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 Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge

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MessageSujet: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 17 Nov - 14:16

    Ca commençait à devenir une habitude que Narcissa Breckenridge se fasse remarquer en cours. Une mauvaise habitude, si vous me demandez. Les trois protagonistes allaient bien évidemment y passer, et comme souvent, c’était au directeur de maison de s’occuper des élèves fautifs. Sauf qu’aujourd’hui, j’avais demandé à Morgana de me laisser M. Vayne. Je lui avais bien entendu expliqué pourquoi, et elle n’avait pas trop hésité à me le céder. Je n’allais pas servir la même histoire aux deux concernés, bien évidemment. La punition avait bien sûr pour but de leur faire comprendre qu’ils ne devaient pas lancer de conflits en plein cours, mais il y avait un autre but sous-jacent, destiné à la Serdaigle en particulier. C’était bien pour ça que c’était moi qui allais encadrer tout ça. Etais-je certain que ça aurait l’effet escompté ? Non, mais ça valait le coup d’essayer. Et puis, j’étais plutôt fier de mon idée, je devais bien l’avouer.

    Je leur avais donc donné rendez-vous au hangar à bateau en ce samedi matin, à la fin de la semaine durant laquelle ils s’étaient crêpé le chignon en cours. Celui-ci avait été pas mal amoché par les conflits de l’an dernier, et il n’avait pas été jugé prioritaire de le réparer. Tant mieux, ça allait me servir. J’attendais que les deux élèves arrivent et, évidemment, ils faisaient déjà la grimace rien qu’en se voyant. Tant pis pour eux, ils allaient devoir travailler main dans la main… Presque littéralement. Bien sûr, ce serait à eux de s’en rendre compte.

    « Bonjour, vous deux. N’attendez pas Miss Rosenbach, elle ne nous rejoindra pas bien qu’elle soit également fautive. Miss Burgess a insisté pour s’occuper de son cas, sûrement à cause de ce qu’il s’est passé l’an dernier. »

    Je jetais un regard sur la fille Breckenridge en disant cela. Ce n’était absolument pas vrai, mais ça se tenait. Et quel meilleur moyen de faire croire à un mensonge qu’en impliquant des faits réels, comme leurs convocations respectives de l’an dernier, avant que Blackman ne vienne. Je commençais à connaître l’oiseau, elle serait trop brusquée si je lui disais que j’avais fait exprès de demander à m’occuper de M. Vayne. Et le but était que tout se fasse de façon la plus naturelle possible.

    « Ce sera donc à vous deux que je vais demander d’apporter quelques réparations au hangar à bateaux. Il a été endommagé l’an dernier, et il serait temps que l’on s’occupe de le remettre en état. Bien entendu, je vous demanderai de me donner vos baguettes, vous allez faire ça à la main. »

    Je tendais la main pour récupérer les brindilles avant de reprendre une fois celles-ci confisquées.

    « Il y a eu beaucoup de désordre dans ces débris, vous devrez donc d’abord ranger un peu tout ça avant de voir ce que vous pouvez faire. Bien sûr, il y a des choses qui seront hors de votre portée, comme les vitres ou la toiture, mais j’aimerais tout de même que le hangar soit praticable. »

    Des poutres et des morceaux de bois étaient éparpillés partout. Pour quelqu’un accostant ici, ce serait un petit parcours du combattant de se déplacer parmi tout ça. Il fallait au moins libérer un passage, que l’on puisse s’en servir en attendant de le réparer complètement. Et c’était justement ces poutres plus grosses que les autres qui seraient mon meilleur allié pour faire passer mon message à la jeune serdaigle. Mais elle s’en rendrait compte d’elle-même.

    « Je vais vous laisser travailler. Sachez tout de même que je ne serai pas très loin, et donc que j’interviendrai si vraiment vous avez besoin, ou si vous recommencez à vous battre. »

    Dernière étape pour mettre Breckenridge en confiance : ne pas être totalement sur son dos. Je ne pouvais pas les laisser travailler totalement seuls, ils seraient foutus de se jeter l’un l’autre à l’eau, mais il ne fallait pas que je reste là à les observer. Une fois les directives bien comprises, je partis donc un peu plus loin, hors de leur vision mais à portée d’écoute, sortant une cigarette et des papiers de ma veste. Autant rentabiliser ce temps mort quand même.


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 17 Nov - 21:28

Retenue coopérative
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Nothing ever happens
Retenue avec le professeur Winslow. Il aurait du s’y attendre, depuis le début il s’attendait à ce que cette histoire tourne mal… comme il l’avait dit à Spencer, il aurait franchement mieux fait de rater ses BUSEs au point de redoubler. Ainsi, il aurait pu repasser l’examen de potions, et surtout rester dans la classe de ses meilleurs amis… mais à la place, il se coltinait une classe complètement disparates, aux éléments perturbateurs qui s’entrechoquaient comme des électrons qui n’étaient pas en phase. Fassbach, avec qui il sympathisait ces derniers temps, semblait ressentir la même animosité que lui à l’égard des greluches qui optaient volontairement pour pourrir leurs cours, il y avait eu cette situation bizarre et dérangeante avec Newton en métamorphose lorsqu’il avait du monter sur l’estrade leur faire cours. Anoushka qui n’allait pas bien, les autres qui se remettaient de leur traumatisme… bref, il y avait quelque chose dans cette classe qui n’allait pas, et qui rendait l’atmosphère entre eux électrique. Alors oui, il avait peut-être dépassé les bornes lorsqu’il s’était emporté contre Breckenridge, mais ce que lui avait répondu cette dernière avait réveillé en lui quelque chose de plus fort, de plus violent, qu’il peinait à maîtriser. C’était peut-être une bonne chose de faire cette punition, même si dans les conditions qui étaient les siennes, il avait du mal à concevoir à quoi il pourrait bien servir… Il se rendit donc au rendez-vous indiqué, au hangar à bateaux qui donnait quelque peu l’air d’être en ruine. Là où les choses se compliquaient, c’était qu’il ne serait manifestement pas seul pour effectuer cette retenue. « Bonjour, vous deux. N’attendez pas Miss Rosenbach, elle ne nous rejoindra pas bien qu’elle soit également fautive. Miss Burgess a insisté pour s’occuper de son cas, sûrement à cause de ce qu’il s’est passé l’an dernier. » Il ouvrit la bouche, sans trop savoir ce qui pourrait en sortir. Pourtant, il en avait, des choses à dire : il reconnaissait bien sûr sa responsabilité, mais qu’est-ce qu’elle fichait là ? Comment il avait pu croire judicieux de les réunir, alors qu’il avait très bien entendu ce qu’elle lui avait dit ? Il ignorait encore quelle était la nature de leur tâche, mais il était incapable de savoir comment il pourrait coopérer avec une telle garce. Qui plus était… se rendait-il seulement compte que sa prothèse ne lui permettait en rien de soulever les morceaux de bois les plus volumineux ? Il se serait exécuté sans problème l’année passée, mais maintenant les choses avaient changé depuis qu’il avait perdu une partie de lui. Non, tout ceci ne ressemblait qu’à une vaste blague, et il en venait à se demander ce que cherchait leur professeur en leur imposant ça. Il apparaissait comme évident que cette dernière ne serait pas plus enthousiasmée que lui, cette réunion était bien évidemment vouée à l’échec… « Pourquoi je peux pas être avec le professeur Burgess aussi ? » demanda-t-il brusquement. Est-ce que c’était insolent de demander… ? En réalité, il se fichait du professeur qui devrait le prendre en charge, bien qu’il préférait éviter de voir Liu Xi dans le cadre d’une retenue. N’importe lequel d’entre eux aurait pu faire l’affaire, n’importe quelle corvée inutile ou laborieuse aurait convenu. Il n’en demandait pas trop, juste ne pas avoir à supporter le regard condescendant et méprisant de cette fille qui aurait non seulement mérité le renvoi, mais également à ce que son dossier soit réexaminé au ministère.

« Professeur, je sais que j’ai dépassé les bornes, mais j’ai rien à faire avec elle. » ajouta-t-il, tentant aussi bien que mal de camoufler l’énervement qui commençait à apparaître dans sa voix. Il ne fixait pas les règles, il n’avait pas la moindre autorité ni dans ce cadre, ni nulle-part dans cette école. Même lorsqu’il avait cherché à solliciter le directeur, ça n’avait manifestement pas porté ses fruits, alors il imaginait mal que sa requête puisse être prise en considération. « Fermez la et faites ce qu’on vous demande » était devenu la devise de cette école depuis un peu trop de temps sans que personne ne s’en formalise, alors pourquoi est-ce que ça arriverait maintenant, hein ? Qui s’étonnait qu’il ait eu pour près de la douzième fois depuis le début de l’année l’envie de faire précipitamment ses affaires et de quitter sur le champ le château avec un sac à dos ? C’était stupide, irréfléchi, et inconsidéré. Mais tout était stupide, irréfléchi et inconsidéré, bon sang ! Pourquoi est-ce qu’on leur imposait ça… ? Winslow était né-moldu, il s’était fait humilier durant des mois, dans les cachots ! Comment pouvait-il accepter de voir cette fille jouer les traîtresses, le narguer, l’humilier par sa simple attitude provocatrice ? Ce n’était pas normal. Rien n’était normal ! Pour la première fois, il ressentit la brusque envie d’écrire à sa mère, et accepter la sentence qui le menaçait : c’était trop tôt, quitte à flétrir encore quelques temps à Sainte-Mangouste, tout paraissait mieux que de faire encore semblant d’être un élève au milieu des autres. Ils n’étaient plus des élèves, ils ressemblaient davantage à des pantins désarticulés en quête d’eux-mêmes, qui vivaient encore dans l’espoir qu’un jour, ils y verraient un peu de lumière. « Je vais vous laisser travailler. Sachez tout de même que je ne serai pas très loin, et donc que j’interviendrai si vraiment vous avez besoin, ou si vous recommencez à vous battre. » Evidemment. Sans rechigner davantage, il sortit ses mains de ses poches et étouffa un juron, avant de se diriger vers l’amas de poutres rongées par l’humidité. Le travail n’était pas colossal, mais en même temps, il lui semblait irréalisable. Avec quelques difficultés et sous le regard inquisiteur de leur professeur, il se saisit d’un premier morceau, de taille moyenne, qu’il parvint à hisser sur son épaule de la main gauche, en s’y reprenant à plusieurs fois. Il avait du mal, ça se voyait au vu du temps qu’il passait à se saisir d’une première planche, puis d’une seconde, contraint parfois de laisser retomber celles dont il s’était saisies, toujours dans le silence le plus complet. C’était censé être amusant, de le voir se donner en spectacle… ? Est-ce que madame la Duchesse Breckenridge appréciait cette performance ? Il ne savait en effet pas ce qui le retenait de prendre la tangente, quitte à s’exposer à une peine plus lourde.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Dim 19 Nov - 1:36

Retenue injuste
narcissa & isidore
Le pire samedi de tous les temps.

Ce samedi après-midi est le plus déprimant de tous. Les yeux rivés sur une page du Book de Tracy, je maudis le tic tac sonore de l'horloge de la salle commune qui, à chaque seconde, me rappelle que ma journée va être vraiment merdique. J'aurais pu être là, tranquille à observer le talent de ma meilleure amie tout en discutant avec elle de tout et de rien mais non, il avait fallu que Winslow, ce soi-disant professeur, gâche ma journée avec une retenue injustifiée. Oui, injustifiée. L'autre bouffon d'Isidore m'a cherché des noises et il n'a pas assumé que je lui balance la vérité en face. J'ai un peu raconté l'histoire à Tracy sans trop rentrer dans les détails car cette histoire est quand même chiante mais elle compatit avec moi.

« Je vais y aller, dis-je en soupirant lorsque mes yeux se posent une énième fois sur l'horloge. C'est parti pour des heures d'ennui avec une chieuse, un boulet et un professeur incompétant. Je sais à quel point tu dois m'envier. Je te raconterai ça ce soir ! »

Je me lève et ne prends avec moi que ma baguette. Je me demande quelle sera notre punition mais je n'ai pas un bon pressentiment. Le Hangar à bâteaux est le lieu où nous devons nous rendre et au vu de son état, j'ai l'intuition que l'on va devoir le nettoyer ou faire une autre connerie du style. Autant dire que je ne suis pas motivée et que c'est un boulot que je laisserais volontiers à des Poufsouffle sans avenir. Moi, je vaux mieux que ça et c'est rageant de se dire que Winslow ne voit que le mal en moi. A chaque fois, il se sent obligé de me reprendre ou de me convoquer quand je dis quelque chose qui ne plait pas à d'autres ou quand je me bats contre une peste qui l'a mérité. Sans le moindre sourire et trainant un peu à travers les couloirs et les escaliers, je songe à ce qui s'est passé en sortilèges. Je me repasse la scène plusieurs fois et à aucun moment j'imagine avoir pu être en tort à cet instant. C'est Ashley qui a fait une réflexion à la con et je n'ai fait que renchérir simplement avant qu'Isidore n'ouvre sa bouche et qu'Ashley ne prenne ses grands chevaux pour me faire la morale alors qu'elle n'en a pas l'étoffe. Sérieusement, comme si j'allais l'écouter. Elle a craqué, cette pauvre fille.

Quand j'arrive au lieu du meeting, j'affiche une mine encore plus blasée et indifférente. Toutefois, je note qu'Ashley n'est pas là et qu'elle doit être sûrement en retard. Enfin ça, c'est avant que le professeur Winslow ne nous dise que le professeur Burgess a tenu à punir elle-même la concernée à cause de notre fight de l'an dernier. J'arque un sourcil face au regard inquisiteur de l'enseignant et comprends avec aigreur que je vais me retrouver seule avec ce petit con de Serpentard. Je soupire d'irritation et juste après, le débile prend la parole pour demander pourquoi il ne peut pas être avec la prof de potions lui aussi. Je veux bien en connaître la raison également. Qu'il dégage, ça me fera des vacances et quelle que soit la forme de la punition, je serai à même de pouvoir l'accomplir seule. Je n'ai pas besoin de cet incapable.

« Ce sera donc à vous deux que je vais demander d’apporter quelques réparations au hangar à bateaux. Il a été endommagé l’an dernier, et il serait temps que l’on s’occupe de le remettre en état. Bien entendu, je vous demanderai de me donner vos baguettes, vous allez faire ça à la main. »


Super... Sans magie, ça va nous prendre des heures. En même temps, à quoi puis-je m'attendre de la part de ce prof ? Je roule des yeux et lui tends ma baguette sans discuter. Je savais bien que ça n'allait pas être une partie de plaisir. A contrecoeur, je lui tends mon arme et en une seconde, je me sens totalement démunie. Si jamais il me casse les ovaires, je ne pourrais employer que mes poings...

« Professeur, je sais que j’ai dépassé les bornes, mais j’ai rien à faire avec elle. »


Avec elle. Je ressens tout son mépris à mon égard, ça fait grave plaisir et je ne retiens pas un sourire mesquin sur mes lèvres. Qu'il arrête de se plaindre, c'est déjà suffisamment chiant de supporter sa présence alors je me contenterais de son mutisme.

« Comme si ça me faisait également plaisir. » Dis-je sur un air supérieur.

J'écoute la suite des instructions avec attention. La tâche consiste à ranger les débris qui bouchent le passage sans nous occuper des fenêtres ou de la toiture. Le but est de rendre cet endroit praticable. Honnêtement, je me demande pourquoi la direction n'a pas daigné s'en charger elle-même. Ce n'est pas compliqué de jeter deux ou trois sortilèges pour réparer cela en une seconde. C'est comme s'ils avaient eu la flemme d'entretenir les extérieurs de Poudlard. Je reconnais que nous n'accueillon pas beaucoup d'invités par la voie des eaux mais tout de même...

Hochant la tête avec désinvolture aux propos de Winslow, ce dernier ajoute simplement qu'il restera aux aguets si jamais nous devions nous battre, moi et cet imbécile. A cette pensée, je m'imagine lui en faire baver au point qu'il vienne s'en plaindre comme une fillette. Mais si je fais ça, ça n'arrangerait pas les choses. Le mieux est de rendre cette retenue le moins désagréable possible et j'aime l'idée de ne pas avoir Winslow sur le dos. J'aurais cru qu'il passerait son temps à surveiller mon comportement mais finalement, ça passe. Alors sans plus attendre, je m'active mais non sans pousser un autre soupir agacé. J'ai l'impression d'être un elfe de maison encore en esclavage. Narcissa Breckenridge, la plus brillante et la plus belle élève de l'école, réduite à nettoyer un hangar pourri de ces longues poutres lourdes et crasseuses ? La blague. C'est n'importe quoi.

