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 [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Lun 25 Déc - 23:00


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyRageurs, les doigts de Casey serraient une cuillère grâce à laquelle ils écrasaient sans ménagement une purée qui, si elle continuait comme ça, allait bientôt devenir une soupe. Elle n’avait pas touché à son assiette depuis le début du repas, bien trop agacée à l’idée de la soirée qui l’attendait. Une retenue. Certes, pas la première depuis le début de sa scolarité à Poudlard - sûrement pas la dernière non plus - et ça resterait un parcours de santé par rapport à tout ce qu’elle avait pu vivre l’année passée, mais le simple fait de s’imaginer coincée pour deux bonnes heures - voire plus si Burgess décidait de se montrer particulièrement sadique avec les deux jeunes sorciers - avec l’autre abruti fini de Serpentard, ce simple fait lui donnait des envies de meurtre. Si sa mauvaise foi n’était pas du genre à aveugler son jugement, elle aurait admis sans mal qu’elle était grandement responsable. Le provoquer, au lieu de laisser filer comme elle le faisait en temps normal, le pousser à bout, appuyer là où elle savait que ça faisait mal… oui, elle avait cherché ce qui avait marqué la fin de leur dispute. Mais qu’il lui lance un sortilège ! Ce souvenir lui faisait encore serrer les poings, contracter la mâchoire, et lui donnait envie de le frapper, une nouvelle fois. Tant pis si, pour ça, elle devait écoper d’une autre retenue.

Un certain temps s’était écoulé entre le moment où elle avait frappé ce veracrasse puant en plein visage et le jour - la veille - où elle avait reçu un mot l’informant qu’il était temps pour elle d’écoper de sa retenue. Burgess les avait prévenus, ils recevraient une convocation quand elle aurait quelque chose de particulièrement utile, à ses yeux à elle, à faire. En attendant que l’heure arrive, Casey continua d’écraser consciencieusement sa purée, incapable d’avaler quoi que ce soit tant l’amertume lui serrait l’estomac. Puis, ne tenant plus, assise à la table des Serdaigle, elle se leva d’un bond, laissant là son repas qu’elle regretterait à la fin de la soirée, c’était certain, et se dirigea d’un pas rapide en dehors de la Grande Salle, menton droit, ignorant ses camarades, et plus particulièrement la table des Serpentard. Sans se préoccuper plus que ça de ce qui l’entourait, elle se dirigea tout droit vers les cachots, sachant qu’elle aurait un peu d’avance mais, au moins, elle n’aurait pas le déplaisir de devoir se taper le chemin en sa désagréable compagnie.

Casey s’arrêta devant le cachot qu’indiquait le mot reçu la veille et remarqua qu’il était ouvert. Toussotant pour annoncer sa présence, elle fit face au professeur Burgess dans une pièce qui semblait être… un peu tout et n’importe quoi. L’adulte lui fit signe de patienter, sans même la regarder, augmentant un peu plus la frustration de la brune qui savait pourtant bien qu’il ne fallait surtout pas montrer son mécontentement face à son enseignante si elle ne voulait pas prendre bien plus qu’une simple retenue. Adossée contre un mur, elle attendit donc, se plongeant dans ses pensées dont elle ne s’extirpa que lorsqu’un autre toussotement retentit, faisant se retourner, cette fois-ci, le professeur Burgess. Casey, elle, se décolla de son mur pour se tenir droite mais refusa de jeter le moindre regard à Luca. Cet idiot allait suffisamment l’emmerder par sa simple présence pour les prochaines heures, autant se préserver de sa présence quelques secondes de plus.

Miss Beckett, j’ai jugé plus prudent que vous n’effectuiez pas cette retenue avec Mr Pumpkin au vu de vos… rapports. Le ton sur lequel elle appuya ce mot aurait pu faire frémir la brune mais elle était bien plus préoccupée par ce qu’elle disait là. Elle n’allait pas passer sa soirée avec Luca ? Autant dire que les heures à venir semblaient soudainement s’illuminer. Bien sûr, ça restait deux heures où elle allait devoir accomplir une corvée quelconque, comme ça ça allait lui donner moins envie de frapper ses camarades, mais, au moins, ce ne serait pas en compagnie de son insupportable camarade de Serpentard. La douche fut des plus glacées quand elle se tourna donc vers son confrère du soir au moment même où Burgess lui parlait à son tour. Mr Caldwell, quant à vous... Après avoir abandonné son masque glacial au profit d’un visage un peu plus avenant en apprenant que Luca ne serait pas dans les parages ce soit, Casey masqua sa mine déconfite par une encore plus froide que précédemment, n’entendant même plus que ce leur enseignante leur racontait. Tout ce qu’elle voyait c’était Brooklyn, qui ne lui avait plus parlée depuis Halloween, Brooklyn qui semblait n’avoir aucun mal à l’ignorer alors même qu’elle était au plus bas depuis son dernier mot griffonné à la hâte, Brooklyn qui, toutes choses bien considérées, était peut-être un partenaire de retenue pire que Luca. Au moins, avec celui-ci, Casey aurait pu évacuer sa frustration qui lui faisait serrer les poings. Elle aurait pu lui hurler dessus, le frapper même, elle n’était plus à ça près, alors que là… elle se sentait sans voix, revenue un mois auparavant quand elle avait reçu son “Laisse tomber”.

Compris ? La voix froide Burgess la ramena au présent et la brune hocha mécaniquement la tête pendant que son esprit recousait entre eux les morceaux du discours qu’il avait capté. Elle allait les enfermer là pour être sûre qu’ils ne s’échappent pas avant la fin de leur travail, travail qui consistait en la mise en bocal des plantes qui se trouvaient au milieu de la table. Pas n’importe quelles plantes, cependant, puisqu’elles nécessitaient deux paires de mains obligatoirement, sauf si les deux élèves désiraient se retrouver avec un oeil en moins. Charmant. Et, bien sûr, elle s’empara de leurs baguettes et ramena brutalement Casey à l’instant présent en faisant claquer la porte dans son dos. Comme si elle était sonnée, la jeune fille resta encore figée de longues secondes, se demandant si c’était de la panique qui montait ou de la colère.
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Dernière édition par Casey N. Beckett le Dim 18 Mar - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Mer 27 Déc - 14:16


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey
Insolence. Entêtement. Mauvaise volonté. Travail bâclé. Que de termes peu élogieux pour décrire mon comportement et mon travail ces derniers mois. Depuis la rentrée, je ne fais strictement aucun effort pour reprendre ma vie en main, pire encore, j'aggrave mon cas par un comportement néfaste pour moi et pour les autres. De nombreux avertissements m'ont été fait depuis le début de l'année. Mes notes sont en chute libre, je ne rends que la moitié du travail demandé et souvent de mauvaise qualité quand je daigne travailler un peu. On a relaté à la Direction de nombreuses disputes avec mes camarades, ne faisant aucune différence avec un élève de 7ème année et une élève de 1ère ou 2ème année. Bref, la sonnette d'alarme a été tiré et un courrier est parti chez mes parents pour signaler que les choses n'allaient vraiment pas avec moi. Ils expliquaient dans le courrier qu'ils comprenaient parfaitement que l'an dernier fut une épreuve des plus difficiles pour moi et qu'au vu de mon passif, il était compréhensif que j'ai plus de mal que les autres de remonter la pente, néanmoins ils ne pouvaient pas me laisser m'autodétruire sans rien faire. J'ai eu le droit à un rendez-vous chez le Directeur, pour parler de la situation. Il a bien vu la dernière fois que je ne mettais définitivement pas du mien pour m'intégrer et que j'avais beaucoup de rancoeur. Il était prêt à m'écouter et à discuter avec moi. Vous imaginez bien que plus vous voulez discuter avec moi et plus je n'en ai pas envie. Ce rendez-vous s'est soldé par une heure à se regarder dans le blanc des yeux, moi plongé dans un mutisme et lui tentant de m'approcher comme il le pouvait. Au fond de moi, il me faisait presque de la peine d'y mettre autant de bonnes volontés pour rien, parce que je savais que je ne céderais pas. Je ne fonctionne pas comme ça, on ne m'a pas aussi facilement. On ne me sauve pas d'un enfer en me promettant de prendre soin de moi pour me couper la tête quelques mois plus tard. A un moment donné, il ne faut pas déconner, il faut arrêter de vouloir me prendre pour un con.

Alors nous voilà aujourd'hui, à quelques jours des vacances de Noël, à devoir passer quelques heures dans les cachots avec le Professeur Burgess pour purger ma retenue. Je n'ai aucune envie d'être ici, même si je sais que je l'ai mérité. Oui, je n'ai pas un comportement correct ces derniers temps et mes professeurs n'ont pas à essuyer ma mauvaise humeur mais moi je n'ai pas à subir les délires paranoïaque et cruel de mon directeur.
Monsieur est bien content de pouvoir utiliser mon don comme il le souhaite ou en tout cas d'avoir l'espoir qu'il pourra le faire dans les prochains mois. Mais à quoi cela va-t-il lui servir au final sincèrement ? Déjà je ne compte pas me montrer coopératif, ce qui risque de lui rendre la tâche plus difficile et ensuite, même si je décidais de ne pas jouer mes mauvaises têtes, ça servirait à quoi ? Je ne maîtrise pas mon don et à mon avis il faudra plus que quelques mois pour que j'arrive à contrôler mes visions, si seulement c'est possible. Qu'est-ce qu'il espère ? Que je lui dise son avenir ? Et même s'il est au courant, il pense qu'il pourra le modifier ? Toute cette histoire ne me plait pas et je déteste l'idée qu'on puisse nous utiliser à des fins personnels. Mais évidemment, les gens sont tellement cons ici qu'ils ne voient rien, ils pensent que c'est un mec sympa, prêt à tout pour nous aider. J'ai hâte qu'ils ouvrent les yeux et voient quel enflure c'est en fin de compte. Je suis peut-être injuste avec lui mais qu'importe, il m'a trahie, je le hais pour ça et tout ce qu'il s'évertuera à faire pour rentrer dans mes bonnes grâces sera détruit avec plaisir.

Je me rends à ma retenue d'un pas lent et démotivé. Je sens qu'elle va être longue et ennuyeuse cette soirée. Je n'ai rien prévu de particulier alors je ne rate pas grand chose en soit, mais je préférerais être n'importe où, plutôt que là bas. Et cette sensation va s'amplifier avec le temps. Je tousse un peu depuis quelques jours, c'est donc avec une magnifique quinte de toux que j'arrive sur les lieux de ma sentence. Je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un d'autre, pour être honnête, mais il faut croire qu'ils ont décidé de rentabiliser leur retenue en y mettant plusieurs élèves, merveilleux. Je dédaigne totalement mon acolyte du moment et braque mon regard au loin, dans la salle de cours. Bras croisés, droit, je ne prête attention à personne. Miss Beckett, j’ai jugé plus prudent que vous n’effectuiez pas cette retenue avec Mr Pumpkin au vu de vos… rapports. Le nom tombe comme un couperet. Pourtant je ne bouge pas d'un iota et n'esquisse pas la moindre expression sur mon visage, pourtant dans ma tête, c'est l'anarchie. C'est une blague ? Parmi tous les gens de cette maudite école, il a fallu que je tombe sur elle ? Vous n'êtes pas sérieux ? Ils le font exprès. Ils savent qu'on se connait et ils ont décidé volontairement de nous mettre ensemble, j'en suis sûr ! Ils pensent quoi ? Que parce qu'on a un passé commun, on va forcément être content de se revoir ? Ben ils pensent mal. Mr Caldwell, quant à vous... Je n'écoute pas vraiment. Elle parle certainement de mes débordements en cours et de mes excursions nocturnes. Je leur ai fait croire que je voulais fuguer, ça ne les a pas fait rire. Je ne prétends pas qu'il n'y a pas une part de vraie dedans, mais disons que pour le coup, ce n'était pas le cas. J'ai bien parlé du fait que je voulais me barrer, mais avec mes soeurs et Casey, mais aucune n'a daigné accordé un semblant d'intérêt à mon opinion. Non, visiblement les autres comptent plus que moi, alors soit, on reste, mais qu'elles ne me parlent plus par contre. Si je n'ai pas un vrai intérêt pour elles, qu'elles me foutent la paix. Je m'évertue depuis lors à les ignorer magnifiquement et à me montrer le plus désagréable possible. Je ne vois pas l'intérêt d'aimer des gens qui ne m'aiment pas.

Compris ? Non, je n'ai pas écouté ce qu'a dit l'autre mais qu'importe, de toute façon elle tourne déjà les talons et ferme la porte à clé derrière nous. C'est une nouvelle manie chez les profs ? Comment ça se passe au juste ? Les bras toujours croisés, je n'esquisse aucun mouvement. Je m'en fous, je peux rester planté ici jusqu'à ce que l'autre greluche revienne, au pire il va m'arriver quoi ? Elle me punira encore plus ? Grand bien lui en fasse, de toute façon je ne compte pas revenir après les vacances. Je vais en parler à mes parents mais je vais faire du forcing pour rester à Oxford. On m'inscrira dans une école moldue ou j'aurais des notes médiocres et où je n'aurais pas mon diplôme mais qu'importe, cela ne durera que le temps d'obtenir ma majorité. Une fois obtenue l'âge nécessaire pour travailler, je me barrerais loin et plus personne n'aura de nouvelle de moi. Ce n'est pas comme si ça intéressait quelqu'un de savoir comment je vais.

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Mer 27 Déc - 16:14


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyFigée, Casey semblait être faite de glace tant son visage n’exprimait aucune émotion et son corps ne bougeait pas d’un millimètre. À l’intérieur, c’était pourtant tout autre chose, la tempête qui y naissait détruisant toute pensée cohérente, la laissant là, à regarder un point qu’elle ne voyait même pas, se demandant si le sort avait réellement décidé de s’acharner à ce point-là. En fin de compte, une retenue avec Luca aurait été un moment de pur bonheur en comparaison des deux longues heures qui l’attendaient. Les attendaient. Car si lui était doué pour l’ignorer comme si elle était invisible, Casey n’y arrivait tout simplement pas aussi bien. En apparence, bien sûr, elle ne le voyait plus, comme si sa présence n’était qu’un détail dans son univers, elle ne parlait plus de lui, ne lui parlait plus à lui. Mais les apparences étaient parfaitement trompeuses dans son cas. La jeune fille suivait moins bien les cours qu’ils avaient en commun - c’est à dire la majorité puisqu’ils partageaient une grande partie des cours optionnels - désorientée par sa simple présence, son esprit préférant se focaliser sur la tension qui les séparait, sans même qu’ils n’aient besoin de se regarder, et les manières possibles de revenir en arrière, jusqu’à ce que sa fierté brandisse un bouclier, lui remettant en tête qu’elle n’était pas la fautive, cette fois-ci, les vieilles rancoeurs en profitant pour se glisser sournoisement à leur tour, soufflant de leur voix acide qu’il n’avait jamais rien souhaité d’autre. Alors elle revenait à ce que l’enseignant disait, notant ses cours mécaniquement, jusqu’à ce que, de nouveau, elle se laisse happer par les regrets et un mélange finalement habituel de colère et de tristesse.

Cherchant à s’assurer qu’on ne lui avait joué un mauvais tour, son regard se décala vers l’entrée du cachot, sur sa droite, comme si elle avait réellement pu mal entendre, comme s’il ne s’agissait pas de Brooklyn, là, dans la même pièce qu’elle, comme si elle ne l’avait pas vu de ses propres yeux. Rationnelle comme pas deux, Casey misait cependant par désespoir sur un miracle quelconque. Peut-être qu’il s’agissait de Savannah ou d’Avalon et qu’elle avait mal compris les mots du professeur Burgess et que sa vision l’avait trompée. Vain espoir qui mourut aussitôt qu’elle posa ses yeux clairs sur le visage pâle du Serpentard. Bras croisés, visage parfaitement inexpressif, regard lointain, il était physiquement présent mais il semblait pourtant être à mille lieues d’ici. Comme électrocutée, elle détourna rapidement le regard, inspirant brusquement une grande bouffée d’air alors que son corps remarquait enfin qu’elle retenait sa respiration depuis plusieurs secondes, depuis que la porte du cachot avait claqué dans son dos. Ils étaient enfermés là, sans aucun échappatoire, pour au moins deux heures, à devoir effectuer un travail qui nécessitait de la coopération. Est-ce qu’ils étaient destinés à se retrouver dans des impasses, quelque soit la situation, le moment présent, l’heure, le jour ? Parce qu’entre l’année dernière, le tunnel secret où ils avaient bien cru y rester, et maintenant cette retenue…

Ce n’étaient pas quelques pas en direction de la table où reposait l’objet de leur retenue qui allaient libérer Casey de cet étau oppressant causé par la présence du Serpentard à moins de deux mètres d’elle, mais elle avança quand même, fol espoir que ça l’aide à oublier qu’il était là, droit comme un i et figé comme la pierre. La vue des plantes sur la desserte lui arracha un éclat de rire nerveux qui fit trembler tout son corps, la poussant à s’appuyer contre un meuble quelconque dans un coin. Ce n’était pas possible. Quelqu’un, qui que soit ce quelqu’un, ça pouvait aussi bien être le destin même si elle n’y croyait pas, le hasard ou une force machiavélique supérieure, quelqu’un se fichait franchement de sa gueule. L’ellébore était l’ingrédient principal d’une potion pour le moins ironique dans cette situation puisqu’il s’agissait du philtre de paix. La brune ne pouvait s’empêcher de voir ça comme un doigt d’honneur pointé droit dans sa direction. Ça n’avait rien à voir, c’était juste le fruit du hasard, mais la signification amère du travail qu’ils étaient censé effectuer lui sautait néanmoins aux yeux, les lui piquant douloureusement. Elle se rendait compte, de plus, que pour mener à bien la retenue imposée par Burgess, elle allait réellement devoir travailler avec Brooklyn. Ça n’était pas comme les Bubobulb, ou on pouvait s’en sortir seul mais si c’était plus simple avec deux paires de mains. Oh que non. Avec l’ellébore, ils avaient réellement besoin de quatre mains s’ils ne voulaient pas finir, effectivement, borgne ou avec un autre membre en moins. La fleur de cette plante était certes jolie, mais il ne fallait pas se fier à son apparence qui cachait des tentacules rouges et munies de dents. Particulièrement agressive, cette plante, en plus de mordre, d’enserrer ses proies avec ses tentacules jusqu’à les étouffer ou de secréter un poison assez puissant pouvait envoyer ses épines à plusieurs mètres de distance avec une vitesse dangereuse. D’où l’oeil en moins. Burgess n’avait pas trop été inconsciente puisqu’ils s’agissaient de bébés dont ils allaient devoir extraire le venin contenu dans les tentacules. Les bébés étaient certes plus agressifs, mais ça n’était pas avec leur petites tentacultes qu’ils allaient pouvoir les étrangler, et leur venin était bien moins mortel pour des humains de leur âge.

Ses yeux la piquaient de plus en plus - sûrement la faute de ces plantes vénéneuses, c’était ça, oui - et Casey tourna le dos à Brooklyn, s’avançant dans le fond du cachot où se trouvaient tabliers, gants et lunettes de protection, pour pouvoir cligner des yeux plusieurs et effacer ce regard larmoyant qui devait être le sien. Alors qu’elle enfilait des gants épais et pas agréables du tout, elle réfléchissait furieusement à un moyen de s’occuper des ellébores toute seule, tout en sachant que ça n’était possible, pas sans l’aide de la magie. Revenant à la table, elle fixa sans les voir les ellébores, chacune dans un pot suffisamment éloigné pour qu’elles ne se sentent pas agressée pendant qu’ils s’occuperaient de l’une d’entre elles, un bocal vide dans lequel il allait falloir ensuite mettre les tentacules vidées de leur venin, et un autre bocal dans lequel la plante restante devait aller.

Casey savait, sans avoir besoin de le voir, que Brooklyn n’avait pas bougé d’un poil. Il était hors de question qu’elle lui parle pour lui demander de venir l’aider, sa fierté l’en empêchait, sa colère encore plus. Elle ne lui demanderait de l’aide pour rien du tout, puisqu’il ne savait, de toute façon, que lui tourner le dos, continuellement. Ce n’était pas faute que ses lèvres la démangent, une foule de mots s’y pressant, prêt à déverser un flot de rancoeur mêlée d’incompréhension. Mais elle n’allait rien en faire, ça non. Laisse tomber, hein ? Elle avait tenté un dernier mot, auquel il n’avait jamais répondu. Il l’avait blessée, vexée dans son orgueil et sa fierté qu’elle mettait bien trop souvent de côté quand ça le concernait, lui. Hors de question qu’elle fasse le moindre pas en sa direction, quand bien même elle en mourrait d’envie, quand bien même la situation la plongeait un peu plus dans un mal-être qu’elle s’efforçait de ne pas voir, quand bien même elle savait, au fond d’elle, qu’elle ne pouvait plus l’ignorer comme ça, pas après qu’ils se soient enfin retrouvés, pas après tout ce qu’ils avaient traversés. Elle y était parvenue, une fois, en voyant qu’il l’ignorait lors de la répartition, mais ça faisait des années qu’elle ne l’avait pas croisé et son cerveau avait eu le temps de se convaincre qu’il n’était rien à ses yeux. C’était plus possible, malheureusement. Mais têtue comme elle l’était, elle préférait être malheureuse que d’abaisser une nouvelle fois sa fierté pour aller lui demander des explications.

Poussée par un mélange complexe d’émotions dangeureuses qui bouillonnaient en elle, menaçant de la faire imploser, comme une cocotte minute qu’on aurait laissé sur le feu, elle s’avança vers la première ellébore à sa portée, oubliant toutes les règles de prudence élémentaires ainsi que les connaissances qu’elle avait de ces plantes et du danger qu’elle représentait. S’il ne voulait pas se bouger le cul pour venir faire cette retenue, elle n’allait certainement pas le supplier, et puis quoi encore ? Mais elle, elle voulait en finir, elle n’avait aucune envie de se retaper une autre soirée dans les cachots sous prétexte que le binôme qu’on lui avait collé était encore pire que Luca. Peut-être qu’il s’en fichait, mais pas elle. Surtout qu’ils risquaient fort de se retrouver de nouveaux ensembles, Burgess prendrant un malin plaisir à les foutre ensemble en voyant la tension qui régnait. Casey ne la jugeait pas assez bête pour ne pas s’en rendre compte. Ses mains enfoncées dans des gants épais s’avancèrent vers la plante, qui siffla dangeureusement, sans qu’elle ne s’en rende compte. Ce n’est que lorsque la plante envoya une épine pointue à l’autre bout de la salle, tout droit en direction de Brooklyn, qu’elle se rappela qu’elle ne pouvait vraiment pas faire ça seule. Heureusement, l’aiguillie piquante c’était plantée dans la porte du cachot, ne touchant pas le Serpentard, mais ayant peut-être le mérite de le sortir de son immobilité glaciale.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Dim 7 Jan - 23:05


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey
J'ai un talent inné pour mettre toute la mauvaise volonté dont je suis capable pour ne pas rendre service. Et grand bien même je suis en tort et que je suis puni, je m'en moque. On me dira certainement que j'agis comme un gamin capricieux. Peut-être que c'est vrai, peut-être pas, mais qu'importe, la vérité c'est que je n'ai aucune raison de faire d'effort. La personne qui vient de me punir n'incarne strictement rien pour moi et bientôt elle ne sera qu'un ancien souvenir, tout comme ses cours. Cette école est néfaste et dangereuse et plus j'en serais loin et mieux je me porterais. Et enfin la personne qui partage cette retenue m'a fait trop de mal pour que je puisse de nouveau lui tendre la main. Plus jamais. Malgré les jours, voire les semaines qui se sont écoulées, je n'ai toujours pas réussi à diminuer la colère et la rancoeur que je lui porte. Je la déteste. Ou plutôt je voudrais la détester et le fait que je n'y arrive pas, pas complètement me rends encore plus malade. Je voulais qu'on s'enfuie, loin, très loin d'ici. Je voulais qu'on soit ailleurs, n'importe où dans le monde, tant que ce n'était pas ici. Je la voulais en sécurité, loin du danger, afin qu'elle puisse enfin vivre une vie normale, comme elle le mérite tant. J'étais prêt à la protéger, à veiller sur elle pour que jamais rien ne lui arrive plus. Mais non, ça n'a pas satisfait les caprices de Madame. Trop loin de sa cour, très certainement, incapable de pouvoir jouer de ses charmes loin d'ici. Elle m'a donné des excuses, tout comme mes soeurs, mais ça a fini par rapidement me gonfler. Les autres. Les autres. Encore et toujours les autres. On s'en fout des autres, non ? S'ils ne sont pas assez intelligents pour se barrer d'ici, qu'est-ce qu'on peut faire pour eux ? J'ai pas envie de mourir pour les autres et c'est bien pour ça que je vais tout faire pour ne pas revenir.

