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 Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]

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MessageSujet: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Jeu 4 Jan - 1:45


Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets.
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J'avais l'impression de voler. Je n'étais ni sur un balai, ni dans les arbres, j'étais sur la terre ferme et pourtant j'avais l'impression que tout avait un goût de hauteur. En demi-pointe j'effectuai une pirouette les yeux fermés me laissant entrainer dans la douce danse enivrante du vent qui m'appelait comme pour que je le rejoigne. La jambe tendu, le dos courbé, le poignet brisé j'effectuai plusieurs tours avant de retomber en quatrième position. Mes yeux fermés ne m'empêchaient cependant pas de sourire et un voile lumineux s'abattit sur mon visage quand j'offris celui-ci au soleil qui brillait sur Poudlard aujourd'hui. Le vent effleurait ma peau et je continuai de danser avec le sourire au lèvres profitant du peu de temps en solitaire qu'il me restait le temps que mes amies finissent de s'entraîner. Au coin du terrain de Quidditch, tandis que les filles voletaient dans les airs pour s'entraîner, moi je gardais la tête dans les nuages mais les pieds sur terre. Je n'avais rien à faire ce matin alors quand les filles m'ont dit qu'elles allaient s'entraîner je n'ai pas hésité une seconde avant de leur dire que j'allais les rejoindre pour les regarder. Ceci dit après une demi-heure à avoir attrapé le tournis à force de regarder les balais valser dans les airs j'avais fini par moi aussi danser sur la pelouse en attendant que mes amies finissent. Déposant mes affaires et sol et dénouant dans un geste précieux le pendentif qui avait appartenu à ma mère j'avais revêtit de façon imaginaire mes demi-pointes et mon justaucorps pour virevolter dans l'ombre du terrain. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas étiré mon corps et les entrainements que je réalisai avec Billie me semblait lointain, il allait falloir que nous nous remettions ça un de ces jours. Changer de pied. Sauter. Tourner. Etirer. Plier et étirer. C'était sans doute la danse mon équilibre et malgré que je ne sois pas dans les airs, j'avais ma propre façon de voler. "Maddie attention!" J'ouvris les yeux brusquement et vit la balle, enfin le Souffle ou le-truc-dans-lequel-il-tapait-dedans-et-qui-faisait-mal foncer droit vers moi. Dans un geste de défense je me jetais sur le côté en plein dans mes affaires qui volèrent littéralement et s'éparpillèrent un peu partout sur le terrain. Aïe. Je me massai la tête et me relevai doucement. "Ne vous inquiétez pas, plus de peur que de mal!" Je souris et me relevai sans doute trop brusquement car un vertige me pris. Je fermai les yeux, me massai les tempes et souris à Roxy pour la rassurer. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète de trop ce n'était qu'une bosse tout au plus. Mais pour éviter que ma meilleure amie me traine de force à l'infirmerie et en quatrième vitesse, je m'assis gentiment et attendis quelques minutes afin que la douleur à ma tête se calme et que les filles aient finis car d'après ce que je voyais, elle en avait bientôt fini. "Maddie, tu viens?" J'hochai la tête, regrettant amèrement mon geste et entreprit de rassembler toutes mes affaires éparpillées partout. Roxy vint me donner un coup de main et une minute plus tard tout était plus ou moins en désordre dans mes bras. Souriant et prenant la bras de ma meilleure amie nous nous mîmes en direction de nos dortoirs.

Il fallait voir l'horreur de ma tête quand je passai devant le miroir du dortoir. Une trace de terre était en train de sécher sur ma joue, tendis que je semblais avoir perdue toutes mes couleurs et mes cheveux ne ressemblaient guère à autre chose qu'à une jungle emmêlée et en mauvais état. Je grimaçai et croisant le regard de Roxy éclatai de rire. Je ressemblais...à rien à vrai dire. Je passai une main dans mes cheveux et soupirai en rencontrant un noeud. Au grand mot, les grands remèdes. Allant chercher un élastique j'entrepris de faire une tresse avant de les nouer avec l'élastique. Rencontrant mon reflet dans le miroir je souris contente, avant que mon sourire ne s'efface d'un coup. Mon collier. Mon pendentif. Mon médaillon. Posant une main sur mon cou et ne rencontrant pas la surface métallique de mon bien le plus précieux ma tête me tourna. Où était-il? Où? Je me ruai vers mon lit où j'avais dépose mes affaires en arrivant. Je fouillai dans le bazar que j'avais mis dans mes feuilles. Où était-il? Où? Je renversai le contenu de mes affaires par terre et continuai à le chercher frénétiquement n'ayant que son image derrière mes rétines. Je tâtai mon cou une nouvelle fois. Je n'avais pas pu le perdre. Non je n'avais pas pu le perdre! Pas ce que j'avais de plus précieux au monde! Pas mon médaillon! Pas mon pendentif! Maman...Ma gorge se serra et les larmes me montèrent aux yeux. Je ne pouvais pas l'avoir perdue. Non. Tout mais pas ça. Paniquée je ne savais plus où donner de la tête. Je renversai l'intégralité de ma valise sur le sol. Pas là. Ni là. Je sentais la panique envahir ma poitrine. Où j'avais pu le mettre. Je l'avais avant d'aller au terrain. Je l'avais et...Le terrain! "Je reviens!" criais-je entre deux sanglots à mes amies. Le souffle court et les larmes aveuglant ma vue, je courrai dans les couloirs même si cela m'étais défendu. Tant pis. Je revoyais encore la balle arriver vers moi et moi qui essayait de l'esquiver. J'avais dû faire glisser mon médaillon et n'y avait pas penser. Comment avais-je pu être aussi bête! Comment avais-je pu oublier une partie de moi? Une larme dévala ma joue et je l'essuyai d'un geste précipitée. Vite.

J'arrivai paniquée au terrain et me mit à quatre patte pour le chercher dans l'herbe à l'endroit où il était tombée. Mais il n'était pas là. Pourquoi? Je l'avais perdue là pourtant. Pourquoi n'était-il pas là? Ma gorge me serrait et ma respiration était saccadée. Je voulais bien tout perdre mais pas mon médaillon. Pas la seule chose qui me reliait encore à mes parents. Pas mon porte bonheur. Pas ce pendentif qui me rendait plus forte, qui ne me faisait jamais abandonner, qui me rappelait combien ils m'aimaient. Pas mon médaillon. Je repris ma fouille mais je parvenais toujours à la même conclusion douloureuse. Rien. Rien sous mes doigts. Rien sous mes pieds. Rien sous mon ombre. Il n'était pas là. Un sanglot s'échappa de ma poitrine et je me relevai. Le coup de tout à l'heure me tourna la tête et je titubai sur quelques pas. Je rouvris les yeux quelques peu aveuglée par le soleil. Je séchais les larmes qui roulai sur mes joues. Il n'avait pas pu disparaitre, il était forcément là. Forcément! Je scrutais avec intention le terrain. Il fallait quelque chose de brillant. Quelque chose de petit et de brillant. Je passai plusieurs fois en revu le terrain et soudain je vis quelque chose briller dans la lueur du soleil. Là! Un soulagement envahi ma poitrine et je me précipitai vers la lumière. Ma lumière. Malheureusement le soulagement fut bien vite remplacée par un autre sentiment. Un autre sentiment quand je me précipitai vers la lueur, que je glissai sur une flaque de boue et que ma cheville vrilla sous le choc. Une douleur fulgurante m'arracha un gémissement plaintif et je tombai à genoux dans le boue. Ma cheville me lançait affreusement mais je tendis les doigts et attrapai la source de lumière. Un caillou. Mon champ de vision fut bientôt rempli par les larmes tandis que la douleur dans ma cheville ne cessée de me lancer douloureusement. Je m'assis à même le sol et lançai le caillou de toutes mes forces en colère contre moi et terriblement peinée. Terriblement malheureuse. Je l'avais perdue. Tout était de ma faute. Je passai une main sur mon visage laissant une trainée boueuse le long de ma joue mais je n'en avais rien à faire. J'avais perdu la seule chose qu'il me restait de mes parents et j'étais clouée sur le sol avec une cheville qui gonflait et qui me faisait atrocement mal. Comme si j'avais besoin d'une entorse en plus.