Je saisis une pierre et la porte jusqu'à la mettre sur le côté. J'ai décidé que ce côté serait dédié aux débris et que l'on se chargerait plus tard de les faire disparaître. De son côté, Isidore semble galérer. Un fin et malin sourire s'esquisse à nouveau sur mes lèvres ; oui, forcément, avec sa main, c'est ridicule de lui demander de porter des trucs. Tout en travaillant de mon côté, je jette un coup d'oeil curieux et malicieux de son côté pour le voir s'y reprendre à plusieurs fois avec des planches qu'il laissait retomber. Quel spectacle ! Je crois que certains élèves chiants et moralisateurs m'auraient déjà jeté des pierres en voyant que je n'étais pas décidée à me bouger pour l'aider. Et sincèrement, je n'ai pas envie de le faire. Vous me voyez aider le type qui a gâché mon samedi après-midi ? Le type qui m'a valu une polémique sur les propos que j'ai tenus ? C'est trop facile. Cependant, le problème est que si je ne l'aide pas, je ne suis pas prête de sortir d'ici avant ce soir et je n'ai pas l'intention de moisir ici avec lui. Résignée, je m'approche de lui en effaçant mon sourire et sans l'observer, je relève une des planches qu'il a fait tomber. Bordel, c'est hyper lourd ! Je peine un peu à la déplacer alors nous sommes obligés de le faire ensemble.

«  De rien. » Dis-je calmement mais sans pour autant me débarrasser de mon air suffisant.

Puis, nous posons la planche sur le côté.

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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Lun 20 Nov - 19:56

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« Comme si ça me faisait également plaisir. » Il se contenta de lever les yeux au ciel sans relever. Bien sûr qu’il doutait qu’elle n’appréciait pas, qu’elle aurait préféré être ailleurs, c’était légitime et normal. Ce qui l’était bien moins, c’était la raison pour laquelle elle était présente. Il ne pouvait pas feindre l’indifférence, faire comme si tout ce qu’elle pouvait dire ne l’affectait nullement, parce que c’était totalement faux. Ses mots étaient restés gravés en lui, ils sonnaient comme un écho désagréable lorsqu’il tentait de se servir de cette main qui restait désespérément inactive. Il était un peu plus désolé pour le Professeur Winslow, qui lui n’avait rien demandé de plus que simplement faire son cours, après avoir passé une année entière aux cachots. Mais comment travailler en coopération dans ces conditions ? Elle l’avait attaqué sur le terrain qu’elle savait pertinemment être le plus sensible, histoire d’être sûre de se montrer suffisamment odieuse. Ça, plus le fait qu’elle avait passé une année entière à se ficher complètement des nés-moldus, sous prétexte qu’elle était soit disant une espionne… tout ça, c’était n’importe quoi. En dix mois, elle n’avait pas eu le temps de grapiller des informations, ou de réussir une meilleure infiltration ? Non, l’explication était très simple, elle en avait clairement profité, point barre. Alors non, en effet, il aurait préféré que Burgess le prenne en charge, peu importait si poser la question n’était pas suffisamment respectueux. Et puis, réparer un hangar à bateaux… il allait bien se rendre compte à un moment donné que c’était complètement insensé, n’est-ce pas ? Il n’était pas en mesure de porter de poutres aussi volumineuses et de les remettre en place, à moins que… non, il n’était pas question qu’il accepte de l’aide de sa part. Au bout d’un moment, il attendrait que l’enseignant se soit lassé de son petit jeu sadique, et il lui redemanderait sa baguette, en mettant davantage en évidence le fait que sa prothèse ne lui permettait pas certains mouvements.

Il avait commencé à se saisir de certains éléments, qui, en effet, étaient un peu trop difficiles à porter dans sa condition. Pour autant, il n’était pas prêt de renoncer : il le voyait son sourire vicieux à souhait, discret, presque cruel. Enervé, il s’efforça de ne rien laisser paraître de son agacement, alors que… sa main gauche s’était mise à trembler, tandis qu’il portait la poutre. Même lui était bien incapable de définir si c’était par colère, ou parce que le poids du bois était trop lourd pour son seul bras… Puis, sans crier gare, elle s’approcha, et se saisit de l’autre extrémité, afin de l’aider à porter jusqu’à la bâtisse. «  De rien. » Ses pupilles se dilatèrent, et sa main gauche se mit à trembler de plus belle. Il sentait qu’il perdait l’ascendant sur lui-même… C’était donc à ça qu’elle jouait ? Elle faisait exprès, ça ne pouvait pas être volontaire… Jetant la planche dont il venait de se saisir violemment sur le tas de bois, il sentit qu’il ne pourrait rester totalement de marbre… « De rien quoi ? Mais j’en veux pas, de ton aide ! Je me fous qu’on y passe la nuit, mais lâche moi la grappe ! Tu t’amuses bien, là… ? C’est assez pour toi, ou tu veux peut-être que je me coupe l’autre histoire de rendre ça encore plus humiliant à ton goût ! » s’exclama-t-il en se saisissant d’une autre planche, cette fois-ci plus légère, pour être certain qu’il pourrait la disposer tout seul. Et voilà, pour ce qui était de perdre ses moyens… Il avait raison de croire qu’il serait à présent désormais difficile pour lui de se contrôler. La colère circulait en lui, se répandait dans ses veines, lui rongeait les entrailles. Elle était comme une bête qui attendait en lui d’imploser, afin de rugir, de se ruer dans sa gorge pour éclater comme un feu de Bengale. L’état dans lequel elle le mettait était hors de sa portée, et une partie de lui le regrettait sincèrement. Même si c’était avec elle, il regrettait de se laisser emporter de cette manière… Son côté trop sanguin lui rappelait surtout son père, et le monstre qu’il représentait à ses yeux. Se pouvait-il qu’il soit un monstre… ? Il plaça à son tour la planche, en la jetant presque, manquant de s’écorcher sa main active, vérifiant toutefois qu’elle était bien placée, avant de retourner se saisir d’une autre. Et à nouveau… c’était trop lourd pour lui. Mais il ne s’abaisserait pas à lui demander son assistance, quitte à ramper pendant des heures, il finirait par venir à bout de ce stupide hangar… Sur une impulsion, il se tourna vers Narcissa, et la toisa alors. Peut-être que ce n’était pas trop tard pour comprendre, ou du moins tenter… « Franchement, je comprends pas ce que tu cherches. Y a bien une raison qui te pousse à être infecte avec tout le monde, je sais pas ? T’as pas l’air conne, tu peux pas être une garce naturellement, alors y a forcément un truc ! » Sans s’en rendre compte, il faisait un pas. Il lui donnait une chance de montrer qu’elle n’était pas que cette fausse reine prétentieuse et suffisante… C’était facile, trop facile. Elle ne lui donnerait probablement pas de réponse, se contenterait de ricaner quelque chose de stupide, voire de l’attaquer sur une de ses autres parties du corps histoire de reporter l’attention ailleurs, et ils s’en tiendraient là…
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Jeu 23 Nov - 8:14

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Le pire samedi de tous les temps.

Inutile d’être diplômé en psychomagie pour deviner que ma gentille phrase polie ne plaît pas à Isidore. Je le sens bouillir peu à peu de l’intérieur même si ses traits luttent ardemment pour ne rien laisser transparaître. On dit souvent que lorsque l’on est confronté à un adversaire, c’est celui qui perd son sang-froid en premier qui perd l’affront. Dans mon cas, il est très rare de m’énerver donc je peux d’ors et déjà m’estimer vainqueur d’un duel verbal avec cet idiot de Serpentard. Il lui en faut vraiment peu, ce qui est à la fois pitoyable et ennuyant, bien que je ne me sois pas attendue à mieux de sa part. C’est un Gryffondor dans l’âme, au fond. Un mec sans patience, un mec qui part au quart de tour et qui ne réfléchit que lorsque ça l’arrange. Mmh, quoi que non, je suis trop gentille. Quelqu’un qui ne réfléchit pas serait plus approprié le concernant. On pourra me reprocher de profiter de la situation et de l’éloignement du professeur pour le mettre en rogne mais ce n’est pourtant pas mon but premier. Je veux juste le provoquer un peu et lui dire que sans moi, il ne serait pas capable de transporter cette planche. Ce n’est pas aussi agressif que cela n’en parait, aux premiers abords mais, apparemment, ça l’est pour lui. Il sort directement les griffes, attention Poudlard, la sauce piment rouge risque de gicler un peu partout. Je l’observe porter une nouvelle planche avant qu’il ne la laisse tomber brusquement tout en me regardant comme si j’étais l’Antéchrist moldu. Avec l’habitude, on s’y fait je vous l’assure et on peut même trouver ça drôle sur les bords.

« De rien quoi ? Mais j’en veux pas, de ton aide ! Je me fous qu’on y passe la nuit, mais lâche moi la grappe ! Tu t’amuses bien, là… ? C’est assez pour toi, ou tu veux peut-être que je me coupe l’autre histoire de rendre ça encore plus humiliant à ton goût ! »

Quand Mister Isidore s’y met, il n’y va pas de main morte et cela montre que ma petite provocation a été très efficace. Courte, prompte et qui suscite la réaction. En d’autres termes, aussi parfaite que son utilisatrice. Et si franchement le voir galérer m’a un peu amusée durant une fraction de seconde, l’idée de rester ici pendant des heures me blase d’avance. Ce mec est carrément con. Il me supporte pas et il est prêt à passer une nuit ici avec moi ? Personnellement, je ne suis pas aussi masochiste que lui et je n’ai nullement l’intention de m’attarder dans ce hangar d’ici deux ou trois heures. Je soulève une poutre de taille moyenne et je lui passe devant en le regardant dans les yeux d’un air dédaigneux et autoritaire :

« Toi tu t’en fous, pas moi. J’ai autre chose à faire de plus important que de moisir ici alors évite de te couper l’autre main, ça ne ferait qu’empirer les choses. Soit tu portes tous ces débris sans problème ou soit tu ne peux pas le faire dans ta condition actuelle et dans ce cas-là, je vais pas t’attendre cinq minutes par objet que tu portes. »

Autant être clair là-dessus. Moi non plus, ça ne me plait pas du tout de devoir lui prêter assistance comme s’il était un enfant à qui l’on devait tout enseigner. Je trouve ça même assez chiant comme exercice, encore plus que de devoir nettoyer ces lieux. Mais bon, j’imagine que Winslow n’est pas là pour nous regarder faire ‒ ou du moins, il reste attentif à si jamais l’un de nous se met à hurler ‒ et que c’est le seul moyen de travailler de façon productive. Sur ces mots, je le quitte vivement du regard et me déplace jusqu’au débarras pour y poser la fameuse poutre. En y réfléchissant, ce débarras en lui-même manque d’ordre alors je me pose la question de savoir si je dois aussi le ranger pour qu’on puisse mieux s’y retrouver et que cela ne donne pas l’impression d’être un simple tas de déchets. Quitte à dégager le terrain, il vaut mieux bien faire les choses jusqu’au bout. Dans ma réflexion, je n’aperçois pas Isidore qui vient à son tour déposer sa planche juste à côté. Quand il veut, il est capable d’être un tout petit peu utile même s’il est encore trop lent pour moi. Et à nouveau, il s’en va chercher une autre planche et je commence à ranger celles qu’on a posées afin de les empiler proprement. Puis, je repars à la chasse aux débris. C’est à cet instant que j’entends sa voix se manifester encore une fois :

« Franchement, je comprends pas ce que tu cherches. Y a bien une raison qui te pousse à être infecte avec tout le monde, je sais pas ? T’as pas l’air conne, tu peux pas être une garce naturellement, alors y a forcément un truc ! »

Je me tourne vers lui, l’air indifférent. Je le vois me toiser tout en faisant un pas en avant et honnêtement, je ne sais pas ce qu’il me veut. Je ne me suis pas attendue à ce genre de question ou de réflexion. Ce Serpentard est capable de faire autre chose que de pester contre ce qui ne lui plait pas ? Je soulève une planche sans le quitter du regard dans le but de le jauger. Est-ce que je dois me méfier ? Cela me semble tellement bizarre qu’il m’interroge de cette façon. Je fronce les sourcils, suspicieuse. Qu’est-ce que ça peut lui faire de ma raison d’être ‘infecte’, comme il dit ? Ce n’est pas comme s’il allait devenir un parfait petit camarade du jour au lendemain. Néanmoins, je daigne quand même lui répondre parce que j’ai mon mot à dire sur ces raisons qui m’ont poussée à me montrer odieuse. Au moins, il sera prévenu.

« Bien vu. Tant de lucidité de ta part me surprend. En ce qui te concerne, si tu ne m’avais pas cherchée, je ne t’aurais pas dit ça. Tu t’es mêlé d’un truc qui ne te concernait pas et j’ai horreur qu’on me donne des ordres. De plus, ça date pas d’il y a un mois que tu aimes me critiquer comme la majeure partie des abrutis du château le fait. Alors pourquoi me priver de mots acerbes en réponse à des gens comme toi ? T’as même le droit de penser tout le mal de moi, que j’ai un cœur de pierre et que je collectionne même des cadavres moldus dans un congélateur avec Naïa Rosenberg, je m’en moque mais dans tous les cas, mon orgueil a le droit de répliquer au centuple.»

Pourquoi pas ? Après tout, je n’ai rien à perdre à insulter les petits cons qui se prennent pour des dieux. Et puis, ce n’est pas comme si sa vie était menacée à cause de trois phrases très impolies sortant de ma bouche. Moi, j’ai le Ministère au dos donc ses soucis sont vraiment moindres par rapport aux miens. Si ça se trouve, dans un mois et demi, il ne me reverra plus jamais donc, en attendant, je trouve qu’il ferait mieux de taire ses caprices. Même chose pour Daniela.

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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Sam 25 Nov - 13:43

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« Toi tu t’en fous, pas moi. J’ai autre chose à faire de plus important que de moisir ici alors évite de te couper l’autre main, ça ne ferait qu’empirer les choses. Soit tu portes tous ces débris sans problème ou soit tu ne peux pas le faire dans ta condition actuelle et dans ce cas-là, je vais pas t’attendre cinq minutes par objet que tu portes. » Il ne comprenait même pas comment elle pouvait être sérieuse en lui balançant tout ça. S'attendant presque à ce que Winslow lui dise que c'était une mise en scène qu'il avait lui-même organisée afin de lui faire regretter ses paroles un peu trop sanguines lors du cours au lac, et que Narcissa était de mèche avec lui. Mais non, il semblait bel et bien que ce soit réel. Son interlocutrice, manifestement obnubilée par sa petite personne, était véritablement en train de lui faire des remontrances, comme s'il n'avait d'autre choix que de la laisser envahir son espace pour "l'aider". Il n'était pas question qu'il la laisse faire, et même s'il devait avoir besoin d'aide pour porter ne serait-ce qu'un débris de bois, et bien il s'en passerait ! Quitte à y rester jusqu'à la nuit tombante, ce serait toujours moins humiliant que si elle joignait ses efforts aux siens, ne manquant surtout pas de lui rappeler à quel point sa présence était essentielle, et qu'il ne pouvait se passer de son assistance. C'était rageant. Sans qu'il ne sente d'où provenait sa source, une vague de hargne, muette et inaudible mais pourtant d'une puissance qu'il peinait à maîtriser, le parcourut, lui paralysa les membres. Préférant la refouler jusqu'à l'enfouir au plus profond de lui-même, il lâcha simplement le bout de bois qu'il tenait, pour se baisser et pousser les planches rongées par l'humidité d'un côté ou de l'autre, créant une ligne imaginaire, n'hésitant pas à balancer certaines morceaux négligemment sur le bûcher en formation, alors que des échardes se plantaient dans ses doigts et que la sciure pénétrait les ongles de sa main gauche. "Mêle-toi de tes oignons, et occupe-toi de tes poutres. T'as ta part et moi je vais m'occuper de la mienne, ça prendra le temps que ça prendra. Voilà la limite, je fais ce côté-là, et rassure-toi, tu pourras tranquillement retourner à ta petite vie parfaite quand t'auras terminé. Winslow ne te retiendra sûrement pas, et moi encore moins." répliqua-t-il sèchement. Ils ne pouvaient pas se supporter ? Et bien ils travailleraient chacun de leur côté, respectant une limite à ne franchir sous aucun prétexte. Il ignorait si ce serait plus efficace, mais au moins il n'aurait pas à la supporter, à moins que leur enseignant n'intervienne pour les obliger à coopérer coûte que coûte.

