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 L’amitié a une multitude de nuances [Eliana et Wyatt]

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

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MessageSujet: L’amitié a une multitude de nuances [Eliana et Wyatt]   Lun 20 Nov - 18:33


"Sur le point de descendre les escaliers, je faillis percuter un élève de ma tranche d’âge[...]"

Enfin ! Finie la torture ! ai-je pensé lorsque le cours d’Histoire de la magie toucha à sa fin. J’eus l’impression que le professeur, aussi instruit et docte qu’il est, ne s’arrêterait jamais de parler. C’était d’ailleurs au bout de vingt longues minutes de cours que je perdis le fil de la leçon – quel était le titre déjà ? J’avais même cessé de prendre des notes malgré moi, incapable de forcer davantage ma capacité de concentration. Autant que la majeure partie de mes camarades de cours dont quelques-uns semblaient s’être assoupis. J’avais soigneusement posé ma plume sur mon bureau, et le regard dans le vague, je pensais à tout sauf à l’instant présent.

C’est pourquoi, le retentissement de la sonnerie fut une libération. Car quoi de plus navrant qu’un cours uniquement basé sur la théorie ? Je m’étirai comme un chat et commençai à ranger mes affaires dans un grand vacarme quand soudain, je remarquai un parchemin au sol qu’on piétina à deux reprises sans la moindre considération. Dépitée, je le ramassai en deux en trois mouvements et allais le remettre à son/sa propriétaire, mais en relevant la tête, un bon nombre d’élèves s’étaient déjà éclipsés. Quoi de plus normal : ils se précipitaient tous vers la Grande Salle - ses petits goinfres - pour le repas de midi ! Je soupirai et m’avançai au fond de la classe en m’écriant :

« Quelqu'un aurait-il fait tomber un parchemin par hasard? »

Les quelques élèves de premières années me lancèrent des regards interrogatifs, d’autres me faisaient « non » de la tête et deux imbéciles de Serpentard me regardaient avec un air déconfit sur le visage, comme s’ils avaient affaire à une attardée. Je les dévisageai à mon tour, l’air un peu agacée, avant de tourner les talents. Je ne pris même pas la peine de saluer le professeur. J’activai le pas, en espérant retrouver l’élève en question. Quelques élèves traînaient dans les couloirs du 3e étage, mais je ne reconnus personne de ma classe. Je rangeai machinalement le parchemin perdu et me décidai à me rendre également à la Grand Salle.

Sur le point de descendre les escaliers, je faillis percuter un élève de ma tranche d’âge. Une minute. C’était un élève de ma classe, un premier année de Poufsouffle qui avait l’air assez studieux et qui s'était assis devant moi au cours de DCFM plus tôt dans la matinée.

Comprenant un peu tard la raison pour laquelle il avait rebroussé chemin, j’extirpai de mon sac son parchemin et le lui tendis avec un sourire avenant :

« C’est à toi, il me semble ? »


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MessageSujet: Re: L’amitié a une multitude de nuances [Eliana et Wyatt]   Mer 22 Nov - 22:50

A la fin du cours Wyatt roula soigneusement son parchemin et rangea rapidement son livre et son matériel d’écriture dans son sac avant de quitter la salle. Il descendit le couloir et emprunta les escaliers, il était encore prudent dans ces escaliers, il avait le vertige et il se sentait un peu instable sur ces choses, il ne comprenait vraiment pas le besoin d’un tel système d’escaliers, des escaliers normaux auraient pu suffirent non ? Il avait toujours peur que l’escalier sur lequel il se trouvait se mette à bouger et qu’il se retrouve coincé quelque part, ou qu’on le bouscule ou qu’il trébuche et se tue en tombant du haut du troisième étage. Il lâcha un souffle en arrivant tout en bas, il traversa le hall et passa par les portes pour entrer dans la grande salle, celle-ci commençait à se remplir à cette heure, tandis que les élèves arrivaient de leurs cours, affluant dans les couloirs et descendant dans les étages, remplissant ces horribles escaliers, Wyatt s’était dépêché pour ne pas avoir à se retrouver au milieu du flux d’élèves.

