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 When I come around [PV Matrim]

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MessageSujet: When I come around [PV Matrim]   Ven 8 Déc - 22:04



La neige commençait à tomber tout doucement, annonçant une journée bien froide. Mais malgré le temps, personne ne semblait vouloir louper cette sortie à Pré-au-lard. Toutes les chaumières étaient déjà décorées avec des couronnes de houx et de belles lumières animées. Niamh avait prit la journée pour sortir, profitant de l'air rafraichissant que l'extérieur pouvait lui procurer. Elle n'avait plus tant le goût de rester à l'intérieur dès lors qu'elle pouvait poser un pieds en dehors, certainement à cause des précédents événements. Quoi qu'il en était, maintenant beaucoup de choses avaient changé sans même qu'elle ne s'en rende compte. Jusque là coincée dans de douloureux souvenirs, elle se rendit compte en parcourrant les rues peuplées de monde que son esprit se libérait. Peut-être était-ce dû à tous ces changements...? Des amitiés retrouvées, comme Sinéad ou les nouvelles formées avec tous les autes nés-moldus. Malgré toutes les souffrances encourrues, Niamh sentait qu'elle avait énormément gagné par la suite. De ce courage qu'elle enviait tant à son amie Gryffonne, de l'hardiesse au travail et à l'apprentissage qu'elle admirait chez sa cousine... Et de tant d'autres choses dont elle ne se savait même pas capable.
C'est pour cela que ce matin, elle avait voulu concrétiser tout ça. Elle avait demandé un rendez-vous à Rhea dans la grande salle pour s'occuper de ses cheveux, laissés à l'abandon depuis octobre dernier. La jeune Gryffondor s'était empressée d'accepter, toute excitée à l'idée de pouvoir s'exercer sur quelqu'un. C'est ainsi qu'en plus de multiples conseils beauté et maquillage, Niamh avait perdu un bon quinze centimètres de cheveux, lui donnant une coupe au carré. Non sans trouver la sensation étrange de ne plus sentir ses cheveux -constamment emmêlés- dans son dos, elle s'était surtout sentie plus légère. En plus de ça, son amie avait maîtrisé ses boucles d'un coup de baguette magique. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait pas prit le temps de prendre soin d'elle. La Poufsouffle se nota à l'esprit d'écouter plus souvent les conseils d'Alaska. Elle nota également de dire à la Serdaigle de songer à les appliquer pour elle aussi, par ailleurs.

Cet après-midi, Niamh se sentait donc rafraîchie et de très bonne humeur. Elle n'avait pas particulièrement de projets en venant sur Pré-au-lard hormis s'acheter une nouvelle plume et faire du repérage pour les cadeaux de noël à venir. Fort heureusement, lorsqu'elle arriva chez Scribenpenne, le magasin était quasiment vide. Elle pu rapidement trouver la plume qui l'intéressait -lui coûtant la somme de douze gallions quand même, mais cet achat en vallait la peine- et sortie de la boutique où elle croisa un regard connu sur la Grande Place. Matrim. Un vent de nostalgie à la chaleur estivale la prit de plein fouet. La ferme paraissait désormais si loin... Elle n'avait jamais pu percer ce mystère derrière la coquille que le Poufsouffle semblait se former et la curiosité revint la prendre d'assaut. Elle lui sourit lorsque leurs regards se croisèrent et elle décida finalement de faire le premier pas vers lui cette fois-ci.

- Salut, Matrim, fit-elle simplement tout en se rendant compte qu'elle n'avait absolument pas prévu de sujets de conversation. Jusqu'à ce qu'elle remarque quelque chose de changé chez le jeune homme également. C'est rare qu'on se croise sans nos uniformes, mais je crois que c'est la première fois que je te vois avec cet ensemble ! Enfin... C'est... Ok ça à l'air vraiment bizarre dit de même, je donne l'impression d'être une stalkeuse et... Bref ! Je voulais te dire que ça t'allait bien en fait. J'ai juste foiré mon compliment...

Bon sang... Déjà qu'elle parlait trop, elle se rendait maintenant stupide, génial. Le regard du Poufsouffle suffisait à lui seul à la déstabiliser la plus part du temps et elle avait du mal à comprendre pourquoi. Ses regards étaient beaucoup plus profonds que ceux qu'elle avait l'habitude de regarder et elle avait l'impression de voir toutes ses armes tombées lorsqu'il commencer à la regarder. Elle soupira légèrement, espérant ne pas l'avoir trop ennuyé encore une fois... Décidément.


