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 [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]

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MessageSujet: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mar 21 Nov - 11:20

until the beginning
casey & luca

Culpabilité enfouie, inavouée, inassumée. Pauvre idiote torturée qui m’avait poussé à douter de mes agissements. Trop sûr de moi, trop fidèle à mes principes, mais surtout trop méchant. Pulsion incontrôlée qui m’a valut une humeur taquine. Rancune qui m’a forcée à la chercher lorsqu’elle gisait à sa tâche, posée à genou dans le couloir. Puis cette pitié que j’ai faiblement ressentie lorsque les évènements ont empirés. Elle était jeune, plus jeune que moi. Je n’ai eu aucune empathie, j’ai juste conclu que ça n’était en rien ce que je voulais pour elle. Me débarrasser de ses crises de nerfs, voilà tout ce que je voulais au départ. Tout ça c’est fini, depuis un long moment. Je n’ai croisé Casey que quelques fois depuis, des fois qui changeaient d’atmosphère au fur et à mesure. Elle est remplie de haine, tout autant que moi. Et pourtant, j’ai pu voir une différence fragrante entre les regards qu’elle me jetait dernièrement. Ils étaient faibles, bien trop pour ce qu’elle est au fond d’elle, bien trop pour ce qu’elle éprouve à mon égard. Alors je me suis interrogé. Alors j’ai cherché à comprendre. En général, je me fiche de ce qu’on peut penser. Il en faut beaucoup pour m’intriguer sérieusement. Mais je me sens responsable de cette fille dans la mesure où j’avais essayé de l’aider, une chose qui ne fait clairement pas partie de mon naturelle quand la personne en question n’est pas de mon entourage le plus proche. C’est instinctif, je dois savoir. C’est trop louche, trop bizarre. Je ne suis pas vraiment dans l’intention d’aller à sa rencontre. Je veux juste la regarder, me donner une occasion de comprendre, analyser. Finalement c’est la connerie qui prend le dessus, une connerie que je trouve malgré tout appréciable. La croiser dans un couloir dans lequel je savais que ça arriverait. Observer discrètement la portée de son regard. N’y rien lire qu’un vide plat, une expression hors de nous. C’est à croire que j’aime me faire détester. Disons plutôt que ça serait normal. Et c’est bien l’impression inverse qui me gêne. Si c’est une autre provocation de sa part, impulsivement, je plonge dedans. « T’es malade ou quoi ? » Me retourner subitement dans sa direction et lâcher l’attaque que j’aurais préférer avoir sous contrôle. Poser la question d’un ton si sec que mon incompréhension se fait ressentir. L'a fixer, froncer les sourcils et en hausser un légèrement, tout en gardant le visage serré et sévère. Aucune envie de sourire. Pourtant, c’est ça que je devrais faire; sourire. Ce n’est même pas de la provocation. S’il y a une chose que je déteste avant d’autres, c’est de ne pas comprendre.
☾ anesidora


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mar 21 Nov - 20:42


❝ until the beginning ❞Luca & CaseyLa lenteur du temps qui passe aurait pu l’effrayer si seulement elle y avait fait attention. Tête baissée, regard fixé sur le parchemin qu’elle noircissait de son écriture, elle écoutait le cours, à la fois parfaitement présente et totalement absente. Elle ne pensait à rien d’autre, ses pensées ne divaguaient nullement, rangées, triées, cadenassées dans un coin de son esprit comme si elle s’entraînait à l’Occlumancie. Mais elle n’était en même temps pas là, pas dans la salle de classe, avec ses camarades, elle n’était pas assise au dernier rang, se foutant désormais totalement de la vue qu’elle pouvait avoir sur le professeur et sur le tableau. Tout comme elle se foutait des petits regards qu’elle sentait peser sur elle de temps en temps. C’était une étrange chose que de voir Casey Beckett assise vers le fond de la classe, ne pas participer au cours, exécuter à peine les sortilèges lors des parties pratiques. Pourtant, comme à son habitude, elle arrivait bonne première et partait avant tout le monde. Mais ce n’était plus dans l’optique de débuter au plus tôt un cours qui l’intéressait au plus haut point puis dans celle d’aller au prochain, ou bien d’aller étudier, ou bien d’aller profiter du repas dans la Grande Salle. Non, c’était dans le but d’éviter au maximum toute autre personne susceptible de lui adresser le moindre mot. Comme si une alarme s’était activée dans son esprit, la brune replia rapidement toutes ses affaires alors que leur professeur parlait encore. Elle terminait de fourrer sa plume dans son sac et la fin du cours résonnait. D’un bon, elle quitta son siège et la classe, la voix de leur enseignant l’accompagnant dans le couloir, donnant les devoirs pour la prochaine fois. Bien notés dans un coin de son esprit, ils rejoignirent rapidement la masse des choses auxquelles elle ne voulait pas penser. Elle ne voulait penser à rien, elle ne voulait tout simplement plus penser.

Délaissant les couloirs qui n’allaient pas tarder à se remplir d’élèves quittant ou rejoignant une classe, Casey s’enfonce dans un passage qu’elle sait mener à un couloir peu fréquenté. Le même qu’elle foule sans relâche depuis plusieurs jours, se rendant dans une salle inutilisée, entre deux bureaux de professeurs, là où personne n’aura l’idée de venir fureter puisqu’il n’y a absolument rien d’intéressant à y faire. Sa surprise de sentir une présence ne dure qu’une demi-seconde pour relaisser l’indifférence l’envahir. Pourtant, quand elle lève les yeux, dans un automatisme acquis avec les années, quand bien même elle se fiche de savoir qui elle croise à cet instant, une lueur de mépris la traverse, trop courte sûrement pour qu’il la remarque, et ils se croisent sans un mot - sans une insulte serait plus juste. Casey est déjà prête à oublier cette rapide rencontre quand sa voix perce le silence, l’atteint, la fait se retourner, et réveille tout le mépris qu’il peut lui inspirer, comme un volan qui n’attendait que de se réveiller. Tu me rends malade oui, d’autres questions débiles ? Acide, si sa voix avait été physique, elle aurait fait fondre le sol et les murs alentours. Bien qu’un peu enrouée car ça fait plusieurs jours qu’elle n’a pas prononcé le moindre mots.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mar 28 Nov - 14:08

until the beginning
casey & luca

Peut-être trop habitué. Peut-être que je n'y fais plus vraiment attention. Regard que j'ai trouvé vide, insignifiant, mais peut être pas plus qu'en général. Quoiqu'il en soit, la pulsion infantile n'a pas pu éviter mes lèvres de laisser mes cordes vocales s'exprimer. Trop direct, trop curieux, trop vif. Folle dingue dépressive qui se tourne vers moi et me donne une réponse des plus prévisibles. Sa voix est aussi malade et cru que ses mots. Je fronce davantage les sourcils, me tournant un peu plus vers elle. Je lui fais face. Et finalement, je ne peux pas non plus m'empêcher de rire d'une forte expiration nasale avant que s'étendent de chaque côté, mes fines lèvres quelque peu amusés. « Tu sais à quel point j'aime te faire de l'effet, mais t'es pas obligé de le crier sous les toits, c'est gênant. » Ignoble forceur sans empathie. Provoquer parce qu'elle m'a une fois de plus mal parlé. Chercher la merde au plus profond dans le couloir des prof. Pauvre imbécile rancunier qui transforme son sourire en une simple esquisse en coin. Regard sinistre, strict, mauvais que je lui jette. Je ne devrais pas agir de la sorte tout en connaissant la culpabilité qu’elle me fait ressentir. Pourquoi ne pas, juste une fois, agir avec un peu plus de sympathie, quelque chose du moins assortie à ma question qui l’interpella plus tôt. Donner l’impression de s’inquiéter, simplement chercher à comprendre, sans aucune méchanceté apparente, caractère vil qui rebondit lorsque le monde s’oppose, lorsqu’elle s’oppose. Ses pensés me font réagir une fois de plus. « Mais en fait c’est bon, j’ai rien dis, finalement je m’inquiétais pour rien; t’as pas changé ! Bonne journée. » Inquiet est un grand mot, et pourtant, il est bien choisit. Finalement je m'inquiètais de quoi ? Qu'elle ne soit plus la pauvre peste chieuse qu'elle était, pas de son état d'esprit ou de santé. Pauvre con qui jette un dernier sourire satisfait avant de se tourner vers sa direction de départ, fier comme un bœuf. Il n’y a pas de quoi l’être pourtant.
☾ anesidora