Je devais me montrer courageuse. Je mis tout mon poids sur mon autre cheville et tentée de me relever. Impossible, je retombai sur le sol dans un lourd fracas. Je ne retenais même plus les larmes qui refusaient de rester immobile dans mes yeux. Le soleil de mon rire de tout à l'heure avait volé en fumée derrière l'ombre des nuages qui pesaient sur mon coeur. J'avais perdue mon médaillon comme une idiote et il m'étais impossible de continuer mes recherches avec cette cheville foulée. Pourtant je devais continuer. Je ne pouvais pas abandonner. Ce pendentif était tout ce qui me restait. Tout ce qui me restait d'eux. Il fallait que je le retrouve. A tout prix.
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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Ven 5 Jan - 18:43


Madison & Irina

Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets


S’il y avait bien un aspect particulier qu’Irina adorait dans le fait d’être professeur de vol depuis quelques mois, c’était la vie qu’il y avait sur le terrain. De façon tout à fait normale, son accès était limité, les élèves étaient tenus de venir demander l’autorisation avant de venir s’entraîner ou voler…Rares étaient les fois où Irina refusait cette autorisation, d’autant que, la plupart du temps, elle était au terrain également, dans les vestiaires, avec des élèves, des joueurs des différentes équipes ou juste dans le petit bureau qui lui était attribué. Un vrai plaisir de pouvoir profiter du temps frais et sec de l’hiver et de voir l’intérêt que certains avaient pour la pratique du Quidditch ou, plus largement, pour le vol. C’est donc en toute logique qu’Irina s’installa, ce matin là, sur le petit bureau dont elle disposait. Situé au pied de l’une des grandes colonnes de gradins du terrain, il disposait d’une large fenêtre qui lui donnait une vue sur toute la pelouse ; elle avait également assez de hauteur pour lui permettre de voir les élèves en vol … La jeune femme avait sorti son exemplaire du « Quidditch à travers les âges » ainsi que de l’encre et du parchemin pour copier le prochain papier qu’elle allait transmettre aux élèves au début de son prochain cours. Un petit bout de la théorie qu’elle avait l’intention d’aborder. Très peu fan de ce genre d’activité (les livres, le parchemin, l’écriture…) Irina était parfois tentée de jeter un œil aux petites jeunes femmes qui s’entrainaient un peu en vol et qui avaient l’air de profiter du moment. Elles avaient raison : le temps était clément et ensoleillé… Leur petite danse aérienne dura un bon moment et Irina n’avait manqué que quelques poignées de minutes, au bout du compte. C’est cinq minutes après le départ des jeunes femmes qu’un hibou arriva au bureau, lui déposant une lettre de quelques lignes seulement et qui lui fit chaud a cœur : Bianca lui écrivait pour lui dire qu’elle lui manquait… La petite n’avait pas idée d’à quel point sa maman en pensait tout autant… Irina écrivit sans plus attendre une réponse et invita le hibou à prendre son courrier. Une fois dehors, elle l’aida à s’envoler et c’est alors que son regard se posa sur quelque chose qui brillait au soleil. Quelques pas suffirent à Irina pour récupérer un petit bijou qu’elle emporta avec elle, c’était un médaillon.

De retour dans sa toute petite salle qui ne ressemblait en rien à celle de tous les autres professeurs de l’école, Irina déposa le petit médaillon sur le bureau. Elle pensait avoir identifié une petite blonde qui n’avait pas volé aujourd’hui et serait peut-être en mesure de lui rendre son bien, la prochaine fois. Il y avait néanmoins un petit hic dans l’histoire : l’envie de la jeune femme d’ouvrir le pendentif et de regarder d’un peu plus près. Le bijou était mignon, peut-être un peu grossier pour une jeune fille de première ou deuxième année ? Irina jugeait peut-être bien mal la chose… elle n’était peut-être plus du tout au fait sur les dernières modes… Mais ce qui la perturbait le plus, c’était le sentiment d’avoir déjà vu cet objet quelque part. Impossible ! Peut-être qu’il ressemblait juste à la quantité de bijoux en tout genre de sa mère Alexandra. La tentation de regarder de plus près était de taille. Jeter un coup d’œil ou respecter ? Le respect et le désintérêt pour l’objet aurait dû être la décision finale d’Irina, mais cette dernière, animée par une pulsion, ne put s’empêcher de se dire qu’il n’y avait personne et qu’il valait mieux que ce soit elle plutôt qu’une personne mal intentionnée. Elle n’était pas au bout de ses surprises…. Le visage sur lequel tombèrent ses yeux lui était familier et c’était peu de le dire ! Irina laissa échapper un cri qu’elle était seule à pouvoir entendre. Mary… Mary… Mary… Le prénom qui allait avec le visage qu’elle avait sous les yeux. Irina reconnaissait aussi Jake qu’elle avait connu … Plutôt que de rester une petite seconde dans la contemplation du médaillon et de la photo qu’il contenait, Irina y resta quelques bonnes minutes … Elle ne vit pas tout de suite, par la fenêtre de son bureau, la petite blonde revenir sur le terrain. Elle cherchait quelque chose et il ne fallait pas être spécialement perspicace pour comprendre….. Une petite voix dans sa tête lui cria LEYND… Irina était censée aller lui rendre le médaillon en lui disant de faire attention à ses affaires, mais elle était chamboulée… pour ne pas dire bouleversée par la découverte qu’elle venait de faire. Peut-être n’y était-elle pas du tout…. Mais même de loin, la petite était le portrait craché de Mary….

C’est en la voyant tomber au sol qu’Irina se décida à réagir…Enfouissant le médaillon dans sa poche, elle se précipita à l’extérieur. Irina ne pouvait pas lui dire « Madison ! » tout en sachant qu’elle ne faisait même pas partie des élèves qui suivaient son cours… La jeune femme opta pour autre chose et s’approcha de la petite blonde qui avait l’air au plus mal au pas de course avant de s'accroupir près d'elle et lui dire : « Hey hey… je t’emmène dans les vestiaires, viens. » La petite lui faisait évidemment très mal au cœur avec ses larmes et Irina la souleva tout en lui demandant : « Tu t’es fait mal ? La cheville ? Tu t’es cognée la tête ? » Plutôt que de la laisser dans les vestiaires de Quidditch, elle l’emmena directement dans son bureau, la déposant délicatement sur son siège de bureau. Irina eut autant de mal à la porter que lorsqu’il était question de porter sa fille de maintenant 9 ans. De grands enfants…. Prenant un air naturel, Irina essaya de croiser le regard de la petite avant de lui dire : « Qu’est-ce qui t’arrive… ? » Si la petite avait besoin d’aide ou d’un soutien quelconque, Irina était là, mais elle ne s’ôtait pas de la tête ce qu’elle avait dans le fond de sa poche…
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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Sam 27 Jan - 0:33


Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets.
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Comment avais-je pu être aussi bête? Comment avais-je pu perdre ce qui me tenait le plus à coeur? Comment avais-je pu perdre une partie d'eux et une partie de leur amour? Je me sentais vide. Il me manquait une part de moi. Il me manquait mes parents. Lorsque j'avais rencontré Cruz la première fois, alors que j'avais perdue la lettre de ma mère, elle m'avait dit de ne pas m'attacher à ses choses futiles qui me retarderont plus qu'autre chose. Mais je ne le pouvais pas. C'était trop tôt. J'avais besoin d'eux...C'était mon porte bonheur. J'avais conscience de leur amour pour moi mais il me fallait ce pendentif pour réellement le croire, pour garder de l'espoir. Sans lui, je n'avais plus l'espoir. J'avais dû mal à retenir les larmes qui brûlaient le bord de mes paupières et en laissait rouler le long de mes joues sans vraiment le vouloir. S'ajoutant à la douleur sourde de mon coeur, ma cheville me lançait et me faisait gémir de douleur. Je ne m'étais pas loupée, la cheville aura sûrement doublée de volume et prit une jolie couleur bleue. J'allais devoir passer voir M. Lennox mais ce n'était pas cela qui me préoccupait le plus pour le moment. Je pouvais supporter la douleur de ma jambe, je ne pourrais ignorer celle de mon coeur. Après une nouvelle chute, je restai assise dans la boue, les joues striées de larmes et de marques boueuses avec l'envie de redevenir une toute petite fille. Une petite fille qui se roulerait en boule sous sa couette. Une petite fille qui irait dans les bras de ses parents pour se rassurer. Une petite fille qui ne dépendait pas d'un médaillon qu'elle avait désormais perdue. J'étais nulle. Il n'y avait pas d'autres mots. J'inspirai profondément, clignai des paupières pour chasser les larmes ne réussissant qu'à en créer de nouvelles. Comment allais-je faire maintenant? Comment allais-je me relever? Retrouver mon médaillon? Je n'en avais aucune idée et ma cheville était trop douloureuse pour que je puisse ne serait-ce que me relever. Je crispai la main sur l'herbe fraîche et le soleil se cacha derrière les nuages. Il ne manquerait plus qu'il pleuve. Je soupirai et calmai ma respiration comme je le pouvais. J'allais retenter de me lever quand des pas et une voix me tira de mes sombres pensées « Hey hey… je t’emmène dans les vestiaires, viens. » Une jolie dame arriva vers moi et je me sentis bête de ne pas trop savoir à qui je m'adressai. Un professeur peut-être? Son visage me rappelait quelque chose mais je n'en avais pas une idée précise. Elle arriva vers moi et me souleva dans ses bras ce que j'aurais d'habitude protestée pour ne pas qu'elle se fasse mal, mais je ne pouvais plus poser la cheville par terre et il fallait reconnaitre que j'avais besoin d'aide moi aussi quelque fois, comme maintenant. J'avais besoin d'aide pour ma cheville mais pas pour la douleur dans mon coeur. Elle ne pourrait rien faire. Même si je lui racontait tout, elle ne pourrait pas le retrouver, elle ne savait pas à quoi il ressemblait...j'étais maudite! Je la laissais me transporter tandis qu'elle semblait s'inquiéter pour moi. J'en étais malade. Malade d'avoir perdue mon médaillon, malade de mettre fait mal à la cheville, malade que je cause des soucis à quelqu'un...j'avais l'impression de ne causer que cela. Des soucis.

