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 Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]

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MessageSujet: Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]   Jeu 3 Aoû - 22:07



Deux scorpions entourés par les flammes


Avec Naïa Rosenberg
Cette nuit d’août, le professeur Shafiq dormit mal.

Les rares nouvelles extérieures étaient loin d’être bonnes : Blackman et ses alliés perdaient du terrain, les aurors au contraire se renforçaient, et la perte de pouvoir des néo-mangemorts semblaient inéluctables.

Certes, le professeur insomniaque l’avait prédit, mais il aurait tant voulu avoir tort. Il espérait tant un revirement de ses alliés, un retournement de situation, un massacre d’aurors et des mangemorts renforcés à qui il pourrait livrer un détenteur du Secret de la Ferme incartable. De façon à ce que, triomphal, Nemesis Blackman envahisse la Ferme et punisse sévèrement tous les traîtres.

Et récompense Shafiq comme il se doit, bien entendu.

Au lieu de cela, les aurors semblaient bien partis pour gagner, et les « Alliés », dont Shafiq qui s’est incrusté, estimant que le meilleur moyen de se cacher du loup était de se réfugier dans sa gueule, s’entassaient dans cette Ferme absolument pas pensée et conçue pour tenir autant de personnes plus de deux semaines.
Or, cela faisait un mois déjà qu’ils y étaient !

Dans la nuit, de faibles bruits venaient troubler le silence campagnard. Shafiq, les yeux déjà grands ouverts, se redressa dans sa couche, un peu gêné par ses voisins de lit. A cinq dans une pièce, ils étaient un peu serrés.
Les bruits de voix s’intensifiaient. Un mince laps de temps, Shafiq eut le vague espoir d’une attaque de mangemorts, mais non ! Impossible.
Cependant, une petite alerte a quand même eu lieu dehors ; De quoi pouvait-il bien s’agir ?

Mais le professeur Shafiq n’y pensa bientôt plus, le sommeil finissant tout de même par le prendre dans ses filets.

Le lendemain, curieux tout de même de l’alerte de la nuit passée, Salazar tenta de se renseigner auprès des aurors, du moins les moins cachottiers d’entre eux, ce qui n’était pas une mince affaire !

Il comprit assez vite un fait étrange : deux élèves avaient tenté de s’enfuir durant cette fameuse nuit.
*De s’enfuir ? Mais pourquoi ?*

Les aurors devaient se poser la même question, mais les élèves, pour l’instant, n’avaient pas justifié leur acte. Un frère et une sœur, semblaient-ils. Les… Rosenberg.

En entendant ce nom, le professeur Shafiq se raidit. Il connaissait bien les élèves Rosenberg, tous deux pro-sang-Pur affirmés. Loki était intelligent, rusé, retors, autant que sa sœur jumelle était… comment être poli… brute de décoffrage ?

Leur présence à tous deux avait étonné Salazar, déjà : la fratrie avait essayé de s’enfuir lors de la révolution de juin, mais les aurors les avaient rattrapés et ramenés à la Ferme. Manifestement, les deux sixième années n’avaient pas voulu rester sur cet échec…

*Et ce faisant, ils ont attiré sur eux l’attention des futures autorités officielles…*


Si les aurors avaient eu quelques soupçons sur les orientations politiques des jumeaux, cette fois ils devaient en être convaincus ! Cela pouvait se traduire par une enquête, un renvoi de l’école… Et Azkaban à leur majorité, pourquoi pas ? Après tout, ils devraient être majeurs ces prochaines semaines…

*Peu importe ! Cela ne me concerne pas. Si je m’en mêle, les regards se tourneraient vers moi.* Ce qui était la dernière chose que Salazar désirait. *Et puis, Loki peut se débrouiller sans moi.*

Lui, peut-être, mais… sa sœur ? Explosive comme elle l’était, elle pourrait cracher sa haine des moldus, mais aussi réciter une petite liste de tous ceux qui étaient avec elle dans les réunions de mangemorts présidés par le directeur Blackman.

Et devinez qui se trouvait à la gauche de Blackman lors de ces réunions ?

