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 A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

Arrivé(e) le : 13/01/2017
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MessageSujet: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Mar 28 Nov - 20:25

A rock of reason admidst seas of insanity
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Nothing ever happens
Il était revenu. Principalement parce qu’il n’avait pas le choix. Pour combien de temps… ? Il n’en avait aucune idée. Dans tous les cas, il n’aurait pu se résoudre à laisser Megan errer seule dans les bois… Et il était là, les bras ballants, à se demander ce qui l’empêchait de retourner à nouveau à la frontière du village, de marcher quelques kilomètres en longeant la forêt par l’est, et à transplaner une fois qu’il aurait atteint la limite du domaine. Il avait été convoqué à son retour, et le professeur Burgess n’y avait pas été de main morte avec sa punition. Mais il avait tu ses projets de fuite, et s’était contenté de les laisser croire qu’il avait simplement passé une nuit à l’extérieur. Quelques jours s’étaient écoulés, et la routine reprenait son cours : depuis quelques jours, il avait cessé de venir en classe, et ses pas le guidaient inconsciemment vers la forêt. Convaincu qu’il devait dépasser ses limites, il guettait alors le danger, attendant qu’il jaillisse des fourrés pour le plaquer au sort, le forcer à se débattre, à contraindre cette main inactive à se mouvoir pour le défendre. Ça n’avait plus de sens. Rien n’en avait. Les excuses du directeur lui semblaient bien risibles, et seul l’entraînement était parvenu à le stimuler davantage pour lui donner envie de s’investir un tant soit peu. Mais il y avait ceux qu'il laissait derrière lui, et qui demeuraient, malgré tout, un point d'interrogation qu'il ne pouvait négliger. Halloween laissait des souvenirs âpres, et une certaine amertume. Une certaine excitation l'avait parcouru, lorsqu'il avait eu l'impression de recouvrer ses sens, mais les jours étaient passés, et le retour à la réalité était désagréable. Spencer dont l'état n'allait pas en s'arrangeant. Sa soirée d'horreur avait l'air de s'être révélée particulièrement éprouvante, ce qui n'aiderait probablement pas son cycle de sommeil. Alors ce n'était pas le moment de lui parler de sa fuite… Et en ce qui concernait Savannah, tout était encore trop compliqué. Tout était toujours compliqué. Même s'il se surprenait à se torturer à propos du moment qu'ils avaient passé à leur retour de la cabane hurlante, se surprenant à espérer… Et Octavia, dont il était parvenu à saisir la douleur, l'angoisse qui animait son visage au cours de cette soirée funeste. Il ne la connaissait pas tant que ça... pas du tout, à vrai dire. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de se questionner sur son état d'esprit.

Et puis… il y avait eu Cruz. Cruz qui avait donné sa vie pour qu'il vive. Le savait-elle ? Avait-elle deviné bien avant lui qu'ils avaient affaire à une supercherie ? Leur échange furtif de mots lui avait laissé présager le contraire : elle semblait bouleversée. Et lui… il était complètement désorienté. Ça c'était peut-être passé dans une autre réalité, une à laquelle leurs corps physiques n'avaient pas participé, mais il ne pourrait oublier cette décision qui était la sienne. Au contraire, ça le hantait, le poussait à tout revoir, tout considérer. Il y pensait constamment, tentant de démêler les fils de cette macabre histoire, et toujours sans comprendre. Pourquoi ? Quelque part, sa décision le révoltait : ce sacrifice ne rimait à rien. Aurait-elle réellement été prête à tout gâcher pour lui ? Ça n'avait pas de sens, c'était elle qui aurait du continuer. Pas lui. Certes, le poids de cette décision était accablant, mais elle était forte ! Elle aurait pu le surmonter, et s'engager dans ce à quoi elle était destinée. Alors… ils avaient prévu de se retrouver, pour aborder le sujet. Comme si c'était censé être facile, tiens donc ! Il allait se retrouver comme le dernier des demeurés, à demander à une amie chère ce qui diable avait pu lui passer par la tête lorsqu'elle s'était imaginée que mourir pour le laisser vivre avait pu être une bonne idée. Et… une petite voix lui susurra quelque chose, avec insistance. Et s'il le lui demandait ? De partir maintenant, avec lui. Les chemins de campagne n'étaient pas loin de la frontière. Elle n'était pas Megan, et était suffisamment autonome pour se débrouiller, lorsqu'ils seraient confrontés à ce Londres trop tintamarresque, trop tapageur. Ils préviendraient Spencer et Victoire une fois sur place, et improviseraient ensuite. Mais non. Ça n'arriverait pas. Elle n'avait absolument pas besoin qu'il la tire vers le bas à nouveau.

Il était arrivé le premier, ses mains enfoncées dans les poches de son blouson, scrutant le lointain avec une certaine détermination. Il se fuyait lui-même, c'était l'option la plus vraisemblable. Le vent soulevait ses mèches de cheveux qui lui brouillaient le regard, et il se concentrait alors sur les phalanges tremblantes de sa main métallique : depuis Halloween, ça arrivait qu'elles aient cet effet-là. Ça ne durait pas longtemps, mais c'était curieusement revigorant. Il n'eut pas besoin de tourner la tête pour se rendre compte que Cruz l'avait rejoint. Il demeura silencieux quelques secondes, et lui fit face. "T'as l'air soucieuse. Je t'ai connue plus enjouée." commenta-t-il, d'un ton neutre, d'un calme olympien qui le surprit lui-même, presque ironique. Bien sûr que ça n'allait pas, lui non plus, et à ce rythme, plus personne. L'air balaya les herbes hautes, tandis qu'ils se faisaient face, sans doute réfléchissant à comment lancer le sujet, sans laisser leurs caractères impétueux prendre le dessus. A nouveau, il posa les yeux sur elle, presque désolé. "Qu'est-ce qui t'a pris, Cruz ?" Il ignorait si elle avait une réponse à lui donner. Il ne savait même pas s'il y en avait une qui était susceptible de faire l'affaire, il était plutôt tenté de répondre par la négative. Mais ils ne pouvaient pas faire semblant éternellement.
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Mer 29 Nov - 0:14

A rock of reason amidst seas of insanity

feat. Cruz & Izzie

Enfin ... il lui avait enfin donné signe de vie après tout ce temps. Il avait bien fallu attendre une bonne semaine avant qu'un mot d'Isidore Vayne ne soit délivré à Cruz par son fidèle Obscur. Une semaine, cela représentait un temps très court pour la plupart des gens. Mais, pour l'Espagnole, ces sept jours équivalaient bien à un mois entier sans nouvelles de celui pour qui elle avait choisi de donner sa vie. Pendant un temps, la jeune femme s'était même demandée si le Serpentard n'avait pas tout bonnement et simplement disparu. Elle ne le croisait pas dans la salle commune, ni dans les couloirs, pas plus qu'elle ne le voyait en cours. A croire qu'Isidore avait fait exprès de l'éviter. Et elle, Cruz Rosewood, pendant tout ce temps elle s'était imaginée mille et une choses. Que le jeune homme lui en voulait par rapport à la décision qu'elle avait prise, par exemple. Qu'après lui avoir supplié de donner son nom à la voix, il s'était vexé de voir la jeune femme faire exactement l'inverse de ce qu'il lui disait. Ou alors peut-être qu'il allait vraiment mal et qu'il n'était pas en état d'avoir une discussion avec elle. Ou alors ... peut-être qu'il aurait préféré que Cruz reste morte. La jeune femme avait envisagé ces trois possibilités avec la même probabilité. Un esprit torturé faisait décidément bien peu preuve de logique.

L'endroit où Cruz avait le plus croisé Isidore, ces derniers temps, s'était ses cauchemars. Ou plutôt, son cauchemar car la Serpentard faisait toujours exactement le même rêve et se réveillait toujours au même moment. La jeune femme revoyait sans cesse la scène de sa mort fictive. Mais, contrairement à ce qui s'était passé lors de la soirée d'Halloween, il n'y avait pas seulement Isidore dans la pièce : l'Espagnole reconnaissait Madison, Ashley, Edward, Narcissa, Anoushka, une femme qui ressemblait à Cruz et un homme au visage dissimulé, qu'elle identifiait comme ses parents. Tout ce beau monde tournait autour d'elle, le regard empli de haine. Ils lui répétaient qu'elle était insignifiante et qu'elle avait échoué à devenir importante, que c'était normal si personne n'avait jamais voulu d'elle, qu'elle était pitoyable. Ensuite, la prothèse d'Isidore se mettait en mouvement et venait lui serrer la gorge. C'est à ce moment qu'elle se réveillait, toujours, le front trempée de sueur et le cœur battant à cent à l'heure. Un horrible cauchemar qui n'avait en rien aidé à faire disparaître les tourments intérieurs qui agitaient Cruz. Heureusement, cette dernière avait croisé Casey lors d'une de ses rondes nocturnes. Ce qui s'annonçait au début comme une simple ballade s'était en fait transformé en une véritable thérapie, pour l'une comme pour l'autre. La Serdaigle s'était révélée être une confidente idéale et Cruz avait pu se laisser aller à exprimer tout ce qu'elle ressentait suite à cette soirée. Les deux jeunes femmes s'étaient trouvé énormément de points communs durant cette soirée, allant bien au delà de l'événement d'Halloween. Cruz avait alors réussi à parler de son passé, qui n'était pas étranger à la décision qu'elle avait pris de se sacrifier pour Izzie. Mettre des mots sur tout cela avait réussi à apaiser la jeune femme. Ses cauchemars s'étaient alors un peu espacés mais n'étaient pas disparus pour autant.

Cruz avait donné rendez-vous à Isidore sur les Chemins de Campagne, non loin de la Cabane Hurlante qui avait été le théâtre de cette horrible mascarade. Elle avait choisi ce lieu car il était peu fréquenté des élèves de Poudlard, surtout en cette période de l'année où l'air se rafraîchissait de jour en jour. La jeune femme ne voulait pas qu'on puisse espionner sa conversation avec Isidore ni qu'on puisse analyser ses réactions. Ce qu'ils allaient se dire relevait de l'ordre du privé et pour rien au monde la Serpentard n'aurait aimé entendre des rumeurs à ce sujet dans la salle commune ou dans les couloirs du château. Après avoir guidé les élèves de sa maison jusqu'à Pré-Au-Lard, en bonne préfète, Cruz se dirigea vers le lieu du rendez-vous. Elle était un peu en retard car un élève de troisième année avait, comme par hasard, perdu son autorisation de sortie. Cela avait donc été toute une histoire pour faire comprendre au garçon qu'il ne pourrait donc pas aller à Pré-Au-Lard cette fois-ci. Saleté de marmots. Chaudement habillée d'un gros pull gris par dessus lequel elle avait enfilé un blouson bordeaux, Cruz se félicitait d'avoir préféré le confort et la chaleur plutôt que le sens esthétique. De toute façon, elle n'avait pas convoqué Izzie pour lui faire la cour.

Enfin, elle l'aperçut. C'était comme une apparition, comme s'il ne pouvait pas réellement être venu pour elle. La jeune femme avait tellement perdu l'habitude de le voir, de lui parler. Pourtant ça ne faisait pas si longtemps que ça, mais c'était un soulagement de le voir. Isidore observait l'horizon, perdu dans ses pensées. Il semblait aller aussi bien qu'on le pouvait dans les circonstances, mais ce n'était pas facile à d'en être sûre d'aussi loin. Lorsque Cruz se rapprocha, le jeune homme se retourna enfin. Il l'avait sûrement entendu arriver. Il avait les traits tirés, le front soucieux, le teint pâle : non, définitivement il n'allait pas vraiment bien. Même si le ton de ses courriers le laissait deviner, c'était encore plus frappant en vrai. "T'as l'air soucieuse. Je t'ai connue plus enjouée." Cruz ne répondit pas. Elle savait qu'elle portait sur elle la marque de ses tracas nocturnes. Des cernes avaient commencé à se former sous ses yeux et son teint n'était pas aussi lumineux que d'habitude. Ses yeux avaient perdu leur lueur habituelle et il lui semblait même qu'elle avait un peu maigri. La jeune femme se força à sourire à son camarade, même si elle lui en voulait un peu de son silence des derniers jours. Il ne fallait pas qu'il s'inquiète pour elle, c'était vraiment la dernière chose que Cruz voulait. Elle allait survivre, comme d'habitude : pas de quoi en faire une montagne. "Qu'est-ce qui t'a pris, Cruz ?" Lui demanda Izzie d'un air désolé. Nous y voilà donc, dans le vif du sujet dès le début de la discussion. Cela avait le mérite d'être clair et, après tout, il était inutile de tourner autour du pot. C'était pour parler de ce qui s'était passé dans cette pièce qu'ils s'étaient donnés rendez-vous, c'était donc de ça qu'ils allaient parler. Ce n'était pas comme si Cruz attendait ce moment depuis plus d'une semaine. Mal à l'aise, la jeune femme répondit en jouant avec sa natte. "Je devais faire un choix sinon nous allions mourir tous les deux, tu le sais. J'ai fait ce qui devait être fait". Le ton était blasé, presque comme si ce n'était pas vraiment arrivé. Comment arriver à expliquer à Isidore tout ce qu'elle avait dit à Casey, quelques jours plus tôt ? Comment lui expliquer les raisons de son choix sans passer pour une faible ? Et surtout ... Comment arriver à lui faire comprendre qu'il avait au moins autant de bonnes raisons de vivre qu'elle, si ce n'est bien davantage ?

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Jeu 30 Nov - 23:09

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"Je devais faire un choix sinon nous allions mourir tous les deux, tu le sais. J'ai fait ce qui devait être fait" Il se figea, et la dévisagea comme si ce qui venait de sortir de sa bouche n’était qu’une immense absurdité, et bien loin de le satisfaire. Elle ne comprenait pas. Il ne comprenait pas. Ils ne se comprenaient pas, et ils tentaient de trouver un sens, d’expliquer comment dans une illusion d’un réalisme hallucinant, au fait qu’elle ait préféré donner sa vie pour lui. Il porta ses mains à son visage, et étira ses joues, comme si ce geste lui permettrait de se réveiller, ou de se rendre compte qu’elle n’était pas sérieuse, qu’elle plaisantait. Mais son air grave ne trompait pas : chacune de ses paroles avait été choisie scrupuleusement, et faisait sens, petit à petit. Elle y croyait, bon sang elle y croyait ! Il avait envie de la secouer par les épaules, de la forcer à le regarder jusqu’à ce qu’elle comprenne enfin à quel point ce dont elle se persuadait était inconcevable. Les souvenirs lui revenaient en mémoire, progressivement. Le retour dans l’ascenseur, sans elle. La sensation dévorante de la solitude, le sentiment de faute qui lui avait broyé les épaules. Octavia qui les rejoignait, avec ses propres angoisses, et la vision de ses camarades assassinées par leur bourreau. Perrin dont l’âme était transférée dans un corps qui n’était pas le sien. Ses doigts de métal qui tombaient les uns après les autres, après que la lame les ait sectionnés, le laissant à nouveau plus vulnérable que jamais. Pendant tout ce temps, on s’était joué d’eux, on leur avait fait croire qu’ils étaient en sécurité, pour pouvoir mieux les piéger, les forçant à s’agglutiner comme des rats que la fumée d’un feu aurait contraints à se retrancher dans un coin exigu. « Et c’est quoi qui devait être fait, hein… ? Te tuer ? T’es consciente que ce que ça voulait dire, au moins… ?! C'était pas le moment de jouer les héroïnes, Cruz !» s’emporta-t-il malgré lui, laissant entrevoir une certaine amertume. Les mots sortaient tout seuls, sans mesure ni filtre, mais il ne parvenait à les arrêter, laissant leur flot s’écouler sans pouvoir le contrôler. La suite était logique, et aisée à deviner. Mais si c’était le seul moyen pour qu’ils arrivent à mettre des mots sur ce qui leur était arrivé, alors il n’y avait pas d’alternative.

