AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6239-rioghbhardan-i-m-not-your-boy-toyhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6299-rioghbhardan-you-better-believe-that-i-want-you-and-you-need-mehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6300-rioghbhardan-declarations-d-amour-uniquementhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6301-rioghbhardan-rien-de-professionnel-merci

Arrivé(e) le : 03/06/2015
Parchemins rédigés : 4589
Points : 11
Crédit : (c) anonyme (Google)
Année : 7ème année - 19ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?: Skat Cunningham

MessageSujet: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 7 Jan - 0:49


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Je laisse le portail du parc se refermer bruyamment derrière moi dans un grincement désagréable. La nuit est tombée depuis un moment alors c’était difficile de vraiment voir quelque chose… Il n’est pas tard, pourtant, mais bon, en plein hiver, faut pas non plus s’attendre à des miracles. C’est dommage, c’est sûrement l’un des rares coins de Lucan que j’aime vraiment. Je rattrape rapidement Milo et glisse tendrement ma main dans la sienne. « C’est mieux en été. Il y a toujours plein de canards et la lumière entre les arbres est juste incroyable. » C’est le coin où je venais prendre toutes mes photos, quand j’étais gamin. Avant de pouvoir bouger tout seul et fuir à Dublin. Je dois avoir tout un dossier de clichés d’ombres et d’herbe sur l’ordinateur du salon… Rien de bien enthousiasmant mais à douze/treize ans, on se contente de peu… « Je crains que tu sois obligé de revenir quand il fera chaud, et beau, et jour, parce que sérieux, c’est vraiment naze de louper ça. » Bien sûr, ce n’est absolument pas une fausse excuse pour qu’il revienne me voir pendant les grandes vacances. Je lui offre un sourire idiot et l’entraîne dans une autre rue, histoire de mettre la main sur un bus. Le bruit de nos pas résonne. C’est un peu étrange, quand même. De le savoir là. Chez moi. La frontière que j’ai entretenue pendant des années vient d’exploser brutalement. Et vous savez quoi ? C’est sûrement l’une des sensations les plus délicieuses que j’ai jamais connue. J’ai stressé pendant des jours, mine de rien, juste à l’idée de lui faire découvrir ma vie ici. Parce que je ne me fais pas d’illusion, c’est à des années lumières de ce qu’il connait et, honnêtement, on ne peut pas dire que ça soit ce dont je suis le plus fier. Il n’y a rien que j’aurais aimé davantage que m’extraire de tout ça, vivre ailleurs, dans un appartement plus grand, avec de plus grands moyens, tout ça… Alors forcément, se dire que l’aristocratie débarque dans mon cagibi, c’est perturbant. Et encore, pour l’instant, c’est qu’un décor. Je n’ose même pas imaginer lorsqu’il rencontrera ma famille… L’angoisse. Enfin… Oui et non. J’ai hâte tout de même. Il ne sera plus seulement un nom sur un morceau de papier, une image vague au détour d’une conversation. Ce sera vraiment « mon petit-ami », quelque chose de réel. Dans le genre officialisation sérieuse de notre histoire, c’est que ça se pose là ! Le vent souffle soudainement un peu plus fort, s’engouffrant sans honte sous mon blouson. Je frissonne avant de remonter un peu ma fermeture éclair. Mon autre main lâche celle de Milo et va se glisser autour de ses épaules dans un geste discrètement possessif. Contrairement à Londres, ou du moins à nos premiers instants, je n’ai pas ressenti la moindre gêne à afficher clairement notre relation ici. Je suis fier qu’on soit ensemble, vraiment, et que tout le monde le sache ne me dérange pas. J’ai fini par me faire à l’idée que ça pouvait déranger, tout comme je me suis conforté dans celle que ça me passait clairement au-dessus. On vit pour nous, certainement pas pour le reste du monde. « On jouera plus les touristes à Dublin. C’est un peu de la merde ici, je sais toujours pas pourquoi mes parents s’acharnent à y rester. » Bon, si, d’accord, je sais… Parce que Patrick a un job stable et qui paye pas trop mal, que vivre ici coûte pas une blinde (moins une blinde qu’à la capitale) et qu’ils sont trop à l’aise dans leurs petites habitudes pour aller voir ailleurs. Mais quand même…

Une vingtaine de minutes plus tard, le bus nous laisse à quelques pas de l’immeuble. Je lève machinalement les yeux en attendant de traverser la route. Y’a pas à dire, c’est quand même sacrément moche… Enfin, c’est pas comme si je pouvais y faire quelque chose. C’est moins pire de nuit, on fait moins gaffe, mais quand on est arrivés tout à l’heure, je faisais pas trop le fier… Je sais que je devrais pas mais c’est difficile de ne pas faire mille et une comparaisons avec chez lui… Entre la baraque gigantesque, le jardin à perte de vue et tout ce qui peut aller avec, ça en fout quand même plein la vue. Le pauvre a dû déchanter en arrivant. Je n’ai pas osé poser la question. Je lui tiens galamment la porte, m’inclinant dans un sourire gentiment moqueur et grimpe vaillamment les marches. Trois étages, c’est vite fait. Et c’est l’un des plus hauts immeubles du quartier ! Merveilleux, n’est-ce pas ? Sur le palier du deuxième, une femme tire un caniche immonde et réticent de chez elle avant de nous apercevoir et de nous souhaiter gaiement de joyeuses fêtes. Je pousse discrètement Milo pour qu’on reprenne rapidement notre route pendant qu’elle s’étonne de ne pas avoir vu ma mère de la journée. Je n’ai aucune envie qu’elle nous tienne la grappe durant des heures. Je me suis pas débarrassé de toute ma famille pour me récolter le voisinage. Plutôt mourir, ouais ! Je veux juste qu'on soit tranquilles, moi, sérieux. Je lui balance par dessus la rampe qu’elle ne sera là que mardi et que je lui dirai de passer la voir, un bonne soirée à moitié bouffé par le bruit de la clé et un aboiement du chien, et puis je referme brusquement la porte d’entrée en gloussant comme un con. « C’est la mère de la meilleure amie de Shawna. Insupportable. Ma mère passe des heures à commérer sur tous les gens du coin avec elle dès qu’elle la croise. Tu peux être sûr que dans cinq minutes, le temps qu’elle promène son cabot, tout le quartier est au courant que t’es là ! » J’accroche mon blouson sur une des patères surchargées et récupère le sien au passage pour l’y mettre aussi. Je suis sûr que ma mère serait fière de voir que je sais à peu près bien recevoir les gens, si elle me voyait. Un soupir heureux m’échappe, juste en voyant son manteau au milieu des affaires de mes frères et soeurs. Je suis d’accord, il m’en faut peu, mais j’ai fini par m’y faire. Et puis sans prévenir, je l’attire contre moi et pose amoureusement mes lèvres sur les siennes. Voilà, maintenant on peut bouger !
Made by Neon Demon



Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6244-archibald-milo-de-baskerville-je-t-aime-bien-mais-en-cas-de-danger-je-te-sacrifie-directhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6295-archibald-milo-de-baskerville-le-titre-qui-tuehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6331-tybalt-se-chargera-de-m-apporter-votre-courrierhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6332-express-tybalt-se-chargera-de-m-apporter-votre-courrier

Arrivé(e) le : 05/01/2012
Parchemins rédigés : 5636
Points : 9
Crédit : Thomas Brodie-Sangster crédit : MOONY. ♥
Année : 6ème année (16 ans)

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Brooklyn ♥ Anoushka ♥ Naïa ♥ Blake

MessageSujet: Re: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 7 Jan - 21:07


