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 “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]

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MessageSujet: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Jeu 20 Juil - 19:19

“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Alaska & Oliver

Cet endroit, c’était pas le grand luxe, mais ça avait des airs de l’hôtel de mes parents. Bon, en moins bien, rien ne valait ce petit paradis mais ça avait des choses en commun. Je n’étais pas 100% convaincu par l’endroit et par le fait de rester ici une partie de l’été mais je ne comptais pas faire mon difficile, c’était juste extra pour moi ! Et pour tous les nés-moldus, j’imaginais. Attendez, on avait passé des mois et des mois à dormir sur des planches, dans le froid et l’insalubrité la plus totale. On bouffait des restes, quand on pouvait bouffer bien sûr. On n’avait que de l’eau froide, ça puait, y avait des insectes en tous genres, on bossait à longueur de journée, on était traité comme des moins que rien… Nan en fait je rectifie, ici c’était le grand luxe ! Perso, c’était peut-être idiot, mais je m’y sentais bien. Ma sœur était avec moi, je la savais en bonne santé (enfin, relative à ce que nous vivions) et je pouvais toujours avoir un œil sur elle, que demander de plus ? J’avais pu voir que la majeure partie de mes amis étaient ici, pourquoi je me ferais chier à ruminer alors que ce résultat était encourageant ! Ok, le traumatisme était présent, je n’oublierai jamais cette année, tout ce qu’il s’était passé et cette dernière journée au château. Mais punaise, je n’avais rien ! J’étais en forme, je n’avais perdu aucun proche et les élèves avaient l’air de se remettre petit à petit de toutes ces conneries. Se plaindre, pleurer, ne plus vivre, ce serait dommage vous ne trouvez pas ?

Aujourd’hui, j’étais passé à l’infirmerie voir les quelques personnes s’y trouvant, histoire d’avoir de leurs nouvelles. Ca ne pouvait pas leur faire de mal et, personnellement, ça me faisait un bien fou ! Après, j’avais retrouvé Jill pour faire du Quidditch. Sans risque de prendre cher, juste pour le plaisir… bouger, faire du sport à l’air libre… la liberté quoi, c’était juste une chose primordiale dont on avait besoin quotidiennement ! Ca c’était la vraie vie !

J’avais laissé ma sœur qui avait des choses à faire et je retournais vers la ferme pour aller prendre une petite douche (une vraie avec de l’eau chaude, houra !) et grignoter quelques gourmandises (vous n’imaginiez pas comme j’avais l’impression de revivre, c’était incroyable !). Une bonne vingtaine de minutes plus tard, après avoir pris toute l’eau de la ferme – mouahahahah – et récupérer quelques confiseries chocolatées et des biscuits dans mon sac – oui parce que j’avais fait ma réserve grâce aux cuisines… le manque, on ne devrait jamais ressentir ça ! –, j’avais repris la direction de l’extérieur pour y retrouver quelques-uns de mes potes. Pouvoir faire ça, c’était tout simple, mais j’étais ravi de le faire, j’en avais été trop longtemps privé !
Arrivé au rez-de-chaussée, je commençais à prendre la direction des champs quand je remarquai une tignasse blonde sur l’un des transats de la terrasse qui m’était familière. Elle était seule… et j’espérais qu’elle allait bien, vraiment bien. Le seul moyen d’en être sûr était d’aller vérifier par moi-même. Les copains pourraient comprendre un petit retard, un retard utile. J’avais besoin de savoir si elle allait bien et si malheureusement ce n’était pas le cas, je voulais tout faire pour changer ça. Cette fille méritait le meilleur… j’en étais convaincu. Sans me poser vraiment la question, je me mis en marche vers elle. Arrivé à ses côtés, je fis glisser un autre transat juste à côté d’elle, la remarquant dans ses pensées. Je me laissai tomber sur celui-ci, m’y allongeant en passant mes mains derrières ma tête, pliant les genoux et m’exclamant : « Pas mal la vue… t’as un don pour trouver les petits coins de paradis. » Je la regardai alors que je ne voyais que l’arrière de sa tête, disant avec un petit sourire sincère qui se sentait dans ma voix alors que j’observais sa blondeur : « C’est fou comme tes cheveux brillent avec le soleil. C’est vraiment beau. » C’était un vrai compliment, et c’était aussi un sous-entendu pour dire que j’étais content de la voir autre part que dans des cachots sombres et tristes. Je ne voulais pas lui demander texto si elle allait bien, mais croyez-moi, je ferai tout pour que ce soit le cas !

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Ven 21 Juil - 18:21


“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Oliver & Alaska


Je me sens tellement fatiguée, je sais vous allez me dire que je n’ai pas le droit de me plaindre, parce que maintenant nous avons quitté cet enfer qu’était les cachots. Nous sommes à présent dans cette ferme plutôt mignonne je dois bien l’avouer. Je devrais me réjouir de ne plus dormir sur ses planches, maintenant j’ai un lit, un vrai, avec des draps, un matelas, un coussin. C’est le luxe pour moi. C’est triste à dire, parce que je sais bien qu’au fond ce n’est pas grand-chose, mais si vous saviez à quel point il est bon de prendre une douche chaude. D’avoir à manger dans son assiette. Je dois vous avouer que manger, j’ai encore beaucoup de mal à le faire. Oh je mange ; rassurez-vous mais je n’y éprouve absolument aucun plaisir à le faire. J’ai l’impression que tous les aliments ont le même goût et surtout, j’ai toujours l’estomac un peu noué. Cette année scolaire risque de me laisser des séquelles. Et des sérieuses séquelles. Je fais des cauchemars tous les soirs, alors je ne dors pas, ou du moins vraiment très peu, donc je suis fatiguée. Je sursaute à chaque fois que j’entends un petit bruit un peu trop fort, je me sens triste, tellement triste. Le retour à la réalité me semble impossible. Vraiment impossible. Comme si j’étais au fond de moi, rester bloquée dans ces horribles cachots et que je n’allais plus jamais réussir à en sortir. J’ai toujours été fragile, surtout depuis la mort de la mère. En ce moment je me sens comme une petite chose complètement pathétique. Peut-être que je suis trop difficile avec moi-même, peut-être que je devrais me laisser du temps pour guérir et me reconstruire. C’est ce que le psychomage qui me suit n’arrête pas de me dire. Il me parle aussi d’un état de stress post-traumatique, apparemment normal et récurrent dans ce genre de situation. Moi je me trouve bête de réagir ainsi. Je devrais être heureuse de ne plus être aux cachots, heureuse d’être ici. Mais je n’y arrive pas. Bien sûr que je suis soulagée d’être libérée, bien sûr que je le suis… Mais je pensais retrouver mon père. Mais on en a décidé autrement pour moi. J’ai essayé de fuir. Vous devez vous dire que je suis une lâche. Mais je voulais juste partir loin, très très loin de Poudlard. Je voulais juste retrouver mon père. Mais je n’ai pas réussi, j’ai échoué. J’étais trop fatiguée, et j’ai entraîné Sinéad et Perrin dans ma chute. À cause de moi ils sont là aussi. Parce que je n’ai pas réussi à courir sans m’arrêter comme eux. Parce que j’ai été faible. J’espère qu’ils ne m’en veulent pas. Moi je m’en veux. Beaucoup. Je sais qu’ils voulaient retrouver leur famille. Pourtant je leur ai demandé de courir, de partir sans moi. Mais ils ont préféré rester avec moi. Ça me touche, je vous assure. Je suis contente d’avoir ma meilleure amie avec moi ici. Elle est un peu mon pilier. Et je ne pourrais jamais assez remercier Perrin pour son comportement envers moi ce soir-là. Je sais qu’il ne m’apprécie pas énormément, mais il m’a aidé et soutenu. Et ça, je ne l’oublierais pas.