Le chemin, je ne le connaissais pas, et pourtant quand je fus arrivée dans ce qui semblait être le bureau de ma secouriste je m'aperçus aussitôt à qui j'avais à faire. Je ne l'avais vu que de rares fois quand j'étais aller voir les filles à leur entraînement mais maintenant cela me semblait évident. Maladroite comme j'étais je n'avais pas reconnu le professeur dont je n'avais désormais plus le cours. Le professeur de vol de mes amies. Elle me déposa sur la chaise en face de son bureau et je baissai les yeux rougissante de gêne. Je n'avais pas l'habitude de pleurer devant les gens, je n'avais pas l'habitude de leur causer des soucis et surtout de les inquiéter pour rien. Je pouvais marcher normalement, j'aurais dû le faire au lieu d'embêter le professeur de vol de mes amies. « Tu t’es fait mal ? La cheville ? Tu t’es cognée la tête ? » La gentillesse avec laquelle elle s'adressa à moi me fit néanmoins relever les yeux et je lui souris gentiment en tentant de cacher mes grimaces de douleurs. "J'ai glissé et je suis tombée...ne vous inquiétez pas professeur ce ne doit pas être grand chose j'ai juste un peu mal à la cheville...mais je vous assure que ça va aller, je ne voulais pas vous embêter..." Je passai une main sur ma joue pour tenter d'enlever le reste de boue de mon visage car en plus de ressembler à une empotée j'étais dans un état abominable entre mes cheveux qui ne devait ressembler à rien, les joues pleines de boue et striés de larmes, je ne devais pas faire un joli tableau et je m'en voulais de me montrer de la sorte à un professeur mais elle était tombée au mauvais endroit au mauvais moment...à moins que ce ne soit mon cas à moi. "J'ai l'habitude vous savez...je ne suis pas très douée ni de mes mains, ni de mes pieds alors ce genre de petit incident ça m'arrive presque tous les jours" Je rigolai nerveusement, rougissant de plus belle me rendant compte que j'aggravai plus mon cas plutôt que de l'améliorer. En plus de mettre fait mal et de ne pas être présentable je passai pour la cruche et le boulet de service. Décidément ce n'était pas mon jour...Avec un petit sourire contrit je regardai le professeur qui croisa mon regard « Qu’est-ce qui t’arrive… ? » Mon sourire s'évanoui aussitôt et je ressentis la pointe désormais familière de la culpabilité envahi également d'un sentiment de tristesses. Les larmes aux bord des yeux je détournai le regard cherchant la façon la plus appropriée pour ne pas froisser le professeur mais lui dire que tout allait bien alors que ce n'était pas le cas. Il fallait toujours que tout aille bien avec moi. Toujours. Quelque soit la situation. Je remis une mèche dorée derrière mon oreille et me tortillai gênée sur le siège où m'avait déposé la gentille professeur. Qu'est-ce que je pouvais bien lui dire? Que pouvais-je lui raconter? Le pouvais-je seulement? Ou ferais-je mieux de garder mes sentiments et mes problèmes pour moi? J'étais un livre ouvert qui tentai désespérément de se fermer mais qui n'y arrivait jamais physiquement.

Le coeur au bord des lèvres, les yeux remplit de larmes je me forçai à sourire gaiement à mon professeur en secouant la tête négativement comme si tout allait bien. "Tout...Tout va bien, je voulais juste...enfin...j'avais fait tomber ma barrette mais ce n'est pas grave...ce...ce n'est qu'une barrette après tout" Qu'une barrette. Qu'un médaillon. Oui...qu'était-ce pour les autres ce que moi je considérais comme une partie intégrante de moi? Qu'était-ce qu'un médaillon trouvée dans une flaque de boue sinon mon plus beau trésor. Je me mordis ma lèvres inférieure pour l'empêcher de trembler. Qu'est-ce que j'avais fait? Qu'est-ce que j'avais encore fait? Malgré mon envie de tout cacher. Malgré mon envie de ne rien révéler et de tout garder pour moi, mon semblant de façade que j'avais tenter de me créer se fissurait bien plus vite que je ne l'aurais voulu, m'obligeant à laisser une larme dévaler ma joue. Je l'essuyai d'un geste rapide et me tournai de nouveau vers mon professeur "Vous...vous n'avez rien trouvé de particulier sur le terrain professeur?" La dame semblait si gentille que je ne pouvais me résoudre à ne pas au moins demander une information. J'espérais seulement qu'elle allait me donnait la réponse que j'attendais, qu'elle allait pourquoi pas me dire qu'elle avait trouvé un médaillon et me le rendre. Je l'espérais tellement que cela me faisait mal au coeur.
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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Sam 10 Fév - 13:01


Madison & Irina

Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets


Etre professeur apportait son lot de surprises… Irina ne pouvait même pas prétendre connaître les adolescents (pour la majeure partie des élèves qu’elle avait sous la main) car sa fille venait juste de fêter ses 10 ans. Elle se sentait novice et pourtant parfois animée par quelque chose qui lui disait qu’elle avait les capacités de le faire. Enseigner, gérer des jeunes n’était pas donné à tout le monde, si ? Irina ne se sentait pas si mal dans le rôle… juste débutante, cruellement en demande d’expérience. Elle n’imaginait pas qu’elle aurait à faire face à un nouveau cas de figure aujourd’hui même… Un cas de figure qui, selon elle, allait à l’encontre de ses attributions de prof. Pas de sentiment, pas de privilèges ou de favoritisme (envers certains élèves) ni de mention de sa vie personnelle. Elle se focalisait sur le Quidditch, sur la bonne tenue et la progression des élèves de Gryffondor (et les autres, de manière générale) et c’était tout…. Avoir ce médaillon dans les mains la déstabilisa clairement. A 31 ans, elle avait assez de cran pour retomber sur ses pattes et prendre la situation avec du recul, mais il était quand même question de Mary et Jake ! Mary et Jake… qui n’avaient plus répondu à ses lettres, qui n’étaient tout simplement « plus là ». Irina avait été tellement occupée par ses activités professionnelles, par sa fille et leur avenir respectifs qu’elle n’avait pas cherché à en savoir plus, attendant des nouvelles de Mary ou une lettre qui arriverait peut-être un jour….avec quelques explications. Rien, jusqu’à maintenant… Pas de nouvelles de son amie. Honteusement, elle n’y avait même pas pensé ce matin en sortant de ses draps pour se préparer à rejoindre le terrain de Quidditch… C’était jusqu’à trouver ce médaillon et violer l’intimité (en quelque sorte) de son propriétaire. Irina n’avait pas eu besoin de s’y pencher très longtemps pour comprendre : la fille de Mary était à Poudlard. La fille de Mary avait laissé tomber le médaillon avec la photo de ses parents et désormais, elle se trouvait au sol, dans la boue… à quelques mètres de la porte de la salle occupée par Irina.

