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 j'ai besoin que tu me dises que tout ira bien (ft Brook)

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

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MessageSujet: Re: j'ai besoin que tu me dises que tout ira bien (ft Brook)   Ven 8 Déc - 12:37


❝ J'ai besoin que tu me dises que tout ira bien ❞Brooklyn & Casey
"Non, pas vraiment c’est vrai ! Mon niveau moyen me suffit amplement … et les profs n’en reviendraient pas si je venais à avoir de meilleures notes !" Dis-je en plaisantant, même si, au fond, c’était la vérité. Un élève moyen qui devient un des meilleurs de la classe, y’a anguille sous roche.Je ne prétends pas que ce n’est pas possible, mais pas aussi rapidement et certainement pas avec quasiment un an passé à jouer les esclaves. Ils se doutent bien que j’avais un peu d’autres préoccupations à cette époque et que mes devoirs ou l’acquisition du savoir n’en faisaient pas partis. Survivre par contre en faisait totalement parti. Alors non, même pour tout l’or du monde, je ne confierais pas à Casey le soin de faire mes devoirs, même si cela me vaudrait certainement les félicitations de mes professeurs. A quoi ça servirait ? J’aurais des bonnes notes toutes l’années, très bien, mais arrivé aux examens, je me planterais royalement parce qu’il est évident que Casey et moi ne nous ressemblons pas et que je doute que le polynectar soit une bonne idée. Après tout, même si en soit ça pourrait se tenter, nous aurons nos examens en même temps, je ne vois pas comment on pourrait y arriver. Et puis si c’est pour donner de mauvaises idées à nos professeurs, comme se tourner vers moi pour obtenir de bonnes réponses quand personne ne connaît la réponse, je serais bien dans la merde. Je n’aime pas parler en public, je n’aime d’ailleurs pas parler tout court et on se doute bien que si Casey n’avait pas la réponse, je ne vois pas comment je pourrais l’avoir. Alors non, définitivement, je garde pour moi mon niveau moyen, qui me satisfait largement et rend fière mes parents. A croire que quand tu as un passé de merde, on ne s’attend pas à un miracle de ta part niveau scolaire et quand tu as juste la moyenne, c’est presque jour de fête. Evidemment, je ne doute pas un instant qu’ils se disent que je pourrais faire beaucoup mieux si je m’en donnais les moyens parce que j’ai les capacités et je doute qu’ils aient tort, mais pourquoi faire ? J’ignore ce que je veux faire plus tard mais je doute avoir un grand avenir tout tracé. J’aurais certainement un boulot inintéressant au possible qui paiera mes factures ou alors je vivrais aux crochets de quelqu’un pendant que je tenterais de percer dans la sculpture. Bref, je doute d’avoir un avenir radieux.

Nous continuons à avancer dans ce tunnel sombre et peu rassurant. Mais Casey fait un faux pas et manque de chuter. Réflexe oblige, elle se rattrape à la première chose qui lui tombe sous la main, moi. Je ne peux pas trop lui en vouloir, mon premier réflexe à moi fut de tenter de la retenir. Donc dans un cas, comme dans l’autre, nous aurions été confronté à la même situation, un contact physique. Et dieu que nous détestons cela. En tout cas moi je déteste et cela se ressent. Je ne voulais pas montrer que ça me dérangeait, parce que c’est Casey, que c’est un accident et qu’elle n’allait quand même pas se vautrer pour mon bon plaisir et qu’elle n’éprouve certainement pas plus de plaisir que moi de cette situation. Mais c’est plus fort que moi, instinctif, je ne peux retenir de me crisper. Elle me connaît, elle sait qu’elle ne doit pas le prendre pour elle, que ce n’est pas personnel, c’est juste que je ne peux pas. Elle ne dit rien, mais enlève vite sa main et la gêne nous gagne de nouveau. Bravo Brooklyn. Je lui demande si elle va bien, si elle ne s’est pas blessé et visiblement tout va bien, on va pouvoir continuer comme si de rien était, laissant planer la gêne entre nous. Nous qui avions si bien commencé, je constate que ça n’aura pas durer. C’est la faute à personne, juste à pas de chance. Parfois, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, cela ne sert à rien de lutter. Nous continuons à avancer en silence, prenant bien garde à ne pas réitérer cette erreur. Mais nous nous retrouvons rapidement confronté à une nouvelle difficulté. A croire qu’être enfermé ensemble dans un passage secret, sans que personne ne le sache, ce n’était pas suffisant. Il fallait en plus rajouter un éboulement devant nous, pour pimenter un peu la situation. L’avantage - si on peut en trouver un - c’est que notre esprit est focalisé exclusivement sur cet obstacle et sur le moyen de le franchir. Ce fut Casey qui décida d’agir en premier. Sortant sa baguette et la braquant sur le mur de pierres, elle prononça une formule qui eut pour effet de créer un trou. Parfait, rien ne s’est effondré autour de nous, nous sommes encore en vie, il faut croire que nous sommes chanceux dans notre malheur, c’est toujours ça de pris.

