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 "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

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MessageSujet: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Sam 26 Aoû - 22:25

Seulement des rendez-vousLiu Xi & Izzie« Serrez les doigts, Mr. Vayne. » lança le docteur Lealand à l’attention d’Isidore. Sa mère le fixait comme s’il était sur le point de réaliser une prouesse, alors qu’il continuait de fixer, hébété, la main métallique qui était désormais la sienne. Qui était censée l’être. Peu importait ce que c’était, il ne parvenait pas complètement à la considérer comme un membre de lui à part entière… Le chirurgien-prothésiste avait fait un travail formidable, mais son travail ne remplaçait pas sa main, malgré ses efforts remarquables. Il envoya donc un message à ses articulations, pour qu’elles réalisent le mouvement ordonné, sans réel succès. Ses nouvelles phalanges bougeaient à peine, comme s’il était confronté à une force extérieure qui maintenait son membre immobile. Pas fameux, et le docteur semblait penser la même chose, au vu de l’air qu’il arborait. Il susurra à sa plume quelques mots avant qu’elle ne les rédige sur son rapport, et Isidore tenta de deviner ce qu’il y inscrivait. « Décevant » suggéra-t-il mentalement. C’était probablement lui qui avait fait trop de plans sur la comète, en imaginant que tout fonctionnerait comme avant : ça ne marchait pas comme ça, de toute évidence. Le docteur ajouta que c’était peut-être un peu trop tôt, et qu’il devrait participer à des séances de rééducation à nouveau. Néanmoins, des résultats plus prometteurs pouvaient apparaître dans les semaines à venir, ou pas…

« Tu sais, Izzie… » commença-t-elle en lui serrant la main. La vraie, celle qui était restée. Lui et sa mère avaient pris une table dans la cafétéria, et avaient commencé à manger, silencieusement « On peut aller voir d’autres spécialistes, je ferais des heures en plus au magasin, et on pourra tester d’autres modèles… il y a une clinique en Floride qui est très réputée. » déclara-t-elle en souriant. Il détestait ce ton, il savait ce qu’il annonçait. Elle passait de la crème pour mieux faire avaler ce qui suivrait, et qu’il entendrait avec beaucoup plus de difficultés. Il détestait ce « on ». Il savait qu’ils vivaient ce calvaire ensemble, que c’était aussi difficile pour elle, mais le sentiment qu’il éprouvait lui était inconnu. « Tu n’as pas à retourner dans cette école cette année… » Elle recommençait. C’était la troisième fois cette semaine, et à chaque fois, la conversation tournait en rond. Ils crachaient leurs arguments sans écouter ceux de l’autre, tous deux fermement campés sur leur position. « Tu disais que tu étais déçu que tes deux amis redoublent… Tu peux peut-être attendre l’an prochain et reprendre avec eux quand on aura trouvé la bonne prothèse, qu’est-ce que tu en dis ? » Il détestait ce sujet plus que les autres. Il n’y avait plus deux amis, il y avait juste lui et Spencer, puis Savannah qui était partie. Savannah qui ne reviendrait pas. Il déglutit péniblement, détournant le regard. Ce n’était pas la bonne option, ils le savaient tous les deux… « Dis pas de bêtises, Maman. » soupira-t-il à mi-voix, tandis qu’il jetait un oeil à la compote sur son plateau déjeuner qu’il n’avait pas encore ouverte. « Ça marchera, plus tard. Je suis pas encore prêt. » déclara-t-il en tentant à nouveau de serrer les doigts, sans succès. En réalité, il n’en savait rien. C’était juste plus facile de penser de cette manière. « Je vais aller voir Liu Xi maintenant, je réessaierais plus tard. » ajouta-t-il en débarrassant les restes de repas auxquels ils avaient à peine touché. Elle voulut répondre quelque chose, mais s’en abstint. Elle lui demanda de saluer cette dernière pour elle, et resta assise tandis qu’il s’éloignait dans les couloirs de l’hôpital. Il voyait Liu Xi tous les ans, à peu près à la même période de l’année, mais cette fois les choses étaient différentes. Manifestement, il ne pourrait pas la retrouver à son magasin, sûrement parce qu’elle décidait de le laisser fermé un peu plus longtemps pour se remettre de l’été houleux qui venait de se dérouler. Il n’empêchait qu’elle était la personne qu’il lui fallait voir en ce moment, qu’elle n’hésiterait pas à lui donner son avis et à le remettre en place si le besoin s’en faisait sentir. Et puis, même si c’était pour la rencontrer au bar d’en face, ce serait toujours ça…

Il devait rencontrer un autre spécialiste en fin d’après-midi, ce qui le contraignait à rester dans les parages, alors il avait donné rendez-vous à Liu Xi à quatorze heures devant Sainte-Mangouste. Ils iraient là où l’envie les guiderait, en attendant, il était quelque peu déçu de ne pas être en mesure de lui apporter les pâtisseries habituelles. Sortant de l’établissement, et se postant près de la grille, il plissa les yeux pour guetter l’arrivée d’un potentiel hibou dans le ciel gris qui l’aveuglait de sa lumière. Toujours pas de nouvelles de Savannah… ni de Liu Xi en vue, pour l’heure.
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Dim 27 Aoû - 18:18







Liu Xi avait bien reçu la réponse d’Isidore, qui l’invitait à le rejoindre à Sainte Mangouste. L’occasion de sortir de sa tanière et de reprendre contact avec une vie normale, même si elle appréhendait un peu. Elle décida d’en profiter pour commencer ses courses pour Poudlard, la liste des choses lui manquant pouvait selon elle tenir dans un dictionnaire. Elle s’était d’abord rendu à Londres, pour faire le tour des pépiniéristes d’une part, et de l’autre pour donner des nouvelles à son ancienne voisine et lui annoncer son déménagement officiel. Elle avait trouvé ce qu’elle cherchait, fort heureusement, et ses fournisseurs habituels avaient consentis à lui envoyer des plants, bulbes et autres essences même si elle n’était plus officiellement herboriste afin d’agrémenter son jardin, avait-elle prétexté. La jeune femme avait également racheté tout son matériel de jardinage, veillant à ne rien prendre d’électrique… Sa voiture était pleine à craquer, il allait falloir de nombreux sortilèges de réduction pour parvenir à faire rentrer tout cela dans quelques malles pour Poudlard.

Une fois ses achats faits dans le Londres moldus, elle gara sa voiture dans un parking surveillé, puis se dirigea vers le chemin de traverse. Il faudrait qu’elle songe à se racheter une baguette. Olivander était une référence, autant ne pas s’en priver… peut-être qu’elle s’entendrait mieux avec la nouvelle ? La première, elle l’avait acheté à un sorcier au Brésil, chêne blanc et crin de licorne. Sur le papier c’était parfait, intuition et grande proximité avec la nature. Qu’est-ce qu’on lui proposerait cette fois… Elle avait un peu honte, adulte, d’aller acheter une baguette. Un vrai sorcier ne la quittait jamais, ce qui lui évitait de la voir brûler dans sa maison. Mais à Londres, ell avait toujours préféré éviter de l’avoir sur elle, déjà car elle estimait ne pas en avoir l’utilité pour faire quelques courses, et surtout pour ne pas avoir le réflexe de l’utiliser en public à un moment inopportun. Aussi, elle devait bien réparer son erreur.
Elle pénétra presque timidement dans la boutique, qui heureusement pour elle était encore déserte… Un homme d’un certain âge s’avança et l’accueillit avec sourire avenant.
«- Comment puis-je vous aider madame ?
- En trouvant une remplaçante à ma défunte baguette, chêne blanc et crin de licorne.
- Je suis obligé de vous demandé si elle n’a pas été confisquée ou détruite par le Ministère.
-Oh non, je suis en règle…Elle a brûlé avec le reste de ma boutique malheureusement.
- Aurais-je l’honneur de rencontrer cette Mrs MacDougall dont le nom a été murmuré ces derniers temps ?
- Effectivement. – dit-elle en essayant de masquer son trouble, elle aurait préféré qu’on l’oublier mais évidemment la destruction du commerce d’une sorcière ne pouvait pas passer inaperçu surtout ici… -
- Bien, je suis sûre que nous allons trouver ce qu’il vous faut, les arbres vous aiment bien après tout ! »
dit-il avec un clin d’œil.

Monsieur Ollivander la détailla avec minutie… Il marmottait dans sa barbe, la jeune femme ne saisit que quelques mots : saule…aubépine…roseau… Il fit sortir quelques boîtes de ses immenses étagères. Les tendant une par une à la jeune femme « Maintenant, essayez un petit sort avec l’une d’entre-elle ». Disciplinée, Liu Xi commença par la première, qui à peine passée entre ses mains se mit à fumer… « Je crois que cet arbre-là, ne m’aime pas beaucoup » dit-elle sur un ton d’excuse. Mais elle continua évidemment ses essais. Elle attrapa la baguette en saule, qui eut l’amabilité de ne pas la repousser, elle lança d’une voix clair un Spero Patronum. Une forme bleue s’éleva, son chat de pallas, mais c’était plutôt faiblard et le patronus s’évanouit aussitôt «- Oh… je ne m’attendais pas à ce genre de petit sort, Mrs MacDougall ; - c’est mon préféré, si je ne réussis pas celui-ci, je n’en réussirais aucun vous pouvez me croire.».
Elle attrapa enfin celle en roseau, elle était très fine pour une baguette, très légère et souple, elle sentit des picotements dans sa main, comme une gentille invitation. C’était étrange, une sorte de communion comme lorsqu’elle méditait. Son sort fonctionna parfaitement.
«- Roseau et cœur de licorne, Mrs MacDougall, je crois qu’elle vous aime bien. La licorne ne vous change pas, fidélité et pureté du cœur, peut-être pouvez-vous me rafraîchir la mémoire en ce qui concerne le roseau – ajouta l'artisan avec un amusement certain –
«- Dites-moi si je me fourvoie, mais si je ne me trompe pas il symbolise la souplesse face à la force car il semble fragile mais plie sans rompre, et la protection.
- C’est exact, et quand il s’agit des baguettes, il choisit en général des personnes qui aiment bien quand tout est à sa place et que le monde est bien ordonné...
- Je vois que je suis démasquée ! Je vous remercie pour d'avoir guidé notre rencontre!
- Merci à vous ».


Etrangement, Liu Xi se sentit apaisée par cette rencontre, peut-être un peu moins étrangère à cette rue, à cet endroit. Elle repéra quelques boutiques où il faudrait encore qu’elle se rende, librairie, magasin de vêtements… Mais pour l’heure, c’était assez d’émotion, elle décida de se rendre à pied vers l’hôpital Ste Mangouste.
Elle marchait depuis un bon moment lorsque son regard croisa celui d’une magnifique épée Wudang dans la vitrine d’un antiquaire… Elle avait toujours rêvé d’en posséder une… Enfant, ses parents lui avait toujours refusé, prétextant que c’était un peu trop dangereux. Et adulte, elle avait oublié cette fascination pour les épées. Mais pratiquer le Kung Fu ou du Tai Chi avec un bâton dans les bois avait ravivé cette flamme. Ce n’était pas raisonnable. Mais, elle ne put s’empêcher d’entrer dans la boutique pour l’observer. Après l’avoir laissé admirer un long moment l’objet, l’antiquaire, un homme d’une trentaine d’année, s’adressa à elle, charmeur : « Ceci est l'épée de Wudang, un grand maître chinois arborant de grands pouvoirs magiques. Si elle vous intéresse je peux la céder à bon prix. ». Un sourire se dessina sur les lèvres de l’herboriste…Sa boutique était belle, bien agencée, et visiblement tournée vers l’époque du moyen-âge à la renaissance européenne. L'antiquaire n'y connaissait rien en arts martiaux et armes orientales, c'était une certitude :
« - Vous vouliez sûrement parler du Mont Wudang, où se tient le temple taoïste qui a créé le dogme de référence dans le maniement de cette arme. Cette épée aurait pu appartenir à Lü Dong Bing ou Xuanwu, des épéistes légendaires! »– répliqua-t-elle poliment, mais amusée. Le jeune homme, légèrement embarrassé essaya tant bien que mal de défendre l'objet - et il était effectivement de très bonne qualité - mais son manque de connaissance l'obligea à garder un prix tout à fait raisonnable... Si bien que Liu Xi se permit de l'acquérir. Après tout, il n'était jamais totalement déraisonnable de céder à un rêve d'enfant, n'est-ce pas?