Il soupira, toujours agité, tandis qu’il passait une main dans ses cheveux, et appuyait l’autre contre son front, comme si cela pouvait lui permettre de trouver une interprétation possible, quelque chose qui ferait sens. Mais non, rien ne venait, et elle demeurait discrète, impassible, énigmatique. Il ne parvenait à lire en elle, et en éprouvait une douleur mordante. « Le choix, il était clair… t’aurais du m’écouter. On a de la chance que ce soit qu’une de leurs conneries, bordel ! C’est toi qui aurait du continuer, et tu le sais ! Qu’est-ce que j’aurais du faire s’il t’était arrivé quelque chose, HEIN ? » Il s’emportait peut-être outre mesure, mais la question était légitime. Il lui avait donné ses instructions, au cas où il aurait du mourir. Mais en ce qui la concernait… à qui s’adresser ? Qui était sa famille ? Il savait qu’elle était amie avec Narcissa, avec Edward… mais elle n’avait pas qu’eux, tout de même. Et le brillant avenir auquel elle se préparait… non, c’était trop de gâchis. C’était une décision irréfléchie, forcément prise sur un coup de tête, et il ne pouvait s’empêcher de s’en formaliser, voire de s’en révolter. Elle n’avait pas besoin de ça, pas de besoin de ressentir son désarroi. Mais il avait besoin de comprendre ce qui avait pu lui passer par la tête pour en arriver là… Mais force était de constater qu'il en était incapable, que toute la dimension de ce qui s'était passé dans cette fichue cabane, ou dans leurs têtes, lui était à jamais insaisissable. Une nouvelle raison pour l'encourager à définitivement mettre les voiles hors de ce château de malheur... Pourquoi fallait-il que le sort de certains de leurs occupants soit à ce point important pour l'en dissuader ? Il aurait presque préféré pouvoir y être insensible. Ça aurait probablement évité bien des ennuis, même si c'était cruel de penser de cette manière... A la place, il régissait immédiatement, obéissant aveuglément à ce que ses émotions, traîtresses, lui dictaient. « J’aurais pas supporté que tu fasses un truc pareil. » ajouta-t-il, d’un ton plus adouci, mais ferme néanmoins, la toisant avec attention. Il n’aimait pas spécialement se montrer aussi acerbe alors qu’elle semblait à bout, elle aussi… il savait que sa décision n’avait pas du être facile, que son poids était incommensurable, et qu’au fond, elle devait en mesurer le sens malgré tout. Mais il ne pouvait pour autant l’accepter, même si ça impliquait de se confronter à nouveau, dans la colère et l’indignation, dans le dépit, dans le chagrin.
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Ven 1 Déc - 19:59

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« Et c’est quoi qui devait être fait, hein… ? Te tuer ? T’es consciente que ce que ça voulait dire, au moins… ?! C'était pas le moment de jouer les héroïnes, Cruz ! » La jeune femme ouvrit des yeux ébahis. Elle était loin d'imaginer que les quelques mots qu'elle venait de prononcer auraient cet impact sur Isidore. Pourquoi s'énervait-il autant ? Pourquoi n'était-il pas juste content que tout cela ne soit qu'une illusion, qu'il n'y ait pas eu de conséquences ? Cruz s'était doutée qu'il pouvait potentiellement lui en vouloir un peu, mais de là à s'emporter autant contre elle. Passé le moment de surprise face à la réaction sanguine du Serpentard, ses mots prirent sens dans l'esprit de l'Espagnole. Il lui reprochait .... d'avoir pris ça à la légère ? D'avoir voulu se faire mousser en sauvant Izzie ? C'est ce qu'il insinuait ? Qu'elle avait simplement fait ça pour sa gloire personnelle ?! La jeune femme voulait à tout prix éviter de s'engueuler encore une fois avec son ami, mais elle ne pouvait pas ne pas réagir à ses accusations. Il savait très bien qu'elle ne faisait jamais de choix à la légère, jamais. Et c'était bien la pire des hypocrisie que de lui dire ça alors qu'Isidore lui-même avait voulu jouer les héros en la suppliant de se sauver en le sacrifiant. Les poings serrés, Cruz releva la tête pour soutenir le regard furibond d'Isidore. « Tu crois que ça a été facile pour moi ?! Que j'ai fait ça par plaisir, pour m'amuser ?! Est-ce que tu te rends compte de la torture que ça a été de t'entendre me supplier de les laisser te tuer ? Tu penses franchement que je pensais à moi à ce moment là ?! » Quel idiot, quel imbécile. Pas étonnant qu'il se soit rapproché de Keagan ces derniers temps, ils faisaient bien la paire ces deux là. A se demander pourquoi Cruz avait tant cherché à parler au Serpentard : la dernière chose dont elle avait besoin en ce moment, c'était bien ses reproches.

« Le choix, il était clair… t’aurais du m’écouter. On a de la chance que ce soit qu’une de leurs conneries, bordel ! C’est toi qui aurait du continuer, et tu le sais ! Qu’est-ce que j’aurais du faire s’il t’était arrivé quelque chose, HEIN ? » Isidore se laissait de plus en plus gagner par la colère, en proie à une agitation grandissante. Le ton montait entre les deux Serpentards et Cruz se mentirait à elle-même si elle disait qu'elle ne s'y était pas attendue. Cela avait toujours été comme ça, entre eux. Ils plaisantaient, se cherchaient mais dès que la conversation devenait sérieuse, ils ressentaient le besoin de s'affronter. C'était viscéral, la rage intérieure de l'un ne pouvait ignorer celle de l'autre. Ce n'était pas anodin si Cruz avait choisi un endroit à l'écart des badauds pour cette rencontre : elle savait que des éclats de voix allaient se faire entendre. La jeune femme supportait de moins en moins d'être la cible des reproches d'Isidore. Elle était fatiguée par son emploi du temps surchargé et ses nuits agitées, tout ce qu'elle voulait c'était un peu de répit. Mais non, lui il était là, à continuer de lui faire la leçon. Et sur quels arguments, s'il vous plaît ? De quel droit avait-il proclamé le fait que sa vie valait moins que celle de Cruz ? Que son choix était meilleur que celui de la jeune femme ? C'était justement parce qu'elle savait ce qu'elle aurait dû faire s'il était arrivé quelque chose à Izzie qu'elle avait souhaité qu'il ne lui arrive rien. Si c'était à refaire cent fois, elle referait cent fois le même choix. Il ne pourrait pas la convaincre du contraire, jamais. Les yeux brillants de rage, la jeune femme avança en direction du Serpentard. La coupe commençait à être pleine et il s'en fallait de peu pour qu'elle ne déborde. « Et moi, tu as pensé à ce que j'aurais dû faire ? A ce que j'aurais dû dire à ta mère ? Que j'avais tué son fils, pour sauver ma peau ? Et de quel droit ?! De quoi droit aurais-je pu arracher un fils à sa mère ? Tu as pensé à elle ?! Aux gens qui t'aiment ?! Il était hors de question que je brise toutes ces vies ! » Comment pouvait-il se montrer aussi autocentré, aussi égoïste ? Il avait la chance d'être entouré, d'avoir une famille et des amis. Voire même une presque petite amie, si on comptait Savannah. Et il voulait tout gâcher pour sauver Cruz ? L'Orpheline qui n'avait rien à perdre ? C'était franchement aberrant. Et le pire, c'est qu'Isidore semblait persuadé qu'il avait raison et que le choix le plus logique aurait été de l'éliminer. La jeune femme ne comprenait pas, elle avait été à mille lieux de penser qu'il était à ce point énervé par la décision qu'elle avait prise. Comme si c'était grave, qu'elle meurt.

« J’aurais pas supporté que tu fasses un truc pareil. » Ajouta le Serpentard, d'un ton un peu plus posé. Il la dévisageait et Cruz mettait un point d'honneur à soutenir ce regard toisant. S'il était persuadé d'avoir raison, la jeune femme n'en était pas moins certaine du contraire. Elle croisa les bras sur sa poitrine et inspira un grand coup. Il fallait qu'elle se calme, que la tension entre eux redescende. Ils en étaient presque venus aux mains, à l'instant, et le risque qu'ils franchissent cette limite n'était pas écartée. Cruz était convaincue qu'elle avait moins de raisons de vivre que lui et elle était prête à soutenir ses convictions jusqu'au bout. Cette idée que sa mort n'aurait dérangé personne était tellement ancrée en elle que Cruz en faisait une vérité absolue. Elle ignorait pourquoi Isidore semblait intimement persuadé du contraire mais elle n'allait pas tarder à le découvrir. « Je ne vois pas pourquoi. » Se contenta de répondre la Serpentard, butée. Non, elle ne voyait vraiment pas pourquoi il n'aurait pas supporté qu'elle se sacrifie. Ce n'était pas comme si quelqu'un se souciait d'elle après tout. Elle était certaine que sa décision était la meilleure et c'était cette certitude qui lui permettait de tenir encore debout, là, devant Isidore. Et bon courage à celui qui tentera de lui en faire démordre.

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Dim 3 Déc - 15:53

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« Tu crois que ça a été facile pour moi ?! Que j'ai fait ça par plaisir, pour m'amuser ?! Est-ce que tu te rends compte de la torture que ça a été de t'entendre me supplier de les laisser te tuer ? Tu penses franchement que je pensais à moi à ce moment là ?! » Ça devenait complètement disproportionné. Mais c’était lui qui avait allumé le feu, et voilà qu’il prenait, avec bien trop d’ardeur pour que l’un d’eux puisse l’éteindre. Il ne savait pas ce qui le mettait le plus en colère : de savoir qu’en effet, elle avait raison, et ce choix était trop difficile à faire, et qu’aucune issue n’était la bonne. Il n’y avait pas de bonne solution. Il n’y avait pas de coupable auquel s’en prendre, si ce n’était les dingues qui les avaient envoyés à l’abattoir. Cruz n’y était pour rien, mais qu’était-il censé faire ? La remercier de son sacrifice ? La féliciter pour avoir donné sa vie pour qu’il vive la sienne ? Non, bien sûr que non. Il demeurait persuadé qu’il s’agissait de la pire erreur qui soit. Il ne comprenait toujours pas la raison de son geste, même si elle le justifiait par le fait de l’avoir entendu la supplier. Et elle pensait à quoi… ? De la psychologie inversée pour qu’il l’épargne ? Ou alors, peut-être que s’emporter était le seul moyen d’extérioriser leur rancoeur. De laisser entendre à quel point ils en voulaient à la direction de ne pas avoir su les mettre en sécurité, non, à quel point ils brûlaient de rage… ! L’idée de mettre les voiles le traversa à nouveau. Etait-il possible qu’il retrouve une vie normale à l’extérieur ? Un endroit où il saurait s’adapter à son handicap, oublier progressivement à quel point on avait abusé d’eux, à quel point on les avait poussés à bout, bafouer, forcés à des choix et des décisions d’une cruauté qu’ils n’étaient même pas encore censés connaître à leur âge ! « Oh je t’en prie, fais moi passer pour le dernier des enfoirés, mais me fais pas dire ce que j’ai pas dit ! Je sais, je sais que c’est atroce comme choix ! Ils avaient pas le droit de te demander ça, c’était dégueulasse ! Je sais pas dans quel état d’esprit t’étais, et je le saurais jamais… mais c’était une connerie. T’as seize ans, Cruz ! Tu peux pas tout foutre en l’air, ça a pas de sens ! » répliqua-t-il sèchement. Il ne parvenait à ôter de son regard les reproches qui animaient ses pupilles, sans savoir s’ils étaient réellement adressés à la préfète. Son pied rencontra une pierre qu’il envoya valser sans plus de ménagement dans un fossé tandis qu’il soupirait, étirant son bras dans son dos. C’était absurde. Ils n’avaient pas à s’énerver contre l’autre, ils s’étaient tous deux retrouvés embarqués dans cette machination sans ne rien pouvoir contrôler.

« Et moi, tu as pensé à ce que j'aurais dû faire ? A ce que j'aurais dû dire à ta mère ? Que j'avais tué son fils, pour sauver ma peau ? Et de quel droit ?! De quoi droit aurais-je pu arracher un fils à sa mère ? Tu as pensé à elle ?! Aux gens qui t'aiment ?! Il était hors de question que je brise toutes ces vies ! » Alors c’était donc ça… Sa mère. Parce qu’il avait parlé de sa mère avant de se résoudre à abandonner. Après quelques secondes de recul, il tenta d’évaluer leur situation. Pourquoi, pourquoi s’évertuait-elle à parler de lui ? De ce que lui causerait en mourant ? Pourquoi évitait-elle absolument le sujet ? Pourquoi devait-ce à tout prix être à elle ? Il demeura silencieux, tandis qu’il se remémorait ses quelques mots, aux Trois-Balais. « Je suis allée chez une copine. » Il sentait qu’il s’approchait de la vérité, sans parvenir à mettre des mots dessus, et le moment n’était probablement pas le mieux choisi pour tenter de la connaître. A la place, ils étaient là, à se tirer dans les pattes, à s’arracher les cheveux, à laisser les mots dépasser leur pensée. Elle allait mal. Il le voyait, le sentait, et demeurait inexorablement impuissant. Il ne savait rien des sentiments qui la parcouraient, mais avait l’impression de les deviner. Quelque chose le faisait se sentir plus proche d’elle, plus qu’à l’accoutumée. Il aurait voulu être capable de lui afficher son soutien, de trouver les bons mots. Mais à la place… c’était l’effervescence qui l’emportait. Le déchaînement d’émotions, qui se confondaient, s’embrouillaient, pour ne laisser en lui qu’un vide. Le sentiment d’injustice, celui qu’il connaissait si bien. « Parce que c’est ce que je t’ai demandé de faire. C’était la solution du moindre mal. Ma mère… ma mère est forte. Pour une fois que j’ai décidé de pas faire un truc débile, elle aurait fini par comprendre. On s’en fout, c’est pas toi la responsable ! Et toi ?! Parlons en hein, t’as pensé à toi, juste une seconde… ? Tu te rends compte de tout ce que tu gaspillais ? T’as toute la vie devant toi Cruz, tellement de choses à réaliser, et des gens qui tiennent à toi aussi ! Tu peux pas tout envoyer valser comme ça bon sang, c’est n’importe quoi ! » Et voilà. Décidément, il n’arrangeait rien, et doutait de pouvoir y parvenir. A ce rythme-là, ils allaient en finir aux mains, comme en deuxième année où ils se toisaient comme des fauves en cage, incapables de contrôler leur colère. Pourtant, ce n’était pas ce qu’il voulait.

« Je ne vois pas pourquoi. » Son ton froid, presque dépourvu d’émotion, le surprit. Tout autant qu’il l’attrista profondément. Comment pouvait-elle seulement en douter ? Il avait l’impression… qu’elle ne lui faisait plus confiance. Elle avait perdu la foi en lui. C’était la seule explication possible, et elle faisait naître en lui un sentiment d’amertume d’une profondeur infinie. Pourquoi… ? Pourquoi est-ce qu’elle était incapable de se figurer que c’était la pire des solutions à envisager ? Avait-elle à ce point si peu d’estime pour elle-même… ? Sans trop savoir dans quel optique, il se mordit les joues, jusqu’à en faire trembler sa mâchoire, et approcha sa main gauche pour la déposer sur la sienne. Il resta quelques secondes de marbre, et releva les yeux vers elle. Il ignorait si les reproches avaient fini par disparaître, la colère était toujours présente, mais il était plus calme. « On avait dit que tu changerais le monde. Tu te souviens… ? » Ce n’était que des mots. Mais pour lui, ils avaient une réelle signification.
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Dim 3 Déc - 20:32

A rock of reason amidst seas of insanity

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« Oh je t’en prie, fais moi passer pour le dernier des enfoirés, mais me fais pas dire ce que j’ai pas dit ! Je sais, je sais que c’est atroce comme choix ! Ils avaient pas le droit de te demander ça, c’était dégueulasse ! Je sais pas dans quel état d’esprit t’étais, et je le saurais jamais… mais c’était une connerie. T’as seize ans, Cruz ! Tu peux pas tout foutre en l’air, ça a pas de sens ! » Le dernier des enfoirés ? Non, ce n'était vraiment pas ce que Cruz avait voulu dire. Bien au contraire, d'ailleurs. Elle n'aurait certainement pas donné sa vie pour sauver celle d'un enfoiré. Isidore et elle ne se comprenaient pas, elle le voyait bien. La colère, l'aigreur, la rancune s'étaient emparées d'eux à une vitesse inimaginable. Ce qui devait être des retrouvailles se transformait en un combat de boxe. C'était à celui qui porterait les coups le premier et qui surtout ne se laisserait pas toucher par l'adversaire. Mais Cruz, contrairement à leurs prises de bec habituelles, n'avait mis ni ses gants de boxe ni ses protections. Elle était vulnérable à tous les crochets d'Izzie, elle n'avait pas la force d'être aussi piquante que lui. La jeune femme aurait juste aimé retrouver son ami, lui dire pourquoi elle avait voulu qu'il continue à vivre et que tout redevienne comme avant. Plus la discussion, ou plutôt l'altercation, avançait et plus la Serpentard se rendait compte que ce n'était pas possible : rien ne serait comme avant entre eux, pas après ça. Les yeux d'Isidore, qui fixaient Cruz, étaient sévères. Lui en voulait-il tant que ça d'avoir voulu lui donner une chance ? Il avait beau dire qu'elle n'aurait jamais dû faire ce choix, Cruz avait pourtant l'impression qu'il lui reprochait d'avoir dû donner un nom. Et, surtout, de ne pas avoir donné le sien. Il lui reprochait d'avoir voulu abandonner mais lui, en la suppliant de le faire mourir, n'en avait-il pas fait tout autant ? La jeune femme était en droit de lui en vouloir, de lui faire autant de reproches qu'il lui faisait implicitement. Oui, parfaitement. Elle était dans son bon droit et elle n'allait certainement pas se laisser marcher sur les pieds. « Mais tu ne comprends pas ! » Commença à répondre l'Espagnole, sur un ton bien plus excédé qu'elle ne l'aurait voulu. « Toi aussi t'as seize ans et plein de choses à réaliser ! C'était horrible de t'entendre me dire que tu devais mourir ! JE NE VOULAIS PAS QUE TU MEURS ! » Cria la jeune femme, véritablement furieuse. « Ce que tu penses de toi ... c'est pas ce que je pense. » Conclut la jeune femme, essayant de se calmer. Elle ne voulait pas qu'ils s'engueulent mais cette issue semblait inéluctable. Elle le détestait d'avoir aussi peu d'estime de lui-même. Elle le détestait de lui reprocher ce choix. Elle le détestait d'être revenu comme une fleur après plus d'une semaine de silence. Mais, pour rien au monde elle n'aurait voulu le voir partir.