« Bien vu. Tant de lucidité de ta part me surprend. En ce qui te concerne, si tu ne m’avais pas cherchée, je ne t’aurais pas dit ça. Tu t’es mêlé d’un truc qui ne te concernait pas et j’ai horreur qu’on me donne des ordres. (…) T’as même le droit de penser tout le mal de moi, que j’ai un cœur de pierre et que je collectionne même des cadavres moldus dans un congélateur avec Naïa Rosenberg, je m’en moque mais dans tous les cas, mon orgueil a le droit de répliquer au centuple.» Il essayait de comprendre, réellement. Mais ces explications vaseuses, si c'était tout ce qu'elle pouvait fournir, alors non, ça ne faisait pas l'affaire. Pour autant… il y avait autre chose, il en était presque persuadé. Ça ne pouvait pas être seulement les motivations égoïstes d'une gamine trop gâtée qui se plaisait à jouer les garces, et dont l'amour-propre avait été entaché. Est-ce qu'il regrettait ses paroles ? Il regrettait qu'elles aient été prononcées en ces circonstances, au milieu d'un cours en forçant un enseignant à intervenir, mais si c'était tout ce qu'il fallait pour rappeler cette fille qu'elle n'était pas le centre du monde, alors il le referait sans hésiter. Grimaçant un peu après une énième tentative de se saisir d'une planche, plus massive, il renonça finalement à la soulever, et se tourna vers son interlocutrice, ses yeux défiant les siens, alors que l'irritation et l'impatience déformaient ses traits. "Alors c'est tout ? Mais je m'en tape de ce que tu me sors, il est même pas question de moi, ça fait cinq ans qu'on est dans la même putain de classe, tu peux pas aller copiner avec les mangemorts, revenir comme si de rien n'était, balancer une bouteille dans le crâne d'un type qui était censé être ton pote, te permettre des réflexions en cours, ricaner avec tes copines, et t'attendre à ce que jamais personne réagisse. Il a bon dos, ton orgueil, mais ça justifie pas que tu sois imbuvable. Tu veux montrer aux gens que t'es différente ? Commence par arrêter de jouer les pétasses, ça devrait aider. On est tous foutus en l'air ici, toi la première." Il ne comprendrait pas. Il ne comprendrait jamais, en réalité. Mais puisqu'elle était coincée avec lui, elle ne pourrait pas l'empêcher de dire tout ce qu'il en pensait, quitte à ce que ça fâche son amour-propre. En attendant, il continuait de soulever tant bien que mal sa part de travail, bien que la tâche soit fastidieuse… Quelque part, il espérait qu'Ashley s'amusait plus que lui, avec Burgess. Il avait peut-être du mal avec l'enseignante, mais il aurait donné n'importe quoi pour plutôt aller subir sa tyrannie au lieu de poursuivre ce calvaire, où il se sentait plus inutile qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Dim 10 Déc - 7:28

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« Mêle-toi de tes oignons, et occupe-toi de tes poutres. T'as ta part et moi je vais m'occuper de la mienne, ça prendra le temps que ça prendra. Voilà la limite, je fais ce côté-là, et rassure-toi, tu pourras tranquillement retourner à ta petite vie parfaite quand t'auras terminé. Winslow ne te retiendra sûrement pas, et moi encore moins. »

Il ne comprend décidément rien. Il n’y pas vraiment de part, on est tous les deux censés finir ce travail en même temps si on veut sortir d’ici et je doute fortement que Winslow ne m’autorise à rentrer au château avant lui puisque ce professeur aussi est du genre à vouloir m’emmerder jusqu’au bout. Je ne l’imagine pas m’accorder ce traitement de faveur et vouloir que j’attende que cet imbécile fasse correctement le boulot demandé. J’observe sa main valide tracer une limite invisible dans le vent avant de lui adresser un regard sceptique.

« Y a intérêt à ce que tu fasses ça bien. »

Je ne lui fais pas confiance, déjà qu’il galère avec des poutres qui ne devraient pas poser de problème à un gaillard de son gabarit. Partir sur un certain pessimisme me permettra d’être moins déçue mais je me jure de me tirer d’ici si jamais il traîne trop. Quand je raconterai ça à Tracy, elle compatira sûrement avec la lourdeur de cette journée qui ne fait pourtant que de commencer. A l’heure actuelle, je l’envie tellement. Elle est certainement toujours assise dans son coin de la salle commune, en train de peaufiner ses nouvelles créations tout en pensant à quel devoir entamer avant la fin de la semaine à venir. Peut-être même qu’Alaska ou Megan lui ont apporté de quoi grignoter tout en dessinant des croquis et pendant ce temps-là, je subis un travail forcé digne des déportés d’Auschwitz-Birkenau. D’accord, la référence est sans doute exagérée mais j’aime cet humour noir et avec un professeur d’études des moldus tel que Ziegler nous racontant l’Histoire de la seconde guerre mondiale d’une façon parfois clownesque, on finit par prendre ce genre de choses un peu à la légère malgré la gravité des faits. Dans un sens, c’est souvent ce que l’on m’a reproché cette année, voire même trop souvent. Rien que ma réplique au sujet de la main d’Isidore en est l’exemple parfait. Ce château hurle à la tyrannie et la censure lorsqu’un Mangemort se pointe et prend possession de sa direction mais une fois que le mal est parti, les ‘gentils’ semblent ne pas vouloir que l’on dise certaines choses quand on se fait attaquer par quelqu’un pas fichu de s’occuper de ses affaires. Je ne dirais pas qu’il mérite ce qui est arrivé à sa main, bien sûr que non, mais il mérite au moins d’avoir été remis à sa place. Il n’est ni le premier à vouloir me cracher dessus et il ne sera sûrement pas le dernier alors je peux bien me défendre. Je ne sais pas à quoi il s’était attendu, très franchement ; à ce que je ferme réellement ma gueule en cours de sortilèges comme s’il en détenait l’autorité suffisante ? Non, on me la fait pas à moi quand on est pas capable d’atteindre ma grandeur.

Terminant de ranger les planches mises sur le côté en les empilant, je prends une autre poutre, cette fois-ci un peu plus humide que les autres puisqu’elle est à moitié trempée dans l’eau, et je la lève délicatement pour éviter de me tremper. Une petite flotte de gouttes d’eau froide retombent sur le sol et au moment où je la pose à côté des autres poutres, le Serpentard reprend la parole. Je lui ai dit ce que je pensais au sujet de mon droit de me montrer exécrable quand on me cherchait des emmerdes et il n’a donc plus qu’à assumer ou me foutre la paix au lieu de se plaindre de mon comportement. Je ne sais pas ce qu’il lui faut à celui-là… Peut-être une séance avec des psychomages ?
Ses traits finissent par se déformer et une nouvelle grimace se dessine sur son visage. De leur côté, ses bras ‒ ou plutôt ses mains ‒ ne parviennent pas à soulever une planche massive, ce qui n’arrange pas son humeur. Il me défie alors du regard comme il a désormais l’habitude de le faire.

« Alors c'est tout ? Mais je m'en tape de ce que tu me sors, il est même pas question de moi, ça fait cinq ans qu'on est dans la même putain de classe, tu peux pas aller copiner avec les mangemorts, revenir comme si de rien n'était, balancer une bouteille dans le crâne d'un type qui était censé être ton pote, te permettre des réflexions en cours, ricaner avec tes copines, et t'attendre à ce que jamais personne réagisse. Il a bon dos, ton orgueil, mais ça justifie pas que tu sois imbuvable. Tu veux montrer aux gens que t'es différente ? Commence par arrêter de jouer les pétasses, ça devrait aider. On est tous foutus en l'air ici, toi la première. »

Je lâche un rire nerveux en même temps que je range deux bouts de bois cassés aux extrémités pointues et coupantes. Et pourquoi pas ? Pourquoi je ne pourrai pas revenir tout simplement comme si de rien était ? D’accord, la mission que je me suis confiée n’a pas fonctionné comme prévu mais ce n’est pas une raison pour me jeter des pierres. Je n’ai jamais été dans leur camp, je sais ce que je vaux quand même. Si les autres ne veulent pas le comprendre, je ne vois pas pourquoi je ferai des efforts. Je donne ma version des faits et s’il n’en sont pas satisfaits, ils peuvent bien aller se faire foutre.

« Je ne suis pas une pétasse. Pour la millième fois, j’ai jamais voulu viser Thompson avec cette putain de bouteille, c’était le Mangemort d’à côté qui était ma cible. Mais bon, je ne sais même pas pourquoi je me justifie à ce sujet-là puisque ça ne changera pas votre vision merdique des faits ou de moi-même. »

Evidemment, les gens relèveront avant tout ma soi-disant tentative d’assommer Zach plutôt que celle où j’ai essayé de le sauver de son trou dans la poitrine. C’est trop facile. Ces même gens me débectent. D’un mouvement presque rageur, je jette brusquement une planche sur la pile que j’ai formée plus tôt.

« Et comme tu le dis, ma situation n’est pas idéale avec ce Ministère qui me tourne autour donc sincèrement, je me fiche plus que jamais de ce que peuvent penser les autres. Je ne vois pas l’intérêt de montrer quoi que ce soit à des gens incapables de comprendre et qui, d’ailleurs, pourraient ne plus jamais me revoir. Ce ne sont pas eux qui feront mon avenir. » Je conclus sur un air toujours aussi désinvolte et défensif.

C’est dit. Cela me dégoûte d’y penser mais la probabilité que je reste élève à Poudlard n’est pas bien haute si je prends en compte tous les facteurs possibles, que ce soit l’imbécilité des juges ou bien le témoignage d’élèves ignorants qui seraient capables d’exagérer certains de mes actes ou de me décrire comme une créature sans pitié. J’essuie rapidement une perle de sueur sur mon front et reprends mon travail avec des mouvements plus nerveux. Cette conversation est chiante et elle me donne l’envie de vomir.


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Lun 11 Déc - 23:17

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« Y a intérêt à ce que tu fasses ça bien. » Il sourcilla, prenant un air dédaigneux. Sérieusement ? « Intérêt » ? Elle en prenait, des aises, avec lui. Comme s’il était contraint à quoi que ce soit d’autre que ce que lui imposerait leur enseignant… Elle voulait dicter sa loi à nouveau ? Ça ne marcherait pas avec lui, même si ça lui déplaisait. Il avait toujours été mauvais pour obéir, que ce soit à sa mère, ou à son major lorsqu’il avait fini inscrit dans ces camps de formation pour jeunes militaires. Même lorsqu’il considérait qu’il allait trop loin, il avait toujours été du genre à surenchérir, et ce n’était certainement pas parce qu’une fille un peu trop prétentieuse et imbue de sa personne le lui ordonnait qu’il allait obtempérer. Se laissant emporter par ses émotions, il déposa sans trop de soin une planche sur le toit qu’ils reconstituaient, petit à petit. Pour l’instant, le résultat était brouillon, et ne donnait pas grand chose… manque de volonté de sa part ? Peut-être. Peu importait, il irait voir Winslow lui-même pour lui dire que Narcissa avait terminé sa part, et qu’il resterait encore un peu plus longtemps si nécessaire. Il avancerait probablement plus vite s’il était moins énervé, et n’était pas sûr que les sentiments qui s’emparaient alors de lui étaient vraiment bénins. Quelque chose émanait de lui, qu’il n’aimait pas forcément. Il se surprit à penser à son père, à se dire que ses premiers accès de colère l’avaient probablement mené là où il en était aujourd’hui… et il était bien loin d’être tenté d’emprunter le même chemin. C’était à lui de se contrôler : elle faisait peut-être exprès de susciter ces réactions chez lui, mais il n’avait pas à y céder, il pouvait choisir d’être raisonnable pour deux, de se taire, et de choisir de terminer ce travail dans le silence, en faisant de son mieux pour ignorer ses insupportables sarcasmes. Prendre sur lui. Il avait fini par se faire punir parce qu’il n’avait pas su agir comme le lui dictait l’entendement, il était temps de se brider. Malheureusement, ce ne serait pour aujourd’hui… « Sinon tu vas faire quoi ? Une crise ? » ne put-il s’empêcher de répondre, d’un ton provocateur. Dans tous les cas, avec sa main, il ferait au mieux, mais ne pourrait empêcher un ralentissement s’il y était contraint. Tout aurait été tellement plus simple s’il s’était retrouvé avec le Professeur Burgess, quitte à passer trois heures à rédiger la recette d’une quelconque potion qui ne lui servirait probablement jamais…

« Je ne suis pas une pétasse. Pour la millième fois, j’ai jamais voulu viser Thompson avec cette putain de bouteille, c’était le Mangemort d’à côté qui était ma cible. Mais bon, je ne sais même pas pourquoi je me justifie à ce sujet-là puisque ça ne changera pas votre vision merdique des faits ou de moi-même. » Finalement… la conversation commençait à prendre un autre ton. Même s’ils n’en devenaient pas agréables pour autant, elle laissait transparaître autre chose, qui dénotait avec la simple suffisance qui animait d’ordinaire ses propos. Quelque chose de plus sincère. Il avait l’impression de s’approcher d’un animal en danger, qui hérissait le poil, en montrant les crocs. Il s’immobilisa une seconde, pour réfléchir au sens de ses paroles, tandis qu’il transportait une planche qui n’exigeait pas qu’il ait à se servir de sa main droite. Il la sentait vulnérable. Et pour cette raison, il s’efforçait de se montrer moins agressif, du moins de ne pas tenter de lui rentrer dedans comme il l’aurait fait sans complexe d’ordinaire. Sans qu’il ne comprenne pour quelle raison… il avait envie de la comprendre. Il se surprenait à voir en elle le gamin perdu qu’il était à treize ans, en colère contre le monde, écrivant des lettres à rallonge au Magenmagot pour tenter de déceler quelque chose dans les intentions de son père, quelque chose qui l’aiderait à se faire une raison, à se dire que le mot justice avait encore un sens. Il s’était refermé sur lui-même, avait décrété que les autres étaient incapables de le comprendre, et qu’il n’avait pas à se justifier d’être celui qu’il était. Et les mêmes symptômes se manifestaient chez elle… Peut-être les imaginait-il, ces blessures dissimulées, ces plaies qui la poussaient à se montrer hargneuse pour ne pas se laisser approcher. Peu importait ce dans quoi il s’engageait, il existait peut-être une chance de savoir qui était celle qui lui faisait face, sous ses airs de pimbêche narcissique et nombrilliste. « Mais alors montre-le, que c’est pas toi ! On attend que ça. Si t’es pas la garce pour laquelle t’essaies désespérément de te faire passer, t’es qui, Breckenridge ? » demanda-t-il en haussant le ton malgré lui. Ce n’était peut-être pas le bon moyen de s’y prendre avec elle, mais comment savoir ? Il ne connaissait rien d’elle. Il se satisfaisait de l’image qu’il en avait, de ses exploits avec les mangemorts, et s’en contentait parfaitement. Qu’elle se complaise à être cette harpie si ça lui chantait, mais puisqu’ils étaient amenés à collaborer malgré eux… quel était le prix, pour voir au-delà ?

« Et comme tu le dis, ma situation n’est pas idéale avec ce Ministère qui me tourne autour donc sincèrement, je me fiche plus que jamais de ce que peuvent penser les autres. Je ne vois pas l’intérêt de montrer quoi que ce soit à des gens incapables de comprendre et qui, d’ailleurs, pourraient ne plus jamais me revoir. Ce ne sont pas eux qui feront mon avenir. » Il déposa une nouvelle poutre, qu’il hissa difficilement sur le toit qui commençait à prendre forme, et s’arrêta une seconde pour la détailler. Elle le répétait à nouveau, comme pour insister à quel point elle se fichait des autres, à quel point sa carapace la rendait inébranlable. Cela dit, si elle était vraiment innocente, alors pourquoi s’enterrait-elle elle-même en ce qui concernait sa situation avec le ministère ? Il y avait quelque chose qui clochait, sans qu’il ne comprenne quoi. C’était justement parce qu’elle était menacée de suspension, que son dossier scolaire pouvait être à jamais entaché, qu’elle devait justement plus que jamais se préoccuper de l’avis que l’on porterait sur elle. Il se surprit à se poser une question qu’il n’avait jamais envisagé de se poser : aimait-elle ce qu’elle devenait ? L’image que lui renvoyait son miroir lui convenait-elle aussi bien qu’elle s’obstinait à le faire croire ? Peut-être que oui, après tout. Il pouvait très bien se tromper en imaginant qu’elle était finalement humaine, derrière ses airs de chipie. « Je vais pas dire que tu l’as pas volée, celle-là. » ne put-il s’empêcher de laisser échapper, en faisant référence à sa situation avec le ministère. « L’intérêt, il est que tu foutes pas ton avenir en l’air, justement. T’as vraiment envie de passer les deux années qu’il te reste à te faire détester de tout de le monde ? Ça te plaira pas forcément, mais tu risques d’en revoir à la sortie, voire d’être amenée de bosser avec eux. » Il ignorait tout de ses ambitions futures, mais c’était typique des filles comme elle, de viser le ministère. Manque de chance, un certain nombre d’élèves de ce château aussi… ce qui était au moins certain, c’était qu’il ne l’y croiserait sûrement pas.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 15 Déc - 7:56

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« Sinon tu vas faire quoi ? Une crise ? » Dit-il sur un air provocateur.
Ce genre de réponse ne nécessite pas une profonde réflexion alors c’est sans complexe que je lui réponds aussitôt avec désinvolture :
« C’est possible. »

C’est déjà suffisamment pénible de passer du temps avec lui dans ces conditions, alors je pense que je serai capable de me plaindre ou de le faire chier s’il ne se bouge pas assez. En plus de cela, ce n’est certainement pas l’ambiance qui nous redonnera de la motivation ; c’est presque au même niveau que de devoir faire quelque chose avec Zach. Au fond, j’aurais préféré me retrouver à la place d’Ashley, en train de copier des lignes ou de trier des ingrédients. Cette peste a de la chance. Je l’aurais mieux vue à ma place, sincèrement. Je suis sûre qu’elle se serait amusée avec Isidore, qu’ils se seraient échangés des anecdotes de Serpentards, qu’ils auraient rigolé ensemble avant de, peut-être, en venir à des choses plus sérieuses dans le pieu d’Ashley. Ca ne m’étonnerait pas d’elle. En tout cas, cette pensée parvient à m’extirper de mon agacement pendant quelques secondes, juste le temps que je pose ma planche.

