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 Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge

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MessageSujet: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 17 Nov - 14:16

    Ca commençait à devenir une habitude que Narcissa Breckenridge se fasse remarquer en cours. Une mauvaise habitude, si vous me demandez. Les trois protagonistes allaient bien évidemment y passer, et comme souvent, c’était au directeur de maison de s’occuper des élèves fautifs. Sauf qu’aujourd’hui, j’avais demandé à Morgana de me laisser M. Vayne. Je lui avais bien entendu expliqué pourquoi, et elle n’avait pas trop hésité à me le céder. Je n’allais pas servir la même histoire aux deux concernés, bien évidemment. La punition avait bien sûr pour but de leur faire comprendre qu’ils ne devaient pas lancer de conflits en plein cours, mais il y avait un autre but sous-jacent, destiné à la Serdaigle en particulier. C’était bien pour ça que c’était moi qui allais encadrer tout ça. Etais-je certain que ça aurait l’effet escompté ? Non, mais ça valait le coup d’essayer. Et puis, j’étais plutôt fier de mon idée, je devais bien l’avouer.

    Je leur avais donc donné rendez-vous au hangar à bateau en ce samedi matin, à la fin de la semaine durant laquelle ils s’étaient crêpé le chignon en cours. Celui-ci avait été pas mal amoché par les conflits de l’an dernier, et il n’avait pas été jugé prioritaire de le réparer. Tant mieux, ça allait me servir. J’attendais que les deux élèves arrivent et, évidemment, ils faisaient déjà la grimace rien qu’en se voyant. Tant pis pour eux, ils allaient devoir travailler main dans la main… Presque littéralement. Bien sûr, ce serait à eux de s’en rendre compte.

    « Bonjour, vous deux. N’attendez pas Miss Rosenbach, elle ne nous rejoindra pas bien qu’elle soit également fautive. Miss Burgess a insisté pour s’occuper de son cas, sûrement à cause de ce qu’il s’est passé l’an dernier. »

    Je jetais un regard sur la fille Breckenridge en disant cela. Ce n’était absolument pas vrai, mais ça se tenait. Et quel meilleur moyen de faire croire à un mensonge qu’en impliquant des faits réels, comme leurs convocations respectives de l’an dernier, avant que Blackman ne vienne. Je commençais à connaître l’oiseau, elle serait trop brusquée si je lui disais que j’avais fait exprès de demander à m’occuper de M. Vayne. Et le but était que tout se fasse de façon la plus naturelle possible.

    « Ce sera donc à vous deux que je vais demander d’apporter quelques réparations au hangar à bateaux. Il a été endommagé l’an dernier, et il serait temps que l’on s’occupe de le remettre en état. Bien entendu, je vous demanderai de me donner vos baguettes, vous allez faire ça à la main. »

    Je tendais la main pour récupérer les brindilles avant de reprendre une fois celles-ci confisquées.

    « Il y a eu beaucoup de désordre dans ces débris, vous devrez donc d’abord ranger un peu tout ça avant de voir ce que vous pouvez faire. Bien sûr, il y a des choses qui seront hors de votre portée, comme les vitres ou la toiture, mais j’aimerais tout de même que le hangar soit praticable. »

    Des poutres et des morceaux de bois étaient éparpillés partout. Pour quelqu’un accostant ici, ce serait un petit parcours du combattant de se déplacer parmi tout ça. Il fallait au moins libérer un passage, que l’on puisse s’en servir en attendant de le réparer complètement. Et c’était justement ces poutres plus grosses que les autres qui seraient mon meilleur allié pour faire passer mon message à la jeune serdaigle. Mais elle s’en rendrait compte d’elle-même.

    « Je vais vous laisser travailler. Sachez tout de même que je ne serai pas très loin, et donc que j’interviendrai si vraiment vous avez besoin, ou si vous recommencez à vous battre. »

    Dernière étape pour mettre Breckenridge en confiance : ne pas être totalement sur son dos. Je ne pouvais pas les laisser travailler totalement seuls, ils seraient foutus de se jeter l’un l’autre à l’eau, mais il ne fallait pas que je reste là à les observer. Une fois les directives bien comprises, je partis donc un peu plus loin, hors de leur vision mais à portée d’écoute, sortant une cigarette et des papiers de ma veste. Autant rentabiliser ce temps mort quand même.


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 17 Nov - 21:28

Retenue coopérative
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Nothing ever happens
Retenue avec le professeur Winslow. Il aurait du s’y attendre, depuis le début il s’attendait à ce que cette histoire tourne mal… comme il l’avait dit à Spencer, il aurait franchement mieux fait de rater ses BUSEs au point de redoubler. Ainsi, il aurait pu repasser l’examen de potions, et surtout rester dans la classe de ses meilleurs amis… mais à la place, il se coltinait une classe complètement disparates, aux éléments perturbateurs qui s’entrechoquaient comme des électrons qui n’étaient pas en phase. Fassbach, avec qui il sympathisait ces derniers temps, semblait ressentir la même animosité que lui à l’égard des greluches qui optaient volontairement pour pourrir leurs cours, il y avait eu cette situation bizarre et dérangeante avec Newton en métamorphose lorsqu’il avait du monter sur l’estrade leur faire cours. Anoushka qui n’allait pas bien, les autres qui se remettaient de leur traumatisme… bref, il y avait quelque chose dans cette classe qui n’allait pas, et qui rendait l’atmosphère entre eux électrique. Alors oui, il avait peut-être dépassé les bornes lorsqu’il s’était emporté contre Breckenridge, mais ce que lui avait répondu cette dernière avait réveillé en lui quelque chose de plus fort, de plus violent, qu’il peinait à maîtriser. C’était peut-être une bonne chose de faire cette punition, même si dans les conditions qui étaient les siennes, il avait du mal à concevoir à quoi il pourrait bien servir… Il se rendit donc au rendez-vous indiqué, au hangar à bateaux qui donnait quelque peu l’air d’être en ruine. Là où les choses se compliquaient, c’était qu’il ne serait manifestement pas seul pour effectuer cette retenue. « Bonjour, vous deux. N’attendez pas Miss Rosenbach, elle ne nous rejoindra pas bien qu’elle soit également fautive. Miss Burgess a insisté pour s’occuper de son cas, sûrement à cause de ce qu’il s’est passé l’an dernier. » Il ouvrit la bouche, sans trop savoir ce qui pourrait en sortir. Pourtant, il en avait, des choses à dire : il reconnaissait bien sûr sa responsabilité, mais qu’est-ce qu’elle fichait là ? Comment il avait pu croire judicieux de les réunir, alors qu’il avait très bien entendu ce qu’elle lui avait dit ? Il ignorait encore quelle était la nature de leur tâche, mais il était incapable de savoir comment il pourrait coopérer avec une telle garce. Qui plus était… se rendait-il seulement compte que sa prothèse ne lui permettait en rien de soulever les morceaux de bois les plus volumineux ? Il se serait exécuté sans problème l’année passée, mais maintenant les choses avaient changé depuis qu’il avait perdu une partie de lui. Non, tout ceci ne ressemblait qu’à une vaste blague, et il en venait à se demander ce que cherchait leur professeur en leur imposant ça. Il apparaissait comme évident que cette dernière ne serait pas plus enthousiasmée que lui, cette réunion était bien évidemment vouée à l’échec… « Pourquoi je peux pas être avec le professeur Burgess aussi ? » demanda-t-il brusquement. Est-ce que c’était insolent de demander… ? En réalité, il se fichait du professeur qui devrait le prendre en charge, bien qu’il préférait éviter de voir Liu Xi dans le cadre d’une retenue. N’importe lequel d’entre eux aurait pu faire l’affaire, n’importe quelle corvée inutile ou laborieuse aurait convenu. Il n’en demandait pas trop, juste ne pas avoir à supporter le regard condescendant et méprisant de cette fille qui aurait non seulement mérité le renvoi, mais également à ce que son dossier soit réexaminé au ministère.