« Parce que c’est ce que je t’ai demandé de faire. C’était la solution du moindre mal. Ma mère… ma mère est forte. Pour une fois que j’ai décidé de pas faire un truc débile, elle aurait fini par comprendre. On s’en fout, c’est pas toi la responsable ! Et toi ?! Parlons en hein, t’as pensé à toi, juste une seconde… ? Tu te rends compte de tout ce que tu gaspillais ? T’as toute la vie devant toi Cruz, tellement de choses à réaliser, et des gens qui tiennent à toi aussi ! Tu peux pas tout envoyer valser comme ça bon sang, c’est n’importe quoi ! » Malgré tous les efforts de la jeune femme pour éviter le sujet, Isidore avait réussi à ramener le débat sur elle. Il n'était pas dupe, elle le voyait bien. Était-ce pour ça qu'il restait aussi acerbe dans ses paroles ? Non, bien sûr qu'elle n'avait pas pensé à elle quand elle avait donné son nom à la voix. Mais elle y avait pensé une fois qu'Isidore avait été emmené dans l’ascenseur. Elle avait pensé à ce qu'elle laissait derrière elle et n'en avait été que confortée dans son choix. Il avait une famille et des amis très proches, il ne pouvait pas mourir ! Cruz le pouvait et elle l'avait fait. Parce qu'elle avait pensé à Izzie mais aussi à ceux qui l'entouraient. Elle avait même pensé à Savannah, c'est pour vous dire. Pourquoi restait-il aussi déterminé à lui prouver qu'elle avait tort ? Pourquoi continuait-il à garder ses oeillères ? Il ne voyait pas à quel point il était chanceux. Et s'il admettait que Cruz n'était pas la responsable de tout ça, pourquoi continuait-il à lui en vouloir à ce point ? Pourquoi la culpabiliser alors qu'elle avait entièrement raison ? Il n'avait pas le droit, il n'avait pas été à sa place. Il ne comprenait rien, ne savait rien. La jeune femme sentait la rage qui bouillonnait en elle. Elle la sentait prête à jaillir alors que c'était une réaction clairement disproportionnée. Tout était toujours disproportionné entre Cruz et Isidore. Comme s'il existait un magnétisme entre eux qui les faisaient s'attirer et se repousser sans cesse, qui faisait ressortir le meilleur et le pire d'eux à chaque fois. « Comment tu peux dire ça ? Comment tu peux croire que ta maman se serait remise de ta disparition ? T'es vraiment trop con ! Tu ne te rends même pas compte de la chance que tu as. Bien sûr que j'ai pensé à moi ! Et tu veux que je te dise ?! » Cruz n'arrivait plus à se contrôler, des larmes de rage perlaient sur ses yeux. « Personne ne m'attend moi ! PERSONNE ! Ma mort n'aurait gâché la vie de personne parce que je suis toute seule ! Toi t'as des gens qui sont là pour toi et tu aurais quand même voulu mourir ?! Moi j'ai que mes rêves ! Tu entends ?! Et entre mes rêves et toi, je te choisis toi ! » Voilà, c'était sorti. Un peu maladroitement, pas vraiment comme elle l'aurait voulu. Ce n'était ni l'heure ni l'endroit, mais c'était maintenant que son coeur s'était déverrouillé. Elle essayait tant bien que mal de ravaler ses larmes, pour ne pas perdre la face. Mais c'était trop tard, la rage l'avait forcée à tout avouer. Il l'avait forcée à tout avouer. Cruz aurait tellement aimé avoir une maman. Lui avait cette chance et préférait la gâcher bêtement. Quelle connerie.

« On avait dit que tu changerais le monde. Tu te souviens… ? » Lui dit-il, d'un ton plus calme, après avoir doucement posé sa main valide sur la sienne. La jeune femme fixa pendant quelques instants leurs mains, l'une dans l'autre. Oui, elle se souvenait. Comment oublier quand quelqu'un vous dit un truc pareil ? Cruz en était aussi convaincue que lui : bien sûr qu'elle allait changer le monde. Mais à quoi bon, si c'était pour rester seule au sommet de sa tour d'ivoire ? A quoi bon, après avoir tué un ami cher ? Pour des chimères, en plus, des choses qui n'étaient même pas certaines d'arriver. Doucement, elle replaça une de ses mèches de cheveux derrières son oreille. Le vent soufflait et défaisait sa natte, à moins que ce ne soit la conséquence de toute cette agitation qui s'était emparée de la jeune femme. Celle-ci releva lentement les yeux pour les plonger dans ceux d'Isidore, tandis que son autre main venait se poser sur la prothèse d'Isidore. Il ne fallait pas que sa mâchoire se mettre à trembler, ce n'était vraiment pas le moment. « Je n'ai pas envie de changer un monde dont tu ne fais plus partie. » Une larme roula sur la joue de Cruz, qui détourna la tête en espérant qu'Isidore ne remarque rien. L'Espagnole n'avait pas l'habitude de se dévoiler comme ça, même avec Casey ce n'était pas allé aussi loin. Si le Serpentard pensait qu'il n'était plus rien sans sa main droite, ce n'était pas l'avis de la jeune femme. Pour elle, Isidore était toujours le même. Et s'il n'était plus là pour lui rappeler tout ça, pour la soutenir autant que pour lui prendre la tête, quel intérêt ? C'était peut-être ça, ce sentiment étrange qu'on appelait « l'attachement ».

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Mar 5 Déc - 19:33

A rock of reason admidst seas of insanity
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« Mais tu ne comprends pas ! Toi aussi t'as seize ans et plein de choses à réaliser ! C'était horrible de t'entendre me dire que tu devais mourir ! JE NE VOULAIS PAS QUE TU MEURS ! Ce que tu penses de toi ... c'est pas ce que je pense. » Ils tournaient en rond. Ils s'enlisaient peu à peu, se laissaient progressivement dévorer par leurs sentiments, qui germaient en eux comme de la mauvaise graine, enflaient jusqu'à les consumer de l'intérieur. Et Isidore restait là, les bras désormais croisés, à la regarder, ne sachant réellement s'il y avait une voie de secours. Il n'y avait pas de bonne solution. Pas pour un problème qui les dépassait, pour un casse-tête qu'on leur avait imposé, et qui les avait forcés à prendre une décision qui serait, quoi qu'il arrivait la mauvaise. Mais pour autant, il avait besoin de comprendre. Comprendre pourquoi c'était ce qu'elle avait choisi. Comprendre pourquoi elle avait pris le parti de ne pas l'écouter. Comprendre pourquoi elle n'avait pas sauvé sa propre vie. Elle le lui expliquait en prétextant qu'elle ne voulait pas sa mort… mais ça ne suffisait pas. Qui l'aurait voulu ? Seulement, il ne pouvait se départir de l'idée que c'était inconscient. Qu'elle n'avait pas mesuré tous les paramètres. Oui, un membre en moins, et une bonne partie de la population sorcière qui vous détestait pour les actes de votre père, ça rentrait en ligne de compte. "Dix-sept. Je suis en mesure de déterminer ce qui est le moins pire. ALORS ARRÊTE DE CRIER." Se servir de l'excuse de sa majorité tout récemment atteinte n'était pas ce qu'il y avait de plus honnête, mais toute cette conversation devenait surréaliste. Ils étaient là, à débattre de celui ou de celle qui aurait du mourir ce soir-là, sachant pourtant pertinemment que si l'école s'était cantonnée à faire ce pourquoi ils avaient changé de direction, bien des soucis leur auraient été ôtés. Mais ils étaient là, trop entêtés, trop bornés pour décider que ça n'avait pas de sens, lui le premier. Peut-être était-ce la seule manière qu'il avait pour l'instant trouvé pour se s'insurger… jusqu'à sentir qu'il serait finalement prêt à se révolter, une nouvelle fois. Pour que Spencer puisse de nouveau retrouver le sommeil. Pour que Savannah cesse d'avoir peur, pour que ceux qui avaient vu l'enfer puissent de nouveau se fier à la main tendue d'un adulte. Et là, il se réengagerait dans un combat qui pourrait lui arracher jusqu'à la dernière partie de lui-même.

« Comment tu peux dire ça ? Comment tu peux croire que ta maman se serait remise de ta disparition ? T'es vraiment trop con ! Tu ne te rends même pas compte de la chance que tu as. Bien sûr que j'ai pensé à moi ! Et tu veux que je te dise ?! » Elle avait raison. Sa mère avait assez de mal comme ça à jouer à celle qui allait bien. Oh bien sûr, elle donnait bien le change, avec son emploi moldu qu'elle feignait de trouver tout à fait adapté, en fricotant avec le père de Victoire sans qu'il ne comprenne à quoi rimait cette histoire, et en se bornant dans un optimisme trop forcé. Elle était devenue fragile et instable, avec le temps. Elle ne supportait plus les allusions à son ex mari, s'évertuait à chasser son fantôme, se reposant sur ce rôle de mère qu'elle prenait alors beaucoup trop à coeur, jusqu'à rendre ça étouffant. Mais pour autant… ces épreuves l'avaient endurcie. Un jour, elle aurait fini par comprendre. Par accepter qu'il avait décidé de laisser sa place à une fille de son âge, qui était suffisamment réfléchie pour ne pas se mettre dans les mêmes situations inextricables que lui. Au début, elle ne se résoudrait pas. Mais plus le temps passerait, plus l'idée ferait son chemin. Et peut-être qu'un jour, elle comprendrait qu'il avait décidé d'emprunter une autre route que celle de son père. Il ne laisserait jamais tomber les siens. Alors les mots de Cruz étaient peut-être un peu forts, mais il les accueillit sans ciller. Elle ne le ferait pas douter, il faisait le bon choix. Peu importait ce qu'elle dirait, ça ne changeait rien à l'issue de cette discussion, quitte à ce qu'ils restent là, à se déchirer, comme s'il était encore l'heure de choisir quelle option triompherait dans ce dilemme sordide. « Personne ne m'attend moi ! PERSONNE ! Ma mort n'aurait gâché la vie de personne parce que je suis toute seule ! Toi t'as des gens qui sont là pour toi et tu aurais quand même voulu mourir ?! Moi j'ai que mes rêves ! Tu entends ?! Et entre mes rêves et toi, je te choisis toi ! » Il demeura interdit, tandis que ses mains, fermement cramponnées à ses bras comme pour soutenir sa position, se relâchaient doucement. Son expression changea complètement tandis qu'il accusait le coup provoqué par les propos de son interlocutrice. D'accord… Finalement, cette conversation prenait une tournure qu'il n'avait pas prévu. L'avait-il voulu ? Il était incapable de le déterminer. Mes les vannes étaient ouvertes, et plus aucun retour en arrière n'était à envisager. Plusieurs mots restèrent bloqués dans sa gorge, prêts à sortir comme un flot incontrôlé, mais incapables de franchir le portail de ses lèvres, comme empêchés par une force invisible. Petit à petit, il prenait conscience de ce qu'elle avait voulu dire. Personne. Elle n'avait personne. Et tout à coup, son erreur ne lui semblait plus seulement évidente : elle crevait l'écran. Et il était malheureusement trop tard pour qu'il puisse la rattraper. Il l'avait mise en difficulté, poussée à la révélation forcée malgré lui. Il resta donc là, désemparé, sentant tout ressentiment s'évaporer alors. C'était stupide. Leur dispute n'avait pas de sens, surtout après les aveux qu'elle lui faisait. Il aurait tellement préféré avoir tort, qu'elle lui dise que c'était par choix qu'elle avait passé ses deux semaines de vacances "chez une copine". Mais l'un comme l'autre savait pertinemment que jamais rien ne se passait comme ils l'auraient voulu.

« Je n'ai pas envie de changer un monde dont tu ne fais plus partie. » Le ton avait changé. Ils étaient comme deux pauvres âmes en peine, liées par leurs mains jointes, à tenter de comprendre, de trouver une signification à ce qui leur arrivait. Ils étaient brisés, l'un et l'autre. Elle éprouvait cette solitude, qui l'amenait à croire que sa vie était moins légitime que celle d'un chanceux qui avait hérité d'une famille. Et lui… il avait perdu foi en ces concepts depuis bien longtemps. La famille, ça n'existait pas. Il ne connaissait que celle que lui et sa mère s'efforçaient de maintenir à la surface, et celle qui l'avait construit avec ses meilleurs amis, avant que Savannah ne quitte le navire. Maintenant, il fallait trouver à quoi se raccrocher, comme si leur vie en dépendait. En vérité… leur vie en dépendait, réellement. "On va survivre, Cruz." déclara-t-il soudainement, avec un sérieux qui lui était inhabituel. "On… je sais pas comment on va s'y prendre, mais on va mettre un terme à tout ça. On les laissera jamais avoir raison, on les laissera jamais plus nous manipuler et nous faire croire qu'on doit décider du sort des uns ou des autres. Qu'ils aillent crever. Mais nous, toi, moi, les autres aussi… on va survivre." Il avait fait sonner ces paroles comme une affirmation, à laquelle il n'y avait rien à contester. Il se surprit à penser à l'angoisse qu'Octavia était parvenue à dépasser lorsqu'ils s'étaient retrouvés enfermés avec la mort aux trousses, à Perrin qui en avait trop vu pour un garçon de son âge avec la mort de son ami. Ça ne s'était passé que dans leur tête. Et si on s'évertuait à leur faire croire que c'était pour leur bien, ils répliqueraient, plus violemment encore. Il se tut un instant, et baissa les yeux, ne sachant trop commencer. Il avait trop de choses à dire. Mais il ne savait pas lesquelles elle pourrait entendre. "T'es pas toute seule. Je sais pas comment… comment j'ai pu passer à côté de ça. Mais t'es pas toute seule, t'entends ?" C'était un peu maladroit, mais il n'était pour l'instant pas encore capable de faire mieux. Pourtant… il en avait envie. Elle méritait qu'il fasse mieux. Qu'il trouve les bons mots, ceux qui pourraient tout changer.
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Mer 6 Déc - 15:48

A rock of reason amidst seas of insanity

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« Dix-sept. Je suis en mesure de déterminer ce qui est le moins pire. ALORS ARRÊTE DE CRIER. » C'était vraiment très malin de demander de baisser d'un ton en élevant encore plus la voix, du pur génie ! S'ils continuaient à monter dans les décibels comme ça, nul doute qu'on allait pouvoir les entendre depuis le village sans aucun soucis. Voire même depuis Poudlard, si l'on tendait bien l'oreille. Et tout ça pour quoi ? Pour une stupide bataille de coqs, pour savoir qui des deux Serpentards avait raison. Comme s'il existait seulement un juste choix dans cette situation. Cette prise de décision était insensée, à l'image de cette soirée cauchemardesque. Si Cruz s'en tirait bien sur de nombreux points - elle n'avait vu personne mourir et pouvait s'estimer heureuse d'avoir eu une mort "douce" - force est de constater que le dilemme qu'on lui avait imposé l'avait marquée. Si seulement cela n'avait pas été Isidore en face d'elle, ce soir là. Des tas de choses ne seraient pas entrées en ligne de compte et ils ne seraient pas là à se hurler à la figure que l'un ou l'autre aurait dû vivre à la place de l'autre. Et invoquer la différence d'âge, qui se comptait en mois, pour justifier de la validité d'une décision pareille était clairement ridicule. Cruz refusait de penser qu'Izzie aurait été mieux placé qu'elle pour juger de la chose. Ce n'était pas possible, il n'avait pas été lié à cette chaise. Il ne savait pas. Et s'il voulait partir sur le registre des comparatifs, Cruz pouvait très bien lui rétorquer que l'expérience avait prouvé qu'elle prenait de meilleures décisions que lui, à tout point de vue. Mais cela aurait été mesquin de le lui rappeler en de pareilles circonstances, n'est-ce pas ? La jeune femme essayait de contenir sa colère, de se retenir d'exploser de rage et de douleur. Parce que l'un allait rarement sans l'autre, surtout lorsqu'on parlait de Cruz et Isidore. « T'as dix-sept ans, et alors ? Ce n'était pas toi, sur cette chaise. Et j'arrête de crier si je veux ! Tu n'es personne pour me donner des ordres ! » La jeune femme s'était radoucie mais le ton restait ferme, froid. Si elle avait baissé d'un ton, c'était seulement pour ne pas rameuter toutes les commères de Poudlard. Certainement pas pour le bon plaisir du Serpentard et encore moins parce qu'il le lui avait ordonné.

