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 ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)

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MessageSujet: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 5 Aoû - 17:55



❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Mes doigts entrelacent les siens, je me sens bien. Nous sommes actuellement entre deux mondes, plus vraiment dans nos familles respectives et pas encore à Poudlard. C’est notre dernier jour de vacances avant la rentrée et pour être honnête, j’ai attendu ce jour avec beaucoup d’impatience depuis que j’ai reçu sa lettre. Je ne m’y attendais pas. Nous nous donnions des nouvelles, bien entendu, mais il était loin, parmi les siens et je n’avais pas envie de le déranger. J’avais peur d’être de trop, d’être trop pressant, trop collant, trop insistant, voir envahissant même. Il avait le droit de profiter de sa famille, ils ne s’étaient pas vu depuis presque un an, je devais leur laisser ce moment rien qu’à eux. J’avais pu profiter de sa présence au maximum durant cette année et j’allais pouvoir me retrouver de nouveau proche de lui à la rentrée. Seulement je ne pouvais pas non plus m’empêcher de le contacter pour savoir s’il allait bien et peut-être, inconsciemment, pour lui rappeler que j’existais, de peur qu’il m’oublie durant ces 15 jours. 15 jours, c’est extrêmement court pour profiter de notre famille, pour tenter de remonter la pente, loin de Poudlard et loin des gens. C’est tout ce que nous avions pu avoir et mine de rien, au vu de la situation actuelle dans le monde magique, c’est bien plus qu’on aurait pu l’espérer. Les Mangemorts sont tombés, le calme est revenu dans notre monde et avec lui, l’espoir d’une paix et d’une tranquillité durable. J’ai été content de revoir ma famille, de pouvoir dormir de nouveau dans mon lit, de revoir ma serre, mes plantes, de pouvoir reboire le thé là bas avec ma grand-mère, de passer du temps avec elle. J’ai même été content d’assister à la grande première d’une pièce de théâtre que m’a mère a monté avec sa troupe. C’était nul, comme toujours, ils sont mauvais, on ne peut pas s’attendre à un miracle venant de leur part, mais ce n’était pas grave. Ma mère était fière de pouvoir nous la montrer, qu’on soit enfin tous réunis. Je crois qu’on lui a manqué, sincèrement, une chose dont je ne m’attendais pas non plus. Même mon père c’est fait du soucis pour nous, c’est pour dire, les miracles arrivent. Je crois que le fait que Dax soit venu à notre secours a changé quelque chose chez eux. Je ne pense pas qu’ils acceptent un jour son choix de vie, mais au moins ils peuvent être fière de lui. Ils claironnent à qui veut l’entendre que leur fils est un héros qui est allé délivrer ses frères et sa soeur des griffes des Mangemorts. Ca fait bon genre, les gens sont impressionnés, ça leur plait. Enfin, les sorciers, cela va s’en dire, les autres ne pourraient pas comprendre.


C’était bien ce retour aux sources. Je ne dis pas que j’ai mieux dormi ou que ça va beaucoup mieux, parce que ça serait faux, mais disons qu’il y a de l’amélioration. Je n’ai pas arrêté mes séances chez un psychomage. Ma grand-mère m’en a dégoté une très bien. Très à l’écoute de ses patients, je me sens plutôt à l’aise avec elle, je ne me sens pas juger. Elle ne me force pas à parler quand je ne le veux pas, mais recentre parfois la discussion quand elle sent que c’est nécessaire. Elle m’a dit qu’elle se tiendrait à mon écoute au besoin par lettres et qu’elle se déplacerait à Pré-au-Lard pour nos séances. Je sens que ça me fait du bien. Elle ne m’a pas caché qu’il y avait un gros travail à faire, mais elle m’a rassuré en me disant lors de notre dernière séance qu’elle voyait de l’amélioration dans mon état. Je suis loin de sauter de joie ou de sourire à la vie, mais disons que j’ai un peu moins d’idées noires. Selon elle, cette coupure avec Poudlard m’a fait du bien. Il aurait été préférable qu’elle soit un peu plus longue, mais au moins plus c’est court et moins j’aurai de mal à y retourner. Je ne sais sincèrement pas si elle a raison, parce que sans Dan, je n’aurai eu aucune envie d’y retourner. Mais il est là, toujours présent, malgré ces 15 jours et ça me redonne l’espoir. Mine de rien ça me donne la force d’affronter la rentrée. Je sais qu’ils auront fait leur possible pour tout nettoyer avant notre retour et que ce sera comme si rien n’était arrivé. Mais j’ai arpenté les couloirs du château durant 2 jours, je suis persuadé que je verrai encore les stigmates de notre révolte. Et puis il y aura tous ces absents, ceux qui ont choisi de ne pas revenir ou ceux qui sont morts. Eux nous rappelleront toujours ce qu’il s’est passé ici. Difficile d’oublier avec tout ça. Mais aujourd’hui, je ne veux pas broyer du noir, je ne veux pas me lamenter sur mon sort, je veux profiter de chaque instant que m’offrira Dan. J’ai attendu ce jour avec tellement d’impatience, oubliant presque mon angoisse de la rentrée. Mes parents auraient pu refusé que j’aille avec lui. J’ai été très honnête avec eux, ne cherchant pas à cacher la vérité. Je sors avec un garçon qui s’appelle Rioghbhardan, il passe son dernier jour de vacances à Londres et me propose de le rejoindre et j’ai dit oui. Ils n’ont pas sauté de joie et je pense que sans ma grand mère, j’aurai dû mettre du temps et beaucoup d’énergie pour pouvoir y aller. Mais je n’aurai rien lâché. Mais finalement une fois que j’ai eu ma grand-mère dans la poche, le reste est allé tout seul. J’ai beaucoup souffert cette année, j’ai eu mes BUSEs malgré tout, je suis quelqu’un de prudent et de sérieux et ce sont encore mes vacances, autant en profiter jusqu’au bout. Leur a-t-elle dit en privé que ce n’était qu’une passade, que je finirai pas oublier les garçons pour me tourner de nouveau vers les filles ? Qu’il n’était qu’une exception et que je tentais de recoller les morceaux avec lui ? Que plus ils lutteraient contre notre couple et plus je mettrais d’énergie à le reconstruire ? Je l’ignore, peut-être, mais sincèrement je m’en fous, le tout c’est que ça a fonctionné et que j’ai eu l’autorisation d’y aller.


Je me suis réveillé tôt ce matin. Pas besoin de réveil, l’excitation m’a sorti du lit quasiment aux aurors. Je dors peu, alors un peu plus ou un peu moins, ça ne change pas grand chose à ma vie. J’ai trépigné d’impatience jusqu’à 10h et j’ai fait le pied levé devant la porte d’entrée jusqu’à ce qu’il transplane dans notre jardin. Mon coeur a fait un bon dans ma poitrine quand je l’ai vu. On ne va pas se mentir, j’ai eu un peu peur qu’il change d’avis et que finalement il annule, prétextant une raison bidon que je ferai croire de gober pour lui faire plaisir même si ça m’anéantira. Mais non, il était bien là, avançant jusqu’à ma demeure. Je sortis dans le jardin, fit quelques pas en marchant, un grand sourire aux lèvres avant de ne pouvoir me retenir de courir pour sauter dans ses bras. Ce fut instinctif, je ne pus pas me retenir. J’aurai voulu garder ma dignité jusqu’au bout et attendre qu’il soit devant moi pour lui montrer que j’étais content de le voir mais … au diable les apparences. J’ai l’impression d’être un enfant de 6 ans qui tombe sur le Père Noël. Je ressens la même excitation et la même joie. Les présentations avec ma famille se font assez rapidement, je n’avais aucune envie qu’il subisse un véritable interrogatoire ou qu’il se sente mal à l’aise parce que mes parents auront été eux-même, chiants. Je ne sais pas trop comment il a vécu tout ça, je le lui demanderait à l’occasion, mais pas maintenant. Nous arrivâmes à Londres un peu après 10h30. Nous déposâmes nos affaires à l’hôtel et fîmes rapidement nos courses au Chemin de Traverse, achetant toutes les fournitures dont nous avions besoin et les manuels qui nous serviraient pour cette nouvelle année. Nous retournâmes à l’hôtel une seconde fois pour déposer nos affaires afin de ne pas nous charger inutilement et une fois chose faite, nous pûmes jouer les touristes. Marcher dans la rue, ma main dans la sienne était une expérience toute nouvelle. Nous n’avions jamais été ensemble en dehors de Poudlard. Et même si les choses avaient un peu changé entre nous, je ne pouvais cacher ma fierté de pouvoir parader à ses côtés. Je crois que sur mon visage pouvait facilement se lire un “hé oui il est à moi et à personne d’autres … Back off !!” « Tu as envie de commencer par quelque chose en particulier ?! » lui demandais-je après avoir fini de manger.


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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 5 Aoû - 23:53


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Je termine mon verre et le repose doucement sur la table. Autour de nous, ça parle, ça vit. C'est un peu perturbant, tellement loin de tout ce que j'ai connu avec lui. Il n'y avait que les quelques murs du château et des gens qu'on passait notre temps à fuir lorsqu'on était tous les deux. Je reprends sa main dans la mienne, un sourire attendri sur les lèvres. Je me sens bien. Rien d'extraordinaire, pas de bonheur intense mais je profite pleinement de notre journée. Pourtant, c'était loin d'être gagné ! Quitter la maison a été affreusement compliqué. Sourire d'Enfer pleurait accrochée à ma taille et refusait de me laisser partir parce que « tu préféreras rester avec tes amis plutôt que de rentrer à Noël »... L'essentiel du troupeau ne sait rien. Je suis juste un frère indigne qui vit sa vie loin d'eux sans même prendre la peine de donner régulièrement des nouvelles. Peut-être qu'on aurait dû leur expliquer... Mais j'ai déjà eu assez de mal à balancer la vérité à mes parents et à Shawna. J'ai tout raconté. Absolument tout. Notre séquestration, ce que j'ai fait à la gamine, les tortures, la ferme. Les cauchemars, les nuits sans sommeil... J'ai cru que ma sœur allait faire un malaise. Ma mère sanglotait. Mais il fallait bien que j'explique pourquoi j'avais disparu de la circulation, pourquoi je rentrais que maintenant, pourquoi j'étais clairement au bout de ma vie... Recommencer avec les gamins, c'était pas la peine. Ils m'en ont voulu de les avoir abandonnés, vraiment. Jackson aussi. Mais à ma trahison forcée s'est ajoutée ma relation avec Milo. Ça, je ne l'ai pas caché. Nos parents n'avaient rien dit, préférant que je le fasse moi-même. Alors je l'ai fait. J'ai pas honte de notre histoire, j'ai pas honte d'être amoureux de lui, qu'importe si c'est un garçon. Je voyais pas le problème. Et je le vois toujours pas. Mais visiblement, lui en voit un. Je m'en suis pris plein la gueule. Quinze jours à me faire insulter à moitié pour quelque chose qui ne le regarde même pas, c'est difficile. Sincèrement. Ma mère a bien tenté de m'expliquer que c'était dur pour lui parce qu'il me voyait comme un exemple et que m'éloigner de ses « normes » m'avait fait tomber de mon piédestal. Parce que c'était pas dur, pour moi, peut-être ?! On a vécu l'Enfer pendant un an et il est même pas foutu de me laisser tranquille pour les deux pauvres semaines que j'ai à passer chez moi, sérieusement ?! Il n'a fallu que trois jours pour que ça dégénère et qu'on en vienne aux mains. Je sais très bien que je n'ai pas fait beaucoup d'efforts mais j'avais pas le courage de supporter sans rien dire. Le reste des vacances, c'était des embrouilles à chaque fois qu'on se croisait... Et puis je dois bien reconnaître que pendant quasiment dix jours, j'étais convaincu de ne pas y retourner. Pourquoi faire ? Pour que ça recommence ? Non merci !

Et puis un après-midi où j'avais refusé de me lever, Patrick était grimpé sur mon lit pour me « forcer à évacuer un peu ». J'avais rien à dire. Si j'avais pas parlé aux psychomages, c'était pas pour le faire avec lui. Pourtant, il a fini par avoir gain de cause. Juste un peu. « Je vis avec ta mère depuis des années, alors tu peux dire ce que tu veux, je sais reconnaître quelqu'un qui va pas bien. T'es fatigué, d'accord, mais y'a pas que ça. » Il n'en a pas fallu plus pour que je fonde en larmes, pour la première fois depuis le bal. J'ai accouché du reste. Les coulisses du massacre, la rupture, les morceaux difficiles à recoller, ce que l'école me rappellerait si j'y retournais, le manque... Surtout le manque. C'était déjà difficile quand il était là, honnêtement, mais je vivais plus que pour les nouvelles qu'il daignait me donner. Je m'efforçais de me répéter que ça finirait par passer, que le temps de retrouver ma vie d'avant et ce serait bon. Sauf que je foutais pas le nez dehors, ce qui ne pouvait pas être plus éloigné de « ma vie d'avant ». Alors plié en quatre pour éviter de se manger le plafond, sa main tapotant ma jambe toutes les deux minutes dans un geste maladroitement paternel, il a essayé de trouver une solution. « Notre proposition tient toujours, si vous voulez passer quelques jours ensemble ici. » J'ai prétendu qu'il avait envie de rester auprès sa famille, ce qui était normal, et qu'on se retrouverait jamais en ayant toujours quelqu'un dans nos pattes (ce qu'il a balayé d'un geste en me rappelant qu'on pouvait rester là pendant que tout le monde partirait chez les grands parents) mais en réalité, je n'avais pas le cœur à le présenter à qui que ce soit ni à le faire entrer « dans mon monde » pour l'instant. Je ne savais pas vraiment ce qu'il en était, on restait en contact mais au-delà de ça... Et même encore maintenant, je ne suis sûr de rien. J'ai peur de cette rentrée, peur de ce qu'il adviendra de nous... Devant mon manque évident de bonne volonté à arranger la situation ou m'ouvrir davantage, il m'a laissé tranquille, quittant la chambre non sans préciser au passage que peut-être que « nous » ça ne fonctionnerait plus mais qu'à attendre seulement que ça meurt sans rien faire, je le regretterai et que ça serait dommage d'en arriver là. Je sais qu'il a raison. Et ça m'a forcé à réfléchir. Je voulais pas qu'il vienne, c'était un fait, j'étais plus prêt pour ça, mais je pouvais pas juste attendre. S'il ne faisait rien, il fallait que je le fasse à sa place. Je me suis senti mal, deux jours plus tard, quand j'ai dû demander à mon beau-père si ça le gênait pas que je lui demande de venir à Londres à sa place. Il m'a assuré que non, que c'était une bonne idée et qu'il espérait qu'on s'amuserait. Mais tout de même. Je sais que ça lui a fait un peu de peine, c'est le seul moment que je lui accorde vraiment depuis sept ans, et voilà que je le lui enlevais...

Enfin qu'importe ! C'est comme ça que je me suis retrouvé embarqué dans cette histoire. À atterrir dans un jardin plein de souvenirs avec le cœur incroyablement lourd et malgré moi l'envie de faire demi-tour. J'ai même pas eu le courage de promettre que je reviendrai aux vacances pour calmer les larmes de Aoibheann ou assurer à Shawna que j'écrirai plus souvent. Parce que j'en sais rien. J'ai claqué la porte avec la sensation désagréable que ce serait la dernière fois que je mettrai les pieds dans cet immeuble. C'est particulièrement douloureux de s'éloigner de chez soi quand on ne le veut pas vraiment, quand on s'en sent presque forcé. J'avais pas envie de partir. Je voulais retrouver Milo comme on l'avait convenu, passer ces quelques heures ensemble, mais je voulais aussi réintégrer ma chambre et récupérer ma place dans cette famille à laquelle je tiens plus que je ne le pensais. Mais finalement, le poids s'est allégé un peu quand j'ai vu la porte s'ouvrir avant même que j'ai pu arriver jusqu'à elle. Il m'attendait. Genre vraiment. Il attendait derrière une fenêtre ou un truc comme ça. C'est juste adorable. J'avoue que je me suis senti important, sur l'instant, ce qui n'était pas arrivé depuis un bail ! Et si je m'attendais à ce qu'il garde ses distances, parce que sa famille, parce que la bienséance ou je ne sais quoi, il en a rien fait. Il m'a offert des retrouvailles dignes des films les plus romantiques de l'histoire du cinéma, me forçant à lâcher brusquement ma valise à mes pieds alors qu'il me sautait dans les bras. C'est à ce moment-là, alors que je l'ai serré fort contre moi, que j'ai su que j'avais fait le bon choix. Pour cette journée, pour avoir tout quitté, pour y croire encore assez pour m'accrocher... Après, c'est définitif, je me sens particulièrement ridicule dans son environnement. Rencontrer sa famille ne fera certainement pas partie des plus beaux souvenirs de ces vacances. J'ai jamais eu aussi peur de faire quelques chose de travers. Normalement, je me fiche éperdument de ce que les gens pensent de moi quand j'ai pas d'intérêt direct dans l'affaire et je suis assez sans-gêne pour qu'on garde sur moi un regard aussi mal à l'aise qu'un peu réprobateur mais alors là... J'osais pas bouger, tournais sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler et priais pour que ça se termine vite. Mais j'ai survécu ! Il ne me reste plus qu'à croiser les doigts pour ne pas avoir fait de bourdes. Vous imaginez s'il a plus le droit de me revoir après ça ? Ou si on me déteste comme on déteste sa meilleure amie ?

Toujours est-il que le reste de notre matinée a été bien moins éprouvante. Un peu étrange au début, je reconnais... Une certaine intimidation en découvrant notre chambre. C'est que ça fait une éternité qu'on a pas passé la nuit ensemble... J'ai eu l'impression d'être un adolescent qui voyait son enfance s'éloigner pour la première fois, c'était bizarre. J'ai eu soudainement hâte d'être à ce soir. Et puis le regard des gens a été un peu perturbant au tout début. Je suis habitué à avoir à faire à celui de nos camarades de classe mais généralement, tout le monde avait mieux à penser qu'à notre couple. Mais là, sa main dans la mienne en pleine rue ne passe pas systématiquement inaperçue... Et la réaction de Jackson m'a un peu refroidi, il faut bien l'avouer. Alors il m'a fallu un moment, une bonne heure je crois, pour en faire abstraction. Ce qu'on peut bien en penser, finalement je m'en fiche. Je suis content d'être là, avec lui. Je suis fier de montrer à qui veut le savoir que c'est mon copain. Et les autres doivent juste être envieux, voilà tout. C'est pas tout le monde qui peut sortir avec un canon pareil ! Après des courses rondement menées, on s'est posés pour déjeuner. Et le coude sur la table, le menton dans la main tandis que l'autre caresse doucement ses doigts, je le regarde terminer de manger sans penser une seule seconde que mon insistance pourrait être gênante. J'ai un peu de mal à réaliser qu'on est là, ensemble. Qu'on a quitté Poudlard et que, malgré tout, notre couple peut avoir une existence réelle en dehors du château. Cette pensée me tire un sourire idiot. « Tu as envie de commencer par quelque chose en particulier ?! » Je me redresse et le lâche enfin pour m'étirer légèrement. Je hausse les épaules. Je suis pas doué pour les programmes. J'ai tendance à préférer faire un peu ce qui me passe par la tête au moment où j'y pense. M'arrêter au hasard parce que ça a l'air cool sans savoir ce qui m'attend. Vivre au jour le jour tout le temps, quoi... C'est mal, sûrement, enfin pas génial en tout cas mais je fais avec... « J'veux trouver une carte postale pour le troupeau, et si on peut, l'envoyer avant la relève du courrier. C'est la première fois que je pars tout seul, faut au moins leur envoyer un souvenir ! » Je ne peux m'empêcher de rire discrètement. C'est vrai que le plus loin que j'ai fait, c'est Dublin... Enfin non, Malahide l'an dernier, avec Bella. Mais c'est à peu près la même chose, à quelques kilomètres près. Là, c'est le bout du monde, au moins ! Ça me fait plaisir que mon premier « vrai voyage » se fasse avec lui. Je trouve que c'est une jolie façon de recommencer. « Mais sans quoi, non... T'as prétendu connaître la ville alors si tu crois pouvoir te défiler maintenant, tu te fourres le doigt dans l'œil, mon ange. » Moi, j'ai juste prévu de le suivre, de jouer le boulet sans trop avoir à me forcer. Et s'il veut pas décider, on prendra une rue au hasard et on verra bien où ça mène...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 6 Aoû - 11:16




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan

Une de mes mains est logée dans la sienne tandis que l’autre porte la nourriture à ma bouche. Je suis long, c’est affreux. J’ignore depuis quand il a fini de manger, mais je mets un temps infini à finir cette assiette. Je n’ai jamais été le plus rapide pour manger, c’est un fait, mais ces temps-ci plus que d’ordinaire. Manger ne me tente jamais vraiment, je le fais par pur besoin physiologique. Ma psy m’a dit que ça finira par passer, qu’une fois que j’irai un peu mieux, je retrouverai le plaisir des saveurs. Mais pour le moment je ne le fais que pour survivre, plus que pour vivre. Pourtant c’est très bon, il n’y a rien à dire, mais je n’ai juste pas faim. Mais je ne dis rien et je ne laisse rien paraître. Un sourire illumine mon visage, chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps. Une éternité à mes yeux, pour être honnête. Depuis qu’il a transplané dans mon jardin, je ne peux m’empêcher de me sentir bien, plus heureux. Nos retrouvailles ont dû être bien ridicule pour ma famille mais moi je m’en fous. Au diable les manières quand il s’agit de lui. Il ne me connaît pas comme le docile petit Archibald, mais comme Milo, simplement Milo. Je ne veux pas jouer le petit nobliau avec lui sous prétexte que ça fera plaisir à ma famille. Je ne vais pas vous mentir, cette première rencontre me stressait un peu. Nous ne nous étions pas vu depuis 15 jours, notre couple n’était pas forcément au mieux, alors le présenter à ma famille dans ces conditions étaient un peu difficile. Peut-être que ce serait la seule et unique fois qu’ils le rencontreront parce que notre couple ne survivra pas à cette année. Je ne voulais pas rajouter une pression supplémentaire à Dan ou le mettre dans une situation inconfortable. Mais après réflexion je me suis dit que même si c’était la seule fois où ils se verraient, au moins ils l’auront rencontré. Mon premier amour, mon unique amour j’espère, ce n’est pas une rencontre à laquelle on passe à côté. Je l’ai serré dans mes bras, sans vraiment réfléchir, parce que j’en avais envie, parce qu’il m’avait manqué, parce que le voir là, tenant sa promesse, ça comptait beaucoup pour moi. Je sais que ça a dû être difficile de quitter sa famille pour passer sa dernière journée avec moi et que le retour à Poudlard ne doit pas l’enchanter. Mais il est là et c’est le plus important. Et quand j’ai senti ses bras me serrer, j’ai su que j’avais eu la bonne réaction. Il est important qu’il sache que je suis content de le voir, content qu’il soit là et content de pouvoir passer cette journée avec lui. Ce n’est pas une simple journée banale dans notre quotidien, c’est une promesse d’un demain meilleur, j’en suis persuadé. J’ai fait en sorte qu’on reste le moins longtemps possible avec ma famille, prétextant qu’on avait un planning chargé. J’ai menti, c’est vrai, mais je m’en moque, pour une fois ça en valait le coup. Personne ne nous a rien dit et on nous a laissé partir, je suppose donc que ma grand-mère ne l’a pas détesté. Mais l’a-t-elle apprécié ? Je le saurai dans sa prochaine lettre.


Le reste de la matinée est passée vite. On est passé 2 fois à l’hôtel et les 2 fois ça m’a fait un peu bizarre. C’est quand même la première fois qu’on va dormir ensemble en dehors de Poudlard, sans surveillance, sans interdit, sans que personne ne vienne nous déranger. Et surtout, ça sera la première fois depuis 2 mois qu’on va dormir ensemble. Je veux dire vraiment ensemble, pas uniquement cote à cote dans une chambre surpeuplée avec nos mains qui s’enlacent pour nous donner l’illusion qu’on dort ensemble. C’est bête à dire mais j’ai presque l’impression que ce sera la première fois qu’on va dormir ensemble, qu’on va partager le même lit. Alors que pas du tout, loin de là même. C’est aussi perturbant que grisant. Que ce soit au Chemin de Traverse ou dans Londres, je n’éprouve aucune difficulté à lui donner la main en public. Pour moi, il n’y a aucun problème, bien au contraire, c’est même plutôt une fierté. Je suis avec lui. Pas seulement en tant qu’ami, mais en tant que petit-ami. Il est à moi et je suis à lui. Les autres n’existent pas. C’est vraiment une sensation agréable. Je remarque quelques regards, certains désapprobateurs, mais des gens stupides et rétrogrades, ils y en a beaucoup, d’autres souriants ou amusés, mais dans l’ensemble, on passe plutôt inaperçu dans la rue. On est à Londres, ils en ont l’habitude. On peut voir de tout ici, surtout du n’importe quoi, alors un jeune couple d’adolescents amoureux, c’est presque la norme dans certains quartiers. Après le Chemin de Traverse, on va manger un morceau. Je me sens bien, il est là, je retrouve son regard amoureux posé sur moi et dieu sait que ça m’avait manqué. Il peut me regarder comme ça toute sa vie, ça ne me pose aucun problème, bien au contraire. Je lui demande ce qu’il veut faire en premier et il me répond qu’il veut acheter une carte postale pour sa famille et que l’idéal serait qu’elle parte avant la relève du courrier. Je hoche la tête, ça ne devrait pas être bien compliqué à trouver, ils en vendent partout. « Une carte postale ?! T’es exigeant et difficile …. ou veux-tu qu’on trouve ça ?! » Lui dis-je en le voyant s’étirer. Je prends un ton exagérément désapprobateur pour l’embêter un peu. Mais je ne tiens pas longtemps, jamais, je suis incapable de tenir mon rôle plus de quelques secondes. Je pose ma fourchette, je suis calé. « Mais bon … pour toi j’arpenterai Londres jusqu’à trouver le Graal !! » Au moins. Il suffira certainement de traverser la rue pour rentrer dans la première boutique venue pour trouver des cartes. Le temps qu’il écrive quelques mots, ça nous tiendra … 10 minutes, grand max, ça devrait être gérable sur le planning. Quand il reprit la parole, ça m’arracha un nouveau rire. Il m’appelle mon ange quand il veut, même si ça peut paraître un peu ridicule. C’est toujours mieux que des reproches et un froid polaire, autant être honnête. Je m’étire à mon tour avant de poser mes deux coudes sur la table. « Je vois que tu as bien mangé … un peu d’exercice ne te ferait pas de mal. Je ne voudrai pas que tu grossisses par ma faute mon amour … » Lui dis-je d’un ton taquin. Autant commencer par ma surprise, au moins une des deux idées que j’avais en tête. Si jamais il en avait marre après la première, je ne lui imposerai pas la seconde. J’ai hésité longtemps, parce que les deux idées étaient intéressantes, mais je ne voulais pas le partager et profiter de notre tranquillité au maximum, alors j’ai fini par opter pour la seconde idée en espérant qu’il aimerait. Au pire il me foutrait à l’eau et m’abandonnerait à mon triste sort …



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Archibald Milo de Baskerville
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 6 Aoû - 15:25


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Honnêtement, je ne sais pas du tout ce qu'on va faire de notre journée. On va aller au cinéma, ce soir. Et puis voilà. Le reste, c'est le flou total. Et je m'en fiche particulièrement. Je ne lui ai pas demandé de me tenir compagnie pour faire des trucs de ouf ou suivre l'itinéraire du parfait touriste. C'est pas que je veux pas, hein, juste qu'il y a plus important. Je crois que je voulais juste comprendre et me prouver que ça pouvait potentiellement fonctionner en dehors de l'école. En dehors de l'Enfer qu'était l'école, pour être exact. Je veux que ça fonctionne. Et jusque là, tout me donne raison. Peut-être que c'est pas aussi fluide et naturel que ça aurait pu l'être avant cette fin d'année. Je sais pertinemment qu'il y a des sujets à ne pas aborder et j'essaye de faire attention à ce que je dis depuis ce matin, mais ça reviendra. Un jour. Pour l'instant, il faut juste faire avec les petits désagréments de notre éloignement. Mais ils disparaissent les uns après les autres. Je ne me sens plus gêné en sa présence. Les blancs de nos conversations ne me font plus frôler la dépression. Et j'accepte lentement de croire à nouveau à sa sincérité. Sans certitude aucune, histoire de pas tomber de trop haut si quelque chose venait encore à foirer, mais ça ne me semble plus totalement impossible qu'il pense vraiment ses déclarations et ait autant envie que moi de chaque câlin ou de chaque baiser que nous échangeons. Y'a du mieux, vraiment. Ma vie reprend son cours normal avec mille et une précautions. Elle recommence à tourner autour de lui, autour de nous, et quand bien même je sais que c'est la pire idée du monde, je cherche pas à faire changer quoi que ce soit. Ça me rassure trop pour ça. Je dois avoir l'air débile à le fixer en permanence, à sourire dès que son regard croise le mien ou que sa main serre la mienne. C'était une bonne idée, cette journée, je crois. Sans vouloir me jeter de fleurs, bien sûr. « Une carte postale ?! T’es exigeant et difficile… où veux-tu qu’on trouve ça ?! » Je lève le nez d'un air faussement boudeur et détourne les yeux. « Tsss, si t'es même pas fichu de savoir où trouver ça, je crois que je me suis fait salement arnaquer niveau guide touristique. » À quelques tables de nous, deux filles sont en train de glousser en se montrant des photos sur un téléphone, des assiettes à peine touchées attendant patiemment devant elles. Je les regarde sans vraiment les voir, juste pour faire semblant de bouder deux secondes de plus. Et quand bien même je reconnais qu'elles ne sont pas vilaines, je réalise que je m'en fiche. Que je n'ai aucune envie d'attirer leur attention ou d'aller m'installer à côté d'elles comme je l'aurais fait avant. Elles sont juste là et ça me fait ni chaud ni froid. C'est bête mais ça me fait quelque chose. De me rendre compte que je tiens beaucoup trop à lui pour avoir ne serait-ce qu'envie de jouer avec la première greluche qui passe. « Mais bon… pour toi j’arpenterai Londres jusqu’à trouver le Graal ! » Sa remarque me tire un sourire. Qu'est-ce que vous voulez que je boude avec des phrases comme ça, aussi ! Il prend pas trop de risques, je suis sûr qu'on va trouver ça dès qu'on sortira de là mais tout de même. Ça fait toujours plaisir à entendre. Et dans le fond, je suppose qu'il y a une part de vrai. Il a quand même passé une semaine à dormir sur une chaise, juste pour moi. « Ah oui ? Alors si je dis que je veux un éléphant rose de compagnie, par exemple, on reste là à arpenter Londres jusqu'à ce qu'on le mette la main dessus ? » C'est simplement pour information, évidemment. Tout le monde sait bien que je n'oserais jamais louper ce maudit train... Mais ce serait intéressant, malgré tout... Est-ce qu'on serait capable de vivre ensemble ? Est-ce qu'on se supporterait ? Est-ce qu'on arriverait à se débrouiller ? J'aime à penser que oui. J'enchaînerais les jobs de merde pour lui laisser la possibilité de faire un truc bien de sa vie, on partagerait un appart' miteux en rêvant du jour où on aurait mieux... C'est stupide, évidemment. Il a seize ans et notre couple n'en a même pas un (et déjà des ombres oppressantes planent au-dessus de lui) mais... Mais je crois que ça me plairait. Faire comme si tout allait bien et tout plaquer pour jouer les adultes à ses côtés. Ignorer les dangers et braver le destin. Parce que dans le fond, peut-être que ça fait juste quelques mois qu'on est ensemble mais la vie de couple, on connaît un peu. Bien sûr je sais que c'est pas exactement la même chose mais on a vécu le pire, dans cette chambre, le reste nous paraîtrait simple à côté, non ? La routine, les responsabilités, tout ça... Je suis sûr qu'on saurait y faire face, même maintenant. Ouais... J'aimerais bien...

