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 guess we made the right choice (+tracy)

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MessageSujet: guess we made the right choice (+tracy)   Jeu 28 Déc - 22:44

guess we made the right choice
casey & tracy

Depuis que la magie était devenue une composante réelle du monde dans lequel Casey évoluait, tout ce qui nécessitait l’usage de sa baguette magique était devenu son passe-temps favori. Sortilèges, Métamorphose… la maîtrise de ces trente centimètres et demi de bois de pin était une de ses préoccupations premières et on pouvait dire qu’elle y arrivait plutôt bien, plutôt très bien même. Elle passait des heures entières à lancer et relancer les sortilèges divers appris durant les cours, s’entraînait souvent dans des duels acharnés avec Cruz, mais n’en oubliait pas pour autant de bien étudier la pratique. Elle s’intéressait également aux sortilèges des années supérieures, par curiosité, pour parfaire son contrôle de la magie mais aussi pour prendre de l’avance sur son apprentissage, bien que tous les sortilèges qu’elle étudie ne soient pas au programme. Pourquoi se limiter, après tout ?

Aujourd’hui, cependant, ce n’était pas avec Cruz qu’elle s’entrainait, comme à son habitude, ni même avec Zach qu’elle aidait pour les sortilèges en échange d’aide pour se perfectionner en potions, qu’elle maîtrisait bien moins que les sorts, mais avec Tracy. Elles avaient passé trois années entières dans le même dortoir sans jamais se parler, ou presque, sans vraiment s’apprécier, d’ailleurs. Sa camarade passait son temps à prôner la suprématie des sangs-purs face à une Casey qui n’écoutait même plus, à force, ce que ses lèvres pouvaient prononcer comme bêtise. Et puis Blackamn était repassé par là, les cachots avaient froidement accueillis tous les nés-moldus du château, et elle n’avait plus vu, ou seulement croisé, de loin, la Bennett, jusqu’à ce que son mensonge soit révélé au grand jour. À partir de là, Casey avait ressenti une pointe de compassion pour la jeune fille. Elle aussi mentait sur son passé, sur sa filiation en quelque sorte. Pas de la même manière, mais si elle avait su que les histoires de sang prenaient une telle importance à Poudlard, peut-être en aurait-elle fait de même ? Cette année, Tracy et Casey ne partageaient plus aucun cours étant donné que cette dernière avait redoublé, mais elles s’étaient retrouvées, par un étrange coup du sort, à fréquenter soudainement un même cercle restreint.

Et voilà qu’après une conversation sur la Salle de Duel, elles se retrouvaient là, face à face, prêtes à entamer un duel. Qui fût des plus serré, les deux Serdaigle enchaînant les sortilèges sans difficulté et les contre-sorts de même. Jusqu’à ce qu’un Expedimenta lui fasse prendre l’avantage. Tracy n’ayant pas réussi à le contrecarrer à temps, elle se retrouva la tête en bas, comme si elle était pendue par les pieds dans les airs. Un Accio plus tard et la brune se retrouvait avec deux baguettes en main. Après avoir transformé le sol en une substance proche de la gélatine - avec un succès suffisant pour remplir la tâche qu’elle s’était fixée : que Tracy ne se fasse pas mal en retombant - elle prononça le contre-sort puis s’approcha de sa camarade, un léger sourire flottant sur ses lèvres. C’était un beau duel. Aucune des deux n’avait démérité et Casey aurait très bien pu être la perdante, il lui aurait suffit d’une seconde d’inattention, leur niveau à toutes les deux étant excellent.


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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Sam 30 Déc - 2:51

Guess we made the right choice
Casey & Tracy

Même si elle avait donné le change par lettres, Tracy était retournée au château plus troublée que d’ordinaire. Les fêtes avaient pourtant ces vertus lénitives et réconfortantes. Même si son père affirmait « ne plus reconnaître sa petite fille », elle avait pris plaisir à retrouver ses racines au sein de leur cocon familial. Mais cette année, année du changement, apportait son lot de responsabilités, de décisions cruciales, de choix d’orientation. Elle appréhendait quelque peu de remettre un orteil dans le bain, se rappelant qu’elle avait longuement hésité avant de retourner à Poudlard en Septembre, et que l’option de s’inscrire en cours de cursus à Ilvermony avait été longuement envisagée. Finalement, elle y avait renoncé, et voilà qu’à nouveau, elle était de retour au château, la boule au ventre. Si bien qu’elle en avait perdu l’appétit, repoussant presque systématiquement son assiette, lui préférant quelques gouttes d’aiguise-méninges, remède qui commençait à devenir rituel. Sa concentration ne s’en retrouvait guère facilitée… Il y avait trop de problèmes sur le feu auxquels elle n’avait pas trouvé de solution, ce qui naturellement la contrariait beaucoup. Comment se mettre à l’abri d’un serment inviolable. Comment se faisait-il qu’elle distinguait à présent parfaitement les sombrals alors qu’elle n’avait jamais connu le deuil. Comment s’habituer à la présence omniprésente de celui qui l’avait tourmentée dans les cachots, et qui agissait depuis comme si de rien n’était. Au cours d’une conversation dans la salle commune avec Casey, qu’elle fréquentait maintenant plus qu’à l’accoutumée depuis qu’elles se réunissaient régulièrement avec les autres filles, elle avait cru bon de renouveler l’expérience, espérant qu’un duel de sortilèges suffirait à la conforter dans l’idée selon laquelle elle était apte à se défendre convenablement. Son niveau actuel ne lui convenait plus, elle avait un besoin irrépressible de… davantage. Quelque chose de plus fort, de plus intense, qu’elle ne maîtrisait pas encore. Elle ne pouvait parfois s’empêcher de se remémorer le bal. De ce moment d’intimité avec partagé avec Andrea, au cours duquel elle avait l’impression d’avoir été mise à nu, dévoilant ainsi chacune de ses fêlures, de ses entailles, à celui auquel elle se retrouverait bientôt enchaînée par le serment. Ce qu'il représentait l'intimidait tout autant qu'il la fascinait. Le contrôle lui échappait.

Et puis, ses pensées prirent l’avantage sur ses réflexes, et ces derniers pâtirent de son manque d’attention : alors qu’elle s’appliquait jusqu’ici à parer en finesse chaque incantation, maniant sa baguette avec fluidité, elle ne sut pas répliquer à temps, et se retrouva tout à coup tête en bas, en lévitation entre le sol et les airs. Interloquée, elle se débattit avec véhémence, tentant d’effectuer une dernière manoeuvre, malheureusement sans succès. Cette erreur d’inattention, digne d’un débutant, lui avait coûté son avantage, qui, dans une confrontation aussi serrée, ne pardonnait pas. Sa baguette lui échappa, alors qu’elle la regardait, consternée, faire son chemin jusqu’à Casey dans une leste envolée, et atterrir dans sa main victorieuse. Après avoir pris soin de planifier sa chute pour ne pas rendre cette dernière plus douloureuse que le coup porté à son amour-propre, son adversaire mit fin à son pénible tourment en la laissant retomber. Epoussetant sa jupe, les lèvres légèrement pincées, elle se redressa, tandis que la Serdaigle s’approchait. « C’était un beau duel. » Elle hocha la tête par politesse, comme si elle approuvait, alors qu’intérieurement ce n’était pas vraiment le cas. Elle n’avait pas spécialement envie de faire comme si cette défaite ne lui faisait rien, et qu’elle était simplement venue s’entraîner pour s’amuser, par jeu, ou pour tromper l’ennui. Ce n’était pas le cas. Elle s’était battue avec tout le sérieux dont elle était capable de faire preuve, et enrageait intérieurement que ça ne suffise pas. Son niveau en sortilèges et celui de Casey étaient à peu près similaires, un rien pouvait faire la différence : mais ce rien aurait du être de son coté, comme lors de la confrontation qui l’avait opposée à Frances. Cela avait beau faire six mois, elle les sentait encore sur son cou, les mains assassines de son persécuteur, et elles ne partiraient pas. Pas tant qu’elle n’était pas encore assez forte. « Je te remercie. Mais visiblement, ce n’était pas encore suffisant. » répondit-elle d’un ton poli. En réalité, Casey était seulement une sorcière douée, qui ne s’était pas laissée, elle, déstabiliser par des interrogations parasites, pour prendre l’ascendant au cours de ce face à face. Mais Tracy n’était pas d’humeur : elle aurait pu faire semblant, feindre d’avoir pris du plaisir à échanger les enchantements et les ripostes, mais pas cette fois. Les belles paroles, sucrées, doucereuses, obéissant aux règles de bienséance qu’elle se fixait, attendraient la prochaine réunion de leur groupe. Actuellement, elle se sentait fatiguée, et légèrement à bout de nerfs.

Elle étudia un instant sa rivale. Des quatre autres filles qui composaient leur cercle privé, elle était probablement la plus énigmatique à ses yeux. Casey Beckett n’était ni loquace, ni souriante, ni du genre à se pavaner dans les couloirs, ou à chercher à se mettre en valeur. Elle était généralement éteinte et renfermée, d’une froideur quasi hivernale. Parfois, elle disparaissait, sans donner d’explications. Tracy ne cherchait pas à insister auprès de cette dernière. Pour avoir côtoyé les cachots en même temps qu’elle pendant un trimestre, elle ressentait la douleur de ces blessures infligées, parfois incrustées dans la chair, parfois marquées au fer rouge dans leur esprit. Même si elles cherchaient à donner le change, à renvoyer l’illusion selon laquelle elles étaient parfaitement capables de se réadapter, elle n’avait pas de mal à se rendre compte que ni elle, ni sa camarade, n’aurait le loisir de redevenir des adolescentes normales. C’est cette amère constatation qui la convainc de prendre finalement la parole. « Casey, est-ce que tout va bien ? » s’enquit-elle, d’un ton neutre. Elle ne saurait anticiper la réaction de la Serdaigle. Sa nouvelle position, à laquelle elle se faisait durement, et certainement pas aussi bien qu’elle l’aurait souhaité, la tenait désormais informée d’un certain nombre de faits et gestes au sein des élèves. Et il se trouvait qu’elle avait récemment découvert que son interlocutrice avait fait l’objet d’une retenue, ce qui l’avait naturellement alertée, sans qu’elle ne sache dire si elle aurait du s’en étonner ou pas. Probablement pas. « Je ne veux pas me mêler de ce qui ne regarde pas, mais j’ai eu quelques échos en salle des préfets. » se permit-elle d’ajouter, baissant les yeux vers sa baguette, comme si l’objet en question retenait bien davantage son attention que la question qu’elle lui posait alors, avant de relever les yeux vers elle. « Tu n’as pas d’ennuis, au moins ? » Ce n’était pas le genre de sujet à l’ordre du jour au cours de leurs réunions, mais les circonstances de ce tête à tête étaient différentes. Il n’était pas exclu qu’elle se fasse envoyer balader. Mais cette confrontation lui prouvait, une fois de plus, qu’elle avait besoin de s’endurcir, peu importait le moyen mis en oeuvre. Il y avait peut-être en Casey Beckett cette clé après laquelle elle courrait.