Un peu moins tendue, Cruz desserra les poings. Elle ne voulait pas que ça aille aussi loin, elle ne l'avait jamais voulu. Elle était seulement fatiguée, abattue et se laissait encore plus emporter par ses émotions qu'à l'accoutumée. Elle avait juste envie que tout s'arrête, que sa vie se mette sur pause le temps qu'elle fasse le tri dans ces tourments qui la consumaient de l'intérieur. Mais malheureusement, ce n'était pas si simple. Isidore repartit à la charge de plus belle, essayant de lui démontrer par A + B qu'elle avait beaucoup plus de raisons que lui de continuer à avancer. Et ce n'était pas vrai, Cruz le savait. La disparition d'Izzie aurait provoqué des bouleversements dans la vie de tous ses proches, sa maman en première ligne. Qui était donc Cruz, l'orpheline, la fille de personne, pour oser arracher un fils à sa mère ? Rien du tout, c'était bien cela. Mais non, lui il s'entêtait à penser l'inverse, à nier la chance infinie qu'il avait. L'excès de colère de la jeune femme libéra un flot de paroles qu'elle ne pouvait contrôler. Qu'elle aurait aimé, pourtant, maîtriser. Un mot en entrainant un autre, Cruz se retrouva à déballer l'intégralité des paramètres qui étaient entrés en ligne de compte pour faire son choix et notamment le plus important, le plus secret de tous : elle n'avait aucune famille. Rien, personne, juste elle-même. Sa mort ne ferait de tort à personne, à part à ses rêves et ses ambitions. C'était un bien moindre mal en comparaison à ce que cela allait faire aux proches du Serpentard. Lorsqu'elle eut enfin fini de débiter tout ce qu'elle n'arrivait plus à retenir, la jeune femme s'en voulu immédiatement. Elle n'aurait pas dû lui dire tout cela, elle ne le voulait pas. Elle ne se sentait pas prête à devoir rediscuter de cela, à devoir remuer le passé. Elle vivait très bien avec, mais mettre des mots dessus lui faisait prendre une signification différente : son mal-être devenait réel, et elle détestait ça. Izzie ne répondit pas et l'Espagnole en était quelque part soulagée. Elle ne voulait pas avoir à faire à sa pitié, à son bon sentiment. Non, elle ne voulait pas que son regard change sur elle. Il était pourtant bien naïf de penser que cette révélation n'aurait aucun impact sur lui, sur elle, sur eux.

« On va survivre, Cruz. » Répondit très sérieusement le jeune homme, alors que Cruz se livrait à lui comme jamais, laissant même couler une larme sur sa joue. Elle se sentait en position de faiblesse et elle détestait ça. Pourtant, elle gardait ses mains dans celles d'Izzie. Elle avait besoin de ce contact pour ne pas s’effondrer, d'ailleurs elle resserra son étreinte. « On… je sais pas comment on va s'y prendre, mais on va mettre un terme à tout ça. On les laissera jamais avoir raison, on les laissera jamais plus nous manipuler et nous faire croire qu'on doit décider du sort des uns ou des autres. Qu'ils aillent crever. Mais nous, toi, moi, les autres aussi… on va survivre. » Bizarrement, alors que les paroles si assumées du Serpentard aurait dû réconforter Cruz, elles n'en firent rien. Bien au contraire, c'est comme si son coeur s'était subitement refermé après être resté ouvert trop longtemps. Bien sûr qu'elle pensait la même chose qu'Isidore, d'ailleurs elle avait toujours pensé ainsi. Mais l'entendre de la bouche du jeune homme lui provoquait une sensation étrange. Ce n'était pas vraiment ce à quoi elle s'attendait, pas vraiment ce qu'elle aurait voulu entendre après s'être livrée comme elle venait de le faire. Les paroles du Serpentard étaient comme une bouée à laquelle Cruz aurait dû se raccrocher de toutes ses forces. Mais ce "on" employé par Izzie, laissant supposé qu'il parlait de plusieurs personnes, dérangeait la jeune femme. Elle allait survivre, c'était évident : elle faisait ça depuis qu'elle était née. Les autres, en revanche, ce n'étaient pas ses affaires. Est-ce qu'ils se souciaient d'elle, les autres ? A part de rares exceptions, non. « Évidemment que je vais survivre. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, je m'en sortirai toujours. Je m'en sors toujours. » Dit Cruz en laissant échapper un léger rire teinté d'amertume. « Et toi aussi t'as ça en toi, même si tu ne le vois pas toujours. C'est parce qu'on doit toujours se battre plus que les autres pour tout qu'on y arrive bien mieux qu'eux. » Elle aussi était très sérieuse en cet instant, absolument certaine des propos qu'elle tenait face à Isidore. Elle avait cette rage de vaincre en elle, ce feu qui l'habitait et qui lui permettait de rester debout, cette hargne qui lui donnait des forces pour avancer. Izzie était aussi comme ça, la Serpentard le sentait au plus profond d'elle-même. C'était comme elle l'avait dit à Casey, ils étaient pareils. Après un moment de silence où le jeune homme baissait les yeux, il reprit la parole. « T'es pas toute seule. Je sais pas comment… comment j'ai pu passer à côté de ça. Mais t'es pas toute seule, t'entends ? » Cruz n'avait finalement pas réussi à échapper à la compassion du Serpentard, malheureusement pour elle. Elle avait dû se montrer si fragile pour laisser croire à Izzie qu'elle avait besoin d'être rassurée de cette façon. Elle détestait ça, cet étalage de paroles gentilles visant à la faire se sentir mieux. Pourquoi nier l'évidence ? Elle était seule, elle le savait. Elle méritait mieux qu'un doux mensonge. « Je suis une bonne comédienne. » Répondit l'Espagnole dans un premier temps, en lâchant subitement les mains d'Isidore. Elle passa ensuite derrière lui pour rejoindre l'endroit où Isidore se tenait avant qu'elle n'arrive. Croisant une nouvelle fois les bras sur sa poitrine, le regard perdu dans l'horizon, elle poursuivit d'un ton sec. « Et tu peux garder ta pitié pour toi, je n'en ai pas besoin. » Cruz avait été trop souvent regardée avec des yeux tristes, compatissants, la plaignant pour sa pauvre petite vie miséreuse de gamine abandonnée et jamais adoptée. Elle rêvait du jour où enfin on l'envierait, on la jalouserait, la féliciterait pour son parcours au lieu de la plaindre pour des choses qui n'étaient pas de son ressort. Elle allait travailler deux fois plus que les autres pour ça, pour atteindre cet objectif de vie : devenir quelqu'un.

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Sam 9 Déc - 0:36

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« T'as dix-sept ans, et alors ? Ce n'était pas toi, sur cette chaise. Et j'arrête de crier si je veux ! Tu n'es personne pour me donner des ordres ! » Ça partait dans la démesure la plus totale et irraisonnée. Cette fois, la discussion prenait plus d’ampleur qu’aux Trois-Balais, et même si le ton était plus bas, les mots étaient plus incisifs, plus tranchants. Cruz avait du caractère, et il n’était pas dans ses habitudes de se laisser marcher sur les pieds. Et à dire vrai… ce n’était pas dans les siennes non plus. Etait-ce parce qu’ils se ressemblaient trop qu’ils étaient amenés à se déchiqueter, une fois que l’équilibre entre eux était rompu ? Il l’observa silencieusement, d’un oeil noir, tandis qu’elle lui crachait au visage ces derniers mots : « tu n’es personne ». S’ils le piquèrent au vif en premier lieu, il réfléchit un instant, et finit par se dire que s’ils avaient du sortir de sa propre bouche, il ne les aurait pas pensés. Ils ne pouvaient pas être personne l’un pour l’autre, c’était tout simplement illogique. Ils ne pouvaient pas se mettre dans des états pareils pour quelqu’un qui les rendait indifférent. Alors quoi ? Il n’était pas pour autant prêt à lâcher le morceau. Même s’il reconnaissait volontiers qu’il s’était emporté, un peu trop pour une simple illusion, il n’était pas non plus à la veille d’admettre que l’issue aurait du être différente. Ce qu’elle avait fait était extrêmement grave, et autant entraîné des conséquences absolument ahurissantes s’il s’agissait de la réalité… C’était peut-être la même chose le concernant, mais il persistait à croire que sur le long terme, la peine qu’il aurait causé en disparaissant se serait atténuée. « C’était pas moi, mais ça aurait foutrement mieux que ça le soit, ouais ! Au moins ça aurait été réglé rapidement, j’aurais pas été le deuxième de la famille à foutre en l’air la vie d’innocents et on serait pas là à se friter comme des chiffonnières ! Tu veux quoi, que je te dise que t’as eu raison ? Ben non, je regrette, je vais continuer à penser que c’était totalement dingue ! J’suis personne ? Mais je te retiens pas alors, perds pas ton temps et rentre faire tes trucs de préfète ! » Les mots sortaient comme ils venaient, sans mesure, sans filtre. Ça devenait grotesque, mais il fallait croire qu’ils avaient tous les deux besoin d’en arriver là. De hausser le ton, de dire des choses inhabituelles, intimes, de l’ordre du trop personnel pour être évoqué dans une banale conversation dans les couloirs. Il ne s’attendait pas à faire référence à son père aussi spontanément, mais la bombe était lâchée, et au point où ils en étaient, ça ne faisait pas grande différence.

Mais ses aveux changeaient la donne. Ça bouleversait tout, le cours de leur discussion, leur rapport l’un à l’autre, le rôle qu’elle jouait dans cette affaire… il était allé trop loin, et en prenait doucement conscience. Les choses s’éclairaient, et même s’il ne le cautionnait toujours pas… il commençait à comprendre de quelle manière elle avait pu raisonner, pour en arriver à prendre une décision aussi drastique. Elle avait choisi de mourir parce qu’elle avait considéré que c’était lui qui causerait le plus de peine derrière lui. Il secoua la tête, comme pour nier ce qu’il venait d’entendre. Non, ça ne marchait pas comme ça. Bien sûr que sa mère serait effondrée, et il espérait honteusement à croire que malgré sa rancoeur, Savannah ne serait pas indifférente à l’idée qu’il disparaisse. Mais ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas de famille qu’elle devait tout sacrifier, c’était trop idiot, trop de gâchis… ! « Évidemment que je vais survivre. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, je m'en sortirai toujours. Je m'en sors toujours. Et toi aussi t'as ça en toi, même si tu ne le vois pas toujours. C'est parce qu'on doit toujours se battre plus que les autres pour tout qu'on y arrive bien mieux qu'eux. » Il demeura interdit, réfléchissant simplement à ses propos. Ils étaient plus froids qu’à l’ordinaire : elle se donnait des airs, habituellement, et traîner avec une fille comme Narcissa ne devait rien y arranger. Mais pour autant, elle était loin d’être l’égoïste pour laquelle elle aimait à se faire passer, alors l’entendre dire que le sort des autres l’indifférait presque n’était pas crédible. Cruz Rosewood se préoccupait de ceux qu’elle aimait, quoi qu’elle veuille bien en dire… Mais le moment n’était pas le mieux choisi pour le lui faire savoir. « Je suis une bonne comédienne. » Son regard avait changé, sa stature également. Ses mains venaient de lâcher les siennes, et il continua de les fixer, comme si elles étaient susceptibles de lui apporter la réponse qu’il attendait. Il haussa un sourcil, un peu abasourdi. Comment ça ? Réellement ? Elle allait lui faire ce coup-là ? Il était difficile de discerner le vrai du faux avec elle, mais il ne mordrait pas à un hameçon aussi gros. L’émotion qui avait parcouru son visage quelques secondes auparavant ne pouvait être fausse, ce n’était tout simplement… pas humain. Il le connaissait tout de même suffisamment pour ne pas se laisser avoir par un tour de passe-passe, non ?

« Et tu peux garder ta pitié pour toi, je n'en ai pas besoin. » Cette fois, elle allait trop loin. Il s’était retenu, parce que le terrain était sensible, et qu’il ne savait pas réellement dans quoi il s’aventurait. Elle venait de lui avouer ce qu’il soupçonnait déjà depuis quelques temps, que sa famille était inexistante, et qu’elle se sentait seule au point de considérer que sa vie avait moins de valeur qu’une autre. Mais, là ce n’était plus possible de garder le silence. « Pitié… ? » Il connaissait ce regard réprobateur. Oh oui, il le connaissait, et par coeur qui plus était ! Il avait regardé Savannah de la même manière lorsqu’elle était venue le voir, à l’infirmerie de la ferme. Il avait cherché à fuir ces yeux remplis de compassion, si bien qu’il en était devenu infect. Et là, les rôles étaient échangés, et il ne pouvait le supporter. « Ah non, non, non, certainement pas. Tu joues pas à ça avec moi. C’est facile, c’est trop facile ! Tu crois vraiment qu’on en est là, tous les deux… ? » l’interrogea-t-il, avec véhémence, d’un ton un peu plus impétueux. Il soutint son regard, alors qu’elle croisait ses bras contre sa poitrine, défiante. Si c’était à ça qu’elle voulait jouer, alors ils allaient être deux, et il était possible que les dommages collatéraux soient plus importants que prévu… Tentant néanmoins de se raisonner, il ferma les yeux une seconde, et inspira, avant de déclarer plus posément : « J’essaie, Cruz. J’essaie vraiment. Je peux pas te forcer à me parler, je peux pas te forcer à te confier. Mais c’est toi qui m’as dit aux Trois-Balais que la vie était injuste, qu’il nous arrivait des trucs pourris, que la misère du monde était pas sur mes épaules, et que je devais me reposer un peu sur ceux qui proposaient de m’aider. Alors pour une fois, fais un peu ce que tu dis toi-même, ça s’applique pas qu’aux autres, bon sang ! Toi aussi t'as vécu des choses horribles, c'est pas pour autant que tu dois tomber dans le fatalisme. » Il avait tenté la franchise, mais son expérience personnelle lui rappelait constamment que c’était bien loin d’être sa spécialité. La communication était envers et contre tout son plus gros point faible, il avait fini par se faire à l’idée, mais il persistait pourtant. C’était important. C’était une amie chère, et il se devait de donner tout ce qu’il avait en lui, même si l’entreprise était difficile. « Alors quoi que t’en dises, joue les divas si c’est ce qui te plait, moi je vais continuer d’être là pour toi. Tu pourras me hurler dessus toutes les insanités qui te passent par la tête, j’en ai rien à cirer, parce que tu vaux le coup qu’on se batte pour toi. Et je peux te dire que si t’es pas contente, et bien c’est la même chose ! » Ce n’était pas spécialement adroit, ni dans la formulation, ni dans le choix des mots, mais au moins, c’était sorti. Elle ferait ce qu’elle en voudrait, il ne tenait qu’à elle de lui dire qu’elle préférait être seule, et qu’elle n’avait pas besoin de lui.
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Sam 9 Déc - 21:18