Je sais que quelque part j’ai été chanceuse, parce que je m’en suis sortie sans une égratignure. Mais ça je ne m’en suis pas immédiatement rendue compte. Il a fallu que je rende visite à Dan pour ça. J’ai déteste le voir comme ça. J’espère qu’il va aller mieux. Et vite, très vite. Depuis mon arrivée ici, je passe la plupart de mon temps toute seule. J’en ai envie et surtout, je pense que j’en ai besoin. Je travaille aussi, j’étudie beaucoup. Megan m’aide énormément. Je ne sais pas non plus ce que je ferais sans elle… J’ai des amis formidables, je m’en rends bien compte. Et je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir faire un jour pour les remercier. Aujourd’hui j’ai passé la plupart de mon temps à étudier, il faut absolument que je rattrape mon retard. Un an sans cours, c’est beaucoup. Ensuite je me suis accordé une petite heure de pause. J’ai pris une douche. Pour la deuxième fois de la journée. Oui, je n’arrête pas de passer sous l’eau, mais c’est une sensation que j’ai presque oubliée… Forcée de me regarder dans le miroir pour le coiffer je grimace. Je ne me regarde plus dans les miroirs depuis qu’on est arrivé ici. J’ai besoin de changer quelque chose. Il faut que je change quelque chose, j’ai l’impression que sans ça, je n’arriverais jamais à tourner la page. J’ai envie de me teindre les cheveux. J’y songe depuis quelques jours. C’est bête mais je suis persuadée que ça m’aidera à aller un peu de l’avant. Il n’y a pas que mes cheveux qui me dérange. Je suis fatiguée, et les cernes sous mes yeux en témoignent. Pour la première fois depuis mon arrivée ici je songe à me maquiller. Juste un peu. Pour cacher ces horribles poches sous mes yeux. Je baisse les yeux sur ma trousse à maquillage et sans plus attendre je sors tout ce dont j’ai besoin pour cacher mes cernes et rendre mon teint moins…dégoûtant. Je ne maquille pas mes yeux. Je fais juste mon teint. C’est déjà un grand pas pour moi. Je laisse mes cheveux lâchés, chose que je ne faisais presque jamais dans les cachots. Et puis je sors de la salle de bain pour me réfugier sur la terrasse, un livre de soins aux créatures magiques entre les mains. Je balaye la terrasse des yeux en arrivant : elle est vide. Tant mieux. Je m’installe alors dans un transat. Mais étrangement je ne lis pas. J’ai juste envie de me reposer un peu au soleil, ça fait tellement du bien. Et je reste comme ça pendant au moins un quart d’heure. Je réfléchis à tout et à rien en même temps. Je me sens un peu mieux qu’il y a quelques jours mais je me sens toujours aussi…vide. Et c’est le bruit d’un transat déplacé qui me sort de mes pensées. Je sursaute et je regarde immédiatement de qui il s’agit. Et je me retrouve rassurée en voyant Oliver. Et d’un coup je me sens bête d’avoir sursauté. Il s’installe à côté de moi avant de m’adresser la parole. « Pas mal la vue… t’as un don pour trouver les petits coins de paradis.  » Je suis contente de le voir. Vraiment très contente. S’il y a bien une chose positive à tirer des cachots, c’était bien lui. Il m’avait tellement aidé. Je ne sais clairement pas si j’aurais été capable de surmonter tout ça sans lui et sa bonne humeur. « J’aime bien venir ici… Ça me….détend.» Je haussa légèrement les épaules. Et surtout, qu’à cette heure-ci en général il n’y a personne et c’est bien ce que je recherche habituellement. Sauf là, la présence d’Oliver est plus que la bienvenue. «C’est fou comme tes cheveux brillent avec le soleil. C’est vraiment beau. » Je me tourne vers lui et je lui offre un petit sourire. Peut-être que mon sourire était un peu triste. Mais en même temps, je suis triste. Alors ça me semble assez normal. Son compliment me fait bizarrement un peu trop plaisir. Comment fait-il pour être si adorable ?! « Merci beaucoup...» Ma voix est douce, légère, presque timide. Je me pince les lèvres et je pose mon livre aux pieds sur transat alors que je me relève pour m’asseoir en tailleurs, face à lui. « Ça me fait plaisir de te voir.» C’est sincère. Je suis super heureuse de pouvoir le revoir. J’espère que maintenant que nous ne sommes plus aux cachots, on ne va pas s’éloigner…

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Mar 25 Juil - 14:09

“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Alaska & Oliver

C’était avec un certain soulagement que je me dirigeais vers la tignasse blonde que j’avais reconnue immédiatement. J’avais rapproché un transat du sien, m’installant dessus comme si tout était normal (soyons clairs, la normalité n’existait pas…) et ne mis pas longtemps à briser le silence dans lequel Alaska semblait se ressourcer. « J’aime bien venir ici… Ça me….détend. » Ca ne me surprenait pas. Personnellement, les endroits où il n’y avait personne, ce n’était pas mes premiers choix, mais je le comprenais, connaissant la jeune fille. Elle en avait besoin, alors pourquoi se priver ? « Et tu as tout ton temps pour te détendre… » Dis-je en gardant mes mains derrière ma tête, regardant le ciel, me disant que je ne tiendrais sûrement pas plus de deux minutes ici, à ne rien faire. Je me redressai d’ailleurs au bout de quelques secondes, reposant mon regard sur Alaska pour lui parler de ses cheveux… ses beaux cheveux, disons-le. Entre autres… Son sourire faisait du bien à voir. Bon, ce n’était pas le sourire le plus joyeux que j’ai vu, mais c’était toujours ça. « Merci beaucoup... » Je lui souris chaleureusement pour souligner que c’était sincère, reposant mes yeux atour de nous, remarquant que nous étions seuls ici-même. C’était beau, la liberté ! « Ça me fait plaisir de te voir. » Je la regardai de nouveau, voyant qu’elle s’était assise en face de moi et j’en profitai pour me tourner et lui faire face à mon tour. Je lui souris une fois de plus, ravi qu’elle me dise ça. Venant d’elle, étrangement, ça me faisait vraiment plaisir ! « Et en pleine forme en plus ! » Dis-je en forçant mon sourire, exprès. En pleine forme, c’était vite dit, je ne pouvais évidemment rien oublier de l’année passée, de notre fuite dans la forêt interdite, des images… Mais j’avais la chance de ne rien avoir et d’avoir mes proches, ma sœur, à mes côtés. Je n’allais pas me plaindre non plus ! « Je suis content de te voir aussi. En sécurité. » Mes yeux me posèrent sur son livre alors que je lui dis : « T’es dans une grande ferme avec la possibilité de courir partout et toi tu… lis ? Vous me décevez Miss Lemaire ! » Lui lançai-je d’un air taquin alors que je lui piquai son livre, commençant à le feuilleter, m’exclamant dans un rire : « Pitié, faites que ce ne soit pas un livre gnangnan ! ». Je la taquinai, juste ça, parce que c’était ce que je savais faire de mieux, il fallait le dire.