La discussion prend par la suite une dimension différente après que je ne tente de lui expliquer que je n’ai rien d’une pétasse et que de toute façon, rien ne peut permettre aux autres abrutis de changer leur manière de voir les choses.

« Mais alors montre-le, que c’est pas toi ! On attend que ça. Si t’es pas la garce pour laquelle t’essaies désespérément de te faire passer, t’es qui, Breckenridge ? »


Je n’arrive pas à déterminer s’il se fout de moi ou non quand il dit ça. Sérieusement, pense-t-il vraiment que tout le monde n’attend que ça ? Non. Les gens prennent directement les informations qui viennent à eux, les interprètent à leur sauce et jugent sans chercher à décortiquer ces mêmes éléments qu’ils possèdent. Je ne peux rien pour eux. C’est triste mais c’est comme ça. Je ne vois pas l’intérêt de faire des efforts alors que je sais que c’est mort d’avance et vouloir agir sans que ça ne porte ses fruits, c’est très frustrant. J’en ai déjà fait les frais une fois, pour preuve.

« C’est trop facile de dire ça. Encore une fois, je n’ai pas envie d’aller voir les autres, de les brosser dans le sens du poil pour qu’ils se rendent compte de certaines choses. Je ne pense pas qu’ils le méritent, pour être honnête. La majorité est hypocrite et ne sait pas penser. »

Ce ne sont pas eux qui ont tenté de faire quelque chose l’an dernier pour sauver leurs camarades. Par rapport à moi, ils sont restés dans une zone de confort puisqu’ils avaient leurs amis avec eux. Il ne suffisait pas d’être du côté de Blackman pour bien s’en sortir, au contraire. A mes yeux, il y avait trois camps définis : les nés-moldus et les rebelles ‒ ceux d’avant a rébellion ‒ qui se faisaient sévèrement punir par les Mangemorts, ceux qui avaient rejoint la cause des Mangemorts et qui se faisaient amèrement critiquer et rejeter par les premiers et enfin, les discrets ou les neutres qui n’ont rien foutu et qui ont pu être appréciés par les deux camps. Ce dernier groupe contient la plupart des élèves de ce château, ceux qui adorent juger de façon primitive en partant de postulats qu’ils ont arbitrairement défini entre eux. Non, vraiment, je ne veux pas perdre mon temps avec eux.

Cessant de le regarder, je me remets au travail, alignant de nouvelles planches sur le côté. Cela commence à devenir un peu épuisant à force de ne prendre que celles qui sont lourdes. Je me suis dit que cela me permettrait de me soulager par la suite que de commencer par celles-ci mais je commence à le regretter. De plus, on ne peut pas dire que mon binôme du jour soit très utile pour m’alléger la tâche. S’il arrêtait de parler, peut-être qu’il serait plus efficace et cela m’arrangerait pas mal. Brusquement, sous l’effet de l’agacement, je manque de taper une poutre tenant à moitié avec une autre que je porte. La poutre qui tient encore se met à trembler mais elle s’immobilise aussitôt. Soulagement… Si on pouvait éviter une catastrophe supplémentaire dans ce Hangar, ce serait pas mal.

« Je vais pas dire que tu l’as pas volée, celle-là. »
Je reporte à nouveau mon regard vers lui, profitant de cette reprise de parole pour me reposer un peu les muscles et étirer mes bras tel un chat.
« L’intérêt, il est que tu foutes pas ton avenir en l’air, justement. T’as vraiment envie de passer les deux années qu’il te reste à te faire détester de tout de le monde ? Ça te plaira pas forcément, mais tu risques d’en revoir à la sortie, voire d’être amenée de bosser avec eux. »
Je vois où il veut en venir et il a raison sur un point : je vais être amenée à revoir certaines têtes un jour ou l’autre, d’ici quelques années. En revanche, je ne conçois pas l’idée que ma réussite dépende de mes relations avec ces mêmes personnes. Non, elles ne sont rien pour moi. Ce ne sont pas elles qui vont déterminer mon futur, je refuse de croire en ça. Je fronce les sourcils et croise les bras. Je ne l’observe pas sévèrement mais plutôt de manière franchement sceptique.

« J’ai déjà passé cinq ans à être peu appréciée, je ne suis pas à deux ans près. Et je ne crois pas que faire du copinage avec eux me permettra de m’élever. Je ne leur dois rien et je ne leur devrai jamais rien. S’ils doivent bosser avec moi un jour ‒ si on admet que le Ministère soit suffisamment intelligent pour me déclarer non-coupable ‒ alors ils devront se faire à moi en tant que collègue et non pas en tant qu’ancienne camarade d’école. »


On se fiche bien de la vie d’un collègue ou de sa personnalité tant qu’il effectue son travail avec rigueur et efficacité. Bien sûr qu’il y a un certain savoir-vivre lorsque l’on collabore avec quelqu’un, mais je sais que je ne suis pas forcée de m’entendre avec eux d’un point de vue personnel pour autant. C’est à eux de s’adapter.

« Ce serait pas naturel de ma part de changer certains comportements, Vayne. Je suis trop fidèle à moi-même pour ça. Et trop fière, par la même occasion. Quand on possède une carapace robuste, on préfère qu’elle ne se brise pas. » Lui avoué-je sur un ton plus profond.


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Sam 16 Déc - 14:49

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« C’est trop facile de dire ça. Encore une fois, je n’ai pas envie d’aller voir les autres, de les brosser dans le sens du poil pour qu’ils se rendent compte de certaines choses. Je ne pense pas qu’ils le méritent, pour être honnête. La majorité est hypocrite et ne sait pas penser. » Finalement, cette retenue prenait une toute autre tournure. Même Isidore se retrouvait un peu déconcertée par le ton de leur conversation, plus calme, plus sincère, que lorsqu'ils avaient entamé cet échange, se contentant d'aboyer comme des chiens qui avaient été dressés pour s'attaquer au moindre mouvement de l'autre. Pour le coup, il se demandait si le professeur Winslow, qui depuis tout à l'heure se contentait de les observer, avait mis en place cet exercice pour les confronter l'un à l'autre, pour les contraindre à se rendre vulnérable. Parce que sa consigne manquait de logique : il savait pertinemment qu'il était incapable d'utiliser l'une de ses deux mains, et pourtant il avait jugé plus judicieux de l'envoyer réparer un hangar à bateaux plutôt que d'aller copier des lignes. Ou alors, peut-être qu'il s'en foutait éperdument, et que ça ne le dérangeait pas plus que ça, qu'ils s'entre-déchirent. Mais alors qu'il transportait un énième morceau de bois, dont le poids le fit un peu chanceler, et grimacer ensuite, il ne pouvait s'empêcher de prêter une attention toute nouvelle aux dires de sa camarade d'infortune. Il n'éprouvait pas plus pour elle davantage d'affection, sa suffisance et sa prétention avaient toujours une tendance certaine à lui taper sérieusement sur le système, mais il décelait dans ses mots des fissures qu'il n'avait encore jamais jusque là entrevues, probablement parce qu'il ne lui avait jamais accordé plus d'attention qu'il ne jugeait qu'elle en méritait. "Et tu t'attends à ce qu'ils se rendent compte de quoi, si tu les descends en permanence ? Tu te rends bien compte que tu fais la même chose avec eux, voire pire, hein ? Faudrait que tu voies plus loin que le bout de ton nez pour savoir s'ils sont vraiment hypocrites." se contenta-t-il de répliquer, sans pour autant se montrer aussi mordant qu'il l'avait été précédemment. Il ignorait si ça fonctionnait, mais… elle était réceptive. C'était d'ailleurs très étonnant, il n'aurait pas été étonné qu'elle décidé de mener le navire seule, en lui ordonnant de rester en retrait.

« J’ai déjà passé cinq ans à être peu appréciée, je ne suis pas à deux ans près. Et je ne crois pas que faire du copinage avec eux me permettra de m’élever. Je ne leur dois rien et je ne leur devrai jamais rien. S’ils doivent bosser avec moi un jour ‒ si on admet que le Ministère soit suffisamment intelligent pour me déclarer non-coupable ‒ alors ils devront se faire à moi en tant que collègue et non pas en tant qu’ancienne camarade d’école. » Son insupportable discours ambitieux revenait à la charge, mais elle laissait entrevoir à l'intérieur bien plus qu'il n'aurait pu le soupçonner. Il ne la comprenait pas. Il en était probablement incapable, parce qu'au fond, il ne la connaissait pas. Il ne savait d'elle que ce qu'il voulait bien entendre, que ce qu'il voulait bien imaginer à son sujet, et que ce qui s'emboîtait parfaitement avec la vision, certes très négative et probablement biaisée, qu'il avait d'elle. Toujours était-il qu'il se reconnaissait dans son discours. En voulant quitter l'école précipitamment, il avait choisi de ne prévenir personne, afin de ne rien regretter, et avait préféré qu'on le laisse s'isoler à la Ferme. Mais ça ne fonctionnait pas. "Ça risque de pas te plaire, mais qu'on le veuille ou non, on a besoin des autres. Peut-être pas dans le cadre d'un boulot au ministère, mais aussi haut sois-tu dans la hiérarchie, tu t'en sortiras jamais si t'es toute seule. Tu te crois peut-être au dessus de tout le monde, mais t'es pas surhumaine pour autant aux dernières nouvelles." fit-il remarquer en replaçant sur le haut de la pile une planche qui menaçait de faire s'effondrer l'empilement. Ses leçons ne valaient probablement pas grand chose, ce n'était pas comme s'il était un spécialiste des relations sociales de toute manière, mais il avait l'impression de toucher un point sensible chez la jeune fille. De toute manière, elle s'empresserait sûrement de contre-attaquer en prétendant que la solitude n'était et ne serait jamais un problème pour elle, et il n'aurait rien à répondre. Ce serait elle qui déciderait, il n'était pas son psychomage.

« Ce serait pas naturel de ma part de changer certains comportements, Vayne. Je suis trop fidèle à moi-même pour ça. Et trop fière, par la même occasion. Quand on possède une carapace robuste, on préfère qu’elle ne se brise pas. » Un peu surpris de ce ton trop honnête et des aveux qu'elle lui faisait alors, il déposa alors à terre la poutre qu'il transportait, et qui, de toute manière, était trop lourde pour son seul bras valide. Il massa ses doigts métalliques, comme avec pour espoir secret que cela suffirait à les stimuler, mais sans succès, en examinant discrètement la Serdaigle, au regard plus grave, comment si elle était en proie à des conflits intérieurs qui le dépassaient. Il ne pourrait probablement jamais saisir les nuances de cette tempête qui l'agitait alors. De toute manière, elle s'obstinerait, alors à quoi bon ? Pourtant, il essayait, encore et toujours, revenant à la charge pour une raison que même lui ne parvenait à situer. Ils ne seraient probablement jamais amis, et il se fichait bien d'espérer d'elle des faveurs quelconques. "Donc, c'est de la fierté mal placée. Tes histoires de carapace, c'est surtout un gâchis monstre. Tu pourrais valoir… tellement mieux que ça." Nulle envie de la valoriser, ou de la brosser dans le sens du poil. Il aurait très bien pu continuer à lui en vouloir indéfiniment, à la critiquer en classe, à la décrire auprès de Spencer comme un monstre de la pire espèce, ce qu'elle était d'ailleurs probablement. Mais un monstre qui n'était pas si inhumain que ça. Un monstre qui ne se laissait pas apprivoiser, mais approcher, subtilement et prudemment. Un monstre qui semblait souffrir silencieusement de blessures dissimulées, et qui ne saurait jamais demander de l'aide, préférant se laisser sombrer plutôt que d'être confronté à ses propres faiblesses.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 22 Déc - 5:58

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Le pire samedi de tous les temps.

« Et tu t'attends à ce qu'ils se rendent compte de quoi, si tu les descends en permanence ? Tu te rends bien compte que tu fais la même chose avec eux, voire pire, hein ? Faudrait que tu voies plus loin que le bout de ton nez pour savoir s'ils sont vraiment hypocrites. »

Son ton tranche un peu avec celui qu’il a emprunté tout à l’heure. Il sonne moins cru, moins corrosif et c’est carrément surprenant. En vrai, je me suis attendue à ce que cela reparte en sucettes. J’ai pensé qu’il se fichait de moi en disant que tout le monde attendait que je montre autre chose de moi mais finalement, j’ai la confirmation qu’il y pense vraiment. Et si ses propos de tout à l’heure m’ont paru sans la moindre valeur ou logique, ce qu’il vient de me sortir a un peu plus de sens. Il est vrai que les humains ont tendance à conférer un caractère négatif à quelque chose qui leur fait mauvaise impression. C’est un peu comme l’image de l’enfant qui est face à une assiette d’épinards et qui juge, de par l’aspect verdâtre et mou du plat, que c’est dégoûtant. Par conséquent, il refuse de goûter et garde à l’esprit que ce n’est pas quelque chose que l’on doit estimer culinairement. Je n’irai pas jusqu’à me comparer à ce légume mais le principe est assez similaire. Bien que mon miroir me trouve parfaite, les autres n’adhèrent pas à mes manières, qu’elles passent par voie orale ou par des mimiques physiques et c’est ce qui fait qu’il leur est plus simple de se dire que je suis une pétasse plutôt que quelqu’un de brillant.

« Je n’y peux rien s’ils ont de quoi être descendus. Ils sont idiots, ils le sont, c’est tout. Généralement, je les ignore mais quand j’en ai un face à moi, il y a que la vérité qui blesse. Ca ne vaut sûrement pas le coup de tenter de faire quoi que ce soit avec eux. »


Je suis fermée là-dessus et contrairement à Isidore, je ne veux pas croire qu’il y ait pour l’instant du bon chez ces personnes. Elles n’ont qu’à changer et je songerai peut-être à être plus sympathique. Pour l’heure, c’est presque peine perdue et je me dis que ma réputation étant déjà entachée depuis des années, autant continuer sur cette lancée sans me soucier de ce qu’on peut bien penser de moi. La solitude a toujours été mon amie de toute façon.

« Ça risque de pas te plaire, mais qu'on le veuille ou non, on a besoin des autres. Peut-être pas dans le cadre d'un boulot au ministère, mais aussi haut sois-tu dans la hiérarchie, tu t'en sortiras jamais si t'es toute seule. Tu te crois peut-être au dessus de tout le monde, mais t'es pas surhumaine pour autant aux dernières nouvelles. »


Besoin des autres ? Je suis d’accord mais jusqu’à un certain point. Je n’ai pas besoin de ceux que je ne côtoie pas dans le privé et l’idée de m’en rapprocher ne me dit rien. J’ai quelques copines avec moi et je suppose que c’est tout ce qu’il me faut. Je ne trouverai pas de Tracy ou de Cruz chez ces autres. Honnêtement, je ne sais même pas pourquoi je perds mon temps à dialoguer avec ce gars qui n’a même pas décroché toutes ses BUSEs…

« J’ai quelques proches sur qui compter, c’est suffisant. Et je ne fais confiance à quasiment personne alors c’est mal barré. »

Cette allure de discussion normale entre lui et moi parait de plus en plus bizarre. Lorsque je finis par me rendre compte que je n’ai pas déplacé de débris depuis tout à l’heure, je me remets au travail. D’un côté, j’aimerais qu’il arrête de me parler et de l’autre, ce n’est pas comme si cela m’énervait réellement. Je finis tout de même par lui lâcher que changer de comportement ne m’irait pas et je me dis que c’est une bonne conclusion pour taire une bonne fois pour toutes ce sujet. Enfin, il y a une différence entre ce que je souhaite et la réalité, malheureusement. Alors que nous reprenons notre pénible labeur, Isidore ouvre à nouveau la bouche ; à croire qu’il veut avoir le dernier mot, c’est assez chiant.

« Donc, c'est de la fierté mal placée. Tes histoires de carapace, c'est surtout un gâchis monstre. Tu pourrais valoir… tellement mieux que ça. »

Je pose lentement un bloc de béton à moitié brisé dans un coin du hangar avant de lever à nouveau les yeux vers mon binôme. Je rêve où il vient de me faire une sorte de compliment ? Je réfléchis tout de même durant quelques secondes à ce que ses lèvres ont vraiment prononcé, me doutant que j’avais peut-être mal entendu mais non… Je reste un peu sur mes gardes ‒ il peut très bien se foutre de moi ‒, mais me voilà désormais intriguée. Je balaye une mèche de cheveux venue s’incruster dans mon champ de vision et je l’observe à nouveau avec suspicions.

