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 longue descente aux enfers. (burgess)

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MessageSujet: longue descente aux enfers. (burgess)   Dim 3 Sep - 18:34

La rentrée était arrivée trop vite, Aimie avait quitté ses grands frères bien trop vite. Elle avait pu passer deux semaines avec eux, mais elle devait retourner à Poudlard, seule cette fois ci. Finnian avait passé ses examens et les avait réussi. Archie était déjà parti de Poudlard depuis longtemps. Aimie était seule pour affronter Poudlard. Dans d'autres circonstances, ça ne l'aurait pas dérangé. Mais avec ce qui s'était passé pendant les vacances, elle avait besoin de sa famille. Ce qui s'était passé n'avait rien à voir avec la révolte, la fuite, la ferme. Non. Ce qui s'était passé n'avait touché que sa famille, et surtout, ce qui s'était passé l'avait touché elle, bien plus qu'elle ne le disait.

Son grand frère lui avait dit de se confier à quelqu'un. Au moins à Narcissa, lui avait-il dit. Mais elle n'était pas prête à lui en parler. Pas tout de suite. Ce n'était pas en rapport à ce qui s'était passé l'an dernier, elle savait qu'elle avait été une sorte d'agent double, mais là n'était pas la question. Elle n'avait pas envie de parler. Pas à un élève. Elle voulait parler au professeur Burgess. Elle aurait pu parler au professeur Ziegler de ce qu'il s'était passé cet été pour elle, mais elle devait parler au professeur Burgess de sa maladie. Elle enverrait un mot au professeur Ziegler pour le notifier de sa nouvelle situation, elle ne tenait pas à attirer ses foudres une nouvelle fois. Autant faire une pierre deux coups avec le professeur Burgess. Elle était déjà au courant de sa situation familiale qui l'avait révolté d'ailleurs, ce qui avait fait sourire Aimie. Burgess avait proposé à Aimie de l'aider vis à vis de sa maladie, de l'aider à constituer un dossier à Sainte-Mangouste également. Archie avait forcé Aimie à faire un examen complet à Sainte-Mangouste, mais elle n'avait pas de dossier à proprement parlé. Elle voulait en parler au professeur Burgess. En plus, elle avait reçu une autorisation de pratiquer le Quidditch, elle avait dû faire quelques concessions, comme le fait de manger encore plus que d'habitude pour éviter une anémie. Aimie devait d'ailleurs transmettre son autorisation à l'infirmier Lennox, ça elle le ferait plus tard.

La jeune Rutherford marchait dans les couloirs de Poudlard, le regard vitreux. D'autres avaient le même regard, mais pas pour les mêmes raisons. Certaines images lui revenaient en mémoire. Ces images ne quittaient jamais son esprit. Jamais. Pourquoi était-elle autant touchée par ça ? Elle n'en savait rien. Rapidement, elle arriva au bureau du professeur Burgess. Elle inspira longuement, pas encore sûre des mots qu'elle allait employer. Elle toqua à la porte, attendit que le professeur lui donna la permission d'entrer puis pénétra dans le bureau. « Bonjour professeur, j'espère que je ne vous dérange pas. » Aimie s'avança vers le professeur Burgess, se postant devant son bureau, attendant sa permission pour s'assoir cette fois-ci. « J'aimerais vous parler. Je sais que vous n'êtes pas la directrice de ma maison, mais comme vous êtes déjà au courant de plusieurs.. détails sur ma vie privée, je préférais m'adresser à vous en premier lieu.. » Aimie n'avait même pas commencé l'année qu'elle avait déjà envie de retourner chez elle auprès de sa famille. Mais rien n'était pareil. Son père était toujours porté disparu, ses frères n'étaient plus là, et sa mère s'était suicidée à cause d'un mangemort.
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MessageSujet: Re: longue descente aux enfers. (burgess)   Ven 15 Sep - 15:29