Je mets à mal ses espoirs de me voir prendre la direction de notre journée mais ça n'a pas l'air de le gêner plus que ça. Il rit, ça me fait sourire. J'aime son rire. J'ai toujours aimé son rire. Mais je crois que c'est de pire en pire avec le temps. Tout a été tellement mal que, forcément, maintenant c'est devenu presque un trésor. Mon cœur s'excite un peu. « Je vois que tu as bien mangé… » Je hausse les épaules, pas certain de là où il veut en venir. On dirait un peu une mère qui félicite son gosse difficile. Mon alimentation est devenue anarchique ces derniers temps. J'ai passé les dernières semaines à la ferme à bouffer en permanence, sûrement pour trouver un réconfort quelque part j'imagine (tous les psys des émissions télé balancent des trucs du genre, il doit y avoir une raison) et c'était tout l'inverse quand je suis rentré. Il fallait déjà batailler pour que j'accepte de quitter mon lit alors me tenir à table tout un repas relevait du miracle. Généralement, je passais mes nerfs sur Jackson après une remarque ou un regard de travers et je retournais m'exiler. C'est que je voulais juste qu'on me laisse tranquille. J'avais pas envie de parler, de sortir, ni de les voir, j'avais pas faim ni rien. Juste sommeil. Tout le temps. Ce qui ne m'empêchait pas de passer mes nuits à fixer les étoiles phosphorescentes collées au plafond... Là, ça va. J'ai fait un effort. Un vrai. Je veux que cette journée soit aussi parfaite que possible, qu'on se réveille demain matin sans rien regretter. Et l'inquiéter ne fait pas partie des choses possiblement parfaites. « Un peu d’exercice ne te ferait pas de mal. Je ne voudrais pas que tu grossisses par ma faute mon amour… » Sa remarque m'arrache un rire aussi surpris que choqué. Non mais je lui permets pas ! Je lève les yeux au ciel et m'adosse contre ma chaise, les bras croisés sur le torse, mettant un maximum de distance entre lui et moi. Ah ouais, il veut jouer à ça, hein ? « Bah vas-y, dis tout de suite que je suis énorme, te gêne pas. » Je sais que c'est faux. Je veux dire, rien a changé. Mais le reflet du miroir que j'appréciais pourtant me dérange maintenant. Juste parce que je sais ce qui se cache sous mes vêtements et que je ne le supporte pas. Trop de mauvais souvenirs que je suis obligé de voir à chaque fois que je prends ma douche, trop de moments au-dessus desquels je n'arrive pas à passer... Peut-être que c'est juste trop tôt mais j'ai l'impression que ça fait une éternité que ça dure. Une éternité que chaque heure de sommeil vire au cauchemar, que j'essaye de me raccrocher à une vie qui se barre en ruines, que l'horreur qui me zèbre le ventre depuis deux mois déjà me file la nausée à chaque fois que mon regard s'arrête dessus... « Mais je note. Je te plais pas. J'ai compris. » Je feins d'être vexé mais, même si je fais semblant, je sais que ça m'inquiète un peu, en réalité. Qu'il puisse un jour se demander comment il a pu être attiré par moi. Que je finisse par le dégoûter. C'est pas impossible... Bien au contraire. « J'm'en fous, de toute façon. T'es juste là pour me faire visiter, c'est pas comme si tu m'intéressais. » Mon sérieux ne tient pas longtemps et je finis par grimacer dans l'espoir vain de retenir un sourire. Bah non, il m'intéresse pas, évidemment. Tout le monde le sait. Je n'ai pas du tout d'yeux que pour lui, je ne rêve pas du tout que de lui, je n'ai pas du tout l'impression que c'est le garçon le plus magnifique de l'univers. Pas. Du. Tout. « Plus sérieusement, j'aurais préféré qu'on attende de rentrer à l'hôtel pour l'exercice... » Je lui adresse un clin d'œil exagérément aguicheur alors que, dans le fond, je ne le pense pas vraiment. Je n'ai pas envie de lui sauter dessus et si j'ai hâte qu'on se glisse sous les draps, c'est seulement pour m'endormir enfin contre lui. Peut-être que ce serait le seul vrai moment d'en profiter mais... Mais ça me met mal à l'aise juste d'y penser... Je me contente seulement de jouer, rien de plus. D'agir le plus normalement du monde quand bien même ça ne mènera à rien. « Mais soit. Quel est le programme ? » Parce que s'il envisage qu'on se bouge, c'est tout de même qu'il a une idée derrière la tête, non...?
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 6 Aoû - 16:55




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan

« Guide touristique ? Attends, avant de râler, aligne le cash et on pourra parler business. Je te montrerai tout ce qu’il y a à voir à Londres d’intéressant sans problème et crois moi, tu ne seras pas déçu de ta visite ... » Dis-je d’un ton faussement prétentieux. J’avais déjà entendu ce genre de propos dans les films que mon frère regardait, mais il était évident que ça jurait avec ce que j’étais vraiment. Mais c’était amusant de se faire passer pour quelqu’un d’autre, quelques secondes. Cela me donnait l’illusion que tout allait bien entre nous, comme si nous étions revenu à avant le bal. C’est faux, évidemment, mais ça ne faisait pas de mal de le croire quelques instants. J’avais regardé tout ce qu’il y avait à voir avant de venir, notant les adresses soignement pour qu’on puisse facilement se retrouver une fois sur place, mais de là à prétendre que je serai le meilleur guide de tous les temps, il y avait encore du chemin. Mais bon, ça ne fait pas de mal à l’égo de prétendre le contraire, ne serait-ce qu’un court instant. Entre les parcs, les musées, les quartiers cultes, la Tamise, les magasins, nous avions de quoi nous occuper toute la journée sans problème. Mais restait à savoir par quoi il voulait commencer et ce qu’il ne voulait surtout pas faire. S’il détestait les musées par exemple, il serait malvenu de l’entraîner au muséum d’histoire naturel, par exemple. Je tournais mon regard vers l’endroit qu’il regardait faussement boudeur et je tombais sur la table de deux filles, occupées avec leurs téléphones. Involontairement, je sentis une pointe de jalousie. Notre couple se porterait comme un charme, je lui aurais donné un coup et lui aurais dit d’un ton jaloux qu’il ne devait surtout pas se gêner surtout et qu’il n’avait qu’à les rejoindre si elles étaient si intéressantes. J’aurai certainement mêlé une pointe d’amusement à ma crise de jalousie, pour ne pas faire de scène inutilement, même si ça aurait été certainement plus fort que moi. Mais là, je ne dis rien, gardant pour moi ma jalousie et tentant de passer au dessus. Rien ne prouvait qu’il les regardait vraiment elles, il pouvait juste fixer un point au dessus d’elles ou derrière elles. Mais je ne pouvais pas non plus lui en vouloir, elles étaient plutôt jolies, peut-être son style, je ne sais pas. Peut-être que ces 15 jours lui avaient donné à réfléchir et qu’il commençait à se dire que les filles lui manquaient ou alors que je l’attirais moins qu’avant. En même temps je dis ça mais j’ai sa main logé dans la mienne et les regards qu’il m’a lancé depuis qu’on s’est retrouvé prouvent quand même le contraire. Je sais que je ne devrais pas me torturer avec tout ça, mais je ne veux juste pas qu’il me quitte, ni pour quelqu’un d’autre, ni parce qu’il n’a plus envie d’être avec moi … Je braque de nouveau mon regard vers lui, comme si de rien n’était, même si j’aurais préféré qu’elles disparaissent toutes les deux.


Je lui dis que je serais prêt à arpenter tout Londres pour trouver ce qu’il cherche et il me taquine en me demandant quelque chose d’impossible. Un éléphant rose de compagnie ? Sérieusement ? Pourquoi pas, je ne suis pas là pour juger les goûts et les envies des autres, même si les siens sont franchement suspects. « C’est bien, t’as pas trouvé l’animal le plus discret au monde. Je suis sûr que tout le monde va A-DO-RER. » Je ne dis pas clairement “Poudlard”, parce que je n’ai pas envie de parler de ça. Rien que le nom me donne des frissons et la nausée alors ça ne sert à rien de se faire du mal pour rien. Mais l’idée reste là, demain on repart là bas, je suppose donc qu’ils seront les premiers concernés. Mais bon, des éléphants roses dans le coin, ça ne doit pas courir les rues … ni ici, ni ailleurs d’ailleurs. Je prends un air sérieux et prend quelques instants pour réfléchir. « Tu connais un sort pour colorer un animal ? Sinon, il y a la méthode moldue de prendre un … plusieurs pots de peinture rose, de filer au zoo, de voler un éléphant et de le peindre en rose. Je doute qu’il apprécie l’initiative, mais si ça peut te faire plaisir alors, je suis prêt à devenir un hors-la-loi !! » Voler un éléphant, très discret n’est-ce pas. Et le peindre en rose encore plus. Si on prend un éléphanteau, on aura certainement plus de chance pour le dresser afin qu’il devienne l’éléphant de compagnie de Dan. Par contre je doute que l’école soit ravie de l’accueillir dans ses murs. Mais il y a quand même de l’espace à l’extérieur, on devrait quand même pouvoir trouver une solution. Il faudra lui recréer son environnement naturel pour ne pas qu’il meurt de froid, mais je suis sûr que ça pourrait être possible. Je me doute qu’il ne pensait pas sérieusement à ce que je lui réponde ou alors il ne s’attendait pas à cette réponse. Un éléphant rose ne se trouve pas dans la nature, l’idée était certainement de rester à Londres, le temps de le trouver, c’est à dire toute la vie. Notre vie à Londres. En soit c’est plutôt une idée plaisante, mais pas dans l’immédiat. Qu’est-ce que vous vouliez qu’on ait comme vie ici maintenant ? Certes, il est majeur, mais pas moi. Je viens à peine de passer mes BUSEs, difficile de trouver un travail avec si peu de bagage. Et puis je ne suis pas des masses débrouillards, autant qu’on se le dise, j’ai grandi avec une cuillère en argent dans la bouche. J’ai vécu avec des domestiques, me retrouver à devoir tout faire moi-même, ça risque d’être la catastrophe. Mais pour lui, ne serais-je pas prêt à tenter le coup ? Si … mais pas maintenant. Je sais que sur le coup on trouverait ça bien et on aurait l’impression de revivre. Mais quel avenir on aurait ? Sincèrement je l’ignore. J’ai envie de faire de grandes choses, c’est un peu égoïste de ma part, mais c’est vrai. J’ai envie de construire un monde meilleur et ce n’est pas en quittant l’école à 16 ans que je vais y parvenir. Alors oui, je serais capable de le faire et je ne dis pas qu’on ne serait pas heureux, mais si j’ai le choix, je préfère qu’on attende quand même un peu.


Je ne pensais pas être capable de rire sincèrement avant longtemps, pourtant il me suffit d’être avec lui et tout me revient naturellement. Je ne dis pas que je vais parfaitement bien et que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais sincèrement, actuellement, je ne me suis jamais senti aussi bien qu’aujourd’hui. Et j’ai envie que ça continue. Au diable ces filles, ma jalousie, Poudlard ou ce qu’on a vécu. Je veux juste profiter de l’instant présent, point. Je lui dis qu’il a bien mangé et que faire un peu d’exercice ne lui ferait pas de mal. Il rit, surpris et amusé. En même temps il y a de la marge avant qu’il soit considéré comme gros. Là je dirai qu’il est entre … parfait et rien à changer. A quelques kilos près. Il s’adosse contre sa chaise, s’éloignant de moi. Non, reviens moi. Il se trouve à quelques mètres de moi, une simple table nous sépare, mais j’ai l’impression que c’est un monde, je n’aime pas ça. Pourtant je ne dis rien et le regarde faire. Il boude et est vexé, pauvre petite chose fragile, j’ai touché à son égo. Je le fixe avec un petit sourire amusé. Enorme ? Le mot est faible, cela va s’en dire. J’ai envie de lui dire tellement de choses, pour plaisanter. J’ai envie de le regarder, un peu gêné et lui dire que je ne voudrai pas le vexer mais le serveur a été à deux doigts de lui proposer une deuxième chaise pour s’asseoir … J’avais aussi pensé lui dire qu’il était un peu serré dans ses vêtements, qu’il allait falloir qu’il prenne une taille ou deux au dessus. Voire même, taquin, prétendre que j’attendais qu’il grossisse encore un peu pour avoir enfin une vraie raison pour le larguer et retomber dans les bras d’un bel éphèbe … ou d’une belle fille, au choix. C’est vrai, j’ai pas signé pour ça, je ne suis pas tombé amoureux de lui avec autant de poids, il ne fait aucun effort, tout ça tout ça. Mais je garde tout ça pour moi, parce que j’ai peur qu’on ne soit pas encore arrivé au point où on peut vraiment plaisanter de tout et parler de rupture ne serait définitivement pas l’idée du siècle alors que c’est vraiment la dernière chose que je veux. Alors je pose mes mains sur la table et je le fixe droit dans les yeux, amoureusement. « Enorme … au moins tout ça. » Dis-je en plaisantant. Il rajoute qu’il note qu’il ne me plait pas. C’est tellement loin de la vérité « Tu pourrais faire 110 kgs que tu serais toujours le plus beau à mes yeux. » On ne va pas se mentir, plastiquement il est parfait. Il est grand, plutôt bien bâtit, avec des yeux magnifiques et une très belle tignasse. Il prend soin de lui et sait jouer de ses charmes pour parvenir à ses fins. Mais même si j’aime tout ça, je l’aimerai tout autant avec des poignées d’amour, parce qu’il aura toujours un sourire à tomber et un regard qui m’emporte dans un autre monde. J’aime le son de sa voix, entendre l’écho de son rire, ses bras protecteur. J’aime écouter la mélodie de son coeur et sa respiration quand il dort. J’aime quand il glisse ses doigts dans mes cheveux ou laisse courir ses lèvres sur mon corps. Je l’aime juste lui, avec des kilos en trop ou une cicatrice.


Toujours boudeur, il prétend qu’il s’en fout, que de toute façon il n’était pas là pour moi mais pour visiter, que je ne l’intéressais pas. Je ris et m’éloigne à mon tour de la table, croisant les doigts faussement boudeur. « Je vais te perdre dans Londres, tu vas vite comprendre ta douleur. » Lui dis-je d’un ton faussement menaçant. Il aura plus de chance de s’y retrouver que moi. J’ai un sens de l’orientation catastrophique, même quand je sais où je vais, c’est pour dire. Il reprend la parole en me disant qu’il aurait préféré attendre qu’on soit de retour à l’hôtel pour l’exercice. Je ne peux m’empêcher de rougir légèrement. Je sais qu’il plaisante, mais il n’empêche que ça ne me laisse pas indifférent. Même s’il ne se passe rien ce soir et qu’on se contente de finir blottit dans les bras l’un de l’autre, ça n’empêche pas que cette fausse proposition ne me laisse pas totalement indifférent. Qui le serait ? Un mec comme lui qui fait des avances, tu ne restes pas indifférent, tu lui demandes où et quand. Mais même si ça ne me laisse pas indifférent, je sais que j’aimerai tout autant pouvoir juste me blottir dans ses bras, comme avant, parce que ça me manque et que j’ignore quand on pourra le faire. J’aurai l’impression d’être de nouveau à la maison. « Il faut bien que tu t’échauffes un peu, je ne voudrai pas que tu te fasses un claquage. » Il me semble que c’est le terme adéquat en sport, mais je n’y connais pas grand chose dans le domaine. Et puis entre ce que je lui réserve et une partie de jambe en l’air, ça n’a rien à voir, mais ce n’est pas grave, c’est pour la plaisanterie. C’était juste l’idée de se mettre en jambe, rien de plus. Il me demande quel est le programme et j’esquisse un sourire « Ca dépend. Est-ce que tu veux avoir la surprise jusqu’au bout et je t’emmène sans rien te dire ou tu préfères que je te le dise maintenant pour trouver une bonne excuse pour ne pas y aller ? » Non parce que pour être honnête j’ignore si ça va lui plaire. J’espère, mais je n’en ai pas la certitude. Si au moins ça le faisait rire, ça serait toujours ça de pris.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 6 Aoû - 19:32


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

On plaisante, comme si tout était normal. Est-ce que c'est pas surtout un moyen efficace d'éviter d'avoir à aborder des sujets sérieux et, forcément, dangereux ? Honnêtement, je crois que si. On plaisante parce que c'est plus simple, parce que c'est plus agréable, parce qu'on risque rien. On plaisante parce qu'on l'a toujours fait, parce que c'était naturel entre nous, parce qu'on se raccroche à ce qu'on connaît. C'est rassurant, comme discussion. Léger. Un peu idiot. J'aime ça. Mais je l'aimerais plus encore s'il n'y avait pas tant à taire, si on plaisantait juste pour passer le temps. Je crois qu'il y aurait trop à dire, de toute façon. Ou trop peu... J'en sais rien. Je saurais pas par où commencer, de toute façon. Et puis, il se braquerait, je me braquerais aussi et on garderait le silence jusqu'à qu'on s'éloigne. Le train. Lui d'un côté. Moi de l'autre. C'est probablement ce qui nous attend. On s'embrassera, on se dira un « à tout à l'heure » qui ne renverra à aucun moment précis et on rejoindra nos amis. J'imagine. Même si je crois que je prendrai la fuite, s'il n'est pas là pour me retenir. Quitter le train avant qu'il se barre et rentrer à la maison. J'ai pas envie de retourner à l'école. Je le fais pour lui, parce que si je déserte, on se reverra jamais. Et il me détestera de l'abandonner aussi lâchement. Mais moi, ça me fait peur. J'ai plus rien, là-bas. Mes meilleurs amis sont partis, ma maison n'est plus qu'un lointain souvenir et mon avenir n'y a jamais existé. Je suis réaliste, ASPICs ou pas, ça ne changera strictement rien. « Guide touristique ? Attends, avant de râler, aligne le cash et on pourra parler business. Je te montrerai tout ce qu’il y a à voir à Londres d’intéressant sans problème et crois moi, tu ne seras pas déçu de ta visite... » Non mais écoutez-le, sérieux ! Il se croit dans la Mafia ou quoi ? Mais je quitte les filles de yeux, l'air sérieux, et je me prête docilement au jeu. Je sors de ma poche la monnaie qu'on m'a rendue quand j'ai acheté mes bouquins ce matin, soit une dizaine de Mornilles et quelques Noises. Il ne va pas aller loin, avec ça, le businessman ! Je pose le tout entre nos deux assiettes dans un bruit de ferraille et plante mon regard dans le sien, une lueur de défi y dansant tranquillement. « Parlons business, alors. » Tout ça pour une carte postale, quand même ! Heureusement que j'ai pas demandé la Lune !

Je ne mets pas longtemps à le faire. Et la Lune prend la forme d'un éléphant rose. Je sais pas ce que j'en ferai, très sincèrement, mais ça ne se trouve pas à chaque coin de rue, c'est bien tout ce qui m'intéresse ! « C’est bien, t’as pas trouvé l’animal le plus discret au monde. Je suis sûr que tout le monde va A-DO-RER. » Je hausse les épaules. Qui adorerait ? D'ici qu'on le trouve, on devrait avoir passé l'éternité ici, personne n'aura à supporter mon éléphant. Même pas nous ! « Tu connais un sort pour colorer un animal ? Sinon, il y a la méthode moldue de prendre un… plusieurs pots de peinture rose, de filer au zoo, de voler un éléphant et de le peindre en rose. Je doute qu’il apprécie l’initiative, mais si ça peut te faire plaisir alors, je suis prêt à devenir un hors-la-loi !! » L'amusement se dissipe et laisse place à une certaine déception. C'est stupide, je sais. Mais j'aurais aimé qu'il comprenne et qu'il me suive. Bien sûr, ce serait jamais arrivé, je suis pas complètement débile, on ne va pas tout plaquer pour vivre ici alors qu'on a pas de toit, pas de travail, que dalle. Mais tout de même... J'aurais aimé qu'il l'envisage, juste pour faire semblant. D'un autre côté, c'est normal qu'il n'en ait pas envie. Il faut être complètement con pour imaginer rien qu'une seconde rater sa vie seulement pour la passer avec un amour d'ado qui ne passera peut-être pas l'hiver... Je n'en laisse rien paraître et souris comme si j'appréciais l'effort. « Tu prendrais tant de risques ? Je suis flatté ! » Je m'évente légèrement comme si j'étais sur le point de me pâmer mais ne met pas bien longtemps à retrouver un semblant de sérieux. Je me fiche de l'éléphant, la seule chose que j'ai pu voir dans tout ça, c'est qu'il faut tirer un trait sur nos projets d'avenir idiots. Tant pis. J'imagine que je saurais faire avec... La suite garde le même ton léger. Je ne pense pas qu'il changera d'ici ce soir, de toute façon. C'est une valeur sûre. La promesse qu'on ne se disputera pas. Quand bien même on prendrait quelque chose mal, on pourrait toujours minauder qu'on plaisantait et ça devrait pouvoir sauver les meubles. Il ne se défait pas de son sourire. Il est beau. À chaque fois que mon regard se pose sur lui, c'est la même rengaine. Je ne me lasse pas de l'admirer. Il m'a affreusement manqué. Je devais avoir l'air d'une amoureuse désespérée à attendre au bord de l'agonie qu'il daigne me rappeler son existence. À chaque mail, à chaque coup de fil, je revivais littéralement. La joie de vivre incarnée. Et puis tout retombait quelques heures plus tard, quand les souvenirs de ces derniers mois parvenaient à chasser le bonheur qu'il me procurait sans le savoir. Ses mains se posent sur la table et ses yeux sur moi. Je me noie dans l'obscurité de son regard. Il a l'air amoureux, je me sens sourire incontrôlablement. « Énorme… au moins tout ça. » Je hoche la tête. Oui. Au moins tout ça. Du gras partout, beurk, dégueulasse. « Tu pourrais faire 110 kgs que tu serais toujours le plus beau à mes yeux. » Je ris à nouveau, gentiment moqueur. C'est mignon. Pas très crédible mais mignon.

En même temps, j'ai aucun mal à croire qu'il le pense vraiment mais sûrement parce qu'il sait dans le fond que ça n'arrivera jamais. Oh, je sais, on est à l'abri de rien mais tout de même. Il y a vraiment peu de chance que je me laisse aller à ce point-là. « Tu dis ça pour l'instant et le jour où ça arrivera t'auras tellement peur que je t'écrase que tu me fuiras, j'suis sûr. » Moi, honnêtement, je suis pas certain que ça ne changerait rien. C'est superficiel, dit comme ça, sûrement, mais c'est vrai... Je suis tombé amoureux sans réaliser qu'il me plaisait mais c'est un fait qu'il me plaît vraiment. Alors s'il grossissait un peu, ça changerait rien, c'est clair mais si son corps venait qu'à changer radicalement... Je dis pas que je ne l'aimerais plus parce que c'est celui qu'il est que j'aime et pas ce qu'il est mais... Mais je pense clairement que l'attirance serait morte. Qu'il ne serait plus « le plus beau à mes yeux ». Il y a de la marge avant d'en arriver-là, réellement, parce que c'est pas pour dix ou vingt kilos de plus que l'envie de poser mes mains sur lui se barrerait, c'est certain, mais je reste réaliste malgré tout. Notre discussion suit son cours tranquille. Je joue les pauvres choses vexées, il réplique. C'est amusant. On est doués, à ce jeu-là. Vraiment doués. « Je vais te perdre dans Londres, tu vas vite comprendre ta douleur. » Je hausse un sourcil dubitatif. Genre il me perdrait ! Comment voulez-vous que je lui fasse confiance, hein ?! Je plaisante, évidemment, mais quand même, c'est une idée horrible ! Je n'ai aucune envie qu'on me perde, ni ici ni ailleurs. Je veux qu'il s'accroche à moi pour être sûr que personne ne puisse nous éloigner, qu'il me cherche du regard si j'ai le malheur de faire un pas loin de lui... Certainement pas qu'il m'abandonne, probablement dans un coin sombre et glauque, à la merci de tous les détraqués des environs ! « Même pas peur, j'aurais qu'à transplaner à l'hôtel. » Sur quoi je lui tire vite-fait la langue, l'air de rien, comme un môme qui grimacerait loin du regard des adultes. Et puis il rougit face à mes avances et je culpabilise un peu. Est-ce que je viens de lui faire de faux espoirs ? J'espère pas... Ce serait nul et c'était pas mon but, loin de là. Parce que, moi, je sais que j'ai pas envie qu'il me touche. Enfin si, mais pas comme ça. Je veux pas qu'il me déshabille, je ne veux pas que ses yeux se baladent sur mon corps ou que ses mains s'aventurent sous mon tee-shirt comme elles le font tout le temps.

Et je m'en veux vraiment de ne pas espérer secrètement qu'il se laisse aller à me tripoter, comme n'importe quel copain du monde espérerait qu'il le fasse. C'est peut-être la seule nuit qu'on passera ensemble avant je ne sais pas combien de temps et je ne suis même pas fichu d'en attendre plus qu'une innocence que j'ai jamais vraiment connue... Je suis pathétique. Il mérite tellement mieux... J'ai peur de le décevoir, ce soir. Qu'il s'attende à ce que je lui saute amoureusement dessus alors que je sais très bien que j'en serai incapable. Ou du moins qu'il n'y aura aucun retour parce que je ne le laisserai pas faire... « Il faut bien que tu t’échauffes un peu, je ne voudrais pas que tu te fasses un claquage. » Je souffle un « gnagnagna » faussement las alors que je lève une nouvelle fois et exagérément les yeux au ciel. Mais, en attendant, je ne sais toujours pas ce qui m'attend, moi ! Et je ne suis pas un grand adorateur des surprises. Pourtant, j'ai pas bronché jusque là, je l'ai laissé garder le rideau baissé sur ce qu'il a préparé. « Ça dépend. Est-ce que tu veux avoir la surprise jusqu’au bout et je t’emmène sans rien te dire ou tu préfères que je te le dise maintenant pour trouver une bonne excuse pour ne pas y aller ? » Sans trop savoir pourquoi, ça me rappelle quand il m'avait embarqué jusqu'au Balcon du Monde pour me montrer sa serre. Sa maladresse devant la porte, visiblement certain que ça ne m'intéresserait pas. Et puis le Paradis sur Terre sur son canapé... De l'histoire ancienne. Machinalement, je baisse les yeux avant de secouer la tête. Notre vie me manque vraiment. Notre insouciance, la manière qu'on avait de se laisser aller au gré de notre histoire en gardant confiance. Là, on cherche à maintenir le cap, on s'efforce de faire de « nous » ce qu'on veut que nous soyons. On ne se contente pas seulement d'être ce que notre histoire souhaite. Heureusement, d'un côté, on serait plus rien et je préférerais n'importe quoi plutôt que ça. Mais quand je repense à avant, je ne peux m'empêcher de réaliser que c'est un beau gâchis. Elle était belle notre histoire, peut-être pas parfaite mais c'était tout comme. Là, c'est incertain, c'est balbutiant. C'est plus pareil. Je chasse tout ça de mon esprit sans ménagement. J'ai dit qu'on passerait une bonne journée, alors ça sert à rien de ressasser tout ce qui ne va pas ! Il m'aura fallu que quelques secondes pour reprendre contenance et reposer mes yeux sur lui. « Allez, vas-y, je te suis aveuglément. Je suis sûr que ce sera chouette. » Autrement dit, je te fais confiance. Et même si c'est pour un détail, je crois qu'en ce moment, c'est incroyablement agréable de s'en rendre compte...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mar 8 Aoû - 18:01




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan

Il finit par lâcher la table des filles des yeux. Ce n'est pas une mauvaise chose, elles ne méritaient de toute façon pas son attention. Oui, je ne les connais pas et ce sont peut-être des filles très bien, mais je m'en moque un peu, je n'ai aucune envie que l'une d'elles parte avec mon copain, je préfère qu'on quitte ensemble ce petit restaurant pour continuer notre journée ensemble. Et puis elles ont l'air si absorbées par leur téléphone qu'il serait dommage de les en priver. Il fouille ses poches pour en sortir de l'argent. Au vu de ce qu'il met sur la table, je n'irai pas bien loin avec ça. Est-ce là toute sa richesse ? Si c'est le cas, heureusement qu'il a déjà acheté ses affaires d'école, sinon il ne serait pas allé bien loin. Je ne connais pas réellement la situation financière de sa famille mais j'ai bien compris que ce n'était pas des gens très fortunés. En soit, je m'en moque totalement, l'argent n'a aucun intérêt à mes yeux. Mais ce sont souvent ceux qui en ont, qui disent ça. Après, c'est surtout ma grand-mère actuellement qui a de l'argent, pas nous. Si nous en avions vraiment, ce qui était le cas avant, nous ne serions pas parti vivre dans le manoir familial. Mes parents auraient sagement attendu que ma grand-mère décède pour retourner y vivre après sa mort, profitant en attendant de tous les plaisirs que leur offrent Londres. Et encore, les connaissant, ils auraient été capable de proposer plutôt de vendre le manoir pour récupérer l'argent. Mais est-ce que mon oncle aurait été d'accord ? J'en doute le connaissant. Et pour être honnête, je n'ai aucune envie que notre demeure familiale soit vendue. Même si une fois que j'ai terminé mes études à Poudlard, il est peu probable que j'aille m'y installer, je n'ai pas envie que ce soit de parfaits inconnus qui y vivent dedans. C'est quand même la maison de mon enfance, même si je n'ai pas que de bons souvenirs dedans, je l'aime et n'ai pas envie de m'en séparer. Evidemment, je ne ferai pas le poids contre le reste de ma famille, si tout le monde se met d'accord pour la vendre, mais quand même, je ferai tout pour les en dissuader. Mais tout ça ne se produira qu'une fois ma grand-mère morte et ce n'est pas encore le cas et j'espère bien qu'elle vivra encore de nombreuses belles années, rien que pour emmerder ma famille. Je sais que c'est grossier, mais c'est vrai. « Avec ça, je t'emmène au starbuck du coin t'acheter une boisson et un dessert, je suis d'humeur généreuse !! » Dis-je en plaisantant. Ce n'était certainement pas avec l'argent sorcier qu'on allait pouvoir faire quoi que ce soit et ce n'était pas avec toute sa richesse qu'il allait pouvoir payer un vrai guide. Mais au final, on s'en moquait non ?! Je n'étais pas un vrai guide et on était ici pour essayer de passer une bonne journée. C'était en tout cas mon but de la journée, je ne savais pas ce qu'il en était de lui. En sortant, on irait dans le premier magasin qui nous tomberait sous la main pour acheter une jolie carte postale. On se posera quelque part pour qu'il puisse écrire à sa famille afin que sa carte parte aujourd'hui. Alors certes, au final le temps que ça arrive jusqu'à chez lui, qu'elle soit postée aujourd'hui ou demain, ça ne changera pas grand chose, mais si ça peut lui faire plaisir alors autant que ce soit le plus tôt possible. Ensuite, nous n'aurons qu'à rejoindre le lieu de sa surprise pour bien commencer la journée. Enfin si la surprise lui plaisait, bien entendu. Sinon ce serait un échec pour moi et une nouvelle déception pour lui, ce qui ne changerait pas grand chose à ce qu'on vit ces derniers temps ... ça sera au moins dans le thème ...

Plutôt que de lui décrocher la lune, il me demande un éléphant rose. C'est bien de demander une chose qui n'existe pas dans la nature, c'est d'un pratique. Pourtant je ne me laisse pas démonter pour autant et je tente de trouver la solution à sa demande. On ne pourra pas prétendre que je n'ai pas fait d'effort et que je ne suis pas prêt à tout pour lui faire plaisir. Je suis loin de me douter qu'il s'en fout des efforts que je pourrais faire pour lui faire plaisir et que tout ce qu'il voit, c'est que ça ne va pas dans le sens qu'il voulait. Mais il est bon comédien et ne montre rien de sa déception, alors moi je crois que ça va, qu'on passe un bon moment et qu'on est sur la même longueur d'onde ... Quel naïf. Je sais que rien n'est réglé entre nous, qu'il faudrait qu'on est une vraie discussion, sur ce qui va ou ne va pas, sur ce que pense chacun et sur ce qu'on veut. Est-ce qu'on veut la même chose tous les deux ? Est-ce qu'on est prêt à faire des efforts pour que notre histoire fonctionne ? Est-ce qu'on y croit suffisamment tous les deux ? Est-ce qu'on s'acharne en vain ? Est-ce qu'il me pardonnera un jour ? Est-ce qu'il sera de nouveau capable de me faire confiance ? Parce qu'on aura beau se voiler la face autant qu'on le voudra en criant sur tous les toits qu'on s'aime, s'il n'est jamais capable de me pardonner ou de me faire confiance alors ça ne nous mènera à rien. Parce qu'une histoire d'amour, sans confiance, ça fonce juste droit dans un mur. Je me doute bien que ça ne reviendra pas du jour au lendemain et ce n'est pas ce que je lui demande. Je sais qu'on a encore beaucoup de chemin à faire et qu'il faut déjà qu'on pense à nous. On ne pourra pas être bien dans notre couple si nous déjà on est pas bien dans nos têtes. C'est en tout cas ce que m'a dit ma psy et je pense qu'elle est assez calée dans son domaine pour que je puisse la croire sur ce point. Mais je sais aussi qu'aujourd'hui, je ne suis pas prêt à une discussion sérieuse. Qu'il faudra bien qu'on en passe par là, mais plus tard. Aujourd'hui, je veux juste passer une bonne journée, ne pas me prendre la tête. Et si pour ça je dois raconter n'importe quoi, avoir le sourire et faire comme si tout va bien dans le meilleur des mondes, alors je le ferais. Je garderai pour moi ma jalousie, ma peine ou mes doutes. Parce que ce n'est pas le moment, ni le lieu et qu'on n'est pas venu pour ça. Demain sera déjà assez difficile pour nous deux, n'en rajoutons pas une couche. « Evidemment !! » Je retiens le "Tu en doutais ?!". Ce n'est pas le moment de plomber l'ambiance. Evidemment qu'il en doutait, vu tout ce qu'il s'est passé, il est évident qu'il doute du fait que je serais capable de faire n'importe quoi pour lui. Le fait que je l'ai protégé durant le bal alors qu'il était inconscient, que je suis resté à l'infirmerie à proximité durant tout le long de sa convalescence, même si je n'étais pas le bienvenu ou encore que je me suis levé en pleine nuit parce que j'ai eu peur qu'il lui soit arrivé quelque chose ne compte pas. Et parfois je me demande si tout ce que je pourrais faire pour lui faire plaisir comptera vraiment un jour ? ... « Toujours motivé à avoir ton éléphant rose ?! » Lui demandais-je amusé ou le plus amusé que j'étais capable de l'être. Je n'ai pas particulièrement pensé à aller au zoo aujourd'hui, mais s'il le veut, on peut y aller, c'est une idée comme une autre. Je ne suis pas forcément très fan de ce genre de lieu, disons que les animaux en cage, ça n'a jamais été mon dada, mais j'essaie de me dire que certaines espèces sont protégées et qu'elles sont plus en sécurité dans ce genre de lieu qu'en pleine nature à la merci de chasseurs sans coeur ou de braconniers. Mais il existe d'autres façons de les protéger, qui ne leur donne pas l'impression d'être en cage. Mais en pleine ville, difficile de mettre en place ce genre de système, j'en conviens.

