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 fly until you crash (+ savannah)

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MessageSujet: fly until you crash (+ savannah)   Ven 8 Déc - 9:59


❝ fly until you crash ❞Savannah & CaseyQuand Casey émergea de son sommeil, son dortoir était entièrement vide. Loin de lui donner envie de se lever, elle s’enfonça encore un peu plus sous sa couverture, comme si elle pouvait disparaître parmi les draps et les oreillers. Elle avait redécouvert la douceur d’un vrai lit en arrivant à Poudlard, tout comme la possibilité de dormir sur ses deux oreilles sans avoir à s’inquiéter de quoique ce soit, bien que les premières semaines n’aient pas été si faciles qu’aujourd’hui. Il fallait dire qu’elle n’était pas passée par les familles d’accueil les plus douces, avec les enfants les plus avenants et les plus doux. Elle était bien souvent la plus jeune et le manque d’autorité ainsi que le cadre dans lequel ils vivaient tous, depuis plus au moins longtemps, faisaient qu’elle ne pouvait pas se permettre d’avoir le sommeil lourd. Alors qu’à Poudlard… C’était différent. Les menaces n’étaient pas les mêmes et les dortoirs restaient des lieux paisibles. Finalement elle se décida à quitter son lit douillet, non sans grommeler au passage, enfilant une tenue adéquate à un dimanche matin et se rendit dans la Grande Salle où l’attendait un petit-déjeuner qui faisait frémir son estomac d’impatience. Les doigts enroulés autour d’une tasse de chocolat chaud, appréciant la chaleur qui s’en dégageait, les yeux perdus dans le vague, plongée dans ses pensées, elle ne faisait pas attention aux élèves qui l’entouraient. Casey n’était pas, et de loin, une personne matinale. Ou, plus généralement, pas une personne qu’il fallait venir voir après son réveil, que ce soit le matin, en plein milieu de la nuit, ou après une sieste. Un certain temps lui était toujours nécessaire entre le moment où elle ouvrait les yeux et celui où elle était apte à ne plus envoyer bouler tout le monde d’un regard noir. Entre les deux, vous risquiez, au mieux, de vous faire royalement ignorer ou de recevoir un grognement en réponse. Au pire… Hé bien, ça dépendait. Pandora pouvait témoigner de sa mauvaise humeur. Bien que, franchement, elle l’avait cherché.

Son petit-déjeuner avalé, Casey nota seulement à cet instant le plafond magique qui renvoyait l’image d’un ciel d’un blanc presque laiteux. Un petit sourire étira ses lèvres et éclaira ses yeux. Ça sentait la neige, ça. Stimulée par cette simple idée, la jeune fille décida d’aller faire un tour à l’extérieur et alors qu’elle prenait la route de son dortoir pour y prendre une veste et une écharpe, histoire de ne pas finir en statue de glace, l’envie d’aller voler se mit à croître. Finalement, c’est une veste souple qu’elle enfila, un bonnet, des gants et une écharpe chaude puis c’est en direction du stade qu’elle se rendit. Depuis le début de l’année, elle faisait partie de l’équipe de Quidditch de Serdaigle - comment elle en était venue à s’inscrire pour les sélections, ça restait encore un mystère, elle n’avait toujours pas compris ce qui l’avait prise - et volait donc régulièrement du fait des entraînements. Leur premier match s’était d’ailleurs soldé par la victoire de sa maison, même s’il avait été dominé tout le long par les Serpentard. Une petite grimace la saisit à ce souvenir. Elle se souvenait encore de l’excitation quand elle avait marqué le tout premier but, pensant que ça annonçait une belle partie pour les Serdaigle, mais la suite l’avait détrompée. Au final, Casey était fière de son jeu à elle, et puis, ils avaient gagné c’était bien ce qui importait.