A rock of reason amidst seas of insanity

feat. Cruz & Izzie

« C’était pas moi, mais ça aurait foutrement mieux que ça le soit, ouais ! (...) et rentre faire tes trucs de préfète ! » La dispute des deux Serpentards prenait des proportions démesurées. Ils essayaient de se faire mal et tous les arguments étaient envisageables. Isidore avait débité sa réponse trop rapidement pour que la jeune femme puisse intervenir et le stopper dans cette course à la blessure. Parce qu'ils en étaient arrivés là, finalement et certainement contre leur gré. Il fallait blesser l'autre, pour qu'il se sente aussi mal que soi. Les deux sixièmes années souffraient et ce mal-être se traduisait par les propos acerbes qu'ils tenaient l'un envers l'autre. Izzie se débrouillait particulièrement bien dans l'exercice et Cruz aurait menti si elle avait osé affirmer que ses paroles ne la touchaient pas. « tes trucs de préfète » : il avait balancé ces quelques mots au visage de la jeune femme, comme si être préfet était la plus basse des conditions. Et ça lui faisait mal, bien sûr, qu'on la considère avec autant de dédain alors qu'elle avait énormément travaillé pour en arriver là. Est-ce qu'il lui reprochait d'avoir obtenu ce badge, qui symbolisait autant pour elle ? Ou était-ce juste une façon comme une autre de l'atteindre ? Peu importait, le résultat restait le même : elle était touchée. Mais il y avait plus grave, dans le discours du Serpentard. Il faisait mention d'une personne de sa famille qui aurait foutu en l'air la vie de plusieurs innocentes. Cruz ne comprenait pas de quoi Isidore voulait parler. Pour être honnête, elle ne s'était jamais vraiment intéressée à sa famille et ne lui avait jamais posé de questions à ce sujet. Parce que s'ils étaient allés sur ce terrain, Cruz aurait été obligée de mentir sur sa vie familiale et elle n'aimait pas le mensonge. Alors que la jeune femme restait interdite face au flot de paroles d'Izzie, son cerveau lui tournait à plein régime. Les pièces du puzzle s'emboîtaient une à une, formant ainsi un dessin qui ne plaisait guère à l'Espagnole. Isidore n'avait jamais parlé de son père, pas même alors qu'il donnait ses instructions à Cruz en prévoyance de sa mort. Il avait seulement fait mention de sa maman. Était-ce donc lui, cette fameuse première personne qui avait ruiné la vie d'autres ? Et dans ce cas, qu'avait-il donc fait pour que son fils parle de lui comme ça ? La brune secoua la tête, essayant de chasser toutes ces questions qui l'assaillaient. Elle savait que son ami n'avait pas un passé facile, mais elle était loin d'imaginer de telles choses. Perdre un parent, même au sens figuré, ça devait être pire que de n'en avoir jamais eu. Calmée par la révélation du jeune homme, mais néanmoins blessée par les propos qu'il avait tenu, Cruz essaya de répondre d'une voix posée. « Qu'est-ce qui te fait croire que tu es moins innocent que moi ? Hein ? Pourquoi ça n'aurait pas été moi qui aurai gâché la vie d'un innocent en me sauvant ? Mes trucs de préfète, justement, c'est de faire passer les autres avant moi. Même quand il s'agit d'un mec borné qui passe son temps à me crier dessus ! » La brune avait un peu élevé la voix lors de sa dernière phrase mais était restée calme durant le reste de ses paroles. Elle n'avait pas osé poser de questions à Izzie concernant la personne de sa famille dont il venait de parler. C'était tellement intime qu'elle ne pouvait pas le forcer à la confidence. Elle n'aurait pas aimé qu'on le fasse pour elle, aussi elle respectait la vie privée des autres. Comme elle l'avait fait avec Casey, l'autre soir. La jeune femme n'avait cependant pas pu effacer les reproches qui teintaient sa voix. Oui, elle lui en voulait de lui hurler dessus et de se montrer aussi infect alors qu'elle pensait agir pour le mieux. Elle lui en voulait de chercher autant à lui faire mal, quand elle avait justement besoin de réconfort.

Cette prise de bec incontrôlable avait finalement eu raison de Cruz. Elle l'avait forcée à avouer le coeur du problème : ce pourquoi elle avait préféré sacrifier sa vie plutôt que d'obéir à Isidore et se sauver. Elle ne pensait pas mériter de vivre plus que lui parce que sa mort n'impacterait personne. Lui avait la chance d'être entouré, elle était seule. Orpheline depuis toujours. Abandonnée à la naissance par une mère qui ne pouvait l'élever. Rejetée par un père qui a refusé de rencontrer sa mère et elle, alors qu'elles avaient traversé l'Espagne et la France pour le retrouver. Jamais adoptée par personne. Dénigrée par la directrice de son orphelinat, qui n'avait jamais cessé de lui dire qu'elle allait mal tourner. Sans compter bien sûr les autres pensionnaires de l'orphelinat qui, pour une partie d'entre eux, avaient vraiment mal tourné et avec qui Cruz était obligée de cohabiter. Alors au final, si elle était partie pour un autre monde, n'aurait-ce pas été un mal pour un bien ? C'était une belle mort, dans le fond, de se sacrifier pour un autre. Avec de telles révélations sur son passé, la jeune femme n'avait pas pu échapper aux tentatives de réconfort d'Isidore. C'était maladroit bien sûr, comme souvent avec lui, mais l'intention était là. Si peu habituée à cela, la Serpentard s'était immédiatement braquée. Elle ne savait pas faire la différence entre une réelle compassion amicale et un apitoiement méprisant, tout simplement parce qu'elle n'avait jamais eu affaire au premier cas de figure. Alors elle tentait de se défendre du mieux qu'elle pouvait : en attaquant la première.

« Pitié… ? » Oui, Cruz venait de prononcer le mot qui fâche. Elle avait pris les devants, lui disant qu'elle refusait qu'il la regarde avec cette compassion malsaine. Celle qui plaint l'autre mais qui ne peut se pencher qu'on aimerait pas être à sa place. Cruz n'avait jamais eu pitié des autres parce qu'elle ne savait que trop bien ce que cela faisait d'en être la cible. C'était dégradant. La brune ne méritait certainement pas qu'on la traite de la sorte. « Ah non, non, non, certainement pas. Tu joues pas à ça avec moi. C’est facile, c’est trop facile ! Tu crois vraiment qu’on en est là, tous les deux… ? » Interrogea Isidore avec frénésie, soutenant le regard dur de la jeune femme. Cruz ne savait pas quoi répondre à cela. Est-ce que le Serpentard attendait seulement une réponse de sa part, d'ailleurs ? Est-ce qu'il y avait une réponse à donner ? La sixième année secoua la tête avant de lever un sourcil dubitatif. Non, elle n'aurait pas pensé qu'ils en étaient arrivés là. Mais mieux valait prévenir que guérir, au risque de mettre le feu aux poudres. « J’essaie, Cruz. J’essaie vraiment. Je peux pas te forcer à me parler, je peux pas te forcer à te confier. Mais c’est toi qui m’as dit aux Trois-Balais (...) c'est pas pour autant que tu dois tomber dans le fatalisme. » Voilà maintenant que le jeune homme se servait des propres paroles de Cruz contre elle. C'était l'arroseur arrosé et l'Espagnole ne pouvait que constater sa défaite. Bien qu’agacée d'être prise à son propre piège, la jeune femme donnait raison à son ami. Pour une partie de son discours, du moins. Et, dans le fond, elle était tout de même assez satisfaite de constater que ses paroles n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Presque amusée par la chose, Cruz décroisa les bras. Elle était un peu moins sur la défensive, désormais. « Je ne suis pas fataliste, je me suis accommodée. C'est pas compliqué, en même temps, quand t'as jamais rien connu d'autre. » Commença à se confier la Serpentard, un peu plus à l'aise dans l'exercice après sa discussion nocturne avec Casey. « Mais je suis contente de voir que mes paroles sont restées gravées dans ta mémoire. C'est dingue comme je peux me montrer philosophe, parfois. » Cruz tentait de faire un peu d'humour, pour détendre l'atmosphère. Elle arborait un timide sourire sur les lèvres, pour montrer à Isidore qu'elle n'était plus fâchée. Enfin, plus trop en tout cas. Cela ne servait à rien de se crêper le chignon comme ils le faisaient depuis le début de leur entrevue. Ils étaient deux âmes en peine, deux âmes qui avaient assez souffert comme ça sans qu'ils en rajoutent. L'avantage, ou le désavantage selon le point de vue, avec Cruz c'était qu'elle pouvait s'emporter en une fraction de seconde pour redevenir calme l'instant d'après. Cela pouvait être fatiguant pour les autres, à la longue, je vous l'accorde. Parfois, l'Espagnole se fatiguait elle-même. « Alors quoi que t’en dises, joue les divas si c’est ce qui te plait, moi je vais continuer d’être là pour toi. Tu pourras me hurler dessus toutes les insanités qui te passent par la tête, j’en ai rien à cirer, parce que tu vaux le coup qu’on se batte pour toi. Et je peux te dire que si t’es pas contente, et bien c’est la même chose ! » Le sourire amusé de Cruz disparut aussitôt. Les paroles d'Isidore, qui pouvaient sembler anodines aux oreilles de certaines personnes, étaient lourdes de sens pour la jeune femme. Elle n'avait jamais entendu ça, on ne lui avait jamais dit de telles choses. L'Espagnole se trouvait totalement désarmée, incapable de prononcer le moindre mot. Il fallait laisser le temps aux phrases de faire leur chemin et d'atteindre le coeur de Cruz, pourtant protégé par une multitude de barrières depuis si longtemps. Elle avait toujours compté sur elle et uniquement sur elle-même, elle ne pouvait pas croire qu'on lui proposait d'être là pour elle et que le Serpentard puisse lui dire qu'il resterait à ses côtés, malgré son caractère de chien. Et si elle s'autorisait à y croire, qu'allait-il se passer ? Elle refusait de se faire avoir si jamais ce n'était pas du sérieux, si c'était seulement un jeu. « Toi ... tu te battrais pour moi ? » Lui demanda la jeune femme, hésitante. Elle n'osait pas penser que ces mots pouvaient être vrais. Elle s'attendait d'un instant à l'autre à ce que le Serpentard lui dise que c'était simplement une plaisanterie. Et, si c'était le cas, elle le comprendrait aisément. « Pourquoi ? » L'esprit logique de l'Espagnole avait besoin de connaître les tenants et les aboutissants des choses. Elle ne pouvait raisonner correctement sans cela. Elle ne pourrait pas oser croire à de telles paroles si elle n'était pas certaine qu'Isidore avait de bonnes raisons de le faire. Pour l'instant, aucune de ces raisons ne lui venaient à l'esprit. Pourquoi se battre pour une moins que rien ?

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Lun 11 Déc - 21:07

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« Qu'est-ce qui te fait croire que tu es moins innocent que moi ? Hein ? Pourquoi ça n'aurait pas été moi qui aurai gâché la vie d'un innocent en me sauvant ? Mes trucs de préfète, justement, c'est de faire passer les autres avant moi. Même quand il s'agit d'un mec borné qui passe son temps à me crier dessus ! » Les vannes étaient ouvertes, et l’un comme l’autre était incapable d’arrêter le torrent, contraint de le laisser s’écouler en toute impuissance. Le ton montait, ils employaient des mots durs qui les faisaient grincer des dents, mais contre lesquels ils se sentaient obligés de rebondir constamment, de surenchérir, jusqu’à laisser leurs propos les dépasser complètement. Ils en venaient à se reprocher des choses qui n’avaient rien à voir avec le problème de base : on leur avait fait croire qu’ils allaient mourir, et que le choix d’une adolescente de seize ans allait déterminer leur issue. C’était le problème de fond : ils avaient perdu le contrôle de cette conversation qui tournait progressivement au règlement de comptes, alors que ce n’était pas le but de cette entrevue. Et ce n’était pas ce qu’il voulait lui non plus… il ne l’avait pas fait venir pour ça. Ils n’avaient pas à s’en prendre verbalement l’un à l’autre. « Je… ! » il commença cette phrase sans même savoir ce qu’il comptait lui dire. Il avait simplement envie que ce soit agressif, ou par défaut, en simple contradiction avec ce qu’elle venait de dire. Tant pis s’il avait tort, s’il en venait à dire sous le coup de la colère qu’il se fichait éperdument de son jugement, ou que son insigne ne l’autorisait pas à faire des choses stupides, comme donner sa vie pour lui, qui était pour l’heure trop perdu pour comprendre dans quelle direction il allait pouvoir désormais orienter son existence. Elle avait des rêves. Lui n’en avait plus. Il se contentait de subir cette routine qui le rendait chaque jour un peu plus mentalement instable, au point qu’il ressente parfois une violence inconnue l’animer. Il se souvenait parfaitement avoir voulu frapper Breckenridge, lors de ce cours de sortilèges. Il s’en souvenait, et ce n’était qu’en faisant appel à toutes ses ressources intérieures qu’il était parvenu à se contrôler. Ça ne valait pas le coup de laisser ce type-là, cette part plus noire de lui prendre le dessus. Pas avec Cruz. Ça n’avait pas de sens, et leur conversation commençait à prendre une tournure qu’il détestait. « Je sais même pas pourquoi on se balance tout ça, c’est absurde. » avoua-t-il, vaincu. « Je peux pas accepter que t’aies choisi de faire ça, c’est pas possible, mais je devrais pas chercher une solution pour un choix que t’as du faire, où y avait de toute façon pas de bonne issue. C’est à eux qu’on devrait demander des comptes. » Est-ce que c’était une manière de s’excuser ? Probablement. Ce serait à elle d’interpréter ça comme ça lui chantait. Mais il fallait que quelqu’un désamorce la bombe, et pour une fois, il voulait bien s’encombrer de cette responsabilité-là.

« Je ne suis pas fataliste, je me suis accommodée. C'est pas compliqué, en même temps, quand t'as jamais rien connu d'autre. » Il se laissa tomber sur le bord du chemin, s’asseyant dans les hautes herbes, réfléchissant à l’échange qu’ils venaient d’avoir. C’était un sujet délicat, et il n’était pas certain d’être le plus à même de trouver quoi répondre. Sans être similaires, leurs situations se ressemblaient. Mais lui, il avait toujours eu sa mère, à ses côtés… Ils s’étaient souvent énervés l’un contre l’autre, dit des mots durs eux aussi. Il y en avait eu, des éclats de voix chez les Vayne. Il l’avait faite pleurer par orgueil, elle l’avait déjà poussé à bout, mais ils s’aimaient, de manière inconditionnelle, parfois incompréhensible. Elle avait toujours été là, parfois un peu trop, souvent de manière trop intrusive, trop protectrice, et il ne manquait pas de le lui reprocher. Mais elle était toujours là, et il ne lui avait jamais dit qu’il ne savait pas ce qu’il aurait fait sans elle. Il aurait du le lui dire, quand il était rentré de la Ferme, avec sa main en moins, mais ses mots n’avaient jamais pu franchir ses lèvres. Et en écoutant Cruz… il avait envie de les lui écrire, au moment même où il rentrerait au château. La vie ne lui avait pas fait de cadeau, et il se rendait bien compte qu’elle avait du se battre, probablement plus que quiconque en voulant s’en sortir. Maintenant, il s’agissait de lui mettre en tête qu’elle n’avait pas à se cantonner qu’à ce statut qu’elle se donnait elle-même, même si la tâche semblait quelque peu ardue. « Et alors ? Ça veut rien dire. Je sais pas ce que c’est, mais ça te rend pas moins importante, ou meilleure candidate au sacrifice, loin de là. T’as encore tout à construire, et tu t’en sors plutôt bien pour le moment. » répondit-il, plus doucement. Il ne s’agissait plus de s’emporter, mais bel et bien de calmer le jeu. Ils s’étaient enflammés trop vite, trop violemment, trop brutalement. Et le feu s’éteignait… alors autant ne pas le raviver. Ça ne valait pas le coup, ils pouvaient chercher à comprendre autrement qu’en se provoquant mutuellement. Et elle était son amie, il devait trouver les mots justes… « Mais je suis contente de voir que mes paroles sont restées gravées dans ta mémoire. C'est dingue comme je peux me montrer philosophe, parfois. » Il se contenta simplement de sourire suite à ce trait d’humour qui allégeait quelque peu l’atmosphère, encore lourde de leurs éclats de voix et de leurs reproches mutuels. Non, il y avait des choses qu’il n’oubliait pas, et ce qu’elle lui avait dit dans ce pub était encore bien inscrit en lui.