Cette dernière n’avait pas attendu très longtemps avant de s’y précipiter. Voler à la rescousse d’un élève faisait partie des choses qu’Irina apprenait à faire et elle n’avait pas l’impression d’être apte, ni bien préparée pour tout ça…. D’autant qu’elle avait la petite Leynd sous les yeux, le portrait de sa maman ; Irina avait passé d’incroyables moment avec Mary, les souvenirs des instants passés en sa compagnie, ici, à Poudlard, ne manquaient pas. La petite se laissa déposer sur une chaise et Irina lui posa d’abord des questions relatives à son état physique. Le reste allait venir après… Selon ce qu’elle pouvait voir du visage de la jeune femme, elle en avait gros sur le cœur et Irina se demanda d’emblée si le médaillon y était pour quelque chose. Sa réponse me donna envie de sourire intérieurement, même si elle était relativement négative. Comme Mary, la petite n’était pas contrariante, très maladroite (à première vue, avec la chute) et sûrement adepte de l’idée de faire plaisir aux autres et de positiver. Irina ne se mit néanmoins pas à rire et aller chercher des serviettes en papier pour essuyer la joue de la jeune fille, commençant elle-même le travail avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas Bianca sous les yeux, mais bien une élève … « Hum… une nouvelle patiente pour monsieur Lennox. J’ai à faire au château, je t’aiderai à y aller…. » et pour ne pas lui laisser de répondre que tout allait bien Irina enchaîna en disant : « Tu ne m’embêtes pas, il est hors de question que je te laisse repartir pleine de boue, en ayant mal à la cheville et visiblement troublée par quelque chose…. En revanche, je sais que ça va aller. Je vais m’en assurer, mais je vais quand même avoir besoin de savoir ce que tu faisais sur le terrain toute seule. » Et l’erreur était commise, Irina la tutoyait sans réfléchir, peut-être que la petite Madison ne s’en rendait pas compte, mais Irina en était bien consciente.

Irina garda le silence pendant un moment, elle aida la petite à enlever sa chaussure et à essuyer le reste de boue sur son visage et sur ses vêtements maculés avant de poser la question fatidique. Son ton était relativement calme, mais avoir connaissance de la présence du médaillon dans le fond de sa poche lui faisait quelque chose… Tout sourire quitta le visage de la petite au moment de la question et Irina la regarda avec une expression un peu peinée : « Une…barrette ? C’est une barrette que tu cherches, Madison ? » Elle faisait peut-être une grosse erreur en l’appelant par son prénom alors qu’elle ne lui avait rien demandé. Peut-être que la petite penserait qu’Irina avait connaissance de tous les élèves de l’école, même ceux qui n’étaient ni à Gryffondor, ni dans ses cours, mais peu importe, le mal était fait depuis longtemps. Irina commença à y voir parfaitement clair quand Madison lui demanda si elle avait trouvé quelque chose sur le terrain. Ses larmes mirent Irina dans tous ses états et elle ne sut quoi faire pour consoler la petite, se contentant d’être face à elle sans la quitter des yeux. « Si. Mais je ne vais pas te le rendre avant de te présenter mes excuses et espérer que tu me pardonneras pour ce que j’ai fait… » Irina haussa les épaules. La petite n’allait rien y comprendre, mais Irina savait parfaitement où elle voulait en venir. Elle avait regardé, elle s’était mêlée de ce qui ne la regardait pas…Elle s’en voulait, mais d’une autre manière, elle était contente de retrouver le regard de Mary…enfin…celui de sa fille…

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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Lun 5 Mar - 23:52


Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets.
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Je tentai en vain de retenir mes larmes devant le professeur de vol de mes amies. Je ne voulais pas l'inquiéter plus qu'autre chose...pour elle aussi ça ne serait qu'un médaillon parmi tant d'autre, il n'y avait que moi pour en saisir toute l'importance. Je m'en voulais tellement que mon estomac ne cessait de se contracter à chaque fois que je repensais à l'image de mon collier doré dont l'initiale de mon prénom - ainsi que celui de ma maman - était gravé dessus. Une boule dans la gorge et les larmes aux yeux j'essayai de sourire au professeur qui prenait le temps de s'occuper de moi car j'avais été trop maladroite pour ne pas tomber dans la flaque de boue sous mes pieds. Décidément aujourd'hui n'était pas mon jour de chance j'avais tout fait rater. Ma tenue couverte de boue, ma cheville enflée et douloureuse, mon médaillon perdu. Si quelque fois le soleil n'était pas avec moi, aujourd'hui je ne semblais traîner que la pluie et le froid. Ne voulant cependant pas manquer de respect au professeur de mes amies qui était très gentille avec moi je la laissais me déposer sur une chaise et m'aider à me débarrasser de toute le boue qui me recouvrait le visage. Quand elle commença à porter une serviette à mon visage pour me débarbouiller son geste mon toucha et me coeur se serra davantage quand je remarquai qu'elle avait le comportement d'une vraie maman. Une maman qui aimait les enfants et qui devait aimer le sien de tout son coeur. La mienne aussi m'aimait mais le signe de son amour je ne pouvais l'avoir à présent que dans mon médaillon. Le médaillon que j'avais bêtement perdues. Retenant mes larmes et le sanglots qui me déchira le coeur en deux je récupérais la serviette des mains de mon professeur. Son ton était doux, gentil et immédiatement une faible chaleur vint me réconforter le coeur mais ce n'était pas suffisant pour détruire la peine qui m'enserrai la gorge sans que je puisse y faire quelque chose. Ce n'était pas la première fois que je perdais mon médaillon mais cette fois-ci c'était différent je le sentais et ce pressentiment n'était pas pour me plaire. Je profitai d'avoir la serviette dans les mains pour chasser une larme qui s'était écoulée de mon oeil. Je ne voulais pas inquiéter le professeur, je ne voulais pas qu'elle voit que j'avais des problèmes plus important qu'une soit disante barrette perdue et pourtant tout le monde savait que j'étais une très mauvaise menteuse. Je relevai le regard vers le professeur à mes côtés « Hum… une nouvelle patiente pour monsieur Lennox. J’ai à faire au château, je t’aiderai à y aller…. » M. Lennox allait finir par en avoir marre de me voir tout le temps à l'infirmerie. Le pire c'est que je devrais sans doute lui resservir le même mensonge qu'au professeur de vol et cela ne me plaisait pas tant que ça. J'allais ouvrir la bouche pour dire au professeur que je pourrais me débrouiller toute seule, que je boiterai jusqu'au château et que je ne voulais pas la déranger mais elle me coupa l'herbe sous le pied. « Tu ne m’embêtes pas, il est hors de question que je te laisse repartir pleine de boue, en ayant mal à la cheville et visiblement troublée par quelque chose…. En revanche, je sais que ça va aller. Je vais m’en assurer, mais je vais quand même avoir besoin de savoir ce que tu faisais sur le terrain toute seule. » D'un côté elle avait raison, je ne pouvais pas rentrer au château dans cet état, je ne pouvais certainement pas rentrée au château sans mon médaillon, s'en était hors de questions. Mais le professeur semblait tenace et je savais qu'elle m'y accompagnerait quoi que je puisse en dire. Larmes refoulée, je balançai mon pieds encore valide dans le vide en essayant de cacher mon trouble au professeur. Mais cela ne sembla pas se passer comme prévue. Il pouvait sembler normal qu'elle me demande pourquoi j'étais dans cet état et j'aurais simplement pu lui dire que c'était mon mal de cheville la cause de mes larmes mais ça ne fonctionnait pas de cette manière. Non, à la place je préférais lui raconter un mensonge qui ne passerai sans doute jamais. Une histoire de barrette perdue...comme si quelqu'un s'occupait vraiment de ça, comme si une simple barrette pouvait mettre quelqu'un dans un tel état quelqu'un. Je devais bien être la seule à le penser pour oser le dire à un adulte mais à quoi bon. Je sentais mon coeur se resserrer plus je repensais à la perte de mon médaillon. Et dire que c'était la chose à laquelle je tenais le plus au monde...comment j'avais pu le perdre?