Mais c’était bien joli d’avoir fait un trou, maintenant il fallait le franchir. Il n’était pas très grand, mais suffisamment néanmoins pour qu’on puisse le passer tous les deux. Casey n’ayant pas l’air d’être motivée à passer en premier, je pris la décision de le faire. Après tout, elle avait créé l’ouverture, il fallait bien que je fasse ma part du contrat et s’il fallait passer en premier pour vérifier que c’était safe, alors soit. De là à dire que je le faisais sereinement, il y avait encore un pas, mais disons que j’affichais un visage fermé, histoire de ne rien montrer de l’angoisse qui montait au fil du temps. Être enfermé dans ce tunnel n’était absolument pas bon pour mes nerfs. Trop de pression, trop d’angoisse, trop de mauvais souvenir, un sentiment constant d’insécurité, une peur de mourir sans que personne ne le sache … la peur de mourir, tout simplement. Je ne prétends pas que mourir avec Casey à mes côtés n’aurait pas un côté rassurant, mais à 15 ans, je ne trouve un peu jeunes, autant être honnête. Je franchis l’ébouli sans trop de difficultés, ce qui est déjà une bonne chose. J’attends patiemment que Casey en fasse de même et nous nous retrouvons tous les deux de l’autre côté. Une petite victoire que nous n’avons pas vraiment le temps de savouerer. Au bout de quelques mètres, commençons à marcher dans des flaques d’eau. L’humidité augmente d’instant en instant. Au début, rien de grave, juste des gouttes qui nous tombent dessus de temps à autres et des flaques plus ou moins grandes sous nos pieds. Et puis au fil des pas, les flaques commencent à prendre de l’ampleur, jusqu’à devenir un problème. Nous ne nous en sortirons jamais. Finalement, nous ne mourons pas écrasé mais noyé, quelle joie ! Nous continuons malgré tout à avancer, ce n’est pas comme si nous avions vraiment le choix. L’eau commence à augmenter, d’abord aux chevilles, puis à mi mollets. Et puis la voix de Casey résonne de nouveau dans le silence. Elle ne peut pas avancer. Je ne peux pas l’en blâmer, je n’ai pas des masses envie d’aller plus loin, mais avons-nous vraiment le choix ? Il faut bien savoir s’il y a un passage ou si nous allons être bloqué. "Ok ! …. Reste là, je vais voir s’il y a un passage." Je ne vais pas la forcer à me suivre alors que j’ignore si ça va nous mener quelque part, alors je décide d’y aller seul. J’avance, d’un pas prudent, pas particulièrement à l’aise mais je continue malgré tout. Mon coeur joue un concert dans ma poitrine, mon souffle devient douloureux, j’ai froid et l’eau continue à monter ….