Je n'ai pas bougé depuis le départ de notre professeur de Potions. Je n'ai aucune raison de bouger et je n'en éprouve aucune envie. Pourquoi faire ? L'aider ? Plutôt me casser une jambe que de devoir en arriver là. Je m'en fous de passer 2 heures à ressembler à une statut, l'idée me plait plutôt, c'est un très beau défi. Serai-je capable de rester immobile tout ce temps ? J'ai hâte de voir la tronche de l'autre Dragon quand elle verra que je n'ai pas daigné bouger pour aider ma pauvre camarade qui a fait sa punition comme une gentille fifille. Au rythme où je vais, je ne vais même plus avoir besoin de demander à mes parents de rester à Oxford, c'est l'école elle-même qui va enjoindre mes parents de me garder parce qu'ils ne voient plus de possibilité de me garder avec eux. Ils diront certainement qu'ils ont tout essayé mais que je suis un garçon borné. Ils prétendront que je vois le mal de partout, mais qu'on ne peut pas m'en vouloir, avec tout ce que j'ai vécu. Ils conseilleront à mes parents de me faire suivre plus de séances chez le psy, que j'en aurais grandement besoin. Ils prétendront qu'il vaut mieux, pour le moment, que je reste chez moi mais qu'ils pourraient envisager de me reprendre plus tard, s'il y a une amélioration dans mon comportement. Blablabla. Je les imagine parfaitement proposer à mes parents de m'envoyer les cours, pour ne surtout pas me faire perdre une nouvelle année. Ils prétendront être désolé de cette situation mais ne pouvant faire autrement, je les obligeais, par mon attitude, à se séparer de moi. Et pour être honnête, je m'en foutrais. Ca me mettra en colère, je ne dis pas, mais au fond, n'est-ce pas ce que je voulais depuis le début ? Bon, je ne dis pas que je ne tenterais pas d'ouvrir les yeux à mes parents en leur faisant réaliser que cette école est néfaste et son directeur certainement aussi maléfique que l'ancien. Mais je doute qu'ils m'écoutent docilement. Après m'être fait virer de Poudlard, je doute qu'ils se montrent très conciliant envers moi. Oh, évidemment, ils me chercheront des excuses et se sentiront coupable de ne pas avoir pu me protéger, mais il est évident qu'ils ne m'écouteront pas et refuseront de croire que l'école dans laquelle ils pensaient pouvoir avoir confiance est devenu un vrai nid à vipères et que leurs filles y sont toujours dedans, par leur faute.

Mon visage est lisse, taillé dans le marbre. Pourtant je suis loin de ne rien ressentir, bien au contraire, c'est un véritable geyser à émotion à l'intérieur, mais plutôt crever que de lui montrer quoi que ce soit. Je préfère encore qu'elle quitte cette pièce en pensant que je suis un être insensible et un pauvre type plutôt qu'elle puisse imaginer un seul instant le trouble qu'elle peut me cause. Plus les gens connaissent leur influence sur vous et plus ils en jouent et de ça, il en est hors de question. J'ai fait l'erreur de m'attacher à elle et maintenant j'en paye les conséquences. Plus jamais. C'est ce que je me dis et me répète. Plus jamais ça ne se reproduira. Plus jamais je ne laisserais quelqu'un rentrer si profondément dans ma tête. Et surtout plus jamais je ne la laisserais m'attendrir de nouveau. Et je veux y croire. Je veux croire que je suis un toxico qui est en train de faire une cure de désintox et que bientôt, même le prénom de Casey n'aura plus aucun effet sur moi. Je veux y croire. Ca prend du temps, mais j'aime à croire que je ressens déjà les effets de cette cure. Enfin, je le pensais jusqu'à ce que je me retrouve enfermé dans cette pièce avec elle. C'est fou comme l'esprit est capable de se bercer d'illusions, jusqu'à ce qu'il se heurte à la réalité. Elle n'a pas l'air très enchantée de me voir, ce que je peux concevoir. On ne se parle plus depuis nos échanges de lettres et j'ai à peu près tout fait pour l'éviter au maximum et lui faire comprendre qu'envisager de venir me parler serait peine perdue. En avait-elle envie ? Je ne le saurais certainement jamais. Elle s'équipe pour une plante. Je suis trop loin pour voir ce que c'est mais ça à l'air de la faire rire. Ca doit être un truc de Serdaigle, parce que je ne vois pas pourquoi ça serait drôle d'être en face d'une plante. Elle tente sa chance, après un instant d'hésitation, mais c'est visiblement peine perdue. Elle évite une aiguille piquante qui me frôle avant de finir sur la porte de la salle de cours. Je n'ai pas eu d'autre choix que de bouger de quelques centimètres pour éviter de me la prendre en pleine tronche. Elle me déteste au point de vouloir ma mort ou n'est-ce là que le fruit du hasard ? Je ne saurais le dire. Bon, pour être honnête je ne suis pas des masses à l'aise avec l'idée qu'elle fasse joujoue avec ces plantes. Déjà parce qu'elle va finir par se faire mal et que même si je suis en colère, je ne lui veux aucun mal et ensuite parce qu'elle va finir par me faire du mal et je n'en ai pas envie non plus, je suis si prêt du but. Je n'ai donc pas vraiment le choix que de lui prêter main forte. Je ne peux pas partir et je ne peux pas la regarder risquer sa vie et la mienne. Mais je prends quand même tout mon temps. Tous mes mouvements sont volontairement lent, parce que je ne veux pas lui donner l'illusion qu'elle a gagné. Je retire mes gants pour enfiler ceux plus épais que le professeur nous a laissé. J'enfile un tablier pour éviter de m'en foutre de partout et des lunettes de protection et je me dirige vers Casey, toujours silencieux.

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Lun 8 Jan - 16:07


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyAu moment où l’aiguille fendait l’air en sifflant et se fichait dans la porte en bois, à quelques centimètres seulement du visage de Brooklyn, Casey esquissait un pas en arrière, s’éloignant des hellébores maudites avant de s’en prendre une à son tour, mieux envoyée, dans le visage. Un élan d’inquiétude l’avait traversée durant les quelques secondes d’incertitude au cours desquelles elle ne savait pas encore que l’aiguille n’avait touché que du bois et elle se détesta immédiatement pour ça, détournant rapidement le regard du jeune homme, pathétique au possible. Elle se détestait d’être incapable de contrôler parfaitement ses réactions en sa présence, elle le détestait de créer un maelstrom de sentiments alors qu’elle ne cherchait qu’à tous les enfouir, les faire disparaître, elle détestait le professeur Burgess d’avoir décidé qu’ils auraient leur retenue respective à effectuer ensemble, elle détestait Luca de l’avoir croisée dans ce couloir et de lui avoir adressé la parole, elle détestait le monde entier et le tenait pour responsable de ses malheurs alors que le seul, l’unique fautif, était dans la même pièce qu’elle. Et en même temps, elle ne parvenait pas à le détester suffisamment pour oublier, ne plus souffrir.

Toujours immobile, le regard fixé sur les plantes vénéneuses, Casey vit néanmoins Brooklyn bouger, en périphérie de son champ de vision, et se diriger vers les accessoires de protection puis les enfiler, le tout avec une lenteur qui frisait l’insolence et qui donnait des envies de violence à la jeune femme, dont les poings, une fois de plus en présence du Serpentard, se serraient avec force, contenant une colère qui ne demandait qu’à déborder. Ce n’était qu’une question de temps avant que ça ne se produise, elle en avait déjà eu un aperçu avec lui, de nombreuses fois, que ce soit à Oxford quand elle s’était déplacée jusque dans son quartier, ou ici, à Poudlard : elle était incapable de masquer ses émotions éternellement quand c’était lui le concerné et qu’il était là, si proche qu’elle aurait pu le toucher. La colère finissait fortement par transparaître puis par tout emporter sur son passage mais elle pouvait aussi bien retomber, soufflée par un rien, quand bien même Casey souhaiterait continuer à lui hurler dessus, pour la forme. Avec la même lenteur, toujours parfaitement silencieux, il rejoignit la jeune femme près des plantes, celle-ci se retenant de faire un, deux, mille pas en arrière pour s’éloigner de lui, de son visage trop lisse, de ses yeux qu’elle avait très envie de lui arracher histoire qu’ils deviennent inexpressifs pour une bonne raison, de ce corps trop grand, si proche et si loin à la fois. Pourquoi paraissait-il si calme alors qu’elle bouillonnait de l’intérieur ? Pourquoi est-ce que sa présence à elle semblait lui faire ni chaud, ni froid, alors que la sienne déclenchait des émotions qu’elle enfouissait consciencieusement depuis des semaines ? Pourquoi ne parvenait-elle plus à le haïr tout entier, avec une indifférence désinvolte, comme ça avait été le cas durant trois ans ? Tout était plus facile alors, ce n’était plus qu’un type qu’elle détestait et qui représentait un trop grand danger pour ses mensonges, un rappel acide de son passé. Maintenant, elle le détestait, mais plus suffisamment. Et, surtout, son esprit se souvenait de ce que ça faisait, que d’avoir son amitié. Un peu comme si, toute son enfance, on lui avait injecté une drogue sans qu’elle ne le sache, de laquelle on l’avait sevrée violemment, qu’elle avait réussit à ne pas retoucher pendant des années, jusqu’au jour où tout allait mal, tellement mal qu’il avait été le seul repère tangible dans un monde fou, et elle était redevenue complètement accro. Combien de temps durerait le sevrage, cette fois-ci ? Parce qu’elle n’était pas certaine d’y parvenir, même si, après deux mois d’un mutisme quasi-total, à s’éloigner de tout le monde, à fuir et à ignorer ceux qui tentaient une approche, elle faisait mieux illusion, ça n’était toujours pas ça.

Sa discussion avec Cruz lui revenait en mémoire. La Serpentard n’agirait certainement pas ainsi, à contenir une colère qui n’attendait d’exploser, elle l’enverrait directement à la gueule du concerné. Mais Casey en était incapable, sa fierté la retenant de toutes ses forces, tout en sachant pertinemment qu’un rien la ferait sortir de son silence plein d’orgueil. Bien décidée à donner l’illusion qu’elle aussi se fichait de lui comme il se fichait d’elle, Casey s’avança vers la table où étaient posées les quelques hellébores, sentant Brooklyn suivre son mouvement, ce qui l’agaça prodigieusement pour une raison inconnue, rajoutant un peu à la tension qu’elle éprouvait déjà. L’hellébore sur laquelle elle s’était essayée à l’exercice s’était comme rendormie, ondulant paresseusement, inconsciente que les deux élèves comptaient revenir à la charge. Plongée dans ses souvenirs, Casey essayait de se rappeler ce qu’elle avait lu sur cette plante et la manière la plus efficace pour prendre le venin, mais rien, impossible de s’en souvenir, et la présence de Brooklyn n’y était pas pour rien, l’empêchant de se concentrer efficacement sur un point précis. Chaque fois qu’elle essayait, ses pensées revenaient immanquablement sur tout ce qu’elle avait envie de lui dire, mais tout ce qu’elle souhaiterait ne pas avoir besoin d’exprimer également, ainsi que la meilleure manière de lui faire comprendre qu’il ne lui importait pas du tout, avec une envie grandissante, celle de le blesser, comme lui l’avait blessée, de le rendre triste, comme c’était son cas, de voir enfin son indifférence disparaître. Burgess était vraiment folle de les avoir laissés là, sans instruction. Ou alors, peut-être les avait-elle données au tout début de cette retenue, mais Casey n’écoutait pas à ce moment là. Peut-être que Brooklyn avait bien assimilé les directives, mais elle n’allait sûrement pas prendre sur elle pour le lui demander. Fierté aux commandes d’une armée Colère, en avant toutes.

Approchant les mains de l’héllébore, elle pouvait presque sentir son attention se réveiller. Au moins qui ne baignait plus dans l’indifférence quand on était proche, ça changeait du glaçon à ses côtés. Si elle se souvenait bien, et ça n’était certainement pas le cas, il fallait que l’un des deux tiennent de ses gants épais les tentacules diverses et variées de la plante pendant que le deuxième s’occuperait de vider le venin d’une tentacule laissée libre. Toute la difficulté résidait dans le fait de maintenir l’héllébore en place, de ne pas se prendre une aiguille dans les yeux pour celui qui tentait de lui soutirer du venin. Ça aurait été plus simple de la tuer mais, étrangement, Casey s’en souvenait avec précision, le venin perdait toutes ses propriétés si on l’extrayait d’une plante morte. L’héllébore, parfaite pour composer vos bouquets et égayer vos salons. D’un geste vif, la Serdaigle enserra les tentacules de la première plante, n’en laissant qu’une libre de gigoter pour que Brooklyn fasse sa part du travail, à savoir ôter une épine délicatement et rapidement à la fois, presser la tentacule au-dessus du bocal adéquat jusqu’à ce qu’elle devienne fripée, signe que tout le venin était extrait, ou quelque chose comme ça. Bien entendu, ce n’est pas du tout ce qu’il se passa, Brooklyn ne réagissant pas assez vite ou pas du tout pour ce qu’elle en savait, concentrée sur l’héllébore, et cette dernière, véritable teigne, envoya une de ses aiguilles à la vitesse de l’éclair en direction de celle qui l’agressait, à savoir Casey. La brune eut le réflexe de se décaler, mais pas suffisamment, et un mince filet rouge commença à couler sur sa joue, là où l’aiguille effilée l’avait éraflée. C’était douloureux, surtout qu’elle devait être enveloppée de venin vu la façon dont sa brûlait, mais elle se rassura quelque peu en se souvenant que ça ne pouvait pas être mortel pour elle. Pas agréable, franchement cuisant, mais pas mortel. Les doigts posés sur sa pommette, le regard assombri par la colère qui, bien entendu, n’attendait qu’une chose du genre pour se libérer, elle se tourna sèchement vers le Serpentard, trouvant enfin la force de lui parler, décidant que ça n’était pas s’écraser que de pointer son manque flagrant de compétences. Tu as enfilé des gants pour participer ou simplement parce que tu avais peur de lire le passé palpitant de cette plante, même à deux mètres d’elle ? persiffla-t-elle, tâchant d’ignorer son regard encore indifférent qui lui faisait bien plus mal que cette blessure sur sa joue, mentionnant au passage un fait qu’elle n’avait pas vraiment digéré depuis qu’elle avait appris qu’il était voyant et qu’il ne lui en avait jamais parlé. D’accord, elle ne lui avait pas posé la question, mais ce n’était pas non plus le genre d’interrogation qu’on pose à tout va. Et certes, elle ne lui avait pas parlé de son don pour l’Occlumancie, mais c’était quand même un autre niveau que celui d’être voyant.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Sam 13 Jan - 16:35


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey
Je prends tout mon temps, je sais quel effet cette attitude a sur les gens en général et mon petit doigt me dit que ça risque d’être encore plus violent chez Casey. Est-ce que c’est ce que je recherche ? Oui, totalement. Je veux une réaction de sa part. Colère, joie, peine, n’importe quoi qui me démontre que toute cette situation, tout ce qu’il s’est passé entre nous, ne la laisse pas insensible. Je veux qu’elle me prouve que je n’ai pas été aussi con que je le pense et que je ne suis pas le seul atteint dans cette histoire. Je ne veux pas être le seul qui souffre parce que Madame s’en contre-balance de moi et de ce que je peux penser ou ressentir. Je veux qu’elle souffre, je veux que cette situation la rende dingue, je veux qu’elle me haïsse ou qu’elle se haïsse. N’importe quoi, tant que cela démontre que dans cette histoire, on est bel et bien deux cons. Je sais que ça ne changera rien à la situation et qu’au final son refus m’aura plus blessé que je ne voudrais l’admettre, mais ça me rassurera dans l’idée que je ne me suis pas fait des idées depuis des mois et qu’elle tient à moi comme je peux tenir à elle. Mais peut-être que je me fais des films et que même si elle réagit à ma provocation, ce n’est que parce que ça l’agace, mais que ça n’a rien à voir avec moi, avec nous. Peut-être qu’elle réagirait de la même façon avec n’importe qui, même une personne avec qui elle n’a aucun lien. Cette pensée me traverse l’esprit et je me retrouve de nouveau perdu. Je ne change pas d’attitude pour autant, au moins si je l’agace, ça sera toujours ça de pris, mais ce n’est pas le but de la manoeuvre ou pas uniquement le but de la manoeuvre. Je saurais trouver un moyen de découvrir autrement si elle m’a pris pour un con depuis le début, comme je l’ai pensé après nos échanges de lettres ou si mon orgueil a pris le dessus et qu’elle est aussi mal que moi depuis qu’on a coupé les ponts tous les deux … ou plus spécifiquement moi puisque je l’ignore royalement et refuse même l’idée de lui adresser la parole.

Cela ne servira à rien, j’en suis bien conscient, mais je ne sais pas, je me dis que j’ai 2h à perdre et rendre service à notre professeur en jouant les elfes de maison, ce n’est pas mon truc. Je pourrais passer mes deux heures à l’ignorer royalement, attendant patiemment que l’autre greluche revienne pour lui faire comprendre que ni maintenant, ni jamais, je ne lui rendrais service et que si elle voulait me virer, elle était libre de le faire. Je pense que ma Directrice de maison - qui doit déjà me porter affreusement dans son coeur - risque de voir rouge et me faire payer cet affront. Elle n’est pas vraiment connue pour être sympathique et cool, à mon avis ça risque de chier des bulles dans pas longtemps. De toute façon je ne reviendrais pas dans cette école, c’est donc certainement une des dernières fois que je vois Casey alors autant avoir le coeur net maintenant, histoire de ne pas avoir de regret plus tard. Quand je serais fixé sur l’ampleur du foutage de gueule, je pourrais partir l’esprit libre de cette école et je ne songerais plus jamais à elle. Elle a dû bien se foutre de ma gueule à lire mes lettres et à y répondre. Gloussant comme une dinde avec ses copines ou son mec ou ses camarades de chambre ou je ne sais trop qui encore. J’ai bien du passer pour un con et pour le coup, je l’ai été, alors je suppose que c’est de bonne guerre. La prochaine fois que j’ai envie de m’attacher à quelqu’un, je me péterais le bras, ça sera une bien meilleure idée et j’aurais moins mal en définitif. Moi qui pensais que ça ne pourra jamais m’arriver, que je ne laisserais plus jamais quelqu’un me faire souffrir, je constate que j’ai été vraiment débile. Certains prétendent que l’homme ne peut pas vivre seul, qu’il a besoin des autres pour exister. J’ai envie de prouver que c’est faux, mais malheureusement, j’en serais bien incapable. J’ai beau tenir les gens à distance, on ne peut nier que malgré tout, certaines personnes comptent pour moi. Que ce soit mes parents adoptifs, ma famille adoptive en général, Casey, Ashley et quelques autres qui ponctuent ma vie et qui raccourcissent les jours avec leur présence à mes côtés. Mais tout ça va prendre fin. Je crois que c’est Ashley qui a eu raison de se barrer, on n’a pas notre place ici, on n’est pas comme eux. Je n’ai pas besoin qu’un pauvre type vienne avec sa cape de super-héros me dire que tout va bien aller pour derrière me planter un couteau dans le dos. Si mes camarades ne se rendent pas compte qu’il est aussi maléfique que Blackman, grand bien leur en fasse, mais moi j’ai les yeux en face des trous et je vois clair dans son jeu.

Une fois tout l’équipement nécessaire pour s’occuper de ces saletés de plantes, je rejoins Casey, sans trop me presser. Elle n’a pas décroché un mot et pour être honnête, j’aurais été moins occupé à sauver ma peau, j’aurais peut-être vu l’inquiétude se peindre sur son visage quand la plante m’a attaqué, mais j’avais bien mieux, comme éviter l’épine par exemple. C’est dommage, j’aurais eu la preuve que finalement, je comptais plus pour elle qu’elle ne voulait bien le dire. On ne fait aucun effort pour être agréable avec l’autre et pour le moment, personne n’a ouvert la bouche. Mais ce silence va être bien vite rompu par ma binôme d’infortune quand, têtue comme une mule, elle décide de réitérer sa manoeuvre, sans rien m’en informer. Si Madame n’a pas compris qu’il faut être deux et que non, je ne lui obéis pas en un claquement de doigt, c’est son problème. Enervant pour la deuxième fois la plante, celle-ci l’attaque et malgré le réflexe de Casey de tenter de l’éviter, elle se fait griffer par une épine. Le sang coule légèrement, ce que je regrette, je n’ai aucune envie lui faire réellement du mal, pas physiquement en tout cas mais tout ça, c’est de sa faute. Sauf qu’évidemment, comme toujours Madame n’est pas de mon avis et commence à s’en prendre à moi. Je pose lentement mon regard acier sur elle et lui répond, froidement. “Alors d’une, je ne suis pas ton elfe de maison, si t’avais daigné ouvrir la bouche pour autre chose qu’être désagréable, tu n’en serais pas là actuellement et de deux, si tu savais écouté, t’aurais compris que je vois l’avenir et pas le passé … mais bon, pour que tu t’intéresses à autre chose qu’à toi ou à tes potes, faut se lever tôt alors bon, je ne devrais pas en être étonné …” C’était gratuit mais elle me gonfle alors bon, elle n’a que ce qu’elle mérite. Si elle pense qu’en m’agressant, elle va obtenir gain de cause, c’est que définitivement elle ne me connaît pas et sincèrement, aujourd’hui je commence à me dire que c’est certainement le cas. Tout le monde ne s’appelle pas Zach après tout ….

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Dim 14 Jan - 15:37


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyIncapable de sentir précisément la plaie avec les doigts habillés de ces gants épais, Casey ôta celui qui recouvrait sa main gauche et passa délicatement son index et son majeur sur sa joue, là où elle sentait une chaleur douloureuse irradier. La jeune femme palpa un peu de sang, quelques gouttes à peine qui vinrent rougir son épiderme. Ça n’était donc pas profond, qu’elle se rassure. Mais la peau qu’elle sentait se gonfler témoignait de la présence de venin. C’était super ça, en plus d’être enfermée dans un cachot avec Brooklyn, elle était désormais défigurée et un passage chez l’infirmier allait être nécessaire, sauf si le professeur Burgess possédait une lotion cicatrisante. Ce qu’elle espérait de toutes ses forces puisqu’elle n’était pas retournée voir Lennox depuis le début de l’année, en septembre, et qu’il demanderait à coup sûr à examiner ses avants-bras. Pour l’instant, il y avait plus important que de se soucier d’un possible face à face avec l’infirmier, comme, à tout hasard, cette colère qui enflait, enflait, enflait, menaçant d’exploser, n’ayant qu’une seule et unique cible : le Serpentard à ses côtés. En lui parlant ainsi, Casey espérait bien évidemment susciter une réaction chez lui, n’importe quelle réaction. Tout, pourvu que ça brise cette indifférence qu’il affichait. Un seul indice pour lui prouver qu’il n’était, en réalité, pas du tout insensible, que ça n’était qu’un masque, une façade. Elle était prête à se contenter de peu pour avoir le droit à un signe de sa part, même s’il était involontaire, qui attesterait qu’il ne s’en fichait pas d’elle, qu’il ne l’avait pas prise pour la reine des connes en début d’année, qu’il était affecté lui aussi par leur éloignement. C’était pitoyable parce qu’un rien lui suffirait à reprendre espoir alors même qu’il s’agirait d’une surinterprétation de sa part. Elle essayait toujours de rester parfaitement objective dans ses observations, mais, fallait-il encore le préciser ?, rien ne fonctionnait plus pareil quand Brooklyn était un élément de l’équation, et elle savait, inconsciemment, qu’elle était prête à s’emparer du moindre élément allant dans le sens qu’elle espérait pour croire qu’il y avait autre chose derrière cette indifférence glaciale. Parfaitement pathétique.

Tressaillant imperceptiblement alors qu’il posait un regard aussi dur que l’acier sur elle, Casey se surprit à espérer qu’il se mette en colère. Elle préférait nettement le voir sortir de ses gonds que d’avoir à faire à un Brooklyn aussi impassible qu’une porte de prison. Pourquoi était-ce si douloureux d’avoir l’impression de n’être rien à ses yeux ? Pourquoi est-ce que ça lui pinçait bizarrement la poitrine de se dire qu’il ne la voyait que comme une moins que rien insignifiante ? Hors de question, néanmoins, qu’elle affiche son trouble, le masquant derrière un visage de glace - même si ses yeux pouvaient la trahir pour qui savait les déchiffrer - adoptant le même ton polaire que le jeune homme. Elle n’avait jamais été la débile de service, dans aucune des relations qui avaient ponctué son existence, il était donc absolument impensable que ça commence aujourd’hui. Sa fierté l’empêchait de montrer la palette d’émotions qui l’habitaient réellement, pas face à quelqu’un qui semblait si indifférent de l’état actuel de leur relation. C’était une faiblesse que d’être attachée à quelqu’un au point de souffrir de son silence, et, comme toutes les faiblesses, il fallait la dissimuler ; la colère et la froideur étant parfaites pour remplir ce rôle. C’était plus dur qu’en temps normal de tenir ce masque, mais qu’importe, les mots sans émotion de Brooklyn l’aidaient dans sa conviction de ne rien montrer de sa peine. Personne n’a parlé d’elfe de maison mais simplement de s’intéresser un peu à ce qui t’entoure au lieu de rester centré sur ta petite personne, ce qui t’aurais permis de comprendre, avec la participation de tes neurones, que je m’avançais vers la plante et qu’il semblait logique que tu en fasses de même répliqua-t-elle sur le même ton dénué de toute chaleur. Mauvaise foi, quand tu nous tiens, tu ne nous lâche plus. Évidemment, si les rôles avaient été inversés, Casey non plus n’aurait pas levé le petit doigt temps que Brooklyn ne lui aurait pas demandé verbalement d’entamer la punition avec lui. Mais les rôles n’étaient pas inversés et ça n’était quand même pas compliqué de voir qu’elle s’avançait vers l’hellébore pour entamer la procédure et qu’il devait donc venir l’assister. Il n’était débile, elle le savait pertinnement, mais s’il voulait jouer au plus con, il trouverait une adversaire, dont les nerfs étaient à fleur de peau, parfaitement disposée à en faire de même.