« Toi ... tu te battrais pour moi ? » Et elle semblait surprise que ce soit le cas. Il n’avait pas beaucoup de principes moraux, mais se cantonnait en tout cas fermement à celui-là, et à celui de toujours dire la vérité. Si dans les premiers temps il n’avait s’empêcher de se demander s’il n’aurait pas mieux fait de prendre un poste moins important au sein de la révolution, au vu des conséquences qui s’étaient répercutées sur sa main droite, mais avec réflexion, il en venait à la conclusion que ce n’était pas le cas. Il n’aurait jamais supporté de laisser Spencer et Savannah en bas, et si Cruz devait être en difficulté, alors il donnerait tout son possible pour lui venir en aide. Du mieux de sa compétence, en tout cas, puisqu’elle avait toujours eu de meilleures notes et aptitudes que lui, même s’il se défendait bien en sortilèges, et que cet écart s’était creusé avec son infirmité. Leurs débuts n’avaient peut-être pas été faciles, mais ils avaient progressivement appris à se supporter, à se connaître, à se côtoyer, et à se familiariser l’un avec l’autre. Six ans de salle commune… on ne pouvait pas prétendre que rien n’en ressortirait, si ? « Sans hésiter. » affirma-t-il, déterminé. Il avait toujours autant de mal à mettre un doigt sur la raison qui la rendait tout à coup aussi peu confiante, aussi peu sûre d’elle-même. Elle avait des amis, pourtant, non ? Enfin, si l’on pouvait appeler Breckenridge une amie… Elle ne devrait pas être surprise que l’un d’entre eux, aussi peu raisonnable soit-il, déclare qu’il ferait toujours son possible pour elle. C’était on ne pouvait plus logique de son point de vue, en tout cas. « Pourquoi ? » Manifestement, il y avait encore quelques points qu’elle n’avait pas résolus avec elle-même… Et il doutait sincèrement d’avoir la capacité de pouvoir changer cela. Comme s’il avait connu une autre femme, plus décidée, plus assurée et plus téméraire, qui ne craignait pas de revendiquer au monde entier qu’elle conquérait le monde. Pourtant, il n’en doutait pas un seul instant. « Parce que c’est ce que font les amis chers. On est la famille des uns des autres. » C’était certainement un peu maladroit comme formulation, mais c’était en tout cas la manière dont il voyait les choses. Bien qu’au vu de sa situation, elle ne le prendrait peut-être pas aussi bien qu’il l’aurait voulu…
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Ven 15 Déc - 20:08

A rock of reason amidst seas of insanity

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« Je… ! » Tenta de répondre Isidore avant de s'interrompre aussitôt. Est-ce qu'il était arrivé à court d'arguments ? Est-ce que Cruz avait réussi à lui clouer le bec ? Est-ce qu'il se rendait enfin compte qu'elle avait raison ..? La jeune femme connaissait son ami, aussi elle savait que cette dernière option n'était guère plausible. Ne serait-ce que par principe, le Serpentard n'avouerait jamais ses torts à la brune. Elle en était certaine, elle était exactement pareille. « Je sais même pas pourquoi on se balance tout ça, c’est absurde. » Sur la défensive depuis le début de leur conversation, prête à mordre à la moindre attaque, Cruz se trouva soudainement prise de court. L'Espagnole ne s'attendait pas à ce que son camarade cherche de lui-même à apaiser les tensions, cela ne lui ressemblait guère. Ils avaient expérimenté assez de disputes pour savoir qu'en général, ils ne s'arrêtaient que lorsqu'on venait les séparer, avant qu'ils ne s'envoient leur poing dans la figure. Mais les deux Serpentards grandissaient, peut-être était-ce là un premier pas vers la maturité. « Je peux pas accepter que t’aies choisi de faire ça, c’est pas possible, mais je devrais pas chercher une solution pour un choix que t’as du faire, où y avait de toute façon pas de bonne issue. C’est à eux qu’on devrait demander des comptes. » Déclara finalement Isidore, sur un ton plus calme. Cruz était bien forcée d'admettre qu'il avait raison et Merlin sait qu'elle détestait cela. Elle n'aurait jamais dû avoir à prendre cette décision, elle n'aurait jamais dû être forcée de le faire par le directeur de son école. La jeune femme avait lu avec attention sa lettre d'excuse, accrochée sur le panneau d'affichage, et n'avait clairement pas été convaincue. Des adultes avaient placé des enfants dont ils avaient la responsabilité dans des situations affreuses et c'était inacceptable. Ils avaient lobotomisé Madison, elle qui était la douceur et gentillesse incarnée. Elle qui avait déjà tant souffert de ce qui s'était passé au bal de juin. Cruz ne leur pardonnerait jamais : elle, ce n'était pas grave, elle s'en remettrait. Mais ils n'avaient pas le droit de toucher à Madison, ça non. Les paroles d'Isidore sonnaient comme des excuses à moitié dissimulées, c'était en tout cas ce que Cruz avait envie de croire. Si Londubat avait encore des idées de ce genre en tête, mieux valait qu'ils restent soudés. « Oui, ce sont eux les irresponsables. Au moins ils m'ont accordé une mort relativement douce. D'ailleurs, je n'ai jamais su comment ça s'était fini pour toi. » Répondit finalement la jeune femme, un peu apaisée. Elle avait envie de savoir ce à quoi son groupe avait été confronté après qu'elle ait quitté la partie. Ce n'était pas de la curiosité mal placée mais une inquiétude sincère : elle savait qu'Izzie avait du mal avec la perte de sa main et craignait qu'il ait eu à subir un autre choc de ce genre.

« Et alors ? Ça veut rien dire. Je sais pas ce que c’est, mais ça te rend pas moins importante, ou meilleure candidate au sacrifice, loin de là. T’as encore tout à construire, et tu t’en sors plutôt bien pour le moment. » Isidore s'était assis dans les hautes herbes qui bordaient le chemin sur lequel ils se trouvaient. Le jeune homme ne s'en rendait peut-être pas compte - sûrement pas d'ailleurs - mais ses mots venaient toucher Cruz au plus profond d'elle-même. Ce n'était pas des paroles anodines qui avaient été prononcées, loin de là. La Serpentard avait toujours été persuadée du contraire : parce qu'on n'avait jamais voulu d'elle, alors elle méritait moins que les autres de vivre et d'être heureuse. Cette pensée tranchait étrangement avec son désir de vaincre, son envie de s'en sortir, ce rêve de « mettre le monde à ses pieds » comme dirait Isidore. On ne se remet jamais d'un manque d'amour, parait-il. Cruz avait d'ailleurs fait un parallèle, une fois, entre son enfance et celle de Voldemort. Lui aussi avait été abandonné par sa mère, lui aussi avait été renié par son père. Qu'aurait-elle fait, elle, si elle avait vécu au temps de son règne ? Est-ce qu'elle aurait été tenté de le suivre, pour avoir enfin la vie à laquelle elle aspirait sans pour autant penser la mériter ? Est-ce que les orphelins jamais adoptés finissaient tous mal ? La jeune femme s'était posée toutes ces questions, qui prenaient désormais une dimension nouvelle après ce qui s'était passé dans la Cabane Hurlante. Elle avait sacrifié sa vie pour sauver son ami. Jamais Tom Jedusor n'aurait fait pareil choix, elle le savait. Alors non elle n'était pas comme lui, elle allait devenir quelqu'un sans avoir recourt aux ténèbres. Finalement, cet évènement d'Halloween avait peut-être été un mal pour un bien. Sans cela, par exemple, elle n'aurait probablement jamais entendu Izzie la réconforter de la sorte. D'ailleurs, Cruz ne lui aurait jamais confié son passé de la sorte en temps normal. Mais elle ne le regrettait pas, car elle était certaine que Casey et lui étaient les personnes les plus à même de garder ce secret. « Je n'ai encore rien fait de formidable, en seize années d'existence, et je n'ai rien construit non plus. Mais tu as sans doute raison. Et, dans ce cas, je crois que tu devrais songer à appliquer ce raisonnement à toi-même. » Lui suggéra la brune, avant de se laisser tomber à ses côtés. Il faut dire ce qui est, on a l'air relativement débile quand on est seule debout. La tempête qui les avait animés prenait le large tout doucement et ça faisait du bien. Les deux Serpentards avaient besoin de se prendre la tête et de s'affronter de la sorte afin de pouvoir mettre les choses à plat. Cruz le savait, ils ne pouvaient fonctionner autrement. Les mots qui étaient prononcés durant ce conflit s'en allaient en même temps que ce dernier, pour laisser place à des paroles beaucoup plus profondes.

« Sans hésiter. » Ainsi, les oreilles de Cruz ne lui avaient pas fait défaut. Isidore était prêt à se battre pour elle et, pour reprendre ses mots, sans aucune hésitation. Il l'avait dit très distinctement, avec une détermination nettement perceptible. Et, pourtant, Cruz n'arrivait pas à réaliser la chose. La jeune femme avait toujours dû se débrouiller seule et avait d'ailleurs fait en sorte de n'avoir jamais besoin de personne. Elle ne croyait qu'en elle, qu'en ses propres capacités et qualités, bien que cette confiance apparente fusse bien plus fragile qu'il n'y paraissait. S'entendre dire que quelqu'un était là pour elle, quelqu'un qui donnerait tout son possible pour elle, c'était tout bonnement invraisemblable. C'est pourquoi la Serpentard ne put s'empêcher de questionner son camarade sur les raisons qui le poussaient à faire une telle chose. « Parce que c’est ce que font les amis chers. On est la famille des uns des autres. » La jeune femme tourna un regard médusé vers Isidore. Elle avait forcément mal entendu, il y avait une erreur. Cruz était si peu familiarisé au concept de famille qu'elle n'était même pas certaine d'en comprendre le sens. Amis chers, ça par contre, ça lui parlait. Elle appréciait sincèrement Isidore et s'était rendue compte, notamment avec ce qu'elle avait dit à Casey, qu'il avait pris une place importante dans sa vie, malgré les prises de becs régulières. Mais Cruz n'imaginait pas que cela puisse être réciproque. Et pourtant, elle en avait la preuve devant elle. Une famille ... Cette chimère après laquelle l'Espagnole avait couru durant toutes ces années, était-elle juste sous ses yeux pendant tout ce temps ? Comment savoir si le jeune homme n'allait pas l'abandonner, lui aussi, dans quelques temps ? Les barrières que s'était créée Cruz résistaient encore et il faudrait peut-être bien toute une vie pour qu'elles ne disparaissent vraiment. Et pourtant, la jeune femme avait envie de croire que d'autres pouvaient être aussi loyale qu'elle. « Alors je me battrai pour toi aussi. Comme une lionne. » Répondit finalement la jeune femme, en laissant tomber sa tête sur l'épaule du Serpentard. Comme lors de l'évènement d'Halloween, elle ressentait le besoin de ce contact. Comme pour être sûre qu'elle ne rêvait pas, qu'Isidore n'allait pas disparaître. Se battre, ça elle savait le faire. S'il était là pour elle, alors elle ne le laisserait jamais tomber. Jamais. Même s'il demeurait aussi borné et insupportable qu'elle-même pouvait l'être.

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Ven 22 Déc - 20:06

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« Oui, ce sont eux les irresponsables. Au moins ils m'ont accordé une mort relativement douce. D'ailleurs, je n'ai jamais su comment ça s'était fini pour toi. » Le ton s’apaisait, et la raison réintégrait progressivement leurs paroles, jusqu’ici imprégnées de colère. Et leurs violons s’accordaient alors, si bien qu’il lui semblait tout à coup que leur querelle était bien vide de sens. Les deux bêtes qui avaient pris le contrôle d’eux étaient rassasiées, et le flux de propos houleux se tarissait peu à peu. Peut-être étaient-ils simplement fatigués, de se battre inutilement… mais ils en avaient besoin. Parce que c’était dans leur nature, de se jeter au cou l’un de l’autre, sur l’impulsion du moment, avant de se rendre compte que leurs disputes n’avaient pas lieu d’être. Mais… il se sentait mieux. Cette expérience, violente et brutale, leur avait fait prendre conscience d’un certain nombre de choses, qu’ils avaient besoin de mettre sur la table. Il ne fallait peut-être que prendre un peu de recul, afin de se rendre compte qu’ils avaient été bernés, et que c’était la direction qui s’était jouée d’eux. Cruz en avait assez bavé, et ils ne parviendraient jamais à s’accorder sur celui qui aurait du mourir, parce qu’ils ne seraient jamais d’accord. « Je suis pas mort. Un autre fille nous a rejoint quand ils m’ont repoussé dans l’ascenseur, Perrin est devenu un zombie, et j’ai encore perdu ma main. Mais on était vivants quand on est sortis de là. » raconta-t-il avec une indifférence presque totale. Etait-ce une bonne, ou une mauvaise chose ? Il l’ignorait. La mort pour de faux lui aurait tout aussi bien permis de raccourcir son calvaire… Mais elle semblait avoir réellement affecté Cruz. Un tel choix ne devait laisser personne insensible, en effet. « Ça va aller malgré tout ? » s’enquit-il néanmoins, se tournant vers elle. Intimement, il ne s’inquiétait pas réellement pour elle. Elle s’en sortirait, comme lui elle avait été forgée par une vie instable et chaotique, et son enfance dissolue en avait fait une jeune fille solide. Comme Savannah, elle était forte. Il était étonnant qu’elles ne s’entendent pas, puisque finalement, bien des aspects de leurs caractères était similaires. Mais la fierté était parfois traîtresse, et ni l’une ni l’autre n’en manquait.

A nouveau, ils s’interrogeaient sur cet « après » qui les attendait à la sortie de Poudlard, et qui leur semblait tout à coup bien lointain, après avoir été enfermés au château pendant presque un an. Chacun confiait à l’autre ses craintes, et même s’il comprenait les siennes, il ne pouvait pas la laisser croire que son passé l’empêcherait d’être exceptionnelle. « Je n'ai encore rien fait de formidable, en seize années d'existence, et je n'ai rien construit non plus. Mais tu as sans doute raison. Et, dans ce cas, je crois que tu devrais songer à appliquer ce raisonnement à toi-même. » Probablement. Peut-être. Il ne savait pas vraiment. Tout était si flou lorsqu’il se projetait quelques années plus tard que même les paroles de la Serpentard, pourtant d’une extrême bienveillance, ne parvenaient à l’éclairer un tant soit peu. Peu importait. Il s’agissait de Cruz, qui elle avait encore la vie devant elle pour prouver au monde ce qu’elle valait. Malgré son caractère, qui pourrait lui porter préjudice à l’avenir comme l’aider à s’élever au rang le plus haut, elle se démarquait en classe, faisait preuve d’un sang froid étonnant, et suivait ses ambitions avec une détermination extrêmement louable. Pour sa part, il allait se contenter de se prouver à lui-même qu’il ne prendrait pas le chemin de son père, ce serait suffisant. Pour le reste, il verrait plus tard. « Normal, t’as seize ans. Ça fait relativement peu pour révolutionner le monde, devenir la première femme ministre, ou inventer un balai qui vole jusqu’à Mars. Ça viendra plus tard, t’as toutes les capacités pour ça. » répondit-il, d’un ton serein. En ce qui concernait la seconde partie, il se plaça davantage sur la réserve. « J’en sais rien. Je m’en sortirais peut-être, peut-être pas. J’suis pas un génie, et sans jouer les victimes pour autant, avec ça je vais probablement galérer un moment. Et j’ai pas la détermination pour viser mieux que ça. » ajouta-t-il en jetant un oeil à sa prothèse métallique. S’il avait été assez réaliste pour se rendre compte que son avenir scolaire était inexistant l’année dernière, là où les choses se compliquaient, c’était qu’il ne pourrait pas même se reconvertir dans la pâtisserie ou dans l’artisanat puisque l’usage de sa main lui faisait défaut, et qu’il n’en récupèrerait peut-être jamais la totalité.

Le regard médusé qu’elle lui jeta le toucha quelque peu. C’était… étonnant. Qu’elle manifeste aussi peu de confiance en elle, en les autres, en le regard qu’ils pouvaient lui porter. Pourtant, lui ne doutait pas. Il était revenu dans ce foutu château pour ses amis, et il considérait sans difficulté aucune qu’elle faisait partie des plus proches. « Alors je me battrai pour toi aussi. Comme une lionne. » Il sourit tandis qu’elle appuya sa tête sur son épaule, et qu’il en faisait de même. Ils n’étaient plus si fiers, tout à coup, tandis qu’il reposaient là, à même le sol, leurs cheveux allant au gré du vent. Ils avaient besoin l’un de l’autre, et chacun l’acceptait alors. Deux humains parfaitement imparfaits, avec leurs multitudes de défauts, leurs oscillations, leurs humeurs, leur tempérament fougueux qui rendaient les choses toujours plus compliquées qu’elles ne l’étaient réellement. Et tandis que l’une dévoilait ses faiblesses au niveau affectif, l’autre évoquait ses interrogations quant à ce que pourrait être sa vie désormais. « Contre une telle alliance, je vois pas qui pourrait tenir le coup. » répondit-il, presque amusé de la situation. A bien y réfléchir… il ne regrettait pas. De s’être investi dans cette bataille au point d’en perdre un membre. Parce que ceux qui l’entouraient quotidiennement dans ce foutu château étaient si humains, si attendrissants au travers de leurs écorchures, rêveurs et colériques, qu’il en retrouvait un regain de foi pour ce monde qui lui semblait pourtant condamné à une issue fatale.
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Ven 29 Déc - 21:03

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feat. Cruz & Izzie

« Je suis pas mort. Un autre fille nous a rejoint quand ils m’ont repoussé dans l’ascenseur, Perrin est devenu un zombie, et j’ai encore perdu ma main. Mais on était vivants quand on est sortis de là. » Cruz resta interdite face au récit d'Isidore. Le reste du groupe n'avait pas été épargné non plus, même s'ils s'en étaient tous sortis vivants. Tous ? Non, bien sûr. Izzie n'avait pas mentionné Elliot dans son récit et pour cause : la brune l'avait retrouvé à son réveil, dans un coin de la pièce, visiblement traumatisé par ce qui lui était arrivé. Toutefois, les survivants n'avaient pas été davantage ménagés par Londubat. Un frisson avait parcouru la jeune femme en entendant que son camarade avait à nouveau perdu sa main. Quel sort était le plus clément ? Mourir ou revivre un traumatisme ? Difficile à dire. Si Cruz avait été affectée par le choix qui avait précédé sa mort, elle se doutait que cela n'avait pas été évident non plus pour le Serpentard. Ses méninges tournaient à plein régime alors qu'elle gardait les bras croisés sur sa poitrine. Elle s'entêtait à chercher à comprendre ce qui avait bien pu passer par la tête de leur nouveau directeur. La préfète savait bien, dans le fond, que ses intentions étaient louables. Mais il avait fait un choix pédagogique désastreux en ne prévenant pas ses élèves de ce qui les attendaient. Cruz lui en voulait pour cette erreur. Si même elle avait réussi à être ébranlée par cette expérience, elle n'osait penser à ce que devait ressentir les autres. L'attitude de Casey avait suffit à lui donner une idée de la chose ... « Comment as-tu perdu ta main ? » Demanda la jeune femme sans plus de cérémonie. Inutile de tourner autour du pot et de prendre des gants avec Izzie : les gens l'avaient assez ménagé depuis sa blessure et il n'avait nul besoin que Cruz s'y mette aussi. De toute manière, ce n'était pas vraiment son genre, la compassion. « Ça va aller malgré tout ? » Questionna Isidore, faisant ainsi apparaître un large sourire sur le visage de sa comparse. Quelle drôle de question. Bien sûr que ça irait, c'était une évidence. Elle allait se servir de cette blessure pour gagner en force, afin de ne plus se faire surprendre de la sorte. Cette plaie allait se refermer, comme les précédentes et lui permettrait de devenir bien plus résistante. Il y a toujours deux façons de considérer un échec : soit on reste à terre et on se morfond, soit on se relève et on avance. Cruz préférait être debout, même si ce n'était que du haut de son mètre cinquante-cinq. « Pourquoi ça n'irait pas ? Ce n'était qu'un cauchemar. » Et seuls les enfants se laissent impressionner par les mauvais rêves, n'est-ce pas ? Était-ce trop prétentieux de la part de la jeune femme d'estimer ne plus être une petite fille ? Avait-elle seulement été une petite fille un jour, entre les brimades subies à l'orphelinat et son désir de revanche grandissant en même temps qu'elle ? En tout cas, elle était bien debout et encore plus déterminée à changer son destin. Les failles qu'elle venait de laisser apparaître n'étaient qu'un lointain souvenir. Ou presque.