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Mer 26 Juil - 17:55


“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Oliver & Alaska


Je ne sais pas pourquoi mais la présence d’Oliver à mes côtés m’apaise en un certain point. Je suis contente et soulagée de le voir, de le savoir en vie et en bonne santé. Il va bien… Le soir de l’attaque, il n’était pas là. Où est-ce qu’il était ?! Je n’en sais rien mais en tout cas, je compte bien lui demander. J’espère que sa sœur va bien. Malgré le fait que nous ayons été enfermés dans les cachots pendant presque l’année scolaire entière, je ne lui ai jamais parlé plus que ça. Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne parlais pas beaucoup à mes camardes de cachots. Je pense que l’une des seules personnes que j’ai réellement appris à connaître cette année c’est bel et bien Oliver. Et je ne regrette pas de l’avoir finalement laissé m’approcher. Il ne s’en rend certainement pas compte, mais cette année lui et sa bonne humeur ont été un pilier pour moi. Et bien entendu, j’ai appris à connaître mon binôme, Niamh. C’est une fille adorable, on se ressemble beaucoup elle et moi. Elle m’a tellement aidé cette année. Quand je n’allais pas bien elle était toujours là pour me réconforter, et quand elle n’allait pas bien j’étais là pour la soutenir. Niamh est finalement devenue une amie. Une bonne amie. J’ai pu compter sur elle cette année, et j’espère que ça sera le cas encore longtemps. Du moins, elle pourra toujours compter sur moi. Et de même pour Oliver. Maintenant que je le connais plutôt bien, je ne compte plus vraiment le lâcher, j’espère qu’il en est conscient. « Et tu as tout ton temps pour te détendre… » Je lui offre un petit sourire attristé. Maintenant à chaque fois que je souris, ça ressemble à ça. Il y a toujours une petite part de tristesse dans mon sourire, dans le son de ma voix, dans mon regard. Je ne sais pas si je vais aller mieux. Certainement oui, mais quand ?! Cette année m’a fait réaliser quelque chose : il faut profiter de la vie. Enfin… à ma manière. Parce que je resterais toujours cette jeune fille accro aux livres et aux études. « Oui enfin…je travaille beaucoup pour rattraper mon retard. » Cette révélation ne risque pas de l’étonner puisqu’il sait à quel point j’aime les études, apprendre de nouvelles choses… Et j’avais loupé quasiment un an de cours, et pour rattraper ce retard, je vais devoir travailler tout l’été je pense. Je vais aux cours de rattrapage et en même temps Megan m’aide beaucoup aussi. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle…

Oliver quant à lui, avait toujours le sourire aux lèvres. Je l’admire. Je ne sais pas comment il fait. Il va falloir qu’il me l’explique. Il arrive toujours à m’impressionner. Je suis contente de le voir et je lui fais savoir. « Et en pleine forme en plus ! » Et il me sourire, encore. Je suis contente de le voir toujours aussi souriant. Et d’ailleurs il a un assez joli sourire. Mais je préfère garder cette pensée pour moi. Je me pince les lèvres en le regardant. « Il va falloir que tu m’expliques comment tu fais pour garder cette attitude si positive... » Je lui demande ça en accompagnant mes mots d’un petit sourire. Toujours ce même sourire attristé, mais il allait devoir s’en contenter, pour le moment. Sentir le vent frais, c’était quelque chose que j’avais presque oublié. Je ne savais plus à quel point c’était bon. Ça me fait presque penser à la liberté. Je nous considère comme étant à moitié libre. Pour moi, la liberté c’était retourner à Londres avec mon père. « Je suis content de te voir aussi. En sécurité. » Je remets une de mes mèches de mes cheveux derrière mon oreille. Ça faisait longtemps que je n’avais pas laissé mes cheveux détachés. Et réalité, je pense que je les ai toujours attachés pendant mon petit séjour aux cachots. J’avais toujours l’impression qu’ils étaient sales, alors je tentais de le cacher tant bien que mal… « J’aimerais bien pouvoir te dire que je suis, moi aussi en pleine forme mais ce n’est pas vraiment le cas. » Je lâche un petit rire. Pas amusé non, mais assez nerveux. Je vais même très mal, mais j’essaie de le cacher un maximum. J’espère que ce n’est pas trop flagrant. Sans même que je m’en rende compte je joue nerveusement avec mes doigts. Je baisse les yeux pour constate l’état atroce de mes ongles. Mon Dieu, il va falloir que je retrouve ma lime à ongles dans mes affaires et que j’arrange ça très vite. J’ai même presque honte. « T’es dans une grande ferme avec la possibilité de courir partout et toi tu… lis ? Vous me décevez Miss Lemaire ! » Sa voix me sort de mes pensées. Je regarde mon livre, puis je repose mes yeux verts sur le jeune homme assis juste en face de moi. Je veux réagir mais je n’ai même pas le temps de dire quoique ce soit. Il me prend mon livre et commence à le feuilleter. « Pitié, faites que ce ne soit pas un livre gnangnan ! » Cette fois, je laisse échapper un petit rire, un peu plus sincère que la dernière fois. Il est quand même fort ce Oliver, il arrive plutôt bien à me faire rire, comme ce soir-là où je n’arrivais pas à dormir et je n’avais pas trop le moral. « Mais non ! » Je lui réponds alors, légèrement amusée. « C’est un livre sur les créatures magiques. Tu sais à quel point j’aime les animaux…» On en avait longuement parlé la dernière fois. Les animaux et les créatures magiques ça fait partie de moi je pense qu’il avait fini par le comprendre. « Et puis, je ne suis pas très douée pour courir. » C’est d’ailleurs pour ça, que j’ai fait rater la fuite de Sinéad et Perrin. « Si tu voyais à quoi je ressemble quand je cours, c’est assez comique. » Je ne suis pas une grande sportive c’est vrai. Ce n’est un secret pour personne d’ailleurs, il suffit de me regarder pour s’en rendre compte.

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Jeu 27 Juil - 17:06

“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
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C’était avec un certain soulagement que je retrouvais Alaska. Elle avait pas mal subi cette année, et même si je ne savais pas ce qu’il lui était arrivé lors de la révolte, je m’inquiétais de ce qu’elle avait en tête. J’aurais bien envie de savoir, mais en même temps je n’étais pas certain d’être prêt à l’entendre. Pour passer au-dessus de tout ce traumatisme, j’étais un peu obligé de jouer l’autruche, et par l’humour je faisais de mon mieux. La réalité était effrayante, et je pensais bien ne pas être capable de l’affronter. Alors je me laissais aller dans l’amusement et dans le second degré. Espérons juste qu’un jour, je ne réalise pas…
Son sourire était triste, je le voyais bien, et j’étais déçu de ne pas voir se dessiner quelque chose de plus sincère. Alors je me donnais comme mission de la faire vraiment sourire. Et peut-être même rire, ce serait génial ! Elle était tellement belle quand elle souriant… Enfin ! « Oui enfin…je travaille beaucoup pour rattraper mon retard. » Elle travaillait ? Ouah, elle était courageuse… et un peu délurée, non ?! Oh, ce n’était pas méchant, mais personnellement c’était la dernière chose à laquelle je pensais. J’allais redoubler et même si cette idée ne m’enchantait pas, elle ne me stressait pas non plus. C’était comme ça. Une année de plus ou de moins, ce n’était pas la fin du monde ! « Tu travailles ? Pourquoi faire, tu vas être obligée de te retaper une année. » Parce que, oui, je ne savais pas qu’elle faisait tout pour passer quand même dans l’année supérieure. C’était quelque chose qui ne me traversait même pas l’esprit. Travailler… trop chiant. Mais venant d’elle, je le comprenais. Elle était cultivée, intelligente, et elle aimait s’instruire. C’était tout à son honneur. Punaise elle devait me prendre pour le dernier des crétins !