Cependant, son masque menaça de se fissurer alors qu’elle croyait percevoir des reproches. Qui disait reproches, disait intérêt, même minimal, non ? Non. Ça n’était qu’une pique lancée sur un sujet au hasard, comme il aurait pu lui en sortir sur n’importe quoi d’autre. La mauvaise foi dégoulinant derrière ces mots tendait à aller dans ce sens, qui plus est. C’était quand même l’hôpital qui se foutait ouvertement de la charité en bouffant des seaux de popcorn et en se délectant de la situation, là. Parce que Casey, effectivement, n’était pas du tout le genre à s’intéresser aux autres. Elle se préoccupait avant tout de sa personne, de ses intérêts, et ensuite de ceux des quelques camarades à qui elle tenait. Or, s’il y avait bien un imbécile sur cette terre à qui elle tenait, au point de se murer dans un silence apathique lorsque celui-ci décidait de la rayer de sa vie, c’était le même qui était entrain de la critiquer sur non-intérêt à son égard. On atteignait des niveaux de foutage de gueule assez élevés en cet instant. Ce n’est pas que Casey avait été prête à laisser tomber un monde dans lequel elle se sentait à peu près à sa place - plus, disons, que dans le monde moldu - et qui lui offrait des perspectives d’avenir autres que de finir à la rue, et qu’il avait finalement tourné le dos à la jeune femme sans aucune explication, mais un peu quand même. Venant de la part du mec qui ne pense qu’à sa gueule, qui ne se soucie pas des autres mais uniquement de sa petite personne et qui tourne le dos aux gens sans raison, c’est vraiment du foutage du gueule. Des fois, il vaut mieux apprendre à la fermer plutôt que de sortir des conneries pareilles. C’était sorti tout seul, sa voix se teintant de colère à chaque nouveau mot, faisant rager Casey contre son incapacité chronique à garder son flegme habituel face à Brooklyn. Tant pis. Ça soulageait pas mal, en réalité, de lui sortir tout ce qui lui pesait douloureusement sur le coeur depuis plus d’un mois. Il osait la critiquer sur son manque d’attention envers ses pairs, mais c’est lui qui se permettait d’ignorer quelqu’un malgré le fait que cette personne soit prête à tout laisser derrière elle pour qu’il ne parte pas, pas seul. La brune se souvenait très bien d’avoir écrit ces mots noir sur blanc, elle savait donc qu’il ne pouvait pas y avoir le moindre problème d’interprétation. D’accord, elle n’était pas allée entièrement dans son sens, pointant du doigt que rien de bon ne l’attendait là-bas, elle, qu’il ne pourrait rien pour rendre sa vie plus rose. Mais ça n’était pas ça qui importait, mais bel et bien les mots de fin. Ceux qui disaient qu’elle le suivrait, qu’elle voulait venir. Pourquoi ça n’avait pas suffit, Casey n’en avait aucune idée, et ça n’était pas Brooklyn qui avait souhaité lui apporter le moindre éclaircissement là-dessus. Qu’en plus il ose la blâmer sur un trait dont il était le maître détenteur, bien loin devant elle, ça ne passait pas.

Je m’en souviendrais mieux si tu m’en avais parlé directement. Il pouvait lui envoyer des piques à la gueule, elle n’allait pas se laisser faire non plus, et comptait bien riposter. Elle aussi pouvait trouver pleins de points sur lequel l’attaquer, ça n’était pas du tout un problème. La jeune femme s’était peut-être emmêlé les pinceaux entre la nuance qu’il y avait entre le pouvoir de Brooklyn et celui de la gamine, voyante également - comment avait-elle pu oublier que c’était elle qui lisait le passé ? leur rencontre était pourtant encore bien ancrée dans sa mémoire - mais elle n’acceptait pas de porter la moindre culpabilité. Toute cette histoire, c’était de sa faute à lui. Le pire étant, bien évidemment, qu’il s’en foutait royalement et que le mal-être qui rongeait Casey depuis ne lui importait nullement. Aussitôt, celle-ci regretta ces dernières paroles qui dénotaient trop d’une sincère rancoeur quant au manque de partage dont il avait fait preuve avec elle. Elle ne voulait pas lui montrer ses faiblesses, pas encore une fois, pas pour aller plus mal après cette retenue. Faisant comme si de rien n’était, elle renfila son gant et lui tourna le dos, faisant mine d’observer les plantes alors qu’elle s’employait à recomposer un masque d’indifférence et à ravaler toutes les paroles qu’elle aurait aimé lui jeter à la figure et qui témoignait trop, justement, de son manque d’indifférence face à la situation.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Ven 26 Jan - 14:33


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Que la partie commence mes amis. Nous avons enfin daigner nous parler et comme de bien entendu, aucun de nous deux n’a décidé de faire d’effort ou de se montrer un tant soit peu agréable ou raisonnable. On n’y arrive pas, c’est, je crois, plus fort que nous. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de m’entendre bien avec elle, juste que je n’arrive pas à garder mon calme longtemps. Elle a l’art de me faire sortir de mes gongs. C’est l’une des rares personnes qui y arrivent. Heureusement que je suis capable de la rendre dingue aussi, sinon je crierais à l’injustice. C’est d’ailleurs parce que je suis capable de la rendre dingue à mon tour que j’espère encore qu’elle ne se fout pas totalement de moi. Mais c’est chiant, rien n’est très clair entre nous et je crois que je pourrais lui reprocher tous les maux du monde, je sais que j’en serais aussi coupable qu’elle. Si j’étais capable de lui dire ce que je ressens, peut-être qu’elle serait capable de se confier à son tour. Sauf que voilà, ce genre de chose, ce n’est définitivement pas mon délire et je crois que ce n’est pas le sien non plus. Alors on se déchire, on s’insulte, on se critique, on se boude, on se réconcilie et on repart pour un tour. C’est un cercle sans fin entre nous, j’en suis bien conscient mais je suis incapable d’agir autrement. Je ne sais pas me confier. Je ne sais pas parler de moi, de ce que je ressens. Ca m’arrive, la fois à Oxford en est la preuve, mais ça m’a demandé tellement de temps et d’énergie que je ne suis pas capable d’y arriver de nouveau. C’est trop, je préfère ignorer mes problèmes, faire comme s’ils n’existaient pas, c’est beaucoup plus simple comme ça. Alors c’est débile et ça ne résoud rien mais ça me donne l’illusion, pendant un court instant que tout va bien dans le monde et que je peux maîtriser le problème… En vain bien entendu.

Elle enlève un de ses gants et porte ses doigts sur sa plaie. Cela doit piquer un peu, mais bon en même temps elle l’a un peu chercher. Je ne voudrais pas paraître mauvaise langue mais si elle ne s’était pas jetée une nouvelle fois dans la bataille seule, peut-être qu’elle ne se serait pas fait attaquée par la plante. Quand tu vois que tu n’y arrives pas une fois, tu ne t’acharnes pas comme un débile, tu demandes de l’aide. Mais ça, ça lui arracherait la gueule alors elle préfère jouer les grandes filles indépendantes et se blesser. Grand bien lui en fasse alors ! Elle s’énerve un peu contre moi, certainement à raison et je lui réponds le plus froidement du monde, comme si tout ça n’avait aucun effet sur moi. Oui, je suis coupable tout autant qu’elle. On est ici pour réaliser une tâche, si j’y avais mis un peu du mien, on n’en serait certainement pas là. Mais si elle n’était pas aussi têtue, rien de tout ça ne se serait passé. Elle tente de contre-attaquer en se montrant plus maline que tout le monde. Sauf que ça ne marche pas avec moi, cela va s’en dire. Parce que Madame bouge alors je dois bouger aussi. Mais bien sûr ! “Oh bien sûr ! Il est évident que parce que Madame bouge, il faudrait que je bouge avec elle. Parce que si Madame agit, je m’exécute docilement, même si Madame a décidé qu’elle n’ouvrirait la bouche que pour m’engueuler une fois que je n’aurais pas réalisé son petit caprice ! Je suis désolé de ne pas être aussi docile que tes potes, moi je n’obéis pas au doigt et à l’oeil !” J’ai dû me faire violence pour ne pas rajouter que si son mec courait derrière elle comme un petit chien, ce ne serait jamais mon cas et qu’elle pouvait attendre longtemps avant que je m’abaisse à jouer les esclaves pour elle. Je l’ai suffisamment été dans ma vie pour le refaire une nouvelle fois, mais il faut croire qu’elle a la mémoire courte ! J’aurais pu rajouter un truc sur mes neurones, qui visiblement n’étaient pas à la hauteur des exigences de Madame mais je saurais rebondir dessus tôt ou tard. Parce qu’il est évident que parce que je ne suis pas à Serdaigle et elle si, je suis forcément un gros débile. C’est certainement pour ça qu’elle ne traîne quasiment qu’avec des Serdaigle et qu’elle ne se tape que des Serdaigle. Il ne faut surtout pas se mélanger … Mais bon ce n’est pas comme si ça m’intéressait vraiment !

Sa réplique fait mouche, non pas que j’estime qu’elle a raison - même si entre nous elle n’a certainement pas tort. Je laisserais crever l’ensemble des gens ici pour sauver ma peau, qu’on se le dise - mais parce qu’elle vient parler de la raison pour laquelle on ne se parle plus et le sujet n’a jamais été abordé avant. En même temps il était été bien difficile d’en parler vu que je refuse catégoriquement de lui adresser la parole, alors forcément, je peux concevoir qu’elle profite de ce seul moment avec moi, en tête à tête pour aborder le sujet. Mais ça me fais chier parce que je n’ai pas envie d’en parler, autant être honnête. Alors je ferme les poings et je me crispe très légèrement. C’est assez imperceptible mais sait-on jamais, si elle est vraiment observatrice, elle aura remarqué le très léger changement dans l’attitude, sinon tant pis pour elle. Je tente de garder mon calme au maximum et de ne lui offrir que froideur polaire et insensibilité. Comme si tout cela ne m’atteignait pas. Menteur ! “C’est vrai que c’est tellement mieux de se sacrifier pour des gens qui s’en battent les couilles de ta gueule et qui te sacrifieraient à la première occasion pour sauver leur gueule ! T’as raison ! Mais t’inquiètes, le message est bien passé, t’as pas à te soucis à te faire, je te laisse avec tes précieux “amis”, ça serait dommage d’empiéter sur une si belle solidarité !” Au moins les choses sont claires entre nous, on ne pourra pas dire qu’on ne s’est pas expliqué. Elle veut rester avec les autres pour jouer les héroïnes de pacotille et mourir à la première occasion, dans l’anonymat le plus total, en pensant que ses amis la pleureront. Et moi je veux me barrer d’ici parce qu’en dehors de mes soeurs et elle, les autres n’ont aucun intérêt à mes yeux. Mais si celles auxquelles je tiens s’en battent les couilles de moi et ne pensent qu’aux autres, ces fameux autres, si extraordinaires et importants à leurs yeux, alors soit, je me débrouillerais seul. De toute façon ça a toujours été le cas, pourquoi les choses devraient changer ? C’est pas comme si on leur avait vraiment demandé leur avis à Ava & Sav’ au final. Elles ne tiennent pas à moi et sont forcées de me cotoyer, je pense que j’ai compris le message !

Et maintenant c’était le sujet du pouvoir qui tombait sur le tapis. La meuf n’est même pas foutu de se souvenir du mien, c’est beau ça n’est-ce pas. Alors certes, elle a à moitié raison, elle a retenu que j’étais voyant, mais c’est vrai que ça doit être rudement dur de se souvenir que je vois l’avenir et pas le passé. Qu’elle se rassure, je ne verrais rien de dérangeant dans son passé. Enfin, c’est pas comme si ça m’intéressait vraiment de toute façon. Mais je crois que ce que je trouve le plus amusant dans l’histoire, c’est qu’elle ose me reprocher de ne pas lui avoir dit que j’étais voyant. Déjà d’où j’étais dans l’obligation de lui en parler ? C’est pas ma mère que je sache, j’ai pas à lui raconter ma vie dans son entier sous prétexte que Madame estime être suffisamment importante pour le savoir. Et ensuite quand est-ce qu’elle aurait voulu que je le lui dis ? Au détour d’une conversation ? “Hey ! ça va ? récurer les cheminées étaient cool ? Moi ça va … et au passage, je suis voyant …” Oui je pense que ça aurait été parfait. Avant Blackman, on ne se parlait pas, sauf pour s’insulter. Actuellement c’est un peu la même chose et durant notre enfance, j’étais déjà traité comme le fils de Satan par mes parents, ce n’était certainement pas pour que ma seule amie me fuie. Alors non, désolé mais je ne vois pas quand j’aurais pu le lui sortir. Mais j’ai pas le souvenir de toute façon qu’elle m’ait parlé de son propre don, mais ça, je suppose que c’est de l’ordre du détail ! “J’attendais certainement qu’on en parle autour d’un verre quand tu aurais abordé ton propre don … hein ?! ” Lui balançais-je ironiquement avant de reprendre “Tu voulais que je t’en parle quand ? Quand on était gamin et que mes parents me voyaient comme l’antichrist ? Ca aurait été parfait de perdre la seule amie que j’avais grâce à ce merveilleux don ! Ou alors plus tard, quand on s’insultait au lieu de se parler ? Ou entre deux corvées peut-être ? Quand Casey exactement ? Soit on s’insulte, soit on nous maltraite ! Alors oui, désolé de ne pas avoir estimé important qu’un don que je ne me sers pas ne soit pas une priorité dans ma vie ! ”

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Dim 28 Jan - 18:46


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyCasey souhaitait une réaction de la part de Brooklyn, le voir délaisser son silence et son impassibilité de glace, c’était un voeu tombé dans l’oreille d’un sourd. Il conservait son expression froide, impassible, qui continuait d’alimenter le feu qui brûlait en elle. La jeune femme ne parvenait pas, elle, à conserver une totale indifférence, son masque était plein de multiples fissures, visibles pour un oeil attentif. Elle menaçait d’imploser depuis trop longtemps pour rester stoïque, finalement, devant le responsable de tout cela. Reléguées en dernière positions, les plantes dont il fallait s’occuper ; oubliées, le professeur Burgess et sa punition ; laissées de côté, les potentielles représailles qui tomberaient sur les deux élèves si leur enseignante revenait pour s’apercevoir qu’ils n’avaient absolument rien foutu. Plus rien ne comptait. Tant pis si elle devait se prendre une seconde retenue, les réticences qui naissaient à cette idée encore quelques secondes auparavant s’étaient envolées, soufflées comme les blés au passage d’un ouragan. Maintenant, elle voulait juste passer ses nerfs sur le Serpentard en face de lui, vider son sac bien trop rempli, se délester du poids qui l’oppressait depuis des semaines. C’était trop, trop pesant, trop douloureux, trop énervant, et ça devait prendre fin. Les mots de Cruz ne s’étaient pas effacés, loin de là, s’ancrant dans son esprit chaque jour un peu plus. Casey refusait de foncer dans le mur qui se dressait devant elle. Elle le contournerait ou le détruirait, mais elle ne se le prendrait pas, ne resterait pas là à donner l’impression à une amie qu’elle se suicidait à petit feu simplement parce qu’elle était incapable de tourner la page avec Brooklyn. Ferme, sa décision était prise. Ce soir, en sortant du cachot, elle tirerait un trait définitif sur le jeune homme. Ou alors, mince espoir qui parvenait encore à percer sa colère peinée, comme un rayon de soleil qui ne se laisse pas engloutir par les nuages noir de l’orage, ils se réconcilieraient. Était-ce seulement possible ? Casey rêverait de pouvoir trouver les meilleurs mots et la meilleure manière d’aborder le Serpentard sans s’écraser et piétiner sa fierté, leur fierté, au passage. Cruz avait parfaitement su comment agir avec Casey quand celle-ci fuyait tout le monde, tout comme Casey savait comment amener Cruz à parler de ce qui la tourmentait. Pourquoi était-ce si dur avec Brooklyn ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à lui dire tout simplement qu’il la blessait, à l’ignorer ainsi, que ça faisait mal, cette attitude ? Pourquoi donc, alors qu’il savait tout d’elle, la surface comme les non-dits ? Enfin, si elle a été capable de se confier à la préfète des Serpentard, à lui avouer une partie de son passé, à faire le plus dur, donc, elle devrait désormais réussir à dire à Brooklyn ce qui lui pèse, sans passer par quatre chemins, sans attendre la fin des temps, sans en arriver à des extrêmes comme à Oxford, dans le tunnel, ou dans ces maudits cachots. Mais elle n’y parvient pas, pour la simple et bonne raison qu’elle a déjà souffert de son abandon, quand il n’y avait ni colère, ni rancoeur entre les deux, et qu’elle voit bien dans quel état elle est face à ce nouveau délaissement. Alors si en plus c’est pour s’ouvrir toute entière et le voir piétiner allègrement ses sentiments, elle préfère faire ce qu’elle sait parfaitement simuler : la fille forte, indépendante, qui n’a besoin de personne pour avancer. Pas même de celui qui a toujours été là, physiquement ou pas, amicalement ou pas. Même si c’est entièrement faux. Même si s’ouvrir, elle, déclencherait peut-être quelque chose chez Brooklyn. Casey craint trop que son honnêteté soit allègrement bafouée, encore trop marquée par cette sensation tenace qu’il ne tient pas à elle comme elle tient à lui, qu’elle n’est, pour lui, qu’un élément remplaçable dans sa vie alors qu’il n’y a et qu’il n’y aura jamais qu’un seul Brooklyn dans la sienne. Toujours cette peur intrinsèque que la seule personne - enfin, ça n’était plus si vrai que ça, elle tenait désormais à d’autres gens, mais pas à ce point, pas de cette manière - à qui elle tenait n’éprouve rien de similaire à son égard. Juste un vague intérêt facilement remplaçable. Cercle vicieux dans lequel ils étaient coincés, puisque ni l’un ni l’autre ne se sentait faire un premier pas qui pourrait pourtant débloquer tellement.

Si elle pouvait lui faire ravaler sa froideur, elle le ferait, tout de suite, immédiatement. Impossible, alors elle se contente de répondre à la glace par la glace, quand bien même son être entier est embrasé par la colère et la peine. Ça ne s’arrange pas avec ce qu’il lui dit, loin de là, ça empire même les choses. Ce qu’il dit, la manière dont il la décrit, plus que son ton, lui fait mal. Ainsi donc, c’est comme ça qu’il la voit. À croire, en réalité, que tous les espoirs de la brune sont vains, qu’il n’y a plus rien à sauver entre les deux. Elle ne sait pas d’où il sort que ses amis lui obéissent au doigt et à l’oeil, s’il invente ou s’il est incapable de dépasser les apparences qu’elle dresse tout autour d’elle, lui qui, pourtant, mieux que quiconque, sait ce qu’il en est. Mais le pire est qu’il lui reproche exactement ce que lui a fait, ça en devient incompréhensible. Bien évidemment, plutôt que laisser pointer ce sentiment qui remontre le bout de son nez, à savoir qu’elle est éternellement perdue face à ce comportement qu’elle ne saisit pas, elle laisse la colère prendre les rênes. C’est plus facile. Trop, peut-être. Il ne s’agit pas d’exécuter quoique ce soit mais simplement de bon sens. Par contre, quand Monsieur, lui, demande à ce qu’on le suive à l’autre bout du pays et qu’on a le malheur d’exprimer ses sentiments, qui ne vont pas totalement dans le même sens que Monsieur-L’Égoiste-Suprême, ce dernier a le droit de nous rayer de sa vie ? Excusez-moi, votre Majesté, roi des cons, souverain de l’abandon, empereur de la mauvaise foi, de ne pas être aussi docile que tes soeurs et de ne pas t’obéir au doigt et à l’oeil quand tu me demandes de tout quitter pour te suivre. Les derniers mots avaient été prononcés d’une traite, son ton s’emplissant de colère au fur et à mesure, pour la laisser presque sans souffle. Paroles teintées d’une amertume bien réelle. Casey n’avait pas voulu aborder de front le sujet sensible, surtout pas en mettant en avant ce dont elle souffrait. Elle voulait l’accabler de reproches, et uniquement ça, pas dévoiler la part d’elle qui n’était qu’incompréhension et désarroi. Il fallait croire qu’elle avait mieux assimilé les propos de Cruz que ce qu’elle n’en laissait paraître au premier abord, et que les paroles de la brune, quand elle lui disait que se murer dans le silence et la fierté ne feraient que la conduire à sa propre perte, avaient fait mouche. Le voyant se crisper, imperceptiblement, mais ses poings serrés ne mentaient pas, Casey laissa une profonde inspiration la traverser, telle une vague qui vint s’échouer sur ses poings, serrés eux aussi. Ses os lui faisaient mal mais les gants lui évitaient au moins de s’enfoncer les ongles dans la chair. Quelques secondes avant, et c’était tout ce qu’elle voulait, le voir sortir de ses gonds, le voir quitter son habit d’indifférence, mais maintenant qu’elle le sentait se tendre, elle n’était plus certaine d’aimer ce qui pourrait suivre. Elle a envie de fermer les yeux, de ravaler ses mots précédents, d’effacer tout ça et de récupérer un masque impassible, de l’ignorer, de revenir un an en arrière quand ils continuaient de se détester à la face du monde, parce que c’était moins, bien moins douloureux que tout ça. C’était un perpétuel combat contre le vent lui-même, épuisant, fatigant, sans fin. Elle était constamment perdue entre deux opposés, celui où les réactions de Brooklyn étaient un intérêt à son égard qu’il tentait de masquer derrière une indifférence parfaitement crédible, et celui où c’était tout l’inverse, ses réactions n’étaient que de l’agacement face à une personne qu’il n’aimait pas et qu’il aurait souhaité rayer de sa vie plus facilement que ça. Navigant entre les deux extrêmes, elle apparaît singulièrement lunatique, elle pourtant maîtresse de ses émotions en toutes autres circonstances. Un coup le feu qui la dévore la fait exploser, un coup la glace tente de regagner le terrain et elle revêt de nouveau cet air froid et hautain. Les mots du Serpentard la plongent de nouveau dans cette indécision permanente. Est-ce qu’elle voit des sous-entendus là où il y en a pas ? Est-ce qu’elle cherche des double-sens aux mots qu’il prononce, elle pourtant si réfractaire au second degré et à tout ce qui s’y rattache ? Ou bien est-ce qu’il s’oppose réellement aux gens qui s’en battent les couilles de sa gueule, sous-entendu qu’il n’en a pas rien à foutre, lui ? Perdue face à la croisée des chemins, Casey aurait bien eu besoin d’un guide pour l’aider à avancer, mais elle n’en a jamais eu, n’a jamais pu compter que sur elle-même, et c’est pour ça qu’elle a toujours fuis les relations, pour ne pas se retrouver dans une situation où elle serait incapable de comprendre chaque tenant et aboutissant. Tu m’inventes des précieux amis, des gens pour qui je sacrifierais tout et qui n’existent pas, à quelle fin ? De retour, le ton glacial, le froid polaire et mordant. C’était quoi, son problèment, franchement ? Il était donc incapable de voir que la seule personne pour qui elle sacrifierait tout, c’était lui, justement ? Et qu’il lui avait tourné le dos quand elle l’avait admis ? Si tu cherches à justifier tes actes en m’en imputant toute la responsabilité, c’est bien pathétique, je pensais avoir au moins le droit à un peu de franchise. Mépris suintant pour masquer l’angoisse qui venait de l’envahir et qui lui comprimait douloureusement le coeur. Parce qu’ils y étaient, plus ou moins, le moment où il avait toute la possibilité d’avour clairement qu’il ne voulait, en fait, rien avoir à faire avec elle, que les cachots relevaient d’une ambiance particulière mais que dans le quotidien redevenu normal, elle n’était qu’un poids.

