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 Les ailes de la Peur - (Hadley & Malachy)

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Les ailes de la Peur - (Hadley & Malachy)   Jeu 12 Oct - 12:18

Les ailes de la Peur
Aventure ridicule d'un peureux magnifique
Malachy
Passant la porte de sa loge d'un pas nonchalant, Malachy jeta sa grosse lampe torche sur le canapé, se débarrassa de ses vieilles converses et alla s'effondrer sur un des gros fauteuils du salon. Tout près de lui, un minuscule chaton dormait à poings fermés, roulé en boule sur un vieux plaid en jacquard à carreaux gris. Stout avait les poils longs et doux, son visage était comme coupé en deux, de façon parfaitement symétrique, un côté noir, l'autre côté roux. S'il avait l'apparence d'un petit chat de 3 mois tout au plus, il avait en réalité 3 ans. Étrangement, si Malachy n'avait jamais pu produire le moindre effet magique, certaines manifestations apparaissaient autour de lui depuis toujours, notamment celles-ci : L'arrêt de la croissance de ses animaux de compagnie. Un phénomène inexpliqué mais courant chez les cracmols d'après le spécialiste qu'il était allé consulter afin d'éclaircir ce mystère.
Le jeune concierge bailla à s'en décrocher la mâchoire. Sa fidèle montre affichait l'heure de fin plus ou moins habituelle de sa ronde nocturne : 2h38. Changeant régulièrement de routine pour mieux surprendre les éventuels fugueurs, ce jour-là il avait effectué une ronde à 22h, une autre à minuit, celle-ci à 2h et en effectuerait une dernière sur les coups de 6h. Quelques minutes auparavant, il avait surpris, dans les couloirs du quatrième étage un élève en dehors de son dortoir et l'avait collé une paire d'heure. « Allez, see you later Aligator. Je te tiens la main pour retourner au lit ou tu trouveras le chemin tout seul ? Ah et pas la peine d'essayer de me rouler quand je serai reparti, j'ai des oreilles partout... ».
De retour dans sa loge, affalé sur le fauteuil, Malachy se releva mollement pour rejoindre la petite table de salon en fer forgé. Ne faisant que très peu confiance à sa propre mémoire, l’homme se forçait à noter chaque élève mis en retenu.

Grattant le vieux parchemin de sa plume, un bruit discret, dans son dos, arrêta tout net son geste. Totalement immobile, Malachy serra la mâchoire, une goutte de sueur froide se forma sur son front et glissa lentement le long de sa tempe. Après une petite minute de stupéfaction, le concierge, très lentement, se tourna sur sa chaise. Écarquillant les yeux d'horreur, il aperçu ce qu'il redoutait. Là, derrière la fine fenêtre, se trouvait un majestueux hiboux grand-duc. Une lettre dans le bec, les plumes rendues humides par la pluie écossaise, il fixait Malachy de ses yeux graves. Ce dernier, prit de panique et d'effroi, lâcha hâtivement sa plume, se leva brusquement et se précipita à terre, derrière le fauteuil. « For fuck's sake ! »

Le souffle coupé et la tête vide, Malachy s'enfouit la tête dans les bras. Ces serres aiguisées, ces yeux de tueur, ces ailes puissantes... Tout, absolument tout chez cet animal renvoyait au jeune homme la possibilité de sa mort imminente. Depuis tout petit Malachy avait une peur bleue des oiseaux. Les pigeons le rendaient fou, les perruches le terrifiaient, les corbeaux l'angoissaient. Et maintenant quoi ? Les chouettes ? Les hiboux ? Le cauchemar. Tremblant, il tenta de se décaler légèrement pour jeter un œil en direction de la fenêtre. Le hiboux était toujours là, l'air plus menaçant que jamais et voilà qu'il se mettait à taper du bec contre la vitre à présent. Malachy se repositionna rapidement à couvert. Voilà trois nuits d'affilée que ces satanés oiseaux venaient lui apporter cette même lettre. Trois nuits d'affilée que le jeune homme se voyait passer à deux doigts du trépas. La première fois, c'était un harfang des neiges qui était venu le terroriser, ses plumes blanches fendant la nuit d'un terrible éclat restaient encore incrustées dans ses rétines... Puis, la nuit dernière, c'était une minuscule chouette boréale qui l'avait tourmenté, il revoyait encore son air vicieux et ses mouvements de psychopathe. Et maintenant ce Grand-Duc ?! C'en était trop !

Le cœur battant et la gorge serrée, Malachy examina ses alentours. Seules ses converses étaient à porter de main. Une stratégie de défense lui vint en tête. Attrapant avec prudence une des chaussures, il se décala légèrement sur sa droite tout en s'efforçant de ne faire dépasser aucune partie de son corps hors de la souveraine protection du vieux fauteuil. Il se tourna et lança la converse sans force mais avec une surprenante précision, en direction du petit chat endormit.
« Stout ! Hey ! Psssst, Stout ! Minou, viens voir par là... »
Les oiseaux avaient peur des chats, c'était bien connu. Certes, le hiboux faisait, au bas mot, quatre fois la taille du chaton mais tout de même... Connaissant Stout, aussi minuscule qu'il puisse être, il pouvait rivaliser voire même assassiner le piaf sans aucune vergogne. Malheureusement, et de façon prévisible par tous sauf pour Malachy en cas de crise de phobie aiguë, le chaton, réveillé en sursaut par le jet de la chaussure de son propriétaire, se contenta de feuler de mécontentement et sauta à terre afin de rejoindre la chambre d'une démarche tout à fait dédaigneuse.
"Non ! Stout ! Reviens ! Hey ! Con de chat ! Pfff..."