« Professeur, je sais que j’ai dépassé les bornes, mais j’ai rien à faire avec elle. » ajouta-t-il, tentant aussi bien que mal de camoufler l’énervement qui commençait à apparaître dans sa voix. Il ne fixait pas les règles, il n’avait pas la moindre autorité ni dans ce cadre, ni nulle-part dans cette école. Même lorsqu’il avait cherché à solliciter le directeur, ça n’avait manifestement pas porté ses fruits, alors il imaginait mal que sa requête puisse être prise en considération. « Fermez la et faites ce qu’on vous demande » était devenu la devise de cette école depuis un peu trop de temps sans que personne ne s’en formalise, alors pourquoi est-ce que ça arriverait maintenant, hein ? Qui s’étonnait qu’il ait eu pour près de la douzième fois depuis le début de l’année l’envie de faire précipitamment ses affaires et de quitter sur le champ le château avec un sac à dos ? C’était stupide, irréfléchi, et inconsidéré. Mais tout était stupide, irréfléchi et inconsidéré, bon sang ! Pourquoi est-ce qu’on leur imposait ça… ? Winslow était né-moldu, il s’était fait humilier durant des mois, dans les cachots ! Comment pouvait-il accepter de voir cette fille jouer les traîtresses, le narguer, l’humilier par sa simple attitude provocatrice ? Ce n’était pas normal. Rien n’était normal ! Pour la première fois, il ressentit la brusque envie d’écrire à sa mère, et accepter la sentence qui le menaçait : c’était trop tôt, quitte à flétrir encore quelques temps à Sainte-Mangouste, tout paraissait mieux que de faire encore semblant d’être un élève au milieu des autres. Ils n’étaient plus des élèves, ils ressemblaient davantage à des pantins désarticulés en quête d’eux-mêmes, qui vivaient encore dans l’espoir qu’un jour, ils y verraient un peu de lumière. « Je vais vous laisser travailler. Sachez tout de même que je ne serai pas très loin, et donc que j’interviendrai si vraiment vous avez besoin, ou si vous recommencez à vous battre. » Evidemment. Sans rechigner davantage, il sortit ses mains de ses poches et étouffa un juron, avant de se diriger vers l’amas de poutres rongées par l’humidité. Le travail n’était pas colossal, mais en même temps, il lui semblait irréalisable. Avec quelques difficultés et sous le regard inquisiteur de leur professeur, il se saisit d’un premier morceau, de taille moyenne, qu’il parvint à hisser sur son épaule de la main gauche, en s’y reprenant à plusieurs fois. Il avait du mal, ça se voyait au vu du temps qu’il passait à se saisir d’une première planche, puis d’une seconde, contraint parfois de laisser retomber celles dont il s’était saisies, toujours dans le silence le plus complet. C’était censé être amusant, de le voir se donner en spectacle… ? Est-ce que madame la Duchesse Breckenridge appréciait cette performance ? Il ne savait en effet pas ce qui le retenait de prendre la tangente, quitte à s’exposer à une peine plus lourde.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Dim 19 Nov - 1:36

Retenue injuste
narcissa & isidore
Le pire samedi de tous les temps.

Ce samedi après-midi est le plus déprimant de tous. Les yeux rivés sur une page du Book de Tracy, je maudis le tic tac sonore de l'horloge de la salle commune qui, à chaque seconde, me rappelle que ma journée va être vraiment merdique. J'aurais pu être là, tranquille à observer le talent de ma meilleure amie tout en discutant avec elle de tout et de rien mais non, il avait fallu que Winslow, ce soi-disant professeur, gâche ma journée avec une retenue injustifiée. Oui, injustifiée. L'autre bouffon d'Isidore m'a cherché des noises et il n'a pas assumé que je lui balance la vérité en face. J'ai un peu raconté l'histoire à Tracy sans trop rentrer dans les détails car cette histoire est quand même chiante mais elle compatit avec moi.

« Je vais y aller, dis-je en soupirant lorsque mes yeux se posent une énième fois sur l'horloge. C'est parti pour des heures d'ennui avec une chieuse, un boulet et un professeur incompétant. Je sais à quel point tu dois m'envier. Je te raconterai ça ce soir ! »

Je me lève et ne prends avec moi que ma baguette. Je me demande quelle sera notre punition mais je n'ai pas un bon pressentiment. Le Hangar à bâteaux est le lieu où nous devons nous rendre et au vu de son état, j'ai l'intuition que l'on va devoir le nettoyer ou faire une autre connerie du style. Autant dire que je ne suis pas motivée et que c'est un boulot que je laisserais volontiers à des Poufsouffle sans avenir. Moi, je vaux mieux que ça et c'est rageant de se dire que Winslow ne voit que le mal en moi. A chaque fois, il se sent obligé de me reprendre ou de me convoquer quand je dis quelque chose qui ne plait pas à d'autres ou quand je me bats contre une peste qui l'a mérité. Sans le moindre sourire et trainant un peu à travers les couloirs et les escaliers, je songe à ce qui s'est passé en sortilèges. Je me repasse la scène plusieurs fois et à aucun moment j'imagine avoir pu être en tort à cet instant. C'est Ashley qui a fait une réflexion à la con et je n'ai fait que renchérir simplement avant qu'Isidore n'ouvre sa bouche et qu'Ashley ne prenne ses grands chevaux pour me faire la morale alors qu'elle n'en a pas l'étoffe. Sérieusement, comme si j'allais l'écouter. Elle a craqué, cette pauvre fille.