Parvenue aux vestiaires, la brune attrapa un des balais que l’école mettait à disposition pour les joueurs et pour les cours de Vol. Elle n’avait pas, comme certains, les moyens pour s’acheter son propre balai, mais s’était promis que ça arriverait un jour. Et puis, temps qu’elle pouvait voler. Une fois au milieu du stade, après un petit regard vers le ciel qui semblait alourdit par les nuages, elle frappa le sol de son pied et s’envola. Ça lui faisait toujours cet effet, le vol. L’impression que tout - ses problèmes, ses pensées parasites, ses inquiétudes, ses traumatismes, son passé, mais aussi les cours, les devoirs, les autres, bref, tout - restait au sol pendant qu’elle s’envolait, légère comme une plume, et c’était un des rares moment qui lui procurait une joie réelle, pas factice ni même fade. Et le Quidditch ne lui permettait pas de ressentir pleinement cette sensation puisqu’il fallait se focaliser sur un objectif. Il fallait vraiment qu’elle vienne ici plus souvent, le temps passait à une allure folle, la vue était magnifique et tout lui semblait soudain plus simple. Forcément, quand elle retrouva finalement la terre ferme, ce fut tout l’inverse. L’ivresse du vol disparue, elle se sentit un peu triste, ré-endossant tout ce qu’elle portait quotidiennement et s’apprêtant déjà à retourner dans le château, là où se trouvait tous ses camarades. Ou alors, elle pouvait faire cette balade dans le parc qu’elle avait initialement prévue ? Un petit flocon de neige l’arrêta alors qu’elle allait rentrer dans les vestiaires et lui fit lever les yeux au ciel. Elle adorait la neige et depuis que les beaux jours étaient passés, elle attendait avec une joie enfantine - qu’elle gardait pour elle évidemment - son arrivée. Toute à sa contemplation, elle ne se rendit compte qu’elle n’était plus seule que quand l’autre personne en question fut quasiment en face d’elle, sortant tout droit des vestiaires. Tournant la tête pour observer son camarade, son regard s’assombrit en reconnaissant Savannah Caldwell. Bon, et bien elle allait aller contempler la neige d’un autre point de vue, et tout de suite.
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MessageSujet: Re: fly until you crash (+ savannah)   Dim 17 Déc - 19:19


Casey & Savannah

Fly until you crash

Les entrainements de Quidditch sont mon rituel du matin et depuis notre défaite face à Serdaigle, qui, il faut bien l’admettre, est entièrement de ma faute, je mets un point d’honneur à redoubler d’effort pour devenir le meilleur attrapeur que cette école ait connu. Bien sûr, il me reste encore beaucoup de travail, c’est ma première année en tant qu’attrapeur et j’ai bien conscience que le chemin à parcourir est encore long avant que j’atteigne un niveau vraiment excellent, mais je crois vraiment en moi et en mes capacités, je sais que je peux y arriver si je m’en donne les moyens. Toutefois, lorsque je m’avance vers les vestiaires, une bouffée de nostalgie m’envahit. Avant, ce n’était pas seule que je faisais ce trajet mais en compagnie d’Isidore, mon plus fidèle allié, celui qui ne manquait jamais une matinée de travail tant il ressentait l’envie voire même le besoin d’entrer dans cette équipe avec moi. Nous avons passé toutes les premières années de notre scolarité à nous préparer d’arrache-pied pour les sélections, c’était comme si notre vie entière tournait autour du Quidditch. Il connaissait ma façon de voler par cœur et je connaissais la sienne tout aussi bien. J’étais sûre et certaine qu’il serait le nouveau capitaine de l’équipe et je me voyais déjà être son bras droit. Nous aurions formé un duo fabuleux. Et puis, le drame était arrivé, avec la perte de sa main, Isidore avait perdu l’envie et la confiance en lui qui le caractérisaient. Il n’est plus que l’ombre de lui-même désormais et il ne vient plus partager mes entrainements quotidiens. Bien sûr, je sais qu’il aime toujours autant le Quidditch, sinon il n’aurait pas sa place dans l’équipe et je suis persuadée qu’il s’entraine très souvent, sinon sa main n’aurait pas retrouvé sa mobilité aussi rapidement, mais en tout cas, s’il s’entraine, ce n’est plus avec moi et sa présence à mes côtés me manque cruellement, même un peu plus chaque jour. Pourtant, j’ai décidé de rester forte face à cette situation et je n’ai pas loupé un seul jour d’entrainement depuis ma nomination au poste de capitaine. Réussir le prochain match est primordial.