J'aime son sourire, mais je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. Je ne suis pas aussi superficiel que ça. Je ne vais pas mentir en prétendant que son physique n'a aucune espèce d'importance. Evidemment que si je suis avec lui c'est aussi parce qu'il me plait physiquement. Mais je ne me vois pas le plaquer juste parce qu'il aurait pris du poids. Je l'aime pour tellement plus que son physique que non, ça ne changerait rien pour moi. Parce que quand je le regarderai, il aura toujours ce regard dans lequel j'aime me perdre et il aura toujours son sourire qui me fait fondre. Sa voix me fera toujours autant voyager avec son accent irlandais et je ne me lasserai jamais de l'entendre rire pour rien. Alors oui, peut-être qu'il prendra plus de place dans le lit ou que j'éviterai de me retrouver sous lui, de peur d'être écrasé par son poids, mais au delà de ça, rien ne changera vraiment. « Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. » Dis-je de nouveau en levant les yeux au ciel. « Traite moi de gamin superficiel, ça ira plus vite. » Dis-je en plaisantant. Je suis beaucoup de choses et j'ai beaucoup de défauts, mais je ne crois pas avoir celui-là, en tout cas je ne l'ai jamais remarqué, il n'est jamais trop tard pour découvrir de nouvelles choses sur nous ... même si pour être honnête, je préférerais que ce soit quelque chose de positif, pour changer. « Ahah j'avais oublié ce détail ... De toute façon il y a plus de chance que ce soit moi qui me perde que toi, connaissant mon sens de l'orientation. » Je suis toujours sur le ton de la plaisanterie, parce qu'il est bien évident que non, je ne tenterai jamais de le perdre. Je serai capable de nous perdre tous les deux parce que je suis nul quand il s'agit de savoir où je vais, mais au delà de ça, je ne l'abandonnerai pas n'importe où, même pour la plaisanterie. Et je crois qu'il a compris que ce n'était qu'une boutade, rien de plus. Je ne me doute pas un instant qu'il l'a à moitié mal pris et que sa confiance en moi vient d'être mise à mal. Si même quand je fais des blagues, je m'enfonce, on ne va jamais y arriver. Je plaisante sur les échauffements qu'il va faire dans la journée pour se préparer à ce soir. Personnellement je ne pense pas à ce soir. Je pense à ce qu'on va faire aujourd'hui, je me demande ce qu'on va voir ce soir, mais je ne pense pas au après. Je crois que ça m'effraie trop pour avoir envie de penser à ça. Je ne m'attends à rien et je crois que c'est mieux. J'ignore ce que je veux ou ne veut pas donc ça ne sert à rien d'y penser, ça va me foutre la pression et me gâcher la journée. Je plaisante donc, sans plus. Je lui demande s'il veut savoir la surprise ou s'il préfère le découvrir une fois qu'on sera arrivé. Je le vois réfléchir, ne me doutant toujours pas des idées noires qui trottent dans sa tête et il finit par me dire qu'il garde la surprise jusqu'au bout. J'esquisse un sourire, ravis.« Chouette !! » Je ne sais pas si ce sera si chouette que ça, mais moi j'aime l'idée. Est-ce qu'il se souviendra de notre discussion sur le sujet ? Je ne sais pas et si ce n'est pas le cas alors tant pis, ce n'est pas bien grave. On paie et on quitte le restaurant. On s'arrête dans la première boutique du coin pour qu'il achète sa carte et je le laisse la rédiger. Une fois terminée et postée, on reprend le chemin jusqu'à Hyde Park. Il nous faut une petite vingtaine de minutes pour arriver jusqu'à destination. Nous marchons encore un peu avant d'arriver vers l'endroit où on pouvait faire du pédalo. « Bon, je suis désolé, mais je n'ai pas trouvé de bateau à voile, mais je t'ai trouvé des pédalos ou des barques... c'est presque pareil ! » Je tentais de plaisanter en espérant que la surprise ne serait pas aussi mauvaise que je le craignais. Il y avait plus fun à faire, très certainement et il n'avait peut-être pas envie de pédaler ou de ramer. J'aurai aimé des barques en bois, pour le kitch, mais visiblement ils les avaient mises de côtés pour le plastique, plus facile d'entretien très certainement. « Mais si tu ne veux pas pédaler ou ramer, on peut toujours monter dans le bateau qui nous fera certainement le tour de la Serpentine... Sinon on peut juste se promener dans le parc ... » Je lui offre une solution de secours, au cas où.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 9 Aoû - 8:36


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Voilà que je suis obligé de « parler business » avec mon petit-ami maintenant ! Tout ça pour qu’il accepte potentiellement de jouer les guides. C’est moche, vraiment. Ça devrait être gratuit, c’est presque comme si je faisais partie de la famille, non ? Peut-être. Peut-être pas… Honnêtement, c’était une évidence jusque là, je me serais même jamais posé la question mais maintenant… Mais d’un autre côté… Il m’a présenté à sa famille (à la vraie je veux dire) alors c’est un peu qu’il me voit comme un membre potentiel. J’ai même pas été foutu d’en faire autant, moi… Est-ce qu'il m’en veut ? J’étais le premier à dire que je voulais le présenter à tout le monde et faire de cette histoire quelque chose de réel même en dehors de Poudlard et il a fallu qu’un pas de travers pour que je change mes plans. Pourtant, je vous jure que je le voulais vraiment ! Je voulais que ma mère vienne me trouver pour me faire savoir discrètement qu’elle approuvait mon choix ou que mes sœurs échangent des regards entendus quand on était dans les parages parce qu’il était à leur goût. Je voulais qu’il fasse partie de ma vie, de celle qu’il n’était pas entièrement… Qu’il rencontre mes amis de là-bas, que je l’emmène dans tous les coins que j’aime ou qu’il râle en voyant le poster au-dessus de mon lit. Genre normal quoi… Mais je l’ai pas fait… J’ai fui. Encore. Et si sur le coup, ça me semblait être une idée correcte, je crois que je le regrette un peu aujourd'hui. Il m’a manqué. Il avait besoin de rentrer chez lui, de toute façon, mais ça ne change rien. Mon cœur débile n’a pas pris cet élément en compte. Il aurait dû passer son temps à m’écrire, à m’appeler, autant que j’ai passé le mien à l’attendre. C’est égoïste ? Oui, sûrement… « Avec ça, je t'emmène au Starbucks du coin t'acheter une boisson et un dessert, je suis d'humeur généreuse !! » C’est tout ?! Mais ça fait au moins… Cinq euros ! si on va faire du change à Gringotts. J’affiche un air choqué, une moue un peu boudeuse. « Nan mais l’arnaque ! » Je rigole une fois de plus en refoutant tout dans ma poche. Après si c’est ce qu’il veut pour sa journée, on peut trouver un Starbucks et s’y poser. Ce serait un peu dommage mais je veux qu’on passe une bonne journée, qu’il se fasse plaisir. Voir un sourire satisfait étirer ses lèvres quand on rentrera. « J’imagine que je peux oublier qu’on s’installe en terrasse ? » Je lui offre mon plus émouvant regard de Chat Potté comme si j’espérais vraiment grappiller un petit quelque chose de plus ou négocier ses tarifs…

La suite me plaît un peu moins, je l’avoue… Peut-être que c’est stupide, parce qu’il est toujours aussi adorable dans le fond, mais ça ne change rien… J’aurais tellement aimé que rien ne change. Garder la même innocence. Voir tout ce qui va et pas seulement ce qui ne va pas… Mais c’est difficile. Vraiment difficile… Parce que j’ai l’impression qu’on rame tout le temps depuis des semaines. Je suis prêt à continuer de le faire, évidemment, mais c’était tellement simple avant… Lui, moi, et puis voilà. C’était parfait. Juste parfait… « Évidemment ! » J’aimerais savoir si c’est réel ou seulement parce que la conversation s’y prête. Je sais qu’il ferait beaucoup pour moi, il me l’a prouvé à maintes reprises… Mais je sais pas… Lors de ses adieux, il a dit qu’il faisait tout ça parce qu’il m’aimait mais est-ce que c’était vraiment le cas ? Je lui ai jamais demandé de chercher le danger, au contraire ! J’aurais jamais pu attendre de lui un truc pareil… Il a pris des risques, c’est un fait, mais j’avais rien à voir là-dedans. « Toujours motivé à avoir ton éléphant rose ?! » Je hoche la tête. J’en ai rien à secouer, de cet éléphant, mais son entrain est mignon pour tout foutre par terre. Quand bien même j’aurais aimé autre chose. Des espoirs plus qu’une plaisanterie. Et s’il avait pas envie qu’on voie sur du long terme ? Enfin « long terme » pas vraiment mais presque. C’est sûrement pas le moment mais je veux qu’on se projette, comme on le fait tout le temps. C’est rassurant de l’entendre parler d’un avenir qui n’arrivera jamais parce que j’ai l’impression qu’il le veut autant que moi… Là… Là, je sais pas. Je sais plus… « Mais un gros alors ! » Un air faussement et légèrement capricieux se peint sur mon visage, je veux le plus gros de tous les éléphants, évidemment ! Et puis, doucement, mon sourire se fait moins joué. « Comment on l’appellera ? » Si éléphant il doit y avoir, je ne veux pas que ce soit « le mien » mais « le nôtre ». Et si ce n’est pas assez clair cette fois, j’abandonne. C’est pas juste qu’il comprendra pas, c’est qu’il voudra pas comprendre. Mon cœur loupé un battement à cette idée. Et s’il voulait vraiment pas comprendre ? Que c’était un moyen pour lui de me dire « pas maintenant » voire « jamais » ? Peut-être que le problème vient de moi, finalement ? Sûrement… Mais je pourrais pas tenter de m’accrocher à cette histoire sans espérer qu’elle dure éternellement. Alors oui, c’est fragile mais qu’est que ça change ?! Fragile ou pas, c’est notre histoire, c’est nous… Je veux qu’on vive ensemble un jour, qu’on adopte un éléphant si ça lui fait plaisir, qu’on écrive des romans à l’eau de rose et qu’on parte en bateau au bout du monde (ou de l’Irlande).

Je ne doute pas qu’il pense sincèrement qu’il m’aimerait toujours avec je sais pas combien de kilos en plus. Et peut-être qu’il pourrait le faire pour de vrai. Il lève les yeux au ciel alors je prends un air innocent. Bah quoi ? « Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. Traite moi de gamin superficiel, ça ira plus vite. » Je hausse les épaules, gentiment taquin. Je ne l’ai jamais vu comme ça et je pense que je ne le verrai jamais comme ça. Quoi que je puisse lui reprocher, il n’a pas tant de défauts que ça, loin de là… Et je crois que c’est encore pire. J’ai l’impression d'être un enfoiré de première en lui en voulant encore alors que c’est le gars le plus génial que je connaisse… Je le mérite pas. Je lui fais vivre un enfer depuis le début et lui, il est toujours à mes côtés… Je le mérite définitivement pas. « T’aurais le droit. T’as de quoi le devenir. » Mon sourire s’agrandit. C’est une autre façon de lui dire qu’il est beau. Qu’il me plaît. Que le gamin superficiel de nous deux, c’est pas lui. Mais je l’assume. Des années que c’est le cas, j’ai fini par m’y faire. Après quoi Monsieur veut me perdre. De mieux en mieux ! Je sais que c’est faux, évidemment. Il n’aurait pas accepté de venir pour me planter quelques heures plus tard. « Ahah j'avais oublié ce détail... De toute façon il y a plus de chance que ce soit moi qui me perde que toi, connaissant mon sens de l'orientation. » Oh, ça, je sais ! Je me souviens très bien de notre première rencontre, paumés dans la forêt. Le début de tout… J’imagine… C’est la première fois que son odeur m’a rassuré. Même si c’est Daniela qui m’a sorti de là, c’est contre lui que j’ai trouvé refuge, et son parfum est resté jusqu'au lendemain matin. « Bon, et bien j’imagine qu’on ferait mieux de rester ensemble alors. J’ai pas très envie que tu te perdes tout seul et plus jamais te revoir après. » Si je peux le garder encore un peu, j’ai rien contre ! N’empêche, c’est dingue tout ce que cette forêt peut représenter maintenant. Autant nos premiers souvenirs communs (mauvais, certes, mais tout de même) que la preuve d’un véritable changement. De mon côté en tout cas. Je l’aurais volontiers sacrifié pour sauver ma peau, ce jour-là. Et, en réalité, je sais que je suis injuste. Parce que, même s’il a merdé, je sais qu’il y a eu du changement de son côté aussi. J’ai juste du mal à passer au-dessus du fait qu’il ait été prêt à me balancer entre les griffes de la Mort pour une cause dont je ne me mêlais pas… Enfin, qu’importe.

Toujours est-il que j’accepte de le suivre sans savoir où. Toute confiance n’est pas totalement morte. Dans le fond, j’ai envie de lui faire confiance. Parce que je sais que je ne risque rien. Il était tellement mal… Je sais qu’il s’en veut. Sûrement plus que moi encore. Parce que, finalement, si je suis là aujourd'hui, c’est probablement que je ne lui en veux pas tant que ça, non ? Pas assez pour me le faire détester ou être prêt à renoncer à notre couple pour ça. Pas assez pour envisager de le remplacer ou de passer à autre chose. « Chouette ! » Son sourire en fait naître un semblable sur mes lèvres et c’est là-dessus qu’on s’en va. Il nous faut qu’une poignée de minutes pour mettre la main sur une carte postale et pas beaucoup plus longtemps pour l’envoyer. Est-ce que c’est une manière de me racheter ? De leur faire comprendre que cette année « je ne les oublierai pas » ? Peut-être, même si en soi je ne les ai jamais oubliés… Après ça, je laisse Milo prendre les rennes de notre journée. Ma main ne lâche pas la sienne. Je suis content d’être là, vraiment. Je crois que c’est la meilleure journée de ces vacances. On pénètre dans Hyde Park. Je ne sais pas ce qu’on fout là mais ça m’étonne pas vraiment. Retrouver un coin de nature en pleine ville, ça lui ressemble un peu, je trouve. Ça me plaît. Je m’attends à ce qu’on se trouve un banc ou un carré d’herbe, j’en sais rien, mais au lieu de ça, on s’enfonce un peu plus encore. Jusqu'à un lac. Je ne mets pas longtemps à repérer les embarcations un peu plus loin. Ni à comprendre pourquoi il m’a emmené ici. « Bon, je suis désolé, mais je n'ai pas trouvé de bateau à voile, mais je t'ai trouvé des pédalos ou des barques... c'est presque pareil ! » J’en reviens pas qu’il ait pensé à ça. Honnêtement, ça ne m’étonne pas vraiment mais… Mais me rappeler à quel point il a toujours été attentif et attentionné me fait un petit choc. Comme si rien n'avait vraiment changer, en fin de compte. Je sais que depuis des semaines, je m’accroche surtout à ce qui ne va pas mais là, ça fait bêtement remonter toutes ces fois où j’ai eu l’impression d’être le centre de son univers. Je me sens rougir légèrement alors que je détourne les yeux. Je dois avoir l’air stupide. Et lui doit paniquer face à mon silence parce qu’il semble trouver nécessaire de se justifier. « Mais si tu ne veux pas pédaler ou ramer, on peut toujours monter dans le bateau qui nous fera certainement le tour de la Serpentine... Sinon on peut juste se promener dans le parc... » Je secoue doucement la tête et glisse tendrement mon bras autour de sa taille. Je me colle à lui et pose mes lèvres sur les siennes avec tout l’amour du monde. Je suis touché, vraiment. « C’est parfait, Milo, je t’assure ! Même mieux qu’un bateau à voile ou je ne sais quoi ! » Parce qu’il a dû chercher pour dénicher ça. Parce qu’il a fait des efforts pour me faire plaisir. Et durant un instant, j’ai juste l’impression d’être le garçon le plus chanceux du monde. La même impression que j’avais à longueur de journée autrefois. Peut-être que ça, ça n’a pas tellement changé. Je lui vole un dernier baiser et m’éloigne à nouveau, juste assez pour délaisser sa taille et reprendre sa main dans la mienne. « C’est moi qui rame ! » Je ne lui laisse pas le temps de répliquer, comme un môme, exactement comme je le fais avec le troupeau quand je pique la place à l’avant dans la voiture et l’entraine en direction des barques. J’ai bien fait de le laisser garder la surprise, elle est juste incroyable.
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mer 9 Aoû - 19:42




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan

« Allez, soyons fou, au diable l'avarice, on s'installera en terrasse si ça peut te faire plaisir !! » Quelle folie ma parole, s'installer en terrasse dans un café, du jamais vu. Bien entendu, on plaisante, en tout cas moi je plaisante, il est hors de question que je reste assis sur une chaise une grosse partie de la journée à le regarder dans le blanc des yeux. Même si je ne me lasserai jamais de l'admirer, discrètement ou non, on n'est pas à Londres tous les jours et surtout pas ensemble, alors autant en profiter. Je veux lui montrer des trucs, qu'on est des souvenirs ensemble. En fait, je crois qu'involontairement, je voudrai que les souvenirs que j'ai avec lui ici éclipsent ceux que j'ai avec ma grand-mère ou ma famille. Pourtant dieu sait que j'aime ma grand-mère et que je ferai tout pour elle, mais j'ai envie que cette journée soit si exceptionnelle que la prochaine fois que je viendrai, je puisse dire « Ici on a fait ça avec Dan et après on est allé là. On a fini la journée là bas et c'était vraiment bien ». J'ai envie de saouler ma famille avec tout ce qu'on aura fait, les rires qu'on aura partagé ou autre. Même si au fond on sait tous les deux que ça cache un mal plus profond, on aura largement le temps de le regarder ensemble plus tard. Demain, retour à la réalité et ça va être très douloureux, je n'ai pas envie d'y penser aujourd'hui. C'est peut-être égoïste et stupide mais je m'en fous. Je voudrai avec de nouveaux de vrais souvenirs heureux, m'accrocher à eux et me dire qu'ils ont été créé après le bal, qu'ils existent et que si on a réussi à en avoir c'est qu'il y a de l'espoir. Même si on évite soigneusement les sujets douloureux et qu'on joue un rôle, c'est toujours mieux que rien. Alors je plaisante sur tout et n'importe quoi, je rebondis au mieux sur la discussion pour ne pas laisser trop de blanc et ne pas créer de malaise. Je ne sais pas si ça marche ou s'il va s'en rendre compte. Je ne sais même pas si c'est vraiment ce qu'il veut au final. Est-ce qu'il voudrait qu'on discute plus sérieusement ? Qu'on mette les choses à plat pour la rentrée ? Peut-être. De toute façon si c'est le cas, il me le fera savoir, parce qu'il ne faudra pas compter sur moi pour aborder le sujet. Je suis meilleur pour planter ma tête dans le sol et jouer les autruches. Mais peut-être que ce soir, quand on sera seul, dans la chambre d'hôtel, il voudra quelque chose de moins sérieux. Je ne sais pas et je n'ai pas envie d'y penser. Je ne pense ni à ce soir, ni à demain, c'est ma résolution de la journée.

Je ne sais pas trop ce qu'il se cache derrière cette discussion et je crois que j'en ai pas très envie de toute façon. Parce que j'ai peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Je suis prêt à lui décrocher la lune, à peindre un animal en rose et à le lui voler, qu'est-ce que je peux faire de plus ? Je ne pourrais pas retourner en arrière pour changer le passé. Je le voudrais, vraiment, mais j'en suis incapable. Je ne peux pas lui faire oublier toutes mes erreurs, même si j'essaie au maximum. Et même si je suis prêt à changer pour lui, je crois que je ne suis pas prêt à devenir une personne que je ne suis pas. Parce qu'au fond, si c'est ce qu'il veut alors ça signifie qu'il ne veut plus être avec moi mais avec quelqu'un d'autre et ça serait trop douloureux. Alors je suis prêt à faire des efforts, à m'améliorer, à faire un travail sur mes nombreux défauts, pour lui faire plaisir, mais pas à changer radicalement. Et j'espère que ce n'est pas ce qu'il me demandera. Je sais qu'il m'a dit qu'il ne voulait pas que je fasse des efforts, qu'il m'aimait tel que j'étais et c'est rassurant, mais il me l'a dit il y a quelques semaines, qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui ? Est-ce qu'il le pense toujours ? Je l'espère sincèrement, même si je suis toujours motivé à m'améliorer quoi qu'il arrive. Il veut un gros éléphant, je ris à sa remarque. Ca ne m'étonne même pas. Un gros, ça va être pratique à transporter et très discret, vraiment. Mais bon, si monsieur veut un gros, alors on prendra le plus gros. « T'as déjà transplané avec un animal ? » Lui demandais-je en riant. Parce que moi je ne sais pas transplaner et qu'il est évident qu'on ne nous laissera pas sortir du zoo avec l'éléphant à côté de nous. Donc la seule solution sera de transplaner avec lui. J'imagine tellement la scène. C'est ridicule je sais, puisque nous ne le ferons pas, mais quand même, je ne peux m'empêcher d'y penser et d'imaginer la tête des gardiens quand ils ne verront plus l'un de leurs éléphants. « Un nom ?! Excellente question ... » Je me mets à réfléchir à un potentiel nom pour un éléphant. Je n'ai jamais eu d'éléphant et je dois avouer que je ne cours pas forcément après les zoos mais je suppose que n'importe quel nom est envisageable, non ? « Tu veux un nom à connotation irlandaise ? Est-ce qu'on peut donner n'importe quel nom à un éléphant ? Genre … Rudolph ? Non, c'est Rudolph le Rêne, je ne veux pas que notre éléphant porte le nom d'un autre animal …. Misha ? Ou Milan … une contraction de Milo & Dan ... » C'est joli Misha, non ? Bon par contre je doute que ce soit d'origine irlandaise, mais s'il a des noms en tête, je veux bien l'entendre. Quand à Milan, c'est niais au possible, je m'en rends bien compte mais bon, vu qu'on aura jamais cet animal, je peux bien l'être non ? Et puis c'est joli Milan non ? Moi je trouve ça très beau.

J'ai de quoi le devenir ? Devenir quoi, prétentieux ? Qu'est-ce que je dois comprendre ? Visiblement ce n'est pas une critique au vu de sa tête ou de son attitude, mais je ne sais pas, je ne suis pas sûr de comprendre. Après je suis toujours à côté de la plaque. Est-ce que ce serait bien que je le devienne ? Non, sincèrement je serais insupportable, moi je ne le veux pas. Mais c'est certainement une taquinerie, je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre de toute façon. Alors je souris et baisse les yeux. Si c'était un compliment, il est bien étrange. En quoi moi, je pourrais devenir prétentieux ? Enfin surtout en quoi j'ai de quoi le devenir surtout ? Parce que je suis un vrai boulet, pas foutu de faire les trucs correctement, maladroit au possible parfois ennuyant, peureux, timide, j'ai pas grand chose pour moi au final. Mais bon, je vais prendre ça bien et laisser s'éteindre cette discussion, parce que je ne suis pas sûr qu'elle me mette à l'aise. Je ne m'aime pas, genre pas du tout, alors qu'on puisse prétendre que j'aurai des raisons de le devenir, ça me gêne. Je sais qu'il m'aime et me voit différemment, mais je ne sais pas, je ne pense pas que cette fois-ci, il soit plus prêt de la vérité que moi. « Ca me va … » Dis-je dans un sourire ravie. Oui, je n'ai pas envie de le perdre dans Londres, ni de me perdre et plus je passerai de temps avec lui et mieux cela vaudra. Après tout, on est ici pour passer du temps ensemble, non ? Sinon quel intérêt de m'avoir fait venir. « De toute façon ça serait dommage d'être venu pour ne pas passer notre journée ensemble ... » Lui dis-je en continuant de sourire. Et d'ailleurs nous avons du pain sur la planche. Bon, j'exagère un peu, nous avons toute l'après-midi pour nous balader et voir des choses, mais j'aimerai bien lui montrer ma surprise maintenant. Il a l'air d'être tenté alors c'est parti. Nous quittons le restaurant pour rentrer dans une boutique et une fois la carte envoyée, nous nous dirigeons, main dans la main à Hyde Park. Quand on me connait, on ne s'étonne pas de me voir traîner les gens dans des parcs, parce que j'aime bien un peu de verdure pour s'aérer l'esprit. Mais là, ce n'est pas juste pour une petite balade, j'ai vraiment une idée en tête. On s'enfonce dans le parc, jusqu'au lac et je lui montre les embarcadères, le cœur palpitant. Je lui explique que j'ai pas trouvé de bateau à voile, mais qu'il avait toujours la possibilité de faire du pédalo ou de la barque. Il ne dit rien et sincèrement ce n'est pas pour me rassurer. Il n'aime pas, c'est ça ? Evidemment qu'il n'aime pas, quel idiot je fais. Il n'est pas venu à Londres pour ramer ou faire du pédalo. C'est certainement tellement gamin. Alors je panique un peu et tente de me rattraper aux branches. Je veux qu'il passe un bon moment et je ne veux pas qu'il se force à faire une activité qui ne lui plaira pas. Alors je lui offre une porte de sortie, me disant qu'au moins, si on ne fait que se promener, on pourra sortir n'importe où du parc et ça sera réglé cette histoire. Je m'excuserai de lui avoir fait perdre son temps et j'espère qu'il me pardonnera. Mais au lieu de ça, il secoue la tête, glisse son bras autour de ma taille et m'embrasse amoureusement. Je me sens soudainement soulagé. Il n'est pas fâché ou déçu. Il a l'air content de ma surprise. Un poids s'enlève de ma poitrine et qu'il éloigne son visage du mien, j'ai un sourire niais sur les lèvres. Il est content alors moi aussi. « Je suis content si ça te plait !! » Il me vole un dernier baiser, il peut m'en voler 100, mille, à l'infini, je ne lui en voudrais jamais, bien au contraire, laisse ma taille pour attraper de nouveau ma main. Il veut ramer. Tant mieux, ça m'arrange parce que je ne pense pas être capable de le faire. J'ai envie une très légère douleur à l'épaule, qui provient de la chute que j'ai faite après le sort. Je sais que je devrais aller voir quelqu'un, que peut-être mon épaule s'est légèrement déboité où je ne sais trop quoi, mais j'ai le temps, c'est pas si gênant que ça. Et puis surtout, je pense qu'on ne serait pas allés bien loin tous les deux, j'aurai perdu les rames au bout de 500 mètres. « Si tu ne veux pas revenir à la nage, je pense que c'est mieux, parce que me connaissant, on aurait perdu les rames assez rapidement. » Je ris de bon cœur à ma plaisanterie et nous nous dirigeons vers la petite office pour payer. « C'est ma surprise, c'est moi qui paye. » Lui dis-je. On va dire que c'est un premier cadeau avant son anniversaire. On nous donne des gilets de sauvetage et on nous indique qu'on va prendre le numéro 12. Quand on s'approche de la barque, je le regarde amusé. « Très sexy avec ton gilet de sauvetage … Je crois que c'est ça que je vais t'offrir à ton anniversaire, ça te va tellement bien !! » Lui dis-je taquin. Personne n'est à son avantage avec ce machin sur le dos, mais au moins on joue la sécurité.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 11 Aoû - 13:56


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Je ne pensais pas avoir à négocier un jour avec lui pour qu'il accepte de jouer les guides privés, et pourtant. Enfin... Je ne suis pas sûr que « aller se poser » au Starbucks compte vraiment dans « visiter Londres » mais après tout, pourquoi pas ! Voilà qu'il faut tenter de l'amadouer pour obtenir quelque chose d'un tant soit peu agréable. « Allez, soyons fous, au diable l'avarice, on s'installera en terrasse si ça peut te faire plaisir ! » J'affiche un sourire exagérément content et lui offre même une petite danse de la joie ridicule. Tout ça pour une terrasse qu'on squattera (je l'espère) jamais, exactement ! Après, si c'est par malheur vraiment ce qu'il veut, je m'en contenterai, c'est pas le problème, mais je pense qu'on sera vite à cours de discussions légères et inutiles si on ne fait strictement rien de notre journée. Et je n'ai pas vraiment envie que le silence s'installe jusqu'à demain ou presque. « J'aime faire affaire avec toi, Milo-Chéri. » Je ne peux m'empêcher de glousser un peu bêtement. Tu parles d'une affaire ! La discussion se poursuit, sans plus de sérieux, et il se met à rire en apprenant que je veux un gros éléphant. J'essaye de garder mon air capricieux mais c'est pas facile. J'ai toujours envie de rire et sourire quand il le fait. Même si je suis censé bouder ou je ne sais quoi. Je ne sais pas si c'est parce que c'est lui ou quoi mais c'est vraiment communicatif. Et puis je l'aime, moi, son rire. « T'as déjà transplané avec un animal ? » Il rit de plus belle et je hoche la tête. En réalité, pourquoi j'aurais fait un truc comme ça ? Surtout avec un animal de cette taille ! « Bien sûr, chaque matin après le petit déjeuner, j'emmène un gros animal en balade ! Girafe, hippopotame, dinosaure... Mais j'avoue, j'ai jamais fait les éléphants encore... » En vrai, j'ai déjà quasiment jamais transplané avec des gens... Juste deux fois. Avec Bella l'été dernier et avec lui aujourd'hui. Et c'est pas trop le truc que je préfère dans la vie. Parce que s'il m'arrivait un truc quand je transplane, ce serait pas grave, juste de ma faute, j'avais qu'à être plus concentré tout ça tout ça... Mais s'il lui était arrivé un truc, hein ? Je me le serais jamais pardonné... Cela dit, j'aurais plus été à ça près. J'ai déjà dû mal à ne plus penser aux tortures qu'il s'est mangé indirectement par ma faute alors si en plus il avait fallu rajouter quelque chose dont j'étais directement responsable... Mais non. Tout s'est bien passé. Il n'a pas eu le moindre petit bobo. Il va bien.

« Un nom ?! Excellente question... » Je le regarde réfléchir sans rien dire. J'ai du mal à réaliser qu'il est toujours à moi. J'ai peur qu'il réalise, à chaque seconde, qu'il s'est planté, qu'il était mieux durant ces deux semaines où je n'étais pas là, notre histoire ne lui apporte pas tant que ça. C'est probablement vrai, dans le fond. Je suis pas le garçon le plus facile à vivre... Il faut qu'il supporte ma susceptibilité, ma jalousie, ma connerie... J'aurais déjà fui, à sa place, je crois. C'est pour ça que j'ai du mal comprendre pourquoi il ne le fait pas, lui. J'en ai pas envie, loin de là, mais je m'y attends. « Tu veux un nom à connotation irlandaise ? Est-ce qu'on peut donner n'importe quel nom à un éléphant ? Genre… Rudolph ? » Je hausse les épaules. Ça n'a pas la moindre importance. C'est juste un éléphant imaginaire, il peut bien l'appeler Pomme-de-Terre si ça lui fait plaisir. Je veux juste l'impliquer dans cette affaire comme ça a toujours été le cas dans toutes nos bêtises. Parce que c'est bien beau de voler un éléphant pour me faire plaisir mais s'il croit que je vais m'en occuper tout seul après, il se fout le doigt dans l'œil ! Malheureusement, ces premiers mots ne laissent pas franchement entrevoir qu'il a compris là où je voulais en venir... « Non, c'est Rudolph le Rêne, je ne veux pas que notre éléphant porte le nom d'un autre animal… Misha ? Ou Milan… une contraction de Milo & Dan... » Et puis je me sens con. Prêt à mal le prendre alors que je me suis encore fait des idées. Mon cœur loupe un battement quand il parle de « notre éléphant » et je souris bêtement. Amoureusement, sûrement aussi. Je ne sais vraiment pas comment il fait pour rester à mes côtés sans désespéré. Je crains. Vraiment. Il mérite infiniment mieux... « C'est bien Milan ! Ça lui ira comme un gant ! » Et puis ce serait presque comme si on avait écrit notre nom dessus, tout le monde saura que c'est notre éléphant rose. Alors même s'il refuse de penser à un « après » qui n'arrivera peut-être jamais, ça n'est probablement pas si dramatique. Tout n'a pas changé pour autant. Enfin... Je crois...

La légèreté s'accroche mais j'ai malgré tout l'impression de le mettre mal à l'aise. J'ai dit quelque chose qu'il fallait pas ? Je me sens tellement stupide. Je voulais pas le gêner. Je le voix baisser les yeux alors, machinalement, j'en fais de même. J'aimerais lui demander pardon mais j'ai rien dit de méchant, au contraire... Je comprends pas. Je sais juste que je n'aime pas. Et qu'inconsciemment, je m'en veux. Je ne sais pas trop ce qu'il faut que j'évite, à l'avenir. Lui faire des compliments ? Peut-être... D'accord, c'était un peu bancal mais tout de même. Il ne répond pas et je ne cherche pas à relancer. J'espère juste que tout ne se finira pas comme ça à chaque fois. C'est naturel, pour moi, de lui faire savoir qu'il me plaît, qu'il ressemble plus ou moins à l'homme parfait. Un peu moins ces derniers temps mais ça ne change rien. Il reste extraordinaire malgré tout. Est-ce qu'il faudra vraiment que je fasse attention pour éviter de le faire trop souvent ? Mais d'un autre côté, je veux continuer, moi. Je veux qu'il le sache, qu'il le comprenne ! Qu'il réalise que même si c'est bancal en ce moment, je n'ai pas l'intention de le laisser tomber, que c'est lui que je veux malgré tout. Mais tant pis. Je ferai attention, à l'avenir. « Ça me va… De toute façon ça serait dommage d'être venu pour ne pas passer notre journée ensemble... » Je hoche la tête en souriant. Tu m'étonnes ! Je suis vraiment content de passer cette journée avec lui. Ça rattrape un peu les vacances de merde qu'on a passé jusque là. Une parenthèse bienvenue avant de reprendre comme si de rien n'était. J'appréhende un peu la rentrée. Est-ce que tout va recommencer comme si cette année n'avait jamais eu lieu ? Pour le reste de ma vie, ce serait pas un mal. Mais pas pour nous. J'ai envie de m'arrêter pour l'embrasser à chaque fois que je le croise dans un couloir ou aller l'attendre à la sortie d'une salle de classe quand mon emploi du temps me le permet. Qu'il revienne s'installer dans mon dortoir le plus naturellement du monde, qu'importe la possible présence de mes anciens colocataires. Je veux juste qu'on reprenne notre vie là où on l'a laissée. Voir ses affaires mêlées aux miennes dans le petit bordel de la chambre, avoir son odeur sur mes draps et son corps entre mes bras. Notre vie, quoi. « Surtout qu'elle commence bien ! Ça me fait plaisir de me promener avec toi. Genre vraiment. » Je crois que ça fait un moment que j'ai pas été aussi sincère, d'ailleurs. J'aime vraiment cette journée, même si elle est un peu étrange par moment et que j'ai l'impression de marcher sur un fil. Je n'y renoncerai pour rien au monde. Et j'espère qu'il en va de même pour lui. Il n'a pas forcément l'air de regretter d'être là, alors c'est plutôt bon signe, non ? On finit par quitter notre restaurant. Direction l'aventure ! En réalité, j'en sais rien du tout. Je me contente de me laisser guider sans chercher à en savoir davantage, serrant juste sa main dans la mienne avec une tendresse infinie. Oui, j'aime vraiment cette journée. J'ai l'impression que tout est normal. Ça fait du bien. Pas de guerre ni de monde étrange, pas de craintes à tout va ni de promesses de souffrance sans fin. Juste lui et moi et cette ville qu'on aura jamais le temps de découvrir aujourd'hui. C'est qu'il faudra sûrement revenir un jour pour terminer de voir tout ce qu'il y a à voir ici. Je veux bien signer tout de suite !