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
Dan. Voici le prénom qui hante mes pensées depuis hier soir. Il hante tout le temps mes pensées, certes, mais plus encore ces dernières heures. Depuis le départ de Billie, je ne pense qu'au fait qu'il n'y a plus que quelques heures qui nous séparent l'un de l'autre et j'ai hâte. J'ai tellement hâte. J'ai passé des vacances vraiment fort agréables. Que ce soit en famille ou avec Billie, tout était parfait ou peu s'en fallait. La bonne humeur était au rendez-vous, chassant mes idées noires et mes craintes. Plus de Mangemorts, plus d'attaques potentiels, plus de danger rôdant autour de nous, plus de traumatismes, plus de culpabilité. Pendant ces quelques jours, je suis redevenu le garçon que j'ai toujours été. Souriant, attentionné, un peu capricieux, mais bien élevé. Je ne dis pas que je n'y pensais pas, mais disons que plus le temps passait et plus j'arrivais à m'intéresser à autre chose et à apprécier ce qu'il se passait autour de moi. Retrouver ma famille fut un réel plaisir, revoir Billie un pur bonheur et ce serait l'extase total de pouvoir replonger dans les bras de mon Adoré. Ces vacances seront parfaites ou en tout cas autant qu'elles pourraient l'être en cette année un peu étrange et dérangeante. Je ne regrette pas ce moment difficile de la séparation d'avec Dan sur le quai de la gare. J'ai cru que je n'arriverais pas à me résoudre à le lâcher et à le voir partir, lui de son côté et moi du mien. Et sincèrement, les heures qui ont suivi cette séparation furent vraiment difficile. Je voulais le retrouver, passer mes vacances avec lui. Ma grand-mère m'a même proposé de l'inviter à la maison, pour qu'il passe les fêtes avec nous et je mourrais d'envie de le lui proposer, mais quel monstre j'aurais été de lui demander de se séparer de sa famille alors qu'il voulait vraiment les revoir. Je n'ai pas pu m'y résoudre et je pense que j'ai bien fait. Je ne voulais pas lui donner l'impression que je m'estimais plus important que sa famille, alors que ce n'est définitivement pas le cas. Je devais juste prendre patience et attendre un peu de ses nouvelles. Et c'est en lisant ses lettres que j'ai su que j'avais fait le bon choix. Il avait besoin de rentrer chez lui, tout comme j'avais besoin d'être chez moi. Et même si la séparation fut difficile, elle était nécessaire pour qu'on se retrouve dans les meilleures conditions possibles !

Cela faisait quelques jours que j'étais une vraie pile électrique et le départ de Billie ne changea rien à ma bonne humeur et à mon excitation. Bien au contraire, son départ voulait dire que j'allais prochainement revoir Dan et cette idée me remplissait de joie. Non pas que je souhaitais le départ de ma meilleure amie, mais je savais que je la retrouvais à la fin des vacances et que nous avions passé, comme le voulait notre petite tradition, un moment ensemble pendant les vacances. La journée du 31 fut affreusement longue. Chaque minute paraissait des heures. Levé tôt, prêt à une heure qui n'était définitivement pas décente, je dus rejoindre ma serre pour m'occuper l'esprit sinon un des membres de ma famille allait tenter de m'éliminer tellement j'étais fatiguant. Je demandais l'heure toutes les trente secondes, soupirais constamment et me lamentais de ne pas voir Dan arriver, m'inquiétant chaque instant qu'il ne vienne pas. Pourtant nous ne nous étions pas donné d'heure, il ne pouvait donc pas être en retard, mais la peur qu'il ait changé d'avis commençait lentement à s'infiltrer en moi. Et si ... Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Et si sa famille avait décidé de changer ses plans et restaient chez eux pour le nouvel an ? Et si des amis à lui l'avaient supplié de faire le nouvel an avec eux ? Et s'il était tombé malade ? Et s'il avait rencontré quelqu'un d'autre ? Quand j'en arrivais à cette hypothèse, je m'autoclaquais mentalement avant de quitter la maison pour ma serre. Il fallait vraiment que je fasse quelque chose, mon esprit partait vraiment de travers. Mon coeur bondit dans ma poitrine quand je le vis dans le parc et je ne pus m'empêcher de courir pour lui sauter dessus. Scène qui devait certainement lui rappeler sa première visite ici, avant que nous partions pour Londres.

"Je le crains aussi. J'adore les canards et les louper me fend le coeur ! Vous serez contraint de devoir me supporter une nouvelle fois quand le temps sera plus propice !" Nous venions de quitter le parc dans lequel nous venions de nous promener ensemble. La nuit venait de tomber, signale pour nous qu'il était temps de regagner l'appartement de la famille de Dan. Elle était loin la chaleur qui nous enveloppait à Londres lors de notre première escapade amoureuse, mais qu'importe, il pourrait ventait ou pleuvoir que ça ne changerait rien au fait que je ne changerais ma place pour rien au monde. Ma main logeait dans celle de Dan, j'étais bien et comme je l'avais espéré, j'étais persuadé maintenant que ces vacances n'iront qu'en s'améliorant et vu que le niveau était déjà haut, j'avais la sensation qu'on toucherait le ciel prochainement. Sa main lâche la mienne pour la sentir glisser sur mes épaules. Ici ou ailleurs, tant que je le sens tout contre moi, cela m'importe peu. J'ai mal aux joues tellement je souris, mais c'est plus fort que moi. Je suis bien, heureux, j'ai retrouvé mon chez moi et j'y suis bien. Je ne veux pas que ces vacances ne se terminent, je ne veux pas retourner à Poudlard, je suis bien ici, avec lui, maintenant. "Parce qu'ils s'y sentent bien ? Chez eux ? Tu sais, quand on compare à mon trou paumé, j'ai presque envie de dire que c'est la grande ville ici ! Moi j'aime bien !" Dis-je souriant et sincère. Je trouve Lucan sympathique. Certes elle est moins attractive et vivante que peut l'être Dublin mais qu'importe ? Je vis au milieu de nulle part et il faut faire quelques bornes avant d'arriver dans un village, niveau populace et animation, on repassera. Mais je ne changerais ma maison pour rien au monde, non pas pour sa taille mais pour ce qu'elle représente. C'est chez moi. J'y suis né et j'y ai toujours vécu. J'aurais toujours une part de moi dans cette maison. Et j'ose croire que n'importe où où tu vis, tant que tu y es heureux, même le plus gros taudis du monde peut devenir l'endroit le plus confortable du monde. Prenez notre dortoir. Il n'a rien à envier aux autres, étant même l'exact identique, pourtant je m'y sens chez moi et c'est l'endroit que j'aime le plus dans tout le château.

Nous sommes rentrés en bus. Je suis tellement perdu que je le suis comme son ombre. Il se lève, je me lève, il me dit de descendre, je descends, il me dit de monter, je monte sans poser de question. J'essaierais de me repérer un peu demain, mais je suis persuadé que je n'arriverais pas à grand chose, je suis vraiment une quiche en matière d'orientation. Mais qu'importe, lui sait où nous allons, c'est le plus important et même s'il ne sait pas, qu'importe, nous nous perdrons ensemble et nous saurons, tôt ou tard, retrouver notre chemin. Nous nous engageons dans le couloir, nous devons monter quelques étages pour arriver jusqu'à chez lui. Nous croisons dans notre escalade une de ses voisines, qui avait l'air de s'inquiétait de l'absence de la mère de Dan. J'eus à peine le temps de lui offrir un sourire et un salut cordiale qu'elle disparut de ma vue. Elle n'avait certainement pas bougé mais Dan m'emportait déjà jusqu'aux troisième étage, prenant malgré tout la peine de lâcher quelques brides d'informations pour rassurer sa voisine. Et nous voici enfin chez lui. Je le laisse refermer la porte et prendre nos manteaux pour les accrocher à l'entrée. Je souris, encore et toujours, je suis content d'être là. "Si on me regarde bizarrement, je saurais au moins pourquoi !" Dis-je en riant. Je n'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de situation, mais je trouve ça très amusant. Je me sens attirer vers lui et ses lèvres se déposer amoureusement sur les miennes dans un baiser agréable. Je lui rends avec grand plaisir son baiser. "Je vais enfin pouvoir mettre des images sur le mot Lucan !" Dis-je en souriant, ravis. Je m'en fous que ce ne soit pas la plus belle ville qui existe ou pas la plus attractive au monde. C'est là où il habite et ça me suffit pour la rendre intéressante. Et puis cette petite balade était fort sympathique, moi j'ai beaucoup aimé !