Évidemment, Brooklyn n’allait rien laisser passer, relevant aussitôt qu’elle pouvait bien lui reprocher son silence par rapport à son pouvoir à lui, mais qu’elle en avait fait de même avec le sien. Casey s’apprêtait à répliquer sur le même ton, hors de question de se laisser piétiner de la sorte, mais le Serpentard souffla son élan en poursuivant. C’était logique, c’était purement et simplement logique. Son don n’était pas sorti de nulle part, il ne l’avait pas développé comme par magie lorsque sa lettre pour Poudlard était arrivée. Mais la jeune femme n’avait pas pensé un seul instant à ce que ça pouvait signifier. À savoir que, quand ils restaient dans un coin de la cour de récré, à observer les autres enfants qui semblaient si parfaitement heureux, il avait déjà développé ses dons. Et à, quoi, cinq, six, sept ans ? Quand tes parents te battent et te répètent que tu es le fils de Satan, comme appréhender les visions qui survenaient parfois ? N’empêche que ça faisait mal de savoir que, contrairement à elle, son don l’habitait depuis presque toujours et qu’il n’avait jamais pensé lui faire assez confiance pour lui en parler. Pouvait-elle réellement lui en vouloir pour une peur d’enfant ? Peut-être, peut-être pas, l’effet restait le même, elle se renferma de nouveau derrière un masque polaire. Tu pourrais rajouter soit tu fuis, puisque tu passes ton temps à ça. Et c’était la reine de la fuite depuis quelques semaines qui le lui disait. Plus les secondes passaient, plus les mots s’échangeaient, plus Casey avait l’impression de se noyer dans un océan d’incompréhension chaque minutes plus profond. Il ne voulait pas perdre Casey parce qu’elle était sa seule amie à l’époque et qu’il ne voulait pas être seul ou parce qu’il tenait à elle au point de craindre qu’elle lui tourne le dos ? Dans un autre contexte, son esprit rationnel aurait noté qu’il n’avait jamais semblé souffrir de la solitude et aurait éloigné la douloureuse hésitation qui l’habitait en continu. Que répondre d’autre ? Elle ne lui en voulait pas vraiment de n’avoir jamais abordé son don, au fond, mais de l’avoir appris alors qu’il l’ignorait depuis des jours, comme s’il avait voulu lui montrer qu’elle ne connaissait rien de lui et enfoncer encore plus le couteau dans la plaie béante. Je ne vois effectivement pas quand j’aurais pu te parler de mon don étant donné que parler autour d’un verre semble moins être dans tes habitudes que hurler et reprocher. Les reproches qu’elle lançait également, à égalité avec le Serpentard.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Lun 29 Jan - 20:37


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Les hostilités sont lancées. Le ton est froid, les paroles cinglantes et les reproches bien présentes. Personne ne pourrait se douter qu’une dispute vient d’éclater. Pourtant on tente au mieux de se contrôler tous les deux pour préserver les apparences mais comment nier le fait que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’on bouillonner de rage et qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour que le ton devienne plus dur et plus violent. Mais c’est elle aussi, pourquoi elle me saoule comme ça ? C’est quoi son problème sérieux ? Oui, on est coincés tous les deux dans la même salle mais elle n’a qu’à m’ignorer, ça ne devrait pas être bien compliqué puisqu’on ne se parle pas depuis des semaines et qu’elle n’a jamais cherché à reprendre contact, c’est bien que ça ne la dérange pas. Au moins on ne se prend pas la tête, on s’ignore, c’est plus simple. Certains diront que ça ne fait pas avancer le problème mais en quoi est-ce si grave ? Peut-être que c’est un problème qui n’a aucune solution, il faut se faire à l’idée qu’on n’est tout simplement pas fait pour s’entendre, point. On était amis dans on était gamins, c’est un fait, mais la vie était bien différente. Aujourd’hui elle traîne avec des filles pseudos populaire pour se donner une bonne image et a oublié depuis bien longtemps la petite fille malheureuse qu’elle était avant. Tant mieux, c’est certainement plus sain vous allez me dire, au moins elle fait de beaux petits rêves. Elle parle de bon sens mais ça me fait doucement rire. Le bon sens aurait été de me dire ce qu’elle comptait faire et non pas de plonger tête baissée dans l’action en espérant que j’allais la suivre aveuglément. Mais bon, visiblement on a une définition bien différente du bon sens. Je ne vois absolument pas le rapport dans l’histoire et pour cause, il n’y en a pas mais vu que j’ai raison, elle essaye de m’attaquer ailleurs pour tenter de marquer des points, sauf que je ne vais pas me laisser avoir. “Le bon sens aurait voulu que tu me dises ce que tu comptais faire pour qu’on se mette d’accord, mais bon visiblement c’était trop te demander !” Je décide volontairement de ne pas répliquer à sa pique, même si je bouillonne intérieurement. Ca va se payer tôt ou tard, elle ne va pas faire sa maline bien longtemps, c’est moi qui vous le dis.

Je ne lui invente pas des amis, j’essaye de trouver une explication logique à son refus de venir avec moi. Je sais qu’elle n’a personne vers qui se tourner en sortant d’ici et je peux comprendre que ça soit effrayant mais il est évident que si je lui demande de m’accompagner ce n’est pas pour l’abandonner à la première occasion venue. Je ne l’aurais pas laissé tomber, on aurait trouvé ensemble une solution à notre problème et si mes parents adoptifs auraient refusé de nous aider, on se serait débrouiller tout seul. Mais je sais que si elle a refusé, ce n’est pas uniquement à cause de ça. A moins qu’elle ne me fasse pas suffisamment confiance et dans ce cas là, je ne peux rien faire pour elle. Elle a parlé des autres, je m’en souviens très bien. Je ne pourrais pas citer sa lettre par coeur et je doute de pouvoir la retrouver aujourd’hui, mais je sais que je n’invente rien, elle a bien parlé du fait qu’elle ne voulait pas les abandonner. C’est bien qu’elle tient un minimum à eux, non ? Sinon faudra m’expliquer sa logique. Est-ce qu’elle est prête à se sacrifier pour des gens dont elle s’en fout ? “Je n’invente rien, c’est toi qui l’as dit dans ta lettre. Que tu ne voulais pas les abandonner. N’essaye pas de retourner ta veste pour tenter de me faire passer pour un con !” Con, je le suis très certainement mais elle ne va pas me la faire à l’envers. Je la vois venir gros comme une maison, elle tente de me donner le mauvais rôle dans l’histoire pour jouer les pauvres petite victimes. Bouhou, pauvre petite Casey qui se fait martyriser par ce vilain Brooklyn !! Elle continue sur sa lancée sans se débiner. Non mais je vous jure il vaut mieux être sourd que d’entendre des conneries pareilles. Je ricane à sa remarque, parce que sincèrement ça ne mérite pas plus que mon amusement. “P’tain c’est drôle de t’entendre parler de franchise...” Lui balançais-je sans aucune délicatesse. Pourquoi le serais-je alors qu’elle ne l’est pas avec moi !

Soit je fuis ? N’ai-je pas de raison de fuir ? Comment aurais-je envie de rester auprès d’une fille qui se fout royalement de ma gueule. Je suis peut-être con mais pas au point d’avoir envie de la laisser continuer. Elle a toujours de beaux discours, voulant renouer avec moi, retrouver notre amitié et quand elle en a l’occasion, elle me plante royalement pour aller roucouler avec un mec. Alors qu’elle le fasse, je m’en fous, mais elle pourrait au moins avoir la délicatesse de le faire à un autre moment ou de me prévenir. Avec elle c’est toujours la même chose, ce n’est jamais de sa faute. Sauf que quand je fais un pas vers elle, elle en fait 15 en arrière. Alors bon, la mauvaise volonté, c’est surtout d’elle qu’elle vient. Moi j’ai déjà fait ma part, elle n’a qu’à faire la sienne pour une fois. C’est toujours à moi de faire des efforts et elle qui les plante avec plaisir. Alors merde, j’arrête de jouer, j’en ai marre ! “Pourquoi aurais-je envie d’aller boire un verre avec une fille qui ne fait strictement aucun effet et me plante à chaque fois que je fais un pas vers elle. Alors arrête ta mauvaise foi parce que là ça me gonfle vraiment. T’es là, à jouer les princesses en te plaignant que je suis un connard égoïste qui te reproche des choses mais si t’arrêtais de toujours saboter ce que j’essaye de faire, on en serait peut-être pas là. ” Là c’est bon, je craque elle me gonfle. Elle veut que je lui parle, je vais le faire, mais qu’elle ne se plaigne pas derrière. “Mais t’inquiète pas Casey, bientôt tu n’auras plus besoin de faire semblant de faire d’efforts, parce que bientôt tu ne me verras plus. Alors prend ma gueule en photo, pour te payer ma tronche quand je serais loin, ça serait dommage de te priver de ça ! Tu devrais être contente, c’est pas ce que tu voulais ? ” Elle aurait ce qu’elle veut, être enfin débarrassée de moi, être enfin libre de vivre comme elle le voulait et d’être qui elle le voulait, ne plus faire semblant d’avoir envie de se réconcilier avec moi. Plus rien ne la forcera. “Et pour ta gouverne mes soeurs ne sont pas aussi dociles que tu ne le crois puisqu’elles aussi préféraient rester auprès de parfaits inconnus pour les aider le moment venus. Vous avez finalement plus de points en commun que vous ne le pensez, vous devriez bien vous entendre ! ”

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Mer 31 Jan - 19:55


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyC’est parfaitement incompréhensible la tempête qui agite Casey dès que Brooklyn est dans l’équation. Pourquoi est-ce qu’une banale amitié d’enfant continue de la poursuivre avec le même acharnement ? Pourquoi, plutôt, cela ne peut-il pas être une banale amitié d’enfant ? Pourquoi est-ce que ça doit être un point d’ancrage, seule touche de couleur dans un passé sombre qui la tourmente encore ? Pourquoi est-ce qu’elle n’est pas parvenue à tirer définitivement un trait sur l’existence de son seul ami lorsqu’elle changeait de famille d’accueil tous les deux mois, avant qu’elle n’arrive à Poudlard ? Ça lui aurait évité de se sentir chavirer en le voyant, là, droit comme un i, grandi de quelques années mais pas changé pour un sous, à ses yeux. Ça lui aurait évité de ressentir son indifférence avec acuité et de traduire cette blessure qui naissait en elle - pour continuer de s’agrandir au fil du temps qui passerait - en une colère dirigée contre lui. Ça lui aurait évité de s’accrocher à lui comme à une bouée de sauvetage alors que la violence et les sévices revenaient dans sa vie au moment où elle s’y attendait presque le moins. Ça lui aurait évité de le réintégrer dans sa vie d’une manière dont elle ne pourrait jamais plus se débarrasser, de croire avec force qu’ils redeviendraient ce qu’ils étaient l’un pour l’autre dans le passé, et d’être désormais incapable de rester insensible quand il se décidait à retourner sa veste, subitement, de manière parfaitement incompréhensible. Incompréhension totale, forte, dévastatrice qui l’habitait. Incompréhension qui augmente sa colère alors qu’il ne réagit qu’à son action isolée que Casey a tenté d’effectuer sans lui demander de l’aide ; un échec ; ignorant totalement le reste de ses paroles. Les poings toujours serrés d’une force qui lui fait mal aux articulations mais c’est bien la seule chose qu’elle s’autorise, mouvement nécessaire si elle ne veut pas que le restant de son masque indifférent ne vole si tôt en éclat. C’est pire que toutes les fois précédentes, là. Ça fait même pas cinq minutes qu’ils sont enfermés et elle est déjà littéralement prête à exploser. Tu sais ce que c’est que se mettre d’accord maintenant ? Glaciale. Elle n’était pas prête à faire la moindre concession. Elle voulait juste exploiter la moindre faille dans ses mots pour tenter de les lui renvoyer et de le blesser au passage. Il ne lui avait jamais demandé si elle était d’accord, elle, pour l’exclure de sa petite fille familiale idyllique, ni ce qu’elle pouvait bien ressentir à l’idée de quitter le château. Et pourtant, quand elle avait exprimé son acceptation de tout abandonner pour le suivre, exprimant néanmoins au passage ses doutes et craintes, il lui avait juste tourné le dos. Se mettre d’accord n’était pas quelque chose qu’il connaissait, qu’il n’essaie pas de lui faire croire l’inverse. Il prenait tout, comme ça lui disait, et se fichait bien de savoir si on était d’accord ou non. Elle n’avait pas été d’accord du tout pour qu’il l’ignore. Est-ce que ça l’avait empêché de le faire ? Ben non.

Il modifie la réalité à sa convenance, démontrant une mauvaise foi sans commune mesure. De quels amis lui parle-t-il ? Elle espère bien avoir une réponse mais tombe des nues en l’entendant, et son visage doit certainement se parer, quelques secondes tout au plus, d’un étonnement douloureux. Il lui invente quoi, là ? Casey se souvient avec une précision déconcertante des lettres qu’elle a envoyé à Brooklyn, parce qu’elle a relu un nombre incalculable de fois chacun des mots qu’elle écrivait avant de se décider à lui faire parvenir, cherchant si la tournure était adaptée, si chaque mot était bien à sa place… Et jamais au grand jamais elle n’a mentionné une tierce personne, encore moins un ami qu’elle ne voudrait pas abandonner. Bordel, le seul ami qu’elle ne voulait pas abandonner, c’était lui ! Et il trouvait le moyen de tourner la chose totalement différemment pour lui reprocher ? Blessée, attristée, énervée. Il voulait vraiment tout faire pour couper les ponts, en fait, elle commençait enfin à voir clair dans son jeu. Peu lui importait les faits, peu lui importait ce que lui disait Casey. Tout ce qu’il voulait c’était retourner à sa chère famille et la rayer de sa vie, comme elle l’avait toujours soupçonné. Sûrement n’avait-il jamais souhaité qu’elle parte avec lui mais espérait-il simplement qu’elle dirait non et qu’il pourrait lui en tenir rigueur. Elle lui avait répondu oui alors il fallait trouver une autre raison. La seule personne que je ne voulais pas abandonner, c’était toi répliqua-t-elle d’une voix froide où une lassitude se devinait sans peine derrière les mots qui ne tremblaient plus d’une colère à peine contenue. Elle était retombée, soufflée par la prise de conscience déchirante que Casey venait d’avoir. Que lui restait-il, là ? Elle n’avait plus de fierté, elle avait voulu tout donner pour tenter de conserver son amitié avec Brooklyn et il cherchait simplement le moindre prétexte, même le plus débile, pour piétiner tous ses efforts. À quoi servirait-il de lui hurler dessus, à part à passer ses nerfs sur lui ? Elle ne ferait sûrement qu’augmenter l’hilarité qu’il devait contenir en se disant qu’elle était franchement une pauvre fille. Pourquoi pas jouer carte sur table, alors ? Au moins n’aurait-elle aucun regrets, au moins pourrait-elle affirmer à Cruz que tout avait été dit, qu’elle pourrait désormais tourner cette page si lourde. La colère n’était pas prête de la lâche malgré tout, simplement alourdie d’une peine trop grande. Son ricanement lui fait aussi mal qu’une droite mais le peu de fierté qu’il lui reste refuse de le montrer. Tant pis, elle va affronter cette retenue comme il se doit et, ensuite, elle l’oubliera, puisque c’est définitivement ce qu’il désire. Sa remarque sur la franchise lui laisse un goût amer. Casey n’a jamais été franche qu’avec lui, le seul avec qui le masque tombait complètement, le seul à la connaître comme elle était réellement, à connaître son passé, et il doutait de sa franchise ? Non, bien sur que non, il ne doutait pas. Il s’en fichait simplement. Cette idée la dévorait encore, et la dévorerait sûrement un bon moment avant qu’elle ne s’en détache. C’était ni le lieu, ni le moment pour entamer cette distance qu’elle voulait prendre. C’était le moment de vider son sac, elle avait pu voir quel bien ça faisait avec Cruz. Si ce n’est pas trop abuser de ton temps, explique donc en quoi c’est drôle parce que je ne vois vraiment pas. Tu dois être le seul dans cette école avec qui je suis complètement honnête et qui ne me renvoie en retour qu’hypocrisie et mauvaise foi. Ça lui écorchait la bouche de lui avouer qu’elle était entièrement vraie avec lui alors qu’il se jouait d’elle mais tant pis, elle irait jusqu’au bout et panserait sa fierté meurtrie - et elle n’était pas la seule à être blessée, loin de là - en retournant dans son dortoir. En réalité j’ai compris, tu n’as même pas besoin d’être franc, je vais l’être à ta place. Tout ce que tu souhaitais depuis le début c’est retrouver ta vie parfaite avec ta chère famille. Tu as du être sacrément impatient, te demandant quand cette pauvre fille te foutrait enfin la paix. Amertume, mot qui tremblaient de nouveau de colère et d’une fierté qui souffrait à chaque parole. C’était plus douloureux que jamais, ce qu’elle était entrain de dire, son corps le paierait chèrement, à n’en pas douter. Mais si c’était ce qu’il lui fallait pour avancer. Elle ne pouvait simplement pas s’accrocher éternellement à une chimère qui ne voulait pas d’elle.

La jeune femme aurait pu rester dans cet état second jusqu’à la fin de la retenue, entre froideur polaire, souffrance aiguë, fierté piétinée, colère contenue. Mais Brooklyn reprit la parole, affichant une nouvelle fois une mauvaise foi qui la ferait presque saigner des oreilles et qui réveillait les armes qu’elle avait déjà abaissées, s’avouant presque vaincue. Elle voulait bien ne plus se battre, mais il était hors de question qu’elle ne se défende pas, c’était impossible, aussi releva-t-elle le regard pour soutenir le sien, ignorant l’élancement dans sa poitrine, se blindant d’une rage froide qui se durcissait à mesure qu’il continuait ses inepties. C’est toi qui parle de mauvaise foi ? C’est toi qui parle de ne faire aucun effort ? Bordel mais pas besoin de continuer à chercher le moindre prétexte pour ne plus me parler j’ai saisis le message. Parce que tu t’enfonces dans ta connerie là. J’aurais du conserver une copie de chacun de mes mots pour te mettre ton hypocrisie sous le nez, te forcer à avouer les efforts que je consentais en voulant te suivre, quoiqu’il en soit, quoiqu’il m’attende dehors, quoique je laisse derrière ! Alors la mauvaise foi, de nous deux, c’est toi ! J’ai rien saboté du tout, c’est toi qui cherche à saborder, depuis le début, ça t’as pris combien de temps pour trouver la meilleure manière de réussir ?! Casey bouillonnait. Elle aurait pu accepter qu’il ne veuille pas d’elle dans sa vie, ne serait-ce que parce qu’il était impensable qu’elle rampe pour le faire changer d’avis, quand bien même la tristesse aurait été grande. Mais pas qu’il rejette toute la faute sur elle. C’était incompréhensible comme façon d’agir, il avait obtenu ce qu’il voulait, pourquoi continuait-il d’affirmer qu’elle était celle des deux qui ne voulait pas de l’autre ? Une nouvelle fois il parvint à souffler sa colère et à la laisser interdite. Il était entrain de dire l’exact écho des pensées de la Serdaigle. Il avait fini de parler depuis de longues secondes déjà qu’elle était encore perdue par ce qu’il avait prononcé en premier et n’avait même pas écouté son laïus sur ses soeurs. Tout ce qu’elle retenait, c’est qu’il affirmait haut et fort qu’elle ne voulait plus de lui, qu’elle ne voulait plus le voir. Alors que c’était lui, ça ! C’était lui qui voulait la voir dégager de sa vie ! C’était lui, et pas elle ! Croisant les bras, comme pour se protéger de la réponse qui la déchirerait de l’intérieur, elle se décida à abolir toute demi-mesure et à poser franchement la question. Pourquoi tu fais tout ça ? Si tu voulais que je dégage de ta vie, fallait le dire clairement, ça t’aurait évité de monter une gigantesque farce de toute pièce et de me faire croire que tu souhaitais qu’on retrouve notre amitié. Ça t’aurait évité de t’obliger à me proposer de partir avec toi et de devoir chercher un prétexte pour ne plus me parler en voyant que j’acceptais. Ça t’aurait surtout évité de faire comme si, dans l’histoire, c’est moi qui ne voulait plus voir ta gueule alors que c’est clairement l’inverse. Instant de vérité, Casey posée en équilibre sur une planche branlante qui pouvait s’effondrer à tout instant, ce qu’elle ferait, la jeune femme ne doutait plus d’avoir enfin trouvé une explication au comportement illogique du Serpentard.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Jeu 8 Fév - 17:52


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Nouvelle pique, nouvelle attaque. Qu’est-ce qu’elle raconte par là ? C’est quoi encore cette histoire ? Qu’est-ce qui se passe dans sa pauvre petite tête pour en être arrivé à cette phrase ? Elle me fatigue. Vraiment, j’en ai marre. Je ne veux plus de tout ça. Je ne veux plus passer mes journées à l’éviter. Je ne veux plus passer mon temps à me prendre la tête avec elle. Je ne veux plus penser à elle, avoir la haine au fond du coeur, à ruminer tout ce qui ne va pas entre nous, ne comprenant pas pourquoi c’est si difficile de retrouver notre amitié d’antan. Elle n’existe plus et c’est à se demander si elle a vraiment existé un jour. Elle n’existait au final que parce qu’on vivait la même chose au même moment, sinon elle n’avait pas lieu d’exister et c’est certainement pour ça qu’on est incapable de la faire revenir. Notre vie c’est de la merde et quand on est vraiment au fond du gouffre, on se rappelle à l’autre, on s’accroche de nouveau l’un à l’autre par habitude et parce qu’on sait qu’on n’a pas besoin de se justifier, le silence et nos regards valent tous les mots du monde. Mais maintenant que Blackman est parti, pourquoi s’acharner. Nous, c’est fini. On doit juste faire une croix sur tout ça et tourner la page et je vais nous y aider en me barrant d’ici. Plus de Casey, plus de peine, plus de passé, plus rien. Je retrouverais une vie banale et sans intérêt, dans une ville à l’image de ma nouvelle vie et tout ira pour le mieux. Quand je gagnerais ma vie, je pourrais prendre un appartement et mon indépendance et je ne devrais plus rien à personne. Parce que soyons honnête, j’ai beau aimé vraiment ma famille j’ai toujours au fond de moi la sensation que je leur suis redevable et qu’ils ont fait ça par pitié. C’est certainement en grande partie vrai et je ne peux pas leur en vouloir, mais j’aimerai pouvoir me sentir libre d’exister pour moi et ne plus devoir faire les choses pour faire plaisir aux gens ou pour ne pas trop les déranger. Je n’ai pas de grandes aspirations, je deviendrais une personne lambda, sans histoire et ça m’ira très bien. Je n’ai aucun rêve de grandeur parce que je ne veux pas briller devant les projecteurs. Bien au contraire, je n’aspire qu’à une chose, me faire oublier. Les rares fois où on a parlé de moi c’est pour parler de mon triste sort, j’aimerais bien qu’on m’oublie maintenant. “J’vois pas de quoi tu parles !” Et je m’en fous pour être honnête, mais j’ignore pourquoi, je m’en abstiens de cette fin de phrase. Comme quoi, parfois, il m’arrive aussi d’être sympa. Enfin, sympa, c’est vite dit, mais disons que je pourrais être bien pire si je le voulais. Enfin bon, je ne vois pas de quoi elle parle et ça me saoule d’avance qu’elle me l’explique de cette façon hautaine et agaçante. A la rigueur je préfère rester dans l’ignorance, ça me portera moins sur les nerfs !

Ben voyons ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre je vous jure. La seule personne qu’elle ne voulait pas abandonner c’est moi. C’est vrai que c’est logique. Elle ne veut pas m’abandonner mais elle ne veut pas m’accompagner. C’est stupide, on est bien d’accord ? Parce qu’à mes yeux ça n’a aucun sens ! Elle s’attendait à quoi ? Que je lui dise “Ok, tu ne veux pas bouger parce que Madame a trop peur ? Alors soit, je reste dans ce château où des gens essayent de nous tuer pour tes beaux yeux et j’ai une chance sur deux de ne pas ressortir en vie. Mais c’est pas grave parce qu’au moins on est toujours ensemble !” Ca se voit que ce n’est pas elle qui a eu la jambe coupée et a qui on a tranché la tête. J’ai aucune envie de revivre ça. Ni ça, ni quoi que ce soit de ce genre. J’ai pas envie de crever, c’est quand même pas compliqué à comprendre. Je ne peux pas vivre dans un endroit où je n’ai pas confiance dans les adultes et visiblement je passe pour le connard de service si je veux me barrer. C’est quand même abusé là ! “Tu ne veux pas m’abandonner mais tu ne veux pas venir avec moi … ! C’est vrai que c’est logique !” C’est certainement parce que je ne suis pas à Serdaigle que je ne comprends pas, ça doit avoir une logique que je suis incapable de comprendre parce que je suis un demeuré. Je ne dis pas que je fais beaucoup d’effort pour essayer d’arranger les choses mais merde, qu’elle arrête de me prendre pour un con et qu’elle soit franche une bonne fois pour toute, histoire qu’on règle cette histoire. Si elle ne veut pas de moi dans sa vie, qu’elle le dise. C’est quoi ce jeu du “je te veux dans ma vie mais en même temps barre toi, mais reviens, non casse toi, tu me manques mais tu me tapes sur les nerfs, ne pars pas sans moi mais je ne viendrais pas avec toi …” Y’a de quoi péter un câble et avoir mal au crâne. “Mais d’où je suis hypocrite et de mauvaise foi ?” Non mais alors là non, je dis stop. Faut qu’elle arrête son délire de pauvre martyr parce que ça ne prend pas avec moi. A un moment donné il ne faut pas déconner. C’est moi qui ai fait quasiment le premier pas à chaque fois et je me suis pris des murs, alors bon, à un moment donné stop, on arrête les conneries.

