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 ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mar 15 Aoû - 21:36


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

On profite comme il se doit des derniers moments tranquilles loin de l'univers tout entier. Honnêtement, je ne me serais jamais attendu à ça ce matin. Je suis parti de chez moi sans trop savoir comment ça allait bien pouvoir se passer et si j'imaginais sans trop de mal que ça ne serait pas la troisième guerre mondiale entre nous, je ne pensais pas non plus que ça serait aussi... Aussi normal. Aussi comment avant. Aussi « nous », en fait. J'ai l'impression qu'on se retrouve, peut-être un peu maladroitement mais quelle importance ? On se retrouve, c'est le principal. J'espère juste que ça restera comme ça. Demain et les jours qui suivront. Que ça restera toujours comme ça, même, en réalité. J'aime cette complicité retrouvée. Elle cache des choses moins agréables, on le sait, mais je n'ai pas envie de m'attarder dessus maintenant. Elle est là. On est bien ensemble. Enfin je crois. Je suis bien avec lui, en tout cas. J'aime écouter ses plaisanteries, j'aime l'entendre rire, j'aime sentir ses mains sur moi... Et je pourrais continuer comment ça encore pendant longtemps. Il n'y a pas grand chose que je n'ai pas aimé de cette journée. Et je croise les doigts pour que ça ne s'éloigne pas de ce chemin. « Je te signe tous les autographes que tu veux... Je peux même te donner une photo dédicacée... J'ai rencontré un super photographe, bourré de talent, qui pourrait aller loin. » Je lève les yeux au ciel. C'est adorable, je le nie pas, loin de là. Mais... Mais c'est faux. Il est loin d'être objectif, c'est tout. Je suis pas « bourré de talent » et serais bien incapable « d'aller loin ». Je suis juste en mesure de prendre des photos des réunions de famille pour en garder une trace. C'est juste une occupation comme une autre. Je n'ai pas l'intention d'en faire mon métier plus tard. Non pas que ce serait pas plaisant, juste que je suis loin d'en avoir les capacités. Et puis, il faut bien reconnaître que j'ai pas touché à mon appareil depuis le bal. Pourquoi faire ? Garder des souvenirs de mon existence en ruines ? Non merci... Si je pouvais oublier la ferme et le bordel de ces quelques jours à la maison, je ne dirais pas non ! La dernière fois, c'était en plein milieu des examens de fin d'année. Milo penché sur ses cours dans notre dortoir mal éclairé... Je me souviens avoir trouvé particulièrement touchant de le voir aussi concentré et visiblement inquiet. Ce que j'avais mis sur le compte de sa peur de rater ses examens... Maintenant, je dois bien reconnaître que je vois ça autrement. Peut-être qu'il avait vraiment juste peur de se planter mais je n'ai pas vraiment envie de savoir. Ça aussi, je préférerais l'oublier. « Va pour la photo dédicacée ! Je l'accrocherai au-dessus de mon lit, en bonne groupie que je suis. » Je lui offre un sourire innocent. J'en serais capable. Le garder près de moi entre les étoiles phosphorescentes de mon plafond à la maison ou sagement posé sur ma table de nuit à l'école. J'imagine que ce serait mieux que rien... À défaut de l'avoir dans mon lit, il serait toujours à côté... Il faudra sûrement s'en contenter. « Oui, on reviendra, parce que je ne pensais pas aimer autant et c'était trop court. » Oui, on reviendra. Il m'en faut pas plus pour me sentir bien. On reviendra. C'est presque une promesse, ça, n'est-ce pas ? Une promesse à laquelle je crois en dépit de tout ce que je m'étais moi-même promis. Ne pas me noyer bêtement dans ses belles paroles. Ce ne sont que des mots, on sait pertinemment que ça ne vaut pas grand chose et qu'il n'est pas difficile de les oublier... Et moi, idiot, je rêvasse déjà à la prochaine fois qu'on se retrouvera là. Parce que s'il le dit, c'est forcément que ça arrivera. Juste avant de quitter notre île, je cherche à savoir ce qui nous attend pour la suite. Si les propositions sont nombreuses, je fais ce que je peux pour me concentrer sur quelque chose qui lui ferait plaisir à lui. C'est important. Je n'ai pas envie qu'il pense que tout est à sens unique. Je ne lui ai pas proposé de venir seulement pour en profiter, moi, je veux aussi qu'il se couche ce soir en se disant que ça n'aurait pas pu être plus parfait. Qu'il puisse repenser dans quelques temps à ces choses qui lui ont plu et y être instinctivement associé. Genre « j'ai fait des trucs cool avec lui ». Et surtout qu'il ne regrette rien. « C'est une exposition temporaire sur les papillons. » On ne peut pas dire que ça me vende du rêve, honnêtement ! Mais ça n'est pas comme si c'était très grave. Il a envie d'aller voir des papillons et bien on ira voir des papillons. Ce serait dommage de louper ça ! « Ça te va ? » Je hoche la tête et nous approche autant que possible du ponton pour qu'on puisse quitter notre barque sans trop de mal.

Et puis on fuit. On s'enfonce dans le parc. C'est chouette, vraiment. On prend notre temps, on joue les parfaits petits touristes. C'est qu'on est en vacances, après tout ! À peine le temps de se remettre de la tendresse de notre balade aquatique qu'on rejoint les papillons. Il y a plus de monde dans le musée que sur le lac, c'est dommage. J'appréciais notre intimité. Après, honnêtement, ça ne change pas grand chose. On reste tout aussi proches. Ses mains s'abandonnent sur les miennes à chaque fois que je l'enlace. Ça me plaît. « Ça dépend. J'aimerais te dire que ce ne sont que des spécimens qui étaient morts avant qu'ils les récoltent, mais en fait en général ils sont en vie. Mais j'essaie de ne pas trop y penser, de rester sur le côté scientifique, la découverte, l'apprentissage des espèces, tout ça tout ça... c'est un peu moins cruel... » Ah ouais, quand même... Même sans être particulièrement engagé pour la protection de la nature et tout le bazar (pas du tout même) mais ça craint comme truc quand même... Ils sont pas mieux à faire leur vie de papillons ? Je sais que ça vit pas très longtemps mais raison de plus ! Je ne relance pas forcément la conversation sur le sujet, je me souviens trop bien de son état quand on a vu l'illusion de sa plante en mauvais état alors je n'ai pas envie qu'il se sente mal juste pour des papillons qu'on ne connaît pas. Je le suis à la trace, refusant de me décoller rien qu'un instant. Et il n'essaye pas de m'échapper. J'oublie vite les papillons et tout le reste de l'univers. Il n'y a plus que lui et quelques pancartes explicatives auxquelles je ne fais plus attention. C'est difficile de rester concentré de toute façon. Il est bien plus intéressant que les papillons. Alors pendant toute la fin de cette exposition, je prends un malin plaisir à réaliser à quel point il est magnifique, combien il sent bon... J'ai de la chance. Et ça me fait bizarre de le penser aussi naturellement. Aujourd'hui, au moins, tout reprend son cours normal. Et c'est tellement plaisant ! On termine tranquillement, sans louper la moindre vitrine de papillons. Ce serait dommage d'en zapper alors qu'on en a vus quinze milles autres, tout de même ! Je me laisse tirer vers la sortie sans opposer la moindre résistance. C'était pas aussi horrible que ce à quoi je m'attendais. Mais il faut dire que j'avais une bonne distraction, mine de rien ! Heureusement d'ailleurs ! Du coup, même si les papillons, c'est pas franchement mon truc, j'ai passé un bon moment. Et j'ai l'impression que lui aussi. Enfin, j'espère en tout cas... Il paraissait intéressé, c'est toujours ça. « Alors, tes impressions ? » J'aime la façon dont tu fronces un peu les sourcils quand t'es concentré ? Ou t'observer dans les reflets colorés des vitrines ? T'as les mains chaudes, c'est agréable ? Ça me rappelle la visite de sa serre. J'en ai pas retenu grand chose, sinon qu'il y avait Adélaïde dans un coin qui était une plante perverse. Pour résumer. « Ça va, c'était bien. » Inutile de préciser qu'il était mieux que l'exposition en elle-même. « Mais n'empêche, j'ai l'impression de me faire arnaquer. Y'en a plein de beaux et, nous, on a que des oranges moches... » Enfin, j'ai vu quasiment que des oranges ou des marrons dans le parc de l'école. C'est nul. « Et toi ? Ça t'a plu ? » J'espère, parce que c'est surtout pour lui qu'on était là. On quitte le musée. Visiblement, on ne fera pas le reste. Je ne lui pose pas la question pour éviter qu'il change d'avis. Évitons les squelettes de baleine ou je ne sais quoi ! « Tu as déjà fait la Tour de Londres ? » Il faut qu'il comprenne que j'ai jamais rien fait, ici, en fait. Je connais le Chemin de Traverse et la gare, à peu de choses près. Quelques restaurants par-ci par-là, et puis voilà. C'est qu'on a jamais vraiment le temps de visiter. « J'l'ai vue vaguement de loin, ça compte ? » Je note néanmoins qu'il ne parle plus du Museum of London, sûrement parce qu'on a pas le temps. C'est que la journée file à une vitesse incroyable ! Elle est tellement bien, cette journée... Mais c'est pas grave, ça sera notre programme pour la prochaine fois, quand on reviendra perdre une heure sur la Serpentine.
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 16 Aoû - 2:06




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Je ris à sa remarque. Accrocher au dessus de son lit en bonne groupie. Je l'imagine, s'allongeant tranquillement dans ses draps avec ma tronche juste au dessus, l'observant en souriant bêtement, parce que ce sera certainement la tronche que j'aurai. Je ne sais pas faire autre chose que sourire ou être mal à l'aise sur les photos en général, en tout cas pas celles où je sais que je suis pris en photos. En général je prends la pause, penaud et j'attends que ça passe. Je ne regarde pas toujours le résultat, parce que souvent j'ai une tête de débile et je me dis que la photo est affreuse. Mais je finis par regarder les autres et je me rends compte que c'est juste moi. Je crois que c'est aussi ce que j'aime dans ses photos à lui, le fait que ce ne sont pas des clichés où je savais que j'étais photographié. Je suis comme au quotidien, pensif, attentif à quelque chose ou endormi. Parfois il y a des photos où j'éclate de rire parce que je viens de me rendre compte qu'il a son appareil et ça m'amuse. Ce sont ses photos là que j'aime parce que même si je ne suis pas un top model et que je ne me trouve pas forcément photogénique, ben je suis naturel, il n'y a rien d'artificiel dessus, ce sont des moments pris sur le vif et je trouve ça vraiment plus agréable à voir. Ca reste moi, mais sans artifice, je ne me force pas à bien apparaître, j'ignore ce qu'on attend de moi.« Tu peux, mais à la différence des vraies groupies, toi tu peux avoir le vrai quand tu veux !! » Oui parce qu'autant être honnête, elles peuvent bien accrocher ma bouille un peu de partout dans leur chambre, elles n'auront que ça pour se donner l'illusion que je suis là. Alors que lui, il peut bien avoir ma photo au dessus de son lit si ça lui fait plaisir, mais il peut tout aussi bien m'avoir à ses côtés s'il le désir. Faut-il encore qu'il le désire, cela va s'en dire, mais cela reste une possibilité que les autres n'ont pas. Nous nous éloignons de notre petit coin de paradis avec la promesse que nous reviendrons. J'ignore quand, mais en tout cas l'envie est partagée. Peut-être qu'il m'accordera un peu de temps avant que je reparte pour ma dernière année à Poudlard. Il viendra avec moi pour chercher mes affaires au Chemin de Traverse et nous passerons la journée ensemble, avant que je reparte. Notre dernière journée ensemble. Je ne sais pas si elle sera tout aussi agréable que celle-ci. Sincèrement je ne pense pas, parce qu'au fond de moi, je serai conscient qu'elle incarnera ma dernière journée avec lui. Peut-être que les premières vacances, nous serons encore ensemble, mais on pourra certainement sentir une distance entre nous, quelque chose aura changé sans qu'on l'accepte. Et puis cela s'accentuera avec le temps, jusqu'à devenir impossible à cacher et là, tout sera fini ... Je sens ma gorge se serrer, mais je chasse de nouvelle cette idée. Pas de pensées néfastes pour ce soir, j'aurai largement l'année pour y songer, aujourd'hui, j'en profite au maximum.

L'exposition se passe sans encombre et rapidement. J'en prends plein les yeux, autant être honnête. Je l'ai trouvé très intéressante et esthétiquement très agréable. J'ignore ce qu'il en est de lui, mais il ne s'est pas assit dans un coin à attendre que je finisse une salle, je ne l'ai pas entendu soupirer ou râler. Très silencieux, je l'ai plutôt senti attentif. Il était tout contre moi, accroché à ma taille, le menton sur on épaule, à regarder, je suppose, les pancartes explicatives. A des moments je faisais quelques remarques à hautes voix, comme je le fais si souvent avec ma grand-mère. Disant que tel papillon était vraiment beau ou tel autre trop commun. Je lisais à haute voix des anecdotes que je trouvais surprenantes et je donnais mon avis. Mes mains posées sur les siennes, je profitais vraiment totalement du spectacle qui s'offrait à moi. Je n'avais pas besoin de me tourner dans tous les sens pour le chercher du regard, vérifier s'il ne s'ennuyait pas trop ou s'il n'avait pas commencé une discussion avec quelqu'un pour passer le temps. Je ne me sentais pas obligé de presser le pas pour lui permettre de finir rapidement cette "torture", me privant finalement du plaisir de profiter de cette exposition et de lui accorder autant d'importance qu'elle le méritait. J'ignore s'il l'a aimé ou pas mais il ne m'a pas fait ressentir quoi que ce soit qui aurait pu me mettre mal à l'aise ou me faire sentir coupable. Et sincèrement, je lui en suis vraiment reconnaissant, mon plaisir a été total. J'avais envie de partager ça avec lui, parce que c'est quelque chose que j'aime et que je trouve important de partager des choses avec l'autre. L'idée c'est que même si nous avons des goûts différents, c'est malgré tout de faire un effort pour l'autre et de découvrir avec lui son monde. Je n'aime pas l'eau, mais pour lui j'ai fait une balade en barque et c'était vraiment génial, parce que je sais qu'il a passé un bon moment et qu'au final, j'ai laissé ma peur sur la berge, me libérant d'un poids, pour profiter pleinement à mon tour de ce moment en tête à tête. Maintenant, j'avais envie de lui montrer un peu mon monde, il n'est pas toujours passionnant mais c'est le mien. J'aime passer du temps dans des musées, mais j'aime aussi me balader dans la nature ou me balader dans la ville. J'aime faire les boutiques et visiter des monuments. A partir du moment où j'apprends quelque chose ou que je passe un bon moment, le reste je m'en fous. J'aime faire des choses variées pour ne pas se lasser trop vite et en sortant de l'exposition et en voyant l'heure, je me suis dit que ce serait peut-être mieux de faire autre chose que le Museum of London, qui est vraiment un très bon musée, mais dans lequel il faut savoir prendre son temps. La visite d'un monument serait certainement plus recommandée actuellement. Et puis après cette exposition, ce serait certainement bien de faire autre chose qu'un musée. Mais avant de partir à notre nouvelle destination, je veux connaître son avis sur ce qu'on a vu, parce que c'est aussi le plaisir des sorties à plusieurs, c'est de pouvoir deviser ensemble sur ce qu'on a vu, partager nos impressions avec les autres. « Ahahah ... Il n'y a pas que les oranges "moches" comme tu dis si bien au Royaume Uni, il en existe plusieurs sortent, mais c'est certainement les plus courants par contre. Peut-être que tu seras plus attentifs la prochaine fois que tu en croiseras et tu découvriras d'autres plus jolis. » Lui dis-je en souriant, amusé par sa remarque. J'en avais croisé d'autres, que ce soit à Poudlard ou chez moi, mais c'est vrai que dans l'ensemble, on croise quand même souvent les mêmes. C'est aussi pour ça qu'il faut voyager, pour avoir l'occasion d'en croiser d'autres, plus jolis, plus gros ou plus colorés. « J'ai beaucoup aimé, j'ai trouvé ça très instructifs et très agréables à regarder comme expositions. Une vraie explosions de couleurs et de formes. C'est incroyable de ce dire qu'il peut exister autant de variétés et d'espèces dans le monde. Certains sont totalement anodin alors que d'autres sont vraiment somptueux. Certains sont même un peu effrayant je trouve, comme celui qui a la tête de mort sur le dos ... je crois que je n'aimerai pas le croiser, surtout qu'il était gros je trouve. Et puis ceux qui peuvent se camoufler dans les arbres ou autres ... la nature est vraiment bien faite ... Ceux avec les yeux sur leurs ailes ... C'est plutôt astucieux je trouve ... même si au fond eux n'y sont pour pas grand chose, c'est vachement utile. » Mon problème c'est que quand j'aime quelque chose, je serais capable d'en parler durant des heures. Rappelant des papillons qui m'auront marqué et des anecdotes qui vont avec. Et je sais que ça ne dérange pas les gens 5 minutes mais qu'à un moment donné, les papillons ou les plantes, ils en ont soupés.

Je finis par me calmer un peu, excité comme une puce que j'étais, et je lui demande s'il veut voir la Tour de Londres. Visiblement il ne l'a jamais vu, sauf de loin. C'est un peu dommage d'être à Londres et de ne pas faire des monuments emblématiques. Bon, il est évident qu'aujourd'hui on ne pourra pas tous les faire, mais l'idée était de revenir un de ces 4 pour se faire une nouvelle balade en barque, non ? On pourra en profiter pour voir autres choses après. « Non ! ... enfin si, tu sais au moins que ça existe, que c'est un endroit phare à Londres et où ça se situe, mais c'est dommage de venir ici sans l'avoir fait. C'est le moment de remédier à ça !! » Je ne lui demande même pas s'il veut le faire, je me dis qu'il est assez grand pour me dire qu'il ne veut pas y aller, ce n'est pas avec ma force de mouche que je pourrai vraiment le forcer. Je glisse donc ma main dans la sienne et nous repartons dans les rues de Londres pour rejoindre notre prochaine destination, une des dernières de la journée à mon avis. Nous nous mêlons à la foule de touristes et de Londoniens et je trouve ça totalement agréable de passer totalement inaperçu. Ici, on est personne, juste deux gamins amoureux qui nous baladons dans la rue. Nous pourrions être n'importe qui, tout le monde s'en fout. Il y a déjà une petite file d'attente quand nous arrivons à la Tour. J'avais lu qu'il valait mieux la visiter le matin pour éviter le monde, mais j'avais espéré qu'en étant le dernier jour d'août, ça passerait. Et finalement, ce fut un peu le cas. Il y avait encore du monde, mais pas autant qu'en plein mois de juillet. Nous attendons une bonne demi heure avant de pouvoir visiter la tour et l'endroits où sont gardés les joyaux de la Couronne Britannique. Quand nous sortons de là, la journée à, comme je l'avais prédit, filé à une vitesse folle. C'est aussi triste qu'agréable. Triste parce que c'était trop court, même si nous avons encore la soirée et la nuit ensemble et agréable parce que j'ai vraiment passé un bon moment. « Alors ?! Content d'y être rentré ou finalement de loin ça aurait suffit ? » Lui demandais-je en souriant. « Tu veux faire quoi ? On a encore un peu le temps avant de trouver un truc à manger avant d'aller au cinéma. On peut se poser dans un café ou un pub pour boire un verre ... ou le Starbucks ... Au choix. » Cette fois-ci, je le laisse choisir. J'ai joué le guide touriste toute la journée, ce qui avait été ma mission, maintenant je lui laisse un peu les rênes. J'espère qu'il a passé une bonne journée et qu'il ne s'est pas trop ennuyé. Et surtout, j'espère qu'il ne regrette pas de m'avoir demandé de venir.

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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 16 Aoû - 14:30


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Le trajet jusqu'au musée est hanté par les derniers mots abandonnés sur l'eau. « Tu peux, mais à la différence des vraies groupies, toi tu peux avoir le vrai quand tu veux ! » Si je me suis contenté de répondre par un sourire ravi, j'aimerais savoir ce qu'il en est en réalité. Je n'arrive pas à savoir s'il est question d'une plaisanterie ou pas. Peut-être que c'est juste la suite logique de nos rires, en fin de compte. Ou alors j'y vois plus qu'il n'en donne... Nous sommes ensemble, c'est normal de pouvoir avoir le vrai « quand je veux ». Je n'ai qu'à le rejoindre lorsqu'on a un moment de libre et jouer les amoureux transis. Il n'y a sûrement rien d'autre derrière tout ça. Rien qui laisse entendre qu'il pourrait vouloir reprendre sa place dans « notre dortoir ». C'est un « quand je veux » balancé là pour faire illusion, pour marquer la différence avec toutes ces filles qui pourraient rêvasser au jour où il leur accordera un regard. Pourtant, j'ai envie d'y croire. D'imaginer qu'il puisse, rien qu'un soir, pousser silencieusement la porte de ma chambre (de notre chambre) pour venir se glisser sous mes draps. C'est sa place. Ça a toujours été sa place. Sûrement même avant qu'on en ait conscience, elle devait déjà lui appartenir. Il n'y a pas personne plus rassurante que lui à avoir à mes côtés. Chaque son, chaque mouvement s'apparente à une berceuse délicieusement rassurante. Qu'importe ce qui peut se passer au dehors, tant qu'il est là, tout va bien. C'est stupide, parce que je sais que c'est faux. Il était là cet été, et ça n'allait pas pour autant. Et je doute que tout aille bien dans les semaines à venir, quand bien même il resterait à mes côtés. Il y aura trop à supporter, à surmonter... Je ne suis pas certain d'en être capable, en réalité. J'ai tout plaqué pour le suivre, pour ne pas le perdre mais je sais que je me perdrai, moi, en cours de route. Je ne suis pas prêt à faire face à tout ça. Aux souvenirs, aux traumatismes, à la gamine, à nos vies détruites... Je ne suis pas assez courageux pour affronter quoi que ce soit. Pourtant, même si j'hésitais, je savais que je m'enverrais sans un regard entre les griffes d'une mémoire gênante. Alors que la seule chose que je peux vouloir encore, c'est oublier. Mais oublier le reste c'est l'oublier lui, c'est nous oublier nous. C'est oublier ce à quoi je tiens, ce qui fait ma vie. Dans le fond, ce serait m'oublier, moi. Et je crois que je ne suis pas prêt à ça non plus. Je suis incapable de me définir sans parler de lui. Je ne sais plus vraiment qui je suis sinon son petit-ami. C'est sûrement la seule chose positive qu'il me reste me concernant. Je suis un monstre, je suis un traître, un moins que rien, un abruti de lâche qui n'a pas hésité à s'en prendre à une gamine de douze ans... Mais si je n'étais que ça, il ne serait pas là. Je ne sais pas vraiment ce qu'il voit en moi exactement mais ça suffit à rendre le reste presque acceptable.

On prend notre temps, à l'intérieur. On s'arrête devant chaque vitrine, on observe, on admire. Le calme qui était le nôtre dans la barque n'a pas bougé. J'aime vraiment cette journée. Je ne regrette pas d'avoir délaissé Patrick pour le rejoindre. Peut-être que ça ne se fait pas, peut-être qu'il m'en veut ou qu'il me le reprochera, mais ça ne fait rien. Je veux bien recevoir toutes les critiques du monde. C'était pour une bonne cause. C'était pour notre cause. Et puis c'était lui qui prétendait que je ne pouvais pas rester sans rien faire à attendre qu'on meure. C'est ce que j'ai fait. Je n'ai pas attendu sans rien faire. Et c'était sûrement le meilleur conseil que j'ai reçu depuis bien longtemps. « Ahahah... Il n'y a pas que les oranges "moches" comme tu dis si bien au Royaume-Uni, il en existe plusieurs sortes, mais c'est certainement les plus courants par contre. Peut-être que tu seras plus attentif la prochaine fois que tu en croiseras et tu découvriras d'autres plus jolis. » Peut-être... Il y a peu de chances, quand même, autant être honnête. Même si j'aimerais bien en voir des beaux un jour dans ma vie, juste pour pouvoir dire que c'est arrivé (et repenser avec plaisir à cette journée) je ne vais pas faire de mon existence une traque aux papillons sans relâche. Si j'y vois que des oranges et bien tant pis, j'y verrai que des oranges. Je devrais pouvoir m'en remettre sans trop de mal. Fort heureusement d'ailleurs ! « J'ai beaucoup aimé, j'ai trouvé ça très instructif et très agréable à regarder comme exposition. » Mon sourire en dit long sur le soulagement qui peut être le mien. Il a beaucoup aimé et rien ne pourrait me faire plus plaisir. C'est important qu'il passe de bons moments. C'est même le plus important, en réalité. Il a accepté de laisser sa famille plus tôt juste parce que je lui ai demandé, alors je n'ai aucune envie de le lui faire regretter. « Une vraie explosion de couleurs et de formes. C'est incroyable de ce dire qu'il peut exister autant de variétés et d'espèces dans le monde. Certains sont totalement anodins alors que d'autres sont vraiment somptueux. Certains sont même un peu effrayants je trouve, comme celui qui a la tête de mort sur le dos... je crois que je n'aimerais pas le croiser, surtout qu'il était gros je trouve. Et puis ceux qui peuvent se camoufler dans les arbres ou autre... la nature est vraiment bien faite... Ceux avec les yeux sur leurs ailes... C'est plutôt astucieux je trouve... même si au fond eux n'y sont pour pas grand chose, c'est vachement utile. » Je l'écoute parler religieusement avec le plaisir d'avoir fait quelque chose de bien. C'est bête, parce que j'ai rien fait, en vrai. Je l'ai juste accompagné. Mais il a aimé. Il a passé un bon moment. Il a fait quelque chose qui lui plaît. On a fait quelque chose qui lui plaît. Et je suis prêt à l'écouter en parler pendant des heures si ça lui fait plaisir pour un peu qu'il n'attende pas de moi que je relance la conversation. Parce que je n'ai pas retenu grand chose, pour être honnête. C'est le genre de choses qui rentre par une oreille et qui ressort par l'autre. Je me souviens de certains papillons, surtout ceux sur lesquels il a attiré mon attention, mais les choses que j'ai pu lire sont déjà un lointain souvenir.

Mais finalement, il m'épargne ça. Il ne disserte pas pendant une éternité sur ce qu'on vient de voir. Au contraire, il projette déjà de faire autre chose. Ça m'amuse de le voir aussi enthousiaste. Est-ce que ses vacances sont toujours aussi remplies ? Parce que ça contraste quand même vachement des miennes. C'est pas rare de rester des journées entières à glandouiller sur le canapé ou se traîner péniblement jusqu'à la plage pour ne pas rester enfermés sans pour autant que le programme soit plus chargé. On fait pas grand chose de nos vies, à Lucan. Et si mes nuits ont toujours été mouvementées ces dernières années, le reste ne suit pas le même chemin. C'est des vacances, après tout. On est juste là pour rien faire et profiter de notre oisiveté jusqu'à la rentrée. Après, si c'est ça qu'il aime, lui, je veux bien sacrifier l'inutilité habituelle de mes congés pour le suivre à travers Londres, ou n'importe quelle ville qui lui plairait, voguant de musée en monument dans l'espoir un peu vain de me cultiver un peu. « Non ! ... enfin si, tu sais au moins que ça existe, que c'est un endroit phare à Londres et où ça se situe, mais c'est dommage de venir ici sans l'avoir fait. » Je hausse distraitement les épaules, l'amusement ne lâchant pas mon sourire. C'est pas non plus comme si ça m'empêchait de dormir la nuit. Mon ignorance ne me gêne pas. Au moins, je peux dire que j'ai déjà été à Londres et que j'ai vu Big Ben quoi... On a même une photo de la famille (enfin, jusqu'à Aoibheann en tout cas) devant encadrée dans le salon. « C'est le moment de remédier à ça ! » Je ris de bon cœur alors que sa main reprend la mienne. « Eh bien remédions à ça alors ! » Notre périple reprend le plus normalement du monde et, entre nous, ça n'est pas pour me déplaire. Je pense que c'est mieux pour l'instant que de rester dans notre coin à nous regarder dans le blanc des yeux. Le silence est logique, au moins, là. On ne parle pas parce qu'on est occupés, concentrés, pas juste parce qu'on a rien à se dire. Il y a plus de monde qu'il n'y en avait pour l'exposition, ce qui nous pousse à faire la queue pendant longtemps. Tout est relatif, bien sûr, mais tout de même ! La journée passe vite, c'est dommage de perdre du temps dans les files d'attente. Pourtant, je ne râle pas. Et le léger ennui qui me prend à la fin de la demi-heure est plutôt le bienvenu. Ça ralentit la cadence. Les secondes ont arrêté de fuir un moment. Un moment pendant lequel, armé du plan, j'ai pu programmer au moins quinze autres journées semblables à celle-ci à grand renfort de « faudrait faire ça, aussi ». Et c'est pas dur, à m'écouter, on ferait absolument tout ce qu'il peut y avoir à faire dans la capitale, qu'importe si ça a l'air particulièrement nul. Juste pour qu'on ait du temps à passer ensemble loin de l'école et mille et une raisons de revenir.

Et puis on finit par pouvoir entrer. La visite me paraît moins « scolaire » que les papillons, alors j'ai moins de mal à rester concentré. Devant les joyaux de la couronne, je ne peux m'empêcher de penser (que ça doit valoir une blinde, déjà) à la tête qu'auraient fait mes sœurs devant un tel truc de filles. Et pour la première fois de la journée, je regrette un peu qu'elles ne soient pas là. Mais dès qu'on quitte le coin, le regret s'envole. Ça aurait été bizarre d'avoir Shawna ou Aoibheann dans les parages. Même si je suis pas d'une pudeur incroyable, j'aurais sûrement gardé mes distances pour éviter qu'elles aient à tenir la chandelle, et j'aurais sûrement eu l'impression de passer à côté du vrai but de ma journée. Je n'ai pas besoin d'avoir l'heure pour comprendre, en sortant, qu'on arrive au bout de notre journée. L'ambiance a changé, c'est étrange. Je sais qu'on ne va pas se quitter sur le champ, qu'il nous reste toute la soirée, toute la nuit et une partie de notre matinée encore à partager mais je ne peux retenir un petit pincement au cœur. On en a fait plus de la moitié. « Alors ?! Content d'y être rentré ou finalement de loin ça aurait suffi ? » Son sourire, à l'instar du mien, ne le quitte plus. J'aime le voir comme ça. J'ai l'impression que ça fait une éternité que c'était pas arrivé. Il est beau quand il sourit. Émouvant, même. Surtout maintenant. On revient de loin. Mais au fur et à mesure de la journée, les craintes se sont dissipées. Je ne doute pas qu'elles reviendront mais, là tout de suite maintenant, j'ai la certitudes qu'on est sur la bonne voie. « Oh bah pour ce qu'il y avait à voir, de loin ça suffisait. » Mais mon air idiot de gamin chieur ne trompe pas. Je ne regrette pas la visite. Ni celle-là ni l'autre. Je ne regrette rien, en réalité. « Tu veux faire quoi ? » Me poser quelque part ! Je me fiche pas mal d'où, je veux juste ne rien faire jusqu'à ce qu'on aille dîner. C'est qu'on a pas beaucoup arrêté, aujourd'hui ! C'est loin d'être dans mes habitudes de feignasse ! « On a encore un peu le temps avant de trouver un truc à manger avant d'aller au cinéma. On peut se poser dans un café ou un pub pour boire un verre... ou le Starbucks... Au choix. » Au moins, on est sur la même longueur d'ondes. Mon sourire s'agrandit et, sûrement sans raison visible ailleurs que dans mon esprit mal en point, je pose tendrement mes lèvres sur les siennes. Ça faisait longtemps ! « Starbucks ! » Forcément. Seulement parce que ça fait écho au début de notre après-midi. « Y'en a un juste là-bas. Avec une jolie terrasse en plus ! » Il n'y a qu'une route à traverser et quelques pas à faire pour rejoindre celui que j'ai aperçu un peu plus tôt sans même y faire consciemment attention. Un soupir satisfait m'échappe alors que je me laisse tomber sur une chaise après avoir récupéré nos commandes. Mon bras s'abandonne sur le dossier de son siège avant que mes doigts ne se mettent à dessiner abstraitement dans le haut de son dos. J'ai du mal à réaliser à quel point tout va bien. Juste bien. C'est comme s'il n'y avait jamais eu le moindre nuage entre nous. « Merci. » Je me rends compte un peu tard que ça sort de nulle part, alors je reprends. « Pour la journée, je veux dire. Je sais que c'est pas encore fini mais c'était juste génial. Mieux que tout ce à quoi j'aurais pu m'attendre. Alors merci. »
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 16 Aoû - 16:47




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Nous étions bien dans notre petite barque, loin du monde, du bruit et de nos problèmes. Lui, la tête posée sur mes genoux, profitant du calme qui nous entourait et moi, profitant de notre tranquillité pour glisser mes doigts dans ses cheveux et sur son visage en des gestes tendres et amoureux. Je n'avais pas la sensation d'être à Londres sincèrement, on aurait pu se croire n'importe où, rien que tous les deux. Cette sensation a néanmoins rapidement disparu quand on a quitté Hyde Park pour se diriger vers l'expositions de Papillons au Museum d'Histoire Naturelle. Ce n'est pas très dramatique, puisque nous étions toujours tous les deux et que je me sentais vraiment bien. L'exposition était très intéressante et j'étais content de pouvoir la partager avec lui. Notre première visite au musée ensemble et c'était vraiment génial. J'espère qu'il a autant aimé que moi, parce que sinon ça serait vraiment dommage. Je peux concevoir que ce n'était pas forcément du goût de tout le monde d'aller au musée, mais s'il a malgré tout passé un bon moment en ma compagnie, ça sera vraiment génial. Parce que c'était notre première journée en amoureux, loin de Poudlard et j'aimerai qu'elle soit aussi parfaite pour lui qu'elle peut l'être pour moi. Je sais que c'est un peu compliqué en ce moment entre nous, mais je veux vraiment tout faire pour que cette journée soit parfaite et qu'il se dise ce soir en se couchant "C'était peut-être une bonne idée de lui donner une seconde chance." Et j'ai l'impression que l'objectif est réussi. Peut-être que je me fais des illusions mais S'il n'était pas aussi à l'aise que j'en ai l'impression, il n'aurait pas posé sa tête sur mes genoux, il ne m'aurait pas dit qu'il m'aimait et il ne se serait certainement pas collé à moi durant l'exposition. Je lui demande son avis sur l'exposition, afin de vérifier qu'il ne s'est pas trop ennuyé. Ce n'était pas l'impression que j'avais eu mais sait-on jamais. Il me répond qu'il a aimé et il me demande mon avis. Là où il n'était pas rentré trop dans les détails pour donner son avis, moi je m'exalte peut-être un peu trop et je m'emballe dans les explications. Je ne pense pas être capable de faire un exposé dessus, il ne faut pas exagérer, mais en parler à bâton rompu pendant plusieurs heures, c'est possible. Fort heureusement je lui épargne cette petite séance de torture pour lui proposer la suite du programme. Je lui demande s'il a déjà visiter la Tour de Londres. Visiblement non, je décide donc de remédier à tout ça et ça n'a pas l'air de le déranger, bien au contraire.

Nous ne mettons pas bien longtemps pour arriver jusqu'à la bas, par contre nous devons attendre une petite trentaine de minutes à attendre pour rentrer dans la Tour. Armé de la carte de Londres, nous regardons ensemble ce qui pourrait être intéressant à faire pour "la prochaine fois". Au vu du nombre de choses qu'on a sélectionné, je pense que le plus juste sera plutôt de dire "les prochaines fois". Mais moi ça me va pour être honnête. Je reviens ici aussi longtemps et autant de fois qu'il le voudra. Ca signifie que le "nous" existera toujours et c'est exactement ce que je veux. Je suis prêt à passer une journée pour chaque vacances que nous passerons cette année, à Londres, rien que pour profiter d'un moment de solitude ensemble. Je peux concevoir qu'il ne voudra pas forcément me voir chez lui, qu'il n'aura aucune envie de me présenter à ses parents, mais si déjà il m'accorde cette journée, je dis oui. Je ne dis pas que ça m'enchante qu'il me tienne loin de "sa vie", mais c'est mérité, autant être honnête Je ne sais pas s'il changera d'avis avec le temps, j'ai bon espoir, mais j'ignore ce que l'avenir nous réserve, alors autant commencer petit à petit. Un jour à Londres à chaque vacance, je dis oui. « Ca c'est vraiment génial, il faut impérativement que tu le vois, je suis sûr que ça va te plaire ... Et là bas, il y a souvent des expositions de photographies. Bon j'accroche pas toujours, parfois je trouve les techniques trop étranges ou les photos un peu dérangeantes, mais parfois on peut vraiment voir des trucs super sympa. » Je ne sais pas trop s'il aime voir des expositions sur les photographies ou pas particulièrement. Je sais qu'il aime la photo et je trouve qu'il a beaucoup de talents, mais j'ignore si sa passion pour la photo s'arrête là où s'il aime bien se documenter sur le sujet, voir ce que font les autres pour potentiellement s'en inspirer ou tester des nouvelles techniques. Je trouve que c'est un sujet très intéressant et très vaste et j'avoue que je suis toujours jaloux du talent des autres. J'ai souvent eu envie de commencer, juste pour voir si j'arrivais moi aussi à faire de belles photos, mais ça demande malgré tout beaucoup de temps et de patience et c'est vrai que je préfère accorder mon temps à mes plantes plutôt qu'à toute autre activités. Mais peut-être que cette année, je pourrais lui demander de m'apprendre quelques trucs, rien que pour que je teste. Le fait qu'il est un appareil photo est d'ailleurs une bonne chose, ça m'évite de dépenser de l'argent dans une passion que je n'aimerai peut-être pas, là je peux voir et me dire si j'ai envie d'approfondir avec mes propres affaires ou pas.