Il était seul à présent. Sans chat de défense, sans 22 long rifle ni même gilet de protection. Le regard de Malachy tomba sur sa deuxième chaussure. Décidé à ne pas passer la nuit par terre, à l'abri du fauteuil comme les deux dernières nuits et bien que terrifié, il se saisit de la converse et l'envoya, de toute les forces qui lui restaient, sur la fenêtre. L'oiseau prit peur et s'éloigna. Le mouvement des ailes et le petit hululement poussé par le hibou, arracha un cri de terreur au concierge.

Voilà, il était finalement parti. Malachy souffla. Reprenant ses esprits, il alla s'asseoir sur le canapé. De toute évidence, tant qu'il n'aurait pas prit connaissance de cette lettre, il continuerait de se faire harceler chaque nuit par ces maudits oiseaux... Il devait agir, il devait faire cesser tout cela....

Quelques heures plus tard, sur les coups de 7h, Malachy montait maladroitement les marches sinueuses menant à la volière...


Quelle idée ! Mais quelle idée ! Si Malachy avait espéré l'espace d'un instant, retrouver un peu de courage le matin venu, il n'en n'était rien. Strictement rien. Derrière la porte en bois, il entendait les bruits, sentait l'odeur. Une horde de dangereux psychopathes à plumes attendant son entrée pour fondre sur lui à la vitesse de la lumière... Malachy en tremblait, il ne se sentait pas bien. Le teint blanc, il s'approcha un peu plus de la porte d'un pas hésitant. Incapable de se raisonner, le concierge sentit la nausée lui monter à la gorge.
Songeant à faire demi-tour, Malachy s'assit par terre et y réfléchit à deux fois, en se forçant à retrouver un minimum de sang-froid.

Il devait récupérer cette lettre à tout prix avant le soir pour deux raisons :
La première : Il ne supporterait pas de passer une nuit de plus planqué derrière son fauteuil à frôler la crise d'apoplexie, terrifié par la créature ailée de l'autre côté de sa fenêtre. Et ce satané chat qui l'abandonnait à chaque fois..
La deuxième : Peut-être ce courrier était-il de grande importance. Peut-être avait-il un rôle primordial pour son boulot de concierge, une missive pouvant influencer son avenir au sein du château...

Mais comment faire ? Il ne pouvait entrer dans cette satanée volière, c'était plus fort que lui, au dessus de ses forces. Assis par terre, les yeux dans le vide, il se sentait tout de même bien ridicule. Allongeant sa jambe, il sortit un paquet de cigarettes de son jean délavé. Il savait bien qu'il n'avait pas le droit de fumer quoique ce soit en ces lieux mais peu lui importait pourvu que la nicotine aide son pauvre cœur à reprendre une allure normale.
Il devait trouver une solution pour récupérer cette maudite lettre, dût-il passer la journée assis dans ce couloir... Ces animaux vivaient bien dehors, arriverait peut-être un moment où ils sortiraient tous en même temps de la volière... Malachy tendit l'oreille, à l’affût du moindre petit silence venant de l'autre côté de la porte.

Quelques minutes plus tard, le signal tant attendu ne vint pas de la volière mais du bas des escaliers. Des bruits de pas ! Malachy se releva rapidement et descendit les marches quatre par quatre. Dans le couloir menant aux grands escaliers, un jeune élève, sans doute en première année, marchait seul d'un pas pressé.
« Hey ! Toi, là ! » Le héla Malachy.
Le jeune garçon se retourna et arbora un air terrifié en apercevant le concierge.
« Je... Je... C'est... Le matin, j'ai... J'ai le droit de... »
Ne prêtant aucune attention à ses justifications, Malachy interrompu ses babillages.
« 5 points pour ta maison pour aller me chercher une lettre dans la volière. »
Devant l'apparente surprise et l'évidente hésitation du garçon, le concierge reformula sa requête.
« Ta scolarité en colle si tu vas pas me chercher cette lettre. »
De fait, l'élève obtempéra.