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1-2 >> L’eau continue à monter, jusqu’à empêcher la progression. Il ne peut pas y avoir de sortie de ce côté là, elle doit être bouchée pour avoir facilité l’accumulation de l’eau. Il va falloir faire demi-tour.
3-4 >> L’eau continue à monter un peu, puis à redescendre. C’est bon signe, non ?
5-6 >> L’eau arrête assez rapidement à monter et bientôt je touche la terre ferme. La libération est proche ou en tout cas j’espère !



Brooklyn Noah Caldwell
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Dernière édition par Brooklyn N. Caldwell le Ven 8 Déc - 12:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: j'ai besoin que tu me dises que tout ira bien (ft Brook)   Ven 8 Déc - 12:37

Le membre 'Brooklyn N. Caldwell' a effectué l'action suivante : Le Hasard


'Le Hasard' : 2
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MessageSujet: Re: j'ai besoin que tu me dises que tout ira bien (ft Brook)   Ven 8 Déc - 21:11


❝ Que tu m'dises que j'suis hors de danger, que mon état va s'améliorer ❞Brooklyn & CaseyL’obscurité, le tunnel étroit, les rats, l’eau profonde… cette matinée regroupait décidémment toutes ces pires phobies. À croire qu’avoir passé l’après-midi de la veille sous philtre d’amour à embrasser le préfet de sa maison puis sa matinée à s’embrouiller avec Brooklyn n’était pas suffisant, il fallait en rajouter une couche. Et pas une petite. La maxime “au fond du trou et continue de creuser” s’appliquait parfaitement à sa situation actuelle et tout ça augmenta d’un cran quand les flaques devinrent plus profondes. Casey s’efforça de ne pas y penser, la seule chose sur laquelle elle se focalisait à cet instant, malgré l’eau qui clapotait à chacun de ses pas et à chacun des pas de Brooklyn, c’était sur la sortie. Ils devaient sortir de là, coûte que coûte. La tension entre les deux adolescents s’était apaisée, ils avaient réussi à plaisanter, et maintenant il fallait qu’ils se sortent de ce mauvais pas. Ils aviseraient ensuite. Le silence s’était installé entre les deux depuis qu’ils avaient franchit la sorte d’éboulement. La brune respectait ce silence mais ne pouvait donc même pas ce distraire en discutant alors elle s’employait à se repasse des formules d’études des runes en boucle, espérant réussir à s’évader, au moins par l’esprit, de cet horrible tunnel. Ça fonctionna. Quelques secondes, tout au plus, et ça aurait peut-être pu marcher plus longtemps si l’eau n’avait pas fini par attendre son genou et par le dépasser. Chaque pas se faisait plus compliqué, aussi bien parce que la masse de l’eau les empêchait de se mouvoir aussi facilement que parce que la jeune fille ralentissait inconsciemment le pas. Ce n’était franchement pas son genre de courir face au danger alors face à de l’eau qui devenait de plus en plus profonde, tout son corps lui hurlait de courir en sens inverse. En fait, sans Brooklyn, elle se serait sûrement arrêtée à la première flaque d’eau, se serait roulée en boule sur le sol et aurait attendu de mourir de faim. Mais là, elle s’était engagée à sa suite, parce qu’ils étaient dans cette merde ensemble, comme durant à peu près la moitié de leur vie, et qu’il était hors de question que l’un des deux baisse les bras. C’est du moins ce qu’elle pensait avant de prendre pleinement conscience que l’eau montait, montait et montait encore, et qu’elle s’était arrêtée machinalement, l’eau au niveau du genou. Devant elle, la silhouette de Brooklyn semblait presque irréelle.