Je mentis un peu en disant que j’étais en pleine forme mais je tentais de me convaincre que c’était le cas. Il y avait bien suffisamment de personnes malheureuses pour que je ne fasse pas un minimum d’effort pour leur apporter un peu de « mieux ». C’était peut-être un peu niais, mais je n’avais eu tendance à penser à moi avant les autres. C’était probablement l’effet grande famille. « Il va falloir que tu m’expliques comment tu fais pour garder cette attitude si positive... » Je haussai simplement les épaules. Je n’avais pas de conseil à lui donner, parce que si j’avais cette fameuse attitude si positive, c’était un peu pour fuir toute cette cruauté. Alors je n’étais pas certain que c’était une voie à suivre. Mais moi elle me convenait à merveille, aucune autre ne m’irait, je le savais. « Je mets mon cerveau en mode off… y a rien de plus facile. » Lui lançai-je avec un sourire, me décrédibilisant au passage mais, sincèrement, je m’en fichais de passer pour un idiot. Bon, en réalité c’était un mensonge. Ok, je m’en moquais en temps normal, avec des gens lambda, mais avec Alaska c’était différent. Je ne voulais pas passer pour le gros lourd, l’abruti fini, pourtant je l’étais et je ne savais pas être autrement. Je ne voulais pas changer et j’avais besoin de rire, de m’amuser pour me sentir bien. J’aurais pu ajouter quelque chose mais je ne le fis pas, je préférais la laisser un peu, accueillant avec plaisir ses mots me disant qu’elle était contente de me voir. Je la regardai en lui répondant avec sincérité que j’en étais tout aussi ravi, observant ses gestes, son visage plus reposé, ses cheveux virevoltant au vent. Elle avait l’air si fragile et en même temps si forte. C’était assez étrange mais ce qui était certain était qu’elle était jolie, personne ne pourrait dire le contraire ! « J’aimerais bien pouvoir te dire que je suis, moi aussi en pleine forme mais ce n’est pas vraiment le cas. » Son petit rire nerveux me glacerait presque le sang. Je me pinçai les lèvres en l’observant avec attention, sentant la tristesse dans ses paroles, dans sa réaction et dans son regard. Je n’aimais pas la voir ainsi et je ne pouvais pas lui laisser croire qu’elle serait toujours dans cet état. « Ca va changer. Tu vas te sentir mieux. Je t’aiderai… si tu veux. » Lui dis-je avec un sourire sincère alors que je me dis que le mieux était de partir dans une petite connerie, juste pour lui changer les idées. Elle était nerveuse et je devais remédier à ça, pour son bien… et le mien, j’avais horreur de voir les gens si mal ! Je lui piquai alors son livre, la charriant sur ce qu’il pourrait contenir, commençant à la feuilleter. Je l’entendis rire légèrement, mais plus franchement, ce qui me rassure. Un petit sourire aux coins des lèvres, je levai les yeux vers elle, lui faisant un petit clin d’œil complice avant qu’elle ne s’indigne. « Mais non ! » Je ris légèrement, gardant le bouquin dans mes mains en haussant les sourcils, attendant la véritable identité de celui-ci. « C’est un livre sur les créatures magiques. Tu sais à quel point j’aime les animaux…» Effectivement, ça ne m’étonnai pas. Je tournai alors le livre dans tous les sens, disant avec une certaine malice. « Je suis déçu… je m’attendais à un truc rempli de folie. » En vrai je ne m’attendais à rien du tout, mais là je cherchais juste à la provoquer un peu. « Et puis, je ne suis pas très douée pour courir. » Intrigué, je levai un sourcil interrogateur. Ah oui, ça existait les gens pas doués pour courir ? Etrange. « Si tu voyais à quoi je ressemble quand je cours, c’est assez comique. » Je ris un peu avant de lui dire : « Je rêverais de voir ça ! Je suis sûr que tu dis ça mais qu’en réalité tu es une superbe athlète. Ne me mens pas, je vois clair dans ton jeu. » Lui dis-je avec amusement en agitant mon index sous ses yeux. Je finis par hausser les épaules, lui faisant remarquer : « Après, pas obligé de courir, il y a plein d’autres choses à faire ici, qui change les idées. Hum… par exemple, traire les vaches, courser les canards, faire tourner en bourrique la surveillante du deuxième étage, aller chopper des gourmandises dans la cuisine,… et j’en passe ! J’ai des tas d’idées à revendre, si tu es tentée. » Dis-je avec beaucoup de malice alors que tout ce que je voulais, c’était qu’elle arrête d’avoir ce regard triste qui me donnait envie de l’emmener loin de tout ça et de lui faire tout oublier !

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Mar 1 Aoû - 17:45


“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Oliver & Alaska


« Tu travailles ? Pourquoi faire, tu vas être obligée de te retaper une année. » Il va me prendre pour une folle. Je vais lui dire que je compte travailler, réviser et rattraper mon retard tout l’été dans l’idée de tout de même passer en cinquième année à la rentrée. Le redoublement…non ce n’est pas une option envisageable pour moi. Et je pense que chaque personne qui me connait un minimum ne serait pas surpris de l’apprendre… Même si oui, j’aurais eu une bonne raison de redoubler ma quatrième année : j’ai loupé quasiment une année entière de cours. Alors non, personne ne pourrait me blâmer de redoubler. Mais moi si. Je ne veux pas redoubler. Je ne veux pas faire une nouvelle rentrée en tant de quatrième année. Et en plus, je n’ai absolument pas envie de quitter le dortoir que je partage avec Megan et Tracy pour me retrouver avec des personnes que je ne connais pas. J’ai du mal à parler quand je ne connais pas la personne qui est en face de moi. Alors il est hors de question de devoir quitter les filles. Surtout que, même si ma relation avec Tracy n’est plus ce qu’elle était, je sais qu’elle a compris qu’elle a commis des erreurs, et je ne peux pas lui faire payer toute sa vie… Je suis prête à aller de l’avant avec elle. Même si cela ne se fera pas du jour au lendemain. Je grimace légèrement tout en secouant la tête. « En fait non… j’ai décidé de travailler tout l’été pour rattraper mon retard et passer en cinquième année. » Je sais que c’est une décision qui va le dépasser et il va avoir du mal à me comprendre parce que lui, les études ce n’est pas sa priorité. Mais je ne le juge pas pour ça, tout le monde ne peut pas avoir soif de connaissances comme moi. Et puis, il est loin d’être bête. « Ce qui veut dire qu’on risque d’être dans la même classe l’année prochaine. » Un petit sourire amusé se dessine sur mon visage. « J’ai hâte de te voir en cours, je suis sûre que ça va être drôle. » Je le charrie, et étrangement j’oublie presque ma tristesse l’espace d’une seconde. Ce garçon a le don de me bouleverser et de me soulager en même temps... C’est incroyable. C’est peut-être pour ça que j’apprécie tant sa présence.