« … Non parce que je sais pas si tu as vu le film d'Hitchcock... Les Oiseaux. Bah faut pas croire, la première menace, c'est les inséparables... » En chemin, Malachy devisait de façon amicale, faisant comme s'il ne s'était jamais montré menaçant envers le garçon quelques instants auparavant, à la plus grande surprise de ce dernier. « Tous les oiseaux sont des menaces, même les plus petits comme les canaris. Tu savais que certains oiseaux faisaient exprès de se lancer dans les moteurs des avions ? Genre des kamikazes, tu vois ? »
Arrivé à quelques mètres de la porte de la volière, le concierge s'arrêta et laissa passer le garçon devant lui.
« Bon voilà. Tu rentres, tu refermes sur toi directement. Pas de connerie hein ? Tu vas prendre la lettre, tu te démerde pour la trouver, et tu me la ramène. Ça marche ? Allez, je t'attends là. »

L'élève entra et ressortit quelques minutes plus tard, la lettre dans les mains.
« Super ! Merci ! Allez file de là maintenant, 10 points pour toi pour le service et parce que j'aime bien ton sweat-shirt ! »
Dérouté, le jeune garçon partit aussitôt sans demander son reste. Pressé, Malachy décacheta directement la lettre et se plongea dans sa lecture.

« Monsieur le concierge,

En tant qu'employé de cette illustre école de magie réputée, la moindre des choses aurait été de respecter la bienséance vestimentaire sur votre lieu de travail. Je me demande sincèrement... qu’ont fait les élèves et même l’humanité toute entière pour mériter pareille torture visuelle ? Votre look semble sorti tout droit de l’imagination d’un esquimau qui aurait fumé trop de hareng. Votre style d'adolescent attardé repose sur l’empilement de tous ces trucs que notre cerveau a tenté d’effacer avec le bug de l'an 2000. Sérieusement, aucun de vos vêtements n'est assorti ! Cet ensemble improbable attaque littéralement la rétine. Difficile de savoir exactement d’où débarque votre style vestimentaire. C'est un fourre-tout qui peut donner l’air d’être tout et n’importe quoi à la fois. C'est un peu comme Mickaël Vendetta en son temps : il ne veut pas dire grand-chose, et on attend qu’il tombe dans l’oubli avec impatience. C’est comme si vous aviez mélangé des références des sous-cultures mode qui ont plusieurs dizaines d’années et plusieurs enfants illégitimes stylistiques derrière elles et qui font encore hausser les sourcils du 3ème âge en filant des conjonctivites aux mamies. Honnêtement, faites un effort, car on vous croise tous les jours dans les couloirs du château et votre look est un véritable signe annonciateur de la fin du monde ou une métaphore de l’anéantissement du bon goût.

Une personne qui s'y connaît et que vous devriez écouter. »


Serrant la mâchoire, Malachy chiffonna nerveusement la lettre en boule et la fourra dans la poche de son jean. Que son « style » vestimentaire, si tant est qu'il puisse se targuer d'avoir un « style », ne plaise pas à tout le monde, cela lui passait totalement au dessus. Qu'une petite pimbêche se trouve être choquée par ses vêtements trouvés çà et là, il en était même plutôt fier. Mais le fait était que cette petite blague venait de lui coûter trois nuits de sommeil et de belles frayeurs. Malachy était fou de rage. Une personne qui s'y connaissait et qu'il devait écouter hein ? Très bien. Ce jour-là, Malachy se jura de retrouver cette personne. Que cela prenne deux jours comme vingt ans, il la retrouverait et lui ferait amèrement regretter cet affront...
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Dernière édition par Malachy E. Gallagher le Sam 14 Oct - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les ailes de la Peur - (Hadley & Malachy)   Sam 14 Oct - 15:04


❝ Les ailes de la peur ❞Hadley & Malachy
Levée tôt, comme toujours, j'avais décidé de me rendre à la volière pour envoyer une courte lettre à mon Directeur de maison. J'ai longuement hésité entre la glisser sous la porte de ses appartements, la lui remettre quand je le croisais dans notre salle commune, les couloirs ou directement en cours ou alors la lui envoyer. Je me suis dit que si je la lui remettais en main propre, il n'y aurait plus aucun intérêt de lui écrire une lettre puisqu'il me suffisait de lui dire à l'oral ce que j'avais marqué dedans. La lui glisser sous la porte de ses appartements pouvait apparaître comme très intrusif dans sa vie. Il pourrait ne pas apprécier que j'aille jusqu'à chez lui pour lui remettre une lettre qui aurait pu attendre le courrier du matin. Alors finalement j'ai opté pour la solution la plus logique et la plus lâche, lui envoyer une missive. Cela ne me demandait pas beaucoup de temps, entre l'écriture et l'envoi, un petit quart d'heure suffisait largement. Et puis je trouve ça plus facile d'écrire aux gens plutôt que de leur parler. Je ne les comprends jamais, l'humour me passe souvent au dessus, prenant tout au premier degré. Quand les gens rient, je pense en premier lieu que c'est de plaisir ou d'amusement, avant de réaliser que bien souvent, c'est à mes dépends. Oui, je les amuse, mais non, ce n'est pas positif. Mais j'essaye de faire des efforts et de tenter de m'intégrer. Vraiment. Mais je trouve ça très dur. J'ai l'impression que les autres ne font pas beaucoup d'effort pour m'aider. Alors certes, ils n'y gagnent rien à m'aider, mais ne peut-on pas vivre tous en harmonie dans un monde juste et heureux ? Après je ne dis pas, peut-être que je m'y prends mal, mais dans ce cas là, qui accepterait de m'aider pour que je m'améliore ? Parce que visiblement je ne suis pas capable de le faire toute seule. Et c'est quand même un monde, moi qui lit beaucoup, me renseigne énormément sur tout, je suis incapable de m'intégrer parmi mes congénères. Suis-je vraiment si différente qu'eux ? Pourtant j'ai deux bras, deux jambes, une tête, un coeur qui irrigue mon sang dans l'ensemble de mon corps, comme eux. Tout ce que j'ai en plus, c'est une curiosité plus poussé, un besoin profond de suivre les règles pour me rassurer, un QI supérieur à la moyenne et selon certains, des goûts extrêmement limité en mode et je suis métamorphomage.