Pourtant, depuis le match, je dois admettre que mon envie de voler n’est plus la même. Bien sûr, ce n’est pas la victoire qui me pousse à aimer ce sport, bien au contraire, j’aime voler plus que tout, je me vois bien faire carrière dans ce sport et j’aime tout ce que le Quidditch a à m’apporter en termes de valeurs, de dépassement de soi, d’esprit d’équipe, d’adrénaline et de toutes ces choses qui font que j’adore ce sport plus que tout. Mais pénétrer sur ce terrain ces derniers temps me renvoie nécessairement à la culpabilité que j’ai ressenti en voyant Zach attraper le vif d’or alors que mon équipe menait largement le match jusqu’à présent. Bien sûr, je ne peux pas non plus m’en vouloir d’avoir été face à un attrapeur plus fort que je ne le suis, ce sont des choses qui arrivent, mais savoir que le match a été perdu par ma faute et uniquement par ma faute alors que les joueurs de Serpentard dominaient largement ceux de l’équipe adverse me laisse un goût amer qui rend mon entrée sur le terrain chaque jour un peu plus difficile. Beaucoup ont tenté de me rassurer, mais je ne sais pas s’ils le font par gentillesse ou s’ils ont vraiment envie de me soutenir. En tout cas, reprendre les entrainements avec l’équipe a été très dur pour moi parce que je ne savais pas comment j’allais bien pouvoir faire pour affronter leurs regards. Pourtant, je savais que je ne pouvais pas arriver devant eux en me positionnant en victime, que ce n’était pas cette image qu’un leader devait renvoyer. J’accepte mon erreur, mais je ne peux pas la laisser prendre la motivation et la bonne volonté que j’ai mis à l’ouvrage jusqu’à présent. J’espère simplement que le prochain match nous permettra de conjurer ce mauvais sort et que nous allons pouvoir enfin ajouter une victoire à notre tableau pour rester dans la course. Cette fameuse coupe, il nous la faut à tout prix et je suis totalement prête à me battre pour l’obtenir.

Dans les vestiaires, je me change rapidement et lorsque j’attrape le manche de mon balais, cette sensation familière me parcourt. J’ai hâte de voler, je le sens, c’est avec le sourire que je passe la porte des vestiaires mais ce sourire s’évanouit instantanément alors que j’aperçois la jeune fille brune debout, immobile, sur le terrain en face de moi. Sa présence ne devrait pas me déranger, m’entrainer alors que d’autres joueurs sont sur le terrain ne m’a jamais posé de problème et à en juger par la présence de cette fille seule, le terrain n’a pas été réservé par Serdaigle, je vais donc pouvoir voler quand même. Toutefois, j’admets qu’être confrontée à elle alors que je sais qu’elle ne peut pas m’encadrer est fortement déplaisant. Je ne sais pas ce qu’elle a contre moi et mes efforts pour tenter de le découvrir ont été vains jusque-là. J’ai cru comprendre que ça avait un rapport avec mon frère puisque tous les deux semblent se connaitre mais je n’ai pas non plus l’impression que Brooklyn porte vraiment cette fille dans son cœur. Pourtant, je ne peux pas en être sûre puisque mon frère a tendance à être désagréable avec tout le monde, que ce soit les gens qu’il aime et ceux qu’il déteste, difficile donc de cerner ce qu’il se passe vraiment entre eux. Tout ce que je sais, c’est qu’il s’est montré particulièrement fermé à la discussion lorsque j’ai tenté d’aborder le sujet la première fois et qu’il évite soigneusement d’en parler. L’occasion d’avoir le fin mot de l’histoire est trop belle, mais j’ai peur d’envenimer les choses. J’hésite un instant avant de m’avancer vers elle mais finis par prendre mon courage à deux mains. Je dois savoir. « Salut. Tu as fini de t’entrainer ou tu venais de commencer ? Ça ne te dérange pas si on partage le terrain ? » Entrée en matière classique qui devrait normalement être un bon moyen pour engager la conversation, je sais que je vais me faire jeter, je le sens et pourtant, c’est plus fort que moi, il faut que j’essaie.