La foule avait tendance à le rendre nerveux, comme d’être enfermé trop longtemps dans un espace clos. Généralement quand il était en classe le sentiment ne durait pas parce qu’il s’intéressait au cours, écouter le professeur et écrire le cours suffisait le plus souvent à le distraire de ses sentiments d’agitation. Mais, il avait commencé à s’ennuyer pendant le cours d’histoire de la magie et il s’était senti de plus en plus nerveux, piégé entre quatre murs, le temps avait eu l’air de ralentir, les minutes avaient paru de plus en plus longues jusqu’à qu’il soit incapable de suivre la trace du temps, il avait l’impression que les murs de la salle avaient commencé à se resserrer et l’air était devenu plus épais tout autour de lui et il avait l’impression d’être comprimé et de ne pas pouvoir respirer, il avait besoin de sortir, il s’était presque enfui en courant de la salle quand la cloche avait sonnée. Il avait décidé de manger rapidement et avant tout le monde pour sortir ensuite dans le parc histoire de se calmer avant son prochain cours.

Il n’était pas encore habitué à vivre au milieu d’autant de gens, il venait d’une ville, mais la plus part des jours ils passaient leur temps à jouer dans le bois ou à se promener dans la campagne, il y avait eu des jours où ils ne voyaient personnes d’autres que leur petit groupe jusqu’à qu’ils rentrent chez eux le soir. Il était de plus en plus seul ces dernières années, la plus part de ses amis étaient partis ailleurs, ceux qui étaient restés avaient grandis et étaient passé à d’autres choses, d’autres amis, et son père avait fait tout son possible pour l’empêcher de voir ses amis. Pénétrant dans la grande salle, il ne regarda même pas qui se trouvaient déjà à la table des Poufsouffle, et s’assit dans un coin vide au bout de la table, près de la porte, mais à l’opposé du couloir central. Depuis le début de l’année il avait pris chacun de ses repas en compagnie d’autres élèves de sa maison, Wyatt était sociable et n’aimait pas être isolé, donc son comportement devait sans doute paraître assez anormal mais Wyatt n’y pensait pas du tout alors qu’il jetait son sac sur le banc à côté de lui. Il était trop stressé actuellement pour vouloir manger avec quelqu’un, il n’avait pas tout à fait contrôlé sa crise d’angoisse et il avait peur de craquer en plein milieu de la grande salle, devant toute l’école.

En fait il n’était même pas certain de vouloir manger. Il baissa les yeux sur son sac, commençant à se poser mentalement la question de quitter ou non le déjeuner sans avoir mangé quand il se raidit soudain, ses yeux s’élargissant comme des soucoupes. Dans la précipitation il avait jeté son parchemin en haut de ses affaires avant de partir, et le parchemin n’était plus là. Nerveusement il fouilla dans son sac mais ne trouva que des papiers vierges pour le cours de cet après-midi et aucune trace du parchemin d’histoire de la magie.


« Oh non… » Gémis-t-il. Il avait du tomber de son sac à un moment donné. Il allait sûrement avoir des problèmes pour l’avoir perdu. Il se voyait déjà rater ses examens et son année, il allait être obligé de retourner vivre tout le temps en Irlande, son père allait le punir pour avoir raté son année et parce qu’il était nul et un fardeau, il le frapperait, et il allait le tuer… Il avait du mal à respirer et sa respiration était devenue trop rapide, ses mains avaient commencé à trembler. Il fallait qu’il retrouve ce parchemin. Il avait du le faire tomber quand il avait quitté la salle, il avait fait vite et il n’avait pas vraiment fait attention, maintenant il allait devoir y retourner. Zut, est-ce que le professeur serait encore là-bas ? Est-ce qu’il allait être grondé pour avoir oublié ses affaires ? C’était certainement mieux que de rater son année et de se retrouver coincer chez lui avec sa famille. Il se releva et attrapa son sac, il regarda rapidement autour de lui pour vérifier que le parchemin n’était pas tombé quand il s’était assis, il espérait vraiment qu’il l’avait oublié dans la salle de classe, sinon ça voulait dire qu’il l’avait perdu dans les escaliers ou dans les couloirs et il ne le retrouverait probablement pas.

