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 drapetomania ♦ jill

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: drapetomania ♦ jill   Ven 18 Aoû - 22:14




(n.) an overwhelming urge to run away




Lorsque le monde semble vous étouffer, lorsque les mangemorts manquent de vous étouffer, lorsque vos frères et soeurs vous étouffent depuis votre plus jeune âge, lorsque vos parents vous étouffent à force de vous couver, lorsque tout ce sur quoi vous posez les yeux vous rappelle de nombreux souvenirs douloureux, vous finissez par manquer d'air réellement. Ce Château avait eu raison d'Octavia. Ou plutôt, ce Château avait emporté la raison d'Octavia, qui se conduisait en imprudente par moment. Les deux premiers jours, elle avait été obligée à rester au Manoir. La famille allait, venait, la fatiguait, l’écœurait et finissait par vouloir s'enfuir. Même si c'était pour elle, même si c'était parce qu'elle n'allait pas bien, ses parents lui refusaient la visite des seules personnes au monde dont elle désirait être en présence. Il ne faut pas croire, elle aimait beaucoup ses parents, mais elle avait plutôt du mal à leur avouer tout ce qu'il s'était passé. Elle avait du mal à leur fendre le cœur par des histoires cruelles qu'ils pensaient ne pas exister. Le genre humain n'était pas capable des monstruosités. Avant de s'en rendre compte et de vouloir les protéger, elle a expliqué la torture après les matches de quidditch clandestin. Horrifiés, ils n'avaient pas dit un mot, ils avaient été forts sur le moment, mais les regards qu'ils lui ont jeté par la suite l'ont un peu refroidie de se confier aux oreilles pourtant à l'écoute. Pendant deux jours, elle n'a plus rien confié. Ni de ce qui s'était passé au Ministère, ni de ce qui l'a hantée pendant neuf mois à Poudlard. Elle n'accoucherait pas de cette vérité en une fois. Elle attendrait. Les blessures étaient profondément ancrées en elle, mais elle se sentait à nouveau forte. Elle ne dût pas supplier ses parents pour revoir Jaspe. Ses courses pour Poudlard étaient déjà complètes et c'était un problème de moins en tête à régler. Jaspe a été une bouffée d'oxygène pour elle. Il n'avait pas changé, il était toujours aussi supportif et pourtant, j'avais l'impression qu'il avait déjà commencé à s'évaporer. Après son départ, deux jours d'apnée durant lesquels elle choisissait ses vêtements pour faire son sac, et mangeait. Elle avait abandonné tout l'intellectuel, et se laissait aller à son bon plaisir. Elle aurait été capable de travailler pour rattraper son retard, même en quinze jours, mais croyez-moi, s'approcher d'un bouquin un peu trop sérieux lui donnait des boutons. Dans son arbre, elle mangeait ses cerises, parlait aux oiseaux même si eux l'ignoraient, et rêvaient du temps qu'elle passerait au soleil en compagnie de Jill. Elle envoyait du courrier, beaucoup de courrier, à tous ses proches pour prendre de leurs nouvelles, et même à de simples amis pour qui elle se rendait bien compte qu'ils comptaient plus que prévu dans son petit cœur. Au matin, elle avait serré sa Mère dans ses bras et lui avait promis d'être prudente. Elle avait déposé un baiser sur la joue de son beau-père et avait enfourché son nouveau balai avec fierté. Elle rentrerait dans l'équipe de quidditch, cette année encore, et même si Callie n'était plus là, les poufsouffles pouvaient tout à fait prétendre au titre avec les joueurs qu'ils leur restaient ! Jill, Niamh et Daniela étaient au top ! Elle espérait également convaincre Jaspe à rejoindre l'équipe cette année, même si le plan paraissait compliqué, mais elle en serait comblée.
Le vol fut long, mais elle prit plaisir à se retrouver seule dans le ciel. Emmitouflée dans ses vêtements chauds et trop larges, les mains protégées par des gants en cuir, la jeune fille observait les lumières des villes qu'elle traversait, émerveillée de voir que le monde était encore vivant. Plus que de jour, elle se sentait à l'aise, malgré la froideur des nuages qu'elle se mangeait par moment au lieu de les surpasser. Ses pensées semblaient plus fluides et se fluidifier avec les heures. Le voyage qu'elle entreprit dura toute la nuit, et lorsque l'aube se leva, le ciel était rempli d'un spectacle qu'elle avait oublié avec le temps : un mélange d'étoiles et de ciel aux tons violacés. Devant ce tableau sorti droit de son imagination, elle s'était posée, sans oublier d'enfiler cette cape de brume, sensée la dissimuler aux moldus pour son atterrissage. Elle installa son camp en pleine nature, couchée contre un gros rocher à la verticale, elle agitait ses membres engourdis durant le voyage. Elle avait eu peur que le poids de son sac ne lui pose problème, surtout à la traversée de la mer en balai qu'elles devront effectuer, mais c'était une aventure dans laquelle elle voulait - pour une fois - s'impliquer. Les Adams ne la traineraient pas dans leurs histoires louches, contre son gré. Cette fois-ci, elle avait évoqué dans une de ses lettres un camping sauvage en outre-mer, et Jill avait embrassé l'idée. Comme elle le lui avait rappelé, le 20 août, elle serait là, devant l’hôtel familial de cette autre famille d'adoption. Elle avait attendu une petite demi-heure, se laissant le temps de déjeuner un peu pour la fin du voyage, sachant très bien qu'on voudra la nourrir à son arrivée en découvrant sa maigre et pâle carcasse. Dans son ventre, l'excitation de revoir les jumeaux lui faisait s'enflammer les papillons. Elle avait ce manque incommensurable dans son cœur, qui ne serait pas prêt à se reconstruire tant qu'elle n'avait pas pu serré l'un et l'autre dans ses bras, entier, et vivant. Elle avait déjà la boule dans la gorge et elle s'inquiétait de réagir comme lorsqu'elle avait revu Jaspe pour la première fois : clouée au sol par l'émotion, avec impossibilité que le moindre son ne sorte de sa bouche. Même si, au final, elle savait que tout se passerait bien, elle appréhendait tout de même ces retrouvailles, sachant que la dernière fois, elle avait lâché leur main et s'était enfouie à travers la Forêt Interdite.

Quand elle se posa à nouveau sur le sol, c'était dans le domaine des Adams. Émerveillée par cet abrupt retour à la réalité, elle se sentait parfaitement bien, en paix avec elle-même. Même si les horreurs se lisaient encore sur son visage et dans ses cauchemars, elle en était à mille lieues, et comptait bien se refaire des souvenirs avec l'intensité inversée de ce qu'elle avait vécu. Tout se passa vite, mais quand Jill apparût enfin, elle défit son sac de son dos, et posa tous ses effets personnels - jeta serait plus le mot - pour courir à sa rencontre. Ce fut naturel, ce fut émotionnel, ce fut unique. Recroiser les bras au cou de sa meilleure amie, elle ne pensait à rien d'autre qu'à la joie qu'elle ressentait qu'elle soit en un seul morceau. Elle paraissait pétillante et libérée, même si un fin voile recouvrait son apparente bonne humeur par autre chose, une inquiétude exacerbée, des fantômes des horreurs subies ou l'appréhension de découvrir les horreurs subies au Ministère ... ? Comme elle s'en doutait, elle ne savait plus parler, mais son corps parlait pour elle. De ses yeux coulaient des larmes sans qu'elle ne puisse les arrêter. C'étaient les dernières, promis craché ! Son sourire essayait de ne pas se noyer, mais il n'était pas feint : ses dents blanches rayonnaient et elle était dans un mélange de pleurs et de rire à s'en faire pousser des tablettes de chocolat. Elle perdit équilibre, mais ne se sentit pas tomber, ne lâchant pas cette étreinte qui en rattrapait d'autres qu'elles auraient voulu avoir, dans les pires moments de leurs vies. Ses oreilles bourdonnaient, mais elle pouvait clairement entendre des voix, sans en capter le sens.
Si on lui avait parlé, elle n'avait rien entendu, masqué par son rire à gorge déployée qui lui chauffait l'âme et l'intérieur du corps.
Elle semblait bien avoir retrouvé la force dont elle pouvait disposer ... Elle vint à manquer d'air, essoufflée par les rondes et les rires qu'elles relâchaient. Les retrouvailles les plus parfaites du monde. Octavia desserra l'étreinte pour pouvoir respirer, calmant petit à petit sa respiration haletante, mêlée de soubresauts joyeux. Elle pouvait sentir les endorphines relâchées traverser son corps de part et d'autres. C'était simplement bon de la retrouver. « Je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie ... ! » Les retrouvailles, le repas, le départ. Elle n'était pas pressée de partir et voulait connaître un peu la famille Adams, mais elle avait grand besoin de se dépayser, loin du monde également.

Elles avaient atterri sur la terre ferme, enfin. La brume avait dissimulé leur arrivée, mais rien ni personne ne trainait dans les environs. Octavia relâcha toute ses affaires et se coucha dans se sable blanc pour reposer ses membres, bien contractés suite à la traversée de la Mer du Nord, jusqu'au Danemark. Elles ne savaient pas pourquoi ce pays, ni cette plage en particulier, mais le camping sauvage serait excitant dans ce décor. C'était mignon, un peu paumé et elles pourraient se ressourcer. Octavia avait emmené de la nourriture en suffisance pour ces quelques jours de dépaysement. Et elle espérait en avoir assez car elle mourrait de nouveau de faim. Elles semblaient seules au monde, et c'était bien ainsi. « Ça me paraît être un coin de paradis assez idyllique pour qu'on y installe notre tente pas loin, qu'en dis-tu ?! » Elle s'étire en baillant, relâchant son corps tel un chat qui s'étire. Ses habitudes revenaient bien vites. Ces petites intonations, ses faux regards langoureux plein de sens, sa petite moue mignonne quand elle s'apprête à lâcher une connerie stupide, mais drôle. « Par Merlin, j'ai besoin d'un petit massage ! N'y aurait-il pas un jeune homme mignon dans le coin ?! » Elle avait élevé la voix, comme si elle attendait que par miracle, une tripotée de jeunes hommes mignons allait faire leur apparition derrière une butte de ssable. « On dirait que je vais devoir me contenter de tes petites mains puissantes ! »


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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Sam 19 Aoû - 10:38



❝I get by with a little help from my friends.
I get high with a little help from my friends.
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Octavia & Jill
Cet hôtel, je l’avais rêvé et j’avais presque le sentiment de vivre le plus jour de ma vie en le découvrant pour la première fois. Mais ça n’était pas le cas, je l’avais toujours connu, il n’avait pas changé, mais j’étais presque dans le vrai en disant que c’était LE plus beau jour de ma vie : Oliver à ma gauche, en bonne santé et un sourire aux lèvres et j’étais comblée ! Nous étions chez nous et à cet instant, je me disais qu’il allait falloir faire fort pour détrôner ce jour dans le top de mes meilleurs moments. Ma chambre, mes sœurs, mon petit Scott que j’aimais plus que tout au monde et qui avait beaucoup trop changé à mon goût… Nous avions raté des choses mais était-ce vraiment important maintenant que nous étions là ? Toute la famille Adams réunie, la table remplie de bouffe et malheureusement, quelques questions servant à expliquer la perte de poids et le teint d’Oli et moi… La famille n’était pas dupe, certains membres plus que d’autres. J’avais fait savoir à Oliver qu’il allait falloir passer par là et tout raconter, tout dire, mais je ne voulais pas dramatiser et leur faire peur ! Nous allions bien, nous étions tirés d’affaires et c’était l’essentiel.
L’autre nouvelle qui me retourna l’estomac (de la bonne façon !) fut la lettre d’Octavia. Celle-là aussi, j’en avais rêvé ! Elle me disait qu’elle allait bien et me donnait des nouvelles plus que rassurantes. La frustration de ne pas pouvoir lui écrire pour prendre de ses nouvelles, savoir où elle était m’avait duré dès notre arrivée à la Ferme, mais hors de question de prendre un seul petit risque pour, à la fois risquer sa sécurité, et en même temps, celle de toute la Ferme ! J’avais attendu avec toute l’impatience dont je pouvais faire preuve pour finalement apprendre qu’elle avait été emmenée au Minsitère… Le drame m’avait envahi au moment de cette annonce, je craignais le pire, mais la rumeur de la chute du Ministère s’insinuait, me laissant bêtement croire que j’avais peut-être prié efficacement pour qu’Octavia échappe au pire…

Allez, soyons fou, second plus beau jour de ma vie à quelques jours d’intervalle avec le premier ! J’étais aux anges quand je découvris le visage d’Octavia s’approcher de chez nous. J’avais ma famille, mon frère jumeau et ma meilleure amie réunis dans l’endroit que je préférais au monde. Je n’avais pas de mot au moment de me serrer contre Octavia, la vraie Octavia en bonne santé … ! J’eus besoin de la regarder plusieurs fois pour être sûre qu’elle était vraiment bien là…. C’était le cas, la vie reprenait et j’espérais qu’elle avait autant d’espoir que moi à ce moment là. Il le fallait absolument ! Nous n’avions rien mérité de tout ce qui nous était arrivé et rien n’avait pu me faire changer cet aspect là des choses. Je ne pus faire autrement que de faire entrer Octavia et l’exposer à tout le monde comme un joli petit chaton qu’on vient de recueillir (la comparaison est gratuite pour Rosenbaby, ahah). Sérieusement, la famille ne me décevait jamais et ne dérogea pas à la règle au moment de saluer ma meilleure amie ! Des amours…tout comme pour le « oui » qu’ils m’avaient fourni lorsque j’avais demandé l’autorisation de partir avec Octavia. Ils n’avaient probablement pas compris la gravité de la situation dans laquelle nous avions été quelques semaines auparavant, et dans un sens, c’était tant mieux. De plus, leur dire que nous avions des baguettes à disposition pouvant régler tous nos problèmes était une bonne excuse supplémentaire. Oliver, lui, n’était pas dupe et je craignais à la fois sa réaction à notre départ, mais aussi de le quitter…

Le départ se fit. Rien n’arrivait jamais par hasard. Nous avions des choses à faire ici, sur cette plage du Danemark, c’était évident ! Le trajet ne fut pas trop difficile et aucune mauvaise aventure n’était à signaler pour l’instant : le bonheur ! Avec un petit sourire en coin, j’observais Octavia s’allonger dans le sable et je l’écoutais me parler. Elle semblait bien, mais je n’étais pas encore sûre que ce fut réellement le cas… les jours à venir allaient me donner la réponse. « T’avais besoin de m’emmener ici pour me dire que tu m’aimes Rosenbaby ?! Ahah ! » Je lui lançais le premier petit galet (ou coquillage ?) qui me passa sous la main, prenant bien garde à louper ma cible volontairement, avant de rire. « Tu vas voir ce qu’elles te disent mes petites mains puissantes ! Elles sont gelées, mais mes petits yeux de lynx vont pouvoir faire un effort pour t’en trouver, des jeunes hommes mignons….» J’observais les alentours constatant qu’il n’y avait pas grand-chose autour de nous que des étendues de sable. Cela aurait pu me décourager au regard de ce que je venais de lui promettre, mais c’était le contraire, j’étais contente d’être là ! Notre première expédition ! J’oubliais tout : les cachots, la forêt interdite, le Ministère… espérant qu’Octavia parvenait à en faire de même, au moins pour quelques instants. « Figure-toi que je recherche la même chose que toi : les mignoons ! Si on en trouve, tu auras ton massage ! » Je haussais les épaules, quasiment sûre de gagner la petite partie puisqu’il n’y avait absolument personne. Je me relevais finalement, enveloppant nos balais dans un les sacs de toile prévus à cet effet. Et en m’affairant, je pensais à Declan, sûre qu’il se ficherait royalement de ce que je venais de dire à Octavia, mais justement, l’idée n’était pas la plus plaisante… Il fallait que j’arrête ! J’avais retrouvé mon ami et ces retrouvailles m’avaient chamboulées, tout comme celles avec Octavia ou Maddie. Spencer, n’en parlons pas ! La catastrophe planétaire… ! Les balais cachés à la vue éventuels de moldus, je me redressais un peu, les mains sur les hanches avant de me re-pencher pour former dans le sable trois lettres : O.L.I. Parce que je n’avais pas l’impression d’être partie aussi loin de mon frère de toute ma vie et qu’évidemment, savoir qu’il n’était pas là quand je me retournerai me brisait le cœur. Il me manquait, c’était cruel… M’approchant de nouveau d’Octavia, je lui tendis mes deux mains en lui disant : « Allez, lève ton derrière, un dernier effort à faire pour trouver l’endroit parfait pour la tente ! Tiens, derrière les dunes de sable, là-bas, ça t’irait ? On va se faire un petit royaume, ça va claquer ! » J’étais optimiste, je ne pouvais être autrement que ravie d’être là, libre et avec Octavia, mais le sentiment d’avoir changé, pour ne pas dire grandi était toujours bien présent… Rien de pire pour vous chambouler une petite tête qui n’avait pas été remplie de toute l’année scolaire.




© Pando
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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Lun 21 Aoû - 0:13




(n.) an overwhelming urge to run away




Les premiers pas sur cette île lui donnaient l'impression d'être une Robinson Crusoé. Échouée sur une île déserte, le sable fin, le vent puissant et le ciel à peu près dégagé, Octavia s'était laissée tomber le sol. La traversée avait été rude, surtout après le vol de la nuit dernière, mais c'était plaisant de se retrouver avec soi-même, puis en compagnie de Jill. Sa présence lui avait manqué. Son sourire pétillant lui avait manqué. Son cœur se régénérait de lui-même grâce à ce sourire et leurs conversations sans queue ni tête. Dans les moments de blanc, elle repensait aux Adams, à leur accueil chaleureux, à cette famille si attendrissante et si parfaite qu'elle ne pouvait que se sentir jalouse d'avoir tiré le mauvais numéro. Bien qu'elle aimait sa mère de tout son cœur, son enfance n'a pas été si facile. Elle n'est toujours pas passée au-dessus de son père qui l'avait abandonnée et enterrée. Elle n'arrivait toujours à rien avec les jumeaux, bien que les apprivoiser ne soit plus vraiment dans ses plans. Et elle se sentait seule, vilain petit canard de la famille Rosenberg. Dans les soirées mondaines, enfant mise de côté, regardée de travers par des adultes aux idées un peu trop arrièrées, humiliée par les enfants des autres qui profitaient de leur âge pour rire et s'enfuir en courant dès qque ses parents la retrouvaient dans un coin, les suppliant de rentrer. Ça n'avait été que quelques soirs ainsi : elle a tout simplement arrêté d'y aller, restant au Manoir, seule avec les elfes de maison. Les Adams n'avaient peut-être pas de domestiques, vivaient peut-être plus modestement, mais ils étaient heureux, ensemble et formaient la famille idéale aux yeux de la jeune blonde. Manger en leur compagnie fut un plaisir, et même si elle avait envie de se laisser engraisser par les parents Adams, elle ressentait vraiment le besoin de se retrouver libre et libérée. Elles avaient donc décollé, sous les signes de main du reste des membres de la famille. Octavia appréhendait un peu de se retrouver seule avec Oliver, mais elle ne voulait pas en parler ici. Ils auront Poudlard pour se retrouver, et elle avait besoin de quelques jours pour rassembler ses idées à son sujet. Ses sentiments pour lui étaient encore flous, et en parler pour les éclairer lui retournait l'estomac, surtout qu'elle avait cette impression qu'il l'évitait plus que de raison ...

« T’avais besoin de m’emmener ici pour me dire que tu m’aimes Rosenbaby ?! Ahah ! » Elle releva la tête en direction de sa complice de crime, mais la laissa se reposer sur le sable, comme pour faire mine qu'elle était touchée. « Tu m'as démasquée. Je t'aime en secret depuis de longues années ... à moins que ça soit ton odeur de ces derniers mois qui a achevé de me séduire. » Elle rit purement et sincèrement, toutes dents dehors. À son tour, elle saisit un peu de sable qu'elle lance dans sa direction, en prenant soin de ne pas lui attaquer les yeux. « Tu vas voir ce qu’elles te disent mes petites mains puissantes ! Elles sont gelées, mais mes petits yeux de lynx vont pouvoir faire un effort pour t’en trouver, des jeunes hommes mignons….» Elle suivit son regard, attendant de ses yeux de lynx, une alerte que sa mission aurait déjà été accomplie, mais non, silence, elles étaient seules. Octavia ferma les yeux quelques secondes, s'obligeant à graver ce sentiment de lâcher-prise dans sa tête, où leur seul souci est de trouver un garçon mignon aux petits soins pour elles. Disons deux, pour qu'elles ne soient même pas obligées à le partager ! « Figure-toi que je recherche la même chose que toi : les mignoons ! Si on en trouve, tu auras ton massage ! » Elle lève un poing vers le ciel voulant signifier un yes de victoire. Les vacances pouvaient commencer, les vraies. Celles où le temps n'a plus d'importance, ni pour te coucher, ni pour te lever, où tu fais ce qu'il te plait jusqu'à ne plus avoir d'idées, où les rencontres sont le plus propices, car tu n'as aucune obligation. Elle se demandait encore comment ses parents avaient pu approuver ce voyage, décidé sur un coup de tête alors qu'elles écoutaient le cri de certains camarades châtiés pour vol de nourriture, tâche mal accomplie ou par pur plaisir de pouvoir sur des êtres affaiblis et sans défense. C'est sûr qu'elles en avaient besoin, que c'était vital de s'éloigner, pour mieux revenir. C'est bien parce que sa baguette était enfilée dans sa chaussette qu'elle n'avait peur de rien, même si les sortilèges lancés jusque-là n'étaient pas fameux, elle savait qu'en cas de danger, cette fois, elle aurait la tête froide pour réagir. Elle avait surmonté le pire, elle ne pouvait plus que faire face au meilleur, à présent. « J'en trouverai un pour qu'il te réchauffe tes petites mains, dans ce cas ! » Octavia ouvre les yeux et lui jette un oeil. La volonté de l'aider à faire leur camp et défaire leurs affaires était là, mais elle n'avait pas le courage de se remettre sur ses pieds. La brune s'abaisse un moment sans qu'elle ne comprenne pour quoi faire, mais la blonde ne s'en formalise pas. « Allez, lève ton derrière, un dernier effort à faire pour trouver l’endroit parfait pour la tente ! Tiens, derrière les dunes de sable, là-bas, ça t’irait ? On va se faire un petit royaume, ça va claquer ! » Octavia attrape ses mains tendues pour s'en aider à se relever. Elle est légère et le vent la déséquilibre une fois debout, mais elle s'efforce de tenir bon et attrape la lanière de son sac à dos. Avec ses affaire sur le dos, elle est sûre de rester au sol, surtout avec les objets inutiles qu'elle avait certainement emportés avec elle, au cas où. Elle fixe le sol, où Jill a inscrit le nom de son jumeau, et revient lui serrer la main pour montrer qu'elle n'était pas seule. « Derrière les dunes, ça me paraît parfait ! Viens, avant qu'on nous pique la meilleure place ! » Elle aide son amie à ramasser ses affaires et la pousse à l'accompagner d'un même pas vers ces petites collines, à l'abri des bourrasques parfois surprenantes de la côte.
La vue se précise, alors qu'elles grimpent les mottes de sable. Le paysage est toujours désertique, mais Octavia semble entendre quelques notes, noyées dans les courants d'air marins. Elle sent sa peau se hérisser sous ses couches de vêtement, mais se garde bien de ne pas faire le moindre commentaire. L'endroit semble parfait pour y dresser campement. Non loin de la mer, à l'abri des regards indiscrets, protégées dans cette petite clairière des bourrasques, elles seraient bien. D'un regard entendu, elle pose son sac à dos, déclipse les lanières et en dégage une tente pliée. Elle dézippe la tirette, hume le neuf, et la lance en l'air. La tente s'ouvre sans attendre son reste. Elle l'attrape pour ne pas qu'elle s'envole, et entreprend d'enfoncer les piquets dans le sable meuble. Avec le poids de leurs affaires à l'intérieur, elle ne devrait pas bouger, mais cette simple précaution la rassure. Camper à la moldue, monter la tente à la moldue, cuisiner à la moldue. Octavia n'avait pas vraiment envie d'utiliser la magie, après cette année catastrophique, et s'en tenir loin un moment permettrait de lui remettre les idées en place, de définir ses priorités et ses nouveaux objectifs de l'année. Bien qu'elle voulait étudier pour décrocher ses BUSEs et se garantir un parcours scolaire exemplaire, elle voulait surtout s'amuser, et prendre des risques. Après cette année, elle se disait qu'il y avait plus grave de ne pas respecter le couvre-feu, d'ennuyer les élèves des autres maisons avec des blagues originales, de maquiller les armures et de vouloir se doucher dans la salle de bains des préfets ... « Mmmmh, il manque quelque chose, non ? »


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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Mer 20 Sep - 10:16



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Octavia & Jill
Après les récents événements, j’espérais évidemment qu’aucune mésaventure ne nous arrive trop rapidement … mais d’un autre côté, être plongée dans le monde moldu, monde qui était resté ignorant de tout ce que nous avions vécu, me donnait un étrange sentiment de sécurité et évidemment….de liberté ! En plus, il ne pouvait pas en être autrement aux côtés d’Octavia. Nous avions solution à tout et notre imagination parlait souvent pour nous. Nos vacances n’étaient peut-être pas celles que nous aurions un jour pu imaginer, mais je profitais des premiers instants en compagnie d’Octavia. La plage déserte du Danemark sur laquelle nous venions d’atterrir avec prudence s’offrait à nous ! Le vent allait nous porter et je ne demandais pas mieux que ça. Le mot d’ordre était « liberté » et j’étais persuadée qu’Octavia en pensait exactement la même chose. Dès les premiers instants, je taquinais un peu la miss, mais fidèle à son habitude, cette dernière trouva quelque chose pour me renvoyer la balle. Je me protégeais le visage de son attaque de sable avant de finir par rire en lui répondant : « MON odeur de ces derniers mois…. On parle de la tienne quand tu veux. On cherche un peu la petite bête en venant traîner par ici, un peu loin du confort de chez nous…. Tu vas devoir te décrasser dans la mer, ma petite ! » Je haussais les épaules, m’affairant autour de nos sacs et des balais qu’il fallait sans doute cacher à la vue des moldus qui ne pouvaient que se poser des questions en les voyant.
Octavia m’adressa de nouveau la parole en me disant qu’elle allait me trouver un « mignon » qui me réchaufferait les mains. Encore une amorce de discussion centrée sur les mecs, nous n’étions pas mauvaises dans l’exercice, mais nous étions toujours aussi célibataires l’une que l’autre. « Un étranger, s’il te plaît… histoire qu’on ne communique qu’avec les yeux ! Ça me permettra de comprendre ce que je veux… » Je lui adressais un petit regard assorti d’un haussement de sourcils. Dans le fond, je pensais à Spencer en disant ça, me disant qu’il aurait été préférable que je reste sur mes croyances…