©️ 2981 12289 0



Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's


Dernière édition par A. Milo de Baskerville le Mer 10 Jan - 12:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6239-rioghbhardan-i-m-not-your-boy-toyhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6299-rioghbhardan-you-better-believe-that-i-want-you-and-you-need-mehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6300-rioghbhardan-declarations-d-amour-uniquementhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6301-rioghbhardan-rien-de-professionnel-merci

Arrivé(e) le : 03/06/2015
Parchemins rédigés : 4589
Points : 11
Crédit : (c) anonyme (Google)
Année : 7ème année - 19ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?: Skat Cunningham

MessageSujet: Re: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mar 9 Jan - 1:23


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Je n’ai jamais vraiment supporté la distance qui nous sépare quelques fois mais depuis qu’on s’est retrouvés, c’est pire encore. On a passé une semaine l’un loin de l’autre, une semaine pendant laquelle on s’est écrit limite tous les jours et pourtant jamais le manque n’a été aussi grand. C’était pire que la dernière fois. Est-ce que c’est parce que ça va mieux entre nous ? Peut-être… Sûrement, même, en réalité. C’est encore plus difficile de le quitter alors que je me sens de plus en plus léger à ses côtés. Quoi qu’il ait pu s’y passer, je crois que le bal m’a délesté d’un poids. Tout n’est pas parfait, je sais, on ne pourra pas revenir en arrière, je suis d’accord mais… Mais peut-être que je n’en ai plus envie. Peut-être que je ne veux plus m’accrocher à ce qu’on avait avant, à cette existence mensongère qui me donnait l’impression d’un conte de fée. Il s’est clairement cassé la gueule le conte, et on en chie depuis mais alors salement, mais je m’en fiche. Mon regard glisse machinalement jusqu’à nos mains liées. On en chie mais on s’en sort, ensemble. On retrouve enfin la complicité qui m’a tant manquée. Enfin, j’en ai l’impression en tout cas. Ses bras reprennent doucement leur rôle sécuritaire. Je me souviens de quand il a resserré son étreinte quand on dansait. C’est comme si rien n’aurait jamais pu m’arriver tant qu’il me tenait. Et ça faisait une éternité que je ne m’étais pas senti véritablement protégé tout contre lui. « Je le crains aussi. J'adore les canards et les louper me fend le coeur ! Vous serez contraints de devoir me supporter une nouvelle fois quand le temps sera plus propice ! » Si Monsieur adore les canards, alors ! Sa phrase me fait rire alors que je tente de prendre un air embêté. Je n’y arrive même pas. L’échec est ridicule alors ça me fait rire de plus belle. Je ne sais pas quand le temps sera plus propice mais il peut rester jusque là même s’il veut ! Je ne suis pas certain que ni sa famille ni la mienne soient très fières de cette idée mais, moi, je la trouve plutôt bien. Carrément bien, même. « Oh… Je ne sais pas comment on pourra te supporter une nouvelle fois mais bon puisqu'on a pas le choix… » Qu’il ne nous le laisse pas, le choix ! Qu’il s’impose, qu’il s’incruste, qu’il s’installe ! Je n’ai rien contre l’idée de partager mon lit avec lui, et on est plus à une personne près dans la chambre. Oubliées ces nuits vides et froides à me réveiller en panique à chaque fois que je le cherchais vainement à côté de moi ! Oubliées, de toute façon, même sans qu’il ne s’installe à la maison… Les prochaines, il sera là. Je n’ai pas encore vraiment abordé le sujet avec mes parents (ok, je l’ai fait et ils ont dit non mais officiellement, tant qu’ils auront pas dit oui, il sera pas abordé) mais je n’ai pas l’intention de passer rien qu’une nuit ailleurs que contre lui tant qu’il sera chez nous. On en a trop eues. « Parce qu'ils s'y sentent bien ? Chez eux ? Tu sais, quand on compare à mon trou paumé, j'ai presque envie de dire que c'est la grande ville ici ! Moi j'aime bien ! » Non mais comparé à son trou paumé, même Ballycastle sera une grande ville, pourtant il va vite avoir l’occasion de réaliser que… Que Lucan est vraiment une « grande ville », en vrai. Une grande ville que je n’aime pas, pour laquelle je ne fais absolument aucun effort mais une grande ville quand même… Bon, y’a plus grand, mais comparé à où il a grandi ou à où j’ai grandi aussi, baaaaah… Voilà. Mais, mine de rien, ça me fait plaisir qu’il aime bien. Si on reste ensemble, genre longtemps, il va être amené à revenir un bon paquet de fois alors autant qu’il s’y sente bien. Et puis, même si je me plains tout le temps, je ne suis pas si mal que ça, ici…

Le trajet du retour a été tranquille, à parler de tout et de rien en jouant distraitement avec ses doigts. Il a la peau douce, tellement que c’est difficile de se retenir de la toucher. Toutes les trois secondes, j’ai relevé les yeux vers lui, sans jamais réussir à réaliser pleinement. C’est assez fou, quand même. Il est là. Vraiment là. Lorsqu’on descend enfin, je l’embarque avec moi jusqu’à la maison. Il n’oppose pas la moindre résistance et me suit docilement dans les escaliers. Lorsque je referme derrière nous, je me sens bizarre. Aussi euphorique que stressé. C’est pas la première soirée qu’on va passer loin du monde mais j’ai peur qu’il ne se sente pas à l’aise, qu’il n’ose pas bouger ni faire sa vie comme il l’entend. Il est chez lui, ici. Et j’aimerais qu’il le comprenne. « Si on me regarde bizarrement, je saurai au moins pourquoi ! » L’appartement est un véritable hôtel, les amis de tout le monde vont et viennent comme ils veulent et personne ne les a jamais regardés bizarrement pour autant. À la limite, ce serait plus parce qu’on a rien d’aussi incroyable que lui dans le coin alors ça ferait un choc de le voir débarquer, forcément. Je préfère ma théorie et ne vois de toute façon pas d’autres explications possibles. J’accroche nos manteaux et offre à nouveau à mon merveilleux petit-ami toute mon attention. Et un baiser, ce qui n’est pas arrivé depuis au moins… Quinze minutes, minimum ! Un agréable frisson me parcourt tout entier lorsqu’il y répond. Il m’a affreusement manqué. Mes mains se posent sur sa taille, l’étreignant tendrement. Il m’a manqué plus que ça, même… Lorsqu’on se recule, je souris comme un véritable demeuré. « Je vais enfin pouvoir mettre des images sur le mot Lucan ! » Son sourire me trouble un peu. J’ai l’impression d’avoir fait la meilleure chose de ma vie en lui proposant de venir. Et, dans le fond, je crois que c’est le cas. Pour moi, en tout cas, sa présence veut dire beaucoup. Je ne l’ai pas fait, cet été. Je ne lui ai même pas demandé s’il voulait me rejoindre ici. Alors que là, ça a été une évidence. J’ai confiance, j’imagine. Ou du moins, je recommence sérieusement à le faire. « Ooooouh, fan-tas-tique… » Je me moque gentiment, en souriant de plus belle. Rien de méchant ni de réellement moqueur d’ailleurs. C’est taquin. C’est… c’est un peu nous. Mais je reprends très vite mon sérieux. « Je suis heureux que tu sois là. » Et ce mot, heureux, n’est pas choisi au hasard. Ça fait des mois que je ne me suis pas senti aussi bien, j’ai juste envie de rire, de sourire, de plaisanter. J’ai juste envie de vivre pour de vrai, en réalité. Depuis que je suis rentré, j’ai l’impression que tout va bien. Ou presque… Le plus gros soucis de mon existence est d’avoir un abruti de frangin qui ne supporte pas que l’amour de ma vie ne soit pas une fille. Après tout ce qu’on a eu à traverser, je peux vous dire que je m’en balance royal ! Tout le reste est juste parfait. C’est très bizarre à dire après ces derniers mois mais… J’aime ma vie, sincèrement. Depuis quelques jours, je respire enfin librement sans penser à rien d'autre qu'à des problèmes idiots comme le fait de ne pas avoir emballé mes cadeaux à quelques heures de les foutre sous le sapin ou craindre de prendre cinquante kilos en reprenant douze fois de la bûche. Pas de mort imminente ni de traumatisme insurmontable. Je suis un môme comme un autre et c'est juste génial.

