Tu en fais chaque année ? » Je hoche la tête alors qu’un ricanement m’échappe. Oui, bon, faut le dire vite mais c’est l’idée, en effet. « Y’a toujours un moment où quelqu’un va poser la question alors ouais, j’essaye. Enfin bon, je les abandonne le 1er au matin juste avant d’aller me coucher, hein. C’est assez difficile de les tenir pendant quelques heures, faut pas trop m’en demander. » Je ris plus franchement et pose un regard amoureux sur son joli visage. Normalement, ça tourne autour de trucs bateau du genre « cette année je sortirai moins le soir » mais bon, comme je sortais pour bosser la plupart du temps et que je le fais plus, il va falloir trouver autre chose maintenant… Triste histoire. Comme quoi, même ça, il l’a foutu par terre. Tsss. J’en suis ravi. Vraiment. « Bon, on va te trouver quoi comme truc super difficile à tenir jusqu’à l’année prochaine, hmm…? » En vrai, je doute qu’il y ait quoi que ce soit à changer chez ce garçon tant il est parfait mais bon, c’est qu’un détail, n’est-ce pas ?
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Sam 3 Mar - 16:05


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

C'est bête à dire mais ça m'avait manqué tout ça. Pourtant nous nous sommes quitté il y a un peu plus d'une semaine, tout au plus, je ne devrais pas ressentir autant de manque en si peu de temps. On s'est écrit et appelé durant les vacances, ce n'est pas comme si on était vraiment restés sans contact de l'autre durant les vacances. Et pourtant, me retrouver là, au milieu de son salon, dans ses bras, à refaire le monde ou nous taquiner mutuellement, ça m'avait manqué. Bon, évidemment ce n'est pas le fait de se retrouver chez lui qui m'avait manqué puisque je n'y suis jamais allé avant, mais c'est être avec lui qui m'avait manqué. Depuis qu'on a retrouvé notre complicité, j'avoue que je n'aspire aucunement à en rester loin, même pour les vacances. Alors repartir maintenant que je viens d'arriver ? Jamais de la vie. Même s'il m'avait mis au défi de le faire, je crois que le plus loin que j'aurais été capable de faire c'est de franchir le pas de la porte et d'attendre bêtement derrière. J'aurais pu faire une plaisanterie en sonnant et en racontant une bêtise ou deux, mais c'est tout. Mais s'il faut lui passer sur le corps ... je ne dis pas non ! Je rougis légèrement à cette pensée lubrique. Je ne suis pas le genre de garçon à aimer draguer ou à parler de sexe facilement. Et pour être honnête, avant Dan, je n'avais pas franchement ce genre de pensées. Mais quand on aime quelqu'un et qu'on est avec lui, est-ce vraiment mal de penser à ça ? Je sais qu'on n'est pas marié mais ... soyons réaliste, l'homosexualité n'est pas reconnue par l'Eglise, ce n'est donc pas comme si ça changeait quelque chose pour nous au final. Comme je l'ai dis à Dan, que l'Eglise l'accepte ou pas ne change rien à ma vie, je rendrais des comptes à mon Dieu uniquement quand le moment sera venu et uniquement à lui. Mais j'aime à croire qu'en lisant dans mon coeur, il comprendra que mon amour pour Dan est unique et sincère et qu'il n'y a rien de malsain dedans. "Fais gaffe, je pourrais te prendre aux mots ..." Dis-je en prenant un air un peu provocateur. Je ne savais pas trop à quoi ça ressemblait en vrai, dans ma tête ça me donnait un genre un peu cool, mais je pense qu'en fait je devais être ridicule et pas très crédible dans le rôle du dragueur notoire. Mais bon, qu'importe, on ne faisait que plaisanter. Je ne compte pas lui sauter dessus pour le déshabiller. Pas sans sa permission en tout cas !

La discussion continue tranquillement et me voilà en train de m'installer chez les parents de Dan. Ils ne me connaissent même pas encore qu'ils viennent de récolter un nouveau gosse ! Les chanceux ! Bon, certes, je ne prends pas forcément beaucoup de place en soit. Dan se sacrifiera certainement pour que j'ai une place dans son lit afin de ne déranger personne et pour le reste, un gamin de plus ou de moins, ça ne devrait pas réellement se voir. Il faudra peut-être attendre plus longtemps dans la salle de bain, c'est un fait et se serrer encore plus sur la table, mais avec un sortilège d'agrandissement, est-ce que ça se verra vraiment ? Je suis sûr qu'en vendant bien les choses, ça passera crème. Non, ce qui risque de plus les déranger c'est la forêt que je compte ramener avec moi. Discrètement, si je sème quelques plantes dans les coins de l'appartement, est-ce qu'ils le verraient ? "C'est déjà fait mon amour ! Mes affaires sont déjà dans les placards à l'heure où l'on parle !" Dis-je en prenant un air innocent, sifflotant presque à ma bêtise. Il est évident que non, je n'ai pas ensorcelé mon sac pour que mes affaires aillent se ranger d'elles-mêmes dans le placard. Je préfère le faire moi-même, je trouve que c'est un acte important qui demande un peu plus d'implication. Et puis ça laisse des souvenirs. Je repense au jour où Dan m'a fait de la place dans son armoire pour que j'y mette mes affaires. Un grand moment où mon installation dans son dortoir était officielle. Ca me fait toujours sourire quand j'y repense. L'année prochaine, quand il sera loin, je tenterais de garder ces moments précieux en mémoire les soirs de déprime, pour me souvenir de tout ce qu'on a déjà vécu tous les deux et de tout ce qui nous attend quand je sortirais de Poudlard à mon tour. Je crois que je n'ai jamais été aussi pressé de quitter un endroit que Poudlard. Tout me donne envie de m'en aller, pour être honnête. Même si j'ignore ce que je vais faire après, je veux juste que ça s'arrête. Je sais qu'après coup, la vie à Poudlard me manquera et j'aurais gardé plein de bons souvenirs de là bas, mais pour le moment je veux juste commencer ma vie en dehors des murs de Poudlard avec lui !

On change totalement de sujet pour parler de ce qu'il nous a préparé de bon pour ce soir. Je le vois bien que ça le travaille un peu tout ça, alors que personnellement je n'en vois pas la raison. Qu'est-ce qu'il craint ? Que je n'aime pas ? Et alors, il n'y a pas mort d'homme. Tant qu'il ne me prépare pas un ingrédient dont je suis allergique, tout devrait bien se passer. Si c'est bon - comme je le soupçonne - ce sera très bien et si ce n'est malheureusement pas mangeable pour une raison ou une autre, on se rabattra sur autre chose. Je n'en ferais pas tout un foin. La soirée est parfaite déjà. On est ensemble, on s'aime et on est tranquillement installé sur son canapé. Il y a une belle table qui nous attend, avec un splendide bouquet. Que demander de plus ? Je ne suis pas venu ici pour m'en mettre plein la panse. J'ai déjà très bien mangé chez mes parents et je pense que j'ai pris quelques kilos. Rien d'alarmant, bien au contraire, j'en avais grandement besoin. Alors si on mange des pâtes ce soir ou tout autre chose, je m'en moque. Ma soirée idéale est déjà en train de se dérouler en cet instant, rien ne pourra la changer. Je le vois rougir et baisser le regard face à mes propos. Je le dis comme je le pense. Je m'en fous, je ne veux pas qu'il se mette la pression inutilement. Des repas succulents, on aura un milliard de fois l'occasion d'en manger. Si ce n'est pas ce soir, ça sera plus tard. Quand on aura un chez nous, on pourra apprendre à cuisiner ensemble et je suis sûr que ce sera génial. Oui, j'aime l'idée qu'on partagera des moments de complicités dans ce genre. On découvrira la vie ensemble, on avancera à notre rythme. Il y aura certainement quelques fausses notes et alors ? Tout le monde a appris un jour, non ? Je sens sa main lâcher la mienne et remonter le long de mon bras, jusqu'à mon cou. Il se penche vers moi et m'embrasse et je lui rends son baiser avec plaisir. Il me dit qu'il m'aime, frôlant ses lèvres aux miennes et je ne peux m'empêcher de sourire bêtement à ces 3 mots. Je les connais par coeur mais ils chantent toujours aussi agréablement à mes oreilles. Il m'aime ! Je le sais, je n'ai aucun doute sur la profondeur de ses sentiments à mes égares mais il n'empêche que ça fait toujours plaisir de l'entendre et toujours aussi rassurant de savoir qu'il le pense toujours. "Je t'aime aussi ! " Glissais-je entre deux baisers, avant qu'il ne retourne sagement à sa place. Nos joues sont rougies par l'émotion. Cette soirée est vraiment parfaite !

Je finis mon verre d'orange et le repose sur la table. Je me réinstalle confortablement sur le canapé tout en mangeant un gâteau apéro. On parle de bonnes résolutions et je lui avoue que je n'en ai pas. Je n'ai jamais fait ça de ma vie pour être honnête, selon ma grand-mère c'est une perte de temps. Pourquoi prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année si tu ne les tiens pas ? Aucun intérêt. Si tu décides quelque chose, tu le fais jusqu'au bout ou tu ne décides rien ! Il faut croire qu'on a pris le pli dans la maison. Enfin, j'ignore si c'est le cas pour le reste de ma famille mais pour ma part c'est mon cas. C'est assez amusant d'imaginer Dan faire des résolutions qu'il ne tiendra pas. J'essaye d'imaginer quels genre de résolutions il fait. "Mais c'est censé ressembler à quoi ? Tu as fait quel genre de résolutions jusqu'à présent ? Et celles de cette années c'est quoi ?" Lui demandais-je curieux. J'ai un peu du mal à voir ce qu'on doit mettre dans ce genre de cas. Je ne peux pas me dire que je vais arrêter de fumer puisque je n'ai jamais commencé et je me vois mal dire "je vais commencer à fumer". Même si je ne suis pas censé tenir mes engagements, je trouve ça un peu étrange comme résolution. Je me mets à réfléchir avec Dan. "C'est un truc du genre ... hum ... Cette année j'achèterai moins de plantes ?" Dan connait ma passion pour les plantes et on sait tous les deux que ce serait impossible pour moi de tenir cette résolution. Déjà qu'est-ce que j'entends par "moins" et ensuite pourquoi je ferais ça ? Tant que j'ai de la place et de l'argent, qu'est-ce qui m'empêche de me faire plaisir ?

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mar 6 Mar - 0:33


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Je ne sais même pas comment je réagirais s’il venait qu’à me dire le plus sérieusement du monde qu’il voulait rentrer chez lui. Qu’importe si c’est ce soir ou dans quelques jours. Je sais pas. Parce que j’ai pu imaginer tout et n’importe quoi pour ces vacances ensemble, réellement, mais pas ça. Pas une seule seconde je me suis dit qu’il voudrait partir. Et même si c’est en plaisantant, ça me force un peu à me poser la question. Bien sûr, je ne le retiendrais pas (de quel droit ?) mais… mais après ? Je crois que je le prendrais juste super mal, en vrai. Pourtant, ça pourrait se comprendre qu’il se sente mal ici, on est à des lieues de chez lui aussi bien physiquement que psychologiquement mais je sais pas… Ce serait affreusement humiliant, je crois. Genre « je peux pas supporter ça »… Mais bon, pas la peine de se mettre la rate au court-bouillon maintenant, il n’y a rien de sérieux dans cette conversation et le sourire qui flotte sur nos lèvres le laisse facilement comprendre. On retrouve juste nos habitudes. Le gros n’importe quoi qui pollue délicieusement nos soirées. Et puis je le regarde rougir sans comprendre. Il me faut une seconde pour réaliser vraiment ce que je viens de dire. Mon sourire se fait plus amusé sans pour autant imaginer que l’innocence de ce gamin s’est fait la malle au point d’avoir l’esprit si mal placé. C’était qu’une expression, voyez-vous, aucun sous-entendu, aucune arrière-pensée, rien de tout ça ! Je suis un garçon sage, bien évidemment. Enfin… Tant qu’on me fout pas sous le nez mes doubles-sens douteux. « Fais gaffe, je pourrais te prendre aux mots… » Monsieur se lâche ! Son air provocant est adorable (d’accord, c’est pas tellement le but j’imagine mais qu’importe) et me tire un sourire plus grand encore. Sans me faire prier, j’entre dans son jeu, le déshabillant éhontément du regard, une moue pleine de défi s’installant sur mon visage d’ordinaire si innocent. « C’est une menace ou une proposition ? » On s’éloigne définitivement de son départ imminent et… et je dois bien avouer que ça ne me déplaît pas vraiment. Bien sûr, c’est troublant parce que ça fait des mois que je le tiens à distance et que je nous ai forcés à tirer un trait sur la dimension sexuelle (déjà pas follement présente) de notre relation mais s’il est là ce soir, j’imagine que c’est pas pour rien. Oh, non pas que je l’ai fait venir pour lui sauter sauvagement dessus, loin de là, mais la confiance qui me faisait défaut et refusait de me laisser approcher semble être de retour. Enfin, c’est l’impression que j’en ai, en tout cas. Alors bon, peut-être que s’il décidait de me prendre au mot, je ne jouerai pas les jeunes vierges effarouchées bien longtemps… Il faut bien reconnaître que le manque est affreusement présente et que, même sans parler des nuits d’amour qui nous ont échappé, le simple fait de sentir ses mains sur moi vire au fantasme. Je retiens à grand peine un sourire bêtement enthousiaste. Je signe où ?