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mar 28 Nov - 15:10


❝ until the beginning ❞Luca & CaseyDans ce château, il n’y a que quelques que personnes que Casey pourrait définir comme faisant partie de ses amis, ou de ses proches. Des personnes qu’elle aime et estime. Elles se comptent sur les doigts d’une main. Les camarades qu’elle apprécie, sans n’avoir cependant jamais vraiment passé un réel moment avec eux sont un peu plus nombreux. Mais la grande majorité des autres élèves du château l’indiffèrent purement et simplement. Leur vie ne l’intéresse pas, pas plus que leurs joies ou leurs peines. Et, à l’instar de ses amis, les personnes qu’elle déteste, qu’elle hait, qui font naître en elle ce sentiment de détestation pur sont rares. Ceux qu’elle n’aime pas, elle les ignore tout simplement. Mais il y en a avec qui son indifférence n’est pas assez forte, et Luca fait partie de ceux là. La brune aurait pu ignorer son interpellation, continuer son chemin et oublier immédiatemment cette rencontre mais ses mots la piquent au plus profond d’elle-même et elle se retourne, lui répond, acide. Il s’est arrêté, à quelques mètres à peine et elle sent une vague de haine l’envelopper en le voyant sourire. Un sourire qu’elle voulu aussitôt faire disparaître de son arrogant visage, avec une force qui l’étonna elle-même. Depuis quand n’avait-elle pas ressentie une colère aussi puissante à l’encontre de quelqu’un ? Depuis quand ses poings ne l’avaient-ils pas démangée à ce point là, la forçant à les serrer, à enfoncer ses ongles dans ses paumes pour se souvenir des limites de son propre corps et ne pas se noyer complètement dans la rage qui l’enveloppait, lentement, de toutes parts. Il y a encore quelques jours, peut-être n’aurait-elle pas laissé ses émotions la contrôler, peut-être n’aurait-elle pas laissé Luca l’atteindre aussi facilement, même si la seule chose qui réveillait en elle était de la haine, mais c’était comme si son être tout entier n’avait attendu que cette occasion pour laisser enfin sortir toute la souffrance et la colère qui l’habitaient. Ses mots mettent quelques secondes à atteindre sa compréhension, biaisée par la colère et l’agacement provoqués par ce sourire insupportable, par ce type insupportable, des pieds à la tête.

Bonne journée ? Il compte vraiment lui balancer une remarque acerbe, lui offrir un sourire insupportable, lui sortir encore deux trois conneries puis tourner les talons ? Casey aurait du le laisser partir, une infime partie d’elle-même le savait. Elle savait à quel point tous les deux pouvaient aller loin, poussés par l’autre. Elle savait qu’ils n’en sortaient jamais complètement vainqueur, ni l’un, ni l’autre, quand ils s’affrontaient. Ils laissaient des infimes bouts d’eux dans chacune de leurs dispustes, et comblaient ça par un peu plus de rage et de colère à l’encontre de l’autre. Oui, elle savait qu’elle aurait du abandonner, parce que dans l’état qui était le sien, ses limites n’étaient plus du tout clairement définie et son self-control réduit à presque néant. Mais il en était hors de question. Le seul fait de poser ses yeux sur Luca réveillait sa fierté, et pas le bon côté de celle-ci, et il était hors de question qu’elle le laisse s’en tirersans réagir. Tu t’inquiétais ? lâche-t-elle au moment où il entame un pas pour s’éloigner. Pas suspendu, une seconde de battement, et sa tête qui se tourne de nouveau vers elle. Elle a capté de nouveau son attention, elle le sait. Il lui reste encore la possibilité de ne pas enfoncer la porte qui se trouve devant elle et de ne pas provoquer une nouvelle querelle, mais ce n’est pas possible. La querelle a débuté au moment où il a ouvert la bouche. Je ne te savais pas capable de sentiments humains. Ou alors tu avais peur que j’aille bien et tu souhaitais remédier à ça ? N’est-ce pas, saleté de mangemort lui hurlèrent ses yeux. Tu n’aimes pas que je crie l’effet que tu me fais sous tous les toits ? Son coup de grâce, qui réduirait définitivement toutes possibilités d’en rester là, elle le tenait dans le creux de ses mains. Elle pouvait le lâcher ou le retenir. Elle le balança comme une bombe. Tu préfères quand on hurle de douleur, en privé, pour toi ? À cause de toi. Ses yeux s’agrandirent, s’arrondirent, comme si elle posait réellement la question, mais la fureur qui y brillait ne faisait aucun doute quant aux pensées qu’elle réservait au Serpentard en face d’elle. Croisant ses bras sur sa poitrine, provocante, le défiant de riposter, de s’engager sur ce terrain. Tu ne me fais pas peur et tes copains mangemorts ne sont plus là.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Dim 3 Déc - 14:49

until the beginning
casey & luca

Comportement enfantin si encore on l’observe de loin. Je suis personnellement partagé entre la maturité et la puérilité. Mature car j’ai fais le choix de me retirer avant que ça ne déborde, puérile car je lui ai répondu d’un sarcasme affligeant. Tout moi, constamment tiraillé entre le bien et le mal. Un moment de répits et de recul que je me doutais ne pas voir durer. A peine ai-je fais un pas dans le sens inverse au sien, que sa voix insupportable de fille torturée raisonne à nouveau dans mes oreilles. Mon visage serré se tourne vers sa recherche d’attention à laquelle je ne devrais même pas réagir. Mais le mot inquiet, à son égard, me fait grincer des dents. C’est sans contrôle. Je ne suis pas inquiet, pas pour elle, pauvre idiote dont je me suis malgré tout déjà soucié fut un temps, dont je me suis misérablement sentis responsable. Inquiet, certainement pas, je me le refuse. C’est plutôt pour sa dernière proposition que j’opterais. Le changement incompris, je l’ai détesté. Ne pas réagir à la révélation de mes sentiments humains, remarque dont je me fiche tellement les sentiments me sont égales. Mais mes plus saines pensées s’effacent alors que sa langue fourchue s’exprime sans gêne. Aucune pincette, un véritable boulet de canon. Je ne l’aurais jamais provoqué si j’avais su que ça irait aussi loin. Non pas que je l’a crains, disons plutôt que je garde mes colères pour d’autres circonstances. Disons aussi que sa pauvre gueule actuelle, dégageant de ses lèvres de grognasse des mots aussi répugnant, ça me brûle le sang. Expression mauvaise, des sourcils qui se froncent au plus bas, un regard noir qui force mes gencives à se serrer. Visage fin, tiré de chaque côté. Refaire quelques pas vers elle alors que je ne lâche pas une seule seconde son regard parlant. Lire dans ses mots, lire sans sa voix, lire dans ses yeux. Il va falloir s’efforcer de ne pas l’insulter, agir plus intelligemment qu’elle. Je me fiche qu’elle cerne l’effet qu’elle me fait, je ne veux juste pas y céder et réagir maladroitement. Me rapprocher un peu plus, la démarche sereine, mais ne rien lâcher de mon regard droit et perçant sur le sien. « Si je n’avais pas eu, ne serait-ce que quelques sentiments humains, à l’heure qu’il est tu n’serais pas en mesure d’exhiber ta saloperie naturelle devant mes yeux. » Regard méprisant qui finalement s’abaisse quelques secondes sur son corps avant de retrouver le contact de ses iris. « Hurles, cries, je m’en tape, mais apprends à ne pas t’asseoir sur une main lorsqu’elle t’est tendu, aussi sale qu’elle soit. » Ma voix est écrasante, crue, tranchante. Sans crier, sans même hausser le tond, simplement porter ma voix terriblement grave à lui trancher la langue. Remémorer les évènements passés, tenter de défendre sa cause et ses idéologies sans se trahir. A l’époque, je protégeais Keagan, je n’avais pas que ça à foutre de m’occuper d’une empotée pareil qui pense me connaître un peu plus à chaque fois. De plus, je n’avais jamais posé la main sur elle. Alors en plus d’être une véritable garce, elle est sénile. Tentative d’intimidation alors que j’apporte ma voix encore un peu plus proche de son visage. « Surtout que je ne t'ai jamais touché. Alors dis-moi, tu nous fais quoi là ? La rancune qui s'exprime ? Les vieux souvenirs qui remontent ? De la nostalgie peut-être ? Non parce que si tu veux une véritable raison de te plaindre de moi, il suffit de demander. » Une colère calme, trop discrète, frustrante. Des mots qui volent à la seconde, des paroles que je ne pèse même plus. Terrain glissant sur lequel nous exerçons avec tant de haine. Je déteste le dire, mais au final, ça finira comme à chaque fois, aucun de nous deux ne gagnera. On ne fera, une fois de plus, que se déchirer.
☾ anesidora