Elle m'aida à enlever ma chaussure ce qui me fit grimacer ainsi que le reste de boue qui me maculait. J'étais un peu plus présentable mais cela n'enlevait rien au regard inquiet du professeur qui pesait sur moi et que j'aurais préférer oublier. Je n'aimais pas inquiéter les autres, surtout pas les adultes. Ma Tante s'inquiétait déjà assez, et Cruz, Milo et Roxy je n'avais pas besoin d'inquiéter des personnes supplémentaires. Ce n'était qu'un médaillon après tout? Mais la simple perspective de penser ça m'arracha une grimace que je mis sur le compte de ma douleur pour ne pas que le regard du professeur s'alourdisse sur mes épaules. Mais apparemment j'étais une très mauvaise et piètre menteuse. « Une…barrette ? C’est une barrette que tu cherches, Madison ? » Je rougis subitement et cette fois je ne pouvais pas faire passer mes brusques rougissements pour ma douleur. J'étais prise au piège, comme un enfant qui venait de se faire prendre quand il a fait une bêtise. J'avalai difficilement ma salive, je savais que mon mensonge allait avoir du mal à passer cependant je ne m'attendais pas à ce qu'elle me reprenne de la sorte. Je remis une mèche dorée derrière mon oreille et tentais de me justifier ou plutôt de m'enfoncer dans mon mensonge. "Oui...une barrette...dorée...avec un papillon dessus. En fait c'est pas grave, je voulais juste savoir où je l'avais mise mais je vais bien en trouver une autre...ce n'est pas ce qui manque. Ne vous inquiétez pas professeur ce n'est rien c'est ma cheville...qui me fait mal, mais M. Lennox à l'habitude de me voir je suis sûre que dans quelque heures je serais de nouveau sur pieds" Je tentai de sourire, ne réussis qu'à provoquer une grimace difforme qui me peina plus que cela ne me remonta le moral. En plus d'être nulle pour mentir, je l'étais encore plus pour rassurer les gens autour de moi. Décidément aujourd'hui je ne faisais rien de bien. Soudain les paroles du professeur me revinrent en mémoire et je relevai la tête légèrement déboussolée "Vous...vous connaissez mon prénom?" C'est vrai que je passais du temps avec mes amies quand elles avaient vol, mais jamais je n'avais eut cette femme pour professeur et je la voyais mal parler des élèves qui ne suivait pas son cours avec mes amis. C'était étrange, mais en soit ce n'était pas non plus surprenant, elle avait peut-être entendue Roxy m'appeler et s'en était souvenu. Quoi qu'il en soit ce n'était pas le détail qui me préoccupait le plus dans tout ce que venais de me dire le professeur. Et je ne savais pas si j'étais plus mal à l'aise par mon accouchement, ma tentative de mensonge échouée ou bien mes larmes qui ne cessaient de me monter aux yeux sans que je puisse les en empêcher. Alors la boule au ventre, le souffle court je ne voyais d'autre moyen que de prévenir, plus ou moins, mon professeur de ce qui me tracassait. Après tout peut-être aurait-elle trouvé quelque chose? Je m'accrochai à cet espoir tellement fort qu'il m'était devenue difficile de penser à autre chose. Je ne souhaitais qu'elle ne me dise que quelque chose en rapport avec mon médaillon et je pouvais paraître égoïste mais je voulais à tout prix le retrouver, même si pour cela il faudra que je lui demande certainement son aide.

Les joues rouges de honte et de colère envers moi-même, je lui demandai d'une petite voix quelque informations supplémentaire mais je n'y croyais tellement pas que sa réponse me surprit. "Si." Je relevai la tête d'un coup et instinctivement me relevai de ma chaise brusquement. "Vous avez retrouvée mon médaillon?" Dès lors que mon pied toucha le sol je gémis de douleur et fut obliger de me rassoir. La phrase m'avait échappé toute seule et je me mordis la lèvre. Non mais ce n'était pas possible. J'en faisais exprès. Me rendant compte de mettre trahie toute seule, je pris une teinte pivoine sans pouvoir m'en empêcher. J'étais maudite il n'y avait pas d'autre mot. La douleur dans ma cheville avait ravivé des larmes, mais était-ce des larmes de douleurs sinon des larmes d'espoir à la simple évocation d'un objet trouvé? Je me voilais peut-être la face, cela pouvait être n'importe quel objet et sûrement pas mon médaillon. Je me faisais peut-être une fausse illusion, peut-être que ce n'était rien du tout et que ça me briserait davantage le coeur après. Mais pendant un cours instant je n'avais pu empêcher mes yeux de pétiller comme si le professeur allait me sortir mon médaillon de sa poche. Comme dans un rêve. Or ce serait trop beau pour être vrai. "Mais je ne vais pas te le rendre avant de te présenter mes excuses et espérer que tu me pardonneras pour ce que j’ai fait…" Je relevai la tête et haussa un sourcil interloquée par la remarque de mon professeur. Pourtant mon coeur battait à vive allure, le sous-entendus du professeur certifiait-il que cet objet m'appartenait bien? Que c'était bien mon médaillon? Que j'allais le retrouver enfin? Mon coeur était tellement gonflé d'espoir que cela m'en rendait presque malade de devoir attendre plus longtemps. Mais il y avait quelque chose que je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas son regard, ni ses mots. Je ne comprenais pas pourquoi elle voulait s'excuser alors qu'elle n'avait rien fait. Pourquoi elle voulait que je lui pardonne alors que j'aurais pu lui sauter dans les bras pour la remercier d'avoir retrouver mon bien le plus précieux. Les questions tournaient à mille allures dans ma tête et me donnait le vertige. L'avait-elle perdue de nouveau? Casser? Mis à la poubelle? L'avait-elle donné à quelqu'un d'autre en croyant qu'il ne n'appartenait plus à personne? Dans la panique mes pensées s'emmêlaient, elle avait bien mon médaillon mais pourquoi voulait-elle que je lui pardonne? La gorge sèche, j'essayai de comprendre la dame en face de moi. "Professeur...je...je ne comprends pas. Pourquoi vous vous excusez? Et pourquoi devrais-je vous pardonner? Vous n'avez rien fait de mal alors pourquoi devrais-je faire ça?" Je la regardais perdue mais en même temps peine d'espoir, mes sentiments se mélangeaient et je n'avais qu'une envie: que mon médaillon soit de nouveau dans mes mains. Le professeur n'avait rien à se reprocher, surtout si elle avait retrouvé mon collier alors perplexe j'essayai de rattraper mon mensonge pour lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à voir là-dedans et que tout était de ma faute. "Vous savez c'est moi qui l'ai fait tomber, qui l'est perdue vous n'y êtes pour rien. Et si vous l'avez vraiment retrouver...c'est la meilleure chose qui pouvait m'arriver aujourd'hui" Je la regardais avec un sourire, espérant qu'elle comprenne que rien n'était de sa faute. Mais quelque chose me troublait dans le regard du professeur et je voyais bien que quelque chose n'allais pas, ou plutôt qu'elle s'en voulait pour quelque chose qui n'aurait pas dû se passer. Mon coeur s'emballa aussitôt et je tentais de cacher tant bien que mal mon angoisse. "Professeur, je suis désolée mais sans vouloir être indiscrète...ni vous manquez de respect...qu'avez-vous fait? Pourquoi devrais-je vous pardonner?"
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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Sam 10 Mar - 13:36