« Malédiction ! »
pesta le professeur entre les dents.

Malgré lui, il devait faire quelque chose, essayer de la sortir de ce guêpier où elle s’était fourrée et où elle sera bien incapable de sortir seule. Il le savait bien. Déjà l’année dernière, il l’avait plus ou moins pris sous son aile en l’absence de Loki pour tenter de canaliser sa violence, son impatience. Avec elle, il fallait bien un adulte ou son frère pour la canaliser. Lui assigner un autre élève aurait été inutile, voire dangereux.

Le professeur Shafiq se portait toujours volontaire pour accompagner la jeune Rosenberg lors de ses missions de surveillance. Il ne l’avait jamais eu en classe, fort heureusement car l’Histoire de la Magie n’était clairement pas faite pour elle, et c’était sans doute une des raisons pour laquelle il tentait de canaliser son énergie, de la calmer, de la recentrer. Peut-être une façon de marquer de son empreinte une élève qu’il n’aura jamais.

Pour l’heure, il se mit en quête d’un endroit où des élèves punis pourraient être détenus. Cela ne pouvait être qu’à l’extérieur, probablement dans une des tentes assignées aux aurors. Une fois sur place, il eut beaucoup de mal à convaincre un auror de l’emmener voir miss Rosenberg. Shafiq avait beau rappeler qu’il était du corps enseignant, et se prétendre directeur des Serdaigles, donc directement responsable de Naïa, les deux aurors en faction auprès de la tente hésitaient toujours à le laisser passer. Lorsque Shafiq les menaça d’une possible tentative de suicide de la prévenue, et qu’il les tiendrait directement responsable auprès du chef des aurors, qu’ils ont fini par céder et par ouvrir le pan de la tente. Bien entendu, pour que la pauvre petite puisse se confier à son directeur et pleurer sans retenue, ils ne devaient pas être présents.

Le professeur savait son temps limité, mais cela devait suffire. De toute façon, il n’avait pas le choix.

« Bonjour, miss Rosenberg. » déclara le professeur avant de voir si elle était attachée ou non, prisonnière ou non. « J’ai pensé à vous apporter des oranges, mais je n’en ai pas trouvé. Il faudra vous contenter de mon crâne chauve. »

Salazar ignorait dans quel état se trouvait Naïa, il valait mieux ne pas lui rentrer dedans dès le départ. Un « c’était stupide » et un « vous n’êtes qu’une idiote » n’aurait pour seule conséquence qu’un échec total sur ce que Salazar comptait faire. Et probablement un œil au beurre noir.


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MessageSujet: Re: Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]   Mar 8 Aoû - 15:11


❝ Deux scorpions entourés par les flammes ❞Naïa & Salazar La vie peut-être parfois si injuste et en même temps si ironique. Nous aurions pu, mon frère et moi, nous retrouver au Ministère avec les Mangemorts, au lieu de ça, nous nous retrouvons parmi nous "sauveurs" dans une vieille ferme miteuse qui daube à mort. Tout ça pour quoi ? Notre protection ? Mais qu'est-ce que j'en ai à faire de leur protection et de leurs bons conseils, je veux juste me barrer d'ici avant que même une bonne douche ne puisse plus enlever cette odeur fétide et qu'on vienne encore m'importuner pour que je m'inscrive à un vieux cours de poterie ou de sculpture. Ai-je vraiment la tête d'une personne qui veut faire de la peinture sur toile ou de la couture ? Sérieusement ? Donnez moi une arme et permettez moi de chasser et là on pourra être amis, sinon, du vent ! J'ai essayé de leur expliquer qu'on n'avait pas envie de leur aide, qu'on voulait juste rentrer chez nous. Mais ils sont restés sourd à mes arguments, prétendant que c'était dangereux dehors, qu'on allait mettre notre famille en danger si on rentrait chez nous, que la zone grouillait de Mangemorts et qu'on allait finir tout droit au Ministère pour nous faire torturer. « Est-ce que c'est ça que vous voulez ? Est-ce que vous voulez entendre votre frère hurler à la mort ? Pleurer ? Les supplier d'arrêter, qu'il n'a rien à leur dire, parce qu'il ne sait rien ? » Sur le coup, la seule chose que j'ai eu envie de faire, c'était de lui trancher la gorge pour avoir osé parlé de mon frère de cette façon. Mais la main de mon frère, serrant la mienne, m'en dissuada. Ce n'était pas une bonne idée de les agresser, ils étaient trop nombreux pour qu'on puisse s'en sortir. Et bien entendu il était hors de question de leur dire que oui, c'était exactement ce que je voulais, aller au Ministère. Et qu'il avait bien tort de croire qu'on allait y être enfermé pour nous faire torturer. Qu'une fois qu'ils sauront qui nous sommes, ils nous laisseront marcher à leur côté. Nous ne sommes pas leur égo, je ne l'ai jamais cru même si Blackman le prétendait, certainement pour nous faire plaisir. Mais en tant que partisans de leur cause, je ne voyais pas ce qui pouvait nous attendre de mal là bas. Surtout que je me ferais un plaisir de traquer mes camarades pour les livrer à nos anciens geôliers et qu'ils pouvaient compter sur moi pour les retrouver. Mais l'avouer nous offrirai un aller simple pour Azkhaban et qu'actuellement, je n'avais aucune envie de passer ma vie là bas. Alors je les laissais nous traîner jusqu'à leur "cachette secrète", me disant qu'au pire, on saurait au moins où les retrouver une fois qu'on se serait enfui.