Emi Burton


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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Dim 31 Déc - 17:25

guess we made the right choice
casey & tracy

Son sourire déserta son visage et Casey ne chercha pas à le remplacer hypocritement par un autre, laissant son expression neutre reprendre ses droits, teintée d’une vague lueur interrogatrice alors qu’elle dévisageait Tracy. Impeccablement habillée, à peine décoiffée par l’issue renversante - sans mauvais jeu de mot - du duel qui venait de se terminer, elle semblait égale à elle-même, et pourtant ses mots laissaient filtrer une légère amertume que Casey mis sur le compte de sa défaite. Défaite toute relative puisqu’il s’agissait d’un entraînement entre camarade mais la brune était d’avis que ça n’était pas celui de Tracy. Rassurer les autres n’était pas une de ses qualités, aussi ne dit-elle rien de plus, se demandant simplement à quel point la jeune femme était affectée par cette fin. C’était étonnant de voir le masque de Tracy Bennett se fissurer, à peine, certes, mais suffisamment pour que Casey - dont la maîtrise en cette matière était plus qu’acquise - fine observatrice quand il s’agissait de ses pairs, s’en rende compte. La préfète était éternellement entrain de respecter les règles de la bienséance, toujours polie, aimable, jamais elle ne l’avait vue se montrer sèche, dédaigneuse - sauf envers les nés-moldus avant que son mensonge ne soit dévoilé - ou, pire, violente. Casey admirait cette habileté qu’elle-même ne parvenait à posséder pleinement, il lui arrivait encore de se battre, d’insulter ou de montrer son agacement. Pas Tracy, c’était le genre à supporter même les personnes les plus agaçantes avec un sourire poli là où Casey se contenterait d’un regard de glace jusqu’à ce que son interlocuteur se lasse.

Sa question imprévue laissa Casey interdite. C’était elle qui semblait le plus touché par leur duel mais elle s’inquiétait de savoir si sa camarade allait bien ? La brune sentait bien qu’il ne retournait plus du tout de ce petit combat entre élèves et alors que Tracy lui expliquait avoir entendu certaines choses la concernant en Salle des Préfets, elle se demanda si tout ceci n’était pas dans le seul but de la questionner à ce sujet. Est-ce que cela rentrait dans les fonctions des préfets ? S’assurer que les élèves qui étaient, en quelques sortes, sous leur surveillance aillent bien, ne mettent pas leur maison à mal, ce genre de choses. Ou est-ce que ça venait d’elle et d’elle seule, ce qui paraissait encore plus inconcevable aux yeux de Casey. Qu’on s’inquiète pour elle, d’une quelconque manière, lui semblait par nature étrange, mais encore plus quand il s’agissait d’une personne avec qui ce genre de sentiments n’avaient jamais lieu. Avec Cruz, par exemple, ou avec Edern, les retrouver, tous les deux à Pré-Au-Lard, à des moments différents, et entendre leur inquiétude plus ou moins exprimée de manière franche, ça l’avait étonnée mais pas déstabilisée, parce qu’ils partageaient plus que Tracy et elle. Casey avait beau se retrouver dans certains traits de la préfète, dans certains buts et dans certaines manières de faire, il n’en restait pas moins qu’elles n’avaient jamais été proches avant que le Club ne naisse et que, en dehors des réunions hebdomadaires et de ce que la bienséance exigeait comme jeu de leur part, elles n’avaient rien partagé.

Avant les vacances de Noël, cette question aurait arraché le sourire le plus hypocrite que la brune possédait en réserve puis elle aurait simplement tourné les talons pour rejoindre sa chère solitude. Mais les choses avaient évoluées depuis ou, plutôt, étaient revenues au même point qu’avant Halloween. Alors elle ne se braqua pas même si la question la déstabilisa intérieurement par sa franchise sortie de nulle part. Tout va très bien. Pas vraiment un mensonge, plutôt une semi-vérité. Tout allait très bien. Ses notes étaient excellentes, l’avance qu’elle prenait sur les cours de l’année prochaine continuait de croître, sa maîtrise des sortilèges était bonne, effaçant de longs mois sans pouvoir pratiquer, le Club était une meilleure chose que ce qu’elle imaginait en se rendant à la première réunion, Brooklyn lui parlait à nouveau, les rumeurs diverses et variées sur Zach et elle s’estompaient, malgré une regain d’intérêt pour eux après le bal de Noël… Elle pourrait continuer la liste des choses qui allaient bien pendant longtemps, mais s’inclure dedans serait de la mauvaise foi, ce qui était loin de la gêner, bien qu’elle préférât la subtilité que les mots lui offraient. Quels échos, exactement ? demanda-t-elle d’une voix neutre, souhaitant savoir à quoi Tracy faisait référence exactement.

Elle avait les yeux baissés sur sa baguette, comme si elle n’en revenait pas d’avoir osé poser cette question ou comme si la réponse ne lui importait que très peu, ce qui était loin d’être impossible si elle ne faisait que son devoir de préfète. Étonnement, elle n’avait pas envie de renvoyer sèchement Tracy voir ailleurs si elle y était. Elles ne parlaient jamais de ça durant les réunions du Club et c’était assez étrange de voir la jeune femme parler d’autre chose que de tissu, de couture ou de choses dans ce genre là, assez pour qu’elle sente la curiosité familière prendre ses droits en son sein et qu’elle la laisse la guider. Le seul ennui passé qui lui venait à l’esprit était sa dispute musclée avec Luca mais ce n’était pas particulièrement ce qu’elle appellerait un ennui. Un moment où elle s’était défoulée, oui, plutôt. Machinalement, son esprit établissant des liens qu’elle ne voulait pas voir, ses doigts s’enroulèrent autour de ses manches, serrant le tissu, alors que son regard passait distraitement sur la pièce. Non, aucun. Tu pensais à quelque chose en particulier ? Si elle aimait aussi poser des questions peu précises pour laisser libre court à son interlocuteur de répondre ce qui lui chantait, elle n’aimait que très peu quand c’était elle, la concernée, ne sachant pas exactement ce que savait l’autre, ayant peur d’en dire plus que nécessaire. De dévoiler une faiblesse dont l’autre n’avait même pas conscience. Devant l’étrangeté de toute la situation, elle poussa le procédé plus loin encore, s’enquérant à son tour de l’état de sa préfète. Et toi, tu vas bien ?

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Mer 3 Jan - 14:29

Guess we made the right choice
Casey & Tracy

Elle arpentait une pente glissante et un brin accidentée, mais Tracy ignorait si emprunter ce chemin avec Casey, dérivant presque sur le terrain du personnel, était réellement une bonne idée. Peut-être était-il plus raisonnable de se cantonner à des conversations superficielles, parler chiffons, ou sujets futiles en tous genres. Son interlocutrice n’était ni des plus loquaces, ni, du peu qu’elle en savait, à s’étendre sur sa vie privée, ou sur son ressenti. « Tout va très bien. » Elle se contenta de hocher la tête, un peu sceptique néanmoins, sans toutefois le montrer. Si son interlocutrice tenait à lui assurer que c’était le cas, elle ne voyait pas l’intérêt de chercher plus loin au risque de se montrer insistante ou indiscrète. Casey et elle n’étaient pas si proches, si ce n’étaient qu’elles avaient partagé le même dortoir, les mêmes cachots au cours d’une période qu’elle préférait nettement effacer de sa mémoire, et désormais, le même groupe de fréquentations. Ça ne faisait pas d’elle des intimes, et contrairement à ce qu’elle tentait de faire croire, ce n’étaient pas ses responsabilités de préfète qui la poussaient à s’enquérir de son état. La seule chose que changeait son insigne, c’était le pouvoir de faire preuve d’autorité, ou non, et dans une situation comme celle-ci ce n’était pas à l’ordre du jour. « Quels échos, exactement ? » Elle doutait sincèrement que ce que ses confrères avaient pu évoquer ne soit qu’une rumeur de couloir, alors son interlocutrice devait probablement savoir exactement ce à quoi elle faisait référence. A moins qu’il n’y ait eu plusieurs évènements de ce genre… ? Elle l’ignorait. A croire que finalement, elle n’avait pour amies que des élèves qu’elle ne connaissait finalement qu’à moitié, en surface. « On dit que tu t’es battue dans les couloirs. Avec un Serpentard, je crois… ? » se risqua-t-elle, en feignant de ne pas accorder autant d’importance à sa réponse que ce qu’il en était réellement. Elle ne connaissait pas l’identité du garçon en question, et peut-être se trompait-elle de maison, en ce qui le concernait. Ce qui l’intéressait dans cette affaire se trouvait un peu au-delà.

« Non, aucun. Tu pensais à quelque chose en particulier ? » Elle secoua la tête en signe de négation, prenant un air plus détendu, étirant ses commissures de lèvres en un sourire rassurant. Elle devait procéder avec délicatesse, si elle ne voulait pas la voir prendre la mouche. Et quand même bien, quelques échos à eux seuls ne constituaient pas les bases fondatrices d’une réelle accusation, d’autant plus qu’à les croire, elle avait déjà été punie. Il n’était d’ailleurs pas dans son intérêt de chercher des noises à ses fréquentations, à une époque où il était fondamental pour elle de rester bien entourée… Enfin, viendrait peut-être une situation au cours de laquelle elle n’aurait pas d’autre choix, mais pour l’heure, elle préférait ne pas avoir à y penser. L’ordre de ses priorités était déjà bien chargé : s’entraîner plus dur, travailler plus dur, ne laisser ni place à l’échec, ni à ce qui pourrait la mettre dans une position de fragilité. Or, quelque chose lui disait que Casey Beckett, qui venait de faire ses preuves dans cette confrontation serrée, et qui, selon les mesures disciplinaires prises à son encontre, n’était pas de celles qui attendaient qu’on les laisse défaillir, pourrait l’aider dans cette entreprise. « Non, bien sûr. Tu es une bonne élève, je ne vois pas ce qu’on pourrait te reprocher. Je veille juste à ce qu’on ne te mette pas en situation de difficulté. » déclara-t-elle simplement, espérant que la jeune fille ne se renfermerait pas comme une coquille si par mégarde elle touchait un point sensible. C’était la première fois qu’elles se voyaient toutes deux dans un cadre extérieur à celui des réunions de leur groupe, et elle ne tenait pas spécialement à gâcher ce moment, même si elle demeurait toujours un peu frustrée d’avoir perdu à nouveau si près du but. Même si leurs rapports étaient parfois un peu complexes et difficiles à déterminer, elle respectait profondément la Serdaigle.

« Et toi, tu vas bien ? » Elle ne se départit pas de son air serein, se retenant toutefois de répondre qu’elle allait beaucoup moins bien après avoir fini au tapis. Elle avait peut-être affaire à une rivale qui était douée de se baguette, et qui possédait des prédispositions difficiles à négliger en sortilèges et enchantements, pour autant lui céder la victoire n’était pas un plaisir. Elle méritait de gagner, avec tous les efforts qu’elle avait mis à contribution… Et cela signifiait qu’elle avait encore du chemin à faire, afin de repousser toujours davantage ces frontières invisibles qui la séparaient de cet idéal qu’elle cherchait à atteindre. « A merveille ! Du travail, un emploi du temps chargé, quelques tracas, mais rien d’insurmontable. » Elle avait volontairement opté pour un ton détaché. En réalité, elle avait bien d’autres préoccupations, sous la face cachée de l’iceberg, mais elle ne tenait pas spécialement à les partager, et son interlocutrice sans doute pas à les connaître. Elle n’avait probablement posé la question que par politesse, et elle gardait à l’esprit qu’après son long séjour aux cachots, Casey n’était probablement pas tentée d’échanger avec elle sur ce qui avait suivi sa trahison. Elle ignorait d’ailleurs tout du ressenti de cette dernière à ce sujet, mais puisqu’elle avait rejoint leur groupe de fréquentations, c’était qu’elle n’avait sans doute pas beaucoup de problème avec ça, si ? « Enfin, sauf peut-être un. » se laissa-t-elle aller à répondre, évasive. C’était peut-être à l’infirmier à qui elle aurait du s’adresser en premier lieu, ou à un professeur. Mais elle avait besoin d’un point de vue extérieur sur la question, et c’était peut-être le moment de l’obtenir, puisque le contenu des ouvrages ne lui permettait pas de se renseigner sur la question, à laquelle elle ne parvenait pourtant pas à répondre avec tous les efforts du monde.