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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Dim 3 Déc - 19:41


❝ until the beginning ❞Luca & CaseyElle veut voir son visage se décomposer, elle veut y lire la crispation, la colère, elle veut le pousser à bout, lui faire comprendre que son petit jeu ne prend pas, avec elle, que maintenant qu’il n’y a plus de mangemorts dans ce château, elle ne sera plus celle qui baisse les yeux et à qui il est nécessaire d’apporter un petit bout de pain. Elle veut voir sa fierté se draper sur tout son corps avant de se fissurer, lentement. Ce besoin de provocation sort de nulle part. Inexistant avant qu’elle ne le croise dans ce couloir, il flamboie désormais. Minuscule étincelle, il menace de devenir un feu de forêt, ravageant tout sur son passage, les deux sorciers y compris. Qu’importe la finalité, c’était le présent qui importait, tant pis s’ils devaient se manger un mur. Pour le moment, le mur semble loin, et quand elle voit son visage serré se tourner vers elle elle s’en délecte. Il n’aime pas ce qu’il entend, elle adore le dire. Elle adore voir son visage s’assombrir, ses traits se durcir, ses yeux se froncer. Elle ne le lâche plus des yeux, il en fait de même alors qu’il se rapproche. C’est un duel de regard, celui qui le baisse annonce la première défaite. Hors de question qu’elle dévoile, ne serait-ce qu’un peu, la tension qui s’empare d’elle alors qu’il se rapproche. Toutes les fois où ils ont été proches, physiquement, les coups n’étaient pas loin. Coups bas, coups de poings, coups verbaux, c’est tout ce qui jalonne leur relation, si ça peut même s’appeler ainsi. Elle le hait de lui rappeler la pitié qu’il a eu à son égard, après qu’elle se soit faite torturée par sa faute, évidemment, mais n’en montre rien, rien de plus qu’un flamboiement dans ses yeux qui se réveille à ses mots. Ma saloperie naturelle s’accorde à merveille avec ta lâcheté diabolique. Non pas qu’ils aient ne serait-ce que l’once d’un début de point commun. Mais à quoi bon riposter pour nier les insultes qu’il lui lance. Plutôt les rattraper au vol pour les renvoyer. Elle ignore le mépris dans ses yeux, lui renvoie bien le double en réalité, et l’escalade ne fait que débuter. C’est à qui aura le dernier mot, le plus fort, le plus blessant. À qui frappera le plus fort, verbalement ou physiquement parlant. Elle meurt d’envie de lui envoyer son poing dans sa gueule d’idiot tirée par la colère quand il baisse les yeux, non pas parce qu’il a perdu la bataille, mais simplement pour la détailler. Mais elle se retient. De toutes ses forces. Parce qu’elle a une envie folle, un besoin pressant, de faire disparaître cette lueur dans ses yeux. Tu admets au moins que tu n’es qu’un sale type, immonde serait même plus juste. Depuis quand es-tu devenu si clairvoyant ? Pas une seule seconde elle ne pensa qu’il l’était devenu. Un type de son espèce, qui se liait aux mangemorts, était très loin de la définition de clairvoyance. De celle d’immonde, par contre, c’était autre chose. T’aurais-je blessé dans ton avilissante fierté ? Pas un mot plus haut que l’autre, ils pourraient même chuchoter que la conversation serait la même. Tout passe dans l’intonation, dans le regard, dans mille et une expressions faciales. Et il se rapproche encore, trop près cette fois pour que la crispation n’apparaisse pas clairement sur son visage à elle. De la peur ? Pas vraiment. Sa baguette, elle l’a récupérée, elle peut se défendre. Mais le savoir dans son espace vital, ça lui hérisse les poils. D’autant plus qu’il est grand, plus qu’elle, et qu’elle déteste devoir lever les yeux pour soutenir son regard méprisant. Et ses poings qui se serrent encore plus. Sache que je préfère me relever toute seule qu’avec l’aide de la pitié d’un type comme toi, au moins, je ne ressens aucun dégoût pour ce que je suis. Et lui, il la dégoûtait, tout son être l’horripilait, lui donnait envie d’être violente. Il avait beau ne jamais l’avoir touchée, comme il le lui faisait remarquer, presque narquois, il n’en restait pas moins spectateur et ses choix l’avaient conduit là. Et un sale type. Ce n’est pas toi qui tenait cette baguette, mais qu’en sera-t-il la prochaine fois ? Face à quelqu’un d’autre ? Lorsqu’il faudra faire plus que regarder pour convaincre ses supérieurs qu’on leur est fidèle ? Parce qu’il n’avait été que ça. Un petit chien qui avait reniflé le meilleur moyen de s’en sortir et qui avait embrassé une cause trop grande pour lui. Un enfant dans un monde d’adultes. Dois-je te rappeler qui a entamé cette conversation ou es-tu aussi con que tu en as l’air ? Nostalgie, aucune, ne plus te croiser me convenait parfaitement. À l’inverse, il faut croire que je te manquais. De la provocation, simplement. Il lui parlait d’une véritable raison de se plaindre ? Elle voulait voir son corps se tendre et la tentation devenir trop forte, elle voulait le pousser à bout, quand bien même ce jeu était dangereux. Tu m’as déjà donné plein de raisons de me plainde de toi, je ne suis plus à une près. Surtout pas quand elle pouvait riposter, sans avoir à craindre un châtiment des plus affreux.©️ 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mar 5 Déc - 11:08

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Se rapprocher, affronter presque front contre front, regard défiant le regard. Ignorer les insultes, les critiques qui rabaissent un homme, parce que je sais exactement ce que je suis; Un enfoiré de première qui assume et accepte parfaitement de l’être. Personnage mauvais qui ne changera certainement jamais. Elle pourra dire ce qu’elle voudra, je m’en ficherais. Mais s’il y a une chose qui m’énerve au plus au point, se sont les commères, les mauvais foies, c’est qu’on me prenne à mon propre jeu, c’est qu’on rattrape mes attaques avant de mes les renvoyer. Tout ce que sait faire cette fille, c’est ça; abattre ma fierté en plein vol, fierté qu’elle énonce d’ailleurs. Et c’est bien pour cette raison qu’il serait temps que je me calme, que je laisse refroidir mon sang bouillonnant, car ça lui serait beaucoup trop satisfaisant. Ignorer sa remarque sur ma clairvoyance, car ce dont je suis sûre, c’est que c’est mon atout principal. De là où j’étais, je voyais tout. A quoi bon agir pour une cause si on ne sait même pas ce que c’est ? Apprendre à réfléchir, analyser, comprendre, avant de se laisser emporter par des évènements plus grand que nous. Alors ses remarques désobligeantes me calment à elles seules, tant elles me font sourire. Hocher la tête de gauche à droite face au ridicule de la situation, forte expiration nasale qui accompagne ce nouveau sourire en coin. Colère que je camouffle par cette amusement soudain, mais surtout, insupportable. La laisser s’exprimer, écouter le moindre des mots qu’exprime sa voix merdique. M’exprimer à mon tour, le visage toujours serré, le sourire en coin cependant maintenu avec mesquinerie. « C’est bien ce que je pensais. Tu pense me connaître, tu pense que tes analyses plus ou moins fausses m’atteignent. T’as toutes les raisons du monde de me haïr lorsqu’on t’écoute, mais tes paroles ne valent rien, pas pour moi. » Reculer d’un pas, maintenir le regard, hausser un peu le ton, mais d’un calme toujours aussi tranchant ceci dit. « Je suis un sale type, je le sais, voilà enfin des paroles pleines de sens ! » Ton ironique au rendez-vous, accepter les critiques, de quoi faire flancher. « Entamer cette conversation m’a simplement permis de savoir une chose que je parvenais pas à voir autrement. S’il y en a une qui l'a relancer alors que ma pitié pour toi me supplait de partir, c’est toi. » Je n’ai pas eu pitié, voilà simplement des mots pour l’énerver. « Tu te défoule, très bien, lâche-toi, fais toi-plaisir, on sait tous les deux qu’il n’y aura aucun vainqueur, alors je vois pas pourquoi je gâcherais toute ma salive pour ta pauvre gueule. » J’aurais pu nier, répondre à chacune de ses allusions, défendre ma cause, m’expliquer sur ce qu’elle me reproche. Mais à quoi bon se faire chier ? Elle est trop buttée, trop aveuglée par la haine, autant que je le suis. Seulement je sais rester lucide, et c’est pour ça que je réponds de mots aussi provocants. Agrandir mon terrain de chasse, ne pas rester fixer sur un seul gibier et manquer de se faire tuer. Naturel mystérieux et chieur, esquiver le sujet, et pourtant le replacer à ma manière. Typiquement moi. Typiquement énervant, défenseur de ma propre gueule.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mar 5 Déc - 21:34