C'est en me rendant vers la volière que j'assiste à une scène bien étrange. A quelques mètres de moi, un garçon vient de se faire alpaguer par notre concierge. Je ne saurais retranscrire dans son entier leur conversation parce que je ne les ai pas suivi jusqu'à la volière, mais j'ai très bien entendu par contre que le concierge menaçait l'élève. A-t-il le droit de faire ça ? Je sais qu'on entend souvent les adultes dire qu'ils font ce qu'ils veulent, mais ce n'est pas vrai. La société est régie par des règles, applicables à tous. Si on fait des règles, des lois, c'est pour les suivre, sinon quel est leur intérêt ? Je ne comprends pas trop le manège de notre concierge. D'abord il le soudoie à coup de points en plus dans son sablier, ensuite il le menace. C'est très étrange comme comportement. Et tout ça pour quoi ? Pour qu'il lui récupère une lettre ? Mais pourquoi n'y va-t-il pas tout seul ? J'avoue ne pas trop comprendre et au vu de la tête de mon camarade quand je le vois descendre les marches, lui non plus, mais il n'a pas l'air d'avoir envie d'aller demander son reste. Pas très curieux. Dommage, mais tant pis, je le suis assez pour deux. Je suis quasiment sûre que ce n'est pas autorisé de la part du concierge ou de n'importe quel membre du personnel de soudoyer ou menacer un élève pour qu'il réalise une action pour lui. Dis-je en premier lieu, sans m'annoncer ou me présenter. On peut dire que je soigne mes entrées. Mais c'est tellement une situation étrange que j'en oublie le plus important, la politesse. "Je peux aller vérifier si vous voulez. " Dis-je d'un ton très sérieux. Il n'y avait aucune méchanceté dans mes propos ou dans mon attitude. Ce n'était en rien une menace ou une tentative de chantage ou autre sur le concierge. J'étais réellement sérieuse, j'étais prête à aller vérifier dans le règlement si c'était autorisé ce genre de pratique. L'an dernier, j'aurais eu tendance à dire que oui, c'était plutôt monnaie courante, surtout quand on était un né moldu, mais aujourd'hui, avec la nouvelle politique de l'établissement, j'étais plutôt tentée de pencher sur un non. Pourquoi vous aviez besoin de lui pour aller chercher votre lettre ? Lui demandais-je toujours aussi sérieuse, mais on sentait une certaine forme de curiosité derrière ma question. Je me retrouvais face à une attitude que je ne comprenais pas et j'avais besoin de savoir ce qu'il en était. "Vous avez peur des oiseaux ?" Lui demandais-je après quelques instants de réflexions. C'était l'hypothèse la plus probable que j'avais. Il y avait la peur des microbes, qui m'avait titillé quelques instants, mais quand on le voyait, l'hypothèse fondait comme neige au soleil. Non pas que je doutais de son hygiène, mais il n'apparaissait pas comme quelqu'un qui était atteint de mysophobie. Vous saviez que la peur des animaux s'appelaient aussi l'ornitophobie et que c'est une peur qui est assez fréquente ?

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MessageSujet: Re: Les ailes de la Peur - (Hadley & Malachy)   Lun 16 Oct - 12:05

Les ailes de la Peur
Aventure ridicule d'un peureux magnifique
Hadley & Malachy
La lettre dans la poche, Malachy s'était retourné vers la fenêtre et avait fixé son regard sur les vastes étendues des highlands écossais. Comment pouvait-il faire pour retrouver l'auteur de cette lettre anonyme ? Ayant intégré Poudlard que depuis très peu de temps, rien dans cette missive ne lui donnait le moindre indice sur son destinateur. Une chose était sûre : ce dernier s'était moqué de lui et finirait tôt ou tard par le regretter. On ne s'attaquait pas à Malachy Eugene Gallagher sans en assumer les lourdes conséquences. Une fois qu'il l'aurait retrouvé, que faire ? Une simple retenue n'était pas cher payé pour un tel affront. Non, il lui ferait vivre l'enfer, le surveillerait jour et nuit, l'humilierait, le ridiculiserait. La vengeance étant un plat qui se mange froid comme le dit l'adage, Malachy prendrait son temps, le cuisinerait à feu doux, à l'étouffée. Poudlard était ainsi fait qu'il n'était pas nécessaire de contrevenir aux règles de l'établissement pour terroriser les élèves, cela tombait très bien. Oh il ne ferait rien d'illégal, userait simplement de son statut de concierge et de menaces bien placées. Le jeune homme sentit monter en lui ce doux sentiment qu'il connaissait bien : Celui du plaisir coupable, de l'ivresse de la vengeance et de la satisfaction anticipée.