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MessageSujet: Re: When I come around [PV Matrim]   Sam 6 Jan - 21:36


when I come around
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Sometimes you picture me I'm walking too far ahead You're calling to me, I can't hear What you've said Then you say go slow I fall behind The second hand unwinds
La veille avait été une journée riche en changements pour moi. Un moment plein de nervosité comme je n’avais pas l’habitude de changer les choses. C’était quelque chose avec lequel je n’étais pas confortable en règle générale, sauf que cette fois, ça m’avait bien plu. L’après-midi passée avec Cruz chez Gaichiffon à choisir puis essayer des vêtements, la nouvelle coupe de cheveux après avoir choisis une toute nouvelle garde-robe puis nous avions terminé la soirée à ce petit concert amateur aux Trois-Balais. Oui, oui. Vous avez bien lu, j’ai bien dit un concert amateur. Encore une fois, une idée de ma part. J’adore la musique et, bien que je ne lui ai enseigné que du piano jusqu’à présent, je me suis douté que Cruz aimerait. Ma manière à moi de la remercier pour son aide précieuse tout au long de la journée. À ma grande surprise, ça avait aussi permis de tisser des liens avec la serpentard qui, à ma grande surprise, était une personne très agréable à cotoyer. Pas du même style que Lana et Spencer ou que Safia et Jaspe, mais à sa manière à elle. Un mélange entre mes quatres amis plus un petit quelque chose qui lui était bien personnel. À la fin de la journée, étendu dans mon lit, je m’étais dit que je n’avais pas passé d’aussi bonne journée depuis un long moment. Puis ce matin, en m’éveillant, j’avais eu envie de lui faire savoir à quel point ça avait été important pour moi. Je n’étais pas du genre à faire des cadeaux en règle générale, mais l’ayant vu reluquer une jolie robe hier à la boutique de vêtements, je m’étais dit que ça lui plairait de l’avoir. L’unique raison de ma présence à Pré-Au-Lard pour un deuxième jour de suite était la fameuse robe de Cruz. J’espérais qu’elle allait l’apprécier le geste parce qu’il faisait froid pour la saison. Le vent glacial piquait la petite zone où la peau de mon visage était à découvert.

Passant sur la place centrale du village, complètement gelé, mon regard se posa sur une fille que je ne connaissais que trop bien. Une jolie brunette avec un écharpe aux couleurs des blaireaux au cou. “Passe ton chemin...”, me souffla une voix dans ma tête. Le truc étant que je n’avais pas vraiment envie de passer mon chemin. L’envie irrésistible d’aller lui parler se fit sentir. La gêne était toutefois bien trop présente pour que je n’arrive à indiquer à mes pieds de prendre sa direction. J’étais planté là comme un écervelé incapable de me décider entre partir ou aller à sa rencontre lorsque son regard croisa le mien. Mal à l’aise, je baissai la tête pour regarder mes pieds l’espace de deux secondes. Ce fut suffisant pour qu’en relevant le regard, il ne se plante directement dans les jolis yeux bleus de la poufsouffle. « Salut, Matrim », dit Niamh avec un sourire à m’en faire perdre la parole. Je me contentai de lui sourire à mon tour, le coeur cognant contre ma poitrine. J’étais mal à l’aise maintenant qu’elle se retrouvait devant moi. Les vêtements que je portais, de tout nouveaux vêtements, avaient été choisis dans l’optique de lui plaire. Enfin, ça, je ne l’avais pas dit à Cruz, mais si j’avais voulu changer de look, c’était bien parce que j’espérais attirer l’attention de la jolie préfète des jaunes et noirs. « Bonjour Niamh. », me contentais-je de répondre d’une petite voix au bout d’un moment. Je la détaillai un peu plus longuement alors qu’elle reprenait la parole. « C'est rare qu'on se croise sans nos uniformes, mais je crois que c'est la première fois que je te vois avec cet ensemble ! Enfin... C'est... Ok ça à l'air vraiment bizarre dit de même, je donne l'impression d'être une stalkeuse et... Bref ! Je voulais te dire que ça t'allait bien en fait. J'ai juste foiré mon compliment... » Son compliment me fit monter le rouge aux joues accélérant légèrement le battement de mon coeur alors qu’un sourire amusé se glissait sur mes lèvres. Visiblement, je n’étais pas le seul incapable de s’exprimer convenablement. « Merci pour le compliment. » , lui répondis-je. “Il était très bien…” , ajoutais-je mentalement. Je ne sais pas pourquoi j’avais pensé ça. Heureusement que je ne l’avais pas dit à voix haute parce que c’était un pur mensonge. Il était très mal formulé son compliment. Sans doute que si elle n’avait pas spécifié qu’il s’agissait d’un compliment, je ne l’aurais pas déduie par moi-même. Je n’avais pas pour habitude de mentir, alors pourquoi est-ce que ça m’avait traversé l’esprit ? Pour lui faire plaisir… Je ne mentais jamais pour faire plaisir ! Il se passait quoi avec moi au juste ? La fille me plaisait !? Y allait falloir faire des recherches sur le sujet alors parce que, honnêtement, je ne saurais pas trop l’expliquer. Peut-être que je pourrais demander à Cruz ? Non. Mauvaise idée. Je devrais lui expliquer et je ne saurais pas le faire. Il allait falloir se débrouiller tout seul. Prendre des notes et éviter de faire ou dire n’importe quoi.