« Pourquoi tu dis ça ? »

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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Lun 8 Jan - 17:42

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« Je n’y peux rien s’ils ont de quoi être descendus. Ils sont idiots, ils le sont, c’est tout. Généralement, je les ignore mais quand j’en ai un face à moi, il y a que la vérité qui blesse. Ca ne vaut sûrement pas le coup de tenter de faire quoi que ce soit avec eux. » Et voilà, on y revenait, encore et inlassablement. Qu’est-ce qui le motivait à chercher plus loin, sérieusement ? C’était clairement perdu d’avance : elle n’avait rien envie d’entendre, et n’était certainement pas prête à se remettre en question. Une vraie narcissique, totalement imbue d’elle-même, que ses parents avaient probablement dorlotée et à qui ils avaient répété à tout-va qu’elle était la meilleure. Enfin, il n’en savait rien, et à ce qu’on racontait, son père était mort. Il ne savait pas ce qu’il devait en penser, rien sans doute, puisqu’il n’était pas à même de le faire. A leur façon, chacun d’entre eux était perdu dans cette école, et développait ses propres mécanismes d’auto-défense pour s’en sortir. Et elle, il avait fallu qu’elle choisisse la méthode insupportable, celle qui poussait tout le monde à bout, et lui le premier… « Mais c’est pas vrai ! Arrête deux secondes de faire comme si t’étais la Mère Supérieure ! J’sais pas ce qui t’amène à prendre tout le monde pour des imbéciles, mais ça en devient carrément lourd. Te foutre de la gueule de Daniela, c’était parce que c’est une idiote, là aussi ? Mais reconnais que tu vas trop loin, bordel ! » Le ton était monté, et il recommençait légèrement à s’emporter, alors que jusqu’ici, leurs paroles s’étaient plutôt apaisées. Il ignorait quelles étaient les émotions que Narcissa remuaient en lui, mais une chose était sûre, elle touchait des points suffisamment sensibles pour qu’il ait aussitôt envie de répliquer, voire de réduire l’espace qui les séparait pour la secouer par les épaules comme un prunier. Sauf que s’il cédait à la tentation, son prochain samedi après-midi serait sûrement consacré à démonter le même hangar à bateaux pour le reconstruire, avec cette fois-ci pour contrainte d’avoir les yeux bandés et les mains liées puisque Winslow semblait avoir pris goût à leur demander l’impossible. Il devait s’amuser d’ailleurs, à les voir se tirer dans les pattes pendant que sa prothèse en métal le mettait clairement en difficulté…

« J’ai quelques proches sur qui compter, c’est suffisant. Et je ne fais confiance à quasiment personne alors c’est mal barré. » Il ne remua pas les lèvres, et se contenta d’observer l’assemblage un peu bancal des planches, mais qui devrait néanmoins suffire à tenir. Ce hangar à bateaux commençait à être réellement le cadet de ses soucis, et il en venait presque à oublier que c’était par punition qu’il s’était retrouvé ici. Non pas qu’il y prenait du plaisir, c’était même plutôt pénible d’avoir affaire à tant d’obstination… Mais il se surprenait à ne pas simplement se cantonner à ce qu’on leur demandait de faire sans lui adresser la parole : pour une raison qui lui échappait, il était là, à chercher à obtenir des réponses qu’il n’obtiendrait probablement jamais. C’était comme envoyer des lettres à Londubat au fond… ça ne changeait rien à rien. Une goutte d’eau dans la mer noire. « Si ça te plait de t’emmurer dans ta tour de glace, tant mieux. J’sais pas qui du reste du monde ou de toi-même t’essaies de convaincre que ça peut marcher. » Il le savait mieux que personne : suite à la perte de sa main, il avait tant bien que mal tenté de s’isoler du mieux qu’il l’avait pu, rejeté ses proches, hissé des barrières mentales autour de son enveloppe corporelle étendue sur son lit d’infirmerie, honteux d’être vu en position de faiblesse. Ça ne marchait pas. Mais qui était-il pour que Sa Majesté Breckenridge lui accorde du crédit dans son immense supériorité, de toute façon… ? Ça ne menait à rien, il en était bien conscient, et il s’en désolait un peu. C’était un peu triste, d’un certain point de vue. Il n’éprouvait ni pitié ni peine pour elle, et toujours autant de colère, mais pour autant, elle commençait à ne plus vraiment ressembler à un monstre dans son esprit. Ou si monstre elle était, il y avait encore quelque chose de profondément humain, bien enfoui, sans qu’il ne puisse y accéder : il n’était pas certain que qui que ce soit y soit réellement autorisé… De toute façon, qu’est-ce que ça changerait entre eux ? Ils n’étaient pas les meilleurs amis du monde et ne le deviendraient probablement jamais. « Pourquoi tu dis ça ? » Quelque chose dans son ton, dans son expression, avait changé, imperceptiblement. Il le devinait à l’intérêt qu’elle lui accordait soudainement. Cela dit, la question était intéressante, jamais elle ne lui avait donné de raison de croire qu’elle pouvait être, contrairement à ce qu’elle laissait paraître en permanence, quelqu’un de bien, et lui avait toujours autant de mal à croire que ce pouvait être le cas. Pourtant, il n’y mettait pas de la mauvaise volonté ! Il cessa donc son activité, déposa à terre minutieusement les quelques planches que son bras gauche s’affairait encore à porter, avec quelques difficultés. De là, il la regarda simplement, avec un air mi-las, mi-résigné. « Ben, t’aurais pu choisir de m’ignorer, ou de pas me répondre. Pourtant, t’as l’air de chercher à comprendre, alors j’imagine que ça te préoccupe un minimum. » Il laissa passer un temps, avant de se baisser pour récupérer ses brindilles, tentant d’écarter les doigts de sa main droite pour l’y aider, sans grand succès. « Je me dis qu’au fond, t’es peut-être pas la sale garce à laquelle t’aimerais tant ressembler. » Il ne savait pas si au fond, il avait envie ou non que ce soit le cas. De toute façon, tout partait en vrille dans ce château, et il nourrissait déjà le plan de prendre la tangente depuis quelques temps. Mais au moins, il pourrait finalement se raccrocher à l’idée qu’il y avait, malgré tout, encore quelque chose à sauver…
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 12 Jan - 5:35

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« Mais c’est pas vrai ! Arrête deux secondes de faire comme si t’étais la Mère Supérieure ! J’sais pas ce qui t’amène à prendre tout le monde pour des imbéciles, mais ça en devient carrément lourd. Te foutre de la gueule de Daniela, c’était parce que c’est une idiote, là aussi ? Mais reconnais que tu vas trop loin, bordel ! »

Quelle mouche le pique, à celui-là ? Se sent-il concerné par ce que j’appelle les ‘idiots’ au point que sa sensibilité en soit si touchée ? Je ne fais pas la mère supérieure, c’est juste les autres qui ne sont pas à la hauteur. Ils ont en majorité quelque chose qui ne me convient pas et ils sont chiants. Ils sont tous pareils, à vouloir se conformer à la masse soi-disant bien –pensante. Des moutons qui se comportent de la même façon, qui n’ont rien de particulier et qui osent quand même me juger lorsque je fais un pas qu’ils considèrent comme étant de travers. Ce sont aussi des personnes trop sociables, qui veulent être aimés de tous et qui se plongent même dans l’hypocrisie la plus totale. Tout cela me débecte et quand je vois qu’ils croient n’avoir rien à se reprocher, cela ne me donne pas la moindre pitié envers eux. Alors oui, je me montre crue avec eux parce qu’on ne se correspond pas. On ne me tolère pas parce que j’ai le mérite d’être parfaite et de ne pas toujours le cacher alors je ne vois pas pourquoi je les tolérerai, eux, élèves inintéressants. Daniela n’est qu’un pion de cette école comme un autre. Qu’est-ce que ça peut lui faire que je me moque d’elle en toute discrétion ? Je ne suis pas venue la voir pour lui dire en face que son bégaiement était ridicule. J’ai juste rigolé en compagnie de Shaelyn et de Cruz et Keagan est venu s’en mêler.

« Plein de raisons me poussent à prendre le monde pour des idiots. Mais je ne crois pas que tu sois disposé à les entendre, de toute façon. En ce qui concerne Daniela, c’est vous qui vous êtes encore une fois mêlés de mes affaires. Je déconnais avec Shaelyn, qu’est-ce que ça pouvait bien vous foutre que je ricane un peu avec elle ? Tout de suite, Monsieur Keagan de Sainte-Foi vient jouer les justiciers alors que je ne lui ai rien demandé. De toute façon, ce n’est pas vous que les ennuis recherchent actuellement. »
Dis-je sur un air presque dédaigneux.

Je pense sincèrement que je ne me serais pas moquée de Daniela en temps normal. C’est juste qu’avoir appris cette histoire de convocation au ministère m’a réduite à la pensée que j’allais mal finir. Je n’ai tellement pas confiance en la justice du Ministère que j’ai préféré me dire que c’était foutu. Alors, en effet, je me suis laissée aller. Isidore m’a cherchée au cours de sortilèges donc j’ai inconsciemment cru que je n’avais, de toute évidence, rien à perdre à me montrer aussi sévère avec lui. Pareil pour Daniela. Quand le jugement sera rendu et qu’on m’emmènera à Azkaban, eux seront en train d’organiser une énième soirée dans la Salle sur Demande. On se demande vraiment qui se fout de la charité en matière de plaintes, sérieusement.

Je repose brusquement une nouvelle poutre dans le coin et j’essuie mes mains en les claquant l’une contre l’autre. La poussière retombe par terre et je toussote un peu. Le ton commence à monter et autant dire que même si cela ne me plait pas, je demeure calme. Ce n’est pas Vayne qui mériterait que je m’énerve. Il m’en faut encore plus. De plus, je n’ai pas l’envie que cela finisse par être entendu par les oreilles de Winslow qui, je suis sûre, ne doit pas être loin de nous en train de flâner. Et comme je sais pertinemment que ce professeur est du côté des victimes pleurnichardes, je n’ai aucune chance de m’en sortir si je me mets tout d’un coup à m’en prendre verbalement au Serpentard. Il m’enverrait directement en retenue pour le restant du mois.

« Si ça te plait de t’emmurer dans ta tour de glace, tant mieux. J’sais pas qui du reste du monde ou de toi-même t’essaies de convaincre que ça peut marcher. »

J’hausse les épaules, peu sensible à cette remarque. Ma tour de glace, comme il le dit, me va bien. Jusque-là, elle m’a toujours protégée de tout. Protégée de l’affection que je n’ai jamais eu, protégée de la faiblesse humaine en générale et elle m’a renforcée. Une tour parfaite à mon image.

« Je ne cherche pas à convaincre des personnes qui ne m’inspirent que de l’indifférence et inversement. » Je réponds simplement.

Les moldus disent que l’on est jamais mieux servis que par soi-même et c’est un dicton auquel je suis attachée. Je reconnais que le soutien et l’aide de personnes que l’on apprécie et qui nous intéresse reste indéniable dans certaines situations et je l’ai même expérimenté avec Megan mais ce dicton s’applique bien en général. Je ne reconnaîtrai pas, en tout cas, l’utilité de faire semblant de s’ouvrir au monde en croyant que cela pourra nous être utile un jour. Il y a toujours d’autres solutions pour réussir. Moins une personne dépendra des autres et mieux elle s’en sortira face aux difficultés de la vie. Elle saura s’adapter rapidement en conséquent et elle dominera les autres par sa propre force. Pour moi, il n’est donc pas question de vouloir quitter cette fameuse tour de glace.

Alors si cette remarque ne m’atteint pas le moins du monde, une autre réponse d’Isidore, en revanche, parvient quand même à attiser ma curiosité. Cette histoire de valoir tellement mieux que ça m’intrigue. Je ne vois pas comment il peut penser ça, en réalité. En quoi je gâcherai quelque chose ? Je cesse toute activité dans l’attente de plus d’explications. Je me permets même de m’adosser contre une poutre tenant encore en place, les bras croisés. Je mérite une petite pause de cinq minutes et je me fiche totalement de ce que pourrait dire Winslow. Mon interlocuteur semble en faire de même et m’observe d’un air lassé.

« Ben, t’aurais pu choisir de m’ignorer, ou de pas me répondre. Pourtant, t’as l’air de chercher à comprendre, alors j’imagine que ça te préoccupe un minimum. »
Commence-t-il tout en reprenant son travail.
« Je me dis qu’au fond, t’es peut-être pas la sale garce à laquelle t’aimerais tant ressembler. »

Alors, c’est ça ? Dans le fond, il n’a pas tort. J’aurais pu l’ignorer mais je n’ai pas pu m’empêcher de prendre un minimum au sérieux tout ce qu’il m’a dit. D’une part, c’est certainement parce que je n’aime pas me faire attaquer sur mon comportement sans répliquer et d’une autre parce qu’il a posé des questions à mon sujet. C’est bizarre de le dire mais son intérêt sur ma manière de fonctionner ou sur le pourquoi j’agis toujours d’une façon qui ne convient pas à la majorité m’a poussée à ne pas l’ignorer. Est-ce qu’une personne a un jour eu les couilles de me demander tout ça ? Je ne crois pas. Je peux au moins lui accorder ça, à ce Isidore.

« Je n’ai jamais cherché à ressembler à une garce, je réplique sérieusement sans agressivité. Je dis juste ce que je pense la plupart du temps et ça ne plaît pas. Je me comporte comme j’ai envie de me comporter et ça ne plaît encore pas. Alors on finit par me le reprocher et après, ça se plaint par derrière que je me suis défendue. Au bout d'un moment, ce n’est pas moi la garce. »


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Mer 31 Jan - 22:40

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« Plein de raisons me poussent à prendre le monde pour des idiots. Mais je ne crois pas que tu sois disposé à les entendre, de toute façon. En ce qui concerne Daniela, c’est vous qui vous êtes encore une fois mêlés de mes affaires. Je déconnais avec Shaelyn, qu’est-ce que ça pouvait bien vous foutre que je ricane un peu avec elle ? Tout de suite, Monsieur Keagan de Sainte-Foi vient jouer les justiciers alors que je ne lui ai rien demandé. De toute façon, ce n’est pas vous que les ennuis recherchent actuellement. » Il avait beau essayer, rien à faire. Elle était incapable de se départir de ce ton hautain et relativement insupportable, et lui n’était pas prêt à lui céder quoi que ce soit. Ils étaient tout simplement deux personnalités incompatibles qui ne pouvaient communiquer sans s’offusquer de leurs manières de voir les choses. Il n’était pas venu, le jour où elle voudrait bien reconnaître ne serait-ce que le centième de ses torts… et cela l’énervait profondément. En l’écoutant, en écoutant derrière ses paroles, derrière ses discours égocentriques et gonflés d’orgueil, il était presque sûr qu’elle était capable de lui montrer autre chose, pire, de lui faire admettre qu’il avait tort à son sujet… Mais elle n’était pas prête à se défaire de ses grands airs d’impératrice, alors il ne pourrait sûrement rien obtenir d’autre de sa part. “Tu déconnes avec qui tu veux de ce que tu veux, j’en ai rien à carrer ! Mais tu t’es pas dit à un moment donné que tu pouvais être réellement blessante, de le faire à deux mètres d’elle ? T’as pas l’impression que cette fille en avait assez bavé, l’année dernière ? Que c’était peut-être pas le moment pour la descendre encore plus ? T’as peut-être tes galères, Breckenridge, mais ça te donne pas le pouvoir de faire payer tes malheurs de gamine trop gâtée aux autres.” Ça devenait épuisant. Il était fatigué de lui renvoyer la balle en attendant qu’elle daigne bien rebondir, fatigué d’attendre qu’elle réagisse, ou qu’une prise de conscience soudaine ne l’anime. Manifestement, elle n’y était pas prête, et il ne pouvait pas laisser cette retenue se poursuivre jusqu’au lendemain en attendant qu’elle veuille bien empiéter sur cette horripilante fierté de petite fille à qui l’on avait promis toute sa vie qu’elle deviendrait reine. « Je ne cherche pas à convaincre des personnes qui ne m’inspirent que de l’indifférence et inversement. » Il soupira à nouveau. A chaque parole, elle lui prouvait, toujours un peu plus, qu’il était inutile de s’acharner, et pourtant, il revenait à la charge, encore, inlassablement. Quand s’arrêterait-il ? Peut-être espérait-il, au final, qu’elle s’épuise avant lui, qu’elle s’avoue finalement vaincue par forfait. En reconnaissant qu’elle était allée trop loin, bien trop loin, une fois de plus. Et bien sûr, il pouvait toujours rêver.

T’as tort, c’est toi qui y perdras le plus.” commença-t-il en lui accordant à peine un regard, avant de se recentrer sur sa tâche. Il dut s’y reprendre à plusieurs fois, pour empiler ces bûches qui ne tenaient pas en place. “Sincèrement, je te le souhaite pas. Si quelqu’un trouvait un jour les mots justes pour te faire ouvrir les yeux, alors il mettrait sûrement fin au gâchis monstrueux que t’es en train de faire. J’espère que tu le trouveras vite.” déclara-t-il simplement, tandis qu’il observait les marques dans sa paume, rougie et recouverte de petits copeaux. Il disait des choses qui se pouvaient bien être fausses. Après tout… il ne la connaissait pas tant que ça. Il n’entrevoyait que ce qu’elle laissait miroiter de sa personnalité caractérielle et trop fière pour se reconnaître le moindre tort. D’une certaine manière… ils n’étaient pas aussi étrangers qu’il le voudrait bien. Il jeta un oeil plus loin, vers Winslow, qui se contentait de les observer, toujours imperturbable. Intimement, il ne put s’empêcher de se demander si c’était ce que l’enseignant avait cherché, en les réunissant. En confrontant deux éléments qui ne demandaient qu’à se repousser, peut-être espérait-il une réaction chimique qui parvienne à les raisonner, en mettant à bon escient cette colère à la fois brûlante et froide qui les habitait alors. Et peut-être même qu’il réussissait. Ou alors… il ne faisait que son devoir, et cette impression n’était alors que le fruit du hasard. « Je n’ai jamais cherché à ressembler à une garce, je dis juste ce que je pense la plupart du temps et ça ne plaît pas. Je me comporte comme j’ai envie de me comporter et ça ne plaît encore pas. Alors on finit par me le reprocher et après, ça se plaint par derrière que je me suis défendue. Au bout d'un moment, ce n’est pas moi la garce. » Si à la première écoute chacune de ses paroles lui donnaient simplement envie de hurler que, bon sang, elle ne comprenait rien à rien, en prenant la peine de leur accorder un peu d’attention… quelque chose d’à peine perceptible à l’oreille s’en détachait, derrière l’apparente incapacité à se remettre en question. De l’obstination. De la franchise, de l’aigreur, une certaine hostilité, des comptes à rendre avec le reste du monde.