Je ne me laisse pas arrêter par les images délicieuses qu’a fait naître la brutale remontée de souvenirs qu’il vient de m’infliger et continue la discussion comme si de rien n’était. Mon amoureux s’impose chez mes parents. Eh bah écoute, vendu ! C’est pas comme si c’était moi que ça dérangerait de passer tout mon temps avec lui. Bien au contraire ! Et si notre vie à deux en dehors des murs de l’école doit passer par quelques temps à deux entre les murs du domicile familial et bien soit. Qui suis-je pour m’opposer au destin, hein ?! Bien sûr, j’ai parfaitement conscience qu’il n’y a rien de sérieux dans tout ça et qu’il ne va pas demander un double des clés d’ici demain mais qu’importe. Juste l’imaginer me plaît. Maintenant, on peut voir tellement plus loin… Je veux dire… L’an dernier, quand on se projetait, on ne pouvait même pas y croire en réalité, parce qu’on était pas foutus de savoir si on allait retrouver notre liberté… Alors que maintenant chaque plaisanterie laisse un goût de réel derrière elle. Parce que, si on voulait, on pourrait. Peut-être pas tout ou pas exactement comme on le dit, on aurait du mal à voler un éléphant pour le peindre en rose mais on pourrait adopter vraiment un truc ensemble. Il déménagerait sûrement pas là maintenant tout de suite mais peut-être qu’un jour ce sera sa résidence secondaire… J’ai l’impression que plus rien nous est vraiment impossible et c’est juste grisant. « C'est déjà fait mon amour ! Mes affaires sont déjà dans les placards à l'heure où l'on parle ! » Je bats des mains comme une andouille au comble du bonheur et me mets à rire de la même manière. Parce que même si ses affaires sont pas vraiment dans mes placards, je le suis vraiment, heureux. Je le retrouve. C’est idiot, sûrement… Mais c’est comme si j’avais devant les yeux tous les obstacles qu’on a bien pu abattre, notre couple victorieux. C’est la meilleure fin d’année que j’ai jamais vécu. Et puis, l’air de rien, ça me renvoie à son déménagement dans mon dortoir. C’était tellement bizarre comme moment. Bizarre bien, évidemment, mais après presque un an à partager ma chambre avec lui sans que rien ne soit vraiment « officiel », on faisait un pas de ouf. Bien sûr, il avait fini par laisser des trucs dans « mon dortoir » mais c’était juste au fil des jours, parce que c’était plus pratique, parce qu’il en avait besoin ou quoi… Là, il s’installait vraiment. Et j’ai encore souvent un sourire idiot quand j’ouvre la porte de mon armoire pour récupérer des fringues et que je vois les siennes sagement pliées sur les planches. On vit vraiment ensemble. Et je suis heureux d’avoir connu ça ici, avec lui. Avant qu’on s’éloigne pour quelques mois. Ça fait peur, évidemment mais je ne laisserai pas derrière moi juste mon petit-ami, bien sûr qu’il l’est mais il est incroyablement plus que ça en même temps. « Monsieur ne perd pas de temps, à ce que je vois ! » Et toute notre vie me donne raison sur ce point. Il s’offrait avant même le premier soir et s’installait avec moi avant même qu’on soit ensemble… Tout s’est toujours enchaîné affreusement vite et je ne regrette absolument rien. J’ai même plutôt hâte que ça continue au même rythme. Qu’on s’installe ensemble sitôt sa scolarité terminée, qu’on parle mariage dans la foulée… Oui, j’ai hâte.

Mais en attendant, nos premières vacances ensemble se poursuivent le plus normalement du monde. Sa main se pose sur la mienne, il se risque à quelques mots rassurants qui marchent à la perfection et j’assassine la distance pour l’embrasser, ce qui n’est pas arrivé depuis une éternité au moins. Comme à chaque fois, mon coeur s’emballe. Le rouge me monte aux joues. J’imagine que je dois avoir les yeux brillants et l’air con. Mais si c’est le prix à payer pour avoir droit à de tels échanges, je veux bien avoir l’air con jusqu’à la fin de mes jours. « Je t'aime aussi. » J’en doute pas un seul instant et souris tout contre ses lèvres. D’accord. Le repas peut être un véritable fiasco, je m’en fous. Aucune fin d’année ne pourrait être plus incroyable que celle-ci. Parce que c’est lui et qu’il suffit à rendre tout merveilleux. Il me faut une motivation de ouf pour m’arracher à ce baiser que j’aimerais sans fin et pour revenir à ma place. J’ai du mal à le lâcher des yeux. Il est beau. Cette pensée récurrente me fait sourire de plus belle. C’est à chaque fois comme si je m’en rendais compte pour la première fois, j’ai toujours l’impression de le découvrir plus magnifique encore. Je ne m’en lasse pas. Alors comme ça, il n’a jamais pris de bonnes résolutions de sa vie ? Il est mignon, ce môme. Chez nous, c’est un peu la tradition. Oh, bien sûr, on les tient pas mais ça permet de faire un peu le point sur l’année, sur ce qu’il faudrait améliorer… Et puis chacun met la main à la pâte pour allonger la liste. « Non mais tu devrais faire ça aussi…! » Parce qu’on a toujours besoin d’une petite voix crispante qui nous rappelle d’arrêter de monopoliser la console de jeux ou de faire claquer la porte de la chambre quand on rentre se coucher au petit matin… « Mais c'est censé ressembler à quoi ? Tu as fait quel genre de résolutions jusqu'à présent ? Et celles de cette année c'est quoi ? » Ses questions m’attendrissent alors que je hausse vaguement les épaules. Ça ressemble à ce que tu veux, en réalité. Il me laisse même le temps de répondre qu’il reprend déjà. « C'est un truc du genre... hum... Cette année j'achèterai moins de plantes ? » Je hoche la tête en riant. « Sérieux ? Tu serais prêt à laisser des plantes orphelines ? Mon dieu ! Je suis choqué ! » Je le taquine, évidemment. Je lui laisse pas deux mois avant de me balancer au détour d’une conversation un nouveau nom de plante fraîchement débarquée. « Normalement c’est un truc du genre « cette année je passerai un peu plus de temps avec toute la famille » mais bon, comme ça s’est fait naturellement depuis les vacances, je pense plus tabler sur quelque chose qui ressemble à « cette année j’arrêterai de faire des traces de bave dès que mon copain entre dans mon champ de vision », t’en penses quoi ? Grosse grosse difficulté, j’mets la barre super haut, là ! » J’ai l’air le plus sérieux du monde alors que je hoche la tête comme pour donner plus de poids à mon choix. Autant dire que c’est mort d’avance, même avec toute la meilleure volonté du monde, j’y arriverai jamais. Ouh lala, quel dommage… Ou pas…
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Sam 10 Mar - 16:19


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Me voilà en train de jouer les allumeurs de service, on aura tout vu. Bien entendu c'est sur le ton de la plaisanterie et au vu de ma crédibilité dans ce rôle, il n'y a aucun doute sur le fait que ça ne tient pas la route trente secondes. Mais ce n'est pas le but, bien entendu, on plaisante depuis le début, je ne vois pas pourquoi ne pas continuer un petit peu. On ne fait rien de mal et je ne vais pas lui sauter dessus sans crier gare. Je l'ai fait une fois et ça ne s'est pas forcément très bien passé, je ne vais pas m'emballer pour être honnête. Non pas que je lui en tienne rigueur, parce que ce n'est définitivement pas le cas, je préfère plutôt lui laisser le temps qu'il lui faut pour avancer à son rythme et j'attendrais autant qu'il le faudra. Je sais que certaines cicatrices sont difficiles à oublier et qu'elles marquent plus que d'autres. Mais nous remontons la pente à deux, un jour peut-être tout cela ne sera qu'un lointain souvenir ... j'espère du moins. Mais on se retrouve, dans nos gestes, nos habitudes, nos délires et j'adore. Tout cela m'avait manqué, vraiment et je suis soulagé de voir que tout revient assez facilement, sans qu'on n'est à se forcer. En tout cas moi ça revient sans trop que j'y pense, j'espère que c'est le cas de son côté aussi. Il rentre dans mon jeu, me provoquant un peu. J'ai déjà entendu cette phrase quelque part, elle fait écho à une autre plaisanterie entre nous et je trouve ça amusant et délicieux. Je ne peux m'empêcher de sourire et de rougir également un peu. "Va savoir, peut-être un peu des deux, selon le point de vu qu'on adopte !" Dis-je en riant. On va dire que s'il est intéressé, cela ne peut apparaitre que comme une proposition des plus alléchantes. Par contre si l'idée le dégoûte, cela s'apparentera certainement plus à une menace. Non pas que je me dise que l'idée peut le dégoûter, bien entendu, mais s'il n'est pas encore prêt, je peux concevoir que ça ne le tente pas vraiment. Et je ne veux pas qu'il se sente obligé de quoi que ce soit ou qu'il s'en veuille de ne pas être encore prêt ou quelque chose dans ce genre là. Je veux qu'il comprenne qu'on ne fait que plaisanter, qu'il n'y a aucune pression, que le plus important actuellement c'est d'être ensemble et de retrouver notre proximité d'antan. Tout le reste reviendra avec le temps, j'en suis sûr !

Je vois Dan battre des mains quand je lui annonce que mes affaires sont déjà dans son placard. Sa réaction me fait rire et ça fait du bien. Dans un sens, c'est vrai, mes affaires sont déjà dans son placard, seulement je parle de celui de Poudlard. Après est-ce que ça changerait vraiment quelque chose si elles étaient aussi ici ? Je veux dire en dehors de ses parents et de sa famille même en général qui pourrait y voir un problème, pour nous deux ça ne changerait pas grand chose, Poudlard ou partout ailleurs, ça revient un peu au même. On s'endort dans les bras l'un de l'autre tous les soirs, on vit ensemble, concrètement parlant, alors au final ça ne serait qu'une continuité logique à tout ça. Bien entendu je ne le ferais pas, je préfère encore qu'on mette nos affaires dans un placard qui serait à nous, dans un appartement ou une maison qui nous appartiendrait ou au moins qu'on louerait. Là, ça serait le top du top. Ca signifierait qu'on commencerait notre vie à deux en dehors des murs de Poudlard et pas uniquement pour quelques jours de vacances. En toute honnêteté j'ai un peu hâte que ça arrive, mais je me dis que c'est certainement parce qu'il reste peu de temps finalement à profiter de sa présence. Juillet sera vite là et avec lui, le départ de Dan de Poudlard. Alors évidemment, son départ des murs du château ne signera pas l'arrêt de notre histoire, mais on va devoir abandonner nos petites habitudes pour en construire de nouvelles, le temps d'une année. Il sera de son côté et moi du mien et on se retrouvera que de temps en temps, au détour d'une sortie à Pré-au-Lard ou durant les vacances. Le temps risque d'être long sans lui. On s'écrira souvent, bien entendu, mais le soir, quand je retournerai dans mon dortoir, il ne sera plus là et je pense que c'est à ce moment là que sa présence me manquera le plus. Parce que la journée, on a des cours, des occupations, on n'est pas forcément toujours ensemble. Entre les devoirs, mes occupations de préfets, mes amis et ses entraînements, ses photos, ses propres amis et ses devoirs, on se voit souvent pour les repas et le soir venu. Les soirées et les weekends vont me paraître affreusement longs. Mais bon, ce n'est pas comme si nous avions le choix. J'espère qu'il trouvera quelque chose qui lui plait et qu'une fois sorti, je retrouve un Dan heureux dans sa vie, avec une petite place pour moi. Que ce soit la photo ou tout autre chose, je ne veux que son bonheur. J'aimerai qu'il trouve quelque chose qui lui plait et pas uniquement un boulot qui ne sera là que pour le nourrir. Il a des capacités, dommage qu'il ne se fasse pas assez confiance pour les exploiter. "Quand on sait ce que l'on veut, pourquoi devrait-on attendre ?!" Dis-je en souriant. Et au fond, je le pensais totalement. Quand on a aucun doute, pourquoi se prendre la tête inutilement ? Après tout, je sais ce que je ressens pour lui et je sais que ce n'est pas qu'une simple passade. Peut-être qu'au début j'aurais pu avoir des doutes et me dire que si j'ai sauté le pas si vite c'est parce que je le savais disponible alors que ma copine ne l'était pas. Mais au final, cette pensée (que je n'ai pas particulièrement eu soit dit en passant) a fondu rapidement comme neige au soleil. Si je n'ai jamais hésité avec lui c'est parce que mes sentiments étaient forts et intenses et qu'ils ne me donnaient aucun doute sur ce que j'avais envie. Lui et personne d'autre, point.