Incapable de faire un pas de plus, quand bien même elle le voudrait : son corps semble prit dans une nouvelle crise de tétanie qui lui bloque le souffle dans sa poitrine, lui fait monter les larmes aux yeux et l’empêcherait presque de parler. C’est avec difficulté qu’elle arrive finalement à élever la voix, guère plus qu’un murmure, presque une supplication bien que personne, personne capable de les sortir de là, ne puisse l’entendre. Elle se sentait nulle de ne pas pouvoir continuer plus loin, mais c’était encore un miracle qu’elle tienne encore debout ou qu’elle n’ait simplement pas fait demi-tour pour s’éloigner de cette eau maléfique qui pourrait l’engloutir sans qu’elle ne soit en mesure de réagir. Brooklyn se retourne vers elle et elle s’accroche à son regard comme on s’accrocherait à une bouée, comme s’il allait l’empêcher de se noyer. Oui, une partie de son cerveau avait conscience qu’elle n’avait de l’eau qu’au-dessus du genou. Mais pour tout le reste de sa personne, c’était déjà beaucoup trop. Ça, plus les rats, plus le tunnel dont les murs semblaient toujours se resserrer autour d’eux, plus la dispute, plus la nuit sans dormir… Il lui dit de ne pas bouger, qu’il va aller voir s’il y a un passage, et la panique s’empare d’elle tout entière en le voyant s’éloigner. Non, il ne peut pas la laisser là toute seule, et s’il trouvait un passage et qu’il fallait nager ? Il la laisserait là ? Sa protestation meurt dans sa gorge. Son esprit n’était plus du tout réceptif à la raison, il paniquait, tout simplement, et ça ne s’arrangea pas en voyant Brooklyn disparaître. Le Lumos était bien pratique, mais dans un tunnel parfaitement obscur ça avait ses limites. Les secondes s’écoulent, une éternité chacune aux yeux de Casey. Et son coeur qui menace de défoncer sa poitrine pour prendre son indépendance, ses joues qui sont mouillées de larmes qu’elle n’a même pas conscience de laisser couler et ses doigts crispés ne pourraient pas se déplier même sous une pression intense. Brook ? Sa voix lui échappe mais elle risque d’atteindre un nouveau degré de panique si le jeune homme ne lui répond pas, s’il ne revient pas rapidement en fait.

Mais aucune réponse de ce coté là du tunnel. Est-ce qu’il lui est arrivé quelque chose ? Est-ce qu’il sait seulement nager, lui ? Il ne se serait pas engagé comme ça si ça n’était pas le cas, quand même ? Casey est déchirée en deux, partager entre l’incapacité d’avancer et le besoin de savoir si Brooklyn respire toujours. Soudain, venant de là où ils arrivaient, elle entendit comme une voix lointaine, comme un écho. C’était quoi ce bordel ? Est-ce qu’il y avait quelqu’un dans ce tunnel ? Ils n’avaient croisés personne pourtant, rien, pas une intersection, juste ce boyau de malheur qui descendait toujours plus. À se demander d’où venaient les rats. Mais ces saletés savaient comment s'infiltrer dans les coins les plus sombres. Est-ce que c’était un rat qui faisait ce bruit ? Elle n’arrivait pas à l’identifier, incapable de dire si c’était une voix ou quelque chose d’autre. Commençant à croire que son imagination lui avait joué un tour, elle scruta une nouvelle fois la noirceur face à elle, là où son Lumos cessait de faire effet. Brooklyn !? réussit-elle une nouvelle fois à articuler de sa voix étranglée. Mais toujours aucune réponse, juste sa voix, pas bien forte, qui se répercutait avant d’aller mourir, seule. Seule, comme elle, actuellement, et son esprit qui imaginait mille et une possibilités, toutes pires les unes que les autres quant à ce que pouvait bien faire le Serpentard. À ce stade de la panique, elle perdait tout simplement tout capacité de raisonnement lucide.