Quand j'arrive au lieu du meeting, j'affiche une mine encore plus blasée et indifférente. Toutefois, je note qu'Ashley n'est pas là et qu'elle doit être sûrement en retard. Enfin ça, c'est avant que le professeur Winslow ne nous dise que le professeur Burgess a tenu à punir elle-même la concernée à cause de notre fight de l'an dernier. J'arque un sourcil face au regard inquisiteur de l'enseignant et comprends avec aigreur que je vais me retrouver seule avec ce petit con de Serpentard. Je soupire d'irritation et juste après, le débile prend la parole pour demander pourquoi il ne peut pas être avec la prof de potions lui aussi. Je veux bien en connaître la raison également. Qu'il dégage, ça me fera des vacances et quelle que soit la forme de la punition, je serai à même de pouvoir l'accomplir seule. Je n'ai pas besoin de cet incapable.

« Ce sera donc à vous deux que je vais demander d’apporter quelques réparations au hangar à bateaux. Il a été endommagé l’an dernier, et il serait temps que l’on s’occupe de le remettre en état. Bien entendu, je vous demanderai de me donner vos baguettes, vous allez faire ça à la main. »


Super... Sans magie, ça va nous prendre des heures. En même temps, à quoi puis-je m'attendre de la part de ce prof ? Je roule des yeux et lui tends ma baguette sans discuter. Je savais bien que ça n'allait pas être une partie de plaisir. A contrecoeur, je lui tends mon arme et en une seconde, je me sens totalement démunie. Si jamais il me casse les ovaires, je ne pourrais employer que mes poings...

« Professeur, je sais que j’ai dépassé les bornes, mais j’ai rien à faire avec elle. »


Avec elle. Je ressens tout son mépris à mon égard, ça fait grave plaisir et je ne retiens pas un sourire mesquin sur mes lèvres. Qu'il arrête de se plaindre, c'est déjà suffisamment chiant de supporter sa présence alors je me contenterais de son mutisme.

« Comme si ça me faisait également plaisir. » Dis-je sur un air supérieur.

J'écoute la suite des instructions avec attention. La tâche consiste à ranger les débris qui bouchent le passage sans nous occuper des fenêtres ou de la toiture. Le but est de rendre cet endroit praticable. Honnêtement, je me demande pourquoi la direction n'a pas daigné s'en charger elle-même. Ce n'est pas compliqué de jeter deux ou trois sortilèges pour réparer cela en une seconde. C'est comme s'ils avaient eu la flemme d'entretenir les extérieurs de Poudlard. Je reconnais que nous n'accueillon pas beaucoup d'invités par la voie des eaux mais tout de même...

Hochant la tête avec désinvolture aux propos de Winslow, ce dernier ajoute simplement qu'il restera aux aguets si jamais nous devions nous battre, moi et cet imbécile. A cette pensée, je m'imagine lui en faire baver au point qu'il vienne s'en plaindre comme une fillette. Mais si je fais ça, ça n'arrangerait pas les choses. Le mieux est de rendre cette retenue le moins désagréable possible et j'aime l'idée de ne pas avoir Winslow sur le dos. J'aurais cru qu'il passerait son temps à surveiller mon comportement mais finalement, ça passe. Alors sans plus attendre, je m'active mais non sans pousser un autre soupir agacé. J'ai l'impression d'être un elfe de maison encore en esclavage. Narcissa Breckenridge, la plus brillante et la plus belle élève de l'école, réduite à nettoyer un hangar pourri de ces longues poutres lourdes et crasseuses ? La blague. C'est n'importe quoi.

Je saisis une pierre et la porte jusqu'à la mettre sur le côté. J'ai décidé que ce côté serait dédié aux débris et que l'on se chargerait plus tard de les faire disparaître. De son côté, Isidore semble galérer. Un fin et malin sourire s'esquisse à nouveau sur mes lèvres ; oui, forcément, avec sa main, c'est ridicule de lui demander de porter des trucs. Tout en travaillant de mon côté, je jette un coup d'oeil curieux et malicieux de son côté pour le voir s'y reprendre à plusieurs fois avec des planches qu'il laissait retomber. Quel spectacle ! Je crois que certains élèves chiants et moralisateurs m'auraient déjà jeté des pierres en voyant que je n'étais pas décidée à me bouger pour l'aider. Et sincèrement, je n'ai pas envie de le faire. Vous me voyez aider le type qui a gâché mon samedi après-midi ? Le type qui m'a valu une polémique sur les propos que j'ai tenus ? C'est trop facile. Cependant, le problème est que si je ne l'aide pas, je ne suis pas prête de sortir d'ici avant ce soir et je n'ai pas l'intention de moisir ici avec lui. Résignée, je m'approche de lui en effaçant mon sourire et sans l'observer, je relève une des planches qu'il a fait tomber. Bordel, c'est hyper lourd ! Je peine un peu à la déplacer alors nous sommes obligés de le faire ensemble.

«  De rien. » Dis-je calmement mais sans pour autant me débarrasser de mon air suffisant.

Puis, nous posons la planche sur le côté.