Notre point de chute m'arrache un sourire amusé. Un parc. Comme c'est surprenant ! Rejoindre la nature en pleine ville, c'est du Milo tout craché. Alors forcément, même si la nature n'est pas ma meilleure amie, ça me plaît. Et la suite me plaît plus encore. Il a été se souvenir d'une phrase balancée au milieu de toutes nos conversations pour trouver quelque chose à faire. Je trouve ça tellement touchant. Et dans le fond, ça non plus, ça ne m'étonne pas vraiment. « Je suis content si ça te plaît ! » Bien sûr que ça me plaît ! Il faudrait être vraiment naze pour que ça ne soit pas le cas ! Son attention est adorable, honnêtement. « Si tu ne veux pas revenir à la nage, je pense que c'est mieux, parce que me connaissant, on aurait perdu les rames assez rapidement. » Je ris avec lui en nous imaginant coincés au beau milieu du lac. Je suis pas sûr que sur le coup ça aurait été hilarant mais qu'importe. Revenir à la nage me fait pas particulièrement flipper, de toute façon. « C'est ma surprise, c'est moi qui paye. » Dire que ça ne me gêne pas serait mentir, je l'avoue. Je sais que ça part d'un bon sentiment mais s'il y a bien une personne dont j'aimerais avoir l'impression de ne pas profiter, c'est lui. Je veux bien me faire entretenir par le monde entier s'il le faut mais certainement pas lui... Pourtant, je ne dis rien. J'imagine que ça lui fait plaisir et le but n'est pas non plus de le décevoir ou de lui faire de la peine. Alors je plaque un bisou sur sa joue, un peu mal à l'aise malgré tout. « Merci. » Heureusement, on passe rapidement à la suite. Le malaise se dissipe. On enfile nos gilets de sauvetage avant de prendre le chemin de notre barque. « Très sexy avec ton gilet de sauvetage… Je crois que c'est ça que je vais t'offrir à ton anniversaire, ça te va tellement bien ! » J'éclate de rire à sa remarque avant de lui lancer un regard aguicheur et de rouler exagérément des hanches sur les derniers pas qui nous séparent de notre bateau. « Ouais, je sais. » Mon ton est volontairement très prétentieux mais je ne garde pas mon sérieux très longtemps, riant de plus belle. « Ce serait cool comme cadeau d'anniversaire. Je serais sûr de pas me noyer sous la douche. La sécurité, y'a que ça de vrai ! » Je hoche la tête avec une gravité mise à mal puis grimpe dans notre barque avant de lui tendre machinalement la main pour l'aider à en faire de même. On s'éloigne du ponton et il me faut quelques mètres pour réussir à nous faire avancer parfaitement. Ça fait un bail que j'ai pas fait ça ! Et, mine de rien, ça me rappelle un peu ma première année à l'école... Ce qui fait écho à cette dernière rentrée. La boucle est bouclée quoi... On termine comme on a commencé. Une tristesse inattendue me prend d'un coup. Je me concentre sur ce que je fais pour ne pas y penser et croise les doigts pour qu'il n'ait rien remarqué. « Alors, où est-ce que tu veux que j't'emmène ? » J'ai inconsciemment commencé à nous éloigner des autres bateaux, comme si je n'avais pas envie de le partager pour les quelques heures d'intimité qu'il nous reste. Et je crois que c'est pas vraiment « comme si », en réalité. Je n'ai juste vraiment aucune envie de le partager, j'en serai obligé bien assez tôt...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 11 Aoû - 17:13




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Attention, ça ne rigole pas quand je fais affaire avec quelqu'un, on voit tout de suite le sérieux de la discussion ... ou pas. Parce que bon, offrir d'aller boire une boisson et manger le dessert dans le premier Starbucks du coin, y'a quand même plus fun. Même si c'est pour déguster le tout sur la terrasse. Mais je tente de garder mon rôle jusqu'au bout, mon montrant généreux quand aux demandes de mon client. Même si je sais que ça ne se fera pas. Enfin, pourquoi pas se poser pour boire un thé ou je-ne-sais-quoi-d'autre à un moment de la journée, nous permettant de faire une pause entre deux activités, je veux bien, mais je n'ai aucune envie que ça soit le résumé de notre journée. "Vous avez fait quoi à Londres ? On a fait les courses pour Poudlard, on est allé manger et ensuite on s'est rendu dans un Starbucks pour finir la journée ..." Wouhaaa chouette programme, merci Milo !! Sans toi on se serait vraiment ennuyé ! Je le vois sourire et faire une danse de la joie, ce qui me fais beaucoup rire. On a certainement l'air un peu ridicule tous les deux, mais je m'en fous, le voir sourire, rire et rentrer dans les bêtises que je sors pour détendre l'atmosphère comptent beaucoup trop pour moi pour faire attention aux regards des autres. Et puis de toute façon, quand je suis avec lui, plus rien ne compte. Je n'ai jamais prêté attention aux regards des autres, je n'ai jamais cherché à avoir l'approbation de mes amis ou de mes camarades. Je suis avec lui, point. Ca plait, tant mieux, ça ne plait pas, tant pis. Je sais que Perrin était certainement celui qui aurait pu avoir le plus d'appréhension quant à mon histoire avec Dan. Après tout, je m'étais confié à lui après avoir couché avec Dan, la première fois et m'être fait jeté le lendemain. Il ne m'a jamais vraiment rien dit sur le sujet, mais je pense qu'il ne devait pas être emballé par mon envie de quand même lui offrir une seconde chance. Un jour, peut-être, je lui poserai la question, mais pour le moment je m'en fous. Il est là, il veut passer cette dernière journée avec moi, il me sourit, même si parfois c'est exagéré et juste à cause de la situation, je m'en moque. C'est toujours mieux que les pleurs, la haine ou son désintérêt à mon égare. « C'est toujours un plaisir de faire affaire avec toi, mon amour. » Je ris à mon tour. Je sais que c'est cucul de se donner des surnoms et en général je me limite souvent aux lettres, où là on se dit bien ce que l'on veut, personne n'est censé les lire en dehors de nous. Mais bon, puisque la situation le permettait, je me suis fait un petit plaisir. J'ai la sensation que ça fait une éternité que je n'ai pas dit ça, "Mon Amour". Ce ne sont que deux mots, mais qui signifie tellement à mes yeux. Parce que c'est exactement ce qu'il est, mon amour. Mon seul et unique amour. Et j'espère sincèrement que ça sera toujours le cas. Je sais que c'est utopiste et niais au possible, mais c'est tout moi alors pourquoi changer ?

« Dinosaure ?! Wouhaaaa ... je suis jaloux ! » Lui dis-je en prenant un air admiratif. Tu parles, si je devais croiser un dinosaure aujourd'hui, je serai mort de peur. Je n'ai jamais trouvé que c'était très créatures extrêmement intéressantes ou attirantes. C'est grand, méchant, vieux, esthétiquement laid et trop envahissant à mon goût. Non, définitivement, je n'aime pas les dinosaures. Mais bon, on pourra dire ce qu'on voudra, ça reste quand même classe de transplaner avec un dinosaure, on ne pourra pas dire le contraire, même si là, pour le coup, j'ai bien compris que c'était faux. A moins qu'il est un retourneur de temps pour revenir dans le passé, je ne vois pas comment il peut faire ce miracle. Mais j'aime bien l'idée et je trouve sa remarque amusante. « Tu m'apprendras quand je serai en âge de transplaner ?! » Je ne me rends pas compte, mais inconsciemment, cette demande est l'espoir que nous serions encore ensemble pour mon anniversaire, qui ne sera pas avant Mai prochain. De nombreux mois d'incertitude où tout peut arriver. Mais j'ai espoir, je veux croire que d'ici là, tout sera revenu dans l'ordre. Je sais que c'est stupide, qu'il faudra plus que quelques mois pour retrouver notre proximité d'antan, mais peut-être que ça ira quand même mieux ? Qu'on ne sera pas obligé de feindre que tout va bien pour passer une bonne journée. Que peut-être on sera revenu vers une routine plus rassurante où les silences ne seront plus pesants. Je ne sais pas. Je veux juste croire qu'on sera toujours ensemble, est-ce vraiment un crime ? Il me demande quel nom je voudrai donner et j'y réfléchis très soigneusement. C'est stupide, bien entendu, puisqu'il n'y aura jamais d'éléphant rose, mais ce n'est pas grave, je m'applique à trouver un joli nom. Mais mine de rien c'est difficile. Dois-je choisir un nom masculin ou féminin ? Avec des origines ou non ? Un prénom typiquement d'animal ou classique ? Je veux que ce soit un prénom joli qu'on aime tous les deux, après tout, on s'en occupera à deux, non ? Si je le vole avec lui, ça veut quand même dire quelque chose. Bon, c'est sûr qu'un chien serait plus pratique, mais l'idée reste la même. Partager la garde d'un animal, ça signifie quelque chose en général, non ? « Milan, l'éléphant rose ... c'est splendide, tout le monde va être jaloux de nous. » Tu parles, si ça devait exister, au bout de trois jours on en pourra plus, parce qu'il faut nettoyer ses excréments, ça prend de la place, ça demande un entretien quotidien, ça bouffe comme 4 et il faut aussi passer du temps avec lui. Alors même si je suis persuadé que c'est un animal très affectueux, on est loin du chien. S'il nous saute dessus, on est mort. J'aime pas trop trop ... je trouve ça un peu effrayant quand même. Enfin, heureusement que ce n'est qu'une plaisanterie, même si pour lui, je serai capable de m'asseoir sur mes craintes pour lui faire plaisir.

Je glisse ma main pour attraper la sienne et je la serre, amoureusement, comme au début du repas. Je laisse de côté l'espèce de compliment un peu gênant qu'il m'a fait pour ne penser qu'au fait qu'on est ensemble et qu'on est heureux tous les deux. Je ne veux pas être prétentieux ou avoir des raisons de l'être. Je veux être parfait pour lui, pour lui donner des raisons des fières ou au moins pas trop honteux d'être à mes côtés. Il ne dise pas, l'air de rien et très bas "wouhai, Lui là ?! c'est mon copain ... 'fin pour le moment !" Je sais que c'est stupide, qu'il ne m'a jamais donné l'impression d'avoir honte de moi, mais je ne voudrais pas que ça arrive un jour. Je veux qu'il puisse dire fièrement qu'il est avec moi. Bon, c'est peut-être un peu prétentieux et arrogant, je ne vous le cache pas, mais si je dois l'être ça ne sera que pour ça. Quand on marchait dans la rue, au début je le sentais un peu tendu. Je ne sais pas si je dois mettre ça sur le compte de ce qui s'est passé récemment entre nous ou si c'est le fait de s'afficher en pleine rue avec moi. Je n'ai rien dit et j'ai fait comme si je n'avais rien remarqué. Parce qu'au final, il a fini par se détendre et il n'a montré aucun signe de regret ou de honte potentielle, donc je me suis dit que c'était passé. Je ne peux pas lui en vouloir d'avoir des doutes, ils sont largement mérités, même si ça reste un peu douloureux. Et là, de le voir sourire et me dire qu'il est content de se promener avec moi, ça me touche vraiment et je pense que ça se voit. Je suis content qu'il m'ait proposé de passer ce dernier jour avec lui. Content que ça se passe bien, qu'on n'est pas à se cacher parce que ça pourrait faire mauvais genre ou parce qu'il n'a pas envie que je le touche. On passe une bonne journée pour le moment et j'espère que ça va continuer comme ça. « Ca me fais plaisir aussi, j'étais content que tu me le proposes. »

D'un commun accord, nous sortons du restaurant et il me laisse nous guider vers notre prochaine destination. Parfaite pour digérer et se changer un peu les idées. Autant profiter un peu du dehors avant d'aller s'enfermer dans un musée ou dans un monument quelconque. Je l'emmène donc à Hyde Park, non pas pour renouer avec la nature, mais pour lui faire une surprise. Lui qui voulait un bateau pour partir à l'aventure, il va être servi. Enfin, au moins jusqu'au bout du lac, ce qui n'est pas rien. Bon certes, c'est un peu ridicule, mais je fais avec les moyens du bord. On serait à Brighton, j'aurai pu lui trouver une balade en mer, mais ce n'est pas le cas alors on se débrouille comme on le peut. Je lui montre ce qui l'attend, un peu inquiet de sa réaction, mais il a l'air super content, ce qui me rassure. Je sais que j'ai peur de tout et de son contraire, mais je ne voudrai pas qu'il se force à faire quelque chose qui ne lui plait pas. Je lui dis que je paye, sans penser à mal. C'était mon idée, ma surprise, je me vois mal lui dire "on partage ?!". Je ne me rends pas compte que ça le dérange, parce que pour moi c'est naturel. Je ne le fais pas parce que c'est lui, je le fais parce que c'est normal, j'ai été bien élevé, quand tu invites quelqu'un à faire une activité, tu la payes, point. Et puis si jamais il proteste, je lui dirais que c'est son cadeau d'anniversaire, même si je ne compte pas m'arrêter seulement à ça. Il me dépose un bisou sur la joue et ça me suffit. Je ne me rends pas compte du malaise qui l'habite parce que je suis sur mon petit nuage et que je suis un peu con et j'entre dans le bureau pour payer notre barque. Je ressors avec une personne qui nous file des gilets de sauvetage et je plaisante en disant à Dan que ça lui va à ravir, qu'il est affreusement sexy dedans et que je vais peut-être lui offrir ça pour son anniversaire. Il se pavane avec son gilet en mode beau gosse et c'est à mourir de rire. Il prétend le savoir et je regrette de ne pas avoir pris d'appareil photo, ça aurait mérité d'être immortalisé. Il me dit que c'est parfait contre la noyade dans les douches et je rajoute. « Pour être plus sûr je vais peut-être t'offrir un scaphandre. Pour la propreté on repassera mais je suis sûr que tu ne pourras pas finir noyer ... » C'est sûr qu'avec un scaphandre de plonger, il ne risque rien du tout, mais il risque de puer à force de ne pouvoir se laver correctement. Il s'installe le premier dans la barque et me tend la main pour m'aider à m'installer à mon tour. Je pourrai me vexer d'être pris pour une fille mais pour être honnête, n'étant pas très aidé, je préfère, alors j'attrape sa main avec plaisir et je monte dans l'embarcation. Je n'ai aucune envie de finir à l'eau. Je sais nager mais je ne peux assurer que je ne vais pas faire de crise de panique. Je m'assoie et le laisse nous diriger. On s'éloigne de la berge et des gens et c'est cool, on va être de nouveau seul au monde, j'aime. « Emmène moi au bout du monde !! » Ce qui risque d'être difficile, puisque le principe du lac, c'est qu'il est fermé. Mais ce n'est pas grave, qu'il continue tout droit, me donnant l'illusion qu'on peut s'enfuir loin et refaire notre vie ailleurs, juste avec notre barque et quelques économies en poches.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 11 Aoû - 20:51


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Tout n'est pas parfait, on sait sûrement aussi bien l'un que l'autre que tout ce qui va si bien cache des choses qui vont beaucoup moins bien. Je ne dis pas qu'on se force pour en arriver là, je ne me force pas en tout cas. Je suis content d'être là et je passe vraiment un bon moment, j'espère que c'est pareil pour lui. Mais on fait attention à ce que l'on dit, au sujet qu'on aborde. Tout n'est pas toujours parfaitement naturel. Mais sa présence à mes côtés l'est. Elle l'est redevenue en tout cas. Je suis bien avec lui, vraiment. J'ai à nouveau l'impression d'être à nouveau à ma place. Une place incertaine mais qu'importe. J'ai l'intention de m'y accrocher. J'ai abandonné ma famille pour le retrouver, c'est pas pour le laisser fuir à la première occasion. « C'est toujours un plaisir de faire affaire avec toi, mon amour. » Le copieeeeeur ! Cette conversation m'amuse. Sa bêtise m'amuse. Et son surnom me tire un sourire attendri. Il peut recommencer quand il veut, je le vis merveilleusement bien. Je me fiche pas mal de ce que pourraient peser les gens. Moi, ça me plaît. Il peut utiliser tous les surnoms qu'il veut, ça ne me dérange pas le moins du monde. Au contraire ! Peut-être que c'est neu-neu, que ça craint et tout ce qu'on veut mais tant pis. « Dinosaure ?! Wouhaaaa... je suis jaloux ! » Je hoche la tête avec une fierté exagérée. Et ouais, des dinosaures ! Des très grosses bestioles ! En vrai, je ferais sûrement pas le fier devant un dinosaure.. Même pas devant un éléphant d'ailleurs. J'aime pas vraiment les animaux, c'est un fait, mais ceux qui peuvent m'écrabouiller en moins de deux, je crois que je les aime encore moins. Cela dit, j'aime pas beaucoup les petits non plus... « Tu m'apprendras quand je serai en âge de transplaner ?! » Sa demande me laisse un peu bête. J'imagine que c'est juste pour la plaisanterie mais, dans le fond, j'espérerais presque qu'il y ait une part de vrai. Être toujours auprès de lui dans quasiment un an et assister à ses premières tentatives. Voir mon bébé copain devenir majeur. Et dire qu'il avait seulement quinze ans quand on s'est rapprochés... J'ai presque l'impression que ça fait une éternité ! « Avec plaisir. » Un sourire bien loin d'être seulement amusé se pose sur mes lèvres. Même s'il a besoin d'aide en vrai, je veux bien m'y coller tout aussi volontiers ! C'est sûrement la seule chose que je sais faire correctement. J'étais même choqué d'avoir eu aussi peu de mal à passer mon permis. Je peux même dire que j'ai été doué, pour une fois. Je veux qu'on soit encore ensemble quand « il sera en âge de transplaner » et même après, et jouer les pompom girls personnelles pour l'encourager à chaque moment important de son existence. « Milan, l'éléphant rose... c'est splendide, tout le monde va être jaloux de nous. » Je ris et hoche la tête. L'entendre parler de « nous » me rassure et me fait rapidement oublier mes craintes. Peut-être qu'il a pas envie de rester à Londres éternellement pour chercher cet éléphant mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne tient pas à ce qu'il y ait une suite à notre histoire. Il a peut-être juste pas envie d'imaginer rater sa vie. Il a le droit. Jamais je le laisserai faire tant que je pourrai l'en empêcher, de toute façon. Il mérite de faire de grandes choses. Plus grandes que ça, même ! Avoir un job génial et faire ce qu'il aime. J'espère très sincèrement que dans vingt ou trente ans, il se réveillera un matin en réalisant qu'il a exactement l'existence qu'il aurait voulu avoir, qu'il est heureux. Qu'importe si je ne fais plus partie de sa vie d'ici là. « Tu m'étonnes ! Mais on le partagera pas, ils auront qu'à aller voler le leur. Milan, ce sera juste notre éléphant à nous. » Comme si quelqu'un allait nous envier d'avoir un éléphant, sérieusement !

Il attrape ma main et la serre dans la sienne. Je ne peux m'empêcher de sourire en répondant à son étreinte. Je caresse doucement le dos de sa main avant de venir déposer un bisou dessus. La tendresse de nos moments ensemble m'a manquée. J'aime ces instants qui n'appartiennent qu'à nous. Je les aime encore plus maintenant qu'ils sont moins nombreux. Ces vacances m'ont forcé à me rendre compte d'à quel point il était important pour moi, combien je tenais à lui. J'en ai jamais douté mais j'en avais pas forcément de « vraies preuves » après tout, ça pouvait être juste l'habitude ou le fait de l'avoir près de moi en permanence... Mais il n'en est rien. J'ai besoin de lui, c'est tout.Il m'est devenu essentiel. Je suis complètement perdu quand je le vois pas, je suis incapable de penser à autre chose qu'à lui. Je me faisais un peu pitié, il faut bien le reconnaître. « Ça me fait plaisir aussi, j'étais content que tu me le proposes. » Mon sourire s'agrandit. J'aurais dû lui proposer de venir à la maison, même juste une journée, tenir ce que j'avais prévu. Lui faire assez confiance (nous faire assez confiance ?) pour le présenter à mes parents. Mais je l'ai pas fait... Et ce sera sûrement le grand regret de ces vacances. J'ai peur qu'il m'en veuille. Qu'il l'ait mal pris. Il n'en a pas l'air mais le problème, c'est qu'on ne sait plus vraiment ce qui est caché et ce qui ne l'est pas. « J'allais pas reprendre l'école sans avoir passé un peu de temps avec toi, quand même ! » J'aurais préféré qu'on en ait plus, que nos deux mois d'été se passent en famille et qu'il vienne squatter un moment mais on se contente de peu désormais. Mieux vaut juste cette journée que rien. D'autant plus qu'elle est, pour l'instant, merveilleuse. Et on la continue sur le même air. On traverse Hyde Park jusqu'au lac Serpentine et on ne met pas longtemps à rejoindre les bateaux. Je me sens comme un môme dans un parc d'attraction. J'ai hâte de monter dedans et de quitter la terre ferme. Normalement, tous les étés, on va faire une balade en mer. Pas franchement longue ni très intéressante, un truc à touristes, juste pour changer de ce qu'on fait le reste du temps, mais cette année, non... Je sais pas s'ils l'ont faite ou pas, et je m'en fiche un peu. Je sais que, de toute façon, j'aurais jamais bougé de mon lit pour y aller. Et puis, aujourd'hui, je ne le regrette pas. Cette balade vaut largement l'autre ! C'est vraiment une jolie surprise. « Pour être plus sûr je vais peut-être t'offrir un scaphandre. Pour la propreté on repassera mais je suis sûr que tu ne pourras pas finir noyer... » Je ne peux m'empêcher de rire dans une grimace dégoûtée. Je suis pas sûr d'apprécier vraiment l'idée de pas pouvoir prendre une vraie douche pendant je sais pas combien de temps. J'ai des défauts à la pelle et des mauvaises habitudes par poignées entières mais de ce côté-là, y'a rien à redire. Ma sœur se moque parfois un peu en prétendant que je mets autant de temps qu'elle dans la salle de bain. Ce qui n'est peut-être pas toujours faux, c'est vrai... « Bonjour l'odeur ! Tu vas vite regretter ton idée quand je viendrai te câliner après deux semaines d'utilisation. » Je lui lance un regard faussement machiavélique genre « je vais faire exprès de te serrer très fort » et ris de plus belle avant de grimper dans notre barque. J'ai du mal à me défaire de mon sourire. J'aime cette journée. J'aime ces retrouvailles. Je l'aime, lui. On finit par s'avancer sur l'eau. Lentement. « Emmène-moi au bout du monde ! » Je hoche la tête avec entrain. D'accord ! Ça me va ! « Besoin de me le dire deux fois ! » Mon sourire s'agrandit. Si seulement je pouvais ! Juste nous pour toujours, loin du monde, loin de tout. Ça fait rêver. Ça me fait rêver, en tout cas. Alors je me plie à ses désirs et continue notre chemin vers nulle part. Bon en vrai, c'est vers l'autre bout du lac, le plus loin, mais qu'importe. Je peux pas faire beaucoup mieux. Et puis, même si je le pouvais, je ne le ferais pas, juste parce qu'il a dit qu'il était pas très à l'aise et qu'il voulait bien me suivre tant qu'il voyait les côtes. Le bout du monde, ce sera pas pour tout de suite. Mais ça me dérange pas. J'ai pas envie de jouer les aventuriers, de toute façon. Je finis par m'arrêter de ramer au beau milieu du lac. On aperçoit encore les rives mais de loin. Les autres embarcations sont à une distance raisonnable. On les voit, évidemment, mais on est un peu isolés malgré tout. Je lâche un soupir satisfait et repose réellement les yeux sur lui sans penser à autre chose qu'à lui. Pas à savoir où on va, ni si on ne risque pas de rentrer dans quelqu'un. Non. Juste lui et tout l'amour qu'il peut bien m'inspirer. « Voilà ! C'est pas le vrai bout du monde mais on est tranquille tout pareil. Je t'ai enfin que pour moi. » C'est mon copain, je ne le partage pas. Je déteste chaque personne qui l'approche, chaque personne qui parvient à capter son attention. Je déteste l'humanité toute entière pour un peu qu'elle parvienne à exister à ses yeux. J'aimerais qu'il n'y ait que nous, sans personne d'autre. Jamais. Mais malheureusement c'est pas possible, j'en ai bien conscience...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Ven 11 Aoû - 22:42




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Tout va pour le mieux et j'ai bien du mal à me faire à cette idée. Il est là, le sourire aux lèvres, me regardant amoureusement, l'air heureux d'être ici, avec moi. C'est exactement tout ce dont je rêvais ces dernières semaines. Est-ce que je rêve ? Est-ce vraiment réel ? J'ai peur de me réveiller soudain dans mon lit, obligé de réaliser que ce n'était qu'un rêve, que je n'ai pas reçu de lettre de Dan me proposant de passer cette journée avec lui ou alors pire, que je l'ai bien reçu mais que cette journée ne se passera comme je le voulais. On serait distant, lui froid, mais incapable d'oser faire quoi que ce soit et au final, on finirait par rompre parce que c'est le mieux à faire, même si moi je n'en ai pas envie. Mais pourtant tout à l'air si réel. Sa main dans la sienne était réelle, sentir son corps contre le mien quand il est arrivé à la maison aussi. Je peux encore sentir le vent sur mon visage quand on marchait ou le bruit de la circulation. Je sens mon ventre alourdit par la nourriture et la légère soif que je ressens en cet instant. Je peux sentir mon coeur battre un peu plus fort dans ma poitrine sans que ce soit désagréable. Non, définitivement, je n'ai pas la sensation que c'est un rêve et j'espère de tout mon coeur que ça ne l'est pas. J'attrape mon verre et le porte à mes lèvres pour boire deux gorgées. Si vraiment tout ça est une illusion de mon esprit alors il est sacrément fort et je le déteste profondément. Je m'accroche à la discussion, parce que je ne veux pas sombrer dans la parano. Il est là, avec moi, à Londres et on passe un merveilleux moment. C'est parfois un peu bizarre, mais malgré tout, on arrive à sourire sincèrement et à prendre du bon temps ensemble, ce qui n'était pas forcément le cas à la ferme. Enfin c'était compliqué à la ferme, parce qu'on était toujours entouré de gens, incapable de pouvoir trouver un endroit tranquille. Alors que là, on est seul, on ne connaît personne et on est voué à passer cette journée qu'entre nous. « Fais gaffe à toi, je m'en souviendrai et tu auras plutôt intérêt à avoir un animal à portée de main... » Lui dis-je à moitié sérieux. Sincèrement, je me passerai bien d'apprendre à transplaner avec un animal énorme, ce serait beaucoup trop dangereux. Mais par contre qu'il m'apprenne à transplaner ou qu'il m'aide à parfaire ma technique, si technique il y a, alors je ne suis pas contre. Je n'ai pas besoin d'instructeur si j'ai Dan à mes côtés. Même si j'avoue que je ne suis pas pressé. D'un côté j'ai envie d'apprendre, parce que c'est quand même rudement pratique d'aller n'importe où en un claquement de doigt. Mais en même temps c'est un peu effrayant et puis à Poudlard ça ne me sera pas très utile. C'est vrai que durant les vacances peut-être un peu plus s'il accepte de me voir un petit peu, mais bon, il sait transplaner, il pourra toujours venir me chercher ou me ramener. En soit, transplaner n'est pas d'un besoin vital. Mais c'est une forme d'indépendance qui n'est pas un luxe quand on voit où je vis et comment il faut faire pour venir me rejoindre.

Je hoche la tête, je suis d'accord avec lui. C'est notre éléphant, qu'on aura volé durement et qu'on aura coloré aussi difficilement, ce n'est certainement pas pour qu'il devienne un phénomène de foire. Si les gens veulent s'amuser avec un éléphant rose, on leur indiquera comment en trouver, mais on garde le notre. Enfin ça c'est la théorie, en pratique, je dirai non et mon autorité naturelle ressortira tellement qu'ils n'en feront qu'à leur tête. Parce que oui, j'ai beau être préfet et Maddie et Roxy ont beau ne pas tarirent d'éloges sur mes capacités à être un bon préfet, je suis conscient que je n'ai pas d'autorité naturelle et que les gens ne m'écoutent pas quand ils n'en ont pas envie. « Il faudra trouver un endroit pour le cacher pour ne pas que les gens le voient ... Je dirais bien la Forêt interdite mais j'ai aucune envie de m'y balader dedans, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber. L'idéal serait dans le château ... » Je réfléchis très sérieusement à la question. Je sais que ça ne sert à rien mais c'est drôle quand même d'imaginer un lieu où on pourrait cacher notre animal. S'il était encore tout seul à la rentrée, on pourrait le cacher dans son dortoir, mais avec le retour de ses colocataires, je doute que ce soit très discrets. J'ai bien compris que certains nés moldus allaient redoubler, comme ma Billie, mais j'ignore si c'est tous ou pas. De toute façon ça va être très simple, je vais rapidement le découvrir le premier soir quand je vais retrouver mes colocataires. Sinon il y a la salle sur demande qui pourrait être une option ou le balcon du monde mais là je doute que quand les autres l'utilise, l'éléphant se fonde dans le décors. Sinon j'aurai pu proposer la salle de bain des préfets, mais le pauvre, il ne serait pas au mieux et je doute que mes camarades apprécient la prise d'initiative. J'attrape sa main et la serre, tout en lui disant que j'étais vraiment content de passer cette journée avec lui. C'était important pour moi, mine de rien. On est parti de loin, on a vécu des moments difficiles, surtout ces derniers temps et on doit essayer de remonter la pente et de repartir comme avant. Rien n'est gagné, rien n'est acquis, mais j'ai la sensation qu'on est sur la bonne voie quand même. Je crois qu'on a définitivement bien fait de faire cette journée ensemble, qu'on en avait vraiment besoin. Se voir ailleurs qu'à Poudlard, de pouvoir profiter de l'autre et rien que de l'autre, de se voir dans d'autres conditions et de pouvoir être juste normal. On n'est pas des sorciers ou des victimes, on est juste deux adolescents amoureux qui profitons d'une journée ensemble pour faire un peu de tourisme, rien de plus. « C'était une bonne idée Londres, j'ai un peu la sensation d'être parti en vacances. » Ce qui est vrai d'ailleurs. On est loin de ma campagne natale, loin de ma famille ou des voyages organisés par Poudlard. Même si, il faut bien avouer, c'est grâce à cet horrible voyage en Irlande que j'ai rencontré Dan. Mais ce n'est pas lui qui nous a rapproché, il m'a juste fait réaliser son existence. Bon, je savais déjà qu'il existait, bien entendu, mais on n'avait jamais eu l'occasion de parler et ça en valait le détour. Servir de bouclier humain contre une araignée, j'aurai raté ça pour rien au monde. Aujourd'hui, j'en ris facilement, sur le coup, pas vraiment. Mais au moins ça fait des souvenirs amusants à raconter, non ? Ca tend à prouver que ce n'était pas forcément bien parti entre nous au début et pourtant ça a très bien fini ... Enfin en tout cas j'espère que ça continuera comme ça.

A Hyde park, je lui propose un tour en barque. Nous ne mettons pas bien longtemps avant de nous équiper de nos gilets de sauvetage. Dan plaisante en disant que grâce à ça, il ne se noiera pas sous la douche et j'exagère en lui disant qu'un scaphandre, c'est encore moins risqué. Il me taquine en me disant qu'au bout de deux semaines, je vais moins aimer l'odeur quand il viendra me câliner et même si j'adore son odeur, j'avoue que deux semaines sans douche, moyen. Je grimace un peu. J'aime ses câlins et j'aime son odeur, mais j'aime aussi la propreté et je ne raffole pas des mouches ou des nausées le matin. « Je serai obligé de te traîner dans la salle de bain des préfets, parce qu'un bain sera plus que nécessaire pour vraiment faire partir l'odeur et les mouches et je serai contraint de t'y accompagner pour te savonner le dos ... Mais bon, je fais vraiment ça parce que c'est toi, parce que le programme n'est pas des masses tentant ... » Tu parles, pas tentant. Je me baigne avec lui quand il veut, où il veut et je lui savonne le dos aussi avec grand plaisir. Mais bon, on ne va pas paraître trop content de devoir en arriver là, sinon ça pourrait faire mauvais genre. C'est vrai, que les hormones bouillonnent constamment chez un adolescent de 16 ans, ça n'arrive jamais ... c'est bien connu. Après je ne dis pas que c'est constamment mon cas, parce que ces derniers temps, j'avais envie de rien. Je ne voulais pas qu'on me touche, alors l'idée de me glisser dans un lit pour m'envoyer en l'air, non merci. Même si je n'ai jamais souffert du contact de Dan, je n'avais pas forcément envie qu'on fasse autre chose que se blottir dans les bras l'un de l'autre, comme on l'a fait si souvent. Et même si je vais un peu mieux aujourd'hui, je ne prétends pas à ce qu'on s'envoie en l'air ce soir comme deux bêtes sauvages. Mais ça ne m'empêche pas de le trouver renversant et d'avoir envie de lui. Mais je ne sais pas, je crois que j'ai plutôt envie qu'on se retrouve avant toute chose et quand les choses iront vraiment mieux entre nous, qu'on envisage à aller plus loin. Je n'ai pas envie d'aller plus vite que la musique et je ne veux pas lui donner l'impression que je ne pense qu'à ça, parce que ce n'est pas vrai. On est sur la barque et on s'éloigne lentement des autres. Il me demande où il m'emmène et je lui dis au bout du monde. Il me répond qu'il ne faut pas le lui dire deux fois et je ris. Je sais que c'est impossible et que bientôt nous ne pourrons plus avancer, mais ce n'est pas grave, pendant l'espace d'un instant, c'était du domaine du possible. Je l'observe ramer quelques minutes, appréciant de le voir au mieux de sa forme. Ca m'avait tué de le voir cloué dans un lit, blessé et tout ça, par ma faute. J'ai vraiment eu du mal à le supporter et de le voir là, en train d'effectuer un effort physique sans une grimace, ça me rassure un peu. Je m'en veux toujours mais au moins, il va mieux. Pas forcément bien mais mieux et c'est déjà un bon début. Je finis par l'abandonner, presque à regret pour observer ce qui nous entoure. On s'éloigne vraiment de tout le monde. Heureusement qu'on se trouve dans un lac et donc qu'on voit les rives parce que sinon je ne serai pas bien. Mais là, ça va. Après, si je finis à l'eau, je ne jure pas de ne pas paniquer, même si je ne crains rien, mais tant qu'on est sur la barque, ça va. Je ne me rends pas tout de suite compte que la barque s'est arrêtée et que Dan rentre les rames. J'observe le décor magnifique et je me sens bien. Oui, ça a un goût de vacances, c'est vraiment agréable. Mes premières vacances loin de ma famille, avec lui, même pour un jour, ça vaut tout l'or du monde. Je soupire de plaisir et je tourne mon regard vers lui et je vois qu'il me regarde. Non, on n'est pas vraiment au bout du monde, mais on est dans notre bulle, ça ne change pas grand chose au final. « Il n'y a personnes aux alentours, c'est presque le paradis à mes yeux ... Surtout avec toi ... » Il est là, moi aussi, il me sourit, moi aussi et on est bien. Oui, ça a un goût de paradis en effet. Je lui souris, je suis bien, vraiment bien et je suis vraiment content d'avoir fait les recherches, cette idée en valait vraiment la peine. « Tu manies la rame comme personne, j'ai l'impression que tu as fait ça toute ta vie ! » Dis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 12 Aoû - 15:38


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Je n'avais jamais envisagé de jouer les instructeurs de quoi que ce soit. Normalement, je suis le boulet qui en chie pour faire un truc potable, alors de là à filer un coup de main à qui que ce soit... Mais après tout, pourquoi pas. Je me débrouille correctement et n'ai absolument jamais eu d'accident, j'imagine que ça doit pouvoir se faire. Enfin, après, c'est juste une plaisanterie donc la question ne se pose pas vraiment mais tout de même. J'aimerais bien lui servir à quelque chose, rien qu'une fois. Qu'il puisse se dire dans quelques années « si j'ai réussi ça, c'est un peu grâce à lui ». Même si c'est pas un truc de ouf. Mais bon, on en est encore loin, je crois. « Fais gaffe à toi, je m'en souviendrai et tu auras plutôt intérêt à avoir un animal à portée de main... » Je hoche la tête avant de hausser vaguement les épaules. Deal. Des animaux, c'est pas ce qui manque à Poudlard. Tant qu'on s'entraîne pas avec une accromentule géante, ça me va. Je dis pas que je kiffe l'idée à 100%, c'est sûrement dangereux les bestioles qu'on étudie en cours, mais je ferai tous les efforts du monde pour qu'il ait ce qu'il veut. Et si apprendre à transplaner avec une créature monstrueuse fait partie des choses dont il a envie, et bien soit, on trouvera une créature monstrueuse. « Pour un peu que Tybalt passe voir ma sœur de temps en temps, je suis sûr qu'on aura un hibou de la taille d'un éléphant à portée de main dans pas longtemps. » J'affiche un air parfaitement innocent. C'est vrai que le pauvre a dû prendre dix kilos en deux passages chez nous. Quelle idée de le fournir avec de la bouffe, aussi ! Ciara s'en est donné à cœur joie. Le plus dur, c'était de calmer sa crise une fois la pauvre bestiole partie. Non, on pouvait pas le garder. Et non j'avais pas du tout envie qu'on en adopte un, nous aussi. Qu'est-ce que je foutrais avec un hibou ? Si j'en ai pas vraiment eu besoin en sept ans, c'est pas pour que ça soit le cas juste au moment où je vais quitter le monde magique ! J'ai toujours un peu de mal avec cette idée. Pourtant, j'essaye de m'y faire dès maintenant. Ce sera sûrement moins difficile d'avoir passé toute l'année en réalisant que c'était la dernière plutôt que d'attendre bêtement le passage de mes ASPICs pour me dire que ça allait faire bizarre de jamais revenir... Je pense que sans cette année, je n'aurais pas été très pressé de partir. Je me suis toujours senti bien, à Poudlard. Mais encore une fois, j'ai tout fait rater. Et si j'y retourne, c'est même pas vraiment pour moi, c'est pour nous. Mais c'est probablement reculer pour mieux sauter, en réalité. Parce que là, c'était tellement bancal qu'on pouvait sûrement voir la rupture comme une idée envisageable, du genre « je veux pas mais c'est ce qu'il y a de mieux à faire », mais à la fin de l'année, hein ? Admettons que ça tienne et qu'on se retrouve vraiment... Ce sera juste une horreur. Savoir pertinemment qu'on ne se reverra plus ou presque... Une journée de temps en temps quand il sera à Pré-au-Lard et que je pourrai l'y rejoindre, quelques lettres désespérées histoire de s'accrocher encore un peu... Et puis quand on aura enfin la possibilité de se revoir, nos vies auront tellement changé qu'il n'y aura plus vraiment de place pour l'autre. Dans le fond, peut-être que j'aurais mieux fait d'abandonner maintenant. De rester auprès des miens, de rejoindre mon monde... J'imagine que ça aurait été difficile au début mais on se serait fait une raison. On se serait forcément fait une raison...