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MessageSujet: Re: fly until you crash (+ savannah)   Lun 25 Déc - 23:43


❝ fly until you crash ❞Savannah & CaseyDurant une demi-seconde, même pas, Casey cru qu’Avalon se trouvait sur le terrain de Quidditch et s’apprêtait à la saluer poliment avant de retourner dans les vestiaires et lui laisser les lieux pour son seul usage ; puis elle nota la couleur qui régnait en maître sur la tenue de sa camarade ainsi que la blason, confirmant qu’elle avait en face d’elle celle des deux jumelles qui se trouvait à Serpentard et, manque de bol pour elle, celle des deux jumelles qu’elle appréciait le moins. Bien qu’elle n’ait jamais parlé à Savannah Caldwell et qu’elle n’ait partagé qu’un seul moment en tête à tête avec sa soeur. Son visage se ferma pourtant et le besoin impérieux de partir d’ici l’enveloppa toute entière. Savannah et Casey ne s’étaient jamais parlé, depuis cinq ans, à quelques mois près, que cette dernière foulait le sol de Poudlard, elles ne s’étaient jamais adressé la parole. En même temps, les trois premières années scolaires de la Serdaigle avaient été marqué par une guerre verbale qu’elle entretenait avec Brooklyn, aussi n’avait-elle aucun lien, de près ou de loin, avec aucune de ses soeurs. Mais même l’année passée, dans les cachots, elles n’avaient rien échangé, au contraire des deux amis d’enfance qui s’étaient rapprochés, se retrouvant et se soutenant face à l’adversité. Comme avant. Et après une rentrée où leur relation s’était apaisée en public, pour être constituée de hauts et de bas en privé, elle était revenue au point zéro, où ils s’ignoraient royalement. Le fait qu’elle soit au trente-sixième dessous depuis ce moment là lui donnait encore moins envie - moins que d’habitude, s’entend - de croiser Savannah. En fait, toute sa relation - ou non-relation peut-être - avec sa camarade était régie par celle qu’elle entretenait - ou n’entretenait plus, à la base - avec son frère adoptif.

Il y avait certaines choses sur lesquelles la brune n’avait aucune envie de se pencher ; la réponse à pourquoi n’aimait-elle pas Savannah Caldwell alors même qu’elles ne s’étaient jamais, au grand jamais, parlées et qu’elles n’avaient jamais rien fait qui puisse impacter l’autre, en faisait partie. C’est pour cela qu’elle était bien déterminée à l’ignorer alors qu’elle amorçait un pas pour retourner dans les vestiaires, coupée dans son élan par la Serpentard qui la salua avant de lui proposer gentiment de partager le terrain. N’importe laquelle de la plus primaire des objectivités aurait pu admettre sans mal que la capitaine de l’équipe de Quidditch de sa maison ne semblait ni malintentionnée, ni foncièrement méchante, n’avait en fait rien de l’attitude d’une personne qu’on déteste d’un simple regard. Mais Casey n’était pas franchement sujette à l’objectivité, c’était même tout le contraire, et son ressentiment actuel vis-à-vis de Brooklyn la replongeait dans ses vieux démons, ceux où elle haïssait la chance qu’il avait eue de tomber sur une famille aimante, une famille décidée à l’adopter ; où elle haïssait son abandon et son ignorance qui semblait si facile, comme si elle ne représentait rien à ses yeux, comme si leur amitié d’enfant et ce à travers ils étaient passés ne représentait rien ; où elle haïssait, par effet de ricochet, cette soeur qui semblait si proche de lui et qui partageaient avec le jeune homme tout ce que Casey aurait souhaité continuer à prendre part. En réalité, elle ne les avait jamais complètement effacé, ces vieux démons, ils dormaient toujours dans un coin, prêts à resurgir, comme cet été où l’inquiétude qu’elle ne croise sa famille adoptive se lisait clairement sur les traits de Brooklyn.