« Je préfère les uniformes, c’est plus simple que de devoir choisir des vêtements. », avouais-je au bout d’un petit moment. Voilà. Ça c’était bien comme sujet de conversation. Pas de risque de bévues. « Mais je dois bien admettre que le non-uniforme te va très bien également. » Ah non ! Sérieusement ? Pourquoi j’ai dit ça moi ?! “Comment dire n’importe quoi par Harrison Matrim Sevenoaks-Newton “ serait le titre de mon premier livre. Moi qui croyait que ce serait un truc plus intellectuel, je m’étais largement trompé… J’avais les joues en feux. Le froid ou la honte ? Je ne saurais le dire parce qu’il faisait vraiment froid dehors aujourd’hui. « Il s’agit d’un nouvel ensemble, donc c’est normal que tu n’aies jamais remarqué avant. », lui dis-je comme explication. Je m’enfonçais de plus en plus là ! Ça et le fait que j’allais finir cryogénisé d’ici cinq minutes. « Tu… », commençais-je hésitant. « Tu veux aller dans un endroit plus chaud ? Enfin, si tu veux encore discuter. » J’avais ajouté la dernière phrase précipitamment de peur qu’elle ne prenne la proposition mal. Je n’avais aucun envie qu’elle ne dise non. J’avais envie de rester encore un peu en sa compagnie. Le plus sûr aurait été de rester où nous étions, mais avec le vent du nord qui soufflait, on aurait tôt fait de terminer à l’infirmerie pour faire traiter des engelures.


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MessageSujet: Re: When I come around [PV Matrim]   Ven 12 Jan - 6:05



Décidément, quelque chose avait changé chez Matrim et elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il paraissait plus... Détendu. Leur première rencontre avait été tout de même brutale, Niamh fuyant la surveillance des Mangemorts devant faire face à l'humeur massacrante du jeune homme. Elle l'avait clairement ennuyé ce jour là et pourtant... Depuis le mois passé dans la ferme, ils s'étaient finalement accordés du temps pour parler. Les discussions avaient même finit par venir d'elles-même et la jeune fille s'était rendue compte d'à quel point ce garçon pouvait être intéressant et était doté d'une intelligence rare. Niamh n'arrivait décidément pas à savoir quand -et surtout pourquoi- tout avait changé. Non pas qu'elle s'en plaindrait, bien au contraire. Son opinion de son camarade de Maison avait littéralement prit un tournant à trois-cent soixante degrès, et elle ne regrettait pas d'avoir finalement apprit à le connaître. Même si depuis quelques jours subsistait ce sentiment étrange de gêne dès qu'ils se parlaient. Sur cela non plus, la brune était incapable de réellement comprendre. Surtout car ce sentiment semblait l'affecter elle aussi.
Néanmoins, malgré cela, elle n'était pas mécontente de le croiser en dehors de l'école, dans un nouveau contexte auquel ils n'avaient encore jamais fait face. Surtout lorsqu'il était d'autant plus difficile de se croiser à l'école avec l'emploi du temps chargé de la nouvelle Préfète. Heureusement qu'ils étaient dans la même maison, les occasions étaient du coup plus grandes pour se croiser.

- C'est vrai que c'est bien moins prise de tête les uniformes...! Mais je dois avouer que depuis que j'en porte, mon garde robe s'est relativement restreint. J'ai surtout des tenues confortables, en fait, pour contraster avec l'uniforme serré.

Elle s'était faite cette remarque bien récemment mais les vêtements confortables étaient sa priorité après une rude journée ou pour profiter des jours de repos. Lorsque Matrim la complimenta sur sa tenue du jour -qui ne lui semblait pourtant pas fameuse...-, Niamh piqua un phard du nez jusqu'aux oreilles, totalement prise au dépourvu. Il était bien rare qu'elle recoive des compliments, aussi banals soient-ils. Alors pour une rare fois, Niamh fut prise au dépourvue et ne sut quoi répondre de plus qu'un petit Merci... timidement murmuré.
Fort heureusement pour elle, le jeune homme parti sur un tout autre sujet, déviant son attention sur autre chose. Il lui annonça donc porter un nouvel ensemble, ce qui expliquait pourquoi cette tenue semblait tant constraster avec les souvenirs des autres tenues qu'elle lui avait vu sur le dos. Elle n'eut même pas le temps d'y répondre qu'il lui demanda si elle désirait continuer à discuter avec lui, dans un endroit plus chaud.

- C'est... C'est une excellente idée ! Ca te tente Les Trois Balais ? Je pense que mes doigts vont avoir besoin d'une bonne boisson chaude pour survivre... J'ai oublié de prendre des gants avant de sortir ce matin !