La Tour se fait beaucoup plus rapidement que l'exposition sur les papillons. Je la connais déjà donc je ne suis étonné de rien. Je me contente de regarder d'un oeil distrait ce qui se présente sous mes yeux, tout en l'observant lui. Je suis vraiment content de pouvoir être là aujourd'hui avec lui, de pouvoir faire tout ça. C'est vraiment important, parce que j'avais vraiment peur que le "nous" ne survive pas aux vacances, qu'une fois à Poudlard il se rende compte que plus rien ne nous lie vraiment, en dehors des vestiges de notre relation et qu'on ne peut rien espérer de plus. J'ai été soulagé quand j'ai reçu sa lettre me proposant cette journée et je le suis d'autant plus quand je vois comment elle se déroule. Je n'ai jamais autant souris ces dernières semaines qu'aujourd'hui et je ne me suis jamais sentie aussi bien. Je sais que j'évite certains sujets et que je ne relance pas des sujets qui pourraient devenir problématiques, mais au delà de ça, je me sens vraiment bien, à l'aise, totalement à ma place dans ses bras. Ce n'est pas pour rien quand je disais que ma place ne pouvait n'être que dans ses bras, j'y loge parfaitement. Je souris, heureux. J'observe un peu les gens autour de nous. Certains sont captivés par ce qu'ils voient, d'autres ont l'air de s'en moquer totalement et d'autres pressent le pas pouvoir pouvoir sortir vite. Nous non, même si finalement nous ne mettons pas si longtemps pour finir le tour, nous avons vu tout ce qu'il y avait à voir, sans sauter quoi que ce soit. Je trouve toujours les bijoux de la Couronnes toujours aussi beaux et impressionnants. Quand nous sortons enfin, je lui demande s'il regrette d'y être entré ou pas et il plaisante en disant qu'il aurait se contenter de le voir de loin. « T'es sûr ?! Tu ne veux pas qu'on refasse un tour pour vérifier que ta première impression était la bonne ?! » Lui demandais-je l'air de rien, un brin taquin. Non, il est hors de question qu'on y retourne, je n'ai pas envie de passer ma soirée à traîner là bas et de toute façon, à mon avis, c'est bientôt l'heure de la fermeture. Je lui demande où il veut se poser pour boire un verre et il se jette sur la proposition Starbucks. Pour être honnête, ça me fait sourire et ça m'amuse. Je lui avais proposé cette idée parce qu'on en avait parlé à midi et qu'on avait plaisanté sur le sujet. Visiblement il s'en souvient et je trouve ça bien. Bon, vous allez me dire, midi n'est pas si loin que ça et Dan n'est pas atteint d'Alzheimer, mais quand même, j'aime l'idée qu'il se souvienne de nos plaisanteries et qu'il arrive à y rebondir dessus quelques heures plus tard. « Ah ben s'il y a une terrasse alors, je ne peux plus lutter. Je te l'ai promis à midi, je ne peux plus revenir sur ma promesse !! » Et je le laisse m'entraîner vers le fameux Starbucks qu'il a vu un peu plus tôt en arrivant. Nous commandons nos boissons et nous allons nous installer à la terrasse où nous trouvons, un peu par miracle, une place. Il passe son bras autour du dossier de ma chaise et je sens ses doigts glisser dans mon dos. J'ignore s'il dessine vraiment quelque chose de particulier ou si ce ne sont que des tracés hasardeux, mais j'aime beaucoup. Son "merci" me surprend un peu et je le fixe un peu sans comprendre. Pourquoi il me remercie ? Enfin, moi je veux bien, mais je ne crois pas avoir mériter de quelconque remerciement. Il finit par reprendre la parole en me disant que la journée était géniale et que même si elle n'est pas fini, elle était mieux que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Je rougis face à ce compliment, je suis vraiment heureux qu'il ait aimé, parce moi aussi. « Je suis vraiment content de t'entendre dire ça parce que moi aussi j'ai vraiment passé une super journée. J'avais pensé à un milliard de trucs et j'avais un peu peur que ce que j'ai fini par choisir ne te plaise pas autant que je ne l'aurais cru. Mais si tu as passé une journée géniale alors je suis le plus heureux. » Je voulais que ce soit parfait, qu'il repense à cette journée avec nostalgie et qu'il ait envie qu'on recommence vite. Je ne sais pas si c'est vraiment ce que j'ai réussi mais j'ai en tout cas l'impression que si ce n'est pas le cas, on s'en approche quand même beaucoup. Il est heureux, il a le sourire et le voir aussi épanouie me rend encore plus heureux et euphorique. Je ne veux plus le voir triste ou inquiet ou blessé. Je ne veux plus le blesser ou le trahir d'une façon ou d'une autre. Je ne veux que son bonheur et je ne veux qu'être la source de son sourire. Enfin, peut-être pas l'unique source de son bonheur je suis bien conscient que ses amies auront aussi une part dans l'histoire, ainsi que sa famille, mais vous comprenez le principe, je veux être l'un de ceux qui le rende heureux et pas malheureux. « On refait ça aux prochaines vacances ? » Demandais-je en souriant. Il pouvait me dire oui et ne pas le penser. Ou il pouvait me dire non parce que ça ne le tente pas ou qu'il n'a pas envie de gâcher une nouvelle journée avec sa famille pour moi. Mais au moins j'aurai tenté ma chance.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 16 Aoû - 19:05


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

L'attente est un peu longue, c'est vrai. Mais ça ne fait rien. Ça nous permet de faire des projets. Peut-être qu'on ne les tiendra jamais mais c'est pas très grave. Au moins, on aura retrouvé notre impression d'éternité. La même que j'avais avant. La certitude idiote que rien ne nous séparerait jamais. Je n'y crois plus trop. J'espère, c'est sûr, mais voilà tout. L'avenir seul sait ce qu'il nous réserve. Et, dans le doute, je ne suis pas pressé de l'apprendre. « Ça c'est vraiment génial, il faut impérativement que tu le vois, je suis sûr que ça va te plaire... » Je penche un peu la tête pour lire ce qu'il y a écrit mais j'ai à peine le temps de déchiffrer sous son doigts qu'il montre autre chose. Ça me fait rire. On a vraiment l'air de deux touristes. Ça me plaît. Peut-être qu'un jour on visitera quelques choses qu'il ne connaît pas. Qu'on partira loin. Enfin « loin »... Parce qu'on peut juste se trouver une autre ville dans les environs et ça ira très bien. Juste un coin inconnu pour le découvrir ensemble. Au pire, on se perdrait un peu et on serait déçus parce que ça serait pas aussi joli que prévu mais on reviendrait avec des souvenirs plein la tête et l'envie de partir ailleurs. « Et là bas, il y a souvent des expositions de photographies. Bon j'accroche pas toujours, parfois je trouve les techniques trop étranges ou les photos un peu dérangeantes, mais parfois on peut vraiment voir des trucs super sympa. » Je l'écoute en suivant son doigt sur le plan. Si on fait tout ce dont on parle, on en aura pour des jours et des jours ! Je veux bien. Genre vraiment bien, en fait. « Faut espérer qu'il y ait une expo bien quand on reviendra, alors. » Si ça n'est pas le cas, je m'en remettrai sûrement. C'est pas comme si je n'avais pas l'occasion d'en voir ailleurs. Je ne loupe jamais celles qu'on peut trouver à la Gallery of Photography ou à la National Photographic Archive quand je suis à la maison. Ça fait un moment que j'y suis plus allé, cela dit. Plus d'un an... Et j'ai pas franchement eu le courage de bouger jusqu'à Dublin pendant ces quelques jours de vacances. « C'est quoi « des photos dérangeantes » d'ailleurs ? » J'imagine qu'on voit pas forcément les choses de la même manière. Il en faut beaucoup pour me choquer, je crois. Lui, j'en sais trop rien... C'est bizarre de se rendre compte que même ça, je sais pas. Que j'ai pas la moindre idée de ses limites, de ce qui le gêne, de ce qui le choque... J'en sais rien... Mais ça s'apprend. Si on commence à se voir loin de notre seul dortoir (ou du mien, j'en sais rien), on finira par se découvrir vraiment. Et dans le fond, je crois que j'ai hâte. Hâte de connaître qui il est vraiment en dehors d'un radiateur efficace et d'un petit-ami rassurant. Lorsqu'on rentre enfin, je suis docilement le fil de la visite. Et entre nous, elle est quand même plus intéressante que l'autre. Les papillons, c'est un peu toujours la même chose quand même. Après, je ne regrette pas de l'avoir faite, c'était une bonne occasion de profiter de sa présence encore un peu plus. Mais bon, toujours est-il que je préfère celle-là. Là encore, on ne se presse pas. Et je ne le lâche pas. Je m'accroche à sa main et discute plus facilement de ce qu'on voit. C'est pas non plus mon domaine mais j'ai moins de mal à dégager un avis autre que « oh il est beau lui ». Lorsqu'on sort, la journée touche à sa fin et il cherche à savoir si ça m'a plu. Mais c'est pas bien difficile, tout m'aurait plu, aujourd'hui. Juste parce que c'est « nous aujourd'hui » et que ça nous promettrait presque un « demain » tout aussi agréable. Mais je ne lui dis pas tout à fait comme ça, préférant une énième plaisanterie à la place. « T'es sûr ?! Tu ne veux pas qu'on refasse un tour pour vérifier que ta première impression était la bonne ?! » Il me fait rire. J'hésite une petite seconde et hausse finalement les épaules. « Bon, d'accord, mais c'est bien parce que c'est toi, hein ! » Je ris à nouveau et fais mine de l'entraîner en arrière, comme pour refaire la visite à l'envers...

Mais heureusement pour tout le monde, on n'y retourne pas. Si j'ai adoré cette journée, j'en ai un peu marre des visites et compagnie, ce soir. J'ai envie de quelque chose de plus calme. Perdre une heure à rien faire avant de trouver un coin sympa pour manger. Et puis avant de rentrer, on mettra la main sur un ciné pour aller voir je ne sais quoi. Et là encore, je m'en fiche pas mal. Je veux bien aller voir n'importe quoi, seulement parce qu'il sera à côté de moi. Ça me fera un moment de plus pour l'admirer discrètement, oubliant totalement le film au profit de son joli minois. Il m'a manqué. Ne plus l'avoir près de moi, ne plus le voir, à peine l'entendre... C'était horrible. J'ai détesté ces quinze jours d'absence, vraiment. Je sais qu'on sera bien obligés d'en passer par là à nouveau mais j'en ai aucune envie... Je veux qu'on reste ensemble pour toujours, au sens propre. Pas « en couple » mais « au même endroit au même moment ». Ne jamais avoir à me coucher un soir sans qu'il ne soit là, ni à partir quelque part s'il ne m'y accompagne pas. Au lieu de refaire la visite de la Tour de Londres, on fuit vers un Starbucks juste à côté. « Ah ben s'il y a une terrasse alors, je ne peux plus lutter. Je te l'ai promis à midi, je ne peux plus revenir sur ma promesse ! » Exactement, j'aurais pas dit mieux ! En vrai, si je ne m'étais pas souvenu l'avoir aperçu, j'aurais choisi autre chose. J'aurais pas fait toute la ville pour mettre la main sur un Starbucks. La chance est de notre côté, une fois de plus, parce qu'on parvient même à se trouver une petite place dehors. Le soleil est toujours là, tombant sagement sur nous. C'est vraiment une journée parfaite ! Je prends rapidement mes aises, m'affalant un peu sur ma chaise et m'octroyant des droits sur le dossier de la sienne. C'est un peu instinctif, comme pour bien montrer au monde que c'est pas juste « un ami ». Il est chasse gardée. Je ne cherche pas à jouer les artistes, je me contente de dessins qui ne ressemblent à rien, juste pour le sentir là. Je prends la parole un peu machinalement, balançant un merci sincère mais sans sujet. Je le vois qui me fixe, ce qui me fait comprendre que je dois être difficile à suivre. Désolé, je vais t'expliquer. Alors je reprends, sans le lâcher des yeux. Il se met à rougir et, moi, je souris de plus belle. J'étais capable de lui dire tout ce qu'il avait pu faire de mal, l'autre jour, c'est normal d'en faire autant quand ça va bien. Et là, ça va même très bien. Il n'y a rien à lui reprocher. Absolument rien. « Je suis vraiment content de t'entendre dire ça parce que moi aussi j'ai vraiment passé une super journée. » Ma main remonte doucement dans sa nuque et va caresser tendrement ses cheveux. Je suis content aussi alors. Je crois qu'on a réussi nos retrouvailles. Mon sourire se fait plus amoureux. Je suis fier de lui avoir proposé de me rejoindre, je crois que c'est la meilleure décision que j'ai prise depuis bien longtemps. « J'avais pensé à un milliard de trucs et j'avais un peu peur que ce que j'ai fini par choisir ne te plaise pas autant que je ne l'aurais cru. Mais si tu as passé une journée géniale alors je suis le plus heureux. » Je hoche la tête. J'ai passé une journée géniale. Et je crois que ça se voit. Depuis qu'il m'a sauté dans les bras au beau milieu de son jardin, mon sourire ne me lâche pas. Je suis aux anges, aujourd'hui, sincèrement. « C'était parfait. Tout était parfait. » Et toi aussi. Je bois une gorgée de mon café et repose le gobelet sur la table. Je ne suis pas forcément pressé de passer à la suite. Parce qu'il ne reste plus grand chose à venir. Quelques heures, une nuit et puis l'inconnu. Et l'inconnu me faire un peu peur, je l'avoue. J'espère qu'on restera ensemble jusqu'à ce qu'il soit obligé de partir de son côté pour s'occuper des petits nouveaux mais j'imagine qu'il va vouloir rejoindre ses amis, à un moment ou à un autre. Et aussi méchant que ça puisse être, ça m'embête un peu parce que l'envie n'est pas partagée. J'aurais un an pour voir tout le monde alors si je pouvais rester dans notre bulle le temps du voyage, je ne dirai pas non... « On refait ça aux prochaines vacances ? » Sa question me surprend. Mon regard doit sûrement se mettre à briller d'enthousiasme. Je hoche la tête avec entrain. « Oui ! On refait ça aux prochaines vacances ! » C'est sûrement la plus belle proposition qu'il pourrait me faire. Je n'aurais jamais cru qu'il aimerait à ce point qu'on passe un moment loin du château. Et j'avoue que je n'aurais jamais cru aimer à ce point. « Faudra qu'on fasse le Museum of London, puisqu'on l'a pas fait aujourd'hui. » Les projets, j'adore ça. Même si on les tient pas, je m'en fiche, ça rend tout beaucoup plus réel. On pourra faire tout autre chose, ça ne fait rien tant qu'on passe autre une journée rien que tous les deux. « Et puis y'aura les décorations de Noël et tout ! Ce sera trop beau ! On pourra aller voir les vitrines des magasins ? J'en ai jamais vu d'autres que celles de Dublin. » Enfin, y'aura les décorations de Noël si on est pas séquestrés entre temps...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 16 Aoû - 21:20




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Je n'ai rien contre les files d'attente, je commence à en avoir l'habitude. C'est vrai que quand on attend longtemps, c'est souvent désagréable, mais ma grand-mère à l'art de passer devant les gens en faisant valoir son vieil âge et son incapacité à rester debout trop longtemps. Je pense que c'est beaucoup de cinéma, même si je suppose que faire du surplace, à son âge, c'est certainement pas quelque chose d'agréable et de supportable à long terme. Alors c'est vrai que bien souvent, l'attente est toujours plus courte quand je suis avec elle. Armée de sa canne, elle joue la personne plus amoindrie qu'elle ne l'est en réalité. Au début, ça me choquais un peu et pour être honnête, ça me dérange toujours un peu. Mais bon, ce n'est pas comme si mon avis avait réellement de l'importance dans ces cas là. Elle me fait rapidement comprendre qu'il faut savoir user des cartes que la nature nous a donné et que je le comprendrai quand je serai plus vieux. Avec Dan, on ne peut pas gruger les files d'attente de cette façon, alors on s'arme de patience et on s'occupe autrement. On se plonge dans la carte de Londres pour voir ce qui pourrait être potentiellement intéressant. Même sans y vivre, je crois que je connais la ville par coeur, à force d'y venir. En même temps, j'habite dans un trou paumé où il n'y a rien à faire et ma famille est plutôt du jour à aimer passer quelques soirées ou journées là bas pour se changer les idées. Alors il n'est pas rare que ma grand-mère débarque dans ma serre en me disant de me changer et qu'elle m'emmène avec elle voir une exposition ou ma mère me traîne à l'une de ses répétitions où je n'ai aucune envie d'aller mais où elle a besoin de mon avis. A force d'arpenter les rues de cette ville, j'ai fini par connaître les coins sympa. Et c'est plutôt agréable de venir avec quelqu'un qui ne la connait pas pour la lui faire connaître. Peut-être qu'un jour on ira visiter un endroit qu'on ne connaît pas tous les deux et je suis sûr que ça sera tout aussi sympa. Penser à une ville en se disant qu'on l'a visité ensemble, n'avoir des souvenirs là bas qu'avec lui. Oui, j'aimerai vraiment beaucoup.

« Après si tu es ouvert à tous les styles, je pense qu'il y a de forte chance que tu aimeras les expositions qu'ils proposent. » Lui répondis-je. C'est vrai que j'ai un peu du mal avec l'art contemporain, je ne le comprends pas toujours. J'aime voir de temps à autre des ballets, par exemple, mes aller voir de la danse contemporaine où ils s'agitent dans tous les sens sans logique - en tout cas selon moi - je ne comprends pas. Et bien souvent je ne peux même pas me concentrer sur leurs techniques, les habits ou le décors parce que tout est minimaliste. Ma soeur adore et elle me traîne à tous les spectacles de dansent qu'elle voit mais sincèrement je me suis ennuyé dans beaucoup. Je n'ai rien contre la danse, c'est une performance comme une autre, parfois très sympathique à voir, mais pas toujours. « Ben j'ai souvent du mal avec l'art contemporain, je ne comprends pas vraiment les messages que veulent passer les artistes. Mais en soit ce n'est pas tant ça qui me dérange, ça me laisse de marbre. Mais par contre les photos avec des pauses suggestives, presque pornographiques ou même gores, ça me dérange. On va dire que c'est mon côté prude et innocent qui ressort ... » Je suis une âme sensible. Bon, je ne sais pas si c'est vraiment le cas, mais mon éducation est loin de tout ça. Pourtant la nudité, en soit, ne me dérange pas. On ne peut pas vraiment dire que je n'ai jamais vu de femmes nues sur les peintures que j'ai croisé dans de nombreux musées, ni même des femmes avec des pauses suggestives. Mais je ne sais pas, la peinture, je trouve que ce n'est pas pareil, ce n'est pas réelle, ce n'es qu'une représentation de quelque chose. Alors qu'une photo, c'est vraiment la personne que l'on voit, en chair et en os. Est-ce que ce qui me dérange c'est d'avoir accès à son intimité alors que je n'ai rien demandé ou est-ce que c'est d'y avoir accès avec ma grand-mère à côté ? Parce que c'est gênant aussi de voir ce genre de choses avec elle, non pas que sans elle, je pourrais aisément avoir des pensées sales mais, je ne sais pas, c'est d'autant plus gênant je pense. Mais il n'y a pas que dans la photo, on a vu des spectacles de dansent où ils simulaient l'acte et je trouvais ça extrêmement déplacés. Je sais, certains diront que c'est hypocrite, que quand tu regardes un film de nos jours tu tombes quasiment forcément sur une scène de cul à un moment ou à un autre. Sauf que je ne regarde pas beaucoup de films et qu'en général, je ne suis pas avec 500 personnes autour de moi. Mais quand ça arrive et que je suis avec ma famille, je trouve ça tout aussi dérangeant, donc je suis cohérent avec moi-même au moins. Pourtant l'acte sexuel en lui même ne me dérange pas, je pense que Dan peut le confirmer, mais je trouve que c'est un acte privé et personnel, qui ne doit être partagé qu'avec la personne qu'on aime ou avec qui on est, au moins, pas avec la terre entière. Je suis peut-être prude ou coincé, je ne sais pas, mais j'ai du mal avec ce genre de choses. Quant aux photos gores, ça me retourne l'estomac bien souvent. Je n'aime pas le sang ou la violence. Je n'aime pas voir des photos de guerre, ça me brise le coeur et bien souvent ça me touche réellement. Je suis extrêmement sensible comme personne, je n'aime pas la violence sous toutes ses formes.

Nous faisons la Tour tranquillement et en sortant, je lui demande s'il a aimé. Il plaisante en disant qu'il aurait pu finalement se contenter de connaître le bâtiment que de loin, qu'en gros, ça ne valait pas la peine d'y rentrer dedans. Je rebondis sur sa plaisanterie en lui disant que pour être sûr, il faudrait faire une seconde visite, pour vérifier que sa première impression était la bonne et après une courte réflexion, il fait mine de m'embarquer pour recommencer. Je ris de bon coeur et l'arrête au bout de deux pas. « C'est dommage mon amour qu'ils soient sur le point de fermer, sinon tu penses bien, ça aurait été avec grand plaisir. La prochaine fois ! » Dis-je en entourant sa taille de mes bras avant de l'embrasser. Oui, c'est vraiment dommage, mais bon, c'est la vie. Nous décidons d'aller au Starbucks qui se trouve à proximité de la Tour. Je n'y ai pas fait attention en venant, pour être honnête, mais Dan si. L'a-t-il repéré pour s'y rendre après ou était-ce juste un hasard ? Sincèrement je ne le sais pas et ce n'est définitivement pas important. Le tout c'est d'avoir un point de chute dans l'immédiat. Installé sur notre terrasse, nous sommes bien. Nous pouvons profiter des derniers rayons de soleil de la journée et sincèrement, nous avons vraiment été chanceux d'avoir eu du beau temps, ça n'était pas forcément gagné. Il a beaucoup plu ces derniers jours et j'avais un peu peur qu'il fasse mauvais aujourd'hui aussi. On se serait réfugié dans les musées ou les monuments pour éviter d'être trop mouillé mais je n'aurai pas pu lui proposer la surprise. Enfin si, mais pas la barque, on serait allé sur l'embarcation de groupe et ça aurait été vraiment moins plaisant. Il dessine dans mon dos et je le laisse totalement faire, je trouve ça très agréable. Il me remercie et sur le coup, je ne comprends pas trop. Il finit par me dire qu'il a passé une excellente journée, meilleure qu'il ne l'avait imaginé et je réplique que moi aussi. J'avais un peu peur qu'il s'ennuie ou n'aime pas ce que je lui proposais mais qu'au final, s'il était content alors moi aussi. C'est toujours un peu l'angoisse d'organiser des visites sans savoir si ça allait plaire à l'autre personne. Parce qu'au final, on ne se connaissait pas tant que ça. J'ignore s'il est musée ou non, s'il aime marché ou s'il préfère faire tout en transport en commun. Je ne sais pas s'il aime les balades en barque ou s'il trouve ça trop cliché ou honteux. C'était une grande première de se retrouver à l'extérieur tous les deux, dans la vraie vie et de devoir organiser quelque chose qui pourrait nous plaire à tous les deux. Parce que le but ce n'était pas de me faire plaisir, après tout, je connaissais déjà Londres, en dehors des expositions temporaires, il n'y avait rien de nouveau. Le but de cette journée était donc de découvrir ce qu'il aime ou aime moins et d'y penser pour la prochaine fois. Mais il a l'air plutôt ouvert d'esprit et prêt à découvrir plein de nouvelles choses. Je ne sais pas s'il disait ça pour me faire plaisir ou non, mais en tout cas, si ça le tente vraiment alors je serai ravie de lui montrer pleins de nouveaux lieux.

Quand il me dit que tout était parfait, je souris, heureux. Sa main remonte lentement sur ma nuque et je trouve ça définitivement agréable. C'était difficile pour moi ces derniers temps d'accepter les contacts physiques. Je me suis fait violence à de nombreuses reprises pour faire plaisir aux gens, mais ce n'était pas aussi naturel qu'avant. Avec lui, tout est naturel et absolument pas forcé. Si j'accepte qu'il me touche, c'est que je le veux autant que lui, ce n'est pas uniquement pour lui faire plaisir. Je glisse ma main sur sa cuisse, mais esquisser le moindre geste en plus. Il n'y a aucune proposition ou intention de lui faire comprendre quoi que ce soit dans ce geste. J'ai juste ma main poser sur sa cuisse, au milieu, équidistant entre son genoux et ses hanches. Il accepte visiblement avec plaisir de refaire ça aux prochaines vacances et je trouve que c'est vraiment chouette comme nouvelle. « Chouette !! » Il me propose même une activité. Il me parle du Museum of London, proposition que j'avais faite dans la journée, mais que j'avais fini par abandonner parce qu'on manquait de temps. S'il est partant pour la faire, c'est chouette parce que c'est vraiment un musée super intéressant. « Oh wouhai, ça serait vraiment chouette. C'est un musée qui retrace l'histoire de Londres, c'est vraiment super intéressant si t'aimes le côté un peu historique. » Je me rends compte un peu tardivement que le nom du musée avait certainement dû lui mettre sur la voie. Il y a quand même Londres dans le nom du musée. Mais bon, ce n'est pas bien grave, il me pardonnera s'il l'avait compris tout seul, il comprendra bien que ce n'est pas dit méchamment, parce que je le prends pour un débile, juste que c'est tout moi, à tout expliquer pour être sûr que les gens comprendront. « Oh wouhai !! En plus c'est vraiment super joli, j'adore. C'est beaucoup décoré Dublin vers Noël ? » Lui demandais-je, curieux, tout en portant mon thé glacé aux lèvres.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Jeu 17 Aoû - 0:04


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

On profite de l'attente pour discuter, pour continuer à nous projeter dans un avenir qui n'existera peut-être pas. Mais est-ce que c'est important ? Je ne crois pas. Je ne sais pas comment ce sera demain, je ne sais pas vraiment ce qui nous attend et je ne suis pas sûr de vouloir savoir tout de suite de toute façon, mais aujourd'hui au moins, on fera notre vie ensemble, forcément. On aura tout le temps de visiter la ville en long, en large et en travers. On viendra tous les ans jusqu'à ce qu'on ait terminé. On sera de plus en plus proches. De plus en plus amoureux. Peut-être qu'on s'y engueulera des fois mais on se rabibochera presque aussitôt parce que, comme avant, on ne supportera pas de rester en froid bien longtemps. Alors je ne sais pas s'il nous faudra cinq, dix ou quinze ans pour en faire le tour mais on restera ensemble aussi longtemps que ça. Et puis nos projets sont l'occasion d'en apprendre un peu plus sur lui. Sur ce qu'il aime ou pas. Le monde autour de nous a totalement disparu, comme toujours. Je me fiche pas mal de passer pour un blaireau plein d'espoirs idiots aux yeux du Tout Londres, ça me passe au-dessus. « Après si tu es ouvert à tous les styles, je pense qu'il y a de forte chance que tu aimeras les expositions qu'ils proposent. » Il y a des choses que j'apprécie plus que d'autres, forcément, mais dans l'ensemble, je suis plutôt ouvert, je crois, oui. La découverte ne me fait pas peur, ce qui ne veut pas forcément dire que je finirai par adhérer. Et je crois que ça marche à peu près pour tout. Je veux bien tout voir, tout tester, histoire de me faire mon propre avis sur tout et n'importe quoi. Après, en général, quand ça parle d'art et compagnie, je m'ennuie, mais au moins, je sais que ça m'intéresse pas. Je le sais vraiment, je me contente pas de supposer. Mais il faut bien avouer que les peintures et tout ça, je m'en fous un peu. Je suis pas très réceptif à tout ça. Je saurais dire que c'est bien fait, bien sûr, mais niveau émotion c'est zéro. « Ben j'ai souvent du mal avec l'art contemporain, je ne comprends pas vraiment les messages que veulent passer les artistes. » Je hoche la tête. Faut écouter ma sœur s'extasier sur une peinture avec juste des taches comme quoi c'est pas le sujet qui prime, c'est le mouvement, la volonté de s'exprimer sans barrière blablabla... Tu parles, c'est juste des taches. Mais bon, Shawna est un peu étrange de toute façon. Faut avoir un sacré problème pour vouloir finir prof d'arts plastiques ! « Mais en soit ce n'est pas tant ça qui me dérange, ça me laisse de marbre. Mais par contre les photos avec des poses suggestives, presque pornographiques ou même gores, ça me dérange. On va dire que c'est mon côté prude et innocent qui ressort... » Je le fixe un instant, souriant d'un air attendri. Je trouve que ça lui va bien. Il fait un peu enfant, c'est mignon. Je l'imagine presque détourner les yeux en rougissant, mal à l'aise au possible, si par malheur quelque chose de vaguement osé venait qu'à apparaître devant lui. J'ai une pensée amusée pour mon morceau de plafond et la tête qu'il aurait fait en grimpant. Je sais pourtant par expérience que son innocence n'est pas intacte. Mais ça ne fait rien, je suis prêt à faire comme si je n'étais pas au courant. « Ooooh... Mon petit bébé est tout sensible... » Je le taquine mais dans le fond, je suis pas moqueur le moins du monde. Je trouve ça vraiment mignon. Ça colle tellement à l'image que j'avais de lui que ça me rassure. Il me donne juste envie de le prendre dans mes bras et de le câliner jusqu'à ce que le monde soit juste, pour pas qu'il ait à souffrir un jour. Je sais que c'est pas possible, je le sais mieux que jamais, mais ça ne change rien à l'envie de pouvoir le faire...

On fait tranquillement notre tour dans le monument. J'aime la normalité de tout ça. Pas de traumatismes, pas de victimes, pas de trahison, rien du tout... Je retrouve un peu ce qui ressemble à ma vie et il s'y intègre parfaitement. Je ne vois pas comment ça aurait pu être mieux. La visite se termine aussi simplement que le reste de notre journée. On en ressort main dans la main, le même amusement flottant au-dessus de nous. Je fais semblant d'être partant pour recommencer mais il m'arrête et vient m'enlacer. « C'est dommage mon amour qu'ils soient sur le point de fermer, sinon tu penses bien, ça aurait été avec grand plaisir. La prochaine fois ! » Ses bras glissent autour de ma taille et ses lèvres se posent sur les miennes. Quelques passants râlent parce qu'on s'est arrêtés au beau milieu du passage mais je ne leur accorde même pas un regard, bien trop occupé à être amoureux pour daigner leur accorder de l'importance. « Hmm... Ouais... La prochaine fois... » C'est rien d'autre qu'un souffle entrecoupé de nouveaux baisers. Je sens un sourire stupide illuminer mon visage mais je le vis bien. Si le Paradis existe, il doit sûrement ressembler à cette journée. C'est dingue comme quelques sorties peuvent apporter un soulagement intense ! On s'éloigne pour rejoindre le Starbucks le plus proche. Et aussitôt installés, on retrouve notre proximité. Il ne cherche pas à éviter mes caresses. Depuis qu'on s'est retrouvés, ça aussi ça a été naturel. L'embrasser, le câliner... Mes mains sont à leur place sur lui. Et la sienne se pose sur ma cuisse. Ça me fait sourire de plus belle. Il n'y a plus de gêne, j'ai l'impression. On se demande plus comment ça pourrait être pris ou interprété. On reprend juste nos marques. Je ne cherche pas à me soustraire à son geste. J'ai l'impression d'être à lui, qu'il cherche peut-être à faire passer le message à l'univers tout entier comme j'aime le faire de mon côté et ça me plaît. J'ai envie d'être sa propriété. De lui appartenir. Qu'il en soit fier, un peu. Parce que moi, je suis fier d'être avec lui. « Chouette ! » Comme si je pouvais refuser de recommencer ! J'ai hâte. Retrouver l'innocence de cette journée et avoir l'impression que tout va bien. Peut-être que ça ira mieux, d'ici Noël. On aura eu le temps de mettre les choses au clair. Enfin... J'espère... Je n'ai pas envie que ça reste éternellement comme ça. J'ai besoin de lui, vraiment. « Oh wouhai, ça serait vraiment chouette. C'est un musée qui retrace l'histoire de Londres, c'est vraiment super intéressant si t'aimes le côté un peu historique. » Bah oui, ça peut être intéressant. J'aime bien l'Histoire, en général, donc ça pourrait être bien. Et puis, j'ai surtout repris ça parce qu'il avait l'air de vouloir le faire tout à l'heure et que ce serait dommage que ça passe aux oubliettes. Ça avait l'air de lui faire plaisir alors si on peut faire ça la prochaine fois... Qu'on continue à trouver de quoi nous plaire à tous les deux. Qu'on passe d'aussi bonnes journées l'un que l'autre. « Ce sera bien, j'en suis sûr. » Et je le pense vraiment. Je me fiche pas mal de ce que c'est, je veux bien me taper les milles-pattes après les papillons, ça n'a aucune espèce d'importance. Je veux juste recommencer cette journée. « Oh wouhai !! En plus c'est vraiment super joli, j'adore. C'est beaucoup décoré Dublin vers Noël ? » Je hausse vaguement les épaules tout en retenant un « tu viendras voir, si tu veux » spontané. C'est pas parce que ça s'est bien passé aujourd'hui qui tout est arrangé et qu'il faut que je l'embarque à la maison... J'ai regretté de pas l'avoir fait cet été, je le sais, mais je n'ai pas envie de présenter à mes parents quelqu'un qui ne restera pas à mes côtés un moment. Je veux pas que les conquêtes défilent à la maison. La personne que je leur présenterai, ce sera sérieux et je serai sûr de « nous ». Alors oui, avec lui, c'est sérieux, mais je ne suis pas certain que ça soit vraiment solide pour l'instant. Je préfère attendre un peu. Mais peut-être qu'il viendra voir par lui-même, qui sait ? D'ici-là, tout peut peu changer... « Beaucoup je sais pas, mais c'est décoré. Et puis le marché de Noël est archi beau. Bon, c'est super commercial mais c'est beau quand même. J'adore Noël à Dublin. Ça sent trop bon et puis c'est pas la même ambiance que d'habitude. C'est vraiment chouette. Et puis pour un peu qu'il neige, c'est juste parfait ! Par contre, à Lucan, y'a pas grand chose. C'est dommage. En même temps, la ville est moche, ça doit pas aider... Vous décorez votre maison, vous ? Parce que j'imagine qu'au milieu de nulle part, y'a pas beaucoup de déco... ? » Je suis fan de chez moi, c'est un fait. Enfin pas là où on habite vraiment mais Dublin et l'Irlande en général, c'est juste incroyable. Alors forcément, c'est merveilleux à Noël. Mais le reste du temps aussi. Et j'aimerais pouvoir partager tout ça avec lui un jour. Il y a fort à parier qu'après avoir connu une ville comme Londres, ça lui semblera moins extraordinaire que ça l'est à mes yeux mais j'essayerai de la lui faire aimer malgré tout. Et je suis sûr qu'il finira par succomber à mon île, un jour. Après tout, on aura tout le temps nécessaire pour ça, lui et moi...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Jeu 17 Aoû - 13:25




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Je sais que l'on vit dans une société où tout est exposé, mis en avant, jusqu'à outrance. Je sais qu'on ne peut plus marcher dans la rue sans voir des publicités avec des femmes ou des hommes à moitié nus, dans des pauses aguicheuses, pour vendre un produit quelconque. Je sais qu'on ne peut pas allumer la tv ou l'ordinateur sans voir des actes de violence ou sexuels comme si tout était normal dans le meilleur des mondes. Plus personne n'est à l'abri de tout ça, même plus les enfants. Et après on s'étonne en se demandant où est passé leur innocence, mais j'ai envie de leur dire que s'ils arrêtaient de les mettre devant des écrans pour les occuper et qu'ils s'amusaient un peu plus avec eux à des jeux ludiques, ils l'auraient peut-être encore leur innocence aujourd'hui ces pauvres gosses. C'est dans ces moments là que je suis content de vivre au milieu de nulle part, j'ai été à l'abri de tout ça quasiment toute ma vie. Evidemment, j'ai passé beaucoup de temps à Londres, mais c'était essentiellement pour écumer des spectacles ou des expositions. Je ne faisais pas forcément attention aux panneaux publicitaires et ma grand-mère prenait grand soin de m'éviter ce genre de désagrément en captant mon attention avec divers sujets. Et au manoir, nous n'avions pas forcément le droit de regarder la tv. Nous avions des programmes assez chargés, avec des cours donnés par notre précepteur et des activités sportives. Je ne prétends pas que nous ne regardions jamais la tv, mais au final ça ne m'a jamais beaucoup intéressé, parce que rapidement je me suis passionné par les plantes et j'ai trouvé ça plus intéressant de me plonger dans le jardinage que dans des séries ou des films. Alors oui, on peut dire ce qui est, j'ai gardé ma part d'innocence jusqu'à récemment et d'une certaine façon, je l'ai toujours. Je suis dérangé par les scènes "d'amour", je déteste les films sur la guerre et je ne supporte pas de voir des animaux mourir dans les films. Ce qui est assez amusant c'est de voir que sur certains aspects de ma vie, je suis encore un enfant, alors que sur d'autres, j'ai certainement franchie la barrière qui me mène vers le monde des adultes, sans pour autant faire de moi l'un d'entre eux. C'est certainement ce qu'on appelle communément "le monde de l'adolescence", plus vraiment un enfant, pas encore un adulte, on gravite au milieu d'un no man's land sans trop savoir qui on est et ce que l'on veut vraiment. Je suis persuadé que les gens de mon village ou ceux qui me connaissent vraiment ne devaient pas penser que je perdrai ma virginité aussi tôt. Et d'une certaine façon, j'en suis moi-même étonné. Je n'ai jamais été particulièrement intéressé par tout ça. J'ai commencé à m'intéresser aux filles qu'assez récemment et si on m'avait dit que je finirai dans le lit d'un garçon, je ne l'aurai pas cru. Et pourtant, je n'ai aucun regret, parce que je me sens bien avec lui et que ça ne s'explique pas. Je l'aime, point. Je lui tire la langue en l'entendant m'appeler son "petit bébé" et je fais semblant de bouder, trente secondes. Parce que oui, je suis sensible, c'est un fait. « Gnagnagna ... Je ne suis pas "tout sensible", je suis .... Oui bon si, je suis tout sensible ... mais c'est ça qui fait mon charme !! » Dis-je en prenant un air angélique. Ou pas. Je ne suis pas sûr que ça m'apporte réellement du charme mais bon, on se console comme on peut. Je sais que ce que je trouve un peu déplacé ou dérangeant, c'est normal pour le reste de mes camarades et que ça me fait passer pour le mec coincé qui n'y connait rien à la vie. Et ils ont raison, d'une certaine façon, je n'y connais rien à la vie, mais j'ai 16 ans, n'est pas normal ? Oui, je ne connais pas toutes les positions sexuelles qui existent ou les jeux étranges que les gens font ensemble, mais je n'ai pas la sensation d'être vraiment en train de passer à côté de ma vie pour autant.