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EXORDIUM.
Deux semaines de vacances, c’était bien trop court par rapport à des mois sans la moindre liberté, sans la possibilité de revoir ses proches au-delà de Poudlard. J’avais été plus qu’heureuse de revoir Abigail le jour de mon départ de la ferme et j’en avais eu les larmes aux yeux. Elle m’avait terriblement manquée et j’avais profité intensément de chaque instant passé à ses côtés. Je m’en voulais d’avoir été aussi absente alors qu’elle avait besoin de moi pour grandir. Jusque-là, depuis que j’enseignais à Poudlard, ma sœur la gardait chez elle. Mais elle avait fait le mauvais choix que de rejoindre Blackman pour nous combattre à l’école, en octobre, n’éprouvant aucune pitié à faire du mal aux élèves qui se mettaient en travers de son chemin. Durant l’année, elle n’avait pas cessé de m’envoyer du courrier pour me persuader de me ranger dans son camp. Elle prenait soin d’Abigail et elle disait m’aimer mais j’étais partagée entre de la pitié à son égard et des sentiments fraternels réciproques. Au final, je l’avais dénoncée au Ministère lorsque celui-ci avait été repris par de bonnes mains, en août. Cela m’avait fait horriblement mal de le faire en sachant que ma fille l’avait toujours adorée mais je ne pouvais pas faire les choses à moitié : aider Poudlard à se libérer en neutralisant nos ennemis et en laisser une en liberté… D’ailleurs, je m’étais doutée que lorsqu’elle serait au courant de ma responsabilité dans cette rébellion, les choses risqueraient de mal tourner et elle aurait été parfaitement capable de m’enlever ma fille pour ne pas qu’elle devienne comme moi. Avec peine et chagrin, j’estimais donc avoir fait le bon choix de la faire envoyer à Azkaban. L’affaire était encore en cours et je savais que mes parents allaient me faire savoir toute leur colère et leur sentiment de trahison de ma part mais je n’aurais pas eu la conscience libre si je n’avais pas procédé autrement. En tout cas, Aaron m’avait dit d’aller de l’avant et de ne pas regretter ce que j’avais fait. Cela lui était sans doute trop facile de dire ça mais je savais qu’il n’avait pas tort, d’un côté. D’ailleurs, je n’aurais jamais imaginé lui confier ce genre de choses… Il faut croire que notre réconciliation avait bel et bien abouti.

En attendant, Abigail était gardée par une de mes amies qui travaillait toujours à Ste-Mangouste. Elle ne comprenait pas encore bien tout ce qui se déroulait autour d’elle et elle me demandait constamment où était sa tante Annabeth et je n’avais pas encore eu le courage de tout lui expliquer. Je lui avais juste dit qu’elle ne pourrait pas revenir avant très longtemps à cause de certains problèmes. Je n’avais pas voulu la briser en lui disant qu’elle avait commis de très mauvaises choses. Peut-être aurais-je dû… Mais pour l’heure, je n’avais pas voulu briser nos retrouvailles avec ce genre de détails.

Les premiers cours de la semaine m’avaient permis de mettre tout cela de côté et de me remettre sérieusement dans le bain du travail. J’avais dès les premières heures blindé les élèves de devoirs à me rendre et leur mettre de nouveau la pression sur les examens de fin d’année me permettait à la fois de m’assurer de leur sérieux et de leur rigueur, ainsi que d’évacuer mon propre stress à l’égard des derniers événements. Nous étions aujourd’hui le vendredi matin aux environs de dix heures, quelques minutes après que les quatrième année ne m’aient laissé leurs échantillons de potions. Ils avaient plutôt bien travaillé dans l’ensemble même si j’en attendais toujours plus de leur part. Assise sur la chaise de mon bureau, j’inspectais le travail d’une Poufsouffle qui s’était avéré plutôt laborieux et j’étais contrainte de lui attribuer la pire note même en sachant qu’elle avait passé toute son année dans les cachots. Je me doutais bien que cette épreuve les avait suffisamment secoués pour qu’ils ne soient à nouveau performants mais je ne pouvais pas me permettre d’être indulgente pour autant. Cela ne servait à rien d’être trop gentil au sujet des notations s’ils n’étaient pas capables de me rendre ce que je leur avais demandé de faire. Evidemment, je me tenais à disposition en dehors des cours s’ils souhaitaient un peu d’aide.