Je le vois hocher la tête à l'idée de garder notre éléphant pour nous. Ça me tire un sourire amusé. J'aime nos projets farfelus qui n'arriveront jamais. J'aime quand on envisage l'apocalypse juste pour être seuls au monde ou qu'on se prépare à tous les métiers nazes possibles juste pour les faire ensemble. Alors forcément, j'aime quand on imagine planquer un éléphant à Poudlard, juste parce que c'est le nôtre et qu'il est hors de question de le laisser derrière nous. « Il faudra trouver un endroit pour le cacher pour ne pas que les gens le voient... » Heureusement que c'est une école magique, quand même ! Ils ont réussi à cacher un serpent géant, c'est pas un petit éléphant qui va déranger qui que ce soit ! Bon, d'accord, un gros éléphant, mais ça reste petit face à un Basilic je suis sûr ! « Je dirais bien la Forêt Interdite mais j'ai aucune envie de m'y balader dedans, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber. L'idéal serait dans le château... » Je ne compte pas remettre les pieds dans la forêt un jour. Une fois, c'était une fois de trop. Plus jamais. Alors j'approuve forcément l'intérieur du château ! « Mais on peut pas transplaner dans le château... Du coup, on lui fait passer les grilles en mode normal en espérant que les gens le prennent pour un nouvel élève ? » Je nous imagine déjà l'habiller avec un uniforme à sa taille pour faire discret. On ferait mieux de voler un crapaud, ça serait plus facile à planquer et en plus ça ferait de la compagnie à Betsy, la grenouille de Tracy. Je le regarde, plongé dans ses pensées, sûrement en pleine réflexion du meilleur endroit où cacher Milan. C'est aussi pour ça que je l'aime, je crois. Parce qu'il fait rarement les choses à moitié, même quand ça sert véritablement à rien. Je le trouve adorable. Un sourire attendri se pose sur mes lèvres. J'ai l'impression de retrouver mon petit-ami, le vrai. Celui dont je suis tombé éperdument amoureux. C'est sûrement une illusion, il a dû changer (qui n'a pas changé cette année ?) mais tant pis. Je suis prêt à apprendre à le connaître à nouveau. Ou à apprendre à le connaître tout court puisque de toute évidence, je ne le connaissais pas si bien que ça. « On pourra toujours lancer un sortilège d'extension sur mon armoire. Je sais pas ce qu'il en est de Keagan mais Jaspe redouble, y'aura moins de monde chez moi que chez toi, ce sera plus discret. On le fera sortir la nuit dans le parc pour qu'il se dégourdisse les pattes et personne n'en saura rien. » Y'aura moins de monde chez moi que chez toi... Depuis le début, je m'applique à reprendre le cours « normal » de nos vies. Comme si cette année n'avait jamais vraiment eu lieu. Comme si c'était « chez moi » et pas « chez nous ». Alors que dans le fond, c'est ce qui me fait le plus peur, je crois. Me retrouver seul dans ce dortoir désert, perdu au milieu des souvenirs qu'on a construits. Devoir m'accrocher à lui tout en côtoyant son absence. Je ne sais même pas ce que lui veut. On en a jamais vraiment parlé. J'espère qu'il viendra se blottir contre moi à la première occasion, refaisant de mon lit le sien, mais peut-être qu'il veut juste une relation d'adolescents tout ce qu'il y a de plus basique. Tout reprendre à zéro. Passer du temps ensemble, flirter innocemment, rêver du jour où ça sera plus « sérieux » sans savoir si ça arrivera vraiment... Tout ce dont je ne veux pas, en réalité... Je ne dis pas que j'en ai jamais voulu, je crois sincèrement que c'est ce que j'aurais préféré au tout début, mais c'est trop tard maintenant. On a été trop loin pour revenir en arrière comme ça. Sa main dans la mienne me rassure. Je ne sais pas comment ce sera demain mais pour l'instant, il est là. Il est à moi. « C'était une bonne idée Londres, j'ai un peu la sensation d'être parti en vacances. » Son aveu me fait vraiment plaisir. Je suis content que ça lui plaise, qu'il apprécie cette journée autant que moi. C'est la première fois qu'on fait vraiment quelque chose ensemble alors c'est important, à mes yeux, qu'il aime l'idée. Je crois que mon sourire laisse facilement comprendre tout ce que je peux ressentir à ce moment précis. Si c'est pas le bonheur total, ça s'en rapproche un peu. J'ai pas passé de meilleurs moments depuis longtemps.

On finit par rejoindre le parc puis les barques. Je n'ai pas voulu réfléchir vraiment à ce qu'il avait prévu, histoire de m'attendre à rien ce qui aurait été le meilleur moyen d'être déçu j'imagine, mais pour le coup, j'aurais pu ne penser qu'à ça pendant des heures, la déception serait restée bien loin de toute façon. Son compliment taquin sur ma tenue me fait rire et on s'enfonce sans trop de mal dans une nouvelle conversation sans queue ni tête. Après l'éléphant rose, la douche en scaphandre. Super ! Mais c'est nous. Ça ne m'étonne pas. Ça ne me dérange pas davantage. J'aimerais seulement qu'il n'y ait rien à cacher derrière ces conversations un peu idiotes, que ce soit juste pour le plaisir de raconter n'importe quoi comme on le fait tout le temps. « Je serai obligé de te traîner dans la salle de bain des préfets, parce qu'un bain sera plus que nécessaire pour vraiment faire partir l'odeur et les mouches et je serai contraint de t'y accompagner pour te savonner le dos... Mais bon, je fais vraiment ça parce que c'est toi, parce que le programme n'est pas des masses tentant... » Je lève les yeux au ciel en l'entendant. J'aime l'idée autant qu'elle me dérange. Je sais qu'il n'y a rien de sérieux, bien sûr, mais qu'importe. Imaginer un bain en amoureux est loin d'être déplaisant mais j'imagine d'ici le malaise et rien que ça casse un peu le truc. Et je culpabilise de plus belle. Parce que je sais qu'il y aura forcément un moment où je le repousserai et que j'ai pas envie qu'il pense qu'il ne m'attire plus ou quoi... Il n'y a rien de plus faux au monde. Il est toujours aussi parfait et c'est toujours aussi plaisant de l'admirer avec plus ou moins de discrétion. « Donc si quelqu'un m'accompagne, j'ai le droit de me défaire du scaphandre ? C'est bon à savoir ! » Honnêtement, je ne vois pas qui m'accompagnerait sinon lui. Mais bon, on en est encore loin de toute façon. « Je passerai une annonce à la rentrée, histoire de t'éviter un programme qui te tente aussi peu. Loin de moi l'envie de te faire faire quelque chose que tu ne veux pas, tu sais bien. » Je lui tire la langue, taquin, et nous éloigne du monde. Je sens son regard se poser sur moi mais je ne relève pas. Ça me dérange pas le moins du monde. Et puis ce serait un peu abusé de le lui reprocher alors que j'en fais autant à la moindre occasion. Il nous faut quelques minutes pour réussir à fuir l'humanité. Enfin, au moins un peu. Parce qu'on est toujours sur un lac, avec des gens autour et tout, mais ils sont un peu loin. Il n'a pas l'air de remarquer que l'on avance plus, ce qui m'arrache un sourire amusé. Il semble bien trop occupé à regarder ce qui nous entoure. Je me sens bien. J'ai l'impression que lui aussi. Il n'a pas l'air inquiet ou dérangé par l'eau tout autour de nous. Je ne regrette pas d'avoir quitté Lucan pour le rejoindre. Je ne m'attendais pas à le regretter, bien sûr, mais je ne m'attendais pas non plus à le vivre aussi bien. Depuis qu'il m'a enlacé dans son jardin comme s'il n'avait attendu que moi depuis des lustres, je n'y ai pas pensé tristement rien qu'une fois. Je les reverrai bientôt. Ou du moins, j'essaye de m'en convaincre. Il vaut largement le sacrifice. Cette journée le vaut tout autant. « Il n'y a personne aux alentours, c'est presque le paradis à mes yeux... Surtout avec toi... »[/color] Je me sens rougir de plaisir. Si c'est presque le Paradis, alors... Cela dit, je n'irai pas le contredire, parce que c'est délicieusement vrai. Je me lève prudemment, la barque tangue un peu, et m'assois à côté de lui. Je reprendrai mon rôle de « capitaine » après. En attendant, je prends tendrement son visage entre mes mains, caressant sa joue au passage, avant de poser mes lèvres sur les siennes. On est seuls au monde. Mes doigts glissent doucement dans son cou et je finis par me reculer légèrement, un sourire rayonnant et amoureux trahissant le plaisir que j'ai à être ici et avec lui. Je remets doucement une mèche de ses cheveux à sa place. Ça aussi, ça m'avait manqué. « Je t'aime. » Depuis qu'on s'est retrouvés dans le garde-manger, je ne lui ai dit qu'une seule fois, je crois. Au bas d'une lettre, même pas en vrai. C'est pas que je le pensais pas juste que... C'était bizarre. Trop bizarre pour moi. Là, on se retrouve enfin, pour de vrai. Et forcément, je retrouve doucement mes habitudes. Tout est plus naturel aujourd'hui. Bien plus que ça l'était ces deux derniers mois. « Tu manies la rame comme personne, j'ai l'impression que tu as fait ça toute ta vie ! » Je ris en l'entendant. S'il savait ! Ramer, ça me connaît ! Peut-être pas sur un bateau comme ça, mais toute mon existence n'est faite que de ramages sans fin. « J'imagine que ça veut dire « retourne ramer, on va pas rester planter là toute la nuit » ? » Pourtant, je ne bouge pas d'un millimètre et attends sagement qu'il me vire. On a tout l'après-midi, je ne suis pas franchement pressé.
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Sam 12 Aoû - 22:46




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
L'idée que mon Tybalt se fasse engraisser jusqu'à devenir énorme ne m'enchantait pas des masses. Qu'il prenne un peu de poids durant les vacances, ça je pouvais l'accepter. Si c'était la seule solution pour avoir des nouvelles de Dan alors j'étais près à voir mon ami à plumes prendre légèrement d'embonpoint, qu'il finira rapidement par perdre une fois à Poudlard. Dan étant avec moi, il n'aura plus besoin de passer par la case "petite soeur de Dan" pour se faire cajoler. Je ne doute pas un instant qu'il a été traité comme un roi et qu'il s'est goinfré jusqu'à plus soif juste au cas où on le renvoie trop vite vers moi. Mais bon, le principe de mon hibou, c'est qu'il puisse voler et si c'est pour qu'il galère parce que Monsieur ne peut plus se porter, ça risque d'être problématique. Et puis avec les kilos en trop vient d'autres problèmes plus grave, comme des problèmes cardiovasculaires et il était hors de question que je mette la vie de mon animal en danger. Alors non, quitte à s'entraîner avec des animaux plus petits, voire sans animal du tout pour mes leçons de transplanage, ce n'est pas grave. Surtout qu'en plus si je sais déjà transplaner tout seul, ça sera une bonne chose, parce que j'ai un peu la sensation que ça va être aussi catastrophique que la métamorphose cette histoire. Je vais être une vraie quiche et je n'obtiendrai jamais mon permis. « Non ... je ne veux pas qu'il devienne énorme le pauvre, ses pauvres petites ailes ne pourront plus le supporter et il finira cloué au sol ... c'est un peu un comble pour un hibou. Non, il va sagement rester vers moi et il va reprendre son régime alimentaire pour retrouver un poids normal. » J'aime Dan et je suis persuadé que sa petite soeur a toutes les meilleures intentions du monde, mais je l'aime tel qu'il est mon hibou et j'aimerai bien qu'on le rende en état. Je sais que pour me faire accepter par sa famille, il va falloir que je me montre adorable ... enfin si un jour je les rencontre, ce qui n'est pas dit, mais pas pour mon Tybalt. Après je l'ai peut-être un poil cherché en mettant des friandises dans cette bourse, je voulais qu'on le nourrisse un peu, pas qu'on le gave. La prochaine fois, j'en mettrais moins. Mais tout cela me fait me poser d'autres questions. Non pas sur le fait que je ne rencontrerai peut-être jamais sa famille parce qu'en soit, c'est compréhensible. Il n'a pas envie de présenter la personne qui lui a planté un couteau dans le dos. Et puis je pourrais lui faire honte donc autant assurer ses arrières en me gardant loin d'eux. Non, je pensais toujours au transplanage et je me demandais s'il y avait des gens qui s'était planté. « Est-ce que tu sais s'il y a des gens qui se plantent au permis de transplanage ? C'est dur ? Comment ça se passe en fait ? Tu dois faire comment ? » On pouvait sentir toute mon appréhension dans ces conditions. Evidemment que j'ai le temps, on ne peut le passer qu'à partir de 17 ans et j'ai encore le temps avant que ce soit mon anniversaire. mais je préfère me préparer psychologiquement avant. Est-ce qu'on peut s'entraîner avant ?

En effet, on ne pouvait pas transplaner à l'intérieur de l'enceinte du château, c'était problématique. Mais on pouvait peut-être transplaner cette nuit, emmener discrètement l'éléphant dans le château et le cacher. Après j'ignore si les grilles étaient ouvertes ou non, vu que je ne suis jamais allé à Poudlard quand il était officiellement fermé. Mais je suppose que si les profs arrivent au compte goutte, par exemple, ils ont laissé les grilles ouvertes pour les accueillir. A moins qu'ils arrivent tous par le Poudlard express et là c'est plus problématique. Après il existait d'autres solutions au besoin. « Ben on a plusieurs possibilités qui s'offrent à nous. On vole l'éléphant et on l'emmène ce soir au château. Tu peux transplaner à proximité et on le cache discrétos dans le château pendant que le peu de monde qui se trouve à Poudlard a le dos tourné. Sinon il y a la formule pour rendre un objet ou un animal plus petit. On le glisse dans une petite boite avec des trous, ni vu, ni connu. Sinon on achète une valise sans fond ... ou un truc du genre et on le cache à l'intérieur. Avec une formule adéquat pour la rendre plus légère, on n'a même pas besoin de le déguiser. Sinon, si vraiment tu veux le déguiser, on le fera passer pour un étudiant étranger ... je suis sûr que ça passe sans problème. » Visiblement, je pourrais devenir un passeur excellent si je le voulais. Je connais sans même le savoir mille et une techniques pour faire passer des objets ou des animaux en fraude au nez et à la barbe de tout le monde. Après j'ignore s'ils font des vérifications sur le contenu des valises ou non. Je n'ai jamais rien eu d'illégal dans mes affaires alors c'est vrai que ça a toujours été le dernier de mes soucis. Peut-être que si c'est le cas, il faudra oublier la valise, mais la petite boite qu'on transporte dans une poche, c'est possible, si on agrandit la poche. C'est ça qui est merveilleux avec la magie, c'est que rien n'est impossible ... ou presque. « Je ne sais pas, vu que je ne le connais pas trop, je ne me suis pas trop penché sur la question. Mais Billie redouble et elle m'a dit que c'était le cas de beaucoup de nés moldus. Après je ne sais pas, si c'est un bon élève, qu'il a récupéré des cours durant l'année par je ne sais quel moyen et qu'il a pris des cours de rattrapage durant ces vacances alors peut-être qu'il passera en 7ème année ... » J'espère pour lui qu'il pourra passer en année supérieure, c'est quand même dommage de perdre une année à cause d'un psychopathe. Mais bon, si c'est le cas de la quasi totalité des nés moldus alors déjà il ne se sentira pas tout seul, c'est toujours ça de pris. Mais si Keagan redouble aussi, ça veut dire qu'on sera potentiellement 6, voir 5 si Spencer redouble aussi. Et ça signifie aussi que Dan sera seul dans son dortoir ... Mais comme il l'a dit dans sa lettre, si c'est le cas, il proposera à Keagan et certainement à Jaspe, de rester dans le dortoir avec lui, pour ne pas qu'il soit seul ... J'avoue que ça m'a fait un peu de peine qu'il m'écrive ça comme ça, comme si c'était l'information la plus banale qui soit alors qu'il venait très clairement de me virer de notre dortoir ... ou devrais-je dire, de son dortoir. Parce que c'était ça au final, c'était son dortoir qu'il acceptait de partager avec moi, maintenant il ne veut plus. J'essaie de ne pas mal le prendre et d'agir comme le bon petit ami que je suis compréhensible qui sait qu'il a cherché ce virage en bon et du forme, mais c'est difficile. Moi je n'avais pas envie d'en partir de ce dortoir, je m'y sentais bien, chez moi. Il faut croire que ce n'est plus mon chez moi et qu'il faut se faire une raison à tout. « Mais oui, je suis sûr qu'en demandant gentiment à Keagan, il n'y verra pas d'inconvénient. Notre éléphant sera bien élevé, il ne fera pas ses besoin d'importe où et ne fera pas de bruit, aussi silencieux qu'une petite souris. » Je souris, comme si tout allait bien mais ce n'était pas vraiment le cas. A la rentrée, c'est à dire demain, je regagnerai mon dortoir où j'ai certes passé un peu plus de 4 ans et demi. Demain, je vais redormir avec plein de gens, que j'apprécie en général dans l'ensemble, sauf Matrim, mais lui c'est un idiot. Et je vais de nouveau être seul dans mon lit. Je pense qu'au début ça sera difficile de le savoir si prêt de moi et en même temps si loin. Mais bon, c'est certainement mieux pour tout le monde. Je crois que le moment le plus dur c'est quand il me rendra mes affaires. Je devrai faire le mec content de les récupérer alors que je préférerais recrever plutôt qu'il me les rende. Un petit bout de moi dans son dortoir c'est encore l'espoir que tout pourrait revenir comme avant. S'il me les rend, c'est l'espoir qui s'envole ...

Si son idée était de me rendre jaloux, il vient d'y arriver sans problème. Instinctivement, je prends un air scandalisé. Il ne me ferait quand même pas ça ? Qu'il ose seulement et c'est des trous qu'il va devoir faire pour m'aider à cacher les corps et j'en ai rien à faire s'il est triste que ses futurs concubines soient toutes mortes dans d'atroces souffrances. Je croise les bras et prend un air boudeur. « Si tu ne choisis pas une préfète, tu pourras toujours t'asseoir sur ton bain parce que c'est certainement pas moi qui vais t'ouvrir pour que toi et tes maîtresses alliaient passer du bon temps dans mon dos !! » Je suis prêt à plaisanter sur beaucoup de choses mais pour être honnête, pas sur ça. Je sais qu'il ne le pense pas ou plutôt j'espère qu'il n'en pense pas un mot. Je voudrais bien, bien le prendre et ne pas m'emporter, mais là sincèrement j'hésite entre fondre en larmes en me barrer et le planter là... Même si là, coincé dans la barque, ça va être compliqué. S'il y a bien un truc dont j'ai peur, c'est qu'il réalise que je ne suis pas indispensable à sa vie et qu'il trouvera mieux ailleurs. Et ce ailleurs lui frottera le dos pendant que je me lamenterai sur mon sort en me disant que c'était évident que ça allait se finir comme ça. J'essaie de m'accrocher à cette journée parfaite et au fait qu'il plaisante, mais sincèrement, ça me touche bien plus que ça ne le devrait. Je ne veux pas me vexer ou autre mais non, c'est pas un sujet qui m'amuse. Parce que je sais que n'importe qui serait meilleur que moi et ça me fais peur qu'il s'en rende compte un jour. Pourtant je me fais violence et je prends sur moi, mais va pas falloir qu'il plaisante longtemps avec d'autres potentielles connasses qui viennent le tripoter, parce que moi je ne vais pas rire très longtemps. Je sais que j'ai un gros problème de jalousie et de possessivité et qu'il faut que j'apprenne à me détendre sur ce genre de sujet et que je vois la blague là où elle est ... mais c'est trop dur. Je n'ai aucune estime de moi. Je n'en avais déjà pas beaucoup à la base, mais là elle a volé en éclat. Alors après ce que je lui ai fait, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il pourrait me plaquer à la première occasion et le retour à Poudlard m'effraie beaucoup. Je finis par décroiser les bras et pas l'observer quelques minutes avant de tourner mon regard vers ce qui nous entoure. J'oublie cette mauvaise plaisanterie et je profite de ce moment de calme. Il finit par arrêter de de ramer et je ne m'en rends pas compte immédiatement, un peu perdu dans la contemplation. C'est si paisible, c'est vraiment agréable. Si on ferme les yeux et qu'on se blottit dans les bras l'un de l'autre, on pourrait se croire au bout du monde, seul. Je le vois se lever de la barque et je me tiens et je la tiens aussi, très légèrement paniqué. Il fait quoi là ? Il va où ? Ca tangue beaucoup non ? Il finit par s'asseoir à côté de moi et on est toujours sur la barque qui se calme, mon coeur reprend un rythme cardiaque normal. Faut pas faire ça, je suis cardiaque si ça se trouve. Il prend mon visage dans ses mains et je me laisse totalement faire. Je sens ses doigts glisser le long de mes joues et ses lèvres se poser sur les miennes. Je lui rends son baiser avec plaisir et glisse mes mains sur sa taille ... enfin j'essaie parce qu'il y a le gilet de sauvetage, ce n'est pas facile. Il me dit qu'il m'aime et je trouve ça beau. J'aime ces deux mots dans sa bouche. J'ai l'impression de ne pas les avoir entendu depuis une décennie au moins et c'est agréable, j'aime leur sonorité à mes oreilles. « Je t'aime aussi. » Est-ce que c'est moi où il est de plus en plus beau à chaque fois que je le regarde. Je peux comprendre que des filles me haïssent de monopoliser son attention. Mais moi ça me va, c'est égoïste parce que je sais que je ne le mérite pas, mais je m'en moque, je continuerai jusqu'à ce qu'il en est marre de moi ... et peut-être même après, parce que je ne le lâcherai pas si facilement, je le sais, quitte à devenir l'ex chiant de service, c'est pas grave, je suis sûr que c'est un rôle fait pour moi. Je lui dis qu'il sait très bien manier les rames et il me demande si ça veut dire qu'il doit y retourner. Je souris, bêtement. « Non ça ne veut pas dire ça ... on peut rester planter là toute notre vie si tu veux » Bon, on finira par avoir faim et froid et ça deviendra rapidement inconfortable, mais vous comprenez l'idée. Je m'en fous qu'il retourne à sa place ou qu'il se remette à ramer, je veux rester ici plus longtemps. « De toute façon tu ne peux plus repartir à ta place ... J'ai bien senti que la barque ne supporterait pas un nouveau déplacement, tu es condamné à rester à côté de moi. C'est dommage ! » Dis-je en ne montrant aucun regret à ce que je venais de dire. Surtout qu'on sait tous les deux que c'est débile et que quand il voudra retrouver sa place, il pourra le faire sans problème, tant qu'il était aussi délicat que la première fois, je ne veux définitivement pas tomber à l'eau.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 13 Aoû - 1:30


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

L'idée de lui apprendre à transplaner avec un animal me plaît. En soi, je me fiche pas mal de la bestiole, j'ai pas l'habitude d'en avoir à portée de main mais qu'on se projette plus ou moins dans le monde réel est rassurant. Peut-être qu'il est pas sérieux, sûrement même, mais j'ai pas envie de le réaliser pour l'instant. Je veux juste me dire que dans un peu moins d'un an, on sera encore ensemble. Peut-être qu'il dormira avec moi la veille de son examen et que j'aurai le droit d'essayer de le rassurer. Ça ne marchera pas, je me fais pas d'illusions, mais tant pis. Je lui caresserai les cheveux en lui murmurant à l'oreille que tout se passera bien jusqu'à ce qu'il s'endorme. Il sera toujours aussi en panique le lendemain matin mais avec un peu de chance, il aura passé une nuit pas trop mauvaise... Ou sûrement qu'il restera avec ses amis qui vivront exactement la même chose que lui au même moment et qu'ils se soutiendront les uns les autres... Ouais. Ce sera sûrement plus ça... « Non... Je ne veux pas qu'il devienne énorme le pauvre, ses pauvres petites ailes ne pourront plus le supporter et il finira cloué au sol... c'est un peu un comble pour un hibou. Non, il va sagement rester vers moi et il va reprendre son régime alimentaire pour retrouver un poids normal. » Je ne peux m'empêcher de sourire en l'entendant. Il donnerait presque l'impression que son hibou a été martyrisé à la maison. Ça va, il a juste été bien nourri. Chucky l'a pas gavé, non plus, c'est lui qui était d'accord pour continuer à manger. « Pauvre petit hibou brimé dans son droit de manger ce qu'il veut quand il veut ! Tu devrais avoir honte, il va appeler SOS hibou maltraité je suis sûr. » Je plaisante, évidemment. Je ne doute pas une seule seconde qu'il en prenne soin comme de la prunelle de ses yeux. Le hibou et les plantes, ils ont sûrement la belle vie avec lui ! Je les envie un peu. Non pas que je sois à plaindre, loin de là, mais pendant un moment, je passais quand même avant ses plantes. J'ai réussi à en détourner son attention au moins une fois. Maintenant, je suis pas sûr de parvenir encore à cet exploit. Il a sûrement retrouvé ses habitudes. Et j'ai complètement paumé les miennes. J'arrive pas à me souvenir comment je faisais « avant ». Je sais plus... J'ai l'impression qu'une vie toute entière s'est écoulée entre temps. « Est-ce que tu sais s'il y a des gens qui se plantent au permis de transplanage ? C'est dur ? Comment ça se passe en fait ? Tu dois faire comment ? » Son interrogatoire est attendrissant. Il a tout le temps de se prendre la tête avec ça mais non, il commence maintenant. C'est Milo, quoi. Ma main caresse doucement la sienne. « Oui, ça arrive qu'il y en ait qui se loupent mais c'est rare. Noel Shiver l'a pas eu, si je me plante pas. Mais il me semble que c'était le seul de mon ancienne promos. » Quant aux autres années, j'en sais rien du tout... Je pourrai essayer de me renseigner s'il n'y a que ça pour le rassurer. « C'est pas super dur. Si j'ai réussi, c'est que c'est largement faisable ! Y'a un gars du Ministère qui vient pour les cours de toute façon, il t'expliquera sûrement mieux que moi. Mais en gros, faut que tu te concentres sur l'endroit où tu veux arriver, que tu visualises l'espace à occuper et que tu tournes sur toi-même pour « partir ». C'est un peu flippant la première fois mais t'inquiète, on s'y fait vite, tu verras. » Je suis sûr qu'il s'en sortira merveilleusement bien. Il n'y a aucune raison que ça ne soit pas le cas, de toute façon.

Et puis finalement, cette histoire de transplanage nous pousse à réaliser que Milan va nous poser des problèmes. Comment on le ramène à l'école, hein ? Mais heureusement, il se met à réfléchir à une solution et m'en propose plusieurs dans la minute suivante. J'aime bien cette bêtise. Notre éléphant rose, tout ça tout ça. Est-ce que si ça durait vraiment, nous deux, on finirait par adopter un truc ? Je parle pas de mômes, hein, mais un chien ou même un poisson rouge... Juste quelque chose qui ferait de nous un genre de famille...? J'aimerais bien. C'est particulièrement stupide mais j'aimerais vraiment bien... « Ben on a plusieurs possibilités qui s'offrent à nous. On vole l'éléphant et on l'emmène ce soir au château. Tu peux transplaner à proximité et on le cache discrétos dans le château pendant que le peu de monde qui se trouve à Poudlard a le dos tourné. » Je souris bêtement en l'entendant. Mais ça veut dire qu'on va passer une partie de la fin de soirée ou de la nuit à planquer l'éléphant et ça m'embêterait quand même pas mal. J'ai juste envie d'aller au ciné tranquillement et de finir cette journée parfaite dans ses bras. Profiter de la nuit pour le câliner jusqu'à ce que le sommeil me tombe dessus. « Sinon il y a la formule pour rendre un objet ou un animal plus petit. On le glisse dans une petite boite avec des trous, ni vu, ni connu. Sinon on achète une valise sans fond... ou un truc du genre et on le cache à l'intérieur. Avec une formule adéquat pour la rendre plus légère, on n'a même pas besoin de le déguiser. » J'approuve l'idée de la petite boîte ! En plus, on pourra le laisser petit pour toujours comme ça ! Un gros éléphant miniature, ce serait trop bien ! On pourrait lui faire une jolie petite cage qu'on laisserait sur mon bureau, comme si c'était un hamster. « Sinon, si vraiment tu veux le déguiser, on le fera passer pour un étudiant étranger... je suis sûr que ça passe sans problème. » Cette dernière option me fait rire franchement. Je nous imagine tellement accompagnés d'un truc énorme dans un uniforme quelconque. « Hmm... J'hésite entre la boîte et le déguisement. N'importe quoi qui nous oblige pas à écourter notre soirée pour aller planquer Milan, en fait. » Je ne suis pas prêt à renoncer à une nuit auprès de lui, même pour plaisanter. C'est la seule à laquelle on a le droit depuis deux mois et je ne sais même pas quand est-ce que ça arrivera à nouveau, alors... Il est hors de question de ne pas en profiter au maximum. « Je ne sais pas, vu que je ne le connais pas trop, je ne me suis pas trop penché sur la question. Mais Billie redouble et elle m'a dit que c'était le cas de beaucoup de nés-moldus. Après je ne sais pas, si c'est un bon élève, qu'il a récupéré des cours durant l'année par je ne sais quel moyen et qu'il a pris des cours de rattrapage durant ses vacances alors peut-être qu'il passera en 7ème année... » D'un côté, j'espère. Pour lui. Et un peu pour moi aussi. Parce que j'aurais pas à supporter le silence de ce dortoir. Mais d'un autre, j'aimerais pas. Parce que ça voudrait dire que ce serait « son dortoir et le mien », pas juste « le mien ». Parce que si c'est juste « le mien », même s'il y reste parce que je me vois pas le virer, Milo pourrait venir aussi souvent qu'il voudrait. Ce serait « chez moi », je ferais ce que je voudrais et si jamais il était dérangé, il n'aurait qu'à retourner dans son dortoir à lui... Mais encore faut-il que Milo ait envie de venir... Je ne sais pas si l'éloignement de cet été, toutes les nuits passées loin l'un de l'autre, l'ont dérangé ou pas... Peut-être qu'il a préféré ça. Il avait sûrement plus de place dans son lit, au moins... J'en sais rien. J'aimerais lui demander de revenir, vraiment, de faire comme s'il y avait jamais rien eu... Mais j'ai peur qu'il refuse. Je préfère me dire qu'il voudrait peut-être plutôt que d'avoir la confirmation que ce n'est pas le cas. « Mais oui, je suis sûr qu'en demandant gentiment à Keagan, il n'y verra pas d'inconvénient. Notre éléphant sera bien élevé, il ne fera pas ses besoin n'importe où et ne fera pas de bruit, aussi silencieux qu'une petite souris. » Je hoche la tête. Il a sûrement raison. Keagan n'y verra pas d'inconvénient... Je réponds à son sourire comme si cette conversation m'amusait mais en réalité, je le vis plutôt mal. Je n'ai pas envie d'être à demain... Parce que jusque là, je peux mettre le bordel de ma vie sur tous les changements qu'il y a eu mais quand on sera de nouveau à l'école, tout redeviendra normal sauf notre histoire...