~ ~

Elle était donc particulièrement rayonnante quand elle approcha de l’hôpital chargée de ses paquets : elle ne s’était pas ridiculisée en public chez Ollivander, elle avait cédé à un caprice d’enfant, et elle allait revoir son ami. Ce n’était peut être pas une si mauvaise chose que de retourner à la civilisation.
Liu Xi aperçut Isidore qui l’attendait près de la grille, elle lui fait de grands signes, espérant qu’il la reconnaîtrait de loin malgré sa tenue peu habituelle. Il l’avait déjà vue en robe de sorcière à quelques occasions, mais la plupart du temps, elle était tirée à quatre épingles dans sa boutique… Aujourd’hui, elle portait les seuls vêtements de ville qu’il lui restait – ce shopping là était en deuxième sur la liste – , un simple jeans, un t-shirt blanc. Certes son gilet était un peu original, mais pas spécialement beau. Il avait le mérite d’être confortable, c’était déjà ça !

En s’approchant, elle eut la bonne surprise de constater que l’adolescent avait reçu sa prothèse. « Bonjour Izzie ! Je vois que tu es déjà équipé ! » dit-elle en serrant sa ‘’nouvelle main’’ avant de lui donner une accolade. Elle n’était pas si démonstrative habituellement… Mais si elle avait tenu à rester professionnelle à l’infirmerie de la ferme, ou dans l’herboristerie, aujourd’hui elle était simplement heureuse de voir Isidore debout et en vie, au diable les convenances. Il ne lui en tiendrait probablement pas rigueur… Et ce n’était pas à Poudlard qu’elle pourrait faire ce genre de démonstration.

« Dans tous les cas, l’objectif c’est de te changer les idées… Est-ce que ça te dirait qu’on passe prendre de quoi grignoter au salon de thé un peu plus loin dans la rue et qu’on s’installe dans le parc ? Sauf si tu voulais faire quelque chose en particulier ? »
Elle balança ses sacs sur une épaule, et de son bras libre prit celui d’Isidore afin qu’il décide de la direction à prendre. « Alors, comment vas-tu ? » demanda-t-elle doucement. Liu Xi espérait qu’elle aurait le droit à une réponse franche. En tout cas, elle était soulagée de voir que sa mère l’avait autorisé à prendre le large pour quelques heures… Est-ce que le jeune homme broyait un peu moins du noir à présent?








Dernière édition par Professeur L. MacDougall le Ven 15 Sep - 5:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Lun 4 Sep - 22:41

Seulement des rendez-vousLiu Xi & Izzie« Bonjour Izzie ! Je vois que tu es déjà équipé ! » Il se retourna presque immédiatement, découvrant son amie, qui arrivait avec en mains quelques paquets et colorée d’un teint lumineux ! Un peu surprise de sa tenue, certes, puisqu’elle l’avait accoutumée à quelques accoutrements un peu plus sophistiqués lorsqu’elle était derrière le comptoir de sa boutique, mais à la rigueur cela lui donnait un air de fraîcheur bienvenu en ces temps un peu troublés. Il tenta de saisir la main qu’elle lui présentait, tentant de resserrer ses doigts autour des siens sans trop de succès, la laissant l’empoigner. « Liu, quel plaisir ! » lança-t-il à son attention, répondant à son accolade avec sa main valide, cette fois. Il en oubliait presque qu’elle avait été son infirmière, quelques semaines plus tôt, et celle d’une grande partie de l’école… Difficile de mettre de côté ces formalités d’usage pour retrouver celle qui d’ordinaire, était son amie. Mais pour une fois, leur rendez-vous des vacances n’avait pas lieu à la Sylve… Leur quotidien s’était retrouvé tellement bouleversé par tout ce qui se passait depuis des mois qu’il était difficile d’envisager que les choses pourraient redevenir ordinaires un jour… « Equipé c’est vite dit, mais j’y travaille. Tu as l’air radieuse ! » ajouta-t-il en élargissant son sourire, et en tentant de se départir de l’air blasé qui parait son visage depuis des jours. Elle n’était pas venue jusqu’à Sainte-Mangouste pour l’entendre geindre, alors il était temps de se secouer par les épaules s’il ne voulait pas qu’elle le plante en pleine rue pour aller profiter de la compagnie de quelqu’un de plus agréable que lui en ce moment… Et puis surtout, elle prenait de son temps de vacances, sûrement bien méritées avant de reprendre ses heures quotidiennes à l’herboristerie. L’idée de plaquer l’école pour aller lui filer un coup de pouce en boutique, même s’il ne servait qu’à ranger les étagères de sa réserve à une seule main lui avait déjà traversé l’esprit. Mais il y avait de grandes chances qu’elle lui conseille d’oublier rapidement l’idée, considérant qu’il devait aller jusqu’au bout de ses études, qui pourtant lui donnaient l’impression de stagner toujours plus.

« Dans tous les cas, l’objectif c’est de te changer les idées… Est-ce que ça te dirait qu’on passe prendre de quoi grignoter au salon de thé un peu plus loin dans la rue et qu’on s’installe dans le parc ? Sauf si tu voulais faire quelque chose en particulier ? » Le programme était relativement alléchant, et Isidore était bien motivé à l’idée de la suivre là où elle le voudrait bien. Sa compagnie valait bien tous les salons de thé et tous les parcs du monde… « L’idée est excellente, même si je regrette de ne rien avoir pu te préparer aujourd’hui ! Peu importe, à côté de la cafétéria de l’hôpital, tout a l’air délicieux. » lança-t-il en prenant la direction du salon de thé indiqué, son bras autour de celui de son amie. Et puis s’éloigner de Sainte-Mangouste, même pour quelques heures, était une option qui lui convenait tout à fait. Sa mère se montrait particulièrement adorable et compréhensive, mais il ne parvenait plus à faire face à ses regards emplis d’apitoiement. Et Liu savait très bien ce qu’il avait vécu, même s’il ne lui avait pas parlé de sa situation avec Savannah, et n’avait pas besoin de le traiter comme un chiot à trois pattes pour autant… elle aussi, avait vécu des choses difficiles, cet été. Et puisqu’elle ne comptait pas tout de suite reprendre au magasin, il y avait fort à parier qu’elle ait besoin de temps pour elle pour digérer « l’après. » Même si elle possédait des compétences hors normes, elle n’était pas médecin d’ordinaire, du moins pas à un stade aussi avancé que les blessures auxquelles elle avait été confrontées. « Y a quelque chose qui te tente ? » demanda-t-il, arrivé devant la vitrine, étudiant les pâtisseries qui se présentaient à eux. Ce n’était pas encore leur tour de commander, ils avaient encore le droit à quelques minutes de réflexion !

« Alors, comment vas-tu ? » Pour le coup, même s’il avait pas envie de plomber l’ambiance si tôt dans leur journée, il ne se voyait pas pour autant lui servir des salades en prétextant que tout allait bien dans le meilleur des mondes. De toute façon, elle-même en était bien consciente, non ? Même si elle était encore un peu étrangère à ce qui se passait à Poudlard, elle se sentait forcément concernée par les évènements qui s’étaient déroulés, et qui l’avaient sûrement affectée personnellement, au point qu’elle ne se sente pas prête à aller affronter sa clientèle tout de suite… « Je me remets. » répondit-il simplement, espérant que son ton ne sonnait pas trop mélodramatique. « Pour l’instant, j’obtiens pas trop de résultats, et des fois je désespère un peu, de jamais arriver à retrouver ne serait-ce que la moitié de ce que j’avais. Et puis, ça s’est pas forcément super bien terminé à la Ferme, alors je sais pas si j’ai envie de retourner au château. Je sais juste qu’il le faut. » déclara-t-il, un peu embarrassé. Il devrait plutôt considérer qu’il avait de la chance de s’en sortir, et que même si l’efficacité de sa prothèse n’était pas encore optimale, tout espoir n’était pas perdu. « Bon, et toi alors ? Tu arrives à profiter un peu de tes jours de repos ? Je vois que tu as fait des achats, d’ailleurs… ! » remarqua-t-il, espérant qu’elle lui ferait part de ses trouvailles. Sûrement de jolis éléments pour décorer la Sylve, ou quelques plantes pour agrémenter sa serre !
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Sam 9 Sep - 23:46

Liu Xi constata avec plaisir que son ami avait l’air ravie de la voir. Sa poignée de main n’en était pas encore une, mais elle devinait déjà que la cicatrisation se passait bien. Il aurait eu mal rien qu’en essayant s’il en avait été autrement. Elle se sentait soulagée, peut-être un peu moins coupable… "oh… tu ne t’en souviens sûrement pas, mais tu as mis un certain temps avant de savoir bouger tes doigts, puis attraper tes pieds, puis tenir une cuillère. Et je ne parle même pas de colorier sans dépasser. Alors je ne m'en fais pas, tu vas réapprendre, c’est une question de temps… et puis tu vas développer d'autres talents pour compenser." Dit-elle avec malice et bonne humeur. "Je sais que c’est facile à dire, et que ta patience est mise à rude épreuve. Mais aie confiance." Les meilleurs s'étaient chargés de cette prothèse et il était jeune, en bonne santé et plein de motivation. Elle savait qu’il pourrait faire des progrès, même si ce n'était pas aussi vite qu'il le souhaitait.

Quant à être radieuse… le grand air lui avait donné bonne mine, et retourner à la civilisation la mettait plutôt de bonne humeur. Parler à quelqu'un lui avait un peu manqué finalement. En tout cas, elle se sentait capable d’affronter cette journée et heureuse de le faire en compagnie d’Isidore. Même si elle ne comptait pas lui révéler quoi que ce soit avant d'être sûr qu’il se sentait suffisamment bien pour encaisser la nouvelle. Elle avait fait l’erreur une fois avec Milo, à sa grande tristesse et elle ne comptait pas réitérer. "Je te remercie." Dit-elle avec un grand sourire.

Prenant la direction de la pâtisserie, elle tapota l'épaule de son ami. "Pour une fois que je peux avoir l’honneur de te nourrir… profite! Tu auras tout le temps de cuisiner plus tard… et puis entre nous, je me passerai de gâteaux cuisinés avec des ingrédients de cuisine d'hôpital… à croire qu'ils choisissent volontairement les produits les plus insipides du royaume.[b]" Dit-elle en riant. Elle était habituellement fournisseuse officielle de boissons, il fallait parfois innover…
Lorsqu’ils passèrent la porte de la pâtisserie, le parfum des différentes douceurs envahir l’espace. L’estomac de Liu Xi se mit à gargouiller de manière fort disgracieuse pour l’informer qu'il était très très partant pour un gâteau ou dix. La jeune femme n'était pas sous alimentée, mais les repas dans la forêt n'étaient pas très variés et malgré tout frugal. Tout lui faisait envie, de la simple viennoiseries aux pâtisseries aux atours raffinés… [b]" Il serait plus rapide d'énumérer ce qui ne me fait pas envie…"
avoua-t-elle coupable. "Tu as repéré quelque chose? On pourrait prendre un assortiment, une fois n'est pas coutume !" Lui proposa-t-elle. Liu Xi décida qu’elle se concentrerait sur les parfums sans baies. Elle en avait suffisamment au campement.

Isidore fit preuve d'honnêteté quant à son moral, même s’il semblait mal à l’aise. Et inquiet. Elle lui prit doucement sa nouvelle main, passant ses doigts à la jonction du bras et de la prothèse, avant de remonter vers la paume et les doigts. "Ne désespère pas. C’est encore si tôt. Je ne sais pas comment fonctionne une prothèse magique, mais je connais bien les moldues. La première étape n’est pas vraiment visible tu sais. Il s’agit pour le cerveau de créer un lien entre cette nouvelle main et le reste du corps, de créer des terminaisons nerveuses et d’utiliser les nerfs existants pour communiquer avec elle." Elle arrêta la son explication, songeant que ses médecins avaient dû lui tenir le même discours. "Est-ce que tu es supposé retrouver le toucher avec une main magique?[(b] Demanda-t-elle peut-être un peu trop curieuse, mais elle se demander qu’elle était la différence fondamentale entre les prothèse moldues et sorcières.

Les choses s'étaient mal terminées à la ferme ? Qu’entendait-il par là ? [b]"Tu as eu des soucis à la ferme?"
L’interrogea-t-elle en fronçant les sourcils, soucieuse.
Elle hocha la tête quant à Poudlard, elle était bien placée pour comprendre… Elle n’avait jamais envisagé d’enseigner, et si elle avait eu le choix, elle se serait probablement plutôt dirigée vers l'étude des plantes de part le monde. Enfin, on avait toujours le choix. Simplement, l'idée de tout plaquer et de partir au bout du monde sans avoir un endroit où revenir...ou une raison de revenir lui donnait le tournis. Bien sûr ses amis de Poudlard lui manqueraient mais elle pourrait toujours passer au pré au lard ou pendant les vacances. Comme aujourd'hui. Mais si elle prenait sa liberté maintenant, il y avait peu de chance qu’elle retourne un jour à la société. Elle le sentait au fond de ses tripes : elle deviendrait une sortr d'ermite vagabond. Sans liens et le coeur sec.