Il n’était nulle part en vue et Wyatt se dépêcha de sortir de la grande salle dans le hall d’entrée. La plus part des élèves entraient maintenant dans la grande salle et il avait du mal à se frayer un passage, il essayait aussi de regarder si son parchemin n’était pas tombé quelque part ici, mais il ne pouvait pas le voir. Il essaya de se frayer un chemin en direction des escaliers, il détestait vraiment être petit, personne ne le voyait dans les foules et il risquait tout le temps d’être bousculé, il parvint jusqu’aux escaliers et commença à monter en direction du troisième étage. Il maudit silencieusement les escaliers mouvants alors qu’il montait, il lui était impossible de refaire exactement le même chemin qu’il avait fait à cause des escaliers stupides qui bougeaient tout le temps, mais il savait que c’était de sa faute, il n’aurait pas été tout d’abord dans cette situation s’il n’avait pas été stupide.

Alors qu’il sortait sur le troisième étage il tomba nez-à-nez avec une fille qui descendait, il manqua de la renverser et il faillit basculer en arrière, il se tint à la rambarde pour ne pas tomber. Il s’excusa alors qu’il retrouvait son équilibre et sortait sur le palier, légèrement tremblant et un peu pâle.


« Pardon, je suis désolé… »
Bégaya-t-il en la regardant, c’était une élève, aussi en première année, et à Gryffondor, avec qui il était souvent en classe, il réfléchit essayant de se rappeler de son nom. Il apperçut le mouvement de son bras et se tendit, reculant presque, mais il resta immobile à la place. Il était beaucoup trop nerveux, il devait se calmer.

« C’est à toi, il me semble ? »


Il baissa les yeux pour voir l’objet qu’elle avait sorti de son sac et qu’elle lui tendait, son regard s’élargit alors. Elle tenait son parchemin, il était sale et froissé comme si des gens l’avaient piétiné, et c’était certainement ce qui avait du se passer, mais son parchemin était là, et il était entier, donc ça voulait dire qu’il ne raterait pas les examens, ne serait pas renvoyé de l’école, et son père ne le tuerait pas, ou bien pas pour cette raison. Il ne bougea pas pendant au moins 3 secondes, finalement il remonta son regard vers elle, avant de regarder à nouveau le parchemin dans sa main.

« Je… oui… merci… tu l’as trouvé où ? »
Bredouilla-t-il. Il avait envie de lui demander s’il pouvait le reprendre mais il pensait que c’était stupide, elle ne le lui aurait pas rendu si ce n’était pas pour qu’il le reprenne. Il reprit ses esprits et récupéra le parchemin, sa main tremblait quand il le prit et il rougit, un peu gêné et honteux, il lui jeta un coup d’œil prudent avant de le ranger, avec soin cette fois, à l’intérieur de son sac. Il enfouit ensuite ses mains dans les manches de sa robe de sorcier, trouvant la présence rassurante de sa baguette à l’intérieur, non pas qu’il pense qu’il devrait s’en servir contre elle, mais la présence de certains objets le rassurait parfois, sa baguette, ses vêtements et les livres étaient des objets qu’il trouvait rassurant. Il bougeait nerveusement sur ses pieds, un peu mal à l’aise avec lui-même.

« Euh, je m’appelle Wyatt, on est dans la même classe. » Il sortit sa main droite et la lui tendit. Il s’était retenu de faire noter qu’elle était à Gryffondor ou de lui dire qu’il était à Poufsouffle parce que la couleur de leurs vêtements rendait ça évident. Il prit une respiration pour se calmer, il souffla de soulagement en se rendant compte qu’il pouvait respirer plus facilement maintenant et que son sentiment d’anxiété avait pratiquement disparu. « Merci pour le parchemin… » Lui dit-il cette fois en lui souriant.

« Hey, tu veux traîner et discuter un peu ? » C’était la première semaine, tout était encore nouveau, c’était à la fois merveilleux mais aussi bizarre et effrayant et il n’avait pas encore eu vraiment le temps de se faire des amis.
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MessageSujet: Re: L’amitié a une multitude de nuances [Eliana et Wyatt]   Dim 26 Nov - 21:22

"Il était resté accroupi, un genou sur le sol, la respiration haletante."