Finalement, on grimpe dans la barque et si on change de sujet, on ne fait pas plus sérieux. Il se plaint d'avoir à venir me frotter le dos alors je le taquine gentiment en prétendant pouvoir trouver quelqu'un d'autre. Sa réaction est immédiate et son air scandalisé me fait sourire. Il croise les bras et se met à bouder. « Si tu ne choisis pas une préfète, tu pourras toujours t'asseoir sur ton bain parce que c'est certainement pas moi qui vais t'ouvrir pour que toi et tes maîtresses alliez passer du bon temps dans mon dos ! » Moi et mes maîtresses ? Ce qui sonnait comme une plaisanterie ne me semble plus très amusant. Mon sourire se fane. Il a compris que je déconnais, n'est-ce pas ? Ça a l'air réel. C'est perturbant. Je baisse les yeux et continue de ramer sans rien dire. Je voulais pas lui faire de peine ou le vexer... J'ai pas l'intention d'aller passer du bon temps avec qui que ce soit. J'ai jamais eu l'intention de le tromper, ni maintenant ni jamais. Et je pensais pas lui avoir laissé croire le contraire rien qu'une fois... Je me sens con, si vous saviez. J'ai l'impression de tout faire de travers. Je tiens à lui, sincèrement. Et j'ai l'impression qu'il en a même plus conscience. Est-ce qu'il en a eu conscience un jour ? J'en sais rien... Je n'insiste pas et continue de nous conduire au bout du monde avant de décider qu'on est assez loin de tout pour arrêter. Il panique quand je bouge et je m'en veux de lui avoir fait peur. Je fais vraiment que de la merde... C'est définitif, je suis un abruti fini. Pourtant, ça ne m'arrête pas et je vais m'asseoir à côté de lui pour l'embrasser le plus amoureusement du monde. Peut-être qu'inconsciemment j'ai envie qu'il se rende compte des sentiments que j'ai pour lui, qu'il réalise que je suis sincère quand je dis que je l'aime et que je n'ai absolument pas envie de l'abandonner. On a pas traversé tout ça pour tout planter maintenant. Ses mains galèrent un peu pour se poser sur ma taille. Ça me fait sourire tout contre ses lèvres. « Je t'aime aussi. » Mon sourire s'agrandit, je rougis un peu. Il peut me le répéter aussi souvent qu'il veut, je m'en laisserai jamais. Je suis bien, dans cette barque. Je sais qu'il faudra qu'on la rende un jour mais j'en ai aucune envie. Je veux qu'on reste ici pour toujours. « Non ça ne veut pas dire ça... on peut rester planter là toute notre vie si tu veux. » Je hoche la tête avec enthousiasme. C'est exactement ce que je veux ! Mon sourire refuse de m'abandonner. J'ai l'impression qu'il m'en veut plus trop pour ma plaisanterie foireuse, est-ce qu'il a compris que c'était pas vrai ? Je l'espère vraiment. « De toute façon tu ne peux plus repartir à ta place... J'ai bien senti que la barque ne supporterait pas un nouveau déplacement, tu es condamné à rester à côté de moi. C'est dommage ! » Un rire amusé m'échappe. Si je ne peux plus repartir à ma place alors... Je le force doucement à se décaler un tout petit peu avant de me contorsionner avec précaution pour m'allonger à moitié sur la planche qui nous sert de siège et de poser ma tête sur ses genoux. Je suis archi mal installé, autant être honnête, mais je m'en fous. Ce gilet de sauvetage me fait clairement chier et si ça tenait qu'à moi, je le retirerai sur le champ mais je crains qu'il s'inquiète encore plus et c'est pas le but, loin de là. Alors je le garde et fais avec. « Même de là, t'es beau, c'est dingue. » Un soupir s'enfuit. C'est définitif, j'aime vraiment cette journée...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 13 Aoû - 12:34





❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan

« Le connaissant, il l’a certainement déjà fait le traître !! Monsieur a l’art de se vexer très rapidement … je me demande d’où il tient cette susceptibilité ... » Parce que oui, Tybalt est un oiseau capricieux qui aime se faire bien traiter et qui n’accepte pas qu’on oublie ses friandises ou qu’on ne le caresse pas au bon endroit ou alors qu’on le caresse quand il n’en a pas envie. Des coups de bec, je m’en suis pris pas mal parce qu’il n’était pas content. L’avantage avec lui c’est que c’est direct, un truc ne lui plait pas, tu le sais. Egocentrique, on a la sensation que l’aristocrate entre nous deux, c’est lui. S’il ne veut pas voler, tu peux courir pour que ton courrier parte à temps. Il partira quand Monsieur le décidera ou plutôt quand tu te seras suffisamment occupé de lui pour qu’il daigne te faire l’honneur de prendre tes lettres. Si les gens n’ont pas de friandises quand il arrive, c’est la fin du monde. Alors j’ai pris le réflexe de toujours en mettre dans une bourse accrochée à l’une de ses pattes, histoire d’éviter un mauvais moment à mes correspondants. Alors je ne doute pas un instant qu’il aime aller chez Dan s’il est traité comme un roi par sa petite soeur et qu’il obtient toute la nourriture qu’il veut, même celle que d’ordinaire je n’autorise pas. Tu m’étonnes qu’il ait pris du poids. Quant au fait qu’il soit susceptible, j’ai tendance à me dire que soit c’est moi qui lui ait transmis ce trait de caractère, soit alors on l’a en commun. Je sais que je le suis. J’essaie vraiment de ne pas tout prendre mal mais ce n’est pas facile et combien de fois je me suis braqué et je me suis barré ou j’ai été chiant ? Plusieurs fois avec Dan, avec Sibylle ou Megan aussi dernièrement et très régulièrement avec Billie. Je sais que ça peut-être chiant et que personne n’a envie de vivre ça, mais c’est plus fort que moi. Après je reviens toujours, mais il n’empêche que sur le moment, c’est chiant. Je le vis mal, l’autre aussi, je m’en veux et en même temps j’en veux à l’autre. Et puis je finis souvent par me rendre compte que j’ai peut-être un peu exagéré l’histoire et que ce que j’ai pris contre moi ne l’était peut-être pas forcément. Alors évidemment je m’enfonce un peu tout seul mais on moins il sera que je suis conscient d’être susceptible par moment, souvent pour rien, c’est toujours ça de pris. Je sens sa main caresser la mienne pour calmer mes angoisses. Parce qu’en plus d’être susceptible, je panique facilement. Le permis n’est pas encore là que déjà j’angoisse avec cette histoire. Et si je me plante ? Et si je fais mal un truc ? Et si je me blesse ? Et si je me perds ? Ou que je n’y arrive pas. Je ne peux pas être un sorcier qui ne sait pas transplaner. Même s’il existe d’autres moyens de voyager, c’est quand même bête. « J’ai déjà du mal à changer un rat en verre à pied alors je ne sais pas si j’en serai capable. Il faut être doué en métamorphose ou un truc du genre ? On a beaucoup de séances pour s'entraîner ? » Il faut que j’arrête de m’inquiéter pour quelque chose qui ne sera pas là avant mai au moins … mais quand même, c’est un peu flippant. Je serre la main de Dan, cette pression me permet de me rassurer un peu. Je suis un vrai débile.


Je souris. Ca me va. Rien qui nous oblige à changer nos plans pour la soirée. Cinéma et tête à tête dans notre chambre d’hôtel. C’est angoissant et en même temps plus que nécessaire. C’est agréable de se retrouver au milieu d’une foule d’inconnus, à discuter de tout et de rien sous un ton enjoué. Mais je crois que si on veut s’en sortir cette année, si on veut que notre couple dure, il va falloir qu’on se retrouve que tous les deux et qu’on discute. Je n’en ai pas très envie ou plutôt, j’ai très peur que ce qu’il a à me dire ne me plaise pas ou me fasse réaliser que pour lui, ça n’aura pas vraiment de suite. J’ai peur aussi que si je lui ouvre mon coeur, il fuie ou se rende compte que je suis un idiot. Mais si on ne le fait jamais, alors on restera toujours dans cette zone d’entre deux, où jamais rien n’avancera jamais, ni n’empirera, pas au début en tout cas. Mais ça finira forcément par se détériorer non ? Bref, tout ça pour dire que je suis d’accord avec lui, une option pas trop envahissante qui nous laissera largement le temps de profiter l’un de l’autre. « J’aime bien le déguisement, je suis sûr que tout le monde n’y verra que du feu. T’imagine, il fait sa répartition lui aussi ?! Notre bébé deviendra un grand garçon ... » J’ai atteint le fond là, assurément, mais ce n’est pas grave, ça me tire au moins un rire. Notre bébé de quoi, 3m de haut, fera ses premiers pas à Poudlard. Ca devient de plus en plus n’importe quoi. L’avantage c’est qu’il n’aura pas besoin de se cacher dans l’armoir de Dan. Mais ça voudra dire qu’il ne voudra pas qu’on s’occupe de lui parce que Monsieur est indépendant maintenant et qu’il ne veut plus que ses parents soient sur son dos. Non, c’est naze, j’aime pas finalement. Je n’ose imaginer quand j’aurai des gosses. Je serai vraiment le genre de père qui verra toujours ses enfants comme des mioches de 3 ans à protéger et non pas des adolescents ou des adultes. « Mais s’il rentre à Poudlard officiellement, il aura honte de nous parce que tous les gamins ont honte de leurs parents … non en fait j’aime pas l’idée, on le rétrécit et on le met dans une boîte, c’est mieux !! » C’est se prendre beaucoup la tête pour quelque chose qui n’existe pas, je vous l’accorde, mais c’est moi, quand je pars dans un délire, j’aime aller jusqu’au bout, me prenant parfois à mon propre jeu. Combien de promesses sait-on faite via ce genre de discussion ? Combien d’apocalypse a-t-on rêvé rien que pour être que tous les deux ? Combien de métiers stupides a-t-on envisagé pour plaisanter ? Combien de balade a-t-on imaginé faire ensemble, en dehors de Poudlard ? Celle que je lui réserve est la première, mais j’espère d’une longue série.


Nous voilà embarquant sur la barque pour notre moment à nous. Malheureusement, il commence mal. Enfin non, il commençait bien mais ma susceptibilité a pris le dessus sur le reste. Placarder des annonces pour qu’on vienne lui savonner le dos. Non mais c’est sérieux ? En quoi c’est amusant ? Bon, je sais au fond de moi qu’il plaisante, mais ce n’est pas drôle du tout. J’aime pas cet humour. Je vais le sceller dans son scaphandre, c’est tout ce qu’il aura gagné. Jamais plus personne ne pourra le toucher. Si moi je ne le peux pas, personne ne le pourra. Ca sonne horriblement cette phrase, mais sincèrement, sur le coup, je serais capable de le penser. Je sais qu’une fois la peine, la colère et la susceptibilité passés, je finirai par retrouver la raison, mais quand même. On se fait une journée en amoureux, on se balade en barque sur un lac en plein coeur de Londres et l’autre, qu’est-ce qu’il me balance, qu’il veut qu’une grognasse vienne lui savonner le dos … Je tente de garder mon calme et de faire passer ça comme une plaisanterie, mais je suis nul quand il est question de faire semblant, surtout quand ça me touche de trop prêt. Alors j’arrête de parler et je finis par me plonger dans la contemplation du paysage. Est-ce que ce sera la dernière fois qu’on sera ici ensemble ? Est-ce que la prochaine fois il viendra avec une autre ? L’invitant à se balader aussi en barque en amoureux, comme si c’était son idée. Je ne veux pas y penser, il faut que j’arrête d’être rongé par la jalousie, surtout quand ce n’est pas mérité. Je le vois venir vers moi et sur le coup je flippe un peu. C’est vachement bancal ce machin l’air de rien, j’aime pas trop. Mais il finit par s’installer à côté de moi et par m’embrasser et j’oublie tout. Il peut me dire qu’il m’aime indéfiniment, je ne m’en lasserai jamais. Je le lui dis à mon tour, non pas parce que je me sens obligé mais parce que c’est vrai. Je le lui dirai chaque jour s’il le veut, s’il a besoin de l’entendre souvent pour le croire. Il sourit et son sourire ne le lâche plus, ce qui est pareil pour moi. Je lui dis qu’on peut rester ici pour l’éternité, ça ne me dérange pas et que de toute façon, la barque refusera qu’il retourne à sa place. C’est dommage. Il décide de s’installer en s’allongeant. J’ignore s’il est bien installé ou pas mais en tout cas tranquille, à l’aise. Il a sa tête sur mes genoux et par réflexe, je le fixe amoureusement tout en glissant mes doigts dans ses cheveux. Ils ont poussé c’est affolant. Mais ça lui va bien je trouve. « Oui, on m’a souvent complimenté sur mes trous de nez … ils ont un petit côté sexy je trouve ... » Des trous de nez sexy. Mais bien sûr. Mais ça m’amuse et puis c’est pour la plaisanterie. Là où il se trouve il me voit à l’envers et il a une vue plongeante sur eux alors forcément, je n’ai pas pu m’empêcher de plaisanter dessus. Pendant qu’une de mes mains glissent dans ses cheveux délicatement, l’autre caresse son visage lentement, profitant de cet instant de quiétude. « Ca te va bien les cheveux long. Je pourrais bientôt te faire des petites tresses, tu seras trop choupi avec. » Je lui souris, amusé.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 13 Aoû - 14:37


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

J'imagine sans mal son hibou appuyer sur le clavier du téléphone avec ses petites pattes pour se plaindre de son horrible propriétaire. C'est que sa liberté est bafouée, tout ça tout ça ! Au moins ! Cela dit, il ne s'est pas fait prier pour rentrer chez lui quand il était à la maison. Il n'avait pas l'air au bord du suicide chez nous mais n'a pas attendu bien longtemps pour reprendre son envol. J'ose pas imaginer si on se retrouvait avec un hibou à la maison. Dépression nerveuse et obésité morbide pour la pauvre bête. En moins de deux, Ciara le prendrait pour sa peluche et il aurait juste envie de se pendre au premier perchoir venu. Alors même si je les aime pas, par principe, je ne laisserai jamais faire un truc pareil. Tant que je serai la seule personne de cette famille à avoir potentiellement besoin d'un hibou, et bien on en aura pas. « Le connaissant, il l’a certainement déjà fait, le traître !! Monsieur a l’art de se vexer très rapidement… Je me demande d’où il tient cette susceptibilité... » Je hausse les épaules comme si je me posais vraiment la question. On se le demande, oui ! J'ai fini par m'y habituer. Et puis, je ne suis pas trop à plaindre avec lui. Et puis, il est mignon quand il boude. Jusque là, ça n'a jamais duré bien longtemps. Tant mieux d'ailleurs. Je dois bien reconnaître que je le fais parfois un peu exprès, juste pour l'enquiquiner. C'est pas méchant, loin de là. Ça ne me viendrait jamais à l'idée de faire quoi que ce soit de méchant envers lui. Je l'aime trop pour lui vouloir du mal. Vraiment trop... « Et t'as réussi à t'y faire ? Ça doit tellement te changer, de voir quelqu'un de susceptible ! » Je ris d'un air taquin. Je suis mal placé pour parler, de toute façon. On peut pas dire que j'y ai échappé beaucoup. J'ai l'art de prendre mal tout et son contraire. Même quand c'est mérité. Surtout quand c'est mérité. Je m'étonne toujours qu'il soit encore là malgré les crises qu'il a essuyé. Bien sûr, je vais toujours lui demander pardon rapidement mais tout de même. Il aurait pu (dû ?) fuir depuis un bail ! Enfin... Je ne vais pas m'en plaindre ! Je n'ai aucune envie qu'il m'abandonne. Ni pour ça ni pour rien d'autre. « J’ai déjà du mal à changer un rat en verre à pied alors je ne sais pas si j’en serai capable. Il faut être doué en métamorphose ou un truc du genre ? On a beaucoup de séances pour s'entraîner ? » Je secoue doucement la tête à sa première question. Pourquoi il faudrait être doué en Métamorphose ? J'ai pas l'impression que ça ait grand chose à voir... S'il fallait vraiment rapprocher ça d'une matière, ce serait plus des sortilèges j'imagine... Et encore. Parce que je suis une véritable quiche en Sortilèges (j'ai même pas eu la moyenne aux BUSEs) mais ça ne m'empêche pas de ne pas me désartibuler à chaque trajet que je peux bien faire... Alors certes, c'était la première fois ce matin que je faisais plus long que Lucan-Dublin mais tout de même ! « Euh... Y'en a une dizaine, si je me souviens bien. Le samedi, dans la Grande Salle. Mais personne te demandera de changer un rat en verre à pied, tu risques rien. » J'ai beau continuer la Métamorphose, j'ai jamais trouvé utile de changer des animaux en vaisselle. Genre... Jamais. En dehors du cours, c'est le truc le plus inutile de l'univers. Comme la grande majorité de ce qu'on peut nous apprendre ici, en réalité. Je ne dis pas que pour un sorcier, ça peut servir, mais pour moi... Voilà quoi. Je le trouve mignon, son interrogatoire. Un peu prématuré, je dis pas, mais mignon malgré tout.

Et puis à l'inquiétude de l'examen de transplanage succède celle de ce qu'on va bien pouvoir faire de notre éléphant. Parce que c'est bien beau de le voler mais encore faut-il pouvoir le garder avec nous quelque part. Milo nous sort toute une panoplie de possibilités, comme s'il avait réfléchi à ça toute sa vie. Autant je l'aime, autant il est un peu flippant parfois. Mais je m'en amuse avec lui, imaginant sans le moindre mal notre pauvre bête affublée d'un uniforme à sa taille. Il serait tellement beau ! Magnifique même ! Je ne sais pas trop quelle couleur pourrait aller avec son rose... Certainement pas vert, déjà ! Peut-être qu'on pourrait le faire passer pour un Serdaigle ? C'est intelligent, un éléphant, au moins ? J'en sais rien, moi... J'ai jamais fait de recherches sur le sujet... « J’aime bien le déguisement, je suis sûr que tout le monde n’y verra que du feu. T’imagines, il fait sa répartition lui aussi ?! Notre bébé deviendra un grand garçon... » Je grimace légèrement. Notre bébé doit juste rester notre bébé. J'ai déjà du mal à voir grandir Gally et Aoibheann, alors notre éléphant... Le reste du troupeau, c'est pas pareil. Soit ils sont pas à moi, soit je les ai pas vraiment connus alors bon... Cela dit, le choc quand j'ai vu Chucky ! C'était plus un bébé, c'était une petite fille... En un an, le changement était radical... J'aime pas ça. J'aime vraiment pas ça. C'est pas forcément dans mes plans mais si j'ai des mômes un jour, ce sera juste une horreur. Il faudra que je trouve un truc pour que ça grandisse pas. N'importe quoi, je m'en fous. Ça doit bien exister dans la réserve de Poudlard, non ? Des sorts pour arrêter le temps ou des potions de rajeunissement ? J'en sais rien. Ça doit forcément exister. Hors de question que mes gamins deviennent des adultes un jour, ce serait trop affreux. « Mais s’il rentre à Poudlard officiellement, il aura honte de nous parce que tous les gamins ont honte de leurs parents… Non en fait j’aime pas l’idée, on le rétrécit et on le met dans une boîte, c’est mieux ! » Je hoche la tête. Ça me va ! Est-ce que tous les gamins ont honte de leurs parents ? J'en sais rien... J'ai toujours mis des distances entre mes parents et moi mais est-ce que c'était parce que j'en avais honte ? Je sais vraiment pas. Je crois que je l'ai jamais ressenti comme ça. J'avais plus honte de la marmaille qu'ils se trimballaient que d'eux, je crois. Parce que c'est lourd de voir les regards surpris, désapprobateurs ou compatissants des passants. Oui, y'a huit mômes, et alors ? C'est notre famille, pas un phénomène de foire. Mais ça, tout le monde ne le comprend pas... « Ouais, non, t'as raison. Va pour la boîte. C'est moins risqué. » Mon ton est sérieux, comme si c'était la décision la plus importante qu'on ait pu prendre un jour. « Tu m'as vacciné pour toute ma vie-là. C'est mort, j'veux pas d'enfants. Jamais. Ça a l'air trop ingrat, en fait. » Je ne suis pas particulièrement crédible, dans le fond, mais je m'en fiche. J'imagine qu'avoir eu une famille comme la mienne, ça laisse des traces. J'aurais du mal à avoir une maison vide, je crois. Alors sans forcément pouvoir monter une équipe de Quidditch avec mes gamins, je sais pertinemment que j'en aurai. Si ce n'est pas déjà le cas... Je balaye cette possibilité sans ménagement et reprends le cours de notre journée sans y accorder plus d'importance. J'en aurai un jour. C'est du futur. Juste du futur.

Notre barque vogue à son rythme sur le lac. Lentement. Pour nous permettre d'en profiter, sûrement. Et c'est ce qu'on aurait fait si je n'avais pas encore merdé. Mais je ne pensais pas à mal ! C'était lui qui disait qu'il n'était pas tenté par le programme, je n'ai fait qu'aller dans son sens. C'était juste pour plaisanter ! J'ai aucune envie de me faire tripoter par qui que ce soit et je n'ai pas l'impression de lui avoir donné la moindre raison d'en douter ! J'ai pas été voir ailleurs, j'ai pas flirté et j'ai passé ces deux dernières semaines cloîtré dans ma chambre ou presque, bien loin de tous les lits de Dublin que j'avais l'habitude d'écumer. Alors j'avoue que sa réaction me dépasse un peu. J'ai rien fait de mal, je peux lui jurer s'il le veut. Encore faudrait-il que ma parole ait un quelconque poids... Il se braque et reste silencieux. Et moi, je me sens complètement paumé. Et particulièrement con, aussi. Comme un môme qu'on aurait engueulé, je garde le silence à mon tour et baisse honteusement les yeux. Je culpabilise. Je suis sincèrement désolé. Alors que pourtant, j'ai rien fait. Enfin, pas vraiment. Je l'ai juste suivi dans sa plaisanterie, rien de plus. Est-ce qu'il pense vraiment que je serai là aujourd'hui si je n'avais pas réellement envie d'être avec lui ? On en chie depuis des semaines ! Si j'avais l'intention de le remplacer dans les jours à venir, jamais je ne prendrai la peine d'essayer de reconstruire sur les ruines de notre histoire. J'aurais juste tourné les talons et serais parti voir ailleurs sans un regard en arrière. Mais je l'ai pas fait, et j'ai pas l'intention de le faire. Je tiens à lui, plus que je n'ai jamais tenu à personne je crois, et j'aurais aimé qu'il le comprenne. Qu'il me fasse confiance, au moins sur ce point. Au bout d'un moment, le silence est trop pesant. Je n'ai pas envie qu'on se dispute aujourd'hui. Encore moins pour quelque chose qui n'existe pas. Alors j'abandonne mes rames et le rejoins dans la foulé. S'il semble paniquer en sentant le bateau bouger, il se calme rapidement quand je me rassois. Il me laisse l'embrasser, il y répond même. Ça doit vouloir dire qu'il ne boude pas tant que ça. Est-ce qu'il réalise que je l'aime vraiment ? Que je suis pas avec lui juste en attendant de trouver mieux ? Ou que je n'ai pas de « maîtresses » cachées dans un coin ? Je l'espère vraiment. Il n'y a que lui. Et, même si je ne peux pas promettre qu'on restera ensemble pour toujours, je sais que je le respecte assez pour ne pas le tromper aussi lâchement qu'il semble s'y attendre. Peut-être qu'un jour je ne l'aimerai plus, peut-être qu'un jour je tomberai amoureux de quelqu'un d'autre... Oui, peut-être, je sais pas, ça peut arriver, mais je ne ferai rien dans son dos. On passera un sale moment, lui comme moi, mais il saura tout. Je n'ai pas, pour l'instant, l'intention de me confier aussi aveuglément que je le faisais, voire même pas l'intention de me confier du tout en réalité, mais je tiens à être honnête avec lui, surtout quand ça le concerne. Je crois que c'est la moindre des choses. Et que je ne peux pas lui reprocher de ne pas l'avoir fait tout en projetant de ne pas le faire à mon tour. Je finis par faire ma vie, m'installant sur lui comme si j'étais chez moi. Il n'a pas l'air particulièrement dérangé. Ses doigts dans mes cheveux me tirent un sourire ravi. Je suis bien, là. « Oui, on m’a souvent complimenté sur mes trous de nez… ils ont un petit côté sexy je trouve... » Sa bêtise me fait rire. C'est vrai que c'est pas le meilleur angle qui existe, mais je m'en fiche. Même à l'envers, il me plaît. Je lève paresseusement le bras et laisse un doigt courir le long de sa mâchoire, retracer la ligne de son menton, s'accrocher au col de son tee-shirt avant de retomber péniblement sur mon torse. Oui, il me plaît, même à l'envers. « C'est pas faux. Tu devrais faire mannequin narines, je suis sûr qu'il y a une grande carrière qui t'attend. » Et puis je ferme les yeux, profitant pleinement de ses caresses. Je regrette pas l'engourdissement qui me prendra bientôt tant je suis mal installé, ce moment câlin en vaut largement la peine. Je suis bien là. Je n'ai pas envie de bouger. Tant pis pour la barque, pour le froid, pour la faim, pour la rentrée demain... Je ne bouge plus. « Ça te va bien les cheveux longs. Je pourrai bientôt te faire des petites tresses, tu seras trop choupi avec. » Son sourire s'entend jusque dans sa voix. J'aime ça, vraiment. J'ouvre un œil, juste pour l'admirer deux secondes et finis par le refermer presque aussitôt. En réalité, j'ai jamais vraiment voulu laisser pousser mes cheveux. Normalement, je fais plutôt gaffe à ce genre de trucs, c'est important de garder le contrôle de l'image que je renvoie mais en ce moment, je m'en fiche particulièrement. Je me rase quand j'ai le courage (j'ai fait un effort ce matin mais c'était rarement le cas les deux semaines précédentes) je laisse mes cheveux faire leur vie et je passe plus de temps en pyjama qu'autre chose. Ça n'a plus grand importance. « Voilà qu'il veut me transformer en fille, maintenant... » En réalité, il peut s'amuser, ça ne me dérange pas. Qu'il en profite, j'apprécie trop ce moment pour avoir envie de râler. S'il veut tenter les couettes, c'est maintenant ou jamais...
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 13 Aoû - 17:08




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
J’esquisse un sourire avant de rire légèrement. Est-ce que j’ai réussi à m’y faire ? Je crois que je suis un garçon qui s’adapte à tout, plus par survi qu’autre chose. Alors oui, sans trop de mal. Je lui laisse faire ses crises, je le cajole quand il le veut et le laisse tranquille quand il n’en veut pas. Je lui offre une friandise ou deux mais je ne cède pas à l’excès. Hors de question que Monsieur se goinfre sous prétexte qu’il le veut. Il n’aime pas, c’est un fait mais moi je m’en fous. Je suis près à céder sur beaucoup de choses mais certainement pas quand il s’agit de sa santé. En fait, je suis capable de céder pour tout le monde, pour beaucoup de choses, mais dès que ça touche sur leur sécurité ou leur bien être, je suis intransigeant. C’est pour ça que je peux me montrer lourd avec Perrin quand il part en excursion dans la forêt, lui rappelant continuellement que c’est dangereux. C’est aussi pour ça que je tanne Billie pour qu’elle ne réponde pas toujours aux gens comme elle le fait, pour ne pas s’attirer d’ennuis, etc. Alors oui, je sais, c’est chiant et pas drôle et je me rabâche, bien souvent inutilement, mais ce n’est pas grave, parce que c’est pour leur bien et s’ils ne le comprennent pas, alors tant pis. C’est pour ça que je ne voulais pas que Dan voit ses amies nées moldues, non pas que je ne supportais pas qu’ils puissent aussi bien s’entendre avec autant de filles - même si je n’en saute pas forcément de joie - mais c’est surtout que c’était dangereux, et pour lui et pour elles. Qu’il pense que je suis jaloux si ça peut lui faire plaisir, il y a certainement une part de vrai dedans, mais c’est avant tout pour sa protection. « C’est vrai que je n’en ai pas l’habitude et que ce n’est pas facile tous les jours … mais il peut se montrer câlins de temps en temps, alors je lui pardonne ! » Je dois avouer que je ne sais plus vraiment si je parle que de Tybalt en disant cela. Il y a certainement un peu de moi aussi dans cette phrase. Ce n’est pas forcément facile tous les jours, mais on s’y fait et puis je suis câlin alors on peut imaginer que ça compense un peu, non ? Et puis si on pousse plus loin la réflexion, on peut aussi y voir la description de Dan par moment. Parce que des crises, il m’en a fait et pas uniquement quand on était ensemble. Je me souviendrai toujours de sa lettre datant de Noël. La pire soirée de ma vie … enfin plus ou moins en tout cas. C’était la première soirée qu’on avait prévu de passer ensemble, en amis et ça ne s’était pas du tout passé comme prévu. Le voir embrasser Anthea, ça m'avait quand même fait quelque chose mine de rien. Mais il était célibataire et libre d’embrasser qui il voulait à cette époque là. Elle avait fait comme si elle ne me connaissait pas, avant de se souvenir, un peu par miracle, qu’on était dans la même classe. Elle avait tenté par la suite de s’excuser, mais ça avait été tellement bizarre que sincèrement je ne sais toujours pas quoi en penser. J’étais parti, parce que sincèrement tout ça m'avait mis mal à l’aise. Je me suis demandé à quoi j’avais servi, est-ce que j’étais un bouche trou ? Le mec qui est là quand il n’y a pas de filles aux alentours d’intéressantes ? Adam m’avait rejoint, on avait discuté, le plus innocemment du monde et il me l’avait reproché. Depuis, ça c’est arrangé cette histoire, fort heureusement, mais au début, ça n’avait pas été simple. On est susceptibles tous les deux, c’est comme ça. En soit ça ne me dérange pas, sauf quand j’essuie une crise que je ne mérite pas. Heureusement, à mon instar, il est du genre à revenir rapidement, fort heureusement. « D’accord… Je sais que c’est que dans longtemps … mais j’ai paniqué pour mes BUSEs pendant un an et là j’ai pas d’examens importants cette année, faut bien que je compense par autre chose ! » Dis-je en prenant un ton amusé. Même si c’était totalement vrai. C’est parce qu’au niveau des études, pour le moment je suis tranquille, que du coup je suis libre de flipper pour autre chose. Et flipper pour le permis de transplanage m’évite peut-être inconsciemment de me faire un ulcère à l’estomac à cause de mon couple. Encore que si ça se passe toujours comme aujourd’hui, alors peut-être qu’on va s’en sortir mieux que je ne le crois et que ça va être moins difficile, même si je sais que je rêve éveillé.