Alors qu’un flocon de neige fondait sur son nez, Casey se contenta de lui répondre, laconique, qu’elle ne comptait pas voler plus longtemps. Ce qui était vrai, sa séance était bel et bien terminée pour aujourd’hui, elle se sentait reposée et presque apaisée - du moins, c’était le cas il y a quelques secondes encore - mais même si elle avait voulu débuter, elle aurait préféré tourner les talons que se retrouver si proche de Savannah. Sa simple présence la mettait mal à l’aise et contribuait à lui rappeler, actuellement, tout ce à quoi elle ne pourrait plus aspirer comme relation avec Brooklyn. Je partais. Salut. Ni bonjour, ni merde, elle désirait plus que tout filer du terrain de Quidditch. Elle qui était venue ici pour se vider l’esprit allait repartir avec ses pensées encore plus alourdies.
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MessageSujet: Re: fly until you crash (+ savannah)   Sam 20 Jan - 15:39


Casey & Savannah

Fly until you crash

Le ton de Casey est presque aussi froid que la saison et si je pouvais, jusqu’ici au moins, douter de l’animosité de la Serdaigle à mon égard, désormais le doute n’est plus permis et je dois me rendre à l’évidence, cette fille que je n’ai jamais vue et à qui je n’ai jamais parlé ne me porte pas du tout dans son cœur et je ne comprends définitivement pas pourquoi. J’ai beau tourner et retourner dans ma tête d’éventuelles situations où nous aurions pu nous croiser et où j’aurais pu me montrer désagréable, même sans le vouloir, ça ne vient pas. La première fois que j’ai vu Casey ou en tout cas, la première fois que j’ai réellement noté sa présence parmi nous, c’était dans les cachots et autant dire que si elle m’en veut pour ça, c’est un peu débile parce que je n’étais pas du tout responsable de notre enfermement à tous et je l’ai subi à peu près autant qu’elle, donc franchement, je ne comprends pas pourquoi elle est aussi froide. Après, nous ne nous sommes plus adressées la parole et les rares fois où nous nous rencontrons, c’est lorsque nos équipes partagent un terrain le temps d’un entrainement. Il y a eu aussi le match bien sûr, mais comme nous l’avons perdu, je ne vois pas en quoi cette rencontre aurait pu l’énerver, bref, je suis complètement perdue et j’ai besoin de réponses. Va-t-elle accepter de me les donner ? C’est une autre histoire mais je sens que je ne vais pas être capable d’encaisser plus longtemps sa gueule d’enterrement à chaque fois qu’elle a le malheur de m’apercevoir. J’ai l’impression que ma tête ne lui revient pas ou quelque chose du genre, c’est tout simplement affreux. En plus, je n’ai pas l’impression qu’elle se comporte de la même manière avec Avalon qui fait pourtant partie de la même équipe qu’elle et qu’elle est donc amenée à côtoyer de manière nettement plus fréquente. Pourtant, si c’est une histoire de faciès, elle doit avoir du mal à nous différencier l’une de l’autre, donc si ce n’est pas mon physique, c’est forcément quelque chose que j’ai dû dire ou faire et il faut que je tire ça au clair. Peut-être aurais-je dû en parler à ma sœur au préalable, après tout, si elle connait Casey, elle a sûrement pu discuter assez avec elle pour en apprendre davantage alors que moi, tout ce que j’ai fait, c’est la croiser deux ou trois fois et réussir enfin à retenir son prénom, autant dire que ce n’est pas glorieux. Mais en même temps, pourquoi est-ce que ce serait à moi de faire des efforts face à une fille qui me déteste quasiment ouvertement ? En tout cas, l’occasion du jour est trop belle et contrairement à ce qu’elle a l’air d’imaginer, je n’ai aucunement l’intention de la laisser filer ou tout du moins, pas avant que je lui ai fait entendre ma façon de voir les choses, tout en essayant de rester la plus cordiale possible.