Ses doigts, ses oreilles, son nez ou toutes les extrémités de son corps réclameraient bien un peu de chaleur par ces temps-ci. Même si actuellement le froid était balayé par un engouement nouveau dans sa poitrine : Il voulait encore discuter avec elle, prendre le temps pour. Finalement, la gêne qu'elle ressentait parfois n'était peut-être pas quelque chose de mal ou un dégoût pour sa personne... Il lui arrivait souvent de douter après tout, d'avoir peur d'être un poids pour les autres. Elle espérait fortement qu'il n'en soit rien pour le jeune homme en face d'elle à qui elle sourit tout en attendant la réponse à sa proposition.

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MessageSujet: Re: When I come around [PV Matrim]   Sam 17 Fév - 1:04


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C’était une agréable surprise que de croiser Niamh à Pré-Au-Lard. Nous n'avions pas discuté depuis la ferme. Je ne sais pas trop ce qui m'avait empêché d'aller vers elle. Sans doute l'impression de ne jamais être le bon moment. L'impression qu'il fallait attendre ou le fait que je n'avais rien à lui dire tout simplement. Je crois que, malgré le fait que je ne crois pas au destin, attendre que les choses entre nous se placent d'elles-mêmes était la chose à faire. Au milieu de la Place Centrale du village en ce dimanche matin, lendemain de mon relooking avec Cruz était peut-être le bon moment après tout. La conversation allait doucement entre nous - malgré que je ne cessais d'avoir l'affreuse impression de dire des bêtises et que je n'avais aucun contrôle de ce qui se passait. Je détestais ne pas avoir de contrôle tout autant que j'aimais la découverte de la jeune femme qui ne rimait avec aucun algorithme ou profil psychologique. C'était un néant effrayant mais intriguant... Je me surpris moi-même à lui avouer que je préférais largement les uniformes aux vêtements réguliers. Sans doute que pour vous, ça semblait un truc banal à dire sauf que pour moi, c'était largement au-dessus de ce que je dévoilais normalement. En fait, tout sur moi était plu que normalement parce que j'étais une vraie tombe en ce qui concernait qui j'étais, ce que j'aimais et ce que je pensais. Avant en tout cas parce que depuis mon séjour à Sainte-Mangouste durant les deux semaines qui me servirent de vacances, j'avais appris à m'ouvrir un peu plus aux autres. C'était une grande source d'anxiété comme c'était également un grand soulagement de le faire. Un peu comme discuter avec Niamh en fait... « [...] mon garde robe s'est relativement restreint. J'ai surtout des tenues confortables, en fait, pour contraster avec l'uniforme serré. » Je hochai la tête en signe de compréhension. Effectivement, les tenus confortables étaient de mise. Personnellement, j'avais tout refais la veille. Un mélange de tenues confortables, de trucs à la mode et de nouvelles tentatives qui, à mon grand étonnement, m'avais largement plus. « La mienne vient de s'agrandir... Ou plutôt de changé complètement vu tout ce que j'ai acheté hier. », dis-je un peu gêné. J'espérais qu'elle ne croit pas que j'avais tout changé pour plaire à quelqu'un. Enfin, c'était le cas parce que je voulais "qu'elle" aime ce que je portais quand je n'avais pas d'uniforme. Je ne voulais, toutefois, pas qu'elle sache que c'était mon but. Ah non, mais fallait vraiment que je tente de me comprendre moi. Je ne me ressemblais plus en ce moment !

« C'est... C'est une excellente idée ! Ca te tente Les Trois Balais ? » ,me demande-t-elle. Les Trois Balais ? Peut-être, mais ne va-t-il par y avoir beaucoup de gens en ce dimanche après-midi ? Je veux dire que pour discuter, ce n’est pas l’idéal. Ça risque d’être bruyant. Mais pourquoi je pense à ça moi ? C’est très bien les Trois Balais. Un super pub. J’y suis allé pas plus tard qu’hier avec Cruz. Allez donc, y a rien à se questionner. C’est juste parce que je suis un garçon pratique. Je n’ai pas envie de devoir hurler pour me faire entendre. Mes pensées fusent dans mon esprit à grande vitesse alors que cette discussion avec moi-même se déroule dans ma tête. Je me pose beaucoup trop de question. Elle ne va pas trouver ça étrange si je lui propose d’aller ailleurs. Ce sera tout à fait normal. « Madame Piedoddu me semble mieux. Enfin, je veux dire, si tu as envie d’un thé… Je n’aime pas la bièraubeurre…. », avouais-je tout à fait mal à l’aise de le faire. Et si elle aime ça, elle, de la bièraubeurre ? Et si elle n’aime pas le thé ? Elle va peut-être vouloir laisser tomber, ne plus continuer cette discussion… Heureusement que le froid a déjà rougit mes joues sans quoi la chaleur qui y brûle en ce moment trahirait ma gêne. Je me mordille inconsciemment la lèvre inférieure tout en réfléchissant à mon comportement des plus étranges. Un comportement qui ne me ressemble pas… « Je pense que mes doigts vont avoir besoin d'une bonne boisson chaude pour survivre... J'ai oublié de prendre des gants avant de sortir ce matin ! », ajouta-t-elle. Sans trop savoir pourquoi, je retirai mes propres gants pour les lui tendre. « Tu auras plus chaud jusqu’à ce qu’on soit à l’intérieur. », dis-je sur un ton qui se voulait calme malgré le feu qui me dévorait les joues et l’impression de dire que des trucs niais. C’était sans doute le cas, pas seulement une impression. Je lui fis un sourire timide, incertain de sa réaction ni même des raisons qui m’avaient poussées à agir de la sorte. J’avais surtout envie qu’on se mettre en marche pour cesser d’être planté devant elle comme un idiot.
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MessageSujet: Re: When I come around [PV Matrim]   Mar 27 Fév - 17:58