Nous passons vraiment un bon moment ensemble et même si je n'en doutais pas, je ne regrette pas un seul instant d'avoir abandonné ma famille pour le rejoindre passer quelques jours avec lui. Je l'aime plus que tout au monde et j'aime l'idée que ce soit réciproque. Je me sens bien avec lui, vraiment bien et je n'échangerais ces moments pour rien au monde. En fait, pour être honnête, même si on a vécu des moments difficiles, je n'échangerais strictement rien parce que si on en est là aujourd'hui, c'est grâce - ou à cause au choix - de tout ce qu'on a vécu. Et je me dis que si on est capable de s'aimer encore aussi profondément malgré tout ce qui est arrivé alors on est capable de tout. Les mauvaises langues pourront dire ce qu'elles veulent, je sais que tout ça, c'est vrai et que notre relation est sincère ! On parle de ce qu'il a préparé avec sa maman avant de glisser sur les bonnes résolutions du début d'année. Je suis un parfait néophyte dans ce domaine, ma famille et moi n'en faisons jamais. Mais j'essaye, parce que je suis un garçon obéissant et un élève studieux. Bon mes notes ne reflètent pas toujours cette réalité mais qu'importe, on fera avec quand même. Je tente une résolution et le voilà qui me taquine derrière. Ah ben bravo, Monsieur n'est pas là pour me soutenir dans cette résolution des plus difficiles. Cela dit, ai-je vraiment compris le principe ? Peut-être pas. "Ben quoi ?! le but de ces résolutions ce n'est pas de ne pas les tenir ? " Dis-je à moitié en riant et à moitié sérieux. On sentait que je ne savais pas si j'avais fait une boulette ou pas. Non parce que soyons honnête, je n'abandonnerait jamais mes plantes et si j'ai à en acheter, je me ferais plaisir. Il y a quelques espèces rares qui me font de l'oeil et avec la création d'une nouvelle zone dans ma serre, ce sera le moment idéal pour me pencher sur le sujet. Bien entendu ayant besoin de temps, je me pencherai sur tout ça durant les grandes vacances, ça sera beaucoup mieux. J'éclate de rire quand il me donne un exemple de résolution. Je suis plutôt content de voir que passer plus de temps avec sa famille ne soit pas une réelle résolution vu qu'il le fait naturellement, ça signifie qu'il en a vraiment envie et besoin et ça c'est plutôt cool. Par contre cette histoire de bave, moi ça me fais beaucoup rire. "Sinon je peux aussi t'acheter un bavoir ... pour éviter de tout salir ... Parce que tu vois, j'ai pas envie que tu te crées des frustrations inutilement ... Tu comprends ?!" Dis-je d'une voix innocente, histoire de. Evidemment on sait tous les deux que c'est faux, autant cette histoire de bave que cette histoire de frustration. Moi j'aime l'idée qu'il bave quand il me voit, même si ce n'est que métaphoriquement parlant. Si je lui plais encore aujourd'hui, c'est plutôt bon signe et rassurant. C'est le jour où il n'éprouvera plus rien en me voyant que je devrais vraiment me faire du soucis !

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Sam 10 Mar - 19:21


home is where you are
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Je ne me fais pas prier pour rentrer dans son jeu. Ce n’est pas un rôle très difficile à assumer. Il me plaît. Depuis le début, il me plaît. Alors poser sur lui un regard intéressé, c’est plus qu’à ma portée. Je sais qu’il doit sûrement en douter un peu, ces derniers temps, pourtant. J’ai peur qu’après six mois, il finisse par s’imaginer qu’il ne m’est plus désirable ou je ne sais quoi. C’est faux. Il n’y a même rien de plus faux au monde. On s’enfonce vite dans des habitudes rassurantes pour éviter ce qui pourrait déranger, c’est tout. Mais je ne connais rien de plus difficile que de passer toutes mes nuits près de lui en feignant que l’innocence m’habitait H24. J’avais juste peur. J’ai juste peur…? En réalité, j’en sais trop rien. Je sais juste que je ne recommencerai pas deux fois la même erreur. Je sais juste que ce jeu idiot me renvoie à la frustration qui s’est installée. Je sais juste que je ne le repousserai pas. Pas cette fois. Sans pour autant véritablement oser prendre les devants. J’imagine que je le devrais, pourtant. Parce que c’est ma faute si on en est là. Mais d’un autre côté, je crois que j’ai trop honte de ce que je lui ai imposé une fois de plus pour reprendre comme si jamais rien ne s’était passé. Il rougit. Je souris de plus belle. C’est lui qui a commencé. S’il voulait pas que je le suive, il aurait dû s’en abstenir. « Va savoir, peut-être un peu des deux, selon le point de vue qu'on adopte ! » Son rire me gêne un peu. Je cache mon trouble dans mon verre. Il ne se mouille pas. Dans le fond, je peux le comprendre. Si c’est pour se faire salement recaler, mieux vaut éviter. Ça ressemblerait presque à « j’en ai marre des faux espoirs ». Il aurait pas tort. Est-ce qu’il m’en veut ? Sûrement un peu… Normal. Oui… Normal… Lorsque je repose les yeux sur lui, c’est comme si tout allait bien. Comme si mon coeur ne tambourinait pas douloureusement dans ma poitrine, comme si mon estomac n’était pas soudainement noué. Je sais que je l’avais prévenu, que je serais sans le moindre doute le pire petit-ami du monde, mais je ne pensais pas avoir raison à ce point. « Je veux bien faire semblant de craindre la menace, s’il n’y a que ça. » Autrement dit : prends-moi (au mot). Je n’aime pas le malaise que m’offre ce sujet, banal chez moi pourtant. C’est un peu pathétique. Quand il était question de m’envoyer en l’air avec la première fille qui passe, c’était tranquille, maintenant que je devrais m’offrir qu’à lui, c’est un bordel sans nom. C’est juste ridicule.

Ça ne m’empêche pas de retrouver la légèreté de la conversation. Je suis bon public, je le suis avec plaisir dans tout ce dans quoi il m’embarque. Il rit à nouveau mais, cette fois, c’est rassurant. J’aime bien l’idée qu’il s’installe. Qu’il s’impose. Bien sûr, il n’y a aucune chance qu’il fasse ça mais je n’aurais rien contre l’idée qu’il annonce à mes parents qu’il n’avait pas l’intention de repartir. Après tout, personne ne pourrait l’en empêcher, n’est-ce pas ? Ce serait chouette. Enfin je crois. Et puis ce serait l’affaire de deux mois par an, j’imagine que ce serait pas la fin du monde. On pourrait se serrer un petit pour quelques semaines. Là maintenant tout de suite, c’est pas forcément dramatique mais, dans un an, je crois que la moindre occasion de passer un moment avec lui sera bonne à prendre. La plus petite possibilité de passer la nuit dans ses bras. Et si ça passe par son aménagement ici, je crois que je suis prêt à défendre notre cause. Il n’y en aurait pas de meilleures de toute façon ! « Quand on sait ce que l'on veut, pourquoi devrait-on attendre ?! » Sa réponse me tire un sourire rayonnant sans même que je m’en aperçoive. Je ne le lâche pas des yeux, le regard plein d’étoiles. Qu’il me dise pas ça, le malheureux, il va avoir du mal à repartir. S’il n’y a pas à attendre, on va chercher ses affaires d’ici demain et on prépare notre vie à deux avant de rentrer à l’école. Je veux. C’est stupide, on est des mômes, mais je veux. Je crois qu’il n’y a rien que je voudrais plus que ça. Je me fiche de savoir que je vais partir d’ici quelques mois, ça n’a aucune importance. Il pourra toujours me rejoindre à Noël. Braver les interdits pour passer le week-end à la maison. J’aimerais pouvoir le retenir pour la nuit, l’arracher à son dortoir pour le garder dans mon lit. Pendant presque deux ans, ça aura été le sien, ils peuvent bien fermer les yeux sur une nuit de plus, non ? Se montrer compréhensifs, rien qu’un peu…? Évidemment, j’en doute, mais tout de même. J’aimerais bien. Si on avait pas eu ces pouvoirs, peut-être que ça aurait été possible. Je sais bien que non, on se serait juste jamais rencontrés, mais j’aime à penser que c’est Poudlard qui complique tout. « Avec des discours comme ça, t’étonnes pas si t’as la corde au cou avant la fin de la semaine. » Un air innocent pour lequel on donnerait le Bon Dieu sans confession et mon sourire se fait à nouveau taquin et amusé. Qu’il commence par installer ses affaires dans mes placards, déjà ! Je crois que j’ai jamais eu aussi hâte et aussi peu hâte en même temps de quitter l’école. Je veux qu’on puisse se retrouver loin d’ici, jouir enfin d’une intimité totale et méritée, mais je n’ai aucune envie de passer trois cent nuits sans lui. Sept me semble déjà insurmontable… Peut-être que notre façon de faire n’était pas l’idée du siècle. Oh, bien sûr, c’est délicieux tant qu’on peut en profiter mais ça va être d’autant plus compliqué de faire sans à la prochaine rentrée. Je dors mal quand il est pas là. Je vis mal quand il est pas là, en vrai… Ça va être quoi, mon existence, après ça ? Des nuits sans sommeil et l’attente constante de ses nouvelles ? Comme cet été… Exactement comme cet été… La comparaison me dérange. Je ne veux pas revivre ça. L’impression que le cauchemar n’a aucune fin, que les quelques minutes agréables accordées chaque journée ne suffira jamais à me faire surmonter le reste. Je ne veux pas passer un an à survivre bêtement en attendant que le monde se remette à tourner…

Enfin qu’importe. Ça n’est pas le moment de se lamenter sur mon sort. Tout va bien. Je passe une soirée extraordinaire, réellement. Je crois que le monde entier pourrait me l’envier, ce réveillon. Je le regarde, amoureux et attendri, en train de se prendre la tête en se prêtant au jeu. J’ai de la chance. Qui pourrait prétendre avoir un ange comme ça dans sa vie, hein ? En dehors de moi, je vois pas. Les autres lui arrivent même pas à la cheville, je suis sûr ! Je me sens bien. Heureux. Vraiment heureux. Ce soir, tout va bien. Le monde est beau. Ma vie est absolument parfaite. « Ben quoi ?! le but de ces résolutions ce n'est pas de ne pas les tenir ? » Je hausse les épaules, me retenant de rire devant son air sérieux. On dirait un gamin, il est juste adorable. J’ai l’impression de radoter. Je radote ? Je radote. Tant pis ! Je ferai avec. « T’es quand même censé essayer de les tenir avant de rater. » Je ris avec lui, de bon coeur. Dehors, ça rit aussi. Avant, j’aurais sûrement fait partie d’un de ces groupes d’adolescents à la recherche d’une soirée potable et de verres à l’oeil. Mais ce soir, je n’échangerai ma place pour rien au monde. Est-ce que ça va être comme ça tous les ans, jusqu’à la fin des temps ? Je veux dire… Est-ce qu’on se contentera à jamais d’un programme de vieux couple ? Et bah bêtement, j’espère. Juste lui et moi et la promesse merveilleuse de faire de l’an prochain quelque chose de plus beau encore. Je pense que ça doit être possible. Pas d’embrouilles, pas de traumatismes, rien du tout. Juste… Juste nous. Le rappel de cette première nuit me tire un nouveau sourire qui, depuis l’extérieur, ne doit pas avoir de sens. Et, dans la foulée, je l’imite et balance une résolution impossible à tenir plus de trois secondes. Son rire achève mon sérieux. Je commence à avoir les joues brûlantes à force de rire et de sourire comme un demeuré depuis que je l’ai retrouvé. « Sinon je peux aussi t'acheter un bavoir... pour éviter de tout salir... Parce que tu vois, j'ai pas envie que tu te crées des frustrations inutilement... Tu comprends ?! » Je ris de plus belle alors que mon estomac se met à gargouiller. Bonjour la discrétion… « Ta bonté te perdra, Trésor ! » Je hoche la tête avec un sérieux maltraité. « Mais va pas te ruiner pour ça, je prendrai juste sur moi. » Il n’y a qu’à voir la manière que j’ai de le regarder, même là, pour comprendre que c’est foutu d’avance, cette histoire. C’est pas un bavoir qu’il me faudrait, c’est une baignoire. C’est pas ma faute s’il est absolument magnifique, tout le temps, et qu’il n’y a pas une seconde sans que je ne le remarque. Mon copain me plaît, j’imagine que c’est une nouvelle plutôt bonne.
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 11 Mar - 17:32