Alors que je griffonnais quelques mots sur un bout de parchemin, des petits coups se firent entendre. Je relevai la tête vers la porte d’entrée et lançai-je calmement un : « Entrez. ». La porte pivota et laissa place à une jeune fille qui était en sixième année à Gryffondor. Aimie Rutherford, plus exactement. Je l’observai attentivement, ne m’étant pas attendue à sa visite. Aimie faisait partie des meilleures élèves de sa promotion, du moins en ce qui concernait ma matière, et j’avais rarement été déçue de ses prestations en Potions, mis à part lorsqu’elle avait dû pratiquer avec Billie Atwood.

« Bonjour professeur, j'espère que je ne vous dérange pas.
‒ Bonjour, miss Rutherford. Non, installez-vous. »

L’an dernier, elle m’avait fait part de ses confidences au sujet de son anémie aplasique et du fait qu’elle n’en avait parlé à personne, allant même jusqu’à pratiquer le Quidditch. Je lui avais fermement conseillé de ne plus en faire mais il était du ressort de Léonidas d’en décider et le connaissant, j’avais bien peur qu’il ne fasse des concessions pour satisfaire les demandes de ses élèves. D’un signe de tête, je désignai à la gryffondor une des deux chaises qui me faisaient face. Elle s’y installa et poursuivit : « J'aimerais vous parler. Je sais que vous n'êtes pas la directrice de ma maison, mais comme vous êtes déjà au courant de plusieurs.. détails sur ma vie privée, je préférais m'adresser à vous en premier lieu.. » Je fronçai les sourcils pendant qu’elle parlait, intriguée par ce dont elle avait l’intention de me dire. J’ignorais de quoi il s’agissait mais je devinais qu’il devait s’agir de quelque chose d’important et elle faisait donc bien d’en parler à un membre du personnel de l’école si c’était quelque chose d’important ou de grave.
« Oui, bien sûr. Je vous écoute, miss. Est-ce que tout va bien ? » Demandai-je, dubitative.




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MessageSujet: Re: longue descente aux enfers. (burgess)   Lun 2 Oct - 15:01

Aimie n’avait pas trouvé de réponse. Elle ne savait pas pourquoi elle était si touchée. Bien sûr, il s’agissait de sa mère. Mais tout de même. Elle la détestait pour lui avoir caché sa maladie. Leur maladie. Lorsqu’elle avait vu le corps de sa mère, elle avait compris. Elle savait que c’était un acte réfléchi. Elle savait où se faire mal. Elle savait qu’elle allait partir très vite, alors que d’autres souffriraient, avaient le temps d’encore réfléchir, le temps de penser à leur vie. Elle n’avait pas eu le temps. Elle était partie très vite. Trop vite. Laissant Archie, son fils aîné, dans le désespoir. Seul. Alors que son frère et sa soeur étaient loin. Aimie s’en voulait de ne pas avoir réussi à sa fuite, elle aurait pu être plutôt aux cotés de son frère. Un court instant avait séparé la mort de sa mère et son arrivée. Quelques heures seulement. Mais c’étaient quelques heures de trop. Dès qu’elle fermait les yeux, soit elle voyait le corps de sa mère, soit elle voyait le visage de son frère. Au moins, Finnian était avec lui. Archie n’était pas seul. C’était ce qui rassurait Aimie.