Malgré le froid mordant de la journée, la place centrale de Pré-au-Lard n’en était pas moins dépeuplée. La fin de semaine amenait toujours son lot de vie et d’étudiants au sein de la petite ville Sorcière. L’on pouvait entendre de nombreuses discussions se profiler autour d’eux et des groupes se déplacer, unis. La neige recouvrait tout d’une fine pellicule, donnant une toute autre atmosphère au lieu. Niamh avait beau être habillée, elle n’arrivait décemment pas à échapper au froid qui la prenait sur chaque extrémités de son corps. Alors, pour se changer les idées, elle tenta de se concentrer un peu plus sur la conversation actuelle afin d’occulter les effets indésirables de la température.

- Complètement changée ?! Waw ! C’est un tournant dans ta vie pour tout changer radicalement ? Enfin… C’est souvent c’qu’on dit. Quand quelque chose change dans notre vie, on fait le tri ce que l’on est. On remet à neuf, que ce soit des effets personnels, une pièce, une chambre, des vêtements… Enfin, des trucs comme ça.

Son exemple qui s’étira en longueur devint rapidement ennuyant aux oreilles de la jeune fille qui se demanda comment elle faisait pour être aussi potiche et inintéressante dès lors qu’il s’agissait de Matrim. Tandis qu’elle soupirait intérieurement de son imbécillité générale du moment, elle rebondit en changeant de sujet, histoire de prolonger leurs échanges mais cette fois-ci dans un endroit un peu plus chaud.

- Oh, c’est une bonne idée ! Ça fait longtemps que je n’y suis pas allée. Allons-y pour un thé !

Tandis qu’elle affichait un sourire satisfait au jeune homme, elle se rendit compte de l’information qu’il venait de lui donner. Il n’aimait pas la Bierraubeurre ? Enfin quelqu’un qui, comme elle, n’aimait pas quelque chose que la plus part des gens étaient censés aimer. Ce qui la rassura dans un sens tout en la ravissant d’en savoir un peu plus sur lui.

- Moi c’est le chocolat dont j’aime vraiment pas le goût. Tout le monde doit te tanner et te demander comment tu fais pour pas aimer ça, je présume ?, ajouta-t-elle en riant tandis qu’ils prenaient instinctivement la route de la boutique Piedoddu côte à côte.

La jeune fille frictionna ses doigts entre eux tandis qu’ils s’avançaient, se maudissant intérieurement d’avoir oublié ses gants aux dortoirs… Commentaire qu’elle ne put réfréner, sentant ses doigts s’endolorirent progressivement. Une boisson chaude allait réellement être salvatrice, qu’importait la sorte tant qu’il ne s’agissait pas d’un immonde chocolat chaud. Alors que son regard était à moitié plongé dans ses mains, dans lesquelles elle soufflait pour produire de l’air chaud, elle ne vit pas Matrim bouger à côté d’elle. Ce fut uniquement lorsqu’elle vit une paire de gants devant ses yeux et le commentaire de ce dernier qu’elle réalisa. Ses yeux s’écarquillèrent un instant tandis que ses joues rougissaient, et cette fois-ci pas à cause du froid. Elle roula son regard derechef jusqu’à lui, réellement touchée par son geste.

- Merci beaucoup…, fit-elle beaucoup plus timidement en enfilant les gants.

Cette sensation de chaleur lui fit un bien fou… Tandis qu’elle repensait à ce geste, elle se dit qu’au final sa première impression du jeune homme était bien loin de ce qu’elle avait désormais devant les yeux. Il semblait relativement avenant, plus doux, moins… sauvage.

- Ça fait un bien fou ! Mais, répondit-elle tandis qu’elle se tournait vers lui les sourcils froncés, tu ne vas pas avoir trop froid toi ?

Non, elle ne voulait pas être la cause de désagrément pour lui tandis qu’elle profiterait de la chaleur d’un vêtement dont elle n’avait même pas pensé à mener. Bien qu’il soit à moitié trop tard étant donné qu’elle les avait déjà enfilés… Lorsqu’ils arrivèrent enfin à Piedoddu, ce qui ne fut pas très long puisqu’ils se trouvaient déjà proches de la rue latérale à la Grande Place, la chaleur les envahit soudainement, faisant lâcher un soupir d’aise à la Poufsouffle. Son regard détailla le décor du salon de thé, se rappelant lorsqu’elle y venait en troisième année, profitant des rares places enfin libres. La salle était bondée, comme à son habitude, mais l’ambiance qui y régnait était beaucoup plus détendue et moins étouffante qu’aux Trois Balais. Matrim avait fait un excellent choix. Tandis qu’ils s’avançaient un peu plus vers l’accueil, la propriétaire les salua avec son grand sourire habituel.