Emi Burton


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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Jeu 4 Jan - 23:35

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casey & tracy

Bien évidemment, il s’agissait de cette histoire avec l’autre imbécile - le mot était faible, mais tous les autres qui lui venaient à l’esprit dès que son visage s’imposait à elle étaient des insultes qui auraient fait frémir les murs épais du château - qui avait déjà du faire plusieurs fois le tour de l’école. Les deux élèves n’avaient pas été très discrets, c’était un fait. S’insulter à mots couverts et à mots bien plus francs en plein milieu du couloirs où se trouvaient les bureaux des professeurs n’était déjà pas une bonne idée ; provoquer l’autre en espérant le pousser à bout, encore moins ; mais alors céder à la rage qui l’avait envahie au fur et mesure qu’elle restait là, face à lui, lui renvoyant des répliques assassines sans hésiter, c’était presque - et tout était dans le presque - idiot. Casey se souvenait vaguement qu’au moins un autre élève était présent au moment où son poing avait rencontré la mâchoire de ce vil Serpent - Ô doux moment de pure exaltation - mais ils étaient peut-être plus nombreux. Qu’importe. Un seul indiscret suffisait pour faire d’un événement pareil une rumeur à faire se redresser toutes les commères du coin. Son regard s’évada quelques secondes vers le centre de la salle où un autre duo venait d’entamer son propre duel. Désinvolte, Casey confirma les interrogations de Tracy. Un Serpentard, oui. Ne pas démentir le reste suffirait pour que sa camarade comprenne qu’elle s’était, effectivement, battue avec lui. Bien que se battre soit un peu exagéré. Elle l’avait frappé, il l’avait plaquée contre le mur, l’étouffant presque, et un professeur était intervenu. Fin de l’histoire. Ou du chapitre, plutôt, l’histoire entre elle et l’autre abruti ne datant pas d’hier et ne se terminerait pas demain. Une petite seconde, elle laissa l’interrogation de ce à quoi leur prochaine rencontre allait bien pouvoir ressembler enfler, grandir, prendre vie, puis elle l’étouffa tout aussi vite. Elle le saurait bien assez tôt. Il était toujours trop tôt quand il s’agissait de cet autre détesté. Si elle pouvait faire quelque chose pour n’avoir plus jamais à le croiser, elle choisirait cette option avec plaisir. Et, en même temps, ce n’était pas si sûr. Il était un excellent défouloir. Avec lui, elle se permettait tout ce qu’elle refusait de faire avec les autres, s’opposant à tout ce qui pourrait lui faire ressembler à ses bourreaux.

Si Tracy pensait que cet incident signifiait que quelque chose n’allait pas… elle était bien plus dans le vrai qu’elle ne pouvait l’imaginer, même si Casey n’allait certainement pas l’avouer. Elle avait beau considérer ce moment comme insignifiant, avec toute la mauvaise foi dont elle pouvait faire preuve, il n’en restait pas moins que, ce jour-là, dans ce couloir, alors qu’elle comptait trouver une salle vide pour laisser passer le temps loin de ses camarades, elle avait réagit à cette voix insupportable plutôt que de l’ignorer parce qu’elle allait mal. Elle l’avait poussé à bout pour extérioriser un peu de cette colère qui la rongeait depuis que sa lettre était restée sans réponse. Elle l’avait frappé, lui, parce qu’elle ne pouvait pas choisir ce moyen là avec un autre, mais que le besoin de se défouler était bien trop grand pour être refréné cette fois-ci. Alors non, Tracy était loin d’être dans le faux, quand bien même Casey affichait son calme habituel. De toute manière, cet incident était dépassé, la brune avait déjà été punie pour ça, et elle ne risquait rien de plus. Sauf si, bien sûr, elle recommençait. Ce qui n’était pas dans ses plans, loin de là, mais étant donné que son sang-froid était mis à rude épreuve dès qu’elle se retrouvait trop proche de cet horripilant Serpentard… C’est pour ça que la question de Tracy la surprenait : sa retenue avait été décrétée puis réalisée - dans des conditions d’ailleurs particulières mais qui avaient eu le mérite de forcer Casey et Brooklyn à passer deux heures ensembles - alors pourquoi la préfète semblait-elle penser qu’elle pouvait encore avoir des ennuis ? Y avait-il autre chose ? Ou était-ce de la simple curiosité ? À cette même période, la brune ne venait plus aux réunions du Club, cela suffisait peut-être pour que Tracy s’interroge, étant donné qu’elle en était à l’origine. Sa considération à son égard lui semblait des plus étranges - elles n’étaient, après tout, pas si proches que ça, bien moins en tout cas que Casey ne pouvait l’être de Cruz ou même de Narcissa, puisqu’elles ne se parlaient que depuis que le Club existait - mais n’était-ce pas le cas dès que quiconque semblait s’inquiéter pour elle ? Aussi décida-t-elle de laisser couler. Elle verrait bien si sa camarade cherchait à en savoir plus sur la question ou si sa sollicitude n’allait pas plus loin, et aviserait le cas échéant. Retenant ainsi le “pourquoi” qui formait déjà ses lèvres, Casey se contenta d’hocher négativement la tête. Elle n’allait tout de même pas montrer à quel point le simple fait qu’on s’intéresse à ses ennuis et qu’on s’inquiète des difficultés qu’elle pourrait rencontrer la troublait. La questionnait, aussi. Pourquoi Tracy “veillait” donc ? Tu prends ton rôle de préfète à coeur lâcha Casey, mettant cette attention qu’elle trouvait étonnante sur son nouvel insigne Mais tu n’as vraiment pas à t’en faire. Elle était capable de se débrouiller par elle-même, c’était bien ce qu’elle faisait depuis toujours.

Peu à l’aise quand on s’intéressait à elle, surtout quand on s’inquiétait pour elle, Casey préféra nettement détourner la conversation sur Tracy. Parler des autres, oui, elle savait faire, bien plus que de parler d’elle-même. Si les raisons du comportement de ses camarades lui étaient rarement claires, c’était encore plus trouble quand elle réfléchissait un peu sur sa propre personne. Un peu, car elle ne fixait jamais bien longtemps son attention sur elle-même, quelque chose de plus important appelant toujours sa concentration ailleurs, comme de par hasard. La réponse de sa camarade lui sembla un peu surjouée. Dans cette salle, dans cette ambiance, très différentes de celles du Club, son “à merveille” ainsi que son apparence de préfète parfaite - mais il en était exactement de même pour l’apparence froidement hautaine de Casey - semblaient décalés, faux. Un peu comme si l’éclairage différent dévoilait tous les défauts des masques qu’elles mettaient habituellement en présence l’une de l’autre. Toute son attention se réveilla quand Tracy nuança finalement ses propos, apportant à Casey la confirmation qu’elle semblait trop détachée pour l’être sincèrement. Sa curiosité piquée, ainsi que, peut-être, une légère pointe d’inquiétude qui se demanda si Tracy se souciait autant de ses potentiels ennuis parce qu’elle-même en avait, la brune conserva néanmoins son visage neutre, seul son regard revint vers la préfète. Un tracas de quel ordre ? Toujours fidèle à elle-même, quand bien même elle désirait en savoir plus, elle n’allait certainement pas confronter Tracy de but en blanc, laissant toujours une possibilité à son interlocutrice de rester évasive et de ne pas se confier si ce n’était pas ce qu’elle désirait.

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Dim 28 Jan - 17:25

Guess we made the right choice
Casey & Tracy

E« Un Serpentard, oui. » Elle détendit ses traits en un vague sourire, qu’elle voulut réconfortant, mais qu’elle n’usait que dans l’optique de détendre son interlocutrice, s’efforçant de rester dans la demi-mesure. Ne pas en faire trop, ne pas paraître stimulée par une motivation plus forte que ses responsabilités, ou que par de la simple curiosité. Elle ne connaissait pas suffisamment Casey pour savoir s’il était possible d’approcher celle-ci, et de l’apprivoiser une fois que l’on avait franchi une certaine ligne, mais dans l’absolu, elle se contentait de rester à bon écart, physiquement et mentalement, tout en entretenant une certaine proximité. L’arborer comme un oiseau sauvage, susceptible de s’envoler au moindre geste brusque. Pour le moment, elle préférait avancer sa main prudemment, sans insister, et attendre de la part de son interlocutrice les signaux qui indiqueraient son consentement à poursuivre sur le sujet. Elle se reconnaissait en elle, beaucoup plus qu’elle n’aurait même bien voulu l’admettre… Elle la toisa, avec vigilance, se rappelant de sa propre attitude au bal de fin d’année, envers Casey, qui n’était d’ailleurs pas vraiment Casey. Un Serpentard. Ça disait à la fois beaucoup et pas grand chose. « Je comprends. Il t’a fait du mal ? » demanda-t-elle, simplement, faisant tourner le bois de chèvrefeuille de sa baguette entre ses doigts. Mieux que quiconque, elle connaissait cette sensation d’angoisse, celle qui secouait, qui prenait au bas des reins, à l’idée que la personne non désirée pénètre de quelques mètres le cercle d’intimité que l’on formait autour de soi, par réflexe de survie. « Tu prends ton rôle de préfète à coeur. » fit-elle remarquer, d’un ton qu’elle jugea à la fois encenseur, et… un brin accusateur, emprunt de vigilance. En effet, elle ne se rendait personnellement au chevet de tous les Serdaigles qui avaient dont un écart de discipline entachait le dossier scolaire, et si elle le faisait avec Casey, c’était bien parce qu’elle entretenait avec cette dernière d’autres rapports. Sans quoi, elle aurait demandé à s’entretenir avec cet élève de cinquième année qui se revendiquait pro sang-pur, et qui avait ouvertement menacé une première année, ce qui avait eu pour conséquence de réduire considérablement leur sablier. Bien naturellement, il était exclu que ce soit elle qui prenne l’initiative de contacter le fautif, au vu de ses origines, et de ses antécédents avec l’ancienne direction, dans la crainte d’éventuelles répercussions. Le spectre de Naïa Rosenberg n’était jamais bien loin, et flottait toujours dans les environs… « Je fais ce que je peux. Et je voudrais pouvoir faire encore davantage. » se contenta-t-elle de répondre, évasivement. Bien entendu, elle comptait en effet se montrer à la hauteur de cette responsabilité qui lui avait été donnée, même si elle ne savait pas exactement par où commencer… Cela dit, elle doutait sincèrement que la raison qui la poussait à interroger Casey relève de ses fonctions récemment acquises, et cette dernière paraissait se poser la même question.