Vie parfaite ? Efforts qu’elle a consenti à faire ? Excusez moi du peu ! Madame a consenti à faire des efforts pour moi et je ne lui en suis même pas reconnaissant, qu’elle monstre je fais. Qu’on allume le bûcher, je mérite de brûler dans les flammes de l’enfer. Non mais elle n’est pas nette la fille, définitivement pas. Finalement les Mangemorts ont bien réussi leur coup avec elle, ils ont fini de nous la bousiller. Si on l’écoute Madame m’aurait dit oui après des efforts monstrueux. Alors que très clairement elle me donnait toutes les excuses du monde pour ne pas venir. Ah ben oui à la fin elle disait oui mais tu sentais bien que c’était un oui qui voulait dire “franchement ça me fais chier mais pour que tu me foutes la paix, je vais dire oui” De toute façon on sait très bien comment ça se serait terminé. Elle aurait trouvé un moyen de saboter tout ça et de rester bien au chaud au château. Comme de part hasard la direction aurait été mis au courant de notre fugue et comme de part hasard on se serait fait découvrir avant d’être parti loin. Ils auraient prétexté que c’est lors d’une ronde qu’ils nous aurait surpris, mais on sait tous que c’est faux puisque c’est elle qui nous aurait dénoncé. Alors bon, elle va vite arrêter de jouer les filles blessées parce que ça va tomber et elle va savoir comment c’est quand je m’énerve vraiment ! “Oh ben si Madame a consenti à faire des efforts alors …Toi tu consens à faire des efforts, parce qu’en vrai ça te fais juste chier. Tu me mets tous sur le dos alors que la vérité c’est que t’étais bien sans moi dans ta vie et tu te rends compte que t’aimerais bien à nouveau que ce soit le cas. Quand je t’ai demandé de venir me rejoindre au balcon du monde pour qu’on se fasse une soirée tous les deux, comme de part hasard tu étais occupés à faire joujou avec un mec de ta maison. Quand je me rends compte qu’on est vraiment en danger et que la première personne à laquelle je pense c’est toi, toi tu CONSENS à faire des efforts. Tu es obligée de te forcer …. Et tu oses me dire que c’est moi qui veux te chasser de ma vie ... ” Pour moi il est évident que ce sera notre dernière discussion alors autant être franc jusqu’au bout. “Ben tu sais quoi, t’as peut-être raison, j’ai pas envie de t’avoir dans ma vie. Parce que je ne veux pas quelqu’un qui se force pour moi. J’ai pas envie d’une personne qui joue avec moi par plaisir de me faire du mal. J’en ai marre Casey. Marre d’être le seul à avoir envie que ça marche. Marre d’avoir peur pour toi alors que tu te fous juste de ma gueule. J’ai jamais eu confiance en personne et j’ai beau avoir une famille si parfaite comme tu dis, jamais j’arriverai totalement à leur faire entièrement confiance. En fait la seule personne en qui j’avais confiance c’était toi. Sauf que pour toi, tout ça c’est un jeu. Alors je ne sais pas si c’est un délire avec tes copines, mais moi je ne joue plus.” Je ne lui cris même plus dessus, j’ai même plus la force pour ça. C’est la fin d’une histoire, la fin d’une amitié et je trouve ça juste triste et en dehors du vide que je ressens en moi, je ne ressens plus grand chose. “Si je t’ai dis de laisser tomber, c’est parce que très clairement je n’avais pas envie que tu te forces à être avec moi. T’as pas confiance en moi, t’attendant à ce que je t’abandonne dès qu’on sera loin d’ici. Alors soit, reste ici. Moi je ne reviendrais pas après les vacances. J’en ai fini de Poudlard, de la magie, de tout ça. J’ai pas envie de vivre dans un monde où je ne suis même pas reconnu comme un être humain … Je ne veux pas retourner à cette vie. J’ai assez donné comme ça. Alors oui, tu peux te foutre de la gueule de ma famille parfaite, mais c’est à peu près le seul endroit où j’ai encore la sensation d’avoir le droit d’exister sans m’excuser, d’être moi sans me justifier, de ne pas apparaître comme un moins que rien. J’aurais peut-être une vie de merde, sans intérêt, mais ce sera au moins celle que j’ai choisi … Au moins là bas j’aurai un avenir, même s’il n’est pas glorieux ...” Si ça elle ne le comprend pas alors autant qu’on se la ferme jusqu’à ce que la prof arrive.

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Ven 9 Fév - 17:32


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyDialogue de sourds entre deux aveugles incapables de comprendre le comportement de l’autre. Habituellement observatrice et analytique, Casey ne parvenait pas à saisir la logique complètement incohérente du Serpentard. Pourquoi lui avoir dit qu’il ne voulait plus faire semblant de la détester en début d’année ? Pourquoi lui avoir avoué qu’il voulait fuir le château et qu’il voulait qu’elle vienne avec lui, dans un premier temps ? Pourquoi tout ça ? La brune pouvait se prévaloir de connaître Brooklyn, assez bien pour savoir que la manipulation ou la méchanceté gratuite ne faisaient pas partie de ses traits de caractère. De la part de n’importe qui d’autre, elle aurait étudié franchement la possibilité qu’il avait fait ces pas vers elle pour simplement se délecter de sa souffrance quand il aurait retiré sa main tendue. Mais pas lui. Non, tout ça n’avait pas été prémédité. C’était limite pire de se dire qu’alors il s’était tout simplement rendu compte qu’il ne voulait pas du tout d’elle dans sa vie, qu’elle n’était qu’un poids un peu trop lourd, un rappel inconfortable d’un passé dont il ne voulait plus entendre parler. Plutôt que de s’interroger sur l’incohérence entre ce qu’il lui avait dit par lettres et le comportement qu’il adoptait désormais, plutôt que de se demander ce qui avait merdé, et à quel moment, elle se convainquait qu’il ne voulait tout simplement d’elle dans son entourage, comme il le lui avait déjà fait comprendre à Oxford, cet été. C’était moins douloureux de se dire ça que de tout tenter pour améliorer les choses et se rendre compte qu’on se battait dans le vent. Se battre contre le vent… C’était ce qu’elle avait dit à Cruz. Qu’elle en avait marre de se battre contre de l’air, qu’elle était lasse, épuisée de ce combat sans fin qui ne menait à rien. Alors que Cruz avait trouvé les mots et la manière pour qu’elle se confie, chacune des paroles de Brooklyn lui donnait envie de se renfermer, de se protéger un peu plus. Elle oscillait continuellement entre l’envie tenace de tout lui balancer ce qu’elle avait sur le coeur, au risque de piétiner irrémédiablement sa fierté déjà bien amochée, et le besoin furieux de se montrer insensible qui se mêlait à une forte envie de le blesser, lui-aussi, de créer ne serait-ce qu’une infime réaction qui lui montrerait qu’il ne se fichait pas totalement d’elle. Mince espoir auquel elle se raccrochait toujours. Il fallait que ça cesse, qu’elle coupe définitivement tout lien avec les derniers filaments d’espoirs qui la retenaient encore à Brooklyn. Cette hésitation douloureuse entre ne pas montrer qu’il l’avait blessée et réveiller une réaction quelconque chez lui se traduisait donc par des mots dégoulinants de rancoeur et d’amertume. Bien loin, très, très loin des mots simples et sincères auxquels Cruz avait eu le droit et qui lui avaient fait tant de bien, la vidant, pour quelques heures, d’une énergie néfaste qui la consumait quotidiennement. C’est idiot parce que c’est sûrement ce dont ils auraient eu le plus besoin à cet instant pour parvenir enfin à s’entendre.

Il ne voyait pas de quoi elle parlait, bien évidemment qu’il ne voyait pas. Ou il ne voulait pas voir, parce qu’il s’en foutait complètement. Sa réplique amère sur le bord des lèvres, elle la ravala. Se battre contre le vent, ça l’épuisait, il fallait qu’elle s’en souvienne avant de s’engager dans une nouvelle lutte contre Brooklyn. L’équation était simple. D’un côté lui qui ne voulait plus d’elle sans sa vie, de l’autre elle qui avait besoin de lui même si jamais elle ne se l’avouerait totalement. Pouvait-elle le faire changer d’avis ? Non, elle ne s’y essaierait même pas. Elle n’avait d’ailleurs pas prévu de lui reparler, d’aucune manière, avant qu’ils ne se retrouvent tous les deux enfermés dans le même cachot pour effectuer une retenue en binôme. Le destin l’avait mis sur son chemin à ce moment précis, pour quelle raison ? Pour qu’elle tire un trait définitif sur cette relation dont elle ne savait pas trop quoi faire ? Sur ces émotions bien trop fortes pour être normales, ces émotions qu’elle ne savait pas gérer, là où elle était normalement maîtresse d’elle-même à un degré qui frisait l’indécence ? Est-ce qu’elle était seulement prête à le faire ? Tourner la page, oublier Brooklyn, est-ce qu’elle était seulement capable de le faire ? Ou est-ce qu’il lui faudrait des années à tourner le regard quand elle le croiserait dans les couloirs de Poudlard, à faire comme s’ils n’avaient jamais rien partagé de plus que quelques cours de Sortilèges, à tenter d’oublier, par tous les moyens, qu’il était le seul qui avait jamais réveillé l’ancienne Casey ? Il allait le falloir, pourtant, elle ne voulait plus être la gamine qui sentait son coeur battre furieusement quand elle changeait de famille d’accueil parce qu’elle espérait bêtement que Brooklyn serait là, cette fois-ci, qu’ils pourraient partager un regard, sans ajouter le moindre mot, et qu’elle pourrait se sentir de nouveau à sa place. Ils n’avaient été amis que parce qu’ils étaient des enfants battus, c’était cette idée là qu’elle devait garder à l’esprit, se convaincre qu’ils n’avaient rien de plus en commun, que cette amitié était présentement vouée à l’échec. Briser, écraser les derniers lambeaux d’espoirs, les faire disparaître pour arrêter cette naïve espérance. Il le fallait. Mais peut-être que, avant ça, elle pouvait écouter Cruz et ne pas se renfermer tout de suite, affronter le mur dans son entièreté au lieu de chercher à le contourner ? Piégée entre plusieurs résolutions complètement contradictoires, écartelée entre différents chemin, incapable de se décider sur lequel s’engager, la jeune femme avait de nouveau cette impression qu’elle allait exploser, que son cerveau allait tout simplement imposer sous la multitude d’informations à traiter, sous le nombre trop important de choix à faire, de décisions à prendre, de comportement à analyser.

Il ne voyait pas de quoi elle parlait mais elle n’avait pas non plus le moindre début d’idée d’où il sortait ces conneries à la pelle. Retirant ses gants, Casey les laissa tomber au sol avant d’enfoncer ses paumes sur ses yeux. Essayer d’y voir plus clair en plongeant dans l’obscurité, essayer de faire abstraction de Brooklyn, essayer de comprendre. Ne pas y parvenir. Mais bordel jura-t-elle en retirant ses mains de son visage pour croiser de nouveau les bras. À quel moment, par Merlin, avait-elle dit qu’elle ne voulait pas venir ? À aucun. C’était hypocrite de sa part, et franchement bas, de lui reprocher la seule chose sur laquelle elle savait être parfaitement irréprochable. Même Cruz le lui avait dit. Qu’il n’avait pas le droit de lui demander une chose pareille et il l’avait pourtant fait, et elle avait pourtant été prête à tout abandonner parce qu’après avoir retrouvé un semblant de relation avec lui elle était simplement incapable d’imaginer que tout ça s’envole en fumée. Des années à s’insulter pour finalement se rendre compte qu’il était plus important qu’un monde d’avenir et de possibilités multiples. Et lui, il piétinait tout ça. Il osait, en plus, lui demander d’où il était hypocrite et de mauvaise foi. Peut-être que si elle lui faisait un schéma ça l’aiderait ? Comment pouvait-il lui sortir tout ça avec un aplomb pareil. Elle savait ce qu’elle avait écrit, elle se souvenait de chacun des mots de chacun de ses lettres, pourquoi jouait-il encore au plus con alors que la brune venait de lui dire franchement qu’elle avait compris qu’il voulait juste qu’elle dégage de sa vie ? Il ne pouvait pas tout simplement l’avouer à voix haute ? Casey comprit alors qu’elle avait besoin de ça. Qu’il le dise à voix haute. Qu’il dise clairement qu’il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle, qu’elle n’était qu’une pauvre fille qui lui rappelait de mauvais souvenirs. Parce que temps qu’il ne l’aurait pas fait, elle conserverait un espoir idiot sur une possible réconciliation, elle continuerait de s’interroger sur ses réelles intentions et une part d’elle-même continuerait de croire. Ce n’était plus qu’une question de secondes avant qu’il ne le fasse, elle venait de lui laisser toute la latitude de le faire, lui disant qu’elle avait compris son petit manège, il n’avait plus vraiment de raison de continuer son jeu du plus débile à coup de “non c’est toi l’hypocrite, non mais tu as dit ça et ça et ça”. Et Casey était prête à encaisser. Elle ferait mine de, en tout cas, devant lui. Ensuite, elle pourrait s’effondrer pour mieux se relever. Ce serait une bonne piqûre de rappel sur le fait qu’il ne fallait jamais plus qu’elle ne laisse personne compter autant pour elle.

Mais Brooklyn ne lui tint pas du tout le discours auquel elle s’attendait, laissant une Casey complètement interdite, son indifférence se fissurant lentement, chaque mot était comme un coup de poignard dans le faux mépris qu’elle voulait afficher pour montrer qu’elle n’était pas touchée par tout ça. Sonnée, elle ne songea même pas à l’interrompre une seule fois, incapable, de toute manière, de formuler une parole cohérente. Ce qu’il disait, c’était en grande partie ce qu’elle lui reprochait, sauf qu’il retournait ses propres pensées à son avantage à lui. Pourquoi lui reparlait-il du balcon du monde ? Elle pensait qu’ils avaient dépassé cette fois-là ? Qu’ils s’étaient déjà expliqués là-dessus ? La jeune femme avait faillit en oublier qu’il cherchait depuis le début à se débarrasser d’elle. Ressasser de vieux trucs était tout ce qu’il avait trouvé ? Puis enfin, il le dit. J’ai pas envie de t’avoir dans ma vie. Ça avait pas l’air compliqué à dire du tout. Ça avait même l’air très simple puisqu’il ne criait plus. Et pourtant, bordel que ça faisait mal. Pourquoi est-ce que de simples mots lui brouillaient la vue comme si ses yeux étaient emplis de larmes ? Pourquoi est-ce que de simples mots lui bloquaient la gorge au point qu’elle sentait sa respiration se bloquer ? Pourquoi est-ce que de simples mots rendaient difficile le simple fait de soutenir son regard et la poussait à fixer un point, au-dessus de son épaule gauche ? Pourquoi est-ce que de simples mots lui faisaient serrer ses doigts aussi fort que possible autour de ses bras, comme pour s’empêcher de tomber ? Son prénom la ramena au petit discours qu’il tenait au moment une larme se détachait de sa pupille pour se faire aussitôt écraser par un doigt impitoyable. Il y avait des limites à ne pas franchir, pleurer devant Brooklyn parce qu’il lui disait qu’il ne voulait plus d’elle dans sa vie en faisait partie. Elle aurait du se sentir soudainement heureuse en l’entendant affirmer qu’il était la seule en qui il avait confiance, mais en fait, ça la rendait encore plus malheureuse. Tristesse qui ne fait qu’empirer au fur et à mesure qu’il lui dit que tout ça n’était qu’un jeu pour elle, qu’il parle ensuite d’abandon et du manque de confiance qu’elle lui porte. Casey aurait du s’indigner, lui retourner qu’il inversait les rôles, mais elle en était incapable, parce qu’elle avait effectivement cette peur tenace qui ne la lâchait jamais. Ce n’était pas pour rien que l’abandon était sa plus grande crainte, plus que les espaces clos, plus que les coups, plus que les contacts physiques. Ce n’était pas pour rien qu’elle craignait de s’attacher à quiconque. Incapable de réagir, elle était comme assommée par ses mots. Coup de grâce porté quand il lui annonça qu’il ne reviendrait pas après les vacances. La Serdaigle mordit fortement sa lèvre inférieure, pour retenir des mots ou des larmes, elle ne savait plus très bien. Il s’écoula de longues, très longues secondes, des dizaines de secondes de silence durant. Submergée par tout ce qu’il venait de dire, elle était incapable, pour la première fois depuis très longtemps, de trouver quoi dire, comment le dire, par quoi commencer. Le moindre muscle de son corps était tendu au possible. Parce que si elle en relâchait un seul elle n’était plus très sûre de ne pas flancher. Quand elle pensait enfin trouver le courage d’ouvrir la bouche pour répondre quelque chose, elle sentait de nouveau ses yeux se remplir de larmes et sa gorge se bloquer. Je ne me suis pas forcée articula-t-elle finalement d’une voix qui ne ressemblait pas à la Casey de d’habitude. Je… Envolée la belle assurance. Elle sentait bien qu’il se jouait quelque chose d’important, là tout de suite, sans déterminer avec exactitude ce dont il s’agissait, et qu’il était le moment d’être entièrement honnête sans chercher à se protéger de quoique ce soit. Pas cette fois. Elle ne pouvait pas se couvrir derrière des phrases ambivalentes et des piques à l’égard de Brooklyn parce qu’il avait été franc d’une manière assez rare entre les deux adolescents pour qu’elle ne puisse que lui rendre la pareille. Aussi parce que, même si elle ne s’en rendait pas vraiment compte, elle en avait franchement besoin. Je me suis jamais forcée, ni foutu de ta gueule, j’ai jamais joué ou je ne sais trop quoi. La voix pleine d’hésitation elle poursuivait néanmoins. Je croyais que j’étais bien sans toi, que j’étais mieux sans toi parce que tu sais et que moi je veux juste oublier et avancer… Mais il y a eu Blackman et depuis je veux plus que ce soit le cas, pourquoi est-ce que j’aurais répondu à ton mot en début d’année sinon ? Pourquoi est-ce que je serais venue à Oxford ? demanda-t-elle en reprenant un peu d’aplomb bien que son regard évita toujours celui du Serpentard. Je dois te rappeler comme toi tu m’as reçue ce jour-là ? Dans le genre “j’étais mieux sans toi dans ma vie” tu faisais fort aussi. Et sa voix qui se bloque une nouvelle fois. Je sais plus comment agir avec toi depuis juin. Tu m’as ignorée tout l’été à la Ferme puis t’es montré moyennement ravi que je vienne pour te parler. À la rentrée je savais pas comment agir avec toi jusqu’à ce que tu m’envoies ce mot. Et ensuite… Je croyais qu’on s’était déjà expliqués pour ce soir-là… Tu penses encore que j’ai fais exprès de boire un philtre d’amour et… que j’ai fais exprès pour ne pas venir au balcon du monde ? Tu es sûrement le seul à pouvoir comprendre à quel point être touchée me répugne et tu penses sincèrement que j’aurais choisis ce moyen si je n’avais pas voulu te voir ? C’était aberrant de voir qu’ils étaient capables de parler de ce ça aussi calmement - tout restait relatif - seulement plusieurs mois après. Je croyais que t’avais compris… Et le soir d’Halloween je t’ai envoyé une lettre pour savoir si ça allait dans la foulée et tu persistes à dire que je me force ? Que tu es le seul à vouloir que ça marche ? Je fais tout pour ça, Brooklyn. T’es le seul pour qui… Encore ces foutus mots qui se coincent dans sa gorge et qui l’empêchent de poursuivre. Elle n’était de toute manière pas totalement sûre de ce qu’elle allait lui dire ensuite. Je t’ai dis que te suivrais si tu quittais le château. C’était pas forcé. Quel intérêt à te dire ça juste pour te faire plaisir ? Je l’aurais fait. Je serais vraiment partie. Dis-moi à quel moment j’ai mentionné une tierce personne que je n’aurais pas voulu abandonner ? À aucun, parce qu’il n’y en a pas. T’invente des gens avec qui je me jouerais de toi alors que personne ne sait, pour tout ça. Tu me reproches sans cesse quelque chose, comme si tu cherches le moindre détail qui pourrait te donner une bonne raison de ne plus jamais me parler. Quand c’est pas ça, c’est un rendez-vous que j’ai raté contre mon gré, ou ce que je représente comme mauvais souvenirs que tu ne veux pas infliger à ta famille. Je sais plus quoi faire parce que le moindre mots, tu arrives à en changer complètement le sens. Si je voulais te chasser de ma vie pourquoi est-ce que je t’aurais dit que je viendrais, quoiqu’il en soit, si tu quittais Poudlard ? Alors, oui, cette idée me terrifiait. Parce que j’ai personne, en dehors, et que malgré les mangemorts, ce monde m’aura apporté plus en cinq ans que le monde moldu en quinze. Il m’aura offert un avenir que je n’avais pas, là-bas, et que je n’aurais toujours pas si j’y retournais. J’aurais tout laissé parce que je voulais pas qu’on soit séparés encore une fois et tu trouves le moyen d’interpréter ça comme le fait que je me force ? Puis tu décides de m’ignorer du jour au lendemain ? Demande toi alors pourquoi je suis effrayée par l’idée que tu m’abandonnes. Oui, je m’attendaiss à ce que tu m’abandonnes dès qu’on sera loin d’ici, tout comme t’as pas donné une seule fois de tes nouvelles quand on a quitté la Ferme. Au final tu l’aurais fait bien plus tôt. Étaient-ce les mots d’une amère conclusion à une relation dont la fin lui déchirait le coeur ? Est-ce qu’elle pouvait encore lui dire qu’elle ne voulait pas le voir quitter Poudlard ? Est-ce qu’elle avait encore moyen d’essuyer ses joues avant qu’il se rende compte de quoique ce soit ? Je me moque pas de ta famille parfaite... ajouta-t-elle finalement dans un souffle. Je l’envie. Parce qu’ils étaient là pour toi et que c’est avec eux que tu retournes quand tu veux rentrer chez toi. Tu veux pas retourner à cette vie, t’as assez donné comme ça, tu peux exister là-bas sans t’excuser, sans te justifier, sans avoir la sensation d’être un moins que rien… Moi c’est à Poudlard que je ressens ça. C’était aussi douloureux que salvateur d’avoir dit tout ça. Mais ça sonnait beaucoup trop bizarrement comme la fin de quelque chose que Casey ne voulait pas voir terminée. Il ne restait probablement rien à sauver, raison pour laquelle ils en étaient là, mais toujours cet impérissable espoir...
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Mar 13 Fév - 15:44


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Si on m'avait dit que cette discussion allait prendre cette tournure, je me serais bien abstenu de venir à cette retenue. De toute façon je ne compte pas revenir à Poudlard alors que je la fasse ou pas ne changera pas grand chose à ma vie, cela leur aurait juste donné une raison de plus de me virer. Mais voilà, j'ai beau être voyant, ce genre de choses échappent totalement à mon don et vu que de toute façon j'évite de l'utiliser, au final même si j'étais capable de voir ce genre de moments, ça ne changerait pas grand chose à ma vie. Etre déjà en présence de Casey me gonfle pas mal. Je suis prêt à partir, sans un regret, ni un regard en arrière. En tout cas c'était le cas jusqu'à ce que je la vois. Maintenant je ne sais plus. J'ai envie de lui balancer les 4 vérités pour la faire réaliser qu'elle a merdé dans cette histoire, mais pas uniquement. Je crois que j'ai besoin de me défouler, partir avec l'idée qu'elle saura tout et que si je suis parti c'est parce qu'au final j'avais raison et qu'elle s'en fout de moi. Mais il y a une petite part en moi, que je n'ose écouter, qui a envie qu'elle me retienne, qui fasse tout ce qui est en son pouvoir pour me retenir et me dire qu'elle tient à moi, que je me trompe sur toute la ligne. Mais je sais que ça n'arrivera jamais, parce qu'au delà du fait que je l'ai totalement diabolisée pour pouvoir m'en aller plus facilement, je pense sincèrement qu'elle s'en fout de ma gueule. J'étais un lien gênant de son passé, quelqu'un qu'elle a apprécié mais qui est devenu trop encombrant aujourd'hui. Je peux le comprendre, elle veut tourner la page, elle n'y arrive pas avec moi dans les parages, en soit ça prend son sens. Mais dans ce cas là pourquoi elle ne le dit pas ? Pourquoi fait-elle semblant de vouloir me parler, être amie avec moi si au final elle veut tout le contraire ? Qu'elle ne s'acharne pas à vouloir me garder à ses côtés si ça la gonfle. Moi je ne comprends pas et c'est peut-être un peu pour ça que je suis content de pouvoir la confronter, pour comprendre ce qui se passe dans sa tête. Mais faut-il encore qu'elle se prête au jeu et qu'elle soit sincère, ce que je doute un peu parfois.

Je m'énerve, puis je me calme. La froideur, l'ignorance, tout a disparu pour ne laisser qu'une pointe d'amertume et de tristesse. J'avoue tout. Oui, je ne la veux plus dans ma vie. C'est une conclusion difficile à avouer mais bien réelle malgré tout. Je ne veux pas d'une personne qui se force à être avec moi. Une personne qui aura toujours peur et n'aura aucune confiance en moi. Je ne veux pas d'une personne en qui je n'aurais plus confiance, parce que clairement ma confiance en a pris un coup depuis quelques mois. Je ne sais plus qui j'ai en face de moi, je ne me reconnais plus quand elle est dans les parages et c'est trop déstabilisant. Je suis en colère contre elle, parce que j'en ai marre d'avoir l'impression d'être le seul à être touché par tout ça, à faire des efforts, à essayer que ça fonctionne entre nous, alors que j'ai la sensation qu'elle freine des 4 fers pour ne pas avancer. Je lui dis tout ce que je pense, tout ce qui me blesse, sans rien cacher. Elle prend ce qu'elle veut, elle ignore ce qui l'arrange, je m'en fous, de toute façon dans quelques jours tout ça sera derrière nous. Elle pourra avancer seule de son côté et j'avancerais seul du mien. On sera très heureux loin l'un de l'autre et ça sera super. Je sais que c'est faux et que je n'arrêterai pas de penser à elle, mais qu'importe, elle ne sera pas là pour s'en rendre compte et en jouer. Je me contenterais d'écrire à mes soeurs pour avoir de leurs nouvelles et en demander discrètement de Casey via des subterfuges. Je pense que c'est le mieux pour tout le monde, je lui en veux et je pense que c'est cette situation qui fait que je n'y arrive pas. Peut-être que loin, on sera mieux, on arrivera à se libérer de l'influence de l'autre et on sera plus heureux ou en tout cas on pourra repartir sur des bases plus seines avec d'autres personnes. Elle, plus que moi, parce qu'on ne va pas dire que je suis quelqu'un dont il est facile de s'approcher. Tout se passe assez vite. Au début elle a l'air énervée, je le vois parce qu'elle met les paumes de ses mains sur ses yeux en jurant. Et puis ensuite elle garde le silence. Et je suis tellement parti dans ce que je dis que je ne vois pas trop ses réactions, je crois qu'au fond je n'ai pas vraiment envie de les voir, raison pour laquelle je mets longtemps avant de réaliser qu'elle a abandonné son masque de froideur et que tout ce que je vois et loin de me réjouir.