Seulement voilà, entre la théorie et la pratique, il y a un monde, à mon grand regret. Une fois avoir passé quelques jours ici, à tenter de trouver une solution pour se barrer, nous avons décidé, mon frère et moi, de tenter notre chance. Nous avons attendu la nuit et nous avons tenté de percer les défenses des Aurors. Ca aurait pu marcher si nous avions eu nos baguettes et non celles des Mangemorts que nous avions dérobé. Au lieu d'une liberté tant désirée, nous avons récolté un aller simple pour une vieille tente miteuse au fond du jardin. Chouette. Soit disant que c'était nécessaire, qu'il fallait qu'on retrouve la raison. "C'est pour votre bien !" Avait prétendu un Auror, un sourire qui se voulait rassurant sur les lèvres. "Pour la notre ... ou la votre ?! " Lui demandais-je sans hésité, consciente qu'ils n'avaient aucune confiance en nous. Il esquissa un sourire fatigué et s'en alla, nous laissant tranquille pour la nuit. Nous n'étions pas naïfs au point de croire que personne ne nous avait balancé. Ils ne pouvaient rien en soit contre nous, puisque nous n'avions rien fait de réellement grave. Mais il était évident que nous n'étions pas très net et que nos accointances avec les Mangemorts étaient plus que prouvées. Nous laisser nous enfuir serait un risque trop grand pour eux, il existait trop de chance que nous nous rendions directement au Ministère pour balancer leur position et ainsi mettre en danger tout le monde. Nous avons donc passé le reste de la nuit sous cette tante, à me demander quand est-ce qu'on nous laisserait sortir. Ils n'allaient pas pouvoir nous garder là éternellement. Même si je savais que nous aurions toujours des yeux pour nous surveiller, il allait bien falloir qu'ils nous laisse sortir un jour. Arpentant la tente en tout sens, je ressemblais à un animal en cage. « Bonjour, miss Rosenberg. J’ai pensé à vous apporter des oranges, mais je n’en ai pas trouvé. Il faudra vous contenter de mon crâne chauve. » Un personne vient de rentrer dans la tente. Je m'attendais à voir le chef des Aurors, mais au lieu de ça, je vis le professeur Shafiq. Et dire qu'ils se méfiaient tous de nous alors que nous savions pertinemment qu'il n'était pas plus net de son côté. Les idiots. Allait-il être une aide ou une menace pour nous ? J'ai beau être du côté des Mangemorts, je m'en méfie comme de la peste. Je n'ai aucune envie de finir avec un couteau planté dans le dos à la première occasion venue. " Quel dommage ... je peux donc faire une croix sur mon petit déjeuner ..." Lui répondis-je avec un vague sourire ironique sur les lèvres. "Que nous vaut le plaisir de votre visite ? " Lui demandais-je sans attendre.