Nous sortons de la Tour de Londres, main dans la main. Il fait genre de m'entraîner vers la Tour à nouveau pour refaire une visite, afin d'être sûr qu'il n'avait rien perdu jusque là de ne pas l'avoir visité avec sa famille. Je ris et l'arrête pour l'enlacer, au milieu du passage. Des gens ne sont pas contents de devoir nous contourner, pauvres victimes de notre indifférence totale. Nous aurions pu être gêné de nous exposer autant ou d'importuner les autres, mais non, rien n'y fait, on s'en moque. Il n'y a que lui à mes yeux et visiblement, il n'y a que moi aux siens, tout est parfaitement comme avant. Il glisse quelques mots entre plusieurs baisers et je l'écoute distraitement, prenant plus de plaisir à poser mes lèvres sur les siennes qu'à avoir une vraie discussion en cet instant. Nous finissons malgré tout par nous détacher pour rejoindre le Starbucks le plus proche. Installés sur la terrasse, l'une de ses mains jouant dans mon dos à dessiner des choses et l'une des miennes posée sur sa cuisse, nous discutons gaiment. Je lui demande s'il serait tenté de revenir aux prochaines vacances avec moi pour une deuxième journée en amoureux et il a l'air totalement partant. Ce n'est plus juste un "on fera ça un jour et ça sera bien", là ça devient plus précis. On s'est fixé une période, les vacances de Noël. On a pas encore donné de jours, mais ce sera en toute logique le dernier jour des vacances, comme aujourd'hui. Puisqu'on devra tous les deux reprendre le train le lendemain, autant arriver un jour en avance pour profiter l'un de l'autre. Surtout que si ça fait comme ces dernières vacances, nous passerons 2 semaines loin l'un de l'autre, je pense que cette journée sera essentielle s'il ne veut pas me retrouver au bout d'une corde, n'ayant pas supporter le manque. Il me propose de faire le Museum of London, certainement parce que je l'ai proposé plus tôt dans la journée et qu'il se dit que si je l'ai proposé c'est que j'aime y aller. Et je trouve que c'est une super idée et je suis presque sûr qu'il aimera aussi. Peut-être pas ensemble du musée, mais il y aura forcément des choses qui vont l'intéresser, surtout s'il aime l'Histoire. Je lui demande comment est Dublin vers cette période de l'année et visiblement c'est plutôt agréable. Il a raison de dire que c'est une tout autre ambiance, les gens, je trouve, sont plus détendus, plus souriants, je trouve ça vraiment bien. Et puis c'est vraiment beau, tout décoré, avec la neige ça donne un caché en plus. Et c'est vrai qu'il y a souvent de bonnes odeurs dans les marchés de Noël. Dommage que dans sa ville, il ne se passe rien, mais ça ne m'étonne pas trop. « Dans les villages aux alentours, les gens décorent leur propre maison et parfois un peu leur jardin, mais sinon il n'y a rien de particulier dans les villages en eux-même. Quant à nous, oui, notre maison est décorée pour les fêtes. On a un beau et grand sapin. J'aime pas l'idée qu'ils en coupent un chaque année, mais jusqu'à présent ils n'ont toujours pas accepté mon idée d'en mettre un en pot, mais je ne perds pas espoir, un jour j'aurai gain de cause. Et il y a des décorations un peu de partout dans la maison ... On porte nos vêtements de Noël, avec nos beaux pulls aux motifs de rennes, de sapins et autres, rouge ou vert ... Je crois qu'on peut dire aisément qu'on est des clichés ambulants, mais moi j'aime bien. » Oui, il faut bien l'avouer, moi j'aime beaucoup. J'aime porter mes pulls en laine kitchs et boire du lait chaud. J'aime lire des contes vers cette période au coin du feu et manger du pudding de Noël. « Mais j'adore cette période de l'année. Je trouve que les gens sont plus détendus, plus souriants. J'aime voir la neige tomber et recouvrir la campagne et nous donner encore plus l'impression qu'on est seul au monde. Souvent on a de la compagnie durant cette période, des amis à ma grand-mère ou à mes parents ou de la famille. C'est souvent festif, j'aime beaucoup. » Comme tout bons croyants qui se respectent, on va à la messe de minuit et nos repas ressemblent exactement à ceux qu'on décrit dans les livres. Je suis curieux de savoir comment ça se passe en Irlande, si c'est comme chez nous ou alors s'ils ont des coutumes un peu différentes. « Vous faites des choses particulières de votre côté ? Des coutumes qui seraient purement irlandaise ? » C'est aussi ça que j'aime entre nous, c'est que nous venons de deux pays différents, alors on peut découvrir des habitudes différentes.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Jeu 17 Aoû - 20:08


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Oui, je l'avoue, sa sensibilité fait immanquablement partie de son charme. J'aime le voir rougir quand je l'aguiche (ou quand il le fait), son regard s'assombrir pour une histoire de plante malade ou de papillon assassin, non pas que j'aime le voir triste ou mal à l'aise mais c'est que ça le rend incroyablement touchant... J'aime ses réactions de môme, l'impression qu'il me donne parfois d'avoir cinq ans. Et je pense que, la toute première fois, c'est ce qui a créé un semblant de lien. C'était un môme paumé qui devait jouer les grands parce que le destin, ce chien de destin, en avait décidé ainsi. Il était là, tout en peine et en retenue, à veiller comme un homme sur une enfance qu'il n'avait pas quittée. Une enfance que j'ai fui à la première occasion et qu'il me force en douceur à retrouver dans ses bras. Alors oui, j'aime cet aspect de sa personnalité. Et je me fiche éperdument qu'il puisse apparaître coincé aux yeux du monde, aux miens ça ne fait que le rendre plus beau encore. Et il faut bien reconnaître que j'espère qu'il préservera chez lui ce que j'ai massacré chez moi. Que son innocence s'éternisera. Qu'il posera à tout jamais un regard presque pur sur la triste réalité du monde. Il y a peu de chance en réalité, bien sûr, mais j'espère malgré tout que la perversion qui nous attrape tous un jour l'épargnera, lui. Le contraste doit être flagrant... Ma vie toute entière ressemble sûrement à ces images qui le dérangent... Le film d'un accident violent que je n'ai jamais vu mais que mon imagination d'enfant n'a jamais eu de mal à tourner, les photos floues du véritable drame plus violent encore que dans les souvenirs que j'avais pu construire, jusqu'à la naissance malvenue d'un érotisme constant, d'une plongée maladroite et angoissante dans le bain des grands. Enfin, qu'importe. Aujourd'hui, tout cela ne compte pas. Aujourd'hui, il n'y a que deux adolescents vivant véritablement leur histoire pour la première fois. Parce que c'est un peu ça. Tout ça, c'est parce qu'on le veut vraiment. Il n'y a pas de coïncidences guerrières ni de promiscuité de prisonniers. On est libres et on a choisi de profiter de cette liberté ensemble. Alors je sais que « nous » vit depuis plus longtemps que ces quelques heures mais ça fait seulement quinze jours qu'on aurait pu, si on l'avait voulu, couper véritablement les ponts. Alors c'est seulement depuis quinze jours que notre relation tient de notre propre ressort. À la ferme, on aurait jamais pu passer à autre chose, on avait toujours l'autre sous les yeux, il aurait fait partie de notre vie même si on ne l'avait pas voulu. Alors que là, il aurait suffi de ne plus répondre, de fermer les yeux sur les souvenirs communs. Ça aurait été faisable. Sûrement plus facile. Mais non. On a préféré un chemin plein d'obstacles. Ou du moins, un chemin qu'on pensait plein d'obstacles, parce qu'il faut bien avouer qu'aujourd'hui, on ne les voit pas très bien. Peut-être qu'on les verra jamais ? J'en sais rien. Si tout pouvait continuer sur cette voie, ce serait vraiment parfait. Juste lui, moi et la continuité normale et naturelle de ce qu'on avait commencé avant que tout ne vole en éclats. C'est sur un tirage de langue adorablement boudeur et quelques baisers que se termine notre journée touristique. Au diable les visites, on va pouvoir souffler un peu !

On se pose tranquillement au Starbucks, au soleil et la tendresse retrouvée un peu plus tôt reprend aussitôt. Je crois que c'est ce que je préfère dans ma vie : le câliner. Je ne me sens jamais aussi bien que dans ces instants qui n'appartiennent qu'à nous. On recommence à se projeter. Pour de vrai. Pas juste des « on fera ça » qui n'arriveraient sûrement jamais. Non, non, on date, on envisage sérieusement. Le rendez-vous est pris ! Aux prochaines vacances, on recommence. Et puis, peut-être qu'on aura l'occasion de passer un jour ou deux ensembles avant de se retrouver ici. Ce serait bien... Lui montrer chez moi, lui faire découvrir Dublin. L'intégrer à ma vie. À ma vie loin de lui. Qu'il se fasse une place dans la famille, peut-être aussi. Je sais que là tout de suite maintenant, l'idée ne serait pas géniale, je ne serais pas forcément à l'aise, mais dans quelques mois, ce sera peut-être différent. Je l'espère sincèrement. « Dans les villages aux alentours, les gens décorent leur propre maison et parfois un peu leur jardin, mais sinon il n'y a rien de particulier dans les villages en eux-même. » J'aime l'entendre parler de sa vie, ça me donne toujours l'impression d'en faire un peu partie. Imaginer chez lui, sa campagne, son quotidien... Oui, c'est définitif, ça me plaît. « Quant à nous, oui, notre maison est décorée pour les fêtes. On a un beau et grand sapin. J'aime pas l'idée qu'ils en coupent un chaque année, mais jusqu'à présent ils n'ont toujours pas accepté mon idée d'en mettre un en pot, mais je ne perds pas espoir, un jour j'aurai gain de cause. » Je ne peux m'empêcher de rire en l'entendant. S'il est sûr d'avoir gain de cause un jour, alors... Je n'ai jamais vraiment réfléchi à tout ce qui doit lui apparaître comme un crime ou quoi. Le nombre de sapins assassinés tous les hivers ! Je n'ai toujours pas osé avouer avoir tué des fleurs pour les beaux yeux d'Alaska. « Et il y a des décorations un peu de partout dans la maison... On porte nos vêtements de Noël, avec nos beaux pulls aux motifs de rennes, de sapins et autres, rouge ou vert... Je crois qu'on peut dire aisément qu'on est des clichés ambulants, mais moi j'aime bien. » C'est bizarre mais j'ai l'impression que c'est la première fois que je l'entends parler d'eux comme une famille. Il n'y a pas ses parents d'un côté et lui d'un autre. C'est juste un « on » qui semble uni et profiter comme un seul homme des fêtes de fin d'année. Je trouve ça rassurant. « Mais j'adore cette période de l'année. Je trouve que les gens sont plus détendus, plus souriants. » Je hoche la tête. Je crois que ça fait partie des moments que je préfère. « J'aime voir la neige tomber et recouvrir la campagne et nous donner encore plus l'impression qu'on est seul au monde. » N'empêche, heureusement que ce sont des sorciers ! Ça doit être super handicapant de vivre au milieu de rien comme ça. Je crois que j'aimerais pas beaucoup. Et quelque chose me dit que le reste du troupeau n'apprécierait pas des masses non plus ! Les parents, peut-être, à la limite... Mais bon, ma mère n'ayant pas de voiture, ce serait sûrement chiant pour elle de devoir compter sur Patrick à chaque fois. « Souvent on a de la compagnie durant cette période, des amis à ma grand-mère ou à mes parents ou de la famille. C'est souvent festif, j'aime beaucoup. » Son enthousiasme fait plaisir à voir ! C'est pas souvent qu'il a l'air d'apprécier les moments qu'il passe chez lui. Enfin, quand ils ne sont pas dans sa serre ou avec sa grand-mère. Là, « les amis de ses parents » et « sa famille » apparaissent comme les choses agréables de son existence. C'est une découverte que j'aime beaucoup. « T'as beaucoup de famille ? » En dehors des quelques personnes qui vivent avec lui, j'en sais rien du tout. Je ne m'attendais pas à une conversation aussi intime (quand bien même elle est superficielle) en envisageant seulement de nous revoir. Mais c'est loin de me déranger ! « Vous faites des choses particulières de votre côté ? Des coutumes qui seraient purement irlandaises ? » Je hausse vaguement les épaules. Purement irlandaises, j'en sais rien... C'est que j'ai jamais vraiment fait attention à comment on faisait ailleurs, en réalité. « On va se baigner le matin de Noël ? Y'a toujours un truc organisé sur les plages du coin donc on participe. Mais ça doit pas être juste de chez nous. » Après tout, y'a des plages partout donc ça doit exister partout. « Sinon, après c'est plus des ''traditions'' familiales en fait. Genre aller préparer le spectacle de notre ancienne école. On va monter les décors et filer un coup de main aux gamins pour le maquillage et les costumes. C'est le truc que je préfère à Noël, je crois. » Comme j'adorais y participer. Mais bon, ça, c'est un peu de l'histoire ancienne... Y'a toujours un morceau du troupeau pour récupérer des petits rôles et nous donner de bonnes raisons de piquer les places devant parce que « comme on a aidé, on peut au moins choisir où s'asseoir ». « Le reste, c'est genre normal. Un sapin trop grand pour la taille du salon qu'on décore tous ensemble, et c'est le plus petit qui met l'étoile en haut et toujours la même bûche au chocolat qu'on galère à préparer avant d'aller regarder un dessin-animé tassés sur le canapé. » Parce que depuis plusieurs années, on fait tout ce qu'on peut pour laisser ma mère tranquille. Elle passe souvent l'après-midi chez le coiffeur pour être jolie pour le réveillon. « Rien qui fasse rêver quoi ! » Avant, je m'en fichais, je ne faisais des efforts que pour tout gâcher mais j'avoue que depuis que je suis entré à Poudlard, je participe avec plaisir (un plaisir souvent dissimulé cela dit). Parce que même si elle craint parfois, c'est ma famille.
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 18 Aoû - 0:08




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
La journée est passé trop vite, mais c'est plutôt bon signe, non ? Ca signifie qu'on a passé un bon moment. Même l'attente pour la Tour de Londres est passée vite parce que finalement on s'est projeté tous les deux dans de potentielles futures visites et c'était trop cool. Ce qui n'était qu'un délire au début pour tenter de détendre l'atmosphère est retrouver une routine oubliée, est réellement redevenue quelque chose de plus naturel. Je ne me force pas à lui proposer des lieux ou à m'imaginer avec lui, dans quelques temps, en plein coeur de Londres, pour de nouvelles visites. Je le fais parce que j'ai envie et que ça me ferais vraiment plaisir. Ce n'est plus uniquement une histoire de vouloir recoller les morceaux et tenter de prétendre que rien n'a changé entre nous, j'ai vraiment cette sensation qu'on est revenu dans un rythme plus naturel et d'une certaine façon, plus normal entre nous. Alors je ne prétends pas que c'est bon, tout est pardonné et oublié et qu'on va reprendre notre histoire là où on l'a laissé. Je me doute bien qu'aujourd'hui est un peu particulier, parce qu'on est loin de tout le monde, loin de Poudlard. Ici, on est que deux gamins amoureux qui jouons les touristes. Il n'y a plus de victimes, de traumatismes, de trahison ou autre, tout est normal. Alors oui, c'est certainement plus facile aujourd'hui que ça ne le sera demain. Mais j'aime à croire que si c'est facile aujourd'hui, c'est que c'est bon signe. C'est vrai, après tout, après 15 jours de séparation, tout aurait vraiment pu changer entre nous. On aurait pu se rendre compte qu'on était mieux sans l'autre ou que finalement on n'avait pas forcément envie de faire des efforts. Peut-être qu'il aurait pu se rendre compte qu'il n'arrivera jamais à me pardonner ou à aller de l'avant avec moi. Cette journée aurait pu ne jamais voir le jour ou alors être catastrophique. Trop de tension, de non-dits, trop d'hésitation et de maladresse qui auraient pu nous dégouter de vouloir persévérer. Ou alors on l'aurait fait, juste pour se donner bonne conscience et dans un mois, tout arrêter parce que ça ne rime définitivement à rien. Au lieu de ça, actuellement je me sens un peu plus léger et serein et je me dis qu'on est sur la bonne voie. On est capable de sourire et de rire sincèrement. On est capable de se dire droit dans les yeux qu'on s'aime, sans rougir face à un potentiel mensonge. On est capable de se projeter dans l'avenir. Ca signifie quelque chose d'être capable de se donner rendez-vous aux prochaines vacances pour réitérer cette journée, alors qu'elle n'est pas finie. Ca veut dire qu'on imagine un avenir ensemble, on ne fait pas qu'espérer, on se projette vraiment. Je ne sais pas pour lui, mais moi ça me motive à fond. Je suis réellement prêt à affronter n'importe quoi, je suis gonflé à bloc. Je suis prêt à essuyer des crises de jalousie ou de doutes. Je suis prêt à me plier en quatre pour lui faire plaisir et lui donner des raisons d'être encore avec moi. Je suis prêt à l'aider à affronter le traumatisme qu'on va forcément vivre en retournant à Poudlard. Retourner dans la grande salle après ce qu'il s'est passé, ça va être affreusement dur. Je ne sais pas comment je vais faire pour y arriver. Je ne sais pas comment je vais faire pour jouer mon rôle de préfet et conduire les premières années dans notre salle commune sans avoir la nausée et avoir envie de m'effondrer en repensant à tout ce qu'on a vécu. Je ne sais même pas comment je vais faire pour supporter ma première nuit dans mon dortoir, loin de Dan et de la sécurité de ce qui était à mes yeux "notre dortoir". Surtout après avoir passé la nuit avec lui. Mais je ne vais pas avoir le choix, je vais tenter de me montrer fort, pour lui, pour les premières années, pour mes amis et mes camarades. Quitte à m'enfermer dans la salle de bain quand tout le monde est couché pour me lâcher enfin et pleurer toutes les larmes de mon corps. De toute façon ce n'est pas comme si mes camarades de dortoir allaient m'attendre, ils seront tous déjà endormi quand j'y retournerai, ce ne serait pas comme si j'étais avec Dan où je pouvais être sûr qu'il aurait lutté contre le sommeil jusqu'à ce que je revienne, inquiet du temps que j'aurai mis pour me brosser les dents.

Bref, tout ça pour dire que oui, ça va être dur les prochains jours. Entre le retour à Poudlard, devoir surmonter les souvenirs qui vont forcément nous assaillir quand on va débarquer de nouveau à l'école, tenter de retrouver notre place au milieu de tout ça et de reprendre notre vie là où on l'a laissé sans vraiment savoir comment faire. Et le pire c'est qu'en plus, avec Dan, ça sera vraiment différent entre nous, puisqu'on ne pourra pas se retrouver tous les soirs dans notre dortoir pour pouvoir être un peu ensemble, puisqu'il aura certainement Keagan dans le sien et que je serais de retour dans le mien. Je ne sais pas trop comment ça va se passer. Il va falloir que je passe au dessus de ma timidité naturelle et ma volonté de ne pas déranger les autres, que je me fasse violence pour proposer des choses à Dan, même pas grand chose, juste histoire de pouvoir le voir tous les jours. Je sais que je ne serai plus le seul à vouloir avoir envie de passer du temps avec lui, je vais devoir le partager avec ses amies. Il aura donc forcément moins de temps à m'accorder et peut-être moins envie. Il a ses ASPICs cette année, il va peut-être vouloir travailler sérieusement pour les réussir ... Je tente de ne pas y penser pour ne pas avoir la nausée, mais c'est malheureusement une réalité. Est-ce qu'il va reprendre le Quidditch ? Je ne lui ai pas posé la question, mais si c'est le cas alors je pourrais toujours passer le voir à ses entraînements et le soutenir durant ses matchs. Je déteste le Quidditch, ça me rend malade de les voir perchés si haut, c'est si dangereux, mais pour lui je pourrais tenter de faire un effort. Je ne dis pas que je vais passer un bon moment, je vais devoir avoir le coeur bien accroché et je vais être mort de trouille jusqu'à ce qu'il descende intact de son balai. Et s'il est blessé ... Non, là non plus il ne faut pas que j'y pense sinon je ne vais pas me sentir bien. Mais ça sera une occasion de lui montrer mon soutien et ma présence à ses côtés. Et peut-être que si je lui demande de me donner quelques cours de photo, je pourrais encore plus grapiller un peu de temps sans qu'on puisse rien me dire. Je suis prêt à tout sincèrement, pour tenter de l'avoir à mes côtés un maximum de temps, sans être lourd et étouffant. Je ne veux pas qu'on devienne 2 inconnus qui nous croisant de temps à autre pour passer un peu de temps ensemble, mais sans trop nous calculer le reste du temps. Je veux pouvoir lui voler un baiser dans les couloirs quand je le croise ou baver dessus de loin quand il est occupé à faire quelque chose et que je ne veux pas le déranger. Je sais que ça ne sera pas pareil qu'avant, mais j'espère qu'on arrivera quand même à se dégager suffisamment de temps pour profiter de l'autre au maximum. J'y crois et cette journée m'aide à m'accrocher à cette idée.

« Oui. Je crois ... En fait c'est un peu compliqué. Parce que j'ai un oncle et un cousin et une cousine du côté de mon père et 2 oncles et 4 cousins du côtés de ma mère. Mais je ne vois pas souvent mon oncle avec ses 4 gosses souvent. Genre on se voit 2 fois par an pour des pseudos réunion de famille, mais sans plus. Je vois par contre souvent mon oncle célibataire qui traîne souvent à la maison. Mais après j'ai des cousins/cousines éloignés, qui ont des liens de parentés parfois un peu vague. » On ne peut pas vraiment dire que ma mère n'est pas proches de ses frères, mais surtout de son frère aîné qui a choisi de rester célibataire. Alors même s'il squatte souvent à la maison, il ne traîne pas derrière lui toute sa marmaille puisqu'il n'en a pas. Soit il nous amène sa conquête du moment, soit des amis à lui, soit il vient seul. Il est un peu particulier, mais je ne le déteste pas. Il est plutôt gentil avec moi, on n'a pas vraiment de points en commun, autant être honnête, mais il a beaucoup d'humour et croque la vie à pleine dents, je crois qu'inconsciemment, je l'envie. Il donne l'impression d'être totalement heureux et de n'avoir aucun complexe. Je suis persuadé que c'est faux, mais il n'empêche que parfois, ça fait rêver. Je ne sais pas s'il est vraiment heureux et satisfait de sa vie, il n'en parle jamais, prends toujours tout à la rigolade. Il prétend toujours que sa prochaine conquête sera peut-être la bonne, sauf qu'on sait tous que ce ne sera peut-être jamais le cas. « On nous les présente en nous donnant le lien de parenté, mais c'est assez lointain, c'est à se demander si ça compte vraiment ou pas dans certains cas. Mais c'est le truc de l'aristocratie, se targuer d'avoir des origines sociales nobles qui remontent à très longtemps. Ca ne sert à rien, mais ça fait joli sur le papier et classe dans les conversations mondaines. » Je sais que j'ai toujours tendance à me dissocier de ce monde qui est pourtant le mien. Mais c'est parce que je ne m'y retrouve pas dedans. Je n'ai aucune prétention quant à mes origines sociales et me moque de savoir si j'ai un lien de parenté avec un membre de la famille royal, même si j'ai compris que c'était le cas. C'est classe, je ne dis pas, mais c'est tellement lointain que même eux je suis sûr qu'ils ne le savent même pas et s'en moquent. J'aspire à une vie plus simple. Je ne dis pas que je cracherai sur l'argent, il ne faut pas être hypocrite, mais sinon le reste, je peux m'en passer. Je ne pense pas retourner à des réceptions mondaines quand je serai majeur et si c'est le cas ce sera parce qu'on m'y aura forcé, certainement pas de ma propre volonté. « Et toi ? En dehors d'avoir beaucoup de frères et soeurs, tu as des cousins/cousines ou tantes/oncles ? » J'ai vraiment envie d'en savoir plus sur lui. Connaître sa famille, même si je ne la rencontre jamais, savoir s'il est très entouré ou pas. Je sais qu'il a encore des grands-parents puisqu'il y ait allé durant les vacances et il me semble qu'il y avait des cousins là bas aussi, mais il faudrait que je relise ses lettres pour être sûr parce que là, j'ai un doute. Je ne me souviens même pas du nom de tous ses frères et soeurs, c'est un peu la honte. Je me souviens de Shawna, la plus facile, Aodhann ou quelque chose dans ce genre là. Je me demande s'il n'y a pas une petite Moïra aussi dans le lot. Et puis son frère qui l'a mal pris que l'on soit ensemble. Mais là aussi, j'ai un trou de mémoire. Je suis vraiment un cas désespéré. « Ah oui, je sais qu'ils le font aussi en Angleterre, mais ceux qui ont la mer à proximité de chez eux, je suppose. Ca se fait peut-être dans des rivières, je ne sais pas trop. J'avoue que je ne me suis jamais penché sur la question, ça ne se fait pas chez moi, mais en même temps je ne vois pas trop où on pourrait se baigner. Mais l'eau n'est pas trop froide ? Vous ne tombez jamais malade ? » C'est vrai que j'ai toujours trouvé cette tradition un peu étrange, mais c'est certainement parce que je n'ai jamais eu à la suivre. Et tant mieux, parce que moi qui n'aime pas l'eau froide et qui ai peur de tomber malade, j'aurai été servi. Je pense que je serai mort jeune .... « Ah c'est trop cool cette histoire de donner un coup de main dans votre ancienne école. Ca doit être vraiment génial. On n'a pas ça chez nous ... enfin bon je dis ça mais au fond je n'en sais rien, je n'ai pas été à l'école alors au final j'ignore s'il y a des spectacles d'organisés à Noël. Faudrait que je me taise parfois, c'est complètement débile ce que je viens de dire ... » C'est vrai que c'est un peu bête ce que je raconte. Je n'ai pas été scolarisé avant Poudlard alors je ne risque pas de donner un coup de main à mon ancienne école pour quoi que ce soit. Et vu le nombre de bornes qu'il y a avant de tomber sur la première école, on ne s'amuse pas à aller voir des potentiels spectacles de Noël des écoles aux alentours. « Vous faites Noël en famille et vous avez des traditions familiales que vous tentez de respecter au mieux d'années en années, je trouve ça plutôt cool au contraire. C'est vraiment la période qui est là pour tenter de resserrer les liens familiaux, il faut en profiter. » Même s'il ne se passe rien d'extraordinaires ou qu'à nos yeux c'est banal, ça ne signifie pas que c'est rien ou que ça ne fait pas rêver. Ils sont tous ensemble, ils font des efforts pour être agréables entre eux, ils suivent des traditions qui existent depuis de nombreuses années, c'est génial et c'est ça le plus important. A mes yeux, c'est vraiment ça l'esprit de Noël.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 18 Aoû - 12:09


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Demain, ce sera une horreur. Devoir se raccrocher à une vie qui ne m'intéresse plus vraiment, faire comme si tout allait bien, comme s'il n'y avait jamais rien eu... Honnêtement, j'en ai pas envie. Je n'ai pas envie de retourner à Poudlard. S'il n'y avait eu que moi, dans cette histoire, je ne l'aurais jamais fait. Pourquoi faire ? Revoir des gens qui, c'est méchant mais tellement vrai, ne me manquent pas vraiment ? Galérer pour un diplôme qui n'aura aucun impact sur ma vie future ? Laisser croire à ma famille à peine retrouver qu'elle compte si peu que je préfère repartir tout de suite ? Je ne vois plus cette école comme un cocon. Je ne m'y sens plus à ma place. Ça n'est plus vraiment chez moi. J'y retourne seulement parce qu'il est là, lui. Je sais qu'on pourrait se voir à Pré-au-Lard et tout ce qu'on veut mais j'ai peur qu'il ne me pardonne jamais mon abandon comme je ne lui pardonnerai jamais le sien s'il le faisait. Alors je dis rien et me laisse porter, une fois de plus, par un instinct sûrement vicié depuis longtemps. Mais aujourd'hui, ça me semble moins grave, moins insurmontable que ça pouvait l'être au moment-même où il a scellé cette année en acceptant cette journée. C'était décidé : s'il refusait, je n'y retournais pas. C'est idiot, je sais bien, mais ça m'évitait d'avoir à faire le choix moi-même. Je ne quittais pas mes proches pour rien, je les quittais pour lui. C'était différent, plus facilement envisageable. Même si ça me semblait encore être une grosse connerie. Là, ça va. Je dis pas que c'est la meilleure idée du monde ni même que je ne le regretterai pas dans quelques semaines mais je ne le regrette pas. Parce que le bordel de la ferme a laissé place à un espoir rassurant. Je retrouve le Milo que je connais. Celui qui n'hésite pas à raconter n'importe quoi et dont le sourire illumine clairement ma journée. Et moi, je me suis pas senti aussi sincère depuis une éternité ! Petit à petit, le malaise a fui. Même si je sais qu'il y a encore beaucoup à régler entre nous, j'arrive à passer au-dessus. Je veux bien fermer les yeux pour l'éternité si ça nous pousse à vivre des moments aussi merveilleux que celui-là. « Oui. Je crois... » Il croit ? Sa réponse me laisse un peu perplexe. Comme ça « il croit » ? Il a de la famille ou il en a pas ? Je pensais pas que c'était une question compliquée. « En fait c'est un peu compliqué. Parce que j'ai un oncle et un cousin et une cousine du côté de mon père et deux oncles et quatre cousins du côtés de ma mère. » Je ne vois pas trop où c'est compliqué jusque là. Mais je ne dis rien et attends la suite. « Mais je ne vois pas souvent mon oncle avec ses quatre gosses souvent. Genre on se voit deux fois par an pour des pseudos réunion de famille, mais sans plus. » Et ceux du côté de son père ? Il les voit souvent ? Ou alors il n'a quasiment aucun contact avec ses cousins ? « Je vois par contre souvent mon oncle célibataire qui traîne souvent à la maison. Mais après j'ai des cousins/cousines éloignés, qui ont des liens de parenté parfois un peu vague. » Je trouve ça chouette qu'il ait des contacts avec sa famille, même si c'est juste un oncle célibataire. Je pensais que ça faisait un peu tâche, dans leur milieu, de ne pas produire de potentiels héritiers dans le cadre d'un mariage rangé. Mais il faut croire que non ! « Et c'est à Poudlard tout ce monde-là ? » Parce que, je crois, ça fait six possibles sorciers au moins. Il y a peut-être toute la famille de mon petit-ami dans les couloirs de l'école sans qu'on m'ait jamais rien dit. « On nous les présente en nous donnant le lien de parenté, mais c'est assez lointain, c'est à se demander si ça compte vraiment ou pas dans certains cas. Mais c'est le truc de l'aristocratie, se targuer d'avoir des origines sociales nobles qui remontent à très longtemps. Ça ne sert à rien, mais ça fait joli sur le papier et classe dans les conversations mondaines. » J'ai toujours un peu de mal à m'y faire. L'aristocratie, rien que ça... Avant, j'aurais vendu mes parents pour m'approcher rien qu'un peu de ce milieu et maintenant... Je trouve ça effrayant. Je veux dire, si jamais je fais un truc de travers, il risque d'en pâtir et j'ai absolument pas envie de lui attirer d'ennuis avec sa famille. J'imagine que le seul fait de pas être une gentille fille lui en attirera assez comme ça.

Il y a pas ce genre de problème à la maison. Tout le monde s'en fout. Qu'importe d'où il vient ou qui il est, tant qu'on est bien ensemble, ça semble être le seul truc important. Ça m'a surpris, quand même. Je m'attendais pas à ce que ça passe aussi bien. Comme si tout était normal. « Tu sors avec un garçon ? D'accord, on le rencontre quand ? » C'était un peu bizarre d'ailleurs. Bien, hein, mais bizarre. On entend parler partout de coming out qui se passe mal et tout ce qui va avec et moi bah... C'est passé comme une lettre à la poste. Enfin presque. Je me rends compte que j'ai quand même vraiment de la chance. Ma famille, elle est cool. Vraiment cool. « Et toi ? En dehors d'avoir beaucoup de frères et soeurs, tu as des cousins/cousines ou tantes/oncles ? » J'hésite une seconde et puis je finis par secouer doucement la tête. Non. Enfin, pas vraiment. Là aussi, j'imagine que « c'est un peu compliqué ». Je bois une nouvelle gorgée de café et soupire discrètement. Y'a pas à dire, on est bien. Très bien même. « Oui et non, en vrai. » Ou la simplicité à l'état pur ! Il y a toujours le même problème, de toute façon. Ma famille est cool mais c'est pas toujours vraiment ma famille. « Ma mère est fille unique donc j'ai pas de « vrais cousins ». Mais Patrick a trois sœurs et un frère, et tout le monde a des mômes. On est une vingtaine d'enfants quand y'a des réunions de famille, genre comme cette semaine. Enfin, juste quand c'est que « la famille proche ». Sans quoi, on compte plus trop et y'a plus assez de place dans le jardin pour camper. » Et puis faut être honnête, on connaît pas tout le monde. Trop de visages qu'on voit une fois de temps en temps, trop de gamins trop jeunes auxquels on prête pas vraiment attention. Et puis, les affinités sont pas les mêmes. La famille éloignée, on la voit jamais presque. Juste quand y'a des anniversaires importants, genre les trucs de mariage des grands-parents ou quoi. Alors forcément c'est encore moins « ma famille » que les autres. « Après, généalogiquement parlant, c'est pas « mes cousins » c'est juste « les cousins ». Les leurs quoi. » Peut-être que j'en ai du côté de mon père... Mais j'ai jamais osé chercher. Ils doivent me détester juste pour exister alors j'ai pas très envie de leur donner des raisons de me le montrer. Et puis, avec le temps, j'ai plus vraiment envie de savoir. Même si j'avais la plus grande et merveilleuse famille du monde qui m'attendait là-bas, ce serait jamais vraiment la mienne non plus. Je veux dire, mon père n'a jamais daigné nous les présenter et, même s'ils ont très certainement appris notre existence à sa mort, ils ont jamais fait un pas vers nous. Même pas vers moi. Alors même s'il a fallu du temps, je crois qu'aujourd'hui je m'en fiche. Oui, j'ai des origines sorcières, quelque part, mais pour que mon père nous cache, c'est sûrement qu'ils auraient fait partie de nos bourreaux cette année, ou alors qu'ils auraient au moins cautionné tout ça. Alors une famille comme ça, je m'en passe très bien. La mienne, la vraie, est mieux. Mais bon, n'allez pas le leur répéter, bien sûr, mais la mienne est mieux que toutes les familles du monde. C'est peut-être bête, mais j'aurais aimé qu'il soit là, cette année. Enfin, genre la semaine dernière quoi. Le pauvre aurait été complètement paumé, c'est clair, mais ça m'aurait fait plaisir de le présenter à tout le monde. Qu'on sache que j'ai la chance d'avoir un copain aussi merveilleux. Pas parfait, je le sais maintenant, mais quelle importance ? Je ne le suis pas non plus, de toute façon. Ça aurait été bien. On aurait viré Brady de mon bout de tente pour qu'il reste auprès de moi, et tout le monde aurait ricané bêtement au moment d'aller se coucher parce que c'est évident dans leurs têtes d'abrutis qu'on serait pas restés sages bien longtemps mais ça aurait été bien quand même. Je suis sûr que même là, il aurait été vite accepté. Les grands-parents l'auraient juste adoré. Il est discret, intelligent, bien élevé... Le gamin parfait ! Bien loin de tous ceux qu'ils se coltinent à longueur d'année ! Un jour, peut-être. Sûrement. Quand il voudra...? Enfin, s'il veut...

Mes doigts ne s'arrêtent pas de courir sur lui. Ça m'a manqué pendant quinze jours. Pendant deux mois. Ça fait une vie, ça, deux mois. C'est tendre, innocent, rassurant. C'est nous quoi. On peut pas franchement dire qu'on se soit souvent éloignés de ce chemin. La conversation suit son cours, tranquillement. J'aime bien ce moment. Ça me rappelle nos soirées vautrés sur le lit, dans les bras l'un de l'autre, à refaire maladroitement le monde. Est-ce que ce sera pareil ce soir ? Est-ce qu'on se câlinera en parlant de tout et de rien jusqu'à ce qu'on finisse par tomber de sommeil ? J'aimerais bien. J'aimerais vraiment bien. Retrouver la douceur de nos étreintes et la sécurité incroyable qui régnait jusque là entre ses bras. « Ah oui, je sais qu'ils le font aussi en Angleterre, mais ceux qui ont la mer à proximité de chez eux, je suppose. Ça se fait peut-être dans des rivières, je ne sais pas trop. J'avoue que je ne me suis jamais penché sur la question, ça ne se fait pas chez moi, mais en même temps je ne vois pas trop où on pourrait se baigner. » Il a même pas un lac ou un truc comme ça à proximité ? Mais y'a vraiment rien près de chez lui ! Après, on ne peut pas dire que ça soit vraiment dérangeant s'il n'aime pas l'eau mais tout de même ! « Mais l'eau n'est pas trop froide ? Vous ne tombez jamais malade ? » Sa dernière question me fait rire. Je hausse les épaules. Pas forcément. Ça arrive des fois mais c'est difficile de savoir si c'est juste à cause de ça ou pas. « Si, ça caille ! Mais c'est bien pour ça qu'on le fait ! » C'est un peu un challenge quoi. Si elle était bonne, ce serait pas drôle. « Après, tout le monde le fait pas. Tout le monde vient, hein, mais la plupart reste au sec. Shawna veut le faire, cette année. Normalement, y'a que son père, Jackson et moi pour le faire jusqu'au bout. Et jusqu'à preuve du contraire, on a jamais chopé la mort. Ma mère l'a fait, une fois, elle en reparle tous les ans en jurant qu'elle recommencera jamais. » Elle est restée emmitouflée dans des couvertures énormes jusqu'au lendemain matin en jouant les malades à l'agonie. C'est la seule fois où j'ai vu ma mère faire un truc qui sort un peu de son quotidien. C'était drôle. Je regrette pas. Sentir sa main accrochée à la mienne alors qu'elle riait et criait en même temps, je crois que ça fait partie des très bons souvenirs de ces dernières années. « Ah c'est trop cool cette histoire de donner un coup de main dans votre ancienne école. Ça doit être vraiment génial. On n'a pas ça chez nous... enfin bon je dis ça mais au fond je n'en sais rien, je n'ai pas été à l'école alors au final j'ignore s'il y a des spectacles d'organisés à Noël. Faudrait que je me taise parfois, c'est complètement débile ce que je viens de dire... » Je lève les yeux au ciel en souriant et lui mets une petite tape amusée sur l'épaule. J'ai pas envie qu'il se taise, moi. Il peut dire tous les trucs « débiles » qu'il veut, ça ne me dérange pas. Ça doit faire bizarre de pas avoir été à l'école, n'empêche. Bon, il a Poudlard maintenant, mais quand même. « Ouais, c'est chouette. Les mômes te regardent avec des grands yeux admiratifs juste parce que tu sais agrafer deux bouts de carton ensemble ou faire une tresse correcte. C'est génial pour ton ego, un truc comme ça ! » Peut-être que ça aussi, il pourrait venir voir, un jour. Passer l'après-midi à faire des retouches sur des nuages en coton et coudre des boutons suicidaires sur des costumes rarement très réussis. Je suis sûr qu'il passerait un bon moment, lui aussi. Une dernière grosse lampée et je finis mon café, reposant mon gobelet vide sur la table. Il faudrait, un jour, que je leur file mon prénom complet, juste pour voir comment ils se démerdent pour l'écrire... « Vous faites Noël en famille et vous avez des traditions familiales que vous tentez de respecter au mieux d'année en année, je trouve ça plutôt cool au contraire. » Sauf cette année... C'était un peu... Différent. Raté. Bourré de regrets que je ne regrette pas vraiment. J'aurais préféré être chez moi, c'est certain, mais peut-être qu'on en serait jamais arrivés là, lui et moi, s'il n'y avait pas eu cette soirée de Noël, cette jalousie naissante qui m'a fait comprendre qu'un truc tournait pas rond avec ce garçon... Non, je regrette pas vraiment, c'est certain. « C'est vraiment la période qui est là pour tenter de resserrer les liens familiaux, il faut en profiter. » Je hoche doucement la tête. Je sais. C'est pour ça que c'était la période pendant laquelle j'étais le plus insupportable, avant. Pendant quelques semaines, la famille toute entière devait avoir envie de m'égorger à chaque fois que j'ouvrais la bouche. Parce que les liens familiaux qui se resserraient à cette époque, j'en voulais pas. C'est un peu différent maintenant. Beaucoup différent maintenant. « Dis, tu me montreras tes merveilleux pulls avec des rennes ? » Mon sourire est taquin, gentiment moqueur. Je suis sûr qu'ils lui vont à ravir ! Tout lui va bien, de toute façon. J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi séduisant en pyjama, c'est pour dire ! J'attends sagement qu'il ait fini sa boisson et m'étire paresseusement juste avant que mon estomac ne gargouille discrètement. « On va manger ? »
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 18 Aoû - 16:33




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Installés sur la terrasse du Starbucks, nous discutons de nos familles respectives. Il sait déjà que j'ai une soeur et deux frères, que nous vivons tous dans la demeure familiale et que je ne suis pas très proche de ma famille. Je lui apprends que ma famille est un peu compliquée. Parce que tout ce qui est famille proche, ça va, on arrive facilement à suivre, mais dès qu'on s'éloigne un peu, je commence à avoir du mal à comprendre tout ce beau monde. Qui est le cousin au troisième degrés ? Qui est de la famille de la tante par alliance de ma grand mère ? Au final, à mes yeux, ce n'est pas très important. Grosso modo, on peut trouver un lien de parenté avec un peu tout le monde et c'est ce que je trouve effrayant. Ils se marient tous entre eux, vive la consanguinité. Alors certes, ce sont des cousins éloignés, provenant d'alliance tellement lointaines que ça n'aura aucune influence sur la génétique de leurs enfants, mais quand même, c'est un peu glauque je trouve. On a beau parler des sang purs, mais au final l'aristocratie, c'est un peu la même chose à mes yeux. Ils veulent tellement préserver leurs titres et leur rang qu'ils trouvent toujours des partis au moins égaux aux leurs, quitte à taper dans la famille proche. Je sais que moi ça ne m'arrivera pas, parce qu'il est très peu probable que je finisse avec quelqu'un dans leur genre. Je veux vivre une vie normale, avec quelqu'un de normal, pas quelqu'un qui vit pour des valeurs arriérées et douteuses. Alors peut-être que je ne vivrai pas toute ma vie avec Dan, mais ce qui est sûr c'est qu'il m'apporte beaucoup plus qu'eux et que si je dois faire ma vie avec quelqu'un d'autre que lui, je sais que cette personne ne sera pas une aristocrate. « Non. Mes cousins du côté de mon père ont déjà tous obtenu leurs ASPICs depuis quelques années, ils sont tous plus vieux que Dax. Quant à ceux du côté de mon père, mon cousin vient d'obtenir ses ASPICs, par je-ne-sais-quel-miracle et ma cousine rentre en 6ème année, comme moi. » J'ignore s'il connait mon cousin, ils sont de la même année mais ne doivent pas avoir les mêmes fréquentations. Mon cousin était l'ombre de mon frère Abel, à toujours faire les 400 coups ensemble, surtout me rendre la vie impossible. Je ne suis pas mécontent qu'il s'en aille parce qu'il commençait un peu à me taper sur les nerfs. Même si cette année a été un peu soft, il s'est bien défoulé sur moi le reste du temps alors ça compense à peine. J'ignore ce qu'il veut faire de sa vie, personnellement je le vois chômeur tellement j'estime qu'il est débile et incapable de rien. Cela dit, je ne sais pas non plus ce que veut faire Abel. Je crois qu'il avait parlé de tenter quelque chose dans la vente, il était intéressé par un poste en tant que vendeur dans le magasin de Quidditch à Pré-au-Lard. Il a passé les entretiens mais il n'avait pas la réponse aux dernières nouvelles. Je ne sais pas trop pourquoi il a choisi de s'enterrer à Pré-au-Lard. Je sais qu'on est habitué à la campagne mais quand même, je l'aurai vu plus faire sa vie à Londres. Est-ce qu'il y a une fille dont il est plus proche qu'il n'a pas voulu l'avouer jusqu'à aujourd'hui ? J'en doute mais bon, je commence à me dire que je ne le connais pas vraiment, donc au final tout est possible.