Ni une, ni deux, j’aidais Octavia à se relever, lui suggérant d’avancer par delà les dunes pour nous trouver un coin parfait à l’abri du vent, un peu caché et en même temps idéal. Je profitais du petit temps où elle ramassait certaines de ses affaires pour graver le prénom d’Oliver dans le sable. Il n’y resterait probablement pas, mais c’était une façon pour moi de me dire qu’il n’était pas si loin que ça….peut-être était-il en train de marcher sur les grains de sable de la plage de Brighton et de penser à moi ? Au diable les mecs ! J’avais mon frère et personne d’autre ne comptait autant que lui …je m’en rendais bien compte et ce petit séjour avec Octavia était une aventure incroyable et en même temps une véritable épreuve… Sans plus attendre, nous avions atteint les dunes, avançant côte à côte en cherchant du regard l’endroit idéal qui fut assez vite trouvé ! Nous y serions bien et l’air marin me suffisait à garder au fond de moi ce sentiment de liberté qui avait été perdu. Octavia monta la tente comme une chef et je la félicitais en lui lançant un : « Parfait ! » avant de me tourner vers l’océan, puis de nouveau vers elle suite à sa remarque qui me disait qu’il manquait quelque chose. « Ne me dis pas que tu penses encore aux m… » Je m’interrompis brusquement, tendant l’oreille pendant quelques secondes … j’agitais finalement la main en disant : « J’ai cru entendre des bruits, j’ai dû rêver…. Bon, je m’apprêtais à te dire que tu étais grave si tu pensais aux mecs en me disant qu’il manquait quelque chose. C’est plutôt de CA qu’il manque ! » J’attrapais un paquet de cookies aux chocolats que j’avais soigneusement glissé entre deux vêtements dans mon sac, toujours pas certaines qu’il ne soit pas désormais question d’un « paquet de miettes ». Je l’ouvris avant d’aller rejoindre Octavia et lui tendre le paquet « Les cookies de l’amitié. Une bouchée pour Rosenbaby, et une bouchée pour Jillou, allez ! Je te raconterai mes dernières histoires de mecs en date après avoir ingurgité assez de chocolat. » J’avalais un morceau de cookie cassé en me disant qu’il n’y avait pas mieux que les gâteaux pour nous remonter le moral et pour nous lancer pleinement dans l’aventure. Je n’eus cependant pas le temps de lui dire quel effet me faisait le chocolat qu’un autre bruit que j’avais du mal à identifier clairement me parvint de nouveau. « Euh…t’as entendu ça ?! »



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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Mar 3 Oct - 0:02




(n.) an overwhelming urge to run away




Perdue dans cette nature abondante, dans ce paysage désert, Octavia se sentait déjà mieux. Revoir les Adams avait été un boost au coeur. Revoir Jaspe avait recollé quelques morceaux. Mais se retrouver seule au monde, avec cette soif de ressentir le monde extérieur comme elle l'avait toujours vu et cru : bienveillant et magnifique. Elle avait besoin de se ressourcer, de se retrouver, de se sentir à l'aise d'abord avec elle-même, et puis avec les autres.
Le plus dur sera certainement de retrouver les autres élèves. Rien que de se retrouver avec eux, Octavia était prise de frissons et tremblements. Elle devra être forte pour affronter leurs regards. C'était la dernière chose dont elle avait envie de parler. Et pourtant, elle avait envie de s'en libérer complètement. Avec Jill, c'était difficile de se montrer déprimante. C'est pour ça qu'elle était sa meilleure amie, c'était pour ça qu'elle avait fait d'elle une bouée de sauvetage dans cet immense océan qui voulait sa mort. Le rire était son bouclier contre toutes les attaques qu'elle subissait. Le rire était ce qui lui restait quand on lui avait tout pris. Et si elles n'en parlaient pas, Octavia n'était pas sûre de redevenir un jour elle-même. Elle devrait apprivoiser ce nouveau normal. Ce normal qu'elle ne méritait pas. Ce normal qu'on lui avait infligé. Ce normal qu'on avait choisi pour elle. Le plus dur, était de retrouver les autres normalités, mais en ayant changé. Sa Mère, qui l'avait accompagnée dans toutes les épreuves de sa vie, n'était pas là pour comprendre. Bien sûr, elle devait se douter, mais il n'y avait rien à faire, elle se montrait impuissante devant les blessures de sa fille. Son Beau-Père était partagé entre une nouvelle guerre, plus agitée, entre les jumeaux et Octavia. Bien que ça n'avait jamais été l'amour fou, Octavia n'avait jamais été agressive envers les jumeaux, jusqu'à son retour. Pour elle, impensable que la famille ait laissé faire ça sans lever le petit doigt. Impensable qu'ils aient pu soutenir ce mouvement néo-mangemort, même pour se faire bien voir. Elle était la victime. Elle était en mauvaise position. Bien qu'ils ne s'aiment pas, ils auraient dû être là pour elle. Mais Octavia s'en doutait depuis longtemps, bien qu'elle continue à croire en une relation possible avec Naïa et Loki, mais ils n'ont pas de cœurs, ils n'ont rien d'humain, ils ne ressentent aucune émotion. Même si c'étaient des monstres.

Le calme était plaisant. Elle avait l'impression de se retrouver seule, sans regard posé sur elle. C'était forcément jouissif de partir à l'aventure de la sorte, de réaliser un fantasme qu'elles avaient imaginés alors qu'elles tremblaient de froid et de peur dans leurs couchettes humides. Octavia n'avait pas perdu espoir grâce à ce rêve, grâce à ce point au loin qu'elle pouvait fixer en se disant qqu'elles débarqueraient sur une île paradisiaque lorsque tout sera fini et qu'elles se reconstruiront loin du monde. Et ses vagues qqui leur léchaient les orteils doucement, ce sable fin et cette odeur salée l'emplissait d'une énergie positive qu'elle ne trouvait pas durant ces derniers jours. Cette liberté folle la rendait ivre de joie. Elle n'avait besoin de rien d'autre que d'un voyage à l'étranger pour se ressourcer, pour se retrouver, pour se reconstruire et pour rire à nouveau de tout et de rien. Au diable les larmes et la peur qui leur déchiraient l'âme. Au diable les cauchemars qui la faisaient se réveiller en sueur en pleine nuit, la plongeant dans une terreur qui la rendait de pierre. Un nouveau temps était arrivé : celui des rires jusqu'aux larmes. « MON odeur de ces derniers mois…. On parle de la tienne quand tu veux. On cherche un peu la petite bête en venant traîner par ici, un peu loin du confort de chez nous…. Tu vas devoir te décrasser dans la mer, ma petite ! » Et ça ne la dérangeait pas, Octavia, de se décrasser dans la mer. Elle avait beau avoir peur de l'eau et des étendues profondes, cette mer transparente ne faisait que l'appeler, tant qu'elle ne perdait pas pied, ou de vue la plage et ses abords ... « Un étranger, s’il te plaît… histoire qu’on ne communique qu’avec les yeux ! Ça me permettra de comprendre ce que je veux… » Octavia lui lança un regard plein de sous-entendus, haussant les sourcils comme une adolescente qui laissait ses hormones parler pour elle. Elle eut également la pensée pour Spencer, qui semblait partager une conversation par regard avec Jill à chaque fois qu'ils se croisaient. Ce petit regard vers sa brunette qui voulait tout dire, et la charrier encore plus. Octavia n'avait plus eu contact avec Jill depuis longtemps, et elle ne savait plus rien de la situation de son petit cœur, perdu entre toutes ses amourettes d'adolescente. Elle ne dit rien et se rappela qu'elle aussi, elle était tombée amoureuse quelques fois, et avait mangé du plancher à plusieurs reprises. Avec Elijah, elle se mangeait du mur de briques, devant ses airs impénétrables. Avec Oliver, ça semblait en être resté là. Le revoir il y a quelques heures n'avait rien réveillé en elle, mais elle n'avait pas pu lui parler dans une conversation privée - et à vrai dire, elle était plus pré-occupée par sa santé mentale, que par sa relation imaginaire avec le frère jumeau de sa meilleure amie - ... Elle devait simplement retenir qu'il lui apprendrait à nager, il lui avait promis. Et promis, c'était promis et simplement pas concevable que ça ne se réalise pas ! « On se fera un bain de minuit, j'ai ouï dire que c'étaient ceux qui décrassaient le plus d'une année pareille ! » Octavia lui joua une petite moue de défi, parce que Jill serait incapable de refuser un tel défi. « Je précise que je ne dis pas ça pour t'emballer, ma petite Adams. Parce que tu risquerais encore de te faire des idées sur mes intentions ... »

Affairées, à la recherche d'un endroit de camping idéal où séjourner pendant ces prochains jours, la brune et la blonde escaladèrent les dunes, chacunes dans leurs pensées, et à la fois réunies depuis si longtemps. Ces quelques jours de séparation ont été affreusement éprouvants pour la blonde. La Forêt Interdite était un épisode qu'elle redoutait d'aborder, consciente que sa fuite aie pu laisser des cicatrices dans la confiance qu'elle avait liée aux jumeaux. Comprendraient-ils qu'elle avait fait cela en croyant les sauver et se sacrifier ? Dans un sens, le résultat a été ce que la blonde a prié en passant à l'action : ils étaient à la Ferme, en sécurité, et elle, avait été rattrapée par les méchants. Il s'en est fallu de peu. Elle aurait pu passer un séjour parmi tous les autres élèves, si elle avait pu attraper ce fichu Portoloin, disparu sans l'attendre. Elle avait été malchanceuse sur le coup, que ce sort la touche elle. Ça aurait pu être Perrin, ça aurait pu être Tasha, mais dans le fond, elle était contente de l'avoir subi elle, si ça a permis de protéger les deux autres gryffondors.
Monter la tente lui permit de réfléchir un peu sur ses décisions douteuses sous le coup du stress. Elle savait ne pas bien gérer ses émotions. Elle savait en faire trop, ou pas assez. Elle savait qu'elle était incapable d'aller à l'encontre de ses crises d'hystérie - qui la libéraient, elle devait l'avouer. Mais elle n'avait pas à faire subir ses névroses à ses amis, qui la supportaient déjà assez au quotidien dans ses hauts et ses bas pour gérer en plus ses crises de panique, de peur et compagnie qui surgissaient pour tout et rien. Ils n'avaient encore rien vu, évidemment, mais Octavia redoutait le jour où ils découvriront que sous son masque, elle n'était plus qu'un être humain à ramasser morceau par morceau, éclat par éclat, et à reconstruire lentement, patiemment, solidement. « Parfait ! » Leur palace n'était pas bien grand, mais il serait suffisant pour dormir. Elles ne comptaient pas passer leurs journées enfermées dans cette toile, mais bien juste y dormir, sauf si le ciel était assez dégagé et l'air assez chaud pour pouvoir dormir à la belle étoile. Leur tente permettrait alors au moins de protéger leurs vêtements de rechange de l'humidité, des voleurs et des animaux sauvages. « Ne me dis pas que tu penses encore aux m… » Octavia sourit et ne peut que penser qu'elle est en manque d'affection de cette gente masculine connue pour ses qualités, mais surtout pour ses défauts de ne pas savoir être parfaits pour conserver les jolies filles qui les parfaireraient par leur présence ... Elle se fige également sans savoir pourquoi, mais n'entends rien d'autre que le vent qui lui caresse les tympans, et ébouriffe sa chevelure blonde. « J’ai cru entendre des bruits, j’ai dû rêver…. Bon, je m’apprêtais à te dire que tu étais grave si tu pensais aux mecs en me disant qu’il manquait quelque chose. C’est plutôt de CA qu’il manque ! » Si ce n'est pas les mecs, c'est vraisemblablement du chocolat. « T'es obsédée, ma vielle ! » Et BINGO, les cookies au chocolat que sa brunette agite devant son nez réveille son estomac soudainement affamé. Maigre comme une brindille, Octavia se faisait une joie d'ingurgiter toute sorte de saloperie pour retrouver un peu de graisse et de muscles pour se recomposer une corpulence dans la moyenne. Elle avait besoin d'un peu de peau tendue sur son bedon pour survivre à l'hiver qui paraissait pourtant bien loin, et ces cookies allaient l'aider ! « Les cookies de l’amitié. Une bouchée pour Rosenbaby, et une bouchée pour Jillou, allez ! Je te raconterai mes dernières histoires de mecs en date après avoir ingurgité assez de chocolat. » Ses petits mains récupérèrent quelques morceaux de cookie, fendus. Les cookies de l'amitié tombaient à pic, et Octavia roula des yeux à l'évocation de ces fameuses histoires de mecs qu'elle avait loupé. Évidemment, elle mourrait d'envie de les écouter et de se remettre à jour sur la vie amoureuse palpitante qu'elle semblait avoir vécu en son absence. Octavia l'enviait, mais elle était surtout heureuse que Jill soit sortie de cette histoire totalement normale. Ça la faisait oublier tout ce qu'elles avaient subi, ça rendait la réalité plus facile à accepter, le futur plus concevable, quand on a des personnes positives qui nous tirent vers le haut lorsqu'on a touché le fond. La bouche pleine de chocolat, elle ferme les yeux pour que ses papilles captent tout ce plaisir à goûter. « Par Merlin, j'en avais plus mangé depuis ... depuiiis .. longtemps ! » Et elle s'en reprit quelques morceaux sans honte, faisant taire son estomac qui ne voulait plus s'arrêter de gronder. « Alors raconte, qu'est-ce que t'attends ?! Je parie un gage que ça concerne un certain ... Spencer ? » Elle lui envoya un petit haussement de sourcils dragueur, et quelques bisous baveux, insortable.

« Euh…t’as entendu ça ?! » Cette fois, Octavia l'avait entendu, hocha silencieusement la tête et elle se releva en un bond, curieuse de découvrir cette source de bruits. Elle aurait pu trembler de peur et se cacher dans sa tente, mais loin de la magie, elle se sentait imperméable aux dangers. Après tout, que pourrait-il arriver à deux gamines de seize ans, perdues au milieu de nulle part ? En réalité tout, mais elles venaient de subir la pire année de leur vie, rien ne pourrait égaler leur horreur ... La jeune fille entra dans la tente à quatre pattes, et fouilla ses affaires pour attraper un sac de plage au cas où cette expédition durerait plus longtemps que prévu dans lequel elle fourra un étui - qui contenait sa baguette magique toute neuve, un essuie de bain, un pull et une bouteille d'eau. Elle vérifia par la même occasion que son étui contenait toujours bien sa baguette magique au cas où elle devrait s'en servir sous danger imminent. Elles n'avaient pas atteint la majorité et ne pouvaient donc pas utiliser la magie hors de Poudlard, mais si leurs vies étaient en danger, elle préférait pouvoir se défendre de toute façon. Le soleil entamait seulement sa chute, mais on ne sait jamais sur quel genre de personnes ou d'animal on pouvait tomber, surtout à l'étranger, en terres inconnues ... « Ça venait de par-là, non ?! On va voir ? » Et d'un regard entendu, prête à affronter l'inconnu, les jeunes filles se dirigeaient droit vers les bruits, de plus en plus nombreux, forts et attractifs.
La dernière dune qu'elles grimpèrent difficilement, avec entrain leur permirent d'admirer le spectacle dans son ensemble. Il devait y avoir une petite dizaine de jeunes, affubler autour d'un petit endroit aménagé. On apercevait la route, et une Jeep avancée sur la plage dans laquelle quelques jeunes semblaient chipoter dans le coffre. La musique commença alors à se mettre en route et des sifflements se firent entendre, comme un appel de ralliement. Une fête ? Dans ce trou perdu ?! Octavia tourna la tête vers sa brunette, incapable de s'arrêter de sourire et de commencer à rire d'un regard. À côte de leur campement, elles avaient réussi à attirer une petite soirée en préparation ! On reconnaissait des glacières, à moitié enterrés dans le sable, à l'abri du soleil sous des parasols enfoncés jusqu'à mi-manche. La jeune fille ne put s'empêcher de déposer son sac pour y chercher de grandes lunettes de soleil, masquant la moitié de son visage, et de trépigner dans le sable en attendant la confirmation de sa partenaire de crimes. Évidemment, si elle sentait que c'était une plage naturiste bordé de pervers et d'alcooliques, Octavia se rangerait de son avis et rabrouerait chemin jusqu'à la tente afin de la déplacer un peu plus loin. Mais en attendant, il y avait des mecs torses nus en approche, qui jouaient avec un ballon dans un match de football. Sexyyy ! D'autres sortaient de la mer en tenue de plongée, leurs cheveux blonds ruisselants. « Sexyyyy ! » Et puis d'autres, arrivaient de la route, leur petit essuie posée sur leurs épaules, comme s'ils savaient où ils allaient. « Boule de gnomes ! C'est TA-RÉ ! J'avais oublié ce que c'était, la fête à la moldue ! » Et instinctivement, elle se recoiffait, et remettait ses vêtements de plage en place. Elle avait oublié tout de l'an passé, excité pour vivre ce présent, libérée. « Ma petite obsédée, tu me plantes pas au milieu de nulle part, hein ! Règle numéro un, avant qu'on se fonde dans la masse ! »

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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Dim 22 Oct - 10:21



❝I get by with a little help from my friends.
I get high with a little help from my friends.
Gonna try with a little help from my friends.


Octavia & Jill
Je savais qu’il allait falloir y mettre du notre pour nous remettre d’aplomb. Ce que nous avions vécu l’année dernière n’avait rien de quelque chose d’anodin. Les nés-moldus avaient été visés et jusqu’à maintenant, j’avais toujours été fière d’être une moldue dotée de pouvoirs magiques. Loin de moi était l’idée que notre « statut » puisse un jour déranger quelqu’un…. Le mal était désormais fait et j’avais la chance d’avoir une meilleure amie qui, en dépit de tout ce qu’elle venait de vivre, avait encore la force de faire l’effort d’essayer de passer à autre chose. J’étais persuadée que, nos deux volontés réunies, nous allions y arriver assez rapidement ! Celle d’Oliver entrait en jeu également et n’était pas une volonté à ignorer puisqu’il en avait en général plus qu’il ne fallait. Aujourd’hui, c’était notre moment, le moment des nanas et une jolie petite plage danoise était devenu notre petit terrain de jeu ! Octavia n’avait pas idée du plaisir que j’avais de me retrouver avec elle, et surtout, aussi loin de tout ce qui nous était habituel (Poudlard, la salle commune, les cours, voire même Brighton). A 16 ans, de nouvelles portes s’ouvraient progressivement à nous et nous en prenions encore plus conscience après tout ce qui venait de se passer. Nous étions seules, livrées à nous-mêmes et personne ne nous avait empêché de le faire. Les vacances s’ouvraient à nous ! Pour le pas dire : « le monde » ! Ce besoin d’en profiter et de voir des choses simples était orienté par les mauvais souvenirs récents. Il n’y avait finalement pas grand-chose qui puisse nous arrêter…. Dans mon for intérieur, j’avais même pensé à l’éventualité de nous vieillir un peu en cas de nécessité, chose qui passerait sans doute très bien.

Nous savions toutes les deux que ce moment était une parenthèse et qu’il faudrait réintégrer le monde des sorciers avec tout ce que cela impliquait : l’angoisse, la peur, les craintes et surtout, les souvenirs. Mais notre force était d’être ensemble ! Ce séjour allait probablement nous permettre d’en parler… mettre les mots sur notre fond de pensée, sur la situation, pouvait se révéler être une bonne chose. En attendant, je m’intéressais aux vacheries de ma meilleure amie qui critiquait mon odeur ! Je lui suggérais bien vite d’aller se décrasser dans la mer, non sans lui avoir dit que son odeur n’était pas mieux que la mienne. Là était peut-être la solution : plaisanter de tous les petits aspects de notre détention dans les cachots. Après tout, nous avions survécu grâce aux plaisanteries, à notre imagination débordante et à notre capacité à minimiser les choses les plus graves. Parler des mecs était aussi une activité qui avait occupé un certain nombre de nos soirées également… La petite allusion à un futur étranger de la plage du Danemark fit réagir la petite Rosenbaby et je lui tirais la langue suite à son petit regard en coin qui ne me trompait pas. J’enchaînais alors sur l’idée du bain de minuit, m’exclamant, tout de suite après elle : « Bain de minuit sous la pleine lune ! On va se transformer en sirènes, c’est moi qui te le dis ! » Je lui adressais un petit sourire malicieux avant de rouler clairement les yeux sur les idées que je me faisais, selon elle. Pfeuh ! Je connaissais par cœur son petit numéro, celui où elle retourne la conversation à son avantage en me charriant de plus belle.

L’heure de la recherche de l’endroit parfait avait sonné ! Il fut trouvé assez vite et j’aidais Octavia à monter notre tente et à installer nos petites affaires en silence. Je pensais évidemment à plein de choses en même temps : à notre avenir, au retour à Poudlard, à Oliver à l’épisode de la forêt interdite… Heureusement, ma volonté m’aida à chasser toutes ces pensées au profit de réflexions sur la beauté de l’endroit et sur le plaisir d’être à la plage ! L’un de mes paysages préférés, sans doute possible ! Affaire faite, nous ne pouvions que nous satisfaire du travail et de nous imaginer ici quelques jours à bavarder, rigoler, nous promener et manger. Le silence durait depuis trop longtemps, c’est pourquoi je décidais de charrier Octavia en lui disant qu’elle pensait aux mecs… Un bruit me coupa dans mon élan, mais j’étais visiblement la seule à l’avoir entendu. Bizarre…. Tendant quand même l’oreille, je sortis ce dont nous avions bien besoin pour commencer en beauté notre séjour : le chocolat, les gâteaux ! Les cookies avaient manqué à notre vie quand nous étions dans les cachots, je refusais alors de m’en privé même si les conséquences pouvaient vite être désastreuses pour les deux canons de beauté que nous étions (heum et la modestie dans l’histoire, elle se situe où ?). Octavia prit plaisir à piocher dans le paquet et je m’installais bien confortablement à ses côtés pour commencer à discuter de choses sérieuses. (heum bis). Bien évidemment, la jeune femme devina tout de suite où je voulais en venir quand je lui proposais de lui raconter les dernières histoires en date. Il était bien évident qu’elle n’échapperait pas non plus à l’actualisation des éléments de sa petite vie à son tour !

Je lui donnais un bon coup de coude avant de commencer à lui raconter, histoire de l’arrêter dans on petit délire de bisous et de petites œillades de dragueuse. « Tu ne paries rien du tout ! C’était trop facile… C’est Spencer, oui… » Je soupirais, avalant un morceau de cookie avant de tourner le visage vers elle, avant de dire : « Tu connais l’histoire de la plus grosse menteuse de l’histoire de l’Humanité ? Tu l’as devant toi ! Mais c’est plus compliqué que ça en a l’air…en fait, j’ai menti à Spencer en lui disant que je ne le matais pas…enfin que je ne le matais pas pour…pour une raison évidente. En réalité, si je le matais quand même un peu pour ses beaux yeux … Il m’intéressait…un peu. Et puis j’ai fait une énième connerie monumentale quand on a dû ranger les bouquins de la bibliothèque et on a été enfermés et « persécutés » à cause de moi. Il prétend qu’on est OK là-dessus, mais je sais qu’il m’en veut probablement encore. Moi aussi, je m’en veux. A côté de ça, je suis plus que persuadée que je ne l’intéresse pas ; pas de cette manière… Il est tellement compliqué, sec et dur dans certaines de ses paroles –ou ce qu’il m’écrit - mais pourtant, son regard avait l’air de dire autre chose. » Je lui adressais un vague sourire en coin. On pouvait en rire, mais j’étais sérieuse. Je n’avais pas dit la vérité à Spencer, pour me protéger, pour ne pas être encore plus vexée de ne pas déceler un semblant d’intérêt de sa part pour moi, ni même une petite allusion allant dans ce sens. Spencer et moi étions différents sur beaucoup de points, ça, j’en étais certaine… mais j’avais pris l’habitude de ne pas pouvoir m’empêcher de lui jeter un coup d’œil une fois de temps en temps. Pour me consoler, je pris un nouveau cookie dans la boîte et en avalais une bonne moitié d’un seul coup. Je repris la parole seulement après pour dire : « J’me suis aussi dit qu’il était tellement….cérébral et sérieux, qu’il n’avait probablement pas envie de s’embêter avec une nouille comme moi qui se marre comme une baleine la plupart du temps avec sa meilleure amie ou qui prend le rouge à lèvre et le fard à paupière au sérieux. » Je haussais les épaules, décidée à ne pas me laisser abattre, et ajoutais : « Il faut que j’arrête ça ! On va recommencer notre cinquième année, c’est une sorte de nouveau départ, j’vais laisser tomber …. » Je demandais finalement l’avis d’Octavia par un petit coup d’œil lancé dans sa direction. La petite blonde semblait adorer les cookies et l’écoute de ce que je venais de lui dire lui avait permis de faire le plein de sucre. Allait-elle se moquer de moi et me dire que j’avais mal fait avec Spencer ? Ou au contraire, qu’il n’était pas digne d’intérêt et qu’il était mieux que je passe directement à autre chose en laissant aux oubliettes ce que j’avais un jour pensé de lui ?

La conversation aurait pu s’éterniser ou virer vers la plaisanterie si nous n’avions pas de nouveau entendu le bruit, celui que j’avais entendu quelques instants auparavant. Octavia aussi avait fini par l’entendre. Visiblement, nous n’étions pas seules dans le coin, contrairement à ce que nous venions de croire en nous installant. Se relevant bien vite, Octavia me proposa d’aller voir et je n’hésitais pas à reprendre ma baguette, juste pour me rassurer un peu. Je priais le ciel pour ne pas réaliser que nous nous trouvions dans le pire endroit possible du Danemark et escaladais une dune aux côtés d’Octavia. Le spectacle me fit écarquiller les yeux et me m’effondrais sur le sable tout en regardant les jeunes s’affairer un peu plus loin. C’était quoi, ça ? Une espèce de colonie de vacances ?! Rien de flippant à l’horizon, tous avaient l’air de s’amuser et de profiter de la plage, de la mer… Jetant un regard en coin à Octavia, je ne pus m’empêcher de sourire, surtout quand elle commença à me parler. Ses remarques me firent rire et j’eus besoin de quelques secondes d’observation de plus avant de me lever pour faire ce qui semblait évident : nous incruster dans la fête des jeunes ! Nous étions deux nanas sorties de nulle part, mais personne n’allait nous en tenir rigueur, si ? Intriguée, légèrement timide à l’idée d’approcher des jeunes, je demandais quand même à Octavia : « T’es sûre qu’il n’y a pas de mirages sur les plages Danoises ? » Petite plaisanterie au passage, je commençais à descendre de notre dune avec mon amie, la rassurant tout de suite sur la règle numéro un qu’elle venait d’énoncer en lui disant : « Règle numéro un intégrée ! On ne se quitte pas d’une semelle ! » J’avançais encore de quelques pas avant de dire, un peu pour moi-même : « Je n’y crois pas… » Les jeunes ne s’arrêtèrent pas de vivre pour nous, ils continuaient de s’amuser entre eux, d’ajouter des petits éléments à la bonne marche de leur petite soirée plage et j’en voyais certain sortir des sacs de nourriture du coffre des voitures. Mon regard s’attarda sur les mecs qui jouaient au foot et je détournais assez vite les yeux pour ne pas me faire repérer trop vite. L’approche était hésitante, de mon côté, je ne savais pas comment faire pour me fondre dans la masse, mais mon problème était vite réglé, j’étais avec Octavia ! Tout était toujours plus simple et génial avec elle ! Un des garçons qui déchargeaient le coffre d’une voiture passa à côté de nous, portant une pile de couvertures de plage et nous apostropha d’ailleurs en nous disant : « Salut ! Vous n’êtes pas du coin, si ? » Heureusement, il n’était pas accusateur du tout et nous adressa un petit sourire. Je sentis Octavia fondre à côté de moi et l’écoutais reprendre la parole : « Bon, j’avoue que je suis quasiment sûr que vous n’êtes pas du coin, je connais tout le monde par ici… » Il roula les yeux…charmant…. Avant de dire « On fait notre petite soirée de fin de vacances… notre établissement est privé et les cours reprennent un peu plus tôt que prévu chez nous ! Je finis de transporter ça et je vous présente à deux trois personnes, si vous voulez ? » Je hochais la tête un peu timidement, ne sachant pas si Octavia avait fait pareil et c’est quand le jeune homme s’éloigna que je glissais ma main sous le bras de mon amie en lui disant : « Demain, on trouvera une mine d’or cachée quelque part….c’est pas possible d’avoir autant de chance ! » J’étais surexcitée, mais je me gardais bien de le montrer, restant assez neutre pour ne pas attirer l’attention de tous ces gens que nous ne connaissions pas.