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Ce n'est certainement la fin de discussion la plus géniale du monde, ni celle où on est le plus à l'aise mais en même temps on a pu remarquer que la politique de l'autruche ne fait pas des merveilles non plus. On a essayé d'ignorer quelques sujets et au final ils nous ont éclaté au visage, est-ce qu'on doit vraiment réitérer l'expérience ? Je sais que ce n'est pas le sujet le plus agréable au monde mais il faudra bien qu'on en discute un jour. Non pas parce que je veux absolument lui sauter dessus mais ne serait-ce au moins pour savoir comment il vit tout ça, où il en est dans l'acceptation de sa cicatrice et de ce que j'ai pu faire en juillet. Certains diront que c'est passé depuis quelques mois maintenant, il faudrait peut-être tourner la page, mais je ne suis pas d'accord avec eux. Certains blessures demandent du temps et je suis prêt à attendre autant qu'il le faudra, je suis l'unique responsable de toute cette merde. Je ne le forcerais à rien et même si j'ai envie parfois de plus que de sagement m'endormir dans ses bras, je respecterais toujours sa décision. Je pense que le "parfois" est sincèrement de trop parce que plus le temps passe et plus j'ai envie de lui, mais cette frustration que je ressens n'est pas une mauvaise chose, je la mérite amplement, même si à mes yeux je mérite tellement plus encore. Il est toujours là, avec moi, il m'aime toujours, alors que je ne mérite pas autant. Alors si je dois juste être frustré, je pense que je m'en sors plutôt bien, même si je sais me punir tout seul en étant rongé par la culpabilité. Je ne peux m'empêcher de sourire à ses propos. Est-ce qu'il le pense vraiment et ça signifie qu'il accepterait que je le touche, plus qu'une simple étreinte au dessus de son t-shirt ? Ou alors est-ce qu'il dit ça comme ça, sans avoir songé à ce que je pourrais comprendre derrière ? J'aime à croire que je peux partir sur la première hypothèse et en réponse à tout cela, je me contente de me pencher vers lui, glissant une de mes mains derrière sa nuque pour l'attirer tendrement vers moi, afin de l'embrasser amoureusement. On va s'en sortir et oublier toutes ces histoires, je crois en nous !

Je vois ses yeux pétillants quand il me regarde, visiblement ce que je viens de dire lui fait plaisir. Tant mieux, ce n'est pas forcément le but mais j'aime l'idée que ça le touche ce que je peux dire ou tout du moins que ça ne le laisse pas totalement indifférent. Après ce n'est pas comme si je ne le pensais pas. Je ne dis pas ça juste pour lui faire plaisir, c'est totalement vrai. Si je suis ici aujourd'hui, ce n'est pas uniquement le fruit du hasard. J'aurais pu être totalement ailleurs, dans les bras d'une autre personne. J'aurais pu rester fidèle à Hope et passer mon réveillon avec sa famille, par exemple. Ou bien choisir Sibylle plutôt que Dan et être aujourd'hui à Londres ou n'importe où ailleurs pour passer ce moment en sa compagnie, profitant de chaque instant passé avec elle et me lamentant du temps qu'on passe si loin l'un que l'autre. Mais ce n'est pas le cas et je ne regrette rien. J'aurais préféré que ça se passe autrement avec Hope et qu'elle ne m'en veuille pas autant aujourd'hui mais je pense que c'est sincèrement mérité. Pourtant, malgré le fait que notre amitié est brisé, je ne reviendrais pas en arrière. Ce soir là, quand Dan et moi avons couché ensemble pour la première fois, je me suis senti totalement vivant et je n'ai éprouvé aucun doute, aucune peur. Comment douter après ça qu'on était fait l'un pour l'autre ? Je l'aime, chaque jour plus que le jour précédent et je n'imagine pas ma vie sans lui. J'ignore comment tout cela va se terminer, j'ignore si on passera vraiment notre vie ensemble, mais j'aime à le penser. Et tant que rien ne me prouve le contraire, je continuerais d'y croire. Alors quand il parle de me passer la corde au cou, je ne peux m'empêcher de rougir bêtement. Ce n'est qu'une plaisanterie, bien entendu, mais elle n'est pas désagréable à entendre, loin de là même. "J'espère que j'aurais une bague digne de ce nom !" Dis-je en prenant un air très sérieux. Evidemment, si un jour ça devait arriver, je me moquerais bien de la bague, si bague il y a. Je dis ça parce qu'en général c'est toujours très important pour une fille d'avoir une belle bague avec un gros caillou. Je n'ai jamais compris le principe mais pourquoi pas. Je sais que ce n'est pas moi qui aurait la bague de mariage de ma grand mère, parce que si je reste avec Dan, il est évident que je ne vais pas la lui coller au doigt. Abel et Acacia n'auront qu'à se battre pour l'obtenir, même si je pense que ce sera ma soeur qui l'aura ! Je ne parle que ça pour la plaisanterie, parce qu'il est évident qu'il ne me demandera pas en mariage avant la fin du weekend. On est un peu jeunes pour penser à ça ...

J'apprends que je suis censé tenir un peu mes résolutions de la nouvelle année. En voilà donc une nouvelle. On doit faire des résolutions qui paraissent réalisable et qu'on fait semblant de les tenir pendant quelques jours. C'est d'un compliqué cette histoire. Pourquoi ne pas faire des résolutions qu'on tient tout court ? Ou ne pas faire de résolutions inutiles ? "Je ne comprends définitivement pas l'intérêt de tout ça ! C'est trop compliqué !!" Dis-je à moitié sérieux et à moitié en plaisantant. Parce qu'au fond je le pensais, je ne comprends pas l'intérêt. Mais si ça peut lui faire plaisir, je suis prêt à passer toute ma soirée à imaginer des idées faisables mais pas trop, histoire de lui faire plaisir. Je suis prêt à refaire le monde avec lui quand il veut et où il veut. Et si ça doit passer par des idées farfelues que je ne tiendrais pas, alors deal. Il me parle ensuite de sa résolution de ne plus baver quand il me voit et je lui réponds que je lui offrirais un beau bavoir pour qu'il n'est pas à se donner cette peine. C'est à ce moment là que son ventre se met à crier famine, ce qui me fait rire. Je crois qu'il y en a un qui a faim. Je ne dirais pas non pour découvrir les merveilleux plats qui nous attendent pour être honnête. "Je voyais déjà un beau bavoir avec tes initiales dessus, il aurait été magnifique, me voilà frustré de ne pas pouvoir te l'offrir ! " Dis-je en prenant un air des plus sérieux. Je l'imagine parfaitement se baladant avec son bavoir autour du cou, ça lui donnerait un de ces styles !!"Avec au dos, propriété de Milo, prière de s'éloigner ... Un truc comme ça !" Dis-je en sifflotant l'air de rien avant d'éclater de rire. Je me redresse et glisse ma main dans la sienne. "Tu penses que ton repas est prêt ? Nos estomacs crient famine et j'ai hâte de goûter à ce que vous nous avez préparé !" dis-je le plus sincèrement du monde. Je veux vraiment voir les bons petits plats, je suis sûr qu'ils seront délicieux !

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Lun 12 Mar - 5:54


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Est-ce qu’il a compris où je voulais en venir ? J’en sais trop rien. J’aime à penser que oui. Que malgré tout ce qui s’est passé entre nous, on est toujours plus ou moins sur la même longueur d’ondes. Je me souviens, la première nuit, on se comprenait totalement. Je veux dire… C’était même un peu troublant. J’avais l’impression qu’on faisait qu’un, que nos pensées étaient les mêmes. Parfois, j’aimerais retrouver ça. J’aimerais qu’un regard suffise, que les mots soient superflus. J’aimerais que ça soit le cas, ce soir. Qu’il sache que je le désire toujours autant, que ces mois d’abstinence à moitié forcée ont été une véritable torture. On en a jamais parlé. Je ne lui ai jamais dit à quel point c’était difficile de rester là, collé à lui, sans qu’il ne se passe rien de plus. Je n’ai jamais cherché à savoir comment il le vivait. J’avais sûrement trop peur de réaliser que, finalement, je lui faisais du mal. Pourtant, j’imagine que c’est le cas. Oh, bien sûr, ça ne change rien à la tendresse et à l’affection qu’on a l’un pour l’autre mais tout de même. Ça doit être difficile de supporter que son copain le repousse pendant des mois. Je sais que, là encore, j’ai merdé. Je merde souvent. Trop souvent à mon goût, même en réalité. Mon pauvre amour… Je le vois qui sourit, une fois de plus. J’ai bon espoir qu’il ait réalisé ce que tout ça sous-entendait. Plus ou moins la fin du calvaire. Je ne promets pas que tout sera d’une évidence même, mais seulement que tout sera. Ce qui est déjà pas mal, beaucoup mieux que ces six derniers mois. J’aime à croire que notre calvaire prend fin. Qu’on retrouvera bientôt l’insouciance de l’an dernier. Que tout sera aussi doux et simple que ça pouvait l’être entre nous lorsqu’on était coincés dans ces quelques mètres carrés de dortoir. Sa main glisse dans ma nuque. Je frissonne. Il se penche doucement vers moi. Je souris. Je me laisse sagement attirer vers lui et ne me fais pas prier pour répondre à son baiser. « La nouvelle année sera mieux que la fin de celle-ci, hein…? » C’est qu’un souffle tout contre ses lèvres alors que j’espère encore que 2024 se présente comme la promesse de lendemains meilleurs. Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. J’y crois.

Et puis cette discussion continue sur le même chemin. C’est adorable. Juste délicieux. J’aime l’entendre dire qu’il est sûr de lui. Qu’il est prêt à continuer à la même vitesse. En soi, je sais bien que c’est faux. On a déjà ralenti la cadence, là. Depuis le bal, tout va beaucoup moins vite. On a fait un sacré bond en arrière. Il a fallu tout recommencer. Pas vraiment de zéro mais presque. Et dans quelques mois, ça ralentira encore. Ce sera pas vraiment une pause mais un peu quand même. La mise entre parenthèses de notre histoire en attendant qu’on puisse la reprendre normalement. Je n’aime pas trop l’idée. Jamais bien la vitesse. C’était grisant. Ça donnait un peu le vertige mais ça ne faisait rien. J’ose pas imaginer où on en serait aujourd’hui si on avait continu sur les chapeaux de roues. Peut-être que l’installation dont on plaisante serait véritablement à l’ordre du jour. Peut-être qu’on passerait notre temps chez l’un ou chez l’autre, qu’on refuserait le moindre jour d’absence. Ses parents auraient eu le déplaisir de me voir débarquer à Noël et on aurait promis aux miens de le passer avec eux l’an prochain. Il m’aurait fait une petite place dans sa chambre tandis que mes frangins auraient fini par se faire à sa présence dans la nôtre. Je crois que ça ne m’aurait pas vraiment gêné, en réalité. Qu’il fasse partie de ma famille et que je tente approximativement de faire partie de la sienne. Qu’on parle déjà de lui et moi comme d’un « nous » même en dehors de notre dortoir. Cette idée me plait. Elle me plaît vraiment. Un jour, peut-être. Bientôt, qui sait ? En tout cas, je suis touché et ça se voit. C’est rassurant de se dire qu’il sait ce qu’il veut, qu’il ne regrette rien. Il aurait pu, après tout, il a renoncé à sa copine et à celle qu’il voulait faire sienne juste pour moi. Est-ce qu’il se demande, parfois, ce qu’aurait pu être sa vie avec elles ? Est-ce qu’il aurait été heureux à leurs côtés ? Est-ce qu’il est avec moi…? Je n’en suis malheureusement pas convaincu… Mais le sourire qu’il affiche et les couleurs adorables que prennent à nouveau ses joues me font oublier mes interrogations. Il n’a pas l’air au comble du désespoir, en tout cas. Il suffit de lui parler mariage pour qu’il ait l’air un peu gêné. Je trouve ça mignon. Attendez un peu que je lui parle d’enfants ! En réalité, même si j’y pense avec un empressement tout adolescent, je m’en fiche un peu. Bien sûr, j’aimerais. Quand j’étais môme, je voyais un peu ma vie comme ça. Rangée. Avec une femme, des enfants et un chien. Mais j’ai quoi ? Dix ou douze ans ? Et puis j’ai grandi et j’ai arrêté de rêver. Mais maintenant, qu’est-ce qui m’en empêche ? Je ne sais pas s’il veut tout ça, lui, mais dans tous les cas, ça n’a pas grande importance. Je m’en fiche. Je sais très bien que je serais tout aussi heureux sans avoir signé le moindre papier dans Monsieur le Maire et que je pourrais me contenter de garder mes neveux. On fera selon ce qu’il veut, lui. J’essayerai juste de négocier pour pas partir trop loin de chez moi. Du reste, ses désirs seront des ordres. « J'espère que j'aurais une bague digne de ce nom ! » Son sérieux me faire rire alors que je hoche la tête avec entrain. Évidemment ! La plus belle des bagues du monde ! Je n’ai jamais fait attention à celle de ma mère. Est-ce qu’elle a une bague de fiançailles ? Sûrement… Je sais même pas si elle la porte. Je me souviens juste de l’alliance discrète qu’elle a eu le jour de son mariage. Elle était tellement belle, ce jour-là… Elle est toujours belle, ma mère, mais là, on aurait dit une véritable princesse. « Tu la veux maintenant ou j’ai jusqu’à ce que tu partes pour la trouver ? » Comme si j’avais une bague de ouf dans mes affaires ! Comme si j’avais une bague tout court dans mes affaires… C’est que j’avais pas sérieusement prévu de l’épouser dans les jours qui viennent alors les fiançailles m’étaient un peu passées au dessus. Non mais quel idiot ! Toujours prévoir ce genre de trucs. Toujours !