Étrange. Vraiment étrange. Alors que je lui tendais son propre parchemin, le garçon de Poufsouffle eut presque un mouvement de recul. Je fronçai imperceptiblement des sourcils, mais me contenus aussitôt. C’était bien son parchemin, non ? M’étais-je trompée ? J’eus ma réponse lorsqu’il reconnut l’objet en question – c’était bien à lui. Mais alors, pourquoi dégageait-il autant de nervosité ? Aussi, c’était moi ou avait-il des sueurs froides ? N’était-il pas légèrement pâle aussi ? Un sentiment général d’angoisse et de peur émanait de lui. Et cela m’inquiétait. Nous ne nous connaissions même pas, mais je voulus m’assurer que j’avais vu juste, et que tout ça n’était pas que dans ma tête.

" Je…Oui…Merci… Tu l’as trouvé où ? " bafouilla-t-il après de longues secondes d’hésitation.

Son regard dévia vers moi, avant de se repositionner sur son parchemin. Il avait l’air bien indécis. Mais quelque chose clochait derrière tout ça. Pourquoi autant d’hésitation ? autant de malaise ? Il fallait dire que ce n’était pas chose aisée de le cerner. Finalement, il reprit son parchemin, et je pus entrevoir sa main tremblante et hésitante lorsqu’il reprit son dû. Je l’observai : il en rougissait même, probablement gêné par la situation. Mais je ne l’en trouvai que plus touchant et très poli. Au moins, il ne m’avait pas reproché de lui remettre son parchemin dans un état qui laissait à désirer. Avant de remettre son cours dans son sac, il me lança un regard prudent… mais que je trouvais presque méfiant. Cela n’en fit qu’accentuer le malaise environnant.

C’était peut-être une idée absurde, mais en jaugeant davantage ce garçon, je trouvais qu’il manquait énormément de confiance en lui. Je le remarquai lorsqu’il rangea prudemment ses mains dans les poches de sa robe dans un geste qui se voulait rassurant – plus pour lui-même. Je le vis aussi à sa façon de bouger des pieds, geste qui trahissait sa gêne. Le mettais-je mal à l’aise ? Je me dis que non, car dans cette impression générale qu’il donnait de lui-même, j’en concluais que n’importe qui pouvait le mettre mal à l’aise, particulièrement la confrontation à de nouveaux visages.

« Euh, je m’appelle Wyatt, on est dans la même classe. » me dit-il soudain, me surprenant en me tendant la main.

J’observai sa main, l’air surprise, avant de lui sourire de manière amicale et de lui serrer la main à mon tout. Apparemment, je m’étais trompée sur toute la ligne. Il était peut-être juste introverti, et pas si mal à l’aise que ça. Encore une fois, je m’étais faite tout un film. Il fallait vraiment que je me défasse de cette habitude !

« Et moi, c’est Eliana, lui répondis-je sur un ton aimable, bien-sûr qu’on est dans la même classe, je t’avais remarqué à ta répartition l’autre jour. »

Lorsque je me présentai, il n’en parut que plus soulagé. Tant mieux. Il me remercia une nouvelle fois pour le parchemin, cette fois-ci de manière plus décontractée, avec un sourire bien avenant. J’en étais persuadée : il était probablement introverti, mais avait bon cœur. C’était peut-être l’occasion d’apprendre à connaître un camarade de classe en cette semaine de rentrée ? J’eus soudain l’idée d’en faire un partenaire de cours, de bibliothèque – ça m’encouragerait sûrement à y aller – et peut-être même un bon ami. Qui c’est ? Après tout, personne ne savait de quoi demain serait fait.

« Hey, tu veux traîner et discuter un peu ? » me proposa-t-il, un air sincère.

Lisait-il dans mes pensées ?