Même dans les cachots, Oliver était toujours en pleine forme. Je pourrais presque le soupçonner de prendre de la drogue –bon, je rigole bien évidemment. – Il avait toujours le sourire aux lèvres et il essayait toujours de nous faire sourire ou rire à notre tour. Je me suis toujours demandée comment il faisait, s’il lui arrivait d’avoir des baisses de moral. Je suppose que oui, il est humain comme tout le monde. Mais en tout cas il le cachait plutôt bien. « Je mets mon cerveau en mode off… y a rien de plus facile. » Il me sourit. Ce qui me prouve qu’il n’est pas réellement sincère dans ce qu’il vient de me dire. J’ai l’impression qu’avec ce rôle de clown qu’il s’est donné, il ne s’autorise pas à dévoiler ses véritables sentiments et émotions. « J’aimerais beaucoup avoir ta force d’esprit tu sais.» Même s’il pense encore certainement à tous ces moments atroces que nous avons passé cette année, il sourit encore, il rit, il passe du temps avec ses amis. Moi maintenant, j’ai beaucoup de mal à faire ça. Il a de la chance. J’aimerais être comme lui. Mais j’espère tout de même qu’il arrive à se décharger de ses émotions de temps en temps. Que ce soit avec le psychomage, sa sœur, ses amis, ou moi peu importe. Garder ses émotions pour soi sans ne jamais dévoiler, c’est une très mauvaise idée. Un jour on finit par exploser. Je sais de quoi je parle. C’est ce qu’il m’est arrivé. Plusieurs fois. Quand ma mère est morte, et là, cette année. « Ca va changer. Tu vas te sentir mieux. Je t’aiderai… si tu veux. » Il veut m’aider à aller mieux. Je lui accorde un léger sourire en guise de remercîments. Certes, ce sourire était toujours plein de tristesse, mais c’était un sourire quand même. Il pouvait s’estimer heureux d’en avoir un, ce n’était pas donné à tout le monde ces derniers jours. « Merci… » Il est adorable. Vraiment, vraiment adorable. Il veut m’aider, et le connaissant je sais que ce ne sont pas des paroles en l’air, je sais qu’il va vraiment essayer de m’aider. Si lui aussi, un jour il a besoin d’aide, je serais là pour lui aussi. « Je veux dire, merci pour tout… Tu ne t’en rends peut-être pas compte mais tu m’as énormément aidé cette année. Je n’aurais jamais réussi à surmonter tout ça si tu n’avais pas été là. » Et je suis sincère. Il m’a écouté me plaindre, il a toujours été là pour me redonner le sourire quand j’en avais besoin, il m’a fait rire… Je ne sais même pas comment je suis censée le remercier de tout ça. Un simple merci ne suffit clairement pas.

Comme souvent avec lui, on est pas restés sérieux très longtemps. Et c’est d’ailleurs ça que j’aime chez lui. Il prend mon livre et se met à le feuilleter, le tourne dans tous les sens comme si c’était la première fois de sa vie qu’il tenait un livre entre ses mains. Je me demande quelles sottises il va encore inventer, mais je sais pertinemment qu’il va réussir à me vider l’esprit et me changer les idées. Il est très doué pour ça… « Je suis déçu… je m’attendais à un truc rempli de folie.» Quelque chose rempli de folie ? Je me redresse sur mon transat alors que je pose mes mains sur mes genoux. « Et bien figure-toi que ça aurait très bien pu être quelque chose ‘rempli de folie’ comme tu dis. » Je fais des guillemets avec mes doigts d’un air amusé, et je repose mes mains sur mes genoux. « J’ai hésité entre ramener ce livre ici, ou bien lire pour la centième fois Alice au pays des merveilles. » Et clairement, niveau folie, ce livre est plutôt bien placé. Mais c’est un de mes livres préférés. Avec Cendrillon. Et j’aime beaucoup Roméo et Juliette, mais bon ça, c’est une pièce de théâtre… La conversation dévia sur ma manière de courir… Oui étrange sujet de conversation, je sais. «Je rêverais de voir ça ! Je suis sûr que tu dis ça mais qu’en réalité tu es une superbe athlète. Ne me mens pas, je vois clair dans ton jeu.» Ses dires m’arrachent un rire. Je me pince les lèvres et je le regarde d’un air amusé. « Je t’assure que le sport et moi, ça fait deux. Je suis peut-être douée pour les études mais les activités sportives… » Je grimace. « Pas vraiment non. Quand je cours je ressemble à tout sauf une athlète. » La preuve, je ne suis même pas capable de courir sans me faire rattraper par un Auror pour m’emmener ici. Et en plus, j’ai entraîné mes amis dans mon échec… « Après, pas obligé de courir, il y a plein d’autres choses à faire ici, qui change les idées. Hum… par exemple, traire les vaches, courser les canards, faire tourner en bourrique la surveillante du deuxième étage, aller chopper des gourmandises dans la cuisine… et j’en passe ! J’ai des tas d’idées à revendre, si tu es tentée. » Je grimace à certaines de ses idées comme traire les vaches… Non, je ne me vois pas traire les vaches et, je n’en ai absolument pas envie. C’est sale, c’est… eurk. « Ew traire les vaches ? J’avoue que je ne dirais pas non aux pâtisseries dans la cuisine. » Depuis notre enfermement, je commence tout juste à reprendre goût à la nourriture. J’ai envie de manger tout un tas de cookies, muffins, gâteaux dont j’ai été privée pendant tous ces mois.

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Jeu 3 Aoû - 17:15

“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Alaska & Oliver

« En fait non… j’ai décidé de travailler tout l’été pour rattraper mon retard et passer en cinquième année. » Je me pinçai les lèvres en hochant la tête. C’était courageux, très courageux ! Loin d’être ce que je pouvais comprendre, mais la connaissant de plus en plus, je concevais à merveille ce besoin qu’elle avait de rattraper son retard. C’était un peu suicidaire mais c’était la preuve qu’elle avait une force d’esprit monumentale ! « Ouah ! Très courageuse Miss Lemaire ! Ca se passe bien ? J’te proposerais bien un coup de main mais avec mon niveau, j’serais plutôt capable de te faire redescendre en troisième année. » Lui lançai-je de façon amusée, trouvant tout de même que ça devait être difficile. Jamais je ne ferai ça, c’était certain, ce n’était pas la fin du monde de redoubler une classe. Mais si bosser pour ne pas avoir de retard pouvait faire en sorte qu’Alaska se sente bien, pourquoi pas, j’étais pour. « Ce qui veut dire qu’on risque d’être dans la même classe l’année prochaine. » Mon sourire s’agrandit sans que je ne m’en rende vraiment compte. Carrément ! Je n’avais pas capté mais ouais, c’était le cas, et ça c’était la bonne nouvelle de la journée. D’un air faussement hautain, je lui dis : « Une chance pour toi ! » avant de rire, remarquant son petit sourire amusé. « J’ai hâte de te voir en cours, je suis sûre que ça va être drôle. » Eh bien elle n’allait pas être déçue ! « Ah ben j’ai intérêt de profiter du temps que je peux passer avec toi maintenant, parce que tu n’vas plus pouvoir me supporter quand tu vas voir ce que je suis en cours… » C’était dit avec humour mais ce n’était pas totalement faux. Je pouvais être chiant pour les bons élèves, toujours avec ma petite remarque pour amuser la galerie, le mot qu’il faut mais qui en agaçait plus d’un. Je m’en foutais, personnellement, mais ça m’embêterait que la jolie Alaska ne veuille plus me parler à cause de cette mauvaise habitude que je n’avais pas envie de changer.