Ça commençait à ne plus ressembler à une de ces retenues banales et laborieuses telles qu’il se l’était imaginé. Ils étaient là, à se confronter l’un l’autre, sur leurs rancunes, tous deux vulnérables. Et il l’observait alors, avec curiosité, dévoiler ses fêlures, tandis qu’elle se révélait étonnamment humaine. Arrogante et insupportablement prétentieuse, mais humaine malgré tout. C’en était déconcertant. “T’imagines la foire que ce serait, si on se comportait tous comme on le voulait ? Ça tiendrait qu’à moi, je ferais brûler ce foutu château et son directeur avec. Moi aussi, j’ai envie de l’ouvrir pour cracher toute cette putain de haine. On a juste tous une manière différente de la manifester, et finalement, aucune de nos méthodes n’est la bonne. Et la tienne est pas mieux.” C’était un peu fataliste comme raisonnement, voire pleinement pessimiste. Mais c’était, finalement, la seule explication logique et rationnelle qu’il trouvait, qu’elle leur plaise, ou non. Il soupira, tandis qu’il réajustait l’ourlet de son pantalon au niveau des chevilles, trempées dans l’eau glacée tandis qu’il se baissa pour se saisir d’une nouvelle poutre. Plus volumineuse encore que les autres, sans appuis pour la transporter convenablement, dévorée par l’humidité, et recouverte d’échardes pointues. Il grimaça tandis qu’il peinait à la hisser convenablement sur ses deux bras, si bien qu’après plusieurs essais infructueux, il se résolut à relever à contrecoeur ses yeux vers la Serdaigle, affairée un peu plus loin avec d’autres morceaux de bois. “Narcissa… ?” appela-t-il, vaincu, sans grande conviction. Ça ne lui faisait pas plaisir de s’y contraindre… non, certainement pas. Pourtant, il reconnaissait qu’il n’avait pas le choix, et qu’il était temps de cesser de faire l’enfant. Tant pis pour leurs rancunes, il faudrait bien sortir de cette retenue un jour, et tenter d’être raisonnable… il le supposait en tout cas. “J’aurais… besoin d'un coup de main. Pour porter celle-là.” ajouta-t-il, un peu entre ses dents. Il lui désigna le morceau de bois en question, tandis qu’il tentait vainement de refermer les doigts de sa prothèse de métal autour, en vain. Rien à faire, c’était à peine si les phalanges se décidaient à se mouvoir, de manière imperceptible : avec ce membre bionique qui refusait de lui répondre, il avait la force et l’habileté d’un nourrisson. Et si tu peux éviter de l’ouvrir pour m’envoyer à la tronche que tu me l’avais bien dit et compagnie, ça me va aussi.” lança-t-il d’un ton sans appel, laissant sous-entendre clairement qu’il n’était pas d’humeur à la plaisanterie. Pour une fois, et avec la conversation qu’ils avaient parallèlement, il espérait qu’elle témoignerait ne serait-ce qu’un peu de discrétion, ça restait très humiliant.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Jeu 1 Fév - 3:13

Retenue injuste
narcissa & isidore
Le pire samedi de tous les temps.

« Tu déconnes avec qui tu veux de ce que tu veux, j’en ai rien à carrer ! Mais tu t’es pas dit à un moment donné que tu pouvais être réellement blessante, de le faire à deux mètres d’elle ? T’as pas l’impression que cette fille en avait assez bavé, l’année dernière ? Que c’était peut-être pas le moment pour la descendre encore plus ? T’as peut-être tes galères, Breckenridge, mais ça te donne pas le pouvoir de faire payer tes malheurs de gamine trop gâtée aux autres. »

Non, je n’ai pas réfléchi à savoir si cela pouvait blesser Cooper. Elle a un an de plus que moi, et je suppose qu’elle est censée être un minimum mature pour ne pas pleurer à cause de la première phrase narquoise venue. Je ne comprends pas cette tendance qu’ont les gens à plaindre ces personnes qui n’ont vraiment pas besoin de soutien puisqu’ils le possèdent déjà. Daniela est entourée, bien plus que moi et Tracy réunies, donc je pense qu’Isidore a tort de la considérer comme une victime. D’ailleurs, pourquoi ce terme de victime ? Je ne lui ai rien fait, à proprement parler. Chipoter pour quelques moqueries, c’est ridicule. Tous ces poufsouffle qui la fréquentent au quotidien lui donnent le sourire, la font se sentir bien... Ce sont des choses que je remarque auprès beaucoup de monde et qui ne nécessitent pas de se sentir triste pour eux. Ce sont des personnes qui ne sont pas capables de se satisfaire d'eux-mêmes et qui ont toujours de l'aide autour d'eux. Moi, j'ai toujours vécu ma vie seule ou très peu entourée. Galérer, je sais bien plus ce que c'est que cette imbécile qui ne sera jamais capable de se tirer d'un guêpier sans appeler à l'aide.

« Blessante ? Tracy Bennett en a plus bavé qu’elle et elle a décidé de devenir forte. Les attaques morales répétées à son encontre auraient très bien pu la briser et pourtant, elle tient bon. Je pense même qu'elle aurait supporté sans souci qu'on se moque d'elle pour autre chose que pour ce qu'elle a fait l'an dernier. Alors non, je ne plaindrai pas Cooper, son avenir est assuré tout comme son soutien. Mes galères passent avec les siennes. Elle se remettra de ce que j’ai dit. » Dis-je en me calmant un peu.

Je suis même certaine qu’elle a dû oublier cette journée en Botanique aussi rapidement que possible. Si on commençait tous à prendre à cœur chaque propos acerbe de tout le monde, on serait bon pour la crise cardiaque. D’accord, je n’ai pas été mature en me moquant d’elle mais c’est un problème bien bas par rapport à ce qu’elle a pu vivre, l’an dernier. Vraiment, le rapport n’existe pas. J’aurais même pensé qu’elle aurait totalement ignoré mes paroles au lieu de presque en pleurer. Cooper en fait trop, c’est indéniable. Elle serait du genre à s’effondrer si on la mettait face à un Détraqueur…

Tracy, si seulement je pouvais te rejoindre maintenant…

J’en ai un peu ma claque de cette retenue. J’ai l’impression d’être un elfe de maison et en plus, le travail à faire me semble interminable. Chaque poutre de rangée n’allège pas vraiment le restant à faire et cette eau glaciale qui abiment mes chaussures a presque le don de me rendre malade. Mon pantalon est trempé vers le bas, super… Toutes les conditions sont réunies pour me faire passer une journée des plus tortueuses. Mais malgré tout, je préfère m’entretenir de cette façon avec Isidore plutôt que de me retrouver à devoir lui arracher les yeux. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ce que cela prenne cette tournure.

« T’as tort, c’est toi qui y perdras le plus. » Commence-t-il pendant que je pose une nouvelle planche sur la pile. « Sincèrement, je te le souhaite pas. Si quelqu’un trouvait un jour les mots justes pour te faire ouvrir les yeux, alors il mettrait sûrement fin au gâchis monstrueux que t’es en train de faire. J’espère que tu le trouveras vite. »

Que cherche-t-il encore, bon sang ? M’ouvrir les yeux ? Ils le sont depuis ma naissance, j’ai toujours eu les idées claires, j’ai toujours eu raison et rien ne pourrait remettre en cause ma conception des choses et de mon environnement. Pourquoi Isidore ne veut-il pas le comprendre ? Pourquoi poursuit-il son idiotie au lieu d’aligner sa pensée à la mienne ? Ces questions, je me les pose même pour la majorité du château. Seule une poignée sait voir la même vérité que moi. Tristesse.

« J’ai déjà presque tout perdu et c’était indépendant de ma tour de glace. Et de quel gâchis parles-tu ? J’ai toujours réussi seule si on excepte le fiasco de l’an dernier dont les conditions m'ont été clairement défavorables. »

Cela me fait toujours frissonner de parler de cet échec et en général, je ne l’évoque pas ou très rarement. Je n’arrive pas à admettre à quel point j’ai foiré mon coup. Enfin, d’une certaine manière, c’était aussi de la faute des autres. S’ils avaient prévenu Ashley d’une rébellion potentielle, j’aurais largement pu remplir mon rôle. Les idiots. Tout est de leur faute ! Plus le temps avance et plus je les déteste. Qui d'autre puis-je détester ? Certainement pas moi, non... Il m'est déjà suffisamment rageant de savoir que mon avenir va être compromis alors, je n'ai certainement pas besoin de compatir avec les autres. Sûrement pas ces idiots qui m'ont menée à là où j'en suis.

« T’imagines la foire que ce serait, si on se comportait tous comme on le voulait ? Ça tiendrait qu’à moi, je ferais brûler ce foutu château et son directeur avec. Moi aussi, j’ai envie de l’ouvrir pour cracher toute cette putain de haine. On a juste tous une manière différente de la manifester, et finalement, aucune de nos méthodes n’est la bonne. Et la tienne est pas mieux. »

Je crois que cette conversation commence à me faire perdre le contrôle de mes nerfs et même si je garde un simple air froid et arrogant, au fond, les choses vont mal. J'ai mal. Quelque chose me poignarde au niveau du coeur et je ne sais même ce que c'est, ni d'où cela vient. J'ai l'impression, d'une certaine manière, d'être déchirée. Oui... J'ai presque tout perdu et mon père, en premier lieu. Adossée contre une poutre, j'avale ma salive avec la gorge nouée et sans un regard vers Isidore, je regarde l'eau du Lac s'infiltrer dans le bois sale et abimé. Cette pause me fait autant de bien que de mal.

« Je n'ai jamais dit que je cautionnais que tout le monde agisse comme il veut. Non, eux, il vaudrait mieux qu'ils ne le fassent pas. Moi, c'est une autre histoire. D'ailleurs, pourquoi tu veux faire brûler le château ? Qu'est-ce qui rendrait si haineux l'un des héros de Poudlard, comme ils disent ? » Je lui demande en soupirant de désinvolture.

Est-ce que lui aussi serait une Daniela bis ? A se fabriquer des faux problèmes d'adolescent jamais content alors qu'il y a pire dans la vie ? Pire comme des audiences au Ministère qui risquent de ruiner toute une vie entière ? De ruiner mon talent, mon génie, tout ce que j'aurais pu apporter de bien dans ce monde ? Tout cela m'agace encore plus et je n'arrive vraiment pas à le comprendre. Il devrait profiter d'être en vie, de jouir de sa liberté et d'avoir été honoré pour ses services rendus à l'école. Les bras croisés, je cherche à deviner ce qui peut bien lui pourrir l'existence mais rien ne me vient en tête.

« Narcissa… ? »
Finit-il par m'appeler après quelques instants.
Je tourne ma tête vers lui et m'aperçois qu'il n'arrive pas à transporter l'une des plus grosses poutres du lot. Je croise son regard et l'interroge ainsi.
« J’aurais… besoin d'un coup de main. Pour porter celle-là. »
Sa voix est étrange, comme si cela lui avait demandé tous les efforts du monde pour me demander ça. Je finis par me redresser de ma poutre pour m'avancer vers lui. Je lui avais bien dit que c'était stupide de vouloir se passer de mon aide alors qu'il n'est clairement pas en capacité d'assurer ce boulot dans son entièreté.
« J'arrive.
‒ Et si tu peux éviter de l’ouvrir pour m’envoyer à la tronche que tu me l’avais bien dit et compagnie, ça me va aussi.
‒ Oui, oui... »
Je prends la poutre par le bas et je laisse Isidore porter l'extrémité du haut. En répartissant les poids, nous sommes en mesure de l'amener lentement mais sûrement sur le côté. C'est qu'elle est lourde, celle-là !
« Je n'aurais pas pu la porter seule non plus, de toute façon. » Avoué-je tout en essayant de la poser avec délicatesse sur le sol, créant ainsi une autre pile à remplir.

Je finis par regarder mes mains et constate qu'elles ne sont pas très propres à cause de la poussière et de l'humidité. C'est dingue comme j'ai l'envie immédiate de filer à la douche. Ne désirant pas toucher à mes cheveux avec celles-ci, je décide simplement de souffler sur ma mèche du haut pour la dégager vers l'arrière de mon crâne. Puis, je prends quelques secondes pour souffler suite à notre effort assez nécessiteux en énergie. Je commence à en avoir ras-le-cul de cette retenue qui ne sert à rien et qui n'a rien d'enrichissant. J'aurais préféré effectuer une dissertation en sortilèges ou même ranger des potions de la réserve de Burgess par ordre alphabétique ou par dangerosité de celles-ci. Même ça, cela avait son intérêt !

J'observe à nouveau mon partenaire de punition qui semble s'être attardé sur une autre poutre :

« Ca me gave. Cette retenue n'a aucun sens, ils auraient très bien pu arranger ce hangar avec la magie. Je m'en vais, c'est du foutage de gueule et je commence à penser que Winslow a dû se prendre un café en chemin. Bref, je te propose de discuter de tout ça ailleurs qu'ici. On finit cette conversation et après, chacun fait sa vie. »

Sans vraiment attendre sa réponse, je m'approche de l'une des issues du Hangar. Je vérifie les extérieurs afin de veiller à ce que le professeur de sortilèges ne nous guette pas. Puis, j'ouvre la porte en me retournant une dernière fois vers Isidore.

« T'as pas à faire tout ça. » Dis-je en désignant les poutres de la tête.

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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 2 Fév - 13:59

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« Blessante ? Tracy Bennett en a plus bavé qu’elle et elle a décidé de devenir forte. Les attaques morales répétées à son encontre auraient très bien pu la briser et pourtant, elle tient bon. Je pense même qu'elle aurait supporté sans souci qu'on se moque d'elle pour autre chose que pour ce qu'elle a fait l'an dernier. Alors non, je ne plaindrai pas Cooper, son avenir est assuré tout comme son soutien. Mes galères passent avec les siennes. Elle se remettra de ce que j’ai dit. » Il ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Est-ce qu’elle faisait à ce point exprès de ne rien comprendre ? Ce n’était pas sorcier tout de même ! Elle n’avait qu’à reconnaître une bonne fois pour toutes qu’elle avait mal agi, qu’en se montrant à ce point irrespectueuse et mesquine envers autrui elle avait peut-être brisé tout le cycle de reconstruction d’une élève qui n’a rien demandé à personne. Mais non, madame était dans son bon droit, comme toujours ! Si la tête de quelqu’un ne revenait pas à madame, alors il paraissait logique qu’elle le pourrisse jusqu’à s’en sentir pleinement satisfaite ! Rien à faire, ce genre de comportement le rendait presque hargneux, si bien qu’il écouta à peine la partie concernant la fille dont il était question. « Bennett », Spencer lui avait touché un mot à propos de celle-là… Pas étonnant qu’elles traînent ensemble, tiens. Il ne la connaissait pas plus que ça, mais du peu qu’il en avait entendu, il n’était pas pressé d’aller de la rencontrer, ou de savoir quelle justification idiote lui avait permis de se conduire comme une lâche. « En même temps t’es en train de causer de la nana qui a raconté des craques à tout le château, désolé si je compatis pas beaucoup, elle se l’ait un peu cherché j’ai l’impression ! Quant à Daniela, ouais, j’espère qu’elle s’en remettra. Avec tout ce qu’elle s’est pris elle a pas besoin que sa majesté la reine du monde vienne remuer le couteau dans la plaie. » Peut-être qu’elle avait raison, peut-être que le futur de la Poufsouffle ne pâtirait pas de l’année terrible qu’elle avait vécue. Tout comme il était à la fois possible que les répercussions sur elle soient désastreuses, et qu’elle souffre toute sa vie de ce traumatisme, et de ces difficultés de locution. Il en avait de la peine pour elle : ils étaient un certain nombre à avoir perdu dans ce combat une partie d’eux-mêmes.