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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Lun 20 Nov - 19:56

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« Comme si ça me faisait également plaisir. » Il se contenta de lever les yeux au ciel sans relever. Bien sûr qu’il doutait qu’elle n’appréciait pas, qu’elle aurait préféré être ailleurs, c’était légitime et normal. Ce qui l’était bien moins, c’était la raison pour laquelle elle était présente. Il ne pouvait pas feindre l’indifférence, faire comme si tout ce qu’elle pouvait dire ne l’affectait nullement, parce que c’était totalement faux. Ses mots étaient restés gravés en lui, ils sonnaient comme un écho désagréable lorsqu’il tentait de se servir de cette main qui restait désespérément inactive. Il était un peu plus désolé pour le Professeur Winslow, qui lui n’avait rien demandé de plus que simplement faire son cours, après avoir passé une année entière aux cachots. Mais comment travailler en coopération dans ces conditions ? Elle l’avait attaqué sur le terrain qu’elle savait pertinemment être le plus sensible, histoire d’être sûre de se montrer suffisamment odieuse. Ça, plus le fait qu’elle avait passé une année entière à se ficher complètement des nés-moldus, sous prétexte qu’elle était soit disant une espionne… tout ça, c’était n’importe quoi. En dix mois, elle n’avait pas eu le temps de grapiller des informations, ou de réussir une meilleure infiltration ? Non, l’explication était très simple, elle en avait clairement profité, point barre. Alors non, en effet, il aurait préféré que Burgess le prenne en charge, peu importait si poser la question n’était pas suffisamment respectueux. Et puis, réparer un hangar à bateaux… il allait bien se rendre compte à un moment donné que c’était complètement insensé, n’est-ce pas ? Il n’était pas en mesure de porter de poutres aussi volumineuses et de les remettre en place, à moins que… non, il n’était pas question qu’il accepte de l’aide de sa part. Au bout d’un moment, il attendrait que l’enseignant se soit lassé de son petit jeu sadique, et il lui redemanderait sa baguette, en mettant davantage en évidence le fait que sa prothèse ne lui permettait pas certains mouvements.

Il avait commencé à se saisir de certains éléments, qui, en effet, étaient un peu trop difficiles à porter dans sa condition. Pour autant, il n’était pas prêt de renoncer : il le voyait son sourire vicieux à souhait, discret, presque cruel. Enervé, il s’efforça de ne rien laisser paraître de son agacement, alors que… sa main gauche s’était mise à trembler, tandis qu’il portait la poutre. Même lui était bien incapable de définir si c’était par colère, ou parce que le poids du bois était trop lourd pour son seul bras… Puis, sans crier gare, elle s’approcha, et se saisit de l’autre extrémité, afin de l’aider à porter jusqu’à la bâtisse. «  De rien. » Ses pupilles se dilatèrent, et sa main gauche se mit à trembler de plus belle. Il sentait qu’il perdait l’ascendant sur lui-même… C’était donc à ça qu’elle jouait ? Elle faisait exprès, ça ne pouvait pas être volontaire… Jetant la planche dont il venait de se saisir violemment sur le tas de bois, il sentit qu’il ne pourrait rester totalement de marbre… « De rien quoi ? Mais j’en veux pas, de ton aide ! Je me fous qu’on y passe la nuit, mais lâche moi la grappe ! Tu t’amuses bien, là… ? C’est assez pour toi, ou tu veux peut-être que je me coupe l’autre histoire de rendre ça encore plus humiliant à ton goût ! » s’exclama-t-il en se saisissant d’une autre planche, cette fois-ci plus légère, pour être certain qu’il pourrait la disposer tout seul. Et voilà, pour ce qui était de perdre ses moyens… Il avait raison de croire qu’il serait à présent désormais difficile pour lui de se contrôler. La colère circulait en lui, se répandait dans ses veines, lui rongeait les entrailles. Elle était comme une bête qui attendait en lui d’imploser, afin de rugir, de se ruer dans sa gorge pour éclater comme un feu de Bengale. L’état dans lequel elle le mettait était hors de sa portée, et une partie de lui le regrettait sincèrement. Même si c’était avec elle, il regrettait de se laisser emporter de cette manière… Son côté trop sanguin lui rappelait surtout son père, et le monstre qu’il représentait à ses yeux. Se pouvait-il qu’il soit un monstre… ? Il plaça à son tour la planche, en la jetant presque, manquant de s’écorcher sa main active, vérifiant toutefois qu’elle était bien placée, avant de retourner se saisir d’une autre. Et à nouveau… c’était trop lourd pour lui. Mais il ne s’abaisserait pas à lui demander son assistance, quitte à ramper pendant des heures, il finirait par venir à bout de ce stupide hangar… Sur une impulsion, il se tourna vers Narcissa, et la toisa alors. Peut-être que ce n’était pas trop tard pour comprendre, ou du moins tenter… « Franchement, je comprends pas ce que tu cherches. Y a bien une raison qui te pousse à être infecte avec tout le monde, je sais pas ? T’as pas l’air conne, tu peux pas être une garce naturellement, alors y a forcément un truc ! » Sans s’en rendre compte, il faisait un pas. Il lui donnait une chance de montrer qu’elle n’était pas que cette fausse reine prétentieuse et suffisante… C’était facile, trop facile. Elle ne lui donnerait probablement pas de réponse, se contenterait de ricaner quelque chose de stupide, voire de l’attaquer sur une de ses autres parties du corps histoire de reporter l’attention ailleurs, et ils s’en tiendraient là…
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Jeu 23 Nov - 8:14

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Le pire samedi de tous les temps.

Inutile d’être diplômé en psychomagie pour deviner que ma gentille phrase polie ne plaît pas à Isidore. Je le sens bouillir peu à peu de l’intérieur même si ses traits luttent ardemment pour ne rien laisser transparaître. On dit souvent que lorsque l’on est confronté à un adversaire, c’est celui qui perd son sang-froid en premier qui perd l’affront. Dans mon cas, il est très rare de m’énerver donc je peux d’ors et déjà m’estimer vainqueur d’un duel verbal avec cet idiot de Serpentard. Il lui en faut vraiment peu, ce qui est à la fois pitoyable et ennuyant, bien que je ne me sois pas attendue à mieux de sa part. C’est un Gryffondor dans l’âme, au fond. Un mec sans patience, un mec qui part au quart de tour et qui ne réfléchit que lorsque ça l’arrange. Mmh, quoi que non, je suis trop gentille. Quelqu’un qui ne réfléchit pas serait plus approprié le concernant. On pourra me reprocher de profiter de la situation et de l’éloignement du professeur pour le mettre en rogne mais ce n’est pourtant pas mon but premier. Je veux juste le provoquer un peu et lui dire que sans moi, il ne serait pas capable de transporter cette planche. Ce n’est pas aussi agressif que cela n’en parait, aux premiers abords mais, apparemment, ça l’est pour lui. Il sort directement les griffes, attention Poudlard, la sauce piment rouge risque de gicler un peu partout. Je l’observe porter une nouvelle planche avant qu’il ne la laisse tomber brusquement tout en me regardant comme si j’étais l’Antéchrist moldu. Avec l’habitude, on s’y fait je vous l’assure et on peut même trouver ça drôle sur les bords.