Je caresse amoureusement la joue de Milo et laisse mes doigts glisser dans son cou. Je me perds une seconde dans la contemplation de son visage, chaque trait, chaque geste... Il est beau. Il est vraiment beau. Je ne me lasserai jamais de le dévorer des yeux. Je ne sais pas comment j'ai fait pour séduire un dieu pareil mais je ne vais certainement pas m'en plaindre. Je vis un rêve éveillé. C'est un mélange de sensations grisant. Son parfum mêlé aux odeurs rassurantes de chez moi, son image dans un décor familier... J'aime ce moment. Je n'ai pas vraiment eu le temps de réaliser quand on est venus poser ses affaires, tout à l'heure, j'ai fait exprès qu'on s'attarde pas, mais là, je profite pleinement... J'ai un peu de mal à reprendre contact avec la réalité mais, petit à petit, je réalise qu'on est toujours plantés à deux pas de la porte. Je me sens un peu con, j'avoue, mais je le vis relativement bien. C’est pas tout mais il faudrait peut-être bouger de l’entrée, quand même. Alors, à contre-coeur, je m'éloigne un peu. Juste un tout petit peu, ne m'en demandez pas trop non plus... « Allez, viens, il paraît qu'on a un nouvel an à fêter… » Sur quoi j’attrape sa main et le tire jusqu’au salon, juste à côté. J’agite discrètement ma baguette en passant la porte, levant ainsi le sortilège de désillusion (merci Winslow pour l’entraînement pas si inutile que ça) que j’ai galéré à lancer sur le dîner romantique que j’ai préparé avant d’aller le chercher. Après tout, ça faisait partie du contrat signé à Londres, non ? Normalement dans une salle abandonnée mais j’avais pas de salle abandonnée sous la main… Ma journée entière n’a servi qu’à ça : lui réparer un réveillon aussi agréable que possible. Qu’il ne regrette pas d’avoir abandonné sa famille pour me retrouver. Et entre deux recommandations bateau, ma mère n’a pas hésité à mettre la main à la pâte, prenant le risque de se tâcher alors qu’elle était tirée à quatre épingles. Cuisiner pour lui et avec elle, c’était un peu le meilleur moment de mes vacances, je crois. Après qu’il m’ait sauté au cou à mon arrivée, peut-être… La table de la salle à manger n’a pas grand chose à envier à un restaurant tant j’ai fait bien attention en la dressant, chandelles et bouquet de fleurs en papier soigneusement confectionnées par Aiobheann en prime. Ça n’est pas parfait, j’en ai bien conscience mais je sais pertinemment que j’aurais pu difficilement faire mieux. « Si Monsieur veut bien s’installer… » Je lui désigne le canapé et la table basse où nous attend un apéritif digne de ce nom. Il faut tenir jusqu’à minuit, après tout, alors autant perdre un max de temps possible…
Made by Neon Demon



Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6244-archibald-milo-de-baskerville-je-t-aime-bien-mais-en-cas-de-danger-je-te-sacrifie-directhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6295-archibald-milo-de-baskerville-le-titre-qui-tuehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6331-tybalt-se-chargera-de-m-apporter-votre-courrierhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6332-express-tybalt-se-chargera-de-m-apporter-votre-courrier

Arrivé(e) le : 05/01/2012
Parchemins rédigés : 5636
Points : 9
Crédit : Thomas Brodie-Sangster crédit : MOONY. ♥
Année : 6ème année (16 ans)

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Brooklyn ♥ Anoushka ♥ Naïa ♥ Blake

MessageSujet: Re: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 10 Jan - 14:08


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
Je hoche la tête en prenant un air contrit. Oui, je peux les comprendre, cela ne doit pas être facile de me supporter au quotidien. Sa famille ne m'a pas encore rencontré mais je les plains d'avance. Prochainement, ils vont avoir hâte de me voir partir au plus vite et de ne jamais vouloir me revoir. Mon nom les fera grimacer et ils attendront impatiemment que Dan leur annonce que nous ne sommes plus ensemble. Bien évidemment, je ne le pense pas vraiment ou plus précisément, c'est ce que je n'espère pas. Je ne peux pas prétendre ne pas avoir pensé à tout ça, mais avec angoisse. Est-ce qu'ils vont m'apprécier ? Je ne m'attends pas à ce qu'ils m'aiment tous ou qu'ils me considèrent tous comme un membre à part entière de leur famille à la première rencontre. Mais j'aimerais au moins qu'ils me laissent le bénéfice du doute et qu'ils se disent que Dan aurait pu tomber sur bien pire et que finalement, il n'a pas si mal choisi. Sans pour autant être aimé, j'aimerai au moins qu'ils m'acceptent. Je vais être rapidement fixé sur les angoisses qui me rongent lentement depuis quelques jours. Bientôt, je vais rencontrer une partie de sa famille et je vais devoir redoubler d'effort pour être le gendre idéal. Pas trop parfait sinon ils vont se sentir gênés et je n'ai aucune envie que nos différences sociales puissent jouer un quelconque rôle entre nous, et pas trop boulet pour qu'ils ne plaignent pas sincèrement Dan d'être tombé dans les filets d'un pauvre mec. Ca va être dur ! J'essaye de cacher mon angoisse pour ne me focaliser que sur l'instant présent. Je suis avec Dan, nous sortons d'un parc, main dans la main et nous rentrons chez lui. C'est tout ce qui compte en cet instant. Je ne veux pas gâcher nos moments ensemble par des pensées inutiles et angoissantes. Je veux pouvoir me dire que j'ai profité au maximum de nos moments et que je n'ai qu'une hâte, les réitérer. "Dites vous que vous faites dans le social, c'est très bon pour le karma !" Je pourrais dire également que cela aide grandement à acheter sa place au Paradis, mais je ne veux pas trop plaisanter avec la religion. Bien évidemment je suis conscient que cela ne fonctionne pas comme ça. J'ignore s'il y a réellement un Paradis et un Enfer, j'aime à croire en tout cas qu'il y a un après. Je crois en une force supérieur, appelé Dieu, mais qui pourrait porter un autre nom. J'aime à croire que les actes que nous faisons sur terre ont une importance pour plus tard, mais qu'une vie simple et sans calcul sera plus félicité qu'une vie où chaque geste ou chaque acte charitable sera soigneusement pensés pour gagner des points. Je sais que Dan ne croit pas en tout ça et je le respecte parfaitement, alors je garde cette petite plaisanterie pour moi.

Nous montons dans un bus qui nous amène, selon Dan, jusqu'à chez lui. J'ignore le numéro du bus, ni sa direction, mais je le suis sans sourciller. On ne peut pas réellement dire que je suis très habitué des transports en commune, j'utilise le transplanage, la poudre de cheminette ou les taxis. Proposer à ma grand-mère de prendre le métro serait comme un acte de guerre. Alors je me sens un peu bête, à ne pas savoir ce que je suis censé faire. Mais je fais entièrement confiance en Dan et imite chacun de ses gestes quand cela devient nécessaire. C'est assez étrange de me mêler à la population de Lucan mais loin d'être désagréable. Nous nous installons sur des sièges et nous passons le reste du trajet à discuter de tout et de rien en nous amusant distraitement avec nos doigts. C'est très agréable d'être de nouveau baignés dans la normalité la plus totale. Nous ne sommes plus deux élèves de Poudlard mais uniquement Dan et Milo. Me promener main dans la main avec lui, dans sa ville est aussi agréable que grisant. Mais je ne peux m'empêcher de regarder les filles que je croise en me demandant si elle a fini dans son lit ou pas. Lui n'y prête aucune attention, ce qui me rassure un peu. Je crois que s'y j'avais senti une certaine gêne ou inquiétude de sa part, je serais vraiment mal à l'aise et n'oserais pas le prendre par la main en public, ne voulant pas lui attirer des ennuis ou le gêner plus encore. Je sais que tout cela est de l'histoire ancienne, je n'ai aucun doute sur cela, mais je ne suis pas ici pour lui amener des ennuis, loin de là même. Surtout que ça risque de leur faire bizarre à tous de le voir au bras d'un garçon, même si je ne doute pas un instant que certains, pétris de mauvaises intentions, penseront que Dan me manipule pour obtenir mon argent. Mais je sais que c'est faux, je n'ai jamais songé à ça et ça n'arrivera jamais. Nous finissons par descendre du bus pour rejoindre son appartement, au troisième étage de son immeuble.