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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Jeu 2 Nov - 0:20




(n.) an overwhelming urge to run away




Sourire était la seule chose à faire de constructive. Après cette déconstruction monumentale à laquelle elles avaient eu droit, il fallait remettre les choses en place, retrouver de nouvelles habitudes pour rendre l'instant présent un peu plus normal. Octavia savait ce que c'était d'être persécuté. En ayant grandi avec deux monstres à la maison, elle avait appris à rester forte face à eux, à les affronter, à leur tenir tête, à ne pas les écouter. Mais l'an passé, elle n'avait pas été persécutée, elle avait été descendue en enfer, transformée en esclave sans aucun moyen pour riposter et s'en sortir. L'espoir l'avait quitté à plusieurs reprises. La nuit où les autres élèves du Château les avaient libérés, elle n'avait tout simplement pas compris ce qui se passait. Et quand elle s'était enfoncée dans ce cauchemar plus profondément, dans les cellules du Ministère, elle avait souhaité mourir avant de s'abandonner totalement à la folie. Elle n'était pas passée loin de le rester. Elle sentait que c'était la seule chose gérable pour elle, s'abandonner. Que son esprit sain s'enferme dans une petite cellule de son cerveau et attende que tout passe. Saurait-elle quand revenir, ou aurait-elle le courage de simplement rouvrir la porte, non. Enfin, c'était passé, mais les séquelles sur sa santé mentale était bien ancrée profondément dans son inconscient. Cette pause à la plage lui faisait du bien. Elle pouvait observer inlassablement les vagues revenir à la mer puis lécher le sable des plages. Heureusement, elles avaient d'autres préoccupations que de s'ennuyer à regarder la mer. Elles venaient d'arriver, elles avaient une tente à monter, un feu à allumer et un repas de luxe à se préparer avec les quelques conserves emballées dans son sac à dos. Mais leur préoccupation première était toute autre : se vanner jusqu'à retrouver le sourire et être dans un bon état d'esprit. Ça fonctionnait. Octavia parvenait presque à oublier qu'elle se sentait coupable envers la brunette. Avoir approché Oliver sans lui en souffler un bas mot - bien qu'elle avait essayé à plusieurs reprises, mais renoncé par égoïsme personnelle de tout simplement la perdre à ses côtés - et s'être séparées dans la Forêt Interdite, la nuit de la libération. Deux petites choses qui lui pesaient sur le cœur, qu'elle tenait à lui avouer ce soir, ou durant ce séjour, mais pas de but en blanc. Elle voulait faire les choses bien, ne pas la prendre au dépourvu, et lui laisser le temps de réagir et s'expliquer. S'était effrayant, encore plus effrayant que de retrouver les autres élèves, finalement, mais c'était important, et la juste chose à faire. Octavia se mordit la lèvre, consciente qu'elle décevrait très certainement la personne qui comptait le plus à ses yeux au monde, mais elle avait besoin de s'en libérer, et de ne ressentir aucun travers. « Bain de minuit sous la pleine lune ! On va se transformer en sirènes, c’est moi qui te le dis ! » Elle réussit à sourire, retrouver une joie de vivre lorsque c'est à elle de relancer la plaisanterie. « Ça me convient, je saurai enfin nager et chanter ! » Elle éclata de rire devant le roulage de pupilles de sa partenaire de crimes sans pouvoir s'en empêcher.

Bouger de cet endroit paradisiaque était brusque, mais elles devaient avancer. Peut-être que le paradis se trouvait en réalité quelques dizaines de mètres plus loin, et qu'elles ne le découvriraient jamais si elles restaient planter là ! S'aidant dans cette escalade de dunes avec leurs chaussures qui s'emplissaient de sable et les déséquilibraient, elles arrivèrent pourtant à trouver l'endroit parfait et à le rendre personnel en montant leur tente de fortune dans un creux. Le vent soufflait au-dessus de leurs oreilles et Octavia se trouvait déjà en bonne position pour admirer le ciel étoilé, lorsque la nuit tombera. Jill sortir les cookies, lui faisait réaliser qu'elle mourrait de faim après leur traversée de cette mer qui lui avait semblé infinie. Quand elles se posèrent l'une à côté de l'autre pour se partager les cookies de l'amitié, Octavia se sentait toujours un peu mal de ne pas tout lui dire. Mais elle le ferait. Elles ne quitteraient pas cette superbe plage sans qu'elles ne se soient parlées franchement. Et bien que la conversation était sérieuse, elle ne l'était pas assez pour perturbé ce moment. « Tu ne paries rien du tout ! C’était trop facile… C’est Spencer, oui… » Le coup de coude amical lui fit postillonner des bouts de biscuits devant elle. Elle s'étouffa à moitié et se récupéra difficilement du rire qui sortait de ces entrailles. Elle se ressaisit et leurs regards se croisèrent pour qu'elle actualise les dernières histoires qui pesaient sur son petit cœur. Octavia écouta attentivement, essayant de comprendre cette relation qui, dans le fond, restait un petit mystère aux yeux de la blonde. Elle n'avait jamais compris ce qui les retenait. Elle n'avait jamais compris les réelles raisons qui poussaient Jill à ne pas aller vers ce garçon si elle l'aimait bien. Spencer était quelqu'un de sérieux, il était mignon et intelligent. Octavia le côtoyait régulièrement aux cours de runes qu'elle suivait sans ses jumeaux préférés, et elle pouvait simplement dire que c'était un garçon qui aimait les mystères. Il était beaucoup plus intéressant que ce qu'il ne le laissait penser, avec son bâton entre les fesses et ses belles petites manières. « J’me suis aussi dit qu’il était tellement….cérébral et sérieux, qu’il n’avait probablement pas envie de s’embêter avec une nouille comme moi qui se marre comme une baleine la plupart du temps avec sa meilleure amie ou qui prend le rouge à lèvre et le fard à paupière au sérieux. » La jeune fille émit un petit Héééé d'indignation quand elle les traita de baleine, mais elle sourit simplement à l'idée qu'elles étaient ainsi : décérébrées et superficielles. Elles avaient de bons résultats et réussiraient leur BUSES avec brio avec certitude, alors pourquoi se sous-estimait-elle de la sorte pour les beaux yeux du poufsouffle ?! « Il faut que j’arrête ça ! On va recommencer notre cinquième année, c’est une sorte de nouveau départ, j’vais laisser tomber …. » J'avais bien écouté Jill. J'avais bien entendu ce qu'elle avait sur le cœur. Et j'étais bien décidée à lui donner les meilleurs conseils du monde pour qu'elle se rassure et sache qu'elle pouvait toujours compter sur moi en cas de difficultés ! « D'abord, sache que je n'apprécie pas d'être comparée à une baleine ! On était des sirènes, tout à l'heure, sirènes ! Mais en fait, je vois pas ce qu'il y a de mal à rire et profiter de ta vie comme tu l'entends. C'est vrai que Spencer est hyper sérieux et très intellectuel, mais t'es intelligente aussi, je te rappelle. Si les cours étaient pas si scolaires et ennuyeux, peut-être qu'il verrait derrière la grosse baleine, que t'es une intello, toi aussi ! » Octavia laissa un petit blanc pour reprendre sa respiration et faire en sorte que ses mots puisse arriver jusqu'au cerveau de la brunette. « Je vais simplement te dire que la vie est trop courte pour douter trop longtemps. Alors franchis le pas si tu le veux. S'il te repousse, passe à autre chose, et garde à l'idée que c'est un juste un idiot. Et s'il craque, t'auras peut-être l'histoire d'amour - et de regards - la plus belle de ta vie ... Faut tester pour approuver ! » Elle sourit toujours, bienveillante, et heureuse de pouvoir enfin servir à quelque chose sur ce plat pays. « Mais avant d'aller le voir, je t'arrange ton maquillage ! Qu'il ose dire que le rouge à lèvres n'est pas sérieux, il pourra pas y résister ! »

Quand les deux poufsouffles parlaient de leurs histoires d'amour, ça pouvait durer longtemps. Et si ce bruit ne s'était pas élevé une deuxième fois pour confirmer ce qu'elles avaient cru rêver la première fois, elles auraient pu continuer sur le même registre pendant des jours ! Trop heureuses de pouvoir repartir à l'aventure, elles s'équipèrent comme elles le pouvaient, et se dirigèrent vers la source des bruits, non sans s'inquiéter qu'elles puissent se retrouver en grand danger. Être spectatrice d'une fête en préparation n'aurait pas pu lui faire plus plaisir. C'était son vrai monde, qu'elle avait un peu oublié dernièrement. Elle avait l'habitude de revoir quelques amies moldues durant les vacances et c'est bien ce qu'elles faisaient lorsqu'elles le pouvaient : traîner entre jeunes, dans un décor des plus ambiancés. « T’es sûre qu’il n’y a pas de mirages sur les plages Danoises ? » Rester planter là était peut-être ridicule et alors qu'elles se demandaient toutes les deux si elles étaient plongées en plein rêve, elles avancèrent pour s'y mêler. « Règle numéro un intégrée ! On ne se quitte pas d’une semelle ! » Elle était aux anges. Cette découverte de jeunesse qui vit toujours, dérobée au regard des adultes, lui donnait un second souffle. « Je n’y crois pas… » La blondinette non plus, mais elle ne pouvait que continuer à avancer, le sourire aux lèvres. Si c'était un rêve, elle se réveillerait et le réaliserait, parce que cette petite soirée improvisée était tout ce dont elle avait besoin pour le moment : une distraction à ses réels problèmes. Elle avait besoin de souffler un peu, de s'échapper de ses pensées noires, de trouver le moyen d'avancer. Et repartir en terre inconnue, aller à la rencontre de gens inconnus qui n'ont pas idée de ce qu'elles avaient traversé avait quelque chose de rassurant. Alors qu'elles avançaient comme deux gamines, pouffant de rire ou tournant la tête pour rougir loin des concernés, elles furent bien entendu démasquées par le premier garçon qui leva son regard sur elles. « Salut ! Vous n’êtes pas du coin, si ? » Pas gênée le moins du monde, Octavia secoua la tête doucement, un petit sourire aux lèvres. Elle remonta ses lunettes de soleil sur sa tête pour détailler leur interlocuteur, un peu sous le charme de ce paradis et de ces anges qui gravitaient partout dans tous les sens ... « Bon, j’avoue que je suis quasiment sûr que vous n’êtes pas du coin, je connais tout le monde par ici… » Octavia échangea un regard avec Jill pour savoir si elle pensait la même chose qu'elle. Bon, elle ne paraissait pas des masses emballées, ni séduites. Tant mieux, ce bel étalon lui appartenait, dorénavant. « En effet, elle vient de Brighton, en Angleterre, et moi d'Écosse, à Milovaig. On est simplement des touristes aventurières. » La blondinette ne pouvait s'empêcher de sourire devant les yeux du danois alors que celui-ci nous clarifiait la situation, en charmant hôte. « On fait notre petite soirée de fin de vacances… notre établissement est privé et les cours reprennent un peu plus tôt que prévu chez nous ! Je finis de transporter ça et je vous présente à deux trois personnes, si vous voulez ? » Du coin de l'oeil, Jill hochait silencieusement la tête. Pourquoi elle parlait pas ? D'habitude, on ne pouvait l'arrêter ! Excellent petit moment de faire un tête-à-tête pour clarifier les autres règles à respecter ! « Avec plaisir, dites-nous si on peut se rendre utile. » Le garçon repartait, mais secoua la tête en guise de répondre. Dès qu'il eut le dos tourné, Octavia ne put s'empêcher de sourire mille fois plus fort, parce qu'elle se retenait jusque-là. Comme une gamine, elle échangea un regard ultra emballée, consciente d'être toujours en public, au milieu d'inconnus qui s'affairaient autour d'elles, pendant qu'elle sautillait doucement sur place comme si un garçon l'avait invité au bal de fin d'année, mais qu'elle ne voulait pas que l'ensemble de l'école pose le regard sur elle ... « Demain, on trouvera une mine d’or cachée quelque part….c’est pas possible d’avoir autant de chance ! » Octavia était rassurée. Pendant un moment, elle avait cru qu'elle n'était plus vraiment dans la perspective de passer du temps parmi ce beau peuple. « Je te laisse la mine d'or, je prends les tablettes de chocolat. Que ce garçon m'épouse sur le champ ... Je pense que j'ai jamais vu quelqu'un d'aussi charmant. Même une vélane ... ! » Elle jeta un coup d’œil par-dessus l'épaule de son amie pour observer leur hôte installer les plaids près d'un feu de camp qui n'était pas encore allumé. Il était en pleine discussion avec deux de ses amis, et lui fit signe d'approcher lorsque leurs regards se captèrent. La jeune fille acquiesça et, toujours accrochée à Jill, avança vers eux d'un air détendu. « Hey Brighton et Milovaig, vous voulez une bière ? » Ce n'était pas leur hôte qui l'avait proposé, mais Octavia accepta avec plaisir. Le blond disparût derrière un parasol pour réapparaître quelques secondes plus tard. Non que l'attrait à l'alcool la poussait à accepter, mais elle voulait simplement paraître aussi détendu qu'eux ... « Du coup, le garçon qui essaie déjà de vous faire boire, c'est Jordan. Il faut faire gaffe avec lui, il est dangereux ! Voilà Henrik. Son truc, c'est les tours de magie, alors si vous voulez pas vous tracasser avec ces mystères, évitez-le, c'est ce qu'on fait tous. Et j'ai oublié de me présenter, Jesper, l'homme aux plaids. Et vous, c'est quoi vos petits noms ? » Ce petit accent était carrément envoûtant. Jordan revint, roula des yeux au commentaire de son ami, décapsula deux bouteilles et les leur tendirent. « Octavia. Merci beaucoup ! » Elle tendit le bras pour faire chin-chin et entrechoquer leurs boissons. « À votre dernière soirée avant la reprise des cours, alors, santé ! » C'était un bonheur simple, un bonheur qui lui a cruellement fait défaut, un bonheur à rattraper. « Alors, vous venez faire quoi par ici, jeunes touristes aventurières ? »
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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Sam 4 Nov - 9:21



❝I get by with a little help from my friends.
I get high with a little help from my friends.
Gonna try with a little help from my friends.


Octavia & Jill
Le voyage avec Octavia était à double tranchant. J’étais partagée entre l’extrême bonheur de passer du temps avec la seule et l’unique meilleure amie officielle de toute ma vie, et la tristesse inévitable de laisser Oliver à la maison… sans possibilité de le voir ou de lui parler. J’avais fini par me dire que les retrouvailles n’en seraient que plus belles, et qu’il fallait que je profite comme jamais ! Ce que nous avions commencé à faire en nous taquinant sur la plage, tout en profitant du lieu et en montant notre tente. L’endroit était idéal, la plage était superbe, et nous étions libres comme l’air, nous imaginant déjà devenir de véritables sirènes de l’océan. Je n’avais aucun doute sur la réussite de notre petit voyage improvisé et je n’avais qu’une hâte : avancer, trouver des choses, découvrir et discuter pendant des heures et des heures avec la petite blonde qui m’accompagnait.
C’est après avoir tout mis en place que chacune de nous estima que la pause était méritée. Pause cookies à partager et vue sur l’immensité qui s’étalait devant nos yeux. La discussion commença de plus belle et je nous savais capables de parler ainsi pendant très longtemps et de partir dans des délires infinis….

Mais le déroulé de la conversation ne se passa pas comme j’aurais pu l’imaginer. Rien sur la fameuse soirée de la fuite… Rien sur Oliver ni les choses qui pouvaient être quelque peu tabou. Je ne savais par quel moyen j’en étais arrivée à lui parler de Spencer. Parce qu’évidemment, il n’y avait personne d’autre sur terre à qui je pouvais raconter ce fond de pensée aussi honteux qu’Octavia. Cela n’allait probablement pas nous prendre beaucoup de temps, juste le temps de quelques phrases pour me soulager d’un poids que je trainais un peu plus que nécessaire, ces deniers temps. Je n’imaginais d’ailleurs pas à quel point cela pouvait faire du bien avant d’avoir commencé à lui parler. J’étais consciente du fait que Spencer n’était pas une personne quelconque pour moi, mais je n’y trouvais aucune explication rationnelle ni raisonnable. Qui mieux qu’Octavia pour éclairer ma lanterne et m’aider à y voir beaucoup plus clair ? En meilleure amie parfaite qu’elle était, elle commença par rebondir sur la chose qui m’aurait probablement interpellée si j’étais à sa place, et je commençais tout de suite à répliquer, sans parvenir à garder mon sérieux : « La baleine, c’est moi. Toi, tu es la GROSSE baleine !!! » Puis, j’écoutais de manière sérieuse ce qu’elle avait à me dire et ne pus me retenir de sourire face à tant d’optimisme… Je roulais évidemment les yeux au passage sur le maquillage et sur celui des regards et de « l’histoire d’amour ». Clairement, elle allait trop loin, mais c’était Octavia dans toute sa splendeur, MA meilleure amie et chacun de ses mots me suffisait à relativiser les choses et à y voir plus clair. « Tu es bien optimisme Rosenbaby ! Je ne sais pas quoi penser de tout ce que tu viens de me dire… je ne sais même pas pourquoi je me préoccupe de Spencer… enfin, tu vois ce que je veux dire, il n’y a aucune foutue raison pour que ce qu’il dise et pense me concerne autant, et pourtant… Le pire, dans tout ça, c’est que je viens tout juste de lui dire que je ne le matais pas pour les raisons que tout le monde s’imagine (lui y compris !) . C’est un mensonge….enfin, c’était vrai, au début… Nan, nan, attends, ce n’est pas le pire ! Le « vrai pire », c’est qu’il m’agace, que j’ai envie de le secouer parfois…. » Je haussais les épaules en mettant la quasi-totalité d’un cookie dans ma bouche, mais une idée me vint en tête et je protégeais Octavia d’une pluie de miettes de cookie en mettant ma main directement devant ma bouche avant de m’exclamer : « Il y a trois « pires » quand j’y pense ! Oliver n’aime pas Spencer… » Je terminais par soupirer, me retenant bien de m’étouffer avec mon cookie avant de préférer arrêter le massacre et ne rien dire d’autre. Les paroles d’Octavia avaient besoin de faire leur petit chemin dans ma tête. Les vacances étaient faites pour profiter, pas pour se torturer l’esprit. La bouche toujours pleine de cookie, je repris la parole pour dire : « Et toi, tu ne m’as pas dit où tu en étais ?! » Sous-entendu, avec mecs, bien sûr !

D’ailleurs, pas de possibilité d’aller plus loin pour nous, un bruit (qu’il me semblait bien avoir entendu) nous poussa à nous lever et à quitter l’endroit où nous nous étions posées. Et à quelques pas d’ici, se trouvait le bonheur que nous n’espérions même pas trouver ici : des jeunes ! Une fête ! C’est la conclusion que je me fis tout de suite et ne cachais pas ma joie de réaliser que nous n’étions pas abandonnées à notre sort au milieu de nulle part (même si j’étais très bien avec Octavia !). Ni une, ni deux, nos petites fesses se retrouvèrent sur la plage où nous avions décidé de nous incruster par un simple échange de regard. Je n’avais envie que d’une chose : nous créer des souvenirs et me les remémorer en ne pensant plus qu’à ça au moment de tomber dans les bras de Morphée dans le petit sac de couchage qui m’attendait dans notre jolie tente. Drôle de façon de penser, mais les cachots étaient de l’histoire ancienne, nous étions libres comme l’air ! Très vite, un jeune homme vint à notre rencontre et le sourire intérieur que j’avais se passait de commentaires. En quelques minutes, nous étions quasiment déjà intégrées. Le jeune homme s’éclipsa un peu et j’en profitais pour me tourner vers Octavia pour lire dans ses pensées (parce que je savais le faire, il me suffisait de croiser ses petits yeux brillants pour tout comprendre) et lui dire : « Il a déjà craqué sur moi, mais je te le laisse ! » Je lui donnais un petit coup de coude pour la taquiner avant d’ajouter : « Sérieusement, c’est juste parfait…. ! » Je pris quelques secondes pour regarder ailleurs, remarquant un groupe de fille qui nous jetait des petits regards en coin. Rien de bien méchant, à première vue, que de la curiosité… Puis, le mec qui venait de nous parler nous appela de nouveau et nous présenta effectivement deux premiers garçons à qui j’adressais un signe de tête un peu timide. Si Octavia avait jeté son dévolu sur « l’homme aux plaids », que nous pouvions appeler Jesper, je jetais immédiatement le mien sur le dénommé Henrik et ses tours de magie…. Parce que Jesper venait juste de dire que tout le monde l’évitait, entre autre. Rien qui puisse attirer mon attention plus qu’une telle phrase ! L’heure était à la présentation et au premier verre, et je pris à mon tour la parole pour dire : « Jill ! Sympa à vous de nous accueillir ! » et puisqu’il venait tout juste de nous poser une question, je lui répondis dans la foulée : « On nous a vanté les charmes des plages du Danemark alors on a décidé de s’en faire un avis. Pas déçues du voyage ! N’est-ce pas ? » Je jetais un petit coup d’œil en direction d’Octavia qui comprendrait sûrement la petite allusion à la trouvaille formidable que nous venions de faire ne la personne de ces jeunes hommes (et filles, accessoirement). « On pensait que ce coin était désert… visiblement pas. Peut-être que vous avez quelques coins sympa à nous proposer ? » Je l’interrogeais du regard, prenant de plus en plus confiance et m’habituant à cette situation. « Vous voyagez seules, c’est vachement cool ! Pas sûr que deux jolies jeunes filles comme vous soient assurées d’être en sécurité partout, mais je souligne votre initiative ! Évidemment, on vous donnera quelques tuyaux pour votre séjour ici. Content de vous accueillir également. Venez, on va s’asseoir ! Je n’ai pas porté ces plaids pour faire joli ! » Toujours accrochée à Octavia, je n’hésitais pas à suivre Jesper pour aller m’asseoir. S’il savait que nos baguettes nous donnaient ce sentiment de sécurité qui semblait faire défaut aux yeux extérieurs. Mon regard croisa celui du « magicien » et je lui adressais un sourire, attendant de voir s’il allait finalement tenter sa chance avec ses tours de magie. J’étais prête à être le vilain petit canard et à accepter de voir un tour ! L’autre garçon, Jordan, s’installa juste à côté d’Octavia et prit la parole pour demander : « Vous ne venez pas de la même ville, alors vous n’allez pas dans la même école, j’me trompe ? Vous n’êtes probablement pas sœurs, je parierai sur des cousines ! » Son approche m’avait un peu refroidie, mais finalement, Jordan avait l’air sympa. Curieux, mais sympa !



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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Dim 5 Nov - 23:50




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Et le rêve se réalisait.
Après une arrivée directement sur la plage sous le ton des taquineries, elles montaient leur campement. Isolées loin du monde, Octavia respirait enfin. Oliver était en vie et en bonne santé, Jaspe l'était aussi, Jill paraissait ne pas avoir vécu ces derniers mois sous le règne de terreur des néo-mangemorts et Callie semblait bien s'habituer à sa nouvelle vie. Elle espérait retrouver Elijah en un seul morceau à la rentrée, ils avaient des choses à se dire, à expliquer. Cette petite boule dans l'estomac disparût sous les paroles de sa brunette préférée, et elle écouta son récit sur ses récentes péripéties avec Spencer. « La baleine, c’est moi. Toi, tu es la GROSSE baleine !!! » Elle afficha une fausse moue vexée et éclata de rire. C'était tellement simple, c'était tellement bon. Elle pourrait en pleurer, mais elle pleurait déjà pour toutes les tristesses du monde. Ça en faisait un peu trop ... Lorsqu'elle lui répondit par bons conseils et doux rêves d'amour, Octavia ignora le non-verbal de son amie. Elle était là pour remonter le moral des troupes, et si Jill faisait semblant qu'elle était dans l'excès, Octavia savait aussi qu'elle écoutait ses conseils, et méditerait dessus lorsqu'elle y pensera. Lorsqu'elle se lança dans sa tirade, elle ne manqua pas de lui rendre la pareille en ponctuant ses mots du non-verbal en accord avec ce qu'elle pensait réellement. Aucune raison ? Mon œil ! Sinon elle ne l'aurait pas cité en premier lieu, concernant ses amours ! Elle afficha une moue perplexe, qui montrait qu'elle pensait le contraire. Elle ne le matait pas pour les raisons que tout le monde s’imagine. Je t'ai vu bien plus convaincante ! Un petit haussement de sourcils rapide. Bon, peut-être que sur le début, c'était vrai, mais à présent, c'était bien du pur matage ! Elle ne pouvait le nier ! Il t’agace, t'as envie de le secouer ? Mais ma Chérie, tu dois être plus amoureuse que tu ne le crois ! Sur ces paroles, un mince sourire se forma sur ses lèvres, pas moqueur, pas rieur, juste compréhensif. Si elle savait le nombre de fois qu'elle avait voulu secouer Elijah quand il restait de marbre avec elle, ou qu'ils ne se comprenaient pas, et qu'il n'essayait pas de se faire comprendre. Le nombre de fois qu'elle voudrait qu'Oliver fasse un pas vers elle, même minuscule, et qu'elle puisse comprendre que c'est ce que lui voulait aussi ... Elle ne savait pas si c'était de l'amour, mais ça marquait tout de même un attachement, un intérêt, que ça la prenait à cœur. Oliver n’aime pas Spencer … Perplexe, Octavia haussa un sourcil, peu confiante en cette information. Oliver est jaloux de Spencer, Oliver n'aime pas Spencer parce qu'il y a ce petit jeu entre eux deux, mais franchement, vous avez déjà vu Oliver ne pas aimer quelqu'un qui ne l'aurait pas mérité ? . « De un, arrêtes de faire ta chochotte, tu te cherches plus des excuses qu'autre chose. De trois, Oliver est juste jaloux. Votre truc de jumeau doit sentir le truc et juste pas apprécier que tu veuilles être proche de quelqu'un d'autre ... » Avec un sourire charmeur, elle lui lança un regard de braises, manquant d'éclater de rire avant de lâcher sa feinte préparée. « Et moi ça compte pas, je vous fais cet effet à tous les deux ... » La blondinette avala le reste de son cookie avant de s'étrangler. Il lui restait un pire à définir, mais jusque-là, rien d'insurmontable ! « Et toi, tu ne m’as pas dit où tu en étais ?! » Elle me prenait un peu au dépourvu. Ce n'était pas une questions surprise, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'elle tombe maintenant tout de suite, et le regard alarmé de la jeune fille dénonçait un peu ses intentions. Elle faillit s'étrangler avec du chocolat, mais se reprit et cela lui laissa le temps de réfléchir à la manière d'aborder le sujet délicat de ses amours. « Moi ? Je sors avec Loki. C'est tout nouveau, ça vient de sortir. » La blondinette reste sérieuse, fixe le sable qu'elle laisse filer entre ses doigts, puis plonge son regard dans celui de Jill, un peu trop brusquement puisqu'elle éclate de rire, sans pouvoir se reprendre. « J'ai pas envie d'en pleurer, mais mon cœur va m'achever, un jour, pour ce que je lui fais subir ! Sans rire, j'ai aucune nouvelle d'Elijah depuis que je suis rentrée. Silence radio .. » C'est le moment d'en parler. Elle a l'ouverture, elle a la concentration de son amie, et ces dunes sont le meilleur endroit pour en discuter, non ? Octavia s'en mord déjà les doigts, mais la boule dans l'estomac semble être revenue, et les mots difficiles à trouver. « Puis, j'ai pas eu de nouvelles d'un autre garçon, aussi. Il compte beaucoup pour moi, mais il est super distant et je comprends pas pourquoi. Il s'est jamais rien passé, mais je croyais juste qu'on avait un truc ... » Sa gorge s'était nouée et même si ses lèvres étaient finement entrouvertes, elle ne savait plus quoi ajouter. Peut-être son identité et à la fois, ça faisait des mois qu'elle essayait de lui donner des indices qui ne lui mettait pas la puce à l'oreille. Peut-être que cette fois-ci, elle comprendrait avec un minimum de détails ? Enfin, le plus difficile restait simplement à accepter qu'elle avait dû simplement rêver cet attachement qui s'était créé et que lui avait simplement changé d'avis. Maintenant, qu'est-ce qu'elle allait en faire ? Certainement pas du bien.