« De rien quoi ? Mais j’en veux pas, de ton aide ! Je me fous qu’on y passe la nuit, mais lâche moi la grappe ! Tu t’amuses bien, là… ? C’est assez pour toi, ou tu veux peut-être que je me coupe l’autre histoire de rendre ça encore plus humiliant à ton goût ! »

Quand Mister Isidore s’y met, il n’y va pas de main morte et cela montre que ma petite provocation a été très efficace. Courte, prompte et qui suscite la réaction. En d’autres termes, aussi parfaite que son utilisatrice. Et si franchement le voir galérer m’a un peu amusée durant une fraction de seconde, l’idée de rester ici pendant des heures me blase d’avance. Ce mec est carrément con. Il me supporte pas et il est prêt à passer une nuit ici avec moi ? Personnellement, je ne suis pas aussi masochiste que lui et je n’ai nullement l’intention de m’attarder dans ce hangar d’ici deux ou trois heures. Je soulève une poutre de taille moyenne et je lui passe devant en le regardant dans les yeux d’un air dédaigneux et autoritaire :

« Toi tu t’en fous, pas moi. J’ai autre chose à faire de plus important que de moisir ici alors évite de te couper l’autre main, ça ne ferait qu’empirer les choses. Soit tu portes tous ces débris sans problème ou soit tu ne peux pas le faire dans ta condition actuelle et dans ce cas-là, je vais pas t’attendre cinq minutes par objet que tu portes. »

Autant être clair là-dessus. Moi non plus, ça ne me plait pas du tout de devoir lui prêter assistance comme s’il était un enfant à qui l’on devait tout enseigner. Je trouve ça même assez chiant comme exercice, encore plus que de devoir nettoyer ces lieux. Mais bon, j’imagine que Winslow n’est pas là pour nous regarder faire ‒ ou du moins, il reste attentif à si jamais l’un de nous se met à hurler ‒ et que c’est le seul moyen de travailler de façon productive. Sur ces mots, je le quitte vivement du regard et me déplace jusqu’au débarras pour y poser la fameuse poutre. En y réfléchissant, ce débarras en lui-même manque d’ordre alors je me pose la question de savoir si je dois aussi le ranger pour qu’on puisse mieux s’y retrouver et que cela ne donne pas l’impression d’être un simple tas de déchets. Quitte à dégager le terrain, il vaut mieux bien faire les choses jusqu’au bout. Dans ma réflexion, je n’aperçois pas Isidore qui vient à son tour déposer sa planche juste à côté. Quand il veut, il est capable d’être un tout petit peu utile même s’il est encore trop lent pour moi. Et à nouveau, il s’en va chercher une autre planche et je commence à ranger celles qu’on a posées afin de les empiler proprement. Puis, je repars à la chasse aux débris. C’est à cet instant que j’entends sa voix se manifester encore une fois :

« Franchement, je comprends pas ce que tu cherches. Y a bien une raison qui te pousse à être infecte avec tout le monde, je sais pas ? T’as pas l’air conne, tu peux pas être une garce naturellement, alors y a forcément un truc ! »

Je me tourne vers lui, l’air indifférent. Je le vois me toiser tout en faisant un pas en avant et honnêtement, je ne sais pas ce qu’il me veut. Je ne me suis pas attendue à ce genre de question ou de réflexion. Ce Serpentard est capable de faire autre chose que de pester contre ce qui ne lui plait pas ? Je soulève une planche sans le quitter du regard dans le but de le jauger. Est-ce que je dois me méfier ? Cela me semble tellement bizarre qu’il m’interroge de cette façon. Je fronce les sourcils, suspicieuse. Qu’est-ce que ça peut lui faire de ma raison d’être ‘infecte’, comme il dit ? Ce n’est pas comme s’il allait devenir un parfait petit camarade du jour au lendemain. Néanmoins, je daigne quand même lui répondre parce que j’ai mon mot à dire sur ces raisons qui m’ont poussée à me montrer odieuse. Au moins, il sera prévenu.

« Bien vu. Tant de lucidité de ta part me surprend. En ce qui te concerne, si tu ne m’avais pas cherchée, je ne t’aurais pas dit ça. Tu t’es mêlé d’un truc qui ne te concernait pas et j’ai horreur qu’on me donne des ordres. De plus, ça date pas d’il y a un mois que tu aimes me critiquer comme la majeure partie des abrutis du château le fait. Alors pourquoi me priver de mots acerbes en réponse à des gens comme toi ? T’as même le droit de penser tout le mal de moi, que j’ai un cœur de pierre et que je collectionne même des cadavres moldus dans un congélateur avec Naïa Rosenberg, je m’en moque mais dans tous les cas, mon orgueil a le droit de répliquer au centuple.»

Pourquoi pas ? Après tout, je n’ai rien à perdre à insulter les petits cons qui se prennent pour des dieux. Et puis, ce n’est pas comme si sa vie était menacée à cause de trois phrases très impolies sortant de ma bouche. Moi, j’ai le Ministère au dos donc ses soucis sont vraiment moindres par rapport aux miens. Si ça se trouve, dans un mois et demi, il ne me reverra plus jamais donc, en attendant, je trouve qu’il ferait mieux de taire ses caprices. Même chose pour Daniela.

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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Sam 25 Nov - 13:43