« Je n’attendais plus que tu me le demandes ! lui rétorquai-je avec ironie, un grand sourire ravi. Que dirais-tu de manger avec moi à la table des Gryffondors ? Tu nous y ferais honneur ! Après quoi, on pourrait apprendre à se connaître un peu ? »

J’agrémentai le tout d’un clin d’œil complice. Ce qu’il sembla apprécier, car il était partie prenante. Nous nous dirigeâmes aussitôt vers la Grande Salle. Nous nous sourîmes, chacun contents de se trouver un nouveau camarade, de partager de futurs bons moments.

Néanmoins, arrivés au rez-de-chaussée, Wyatt se fit violemment percuté par une andouille qui ne regardait pas devant lui, un garçon probablement de 5e ou 6e année, de Serdaigle. Wyatt se retrouva par terre en moins de temps qu’il n’en faut. Il grimaça de douleur tout en se maintenant l’épaule. Je lançai un regard de braise au Serdaigle qui repartait à l’étage. Il nous retourna un regard négligeant et indifférant, comme pour nous signifier que l’on n’avait pas plus d’importance pour lui que des punaises.

« Non mais, ça va pas ?! Regarde où tu marches ! » lançais-je, agacée.

Mais le Serdaigle, accompagné d’un ami sans doute, ne daigna même pas tourner la tête vers nous, ni répondre. Son ami en revanche, se retourna, à mesure qu’ils montaient déjà aux étages, et nous gratifia d’un regard froid avec l’air de dire « qui nous parle ? ». J’en frissonnai de colère. Et tandis que les deux abrutis disparaissaient de mon champ de vision, je me retournai vers Wyatt pour voir comment il allait. Et… il allait mal.

Il était resté accroupi, un genou sur le sol, la respiration haletante. J’en restai bouche-bée. J’eus peur que ce soit l’autre idiot qui, en l’ayant percuté, lui ait fait très mal. Je me penchai vers lui, désireuse de voir son visage caché par sa posture. C’est alors que je compris que le choc était dû plus à l’émotion qu’au coup physique. Dans un geste de réconfort, je déposai ma main sur son épaule, et sentis avec peine qu’il tremblait fortement. Il avait toujours du mal à respirer. Bon sang !

« Wyatt ? » le hélai-je, plus vaincue par mon impuissance que par ma tentative de soutien…


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MessageSujet: Re: L’amitié a une multitude de nuances [Eliana et Wyatt]   Lun 4 Déc - 11:19

La jeune fille accepta sa main et Wyatt répondit à son expression amicale par un petit sourire timide, ses joues se teintant d’un rougissement léger. Elle se présenta à son tour, lui donnant son nom, qui était effectivement familier aux oreilles de Wyatt, il fut soulagé de ne pas avoir à le lui demander, il ne voulait pas la blesser en lui disant qu’il ne se souvenait plus du sien. Il avait l’impression qu’il aurait du connaître son nom, c’était la moindre des choses de savoir le nom de ses camarades de classe, mais il y avait tellement de nouveaux visages ici, il s’était trouvé en difficulté de se rappeler de tous les noms qu’il avait entendu depuis son arrivée. Il la remercia encore d’avoir trouvé son parchemin, un peu gêné de son précédent moment de panique, et à présent qu’il était plus calme et qu’elle n’avait pu l’air d’être une créature étrange et hostile il l’invita à discuter et à traîner pour faire connaissance. Elle sembla immédiatement ravie et l’invita à se joindre à elle pour le déjeuner à la table des Gryffondors. Il était un peu indécis et hésitant à l’idée de s’incruster à une autre table, quelque chose qu’il n’avait jamais fait encore, pas vraiment sûr d’avoir même le droit, et il ne comprenait pas vraiment ce qu’elle avait dit sur le fait qu’il leur ferait honneur s’il s’asseyait avec eux, il ne voyait pas comment les élèves de Gryffondors pourraient vouloir quelque chose de lui. Mais, d’un côté il voulait vraiment prolonger le moment, il manquait ses amis et il n’avait vraiment pas encore eu l’occasion de s’en faire ici, et la discussion le distrayait un peu de ses sentiments d’anxiété, et de l’autre Eliana avait l’air tellement heureuse et son bonheur et son excitation était communicative alors il hocha la tête esquissant un sourire avant de la suivre tandis qu’elle l’entraînait dans les escaliers.