« Mais tu n’as vraiment pas à t’en faire. » Si elle le disait. Elles se ressemblaient plus qu'il n'y paraissait, toutes deux... mais l'une se contentait de camoufler ses fêlures derrière un visage inexpressif et des paroles brèves tandis que l'autre se dissimulait dans le mensonge au point d'y baigner toute entière. Elle hocha docilement la tête, à nouveau, en fixant l’endroit sur lequel elle venait de chuter, à l’heure où avait sonné sa défaite, lorsque, prise de court, elle s’était retrouvée suspendue dans les airs. Si elle avait à s’en faire sur l’état de Casey, elle doutait sincèrement de le savoir un jour, tant cette dernière était d’une opacité à toute épreuve. Lors des réunions du club, elle ne laissait transparaître d’un enthousiasme qui pourrait être simplement feint, se contentant de participer lorsque c’était nécessaire. Et pourtant, elle la croisait régulièrement lors des évènements organisés par l’école, ne pouvant s’empêcher de se questionner sur sa présence : après tout, ce genre de manifestations ne semblaient pas tout à fait être sa tasse de thé… « Tu m’en vois rassurée. Tout le monde ne vit pas très bien les derniers évènements, ce serait normal qu’ils t’affectent aussi. » fit-elle remarquer l’air de rien, saisissant une de ses mèches pour la faire tourner entre ses doigts. Poser des questions sans poser de question, sous-entendre simplement afin de la laisser libre de répondre à son appel. Elle-même préférait simplement oublier son expérience d’Halloween, tandis que celle du bal la faisait encore grincer des dents. Il s’agissait, maintenant, de mettre son comportement lors de ce dernier sur le compte d’une folie passagère, et non pas d’une rancune vengeresse. Elle n’y perdrait que trop, et ce n’était pas comme ça que les choses étaient censées se passer. L’envoyer dans le corps de Daniela était probablement ce que le Directeur pourrait lui faire de pire, et Casey n’avait tout simplement pas eu de chance en se révélant être là au mauvais endroit, au mauvais moment, lorsqu’elle était sujette à ses peurs profondes. « Un tracas de quel ordre ? » Elle cligna des yeux avant de laisser son regard vagabonder le long de l’architecture de la pièce, comme si les vitraux aux couleurs délavées et les flammes crépitant dans l’âtre des cheminées monopolisaient soudainement toute son attention. Rentrer dans le vif du sujet n’était pas sa spécialité, et elle laissait bien volontiers les autres s’en charger lorsque c’était nécessaire. Mais plus elle laissait la situation s’enliser sans aborder le sujet, plus elle s’enfonçait dans ses questionnements sans trouver de solution sur le long terme à ses chasses aux fantômes. « Nous n’avons pas eu l’occasion de reparler du bal. Je tenais, bien sûr, à t’assurer à nouveau que tout cela n’était qu’un gigantesque malentendu. » déclara-t-elle d’un ton cordial. Des choses lui échappaient, et au vu de son statut, elle ne pouvait se permettre de les laisser filer à leur guise, en toute autonomie sans qu’elle ne puisse les en empêcher. Elle ne s’attendait pas spécialement à ce que Casey lui en tienne réellement rigueur, mais elle espérait plus de cet entretien. Or, elle ne connaissait personne dans ce château qui se révèle plus apte à répondre à la requête qu’elle avait à lui soumettre, et qui bien sûr, devait demeurer strictement confidentielle…

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Mar 30 Jan - 0:26

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casey & tracy

Casey répondit au vague sourire de Tracy par une ombre légère qui flotta quelques secondes sur ses lèvres alors que l’identité de celui avec lequel elle s’était battue dans les couloirs était en partie confirmée. Oui, c’était un Serpentard, et le plus fourbe de sa maison, assurément. Le plus con, aussi, le plus insupportable, le plus pitoyable, pathétique… Son esprit avait tendance à s’emballer et à chercher le plus de synonymes péjoratifs dès que l’image du jeune homme s’imposait à elle. Que comprenait-elle, exactement ? Et pourquoi, derrière une inquiétude qu’elle jugeait sincère, sentait-elle autre chose ? Comme une attente bien qu’elle soit incapable de définir ce que la préfète attendait exactement. Que Casey se confie sur ce qui l’avait poussée à se battre contre un abruti en plein milieu d’un couloir ? Si c’était, Tracy pouvait toujours attendre. Mais elle sentait bien que ça n’était pas ça. Même si les deux Serdaigle n’étaient pas les plus proches, elles se connaissaient suffisamment pour que Casey ne doute pas un instant que l’intelligence de sa camarade ai déjà remarqué qu’elle n’était pas du genre à se confier, en témoignait l’attitude prudente et les mots voilés qu’elle utilisait avec elle, lui rappelant étrangement Cruz, en encore moins brusque. Ou alors, cette dernière l’était devenue au fil du temps, après le rapprochement qui s’était opéré. Dans tous les cas, il y avait quelque chose qui motivait Tracy à l’interroger, et Casey doutait de plus en plus que ce soit son simple rôle de préfète qui la pousse à la questionner. Alors qu’elle lui demandait s’il lui avait fait mal, Casey porta machinalement sa main à son cou, passant ses doigts le long de celui-ci, les faisant disparaître derrière sa chevelure foncée, vague relique de la pression que le débile abruti avait exercée à cet endroit. Même si elle n’avait pas toutes les cartes en main, la brune ne voyait pas d’inconvénients à lui répondre, cette fois encore. Rien de très douloureux, non. Puis, il était obligé de réagir après que j’ai ouvert les hostilités. C’était bien ça qu’ils faisaient, provoquer l’autre, continuellement, jusqu’à ce qu’il craque. Casey avait été la première à céder cette fois-ci, physiquement du moins, parce qu’il lui avait tout de même lancé un sortilège juste avant. Dans tous les cas, la brune n’allait pas laisser Tracy penser qu’elle s’était simplement faite agressée par l’autre idiot de Serpentard. Elle était celle qui avait jeter le premier dé, sa main se souvenait encore de l’impact contre sa vile mâchoire et de l’intense soulagement qu’elle en avait retiré. Sa camarade, nota-t-elle, tournait sa baguette entre ses doigts, tic qu’avait déjà observé Casey, mais pas en nombre suffisant pour l’associer à un état spécifique. Bien que, dans tous les cas, un tic nerveux traduisait une émotion qu’on tentait de ne pas afficher clairement. Laquelle exactement ? Casey ne doutait pas d’en être prochainement éclairée.

Était-ce son seul rôle de préfète qui la guidait en cet instant ? Casey commençait sérieusement à en douter mais ne pouvait affirmer avec certitude que ça n’était pas le cas. Tracy possédait un zèle impressionnant, elle l’avait déjà remarqué sur de nombreux sujets, il n’était pas étonnant qu’elle souhaite assurer son rôle de préfète avec la même ferveur. Évidemment. Je ne doute pas que tu réussisses. Le choix des préfets semblait parfois être un peu hasardeux de la part de la direction mais elle trouvait, cette fois-ci, qu’il n’y aurait pas eu de meilleure remplaçante après le départ de Shaelyn. Est-ce que c’était une bonne chance cependant ? Au vu du teint parfois pâle et des traits tirés de sa camarade de maison, elle en doutait, se demandant si elle dormait assez avec tout ce qu’elle avait à faire - par obligation ou parce qu’elle se rajoutait, comme Casey, une charge de travail intense. Sauf que Casey ne jonglait pas avec les BUSES, le Quidditch, les cours, son rôle de préfète, la couture… Elle avait, en fait, en dehors des cours et des entraînements, tout son temps de libre pour l’occuper à ce qu’elle désirait. Pas comme Tracy, et il lui restait cependant encore assez de temps pour s’inquiéter de l’état de Casey, sa remarque manquant de la faire ciller, mais elle était trop habituée pour se laisser ainsi avoir. Nouvelle ombre d’un sourire sur ses lèvres avant qu’elle n’élude une nouvelle fois. C’est compréhensible au vu de ce qu’il s’est passé. Les vivait-elle bien ? Non, absolument pas, même si la période actuelle se trouvait être plus lumineuse que les deux mois qui avaient suivi Halloween, alors que Brooklyn l’ignorait et qu’elle prenait ses distances avec le monde entier. Il lui restait de quoi faire, quand bien même les ombres se faisaient moins nombreuses. C’était idiot de se dire que, si tout allait bien avec le Serpentard, elle se sentait prête à affronter le reste. Toi-même, tu es parvenue à avancer ? Pas besoin de faire le listing de ce qu’il s’était passé, entre l’année passée, Halloween, ou encore le bal.

Le bal toujours incrusté dans les mémoires. Casey avait pensé que la plaisanterie restait bonne enfant, comparativement à Halloween, mais l’amertume avait pris le dessus quand Daniela, qui avait pris possession de son corps, avait relevé les manches de sa robe, une infime seconde à peine, une seconde suffisante pour qu’elle pose le regard sur les marques les striant. Le bal, au centre des pensées de Tracy actuellement, alors qu’elle s’excusait à demi-mot de son comportement premier, alors que le changement venait tout juste de se produire et qu’ils étaient tous un peu déboussolé par la situation. Casey se souvenait de la douleur quand la chaussure avait égratigné une joue qui ne lui appartenait pas mais, bien heureusement, ça n’était pas son corps à elle qui avait été défiguré de la sorte. Je l’avais compris ce soir-là. Quand Tracy avait compris qu’elle n’était pas vraiment le type dont le corps était bien présent, son attitude avait changé du tout au tout. Encore une fois, la brune n’avait aucune idée de ce qui avait poussé sa réaction mais ça ne devait rien être de super sympathique. C’était Keagan, c’est ça ? Pure rhétorique, elle se souvenait bien du nom que lui avait dévoilé Tracy alors qu’elle cherchait à connaître l’identité du physique dans lequel elle était alors coincée. Tu ne dois pas énormement l’apprécier. Léger euphémisme.

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Dim 4 Fév - 21:17

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« Rien de très douloureux, non. Puis, il était obligé de réagir après que j’ai ouvert les hostilités. » Elle arqua un sourcil tandis qu’elle baissait le regard. D’ordinaire, le commun des élèves se défendait en usant de stratagèmes des plus retors, mais ce n’était pas le cas de son interlocutrice qui n’hésitait pas à faire savoir que son adversaire était alors dans son bon droit. Alors, quelle était la raison de ce conflit ? Elle ne pouvait croire qu’elle l’avait elle-même provoqué par conflit. Quoiqu’il en soit, elle ne pouvait adopter une autre position que celle de greffière à l’écoute de sa version. « Tu avais des raisons de le faire ? » l’interrogea-t-elle, avec douceur. Une de ces préfètes exemplaires se serait contentée de lui faire un de ces discours comme quoi il n’y avait pas de bonne justification à de tels accès de colère. Or, elle savait pour sa part que certains cas l’exigeaient parfois en dernier recours, même si elle ignorait quel était le garçon à qui elle avait affaire. Pour le moment, elle se contentait simplement de trier les pièces du puzzle, de les assembler tant bien que mal, afin de tirer sa propre conclusion. Elle n’était pas là pour faire le jugement d’un acte qui avait déjà été sanctionné, ce n’était là ni son rôle, ni son aspiration. Et elle était certainement mal placée pour prêcher la bonne parole… « Évidemment. Je ne doute pas que tu réussisses. » Ses commissures s’étirèrent tandis qu’elle se saisissait d’une mèche de cheveux pour l’enrouler autour de ses doigts, alors que l’extrémité de ses pointes frôlaient ses lèvres. Elle-même en doutait fortement. Certaines personnes étaient taillées pour ces rôles impliquant de grandes responsabilités, et ce n’était tout simplement pas son cas. Certes, elle était douée pour rentrer dans le cadre, pour ne se laisser à aller à aucun débordement, cela ne signifiait pas pour autant qu’elle disposait de suffisamment d’autorité pour inciter le reste du château à en faire de même. C’était toutefois appréciable de la part de Casey de le lui dire.