« Je suis quasiment sûre que ce n'est pas autorisé de la part du concierge ou de n'importe quel membre du personnel de soudoyer ou menacer un élève pour qu'il réalise une action pour lui. »
Plongé dans ses pensées, Malachy n'entendit pas la jeune fille pénétrer dans le couloir. Ou plutôt il n'y fit pas attention. Elle lui avait parlé, ça, il n'était pas sourd, il avait entendu mais quelle importance donner aux babillages d'une enfant de bon matin ? Et puis après tout il avait plus important à penser. Que la fille aille voir les piafs et le laisse tranquille.

« Je peux aller vérifier si vous voulez. »
Cette dernière réplique le tira immédiatement de ses songes. Décidément la jeune élève tenait vraiment à entrer en contact avec lui. Malachy se retourna d'un air ennuyé et baissa les yeux sur elle. Elle avait de longs cheveux d'un blond éclatant tombant sur ses épaules en de grosses vagues ondulées, de grands yeux verts interrogateurs, une peau très blanche et tenait une lettre dans ses mains. Elle n'avait pas l'air d'avoir plus de 13-14ans, elle avait encore des joues d'enfant.
Malachy s'avança un peu plus près, se figea à quelques centimètres de la jeune fille, croisa les bras et encra son regard dans le sien.
« Vérifier quoi ? Que menacer c'est pas bien et que le soudoiement c'est méchant ? Tu perds ton temps. »

Malgré son ton narquois, le jeune homme sentit monter un léger sentiment de curiosité en lui. Ce qu'il avait prit en premier lieu pour une menace ou de la provocation n'avait pas l'air d'en être. La jeune fille était très sérieuse, elle semblait réellement vouloir aller vérifier si les menaces sur élèves étaient autorisées au sein du château... Soit sa naïveté confinait à la bêtise soit elle n'était pas faite comme tout le monde et ressentait le besoin de vérifier, d'analyser tout et n'importe quoi. Quoiqu'il en fut, Malachy n'avait pas que ça à faire, il avait une vengeance sur le feu et surtout, étant exténué, il n'avait plus qu'une seule envie, sombrer dans les bras de Morphée ne serait-ce qu'une petite heure.
Il fit demi-tour afin de quitter le couloir mais la voix de la jeune fille résonna de nouveau contre les murs de vieilles pierres.

« Pourquoi vous aviez besoin de lui pour aller chercher votre lettre ? »
Malachy serra les dents et contracta ses poings. Voilà une situation qui mettait ses nerfs à rude épreuve. Au fond de lui, sa première envie avait été de coller la petite au mur, de lui hurler dessus qu'il n'avait aucune envie de lui parler et de se barrer. Il se reprit. Il n'avait aucunement l'intention de faire peur à cette gamine et puis ça lui attirerait des ennuis auprès de la direction... Non, il ne pouvait vraiment pas se le permettre. Il inspira profondément une grande bouffée d'air et se retourna face à l'élève d'un geste grotesque. Affichant un sourire forcé, il lui répondit d'une voix qu'il voulut douce et chantante.
« Écoute, tu es bien gentille mais là tu vois, j'ai autre chose à fou...
-Vous avez peur des oiseaux ? » Le coupa la jeune fille.

Le concierge resta bouche bée. Mais qu'est-ce qu'elle voulait cette fille au juste ? Cette curiosité, tout cet intérêt... Malachy n'avait rien demandé, lui ! Il voulait juste rentrer chez lui et voilà qu'une petite gamine aux joues roses et aux yeux semblables à des rayons lasers sondeurs d'esprits, le harcelait dans un sombre couloir de la tour ouest. Il était bien obligé de lui répondre...
Il n'avait pas honte de sa peur des oiseaux, au contraire, il la revendiquait, proclamant sur tous les toits que les oiseaux étaient des êtres dangereux et que les gens étaient bien bêtes de leur faire autant confiance.
« Bien-sûr que j'ai peur des oiseaux ! Tout le monde devrait avoir peur des oiseaux ! Tu n'as jamais entendu parler du Casoar qui bouffe les enfants ? Les becs pointus des hirondelles, les serres aiguisées des chouettes... For God's sake ! Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? Et je ne parle pas des oiseaux espions israéliens au service d'organisations secrètes... Le jour où les oiseaux réduiront les humains à l'état d'esclaves vous aurez l'air bien cons, tiens ! »
Tout en déclamant son pamphlet anti-vertébrés ailés, Malachy regardait la jeune fille d'un air soupçonneux, un sourcil arqué. Elle lui faisait penser aux jolies poupées maléfiques des films d'horreur... Méfiant, il fit un pas de recul.