Il était un peu plus prudent qu’elle en descendant les trois étages jusqu’au rez-de-chaussée, il se sentait encore légèrement instable sur ses pieds, un peu étourdi par le petit épisode d’anxiété qu’il avait eu plus tôt. Il s’accrochait fermement à la rambarde en pierre en faisant attention à chaque pallier que l’escalier ne se mette pas à bouger devant lui, parce qu’il ne voulait vraiment pas tomber et faire une chute mortelle jusqu’en bas. Il se sentirait sûrement mieux une fois qu’il serait assis sur la terre ferme et qu’il mangerait quelque chose. Il souffla discrètement une fois qu’il était arrivé en bas, soulagé d’avoir réussi à aller jusqu’ici sans rencontrer d’accident potentiellement mortel, quand il fut violemment percuté par un élève dont il avait été sur le chemin et qu’il n’avait pas vu. Le choc le fit tomber et il heurta la pierre dure, instinctivement il se recroquevilla sur lui-même, à genoux sur le sol, agrippant son épaule blessée avec une main, l’autre se levant pour venir protéger sa tête. Il était à peine conscient de son environnement ou de son corps, il agissait seulement sur des réflexes inconscients, ancrés profondément en lui, alors que des souvenirs, des pensées chaotiques et la peur intense s’écrasaient sur lui, comme des vagues sur un rocher au milieu d’une mer déchaînée. Il ne pouvait rien voir, rien entendre, rien faire à part se blottir sur le sol. Le bruit s’était précipité dans ses oreilles, comme une chute d’eau, un bourdonnement sourd comme des milliers d’insectes raisonnait dans sa tête. Il essayait d’inspirer, mais ses poumons brûlaient et il ne semblait pas pouvoir respirer. Il avait l’impression que sa tête et ses poumons allaient exploser alors qu’il murmurait, encore et encore, qu’il était désolé, c’était inutile, il le savait, et il avait honte d’être aussi faible. C’était sa faute, il était maladroit et stupide, il ne pouvait même pas s’empêcher de trébucher sur les gens quand il marchait. Il savait qu’il ne devrait pas être là, ne devrait pas traîner quelque part, son père lui avait dit qu’il ne voulait pas le voir traîner dans la maison, ou dans l’atelier, et il allait l’enfermer dans sa chambre ou dans le placard maintenant, et Wyatt allait être puni, et ça serait sa faute s’il avait mal, parce qu’il n’était pas assez attentif et il faisait toujours les mauvaises choses et il devait toujours être puni.

Il avait l’impression d’entendre son père crier et il paniquait, mais il se souvenait qu’il n’était plus à la maison, que son père n’était pas ici, qu’il était loin, il ne pouvait pas le blesser parce qu’il n’était pas là. Pourtant, il ressentait encore le besoin de courir et de se cacher, il avait vaguement conscience de l’endroit où il se trouvait et la partie non délirante de son cerveau était entrain de crier à l’autre qu’il ne devrait pas faire une crise d’angoisse au milieu du hall de l’école. Il devait sortir d’ici, rapidement. Il avait essayé de se lever, se mettant sur un genoux, la main sur son épaule avait glissé pour prendre appui sur le sol, la sensation de la pierre froide sous ses doigts l’ancrant un peu plus dans la réalité, il s’accrocha à cette sensation tout en essayant de secouer le cauchemar hors de ses pensées. Il sentit une main attraper soudainement son épaule, il tressaillit violemment puis se raidit, grimaçant, sa respiration s’accéléra, son souffle s’accrochant dans sa gorge. Il ouvrit la bouche pour formuler une prière désespérée mais seul le bruit de sa respiration sifflante sortie. Il entendait une voix appeler son nom et il tremblait, croyant qu’il s’agissait de son père, mais il se rendit compte au bout d’un moment que ce n’était pas la sienne, la voix était féminine et assez jeune, elle appelait son nom avec urgence. Il ouvrit et cligna des yeux, sa vision était un peu floue et il avait l’impression que la pièce tournait un peu autour de lui, il essaya de se concentrer sur la silhouette accroupie en face de l’endroit où il était sur le sol. La fille de Gryffondor le regardait, elle lui parlait, elle avait l’air effrayé, Wyatt voulait lui demander ce qui était arrivé.