La montée fut assez rapide, malgré l'intervention de sa voisine. Dan n'avait pas l'intention de lui accorder plus d'attention que nécessaire et nous voilà rapidement dans son appartement. Cela ne me pose aucun problème mais cela ne m'aurais pas non plus dérangé s'il avait pris plus de temps à répondre à la mère de la meilleure amie de Shawna. Mais j'oublie assez rapidement cette brave dame trop pipelette et je me focalise sur le baiser que m'offre mon adoré. J'y réponds avec grand plaisir et trouve cela plus qu'agréable de sentir ses mains se poser sur ma taille tandis que j'entoure son cou de mes bras. Il se moque gentiment de moi et je ne trouve d'autre réponse qu'un bon tirage de langue en règle. Oui, très mature n'est-ce pas ? Nous sourions de bon coeur et mon sourire ne fait que s'accentuer quand je l'entends dire qu'il est content que je sois ici. Moi aussi je suis content, je suis fou de joie même. Ca signifie beaucoup, mine de rien, surtout après tout ce qu'on a vécu ensemble. On aurait pu se retrouver dans cette situation un bon paquet de fois, si les choses s'étaient déroulées normalement. En théorie, durant les vacances d'été, on aurait pu rencontrer mutuellement nos parents, même si ce fut le cas avec les miens. Mais la situation délicate dans laquelle nous nous sommes retrouvées ne nous a pas aidé à faire les choses comme on l'aurait aimé. Il avait besoin de temps et je le comprends parfaitement. Il n'était certainement pas sûr que notre histoire fonctionne vraiment ou n'était pas prêt à me présenter à sa famille. Je ne lui en veux pas, je n'ai pas envie de le forcer à quoi que ce soit. Tout ce qui compte c'est qu'aujourd'hui, je vais pouvoir rencontrer sa famille et je suis enfin là où il vit, quand il n'est pas à Poudlard et ça, c'est merveilleux ! "J'ai ramené un paquet de chocolat, un assortiment. J'ai entendu dire que c'étaient les meilleurs de Londres, j'espère qu'on ne m'aura pas menti ! " Je ne savais tellement pas si tout le monde était gourmand ou pas ou ce qu'ils mangeaient que j'ai pris un gros paquet, avec divers types de chocolats, dans l'espoir qu'au moins tout le monde en aimerait une sorte. Et vu que je ne pouvais pas en manger, j'avais fait confiance en la vendeuse pour faire le bon choix ! "Ta mère aime les plantes ? Parce que j'ai empoté pour elle une de mes plantes préférées et lui ai indiqué ce dont elle avait besoin pour bien s'épanouir mais si elle n'aime pas les plantes, je ne vais pas l'encombrer inutilement." J'amène toujours des plantes aux gens, c'était une de mes habitudes, mais je ne forçais jamais personne à les accepter. Je préférais encore repartir avec ma plante plutôt que de me dire qu'elle allait mourir dans d'atroces souffrances parce que la personne n'allait pas s'en occuper ! Je préférais un refus poli qu'une acceptation forcée. Je serais tellement malade de chagrin à l'idée de savoir qu'un de mes bébés était mort ...

Nous sommes toujours à l'entrée, nous n'avons pas bougé. Je sens ses doigts glisser sur ma joue et je profite de ces caresses avec grand plaisir. J'aime quand il me regarde comme ça, je me sens l'être le plus beau et le plus chanceux au monde. Je profite de cet instant pour le détailler à mon tour, le trouvant chaque jour plus beau que la veille. J'aime d'autant plus qu'il a retrouvé le sourire et qu'il donne l'impression d'être de nouveau bien, presque heureux ? C'est ce que je souhaite le plus au monde, qu'il soit heureux. L'idéal serait qu'il le soit avec moi, cela va s'en dire, mais si je dois me rendre à l'évidence que ce n'est pas possible, alors peut-être un jour aurais-je la force de le laisser partir, le coeur en miette certes, mais persuadé au fond que j'aurais fait le meilleur choix possible pour lui. Parce qu'il mérite sincèrement d'être heureux ! "Ah bon ?!" Dis-je en prenant un air étonné, comme si je n'étais pas au courant que nous étions le 31 décembre et que nous allions passer la nouvelle année ensemble. Après je dois avouer qu'avec l'arrivée de Billie, les jours sont passés très vite et j'en aurais presque oublié que nous allions fêter le nouvel an, mais tout le monde en parle tellement que l'oubli est vite chassé. Les gens n'avaient que ça dans la bouche dans le bus, c'était assez amusant à voir. J'ignore ce qu'il m'a réservé, pour être honnête, mais même une soirée banale devant la tv ou autre ne me dérangerais pas le moins du monde. Le plus important, en cet instant, c'était la personne avec qui je passais ce moment, pas le moment lui-même. Il m'attrape la main et m'entraîne à sa suite dans une autre pièce. Je découvre qu'il s'agit du salon et qu'une belle surprise m'y attend. Wouhaa, j'en reste sans voix. C'est la première fois qu'on se donne autant de mal pour moi et pourtant dieu sait que Dan s'est toujours donné beaucoup de mal pour me faire plaisir. Je sens mes joues rougir de plaisir, mon coeur battre plus vite de joie et mes yeux piquer sous l'émotion. Non, je ne pleurerais pas, mais je ne prétends pas ne pas forcément en avoir envie ! Je suis définitivement trop sensible comme garçon ! Je vois le bouquet qui trône fièrement sur la table et je ne peux m'empêcher de m'en approcher pour le voir de plus près. C'est un bouquet en papiers, confectionné main, c'est tellement parfait que j'en suis tout retourné ! "Tu as fait toi-même le bouquet ?!" Dis-je tout étonné et émotionné. Non mais cette journée est littéralement parfaite en fait. Tout est parfait. Lui, le dressage de la table, l'odeur qui m'arrive aux narines, l'apéritif qui nous attend vers la table basse ... tout ! "Tu as fait tout ça pour moi ?! C'est ... parfait .... tout simplement parfait !" Dis-je en m'approchant de lui pour l'embrasser comme jamais je ne l'avais embrassé alors. On pouvait sentir l'amour et la passion dans ce baiser. Tout était parfait ! Je finis par le lâché, les yeux brillant d'émotion et je m'installe docilement sur le canapé, sourire accroché aux lèvres, incapable de ne rien d'autre que d'être heureux.