« Normal, t’as seize ans. Ça fait relativement peu pour révolutionner le monde, devenir la première femme ministre, ou inventer un balai qui vole jusqu’à Mars. Ça viendra plus tard, t’as toutes les capacités pour ça. » Incorrigible flatteur. L'assurance qui se dégageait de ses propos amusa Cruz. Elle n'avait pas l'habitude qu'on place autant d'espoirs en elle. Bien au contraire, les gens avaient souvent tendance à freiner l'ambition de la jeune femme. Ce qui lui donnait encore plus envie de leur montrer de quoi elle était capable, ne serait-ce que par simple esprit de contradiction. Mais là, face à autant de conviction, la préfète se sentait soudain moins confiante. Elle n'était plus la seule à attendre beaucoup d'elle-même. Et si au final elle n'était pas aussi exceptionnelle que ça ? Si finalement elle n'était qu'une simple fille ordinaire, destinée à devenir greffière ou vendeuse sur le Chemin de Traverse ? Non pas que ce ne soient pas des métiers honorables, loin de là. Mais a-t-on déjà vu le nom d'une greffière dans les livres d'histoire ? Bien sûr que non. Quoi qu'il en soit, Cruz ne pourrait poursuivre ses études après Poudlard uniquement si elle arrivait à décrocher une bourse d'étude, sa pension d'orpheline ne suffisant pas à couvrir les frais de scolarité à l'université. Il y avait beaucoup de candidats pour trop peu de places. Ses chances de se voir attribuer l'une de ces bourses étaient minces, mais elle allait tout donner pour y arriver. Ne serait-ce que pour ne pas décevoir ceux qui croyaient en elle. « Cruz Rosewood, ministre de la magie : ouais, je pense que ça pourrait le faire ! Et ça clouerait le bec de certaines personnes. Mais je crois que je vais commencer par Cruz Rosewood, diplômée des ASPICS. Après, je révolutionnerai le monde. » Lui confia-t-elle, avec un sourire presque rêveur. Si jamais elle devenait ministre de la magie, ou responsable d'un département du ministère, elle ferait bouger un certain nombre de choses. Par exemple, elle nommerait Keagan à un poste à la hauteur de ses capacités. Bouffon de la ministre, entre autres. « J’en sais rien. Je m’en sortirais peut-être, peut-être pas. J’suis pas un génie, et sans jouer les victimes pour autant, avec ça je vais probablement galérer un moment. Et j’ai pas la détermination pour viser mieux que ça. » Le sourire de Cruz s'évanouit bien vite. Les paroles d'Isidore la peinait, étrangement. Elle qui s'était toujours uniquement préoccupée de son propre sort, se sentait concernée par celui du jeune homme. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi il était aussi résigné quant à son avenir. Cruz avait croisé la route de tellement de gens cabossés, comme lui, qu'elle ne voyait pas leur différence. Ils allaient bientôt passer en 2024, ce n'était pas la perte d'une main qui allait suffire à ruiner l'avenir du Serpentard. Cruz en était intimement convaincue : devant elle se tenait Isidore, qui avait reçu une médaille pour son rôle dans la rébellion, et non pas Isidore, qui n'avait plus qu'une seule main. Elle n'était pas à sa place et n'avait pas la prétention de se croire capable de le comprendre. Mais, tout de même, elle voyait tellement de choses en lui. « Ce n'est pas parce que tu ne brilles pas scolairement que tu n'es pas un génie. C'est des conneries, ça ne veut rien dire. Puis ta prothèse va bien finir par marcher et peut-être que dans quelques temps, on sera capable de te greffer une nouvelle main. J'ai un peu de détermination en trop, je peux t'en passer si tu veux ? » Tenta de plaisanter Cruz, bien qu'elle fut en réalité totalement sérieuse. S'il était aussi convaincu du potentiel de la jeune femme, pourquoi ne pouvait-elle pas être tout autant convaincue du sien ? « Le monde offre de multiples possibilités et je suis sûre qu'on n'en connaît même pas le quart. » Cruz aurait pu citer à Izzie tout un tas de sorciers en échec scolaire qui avaient réussi dans la vie, leur livre d'Histoire de la Magie ne manquait pas d'exemples. Mais toute optimiste qu'était la jeune femme, elle savait que ce ne serait pas suffisant pour le convaincre. Aussi allait-elle se contenter d'y croire pour deux, du moins pour l'instant.

Alors que Cruz, peu habituée à montrer ses faiblesses de la sorte, laissait reposer sa tête sur l'épaule d'Izzie, ce dernier fit de même. Blottis l'un contre l'autre, à même le sol, ils abandonnaient leur rôle de super héros, de combattants et redevenaient des adolescents pleins de failles et de fêlures. C'était comme un soulagement, de se délester de la pression que tous les adultes de ce château avaient mis sur leurs épaules. Ils étaient si jeunes, au final. Ils n'avaient pas vécu un quart de leur vie qu'on leur avait déjà demandé tellement et ce n'était sans doute pas fini. « Contre une telle alliance, je vois pas qui pourrait tenir le coup. » Répliqua Isidore, faisant ainsi sourire Cruz. Plus de sourires en quelques minutes qu'en plusieurs semaines, voilà une des nombreuses choses qu'avait gagnées la jeune femme en venant à ce rendez-vous. Elle se sentait juste bien, contre Izzie. Elle aurait pu rester blottie comme ça pendant des heures, tant ce contact l'apaisait. La jeune femme laissa doucement ses doigts caresser la prothèse inerte de son camarade. « Si on unissait nos forces au lieu de nous affronter sans cesse, avec nos caractères respectifs je suis sûre qu'on pourrait renverser Londubat si on le voulait » Et quels caractères ! C'était peut-être un peu présomptueux, sûrement même. Mais ce n'était qu'une petite boutade d'adolescents. Ils n'étaient pas prêt à repartir en croisade, Cruz préférait éviter en tout cas. Mais l'idée était là : ensemble, on est bien plus forts que seul. L'Espagnole le comprenait désormais. Cependant, elle n'était pas encore prête à accorder sa confiance à beaucoup de personnes. Izzie, Casey, Maddie, Billie ... c'était déjà suffisant. Tous des gamins que la vie avait déjà pas mal amochés. Des survivants. Des gens comme elle.

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Lun 29 Jan - 20:47

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« Comment as-tu perdu ta main ? » Il s’agita un peu sur lui-même, mal à l’aise. Pas à l’idée d’en parler, et encore moins avec Cruz à laquelle il se voyait mal cacher son ressenti, mais au simple souvenir de la lame vibrante lui tranchant à nouveau son membre à peine retrouvé. A une heure où la rééducation était difficile et très frustrante, il avait presque éprouvé davantage de difficulté à voir à nouveau cette partie du corps lui être arrachée, plutôt qu’à supporter la douleur insoutenable provoquée par la tronçonneuse. Pour la seconde fois, Poudlard trahissait ses promesses, et faisait de lui ce monstre qu’il se refusait pourtant à devenir. Finalement, c’était mieux que Cruz soit restée à l’écart de tout cela : ce qu’elle avait vécu était traumatisant, et le choix qu’elle avait été forcée de faire était probablement le pire que l’on pouvait imposer à une jeune fille de seize ans, mais au moins, plus tôt le calvaire se terminait, mieux c’était. C’était mieux pour tout le monde. Et cette pauvre Octavia qui avait l’air complètement au bout du rouleau, après avoir été intégrée de force à leur pénible mésaventure, et son année de cachots dans les pattes… De plus, il était à peu près certain d’avoir lu son nom dans la gazette dans l’article qui concernait les tortures au ministère, cet été. Il s’en voulait quelque peu de ne pas avoir pris l’initiative de la contacter, ainsi que Perrin, pour être s’assurer au moins que tout allait bien. Mais que faire lorsque tout n’allait pas bien, hein… ? Rien n’irait plus jamais. « Un type avec une tronçonneuse. J’essayais juste de maintenir la porte fermée… bah ces trucs-là tranchent aussi le métal. » répondit-il en haussant les épaules, détournant un peu le regard, les doigts de sa main gauche enfoncés dans sa paume. Puis, il releva les yeux vers Cruz, s’étonnant du large sourire qui étirait les lèvres mutines, détaillant ses pommettes, tandis que ses longs cils camouflaient toute lueur d’inquiétude susceptible de se dissimuler dans ses yeux. Il se surprit à s’en amuser quelque peu. En toute circonstance, elle continuait de l’étonner. « Pourquoi ça n'irait pas ? Ce n'était qu'un cauchemar. » Il s’attendait un peu à ce genre de réponse, à dire vrai. Oui, sans doute, qu’un cauchemar. Il ne restait plus qu’à se persuader que l’enfer des derniers mois était aussi un mauvais rêve, et ils pourraient progressivement reprendre le cours de leur vie. Belle perspective, n’est-ce pas ? Alors pourquoi avait-il autant de mal à avoir envie que ce soit le cas ? Redevenir heureux ? Ça avait l’air faux. Un parfait appât pour parfait idiot. « Ouais, c’est ça. Un cauchemar. » se contenta-t-il de répondre en fixant la ligne d’horizon, tout en manipulant le noeud de son lacet qui menaçait à tout instant de se défaire.

« Cruz Rosewood, ministre de la magie : ouais, je pense que ça pourrait le faire ! Et ça clouerait le bec de certaines personnes. Mais je crois que je vais commencer par Cruz Rosewood, diplômée des ASPICS. Après, je révolutionnerai le monde. » Il la reconnaissait bien là : ambitieuse, déterminée à faire des merveilles. Elle ne lâcherait rien tant qu’elle n’aurait pas obtenu satisfaction, et ce serait tout à son honneur. Et il souhaitait bon courage à ceux qui croiseraient sa route… Il se surprenait à penser qu’il aurait aimé savoir faire preuve du même aplomb. Seulement, il semblait qu’il soit finalement déterminé à errer entre une voie possible ou l’autre sans s’avérer capable de se lancer véritablement. Il ignorait qui était ces « certaines personnes » auxquelles elle faisait référence, mais il imaginait sans mal qu’elle leur prouverait bien assez tôt qu’elles avaient tort. Ils partageaient aussi ce point commun que peu avaient bien voulu croire en eux… et hormis Liu Xi et sa mère, il aurait aimé que d’autres adultes puissent le pousser à se réaliser. Les professeurs de cette école avait sans doute déjà beaucoup à gérer… il présumait. « On s’en fout des bien pensants, tu leur montreras à quel point ils se sont plantés sur leurs pronostics, bien au delà de tes ASPICs. » tenta-t-il sur le ton de la plaisanterie avant de songer aux années futures qui s’annonçaient. La sixième, et puis après quoi, hein ? Les ASPICs ? Super, il les aurait, le tout avec une note qui plus que moyenne qui l’enverrait dans une université quelconque, où il essaierait vaguement de se rendre les premiers jours, avant de finir par laisser tomber complètement… Ça en devenait désespérant. « Ce n'est pas parce que tu ne brilles pas scolairement que tu n'es pas un génie. C'est des conneries, ça ne veut rien dire. Puis ta prothèse va bien finir par marcher et peut-être que dans quelques temps, on sera capable de te greffer une nouvelle main. J'ai un peu de détermination en trop, je peux t'en passer si tu veux ? » Oui… Peut-être. Il ne savait plus trop, et n’y croyait pas trop. Mais au moins, elle donnait l’impression d’y croire elle, et c’était ce qui lui donnait envie d’aller de l’avant. Ça ne servait à rien de s’apitoyer encore davantage sur son sort, n’est-ce pas ? Liu le poussait à se ressaisir depuis la fin de l’été, et il était peut-être temps de se forcer à le faire, arrêter les enfantillages… les envies de fugue. « Cruz… » commença-t-il sans savoir exactement comment formuler ces mots brouillons qui s’empétraient dans son esprit, en leur cherchant un sens à mesure qu’ils lui venaient. Il avait tout à coup ce goût acide dans le palais… « T’as jamais pensé à te barrer du château ? Sur un coup de tête, comme ça. Se barrer sans se retourner. Si là maintenant, hypothétiquement, je te le proposais, tu ferais quoi ? » laissa-t-il échapper, avant de s’en vouloir d’avoir laissé cette idée prendre le dessus. Et elle était mauvaise, il en avait bien conscience... pourtant, il fallait qu'il l'exprime à haute voix, et elle était probablement l'une des seules à pouvoir l'entendre.