« Eliana ? »
Appela-t-il incertain. Sa voix avait été un miaulement aigu, plus proche d’un gémissement que d’un nom. Il sentait toujours le contact sur son épaule et il tourna légèrement la tête pour regarder la main qui agrippait son uniforme, il grimaça un peu et recula soudainement pour se dégager de la main, trébuchant alors qu’il reculait. Maintenant qu’il s’était éloigné du danger direct, il regarda la main puis suivit le bras et leva la tête, ses yeux tombant à nouveau sur le visage d’Eliana. Il rougit et baissa les yeux à nouveau, regardant vers le sol, tout en surveillant ses mains du coin de l’œil. Il était très conscient maintenant de sa situation, assit en pleurant sur le sol, il pouvait sentir brûler sur lui les yeux des élèves qui s’étaient arrêtés dans le hall, il pouvait entendre les murmures autour d’eux.

« Je suis désolé... » Marmonna-t-il avec gêne. Il n’avait pas voulu avoir une crise de panique ici, devant tout le monde, maintenant ils sauraient qu’il était bizarre et Eliana ne voudrait certainement plus être son ami. Il renifla et ferma les yeux, essayant de retenir ses larmes. Il avait conscience d’une voix, elle était plus âgée et devait appartenir à un préfet, disant aux élèves d’arrêter de regarder et de se rendre dans la grande salle. Brusquement il se leva, ses jambes étaient faibles et lui donnaient l’impression d’être en coton mais il s’en fichait, il se déplaça aussi vite qu’il pouvait sans risquer de tomber, trébuchant à travers les portes et s’enfuyant en direction du parc.
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MessageSujet: Re: L’amitié a une multitude de nuances [Eliana et Wyatt]   Jeu 7 Déc - 17:27


"Et précautionneusement, j’approchai ma main de son épaule gauche, dans un geste de réconfort. Après tout, je ne pouvais rien faire de plus."


Wyatt faisait de l’hyperventilation. C’était impressionnant à voir. Mais ce qui me tuait le plus, était mon impuissance. Je ne pouvais rien faire, si ce n’était le réconforter de ma main sur son épaule, appuyer légèrement, juste ce qu’il faut pour ne pas le brusquer, lui signifier implicitement que j’étais là pour lui, qu’il n’était pas seul. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi tous les deux, immobiles, sous les regards surpris et les murmures des élèves qui s’arrêtaient dans les couloirs à notre vue.

Soudain, j’entendis une petite voix, une toute petite. Celle de Wyatt. Il sembla émerger de son monde d’angoisses. Il regardait ma main – qui agrippait sa robe désormais - de ses yeux embrumés, remplis de tristesse. J’eus un pincement au cœur à cette vue. Il y avait quelque chose de pas net derrière tout ça. Des traumatismes, des persécutions, ou que sais-je. Des brutes de Serdaigle à eux seuls ne pouvaient être responsable de tout ceci. Cependant, cela ne m’empêchait pas de les maudire, me promettant de les retrouver et de faire s’abattre sur eux mon courroux ! Ils étaient bien plus grands que moi. Ils étaient bien plus avancés que moi en magie, certes. Toutefois, j’avais d’autres ressources.

Mon regard croisa enfin celui de Wyatt, plus perdu et honteux que jamais. Brusquement, ce dernier se recula comme pour échapper à mon contact. D’ailleurs, dans son mouvement de recul, il manqua de tomber. Il était d’ailleurs si pâle… Je voulus retirer ma main, ne voulant pas d’avantage le mettre mal à l’aise, venant à peine de faire sa connaissance qui plus est, mais me ravisai. Il était tellement mal qu’il manquait presque de s’effondrer. À cause de la fatigue, il s’assit à même les dalles froides. J’envisageai de lui demander de l’accompagner à l’infirmerie, au cas où son malaise persisterait, mais il évitait soigneusement mon regard, me lançant des œillades de temps à autre. Nous ne nous connaissions pas, et je ne pouvais que comprendre sa gêne, mais il n’y avait pas de mal à accepter de l’aide d’autrui. D’autant plus que j’étais sa camarade de classe ; il n’avait aucunement besoin d’être embarrassé vis-à-vis de moi !