- Bonjour mes chéris, venez, ne restez pas dans l’entrée, il fait froid ! Vous arrivez pile à temps, j’ai une table qui vient juste de se libérer !

Elle se freya un chemin habillement parmi les tablées, maladroitement suivit par les deux Poufsouffles, tentant de ne cogner dans personne ni dans quelque chose. Quant enfin ils furent arrivés à la place libre, la propriétaire tira leurs chaises afin de les inviter à s’asseoir.

- Vous êtes vraiment chanceux, ah la la ! Appelez-moi dès que vous aurez fait votre choix, d’accord ? Profitez bien de la tablée de l’amour oh oh oh !

Sous le regard écarquillé de surprise de Niamh, elle partit en se dandinant de nouveau entre les tables, sa bonne humeur maladive toujours là. Un silence relativement gênant s’installa tandis que les joues de Niamh s’étaient rougies instantanément. Ce détail lui avait totalement échappé… Ce salon de thé avait la réputation d’attirer tous les couples et d’être l’endroit de l’amour. Soudainement, l’endroit devint bien plus lourd qu’elle ne l’aurait pensé… Alors, pour changer de sujet, la jeune fille se défit de ses gants pour les tendres à Matrim.

- Hem... Merci beaucoup, ça m’a sauvé les doigts !

Elle lui sourit tandis qu’elle s’enquit de se défaire de sa veste et son écharpe, dévoilant un pull blanc bien trop large pour sa taille et un pantalon noir simple. Tout en prenant place, son regard balaya la table, regardant chaque petite décoration et la carte du menu posée sur la table. Posant son regard sur le jeune homme, elle finit par lui demander :

- Quel thé me conseillerais-tu ici ? Ça fait vraiment longtemps que je n’suis pas venue.

Longtemps, oui… Pas depuis sa troisième année. Cette pensée lui ramena amèrement à l’idée d’avoir été pendant un an enfermée et coupée du monde. Et à cette troisième année où elle avait longtemps rêvé que Phen lui demande de venir ici avec elle. Elle se rendait compte à quel point ce qu’elle croyait être un rêve à l’époque était surfait… Quelque chose de bien trop… Superficiel. Voyant qu’elle commençait à partir sur une tangente pessimiste, la jeune fille se gifla intérieurement, tentant de se concentrer de nouveau sur Matrim de qui elle attendait une suggestion.


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MessageSujet: Re: When I come around [PV Matrim]   Jeu 5 Avr - 5:19


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matrim & niamh

Sometimes you picture me I'm walking too far ahead You're calling to me, I can't hear What you've said Then you say go slow I fall behind The second hand unwinds
Une rencontre inattendue, une discussion qui les avait sans doute surpris autant l’un que l’autre. Tous les deux étaient les mêmes, mais chacun avait changé de look. Niamh avait coupé ses cheveux, ce qui lui allait très bien, alors que lui, il avait tout changé. « Complètement changée ?! Waw ! C’est un tournant dans ta vie pour tout changer radicalement ? Enfin… C’est souvent c’qu’on dit. Quand quelque chose change dans notre vie, on fait le tri ce que l’on est. On remet à neuf, que ce soit des effets personnels, une pièce, une chambre, des vêtements… Enfin, des trucs comme ça. » Les paroles de la jaune et noire l’atteignirent plus que ce qu’il aurait pu croire. Matrim n’avait pas vu les choses de cette manière. Lui, il ne cherchait qu’à lui plaire, qu’à attirer son attention. L’idée de vouloir “faire le tri” ne lui avait pas effleuré l’esprit, mais maintenant qu’elle en parlait, ça semblait bien logique. Après tout ce à quoi il était passé depuis l’an dernier ; sa peur constante, sa rechute, son séjour à Sainte-Mangouste puis l’histoire avec son père, il avait peut-être cherché à faire le tri de manière inconsciente. C’était une idée qui lui plaisait bien, mais toujours aussi secret qu’il l’était, Matrim n’allait certainement pas l’admettre à Niamh. « J’avais surtout envie de quitter le look Beatles. », dit-il en une tentative de blague recyclé de celle que Jaspe lui avait fait et qu’il avait réutilisée auprès de Cruz lorsqu’il lui avait demandé de l’aide pour changer de look. Le résultat actuel était loin de celui d’avant. Le changement lui plaisait grandement tout comme l’idée d’un nouveau Matrim. « C’est ce que tu voulais faire en changeant de coiffure ? », demanda le poufsouffle intrigué par la réponse de Niamh. Avait-elle dit ça parce que c’était ce qu’elle avait fait en se coupant les cheveux ? Voulait-elle oublier ce qui c’était passé dans la dernière année ? Matrim ne pouvait que comprendre son envie de tirer un trait sur le passé. Il était actuellement dans cette passe même si les événements vécus par les deux partis n’étaient pas exactement les mêmes.