Et de nouveau, ce bruit dans son dos, un peu plus proche. Casey se retourna. La peur faisait un peu reculer la panique et lui permettait de recouvrer une partie de sa raison. Prise entre l’eau et l’inconnu, elle ne pouvait pas faire grand chose, surtout qu’il était hors de question qu’elle ne bouge d’un millimètre temps que Brooklyn n’était pas réapparu. Un mouvement d’eau qui vient lui lécher la cuisse la fait se retourner immédiatement. Il peut y avoir des rats dans l’eau ? Mais une lueur qui brise l’obscurité lui arrache un soupir de soulagement. Encore quelques secondes et Brooklyn, l’air sombre, réapparaît, trempé jusque sa poitrine, bien trop haut pour que ce soit de bonne augure, surtout au vu de sa mine préoccupée. T’as rien ? ne peut s’empêcher de demander d’abord Casey, quand bien même la perspective que ce soit bouché par là-bas aussi soit à deux doigts de faire remonter sa panique en flèche. Et puis encore un bruit qui attire son attention, derrière elle, son Lumos n’éclairant que sur quelques mètres, pas suffisant pour voir ce qui arrivait vers eux. Je… je crois qu’il y a quelqu’un ou quelque chose... Dit comme ça, elle semblait vraiment parano, mais légèrement rassurée par la présence du blond elle était sûre de ne pas avoir eu d’hallucination auditive. Et ça se confirma quand, presque nettement, elle entendit son prénom suivit de celui du Serpentard. Son mouvement de tête violent en direction de Brooklyn lui arracha une grimace de douleur mais elle s’en fichait pas mal. T’as entendu ? Elle voulait quand même être sûre de ne pas inventer. Parce que si leur dernier espoir de se sortir de là s’éteignait, elle allait s’effondrer.

Mais heureusement, elle n’inventait rien. Encore plus près, plus fort, leurs prénoms furent répétés et quelques secondes plus tard un Lumos leur indiquait la présence de quelqu’un d’autre, Casey reconnaissant finalement la voix du concierge. Miss Beckett, Mister Caldwell… Mais vous êtes trempé ! Qu’est-ce que… Bordel, a-t-on pas idée de s’engager dans un passage secret complètement délabré ! Je vais faire condamner ce lieu immédiatement et vous, suivez-moi, vous n’avez rien ? Envahie par le soulagement, se fichant pas mal de ce que leur disait l’adulte, à moitié énervé, à moitié soulagé que les deux élèves n’aient rien, elle attendit que Brooklyn la rejoigne complètement pour suivre enfin le concierge. Ils refirent le chemin en sens inverse, et brusquement, les murs rapprochés n’avaient plus d’importance. Dans quelques minutes ils seraient dehors cet endroit de malheur. Le trajet du retour s’effectua en silence, les deux adolescents plongés dans leurs pensées, le concierge se chargeant de meubler le silence avec ses questions auxquelles il faisait lui-même les réponses. Casey nota quand même que c’était un fantôme qui avait vu deux élèves s’engager dans le vieux passage secret et qui était allé le prévenir. Pourquoi avait-il mis autant de temps alors ? songea-t-elle. En même temps, s’il était arrivé en plein milieu de la dispute, ils ne se seraient pas non plus réconciliés. Car ils étaient réconciliés hein ? La brune glissa un petit regard vers le blond, qui était plongé dans ses pensées, avant de s’occuper de là où elle mettait les pieds.

Retrouver le couloir duquel ils étaient partis… c’était comme une libération. Le poids qui l’oppressait depuis qu’elle était rentrée là-dedans s’ôta enfin, et elle s’employa à essuyer rapidement ses joues humides. Le concierge s’assura une dernière fois qu’ils allaient bien, leur conseilla d’aller se changer - comme s’ils allaient rester comme ça - et partit en grommelant qu’il fallait faire condamner cet endroit tout de suite. Le silence s’installa avec son départ et Casey se tourna vers Brooklyn, les deux jeunes gens se fixant en silence quelques secondes. Bon euh... De nouveau la gêne, bien qu’elle préférât ça à des tensions et des cris. Tu dois être gelé... fut tout ce qu’elle trouva finalement à dire.
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MessageSujet: Re: j'ai besoin que tu me dises que tout ira bien (ft Brook)   Aujourd'hui à 11:07