« J’aimerais beaucoup avoir ta force d’esprit tu sais.» Ma force d’esprit ? C’était un beau compliment mais je n’avais pas cette fameuse force d’esprit. Je faisais l’autruche et j’omettais les parties désagréables de ma vie pour ne pas avoir à les affronter. Ca ressemblait plutôt à de la lâcheté. En fait, c’était assez étrange car j’étais plutôt téméraire, prêt à affronter des dangers quelconques, de façon impulsive ayant ce besoin d’adrénaline. Vraiment j’adorais ça ! Mais quand de mauvaises choses se passaient, il était bien plus simple de les enfouir profondément et de ne pas y penser. Continuer de rire, de s’amuser… de profiter, juste pour ne pas ressentir de douleur. Alors en guise de réponse, je maintins mon sourire en lui disant : « Ou pas. Tu es très courageuse, dommage que je m’en rende plus compte que toi. » Parce qu’elle, en revanche, elle avait une grande force d’esprit, il fallait juste qu’elle en prenne conscience ! Par la suite, je lui proposai de l’aider à aller mieux, si elle le voulait. C’était la seule chose que je pouvais faire et si je le disais, je le ferai. « Merci… » J’acquiesçai d’un signe de tête comme pour dire : « Mais de rien. » avant qu’elle n’ajoute : « Je veux dire, merci pour tout… Tu ne t’en rends peut-être pas compte mais tu m’as énormément aidé cette année. Je n’aurais jamais réussi à surmonter tout ça si tu n’avais pas été là. » Ce fut avec surprise que j’accueillis ses mots. Je devais avoir l’air bête de la regarder avec cet air interrogateur. Ouah, je ne pensais pas avoir été d’une telle aide mais c’était avec beaucoup de plaisir et une sorte de bonheur inexpliqué que je l’écoutais me remercier. Je lui souris, prêt à dire quelque chose de sérieux avant de me raviser et de partir, comme toujours, dans une dérision afin d’éviter de trop me livrer. « C’est tout naturel ! Je suis content d’avoir pu t’aider et sache que toi aussi tu m’as bien aidé. Tu vois, on fera un super binôme en cours, on a déjà bien géré cette année… » C’était nul mais ça me permettait de ne pas lui montrer qu’en définitive, elle me plaisait cette fille… et je n’étais pas prêt alors bon, autant rire hein ! J’ajoutais avec sincérité, la regardant dans les yeux : « Merci à toi aussi. Et… » Oui, je ne pouvais m’en empêcher… « Je peux toujours être ton superhéros, si tu es encore intéressée. » Mon sourire s’agrandit avec malice alors je haussai les sourcils. Si ça pouvait me permettre de voir un sourire sur ses lèvres, j’étais prêt à toutes les idioties…

« Et bien figure-toi que ça aurait très bien pu être quelque chose ‘rempli de folie’ comme tu dis. » Un petit rire s’échappa d’entre mes lèvres alors que je tournais son bouquin dans tous les sens. « Evidemment… » Dis-je de façon moqueuse, mais moqueuse amusée, pas de méprise, la confrontant du regard. « J’ai hésité entre ramener ce livre ici, ou bien lire pour la centième fois Alice au pays des merveilles. » Ouah, ça envoyait du lourd alors. Continuant de la charrier, j’agitai ma main comme pour dire que c’était du haut niveau, la taquinant dans un petit rire : « Alors là, tu m’as eu ! Alice au pays des merveilles… Mes sœurs l’ont regardé des tas de fois, que ce soit le dessin animé ou les films, j’avoue que la folie y est mais… hum je n’parlais pas de cette folie-là. » Dis-je malicieusement alors que je pensais plus à des choses glauques, effrayantes, à mourir de rire… mais au fond, je m’en fichais, l’important était de la voir se défendre et de lui changer les idées. Puis, nous voilà à parler de sa façon de courir. Chose qui semblait plutôt amusante : à confirmer ! « Je t’assure que le sport et moi, ça fait deux. Je suis peut-être douée pour les études mais les activités sportives… » Chacun son truc, et je n’allais pas juger, tant qu’elle prenait son pied dans quelque chose, il n’y avait pas de quoi avoir honte ! « Pas vraiment non. Quand je cours je ressemble à tout sauf une athlète. » D’un petit air malicieux, j’ajoutai en baissant un peu la voix comme si c’était un secret : « Rassure-toi, c’est le cas de tout le monde. Enfin, tout le monde sauf moi, je suis le seul à ressembler à un athlète. » Lui lançai-je d’un air satisfait. Oh c’était pour la blague bien sûr ! J’adorais le sport mais j’étais loin d’être le synonyme d’un athlète. En rire, par contre, ça me plaisait bien ! Rapidement, je continuais en lui parler des tas d’activités qu’on pouvait faire par ici. Y en avait des tonnes et je pouvais en trouver à longueur de journées. Juste pour le fun. Sa grimace valait de l’or et je me retenais de rire en la voyant faire. « Ew traire les vaches ? J’avoue que je ne dirais pas non aux pâtisseries dans la cuisine. » Je haussai légèrement les épaules. Ben, traire les vaches, c’était une activité comme les autres. Cependant, sa deuxième phrase ne tombait dans l’oreille d’un sourd et je levai mon index comme pour dire que j’en prenais note. « Intéressant. J’ai beaucoup investi les lieux et, crois-moi, il y a des choses très alléchantes là-bas. Promis, je t’en ramènerai, j’ai vu des gâteaux que tu n’imagines que dans tes rêves les plus fous ! » Mensonge, mais c’était encore une fois pour la blague. Et c’était surtout une magnifique excuse pour passer à nouveau du temps avec elle…

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Dim 6 Aoû - 12:03


“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Oliver & Alaska


« Ouah ! Très courageuse Miss Lemaire ! Ca se passe bien ? J’te proposerais bien un coup de main mais avec mon niveau, j’serais plutôt capable de te faire redescendre en troisième année. » Quand je dis ça aux autres, la plupart des personnes me prennent pour une folle quand je leur dis que je compte travailler tout l’été pour rattraper mon retard et passer à l’année supérieure. Et je comprends que l’on puisse trouver ça un peu fou… Mais je ressens ce besoin de découvrir, d’apprendre des nouvelles choses. Et j’ai été privée de ça pendant presque une année scolaire entière. Même si Niamh partageait avec moi les cours qu’elle se faisait parvenir par sa meilleure amie, ce n’était pas pareil… Je hoche alors positivement la tête. « Tu vas me prendre pour une folle mais ça me fait du bien d’avoir des cours de nouveau. » Je pose mes yeux verts sur le jeune homme. « Et arrête je suis sûre que tu pourrais vraiment m’aider ! » Peut-être qu’il n’est pas le premier de sa classe, peut-être qu’il ne fait pas de ses études une priorité, mais Oliver n’est pas un garçon idiot. Sinon, croyez-moi je ne perdrais pas du temps avec lui. J’aime bien son énergie, sa façon de voir les choses. Je suis un peu son contraire sur beaucoup de choses. Mais j’ai besoin de quelqu’un comme ça dans ma vie. Il faut croire que j’aime avoir dans mon cercle d’amis des personnes capables de me faire bouger, sortir et voir du monde. Un peu comme Sinéad aussi. Elle est ma meilleure amie, mais pourtant nous ne sommes pas semblables sur un bon nombre de points. Et avec Oliver c’était un peu pareil. Sauf qu’il a un an de plus que moi, que c’est un garçon et que plus je passe du temps en sa compagnie, plus je l’apprécie. Enfin bon, ça par contre, c’est une toute autre histoire. Quand je lui dis que l’année prochaine nous risquons de nous retrouver dans la même classe, son sourire s’agrandit. J’aime bien son sourire…il me donne presque l’impression que tout va finir par s’arranger. « Une chance pour toi ! » Il avait pris un air hautain en me disant ça. « Moi tu verras, je m’installe toujours dans les premiers rangs, mais je ne lève jamais la main. » Et je ne peux m’empêcher de sourire un peu à mon tour. Ou du moins, je ne lève quasiment jamais la main. Oh bah oui, je n’aime pas qu’on me regarde alors imaginez si je m’amuse à participer, tous les regards des élèves seront pointés sur moi… Ew… Quelle horreur. « Ah ben j’ai intérêt de profiter du temps que je peux passer avec toi maintenant, parce que tu n’vas plus pouvoir me supporter quand tu vas voir ce que je suis en cours…» Là, il m’intrigue. Je pose mon menton dans la paume de ma main tout en regardant le jeune homme. « Hm…laisse-moi deviner. Tu es cet élève qui a toujours le mot pour amuser la galerie ? » Je me doute que sa réponse va être positive. Je commence à le connaître Oliver, et plutôt bien même. Mais c’est justement sa personnalité que j’aime beaucoup.