« C’est compréhensible au vu de ce qu’il s’est passé. » Ça l’était, peut-être bien. Ou peut-être ressassaient-ils le passé au point de se retrouver prisonniers à l’intérieur. Elle s’était persuadée, en début d’année, qu’elle avait changé, qu’elle était devenue plus forte. Mais au final, elle n’était pas parvenue à s’extirper de ses mensonges, de ses propres histoires à dormir debout… Et pour Casey ? Elle avait toujours été en retrait, discrète au point de se fondre dans le décor, tout en dégageant cette aura nébuleuse autour d’elle. Il était difficile de discerner quoi que ce soit, d’obtenir un autre résultat qu’une vague interprétation. « Toi-même, tu es parvenue à avancer ? » La question la laissa de marbre, et avant de chercher quoi y répondre, elle prit la peine de se la poser à elle-même. Tout allait bien. Tout allait merveilleusement bien. C’était ce qu’elle avait tant répété qu’elle finissait elle-même par y croire. Elle n’avait pas le temps d’aller mal, elle ne pouvait se permettre ce luxe. Elle avait des projets à mener, ses recherches avec Andrea, désormais un rôle à assumer, des examens, des entraînements, des relations, et son activité de couturière qu’elle s’efforçait de ne pas délaisser. Or, se concentrer sur ses peurs lui demandait une énergie supplémentaire qu’elle n’était pas encore en état de fournir. A défaut, elle préférait donc… les oublier. Les laisser en arrière-plan, les ignorer, faire comme si elles n’avaient jamais existé. Comme si ces trois derniers mois n’étaient qu’un vague rêve dont elle était sortie les yeux encore mi-clos. Bien sûr, nier ces fantômes qui lui courraient après avaient un prix, et elle ne commençait qu’à entrevoir combien il serait élevé. « Bien sûr. Il n’y a pas réellement d’autre alternative, n’est-ce pas ? » répondit-elle, d’une voix chantante, comme si elles parlaient de la pluie et du beau temps. Elle avait vu Casey, dans ces cachots. Elle l’avait vue plus renfermée que d’ordinaire, presque brisée, fragilisée au point de la sentir prête à renoncer à se battre pour sa survie. Elles avaient souffert ensemble, chacune à leur façon, et maintenant, il était question de reprendre une existence normale, de se fondre ensemble dans la masse, se préoccupant de sujets obsolètes pour oublier combien elles n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes.

« Je l’avais compris ce soir-là . » Justement. Elle avait compris, et c’était bien l’essence du problème. Casey n’était pas stupide : elle ne se satisfaisait pas des bonnes paroles des uns et des autres pour laisser son jugement s’en retrouver altéré. C’était bien pour cette raison qu’il était nécessaire d’aplanir les choses… Après tout, tout s’était enchaîné très rapidement : le premier coup, la bousculade, la chaussure, les mots durs. Depuis, elle avait eu le temps d’y songer à nouveau, et d’en arriver à cette conclusion : elle devait parler à Casey. « C’était Keagan, c’est ça ? » Ce nom ne la faisait plus frémir, mais serrer les dents au point d’en avoir mal à la mâchoire. Elle avait mis du temps avant d’assimiler qu’elle allait devoir cohabiter dans cet espace qu’était le château en sachant pertinemment qu’elle pourrait l’y croiser à toute heure, ça ne signifiait pas pour autant qu’elle l’acceptait. Sa simple vue, lors du bal, alors qu’elle s’était délectée de son début de soirée, l’avait éjectée hors d’elle-même. Casey était la seule qui l’avait entendu formuler ses mots, la seule à savoir que ça n’avait rien d’un accident. Elle n’était pas d’une nature violente, ni même agressive, bien loin de là… mais sentir le poids de la menace qu’il représentait pour elle poussait son instinct de survie à prendre le contrôle de son être. Elle ne pouvait, naturellement, se laisser dompter par ces pulsions aléatoires : elle devait trouver de s’extraire de sa torpeur. Un moyen qui ne passait ni par les psychologues, ni par le programme contenu dans les cours. Mais pour cela, elle devait aborder le sujet avec Casey… ce dont elle se passerait volontiers. « Tu ne dois pas énormement l’apprécier. » Elle se mordit la langue ; le sujet ne lui plaisait pas, et elle s’en voulait presque de l’avoir lancé. Il n’était néanmoins pas temps de reculer, seulement de trouver les mots justes pour s’introduire adroitement dans ce chemin sinueux qu’elle arpentait avec Casey. Tout lui dire sans ne rien lui avouer. Faire en sorte qu’elle comprenne sans ne rien lui expliquer. Il allait falloir trouver des raccourcis… « On a tous nos raisons. » répliqua-t-elle en s’efforçant de paraître détendue. Elle comprendrait aisément le sous-entendu, elle avait fait l’effort de ne pas la juger pour cette affaire de bataille dans les couloirs, ou de chercher à lui faire dire que c’était une attitude condamnable. Elle attendait précisément la même réaction de la part de son interlocutrice… « Je pourrais te demander quelque chose, Casey ? Quelque chose qui pourrait rester entre nous, si tu le veux bien. » rebondit-elle, sur un ton des plus aimables. Elle ne tenait pas à ce que que beaucoup de monde connaisse la nature de sa requête, et à vrai dire, pas non plus leurs amies communes. Surtout pas elles, à vrai dire. Enfin, elle viendrait peut-être à en informer Cissy ultérieurement, mais ce n’était pas encore l’heure pour cela. Il n’était pas envisageable de passer des serments inviolables avec tout le château pour s’assurer de leur silence, alors elle s’était dit que par défaut, une demande polie et habilement formulée requérant sa discrétion garantirait cette dernière. « Je voudrais apprendre à me défendre. Je crois que tu sais faire ça. » annonça-t-elle finalement, tandis que sa baguette tournait à nouveau entre ses doigts. Elle connaissait suffisamment d’incantations et de sortilèges de protection soigneusement notés dans ses carnets de recherches, alors non, elle ne parlait pas de magie. Si on devait à nouveau s’emparer de sa baguette et la priver de ses sortilèges, elle voulait être prête.

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Ven 9 Fév - 17:38

guess we made the right choice
casey & tracy

Ses doigts passés sous sa chevelure effleurèrent son cou, vague réminiscence de ce contact maudit qui frôla ses pensées avant que sa peau ne rencontre cette chaîne en argent qu’elle ne quittait plus depuis que le hibou de l’école la lui avait apportée. Cachés sous son col, le chat et la croix égyptienne n’avaient d’existence que pour elle et pour celui qui les lui avait offerts. Cela ne faisait pas longtemps qu’elle les portait, et pourtant, jouer avec était déjà devenu un geste nerveux qu’elle répétait surtout quand elle étudiait, lisait, ou bien le soir avant de s’endormir. En somme, quand personne ne pouvait la voir et s’interroger sur ces pendentifs. Geste qu’elle amorçait néanmoins avant de le stopper, feignant de remettre une mèche de cheveux en place pour finalement enfoncer ses mains dans ses poches, là où elles se tiendraient tranquilles. Ce n’était pas la préfète que Casey avait devant elle mais, peut-être pas l’amie, elles n’en étaient pas encore à ce stade, Casey n’en était à ce stade avec personne, ne se l’avouait pas du moins, mais sa relation avec Tracy était loin, par exemple, de celle qu’elle entretenait avec Cruz. Elle était différente. Cruz et elles se ressemblaient sur de nombreux points, mais elle se retrouvait aussi dans Tracy, bien que celle-ci n’en sache rien. Ses mensonges à elle, personne ne les avait dévoilés au grand jour, malgré que certaines personnes dans ce château se doutent bien que la vérité n’en avait que l’apparence. Dans tous les cas, ce n’était pas la préfète qui faisait face à ses obligations et devoirs qui la questionnait mais la personne que Casey commençait lentement à appréhender, après cinq ans passés dans le même château, dont trois à partager un même dortoir et des mêmes cours. Sinon, Tracy ne lui aurait pas demandé si elle avait des raisons d’ouvrir les hostilités avec le Serpentard slash parasite slash cloporte slash pire personnage foulant cette terre mais aurait condamné fermement sa camarade pour avoir faillit faire perdre des points à Serdaigle et tout le laïus habituel dans ce genre de cas. À la préfète, elle n’aurait rien confié de plus, à la préfète, elle se serait contenté de dire qu’il l’avait vraiment bien cherché et qu’elle n’y était pour rien ; à la connaissance, elle pouvait adresser l’ombre d’un sourire et répondre franchement. Oui. Et qu’importe qu’on lui dise que frapper un abruti n’était pas la meilleure manière pour le rendre un peu moins con : entre les insultes, les pensées pro Sang-pur, son affiliation à Blackman, cette torture à laquelle il avait assistée sans broncher. Oui, elle avait des raisons, de très bonnes raisons, bien que la plus importante soit aussi la moins bonne, d’un point de vue extérieur : la pitié dont il avait fait preuve à son égard faisait encore couler un poison amer chez la brune. Plus que tout le reste, c’est ça, qu’elle ne lui pardonnerait jamais. À égalité avec les ressemblances qu’elle décelait chez lui et qui faisaient bien trop écho à ce qu’elle conservait au fond d’elle. Il venait de me jeter un silencio précisa-t-elle, comme si elle donnait l’heure. Privée de sa voix, quel autre moyen avait-elle de lui faire ravaler son arrogance ? Les poings.

Loin de la superficialité du Club, la conversation devenait autrement profonde, bien plus que Casey n’aurait pensé le faire avec Tracy. Parler de sa petite mésaventure dans les couloirs était une chose, aborder les cachots, qu’elles avaient partagés pendant un temps, c’en était une autre. Ses mots auraient pu être les siens, mélange habile entre une assurance qui cachait le fait qu’elles n’avaient pas le choix. Les deux Serdaigle n’avaient pas le temps pour aller mal, pas la possibilité de s’effondrer aux yeux de tous, c’était tout simplement impossible. Chuter, c’était pour les faibles, les mêmes qui ne se relevaient ensuite jamais et qui finissaient leur vie misérable, écrasés par le poids des remords et des regrets. Un poids pas si différent de celui qu’elle portait pourtant, s’alourdissant un peu plus chaque jour qui passait où elle gardait tout pour elle, affichant cette assurance impassible à la face du monde. Un poids qu’elle ignorait, tout comme elle ignorait combien il lui en coûterait, par la suite. Combien il lui en coûtait déjà. Feindre de ne pas voir les marques qui striaient ses poignets ne les faisait pas disparaître et ne minimisait pas leur signification. Bien au contraire. Non, en effet. Avancer. Ne pas laisser les cachots les enfermer alors qu’elles étaient libres désormais, pourtant enchaînées par des fantômes qui n’auraient de cesse de les tourmenter. Casey ferait tout pour atteindre son but, celui où elle serait hors de portée de la violence, celui où elle serait capable de se défendre sans redouter les coups. Mais comment y parvenir quand elle avait peur d’elle-même ? Quand elle refusait de voir ses fêlures, de les soigner, une bonne fois pour toute, au lieu de les ignorer ? Esquiver pour ne pas faire face, ça ne marcherait pas éternellement. C’était bien ça que Cruz lui avait dit, quand elle parlait de se prendre un mur, de se suicider à petit feu. Casey lui avait rétorqué qu’elle éviterait le mur, mais pouvait-on éviter les conséquences finales d’une esquive permanente ? Têtue, bornée, elle s’en persuadait.