Parler à Burgess lui avait semblé si logique, sur le coup. Le professeur savait faire la part des choses, elle savait mettre ses sentiments personnels de côté et elle savait que lorsqu’elle serait en cours, peu importe la situation familiale d’Aimie, elle la regarderait comme n’importe quel élève. Elle n’aurait pas le droit à un traitement de faveur, et c’était tant mieux. Elle n’en voulait pas. Parfois, certains le faisaient inconsciemment, mais Burgess n’était pas ce genre de personne. Elle savait ce qu’elle faisait. Aimie savait que Burgess allait l’écouter, voire même l’aider si elle avait besoin d’aide. Mais comme la dernière fois où elle avait évité la mort, rien ne sortirait de son bureau. A une exception près, étant donné qu’elle avait prévenu le professeur Ziegler, mais ça, Aimie l’avait vu venir. Enfin, elle savait que ça allait arriver. Elle avait toujours agi seule, il fallait bien que quelqu’un la pousse à parler, à se protéger. Elle n’avait pas regretté son choix d’aller voir le professeur Burgess et tout lui expliquer, parce que ça lui avait fait un bien fou.

Elle s’installait sur une chaise, en face du professeur et débuta. Elle voulait lui parler, lui dire au sujet de sa mère et de sa propre maladie. Tant de choses s’étaient passé en l’espace de deux semaines et au fond, Aimie se disait qu’elle devait des réponses au professeur. Au moins sur sa maladie. Lorsque le professeur lui demanda si tout allait bien, elle ne sut pas quoi répondre. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais la referma tout de suite. Elle ne savait pas par quoi commencer. Inconsciemment, elle fronça les sourcils comme si elle s’énervait toute seule à cause de son incapacité à répondre à cette question si simple. Le politiquement correct lui dirait de répondre par la positive. Mais au fond d’elle, elle savait bien qu’elle devait répondre par la négative. Au diable le politiquement correct.

« Non. Pas vraiment, professeur. J’ai plusieurs choses à vous dire. » Aimie se stoppa, ne sachant toujours pas par où commencer. Puis, une sorte d’illumination lui vint. Autant commencer par la mauvaise nouvelle et finir par la bonne non ? La jeune fille inspira longuement, ferma les yeux. L’image de sa mère lui revint en tête. Archie aussi. Encore. Les mêmes images. Il fallait qu’elle garde les yeux ouverts, ces images la faisait craquer. Elle inspirait plusieurs fois. « Quand je suis rentrée de la ferme, j’ai appris que ma mère était décédée. Quelques heures avant que l’on arrive, mon frère et moi. Elle s’est donnée la mort. » Elle arrivait à parler de manière détachée. C’était dur mais elle y arrivait tant bien que mal. Si elle commençait à se laisser aller, elle craquerait. Ce n’était pas le but, elle avait suffisamment pleuré comme ça. Elle serrait un bout de sa robe, pour se maitriser.

« Elle.. Elle a vu un souvenir, quelqu’un lui a montré un souvenir, si horrible qu’elle s’est donné la mort. Mon frère m’a dit qu’il s’agissait de mon père, mais il n’a jamais voulu me donner les détails de ce qu’il y avait. Je suppose qu’elle a dû voir mon père mourir, qu’elle ait perdu tout espoir et qu’elle… » Aimie se coupa. Elle avait déjà dit trop de fois que sa mère s’était suicidée. Elle regardait un endroit de la pièce, elle était absente pendant un moment. Puis elle reprit. « Elle a toujours eu l’espoir que l’on retrouve mon père, vous savez. Aucun d’entre nous n’avait perdu espoir. Excepté nous, ils avaient tous renoncé. Ils ont tous renoncé. » Ses frères avaient renoncé. Jusqu’à la mort de leur mère, ils avaient l’espoir de retrouver leur père. Plus maintenant. Aimie avait toujours cet espoir. Retrouver son père relevait peut-être du miracle. Même retrouver son corps lui convenait. Ses parents devaient être enterrés ensembles, l’un près de l’autre.