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MessageSujet: Re: Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]   Mar 8 Aoû - 22:17



Salazar Shafiq et Naïa Rosenberg


Qui se frotte à un scorpion prend le risque de se faire piquer
La famille Rosenberg n’est pas la plus pauvre des familles d’Angleterre. Elle possède un manoir et un territoire d’un hectare et demi, au moins. Ce domaine a tout le confort qu’on peut imaginer, une écurie avec des chevaux, probablement un tas de domestiques, peut-être des elfes de maison…
Bref, un train de vie à des années-lumière de la famille Shafiq, affreusement désargentée.
Passer du manoir au collège Poudlard n’a pas dû choquer outre mesure les deux jumeaux, échangeant un petit château pour un grand.

Par contre, être installé dans une tente miteuse, il faut bien le reconnaître, au sort d’agrandissement imparfait, si l’on en croit les extrémités qui avaient une fâcheuse tendance à vouloir se rapprocher, et dans des lits tout ce qu’il y a de plus sommaire… ça a dû leur faire un sacré choc !

*Au moins, ils n’ont pas été ligotés…*
remarqua le néo-mangemort.

En même temps, que peuvent faire deux adolescents sans baguettes face aux aurors se tenant à l’extérieur et prêts à leur envoyer un sort de saucissonnage s’ils faisaient mine de sortir ? Et même s’ils réussissaient, récupérer les fuyards ensuite serait tellement simple !

*Tenter de sortir aggraverait leur situation. Pourvu qu’ils n’aient pas déjà essayé…*


Les deux jumeaux réagissaient chacun à leur caractère : Loki Rosenberg dormait, emmitouflé dans sa couche, tentant avec succès de rattraper sa nuit perdue. Sa sœur Naïa, en revanche, faisait les cent pas comme une tigresse en cage. Sait-elle, au moins, ce que dormir signifiait ?
Ce tableau fit sourire Salazar. Comment ces deux-là pouvaient-ils être aussi semblables t aussi différents ?
Naïa s’était arrêtée aux paroles du professeur. Manifestement, elle ne s’attendait pas du tout à le voir entrer là. Et ça pouvait parfaitement se comprendre. Elle lui adressa un vague sourire ironique, annonçant qu’elle renonçait à son petit déjeuner. Ainsi, on ne leur avait rien donné ? Shafiq leva l’index.
« Attendez un instant. »
Il retourna vers l’entrée de la tente et gronda les aurors en faction.

« Mes deux élèves n’ont rien eu à manger. Il y a eu des ordres l'imposant ? Non ? En ce cas… Accio café et trois tasses à café ! Accio œufs brouillés et couverts. Jus de citrouille… trois verres…»

Un peu plus tard, le professeur revint, sa baguette faisant léviter le nécessaire pour un petit-déjeuner.

« Ce sera frugal, mais c’est mieux que rien. » annonça-t-il avant de changer une chaise en table et d’y poser ses victuailles. Il s’assit nonchalamment, se prit une tasse de café et en tendit une à Naïa, reprenant son sourire ironique.

« Prenez du café, miss Rosenberg. Vous êtes en méforme ce matin : les aurors n’ont pas le visage tuméfié, la tente n’est pas encore lacérée, et on n’a pas encore jugé bon de vous enchaîner… Non, vraiment, vous êtes fatiguée, un bon café vous fera du bien. »

Il but une petite gorgée, observant un silence religieux pour apprécier l’amertume du liquide bien chaud qui coulait dans sa gorge. Tout va toujours mieux après un bon café !