Madison & Irina

Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets


Le chagrin de Madison se lisait dans ses yeux. Irina espéra secrètement que sa confusion à la vision de la photo ne pouvait pas se lire de la même manière dans les siens. L’idée était donc de trouver de quoi s’occuper les mains et d’engager la conversation. Nettoyer le visage de la petite et la faire asseoir pour ne pas aggraver son cas fut l’idée première d’Irina. Visiblement, la petite n’était pas inconsolable, mais presque. La jeune femme la regarda essuyer ses larmes non sans ressentir à son tour une pointe de peine qu’elle pouvait clairement expliquer si elle allait plus loin que les larmes évidentes de la petite. Irina prit la parole pour essayer de dissiper le malaise tant bien que mal, lui disant qu’elles gagneraient l’infirmerie ensemble après avoir effacé le plus de boue possible. Irina espérait l’entendre lui raconter les raisons de sa présence sur le terrain – même si elle les connaissait déjà – mais lui poser la question revenait aussi à trouver un subterfuge pour occuper l’esprit de la petite et lui éviter de penser à la douleur ou à écarter une partie de ses soucis. Son mensonge ne passa pas inaperçu aux yeux d’Irina qui la laissa néanmoins parler, lui demandant, de manière relativement ironique – ce qu’elle regretta assez vite – s’il s’agissait bien d’un médaillon. Madison insista, lui fournissant d’autres explications avant de lui dire qu’elle en trouverait une autre. Irina ne put retenir un haussement de sourcil à la mention de la barrette. Elle n’y croyait pas une seule seconde, mais elle était disposée à croire que Madison avait des raisons de lui mentir. « Hum… alors on sèche toutes ces larmes avant de passer la porte de Mr Lennox, d’accord ? » Irina dut se retenir de passer une main sur la joue de la petite pour l’encourager ; elle n’était pas un bébé et d’ailleurs, elle était suffisamment intelligente pour avoir noté que la jeune prof connaissait son prénom. Ce fut au tour d’Irina de trouver une manière de mentir, ce qu’elle avait un peu de mal à faire, en règle générale : « Avoir la liste des personnes inscrites à mon cours a poussé ma curiosité à savoir qui n’avait pas réitéré l’expérience en deuxième année… tu apparais sur cette seconde liste… ce pourquoi je connais ton prénom. Tu n’aimes pas voler ? » Ce n’était pas le moment ! Irina n’avait pas prévu d’orienter la conversation dans ce sens, mais elle s’affairait désormais à enlever un peu de boue supplémentaire des vêtements de la petite ; rien de mal à poursuivre un peu la conversation, surtout si elle parvenait à faire croire à son mensonge (qui n’était pas totalement faux, mais elle ne connaissait pas le prénom de la petite pour cette raison). Irina savait, de toute manière que la discussion ne tournerait qu’autour de l’objet qui se trouvait toujours au fond de sa poche.

Vu la réaction de la petite blonde, il était évident qu’elle tenait à l’objet comme à la prunelle de ses yeux. Irina l’avait compris assez rapidement en voyant l’état de la jeune fille, mais son exclamation, suivie de son réflexe de se lever aux paroles d’Irina ne faisaient que lever les maigres doutes qui subsistaient de manière définitive. La petite posa de nouveau la question de savoir si Irina avait trouvé son médaillon et la jeune femme répondit en penchant simplement la tête de côté, l’incitant à se rasseoir, ce qu’elle fit d’elle-même, sous le coup de la douleur. Irina s’en voulait d’éterniser la conversation alors que Madison s’était clairement fait mal ; l’urgence devait normalement la pousser à l’emmener à l’infirmerie sans attendre une seconde de plus, mais les expressions faciales de la jeune fille étaient telles qu’Irina ne pouvait décemment pas être hypocrite ou garder la face professionnelle qu’elle se devait de conserver face à tout élève. Sachant qu’elle lui rendrait dans les secondes à venir, Irina prit le parti de s’excuser avant pour l’intrusion dont Madison n’avait pas encore connaissance… Si elle s’en voulait pour ça ?! Oui ! Elle n’avait pas le droit d’ouvrir le médaillon, même s’il était peut-être légitime de le faire pour avoir une possible indication sur l’identité de son propriétaire. Non, elle avait vu une photo qu’elle n’était pas censée voir, et elle se retrouvait piégée dans son propre jeu car troublée comme jamais par la photo de l’une de ses amies proches qui ne donnait pas de nouvelles. Madison posa mille et unes questions (typique, encore une admirable démonstration de la part de l’une des plus jeunes) et Irina se décida à relativiser un peu les choses et elle offrit un petit sourire à la jeune fille. Certes, elle s’en voulait d’avoir ouvert le médaillon et d’avoir cédé à sa curiosité, mais le trouble ne s’arrêtait pas là. La jeune femme ignorait si elle devait faire part à Madison de son ressenti, mais en attendant, c’est l’espoir infini qui se lisait dans les yeux de la petite qui décida Irina à sortir le médaillon de sa poche et à lui mettre dans la main. « En plus de l’avoir retrouvé, je l’ai ouvert et j’ai regardé ce qu’il y avait à l’intérieur. Je n’en avais pas le droit. Je pouvais te restituer cela sans avoir à l’ouvrir…. C’est la raison pour laquelle je te prie de m’excuser. » La jeune femme s’en prit à elle-même intérieurement pour s’en faire pour si peu, mais elle avait la fille de Mary sous les yeux. Mary avait cessé de donner des nouvelles et de répondre du jour au lendemain, ce qui n’avait eu de cesse de contrarier Irina qui, au début, avait cru à un simple message pour stopper tout contact. Si Madison tenait autant à la photo de ses parents, c’était pour une raison, non ? Contrariée au possible, Irina se força à déglutir avant de reprendre : « Tu l’avais enlevé pour voler ? » Irina ne savait plus si Madison faisait partie de ceux qui volaient, quelques instants auparavant. « On…Je … je vais t’emmener à l’infirmerie pour ta cheville, d’accord ? Pour de bon...» Irina devait faire un effort colossal pour ne pas parler de Mary et Jake à Madison. Était-ce son devoir de faire ça ? Ou plutôt de rester neutre pour garantir la distance nécessaire entre un prof et son élève ? De toute façon, elle ne parvenait pas à introduire la chose et décida finalement de voir en fonction des réactions de la petite.

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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Sam 28 Avr - 1:35


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Autant perdue toute dignité devant le professeur de vol de mes amies je ne voyais même plus l'intérêt de retenir mes larmes. Le tableau ne devait pas être jolie à voir: une jeune fille en larme à cause de la douleur, les yeux rougis à cause de ces mêmes larmes, les traits tirés par le manque de sommeil, couverte de boue par une chute. J'étais plus pitoyable qu'autre chose et pourtant cela n'empêchait pas de la part du professeur d'être d'une extrême gentillesse avec moi, comme toute mère pourrait l'être avec sa fille. Mon coeur se serra et je me mordis la lèvre pour éviter de fondre de nouveau en sanglot. Il ne fallait pas se mettre dans des états pareil si je soutenais corps et âme que l'objet de ma présence n'était dû qu'à une barrette. Qui pleurerait pour une barrette? Je ne savais pas mentir et j'étais sûre qu'elle le savait c'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait relevé mon mensonge tout à l'heure. Mais je préférais mentir plutôt que de révéler la véritable raison de ma douleur. Allez savoir pourquoi, je ne pouvais m'empêcher de penser que tout était de ma faite et que je devais le retrouver toute seule. C'était à moi qu'on l'avait confié, c'est moi qui l'avait perdu comme une nulle, c'était donc à moi de le retrouver coûte que coûte. Je ne voulais ni inquiéter le professeur de vol - même si entre nous je savais que c'était déjà fait - et je ne voulais pas qu'elle se sente obligée de m'aider à retrouver quelque chose qui me tenait particulièrement à coeur. C'était de ma faute et il fallait que je répare mon erreur, seule. Tout du moins si j'y parvenais...« Hum… alors on sèche toutes ces larmes avant de passer la porte de Mr Lennox, d’accord ? » J'hochai la tête, avalant difficilement ma salive et passai une main devant mes yeux pour chasser les larmes qui m'aveuglaient tellement elles étaient nombreuses. J'allais rentrer dans un état épouvantable et j'étais sûre de passer à l'interrogatoire de retour dans le dortoir. Et en plus de cela j'allais devoir aller voir M. Lennox qui me retiendrait sûrement un moment à cause de ma cheville bien enflée et peut-être aussi car il verra sans aucun doute que je ne dors pas comme je le devrais. Un petit soupir sortit de ma poitrine à la simple pensée de ce que l'infirmier allait pouvoir me dire et dans tout cela je ne pourrais pas continuer à chercher mon pendentif. Peut-être que je ne le retrouverais pas ce soir? Que quelqu'un allait me le voler? Que je ne le retrouverai plus jamais? Je ravalai mes larmes dans un effort presque surhumain ne voulant pas céder à la panique devant mon professeur, ni devant l'infirmier, ni devant mes amies. Il fallait que je me change les idées, que je pense à autre chose et le professeur me donna un point sur lequel je pouvais rebondir pour changer la discussion: mon prénom. Je ne savais pas comment elle le connaissait, ni même pourquoi elle l'avait retenu mais cela avait poussé ma curiosité, si bien que je le relevai en toute innocence. Elle ne m'avait pas en cours et elle n'était pas mon professeur l'an passé alors comment pouvait-elle connaître mon prénom? « Avoir la liste des personnes inscrites à mon cours a poussé ma curiosité à savoir qui n’avait pas réitéré l’expérience en deuxième année… tu apparais sur cette seconde liste… ce pourquoi je connais ton prénom. Tu n’aimes pas voler ? » C'était sûr que dis de cette manière ça semblait tout bonnement très probable. Beaucoup continuait le vol mais pas moi, pour des raisons plus médicales qu'autres choses à vrai dire. Le professeur en face de moi devait se demander pourquoi je ne participais pas à sa matière et cela me peinais quelque peu car elle avait l'air d'être un professeur génial. Mais je préférais encore manquer un cours avec un super prof plutôt que de rentrer toutes les semaines avec quelque chose de cassé. Sans vraiment me rendre compte que la discussion prenait un tournant inattendu, je me mis à répondre machinalement à la question que beaucoup me posait. "Ce n'est pas que ça ne me déplait de voler, c'était même plutôt agréable l'an passé tout du moins les quelques minutes que je passais sur mon balai avant de tomber sur le sol. Je suis une grande maladroite, pas vraiment dégourdie et pas très agile, dis-je en souriant. Alors nous avons conclu avec ma famille et même M. Lennox qu'il était préférable que j'arrête le vol avant de me faire vraiment mal c'est pour ça que je n'ai pas repris l'option cette année. Sur mes deux pieds c'est déjà compliqué alors dans les airs" Je souris gentiment au professeur, espérant qu'elle comprenne un peu mieux ce qui m'avait poussé à ne pas réitérer l'expérience cette année.