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« Toi tu t’en fous, pas moi. J’ai autre chose à faire de plus important que de moisir ici alors évite de te couper l’autre main, ça ne ferait qu’empirer les choses. Soit tu portes tous ces débris sans problème ou soit tu ne peux pas le faire dans ta condition actuelle et dans ce cas-là, je vais pas t’attendre cinq minutes par objet que tu portes. » Il ne comprenait même pas comment elle pouvait être sérieuse en lui balançant tout ça. S'attendant presque à ce que Winslow lui dise que c'était une mise en scène qu'il avait lui-même organisée afin de lui faire regretter ses paroles un peu trop sanguines lors du cours au lac, et que Narcissa était de mèche avec lui. Mais non, il semblait bel et bien que ce soit réel. Son interlocutrice, manifestement obnubilée par sa petite personne, était véritablement en train de lui faire des remontrances, comme s'il n'avait d'autre choix que de la laisser envahir son espace pour "l'aider". Il n'était pas question qu'il la laisse faire, et même s'il devait avoir besoin d'aide pour porter ne serait-ce qu'un débris de bois, et bien il s'en passerait ! Quitte à y rester jusqu'à la nuit tombante, ce serait toujours moins humiliant que si elle joignait ses efforts aux siens, ne manquant surtout pas de lui rappeler à quel point sa présence était essentielle, et qu'il ne pouvait se passer de son assistance. C'était rageant. Sans qu'il ne sente d'où provenait sa source, une vague de hargne, muette et inaudible mais pourtant d'une puissance qu'il peinait à maîtriser, le parcourut, lui paralysa les membres. Préférant la refouler jusqu'à l'enfouir au plus profond de lui-même, il lâcha simplement le bout de bois qu'il tenait, pour se baisser et pousser les planches rongées par l'humidité d'un côté ou de l'autre, créant une ligne imaginaire, n'hésitant pas à balancer certaines morceaux négligemment sur le bûcher en formation, alors que des échardes se plantaient dans ses doigts et que la sciure pénétrait les ongles de sa main gauche. "Mêle-toi de tes oignons, et occupe-toi de tes poutres. T'as ta part et moi je vais m'occuper de la mienne, ça prendra le temps que ça prendra. Voilà la limite, je fais ce côté-là, et rassure-toi, tu pourras tranquillement retourner à ta petite vie parfaite quand t'auras terminé. Winslow ne te retiendra sûrement pas, et moi encore moins." répliqua-t-il sèchement. Ils ne pouvaient pas se supporter ? Et bien ils travailleraient chacun de leur côté, respectant une limite à ne franchir sous aucun prétexte. Il ignorait si ce serait plus efficace, mais au moins il n'aurait pas à la supporter, à moins que leur enseignant n'intervienne pour les obliger à coopérer coûte que coûte.

« Bien vu. Tant de lucidité de ta part me surprend. En ce qui te concerne, si tu ne m’avais pas cherchée, je ne t’aurais pas dit ça. Tu t’es mêlé d’un truc qui ne te concernait pas et j’ai horreur qu’on me donne des ordres. (…) T’as même le droit de penser tout le mal de moi, que j’ai un cœur de pierre et que je collectionne même des cadavres moldus dans un congélateur avec Naïa Rosenberg, je m’en moque mais dans tous les cas, mon orgueil a le droit de répliquer au centuple.» Il essayait de comprendre, réellement. Mais ces explications vaseuses, si c'était tout ce qu'elle pouvait fournir, alors non, ça ne faisait pas l'affaire. Pour autant… il y avait autre chose, il en était presque persuadé. Ça ne pouvait pas être seulement les motivations égoïstes d'une gamine trop gâtée qui se plaisait à jouer les garces, et dont l'amour-propre avait été entaché. Est-ce qu'il regrettait ses paroles ? Il regrettait qu'elles aient été prononcées en ces circonstances, au milieu d'un cours en forçant un enseignant à intervenir, mais si c'était tout ce qu'il fallait pour rappeler cette fille qu'elle n'était pas le centre du monde, alors il le referait sans hésiter. Grimaçant un peu après une énième tentative de se saisir d'une planche, plus massive, il renonça finalement à la soulever, et se tourna vers son interlocutrice, ses yeux défiant les siens, alors que l'irritation et l'impatience déformaient ses traits. "Alors c'est tout ? Mais je m'en tape de ce que tu me sors, il est même pas question de moi, ça fait cinq ans qu'on est dans la même putain de classe, tu peux pas aller copiner avec les mangemorts, revenir comme si de rien n'était, balancer une bouteille dans le crâne d'un type qui était censé être ton pote, te permettre des réflexions en cours, ricaner avec tes copines, et t'attendre à ce que jamais personne réagisse. Il a bon dos, ton orgueil, mais ça justifie pas que tu sois imbuvable. Tu veux montrer aux gens que t'es différente ? Commence par arrêter de jouer les pétasses, ça devrait aider. On est tous foutus en l'air ici, toi la première." Il ne comprendrait pas. Il ne comprendrait jamais, en réalité. Mais puisqu'elle était coincée avec lui, elle ne pourrait pas l'empêcher de dire tout ce qu'il en pensait, quitte à ce que ça fâche son amour-propre. En attendant, il continuait de soulever tant bien que mal sa part de travail, bien que la tâche soit fastidieuse… Quelque part, il espérait qu'Ashley s'amusait plus que lui, avec Burgess. Il avait peut-être du mal avec l'enseignante, mais il aurait donné n'importe quoi pour plutôt aller subir sa tyrannie au lieu de poursuivre ce calvaire, où il se sentait plus inutile qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Dim 10 Déc - 7:28

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« Mêle-toi de tes oignons, et occupe-toi de tes poutres. T'as ta part et moi je vais m'occuper de la mienne, ça prendra le temps que ça prendra. Voilà la limite, je fais ce côté-là, et rassure-toi, tu pourras tranquillement retourner à ta petite vie parfaite quand t'auras terminé. Winslow ne te retiendra sûrement pas, et moi encore moins. »

Il ne comprend décidément rien. Il n’y pas vraiment de part, on est tous les deux censés finir ce travail en même temps si on veut sortir d’ici et je doute fortement que Winslow ne m’autorise à rentrer au château avant lui puisque ce professeur aussi est du genre à vouloir m’emmerder jusqu’au bout. Je ne l’imagine pas m’accorder ce traitement de faveur et vouloir que j’attende que cet imbécile fasse correctement le boulot demandé. J’observe sa main valide tracer une limite invisible dans le vent avant de lui adresser un regard sceptique.