Je ne veux pas la blesser. Je pensais que si, mais la vérité c'est que j'aime pas l'idée qu'on puisse lui faire du mal, que ce soit les autres ou moi. Je crois même que je déteste encore plus l'idée de pouvoir lui faire du mal. C'est rassurant dans un sens parce que ça prouve qu'elle tient un minimum à moi pour que je puisse l'atteindre, mais je n'ai aucune envie de faire parti de ceux qui l'ont blessé ! On a toujours fait parti de la même team, ce n'est pas pour qu'on finisse par devenir ceux qu'on a toujours haïs. Et pourtant nous voilà, ce soir, dans ces cachots, à nous bouffer le nez. Les larmes qui coulent ne m'enchantent pas, bien au contraire, elles auraient plutôt tendance à me briser le coeur. Je suis faible, je le sais, mais j'ai la sensation que ça sera toujours comme ça avec elle. Je ne peux pas lui faire du mal sans m'en faire autant. Ma gorge se serre en l'écoutant parler. Tout ses mots ont un impact sur moi et je finis par détourner à mon tour mon regard. Elle parle, encore et toujours, à croire qu'on ne pourra plus l'arrêter et chaque mot se grave dans ma tête. Je sens mon souffle devenir de plus en plus difficile. J'aimerai qu'elle se taise, juste quelques instants. Cette pièce devient étouffante, cette situation devient trop difficile. Pourtant elle continue de parler et moi je fais un pas en arrière, puis un second, avant de me détourner totalement d'elle. Je marche dans cette pièce, sans but particulière, avant de m'appuyer contre la porte de la salle. Je sais qu'elle est fermée à clé, raison pour laquelle je ne tente même pas de l'ouvrir. Mais je crois que je l'aurais fait, si elle avait été déverrouillé. Fuir, voilà la chose que je sais faire de mieux. Je ne sais pas affronter les problèmes, je sais juste les enfoncer au tréfonds de ma mémoire pour les oublier. Je sais tourner les talons et m'en aller, sans chercher à régler quoi que ce soit. Je ne sais pas faire, affronter les problèmes, cela m'angoisse et me rend trop nerveux. Je finis par glisser vers le sol, m'asseyant le dos appuyé contre la porte, le regard dans le vide, silencieux. On s'en est dit des choses ce soir, bien plus que dans toute notre vie. Peut-être un peu trop. Pourtant il y avait des vérités qui méritaient d'être avouées. Chaque mot résonne encore dans ma tête et je me rends compte que si je voulais être le plus honnête possible, je ne pourrais même pas lui donner tort. Sans même m'en rendre compte, tout ce qui nous concerne me fait peur. “Je ne suis peut-être pas fait pour vivre avec des gens ... Peut-être qu'ils ont réussi à m'enlever cette capacité là !” Ils, pronom qui englobe tellement de personnes. Mes parents, ma première famille d'accueil, Blackman et ses mangemorts ... Tous ces gens qui m'ont fait du mal et m'ont brisé, encore et toujours. Ils se sont débrouillés pour que je sois incapable de faire confiance aux autres et pour ne plus avoir envie de vivre avec les autres.

Ma voix n'a plus aucune once de colère, c'est juste une triste constatation. Je ramène mes genoux vers mon torse et je fixe le sol. “J'ai entendu tout ce que tu as dit ... Et même si j'en avais envie, je ne serais même pas capable de dire que tu as tort ...” Notez bien ce que je viens de dire, c'est pas demain la veille que j'avouerais que j'ai tort. Je préfère encore crever plutôt que de l'avouer. Mais la situation l'exige, c'est Casey, c'est la fin de notre histoire, elle mérite au moins le plus d'honnêteté possible. Tout est si dur à dire, parce que j'ai peur, peur de découvrir des choses sur moi que j'ai préféré ignorer jusqu'à présent. Peur de réaliser que tout est de ma faute ... en grande partie du moins. “Peut-être que je n'ai pas envie de t'avoir dans ma vie .... parce que c'est trop dur ... trop perturbant !” Je suis incapable de garder un masque de parfaite neutralité avec le reste du monde et ne rien ressentir face aux autres, mais pas à elle. Je ne suis pas capable de dire pourquoi je fais des choses ou je sabote des choses, quand c'est en rapport avec elle. Je ne me comprends pas. Ca me prend aux tripes et ça devient plus fort que moi. C'est tellement effrayant de ressentir quelque chose alors qu'on lutte de toute ses forces pour que ça n'arrive plus jamais de la vie. C'est si difficile et si injuste, je déteste ça. “Je me suis promis que plus jamais personne n'arriverait à m'atteindre, que je serais plus fort qu'eux, qu'ils ne seront plus rien à mes yeux ... Mais j'en suis incapable quand c'est toi. Et ... C'est plus fort que moi. Tu es capable de créer la pluie et le beau temps dans ma vie, sans que j'ai le moindre contrôle sur tout ça. Et ... je crois que ça me fais peur. Je ne sais pas ... ou plus ... comment gérer tout ça !” Ce n'est quand même pas la seule personne que j'apprécie dans ce château. Je ne vais pas jusqu'à dire que j'ai des tonnes d'amis, parce que ça serait exagéré, mais disons qu'il y a des personnes que je laisserais plus facilement approcher que d'autres. Mais jamais j'ai ressenti ça avec quelqu'un d'autre, personne n'a une telle influence sur moi. Elle est capable en un mot me détruire complètement ou me rendre heureux. C'est ... trop ! “Je ne sais même pas si c'est normal !” Oui, il ne faut pas trop m'en demander, j'ai un zéro pointé en relation sociale, alors savoir si c'est normal ce que je ressens pour elle et ce que ça veut dire, c'est un peu au dessus de mes compétences.

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Brooklyn Noah Caldwell
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Mar 13 Fév - 23:11


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyTout dire, être incapable de s’arrêter, hormis quand sa gorge se serre, bloque les mots et les larmes, la force à se taire, quelques secondes. Pour la deuxième fois en moins d’un mois, Casey s’est confiée de manière totalement inédite. Pour la deuxième fois en moins d’un mois, une fois les paroles lâchées, les choses confessées, elle se sent légère car vide. De vieilles paroles qui lui reviennent en mémoire, sur les bienfaits de s’ouvrir, de partager ses émotions. En effet, peut-être cette personne avait-elle raison. Se sent-elle mieux ? Pas spécialement. Parce que la conversation est loin d’être joyeuse, parce qu’aucune issue ne semble pouvoir être favorable, parce que ce n’est pas étaler toute la peine qui l’habite qui la fera disparaître. Mais elle se sent moins lourde, la coupe qui était pleine à ras-bord est un peu vidée, prête à accueillir de nouvelles choses que Casey s’empressera d’ignorer, feignant que tout va bien, que rien ne l’atteint. Rien ne l’atteint et pourtant ses muscles sont bandés pour l’empêcher de s’écrouler, sa gorge est serrée pour retenir des émotions trop fortes, ses yeux fixent le vide parce que la vision de Brooklyn risquerait de détruire ses dernières réserves. Comme quelques minutes plus tôt, elle parle, elle parle, elle dit tout, tout ce qui aurait déjà du être dit depuis bien plus longtemps si ça n’était pas elle, si ça n’était pas lui, si ça n’était pas deux adolescents paumés qui étaient incapables de communiquer autrement qu’en se hurlant dessus tant que la situation n’était pas une crise. Et lui, il se tait, il ne l’interrompt pas et intérieurement elle l’en remercie. Il faut que ça tout sorte maintenant que le pas a été fait, et la brune ne pense pas pouvoir continuer sur sa lancée s’il commence à la contredire. Elle évite son regard, ne sait donc pas qu’il est fuyant, mais voit bien qu’il fait un pas en arrière, puis un deuxième, et un encore, jusqu’à atteindre la porte fermée à double tour du cachot dans lequel ils se trouvent. Le soulagement de savoir qu’ils sont enfermés et obligés de se confronter ne parvint pas à atténuer le nouveau coup porté par son envie claire de fuir ce qu’elle est entrain de lui dire. Tant pis. Il ne veut plus rien avoir à faire avec elle, il n’en veut plus dans sa vie, alors elle ne s’encombrera pas de tout ce qui lui pèse, elle va partager ça avec lui comme il vient de le faire et peut-être que ce sera alors plus facile de tourner la page, de l’oublier. Souhait utopique, Casey sait bien que, n’importe où qu’il soit, elle ne parvient jamais à se l’ôter complètement de la tête. Depuis l’année dernière, elle espère toujours qu’il va bien, rassurée de le voir chaque jour en cours, au point d’écrire une lettre quelques minutes à peine son retour dans son dortoir après la soirée d’Halloween. Elle n’y parvient pas et n’y parviendra pas, elle le sait, au fond. Sauf qu’elle en sera réduite, comme durant leurs premières années ici, à n’être qu’une simple spectatrice interdite d’approcher. Elle le voit glisser au sol, dos contre la porte, mais son regard à elle reste fixé dans le vide, quelque part au-dessus de la poignée du battant, alors que ses derniers mots laissent place au silence. Tendu et léger à la fois, délesté de la colère qui faisait vibrer les airs au début de cette conversation mais chargé de bien plus, de beaucoup plus. Casey resta là, plantée, debout, alors qu’elle voulait juste aller se laisser tomber par terre, à côté du Serpentard, amère de le voir dans cet état… cet état quoi d’ailleurs ? Blessé ? Triste ? Refusant toujours de le regarder vraiment elle ne parvenait pas à le déterminer avec certitude. La jeune femme n’aimait pas le voir dans cette position, aussi paradoxal que ça puisse paraître puisque ça montrait avec certitude qu’il était touché par ce qu’elle venait de lui dire. Mais ils avaient passé les premières années de leur existence à se consoler et à se soutenir quand d’autres leur faisait du mal, puis des années à se faire du mal mutuellement, s’insultant à chaque fois qu’ils se croisaient ou presque, mais ça n’avait jamais fait aussi mal que là maintenant, quand les mots étaient dénués de toute rancoeur, chargés d’une sincérité désarmante et ô combien effrayante.

Les mots de Brooklyn réveillent une vieille culpabilité enfouie qu’elle ne pensait même pas exister encore. Tellement de temps qu’elle ne culpabilise plus de rien, sûre de son bon droit, sûre de ce qu’elle est, de ce qu’elle pense, de ce qu’elle fait, se souciant de ce que les autres pensent d’elle comme de sa première dent. Pourtant elle culpabilise, bien qu’elle ne l’avouerait pour rien au monde, le tout accompagné d’une bonne dose de tristesse, alors que, vidée de toute son amertume à elle, elle prend pleinement conscience du mal-être qui habite Brooklyn vis à vis des autres. Casey, elle, a plutôt bien réussi à s’adapter et à faire illusion, elle désirait s’intégrer à Poudlard, elle désirait réussir, se sortir de ce milieu qui ne lui avait jamais apporté rien de bon, s’extraire de se bourbier et avancer. Sans comprendre parfaitement ses semblables, sans les laisser entrer dans sa vie, elle s’accomodait de leur présence. Égoisme qui faisait qu’elle ne s’intéressait qu’à elle ou instinct de survie ? Allez trancher. Mais parce qu’ils ne faisaient que s’envoyer des piques dès qu’ils se voyaient, quand ils ne se hurlaient pas dessus ou ne se faisaient pas la gueule, ils n’avaient jamais vraiment parlé, depuis la fin des cachots. Ils ne s’étaient jamais confiés sur ce qu’ils ressentaient vraiment, à part à Oxford, très rapidement, les états d’âme étant noyés dans les reproches qu’ils s’adressaient mutuellement. Alors Casey, toute à sa rancoeur de le savoir entouré d’une famille dont elle ne ferait jamais partie, blessée car convaincue qu’il souhaitait l’évincer de cette vie, justement, elle ne s’était jamais vraiment penchée sur ce que ça lui faisait, d’être là. Elle savait qu’il en voulait au Directeur, qu’il n’aimait pas cette école, et depuis Halloween, qu’il voulait en partir. Mais tout ce que ces sentiments sous-entendaient… Elle ne l’avait pas vu, ou n’avait pas voulu le voir, ce qui revenait parfaitement au même. Se baissant pour ramasser les gants qu’elle avait laisser tomber, Casey plia plutôt les jambes pour s’asseoir à son tour sur le sol, les yeux résolument fixés sur les pierres grises qui le composaient, réprimant la furieuse envie qui la poussait à vouloir se rapprocher de Brooklyn, ne sachant trop comment formuler le soutien qu’elle aurait souhaité lui transmettre autrement. Fatiguée, lasse, vidée, triste, sa lèvre inférieure tremblait pour toutes ses raisons, poussant Casey à se la mordre fermement pour la faire cesser. Maintenant, c’était son corps qui la trahissait, après les larmes traîtresses qui avaient tenté une échappée, ses lèvres tremblantes, ses doigts qu’elle tenait fermement serrés pour les empêcher d’en faire de même, ces jambes qui refusaient de la soutenir… Ils peuvent pas gagner... Qui était ce Ils en fait ? Probablement un mélange des pires montres de cet univers, ceux qu’ils avaient croisé en tout cas. Quoiqu’il en soit, ils ne pouvaient pas l’emporter, ils n’avaient pas le droit d’influer autant sur leur vie, sur la sienne à lui. Parce que Casey refusait de se dire qu’elle ne le verrait plus jamais s’il partait de Poudlard ? Peut-être bien. Mais derrière l’évident égoïsme qui se dessinait, il y avait la peur que, si Brooklyn perdait la bataille, elle finisse par la perdre elle aussi, malgré toutes les forces qu’elle engageait dans la bataille. Comment pourrait-elle vaincre si lui n’y parvenait pas ? Comment le pourrait-elle, sans lui ?

Casey aurait pu se réjouir de l’entendre dire qu’elle n’avait pas tort, ça voulait dire qu’elle avait raison, ça, non ? Mais impossible. Elle aurait préféré avoir tort, ça aurait été plus facile de s’excuser d’avoir tout fait de travers que de se rendre compte que ça n’était pas le cas et qu’elle n’y pouvait absolument rien. Oui, même si elle freinait à chaque fois de toutes ses forces quand ça arrivait, elle était prête, au fond, à piétiner sa fierté - dans les limites du possible, si ça voulait éviter de le perdre. Là c’était plus possible. En même temps, ça n’aurait pas pu fonctionner éternellement. Il fallait bien en arriver là, un jour ou l’autre, une dernière bataille avant de baisser les armes et de s’asseoir, face à face, confrontés à la vérité nue, avec désormais un choix à faire. Un choix qui la déchirait d’avance. Les doigts crispés autour de son poignet, elle sent ce besoin familier de laisser cette douleur intrinsèque disparaître dans de longs et réguliers passages sur sa peau. Il l’a déjà dit une fois, pour autant, entendre à nouveau qu’il ne veut plus d’elle dans sa vie lui comprime toujours autant le coeur, lui bloque toujours autant la respiration, lui donne toujours autant envie de tout faire pour oublier ça. Malgré tout, elle nota quand même cette petite lueur alors qu’il disait que sa présence était perturbante. Elle qui pensait sincèrement qu’il n’en avait rien à foutre d’elle, qu’elle n’était qu’une ombre parmi les autres, c’était presque rassurant de l’entendre dire que ça n’était pas le cas. Ça la rassurait presque de savoir qu’elle n’était pas la seule des deux à ne plus savoir agir normalement, à ne plus réussir ce qu’elle faisait parfaitement quotidiennement, quand il était là. Presque. Parce que ça ne parvenait pas à apaiser l’angoisse grandissante qui prenait place en son sein. La suite contribue aussi bien à augmenter ce soulagement que cette angoisse. Soulagement parce que c’est définir, elle n’est pas la seule des deux à s’être bardée contre le monde entier sans en être capable face à l’autre. Angoisse parce qu’elle ne comprend pas pourquoi. Soulagement parce qu’ils sont deux à combattre les mêmes émotions. Angoisse parce qu’il est aussi perdu qu’elle là-dessus et qu’elle ne pense pas avoir assez de force pour deux. Angoisse parce qu’elle ne pense même pas qu’il en voudrait, si d’aventure c’était le cas. Capable de créer la pluie et le beau temps, c’est assez véridique pour faire écho à ses propres pensées. C’était plus souvent le mauvais temps, dernièrement. Sont-ils seulement capables de laisser la pluie derrière eux ? Ses doigts qui se tordent et se tordent, nerveux, tristes. Je n’y arrive pas non plus avoue-t-elle dans un chuchotis. À ne pas te laisser m’atteindre. J’essaie, toujours, à chaque fois en vain. T’es capable de m’énerver autant que me rassurer et je ne comprends pas pourquoi, j’ai beau lutter, je peux rien y faire. Ça l’effrayait, elle aussi. Bien plus qu’elle ne s’en rendait compte, raison pour laquelle elle réagissait toujours de manière si disproportionnée quand ça le concernait. Je n’en sais rien… En même temps, qu’est-ce qui l’est ? Enfants battus, trimbalés dans divers familles d’accueil, adopté ou non, sorciers, battus pour leur sang, torturés, affamés… Il y avait quoi, de normal, là dedans ? Rien du tout. Par contre, ce qui l’effrayait encore plus que l’impossibilité chronique de se contrôler quand il était dans la partie, c’était l’idée de ne plus jamais le revoir. C’était bien ça, qu’il se passerait, une fois la retenue terminée, une fois les vacances entamées. Il ne reviendrait jamais ici et elle sentait presque l’échéance se profiler. Cette vieille peur aussi, tenace, accrochée à elle comme une sangsue, qui lui soufflait qu’il l’oublierait bien vite. Tu vas vraiment partir… ? Une voix à peine plus qu’un murmure étouffé, comme si elle n’était pas sûre de vouloir vraiment poser la question. Et elle n’est définitivement pas sûre du tout de vouloir la réponse.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Mar 20 Fév - 0:38


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Je suis installé à même le sol et je me moque du froid mordant qui m'attaque le postérieur et me glace le sang. Bientôt je ne sentirais plus rien ça ira mieux mais pour le moment je dois juste enduré ce désagrément. L'avantage c'est que j'ai d'autres chats à fouetter pour le coup, occupant mon esprit et mon attention, oubliant un temps qu'il fait froid. Nous avons l'art d'aller dans les extrêmes tous les deux. Ca commence souvent sur des chapeaux de roues et ensuite, ça se calme. On n'était jamais allé aussi loin dans les confidences, à croire qu'on a vraiment atteint le fond et qu'on n'a plus d'autre choix que de remonter ensemble si on veut pouvoir s'en sortir. C'est tout aussi plaisant que déstabilisant et certainement un brin effrayant. Arrivera-t-on un jour à discuter sans nous prendre la tête ? Est-ce qu'on pourra passer un moment sans se cracher des injures à la figures ou des reproches ? Je sais que les habitudes sont parfois rassurantes, mais il faut aussi savoir prendre de nouvelles habitudes par moment. Mais je suppose que bientôt on n'aura plus ce problème puisque je ne serais plus là, on ne pourra donc plus se prendre la tête. Sauf si elle m'écrit, nous n'entendrons certainement plus jamais parler de l'autre car je doute que ce soit peu probable qu'on se croise par hasard dans les rues d'Oxford un de ces quatre. C'est certainement pas plus mal si on y réfléchie. Il faut se rendre à l'évidence que notre enfance est loin et notre amitié également. On se fait plus de mal que de bien, autant arrêter là les frais et aller de l'avant, chacun de notre côté. Il vaut mieux qu'on s'en rende compte maintenant et qu'on prenne une décision certes difficile mais essentielle, plutôt qu'on continue à se torturer jusqu'à se détruire totalement. Je sais qu'il me faudra longtemps avant de me faire rentrer cette idée dans la tête mais ce n'est pas comme si je ne vais pas avoir toute ma vie pour me faire à tout ça.

J'aurais bien voulu fuir, je ne vais pas vous mentir et je pense qu'elle-même l'avait compris. Malheureusement je ne peux pas, merci Burgess pour ton soutien sans faille. Alors je suis coincé là jusqu'à ce qu'elle pointe le bout de son nez et nous engueule. Ca peut arriver maintenant comme dans 10 ans. Et avec le karma que j'ai, ça sera certainement très long. Casey parle, encore et toujours et moi je l'écoute. Puis elle finit par se taire et par me rejoindre. On parle. On se parle vraiment, ce qui tient lieu de miracle. On s'ouvre à l'autre, ce qui n'arrive jamais, il faut bien l'avouer. J'ai bien entendu et écouté tout ce qu'elle a dit, mais la vérité c'est juste que je ne suis pas fait pour vivre en communauté. Je le vois bien que j'ai du mal, que je n'arrive pas à les laisser entrer dans ma vie. Si on l'observe, elle donne l'impression que tout est facile, que le monde est son terrain de jeu et qu'elle fait ce qu'elle veut des gens. Elle les laisse entrer et sortir de sa vie à leur guise. Evidemment, ce n'est qu'une impression et la vérité est tout autre la connaissant mais il n'empêche que tout à l'air plus simple avec elle. Tout est une torture de mon côté. Je ne comprends rien et je crois surtout que je n'ai pas envie de comprendre. Je les observe de loin, apeuré dans ma carapace, sans savoir si je peux leur faire confiance ou pas. Et puis je les vois, se chamailler ou se faire des coups bas, tous autant les uns que les autres et je me dis que jamais je ne pourrais les laisser entrer dans ma vie, de peur qu'ils me trahissent à mon tour. Trop de gens ont abusé de ma confiance, trop de gens m'ont fait du mal sans que j'ai rien demandé, j'en ai marre. Je ne suis pas un punching-ball, je veux juste qu'on me fiche la paix. Je peux très bien vivre sans eux. Je n'aurais certainement pas la plus belle vie du monde, ni la plus amusante mais au moins je serais en sécurité et c'est tout ce qui compte. “Ils l'ont déjà fait Casey ! On n'est pas les gamins qu'on aurait dû être si on nous avait laissé la chance de grand dans une famille normale. On nous a volé notre enfance, notre innocence, notre insouciance, ne laissant derrière eux que peine, colère et destruction !” Je sais que je parais très défaitiste mais c'est certainement parce que c'est le cas. En tout cas j'ai la sensation que depuis qu'ils sont tous passés, ils ont tout ravagé dans ma vie, ne me laissant plus rien pour reconstruire quelque chose de potable. Alors évidemment, j'exagère, parce que j'ai la chance d'être tombé sur une famille bien, qui sait prendre soin de moi et m'offrir la sécurité dont j'ai toujours rêvé et dont j'ai besoin pour avancer, mais il n'empêche que le chemin sera long avant que je puisse me dire que peut-être, finalement, j'aurais une chance de reconstruire quelque chose de pas trop dégueulasse un jour. Mais il y a encore du chemin avant que ça n'arrive !