« Le plaisir de ma visite ? »
finit-il par répondre, rouvrant les yeux et le sourire aux lèvres. « Tant mieux que cela vous fasse plaisir, j’avais peur de vous ennuyer. »
Il tendit sa baguette vers les œufs pour les réchauffer un peu. Même dans une vieille tente et en plein camp ennemi, on se devait d’être civilisé, que diable !
« Mangez, ne vous gênez pas pour moi. » annonça le professeur, grand prince. « et laissez votre frère dormir. Il en a bien besoin après une nuit blanche. D’autant que… » cette fois le sourire du néo-mangemort disparut. « …l’idée n’était pas de lui. N’est-ce pas ? »

Quelqu’un de réfléchi et de retors comme Loki a dû faire les mêmes raisonnements que Salazar. Il ne serait pas parti à l’aventure si sa sœur ne l’avait pas convaincu de tenter sa chance… Soit il avait tenté la fuite pour faire plaisir à sa sœur, soit sa sœur lui avait fait un chantage, du genre « je pars avec ou sans toi. » Et malheureusement, il aurait cédé.

Naïa reste et restera la grande faiblesse de Loki. Et le pire, c’est que le serdaigle doit le savoir.

« Bien sûr, nous souhaitons tous sortir de cette Ferme pour aller ailleurs où on aurait bien besoin de nous… » reconnut Salazar, pensant immédiatement à son maître et aux autres mangemorts, sans doute attaqués de toutes parts. « …Mais c’est encore ici que nous sommes le plus utiles. S’opposer à des dizaines d’aurors en pensant réussir une grande évasion, c’était louable, mais c’était surtout prendre des risques inconsidérés. Dans une partie de cartes, on n’abat pas son jeu en pleine partie.»
Naïa en avait-elle conscience, ou était-elle inconséquente ?

« Et en parlant de risques inconsidérés… vous ne mesurez peut-être pas ceux que je prends, rien qu’en étant ici à boire le café avec vous »
fit remarquer Shafiq, posant sa tasse. Comprenait-elle qu’il prenait des risques ? Pour elle ? « Ce qui vous vaut le plaisir de ma visite ? Je viens pour essayer de vous sauver la mise. Reconnaissez que vous en avez besoin.»



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MessageSujet: Re: Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]   Sam 12 Aoû - 19:13


❝ Deux scorpions entourés par les flammes ❞Naïa & Salazar
« Attendez un instant. » Je ne m’attendais pas à de la visite, mais en soit il n’y avait rien de vraiment étonnant à la présence de notre professeur d’Histoire de la Magie en ce lieu. Non pas que nous étions particulièrement proche lui et moi mais parce que nous étions plus ou moins du même bord. Je le savais pro Mangemort, alors que Loki et moi ne l’étions pas réellement mais disons que leurs intérêts et les nôtres se croisaient souvent alors on avait fini par plus ou moins devenir des néo-mangemorts. Au final, au château, ça nous était utile, on nous laissait tranquille, on ne nous posait pas trop de question et on avait une certaine liberté. Evidemment qu’ils ne nous laissaient pas sortir de l’enceinte du château, pour mon plus grand déplaisir, mais si j’avais envie de m’en prendre à un né moldu, ils fermaient les yeux. Après tout, ils étaient là pour ça, non ? Je ne savais pas trop ce qu’il nous voulait mais ses intentions finiraient par devenir limpides avec le temps. Loki dormait et j’hésitais à le réveiller. Il était fatigué, il avait besoin d’un peu de repos. Moi je dormirai plus tard, quand je serai moins en colère, ce qui n’était pas prêt d’arriver tout de suite. Je le vois sortir et adresser quelques mots aux Aurors qui gardaient notre tente. J’ignore ce qu’il leur dit et pour être honnête je m’en moque. Il revient, avec tout le nécessaire pour le petit déjeuner. Chouette. Je n’avais pas particulièrement faim mais bon, puisque c’est si gentiment proposé, je vais faire semblant d’être content de voir mon sauveur arriver. Je m’installe en face de lui et j’accepte la tasse de café qu’il m’offre. « Prenez du café, miss Rosenberg. Vous êtes en méforme ce matin : les aurors n’ont pas le visage tuméfié, la tente n’est pas encore lacérée, et on n’a pas encore jugé bon de vous enchaîner… Non, vraiment, vous êtes fatiguée, un bon café vous fera du bien. » Blablabla. Moque toi, tu as raison. Je hais les gens. Je lève les yeux au ciel, me moquant bien de savoir qu’il faisait parti du corps enseignant. On n’est pas à Poudlard ici que je sache et je ne suis pas son élève, ni actuellement, ni jamais. "Il faut croire que ma réputation me précède, aucun ne s’approche assez près pour que je puisse m’amuser un peu. Ils ne sont définitivement pas drôle. Et puis quel intérêt de lacéré ce taudis si c’est pour aller nulle part ? " Je ne suis pas con au point de réitérer les mêmes erreurs. J’avais de forts doutes sur nos chances de réussites, mais qui ne tente rien, n’a rien comme on dit. Je pense que ça en valait le coup, on sait maintenant qu’ils nous surveillent et qu’ils ne comptent pas nous laisser partir. Nous ne serons libre qu’une fois que tout sera fini. La question que je me pose c’est si c’est le cas pour les autres aussi ou si c’est exclusivement pour nous. Je pense qu’ils ne laisseront partir personne, parce que ce serait prendre un risque inutile. Il suffirait de quelques heures de torture pour savoir à quoi ressemble le QG des Aurors et après un bon ratissage, ils finiraient forcément pas nous retrouver. Alors je pense que non, ils ne vont laisser personne partir avant d’avoir anéanti tous les Mangemorts. J’espère au moins que ça va aller vite parce que je commence à en avoir marre d’être séquestrée pour le bon plaisir d’adultes.