J'avoue que j'ai toujours trouvé ça étrange la distance qu'il met avec sa famille. Pas de "vrais" cousins. Oui, d'accord, Patrick n'est pas son père et ne le remplacera jamais. Je me dis que c'est certainement pas son intention, même si pour le coup, je ne le connais pas donc je ne peux que le supposer. Mais pourquoi s'acharner autant à mettre autant de distance entre lui et les autres ? Ils forment tous une famille depuis longtemps, non ? Ca devrait suffire pour avoir l'impression que ces cousins qui ne sont pas vraiment les siens, le sont devenus par la force des choses. Certes, ils n'ont aucun lien de parenté, mais ils les a connu assez jeune, non ? Depuis le temps, c'est devenu tout comme ? Je me demande s'il a de la famille encore du côté paternel. Mais je n'ose pas trop le faire, parce qu'il ne parle pas souvent de son père ou du reste de sa famille, du coup je me demande si c'est volontaire ou si c'est juste le fruit du hasard, il n'y pense pas. « Est-ce que ça a tant d'importance que ça que ce ne soit pas tes "vrais cousins" ? » Ma question peut paraître un peu étrange et intrusive. Je ne veux pas qu'il se sent obligé d'y répondre ou se sente jugé ou autre. Parce que ce n'est pas le cas, j'essaie juste de comprendre. Je ne connais pas le monde des familles recomposées, alors il est difficile pour moi de me faire une idée précise de ce qu'il vit. Est-ce qu'ils le mettent à l'écart ou lui font comprendre qu'il n'est pas de la famille ? Est-ce qu'il se met à l'écart parce qu'il ne veut pas en faire parti ? Est-ce qu'ils sont une vraie famille mais pour une raison qui me dépasse, il se sent obligé de faire la différence entre vrais cousins et cousins. « Ils te font sentir que t'es pas de leur famille ? Genre que tu es une pièce rapportée ou un truc du genre ? » Je me sens un peu bête de lui poser ce genre de question, j'ai pas envie qu'il le prenne mal ou autre, mais le but de cette journée, c'est aussi d'apprendre à mieux ce connaître, non ? « Vu qu'ils sont devenus ta famille avec le remariage de ta mère ... 'fin je ne sais pas si elle s'est remariée avec Patrick, mais en tout cas ils sont ensemble et ont agrandi la famille grâce à leur union, du coup, techniquement parlant, c'est quand même tes cousins, genre par alliance, non ? C'est certainement con ce que je vais dire et peut-être que je me fais des idées mais ... j'ai l'impression que tu mets beaucoup d'énergie à te mettre à l'écart. Après je raconte certainement n'importe quoi. Je n'y connais rien en famille recomposée et je ne serai jamais ce que ça fait d'être intégré à une nouvelle famille. Je ne sais pas si un jour on arrive à se sentir totalement intégrée à la famille ou pas ... » C'est moi où je m'enfonce de plus en plus ? Je rougis un peu, ma voix diminue petit à petit, jusqu'à s'éteindre. Je ne veux pas qu'il m'en veuille de vouloir m'immiscer dans sa vie ou lui faire la leçon, parce que très clairement ce n'est pas le cas. Je n'y connais rien en famille, j'ai déjà du mal à m'intégrer dans la mienne alors qu'il n'est pas question de remariage, alors j'ignore comment on vit quand on est intégré à une famille recomposée. Je tripote son jean mal à l'aise, j'ai l'impression que je viens de plonger les deux pieds dans le plat. Et dire qu'on passait une bonne journée et moi je gâche tout en jouant les miss morale. Alors qu'en fait non, j'essaie juste de comprendre ce qu'il vit, ce qu'il ressent, ses envies et impressions, pour comprendre son monde. J'aimerai aussi qu'ils se sentent bien et heureux et je sais que mine de rien, sa famille compte beaucoup pour lui, même s'il ne l'avoue pas, alors si je peux faire quelque chose, j'ai envie d'essayer, même si là, très clairement, face à ses cousins, je ne vois pas trop ce que je pourrais faire.

Je ne m'aventure pas sur le sujet "père" et famille de son père, parce que j'ai déjà la sensation de m'être assez enfoncé comme ça. Je préfère lui demander si l'eau n'est pas trop froide et s'ils ne tombent pas malade à aller se baigner en hiver dans la mer. Parce que bon, c'est pas la période de l'année où j'irai faire bronzette sur la plage et où je prendrai un bain de minuit. Mais je sais que c'est une tradition dans beaucoup de villes côtières. Après peut-être ailleurs, mais pas chez moi. Et si les gens le font, je ne suis pas au courant. De toute façon ce n'est pas demain la veille que je le ferai, j'ai pas envie de mourir jeune. Selon lui, l'eau est froide mais que c'est le but. J'ai du mal à comprendre l'intérêt mais je crois que même s'il tentait de me l'expliquer, je ne comprendrai pas. Alors qu'ils aillent tous se cailler dans de l'eau glacée si ça peut leur faire plaisir, moi ce n'est pas mon trip. Je suis très bien dans mes pulls en laine kitchs qui tiennent bien chaud, devant mon feu, à observer la neige tomber en me disant que je suis bien chez moi. « C'est une tradition vraiment étrange. Je crois que ça me dépasse ... Mais bon je suppose que c'est normal. Si je vivais au bord de l'eau, je suppose que ça ferait aussi parti de mes habitudes à Noël ... Mais je vous laisse avec plaisir le soin de vous cailler dans l'eau, je suis très bien au coin de mon feu à éviter d'attraper la mort. Tu vas me dire, l'eau froide conserve, il y a au moins un avantage. » Ca à l'air d'être une tradition qu'il aime donc tant mieux. S'il y va, c'est que ça lui plait et il doit y avoir une raison à ça. Peut-être que si je le faisais, je comprendrai, mais là, d'un point de vu d'observateur extérieur qui n'a jamais assisté à ce spectacle, je crois que c'est trop étrange pour moi. Mais pour le coup je comprends sa mère, moi aussi j'en parlerai durant des années de cet exploit qui n'aurait jamais été prêt de se réitérer. Et je serai capable de le sortir n'importe quand, même quand ça n'a rien à voir, juste pour bien rappeler à tout le monde que je l'ai fait. « Ahahah oui, j'imagine. Et puis ça doit vous rappeler de bons souvenirs, de quand vous étiez à leur place. T'as joué beaucoup de rôle dans ces spectacles quand tu étais gamins ? Et c'est une petite école ? Vous étiez combien par classe ? T'as des bons souvenirs ? » Oui, bon là j'avoue, c'est un sujet plus facile du coup je m'emballe un peu. Mais en même temps je n'ai jamais été scolarisé avant Poudlard alors je n'y connais rien. J'aime bien savoir comment étaient les enfances des autres, comment c'était l'école. J'aurai aimé être scolarisé personnellement. Même si j'ai certainement eu un meilleur enseignement, plus poussé et totalement personnalisé, j'envie la possibilité de socialisation des autres. Moi on m'a enfermé dans une cage dorée jusqu'à mes onze ans et après on m'a poussé dans une école à l'autre bout du pays, loin de ma famille, de mes repères et du calme de la maison pour apprendre la magie. On ne m'a pas préparé à croiser autant d'enfants, de tout âge confondu. On ne m'a pas préparé à devoir cohabiter avec de parfaits étrangers. C'était horrible au début, j'ai cru que c'était l'enfer sur terre. Je me demandais pourquoi on me punissait, je voulais rentrer chez moi, retrouver ma solitude, je m'y étais fait à force. Aujourd'hui, je ne regrette rien, mais je sais que ce n'était pas gagné d'avance. Ce n'est pas pour rien que j'ai été le souffre douleur officiel de l'école durant tant d'années. « Evidement. Ils me vont tellement bien que ça serait dommage que tu passes à côté. Et je pourrais même demander à ma grand-mère de t'en tricoter un si t'es sage .... » Plaisantais-je. Moi j'aime bien mes pulls, je les trouve sympa. Certes, ils ne sont pas classes, mais très confortables. Et puis à la période de Noël, tu peux porter ce que tu veux, c'est le seul moment de l'année où tu peux te le permettre? « Tu veux manger quoi ? » Etait la grande question du jour. Je prends quelques instants pour finir mon thé glacé. Je pourrais le faire en marchant, mais je préfère le faire maintenant.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 18 Aoû - 19:22


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

On a souvent abordé nos familles respectives l'an dernier mais c'était toujours comme ça, au passage. « J'ai écrit à Shawna » ou « est-ce que t'as entendu quelque chose concernant Abel ? ». On les mentionnait quand il le fallait. Sinon, on en a parlé vraiment qu'une fois. La première fois qu'on s'est vraiment parlé. Ça remonte à loin maintenant. Mais c'était un peu bizarre, forcément. On savait pas si on allait les revoir un jour ni rien. C'est normal qu'on en ait pas parlé souvent... Là, le sujet nous est venu naturellement. Et ça n'a pas l'air d'être un sujet épineux alors j'aime bien. J'aime bien en apprendre plus sur lui, sur la manière dont il vit, tout ça. Je sais pas lui, mais j'ai l'impression que tout ça nous rapproche un peu. Ça nous ancre dans un monde vrai, pas seulement dans une bulle loin du reste de l'humanité. N'allez pas croire que je n'aimais pas cette bulle, il n'y aurait rien de plus faux, mais elle n'existe plus alors j'essaye de faire avec ce que je peux... « Non. Mes cousins du côté de mon père ont déjà tous obtenu leurs ASPICs depuis quelques années, ils sont tous plus vieux que Dax. » Et Dax lui-même ne me dit rien... Enfin, je sais vaguement qui il est par ce qu'il m'en a dit mais c'est tout. Je ne me souviens pas l'avoir vu rien qu'une fois ici. Peut-être. Je sais pas. Alors ses cousins doivent être pas mal vieux quand même. Une trentaine d'année, une truc comme ça ? Ils doivent pas avoir grand chose en commun. Enfin, peut-être que je me plante mais souvent, on a pas très proches des gens « beaucoup » plus âges. « Quant à ceux du côté de mon père, mon cousin vient d'obtenir ses ASPICs, par je-ne-sais-quel-miracle et ma cousine rentre en 6ème année, comme moi. » Il me faut un moment pour revoir son cousin. Si jamais c'est lui... Mais je me souviens d'un gars souvent fourré avec son frère. Abel n'a jamais fait parti de mon cercle d'amis, on a dû s'adresser la parole, en quatre ans, mais ça ne m'a pas marqué. Alors j'ai jamais vraiment cherché à savoir qui étaient ceux avec qui il traînait. En revanche, j'ai beau cherché, sa cousine, elle me dit que dalle. Je connais pas vraiment toutes les autres années. Vite fait, en passant. Mais il y en a pas mal qui m'échappe. Dont elle. J'avoue, je me sens con. Je suis même pas foutu de connaître sa famille à proximité. On est ensemble depuis des mois et j'apprends seulement maintenant l'existence d'une de ses cousines. Si ça se trouve, je la connais sans le savoir. Et là, doucement, je refais la liste des filles que j'ai fréquentées au moins une fois. Et je me surprends à espérer qu'elle n'a pas fait partie de celles que j'ai lourdement draguées un jour. Ce serait un peu bizarre quand même. J'ose même pas imaginer le malaise... Je ferais semblant que je m'en fous, en vrai, mais je me maudirais sur quelques générations pour compenser ma connerie. « Maintenant que tu le dis, je crois que je vois qui c'est, ton cousin. Mais par contre, ta cousine... Elle s'appelle comment ? Quelle maison ? » Même si ça ressemble quand même plutôt à un « pitié dis-moi qu'on se connaît pas ». En soi, personne ne pourrait m'en vouloir. On était pas ensemble et j'ai jamais forcé personne à rien mais ce serait quand même sacrément foireux comme plan. Non, c'est définitif, ça me plaît pas des masses, comme idée.

Et puis, malheureusement, les questions changent de sujet et j'en deviens la cible. En soi, je m'en fiche un peu. Ça me dérange pas vraiment. Je parle plutôt librement de ma famille et tout ça. Il n'y a qu'à poser les questions pour savoir. Les secrets inutiles, c'est pas vraiment mon truc. Si je commence à jouer les gars mystérieux, ça va donner aux gens envie de fouiner et ce serait quand même une sacrée mauvaise idée ! « Est-ce que ça a tant d'importance que ça que ce ne soit pas tes "vrais cousins" ? » Je hausse les épaules. Non, probablement pas. Un peu. J'en sais rien. C'est juste qu'il n'y a pas grand chose de « vrai ». Je sais que c'est pas important, que les liens sont présents malgré tout, mais c'est un peu gênant quand même. Moi, ça me gêne en tout cas. Peut-être que si on avait été deux à être balancés là, ça aurait été différent. Parce qu'il y aurait eu une personne pour comprendre exactement tout ça. Mais même pas... « Ils te font sentir que t'es pas de leur famille ? Genre que tu es une pièce rapportée ou un truc du genre ? » Je secoue la tête. « Non, pas du tout ! » Un peu, au début, j'avoue. Si ça se passait correctement avec Shawna et Jackson (Brady est un cas à part, je pense que même s'il avait été mon frère, ça serait jamais vraiment passé entre nous), c'était un peu plus difficile avec les autres. Mais ça a pas duré très longtemps et j'admets que le problème devait très certainement venir de moi. « Vu qu'ils sont devenus ta famille avec le remariage de ta mère... 'fin je ne sais pas si elle s'est remariée avec Patrick, mais en tout cas ils sont ensemble et ont agrandi la famille grâce à leur union, du coup, techniquement parlant, c'est quand même tes cousins, genre par alliance, non ? » Je hausse à nouveau les épaules. Ouais, techniquement. Mais j'ai mis tellement de soin à bien faire de Patrick juste « le mari de ma mère » sans lien véritable avec moi que sa famille à lui ne m'apparaît pas vraiment comme ma famille à moi. Peut-être que ça aurait pu changer avec le temps. Peut-être... « C'est certainement con ce que je vais dire et peut-être que je me fais des idées mais... j'ai l'impression que tu mets beaucoup d'énergie à te mettre à l'écart. Après je raconte certainement n'importe quoi. » Nouvel haussement d'épaules alors que, sans m'en rendre compte, ma main cesse ses caresses. Je ne m'éloigne pas, physiquement parlant, mais je me renferme un peu. J'ai l'impression d'avoir fait une connerie, que c'est presque un reproche. Je sens le besoin idiot de me justifier alors qu'en réalité, j'ai pas à le faire. Et pour la première fois depuis le début de cette journée, j'ai envie de lui dire que ça le regarde pas. Parce que c'est vrai. Parce que c'est pas sa vie, que j'ai pas de morale à recevoir. Et je m'en veux presque aussitôt. Peut-être que c'est pas sa vie mais si on reste ensemble longtemps, ça le deviendra un peu. Assez en tout cas pour qu'il ait besoin de savoir comment je me place face à tout ça. « Je n'y connais rien en famille recomposée et je ne saurai jamais ce que ça fait d'être intégré à une nouvelle famille. Je ne sais pas si un jour on arrive à se sentir totalement intégré à la famille ou pas... » Je baisse les yeux et observe ses doigts torturer mon pantalon. Je ne l'en empêche pas. Je ne le repousse pas.

Il me faut plusieurs secondes pour trouver le courage de répondre. Non pas que ça me gêne mais j'ai à nouveau l'impression de marcher sur des œufs. Et s'il pense que je suis juste un gamin capricieux et qu'il réalise qu'il arrivera pas à me supporter sur le long terme ? Je sais que je fais pas souvent d'efforts et que je devrais. Mais... « Avant, je me mettais à l'écart, c'est vrai. J'avais pas envie d'une nouvelle famille, j'en avais une à Ballycastle même si elle était toute petite et je voulais juste la retrouver, et puis quand j'ai commencé à les accepter, j'ai été envoyé à Poudlard. En gros. » Je joue avec mon verre, un peu nerveusement. J'ai peur de lui donner envie de me baffer ou de fuir. C'est très désagréable. Alors qu'en soi, c'est ma vie. Juste ma vie. Qu'est-ce que ça fait s'il y a quelques distances entre ma famille et moi ? J'ai le droit... « J'aimerais bien me dire « on est une famille, tous » et tout. Alors j'y arrive à peu près avec je troupeau même si je les vois pas souvent, mais qu'est-ce que tu veux que je fasse avec les autres ? Je les vois jamais, justement parce qu'on est pas de la même famille. Parce que ma mère s'est tapé quelqu'un d'autre que Patrick avant et que je tiens de lui plus que d'elle. » Parce que ma vie entière, je la dois à mon père. Mes pouvoirs, ma scolarité, mon isolement... Alors oui, peut-être que je me « mets à l'écart » mais c'est pas que de ma faute. « J'arrive à être à peu près au courant de ce qu'il se passe à Lucan, tu vois, mais même là, quand je rentre, je vois bien qu'ils ont une vie dont je fais pas partie. Des délires que je comprends pas, des souvenirs que je partage pas. Alors avec les autres, tu te doutes bien... Ils se voient souvent, pour les anniversaires et tout, et ça en fait des anniversaires dans l'année !, sauf que ça fait sept ans que je suis jamais là. Qu'est-ce que tu veux faire ? J'ai squatté quatre ans pendant lesquels je voulais pas entendre parler d'eux limite et puis j'ai disparu comme si j'étais jamais venu. C'est pas que je veux pas les considérer comme « mes cousins » c'est juste que je me rends bien compte qu'on a pas vraiment de liens. On se connaît pas quoi, on a jamais vraiment grandi ensemble. Je suis juste devenu le bon pote qui débarque pendant les vacances, pas franchement la famille. » Et y'a que moi, dans ce cas-là, ce qui arrange pas vraiment le sentiment de « rejet ». Déjà j'ai dû rattraper huit ans passés loin de cette famille qu'on m'a imposée mais en plus on m'y tient éloigné en permanence. Même si je le voulais, je peux pas faire de miracle...

Heureusement, on ne s'éternise pas. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'autres choses à rajouter, de toute façon. Peut-être qu'il trouverait, c'est pas impossible mais je crois que j'ai fait le tour, moi. Alors je laisse la conversation changer un peu. Parler de Noël, c'est moins dérangeant. Je risque pas de ruiner l'image bancale qu'il doit avoir de moi. Je fais plus rien de mal, maintenant. Je profite, je participe. Je joue le rôle du fils correct. Enfin, j'essaye en tout cas... « C'est une tradition vraiment étrange. Je crois que ça me dépasse... Mais bon je suppose que c'est normal. Si je vivais au bord de l'eau, je suppose que ça ferait aussi partie de mes habitudes à Noël... Mais je vous laisse avec plaisir le soin de vous cailler dans l'eau, je suis très bien au coin de mon feu à éviter d'attraper la mort. Tu vas me dire, l'eau froide conserve, il y a au moins un avantage. » Je lève les yeux au ciel en souriant. D'un côté, c'est une preuve de plus qu'on a pas grand chose en commun. Et je ne sais pas si je trouve ça bien ou un peu flippant. Je veux dire, je me suis jamais vraiment imaginé avoir une vie stable avec quelqu'un ni rien, mais dans le fond, je pense que j'aurais aimé qu'on ait plus ou moins le même mode de vie. Pas forcément qu'on aime les mêmes choses ou quoi, juste qu'il n'y ait pas un véritable fossé entre nos existences. Pouvoir passer les moments importants de l'année ensemble sans que ça puisse poser le moindre problème. S'il venait qu'à passer Noël à la maison, un jour, j'ai pas envie qu'il puisse se sentir à l'écart face à des habitudes qu'il « le dépasse », et j'imagine que j'aurais aimé que la réciproque soit vraie également. Être invité à faire des trucs avec lui sans me demander ce que je fous là. « Ahahah oui, j'imagine. Et puis ça doit vous rappeler de bons souvenirs, de quand vous étiez à leur place. T'as joué beaucoup de rôle dans ces spectacles quand tu étais gamin ? Et c'est une petite école ? Vous étiez combien par classe ? T'as des bons souvenirs ? » Son interrogatoire me tire un sourire amusé alors que je reprends naturellement mes câlins. C'était l'endroit que je préférais, l'école, quand j'étais môme. Pas parce que j'étais doué (je l'ai jamais été, vous vous doutez bien) mais parce qu'on m'assimilait pas vraiment au reste de la famille. Je n'étais pas « le frère de... » j'étais juste moi, le nouveau sympathique au nom à rallonge. « Bah, j'ai connu l'école à Ballycastle alors celle de Dublin avait l'air grande à côté ! Mais on était genre deux cent élèves, quelque chose comme ça. Une vingtaine par classe et deux classes par niveau, en gros. » Alors qu'avant, si on était la moitié, ça relevait d'un exploit. « C'était vraiment génial. J'en garde que des bons souvenirs. De l'école, des gens, des spectacles, de tout ! » C'était un véritable échappatoire en même temps. Je pouvais souffler un peu avant d'avoir à repartager ma vie avec des gens que je ne voulais pas aimer. Et puis j'étais bien entouré, jamais plein d'amis, c'était la belle vie. Des vrais amis. Ce que j'ai un peu perdu avec le temps. Et puis, ça ressemble un peu à un autre monde, un monde loin et irréel où tout était possible. J'étais môme, je voulais tout faire, tout voir, être président du monde même si l'occasion se présentait.

Et puis j'ai grandi et j'ai réalisé que c'était mort. Que j'étais pas doué pour grand chose et qu'il faudrait composer avec des relations inexistantes et un talent aux abonnés absents. « On avait tous un rôle chaque année, même si c'était pas grand chose. En même temps, c'était un peu monter à l'arrache, on avait quatre mois pour faire un truc alors c'était pas du grand grand art. Et les scénarios tenaient toujours des téléfilms pourris qui passent à ce moment-là. Le Père-Noël, les anges et compagnie, on s'en est bouffé ! Et comme je faisais du théâtre, à l'époque, dès qu'il y avait des rôles avec un peu de texte, c'était pour moi. J'arrivais à m'en souvenir et ça faisait moins débile que d'avoir des blancs en attendant que quelqu'un vienne souffler. » Il doit encore y avoir des vidéos, à la maison, de nos jeux foireux. Deux fois par an, on se prenait pour de grands acteurs et on mettait le paquet ! C'était bien. Ça me manque un peu. « Évidement. Ils me vont tellement bien que ça serait dommage que tu passes à côté. Et je pourrai même demander à ma grand-mère de t'en tricoter un si t'es sage... » Je prends un air innocent qui veut dire « mais je suis toujours sage » alors qu'on sait très bien que c'est loin d'être le cas. Je m'assagis, cela dit. Je crois qu'il a une bonne influence sur moi. Mes parents seraient contents, s'ils pouvaient s'en rendre compte. « C'est vraiment elle qui te les fait ? Mais c'est trop bien ! » C'est comme les grands-mères dans les films quoi, c'est cool ! Je me rappelle pas trop de ce que fait la mienne mais j'ai pas de souvenirs de pulls tricotés main. Et la mère de Patrick s'applique trop à pas faire « vieille » pour jouer les tricoteuses. « Tu veux manger quoi ? » Sa question me laisse bête. Je sais pas trop. Rien de particulier. J'ai juste pas envie d'attendre jusqu'à après le film, déjà parce qu'il sera sûrement un peu tard et qu'on doit se lever avant midi demain et puis parce que je serais sûrement mort de faim d'ici là... Et puis nos tentatives courageuses avec Patrick me reviennent doucement en mémoire. Des découvertes pas toujours très bonnes choisies à base de « y'a pas trop de monde, on va là ? ». « Je connais un restaurant végétarien près de l'hôtel, si tu veux. Je suis pas expert dans le domaine mais c'était bon. » On s'était retrouvés là sans le vouloir, on avait pas franchement regardé où on mettait les pieds et quand il avait réalisé, on avait eu la flemme de fuir. Mais peut-être que ça pourra être utile, ce soir, d'avoir été con un jour...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 19 Aoû - 0:12




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
« Faith. C'est le côté ultra croyant de mon oncle qui est ressorti. Mais avec le temps, je trouve que ça lui va plutôt bien. Je ne sais pas si tu la connais, mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas un drame. Elle est plutôt gentille, ce qui change un peu de son frère, mais totalement perchée. Si un jour tu croises une illuminée marcher dans le parc en pleine nuit en chemise de nuit pour chercher un esprit de la forêt ou un truc aussi étrange, ne cherche pas plus loin, c'est ma cousine !! » Ma cousine n'est définitivement pas méchante, bien au contraire, mais j'ai la sensation qu'elle tient beaucoup de sa mère. J'abuse certainement de penser qu'elles sont un peu simplettes, elles ont un caractère docile et vivent dans leur bulle. Mais quand même, par moment, elles me donnent vraiment l'impression qu'on a enlevé leur cerveau et qu'on a oublié de le remettre. Après c'est quand même plus agréable de passer la journée avec elles qu'avec mon oncle, mon frère Abel ou mon cousin. Avec eux deux, c'est le bagne. Je passe mon temps à me faire rabaisser ou maltraiter ou alors je fuis, toute la journée. Au moins avec ma cousine, je peux aller faire des promenades en forêt sans qu'elle me donne l'impression que ça la saoule. Au contraire, elle aura tout le temps le sourire et parfois me surprendra à me raconter quelque chose d'intéressant. Parce que oui, je la chambre un peu en prétendant qu'elle est bête comme ses pieds, mais elle a beaucoup de culture. En même temps, vu le nombre d'heures qu'elle passe la tête plongée dans ses livres, y'a plutôt intérêt qu'elle m'apprenne quelques trucs. Après elle est abandonné à des magazines un peu étranges, je doute de la véracité de certains de ses propos, mais bon, en soit, croire en l'existence d'animaux qui n'ont jamais été vu jusqu'à présent, c'est pas non plus condamnable par la justice. Sa présence ne me dérange pas dans ma serre, c'est plutôt une grande bavarde mais elle ne se vexe pas quand je ne l'écoute pas. A croire qu'entendre sa voix lui suffit et qu'au final, elle parle plus pour elle que pour moi. Donc en général je fais mon petit bazar, je lâche quelques mots pour lui faire plaisir et je continue, sans vraiment lui prêter de l'attention. Parfois je me demande comment une fille comme elle peut avoir mon cousin en frère. Et puis après réflexion, je me dis que c'est plutôt logique. Comment vouloir s'imposer quand on a mon cousin en face qui réclame toute l'attention ? Il est difficile d'avoir un plus fort caractère que lui. Alors elle a pris la place qu'il avait accepté de lui laisser et elle s'est créée un monde où elle serait importante. Je ne dis pas que ses parents ne l'aiment pas, parce que ça serait faux. Mais son père aurait voulu qu'elle soit plus intelligente et sa mère ... on ne sait jamais vraiment ce qu'elle veut, tellement elle dit amen à tout ce que raconte mon oncle. Ma famille peut bien se plaindre, ils auraient pu avoir une deuxième Faith. Alors même si je ne suis pas un cadeau et que je ne suis pas aidé sur beaucoup de points, j'ai quand même la sensation que je m'en sors mieux qu'elle. En tout cas je l'espère. Maintenant il est plus facile de voir la paille dans l'oeil de son voisin que de voir la poutre qui se trouve dans son propre oeil.

Je me sens un peu mal à l'aise, parce que je ne veux pas donner l'impression que je le juge ou que je veux lui faire la morale. Sa façon d'agir avec sa famille le regarde et finalement je ne sais que ce qu'il veut bien me dire, donc je n'ai pas réellement une vue d'ensemble de la situation, difficile de réellement se faire sa propre opinion et de juger qui que ce soit. Pourtant ça ne m'empêche pas de continuer à m'enfoncer, lentement mais surement et à m'en rendre compte. Mais je suis inarrêtable, parce que j'ai l'impression qu'il faut toujours que j'en rajoute une couche, pour mieux me faire comprendre, pour me justifier, sauf que c'est pire encore et au final, je finis par m'arrêter, gêné, rouge de honte, fixant ma main qui triture les plis de son pantalon mal à l'aise. Mais juste ferme là j'ai envie de me dire et c'est un peu ce que j'attends aussi de la part de Dan. Non pas que j'ai envie qu'il me dise ça, mais je me dis que je ne vois pas ce qu'il peut me dire d'autre. Il ne va pas se justifier, ça ne me regarde pas, ni s'expliquer, même si en même temps j'aimerai bien comprendre. Parce que ça part vraiment d'une bonne intention, je veux juste essayer de comprendre, pouvoir me dépeindre le tableau familial des O'Callaghan. Je m'arrête de parler, mais en même temps j'ai envie de reprendre, de lui dire que je suis désolé, que je ne veux pas le mettre mal à l'aise ou lui donner envie de se justifier, qu'il n'y a aucune mauvaises intentions derrière mes propos. Je veux juste comprendre, découvrir son monde, savoir comment on vit quand on tombe dans une famille recomposée. J'ai toujours été curieux de tout, ça ne changera certainement jamais. Mais je ne veux pas le mettre mal à l'aise, ce n'est absolument pas mon intention. Pourtant je ne dis rien, je suis en suspens, j'attends la sentence. Est-ce qu'il va me dire d'aller me faire foutre ? Que tout ça ça ne me regarde pas ? S'il le fait, je vais vraiment me sentir mal et j'aurai beau m'excuser 15 fois, je crois que je serai trop mal à l'aise pour continuer à passer une bonne journée. Je m'excuserai, prétendant devoir aller aux toilettes et je m'y enfermerai paniqué. Je me détesterai et je ne serai plus quoi faire. Je n'aurai aucune envie d'y retourner de peur qu'il me déteste toujours ou de peur de dire une nouvelle connerie, mais en même temps je voudrai y retourner, de peur qu'il me déteste de l'abandonner ou qu'il m'abandonne, préférant "aller faire un tour pour se changer les idées". Il me retrouverait plus tard, pour le cinéma et ça sera le début de la fin. Je n'aurai jamais dû parler de ça, je suis vraiment con. Quand il reprend la parole, je suis tendu, anxieux, j'attends que ma tête tombe, mais le couperet ne vient pas et c'est assez étrange. Il finit par se prêter à mes questions, sans trop broncher et je souffle un peu, soulagé. « Ca doit être compliqué d'être un sorcier au milieu d'une famille de moldus. Et plus encore quand ce n'est pas "ta" famille. » Je fais ma remarque d'une petite voix. C'est vrai qu'on n'y pense jamais. Ma famille est sorcière, le monde dans lequel je vis est le même qu'elle. Je croise mon frère et ma soeur tous les jours à Poudlard, du coup je ne rate rien de ce qu'il se passe à la maison. Dax a déjà sa vie, les jumeaux vont avoir la leur qui commence vraiment cette année, quand je vais rentrer, rien n'aura vraiment changé. Evidemment, mes parents et ma grand-mère auront vécu, ils auront fait plein de choses, mais ça sera différents. Alors que lui, ils ne sont pas à Poudlard, ils ne connaissent rien à la magie, Dan doit apparaître comme le frère qui est parti à l'étranger pour ses études, celui qu'ils ne voient quasiment jamais parce qu'il est toujours occupé. Moi je vais certainement être un peu jaloux si les jumeaux restent dans la même ville, parce que du coup ils seront toujours aussi proches et ça va me saouler, parce que c'est ma soeur, ma Acacia. Mais ça sera différent. En plus, si Abel est pris dans la boutique de Quidditch, je pense que je risque de plus le voir que ma soeur. Non pas que j'aime le Quidditch, mais vu qu'il sera à Pré-au-Lard, je serai bien obligé d'aller lui dire bonjour, ne serait-ce que pour la forme. Enfin, c'est ce que je me dis, parce que les choses ont un peu changé entre nous. Je ne sais pas trop où me situer avec lui, j'ai la sensation qu'on est dans le noir complet. Avant, je pouvais le détester sans remord, parce qu'il le méritait. Maintenant, c'est un peu différent. Il ne mérite plus autant ma haine qu'avant ...

Je ne m'enfonce pas plus dans la discussion, je pense qu'on a tout dit et puis elle n'est pas des masses joyeuse. Réaliser que sa famille vit très bien sans lui et que finalement qu'il soit là ou pas, ça ne change pas grand chose pour eux, c'est assez difficile à vivre. Je peux plus facilement comprendre qu'il mette de la distance avec eux, parce que finalement c'est plus facile à supporter. Mine de rien, je comprends, parce que ça fait écho à mon propre comportement. Je mets de la distance avec ma famille parce que c'est plus facile à vivre. Parce qu'il faut être honnête, j'étais dans l'attente d'attention que je n'ai pas toujours eux et ça a été compliqué de voir une forme de mépris ou d'incompréhension à mon égare dans le regard de mon père. Oui, je ne suis pas le fils prodige qu'il attendait, ni le sportif, ni quoi que ce soit dans lequel il pourrait se retrouver. Je suis son exact opposé et c'est certainement ce qui le dérange le plus. Ma mère, c'est différent, elle se comporte toujours bizarrement avec tout le monde, ce n'est donc pas personnel, mon père, si. C'est peut-être pour ça que ma grand-mère m'a pris sous son aile, pour compenser le comportement de son fils à mon égare, parce qu'elle se dit qu'elle est certainement coupable de tout ça, d'une certaine façon. Dan me parle de ses souvenirs à l'école et ça a l'air vraiment bien. 200 élèves, c'est impressionnant. Je sais qu'en soit, c'est pas non plus si énorme que ça, mais moi, dans ma classe, on était 6, de tout âge confondu et au fil des ans, on était de moins en moins nombreux, chacun faisant sa rentrée à Poudlard. Quand je me suis retrouvé seul avec ma cousine à suivre des cours, ça m'a fait un peu bizarre. Et il n'était pas question de faire des spectacles de fin d'année, on avait plus important à voir. Alors oui, pour le coup, je l'envie vraiment. Peut-être que si on était resté à Londres, j'aurai intégré une école privée et j'aurai certainement connu la même chose. Alors certes, ça aurait été à un tout autre niveau, mais au moins moi aussi j'aurai des souvenirs à raconter, des anecdotes intéressantes. Là, en général, quand les gens me demandent comment c'était avant Poudlard, je me sens bête de leur dire que je n'ai jamais été scolarisé et que j'ai eu un précepteur. Les gens me voient tout de suite différemment. Un précepteur, tout de suite les grands mots, monsieur se donne des grands airs. Sauf que je ne me donne rien du tout, c'est comme ça qu'il s'appelle et ce n'est pas moi qui est choisi. Parfois j'aimerai être un gamin normal, que sa situation sociale ou géographique ne rend pas toujours particuliers. Obligé de prendre mon deuxième prénom pour tenter de gommer mes origines, c'est un comble. « Ca devait être vraiment sympa à voir. J'aurai bien voulu te voir gamin, déguisé en je-ne-sais-trop-quoi, en train de réciter quelques répliques au milieu d'un décors approximatifs en carton. » Je ne dis pas ça méchamment ou de façon moqueuse, bien au contraire, c'est plutôt avec envie que je dis ça. Parce que oui, j'aurai aimé le voir gamin. J'essaie de me l'imaginer plus jeune mais je n'y arrive pas. Il devait être un gamin adorable, j'en suis sûr, avec une bonne bouille. Je l'imagine parfaitement toujours souriant, je ne sais pas pourquoi, un peu coquin. Je le vois bien populaire, il a le contact facile mine de rien, je pense que ça a toujours été le cas. Je suis persuadé qu'on n'aurait pas été amis, parce qu'un mec comme moi n'intéresse pas un mec comme lui. Et encore aujourd'hui, je me demande comment j'ai pu arriver à l'exploit d'attirer son attention. Parce qu'on a rien en commun. Il pourrait devenir le mec le plus populaire de Poudlard s'il le voulait. Il a le contact facile, au vu du nombre de ses amis filles, il sait y faire avec elles, du coup je l'imagine vraiment être le pote de tout le monde. Je sais qu'il détesterait que je dise ça, mais il aurait pu devenir un Snow ... Alors que moi, j'incarne le binoclard de service, intéressé par des sujets dont tout le monde s'en fout, pas forcément des plus intelligent, mais gentil malgré tout, bonne pâte, qui fait de son mieux pour satisfaire tout le monde. Peureux, la victime idéale. Très loin des gens populaires. Le seul moment où on se croirait et se parlerait, ça serait quand il m'humilierait en publique pour le fun. Je n'ai pas vu beaucoup de feuilleton américain, mais si je nous imaginais là bas dedans, je pense que ça ressemblerait un peu à ça ... Est-ce que parfois il se demande comment on en est arrivé à se fréquenter ? Est-ce qu'il regrette ? Sans tout ce qui nous est arrivé cette année, je sais que jamais on ne se serait mis ensemble. C'est un peu triste d'en arriver à cette conclusion. Mais j'ai souvent entendu dire qu'il existe toujours du bon dans un événement mauvais. Il faut croire que c'est vrai. « Oui c'est elle ... enfin, elle ensorcelle ses aiguilles ... Oui parce que ça fait un moment qu'elle ne peut plus tricoter avec ses rhumatismes. » Mais pour moi ça revient au même, parce que finalement, elle dicte à ses aiguilles de réaliser le travail qu'elle veut. Enfin, je ne sais pas trop comment ça fonctionne, mais c'est un peu l'idée en tout cas. En tout cas ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd et qu'il soit sérieux ou pas, je m'en moque, je passerai commande à ma grand-mère pour Dan et à Noël, il aura son pull. On sera beaux tous les deux avec nos pulls kitchs. Après, il y a toujours le risque qu'on ne soit plus ensemble, mais en soit, ce n'est qu'un pull, pas une promesse de mariage. Même si elle le fait et qu'on n'est plus ensemble, je le lui donnerai quand même. Il en fera ce qu'il en veut. S'il veut le brûler ou ne jamais le porter, il le fera, je ne le serai pas. « Tu connais un restaurant végétarien ? Comment ça se fait ? En tout cas oui, totalement, je suis partant. Tant que tu ne me proposes pas un restaurant spécialisée dans la viande, je te suis. » Je dis ça en plaisantant, je suis bien conscient qu'il sait que je suis végétarien. Il m'a amené à manger dans notre dortoir pendant des semaines, difficile à mon avis d'oublier les contraintes alimentaires de ton copain dans ces conditions là. Pas de chocolat et pas de viandes. Je finis mon thé et on se lève pour reprendre le chemin de retour. Cette journée a vraiment été géniale, mais définitivement trop courte. Que j'aimerai que toutes les journées qui s'en viennent ressemblent à celle-ci ...