Alors, le choix de la raison s’imposait. Elle pourrait veiller sur Isidore et Milo. Faire connaissance avec Sage et Jaspe. Rencontrer des gens. Elle prendrait sûrement goût à l'enseignement. Peut-être pas à l'enfermement. Et puis dans sa situation, on ne refusait pas un emploi prestigieux, incluant le gîte et le couvert. Elle appréhendait cette rentrée, mais ces semaines dans les bois, sans rien d’autre qu’elle même et une tente lui avait prouvé qu’elle pouvait s’adapter et survivre. Elle était forte, elle saurait passer outre la peur. "Oui, quand il faut y aller… il faut y aller" dit-elle autant pour Isidore que pour elle-même.

Si jusqu'alors, elle avait pu éviter de parler d’elle, cela allait devenir plus compliqué à présent. Elle pouvait toujours repousser le moment, mais elle se ferait rattraper. "On peut dire ça. Je viens directement de ma forêt, ce qui explique ma tenue... c'est ressourçant, mais ça manque un peu de pâtisserie." Dit-elle en souriant. Elle souleva ses paquets…" J’ai été tout à fait déraisonnable, je me suis acheté une épée de Wudang…" dit-elle toute excitée et les yeux brillants… Non, décidément, elle ne regrettait pas cet achat. Elle avait suffisamment de ressources pour se le permettre, la forêt pourvoyant à ses besoins pour l’instant, puis se serait autour de Poudlard et enfin, le plus rapidement possible elle l'espérait, l’assurance de la Sylve. Elle évita de parler de l’autre paquet, et puis de toute manière, il suffisait de lire les inscriptions sur le papier pour savoir que cela provenait de la célèbre boutique d’Ollivender. "Si tu veux, je te la montrerai dans le parc…? il ne faudrait pas traumatiser toute la boutique !" Lui lança-t-elle malicieuse.




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“Demeure aussi prudent au terme qu'au début; ainsi tu éviteras l'échec” [Tao Te King]
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Lun 11 Sep - 20:58

Seulement des rendez-vousLiu Xi & Izzie« Oh… tu ne t’en souviens sûrement pas, mais tu as mis un certain temps avant de savoir bouger tes doigts, puis attraper tes pieds, puis tenir une cuillère. Et je ne parle même pas de colorier sans dépasser. Alors je ne m'en fais pas, tu vas réapprendre, c’est une question de temps… et puis tu vas développer d'autres talents pour compenser. Je sais que c’est facile à dire, et que ta patience est mise à rude épreuve. Mais aie confiance." C’était encourageant de sa part, et il était tenté de la croire sur parole. Tout s’arrangeait. Tout finirait par s’arranger. Même si après avoir entraperçu cette lumière d’espoir que symbolisait la prothèse, lorsqu’on lui avait fait part de l’idée à l’infirmerie de la Ferme, il restait déçu d’arriver à d’aussi piètres résultats. De toute évidence, la volonté n’était pas une force nécessaire, c’était là le plus désespérant. Quant à développer d’autres talents, il n’y croyait pas vraiment : que pourrait-il faire de ses cinq doigts restants ? La cuisine devenait une tâche assez fastidieuse désormais, qui lui demandait l’aide d’une tierce personne, et ses sortilèges étaient moins performants. Il ne pouvait encore tenir moins tenir sur un balai, ni entreprendre une quelconque activité manuelle : alors, vers quoi se tourner ? « J’espère que t’as raison… sincèrement ! Si jamais, t’as pas besoin d’un employé manchot de la main droite, à tes heures perdues ? » plaisanta-t-il sans trop savoir si c’était de bon goût. Sûrement que non, mais tant pis, il avait gagné pour toujours le droit de se permettre les histoires drôles les plus douteuses, même celles susceptibles de ruiner l’ambiance. En attendant, il était bien content de voir d’autres visages que ceux de l’hôpital, qui n’étaient sincèrement pas les plus joyeux. Les internes de Sainte-Mangouste avec lesquels il discutait souvent avaient l’air épuisés à longueur de journée, et les médecins sans cesse préoccupés, si bien qu’il se demandait quelle serait la mauvais nouvelle qu’ils auraient à annoncer. Elle en profita d’ailleurs un peu pour se moquer des produits utilisés par l’hôpital, ce qu’il approuvait bien volontiers, faisant mine d’être soudainement pris de nausée pour appuyer son propos. Ils ne faisaient manifestement pas beaucoup d’efforts avec les plateaux-repas… «  Il serait plus rapide d'énumérer ce qui ne me fait pas envie… Tu as repéré quelque chose? On pourrait prendre un assortiment, une fois n'est pas coutume !" Il devait bien reconnaître qu’il était un peu perdu dans ses choix, et sa proposition tombait à pic : au moins, ils pourraient goûter un peu de tout, et peut-être qu’un éventuel coup de coeur pourrait lui donner quelques idées par la suite… pourquoi pas, après tout ! « Validé pour l’assortiment ! J’arrive pas à me décider de toute manière, et j’en ai tellement assez du velouté de courgette que je pourrais sauter sur n’importe quoi. Mais c’est moi qui t’invite ! » lança-t-il en tendant à la caissière un billet qu’il sortit de sa poche, avant de saisir de sa main valide la boîte qu’elle leur présentait. Il lui devait bien ça pour tous les soins qu’elle lui avait administrés cet été !

"Ne désespère pas. C’est encore si tôt. Je ne sais pas comment fonctionne une prothèse magique, mais je connais bien les moldues. La première étape n’est pas vraiment visible tu sais. Il s’agit pour le cerveau de créer un lien entre cette nouvelle main et le reste du corps, de créer des terminaisons nerveuses et d’utiliser les nerfs existants pour communiquer avec elle." Il réfléchit à ce qu’elle dit tandis qu'il laissait passer les nouveaux arrivants pour arriver jusqu'à la caisse, sans pour autant interrompre leur conversation. Si elle disait vrai, c’était plutôt rassurant, ça voulait dire que c’était… sûrement normal. Et qu’il y avait peut-être encore un peu d’espoir. Peut-être ne voulait-elle pas le froisser en lui disant que c’était mauvais signe, et qu’il y avait des chances pour que cette nouvelle main métallique fasse uniquement office de décoration, ou d’appendice censé masquer son membre manquant… « Je voudrais… tellement redevenir quelqu’un de normal, tu sais. J’ai l’impression que je serais plus jamais bon à quoi que ce soit. C’était déjà pas brillant avant, mais là… c’est pire que tout. » avoua-t-il, un peu gêné tout de même. Il avait un peu l’impression de se répandre en geignant, alors qu’au final, tous avaient perdu quelque chose d’énorme, dans l’histoire. Au final, peut-être que cette main symbolisait surtout le fait qu'il n'avait plus d'objectif... « C’est dingue, n’empêche, comment tu sais tout ça ? » ajouta-t-il à son attention. Il n’était plus à prouver qu’elle avait des connaissances médicales pointues, mais il s’en étonnait toujours, comme si elle menait une double vie en parallèle du commerce qu’elle tenait.

"Est-ce que tu es supposé retrouver le toucher avec une main magique? » Il réfléchit à la question. Le chirurgien-prothésiste disait que ça arrivait dans le meilleur des cas, que la connexion entre le cerveau et la main, animée par la magie, se faisait si bien que la sens du toucher revenait parfois au bout d’une certaine période, comptant de longs mois. Mais il avait aussi précisé que ça ne touchait qu’une petite partie de gens, et que seulement dix pour cent des sorciers qui avaient perdu une main ne parvenait à retrouver les mêmes sensations tactiles. Et vu comment son état stagnait… il ne valait mieux pas trop espérer. « Ça va dépendre de la rééducation, je pense. Le docteur a dit que c’était possible, mais que seuls certains sorciers y parvenaient. Quelque chose me dit que ce sera déjà bien si j’arrive à la faire bouger… » Elle lui demanda s’il avait rencontré des problèmes à la ferme, et il hésita un peu avant de répondre. Il avait toujours raconté ses histoires de Poudlard à Liu Xi, que ce soit en face ou par lettres… il avait longuement parlé de ses meilleurs amis dès sa rentrée au château, évoqué sa relation avec Savannah lorsqu’elle avait démarré, raconté un peu les fois où leur histoire battait de l’aile… elle devait voir en ces récits de banales péripéties d’adolescents lambdas, mais ne savait pas trop ce qu’elle lui dirait s’il lui parlait de ce qui s’était passé entre eux. Ça avait l’air tellement futile avec tout ce à quoi elle avait assisté cet été… « Rien de grave hein, c’est juste avec Savannah que ça coince… bon sang, je suis désolé Liu, ça fait que cinq minutes qu’on se voit, et je suis déjà en train de me plaindre sur tous les points de mon existence, je suis une compagnie déplorable… alors que t’as déjà passé un temps fou à t’occuper de moi en plus ! » C’était fou comme les peines de coeur semblaient ridicules lorsqu’on les racontait. Lui-même aurait sans doute trouvé ça un peu inconsistant et superficiel avec tout ce qui se passait, la guerre, le reste…

Elle avait raison quand elle disait qu’il fallait bien y retourner, et il le savait bien. Heureusement qu’elle était là, tout de même ! Certes, contrairement à la tradition qu’ils avaient eux-mêmes instaurée, leur après-midi ensemble de pré-rentrée n’avait pas lieu à l’herboristerie, mais elle était au moins suffisante pour lui rendre un peu de motivation. Ça faisait du bien, d’avoir une amie plus mûre, plus sage, plus posée que ceux qu’il côtoyait d’ordinaire. Enfin Spencer remplissait bien ce rôle d’ordinaire, mais Liu Xi avait toujours le recul nécessaire pour le faire regarder les choses en face, sans prendre mille précautions inutiles comme le ferait sa mère qui était nettement plus instable. Mais au moins, avec elle il ne se sentait ni comme un infirme, ni comme un chiot à trois pattes : il était juste lui, comme avant que sa vie ne prenne un tournant décisif. Et elle, comme à son habitude, elle était toute pleine de ce naturel et de cette fraîcheur qui en faisaient une femme formidable. « T’as raison. Je vais m’auto-secouer par les épaules, et ça va le faire. » déclara-t-il en se forçant à se montrer un peu plus positif. Il n’était pas venu pour lui ruiner le moral, après tout… « Et puis, si je fais pas ma rentrée, je pourrais pas tenter de te motiver à faire la tienne… à la Sylve ! » Il savait qu’elle ne se sentait pas prête pour réouvrir à la rentrée, même s’il ne comprenait pas trop quelles étaient les raisons qui l’en empêchaient, mais il était en tout cas persuadé qu’il ne s’agissait de rien d’insurmontable. Certes, elle avait besoin de temps pour se remettre d’aplomb, mais c’était son truc à elle le magasin, il ne pouvait pas imaginer qu’elle puisse laisser tomber sa passion parce que l’été avait été difficile… elle se relèverait, comme eux tous. "On peut dire ça. Je viens directement de ma forêt. J’ai été tout à fait déraisonnable, je me suis acheté une épée de Wudang… Si tu veux, je te la montrerai dans le parc…? il ne faudrait pas traumatiser toute la boutique !" Il ouvrit grand les yeux et haussa un sourcil, tandis qu’il ouvrait la porte du salon de thé pour la laisser sortir, et ensuite s’engager dans la rue, étirant son sourire en l’imaginant saisir une épée au dessus de son crâne pour s’imposer face à un hypothétique ennemi. Le tableau obtenu était assez impressionnant ! Et même s’il ne connaissait pas vraiment le modèle auquel elle faisait référence, il n’en restait pas moins curieux. Et puis, pour lui qui était vu comme la peste dès qu’il franchissait l’entrée du chemin de Traverse, il n’était guère habitué à voir quelques merveilles exposées dans les boutiques… « De Wudang ? Ça a l’air terrible, un peu que je veux voir ! Et puis avec le travail formidable que t’as mené, tu pouvais bien te permettre d’être déraisonnable, non… ? » demanda-t-il alors que les grilles du parc dont elle parlait plus tôt commençait à apparaître un peu plus loin…
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Mar 12 Sep - 12:23

La jeune femme offrit son sourire à Isidore,s’il trouvait le courage de plaisanter, même un peu acide, c’est qu’il n'était pas si désespéré que ça. Il lui fallait simplement le temps d’accepter ce nouveau membre récalcitrant. Malheureusement, elle ne pourrait plus l’employer à la Sylve, même si elle l’avait voulu. "Oh mais ne t’inquiète pas aucune chance que tu restes inemployé, il y a bien un moldu amputé des deux bras et des deux jambes qui a traversé la Manche à la nage, tu ne vas pas pouvoir te débiner, il te reste encore trop de membres !" Dit-elle en plaisantant à son tour, avec un petit pincement au coeur. Liu Xi aurait voulu pouvoir encore lui proposer la Sylve comme refuge, comme porte de sortie mais ce n'était plus un réconfort qu’elle était en mesure de lui prodiguer.