« Tant mieux que cela vous fasse plaisir, j’avais peur de vous ennuyer. » Qu’il ne s’emballe pas trop, j’ai pas spécialement envie de le voir mais il n’y a pas foule pour le moment. En dehors d’une foule en colère devant ma tente, je ne m’attends à pas grand chose. Peut-être que Narcissa viendra nous voir, mais j’ai sincèrement un doute. Ca me ferais beaucoup rire si Tracy passait ici, me crachant son mépris à la figure, tout en restant vigilante de ne pas trop s’approcher, histoire de ne pas se prendre un nouveau coup de ma part. M’a-t-elle balancé ? J’ai un doute, mais sait-on jamais avec les traîtres, ils sont capable de tout. Est-ce qu’Andrea viendra me voir ? Il tient certainement trop à sa réputation pour venir s’abaisser à me rendre visite sous cette tente. Et qu’en est-il d’Octavia ? Je ne l’ai pas vu à la ferme. Vous allez me dire, je ne l’ai pas beaucoup cherché mais quand même, je serai curieuse de savoir s’il lui est arrivée des bricoles durant la révolte ou si elle a atterri au Ministère. Si c’est le cas, je suis vraiment déçu de ne pas m’y être rendu, là ça aurait été drôle et utile. " On ne peut pas vraiment dire qu’il y a foule devant l’entrée de la tente et les Aurors sont d’un ennui mortel, alors bon … on va dire que votre visite est ce qui s’apparente le plus à une visite agréable." J’ai toujours été très franche, que ce soit avec mes camarades ou mes professeurs. De toute façon, en cet instant, je ne voyais pas ce qui pouvait nous arriver de pire. On était séquestré sous une tente miteuse dans un vieux jardin dégueulasse. Au moins on avait un peu plus de place que dans leurs chambres délabrées et je n’avais pas à supporter mes camarades. Mais dans ma chambre, chez mon père, je serai beaucoup mieux, surtout s’il n’y a pas Octavia pour me gâcher mon séjour. Je bois une gorgée de café. J’aurai préféré un thé mais bon, on ne va pas être trop exigeant.