On finit par délaisser notre union imminente pour reprendre le cours plus réel de notre soirée. Bon, je doute que ça soit plus sérieux mais qu’importe. Est-ce qu’il a vraiment envie de délaisser un peu les plantes ? Je ne crois pas et ça n’a aucune espèce d’importance. Un jour, on aura une vraie discussion sérieuse. Je veux dire, une qui ne se finira pas en engueulade. On abordera des sujets sérieux et importants, en le faisant de façon mature et responsable. Mais en attendant, on ricane comme des andouilles à propos de résolutions qu’on tiendra pas. Et ça me va parfaitement. « Je ne comprends définitivement pas l'intérêt de tout ça ! C'est trop compliqué !! » Je lève les yeux au ciel, un sourire amusé étirant mes lèvres malgré moi. Aucun intérêt… Trop compliqué… Non mais vraiment, il y met pas beaucoup du sien ! « Y’a pas d’intérêt dans les traditions, on s’en fout. Genre y’a pas d’intérêt à accrocher une couronne moche à ta porte à Noël ou à planquer un truc dur dans une galette. Et pourtant tout le monde le fait. Va falloir être un peu plus ouvert que ça, Monsieur de Baskerville, ça va pas ça ! » Évidemment, je plaisante. On se fera nos propres traditions au fil des années, et si faire semblant de chercher des trucs à améliorer dans nos vies un soir par an n’en fait pas partir, je pense que je devrais m’en remettre. On trouvera d’autres choses. Des choses mieux. Des choses qui n’appartiendront qu’à nous. Et ça me plaît plus encore. Lorsqu’on en vient à mon futur bavoir, mon estomac nous rappelle à l’ordre. Et Milo ne se gêne pas pour rire. Je lui pince tendrement la hanche en lui tirant la langue, faussement boudeur. « Bah vas-y, moque-toi, j’te dirai rien ! Tu trouveras ça beaucoup moins drôle quand je serai en pleine crise d’inanition ! » Bon, d’accord, on a encore de la marge mais tout de même ! Je suis sûr que ça vient vite, ces choses-là. Peut-être que dans trois secondes, POUF!, je serai à l’agonie. « Je voyais déjà un beau bavoir avec tes initiales dessus, il aurait été magnifique, me voilà frustré de ne pas pouvoir te l'offrir ! » Qu’est-ce que j’aurais été classe avec un joli bavoir, dans les couloirs de l’école ! Sexy en diable ! Je regrette presque de ne pas le laisser m’offrir un tel accessoire ! Toutes les copines de Tracy, là, ces apprentis mannequins, it-girls ou je ne sais quoi, elles me l’auraient sacrément envié ! On passe à côté d’une nouvelle mode, là, je vous assure ! « Avec au dos, propriété de Milo, prière de s'éloigner... Un truc comme ça ! » Je ne peux m’empêcher de rire avec lui. Il ne perd pas le nord, le gamin ! J’aime bien quand il se la joue possessif. J’aime bien l’idée de lui appartenir. C’est bête, pourtant, j’étais plutôt indépendant comme garçon. Jusque là, en tout cas… Maintenant, on en est carrément loin. Et je ne trouve pas ça particulièrement dérangeant, bien au contraire.

« Tu vois, je suis pas sûr qu’on ait très envie de m’approcher quand je bave comme un escargot. Je doute pas de mon charme naturel et tout ça mais le côté gastéropode doit pas être follement excitant. » Mais s’il n’y a que ça pour lui plaire, à lui, je veux bien me mettre à baver toute la journée, bien entendu ! Sa main finit par se poser sur la mienne alors qu’il se redresse. Mes doigts glissent amoureusement entre les siens. J’aime bien cette soirée en tête-à-tête, j’ai l’impression que ça faisait un bail. En dehors de Londres où il y avait quand même du monde autour de nous, je crois que ça remonte à… À l’an dernier. Quand il refusait d’aller manger dans la Grande Salle. Autant dire que ce soir est beaucoup plus rassurant. Ce n’est pas un quelconque traumatisme qui nous offre cette intimité, juste l’envie de passer un moment rien que tous les deux. « Tu penses que ton repas est prêt ? Nos estomacs crient famine et j'ai hâte de goûter à ce que vous nous avez préparé ! » Si j’ai assez bossé mes sortilèges pour que ça ne m’ait pas planté quelque part entre le moment où j’ai été le chercher et maintenant, normalement oui, c’est prêt. « Faut espérer. » Même si je stresse encore un peu, l’appréhension est bien moindre. Il s’en fiche. Alors même si je m’en fiche pas totalement, je suis plus ou moins d’accord pour que ce soit un échec. Je me lève et le force à en faire de même. Le plus galamment du monde, je lui tire sa chaise et disparais dans la cuisine sur un « je reviens » maltraité par le grincement de la porte. Je lève les sorts sur l’entrée. Bon, ça a l’air à peu près chaud, c’est toujours ça. Et ça sent plutôt bon. Faut croiser les doigts quoi. J’essaye de dresser à peu près correctement le truc, histoire de faire ça bien jusqu’au bout (enfin j’espère que c’est bien en tout cas) et reviens presque fièrement pour déposer nos assiettes sur la table avant de me laisser tomber face à lui. « Évidemment, le bureau des réclamations n’ouvrira que le 2 dans la journée, quand ma mère sera de retour. » Je lui offre un sourire innocent et lâche un soupir de plaisir. Je suis content. Je sais pas ce que ça va donner mais je suis content quand même. Je passe vraiment une bonne soirée. « Bon appétit. » Enfin… J’espère…
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 14 Mar - 13:05


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Je l'attire vers moi pour l'embrasser. Je l'aime à la folie. Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme je l'aime et ne veut jamais que ça arrive. C'est bête à dire mais j'ai envie que cet amour soit unique et que même si nous venons à nous séparer un jour, je ne sois pas capable d'aimer quelqu'un autant que je peux l'aimer. Je veux que tout ça soit exceptionnel, qu'on me dise que je sois chanceux d'avoir connu ça, si jeune qui plus est et qu'il est fort peu probable que ça arrive de nouveau. Et vous savez quoi ? Ca m'ira. C'est tellement unique à mes yeux que je veux que ça reste pour l'éternité. Qu'il soit mon premier et unique vrai amour. Que j'ai tout donné dans cette relation et que toutes celles qui suivront - s'il y en a - ne seront jamais identiques, ni aussi fortes. Certains diront que c'est triste de penser comme ça, moi non. N'a-t-on pas le droit de croire qu'on a tous une âme soeur quelque part dans le monde et que la mienne se trouve en face de moi ? Je suis peut-être un incorrigible rêveur, mais j'aime à croire qu'on est fait l'un pour l'autre et que si la vie nous sépare, notre amour lui durera pour l'éternité malgré tout ! Mais si on pouvait ne pas être séparé, je ne dis pas non cependant. Nos lèvres s'entremêlent dans un doux baisers, suivi d'une autre et d'un autre. Entre deux, Dan me glisse quelques mots qui, sans le vouloir, me font sourire. Est-ce que cette année qui arrive sera mieux que la fin d'année qu'on a vécu ? Je l'espère sincèrement ... mieux encore, j'en suis sûr ! "J'en suis persuadé ! Et ça n'ira qu'en s'améliorant !" Il n'y a pas de raisons que ça soit pire. On se remet lentement du traumatisme de l'an dernier, on avance ensemble, qu'est-ce qui pourrait arriver ? Ce n'est pas une vraie question, je ne veux pas que l'univers se dise que je le défis et s'acharne sur nous. J'ignore ce qui nous attend mais je veux croire que ça sera de belles choses, pour changer un peu. Que notre complicité reviendra totalement, tout comme la confiance qu'il pourrait avoir en moi. Il va partir dans quelques mois, c'est un fait, mais essayons de ne pas y penser, de nous concentrer sur les mois qu'il nous reste ensemble et surtout de nous dire que même loin, on sera toujours ensemble !

Nous divaguons totalement. Nous sommes partis du fait que j'allais m'installer ici à nous marier. C'est un pas plus qu'énorme dans une vie et plus encore dans la notre. Je n'ai pas particulièrement prévu de me marier si jeune, autant être honnête. J'ai toujours imaginé que je me marierais, avec une personne que j'aime tant qu'à faire, mais pas à 16 ans. En même temps, je ne pensais pas tombé amoureux de quelqu'un si jeune, même si on l'espère tous quelque part, on ne va pas se mentir. Et je ne m'attendais pas non plus à tomber amoureux d'un garçon. Je crois que j'ai toujours fui cette idée, d'une part parce qu'en réalité les garçons ne m'ont jamais attiré jusqu'à présent. Et d'autre part parce que ma famille était tellement persuadée que je finirais comme mon frère aîné que je refusais l'idée de leur donner raison. Finalement, ils ont eu raison, même s'ils sont loin d'en sauter de joie. Après, pour être parfaitement honnête, je ne me sens pas gay. Bon, c'est un peu bête à dire parce que je doute qu'on puisse se sentir "gay", mais ce que je veux dire c'est qu'en dehors de Dan, aucun garçon ne m'attire particulièrement. Je peux en trouver certains esthétiquement beaux, sans pour autant être attiré par eux. Je suis juste réaliste en me disant qu'ils sont beaux, mais sans plus d'intérêt que ça. Tout comme je suis capable de voir la beauté chez une fille sans pour autant qu'elle puisse réellement me plaire. Je crois que Dan est l'exception qui confirme la règle. J'aime les filles, mais plus encore, je l'aime lui et depuis qu'on est ensemble, je n'ai jamais été particulièrement attiré par une fille. J'en trouve certaines jolies, parce que c'est le cas, elles le sont, mais sans que ça me donne envie d'aller faire leur connaissance ou attirer leur attention. Je suis heureux en couple et n'ai besoin de rien d'autre que de lui. Bref, tout ça pour dire que je me suis toujours dit que je me marierais, mais peut-être pas à 16 ans. Pourtant, malgré mon jeune âge, je n'ai pas peur de l'idée. Je ne dis pas que j'ai envie de me marier sur le champ avec lui, parce que je pense que je suis un peu jeune pour ça, que je préfère attendre la fin de Poudlard avant d'envisager l'idée et que quoi qu'il arrive, ça ne change rien entre nous, n'est-ce pas ? Mais une fois mes ASPICs en poche, s'il lui venait l'idée de me passer la corde au cou, je ne dis pas que je ne lui sauterais pas dessus en lui criant oui. Là nos parents ne pourraient rien dire, nous serons majeurs tous les deux et j'aurais mes diplômes en poche. "Je peux attendre que tu trouves la bague parfaite ... je ne suis pas un monstre !" Dis-je en essayant d'être sérieux, mais en vain. On plaisante, encore et toujours. Je peux attendre que Monsieur me trouve la bague digne de trôner jusqu'à ma mort sur mon doigt, je ne suis pas si impatient que ça. Et je suis tellement grand seigneur que je peux même attendre au delà de la fin de mon séjour, ne suis-je pas merveilleux ? Je trouve aussi !