Isidore se proposa de payer les pâtisseries, elle hésita un instant, ce n'était pas très correct de le laisser l'invité. Mais d’un autre côté, il avait l’air tellement heureux de le faire qu’elle laissa de côté ses scrupules et le remercia vivement. En revanche, elle n’esquissa pas un geste pour le décharger de leurs victuailles, il fallait qu’il se débrouille et il y parvenait très bien sans elle.

Continuant leur chemin, Liu Xi donna des explications sur le processus de greffe, il s’agissait plus de ça finalement que d’une simple prothèse. Mais malgré ça, Isidore lui paraissait soucieux. "M’enfin Izzie, tu es déjà normal. Il faut un temps d’adaptation pour tout le monde, bientôt plus personne n’y prêtera attention. Et je ne te laisserai jamais dire que tu es bon à rien… c’est totalement faux." dit-elle en fronçant les sourcils… vraiment, il était temps qu’il sorte de cet hôpital déprimant et qu'il puisse expérimenter sa vie tranquillement sans être scruté en permanence. Il se rendrait vite compte qu’il était encore tout à fait capable.

Liu Xi sourit quand il lui demanda d'où venaient ses connaissances, les gens avaient tendance à oublier que cette londonienne avait passé la plus grande partie de sa vie à proximité des champs de bataille et des zones sinistrées du monde. "Tu sais mon père est médecin urgentiste et ma mère chirurgienne spécialisée dans les traumatismes… ils travaillent pour une ONG et j'ai vécu avec eux jusqu'à mes 18 ans. J’ai vu un certain nombre de membres amputés ou déchiquetés par des bombes et de rééducation. J’ai même parfois dû assister quand il y avait bien plus de blessés que de personnel soignant. Sutures, compresses… et puis j'écoutais mes parents et leurs amis parler. Je suis au point sur les conseils contre les douleurs fantômes, la lutte contre les infections, la réappropriation… Pour une bonne herboriste il ne faut pas seulement bien connaître les plantes et leurs effets, il faut aussi connaître l’anatomie et le fonctionnement du corps. Avec mes parents, j’ai appris sans même m’en rendre compte. " Expliqua-t-elle avec une tendresse tintée de fierté en pensant à eux.
Elle acquiesça quant à la réflexion d’Isidore, il était effectivement trop tôt pour le dire… elle espérait que les médecins ne se contenteraient pas d’une rééducation mécanique. "J’espère que ça ira alors. Tu as de la rééducation sensorielle aussi?" Se risqua-t-elle à demander. Elle se promit de le laisser tranquille avec ses questions après celle-ci.

La jeune femme poussa un soupire soulagé...oh ce n'était qu’une énième dispute avec Savannah… il s’en remettrait… " Je ne sais pas si je dois admirer votre sens de l’acharnement. Mais ce n’est qu’une dispute de plus. Si vous vous faites souffrir mutuellement plus souvent que vous ne vous entendez, vous finirez bien par apprendre." Apprendre à se comporter autrement ou qu’une bonne amitiés ne fait pas forcément un bon couple, elle ne le précisa pas. Elle avait déjà fait part de ses doutes quant au fonctionnement cahotique de leur couple et elle n’en rajouterait pas une couche. Mais elle ne le plaindrait pas plus que nécessaire, il avait choisi son sort…

Cependant, la mine décomposée de son ami lui réduit le coeur en miette. Elle balança ses sacs sur une épaule et le serra contre-elle, veillant à ne pas écraser leurs pâtisseries au passage. Elle déposa un baiser du bout des lèvres dans ses cheveux, comme on le ferait avec un bébé, et le garda contre elle un moment. "Je n’ai pas l’intention de quitter ta compagnie." Dit-elle simplement, l'entraînant vers le parc. Il n'était pas nécessaire pour elle d’ajouter quelque chose, elle espérait que le message était passé. Écouter ses amis n'était pas une corvée. Il voulait se secouer, c'était une bonne chose. Et il y arriverait.

Sa rentrée à elle à la Sylve… si seulement… " Je te montre ça dès qu’on arrive dans le parc alors! Wudang, c’est le nom de l'école qui a crée cette discipline. " Lui expliqua-t-elle avec moins d’entrain qu’elle aurait voulu. Elle resta silencieuse, concentrée le temps d’atteindre la bordure du parc. Elle ne pourrait pas se taire éternellement, et éviter le sujet n'empêcherait pas la réalité d'être exposée au grand jour à un moment ou un autre… Elle voulait épargner Isidore, mais c'était une nouvelle difficile à annoncer pour elle aussi.

Elle aperçut un banc à l’entrée du parc, et s’y installa, invitanr Isidore à en faire de même. Elle avait pâli, arborant un air plus grave qu’elle ne l’aurait souhaité. " Il n’y aura malheureusement plus de rentrée à la Sylve. Les Mangemorts ont tout réduit en cendre… Il ne me reste que mon grimoire. Je l'avais confié à mes parents avant la bataille. " Liu Xi frissonna. C'était la première fois qu’elle l'annonçait de vive voix à quelqu'un. Elle avait prévenu ses parents par téléphone mais elle était encore sous le choc, ne réalisant pas vraiment. Cette fois-ci, elle avait pleinement conscience de l’aspect irrévocable de cet événement et de la décision qui avait suivi.

La jeune femme était surprise de ne plus ressentir autant de colère, elle était triste, ses yeux étaient au bord des larmes mais elle ne sentait pas l’urgence d’abattre sa hache dans un tronc d’arbre pour se calmer. Elle essaya de recomposer son visage, elle n'était pas là pour déprimer Isidore. " ce n’est pas envisageable financièrement de rebâtir la boutique et mon appartement tant que l’assurance ne m'a pas payé. Et puis… pour moi la Sylve était un pont entre deux cultures. J’y crois toujours hein… mais je n’ai pas l'énergie pour l’instant d'envisager… de recommencer… enfin je ne sais pas." Elle était déçue, mais elle ne voulait pas prendre le risque d’une nouvelle destruction, d’une nouvelle désillusion. Ce n'était pas très courageux. Mais elle assumerait ce choix. " Voilà depuis je campe dans les bois, je passe mes nerfs en coupant du bois, je fais des listes de ce qu’il me faut racheter… et crois-moi, le plus urgent n’est clairement pas une belle épée brillante." Dit-elle en essayant de détendre l’atmosphère et en désignant le paquet contenant sa nouvelle baguette. " Mais j'estime que j'ai mérité d'être un peu capricieuse. Et puis… " elle ménagea son suspense avec un sourire malicieux. " J’ai cru comprendre que mon prochain poste comprend le logement, le couvert et le droit de rester coincée dans un relais Château de Prestige jusqu’aux prochaines vacances. "

Au final, ils feraient leur rentrée ensemble, et elle appréhendait sûrement autant que lui. Mais elle n’allait pas se laisser abattre, et déballa les pâtisseries. Elle choisit une religieuse à la vanille. "Désolée, mais je ne tiens plus, mon dessert quotidien étant des baies… je ne peux pas résister plus longtemps à cette douce odeur sucrée. Je te propose une démonstration d'épée une fois que j'aurais le ventre plein !" Dit-elle avant de croquer à pleine dent dans sa gourmandise et de lui tendre la boîte.


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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Ven 15 Sep - 9:45

Seulement des rendez-vousLiu Xi & IzzieElle essayait de le rassurer comme elle le pouvait, et il lui en était reconnaissant, même si la piqûre de rappel ne tardait pas à faire son effet. Il tenta de répondre par un sourire, qu’il voulut être sincère, aussi honnête qu’elle l’était elle quand elle lui disait toutes ces choses, qui pourtant lui semblaient tant décalées de la réalité. Il détestait ce présent dans lequel il était embourbé, dans lequel il s’enlisait jusqu’à peiner à sortir la tête de l’eau. Des personnes étaient dans des états bien pires que le sien, et s’en sortaient pourtant, comme l’affirmait Liu Xi… et pourtant, l’idée d’une potentielle réussite lui était tellement lointaine qu’elle lui semblait irréaliste. « Ouais… Mais c’est cette année, et l’année prochaine que je suis censé déterminer ce dans quoi je vais me diriger, ou trouver ma voie, et… je suis pas prêt à ça. » Il était toujours négatif, et ne parvenait à se détacher de ce pessimisme ambiant dont il s’était promis de se séparer avant de retrouver son amie. Certes, elle était compréhensive, et ne le forçait pas à se parer d’une bonne humeur idiote qui le forcerait à jouer la comédie à moitié. Mais pour autant, il n’aimait pas l’idée de lui infliger ça… Elle lui expliqua donc sa situation, et que ses connaissances étaient surtout liées à son enfance, et au métier de ses parents, qu’elle avait longtemps observés. Pour le coup, il fallait avoir une solide mémoire, pour être capable de faire usage de toutes ces connaissances. Lui qui avait pensé jusqu’alors que ses connaissances se limitaient à l’herbologie et à ce qui concernait de près ou de loin la discipline ! « S’ils savaient ce que t’as réussi à faire avec tout ce que t’as appris d’eux, ils seraient fiers de toi ! » répondit-il, en jetant de nouveau un coup d’oeil à la main qui remplaçait la sienne. Il était toujours frustré, avait cette sensation qu’il ne se retrouverait jamais vraiment, mais Liu avait raison, il n’avait pas tout perdu. Et il ignorait s’il y parviendrait un jour, mais il espérait pouvoir se montrer également utile avec ceux qui avait souffert de cette bataille, et de celles à venir. Savoir trouver les mots qui conviendraient pour leur donner envie de se battre malgré tout. Elle lui demanda s’il aurait de la rééducation sensorielle également, et il repensa à tout ce que le chirurgien-prothésiste lui avait dit. « Ils me font toucher certaines textures, et il faut que je devine, sans regarder. Pour l’instant, ça marche moyen. » Et moyen était un euphémisme pour dire « pas du tout », mais il n’avait pas besoin d’en rajouter… On lui avait bien dit que ce seraient les pressions exercées par ses phalanges qui transmettraient l’information jusqu’au cerveau. Or, l’information n’arrivait jamais…

Une dispute de plus… c’était ce que ça devrait être. C’était ce que ça donnait l’air d’être. C’était peut-être ce qu’était leur relation était au final, une goutte d’eau qui menaçait de déborder du vase à la moindre secousse. Et c’était difficile. Surtout quand elle n’était pas là. Elle aurait du être là. C’était lui qui avait mérité que pareille situation se produise, alors qu’il espérait encore la voir franchir le seuil de sa chambre au moment où il allait recevoir le substitut de sa main droite. « C’est moi qui lui ai fait du mal cette fois. Mais je pensais qu’elle viendrait. » Il avait levé les yeux vers le bâtiment de Sainte-Mangouste, qui continuait de s’élever dans le décor environnant. Liu Xi l’assura qu’elle n’avait pas envie de quitter sa compagnie, mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir désolé de lui infliger ce spectacle lamentable. En attendant, il était question de mettre de côté ces sentiments négatifs pour le moment, et se centrer sur l’essentiel : pour la première fois depuis des jours, il avait le droit à de la compagnie, celle de son amie qui était parvenue à trouver un peu de temps à lui consacrer ! Il préférait tenter d’imaginer ce à quoi son épée pouvait ressembler ! « J’aurais droit à une démonstration de tes talents cachés d’épéiste, en prime ? » ne put-il s’empêcher de demander, esquissant un demi-sourire. « Je te préviens, je tiens pas la route en tant qu’adversaire, et puis je suis sûr que t’as développé ta propre technique secrète. » Il ne connaissait pas le nom de l’école, mais il ne doutait pas un instant qu’elle disposait de suffisamment de savoir pour pouvoir conseillé n’importe quel hypothétique client qui voudrait se munir d’un tel outil.