Les mâchoires serrées de Tracy qu’elle devinait sous la peau tendue à ce niveau-là à l’évocation du prénom Keagan lui rappelèrent les questions qui étaient nées ce soir là. Qui était-il, pour faire perdre le sang-froid de sa camarade ? Qui était-il, pour faire naître une telle violence chez celle qui était d’habitude d’un calme à toute épreuve, bien différente de Casey qui pouvait passer du feu à la glace en quelques secondes quand il s’agissait de certaines personnes. Les suppositions possibles étaient multiples et la brune préférait n’en faire aucune pour l’instant. Ne pas perdre du temps à chercher ce qui lui serait confié seulement si Tracy le souhaitait, et qui resterait caché dans le cas contraire. Seule la vérité importait, les peut-être et le conditionnel ne valaient rien. Son sous-entendu fit naître un pâle sourire et un léger hochement de tête approbateur. Casey n’allait pas la contredire sur ce fait, ni lui tenir un discours moralisateur sur la nécessité de bien s’entendre avec ses pairs. C’était bien la dernière chose qu’elle serait susceptible de vouloir inculquer à quelqu’un. Sa vision de l’être humain, de l’homme, était noire, pas franchement glorieuse, pessimiste au possible. À partir de là, comment penser que détester quelqu’un était une mauvaise chose ? Elle qui se méfiait de tout un chacun, n’accordait sa confiance que très rarement et au bout de longues années - et encore - et elle était convaincue, plus que quiconque, que les raisons de se méfier, de détester, d’éviter étaient le plus souvent de très bonnes raisons. C’est vrai approuva-t-elle seulement, conservant ce ton neutre mais presque badin qui restait le même depuis le début de cette conversation. Conversation en apparence banale mais qui était bien loin de l’être. Casey sentait, sans parvenir à le saisir, toujours pas, qu’il y avait quelque chose de plus derrière cette apparente discussion entre deux camarades que Tracy avait initiée. Elle se prêtait au jeu pour assouvir sa curiosité, n’hésiterait pas à partir si elle n’aimait pas la suite, son intérêt se tendant intérieurement alors que la préfète abordait enfin ce qui lui paraissait être les réponses à ses interrogations. La jeune femme hocha simplement la tête, de haut en bas, acceptant tacitement que cela reste entre elles, mais pas qu’elle accéderait à sa requête. Seul un fou accepterait de dire oui sans savoir de quoi il retournerait exactement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Casey ne s’était pas attendue à cette demande. Elle ne s’était attendue à rien, en réalité, évitant de faire des suppositions inutiles, mais si elle avait du en formuler quelques unes, apprendre à Tracy à se défendre n’aurait pas été en tête de liste. Quelle est la tienne ? Pourquoi craignait-elle ce Keagan au point de vouloir apprendre à s’en défendre ? Et pourquoi vouloir apprendre à se défendre alors qu’elle était une sorcière très douée ? Casey n’était pas idiote et bien qu’elle ne comprenne pas toujours ses pairs ne voulait pas dire qu’elle ne les observait pas, ne les analysait pas. Le lien entre le camarade dont elle avait occupé le corps, la réaction intense de Tracy et cette demande qu’elle lui adressait, n’était pas difficile à établir. Pas plus que le fait qu’elle ne lui demandait pas de l’aide pour s’entraîner à lancer des sortilèges défensifs, sinon, elles seraient simplement retournées sur la piste des duels. Que t’a-t-il fait ? Tracy avait beau s’être faite passer pour une sang-pur, elle était, au fond, une née-moldue qui avait elle aussi passé ses premières années sans baigner dans la magie. Contrairement aux sorciers, l’utilisation de la magie n’était pas toujours la seule possibilité à laquelle ils pensaient pour se défendre. Bien que, avec le temps, Casey la première, sa baguette était son premier recours. Alors quoi, Tracy s’était retrouvée confrontée à Keagan sans avoir eu la possibilité de servir de sa baguette ? Ça devait être une partie du problème, Casey ne doutait pas que, le cas échéant, sa camarade se serait défendue avec aplomb et aurait continué de travailler ses sorts sans jamais venir trouver la brune. Pas de baguette, ça ramenait immanquablement aux cachots et donc à l’année dernière. Là encore, le lien était assez aisé à faire, mais la Serdaigle restait toujours dans l’expectative d’une réponse de la part de la préfète.

Était-elle la mieux placée pour accéder à sa requête ? Depuis qu’elle avait été enlevée à ses géniteurs, ses poings étaient devenus ses meilleurs alliés, lui sauvant la mise de nombreuses fois, lui épargnant de nouvelles fêlures qu’elle aurait ignorées, comme toutes les autres. Pour autant, elle n’avait jamais appris à se battre, c’était l’instinct du moment qui la poussait à agir. Et quel instinct qui s’endormait, fuyait, en présence de gens trop forts pour elle. Ses poings n’avaient servis à rien face aux mangemorts et à leur magie violente, douloureuse. Pourtant, elle se souvenait de ce mec plus âgé qui traînait dans son quartier. Elle s’était fortement méfiée de cette ombre massive qu’elle croisait souvent lors de ses errances nocturnes, jusqu’à ce qu’il lui propose une clope et qu’il lui parle de la manière dont elle avait tenu tête à un autre type, un pote d’un des enfants qui était à la charge de sa famille d’accueil. Qui lui avait dit qu’elle se battait bien, qu’il lui fallait s’entraîner régulièrement pour ne pas se retrouver mal en point face à un adversaire plus fort, qu’il fallait être rapide, précise, agile. Et qu’il ne fallait surtout jamais, jamais se battre contre plus fort que soit. Il n’avait pas parlé dans l’oreille d’une sourde, Casey n’était pas du genre à s’attaquer à un mur impossible à franchir, surtout pas quand des coups étaient en jeu. À Poudlard, elle n’avait guère l’occasion de taper sur des camarades et ne prenaient pas le temps de s’y entraîner. Merlin seul savait à quel point ça la défoulait pourtant, à l’époque. Alors était-elle la mieux placée ? Pas sur. Pouvait-elle le faire ? Oui. Et cela lui ferait du bien à elle aussi. Je sais me défendre, oui. Mais apprendre à quelqu’un à en faire de même ? Elle pouvait essayer, apprendre à serrer les poings, à attendre le meilleur moment, pour frapper de toutes ses forces. Encaisser les coups pour souffrir le moins possible, et les rendre. Je ne suis pas professeur, cependant nuança-t-elle, laissant cette donnée faire pencher ou non Tracy dans une direction ou une autre. Elle n’allait pas survendre des capacités qu’on était venu chercher chez elle.

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Dim 11 Fév - 12:08

Guess we made the right choice
Casey & Tracy

« Oui. Il venait de me jeter un silencio. » Elle se contenta d'approuver d'un hochement de tête, tandis qu'elle réfléchissait à l'explication que Casey lui présentait, cette dernière ayant une fâcheuse tendance à la mettre dans une position qui n'était pas des plus évidentes. Après tout, son rôle de préfète impliquait qu'elle se montre particulièrement attentive auprès des manquements au règlement comme l'étaient une situation de violence, ou de toute atteinte à l'intégrité physique ou morale d'un élève ou l'autre. Cependant, il s'avérait alors qu'elle devrait faire face à quelques exceptions... Elle se souvint alors, un an auparavant, lorsque dans cette salle de classe, elle s'était retrouvée enfermée avec Fassbach, que ce dernier avait exigé d'elle son silence. Le seul professeur vers lequel elle s'était tournée avait refusé de lui apporter son aide, elle n'avait donc aucune autre alternative. Elle préférait imaginer que c'était également le cas de Casey, sans se demander ce qui avait poussé son adversaire à la forcer à se taire, et à en venir à des extrémités plus radicales. Ça ne lui donnait pas raison, mais les circonstances étaient, de son propre point de vue, atténuantes. "Je vois. Je ne pense pas qu'un professeur puisse comprendre que nous agissions de manière déraisonnée lorsque nous sommes dos au mur." déclara-t-elle d'une voix douce, tandis qu'elle plongeait ses prunelles dans les siennes, cherchant à capter son regard. "Mais moi, je le comprends." ajouta-t-elle pour l'assurer de sa bonne foi. Elle ignorait si c'était réellement le cas, il y avait bien trop d'éléments dans cette histoire qui lui échappaient, à commencer par le fait qu'elle ne connaissait rien de la relation qui l'unissait au Serpentard en question, ni si la présence d'une autorité quelconque aurait pu être trouvée dans ces couloirs. Mais elle préférait, pour des raisons évidentes, que Casey trouve en elle quelqu'un qui était capable de la croire, parce qu'elle-même n'avait pas su trouver cette personne.

« Non, en effet. » Réponse sobre, presque laconique. Tracy s'interrogeait parfois au sujet de Casey, se demandant si cette dernière cherchait à mettre fin à ses conversations prématurément par ses réponses monosyllabesques, ou si au contraire, elle cherchait à provoquer une réaction chez son interlocuteur. Elle se contenta d'étirer son sourire, le voulant bienveillant. Au moins, elles vivaient la même chose : le même calvaire qui avait suivi des cachots, suite à quoi elles peinaient à se reconnaître, à reprendre le cours naturel de leur vie. A défaut qu'il soit naturel, Tracy avait forcé la mise en marche, bousculant son train quotidien, en s'éparpillant à travers des dizaines d'occupations diverses qui lui prenaient son temps, et aspiraient son énergie. Quelque part, ça n'était peut-être pas une solution, mais un remède temporaire qui permettait de ne pas voir ces fêlures qui les craquelaient progressivement. Elles le savaient, toutes deux. Après tout, elles faisaient partie du même club... « C’est vrai. » Toujours aussi peu loquace, mais pour le sujet qu'elles s'apprêtaient à aborder, Tracy préférait qu'en effet, ce ne soit pas le cas : remuer le couteau dans la plaie en la forçant à raviver des souvenirs qu'elle préférait garder enterrés serait inutile... Finalement, elle avait eu beaucoup de chance en tombant sur Casey dans le corps de Fassbach au bal. Ça aurait pu être tellement pire, si ce dernier s'était révélé habité par un professeur, un autre préfet plus inquisiteur, ou tout simplement, une tierce personne qui lui voulait du mal...

« Quelle est la tienne ? » Son sourire se figea, légèrement crispé, tandis qu'il disparaissait de son visage, s'effaçant à mesure qu'elles rentraient dans le coeur du sujet. Après le coup qu'elle lui avait porté, Casey était en mesure d'exiger d'elle des explications qu'elle n'était pas pressée de donner toutefois... A bien y réfléchir, seules quelques personnes savaient. Alaska, à qui elle avait du l'avouer lorsqu'elles s'étaient retrouvées dans les cuisines, et Cissy auprès de qui elle avait ressenti le besoin de raconter la vérité, toute la vérité. Avait-elle réellement envie de se lancer dans cette discussion avec Casey... ? « Que t’a-t-il fait ? » Elle déglutit, tandis que ses paupières clignaient plus rapidement, et qu'elle s'éclaircissait la gorge pour se donner contenance, continuant de faire tourner sa baguette entre ses doigts comme si rien ne l'atteignait dans cette conversation. Rien. Elle était au-dessus de tout ça. A l'heure où elle y songeait, elle avait presque tourné la page, si l'on omettait que le visage du jeune homme la mettait dans tous ses états lorsqu'elle le croisait, à l'entraînement, ou au bal. "Il m'a fait du mal. Pour se venger." répondit-elle simplement, en baissant les yeux. "Dans ces cachots, on a tous montré une part de noirceur." Elle se contentait de répéter les mots que Dan avait employés pour qualifier le comportement de son ami, sans y croire réellement. De son point de vue à elle, il avait simplement assouvi une vengeance injustifiée...

« Je sais me défendre, oui. » Elle releva le regard vers son interlocutrice, voyant presque en cette dernière sa salvatrice, celle qui pourrait l'extirper de cette spirale infernale, chemin tortueux dans lequel elle s'aventurait, se perdait. A vrai dire, elle n'en doutait pas. Contrairement à un certain nombre d'autres filles de leur âge, elle n'avait aucun mal à imaginer Casey capable de faire démonstration de cette force insoupçonnée, sauvage presque, qui l'habitait. A cet instant, elle était renforcée dans l'idée de devenir sa disciple... « Je ne suis pas professeur, cependant. » Son dos se raidit tandis qu'elle parcourait la salle des yeux, jusqu'à tomber sur la porte. Elle porta ses mains à l'insigne de préfète épinglé sur sa poitrine qu'elle retira soigneusement, avant de se diriger vers son sac posé un peu plus loin, dans lequel elle le déposa. "Ça tombe bien, ce n'est pas une enseignante que je recherche. Considère-moi simplement... comme ton adversaire. Si tu le veux bien." déclara-t-elle, comme si ce qu'elle lui demandait relevait d'une pure formalité administrative. Dans sa poitrine, son coeur battait : elle ne s'était jamais aventurée sur ce terrain-là, d'autant plus en se sachant de faible constitution. Puis, elle s'approcha de la serrure, vers laquelle elle pointa sa baguette. "Ça t'ennuie si je nous assure un peu d'intimité ?" Elle était presque sûre que ni l'une ni l'autre n'avait envie d'avoir de la compagnie à cette heure... Et ce que les autres ignoraient ne pouvait pas leur faire de tort.