Il réchauffe les oeufs qu’il avait ramené des cuisines, je suppose et il m’enjoint de manger. La nourriture et moi ne sommes pas amis. Je refuse d’avouer ou d’accepter que je suis anorexique et il est interdit d’en parler. Octavia a déjà essayé, en début d’année, quand mon poids avait diminué et je lui ai lancé une boule de feu sur la tronche pour lui faire comprendre qu’il valait mieux qu’elle garde ses conseils pour elle. C’est la porte des toilettes des filles qui a pris, ce qui est fort dommage mais c’était très défoulant. "Merci mais je n’ai pas faim. " Je profite du fait que Loki soit endormi pour n’en faire qu’à ma tête. Sinon il veille au grain et me gave comme une oie. Je sais que c’est faux, mais c’est un peu la sensation que j’ai à chaque fois. Laissez moi m’autodétruire tranquillement que diable !! et laissez votre frère dormir. Il en a bien besoin après une nuit blanche. D’autant que…l’idée n’était pas de lui. N’est-ce pas ? » J’arque un sourcil. Autant je suis d’accord pour laisser dormir mon frère, autant le reste de sa phrase me donne des envies de meurtre. "Qu’est-ce que ça peut vous foutre de qui est l’idée ? " Franche, je l’ai dit. Et là encore je suis sympa, je ne m’énerve pas encore, mais il ne faudra pas bien longtemps pour lui faire comprendre le fond de mes pensées au chauve de service. Il continue sur sa lancée en me disant qu’évidemment, tout le monde voulait sortir d’ici. Je m’en bats la race, autant être honnête. Ils font ce qu’ils veulent les moutons, mais moi je n’ai pas envie de rester ici sous prétexte que les baltringues qu’on appelle Aurors ont décidé qu’on serait en sécurité ici. Quand au fait qu’il parle d’un endroit où on aurait besoin de nous, je ne suis pas stupide au point de ne pas comprendre de qui il parle. Personne ne veut sortir pour se rendre là où on aurait besoin de lui, les gens veulent juste rentrer chez eux et c’est aussi mon cas. Mais j’accepte aussi de me rendre sur une plage paradisiaque pour prendre le soleil et boire des cocktails, ça marche aussi. Je ne vois pas en quoi on est le plus utile ici, sincèrement. "Nous sauver la mise … ou vous sauver vous ? Parce que c’est de ça dont il s’agit, n’est-ce pas ?! vérifier qu’on n’a rien dit sur vous. Vous pouvez peut-être faire croire aux autres débiles que vous êtes un professeur consciencieux qui prend à coeur le bien être de ses élèves, mais entre nous, on connaît la vérité. Je sais qui vous êtes et je connais vos idées politiques. Et je doute que ça plaise à nos amis dehors ... " Parce qu’il commence un peu à me chauffer lui avec son sourire et ses grandes phrases, mais il ne me la fera pas à l’envers. Je ne suis pas naïve, je n’ai aucun doute sur les raisons qui l’ont poussé à venir nous voir. Il a beaucoup à perdre si on se mettait à parler. En soit, je n’ai pas l’intention de lâcher quoi que ce soit, s’il s’en sort, tant mieux pour lui, mais si mes intérêts me poussent à le trahir pour me sauver les miches, je ne vais pas hésiter une seconde.

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MessageSujet: Re: Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]   Lun 14 Aoû - 22:04



Salazar Shafiq et Naïa Rosenberg


Le dard du scorpion
Fidèle à elle-même, Naïa Rosenberg leva les yeux au ciel devant l’ironie du professeur. Pourtant, il y avait un fond de vérité dans ce que Shafiq affirmait… Comme elle finissait par le reconnaître, elle avait une solide réputation de brutalité. Ce n’était pas Tracy Bennet qui dirait le contraire !

Rares étaient ceux et celles qui s’entendaient bien avec une névrotique comme la serdaigle. Elle était désagréable au premier abord, et la deuxième impression confirmait la première. Bridée par son frère, il était clair qu’elle sombrerait dans l’autodestruction si celui-ci venait à disparaître. Le genre de fille qui lancerait un feudeymon sur le chemin de Traverse pour emporter le plus de personnes avec elle.
Au moins, elle avait conscience qu’il était inutile de tenter de s’enfuir de la tente. C’était déjà un souci en moins.
On ne pouvait pas non plus lui reprocher d’être hypocrite. Mais par les temps qui courent, ce n‘était pas forcément une qualité… L’ennui avec les gens qui disent tout ce qu’ils pensent, c’est qu’ils risquent d’en dire un peu trop…

« Je vais faire semblant de prendre ça pour un compliment. » s’amusa le divin chauve à l’affirmation qu’il ressemblait à une visite agréable.