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 19 Aoû - 14:02


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Les secondes passent vite, aujourd'hui. J'ai l'impression que c'était il y a quelques heures à peine que j'atterrissais dans son jardin et pourtant la journée est déjà sur le point de se terminer. C'est difficile à croire. Comment le temps a pu filer à ce point ? Je regrette qu'on ait une journée à tuer. Si j'avais su que ça se serait passé aussi bien, je lui aurais proposé de rester avec moi pour l'éternité. Ou au moins un jour de plus. Écourter mes « vacances » pour le retrouver. Mais non. Une prochaine fois, peut-être. Je m'accroche à l'espoir idiot non seulement qu'on s'accorde un autre moment en amoureux comme on l'a fait aujourd'hui mais, également, que ça ne soit pas la seule fois où l'on se verra. « Faith. » Non, définitivement, je ne sais pas qui est cette fille. Et c'est tant mieux d'ailleurs. Bon, d'un côté ça fait vraiment petit-ami de merde mais bon... Je préfère ça à l'idée d'avoir joué un jour avec ladite cousine et qu'une rancune tenace ne vienne foutre le bazar entre lui et moi. Le soulagement est bien présent. « C'est le côté ultra croyant de mon oncle qui est ressorti. Mais avec le temps, je trouve que ça lui va plutôt bien. » Le côté ultra croyant de son oncle ? Est-ce que ses parents ont le même ? Je me rends compte que, même ça, j'en sais rien. En réalité, c'est un peu particulier à Poudlard parce qu'on s'en rend pas forcément compte. Je veux dire, tu sais pas qui se tape la messe tous les dimanches matin puisqu'il n'y en a pas du tout et ni rien. Mais bon, tout est un peu particulier à Poudlard. On s'est construit une histoire dans un autre monde, vraiment. Encore plus l'an dernier. Sans aucune interaction avec le monde réel. Alors c'est un peu perturbant de voir que, finalement, on s'entend bien en vrai aussi. Agréablement perturbant, cela va de soi. On a strictement rien en commun, des éducations opposées et des goûts pas franchement plus communs mais de toute évidence, ça ne fait rien. Pour l'instant, en tout cas. « Je ne sais pas si tu la connais, mais si ce n'est pas le cas, ce n'est pas un drame. Elle est plutôt gentille, ce qui change un peu de son frère, mais totalement perchée. Si un jour tu croises une illuminée marcher dans le parc en pleine nuit en chemise de nuit pour chercher un esprit de la forêt ou un truc aussi étrange, ne cherche pas plus loin, c'est ma cousine ! » Sur le coup, je sais pas trop s'il rigole ou non. J'espère un peu sans trop y croire. « Un esprit de la forêt...? » C'est avec une prudence maladroite que je reprends son expression. J'aurais tendance à dire que ça n'existe pas mais je ne sais pas si c'est parce que ça n'existe vraiment pas ou si c'est juste mon inculture sorcière qui refait surface. C'est pas impossible non plus... On va dire que c'est le genre de choses qui ne m'intéresse pas alors j'aurais pu passer à côté pendant sept ans sans que ça me choque. « Vous êtes « ultra croyant » vous aussi ? » Il n'y a pas la moindre trace de jugement dans ma question. Je cherche juste à savoir. Il faut avoir que ce serait encore plus stressant, je crois. Le jour où je devrai revoir sa famille, il faudrait penser à ça en plus de tout le reste. Faire bien attention à ne rien faire de mal sur beaucoup trop de plans différents pour que je puisse tout gérer en même temps. Mais je suis prêt à tenter le coup quand même, bien sûr, au risque de me planter lamentablement.

Il y a un malaise certain qui plane légèrement durant la suite de notre discussion. Je n'aime pas vraiment avoir l'impression qu'on me reproche ma façon d'agir avec ma famille, surtout quand c'est pas ma famille elle-même qui le fait. Je sais que j'ai des torts, j'ai toujours des torts, mais ils ne me reviennent pas tous. Quoi qu'on en dise, même si je « me mettais pas à l'écart tout seule » ou je ne sais plus exactement comment il m'a dit ça, ça changerait quoi ? Je serais à l'écart de toute façon. Parce que la vie suit son cours pendant que je suis au château. Et cette année était pire que tout. Ils m'ont détesté, j'en suis sûr. Je donnais même pas de nouvelles ou à peine. Je suis pas rentré pendant quasiment un an en leur balançant des excuses foireuses auxquelles même eux devaient pas croire. Alors certes, j'ai tout expliqué à mes parents en rentrant mais ça ne change rien au fait que, pendant un an, j'existais plus. Je ne faisais plus partie de leur vie. Je passe mon temps à louper tous les événements importants de l'existence de tout le monde. J'ai loupé les premiers mots et les premiers pas des trois derniers, j'ai limite jamais assisté aux premières rentrées, je suis jamais là pour écouter les récits des premiers exploits quels qu'ils soient. On me les rapporte, parfois, mais dans l'ensemble je passe clairement à côté de tout. Alors oui, j'ai des torts, je fais pas forcément beaucoup d'efforts, mais ça n'y changerait rien. Je n'aurais pas plus ma place que c'est le cas là. Ils ont une vie ensemble, qu'il s'agisse du troupeau ou de leurs cousins, et je mène la mienne à côté. J'y suis attaché, à tout ce monde, je ne prétends pas le contraire, et je ne doute pas d'ailleurs qu'ils aient fini sincèrement par s'attacher à moi, mais ça s'arrête là. Je connais même pas vraiment mes propres frangins. Mal et Ciara sont tellement pas habitués à me voir que je me demande même s'ils me compteraient dans la famille si on leur avait pas toujours appris que j'existais quelque part au bout du monde. « Ça doit être compliqué d'être un sorcier au milieu d'une famille de moldus. Et plus encore quand ce n'est pas "ta" famille. » Je hausse les épaules. Sa voix me dérange. Il a l'air encore plus mal à l'aise que moi. J'ai pas envie qu'on en arrive là. Il a le droit de poser toutes les questions du monde, qu'importe si je les prends pas forcément bien. On s'en fiche. On sait très bien tous les deux que je suis légèrement susceptible de toute façon. C'est bête mais ça me gêne de l'entendre me répondre sur ce ton-là. On en est arrivés là, alors ? Parce que même le premier soir, il a enchaîné les bourdes, s'intéressant à tous les drames de mon existence sans que ça nous pose vraiment de problèmes. « Un peu... Mais on s'y fait. » Je retiens un « c'est provisoire » qui m'apparaît trop criant de vérité et d'immédiateté pour être décent. Oui, c'est provisoire... Dans quelques mois, il n'y aura plus de véritable sorcier dans leur univers. Je reprendrai ma place tant bien que mal et n'aurai probablement plus à la lâcher un jour. Et si ça devrait me rassurer, je me rends compte que ça n'est pas le cas. Parce que ma place, là-bas, elle n'existe pas vraiment. C'est juste un lit laissé à l'abandon la majeure partie de l'année et des incompréhensions toujours plus grandes... En réalité, je ne sais plus trop où elle est, ma place. J'étais sûr de l'avoir trouvée à ses côtés, qu'elle ne pouvait être nulle part ailleurs que dans ses bras, mais il faut bien reconnaître que ça a été un peu mis à mal. Je suis bien avec lui, je me sens vivant, entier quand il est là... Mais je ne sais pas si « ma place » est plus avec lui qu'ailleurs. J'en ai peut-être juste pas, en réalité. C'est pas impossible... En tout cas, ça me fait peur de quitter ce qui a fait ma vie pendant huit ans. Je ne suis pas très pressé de quitter l'école pour retrouver une existence que j'ai oubliée. Il le faudra bien, je le sais, mais ça me fait peur, clairement. « T'as le droit, tu sais ? De poser des questions, de donner ton avis et tout. » J'ai pas envie qu'il pense que je vais me barrer juste pour un mot maladroit ou une question trop personnelle. « Enfin... T'as pas à avoir l'air gêné comme là, tu vois ? Tu me déranges pas. Te répondre me dérange pas. » Si on veut repartir sur de bonnes bases, ça me semble important. Je veux pas qu'il se sente de trop ou qu'il ait l'impression de pas être légitime dans son rôle. Alors, sans trop savoir comment m'y prendre, je fais ce que je peux pour le rassurer en croisant les doigts pour que ça fonctionne rien qu'un peu.

Heureusement, on finit par aborder des sujets plus légers. Tant mieux ! Je n'ai pas particulièrement envie de rester bloquer toute la fin de soirée sur les problèmes qui peuvent subsister dans ma vie de famille. Alors on fuit vers des souvenirs d'école qui remontent à loin maintenant. Je ne sais plus vraiment comment ça se passait, à Ballycastle. Il me reste juste le visage incertain de mon meilleur ami de là-bas, dont le prénom m'a totalement échappé depuis. Je ne sais pas du tout ce qu'il est devenu et, égoïstement, je m'en fiche. C'était une autre vie, une à laquelle je n'ai plus la moindre attache. Mes grands-parents sauraient sûrement me raconter la vie de toute mon ancienne classe ou presque mais je doute franchement que ça soit très utile de le savoir. « Ça devait être vraiment sympa à voir. » J'en sais rien. C'était sympa à jouer. On sortait toujours de là fiers comme des coqs, paradant dans nos costumes approximatifs comme dans des habits de lumière. C'était bien. « J'aurais bien voulu te voir gamin, déguisé en je-ne-sais-trop-quoi, en train de réciter quelques répliques au milieu d'un décor approximatif en carton. » Son aveu me fait sourire. Y'a toujours moyen. Bien sûr, le gamin en question a disparu depuis longtemps mais qu'est-ce que ça change ? Peut-être qu'on aurait été amis, à cette époque, d'ailleurs. J'en sais trop rien. J'étais une vraie andouille. Toujours en train de faire le pitre, toujours en train d'essayer d'être pote avec absolument toute la classe. J'aimais pas trop quand il y avait des gens tout seuls parce que je savais ce que ça faisait, à la maison (peut-être que c'était juste dans ma tête mais qu'importe). Alors j'embarquais mon petit groupe pour aller manger aux tables des isolés à la cantine ou les choisissais en premier dans mon équipe en sport pour pas qu'ils aient à subir éternellement le moment humiliant où on est pris parce qu'il ne reste personne d'autre. Même si j'étais pas là depuis longtemps, je tenais vraiment à ce que tout le monde soit aussi bien intégré que je pouvais l'être, moi. C'était important. Et même si j'étais une quiche en anglais ou en maths, tous mes professeurs saluaient l'effort que je faisais pour que l'entente soit là. C'était comme ça aussi à mon entrée à Poudlard. Et puis j'ai grandi et ça a un peu changé. Les gens font leur vie, leur sort m'atteint plus forcément. On a chacun ses emmerdes, vous comprenez ? « Je te montrerai ça, quand tu viendras. Il doit rester quelques vidéos. Mais interdiction de se moquer ! » Quand il viendra... C'est sorti tout seul. Instinctivement. Comme c'était évident qu'il viendrait un jour. Et je crois qu'aujourd'hui, ça l'est. Il viendra un jour. Peut-être aux prochaines vacances, peut-être cet été. Qu'importe. Il viendra, voilà tout. Je le présenterai un jour à ma famille et tout le monde sera sur le cul de voir que j'ai réussi à attirer dans mes filets un garçon aussi incroyable qu'il peut l'être. Je suis sûr qu'ils l'adoreront. Et je crois que, là tout de suite maintenant, j'ai hâte que ce jour arrive. On est pas toujours sur la même longueur d'ondes mais je m'en fous. Il a merdé mais c'est pas grave. J'ai envie qu'il ait conscience que sa place dans ma vie est énorme et que le monde entier se doit d'être au courant. « Enfin... Si ça te dit toujours. » Peut-être que tout aura changé d'ici demain, qu'on ne verra plus les choses de la même manière et que les liens qu'on avait cru voir se resserrer disparaîtront pour de bon mais qu'importe. On fait des plans depuis des heures, on peut bien continuer encore un peu ! « Oui c'est elle... enfin, elle ensorcelle ses aiguilles... Oui parce que ça fait un moment qu'elle ne peut plus tricoter avec ses rhumatismes. » Je hausse les épaules l'air de dire « c'est la même chose ». C'est elle quand même. Et c'est vraiment trop cool. Ça fait vraiment grand-mère de film, que t'imagines au coin du feu les soirs d'hiver avec une tisane et un chat couché aux pieds. À tort peut-être mais qu'importe. « Elle t'a appris à faire pareil ? » Il n'y a pas la moindre moquerie du genre « c'est un truc de fille » ou je ne sais quoi, je m'en fiche pas mal de ça. C'est juste une question comme une autre, pour essayer de voir ce qu'ils peuvent bien partager.

Et puis vient le moment de bouger. En soi, on est pas obligés mais si on veut avoir le temps de dîner avant d'aller au cinéma, mieux vaut pas trop tarder. Et je commence à avoir un peu faim. Sans avoir à faire d'efforts. Comme si tout ce qui n'allait pas, aujourd'hui, avait totalement disparu. Et ça fait du bien, honnêtement. Souffler un peu, passer juste un bon moment sans que rien ne vienne le gâcher... « Tu connais un restaurant végétarien ? Comment ça se fait ? En tout cas oui, totalement, je suis partant. Tant que tu ne me proposes pas un restaurant spécialisée dans la viande, je te suis. » Je lève les yeux au ciel, amusé, en l'entendant. « Zut alors... Et dire que je voulais y réserver pour la prochaine fois... » Je prends un air aussi triste que possible alors qu'il se lève. Je l'imite et attrape sa main en l'entraînant tranquillement à l'abri du monde. Non pas que je veuille aller vite mais y'en a pour plus d'une heure à revenir jusqu'à là-bas et je suis un peu une feignasse ce soir. « Pour le restau'... On s'était perdus en cherchant je sais plus quelle boutique et il s'était mis à pleuvoir, genre le déluge quoi, alors on est rentrés dans le premier truc qui avait l'air bon. Et c'était ça. C'était pas du tout volontaire mais c'était peut-être pas une si mauvaise chose. » Je m'arrête dans une petite ruelle déserte, juste derrière le Starbucks et vérifie que personne ne peut nous voir de là. J'en profite pour lui voler un baiser et nous fais quitter le coin dans la foulée. Il ne faut qu'une seconde pour atterrir à quelques pas de notre hôtel, dans une cour abandonnée que le gérant nous avait présenté comme l'endroit idéal pour débarquer « comme par magie », la même qu'on a squattée à notre arrivée ce matin. Je tire tendrement sur sa main et l'embarque à ma suite dans la rue mouvementée. Il nous faut quelques minutes pour la remonter et nous éloigner de l'artère la plus bruyante. « C'est l'enseigne blanche, juste là. » Je pointe du doigt une boutique sans prétention qui, franchement, ne fait pas trop rêver. Le pauvre doit se demander où je l'embarque... « Après toi, mon amour. » Je lui tiens galamment la porte, un sourire amoureusement amusé et le suis à l'intérieur. Intérieur heureusement beaucoup plus chaleureux que l'extérieur à chier qu'on vient de croiser. Maintenant, il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que ça soit à son goût parce que bon, ce serait quand même dommage d'être venus jusque là (oui, même si on a transplané, c'est quand même loin, faut pas déconner) pour que ça ne lui plaise pas...
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Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 19 Aoû - 17:35



❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan

« Oui oui, tu as bien entendu. C’est un de ses délires dont je me souviens le plus, mais je ne pourrais pas te dire sur quoi elle est en ce moment. Elle est abonnée à des magazines un peu étranges, qui reçoivent souvent des critiques à cause de l'authenticité de leurs propos. Ils affirment l’existence de mythes, prétendant apporter des preuves et il y a des gens, comme ma cousine, qui les gobent. » Après elle ne fait rien de mal en soit, elle ne fait qu’être crédule et arpente le jardin ou la forêt en quête de preuves ou de traces quelconques. Et pour rien vous cacher, ça m’est déjà arrivé d’y aller avec elle et de me prendre vraiment au jeu. Je sais au fond de moi que c’est faux, mais c’est fun quand même de passer des heures à courir après une chimère, à prendre des brindilles comme un signe évident de la présence de tel animal dans les parages ou autre. Ca sert à rien de condamner totalement tout ça, parce que elle, ça l’occupe et puis si jamais, par le plus grand des hasards, ils auraient raison, ça serait dommage de passer à côté. Alors oui, j’avoue sans honte que parfois j’ai eu envie de les croire et je me suis amusé à courir les champs avec ma cousine en quête d’un animal quelconque. Enfin, tant que ça restait raisonnable et que ça ne me conduisait pas dans des endroits potentiellement dangereux. Je ne grimpe pas aux arbres et je ne vais pas galoper sur des rochers après la pluie, sous prétexte que machin ne sort qu’à ce moment là. Je tiens encore à ma vie. Mon frère et mon cousin se sont bien moqués de nous, autant être honnête, mais ce sont deux abrutis, alors en soit, ça n’a pas d’importance. « Pas “ultra croyants”, mais on est croyants oui. On ne va pas aussi souvent à la messe que ma grand-mère le voudrait, mais je sais que je l’accompagne quand je suis chez moi, plus pour lui faire plaisir qu’autre chose. On va à la messe de minuit à Noël et on assiste à toutes les fêtes religieuses, etc Après je sais que je ne ressens pas forcément le besoin d’aller me confesser tous les dimanches ou d’aller souvent à la messe, mais ça ne m’empêche pas de croire en Dieu et d’éprouver parfois le besoin de me tourner vers lui. » Je sais que la religion en a pris un coup et que de moins en moins de personne croit en quelque chose. Je pense personnellement que c’est à chacun de décider s’il a envie ou besoin de croire en une force supérieure ou pas. J’ai un esprit assez scientifique sur certaines choses. Je crois en l’évolution, au big bang, etc, mais ça ne m’empêche pas de croire que quelqu’un veille sur nous. Je ne pourrais pas l’expliquer. Je sais que j’éprouve le besoin de croire en ça et je ne force personne à faire comme moi. Après je sais que certaines horreurs te poussent à remettre en question tes croyances. Comme Dieu peut-il laisser faire ça ? Pourquoi n’intervient-il pas ? Mais ma grand-mère m’a souvent dit qu’il ne faut pas arrêter de croire à la première difficulté venue et que quoi qu’il arrive, les gens seront toujours punis, tôt ou tard. « Et toi ? » C’est le genre de questions qu’on ne s’était pas posé et qu’on aurait pu ne pas se poser avant longtemps. A Poudlard, les religions n’existent pas vraiment. Les gens croient ou non mais il n’y a pas d’étalage quelconque. Chacun fait ce qu’il veut et au final, on n’y pense pas beaucoup. Pour être honnête, je m’en fous qu’il soit croyant ou pas, tant qu’il ne me juge pas, il a le droit de faire ce qu’il veut. Je n’ai pas particulièrement envie de partager ça avec quelqu’un, je trouve au contraire que c’est très personnel et que ça ne regarde que nous. C’est en tout cas mon point de vu.


Je me sens un peu bête et je regrette ma curiosité. Peut-être qu’avant, je n’aurai pas été si gêné de lui poser autant de questions et je ne me serait pas senti si bête. Pourtant ce ne sont que des questions sommes toute innocentes. Il n’y a pas de critiques ou quoi que ce soit. Mais je suis maladroit, comme toujours et je me sens encore plus bête. Il répond fort heureusement à mes question. Je sens que ça ne l’enchante pas vraiment, il a arrêté de me caresser le dos et j’ai senti une tension en lui. Preuve que ce n’est pas le genre de discussion qui lui plait beaucoup. Mais en même temps, si on ne peut pas parler de ça, alors on pourra le faire quand ? Est-ce qu’un jour je pourrais lui demander tout et son contraire sans avoir peur qu’il le prenne mal ? Et encore, en soit, ce n’est pas tant le fait qu’il pourrait le prendre mal qui me dérange vraiment, mais plutôt le fait qu’il pourrait se barrer, se rendre compte qu’il n’est pas prêt à partager quoi que ce soit avec moi d’intime. Parce que là, très clairement, ça touche à son intimité. Comment se sent-il au sein de sa famille ? Pourquoi se met-il en retrait ? Est-ce que les autres lui font sentir qu’il est de trop ? Je suis gêné et ça se voit. Je n’ose pas le regarder, je tripote nerveusement les plis de son pantalon, ma voix s’éteint presque avant que j’ai terminé ma phrase. Limite, tout en moi cri “je suis désolé, ne m’en veux pas, ne me déteste pas !” Je voudrai parfois être un peu plus comme mes frères, à être à l’aise avec les autres et à ne pas hésiter à poser des questions, même gênantes, aux autres parce que j’en ai envie, parce que ça m’intéresse. Au lieu de ça, j’ai envie de m’enterrer vivant tellement je me sens mal et je voudrai presque retourner en arrière pour ne pas ouvrir la bouche ou pour dire tout autre chose. « Je ne veux juste pas que tu crois que je te juge ou que je te critique. Je suis parfois maladroit dans mes propos, mais c’est purement de la curiosité. Je veux juste … rentrer dans ton monde, essayer de le comprendre. Voir par tes yeux ... » C’est certainement débile ce que je suis en train de dire, pourtant c’est exactement ce que je pense. Je veux voir par ses yeux, je veux découvrir son monde, apprendre à mieux le connaître. Et je n’ai pas quinze milles possibilités, c’est soit il me montre son univers, soit il m’en parle. Mais pour être honnête, s’il m’autorise à lui poser des questions alors je continuerai à le faire. Même si, me connaissant, je sais que je le ferai, quoi qu’il arrive, mais si je pouvais ne pas me sentir hyper mal à chaque fois que je le fais parce que je sens bien que je le saoule, ça me rassurerais un peu.


Il vient bien de dire “quand tu viendras” ? Je n’ai pas rêvé ? Je n’ose pas trop y croire et inconsciemment, je retiens ma respiration, de peur de réaliser que soit j’ai mal entendu ou alors qu’il se rende compte de ce qu’il vient de dire et qu’il le regrette. Parce que moi je veux venir. Je veux voir les vidéos et les photos de lui quand il était gamin et même adolescent. Je veux pouvoir voir ce que j’ai raté et pouvoir sourire ou rire de situations coquasses. Et je ne me moquerais pas, parce que ce ne seront très certainement que des rires ou sourires attendris, me connaissant. J’ai envie de répondre que ça sera chouette, que j’ai hâte mais en même temps je n’ose pas, parce que je sais que je le ferais avec un énorme sourire et que si finalement il regrette l’invitation, il va se sentir con et se forcer à faire comme s’il était content aussi, alors qu’au fond, il n’en a aucune envie. Et je n’ai pas envie de ça. Je ne veux pas qu’il se force, je préfère encore qu’il me dise qu’il s’est emporté ou alors qu’on verra, plus tard. Je sais que ce n’est pas demain que j’irai chez lui, mais rien que le fait de revenir sur cette conversation qu’on a eu avant que tout se détériore entre nous, c’est hyper encourageant pour moi, ça me donne vraiment de l’espoir. Parce que là, il n’est plus uniquement question de se retrouver en amoureux à Londres pour jouer les touristes, là où personne ne nous connaît, notre no man’s land à nous. Là il est véritablement question de faire venir l’autre dans son monde. Alors, certes, moi je l’ai fait, mais ce n’était qu’une demi heure, ce n’est pas non plus le bout du monde, même si c’était important pour moi. Mais s’il le pense vraiment alors c’est vraiment génial, parce que les choses s’améliorent et qu’on y croit tous les deux. Mon coeur tambourine dans ma poitrine, c’est aussi agréable que douloureux. « Oui, toujours … Ca sera vraiment bien ... » Je ne peux m’empêcher de sourire stupidement, comme je l’avais pensé et de serrer sa cuisse avec ma main, comme pour appuyer mes propos. Oui, ça sera vraiment bien. Rencontrer sa famille, voir où il a vécu, découvrir enfin Lucan, voir des photos et vidéos de lui, découvrir les lieux où il aime aller, rencontrer des gens qu’il connaît. Ca sera tout aussi angoissant qu’excitant. Je mettrais véritablement un pied dans sa vie, je poserai ma trace. Je ne serai peut-être pas le dernier à partager sa vie, mais je serais au moins le premier. Quand il parlera de lieux ou de personnes, je pourrais voir véritablement et ne pas me contenter d’imaginer. Et inconsciemment, l’idée qu’on arpenteraient les rues de Dublin, main dans la main, me rassurerait, parce que tout le monde saura qu’il est à moi et rien qu’à moi et que son passé n’est plus. Il est passé à autre chose, au mec en l'occurrence ou en tout cas à moi. Ca leur fera bizarre à tous, tous ceux qui le connaissent en tout cas. Peut-être qu’ils n’y croiront pas ou se demanderont si ce n’est pas une de ses nouvelles magouilles, mais nous deux on sera que non. Parce que malgré son passé, je n’ai jamais cru un instant que je ne pourrais qu’être un pion dans son jeu, un mec qu’il manipule pour obtenir ce qu’il veut. Il ne m’a jamais rien demandé, n’a jamais cherché à profiter de la situation. Je sais que je suis naïf, mais pas au point de croire que je me fais avoir sur toute la ligne. Ce que je lis dans ses yeux, c’est de l’amour et ce n’est pas pour mon argent, mais bien pour moi !


« Oui, mais ça fait une éternité que je n’ai pas tricoté, je ne suis même plus sûr de savoir faire. Mais j’ai su faire en tout cas. Bon, je n’ai jamais rien fait d’exceptionnel, essentiellement des écharpes trop courtes et avec plein de trous, mais bon, c’est l’intention qui compte, non ? » Dis-je en riant. Oui, j’ai su tricoté il fut un temps et il n’y a rien de honteux à ça. De toute façon, j’étais toujours fourré dans les jupes de ma grand-mère, vous pensez bien que j’ai pas eu des pratiques très masculines durant mon enfance. Mais je n’ai aucun regret, le sport, c’est trop brutal, surtout avec mon frère ou mon cousin en face. Dan me propose d’aller tester un restaurant végétarien qu’il a découvert avec Patrick. Je trouve que c’est une excellente idée mais je suis assez étonné d’apprendre qu’il en connaît un à Londres. Je sais qu’il n’est pas particulièrement végétarien à la base, mais manger avec moi dans le dortoir l’a peut-être poussé un peu à changer ses habitudes alimentaires. Après je n’ai jamais rien dit, il a droit de manger de la viande s’il le veut, je ne grignoterais pas dans son assiette. « Croisons les doigts, peut-être que la prochaine fois je serai devenu un gros mangeur de viandes … » Il ne faut pas rêver, je ne suis pas prêt à me mettre à en manger. Déjà enfant ça me dégoûtait, ça ne s’est pas amélioré avec le temps. Mais c’est pour la plaisanterie, pour répondre à sa taquinerie. On se lève et il m’entraîne dans un coin isolé. « Monsieur O’Callaghan, sachez que je ne suis pas un garçon facile. Me traîner dans une ruelle déserte ne vous mènera à rien !! » Dis-je en prenant de grands airs de diva. Evidemment, je plaisante, je sais bien que s’il fait ça, c’est pour pouvoir transplaner en toute discrétion, mais j’avais envie de plaisanter un peu. Demain, on n’en aura peut-être plus envie, alors autant en profiter. Il m’explique qu’il est tombé dessus un peu par hasard et je trouve le hasard plutôt bien, pour une fois. Parce que ça nous permettra de ne pas nous prendre la tête à trouver un restaurant, même si j’en connais certains, très bons, mais assez chers, que ma grand-mère raffole. L’idée c’était de manger dans un budget raisonnable. Je hoche la tête en glissant un “c’est intéressant”, avant de le voir me voler un baiser avant de nous emporter derrière notre hôtel. Le baiser m’a permis de ne pas trop penser au transplanage, qui me tord toujours un peu les boyaux. Nous repartons, main dans la main, dans la foule et nous finissons par arriver devant ledit restaurant dont il me parlait. Sans prétention, c’était le cas de le dire. De moi-même, je n’y aurai pas mis les pieds, mais bon, je lui fais confiance, me contentant de sourire avant d’y mettre les pieds. Et j’ai plutôt bien fait parce que l’intérieur est tout de suite plus chaleureux et accueillant que l’extérieur, ce qui me rassure un peu. Je n’ai pas envie d’angoisser à l’idée que ce que je vais manger va potentiellement me rendre malade. Je l’aime mais l’hygiène, c’est quand même assez important pour moi. On nous installe à une table et pour le moment, il n’y a pas beaucoup de monde, tant mieux. « Il ne paie pas de mine à l’extérieur, j’ai eu un peu peur au début pour être honnête … mais l’intérieur est quand même beaucoup plus agréable … » Je ne veux pas passer pour le chieur de service ou prétendre que j'attends à manger dans un 5 étoiles, parce que ce n'est absolument pas le cas.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 20 Aoû - 0:47


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

J'aime l'entendre me raconter des choses sur sa famille. J'aime avoir l'impression qu'il m'en ouvre vraiment les portes. Plus qu'un instant pour s'assurer d'avoir le droit de partir. Parce que dans le fond, c'était ça, non ? Il me l'a bien dit, d'ailleurs. Même s'il venait jusqu'à Londres lui-même, sa grand-mère voudrait me rencontrer avant de nous laisser tranquille. C'était pas vraiment un choix, c'était une obligation. Je ne dis pas forcément qu'il en avait pas envie, loin de là, je dis juste que les choses auraient peut-être été différentes si on l'avait laissé faire ce qu'il voulait. J'ai pas trop de mal à l'imaginer me rejoindre sans passer par la case « présentation ». « Oui oui, tu as bien entendu. » Sa façon de répondre me tire doucement un sourire amusé. Bon bah si j'ai bien entendu alors... « C’est un de ses délires dont je me souviens le plus, mais je ne pourrais pas te dire sur quoi elle est en ce moment. » Qu'il se rassure, je m'en fiche un peu ! Elle peut être en train de suivre toutes les chimères qu'elle souhaite, ça me fait ni chaud ni froid. Je ne sais même pas à quoi elle ressemble, cette Faith... Il faudrait que je me renseigne, à la rentrée. Demain... Demain. J'ai pas très envie... Et plus les secondes passent moins j'ai envie. Je suis bien, là, avec lui. J'ai peur que l'école complique tout, gâche tout. Je ne veux pas... Alors je l'écoute avec plus d'attention encore dans l'espoir idiot de retenir le temps. « Elle est abonnée à des magazines un peu étranges, qui reçoivent souvent des critiques à cause de l'authenticité de leurs propos. Ils affirment l’existence de mythes, prétendant apporter des preuves et il y a des gens, comme ma cousine, qui les gobent. » Je ne sais pas si je trouve ça triste ou amusant. C'est un peu bizarre d'ailleurs. Parce que, d'un côté, c'est drôle d'imaginer cette fille courir la nuit après du vent (l'esprit de la forêt mais qu'importe, c'est la même chose) mais d'un autre côté, c'est triste qu'elle y croie vraiment. Je veux dire... On est tous plus ou moins naïfs, j'imagine mais alors là... Elle va en chier dans la vie, cette gamine, si elle commence à prendre pour argent comptant tout ce qu'on peut bien lui raconter... Je sais que ça ne me regarde pas mais tout de même. Si une de mes sœurs en arrivait là un jour, j'essayerais de lui ouvrir les yeux, je crois. C'est bien de croire en des trucs, de rêver, de garder une âme d'enfant, je suis d'accord, mais il y a quand même un moment où il faut grandir et se préparer à affronter le monde réel. Réaliser que, finalement, la magie, ça n'existe pas. D'après ma mère, du moins. Et même si je sais aujourd'hui que c'est faux (difficile de prétendre le contraire avec ma baguette dans ma poche) je comprends le principe.

« Pas “ultra croyants”, mais on est croyants oui. » D'accord. C'est une information un peu perturbante quand même. Si j'enchaîne pas les bourdes, moi, je serai sacrément chanceux ! « On ne va pas aussi souvent à la messe que ma grand-mère le voudrait, mais je sais que je l’accompagne quand je suis chez moi, plus pour lui faire plaisir qu’autre chose. On va à la messe de minuit à Noël et on assiste à toutes les fêtes religieuses, etc... Après je sais que je ne ressens pas forcément le besoin d’aller me confesser tous les dimanches ou d’aller souvent à la messe, mais ça ne m’empêche pas de croire en Dieu et d’éprouver parfois le besoin de me tourner vers lui. » Honnêtement, ça me dépasse. Vraiment. J'ai pas du tout été élevé comme ça alors forcément... Je comprends pas. Je cherche pas vraiment à comprendre non plus. Chacun fait ce qu'il veut et j'ai beaucoup de mal à l'imaginer me tirer à confesse à la moindre occasion. Donc en soi, ça me dérange pas. Ça me fait juste un peu flipper par rapport à sa famille. Ça commence peut-être à faire beaucoup, non ? « Et toi ? » Sa question me gêne. C'est stupide pourtant, qu'est-ce que ça peut faire ? Je hausse les épaules, presque honteux. « Bah... Pas trop, non... » Pas du tout, même, mais il me faut une seconde de plus pour me résoudre à l'avouer. « J'ai jamais mis les pieds dans une église, en réalité... » Mes parents se sont mariés à la mairie et personne n'est baptisé. Sauf ma mère, je crois. Et encore je suis pas sûr. Ça a jamais fait partie de mon éducation. Noël, c'est l'arrivée du Père Noël et des cadeaux, pas la naissance du petit Jésus. On nous a toujours dit que ça n'existait pas, tout ça. C'est juste une création humaine comme tant d'autres. Y'en a qui croit en Dieu et d'autres aux esprits des forêts. C'est du même niveau à mes yeux. Et puis faut avouer que ça fait un peu secte quand même. Quand on voit toutes les processions à la télé, là, ça fait clairement flipper. Qui a envie d'aller tripoter un rocher pour espérer être guéri ? Y'a des médecins pour ça. Il paraît qu'on est très croyants, en Irlande... Faut croire qu'on est passés entre les mailles du filet, nous. Et si aujourd'hui ça me dérange, c'est juste que j'aurais aimé qu'on ait quelque chose en commun, rien qu'une fois. Et puis, là, on s'en fout sûrement mais si on reste ensemble après Poudlard ? Il assiste à toutes les fêtes religieuses, il a dit. Y'en a quand même un paquet dans l'année ! Ça veut dire que je vais devoir le suivre à chaque fois ? Ou alors que je le laisserai tomber pour des trucs qui doivent être un peu importants pour lui s'il les fait ? Je sais pas... Et même si on venait, un jour, à fêter Noël ensemble, ce serait bizarre... Je veux dire, si c'est avec ses proches (j'en doute, très clairement) je peux m'y plier, je m'en fous, ça fera une expérience, mais s'il vient à la maison ? Ça fait quoi s'il y va pas ? Genre c'est pas « tu vas brûler en Enfer » ou une merde du genre ? J'ai pas envie qu'il culpabilise après... Mais je me vois mal traîner tout le monde à l'église juste pour qu'on change pas ses habitudes. Je sais qu'on est encore loin d'avoir à se poser ce genre de questions en vrai, mais quand même. Moi, ça m'angoisse un peu. Je sais que l'an prochain, je serai plus à l'école alors le « après », s'il existe un jour, me semble forcément beaucoup plus proche. Beaucoup trop proche... Et j'ai l'impression qu'il n'y a personne de plus éloigné de moi qu'il peut l'être lui. On est juste radicalement opposés. Sur tous les plans. Tout le temps.

Quand on parle de chez moi, ça n'arrange pas forcément les choses. Le malaise change et change de main surtout. Je sais que c'est ma faute que, mine de rien, je l'ai un peu mal pris et je me suis braqué pour pas grand chose. J'aurais pas dû. Je suis désolé. « Je ne veux juste pas que tu crois que je te juge ou que je te critique. Je suis parfois maladroit dans mes propos, mais c’est purement de la curiosité. » Je le sais, dans le fond. J'ai juste parfois un peu de mal à me défaire de ma culpabilité, ce qui fait que comme je me critique j'ai l'impression que tout le monde le fait. Parce que je fais de la merde, c'est certain. Ma mère me le reproche souvent. « Arrête de dire « les grands-parents » comme si c'était pas les tiens, ça devient lourd. » Sauf que c'est pas les miens, c'est un fait. Ils font comme si, et je leur en serai toujours reconnaissant pour ça, mais c'est pas les miens malgré tout. Ils appellent pour avoir des nouvelles du troupeau quand ils les voient pas mais ils m'écrivent jamais. Ni pour les anniversaires, ni pour Noël cette année. Si je suis pas avec le reste de la famille, j'existe pas. Par contre, quand je les vois en vrai, je suis un membre à part entière. Alors je fais comme eux. C'est ma famille quand ils sont là, ça ne l'est pas quand ils n'y sont plus. « Je veux juste… rentrer dans ton monde, essayer de le comprendre. Voir par tes yeux... » Sa dernière phrase est incroyablement touchante. Et je m'en veux encore plus d'avoir réagi comme un crétin. Le regard que je pose sur lui est plus attendri que jamais. Et je crois que je viens d'en tomber un peu plus amoureux encore. « La seule belle chose que tu pourrais voir par mes yeux, c'est toi. » Et malheureusement, c'est vrai. Je ne suis pas très optimiste comme garçon et je vois bien trop souvent le verre à moitié vide. Mon monde, c'est une famille à laquelle je n'appartiens pas, une école dans laquelle je ne me sens plus en sécurité, un avenir qui n'existe pas, des amis auxquels je ne m'attache pas, un job qui a ruiné mon adolescence et un gamin prise de tête qui agit le plus souvent comme un vrai rayon de soleil. Alors le mieux, c'est qu'il le voit lui-même, mon monde. Et machinalement je lui propose juste après. Je ne sais pas si l'idée est bonne mais elle me plaît. C'était ce qu'on avait prévu. Et j'ai envie de faire « comme avant ». « Oui, toujours… Ça sera vraiment bien... » Je préfère le voir comme ça. Son sourire est magnifique. Il m'en arrache un sans mal. Il s'élargit alors que ses doigts se resserrent doucement sur ma cuisse. « On organisera ça, alors. » Bientôt, j'espère.

Et puis on en vient à parler des talents de tricoteuse de sa grand-mère. Je trouve ça génial que ça soit elle qui lui fasse ses pulls. J'imagine qu'il doit être fier de les porter et elle fière de le voir avec. C'est mignon, je trouve. C'est une jolie marque de complicité. « Oui, mais ça fait une éternité que je n’ai pas tricoté, je ne suis même plus sûr de savoir faire. Mais j’ai su faire en tout cas. Bon, je n’ai jamais rien fait d’exceptionnel, essentiellement des écharpes trop courtes et avec plein de trous, mais bon, c’est l’intention qui compte, non ? » Je hoche la tête en riant avec lui. C'est l'intention qui compte, oui. « C'est dommage que tu saches plus, j'aurais bien aimé que tu m'apprennes. Je suis sûr qu'elles étaient cool tes écharpes trop courtes et pleines de trous. » Parce que oui, j'ai envie qu'on trouve des choses à partager. On sera plus coincés dans notre dortoir en permanence (on aura plus notre dortoir de toute façon) alors j'ai pas envie qu'on se contente juste de se croiser à l'arrache à la sortie d'un cours ou avant d'aller dîner. Je veux qu'on ait des vrais moments à nous, qu'on fasse des choses ensemble. Ce qu'on a jamais vraiment fait, en réalité. Parce qu'en dehors d'une visite dans sa serre, le reste, c'était juste nos vies qu'on vivait en parallèle. On a jamais eu d'activités à partager ou quoi que ce soit... Et puis j'aurais sûrement été plus réceptif à un truc comme ça qu'à la botanique... Je sais que c'est sa passion mais même avec tous les efforts du monde, je pourrai jamais faire semblant que c'est la mienne, ça m'intéresse vraiment vraiment pas... L'écouter, sans problème, le regarder faire, avec plaisir, retenir deux trois trucs pour relancer les conversations, je peux essayer mais le reste... On finit par bouger. Le dîner est proche et avec lui la fin de cette parenthèse enchantée. « Croisons les doigts, peut-être que la prochaine fois je serai devenu un gros mangeur de viande… » Je hoche la tête comme si je l'espérais. En réalité, non. Je m'en fiche un peu. Et puis, mine de rien, ça me dérange pas de suivre son régime... Je veux dire, tout le temps où on mangeait dans notre dortoir, je mangeais la même chose que lui. Pas par conviction ni par envie de lui faire plaisir (je suppose qu'il s'en balance pas mal de ce que je mange) mais seulement parce que c'était plus pratique et plus rapide de piquer que dans un seul plat. Je cherchais ce qui lui allait, à lui, et je m'en contentais derrière.