Mais finalement le ton plus gai de cette nouvelle conversation ne pouvait empêcher l'ancienne de revenir au galop. Il était toujours question de ma présence sur le terrain, du pourquoi j'étais dans cet état. Et je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même et encore plus quand j'eus finis de griller ma couverture après m'être levée d'un bond, me provoquant une douleur aiguë dans la cheville, pour demander vivement si le professeur avait retrouvé un médaillon. Si je n'étais pas certaine qu'elle ne m'est pas cru, maintenant il était évident que je venais de me trahir toute seule. Je grimaçai non seulement à cause de la douleur mais à cause de mes bêtises et me rassis de mon plein gré avant même que le professeur n'ait à incliner la tête pour me le demander. Mais le mal était déjà fait et à la place de lourds sanglots inconsolables on pouvait voir dans mes prunelles l'espoir d'avoir retrouvé l'objet auquel je tenais le plus. Il était certain qu'à présent j'avais impatience qu'elle me fasse comprendre qu'elle avait retrouvée exactement ce que je souhaitais, mais cela paraissait trop beau pour être vrai. Je n'étais pas dans un rêve...c'était trop beau...Et pourtant la réaction du professeur ne fut pas celle à laquelle je m'attendais et me divisa en deux sentiments très différents. Le professeur avait bel et bien retrouvé mon médaillon ce qui emplissait mon coeur d'une joie sans précédent, ce qui me donnait de nouveau de la force, ce qui empêchait mes larmes de couler pour laisser de nouveau place à un grand sourire. Mais elle s'excusait également. Pour quoi je ne le savais toujours pas et je me demandais bien ce qu'elle pouvait bien avoir à se faire pardonner sachant que je lui était reconnaissante d'avoir retrouvée mon médaillon. La seule chose que je redoutais le plus est qu'elle l'ait cassé ou même jeté sans le faire exprès mais ça ne semblait pas être cela qui dérangeait le plus mon professeur. Partagée entre un amas d'émotions et ne pouvant retenir une multitude de questions à cause de mon empressement de retrouver mon bien le plus précieux, j'attendais avec impatience que le professeur me réponde et me redonne mon médaillon. Elle sortit le médaillon de sa poche et me le remit dans ma main tremblante. Je le regardais sous toutes les contours c'était bien mon médaillon. C'était mon médaillon. Les larmes de soulagements envahissant mes yeux je souris de joie d'avoir retrouvé une part de moi même et l'ouvrit en même temps que le professeur reprit la parole. « En plus de l’avoir retrouvé, je l’ai ouvert et j’ai regardé ce qu’il y avait à l’intérieur. Je n’en avais pas le droit. Je pouvais te restituer cela sans avoir à l’ouvrir…. C’est la raison pour laquelle je te prie de m’excuser. » Je regardais la photo à laquelle elle avait dû faire face quelques secondes auparavant. Ma maman souriante était soutenue par mon papa et tous deux me tenait dans leurs bras. J'avais besoin de ce médaillon, j'avais besoin de cette preuve d'amour pour me dire qu'il m'aimerait toujours et qu'ils reviendraient, qu'ils finiraient par revenir. Je refermais mon médaillon et regardais le professeur en lui souriant gentiment comme pour la rassurer. "Ne vous inquiétez pas professeur, je vous suis reconnaissante de l'avoir retrouvée et pour moi c'est tout ce qui compte. Ce n'est pas grave je vous l'assure après tout vous avez juste cherché un moyen de savoir à qui il appartenait et puis ce n'est que la photo de mes parents...non vraiment ce n'est pas grave le plus important c'est que je l'ai de nouveau. Merci beaucoup professeur de l'avoir retrouvé"

Je serrais mon pendentif contre mon coeur ayant retrouvé la joie qui me caractérisait d'habitude. J'essuyai sur mon visage les dernières marques laissées par les larmes n'ayant plus aucune raisons de pleurer devant mon professeur. J'étais la plus heureuse du monde. Soulagée je remis mon pendentif à sa place autour de mon cou et me tournai de nouveau vers mon professeur. Je me demandais bine comment je pouvais la remercier mais c'est son visage qui me rendit un peu perplexe elle semblait un peu perdue...voir même nostalgique. Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal? « Tu l’avais enlevé pour voler ? » Pour voler? Je levai un sourcil perplexe. Le professeur devait être complètement perdue pour me poser cette question puisqu'elle savait que je ne volais pas et je lui avais expliqué les raisons tout à l'heure. Mais peu importe, grâce à elle j'avais retrouvé mon médaillon alors je pouvais lui répéter encore cinquante fois la même chose si c'était pour lui faire comprendre combien je lui en étais reconnaissante. Peu de gens savait la valeur qu'avait ce pendentif à mes yeux. Mais il était plus précieux que n'importe quel trésor, c'était mon trésor. "Oh non je ne vole plus du tout depuis l'année dernière. Mais mes amies s'entrainaient tout à l'heure être l'avais effectivement enlevé pour danser. En essayant d'esquiver une balle qui me fonçait droit dessus j'ai trébuché dans mes affaires c'est pour ça qu'il a dû tomber de mon sac. Je ferais plus attention la prochaine fois, c'est promis!" Je lui souris sincèrement. Je ne comptais plus quitter mon collier. Plus jamais. Je le garderai sur moi même pour danser peu importe les circonstances. Il était tout pour moi alors hors de question de le perdre à nouveau et de me retrouver dans une situation similaire surtout que la prochaine fois, cela pourrait être une personne mal intentionnée qui pourrait le prendre et pas forcément la gentille professeure. Je lui souris de nouveau en rougissant quelques peu "Désolée de vous avoir menti tout à l'heure à propos de la barrette, mais j'étais un peu paniquée à l'idée de l'avoir perdu. Je ne sais pas comment vous remercier. J'y tiens vraiment beaucoup, c'est l'objet le plus précieux que je possède. C'est tout ce que j'ai et ce qu'il me reste de mes parents alors il est très important pour moi" J'étais sincère dans mes parole. Je ne me connais que très rarement aux personnes que je ne connaissais pas et même aux personnes que je connaissais mais il me paraissait normal d'expliquer à mon professeur pourquoi la perte de mon pendentif m'avait mis dans un tel état. "Et apparemment ma maman adore voler et elle est plutôt douée contrairement à moi" dis-je en rigolant. Toute la peine s'étant échappée de ma poitrine je pouvais enfin respirer de nouveau. Le professeur m'avait proposé de m'emmener à l'infirmerie tout à l'heure et même si ma cheville me faisait encore mal, à présent ce n'était que superficiel pour moi et je tenais à la rassurer sur cela également. "Ne vous inquiétez pas pour ma cheville, M. Lennox à l'habitude de me voir. Je peux y aller toute seule, ne vous dérangez pas pour moi" J'étais contente d'avoir fait la connaissance des professeure de vol de mes amies, elle était très gentille et j'étais sûre que si je connaissais ma maman elle aurait très bien pu être son amie car elle se ressemble beaucoup sur certain point. Je serrais encore une fois le médaillon dans ma main étant comblée autant d'amour que de bonheur.
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MessageSujet: Re: Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]   Mer 2 Mai - 20:53