« J’ai déjà presque tout perdu et c’était indépendant de ma tour de glace. Et de quel gâchis parles-tu ? J’ai toujours réussi seule si on excepte le fiasco de l’an dernier dont les conditions m'ont été clairement défavorables. » Il cilla, non pas à son prétexte tiré par les cheveux pour expliquer le fait qu’elle n’avait pas réussi à retourner la situation à son avantage l’année dernière, mais au début de ses paroles. Il ignorait ce qu’elle avait perdu, mais il ne s’était pas trompé, en songeant qu’une partie d’elle avait du se retrouver bien amochée pour qu’elle finisse par devenir si infecte, et ce sans même s’en apercevoir. Il demeura interdit, ramassant un morceau de bois qui venait de tomber de la pile, faisant mentalement le lien avec le décès de l’ex professeur Breckenridge. Certes. Effectivement, il y avait des chances que cela fasse partie des évènements auxquels elle faisait référence. Mais pour autant, cela n’excusait pas non plus son attitude. Plus cette conversation se poursuivait, plus l’image qu’il avait d’elle se nuançait, laissant place à une figure plus humaine, pour laquelle il était disposé à compatir. « Enfin c’est évident, arrête de jouer la débile à pas le voir. T’es intelligente, t’as du potentiel, tu manques pas de cran. T’aurais tout pour être de celles qui changent le monde tel qu’il est, et il en aurait bien besoin. Mais avec l’énergie que tu dépenses pour rester une connasse prétentieuse, ça arrivera peut-être jamais. » Il était évident qu’il ne le lui disait pas pour lui faire plaisir. Les mots sortaient de sa bouche de cette façon, tels qu’il les ressentait, sans prendre de pincettes ou chercher à les formuler de manière judicieuse. Il n’était pas doué pour ça. Finalement, cette retenue n’était peut-être pas une si mauvaise idée, au fond… ils perdaient du temps à construire un fichu hangar dont ils se fichaient éperdument, mais au moins, c’était l’occasion d’ouvrir les vannes, de laisser leurs vérités respectives s’entrechoquer. « Je n'ai jamais dit que je cautionnais que tout le monde agisse comme il veut. Non, eux, il vaudrait mieux qu'ils ne le fassent pas. Moi, c'est une autre histoire. D'ailleurs, pourquoi tu veux faire brûler le château ? Qu'est-ce qui rendrait si haineux l'un des héros de Poudlard, comme ils disent ? » Naturellement, l’appellation « héros » lui déplut, tout comme il s’était senti illégitime et imposteur lorsqu’on l’avait appelé sur l’estrade pour lui remettre cette fichue médaille. S’il avait pensé que ce serait avec Narcissa Breckenridge qu’il discuterait de son ressenti concernant la politique de l’école… il n’avait même pas osé le dire à Savannah, du moins pas sans filtre. Les autres souffraient encore, il n’avait pas le droit de les pousser encore davantage dans la paranoïa. Mais avec cette fille, à la fois brisée, hautaine, seule, arrogante, aussi perdue que lui même si elle s’obstinait à ne pas le voir…

Et les vannes s’entrouvrirent, tandis que se déversait le flot, que le ton montait. Sa colère n’était plus redirigées contre elle. Elle était dirigée contre tout ce qui les entourait. Contre le fait qu’il tentait de s’échapper de ce château tout en sachant qu’il serait incapable de survivre à l’extérieur. « Parce que ça me rend dingue ! Dingue qu’on se foute de notre poire en permanence, qu’on oblige une de mes meilleures amies à choisir si elle préfère que je crève, ou se sacrifier pour y passer ! Dingue qu’un clown se prétendant directeur se permette de faire n’importe quoi sous prétexte que monsieur est pote avec Harry Potter ! Dingue de voir qu’à cause de ça, ceux qui souffrent encore d’insomnie au point de s’en bousiller la santé sont pas prêts de retrouver le sommeil un jour ! C’est stupide de dire qu’on est des héros, on est juste des gosses complètement paumés. » C’était en tout cas de cette manière qu’il le percevait. On leur avait fait du mal, un mal épineux dont ils n’arriveraient jamais à se défaire. Peut-être s’atténuerait-il avec le temps, mais pour l’heure, ce n’était pas à l’ordre du jour. Il en souffrait, ses meilleurs amis en souffraient, tout le monde en pâtissait silencieusement. Et s’il fallait que quelqu’un se dévoue pour s’arracher à ce mutisme insupportable, il se dévouait volontiers. Mais en attendant, la construction du hangar avançait difficilement, et de planche en planche, il s’impatientait. L’envie de balancer l’une d’elle dans le tas pour faire voler tout leur travail lui effleura l’esprit, mais il sut se retenir d’y céder. « J'arrive. » Il inspira longuement, tandis qu’il se sentait à nouveau inactif, impuissant. Il détestait cette sensation, ça en devenait à peine supportable. ‒ Oui, oui... » Il lui était, sans le dire, reconnaissant d’obtempérer sans chercher la petite bête à nouveau. Elle se saisit de l’autre extrémité de la poutre, lui permettant d’utiliser sa main valide pour la soulever par le haut. En s’y prenant habilement, la transportant sur le côté, ils parvinrent à trouver un équilibre qui ne le mettait pas à mal. « Je n'aurais pas pu la porter seule non plus, de toute façon. » Il ne savait pas si c’était vrai, et quand bien même, il préférait ne pas le savoir. Une fois qu’ils l’eurent déposée, il étira sa main en tirant sur sa paume, sur laquelle des petits copeaux s’étaient incrustés. « Merci. » ajouta-t-il à mi-voix, sincère. Pour une fois, elle avait bien voulu consentir à ne pas jouer les divas, et dans ces circonstances il lui en était reconnaissant, même s’il aurait nettement préféré ne pas avoir besoin de son aide.

Il allait en saisir une nouvelle, sans conviction, seulement déterminé à en finir avec ce fichu ramassis de bois, jusqu’à ce qu’elle s’interrompe. Il la toisa alors avec surprise. « Ca me gave. Cette retenue n'a aucun sens, ils auraient très bien pu arranger ce hangar avec la magie. Je m'en vais, c'est du foutage de gueule et je commence à penser que Winslow a dû se prendre un café en chemin. Bref, je te propose de discuter de tout ça ailleurs qu'ici. On finit cette conversation et après, chacun fait sa vie. » Il afficha un air perplexe, tandis qu’il faisait le lien avec la pile de bois qu’il leur restait encore. Sur le fond, elle n’avait pas tort, c’était complètement idiot. Il ignorait ce que Winslow attendait encore d’eux, mais ils s’épuisaient pour rien, personne n’utilisait ce fichu hangar de toute façon. Est-ce que leur enseignant en avait quelque chose à faire au moins ? Sauf que, elle était tout de même en train de proposer à ce qu’ils mettent fin, eux-mêmes, prématurément à leur retenue… Ce n’était pas dans ses habitudes. Il avait souvent été puni, mais toujours fait face aux conséquences de ses actes. « Quoi, tu te barres maintenant ? T’es frappée ? » Mais est-ce que l’idée était si mauvaise ? Elle commençait déjà à s’éloigner, sans qu’ils n’aient pu en débattre, aussi elle haussa les épaules. Après tout… elle faisait comme ça lui chantait, il n’était pas son père. « T'as pas à faire tout ça. » Ses mots le déconcertèrent plus que de raison. Qui était-elle vraiment, au fond ? A chacune de ses paroles, elle lui donnait toujours plus de raison de douter, de croire une chose, d’en croire une autre, pour finalement se rendre compte qu’il se trompait. Un vrai casse-tête. « Attends, t’as raison. On se casse. » déclara-t-il soudainement, alors qu’il balançait sur le tas la poutre qu’il tenait alors sous son bras, et de s’approcher de l’embrasure de la porte. Ça allait mal tourner, mais au fond, elle avait raison : rien de tout ça n’avait réellement d’importance, ni cette retenue, ni le reste.
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Ven 2 Fév - 15:36

    C’était une bonne discussion qui se passait dans ce hangar. Ne pas être sur leur dos avait fait son œuvre, ils parlaient comme si je n’étais pas là. Bien sûr, profitant de ce temps pour corriger quelques papiers des premiers tests précédant les BUSE, je n’entendais pas tout aussi clairement que j’aurais pu, mais j’en entendais suffisamment pour avoir une idée de l’évolution des deux élèves. L’un cherchait vraiment à comprendre le comportement de l’autre, l’autre se justifiait tout en démontrant un caractère plus humain que ce que la majorité des élèves lui connaissaient. Elle laissait vaguement transparaître ce qu’il y avait sous le masque. Je n’irai pas jusqu’à dire que ce qui se trouvait dessous était à l’opposé du masque, mais elle était sans conteste plus vivable ainsi. Le jeune homme en était désormais un des rares témoins – pas le seul, puisque j’avais entendu Breckenridge parler de Bennett en termes plutôt élogieux. J’espèrerais qu’elle montre cette facette d’elle un peu plus souvent, et je ne pouvais que caresser l’idée que le fait qu’elle s’ouvre à M. Vayne serait le point de départ d’une amélioration de son comportement. Je ne pourrai sûrement pas en faire plus sans la brusquer, son évolution n’était sûrement plus entre mes mains.

    Vérifiant régulièrement l’heure sur une montre à gousset magique dans ma poche, j’observais qu’il était temps que cette punition finisse. Je n’avais pas prévu de les occuper trois heures dans ce hangar, mais ils devaient y rester un certain temps tout de même. Il s’agissait tout de même de leur passer l’envie de recommencer le scandale qu’ils m’avaient fait lors de mon dernier cours. Je rangeais donc mes papiers là où je les avais pris, je fis disparaître magiquement ma cigarette, et je me redressais pour me diriger vers le hangar. J’avais vaguement entendu Breckenridge se plaindre de la retenue quand je me relevais, et tandis que je me dirigeais vers la porte j’entendais les deux planifier de partir. Ils pensaient vraiment que je les aurais laissé là sans aucun moyen pour les surveiller ou savoir ce qu’ils font ? Décidément, il y avaient des élèves qui me sous-estimaient. Certes, je n’ai pas la volonté de devenir un professeur craint comme Morgana ou Maxwell, mais je n’étais pas à ce poste par hasard tel un touriste. Je savais ce que je faisais, et s’il fallait je savais également intervenir.

    Puisqu’ils étaient dans un hangar à bateaux, au bord du lac, ils n’avaient pas beaucoup de moyens de partir à part la porte. J’attendais donc devant, bras croisés, que Breckenridge l’ouvre pour tomber nez à nez avec moi. Elle ne me capta pas tout de suite puisqu’elle se tournait vers Vayne pour l’inciter une fois de plus à partir. Lui, n’ayant pas encore atteint la porte, ne me voyait pas encore non plus.
    « Hé bien, vous voulez me fausser compagnie ? » m’enquérais-je pour leur faire savoir que j’étais là. J’aurais sûrement pu prendre cela comme une insubordination et sévir de nouveau, mais la punition devait de toute façon s’achever. Et ils avaient compris le message que je voulais leur faire passer, puisqu’ils semblaient un peu moins se haïr mutuellement. Quant au respect de l’autorité, c’était une autre histoire, mais je devais avouer que j’aurais fait la même chose après une punition si longue. Il faut ce qu’il faut, que voulez-vous.

    « Cela étant, on est arrivé à la fin du temps que devait durer cette punition. Et… » Je me penchais légèrement pour voir l’état du hangar maintenant qu’ils l’avaient nettoyé. « Vous avez fait un bon boulot là-dedans, je n’ai aucune raison de vous retenir. J’espère que vous aurez appris de cette expérience. » Même maintenant, je n’allais pas avouer ce que j’avais vraiment espéré qu’ils apprennent ce matin. « Votre travail servira de base pour qu’on reconstruise ce hangar correctement, et sera donc apprécié. »

    Bien entendu, avec de la magie on réparera rapidement le hangar. Mais c’était un tel foutoir qu’il était difficile d’y faire un pas pour pouvoir bien s’occuper de la réparation. On ne parlait pas là d’utiliser un Reparo sur un petit objet mais sur un bâtiment entier, si petit soit-il. Faire le ménage aurait aussi pu être fait par magie, mais ça n’aurait pas été une punition dans ce cas. Je sortais finalement les baguettes d’une poche intérieure de ma veste pour les tendre aux deux élèves.

    « Je vous rends donc vos baguettes, et vous pouvez retourner vaquer à des occupations plus normales pour un week-end. Bonne journée à vous. »
    Avec un sourire simple, je m’écartais ensuite de l’encadrement de la porte pour les laisser partir. Pour ma part j’allais rester là un peu, c’était une honte que ce hangar soit resté dans cet état aussi longtemps. Il est grand temps que je m’en occupe. Ils sont grands je n’ai pas à les escorter, et peut-être qu’ils pourront continuer leur discussion, comme ils l’avaient prévu d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Sam 10 Fév - 3:39

Retenue injuste
narcissa & isidore
Le pire samedi de tous les temps.

C’est presque vomitif de voir à quel point il défend cette Daniela. C’est à cause de personnes comme lui que l’on continuera à voir cette fille comme une pauvre petite victime alors qu’ils continueront en même temps de s’acharner sur des innocentes comme Tracy. Je crois que les gens ne sont pas prêts d’avoir un minimum de logique dans leur tête. Je me contente de lâcher un « Tch. » désapprobateur tout en retournant à ma tâche. Au bout d’un moment, il ne sert à rien d’insister auprès d’une personne trop butée. Il ne lui arrivera plus rien à sa petite Poufsouffle chérie, elle va vraiment s’en remettre avec tous ses super amis autour d’elle ! Lisez cette phrase avec sarcasme, par contre. Je sais qu’un paquet d’élèves ont perdu quelque chose au cours de ces combats et ils méritent vraiment d’être plaints ‒ dont moi ‒ mais en faire tout un caca nerveux alors qu’il suffit d’avancer en essayant d’y faire face soi-même est risible. Je n’ai pas hurlé ma propre perte sur tous les toits, personnellement.

Ramassant un morceau de poutre cassé, je le porte aisément jusqu’à la pile déjà bien entamée. La poussière est omniprésente et me fait tousser de temps à autres. Si je me suis faite à l’odeur de l’humidité, pour ce qui est de la poussière, c’est autre chose.

« Enfin c’est évident, arrête de jouer la débile à pas le voir. T’es intelligente, t’as du potentiel, tu manques pas de cran. T’aurais tout pour être de celles qui changent le monde tel qu’il est, et il en aurait bien besoin. Mais avec l’énergie que tu dépenses pour rester une connasse prétentieuse, ça arrivera peut-être jamais. »

Est-ce que ces compliments viennent vraiment d’Isidore ? N’a-t-il pas bu une potion de Confusion au petit matin ? Je dois avouer que c’est surprenant de sa part et je ne réponds pas immédiatement au tac au tac. Le problème, c’est que je n’agis pas comme une connasse prétentieuse, comme il dit. Je suis d’accord avec la majorité de ses propos sauf ça. Enfin, au moins, je peux lui reconnaître ça.

« De toute façon, tout cela est remis en cause. Le mois prochain, la connasse prétentieuse ne sera plus là. »

Je n’ai pas envie d’argumenter plus sur le fait que je ne corresponde pas à ces deux qualificatifs puisque ça ne sert à rien. Les faits sont là. En attendant la sentence, je pense que je peux profiter de mes derniers instants en tant qu’élève tout en me fichant bien de ce qu’on peut penser de moi. Au final, j’ignore pourquoi je m’acharne autant sur cette discussion alors que tout est déjà bouclé. On a déjà décidé de mon destin, à savoir celui de pourrir mon génie et tout ce dont j’aurais pu apporter à ce monde de merde. C’est lamentable. Avec un peu de chance, je m’en tirerai avec simplement quelques années à Azkaban mais même un seul mois suffit à ruiner toutes vos chances de vous élever en société…

Après m’être arrêtée dans ma tâche, Isidore me fait part d’une information qui me tique. C’est vrai que j’ai du mal à l’imaginer en train de craquer, à en vouloir au monde entier alors qu’il s’en est tiré en juin. D’accord, ce handicap est méga chiant mais il est vivant… Pourquoi se montre-t-il si haineux envers le château ? Je me permets de lui poser la question sur un air lassé censé dissimuler ma curiosité.

« Parce que ça me rend dingue ! Dingue qu’on se foute de notre poire en permanence, qu’on oblige une de mes meilleures amies à choisir si elle préfère que je crève, ou se sacrifier pour y passer ! Dingue qu’un clown se prétendant directeur se permette de faire n’importe quoi sous prétexte que monsieur est pote avec Harry Potter ! Dingue de voir qu’à cause de ça, ceux qui souffrent encore d’insomnie au point de s’en bousiller la santé sont pas prêts de retrouver le sommeil un jour ! C’est stupide de dire qu’on est des héros, on est juste des gosses complètement paumés. »

Je vois. Ce sont avant tout les événements d’après la rentrée qui le rendent dingue. Je dois reconnaître que Halloween a été une mauvaise plaisanterie et que je comprends toutes les plaintes qu’a reçu Londubat. Je n’ai envoyé aucun courrier pour ma part parce que je n’ai pas eu le temps de connaître le même traumatisme que les autres ‒ on m’a tuée en moins de deux minutes ‒ mais j’imagine que voir ses amis mourir ou faire des choix comme celui de la meilleure amie d’Isidore, ça a de quoi énerver ou donner l’envie de s’en prendre à l’organisateur. Je sais que Londubat est un ami de Harry Potter et qu’il a toujours été maladroit mais à son âge, il a certainement dû prendre de la maturité. Il aurait dû savoir qu’on ne prépare pas des élèves à un prochain combat en simulant des situations pareilles.