Je ne sais pas trop quoi lui dire, ni par où commencer mais elle s’apprête clairement à quitter le terrain alors je ne me prends pas le temps de réfléchir et je me lance, tout en ayant la très nette impression de me jeter la tête la première dans le grand bain où je n’aurais pas pieds alors que je n’ai pas encore pris la peine de me payer quelques cours de natation. « Tu plaisantes, tu viens juste d’arriver ? Ma présence te dérange à ce point ? » Je lui lance alors que mon cœur bat à vive allure. Je suis le genre de fille qui aime tout le monde, qui discute avec tout le monde et qui ne hausse quasiment jamais le ton. J’aime considérer que Poudlard est une sorte de grande famille où nous avons tous une place et qu’il faut simplement se tendre la main les uns et les autres et se guider mutuellement pour grandir et avancer. Nous arrivons tous à Poudlard avant de démarrer notre adolescence, on nous arrache à nos familles et on nous force à devenir des adultes beaucoup plus vite que des adolescents normaux qui auraient une scolarité normale et des parents constamment sur le dos. Abandonner mes parents et mes frères et sœurs est un déchirement permanent pour moi mais retrouver ma seconde famille, ici, à Poudlard, me permet toujours de me sentir mieux et ne pas être au cœur des conflits me convient parce que je ne pense pas que je supporterais d’être la mal-aimée de l’école. Bien sûr, il y a bien cette guerre qui m’oppose à Cruz et qui ne semble pas avoir de fin mais je sais qu’elle est légitime et puis au fond, si la jeune fille avait réellement besoin d’aide, je n’hésiterais pas à lui tendre la main parce que c’est comme ça que je fonctionne. Au moins, dans ce conflit qui nous oppose, je sais quelles en sont les causes et de quoi je suis coupable, même si je n’estime franchement pas être en tort. Avec Casey, les choses sont différentes, je ne vois pas pourquoi elle me déteste et cette incertitude me rend tout simplement malade. Pourtant, j’ai conscience que mon ton était peut-être un peu agressif alors je me reprends tant bien que mal. « Excuse-moi si j’ai l’air complètement à la masse mais j’ai du mal à comprendre ce que tu me reproches, on ne se connait même pas ! » Je ne sais pas si j’ai choisi la bonne technique mais au moins je tente ma chance, on ne pourra jamais me reprocher ça. « Si j’ai fait quelque chose qui t’a blessée, crois-moi j’en suis infiniment désolée, mais le mieux ce serait d’en parler, non ? » Je sais qu’elle va me répondre que non, qu’elle n’a pas envie de m’en parler et tout un tas d’autres trucs pas sympas sur un ton glacial mais je ne vais pas lâcher si facilement l’affaire.

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MessageSujet: Re: fly until you crash (+ savannah)   Dim 21 Jan - 20:15


❝ fly until you crash ❞Savannah & CaseyÇa avait été dur de découvrir que Brooklyn était un sorcier qui allait désormais étudier dans la même école qu’elle, après des années sans aucune de nouvelles de l’autre ; ça avait été pire de comprendre qu’il l’ignorait et qu’elle l’indifférait ; ça l’avait été encore un peu plus quand elle avait appris son lien de parenté avec les jumelles Caldwell, faisant désormais partie d’une famille, d’une vraie famille, qui vivait toujours à Oxford, et que ce nouveau départ lui avait suffit pour l’oublier, elle. Lointaine spectatrice du bonheur familial dans lequel il avait évolué ces dernières années, Casey s’était prise d’une inamitié croissante à l’encontre de Savannah qui se trouvait dans la même maison que lui et qui lui avait toujours semblé être celle des jumelles qui était la plus proche de lui. C’était irrationnel : elles ne partageaient aucun cours, aucune pièces de vie autre que la Grande Salle, ne se croisaient que très rarement, n’avaient pas d’amis en commun ; il n’y avait donc aucune raison tangible pour que Casey la déteste autant. Mais il y avait Brooklyn et leur relation de frère et soeur qui faisait grincer des dents la jeune femme. Avec les cachots, il avait fallut laisser ses rancoeurs de côté, et si cette période avait eu pour effet de réconcilier Brooklyn et Casey, ça n’avait pas rapproché pour autant la Serdaigle et Savannah. Tout était encore à l’identique après ça, bien que le fait de retrouver un semblant d’amitié avec le jeune homme lui fasse oublier ces rancunes si profondément ancrées. Oublier étant un bien grand mot puisqu’il avait simplement fallut que le Serpentard lui tourne le dos, encore, pour qu’elles reviennent à la surface, et qu’elle voit de nouveau en Savannah Caldwell celle qui avait, en quelque sorte, prit sa place. Elle ne savait pas si cette dernière savait que Casey et Brooklyn avaient grandi et affronté des violences semblables ensemble. Elle n’avait jamais posé la question au jeune, et il était désormais un peu tard pour le faire.