Je l'entraîne loin du monde, dans une ruelle déserte pour pouvoir transplaner sans problème. « Monsieur O’Callaghan, sachez que je ne suis pas un garçon facile. Me traîner dans une ruelle déserte ne vous mènera à rien ! » Je ne peux m'empêcher de glousser bêtement en levant les yeux au ciel en l'entendant. « J'ai eu qu'à faire semblant d'avoir froid pour que tu t'offres à moi. Si c'est pas un garçon facile, ça, je sais pas ce qu'il te faut ! » C'est juste taquin, bien sûr, parce que je n'ai jamais regretté qu'il se laisse aller comme ça, c'est un fait. Parfois, quand je repense à cette nuit, ça me semble tellement irréel, n'empêche. Tellement... Tellement parfait. Et je crois que ça me manque un peu, en réalité. En six mois, on a quand même été sacrément sages... Je l'ai d'ailleurs jamais été autant que depuis que je suis en couple, c'est un peu paradoxal, non ? Mais c'est sûrement pas plus mal. Au moins, on est sûrs qu'il y a quelque chose de vrai entre nous. Si c'était juste pour le cul, on se serait barrés depuis longtemps ! Ça me manque mais en même temps, ça me fait flipper. J'ai pas envie qu'il voit les dégâts. J'ai pas envie de le dégoûter comme je peux me dégoûter... Il n'y avait que physiquement que je pouvais prétendre être à la hauteur, maintenant, c'est même plus le cas. Et j'ai pas envie qu'il se rende compte qu'en réalité, j'ai carrément rien pour moi. On se retrouve en un rien de temps près de la gare et je l'embarque vers le restaurant dont je lui parlais. Quand on rentre, il y a pas trop de monde mais ça n'est pas vide pour autant. Tant mieux ! On mettra pas quinze ans à être servis et il n'aura pas à flipper en se demandant si c'est bon signe que ce soit vide. Là, c'est un juste milieu plaisant. On nous installe et le plus naturellement du monde, ma main vient reprendre la sienne. Comme ce midi. « Il ne paie pas de mine à l’extérieur, j’ai eu un peu peur au début pour être honnête… mais l’intérieur est quand même beaucoup plus agréable… » Je soupire, faussement las. « Comme si j'allais t'emmener dans un truc naze. » Je ne peux m'empêcher de rire discrètement alors que mes doigts resserrent amoureusement leur étreinte. « Il paraît que j'ai pas l'intention d'essayer de t'empoisonner. Je suis sûr de rien, hein, c'est que des rumeurs, mais je suppose qu'il doit y avoir un peu de vrai derrière tout ça. T'en penses quoi ? »
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 20 Aoû - 19:31




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Etait-ce juste une impression ou ça le gênait que je sois croyant ? Ou alors ce qui le dérangeait, c’était le fait qu’il ne l’était pas ? C’est étrange, parce que ça n’a pas vraiment de sens ou d’importance pour moi. Et en fait c’est tellement invraisemblable que je me dit que c’est encore le fruit de mon imagination. Il m’a souvent démontré que j’étais à côté de la plaque, ça ne serait qu’une fois de plus. Parce qu’en soit, la croyance, c’est ultra personnel, j’ai pas la sensation qu’il faille la partager avec les autres. Parce que même quand je suis avec ma famille, qui est elle aussi croyante, j’ai pas la sensation d’avoir un lien particulier avec eux. On partage bien quelque chose, mais on le vit tous tellement à notre façon que finalement c’est un peu comme si on était seul. Alors oui, évidemment, c’est plus pratique que ma famille soit croyante, comme ça on va tous ensemble aux messes, mais en soit je n’ai besoin de personne pour m’y rendre si j’en ressens le besoin et jamais je ne forcerai quelqu’un à venir avec moi pour ne pas que je sois seul. Je suis un grand garçon et de toute façon c’est un moment privilégié entre moi et ma foi, ça ne se partage pas à mes yeux. Visiblement Dan n’a jamais mis les pieds dans une église. C’est un peu étrange, parce que même en n’étant pas croyant, tu peux y aller pour les visiter. Il en existe des très belles qui sont très impressionnantes. Mais j’ai cru comprendre que les visites culturelles, ce n’était pas trop le truc de sa famille, du coup ça tombe un peu sous le sens son aveu. Et qu’est-ce que ça voulait dire “pas trop” ? Est-ce que ça signifie qu’il y croit mais que ça n’a pas une grande importance dans sa vie. Genre il accepte l’idée mais n’y prête pas une grande importance ? « Pas trop ? Genre comme quoi ? Tu crois en quelque chose mais ça n’a pas d’impact sur ta vie ? » Lui demandais-je en souriant, sans aucune arrière pensée. J’avais juste envie de savoir en quoi il croyait, s’il croyait en quelque chose, bien évidemment. C’était une discussion comme une autre à mes yeux, je ne voyais pas le mal à parler de ça, parce qu’à mes yeux, chacun croyait en ce qu’il voulait sans que les autres aient quoi que ce soit à dire. Il a le droit de ne croire en rien ou de croire en une autre religion. Parfois, je me disais que le Bouddhisme était une religion très intéressante et que je préférerais me réincarner plutôt que de me retrouver au Paradis. « Il existe de très belles églises ou cathédrales. Vous devriez y faire un tour une fois, juste pour les visiter. C’est ouvert à tout le monde. Bon après, je comprends que si l’architecture ne vous intéresse pas, ça n’a pas grand intérêt pour vous. Mais je trouve que ça reste quand même des bâtiments très impressionnants, à se demander comment ils ont pu les construire. » Ma nature reprend le dessus, comme toujours. Il n’y a aucune critique dans mes propos, je ne fais dire ce que je pense. Ce sont des bâtiments impressionnants, il n’est pas primordial d’y rentrer dedans, mais ça peut-être intéressant d’y faire un tour, un jour, par curiosité. On vit très bien sans en avoir vu une de près, évidemment, mais c’est comme les musées ou des bâtiments historiques, ça ouvre son esprit, c’est beau et ça reste une part de notre histoire, c’est intéressant de se dire que des millions de gens, à travers le temps s’y sont rendus. Maintenant si sa famille n’a aucun intérêt pour l’architecture ou un peu d’histoire, je peux concevoir qu’ils n’ont pas envie d’y traîner toute la famille un dimanche. Et personnellement je n’ai aucune envie qu’il se sent forcé de me suivre dans mes visites culturelles si c’est vraiment quelque chose qui ne l’intéresse pas. Enfin, je préfère savoir que ce n’est pas particulièrement son truc, histoire que si je dois organiser une nouvelle journée en amoureux, je ne lui propose pas que des trucs qu’il n’aime pas. Evidemment, je lui demanderais quand même si ça ne le dérange pas de m’accompagner à une exposition si celle-ci m’intéresse, mais en contre-partie, je lui proposerais des activités qui lui correspondront le plus. L’idée c’est quand même qu’on profite ensemble de nos journées en tête à tête et qu’on fasse tous les deux des choses que l’on aime.

Je ne veux pas qu’il se sente mal juste parce qu’on parle de sa famille et des liens qui les unissent. Mon but n’est pas d’appuyer là où ça fait mal pour l’enfoncer, mais juste de comprendre. Parce que j’aime comprendre les choses, j’aime apprendre de nouvelles choses, découvrir la vie de mes proches afin de tenter de mieux les connaître. Et il faut bien dire ce qui est, même si je connais quelques anecdotes sur Dan, je serai bien incapable de répondre à plein de questions sur lui. Il y a certaines questions que je n’ose pas poser, parce que j’ai la sensation que c’est trop tôt et que s’il a envie de m’en parler, il le fera quand il se sentira prêt à le faire. Genre, des questions sur son père, sur sa famille paternelle, sur son activité “extra-scolaire”, etc. Non pas que j’ai vraiment envie de savoir avec combien de personnes il a couché ou s’il a éprouvé quoi que ce soit en le faisant. Mais au moins savoir comment il a pu en arriver là, ce que ça lui apportait. Savoir s’il y a des filles qui ont squatté son lit plus longtemps que les autres, etc. C’est un peu malsain comme curiosité, parce que je sais que si un jour on a cette discussion, ça va me faire mal. L’idée qu’il ait couché avec d’autres personnes, en soit, je n’ai rien contre, c’est juste que ça en est devenue un business que là ça me pose problème, parce que ça va au delà de mes croyances. Est-ce qu’il a aimé ? Est-ce que ça lui manque ? Est-ce que, sans être tombé amoureux d’une de ses clientes, il a éprouvé quelque chose pour l’une d’entre elles ? Oui parce que ne nous voilons pas la face, ça aussi ça me fait peur, qu’il ait pu éprouver quelque chose pour quelqu’un d’autre que moi et qu’en revoyant cette personne, il se dise que finalement elle lui manque. Je ne remets pas en question son amour pour moi, parce qu’il est authentique, mais il n’empêche que ça reste une de mes craintes, qu’il trouve mieux ailleurs ou qu’il ait juste envie d’aller voir ailleurs. Peut-être que notre relation va le saouler à la longue, parce qu’elle est trop plate, trop commune ou normale. Peut-être qu’il rêve de plus de passion, d’aventures ou je ne sais quoi encore. Il n’a jamais rien dit sur le sujet et ne donne pas l’impression d’avoir envie d’en finir, mais ça pourrait arriver un jour, on est à l’abri de rien. Bref, je me sens mal à l’aise et évidemment, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. C’est tout moi, je suis une vraie calamité quand il est question de garder pour soit ses pensées ou ses sentiments. Tout peut se lire facilement sur mon visage. Il répond à mes questions et tente de me rassurer en me disant que j’ai le droit, si je le veux, de lui poser des questions, que ça ne le dérange pas. Non pas que je ne veux pas le croire, mais entre nous, j’ai bien senti que ça lui avait quand même posé problème. Mais bon, ça me rassure un peu malgré tout et je lui avoue que j’ai surtout peur qu’il pense que mes intentions étaient mauvaises, que je le jugeais ou le critiquais, alors que mon but n’était que de découvrir son monde. Je le vois sourire, se détendre et tout de suite l’atmosphère devient moins pesante. Qu’est-ce que j’ai dit qui le fasse sourire comme ça ? Ses paroles me laissent sans voix et sans même que je m’en rende compte, je sens mes joues devenir chaudes. J’ignore la tête que j’ai en ce moment, mais je suppose que je n’ai jamais aussi rougi et sourit en même temps, tout penaud. Je ne dis rien, en dehors de quelques baragouinements qui ne veulent strictement rien dire. Je sens des papillons dans le ventre et je crois que je ne me suis jamais senti aussi bien qu’en cet instant. Et le bien être que je ressens ne me quitte plus, surtout pas après avoir compris qu’il avait envie, de nouveau, que je vienne chez lui. J’ignore quand, mais ce n’est pas grave, le plus important c’est qu’il le veut. Alors ça se fera un jour, aux prochaines vacances, durant les grandes vacances ou je-ne-sais-quand, mais ça se fera … en tout cas j’ai envie d’y croire.

« Si tu tiens vraiment à les voir, je suis sûr que ma grand-mère les a gardé quelque part, je pourrais toujours les lui demander dans ma prochaine lettre. Et en même temps, je pourrais lui demander de me rafraîchir la mémoire quant au tricotage, je suis sûr qu’entre ses explications et un peu d’entraînement, je serai refaire mes chef d’oeuvres. » Connaissant ma grand-mère, elle les aura conserver, juste pour le souvenir. Se disant certainement qu’une fois morte, on en fera ce que l’on veut, mais qu’elle veut garder un souvenir de mon enfance. Acacia aussi a appris à tricoter, je crois qu’elle a demandé à essayer pour tenter de créer un lien avec ma grand-mère. Et elle n’était pas mauvaise, à croire qu’elle voulait faire ses preuves et démontrer qu’elle pouvait faire des choses bien elle aussi. Je suis sûr que ma grand-mère a aussi gardé des trucs d’elle, mais qu’elle ne le dit pas et qu’on le découvrira à sa mort. Je pense qu’elle veut garder son image de femme digne intacte jusqu’au bout, mais qu’au fond, sans même qu’elle ne le sache, Acacia a réussi à percer sa carapace. Je suis sûr qu’elle a plein de souvenir de mes frères et elle dans ses affaires et qu’on les découvrira plus tard. Acacia ne me croit pas, elle me dit que je suis un idéaliste qui croit un peu trop à ses rêves. Mais moi j’ai envie d’y croire et je me dis que j’ai raison. Je suis celui qui connaît le mieux notre grand-mère, je ne trouve pas que ça ne lui correspond pas autant qu’ils le prétendent. Eux, finalement, ne connaissent d’elle que ce qu’elle a bien voulu leur laisser voir. Alors que moi, je suis véritablement rentrer dans son monde et je sais qui se cache derrière son masque. C’est une femme fière, certes, et extrêmement forte, mais plus sentimentale qu’elle ne veut bien le laisser croire. Elle est véritablement attachée à sa famille et très fière de ses petits enfants. Elle ne veut juste pas que ça se sache parce qu’elle ne veut pas que ça joue sur l’image qu’on pourrait avoir d’elle. Elle m’a laissé entrer dans sa vie et montrait aux gens qu’elle tenait à moi parce qu’elle savait que ça comptait pour moi, que c’était important, que j’en avais besoin. Mais les autres sont plus forts, ils n’ont pas besoin d’avoir de preuve au final. C’est en tout cas comme ça que je vois les choses. Je sais qu’elle sera étonné si je lui demande de me rappeler comment on tricote. Je pense me souvenir mais c’est souvent pour faire le nombre de mailles que je galère. Mais moi je n’ai rien contre. Je n’avais pas particulièrement envisagé à me remettre au tricot mais si c’est pour avoir une activité en commun avec lui, alors je suis prêt à tout et ça, ce n’est pas dangereux, on peut faire ça tranquillement dans notre coin et passer un bon moment. Enfin bon, y’a plus fun comme activité, c’est un fait, je suis nul en sport et monter sur un balai est hors de mes compétences. Je suis encore traumatisé de ma première année et des cours de vol, c’était une horreur. Je crois que même par amour, je ne serai pas capable d’affronter une nouvelle fois mon vertige. Il y a certainement d’autres activités plus sympas et moins dangereuses, mais bon si on commence par ça, ça ne nous empêchera pas de faire autre chose. Plus le temps passe et plus je me dis que ça serait cool d’apprendre la photo.

J’éclate de rire. Je devrais être vexé ou outré par ses propos, voire même mort de honte d’avoir agis comme ça avec lui, mais non. J’avoue que je ne sais toujours pas ce qu’il m’a pris ce soir là. J’avais pas envie de partir, je ne voulais pas qu’il ait froid et cette histoire de radiateur naturel m’est revenu en mémoire. Et puis on sait tous les deux que de fil en aiguille, les choses ont rapidement dérapé et on connaît tous les deux la suite, j’ai trompé ma copine et je me suis fait jeter le lendemain matin. Et malgré tout, je n’ai jamais eu aucun regret. J’ai eu honte de tromper Hope, d’avoir voulu tenter de réparer cette histoire qui n’avait aucune chance de fonctionner pour me donner bonne conscience et certainement aussi pour me venger de lui. Lui montrer que je peux très bien exister sans lui et que s’il ne veut pas de moi, d’autres sauront en profiter à sa place. J’ai eu honte de découvrir que je pouvais aussi facilement me laisser aller et laisser mes instincts prendre le dessus. Mais au fond, ce qu’il s’est passé entre nous, je n’ai aucun regret. J’étais moi et j’avais envie de lui. Je voulais sentir sa peau contre la mienne, ses lèvres découvrir chaque parcelle de mon corps. Je le voulais lui. Ce n’était même pas une histoire d’avoir envie de m’envoyer en l’air. C’était lui et personne d’autre. Juste lui. Et c’était tout nouveau, parce que ce genre d’envie, je ne connaissais pas avant. J’avais envie d’être avec Sibylle, mais sans penser à me retrouver dans le même lit qu’elle. Rien que lui tenir la main m’aurait presque suffit, je n’ai jamais songé à aller aussi loin, ni avec elle, ni avec personne. Et découvrir que cette nouvelle pulsion a été provoqué par un garçon, c’est encore plus étrange, surtout quand on a jamais été attiré par un garçon avant. Mais tout a toujours été différent avec lui. Tout prenait une dimension spéciale, sans que je comprenne pourquoi. « C’est mon côté Saint-Bernard, tu ne comprends pas. Je ne pouvais pas te laisser mourir de froid, ça aurait été non assistance en personne en danger. Je n’ai fait que mon devoir de citoyen !! Si après tu t’es joué de moi, profitant de mon innocence, moi je plaide non coupable !! » Tu parles d’un devoir de citoyen. Une fois que j’ai vu une ouverture, plus rien ne m’a arrêté et je lui ai sauté dessus. Mais bon, c’est un détail, on va faire comme si ça n’avait jamais existé. Je suis un garçon naïf et innocent, c’est ce que tout le monde dit de moi alors on va rester sur ce rôle qui me colle à la peau et qui me va … quand je ne suis pas avec lui. Mais au fond, ça me plait ce côté là de ma personnalité. Malgré tout ce qui me définit, j’ai aussi un côté de moi qui est capable de se laisser aller et qui est capable de laisser exprimer ses pulsions un peu plus “animal”. Enfin ça me plait, je ne me vois pas sauter sur tout ce qui bouge, cela va s’en dire, mais quand ça le concerne lui, ça ne me dérange pas. Même si, il faut bien l’avouer, en dehors de cette fameuse nuit et de la visite de ma serre, on est resté plutôt sage. Ca prouve que malgré le fait qu’on soit capable de se laisser totalement aller entre nous, ce n’est pas ça qui définit notre couple et qu’on peut tout aussi bien se blottir dans les bras de l’autre sans avoir besoin de plus.

« Sait-on jamais, en voulant chercher dans l’original, tu te serais peut-être dit qu’un truc dégueu qui allait nous rendre malade toute la nuit, ça pourrait être cool !!. » Je plaisante, cela va s’en dire. Je ne pense pas un instant que Dan serait capable volontairement de m’emmener dans un lieu qui craint. Qu’à la rigueur, par le fruit du hasard, on tombe sur un restaurant qu’on ne connaît pas et qui visiblement est limite niveau hygiène, ça aurait pu être possible, mais s’il connaissait ce restaurant, c’est que forcément il était bon. Après on ne pourra pas m’en vouloir d’avoir eu un peu peur en voyant à quoi ressemblait l’extérieur. Mais comme on le dit si bien, on ne juge pas un livre par sa couverture. Sa main s’est glissée amoureusement dans la mienne et nous resserrons mutuellement notre étreinte. Je souris, lui montrant que je suis content d’être ici et aussi parce qu’en fait, cette journée était tellement parfaite que j’arrive pas à ne pas sourire. Tout a été génial. Même si nous avons discuté de choses un peu délicates, je me dis que ce n’était pas forcément un mal, ça prouve qu’on est capable de parler de choses importantes, qui nous mettent un peu mal à l’aise, mais dont on est capable de passer au dessus. Si on n’est pas capable de le faire aujourd’hui, je me demande quand on le pourra. Je me sens bien avec lui, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. A la ferme, c’était trop étrange pour vraiment être capable de me laisser aller comme je le fais aujourd’hui. « J’en pense que tant qu’il n’y a pas de chocolat, je ne risque rien et que je pourrais manger les yeux fermés ce que tu veux me faire manger. » Je ne parle pas du chocolat en me disant que c’était préférable de lui rappeler mon allergie alimentaire. Non, ce que je veux dire c’est que déjà de base, en dehors de cette allergie, je ne risque pas grand chose, en théorie et que de toute façon, j’ai totalement confiance en lui, au point de manger sans me poser de questions ce qu’il pourrait me proposer. Je n’éprouve aucune méfiance envers lui, je sais qu’il ne mettrait jamais volontairement ma vie en jeu. La serveuse passe et nous commandons nos plats. Je commence à avoir un peu faim, c’est plutôt une bonne nouvelle. Ca tend à prouver que mes tracas actuels n’ont pas noué mon estomac aujourd’hui et que je suis totalement détendu.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Lun 21 Aoû - 22:03


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Assis à la terrasse de notre Starbucks (s'il ne l'est pas encore, après aujourd'hui il le deviendra, je ne pourrai plus le voir autrement que comme « le Starbucks où on s'est posés, Milo et moi, la première fois qu'on est venus » de toute façon alors autant anticiper) on continue de discuter de tout et de rien. J'avoue que le tour qu'a pris la conversation me met un peu mal à l'aise. Ça n'a aucun sens, en soi. Mais si cette journée nous a rapprochés indubitablement, je crois qu'elle m'a foutu sous le nez toutes les différences qu'il pouvait y avoir entre nous en même temps. Ça me fait peur. Parce qu'il y aurait qu'un petit truc, je sais très bien qu'on pourrait passer au-dessus mais là, ça s'accumule tout de même ! Et si, un jour, ça finissait par devenir handicapant ? C'est possible... Je suis sûr que c'est possible. Et malheureusement, je peux pas faire grand chose à part croiser les doigts... « Pas trop ? Genre comme quoi ? Tu crois en quelque chose mais ça n’a pas d’impact sur ta vie ? » Je hausse à nouveau les épaules. C'est exactement le genre de questions que je me suis jamais posé. J'ai suivi ce qu'on m'a appris, ni plus ni moins. Et j'avoue que rien ne me manque vraiment, hein. Je ressens pas un vide dans ma vie ou je ne sais quoi. « Genre comme « ça m'est déjà arrivé de vouloir qu'il y ait quelqu'un ou quelque chose à quoi me raccrocher quand y'avait plus d'espoir ailleurs » sans que ça ait de place dans mon existence le reste du temps... ? » Cette année, surtout. Que cette année, même, en réalité... Prier sans trop savoir à qui je m'adressais juste parce que c'était la seule chose qui me restait. Sans même savoir si c'est comme ça qu'on fait... Dans un geste purement désespéré. Parce que je crois que c'est comme ça que ça m'apparaît, en vrai. Comme un acte de la dernière chance. S'en remettre à un « peut-être » parce que la réalité ne suffit plus. Et dans le fond, je ne juge pas, je m'en fiche, chacun fait ce qu'il veut mais je sais que, moi, le désespoir est la seule chose qui m'attache vaguement à cette histoire. Et les tortures, les siennes ou les miennes d'ailleurs, me l'ont prouvé à plusieurs reprises. Quand t'as l'impression que tu vas y rester et que tout le monde s'en fout, que la douleur est trop forte pour te permettre d'émettre un raisonnement logique, tu fais la chose la plus insensée qui soit : tu pries. « Il existe de très belles églises ou cathédrales. Vous devriez y faire un tour une fois, juste pour les visiter. C’est ouvert à tout le monde. » Sa réplique me fait sourire. J'imagine bien que c'est ouvert, c'est pas le problème. C'est juste que je saurais pas trop quoi y faire. Tu rentres tu regardes deux vitraux et tu ressors ? La seule chose que t'y gagnes, dans le fond, c'est dix minutes de perdues. Et puis je sais pas,je pense que je serai pas très à ma place dans un truc comme ça. Mais après, je m'en fiche pas mal, s'il veut qu'on fasse toutes les églises du pays, je suis ! « Bon après, je comprends que si l’architecture ne vous intéresse pas, ça n’a pas grand intérêt pour vous. Mais je trouve que ça reste quand même des bâtiments très impressionnants, à se demander comment ils ont pu les construire. » Bah en soi, l'architecture ça va. Ça me dérange pas et ça peut presque m'intéresser. Le reste du troupeau, en revanche, j'en sais rien. On fait pas grand chose, tous ensemble, en dehors d'aller pique-niquer dans l'herbe ou faire des châteaux de sable... « Vu de dehors, déjà, ça l'est ! » Mais c'est vrai que, bêtement, je m'en suis toujours contenté. Rentrer dedans ne m'a jamais traversé l'esprit. La prochaine fois, peut-être, en repensant à cette conversation...

Quand on en vient à parler de chez moi, ça me fait bizarre. Dans le bon sens du terme. Je le trouve adorable. Et c'est dans ces moments-là où je me rends compte que quoi qu'il ait pu se passer, je l'aime. Je l'aime vraiment. Il rougit avant de bredouiller je ne sais pas quoi. Ça me fait rire. Mais c'est pas moqueur. Juste amoureux. Et puis on glisse vers sa vie à lui, à nouveau, et je préfère définitivement ça. L'écouter me raconter son enfance, ce qu'il y faisait. J'envie un peu sa relation avec sa grand-mère. Une dizaine d'année que j'ai pas vraiment vu la mienne. J'exagère, mes grands-parents essayent de venir une fois de temps en temps mais depuis que je suis à Poudlard, j'ai dû les voir deux fois. Et puis, j'aime bien essayer de me le représenter môme. Je suis sûr que je suis très loin du compte mais ça me donne presque l'impression de le connaître depuis toujours. « Si tu tiens vraiment à les voir, je suis sûr que ma grand-mère les a gardées quelque part, je pourrai toujours les lui demander dans ma prochaine lettre. » Je hoche la tête. Oui, je tiens vraiment à les voir. Bon, je pourrai vivre sans mais ça nous fera une bonne raison de passer un moment ensemble. J'espère qu'on aura pas toujours besoin de raison pour ça et qu'il viendra parfois squatter mon fauteuil dans la salle commune juste pour un câlin avant de repartir faire sa vie quand on en aura profité comme il se doit. Passer du temps ensemble juste pour passer du temps ensemble. Mais comme je sais pas vraiment comment ça se passera, je préfère nous en trouver. Même si elles sont un peu idiotes, on s'en fiche. Juste pour qu'on ne s'éloigne pas trop. « Et en même temps, je pourrai lui demander de me rafraîchir la mémoire quant au tricotage, je suis sûr qu’entre ses explications et un peu d’entraînement, je saurai refaire mes chef d’œuvres. » Il est vraiment pas obligé de s'y remettre juste pour me faire plaisir, hein, on trouvera autre chose ! Mais je ne vais certainement pas dire non. J'aime bien l'idée qu'il m'apprenne un truc, même si c'est juste à faire des écharpes. Squatter mon lit, retrouver l'intimité de ce qui était « notre dortoir » juste le temps de galérer un peu. Et puis peut-être qu'il resterait, à la longue. Qu'il réaliserait qu'il y est bien, finalement, et que ce serait dommage d'en repartir. Je n'aurai pas envie qu'il en reparte. Il m'a trop manqué pendant deux mois pour avoir envie que ça continue. Je déteste les draps froids que laisse son absence et l'oppressante impression de solitude. « Elle va se demander ce qu'il t'arrive. » Je rigole discrètement. Ça doit surprendre de voir son gamin (ou presque) se souvenir soudainement d'un truc dont il se foutait totalement. Mais j'apprécie l'effort. Et si ça se fait jusqu'au bout, j'espère qu'il ne regrettera pas tout ça. « Faudra qu'on rajoute ça à la liste de tes avenirs potentiels ? Créateur d'écharpes artisanales, je trouve que ça en jette quand même ! » Je lui adresse un sourire amusé et puis on bouge enfin. Chaque déplacement qu'on fait nous rapproche de la fin de notre journée et c'est quand même dommage. J'aimerais bien qu'on recommence, moi. Qu'on reprenne à partir de ce matin et qu'on refasse tout. Je veux bien voir d'autres papillons s'il faut tant que je peux encore l'enlacer à chaque pancarte. J'ai aucune envie de voir la simplicité de notre journée s'éloigner pour toujours sous prétexte que c'est la rentrée.

En attendant, son rire me fait pouffer. Je suis fier de ma connerie. Et ça me fait plaisir de voir qu'il n'a pas l'air gêné. Il pourrait l'être. Regretter, avec le recul, cette première fois inattendue. Mais il n'en a pas l'air. Tant mieux ! « C’est mon côté Saint-Bernard, tu ne comprends pas. » C'est à mon tour d'exploser de rire. « Quelle horreur ! » Je vais l'imaginer comme un gros chien plein de bave, maintenant ! Mon mignon petit-copain qui se transforme en un gros truc dégueu'. « …pas te laisser mourir de froid, ça aurait été non assistance en personne en danger. Je n’ai fait que mon devoir de citoyen !! Si après tu t’es joué de moi, profitant de mon innocence, moi je plaide non coupable !! » Il me faut un moment pour me calmer avant de lui offrir le regard le plus aguicheur que j'ai en stock. « Alors là ouais... J'ai complètement profité de ton innocence. Et c'était définitivement la meilleure idée de ma vie. » Et derrière la plaisanterie évidente, je crois que c'est sincère. Parce que, mine de rien, c'est à partir de là que j'ai compris que ça servait à rien de lutter. Quand je l'ai viré, j'ai su que c'était stupide, que ça changerait rien. Que le manque passerait pas parce que c'était pas juste un caprice. J'avais pas juste envie de me le taper, c'était plus fort que ça. Et aujourd'hui, c'est plutôt clair. J'ai besoin de lui. J'ai juste besoin de lui... On arrive au restaurant, on s'installe tranquillement et notre bêtise reprend le dessus. Je rêve pas, il a presque sous-entendu que j'avais envie de lui apporter une intoxication alimentaire ! Non mais oh ! « Sait-on jamais, en voulant chercher dans l’original, tu te serais peut-être dit qu’un truc dégueu qui allait nous rendre malade toute la nuit, ça pourrait être cool ! » Je hoche la tête avec enthousiasme comme si c'était une évidence. Il est bête quand il s'y met ! Je caresse tendrement sa main, je profite autant que possible de nos derniers moments de tranquillité et ça se voit. J'aime cette journée, je vous l'ai déjà dit ? « C'est tellement surfait de partager ton lit que je me disais qu'on aurait peut-être pu partager un moment intime autour de la cuvette des toilettes, pour découvrir d'autres choses, tout ça tout ça. » Parce que c'est clair que ce serait intime, à rendre notre dîner en amoureux, exactement comme on l'aurait pris ! Ça fait rêver, nous sommes d'accord ! Je suis sûr qu'il sera très réceptif à cette idée et qu'il songera à la mettre en place pour la prochaine fois ! Beurk. En vrai, on a réussi à éviter ça jusque là. On a été torturé et tout ce qu'on veut mais on est pas vraiment tombés malades, ou alors je suis passé à côté. Mais bon, même si je ne suis pas particulièrement pressé, pour ne pas dire pas du tout, j'aimerais bien pouvoir continuer à prendre soin de lui... C'était agréable. J'avais l'impression d'être utile, de faire les choses bien pour une fois. Ça me manque un peu. Je regrette pas qu'il n'en ait plus besoin ou qu'il ne souffre plus, loin de là ! Mais j'aimais bien filer aux cuisines pour qu'on mange dans notre dortoir, j'aimais bien passer des nuits trop courtes pour veiller sur les siennes. J'aimais bien tout ça. « J’en pense que tant qu’il n’y a pas de chocolat, je ne risque rien et que je pourrai manger les yeux fermés ce que tu veux me faire manger. » S'il savait... Je me suis senti mal pendant toute la journée, à la ferme, quand j'ai accepté le morceau de chocogrenouille de Daniela. Par principe. Je sais que c'est complètement con mais j'avais pris l'habitude de pas en manger du tout (je m'en fiche, j'en suis pas un très grand amateur de toute façon), pour être sûr qu'il ne risque rien en m'embrassant alors d'aller à l'encontre de ça, ça m'a rendu triste... Parce que ça voulait dire qu'il m'embrasserait pas. Et ça n'a pas loupé, il ne l'a pas fait ce jour-là, évidemment. La suite me tire un sourire attendri. J'aime bien. Ça laisse croire qu'il me fait confiance. En même temps, il ne risquerait pas grand chose. Au pire, il trouverait pas ça bon, quoi que je suppose que je commence à connaître un peu ses goûts de ce côté-là, grâce à tous nos repas pris loin du monde. Dans tous les cas, il s'en remettrait. Et puis l'idée me plaît, ça mis à part. Ce serait pas innocent, comme jeu, je trouve. Il y a quelque chose d'un peu intime à nourrir quelqu'un comme ça. La serveuse passe, on commande et elle disparaît dans la foulée. « On mettra ton courage à l'épreuve quand tu voudras. » Enfin, pour un peu que ça soit un acte courageux...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 23 Aoû - 23:10




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
« D'accord, je vois ce que tu veux dire. » Lui dis-je en souriant. Il n'était pas le seul à faire ce genre de chose. Désespéré, ne sachant plus quoi faire, certaines personnes se tournent vers la religion, l'espace de quelques instants. Juste le temps de prier, sans trop savoir comment faire, maladroites et incertaines, elles demandent, suppliant même d'obtenir ce qu'elles souhaitent. Elles promettent que si elles ont ce qu'elles demandent, elles croiront ou alors feront plus d'effort. Certaines proposent juste de s'améliorer, de devenir de meilleures personnes, sans promettre quelconque allégeance. Et bien souvent, tout est oublié rapidement, parce que s'elles ont obtenu ce qu'elles voulaient, elles ne mettent pas ça sur le compte de leur prière, c'est forcément grâce à autre chose : le hasard, la chance ou autre. Et en soit, je n'en veux pas à ses personnes parce que je peux comprendre que face au désespoir, tu tentes te t'accrocher à quelque chose et que ce fameux quelque chose n'a d'intérêt que dans des cas extrêmes pour toi. Si tu n'as pas besoin de croire en quelque chose, alors n'y croit pas. De toute façon ce n'est pas en te forçant que tu arriveras vraiment en croire. La foi, ça ne s'attrape pas comme ça. Tu crois ou tu ne crois pas. Parfois tu deviens croyant après un événement particulier, mais quoi qu'il arrive, tu crois parce que tu as envie d'y croire, tu en ressens le besoin, pas parce que tu n'as pas le choix. En tout cas c'est comme ça que je le vois. Je pourrais ne pas croire, même si ma famille est croyante. Et je ne crois pas parce qu'elle l'est. Je ne dis pas que ça n'a pas aidé, bien entendu, mais ce n'est pas l'unique raison de ma foi. Alors oui, peut-être que c'est stupide et que je suis trop faible pour avoir besoin qu'une force supérieure existe pour me rassurer. Mais je ne fais de mal à personne avec mes croyances et je ne force personne à croire. Je ne dis pas que je n'aurai pas envie de baptiser mes enfants plus tard, mais je pense sincèrement que si je suis avec une personne non croyante, Dan ou une autre personne, je ne forcerais rien. Et je pense même que ce serait mieux pour mes enfants de choisir eux-même de croire ou non. Je suis anglican parce que c'est la religion de mon pays, pas la seule, bien entendu, mais disons la plus répandue, surtout dans mon cercle social. Mais malgré ma croyance, je me suis déjà penché sur d'autre religion et j'ai été attiré par d'autres. Pas au point de tourner le dos à ma croyance d'origine, mais au point de me dire que certains aspects des autres religions étaient intéressants et pas forcément sans fondement. Je trouve ça intéressant de se pencher dessus, pas au point de faire des études de théologie, mais de faire quelques recherches, de discuter avec d'autres croyants, pour savoir en quoi ils croient et pourquoi. Je pense que toutes les religions ont une base commune mais qu'elles ont évolué selon les pays et les traditions. J'aurai voulu lui dire que pour moi, ça n'avait aucune espèce d'importance qu'il croit ou non. Qu'au final chacun est libre de croire en quelque chose ou en rien, s'il est en accord avec ses principes c'est tout ce qui compte. Mais c'était tellement évident que je me dis que ça ne sert à rien. Il doit quand même commencer à me connaître, depuis le temps. Sans connaître tous les détails personnels de ma vie, il doit bien avoir compris que ce genre de chose me passe au dessus. Je ne suis pas le genre de personne à juger facilement les autres. Je ne dis pas que ça ne m'arrive jamais, parce que ce serait un gros mensonge. Mais c'est vrai que quand je tiens à une personne, je vais avoir du mal à m'arrêter sur ses défauts ou sur nos différences, surtout quand il s'agit de la religion. Je ne recherche pas quelqu'un qui aura la même religion que moi, ça ne m'intéresse pas. Je ne cherche pas quelqu'un qui me traînera à la messe tous les dimanches ou à confesse. J'y vais quand je veux, sans avoir à subir de jugement quand je ne veux pas y aller. Et je ne forcerai jamais personne à venir avec moi si cette personne n'est pas croyante ou qu'elle n'en a pas envie. « C'est vrai qu'en général on les voit de loin et que ce sont toujours des bâtiments très imposants et reconnaissables. Tu ne peux pas te tromper et confondre une église avec une maison. » Dis-je en plaisantant. Après j'exagère un peu, il existe des petites églises, elles ne sont pas toutes si imposantes que je le prétends, mais elles restent quand même souvent plus grandes qu'une simple maison. Et si elles sont petites, ce sont plus souvent des petites chapelles que de vraies églises. Mais parfois même des petites chapelles peuvent être très belles. Elles sont belles par leur austérité ou par leur décoration. En fait, tant que tu te sens bien dedans, elle peut bien ressembler à n'importe quoi, ce n'est pas ça qui compte. En général tu y es au frais, c'est assez silencieux, les gens sont toujours très respectueux de ces lieux, même sans être croyants. Je trouve ça plutôt bien.