❝ J'ai besoin que tu me dises que tout ira bien ❞Brooklyn & Casey
Il faut faire quelque chose, agir, on ne pouvait pas laisser nos peurs nous guider indéfiniment. Je ne prétends pas que je suis hyper heureux de vivre ces instants et que je ne rêve pas de fuir loin, très loin d’ici, mais je ne peux pas, je n’ai pas le choix, il faut avancer si on veut s’en sortir. Alors on va avancer et s’il faut que le “on” se transforme en “je” alors soit, j’assumerai pour deux. Je ne lui en veux pas, je sais qu’elle a peur, je sais que c’était déjà beaucoup lui demander jusqu’à présent et que si elle ne peut pas faire un pas de plus, ce n’est pas par caprice ou par fainéantise, mais bien parce qu’elle a atteint ses limites. Et je ne dis pas, seul, peut-être que j’aurais fait comme elle, parce qu’en cet instant, je n’en mène pas large non plus. Mais je ne suis pas seul, elle est là et que si je crève, alors je m’en fous, mais il est hors de question qu’elle meurt par ma faute. Je ne prétends pas que je vais obligatoirement la sauver mais je vais au moins essayer. Elle me donne inconsciemment la force qu’il me manque pour avancer. Il faut le faire, il n’y a pas d’autre choix possible, point. Alors quand elle me dit qu’elle ne peut pas avancer, je prends la décision de continuer malgré tout. Ce n’est pas une décision facile, la laisser là, seule, dans son état ne m’enchante pas mais rester ici avec elle ne nous aidera en rien. Je pourrais potentiellement la calmer quelques instants et après ? Il faudra bien prendre une décision, on reviendra à notre point de départ. Alors autant ne pas perdre de temps et d’aller de l’avant. Je la fixe quelques instants avant de me détourner d’elle. J’avance. Je ne me tourne à aucun moment pour regarder en arrière. Je sais qu’elle est dans un piteuse état, je le sais parce que je le suis aussi, mais je tâche de tout faire pour le cacher. Alors j’avance, le regard rivé devant, le coeur battant, m’enfonçant lentement dans l’eau. Elle est froide, gelée même, mais j’avance quand même. Je claque des dents, pourtant je fais fit de ce que me hurle mon corps. Il me dit d’arrêter, de me barrer, pourtant je continue. Sauf que j’ai beau braquer ma baguette devant moi, je n’ai pas la sensation que les choses sont mieux devant. Plus j’avance et plus l’eau monte. Ne va-t-elle donc jamais s’arrêter ?