Madison & Irina

Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets


L’idée était bien de permettre à la petite de ses remettre de ses émotions, mais le mal était fait, elle s’était blessée et avait tout de même versé quelques larmes. Larmes qui mettaient Irina dans un cas de figure difficile à gérer. Une jeune fille adorable, de qui elle se sentait proche après avoir compris de qui il s’agissait précisément… Rien de plus compliqué à gérer pour la jeune prof qui, pourtant, était consciente de ne pas avoir encore tout vu, dans son tout nouveau rôle de professeur. La petite blonde affirma qu’elle cherchait une barrette, mais Irina n’avait pas été dupe et n’avais pas marché dans la combine. Qui se met dans un tel état pour un objet d’apparence sans importance… A moins que cette même barrette ait eu une importante toute particulière, mais Irina n’y croyait pas plus. Elle savait qu’elle avait affaire à la petite Leynd, elle l’avait rapidement compris et le travail qu’elle devait désormais effectuer en aidant la petite à se remettre de ses émotions se voyait bien plus compliqué que prévu. Il vint à l’esprit d’Irina de dire à la petite qu’il fallait qu’elle sèche ses larmes, facile à dire quand le chagrin devenait maître… Pourtant, cette dernière hocha quand même la tête dans une attitude positive, ce qui fit plaisir à Irina bien qu’elle ne manqua pas de constater le petit soupir discret de la jeune fille. Tout ne se passait pas comme elle l’avait prévu et Irina n’avait pas la solution pour l’aider. Elle voulait la trouver et s’en voulait d’ailleurs énormément d’avoir des doutes quant à sa manière de réagir face à une si adorable et touchante petite de deuxième année.
Le petit fil de discussion que nous tenions s’éloigna vers le prénom de la petite et elle s’étonna de voir qu’Irina connaissait son identité. Première erreur que la jeune prof n’avait pas voulu commettre, mais elle se justifia au mieux en prétextant avoir lu le prénom dans la liste des premières années n’ayant pas souhaité gardé la discipline du vol. C’était complètement faux même si elle avait en effet lu cette liste à une époque, à chacun le tour de formuler un mensonge. La petite Madison prit ensuite le temps de répondre à la question d’Irina qui s’interrogea sur cet abandon si soudain. Son explication poussa Irina à lever un sourcil et elle prit la parole à son tour pour dire : « C’est dommage… mais ce fut sûrement une sage décision compte tenu de ce que tu me décris. Tu sais…tu peux voler quand même… en prenant les dispositions nécessaires pour ne pas risquer de te blesser. Certes, il aurait été de plus en plus compliqué de suivre la progression du cours mais… je crois vraiment que tu pourrais quand même en profiter… un peu… » Quand Irina pensait à Mary, elle était plutôt d’avis de croire que sa fille pouvait apprécier l’idée de voler.

Leur conversation ne s’arrêta pas là et Irina se vit très vite dans l’obligation de lui rendre son bien. Elle regrettait toujours de l’avoir ouvert et d’avoir cédé à cette envie, mais il fallait définitivement que la petite retrouve le médaillon. Sa réaction décrocha un petit sourire à Irina, mais il était plus crispé qu’autre chose, parce qu’elle voulait lui avouer qu’elle avait regardé, qu’elle l’avait ouvert sans en avoir le droit. Très vite, l’aveu traversa ses lèvres et Irina regarda la petite Madison observer la photo, ignorant totalement ce qui pouvait bien lui passer par la tête à ce moment là. Il fallut attendre la prise de parole de la petite qui fut rassurante. Visiblement, elle était heureuse d’avoir retrouvé son médaillon et n’accordait pas grande importance à tout le reste. Irina ne savait quoi répondre, elle sourit un instant à la petite avant de dire « Je t’en prie…. » Elle aurait plutôt eu envie de lui dire « merci à toi de ne pas faire toute une montagne de ma curiosité », mais, une fois encore, elle devait garder la face devant un élève, c’était primordial, et très important pour elle. Voir Madison plus heureuse qu’elle ne l’était dans les minutes précédentes faisait également énormément plaisir à Irina… Tout allait s’arranger, même la cheville blessée.

Irina tenta de questionner la petite blonde, de savoir pourquoi elle avait enlevé le médaillon et ce qui avait provoqué cet égarement. Ce qui était certain, c’était que cela avait manifesté chez la jeune fille une bonne dose d’angoisse…. La jeune prof la regarda donc remettre le pendentif autour de son cou, réprimant un sourire avant de l’écouter parler sans l’interrompre et en sondant par la même occasion ses expressions de visage. Dans un petit rire, Irina prit à son tour la parole pour dire : « Je me suis dit qu’il y avait peut-être un mince espoir pour que tu aies eu envie de tester de nouveau le vol… c’est souvent ce que viennent faire les élèves qui rejoignent le terrain. Mais je comprends mieux… » Elle lança cette fois-ci un vrai sourire à Madison avant de laisser la petite reprendre la parole, usant de mots qui touchaient dangereusement le petit cœur d’Irina. La jeune femme se savait sensible aux jeunes…aux enfants… à ceux qui se rapprochaient de près où de loin à son propre enfant. Dire qu’elle n’avait pas envie de remettre une mèche de cheveux de la petite Madison en place ou de lui essuyer encore une fois le visage, un peu à la manière d’une maman qui ne peut s’empêcher de s’occuper de son bébé aurait été mentir ; mais Irina savait qu’elle était prof, il n’y avait pas la moindre chance pour que sa ligne de conduite soit déviée d’une quelconque manière. Elle laissa Madison finir, n’ignorant pas les motivations qui avaient été celles de la petite quand elle avait menti. Irina ne lui en voulait pas le moins du monde et reprit : « Je ne veux pas t’inquiéter en te disant cela … mais… j’avais remarqué l’état de panique sans le moindre problème. Je me doutais que….que l’objet était précieux pour toi. Pas de problème pour le mensonge, il est oublié et pardonné. » Irina entrait désormais en terrain dangereux, tout simplement parce que Madison commençait à mentionner ses parents. Elle ne commenta pas la fin de la tirade de la petite, essayant de garder une neutralité maximum…. Entreprise bien difficile sachant que la petite s’exprimait de nouveau pour parler explicitement de sa maman et de son goût pour le vol…..

Irina hocha la tête quand Madison lui affirma pouvoir aller à l’infirmerie toute seule, pas parce qu’elle voulait en effet laisser la petite aller voir Blake toute seule, mais parce que c’était le geste qui lui était venu d’instinct, compte tenu de la situation et parce qu’elle n’avait pas su quoi dire quand la petite avait cité sa maman. Elle jugeait la situation compliquée à aborder et se sentait tiraillée à l’idée d’envoyer la petite se soigner sans perdre une minute de plus, et celle de finalement faire la mention de sa mère… Contre toute attente, Irina opta pour la dernière solution et reprit la parole pour dire : « Elle a toujours adoré voler… ta maman. » Irina leva les yeux vers Madison, sondant son regard pour deviner ce qui lui passait en tête. Si parler de ce qu’elle avait en tête était une erreur, Irina venait tout juste de la commettre….et puisque le mal était fait, elle s’enfonça encore un peu plus dans les sables mouvants en ajoutant : « Elle…euh…. On…on avait l’habitude de voler ensemble assez régulièrement, ta maman et moi…. Ici… à Poudlard, je veux dire… » C’était peu de le dire. Irina n’osait pas aller trop loin dans les explications et il était hors de question qu’elle dévoiler la réalité : « nous étions amies ! » et c’était le cas avec le papa de Madison aussi, d’ailleurs….Des gens bien qu’Irina avait toujours apprécié, aussi loin que remontaient ses souvenirs de Poudlard. Mary faisait partie de ses souvenirs les plus précieux, liés au Quidditch, en majeure partie, elle regrettait aujourd’hui de n’avoir aucune nouvelle et avoir la petite fille d’une amie était plus que destabilisant. Irina n’osa pas ajouter quoique ce soit, préférant laisser Madison réagir. La surprise ? La colère ? La fuite ? Les questions ? Toutes les réactions étaient envisageables, mais en attendant, elles n’avaient pas encore pris le chemin vers l’infirmerie.



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Souvenirs sacrés renfermés dans ce médaillon doré, dis-moi tes secrets. [Professeur Soussa & Maddie]
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