Mais le pire restait encore à venir pour Aimie. Elle était mineure. Elle allait être arrachée à ses frères. « Je suppose que vous savez ce qui va arriver à une mineure qui n’a pas de parents, n'est-ce-pas ? » Elle allait être convoqué au ministère, ils l’enverront soit chez une personne de sa famille soit dans un orphelinat, en attendant sa majorité. Elle ne voulait ni aller dans sa famille ni dans un orphelinat. Personne ne s’était occupée d’elle dans sa famille, elle ne voulait être avec aucun d’eux. Personne ne les avait aidé quand le père Rutherford avait disparu. Personne n’avait offert son aide quand la mère Rutherford s’était donné la mort. À choisir, elle préférait aller en orphelinat. Comme dit le dicton, mieux vaut être seule que mal accompagnée non ? Au moins, personne ne ferait semblant de s’intéresser à elle, de s’occuper d’elle.
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MessageSujet: Re: longue descente aux enfers. (burgess)   Jeu 9 Nov - 17:32

dropping straight to hell
EXORDIUM.
La dernière fois que j’avais vu la jeune Rutherford, je l’avais retrouvée devant mon bureau, le corps couvert de plaies et de sang. Je m’en étais inquiétée et j’avais pris le temps de soigner ses blessures correctement tout en essayant d’obtenir des réponses de sa bouche. Elle m’avait avoué la vérité et la discussion s’était même étendue jusqu’au sujet de sa famille, de sa mère qui avait négligé sa santé et qui ne se portait pas très bien. Je ne lui avais pas caché mon avis sur le sujet et je lui avais également proposé de l’aider à construire son dossier à Sainte-Mangouste. Malheureusement, au vu des derniers événements qui s’étaient déroulés au château, je n’avais pas encore pu tenir cette promesse. Entre le sang d’encre que je m’étais faite pour ma fille et pour Scorpius, j’avais plus ou moins mis le cas de Rutherford entre parenthèses même si je l’avais bien évidemment accueillie dans mon bureau chaque semaine pour lui administrer une potion de régénération sanguine afin qu’elle ne soit plus aussi vulnérable. Nous avions arrêté ces rendez-vous hebdomadaires lorsque la bataille de Poudlard avait fait rage et je m’étais tellement sentie débordée à la ferme avec tous ces blessés à soigner que je n’avais plus repensé à cette élève et je m’en voulais de l’avoir oublié tout comme sa génitrice le faisait déjà. Alors lorsqu’elle vint à moi la mine maussade et l’air hésitant, je devinai que quelque chose n’allait pas. Et effectivement…

« Non. Pas vraiment, professeur. J’ai plusieurs choses à vous dire. »

Je ne répondis rien, croisant mes bras en lui faisant comprendre du regard que je l’écoutais. Souhaitait-elle me parler de sa maladie ? Avait-elle vu un autre guérisseur qui avait pu établir un diagnostic complet à l’aide des outils de l’hôpital magique ? Ou bien voulait-elle me reparler de Quidditch ? Je me rappelais parfaitement de lui avoir dit que je ne préviendrai personne de ce qu’elle avait pu me dire le soir où je l’avais retrouvée dans un sale état. Toutefois, après réflexion, j’avais estimé que Léonidas avait le droit de savoir et qu’il était de son devoir de prendre une décision. J’avais supposé que la jeune fille me haïrait d’avoir brisé cette promesse mais je l’avais fait uniquement pour son bien et non pas pour la trahir.

« Quand je suis rentrée de la ferme, j’ai appris que ma mère était décédée. Quelques heures avant que l’on arrive, mon frère et moi. Elle s’est donnée la mort. »

La surprise teinta mon visage. La stupéfaction même. La nouvelle était tout simplement terrible, complètement tragique. Tout d’un coup, je fus prise de pitié pour elle mais je le dissimulai parfaitement puisque je n’étais pas du genre à montrer l’étendue de mes émotions, ni même à plaindre des élèves qui préféraient sûrement ne pas être vus comme de malheureuses victimes. Je connaissais suffisamment la jeune Aimie pour savoir qu’elle n’avait pas besoin de pitié. Elle avait opté pour un air détaché tout en m’annonçant la nouvelle, sans doute pour ne pas craquer, et cette tentative honorable méritait son respect. Je notai néanmoins qu’elle serrait nerveusement un pan de sa robe, comme pour contenir son chagrin.