Je finis par stopper. L’eau n’a pas l’air de vouloir baisser, il n’y a pas d’amélioration, bien au contraire, plus j’avance et plus je m’enfonce. L’eau m’arrive maintenant au milieu de la poitrine, bientôt je vais devoir nager si je veux pouvoir avancer. Sauf que j’ai la sensation que bientôt ma tête rencontrera le plafond, du coup est-ce que ça sert vraiment à quelque chose d’avancer ? Je ne vais pas plonger sous l’eau pour tenter ma chance, je ne risque qu’une seule chose, la noyade ! Alors je fixe le couloir, désespéré. Je voulais revenir avec de bonnes nouvelles mais finalement ça ne sera pas le cas. Je n’entends rien derrière moi, le silence règne en maître ici. Je soupire, nous n’allons pas avoir le choix, il faut faire demi-tour. Alors je décide de rebrousser chemin. J’ignore depuis combien de temps je suis parti, mais j’ai la sensation que le retour est deux fois plus long que l’aller. Mais je finis par rejoindre Casey, qui n’a pas l’air au mieux de sa forme. "Non ça va mais il faut qu’on fasse demi-tour, c’est bloqué devant." La vérité c’est que je ne sais pas si c’est bloqué, puisque je ne suis pas allé jusqu’au bout, mais va-t-elle m’en vouloir ? Elle est restée en arrière parce qu’elle n’a pas pu avancer, difficile de me reprocher quoi que ce soit. Peut-être que si j’avais persévéré, j’aurais pu trouver une sortie mais je n’ai pas pu et je n’ai pas envie de risquer ma vie. Même si, pour être honnête, j’ignore comment on va se sortir d’ici. Elle m’annonce qu’on n’est peut-être pas seul ici. Je fronce les sourcils. Comment ça il y a quelqu’un ? Je braque mon regard vers le bout du couloir, accompagnant mon geste de ma baguette. Je ne vois rien et ça m’étonne. On l’a traversé ce couloir, on vient de ce côté. Qui aurait pu venir ? En tout cas si c’est le cas, ça signifie que cette personne a réussi à ouvrir la porte, puisqu’on a croisé personne sur le chemin. C’est plutôt bon signe, non ? On entend un bruit, ce qui confirmait sa crainte, on n’était pas seuls. Elle me demande si j’ai entendu et je hoche la tête. Oui, j’ai entendu. Au bout de quelques instants, on entend de nouveau nos noms et nous finîmes par voir le concierge pointer le bout de son nez. Elle n’était définitivement pas timbrée et nous allions finalement nous en sortir. Je sentis la pression diminuer d’un cran. J’ai jamais été aussi heureux de le voir lui. Et quand bien même nous serions certainement puni pour ça, ce n’est pas grave, au moins on est en vie. Le chemin de retour se fit dans le calme, en tout cas pour Casey et moi. Le concierge parlait tout seul, faisant les questions et les réponses, tandis que nous gardions le silence. Le regard baissé, je regardais où je marchais, tout en tentant de me remettre de mes émotions. Nous n’allions pas mourir ici. Nous allons pouvoir goûter de nouveau à la liberté, sentir l’air frais sur nos visages, une pure bénédiction. Une fois dehors, le concierge nous laissa, nous conseillant d’aller nous changer. On aurait pu se sécher avec un coup de baguette, mais sincèrement j’avais envie de prendre une douche chaude et de changer de vêtements, oubliant à jamais cette histoire. Seuls, Casey se tourna vers moi et hésitante, parla du fait que je devais être gelé. Oui. C’est bien beau de vouloir retrouver l’air frais, mais à cette période de l’année, il nous rappelle à son bon plaisir. Je hausse les épaules. "Oui, toi aussi ..." Attention, grand moment. Deux personnes peu sociables qui tentent de discuter, ça vaut le détour. 3 mots sortis difficilement. Alors il y a du monde quand il s’agit de s’envoyer des saletés à la tronche, mais pour avoir une conversation normale, il n’y a plus personne. "On s’en est sorti finalement …." Il y a du mieux. C’est pas foufou mais c’est déjà quelques mots en plus. Un sourire mal à l’aise, une main passée négligemment derrière la tête et un vrai soulagement qui peut se lire sur nos visages. Oui, on s’en est sorti. Ensemble. On ne s’est pas abandonné, on est resté jusqu’au bout tous les deux, solidaires, malgré notre dispute. Il faut croire qu’on est capable de retrouver notre amitié d’antan, notre complicité, notre facilité déconcertante à faire aveuglément confiance à l’autre et à vouloir absolument protéger l’autre. Notre moment d’intimité ne dure malheureusement pas bien longtemps, on entend des pas dans les couloirs. J’ai froid, je tremble et je pense qu’elle aussi. "Je vais aller me changer …. on se voit plus tard ?! ..." Question, affirmation, c’est un peu un mix des deux. J’ai envie de la voir plus tard mais en même temps, c’est pas quelque chose d’obligatoire. C’est compliqué à expliquer. Je lui offre un dernier sourire, avant de m’en aller, me fondant dans la foule, pour rejoindre ma salle commune.

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