©️ 2981 12289 0



Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6239-rioghbhardan-i-m-not-your-boy-toyhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6299-rioghbhardan-you-better-believe-that-i-want-you-and-you-need-mehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6300-rioghbhardan-declarations-d-amour-uniquementhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6301-rioghbhardan-rien-de-professionnel-merci

Arrivé(e) le : 03/06/2015
Parchemins rédigés : 4589
Points : 11
Crédit : (c) anonyme (Google)
Année : 7ème année - 19ans

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Bien sûr, on le commence quand ?
D'autres comptes ?: Skat Cunningham

MessageSujet: Re: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Dim 14 Jan - 19:58


home is where you are
Milo & Rioghbhardan

Ça me fait rire de nous imaginer au bord du désespoir à la simple idée de l’avoir à nouveau avec nous. Sérieusement ? Je suis au bout de ma vie pour chaque heure passée loin de lui mais pourquoi pas. Et puis, eux, j’aime à croire qu’ils l’apprécieront et qu’ils seront toujours contents de le voir débarquer, ne serait-ce que parce que je serai aux anges à chaque fois. Et puis, c’est le gendre idéal, en toute objectivité. Dans tous les cas, mieux vaut qu’ils l’aiment bien parce que j’ai pas l’intention de le lâcher demain. Je ne sais pas vraiment comment ça se passera l’année prochaine mais je ne vois pas notre histoire comme une amourette d’ados. Je veux dire, c’est sérieux. J’ai l’impression qu’il n’y aura jamais personne d’autre dans ma vie. Je crois que s’il me demandait de tout plaquer sur le champ pour faire réellement ma vie avec lui, je n’hésiterais pas bien longtemps. C’est con d’être sûr de moi à mon âge ? Certains diront que c’est parce que c’est mon premier amour... Moi je sais que c’est parce que c’est le bon. Le seul. Et si par malheur ça n’est pas le cas... Non, non ! Ça sera le cas. Forcément. Ce sera pas facile pour toujours mais on s’en sortira. Sa tête me tire un nouveau rire alors que je resserre mon étreinte sur ses épaules. J’ai l’impression que je fais que ça depuis quelques heures : rire. On est loin de l’angoisse qui pouvait régner dans les couloirs de Poudlard. « Dites vous que vous faites dans le social, c'est très bon pour le karma ! » Je ris de plus belle. Mais qu’est-ce qu’il est bête ! Je suis sûr que, dans le fond, on fait déjà dans le social. Vu les cas qu’on se tape dans la famille, je vous jure qu’on devrait avoir une récompense pour ne pas en avoir abandonnés quelques-uns au bord d’une route ! Je hoche néanmoins la tête. Je suis certain que tout le monde sera ravi d’apprendre que sa présence nous fait faire notre bonne action du jour, tout ça tout ça. Franchement, si ça peut motiver pour qu’on l’adopte, je dis oui ! « Non mais cherche pas, même avec cette idée ce sera dur, très dur. » Je prends un air exagérément désespéré et finis par ricaner au bout de deux secondes. En même temps, c’est tellement pas crédible comme truc… S’il y a bien une personne facile à vivre sur cette planète, c’est lui ! Je parle en connaissance de cause évidemment. Et je suis certain qu’il sera encore plus parfait avec ma famille qu’il ne l’est avec moi. En attendant, je l’entraîne dans la rue d’à côté puis à l’autre bout de la ville pour rentrer à la maison. Mais dès que mon regard se pose sur lui, c’est un peu la même rêverie qui reprend. J’ai du mal à réaliser pleinement qu’il est là. Pourtant, ça fait quelques heures maintenant mais non, rien à faire… Ce sera encore pire quand mes parents rentreront, je pense… Parce que finalement, je n’ai rien à « officialiser » avec le Tout Lucan. Je m’en fous de leur avis. Si on croise mes amis, à la limite, je dis pas, mais même s’ils n’approuvent pas, ça ne changera pas le cours de mon existence… Mais mes parents… C’est agréablement stressant. Je ne sais pas vraiment ce que j’attends, en réalité. Leur bénédiction ? Ça fait un peu pompeux. Qu’ils le prennent pour l’un des nôtres ? Pour une première rencontre, j’aurais un peu peur de le faire fuir… Je sais vraiment pas. J’imagine que je le saurai quand ils me l’auront foutu devant les yeux. Parce que je ne doute pas une seule seconde qu’ils le feront.

La porte se referme derrière nous. Le monde disparaît une fois de plus. Comme souvent. Et je crois que c’est ce que je préfère, en réalité. Notre intimité. Je déteste le partager. C’est mal ? Sûrement… Mais je sais pas faire autrement. L’an dernier, il n’était qu’à moi, ou du moins j’en avais l’impression, alors devoir apprendre à faire avec la présence de tout le monde et n’importe qui, c’est vraiment compliqué. Trop compliqué, même, en réalité. Monsieur me fait part de sa désapprobation en me tirant la langue. Pour toute réponse, je lève les yeux au ciel avec tout le désespoir du monde au moins. Non mais quel gamin j’ai à supporter, hein, sérieusement ! Comment voulez-vous que je m’en sorte, moi ?! En vrai, il m’amuse, mon gamin. Je le trouve affreusement attendrissant quand il prend des airs et des réactions d’enfant comme ça. C’est sûrement en partie pour ça que je me sens si à l’aise avec lui. Parce qu’il ne se prend pas la tête et pas trop au sérieux. C’est agréable. J’ai le droit d’avoir cinq ans, il ne perdra pas son temps à me juger. « J'ai ramené un paquet de chocolat, un assortiment. J'ai entendu dire que c'étaient les meilleurs de Londres, j'espère qu'on ne m'aura pas menti ! » J’aurais pu dire ce que je voulais, de toute façon, il n’en aurait fait qu’à sa tête alors… Je suis sûr qu’ils seront délicieux, ses chocolats. Et qu’il va falloir les planquer si on veut les voir survivre plus de dix minutes avec la bande de goinfres qui me sert de fratrie. Quoi que je ne ferai peut-être pas vraiment confiance à mon beau-père non plus sur ce point. Déjà condamnés, les pauvres, je suis sûr. Je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche que Milo reprend déjà. Ce qui me fait sourire bêtement. J’aime l’entendre. Il a une jolie voix. Je veux bien qu’il parle tout seul jusqu’à ce qu’il rentre, ça me va. Juste pour l’entendre encore et encore. Bon, je doute qu’il soit d’accord, bien sûr mais est-ce que c’est ma faute s’il est contrariant ? « Ta mère aime les plantes ? Parce que j'ai empoté pour elle une de mes plantes préférées et lui ai indiqué ce dont elle avait besoin pour bien s'épanouir mais si elle n'aime pas les plantes, je ne vais pas l'encombrer inutilement. » Sa question me laisse un peu idiot. Est-ce que ma mère aime les plantes ? Je sais pas. Je sais qu’on a pas grand chose ici. On avait un cactus avec Jackson et Brady quand on était mômes mais je sais pas ce qu’il est devenu. Il est plus ici en tout cas. Il a dû mourir. Ça meurt ces choses-là ? « On a une plante… Un truc avec des fleurs l’été… Je crois que c’est Patrick qui lui a offert pour la Saint-Valentin, une fois. Ça fait un bail et elle est encore encore là. Vivante et tout. Ça compte comme « aimer »…? » Je hausse les épaules sans trop savoir. En tout cas, elle l’a pas tué quoi. Ni laisser mourir. Ni achever sauvagement parce que ça la faisait chier. « Sérieux, faudrait que tu lui demandes, je suis pas franchement calé sur le sujet. » Ce qu’elle aime comme vêtements ou le parfum qu’elle porte, je sais, mais alors ça… Je sais pas si elle s’en occupe parce que c’est une plante ou parce que c’est un cadeau de son mari. Et j’ai jamais posé la question parce que, jusqu’ici, ça n’avait aucune espèce d’importance. « Mais l’attention est juste adorable. » Ce qui, entre nous, ne m’étonne pas le moins du monde.