« C’est vrai que la nomination de Londubat laisse à désirer. Peut-être que tu devrais changer d’école si ça te rend si dingue. Mais bon, fuir, ce n’est pas vraiment une solution d’un autre côté. »

Il lui reste encore deux ans à étudier ici donc c’est à lui de voir s’il serait capable d’y survivre. D’autres parents n’ont même pas attendu pour retirer leurs enfants de Poudlard pendant l’été et aujourd’hui, ils étaient soit à Durmstrang, soit à BeauxBâtons. Ou bien ils suivaient des cours par correspondance.
Sur cette discussion, nous finissons par allier nos forces pour soulever la plus lourde des poutres. Cela ne me dérange pas de le faire, sachant que c’est un peu le but de la retenue et qu’avec sa main peu habituée à sa prothèse, la tâche n’est pas évidente. C’est d’ailleurs après avoir entendu son remerciement que je me décide à arrêter ce travail totalement naze. C’est bon, quoi. On en a assez fait, je trouve, et jouer les esclaves, ça va deux secondes. La magie a de quoi faire de ce hangar un palace, pas besoin de main d’œuvre supplémentaire. Je l’invite à venir avec moi en espérant qu’il ne soit pas assez fou pour refuser. Au pire, c’est son problème.
« Quoi, tu te barres maintenant ? T’es frappée ?
‒ Ouais, exact. »
Je souris narquoisement, amusée par sa réaction. S’il a cru que j’étais du genre à obéir sagement au professeur de sortilèges, il se met le doigt dans l’œil. J’attends encore quelques secondes avant qu’il ne se décide enfin.
« Attends, t’as raison. On se casse. » Finit-il par dire tout en balançant la poutre qu’il tient.
Il a pris la bonne décision ! Je préfère continuer cette discussion ailleurs qu’ici. Même la Forêt Interdite est un endroit plus sympathique malgré sa dangereuse faune. Isidore s’avance donc vers moi tandis que je pousse la porte. Mais j’ai à peine le temps de faire un pas que la silhouette du professeur Winslow me fait face.

« Hé bien, vous voulez me fausser compagnie ? »

Je soupire et fais la gueule ; sérieusement, il nous a vraiment entendus ? N’était-il pas censé se prendre un café en chemin, en attendant qu’on termine le boulot ?

« Cela étant, on est arrivé à la fin du temps que devait durer cette punition. Et… » Mon cœur bat presque de joie à ce moment. « Vous avez fait un bon boulot là-dedans, je n’ai aucune raison de vous retenir. J’espère que vous aurez appris de cette expérience. » Gagné ! Libérée ! Délivrée ! Corvée terminée. « Votre travail servira de base pour qu’on reconstruise ce hangar correctement, et sera donc apprécié.
‒ Merci, professeur. »
J’hoche la tête en même temps, bien contente que ça lui ai plu, à celui-là. Nous n’avons pas terminé de ranger toutes les poutres mais je suis sûre que le professeur saura s’en charger en quelques secondes. Par la suite, Winslow nous rend nos baguettes et nous permet de vaquer à nos occupations en s’écartant de l’entrebâillement de la porte.

Ma baguette m’a tellement manquée que je l’utilise bien évidemment pour nettoyer ma tenue d’élève ainsi que pour me passer de l’eau sur les mains. J’en aurais presque souri si je n’étais pas à côté d’Isidore. C’est même vers lui que je lève les yeux juste après.

« Pour en revenir à ton problème de tout à l’heure, tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire mais il y a toujours pire. Je conçois que tu sois en colère mais tes potes, ils ou elles sont encore en vie. Tu ne les as pas perdus à Halloween et ils seront, j'en suis sûre, encore près de toi dans un mois et c’est tout ce qui compte. »


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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Lun 12 Fév - 15:35

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I just keep crashing Living on my rations The bullets and the roses Devil and the poses Don't know where my ghost is Don't know where my home is Guess we never chose this I'm in the sea with Moses Looking for my roses I guess it's never hopeless The bullets and the passion Devils and the poises This has never happened Nothing ever happens Rob from always on the run dot net is so bad and copy paste is a sin Nothing ever happens
« De toute façon, tout cela est remis en cause. Le mois prochain, la connasse prétentieuse ne sera plus là. » Il la fixa, avec un air de lassitude. Comme si sa convocation au ministère changeait quelque chose. Elle avait beau jouer les défaitistes, il ne doutait pas qu'une fille comme elle trouverait le moyen de s'en sortir néanmoins, grâce à quelques relations bien placées, un discours habile et pompeux qui ne manquerait pas de souligner à quel point son double-jeu s'était révélé utile dans le cadre de la rébellion, même si en réalité personne n'en avait jamais vu la couleur. Ce qui était le plus étrange, c'était que cette situation paraissait réellement l'affecter, comme si elle n'acceptait pas le fait d'être ainsi traitée en criminelle. Se raclant la gorge, Isidore continua de mettre en place les morceaux de bois nécessaires à la construction de leur hangar. Qu'était-il censé dire ? La rassurer ? Lui dire qu'elle ne l'avait pas mérité ? Non, parce que c'était absolument faux, et il n'était pas dans ses habitudes d'adapter ce qu'il pensait être la réalité pour faire plaisir à ses interlocuteurs. Il ne la regretterait pas, si elle quittait le château, et s'habituerait rapidement à son départ définitif sans la plaindre d'aucune manière. Dans le meilleur des cas, il regretterait juste qu'elle ait gâché à ce point un avenir prometteur par arrogance. « C’est vrai que la nomination de Londubat laisse à désirer. Peut-être que tu devrais changer d’école si ça te rend si dingue. Mais bon, fuir, ce n’est pas vraiment une solution d’un autre côté. » Elle n'avait pas tort, d'un côté. Certes, elle ne promettait aucune solution, mais il n'en existait pas vraiment, dans leur cas. Etait-ce réellement un problème d'école, au fond ? Plus le temps s'écoulait, moins il en était sûr. Si ça se trouvait, il était tout simplement devenu incompatible avec toute forme de mise en tutelle... S'il avait du se montrer de bonne foi, peut-être aurait-il même fini par reconnaître que Londubat n'était au final pas la source de ses maux. Peut-être même bien qu'aucun autre directeur n'aurait pu faire mieux que lui... Cette année était tout simplement destinée à être subie tandis qu'ils combattraient, chacun, leurs démons intérieurs. "Non en effet, c'est pas une solution." déclara-t-il simplement, tandis qu'il jetait machinalement sur la pile un bois de bois pour lequel il ne parvenait pas à trouver une disposition adéquate.

‒ Ouais, exact. » Et la proposition qu'elle venait d'émettre n'était que pure folie, elle le reconnaissait elle-même. Si par réflexe il s'en était formalisé, s'interrogeant sur les potentielles retombées qu'auraient l'acte d'insoumission qu'ils s'apprêtaient à commettre, il ne tergiversa pas longtemps avant de renoncer à son tour. Pour une fois, il devait bien reconnaître qu'elle avait raison : tout le monde se fichait bien de ce hangar à bateaux, c'était à peine si le commun des élèves savait que les barques qui servaient d'ordinaire à les acheminer jusqu'au château en première année étaient rangées quelque part. Et quand bien même, leurs baguettes auraient permis un résultat bien meilleur... Sans parler de son infirmité, avec laquelle il devait composer. Contre toute attente, il se surprit donc à emprunter le chemin de la sortie, avec cette rivale hautaine qui n'en était plus exactement une. Il ne savait plus vraiment que penser d'elle, après cet échange... « Hé bien, vous voulez me fausser compagnie ? » La voix du professeur Winslow le tira de ses songes, et il le fixa, hébété, comme un gamin pris en faute. Qu'était-il censé faire ? Se justifier ? Dire qu'il n'avait pas réellement nourri le projet d'aller à l'encontre des règles formulées au début de leur punition ? Non, parce que c'était tout bonnement faux. Aucun d'eux n'avait envie d'être là un samedi après-midi, et s'ils ne s'étaient pas étripés au cours de la reconstruction de cet abri, cela tenait du fait qu'il considérait avoir obtenu réponse à certaines de ses interrogations concernant Narcissa. Son opinion d'elle n'avait pas subi grande amélioration, mais quelque part... il la comprenait. Davantage qu'il ne l'aurait cru à l'origine. C'était curieux de le remarquer, si bien qu'il se demanda à nouveau si leur professeur aurait pu prévoir que cela arriverait. « Votre travail servira de base pour qu’on reconstruise ce hangar correctement, et sera donc apprécié." Il le toisa, un peu déconcerté par cette soudaine bienveillance. Cela signifiait qu'ils n'étaient pas punis, malgré leur fuite manquée ? De plus en plus étrange, à croire que cette école jouait avec son état mental. "Oui, merci professeur." se contenta-t-il d'ajouter en récupérant sa baguette, toujours sans savoir à quoi leur enseignant avait pu songer en leur confiant pareille entreprise.

Ils s'éloignèrent donc dans le parc, tandis qu'il trouvait curieuse cette situation. Ils n'étaient plus forcés de rester ensemble, et pourtant, ils ne se séparaient pas à la suite de cette retenue, se contentant d'évoluer en remontant la pente rocailleuse qui les menait jusqu'aux serres de Liu, puis à l'entrée du domaine. Il hésita à prendre la parole en premier, afin de poursuivre leur conversation, avant de se dire qu'elle n'était plus obligée de l'écouter, leur retenue étant terminée. « Pour en revenir à ton problème de tout à l’heure, tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire mais il y a toujours pire. Je conçois que tu sois en colère mais tes potes, ils ou elles sont encore en vie. Tu ne les as pas perdus à Halloween et ils seront, j'en suis sûre, encore près de toi dans un mois et c’est tout ce qui compte. » A nouveau, elle le prenait de court, et il se tournait vers elle, un sourcil levé. Il ne s'était pas attendu non plus à ce qu'elle poursuive, encore moins à ce qu'elle en prenne l'initiative. Est-ce que tout cela l'intéressait, au final ? Peut-être plus qu'il ne l'avait soupçonné au départ : il ne s'agissait plus d'un duel de répartie ou d'un échange d'hostilités. Maladroitement, à leur manière, elle dans sa froideur et dans sa vanité, et lui parfois sous couvert d'agressivité, ils ne cherchaient qu'à se découvrir, qu'à examiner l'autre sous toutes ses coutures, au-delà des barrières qu'ils hissaient. "Non, j'ai perdu personne, j'ai de la chance qu'ils soient toujours là. C'est moi qui me suis perdu." répondit-il sous simplement, en fourrant sa main valide dans sa poche, tandis que sa prothèse, ballante, se balançait au gré de leur remontée. "Et dans l'état actuel des choses, j'ai pas envie de leur imposer ce que je pourrais devenir. Je crois que je serais peut-être mieux seul." finit-il par avouer, le regard fixé vers les hautes tours, qui se dessinaient avec davantage de précision. Il n'était pas sûr d'avoir confié cette information à qui que ce soit, et à nouveau, cette soudaine confidence de sa part le surprenait. "Ces amis dont tu parles, ils peuvent panser certaines plaies, mais pas te sauver, Narcissa. Ni du ministère, ni de toi-même. Si tu décides un jour de prendre un autre chemin, de décider de te battre pour un truc qui te tient vraiment à coeur, et par fierté à la noix, faudra que tu fasses la route toute seule." ajouta-t-il d'un ton serein. Ils contournèrent les pins avoisinnant le lac jusqu'à voir apparaître plus loin le saule cogneur. Le plus étonnant, c'était qu'il le pensait réellement.
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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Re: Une punition coopérative - Isidore Vayne et Narcissa Breckenridge   Mer 14 Fév - 20:39

Retenue injuste
narcissa & isidore
Le pire samedi de tous les temps.

Je ne dirais pas que je ressens de la sympathie pour Isidore mais je pense pouvoir admettre qu’il est moins infect que ce que je pensais. Maintenant que cette retenue est finie, plus rien ne nous retient et plus rien ne nous force à devoir nous supporter. C’est sans doute ce qui m’a poussée à évoquer ses amis. La fin de notre conversation avant que nous ne prenions la décision de partir ne m’a pas tant que cela laissé de marbre, au final. J’ai en quelque sorte compris qu’il avait lui aussi des démons qui le hantaient mais jamais ils ne seront à la hauteur des miens. Il n’est pas nécessaire pour lui de se pourrir la vie avec des problèmes qui ne sont pas si majeurs. Dans un mois, je ne verrai certainement plus mes propres amis. Dans un mois, Isidore pourra se vanter d’avoir passé une bonne soirée à déconner avec Keagan de Sainte-Foi et Daniela Je-chiale-pour-rien Cooper. Oui, il a la vie qui lui sourit, ce petit Serpentard.

« Non, j'ai perdu personne, j'ai de la chance qu'ils soient toujours là. C'est moi qui me suis perdu. »


Je jette un coup d’œil à sa prothèse. C'est vrai que perdre sa main, c'est quand même affreux. C'est un handicap sévère qui l'empêchera d'exercer toutes sortes de métiers à moins qu'il ne sache parfaitement s'adapter à sa prothèse. Qu'aurais-je fait à sa place ? Je crois que cela m'aurait rendue dingue et c'est bien la première fois que je prends la peine de m'imaginer dans la même situation que quelqu'un d'autre. Cela m'apparaît très clairement et je me demande pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt. Peut-être parce que je ne lui accordais aucune importance, au final. Perdre une main, ce serait m'arracher le titre de Perfection et je pense que l'on peut ainsi dire qu'Isidore s'est perdu sans le vouloir.

« Et dans l'état actuel des choses, j'ai pas envie de leur imposer ce que je pourrais devenir. Je crois que je serais peut-être mieux seul. »

C'est inhabituel et bizarre de ma part mais je vois où il veut en venir. C'en est presque effrayant. La solitude a toujours été mon amie et je n'ai cherché à la rejeter qu'une seule fois ; l'an dernier, quand je n'en pouvas plus de me sentir si isolée de mes proches. Tracy venait juste d'être envoyée dans les cachots et je me méfiais de plus en plus de Naïa. Cette période m'a donc fait me rapprocher de Megan et j'ai trouvé en elle un certain réconfort. Mais désormais, je ne sais pas si je peux la rejeter encore une fois en sachant qu'elle sera tout ce que j'aurai une fois renvoyée de Poudlard. Je n'ai pas d'autre choix que de m'y résoudre jour après jour.

« Je comprends. C'est ce que j'ai fait, l'an dernier... Cavalier seul. Leur faire croire des mensonges...Les tenir loin des risques. » Dis-je d'un air mélangeant sérieux et mélancolie.

Je ne sais pas pourquoi je lui avoue ça mais dans un sens, cela ne me gêne pas vraiment. C'est la vérité et je ne peux qu'approuver l'initiative de gérer les choses soi-même même si cela nécessite de tenir les autres à distance pour les protéger. Tant que ses amis seront toujours vivants et qu'il peut quand même les voir quand il le souhaite, c'est sûrement le principal.

Nous continuons de marcher, les yeux rivés vers les tours du château, puissantes et dominantes dans notre champ de vision. Cette école nous en aura fait baver durant notre scolarité mais elle nous a aussi appris à nous forger. A nous construire, à faire des choix qui font ce que nous sommes aujourd'hui. La plupart sont débiles mais il y a des gens comme moi qui serons toujours là pour remonter le niveau. Je ne peux pas élever Isidore jusqu'à la même position que moi mais je ne peux pas non plus le catégoriser parmi les déchets. Il aura gagné des points, aujourd'hui...

« Ces amis dont tu parles, ils peuvent panser certaines plaies, mais pas te sauver, Narcissa. Ni du ministère, ni de toi-même. Si tu décides un jour de prendre un autre chemin, de décider de te battre pour un truc qui te tient vraiment à coeur, et par fierté à la noix, faudra que tu fasses la route toute seule. »

La voix d'Isidore change de timbre. Nous sommes loin de la scène grotesque de tout à l'heure où nous étions prêts à nous jeter des pierres jusqu'à ce que l'autre ne flanche sous la lapidation. Je crois que je ne l'ai jamais vu prendre un ton aussi serein avec moi. C'est presque embarrassant mais ce n'est pas désagréable, bien au contraire. Alors que nous contournons les pins avant d'apercevoir le Saule Cogneur, je l'observe du coin de l'oeil. Tout à l'heure, il m'a sorti un discours assez différents de celui-là au sujet des barrières à faire tomber, au sujet de se faire aider par les autres. Et désormais, j'ai l'impression que sa pensée s'aligne bien plus avec la mienne. Est-ce qu'il aurait, par hasard, pris du recul ?

« Je sais. Je visualise bien ce qui m'attend et je sais que bientôt, j'arpenterai définitivement mon chemin seule. En fait, la solitude a toujours fait partie intégrante dans ma vie quand j'y pense. Même s'il y a eu des bons moments sans elle, c'est vrai. »

Tracy, Anthea, Zach... Même si je déteste désormais ces deux derniers, je ne peux pas les effacer complètement de ma mémoire.

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