« Le monde offre de multiples possibilités et je suis sûre qu'on n'en connaît même pas le quart. » Il demeura silencieux. Peut-être. Ça ne voulait pas dire que le monde avait besoin de gens comme lui, même si l’idée lui déplaisait fortement, c’était plutôt lui qui avait besoin du monde. Il n’en connaissait en effet pas grand chose : comme si l’opportunité lui avait été donnée, tiens ! Avec l’autre malade qui moisissait en taule, et sa mère qui le couvait à la maison, et ses notes plus que moyennes, peu de chances qu’il en connaisse grand chose. Un temps, il avait imaginé qu’il se contenterait de ce qu’il savait faire en cuisine, et cette idée lui convenait. Jusqu’à ce qu’il se retrouve diminué… au moins Cruz ne connaitrait pas ces problèmes-là. Elle avait eu l’intelligence de réagir avant lui et de se secouer dans ses premières années pour se sortir de cette zone de confort et de pessimisme dans laquelle il baignait avec une certaine langueur. « Si on unissait nos forces au lieu de nous affronter sans cesse, avec nos caractères respectifs je suis sûre qu'on pourrait renverser Londubat si on le voulait » Il lui adressa un sourire, un peu plus faible que les précédents. Il aimait cette idée, aussi fantasmagorique, aussi illusoire soit-elle. C’était comme si comme n’importe quel autre élève normal, il pouvait brusquement se ressaisir, se secouer pour aller de l’avant, main dans la main avec elle. Ce n’était pas réaliste, viendrait une heure où elle devrait avancer sans lui, elle le savait sans doute pertinemment et lui aussi… Mais la tentative de le réconforter était louable. « Même avec la moins bonne volonté du monde, on serait sûrement plus efficace que ce clown. On s'est battus l'an dernier, et il faudra probablement recommencer, de toute façon... » se contenta-t-il donc de répondre, en jetant un oeil aux nuages, qui s’obscurcissaient imperceptiblement. Il serait bientôt l’heure de rentrer au château…
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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Mer 31 Jan - 20:25

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« Un type avec une tronçonneuse. J’essayais juste de maintenir la porte fermée… bah ces trucs-là tranchent aussi le métal. » Cruz resta interdite, encaissant le choc des révélations de son camarade. Plus la jeune femme en apprenait sur les cauchemars des autres et plus elle se félicitait d'être morte rapidement. Rester plus longtemps en vie revenait à devoir affronter davantage de caprices du jeu dans lequel ils avaient été plongés. Elle en avait encore la preuve à l'instant, avec le témoignage d'Isidore. La préfète pouvait donc s'estimer heureuse, dans le fond, d'avoir eu à mourir rapidement. D'avoir choisi de mourir en premier. D'ailleurs, ce choix la faisait presque se sentir coupable. Encore. Si elle avait donné le nom d'Isidore à la voix, alors il aurait été sacrifié. Elle aurait pu lui éviter de se faire trancher les doigts par une tronçonneuse. Il n'aurait ainsi pas eu à revivre l'horrible traumatisme de la perte de sa main droite. Si Cruz avait eu connaissance de ce qui allait arriver ensuite, elle aurait certainement fait un autre choix. Mais les choses s'étaient déroulées d'une autre manière et l'on ne pouvait malheureusement rien y changer. « Oh ... mais ... ta prothèse a correctement fonctionné alors ? » Lui demanda finalement Cruz, dont le ton de la voix cachait mal son engouement. Certes, Isidore avait vécu une chose affreuse dans ce mauvais rêve. Mais s'il était en train de maintenir la porte fermée, cela voulait dire que ... Oui, c'était obligé ! Sa prothèse avait forcément dû se mettre en marche pour pouvoir soutenir la porte et, malheureusement, se faire trancher par la tronçonneuse. Si Izzie était arrivé à la faire fonctionner lors de ce cauchemar, cela prouvait bien qu'il en était tout à fait capable dans le monde réel. Cruz en était certaine et cette pensée la réjouissait sincèrement. Il méritait tellement qu'un peu de soleil perce au milieu de son ciel gris. « Ouais, c’est ça. Un cauchemar. » Conclut finalement le Serpentard. Il n'y avait rien de plus à dire sur cette désastreuse soirée. Il était donc temps de clore ce chapitre, une bonne fois pour toute. Du moins, c'est ce qu'espérait la préfète. Elle ne rajouta donc rien d'autre à cette remarque et préféra s'amuser à tirer le lacet avec lequel son ami était en train de jouer. Il était à présent complètement défait, cela donnait désormais à Izzie une bonne raison de le tripoter.

« On s’en fout des bien pensants, tu leur montreras à quel point ils se sont plantés sur leurs pronostics, bien au delà de tes ASPICs. » Si Isidore savait à quel point ses paroles raisonnaient en Cruz à cet instant. Il venait de résumer en une phrase tout ce pourquoi la jeune femme se battait depuis toujours. Elle voulait montrer à tout le monde combien ils s'étaient trompés sur son compte. Montrer à son géniteur que même s'il n'avait pas voulu d'elle, elle était devenue quelqu'un. Montrer à sa mère que même si elle l'avait abandonnée, elle était devenue quelqu'un. Montrer à la directrice de son orphelinat que malgré toutes ses tentatives pour la décourager, elle était devenue quelqu'un. Vous avez saisi le concept ou il faut que je développe davantage mon propos ? Toujours est il que les quelques mots prononcés par le jeune homme regonflaient Cruz à bloc. D'ailleurs, la plupart des paroles d'Isidore lui faisait cet effet. Cela lui faisait du bien, de voir que quelqu'un d'autre croyait en elle. « T'imagines même pas à quel point. De toute façon, de base j'étais une erreur. Difficile de ne pas faire mieux ! » Répondit la préfète des Serpentards avec une pointe d'amertume. Ouais, c'était dur d'apprendre lors de son dixième anniversaire qu'on n'avait pas été désirée et, pire encore, que le mec qui l'avait engendrée n'avait même pas souhaité la voir au moins une fois. Alors que la plupart des gosses de l'orphelinat pleuraient l'amour perdu de leurs parents - et leurs parents eux-mêmes - Cruz n'avait pas de temps à perdre avec ça. On ne l'avait jamais aimée, pas besoin de perdre de temps avec ce concept désuet qu'étaient les sentiments. Isidore prononça soudain le prénom de l'Espagnole, d'une manière bien trop hésitante pour ne pas l'alerter. Elle fronça les sourcils, se préparant au pire. « T’as jamais pensé à te barrer du château ? Sur un coup de tête, comme ça. Se barrer sans se retourner. Si là maintenant, hypothétiquement, je te le proposais, tu ferais quoi ? » Coup de massue. Comme si le monde de Cruz venait de s’effondrer. Elle n'avait jamais pensé qu'Isidore nourrissait de tels projets. Il ne parlait qu'en terme d'hypothèses mais, pourtant, Cruz était certaine qu'il s'agissait d'une décision mûrement réfléchie. Le jeune homme avait dû tourner et retourner cette idée dans sa tête, sinon il n'aurait pas osé lui en parler. Parce qu'il savait que ce château représentait une bouée de sauvetage pour la préfète. Une bouée qu'elle n'était pas prête à abandonner. « Je t'avoue que ça ne m'a jamais traversé l'esprit ... » Commença Cruz avec toute la sincérité du monde. Elle l'avouait bien volontiers, comme elle l'avait d'ailleurs expliqué à Casey : quitter le château n'avait jamais fait partie de ses projets à elle. Mais, de toute évidence, ce n'était pas le cas pour d'autres. « Mais si tu me le proposais, j'accepterais sans hésiter. Si c'est ce dont tu as besoin, alors je te suivrai les yeux fermés. » Sa sincérité était toujours intacte. La Serpentard était prête à tout abandonner pour suivre Isidore dans sa folie. Même si son désir le plus cher était de devenir quelqu'un d'important, cela passait au second plan. Parce que le jeune homme croyait en elle de toutes ses forces, parce qu'il avait voulu se sacrifier pour elle. Cruz lui était redevable éternellement et elle croyait tout autant en lui. Alors, s'il avait besoin de partir pour aller mieux, pour retrouver un semblant de confiance en lui et qu'il souhaitait qu'elle l'accompagne, alors c'est ce qu'elle ferait. Il n'y avait même à réfléchir, c'était une évidence. Tout irait forcément toujours bien, tant qu'ils étaient ensembles. Il faisait partie de sa famille, elle ne l'abandonnerai jamais.

« Même avec la moins bonne volonté du monde, on serait sûrement plus efficace que ce clown. On s'est battus l'an dernier, et il faudra probablement recommencer, de toute façon... » Cruz acquiesça d'un hochement de tête, tandis que sa main caressait doucement la prothèse d'Isidore. Elle n'avait aucune envie d'avoir à se battre une nouvelle fois. Malgré toutes les belles paroles qu'elle disait au Serpentard, elle savait que s'il devait lui arriver la même chose - perdre sa main - elle aurait énormément de mal à s'en remettre. Ils n'étaient que des gamins, même pas majeurs. Pourquoi fallait-il toujours que le monde des sorciers leur demande d'être plus que ça ? Et pourquoi est-ce qu'on leur avait mis un branquignole sur le siège du directeur ? « Si tu veux organiser une mutinerie, je ne suis pas contre. » Et pourtant, ce n'était vraiment pas le genre de la préfète que de critiquer la hiérarchie. Mais la direction avait fait trop de mal aux gens qu'elle aimait pour que Cruz garde la même confiance et la même estime à son égard. S'ils pouvaient tous aller brûler en enfer, elle serait ravie de jeter le premier Incendio. Soudain, la jeune femme sentit une goutte lui tomber sur le nez. Les nuages étaient devenus noirs et obscurcissaient le ciel. Une autre goutte atterrit sur le jean de la brune. Il était en train de se mettre à pleuvoir et il y avait des chances pour que cela se transforme en orage. « On rentre ? » Questionna Cruz, en prenant la prothèse d'Isidore dans sa petite main. Rentrer au château ou, s'il y tenait vraiment, partir loin de tout ça. C'était comme il voulait, Izzie n'avait qu'un mot à dire.

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MessageSujet: Re: A rock of reason amidst seas of insanity • Cruz & Isidore   Dim 4 Fév - 15:27

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Nothing ever happens
« Oh ... mais ... ta prothèse a correctement fonctionné alors ? » Le sentiment qui n’animait était relativement indescriptible. La rage, l’euphorie, la frustration, l’espoir, la rancoeur et le soulagement se mélangeaient en une concoction explosive, une dynamite qui ne lui permettrait pas de déterminer le moment où elle exploserait. Oui, sa motricité revenait peut-être. Pour combien de temps, il l’ignorait. Si ce serait comme avant ou s’en rapprocherait vaguement, il l’ignorait aussi. Ou s’il devait s’attendre à tomber de haut et souffrir encore davantage d’espoirs s’effondrant comme un château de cartes, peut-être. Toujours était-il que la manière dont elle s’en inquiétait était touchante. « Je crois. Enfin, je peux me tromper, mais ça m’a fait quelque chose. » répondit-il en tentant à nouveau d’imaginer ces faux doigts se refermer, comme s’il espérait que son corps physique suivrait naturellement. Au moins, toute cette mascarade n’aurait pas été vaine, et peut-être que quelque part, le directeur ne s’était pas trouvé autant dans le faux qu’il le pensait. Cela dit, il n’était pas pour autant à la veille de le reconnaître, encore trop énervé par cette initiative, et la manière dont ils s’étaient servis d’eux pour mener à bien leurs expériences. « T'imagines même pas à quel point. De toute façon, de base j'étais une erreur. Difficile de ne pas faire mieux ! » A nouveau, cette tendance à se dévaloriser revenait, tandis qu’elle faisait émerger l’autre Cruz. Celle qui avait peur, celle qui manquait de confiance, alors que l’autre qui était pleine d’aplomb semblait s’être endormie. En six ans, il ne découvrait cette facette que dès à présent… Et cela l’agaçait : elle n’avait aucune raison de douter d’elle, de ses capacités, de sa légitimité. Se décrire comme celle qui n’était pas désirée ne pouvait que l’inciter à la convaincre du contraire. Au fond, ils étaient dans le même bateau : ils avaient tous les deux souffert des mauvais choix de quelqu’un d’autre… « T’as jamais été une erreur, arrête de dire des conneries. T’es peut-être même la plus grande réussite de quelqu’un qui n’aura jamais la chance d’en avoir conscience. » Il n’en savait rien, à vrai dire. S’aventurer sur ce terrain sans connaître les circonstances exactes de son adoption, de la manière dont elle ressentait cet abandon n’était pas aisé, mais ce n’était pas le moment de l’interroger à ce sujet, même avec toute la délicatesse dont il était capable de faire preuve. Il le ferait. Lorsqu’elle serait prête, lorsqu’ils auraient préparé le terrain. Il hésita un instant à aborder le sujet avec sa mère : leur maison n’était pas bien grande, mais pouvait bien accueillir une invitée quelques temps… Ça ne remplacerait pas une maison, mais ils seraient près à la faire se sentir comme chez elle.

« Je t'avoue que ça ne m'a jamais traversé l'esprit ... » Il aurait du s’en douter. Bien sûr… il n’y avait que l’ahuri de service pour envisager une telle option. Pour se retrouver égaré dans cette bâtisse dans laquelle il n’avait désormais plus sa place. Et c’était égoïste de le lui demander à elle, qui avait ses responsabilités, son devoir de préfète, son avenir tout tracé, ses rêves. Et pourtant, c’était ce qu’il faisait, plutôt que de tenter d’opter pour une solution raisonnable, qui fonctionnerait sur la durée. Il n’avait pas envie d’être raisonnable. Ceux qui l’étaient se laissaient croupir dans cette léthargie insupportable… Mais Cruz n’avait pas le choix. Agir comme un gamin capricieux avec elle en lui demandant de laisser derrière elle ses ambitions n’était ce que ferait un ami, c’était ce que ferait un type partagé entre la colère et le désespoir. « Mais si tu me le proposais, j'accepterais sans hésiter. Si c'est ce dont tu as besoin, alors je te suivrai les yeux fermés. » Il la détailla, presque confus, sans comprendre. Est-ce qu’elle plaisantait ? Manifestement, ce n’était pas le cas : elle semblait plus que sérieuse, et c’était justement ce qui le prenait de court. Il s’était attendu à tout, à ce qu’elle refuse en le sommant de considérer à quel point cette proposition était inconsidérée, frôlant l’absurdité, il n’aurait même pas été étonné qu’une de leurs querelles habituelles éclate suite à cet échange. Il se serait braqué contre elle, elle l’aurait qualifié d’inconscient, il aurait même pu décider de partir directement, sur un coup de tête, par orgueil afin de lui prouver combien elle avait tort en sachant à quel point elle avait raison. Mais non. Elle avait accepté, et son entière dévotion le surprenait, au point qu’il s’en sente étrangement mal. Il avait l’impression d’être un parfait salaud à lui demander l’impossible… et c’était encore pire de se rendre compte qu’elle était prête à le suivre. Il n’avait pas le droit de le faire, et pourtant, égoïstement, il s’en satisfaisait, parce que sa présence à ses côtés était rassurante, parce qu’il préférait entreprendre ce voyage à deux pour oublier que seul, il n’avait aucun sens. « D’accord. Alors… prépare peut-être un sac à dos, avec juste le nécessaire. Au cas où. » déclara-t-il simplement, gardant à l’esprit que le sien était prêt depuis des jours, attendant dans un recoin de son dortoir qu’il finisse par craquer. Il commençait à se dire que ça ne tarderait pas, au vu de son état d’esprit actuel. « Mais seulement si tu es bien sûre de toi. » appuya-t-il en plantant ses yeux dans les siens, avec toute la détermination dont il était capable de faire preuve. Le plan se dessinait progressivement : ils transplaneraient ensemble à l’extrémité de Pré-au-Lard, finiraient par tomber sur une auberge pour leur première nuit à Londres… et puis, ils envisageraient leurs solutions là-bas. Il avait profondément envie de croire que c’était réalisable.

« Si tu veux organiser une mutinerie, je ne suis pas contre. » Et voilà qu’elle l’encourageait à présent dans ses idées révolutionnaires. Que faisait-elle de son habituel respect de l’ordre, de cette tendance à se garder hors de potentiels ennuis… ? Que faisait-elle de son rôle, de son titre, de ce blason aux couleurs dont elle était si fière ? Que faisait-elle de ces perspectives d’avenir destinées à lui permettre de prendre sa revanche sur la vie ? Peut-être avait-il sous-estimé à quel point elle était intérieurement révoltée, à quel point elle s’était sentie trahie, bafouée. On les avait entravés dans leurs droits, on leur avait fait vivre le pire afin de les y préparer, et après leur douloureuse expérience de l’année dernière, il était plus qu’évident que la direction n’avait plus le droit à l’erreur. Il réfléchit. Ce à qui il parlait de ces idées sous-jacentes, Savannah, Spencer, Anoushka, maintenant Cruz… aucun ne tentait de le dissuader. Aucun ne lui disait qu’il ferait mieux de rentrer dans le cadre, de faire profil bas. Tous ceux dont l’avis était pourtant plus éclairé que le sien avaient pour une fois décidé de le laisser écouter le sien. « Ça pourrait arriver, plus tôt qu’on ne le pense. Ce jour-là, on sera contents de te compter dans nos rangs.» répondit-il de manière évasive. Quand ? Il l’ignorait. Ce qu’il savait en revanche, c’était qu’ils ne laisseraient pas passer un nouvel Halloween : la prochaine fois, ils seraient prêts. La prochaine fois, ils auraient leurs baguettes, et une volonté inaltérable. Une volonté de créer et de détruire, une volonté de se battre pour les valeurs qu’ils tenaient à défendre au point de laisser libre cours à leur démence. Mais elle serait des leurs, c’était tout ce qu’il gardait à l’esprit. « On rentre ? » demanda-t-elle finalement, en voyant le temps s’assombrir. Il hocha la tête, grave, tandis qu’il gardait sa main dans la sienne, effectuant une pression imaginaire pour refermer ses doigts autour des siens, mécanisme moteur dont il n’était pas encore capable. C’était encore trop tôt, imaginait-il alors… La fuite ne serait pas pour ce soir, et c’était peut-être mieux comme ça. Ils avaient besoin de temps pour faire taire leurs démons, pour réfléchir à froid. Et peut-être qu’un jour, ils franchiraient le cap, seuls contre le monde. Il en informerait peut-être Spencer, à moins qu’il ne décide finalement de partir en lâche, en s’efforçant de se convaincre que c’était là la solution du moindre mal. Ils contournèrent le village, et traversèrent le parc, alors que les premières gouttes tombaient, et qu’il la regardait du coin de l’oeil, en se disant que ce sacré brin de fille, fougueuse comme il en avait rarement vue, finirait par lui ôter toute raison.
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