❝ until the beginning ❞Luca & CaseyUne infime survivance de conscience lui soufflait que la provocation n’était pas une bonne idée. Pas ici, pas avec lui, pas dans l’état où elle était. Mais c’était déjà trop tard, elle ne l’écoutait plus et ne le ferait définitivement pas. Elle voulait voir le Serpentard se retrancher dans ses dernières limites, elle voulait le pousser à bout, qu’il laisse éclater son véritable visage au lieu de ce masque qu’elle avait envie de lui arracher elle-même. Quand un sourire étira ses traits serrés puis quand il recula d’un pas, ce n’est pas le soulagement qui la submergea, même si retrouver son espace vital lui convenait, mais de la frustration qui se teinta rapidement en une nouvelle colère. La jeune fille ne cilla pas, ses yeux laissant toujours passer tout le bien qu’elle pensait de celui qui lui faisait face, mais elle se demandait s’il allait mettre un terme à leur conversation, si on pouvait encore appeler ça comme ça. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas l’interpeller dans ce couloir, lui poser une question comme s’ils avaient pour habitude de se parler, réveiller toute la tension qui l’habitait, et fuir, comme le lâche qu’il était. Il n’avait pas le droit. Maintenant qu’il avait entamé la partie, il était hors de question qu’il s’échappe. Qu’il se rende compte qu’il faisait une connerie ou non n’importait pas. Casey refoulait ses émotions depuis de trop nombreux jours, et maintenant que le volcan était entré en éruption, seule une catastrophe pouvait arriver, une catastrophe vers laquelle elle fonçait tout droit sans hésiter. S’il baissait les armes et abandonnait la partie, sa fierté en serait ravie, mais sa tension réveillée ne trouverait aucun autre exutoire qu’elle même. Pour une fois qu’elle pouvait se défouler sur un réel abruti… Un abruti qui semblait n’en avoir pas fini en fait. Le ton un peu plus haut, il déversait ses paroles, en apparence impassible, mais elle ne le lâchait pas des yeux et elle savait que la haine qu’il y avait dans son regard était un reflet presque exact du sien. Une nouvelle vague de rage au mot pitié, prononcé pour l’énerver, elle pourrait en mettre sa main à couper. Il n’éprouve de pitié pour personne, il est de cette espèce d’égoïstes qui n’hésitent pas à faire le mal pour servir leurs propres intérêts. Mais il pourrait en être capable, rien que pour atteindre sa fierté. Je penche plutôt pour la lâcheté, comme raison. Sans hausser le ton. Qu’il se mette à hurler si ça lui chante, sa voix à elle restera égale, il ne mérite même pas qu’elle se mette à crier, qu’elle montre à ce point ses émotions. Ses yeux flamboyants, ses poings serrés, ses traits crispés, sont suffisamment explicites. La lâcheté contre la pitié. Deux éléments qu’ils savaient utiliser pour énerver l’autre. Pour fissurer l’impeccable masque qu’ils arboraient. Contrairement aux insultes banales qu’ils encaissent sans broncher. Et quelle chose as-tu donc bien pu apprendre ? Sa pauvre gueule ne tiqua pas face à l’injure, qu’en avait-elle à faire quand ça venait de quelqu’un comme lui ? Allons allons, de si vilains mots dans une si vilaine bouche, c’est que ça s’accorderait à merveille. Serais-tu entrain de perdre ton sang-froid ? Brute, il n’avait aucune subtilité dans ses paroles, elle pouvait presque entendre les mots pauvre conne et autres dans ce genre là danser sur ses lèvres closes pour le moment. Ce n’est pas comme si elle s’attendait à mieux de sa part. Mais je t’en prie, écoute lesdites supplications et casse-toi, ce serait me faire le plus grand des plaisirs. Lui ouvrir une porte, grande comme l’entrée de Poudlard, tout en sachant qu’il ne tournerait pas les talons. Pas après que ce soit elle qui le propose. Dans l’attente de voir ce qu’il va faire, elle ne le lâche toujours pas des yeux, son regard défiant le sien, une petite accalmie dans la tempête qui s’annonce.©️ 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Ven 8 Déc - 21:27

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Le dilemme est toujours le même. Rester calme ou s’exciter comme un faible d’esprit ? Employer la manière forte et en finir, ou torturer si doucement et délicatement que la victime pourra voir toute sa vie défiler à travers mille et un sentiments ? Mon esprit combattif se force depuis de nombreuses années à installer un naturel dans ma personne ; garder son sang froid et réfléchir avant d’agir. Par réfléchir il s’agit d’abord de situer sa propre personne dans le contexte, puis d’analyser la place de celui qui vous fait face. Rien, rien de ce qui est dit ou fait, n’est laissé au hasard. Me forcer alors, à ne même pas serrer ne serait-ce qu’un seul poing. En ce moment, c'est flagrant, elle attaque encore ma fierté. Pitié et lâcheté, les mots interdits à nos égards. Si seulement, si seulement je ne lui avais permis de lire en moi aussi facilement, regret qu’elle doit ressentir autant que moi. Deux âmes fortes se font face en ce moment. A quoi on le voit ? A notre conversation piquante et tranchante, dans un rythme terriblement calme. On pourrait presque voir toute la pulsion et la haine qui émanent de nos corps. Comme deux bombes qui exploseraient au moindre bruit sonore un peu trop excessif. Voilà de quoi on a l’air, voilà sur quoi je suis concentré. Inhumain, clairement inhumain.