Je le trouve courageux. Ce n’est pas pour rien que le Choixpeau a décidé de le placer à Gryffondor. « Ou pas. Tu es très courageuse, dommage que je m’en rende plus compte que toi. » Sa réponse me surprend. Pourquoi est-ce que tout le monde se sent obligé de me dire que je suis forte, ou courageuse ? Je ne suis tellement pas d’accord. Si j’étais courageuse je ne passerais pas la plupart de mon temps toute seule à déprimer et à lamenter sur mon sort. Si j’étais aussi forte que les autres le prétendent, est-ce que je me serais lassé aller pendant plusieurs jours après mon arrivée ici ? Si j’étais si forte et si courageuse que ça, j’aurais continué à courir sans m’arrêter lors de la bataille… Parce qu’à cause de moi, Sinéad et Perrin ont décidé de s’arrêter aussi et de me rejoindre ici... Donc non, je ne me vois pas comme quelqu’un de fort. Bien au contraire même. Je hausse les épaules. « J’ai du mal à voir en quoi je suis courageuse, mais je vais faire comme si je te croyais. » Autant être honnête, et puis après tout il commence à me connaître lui aussi, je pense. Je ne suis pas prête à prendre conscience de ma soi-disant force d’esprit mais bon. En tout cas, Oliver m’a été d’une grande aide cette année. Il avait toujours le mot pour me remonter le moral quand j’en avais besoin, toujours le mot pour me faire rire et sourire. Je vous assure que s’il n’avait pas été dans les cachots, je ne suis pas sûre que j’aurais vécu cette expérience de la même manière. Bien sûr qu’elle restait une expérience traumatisante et dont j’aurais clairement pu me passer, mais au moins il a réussi à le rendre moins difficile à certains moments. Et il me semble important de le lui préciser. « C’est tout naturel ! Je suis content d’avoir pu t’aider et sache que toi aussi tu m’as bien aidé. Tu vois, on fera un super binôme en cours, on a déjà bien géré cette année… » Sa réflexion me fait sourire, un vrai sourire sincère. Ce genre de sourire se fait rare en ce moment, mais quand je suis avec lui ils viennent presque naturellement. J’en viens presque à oublier toutes ces horreurs que l’on a vécu pendant un an. Par contre, je suis étonnée lorsqu’il me dit que je l’ai également aidé. Mais ça me fait bien évidemment plaisir. « Je suis contente d’avoir pu t’aider alors. On va faire un super binôme en classe l’année prochaine. Mais je te préviens, je ne te laisserais pas recopier sur moi pour tous nos devoirs ! » Je prends un air presque autoritaire à la fin de cette phrase tout en gardant une pointe d’humour dans ma voix. Je ne pense pas qu’il passera son temps à me demander s’il peut recopier nos devoirs. Mais dans tous les cas, je suis certes gentille avec tout le monde, mais je ne me laisse pas faire pour autant. « Merci à toi aussi. Et… » Je le regarde, moi aussi dans les yeux, mais je romps assez vite ce contact en baissant les yeux, le pinçant les lèvres, un petit sourire gêné sur les lèvres. Mon Dieu, je dois être ridicule là… « Je peux toujours être ton superhéros, si tu es encore intéressée. » Cette fois-ci je lâche un petit rire, puis je relève le regard vers lui. « Bien sûr que je suis toujours intéressée ! J’ai vraiment besoin d’un superhéros dans ma vie, et je ne compte pas te remplacer. » Je n’en ai pas envie, et je ne pense pas qu’un autre garçon pourrait faire un bon superhéros de toute façon.

« Evidemment… » Je maintiens son regard, avec une certaine malice dans les yeux. Je me demande quelle bêtise va-t-il bien trouver à dire. Mais en tout cas, j’ai hâte de l’entendre. « Alors là, tu m’as eu ! Alice au pays des merveilles… Mes sœurs l’ont regardé des tas de fois, que ce soit le dessin animé ou les films, j’avoue que la folie y est mais… hum je n’parlais pas de cette folie-là. » [/b] À quel genre de folie pensait-il alors ? Je souris toujours un peu l’imaginant regarder Alice au pays des merveilles des millions de fois en compagnie de ses sœurs. Je l’imagine faire toutes sortes de réflexions amusantes au fur-et-à-mesure de l’histoire. « J’adoooore cette histoire !! C’est mon livre préféré, avec Cendrillon. » Oui, au cas-où vous ne l’auriez pas compris, j’aime beaucoup Disney. « Tu parlais de quelle folie, alors ? » En fait, cette dernière année je m’identifiais beaucoup à Cendrillon. Mais durant mon enfance, j’avais l’impression de comprendre Alice. Je la voyais comme une jeune fille seule, gentille, curieuse, avec beaucoup d’imagination, une petite fille incomprise. Moi aussi j’avais bien envie de m’enfermer dans une bulle, un monde imaginaire, un pays des merveilles pour échapper à tout ce qui m’attendait dans la réalité. C’est pour ça que j’aime tant cette histoire. « Rassure-toi, c’est le cas de tout le monde. Enfin, tout le monde sauf moi, je suis le seul à ressembler à un athlète. » Encore une fois il me fait rire doucement. Je hoche la tête « Mais oui bien sûr, je suis persuadée que tu ressembles à un athlète ! » Je dis ça d’un air faussement moqueur. Ce n’est bien évidemment pas méchant, mais il m’amuse beaucoup. Je demande à le voir courir, un de ces jours pour voir à quoi il ressemble. Et pour potentiellement me moquer de lui. Sans aucune méchanceté, bien évidemment… « Intéressant. J’ai beaucoup investi les lieux et, crois-moi, il y a des choses très alléchantes là-bas. Promis, je t’en ramènerai, j’ai vu des gâteaux que tu n’imagines que dans tes rêves les plus fous ! » Je peux vous assurer qu’en temps normal, les pâtisseries, manger et tout ça, ce n’est pas vraiment quelque chose que j’aime vraiment faire. Au contraire. Mais après avoir été privé de tout pendant un an, j’ai l’impression que j’ai développé une certaine gourmandise que je n’avais pas avant. Ce n’est pas plus mal, ça m’aide à reprendre les kilos qu’il me faut. « Oh tu me ramèneras des gâteaux au chocolat ? Ou à la framboise ! Ou à la fraise ! Ou bien les trois… Il faudra que tu me montres leur petite cachette alors. » Je lui souris. C’est étrange, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant souri. Mais l’idée de repasser bientôt du temps avec lui le plaît. Beaucoup même. Mais par contre j’espère qu’il va vraiment me trouver ces gâteaux parce que maintenant j’en ai vraiment envie…

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MessageSujet: Re: “Vivre n'importe comment, mais vivre !” [Alaska & Oliver]   Jeu 17 Aoû - 22:56