« Y a intérêt à ce que tu fasses ça bien. »

Je ne lui fais pas confiance, déjà qu’il galère avec des poutres qui ne devraient pas poser de problème à un gaillard de son gabarit. Partir sur un certain pessimisme me permettra d’être moins déçue mais je me jure de me tirer d’ici si jamais il traîne trop. Quand je raconterai ça à Tracy, elle compatira sûrement avec la lourdeur de cette journée qui ne fait pourtant que de commencer. A l’heure actuelle, je l’envie tellement. Elle est certainement toujours assise dans son coin de la salle commune, en train de peaufiner ses nouvelles créations tout en pensant à quel devoir entamer avant la fin de la semaine à venir. Peut-être même qu’Alaska ou Megan lui ont apporté de quoi grignoter tout en dessinant des croquis et pendant ce temps-là, je subis un travail forcé digne des déportés d’Auschwitz-Birkenau. D’accord, la référence est sans doute exagérée mais j’aime cet humour noir et avec un professeur d’études des moldus tel que Ziegler nous racontant l’Histoire de la seconde guerre mondiale d’une façon parfois clownesque, on finit par prendre ce genre de choses un peu à la légère malgré la gravité des faits. Dans un sens, c’est souvent ce que l’on m’a reproché cette année, voire même trop souvent. Rien que ma réplique au sujet de la main d’Isidore en est l’exemple parfait. Ce château hurle à la tyrannie et la censure lorsqu’un Mangemort se pointe et prend possession de sa direction mais une fois que le mal est parti, les ‘gentils’ semblent ne pas vouloir que l’on dise certaines choses quand on se fait attaquer par quelqu’un pas fichu de s’occuper de ses affaires. Je ne dirais pas qu’il mérite ce qui est arrivé à sa main, bien sûr que non, mais il mérite au moins d’avoir été remis à sa place. Il n’est ni le premier à vouloir me cracher dessus et il ne sera sûrement pas le dernier alors je peux bien me défendre. Je ne sais pas à quoi il s’était attendu, très franchement ; à ce que je ferme réellement ma gueule en cours de sortilèges comme s’il en détenait l’autorité suffisante ? Non, on me la fait pas à moi quand on est pas capable d’atteindre ma grandeur.

Terminant de ranger les planches mises sur le côté en les empilant, je prends une autre poutre, cette fois-ci un peu plus humide que les autres puisqu’elle est à moitié trempée dans l’eau, et je la lève délicatement pour éviter de me tremper. Une petite flotte de gouttes d’eau froide retombent sur le sol et au moment où je la pose à côté des autres poutres, le Serpentard reprend la parole. Je lui ai dit ce que je pensais au sujet de mon droit de me montrer exécrable quand on me cherchait des emmerdes et il n’a donc plus qu’à assumer ou me foutre la paix au lieu de se plaindre de mon comportement. Je ne sais pas ce qu’il lui faut à celui-là… Peut-être une séance avec des psychomages ?
Ses traits finissent par se déformer et une nouvelle grimace se dessine sur son visage. De leur côté, ses bras ‒ ou plutôt ses mains ‒ ne parviennent pas à soulever une planche massive, ce qui n’arrange pas son humeur. Il me défie alors du regard comme il a désormais l’habitude de le faire.

« Alors c'est tout ? Mais je m'en tape de ce que tu me sors, il est même pas question de moi, ça fait cinq ans qu'on est dans la même putain de classe, tu peux pas aller copiner avec les mangemorts, revenir comme si de rien n'était, balancer une bouteille dans le crâne d'un type qui était censé être ton pote, te permettre des réflexions en cours, ricaner avec tes copines, et t'attendre à ce que jamais personne réagisse. Il a bon dos, ton orgueil, mais ça justifie pas que tu sois imbuvable. Tu veux montrer aux gens que t'es différente ? Commence par arrêter de jouer les pétasses, ça devrait aider. On est tous foutus en l'air ici, toi la première. »

Je lâche un rire nerveux en même temps que je range deux bouts de bois cassés aux extrémités pointues et coupantes. Et pourquoi pas ? Pourquoi je ne pourrai pas revenir tout simplement comme si de rien était ? D’accord, la mission que je me suis confiée n’a pas fonctionné comme prévu mais ce n’est pas une raison pour me jeter des pierres. Je n’ai jamais été dans leur camp, je sais ce que je vaux quand même. Si les autres ne veulent pas le comprendre, je ne vois pas pourquoi je ferai des efforts. Je donne ma version des faits et s’il n’en sont pas satisfaits, ils peuvent bien aller se faire foutre.

« Je ne suis pas une pétasse. Pour la millième fois, j’ai jamais voulu viser Thompson avec cette putain de bouteille, c’était le Mangemort d’à côté qui était ma cible. Mais bon, je ne sais même pas pourquoi je me justifie à ce sujet-là puisque ça ne changera pas votre vision merdique des faits ou de moi-même. »

Evidemment, les gens relèveront avant tout ma soi-disant tentative d’assommer Zach plutôt que celle où j’ai essayé de le sauver de son trou dans la poitrine. C’est trop facile. Ces même gens me débectent. D’un mouvement presque rageur, je jette brusquement une planche sur la pile que j’ai formée plus tôt.

« Et comme tu le dis, ma situation n’est pas idéale avec ce Ministère qui me tourne autour donc sincèrement, je me fiche plus que jamais de ce que peuvent penser les autres. Je ne vois pas l’intérêt de montrer quoi que ce soit à des gens incapables de comprendre et qui, d’ailleurs, pourraient ne plus jamais me revoir. Ce ne sont pas eux qui feront mon avenir. » Je conclus sur un air toujours aussi désinvolte et défensif.

C’est dit. Cela me dégoûte d’y penser mais la probabilité que je reste élève à Poudlard n’est pas bien haute si je prends en compte tous les facteurs possibles, que ce soit l’imbécilité des juges ou bien le témoignage d’élèves ignorants qui seraient capables d’exagérer certains de mes actes ou de me décrire comme une créature sans pitié. J’essuie rapidement une perle de sueur sur mon front et reprends mon travail avec des mouvements plus nerveux. Cette conversation est chiante et elle me donne l’envie de vomir.