" Il n’y aura malheureusement plus de rentrée à la Sylve. Les Mangemorts ont tout réduit en cendre… Il ne me reste que mon grimoire. Je l'avais confié à mes parents avant la bataille. (…) mais je n’ai pas l'énergie pour l’instant d'envisager… de recommencer… enfin je ne sais pas." Il ouvrit la bouche, mais rien ne sut en sortir. Il demeura ainsi, silencieux, alors que la pénible nouvelle faisait son bout de chemin. Il lui semblait que tout son équilibre, à peine instauré, s’effondrait à nouveau : tout partait en vrille, et entraînait le reste de son monde dans une chute continuelle et infinie. « Liu, non… » Sa main s’était naturellement posée sur le bras de cette dernière tandis que son estomac se tordait en imaginant la peine qu’elle avait du emmagasiner. « Je sais même pas quoi dire… je suis désolé Liu, vraiment. Et moi qui te pose des questions depuis tout à l’heure… j’avais aucune idée. Ils paieront pour ce qu'ils t'ont fait. » Il ravala difficilement sa salive, tandis qu’il cherchait des solutions possibles. Des solutions inexistantes. « Comment tu vas ? Et qu’est-ce que tu vas faire ? » demanda-t-il, un peu inquiet. Dire qu’elle était parvenue à lui faire croire que tout allait bien, alors que ce qui était probablement la plus grande oeuvre de sa vie venait de partir en fumée. Même lui en éprouvait une sorte de douleur, qui lui tordait les entrailles, en se rappelant des bons moments qu’il avait passées là-bas. Les bocaux sur le comptoir, la Serre dans le jardin, foisonnant de ces excellents légumes, la cabane dans le jardin, la balançoire, les coquelicots… C’était comme si une page venait d’être arrachée, ou de se tourner définitivement, brutalement. « Bien sûr qu’il te faut du temps… » commença-t-il… il ne savait pas si une reconstruction était possible, il le souhaitait tout du moins, mais en effet elle ne pouvait se lancer dans cette entreprise si rapidement…

Elle lui annonçait en suivant qu’elle vivait dans les bois, et même si l’idée ne lui aurait pas paru si mauvaise à l’époque où elle avait encore la Sylve pour y revenir en cas de problème, il ouvrit la bouche. Pour ne pas savoir quoi dire… Ils avaient chacun perdu une partie d’eux, dans cette histoire, et la retrouver allait se révéler être un calvaire, chez l’un comme chez l’autre. En tout cas, il détestait l’idée de la savoir en difficulté… « On va pas te laisser comme ça, Liu ! Viens parler à ma mère tout à l’heure, tu devrais pouvoir rester avec nous à la maison ! Avec tout ce que tu as fait pour moi, elle n’y verra aucune objection, crois-moi !  » lança-t-il à son adresse, décontenancé. Il la savait suffisamment débrouillarde pour se douter qu’elle était très probablement équipée d’une tente, et de tout le nécessaire dont elle pouvait se parer pour un séjour en forêt, mais sa situation était tellement injuste… ! Elle méritait mieux, tellement mieux, et surtout de pouvoir s’offrir toutes les épées que ce monde pourrait lui procurer ! La nouvelle suivante manqua de peu de l’étouffer alors même qu’il ne s’était pas encore saisi d’une pâtisserie. Le gite et le couvert dans un château… à moins qu’elle ne joue la carte du bluff, et ne fasse à la place allusion à une autre bâtisse environnante, ce qui serait extrêmement cruel de sa part, elle faisait bel et bien référence à Poudlard. Mais Liu Xi rejoignant son monde… c’était à peine croyable ! « Attends… tu veux dire que… ? Toi ? Tu vas à Poudlard ? Sérieux ? » demanda-t-il en s’appuyant une main contre le front. Pour y faire quoi, d’abord ? Elle était surqualifiée pour faire garde-chasse ou surveillante. Infirmière, peut-être ? Après tout, Lennox avait sans doute besoin d’un coup de main, il n’aurait certainement pas pu faire l’affaire seul face au nombre incalculable de blessés qui parvenaient à la ferme. L’école se disait peut-être qu’avec un poste supplémentaire, ils pourraient gérer chaque cas de stress post-traumatique directement sans pour autant faire face à une invasion massive et incontrôlée… En tout cas, même s’il ne parvenait que difficilement à avaler le tragique sort qui avait touché la Sylve, il se réjouissait tout du moins de savoir qu’elle serait dans les parages, lors de cette rentrée qui promettait pourtant d’être terrible. « Vas-y, fais toi plaisir, moi j’attaque le millefeuille ! » commença-t-il alors qu’il portait à sa bouche la pâtisserie, et qu’il se permettait une volumineuse bouchée. Bon sang, pourquoi n’allait-il pas déjeuner quotidiennement en extérieur, au lieu de se contenter de la bouille de l’hôpital ? « Alors, elle vaut quoi la religieuse ? » En tout cas, il avait hâte qu’elle puisse s’adonner à cette démonstration d’été, histoire de leur faire oublier leurs problèmes respectifs… Cette guerre leur avait coûté très cher, à tous les deux.
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Sam 16 Sep - 13:24






Liu Xi semblait être destinée à ne pouvoir apporter que très peu de réconforts à ses amis. Il y avait des choses auxquelles ont ne s’habituaient pas, et cela en faisait partie. Isidore essayait de donner le change, mais elle lisait son inquiétude dans tous ses gestes sans pouvoir l’aider. Elle ne pouvait pas les balayer d’un revers de la main : « Je comprends que tu aies peur… ». Les situations nouvelles étaient toujours déstabilisantes. « Mais je ne crois pas que toute ta vie se joue cette année, ni l’année prochaine Isidore. Ça c’est ce que les professeurs et les adultes vous font croire pour vous obligez à vous poser la question et à y réfléchir. Tu pourrais très bien choisir une voie aujourd’hui et changer d’objectif dans dix ans sans que personne n’y trouve rien à redire. Il y a un proverbe que j’aime bien, si tu n’aimes la situation où tu te trouves, tu n’es pas un arbre, tu peux t’en éloigner. Ça coule de source, mais c’est on ne peut plus vrai. C’est toi qui trace ton chemin, rien ne t’empêche de lui faire faire de grand virage. Met un pied devant l’autre et plie ta main une phalange à la fois, et tu en verras le bout». Conclue-t-elle avec bienveillance.

La jeune femme rosit légèrement devant l’admiration de son ami. Faire la fierté de ses parents avait toujours guidé sa conduite. Elle pouvait supporter de tout perdre, mais elle espérait ne jamais les décevoir, cela réduirait son cœur en miette. Elle écouta avec attention le programme de rééducation d’Isidore… Beaucoup de mécanique, pas beaucoup d’affect. Elle trouvait cela un peu léger, n’importe quel médecin ou psychomage pouvait voir à quel point le garçon était perdu. C’était mettre la charrue avant les bœufs que de travailler à la mécanique de sa main, sans faire savoir à son corps qu’il en avait retrouvé une. Elle afficha une mine désapprobatrice. « Uhuh. Loin de moi l’idée de critiquer l’équipe médicale, mais autant mettre toutes les chances de ton côté… seulement tu devrais aussi tester une autre technique. Tend tes deux bras devant toi, et ne lâche pas des yeux tes deux mains ». Lui demanda-t-elle. Elle prit ses mains entre les siennes, et se mit à les presser longuement, chacune à leur tour. Puis elle reprit la parole : « quand tu as cinq minutes, tu peux aussi essayer de faire ça ». Elle lui montra le geste sur elle-même, faisant glisser sa main gauche de l’épaule au dessus de la main, repassant sur la paume avant de remonter jusqu’à la clavicule, puis fit de même de la main droite. « ça ne t’aidera pas à plier les doigts, mais si tu suis bien des yeux le mouvement en même temps que tu le fais, ton cerveau pourrait avoir plus de facilité à assimiler l’information que la prothèse fait maintenant partie du reste du corps. » ça ne prenait pas de temps et ce n’était pas douloureux, ça pourrait valoir le coup d’essayer. Elle arrêta là le sujet fâcheux du jour.

Enfin, l’un des sujets du jour, Savannah étant le second. La jeune femme se trouvait bien embêter, ne sachant pas trop quoi dire… Qu’est ce qu’il avait pu lui faire de si terrible pour qu’elle le laisse affronter seul sa greffe ? D’après les dires d’Isidore, elle avait un tempérament volcanique, peut-être qu’il l’avait blessé dans son orgueil un peu plus que de raison ? Liu Xi était tout de même étonnée : Savannah avait passé un certain temps à l’infirmerie, lui demandant conseil pour savoir comment s’adresse à Isidore… Cela lui paraissait étonnant que la situation ait changé à ce point. Elle ne pensait pas vraiment que les deux adolescents étaient fait l’un pour l’autre, mais elle ne pouvait nier qu’ils tenaient fort l’un à l’autre au moins en amitié. « Est-ce que… tu as envie d’en parler ? En attendant, il faudra te contenter de ma présence ». Demanda-t-elle simplement. Avant de répondre elle-même à sa question en riant : « Je peux te faire une démonstration, mais pour l’instant, je n’ai aucun talent tu sais ! Je l’ai juste vaguement testée dans la boutique ! J’ai déjà vu des épéistes pratiquer les mouvements, je vais essayer de faire illusion. »

La jeune femme posa sa main sur celle d’Isidore : « Tu ne pouvais pas deviner tu sais. J’aurais pu l’annoncer tout de suite, mais j’avais besoin d’un peu de temps pour me lancer. C’est tellement étrange de le dire à haute voix. Mais j’ai survécu, je crois. » dit-elle en esquissant le début d’un sourire. « Je vais… mieux ? J’étais très très en colère, et triste aussi mais surtout en colère. Et désemparée, je veux dire, en deux secondes, je n’avais pu de travail plus de maison, les aurors qui me disent de m’éloigner, les moldus de ne pas quitter le territoire… Alors, j’ai fait la seule chose qui m’a paru sûr. J’ai repris ma voiture, j’ai toujours mes affaires de camping dedans, je suis partie m’acheter une hache sur le chemin, et je me suis réfugiée dans la forêt. Et j’ai réduis à néant tout le bois mort à ma portée jusqu’à tomber de fatigue. » dit-elle se rendant compte qu’elle était bien contente de ne pas avoir eu de témoin autre que son chat pour ses petites crises de nerfs. « Et puis après quelque jour à tailler et à pleurer, j’ai construit mon petit camp, pris mes petites habitudes… et je me suis rendue compte que je n’avais finalement besoin de que de moi-même pour survivre. J’ai perdu beaucoup… Mais en même temps je suis en vie, et j’ai survécu dans la forêt avec mon chat, c’était même ressourçant. »

Elle sourit à Isidore : « Et maintenant, il faut que je rachète à peu près tout. J’ai commencé par des graines et des outils, et puis ma baguette. Les Mangemorts, je ne sais pas s’ils paieront. Mais ils m’ont appris une leçon qui a beaucoup de valeur : je suis difficilement anéantissable, et même si elle ne me sert pas, je ne quitterais plus ma nouvelle baguette aussi facilement. » Elle serra fort sa main entre ses doigts quand il lui proposa de venir habiter chez lui…

« Oh Isidore, je suis déjà tellement heureuse que ta mère ait accepté que tu viennes me voir aujourd’hui que je ne m’imposerais sûrement pas chez vous… Je veux dire, je pense qu’elle peut avoir toutes les objections du monde ! J’ai passé mon année à essayer de me montrer comme une personne responsable, digne de confiance, que tu ne risquais rien en ma présence, et je ne suis même pas fichue de t’avoir ramené entier de Poudlard. Sans compter des mois horribles que tu as du y passer sans que je n’y puisse rien. Je serais étonnée qu’elle ne me déteste pas. J’en ai même parlé à Monsieur Lennox, c’est dire. » Isidore connaissait suffisamment Liu Xi pour savoir qu’elle ne confiait pas ses craintes facilement, surtout à des personnes qu’elle connaissait depuis peu.

Elle rit franchement en voyant la tête d’Isidore lorsqu’elle lui annonça qu’elle venait à Poudlard. « Et oui, sérieusement… Bon, je t’avoue que j’ai moi-même du mal à y croire et que je panique un peu. Mais tu vas pouvoir m’appeler professeur maintenant. Je vous enseignerai la botanique. »

La jeune femme finit de dévorer sa religieuse, avant de répondre à Izzie « Elle était très bonne, non de non, ça change de la pêche de la cueillette, toute cette crème mmmh… Il va falloir éliminer tout ça maintenant ». dit-elle en tapotant son ventre déjà plat. Comme si avec les journées qu’elle menait en forêt et les tonnes de courses qui lui restait à faire, elle avait réellement besoin d’exercice… C’était surtout une très bonne excuse pour sortir sa jolie épée de l’emballage !