La curiosité était un vilain défaut, mais les jeunes filles savaient généralement transformer leurs défauts en atouts, lorsqu'elles étaient à deux. Surprises de découvrir une soirée au bord de la plage par des adolescents dans leur tranche d'âge, il ne fallut pas leur indiquer le chemin ou leur donner une invitation à s'y incruster. Son regard pétillait lorsqu'elle regardait autour d'elle : de la belle population, des frigos plein de nourriture et rafraîchissements, un paysage des plus tranquilles, la belle vie !
Il ne fallut pas non plus longtemps avant qu'elles soient démasquées. Deux touristes au milieu de tous ces gens qui se connaissaient forcément ... Les regroupements de filles discutaient en les regardant progresser sur leur plage. Rien de méchant, juste un brin de curiosité. L'homme aux plaids semblait être l'un des organisateurs de cette petite fête, et rien ne semblait plus lui faire plaisir que de recevoir des invités. Alors qu'il s'éloigna pour remplir sa mission plaid, les deux sorcières se retrouvèrent en tête à tête, juste le temps d'échanger quelques gamineries. « Il a déjà craqué sur moi, mais je te le laisse ! » Octavia lui répondit par un tirage de langue. « Sérieusement, c’est juste parfait…. ! » Elles échangèrent un nouveau sourire, heureuses de partager cette aventure à deux. « On est au moins d'accord sur quelque chose ! » Rien de tel pour se remettre d'une telle année désastreuse. Des garçons mignons pour des amours de vacances potentiels. Octavia n'était pas forcément prête à tomber amoureuse, mais sachant qu'elle ne les reverrait probablement plus jamais, elle pouvait se détendre et se lâcher un peu. Leur présence était réellement fraîche et apaisante. Mettre des noms sur des nouvelles têtes de moldu qui n'avaient aucune idée de l'Enfer qu'elles avaient traversé ces derniers mois était le moyen le plus idéal pour Octavia de repartir sur de nouvelles bases, de définir le nouveau Elle après cette tragédie, de se reconstruire comme elle se sentait, comme elle voulait être. Et cette plage sonnait pour elle comme un nouveau départ. Ça ne pouvait qu'être positif. Même un râteau sous les palmiers en valait la peine, tant qu'elle se sentait vivre pleinement à nouveau ... ! « On nous a vanté les charmes des plages du Danemark alors on a décidé de s’en faire un avis. Pas déçues du voyage ! N’est-ce pas ? » La jeune écossaise, afficha une moue satisfaite et enthousiaste. « Jusqu'à maintenant, tout a été magnifique en effet ! » Elle ne releva pas cette rencontre extraordinaire à voix haute, mais était en effet plutôt satisfaite que ses yeux puissent se poser sur de pareilles créatures ! « On pensait que ce coin était désert… visiblement pas. Peut-être que vous avez quelques coins sympa à nous proposer ? » Octavia croisa le regard de l'homme aux plaids et se sentit s'enflammer. Par Merlin, il fallait qu'elle s'éteigne et cesse d'être une rêveuse ! Toute sa vie était à propos de rêves qui se finissaient en illusions ! « Vous voyagez seules, c’est vachement cool ! Pas sûr que deux jolies jeunes filles comme vous soient assurées d’être en sécurité partout, mais je souligne votre initiative ! Évidemment, on vous donnera quelques tuyaux pour votre séjour ici. Content de vous accueillir également. Venez, on va s’asseoir ! Je n’ai pas porté ces plaids pour faire joli ! » Toujours accrochée à Jill - elles s'étaient promises de ne pas se quitter d'une semelle -, elle s'assit à ses côtés et jeta un petit coup d’œil à Jordan, qui s'installa à ses côtés. Jesper se positionna en face d'elle et ils échangèrent un regard. Si Jill était mal à l'aise en débutant la conversation, Octavia se sentait un peu moins assurée qu'à leurs premiers échanges. Plus ils se parlaient, plus ils apprenaient à se connaître. Et si elle avait envie de converser avec eux, elle n'avait pas forcément envie qu'ils en apprennent sur elle, sur ce qu'elle faisait, sur ce qu'elle était. C'était difficile à expliquer, mais Octavia avait envie de partir de cette plage sans être à nouveau délimitée par des adjectifs et des idées. Elle était bien plus que ce qu'elle ne laissait paraître, elle était bien plus que la manière gamine dont elle se comportait, elle ressentait bien plus que ce qu'elle ne disait. S'il insinuait qu'elles n'étaient pas forcément en sécurité partout, il ne devait pas se rendre compte que pour elles, elles avaient traversé le pire, et qu'elles étaient prêtes à utiliser leurs baguettes magiques pour le moindre problème qu'elles rencontreraient, que ça soit avec des moldus, des sorciers, des créatures ou animaux. Néanmoins, la blondinette comprenait que ça n'était pas forcément rassurant pour un moldu de voir deux filles au beau milieu de nulle part, ayant l'air sans défense. La jeune fille avait presque envie de dissiper les doutes et à la fois, elle ne voulait simplement pas en parler pour ne pas en révéler trop sur leur monde, le monde magique. Pas celui de la magie d'Henrik, le réel, à moins que ce dernier soit un sorcier ?! Ça serait vraiment étonnant en tout cas. « Merci ... Comme on dit, on a qu'une vie, alors autant bien la remplir. » Les jeunes semblaient plutôt d'accord sur l'idée, mais n'insistaient pas. En un sens, Octavia était un peu révoltée par leur esprit un peu misogyne, mais elle pouvait partir au quart de tour quand elle ressentait une injustice qui la laissait en désarroi. Ici, elle était certaine que s'ils avaient été deux garçons du même âge, la question de la sécurité n'aurait jamais été abordée. Elle se retint de faire scandale et serra un peu la mâchoire, évitant le regard de son coup de foudre instantané. « Vous ne venez pas de la même ville, alors vous n’allez pas dans la même école, j’me trompe ? Vous n’êtes probablement pas sœurs, je parierai sur des cousines ! » La blondinette releva son regard sur Jordan un peu brusquement. Quand elle vit qu'il était un peu gêné d'avoir peut-être abordé un sujet tabou, Octavia se radoucit et lui adressa une brève explication. « Si si on est dans la même école privée. On est ni des sœurs, ni des cousines, mais c'est tout comme. En fait, elle n'arrête pas de repousser mes avances, donc c'est même un peu plus délicat encore ... » Elle avait dit la deuxième partie à mi-voix, comme pour le chuchoter à son voisin bien que tout le monde l'ait entendu. Se chamailler en public ? Oui, elles savaient faire aussi, et en général, ça faisait plutôt rire les joyeux et fuir les idiots. En tout cas, ça permettrait peut-être de faire oublier leurs études, et potentiels faux raccords qu'elles installaient à ce sujet. « Du coup, vous êtes tous dans la même école, vous aussi ? Dans la même classe ? » La fin de journée commençait seulement que le petit groupe apprenait à se connaître. Lisant dans les pensées - et le regard intéressé de son amie, Octavia ne pouvait que l'aider du mieux qu'elle pouvait, en terres inconnues. « Tu nous montrerais un tour de magie, Henrik ? » Un mince sourire germa sur ses lèvres, lui qui était resté silencieux jusqu'à présent. « On vous a déjà refusé un truc à toutes les deux ? Je crois pas, non. Alors d'accord, mais par contre, j'aurais besoin d'une assistante pour faire ça bien ... » Octavia tourna automatiquement la tête vers sa comparse en souriant. Insortable ? Un peu, mais elle savait bien sûr que Jill lui rendrait gentiment la pareille à tout moment.


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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Sam 11 Nov - 19:44



❝I get by with a little help from my friends.
I get high with a little help from my friends.
Gonna try with a little help from my friends.


Octavia & Jill
Si je n’étais pas aux anges, cela y ressemblait fortement. Des vacances, une plage, une meilleure amie et les cachots aux oubliettes. Il était ridicule de croire que tout ce que nous avions vécu était oublié, c’était loin d’être le cas et le traumatisme était réel…. Ma naïveté m’avait toujours empêché de remarquer que certaines personnes avaient un vrai problème avec les nés-moldus et j’avais réalisé l’ampleur de la situation avec ce qu’ils avaient décidé de nous faire. Désormais, j’avais décidé de relever la tête, de ne pas parler de ça à la famille, d’aider Oliver au mieux à être positif (ce que nous faisions toujours) et à continuer…
Rien de bien compliqué là-dedans, si ? Juste quelques efforts à faire… La tâche semblait simple mais se révélait bien plus difficile. Il ne m’était pas rare de sursauter pour un rien, de m’imaginer dans les cachots ou de trouver suspect le regard de parfaits inconnus que je soupçonnai très vite de me vouloir du mal… Pire encore, je continuais à cacher certaines de mes affaires sous mon oreiller et de me brosser les cheveux aux doigts de manière compulsive… Dans mon for intérieur, j’imaginais Octavia en faire autant et se relever plus difficilement qu’il le fallait de l’expérience, mais existait-il une solution miracle ? J’en doutais… Il fallait laisser le temps faire son œuvre, certes, mais il ne fallait pas perdre non plus trop de temps et recommencer à profiter tout de suite…

Ce fut chose faite pour nous en ce début de vacances au Danemark ! La tente installée, les affaires déposées, le regard sur la plage et l’étendue d’eau que nous avions à perte de vue et des cookies : il ne fallait rien de plus à mon bonheur et c’est dans ce petit contexte bien sympa que je commençais à parler de Spencer à Octavia. Bien sûr, je n’avais pas réussi à lui dire exactement ce qu’il aurait fallu que je sorte, mais Octavia comprenait sûrement tout ce dont il était question. Il n’était pas question de quelque chose de bien qualifiable, mais Spencer me donnait à penser. Ne pas réussir à le comprendre à tous les coups était aussi déstabilisant qu’attirant. Ces deux aspects des choses étaient tellement durs à gérer. Les réactions d’Octavia à mes dernières paroles concernant le jeune homme me firent sourire intérieurement. Je pouvais presque voir apparaître sur son front la transcription de tout ce qu’elle en pensait, mais il était évident que je ne comptais pas délaisser de sitôt l’idée de la barrière de l’intelligence qui existait entre le jeune homme et moi … Le manque cruel de confiance en moi que je sentais ressortir n’était pas vraiment plaisant non plus… J’étais une sorcière née-moldue lambda, au niveau scolaire correct, maladroite, trop téméraire, issue d’une grande famille, remplissant bêtement plusieurs pages de journal intime chaque jour, et ayant un jour rêvé de jouer au Quidditch dans son équipe. Rien de bien emballant là-dedans… Le mieux était d’abandonner et de ne pas donner de crédit à ces échanges de lettres. Je terminais en lui disant qu’Oliver n’aimait pas spécialement Spencer, chose qui n’arrivait pas souvent à mon frère… Haussant les épaules, je tentais de trouver une réelle explication, réfutant d’emblée l’idée de la jalousie d’Oliver, mais lui répondant quand même avec humour : « On part en tête à tête pendant quelques jours au Danemark, tu crois qu’il va être jaloux et croire qu’il y a un truc entre nous ? » Je lui donnais un mini-coup de coude pour la taquiner avant de reprendre un peu plus sérieusement : « En vrai, je ne pourrais pas lui reprocher ça, je pense que j’agirai de la même manière avec sa future…. » Et la simple idée d’en parler me donnait envie de serrer les dents. Le visage d’Alaska s’imposa à moi, mais mieux valait que je ne commence pas à me lancer sur le sujet, sachant que je n’étais pas en accord avec moi-même avec ce que je pensais de la question. Octavia commença à me parler des dernières avancées (croustillantes) de sa petite vie et je ne pus m’empêcher d’éclater de rire après elle quand elle me parla de Loki. « Wow ! Quelle nouveauté ! Dis-moi que je serai quand même la marraine de l’enfant et que ça ne sera pas Naïa… j’suis plus douce, plus responsable, plus… plein de choses ! » Je roulais les yeux avant de reprendre mon sérieux pour entendre Octavia me dire qu’Elijah ne donnait plus de nouvelles… ppfff, elle méritait tellement mieux qu’un tel ignorant ! Il ne savait pas ce qu’il manquait et c’était plus « bien fait pour lui » qu’autre chose ! Je n’eus pas le temps de lui répondre et de lui donner mon avis qu’elle enchaîna sur « un autre garçon ». Évidemment, l’information me mit la puce à l’oreille tout de suite et un petit sourire s’installa sur mes lèvres. Je me lançais aussitôt dans la fouille de mes souvenirs pour trouver de quel garçon il s’agissait. Octavia s’arrangeait toujours pour me parler de choses sérieuses lorsqu’il y avait des choses à raconter et je n’avais pas souvenir d’un « autre garçon » excepté Elijah. Excitée comme une puce et m’approchant d’elle, je m’assurais d’abord qu’elle avait fini de parler avant de dire : « Ah ?! Et c’est tout ce que tu me dis sur cet « autre garçon » ? Crache le morceau ! C’est tout ce que j’attendais… : que tu me dises que tu pensais à quelqu’un d’autre qu’à Elijah ! Et il est bien évident que je veux savoir qui c'est ! » Contente d’avoir ce genre de conversation, je fronçais légèrement les sourcils avant de lui dire : « C’est pas Spencer ? » Et mon débit de parole assez important m’avait empêché de remarquer tout de suite la tête d’Octavia. Elle n’avait plus l’air malicieux qu’elle avait adopté au moment où nous avions débuté notre conversation et la mention de « l’autre garçon » avait l’air d’être le point de départ… « Oh… oui excuse-moi, je ne devrais pas m’exciter autant… tu viens de me dire qu’il est distant mais…. est-ce que tu as une idée de la raison pour laquelle il l’est devenu ? Les derniers événements n’ont été faciles pour personne, tu ne crois pas que ça peut avoir un lien avec… la fin de l’année ? » Impossible de le savoir, mais Octavia m’avait rappelé Spencer dès qu’elle m’avait parlé de « truc »… Avoir un « truc » avec un garçon aussi différent de soi n’était pas chose facile ; Octavia était peut-être en train de vivre la même chose ? Je comptais bien en avoir le cœur net. Plus aucun secret n’existerait entre nous après cette virée.

Virée qui fut à la hauteur de nos attentes quand un miraculeux vivier de beaux garçons se matérialisa devant nos yeux. Je voulais changer d’air, penser à autre chose et juste vivre ! Avec cette petite fête organisée très proche du lieu où nous nous étions installées, c’était gagné ! Des jeunes ne tardèrent pas à venir à nous, nous intégrant assez facilement ce qui calma très vite mes premières appréhensions. Des moldus qui profitaient de la vie, très certainement… Ils avaient l’air plus heureux que jamais et ignoraient tout de ce qu’ils pouvaient représenter aux yeux de certains sorciers… L’idée pouvait me gâcher la soirée et je la chassais aussi vite qu’elle était venue, me concentrant sur l’instant présent et surtout, la sympathie des jeunes garçons qui nous accueillaient et nous mettaient à l’aise. Ces derniers nous proposaient déjà un coup de main pour notre séjour, ce qui n’était pas de refus, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il y avait à faire ici, Octavia et moi avions prévu de faire jouer le hasard et notre sens inné de l’orientation. La plage nous plaisait pour le moment et cette petite fête tombait à pic ! Nous étions désormais assises en compagnie de Jordan, Jesper et Henrik sur de petites couvertures déposées à-même le sable. Nous avions un verre à la main depuis un certain temps et la conversation allait bon train. Forcément, les garçons voulaient en savoir plus et il était impossible pour nous de leur parler de Poudlard, de ce que nous avions en commun et, curieusement, cela me faisait du bien. Je n’avais pas de mentir à nos tous nouveaux amis, mais c’était nécessaire. Octavia expliqua même notre cas de la meilleure manière possible : ensemble dans une école privée, et presque sœurs, cousines… J’étais d’accord à 100% ! Que de vrai ! Hum…enfin, sauf la dernière réplique de la blondinette qui lui valut une tape sur la main qu’elle évita à merveille. Puis, pour rentrer dans le jeu, je me penchais vers Octavia pour pouvoir plus facilement divulguer un nouveau secret à Jordan : « Avances qui sont tout sauf subtiles…. Il va falloir qu’elle prenne des cours ! » Je levais aussitôt les yeux au ciel, lançant un sourire amusé à Jordan avant de m’éloigner d’Octavia pour ne pas avoir droit à une petite tape ou un coup de coude à mon tour. Jesper s’était fait un peu plus discret et souriait en nous regardant faire. Octavia avait eu raison, il était mignon et il était bien difficile de ne pas le remarquer. Ce dernier se réveilla pile au moment où Octavia leur en demandait un peu plus sur eux : « Pas dans la même classe… ! » Le regard qu’il lança à Jordan signifiait quelque chose que je ne compris pas : « Mais dans la même école….oui. On est potes depuis l’enfance, en réalité. On vient de la même ville à quelques kilomètres d’ici, du même quartier pour certains d’entre nous. » Il nous désigna d’autres personnes présentes à la fête, y compris des filles. « On n’a rarement vu d’autres étudiants ici, pour tout vous avouer et de manière générale, c’est assez peu fréquenté par chez nous ; nos classes ne sont pas très remplies … alors on traine tous ensemble ! » Il adressa un sourire à tomber à Octavia et je ne pus m’empêcher de jeter un œil dans sa direction, histoire de voir si elle respirait toujours. Jesper se chargerait du bouche à bouche, au cas ou…

L’idée eut à peine le temps de germer dans mon esprit qu’Octavia s’était déjà tournée vers Henrik pour lui demander un tour de magie. La petite maligne voulait m’afficher et me désigna d’un signe de tête quand ce dernier, très enthousiaste, accepta le tour. « Bien, j'accepte le rôle ! Seulement si j’évite la boîte et les sabres…. » tout le monde voyait ce à quoi je faisais référence, pas vrai ? La grosse boîte, les sabres, le magicien et la fille découpée en morceaux ! Me tournant vers Octavia, je n’hésitais pas à m’exclamer : « Je te laisserai ma place d’assistante quand ce sera le moment de la boîte…je t’aiderai à recoller les bras et les parties importantes si le tour est loupé ! » Et Henrik se marrait bien à nous voir nous taquiner, ce qui était une bonne chose. Il s’exclama, toujours amusé : « Une chance que je ne rate jamais mes tours ! C’est sûrement pour ça que personne n’a envie de le supporter, ils veulent que je me plante… ! » Il roula les yeux avant de se lever en disant : « J’vais chercher les cartes ! » Visiblement, il était très content de pouvoir faire la démonstration de ses talents et d’avoir un public. Il était mignon et j’étais contente de voir que nous n’allions pas nous disputer le magicien de la soirée. Une fois revenu, je dus tenir quelques cartes entre mes mains, vérifier que certaines autres n’étaient pas truquées (et que toutes les cartes du jeu étaient bien différentes) et ce dernier effectua quelques manipulations avec les cartes. Au bout du compte, le jeune homme retourna chaque carte du paquet pour que nous puissions constater que sa magie avait transformé chaque carte du jeu en la carte qu’Octavia avait choisie au début du tour ! Puisque j’étais de nature enthousiaste, je n’hésitais pas à applaudir et à lui signifier que j’avais apprécié le tour. C’était d’ailleurs plus que vrai ! Comment avait-il fait pour faire en sorte que toutes les cartes soient pareilles ?! C’était invraisemblable, non ? Les autres s’étaient déjà remis à rire en passant quelques assiettes remplies de nourritures tandis que je pensais encore au tour de magie. Henrik s’était d’ailleurs penché vers moi pour me dire : « Je t’en montrerai d’autre un peu plus tard, si tu veux…. » Je ne le quittais pas des yeux, espérant voir s’il m’envoyait des signaux ou non. Est-ce qu’il était sorcier ou non ? Le découvrir n’était pas une tâche facile, mais la manière dont je le dévisageais devait passer pour autre chose que de la simple curiosité. Je hochais la tête avant de détourner le regard, consciente qu’il était déjà trop tard pour passer inaperçu, mais le jeune homme me mettait le doute. Il ne pouvait pas être un sorcier. Il était juste un petit étudiant Danois simple et très mignon. Je pariais qu’il aimait bien lire et cette petite idée me fit plaisir. Jesper s’était installé à son tour vers Octavia pour lui montrer des photos de leur école sur son portable. Une technique pour lui demander un numéro qu’Octavia n’aurait pas à lui fournir ? L’idée me fit sourire et je lançais un petit regard en coin à la petite blonde avant de reporter mon attention sur Henrik pour lui demander : « Un nouveau tour tout de suite ? »




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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Dim 12 Nov - 19:11




(n.) an overwhelming urge to run away




Elle essayait de ne pas se souvenir, elle essayait de ne pas se remémorer les derniers mois, mais c'était impossible. Ils étaient là, gravés dans sa tête, et elle avait beau essayé de se dire que le monde était beau, et que la vie reprenait, elle savait qu'elle se leurrait. Ses premiers jours de liberté, passés dans les arbres de sa propriété, dans le jardin des Rosenberg et à virevolter près des plages et dans le village, elle se sentait enfermée, malgré tout l'espace qu'elle avait. Elle avait hurlé seule dans la nuit, elle avait pleuré dans les bras de ses parents, elle avait crié sur les jumeaux autant qu'elle avait pu le faire, elle s'était entourée de ses proches pour se rendre compte que ceux-ci allaient bien ; rien n'y faisait. Elle ne se sentait ni défoulée, ni en sûreté, ni vengée. Elle ne se sentait pas vivante, elle se sentait perdue, oubliée, comme jetée dans une des cellules du Ministère, à attendre sans raison qu'on vienne la guider vers la lumière. En vrai, elle ne savait plus qui elle était, ce qu'elle aimait, ce qu'elle voulait faire. Oubliée dans le temps, elle s'oubliait à présent dans ce trop d'espace. La plage danoise était déserte, le vent semblait leur murmurer milles idées au creux de l'oreille, leurs rires s'élevaient pour elles et elles faisaient semblants que tout allait bien, que tout était mieux. Elles faisaient semblants de s'être relevées et de vivre à nouveau. Elles se donnaient l'impression d'être fortes, pour que l'une croit pouvoir s'appuyer sur l'autre. Jusque là tout fonctionnait. Et petit à petit, Octavia n'avait plus vraiment besoin de faire semblant. Elle allait mieux. Elle était réellement heureuse. Elle riait véritablement. Elle blaguait par envie. Elle vivait par nécessité. Redevenir une moldue, oublier la magie lui faisait du bien. Elle avait évidemment sa baguette magique sur elle, mais elle ne comptait pas en faire à moins d'être véritablement en danger. Elles portaient la Trace toutes les deux et voyager en balai leur permettaient de ne pas se faire repérer. Personne, hormis leurs familles - et encore, Naïa et Loki n'étaient pas au courant de sa destination, ni du nombre de jours qu'elles allaient passer là-bas -, ne savait qu'elles étaient leurs réels projets. Cette pensée la rassurait, parce qu'elle faisait confiance à Jill pour n'en avoir parlé qu'à son jumeau. Elle savait que leurs parents n'étaient même pas au courant de cette année infâme, et elle imaginait que pour ses jumeaux préférés, ils devaient se sentir bien mal de leur mentir, même si c'était pour un bien. Elle n'imaginait pas le sentiment qu'ils pouvaient porter en eux. Elle n'imaginait pas les remords dans lesquels Jill devait se morfondre. Mais ils allaient bien, tous, et c'était l'essentiel.

Cette tente était leur maison pour les prochains jours, et les deux demoiselles comptaient bien se raconter le moindre de leurs secrets, durant ce court séjour. Octavia voulait lui avouer au sujet d'Oliver, et à la fois, chaque nouvelle parole concernant le jeune homme la plongeait dans le doute. Elle voulait lui révéler sa position difficile et être totalement honnête avec son amie. Et au pire, si Jill pétait un câble et l'envoyait bouler, elle supposait qu'elle tracerait tout simplement une croix sur lui pour la garder dans sa vie. Elle était essentielle à sa santé mentale et sans elle, Octavia serait complètement paumée. Aucun moyen de retourner à Poudlard, sans une amie pour qui elle sacrifierait sa vie à ses côtés ... Pour le moment, tout allait bien et elles retrouvaient leurs marques comme s'ils ne s'étaient rien passé. Jill était toujours dans ses petites histoires avec Spencer. Elle éprouvait des difficultés à mettre un mot sur sa relation avec le poufsfouffle. Elle éprouvait des difficultés à noter son intérêt pour le garçon et pour saisir les signes - ou non - qu'il lui adressait en retour. Étaient-ils entrain de se rapprocher pour une peut-être romance ? Pour Octavia, elle devait se lancer et le découvrir pour vivre ce qu'il y avait à vivre, s'il y avait à vivre. Après tout, ce n'est pas comme si elle avait eu de bonnes expériences avec des garçons et qu'elle pourrait démontrer l'intelligence de ceux-ci en montrant à quel point savoir qu'ils étaient intéressés, et savoir qu'ils tenaient réellement à elle était chose facile et fiable. Malgré tous les mots que pouvait sortir Elijah, il n'avait jamais été capable de la rendre heureuse. Et elle avait beau chercher des signes dans le petit jeu de séduction qui s'était instauré avec Oliver, il ne semblait pas vouloir faire le premier pas. Et pourtant, dans une histoire de séduction, c'était forcément chacun qui devait faire un pas vers l'autre ou autour de l'autre. Oliver, pour le moment, semblait tout simplement fuir la piste de danse, sans donner plus d'explications ... Est-ce qu'elle lui avait écrite une lettre à son retour du Ministère ? Non, mais il allait recevoir les informations par Jill. Est-ce que lui l'avait fait pour prendre ses nouvelles, pour lui apporter son soutien et lui donner le mot pour rire ? Non, pas pour le moment. Octavia attendait, bien sûr. Elle avait espéré un moment qu'Oliver les accompagne dans leur petit voyage. Elle ne savait pas si Jill lui avait demandé et qu'il avait refusé, ou si elle avait préféré partager ce moment uniquement avec elle, pour se retrouver, et elle ne savait pas si elle avait réellement envie de connaître la réponse. « On part en tête à tête pendant quelques jours au Danemark, tu crois qu’il va être jaloux et croire qu’il y a un truc entre nous ? » L'idée la fit rire. Un truc entre elles ? Celui qui pouvait penser ça n'avait tout simplement jamais eu de meilleure amie aussi parfaite que Jill ! Elle essaya d'éviter le nouveau coup de coude qui commençait à se faire nombreux et ajouta sur le ton de la fantaisie. « J'espère qu'il est fou de jalousie et qu'il nous fera une scène à notre retour ! Même si ça m'étonnerait beaucoup. » J'éclatai de rire et, avec une petite hésitation, la blondinette ajouta pourtant ce qui la tracassait. « Il n'avait pas envie de venir, lui ? » Plus sérieusement, la brunette reprit le cours de la conversation à propos de Spencer et Oliver. « En vrai, je ne pourrais pas lui reprocher ça, je pense que j’agirai de la même manière avec sa future…. » Et voilà, ça recommençait. À chaque fois qu'elle voulait avancer sur ce terrain miné, elle entendait le cliquetis des bombes se mettre en marche et n'osait plus faire un seul geste. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était prendre le peu de courage qu'elle possédait à deux mains, et se lancer ... « Alala votre truc de jumeau, je peux qu'imaginer, je comprendrai jamais tout ! »

C'était au tour de la Rosenberg de parler de ses récentes histoires de cœur. Elle était pleine d'appréhensions, mais prête à se jeter à l'eau, même sans savoir nager. Après tout, c'était amusant à penser, mais c'était le même homme qui la noyait dans ses appréhensions et qui lui apprenait pourtant à nager. Elle ouvrit avec humour le sujet, comme si elle espérait que ça passe un peu mieux. « Wow ! Quelle nouveauté ! Dis-moi que je serai quand même la marraine de l’enfant et que ça ne sera pas Naïa… j’suis plus douce, plus responsable, plus… plein de choses ! » Je ris doucement, comme si elles en étaient déjà dans leurs vies ! Seize ans et toujours adolescentes, et elles se parlaient déjà de bébé, mariage et compagnie. « J'hésite encore, j'ai peur que tu ais une trop mauvaise influence que pour t'approcher de ce bébé ! » Elles n'arrêtaient jamais, mais c'est ce qui était amusant. Toujours à s'envoyer des boutades et à partir dans des idées de scénario toujours plus loufoques. La voilà avec un bébé Rosenberg, fruit d'inceste, fruit détestable pour la noble famille des Rosenberg qui se voyait accueillir un sang-mêlé de plus. Tous des traîtres à leur sang ! La pensée me fit sourire et à la fois, lui balafra le cœur et elle se changea les idées en expliquant le silence inopiné d'Elijah, puis rapidement aborda ce nouveau inconnu - qui n'était pas tellement inconnu que ça au final. Pour le moment, c'était mieux qu'elle le rende sans visage et lui parle simplement de lui et de ses qualités. Lorsqu'elle mettra un nom sur son visage, c'est là que les ennuis allaient forcément commencer ... « Ah ?! Et c’est tout ce que tu me dis sur cet « autre garçon » ? Crache le morceau ! C’est tout ce que j’attendais… : que tu me dises que tu pensais à quelqu’un d’autre qu’à Elijah ! Et il est bien évident que je veux savoir qui c'est ! » La jeune fille en profita de ne pas savoir en placer une pour respirer calmement, et agripper son courage qui semblait vouloir détaler à tout prix. « C’est pas Spencer ? » Elle fronça les sourcils puis la rassura. « Non .. ! » Qu'elle essaie encore une fois de croire qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut qui se passe avec lui, seulement ! « Oh… oui excuse-moi, je ne devrais pas m’exciter autant… tu viens de me dire qu’il est distant mais…. est-ce que tu as une idée de la raison pour laquelle il l’est devenu ? Les derniers événements n’ont été faciles pour personne, tu ne crois pas que ça peut avoir un lien avec… la fin de l’année ? » La jeune fille haussa les épaules, un peu perdue. Elle se départit un peu de son sourire, mais le retrouva bien vite. « C'est bien possible, mais je crois pas : il a jamais semblé être affecté par tout ça. Même en lui demandant de dire la vérité, ça allait. J'attendais une lettre à mon retour du Ministère, juste quelques phrases ou mots pour montrer qu'il pensait à moi tout de même ... Je suppose que j'aurai l'explication à la rentrée. Alors je te vois bien venir, ce n'est pas Snow Shiver ... ! » Si elle avait été plutôt sérieuse pendant toute son explication, elle ne put se retenir de faire vivre leurs vieux rêves d'adolescentes. Le joueur de quidditch de Serpentard ne rentrerait pas à Poudlard cette année, elles devront le suivre lui et ses exploits dans les journaux de Quidditch si elles le voulaient , mais Octavia était prête à laisser partir ce vieux fantasme pour se concentrer un peu sur la réalité, et sur avec qui elle voudrait réellement être, et être pour être bien et se sentir mieux.