Emi Burton


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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Lun 12 Fév - 19:27

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Les mots de Tracy l’étonnèrent et l’intriguèrent en même temps. Pas parce qu’elle pensait qu’elle la jugerait pour son acte, bien que, la possibilité était envisageable étant donné que l’insigne de préfète lui allait comme un gant, peut-être mieux qu’à n’importe qui d’autre dans le château, et qu’un préfet serait légitimement en droit de s’insurger contre un acte de violence de ce type - encore que, la légitimité restait un concept tout à fait abstrait au goût de Casey qui n’estimait pas que quiconque ai la moindre légitimité, justement, à juger ses actes. Mais disons que, dans le contexte de Poudlard qu’elle maîtrisait désormais parfaitement, avec les règles en vigueur et les comportements qui étaient jugés corrects, Tracy aurait pu afficher un désaccord de circonstance. Au lieu de quoi, elle hocha légèrement la tête, avant d’employer deux petits mots si familiers aux oreilles de la brune. Et pour cause, ils étaient son expression favorite lorsqu’il s’agissait d’exprimer sa compréhension face à une situation. Compréhension ne voulant pas dire adhésion, mais au moins qu’elle parvenait à se mettre à la place de l’autre, toutes proportions gardées, et qu’elle envisageait la possibilité que, à sa place, elle aurait également agi de la sorte. Au tour de Casey d’hocher la tête, les yeux dans le vague, tentant de percer les sous-entendus indémêlables qui composaient les propos de sa camarade. Un professeur, un adulte, un être humain quelconque, c’était le même combat, qu’importe l’âge et la fonction. Rares étaient ceux qui pouvaient réellement comprendre ce genre de choses, hormis ceux qui les avaient vécues. Mise au point de son regard dans celui de Tracy alors que celle-ci lui assurait doucement sa compréhension. Ils agiraient pourtant de la même manière dans la même situation. L’être humain avait la fâcheuse tendance à se montrer des plus hypocrite quand ça l’arrangeait, jamais le moindre événement n’était venu lui prouver le contraire de ce que Casey considérait comme une vérité générale.

La question qui subsistait était celle qui éclairerait la raison pour laquelle Tracy pensait si bien comprendre cette violence que Casey avait eue envers le Serpentard. Que lui était-il arrivé, exactement ? À quel moment et pour quel raison s’était-elle retrouvée dos au mur ? La brune était certaine de toucher le coeur du problème, la disparition progressive du sourire poli que Tracy affichait depuis le début de cette conversation ne venait que renforcer cette certitude, comme une preuve tangible qu’elle avançait dans la bonne direction. Keagan, Tracy, ils étaient liés d’une manière qui comprenait de la violence. Un lien qui avait laissé de profondes traces chez sa camarade, profondes au point qu’elle ne parvienne pas à masquer sa panique lorsqu’elle s’était soudainement retrouvée face à son bourreau lors du bal de Noël. En même temps, il suffisait à Casey de s’imaginer brusquement projetée dans les bras de cette vermine de Pumpkin ou dans ceux de son père pour imaginer une réaction au moins aussi violente, si ce n’est bien pire. Il y avait certaines personnes capables de faire perdre son sang-froid au plus impassible et au plus fort des individus. La réponse vint, aussi laconique que les paroles habituelles de Casey, qui s’en contentait parfaitement. Même si faire du mal pouvait englober une réalité aussi grande qu’imprécise, ça lui donnait déjà une idée de la situation. La justification de Tracy, par contre, lui laissa un drôle de goût amer qu’elle ne pouvait faire passer qu’en exprimant son désaccord. Les cachots ne sont qu’une excuse. Intimement convaincue que l’homme était profondément mauvais, quel qu’il soit, la Serdaigle estimait que certaines situations ne poussaient que les humains à révéler leur pire côté, mais que celui-ci ne naissait pas comme par magie dans les situations les plus noires pour disparaître ensuite. Un oiseau n’était brusquement pas capable de mordre jusqu’au sang parce que sa vie était danger avant de reprendre son vol paisible. Cette part de noirceur n’est pas liée au lieu ni au temps, juste à la personne qui en a fait preuve. C’était quelque chose d’intrinsèque, pas quelque chose qu’on acquérait, comme un mécanisme de défense. Ceux qui se justifiaient de la sorte étaient simplement bien avancés dans la voie de l’hypocrisie.

Pendant que Casey lui confirmait savoir se défendre - ou se battre, la différence était minime - mais qu’elle n’était pas, et de loin, une professeur, Tracy jetait des regards aux alentours alors que ses doigts dégrafaient son insigne de préfète. Les sourcils de la jeune femme se relevèrent de quelques millimètres alors qu’elle la suivait des yeux, l’observant le ranger dans son sac, formulant la suite de sa demande. Casey resta silencieuse, pesant mentalement chacun des mots de sa camarade, en évaluant le sens, la portée, les analysant profondément. L’hésitation la tiraillait, incertaine qu’elle était de pouvoir remplir le rôle qu’on lui demandait de jouer. Elle était pourtant douée pour endosser des rôles, mais celui d’instructeur ? Même si Tracy le nommait différemment, c’était bien de ça qu’il retournait. Non, pas du tout assura-t-elle alors que la préfète s’employait à empêcher quiconque d’entrer et donc de les déranger. Elle était encore plongée dans son dilemme intérieure alors que la préfète était revenue à son niveau. Elle n’était guère à l’aise avec l’idée d’être l’adversaire de qui que ce soit, surtout pas lorsqu’elle était en position de force. Casey ne donnait jamais le premier coup, elle encaissait, se défendait, n’attaquait pas. Situation inédite qui l’emmenait au-delà de sa zone de confort, même si penser au fait qu’elle répondait à une demande qu’on pouvait qualifier d’amicale la détendait légèrement. Très bien souffla-t-elle en laissant glisser son sac jusqu’au sol, le déposant à côté de celui de Tracy avant d’y ranger sa baguette. Ses dents vinrent mordiller nerveusement sa lèvre inférieure alors qu’elle revenait vers la Serdaigle, pour se placer face à elle. Pour se défendre, il faut savoir attaquer, alors, vas-y. Essaie l’invita-t-elle, d’un geste, à lui montrer de quelle manière elle se battait, bien que l’idée de voir Tracy se battre était la plus saugrenue qui lui était venue depuis longtemps.

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Jeu 15 Mar - 18:35

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Casey & Tracy

« Ils agiraient pourtant de la même manière dans la même situation. » Elle approuva silencieusement ces dires tandis qu'elle réajustait un bouton de manchette, mal à l'aise en laissant ses doigts inoccupés. Son regard s'échappait un peu plus loin, à l'emplacement même où elle avait été soulevée dans les airs quelques minutes plus tôt, plus relâchée avec douceur afin de rendre moins amère sa défaite humiliante. Elle savait en reconnaître une lorsqu'elle survenait, et son manque de pratique n'était peut-être pas en cause, mais le résultat signifiait bien malgré tout qu'elle n'était pas encore prête à affronter qui que ce soit. Casey, elle, dissuaderait bien davantage qui que ce soit de l'approcher... ce fut en arrivant à ce constat qu'elle renforça alors l'idée qu'elle avait. Le visage déformé par la haine de Fassbach lui revint en mémoire, tandis qu'elle se débattait, impuissante, sur la surface de la table. Aurait-il osé s'en prendre à une autre... ? Ou s'était-il permis de le faire parce que, comme elle le pensait, elle était encore trop faible... ? Qui que soit ce Serpentard, peu importait son nom ou son identité, il avait eu tort de s'en prendre à son amie, ou de l'agresser par un sortilège de mutisme. « Le souci, c’est qu’ils ne le seront jamais. Ils ne peuvent pas se mettre à ta place. » répondit-elle distraitement, en rangeant derrière son oreille la mèche de cheveux avec laquelle ses doigts venaient de jouer. Elle n'avait pas à être juge de cette histoire qui l'opposait à ce Serpentard, ni à émettre d'avis sur la question : il était bien naturel qu'elle serait amenée, auquel cas, à se ranger du côté de Casey, alors qu'elle manquait encore trop d'éléments pour discerner dans cette histoire le vrai du faux. Cependant, apporter son soutien ne dérogeait ni à son devoir, ni à ses responsabilités, n'est-ce pas ? Après tout, ce qui était dit ou formulé dans cette salle de duel n'en ressortirait pas, en principe...

Et elle s'aventurait sur une pente dangereuse : elle le sentait bel et bien... le chemin rocailleux qu'elle arpentait alors lui faisait éprouver ces frissons d'angoisse rappelés par la réminiscence du bal, en pointillés. Pourtant, Casey était en droit d'obtenir des explications : après tout, elle était celle qui l'avait frappée, même si les circonstances faisaient qu'elle ne l'avait, à l'origine, pas prise pour cible... « Les cachots ne sont qu’une excuse. » Elle sourcilla à ces mots, s'étonnant de la franchise étonnante avec laquelle elle les relâchait. Une excuse... ? Peut-être n'évoquait-elle que la situation de Fassbach, mais le terme était fort. Une excuse. L'expérience, outre le fait de se révéler particulièrement insupportable, les avait soumis à des traitements inhumains, et de ce fait, poussé à flirter avec des limites qu'ils n'avaient jamais pensé un jour franchir. C'était ce qu'elle avait fait, avant d'être poussée à son tour dans les limbes, pour se retrouver proie de la rage vindicative de ses camarades... Pour autant, elle était surprise du sang froid avec lequel Casey évoquait son sort. Il y avait, dans son regard, dans la crispation de son visage, une force inouïe. « Pourtant, on aurait pu ne jamais réchapper de cet enfer. En bas, j’ai presque oublié qu’il y avait une vie au-delà de celle qu’on nous a imposée. » déclara-t-elle simplement, avant de laisser ses doigts arpenter le manche de sa baguette. Lorsqu'elle y songeait, elle parlait rarement d'en bas, même si en fin de compte, sa durée de vie dans ces geôles avait été de plus courte durée que celle des autres. Trois mois, c'était à la fois peu de choses, et aussi une éternité. Une douloureuse éternité. « Cette part de noirceur n’est pas liée au lieu ni au temps, juste à la personne qui en a fait preuve. » Tracy se mordit machinalement l'intérieur de la joue, le regard légèrement fuyant. Son interlocutrice était probablement dans le vrai, elle le reconnaissait sans mal. Dan avait beau l'assurer que ce garçon n'était pas celui qu'il avait laissé entrevoir dans les cachots, elle n'était, pour l'heure, pas encore capable d'envisager ce qu'il lui avait fait comme une simple erreur. Et la difficulté se trouvait désormais dans le fait de le croiser tous les jours, de baisser la tête lorsqu'elle le voyait paraître dans les couloirs, de craindre de se retrouver seule dans une salle de classe, développant à la suite une sorte de claustrophobie qui la suivait comme un vieux fantôme... « Je crois que nous en avons tous une, dissimulée au fond de nous. Toi, moi… Peut-être que chez certains, elle est tout simplement moins disciplinée. » répondit-elle, presque sur le ton du murmure.