Je ris à sa remarque. Il est vrai qu'elle va me demander ce qu'il m'arrive, mais en soit, qu'est-ce qu'il y a de si étrange à cette demande. Enfin si, elle est étrange, je ne dis pas, mais on ne fait rien de mal, si ? On se cherche une occupation commune. C'est certainement pas la plus glamour, ni la plus passionnante, mais ma foi, on peut faire ça de partout, on n'a pas besoin d'un grand espace, on peut rire de la maladresse de l'autre ou l'aider au besoin et on aura un souvenir de nos soirées en amoureux. Alors certes, c'est pas le souvenir le plus exceptionnel qu'on pourrait avoir, mais est-ce que c'est si grave que ça ? Même si ça fait un peu mémère et que c'est loin d'être l'activité la plus passionnante de l'histoire des activités, au moins on sera tous les deux. Et puis personne n'a besoin de savoir ce qu'on fait ensemble. S'ils ont envie d'imaginer qu'on ne fait que s'envoyer en l'air, grand bien leur en face. Moi personnellement je m'en fous. Les soirs d'hiver, je serai ravie de me blottir dans ses bras pour tricoter, tant qu'il est là, je ferai n'importe quoi. « Je ne dis pas qu'elle ne sera pas étonnée par la demande ... Mais bon, elle n'est plus à une excentricité près avec moi ! » Lui dis-je en plaisantant. Je lui ai demandé d'apprendre quand j'étais gamin alors que mes frères préféraient se rouler dans la boue pour pratiquer un quelconque sport. J'ai préféré faire construire une serre et m'occuper de mes plantes plutôt que de socialiser avec les gens des villages aux alentours. Et j'ai toujours suivi ma grand-mère comme son ombre, alors vouloir récupérer mes anciennes vieilles écharpes et vouloir réapprendre à tricoter, c'est juste la continuité des choses étranges que je lui demanderai tout au long de son existence. Et puis maintenant que je sors avec un garçon, je me dis que la demande ne l'étonnera pas. Elle se dira certainement que j'assume pleinement mon côté efféminé et du coup ça prend tout son sens. C'est très stéréotypé comme vision d'une personne homosexuelle, mais je sais que c'est faux alors je m'en moque. Je ne dis pas que je n'ai pas une part féminine en moi, je suis sensible et à fleur de peau, je me vexe rapidement et boude souvent et je suis quelqu'un d'assez doux et romantique, mais je n'ai pas la sensation que je le suis plus que la normale. Peut-être ai-je tort. « Quant au métier de créateur d'écharpes artisanales ... Si la mode vient aux vêtements style SDF alors j'ai toutes mes chances pour faire ma place dans le métier. Je pourrais les vendre une fortune et plus elles seront moches et plus elles seront chères. On sera riche !!! » Dis-je en plaisantant. Pour être honnête, le "on sera riche" est sorti tout seul, c'est venu totalement naturellement. Je n'ai pas eu envie de l'inclure dans ce délire volontairement ou de faire comme si on rêvait d'un avenir ensemble. Non, c'est plus qu'une envie, dans ma tête c'est presque une réalité. Même si j'essaie de ne pas trop me projeter dans l'avenir et me dire que je ferai sans hésiter ma vie avec lui et penser à mille et un projets ensemble, c'est malgré tout plus fort que moi. Je tente de relativiser en me disant que mon avenir sera avec lui ou une autre personne, mais je crois qu'au fond, je préférerais m'arrêter à "mon avenir sera avec lui", point. Parce que c'est ce que je veux. Alors peut-être à cet instant T, c'est ce que je veux, je désire au plus profond de mon être et peut-être que ça changera. Peut-être que le temps nous fera nous rendre compte qu'on s'est voilé la face ou que notre amour n'a pas pu endurer le choc de ma trahison. Peut-être que dans quelques mois, je ne penserai plus de cette façon et je n'arriverai plus à me projeter aussi facilement avec lui. Mais pour le moment, j'en suis totalement capable. Alors oui, j'ai dit qu'on sera riche, tous les deux, parce que pour le moment je n'arrive pas à imaginer ma vie sans lui. On a été séparé plus d'une semaine, en soit trop à mon goût, mais pas assez pour digérer la nouvelle. J'ai donc pas réellement pu me faire à l'idée de ne plus avoir d'avenir avec lui. Pire encore, je m'accrochais à l'idée dans l'espoir qu'elle redevienne un avenir possible. Il était hors de question qu'il m'abandonne, qu'il me laisse seul et c'est toujours le cas. Mais sincèrement, peut-être sans aucune objectivité, je veux bien l'admettre, je n'arrive pas à me dire que je pourrais avoir un avenir sans lui. A mes yeux, actuellement, c'est impossible. Ou alors un avenir merdique. Un avenir triste et terne, loin de ce que je ressens en cet instant en le voyant sourire et en souriant à mon tour. J'ai des papillons dans l'estomac et je trouve la vie merveilleuse. Je vais certainement déchanter demain mais ce n'est pas grave, pour le moment je profite de mon petit nuage.

Comment ça "quelle horreur" ? Ne suis-je pas crédible en gros toutou baveux ? J'ai bien envie de lui sauter dessus pour lui lécher le visage mais pour être honnête, autant dans notre dortoir, j'aurai pu le faire sans hésiter, autant ici j'ai plus de retenu. L'idée que n'importe qui pourrait débarquer et nous surprendre me déplait. Non pas que j'aurai honte de lécher le visage de mon copain ou qu'ils sachent que c'est mon petit ami, ça je m'en moque, mais c'est notre délire, notre monde et je ne veux pas que quelqu'un le voit. Je ne suis pas très partageur. Tout ce qui touche à Dan, je veux le garder pour moi. Même si, quand on se parle ou que je le regarde, ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu'on est amoureux l'un de l'autre, mais autant afficher mon amour, je le veux bien, je ne suis pas capable de le cacher de toute façon, mais pour nos délires, je préfère que ça soit dans notre dortoir ou dans un endroit qui ne serait qu'à nous ... Il faudra qu'on se retrouve un nouveau "chez nous" puisque le notre n'existera plus. Enfin si, il existera, mais il sera squatté par une ou deux personnes non désirées alors si on veut pouvoir retrouver notre complicité, il va falloir trouver un autre lieu. « Quoi ? Tu n'aimes pas les gros chien baveux mais extrêmement affectueux ? Qui quand ils te sautent dessus, te renversent par leur poids et tiennent chaud ? » Bon alors la bave, c'est pas forcément mon truc mais je peux faire un effort pour lui faire plaisir. Etre affectueux, je crois qu'il sera d'accord pour dire que je tiens très bien mon rôle, tout comme le côté radiateur. Par contre pour le faire basculer à cause de mon poids, là ça va être compliqué. Il a beau ne pas être gros, de toute évidence, je suis beaucoup plus mince que lui. Nous faisons la même taille mais j'ai toujours été très fin comme garçon, donc si quelqu'un doit renverser l'autre, ça sera plutôt lui. « Et je ne peux qu'approuver, je n'ai aucun regret quant au fait que je suis un garçon facile ou que tu as profité de moi ... Dans tous les cas ça nous a mené à ce "ici et maintenant" et c'est tout ce qui compte. » Lui dis-je en entourant son cou de mes bras avant de l'embrasser amoureusement. Je l'aime et je n'ai aucun regret quant à ce qu'il s'est passé. Ca aurait pu se passer différemment, on aurait pu sortir ensemble avant de coucher ensemble pour la première fois. J'aurai pu quitter ma copine avant de me mettre officiellement avec lui. Mais combien de temps est-ce que tout ça aurait pris ? Le temps qu'on accepte tous les deux qu'on avait envie de plus qu'une simple amitié, des mois auraient pu se passer. Alors que là, tout c'est fait naturellement. Je suis allé dans son dortoir en panique, j'en suis ressorti le coeur brisé, mais entre ces deux moments là, j'ai vécu le plus beau moment de ma vie. Un instant tellement parfait qu'il en était irréaliste. Je me suis totalement allé dans ses bras. Plus rien ne comptait en dehors de lui, de ses baisers, de ses caresses et de mon envie de tout découvrir de lui, de ne plus laisser aucune barrière m'arrêter. On n'a pas réfléchie, on s'est juste laissé aller. Et on n'aurait jamais fait ça dans d'autres circonstances. Alors oui, ça n'a pas été facile après, mais il n'empêche que je n'ai aucun regret. Nous transplanons jusqu'à l'Hôtel puis nous marchons un peu pour rejoindre le restaurant dont il m'a parlé. Au début, j'étais un peu inquiet en voyant la devanture, je ne le cache pas à Dan, mais finalement je ne regrette pas, l'intérieur est plutôt coquet. « Partager un moment intime autour de la lunette des toilettes ... On ne m'a jamais parlé aussi romantiquement qu'en cet instant mon amour !! Je suis totalement pour, ça sera tellement merveilleux. Je te tiendrai les cheveux pour ne pas que tu les salisses et à tour de rôle on vomira nos tripes, ça sera PAR-FAIT !! » Dis-je en gloussant de rire. C'est assez amusant d'avoir cette discussion alors que nous avons nos mains enserrées, en train de les caresser tendrement. Parler de vomis, c'est parfaitement dans le thème. J'espère sincèrement qu'on ne vivra pas ça de ci-tôt. Pour être honnête, je suis prêt à le soigner s'il est malade, même si je fuis en général les gens malades, de peur de tomber malade à mon tour. Mais si on devait se retrouver ensemble malade, je n'ose imaginer la catastrophe. Je suis très chiant quand je suis malade, genre, vraiment. « Deal ! Je prends note et je te le rappellerai à l'occasion, tu peux compter sur moi. » Je ne risque pas grand chose. Autant je ne ferai aucune confiance à mon frère Abel qui choisira que des trucs mauvais, immangeable ou à base de viande rien que pour me faire râler, autant Dan ne me veut aucun mal et saura trouver que des trucs bons en pensant que j'aimerai.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 25 Aoû - 0:16


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Est-ce qu'on peut vraiment parler de confidences ? Je ne crois pas. Pas de mon côté en tout cas. Je me contente plutôt d'expliquer ce que tout le monde pourrait savoir pour un peu qu'il s'y intéresse. Je ne suis pas du genre à cacher grand chose de toute façon. Si on se demande comment ça se passe chez moi, il n'y a qu'à me poser la question pour que j'en fasse un exposé relativement complet, et il en va de même pour approximativement tous les sujets. Je ne mens pas, d'ailleurs. Ou rarement. J'embellis un peu la réalité, quelques fois, je la change pour que ça colle plus à l'effet souhaité mais dans l'ensemble, le fond reste le même, comme ça, si ça en parle dans les couloirs, les différences sont tellement minimes qu'on peut supposer seulement que je me suis mal expliqué ou qu'on a mal compris. Mais même s'il n'y a rien de très personnel, cette conversation est aussi plaisante que déstabilisante. On se rapproche autant qu'on s'éloigne. J'apprends à le connaître mais j'apprends surtout à connaître ce qui nous différencie... Est-ce qu'on a rien qu'un point en commun en dehors du traumatisme similaire qu'on a vécu ? Je commence à me le demander... « D'accord, je vois ce que tu veux dire. » Son sourire ne le lâche plus. J'aime le voir comme ça. Et puis, inconsciemment, je souris aussi. Qu'elle est agréable, cette journée ! Je n'ai vraiment pas hâte qu'elle se termine... « Mais... C'est pas... gênant...? qu'on soit ensemble ? » Ma question est sûrement idiote mais il faut bien avouer que j'ai de ce milieu-là que l'image qu'on nous montre à la télé. Et c'est pas ce qu'il y a de plus ouvert, ou du moins c'est pas l'impression que ça donne... J'ai jamais vraiment cherché plus loin, de toute façon. Et avant aujourd'hui, je crois que je m'en foutais même royalement. C'est que ça me concernait pas, en fait. C'est triste, un peu égoïste peut-être, mais j'ai toujours trouvé mieux à faire que de me mêler des histoires dans lesquelles je ne trempe pas. Mais là, c'est un peu différent, du coup. Parce que si ça le concerne, j'imagine que ça me concerne un peu aussi. Pas dans le sens où j'ai l'intention de le coller jusque dans ce truc-là mais j'ai envie de savoir si notre histoire risque de foutre la merde dans sa vie. Enfin, plus que ça a pu être le cas jusque là. J'espère seulement que non. Mais bon, j'avoue que ça me semble un peu incompatible perso. « C'est vrai qu'en général on les voit de loin et que ce sont toujours des bâtiments très imposants et reconnaissables. Tu ne peux pas te tromper et confondre une église avec une maison. » Son air de gamin me fait rire. Le voir plaisanter pour tout et rien m'amuse. Je joue distraitement avec son col, en suivant le bord dans sa nuque du bout des doigts, frôlant sa peau tout du long. « Bien sûr que si tu peux ! » Je prends un faux air choqué comme si je n'en revenais pas qu'il puisse dire une bêtise avant de rire à nouveau. « Sérieusement, y'en a une qui a été transformé en maison... euh... vers Cork, je crois. Doit y en avoir d'autres mais c'est la seule que je connais. Je sais pas trop comment c'est dedans mais il doit y avoir sacrément de la place ! » De quoi faire neuf chambres, au moins ! Après, je me plains par principe mais pour l'avoir vécu quelques semaines cette année, je déteste le silence qui règne dans une chambre perso. J'en veux pas. Je préfère du monde, du bazar, des gens qui te réveillent sans faire gaffe. Que ça vive quoi ! Et inconsciemment, j'espère que Keagan n'aura pas redoublé à défaut de pouvoir espérer que Milo viendra naturellement retrouver sa place dans mon lit...

En attendant de déménager dans une église, on projette de se mettre au tricot. Rien à voir mais comme c'est avec lui, ça me plaît. En réalité, on aurait pu trouver n'importe quoi que j'aurais été partant exactement de la même manière. Je veux juste qu'on ait quelque chose à partager, qu'importe ce que c'est. Quelque chose qui le pousse à venir me trouver parfois pour qu'on passe un moment ensemble. Je sais qu'on ne sera plus dans le même dortoir et que, quand bien même on y serait encore, on y passera plus l'essentiel de notre existence, comme avant, alors il faut trouver autre chose. C'était bien, avant... Il était là. Tout le temps. Installé à mon bureau à faire ses devoirs quand je faisais les miens vautré sur mon lit, occupé à bouquiner pendant que je rangeais mes photos... On avait pas à trouver des excuses pour se voir, c'était naturel. On vivait ensemble alors forcément, ça aidait. Mais c'est fini, tout ça... Il sera dans la chambre d'à côté, avec ses copains... Un peu avec les miens, aussi... Jaspe, en tout cas. Et avec la poisse que j'ai, je me retrouverai comme un con à désespérer en me rappelant bêtement de ce que j'ai perdu. Ça aussi, ça va être difficile, demain... Aller me coucher et sentir mon lit vide. Alors que c'est plus « mon lit », c'est « le nôtre ». C'est pas comme à la maison ou à la ferme, c'est pas comme si j'avais pas connu avec lui. Là, je vais me prendre son absence en pleine gueule et je crois que ce sera encore plus douloureux que ça l'a été cet été. « Je ne dis pas qu'elle ne sera pas étonnée par la demande... Mais bon, elle n'est plus à une excentricité près avec moi ! » Je hausse un sourcil aussi surpris qu'amusé. Parce que c'est le genre à faire dans les excentricités ? Et dire que je le voyais comme un gamin rangé, discret, tout ça ! « Raconte, j'veux tout savoir ! » Je lui adresse le sourire le plus innocent du monde en mode « tu ne peux pas me refuser ça » avant de porter mon café à mes lèvres. J'ai envie d'en savoir plus. Qu'il me raconte son enfance avec sa grand-mère comme je l'ai fait avec mon école. Savoir à quoi ressemblait sa vie avant Poudlard. Je ne le lâche pas des yeux, le dévorant sans ciller avec un plaisir que j'ai beaucoup de mal à dissimuler. J'imagine que mon regard doit hurler des je t'aime à tout va mais ça ne me dérange pas. Je les pense de toute façon. « Quant au métier de créateur d'écharpes artisanales... Si la mode vient aux vêtements style SDF alors j'ai toutes mes chances pour faire ma place dans le métier. Je pourrai les vendre une fortune et plus elles seront moches et plus elles seront chères. On sera riches ! » Je hoche la tête avec enthousiasme. J'aime le « nous » qui renaît maladroitement de ses cendres. J'aime qu'on se projette à nouveau. J'aime pouvoir rêver d'un avenir commun même si rien nous promet qu'il arrivera. Je m'en fiche. J'y crois. Aujourd'hui, je suis prêt à parier qu'on passera notre vie ensemble et qu'on sera plus heureux qu'on ne l'a jamais été jusque là. Et dans cinq ou dix ans, je rentrerai de bosser un soir et, en posant les yeux sur lui occupé à faire je ne sais pas quoi, je réaliserai que c'est exactement cette vie-là que j'ai envie de vivre, qu'il n'y a absolument rien à y changer et que je ne veux connaître que ça jusqu'à la fin de mes jours. « Je savais que j'avais bien fait de me mettre avec toi. » Et si cette phrase est vraie, ce qu'elle sous-entend à cet instant est particulièrement faux. Comme si j'avais jeté mon dévolu sur lui pour ce qu'il pouvait me rapporter. On était coincés au château et même pas sûrs qu'on en sortirait un jour. Pire que ça, j'étais presque certain que notre histoire n'en passerait jamais les portes... J'ai jamais envisagé d'en tirer quoi que ce soit, sinon l'amour qu'il m'offre. Et je n'ai pas l'intention que ça change. Je suis un grand garçon, je me débrouille très bien tout seul. Bon, peut-être pas si bien que ça, mais le jour où je lui demanderai quelque chose, c'est que ce sera vraiment une question de vie ou de mort et que j'aurais épuisé toutes les autres options possibles avant. Et Dieu sait que j'en ai pas mal, des autres options... « On pourra acheter une maison immense avec des pièces assez grandes pour y faire du vélo... Comme dans le clip de Taylor Swift. On pourra avoir un poney, aussi ! On le peindra en rose et on dira à Milan qu'il a un frère, histoire qu'il soit pas tout seul. » Parce que forcément, tout le monde sait que je rêve d'avoir un poney ou de faire du vélo chez moi les jours de pluie. Mais ça ne fait rien ! J'avais pas prévu d'avoir un éléphant rose avant aujourd'hui alors au point où on en est...

Et puis on délaisse notre terrasse pour se perdre dans une petite ruelle derrière, histoire de transplaner sans se faire surprendre par des moldus curieux. C'est l'occasion de nouveaux rires. Juste parce que Monsieur pense que je vais abuser de lui dans un coin sombre. Comme si j'avais besoin de ça pour obtenir ses faveurs ! Il finit par prétendre que c'est son côté Saint-Bernard qui l'a poussé à « me réchauffer » ce soir-là. Il n'en faut pas plus pour m'achever. J'ai du mal à m'arrêter de rire. « Quoi ? Tu n'aimes pas les gros chien baveux mais extrêmement affectueux ? Qui quand ils te sautent dessus, te renversent par leur poids et tiennent chaud ? » Je repars de plus belle en hochant la tête. Oh si, si, j'adore les gros chiens baveux, évidemment ! J'essuie maladroitement une larme qui perle au coin de mon œil. J'ai l'impression que ça fait des années que j'ai pas ri comme ça. Mais c'est sa faute, aussi ! Son image en gros chien en train de me baver dessus m'a surpris et c'était fini. « Si, bien sûr, j'adore me faire baver dessus. » Ma voix se fait aussi charmeuse que possible, comme si j'aimais vraiment ça et que ça prenait des airs de propositions indécentes mais en vrai, ça ressemble pas à grand chose, je suis à deux doigts de repartir dans mon fou-rire et si on change pas de sujet rapidement, je vais jamais m'en sortir. Heureusement, il profite de ce moment de calme pour venir glisser ses bras autour de mon cou. Machinalement, mes mains viennent se poser sur ses hanches. C'est difficile de me retenir de fuir sous le tissu de son vêtement. La rue est déserte et le temps d'un baiser tout le monde s'en foutrait particulièrement. Mais je ne suis pas sûr d'en avoir le droit. Avant, je me serai pas posé la question, j'aurais fait ma vie le plus normalement du monde mais maintenant, je ne suis plus sûr de rien... « Et je ne peux qu'approuver, je n'ai aucun regret quant au fait que je suis un garçon facile ou que tu as profité de moi... Dans tous les cas ça nous a mené à ce "ici et maintenant" et c'est tout ce qui compte. » Je hoche doucement la tête avant que ses lèvres ne se posent amoureusement sur les miennes. Je ne me fais pas prier pour répondre à son baiser, resserrant mon étreinte avec une tendresse possessive. C'est un peu à contre-cœur que je m'éloigne de lui. Ma main glisse dans la sienne et on transplane enfin. À peine arrivés près de l'hôtel qu'on fuit déjà vers le restaurant. J'avoue, il fait pas rêver. Mais c'était bon, je vous jure ! Et puis, à l'intérieur, c'est pas mal. C'est pas le truc de luxe ou le restaurant le plus génial de l'univers mais c'est propre, accueillant, agréable. Ça donne pas envie de fuir et on se demande pas si on va pas y rester juste après. « Partager un moment intime autour de la lunette des toilettes... On ne m'a jamais parlé aussi romantiquement qu'en cet instant mon amour ! » Je détourne les yeux dans un geste plein d'une gêne faussement touchée. C'est que je suis heureux de lui promettre des moments aussi magiques, vous comprenez ? Plus encore que ça a l'air de lui plaire ! « Je suis totalement pour, ça sera tellement merveilleux. Je te tiendrai les cheveux pour ne pas que tu les salisses et à tour de rôle on vomira nos tripes, ça sera PAR-FAIT ! » Si je hoche la tête à ses premiers mots, je finis par lever les yeux au ciel pour le reste. J'ai compris, il est d'accord avec ma mère, il faut que j'aille chez le coiffeur. Pas la peine de me rappeler que je commence à ressembler à une fille. Les couettes et maintenant ça... On va se calmer ! En réalité, c'est bête mais pour l'instant je m'en fous un peu. J'ai pensé à faire des efforts avant de le retrouver, pour être aussi parfait que possible histoire de lui plaire mais... Mais j'ai pas trouvé le courage. J'ai juste fait le minimum pour pas faire trop négligé devant ses parents, le reste, ça attendra. « C'est ça. Moque-toi. À t'écouter, je me prendrais presque pour Raiponce. » Je lève le nez d'un air faussement boudeur sans jamais lâcher sa main. Je veux bien faire la tronche mais pas trop. On finit par commander. La journée file tellement vite... J'ai l'impression qu'on se posait pour déjeuner y'a une heure à peine... « Deal ! Je prends note et je te le rappellerai à l'occasion, tu peux compter sur moi. » Sans trop savoir pourquoi, ça me rappelle la serre et son histoire de canapé. Il avait dû dire quelque chose de semblable j'imagine. Ce souvenir me met un peu mal à l'aise. Je crois qu'il me ramène à une intimité que j'ai peur de ne pas retrouver. Je sais pas. J'en sais rien. Mon enthousiasme se fane un peu. Ça me fait peur, ça aussi. Ce soir, les autres soirs... Mais je n'en laisse rien paraître et ne me défais pas de mon sourire. À la place, je décide de changer de sujet, il n'y a pas grand chose à tirer de celui-là de toute façon. « T'as regardé ce qui passait au ciné ? » Dernière grande étape de notre journée avant de voir le rideau tomber pour de bon... Si je pensais ne rien regretter, c'est faux ? Je regrette qu'on ne se soit pas retrouvés plus tôt...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 25 Aoû - 20:40




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Gênant ? Pour qui ? Pour eux ou pour moi ? Parce que moi je le vis plutôt bien. Quant à eux, c'est encore une autre histoire. Je hausse les épaules, pour être honnête, je ne vois pas trop ce que je peux lui dire. On ne va pas dire que l'Eglise saute de joie face à l'homosexualité. On n'est pas autorisé à se marier dans une église et officiellement, notre couple ne sera pas reconnu par l'Eglise. Mais est-ce que ça me pose vraiment problème ? Pas vraiment. Je ne dis pas que j'apprécie de me sentir rejeté comme ça de ma propre religion. Mais je n'ai pas la sensation d'être le pire des criminels, alors je ne vois pas pourquoi ça devrait être un problème. Je suis croyant et j'aime ma religion, mais comme toute chose créée par l'Homme, elle a ses limites. Elle n'évolue pas avec son temps ou pas assez vite et je trouve ça dommage. L'homosexualité a toujours existé et était pratiqué dans plusieurs grandes civilisations. Je ne vois pas pourquoi je devrais avoir honte d'aimer un homme. Surtout que dans la nature aussi, beaucoup d'espèce sont homosexuelles, alors je ne vois pas où est le mal. « Ne dit-on pas "aimez-vous les uns les autres" ? Moi j'ai pris cette phrase très au sérieux. » Dis-je en plaisantant. Une petite plaisanterie pour amorcer un sujet un peu plus sérieux, ça ne fait pas de mal. Je reprend néanmoins mon sérieux et je me racle la gorge. Je n'ai pas trop y penser, parce que pour moi, ça n'a pas d'importance. Je ne mettrais pas mon amour pour Dan ou pour un autre garçon de côté pour rester fidèle à mon Eglise. Et je ne mettrais pas ma religion au placard pour pouvoir rester avec l'homme que j'aime. Surtout que, pour être honnête, si je ne suis plus avec Dan, je doute de me tourner vers un autre garçon. Je ne sais pas après, il est le seul qui m'est réellement fait tourner la tête et aujourd'hui plus personne n'a d'importance ou d'intérêt à mes yeux. Je suis toujours capable de voir si une fille est jolie ou non, mais sans plus d'intérêt. J'aime mon copain et toutes les filles jolies du monde ne m'en détourneront pas. Tout ce que je sais, c'est que si je finis par me marier avec quelqu'un d'athée, comme Dan par exemple, je ne le vois de toute façon pas traîné à l'église alors qu'il n'est pas croyant. Et au final, le fait que ce ne soit pas reconnu officiellement pour eux m'arrange, comme ça on n'aura jamais cette discussion. « Non, plus sérieusement, l'homosexualité n'est pas accepté au sein de l'Eglise. Le mariage entre deux hommes ou deux femmes n'est pas autorisé. Mais pour être honnête, c'est un point de la religion qui m'a toujours posé problème. Je ne vois pas en quoi Dieu jugerait mal que deux personnes s'aiment, même si elles sont du même sexe. Je veux dire, si on finit notre vie ensemble et qu'on vit heureux, pourquoi mon Dieu me jetterait en Enfer alors que mon potentiel seul crime aura été d'avoir une relation homosexuel ? Il existe des crimes tellement pire dans le monde que je pense que l'Enfer est déjà bien peuplé. Je m'étais déjà fait cette réflexion quand Dax a fait son coming out. Je ne vais pas arrêter de t'aimer parce que des hommes ont décrété que Mon Dieu n'acceptera pas cet amour. Je préfère attendre d'être en face de lui pour avoir son avis. » Et je lui dis ça en toute honnêteté. Je ne compte renoncer à rien, ni pour l'un, ni pour l'autre. S'il m'aime, il devra m'aimer avec ma religion. Je ne lui impose rien, je n'en parle même pas, c'est quelque chose de très personnel que je n'ai pas envie de partager. S'il veut en apprendre plus sur le sujet, je serai heureux de lui en parler ou de lui faire lire la bible. Mais je n'ai pas envie que ce soit quelque chose que l'on partage. Je l'aime tel qu'il est, croyant ou non, je m'en moque. Quant à ma religion, il n'est pas né celui qui me fera arrêter d'aimer Dan. Et je crois que même si demain Dieu venait à moi pour me dire qu'il ne m'acceptera pas si je continue cette relation. Je lui dirais sincèrement que je l'aime, que je crois en lui et que je resterai un fervent croyant, mais que je ne ferais pas une croix sur Dan parce qu'il me le demande. Ce n'est pas une demande légitime, pas à mes yeux et mon amour a le droit d'exister autant que celui d'un couple "normal".

Je sens le doigt de dan frôler ma peau, au dessus de mon col. C'est très agréable et ça fait des chatouille. Je sens des frissons me parcourir, ce qui m'arrache un sourire. « Ah oui, j'en ai déjà entendu parlé. Enfin, pas forcément celle de Cork, mais j'ai déjà entendu que des gens avaient racheté de vieilles églises pour en faire des maisons. Mais bon, de base ça reste d'ancienne église ... J'ai vu un cours reportage sur l'ordi, c'était très grand et plutôt joli. Mais ça doit être dur à chauffer, c'est hyper haut de plafond. Et puis paye ta raisonnance. J'avoue que j'aime bien les églises mais je ne me vois pas vivre dedans pour être honnête. Je préfère une maison d'une taille plus raisonnable, faites en bois et pourquoi pas un peu en pierre, chaleureuse et conviviale. » Je ne vais pas dire que je sais déjà où je veux habiter, parce que ce serait faux. Mais on a tous déjà rêvé de ce qu'on adviendrait plus tard et là où on se verrait. Personnellement, mon idéal serait une maison sans prétention, faite en bois, en bordure d'un lac, prêt d'une forêt. En fait je veux de la nature. Pas forcément loin d'une grande ville, histoire de pouvoir y aller quand je le veux, sans devoir utiliser la magie, mais malgré tout un peu à la campagne où je retrouverai ma tranquillité. Un bout de terrain où j'installerai ma serre. Un coin tranquille où je pourrais vivre avec ma famille. Je crois que j'aimerai bien avoir des enfants. Pas à l'excès, parce qu'il ne faut pas poussé, mais genre 2, c'est bien. Une fille et un garçon, pour la parité. Je sais qu'on ne choisit pas et que si j'ai des enfants, ce sera la nature qui décidera de leur sexe, mais on peut rêver non ? Peut-être que dans 10 ans, je serais dans un vieil appart' miteux à Londres, sans aucune plante, seul et malheureux. Ou alors peut-être que je vivrai toujours chez mes parents parce que je n'aurai pas les moyens de prendre mon indépendance. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. J'explique à Dan que ma grand-mère n'est plus à une excentricité prêt et il me demande, curieux, de lui raconter. Soudainement je me sens rougir. Excentricité, c'était peut-être un peu exagéré comme mot, mais disons que je ne suis pas un garçon banal. Je me sens un peu honteux parce qu'il doit attendre des trucs intéressants alors que ce n'est pas le cas. Rien dans ma vie n'est très intéressant. Définitivement rien. « Non, enfin excentricité ... c'est peut-être un peu exagéré .. mais ... 'fin ... j'ai rien fait d'extraordinaire, juste que ... je ne sais pas, je n'ai pas du tout agis comme mes frères. Je ne me suis jamais intéressé au sport, ce n'était définitivement pas pour moi. Que ce soit à pratiquer ou voir, ça ne m'intéresse pas. Je me suis intéressé très tôt à la Botanique et j'ai commencé à faire pousser plein de choses, du coup quand ma grand-mère a vu que ce n'était pas qu'une lubie de plus, mais vraiment une passion, elle a fait reconstruire la vieille serre pour moi. J'ai suivi ma grand mère comme son ombre, n'allant jamais parler aux autres enfants. Je ne me suis jamais amusé dans la boue parce que c'est salissant. Je ne me suis jamais éloigné des sentiers dans les forêts de peur de me perdre. Je n'ai jamais grimpé aux arbres ou chahuté. J'ai toujours dénoncé mes frères quand ils faisaient quelque chose d'interdit, autant parce qu'ils ne voulaient jamais que je vienne que parce que c'était interdit. Et j'ai toujours eu une passion pour les vêtements. J'ai une garde robe plus grande que celle de ma soeur je crois ... 'fin bref, un garçon ennuyant au possible, rien de bien transcendant. » Peut-être que si j'avais été scolarisé, j'aurais été différent. C'est même sûr. J'étais isolé, différent du reste de ma fratrie, j'ai dû apprendre et évoluer par moi-même. Je n'étais pas sportif et après plusieurs essais, c'est devenu une évidence pour tout le monde. J'ai toujours été un garçon timide et introverti, qui n'allait pas joué avec les enfants des invités, parce que de toute façon ils préféraient tous jouer avec mes frères et ma soeur. Je restais à table à écouter les discussions des adultes ou alors je partais dans ma chambre. J'ai parfois eu envie de me mêler aux autres et j'ai fait quelques tentatives. Mais avec Abel c'était toujours compliqué et il montait toujours tout le monde contre moi. Après je n'ai pas été malheureux, ce n'est pas comme ça que je vois ma vie. J'ai appris plein de choses, la solitude m'a appris à être autonome et à me faire réfléchir sur ce que je voulais et ne voulais pas dans la vie. Et ça m'a aussi appris la valeur d'une amitié.

Je ris à sa remarque. « Faut-il encore espérer que la mode SDF arrive un jour, sinon tu auras fait un mauvais investissement. » Lui dis-je en souriant. Je ne pense pas un instant que ses propos puissent être vrais. J'aurai pu, avec son passif, croire un instant que peut-être je n'incarnais qu'un investissement. J'aurai pu croire qu'il se servait de moi pour obtenir quelque chose. Pour devenir riche, avoir un titre ou je ne sais quoi. Mais je n'y crois pas. Je sais que tout ça c'est derrière lui, c'est en tout cas la sensation qu'il me donne. S'il est avec moi, c'est parce qu'il m'aime. Il pourrait trouver un autre pigeon pour obtenir ce qu'il veut. Quelqu'un qui ne serait pas au courant pour sa vie et qui ne se méfierait pas. Des gens riches, à Poudlard, il y en a, je ne suis pas le seul. Après, je sais que je suis naïf et très certainement facilement manipulable, mais quand même, je ne pense pas un seul instant qu'il pourrait me manipuler. Il ne m'a jamais donné l'impression qu'il se servait de moi pour obtenir quelque chose. Et puis, la seule chose qu'il a gagné avec moi, c'est un tour en barque, c'est pas non plus exceptionnel. Et puis est-ce qu'il m'aurait offert une serre portative pour mon anniversaire s'il ne faisait que se servir de moi ? Il aurait pu se contenter d'une photo de nous deux, comme pour la saint valentin, avec une petite dédicace à l'arrière et une belle lettre pour dire combien il m'aime. Et puis s'il se servait vraiment de moi, il faudrait me dire ce qu'il attend pour le faire, parce qu'autant être honnête, il pourrait me demander n'importe quoi, je serai capable de le lui offrir. Mais ses demandes ne viennent pas et je pense qu'elles ne le feront jamais, pas sans raison en tout cas. J'ai envie de croire que l'amour que je vois dans son regard, ses baisers passionnés, ses gestes tendre et ses mots doux, tout ça c'est sincère. Je sais que je ne mérite rien de tout ça, mais je suis persuadé que c'est sincère et personne ne me fera changer d'avis. « Faire du vélo dans une maison ? Quelle drôle d'idée ! » Ca c'est mon côté respectueux des règles qui vient de parler. Mais je dis ça en rigolant, bien entendu, mais on sent bien que toute ma vie j'ai pris grand soin de respecter les règles et que faire du vélo dans une maison, ça n'a jamais été quelque chose d'envisageable. Après peut-être devrais-je me laisser aller à un peu plus d'excentricité, ça ne me ferait pas de mal. Après tout, je suis prêt à voler un éléphant, à le peindre en rose et à le faire rentrer illégalement à Poudlard, je peux bien m'amuser à faire de la bicyclette dans mon salon. « Et on l'appellera comment notre poney rose ? » Lui dis-je les yeux pétillants. Je ne suis pas très canasson, mais je suis prêt à faire un efforts pour lui. Par contre je ne m'en occupe pas. Je ne nettoie pas ses excréments, c'est dégueulasse. Cela dit, ceux de Milan aussi seront dégueulasses ...

Nous quittons la terrasse du Starbucks pour nous enfoncer dans une ruelle non passante ou plutôt peu passante. L'idée c'est de pouvoir y transplaner en toute sécurité. Je plaisante sur le fait que je ne suis pas un garçon facile et qu'il n'arrivera pas à ses fins dans cette ruelle. Il me réplique qu'il a déjà profité de moi et qu'au contraire, je suis un garçon très facile. J'aurai dû rougir de cette remarque mais elle m'amuse plutôt. Il est vrai que si on fait référence à notre première nuit ensemble, je suis un garçon plutôt facile. Mais c'était une situation particulière et il était exceptionnel. Bref, beaucoup de choses qui ont fait que je me suis plutôt laissé faire, voire carrément que j'ai été très entreprenant. Oui parce que je me souviens très bien qu'à un moment donné, j'ai été au dessus et ce n'était pas pour enfiler des perles. Je me défends en lui disant que c'était mon côté "Saint Bernard" et cette remarque le fit beaucoup rire, jusqu'aux larmes. Je suis plutôt fière, je préfère le faire pleurer de rire, que de lui briser le coeur. Il me répond qu'il adore qu'on lui bave dessus et je ne peux m'empêcher de répliquer. « Je le savais !!» En prenant une moue un peu provocatrice ou aussi provocatrice que j'étais capable de l'être. Je passe mes bras autour de son cou et lui dis amoureusement que je ne regrette rien parce que tout ça nous a conduit à être ensemble aujourd'hui et c'est tout ce qui compte. Nous nous embrassons avant de devoir nous séparer pour partir à l'hôtel. Nous atterrissons rapidement au restaurant dont il m'a parlé et la conversation est des plus sales, autant être honnête. Parler de vomir de concert, c'est pas la conversation la plus ragoutante qu'on est pu avoir aujourd'hui ou en générale, mais bon, elle reste amusante, alors ça passe. Je le vois bouder parce que j'ai fait une réflexion sur ses cheveux. Je ne peux m'empêcher de rire, parce que sincèrement ce n'était pas une remarque pour qu'il se coupe les cheveux. Elle lui va bien cette coupe, elle fait un peu plus mature. De toute façon il peut bien avoir la coupe qu'il veut, ça ne le rendra pas plus laid pour autant. C'est mission impossible, j'en suis sûr. « Elle a des cheveux trop cool Raiponce, ils sont magiques, c'est la classe. BAM, t'es blessé, t'inquiètes, elle gère ! » Dis-je en plaisantant « T'as pas les cheveux assez long mon amour ! Mais ils sont très beaux aussi ... Ca te va bien cette coupe ! » Dis-je en lui serrant la main. Et j'étais sincère. On prend notre commande et une fois chose faite, Dan me demande si j'ai regardé ce qu'il passait au cinéma. « J'ai rapidement regardé. Je ne me souviens pas des titres mais groso modo je crois qu'il y a un film policier, un film d'horreur, deux films d'action, un film romantique et un drame. »

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 3 Sep - 19:26


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Même si c'est un peu étrange comme sujet, j'aime apprendre à le connaître. Je crois que je me rends compte, finalement, que je ne savais rien de lui. Ou pas grand chose en tout cas. Je serais bien incapable de répondre à des questions bêtes le concernant du genre c'est quoi son livre préféré ou est-ce qu'il avait un doudou quand il était petit... Je sais pas. Je ne sais rien, pour être honnête. Juste ce que le destin nous a forcé à connaître. Je sais ce qu'il aime bien manger, grosso modo, et ce qu'il fait de son temps libre quand on est à Poudlard. Je crois que c'est plus ou moins tout. Et c'est dommage. Plus que jamais, j'ai envie de reprendre les choses à zéro et de combler mes lacunes. J'espère qu'un jour j'aurais l'impression de le connaître par cœur, de tout savoir de lui et de sa vie. Ce serait bien, non ? Je pourrais regarder le chemin parcouru et le faire avec une satisfaction évidente. Parce qu'on aura construit quelque chose de génial en partant d'infiniment loin. Oui, aujourd'hui, j'y crois. « Ne dit-on pas "aimez-vous les uns les autres" ? Moi j'ai pris cette phrase très au sérieux. » Je pfffte avec un sérieux maltraité. Et dire que c'était une vraie question, pas trop con pour une fois et tout... Non mais vraiment, faites des efforts qu'ils disaient ! « Tant que t'aimes pas tous « les autres » je crois que ça me va. » Parce qu'autant être honnête, j'ai aucune envie de le partager. Il est à moi. Juste à moi. Rien qu'à moi. J'aurais peut-être dû accepter de marquer mon nom dessus quand il me l'a proposé, histoire que le monde entier soit au courant... ? « Non, plus sérieusement, l'homosexualité n'est pas accepté au sein de l’Église. Le mariage entre deux hommes ou deux femmes n'est pas autorisé. » Ouais, jusque là, j'arrivais à suivre. Entre la vérité et ce qu'on nous en dit, y'a pas grande différence quoi. « Mais pour être honnête, c'est un point de la religion qui m'a toujours posé problème. Je ne vois pas en quoi Dieu jugerait mal que deux personnes s'aiment, même si elles sont du même sexe. Je veux dire, si on finit notre vie ensemble et qu'on vit heureux, pourquoi mon Dieu me jetterait en Enfer alors que mon potentiel seul crime aura été d'avoir une relation homosexuelle ? » Je hausse discrètement les épaules. J'en sais rien moi. J'ai déjà du mal à supposer qu'on puisse finir en Enfer... Genre c'est juste une menace bateau, c'est tout, quand t'es mort t'es mort, c'est fini, y'a plus rien. Mais j'ai pas envie qu'il puisse se dire que ça lui arrivera juste parce que je suis là. 'Fin, c'est pas mon but quoi. J'ai aucune envie qu'il vive dans la crainte du jugement dernière parce que j'ai le malheur de pas être une fille. « Il existe des crimes tellement pires dans le monde que je pense que l'Enfer est déjà bien peuplé. Je m'étais déjà fait cette réflexion quand Dax a fait son coming out. Je ne vais pas arrêter de t'aimer parce que des hommes ont décrété que Mon Dieu n'acceptera pas cet amour. Je préfère attendre d'être en face de lui pour avoir son avis. » Mine de rien, c'est rassurant. Je sais pas trop ce que j'attendais comme réponse mais je crois que celle-là me va parfaitement. Et du coup, j'espère qu'une fois « en face de lui », ce sera pas trop mal comme sentence. Surtout que c'est sûrement le garçon le plus incroyable qui puisse exister au monde. S'il finit en Enfer, lui, tout le monde le suit, c'est clair. Enfin, on en est pas encore là. J'espère bien que ça arrivera pas demain ! L'ignorance sur ce point me va bien et j'espère qu'elle lui va à lui aussi.