Cette petite fête surprise était l'occasion de se changer les idées, et de rencontrer de nouvelles personnes. Son monde était bien, en théorie, mais il était sacrément perturbé par cette année d'horreur. De plus, pendant les vacances, les nouvelles rencontres étaient tellement rafraîchissantes, différentes, revigorantes. C'était un nouveau départ, c'était l'occasion de repartir à zéro avec des inconnus, sans aucun a priori. Octavia et Jill furent rapidement intégrées aux jeunes de la place - du moins, à certains jeunes. Elles paraissaient totalement dans leur environnement, sur ce sable chaud, en bonne compagnie, une bière à la main et des taquineries qu'elles se renvoyaient avec grand plaisir. Ça les amusait aussi, cette complicité que les deux poufsouffles partageaient dans la joie et la bonne humeur. Elles répondirent à leurs questions. Il était normal qu'ils trouvent cela étrange qu'elles aient choisi leur île sans connaître ce qui s'est passé. Malheureusement, elles ne pouvaient rien dévoiler, ni sur leur école, ni sur leurs activités, ni sur le monde qu'était le leur, en réalité. Elles devaient oublier leur année affreuse et se concentrer sur ce qu'elles avaient à deux, et sur ce que leurs vies étaient, dépourvues de magie et créatures magiques. La blondinette évita merveilleusement cette petite tape avec le sourire. « Avances qui sont tout sauf subtiles…. Il va falloir qu’elle prenne des cours ! » Elle émit un petit Oh d'indignation et se pencha à son tour vers le jeune homme. « Elle dit ça, mais on a la même technique d'approche et en effet, ça marche pas des masses ! » Elle lui tira la langue. Si elle plonge, elle entraînera Jill dans sa chute, évidemment ! Impossible de se retrouver toute seule au fond du trou, elle préférait encore partager ses idiotes pensées avec son idiote baleine de son idiot mais tellement sincère petit cœur.

« Pas dans la même classe… ! Mais dans la même école….oui. On est potes depuis l’enfance, en réalité. On vient de la même ville à quelques kilomètres d’ici, du même quartier pour certains d’entre nous. On n’a rarement vu d’autres étudiants ici, pour tout vous avouer et de manière générale, c’est assez peu fréquenté par chez nous ; nos classes ne sont pas très remplies … alors on traine tous ensemble ! » Octavia posa ses grands yeux gênés sur Jesper, qui même s'il avait pu s'être montré maladroit, était toujours un plaisir pour les yeux. Lorsqu'il lui offrit le sourire le plus sexy qu'elle n'ait jamais vu, elle ne put que lui pardonner. Elle sentit le regard de Jill alors qu'elle fondait sous le regard de braises du beau danois et ne put que détourner les yeux grâce à sa copine, qui venait à la rescousse. Elle lui lança un regard affolé, mais tellement aux anges à la fois que Jill n'avait pas du tout du comprendre ce qui traversait ses pensées - si elle-même arrivait à comprendre ce qui se passait dans son cerveau où toutes ses hormones semblaient entrer en ébullition. « Il vous arrive quand même de quitter votre île aux Merveilles ? » Octavia comprendrait que le surf, la plage et la fête soient les trois seuls éléments à entrer en compte pour des vacances réussies. Elle était prête à le croire, le comprendre et l'assimiler, mais en tant que petite sorcière, ça semblait être presque un quotidien trop simple, trop tranquille. Toutefois, dans les bras du beau Jesper, ça lui semblait surtout idyllique.

Alors qu'Octavia incitait Henrik à leur montrer un tour de magie, la blondinette prit soin d'impliquer directement Jill avant qu'elle ne le fasse à sa place. « Bien, j'accepte le rôle ! Seulement si j’évite la boîte et les sabres…. » Octavia rit franchement, et regarda ce petit rapprochement se faire avec amusement. « Je te laisserai ma place d’assistante quand ce sera le moment de la boîte…je t’aiderai à recoller les bras et les parties importantes si le tour est loupé ! » Elle lui tira la langue, espérant qu'Henrik ne se trimbalait pas sur la plage avec une boite et des sabres pour reproduire ce tour mythique. « Si tu pouvais me les recoller au bon endroit, aussi, ça serait aimable ! » Henrik la rassura dans le fait qu'il ne ratait jamais un tour, mais pas dans le fait qu'il n'avait pas de sabre pour la découper en morceaux sous la main ... « Une chance que je ne rate jamais mes tours ! C’est sûrement pour ça que personne n’a envie de le supporter, ils veulent que je me plante… ! J’vais chercher les cartes ! » La blondinette lui adressa un sourire et il se leva pour disparaître à l'arrière d'une voiture. Son attention se reporta un instant sur Jill, qui avait l'air impatiente de voir ce dont Henrik était capable, tandis que Jesper se rapprochait d'elle physiquement, ce qui la raidit un peu, ne sachant pas quoi faire pour ne pas se laisser aller complètement au charme du danois. « Tiens, je te vois frissonner. » En effet, le soleil était encore visible, mais il terminait sa courbe de descente. En réalité, même si ça se rafraîchissait, Octavia avait des coups de chaud lorsque les braises de Jesper se posait sur elle, mais frissonnait dès qu'il la quittait des yeux. « Merci. » Octavia posa le plaid sur ses épaules pour couvrir son dos, d'où venait les courants les plus frais. Jordan se leva à son tour pour aller s'afférer à deux trois mètres et Jesper lui piqua la place. Octavia se sentit s'enflammer, mais reporta son attention sur Henrik, qui commençait son tour avec habitude et prestance. La blondinette choisit une carte et la montra à Jesper. Avec tout ce qui se déroulait dans sa tête, elle avait peur d'oublier le trois de carreaux qu'elle avait en main. Elle la repositionna dans le paquet de cartes et Jill effectua les manipulations, vérifia le jeu et le remit au magicien. Quelques secondes plus tard, l'ensemble du jeu était composé de trois de carreaux, sous le regard ébahi de la blonde. Elle jeta un œil à Jill, aussi abasourdie, qui gratifia le danois de quelques applaudissements. Elle suivit automatiquement en s'exclamant. « C'est la bonne carte, c'est dingue ! » Et avant qu'elles ne puissent lui en réclamer un autre, il mettait déjà fin au numéro en se penchant vers Jill pour lui dire qu'il lui en montrerait d'autres plus tard. Heureusement, il ne demanda pas l'aide d'Octavia pour le prochain numéro, donc rien qui ne fut avec une boite et des sabres en perspective ! Parfait. Jordan se releva, satisfait de lui, et vint se rasseoir aux côtés de Jesper en laissant à sa position un feu de bois dont les flammes dansaient face à la mer, reluisantes. Le ciel s'imprégnait de couleurs vives tandis que les jeunes semblaient se rassembler petit à petit autour du feu et du cercle des étrangères. Jesper se pencha vers elle avec son téléphone portable et lui mit sous les yeux quelques photos de leur école. Il expliquait à chaque fois ce dont il était question, et elle ne pouvait s'empêcher de détailler les clichés à la recherche du détail qui devrait la mettre en garde. C'était spécial de croiser un magicien alors qu'elles étaient toutes les deux sorcières. Est-ce qu'ils cachaient le même secret qu'elles ? Est-ce qu'ils étaient tous sorciers, mais devaient le dissimuler à leurs yeux de simples petites touristes moldues ? Ça paraissait invraisemblable si c'était le cas, et Octavia se conforta dans l'idée qu'ils étaient de simples étudiants moldus, sans arrière-pensée. « Oh, et ça c'était qui ? » Jesper sembla un peu mal à l'aise et à la fois, il lui répondit franchement. « Une photo de famille. Ma mère, ma sœur et mon frère. » Octavia lui répondit par un sourire encourageant. « Vous vous ressemblez trop, c'est mignon ! » Il lui répondit par un sourire simple et elle enchaîna, se rendant compte que pour la première fois, il n'était pas très à l'aise. « Je crois pas avoir de photos de famille sur moi. Mais j'ai ma mère, mon beau-père, ma belle-sœur et mon beau-frère, à la maison, ça me suffit. » Jesper continuait de sourire et s'étonna. « Tu n'as pas un téléphone portable sur toi ? C'est plutôt étonnant pour des jeunes de notre âge ! » C'était peut-être leur première erreur, mais Octavia ne se départit pas de son calme pour trouver une réponse plausible à cette question. « On était pas sûre de trouver de quoi les charger, du coup, je l'ai laissé dans la tente, éteint, à utiliser seulement en cas d'urgence ... Et pour les souvenirs, j'ai ça. » Elle trifouilla dans son sac de plage pour en extirper un appareil photo, qu'elle alluma. Elle ne se gêna pas de prendre en cliché Jill et Henrik pour le souvenir. « Vous en faites pas, vous êtes parfaits ! » Elle tourna alors l'appareil vers Jesper, Jordan et elle pour faire un selfie, avant de regarder les résultats. Pas trop mauvais. « Tu me les enverras ? » C'est un chouette souvenir qui se reposera sur sa table de nuit à Poudlard, elle le sentait. Elle jeta un œil à Jesper et lui confirma sa question par un simple hochement de tête et un joli sourire. « Un nouveau tour tout de suite ? » La blonde releva la tête vers sa brune et lui adressa un sourire, consciente qu'elle vivait un rêve qui pourrait bien durer toute la nuit. Elle confia l'appareil photo à Jordan, qui avait l'air d'avoir envie de manipuler l'objet. Elle rendit la couverture à Jesper, finit son verre, le déposa à ses pieds et se leva pour se rapprocher du feu. « Attention Henrik, si tu ne lui dis pas non, elle va t'en demander pendant toute la nuit ! » Le danois sortit de sa poche deux mouchoirs en tissus, légèrement satiné. « Pour une fois que j'ai le meilleur public du Danemark, je ne vais pas me gêner ! En plus, ça les embête, les deux ! » Il fait signe à ses deux amis qui lui répondent par un coucou et commença un nouveau tour de magie. Il demanda à Jill de faire un nœud avec les deux tissus après les avoir examiné soigneusement pour témoigner que ces deux tissus étaient tout à fait normaux. Il se releva ensuite pour demander à Octavia de faire le second nœud de son choix sur le premier. Il revient vers Jill pour lui demander de serrer les deux nœuds de toute ses forces, et insista en demandant à Jordan de serrer à nouveau. Ensemble, ils comptent jusqu'à trois tandis qu'Henrik saisit les deux tissus en les séparant sans la moindre résistance, sans la moindre difficulté. Il afficha un nouveau sourire et effectua une petite révérence alors qu'Octavia applaudissait à nouveau. « C'est vraiment fou, ça ! Je comprends pas comment vous pouvez pas aimer ça ! » dit-elle à l'adresse des deux garçons qui chuchotaient en remplissant son verre, pour le lui tendre à nouveau.



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Et plus en détails ?
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Disponible pour un RP ?: Pour l'instant, c'est pas possible...
D'autres comptes ?: Victoire, Myla et Allen

MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Dim 19 Nov - 16:57



❝I get by with a little help from my friends.
I get high with a little help from my friends.
Gonna try with a little help from my friends.


Octavia & Jill
C’était une certitude, notre séjour ici allait nous aider. Mettre les choses au clair, parler de tout y compris les choses les plus difficiles, je ne pouvais que le faire avec Octavia et il était rare que nos discussions ne nous mènent pas à des améliorations significatives de toutes situations compliquées. L’installation faite sur notre plage, j’avais très vite engagé le sujet qui me tourmentait le plus, ces derniers temps (et qui, d’une certaine manière, m’aidait à ne plus avoir les cachots, les Mangemorts et la forêt interdite en tête) : Spencer. Le jeune homme n’avait rien fait de mal, j’étais la seule fautive… et je mettais parfois les erreurs que j’avais commises sur le dos de ma témérité pour me dédouaner l’espace de quelques instants. Je regrettai de l’avoir précipité entre les mains des Mangemorts … je regrettais d’avoir provoqué toute seule la méfiance qu’il avait à mon égard et les dures paroles que mon insupportable susceptibilité prenaient de pleine face. Et finalement, je m’en voulais d’apprécier et de souhaiter la relation épistolaire qui s’était installée depuis la fin du massacre de Poudlard. J’avais envie de vivre, pas de me tourmenter, et Spencer, sans doute sans en avoir conscience, participait à ce tourment qui était toujours bien présent, mais que j’avais l’intention de mettre de côté le temps de mes vacances avec ma meilleure amie. Heureusement pour moi, la conversation vira vers les propres histoires d’Octavia et je me concentrais très vite ce qu’elle avait à me dire sur un mystérieux jeune homme. Les moindres détails de sa vie ne m’échappaient pas, en temps normal…et tout ce qui venait de nous arriver avait brisé cette petite chaîne bien solide. Une première petite plaisanterie m’amena à m’interroger sur la réaction d’Oliver suite à notre départ en tête à tête. Comme toujours, Octavia eut la réaction attendue et se marra avant de me confirmer qu’il y avait des chances pour qu’il soit fou de jalousie et que la scène nous attendait à notre retour. Je commençai à rire à mon tour avant de hausser les épaules un peu plus sérieusement suite à sa question : « Venir ici ? Avec nous ? Je ne sais pas… je n’espère pas… parce que je ne lui ai tout simplement pas proposé ni avancé l’idée. Je me suis dit que, pour de nombreuses raisons, il était mieux que nous partions toutes les deux. Entre filles… parce qu’on avait des choses à se dire, des conneries à faire, des secrets à échanger, et…. parce que je voulais aussi mettre à l’épreuve ce « truc de jumeaux » comme tu le dis si bien. Il n’est pas toujours facile à vivre ce truc de jumeaux, surtout après tout ce qu’on vient de vivre, à notre âge … » Tournant le regard vers Octavia, je voulais voir sa réaction et j’étais quasiment sûre que ses yeux me diraient si j’avais bien fait de ne pas convier Oliver à notre petite sortie. Je voulais le garder pour moi, pour toujours, c’était MON frère… mais cet égoïsme, cette possessivité n’avait rien de bon pour personne et il fallait que j’y travaille. Une occasion de le faire m’était donnée aujourd’hui et j’espérais pouvoir faire quelques progrès.

Octavia me parla ENFIN. Même si cela ne m’arrivait que très rarement, je regrettais ma plaisanterie sur Loki tout de suite après l’avoir sortie ; Parce qu’elle n’était peut-être pas appropriée, mais aussi parce que l’heure était sérieuse, je voulais qu’Octavia parle et nous noyer dans les âneries n’était pas la façon de procéder. Pour toute réponse à mon futur statut de marraine du bébé incestueux imaginaire, je levais les yeux au ciel, histoire de faire comprendre à Octavia qu’il n’y avait pas meilleure influence que la mienne pour un petit bambin. Bien décidée à la laisser parler un peu plus, je réengageais assez vite le sujet du mec en question, m’assurant au passage qu’il ne s’agisse pas de Spencer et que le temps qu’elle mettait à m’en parler n’était pas dû à ce fait là. Visiblement, ça n’était pas lui et elle m’expliqua que le jeune homme n’avait pas été affecté par ce qui s’était passé à Poudlard. L’info me fit hausser les sourcils de surprise. Pas affecté par tout ça…Était-il question d’un sang-pur ? D’un adepte de Blackman ? Je ne comprenais pas bien. Octavia me fit aussi savoir que ce dernier ne lui avait pas écrit à son retour du Ministère (sujet que j’attendais encore pour aborder avec elle… ). J’étais perdue quant à ses explications, littéralement ! Elle plaisanta légèrement à la fin avec Snow Shiver ce qui fit naître un petit sourire sur mes lèvres. Je lui adressais un petit regard qui lui laissait comprendre que je craquais tout de suite à la simple pensée de Shiver avant de répondre, le plus sérieusement du monde : « Ce n’est pas Shiver, bien… ça ne m’aide pas à savoir qui c’est ! Je suppose qu’il a une explication à son silence, tu ne crois pas ? Est-ce que… est-ce que vous aviez l’habitude de vous échanger des lettres ? » Peut-être qu’Octavia faisait exactement ce que j’étais en train de faire avec Spencer avec l’espoir d’avoir toujours une réponse ? Je ne l’avais pas vue proche d’un garçon au point de me poser des tas de questions et de la soupçonner d’un rapprochement….surtout par les temps difficiles que nous avions vécu. Cette histoire était bizarre. J’avais besoin de savoir, c’est pourquoi, j’insistai : « C’est qui ? Je le connais ? » J’étais étonnée qu’elle ne m’ait pas craché le morceau ou donné un indice pour que je devine de qui il s’agissait. Si indices il y avait, ils n’étaient pas assez parlants pour moi…

La discussion était terminée et nous avait donné à réfléchir ; mais aucune de nous n’oubliait que nous étions là pour ne plus penser à rien, pour nous amuser et profiter de notre liberté. Liberté qui se présenta à nous avec un groupe de jeunes qui fêtait la fin des vacances (ou la future reprise des cours) sur la plage. Incrustées dans le groupe comme il le fallait, nous étions toutes les deux aux anges et vachement fières d’avoir mis la main sur de beaux garçons qui, à première vue, avaient l’air sympa et sans prise de tête. Il fallut quelques bonnes minutes avant que je ne me sente vraiment à l’aise et la bataille de taquinerie qui débuta entre Octavia et moi témoignait de cette aise nouvellement gagnée. J’attendis qu’elle se soit défendue à son tour avant de me pencher moi aussi vers le jeune homme qui écoutait nos conneries pour dire : « L’arroseur arrosé, elle a voulu copier sur ma technique d’approche et c’est maintenant qu’elle se rend compte qu’elle ne vaut pas un clou… » Je roulais les yeux pour me moquer de ma petite blonde, mais c’était bon enfant ; je n’avais absolument rien à reprocher à Octavia et cela ne serait jamais le cas. D’autant que notre défense faisait bien rire notre interlocuteur… Il avait au moins compris où nous voulions en venir !

La conversation se poursuivit avec Jesper qui nous en appris plus sur lui et ses amis. Je préférais largement obtenir des informations les concernant plutôt que de devoir leur en apprendre sur nous, mais cela faisait partie du jeu. Nous étions deux petites moldues de 16 ans parties en voyage pour quelques jours… rien de plus. Rien ne nous était arrivé récemment et nous avions simplement fait notre année scolaire le plus normalement du monde, dans nos patelins respectifs. Les secrets ne tomberaient pas dans les oreilles de ces jeunes garçons, et avec un peu de chance, ils sortiraient de nos esprits plus vite que prévus pour les aider les soulager un peu… Octavia alimenta la conversation en demandant à Jesper s’ils quittaient parfois l’endroit et cette question fit naître un petit sourire amusé (et craquant) sur le visage du jeune homme : « Chaque année, notre école organise un voyage en Grèce, on loge dans un internat qui est en partenariat avec notre école, disons que c’est plus ou moins le moment de l’année que l’on préfère tous ! Vous connaissez un peu la Grèce ? » Il reprit bien vite en disant : « Au-delà de ça, on voyage chacun de notre côté. Jordan a un peu de famille au Texas et au Mexique ; Henrik et moi – on est cousins – avons quelques cousins éloignés au Royaume-Uni et moi…. J’ai visité la Thaïlande avec ma famille l’été dernier. On a l’air à plaindre, mais nous ne le sommes pas tant que ça ! » Il nous adressa un petit clin d’œil qui était d’ailleurs plus dirigé vers Octavia que vers moi et je me mis aussitôt à regretter son récit… J’avais envie qu’il en dise plus et qu’il nous parle de ce qu’il avait vu, découvert…de leurs familles.

Au lieu de ça, Henrik accepta la proposition d’Octavia de nous faire un tour de magie et j’acceptais de mon côté d’être l’assistante. L’occasion de taquiner encore ma meilleure amie me fut donnée et lorsqu’elle me demanda de « recoller ses morceaux » au bon endroit, je la dévisageai un instant en louchant le plus possible avant de dire : « On fera ce qu’on peut ! » N’attendant pas plus longtemps, je reportai mon attention sur Henrik qui revenait vers nous, manquant par la même occasion le rapprochement flagrant entre le beau gosse de service et ma meilleure amie. Je remarquai sa nouvelle place seulement au moment de regarder Octavia choisir un carte. Le tour du jeune Danois fut à la hauteur de mes espérances : il gérait ! Il était au top et drôle et…. il m’avait tapé dans l’œil, c’était évident. Octavia discutait avec Jesper qui était on ne peut plus proche d’elle tandis que j’aidais Henrik à remettre les cartes correctement. J’entendis quelques bribes de leur conversation mais pas plus pour être certaine d’en avoir conclu que l’affaire était dans la poche. Henrik continuait d’attirer mon attention, malgré sa discrétion et je ne cessais de me demander de quelle manière il était possible d’identifier un autre sorcier parmi une foule de gens… Octavia me réveilla de mes pensée en nous prenant en photo, ce qui me fit légèrement rire, et je demandais tout de suite un nouveau tour à Henrik ; puisque nous étions lancés et que j’adorais ça, autant en profiter. Octavia ne se fit pas prier pour saisir la perche et me taquiner en disant au jeune homme que j’allais en réclamer toute la nuit. Elle n’avait pas tort, j’étais bien partie et le jeune homme répondit par une phrase adorable de « meilleur public du Danemark » et « embête les deux » avant de lancer un nouveau tour…. Il fallait se retenir de fondre face à un magicien comme ça ?! Non, clairement pas… Impossible de résister ! Son tour suivant était amené à me bluffer et je fis le nœud qu’il me demanda après avoir frôlé ses mains… du calme, Jill ! C’est Octavia qui formula à haute voix ce que je pensais tout bas, j’ajoutais, à l’adresse d’Henrik : « Ils n’aiment pas ça parce que tu refuses de leur donner l’astuce, c’est ça ? Qu’est-ce qu’il en est quand on est bon public, hum ? » Je l’interrogeais du regard, sûre qu’il garderait l’astuce pour lui et il avait bien raison de le faire ! « Bon, en tout cas, c’était génial ! C’était quoi… un don télékinétique ou un truc comme ça ? Je ne t’en réclame pas d’autre tout de suite, pour ne pas donner raison à la petite blonde ici présente… même si tout le monde sait qu’elle A raison ! » Je terminais par un petit clin d’œil complice en direction d’Octavia avant de poser les yeux sur l’appareil photo de cette dernière et demander à Jesper : « Est-ce qu’on a le meilleur angle de vue du coucher de soleil depuis ces dunes, là-bas ? » Et je n’attendis qu’un seul minuscule petit hochement de tête de la part de ce dernier pour me décider à me lever, prendre l’appareil et entraîner Henrik avec moi, délaissant le jeu de carte sur le plaid étalé sur le sable. J’adressais en route un signe de la tête à Octavia et Jesper pour qu’ils nous suivent et c’est en début de chemin que je m’adressais de nouveau à Henrik : « Vous n’avez pas peur que nous soyons des Gorgones ou de méchantes sirènes des eaux de la Mer du Nord ? » Il pouvait rire de ma remarque parce que j’en riais aussi, mais dans le fond, j’avais envie de voir sa réaction à la mention de choses « anormales », de choses « magiques »…



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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Mer 22 Nov - 12:14




(n.) an overwhelming urge to run away




La plage faisait du bien. Cette étendue de sable, ces dunes qui les protégeaient des yeux du monde. Enfin, Octavia se sentait en sécurité. Assez pour parler. Assez pour sourire. Assez pour baisser la garde et panser ses plaies. Elle avait besoin de parler. Elle avait besoin de faire savoir qu'elle n'allait pas bien, qu'elle aurait besoin d'aide et d'attention, mais surtout, de soutien. Elle avait besoin d'être là pour Jill également, comme si se rendre utile à ses petites histoires et soutenir sa petite vie devenait son véritable but. En soi, c'était une réalité. Quand sa brunette parlait normalement de ses histoires de cœur, Octavia pensait vraiment qu'elles étaient redevenues à la normale. Quand elles se charriaient et se renvoyaient des plaisanteries, ça l'amusait, ça la faisait se sentir réellement bien. Pas un cache-misère pour essayer d'oublier leurs lits de fortune alignés dans ce cachot sombre qui sentait l'humidité et l'effort. Pas un échappatoire à leurs corvées quotidiennes, à leurs humiliations continues et à cet espoir de sortir qui doucement, se murait de désespoir. Elles étaient de retour, dans leur nouvelle réalité, dans leur nouvelle normalité. Enfin, les vacances n'avaient rien de normal, mais elle sentait la fraîcheur de ces lieux, elle sentait qu'elle pouvait s'épanouir, ici, durant les quelques jours à venir. Avoir la fille Adams à ses côtés était la plus merveilleuse chose qui soit au monde. « Venir ici ? Avec nous ? Je ne sais pas… je n’espère pas… parce que je ne lui ai tout simplement pas proposé ni avancé l’idée. Je me suis dit que, pour de nombreuses raisons, il était mieux que nous partions toutes les deux. Entre filles… parce qu’on avait des choses à se dire, des conneries à faire, des secrets à échanger, et…. parce que je voulais aussi mettre à l’épreuve ce « truc de jumeaux » comme tu le dis si bien. Il n’est pas toujours facile à vivre ce truc de jumeaux, surtout après tout ce qu’on vient de vivre, à notre âge … » Octavia sourit, renflouant ses craintes et inquiétudes comme quoi lui aurait décidé qu'il avait mieux à faire que de venir avec elles. Si c'était pour mettre à l'épreuve leur lien de jumeaux, Octavia était contente de partager uniquement ce moment avec son roc. Elle espérait faire tout ça, parce qu'elles avaient des choses à se dire, des conneries à faire et d'autres secrets à échanger. Elles avaient des trucs de filles à faire, elles avaient des choses à rattraper, et en réalité, c'était bien comme ça. C'est vrai qu'avoir Oliver ici aurait ajouté une couche d'humour et de rires, mais il se serait ennuyé de nos conversations sur nos vies personnelles, il aurait commenté nos choix de garçon en s'exclamant en riant qu'il était le meilleur parti. Ça aurait été vrai, mais ça aurait été dit sur le ton d'une plaisanterie, et l'air de rien, Octavia, ça l'usait de devoir rire à des choses qui lui prenaient tout de même à cœur. Elle remarque le regard préoccupé de Jill, qui essayait de déceler les émotions sur son visage. « Je comprends. Ça doit pas être évident d'être loin l'un de l'autre après tout ça. » La blondinette passa ses bras autour du cou de sa brunette pour lui faire un câlin de réconfort. Aborder ce qu'ils avaient vécu l'an dernier n'était pas facile. Et surtout, aborder les conséquences de tout ça sur eux, ça l'était encore moins. Octavia avait la gorge nouée, mais être ici aidait à la libérer de ces démons. « C'était par curiosité. Oliver me manque, mais je suis heureuse d'être ici avec toi. » Dans sa tête, tout s'entrechoquait, mais elle gardait le cap. Elle devait être honnête. Elle lui devait bien. Elle avait peur et à la fois, elle savait que l'épreuve vécue l'an passé les avait encore rapprochées. Elle était persuadée que, dans le fond, tout ce dont elle redoutait dans sa tête ne se produirait jamais en réalité. « Alors, vous étiez bien, là où on vous a caché ? » Elle avait lu tous les noms des prisonniers libérés des cellules du Ministère, et elle supposait que si Jill et Oliver n'étaient pas inscrits, c'était qu'ils avaient été mis en sécurité. Maintenant, elle n'avait aucune idée des épreuves qu'ils avaient dû vivre, hors de Poudlard, hors du Ministère. Elle n'avait aucune idée de cette cache par les aurors, ni même s'ils avaient été bien pris en charge. Il lui tardait de savoir ce qu'ils avaient fait, de comment ils s'en étaient remis, de ce à quoi ils occupaient leurs journées, des beaux garçons à qui elle aurait pu parler. Est-ce qu'il n'y avait que des élèves de Poudlard ? Est-ce que d'autres jeunes étaient présents avec eux ? Est-ce qu'il y a eu des incidents entre des élèves ? Comment s'était comportés Naïa, et Loki ? Tout un flot de questions qui se déversait dans sa tête. Elle avait raté ce moment. Elle aurait voulu être là-bas avec eux, mais non, elle était dans sa cellule, entrain de perdre la tête, sous les rires narquois de Shaelyn et Jayden. Elle était entrain de devenir folle, de mourir lentement, à petit feu. Elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, elle avait hurlé à ne plus avoir de voix, elle s'était débattue autant qu'elle l'avait pu, et elle avait cru perdre la raison. Sous le coup des Doloris à répétition. Sous la pression des mains de son bourreau sur sa gorge. Sous la peur qui enkylosait tout son corps. Ils n'avaient rien mangé, rien bu, et étaient prêts à crever comme des rats, injustement. Des gosses âgés de onze à dix-huit ans. Pour des idées fausses, racistes et injustes. Pour des croyances folles et tyranniques. Elle devait s'en remettre, mais comment ? Parler de ça à la psychomage était beaucoup plus simple d'en parler à ses amis, mais ferait tellement moins d'effets. Et en même temps, elle voulait la protéger et ne pas l'inquiéter de son état ...

C'était difficile d'aborder le sujet, mais cette vérité lui pesait depuis un moment, et si Octavia avait toujours tout partagé avec Jill, cette fois, c'était un peu plus compliqué. Elle devait le faire avec des pincettes, montées sur des gants de velours. Elle avait juste envie de s'enfuir en courant à nouveau, mais n'était pas persuadée que c'était la meilleure des méthodes. Non, pour une fois, elle devait rassembler le peu de courage qu'elle avait en elle et lui avouer, et faire face aux conséquences. À chaque fois qu'elles avaient abordé le sujet, Jill n'avait jamais été ouverte à l'idée que son frère ait quelqu'un qui pourrait lui voler la vedette. Et même si Octavia avait essayé de la rassurer à plusieurs reprises pour lui faire comprendre qu'elle serait toujours la première qui compterait, Jill était de nature à l'oublier bien trop rapidement. Plus Octavia parlait et plus l'exercice devenait facile. Même si elle faisait attention à ses mots, même si elle faisait attention à ne pas donner trop d'indices dans un premier temps. Elle devait l'annoncer elle-même, de but en blanc, mais doucement à la fois ... « Ce n’est pas Shiver, bien… ça ne m’aide pas à savoir qui c’est ! Je suppose qu’il a une explication à son silence, tu ne crois pas ? Est-ce que… est-ce que vous aviez l’habitude de vous échanger des lettres ? » Elle se mordit l'intérieur de la joue, inspirant profondément pour répondre à ses questions et continuer. « Enfin, c'est pas que ça l'affecte pas, mais plutôt, ça semble pas l'affecter ... Non non, c'est pas du tout une habitude. Il aime pas trop ça, en réalité ... » C'était difficile de donner plus de détails qui ne seraient pas trop gros pour qu'il soit reconnu. « C’est qui ? Je le connais ? » La question qu'il fallait. Octavia resta silencieuse quelques secondes puis releva les yeux vers ceux de Jill, imperturbable. Il le fallait. Elle le lui devait. Elle devait être honnête. Elle devait s'en libérer. Et laisser traîner ça ne servait qu'à augmenter son appréhension, la rancœur que Jill pourrait avoir en retour et le risque que ça ne soit pas annoncer de la bonne manière. « Rappelle-toi que tu m'aimes, avant ... C'est Oliver. » Le bleu azur des yeux de la blonde se posa sur le visage de Jill, prêt à affronter la tempête de ses appréhensions. Elle supposait qu'à partir de maintenant, elle ne pourrait revenir en arrière. Ça avait intérêt à en valoir le coup, maintenant ...


Il semblerait qu'après les cachots et tortures, la roue avait tourné en leur apportant sur un plateau d'argent, une flopée de danois et danoises se préparant à faire la fête une dernière fois. Rapidement, elles avaient trouvé des gens à qui faire la conversation, et s'étaient incrustées dans cette petite fête pour, elles aussi, s'amuser et rire en apprenant à connaître leurs hôtes. Charrier Jill en public était une des activités préférées de la blondinette, qui ne fléchissait pas lorsque celle-ci lui renvoyait la balle, parfois durement. Octavia éclata de rire quand Jill avoua que sa technique d'approche ne valait pas un clou, et ne trouva rien à répondre, à part un sourire amusé à sa partenaire de crime, et un clin d'oeil aux garçons, curieux de ces deux baleines qui s'échouaient miraculeusement sur leur plage la veille de reprise de leurs cours.
Ils s'installèrent sur des petits plaids en discutant de leurs quotidiens respectifs, essayant de se situer d'une part, ce que deux jeunes filles sans défense venaient faire dans les environs, et d'autre part, comment les danois appréhendaient leur rentrée de classe. Alors que les garçons leur parlaient de cours, elles leur parlaient de vacances. Jesper était le plus beau de la bande, d'après Octavia, et le fait qu'il fasse d'elle une invité privilégiée avait le don de la mettre légèrement mal à l'aise, et de lui faire perdre tous ses moyens. Elle n'avait pas l'habitude. Elle n'avait pas l'habitude de débarquer sur une île et de discuter avec des gens charmants. Elle n'avait pas l'habitude de devoir vivre avec un beau gosse qui lui lancerait des regards langoureux. Elle avait normalement l'habitude, elle, de lancer des regards langoureux sans qu'ils n'atteignent leur cible ... Snow Shiver avait dû en intercepter plus d'un, mais, en gentilhomme, avait dû les ignorer pour qu'Octavia puisse vivre sans honte. Il devait comprendre qu'il était le problème dans l'histoire en vue de son physique trop séduisant ... La blonde était captivée par son récit de vacances. « Chaque année, notre école organise un voyage en Grèce, on loge dans un internat qui est en partenariat avec notre école, disons que c’est plus ou moins le moment de l’année que l’on préfère tous ! Vous connaissez un peu la Grèce ? Au-delà de ça, on voyage chacun de notre côté. Jordan a un peu de famille au Texas et au Mexique ; Henrik et moi – on est cousins – avons quelques cousins éloignés au Royaume-Uni et moi…. J’ai visité la Thaïlande avec ma famille l’été dernier. On a l’air à plaindre, mais nous ne le sommes pas tant que ça ! » Elle échangea un sourire, notant qu'étant donné qu'Henrik et lui étaient cousins. Elle se demandait de quelle manière car ils ne se ressemblaient pas tellement physiquement, et à la fois, maintenant qu'il l'avait dit, elle ne pouvait s'empêcher de repérer les sept ressemblances. « Pas du tout à plaindre, même ! Je m'attendais pas à ça, c'est incroyable ! Donc Royaume-Uni, ça je connais .. Et Thaïlande. Raconte comment c'était ! » S'il venait au Royaume-Uni, il y avait peut-être moyen de les recroiser par la suite ... Les films commençaient à se former dans sa petite tête alors qu'elle rêvait de randonnée à travers un pays sauvage, reposant et vivant à la fois. Les couleurs de l'eau et la terre se mélangeaient dans sa tête alors qu'elle pensait aux vestiges anciens à visiter, aux plages totalement paradisiaques et à de la nature abondante dans laquelle se plonger. Ça faisait rêver. Retourner à Poudlard ? Jamais ... « On fera ce qu’on peut ! » La brune me sortit de ma rêverie alors qu'elle me parlait de recoller les morceaux d'un tour de magie ayant mal tourné. Quand elle lui répondit de recoller les morceaux au bon endroit, Octavia enchaîna avec une simple grimace, la moue boudeuse pour lui faire part de son mécontentement à l'idée d'avoir une jambe à la place d'un bras et inversement. Elle perdrait-là toute chance de séduire .. !

Elle voyait les deux tourteraux s'échanger des messes basses qu'elle ne put saisir, mais se reconcentra simplement sur les beaux yeux de Jesper. « Ils n’aiment pas ça parce que tu refuses de leur donner l’astuce, c’est ça ? Qu’est-ce qu’il en est quand on est bon public, hum ? » Henrik laissa échapper et nouveau petit rire devant l'audace de la jeune fille, mais haussa les épaules en levant les mains, comme innocent. « Je ne peux rien dévoiler. Tout perdrait de son charme, sinon ! » Il lui lança un regard désolé. C'est vrai qu'il y avait des règles à respecter en étant magicien. On ne dévoile pas comment la magie opère ... S'il savait qu'elles étaient sorcières, ça changerait peut-être la donne, mais en attendant, sans magie, ce tour restait un véritable mystère ! « Bon, en tout cas, c’était génial ! C’était quoi… un don télékinétique ou un truc comme ça ? Je ne t’en réclame pas d’autre tout de suite, pour ne pas donner raison à la petite blonde ici présente… même si tout le monde sait qu’elle A raison ! » Octavia releva les yeux vers les deux jeunes, entendant cette fois cette remarque énoncée un peu plus haut. Un sourire triomphant sur son visage lorsqu'elle prononça les mots a raison. Bien sûr qu'elle avait raison, elle connaissait trop Jill pour ne pas mettre ce pauvre Henrik en garde de ses comportements douteux. « Tu n'abuserais pas ... Ça me flatte au contraire ! » Il essaya de la rassurer, mais Octavia ne put s'empêcher d'ajouter derrière. « Si si, tu abuserais ... Mais peut-être que ça ne le dérange pas, c'est vrai. » Elle reviendra niveau subtilité, mais ça eut le don de faire rire l'ensemble de la petite troupe.

« Est-ce qu’on a le meilleur angle de vue du coucher de soleil depuis ces dunes, là-bas ? » Elle était forte, sa copine, pour changer de sujet, et pour nous faire vivre d'autres moments forts. Elle s'était levée lorsque Jesper hocha doucement de la tête, et leur adressa un signe de tête pour qu'ils suivent. L'appareil photo dans ses mains, Octavia s'attendait déjà à avoir des souvenirs fabuleux. Dans ces couleurs crépusculaires, leurs ombres se détachaient sur le sable et la chevelure de la blonde scintillait légèrement à la faible lumière des astres célestes. Octavia se leva puis aida Jesper à se relever. Ce n'était qu'une excuse pour que leurs mains se joignent, et elle se sentit rougir légèrement, se réjouissant que dans la presque pénombre, ça pourrait passer inaperçu. Elle attrapa son sac - impossible pour elle d'abandonner ses affaires, où traînait sa baguette magique. Les moldus pouvaient fouiller leurs affaires et trouver cela en effet étrange. Et Octavia souhaitait par-dessus tout que l'étrange ne fasse pas partie de cette rencontre. « Vous n’avez pas peur que nous soyons des Gorgones ou de méchantes sirènes des eaux de la Mer du Nord ? » Henrik lui lança un petit regard, tout sourire. « On sait que vous êtes des sirènes, mais tant que vous ne touchez pas l'eau, il n'y a pas de problème, pas vrai ? » Leurs mains ne s'étaient pas lâchées. Ils partageaient ce silence en écoutant les deux autres devant parler de surnaturel, et Octavia, peureuse, en éprouvait des frissons. S'ils se trouvaient être des sorciers, elle sentirait son cœur vaciller légèrement. Dans le fond, elle espérait juste que ça soit des personnes dépourvues de pouvoirs magiques, simplement extraordinaires par leurs personnalités. « Il faudra que tu me donnes un moyen de te contacter, si tu veux les photos. » Elle se la joua un peu charmante - et serait certainement déçue du résultat. S'éloigner de tout ces regards curieux lui faisaient du bien, elle pouvait se concentrer pour un seul, sans avoir l'impression d'être un animal sous microscope. « Le hasard fait quand même bien les choses. » Elle lui adressa un nouveau sourire timide, puis observa la mer, calme et rassurante.


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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Mer 22 Nov - 21:39



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I get high with a little help from my friends.
Gonna try with a little help from my friends.


Octavia & Jill
La plage, le sable, les vacances, le bonheur. J’étais plus qu’heureuse d’être là avec Octavia et vivre notre amitié d’une manière parfaitement normal me faisait tellement de bien qu’il allait falloir que je trouve les mots pour décrire ça quand j’écrirai le petit compte rendu de notre séjour dans l’un de mes carnets. Il nous en fallait peu pour partir loin, pour parler de choses et d’autres et rien n’avait jamais changé. Les cachots ne nous empêcheraient pas de ragoter, de nous marrer et de profiter des choses simples. J’en avais la certitude et, mieux encore, je le voulais vraiment ! Je parlais d’abord à Octavia de Spencer, désireuse de ne pas laisser l’attirance évidente que j’avais pour le jeune homme me faire souffrir avant de changer de conversation pour m’attarder un peu sur Oliver. Je lui expliquais que la difficulté de le quitter n’avait pas été moindre et que notre « truc de jumeaux » n’avait pas que ses avantages et Octavia me montra qu’elle comprenait en me disant que ça ne devait pas être évident… ce à quoi je répondis par un petit hochement de tête. Oliver s’en sortirait seul quelques jours, et moi aussi ! Il fallait qu’il vive sa vie de son côté. Edward ne devait sûrement pas être loin en cette période de vacances et je comptais un peu sur lui pour traîner avec Oli…
Octavia me demanda ensuite si nous étions bien cachées et je n’attendis pas très longtemps avant de demander : « Après la….rébellion, tu veux dire ? » J’étais mal à l’aise, clairement…sachant que nous avions réussi à fuir et à être mis en sûreté tandis qu’Octavia avait subi… Ça n’était pas juste, mais pourquoi, par Merlin, n’était-elle pas restée avec nous !! Le moment d’en parler était peut-être venu…Je n’en savais rien, mais je n’engageais pas le sujet plus que ça : « Ils nous ont emmené dans une ferme. Celle qui avait accueilli les élèves à d’autres vacances. Il y avait des Aurors en nombre suffisant pour nous surveiller jusqu’à l’autorisation de rentrer. » Je terminais ma phrase par un haussement d’épaules. Tout s’était bien passé en cette fin de calvaire… mais je savais que ça n’était pas le cas pour tout le monde. J’attendis encore quelques secondes, sondant le regard d’Octavia pour savoir s’il fallait que je pose la question ou non. Elle devait sûrement lire sur mon visage l’hésitation, mais je n’avais pas pour habitude de me dégonfler. C’est donc à l’issue de quelques secondes que je me décidais à dire : « Tu… tu me racontes ? Si tu n’as pas envie, tu n’as qu’à me le dire, je n’insisterai pas…promis…. » J’attendais qu’elle me parle du Ministère, bien évidemment, des horreurs supplémentaires qu’ils avaient fait subir aux élèves, Octavia compris…

Heureusement que la conversation s’allégea un peu quand le sujet « mecs » s’imposa de nouveau. C’était au tour d’Octavia de me parler de ses petites nouveautés et, visiblement, il y avait un mec dans l’histoire, ce qui attisa tout de suite ma curiosité. Après quelques vagues explications, je tentais de connaître l’identité de ce dernier et c’est au bout d’un certain temps qu’elle lâcha le nom… Le petit sourire qui s’était trouvé sur mes lèvres depuis que nous avions commencé à parler garçon n’eut besoin que d’une demi-seconde pour s’évanouir. Oliver ? Oliver ! Oliver. Elle avait bien dit Oliver… Nous parlions de mon frère depuis tout à l’heure. Contre toute attente, aucune véritable réaction ne s’imposa… J’oscillais entre l’envie de témoigner de la surprise, de l’étonnement, de la colère, de l’indifférence, de l’excitation… Aucune réaction tranchée ne surpassait les autres. Je ne savais pas quoi en penser… Il fallait que je résume intérieurement : elle me parlait d’un mec. J’avais compris que ce mec l’intéressait et qu’il n’avait finalement plus voulu donner beaucoup de nouvelles. Était-ce bien ce qu’il fallait comprendre ? Oliver l’intéressait ou il « comptait beaucoup pour elle » comme elle me l’avait dit ? Cette phrase n’avait pas de sens pour moi, à l’instant présent. Pas parce que j’étais étonnée et choquée par cette révélation, mais simplement parce que je réalisais qu’Octavia n’en n’avait pas beaucoup dit sur la nature de sa relation avec « le garçon ». Voulait-elle dire que leur proximité était autre que de l’amitié ? Les secondes qui accompagnaient mon silence s’éternisaient un peu et j’avais conscience qu’elles ne devaient pas être facile à vivre pour Octavia. Tellement de choses s’étaient passées depuis des mois et des mois… S’il y avait eu quelque chose à voir, je l’avais vraisemblablement loupé …
« C’est…euh… Oliver ? Mon Oliver ? Notre Oliver ? »…. J’avais encore un peu de mal à cerner les choses et à faire la lumière sur la situation. Mais une phrase d’Octavia me revint en mémoire et m’aida un peu, j’en profitais pour la mentionner pour lui en faire dire un peu plus : « C’est avec Oliver que tu avais un…truc ? » Et je comprenais encore moins en pensant qu’Oliver avait un récent « truc » avec Alaska, jeune femme que j’avais rencontré récemment. Est-ce qu’Octavia savait ça ? Était-ce la cause de son absence de réaction ? J’étais perdue comme ce n’était pas permis, mais curieusement, je n’avais pas envie de hurler, de m’énerver, de me plaindre ; je voulais comprendre. Juste comprendre. D’un air désespéré, je repris la parole pour dire : « Et toi, tu m’aimes encore après avoir entendu toutes les manifestations de ma jalousie concernant Oliver… » Mon frère avec ma meilleure amie ?! L’idée s’insinuait progressivement dans mon esprit même si, si j’avais bien compris, il ne s’était rien passé. La nouvelle me laissait sans voix. « Rosenbaby…. Je ne sais pas quoi te dire … Oliver et toi vous… pourriez être plus qu’amis ? C’est ce que je dois comprendre, dis-le moi si je n’y suis pas du tout… Je n’ai jamais pensé à tout ça c’est…euh… bon, je ne suis plus capable d’en placer une. Explique-toi un peu plus, s’il te plaît…. » Je jugeais bon d’ajouter : « Je ne suis pas fâchée… » Parce que rien ne pouvait me fâcher contre ma meilleure amie et parce qu’elle était peut-être finalement la seule pour qui j’acceptais d’emblée un rapprochement avec mon frère (bien que je n’y ai pas du tout réfléchi et que mes pensées fusaient un peu trop rapidement). C’était invraisemblable et j’avais imaginé n’importe quel nom sauf celui-là…

Discussion faites, nous avions pris la route vers les bruits entendus depuis notre tente.
Une petite fête sur la plage nous réservait quelques lots de surprise, à commencer par deux garçons qui nous avaient tapé dans l’œil. Le mien n’était pas celui qu’on remarquait en premier, d’où l’intérêt tout particulier que j’avais pour lui. Octavia, elle favorisait celui qui nous avait accueilli en premier plus chaleureusement que nous aurions pu l’espérer. Avec quelques questions, des informations supplémentaires furent en notre possession et Jesper (le petit favoris d’Octavia), expliqua d’autres choses les concernant. Les voyages effectués notamment et la famille qu’ils avaient ailleurs. Octavia demanda à Jesper d’en dire plus sur la Thaïlande et je fus happée par son récit, tout comme Henrik qui ne décrocha pas un seul mot… Malgré tout, nos regards se croisèrent deux fois pendant le récit de Jesper : « La Thaïlande…extraordinaire, évidemment ! Le dépaysement le plus total ! Les gens ne sont pas du tout comme partout ailleurs, ils sont particulièrement accueillants, sympas, souriants, travailleurs aussi ! … J’espère d’en prendre de la graine quand je croise des étrangers, concernant le côté accueillant… espérons que ça marche ! Côté paysages, la Thaïlande est à couper le souffle ! L’eau est turquoise, le sable blanc, chaud… Je pense que vous vous imaginez une carte postale quand je vous parle de ça, et c’est à peu près ça aussi dans la réalité. Je vous passe les détails assez sordides dus à la pauvreté… Disons simplement que les gens compensent par leur sympathie. C’était un excellent souvenir que je vous conseille…petites voyageuses ! » Clairement, tout ça me faisait envie, pour toutes les belles choses, les découvertes, mais aussi pour l’aventure et le dépaysement ! Je profitais de la fin du récit de Jesper pour lancer un regard à Octavia qui voulait tout dire : et si nous parcourions le monde toutes les deux ?! Nous en étions capables et je ne me voyais pas faire ça avec quelqu’un d’autre.

Si ça n’était pas la soirée parfaite, ça y ressemblait fortement. Les tours de magie de mon « préféré » étaient finis pour le moment, mais ils avaient quand même eu le don de me charmer encore un peu plus ! D’autant que nous avions encore du temps pour pouvoir en profiter encore. Remarquant que le soleil se couchait, je proposais une petite balade vers les dunes que j’avais sous les yeux depuis que nous étions installés. Tout le monde debout, la nouvelle petite aventure de notre soirée commençait….et en compagnie des deux seuls garçons avec qui nous avions envie de traîner ce soir….
Henrik et moi devant en train de parler des sirènes, des gorgones et bientôt d’autres créatures de la mer dans un parfait délire sorti de nulle part et Octavia avec Jesper à nous suivre sur le petit chemin vers les dunes. Notre séjour au Danemark serait mémorable ! Il l’était déjà ! J’avais encore dans le lointain de mon esprit les discussions sur les garçons, que nous avions eu à la tente avant de trouver la petite fête. Oliver… Spencer…. Temporairement oubliés au profit d’une soirée sympa et simple avec des garçons qui nous intégraient sans problèmes à leur petit groupe. Je savais qu’y penser me provoquerait sûrement un petit pincement, raison pour laquelle je ne le faisais pas, profitant de l’instant présent le plus possible. La simplicité, le bonheur, c’était ce dont nous avions besoin et nous éloigner de Poudlard et du monde des sorciers était franchement le bon plan !

Puis que nous étions les plus efficaces et les plus rapides, Henrik et moi étions les premiers à atteindre le sommet de la grande dune qui nous donnait une vue sur le coucher de soleil. L’endroit était génial ! La plage était géniale, leur idée de faire une fête CE SOIR était géniale…. Octavia et Jesper étaient à la traîne, j’en profitais pour me tourner vers Henrik pour lui dire : « Pas dit que retrouver notre brouillard Londonien soit agréable, après ça… » et c’est sur le même ton qu’il me répondit tout de suite : « On viendra vous apporter quelques souvenirs d’ici, rappelle-toi, Jesp’ et moi avons de la famille au Royaume-Uni ! » Vrai… on ne peut plus vrai ! J’avais envie de lui sauter dessus et de le mettre dans ma valise sans plus attendre. Il était mignon… Nous n’étions pas proches physiquement (par rapport aux deux compères qui n’avaient pas l’air concernés par l’idée de trainer pour arriver à destination), mais je ressentais quand même une certaine forme de proximité avec lui, surtout quand il me jetait des regards en coin qui ne m’échappaient évidemment pas. Je m’installais avec Henrik à même le sable, lui demandant ensuite : «Tu…as une petite amie ?» La question était directe, peut-être un peu mal placée dans la conversation, mais comment connaître quelqu’un sans lui poser quelques questions supplémentaire. C’était l’une de celles que je n’avais pas osé poser quand tout le monde était là, mais le groupe s’éteint restreint et nous avions la soirée pour en profiter encore. Discrètement, je lançais un regard en arrière pour voir si Octavia et Jesper nous rejoignaient.




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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Ven 24 Nov - 1:22




(n.) an overwhelming urge to run away




Poser pied sur cette plage, c'était synonyme d'être libre. Octavia avait rêvé de cette liberté depuis longtemps, et même si quelques jours s'étaient déroulés depuis qu'elle avait été libérée de sa cellule au Ministère, elle n'avait jamais su enlever les regards qui la maintenaient prisonnière. Elle allait mieux, elle avait tout pour être bien, tout ce qui lui manquait, c'étaient ses amis, et du temps pour se faire à l'idée d'une nouvelle normalité. Sourire n'était plus si facile après ces nombreux mois ; elle ré-apprenait à sourire pour rien, sourire pour tout, mais n'avait pas encore de résultats positifs, jusqu'à présent. Revoir les jumeaux, revoir Jill, échanger quelques plaisanteries, se situer dans ce décor de rêves, qui accueillait volontiers leurs émotions sans rien laisser paraître, ça lui serrait son cœur. Elle s'est sentie détruite - elle se sentait toujours détruire -, mais ce lieu lui donnait la possibilité de se reconstruire, de se renouveler, de se mettre à jour. Elle se promit de remettre ses valeurs au centre de sa vie et cela prenait évidemment effet avec Jill. Honnêteté, justice et confiance. Elle avait à travailler sur les trois, mais n'était pas contre de réparer les quelques écarts qu'elle avait eus ses derniers mois, quand c'est devenu plus difficile à gérer émotionnellement, quand c'est devenu plus difficile de tenir bon. Elle avait cru sombrer et y laisser sa personne, mais elle se rendait compte que sur cette plage, tout pouvait recommencer, en mieux. Elle devait vivre, elle devait profiter à fond du temps qui lui restait, elle devait abuser de ses libertés, responsabiliser ses droits et cela commençait aujourd'hui, au Danemark, loin de la famille et des amis. Jill suffisait à son bonheur. Elles avaient tellement à échanger, tellement à se remémorer pour apprendre à oublier ensemble. Elle savait que ce n'était pas évident pour Jill d'être loin de son jumeau. Elle savait que cette courte période durant laquelle elles ont été séparées, elle n'avait pas dû être bien, parce que si leurs rôles avaient été échangés, elle aurait été incapable de retrouver le sourire et de rester en place à la fois. D'un côté, elle préférait que les choses se soient déroulées ainsi. Elle préférait que ce soit elle qui ait été enfermée dans cette cellule, elle préférait que Jill soit en sécurité. « Après la….rébellion, tu veux dire ? » La blonde acquiesça doucement. La brune était hésitante, mais Octavia avait besoin de se faire une idée des événements chez elle et ne put s'empêcher de l'encourager d'un sourire triste. Les yeux brillants, elle fixa son amie lui conter leurs instants, et essaya de les imaginer en protection, dans une cache secrète, pour que son cœur puisse ralentir. « Ils nous ont emmené dans une ferme. Celle qui avait accueilli les élèves à d’autres vacances. Il y avait des Aurors en nombre suffisant pour nous surveiller jusqu’à l’autorisation de rentrer. » Elle opina à l'annonce de la Ferme. C'est vrai qu'elle y avait déjà été, mais ces souvenirs semblaient tellement loin comparé aux derniers drames. Elle était heureuse de savoir qu'ils avaient été en sécurité. Cette boule de chaleur présente dans sa côte se répandait petit à petit dans tout son corps et elle se sentait plus apaisée.

Les jeunes filles eurent un moment de silence et Octavia sentait qu'elle avait une demande un peu plus délicate à demander. Elle se doutait de quoi il était question et se préparait déjà à y répondre. « Tu… tu me racontes ? Si tu n’as pas envie, tu n’as qu’à me le dire, je n’insisterai pas…promis…. » Elle avait dû l'expliquer à son beau-père et à sa mère, mais c'était différent. Ils n'avaient pas vécu le calvaire de cette année scolaire. Ils la regardaient déjà comme une survivante, un peu plus ou un peu moins, elle ne le sentait plus vraiment. Jill, c'était différent. Elle s'en faisait, c'est sûr, mais la regardait différemment que lorsqu'elles étaient simplement couchées sur leurs matelas de fortune. Ça rendait les choses plus compliquées à évoquer. Elle ne voulait pas transférer ces horreurs à sa meilleure amie, elle ne voulait pas lui mettre les images de ses tortures en tête, et pourtant, tout ce dont elle pensait lorsqu'elle fermait les yeux, c'était la manière dont elle ressentait encore les doloris, la manière dont elle avait cru perdre la tête, ces grosses mains autour de sa gorge voulant lui ôter la vie. Elle avait réellement besoin d'en parler, et pas uniquement à sa psychomage qui ne faisait qu'hocher la tête en évoquant des syndromes aux noms farfelus dont j'étais peut-être atteinte. « C'est bon, j'ai besoin d'en parler. Je suis désolée des images que ça te pourrait te mettre en tête, par contre ... L'essentiel, c'est que je n'ai aucune séquelle. » Physique. Elle ne le précisa pas parce qu'elle ne voulait pas mettre l'accent sur le fait que dans sa tête, tout était embrouillé en permanence. Elle ne voulait pas mettre en avant le fait que physiquement, elle avait tout récupéré - bon, quelques kilos en moins toujours -, et qu'émotionnellement, elle était bien trop vulnérable. Se tenir à ses côtés la rendait plus forte, alors, peut-être qu'à la fin du séjour, elle n'aurait plus besoin de psy ou de pilule et qu'elle aura retrouver un peu de vigueur dans ses gestes et objectifs dans sa tête ! « Tasha et Perrin ont dû vous dire que je les ai retrouvés par chance dans la Forêt Interdite, puis que j'ai été pétrifiée par un mangemort avant d'arriver au Portoloin lors de notre sauvetage .. ? Je me suis évanouie et réveillée en cellule, avec Shaelyn et Jayden. » Les poings de la jeune femme s'étaient resserrés, et même si elle savait que la haine qu'elle ressentait pour le moment était davantage adressée aux mangemorts qu'aux deux idiots qui l'avaient poussée à bout, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser vouloir les tuer pour cette torture supplémentaire qu'avait été de les écouter. « En soi, c'était comme au Château. Régime forcé, pénombre, tortures. Sauf que j'avais aucune notion du temps et que j'étais seule. » C'était le pire, de se sentir terriblement seul sur cette planète. C'était le pire d'être totalement abandonné sur le pas de la mort, sur le pas de la folie. Ces seize jours en ont duré le triple, car durant cette période, elle n'avait pas ri une seule fois, pas souri une seule fois, pas eu une seule once de pensée positive. On avait abattu en elle toute possibilité d'espoir, toute opportunité de s'en sortir indemne. Plus rien n'allait être la même chose. Elle pensait être arrivée au bout de sa courte existence, et n'avoir plus qu'à fermer les yeux en attendant le dernier coup, celui qui la mettrait à terre, celui qui la ferait sombrer dans la mort, ou dans la folie.

La deuxième chose la plus difficile à aborder à présent, c'était bien entendu parler d'Oliver. Pas seulement qu'il était en sécurité à l'Hôtel, qu'il n'avait pas à être ici, sur cette plage avec elle, pas qu'il allait être jaloux de leur petite escapade romantique dans les dunes du Danemark. Elle devait honorer l'honnêteté dont elle voulait faire preuve. Elle voulait honorer ses valeurs et porter en respect sa super copine. En soi, ça ne semblait pas forcément mal de le lui cacher, mais ça n'était pas plus juste de le lui dissimuler. Elle voulait pouvoir compter sur Jill autant que Jill pouvait compter sur elle, et pour ça, elle devait faire preuve de confiance envers son amie. C'était ridicule de vouloir se cacher, c'était ridicule de penser à se cacher. Et plus elle parlait, plus c'était facile d'aborder toutes ces choses. Plus elle parlait, et plus c'était facile de s'expliquer, d'avancer des arguments et de raconter ce qu'elle avait sur le cœur depuis quelques temps. « C’est…euh… Oliver ? Mon Oliver ? Notre Oliver ? » Elle semblait tomber des nues, mais était-elle réellement si surprise ? Ça avait bien dû lui traverser l'esprit, à un moment où à un autre ? Quand Elijah l'avait accusée d'avoir des sentiments pour Oliver ? Quand elle avait jeté une tonne de mini-indices en espérant que ça fasse le compte ? Pas une fois ? La blondinette se mordit la lèvre, incapable de se rattraper à quoique ce soit alors qu'elle faisait un saut de l'ange en attendant de savoir si Jill allait finalement la rattraper ou non. Un suicide social. Elle venait d'évoquer que sa plus grande frayeur en cellule était la solitude, et voilà qu'elle s’apprêtait à perdre non un, mais deux de ses meilleurs amis. Le bad. « C’est avec Oliver que tu avais un…truc ? » Les pièces de puzzle semblaient s'assembler dans la tête de son amie alors que soucieuse, elle se contentait de la regarder de ses grands yeux gris. Lentement, elle hocha la tête à deux reprises, la laissant continuer le fil de ses pensées, poser les questions qu'il fallait pour que toute l'histoire soit reconstituée. « Et toi, tu m’aimes encore après avoir entendu toutes les manifestations de ma jalousie concernant Oliver… » C'était bien la dernière chose à laquelle elle s'attendait. Sa surprise lui valait un petit rire à moitié nerveux qui était plus dû à la libération que cette innocente petite phrase lui procurait, suite à ce secret qui pesait depuis un bon moment sur ses épaules. « Ne sois pas ridicule, ça change strictement rien à nous ! » Elle sait qu'elle n'avait pas forcément envie d'entendre la vérité, mais à la fois, elle en avait réellement besoin pour sa liste de pour et contre. Ne pas avoir l'approbation de Jill, c'était un gros contre pour se lancer dans cette histoire, et bien qu'elle ne décidait pas forcément de ce que son cœur voulait, elle serait certainement prête à ne jamais le révéler à Oliver. Vivre en passant à autre chose, complètement. « Rosenbaby…. Je ne sais pas quoi te dire … Oliver et toi vous… pourriez être plus qu’amis ? C’est ce que je dois comprendre, dis-le moi si je n’y suis pas du tout… Je n’ai jamais pensé à tout ça c’est…euh… bon, je ne suis plus capable d’en placer une. Explique-toi un peu plus, s’il te plaît…. » C'était difficile de revenir au début. À vrai dire, difficile de savoir où était le début véritable où ils avaient commencé à jouer avec le feu. Octavia allongea ses jambes, rassemblant ses idées pour revenir au commencement. Peut-être qu'elle-même y verrait plus clair, à l'aide des conseils éclairés de sa meilleure amie ? « Je ne suis pas fâchée… » Cela l'encouragea à n'omettre aucun détail d'importance. Son avis avait toujours été important à ses yeux, alors si elle voulait faire les choses bien, elle devait d'abord dressé les faits concrets. « À vrai dire, je sais pas vraiment si on peut être plus qu'amis, mais je me dis, au final, pourquoi pas ? Tu te souviens, quand Elijah a rompu avec moi, il mettait ça sur le dos de notre relation, à Oliver et moi. À l'époque, ça me choquait pas, mais c'est vrai qu'après, j'ai révisé la question. » Octavia poussa un petit soupir, imaginant mal comment elle allait aborder la suite, lorsqu'ils nageaient dans leur bain de luxe en sous-vêtements au lieu d'effectuer leurs corvées et que leurs regards ne cessaient de déraper. « Je cherchais les signes, tu vois, j'aurais pas osé si c'était pas un minimum mutuel. Il y avait des regards, des gestes et des mots qui ne semblaient pas tromper. Alors il y a eu cette escapade dans la Salle de Bain des Préfets, et c'est là que j'ai compris qu'il y avait bien un truc, et qu'il le ressentait aussi. » Elle se mordit à nouveau la lèvre, intérieurement cette fois, avant d'ajouter pour terminer ses explications. « On a pris un peu nos distances après ça. Je crois que c'était plus par rapport à toi qu'on avait difficile à assumer. Mais avec ce qui s'est passé au Ministère, je pensais pas qu'il resterait aussi distant. » Oui, ça lui faisait un peu mal de le dire à haute voix, mais elle avait conscience que Jill était juste à côté lorsqu'ils s'étaient étreints. Elle avait conscience qu'il s'était passé très peu de temps, et elle avait conscience que de son côté, il voulait peut-être envoyer les justes mots de réconfort ?


Le cœur plus léger, l'esprit encore plus embrouillé, l'aventure se dressait à nous et pour deux ex-prisonnières, c'était un appel impossible à manquer. Une petite fête moldue était à l'origine de ces bruits suspects et s'introduire dans la fête semblait une évidence pour les deux jeunes filles. Accueillis par un jeune homme qu'elles n'auraient pu imaginer, même dans leurs plus folles espérances, elles s'intégrèrent rapidement au groupe de jeunes à l'origine de cette petite soirée. Après les présentations, ils se renseignèrent de part et d'autre de leurs loisirs et activités. Ils avaient la belle vie, sur leur petite plage, dans leur petite école, à voyager aux quatre coins du monde. C'était à mourir de jalousie ! Octavia écoutait l'incroyable récit de son coup de cœur tandis qu'elle échangeait de temps à autre des regards avec Jill, lorsqu'elle les sentait concernées par ce qu'il avançait. « La Thaïlande…extraordinaire, évidemment ! Le dépaysement le plus total ! Les gens ne sont pas du tout comme partout ailleurs, ils sont particulièrement accueillants, sympas, souriants, travailleurs aussi ! … J’espère d’en prendre de la graine quand je croise des étrangers, concernant le côté accueillant… espérons que ça marche ! » Elle ne put s'empêcher de rire doucement, ne tenant pas à faire d'autres commentaires. « Côté paysages, la Thaïlande est à couper le souffle ! L’eau est turquoise, le sable blanc, chaud… Je pense que vous vous imaginez une carte postale quand je vous parle de ça, et c’est à peu près ça aussi dans la réalité. Je vous passe les détails assez sordides dus à la pauvreté… Disons simplement que les gens compensent par leur sympathie. C’était un excellent souvenir que je vous conseille…petites voyageuses ! » Ça faisait rêver. Elle qui avait été enfermée si longtemps, elle voulait parcourir le monde, pas retourner à Poudlard où le danger les attendait dans chaque couloir. Farce, mangemort, préfet, troll, créature magique ou rien ? C'était à compter sur le Hasard, qui avait sûrement ses raisons pour s'acharner de la sorte sur leurs pauvres existences. « Je sais ce que t'as en tête, et je suis d'accord. On va se préparer un tour du monde ! Des récits comme ça, ça me donne envie de jamais retourner à la maison ! » Même si quitter sa mère et son confort renouvellement acquis, elle était prête à balancer ça pour danser sur les plus belles plages du monde, en compagnie de Jill. Bien sûr, elles avaient d'autres obligations : finir leurs études à Poudlard, finir leurs études à l'Université et rassembler de l'argent, mais le temps viendrait. « Et rassure-toi, Jesper, toute la Thaïlande est fière de toi ! » Elle ne put s'empêcher de sourire, aux anges.
Après de nombreux mois de galère, c'était facile de réapprendre à être heureuse, dans une soirée pareille. Il n'y avait franchement rien pour lui déplaire. Même si elle avait jugé Jesper un peu vite avec son côté protecteur, et même si les filles se rapprochaient drôlement pour les regarder d'un mauvais œil, ça ne semblait pas peser dans la balance. Les tours de magie étaient réellement passionnants, et cette simple idée qu'il y ait derrière le tour, un trucage pouvant nous faire halluciner, et aucune réelle magie, ça la rassurait davantage. Elles n'étaient pas en danger, ici. Elles n'étaient menacées par personne, ici. Et quelque chose disait que plus Jesper se rapprochait d'elle, et mieux elle se sentait encore. C'était comme si elle était tombée dans un rêve, au final. Ce voyage sur un coup de tête, ces aveux qui se sont étrangement trop bien finis, cette fête avec des garçons mignons qui s'intéressaient à elles. Était-ce possible que ça soit vraiment la réalité ? Impossible à deviner sur le moment, mais les photos le confirmeront, lorsqu'elles seront reparties d'où elles sont venues !

Lorsque Jill se leva, Octavia comprit qu'elle ne tenait plus en place. Elle se remémora la règle numéro 1 et tâcha de ne pas perdre Jill de vue alors qu'elle grimpait cette dune à une vitesse ahurissante. Pour sa part, Octavia n'était plus dans la précipitation. Elle adressa un poli aurevoir à Jordan qu'elle était convaincue de retrouver plus tard dans la nuit, ou durant la suite de leur séjour, et emmena avec le danois de ses rêves. Il mit quelques secondes pour fouiller dans son portefeuille une carte de visite dont l'autre face était blanche pour lui inscrire tout ce dont elle avait besoin. Ils échangèrent un nouveau sourire et reprirent leur ascension sans savoir ce que Jill planifiait de faire, tout en haut. « Elle va pas nous obliger à faire un truc louche, ta copine ? » La blonde sourit et lui répondit sur un ton de défi. « Bien sûr que si. Et tu n'auras pas d'autres choix que de t'exécuter ! » À lui de rire doucement en jetant un œil aux deux pressés, devant. « En tout cas, ils ont l'air de plutôt bien s'entendre, devant. » Octavia acquiesça doucement. Elle était consciente qu'il y avait un Oliver et un Spencer qui traînaient dans l'équation, mais puisque rien n'avançait pour le moment - et pas selon leurs termes -, elles pouvaient bien les mettre de côté une soirée et réviser leurs jugements. Elle était sûre que cette rencontre avec Jesper pouvait la changer, dans un sens. Savoir ce qu'elle voulait vraiment, savoir si elle était simplement curieuse du pouvoir des hormones ou si elle voulait envisager une relation sérieuse ... « Je trouve qu'on s'entend plutôt pas mal aussi ! » Il rit à nouveau puis s'expliqua pour ses propos. « Henrik a eu du mal à passer au-dessus de sa dernière rupture, il y a quelques mois. Il se remet toujours de son histoire, et c'est la première fois que je sens qu'il va vraiment mieux, ça fait plaisir à voir. » La jeune fille opina doucement, un sourire engagé aux lèvres. Elle ne rajouta rien de plus, se contentant de profiter de cet instant simple, et de réfléchir sur les confessions du jeune homme à propos de son cousin. «Tu…as une petite amie ?» Henrik sembla un peu troublé sur la question sortie de nulle part, mais répondit vite, en terminant par un sourire spontané. « Non. Je n'ai personne. Et toi ? »

Octavia et Jesper arrivèrent enfin au sommeil, et Octavia dût prendre quelques secondes et inspirations profondes pour reprendre son souffle. Elle n'avait plus aucune condition physique, et ça ne lui ressemblait pas, surtout pour recommencer une année de quidditch. Si elle ne se considérait pas, au départ, comme une réelle joueuse de quidditch, l'acharnement et le travail de l'an passé l'avaient fait évoluer, et elle voulait à tout prix prouver des choses aux autres et à elle-même, lorsqu'elle remontera sur un balai volant. Elle chassa ses idées de sorcière et revint sur les moldus, fixant Henrik puis Jill avec un petit sourire en coin. « Jesper a hâte que tu nous fasses part de tes idées d'activité, tu peux pas savoir ! » Elle s'apprêtait à ce qu'on rende ce qu'elle donnait, mais c'était ce qu'elle aimait, dans le fond, charrier les gens et les pousser dans leurs derniers retranchements ...


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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Dim 3 Déc - 11:00



❝I get by with a little help from my friends.
I get high with a little help from my friends.
Gonna try with a little help from my friends.


Octavia & Jill
Étions-nous assez fortes pour nous en sortir ? Il était possible d’en douter pour des tas de raisons évidentes, mais j’avais pris le parti de croire que c’était possible, et mieux encore, de croire que c’était ce qui allait nous arriver. Le point de départ du renouveau que nous avions mérité (en tant que nées-moldues et fières de l’être) se situait aujourd’hui, maintenant, sur cette plage et j’en étais plus que ravie. Je savais qu’aucun sujet de conversation n’allait nous arrêter, ni aucun autre expérience qui se présenterait à nous. Même si les peurs étaient nombreuses, nous n’avions pas peur de prendre le risque d’essayer de vivre et j’avais bien l’intention de puiser un peu de courage suite à notre expérience. La conversation s’orienta d’ailleurs bien vite vers l’une des expériences qui avait été des plus compliquées à vivre pour nous : la rébellion. Je n’osais d’abord pas poser des questions à ce propos à Octavia, mais la question s’imposa d’elle-même et je pris d’abord la peine de lui dire ce qu’il était advenu de nous, ce soir là. Il n’y avait pas grand-chose à mentionner à part des Aurors et la Ferme… Elle en revanche avait sûrement des tas de choses à raconter et je ne manquais pas l’occasion d’essayer d’engager cette conversation en particulier. Je m’étais évidemment fait un sang d’encre en apprenant le sort qui avait été réservé à Octavia et à quelques autres élèves…. Allait-elle accepter de m’en dire plus, voire même, avoir envie de m’en dire plus pour, éventuellement, s’ôter une partie d’épine du pied ? J’ignorais tout ça en lui posant la question… Et contre toute attente, elle me répondit en me disant qu’elle avait besoin d’en parler. Un soulagement… Je craignais d’avoir posé la mauvaise question. Je hochais simplement la tête à ses premières paroles, l’incitant à continuer et sa première question me déconcerta un peu : « Euh… je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec Tasha et Perrin… je… j’avais compris que les Mangemorts t’avaient attrapé… Eux s’en sont sorti et… pas toi ?! » Des choses m’échappaient, je voulais comprendre ce qui était vraiment arrivé ce soir là, à commencer par sa fuite alors qu’elle se trouvait avec nous. Mais Octavia enchaîna tout de suite en me décrivant un peu son séjour au Ministère… Les explications qu’elle m’apporta furent suffisantes pour que je comprenne que le souvenir était difficile….aussi difficile que les cachots, voire pire. « Je vois…. Ils vous ont forcé à parler, c’est ça ? à dénoncer d’autres personnes ? J’ai un peu de mal à croire que tout ça ce soit passé au Ministère de la Magie ! » Prononcer « Ministère de la Magie » était presque comme si je mentionnais le « roi du monde » : puissant, sécuritaire, indestructible, juste… « Tu n’avais rien à faire là-bas…. Aucun des élèves de Poudlard ne devait passer par là ! Tu sais que….j’ai pensé à toi à chaque seconde, que j’ai demandé des nouvelles aux Aurors tous les jours… en espérant avoir de tes nouvelles. J’ai eu l’espoir que tu te sois sauvée de l’enceinte de Poudlard après… enfin…. » Là était le moment qui me troublait le plus depuis qu’il était arrivé, et j’avais cette occasion, celle que je ne pensais pas avoir la force de trouver quelque part en moi… et cette question qui me torturait l’esprit : « Par Merlin, Octavia, pourquoi tu n’es pas restée avec nous… ?! Pourquoi tu es …partie… dans la forêt ? Notre plan n’était peut-être pas le meilleur du siècle, mais on avait dit qu’on restait ensemble, non ? » Je tentais de la fixer en attendant cette réponse, mais j’avais un peu de mal à le faire, craignant toutes sortes de réponses tout en ayant besoin d’en obtenir une. L’abandon. J’avais ce mot et la sensation en tête et il était difficile de m’en défaire. Elle était partie, me laissant avec Oliver, mais pour quelle raison précise ? Des tonnes d’hypothèses me venaient évidemment en tête… mais où était la réalité ?

Mine de rien, Oliver faisait partie intégrante de notre conversation… Il était là le soir de la rébellion et nous le retrouvions dans une autre discussion qui m’enthousiasma avant de me faire écarquiller les yeux de surprise. Je ne pensais pas le retrouver dans nos petites histoires de mec, mais il était en première ligne et se révéla être celui avec qui Octavia avait « un truc ». Deviner qu’il s’agissait d’Oliver n’aurait pas été possible… Cela ne m’avait pas traversé l’esprit et mes questions un peu désordonnées durent le lui prouver. C’était impensable.. Oliver et Octavia ne pouvait pas se tourner autour ! Ils étaient amis depuis le début, non ?! Je n’avais jamais vu que de l’amitié entre eux… ou alors mon aveuglement avait joué un rôle important dans toute cette histoire et m’avait empêché de voir la réalité ? Je n’en savais rien et dire que j’étais perdue était un euphémisme. Je me rendais également compte de tout ce que j’avais bien pu dire à Octavia de l’éventuelle fille qui prendrait le cœur d’Oliver…sans savoir qu’un « truc » existait entre eux…. J’étais complètement nulle, pour ne pas dire incapable ! Octavia me soulagea un peu en me disant que cela ne changeait strictement rien à nous. Certes, mais je me sentais bête pour des tas de raisons tout en me posant mille et unes questions sur ce qu’ils avaient pu me cacher. Je lui précisai que je n’étais pas fâchée, ce qui était purement vrai. J’étais perdue et pleine de questions quand je lui demandais d’en dire plus. Ce qu’elle fit et je ne cessais d’être surprise : « Je me souviens de cette histoire avec Elijah. J’avais estimé, à cette époque, que tous les moyens étaient bons pour justifier ses actes et que la proximité d’Oliver était une facilité pour lui…. » mais qu’Octavia ait véritablement envisagé tout ça. L’idée pouvait me perturber mais, après quelques instants de réflexions, elle me semblait normale, voire logique… J’avais moi aussi révisé quelques petites questions très récemment et cela m’était bien difficile à gérer, mais qu’il soit question d’Oliver était encore plus spécial. Je la laissais finir ses explications, apprenant qu’une escapade dans la salle de bain des préfets avait joué un rôle bien particulier dans toute cette histoire. « Est-ce qu’il y a eu….quelque chose, dans cette salle de bain des préfets ? » La question était bizarre, mais il fallait que je la pose. Elle me parlait d’un truc, mais je voulais savoir ce qui lui avait fait penser qu’il y avait bien quelque chose de plus que de l’amitié, me disant, par la même occasion, qu’Oliver ne m’avait parlé de rien de tout ça… et que même son comportement ne m’avait pas permis de soupçonner quelque chose. « Tout ça s’est passé pendant notre séjour aux cachots et… je n’ai rien remarqué. Vous cachiez tout ça à cause de moi ? » Je l’interrogeais du regard, n’attendant pas avant de poser ma question suivante : « Peut-être qu’il a finalement eu le même sentiment que moi après…. La forêt interdite. Si c’est le cas, il finira par comprendre également… Si on prend toute cette situation objectivement, je pense qu’Oliver va réagir comme un ami. Certes, il ne l’a peut-être pas fait au bon moment, ni en temps voulu, mais il le fera ! S’il est question de votre….. « truc », je suis incapable de te dire pourquoi il est si distant… » et rester neutre à cet instant m’était bien difficile. Octavia allait me griller avec mon expression de visage, autant en dire plus tout de suite, ce qui n’était pas facile : « Enfin peut-être qu’il y a une petite raison….enfin…. j’en sais trop rien….j’avais l’impression qu’il….qu’il…. » C’était mon rôle de dire ça ?! Oui par amitié envers Octavia et Non parce que ça ne me regardait pas, mais d’une certaine façon, je ne faisais qu’énoncer des constatations et des observations, non ? Que faire ? Le lui dire comme ça, ou pas ?!

Les sujets importants étant tous été mis sur le tapis, nous avions quitté notre petit nid pour aller nous promener, attirées par le bruit d’une petite fête qui ne pouvait pas mieux tomber pour nous ! De beaux jeunes hommes nous avaient accueillis et une petite opération séduction s’était assez rapidement mise en place. Peut-être étions-nous en plein mirage ou dans un rêve, mais dans tous les cas, c’était agréable et nous n’avions besoin de rien d’autre. D’ailleurs, le dénommé Jesper captiva toute mon attention avec son récit de Thaïlande ! C’était donc ce que les cachots nous avaient inspiré : l’aventure, le voyage, la découverte… Je n’étais pas une aussi grande courageuse qu’Oliver pour ce genre de chose, mais force était de constater que quelque chose s’était réveillé en moi. La discussion que j’avais eue avec Spencer sur l’Inde me revint également en tête à ce moment là, ne désirant qu’une chose : découvrir à l’instant T ce que j’avais envie de découvrir. Curieusement, une perspective professionnelle se dessinait également dans mon esprit : j’aimais les animaux….et les voyages ! (surtout les belles plages !) J’allais donc pouvoir m’épanouir avec tout ça, non ? Ca n’était pas infaisable… Et Octavia traduisit tout de suite en mot ce que je pensais et je n’attendis pas avant d’approuver : « Et moi donc ! La maison…. A côté de toutes ces plages de sable fin et chaud qui nous attendent. On commence par quoi ?! J’pense qu’il va falloir qu’on fasse notre itinéraire de tour du monde ici même, sur cette plage…. Tant que l’inspiration est à son maximum. » Puis, jetant un regard vers Jesper, j’ajoutais, suite aux paroles d’Octavia sur la Thaïlande : « En effet, tu viens de leur assurer la présence de deux futures touristes convaincues ! » C’était le mot pour définir cette soirée, me concernant : j’étais totalement convaincue et conquise par le petit magicien en herbe que nous avions sous la main. Henrik était charmant et sa simplicité (comme celle de tous les autres) me faisait un bien fou ! Nous avions tout gagné en venant ici : la consolidation de notre amitié, une plage formidable, des discussions à n’en plus finir qui nous soulageaient, des jolis garçons, l’esprit totalement vidé de tous tracas.

Ajoutons à cela un coucher de soleil à observer depuis une dune de sable, et la possibilité de se dégourdir les jambes (et m’éclipser [pas trop loin] avec Henrik) et la perfection était atteinte. J’avais finalement fait lever tout le monde (enfin, nos deux camarades principaux) direction la dune la plus proche. Le spectacle était tellement agréable à voir que je ne pensais pas qu’il soit possible de s’en lasser un jour. Peut-être que ma vision était atteinte par un trop long séjour aux cachots ? Qui pouvait vraiment savoir…en attendant, j’en profitais comme jamais et n’avais qu’à de très rares occasions le prénom « Spencer » en tête. Henrik était à mes côtés et c’était avec lui que je prenais plaisir à gambader à l’avant de notre petit convoi, direction le sommet de la dune. Nous y étions arrivés les premiers et nous étions installés à même le sable en attendant les deux autres. La conversation n’était pas très fournie et aussi surprenant que cela puisse paraître, c’était ce qui faisait d’Henrik celui que j’avais choisi… La majeure partie de ce qu’il avait à dire passait par son regard, regard qui me faisait fondre assez facilement. Cela n’enlevait pas mon absence totale de confiance en moi en matière de relations amoureuses… ne cessant de chercher ce qu’il pourrait bien trouver d’intéressant chez moi… Contre toute attente, je lui posais la question spontanée qui me vint en tête et la réponse me soulagea… Pas parce qu’il me répondit qu’il n’avait pas de petite amie, mais parce qu’il avait répondu sans paraître offusqué par la question. A mi-voix, je lui répondis en croisant son regard un instant : « Moi non plus… » Bon, alors on se marie et on fait des tours de magie jusqu’à la fin de notre vie ? Moi avec ma baguette magique et toi avec ton jeu de carte ?! Une équipe merveilleuse, sur une plage merveilleuse qui allait faire des enfants merveilleux avec, comme animal de compagnie, une merveilleuse licorne … Ma connerie intérieure me fit sourire, ce que je fis passer pour un simple sourire exclusivement réservé à Henrik. Est-ce qu’il était ce que je recherchais : un garçon doux, gentil, qui n’a pas peur de s’assumer et d’assumer ses goûts et un peu mystérieux ? Impossible de le savoir après aussi peu de temps, mais j’étais quand même aux anges. Un seul coup d’œil vers Octavia me fit réaliser que c’était son cas aussi, ce qui amena un double sourire sur mes lèvres. Je la regardais se poser aux côtés de Jesper, près de nous avant de l’entendre me pousser à leur proposer des activités. Bien… « Bon, puisque je suis adorable, je vous laisse le choix entre plusieurs joyeusetés : un bain de minuit quand le soleil sera parti illuminer une autre partie de la terre… » Référence aux voyages… Jill Adams, reine des phrase imagées que j’étais peut-être la seule à identifier. «…. C’est là qu’on va voir les plus courageux d’entre nous…. » Je fixais mon regard sur Octavia, pour la taquiner un peu avant de reprendre : « Sinon, on peut très bien jouer au classique « actions/vérités » mais là encore, je crains pour les trainards… » Sous entendu Octavia et Jesper qui étaient arrivés en haut les derniers. « A moins que vous n’ayez un endroit bien particulier à nous faire découvrir … ? » Je m’adressais cette fois-ci aux deux garçons, consciente que nous les avions tirés de la petite fête à laquelle ils étaient censés participer… mais c’était questions de quelques minutes…. Une petite heure, tout au plus, non ?




©️ Pando
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MessageSujet: Re: drapetomania ♦ jill   Sam 9 Déc - 16:12




(n.) an overwhelming urge to run away




« Euh… je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec Tasha et Perrin… je… j’avais compris que les Mangemorts t’avaient attrapé… Eux s’en sont sorti et… pas toi ?! » Oula. Je pensais pouvoir échapper à la peine de lui raconter tout depuis le début, mais il semblerait que Perrin et Tasha n'aient pas trouvé cela utile de renseigner mes proches. Peut-être avaient-ils eu peur de leur faire plus de peine qu'autre chose ou d'anéantir tout espoir de me retrouver ? En tout cas, je comprenais que cette partie de l'histoire pouvait paraître floue. Cette nuit avait tellement été chargée en émotions que ce retournement de situation soudain nous avaient séparés. Je fermai les yeux un instant pour me reconcentrer et reprendre cette histoire depuis le début. « C'est cela. Un groupe d'aurors nous a secouru et nous encadrait pour nous mettre en sécurité. J'ai été pétrifiée avant d'avoir pu arriver au Portoloin. » Ça s'était joué à quelques secondes. Je revoyais la scène en boucle dans ma tête. Je me revoyais courir comme si ma vie en dépendait, je revoyais les aurors jeter des coups d'oeil alors qu'ils nous pressaient d'attraper une boite de conserve pour nous mettre en sécurité au plus vite. Puis ce nuage noir se matérialiser en un magie noir, cet éclair bleu, et quelques secondes plus tard, l'incapacité à bouger la moindre partie de mon corps complètement pétrifié. Seul mes globes occulaires suppliant les aurors de ne pas m'abandonner là, mais ils avaient été contraints de me laisser en arrière. C'était leur seule solution s'ils voulaient tous revenir sains et saufs. Je ne leur en voulais pas, dans un sens. J'en voulais à la bêtise de ceux qui m'avaient laissée captive, de ceux qui m'avaient torturée, de ceux qui m'avaient privé de mes droits les plus élémentaires. J'avais seize ans, bordel. J'étais une gamine. Et ascendance moldue ou non, je ne méritais pas tout le mal qu'on m'avait infligé. Cette idéologie était stupide, injuste et tellement démesurée. Sorcier ou non, nous étions des êtres humains, pas du bétail. « Je vois…. Ils vous ont forcé à parler, c’est ça ? à dénoncer d’autres personnes ? J’ai un peu de mal à croire que tout ça ce soit passé au Ministère de la Magie ! » Je la fixai d'un air grave. C'était inutile de lui raconter les horreurs que j'avais vécues. J'y avais survécu, c'était l'essentiel. Elle se doutait bien qu'on était pas seulement retenu dans une cave et affaibli. Ils nous avaient affaibli pour nous faire parler. Heureusement que nous n'en savions rien. Heureusement qu'aucune information n'est venue interrompre le calme et la sécurité instauré à la Ferme. Je n'imaginais pas si les aurors nous avaient parlé de cet endroit. J'aurais parlé, pour que tout s'arrête. Pour qu'il m'achève, parce que me relever d'une pareille épreuve n'était pas dans mes cordes. Je n'étais pas aussi forte qu'elle. Je n'étais pas aussi forte qu'Oliver. Ensemble, ils paraissaient indestructibles, même au pire de leur vie. Moi, je ne pouvais que me renfermer sur moi et me sentir terriblement seul. « Ils venaient nous chercher un à un et nous torturaient. Parfois, c'était long, parfois c'était court, ils changeaient tout le temps de méthode. Doloris, bassine d'eau, légilimancie, fer chaud, ... Le pire, c'est qu'ils s'amusaient. Ils savaient qu'on ne savait rien. C'était par pur plaisir. » Tous les poils de mon corps semblaient s'être hérissés à cet instant. Je tirais sur mes manches en tremblant un peu pour masquer la chair de poule et les frissons qui me parcouraient le corps. J'avais survécu. Je me sentais chanceuse, surtout en cet instant. Surtout avec ce paysage, et en bonne compagnie. C'était pas beaucoup pour se reconstruire, en dépit des événements, mais c'était ça et ça suffirait. Ça devait suffire. De toute façon, je n'avais que ça, je n'allais quand même pas mourir à seize ans, sans pouvoir me remettre de cette épreuve. « Tu n’avais rien à faire là-bas…. Aucun des élèves de Poudlard ne devait passer par là ! Tu sais que….j’ai pensé à toi à chaque seconde, que j’ai demandé des nouvelles aux Aurors tous les jours… en espérant avoir de tes nouvelles. J’ai eu l’espoir que tu te sois sauvée de l’enceinte de Poudlard après… enfin…. » Malgré l'émotion, je percevais le soulagement que j'étais vivante. Rien de plus ne pouvait me faire plus plaisir de savoir que j'étais vivante, et que quelqu'un avait attendu mon retour. Bien sûr, ça ne m'étonnait pas d'elle, mais hormis mes parents, je n'avais pas tellement d'amis que ça, tout compte fait. J'étais bien trop compliquée comme fille pour être attachante, et cette carapace que je m'imposais pour ne pas me blesser, elle me blessait aujourd'hui. C'était une petite remise en question de mon approche aux autres, dans le fond. Il me fallait être plus accessible, plus aimable et plus sociable pour me faire davantage appréciée. C'est vrai que parfois, j'avais des allures de pétasse, même si j'essayais de l'éviter. « Je me doute, ça devait pas être évident de se sentir impuissante, aussi. Je n'entendais pas vos cris au Ministère, mais j'espérais que vous aviez réussi à vous en sortir. Je ne me serais jamais pardonnée si vous aviez été tués. » Elle eut une pensée en revoyant la Gazette, avec la photo animée de Phen et le grand titre qui annonçait son décès. D'autres têtes étaient aussi affichées, mais je revoyais le garçon joyeux parcourir les couloirs. Je savais qu'il était proche de Niamh, qu'il était proche de Perrin. Je n'imaginais pas la peine qu'ils devaient ressentir en l'apprenant de cette manière. Éplucher tous les quotidiens étaient devenus une obsession. Écouter la radio sorcière en priant qu'aucun des noms annoncé ne me parlait. C'était une période de stress, même après le Ministère. La première fois que j'ai ouvert les yeux à l'Hôpital, j'ai eu la chance de trouver ma Mère et mon Beau-Père, mais je découvrais aussi les dégâts de toute une année. J'avais une année dont je devais prendre connaissance, une année durant laquelle il y eut de nombreux morts et de nombreux blessés. Mais surtout, avec le capharnaum de cette rébellion, c'était difficile de savoir qui était en sécurité, qui occupait les autres cellules et qui était décédé. Les listes étaient longues, et ma raison était faible. « Par Merlin, Octavia, pourquoi tu n’es pas restée avec nous… ?! Pourquoi tu es …partie… dans la forêt ? Notre plan n’était peut-être pas le meilleur du siècle, mais on avait dit qu’on restait ensemble, non ? » Alors j'étais perdue dans mes pensées, je relevai la tête vers elle. Elle était en totale incompréhension, et c'est vrai que si je me rappelais cette nuit, je les avais abandonnés. Bien sûr, c'était dans un acte héroïque, dans ma tête. Mais je me rendais compte de ce que ça pouvait bien signifier pour eux, pour elle. J'avais fui lâchement, pour eux. J'avais fui certainement pour de nombreuses hypothèses dont aucune ne devait paraître assez réaliste. « Je croyais pas que la rébellion serait pour cette nuit, qu'il y aurait une libération générale ou quoique ce soit. Je serais restée si j'avais su. Je pensais juste qu'un mangemort nous avait attrapé, et je préférais être prise seule qu'à trois ... » Se faire torturer était une chose. Assister à la torture de ses plus proches amis, ça en était une autre. Je leur avais donné la chance de continuer, pour moi. Je ne savais pas - et au final, on ne le saura jamais - si ma fuite avait changé quelque chose à l'histoire, mais ce qui avait été fait était fait. Autant qu'elle pouvait encore me le reprocher, je me suis sacrifiée pour qu'ils puissent continuer. Ils le méritaient. Et ce n'était pas que je le méritais, mais si c'était réussir à deux ou perdre à trois, je préférais réussir à deux, même si je n'étais pas comprise dans les deux. C'était ainsi.

« Je me souviens de cette histoire avec Elijah. J’avais estimé, à cette époque, que tous les moyens étaient bons pour justifier ses actes et que la proximité d’Oliver était une facilité pour lui…. » Et j'acquiesçai, parce que j'étais d'accord. Pour moi, ma complicité avec Oliver n'avait rien à voir avec mes sentiments pour Elijah. Même si les garçons ne s'appréciaient pas vraiment, j'avais placé leur rancœur sur un tout autre point que de la jalousie mutuelle. Se battre pour elle, c'était ridicule. Alors oui, Elijah était peut-être un peu jaloux que m'entendre avec Oliver ne demandait pas d'effort, et peut-être qu'Oliver ne faisait pas vraiment attention à ne pas froisser le serpentard. Je n'y avais jamais songé, jusqu'à un jour où les regrets m'assaillant malgré moi sur ma rupture avec Elijah, je m'étais remise en question. Moi et Oliver, ça m'avait semblé être une blague, au début. Je ne le supporterais pas en tant que petit-ami. Je ne supporterais pas le fait qu'il ne sache jamais être calme, discuter avec sérieux, et qu'il ne puisse pas s'engager sur le long-terme. Mais c'était Oliver. Il était mignon, il me faisait rire, et il voulait me remonter le moral pendant que j'essayais de noyer mon chagrin dans de grosses parts de gâteau au chocolat. Il faisait le clown, me distrayait comme il le pouvait, avait plein d'attentions me remonter le moral et pour me montrer que la vie était trop courte pour rester coincée sur un pauvre serpentard qui ne voulait plus de moi, alors que j'étais désirable. Et c'est là que tout avait commencé. Ce petit jeu, qui semblait signifier quelque chose pour moi. Ces petits regards pas totalement innocents qu'il lui arrivait de me lancer. Je n'étais pas forcément douée avec les garçons, mais Oliver n'était pas n'importe quel garçon non plus, nous étions amis depuis notre entrée à Poudlard ... « Est-ce qu’il y a eu….quelque chose, dans cette salle de bain des préfets ? » Mon visage se décomposa un peu. Pas parce qu'ils s'étaient passés quelque chose. Mais parce qu'il aurait pu se passer quelque chose. C'est vrai, j'avais été à deux doigts de faire le premier pas. J'avais été à deux doigts de transformer ce moment magique en un souvenir magique, d'une distraction dans le placard. Ça aurait été ridicule et pourtant, maintenant qu'elle ne savait plus comment se comporter avec le jeune homme, elle avait des remords de ne pas s'être laissée allée complètement. Elle aurait tiré ça au clair. Elle aurait pu s'expliquer à ce moment-là. Elle aurait pu en discuter avec Oliver avant d'en discuter avec sa jumelle. Et dans le fond, peut-être est-ce que ça aurait été pas moins spécial, que de commencer à l'envers, sans savoir si cette situation aboutirait à quelque chose ? « Non. J'ai juste senti qu'il était aussi perturbé que moi pour ce qui arrivait, mais il s'est rien passé. » Oliver avait été bien calme durant cette escapade. Je l'avais trouvé en paix, différent de d'habitude où on ne pouvait jamais l'arrêter. Je me faisais peut-être des films, mais j'avais l'impression que notre relation avait changé durant ce moment. Il s'était mis en pause, comme pour me laisser exister. J'avais l'impression qu'être en intimité, ça changeait tout ; que toutes les portes étaient ouvertes et que nous étions à deux, maîtres de notre avenir. J'y retournerais bien pour élucider le mystère, mais je ne savais même pas si je voulais réellement revenir au Château. La rentrée était trop tôt pour moi. J'avais encore du temps à passer avec ma Mère, j'avais encore des choses à remettre en ordre dans ma tête avant d'affronter Poudlard, ces cachots et les autres élèves. « Tout ça s’est passé pendant notre séjour aux cachots et… je n’ai rien remarqué. Vous cachiez tout ça à cause de moi ? » À cause de Jill ou à cause d'autre chose, je l'avais dissimulé. Je n'en avais pas reparlé, même avec Oliver. Nous avions gardé ce jardin secret pour nous et ce que nous avions ressenti cette fois restait au jardin secret. Est-ce que les sentiments que j'éprouvais pour lui dépassaient le stade de sentiments amicaux ? Ou est-ce que je me faisais de véritables films ? « On se le cachait à nous-mêmes, peut-être aussi pour mieux te le dissimuler, oui. C'était gênant. Ça l'est toujours, en fait. Mais bizarrement, j'ai plus peur de l'avouer. Et je me sens prête à élucider ça, maintenant. » Je ne savais pas si lui l'était aussi, mais je n'en avais pas l'impression. Je n'avais pas l'impression qu'il voulait en parler, ni qu'il voulait que ça arrive réellement, en réalité. Je le sentais distant, comme s'il ne voulait pas découvrir ce qui se terrait dans leurs pensées. Mais je me prenais peut-être la tête pour rien, j'en avais l'habitude. « Peut-être qu’il a finalement eu le même sentiment que moi après…. La forêt interdite. Si c’est le cas, il finira par comprendre également… Si on prend toute cette situation objectivement, je pense qu’Oliver va réagir comme un ami. Certes, il ne l’a peut-être pas fait au bon moment, ni en temps voulu, mais il le fera ! S’il est question de votre….. « truc », je suis incapable de te dire pourquoi il est si distant… » J'opinai doucement. Je sais que si j'avais besoin de lui, il serait là pour moi. Il sera un excellent ami, mais je voulais comprendre pourquoi il se mettait des barrières quand il s'agissait de moi, comme ça. Je voulais comprendre pourquoi il ne m'avait pas écrit, pourquoi il ne m'avait pas contacté. J'avais besoin de lui. Je devais le demander ? Je devais faire mon appel à l'aide. J'espérais que nos courtes retrouvailles à l'Hôtel des Adams aient déclenché un truc en lui. Évidemment, j'étais certaine qu'il ne tenterait pas de me contacter avec Jill à mes côtés, mais à mon retour, j'espérais bien recevoir de ses nouvelles écrites par ses soins ... « Enfin peut-être qu’il y a une petite raison….enfin…. j’en sais trop rien….j’avais l’impression qu’il….qu’il…. » Mon regard ne changea pas, mais je lui lançai juste un petit regard qui lui signifiait qu'elle devait terminer sa phrase. Après ce qu'elle venait de lui avouer, elle ne pouvait pas de garder de suspens, comme ça, où j'aurais l'impression qu'elle se vengerait de sa nouvelle pour un suspense intenable ! « Quoi ça ? » J'étais impatiente, mais j'avais la boule au ventre de découvrir les épreuves auxquelles il avait dû faire face pendant mon absence. Était-ce seulement surmontable ?

Les choses éclaircies, elles devaient être à présent digérées. À présent, le soleil entamait sa descente et le ciel se couvrait de larges nuages colorés de rose et d'oranger. Un feu de bois avait été allumé et autour de ce dernier, nous avions pris place aux côtés de nos hôtes pour une veillée fortuite et nous nous acclimations bien à notre environnement. Je charriais Jill et elle me rendait la pareille. C'était rassurant de savoir que malgré notre conversation qui s'était déroulée quelques instants plus tôt, rien n'avait changé. Enfin, si, nous étions un peu changées, mais dans le bon sens. J'avais l'impression que ça nous avait rapproché, que je ne pouvais pas faire plus confiance à quelqu'un d'autre qu'elle. C'était mon rock, voilà tout. Le récit de Jesper m'avait transporté et moi aussi, j'avais envie de parcourir le monde à la recherche du bonheur brut, de la découverte pure, de l'aventure à la dure. J'émis le rêve d'une vie à Jill et elle ne manqua pas d'enchaîner, aussi emballée que moi. « Et moi donc ! La maison…. A côté de toutes ces plages de sable fin et chaud qui nous attendent. On commence par quoi ?! J’pense qu’il va falloir qu’on fasse notre itinéraire de tour du monde ici même, sur cette plage…. Tant que l’inspiration est à son maximum. » Je lui rendis son sourire, aux anges. L'idée d'un voyage tel que celui-ci, à survoler la mer en balai volant, à échouer sur une plage que l'on croyait déserte en découvrant finalement qu'elle était habitée par de bien belles créatures humaines ... Ça me donnait envie de passer à la plage suivante, pourvu qu'elle soit bordée de verdure bien verte et habitée par des créatures pas trop terrifiantes, étant donné que j'avais un peu peur de cela. « En effet, tu viens de leur assurer la présence de deux futures touristes convaincues ! » Nous étions sur la même longueur d'ondes, et ça faisait plaisir à sentir. Cette petite boule de chaleur sembla grandir dans ma poitrine alors que Jesper nous interpellait. « Je vous conseille de passer par le Guatemala et la Tanzanie ... Ce sont les pays que j'ai préférés visiter, même si j'étais encore qu'un gosse. » J'imaginai une sorte de mini Jesper sexy découvrant les vestiges d'un peuple ancien au Guatemala, puis observant la faune et la flore sauvage de réserves en Tanzanie. Décrites comme cela, j'avais simplement envie de m'enfuir. Était-ce possible que je quitte directement le Danermark pour voler jusqu'en Amérique du Sud, ou en Afrique ? Ma Mère me tuerait. Mon beau-père aussi. Nous n'avions pas le temps durant ces vacances, mais c'était un projet à préparer avec Jill. Et Merlin savait qu'on était têtue lorsqu'on décidait de quelque chose pour notre avenir. Cela devait se passer dans nos termes, selon nos conditions, et à merveille. Heureusement, nous étions assez responsables pour organiser un voyage d'une telle ampleur. J'étais réellement impatiente, mais je voulais profiter ce soir de la présence de nos hôtes. « Et sinon, as-tu des défauts ? » Je jetai un coup d’œil à Jill pour lui défendre de rire. Il n'y avait rien de subtil dans mon approche, mais me lâcher de la sorte évacuait une pression considérable que je m'étais mise sur les épaules. En soi, si je voulais être au courant de ses défauts, c'était simplement pour éviter de tomber amoureuse une nouvelle fois en étant pleine d'illusions, pour me vautrer en beauté, comme j'avais l'habitude de le faire. Je n'oubliais évidemment pas Oliver, mais vu comment lui m'oubliais pour le moment, je n'avais rien à me reprocher.

Le soleil se couchait et l'ascension de cette petite colline me laissa bouche bée. J'observais le spectacle qui s'était devant mes yeux, non sans contempler mes acolytes du soir. Cette soirée était merveilleuse. Je me libérai de la main de Jesper pour libérer Jill de l'étreinte de mon appareil photo et pris quelques clichés. L'ambiance de ce coucher de soleil avait des allures romantiques, mais ça signifiait surtout pour moi un renouveau d'espoir. Aujourd'hui, je me remettais à espérer que mes lendemains soient plus beaux. Et chaque jour, un petit peu plus que le jour précédent. Bien sûr, il y avait encore avoir des épreuves à traverser, mais si le soleil se couchait de telle sorte en Écosse, je pourrai me rappeler de ce moment pendant longtemps. Moi qui n'était pas très douée en sortilèges, peut-être avais-je trouvé la pensée heureuse qui ferait naître un patronus à mon image de ma baguette ? J'étais toute en émotions, mais pour une fois, toute en émotions de manière positive. Ça faisait du bien. Immensément de bien. Je me retins de pleurer ma joie, même si mes yeux se voilèrent d'humidité. Il me fallait changer de sujet. Il me fallait trouver des occupations pour rendre cette soirée aussi belle que possible. Cette soirée, et toutes celles qui suivraient cette soirée. La vie était belle, après tout, il valait mieux la vivre à deux cent à l'heure. « Bon, puisque je suis adorable, je vous laisse le choix entre plusieurs joyeusetés : un bain de minuit quand le soleil sera parti illuminer une autre partie de la terre… » Ah non, nous allions nous transformer en sirène, paraissait-il ! J'eus un petit hoquet de surprise en entendant qu'elle osait remettre ça sur la table. «…. C’est là qu’on va voir les plus courageux d’entre nous…. » La moue avec laquelle je lui répondis fit éclater de rire les deux garçons sans qu'eux ne soient au centre de l'attention. Je n'étais pas courageuse, c'était bien connu. J'étais une vraie froussarde de première. Je n'aimais pas l'eau, je détestais nager, et me retrouver sans maillot dans la lumière de la Lune, avec deux garçons à peine rencontrés qui tournaient autour de nous, je ne me sentais vraiment pas rassurées par cette proposition. Peut-être aurais du-je me taire, lorsque j'ai voulu faire ma maligne en faisant semblant de prendre l'amusement de Jesper pour de la peur, et je venais de me faire piéger en beauté. « Sinon, on peut très bien jouer au classique « actions/vérités » mais là encore, je crains pour les trainards… » Cette deuxième idée me paraissait plus raisonnable. Je n'avais plus rien à cacher à Jill, et tout à découvrir des garçons. Et s'ils voulaient se la jouer mystérieuse, mon gage suprême était de passer pour la princesse de la soirée, en me faisant traiter comme une reine ! « A moins que vous n’ayez un endroit bien particulier à nous faire découvrir … ? » Voilà qui était encore plus alléchant. Au-delà de jouer avec les hormones de notre adolescence, nous pouvions faire quelque chose d'unique et de constructif. Mon regard se tourna vers Jesper et Henrik et se fit suppliant. J'avais vraiment envie de découvrir ce bout de terre paradisiaque comme un véritable autochtone, avec tout ces petits recoins cachés. Les deux danois échangèrent un regard entre eux puis açquiescèrent. Nous aurons toute la nuit pour jour au jeu de la vérité, ou pour courir tout nus sur les plages. Par contre, sans lumière du soleil, nous ne pourrons pas vraiment partir à la découverte de leur pays, et le lendemain, ils retournaient en cours ... « Il y a bien un truc pas très loin qu'on pourrait vous montrer. » J'échangeai un regard avec Jill, impatiente, puis regarda Henrik qui continua la suite de l'histoire. « On va réfléchir à tes propositions, mais il faut vraiment que vous voyez ça. Enfin, si vous êtes assez courageuses ... » Il regardait surtout Jill, mais au mot courageuse, c'est à Octavia qu'il jeta un léger coup d’œil. « Héé ! J'aime pas l'eau surtout quand je ne vois pas mes pieds, mais quand même, me faites pas passer pour une mauviette ! » Je souris néanmoins, n'arrivant pas à conserver ma moue fâchée. Jesper n'ajouta rien, mais indiqua seulement une direction que j m'empressai de suivre pour mener le groupe. Après quelques nouvelles railleries qui me fit beaucoup rire, nous traversâmes ce qui me sembla être entre falaise et plage, et la vue de ce nouveau spectacle me laissa sans voix. Alors que la plage était silencieuse et ouverte, cet endroit semblait être un peu reclus et extrêmement bruyant. Des torrents d'eau tombaient pour retomber dans un petit lac, lui-même se déversait en petits filets dans une nouvelle cascade directement dans la mer. Je ne savais pas dire d'où cette énorme cascade de plus de dix mètres de haut prenait source, mais je pouvais simplement me réjouir du spectacle. « Je pense que vous l'auriez trouvée par vous-mêmes, il n'y a quasiment que cela à voir dans les environs. » Pétrifiée devant le spectacle, je restais bouche bée, incapable de me défaire de la beauté du spectacle.


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