« Je suis désolé… » marmonna Wyatt d’une voix faible, rouge de honte.

Je voulus lui assurer que ce n’était rien. Qu’il n’avait ni à s’excuser, ni à avoir honte d’un moment de faiblesse, que cela pouvait arriver à tout le monde. Mais je n’en eu pas l’occasion. Une voix derrière nous me devança. Je me retournai et vit le préfet des Serpentard s’activant à disperser la petite foule qui s’était amassée dans le couloir, devant les escaliers. Le préfet leur demandait de ne pas traîner ici, de descendre au plus vite dans la Grande Salle pour le repas de midi. Je lançais à tous ses malvenus un regard perplexe : pour commérer, c’étaient les premiers, mais pour aider, il n’y avait plus personne.

Je soupirai et me retournai vers Wyatt. Quand soudain, celui-ci se leva d’un bond et s’enfuit en direction des étages inférieurs. Je ne vis rien venir. Sous l’effet de surprise le plus total, je restai là, statique, les bras ballants, la bouche légèrement ouverte, le regard focalisé sur l’endroit où Wyatt se trouvait quelques instants plus tôt.

Je me repris néanmoins et, l’air résigné, la démarche rapide, je poursuivis le Poufsouffle. Je ne savais pas exactement où il allait, mais je devais le rattraper au plus vite. Je ne pouvais pas le laisser seul, avec cet air si triste, si perdu. Je pressai le pas dans les escaliers, espérant le retrouver en bas, en face de la Grande Salle. J’arrivai au hall quasiment vide, animés par les derniers retardataires conviés au repas. Je me retournai vers la grande porte en chêne et eut à peine le temps d’entrapercevoir une chevelure châtain clair. La porte se referma à peine dans un bruit sourd que je m’empressai de l’ouvrir et de me rendre à l’extérieur du château.

Mon estomac gargouillait affreusement. Mais il y avait plus urgent. Je devais retrouver mon camarade, et vite. Je le cherchai à droite, puis à gauche, et encore à droite, me retournant dans tous les sens ; il pouvait être allé n’importe où. J’arrivai rapidement au parc, là où quelques élèves profitaient encore des derniers rayons de soleil qui filtraient à travers les nuages. Il faisait relativement doux pour un mois de septembre, mais l’automne ne tarderait plus.

Mes yeux se figèrent sur un arbre au tronc bien épais, peut-être même le plus imposant du parc. Je continuai de le fixer de manière suspicieuse. Je m’en approchai doucement, comme pour y attraper un petit animal égaré qui s’y serait caché. À hauteur du tronc, j’entendis une respiration qui s’efforçait de se calmer accompagnée de sanglots à peine perceptibles. Je contournai l’arbre et m'agenouillai à la hauteur de mon camarade.

« Je comprends que tu aies besoin de rester seul, Wyatt. Mais je vais pleurer moi aussi si tu continues. »

C’était plus une sommation ironique qu’un chantage affectif. Bon, réflexions faites, ce pouvait aussi être compris comme du chantage affectif. Mais Wyatt me touchait tellement que je sentais mes propres yeux s’humidifier sous l’émotion. Le garçon de Poufsouffle était là, assis sur quelques feuilles rouges-oranges, les jambes ramenés jusqu’à lui, les bras croisés sur ses genoux et la tête légèrement courbée. L’on pouvait deviner les larmes qui s’étaient écoulées sur sa belle cravate aux motifs jaunes et bronze. Je lui adressai un faible sourire mêlé de tristesse. J’esquissai un geste pour retirer les quelques feuilles qui s’étaient accrochées à sa robe. Hum… C'était mieux ainsi.

Et précautionneusement, j’approchai ma main de son épaule gauche, dans un geste de réconfort. Après tout, je ne pouvais rien faire de plus.

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