Je lui avoue que j'ai toujours cherché à me protéger, à ne plus laisser personne m'atteindre mais qu'avec elle, c'est impossible. J'essaye, en vain, mais rien n'y fait. Et je dois avouer que je ne sais pas si c'est rassurant de savoir que c'est la même de son côté. D'un côté je trouve ça cool de me rendre compte qu'on partage les mêmes sentiments envers l'autre, les mêmes troubles et les mêmes incapacités à rester insensibles face aux propos de l'autre. Mais en même temps c'est encore plus effrayant. Qu'est-ce qu'on doit comprendre à tout ça ? Qu'est-ce que ça veut dire au juste ? Et comment on s'en sort ? Est-ce qu'on doit partir du principe que cette amitié qui nous liait par le passé est toujours présente, intacte ? Mais dans ce cas là, pourquoi ne sommes nous pas capable de communiquer comme avant ? Qu'est-ce qui cloche ? Quelles sont les clés qui nous manquent ? Est-ce qu'il y a quelque chose d'autre à comprendre ? Mais dans ce cas là, quoi ? Pourquoi la vie ne peut pas être plus claire, ça me faciliterait la vie. Pourquoi n'existe-t-il pas un manuel pour comprendre les signes et les interpréter. “Pourquoi on n'est plus capable de communiquer comme avant ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'on a fait de travers pour en arriver là aujourd'hui ?” Avant elle incarnait mon amie, ce qui se rapprochait même de ma meilleure amie. J'étais content de la voir, soulagé de la savoir toujours en vie et triste quand elle repartait chez elle. Aujourd'hui, elle se rapproche toujours d'une amie, au vu de mes relations sociales, rien d'étonnant à cela, mais je suis plus soulagé quand elle est loin que quand on est proche tous les deux, tout simplement parce que je sais qu'on va encore se prendre la tête et que tout ça ne va rimer à rien. Pourtant on est capable de se poser pour communiquer, la preuve en cet instant, sauf que j'ai la sensation qu'on doit arriver à un point de non retour pour parvenir à ce miracle. C'est triste quand même. “Je ne sais pas ... Les autres certainement !” Je n'ai jamais connu la normalité alors je vais bien être en peine de pouvoir dire ce qui est normal de ce qui ne l'est pas. Mais j'ai toujours cru que les autres l'étaient et que c'était vers eux qu'il fallait se tourner pour découvrir un peu à quoi ça ressemblait. Tout le monde n'a pas eu une enfance malheureuse que je sache. Certains ont des parents qui les aiment, une belle maison et une enfance heureuse. Ils rencontrent certainement des problèmes comme n'importe quel individu sur cette terre, mais rien de bien insurmontable. Eux doivent savoir ce que c'est d'être normal ou ce qui est normal de ce qui ne l'est pas. Après je suis peut-être naïf de croire ça, je ne sais pas. Je n'ai pas la sensation que Savannah ou Avalon ont de lourds secrets qui leur empoisonnent la vie. Elles ont eu des vies plutôt tranquilles jusqu'à présent, si on oublie cette histoire avec Blackman, bien entendu ! Et puis le silence se fait entre nous, avant d'entendre la voix de Casey, à peine audible, m'arriver aux oreilles et je ne peux m'empêcher de tourner mon visage vers elle, étonné de sa question. “Oui .... Même si je persiste à croire que personne ne devrait revenir après les vacances ! Qu'on n'est pas en sécurité ici ! Pas avec l'autre taré à la tête de Poudlard.” Le oui est beaucoup moins assuré que la première fois. Comme si une brèche se créée lentement en moi. Oui ?! En suis-je si sûr tout d'un coup ? Pourtant c'est ce que je veux depuis longtemps et c'est ce que je n'arrête pas de leur dire. Et pourtant, en cet instant, je ne suis plus sûr de rien. Serais-je capable de partir sans elles ?! .... sans elle ? Là est toute la question.

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Jeu 22 Fév - 18:32


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyDeux âmes en peine assises à même le sol dur et froid d’un cachot dans lequel ils se retrouvent, une fois de plus, enfermés. C’était cet internement forcé qui avait permis de remettre les compteurs à zéro, en quelque sort, l’année passée, et c’était une nouvelle obligation imposée par le professeur Burgess qui les avait amenés à ce stade là aujourd’hui. Un stade qu’ils n’avaient jamais, au grand jamais, atteint jusqu’alors. Ils ne l’avaient jamais qu’effleuré, et encore, de manière très rapide, sans que ça ne serve à grand chose puisque toutes les rancunes étaient encore parfaitement présentes. Casey les sentait, la brûler de l’intérieur, quand bien même elle avait tenté de les ignorer de toutes ses forces - un échec cuisant - et elle avait deviné celles qui agitaient le Serpentard. Ils se parlaient pour la première fois, sans détours, sans cris ni piques destinées à blesser l’autre. Juste la vérité, toute la vérité. Ils se mettaient à nu et, en ce qui concernait la jeune femme en tout cas, c’était bien la toute première fois. Se confier à Cruz était déjà une première, mais s’ouvrir à ce point là et qui plus est à la personne responsable - directement ou indirectement - de ses maux, cela tenait du miracle. Triste miracle qui survenait alors qu’ils avaient atteint un point de non retour. Est-ce que pourrait encore sauver quoique ce soit de leur amitié ? L’espoir indéfectible de Casey qui se réveillait toujours dès que le sujet touchait à Brooklyn le pensait, sincèrement, mais elle ne pouvait s’empêcher de ressasser tout ce qu’il venait de lui dire, se meurtrissant un peu plus à chaque fois, consciente qu’il voulait partir d’ici, qu’il ne voulait plus d’elle dans sa vie, que tout ça était trop compliqué, l’effrayait comme ça l’effrayait, elle. Au final, ils se rendaient compte qu’ils éprouvaient la même chose, à quelques degrés de différence près, et qu’ils auraient pu, comme ça avait toujours été le cas au fond, être là pour l’autre, que l’autre soit là pour soit, et avancer, en se soutenant, au lieu de se faire des croche-pattes car incapable de demander qu’on s’attende. Ils se rendaient compte, du moins Casey s’en rendait compte, et elle ne doutait guère que ce soit aussi le cas de Brooklyn, mais n’était-ce pas déjà trop tard ? Cette simple idée lui tordait le coeur d’angoisse, et elle préférait croire que non. Elle préférait encore, espérer. Tout comme elle préférait espérer qu’Ils n’avaient pas gagné. Ce Ils englobant Blackman, ses néo-mangemorts, leurs parents respectifs, mais aussi tous ceux qu’ils avaient croisé au fil de leur courte existence et qui avaient contribué à les briser un peu plus. Ils ne pouvaient pas avoir gagné. Ils ne pouvaient tout simplement pas l’emporter, sinon que leur restait-il ? Ils en seraient réduits à baisser les armes à s’avouer vaincu, et c’était une faiblesse que Casey ne voulait pas avoir, ne pouvait pas se permettre. Si Ils l’emportaient, pourquoi continuer à se battre pour avancer, pour s’extirper de ce passé qui lui collait à la peau ? À quoi auraient servies toutes ces dernières années ? Non, il était hors de question qu’Ils emportent quoique ce soit de plus d’elle, et elle aurait tant voulu que Brooklyn pense pareil. Je sais... reconnu-t-elle dans un premier temps, incapable de le contredire sur une vérité qui la constituait toute entière. Même si elle s’en cachait face aux autres, même si personne ne savait, que rares étaient ceux qui devinaient ce qu’il se cachait sous l’épais vernis qui la protégeait, elle ne pouvait tout simplement pas adopter le même comportement avec Brooklyn. Parce qu’il savait, parce qu’il avait vécu la même chose, parce qu’ils n’étaient que peine, colère, et destruction, et auto-destruction. Mais Casey ne voulait plus que le passé soit ce qui la définisse, elle voulait un présent, un futur, et couper définitivement les liens qui la retenaient encore trop fermement à la gamine apeurée qui logeait encore au fond de son coeur. Mais on ne doit pas les laisser nous voler notre avenir. Il fallait se battre parce que sinon, que pouvaient-ils devenir ? La gorge toujours plus serrée par les émotions diverses qui l’habitaient, elle jouait avec ses doigts, nerveusement, trop nerveusement, mordant ses lèvres, autant de tics qu’elle parvenait bien à maîtriser en général. Pas là. Ils pouvaient se battre. Ensemble, ils réussiraient, son espoir en était convaincu, mais il n’avait pas l’air de le vouloir, lui, et malgré le grand pas qu’ils venaient de faire, la peur intrinsèque de Casey liée à Brooklyn la poussait encore à garder quelques réserves, à ne pas plonger corps et âme dans une bataille pour lui, pour eux, qui pourrait l’anéantir au passage.

Les questions qu’il posait à voix haute, elles l’agitaient depuis bien longtemps déjà, et certainement que lui aussi, même si elle n’avait pas voulu les entendre, les enfouissant bien profondément, s’assurant que tout était parfaitement normal, alors que rien ne l’était. Les pourquoi lui donnaient mal au crâne parce qu’elle n’avait aucune réponse à donner, et Casey détestait ne pas avoir d’éléments tangibles à apporter à une question. Pour celles-ci, aucune recherche ne lui serait utile, c’était juste eux deux, abandonnés dans une relation qui les avait dépassés et dans laquelle ils étaient emmêlés. Un peu comme un filet du diable, plus ils se débattaient, plus les lianes se resserraient et les étouffaient. Peut-être fallait-il dépasser leur peur première, accepter les choses, pour éviter de mourir par strangulation ? Et sa peur première à elle, c’était bien de se dévoiler à lui avec le risque qu’il l’abandonne une nouvelle fois. Une peur panique qui montait, montait, montait à l’idée de devoir s’ouvrir encore un peu plus pour que tout ça ne mène à rien. Mais Casey sentait qu’elle devait essayer. Que c’était un peu aujourd’hui ou jamais. Qu’après, il serait trop tard. Qu’il était peut-être déjà trop tard, mais qu’un infime espoir subsistait encore, la poussant à répondre avec une rare franchise. Moi je t’en voulais. Je sais que c’est idiot car tu n’avais rien demandé, mais je t’en voulais d’avoir été emmené hors de notre enfer personnel, je pensais que tu reviendrais un jour. Et quand ça a été mon tour, j’espérais que tu serais là, à chaque nouvelle famille où on me mettait. Jamais elle n’avait parlé de ça à quiconque. En réalité, jamais elle n’avait laissé cette vérité émerger suffisamment pour l’étudier de manière approfondie, préférant ignorer tout ça, croire qu’elle lui en voulait pour l’avoir évitée à la rentrée de Poudlard, et que rien d’autre ne la bouffait. En réalité, ce qui la rongeait, c’était bien plus des choses irrationnelles dans ce genre là. Je crois que cette rancoeur m’a explosé au visage quand on s’est vus à la rentrée. J’imaginais que tu viendrais me parler ; tu m’évitais. C’était très bizarre et douloureux. Je ne pensais jamais te revoir et tu étais là. Et tu avais une vie dont je ne faisais plus partie. Était-elle égoïste parce que ce sentiment ne la lâchait pas ? Ou juste complètement paumée une fois que son seul repère tangible avait été complètement brouillé ? Trois ans à se détester c’est long, c’est peut-être pour ça qu’on arrive plus à communiquer normalement. On est trop habitués à se lancer des saloperies. Au fond, elle n’en savait fichtrement rien, elle était complètement désemparée face à une situation qui la dépassait et qui remuait des sentiments qu’elle aurait préféré, comme toujours, oublier à jamais. C’était beaucoup trop douloureux de réveiller tout ça, de les avouer encore plus, et elle oscillait toujours plus entre aller jusqu’au bout pour mieux reprendre sa carapace ensuite, ou faire marche arrière, ne pas s’avancer sur un chemin qui l’engloutirait toute entière. Trop tard pour penser à ça, elle était déjà complètement dedans, même si l’espoir que les choses s’arrangent un jour s’amenuisaient alors que Brooklyn affirmait qu’il ne reviendrait pas, après les vacances. C’était idiot. Elle avait passé trois ans à le détester - en surface - un an à le soutenir et trouver du soutien auprès de lui dans les cachots, et ces derniers mois à naviguer entre cris de colère et réconciliation temporaire. Ces dernières semaines, elle était au fond du trou parce qu’ils ne se parlaient plus, et pourtant, la perspective de savoir qu’elle ne le verrait plus du tout la sonnait encore plus. C’était débile, sachant qu’une heure plus tôt seulement elle ne voulait plus jamais avoir rien à faire avec lui. Ou plutôt, elle tentait de s’en convaincre. Mais même s’ils s’ignoraient ou se détestaient, il était là. La perspective de son absence, de ne plus le croiser en cours, dans les couloirs, nulle part, lui nouait l’estomac. La brune refusait toujours de soutenir son regard et elle se mord plus fort les lèvres pour retenir les émotions qui surgissent. Il est décidé et elle ne doute pas qu’il parviendra à ses fins, têtu comme il est. Et ça fait mal, tout ça ressemble trop à des adieux définitifs qu’elle n’est pas prête à assumer. Casey ne sait plus quoi dire, tiraillée entre l’envie de lui faire savoir qu’elle veut qu’il rester et la pensée qu’elle n’a aucune légitimité pour lui demander ça, plus maintenant. En même temps, elle ne peut pas simplement acquiescer, comme si ça lui était égal, elle n’arriverait pas à mimer l’indifférence. Pour tous ceux qui restent, la question de revenir ou non ne se pose même pas… Mais toi… Non, elle n’arrive pas à le dire à voix haute. Si c’est ce que tu veux, si tu as pris ta décision... Elle ne peut pas le formuler audiblement, ça lui écorche la langue alors même qu’elle n’a rien dit. Être hypocrite est subitement devenu impossible, mais l’honnêteté c’est perdue à mi-chemin également, alors elle reste silencieuse, perdue en eaux troubles. Tu reprendrais le lycée moldu ? Question pitoyable mais elle refuse de le laisser croire que sa décision l’indiffère, même si elle est incapable de lui montrer à quel point ça la touche.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Ven 9 Mar - 12:49


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Au moins on est du même avis, c’est toujours ça de pris. Je ne fabule pas et elle ne me donne pas l’illusion d’exagérer les faits. Parce que je sais que ce n’est pas le cas, ce qu’on a vécu je m’en souviens parfaitement bien, tellement que parfois ça me réveille encore la nuit. Je sens la ceinture de mon père percuter mon dos et déchirer ma peau. Je sens les pansements que ma mère applique sur les blessures, plus pour les cacher et éviter de mettre du sang de partout que pour réellement me soigner et s’excuser de le laisser faire. Je sens les mains de l’autre sur mon corps … J’ai la nausée rien qu’à y penser. Je baisse les yeux, le coeur battant. Est-ce vraiment une bonne idée de parler de tout ça ? Ca fait remonter des images que je préférerais oublier. Pourtant a-t-on vraiment le choix ? Si on ne s’ouvre pas à l’autre alors on passera certainement à côté de l’unique chance que l’on a de mettre les choses à plat une bonne fois pour toute. Ai-je envie de partir avec ce regret ? Je pourrais me dire que c’est certainement mieux pour nous deux, me persuader qu’on n’était de toute façon pas fait pour s’entendre, qu’on allait continuer à se faire du mal inutilement. Mais la vérité c’est qu’au fond de moi j’aurais toujours ce doute qui subsiste et cette petite voix dans ma tête qui me dira que j’ai eu tort, que je suis un parfait crétin et que j’aurais dû faire un effort, pour une fois dans ma vie. Au fond de moi, je sais qu’elle en vaut la peine. Après tout ce qu’on a vécu, si je lui tourne le dos à elle je peux être sûr de n’avoir aucun espoir de rencontrer un jour quelqu’un qui me comprendra. J’ai beau aimer ma famille, je sais qu’ils ne pourront jamais me comprendre comme elle peut le faire, parce qu’ils n’auront jamais vécu tout ce par quoi on est passé tous les deux. Et c’est tant mieux, je ne leur souhaite absolument pas de vivre tout ça, ils ne méritent pas ça. Personne ne le mérite … mais certains le vivent quand même ! Elle parle d’avenir, mais la question qui me brûle les lèvres c’est “quel avenir ?” Parce que sincèrement, j’ai beau réfléchir, je n’en vois aucun. Je n’aspire pas à faire de grandes choses pour ma part, bien au contraire, je veux me faire oublier un maximum. Si j’obtiens mes BUSEs et ASPICs un jour - si je suis obligé de rester dans le monde magique - ce ne sera que grâce à un miracle. Je ne suis pas un bon élève, tout juste un élève moyen qui vient volontairement de faire chuter sa moyenne à un niveau catastrophique pour ne pas à être obligé de revenir ici à la rentrée. Je ne me sens pas à mon aise chez les moldus, mais pas plus chez les sorciers. J’ai la sensation que j’ai ma place nulle part et c’est extrêmement angoissant. “Quel avenir ? Je n’ai ma place ni dans un monde, ni dans l’autre. J’ai la sensation d’avoir le cul entre deux chaises et c’est extrêmement désagréable.” Je vois certainement les choses en noir, je vous l’accorde mais pour le moment rien ne va. Je ne suis pas heureux. Je ne l’ai jamais vraiment été, c’est un fait, mais disons que ces dernières années, ça allait en s’arrangeant. Je commençais à voir de l’espoir. Je suis tombé dans une famille aimante et accueillante qui m’a fait découvrir que je pouvais avoir encore un espoir en l’espèce humaine. On m’a annoncé que j’étais un sorcier et qu’il en existait d’autres des comme moi, je ne me sentais plus seul, on expliquait ce qui n’avait aucun sens dans ma vie. Sauf que voilà, au fur et à mesure du temps, j’ai la sensation que tout part à volo. Je me suis rendu compte que j’étais le seul à voir l’avenir quand je touchais les gens et qu’au final personne ne pouvait vraiment m’expliquer comment maîtriser ce pouvoir. Je me suis rendu compte que j’étais peut-être tombé sur l’exception qui confirme la règle et que mes camarades n’ont pas un si bon fond qu’on pourrait le croire. Mais plus encore, je suis tombé sur un nouveau tyran qui a décidé de diriger ma vie comme il l’entendait, sans me demander mon avis ! Alors j’en viens à la conclusion que je n’ai peut-être pas ma place non plus chez les sorciers ! A croire que je suis une erreur de la nature et que je n’aurais jamais dû naître !

Les révélations ne s’arrêtent pas, on continue à dire ce qu’on a sur le coeur ou plus précisément, Casey s’ouvre à moi. Elle m’avoue qu’elle m’en voulait. Elle m’en voulait d’être parti avec les services sociaux quand l’école a découvert que je subissais de mauvais traitements. Elle m’en voulait de ne pas être là quand elle a été extraite à son tour de sa propre famille. Je m’en suis voulu aussi, de l’avoir abandonné. J’ai eu envie de revenir, de la sortir de là, mais je ne savais pas comment faire. Les adultes n’entendaient que ce qu’ils voulaient et de toute façon je n’avais pas confiance en eux et pour cause, quand on voit ma première famille d’accueil, on peut comprendre que je n’ai pas eu envie de m’ouvrir à eux pour leur parler de Casey. Je me disais qu’elle était certainement mieux là où elle était que dans une famille où elle vivrait peut-être pire. Les coups c’est une chose, le viol une autre. Je ne voulais pas qu’elle subisse ça. Si encore la famille dans laquelle je suis tombé après, les Caldwell, était disposé à adopter une nouvelle personne, je me serais peut-être confié à eux, mais ils étaient déjà à bloc sans moi, j’apparaissais déjà comme un fardeau, je ne pouvais pas leur demander ça. “Je m’en suis voulu d’être parti ! De n’avoir rien dit ! J’aurais voulu te sortir de là, je n’aspirais qu’à ça mais … pas dans les conditions dans lesquelles je vivais. On vivait déjà un enfer dans nos familles, ce n’était pas pour t’emmener dans un autre … ” Ce n’était pas une excuse, cela allait s’en dire et il était difficile de savoir comment ça se serait passé si j’avais parlé. On aurait été séparé à coup sûr et je doute qu’on se serait retrouvé à un moment ou à un autre. On était des gamins, nos vies ne nous appartenaient plus, on n’était que des marionnettes ballottaient à droite à gauche. On ne nous demandait jamais notre avis, on avait plus le droit à la parole, sauf pour leur dire ce qu’ils voulaient entendre. Comment aurions-nous pu nous en sortir ? Je fixe le mur en face, triste. Je ne peux lui en vouloir de m’en tenir rancoeur, je m’en veux aussi. C’est certainement puéril ce genre d’attitude de notre part, mais il faut bien un coupable dans la vie et il est plus facile de me détester moi que d’en vouloir au monde entier. Au moins le combat est moins fatiguant, je rends les armes sans combattre.

Je baisse les yeux sur mes mains gantées. Il est vrai que je n’ai pas fait preuve de beaucoup de jugeote dans ma vie. A croire que je ne suis doué qu’à rater les choses. Je n’ai pas su la protéger en la sortant de l’enfer de la vie familiale, je n’ai pas su l’accueillir à bras ouverts quand on s’est retrouvé à Poudlard. Tout ce que j’ai su faire, c’est lui tourner le dos, l’abandonner, encore et toujours. Peut-être que finalement c’est moi qui ne la mérite pas et non l’inverse. “Je ne savais pas comment réagir. Tu étais là, saine et sauve et ce n’était pas grâce à moi. Ta présence n’a fait que me renvoyer notre passé en plein visage et me rappeler ma culpabilité. Je n’ai rien fait pour toi, j’avais la sensation que je n’avais pas le droit de revenir dans ta vie alors que je t’avais abandonné … tourné le dos !” Tout ça, je ne l’avais jamais dit avant et je crois que je n’osais même pas me l’avouer. Je ne disais pas tout ça pour me faire bien voir, j’avais passé ce stade depuis longtemps. Je pars, qu’est-ce que je m’en fous de me faire bien voir pour être honnête. On pourrait croire que je me sentirais soulagé de m’ouvrir à elle mais même pas, ça ne m’enlève aucun poids. C’est quelque chose que j’aurais dû lui dire depuis longtemps, rien de plus. “Oui .... certainement !” Il est vrai qu’on s’est enfermé dans une routine qui nous allait bien à tous les deux. Pas besoin de réfléchir ou de faire des efforts, on pouvait juste se contenter de s’insulter et le tour était joué. Pourquoi s’ouvrir à l’autre alors qu’on ne savait pas si on pouvait lui faire confiance ? Autant ne rien dire et se détester, c’est tellement plus simple. Je crois que pour le coup, on est coupable tous les deux. C’est triste que ce soit maintenant qu’on s’en rende compte, même si, comme on dit, mieux vaut tard que jamais… Pourtant n’est-ce pas un peu trop tard pour le coup ? C’est dommage d’en arriver là aujourd’hui alors que je ne reviendrais certainement pas après les vacances. Même si on arrive à discuter et qu’on arrive au bout du compte à enterrer la hache de guerre, on ne se reverra plus. On se promettra peut-être de s’envoyer des lettres et on le fera certainement, du moins au début, mais après ? Et pour que ça rime à quoi au final ? Je hausse les épaules. Les autres font ce qu’ils veulent même si à mon sens c’est une belle connerie, mais je ne ferais pas la même pour leur faire plaisir. S’ils ne veulent pas ouvrir les yeux, tant pis pour eux. A croire qu’ils adorent qu’on les maltraite. Je soupire. Qu’est-ce que je ferais du coup si je ne reviens pas à Poudlard ? Là est la question. “Je suppose … Mes parents ne me laisseront pas glander à la maison et je suis trop jeune pour pouvoir travailler … Alors je suppose qu’on cherchera un lycée qui accepte de me prendre, à voir avec Poudlard s’ils acceptent de me créer un dossier moldu fictif pour me faciliter la tâche ...” C’est étrange de parler de ça, ça me laisse presque un goût amer, alors qu’il y a quelques minutes, je prenais plaisir à lui balancer la nouvelle à la figure. A croire qu’en peu de temps, on peut changer d’avis. Je n’éprouve plus aucun plaisir à me barrer d’ici et à imaginer ma vie ailleurs. C’est même plutôt effrayant d’imaginer faire mon grand retour dans une école moldue. Mais m’offre-t-on vraiment le choix ?

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Sam 10 Mar - 18:32


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyTout en se mordant continuellement les lèvres de manière nerveuse, Casey en venait à se demander si, au fond, ils ne s’étaient pas éloignés et détestés ces dernières années, n’avaient pas tant de mal à communiquer et à redémarrer une amitié solide justement parce qu’ils étaient devenus différents. Ils se ressemblaient encore, c’était inévitable après tout ce qu’ils avaient traversé, que ce soit ensemble ou séparément, et ils étaient encore les seuls capables de parfaitement comprendre l’autre. Mais il y avait tous ces petits détails qui étaient devenus plus nombreux au fil du temps et qui les différenciaient, finalement. C’était, somme toute, quelque chose d’affreusement banal en grandissant, mais pour deux gamins battus, paumés, habitués à voir en l’autre le seul repère tangible de leur univers réduit, à voir en l’autre une copie presque conforme de ce qu’ils étaient, de ce qu’ils vivaient, de la manière dont ils souffraient, cette foule de petits divergences, au final, n’était-elle pas la raison pour laquelle ils se déchiraient à ce point ? Là où Casey avait trouvé un refuge à Poudlard, l’espoir de construire quelque chose, Brooklyn n’y voyait qu’un nouveau lieu où de nouvelles personnes s’amusaient à le prendre comme souffre-douleur. Et ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Ça lui faisait peur de se rendre compte qu’ils n’étaient plus parfaitement similaires, peur de se dire qu’il pourrait, un jour peut-être, en venir à ne plus la comprendre du tout, comme elle avait déjà eu l’impression que c’était le cas, dans le tunnel récemment. Une peur qui l’avait peut-être poussée à rejeter en bloc tout ce qu’il était devenu, peur qui avait probablement alimenté cette crainte persistante de l’abandon, peur qui la faisait frissonner alors qu’ils jouaient cartes sur table pour la première fois depuis bien trop longtemps. Et avait-elle encore la moindre légitimité de répondre quoique ce soit quand Brooklyn lui disait n’avoir ni sa place ici, ni sa place dans le monde moldu alors qu’elle-même se sentait parfaitement intégrée dans le monde magique, malgré les tortures, malgré les fous qui tentaient ici aussi de régenter la vie de ceux qui étaient trop différents d’eux ? Peut-être, peut-être pas, en tout cas elle ne pouvait et ne voulait pas le laisser sans réponse, fait assez rare chez la jeune femme pour être souligné. C’était peut-être aussi un peu pour se rassurer elle qu’elle cherchait à le rassurer lui, dans un processus inconscient datant de leur toute petite enfance où ils allaient bien ensemble, souffraient ensemble, se réconfortaient ensemble. Tu as ta place dans les deux mondes, c’est simplement que… Ils sont partout. Que ce soit dans le monde magique, le monde moldu, Ils sont là, l’Homme est malade et ça n’a rien à voir avec la magie. Il faut parvenir à trouver dans lequel nous sommes le plus à même de nous défendre… Et pour Casey, le choix était déjà fait. Avec une baguette, avec des sortilèges, avec les connaissances qu’elle amassait ici, elle avait la réelle impression de pouvoir choisir ce qu’elle serait. Elle n’était plus aux mains d’un système administratif qui la considérait comme un simple nom suivi d’un chiffre, placé dans une famille qui en avait vu d’autres et qui en verrait d’autres. Elle n’était plus une simple gamine à problèmes. Mais elle espérait encore que Brooklyn finisse par adopter le même point de vue. Sauf qu’il avait un poids supplémentaire, là-bas, à Oxford, il avait une famille qui le soutenait et l’aimait, et ça pouvait faire toute la différence, visiblement.