La brune aurait pu simplement continuer à l’ignorer, tourner définitivement les talons après son “salut” glacial, rejoindre les vestiaires et laisser cette brève rencontre se dissoudre dans son esprit, mais l’interrogation de Savannah la stoppe en plein élan et elle est définitivement clouée sur place par les excuses qui suivent, quelques secondes après seulement. Il est assez facile d’ignorer quelqu’un qu’on ne porte pas dans son coeur, voire de le détester, le tout en silence, de loin, comme une rancoeur qu’on couve chaque jour. Mais ça devenait tout de suite bien plus compliqué quand on se retrouvait face à l’objet de cette rancune et que cette personne se montrait parfaitement aimable, balayant d’un souffle toutes les maigres raisons qu’on avait de ne pas l’aimer et de lui faire porter le poids de quelque chose dont elle n’était, au fond, pas du tout coupable. Bien sûr, Casey n’avait absolument pas conscience de tout ça, mais elle se retrouvait désarconnée par le ton presque gentil qu’utilisait Savannah pour lui demander ce qu’elle lui avait fait. C’était bien plus simple de se montrer froide et glaciale avec quelqu’un qui s’énervait en face de vous. Bien plus simple. Que lui répondre ? Il était absolument hors de question qu’elle mentionne Brooklyn et ce feu qui la dévorait de l’intérieur depuis sa première année ici, encore moins depuis que le Serpentard avait choisi de ne plus lui parler et de l’ignorer à nouveau. Je préfère voler seule. La stricte vérité qui lui permettait d’éluder savamment sa question.

Mais que répondre au reste ? Qu’elle la détestait d’avoir Brooklyn dans sa vie, d’avoir pu grandir avec lui, de l’avoir vu intégrer sa famille alors qu’il l’abandonnait, elle, dans leur petite banlieue pleine de mauvais souvenir ? Qu’elle la détestait d’être proche de lui alors qu’ils n’avaient fait que s’insulter dans les couloirs, entre deux cours, pendant trois ans ? Qu’elle la détestait parce que, elle, il ne la tenait pas à l’écart de sa vie ? Non. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne se l’était déjà pas complètement avoué à elle-même, se disant qu’elle trouvait Savannah trop ci, Savannah trop ça ; alors que, une fois en face d’elle, réellement en face d’elle, pour la première fois en cinq ans, elle était obligé d’enterrer, avec toute la mauvaise foi dont elle pouvait faire preuve, le fait qu’elle avait l’air particulièrement sympa. Elle lui proposait même de parler de ce qui avait pu la blesser. Ravalant un rire nerveux, Casey la dévisagea. Il était inconcevable qu’elle se confie, alors encore moins à Savannah. Non, ça ira. Pour quoi faire, de toute façon. Ça n’était plus comme si il y avait quoi que ce soit à faire avec son frère. Non, tout ça était terminé, il fallait qu’elle laisse cette page derrière elle, qu’elle oublie Brooklyn et tout ce qui allait avec. Ce qui voulait dire oublier Savannah, cette vieille rancoeur jamais effacée. Redevenir indifférente. Je ne suis simplement pas à l’aise en ta présence. Casey lui donnait un élément de réflexion, misant sur le fait que ça lui suffirait pour cogiter et qu’elle se satisferait de cette réponse revêche. N’importe qui se serait déjà arrêté après s’être heurté à son ton glacial, mais il fallait des fois en rajouter une couche. C’était dommage, au fond, cette histoire, quand on savait qu’elles possédaient toutes les deux un don complémentaire, qui ne pouvait s’augmenter que par la pratique.
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