Me voilà en train de recevoir une leçon de vie de la part de mon Adoré. Bien entendu il plaisante et j'en suis parfaitement conscient mais au fil de ses propos, je prends un air choqué. Non, en effet, ça ne va pas, il perd totalement l'esprit et ne sait plus ce qu'il dit. "Accrocher une couronne moche sur la porte ?! Drôle de tradition locale, tu m'étonnes que ça ne t'emballe pas ... chez nous elles sont très belles, ça doit être ça la différence je pense ... Et je ne dis pas ça parce que je vais avec Mrs Daisy, notre cuisinière, chercher tout ce qu'il faut pour les tresser nous même ... Rien à voir !" Dis-je d'un air presque boudeur, levant à moitié le nez en l'air. Tout le monde nous dit qu'elles sont très belles mais le pensent-ils vraiment ou disent-ils cela pour me faire plaisir parce que je pourrais le prendre mal qu'on critique mon art ? Allez savoir ! Tout ce que je sais c'est que j'adore ces petits moments là et que Mrs Daisy a toujours un milliard d'anecdotes à me raconter pendant nos petits têtes à têtes. Son thé est le meilleur thé du monde, tout comme ses scones. Et je ne raterais ce moment pour rien au monde. L'an dernier fut le seul moment où je n'ai pas pu le faire et sincèrement je l'ai assez mal vécu ... même si, en toute honnêteté, cette contrariété a été très rapidement noyée dans tous les malheurs qui se sont abattus à Poudlard avec l'arrivée des Mangemorts. "Quant au truc dur dans la galette ... excuse moi mais tu deviens le roi pendant une journée entière, d'où ça n'a pas d'intérêt ?!" Dis-je en prenant le ton d'un enfant de 5 ans qui n'est pas d'accord avec un adulte. Pitoyable j'en conviens mais c'est instinctif et pour la plaisanterie. Il est évident que je comprends parfaitement ce qu'il dit et qu'en soit il n'a pas tort, mais moi je ne présenterais quand même pas les choses de la même façon. C'est fun de faire des couronnes tressées ou d'avoir la fève, par contre faire des résolutions fictives, là par contre je ne comprends pas. Mais c'est certainement parce que ce n'est pas dans ma culture et que je n'ai aucun souvenir qui s'apparente à ça. Mais je suis prêt à ouvrir mon esprit, si Monsieur mon Amour le demande et à faire quelques efforts pour lui plaire. Par contre je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel en l'entendant parler de crise d'inanition. Non mais je vous jure, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! "Mon pauvre amour n'a donc pas mangé des vacances ? C'est donc pour ça que je te trouve amaigri, ces monstres ne t'ont donc pas nourri !" dis-je en prenant un ton compatissant, presque plaintif. A l'instar de beaucoup, moi compris, je suis persuadé que Dan a mangé à sa faim, voire même au delà, durant toutes les fêtes, mais puisque Monsieur veut se faire plaindre, alors plaignons le !

Peut-être qu'en effet il y a plus attirant que de voir quelqu'un baver comme un escargot, surtout si c'est sur quelqu'un. Je ne doute pas un instant qu'une fille, même intéressée, pourrait être refroidie en le voyant baver comme un bébé juste parce que je passe dans son champ de vision. Là, je pense que très clairement tu te dis que ça ne sert à rien de perdre son temps, le mec est irrécupérable et bien trop obsédé par son copain. Mais sait-on jamais, peut-être que certaines y verraient un défi. Genre, elles pourraient se dire que c'est la personne parfaite pour mettre leurs charmes à l'épreuve auprès d'un garçon amoureux d'un autre garçon. Sont-elles assez belles pour détourner un mec du droit chemin ? Je suis sûr que certaines en seraient bien capable, même si je n'ai pas particulièrement envie de les voir à l'oeuvre. "On ne sait jamais, je ne veux courir aucun risque. S'il y a des français dans le tas qui adorent ces bestioles, autant être prudent !" C'est totalement exagéré et c'est un peu un gros stéréotype de penser que tous les français mangent des escargots. Mais bon, j'ai des origines françaises alors n'ai-je pas le droit de m'en moquer un peu ? Après c'est, je me moque du coup aussi un peu de moi. Et puis bon, il ne bave pas vraiment comme un escargot en me voyant. Que je lui fasse vraiment de l'effet c'est une chose, mais pas au point d'avoir véritablement besoin d'un bavoir ! Je glisse ma main dans la sienne et lui demande s'il pense que le repas est prêt. Nous avons faim tous les deux, autant passer à table. Je sais qu'il angoisse un peu que ça soit bon, mais j'espère l'avoir suffisamment rassuré pour ne pas qu'il le vive trop mal. Il se lève, m'entraîne avec lui vers la table, me tire même la chaise pour que je m'assois, un parfait gentleman. Le voilà qui s'éclipse dans la cuisine pour s'occuper du repas et je suis tout excité à l'idée de voir ce qu'il nous a préparé de bon. En attendant, je regarde le bouquet de plus près, le trouvant vraiment beau. Le voilà qui revient avec nos assiettes et j'aime le voir assez fière de lui. C'est en tout cas très beau et ça sent vraiment bon, ce qui est vraiment bon signe. Il me fait rire en parlant du bureau des réclamations "Ah ben bravo ! Et il n'y a pas d'intendance jusque là ?! SCAN-DA-LEUX ... Et pour des compliments, je dois attendre aussi le 2 ?" Dis-je d'un ton taquin. "Bon appétit !" Lui répondis-je ensuite, avant d'avaler une bouchée. Comme je l'imaginais, le goût est à l'égale de l'odeur, c'est très bon. Très bien assaisonné, les légumes ont du goût, j'adore ! "C'est vraiment très bon !"

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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 18 Mar - 20:07


home is where you are
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D’un autre côté, il faut bien avouer que si l’année prochaine ressemble à la toute fin de celle-ci, il y a des chances qu’elle soit délicieuse. Probablement pas parfaite, bien sûr, mais quelle importance ? Je doute qu’on puisse prétendre à tant que ça, dans le fond. Pas alors qu’on sera loin l’un de l’autre pendant des mois et que sur les premiers planera forcément l’appréhension de mon départ prochain. En vrai, depuis la rentrée, je n’y pensais pas vraiment. Pas comme quelque chose de problématique en tout cas. J’avais juste envie de partie, loin des souvenirs et des risques potentiellement encourus. Maintenant, c’est différent. C’est un mélange de craintes et d’envies. J’ai aucune envie de partir, évidemment, mais d’un autre côté, j’ai envie de faire autre chose, de vivre autre chose. « J'en suis persuadé ! Et ça n'ira qu'en s'améliorant ! » Mon sourire s’agrandit alors que je hoche la tête, frôlant ses lèvres à chaque geste. Oui, ça ira en s’améliorant. J’aime le voir positiver et ça ne peut que me motiver à en faire autant. On en était loin, il y a encore pas si longtemps que ça… On en a vraiment chié, tous les deux. Sur tous les plans, je crois. Et j’ai jamais connu de pente aussi raide à remonter. Mais force est de constater qu’on s’en est plutôt bien tirés. Je ne dis pas que tout est derrière nous mais on a parcouru un bon bout de chemin. Et quand je vois le sourire de mon insupportable gamin, je sais que ça en valait la peine. Qu’importe les obstacles à franchir, qu’importe tout ce qu’on a eu à traverser… Tout en valait la peine. Et puis, finalement, la discussion se fait moins sérieuse. Non seulement il s’installe mais on prévoit de passer devant Monsieur le Maire dans la foulée. C’est qu’il n’y a pas de raisons d’attendre, blablabla… Qu’il ait seize ans et que ses parents ne soient sûrement pas d’accord pour filer leur accord ? On s’en fout. Depuis quand ça compte, hein ? En vrai, je le ferai, un jour. Plus tard. Je lui demanderai sérieusement de m’épouser en croisant très fort les doigts pour qu’il soit assez fou (idiot serait sûrement plus juste) pour accepter un truc pareil. Mais pas maintenant, évidemment. Maintenant, on ne fait que plaisanter, comme on le fait tout le temps, sur à peu près tous les sujets. Mais j’apprécie qu’il ne rejette pas l’idée, même pour déconner. C’est plutôt bon signe, non ? « Je peux attendre que tu trouves la bague parfaite... je ne suis pas un monstre ! » Son sérieux mal en point m’amuse. Et son délai me rassure. J’aurais été obligé d’aller fouiller dans les affaires d’Aoibheann pour trouver une horreur issue d’une tirette pour jouer le jeu jusqu’au bout. Niveau perfection, ç’aurait été mort… Mais bon, aux grands maux les grands remèdes, j’imagine. C’est que j’aurais pas eu grand chose d’autres sous la main, du moins pas qui puisse être piqué sans déclencher une guerre familiale. « Bonjour la pression ! » Je roule des yeux en soupirant avec exagération, comme si tout ça faisait vraiment peser un poids sur mes frêles épaules… Alors qu’en vrai, j’accepte largement le défi : trouver, un jour, la bague parfaite. La tâche risque d’être plus difficile qu’avec une fille, mine de rien c’est moins « naturel » comme démarche, mais soit. Je trouverai.

De fil en aiguille, on en vient à parler de nos habitudes lors des fêtes de fin d’année. Enfin… Plus ou moins… Et mine de rien, c’est l’occasion d’en apprendre davantage sur ce qui fait sa vie. J’aime découvrir de nouvelles choses auprès de lui, qu’il m’ouvre un peu plus son univers à chaque fois qu’on fait quelque chose ensemble. Ça me plait, très sincèrement. Bien sûr, je me rends souvent compte qu’on a été élevés de manières diamétralement opposées et que, mine de rien, ça risque d’être un peu difficile de concilier tout tout le temps mais je crois que ça fait partie des moments que je préfère. Et je suis un élève attentif, il faut bien l’avouer. Avec le temps, je ne crains plus vraiment de passer pour un gros beauf, avec des traditions ridicules et compagnie. Je ne dis pas que c’est pas le cas, loin de là, mais je crois qu’il me connaît assez pour savoir à quoi s’attendre à présent. Et j’ai bien l’intention, dans les années à venir, de le faire participer à chaque truc naze qui peut faire partie de mes habitudes familiales. Et des trucs nazes, il y en a à la pelle. « Accrocher une couronne moche sur la porte ?! Drôle de tradition locale, tu m'étonnes que ça ne t'emballe pas… » J’explose de rire malgré moi. Non mais eh ! J’lui permets pas ! Evidemment qu’elles sont moches, nos couronnes… Je sais pas s’il a fait attention en rentrant ou pas mais c’est un truc en papier crépon fait par Mal et Aoibheann. Donc par principe, c’est laid. Très laid même. Mais ils sont contents qu’on l’accroche. « Chez nous elles sont très belles, ça doit être ça la différence je pense... Et je ne dis pas ça parce que je vais avec Mrs Daisy, notre cuisinière, chercher tout ce qu'il faut pour les tresser nous même... Rien à voir ! » Non mais regardez moi comment Monsieur se la pète grave ! Si chez eux elles sont très belles, alors… On peut difficilement lutter, bien évidemment ! Je lève les yeux au ciel, faussement désespéré par l’attitude de mon petit-ami. J’en pense rien, bien sûr. C’est rien qu’une nouvelle plaisanterie. Et puis, quand bien même ça ne serait pas le cas, j’ai eu l’occasion de remarquer qu’il était un tantinet capricieux, ce môme, juste avec son histoire de jardinier et compagnie. Je me souviens plus de tout dans les détails, seulement que c’était une impression troublante à laquelle je ne m’étais pas franchement attendu. « Gna gna gna. » Je suis moi-même étonné d’avoir tant de répartie !Mon sourire ne me lâche pas et, mine de rien, je m’amuse toujours autant. Je vous ai déjà dit que j’aimais cette soirée ? Ces vacances ? Ce garçon ? La vie est définitivement merveilleuse, ce soir. « Quant au truc dur dans la galette... excuse-moi mais tu deviens le roi pendant une journée entière, d'où ça n'a pas d'intérêt ?! » Une fois de plus, je lève les yeux au ciel. Il est sérieux, là ? « Parce qu’il te faut une fève pour être le roi, toi ? Mon pauvre chéri, quoi… Ça fait dix-neuf ans que je le suis chaque jour et sans ça. Mais je comprends que ça ne soit pas donné à tout le monde. » J’imite son air un peu hautain et me mets à ricaner presque aussitôt. Est-ce que c’est vrai ? Pas le moins du monde ! Je suis loin d’être considéré comme un enfant roi dans cette maison. Je ne suis pas à plaindre, c’est un fait, mais voilà quoi. Autant j’étais un môme pourri gâté avant, autant ça a changé en déménageant. Triste histoire…