Je souris, amusé à sa remarque. On est d’accord, la boîte c’est le mieux. On a dit de toute façon qu’il n’était qu’à nous cet éléphant, non ? Donc on lui fera une jolie boîte, avec tout ce qu’il lui faut pour qu’il se sente comme chez lui. Un peu de terre, un mini lac, des petits arbres, je suis sûr qu’on peut même recréer la chaleur de chez lui. Il sera heureux comme un roi. On le sortira pour se dégourdir les jambes dans le parc le soir et on pourra même jouer avec lui, ça va être génial. Dommage que cet éléphant rose ne verra jamais le jour, parce que je m’étais déjà attaché à ce Milan. Enfin à l’idée qu’on partage quelque chose ensemble. Peut-être un jour, sait-on jamais. Je l’ai vacciné contre les enfants ? Je ris à cette plaisanterie. Enfin je suppose que ça en est une, parce que je n’ai pas dit grand chose contre les enfants. Moi je les aime bien et en général c’est réciproque. J’ignore comment je serais comme père, mais je tâcherai de faire de mon mieux pour être à la hauteur. J’espère que je serai avec une personne qui assurera si moi j’en suis incapable et qui me rassurera quant à mon rôle. J’ignore ce que l’avenir me réserve, mais j’espère quand même avoir une famille un jour. J’ignore à quoi elle ressemblera, j’ignore si Dan en fera parti, mais j’ai pas envie de finir seul et malheureux. Et puis ça a certains défauts les enfants, leur ingratitude en grandissant par exemple. Mais ça a aussi plein de qualités. Ca apporte de la joie dans une maison, des rires, des sourires, des beaux souvenirs. Ca apporte du bruit, éloignant la solitude et la monotonie. « Ben disons que tu es son héros quand il est gamin, puis à l’adolescence t’es ringard et tu ne sais rien, mais l’avantage c’est qu’à l’âge adulte ça finit par se rendre compte que t’es utile quand même. » C’est en tout cas ce que j’ai entendu, parce que moi je n’en suis pas encore là. Il faut croire que j’ai sauté le côté “héros” assez rapidement et je suis resté coincé dans la phase ingrate. Mais j’ai une famille un peu particulière, je crois qu’il ne faut pas se baser dessus. Je suis sûr que chez les autres c’est mieux. Alors après c’est peut-être un peu stéréotypé comme approche, c’est un fait, mais ça doit peut-être plus ou moins se passer comme ça, à des degrés différents, je ne sais pas. Dan est certainement mieux placé que moi pour le savoir, sa famille est un peu plus normale que la mienne, même si elle est recomposée …


Nous naviguons sur les flots tumultueux, enfin en tout cas ce sont les chutes du Niagara dans ma tête. Mais ce n’est que dans ma tête tout ça, je le sais. Il n’a rien fait de mal, il n’a fait qu’une mauvaise plaisanterie qui n’est malheureusement pas passée. Je peux faire des efforts sur tout, mais je préférerai qu’il évite de parler de potentielles remplaçantes ou remplaçants, même si ce n’est que pour la blague. Je n’aime pas et ce n’est pas drôle. Je sais que de douter comme ça tout le temps, c’est fatiguant pour tout le monde, mais vu là où on en est tous les deux, j’ai juste peur. Est-ce que c’est un crime ? Est-ce que j’exagère ? Je sais que si on est ici aujourd’hui, ce n’est pas pour rien. Que s’il veut bien être encore avec moi, c’est forcément pour une raison. Il n’a pas envie de me planter pour une autre au premier regard de biche venu. Mais il existe tellement mieux que moi que j’ai peur, voilà tout. Peur qu’il réalise qu’il ne pourra jamais plus me faire confiance. Peur qu’il se rende compte que son amour pour moi ne suffit plus désormais. Peur qu’il change d’avis. Peur, voilà tout. Ca passera certainement et déjà maintenant j’oublie, mais il n’empêche que pendant quelques secondes, ça m’a plus blessé qu’autre chose. Non, il n’ira pas se faire savonner le dos par n’importe qui. S’il doit y avoir une personne pour le faire, ce sera moi et uniquement moi. D’autres mains ont suffisamment traîné sur son corps, aujourd’hui, il m’appartient. Je finis par oublier, mais reste silencieux. Il s’approche, faisant tanguer la barque et s’installe à mes côtés. Maintenant il a la tête sur mes genoux et je prends plaisir à glisser mes doigts dans ses cheveux pour m’amuser avec eux. Il glisse une de ses mains sur mon visage pour dessiner les contours de ma machoir, descendants vers mon t-shirt, avant de redescendre mollement. Je veux que ce soit toujours comme ça. Qu’on puisse se retrouver tous les deux, ensemble et que tout va bien. « Oui, je pense qu’il y a une grande carrière qui s’ouvre à moi dans ce domaine. Je vais y songer. En plus c’est classe de dire “Moi ? Ce que je fais dans la vie ? Mannequin narines !!” J’entends déjà des remarques d’admiration et un peu de jalousie aussi ... » Tu parles, il n’y a pas plus ridicule comme métier à mon avis et je pense que ça n’existe pas, mais on s’en fout, ça suit la même veine que l’éléphant rose, ça n’existe pas mais ça ne nous empêche pas d’en rire quand même. « Ton copain va devenir une vraie star ... » Dis-je en plaisantant. Ce n’est pas demain la veille que je deviendrai une star, ça c’est évident. Je n’ai ni le physique, ni le talent pour ça. Lui pourrait devenir célèbre, par ses photographies par exemple. Et je suis sûr qu’il pourrait faire des ravages s’il se mettait devant l’objectif. Un beau et grand brun au sourire ravageur. Et dans ce cas là c’est moi qui pourrais dire fièrement que mon copain est célèbre. Je ne vais pas vous cacher que ça serait peut-être un peu angoissant, mais si c’est ce qu’il veut, je l’encouragerais du mieux que je le peux. « Tu serais tellement belle avec deux couettes ... » Dis-je sur un ton taquin. Il serait totalement ridicule, certes, mais ce n’est pas grave, si ? De toute façon ce n’est pas comme si j’allais lui les faire. Je n’ai pas d’élastiques sur moi et je préfère glisser mes doigts dans sa crinière, plutôt que de lui faire des couettes. « Ca va, tu n’es pas trop mal installé ? » Je ne voudrai pas qu’il se pète le dos inutilement.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 13 Aoû - 19:50


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Plus la conversation avance, plus j'ai du mal à savoir de qui on parle exactement. Il est censé être question du hibou. Juste du hibou. Mais tout se mélange un peu. Je ne sais pas si c'est dérangeant ou non. Est-ce que c'est grave d'utiliser des sujets innocents pour en aborder d'autres qui le sont peut-être moins ? Encore faut-il que tout ça n'existe pas seulement dans ma tête... Ce dont je suis malheureusement loin d'être sûr. Au fil du temps, j'ai appris à ne pas faire confiance à ce que je pouvais bien croire. Les trois quart du temps, c'est faux. Et le quart restant, je refuse d'y croire vraiment en pensant à tort que ça l'est. Difficile dans ces conditions d'attendre de quelqu'un qui me fasse confiance alors que je suis bien incapable de le faire tout seul... C'est bien plus simple de... C'était. C'était bien plus simple de lui faire confiance à lui, en réalité. J'avais moins à craindre. Enfin, je croyais. Comme quoi, je crois mal. Mais me connaissant, ça reviendra. Et j'oublierai à nouveau mes craintes entre ses bras, buvant ses paroles, les prenant pour des mots divins. Comme je l'ai fait pendant des mois. Il n'y avait rien qu'il disait que je remettais en question. Jamais. Et ce qu'il ne disait pas, ça n'existait pas. C'était simple. Sûrement trop. « C’est vrai que je n’en ai pas l’habitude et que ce n’est pas facile tous les jours… mais il peut se montrer câlins de temps en temps, alors je lui pardonne ! » Je le prendrais presque pour moi s'il ne s'agissait pas d'une histoire de hibou. La frontière est décidément trop floue. Alors je me contente de sourire d'un air vaguement amusé en me demandant malgré tout s'il ne serait pas bon de faire des efforts pour lui rendre la vie plus facile. Arrêter de criser pour rien et le laisser respirer. Il faudrait, je le sais. Mais je sais surtout qu'aujourd'hui plus que jamais, j'en serais incapable. Comment ?! J'ai failli le perdre. Par sa faute, par la mienne, qu'importe ! Le fait reste le même. Nous, ç'aurait pu être de l'histoire ancienne. Et je ne sais toujours pas ce qu'il en est exactement. Qu'est-ce qu'il a bien pu penser de ces deux mois d'éloignement, de ces deux semaines d'absence ? J'en sais rien. Parce qu'on ne parle pas. De rien. Peut-être que ça lui a fait du bien de souffler. Peut-être qu'il a réalisé que, s'il était toujours attaché à moi, c'était mieux quand j'étais un peu plus loin. Il aurait le droit de penser ça. Mais je me retrouverais comme un con, plus attaché qu'avant encore, incapable d'imaginer une seconde de ma vie sans lui, à devoir composer avec un vide unilatéralement désiré... Je sens l'angoisse revenir doucement. C'est pas parce qu'il est d'accord pour passer une journée entière en ma compagnie que ça signifie qu'il veut remettre le couvert chaque jour que Dieu fait. Il n'y a sûrement que moi pour vouloir ça. M'oublier définitivement au profit d'un « nous » devenu aussi vital que l'oxygène. Je suis au moins conscient que je suis tombé plus bas que je ne l'aurais jamais cru, c'est toujours ça... « D’accord… Je sais que c’est que dans longtemps… mais j’ai paniqué pour mes BUSEs pendant un an et là j’ai pas d’examens importants cette année, faut bien que je compense par autre chose ! » Je souris plus franchement. Et il stressera pour rien parce que ça se passera tout aussi bien que ses BUSEs. « Sinon, tu pourrais juste en profiter pour passer une année tranquille. » Je me demande ce que ça donnera pour ses ASPICs, tiens ! Et mon ventre se noue douloureusement en me rappelant que je ne serai plus là pour le voir. C'est ma dernière année. En juin, je passerai mes examens et, après, Poudlard ne sera plus qu'un lointain souvenir...

Finalement, notre tant aimé Milan restera dans une boîte. Tant pis pour le bonheur presque parental de le voir faire ses premiers pas de grand éléphant dans l'école ! On est d'accord pour ne pas le partager. Je ne partage rien. Ni lui ni Milo. Personne. Même si j'imagine qu'il sera bien plus difficile de le garder éloigner du monde cette année... Et puis, ça a été un échec de toute façon. Je l'ai partagé bien plus que je ne l'aurais supposé. Et j'ai même pas été foutu de le remarquer. Je ferais mieux de le laisser vivre sa vie et de me contenter de la place qu'il m'accordera dans la sienne. Qu'importe si c'est juste celle de radiateur pour les nuits d'hiver ou de trophée un peu terne à exhiber dans les couloirs. Même ça, je ne sais pas. Avant, c'était simple. Il me donnait l'impression d'être le centre de son existence alors, bêtement, je m'y complaisais. Je me sentais important, forcément. Maintenant, je ne sais plus vraiment ce que je suis pour lui. Son copain, de toute évidence, mais concrètement ça veut dire quoi ? Je m'en suis jamais caché, je suis parfaitement ignorant sur le sujet. S'il fallait tout apprendre, il faut tout réapprendre maintenant. Les choses vont forcément changer. Il n'y aura plus de bulle protectrice, on ne se promettra plus de ne jamais sortir de notre dortoir (parce qu'il n'y aura sûrement plus jamais de « notre dortoir ») et il faudra le voir s'envoler pour rejoindre des amis autrefois prisonniers qui me laissaient finalement champ libre sans le vouloir. J'ai passé mon temps à fuir, à la ferme. Inconsciemment, je voulais sûrement m'épargner ça. Voir le monde graviter autour de lui, se partager la place qui m'avait appartenu jusque là. J'aimerais faire savoir à l'univers tout entier qu'il est à moi mais qu'est-ce qu'il en aura à faire ? J'imagine que lui-même se défera rapidement de cette espèce de réification rassurante à mes yeux mais probablement pesante aux siens... Si j'ai toujours su me faire à mon rôle d'objet, de chose à posséder, j'imagine que ça n'est pas forcément son cas. Il ne sera plus à moi mais avec moi et je n'aurais plus grand chose à dire à partir de là. Il sera libre de passer son temps avec qui il voudra et je n'aurais plus qu'à me taire en espérant qu'il ne m'oublie pas. Je ne sais plus comment j'en suis venu à penser à ça. On en était à notre éléphant et au môme ingrat qu'il deviendra... C'est moins stressant de penser à Milan. « Ben disons que tu es son héros quand il est gamin, puis à l’adolescence t’es ringard et tu ne sais rien, mais l’avantage c’est qu’à l’âge adulte ça finit par se rendre compte que t’es utile quand même. » Voilà qu'on se lance dans la psychologie enfantine maintenant ! Ça a au moins le mérite d'éloigner les craintes qui s'acharnent. Je suppose que je voyais mon père comme « un héros » et je crois même que j'aurais continu à le voir avec ces yeux d'enfant si je n'avais pas pris tous ses mensonges en pleine tronche. Je l'aime autant qu'il est possible d'aimer encore son père après douze ans d'absence, sincèrement, mais je crois que je lui en veux de ne pas nous avoir aimé assez, Maman et moi, pour assumer notre existence. On était pas assez importants pour qu'il prenne le risque de se brouiller avec sa famille, sans doute. Parce qu'on devait pas l'être vraiment... Nous, on était juste là pour gober ses mensonges et, peut-être, pour le divertir après une épuisante journée de sorcier. Notre ignorance devait être attendrissante, quelque chose comme ça. J'en sais rien, en vrai, et je ne le saurais jamais. Et je ne l'ai même jamais vu comme ça. Mais il faut bien reconnaître que cet été, ma vie toute entière semble ressembler à ça. « J'étais pas assez important pour qu'il prenne le risque. » Qu'importe le risque, qu'importe le il. Ça devient récurrent. « S'il faut se bouffer dix-huit ou vingt ans d'ingratitude avant qu'il daigne remarquer que des parents c'est pas si mal que ça, non merci ! » Je ris distraitement alors que ma propre plainte fait écho à ma propre vie. C'est pas ce qu'a dû se dire Patrick, finalement ? Parce que je l'ai forcé à supporter quasiment onze ans de rejet constant et de mauvaise foi, comme le môme ingrat que je suis, avant de laisser commencer, lentement, à conquérir la place qu'il n'a jamais ouvertement osé briguer. Et encore, je crois qu'on sait l'un comme l'autre que le chemin risque d'être long et qu'il ne sera jamais « mon père », seulement un substitut plus correct que je ne l'avouerai jamais...

Il ne faut pas longtemps pour prendre la mer. Ou peu s'en faut. Le lac est calme, pas trop peuplé. On voit que les vacances sont à deux doigts de se terminer et les familles ont visiblement mieux à faire que de s'accorder du bon temps en cette veille de rentrée. Honnêtement, ça m'arrange, on peut avoir facilement une certaine tranquillité et fuir loin de l'humanité. Il n'y a que nous et cette barque qui prend des airs de chambre. Le même cocon. La même innocence quoi que mise à mal par les vagues de mois passés. Nous quoi. Et j'ai aucun mal à m'en contenter pour l'instant. Je me sens bien. Installé sur ses genoux comme si c'était la chose la plus normale du monde (là maintenant tout de suite, ça l'est), l'observant amoureusement... Je suis bien. Juste bien. J'aimerais que le temps s'arrête et qu'on reste là pour toujours. Sur cette barque. Collé à lui. Presque heureux en fin de compte. Parce que quoi qu'il ait pu se passer entre nous, à ce moment précis, je crois que je suis aussi heureux que je pourrai l'être. Pas d'ombre au tableau, rien. Seulement les caresses de mon petit-ami et des vacances bien méritées. Sa peau sous mes doigts me fait frissonner. Il m'a manqué. Peut-être qu'il me manque encore mais je n'ai pas très envie d'y penser. Ça me rassure de le sentir là. C'est bête, on ne s'est pas beaucoup lâchés depuis qu'on s'est retrouvés. Même en mangeant, on se tenait la main. Juste pour s'assurer qu'on rêvait pas, j'imagine. Parce qu'après le bordel de la Ferme, ça fait un peu rêve éveillé, aujourd'hui. Complètement hors du temps. Hors de la réalité. Alors on doit se demander ce qui nous attend à l'arrivée. Je me le demande, en tout cas. Il y a peu de chance que demain soit aussi parfait qu'aujourd'hui. Oh, demain matin sûrement ! Je me réveillerai contre lui et j'aurais l'impression d'être revenu en arrière, d'avoir retrouvé cette vie que j'aimais tant. Et puis on rejoindra la gare et tout ça ne sera plus qu'une illusion... Qu'importe. Pour l'instant, tout va bien, et je compte bien en profiter autant que possible ! « Oui, je pense qu’il y a une grande carrière qui s’ouvre à moi dans ce domaine. Je vais y songer. En plus c’est classe de dire “Moi ? Ce que je fais dans la vie ? Mannequin narines !!” J’entends déjà des remarques d’admiration et un peu de jalousie aussi... » Qu'il est bête ! Je hoche la tête en riant. C'est vrai que c'est classe ! Je visualise pas bien en quoi ça consiste mais ça fera forcément des envieux ! La légèreté de cette nouvelle discussion me plaît. Ses câlins dans mes cheveux aussi. J'ai vraiment l'impression que tous les obstacles n'ont jamais existé. On aurait pu vivre exactement ce moment il y a trois mois, si on avait trouvé une barque pour aller sur le Lac Noir. La même insouciance un peu fausse, la même tendresse, le même amusement. Tout pareil. Et c'est un peu troublant. « Ton copain va devenir une vraie star... » J'affiche une moue peu convaincue. Il pourrait devenir une star, j'en doute pas ! Il prétendra que non mais je suis sûr que s'il voulait, le mannequinat (le vrai) lui serait accessible. Ou bien il pourrait lancer son association sur la scène médiatique et devenir l'une des coqueluches du Tout Londres grâce à son jeune âge. Je suis certain que ça fonctionnerait. Il est mignon, passionné, il a l'air de savoir de quoi il parle... Il trouverait forcément un public. Et des fans. Plein de filles d'une quinzaine d'années qui se feraient un plaisir de virer écolo dans l'espoir d'attirer son attention et de pouvoir partager « tant de points communs ». « Je suis pas sûr d'aimer beaucoup l'idée. Il y aura plein de filles superbes qui n'auront d'yeux que pour toi, t'en trouveras sûrement une à ton goût et peut-être même que vous partagerez les mêmes passions, que vous aurez plein de points communs et tout et tu finiras par m'oublier. » Je hoche la tête d'un air grave comme si c'était une évidence. C'est une évidence. Rien d'autre qu'une peur déguisée en plaisanterie. Parce que nous, on partage pas grand chose. On a pas de passions communes, pas d'activités particulières pour nous rapprocher... Il pourrait trouver infiniment mieux. Ses doigts continuent à jouer dans mes cheveux. J'aime bien ça. J'adore ça même... Si je pouvais je me mettrais sûrement à ronronner pour lui faire savoir à quel point c'est agréable. « Tu serais tellement belle avec deux couettes... » Je balance un « gnagnagna » amusé alors que ma main glisse timidement le long de sa cuisse. Mes caresses sont innocentes, c'est juste l'endroit le plus facilement accessible vu ma position. « Ça va, tu n’es pas trop mal installé ? » J'hésite une seconde et puis je finis par secouer discrètement la tête. « Si. Je commence un peu à avoir mal partout mais je m'en fous. Je suis bien là. Pas toi...? » Parce que c'est vrai que je lui ai pas trop demandé son avis avant de m'installer alors peut-être qu'il aimerait que je retourne à ma place...
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Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Dim 13 Aoû - 23:51




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
« ah ? Oui c'est une idée... Mais ça aussi il faudra m'apprendre parce que je ne sais pas faire. Si je ne meurs pas d'un ulcère parce que j'angoisse pour tout, c'est que vraiment je suis chanceux !! Mais je veux bien que tu me montres, ça à l'air cool ! » Parce qu'il faut bien être réaliste, je suis une personne qui angoisse pour tout, qui a peur de tout, qui dramatise pour tout. Dans ma tête, je crois que ça ressemble à un vrai roman dramatique. Je devrai peut-être vraiment me tourner vers l'écriture j'ai certainement un gros potentiel sans m'en rendre compte. Dommage que je ne sache pas réellement écrire. Ou alors juste que je continue à voir ma psy et qu'elle continue à me rassurer sur tout, très certainement en vain parce que pour le moment je ne suis pas prêt de la laisser m'ouvrir les yeux. Ca viendra, elle le sait et moi aussi, mais pour le moment c'est trop tôt. Peut-être que si ça s'améliore vraiment avec Dan, je serai plus disposé à me laisser vraiment aider. C'est vrai, quand il a accepté de me reprendre, j'ai accepté tacitement d'aller chercher de l'aide. Si vraiment les choses vont mieux entre nous alors peut-être que je me sentirai prêt à remonter la pente. C'est vrai, je ne le ferai pas que pour moi, mais pour mes amis et surtout pour lui. Parce que je ne veux pas rester au fond du trou s'il est à mes côtés, je ne veux pas qu'il me voit au plus mal, encore une fois ou qu'il se sente entraîner vers le fond par ma faute. Et surtout, je ne veux pas qu'il me voit à nouveau souffrir, c'était déjà éprouvant la dernière fois, je n'ai pas envie qu'on revive tout ça une nouvelle fois. Alors oui, pour lui, pour eux et peut-être un peu pour moi, je serais prête à faire un nouveau pas vers la guérison. Ca ne se fera pas en un jour et ça ne sera pas toujours facile. Il y aura des rechutes, je baisserai certainement les bras à plusieurs reprises, mais je finirai par avancer et par m'en sortir. Mais pour le moment on n'en est pas là. Pour le moment on passe une bonne journée ensemble, on évite de penser à ce qui nous attend demain et les autres jours. On évite de penser à ce qui pourrait nous briser le coeur ou nous rendre moins heureux. On se contente de délires infondés et stupides qui nous donnent le sourire et nous font oublier le reste. Comme voler un éléphant et le peindre en rose pour le garder auprès de nous à Poudlard. Ne pas le montrer aux autres, autant pour le protéger lui, que pour nous préserver nous. Notre bébé ne doit pas grandir trop vite, ce serait si cruel. A peine l'a-t-on adopté que déjà on doit le laisser s'envoler de ses propres ailes. Non, il doit encore passer du temps avec nous. On doit l'apprivoiser, il doit apprendre à nous connaître, à nous aimer, avant de devoir nous détester. Parce qu'il sera vouer à ça tôt ou tard, ce n'est pas ce qui est dit ? « Après je ne sais pas, je ne suis pas un expert dans le domaine. Je n'ai jamais pensé que mon père était un héros ou ma mère la femme la plus formidable de l'univers. J'ai dû sauter directement à la phase ingratitude ... Mais peut-être que c'est différent chez les gens normaux. » Et quand je parle de gens "normaux", je parle de gens qui n'ont pas été élevé comme mes parents. On pourra bien trouver ça classe l'aristocratie, n'empêche que c'est froid et sans coeur. J'admire ma grand-mère, je trouve que c'est une femme formidable qui a vécu plusieurs vies, qui est bourrée de talent, intéressante, douce, aimante, etc, mais je sais aussi qu'elle ne valait pas un clou en tant que mère. Qu'à l'instar de ma propre mère, elle n'a jamais été très présente dans la vie de ses fils. Elle s'est contentée de payer des gens pour s'occuper de ses fils et finalement pour les aimer à sa place. Je crois qu'elle s'est redécouverte en devenant grand-mère et sans vouloir me lancer des fleurs, je crois que c'est un peu grâce à moi. J'avais besoin d'attention et d'amour, je n'en ai pas obtenu auprès de mes parents, elle s'est peut-être sentie obligée de m'en offrir pour compenser et elle a découvert qu'elle aimait ça. Elle n'était pas là pour mon éducation, pour me punir si je faisais des bêtises ou autre. Elle a certainement aimé le regard admiratif que je portais sur elle, ça lui rappelait sa jeunesse et les hommes qui rampaient à ses pieds. C'était une star, sans exagération et au final, elle le sera toujours à mes yeux.

On navigue, loin, si loin des gens. Je sais qu'il n'y a pas grand monde et qu'on se trouve juste au milieu du lac, mais ce n'est pas grave, dans ma tête, on est à mille lieux de là, seuls au monde et c'est cool. Il a sa tête posé sur mes genoux et je me demande s'il est si confortablement installé qu'il le prétend. Enfin, il ne prétend rien, mais il est allongé là, les yeux à moitié clos, se laissant totalement faire, alors ça donne l'impression qu'il va bien et qu'il est confortablement installé. Sauf que je n'ai pas la sensation que ça le soit vraiment. Mais bon, s'il ne dit rien c'est que ça doit passer non ? Je profite de ce moment pour l'admirer sans honte, glissant avec délice mes doigts dans ses cheveux. J'ai toujours aimé qu'on me touche les cheveux. En fait je trouve que les massages crâniens sont les meilleurs massages qui soit. Bon, après je n'ai jamais vraiment testé les autres donc niveau point de comparaison c'est mort, mais j'adore vraiment les massages crâniens. Je trouve que ça détend vraiment. Là je ne le masse pas vraiment, mais je glisse malgré tout amoureusement mes doigts dans sa tignasse et c'est certainement en cet instant que je me rends compte qu'il a la masse de cheveux. En général ils sont cours alors c'est moins voyant, mais là, ils sont bien épais, ça doit lui tenir chaud. Mais ça lui va bien, vraiment. Je ne sais pas si j'aimerai vraiment plus long, mais comme ça, j'aime bien. Je me demande à quoi il ressemble avec un peu de barbe. Pas la barbe du Père Noël, c'est laid, mais une barbe de trois jours. Le côté légèrement négligé, sans que ça fasse clodo. Je pense que ça lui va bien, même si je ne suis pas très objectif comme personne, je pense que tout lui va, il sera beau avec n'importe quelle coupe. Je lui parle de mes trous de nez et il prétend que je pourrais devenir facilement mannequin. En plaisantant, je lui dis que je deviendrai célèbre sans penser à mal et il me dit qu'il n'aimera pas du tout, que je vais rencontrer pleine de filles superbes qui me tourneront autour, qu'on se trouvera plein de points en commun et que je l'oublierai, grosso modo, dans les bras d'une autre. Je ne réagis pas. Je me rends compte que sa propre réflexion fait écho à celle que je me suis faite quelques instants plus tôt. Je vois qu'on vit les mêmes doutes, même si j'ignore si pour le coup il le pense vraiment ou pas. Parce que moi je le pense, il peut vraiment trouver quelqu'un d'autre. Je ne suis pas parfait et je ne prétends pas être capable de le devenir un jour. Je le fixe, le dévisageant du regard, amoureusement. Je suis calme, serein même. C'est assez étrange en cet instant, mais c'est le sentiment que cette discussion me procure, parce que je sais exactement ce que je ferai si c'était le cas. Je continue à lui caresser le visage délicatement. « Oui, peut-être. Certainement même. Je rencontrerai plein de personnes et je ne doute pas un instant qu'il y aura de très belles filles dans le lot. Et peut-être que je me découvrirai plein de points en commun avec elles. » Lui dis-je d'une voix très calme. « On discutera, on plaisantera, on apprendra à se connaître et je leur dirai la chance que j'ai d'avoir un petit ami parfait, une personne que j'aime et qui m'aime sans retour. Et puis je les abandonnerai pour venir te rejoindre, parce qu'il n'y a que dans tes bras que je me sens bien et que je n'ai aucune envie d'être ailleurs. Je suis sûr que ce n'est pas un hasard si tes bras sont piles à la bonne taille pour que je m'y blottisse dedans. Elles ne peuvent pas lutter. » Et je ne dis pas ça que pour le rassurer, je le pense vraiment. Je m'en fous qu'elles soient belles ou passionnées par les plantes. Je n'ai besoin de personne pour vivre ma passion et si j'ai envie de parler plantes, je me tourne vers Liu ou Perrin et je suis au comble du bonheur. J'ai pas besoin que Dan s'intéresse à ce que j'aime, parce que je suis déjà entouré de gens qui aiment ce que j'aime, donc je ne me sens pas seul dans mes croyances de bases et je sais que plus les années vont passer et plus je vais rencontrer des gens qui auront la même passion que moi. Moi je veux être avec une personne qui me fera découvrir de nouvelles choses, qui aimera des choses que je n'aime peut-être pas mais qui me les fera redécouvrir, et qu'au travers de son regard, j'apprenne à les aimer. Je n'aime pas l'eau et je ne me sens pas à mon aise sur un bateau, pourtant, en cet instant, je suis là, au milieu de l'eau et je suis bien. Avec n'importe qui ça aurait été l'horreur, mais parce que c'est lui, c'est différent. Je trouve sa merveilleux son talent en photographie et j'aimerai tellement pouvoir faire d'aussi belles photos que lui. Il capte des choses avec son objectif que je ne vois pas toujours et je trouve ça super. J'ai envie d'être avec une personne qui m'ouvre de nouveaux horizons, pas qui soit une vieille copie de moi. « Oh moi je suis toujours bien installé dans mon petit coin de paradis. » Lui dis-je en souriant. Ce n'est pas moi qui aurait mal en me relevant. Je sais que l'heure tourne et que bientôt on sera obligé de s'en aller pour rejoindre la berge, mais pour le moment on profite de cet instant de bonheur. Je l'aime vraiment et c'est ça qui est le plus important. J'ai l'impression que je peux affronter toutes les épreuves s'il est là à mes côtés.


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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Lun 14 Aoû - 13:24


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

Sérieusement, ça ne m'étonne pas le moins du monde qu'il stresse déjà pour quelque chose qui aura lieu dans des mois. Je trouve ça mignon. Parce que ça lui ressemble. Mais est-ce que ça lui ressemble depuis qu'on se connaît ou est-ce que ça lui a toujours ressemblé ? J'en sais rien... Il y a eu tellement de changements ces derniers temps que je ne sais plus vraiment ce qui appartient à après la révolte, après l'invasion ou si c'est juste quelque chose de « normal ». Je suppose que je ne le saurais jamais vraiment. Est-ce qu'on est capable de se souvenir comment c'était « avant » ? Moi pas. J'ai essayé, je vous promets. J'ai essayé de repenser aux années précédentes, à ce à quoi ressemblait vraiment ma vie à Poudlard jusque là. Mais il n'y a que des brides de souvenirs rendues floues par les traumatismes qui se sont installés dessus. Je ne sais vraiment plus. Je n'arrive pas à me souvenir des conversations qu'on avait avec Jaspe et Keagan dans notre dortoir comme s'ils n'y avaient jamais vraiment été. Je n'arrive pas à me souvenir de l'insouciance de mes trajets dans les couloirs comme si j'y avais toujours craint pour ma vie. Je sais que ça a existé, je sais que c'était « comme ça » mais il n'en reste pas grand chose. Je serais bien incapable de dire ce qui est moi maintenant et ce qui était moi avant. Peut-être que la différence n'est pas flagrante. Peut-être que j'ai pas tant changé. J'en sais rien. « Ah ? Oui c'est une idée... Mais ça aussi il faudra m'apprendre parce que je ne sais pas faire. Si je ne meurs pas d'un ulcère parce que j'angoisse pour tout, c'est que vraiment je suis chanceux !! Mais je veux bien que tu me montres, ça a l'air cool ! » Parler de sa mort aujourd'hui, c'est nul. Et j'étais assez courageux pour prendre le risque de ruiner un peu cette journée, probablement que je le lui dirais, d'ailleurs. Mais au lieu de ça, je me contente de lever les yeux au ciel comme s'il racontait n'importe quoi. Il raconte n'importe quoi, de toute façon. Mais c'est pas franchement dérangeant. Au contraire. Je ne suis pas sûr d'être capable de lui montrer comment profiter de son année, en revanche. Certes, je vis un peu au jour le jour depuis des années mais je commence déjà à me prendre la tête pour la fin de ma scolarité alors ce serait un peu l'hôpital qui se fout de la charité... Mes ASPICs ne me font pas peur, que je les aie ou pas, ça ne changera rien à ma vie, mais mon départ, c'est une autre histoire. J'imagine qu'en fonction de comment ça se passera entre nous, je verrai les choses autrement d'ici-là... Si on en vient à se séparer, ce sera probablement plus une libération qu'un problème... Mais ça ne sert à rien d'y penser maintenant. Pour l'instant, on est ensemble. Et ça a plutôt l'air de fonctionner. Sûrement parce qu'on fait en sorte que ça soit le cas, qu'on s'efforce un peu de ne pas se laisser aller à ouvrir vraiment les yeux mais qu'importe. Ça fonctionne et c'est tout ce qui compte. « Je verrai ce que je peux faire pour toi. » Un sourire ponctue ma phrase. En soi, je ne me fais pas d'illusions, je ne pourrai pas faire grand chose mais tant pis ! Inutile de commencer notre tentative n°2 par un « débrouille-toi » que je ne pense même pas. « Après je ne sais pas, je ne suis pas un expert dans le domaine. Je n'ai jamais pensé que mon père était un héros ou ma mère la femme la plus formidable de l'univers. J'ai dû sauter directement à la phase ingratitude ... Mais peut-être que c'est différent chez les gens normaux. » C'est un peu étrange de l'entendre parler de sa famille comme de gens « anormaux ». C'est pas franchement l'impression que j'ai eu ce matin. Après, sûrement parce c'était en coup de vent. C'était un peu stressant, en vrai. Carrément stressant, même. Alors je hausse les épaules. Parce que finalement, j'en sais rien. Ni pour sa famille ni pour la mienne. J'ai toujours eu l'impression que ma mère était une petite chose fragile (ce qu'elle est vraiment) et je ne passe pas assez de temps à la maison pour savoir comment le reste du troupeau les voit, elle et Patrick. Je n'y faisais pas attention, quand j'étais gamin, et maintenant j'en ai plus vraiment l'occasion... Tant pis, au pire. Ça restera l'un des mystères de la vie.