« Je suis navrée pour vous… C’est horrible. » Dis-je doucement, le regard en biais, réalisant la gravité de la chose.

Le ton de la conversation avait graduellement changé. Je ne m'étais pas du tout attendue à cela en l'accueillant ici et cela me rappelait étrangement moi, en tant que guérisseuse, lorsque j'avais autrefois été face à la responsabilité d'annoncer aux familles d'une victime que cette dernière n'avait pas survécu. Le même malaise s'était installé. Subir cela peu après une année oppressante à l'école était sûrement la pire des tortures morales pour elle et je n'osais imaginer ce qu'elle devait traverser, quand bien même elle pouvait le cacher. C'était des choses que l'on taisait au fond de soin mais derrière un simple masque maussade et triste se cachait une souffrance encore plus grande.

Rutherford me raconta les faits ; sa mère aurait vu un souvenir suffisamment atroce pour éveiller en elle des pulsions suicidaires. Apparemment, il s'agissait de son mari mais la Gryffondor ne connaissait pas les détails puisque son frère avait refusé de lui en faire part. C'était une sage décision ; elle était encore trop jeune pour le savoir. Là encore, je pensais que Mrs Rutherford avait entièrement renié ses responsabilités de mère au point de laisser ses enfants sans tuteurs. Son sort était tragique, j'en convenais, mais c'était un acte de lâcheté à l'égard de ses proches. Comment pouvait-on en arriver à ce point et laisser derrière soi des personnes mineures au risque qu'ils ne s'égarent ?

« Elle a toujours eu l’espoir que l’on retrouve mon père, vous savez. Aucun d’entre nous n’avait perdu espoir. Excepté nous, ils avaient tous renoncé. Ils ont tous renoncé. » Poursuivit-elle.

J'avais entendu quelques histoires étranges au sujet de Mr Rutherford en feuilletant le Daily Prophet mais c'était toujours en encadré vers la fin du journal et je n'y avais pas prêté énormément attention, autrefois. Mais maintenant que je m'en rappelais, il avait été sujet à un enlèvement et on soupçonnait des mages noirs d'être derrière tout cela. Des sorciers du Ministère avaient, il me semblait, mener des enquêtes à son sujet jusqu'à avorter le cas, faute de pistes. Je n'en savais pas plus que les autres lecteurs du Daily Prophet.

« J'ai entendu parler de votre père au journal il y a plus d'un an, je crois. Les sorciers chargés de cette affaire ont jeté l'éponge, si je me souviens bien. »

Des incompétents, certainement. Cela ne m'étonnerait pas qu'ils soient passés à côté de quelque chose d'important quand on sait que ce même Ministère avait fini par se faire renverser par les partisans des ténèbres. Nous n'avions plus qu'à espérer que le nouveau gouvernement serait bien plus digne. En tout cas, une question brûlait les lèvres de la sixième année suite à ces révélations.

« Je suppose que vous savez ce qui va arriver à une mineure qui n’a pas de parents, n'est-ce-pas ? »

Les mineurs sans parents vivants finissaient par habiter chez un autre membre de leur famille, comme un oncle, une tante ou des grands-parents. Dans les cas les plus extrêmes, ils allaient dans un orphelinat magique où ils attendaient qu'une famille veuille bien les accueillir. Ce n'était pas un foyer idéal, loin de là et je peinais à l'imaginer là-bas, elle qui était une élève talentueuse. Il était rageant que la réalité soit si dure avec les personnes qui méritaient mieux.

« Vous allez être accueillie chez des membres de la famille de l'un de vos parents ? » Demandai-je sur un ton prudent, sceptique et espérant que sa réponse serait positive.





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