La demande qu'elle lui avait faite n'était pas courante, elle le savait pertinemment. Et pourtant, elle venait bel et bien de la formuler... Tracy savait que peu auraient accepté cette requête inhabituelle, et pourtant, elle ne nourrissait que peu de doutes dans le fait que Casey puisse l'accepter. Il y avait quelque chose de différent, chez cette fille, qui détonnait par rapport à tous les autres élèves. Quelque chose, derrière ce visage froid, qui ne pouvait être lu que par des yeux experts. « Non, pas du tout. Très bien. » Elle approuva à sa suite d'un nouvel hochement de tête, avant de prendre toutes les précautions nécessaires : elle était préfète, il était donc hors de question de laisser le moindre élève se laisser aller à une mauvaise interprétation si d'aventure on les surprenait dans cet entraînement qui n'avait rien à voir avec ceux que l'école les encourageait à mener. Elle verrouilla donc la porte, et rangea sa baguette, prête à ne se retrouver défendue que par ses deux mains. « Pour se défendre, il faut savoir attaquer, alors, vas-y. Essaie. » Elle déglutit silencieusement, tandis qu'elle toisait celle qui se positionnait désormais comme son adversaire. Elle l'avait déjà frappée, une fois, sans même savoir que c'était elle, par réflexe, prise de peur comme un oiseau en cage qu'une main étrangère s'apprêtait à saisir. Pour autant, elle n'était pas non plus tout à fait accommodée à cet exercice, même si elle restait celle qui l'avait réclamé... « Tu… Je n’ai pas envie de te faire mal, Casey. » laissa-t-elle échapper d’un air navré. Pourtant, elle savait que c'était un mal nécessaire. Que ce dont elle avait envie ne suffirait jamais à la sortir d'affaire, et que si elle devait seulement compter sur ses propres aptitudes, elle devrait les développer par un moyen plus dur. « Enfin… j’essaie. » Elle inspira, serra le poing, et planta ses yeux dans ceux de Casey, tentant de voir en cette dernière une adversaire à qui il était temps de rendre ses coups.


3-4 : Le coup de poing est décoché, plus rapide et plus violent qu'elle ne l'aurait soupçonné, au niveau de la paupière de Casey. Tracy en a encore la main qui tremble. "Est-ce que ça va ? Je suis désolée..."
1-2 : Le coup de poing est donné au niveau de la joue, mais sans conviction, et la moue désappointée de Tracy parle pour elle : ce n'est pas encore ça.
5-6 : Le poing de Tracy s'arrête à quelques centimètres du visage de Casey, sans qu'elle ne comprenne pourquoi elle est incapable de frapper. "Je n'y arrive pas... tu devrais peut-être essayer."

Emi Burton


I’m afraid, somebody else might take my place


Dernière édition par Tracy A. Bennett le Jeu 15 Mar - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Jeu 15 Mar - 18:35

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MessageSujet: Re: guess we made the right choice (+tracy)   Sam 17 Mar - 22:32

guess we made the right choice
casey & tracy

Et de trois. Depuis le début de leur échange, Casey observait attentivement sa camarade. Elle n’avait pas l’habitude de la côtoyer depuis très longtemps - les années qui précédant Blackman avaient plutôt vu une Tracy dans l’ombre de Naïa Rosenberg, adoptant un comportement calqué sur le sien en ce qui concernait les nés-moldus, dont Casey faisait partie, ce qui n’était absolument pas propice à un quelconque rapprochement de quelque nature que ce soit entre les deux Serdaigle - et encore, seulement dans le cadre du Club, quand elles étaient alors entourées de Narcissa, Cruz ou Wendy qui étaient parfaitement à l’aise dès qu’il s’agissait d’attirer l’attention sur elles. Aussi, rares étaient les moments où sa concentration était entièrement dirigée vers la préfète, comme présentement. Et ce qu’elle tirait de cette minutieuse observation, c’était une nervosité déguisée derrière plusieurs manies, au nombre de trois pour le moment. Il y avait sa baguette, quelle ne cessait de regarder ou avec laquelle elle jouait distraitement quand elle l’avait dans les mains ; ses cheveux qu’elle enroulait autour de son doigt et dont elle portait parfois une mèche jusqu’à ses lèvres pour venir les chatouiller ; et maintenant ses boutons de manchette. Les mains enfoncées dans ses poches, Casey retenait les siens, ne s’autorisant parfois qu’un mordillement des lèvres, son corps aussi conscient que son esprit qu’elle ne pouvait pas se laisser aller aux autres en public. Revenant à ses cheveux, Tracy mentionna le fait que jamais les professeurs ne pourraient être dans la même situation que leurs élèves. Était-ce réellement le cas ? Un adulte aussi pouvait se retrouver dos au mur, dans des conditions bien différentes, certes, que celles qu’elles avaient toutes les deux appréhendées l’année passée, mais tout de même. Là où son point de vue rejoignait malgré tout celui de sa camarade, c’était que les adultes avaient la fâcheuse tendance à oublier les moments où ils avaient agi de manière déraisonnée pour s’octroyer, ensuite, le droit de donner des leçons à leurs élèves quand ceux-ci reproduisaient le même schéma. Et ils n’étaient pas les seuls à ne pas pouvoir se mettre à sa place. Aucun de ses camarades, si on en exceptait un, ne pouvait le faire. C’est vrai. Mais je n’espère pas d’eux qu’ils le fassent pour se donner bonne conscience, cela a plus tendance à m’irriter qu’autre chose répondit-elle en haussant distraitement les épaules, comme pour balayer une possible sollicitude de la part du corps professorale. Elle se doutait qu’ils avaient accès aux dossiers des élèves et que le sien avait déjà été consulté, ne serait-ce que par l’infirmier, mais elle ne désirait pas recevoir la moindre pitié ou la moindre sollicitude de la part d’un seul adulte de ce château - et c’était en fait également valable pour les élèves. Casey n’avait pas besoin qu’on lui dise qu’elle agissait bien, ou non, qu’elle avait raison, ou non, s’estimant au-dessus des considérations et des réflexions de ses camarades. D’une grande majorité d’entre eux, en tout cas, car il y en avait quand même quelques uns dont l’avis l’intéressait, comme celui de Narcissa, Cruz ou Tracy, par exemple.

Et elle était surprise de l’avis de cette dernière à propos de celui qui lui avait fait du mal dans les cachots. Comme si c’étaient eux les fautifs, comme s’ils étaient les responsables des actes de tout un chacun. C’était beaucoup trop facile de voir les choses comme ça et Casey n’imaginait pas Tracy comme quelqu’un s’arrêtant à la première facilité venue. C’était vrai. Ils auraient pu ne jamais réchapper de cet enfer. Ils étaient enfermés comme des lapins en cage en attendant qu’une puissance supérieure daigne leur accorder une attention quelconque, qu’elle apparaisse sous forme de nourriture ou de séance de torture. Et alors ? Cela excusait-il le fait de brusquement se montrer violent ? Cela expliquait-il qu’on se mette à son tour à agir comme un bourreau ? Non, pas de l’avis de la brune. Ce n’était qu’une excuse, comme elle l’avait dit à Tracy, une situation derrière laquelle se cacher - consciemment ou pas - pour révéler le pire qui nous habitait sans en assumer les conséquences. C’était si facile, une fois que tout était terminé, réparé, de dire que la situation était si compliqué qu’on n’avait pas pu agir autrement. Que les privations, les blessures, les coups, les insultes, que tout ça étaient la raison pour laquelle on avait agi ainsi. En effet. Ils ont tout fait pour nous convaincre qu’il n’y aurait plus jamais d’autre vie... concéda-t-elle à sa camarade. Et alors ? La question restait entière. Parce qu’on était coincé, au pied du mur, on avait le droit de commettre des actes cruels envers des personnes dans la même situation que nous ? Ce n’était probablement pas un processus conscient que celui de reproduire les actes gratuits que nos bourreaux nous infligent sur d’autres, plus faibles que nous, et de devenir alors bourreau à son tour. Pas conscient, peut-être, mais pas inévitable. Nombreux étaient les autres enfants placés dans les mêmes familles d’accueil que celles où elle avait été qui se montraient violents, agressifs, reproduisant des schémas qu’ils connaissaient depuis tout petits sur d’autres, incapables de se défendre. Mais la question restait la même. Et alors ? Cet état de fait devait-il forcément excuser leur comportement ? Non, Casey ne le pensait pas. Elle-même refusait justement de lever la main sur qui que ce soit sans une raison qui n’engageait pas qu’elle ou uniquement lorsqu’il s’agissait de se défendre. Leurs pensées et réflexions finirent par se rejoindre alors que Casey s’humectait les lèvres, son regard balayant la salle qu’elle savait être vide de toute autre présence. Je le crois aussi. Il n’était pas question de se soustraire à cette vérité générale. Elle était humaine, au même titre que ses congénères. La même noirceur l’habitait. Peut-être plus importante, peut-être moins. Qu’importe, elle était décidée à ne jamais le savoir. Probablement que toute cette colère qu’elle dirigeait contre elle ferait des ravages si elle commençait à la diriger contre les autres. Retirant les mains de ses poches, Casey tira doucement sur ses manches avant de croiser les doigts.

La demande surprenante de la préfète l’étonna, fortement, n’imaginant guère Tracy entrain de se battre, mais il n’y avait aucune raison de lui refuser cette aide qu’elle demandait. Elle la laissa verrouiller la porte et ranger sa baguette pendant que Casey, pensive, en faisait de même tout en se demandant comme aborder cet exercice. Elle n’était jamais celle qui frappait la première, l’idée de donner les coups et pas parce qu’elle en avait reçu au préalable la tendait toute entière. Mais c’était différent cette fois puisqu’on lui demandait de le faire. Ça n’en rendait pas la tâche moins ardue. De nouveau face à face, la brune décida d’inviter Tracy à la frapper, dans un premier temps. Pour voir comment elle donnait les coups ou parce qu’il lui fallait ça pour que cette familière sensation la parcourt et qu’elle se sente en condition d’en faire de même à son tour, la question pouvait se poser mais Casey l’occulta. Tracy semblait aussi à l’aise qu’elle ce qui annonçait une séance des plus compliquées. Moi non plus mais si tu veux te défendre, il faut savoir frapper. Frapper pour faire reculer, frapper pour rendre les coups, frapper pour ne plus être frappée. Elle ne lui proposerait pas de prendre le visage de celui contre qui elle voulait justement se défendre, estimant que ce serait plus contre-productif qu’autre chose. Elle avait certes attaqué Casey lorsque celle-ci se trouvait dans le corps de leur camarade, mais c’était sous le coup de la panique et de la surprise. Maintenant qu’il fallait qu’elle puise dans des forces encore endormies, la brune ne pensait pas qu’arborer ce visage maudit l’aiderait, au contraire. Elle inspira et se concentra pour ne pas esquiver le coup de la préfète, bandant ses muscles qui ne demandaient qu’à obéir à de vieux réflexes, quand bien même elle aurait eu toute la latitude de le faire, puisqu’elle s’attendait à son attaque et que la rapidité n’était pas précisément l’adjectif descriptif qu’on pouvait associer à son soufflet. Elle la toucha à la joue, l’impact la faisant légèrement tourner la tête, une petite douleur s’étendant jusqu’à sa pommette pour disparaître en quelques secondes. Il n’y avait aucune conviction dans ce coup et c’était loin d’être assez fort pour la faire grimacer ou la faire saigner, bien loin du coup qu’elle même avait donné au Serpentard. Un petit soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle jetait un regard circulaire autour d’elle. Faire office de cible n’allait pas aider Tracy à mettre plus de force dans son coup de poing parce qu’elle n’avait aucune envie de lui faire du mal. Peut-être qu’un sac, comme les moldus en utilisaient, s’avérerait plus utile. Essayons autre chose. La brune récupéra sa baguette pour lancer un Inanimatus Apparitus sur un des deux lustres qui éclairait la pièce après quelques secondes de réflexion prises pour visualiser l’objet qu’elle souhaitait et qui se matérialisa. Serre le poing de cette manière expliqua-t-elle en mimant le geste. Puis frappe, de toutes tes forces, avec toute la conviction dont tu es capable. Comme si… Il était en face de toi. Et d’appuyer ses propos en balançant avec force son propre poing dans le sac, s’imaginant que l’autre minable se trouvait face à elle, après lui avoir coupé tout moyen de parler, après l’avoir poussée dans ses derniers retranchements comme lui seul en était capable.



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