Naïa refusa la nourriture devant elle. Pourtant, n’avait-elle pas exigé un petit déjeuner quelques minutes plus tôt ? Mais Shafiq ne s’en formalisa pas. Libre à elle de bouder la nourriture si cela lui chante, Salazar gagerait que son frère serait moins difficile face à ce qui serait peut-être leur seul plat chaud de la journée.
*Typique de cette jeune fille : elle s’attache tellement au présent qu’elle est incapable d’appréhender l’avenir. Un « no future » qui contraste tellement avec son cher jumeau…*
L’agressivité de la réponse de la serdaigle à la remarque sur l’idée de la fuite fit lever un sourcil au professeur derrière la tasse de café. Vraiment aucune classe, cette fille.

« De la fougue, de la résistance, de l’instinct, du courage, de la persévérance... Si vous aviez ne serait-ce qu’une pointe d’humour… vous seriez la reine du monde. »
constata-t-il.

S’il pensait que Naïa manquait d’analyse, il fut détrompé par la tirade suivante. Elle avait parfaitement deviné le motif de sa venue et ne se privait pas de le déballer devant lui. Encore une fois l’instant présent, sans calcul sur l’avenir. Mais une preuve qu’il lui arrivait de réfléchir de temps à autres. Tout espoir n’était donc pas perdu.

« Quelle perspicacité. » conclut-il, en posant sa tasse. « Le choixpeau n’a pas eu tort de vous envoyer à serdaigle- et je sais de quoi je parle. En effet, vous connaissez mes orientations, vous avez assisté à beaucoup de nos réunions, et un témoignage compromettant pourrait m’envoyer dans un endroit moins bucolique que cette ferme. » Shafiq prononçait ces mots comme s’il annonçait la météo. « Je mentirais si je vous disais que j’ai confiance en vous –et vous ne me croiriez pas de toute façon. Mais je maintiens ce que j’ai dit, en dépit de ce que vous pensez : je viens pour vous sauver la mise.»

Il écarta légèrement les jambes et joignit ses mains pendant que ses coudes s’appuyaient sur ses genoux. Penché en avant vers Naïa, il la regarda intensément.

« Vous êtes serdaigle, essayez de voir aussi loin que notre totem. Je suis mangemort. Je suis au courant de votre fuite manquée. Suis-je le seul mangemort de la Ferme ? Non. Et sur tous les aurors, combien sont de notre bord, ou ont été soudoyés ? Quelques-uns. Tablons donc que maître Blackman soit au courant de votre tentative, mais qu’il a d’autres dragons à fouetter en ce moment. »

En effet, la priorité du Maître était de protéger le ministère et de reprendre Poudlard. La Ferme et les aurors mobilisés là-bas arrangeaient ses affaires. Moins d’ennemis à gérer.

« Par contre, le Maître n’est pas un enfant de chœur. Et il n’aime pas l’infidélité. Personne n’aime ça. Il suffirait qu’il donne l’ordre de se protéger de toute fuite… Un accident est vite arrivé… Un sort d’expulsion, un poteau qui brise une nuque… Tellement imprévisibles, ces jumeaux Rosenberg… »

Il se redressa et tendit une main, paume levée.

« Non, pas moi. Que vous me croyiez ou non, je suis de votre côté. Le maître confierait cela à un auror insoupçonnable. D’autant plus qu’il ne vous punirait pas tous les deux. Il n’en éliminerait qu’un. »

Et si Naïa était vraiment une serdaigle, elle avait peut-être compris où Shafiq voulait en venir.

« Il vous connait. Il vous a vu à l’œuvre. Vous débordez de haine, de rancœur. Vous êtes dangereuse. Et à notre époque, c’est plutôt rare. Loki, par contre… le Maître en a des dizaines. Il est remplaçable. »

Salazar se leva, le visage grave.
« J’ai un peu menti. Je ne suis pas venu vous sauver, vous. Je suis venu le sauver, lui. Car je me retrouve en lui. Et je ne voudrais pas qu’il devienne un dommage collatéral. Avons-nous un point commun ? »




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Deux scorpions entourés par les flammes [PV Naïa Rosenberg]
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