« Regarde comme elle est belle » lui dit-elle les yeux en cœur. L’épée était assez simple comparée à ce que l’on pouvait trouver chez les antiquaires et autres manoirs. Mais son style épuré correspondait totalement à la philosophie taoïste. La poignée était en ébène poli, la garde en argent comprenait des caractères chinois, celui du Tao, la voie, et celui du souverain de l’époque où elle avait été forgée. Ainsi que d’autres caractères traditionnels que Liu Xi ne savait pas lire. Elle était rangée d’un étui noir, peint avec des entrelacs de dragons dorés.
La jeune femme la sortit dans un délicieux sniiiikt. Et se leva. Elle effectua quelques mouvements, testant la lame sur le buisson d’à côté à qui elle offrit une petite coupe de cheveux. « Bon il faudra l’aiguiser un peu, mais la lame est encore bien droite malgré son grand âge ! ».

Elle commença par quelques mouvements simples de Tai Chi pour s’échauffer, l’épée dans sa main droite, la pointe dirigée vers son épaule, effectuant des postures d’ouverture et de fermeture. Cela ressemblait plus à de la danse qu’à un combat. Une danse avec le vent, les éléments, qui demandait de l’équilibre et de la souplesse. Elle fit tourner du mieux qu’elle put la pointe de l’épée vers l’extérieur, la mettant en garde avant de tenter une prise au sol. Elle plia son genou droit, tendit sa jambe gauche en se rapprochant le plus possible du sol, et fit pivoter son buste, plantant son épée dans ennemi imaginaire. C’était très brouillon, les mouvements ne s’enchaînaient dans aucun sens logique, mais c’était une sensation agréable, un nouveau challenge.
« Ouah… ça change totalement mes points d’équilibre, je suis aussi élégante qu’un hippopotame, mais j’ai tellement hâte d’apprendre à faire des jolies choses ! Tu crois qu’il y a un endroit où je pourrais m’entraîner à Poudlard ? Je veux dire discrètement, pas dans le parc sous vos fenêtres ! » demanda-t-elle, encore un peu essoufflée mais pleine d’entrain.










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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Jeu 28 Sep - 23:06

Seulement des rendez-vousLiu Xi & IzzieLiu Xi était rassurante, autant qu’elle pouvait l’être. Isidore en avait bien conscience, et ne pouvait s’empêcher de lui être reconnaissant, de sa présence, de tenter de le faire relativiser. Il finissait même par être tenté de la croire, de s’imaginer que sa main finirait par fonctionner à nouveau comme avant, ou qu’il n’avait pas à jouer son avenir cette année… mais la pression était trop forte. Il savait bien qu’il n’aurait pas se laisser gonfler de tous ces faux espoirs, qu’il aurait du s’empêcher d’avoir des attentes trop élevées, et savoir à l’avance que bien sûr, ce ne serait pas aussi facile : les mains ne repoussaient pas subitement, et la prothèse qu’on lui avait mise en place allait mettre du temps à s’activer. Il devait renvoyer l’image d’un éternel adolescent insatisfait, et cela lui déplaisait : Liu Xi s’était tout de même déplacée jusqu’à l’hôpital pour le voir, et il tenait à se montrer au moins un peu plus digne de sa venue. « J’espère… on verra comment ça se passe, pour ma main. Et j’avoue que ça me plait pas des masses, de passer en sixième année alors que Spence et Sav’ restent en cinquième. Et puis le Quidditch, c’est mort aussi… bref, j’appréhende le retour au château. Peut-être que j’aurais du laisser ma mère me convaincre de pas y retourner. » conclut-il le regard un peu vague. « J’ai plus le sentiment d’être un arbre qu’autre chose, pour l’instant ! » reprit-il, d’un ton vaguement amusé, un peu teinté d’amertume. Il était désespérant, il en avait bien conscience, et devait donner l’air d’un maniaco-dépressif à constamment se concentrer sur les aspects négatifs de la vie, au lieu d’essayer d’envisager l’année qui suivrait comme le chemin que décrivait Liu, et de lui faire faire de plus grands virages. Si seulement ses nouveaux doigts daignaient fonctionner un tant soit peu… pour l’instant, il avait l’impression qu’ils ne lui appartenaient même pas, tant ils lui étaient étrangers.

C’était plus gai de parler de Liu, et du travail formidable qu’elle avait mené à la Ferme. Il était sans doute trop anesthésié pour avoir véritablement conscience de ce qu’elle faisait, mais il n’était pas sans savoir qu’elle avait fait beaucoup pour lui, ainsi que pour bien d’autres. Il n’était pas le seul à avoir fini sur un brancard le soir de la révolution, le type de Poufsouffle qui s’était fait remarquer en balançant Joanne en début d’année s’était pratiquement vidé de son sang, et une fille un peu plus jeune s’était littéralement fait charcuter la joue. Il n’y avait pas de quoi faire très envie… Pourtant, elle avait rallié ses forces à celle de l’infirmier de l’école, et ensemble ils avaient au moins pu alléger le bilan déplorable qui aurait pu être celui de cette année catastrophique, terminée par un bal sanglant. Et peu importaient les conseils qu’elle pouvait lui donner, il était bien plus tenté de les suivre que n’importe quelle ordonnance des chirurgiens ou médicomages. Elle était son amie, il avait pratiquement une entière confiance en ses compétences. « Comme ça ? » demanda-t-il en levant ses deux bras bien devant lui, comme elle l’avait suggéré. Sa main inactive avait une légère tendance à pencher un peu plus que l’autre, qui elle se tenait bien droite. Elle les saisissait alors pour les presser, l’une et l’autre, et s’il sentait bien celle qu’elle exerçait sur sa main gauche, l’autre ne répondait pas à l’appel. Ce n’était pas censé être surprenant, mais il ne pouvait s’empêcher de s’en sentir un peu déçu. Elle lui montra un second mouvement qu’il tenta de reproduire à l’identique. « En fait, c’est toi que je devrais avoir comme médicomage. Et si c’était le cas, je rechignerais beaucoup moins à retourner là-dedans ! » lança-t-il en désignant du menton la silhouette de l’établissement qui se détachait au loin. En tout cas, ce qu’elle lui disait n’était pas stupide, si c’était son cerveau qui éprouvait des difficultés à assimiler l’information, et qui rejetait ainsi sa prothèse, cela expliquait sans doute pourquoi pour l’heure il ne se passait rien. Puis, le sujet Savannah vint sur la table, et si elle eut la sympathie de l’inviter à en parler, il était tout de même réticent à s’y aventurer. Tout d’abord parce qu’il en avait relativement honte, puis parce qu’il n’avait pas très envie de l’ennuyer pour autant. Elle avait passé l’été à s’occuper d’adolescents presque mourants, des amourettes de ce genre devaient lui paraître bien futile à côté. « Ouais, peut-être… j’en sais trop rien. Il fallait bien que je lui parle de ce qui s’était passé avec Anoushka au lac, et c’était jamais le bon moment. Un coup elle était dans les cachots, un coup on se parlait plus, un coup c’était son anniversaire… » termina-t-il en ayant l’impression d’être un parfait idiot. Encore plus d’imposer ses histoires à Liu Xi qui avait probablement bien d’autres choses auxquelles penser, ce qu’il put vérifier par la suite.

Le récit de ce qui était arrivé à la Sylve l’ébranla complètement. C’était une nouvelle partie de son univers à lui qui s’effondrait… Il n’avait jamais aimé le Chemin de Traverse, à cause de ce qu’il représentait, et soudain l’herboristerie, qui était son lieu de refuge, celui où il était accepté sans avoir l’impression que sa présence soit illégitime, n’existait plus. Les mangemorts avaient pris ça aussi, dans leur rafle à grande échelle. Pauvre Liu, ce qu’elle devait en avoir bavé… Il dut serrer la mâchoire pour taire la rage sourde qui lui paralysait alors les muscles, se répandant en lui comme un poison mortel : il ne se connaissait pas très bien ce soudain penchant pour la violence, mais il avait envie de le leur faire payer, au prix fort. Il parvint néanmoins à se contenir tandis qu’elle racontait sa pénible expérience, et qu’il serrait la main qu’elle avait posée sur la sienne. « C’est normal que t’aies été en colère. T’en avais le droit ! J’arrive même pas à imaginer tout ce que t’as du traverser durant cette période… Les Aurors ont bien fait de te tenir éloignée en attendant. Ça a été un tel carnage, en ville ! » répondit-il, en cherchant ses mots, ne sachant trop ce qu’il était bon de dire en ces circonstances. « Azkaban n’est même pas suffisant pour tout ce qu’ils t’ont fait subir. Est-ce qu’il y a moyen de t’aider ? Combien de temps vont prendre les reconstructions ? » interrogea-t-il, tandis qu’il réfléchissait à toute vitesse. Sa mère et lui n’avaient pas beaucoup d’économies, malheureusement ils ne pourraient être d’une grande aide financière… mais heureusement, ils pouvaient sans aucun doute l’accueillir à la maison ! Au vu de l’état de sa main, sa mère qui semblait encore plus affectée que lui, ne dirait sûrement pas non. Un peu dépassée par tout ça, elle serait rassurée d’avoir chez eux quelqu’un qui s’y connaissait mieux qu’elle, et surtout quelqu’un qui avait tellement apporté… en tout cas, cette « conversation » qu’elle avait eue avec l’infirmier l’intriguait. S’inquiétait-elle à ce point de ce que sa mère pouvait penser d’elle après tout ce qu’elle avait pour lui ? « Il me semble que c’était pas toi qui a pris le château cette année et ramené toutes tes troupes, donc c’est pas à toi que je dois ça. Tu n’y pouvais rien. » répondit-il en levant son substitut de main droite, s’efforçant de lui sourire. « T’as pas à te sentir mal, et je suis sûr que ma mère ne t’en veut pas, ce serait bête que ce soit le cas. « Notre porte t’est ouverte, en tout cas je ferais en sorte qu’elle le soit ! Je doute pas que t’as su t’accommoder à la forêt mais… tu mérites tellement mieux ! Je lui en parlerais à mon retour, je t’enverrais un hibou dans l’heure si c’est oui. » tenta-t-il d’un ton qu’il voulut encourageant. Elle ne devait pas éprouver ce genre de gênes vis à vis de lui, même s’il comprenait un peu ces appréhensions.

En attendant, il n’était pas au bout de ses surprises ! La conversation suivait son cours et il lui apprenait qu’elle se rendrait à Poudlard. Ça, pour une surprise… ! Et en tant que professeur de botanique ! Il avait à la fois quelques difficultés à l’imaginer passer de derrière le comptoir de la Sylve à un bureau dans la Serre de l’école, mais quelque part, il était persuadé qu’elle se familiariserait très rapidement avec tout cet environnement. C’était son domaine, après tout, elle le connaissait plus que sur le bout des doigts. Apparemment, Milo cherchait déjà à recevoir son enseignement, ça ne ferait pas grande différence que ce soit lui ou toute une classe… Mais effectivement, les choses allaient changer du tout au tout pour la jeune femme ! « Oh t’as choisi une matière que j’ai gardé pour les ASPICs, c’est tellement parfait ! » s’exclama-t-il en passant en revue toutes celles auxquelles il avait renoncées, avant de se rappeler que la botanique figurait encore dans son programme. « Ça va faire tellement bizarre au début de te voir là-bas ! Je suis sûr que tu vas être fantastique, mais il va me falloir du temps pour m’y faire, et surtout pour me faire à toutes ces nouvelles formalités… » Il n’avait pas bien en tête le nombre exact qu’ils étaient en classe, mais savait qu’il y avait de bons éléments, comme Milo. En revanche, avec les pestes du genre de Breckenridge, elle allait être servie… Mais avant d’y être, ils avaient encore un peu de temps devant eux, temps qu’il leur plaisait de passer à faire la dégustation de bonnes pâtisseries. Liu avait avalé sa religieuse, et en dépeignait une éloge qui aurait donné faim à n’importe qui en suivant. Quand à lui, il savourait son millefeuille, tout en gardant une pointe d’amertume. Combien de temps resterait-il comme ça, à ne plus savoir faire usage de ses mains ? La cuisine, c’était sa spécialité, et ça aussi il l’avait perdu… C’était la tradition entre eux, c’était toujours lui qui ramenait des gâteaux pour Liu Xi. Et s’il n’avait plus jamais cette occasion ? Et s’il était condamné à devoir uniquement se satisfaire des parts exposées dans les vitrines de salons de thé ? Elles étaient bonnes, délicieuses même, mais ce n’était pas la question. Mais pour le faire s’échapper de ces noires pensées, son amie se leva pour s’adonner à une démonstration de l’arme qu’elle venait de se procurer. Il ne s’y connaissait pas beaucoup en ce genre d’outillages, mais en effet, ça avait tout l’air d’être un bel objet ! Qui correspondait beaucoup à Liu, par son style épuré. « Je crois que t’as fait une bonne affaire ! » lança-t-il à son attention en lui levant son pouce. Un peu impressionné par le mouvement qu’elle fit en direction du buisson, l’ôtant de quelques petites feuilles qui dépassaient, il observa avec attention sa manière de se déplacer, et de se servir de sa trouvaille. Il avait du mal à imaginer qu’on puisse se battre de cette façon, mais elle était en tout cas très gracieuse, et agile. Il admirait cette fluidité qu’il était bien incapable de reproduire. « Tes futurs élèves ont intérêt à se tenir à carreau avec toi, sinon ils savent ce qui les attendent ! » ajouta-t-il, en réfléchissant à un endroit qui pourrait faire l’affaire pour s’entraîner. « Il y a une salle de duel dans les étages, elle est très bien ! Et si tu préfères l’extérieur… à l’orée de la forêt interdite, derrière la cabane du garde-chasse. Ça devrait faire l’affaire ! »
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Dim 1 Oct - 16:21