Et puis la terre ferme n'est plus qu'un lointain souvenir. L'eau est tranquille, on se croirait presque sur un transat pas très confortable. Tant mieux, d'un côté. Je n'ai pas envie qu'il panique juste pour moi. Alors que là, ça va. Tant que je bouge pas, ça tangue pas. Il semble plutôt calme, lui aussi. Après, s'il finit par ne plus se sentir très à l'aise, on retournera sur la berge mais pour l'instant, tout a l'air d'aller pour le mieux dans le meilleur des mondes et rien n'aurait pu me faire plus plaisir. Je profite de ce moment comme j'ai probablement jamais profité de rien. Dans le fond, j'ai peur que l'orage s'annonce plus vite que prévu alors chaque seconde de beau temps est bonne à prendre. La discussion prend un tour plus sérieux. Oui, j'ai peur qu'il trouve mieux. Déjà, avant, je le craignais un peu mais j'avais l'impression idiote de lui être utile alors ça calmait un peu mes angoisses... Sauf que l'illusion s'est levée et que je sais pertinemment que je lui sers à rien. Déjà avant mais alors maintenant, je n'ose même pas l'imaginer ! Ça ne sera pas compliqué de mettre la main sur quelqu'un qui le comblera bien davantage. Et je pourrai pas lui en vouloir. C'est ma faute. J'ai merdé. Je sais pas trop où mais j'ai merdé. On en serait sûrement jamais arrivé là si j'avais été un petit-ami digne de ce nom. J'aurais remarqué quelque chose, ou alors il m'aurait fait confiance. J'en sais rien. Dans tous les cas, ça se serait mieux passé. On aurait pas à recommencer à zéro et on aurait sûrement pas la sensation perturbante d'évoluer sur un fil. Il se tait. Mon cœur cogne un peu plus fort. Il doit réaliser à quel point c'est vrai. Comprendre qu'il s'est accroché pour rien et que, même sans devenir célèbre, il y a quelqu'un qui l'attend sur cette Terre. Quelqu'un de bien. Quelqu'un qui le mérite. Quelqu'un qui le rendra heureux. Quelqu'un qui lui fera oublier le désastre de cette première vraie relation... Et j'espère, dans le fond, qu'il rencontrera rapidement ce quelqu'un. Parce qu'il mérite vraiment d'être heureux. Et je m'en fiche si c'est pas avec moi, je veux juste qu'il le soit. Qu'il puisse souffler enfin, se reconstruire, passer outre tout ce qu'on nous a infligé cette année. Il n'a pas arrêté de me câliner. Je ne bouge pas. Je me laisse faire totalement. Peut-être que c'est l'une des dernières fois, alors... « Oui, peut-être. Certainement même. Je rencontrerai plein de personnes et je ne doute pas un instant qu'il y aura de très belles filles dans le lot. Et peut-être que je me découvrirai plein de points en commun avec elles. » Et il me balance ça comme si c'était normal ! Je me sens plus très bien. Je m'agite un peu. Je commence à avoir envie de vomir... Pourtant je dis rien. On sait aussi bien l'un que l'autre que c'est vrai. « On discutera, on plaisantera, on apprendra à se connaître... » J'ai l'impression d'étouffer. Je le vois d'ici se rapprocher de n'importe quelle fille de l'école, rire, l'apprécier. Sans forcément s'en rendre compte ils se mettraient à flirter et puis il viendrait me trouver un soir, l'air désolé, pour me dire qu'il était tombé amoureux et qu'il fallait mieux qu'on en reste là. Et ce serait mieux pour lui mais... Mais quoi ? Mais je le vivrais mal ? Qu'est-ce qu'on s'en fout ?! Je récolterais juste ce que j'ai semé cette année, ce serait normal. J'avais qu'à être à la hauteur, c'est tout. Ce sera pas sa faute, ce sera la mienne. Comme toujours. « Et je leur dirai la chance que j'ai d'avoir un petit ami parfait, une personne que j'aime et qui m'aime sans retour. Et puis je les abandonnerai pour venir te rejoindre, parce qu'il n'y a que dans tes bras que je me sens bien et que je n'ai aucune envie d'être ailleurs. » Sûrement que ça devrait me rassurer. Mais ça ne me rassure pas. Je ne suis pas « un petit-ami parfait ». Je suis juste un abruti nocif qui s'accroche parce qu'il a trop peur de perdre la seule personne qu'il n'ait jamais sincèrement aimé un jour. Je comprends même pas comme il peut encore prétendre le contraire. « J'espère bien. » Je m'efforce de sourire, comme si c'était juste une plaisanterie mais le cœur n'y est pas. Je ne le mérite pas. Je ne lui apporte rien de bon. Depuis le début, je ne fais que l'enfoncer. « Je suis sûr que ce n'est pas un hasard si tes bras sont piles à la bonne taille pour que je m'y blottisse dedans. Elles ne peuvent pas lutter. » Mon sourire s'agrandit, pas moins joué qu'il ne l'était juste avant mais probablement crédible malgré tout. Parce qu'on sait bien que ça ne changerait rien. Si la vie décide de nous séparer, qu'il loge correctement dans mes bras ou non, tout le monde s'en foutra ! De même s'il rencontre la femme de sa vie. L'abri précaire que je peux bien lui offrir sera balayé en un battement de cil de sa bien-aimée. Et je pourrai pas lutter. Je rouvre doucement les yeux. Je ne supporte plus de le voir s'échapper derrière mes paupières closes. Je cauchemarde tout éveillé. Je le fixe un moment. J'ai peut-être l'air moins tranquille que je ne l'étais jusque là mais qu'importe. Il me sourit. Il est là. Mon cœur bat toujours la chamade. Je sais que je ne devrais pas le retenir à mes côtés, c'est égoïste. J'arriverai à rien sinon le rendre plus malheureux que je l'ai fait jusque là. Mais je veux pas qu'il parte. Je supporterai pas qu'il m'abandonne une nouvelle fois... « Oh moi je suis toujours bien installé dans mon petit coin de paradis. » Il a l'air sincère alors je respire enfin. Pour l'instant, il est toujours avec moi. Et je ne le force à rien. Il est là parce qu'il le veut bien. Oui. C'est ça. Il a envie d'être avec moi. Ça sonne faux mais tant pis. Je saurais m'en contenter. Finalement, je réponds à son sourire. Sincèrement. Amoureusement. Peut-être un peu bêtement aussi. Le soulagement s'entrevoit sûrement. « On doit rendre la barque quand ? » J'ai perdu toute notion du temps et j'ai bien trop la flemme de bouger pour chercher l'heure des yeux. « T'as une idée de ce que tu voudras faire, après ? » Moi, je m'en fiche totalement. Je veux juste prendre sa main dans la mienne et le laisser m'entraîner où il voudra...
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Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Lun 14 Aoû - 16:55




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
On est là, à se faire des promesses ou à dire qu'on va essayé de faire de notre mieux pour l'autre, mais au fond, est-ce que ça ne cacherait pas quelque chose ? Une peur partagée que peut-être il n'existe pas de demain pour "nous" ? Mais si on le veut vraiment tous les deux, pourquoi n'y en aura-t-il pas ? C'est vrai, si encore il n'y avait qu'un de nous deux qui voulait vraiment donner une chance à notre couple et que l'autre n'était que moyennement chaud, n'y croyant pas des masses mais voulant bien faire plaisir à l'autre. Là, je pourrais comprendre cette crainte d'un lendemain ensemble incertain. Mais on en a envie tous les deux, non ? Si ce n'était pas le cas, on ne choisirait pas des sujets légers pour passer une bonne journée et on ne ferait rien pour vexer ou blesser l'autre. Je sais qu'il m'aime. Il me l'a dit à plusieurs reprises et sa façon de me regarder ne trompe pas. Je suis peut-être à côté de la plaque pour beaucoup de choses et je ne vois pas toujours ce qui se trouve devant mon nez, mais ça, je le sais. Je n'ai aucun doute quant aux sentiments de Dan à mon égare et j'espère qu'il n'en éprouve pas pour les miens. Je sais que mes actions passées ont entaché sa confiance en moi et qu'il doute certainement de ce que je lui dis. Mais même si je peux mentir, est-ce que mon regard, mes gestes eux le peuvent vraiment ? Je ne suis pas si bon comédien qu'il ne le croit. Je sais cacher des choses, même si ça m'a rendu malade et que je le regrette, mais quand je le regarde amoureusement ou que je lui dis que je l'aime, je le pense vraiment. Je veux que notre couple fonctionne, je veux qu'il reprenne des forces et se renforce pour devenir plus fort que jamais. Je sais qu'il y aura des difficultés, des moments de doutes, de craintes, des deux côtés, mais on arrivera à les surmonter, parce qu'on s'aime et que ça devrait suffire. Peut-être qu'on ne se connaît pas aussi bien qu'on le voudrait ou qu'on le pensait, mais n'a-t-on pas notre vie pour apprendre à connaître l'autre ? Alors oui, aujourd'hui c'est compliqué, mais je suis persuadé qu'un lendemain meilleur nous attend. Il suffit d'être patient et de tout faire pour que ça marche, parce que sans des efforts de nous deux, on arrivera à rien. S'il n'est plus jamais capable de me faire confiance ou qu'il ne me pardonnera jamais, alors je ne vois pas comment notre couple peut marcher. Mais je sais aussi que si je ne lui donne pas des raisons de me refaire confiance et que je ne l'aide pas à me pardonner, alors il ne risque pas d'y arriver. Mais je suis prêt et motivé, plus encore maintenant qu'on se trouve ensemble qu'avant. Parce que je suis bien quand je suis avec lui et que j'avais peur qu'on ne retrouve plus cette quiétude qu'on avait quand on était ensemble. Oui, elle est fragile, mais toujours présente. On peut encore plaisanter de beaucoup de choses, faire des plans stupides sur la comète, en sachant pertinemment que ce ne sera jamais possible. Mais qu'importe, c'est amusant d'imaginer des choses, tant qu'on est ensemble. J'esquisse un sourire. Ce n'est pas une promesse mais ça s'en rapproche. Je sais qu'il sera là à mes côtés et je sais qu'il essaiera de me rassurer, d'apaiser mes craintes et de me changer les idées. Ca marchera ou non, selon ce dont j'aurai peur, mais je sais que j'aimerai l'effort qu'il fera pour me rendre le sourire. Je vais le saouler, il va avoir envie de me secouer et de me dire d'arrêter d'avoir peur de tout. Il en aura certainement marre de m'entendre geindre pour un rien. Et peut-être qu'au fond, ça ne me fera pas de mal qu'on me secoue un peu, qu'on me fasse réaliser que oui, dans la vie il y a des difficultés, mais que ce n'est pas en angoissant dix ans avant que ça va les faire disparaître. C'est ma façon à moi d'avoir du courage, c'est certainement pas la meilleure méthode qui soit, mais c'est la seule que je connaisse. Peut-être que cette année sans examen important va quand même me permettre de souffler un peu, même si je sais que ce qui me fais peur le plus, ce n'est pas mon permis de transplanage, mais le départ de Dan de Poudlard. Je ne veux pas y penser sinon je ne vais pas aller bien, mais c'est malgré tout une réalité. Dans un an, il ne sera plus à Poudlard et je n'aurai plus que mes yeux pour pleurer.

La matinée c'est déroulée sans accrochage. Il a vu mes parents, ce n'était certainement pas le meilleur moment de sa vie, mais il a survécu et c'est le plus important. On a fait nos courses pour Poudlard, on a mangé dans un petit restaurant plutôt sympa et maintenant nous nous trouvons au milieu de la Serpentine de Hyde Park, à profiter de notre solitude si chèrement acquise. On est bien ici. J'aime le voir poser sa tête sur mes genoux et fermer les yeux, profitant des caresses que je lui octroie avec plaisir. J'aime le voir détendu et serein et je tente de ne pas repenser à la dernière fois où je l'ai eu dans mes bras. Il avait les yeux clos, mais le visage livide et il respirait à peine. Et il y avait du sang, tellement de sang. Mon coeur se serre et je me force à ne pas regarder mes mains, de peur de le voir à nouveau. Je me concentre sur lui et sur notre conversation. Non, je n'irai pas voir ailleurs, célébrité ou pas. J'aurai pu, si j'en avais eu envie. Quant Sibylle m'a avoué ses sentiments à mon égare, j'aurai pu plaquer Dan pour elle. Après tout, j'avais éprouvé des sentiments pour elle bien avant d'en avoir pour lui. Elle incarnait la fille idéale pour moi. Alors si elle n'a pas réussi à me détourner du droit chemin, je ne vois pas comment les autres pourraient faire. Je n'ai pas envie d'être avec quelqu'un d'autre. Si ça avait été le cas, je ne me serai pas remis avec lui, choisissant la solution de facilité. Si je met tant d'ardeur à vouloir que notre couple redevienne comme avant, ce n'est certainement pas pour tout foutre en l'air avec la première fille venue. Je sais que nous vivons dans la peur tous les deux, moi en tout cas c'est le cas. Mais je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas et pour le moment, ce que je veux, c'est être avec lui. Peut-être qu'un jour je tomberai amoureux d'une autre personne, je ne connais pas mon avenir, mais actuellement, ce jour n'est pas arrivé. Je n'ai aucun regret quant à être resté avec Dan, ni au fait que j'ai quitté Hope plus ou moins pour lui. Je l'ai quitté parce qu'il était évident que je n'éprouvais pas autant de sentiment pour elle que pour Dan et que j'avais plus envie d'être avec lui qu'avec elle. Et quand on préfère être avec une autre personne que sa copine, faut commencer à se poser des questions. Mais ce n'est absolument pas ce que je ressens en ce moment. La personne avec qui je veux être, je le suis, donc il n'y a pas de question à se poser. « Je t'aime et la pseudo célébrité ne changera pas les sentiments que j'ai pour toi. » Je ne sais pas s'il y croit. Peut-être qu'il en doute ou qu'il aimerait y croire mais n'y arrive pas. Qu'importe, je sais être têtu quand je m'y mets, je continuerai à le lui dire inlassablement jusqu'à ce qu'il le comprenne. Je l'aime, point.

Moi je suis pas trop mal installé. Un petit coussin n'aurait pas été du luxe mais pour le temps qu'on doit passer sur cette barque, je pense que je pourrais m'en remettre et mon auguste postérieur aussi. Il me demande quand on doit rendre la barque et j'éloigne ma main droite de son visage pour regarder l'heure. « Hum ... Dans un peu moins de 10 minutes il faudra envisager de retourner vers l'embarcadère. » Lui dis-je en souriant. C'est fou ce que le temps passe vite quand on est bien. Je sens que cette journée va filer à une vitesse folle et que je n'aurai pas le temps de la voir s'écouler. Ca sera tout aussi frustrant qu'exaltant. Ca signifiera qu'on aura vraiment passé un bon moment, mais aussi que malheureusement le temps ne peut pas s'allonger pour qu'on continue. Mais on y arrivera, à nous trouver des moments rien qu'à nous, loin du monde, pour nous réenfermer dans notre petite bulle protectrice. S'il faut que je nous enferme dans la salle du Balcon du monde pour ça, je le ferai, soyez en sûr. Il me demande ce que je veux faire ensemble et je prends quelques courts instants pour y réfléchir. « Il y a un exposition temporaire que m'a conseillé ma grand mère au Muséum d'histoire naturelle. Si ça te tente... » Je ne sais pas s'il est très musées ou pas du tout, c'est vrai qu'on en a jamais vraiment discuté. Moi j'adore, personnellement. Je trouve ça toujours très intéressant. Après ça dépend des musées, certains ne me touchent pas plus que ça. Mais j'aime bien le musée d'histoire naturelle, je le trouve plutôt intéressant. « Je ne sais pas si tu es musées ou pas du tout, mais si c'est le cas et que tu n'as jamais fait le Museum of London, il faudra aussi remédier à ça. » Je ne sais pas exactement si on aura le temps de tout faire, mais il est encore tôt et je connais déjà le Musée d'histoire naturelle, donc s'il le connait aussi, on pourra juste faire l'exposition temporaire et s'en aller voir le museum of London. « Par contre si t'accroches pas avec les musées, on peut faire autre chose. Se balader dans les différents quartiers, faire les magasins, voir la Tour de Londres ou le Parlement ... des choses de ce genre... Ou si tu veux encore faire du bateau, j'ai vu qu'on pouvait faire une visite via la Tamise. » Je pense qu'avec tout ça, on a le choix. Je sais qu'il y a encore plus de choses à faire, je n'ai pas les "trucs à voir absolument à Londres" en tête, mais c'est un petit aperçu déjà pas mal.

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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Lun 14 Aoû - 21:40


et si on s'aimait loin du monde ?
Milo & Rioghbhardan

L'angoisse va et vient. Il y a une sorte d'incertitude même chez elle. A-t-elle seulement lieu d'être ? Peut-être. Peut-être pas. Par moment, j'ai l'impression que c'est stupide de douter. Il l'aime, c'est évident. Il ne m'a pas lâché de l'été, plus mal encore que moi face à mon propre état. Je sais qu'il s'en est voulu (qu'il s'en veut ?) et les conversations avec plus ou moins tout le monde m'a laissé entrevoir l'Enfer qu'il avait traversé ce soir-là mieux qu'il ne l'aurait jamais fait. Ça faisait écho à la peine que je savais sienne, ça la rendait plus troublante parce qu'elle n'émanait pas directement de lui. Je n'ai pas vraiment à douter de l'amour qu'il me porte. Son regard est criant de vérité, ses gestes emprunts de la même tendresse qu'ils avaient jusque là. Et puis à d'autres, la question ne se pose pas. Je ne doutais pas. Et je n'aurais jamais douté s'il n'avait pas pris la peine de me donner des raisons de le faire. Aujourd'hui, je suis capable de relativiser. Tout n'est pas aussi sombre et radical que ça m'a semblé l'être durant quelques semaines. Mais tout de même. Le sentiment de trahison ne me lâche pas et il n'est pas rare d'écourter mes nuits déjà sommaires parce que je le vois me tourner le dos à nouveau. Mais je ne lui en veux pas vraiment, je crois. J'arrive à comprendre. Je pense même que, sur certains points, j'aurais fait exactement pareil si j'avais été à sa place. Pour ne pas dire que j'ai fait exactement la même chose dans des conditions pourtant différentes. Il me faut juste du temps pour passer totalement au-dessus et plus encore pour réaliser que je ne risque rien. C'est pas évident. Ça l'était pourtant. Il n'y avait pas d'endroits où je me sentais plus en sécurité que dans ses bras. Il suffisait qu'il m'enlace pour que tout aille bien. Maintenant, c'est plus tout-à-fait ça. Je me sens bien dans ses bras, c'est un fait, mais je ne m'y abandonne plus aussi pleinement que je le faisais. Il y a une part de moi qui reste sur le qui-vive, juste au cas où. Je n'ai pas tellement envie de prendre le risque d'enchaîner les déceptions. Peut-être que le risque n'existe pas mais je ne suis plus vraiment sûr de rien. Ça ne m'empêche pas de profiter malgré tout de cette parenthèse hors du temps. Ses caresses sont délicieuses. Un peu plus et je pourrais rattraper tout le retard de sommeil que j'ai accumulé ces derniers mois. Juste là. Mal installé, renaissant avec plaisir sous ses doigts. « Je t'aime et la pseudo célébrité ne changera pas les sentiments que j'ai pour toi. » Je le fixe une seconde. Le soleil donne à ses cheveux des reflets dorés. Mon cœur se calme doucement. Il ne va pas partir. Pas maintenant. Qu'importe les potentielles jolies filles qui pourraient lui tourner autour. Peut-être qu'il n'est pas vraiment « à moi », qu'il ne l'est plus du moins, j'en sais trop rien, mais ça n'empêche pas qu'il restera là. Qu'il ne m'abandonnera pas une nouvelle fois. Tout aussi doucement, ma main vient caresser sa joue, comme un « je sais » silencieux. À moins qu'il s'agisse d'un « désolé d'avoir peur » ou peut-être les deux. J'ai peur qu'il finisse par se lasser de mes craintes. Il doit savoir qu'elles sont en partie méritées, peut-être un peu exagérées par le traumatisme de ce nouvel abandon, mais est-ce que ça suffira à lui faire garder patience ? J'en sais rien. Je ne peux qu'espérer, une fois de plus, sans certitude. « Alors j'ai rien contre l'idée que tu deviennes une star interplanétaire. » Tant qu'il m'aime, je devrais pouvoir faire avec les inconvénients du star system. « Enfin... À condition que t'acceptes de me signer un autographe, bien sûr. » C'est la moindre des choses, cela va sans dire.

Le temps passe, malheureusement. Je ne sais pas vraiment à quelle vitesse mais j'ai bien conscience qu'il va falloir faire demi-tour. Quitter la tranquillité du lac pour rejoindre les rues vivantes de la capitale. J'en ai aucune envie. Je suis bien là. J'ai l'impression de revivre vraiment. Pour la première fois depuis deux mois, je respire librement. Il n'y a pas ce poids gênant sur ma poitrine. Je crois que je pourrais dire « je vais bien » sans mentir. Parce qu'à cet instant précis, je vais bien. Je vais vraiment bien. Le monde est beau, la vie est douce. Je redécouvre avec une joie à peine voilée les plaisirs de notre amour. Je finis malgré tout par lui demander combien de temps il nous reste, dans l'espoir inconscient qu'il m'annonce qu'on a encore la vie devant nous. Je sens sa main s'éloigner de moi et je regrette aussitôt ma question. Un gémissement faiblement plaintif accompagne son geste. Un « reviens » boudeur et animal qui n'a pas besoin de mot pour être clair. « Hum... Dans un peu moins de 10 minutes il faudra envisager de retourner vers l'embarcadère. » Mon dieu, la vie est courte ! Dix minutes ?! C'est tout ce qu'il nous reste ?! J'ai l'impression de m'être fait arnaquer ! Chronos qui se joue de nous ou quelque chose qui y ressemble tristement. Lui sourit, moi, je dois avoir l'air au bout de ma vie. C'est comme si on venait juste d'arriver ! Ça peut pas faire aussi longtemps ! « Sérieux ? Déjà ?! » Mais oui, il a l'air sérieux. Je me redresse péniblement. Je grimace un peu. C'était vraiment pas confortable. J'ai l'impression d'avoir le dos en miettes. Le dos et le reste d'ailleurs. J'ai mal partout. Mais je ne regrette rien. Au pire, j'aurais des courbatures demain. Je devrais sûrement pouvoir m'en remettre. « On reviendra ? » Cette fois, le projet est réel. Il n'y a pas de vrai caché derrière le faux. C'est juste une véritable question concernant la vraie vie. L'espoir silencieux qu'on se reverra un jour en dehors de l'école. Et peut-être que se dessinent là les prémices d'une habitude estivale. Mes doigts glissent dans ses cheveux, mettant un peu de désordre entre ses mèches d'or, puis mes lèvres se posent tendrement sur sa bouche avant que je ne me décide à reprendre mes rames. Je fais attention à ne pas faire tanguer notre barque et reprends ma place tout en lui demandant ce qu'il entrevoit pour la suite. Lentement, plus lentement que ça encore, notre embarcation se remet en mouvement. « Il y a une exposition temporaire que m'a conseillé ma grand mère au Muséum d'histoire naturelle. Si ça te tente... » L'incertitude de sa dernière phrase me gêne. On ne se connaît pas. Ce qu'aime l'autre reste flou. Je ne lui reproche rien, j'en sais pas plus à son sujet mais c'est troublant. Comme si toutes ces heures passées ensemble étaient finalement vides de sens. J'ai vécu pendant des mois avec un parfait inconnu. « Je ne sais pas si tu es musées ou pas du tout, mais si c'est le cas et que tu n'as jamais fait le Museum of London, il faudra aussi remédier à ça. » Je n'ai fait aucun des musées de Londres. Bon, j'exagère, on a fait Madame Tussauds la première fois qu'on est venus pour aller au Chemin de Traverse. Ça fait huit ans et autant dire que je ne me souviens de rien ou presque. Mais en général, les musées, c'est pas trop mon truc. Ça ne fait pas vraiment partie de mon éducation, en réalité. On passe plus de temps au parc ou devant la télé qu'à parcourir les musées de la région. Et tant mieux, parce que je m'y ennuie vite. Je me souviens des heures interminables passées en sortie scolaire, à enquiquiner les filles avec mes copains plutôt qu'à écouter ce qui pouvait bien se raconter. L'art, d'une manière générale, ça me parle pas. Pas plus que les squelettes et les animaux empaillés d'ailleurs. Mais c'est pas « ma journée », alors s'il veut qu'on se perde dans les allées d'un musée parce que lui aime ça, et bien on ira. Je trouve ça normal que je ne sois pas le seul à en profiter. Et puis, ce sera sûrement moins terrible que ça en a l'air puisqu'il sera là. On se rapproche doucement de la fin de notre balade « en mer ». « Par contre si t'accroches pas avec les musées, on peut faire autre chose. Se balader dans les différents quartiers, faire les magasins, voir la Tour de Londres ou le Parlement... des choses de ce genre... Ou si tu veux encore faire du bateau, j'ai vu qu'on pouvait faire une visite via la Tamise. » Je secoue la tête dans un sourire attendri. Je ne suis sûr de rien mais si sa grand-mère lui a « conseillé » une exposition, c'est sûrement qu'elle sait qu'elle lui plaira. Alors on fera ça. Je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est comme expo, mais qu'importe. « On a qu'à suivre les conseils de ta grand-mère. C'est sur quoi ? » La minute d'après, on accoste enfin. Il nous faut qu'un instant pour rendre nos gilets et reprendre le cours de notre journée...

Et c'est main dans la main qu'on repart à l'aventure. Il fait bon, cet après-midi. Comme si même le temps s'était mis d'accord pour rendre notre journée juste parfaite. On prend notre temps pour traverser le parc, on profite de la promenade. Une vraie sortie en amoureux. C'est bête mais je suis content que cette nouvelle première fois se fasse avec lui également. Un premier voyage, un premier vrai tête-à-tête... C'est pas extraordinaire mais j'aime ça, vraiment. Je ne sais pas ce qui nous attend, ni demain ni après, mais je n'ai pas l'impression qu'on ait vraiment fait un pas en arrière, aujourd'hui. Au contraire... On avance, on grandit... C'est étrange. Étrangement agréable. Et j'espère que ça ne changera pas... Il n'y a pas de raison, n'est-ce pas ? J'en sais rien. Je préfère ne pas y penser davantage. Une dizaine de minutes plus tard, on atteint notre nouveau point de chute : le Muséum d'Histoire Naturelle. Si je ne suis pas archi-motivé, je suis plein de bonne volonté. Je veux lui faire plaisir autant qu'il a pu le faire, lui. Alors tant pis si je sais très bien que je vais m'ennuyer, c'est avec un certain enthousiasme que je le suis à l'intérieur. Et si je trouvais le bâtiment incroyable depuis dehors, c'est juste une tuerie une fois dedans. Il y aura au moins un truc positif dans cette exposition ! Je dois avoir l'air d'un môme, le nez en l'air et accroché à sa main, en train de regarder tout autour de moi, les yeux grands ouverts et la bouche prête à avaler les mouches. La suite, en revanche, elle est moins incroyable. Son exposition, c'est sur les papillons... Ouais, les papillons... Et si je n'ai rien contre eux, je ne les aime pas particulièrement, en fait. Traumatisme d'enfance, tout ça tout ça. Demandez à Shawna, je ne suis pas sûr qu'elle les porte particulièrement dans son cœur. Alors un, je m'en fiche, mais plein comme ça... Enfin... Encore heureux, ils sont plantés sur des piques dans je risque pas qu'un décide soudainement de se transformer en araignée. Au début, je m'intéresse autant que possible à son truc. « Ils les ont tués exprès pour les mettre sur les épingles ou ils étaient morts avant ? » Je lis les pancartes, je regarde les dessins, j'essaye de comprendre ce qui peut l'intéresser et tout... Je fais de vrais efforts, je pose quelques questions, je m'extasie vaguement sur leurs couleurs ou les dessins sur leurs ailes. Est-ce qu'on peut en trouver des jolis comme ça à Pré-au-Lard ou près de chez moi ? Et puis au bout d'un moment, j'avoue, je décroche complètement. J'ai tenu plus de la moitié du truc, quand même ! Je serai presque fier. Je finis par rester collé à lui, feignant d'observer ce qu'on nous a concocté mais bien plus occupé à l'admirer, lui, en réalité. J'oublie totalement les gens, glissant tendrement mon bras autour de sa taille, le menton sur son épaule quand il lit tranquillement les informations disséminées ça et là. J'ai du mal à me détacher, je sais. Je fais pas beaucoup d'efforts non plus. Mais je vais devoir le faire dès demain alors je profite tant que je peux. Je ne le presse pas. Je n'ai pas forcément envie d'en terminer vite. Je m'en fiche, moi. Ça m'intéresse pas trop mais j'y trouve mon compte. Je peux profiter de sa présence, de sa chaleur, de son odeur... Alors ça me va, vous vous doutez bien ! Cependant, là qu'on arrive enfin à la fin de l'exposition, je ne vais pas m'en plaindre non plus. Dans quelques minutes, on en aura définitivement fini avec les papillons ! Reste à voir s'il tient à faire le reste du musée ou s'il préfère faire l'autre. Ou tout autre chose...
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Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: ❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)   Mar 15 Aoû - 11:10




❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞Milo & Dan
Je n'ai aucune envie de devenir une star, autant qu'on se le dise. La célébrité ne m'a jamais attiré et je doute d'être très à l'aise face à elle. Etre devant les projecteurs, devoir être le centre de l'attention, signer des autographes, se faire prendre en photo tout le temps, ne plus avoir de vie privée, bouger constamment à droite à gauche. Je n'en ai pas envie. Je ne veux pas sacrifier une potentielle vie de famille pour un travail qui me rendra malheureux. Je ne veux pas devoir déserter le lit que je partagerai potentiellement avec lui pour des séances shooting ou autre. Et je ne veux pas rencontrer plein de gens, être au milieu d'eux et me rendre compte que je ne me suis jamais senti aussi seul. Je veux une vie normale. Ce n'est peut-être pas le rêve de tout le monde, mais c'est le mien. Je ne dis pas que je ne veux pas de poste à responsabilités, parce que ça, ça ne me fait pas peur. Je sais que ça me demandera du temps et que j'aurai quelques absences auprès des miens, mais je n'aurai pas la sensation que c'est pour rien, que ce n'est pas important. Mais pour notre délire actuel, je suis prêt à prendre le rôle de la rock-star ou quelque chose s'en approchant. Star interplanétaire. Si ça peut lui faire plaisir. Je sens sa main caresser mon visage et j'aime ça. Pendant quelques instants, je ferme les yeux pour profiter de ce doux contact. Alors il croit à tout ce que je lui ai dit ? Que je m'en moquais des autres, qu'elles peuvent bien être belles et avoir des points en commun avec moi, ça me passe au dessus. Que je l'aime et que ce n'est pas la célébrité qui va changer ça. Je sais que beaucoup de personnes ont certainement eu la même réflexion et elles y croyaient autant que j'y crois. Que ça ne changera rien à leur couple, que leur amour est plus fort que tout. Et je sais que pour beaucoup, malheureusement, ça n'a pas fonctionné. Mais ça ne sera pas le cas avec Dan, puisque je ne compte pas devenir célèbre. « Je te signe tous les autographes que tu veux ... Je peux même te donner une photo dédicacée ... J'ai rencontré un super photographe, bourré de talent, qui pourrait aller loin. » Je n'ai pas besoin de le citer, il aura bien compris que je parle de lui. Encore une fois je ne dis pas ça pour être sympa, je le pense vraiment. Je trouve qu'il a beaucoup de talent et s'il voulait en faire son métier, il le pourrait. Peut-être serait-il obligé de prendre quelques cours ou une formation courte ou des cours du soir pour parfaire sa technique, mais je suis sûr qu'il peut aller loin. Célèbre, je ne sais pas, je sais que c'est un univers un peu fermé et cruel par moment. Mais au moins gagner sa vie grâce à sa passion. Mais je pourrais aussi comprendre qu'il préfère garder sa passion comme hobbies et parte sur tout autre chose comme carrière. S'il veut tenter sa chance dans la photo, je l'encouragerai du mieux que je le pourrai et le soutiendrai au maximum. Je sais que si notre vie est déjà compliquée cette année, elle le saura tout autant l'an prochain quand nous serons à deux endroits différents. Je ne veux pas y penser parce que je vais être malheureux comme une pierre. Il me restera un an à Poudlard, pendant qu'il profitera de la vie à Poudlard. Il m'écrira, au début, et puis il aura moins le temps, il commencera à se faire de nouveaux amis, annulera nos rendez-vous à Pré-au-Lard et je ne doute pas que ça le fera chier, mais qu'il n'aura pas le choix. Et à la fin de l'année, je n'aurai plus de nouvelle et le Dan que j'ai connu n'existera plus et que celui que je retrouverai n'aura plus de place pour moi dans sa vie. Voilà comment ça va se passer et c'est pour ça que je ne veux pas y penser.

Il me demande combien de temps encore on va pouvoir profiter de notre petit coin de paradis et je lui annonce la mauvaise nouvelle. Très peu. Je le vois bien déjà quand je retire ma main de son visage pour regarder l'heure, ça ne l'enchante pas. Mais je la ramène presque aussitôt pour reprendre mes caresses. J'ai encore presque 10 minutes pour en profiter. Il a l'air étonné et déçu et au fond de moi, ça me fait plaisir, parce que ça fait écho à mes propres sentiments. Je ne pensais pas que ça passerait aussi vite. L'eau en général je n'aime pas et ce ne sont pas les moments qui passent le plus vite. Pourtant aujourd'hui c'est différent. J'étais bien, serein, c'est une agréable surprise. J'ai autant apprécié que lui ce cadeau, c'est pour dire. Alors quand il me demande si on reviendra, je n'hésite pas un seul instant à lui répondre. « Oui, on reviendra, parce que je ne pensais pas aimer autant et c'était trop court. » A la base, j'étais venu ici pour lui, pour lui faire plaisir. Il a bien dû comprendre que les bateaux, l'eau, tout ça n'est pas vraiment ma tasse de thé. Tant qu'on voit les cotes, je peux survivre, mais si on commence à ne plus les voir, je me sentirai très certainement mal. Je tenterai de faire genre tout ça va bien, mais je scruterai l'horizon un peu en panique. Je ne suis pas fait pour les aventures en mer, autant qu'on se le dise. Mais sur un lac, ça passe, surtout si c'est avec lui. Il se redresse et je grimace. Non, reste là, les 10 minutes ne sont pas passées et puis c'est pas grave si on le rend plus tard, je paierais les frais. Je sens ses doigts glisser dans mes cheveux et ses lèvres se poser sur mes lèvres. Je l'embrasse à mon tour, avant de devoir le laisser retourner à sa place. Il prend grand soin de ne pas faire trop bouger la barque et je lui en suis reconnaissant. Mais ça n'empêche pas que j'aurai préféré qu'il reste à mes côtés, au diable le propriétaire de la barque, il n'aura eu qu'à venir nous récupérer au milieu de la serpentine s'il voulait récupérer son bien. Mais Dan rame déjà, lentement, certes, mais il rame, pour retourner vers l'embarcadère et je le regarde faire. Il me demande quel est la suite du programme et je lui fais quelques propositions. Je ne veux rien lui imposer, je l'ai déjà plus ou moins fait avec la barque, je ne veux pas qu'il se sente obliger de faire que ce que j'ai envie. C'est aussi sa journée, même si ma première idée avait eu l'air de lui plaire, heureusement. « C'est une exposition temporaire sur les papillons. » Oui, je sais, comme ça, ça n'a pas l'air fun mais c'est super joli un papillon et il existe tellement d'espèces différentes qu'on ne connait pas, c'est l'occasion d'aller à leur rencontre. Je préférerais qu'ils soient tous vivants, qu'on se le dise mais je tente de ne pas trop y penser et rester sur le côté scientifique de la découverte. « Ca te va ? » J'ignore si ça va lui plaire mais en tout cas on a l'air d'être parti pour retrouver cette exposition.

La barque n'est plus qu'un ancien souvenir et c'est main dans la main que nous nous rendons vers le Museum d'Histoire naturelle. J'adore ce musée, je le trouve architecturalement très beau et ses expositions sont souvent très intéressantes. Ma grand-mère et moi adorons y aller, ce n'est pas un hasard si elle m'a conseillé d'aller y faire un tour. L'exposition est très intéressante, il y a tant de couleurs, d'espèces, de tailles, d'origines si variées, c'est vraiment fantastiques. Je m'y plonge dedans avec plaisir, sentant Dan collait à moi, ses bras autour de ma taille et sa tête sur mon épaule, en train de lire les panneaux explicatifs ou regarder les papillons. Enfin, c'est ce que je suppose parce que j'avoue que je n'y prête pas grande attention. J'ai mes mains posées sur les siennes, profitant de sa proximité, mais c'est vrai que je suis tellement plongé dans l'exposition que je ne vérifie pas trop s'il aime ou s'il s'ennuie. Petit ami en carton. « Ca dépend. J'aimerai te dire que ce ne sont que des spécimens qui étaient morts avant qu'ils les récoltent, mais en fait en général ils sont en vie. Mais j'essaie de ne pas trop y penser, de rester sur le côté scientifique, la découverte, l'apprentissage des espèces, tout ça tout ça ... c'est un peu moins cruel ... » Il faut le dire vite. Très vite même. Mais bon, je ne veux pas me gâcher mon exposition en pensant à ce genre de choses. Nous continuons tranquillement, toujours collés l'un à l'autre et cela ne me pose aucun problème, bien au contraire, je me sens bien, complètement entier. Il est là, il est à moi et je suis à lui et on s'en fout des autres. A mon goût, cette exposition était trop courte mais très intéressante. « Alors, tes impressions ? » Je lui pose la question pendant que je l'entraîne dehors. Je ne veux pas l'obliger à faire le musée si ça ne l'intéresse pas. Je regarde ma montre et constate qu'on y est resté plus longtemps que je ne l'aurai cru. J'espère au moins qu'il a aimé sinon le pauvre a dû s'ennuyer. Nous n'avons pas le temps pour l'autre musée. Disons qu'on pourrait y aller, mais on ne ferait que la moitié et c'est dommage, autant faire quelque chose d'un peu plus court. « Tu as déjà fait la Tour de Londres ? » Je me dis qu'un monument changera un peu de ce qu'on a fait aujourd'hui et comme ça je ne l'assommerai pas avec mes musées.

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Archibald Milo de Baskerville
“Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant.” Kundera Milan ♦ by dream's
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❝ Et si on s'aimait loin du monde ? ❞ (Rioghbhardan & Milo)
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