Finalement, mon estomac se met à gargouiller et Milo saute sur l’occasion pour se foutre de moi. Gentiment, je ne dis pas mais tout de même ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un tel traitement, hein ? C’est injuste ! Mais c’est de bonne guerre. Alors je me plie docilement au jeu, une fois de plus. Et avec plaisir, s’il vous plaît ! « Mon pauvre amour n'a donc pas mangé des vacances ? C'est donc pour ça que je te trouve amaigri, ces monstres ne t'ont donc pas nourri ! » Je prends un air faussement désespéré, la lèvre tremblante et l’oeil presque humide alors que je hoche doucement la tête. C’est exactement ça ! Je suis un enfant maltraité, tout ça tout ça ! Que font les services sociaux, je vous le demande ! « C’est qu’il y avait pas assez pour tout le monde alors ils ont dû faire un choix… » Ben voyons ! Pauvre petite chose, va ! C’est pas crédible pour un sou et je le vis incroyablement bien. Même si on a connu des moments difficiles, il n’y a jamais eu une assiette vide autour de notre table ! Je ne dis pas qu’on a pas qu’on a toujours eu que des festins de roi (le homard à tous les repas, c’est pas trop ça) mais personne n’a jamais été à plaindre. Et je suppose qu’en dehors de Shawna et potentiellement Jackson, personne n’a jamais remarqué que c’était pas toujours très simple de joindre les deux bouts en fin de mois. « On ne sait jamais, je ne veux courir aucun risque. S'il y a des français dans le tas qui adorent ces bestioles, autant être prudent ! » Je ris de plus belle devant tant de conneries. La légèreté de notre conversation me plaît. J’ai juste l’impression de nous retrouver totalement. Un peu… Un peu comme on aurait pu le faire avant que tout tourne mal. Parce qu’il n’y a rien à cacher, je crois. Plus maintenant. On se contente de plaisanter parce qu’on en a envie, pas parce que c’est le meilleur moyen d’éviter les sujets qui fâchent. Je dis pas qu’on pourrait pas s’engueuler ou quoi, bien sûr, c’est toujours une possibilité, mais je pense qu’on serait en mesure, maintenant, d’aborder les trucs gênants pour désamorcer un potentiel malaise. Après tout, on peut pas faire pire qu’on a déjà fait, n’est-ce pas ? Je prends un air intéressé alors que je hausse distraitement les épaules. « Si d’adorables françaises veulent que je le serve de repas, j’imagine qu’il y a moyen. » L’innocence de ma voix tranche avec les sous-entendus de ma réponse. En vrai, je l’enquiquine, c’est tout. Et il le sait. Je suis sûr qu’il le sait. Si je suis à ses côtés aujourd’hui, c’est pas le fruit du hasard. On aurait pu le supposer jusqu’à cet été, que c’était par intérêt ou parce que j’avais pas franchement mieux à faire… Mais plus maintenant. Je me serais pas accroché à ce point s’il n’y avait pas eu des sentiments sincères derrière. Alors je ne vois pas le mal de le taquiner en supposant que je pourrais éventuellement le tromper un jour. Mais, entre nous, j’y crois pas trop. Il faudrait être bien con pour prendre le risque de perdre tout ce qu’il m’apporte pour que dalle. Surtout que je sais que je ne trouverai jamais mieux. Je finis par l’abandonner à table le temps d’aller chercher de quoi vaincre la faim. Je ne sais pas trop à quoi il faut qu’on s’attende mais qu’importe. Je peux au moins dire sans rougir que j’ai vraiment fait tout ce que j’ai pu pour que cette soirée soit à la hauteur de mon invité. J’aimerais que ça soit parfait, qu’il rentre chez lui avec l’impression d’avoir passé le meilleur réveillon de sa vie. Même si c’est un peu enfantin de vouloir ça… Qu’importe. Je ne mets pas longtemps à m’installer face à lui. Son rire me plonge dans un bonheur total. Je suis bien. Juste bien. « Ah ben bravo ! Et il n'y a pas d'intendance jusque là ?! SCAN-DA-LEUX… » Je hausse les épaules comme si ça n’avait aucun sens. Il est tard et, demain, c’est férié, normal qu’il y ait personne ! « Et pour des compliments, je dois attendre aussi le 2 ? » Je secoue la tête avec un sourire immense. « Non, ça je prends ! » Je glousse un peu bêtement avant de poser les yeux sur le repas qui m’attend. « Bon appétit ! » J’appréhende un peu, quand même. Un peu beaucoup, même en vrai. Et si ça lui plaisait pas ? Ou si c’était juste un raté de ouf ? Je sais, il n’y aurait pas mort d’homme ni rien mais quand même, ce serait la honte… « C'est vraiment très bon ! » Je relève brusquement les yeux, le fixant en imaginant presque qu’il va se mettre à ricaner en disant qu’il déconne. Mais non, rien. « C’est vrai ? T’aimes bien ? » Je me risque à goûter à mon tour… Et il faut bien reconnaître que ça va, ça se mange. Ça aurait pu être infiniment pire ! Le soulagement doit sûrement se lire sur ma tronche alors que je remplis silencieusement nos verres et bois une gorgée dans la foulée. « J’avoue… On évitera peut-être les urgences pour intoxication alimentaire, c’est toujours ça. »
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 25 Mar - 13:06


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo

Le voilà qu'il hoche la tête, il est d'accord avec moi, tant mieux ! Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, je n'ai aucun don de voyance et j'ai arrêté la divination cette année, mais j'ai envie de suivre mon coeur et de croire que tout va aller pour le mieux. Notre vie ne sera peut-être pas parfaite, on vivra des moments difficiles, mais on les surmontera, parce que l'amour est plus fort que tout. J'ignore ce que nous ferons dans 10 ans, mais j'espère qu'on sera toujours ensemble, heureux et soudés et qu'on imaginera encore notre vie à deux, avec plein de projets en tête. Je veux me réveiller tous les matins à ses côtés. Je veux le présenter au monde entier comme l'homme de ma vie. Je veux construire une maison avec lui, avoir une famille, voyager, découvrir le monde en sa compagnie et se dire, au bout du compte, que c'était merveilleux mais qu'on sera toujours mieux chez nous qu'ailleurs. C'est peut-être un peu idiot de penser cela à mon âge et que la vie me rappellera à l'ordre plus tard, mais qu'importe, j'ai le droit de rêver. Je m'en fous de n'avoir connu qu'une seule personne dans mon lit. Je sais que certains prétendront que j'ai raté ma vie, que je suis fou de ne pas aller voir ailleurs, ne serait-ce que pour savoir si c'est si bien que ça avec lui. Mais j'ai envie de leur répondre "pourquoi faire ?" Qu'est-ce que ça m'apportera ? Je suis heureux avec lui, j'aime être avec lui et je n'aspire à être avec personne d'autre que lui. Alors si pour ça il faut que je fasse une croix sur d'autres expériences sexuelles, alors je signe tout de suite. "Quelle motivation ... cache ta joie surtout !" Dis-je en prenant un air vexé et boudeur. Bien entendu, je ne le pensais absolument pas et le sourire que j'avais en coin ne laissait aucun doute sur tout ça. Il n'est pas question de mariage actuellement ou de bague, alors sincèrement, il a le temps de chercher une bague, si son projet est toujours d'actualité dans quelques années. En plus je m'en fous pour être honnête. Bague ou pas bague, le tout c'est de se dire oui, non ? Le tout c'est d'unir officiellement nos destins l'un à l'autre, rien de plus. Si au final il n'y a pas d'anneau, je m'en remettrais sans problème.

J'abandonne mon air boudeur pour reprendre la conversation. Cela n'aura pas duré bien longtemps et de toute façon ça n'était pas le but. S'il ne veut pas chercher de bague, qu'il n'en cherche pas, ce n'est pas comme si on mettait notre projet en marche dans les heures qui viennent. On ne va pas aller à la mairie ce soir pour supplier qu'on nous marie sans tarder. On ne va pas non plus frapper à la porte du prêtre du coin pour lui exposer notre projet et ne pas attendre le consentement de nos familles respectives. Ce n'est qu'une plaisanterie parmi tant d'autres, rien de plus. Et en parlant de plaisanteries, nous abordons les traditions que nous avons chacun chez nous. Enfin, chacun chez nous, c'est un bien grand mot. Visiblement, chez eux ils accrochent des couronnes moches. Je suppose que ce n'est pas une tradition locale, juste que chez eux, les petits derniers réalisent une couronnes qui est loin de gagner un quelconque concours. Mais ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte ? Moi je trouve ça bien, personnellement, et je pousserais toujours les gens a essayé de se surpasser et de croire en eux. Après je dis ça peut-être avec un peu d'égoïsme, puisque je suis le dernier de ma famille et que c'est moi qui réalise les couronnes dans la maison. Je crois que ça arrange tout le monde, les plus grands n'ont aucune envie de passer leur journée à confectionner des couronnes pour Noël et si ça peut me faire plaisir, alors tant mieux. Il y a 2 ans, Acacia m'aidait mais depuis, elle a abandonné son poste, prétextant que c'était ennuyant et qu'elle avait autre chose à faire. Je m'en vantais un peu auprès de Dan, après tout ce n'est pas toujours facile de pouvoir mettre en avant mon talent pour réaliser des couronnes. Enfin talent, moi je les trouve jolies et on me fait toujours des compliments dessus, mais est-ce par pure politesse ? Au final je l'ignore. "La jalousie ne te va pas au teint mon amour ... mais ne t'inquiètes pas, l'an prochain je te montrerais comment on en réalise de belles !" Tu parles, je suis sûr qu'il n'a pas besoin de moi pour faire de jolies couronnes, mais qu'importe, ça me ferais plaisir de pouvoir lui montrer comment on fait chez nous. Peut-être qu'il pourrait nous apporter une touche d'originalité en rajoutant des choses qu'ils font chez eux, ça pourrait vraiment être sympa, j'aime déjà l'idée ! Nous abordons ensuite le sujet des galettes des rois et Monsieur se la pète en prétendant qu'il est le roi tout le temps. Je prends un air blessé, comme si ce qu'il venait de me dire était la pire méchanceté du monde entier et que je n'étais pas sûr de pouvoir m'en remettre un jour. "Hé bien oui, figure toi que j'ai besoin d'une fève pour avoir l'illusion d'exister et d'être important dans ma famille ... Mais merci de me le rappeler !" J'aurais voulu le dire sur un ton sérieux, sauf que j'en suis bien incapable. Je n'ai peut-être pas la vie de rêve chez moi et j'ai toujours rencontré quelques difficultés à m'entendre avec les gens de ma famille, mais croyez moi, je ne suis définitivement pas le plus à plaindre. Peut-être que sans ma grand-mère, ça n'aurait certainement pas été la même chose, mais avec elle, j'étais le roi du monde ! Alors il y a un sourire ou deux qui trahissent le sérieux de la discussion. Non, ma famille n'est pas parfaite et très longtemps je l'ai détesté vraiment, mais je commence à me dire que je n'étais pas si malheureux. Je n'ai pas vécu que des bons moments et ma relation avec Abel est toujours aussi compliquée, voir plus encore, mais malgré tout, c'est grâce à eux que je suis moi !

La faim commence à nous gagner et je taquine mon adoré. Le voilà qui joue les pauvres petites victimes affamée. Je rentre dans son jeu et le plains, sincèrement. Monsieur n'a pas eu à manger parce qu'il n'y avait pas assez de nourriture pour tout le monde. Mon pauvre amour, bientôt on va voir à travers lui si ça continue comme ça ! "Mon pauvre adoré, tu aurais dû me le dire, je t'aurais envoyé plein de nourriture !" Le roi a pris un sacré coup dans l'aile, ne trouvez-vous pas ! Bien entendu tout ça, c'est du fake. Il a mangé à sa faim et jamais sa famille ne sacrifierait un membre pour le bien être des autres. La discussion tourne sur lui et sa manie de baver à chaque fois que je rentre dans une pièce où il y est. Je lui propose de lui offrir une jolie bavette pour qu'il évite d'en mettre de partout, histoire qu'il soit tout propre et tout coquet. L'idée séduit sans séduire visiblement, puisqu'il repousse gentiment l'idée prétendant que de toute façon, avec de la bave partout sur lui, il ne risque pas d'attirer grand monde. Je lui rappelle que les français on des goûts bien étrange et qu'ils aiment bien les escargots et Monsieur se permet de faire une allusion déplacée sur le sujet. Monsieur se sacrifierait donc pour les beaux yeux d'une belle française ? Ah ben on aura tout vu, ça fait plaisir à entendre le soir du nouvel an. Qu'il s'en aille donc rejoindre une de ces gourgandines puisque c'est là son désir .... Moi, dans l'exagération ? Absolument jamais, ce n'est pas mon genre ! "Ca s'appelle du cannibalisme .... C'est ... un trip assez particulier je dois dire !" Je préfère faire comme si je n'avais pas compris même si on sait tous les deux que ce n'est pas le cas. Je sais que ce n'est qu'une plaisanterie, mais étrangement je ne la trouve pas drôle, allez savoir pourquoi ...