« Vous saviez que la peur des animaux s'appelaient aussi l'ornitophobie et que c'est une peur qui est assez fréquente ? »
Poupée ou pas poupée, cette gamine l'irritait, il n'avait aucune envie de discuter de sa phobie maintenant.
« Bon écoute ma jolie, c'était bien sympa mais là je dois y aller, salut ! » Lui dit-il à brûle-pourpoint sans prendre la peine de répondre à sa nouvelle question. Il fit de nouveau demi-tour. Dans l'escalier, il repensa à la courte conversation que l'élève venait d'essayer d'instituer, il mit ses mains dans les poches et retomba sur la lettre anonyme. Son esprit se mit en branle, ses jambes se figèrent.
Une jeune fille curieuse comme elle et de toute évidence très maligne pouvait lui être grandement utile... Peut-être détenait-elle des infos, des indiscrétions qui pouvaient lui être profitables dans sa quête du mystérieux auteur de la lettre... Rebroussant chemin, il retourna sur ses pas à grandes enjambées.

« Hey ! Au fait ! Dis moi... C'est quoi ton nom ? T'es dans quelle maison ? Enchanté, Malachy Gallagher, nouveau concierge. On pourra discuter de l'orniphoto... Topho... Ornipho... La peur des oiseaux si tu veux, ça m'intéresse grandement ! Mais dis-moi, tu connais du monde à Poudlard ? »
Déversa-t-il d'une voix se voulant amicale dans un sourire charmeur.
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MessageSujet: Re: Les ailes de la Peur - (Hadley & Malachy)   Lun 16 Oct - 18:57


❝ Les ailes de la peur ❞Hadley & Malachy
Une personne normale aurait tout de suite vu que le concierge n'était absolument pas ouvert à la discussion et qu'il ne souhaitait qu'une chose, qu'elle disparaisse. Mais je ne suis pas une personne normale et je n'ai rien vu de tout cela. J'ai entièrement le droit d'être là où je veux, je ne suis pas dans l'illégalité. Cette partie du château n'est pas interdite aux élèves et le couvre feu ne tient plus depuis quelques heures. Après, que le concierge ne souhaite pas discuter avec moi, c'est encore une autre histoire. Là pour le coup, je n'ai aucun argument en ma faveur, on ne peut pas vraiment obliger les gens à parler aux autres s'ils ne le souhaitent pas. Mais au vu de son poste, il devrait vraiment faire des efforts au niveau gentillesse et sociabilité, parce que c'est pas terrible pour un concierge d'être aussi grognon. Enfin bon, je ne suis pas une spécialiste de ce métier, mais il me semble bien qu'il est certes là pour veiller à l'ordre et aux respects des règles, incarnant une forme d'autorité, mais il doit aussi apparaître comme une aide précieuse en cas de besoin, non ? C'est lui qui est là pour réparer les choses casser ou ce genre de choses. Il faudrait que je me renseigne sur les attributions d'un concierge parce que je constate que j'ai beaucoup de lacunes à ce sujet. Au début, on ne pouvait pas dire que j'avais son attention. Il ne me prêtait pas grande attention, donnant l'illusion que je n'existe pas. Mais ce n'est pas grave, j'en ai l'habitude, alors je continue sur ma lancée, sans me départir. Je lui explique que son comportement n'est pas autorisé mais que je pourrais vérifier s'il le veut. Peut-être qu'il n'est pas au courant de ce qu'il peut faire ou ne pas faire. Ce serait un comble vu que c'est lui qui fait appliquer les règles, mais bon, il est peut-être nouveau dans le métier, ça peut arriver de ne pas savoir des choses. Le tout c'est de s'en rendre compte et de rectifier le tir. C'était autorisé sous notre ancien directeur, M. Blackman. On nous menaçait beaucoup et on tentait de nous acheter. Enfin au début, après ils sont passés aux tortures pour aller plus vite. Visiblement cela évitait les pertes de temps. Ils disaient souvent qu'il fallait faire des exemples, mais vu comment ça c'est terminé, je me demande si le message est finalement vraiment passé. Je ne m'étais pas départi de mon sérieux. C'était à se demander quel était mon avis sur le sujet. Je balançais ça sans aucune émotion, comme si c'était normal. Alors qu'il n'en était rien, mais à mes yeux, quand on énonçait des faits, l'opinion personnelle ne comptait pas. Evidemment que je n'étais pas d'accord avec tout ça, ça allait contre tout ce qu'on m'avait appris jusqu'à présent. Les Mangemorts piétinaient tout ce en quoi je croyais pour tenter d'imposer leur volonté et leur vision du monde. Mon regard était plongé dans celui du concierge. Il avait enfin daigner m'écouter et maintenant il se trouvait à quelques pas de moi, me fixant sans ciller, bras croisé. Il avait usé d'un ton narquois ce qui contrastait beaucoup avec mon sérieux. Evidemment, je ne captais rien, parce que ça ne faisait écho à rien en moi.