Lâcheté, très bien, elle peut penser ce qu'elle veut, je suis encore là. Hausser les deux sourcils, voilà la seule réaction dont elle aura le droit. Loin de perdre mon sang-froid contrairement à ce qu’elle avance, juste naturellement direct, honnête et sans pincette, tant de critères mêlés à haine et colère internes. Mots que je laisse passer à côté de moi, parce que je sais où j’en suis. Je pense aussi savoir où elle en est. En fait, c’est à peine si j’écoute ce qu’elle dit. Je suis bien plus concentré sur la manière dont elle le dit et enchaîne, ainsi que sur les traits de son visage. Prendre un certain temps avant que les mots ne se remettent en ordre dans ma tête. Ah oui, on en était à "sang froid", chose à laquelle je ne réagirais pas tout de suite d'ailleurs. « Je n’ai rien appris que tu n’sache pas déjà. » Une réponse qui n’en est pas vraiment une, plutôt saoulante quand on y regarde de plus près. Revenir à ses dernières paroles énervantes. Énervante, ne serait pas un mot suffisamment qualifié pour l’a décrire. Aucun mot ne l’est. Cette fille est juste à tuer. J’aurais du l’a laissé pourrir dans son cachot au lieu de m’essayer à l’a faire bouffer. Tant que ses pensés et les flammes de rage qui les composent restent internes, je n’ai aucun souci à me faire. Parce qu’aux derniers mots de Beckett, j’ai compris ce qu’elle a cherché à faire. La teigne, s'essaie à me bloquer, comme dos au mur, impossible de reculer, une stratégie que je vais d’ailleurs lui faire remarquer avec indiscrétion. Garder le pas d'écart que nous avions et m'exprimer de grands gestes, mais surtout, de fâcheuses expressions faciales, des expressions qui énervent. « C’est dingue comme tu essaie de nous persuader tous les deux que t’es zen et que, peu importe ce qui arrive, tu sais ce que tu fais. En tout cas, sympa le ton ironique de tu prends, ça à l’air de bien marcher pour toi ! » L'a pointer du doigt, litérallement, avant d'enchaîner, sans un instant de répis. « Sinon quand tu me parles de lâcheté et ou de sang-froid, c’est ma fierté que tu essaie de piquer ? Non parce que tu l’as touché depuis longtemps, et ça on le savait déjà. Autre chose à m’apprendre grande bouche ? » Employer un ton ironique et moqueur pourtant véritables, sauf sur la dernière phrase, le ton devenu directement plus sec dans la seconde. Lui montrer que je me fiche de ce qu’elle raconte depuis tout à l’heure parce que tout du long durant, j'aurais passé mon temps à l'étudier. Dévier à nouveau un sujet et rester malgré tout droit dessus. Mais je dois avouer qu’à la simple prononciation de mes mots, je me sens encore plus d’attaque à lui sauter à la gorge.
Bref, revenons en arrière. Est-ce je viens de dire ouvertement qu'elle a touché ma fierté ? Absolument. Mais elle le savait, autant que je sais avoir touché la sienne, une évidence même. Et c'est là que ça devient intéressant. « Peut-être que tu pourrais assumer toi aussi, histoire de voir qui est le plus lâche d'entre nous. » Attaquer sa fierté et son culot en même temps; un des deux devra certainement mourir dans l'attaque. Pour moi, soit elle fait ce que je lui demande et sa fierté s’effrite un peu plus encore, soit elle ne dit rien et sa lâcheté se dévoile. Casey, suffisamment intelligente pour comprendre, mais surtout, pour trouver une alternative. Je pose toute ma pulsion sur mes mots, sur mes parties de jeux, sur ma manipulation parfois imparfaite. Mais je suis toujours là, toujours sur le terrain.

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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Sam 9 Déc - 12:27


❝ until the beginning ❞Luca & CaseyUn couloir, théâtre de leur affrontement. Deux protagonistes, qui se faisaient face, un seul pas les séparant l’un de l’autre. Le plus grand, calme, ne laissant rien transparaître. La deuxième, moins impassible, contrairement à ses habitudes, les poings serrés le long des cuisses, le regard flamboyant d’une haine et d’une colère qu’elle ne pouvait ni ne voulait contenir. Telle une vague détruisant tout sur son passage, elle avait un besoin viscéral de sortir, de détruire autre chose que l’intérieur de son propre corps. De le détruire lui, temps qu’à faire. Mais elle n’avait cependant pas un mot plus haut que l’autre, pas un geste déplacé, son ton restait calme. Ses doigts fermement repliés et ses yeux étaient la seule indication prouvant qu’elle n’était pas parfaitement impassible. Et lui... Il lui était insupportable, et chaque mot sortant de son insupportable bouche le lui rendaient encore plus antipathique. C’était croissant, exponentiel, chaque secondes passant accentuant le fait qu’ils ne pouvaient pas se supporter. Il parvint à l’énerver, encore plus, toujours plus, la coupe semblait pouvoir déborder indéfiniment, en lui lançant une réponse sans substance. Typique d’un être tel que lui. Plutôt que de foncer tête baissée devant le drapeau rouge qu’il agitait devant ses yeux, elle conserva son air et son ton lisses. Tu n’as pas besoin de nous rappeler que j’en sais toujours plus que toi. C’est un fait établi. Lâche, idiot, antipathique, la liste des défauts du Serpentard était longue comme le bras. Celle des qualités ? Inexistante. Casey n’imaginait pas qu’on puisse avoir une once de sympathie envers ce type. Pour autant, il était hors de question qu’elle cède en première, que sa carapace se fissure en première. Oh, elle ne se laissait pas avoir par son calme apparent, elle se doutait qu’il bouillonnait intérieurement, tout comme elle s’enflammait. Il avait beau ne pas le montrer, son regard parlait, ses mots parlaient, son ton parlait. C’était effrayant de voir comment elle le cernait si bien, comment lui la cernait si bien. Dans cet affrontement, ils avaient une connaissance aigue de leur adversaire.

Les grands gestes qu’il se met à faire ne l’impressionnent pas. Il pourrait se mettre à agiter sa baguette sous son nez que ça ne l’impressionerait pas. Elle pourrait même rire de son coup mais elle trouve ça trop pathétique comme réplique pour ne serait-ce que le mentionner. Aucune illusion à se faire, elle sait qu’il veut la piquer, la destabiliser, l’énerver, exactement ce qu’elle cherche à faire. C’est à qui perdra son sang-froid en premier ou à qui franchira le pas qui les sépare de l’affrontement pur et simple en premier. Les mots sont lancés à la volée, et c’est ceux qui feront le plus mal. Fierté, lâcheté, mépris, pitié… Mais se relever, contre-attaquer. Comme si tu n’essayais pas de nous faire croire que tu es parfaitement calme et que tu n’as pas envie de me faire ravaler ma langue. Elle s’interrompt, laisse passer une seconde pour observer sa réaction. Elle est lucide et loin d’être conne. Les sentiments mauvais qu’il réveille en elle, elle réveille les mêmes chez lui. Son regard s’assombrit en le voyant pointer un doigt sur elle. La différence c’est que je sais ce que je fais, quoiqu’il arrive, et ce n’est pas une simple façade. Qui a dit qu’elle ne pouvait pas se servir de son aplomb et de sa mauvaise foi dans ce combat ? Voyant ce doigt toujours dressé, la narguant, comme s’il pouvait se permettre de la pointer du doigt ainsi, elle hésite, une fraction de seconde. Un geste violent, sec, pour le lui faire baisser ? Ou jouer plus finement et s’approcher. Ce qu’elle fait, et c’est à son tour de faire un pas vers lui, lui montrer qu’elle ne le craint pas, lui et toute sa personne. Elle avance jusqu’à ce que ce doit maudit lui touche presque le front, sans le lâcher un instant des yeux. Destabilisée légèrement par le fait qu’il avoue sans détour avoir été touché dans sa fierté, elle se méfie, ne saute pas pied joints dans ce piège, et attend de voir la suite, flairant le coup bas. Et il ne tarde pas à venir. La lâcheté est remise sur le tapis, au moment où il la défie d’en faire de même. Avouer, dévoiler son jeu ou brandir les armes et savoir déjà ce qu’il allait en déduire. Foncer dans le piège, ou trouver une parade. Je ne fais qu’énoncer une simple vérité. Tu es lâche fait-elle en articulant chacun de ces trois derniers mots Et c’est un fait. Je pourrais t’en apprendre mille autres, tu n’as qu’à demander. poursuit-elle avec un air parfaitement hautain. Écraser ce minable cafard, d’un geste sec du pied. Avouer que j’ai touché ta fierté ne fais pas de toi quelqu’un de brave. Tu le croyais sincèrement ? Comme c’est idiot. Une petite pause, lui montrer qu’il n’a rien gagné du tout. Tu veux savoir ce que tu touches chez moi ? Mon mépris le plus parfait. Tu es là, à te pavaner, à assumer en apparence l’année passée, mais tu ne fais qu’effleurer la surface. Plutôt que de jouer au type sombre et mystérieux qui a suivi les néo-mangemorts parce qu’il est rempli de trop de noirceur, il ferait mieux de se pencher sur ce que sa lâcheté l’a poussé à faire, sur le petit chien qu’il a été pendant dix mois, toutou à la solde d’enfoirés. Lui, d’enfoiré intimidant, il n’avait rien. Une pâle copie des vrais méchants. Est-ce qu'il avait touché sa fierté ? Bien sûr que oui. Elle le savait et le dire à voix haute ne lui aurait rien coûté, hormis voir la satisfaction sur ce visage prétentieux.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Sam 9 Déc - 19:14

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Préparé au pire, préparé aux réponses dignes de sa répartie. Trop d’idées, trop de savoir. Je sais que peu importe ce que je dirais, elle y trouvera réponse. A l’inverse, je ferais également tout en sorte pour ne jamais avoir à flancher. Alors on se retrouve tous les deux à ramer, pour ne même pas avancer. Elle répond à mon jeu par le même que le mien, deux individus qui s’analysent l’un l’autre. Des moments de vide qu’elle laisse s’étendre afin de certainement pouvoir regarder ma réaction. Mais mon expression reste terne. Sourcils toujours froncés, à chaque réflexion de plus ma mâchoire se serre, mon regard s’assombrie. Je suis à la limite d’exploser mes dents les unes contre les autres. Là c’est immanquable, mon poing se serre, davantage lorsqu’elle se rapproche un peu plus de moi tandis que je l’a pointais ridiculement du doigt. Et la vipère continue de cracher son venin, et mon sang ne cesse de bouillir, à la limite d’exploser. Une expiration forte m’invitant à reprendre mon calme, mais avec difficulté. Rire à la fois nerveux et sarcastique à chaque blanc, avant de m’exprimer finalement. Toujours lui montrer, sans lui prouver, que ça ne m’affecte pas. « Bien, très bien, t’es forte, bonne analyse. Mais j’assume sur tous les fronts, pas qu’en apparence. En parlant de ça, toi ça se voit que t’en as bouffé. T’es une cicatrice ambulante, voir une plaie ouverte. Autrefois je m’en souciai un peu, mais là quand je vois ta gueule, ça me procure un plaisir que tu peux même pas imaginer. » Casey est une plaie que je cisaille.