Le jeune homme se surprit lui-même à lui proposer d’aller prendre un thé au salon de Madame Piedoddus. Un endroit plus chaud que la place centrale de ce village perdu dans l’hiver des hautes terres d’Écosse où le froid s’installait assez rapidement à cette période de l’année. Il avait proposé l’endroit sous prétexte qu’il n’aimait pas la bièraubeurre, mais c’était aussi parce qu’il n’avait pas envie d’aller dans l’atmosphère bruyant des Trois Balais. Il avait envie de continuer de discuter avec Niamh, pas lui crier par la tête pour finalement comprendre qu’une partie de ce qu’elle lui dirait. « Oh, c’est une bonne idée ! Ça fait longtemps que je n’y suis pas allée. Allons-y pour un thé ! » La réponse positive de la jeune femme l’enchanta. « Moi c’est le chocolat dont j’aime vraiment pas le goût. Tout le monde doit te tanner et te demander comment tu fais pour pas aimer ça, je présume ? », lui dit-elle en continuant sur sa confession concernant la bièraubeurre. Il ne savait pas trop comment il devait prendre l’information de Niamh, mais l’entendre lui raconter des choses sur elle plut énormément à Matrim. Il partageait sa personne, et elle en faisait de même. Il se sentait compris, d’une certainement manière. « Oui, on me demande. Il n’y a pas grand chose à dire à part que je n’aime pas le goût de cette boisson. Ça ne va jamais très loin. Je n’aime pas m’attarder sur la question qui ne mène nul part. » La réponse de Matrim était ni trop réfléchie, ni trop arrogante, mais pas très intéressante pour autant. Comme il l’avait dit, il n’aimait pas s’attarder sur ce qu’il n’aimait pas dans la bièraubeurre et ne demanda pas non plus à son interlocutrice ce qui lui déplaisait dans le chocolat. Les choses étaient juste comme ça. Aussi logique qu’il puisse être, Matrim était le genre de personne à ne pas s’attarder davantage sur ce type de question. Étrange alors qu’il cherchait sans cesse à disséquer tout le reste. Un peu comme le fait que Niamh ait froid aux mains et qu’il lui passe ses gants. Il l’avait fait juste comme ça, parce qu’elle avait besoin de se réchauffer alors que lui n’avait pas froid. Elle le remercia pour son geste, ce qui fit naître un sourire gêné chez le jeune homme qui n’était pas habitué à recevoir de la reconnaissance de cette manière, voir de la reconnaissance point. La brunette enfila les gants avant de s'enquérir de son état à lui. N’allait-il pas avoir froid maintenant ? « Ça va. Je vais les mettre dans mes poches le temps qu’on se rende. Ce n’est pas très loin et puis, je n’ai pas froid aux mains pour l’instant. », la rassura-t-il question qu’elle ne lui rende pas ses gants. Il glissa les mains dans ses poches de veste, comme il lui avait dit qu’il ferait, et marcha à ses côtés dans le froid hivernal jusqu’au salon de thé.