Liu Xi hocha doucement la tête. Cela faisait beaucoup à digérer en peu de temps. Il ne pouvait pas se faire à l’idée en une seconde et c’était normal. Quant à retourner à Poudlard… Oui les choses ne seraient probablement plus jamais pareilles. « Je comprends que tu sois un peu perdu… Mais je crois que tu appréhendes plus de rester coincé 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec ta mère qu’à Poudlard non ? » dit-elle avec amusement pour détendre la situation.
La jeune femme essaya de lui montrer quelques mouvements de rééducation, peut-être qu’ils pourraient l’aider à mieux appréhender sa prothèse, mais elle ne pouvait en être certaine. Il tendit les bras et se laissa faire. Elle l’encouragea avant de rire à sa remarque : « C’est gentil, mais malheureusement, à part les quelques sorts de base et mon travail d’herboriste, je ne serai pas capable de faire le travail d’un médicomage. J’ai quelques petites astuces de terrain, mais sur le long terme, je n’ai pas appris tout ça. Mais si tu as envie que je passe plus souvent ou que j’assiste à tes séances de rééducation je peux. Je n’ai pas de costume de pompom girl, mais le cœur y sera. ».

Après tout, parfois, tout ce qu’il fallait c’était un peu de motivation et de bonne humeur pour faire passer la pilule. La jeune femme ne le regardait pas avec pitié, elle était certaine qu’il serait toujours capable de faire plein de choses, peut-être différemment, mais il n’aurait pour barrière que celles qu’il se fixerait lui-même. Qu’il ne compte pas sur elle pour essayer de faire les choses à sa place. Il fallait qu’il se débrouille seul, qu’il se fasse confiance.
Liu Xi haussa un sourcil étonné quand Isidore lui donna la raison de la dispute… Vraiment ? il n’avait pas réussi à tenir sa langue ? Elle n’avait pas besoin de savoir. C’était un simple baiser, qui aurait pu rester sans conséquences. Si Isidore n’avait pas cherché à soulager sa conscience, il n’aurait pas blessé Savannah. Mais elle décida de ne pas s’en mêler, il faudrait qu’il apprenne tout seul. Et puis, peut-être que cela leur permettrait à tous les deux de remettre en question leur mode de fonctionnement. « Je crois qu’il n’y a jamais vraiment de bons moments pour faire ce genre de déclaration. » se contenta-t-elle de dire. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu ce genre de soucis, elle ne pouvait pas dire que ce genre de dispute lui manquait, mais parfois, elle regrettait de n’avoir personne avec qui se disputer. Il lui semblait que les trois quarts des élèves de Poudlard avaient une vie amoureuse plus mouvementée que la sienne. Une vie amoureuse tout court en fait.

Elle chassa ces pensées, honteuses… Comme si le sort des élèves étaient à envier… Elle avait plus ou moins était la principale artisane de cette situation, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. La jeune femme avait bien d’autres chats à fouetter, surtout dans sa nouvelle situation. La main d’Isidore sur la sienne lui-réchauffa le cœur. Elle avait au moins des amis, beaucoup plus jeunes certes, mais de grande valeur.

« Oh, je crois que tu sais… On a tous les deux perdu quelque chose d’important dans nos vies je crois. » dit-elle en désignant sa main. « J’ai été en colère, triste, perdue et puis maintenant je m’adapte. » Elle lui caressa doucement l’épaule : « mais ils ne méritent pas notre colère, c’est inutile de se laisser ronger. Les choses sont faites maintenant. Peut-être qu’ils paieront, peut-être pas, mais je ne les laisserais pas ruiner ma vie. Je me suis relevée, je vais continuer ma route. Et s’ils la croisent un jour, ils auront peut-être la surprise de voir que je ne suis pas si facile à éliminer. » Elle réfléchit un instant… « je ne pensais pas lancer des réparations tout de suite, je ne sais pas trop ce que j’ai envie de faire. Quant à m’aider, tu le fais déjà. Je t’avoue que j’ai hésité un instant à simplement disparaître dans la nature et à parcourir le monde en vagabonde sans plus aucunes attaches. Mais je crois que ça vaut quand même le coup d’essayer de recommencer quelque chose ici. » Elle tenait beaucoup à Isidore, à Milo, à Perrin… le danger était encore trop présent pour qu’elle se voit les abandonner ici, en parcourant le monde à sa guise sans se soucier d’autres choses que de ses plantes.

La jeune femme passa sa main dans ses cheveux, légèrement mal à l’aise… Peut-être qu’elle n’avait pas mené le château à sa perte mais son aide avait été si tardive. Même si elle assumait ses choix, elle n’en était pas fière pour autant. Elle aurait aimé pouvoir agir plus tôt et éviter tout ce gâchis. « Je sais bien que je ne suis pas responsable de ce que les Mangemorts ont fait. Ce n’est pas ce que je veux dire. Mais je suis responsable de mes actes, et j’aurais aimé pouvoir agir plus tôt. Ta mère aurait tous les droits de me haïr pour avoir su ce qui se passait, lui avoir caché, et avoir attendu si longtemps pour vous aider vraiment. » dit-elle en frissonnant. « Mais si elle ne m’en veut pas, c’est gentil à elle, je lui en suis reconnaissante. ». Elle ne savait pas quoi ajouter d’autre, aussi, elle préféra se taire. Isidore pouvait interroger sa mère s’il le souhaitait, mais la jeune femme savait déjà qu’elle ne se sentirait pas prête à l’affronter, à quitter sa forêt pour vivre chez quelqu’un plutôt que chez elle.
Liu Xi se mit à rire en entendant la remarque d’Isidore : « évidemment, je l'ai fait exprès, je me suis dit : tiens, comme ça je pourrais donner des cours à Izzie et Milo… Bon ok, soyons honnête, c’est la seule matière où je peux apporter quelque chose, si vous attendiez sur moi pour les sortilèges, vous n’êtes pas sortis des ronces ! ».

La jeune femme acquiesça, effectivement, cela allait les changer, elle ne pourrait se permettre de se montrer très proche de Milo, Isidore ou Perrin pendant les cours, il faudrait qu’elle reste impartiale. Et en dehors… cela lui paraissait également délicat, elle ne voulait pas qu’on l’accuse de favoriser certains élèves, ou qu’ils subissent des moqueries à cause d’elle, mais elle ne souhaitait pas les ignorer pour autant. Ils étaient amis depuis si longtemps maintenant. « Oui ça sera différent, mais je pense qu’on pourra quand même se débrouiller pour discuter en dehors des cours sans que cela pose problème. A partir du moment où je suis impartiale pendant les cours, on ne devrait rien pouvoir me reprocher. Enfin j’espère. »
Liu Xi effectua ensuite quelque passe à l’épée, cherchant à prendre la mesure de l’arme, à sentir son poids au bout du bras. Pour l’instant il n’était pas question d’effectuer une chorégraphie parfaite, juste de faire connaissance avec la lame, de l’intégrer aux gestes qu’elle connaissait déjà par cœur avant d’en apprendre de nouveau. L’épée devrait devenir le prolongement de son bras. Elle devrait l’intégrer comme un nouveau membre. Pour l’instant, elle appréciait le défi que cela représentait et elle aimait les sensations que lui procurait son essai.
« Tu crois qu’il faut que je l’accroche au-dessus de mon bureau, comme arme dissuasive ? » plaisanta le futur professeur. « En vérité, je crois que je vais plutôt bien la ranger, je ne tiens pas à ce que l’un d’entre vous me la pique et joue avec. Je ne veux pas avoir d’ennuis.» Elle ne tenait pas à se faire mal voir de l’équipe enseignante. Et que penserait Blake si elle lui envoyait des élèves coupés en rondelles ? Non, il valait mieux la laisser bien à l’abri, comme le petit trésor qu’elle était.
Un grand sourire illumina son visage quand Isidore lui parla d’une salle de duel. Cela l’emballait vraiment ! « Il faudra que tu m’emmènes voir cette salle, c’est toujours agréable d’avoir un lieu prévu pour les combats… Peut-être que je trouverais un adversaire ? » Il y avait toujours quelqu’un qui apprenait les arts martiaux dans une école, ou un professeur, ou un fantôme peut-être ? « Il y a vraiment des fantômes à Poudlard ? » se demanda-t-elle à haute voix. Parfois, elle avait l’impression de vivre en plein rêve quand elle se trouvait dans le monde magique. Elle avait beau être une sorcière, elle avait vécu la plus grande partie de sa vie en compagnie des moldus, et une partie d’elle peinait toujours à croire que tout ça était bien réel… Cela promettait d’être plein de nouvelles découvertes.








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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Mar 10 Oct - 21:09

Seulement des rendez-vousLiu Xi & IzzieEn ce qui concernait sa mère… elle était dans le vrai. Il savait qu'il l'aimait. Vraiment. Il savait qu'elle ferait n'importe quoi pour lui, et l'inverse était tout aussi vrai. Mais… ce n'était pas ce dont il avait besoin. Tout ces soins, ces petites attentions, cet amour maternel, dans des circonstances pareilles, c'était… étouffant. Il avait besoin d'air, et il était ravi de pouvoir le respirer en compagnie de son amie, sans quoi il savait que la colère finirait par le ronger, et par le dévorer tout entier, jusqu'à ce qu'il craque au beau milieu d'une salle d'attente et qu'il envoie balader sèchement sa génitrice. Ce n'était pas de sa faute, vraiment. Mais pour autant, elle ne savait pas ce que c'était. Et qui plus était, elle continuait avec ses secrets, à voir ce Gardner qui lui donnait déjà l'impression d'être un parfait enfoiré, tout ce dont elle n'avait pas besoin en réalité : elle en avait assez bavé. Alors oui, peut-être que ce serait plus simple de retourner à Poudlard, finalement. "T'as raison, quelques mois de plus dans les parages et je suis quasiment assuré de perdre un boulon. Et je suppose que l'option partir tout seul en pleine nature avec un sac à dos n'est plus d'actualité." reconnut-il en soupirant. Il avait évoqué l'idée avec Savannah : parce que ça paraissait bien plus facile que faire face à l'avenir qui les attendait. Et il y avait toujours ce voyage, dont ils avaient parlé avec Liu. La Croatie. Ça aussi, ça faisait partie des doux songes oniriques qu'il devrait remettre à bien plus tard, n'est-ce pas ? Peut-être auraient-ils plus tard cette occasion, et… peut-être pas. Peut-être fallait-il apprendre à devenir réaliste, à se faire aux limites de son corps. Il lui proposa de devenir sa médicomage attitrée, seulement à moitié en plaisantant : en soi, elle serait probablement bien meilleure que ces satanés médecins qui donnaient l'impression qu'ils allaient mettre fin à leurs jours dans les heures à venir, même si elle lui jurait le contraire. "T'as de la chance, je t'infligerais pas un truc pareil. Soutiens moi de loin." lui assura-t-il en souriant, tandis que son regard se perdait parfois. Au moins, son intention de lui remonter le moral était touchante.