Nous ne sommes pas seulement entrain de lancer une bataille sans victoire, nous sommes aussi entrain d’utiliser nos salives pour tourner en rond. Deux chiens qui courent après leurs propres queues. Deux idiots. Alors bien que les mots piquent et fassent mal, bien qu’ils énervent plus qu’autre chose, il serait peut-être temps de penser à autre chose. Je pourrais partir, simplement parce que je n’ai aucun intérêt à rester, mais cette conne prendrait ça pour de la lâcheté. Ce qui se passe réellement en ce moment, c’est qu’elle est entrain de me remettre en place. Ni elle, ni Anoushka n’ont totalement tord à mon sujet. J’ai parfois un comportement de lâche, mais la vision que j’ai des choses est bien juste et réelle. Je sais ce que je fais, et je sais pourquoi. Si les gens me prennent pour un abruti, c’est parce que je le veux bien. Une chose est sûre, je ne referais pas les choses deux fois. Putain, penser à tout ça, ça me fou les nerfs. Elle sait bien plus de choses sur moi que je ne pensais, mais surtout, qu’elle ne devrait. Je craque. Pas au point de lâcher mes nerfs sur elle. Si je joue à de tels jeux de provocations zen, c’est justement pour éviter de me défouler comme un enfoiré. Parce que quand ça arrive, c’est grave, sérieusement grave. Naturel violent et destructeur, lorsque je me mets en colère, je suis hors de moi. Comme tout le monde me direz-vous. Seulement c’est inimaginable tant qu’on ne m’y voit pas. Je pourrais tuer un homme, sans déconner. Voilà pourquoi je m’efforce depuis des années, à jouer avec moi-même, au point d’en finir à jouer avec les autres.

Un ras-le bol, ne plus pouvoir l’entendre, mais ne rien laisser paraître. Si parler et nous balancer des piques à tout va ne mène à rien, je n’ai qu’à laisser mon impulsivité lâche et puérile faire le boulot. Je ne suis pas un grand studieux, ni très attentif en cours, mais ça ne m’a jamais empêché d’excéder. L’an passé, j’ai beaucoup appris. On a beau me blâmer pour avoir été du côté des mauvais, ils savaient y faire. J’y étais déjà parvenu lors de mes cours de sixième année, mais davantage lorsque j’étais leur membre. Utilisé souvent pour cacher ma trahison, les sorts informulés sont une faculté que je maîtrise quelque peu. Concentration et forces mentales sont requises, chose sur lesquels je travail depuis toujours. Chose sur laquelle je travaille actuellement, gardant le regard fixé sur l’insupportable brune. Mettre innocemment mes deux mains dans les poches, l’une d’elle contenu de ma baguette, et sourire. Je ne dis plus rien, je sourie, simplement. Provocation, signe qu’une chose approche, la pousser à se taire pour réflexion. Comme une fierté d’enfant soudaine qui ne devrait pas avoir sa place entre nos crachats. Concentrer tout mon esprit sur un seul sortilège, un sortilège que je n’aurais même pas besoin de prononcer. Et c’est là toute la beauté de la chose, toute la beauté de ce sourire qui, au départ forcé et ironique, devient réel. Tâche délicate, prouesse que je n’ai pas fais depuis un moment. Mon regard fixe avait commencé à se perdre dans ses yeux, mon esprit entier n’était même plus avec elle le temps de quelque seconde, le temps de jeter contre elle, le sort qui enfin qui me permettra de ne plus l’entendre. Silencio. J’ai craqué, j’ai abandonné les belles paroles, et j’ai agis. Tout va me retomber dessus, avec certitude. C’est complètement idiot, mais me voir sur le point de péter un plomb, c’était impensable. Elle allait gagner. Même là, elle gagne dans un sens, elle gagne le combat de mot tout du moins, combat pour lequel je triche. Mais savoir que je ne vais plus l’entendre, c’est une jouissance indescriptible qui me fait sourire à pleine dent. Même pas sûre de savoir si ça a fonctionné, mais quasiment certain, clairement sûre de moi. « Bah quoi ? Tu dis plus rien ? » Arquer un sourcil, lui offrir une mine boudeuse avant de continuer. « Dieu merci, je vais pouvoir respirer, tu fermes enfin ta gueule à l’haleine de morue. » Fausse mine désolé d’avoir du tricher, lui laisser le temps de comprendre ce qu’il se passe pendant que je recule d’un pas afin d’admirer ça de plus loin. Je ne risque rien. Aucun mot de travers, aucun sort informulé. Tout ce que je risque, c’est une pêche en pleine gueule. Vous voulez une nouvelle au pire des cas ? Je n’ai pas peur de frapper une femme. La femme est un être humain comme un autre. Vous vouliez de l’égalité, vous en avez.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Sam 9 Déc - 20:31


❝ until the beginning ❞Luca & CaseyCombat perdu d’avance que celui dans lequel il se sont engagé. Bataille qui n’aura pas d’issue, qui ne fera qu’empirer jusqu’à la destruction totale. Ils n’ont cesse de vouloir voir le feu s’élever et réduire en cendre cet autre qu’ils ont en face. Une détestation pareille, ça ne s’invente pas, pourtant ils en sont arrivés là sans réels griefs l’un envers l’autre si ce n’est une antipathie naturelle, renforcée par les événements de l’an passés. Mais ils pourraient s’ignorer, ne pas faire attention à la présence de l’autre, mais leur haine, leur colère est telle qu’ils en sont incapables. La simple présence de l’autre suffit à les faire bouillonner, à éveiller en eux une violence qu’ils cachent admirablement le reste du temps. Parce qu’ils savent. Ils ont perçu ce que l’autre cache admirablement le reste du temps. Et il ne s’agit pas de cette violence, pas que de cette violence. Savoir que l’autre a percé à jour leur belle carapace, ça, ils ne peuvent le supporter, ils ne peuvent l’ignorer. Et au lieu de laisser l’autre à sa place, ils se cherchent, se battent, attendent que l’autre fasse le moindre faux pas pour prendre l’avantage. Ils auraient pu se servir de ce qu’ils avaient appris de l’autre pour s’entraider, en quelque sorte, ils s’en servent pour faire mal.

C’est peut-être puéril, peut-être incroyablement dangereux, comme le fait de jouer avec le feu, ce qui y ressemble vachement, c’est peut-être pleins de choses, mais c’est. Et les minutes s’écoulent, ce sont même des secondes mais chacune à allure d’éternité dans cet affrontement verbal. Et ils ne se quittent pas des yeux, baisser, détourner le regard serait un signe interprété comme de la faiblesse de la part de l’autre. Et il ne bouge pas alors que Casey fait un pas vers lui, le défiant de laisser ce doigt tendu vers elle. Il ne bouge pas mais elle voit son visage se serrer encore plus - jusqu’à quel point en est-il capable ? - ses sourcils se froncer et assombrir encore plus son visage. Leurs regards doivent se ressembler, elle ne doute pas que la tempête noire qu’elle y lit doit également être présent dans le sien mais elle ne veut pas y penser, refuse d’avoir le moindre point commun avec ce type que chaque fibre de son corps exècre. La brune peut presque lire le dilemme intérieur qui agite son interlocuteur. Partir, parce que sa vue l’insupporte, mais au risque qu’elle l’interprète comme un geste lâche, ce qu’elle ne manquera pas de faire, ou rester, et savoir que ça ne finira pas bien. Casey n’a pas ce genre de cas de conscience. Elle restera, jusqu’au bout, parce que ça fait des jours que trop d’émotions se mélangent en son for intérieur, trop de jours qu’elle contient tout ça. Et quoi de mieux qu’extérioriser toute sa haine, sa peine, sa colère, sa rage sur ce type ? Elle n’a pas choisi n’importe qui, quelqu’un qui sait ce défendre. Ce n’est pas un souffre-douleur qu’elle a en face d’elle, et elle n’est pas plus le sien. C’est peut-être bien ce qui est le plus dangereux. Ils sont à armes égales dans ce combat et n’ont pas peur de riposter. Ni même d’attaquer.