« Bonjour mes chéris, venez, ne restez pas dans l’entrée, il fait froid ! Vous arrivez pile à temps, j’ai une table qui vient juste de se libérer ! », les accueillit la propriétaire lorsqu’ils entrèrent dans sa propriété. Il s’agissait d’une dame d’un certain âge, aux cheveux grisonnants avec quelques rondeur qui faisait tout son charme. Elle leur adressa un grand sourire avant de leur faire signe de la suivre alors qu’elle se faufilait habilement, malgré sa corpulence pas particulièrement délicate, entre les tables. Matrim suivit Niamh qui s’engagea derrière la dame faisant bien attention à n’entrer en contact avec personne. Au bout d’un bon cinq minutes à zigzaguer entre les tables, les deux poufsouffles arrivèrent devant une table où la propriétaire les invita à s’asseoir. Le jeune prit place face à Niamh pendant qu’on leur donna un menu. « Vous êtes vraiment chanceux, ah la la ! Appelez-moi dès que vous aurez fait votre choix, d’accord ? Profitez bien de la tablée de l’amour oh oh oh ! » Sans doute qu’elle voulait être sympa, mais Matrim se sentit surtout mal à l’aise par ses paroles. Il ne résista pas au besoin de la corriger, supportant très mal qu’elle soit dans l’erreur à leur sujet. « Nous ne sommes pas des amoureux. », répliqua le jeune homme du tact au tact afin de remettre en place les choses tel qu’elles étaient. La serveuse ne releva pas, s’en allant en se dandinant, un drôle de sourir qu’il n’arriva pas à identifier collé sur les lèvres. Matrim jeta un coup d’oeil nerveux à la serveuse alors qu’elle s’éloignait. Ses derniers mots tournaient en boucle dans son esprit alors qu’il tentait d’en tirer le sens de ce qu’elle voulait dire exactement. Qu’est-ce qu’elle entendait par “tablée des amoureux” ? Pourquoi elle avait dit ça ? « Hem... Merci beaucoup, ça m’a sauvé les doigts ! » Niamh coupa ses réflexions en lui tendant les gants qu’il lui avait passé pour le chemin jusqu’au salon de thé. Matrim posa les yeux sur la jeune fille, évitant son regard, pour la première fois depuis qu’ils étaient entrés chez Piedoddus. Elle avait les joues vraiment très rouges. Il ne chercha pas plus loin que le froid de l’extérieur. S’il y avait une quelconque gêne chez la jeune femme, le poufsouffle n’était pas en mesure de le voir. Pour lui, tout se résumait à la première explication logique qui lui venait à l’esprit. Cette fois, c’était le froid. « Pas de soucis. », répondit-il à Niamh en récupérant ses gants. Leurs doigts se frôlèrent lors de l’échange ce qui déchargea un choc électrique le long du bras de Matrim. Le jeune homme retira précipitamment sa main, mal à l’aise du contact involontaire entre lui et la poufsouffle. Le regard braqué sur sa veste comme si c’était la chose à plus intéressante du monde, il ne regarda plus Niamh. Il détestait les contacts physiques, luttait contre l’envie de partir en courant alors que son coeur dans sa poitrine cognait comme s’il avait été face à quelque chose de très effrayant. Lorsqu’il eut terminé de se dévêtir, Matrim leva tout juste la tête pour voir que sa compagne s’était emparée du menu sur la table. Il allait devoir trouver une autre distraction pour occuper son esprit afin de lutter contre cette envie folle de remettre sa veste et partir sur le champ. Il commença à observer les gens présents dans le salon de thé. Des couples principalement. Collés les uns aux autres, se murmurant des choses à l’oreille ou se regardant comme si l’autre était une très belle chose. Un comportement qui avait toujours intrigué Matrim. Il avait bien tenté de faire comme tout le monde avec Lana lors de leur quatrième année, pour se sentir normal, mais ça n’avait rien donné. Il ne pouvait pas, lui, jouer les amoureux transit. Il ne pouvait pas toucher quelqu’un, ou être à l’aise assez près pour parler dans le creux de l’oreill ou encore croiser le regard de quelqu’un sans avoir l’affreuse envie de baisser les yeux vers ses chaussures ou de s’enfuire en courant. Il ne pouvait agir comme tout les autres pour la simple et bonne raison que lui, Harrison Matrim Sevenoaks-Newton, n’était pas comme tout le monde. C’était une réalité qu’il n’était pas prêt à accepter. Il avait besoin d’être comme les autres pour une fois dans sa vie. Il avait envie de l’être ! « Quel thé me conseillerais-tu ici ? Ça fait vraiment longtemps que je n’suis pas venue. », lui demanda Niamh rapportant son attention sur elle. Matrim commença par regarder le menu entre les mains de la jeune fille avant de lever les yeux jusqu’à son visage. Elle était jolie. C’était un fait qu’il était en mesure d’admettre, mais pourquoi il n’avait pas envie de la toucher ? Comme dans les livres d’amour qu’il avait lu, essayant du mieux possible de comprendre ce truc qui manquait dans sa vie à lui. Troublé par cette pensée, le sixième année la repoussa dans une partie de son cerveau, sans pour autant l’oublier, se concentrant sur la question de son amie. « Tout dépend de ce que tu aimes. Tu es plus thé noir très fort comme un irish breakfast, plus thé vert classique ou tu préfères les tisanes fruités ? Dans tous les cas, je peux te proposer quelque chose de bien, mais je préfère le faire selon tes goûts. », demanda-t-il profitant de la question pour éloigner son esprit le plus possible de cette réflexion sur l’amour qu’il s’était fait quelques secondes plus tôt. Parler était une bonne manière de se divertir. « Après, ça dépend aussi de ce que tu cherches comme propriétés. Pour se réveiller et s’énergiser avec de la caféine, je conseille le thé noir, un bon puerh ou encore un matcha qui sont ceux les plus stimulants. Personnellement, j’ai plus envie d’un thé blanc. Rien de tel que son goût légèrement sucré pour se réchauffer en cette journée froide. » Il aurait pu s’éterniser sur les propriétés des thés, un sujet directement en lien avec le cours de botanique qui était de loin son préféré de tous. Il ignorait si Niamh avait le même intérêt que lui pour le domaine et, suprennement, il n’avait pas envie de l’ennuyer si elle n’aimait pas. Encore une fois, cette remarque le fit se demander pourquoi il ne ressentait pas cet envie de la toucher comme les gens dans les livres lorsqu’un autre être humain leur plaisait. Tout ce truc de relations humaines allait le rendre dingue.

(c) DΛNDELION
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