Il ne savait pas trop pourquoi s'aventurait sur cette pente-là, et ainsi à remuer des souvenirs désagréables, se rappelant que Savannah était partie. Qu'elle ne reviendrait pas, et qu'une fois de plus, c'était parce qu'il n'avait absolument pas su gérer la situation. Selon Liu, c'était parce qu'il n'y avait pas de bon moment pour faire ce genre de déclaration, et c'était même sûrement le cas. Pour autant, est-ce que la vérité aurait du être tue… ? Ce n'était pas ce qu'elle disait, mais il commençait à se le demander lui-même, alors qu'il avait toujours prôné l'honnêteté la plus crue. "Non, en effet." répondit-elle tout simplement en regardant son poignet, auquel était maintenant soudé cet appendice, ce corps étranger censé lui appartenir désormais. "Mais j'aurais voulu qu'elle soit là." Elle risquait de lui dire qu'il perdait la tête et qu'il se répétait, mais soit. Spencer était venu, et il lui en était infiniment reconnaissant : mais aussi réconfortante qu'avait pu être sa présence, il n'était que la moitié d'un tout. Et sans ses deux meilleurs amis, l'impression de perdre l'équilibre était toujours plus omniprésente…

Mais pour autant, il se sentait idiot. Parler de ses petits problèmes égoïstes d'adolescent mal dans sa peau alors qu'elle avait perdu la plus grande oeuvre de sa vie était carrément ridicule… La Sylve, c'était quand même la base de tout, l'endroit où elle avait tout construit, et représentait plus qu'un commerce. Certes, il la croyait volontiers quand elle affirmait qu'elle continuerait de se battre, mais pour autant… sa tristesse était bien réelle, et ils étaient là, comme deux mélancoliques auxquels un membre leur avait été arraché. Elle avait raison, en un sens. On survivait, et ce ne serait que leur offrir une victoire trop facile de renoncer maintenant, parce qu'ils n'étaient plus capables de supporter la douleur que leur infligeait leurs blessures respectives. Liu Xi était une femme forte : il l'avait toujours su, depuis la première conversation qu'il avait tenue avec elle alors qu'il n'était âgé que de onze ans. Elle savait ce pourquoi elle se battait, elle savait ce qui était juste, et ne pas se dépasser par ses émotions : et s'il était capable de faire preuve de la même force d'esprit, cela lui aurait épargné bien des problèmes par le passé. Et pour le coup de parcourir le monde en vagabonde… il ne comprenait que trop bien ce qu'elle voulait dire. "Ouais… je vois ce que c'est." capitula-t-il avant de relever les yeux vers elle. "De toute manière, quoiqu'ils puissent faire, ils auraient bien du mal à t'arrêter. Que ce soit dans une herboristerie ou où que ce soit, tu auras toujours le moyen de te reconstruire, et de devenir plus forte. Plus qu'ils ne le seront jamais." Ok, pour le coup, il bridait un peu la haine qu'il ressentait à leur égard, pour leur avoir tout pris, mais toujours était-il qu'il le pensait réellement. Et pour lui, il n'y avait aucun doute quant au fait qu'elle méritait bien davantage l'hospitalité ailleurs que dans une forêt. Pourtant, elle persistait, et il deviendrait probablement déplacé d'insister encore davantage… "Bon… souviens-t'en, si nécessaire. C'est pas que je crois pas en tes capacités de guerrière pour mettre à terre toutes les créatures de cette forêt susceptibles de te chercher des noises, mais j'imagine qu'au bout d'un moment, c'est un peu inconfortable." répondit-il simplement en souriant à son attention. Selon lui, elle n'avait pas de raison de culpabiliser : peu importaient les scénarios, tout se serait probablement passé de la même manière : et lorsqu'ils avaient tenté une première rébellion, ils avaient fini par se faire maîtriser bien rapidement. Il ignorait ce que pensait sa mère à ce sujet, mais il imaginait pouvoir la convaincre assez vite qu'elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir.

Quant au fait qu'elle devienne leur professeur de botanique… là, il tombait des nues. Certes, il n'aurait pas du être étonné : elle était assez pédagogue pour faire l'affaire, et ses connaissances en herbologie n'étaient certainement plus à prouver. Mais à Poudlard ! C'était son univers qui se mélangeait avec son autre univers, jusqu'à ce qu'ils donnent ensemble une sorte d'hybride dans lequel il allait devoir trouver une place. Ce serait un défi pour cette année. "Non, la botanique c'est bien. Si t'as pas prévu de plante carnivore susceptible de me dévorer ce qui me reste de membres, je peux même mettre la main au terrain. Tu nous a pas prévu de spécimens trop dangereux, quand même ?" demanda-t-il d'un air soupçonneux. Après tout… mieux valait prendre ce qui leur arrivait avec un peu d'humour, même s'il gardait une pointe d'amertume. Ça avait au moins pour vertu de rendre la discussion un peu plus légère, mais rien que le fait d'imaginer qu'il trouverait Liu Xi derrière les portes de la serre lui donnait un regain d'optimisme. "J'en attendais pas moins de toi, si je voulais un traitement de faveur je t'aurais réclamée dès ma première année de toute façon." poursuivit-il en haussant les épaules, tandis qu'il enfournait à nouveau une bouchée de millefeuille. C'était tout de même vraiment bon, ces gâteaux-là. A nouveau, il tenta de resserrer ses phalanges contre sa paume, sans qu'elle ne lui obéisse. Il fallait qu'elle finisse par fonctionner… Que ce soit pour la cuisine ou pour le reste au quotidien, il n'était pas encore prêt à renoncer si rapidement au peu qu'il lui restait : ça devait être ça, l'espoir. Mais pour se changer un peu les idées, il observa alors la démonstration de son amie, qui maniait cette épée comme si elle en possédait une depuis son plus jeune âge. Elle donnait l'air de s'amuser, et en les temps qui courraient, c'était un privilège rare. Elle avait définitivement eu raison de s'offrir ce luxe-là, même si l'idée d'accrocher cette arme au dessus de son bureau ne ferait pas beaucoup rire le reste du corps professoral, souvent trop conservateur. "Si ça pouvait ôter l'envie à certains de l'ouvrir en cours… ouais, tu devrais." laissa-t-il échapper, non sans songer à comment Breckenridge et ses copines se plaisaient à critiquer quiconque ne rentrait pas dans leur moule de pestes égocentriques. Mais il comprenait tout autant qu'elle préfère jouer la sécurité ! En tout cas, la salle de duels serait idéale pour elle si elle tenait à s'entraîner. "Promis, t'auras droit à ta visite personnalisée dès que t'auras posé tes valises." offrit-il en déposant une main sur son thorax, comme pour jurer sur cette promesse. "Peut-être, si ça se trouve il y a des amateurs d'épées dans le coin… ?" réfléchit-il à voix haute. "Mais des fantômes, ça oui. Le notre est pas un marrant, le Moine Gras doit pas être un super combattant, mais Nick-Quasi-Sans-Tête." devrait faire l'affaire."
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MessageSujet: Re: "Pas de hasard, seulement des rendez-vous." ❋ Liu Xi & Isidore.   Lun 16 Oct - 21:20






Liu Xi sourit malicieusement à son ami… Il trouvait déjà sa maman envahissante lorsqu’elle essayait de l’empêcher de se balader seul sur le chemin de traverse ou dans le Londres moldus. Alors dans de telles circonstances, elle devait être dans tous ses états. Et compte tenu de l’humeur maussade d’Isidore, elle devait donner tout son possible pour lui rendre la vie plus facile, ce qui avait apparemment l’effet inverse. La jeune femme n’avait jamais vraiment songé à avoir des enfants, mais plus elle fréquentait des adolescents, plus la tâche de les élever en leur offrant ce dont ils avaient besoin lui paraissait ardue. Elle se contentait très bien d’être une amie. Et si Liu Xi pouvait tout à fait comprendre qu’il soit perturbé par la perte de sa main, elle le trouvait particulièrement pessimiste. « M’enfin Izzie, pourquoi ça ne serait plus d’actualité ? Je sais que ce n’est probablement ce que tu veux entendre, ni la bonne façon de le dire… Mais il y a des gens dans un bien pire état que toi qui font de bien plus grands projets et qui s’en sortent magistralement. Tu as de la chance de vivre dans un pays où une amputation n’entraîne pas la gangrène, où tu as pu avoir une prothèse immédiatement après la cicatrisation. Tout est possible si tu veux bien l’imaginer. Bien sûr, c’est triste, injuste, frustrant. Mais fait de ces sentiments négatifs un moteur, pas des freins, tes jambes fonctionnent encore à ce que je sache, elles peuvent de porter encore loin. Et il te reste cinq doigts parfaitement fonctionnels… Bon pour ce qui est du cerveau, je ne sais pas, à toi de me le dire ! » ajouta-t-elle en plaisantant cette fois. « Je te soutiendrai à la distance qu’il te plaira. Je porterais même ton sac à dos si un grand gaillard comme toi estime que c’est trop difficile pour lui. Je te tendrais la main Izzie, mais je ne te porterai pas. Quoi que tu en dises, quoi que tu ressentes en cet instant, moi je sais que tu as la force qu’il faut pour y arriver tout seul. »

Et ce peu, importe si Savannah était là ou non. C’était son amie certes, mais il avait passé son temps à la repousser à la ferme. Sa camarade ne savait jamais sur quel pied danser, ni comment faire pour s’adresse à lui comme il fallait. Elle était jeune, aussi jeune que lui. Peut-être avait elle baissé les bras, pris peur ou cherché à se protéger. Difficile de lui en vouloir. Quand amour et amitié se mélangent, arrive un moment où il devient difficile d’adopter un comportement adéquat et de faire la part des choses. Et puis, cette révélation, l’avait-il faite pour se donner bonne conscience ou par soucis d’honnêteté ? Toute vérité était elle vraiment bonne à dire ? Et surtout comment avait-elle été dite. « Je comprends Isidore. Mais, de ce que je sais de l’histoire, j’ai aussi l’impression que pendant un moment, tu t’es mis au bout de la branche, qu’on t’a tendu la main et que plutôt que de la saisir, tu as fait en sorte de la couper pour être sûr qu’on ne t’atteindrait pas. Ça a peut être un peu trop bien fonctionné… Tu lui avais demandé de venir, elle savait que tu l’attendais ? » demanda-t-elle d’une voix douce. Elle voulait lui faire voir les choses sous un autre jour. « Peut-être qu’elle n’a pas osé revenir tu sais… En attendant, tu devras te contenter de moi ! » elle le prit par les épaules et le serra contre elle. « Et s’il te prenait l’envie de m’embrasser et d’aller raconter ça à la moitié de l’école, sache que je t’aurais assommé avant, en toute amitié bien sûr. » ajouta-t-elle pour plaisanter, bien consciente que ce n’était pas dans les intentions d’Isidore, et probablement à des années lumières de ses pensées actuelles. Mais elle pouvait jouer les filles stupides pour le sortir de ce marasme. Cela ne lui posait pas de problème.

La rage d’Isidore sembla s’éteindre un peu lorsqu’elle s’exprima. Oui, elle savait qu’il pouvait la comprendre. Ils étaient tous les deux rescapés, avaient tous les deux un passé différent de celui de la plupart des gens. Ils savaient avancer, s’adapter. Liu Xi en avait parfaitement conscience, elle espérait qu’Isidore s’en souviendrait lui aussi. « Je vis en harmonie avec les créatures de la forêt, Cendre a un nouveau copain écureuil et de temps en temps il me chasse un lapin » elle évita d’ajouter qu’elle savait très bien le dépecer. « Je ne croise aucun être humain et ça me va très bien. Mais j’en ai un peu marre de me nourrir de poisson. Quant à mon campement, je t’y transplane si tu veux : c’est très confortable, j’ai un matelas de feuille morte, un petit étendoir à poisson et à linge, une table et un tabouret. Co-Sy. ». Liu Xi aurait pu travailler dans une agence immobilière et vendre à prix d’or son petit coin de paradis. « Mais, je t’avoue que l’eau chaude, ça me manque un peu ! La rivière c’est vivifiant, mais je pense que d’ici la fin des vacances, j’irais me la couler douce à l’hôtel et me faire chouchouter. Ta maman a déjà suffisamment à faire avec toi sans que je vienne jouer les divas dans votre salon avec mes frusques de randonnées et toutes mes affaires pour Poudlard. Enfin …toutes celles qu’il faut que je trouve le courage d’acheter. » dit-elle en riant de la situation. Bordel, une maison complète à racheter. Ça allait être un sacré challenge.

La jeune femme rit en entendant la remarque d’Isidore : « figure-toi que c’est le Ministère qui décide du programme et qu’il est fan des plantes carnivores. Mais vous ne serez pas amener à vous approchez de celles qui sont censées être mangeuse d’homme. Je ne voudrais pas avoir des problèmes ! ».
Finalement à l’écouter, la prédatrice du cours devrait-être la professeur elle-même avec son épée ? Elle espérait pouvoir se faire respecter sans en arriver à ses extrémités. « Mmmmh… tu crois que compter sur mon charisme naturel et le bon sens des élèves à respecter le silence est trop optimiste ? » dit-elle avec un sourire, mais non moins inquiète. L’enseignement était une terre étrangère pour elle, et elle n’était pas du tout sereine à l’idée de l’arpenter. Mais savoir qu’elle avait quelques amis à Poudlard pour rendre l’endroit plus familier lui mettait du baume au cœur. « Je compte sur toi pour me montrer tous les recoins de Poudlard ! J’en sais moins qu’un premier année sur le sujet ! En échange je te tiendrais au courant, si je trouve un adversaire, tu pourras venir jouer l’arbitre ! »








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