Contre toute attente, le concierge décida de couper court à la discussion. Sauf que moi, tant que je le vois, je continue à parler. J'ai tellement l'habitude de parler au dos des gens que ça ne me pose plus aucun problème. Avant je ne savais pas si je devais continuer ou pas mais finalement j'ai décidé que tant que la personne était visible, elle pouvait toujours m'entendre parler il fallait juste hausser le ton pour être sûre q'elle entende jusqu'au bout mon anecdote. Après que cela l'intéresse ou pas, c'était encore une autre histoire, mais on ne pourra pas dire que je ne m'échine pas à être sympathique et prête à aider mon prochain. Parce que ça ne m'apporte rien de leur dire tout ce que je sais, sauf la satisfaction d'offrir des informations intéressantes aux autres. Enfin intéressantes, selon moi en tout cas. Et puis il finit par s'arrêter. Ce n'est pas souvent qu'ils s'arrêtent. De temps en temps, souvent pour me dire de me taire ou pour me demander si je m'arrête jamais. Mais sinon ils tracent, m'abandonnant derrière eux comme si je n'avais jamais exister. Mais le concierge s'arrête. Il a l'air tendu soudainement. Ce n'est pas la joie de vivre chez lui, c'est le moins que l'on peut dire. Est-il déjà à cran ? On est au début d'année, s'il n'en peut déjà plus, comment ça va être pour lui à la fin de l'année ? Je le vois serrer des points, il finit par se retourner dans un grand geste pour me dire quelque chose, sauf que je suis lancée et il est bien difficile de m'arrêter quand je suis lancée. Alors avant qu'il ait eu le temps de finir sa phrase, je lui demande s'il a peur des oiseaux. Ca a eu le dont de l'arrêter net dans ses propos. Il eut l'air étonné par cette question, pourtant elle est légitime et le fruit d'une réflexion fondée. Il n'y a pas trente six milles raisons qui le pousseraient à demander de l'aide à une autre personne. Et après avoir éliminer les plus extravagantes, il n'en restait pas tant que ça. La plus évidante étant la phobie, j'ai tenté ma chance avec cette idée et visiblement j'ai visé juste. "Les casoars vivent dans les forêts pluviales tropicales principalement en Nouvelle-Guinée et marginalement au Queensland, en Australie. Et nous ne vivons ni dans l'un, ni dans l'autre, les risques d'en croiser en liberté sont quasi nuls. Quant au fait qu'on finira réduit en esclavage par des oiseaux, j'ai un fort doute dessus. Si on regarde leur évolution de la préhistoire à nos jours, ils ne font pas partis des candidats potentiels pour ce genre d'événements." On pouvait constater que leur taille avait grandement diminuée avec le temps et qu'au vu du comportement de l'homme sur la nature, ils étaient plus voués à l'extinction qu'à l'éradication de l'espèce humaine. Mais bon, il était difficile de faire changer d'avis un phobique et je doutais que c'était de cette façon là que j'allais lui faire reconnaître que sa peur n'était pas si rationnelle qu'il le pensait et qu'il était peu probable qu'il se fasse sauvagement attaquer par des oiseaux. Il n'eut pas l'air intéressé par ce que je lui disais et décida de me planter là, me souhaitant la bonne journée et s'en allant, sans demander son reste. Et sans que je comprenne vraiment pourquoi il fit de nouveau demi tour pour revenir à mes côtés beaucoup plus rapidement qu'il n'en était parti. Ce type est vraiment étrange. Je m'appelle Hadley Lewis, je suis à Serdaigle." Dis-je en montrant ma cravate aux couleurs de ma maison. L'ornitophobie. Rectifiais-je en voyant qu'il n'avait pas encore assimilé le mot pour désigner les gens qui ont peur des oiseaux, comme lui. Pourtant c'est simple, on parle d'ornithologie pour parler de l'étude des oiseaux, il devrait le savoir, non ? Evidemment, pourquoi ? Je sais que je ne suis pas très populaire mais ça ne m'empêche pas de connaître mes camarades.

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MessageSujet: Re: Les ailes de la Peur - (Hadley & Malachy)   Hier à 12:42

Les ailes de la Peur
Aventure ridicule d'un peureux magnifique
Hadley & Malachy
Cette gamine était décidément très étrange. Elle rendait Malachy mal à l'aise. Ce n'est pas qu'il ne l'aimait pas, il ne la connaissait même pas mais son étrangeté lui renvoyait quelque chose de vraiment pénible. Elle le regardait de ses grands yeux avec beaucoup trop de curiosité. Enfin non, elle ne regardait pas, elle fixait, semblait sonder quelque chose au plus profond de lui. Un regard et des expressions qui ne trahissaient aucune sorte d'émotion. Pas de peur, de crainte, de joie, de tristesse... Strictement rien. Juste la curiosité. Une curiosité scientifique, neutre. Pour Malachy dont chacune de ses émotions le débordait et se lisait facilement sur son visage, cela lui semblait très étrange et même inquiétant. Comment prévoir la suite des événements face à une personne restant autant de marbre. Que pensait-elle ? Dans quel état d'esprit était-elle ? Que voulait-elle ? Que de questions sans réponses.