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Lun 11 Déc - 23:17

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« Y a intérêt à ce que tu fasses ça bien. » Il sourcilla, prenant un air dédaigneux. Sérieusement ? « Intérêt » ? Elle en prenait, des aises, avec lui. Comme s’il était contraint à quoi que ce soit d’autre que ce que lui imposerait leur enseignant… Elle voulait dicter sa loi à nouveau ? Ça ne marcherait pas avec lui, même si ça lui déplaisait. Il avait toujours été mauvais pour obéir, que ce soit à sa mère, ou à son major lorsqu’il avait fini inscrit dans ces camps de formation pour jeunes militaires. Même lorsqu’il considérait qu’il allait trop loin, il avait toujours été du genre à surenchérir, et ce n’était certainement pas parce qu’une fille un peu trop prétentieuse et imbue de sa personne le lui ordonnait qu’il allait obtempérer. Se laissant emporter par ses émotions, il déposa sans trop de soin une planche sur le toit qu’ils reconstituaient, petit à petit. Pour l’instant, le résultat était brouillon, et ne donnait pas grand chose… manque de volonté de sa part ? Peut-être. Peu importait, il irait voir Winslow lui-même pour lui dire que Narcissa avait terminé sa part, et qu’il resterait encore un peu plus longtemps si nécessaire. Il avancerait probablement plus vite s’il était moins énervé, et n’était pas sûr que les sentiments qui s’emparaient alors de lui étaient vraiment bénins. Quelque chose émanait de lui, qu’il n’aimait pas forcément. Il se surprit à penser à son père, à se dire que ses premiers accès de colère l’avaient probablement mené là où il en était aujourd’hui… et il était bien loin d’être tenté d’emprunter le même chemin. C’était à lui de se contrôler : elle faisait peut-être exprès de susciter ces réactions chez lui, mais il n’avait pas à y céder, il pouvait choisir d’être raisonnable pour deux, de se taire, et de choisir de terminer ce travail dans le silence, en faisant de son mieux pour ignorer ses insupportables sarcasmes. Prendre sur lui. Il avait fini par se faire punir parce qu’il n’avait pas su agir comme le lui dictait l’entendement, il était temps de se brider. Malheureusement, ce ne serait pour aujourd’hui… « Sinon tu vas faire quoi ? Une crise ? » ne put-il s’empêcher de répondre, d’un ton provocateur. Dans tous les cas, avec sa main, il ferait au mieux, mais ne pourrait empêcher un ralentissement s’il y était contraint. Tout aurait été tellement plus simple s’il s’était retrouvé avec le Professeur Burgess, quitte à passer trois heures à rédiger la recette d’une quelconque potion qui ne lui servirait probablement jamais…

« Je ne suis pas une pétasse. Pour la millième fois, j’ai jamais voulu viser Thompson avec cette putain de bouteille, c’était le Mangemort d’à côté qui était ma cible. Mais bon, je ne sais même pas pourquoi je me justifie à ce sujet-là puisque ça ne changera pas votre vision merdique des faits ou de moi-même. » Finalement… la conversation commençait à prendre un autre ton. Même s’ils n’en devenaient pas agréables pour autant, elle laissait transparaître autre chose, qui dénotait avec la simple suffisance qui animait d’ordinaire ses propos. Quelque chose de plus sincère. Il avait l’impression de s’approcher d’un animal en danger, qui hérissait le poil, en montrant les crocs. Il s’immobilisa une seconde, pour réfléchir au sens de ses paroles, tandis qu’il transportait une planche qui n’exigeait pas qu’il ait à se servir de sa main droite. Il la sentait vulnérable. Et pour cette raison, il s’efforçait de se montrer moins agressif, du moins de ne pas tenter de lui rentrer dedans comme il l’aurait fait sans complexe d’ordinaire. Sans qu’il ne comprenne pour quelle raison… il avait envie de la comprendre. Il se surprenait à voir en elle le gamin perdu qu’il était à treize ans, en colère contre le monde, écrivant des lettres à rallonge au Magenmagot pour tenter de déceler quelque chose dans les intentions de son père, quelque chose qui l’aiderait à se faire une raison, à se dire que le mot justice avait encore un sens. Il s’était refermé sur lui-même, avait décrété que les autres étaient incapables de le comprendre, et qu’il n’avait pas à se justifier d’être celui qu’il était. Et les mêmes symptômes se manifestaient chez elle… Peut-être les imaginait-il, ces blessures dissimulées, ces plaies qui la poussaient à se montrer hargneuse pour ne pas se laisser approcher. Peu importait ce dans quoi il s’engageait, il existait peut-être une chance de savoir qui était celle qui lui faisait face, sous ses airs de pimbêche narcissique et nombrilliste. « Mais alors montre-le, que c’est pas toi ! On attend que ça. Si t’es pas la garce pour laquelle t’essaies désespérément de te faire passer, t’es qui, Breckenridge ? » demanda-t-il en haussant le ton malgré lui. Ce n’était peut-être pas le bon moyen de s’y prendre avec elle, mais comment savoir ? Il ne connaissait rien d’elle. Il se satisfaisait de l’image qu’il en avait, de ses exploits avec les mangemorts, et s’en contentait parfaitement. Qu’elle se complaise à être cette harpie si ça lui chantait, mais puisqu’ils étaient amenés à collaborer malgré eux… quel était le prix, pour voir au-delà ?

« Et comme tu le dis, ma situation n’est pas idéale avec ce Ministère qui me tourne autour donc sincèrement, je me fiche plus que jamais de ce que peuvent penser les autres. Je ne vois pas l’intérêt de montrer quoi que ce soit à des gens incapables de comprendre et qui, d’ailleurs, pourraient ne plus jamais me revoir. Ce ne sont pas eux qui feront mon avenir. » Il déposa une nouvelle poutre, qu’il hissa difficilement sur le toit qui commençait à prendre forme, et s’arrêta une seconde pour la détailler. Elle le répétait à nouveau, comme pour insister à quel point elle se fichait des autres, à quel point sa carapace la rendait inébranlable. Cela dit, si elle était vraiment innocente, alors pourquoi s’enterrait-elle elle-même en ce qui concernait sa situation avec le ministère ? Il y avait quelque chose qui clochait, sans qu’il ne comprenne quoi. C’était justement parce qu’elle était menacée de suspension, que son dossier scolaire pouvait être à jamais entaché, qu’elle devait justement plus que jamais se préoccuper de l’avis que l’on porterait sur elle. Il se surprit à se poser une question qu’il n’avait jamais envisagé de se poser : aimait-elle ce qu’elle devenait ? L’image que lui renvoyait son miroir lui convenait-elle aussi bien qu’elle s’obstinait à le faire croire ? Peut-être que oui, après tout. Il pouvait très bien se tromper en imaginant qu’elle était finalement humaine, derrière ses airs de chipie. « Je vais pas dire que tu l’as pas volée, celle-là. » ne put-il s’empêcher de laisser échapper, en faisant référence à sa situation avec le ministère. « L’intérêt, il est que tu foutes pas ton avenir en l’air, justement. T’as vraiment envie de passer les deux années qu’il te reste à te faire détester de tout de le monde ? Ça te plaira pas forcément, mais tu risques d’en revoir à la sortie, voire d’être amenée de bosser avec eux. » Il ignorait tout de ses ambitions futures, mais c’était typique des filles comme elle, de viser le ministère. Manque de chance, un certain nombre d’élèves de ce château aussi… ce qui était au moins certain, c’était qu’il ne l’y croiserait sûrement pas.
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