Je le sens frissonner sous mes doigts et ça me fait sourire. Ça m'avait manqué, ça aussi. Le sentir réagir sous mes caresses et profiter de sa peau contre la mienne. Pour le coup, c'est rien de ouf mais ça me va. J'aime ça. On retrouve peu à peu nos marques et ça fait un bien fou. « Ah oui, j'en ai déjà entendu parlé. Enfin, pas forcément celle de Cork, mais j'ai déjà entendu que des gens avaient racheté de vieilles églises pour en faire des maisons. Mais bon, de base ça reste d'anciennes églises... » Bah j'ai tendance à voir les choses à l'inverse... On s'en fiche de ce que c'était, c'est des maisons maintenant. Genre si tu penses que c'est une église, tu confonds une église avec une maison. Enfin, pour moi, en tout cas. Le avant, il compte plus trop, dans ce cas. C'est pas l'utilisation première qui compte mais le rendu final. Aller vers l'avant, tout ça tout ça. « J'ai vu un cours reportage sur l'ordi, c'était très grand et plutôt joli. Mais ça doit être dur à chauffer, c'est hyper haut de plafond. Et puis paye ta résonance. » Ses arguments me font rire. Si c'est dur à chauffer alors... J'en suis pas encore à ces considérations-là, perso. Ni d'un point de vue financier ni d'un point de vue environnemental. Je me suis arrêté à « c'est grand, ça doit être cool ». Chacun son truc. « J'avoue que j'aime bien les églises mais je ne me vois pas vivre dedans pour être honnête. Je préfère une maison d'une taille plus raisonnable, faite en bois et pourquoi pas un peu en pierre, chaleureuse et conviviale. » Ouais, pourquoi pas. J'ai aucun mal à l'imaginer vouloir une maison un peu au milieu de nulle part avec un jardin à rallonge et plein de nature tout partout. Des plantes dedans et dehors et tout et tout. « T'as déjà prévu ça ? » C'est pas vraiment étonnant mais je trouve ça mignon. Perso, j'en sais tellement rien. J'ai jamais vraiment réussi à me projeter et maintenant que je le fais, c'est souvent plus pour plaisanter avec lui qu'en y pensant sérieusement. Je sais pas où j'aimerais vivre. Parce que je crois que je m'en fiche de l'endroit en tant que tel. J'ai eu tout le loisir de comprendre cette année que je me sentais plus chez moi auprès de lui que dans n'importe quel lieu du monde. Alors ça pourrait être « une maison d'une taille plus raisonnable, faite en bois et pourquoi pas un peu en pierre, chaleureuse et conviviale » comme un appart' minable et riquiqui que ça n'y changerait rien. Je veux bien aller n'importe où pour un peu que la personne qui m'y supporte fasse office de foyer. On quitte le futur pour parler du passé. Son passé. Il laisse entendre qu'il est adepte des excentricités alors forcément, ça pique ma curiosité ! J'ai envie de savoir, moi, du coup ! Mais il a l'air mal à l'aise, il rougit un peu. Je comprends pas. « Non, enfin excentricité... c'est peut-être un peu exagéré... mais... 'fin... j'ai rien fait d'extraordinaire, juste que... » Mes caresses se font plus tendres, presque encourageantes. Il craint quoi ? De me décevoir ? Il n'y a aucun risque. Je me fiche pas mal de savoir qu'il a fait toutes les folies du monde ou qu'il a passé une enfance chiante au possible, je veux juste qu'il me raconte. L'écouter me parler de sa vie, qu'il la partage avec moi. Qu'importe ce qu'il m'en dira, ça m'ira de toute façon. « Je ne sais pas, je n'ai pas du tout agi comme mes frères. Je ne me suis jamais intéressé au sport, ce n'était définitivement pas pour moi. Que ce soit à pratiquer ou voir, ça ne m'intéresse pas. Je me suis intéressé très tôt à la Botanique et j'ai commencé à faire pousser plein de choses, du coup quand ma grand-mère a vu que ce n'était pas qu'une lubie de plus, mais vraiment une passion, elle a fait reconstruire la vieille serre pour moi. J'ai suivi ma grand mère comme son ombre, n'allant jamais parler aux autres enfants. Je ne me suis jamais amusé dans la boue parce que c'est salissant. Je ne me suis jamais éloigné des sentiers dans les forêts de peur de me perdre. Je n'ai jamais grimpé aux arbres ou chahuté. J'ai toujours dénoncé mes frères quand ils faisaient quelque chose d'interdit, autant parce qu'ils ne voulaient jamais que je vienne que parce que c'était interdit. Et j'ai toujours eu une passion pour les vêtements. J'ai une garde robe plus grande que celle de ma sœur je crois... » Mon dieu, je sors avec un fashion victim et j'en savais rien. Je trouve que le rôle de chieur-cafteur lui va bien. Il devait être tellement enquiquinant pour ses frères ! Je souris de plus belle. Ça me semble affreusement loin de ce qu'il est maintenant. Ou du moins de l'image qu'il me renvoie. Il apparaît comme la perfection-même, intelligent, amusant, attentionné... Le genre de môme que tout le monde rêverait d'avoir quoi ! « 'Fin bref, un garçon ennuyant au possible, rien de bien transcendant. » Je lève les yeux au ciel avant de boire une nouvelle gorgée de café. Il s'est bien rattrapé depuis, en tout cas. Avec lui, je ne m'ennuie pas. Je dis pas qu'on passe toujours des moments de ouf, c'est parfois juste une routine agréable sans rien d'extraordinaire en soi, mais l'ennui n'a pas sa place. Je ne me suis jamais demandé pourquoi je restais ou ce que j'allais bien pouvoir faire une fois qu'il serait parti. Absolument jamais. « J'ai eu peur, j'ai cru que t'étais complètement farfelu et que j'étais passé à côté. » Je le taquine mais c'est loin d'être méchant. « Mais ça dérangeait pas tes parents que t'aies pas d'amis de ton âge ? » Parce qu'aussi bien que puisse être sa grand-mère, elle devait pas combler totalement les besoins d'un môme, j'imagine... J'en sais rien, en fait...

Un soupir satisfait m'échappe alors que je m'étire légèrement. J'aime cette vie-là. Normale. Perdre un peu de temps avec lui loin des couloirs de l'école. C'est pas la même ambiance. Pas la même pression. Je dis pas qu'il y en avait une quand on était tous les deux mais dans les couloirs, tout ça, forcément un peu... Je veux dire, j'étais pas le garçon le plus aimé du collège alors j'avais peur que ça lui retombe dessus d'une manière ou d'une autre. Là... Je suis juste personne et ça fait du bien. Les gens se fichent pas mal de savoir que c'est mon copain et ne vont pas s'amuser à faire rejaillir sur lui mes propres conneries. Tout va bien dans le meilleur des mondes et je regrette un peu que ça ne puisse pas durer plus longtemps. Qu'on décide de louper le train et qu'on fasse notre vie ensemble dans ce monde-là. J'aimerais bien. Ce serait la merde, sûrement, mais j'aimerais bien. « Faut-il encore espérer que la mode SDF arrive un jour, sinon tu auras fait un mauvais investissement. » Je hausse les épaules. Quelle importance ? Je finis par hocher la tête, sans me défaire de mon sourire. Oui. Peut-être que j'ai fait un mauvais investissement. Sûrement, même. À partir du moment où je m'y suis sincèrement attaché, l'investissement est mort. C'est dommage, peut-être que j'aurais pu avoir pas mal à y gagner mais ça ne me dérange pas d'être passé à côté. Je crois que j'ai trouvé mieux à ses côtés. Et c'est très étrange de réaliser que je suis entré en sixième année prêt à plumer tout ce qui pouvait se plumer, Tracy en tête, et que j'en suis ressorti en réalisant que finalement, il y avait peut-être plus important que tout ça. Que j'étais plus heureux en ayant gagné on ne sait trop comment son amour qu'en gagnant je ne sais combien d'argent. « Je devrais pouvoir vivre en ayant cet échec sur la conscience. Et puis faut voir le bon côté, même si tu nous rapportes rien et qu'on finit à partager un carton sous un pont, on aura pas froid grâce à tes écharpes. » Je hoche la tête comme si c'était la chose la plus sérieuse du monde. Et dans le fond, je crois que ça l'est un peu. Genre « je regretterai jamais de vivre avec toi même si on a pas la meilleure vie du monde ». Elle pourra qu'être bien, de toute façon, puisqu'il serait à mes côtés. En attendant, je me laisse aller à des projets complètement stupides. Des pièces géantes pour y faire du vélo et un jardin plus grand encore pour avoir un poney. Déjà qu'il devra être grand pour y mettre l'éléphant... « Faire du vélo dans une maison ? Quelle drôle d'idée ! » Bah quoi ? Nous, on y faisait du roller mais y'avait pas de place alors à part casser des trucs et manquer de faire tomber la télé... Voilà quoi. Mais bon, si ça avait été plus grand, je suis sûr qu'on aurait testé le vélo. Alors je hoche la tête. Oui. Du vélo dans la maison. Et même que ce serait bien. « Et on l'appellera comment notre poney rose ? » Je ne prends pas la peine d'hésiter rien qu'une seconde. « Bah Misha. » Quelle question. Et puis après un fou-rire idiot et quelques baisers amoureux à l'abri des regards, on fuit vers le restaurant. Je ne sais pas exactement l'heure qu'il est mais l'heure tourne, c'est certain. La nuit ne devrait pas trop tarder à tomber et, mine de rien, je n'ai pas envie de rejoindre notre chambre d'hôtel trop tard. J'aimerais bien qu'on en profite un peu avant d'avoir à reprendre le train. Passer un long moment dans ses bras pour rattraper tous les jours qu'on a passé loin l'un de l'autre. Retrouver ma maison et un semblant d'intimité. Son rire me plaît. Je crois que je ne m'en lasserai jamais. « Elle a des cheveux trop cool Raiponce, ils sont magiques, c'est la classe. BAM, t'es blessé, t'inquiète, elle gère ! » Est-ce qu'il serait fan des princesses Disney ? L'idée qu'il puisse être comme un gamin devant son écran, à connaître par cœur toutes les chansons, me dérange pas. Au contraire, je trouve que ça lui va plutôt bien. Je l'aimerais même à chanter la Reine des Neiges à tout va. « T'as pas les cheveux assez longs mon amour ! Mais ils sont très beaux aussi... Ça te va bien cette coupe ! » Sa main serre doucement la mienne et je lui rends son étreinte. « Va dire ça à ma mère... » Mais bon, l'avis de ma mère, hein... Le sien compte bien plus. Alors si ça lui va, j'imagine que c'est le principal. Avant, mon avis passait en priorité, c'était important de me plaire avant de chercher à plaire à qui que ce soit d'autre, maintenant, c'est un peu différent. Je m'en fiche vraiment. J'évite les miroirs et néglige à peu près tout ce qui est négligeable. « J'ai rapidement regardé. Je ne me souviens pas des titres mais grosso modo je crois qu'il y a un film policier, un film d'horreur, deux films d'action, un film romantique et un drame. » On va pas aller loin, sans titre sans résumé sans rien. Mais ça me va. Au pire, si c'est trop naze, on se câlinera en regardant distraitement le navet. Ouais, je vote pour. « Bon. On va éviter le drame, j'crois qu'on a eu notre dose pour les quinze prochaines années. Mais sinon, t'as une préférence ? » Je suis pas très difficile. Les trucs romantiques c'est pas ce que je préfères au monde mais j'ai dû m'en taper tellement à cause de Shawna que je finis par les supporter alors s'il faut faire un effort pour ses beaux yeux à lui, je signe sans problème...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 9 Sep - 12:12




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Je souris, amusé. Non, je ne compte pas aimer la terre entière comme je l'aime lui, ça c'est plus qu'évident. Mais il n'empêche que je suis prêt à aimer la terre entière ou plutôt à l'accepter telle qu'elle est, si elle m'accepte tel que je suis. Je ne suis pas parfait, loin de là même, mais j'espère, au fond de moi, que je n'ai pas que des défauts. Il doit y avoir des trucs de bien chez moi, non ? Je tente de ne pas repenser à demain et à tout ce que ce retour à Poudlard va me renvoyer dans la tête. Parce que demain, je sais que je vais être incapable de me trouver une seule qualité. Je ne serai qu'un meurtrier, un monstre et je vais avoir l'impression que la terre entière pense la même chose que moi. Mais aujourd'hui, ici, maintenant et avec lui, j'ai l'impression qu'il doit bien y avoir des trucs bien, sinon il ne serait pas resté, si ? Je veux dire, s'il est tombé amoureux de moi, c'est bien pour une raison. Je ne suis même pas sûr qu'on puisse prétendre que ce n'était qu'une attirance physique au point de départ parce que très clairement, avant moi, il n'a jamais été attiré par les garçons. Je ne dis pas que je ne lui plais pas, parce que ça serait faux, mais je ne pense pas que c'était ce qui l'a attiré vers moi. Même si, au fond, j'ignore vraiment ce qui lui a plu chez moi. Bref, tout ça pour dire que je ne déteste pas la terre entière et que si mes camarades ne se moquaient pas de moi, je les apprécierais tous certainement. Après, je n'ai rien vraiment contre eux. Même Ashley, qui pourtant prenait plaisir à me rendre la vie impossible, je n'ai rien contre elle. Je préfère qu'elle reste loin de moi, je ne lui ai jamais voulu de mal. Je crois que la personne que j'ai détesté le plus, c'est Abel, mais lui l'a vraiment cherché. Et aujourd'hui, j'avoue que je ne sais plus trop quoi penser de lui. « Oooh me voilà déçu. J'étais déjà prêt à aller prendre dans mes bras tous nos camarades pour leur dire que je les aimais .... » Dis-je une nouvelle fois en plaisantant. Evidemment que je ne le pensais pas. Je veux bien aimer mon prochain, mais pas au point de prendre n'importe qui dans mes bras. En plus on a déjà vérifié et il n'y a que lui qui s'y loge parfaitement donc la place est déjà prise. Et puis j'ai beau avoir un grand coeur, mon amour est déjà pris et il prend toute la place. J'ai encore de la place dans la zone amicale, ce qui est déjà une bonne chose, non ? En puis de toute façon, en dehors de Dan, qui pourrait être attiré par moi ? Même si, pour être honnête, je m'en fous de la réponse, j'avoue que je ne vois pas de nom ressortir quoi qu'il arrive. Il y avait bien Hope, avant qu'elle se mette à me détester et Sibylle avant qu'elle ne parte de Poudlard, mais au delà d'elles, il n'y a pas foule. Ca ne m'a jamais dérangé par le passé, parce que je dois bien avouer que je n'étais pas forcément intéressé par ce genre de chose et aujourd'hui ça me passe totalement au dessus. Quand on a trouvé l'amour, qu'est-ce qu'on en a à faire des autres ?

Nous parlons de religion et je lui dis que sincèrement, je ne vais pas arrêter de l'aimer sous prétexte que des hommes ont décrété que mon Dieu allait me détester parce que j'étais tombé amoureux. Le tout c'est de vivre en harmonie avec la nature et essayer de ne pas être trop envieux ou faire des choses interdites. J'ai toujours été un garçon bien sous tout rapport et en dehors de cette année, je n'avais jamais fait de mal à qui que ce soit et je n'ai aucune envie de recommencer. Alors je me débrouillerai avec mon Dieu quand je le verrai et je suis sûr qu'il ne sera pas aussi intransigeant que les hommes ont l'air de le prétendre. Nous parlons ensuite de vieilles église revendues à des particuliers qui les ont transformé en maison. L'idée est plutôt originale et je serai plutôt curieux de pouvoir en voir une en vraie, mais au delà de la simple curiosité, je n'aspire pas à en racheter une. Je suis croyant, c'est vrai, mais je n'ai aucune envie de vivre dans une église. Moi j'aime la simplicité. Je veux une petite maison confortable, faite en matériaux nobles, qui sera accueillante et chaleureuse. Dan me demande si j'y ai déjà songé, en gros à mon futur, je suppose en tout cas et je hausse les épaules. « Prévu est un bien grand mot, mais disons que je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Si j'ai le choix et les moyens, je préfère choisir de vivre dans une petite maison sans prétention, au milieu de la nature, plutôt que d'avoir un appart' en ville. Après ça ne signifie pas que j'ai planifié toute ma vie. Juste que j'y ai déjà pensé. Pas toi ? Tu ne t'ai jamais demandé où tu aurais envie de vivre plus tard ? Même si ça ne se fait jamais, tu as le droit de rêver à un futur idéal. » C'est vrai, ce n'est pas parce que tu rêves de quelque chose que tu vas forcément l'obtenir. Si je le peux, je ferai tout pour obtenir mon petit coin de paradis, mais si ça n'arrive jamais, je me le créerai différemment. Si déjà je suis heureux en amour, mon petit coin de paradis sera déjà tout trouvé. Et je tâcherai de profiter de ce que j'ai, plutôt que de rêver à un futur meilleur qui ne verra peut-être jamais le jour, sans prendre la peine de profiter de ce que j'ai déjà entre les mains. On veut toujours plus, c'est une seconde nature pour nous, mais il faut savoir parfois profiter de ces petits instants présents qui nous rendent heureux. Comme une petite entracte à Londres, en amoureux, avant de repartir à Poudlard.

Non, je ne suis pas un garçon excentrique avec des habitudes étranges. Enfin, peut-être un peu, mais pas au point où ça se remarque en tout cas. Je ne suis pas maniéré au possible, je ne pense pas être un stéréotype ambulant et même si j'ai traîné dans les jupes de ma grand-mère toute mon enfance, j'aime à penser que ça ne m'a pas forcément destiné à tomber amoureux d'un garçon. Parce que oui, je ne doute pas un instant que les gens ont tout de suite pensé que je serai gay. Et pendant longtemps, ce ne fut pas le cas. Et même si j'aime Dan, je n'ai pas cette sensation de l'être vraiment. Il faudrait que j'en discute avec Dax un jour pour savoir ce qu'il en pense vraiment. De ce que j'ai compris, lui ait vraiment gay. Il aime Charles et imagine parfaitement sa vie avec lui, mais il était déjà sorti avec des garçons avant lui et il a toujours été attiré par eux. Alors que moi, en dehors de dan, je n'ai jamais été attiré par des garçons. Mon regard se tournait plutôt vers la gente féminine. Alors peut-être que je suis ce qu'ils appellent un bisexuel ou alors juste que Dan est l'exception qui confirme la règle. « Non. Tu sais, j'habite dans un trou paumé où il n'y a que des pèquenots ... expression de mes parents, je précise, alors tu sais, ça ne les dérange pas que je ne me sois pas lié d'amitié avec nos voisins ou que je n'ai pas pris plaisir à me rouler dans les foins avec les filles du coin. Après, ils m'incitaient à fréquenter les gens de notre milieu, quand on était chez eux ou eux chez nous, je devais faire un effort, mais au delà de ça, pas particulièrement. » Il faudrait qu'on devienne le centre de leur intérêt pour qu'ils fassent attention à nous. Mes parents me voyaient trainer de temps en temps avec ma cousine, c'était largement suffisant pour eux. Et puis, si ça les dérangeaient vraiment, ils ne nous auraient pas scolarisé à la maison. « Et puis j'avais ma cousine. Sans passer toutes nos journées ensemble, on passait un peu de temps l'un avec l'autre, à éviter nos frères. » Je devrais faire plus d'effort cette année. Je sais que je n'ai pas toujours été très sympa avec elle, mais je me rends bien compte que même sans être extrêmement proche d'elle, elle a toujours fait partie de ma vie. Et maintenant que les jumeaux et son frère son parti, je n'ai plus qu'elle de ma famille proche à Poudlard et je crois, mine de rien, que je vais avoir besoin de son soutien et cette année difficile.

« Je nous tricoterai des couvertures si tu veux !! » Lui dis-je en donnant l'impression de vouloir me racheter. Evidemment que c'était stupide, parce qu'on ne finira jamais sous les ponts et que je ne percerais jamais dans la mode, comme créateur d'écharpes. Mais c'était amusant et plaisant d'imaginer que même si je rate ma vie et qu'on est obligé de finir sous les ponts, il restera avec moi. C'est vrai, il pourrait me dire "ben bon courage pour vivre sous les ponts, je t'apporterai une couverture si tu veux pour te tenir chaud, je ne suis pas un monstre" pendant qu'il vivrait heureux avec sa nouvelle copine, bien au chaud dans leur jolie maison. Après tout on plaisante, donc il peut imaginer un avenir radieux où nous serions riche et ensemble et un avenir de merde où je serai seul et sans abri. Mais j'aime l'idée. En soit ça ne m'étonne pas. Moi je ne pense pas un instant qu'il est avec moi pour tout autre chose que par amour, alors le fait qu'il se sacrifierait et resterait avec moi dans le froid, c'est de l'ordre du logique. Certaines mauvaises langues prétendraient qu'il dit ça que pour me faire plaisir et que de toute façon ce n'est qu'une conversation hypothétique, mais qu'on verra bien s'il tient parole le jour où il doit vraiment le faire. Il tiendra quoi ? 2 jours ? 1 semaine ? 1 mois ? Avant de prendre ses jambes à son cou, oubliant l'amour qu'il me portait pour penser à sa gueule. On parle de notre futur poney qui tiendra compagnie à Milan et je lui demande comment on va l'appeler. Il me sort Misha, sans même prendre le temps d'y réfléchir. Je trouve ça un peu étonnant. « Pourquoi Misha ? » Non pas que je n'aime pas ce prénom, bien au contraire, mais ça sort de nulle part non ?! ... Jusqu'à ce que mon cerveau ce remette en route. C'était pas un prénom que j'avais sorti tout à l'heure en proposant des noms pour Milan ? Maintenant que j'y pense, je suis même quasiment sûr qu'il faisait parti de la liste. Parce que c'est vraiment un prénom que j'aime, du coup je trouve ça étonnant qu'il vise aussi juste. Alors comme ça sa mère n'aime pas les cheveux longs ? Bon, c'est vrai qu'il est beau avec les cheveux courts, mais ça lui va bien aussi comme ça. Je trouve étrangement que ça le grandi un peu. C'est peut-être le simple fruit de mon imagination, hein, mais je le trouve plus mature aujourd'hui, au moins physiquement. Et ça me rappelle qu'il n'a pas 16 ans et qu'il va bientôt sur ses 19 ans. Mon amour est déjà un grand. « Je le lui dirai que ça te va bien ! » Comme si mon avis allait vraiment compter à ses yeux. Elle ne me connaît pas, je sors un peu de nulle part et je vais aller lui dire que j'aime quand son fils à les cheveux longs. Elle va m'envoyer chier, c'est évident. Ou alors se dire que si j'aime tant les cheveux longs, je devrai laisser son fils pour retourner vers les filles, laissant son bébé retourner vers le droit chemin. Après je ne la connais pas, je ne sais pas trop quel accueil je dois attendre de sa part. Est-ce qu'elle est vraiment heureuse de notre relation ? Est-ce qu'elle l'accepte vraiment ? Parce qu'entre le savoir et le voir, il y a un monde. Peut-être qu'elle ne va pas m'aimer et qu'elle va tout faire pour retourner son fils contre moi. Peut-être qu'elle va me voir comme une menace ou alors être déçu parce que je ne serai pas celui qui pourra lui offrir des petits enfants. Il existe toujours l'adoption ou les mères porteuses, si notre relation dure jusque là, on pourra toujours y réfléchir, mais il est vrai que de prime abord, on se dit qu'on peut faire une croix sur la descendance. Et puis même si on reste ensemble toute notre vie et qu'on a des enfants, est-ce qu'elle les considérera comme ses petits enfants ? Même s'ils ne sont pas de nous ? Beaucoup de questions et d'angoisse. Moi je veux qu'elle m'aime mais je ne sais pas si ça sera possible. J'espère qu'ils ne me détesteront pas tous, sinon je pense que je vais très difficilement le vivre. « Un film d'action ? Non pas que j'aime particulièrement mais au moins on n'a pas besoin de réfléchir et si on loupe des passages, on ne sera pas perdu ! » J'aime bien les films policiers mais disons qu'actuellement, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec une intrigue policière quelconque. Je ne veux pas voir de film d'horreur et j'ai déjà mon histoire d'amour qui comble toutes mes attentes, alors je me dis qu'un film d'action, ça ira très bien. Mon plat est plutôt bon et je suis content d'avoir suivi Dan ici. Ce n'est pas le meilleur plat végétarien que j'ai mangé, mais sincèrement il reste très bien, très copieux et l'ambiance est vraiment sympa. Et puis c'est un souvenir que j'aurai en commun avec lui et uniquement lui. Quand je reviendrai ou que je passerai devant - sait-on jamais - je penserai à ce qu'on a vécu là et j'aurai le sourire. C'est NOTRE restaurant et c'est tout ce qui compte.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 10 Sep - 13:21


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Voilà qu'il veut aimer l'humanité toute entière, maintenant ! Je suis désolé mais je ne suis pas d'accord. J'ai pas signé pour ça, moi ! Le partage, tout ça, c'est peut-être des valeurs chrétiennes ou je ne sais quoi, mais c'est pas trop mon domaine. Il est à moi, juste à moi, on va pas commencer à laisser tout le monde poser ses sales pattes dessus, on risquerait de me l'abîmer. Son sourire laisse comprendre qu'il n'en pense rien mais je m'efforce d'avoir l'air aussi sérieux que possible, comme si j'y croyais vraiment. Mais c'est compliqué, honnêtement. On voit bien que je suis loin d'être débile à ce point. Pour une fois... « Oooh me voilà déçu. J'étais déjà prêt à aller prendre dans mes bras tous nos camarades pour leur dire que je les aimais... » Je lui pince doucement la hanche en prenant un air choqué. « Genre ! » Sur quoi je rigole malgré moi, abandonnant le sérieux atrophié dont je faisais bancalement preuve jusque là. « On me dit dans l'oreillette que ça va pas être possible. Mais pour pas dérégler ton programme, je suis prêt à me sacrifier et à récupérer tous les câlins et les déclarations. Ne me remercie pas, ça me fait plaisir. » Bien sûr, on plaisante, mais je sais qu'il y a une part de vrai, dans tout ça. Que la jalousie que je feins existe vraiment. Je ne sais pas comment ça se passera, à la rentrée, mais ça aussi, ça me fait flipper. Je veux dire, on était toujours ensemble, on se lâchait presque uniquement quand on avait pas le choix. Ma vie tournait autour de lui mais la sienne semblait un peu tourner autour de moi aussi, et ça m'allait. Je me sentais pas en danger, je connaissais vraiment la place qu'il m'offrait et l'importance qu'elle pouvait avoir. Même si je n'aimais pas trop ses relations avec certains de nos camarades, Sibylle en tête (mais qui pourrait me le reprocher, personne n'aimerait que son copain traîne avec d'une fille qui lui plaît et à qui il plaît, c'est évident !) je le vivais plutôt bien. Mais maintenant... On va s'éloigner, je le sais. Un minimum, au moins. La vie va reprendre son cours comme s'il s'était rien passé, et avant qu'il se passe quelque chose, on existait pas pour l'autre... Il va retrouver ses amis, s'en faire sûrement de nouveaux, d'autant plus qu'il doit certainement faire partie des héros de l'école maintenant... Les filles aiment les héros, non ? Et puis, j'ai eu tout le loisir de comprendre que je ne lui servais pas à grand chose, alors dans le fond, que ça soit moi ou quelqu'un d'autre, quelle différence ? Il finira par se rendre compte qu'il avait envie d'être avec moi quand ça n'allait pas parce que j'étais prêt à lui offrir tout le soutien dont il avait besoin et qu'il ne trouvait pas forcément ailleurs mais que maintenant que ça va mieux, il préfère retourner vers autres choses. Après tout, j'ai cru comprendre que les garçons, c'était pas trop son truc... Peut-être que son ancienne copine acceptera de fermer les yeux sur sa trahison et reviendra à ses côtés ? J'en sais rien. Je n'ai rien d'exceptionnel, il pourra me remplacer facilement. Il lui suffira de trouver une idiote disposée à le câliner approximativement tout le temps et le tour sera joué. Et il peut trouver ça en quoi ? Deux ou trois mois ? Je détourne les yeux, mal à l'aise. Je n'ai pas envie que ça s'arrête ni qu'il me remplace mais je n'ai pas non plus envie de passer cette dernière année et la prochaine si on tient jusque là à avoir l'impression d'être sur un siège éjectable à chaque personne qui l'approchera.

« Prévu est un bien grand mot, mais disons que je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. » Ce qu'il veut, j'ai cru comprendre. Mais du coup, ce qu'il ne veut pas, c'est tout le reste ou alors il y a vraiment un truc qu'il refuserait catégoriquement ? « Si j'ai le choix et les moyens, je préfère choisir de vivre dans une petite maison sans prétention, au milieu de la nature, plutôt que d'avoir un appart' en ville. Après ça ne signifie pas que j'ai planifié toute ma vie. Juste que j'y ai déjà pensé. » Je n'aurais rien contre un appart' en ville, perso... Au contraire. Mais venant de lui, c'est presque une évidence. Forcément qu'il préférerait vivre au milieu de la nature plutôt qu'en ville. « Pas toi ? Tu ne t'es jamais demandé où tu aurais envie de vivre plus tard ? Même si ça ne se fait jamais, tu as le droit de rêver à un futur idéal. » Je secoue doucement la tête. Non, j'en sais rien. Je n'ai jamais vraiment réfléchi sur le sujet. Je m'en fiche, je crois. « Non, pas vraiment... En Irlande quoi. Le reste, je sais pas. C'est bête, hein, mais je crois que ça a encore moins d'importance qu'avant. » Je joue distraitement avec mon gobelet quasi-vide. « Avant, je voulais juste finir dans la maison immense d'une vieille pleine aux as assez idiote pour m'entretenir, enfin tu vois le genre... Je savais pas trop quoi ni comment tant que c'était offert et grand luxe... Et puis j'imaginais pas rester très longtemps au même endroit, la stabilité tout ça, c'était flippant alors ça aurait été difficile d'imaginer vraiment ce que je voulais en sachant très bien que ce serait provisoire. » Il n'y a pas grande fierté dans ma voix, loin de là, je me contente juste d'être honnête. « Et maintenant bah... J'ai un peu l'impression que... 'Fin... Que chez moi c'est toi, quoi. Alors, je m'en fiche de « où », c'est pas important. Tu pourrais me demander de tout plaquer pour vivre dans une yourte au bout du monde que je signerais pareil. » Sur quoi je hausse les épaules comme si ça n'avait pas vraiment d'importance. Je n'ai jamais eu l'impression de connaître vraiment l'image d'un vrai foyer, d'un où je voulais rester en tout cas, avant cette année, avant d'être coincé dans mon dortoir parce que c'était la guerre. C'est ridicule et j'en ai bien conscience, mais du coup, je suis pas très attaché à tout ça. Une maison, c'est juste un lieu. Alors des fois c'est mieux que d'autre, genre c'était mieux la maison de chez mes grands-parents que l'appart' qu'on habite à Lucan, par exemple, mais je crois que je pourrais déménager sans trop de problème. C'est pas « chez moi », c'est « l'appart' de mes parents ». Chez moi, c'était dans mon dortoir, c'était dans le garde-manger de la ferme, ce sera dans notre chambre d'hôtel ce soir... Et plus que jamais, j'ai conscience de l'instabilité de ce « chez moi ». C'est plus une bulle rassurante au sein de laquelle il fait bon retourner pour revivre enfin après une interminable journée, non, c'est juste un instant volé pour réussir à fermer les yeux sur le bordel qui nous attend. Aujourd'hui, « chez moi » prend des airs d'illusion.

Et puis le sujet change à nouveau, c'est sûrement pas plus mal comme ça. C'est difficile de s'accrocher à ce qui s'effondre. Je passe le meilleur moment de mes vacances, sincèrement, et je suis prêt à croire que notre histoire continuera encore un moment, mais je ne suis pas assez con pour imaginer que ça se fera sans mal. J'ai tout perdu, l'autre soir. La confiance que j'avais en lui, le peu que j'avais en moi, l'impression qu'on était invincibles tant qu'on était ensemble, la sensation d'avoir vraiment trouvé ma place... Tout s'est barré. Et demain, il faudra apprendre à composer avec le vide, avec l'absence, avec les doutes et les craintes toujours plus présents... Bêtement, ça me fait encore plus peur que tout ce qu'on a eu à traverser jusque là. J'en ai clairement chié, cette année, mais c'était en grande partie de ma faute alors c'était facile de me blâmer pour tout ce que j'avais à supporter. Mais là, j'ai rien fait. Et c'est beaucoup trop compliqué d'avoir à assumer des conséquences qui ne m'appartiennent pas. Je chasse l'angoisse qui reviendra de toute façon bien vite et l'écoute me parler de sa vie d'avant. J'ai envie de tout savoir, de tout connaître. Qu'il passe tant d'heures à tout me raconter que je finirai par avoir l'impression d'avoir été là pendant toutes ces années. « Non. Tu sais, j'habite dans un trou paumé où il n'y a que des péquenots... expression de mes parents, je précise, alors tu sais, ça ne les dérange pas que je ne me sois pas lié d'amitié avec nos voisins ou que je n'ai pas pris plaisir à me rouler dans les foins avec les filles du coin. » Et mine de rien, ça me renvoie un peu le fossé qui nous sépare en pleine tronche. Je veux dire... Est-ce que c'est pas comme ça qu'ils nous verraient, ses parents, hein ? Tu nous fous dans une ferme, dans l'ensemble, on fait pas forcément tache dans le décor. Avant, on pouvait prétendre à mieux, c'est vrai, mais bon, maintenant on joue un peu au ras des pâquerettes. Je crois que parfois, la vie qu'on menait avec mon père me manque un peu. Être le petit prince de la maison, obtenir tout ce que je pouvais vouloir juste en un battement de cil. Honnêtement, de ce que je m'en souviens, on avait une maison trop bien, j'avais ma propre chambre super grande et pour un peu qu'il ait eu le courage de nous assumer, on aurait sûrement pu flirter avec les grands du monde sorcier. Vous imaginez, un peu ? Il m'aurait embarqué avec lui à tous ses matchs, j'aurais rencontré tous les joueurs, tous les dirigeants de club et il aurait sûrement tout fait pour que je puisse avoir une place dans l'un d'eux à ma sortie de l'école. Mon avenir aurait été tout tracé et j'aurais pu marcher tranquillement dans les traces paternelles avec la sensation délicieuse que tout m'était dû. Tout aurait été simple. Je ne sais pas si ça aurait été « mieux » mais ça aurait été plus facile. « Après, ils m'incitaient à fréquenter les gens de notre milieu, quand on était chez eux ou eux chez nous, je devais faire un effort, mais au delà de ça, pas particulièrement. » Je hoche doucement la tête. Je trouve ça un peu dommage, en vrai... C'est triste de laisser son môme loin de « la vraie vie », la vraie vie des enfants de son âge, en tout cas. Si j'en ai un jour, des enfants, je les pousserai à aller vers les autres. C'est important qu'ils puissent apprendre à se sociabiliser dès le début, je crois. « Et puis j'avais ma cousine. Sans passer toutes nos journées ensemble, on passait un peu de temps l'un avec l'autre, à éviter nos frères. » J'avoue que ça me fait un peu bizarre. J'ai vraiment qu'il a passé son enfance tout seul dans son coin ou presque. Je trouve ça triste, vraiment... Mais bon, c'est un peu tard pour faire quoi que ce soit, maintenant. Et puis ça ne me regarde pas, de toute façon.

Finalement, on rejoint le restaurant et notre conversation ne se fait pas plus sérieuse qu'elle ne l'était cet après-midi. J'ai pas envie que tout ça se termine. Je veux revivre ça demain et les jours d'après. Nous retrouver loin du monde et profiter de cette intimité volée. J'ai aucune envie de reprendre le train. Je ne veux pas retourner à l'école ni retrouver un dortoir dans lequel il ne sera plus. J'imagine qu'il n'en a même pas envie, de toute façon... Il espère sûrement retrouver une existence normale. Des baisers volés au détour d'un couloir et des étreintes un peu maladroites entre deux portes pour se dire bonne nuit. Une relation d'adolescents, tout ce qu'il y a de plus normal. « Je nous tricoterai des couvertures si tu veux ! » Sa proposition me tire un nouveau sourire amusé alors que je hoche la tête avec enthousiasme. « Vendu ! On aura le pont le plus confortable de tout le Royaume ! » Et puis, il fera froid alors il faudra se coller chaque nuit pour se réchauffer, c'est scientifiquement prouvé, ça fonctionne ! Je ne sais pas ce qui nous attend pour la suite. Je ne sais pas si on tentera quelque chose de sérieux hors d'ici ou si on aura abandonné avant ça mais si jamais notre couple tient jusqu'à sa sortie de l'école, j'ai hâte de nous voir construire quelque chose. Sûrement que ce sera un peu foireux au début, qu'on habitera un cagibi et qu'on galérera à joindre les deux bouts mais je m'en fous. Je veux bien ramer autant qu'il le faudra mais on finira par avoir la vie dont il rêve. Il l'aura, sa maison au milieu de nulle part. « Pourquoi Misha ? » Est-ce que je sors avec un poisson rouge ? Peut-être un peu. Ça m'amuse, en tout cas. Je hausse vaguement les épaules, un sourire un peu taquin sur les lèvres. « J'sais pas... Une intuition... » En réalité, c'est juste ce qu'il avait proposé pour l'éléphant. Je m'en tiens au choix de mon amour, moi, vous comprenez ? En attendant, il me compare à une fille pour la deuxième fois de la journée. Je suis loin de mal le prendre. Je sais que c'est mérité, de toute façon. Il essaye de se rattraper, l'andouille, mais c'est pas la peine, j'ai bien compris le message qu'il essayait de me faire passer ! « Je le lui dirai que ça te va bien ! » Mon sourire s'agrandit. D'accord ! Si je n'étais plus particulièrement convaincu ces dernières semaines, aujourd'hui, je regrette qu'il n'ait rencontré personne. C'était stupide. Le tenir à l'écart pour une connerie, c'était lâche. D'autant plus que j'ai pas honte de notre histoire, pas honte de lui, pas honte de nous. Oui, c'était difficile parfois et on a pas passé que de très bons moments cet été, mais je sais que j'ai eu raison de revenir, que je serais passé à côté de ma vie en jouant les abrutis rancuniers. Je peux pas faire ça. Peut-être qu'on me prend pour un con à la maison, le genre de gars à faire carpette, mais je m'en fous. Je crois pas, en vrai. J'ai pas raconté l'histoire dans les détails, sauf à Patrick, et lui, il a l'air de me soutenir, de pas penser que je suis rien d'autre que son jouet. « Je suis sûr qu'elle sera ravie de voir que son beau-fils commence déjà à la contredire. » Je lui offre l'air le plus innocent que j'ai en stock juste au moment où la serveuse revient avec nos plats. Je la remercie distraitement et consens seulement à lâcher la main de Milo. « Un film d'action ? Non pas que j'aime particulièrement mais au moins on n'a pas besoin de réfléchir et si on loupe des passages, on ne sera pas perdus ! » Sa réponse me surprend et ma fourchette s'arrête au beau milieu de mes pâtes, oubliant totalement qu'il faudrait faire le chemin jusqu'à ma bouche si je veux manger quelque chose. « Parce que Monsieur compte louper des passages ? Cette discussion commence vraiment à m'intéresser... » Je prends tout de même ma bouchée oubliée, peinant à me défaire du sourire taquin et gentiment pervers qui s'est accroché à mes lèvres. « Et bien va pour un film d'action, alors. » Je nous vois d'ici passer plus de temps à roucouler dans un coin de la salle, loin de l'humanité, qu'à regarder le film. Et je crois que j'espère que c'est pas un faux espoir parce que jamais une séance de ciné ne m'a paru aussi plaisante !
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Rioghbhardan O'Callaghan
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