J’oublie un peu tout le temps d’une véritable noyade dans son regard. Jusqu’au fait qu’on est plantés comme deux idiots au beau milieu de l’entrée. On ne va peut-être pas passer notre soirée ici. Je lance vaguement l’idée, à demi-mot, bien conscient qu’il n’aura rien contre l’idée, évidemment. « Ah bon ?! » Je hoche la tête comme si je venais de lui faire la révélation du siècle. Eh oui, étonnant qu’on soit le dernier jour de l’année, hein ? En même temps, les deux filles assises devant nous, dans le bus, n’ont pas arrêté d’en parler. De leur soirée, de leur robe, d’un certain Tyler qui avait intérêt à être présent… Difficile de passer à côté ! Alors je reprends doucement mes distances et l’attrape par la main pour l’embarquer à côté. Je ne sais pas vraiment ce qu’il aurait voulu pour cette soirée alors, forcément, je suis pas très tranquille. Et s’il aurait préféré qu’on bouge ? Ou que ça ne lui plaisait pas ? Je sais pas. Peut-être que j’aurais dû lui poser la question ? Mais ça n’aurait plus vraiment été une surprise… Je ne me suis pas posée la question une seule fois de toute la journée et voilà que, maintenant, je m’inquiète comme un con. C’est plus trop le moment pourtant ! Son silence me met un peu mal à l’aise mais en risquant un regard vers lui, je ne peux que remarquer que ça a plutôt l’air de lui aller. Ses joues toutes rouges me font rougir à mon tour. Sa main lâche la mienne pour aller faire un tour vers la table. Je le laisse faire sans bouger, le suivant simplement des yeux. « Tu as fait toi-même le bouquet ?! » Je secoue doucement la tête, pas très enclin à m’offrir les mérites d’Aoibheann. J’avoue qu’elle a vraiment géré sur ce coup-là ! Et dire qu’elle est partie un peu désespérée parce qu’elle aurait aimé en faire plus mais qu’elle n’avait pas eu le temps… Je le trouve très bien comme ça, perso. Elle est plutôt douée, quand elle veut. « C’est ma soeur. » Comme si, dans cette famille, ça suffit à savoir de qui je parle… Qu’importe. « Elle trouvait ça tout vide et voulait aller chercher au moins une fleur à mettre dans un vase pour décorer. Je lui ai expliqué que c’était pas une super idée alors elle est partie dans sa chambre, je croyais qu’elle boudait donc j’ai pas fait gaffe mais elle est revenue avec ça. T’aimes bien ? » J’ai trouvé le geste super mignon mais peut-être que lui trouve ça juste un peu culcul en fait… C’est pas impossible… C’est ma soeur, peut-être que je suis pas particulièrement objectif en même temps… Venant d’un autre môme, j’aurais peut-être ricané en disant que c’était nul, j’en sais rien… Mais quand même, il est bien fait son truc. Il revient sur ses pas et s’approche de moi. Mon coeur s’emballe un peu juste de le voir arriver. « Tu as fait tout ça pour moi ?! C'est ... parfait .... tout simplement parfait ! » Je hausse maladroitement les épaules. Je suis aux anges, vous imaginez bien, mais tout de même… C’est un peu impressionnant. Ça met grave la pression. Faut que le dîner lui plaise et qu’on s’engueule pas et tout et tout… Mais non. Il n’y a pas de raisons. Tout va bien se passer et on aura le droit à un moment génial. Des retrouvailles merveilleuses. Ses lèvres se posent sur les miennes en me tirant un frisson interminable. Je me perds littéralement dans cet échange, y répondant avec tout l’amour du monde. Lorsqu’il se recule, je ne peux m’empêcher de sourire de l’air le plus débile que j’ai jamais eu. Un véritable imbécile heureux. Je retourne le nuage sur lequel j’ai flotté pendant près d’un an. Je suis bien. Et je crois que ça se voit. « Si tu m’embrasses comme ça à chaque fois, je vais penser sérieusement à faire ça tous les soirs. » Les battements de mon coeur peinent à ralentir. Il est perturbant, ce garçon, vraiment. Il reprend ses distances et va s’installer sagement sur le canapé. « Tu veux boire quoi ? » Mon regard revient sur lui toutes les deux secondes pendant que je fais le service, admirant avec un plaisir même pas dissimulé le sourire qui étire ses lèvres. Je finis par m’asseoir à ses côtés, laissant un minimum de distance entre nous, juste assez pour qu’on se ne gêne pas au moindre geste. « Finalement, t’as fait quoi de tes vacances ? Je me suis arrêté à Noël, plus ou moins… Et avec Billie, c’était bien ? Je veux tout savoir ! » En attendant le jour où on aura des vacances communes et autant de temps passé ensemble, il va être obligé de jouer les conteurs…
Made by Neon Demon



Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6244-archibald-milo-de-baskerville-je-t-aime-bien-mais-en-cas-de-danger-je-te-sacrifie-directhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6295-archibald-milo-de-baskerville-le-titre-qui-tuehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6331-tybalt-se-chargera-de-m-apporter-votre-courrierhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6332-express-tybalt-se-chargera-de-m-apporter-votre-courrier

Arrivé(e) le : 05/01/2012
Parchemins rédigés : 5636
Points : 9
Crédit : Thomas Brodie-Sangster crédit : MOONY. ♥
Année : 6ème année (16 ans)

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Brooklyn ♥ Anoushka ♥ Naïa ♥ Blake

MessageSujet: Re: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   Mer 17 Jan - 14:44


❝ Home is where you are ❞Dan & Milo
"D'accord ... Je suppose qu'acheter votre Salut au Paradis grâce à cette bonne action ça n'aidera pas mieux ... Bon ben j'ai plus rien en stock, faudra faire avec !" Dis-je d'un ton qui se voulait sérieux avant d'éclater de rire à mon tour. Il est évident que ça n'achètera pas leur Salut au Paradis, si c'était aussi simple tout le monde le ferait. Pour être honnête, je ne suis même pas sûr de savoir comment tout cela fonctionne. Et je crois que je n'ai pas vraiment envie de chercher, je préfère naïvement me dire qu'il suffit d'être soi-même, de vivre dans la bonté et l'amour, d'aider son prochain quand on le peut, pour le plaisir du geste et non pour ce que ça pourrait rapporter. Je sais que tout cela sonne nianian à souhait et que c'est bien plus facile à dire qu'à faire. Je sais que je ne suis pas toujours facile à vivre et qu'en toute honnêteté, je pourrais être capable de laisser quelqu'un dans les ennuis pour sauver ma propre peau. Cette certitude, je l'ai toujours eu, mais on ne peut nier le fait qu'elle a été mise à mal ces derniers mois. Aujourd'hui, je ne sais plus trop si je dois toujours me considérer comme un gros lâche qui préfère penser égoïstement à lui plutôt qu'aux autres ou alors si j'aurais le réflexe de tenter d'aider les autres malgré ma peur. Et pour être honnête je ne suis pas vraiment pressé de le découvrir. Je crois que je préfère vivre dans l'ignorance, c'est mieux et moins dangereux. Mais tout cela ne reste pas bien longtemps dans mon esprit, je ne suis pas ici pour me prendre la tête mais plutôt pour profiter de chaque instant qu'il m'est offert avec Dan. Alors je quitte le parc sans un regard en arrière et je le suis docilement jusqu'à un arrêt de bus. J'aime marcher en le sentant tout contre moi. J'aime pouvoir marcher dans les rues de sa ville, main dans la main ou son bras autour de son épaule, cela me donne l'impression d'être un conquérant. C'est un peu stupide, j'en conviens, mais je ne sais pas, je me sens presque fière d'avoir réussi là où beaucoup on échouait. J'ignore si les filles avec qui il a couché avait vraiment envie d'être avec lui ou s'il servait juste de substitut ou un truc du genre, tout ce que je sais c'est que ça doit leur faire un choc de le voir au bras d'un garçon. Est-ce que l'idée que j'ai pu le payer pour me pavaner dans les rues avec lui leur serait venue en tête ? Peut-être, mais on sait tous les deux que c'est faux et c'est certainement le plus important. A force de me voir - et j'espère que ce sera souvent - elles finiront par se dire qu'on est vraiment amoureux et que sa vie d'avant est terminée. Sinon elles vivront dans leur jalousie, dans un cas comme dans l'autre, je m'en remettrais très bien !