Attaquer, tout son corps en meurt d’envie quand il l’entend rire. C’est fou cette haine qu’il parvient à éveiller en un instant, avec un simple rire. Et sa voix, elle pourrait lui arracher les cordes vocales à cet instant pour ne plus l’entendre. C’est impressionnant, cette haine qu’elle dégage, et au fond pas tellement. C’est juste ce qu’elle contient depuis des années, qui s’accumule au quotidien, et il est bien le seul à qui elle laisse entrapercevoir cette sourde colère qui pulse en elle. Je ne sais pas ce qui est pire, alors. Ne pas assumer d’avoir été un lâche, ou assumer pleinement d’avoir été le gentil petit toutou de sorciers bien plus puissants que tu ne le seras jamais. Son visage prend une mine faussement étonnée, comme si elle venait de comprendre quelque chose dont elle est convaincue depuis longtemps déjà. Mais c’est ça. Tu sais que tu ne serais jamais rien d’autre que le sbire de plus puissant que toi. Typiquement le genre de types qu’elle exécrait, la nature était bien faite. Des idiots, des faibles qui s’en prenaient à plus faibles qu’eux pour ne pas risquer la défaite. Pas assez forts pour devenir les chefs, les puissants, ils restaient dans l’ombre et évacuaient leur frustration sur les faibles. Pourtant, il est là, en face d’elle, et il sait que la faiblesse ne fait pas partie de sa personnalité, preuve, si elle voulait bien la voir, qu’il n’était pas réellement le genre d’homme à s’en prendre à moins fort que soit. Ce qui n’enlève rien au fait qu’il est un lâche à ses yeux et qu’il ne mériterait que le mépris si elle n’était pas incapable de ne pas le détester aussi fort.

Bien évidemment, il ne se contente pas de recevoir les coups, il en donne aussi. Échange dangereux. Casey ne cille pas, ne bouge pas d’un cil, ne frémit pas. Mais elle se retient de toutes ses forces. Rien à foutre qu’il prenne du plaisir à voir ce qu’elle est, ce qui l’emmerde, c’est qu’il soit aussi lucide sur elle qu’elle ne l’est sur lui. Ce serait plus simple de l’ignorer s’il n’était pas aussi conscient de ce qu’elle cachait, des plaies qu’elle enfouissait au plus profond d’elle-même. Et il ne s’emmerde pas avec ça, le lâchant à voix haute, sachant très bien qu’il appuie là où ça fait mal. Elle ne veut pas être cette plaie ouverte, elle ne veut pas être cette gamine faible qui reçoit les coups. Elle refuse cependant de les donner, et elle reste dans cet entre deux, sans savoir quoi faire de toutes ces cicatrices. Sauf avec lui, raison pour laquelle elle le pique autant. Il s’en souciait ? Mensonge lui susurre sa colère, et même si c’était vrai, ça n’en serait que pire. Elle ne veut rien recevoir de lui, ni pitié, ni compassion, rien. Refusant de dire quoique ce soit de plus là-dessus, elle garde ses lèvres scellées et il en fait de même, le silence douloureux reprenant ses droits. Un silence qui déchire l’air, qui serait presque palpable tant il est chargé d’émotions négatives.

Leurs regards qui s’affrontent. Fenêtres sur leur âme. Elle y lit qu’il est à bout, qu’elle a réussit son petit objectif fixé dès qu’il lui avait adressé la parole. Mais elle y lit aussi qu’il ne le montrera pas, pas vraiment, et ses sourcils se froncent. Elle a presque l’impression qu’il cherche à pénétrer son esprit, sans un mot, et ce fin sourire qui étire ses lèvres. Réflexe, elle met en place les barrières acquises avec l’Occlumancie. Serait-il Légilimens ? Ils ne pourraient alors pas être plus opposés l’un à l’autre. Mais il ne fait toujours rien, en tout cas elle ne sent aucune intrusion dans son esprit, et son intuition lui souffle qu’il s’agit d’autre chose, qu’elle ne parvient pas à définir. Quelque chose de mauvais, comment pourrait-il en être autrement de sa part ? Elle note le subtil changement dans son sourire et ça ne la rassure pas, mais elle est prête à riposter, quoiqu’il fasse. Quoiqu’il tente. Le silence semble s’éterniser, ils ne se lâchent toujours pas des yeux, jusqu’à ce qu’un léger mouvement, infime, mais ça ressemblait presque à un grand geste de la main dans leur immobilité glaciale, ne lui fasse baisser le regard. Ses mains dans les poches, rien de ce côté là. À moins que… la forme qu’épouse sa poche. Entrouvrir les lèvres, pendant que la supposition fait son chemin, bien qu’elle n’ait pas encore saisit toute la situation. Aucun qui n’en sort, les liens qui se font. Son regard qui se raccroche au sien alors que, sûr de lui, il brise le silence. Il a joué son coup, et quel coup. Et il le sait, son visage prétentieux affichant son succès. Si elle n’était pas aussi bouillonnante, elle aurait peut-être pu rire de la situation, puisqu’elle l’avait amené à une telle extrémité qu’il avait du lui lancer un silencio. Mais tout ce qu’elle voit, c’est son visage qu’elle aimerait écorcher, c’est cet autre haït jusqu’au plus profond d’elle-même. Tout ce qu’elle ressent, c’est une colère qui explose pleinement, et tout ce qu’elle tâche d’enfouir depuis Halloween explose avec. Vieux réflexe, nouvelle force, nouvelle cible, nouveau lieu, nouvelles raisons. Son poing serré depuis le début de ce dialogue de sourds n’a qu’à effectuer une belle courbe bien droite pour aller s’abattre sur la mâchoire du Serpentard. C’est libérateur, c’est jouissif, c’est interdit et c’était la dernière limite à ne pas franchir.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Mer 27 Déc - 16:54

until the beginning
casey & luca

Elle avait une fois de plus avancé sur le chemin de l’arrogance. Se prendre pour meilleure que les autres, alors qu’un an auparavant, elle gisait les genoux à terre. Elle se noie dans une fierté qui a clairement besoin d’être remodeler, des valeurs perdus qui doivent être retrouvés. Pauvre gamine égarée, pauvre vermine qui ne vaut aujourd’hui qu’à être exterminée. Ce n’est pas l’ex Néo-Mangemort qui parle, mais bien le type dont la haine prend petit à petit possession de lui. Des paroles que j’ai une fois de plus voulu interrompre, un ras le bol qui m’a poussé à faire bien plus que simplement répliquer en retour ou user d’une salive que j'allais bientôt gâcher inutilement. J’ai alors jeté un sortilège sur la brune, sans même avoir eu besoin d’ouvrir la bouche. A présent protégé de sa langue fourchue, mais pas de ses poings. Douleur infâme, mais presque trop habituelle, lorsque sa main, doigts liés et serrés, viennent s’écraser tout contre ma mâchoire. Elle était face au mur, cette dernière option s’ouvrant à elle, marque de violence interdite autant en ses lieux, qu’entre nos jeux brûlants. Esquisser un sourire alors que le goût du sang coule sous ma langue. Se réjouir d’une douleur qui réveille, d’une douleur qui énerve. Savourer le moment alors que mon regard bleuâtre exprime toute la noirceur dont il est capable. Des sourcils qui se froncent peu à peu, des traits qui se crispent. Envie folle et incontrôlée de lui foutre une droite en retour, geste que je ne me gênerais jamais de faire. Hésiter entre la provoquer et la laisser faire, ou lui rendre son due avec un peu plus de force. Vous voulez que je vous dise ? Il y a une chose à laquelle elle n’a pas pensé; c’est que nous sommes actuellement au cœur d’un combat d’enfants déjà trop adultes, à même le couloir des professeurs. Je suis à présent tiraillé entre la laisser faire jusqu’à ce qu’elle se face prendre, ou agir à l’encontre de la lâcheté qu’elle pense voir en moi. Colère et lucidité sont de mise, un travail de soi-même des plus délicats.