On passe à table, ce qui est le bienvenue. Changer de sujet, voilà ce qui me plait. Il m'abandonne quelques instants pour nous servir l'entrée. On n'est peut-être pas dans un grand restaurant, mais la présentation est très jolie malgré tout et là au moins je sais qu'il y aura mis tout son coeur. Esthétiquement, le plat a l'air d'être bon, l'odeur donnait l'eau à la bouche et le goût est loin d'être déplaisant. Tout est parfait ! Monsieur refuse les critiques mais acceptent les compliments par contre, ben voyons, comme c'est étonnant ... "Ben voyons ... mais j'attendrais le 2, je ne voudrais surtout pas te faire travailler le soir du nouvel an mon amour !" Dis-je d'un ton taquin. Bien entendu dès ma première bouchée, je lui dis que c'est très bon, parce qu'il est hors de question que j'attende le 2 pour lui donner mon avis sur l'entrée et sur le reste du repas. C'est très bon, ils font un très bon duo en cuisine. "Ah pardon, il fallait que je dise la vérité ? Au temps pour moi ... alors je pense sincèrement que ... les aliments sont très bien préparés et que le goût est très équilibré, c'est excellent !" Evidemment que c'est vrai ! Je ne lui dis pas ça uniquement pour lui faire plaisir, on sait tous les deux que je n'aime pas mentir et que je ne sais pas le faire. Je ne suis pas un vrai critique culinaire, mais je sais une chose, ça me plais à moi et c'est le plus important !"Arrête de me briser mes rêves ! J'ai bon espoir que les autres plats nous envoient aux urgences ... j'ai toujours rêvé d'être transporté dans une voiture qui fait du bruit !" Je ne me souviens plus du noms de ces transports, parce qu'on n'en a pas trop dans mon coin, mais ça m'a toujours fait rire. Bon, évidemment je n'en pense pas un un mot, je ne veux pas finir à l'hôpital en train de vomir tripes et boyaux, ce n'est que pour la blague.

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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: (Terminé) Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 28 Mar - 0:20


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

J’aime quand on se projette. Même si on sait que ça n’arrivera pas ou pas avant une éternité. Dès le premier jour, on le faisait. Quand on imaginait que le bal d’Halloween aurait lieu alors qu’on était agenouillés près du corps inerte de Sibylle. Ça avait aucun sens, bien sûr, on savait qu’il n’y aurait jamais le moindre bal, mais c’état rassurant. S’accrocher à quelque chose. Et je crois que ça nous a juste jamais lâché. Tant mieux d’un côté. J’aimerais que ça nous lâche jamais. Que dans dix ou vingt ans, on soit toujours là, en train de refaire le monde. C’est possible, vous croyez ? Je l’espère sincèrement. C’est que ça finit par faire partie des choses propres à notre couple, je crois. J’ai pas envie de perdre ça. J’ai pas envie de perdre quoi que ce soit, pour être honnête. « Quelle motivation ... cache ta joie surtout ! » Je ne peux m’empêcher de rire bêtement en l’entendant. Ben voyons, Monsieur joue les mômes vexés maintenant ! J’ai rien dit pourtant ! Juste que ça mettait la pression. C’est vrai quoi ! Si je dois trouver quelque chose à sa hauteur, je vais sacrément en chier ! J’en stresse d’avance, je vous jure ! Je me rapproche doucement de lui, déposant un bisou sur sa joue avant de glisser à son oreille : « J’ai jamais été plus motivé pour un truc que là. » Et même si c’est avant tout pour entrer dans son jeu, il y a une part de vrai derrière tout ça. Comment pourrais-je ne pas être motivé alors qu’il est question de faire ma vie avec lui, hein ? Ça n’a aucun sens ! Je l’embrasse à nouveau, tout aussi chaste et innocent que la première fois, et reviens sagement à ma place. J’ai du mal à me défaire de mon sourire un peu con. Je n’essaye pas vraiment. Je crois qu’on voit clairement que je suis sur mon petit nuage. Plus encore que dans notre dortoir, plus encore qu’à Londres, plus encore que l’an dernier. Parce que j’ai clairement l’impression que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et c’est pas arrivé depuis une éternité. Aucune ombre au tableau, rien que la promesse que la vie sera belle et douce jusqu’à la fin des temps. À peu de choses près.

Peut-être que c’est la période qui veut ça ? Après tout, les gens ont souvent l’air plus détendus et plus optimistes au moment de Noël (tant qu’on les tient éloignés des grands magasins), alors peut-être que l’ambiance des fêtes m’aide à relativiser et à n’être plus qu’un Bisounours. Le rose, s’il vous plaît. Celui qui est sûrement le plus niais. En vrai, j’en sais rien, j’ai jamais regardé les Bisounours mais bon, il est rose quoi, ça doit pas être pour rien. Monsieur me vante ses couronnes, ce qui m’amuse sans mal. Je l’imagine bien comme un môme, tout excité à l’idée de faire un truc de ses dix doigts pour que l’humanité toute entière s’extasie dessus comme si c’était magnifique. J’ai les mêmes à la maison… Du genre à se trimbaler dans tout l’appart’ avec leur horreur à bout de bras en claironnant « t’as vu, j’ai fini, c’est beaucoup joli, hein ? ». Même si c’est pas le cas, tout le monde dit que oui. Grossière erreur. C’est comme ça qu’on se retrouve avec ça tous les ans depuis au moins douze ans. Alors que si on avait été honnête dès le début en mode « bordel que c’est laid » ils auraient laissé tomber. Mais c’est forcément différent pour Milo, évidemment. Tout ce que fait Milo est beau, merveilleux, incroyable. Tout ça tout ça. Est-ce que je le pense vraiment ? Non. Est-ce que je suis prêt à le prétendre avec un sourire tout attendri le jour où je verrai ses oeuvres ? Carrément. « La jalousie ne te va pas au teint mon amour... mais ne t'inquiètes pas, l'an prochain je te montrerais comment on en réalise de belles ! » Je hausse les épaules, presque comme si je m’en foutais, mais le regard que je pose sur lui trahit sans mal l’envie que j’ai de faire ça un jour. Et pour un peu qu’il accepte de jouer les profs avec le troupeau, ou au moins les plus petits (je doute franchement que Jackson et Shawna en auraient grand chose à foutre de faire une couronne avec nous) je construirai un autel à sa gloire dans ma chambre. « Je demande à voir, je doute franchement qu’elles soient mieux que les nôtres. » Le nez un peu en l’air, vaguement prétentieux, je ne suis pas crédible une seule seconde et je m’en fous pas mal ! C’est pas le but de toute façon. On plaisante, rien de plus. Même si je prends l’invitation très au sérieux ! Et puis on abandonne Noël pour l’Épiphanie, délaissant nos couronnes pour des galettes. Je suis rarement là pour tout ça. En général, on rentre juste avant. Traumatisme d’adolescence, j’ai jamais pu prétendre ni à la fève ni à la couronne. Mais bon, une fois sur deux ça se finit en gueguerre parce que « c’est pas juste c’est jamais moi » alors j’imagine que je ne loupe pas grand chose non plus… « Hé bien oui, figure toi que j'ai besoin d'une fève pour avoir l'illusion d'exister et d'être important dans ma famille... Mais merci de me le rappeler ! » S’il n’avait pas l’air aussi peu sérieux que moi, j’aurais pu avoir de la peine pour lui et culpabiliser comme un crétin mais fort heureusement, il laisse comprendre que malgré les désaccords qui peuvent exister chez lui, ça n’est toujours que pour déconner. Tant mieux ! « Ça ne vaut pas l’attention de ta famille mais je veux bien te traiter comme un roi, même sans fève. » Je feins seulement de le prendre très au sérieux. Être à ses ordres, le servir le plus docilement du monde… Bon, je ne promets pas de tenir bien longtemps, mais on peut toujours essayer pour une heure ou deux. Je veux bien jouer les esclaves pour ses jolis yeux.

Finalement, mon estomac nous rappelle à l’ordre. C’est l’occasion pour l’amour de ma vie de se foutre cruellement de moi et j’en profite pour jouer les victimes. Un rôle que je n’endosse jamais et qui ne me va pas le moins du monde ! J’aurais pu mourir de faim durant ces affreuses vacances parce que j’ai une famille horrible qui est prête à me sacrifier ! Comme si on sacrifiait les ainés, sérieux. C’est plutôt les petits nazes, non ? Et puis, au moins, on pourrait les bouffer et pallier à la disette. Je suis pas très sûr que ça soit franchement goûteux, de toute façon, ces choses-là. Mais je le suis sûrement pas davantage ! On sait pas où j’ai traîné, tout ça tout ça. À la place de ma famille, je ne m’achèverais pas (quand même) et je ne me mangerais pas non plus. Voilà, c’est dit. « Mon pauvre adoré, tu aurais dû me le dire, je t'aurais envoyé plein de nourriture ! » Je secoue la tête d’un air faussement penaud. Même si c’est pour rire, ça me met un peu mal à l’aise, en vrai. Comme à chaque fois qu’on suppose que je pourrais me faire entretenir. Je ne veux pas. Je ne veux même pas l’imaginer en réalité. « Mais je voulais pas te déranger… » Une petite voix tremblotante, des yeux de Chat Potté… Un peu plus et ça ferait réel, cette affaire ! Mais heureusement, on change vite de sujet et on en vient à exagérer très clairement ma faculté à laisser des traces de bave sur son passage. Cela dit, il est quand même sacrément canon ! De la bave à l’escargot, il n’y a qu’un pas et les goûts douteux des Français ne sont pas bien loin; J’en profite pour le taquiner avec toute l’indélicatesse du monde mais il ne réagit pas. Eh ! J’vais me vexer à ce train-là ! « Ça s'appelle du cannibalisme... C'est... un trip assez particulier je dois dire ! » Je ne peux m’empêcher de glousser bêtement. Ben voyons ! Fais genre t’as pas compris ! Mon sourire se fait ouvertement aguicheur. « Du cannibalisme… Oui… C’est ça… Je suis certain que ça te déplairait pas, mon amour. » Loin du gamin malheureux que j’étais il y a trois secondes, je retrouve mes habitudes un peu lourdes. Un ton chaud et suave, un regard de braise… La panoplie du parfait séducteur est complète. J’espère au moins que Monsieur y est réceptif ! Je n’ai pas vraiment le temps de pousser plus loin qu’on finit par passer à table.

Et je dois bien avouer que ça sonne comme une libération ! J’ai clairement la dalle ! Je le laisse s’installer et reviens une minute plus tard avec nos assiettes. Et une boule au ventre, peut-être aussi. D’accord, si c’est pas bon, on s’en remettra. Mais j’ai aucune envie que ça ne soit pas bon, moi ! Je veux qu’il aime bien, qu’il soit satisfait de tout, de cette soirée, du repas, de ses vacances. Peut-être que c’est pas dramatique pour lui mais c’est important pour moi. « Ben voyons… mais j'attendrais le 2, je ne voudrais surtout pas te faire travailler le soir du nouvel an mon amour ! » Je lève les yeux au ciel en soupirant, faussement exaspéré. En vrai, c’est de bonne guerre. Mais tout de même ! Il pourrait quand même faire un effort ! Heureusement, il ne met pas sa menace à exécution et me fait part de son avis aussitôt qu’il a goûté. Je me sens soulagé et ça doit se voir. Bien sûr, le repas n’est pas fini mais au moins, ça commence pas sur une note négative. « Ah pardon, il fallait que je dise la vérité ? Au temps pour moi ... alors je pense sincèrement que ... les aliments sont très bien préparés et que le goût est très équilibré, c'est excellent ! » Je me sens rougir légèrement, plus touché que je ne l’aurais cru. Il est content. C’est tout ce qui compte. C’est bien la seule chose que je voulais pour cette soirée. Qu’il finisse avec l’impression que mon monde tournait autour de lui et que j’étais prêt à me plier en quatre pour rendre aussi agréables que possible les moments passés ensemble. Est-ce que c’est réussi ? Est-ce qu’il a l’impression d’être important à mes yeux ? Que sa venue ici m’importe plus que je ne l’ai jamais dit ? Je l’espère de tout coeur. Je goûte à mon tour et reconnais que ça n’est pas mauvais. Je n’irai pas prétendre que c’est bon, j’ai déjà mangé des trucs mieux, mais ça va quoi. On devrait survivre à cette expérience. Je pose ma fourchette et trempe mes lèvres dans mon verre juste au moment où mon andouille de copain décide de me faire part de son mécontentement. « Arrête de me briser mes rêves ! J'ai bon espoir que les autres plats nous envoient aux urgences... j'ai toujours rêvé d'être transporté dans une voiture qui fait du bruit ! » J’avale de travers à cause de sa connerie et manque clairement de m’étouffer en riant. Non mais qu’il est bête ! « T’y étais presque là… » C’est plus un mélange de sons maltraité par mon toussotement qu’une vraie plainte mais ça ne fait rien. Lorsque je m’en remets enfin, je secoue la tête, comme si c’était volontaire. « T’es pas obligé de me tuer pour avoir ta voiture qui fait du bruit… Juste me blesser gravement aurait suffi… Quel monstre tu fais, sérieux ! » Un monstre, oui, au moins…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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