Malgré tout, il avait besoin d'elle. Elle était, certes, très étrange mais de toute évidence extrêmement intelligente également. Si elle ne connaissait pas directement l'auteur de la lettre, elle pourrait peut-être l'aider à l'identifier... Pour mener sa vengeance à bien, Malachy avait besoin de s'offrir les services d'un infiltré parmi les élèves et Hadley tombait à point nommé ! Petite, discrète, curieuse et intelligente. Elle était parfaite pour le job ! Pas très moral ? Malachy n'en n'avait que faire. La morale ne représentait rien pour lui. S'il les avait lu, il aurait toujours préfré l'amoralisme de Maupassant au moralisme de Pascal. S'il avait connu quelqu'un pour filer sa pensée, il en serait venu à la conclusion qu'il croyait plus en l'éthique qu'en la morale. En l'état, il ne savait pas bien pourquoi, mais il détestait la morale, symbolisant pour lui, des jugements bien pensants écrasants et séquestrants. Il allait demander à Hadley de l'aider dans sa recherche, voilà tout. A terme il ne comptait pas torturer l'auteur de la missive, juste lui faire un peu peur afin de lui apprendre que critiquer les gens sur leur façon de s'habiller ne se fait pas et de façon anonyme qui plus est. Où était le mal à ça ?

« Je m'appelle Hadley Lewis, je suis à Serdaigle."
Malachy ne connaissait Serdaigle qu'à travers sa petite sœur qui avait passé ses 7 années à Poudlard au sein de cette maison. Angela était une femme digne de confiance, maligne et inventive. Un bon point pour Hadley ! Cette dernière, après s'être présenté, le reprit à propos de son hésitation.
« L'ornitophobie. »
Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre de l'ornitruc... Malachy se mordu la langue pour s'empêcher de livrer tout ce qu'il avait en tête. Il voulait mettre la jeune femme en confiance, lui paraître agréable autant que faire se peut.
« Ah oui je suis bête, je n'arrive jamais à retenir le mot... » Lui dit-il d'un air exagérément naïf. Se dénigrer pour attirer la sympathie. La technique marchait pas mal avec certaines personnes. Est-ce que ça allait fonctionner avec Hadley ? Rien de moins sûr. En tout cas Malachy n'en savait rien mais tenta tout de même.
« Évidemment, pourquoi ? Je sais que je ne suis pas très populaire mais ça ne m'empêche pas de connaître mes camarades. »

Évidemment ? Cela n'avait rien d'évident ! Malachy pouvait passer des années dans un même lieux à côtoyer chaque jour les mêmes personnes sans prendre la peine de retenir leurs prénoms. Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire ? Ils n'étaient pas ses amis de toute manière !
Quoiqu'il en soit, elle disait ne pas être très populaire. C'était on ne peut plus parfait ! Les élèves populaires attirent trop l'attention et ne peuvent pas faire un pas, une remarque, un seul geste sans être épiés de l'a tête au pied. Hadley, elle, pouvait passer inaperçue, du moins, c'est ce que Malachy espérait.

Le jeune concierge tenta d'afficher son plus chaleureux sourire tout en s'efforçant de ne pas en faire trop ce qui pourrait effrayer l'élève.
« Écoute, j'aurais besoin que tu me rendes un service. » Commença-t-il d'une voix faussement timide. « Un minuscule service de rien du tout ! Et puis ça serait donnant-donnant ! Tu peux me demander ce que tu veux en échange. »
Malachy ne connaissait que ça, les échanges de service, le monnayage de la moindre faveur. C'est comme ça qu'il procédait, les négociations sans fin, il aimait ça. Il ne savait pas ce qu'Hadley pourrait bien lui demander en retour. Mais, dans un internat, les faveurs du concierge, ça ne se refusait pas, si ?

Il mit la main dans sa poche et en sortit la lettre chiffonnée en boule.
« J'aurais besoin que tu m'aides à identifier le petit... » Il ravala l'insulte qui lui brûlait les lèvres. « Le petit malin qui m'a écrit cette lettre. »
il lui tendit la lettre. Incapable de décrypter la moindre émotion sur le visage de la jeune Serdaigle, Malachy se sentait décontenancé. Pour la mettre encore plus à l'aide et ne pas paraître insistant, il reprit la parole.
« Bon après t'es en droit de refuser hein ! Je ne te force à rien, c'est une proposition... Un... Un échange de bons procédés. »
Malachy était sérieux, il ne comptait pas forcer Hadley à l'aider. Si elle était intéressée, tant mieux, sinon tant pis. Il ne se vexerait pas et n'exercerait sur elle aucune forme de pression. Elle était si bizarre qu'elle ne devait pas avoir beaucoup d'amis puis elle semblait un peu paumée... Malachy ne voulait pas lui créer plus d'ennuis. Il trouverait bien quelqu'un d'autre pour l'aider. Deux choses étaient très claires. La première c'est qu'il ne pouvait pas mener l'enquête tout seul, la tâche étant trop ardue pour quelqu'un connaissant si peu les lieux et les élèves. La deuxième c'est que, tout de même, il avait le sentiment qu'Hadley pourrait être très douée à ce petit jeu-là.
En attendant sa réponse, il lui sourit de nouveau et croisa les doigts.
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