Presque trop sûr de mes agissements, je l’a choppe par le col et l’embarque contre le mur avec force et vitesse imprévisibles. Bruit excessif d'un choque violent de son dos contre la pierre, violence qui m’efforce à l'y maintenir alors que mon avant bras s’appuie contre son cou, et ma main contre son buste. J’ai presque percuté un élève qui passait par là, le regard de certain déjà virés sur nous depuis un léger moment. Nous ne les avions même pas remarqué tellement nous étions bloqué dans notre cercle vitieux. Approcher le visage du sien, voix et regard menaçants alors que j’enchaîne les mots d'une colère hâtive, au bord du postillon. « Je n’étais le sbire de personne, je n’répondais qu’à mes principes, ce qui est préférable quand on voit l’esclave pathétique qu’ils avaient fait de toi. Tu aimes ça, bouffer le sol ? » Regard sombre, voix tranchante qui a perdu de son calme, le ton haussé, la colère enfin révélée. Je pourrais presque lui cracher au visage tellement je l’a menace de près. La lâcher soudainement et reculer d’un pas alors que j’entends des voix au bout du couloir, des voix qui nous sont destinés, probablement celles de professeurs. Je ne sais pas, je ne regarde pas, je m'en fiche, la provocation est de rigueur. Sourire effacé, expression machiavélique je pointe du doigt le côté de ma mâchoire encore intact. « Laisse tes mains aussi sales que les miennes m'en foutre une deuxième. Cette saloperie de Casey qui ne dit rien ou n’agit pas, ce n’est pas Casey. » L’a provoquer comme un gosse et exposer une fois de plus à ses yeux, que je pense savoir qui elle est. S’adresser à une personne muette, c’est moins marrant que ce que je pensais. Mais le fait que la personne en question soit Casey, c’est plus que drôle. C’est carrément un cadeau de Noël. J’ai le comportement d’un abruti qui ne semble pas avoir beaucoup de cran. Seulement il y a une différence entre ce que je possède, et ce que je laisse percevoir. Là, je provoque, je mets au défi, j’anticipe. Mais putain, s’il y a une chose que je suis à un battement d’ail de faire, c’est de lui fracasser la gencive.

Note à bon entendeur. Durant le règne de Blackman, je n'ai pas aimé voir une bonne partie des élèves se faire traiter comme de vulgaires animaux. Je me fiche de la couleur de leur sang. Si je dis tout ça, c'est juste parce que les mots sont spécialement adressés à Casey.
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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] until the beginning [feat. Casey]   Sam 6 Jan - 13:04


❝ until the beginning ❞Luca & CaseySon poing s’écrase avec toute la force et la violence dont elle est capable sur cette mâchoire qu’elle rêverait de voir tomber en poussière. À quel moment s’est-elle mise à le haïr autant ? D’habitude inexpressive quand il s’agit de sentiments, il parvient à réveiller les plus noirs qui sommeillent en elle, à les faire enfler, enfler, enfler jusqu’à ce qu’ils débordent. Pour le moment, elle se complaît à éprouver autre chose qu’une morne douleur qui la tient éveillée chaque jour depuis Halloween, mais elle regrettera bien vite de s’être laissée aller à lui montrer à quel point il l’irritait. Pour le moment, elle savoure le bruit que son corps fait quand il reçoit le coup, mais ses doigts lui rappelleront bien vite que la douleur est souvent partagée, dans ce genre de duel. Pour le moment, elle est toute entière au combat qui se déroule, ne réfléchissant ni à ce qui les entoure, ni à ce qu’il pourrait advenir, se préoccupant seulement de ce besoin impérieux de lui faire mal et de voir disparaître cette assurance qui semble à toute épreuve. Quelques secondes de flottement durant lesquelles le temps est suspendu, arrêté ; quelques secondes de flottement durant lesquelles le moindre pas pourrait faire basculer la fragile nacelle sur laquelle ils se trouvent. Il hésite, ses sourcils se froncent, elle sait que son geste ne restera pas sans réaction, après tout, c’est bien ce qu’elle cherchait, puisant dans ses derniers recours pour le faire réagir, le forcer à réagir, autrement qu’en la rendant muette. Son corps se prépare, vieil habitué des coups donnés et reçus, à mesure que les traits de l’autre se crispent, mais elle a beau savoir que ça viendra, ça ne rend pas la douleur moins forte. Il a beau avoir l’air gringalet, son némésis, il n’en arrive pas moins à l’attraper par le col de sa robe de sorcière et la plaquer violemment contre le mur. L’air quitte ses poumons, la douleur irradie, brouillant sa vision quelques secondes. Elle ne se débat pas lorsqu’il appuie son avant-bras sur son cou, sonnée, ne se rendant même pas compte qu’un élève vient de frôler le chaos contrôlé dans lequel ils sont embarqués. Oubliant qu’ils se trouvent dans un des couloirs où il fait le moins bon être pris entrain de se battre. Tout ce qu’elle voit, c’est son visage trop proche du sien. Elle pourrait lui cracher au visage, ce n’est d’ailleurs pas l’envie qui lui manque, mais elle se retient, pas par peur des représailles, ça fait bien longtemps qu’elle n’a plus peur de lui. Elle préfère se gorger de la colère qui se dégage de ses mots, ravie de savoir qu’elle l’a poussé au-delà de ses derniers retranchements. À mesure qu’il parle, que les menaces s’écoulent de ses lèvres, un sourire plein d’insolence et de victoire étire ses lèvres. Elle a beau être muette à cause de son foutu sortilège, ses yeux, ses lèvres, son visage tout entier, d’habitude froid, inexpressif, parle pour elle. Elle ne peut répondre à sa question, il le sait, en profite, mais elle ignore la frustration, gorgée de mépris qui s’exprime très clairement sur ses traits, l’air de dire qu’il ne la trompe pas, et qu’à ses yeux, il n’était que le petit chien des mangemorts. Elle aurait pu retourner ses mots contre lui, lui répondre sur un ton encore plus tranchant que le sien, mais c’est impossible pour le moment, il l’a privée de cette capacité. Il se recule finalement, la lâchant soudainement, et une fois le dos éloigné du mur elle peut se redresser et le toiser de nouveau. Quelque part, elle entend des voix, sait intérieurement que tout est bientôt terminé, mais s’en fiche pas mal. Elle est là, sa victoire, dans la colère qui s’exprime enfin sur ses traits à lui, dans la provocation qui transpire de ses mots. Peut-être pense-t-il lui aussi avoir gagné, après tout, elle l’a frappé, il l’a faite sortir de son calme habituel. Mais pour Casey, l’objectif est atteint. Et quand il la pousse à lui foutre un deuxième poing, un nouveau sourire provocateur étire ses lèvres alors qu’elle tourne lentement la tête, très lentement, de droite à gauche, de gauche à droite, les yeux clos, avant de les rouvrir et de les planter dans les siens. Cette saloperie de Casey n’allait rien faire de plus, elle avait eu ce qu’elle voulait. Ignorant qu’il arrivait à la percer à jour bien plus facilement qu’il ne devrait, ignorant son “ce n’est pas Casey” qui la retournerait sûrement d’ici quelques heures, se contentant de la colère qui coule, qui dégouline de la personne qui lui fait face. Peut-être qu’un pas de plus vers la provocation gratuite aurait pu le faire avancer un peu plus loin sur ce chemin là mais une silouhette se découpe de son champ de vision, lui faisant tourner la tête, quitter leur joute, pour se retrouver face au professeur Burgess. Casey n’écoute même pas, déjà ailleurs, sachant à peu près le discours qu’on allait leur tenir. La parenthèse était terminée, elle n’aspirait plus qu’à retrouver cette salle pour laquelle elle était en chemin avant de croiser le sien.©️ 2981 12289 0

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