Une différence à l’origine d’une rancune tenace qui n’avait toujours pas disparu, bien au contraire, se renforçant presque avec le temps qui passait. Sauf que pour la première fois, elle parvenait à l’exprimer clairement, et pas à travers des piques destinées à le blesser à l’éloigner un peu plus d’elle. C’était douloureux et effrayant de confier ça, de but en blanc, sans détours, mais c’était le moment ou jamais, elle en avait conscience. S’il souhaitait, de toute façon, quitter Poudlard, qu’avait-elle de plus à perdre ? Qu’il lui tourne le dos ? C’était déjà le cas depuis Halloween et puis, après Noël, elle ne le verrait même plus, son dos. Pour moitié, cette rancoeur était parfaitement irrationnelle et injustifiée. Mais elle la nourrissait depuis si longtemps que ça était devenu impossible de s’en détacher, de la faire disparaître. Pas toute seule. Ça dévoilait, au choix, un égoïsme surprenant quand on la savait détachée de tout et de tous, ou bien cela traduisait l’état d’une gamine plus paumée que jamais, qui n’avait jamais su s’intéresser et compter sur personne d’autre que sur Brooklyn. La brune s’attendait probablement à ce que la colère refasse son apparition sous les traits du blond Serpentard assis à l’autre bout de la pièce et sentit un mélange de surprise et de soulagement en voyant que ses aveux ne provoquaient nul énervement mais en amenaient d’autres. Ils étaient lancés dans un cercle ou chaque confession en poussait une nouvelle et où ils balançaient, pour la première fois, la vérité, rien que l’entière vérité à l’autre, et sans aucune volonté de faire du mal. Ça restait quand même la discussion la plus douloureuse que Casey n’avait jamais eue. Et c’est finalement quand elle l’entend dire qu’il s’en voulait aussi de l’avoir laissée qu’elle se rend compte qu’elle ne lui en veut plus vraiment, de ça. Elle avait bien compris, avec le temps, qu’il n’était pas responsable de cette partie là de leur vie, mais c’était tellement plus simple de le haïr pour ça aussi que d’en vouloir à des visages indéfinis qui bossaient derrière des bureaux et qui n’avaient rien à faire dans leurs vies, si ce n’est qu’ils avaient décidé, à tel moment, de les envoyer là, à tel moment de les envoyer ici. C’était tellement plus simple de lui en vouloir à lui, de se murer dans cette colère et cette rancoeur, ça lui évitait de voir qu’il lui avait simplement atrocement manqué pendant toutes ces années et qu’elle avait été complètement perdue sans lui comme soutien. Comment l’accepter, quand elle se targuait d’être si forte et indépendante ? Ouais, c’était tellement plus simple, mais tellement vain comme combat. Je sais… Je crois que je l’ai compris dès que j’ai été dans ma première famille d’accueil. C’était égoïste, j’espérais te voir à chaque fois, parmi les enfants qu’on me présentait et qui allaient vivre avec moi, et en même temps, j’ai rapidement compris que je ne te souhaitais pas ça. Les nouveaux parents qui ne voient qu’un nouvel enfant à problèmes, les autres enfants qui voient une nouvelle proie, un nouveau punching-ball, un nouveau jouet. Alors c’était quoi, au fond, cette rancoeur ? Un mélange trop indescriptible de tout ça, du fait qu’au final il avait trouvé une famille à la hauteur de leurs espoirs respectifs, et de tellement de choses encore.

Comme le fait qu’il l’avait royalement ignorée dans le Hall de Poudlard. Des années sans se voir, sans nouvelles, et elle le voyait, là, parfaitement sain, parfaitement sauf, alors qu’elle-même se sentait en miettes bien que prête à démarrer une toute nouvelle vie. Ils n’étaient à l’époque séparés que par quelques camarades mais en choisissant de s’ignorer, ils s’étaient bien plus éloignés que ça. Les explications de Brooklyn trouvèrent un écho douloureux chez la jeune femme. C’était cette même forme d’égoïsme qui s’éveillait quand elle pensait à cette famille qui avait accueilli le Serpentard, qui l’avait chéri, qui l’avait aidé, nourri, logé. Sans elle. Ça lui laissait à chaque fois le même goût amer dans la bouche sans qu’elle ne parvienne à l’expliquer - ou bien sans qu’elle ne veuille l’expliquer, préférant la facilité aux questions que ça finirait immanquablement par réveiller, dans le cas contraire. Au final, elle n’a plus aucune colère à lui renvoyer, à croire que la vérité à le don de les calmer instantanément. De les laisser complètement désemparés, plutôt, parce que c’est plus du désarroi que du soulagement qui habite la Serdaigle à cet instant. Peut-être qu’avec du temps, on pourrait changer cette mauvaise habitude souffla-t-elle finalement, les yeux résolument baissés, une étrange émotion dans la voix. Avec du temps, et de la volonté. Avec du temps, et de la présence, surtout. C’était la seule manière dont elle pouvait confesser son envie de le voir rester. Il lui était impossible de le dire à haute voix, quand bien même ça lui brûlait les lèvres, car elle se refusait à lui demander quelque chose qui pourrait se retourner contre elle. En formulant ce voeu, elle savait bien qu’il ne serait réalisable que dans le cas où Brooklyn resterait à Poudlard, et elle s’attendait presque déjà à ce qu’il relève ce fait, précisant que c’était donc impossible, piétinant ces derniers espoirs. Au moins serait-elle fixée. Même si, au fond, il était probable qu’elle garde cet infime espérance qu’il revienne jusqu’à ce que la rentrée de Noël soit passée et que la classe des quatrième années soit amputée d’un de ses élèves. Et une classe d’un lycée moldu, quelque part à Oxford, gagnerait un grand blond sans avoir conscience de tous les pouvoirs qu’il recelait. D’ailleurs, est-ce que la direction de Poudlard et le Ministère de la Magie allaient laisser un élève sorcier se balader librement sans suivre d’éducation magique ? Pourquoi est-ce que son coeur s’emballait brusquement à cette nouvelle idée, pourquoi fallait-il, encore une fois, que son égoïsme prime ? Ce ne serait même pas une bonne solution. Brooklyn avait besoin de décider lui-même, il refuserait d’être forcé, et s’obstinerait à tout faire pour qu’on le laisse quitter le château si c’était ce qu’il voulait. Elle hocha légèrement la tête alors qu’il mentionnait un dossier fictif, imaginant déjà toutes les difficultés qui se dresseraient sur son chemin : ils devraient être au lycée, dans le monde moldu, ça ne devait pas être simple de rattraper des années d’étude. Elle préférait continuer d’employer le conditionnel, ça rendait les choses moins réelles. Je vois... Casey ne pouvait pas mentir en lui disant qu’elle espérait que tout marcherait bien pour lui, incapable de se montrer hypocrite. De toute façon, elle n’en eu pas le temps, un cliquetis se faisant entendre à l’entrée du cachot, comme si quelqu’un déverrouillait la porte. Casey se redressa rapidement, un rapide regard vers les plantes qu’elle n’avait plus approché après qu’elle se soit blessée la joue, et se tourna vers l’entrée et Brooklyn.
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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Dim 18 Mar - 16:39


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & Casey

Que dois-je comprendre dans les propos de Casey ? Qu'au final ce n'est pas moi le problème mais les autres ? Parce qu'il est évident qu'ils ont réussi à me faire croire que le problème dans l'histoire, la nuisance, l'enfant du diable, n'était nul autre que moi. Et je crois qu'inconsciemment, j'en ai pris mon parti et je le pense aujourd'hui. Peut-être que je refuse de me l'avouer, mais si on y réfléchit bien, ça prend tout son sens au final. J'ai forcément ma place quelque part, seulement ils ont réussi à me faire croire que ma place était nulle part parce que je n'aurais jamais dû exister. Pourtant, avec mon entrée à Poudlard, j'aurais dû me dire que le problème ne venait pas de moi mais bien des autres, de ceux qui m'ont fait du mal. Sauf que même dans ce monde, je suis différent. Au delà des blessures qui refusent de se refermer, il y a mon don de voyance, que je ne partage avec personne ... ou presque. Je n'arrive pas à me sentir à l'aise ici ... ou peut-être que je ne le veux pas, je ne sais pas trop. Il est vrai que je n'ai pas fait beaucoup d'efforts, ni accordé beaucoup d'attention aux autres. Je ne leur laisse aucune chance de me prouver que j'ai tort de penser que le monde est foncièrement mauvais et eux avec. Dès qu'ils font quelque chose qui ne me plait pas, je les juge et les déteste. Quant aux autres, je les ignore superbement. Je repousse ceux qui veulent me connaître et je rejette ceux qui veulent m'aider. Du coup je me dis que je suis certainement aussi coupable que mes bourreaux, même si en toute logique, c'est à cause d'eux que je suis comme ça ! Mais je ne sais plus faire, me demandant même si j'ai su faire un jour. Accorder ma confiance en quelqu'un, accepter la main tendu, faire un pas vers les autres, ne pas me méfier, rire d'une plaisanterie, ne pas me murer dans ma peur et ma crainte, être à l'écoute, apprendre à connaître les autres ... bref, devenir une personne normale ! “On ne peut pas réellement dire que je brille par mon talent en magie !” On ne peut pas non plus réellement dire que j'y ai mis beaucoup de coeur à l'ouvrage. Encore une fois, c'est peut-être une tentative inconsciente de saboter mes chances de me sentir chez moi dans le monde magique. Peut-être que mon don m'effraye tellement que je rejette sans m'en rendre compte toute forme de magie, je ne sais pas. Peut-être que si j'en parlais à quelqu'un, un spécialiste, il m'expliquerait tout ça correctement, verrait clair en moi et me dirigerait vers la bonne direction. Mais des psy, j'en ai vu à foison et je n'ai pas la sensation de me sentir vraiment mieux. Je ne leur fais pas confiance, je n'aime pas l'idée qu'ils puissent rentrer dans ma tête et me manipuler à souhait. Alors il est difficile d'avancer dans ces conditions là. Pourtant ma phrase est dite presque sur un ton d'humour, c'est une réalité, peut-être un peu triste mais réelle. Je ne brille pas par mon talent en magie, je suis un élève moyen, lambda, ni bon, ni mauvais. Peut-être que si je m'en donnais les moyens, je serais meilleur, mais pour quoi faire ?

On est d'accord sur un point, on ne nous a pas enlevé de notre famille pour nous mettre en sécurité ou alors cette fameuse sécurité tant promis était somme toute imaginaire. On nous a enlevé d'un environnement nocif pour nous mettre dans un autre environnement nocif. Il faut se rendre à l'évidence que le système est mal fait. Je ne prétends pas que c'est tout le temps comme ça, mais il est évident qu'il existe certains abus, divers et variés, dans certaines familles et qu'on a eu le loisir d'en découvrir certains. Peut-être que si on avait eu plus de chance, on serait tombé sur de bonnes familles, mais ce n'était pas notre destin il faut croire. Après je ne peux pas trop me plaindre, après le traumatisme de mon viol, j'ai eu la chance de tomber sur une famille aimante et solidaire et c'est grâce à eux que je suis en vie aujourd'hui. Je serais certainement mort sous les coups de quelqu'un ou alors j'aurais mis fin à mes jours, je ne sais pas trop. Je pense sincèrement que je n'aurais pas vécu jusqu'à mes 15 ans. Prostitution, viol, violence, drogue, quelque chose m'aurait eu, sans que je puisse déterminer quoi et je ne suis pas sûr d'avoir envie de le savoir. Je ne vois pas quoi lui répondre. J'aurais aimé l'aider mais j'étais trop jeune pour ça et trop terrifié pour lui être utile. Et quand j'ai enfin repris les droits sur ma vie, elle avait disparu de sa propre famille pour s'évaporer dans le système. Je ne dis pas que je n'aurais pas pu me battre pour essayer de la retrouver, mais pour lui offrir quoi ? Même si Chris m'aurait aidé à la retrouver, qu'est-ce qu'on aurait pu faire ? Il m'a sauvé, c'est un fait, mais là on parle d'un système bien trop compliqué pour nous, ça aurait été comme se battre contre des moulins. On nous aurait renvoyé à des millards de services, ils se seraient tous renvoyés la balle, prétextant que ce n'est pas leur faute ou qu'ils ne peuvent rien pour nous. Comment aurait-on pu la sortir de là ? Sincèrement je ne le sais pas et c'est un peu tard pour se pencher sur la question. Tout ce qu'il faut retenir de tout ça, c'est que malgré toute l'envie qu'on avait de se retrouver, la vie ne le voulait pas et nous a rappelé qu'on n'avait aucun droit de maitriser nos destins. On a eu une vie de merde, je ne suis pas sûr qu'elle s'arrange vraiment avec le temps, mais elle a plus de facilité de s'acclimater avec tout ça que moi ou peut-être en a-t-elle plus envie, allez savoir !

Nous sommes tous les deux installés à même le sol, faisant fi de la froideur qui nous assaille. Nous n'avons pas réalisé la tâche qui nous incombait, mais qu'importe ? Je crois que le plus important c'est ce qu'il se passe en ce moment, ce qu'on se dit vraiment. Nous n'avons jamais eu de vraies discussions jusqu'alors, il est peut-être temps de changer la donne, même si ça ne changera rien au fait que je me barre pour les vacances et que je ne reviendrais pas. J'ignore ce qui va m'arriver, ce que je vais devenir, mais une chose est sûr, ce ne sera pas à Poudlard que je finirais mes jours. Pourtant, malgré cette certitude, je ressens un pincement au coeur à l'idée que nous arrivons enfin à discuter et qu'au final, tout cela n'aura servi à rien. Peut-être que nous aurions dû en rester là, nous prendre une énième fois la tête, ça aurait été plus simple pour tout le monde. Je suis partagé, entre la satisfaction d'avoir la sensation de peut-être avoir retrouvé mon amie d'enfance, mais la frustration de me dire que ce ne sera que le temps d'une retenue. Je sais que tout cela est de ma faute, si je nous laissais vraiment une chance, on pourrait peut-être vraiment reprendre les choses à la base et retrouver ce que nous avions perdu, mais suis-je vraiment prêt à sacrifier ma vie pour ça ? Je l'ignore. Sa phrase, sans que je le veuille vraiment, me touche. Oui, peut-être qu'avec du temps, on pourrait changer nos vieilles habitudes et repartir sur quelque chose de plus joyeux, mais malheureusement, du temps, nous n'en avons pas. Je baisse le regard, le coeur serré. Du temps, c'est tout ce qu'elle me demande et je suis incapable de lui en donner. Pourtant j'en ai envie, vraiment. Je tiens à elle, je ne le devrais pas, mais je tiens à elle malgré tout. Mais ... je ne peux pas rester uniquement pour ça. “Peut-être qu'on pourrait s'écrire ... Continuer à se donner des nouvelles ...” Je sais que ce n'est pas ce qu'elle veut entendre et pour être honnête, ce n'est pas vraiment ce que je veux dire mais difficile, pour l'heure, de dire autre chose. Non, je ne vais pas lui dire que je lâche toutes mes bonnes résolutions pour elle. J'en ressens le besoin, je ne dis pas le contraire, mais c'est plus compliqué que ça. L'idée fera son bout de chemin et mettra à mal ma décision de partir, mais pour le moment, elle ne fait que se percuter contre mes barrières protectrices. Nous ne pouvons aller plus loin dans la discussion qu'on entend des pas au loin, puis la clé rentrer dans la serre. Nous nous levons. Nous savons ce qui nous attend. On va se faire lyncher. Est-ce grave ? Non ! Son regard se pose sur la plante avant de se poser sur moi. Je me contente de la regarder, en souriant. Il reste encore quelques jours avant notre départ d'ici et je suis content d'avoir pu lui parler. Je crois que je sens un poids quitter mes épaules et mon coeur. Que le dragon crache ses flammes, je suis prêt !

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MessageSujet: Re: [terminé] mirror on the wall, here we are again (brooklyn)   Dim 18 Mar - 19:17


❝ mirror on the wall, here we are again ❞Brooklyn & CaseyIl lui dit ne pas être très brillant en ce qui concerne la magie, d’un ton bien léger par rapport à ce que les mots représentent. Ou peut-être ne représentent-ils quelque chose qu’aux yeux de Casey et qu’il s’agit de la dernière des préoccupations du Serpentard ? Possible. Convaincue, depuis son arrivée à Poudlard, que c’était ici et non pas dans le monde moldu qu’elle pourrait maîtriser sa vie et son avenir, Casey avait tout fait, dès le début, pour rattraper ce qu’elle imaginait être des lacunes dues à son ignorance totale de ce monde, jusqu’à l’arrivée de cette sorcière âgée qui était venue apporter la nouvelle à la petite fille qu’elle était alors, alors que tous les enfants issus de familles sorcières avaient une longueur d’avance. Et elle était douée. Elle aimait étudier, elle aimait apprendre, elle ne se cantonnait pas aux simples faits appris en cours mais effectuait toujours plus de recherches, avide de connaissances, curieuse de tout ce qu’elle pouvait découvrir de nouveau, désireuse de maîtriser la magie autant que faire se peut. Elle réussissait aussi bien la théorie que la pratique, en sortilèges, du moins, et s’efforçait d’être la plus précise possible en potions, par exemple. Pour la première fois, elle se découvrait un réel talent et avait à sa disposition tous les moyens pour l’exploiter, le faire grandir, le développer. Ces mêmes moyens étaient à la disposition de Brooklyn. La magie sommeillait en lui, aussi bien qu’en elle, ça n’était ensuite qu’une question de volonté. Certains écrivains défendaient le fait que des sorciers étaient plus doués que d’autres, naturellement, mais Casey n’en était pas aussi persuadée. La magie, même étudiée depuis des siècles, restait encore un trop grand mystère, même pour les spécialistes les plus chevronnés. Il y avait probablement d’autres facteurs à prendre en compte, qui échappaient à la jeune femme, mais elle était persuadée qu’on pouvait toujours se surpasser dès lors qu’on s’en donnait les moyens. C’était bien le seul élément pour lequel la Serdaigle se battait. Elle avait plutôt une tendance prononcée pour l’auto-destruction, s’isolant naturellement de tout ce qui pourrait lui apporter le moindre bienfait par peur de tout le mal qui en découlerait, inévitablement, selon elle. Pas avec la magie. Avec la magie, elle s’avançait sans hésiter, prenant tout ce qu’on avait à lui donner, ne voyant aucun mal à cela. Et ça n’était pas tant une question de talent inné que de volonté de se surpasser, de surpasser tous les autres. Une façon à elle d’adresser un doigt d’honneur mental à son passé, quand bien même le processus était inconscient.

Si elle vivait la magie et Poudlard comme une chance, ce n’était définitivement pas le cas de Brooklyn pour quoi ça n’était juste qu’un lieu supplémentaire où d’autres hommes étaient prêts à tout pour asseoir leur autorité et leur domination sur des êtres plus faibles. Et Casey ne pouvait pas totalement lui donner tort, leurs cinq années dans ce château n’avaient pas été des plus calmes. Mais elle persistait à faire le parallèle avec le monde moldu, un parallèle des plus dégradant pour ce dernier. À situation semblable, aucun adolescent n’aurait eu droit à la parole. Même les adultes n’avaient pas le droit à la parole, celle-ci étant réservée à une élite qui gouvernait le monde d’en haut, de tout en haut. Peut-être que c’était en partie le cocon de Poudlard qui lui donnait cette impression d’une sécurité totalement illusoire. Peut-être que le monde magique, tel qu’il était pour une grande majorité des sorciers, pour tous ceux qui avaient terminé leurs études, était bien pire que le monde moldu. Peut-être. Mais au moins, ici, Casey savait qu’elle pouvait se défendre. C’était possiblement complètement aveugle, comme comportement. Il n’empêche que c’était le sien et qu’il était désormais trop tard pour faire machine à arrière, ce qu’elle repoussait de toutes ses forces. Elle ne voyait, pas comme Brooklyn, aucune possibilité de retrouver une vie quelconque dans le monde moldu. Sans compter toutes les procédures administratives qui devraient s’engager pour l’inscrire dans un lycée, pour qu’elle puisse poursuivre ses études, il lui faudrait reprendre et redécouvrir toutes les notions de bases que le système scolaire moldu leur demandait de connaître. De plus, la vie sans magie lui apparaîtrait bien fade. Ce n’étaient ni les mathématiques, ni l’anglais, ni la physique-chimie qui pourraient tenir la comparaison avec l’arithmancie, la métamorphose ou les potions. Un peu comme si, après un long rêve, on la replongeait brusquement dans une réalité fade et sans relief. Elle était certaine de n’avoir aucun avenir là-bas. Parce qu’elle n’en voulait aucun, tout simplement, plus après avoir goûté toutes les possibilités que lui offrait ce monde-ci.

Non, elle ne pourrait définitivement jamais quitter Poudlard sans avoir obtenu ses diplômes, qu’importe les obstacles, qu’importe les néo-mangemorts, qu’importe tout ça. S’il y avait bien une chose pour laquelle elle était prête à se battre, c’était la magie. Les conséquences de tout ça, ses poignets et ses cuisses les assumaient, faisant office d’exutoire en attendant que le trop plein explose. Ce qui serait l’histoire d’un autre jour, probablement. Pour le moment, Casey faisait face à la difficile décision du Serpentard qui désirait quitter pour toujours Poudlard et ce monde qu’il jugeait trop violent. À mi-voix seulement, elle parvint à confesser - plus ou moins - ce que ça lui faisait de se dire qu’il partirait à Noël pour ne plus revenir. C’était dit à sa manière, à savoir, pas vraiment, à peine sous-entendu, et ça pouvait totalement ne pas être compris, ni entendu. En fait, la brune s’attendait à ce que le jeune homme lui réponde nettement qu’il ne serait plus là dans quelques semaines et qu’ils n’allaient donc pas avoir assez de temps pour changer cette mauvaise habitude. Mais il n’en fit rien. À croire que cette conversation devait être suprenante de bout en bout et ne jamais cesser d’apporter son lot de premières fois. Il n’imaginait probablement pas à quel point sa proposition réveillait, encore, un volcan d’émotions, toujours plus contradictoires les unes que les autres. Ce n’était pas ce qu’elle voulait entendre, mais les mots qui auraient pu dénouer ce noeud dans son abdomen relevaient tout simplement de l’impossible. Elle ne voulait pas lui écrire et recevoir de ses nouvelles par lettres, elle voulait continuer de le croiser à Poudlard, d’avoir cours avec lui plusieurs heures par semaine, et poursuivre ce léger renouement entamé aujourd’hui, dans ce cachot où le professeur Burgess les avait enfermés pour une retenue. Et, en même temps, elle ressentait un soulagement mêlé de plaisir. Parce qu’il ne fermait pas immédiatement toutes les portes, parce qu’il leur laissait la possibilité, malgré un éloignement certain, de terminer et de prolonger cette réconciliation. Et entre ce mélange dévorant de sentiments, elle ne parvenait pas à définir lequel prenait l’avantage. Bien sûr, on s’écrira. Combien de temps, combien de fois ? Est-ce qu’ils parviendraient effectivement à rester en contact ? Est-ce que le besoin de tirer définitivement un trait sur tout ce qui pouvait s’apparenter à la magie - hormis ses soeurs - ne deviendrait pas bientôt plus fort que ces paroles échangées ? Casey n’eut pas le loisir de s’appesantir là-dessus. Une clef cliquetait dans la serrure alors qu’elle se relevait d’un bon, suivie de Brooklyn. Son regard s’attarda une petite seconde sur le plan de travail où sommeillaient toujours les plantes et fronça les sourcils en anticipant le discours moralisateur de leur enseignante. Mais ces pensées fondirent comme neige au soleil quand elle se retourna vers Brooklyn qui lui souriait. Ça valait bien toutes les remontrances et toutes les retenues que le corps professoral de Poudlard pourrait jamais leur donner. Noël n’était pas demain, il leur restait encore plusieurs jours pour profiter de cette entente nouvellement retrouvée. Profiter, à la manière de Casey et Brooklyn, car les effusions de joie n’étaient pas quotidiennes. Plusieurs jours avant que le Poudlard Express ne repartent du château pour les vacances. La brune écouta à peine le professeur Burgess renvoyer Brooklyn dans sa Salle Commune en lui donnant l’heure et le jour d’une prochaine retenue, déçue de ne pas pouvoir le suivre pour prolonger un peu l’instant. Elle hocha la tête sans broncher alors que l’adulte lui donnait un petit pot d’onguent à appliquer sur sa blessure, notant distraitement le jour de sa prochaine retenue à elle, sachant qu’un parchemin viendrait lui rappeler, quoiqu’il en soit. Elle avait l’esprit à mille lieues de toutes ces considérations alors qu’elle quittait les cachots pour retourner dans sa Salle Commune, plus légère de mille poids maintenant qu’elle s’était réconciliée avec le Serpentard.
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