Nous voilà chez lui, toujours dans le hall d'entrée. On pourrait y rester des heures que ça ne me dérangerais pas. Après tout, s'il est là, c'est le plus important non ? On se taquine quelques instants avant que je lui dise que j'ai ramené quelques petites attentions à sa famille. Je ne voulais pas arriver les mains vide, quoi qu'en dise Dan. Oui, certainement qu'ils ne l'auraient pas mal pris mais quand même. D'une part, ça ne se fait pas et d'autre part c'est Noël, ça craint encore plus. Et puis si ça faisait 10 ans qu'on se connaissait, je ne dis pas que je ne pourrais pas me permettre d'arriver les mains dans les poches, mais c'est la première fois que je viens et j'ai envie de faire bonne impression, alors je dois bien avouer que je mets toutes les chances de mon côté. Est-ce qu'on peut voir ça comme une tentative de fraude ? Une sorte de pot de vin ? Si vous m'aimez, je vous en ramènerais plus ? Oui, peut-être que sans vraiment le vouloir, je tente de leur graisser la patte, mais est-ce vraiment un mal ? Etant donné que je ne les connais pas et qu'on est dans la période, j'ai choisi des chocolats. En général ça fait plaisir à peu près à tout le monde. J'ai tenté de prendre le plus de variété possible histoire de ne pas froisser quelqu'un. Et j'ai choisi une petite attention particulière pour sa mère. Peut-être parce qu'en toute honnêteté c'est son jugement qui m'effraye le plus et qui compte le plus à mes yeux. Je sais qu'il tient à elle et qu'il est proche d'elle, même s'il a dû mal à l'avouer, alors j'ai envie qu'elle m'aime et qu'elle se dise que certes, elle n'aura pas le droit à une merveilleuse belle-fille, mais qu'un beau-fils c'est peut-être pas mal non plus finalement. Peut-être que le sourire de son fils suffira à briser toutes ses barrières et m'accepter comme je suis, accepter notre couple. "Je ne sais pas ... en fait je serais tenté de dire oui mais pour le coup je ne sais pas si c'est l'attention en elle-même qu'elle aime ou la plante. Mais tu as raison, je le lui demanderais, ça sera peut-être plus simple ! " Le fait qu'elle n'en ait qu'une n'est peut-être pas forcément bon signe en soit, ça tend à prouver que ça ne l'intéresse pas particulièrement. Après si ça fait des années qu'elle l'a, ça tend quand même à prouver que malgré tout, elle redouble d'effort pour la garder en vie, ce qui est toujours ça de pris. Alors peut-être qu'elle aime bien les plantes me ne serait pas où les mettre ou n'a jamais le temps d'aller en acheter d'autres. Ou alors peut-être qu'elle garde celle que Patrick lui a offert parce que c'est lui mais que c'est plus une faveur pour le geste touchant qu'autre chose. Je lui poserais la question sans lui dire que je lui en ai ramener une, histoire qu'elle ne se sente pas prise au piège, à accepter un cadeau qui ne lui fait pas forcément plaisir.

Je souris quand il me dit que l'attention est adorable. Je la trouve plutôt égoïste, je veux qu'elle m'aime et je ferais tout pour que ce soit le cas. Après je ne dis pas que je n'aime pas faire plaisir et que ça ne me feras pas plaisir de voir leur sourire illuminé leur visage en voyant les chocolats, mais plus je les mets dans de bonnes dispositions et mieux cela vaudra pour moi. Mais qu'importe mes raisons, je suis content d'être ici, avec lui et je sais que quoi qu'il arrive, il me donnera inconsciemment la force de tout affronter. Nous nous abandonnons quelques instants dans la contemplation de l'autre avant qu'il m'entraine dans le salon où une surprise m'y attend. Il m'a préparé un repas pour ce soir. Un dîner en amoureux, vous vous rendez compte ? Je sais qu'on en a déjà parlé plusieurs fois, plaisantant sur le sujet, mais je ne m'attendais pas à découvrir ça ce soir. Je suis ultra content et touché et je me trouve être le garçon le plus chanceux du monde. Au diable les grosses soirées entre amies ou les repas interminables en famille. Je ne veux que lui et son repas préparé à mon attention. Je me dirige vers la table parce qu'un détail à attiré mon attention. Un bouquet en papier confectionné main, trônant au milieu de la table. Je lui demande si c'est lui qui l'a fait et il m'avoue que c'est sa soeur. "Ta soeur ? Tu veux dire celle qui me fait des dessins à la fin de tes lettres ? " Oui parce qu'on ne peut pas dire que des frères et des soeurs, il n'en a pas plusieurs, alors il faut arriver à se resituer derrière. En tout cas si on parle de la même petite puce, elle a vraiment fait un travail extraordinaire, je suis épaté. "J'adore vraiment ! Elle a fait un magnifique bouquet ! Je suis vraiment touché !" Et il me connaît suffisamment pour savoir que je le pense sincèrement. Je ne le dis pas juste pour le plaisir de le dire ou pour faire plaisir, je le pense sincèrement. Le fait qu'il n'ait pas choisi de couper de pauvres fleurs me touche déjà beaucoup, ça prouve qu'il m'écoute et qu'il sait que ça m'aurait fait de la peine, même si l'attention était honorable, je n'aurais pas forcément aimé. Mais qu'en plus sa petite soeur décide que si elle ne peut pas couper des fleurs, elle en créera elle-même, c'est génial.

Je m'approche de lui pour l'embrasser tendrement. Je suis encore plus amoureux que jamais de lui et je ne pensais sincèrement pas ça possible vu que je l'aime comme un fou. Et pourtant, il arrivera toujours à m'épater. Je souris à sa remarque, rougissant encore un peu. L'émotion, que voulez-vous, je vais certainement le faire inconsciemment toute la soirée, j'espère que vous êtes prêts ! "Si j'ai le droit à ça tous les soirs, compte sur moi pour t'embrasser tout le temps !" Ce qui serait peut-être un peu contre-productif, ne pensez-vous pas ? Parce que si je passe ma journée à l'embrasser - ce qui ne me gênerais pas autre mesure, cela va s'en dire - il n'aura jamais le temps de cuisiner derrière. Enfin bon, rien que l'idée est séduisante, même si elle ne se réalise jamais, je pourrais toujours penser à tout cela en repensant à ce soir. Je m'installe sur le canapé, le sourire aux lèvres, content. Il me demande ce que je veux boire et là je reste sans voix quelques instant. Il me prend un peu de court. Je prends quelques instants pour regarder un peu le choix qui se trouve sur la table basse. "Je veux bien un verre de jus d'orange !" De base je ne suis pas tourné vers l'alcool. Avant la soirée avec Casey, je n'avais jamais bu une goutte d'alcool et cela ne me manquait pas le moins du monde. Que les autres aiment ça et en boivent dès qu'ils en ont l'occasion, grand bien leur en fasse mais je n'y tenais pas particulièrement de mon côté. Je ne dis pas que je n'ai jamais été curieux de savoir quel goût ça à, bien entendu, mais l'occasion ne s'était jamais vraiment présentée jusqu'à présent et je n'avais aucune envie de la provoquer. Mais depuis le fameux soir où on a bu un verre avec Casey, je ne veux plus jamais en reboire de ma vie. Peut-être que le dégoût finira par passer mais mon dieu que j'ai été malade. Pourtant je n'ai pas bu grand chose, mais j'ignore si c'est parce que c'était de l'alcool fort de base ou parce que je ne tiens absolument pas, mais une chose est sûre, ce ne fut pas du tout une bonne expérience. "C'était génial, comme toujours. J'étais vraiment content de la voir... mes parents un peu moins tu t'en doutes !! Mais bon, ça c'est super bien passé. On n'a pas mal traîné en fait pour être honnête, on a rien fait de faramineux. On a passé un peu de temps dans ma serre, on s'est promené dans le village, Billie s'est fait rappelé au bon plaisir de certains ... On a regardé des films, des trucs dans le genre. Rien d'extraordinaire, mais c'était cool, ça faisait plaisir de se poser un peu. Et toi ?" Pour le coup, c'était vrai qu'on n'avait rien fait de sensationnel avec Billie. Mais c'était surtout pour le plaisir d'être ensemble et de rigoler ensemble qui comptait, plus que le fait de faire des trucs de ouf.

©️ 2981 12289 0



Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



CE QU'IL FAUT SAVOIR

PETIT +

MessageSujet: Re: Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Home is where you are — MILO & RIOGHBHARDAN (Lucan, Irlande)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudlard, 19 ans après. :: Autour du Monde :: 
Le Royaume-Uni
-
Sauter vers: