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 ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 10 Sep - 21:48




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
« AÏEE!! » Dis-je en exagérant la douleur. Oui, parfaitement, je n'ai pas honte de prétendre qu'il m'a fait mal. Il m'a pincé la brute !! Bon, après je ne prétends pas ne pas l'avoir mérité ... mais quand même. Je ne suis qu'amour moi, on doit me traiter avec délicatesse pour ne pas m'abimer, je suis fragile !! Après je dois avouer que sa proposition me tire un sourire et me fais rougir. Je sais, je rougis pour un rien mais je n'y peux rien. Moi j'aime l'idée de lui réserver tout mon amour et tous mes câlins, si ça peut lui faire plaisir. Après tout, il se sacrifie pour ça, qui suis-je pour le lui refuser ? « Quelle grandeur d'âme tu fais mon adoré !! Tant de sacrifice pour ne pas me perturber, je suis tout émotionné. Alors soit, j'accepte, je suis prêt à t'offrir tous mes câlins et mes déclaration d'amour à ton unique attention alors ! » Evidemment, on plaisante, mais il n'empêche que ça reste malgré tout assez proche de la réalité. Je ne vais pas réellement priver mes amis de mes câlins, mais c'est vrai que même si ce n'est plus aussi extrême que durant les vacances où là, définitivement, je ne supportais pas qu'on me touche, je ne vais pas sauter aux cous de mes amis malgré tout. Disons que s'ils prennent l'initiative, je ne vais pas les repousser, comme j'ai pu le faire, mais je ne vais pas le faire volontairement. Ca reviendra avec le temps, je sens déjà que j'ai moins de réticence à se qu'on me touche de nouveau, mais c'est difficile encore pour moi tout ça. Je me sens tellement coupable que j'ai dû mal à les laisser m'approcher. Et le pire dans cette histoire c'est que je devrais tenir à l'écart Dan, parce que c'est lui que j'ai fait le plus souffrir et que je ne mérite définitivement pas son amour mais j'en suis incapable. Je crois que ça me boufferais de l'intérieur si je ne devais plus l'approcher. Peut-être parce que je suis sûr que mes amis resteraient, même si je les rejetais, alors que j'aurais trop peur que Dan tourne les talons si je le faisais. Pourtant c'est bête, parce que je sais qu'il m'aime, de ça, je n'en ai aucun doute, mais je ne sais pas, ça reste malgré tout une peur viscérale, j'ai trop peur de le perdre. J'ai jamais ressentie ça avant. Enfin si, j'ai peur de perdre Billie, mais c'est encore différent, parce que là c'est clairement amicalement. Je crois que tous les gens que j'aime, profondément, j'ai peur de les perdre. Et je commence à ressentir ça pour Perrin. Parce que je me sens coupable pour la disparition de Phen et que s'il lui arrivait vraiment quelque chose, je ne me le pardonnerais jamais et j'ai peur qu'il n'y arrive pas non plus. Je ne veux pas que Billie et Perrin se détournent de moi et n'ai plus envie d'être mes amis et je ne veux pas vivre dans un monde où je n'aurai pas l'amour de Dan. Je sais que je suis du genre extrémiste dans mes sentiments et que je la joue souvent dramaqueen mais je n'ai pas envie de vivre un chagrin d'amour. J'ai pu voir ce que ça faisait de perdre celui qu'on aime et j'étais dévasté, je ne veux plus jamais revivre ça.

Je lui explique ce que j'imagine comme futur. Pas celui que j'aurai, mais celui que j'espère avoir. Ca fait une grande différence mine de rien. Je sais que j'aimerai vivre dans une petite maison, en campagne, mais je ne sais pas si j'arriverai à l'avoir un jour. Peut-être que je vivrai dans un appartement en plein coeur de Londres ou alors dans le manoir familial. Ou alors peut-être que je serai à l'autre bout du monde pour une raison X ou Y. On ne peut pas savoir ce que sera fait demain, on ne peut qu'espérer que ça sera bien. J'espère naïvement qu'il sera avec moi et si c'est le cas alors on sera n'importe où, ça ne sera pas grave, le tout c'est qu'on soit tous les deux, non ? Même si j'aurai envie du meilleur pourlui, pour lui montrer qu'il n'aura peut-être pas la vie dont il rêvait, mais qu'elle peut-être pas mal malgré tout. Je sais que je viens d'une famille aisée mais je n'ai pas envie de compter sur mon héritage. Déjà parce que je ne sais pas trop comment ça va se passer quand ma grand-mère va décéder et en plus, si j'ai droit à quelque chose, je ne sais pas à combien, ni combien de temps cela durera. Alors je préfère ne compter sur rien et voir comment je peux me débrouiller par moi même. Je ne suis pas un garçon extrêmement débrouillard, mais pour lui je serai prêt à faire l'impossible. Je lui demande ce qu'il en est pour lui, après tout c'est intéressant de savoir ce qu'il imagine pour lui. Je suis curieux de savoir s'il y a déjà songé ou pas. Visiblement non. Il veut juste être en Irlande, le reste visiblement n'a que peu d'intérêt. Est-ce que je suis déçu ? Peut-être un peu. Mais il a le droit de n'y avoir jamais pensé après, ce n'est pas un crime, même si ça aurait été plaisant qu'il dise qu'il imagine une vie avec moi. Mais je suis trop fleur bleu, il n'y a que moi pour espérer ce genre de chose. Cela ne fait que quelques mois qu'on est ensemble et je l'ai trahi, pourquoi il imaginerait une vie avec moi ? Je dois avouer que je prends son "mais je crois que ça a encore moins d'importance qu'avant." en pleine tronche. Parce que là, définitivement, ça veut dire qu'il imagine encore moins un avenir avec moi. Je sers les dents et baisse les yeux, au moins c'était mérité. Et puis il enchaîne avec la vie qu'il avait imaginé en tant que prostitué et il faut bien dire ce qui est, c'est difficile à entendre. Parce que tout ça, je ne suis pas sûr de pouvoir le lui offrir. Je sais qu'il n'est pas avec moi pour mon argent, en tout cas je l'espère, parce que je ne sais pas si j'en aurais à la fin. Et du coup, sans même m'en rendre compte, je me sens coupable de ne pas être sûr de pouvoir lui offrir cette vie. Il a toujours voulu être riche et BAM, il tombe sur moi, il se dit "c'est bon !" et en fait pas vraiment. J'ai pas menti sur la marchandise, on ne va pas exagérer mais quand même, je me sens un peu coupable. Et puis il finit en disant qu'il a l'impression que chez lui, c'est moi et là, je me sens tout drôle. Je lève les yeux, sans y croire. Il le pense vraiment ? Il ne veut pas une belle maison, de l'argent et pouvoir faire tous les caprices qu'il veut pour obtenir quelque chose ? Il pourrait se contenter d'une vie plus simple ? Je sens mon coeur battre plus vite. C'est bête à dire parce qu'au final, je n'y avais jamais vraiment réfléchie à tout ça, mais ça me rassure qu'on soit sur la même longueur d'onde. Je souris. Je dois ressembler à un benêt, mais je m'en fous, je suis content. « Alors tu serais prêt à mettre de côté ta belle et grande maison et tout l'argent du monde pour vivre avec moi ? » Je me sens rougir à nouveau. C'est bête, mais j'aime l'idée, plus encore maintenant que c'est lui qui le dit.

On parle un peu de mon enfance et du fait que je n'avais pas vraiment d'ami. Je sais que ça peut paraître bizarre, mais c'est comme ça. On s'y fait à la longue vous savez, quand on ne connaît pas trop quelque chose, ça ne manque pas. C'est quand j'ai connu Billie que là je me suis véritablement rendu compte de ce qu'il me manquait dans la vie. Mais bon, c'est du passé, tout ça c'est oublié depuis longtemps. Aujourd'hui j'ai plein d'amis, je n'ai pas à me plaindre. Et même si je n'ai pas d'amis d'enfance, ceux que j'ai aujourd'hui valent tout l'or du monde. On enchaine en plaisantant sur ma carrière de styliste en écharpe IN, effet clochard. Et je lui signale que peut-être que je n'arriverai pas à percer dans le métier. Alors on imagine un futur sous les ponts, ensemble et encore une fois, c'est bête à dire mais j'aime l'idée que même sans une tune, il restera avec moi. Je lui dis que je serai prêt à faire une couverture pour nous tenir chaud et ça à l'air de lui plaire. Oui, on aura le pont le plus confortable de tout le Royaume, tant qu'il est là, ce sera certainement le meilleur endroit de tous les temps. Je souris, j'aime l'idée. Non pas que j'aspire particulièrement à finir sous les ponts, il ne faut pas déconner, mais juste être à quelque part avec lui, ce serait vraiment bien. Et puis ensuite on parle de poney et plus précisément de son prénom. Misha. J'ai mis quelque temps à réagir. Au début je me demandais d'où il sortait ce prénom, avant de me rendre compte que j'étais un peu un abruti. Il se moque gentiment de moi et je l'ai largement mérité. « Je suis bête parfois quand je m'y mets ... Je me demandais comment tu avais pu viser aussi juste sur les prénoms. Mais en fait je l'ai proposé tout à l'heure pour Milan ... » Oui, je suis bête. Mais au moins je m'en rends compte, n'est-ce pas une bonne chose ? Après ce n'est pas très grave. Je plaisante sur sa coupe de cheveux, mais je ne veux pas le vexer. Je le trouve très beau. Court, long, de n'importe quelle couleur, il sera toujours parfait, ça ne changera rien pour moi. Je trouve que ça change un peu et le changement, est-ce vraiment mal ? Je plaisante en lui disant que je dirais à sa mère que ça lui va bien et à l'entendre parler de beau-fils, ça me fait tout bizarre. Beau-fils. Ca fait très officiel, non ? J'aime bien. J'aime même beaucoup, mais en même temps, ça met beaucoup de pression. Je ne veux pas qu'elle me déteste. Si je commence déjà à la contrarier, elle va me haïr. « Je ne veux pas qu'elle me déteste !! » Lui dis-je avec l'attitude d'un enfant. Je ne veux pas qu'elle regrette que son fils se soit mis avec moi. J'aimerai qu'elle se dise que ce n'était peut-être pas l'avenir dont elle avait rêvé pour lui mais qu'il était tombé sur une personne bien, qui méritait d'être connu ou au moins qui le rendait heureux et ça serait tout ce qui compte. Dans l'idéal, j'aimerai qu'elle m'aime, même qu'un peu, mais je ne veux pas en demander trop. J'aimerai que sa famille m'accepte et nous accepte. Je ne veux pas attirer d'ennuis à Dan ou qu'il se mette sa famille à dos. La mienne, je m'en fous, je m'en remettrai, mais lui est bien plus proche de la sienne qu'il ne veut bien l'avouer, je le vois bien. Nos plats finissent par arriver et nous discutons du film que l'on va voir. Je propose un film d'action, ça nous évitera de trop réfléchir et si on décide de ne pas suivre totalement le film, on pourra sans trop de gêne. Je rougis face à sa remarque. « Disons que je suis quasiment persuadé que tu sauras beaucoup plus intéressant que n'importe quel film qu'on ira voir ... » Dis-je en finissant de rougir. On sait au moins quel film on va aller voir. Nous finissons nos plats tranquillement et une fois que nous avons fini de manger, nous payons avant de partir. Le cinéma se trouve à quelques rues de là où nous sommes, nous avons encore un peu le temps avant la prochaine séance, alors nous décidons d'y aller à pied, tranquillement. Cette petite balade digestive nous permet de profiter de ce début de soirée, avant qu'on aille s'enfermer dans une salle sombre pour regarder un film dont je ne suis même pas sûr de retenir le titre.
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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 16 Sep - 22:56


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Il prétend vouloir aimer tout le monde et je me venge gentiment de cet affront en lui pinçant la hanche. « AÏEE ! » Monsieur joue les victimes, évidemment. Je ne peux m'empêcher de rire en l'entendant. Un peu plus et il va appeler SOS copains battues, tiens ! C'est vrai que je suis cruel et violent, une vraie brute ! Mon dieu, comme je n'aimerais pas être à sa place ! J'aime ces moments idiots où tout est encore plus évident que d'habitude. Nos rires sincères, nos plaisanteries sans queue ni tête, nos exagérations à tout va... C'est tout nous, je crois. Faire de notre vie un jeu quotidien ou presque. Et ça me plaît. Ça me rassure, je crois. De voir que tout est sérieux sans qu'on le soit vraiment, nous. J'avoue être prêt à prendre tous ses câlins s'il faut et, sans que je comprenne vraiment pourquoi, il se met à rougir. « Quelle grandeur d'âme tu fais mon adoré !! Tant de sacrifices pour ne pas me perturber, je suis tout émotionné. Alors soit, j'accepte, je suis prêt à t'offrir tous mes câlins et mes déclaration d'amour à ton unique attention alors ! » Mon sourire s'agrandit. Parfait ! Je ne pouvais pas rêver mieux ! À moi les câlins et les je t'aime ! Qu'est-ce que je pourrais vouloir de plus, sérieusement ? « Tu sais bien que je ferais n'importe quoi pour toi, mon ange. » Je ris mais c'est plus vrai qu'autre chose en réalité. Si vrai, même, que j'ai été un peu dépassé par tout ça cette année. Je ferais n'importe quoi pour lui, littéralement. Je veux qu'il aille bien, qu'il soit heureux, et il n'y a rien qui m'effraie assez pour m'y faire renoncer. J'ai eu tout le loisir de comprendre que les risques ne comptaient pas vraiment et que ma lâcheté légendaire prenait des airs d'inconscience quand ça le concerne. Je ne sais pas si c'est vraiment mieux mais ça n'a pas la moindre importance, je crois. Il faut juste apprendre à rendre le changement utile, maintenant. Ce qui n'a pas été le cas jusque là... Mais avec un peu de chance, peut-être que... J'aimerais tellement réussir à lui servir à quelque chose, rien qu'une fois. Qu'il se sente protégé auprès de moi, qu'il se sache en sécurité... C'est stupide parce que je sais que je n'y arriverai sûrement jamais, que s'il y a un problème un jour, je pourrai rien faire de plus. Brasser du vent, inlassablement. Le regarder sombrer, complètement impuissant. Il mérite tellement plus. Tellement mieux... Quelqu'un qui parviendrait à déplacer des montagnes s'il le demandait, qui se battrait contre le monde entier s'il le fallait... Au lieu de ça, je peux juste lui promettre de rester à ses côtés, de ne jamais l'abandonner. Parce qu'en plus de pas lui servir, je m'accroche... On en vient à parler de son avenir et tout ce qu'il explique ne m'étonne pas vraiment, en revanche, je n'assume pas vraiment qu'il me la retourne. Jusque là, moi, l'avenir, ça restait flou. J'ai jamais été capable de savoir ce que j'allais faire deux jours plus loin alors dans dix ou vingt ans... C'était le néant total !

Et maintenant, même si ça n'est pas forcément très précis, ça se dessine légèrement. Je ne sais pas où j'aimerais habiter, je ne sais pas ce que j'aimerais faire plus tard, je sais juste que je veux finir dans ses bras. Le reste, je crois que ça ne compte pas. Je suis prêt à signer pour un job de merde et un appart' miteux pour un peu de le retrouver tous les soirs dans mon lit. Je ne comprends pas vraiment pourquoi il baisse les yeux. J'ai dit quelque chose de mal ? Ou alors ça le dérange à ce point de réaliser que je suis pas doué pour ces choses-là ? Je m'en suis jamais vraiment caché, les rêves, j'y crois pas trop. Ces dernières années, j'ai jamais vraiment pris le temps pour ça. Et puis je crois que j'avais surtout peur d'être déçu. Attendre, espérer, et puis rien... Non. Je termine quand même mon explication, aussi bancale soit-elle. Il relève les yeux d'un coup. Il sourit. Il rougit à nouveau. Je souris aussi, du coup, attendri. Il est beau quand il rougit. Il est beau tout le temps mais quand il a l'air gêné ou touché, il a ce petit quelque chose qui le rend juste irrésistible. À chaque fois, je le dévore des yeux sans même m'en rendre compte, trop occupé à l'aimer plus encore pour réaliser ce qu'il se passe. « Alors tu serais prêt à mettre de côté ta belle et grande maison et tout l'argent du monde pour vivre avec moi ? » Sa question me tire un sourire plus grand encore alors que je hausse les épaules comme si c'était l'évidence-même. « Bah ouais. » Parce que ça ne fait absolument aucun doute. Pour le monde entier, pour un peu qu'il me connaisse un minimum, ça doit ressembler à une grosse blague. J'ai passé ces dernières années à courir après la richesse et un train de vie loin de m'être inné, alors pourquoi ce serait différent avec lui, hein ? Pourquoi je le verrais autrement que comme un pigeon ? Surtout que j'aurais sûrement tiré le gros lot, pour le coup. Tout ce que j'ai toujours voulu avoir et un titre en plus, pourquoi je m'en priverais ? Mais, en vrai, ça a jamais été comme ça. J'aurais pu, sûrement, mais c'était pas le moment. Je cherchais pas quelqu'un à plumer, j'avais Tracy. C'était beaucoup plus profond et sincère que ça, dès le début. C'était un soutien, un repère, une véritable bouée de sauvetage. C'était pas ce qu'il avait que je voulais, c'était ce qu'il était. Et c'est loin d'avoir changé. « Tu vaux largement plus que toutes les belles maisons et l'argent du monde. » Et puis, l'un n'empêche pas l'autre, on aura une belle maison. Pas grande, mais quelle importance ? Ce sera forcément la plus belle des maisons puisque ce sera la nôtre. Je suis certain de ne pas perdre au change. Je renonce à des choses qui m'auraient de toute façon jamais appartenu pour espérer mettre la main sur ce que l'humanité toute entière recherche : un « chez-nous » qui me donne envie de rentrer le soir et un amoureux capable de me rendre heureux. J'imagine que c'est le meilleur choix que je pourrais jamais faire.

On quitte le Starbucks, la ruelle et toute notre journée d'un certain côté. Elle touche à sa fin. Et honnêtement, ça me fait un peu de peine. J'aimerais qu'elle s'éternise, réellement. Qu'on se réveille demain matin pour recommencer tout pareil. Et le lendemain, et le lendemain, encore et encore. Qu'on monte jamais dans le train, qu'on retrouve jamais « nos vies ». Parce que ma vie, c'est pas celle qui m'attend là-bas, c'est bête peut-être mais elle m'intéresse pas. Je me fiche de ces gens, je me fiche de ces cours, je me fiche de « préparer mon avenir ». Je ne le préparerai pas mieux assis sur une chaise à longueur de journée qu'à courir partout ici pour dégoter le premier job qui me tombera sous la main pour nous permettre de commencer quelque chose à deux. J'ai jamais eu de très grandes ambitions de ce côté-là, je crois que ça se voit, mais alors maintenant, je crois que ça c'est clairement effondré. On se pose au restaurant, on discute, on plaisante. Encore et toujours. C'est ce que j'aime le plus dans notre relation. Notre absence quasi-totale de sérieux. Et la tendresse qu'il y a en permanence. Dans nos gestes, dans nos regards, dans nos mots... Tout le temps. « Je suis bête parfois quand je m'y mets... Je me demandais comment tu avais pu viser aussi juste sur les prénoms. Mais en fait je l'ai proposé tout à l'heure pour Milan... » Je ne peux m'empêcher de rire en l'entendant alors que je m'efforce d'afficher une moue vaguement dubitative. Le mélange de surprise et d'étonnement qui a voilé ces yeux sur le coup, c'était juste génial. Il a l'innocence d'un môme, parfois, c'est vraiment touchant. Enfin, c'est un môme, un peu. Il a ce je-ne-sais-quoi qui fait souvent penser à un enfant, ses grands yeux expressifs, ses réactions instinctives et parfois surprenantes, sa timidité attendrissante... Oui, c'est un môme. Et j'aime bien ça. Parce qu'il ne se prend pas la tête, il ne joue pas sur les apparences, il ne cherche pas à plaire à tout prix. Et je crois, dans le fond, qu'il ne cherche même pas à me plaire à tout prix. Il est juste lui. Naturel. Incroyable. Et c'est dans les moments où il est tout sauf parfait que je l'adore. Je me rappelle sans mal de sa peine face à sa plante mourante, de son regard plein de larmes et de ses reniflements maladroits. Et moi, pauvre idiot, je réalise juste que je retombe amoureux à chaque fois. Mon cœur qui loupe un battement, mon esprit bien trop troublé pour espérer fonctionner, une chaleur agréable dans tout mon être et des papillons par million qui se déchaînent dans mon estomac... « T'es sûr ? Je croyais vraiment que j'avais eu une illumination... J'suis déçu. » Je ne fais que le charrier une fois de plus. Je ne m'en lasserai jamais. Et puis, il me le rend bien de toute façon ! Comme là, en me comparant une fois de plus à une fille. Non mais sérieusement ! Ça dérive sur ma mère, sur ce qu'elle pourrait bien penser de le voir la contredire avant même de l'avoir rencontrée. « Je ne veux pas qu'elle me déteste ! » Je lève les yeux au ciel en balayant sa crainte d'un geste vague. J'ai confiance. Elle ne le détestera pas. Elle ne pourra pas le détester. Il est tout ce qu'une mère pourrait souhaiter pour son gamin. En moins fille, certes, mais quelle importance ?! Il est sincère, il est sérieux, il est bien élevé. Et puis, il est beau comme un dieu, il a de la conversation, il sait ce qu'il veut... Je suis certain qu'elle l'appréciera. Qu'elle sera contente que ça soit lui plutôt que n'importe quelle fille superficielle avec qui j'aurais pu batifoler dans un coin. Elle aura toutes les belles-filles qu'elle voudra, avec les quatre autres, je suis sûr qu'elle nous tiendra pas rigueur de celle qui manquera. « Oui bah j'y peux rien. Fallait y penser avant de commencer à lui mettre des bâtons dans les roues. » Mon sourire laisse largement comprendre qu'il n'y a rien de sérieux dans cette histoire. Je n'ai jamais vraiment suivi les conseils de ma mère, loin de là, alors une fois de plus ou une fois de moins...

La serveuse revient avec nos plats et on commence à manger tranquillement en cherchant ce qu'on va aller voir après. Son explication me fait sourire. Et ma remarque le fait rougir. C'est lui qui l'a cherché, aussi. Si Monsieur veut louper des passages... Avec n'importe qui d'autres, je me serais posé des questions sur la nature de ses plans, mais pas avec lui. Mon petit-ami est l'innocence incarnée alors même si je pervertis avec amusement ses mots, je sais très bien qu'il n'y a rien de plus éloigné que ça... « Disons que je suis quasiment persuadé que tu seras beaucoup plus intéressant que n'importe quel film qu'on ira voir... » Je souris de plus belle. Moi, ça me va ! L'idée d'une pause câline avant de passer la nuit dans ses bras me plaît tout à fait ! On termine de dîner sans se presser, dans la même bonne humeur qu'on a connu jusque là. Quand on a réglé, on fuit à nouveau. Direction le ciné ! Il y en a un pas très loin, on reste pas loin de l'hôtel, ça nous évitera un énième transplanage. Je dois bien reconnaître que je suis un peu fatigué et que ce serait sûrement pas une super idée. Le trajet n'est pas bien long mais je me pavane fièrement, sa main dans la mienne, comme si j'étais le garçon le plus enviable du monde. Et je le suis, évidemment. On est loin de la réserve de ce matin, tachée des remarques de Jackson. Je me fiche de ce que le monde pourrait penser, je l'emmerde le monde. Moi, je suis fier de l'avoir dans ma vie, je suis fier d'être son petit-ami, et je suis ravi de l'exposer aux yeux de l'humanité. On arrive enfin, on prend nos places et on se glisse dans la salle sombre. Je l'embarque un peu à l'écart des gens, qu'on puisse voir correctement mais qu'on ne soit pas dérangés par de possibles voisins. On a de la chance, il n'y a pas foule. Bon, on a pas la salle pour nous mais on est tranquilles quand même. Ma main se pose naturellement sur sa cuisse alors que je me vautre dans mon siège. La lumière s'éteint, ce qui m'arrache un soupir. Un mélange de déception et de soulagement. C'est étrange. Le film commence mais rien à faire, je n'arrive pas vraiment à m'y plonger. Ma concentration est aux abonnées absentes et je passe finalement plus de temps à le regarder discrètement, lui, qu'à fixer l'écran. Puis ma tête s'abandonne sur son épaule. Son odeur me chatouille les narines, c'est agréable. Je me sens bien. « Tu sens trop bon. » Doucement, je bouge un peu et dépose un baiser dans son cou. Je frissonne bêtement. Je souris de la même manière. J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on a pas été aussi proches et c'est pas une question de distance, il y a l'accoudoir qui nous sépare. C'est juste que je me sens à lui, ce soir...
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Look me in the face. Tell me that you love me Even if it's fake 'Cause I don't fucking care, at all. I act like I don't fucking care 'Cause I have hella feelings for you 'Cause I'm so fucking scared.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Jeu 21 Sep - 22:45




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Oui, je peux être en grand comédien quand je m'y mets et j'ai de l'expérience au compteur, mais que quand il s'agit de simuler une douleur, soyons bien d'accord. Combien de fois ai-je exagéré la douleur que je ressentais auprès de ma grand-mère pour avoir gain de cause et pour que mes frères, et surtout Abel, se fassent engueuler ? Mais ils ne pouvaient pas réellement m'en vouloir, chacun ses armes, eux avaient la force et moi j'avais le talent d'embobiner ma grand-mère pour l'avoir dans mon camp. On se défend comme on peut. Je pourrais avoir honte, c'est vrai, mais quand on est foutu comme moi, à ressembler plus à une crevette qu'à un requin, on apprend à survivre. Et on pourra me reprocher de nombreuses choses mais survivre, je sais faire. Après, pour le reste, je ne sais pas mentir. En général ça se voit comme le nez au milieu de la figure parce que soit ça me fait rire, soit alors je suis mal à l'aise. Le regard fuyant, rouge de honte de tenter de m'en sortir en mentant, je ne suis définitivement pas à l'aise. Tout comme je déteste cacher la vérité. Je n'étais définitivement pas à l'aise quand j'ai caché la rébellion à Dan. Ca ne partait pas d'une mauvaise intention mais je ne savais pas comment tourner les choses pour qu'il ne s'inquiète pas et plus j'attendais et plus je m'enfonçais dans un semi-mensonge et à la fin, ça a explosé et on en a subi les conséquences, lui plus que moi finalement. Mais je ne veux pas y penser, pas maintenant. Maintenant je passe un bon moment. Que dis-je, je passe une journée merveilleuse en sa compagnie, je ne veux penser à rien d'autre qu'à lui et au bonheur qu'il me procure. Je suis le garçon le plus chanceux du monde et j'aime l'idée de m'en vanter silencieusement. J'offre un regard fière et amoureux au monde, j'ai envie de crier qu'il est à moi et rien qu'à moi et que je ne le laisserai jamais partir. Je ne sais pas ce qu'il me trouve, ni ce qui lui a vraiment plus chez moi au début, mais je profite du fait que quoi que ce soit, ça ait fonctionné et qu'on soit ensemble aujourd'hui, plus amoureux que jamais. C'est tout ce qui compte. « Je sais, tu es le meilleur ! » Et je ne dis pas ça que pour la plaisanterie, je le pense vraiment. A mes yeux, il est le meilleur. Et je m'en fous qu'il ne se trouve pas assez bien pour moi ou qu'il ne pense pas être le meilleur, moi je le trouve parfait tel qu'il est. Je ne veux pas quelqu'un d'autre, qui serait peut-être plus gentil ou plus serviable ou moins jaloux. Je le veux lui, avec ses qualités et ses défauts. Je me sens bien avec lui, entier, totalement à ma place. Je n'ai pas l'impression d'être imparfait, bien au contraire, il m'apporte cette vision positive de moi que je suis incapable de m'offrir. J'aime me voir à travers ses yeux, je ne me reconnais pas, ce qui est, je dois bien l'avouer, un peu effrayant, mais en même temps, c'est un peu grisant. J'ai l'impression d'être bien, d'être désirable et j'adore ça. Il me donne la force d'avancer, de m'accrocher à la vie, de reprendre goût à la vie et ces derniers temps, ce n'était définitivement pas gagné d'avance. Il me rassure, il me conseille, il me protège, il m'aime ...

Mon coeur s'emballe, je ne peux pas plus sourire que je le fais en ce moment. Je me sens bien, heureux. Je pose ma main sur la sienne, amoureusement. J'aime ce qu'il me dit. Mine de rien, ça me rassure. Je sais qu'il avait des rêves avant de me connaître, des envies de grandeur. Il voulait être riche, se marier avec n'importe quelle greluche qui aurait assez d'argent pour l'entretenir. Je n'approuve pas ce mode de vie, bien entendu, mais moi je suis trop coincé pour adhérer à cette philosophie. Il avait choisi Tracy parce qu'elle incarnait la proie idéale, il ne me l'avait pas caché et si je n'étais pas entré dans sa vie, elle serait peut-être à ma place aujourd'hui. Peut-être qu'il n'y aurait pas eu d'amour, pas du côté de Dan ou alors peut-être qu'il se serait pris à son propre jeu, allez savoir. Ce qui est sûr c'est que ce serait à elle qu'il aurait fait les yeux doux et aurait joué au parfait petit ami. Mais ça ne s'est pas passé comme prévu, parce que je suis passé par là et au lieu de continuer ma route, j'ai décidé de rester et d'élire domicile dans sa vie. Je m'y sentais bien, ça sentait bon, il avait la peau douce, pourquoi serais-je parti ? Et quelques mois plus tard, voilà où on en est, à parler d'avenir, sérieusement, ensemble. Je sais que pour certains ce serait un peu tôt. Ca fait quoi ... 7 mois qu'on est ensemble ? Ce n'est pas grand chose dans une vie. Mais déjà je n'ai jamais été aussi longtemps avec quelqu'un et il faut bien prendre en compte qu'on n'a jamais rien fait comme les autres depuis que l'on est ensemble. On a couché ensemble bien avant d'être ensemble et je me suis installé dans son dortoir comme si on emménageait officiellement ensemble dès le début. On est jamais sorti ensemble. On a jamais eu de rancard ensemble, on n'a jamais rien fait qu'un couple d'adolescents normal fait en général. Et au final, ça ne me dérange pas. Je ne sais pas vraiment ce que je rate et je m'en moque. J'aime notre relation telle qu'elle est. Et je n'ai pas la sensation qu'elle est moins solide ou moins vraie qu'une autre. « Au moins, avec moi, tu seras l'heureux propriétaire d'un éléphant rose et ça, mine de rien, ce n'est pas donné à tout le monde ! » J'essaie de donner un côté humoristique à la discussion, histoire qu'elle ne soit pas trop sérieuse mais la vérité c'est que ça me plait vraiment de l'entendre dire tout ça. De me dire qu'il est prêt à construire quelque chose avec moi. Oui, d'accord, je n'ai que 16 ans et je suis coincé à Poudlard pour encore 2 ans. C'est un fait et j'en suis malheureusement conscient, mais ça ne signifie pas que je n'en sortirais jamais. J'aurais 18 ans un jour et j'obtiendrai mes ASPICs tôt ou tard. Et j'espère que quand ça arrivera, la première personne qui m'attendra sur le quai de la gare de Londres, ce soit Dan, impatient de commencer notre vie, à deux, loin de Poudlard. Je n'ai pas envie que tout ça soit de vaines paroles et qu'au final, quand j'aurai fini mes études, il ne sera plus là. Je veux vraiment construire quelque chose avec lui. Peut-être que je suis trop romantique, naïf ou idéaliste, je ne sais pas, mais moi j'y crois.

La journée avance trop vite, mais j'essaie de ne pas trop y penser pour ne pas avoir la mort dans l'âme et gâcher le peu qu'il nous reste ensemble. Alors je le suis sans broncher, dans une petite ruelle pour transplaner. Quand nous arrivons au restaurant, il ne paye pas de mine à l'extérieur, mais l'intérieur est très chaleureux et convivial. Nous nous installons à une table et pendant que nous choisissons ce que nous allons manger, nous continuons notre petite discussion. En fait, elle n'a jamais vraiment cessée, nous ne faisons que des pauses que cela est nécessaire et c'est plutôt agréable et rassurant de voir qu'on est capable de toujours trouver quelque chose à se dire. Au début on était un peu nerveux, mal à l'aise, inquiet des blancs que nous pourrions avoir, mais plus maintenant. Déjà parce qu'il n'y en a pas et quand on ne dit rien, on se rend compte qu'il se passe toujours quelque chose. Nous nous regardons amoureusement, nous profitons de la présence de l'autre et nous n'éprouvons aucune gêne. Je veux que ça continue comme ça tout le temps. Que le "retour à la réalité" ne sera pas aussi brutal que je ne le pense et qu'on pourra retrouver quoi qu'il arrive cette proximité. « Je suis sûr que quand je l'ai dit tout à l'heure, tu l'avais sur le bout de la langue toi aussi et qu'on aurait pu le dire de concert ! » Tentais-je de me rattraper. Evidemment que je sais qu'il ne le prend pas vraiment mal et que le fait que je me rende compte de ma boulette le fait plus rire qu'autre chose, mais ça n'empêche pas que j'ai envie de lui faire plaisir. C'est débile, je le sais mais c'est plus fort que moi. Il sourit, limite je l'entends ricaner, mais moi je suis presque tout penaud. Je suis irrécupérable. Et alors je ne parle pas de sa mère, là j'ai touché le fond. J'ai tellement peur qu'elle ne m'aime pas que j'angoisse d'avance d'une situation qui n'existe pas. Oui, je le trouve beau, avec ou sans les cheveux longs. Et oui, je suis prêt à dire à sa mère qu'il est parfait, même avec cette coupe de cheveux. Mais jamais, au grand jamais, je ne voudrai qu'elle pense que je veux lui mettre des bâtons dans les roues. J'aime Dan, du plus profond de mon être et je sais qu'il tient à sa mère, alors jamais je ne voudrais l'avoir à dos. Et puis je suis un gentil garçon, non ? Enfin c'est certainement ça le soucis, c'est que je suis un garçon, alors qu'en toute logique, il aurait dû leur présenter une fille. Mais ils avaient l'air de ne pas mal le prendre, si ? Est-ce qu'il a dit ça pour me faire plaisir ? Non, je ne pense pas, il me charrie encore. « Je lui dirais que je n'aime pas non plus cette coupe de cheveux mais que tu n'en fais qu'à ta tête, comme ça je rentrerai dans ses bonnes grâces !! » Dis-je d'un air candide. Evidemment que je ne le ferais pas, je ne voudrais surtout pas que ce soit Dan, ensuite, qui me fasse la tronche parce que je ne serais pas de son côté. Et puis surtout, je le trouve très bien avec ses cheveux longs. Moi je m'en fous de la longue de ses cheveux ou du fait qu'il soit rasé ou non, je l'aime quoi qu'il arrive.

Nous mangeons notre repas et ce fut délicieux. Nous payons ce que nous devons et nous en allons, main dans la main en direction du cinéma. Nous ne nous pressons pas, nous avons encore un peu le temps et le cinéma que nous avons choisit est à deux pas. Nous profitons un peu de cette marche digestive et surtout du temps vraiment clément que nous avons eu aujourd'hui. Nous payons nos places et allons nous installer dans la salle. Pas très grande et pas très remplie, c'est plutôt une bonne chose, on ne se sentira pas étouffé et on a la place pour nous. Nous pouvons nous isoler dans un coin, sans avoir des voisins dans tous les sens qui pourraient avoir le regard baladeur, sans forcément que ce soit volontaire. Mais je trouve que quand deux personnes se bécotent à tes côtés, c'est souvent gênant et chiant, alors je suis plutôt content qu'on puisse se trouver des places tranquilles, un peu à l'écart, mais quand même pas trop mal situées pour voir le film. Et puis la séance commence et je sens la main de Dan glisser sur ma jambe. Elle se pose juste, comme si c'était sa place et je pose une de mes mains sur la sienne, ravis. Et nous regardons le film. En tout cas moi je le regarde. L'intrigue se met en place, les protagonistes font tous leur entrée. Je ne connais aucun acteur mais je suis assez nul en général pour ça. Je ne connais jamais personne, je ne retiens jamais les visages ou les noms et puis sincèrement je m'en moque, ce n'est pas comme si j'allais les croiser dans la vraie vie. Je passe le plus clair de mon temps entre Poudlard et chez moi, j'ai quand même peu de chance de croiser une célébrité dans ma campagne. Après certes, je vais souvent à Londres, mais c'est pas non plus tous les 4 matins et il faudrait vraiment beaucoup de chances pour qu'on choisisse d'aller dans les mêmes quartiers, au même moment. Et puis je suis sûr que j'ai déjà croisé des gens connus, sans même les avoir reconnu. Un vrai boulet. Je sens la tête de Dan se poser sur mon épaule et je ne peux m'empêcher de sourire. Et sa réplique m'arrache un petit gloussement discret. « Pourtant, avec la journée qu'on a passé, à crapahuter dans tous les sens, je ne dois pas sentir la rose. » Dis-je d'un ton amusé, tout en tentant de rester concentrer sur le film. Sauf que, comment voulez-vous que j'arrive à ce miracle quand je sens les lèvres de mon petit ami dans mon cou ? Il ne s'y attarde pas vraiment, c'est juste un baiser, mais ça me donne des frissons malgré tout et j'arrête de regarder l'écran pour la première fois pour le regarder lui. « Vous n'avez pas l'air bien concentré M. O'Callaghan ... Si je vous interroge sur les héros de l'histoire, je suis sûr que vous seriez incapable de me répondre. » Dis-je en faisant mine de le gourmander. Mais sincèrement je m'en moque, s'il ne veut pas regarder le film, je peux aussi m'adapter et profiter de sa présence, je sais faire aussi.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 30 Sep - 14:12


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

C'est comme s'il ne s'était jamais rien passé. Son silence, le mien, notre éloignement, tout ça... Effacés. Inexistants. Comme si on ne reprenait pas vraiment notre histoire là où on l'avait laissée mais qu'on la continuait comme si on avait jamais arrêté. Et c'est un peu bizarre en réalité, parce qu'on a passé quoi... Allez, deux semaines à tout casser dans cet entre-deux effrayant... Pourtant, j'ai l'impression que ça a duré tout notre séjour à la ferme, et même après. C'était tellement loin de ce qu'on était, nous, que j'ai du mal à réaliser que ça ne changeait rien. Au contraire... Les gens partout, la surveillance permanente et le malaise oppressant... C'était difficile de retrouver quoi que ce soit. Bien sûr, on dormait le plus près possible l'un de l'autre (les nuits sans sommeil passées à caresser tendrement sa main abandonnée dans la mienne au-dessus du vide qui séparait nos deux lits m'apparaissent comme les meilleurs et rares bons souvenirs de ces vacances), bien sûr, on se parlait tous les jours et on gardait une certaine tendresse mais... Mais c'était pas nous. Et je crois que c'est ce qui était le plus inquiétant. Se rendre compte que notre histoire était réduite à quelques détails presque machinaux et mis à mal par une routine dont personne ne voulait vraiment. J'avais peur qu'on glisse sans s'en rendre compte vers la fin de tout. Que ça devienne une habitude. Puis qu'on s'en passe. Qu'on s'en lasse. Pas de notre vraie histoire mais de ce simulacre-là. Mais les vacances ont tout changé, une fois encore. Au manque qui vivait dans ces jours maladroits s'est ajouté celui de l'absence totale. Sérieux, j'ai cru que j'allais devenir dingue ! C'est une chose de manquer d'intimité, de regretter les instants qu'on passait vautrés dans un coin à se câliner mais c'en est une autre de manquer d'oxygène, de réaliser que la seule chose dont on a besoin est désormais loin. Je ne veux pas avoir à revivre ça un jour. Je sais pas comment on s'y prendra, je m'en fiche, mais il est hors de question que je repasse deux semaines entières sans le voir. Je suis sûr que, dans le fond, c'est une question de survie. « Je sais, tu es le meilleur ! » J'affiche un regard amusé et prétentieux, comme si j'en avais parfaitement conscience. En réalité, c'est pas du tout le cas, et je le sais parfaitement. Je ne suis pas le meilleur, loin de là, et certainement pas pour lui. Je ne sais pas ce qu'il me trouve, en vrai... Bon, j'ai bien conscience que je ne suis pas le garçon le plus moche du bahut, mais au-delà de ça...? Et puis, je suis sûr que ça compte même pas, en réalité, sa copine était plutôt jolie. Alors si c'est pas une question de physique, ça me dépasse complètement... Parce qu'on peut pas franchement dire que je lui ai fait de bonnes premières impressions ni même que je sois en mesure de lui apporter quoi que ce soit... Je sais pas. Alors dans le doute, je laisse la plaisanterie en état et n'y réponds rien.

Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'on parle d'avenir aujourd'hui. Honnêtement, il y a quelques heures encore, c'était limite si on se demandait si ça allait bien se passer pour la journée et voilà qu'on se projette à nouveau. Et cette fois, ça a l'air tellement plus sérieux. Il n'est plus question de survivre à l'apocalypse et de renoncer à la survie de l'espèce pour rester ensemble, non, c'est beaucoup plus... Beaucoup plus vrai. Crédible. Possible. Alors l'apocalypse, je suis pas sûr d'avoir envie, mais la maison au milieu de nulle part, je signe tout de suite ! C'est un peu étrange quand même... Je veux dire... Je suis un gamin. Je suis même pas sûr d'être capable de ranger ma chambre correctement et j'ai aucun mal à m'imaginer tout plaquer pour vivre avec lui... Et sans trop savoir pourquoi, ça me rappelle mes parents. Les vrais, pas ma mère et mon beau-père. Elle, même pas majeure, moi déjà en route, et Papy et Mamie obligés de la forcer à rester avec eux jusqu'à sa majorité. Avant qu'elle ne se barre quand même à dix-huit ans pile. Est-ce qu'elle m'aurait forcé, elle aussi, si j'avais dit il y a deux ans que je voulais partir vivre avec l'amour de ma vie ? Et si je l'appelais maintenant pour lui dire que je monterais pas dans le train pour fonder notre « famille » (si tant est qu'on puisse considérer des plantes comme des enfants) ? Est-ce qu'elle jouerait les menaces pour me faire revenir à la raison ou est-ce qu'elle m'encouragerait en souvenir de ses jeunes années ? J'en ai pas la moindre idée... Mais me rendre compte que, finalement, elle et moi on est pas si différents que ça, ça me fait un peu bizarre. Tout le monde a passé ma vie à me dire que je ressemblais à mon père, que j'avais beaucoup de points communs avec lui, blablabla... Et en grandissant, ça ne s'est pas arrangé, je sais que je suis son portrait craché et j'ai eu l'occasion de remarquer que j'avais hérité de son courage... Mais ça veut dire quoi, alors ? Que je ressemble à un mensonge ? Je ne suis pas certain d'apprécier le compliment. Et même si je n'apprécie pas beaucoup plus l'idée de marcher dans les pas maternels, il faut bien avouer que malgré ce que j'en dis tout le temps et les difficultés qu'on connaît, c'est sûrement le vrai modèle à suivre de mes géniteurs... Elle m'a jamais lâché, elle m'a jamais menti, elle a jamais eu honte de mon existence au point de la cacher... Même si elle n'aime pas les souvenirs que je lui renvoie, elle m'aime, moi. Assez pour faire fi de tout ce qui lui déplaît. Et puis, mine de rien, elle est courageuse, ma mère. Elle est forte. Pas infaillible, évidemment, mais elle tient bon. « Au moins, avec moi, tu seras l'heureux propriétaire d'un éléphant rose et ça, mine de rien, ce n'est pas donné à tout le monde ! » Son rappel me fait rire alors que sa main se pose sur la mienne. Je la serre tendrement et souris de plus belle. Ouais, au moins, j'aurais un éléphant rose. Que demander de plus ? Et puis, même au niveau de ma famille, ça règle le problème. « Maman, je quitte tout pour élever un éléphant rose quelque part au milieu d'un champ. » (ou pas, mais la nature, la campagne, même combat) Forcément, ça passera nickel ! Tout le monde approuvera et la vie sera belle. « C'est définitif, je suis l'homme le plus chanceux du monde. » Tout ça pour un éléphant rose, oui, parfaitement !

Malheureusement, il est temps de bouger et de nous glisser vers la fin de notre délicieuse parenthèse. Si j'avais su ! Je lui aurais demandé de venir pendant quinze jours, au moins ! Égoïstement, ça n'aurait pas pu être pire, au contraire ! J'aurais bien aimé passer toutes ces heures à arpenter les rues de la ville et à me blottir chaque nuit dans ses bras. Peut-être que l'idée de retourner à Poudlard aurait été plus supportable parce qu'on en aurait profité pleinement avant. Là, c'est juste trop court. Vraiment trop court. On se pose au restaurant dans les minutes qui suivent et entre nous, rien ne change. La perspective de la fin ne nous perturbe pas au point de faire rater cette soirée. Tant mieux ! On en parle pas, d'ailleurs. Je ne sais même pas ce qu'il en pense... Et je crois que je préfère rester dans l'ignorance... On a pas parlé de la rentrée, non plus. On a soigneusement évité tous les sujets fâcheux et ça me semble normal. Flippant mais normal. Mais flippant. « Je suis sûr que quand je l'ai dit tout à l'heure, tu l'avais sur le bout de la langue toi aussi et qu'on aurait pu le dire de concert ! » Sa réplique me fait doucement rire. Il a l'air tout gêné alors que je ne fais que le taquiner. Mes joues se colorent légèrement alors que mon cœur se gonfle d'un amour sans borne. Ça fait des semaines que je ne me suis pas senti aussi bien que ça. Aussi léger, aussi vivant. J'ai juste envie de me lever, de le serrer contre moi et de lui avouer à l'oreille à quel point je l'aime. Mais en plein milieu du restaurant et sans raison apparente, ce serait un peu étrange... Alors je me contente de l'observer le plus amoureusement du monde, dans l'espoir qu'il comprenne tout ce qu'il peut bien représenter pour moi. « Si t'en es sûr alors, c'est forcément ça ! » Je lui offre un clin d’œil taquin et reporte vaguement mon attention sur mon assiette. Je réalise d'un coup que c'est notre premier rendez-vous, comme ça, sans raison particulière. Et je suis bêtement touché. On est plus ensemble parce qu'on en avait « besoin », on est ensemble parce qu'on en a envie et c'est la chose la plus rassurante qu'il m'ait été donnée de connaître ces dernières années. « Je lui dirais que je n'aime pas non plus cette coupe de cheveux mais que tu n'en fais qu'à ta tête, comme ça je rentrerai dans ses bonnes grâces. » Sous le coup de la surprise, j'avale de travers et toussote en riant, comme un parfait crétin. Il me faut plusieurs secondes pour m'en remettre et plus encore pour m'arrêter de rire. J'essaye de prendre un air boudeur mais ça marche pas trop, on voit bien trop que c'est pas sérieux. « Non mais j'y crois pas ! Le fourbe ! » Bien sûr, j'en crois pas un mot mais tout de même ! Rien que le fait qu'il en ait eu l'idée... Mon dieu, la déception ! Si j'avais su qu'il était comme ça ! Je crois que je vais défaillir... Au moins. Finalement, je n'ai pas le temps d'en arriver là que le dîner touche déjà à sa fin...

On profite du chemin qui nous sépare du cinéma et, main dans la main, on se promène une dernière fois. J'aimerais bien vivre ça tout le temps. Passer mes week-ends à le suivre je ne sais où, à faire ce qui lui plaît, à découvrir le monde tel qu'il le voit. Et puis, il faut bien avouer que je me sens fier à ses côtés. J'aurais jamais imaginé sortir avec un garçon un jour dans ma vie et encore moins apprécier m'afficher à ce point. Je veux dire, je passais mon temps à courir les jupons alors forcément, là, ça risque de faire foirer un peu tout ça mais... Mais je m'en fous tellement. Je suis sûr que celles qui auraient pu être mes conquêtes dans une autre vie m'envient aujourd'hui. Parce que si je dois être intéressant pour une nuit, lui, c'est une véritable perle, sérieusement, et n'importe quelle fille normalement constituée doit certainement l'entrevoir dans ses rêves en pensant au Prince Charmant. Le cinéma se dessine enfin et en un rien de temps, on se retrouve assis loin du monde devant l'écran géant. Je reprends mes droits sur lui et m'installe aussi confortablement que le siège me le permet et aussi près que l'accepte l'accoudoir. Sa main se pose sur la mienne une fois de plus et un soupir de bien-être m'échappe. C'est définitif : ma vie, la vraie, elle ressemble à ça. Quelque chose de simple, de normal et d'absolument merveilleux. Je me sens un peu comme une adolescente qui aurait été emmené en sortie par l'amour de sa vie, comme si tout ça, c'était la première fois... Je décroche très rapidement, le film ne m'intéresse pas (enfin je crois). Il y a de toute façon bien mieux à regarder. Milo. Auquel la lumière des images parasites donne des reflets oniriques. Il est beau. Il glousse discrètement à mon compliment et ça me fait sourire de plus belle. « Pourtant, avec la journée qu'on a passé, à crapahuter dans tous les sens, je ne dois pas sentir la rose. » Je hausse vaguement les épaules. « M'en fous. » J'ai le ton gentiment boudeur d'un gamin capricieux. « Tu sens toi, c'est mieux. » Sur quoi je dépose mes lèvres sur sa peau, rien qu'une fois. J'ai l'impression qu'on est seuls au monde. Le reste du cinéma n'existe pas. Il n'y a que nous et nos retrouvailles. Le film n'est qu'un prétexte. Je ne me souviens déjà même plus du titre. Je sens son regard posé sur moi alors je feins l'innocence aussi bien que possible. J'ai rien fait, moi, je suis sage, vous voyez ? « Vous n'avez pas l'air bien concentré M. O'Callaghan... Si je vous interroge sur les héros de l'histoire, je suis sûr que vous seriez incapable de me répondre. » Son reproche me fait lâcher un rire étouffé alors que je lève légèrement la tête vers lui, plongeant sans retenue dans ses yeux. Un nouvel haussement d'épaules me sert de réponse. Des films, j'aurais l'occasion d'en regarder à chaque fois que je rentrerai chez moi mais des moments comme celui-ci, je sais pas exactement quand j'y aurais à nouveau droit, alors honnêtement, le choix est vite fait ! « C'est ta faute, aussi... Si t'avais joué dans le film, j'aurais suivi. Mais là, y'a mieux à côté... J'y suis pour rien, moi. » En réalité, c'est sûrement plus « si t'avais joué dans le film, j'aurais bavé » mais le résultat est le même, mon attention toute entière aurait été offerte à ce pauvre écran délaissé...
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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Lun 2 Oct - 21:18




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Son regard amusé et prétentieux me fait rire. Il ne répond rien mais qu'y-a-t-il vraiment à répondre ? Je n'attends absolument pas à ce qu'il me retourne le compliment et que pourrait-il rajouter que son regard ne dit déjà ? Alors nous buvons une gorgée de notre boisson avant d'enchaîner sur une autre conversation. L'avenir. Grand sujet. Un peu effrayant et totalement incertain, on ne va pas se le cacher. Que nous réserve notre avenir ? Sera-t-il commun ? Serons-nous encore ensemble dans 10 ans ? Et dans 20 ans ? Et dans 2 mois ? Parce que c'est bien beau de rêver à une belle maison et à un beau jardin, mais avant d'y arriver, il faudra qu'on survive à la rentrée et à tout ce qui nous attend. Et même si nous passons un moment des plus agréables, j'avoue que j'ai un peu peur. Je n'irais pas serein demain à Poudlard. Quoi qu'il serait arrivé, je n'y serais pas allé serein. Si nous ne nous étions pas retrouvé à Londres ensemble, j'aurais eu la boule au ventre, inquiet de savoir si j'allais passer le trajet avec Dan ou si nous allions au moins pouvoir passer quelques instants ensemble avant d'arriver à l'école. Et mes inquiétudes n'auraient fait qu'augmenter, au fur et à mesure des jours. Mais là, nous sommes ensemble, nous passons notre dernière journée de vacances ensemble, je ne vois aucune raison pour qu'on ne passe pas le trajet jusqu'à Poudlard ensemble. Peut-être pas seuls, certes, mais ça c'est encore une autre histoire. Mais après le retour, une fois que tous nos traumatismes nous reviendrons à la figure, est-ce qu'on arrivera à se regarder encore droit dans les yeux ? Je l'espère, sincèrement je l'espère vraiment. « Tu m'ôtes les mots de la bouche ! » Lui dis-je en tentant de prendre un air vaniteux. Mais je doutais de ma capacité à y parvenir. Après je ne dis pas que je n'en suis pas capable. J'ai été élevé d'une certaine façon et ça m'arrive par moment d'être un brin arrogant ou capricieux. On sent bien que je n'ai pas vécu dans les basfonds de Londres ou dans un quartier défavorisé d'une grande ville. J'aime les belles choses et que tout aille comme je le veux. Je n'aime pas qu'on me dise non ou qu'on me contrarie. Ca, j'en suis conscient. Mais le faire volontairement, c'est plus difficile. Je suis capable de l'être, mais sans même m'en rendre compte. Ce n'est qu'en repensant aux discussions que je me rends compte que je peux vraiment être une tête à claques et que moi-même je me détesterais. Mais bon, là ce n'était que pour plaisanter. J'aimais l'idée qu'il puisse vouloir abandonner tous ses rêves d'avenirs ou ses potentielles envies pour vivre avec moi. Oublier la belle maison, la femme riche, le confort et le luxe. Je ne dis pas que je ne pourrais pas le lui offrir, après tout ma famille a encore de l'argent à ce que je sache. Mais ce n'est pas ce que je veux. Je veux m'en sortir par moi-même, gagner mon propre argent et avoir la fierté de rentrer le soir après une bonne journée de boulot en me disant que j'ai fait quelque chose de bien de ma vie. Je veux pouvoir regarder derrière moi et être fière de se que j'ai accompli et regarder à mes côtés Dan et notre famille et me dire qu'on est les plus heureux du monde, même en vivant simplement. Peut-être qu'on aura tous les deux de très bons jobs et qu'on gagnera très bien notre vie, tout comme on pourra avoir des boulots avec un peu moins de prétention et être tout aussi heureux, juste parce qu'on est ensemble.

Je souris à sa remarque mais ne rajoute rien. Là, encore une fois il n'y a rien à dire de plus. J'ai été un peu bête d'oublier un peu trop facilement que c'était moi qui avait suggéré l'idée quand j'ai cherché le prénom de Milan. Mais bon, il n'y a pas mort d'homme et Dan me le fait bien savoir. Ca arrive d'oublier, ce n'est pas le sujet le plus important du monde et je m'en suis finalement souvenu, donc tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais j'aurais aimé ne pas oublier. Voir immédiatement d'où vient la référence et ne pas passer pour le crétin de service. Evidemment, Dan ne le voit pas comme ça, mais moi si. Il tourne son regard vers son assiette et je fais de même. Mon plat est somme tout assez simple mais très bon. Je lui fais goûter, histoire de voir s'il aime aussi ou pas et nous continuons notre repas tranquillement. Le sujet de ses cheveux revient sur le tapis et je me retrouve avec deux choix possibles. Soit je soutiens Dan et je me mets sa mère à dos. Soit je soutiens sa mère et là c'est Dan que je me mets à dos. Choix cornélien, on est bien d'accord. Bon, évidemment, ça serait quand même un comble que sa maman m'en veuille juste parce que je trouve son fils beau tout le temps, même avec les cheveux longs. Et puis dois-je vraiment choisir ? « Ben quoi ? J'ai pas la sensation que vous me laissez beaucoup de choix. Si je soutiens l'un, l'autre me déteste ... Je ne veux pas que vous me détestiez ! » Dis-je en prenant une petite mine boudeuse, regardant mon amoureux avec des yeux de chat potté. Quel comédien je fais, mon dieu. Enfin heureusement que ce n'est que pour plaisanter. Nous finissons notre repas tranquillement, toujours dans la bonne humeur et nous nous en allons tranquillement pour rejoindre le cinéma qui se trouve à quelques pas de là où nous sommes. Je dois avouer que même si ça avait été plus loin, j'aurais voulu y aller à pied, histoire de profiter de lui au maximum. On a le temps, non ? Et même si on n'a pas notre séance, alors on aura la suivante ou un autre film, ce n'est pas bien grave.

Nous nous installons au fond de la salle, suffisamment loin des gens mais pas assez pour ne rien voir. J'ignore ce que nous allons vraiment voir, mais ce n'est pas bien grave. Cela fait une éternité que je ne suis pas allé au cinéma et j'avoue que c'est un petit plaisir que je m'offre. Et puis bon, aller au cinéma avec son amoureux, ça vaut quand même tout l'or du monde. C'est la première fois que ça m'arrive et je ne trouve pas l'expérience désagréable. Déjà que manger en tête à tête, dans un petit restaurant, avec Dan, c'était une grande première, tout comme faire de la barque. Non, en fait toute la journée a été une grande première pour moi. Me retrouver seul, avec lui, durant une journée complète, sans adulte à proximité et loin de Poudlard, c'était du jamais vu et j'avais fini par me dire que ça n'arriverait jamais. Finalement j'ai eu tort et j'en suis ravi, j'aime avoir tort pour ce genre de choses. Tout était génial. Certes, au début c'était un peu délicat, on ne savait pas trop sur quel pied danser tous les deux, mais on a fini par reprendre nos marques et ça avance plutôt comme sur des roulettes, non ? Je tente de m'intéresser au film, mais c'est difficile avec Dan à côté. Il n'a pas l'air d'être très attentif et je dois avouer que ça m'amuse plus que ça ne me dérange. Il me dit que je sens bon alors qu'on a passé notre journée à marcher, je ne pense pas sentir la rose. Peut-être pas pué au point que ce soit vraiment dérangeant, il ne faut pas exagéré, mais je sens peut-être un peu la transpiration ou quelque chose comme ça. Mais ça n'a pas l'air de le déranger. Je sens moi ? Ah ça oui, je pense que mon parfum est parti depuis longtemps et qu'il n'y a plus que mon odeur naturelle. Si elle lui plait, c'est toujours bon signe. « Heureusement, t'imagine si je sentais le voisin ?! » Dis-je en prenant un air apeuré. Oui bon, c'était une plaisanterie pourrie, mais on s'en fout, on va m'accorder le droit d'avoir un humour un peu pourri de temps en temps. En gros ça voulait dire "si je sentais autre chose que moi", mais en même temps c'est un peu bête parce que quand on met du parfum ou du déo, on sent forcément autre chose que nous-même. Même si à force l'odeur est apparenté à notre personne, ce n'est pas vraiment nous. Mais j'aime sentir ses lèvres sur ma peau, même si c'est pour un baiser fugace. J'enchaine en lui disant qu'il n'est pas très attentif et que si je lui posais des questions sur les personnages, il serait bien à mal de me répondre. Monsieur ne se départit pas et me fixe droit dans les yeux. Me provoquerait-il pas ? « Comment tu peux savoir que je n'y suis pas, tu n'as pas suivi du tout le film. » Dis-je en riant. Oui parce que hors de question qu'il pense que je le juge ou que je lui fais la morale. Sincèrement je m'en fous qu'il suive le film ou pas, je veux bien qu'il me regarde tout du long si ça peut lui faire plaisir. Je sais que maintenant que j'ai perdu le fil de l'histoire, ça sera difficile de m'y replonger dedans. Et comme il le dit si bien, j'ai tellement mieux à côté de moi. « Mais ça peut-être une idée d'avenir super cool à mettre dans ma liste de futur potentiel : acteur. Mais que de navet, sinon ce n'est pas drôle. » Oui parce que je n'ai pas envie de devenir acteur, ça ne m'intéresse pas. Passer mes journées à apprendre des lignes, à les réciter par coeur et à tenter de transmettre des émotions, très peu pour moi. Surtout face à une énorme caméra, ce serait tellement déroutant.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mar 3 Oct - 10:05


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Plus je le regarde et mieux je me sens. C'est un peu idiot pourtant. J'ai jamais été du genre à m'attacher sentimentalement à qui que ce soit. J'apprécie des gens, forcément, mais je n'ai pas véritablement besoin d'eux pour me sentir bien. S'ils sont là, c'est un peu, mais s'ils n'y sont pas, je m'en fiche un peu. Sauf lui. Sauf lui... C'était une horreur de me réveiller tous ces derniers matins sans qu'il ne soit à mes côtés, attendre désespérément quelques nouvelles pour avoir l'impression de vivre un instant. Parce que c'était exactement ça, pendant ces deux dernières semaines. Une espèce d'agonie sans fin seulement troublée par ses retours tant attendus. Mais c'est terminé. Il est là, maintenant. Et tout ira forcément mieux. Oui, aujourd'hui, j'y crois. Tout ira bien. Tout ne pourra qu'aller bien. Il se met à rire et mon regard se fait attendri. Je ne m'en lasse pas. Cette journée est incroyable. Je m'en serais voulu, d'avoir loupé ça ! J'en oublie les pleurs d'Aoibheann, les difficultés à quitter ma maison. Parce que j'en ai retrouvée une autre, la mienne, la vraie, la seule qui n'appartient qu'à moi. Et nos projets ne m'effraient pas, ils ont l'air naturel. Et peut-être que dans le fond, j'attends que ça. Qu'on se retrouve tous les deux, seuls et tranquilles. Pour toujours. J'ai passé des semaines à flipper, à craindre que la fin serait là, toute proche, mais j'avoue que ça me semble loin maintenant. Il n'y a aucune raison que ça se termine un jour. On aura la belle vie. Et on sera heureux. Et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. « Tu m'ôtes les mots de la bouche ! » Je lève les yeux au ciel en l'entendant et finis par rire à mon tour. Je ne sais même pas s'il se rend compte de tout ce qu'il m'apporte depuis qu'il est entré dans ma vie. Je ne pense pas. Il ne ferait pas seulement semblant d'avoir cet air-là, tiens ! On ne s'attarde pas davantage sur notre terrasse, l'heure tourne, malheureusement. Quelques minutes plus tard, on se retrouve à l'intérieur du restaurant pour le deuxième repas en tête-à-tête de notre histoire. Et c'est un peu bizarre parce que ce midi, ça m'a fait un peu ni chaud ni froid. Oh, bien sûr, j'ai passé un super moment et j'étais content d'être avec lui mais j'ai pas vraiment réalisé que ça faisait vraiment « rendez-vous ». Alors que là, c'est juste évident. J'ai la chance d'avoir rencard avec le garçon le plus extraordinaire de cette planète... Eh ouais ! J'imagine pas tous les jaloux que je dois faire ! Entre deux bouchées, Monsieur m'apprend qu'il mentira éhontément pour s'attirer la sympathie de ma mère. Ouais, bah peut-être qu'il est pas si extraordinaire que ça, en fait. Non mais. « Ben quoi ? J'ai pas la sensation que vous me laissez beaucoup de choix. Si je soutiens l'un, l'autre me déteste... Je ne veux pas que vous me détestiez ! » Je sais très bien que c'est pour rire, évidemment, qu'il ne croit pas réellement que je pourrais le détester pour une bêtise comme ça mais mine de rien, son air de chien battu, il est sacrément efficace et j'ai affreusement envie de laisser tomber mon faux boudage pour le rassurer. Machinalement, ma main abandonne ma fourchette pour se poser sur son bras. « Elle t'adorera. Je lui donne même pas deux heures pour oublier que c'est pas tout-à-fait ce qu'elle avait pu imaginer pour moi. Elle aura qu'à poser les yeux sur toi pour savoir que j'aurais jamais pu trouver mieux. Et il faudrait que tu t'y prennes sacrément bien pour que, moi, je te déteste. Et encore... Même en t'y prenant bien, je suis pas certain que ça marchera. » Je hoche la tête, convaincu par ce que je raconte et finis par terminer mon assiette, non sans relever les yeux sur lui toutes les deux secondes environs, un peu plus amoureux à chaque fois.

Notre repas se finit dans la bonne humeur, comme toute la journée. C'est rassurant de voir qu'on est capable de vraiment bien s'entendre et de passer des moments aussi géniaux que celui-là. Je sais qu'on évite volontairement les sujets qui fâchent mais tout de même ! Je ne m'attendais pas à ce que tout soit aussi simple, aussi évident, aussi naturel. Il n'y a rien de plus normal que de l'avoir à mes côtés, que de serrer sa main dans la mienne. Malgré tout ce qu'on a traversé, ma place reste à ses côtés. Je ne me sens pas de trop, pas dérangeant. J'aime ça. Mon sourire le prouve sans le moindre mal. Je dois avoir l'air bien con, d'ailleurs, à sourire comme un abruti heureux juste parce qu'on marche dans la rue... Mais qu'importe ! C'est un peu ce que je suis, de toute façon. On se pose à nouveau, pour la dernière activité de notre journée. La fin est proche, malheureusement. Il ne nous restera plus qu'à rejoindre l'hôtel après ça. Et je crois que j'ai un peu hâte. Combien de nuits que je n'ai pas passé dans ses bras, hein ?! Le retour à la vraie vie a été brutal, vraiment... Et même là, je sais très bien qu'on y aura pas le droit forcément... Ce soir oui, alors autant en profiter, mais après...? Jaspe redouble. Keagan, j'en sais rien. Et puis même... Il a sûrement envie de retrouver ses amis, lui. De reprendre le cours normal de son existence. Retrouver son lit, son dortoir, ses habitudes... Moi non. Honnêtement. J'ai juste envie qu'on me promette que rien ne changera. Qu'on se retrouvera tous les soirs et qu'on aura pas vraiment de vie hors de notre cocon. Mais bon, d'un côté, je croyais qu'on avait pas vraiment de vie mais je me suis planté... Il en avait une, lui, visiblement. Peut-être plus que je ne l'entrevois. J'en sais rien. Je ne sais pas à quel point j'ai faux. Juste que je suis sûrement plus con encore que je le croyais. Mais bon, c'est une habitude, on y peut rien... Les lumières s'éteignent, le film commence. Et je décroche vitesse grand V. Je ne dérange pas mon pauvre copain pour autant. Je me contente de l'admirer avec un sourire stupide, les yeux brillants. Il est beau. Il me plaît. J'ai le cœur qui bat toujours un peu vite quand je réalise la chance que j'ai. Et puis je m'installe contre lui, enfin légèrement, l'accoudoir m'empêche de le coller pour de vrai. Tant mieux, d'un côté. Il n'a sûrement pas envie d'avoir une sangsue qui l'empêche de suivre l'histoire. Ou pas... Il n'a pas l'air déçu d'éloigner son attention du film pour me faire la conversation à mi-voix. « Heureusement, t'imagines si je sentais le voisin ?! » Doucement, je secoue la tête. J'aime pas beaucoup l'idée. Mon regard se pose sur les images qui nous font face. Je m'y accorde pas beaucoup d'intérêts. Je sais pas trop pourquoi ils en sont là, ces pauvres personnages. Je m'en remettrais. « Je préfère pas. Après je serais obligé de chercher un moyen de l'éliminer discrètement pour avoir osé t'approcher assez près pour coller son odeur sur toi... Et j'ai pas trop trop envie... » Je balance ça sur le ton de la conversation, comme si c'était la chose la plus normale du monde que d'envisager liquider un concurrent potentiel. En réalité, je sais même pas comment je réagirais dans un tel cas... Je serais tellement désespéré que je crois que je serais capable de pas réagir, en réalité... Me taire et supporter, juste pour qu'il reste encore un peu. Mon dieu, je me fais pitié. Je relève les yeux vers lui et me noie avec plaisir dans les siens. Il ne cherche pas à éviter le contact, ça me plaît. Il a vraiment des yeux magnifiques, quand même. Cette pensée me tire un sourire amoureux. Encore. « Comment tu peux savoir que je n'y suis pas, tu n'as pas suivi du tout le film. » Je lui tire la langue, avec toute la maturité dont je suis capable, et lui offre une moue un peu boudeuse. « J'ai regardé au moins dix minutes entière ! Et t'étais pas dedans. » J'ai regardé un peu quand même ! En plusieurs fois. Pas dix minutes d'affilée, j'avoue, mais qu'importe. « Mais ça peut-être une idée d'avenir super cool à mettre dans ma liste de futurs potentiels : acteur. Mais que de navet, sinon ce n'est pas drôle. » Je lève les yeux au ciel avant de rire discrètement. Je vais vraiment finir par croire qu'il tient à la célébrité, aujourd'hui. Et même si je ne dis rien, ça me plaît pas plus que la première fois. « T'auras jamais assez d'une vie pour faire tout ça, mon amour. » Mais bon, je signe exactement de la même manière pour les trois ou quatre suivantes...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mar 3 Oct - 21:43




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
On est bien. On est heureux. Est-ce que je vous l'ai déjà dit ? Vous êtes sûr ? Je le répète au cas où vous ne l'auriez pas compris. Parce que c'est vrai et que j'ai la sensation qu'on le mérite vraiment. A mes yeux ce n'est pas du vol. On mérite vraiment notre bonheur. On est passé par beaucoup de difficultés, je ne dis pas qu'on ne les a pas mérité, mais il n'empêche qu'après la période sombre qu'on a vécu, on mérite d'être heureux ensemble. Parce que si on veut encore être ensemble et qu'on s'aime toujours autant, c'est que c'est un signe. Non ? Si ça n'avait été qu'un simple caprice ou une passade, à mon avis on se serait moins pris la tête. A la première difficulté, on aurait pris nos jambes à nos cous. C'est vrai, tu peux apprécier une personne, aimer passer du temps avec elle, mais à la première fausse note, il n'y a plus personne. Parce que pas l'envie de se prendre la tête ou pas l'envie de faire des efforts. C'est beau quand ça fonctionne, mais dès que ça déraille un peu, ça devient moins idyllique, le tableau se ternis, les fleurs se fanent et au bout du compte, plus personne n'a la force de porter le couple vers des jours meilleurs. Alors que là, on a envie, on a la hargne. Je ne me serais pas embêter à l'appeler quasiment tous les jours - si ce n'est tous les jours - pour avoir de ses nouvelles et pour entendre le son de sa voix. J'aurais pu me contenter de lettres, même écrites régulièrement ça n'aurait pas été la même chose que le téléphone, soyons honnête. Là c'était un peu comme s'il était proche. Pas suffisamment pour le voir, mais assez pour ne pas me sentir trop seul, le temps de notre conversation en tout cas. Et puis on fois qu'on a raccroché, la solitude m'envahissait de nouveau et c'était insupportable. Je n'aurais pas été aussi malheureux sans lui. Je ne dis pas qu'au début ça ne m'aurais rien fait, mais avec le temps, je me serais habitué à son absence et j'aurais fini par avancer, à tourner la page. Là, je n'en avais juste pas envie et il n'y a aucun moment où je me suis dit "ça finira par passer", mais plutôt "mais qu'est-ce que je fais ici, je devrais courir le monde pour aller le rejoindre". Parce que c'était littéralement ce que je voulais faire, partir, même à pied, pour le rejoindre. Mais aujourd'hui plus d'envie de fugue, plus l'envie de partir, mais bien au contraire l'envie de rester. Pourquoi avoir envie de partir alors qu'on vient de retrouver son "chez-soi" ?

La journée commence lentement la fin de son cycle. Et sincèrement, je n'en ai pas envie. Je suis bien là, avec lui, à parcourir Londres de long en large. Je profite de sa présence, de notre tranquillité, avant de retrouver la foule de l'école. Je sais que Londres est loin d'être une petite ville, bien entendu, mais c'est différent. Ici, nous ne sommes personnes et nous pouvons être qui l'on veut. Alors qu'à Poudlard, nous sommes catalogués et j'ai la sensation qu'on n'a pas le droit de sortir des cases dans lesquelles ont été placé dès le début de notre scolarité. Pourtant les gens changent, évoluent, c'est normal que la case dans laquelle ils sont en 5ème année, par exemple, n'est plus la même qu'en 1ère année. Alors oui, j'aime cette journée et j'aime l'idée qu'elle ne s'achève jamais. Mais en même temps j'aime l'idée qu'elle avance et que plus elle avance et moins je regrette d'avoir accepté sa proposition. C'est vrai, en dehors du début un peu délicat, c'est parfait. On se retrouve vraiment. On sourit, on rit, sincèrement. Je n'ai pas la sensation qu'il y ait des faux-semblants. On fait genre, bien entendu, mais c'est tellement gros que ça se voit. On plaisante, on se chamaille gentiment, on se taquine, on se boude, mais avant tout, on s'aime et c'est ça qui est le plus important. Alors quand je sens sa main se poser sur la mienne, je ne peux m'empêcher de lui sourire et de me sentir bien. Oui, je suis heureux. « 2h ?! Mais c'est une éternité !! » Lui dis-je en faisant semblant d'être à deux doigts du malaise. Moi je ne lui donne pas 5 minutes pour me détester, mais bon, chacun sa vision de la chose. Je ne connais pas sa maman, mais je connais ma capacité à me faire détester par certaines personnes. Je ne dis pas que je suis un être abjecte ou imbuvable, parce que je sais que ce n'est pas vrai, mais je ferais forcément quelque chose pour qu'elle me déteste. Une remarque qui ne passera pas ou un geste, un regard, une attitude, n'importe quoi. Elle ne verra qu'un gamin, totalement gauche, qui a envouté son fils adoré. Un mec sans prétention qui a séduit, on ne sait comment son fils aîné. Un gamin pas méchant, mais tellement pas aidé qui risque sa vie toutes les trente secondes. Bref, quelqu'un de gentil, mais qui ne mérite définitivement pas de faire parti de la famille. Et je ne lui donne pas 2h pour avoir envie de se trouver une belle fille digne de ce nom, plutôt qu'un beau-fils inutile. « C'est un défi que tu me lances ? Non mais je préfère savoir, parce qu'il faut que je me prépare si c'est le cas !! » Lui dis-je en tentant de garder mon sérieux. Sauf que ça ne fonctionne pas. J'ai assez fait de conneries pour les 10 ans à venir, je n'ai aucune envie d'en rajouter une couche. Au contraire, je veux me faire oublier et passer à autre chose. Alors non, définitivement non, je ne veux pas tout faire pour qu'il me déteste. Jamais. Je n'y survivrais pas.

Une fois le restaurant terminé, nous allons au cinéma. C'était mon idée. Cela faisait tellement longtemps que je n'y suis pas allé que j'avais envie de m'en faire un. Sauf que pour être honnête, le film en lui même m'indifférait totalement. Ce n'était pas vraiment pour le film que j'y allais. J'y allais pour le plaisir d'aller au cinéma, pour pouvoir dire que j'y suis allé récemment et surtout pour prolonger notre soirée en amoureux. Même si j'ai très envie de me blottir contre lui pour dormir, enfin une nuit complète, je ne veux pas aller me coucher à 21h. Et puis un cinéma en amoureux, c'est romantique. Mine de rien, on sort ensemble depuis quelques mois maintenant mais on n'est jamais vraiment sorti ensemble. Alors ça me donne l'impression qu'on pourrait refaire nos débuts et repartir à zéro. Même si, entre nous? J'aime notre début. Certes ça a été un peu étrange et chaotique, mais j'ai certainement passé la meilleure nuit de ma vie dans ses bras. Mais bon, malgré tout ça, j'aime l'idée de ressembler à un couple normal et je tente de m'intéresser au film au maximum, mais Dan ne me laisse pas vraiment beaucoup de chances. En soit, il ne me dit rien de particulier, c'est juste que s'il est trop prêt, je n'ai plus du tout envie de regarder le film, j'ai mieux à côté. Sa réplique me fait rire. C'est clair que si je sens vraiment le voisin, ça veut dire qu'à un moment donné soit j'ai passé trop de temps avec lui, soit alors on a été trop prêt. Dans un cas, comme dans l'autre, ça ne sent pas bon. En tout cas moi je n'aimerai pas qu'il sente autre chose que lui, voire moi. « Mais si je sens toi ?! Parce que là, à l'heure actuelle, mon voisin le plus proche, c'est toi ... » Lui dis-je d'un air taquin. Cela dit, j'avais raison. Mon voisin le plus proche, c'était lui et au vu du fait qu'il me collait autant que possible - ce qui était loin de me déplaire, bien entendu - je ne pouvais que sentir son odeur. Et là, pour le coup, j'aimais bien l'idée. Moi je veux bien avoir son odeur sur moi et pouvoir avoir la sensation qu'il était avec moi, même si ce n'était pas vrai. « Ah ben si t'as regardé au moins 10 minutes du film alors je ne peux rien dire ... » Je plaisante toujours. 10 minutes du film sur quasiment 2h, c'est très peu, mais bon, à choisir je préfère qu'il bave sur moi, plutôt que sur des acteurs qui heureusement, par chance, il ne croisera jamais ou pire encore, la fille à quelques rangs devant nous qu'il pourrait voir, par hasard, en allant aux toilettes en même temps qu'elle. Mais je n'ai pas envie d'être jaloux, je ne veux même pas y penser. Il n'y a que lui et moi et c'est tout ce qui compte. « Ben on sait jamais, si un jour on me propose plusieurs vies pour "réaliser mes rêves", peut-être que je pourrais accepter ... t'imagines, vivre à l'infini notre amour ... moi je ne demande pas mieux ! » Oui parce que pour être honnête, je m'en moque de la carrière d'acteur ou de star dans l'écharpe ou pour sauver le monde ou d'écrivain à succès ou de je-ne-sais-plus-quoi. Tout ce qui compte c'est que chacune de ses vies, je les passe avec lui et là, ça sera forcément une vie parfaite.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 4 Oct - 21:21


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Je crois que c'est le meilleur repas de ma vie. Et c'est pas une question de nourriture, loin de là. J'espère qu'on connaîtra beaucoup d'autres dîners en tête-à-tête comme ça ! Aussi tranquille, aussi agréable, aussi amusant. J'aime vraiment cette journée, cette soirée, tout ! J'espère vraiment qu'on remettra ça aux prochaines vacances, comme on l'a laissé entendre tout à l'heure. Nous retrouver une fois de plus loin du monde et oublier tout ce qui n'est pas nous... Aux prochaines vacances et à toutes les autres aussi. Qu'on s'offre des moments rien qu'à nous dès que l'occasion se présentera. On a le monde entier à découvrir ! Et toute une vie pour le faire... Je ne sais pas si ça aurait été pareil en se revoyant seulement demain mais il faut bien reconnaître que la confiance que j'avais en nous revient rapidement. Quelques heures et voilà que je suis prêt à tous les projets du monde, comme avant. Comme avant... Ouais, c'est un peu ça. Rien a changé. Tout est exactement pareil et en même temps très différent. C'est bizarre. J'apprécie. Réellement. Il semble s'inquiéter par rapport à ma mère alors tendrement, je cherche à le rassurer. Ma main se pose sur la sienne. Il sourit. Sans m'en rendre compte, je souris aussi. Il a l'air bien, aujourd'hui, et rien n'aurait pu me faire plus plaisir. Qu'il profite de cette journée autant que moi, qu'il soit content d'être là, qu'il ne regrette rien. Parce que moi, en tout cas, je ne regrette rien ! Ni d'avoir quitté ma famille ni d'avoir signé pour un an de plus à l'école. Parce que c'est un an de plus à ses côtés. Et je crois qu'on en a besoin. Déjà qu'un an, ça va être court... Mais je préfère repousser l'idée pour l'instant. On a le temps. Ça nous laisse un peu de temps quand même. Tout un tas de jours à partager. « Deux heures ?! Mais c'est une éternité !! » Sa réaction me fait rire alors que je hausse les épaules. Tu parles ! Le temps d'échanger trois mots et ce sera passé. Juste pour faire les présentations et ma famille entière sera raide dingue de lui comme je le suis. Personne ne pourra remettre mon choix en question tant il sera évident que j'ai fait le bon. Ce sera parfait. On nous encouragera dans notre vie future et tout le monde sera ravi de nous voir avancer. « C'est qu'avec dix personnes à la maison, il va falloir un moment avant que tu puisses en placer une ! » Ce qui n'est peut-être pas si faux que ça. Je n'ai jamais ramené personne à la maison mais je les vois bien balancer toutes leurs questions sans penser une seule seconde à lui laisser l'occasion de répondre. Et, bêtement, j'ai hâte de voir ça en vrai. Qu'il fasse partie de ma vie. Genre officiellement. « C'est un défi que tu me lances ? Non mais je préfère savoir, parce qu'il faut que je me prépare si c'est le cas !! » Je lève les yeux au ciel en l'entendant. Nan mais quelles conneries il me raconte encore, hein ?! Comme si j'avais envie d'avoir à le détester ! On en a pas assez chié comme ça, peut-être ? « Non. C'est une constatation. Pas la peine d'essayer, ça marchera pas. Tu peux nous épargner ça. » Je n'ai aucune envie de le détester, moi. Je préfère largement qu'on continue sur cette voie-là, beaucoup plus agréable il me semble que celle qu'on a vaguement testé au tout début de l'été...

Je ne le déteste pas davantage quand on arrive au cinéma, au contraire. J'ai l'impression de l'aimer un peu plus à chaque seconde qu'on passe ensemble. Comme si la distance n'avait servi qu'à nous rapprocher. Peut-être que c'est un peu le cas ? Ce serait bien... Mais je n'ai aucune envie d'avoir à rester loin à nouveau pour m'en rapprocher plus encore. Ça me suffit ! J'ai assez donné ! C'était tellement horrible... Brr... Rien que d'y penser, ça me fait froid dans le dos ! Plus jamais ! Je trouve que cette séance ciné termine plutôt bien notre journée. Un petit moment de calme, tranquille. Juste sa présence toute proche et puis rien. Après, il faut bien reconnaître que je suis un peu fatigué. La seule idée de passer la nuit entière collé à lui après des mois sans même avoir osé l'espérer me donne juste envie d'aller me coucher. Toutes les nuits précédentes étaient un véritable calvaire. Je crois que j'en ai pas fait une seule complète. Si j'arrivais à dormir plus de deux heures d'affilée, c'était presque un exploit. Mais je sais que ce soir, ce sera différent. Je ne dis pas que je vais dormir douze heures, hein, mais ce sera une vraie nuit. Calme et reposante. Je vais le retrouver lui, sa chaleur, son odeur... En parlant d'odeur, Monsieur s'interroge une fois de plus. « Mais si je sens toi ?! Parce que là, à l'heure actuelle, mon voisin le plus proche, c'est toi... » Je fronce légèrement les sourcils. Je sentirais pas mon odeur sur lui, je crois. Je veux dire je sentirais la sienne, ou au mieux la sienne sur moi, mais c'est tout. Et Dieu sait que j'adore quand son odeur imprègne mes affaires. Enfiler mon tee-shirt de pyjama et être aussitôt enveloppé par son parfum, c'est juste une expérience délicieuse. Il a sûrement la meilleure odeur du monde, de toute façon. Comme c'est agréable, le matin, de me réveiller, d'enfouir mon visage dans son cou et d'émerger tranquillement en jouant les parfaits junkies. Et demain matin, ce sera possible. J'ai envie de sourire comme un con rien que d'y penser. Mais au lieu de ça, j'affiche une moue boudeuse, peut-être un peu plus crédible que prévu. « Alors c'est ça ? Maintenant, je suis le voisin ? Sympa... » C'est ce qu'il a dit tout à l'heure, non ? « Imagine que je sente le voisin » bah voilà que c'est moi... J'aime pas beaucoup l'idée, vous voyez ? Mais bon, c'est qu'à moitié sérieux, évidemment. Heureusement d'ailleurs ! Je vais pas faire vraiment la tronche pour ça. Mais c'est pas la chose la plus sympa à entendre quand même. Je lève le nez et fais semblant de m'intéresser au film. Ça lui apprendra à me traiter de voisin, tiens ! « Ah ben si t'as regardé au moins dix minutes du film alors je ne peux rien dire... » Sa remarque me fait sourire. Eh ouais ! J'ai regardé tout ça du film ! Dix loooongues et interminables minutes ! Je serais presque fier de moi ! « Ben on sait jamais, si un jour on me propose plusieurs vies pour "réaliser mes rêves", peut-être que je pourrais accepter... t'imagines, vivre à l'infini notre amour... moi je ne demande pas mieux ! » Je rougis aussitôt, heureusement caché par l'obscurité de la salle. Ça fait tellement bien écho à mes propres pensées que c'en est troublant. Mais ça me plaît. Ça me plaît vraiment. Doucement, j'attrape sa main et fais passer son bras autour de mes épaules pour me blottir plus encore contre lui. Oui, je fais ma vie. Je suis chez moi, après tout, j'ai le droit. L'accoudoir s'incruste un peu dans mes côtes mais je m'en fous. Au pire, ça me fera une trace, je suis pas à ça près. Mes doigts glissent dans son cou et se posent sur sa joue juste avant que mes lèvres ne rejoignent amoureusement les siennes. Je m'attarde moins longtemps que je l'aurais fait en temps normal, si on avait pas été dans une salle de cinéma, mais ne m'éloigne pas beaucoup pour autant. Je caresse sa joue et laisse ma main retomber sur son torse, juste au niveau de son cœur que je sens battre sous mes doigts. Je suis touché et ça se voit. « J'aimerais bien te voir réaliser tes rêves pour toujours... » Le reste du cinéma a complètement disparu, je m'en fiche totalement. Il n'y a plus que lui et la promesse d'éternité que je vois dans cette conversation...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 8 Oct - 18:21




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
« Ce n'est pas complètement faux, mais est-ce qu'il y aura vraiment 10 personnes qui voudront me connaître ? » Lui demandais-je sans aucune arrière pensée. C'est vrai, il m'aime et c'est un point sur lequel je ne reviendrai pas, mais sa famille dans son entier n'est pas obligée de m'aimer à son tour. Il faut impérativement que sa mère m'aime, il reste proche d'elle et il aura beau dire ce qu'il veut, son avis compte pour lui, alors si elle ne m'aime pas, on va avoir un problème. Je ne dis pas que si elle lui demande de me quitter, il le fera sur le champ, mais disons que ça ne sera pas agréable d'être partagé entre son petit ami et sa mère et je pourrais le comprendre. Si ma grand-mère venait à me dire qu'elle n'aime pas Dan, ça me contrarierais vraiment. Je ne le quitterai pas sous prétexte qu'elle me l'a demandé mais j'avoue que ça me chagrinerais que les deux ne s'entendent pas et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle l'apprécie. Après tout, si je le trouve merveilleux, c'est bien qu'il y a une raison, non ? Et je me dis que ça doit être pareil pour Dan. Il vaut donc mieux que je mette sa famille dans la poche, même si j'ignore comment je vais réussir cet exploit. Et puis 10 personnes, ça fait beaucoup de gens à convaincre. Personnellement, il n'y a que ma grand-mère. Allez, je suis sympa, si ma soeur pouvait l'apprécier, ça m'arrangerais aussi, parce que son avis compte beaucoup pour moi, mais c'est tout. Si j'ai ma grand-mère dans la poche, j'ai l'ensemble de la famille. Je sais déjà que dans sa famille, le plus dur à convaincre ce sera son frère. S'il n'a pas accepté que son frère sorte avec un garçon, vous pensez bien qu'il ne va pas m'accueillir les bras ouverts. Mais peut-être que si je lui montre que je ne suis pas trop naze, ça passera ? Encore faut-il savoir comment faire ... J'ai la pression et maintenant je ne songe pas qu'à sa mère. Le défi, c'est sa famille au complet. 10 personnes à convaincre que je suis suffisamment bien pour Dan. C'est plus un challenge là, c'est presque mission impossible. Finalement, je n'ai plus autant envie d'aller à Lucan. Et s'ils ne m'aimaient pas ? Et s'ils me jetaient des pierres ? S'ils le forçaient à choisir entre eux et moi ? Je ne veux pas qu'il soit face à ce choix. Je ne veux pas qu'il se retrouve partagé entre sa famille et moi. Je ne le supporterais pas. Je n'aime finalement pas cette conversation. Je sens le doute m'envahir de nouveau. Je ne suis pas assez bien pour Dan, personnellement je le sais mais je n'ai pas envie que d'autres personnes lui mettent la vérité sous le nez. Et voilà que je me prends la tête pour quelque chose qui n'arrivera pas avant quelques mois. Il faut que je décompresse, sinon je ne vais jamais y arriver. Peut-être qu'en quelques mois, je peux m'améliorer, sait-on jamais, les miracles arrivent parfois. « D'accord ! » Lui dis-je en caressant sa main, sourire aux lèvres. Ca me va très bien, ça sert à rien de chercher les emmerdes, sauf si c'est pour me faire détester par l'ensemble de sa tribut parce que je serais le pire des copains, un gros loser qui n'a rien compris à la vie et qui ne voit pas ce qu'il a dans les mains, prêt à le perdre à la moindre occasion.

Je mets mes angoisses de côtés pour passer une bonne soirée. J'aurais toujours ces doutes et ces craintes, parce que c'est moi et que je n'ai jamais eu une bonne image de moi-même. Je ne m'aime pas et je ne comprendrais jamais comment il pouvait m'aimer autant. Lui qui n'était pas prêt à l'amour et ne le cherchait pas, à plonger à corps perdu dedans et visiblement sans regret. Mais c'est une grosse pression, parce que je ne veux pas le dégoûter de l'amour, qu'il pense que ce n'est qu'une arnaque, qu'il s'est fait avoir. Et si on ne finit pas nos jours ensemble, je veux qu'il puisse repenser à notre histoire avec nostalgie, sourire aux lèvres, se disant qu'on avait quand même passé de bons moments, qu'on a été heureux et qu'on s'est vraiment aimé. Mais que malheureusement, toutes les belles histoires ont toujours une fin et que la notre n'a pas échappé à la règle. Même si j'ai l'espoir, peut-être saugrenue, que la fin de notre histoire sera à la fin de nos vies. Est-ce que ce sera possible ? Je l'ignore, mais je l'espère en tout cas. En tout cas nous sortons du restaurant le sourire aux lèvres et nous nous rendons au cinéma. Il y a peu de monde, du coup nous pouvons nous installer à peu près où l'on veut. Dan n'a pas l'air très inspiré par le film. Après je ne peux pas lui en vouloir, on ne s'est pas vraiment renseigné sur les films qui passent, en soit je m'en foutais du film, je voulais juste aller au cinéma et passer un bon moment avec mon copain. Et ça fonctionne plutôt bien. J'ai essayé de suivre, jusqu'à ce qu'il me fasse décrocher à coup de bisou dans le cou. Nous plaisantons sur les odeurs et je lui dis que mon voisin le plus proche, c'est lui alors si je dois sentir quelqu'un, ce sera forcément lui. Visiblement Monsieur a décidé de mal le prendre et de bouder. Non mais je vous jure, quel enfant. Je ne peux m'empêcher de sourire face à cette réaction. Monsieur a décidé que pour me punir il allait regarder le film. Non mais franchement ... « On est voisin de siège alors oui tu es mon voisin ... mon voisin ultra sexy qui me fais tourner la tête et est toujours beau, même quand il boude. » Lui dis-je en m'approchant de son oreille. Je lui chuchote tout ça, déjà parce que les autres n'ont pas besoin d'entendre ce qu'on se dit et que je me dis que s'ils sont venus ici, ce n'est certainement pas pour nous entendre bavasser. Et puis je suis sûr que lui susurrer à l'oreille qu'il est sexy aura le don de le faire débouder ... non ? Je lui dépose un baiser sur la joue, descends de quelques centimètres et en dépose un sur sa mâchoire et descends encore un peu pour en loger un dans son cou, puis je remonte légèrement et j'en dépose un vers son oreille, avant de revenir à ma place, un sourire immense sur mes lèvres et les joues un peu chaude. C'est bien beau de s'être un peu "isolé" mais il ne faut pas trop que j'oublie qu'on n'est pas seul ici. Alors je reprends ma place bien sagement et continue la discussion. Et finalement, peu de temps après avoir repris ma place, c'est lui qui vient se coller à moi. Je suis totalement docile et obéis au moindre de ses gestes. Je lui laisse passer mon bras autour de ses épaules pour qu'il puisse s'approcher autant qu'il le peut, malgré l'accoudoir entre nous. Maudit accoudoir. Je sens une de ses mains glisser sur ma joue et nous nous embrassons tendrement avant de le voir s'éloigner de quelques centimètres. Sa main finit par retomber lentement sur ma poitrine, au niveau de mon coeur, qui bat la chamade. Je suis bien, je le sens tout contre moi, c'est parfait. Je ne voudrais être nulle part ailleurs qu'ici, en cet instant. « Deal ! » Me contentais-je de dire en souriant. Je suis prêt à tenter le défi. Je suis déjà bien parti, je ne vois pas pourquoi je ne parviendrais pas à réaliser l'ensemble de mes rêves déjà dans cette vie. Et si on m'accorde le droit d'en vivre une seconde, en m'accordant un seul voeu, ce serait de la vivre avec Dan. Le reste, je m'en moque. Pauvre ou riche. N'importe où dans le monde, dans que je suis avec lui, tout m'ira. L'action avance tranquillement dans le film et nous n'y faisons pas vraiment attention. De toute façon ce n'est pas comme si le film nous avait vraiment intéressé, si ? Et puis s'il est vraiment bien, on le verra tranquillement chez nous, plus tard. Là pour le moment, le plus important c'est lui.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 18 Oct - 23:42


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

De fil en aiguille, on en arrive à reparler de chez moi et potentiellement du jour où il y viendra. Alors bien sûr, c'est sur un ton amusé et un peu humoristique mais ça n'enlève rien au fait qu'on imagine malgré tout sérieusement qu'il y viendra. Et mine de rien, je crois que j'ai hâte. Que je regrette vraiment de ne pas l'avoir fait pendant ces vacances. « Ce n'est pas complètement faux, mais est-ce qu'il y aura vraiment dix personnes qui voudront me connaître ? » Sa question me fait tout d'abord sourire mais finalement, mon sourire se teinte d'une certaine tristesse en repensant à la réaction de Jackson. Je hausse discrètement les épaules. « Bah déjà, tu peux me virer de la liste, je te connais déjà. » Je ris légèrement. Bien sûr, j'ai vraiment envie de le connaître, tout ça tout ça, mais étant donné que c'est déjà fait et qu'il n'a qu'à exister pour que je l'aime comme un dingue, je ne pense pas qu'il ait vraiment besoin de me convaincre que notre histoire est la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. J'en suis d'ores et déjà convaincu. Totalement. Je serais pas là aujourd'hui si j'en avais le moindre doute. Mais comment pourrais-je en avoir ? Il est juste incroyable. Bien sûr, je ne lui vois pas que des qualités, plus maintenant, mais il en a tellement qu'il est difficile de les nier. Et puis, si moi je les vois, n'importe qui les verra, non ? Je suis certain que ma famille toute entière tombera sous son charme et se demandera pourquoi je ne l'ai pas ramené plus tôt. Ce sera comme s'il avait toujours fait partie de leur vie, comme si la famille n'avait jamais tourné sans lui. « Mais bon... Pour l'instant, je pense qu'on va pas trop compter sur la bonne volonté de Jackson, hein... S'il la ferme, on prendra déjà ça comme un signe encourageant. » Et oui, malheureusement, il y a un point noir... Plutôt énorme à mes yeux, puisque c'est l'un de mes principaux soutiens qui se retourne contre moi. Mais j'ai pas tellement le choix. Faut faire avec. Et croiser les doigts pour que ça finisse par lui passer. « Le reste voudra te connaître. Veut te connaître. Shawna est déjà ta fan N°1, limite. » Je ris plus franchement. Forcément, c'est mon petit-ami, c'est une relation sérieuse, et j'ai l'air assez épris pour ne pas envisager de le perdre (et donc de continuer à faire de la merde)... Il l'a déjà dans la poche sans même avoir eu besoin de lui adresser la parole. Ses doigts caressent ma main et je les regarde faire avec un sourire amoureux. « D'accord ! » Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je le sais.

Mais avant de pouvoir le vérifier, il nous faut terminer cette super journée. Des vacances. Des vraies. Rien à voir avec tout le reste ! Je me sens bien, détendu. J'ai l'impression d'avoir plus soufflé aujourd'hui qu'en quinze jours. J'espère que ça restera comme ça même après la rentrée. J'évite d'y penser, évidemment, parce que ça me fait vraiment peur cette histoire, mais j'espère... En attendant, on perd une heure devant un film que je ne suis pas. C'est la première fois qu'on se retrouve à faire des choses aussi normales et je crois que j'adore ça. Parce qu'en vrai, c'est ce que j'aime mieux faire. Aller au ciné, sortir un peu, quelque chose qui ne nécessite ni magie ni souvenirs traumatisants. Juste sa main dans la mienne et l'impression d'avoir l'existence la plus incroyable de l'univers. Je profite de ce moment de calme pour assassiner à nouveau les distances qui nous séparent. Mes lèvres se perdent un instant dans son cou et tout aurait pu continuer sur cette voie s'il n'avait pas décidé de me traiter de voisin. Oui, de voisin ! L'insulte quoi ! Bientôt je serais quoi ? Un camarade de maison ? Non, non, non ! Il faut arrêter ça tout de suite pendant qu'il en est encore temps. Je refuse ! Alors je « boude » en regardant le film comme s'il m'intéressait alors que je n'ai strictement rien suivi. Mais il ne me laisse pas l'occasion de le faire très longtemps qu'il se rapproche doucement de mon oreille pour venir y chuchoter : « On est voisins de siège alors oui tu es mon voisin... mon voisin ultra sexy qui me fait tourner la tête et est toujours beau, même quand il boude. » Son souffle me fait frissonner. Le fourbe. Comment voulez-vous que je résiste, moi, hein ?! Un nouveau sourire étire mes lèvres. C'est pas désagréable de bouder s'il tente de rattraper le tir comme ça. Il est mignon. Vraiment mignon. Je le trouve touchant. Et comme si ça ne suffisait pas, il vient m'embrasser sur la joue. Puis il recommence un peu plus bas. Puis il s'aventure dans mon cou. Puis il remonte juste sous mon oreille. Des frissons à n'en plus finir. Et l'envie que ça ne s'arrête jamais, également. C'est drôle, je l'aurais plutôt imaginé tout sage, mal à l'aise à l'idée du moindre rapprochement au beau milieu d'une salle pleine de gens. Bon, pas « pleine, pleine » mais tout de même. Je le voyais plutôt rougissant à tenter de me repousser gentiment en gloussant. Mais non ! Monsieur se dévergonde ! Et c'est loin de me déranger, évidemment ! Il reprend sa place comme s'il n'avait rien fait mais on ne me la fait pas, hein ! Je sais qu'il vient de me déconcentrer de ce chef d’œuvre du septième art ! « Hmm... Alors comme ça je te fais tourner la tête, hein...? C'est intéressant ça... » Et puis finalement, tant pis pour le film. Je me blottis tout contre lui, fais ma vie entre ses bras et finis par l'embrasser le plus amoureusement du monde. Mes doigts glissent sur sa joue avant de se poser sur son torse. Je sens son cœur qui bat. Et avec un peu de chance, il me bercera, ce soir, juste avant que je m'endorme. Ça me rappelle le soir de notre torture. Ma tête abandonnée sur sa poitrine qui se soulevait au rythme de sa respiration et la musique apaisante de son cœur tout contre mon oreille. C'était parfait. Rien allait sauf ça mais j'arrive à en garder un souvenir agréable. Le souvenir d'un retour à la maison. « Deal ! » Deal. Deal ! Je ne demande que ça, moi, de vivre notre histoire encore et encore, sur plusieurs vies. Qui refuserait ? Il faudrait être complètement débile ! Mon sourire en dit long sur ce que j'en pense. Et puis finalement, je me cale bien dans son cou, juste comme il faut pour suivre d'un œil absent ce qu'il se passe sur l'écran qui nous fait face. Je m'en fiche pas mal mais je profite. Et j'avoue que je somnole un peu aussi. Il fait bon. Toutes les nuits difficiles s'envolent grâce à lui. Je ne sais pas combien de temps on reste là, à fixer une aventure qui ne m'intéresse pas mais il me faut plusieurs secondes pour réaliser que c'est le générique qui a remplacé les acteurs. Alors je m'éloigne un peu, un peu à contre-coeur, et m'étire péniblement. « Pfiou... C'était bien. » On sent la plaisanterie derrière cette phrase, j'ai rien suivi, alors j'ai un avis clairement inexistant. « La meilleure séance ciné de ma vie. Juste grâce au film, évidemment ! » Juste grâce au film...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 21 Oct - 16:03




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
9 personnes à convaincre. J'en ai déjà convaincu une. Vous allez me dire, c'était la plus importante. Et c'est vrai. Le reste, ce n'est que détail si on y pense. Si lui m'aime, alors déjà il n'y a aucune raison que les autres me détestent vraiment et j'ai fait le plus gros du boulot. Si lui m'aime, le reste n'a aucune importance. Pourtant, je sens que cette affirmation n'est pas totalement vraie. Oui, évidement il est le plus important. Si lui même, c'est déjà bien, mais je sais qu'il est proche de sa famille, alors ça serait bien que les 9 autres personnes m'aiment aussi. Je ne veux pas apparaître comme le fardeau accroché à Dan, le mec chiant qu'ils sont obligés de supporter quand ils voient Dan. Je ne veux pas non plus qu'ils coupent les ponts avec lui parce qu'ils ne me supportent pas et que tant que Dan ne se sera pas rendu compte qu'il sort avec un gros boulet, ils ne veulent plus le voir. Après je ne m'attends pas non plus à ce qu'ils m'adorent tous, mais si sa mère et son beau-père pouvaient m'apprécier, un tant soit peu, ça pourrait être cool. Tout comme Shawna. Parce que oui, elle est importante pour lui, je le sais. Il est facile de savoir qu'elle est importante pour lui et si elle ne m'aime pas alors peut-être finira-t-il par se dire qu'elle a peut-être de bonnes raisons et il remettra en doute notre histoire et finira par se rendre compte qu'il était totalement à côté de la plaque. Je sais que je me prends la tête pour rien, que je ne les ai pas encore rencontré, mais j'ai envie que tout se passe bien. N'est-ce pas normal ? On veut toujours que la famille de la personne que l'on aime nous apprécie un minimum, ne serait-ce que pour tout se passe bien à chaque fois qu'on les verra. Et pour être honnête, j'espère avoir l'occasion de les rencontrer plusieurs fois, ça signifierait que notre histoire dure. « 9 personnes à amadouer ?! C'est tout ?! Ah ben si ce n'est que 9 alors ça change tout. 10 ça aurait été dur mais 9, c'est les doigts dans le nez que je vais parvenir à mes fins ... Fallait le dire plus tôt ! » Dis-je en prenant l'air du mec soulagé de voir qu'il était dans l'erreur et qui est persuadé de gérer la situation comme un roi. Sauf que la réalité c'est que 9 ou 10, c'est du pareil au même, ça ne change pas le problème, mais on n'est pas ici pour se prendre la tête avec ça, alors autant tenter de faire semblant que je le vis bien, même si ce n'est pas le cas. Je hoche la tête pour Jackson. Je me doute bien qu'il n'est pas mon fan N°1. S'il vit mal la relation homosexuelle de son frère alors je peux concevoir facilement qu'il ne m'accueillera pas les bras ouverts. Et je suppose que si on lui dit que son frère n'est pas gay ne changera rien à ses yeux. Parce que oui, je ne pense sincèrement pas que Dan soit vraiment gay. Il m'aime, c'est un fait et il éprouve du désir pour moi, mais c'est moi, ça n'a rien à voir avec le fait que je sois un mec. Après je suis conscient que certains redécouvrent leur sexualité plus tardivement et il pourrait se rendre compte que finalement il est peut-être gay. Mais pour l'heure, je ne le crois pas. Enfin bon, pour Jackson, ça ne changera pas grand chose de savoir qu'on n'est pas gay, parce qu'au final ça revient quand même au même puisqu'on s'aime. Je pense que cette nuance subtile lui passera au dessus. C'est juste moi le problème donc oui, je pense que je vais devoir affronter ses reproches et ses remarques désagréables. Il va falloir que je me prépare psychologiquement à tout ça, ça va être dur. Mais je suis rassuré de savoir que j'ai potentiellement Shawna dans la poche, c'est toujours ça de pris. « Bon si j'ai déjà une presque fan, ça sera toujours ça de pris !! » Dis-je en plaisantant, tentant de passer au dessus du spectre de Jackson qui planait au dessus de ma tête. Je sais qu'on ne peut pas plaire à tout le monde et qu'il arrive qu'un membre de la famille de la personne que l'on aime ne nous apprécie pas. C'est comme ça, il faut vivre avec et surtout ne pas le prendre mal. Même si ça va être dur ...

De base, je n'aime pas quand il me boude, mais je dois bien avouer que même si je le trouve ultra sexy quand il le fait, même quand c'est pour plaisanter, je n'aime pas ça. Je ne le prends pas mal ou n'angoisse pas inutilement, rassurez-vous, mais je ne peux m'empêcher de tenter de le faire débouder. De dit-on pas que toutes les bonnes choses ont une fin ? Ben là c'est exactement ça. Il est sexy quand il boude mais c'est mieux quand il arrive de bouder. Parce que bon, ne nous voilons pas la face, il est beau tout le temps, alors qu'il boude ou pas, il me fait toujours autant d'effet. Alors quand Monsieur se vexe d'être pris pour le voisin de service, je m'aventure vers lui pour le déconcentrer, lui chuchotant à l'oreille qu'il est mon voisin de siège ultra sexy qui me fait tourner la tête. Je l'embrasse tendrement sur la joue, puis descends un peu dans son cou, avant de remonter vers son oreille. Je ne l'aurais pas fait si on avait été en plein jour, sur la terrasse d'un café par exemple. Mais ici, dans la quasi obscurité, sans voisin à proximité, je dois avouer que je me sens un peu aventurier. On serait dans une salle pleine, en dehors de lui caresser la main, je n'aurais pas fait grand chose d'autre, mais là, personne ne nous voit vraiment et ne peux nous juger. Et puis zut, on ne s'est pas vu depuis 15 jours et on a vécu des moments assez difficiles, laissez nous nous retrouver. On ne va pas faire de bébé sur le siège du cinéma, je vous rassure, mais on peut au moins se faire quelques bisous innocents dans le cou. Je retourne néanmoins à ma place pour tenter de suivre le film, laissant Dan revenir à moi. « J'ai dit ça moi ?! Non, ça se serait si c'était le cas. Je te regarderais toujours amoureusement et je ne pourrais m'empêcher de t'embrasser quand j'en ai l'occasion ou de te toucher.... Ah mais attends, c'est exactement ce que je fais ... » Dis-je en plaisantant, comme si je venais de me faire prendre à mon propre jeu. Sauf que oui, évidemment qu'il me fait tourner la tête, que je suis totalement amoureux et que je ne peux m'empêcher de l'embrasser ou de le toucher, sans forcément d'arrière pensée, rien que pour m'assurer qu'il est là, avec moi : une main glissée dans la sienne, mes doigts glissant sur son avant bras, sur ses hanches ou dans son cou. N'importe quelle occasion est bonne pour rappeler au monde entier qu'il est à moi et pour me rappeler que j'ai une chance folle.Je le laisse se blottir contre moi, s'installant aussi confortablement qu'il le pouvait. Nous nous embrassons amoureusement avant de reprendre la suite du film. Mes doigts caressent presque inconsciemment l'avant bras qui se trouve vers mon coeur, pendant que je regarde d'un oeil distrait le film. Je profite pour être honnête plus de sa présence à mes côtés que des scènes d'action. Je suis bien, je me sens totalement à ma place et rien ne pourrait m'atteindre, parce qu'il est là. C'est bête, évidemment, mais j'aime cette sensation. Le film avance bien plus vite que je ne le pensais et nous arrivons finalement au générique de fin. Je serais bien incapable de dire ce qui s'est réellement passé dans ce film, mais est-ce vraiment important ? Dan finit par s'éloigner de moi pour s'étirer. Non, on était bien là, ils ne veulent pas le relancer ? Bon, je serais certainement mieux dans un lit pour dormir, c'est un fait, mais est-ce qu'il viendra se blottir contre moi ? Je l'espère ... Il plaisante sur le film et sur le fait qu'il a adoré cette séance de cinéma. Pour être honnête c'était cool, même si je n'ai pas vraiment regardé le film, la séance en tant que telle a été agréable. « Je savais que tu allais aimer le film, c'était totalement ton genre ! » Dis-je en plaisantant. Pour être honnête je n'ai aucune idée de son "genre de film", mais ce n'est pas bien grave. J'ai bien le temps de le découvrir, non ? Les gens commencent à se lever pour partir, nous allons devoir faire la même chose. « J'espère que je ne t'ai pas trop gêné, j'avoue ne pas avoir été très attentif. C'est toujours désagréable les gens qui ne suivent pas à côté de toi, ça t'empêche de suivre pleinement le film ... » Dis-je en plaisantant. Je finis par me lever à mon tour, tendant ma main vers Dan « On y va mon amour ? » A la suite des autres, nous quittons le cinéma et retournons à l'hôtel à pied. Comme à chaque fois que je sors d'une salle de cinéma, j'ai toujours l'impression que mon esprit est tout cotonneux. Mais cette fois-ci ça n'a rien à voir avec le film en lui-même. L'hôtel se trouve bien plus prêt que je ne l'aurais imaginé et nous arrivons bien plus rapidement que prévu dans la chambre. « Je sens que je vais arpenter les rues de Londres toute la nuit dans mes rêves ! » Dis-je en tentant de plaisanter, ne voulant pas montrer que j'étais un peu nerveux de la suite des événements. J'ignore ce que nous sommes censés faire maintenant. Est-ce que je dois dormir sur le canapé ? Est-ce qu'il y a un canapé ? Est-ce que j'aurais le droit de me coller à lui ? Est-ce qu'il attend quelque chose de particulier de moi ? Je me sens un peu nerveux, alors que c'est loin d'être la première nuit que nous passons ensemble.

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Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's
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