“Vivre n'importe comment, mais vivre !”
Alaska & Oliver

« Tu vas me prendre pour une folle mais ça me fait du bien d’avoir des cours de nouveau. » Je haussai simplement des épaules en guise d’approbation. Si ça pouvait lui faire du bien, tant mieux ! C’était tout ce que je pouvais lui souhaiter. Et puis qui étais-je pour juger ? Ok, c’était loin d’être mon truc, de bosser et bosser encore mes cours, mais la connaissant désormais plus, ce serait l’inverse qui m’aurait surpris. Alors qu’elle fasse. « Alors continue, si ça te fait du bien. » Lui dis-je de façon encourageante avant de rire en me moquant de moi-même, en toute objectivité, suite à ses paroles. « Et arrête je suis sûre que tu pourrais vraiment m’aider ! » C’était sûrement très gentil, voire compatissant, mais elle avait malheureusement tort. S’il y avait bien un domaine dans lequel je ne pouvais pas l’aider, c’était bien celui-là, et je l’assumais. Je ne pouvais pas le nier de toute façon, Jill avait subi ma médiocrité toute notre scolarité et ce n’était pas prêt de changer. Au fond, c’était peut-être mieux pour moi, de redoubler. « Certainement pas, et c’est objectivement que je te le dis. C’est pas grave, je t’aiderai dans d’autres domaines… » Lui dis-je avec un petit sourire, pas du tout mal à l’aise de reconnaître que j’étais mauvais. Il fallait reconnaître ses faiblesses, et celle-ci était la mienne, je l’acceptais. D’ailleurs, elle me fit prendre conscience que nous partagerions la même classe et, croyez-le, j’en étais ravi ! Et je ne pouvais m’empêcher de la charrier, ce à quoi elle réagit du tac au tac en jouant le jeu de la pimbêche. Amusant, vraiment ! Mais cela ne lui allait pas. « Moi tu verras, je m’installe toujours dans les premiers rangs, mais je ne lève jamais la main. » Je pinçai les lèvres tout en hochant la tête doucement avant qu’un petit sourire malicieux prenne place sur mes lèvres. « Ouah… les rangs que je fuis. Mais ça n’empêche pas le travail d’équipe. Je lèverai la main et toi tu parleras. » Dis-je avec un sourire satisfait. En soi, je n’étais pas timide, mais quand j’intervenais en cours… disons que… hum, ce n’était pas très perspicace, et la suite de ce que je lui dis était dans ce sens. Soit, elle pourrait ne plus me supporter. « Hm…laisse-moi deviner. Tu es cet élève qui a toujours le mot pour amuser la galerie ? » Je la regardai en ouvrant de grands yeux comme dire « Quoi ? Moi ? Tellement pas mon genre ! » de façon surjouée avant d’afficher ce petit air espiègle qui me caractérisait tant, lui répondant : « Malheureusement pour les bons élèves, oui. Mais je ferai un effort… pour toi. Ca sera difficile mais j’y arriverai ! » Enfin, j’essaierai, mais ce n’était pas gagné, c’était quand même bien ancré en moi ce vice !

J’en étais convaincu, Alaska était quelqu’un de courageux, seulement elle ne s’en rendait pas compte. Dommage. Même après mon affirmation, elle semblait toujours aussi indécise et sa phrase me le confirma, malheureusement. « J’ai du mal à voir en quoi je suis courageuse, mais je vais faire comme si je te croyais. » Est-ce que j’allais passer ça ? Nan, clairement nan, parce que j’en connaissais des gens peu courageux, et elle n’en faisait pas partie ! Me replaçant un peu pour qu’elle soit obligé de me regarder droit dans les yeux, cherchant son regard, je me permis d’ajouter : « Tu n’as pas à faire semblant de me croire, tu dois me croire. Tu as survécu des mois et des mois dans un cachot, tu as fait toutes tes corvées, sans te plaindre, tu as aidé des camarades, tu te donnes pour te remettre à niveau dans tes cours… je continue ? » L’interrogeai-je du regard en me voulant le plus sérieux possible. Parce que, oui, je l’étais. « Ceux qui manquent de courage, c’est ceux qui nous ont enfermés et ont traumatisé des enfants… sauf si tu te considères comme eux, tu es courageuse ! » Et c’était de façon assez sèche, mais bienveillante, que je lui avais dit cela. Juste parce que j’entendais à longueur de journée Jill culpabiliser, et d’autres de mes proches dire qu’ils étaient lâches… je n’en pouvais plus. Selon moi, personne ne l’était, aucun des élèves pris en otage malgré eux, et je ne permettais aucun de s’apitoyer ainsi. Sur ce point, oui, je pouvais être sérieux. Se rabaisser n’était pas une chose que j’aimais et j’étais prêt à mettre ma connerie de côté pour dire la vérité si cela permettait de faire comprendre à des personnes qui m’importaient qu’elle valait beaucoup plus qu’elles l’imaginaient ! Je finis enfin par laisser place à un vrai sourire, pour lui montrer que je ne souhaitais pas lui faire la morale mais bien lui montrer qu’elle ne devait pas baisser les bras. Elle dit que je l’avais aidée cette année et j’en fus surpris. Je la charriai sur ce point et en profitai pour lui parler de l’année prochaine, en tant que binôme, histoire de détendre un peu l’atmosphère. Elle sourit. Elle sourit sincèrement et j’en étais plus que content, ravi de revoir un vrai sourire sur ses lèvres. Ca lui allait tellement mieux que ce visage triste et désespéré. « Je suis contente d’avoir pu t’aider alors. On va faire un super binôme en classe l’année prochaine. Mais je te préviens, je ne te laisserais pas recopier sur moi pour tous nos devoirs ! » Je fis une mine déçue, affichant une moue sur mon visage avant de soupirer de façon bien exagérée. « Quelle cruauté… entre toi et Jill, je pensais pouvoir avoir les meilleures notes de toute la classe… mes projets volent en éclat… Ah… » Dis-je dans un souffle avant qu’un sourire ne me trahisse. Jouer la comédie, ce n’était pas mon fort, mais charrier l’aiglonne, ça j’adorais ! Rapidement, j’en revins à parler de notre petit délire sur le fait d’être son superhéros. C’était de l’humour, mais au fond c’était sincère et je tentais de le montrer par un regard appuyé sur la jeune fille. Elle baissa les yeux et je ne sus interpréter cette réaction, remarquant un petit sourire sur ses lèvres. Son regard se leva de nouveau vers moi et je l’accueillis avec plaisir. « Bien sûr que je suis toujours intéressée ! J’ai vraiment besoin d’un superhéros dans ma vie, et je ne compte pas te remplacer. » Un sourire enthousiaste illumina mon visage alors que j’approuvais simplement d’un signe de tête, vraiment content de sa réponse. « Bonne réponse ! De toute façon on ne se débarrasse pas de moi comme ça… » En vrai, je n’étais pas une sangsue, mais la vérité était que ça m’aurait fait chier qu’elle dise qu’elle n’était plus intéressée. Même pour le fun…

Nous voilà à discuter du bouquin qu’elle lisait et que je tournais dans tous les sens entre mes doigts. Arf, Alice au pays des merveilles. Je n’en pouvais plus de ce dessin animé/film/livre. « J’adoooore cette histoire !! C’est mon livre préféré, avec Cendrillon. » Ouch, il me manquait clairement la fibre féminine. « Cendrillon ? » Dis-je en pinçant les lèvres pour retenir un petit rire. « Ne me dis pas que t’es une fan de Disney parce que là je pars en courant ! » Je riais, bien sûr, et le regard que je lui lançai le prouvait. Mes sœurs m’avaient tanné avec les films et dessins animés Disney, elles en étaient toutes fans et moi, ben j’en avais marre de ces histoires qui manquaient de… d’actions, disons. En réalité, ça ne me gênait pas tant que ça, mais pour taquiner Alaska je pouvais faire croire que je trouvais ça drôle. Elle me connaissait désormais, je croyais bien qu’elle ne le prendrait pas mal. « Tu parlais de quelle folie, alors ? » Mes yeux se mirent à pétiller alors qu’un sourire malicieux se dessina de nouveau sur mes lèvres. « Une vraie folie, des choses qui partent dans des délires totalement idiots… Hum… Disons des trucs stupides, de l’humour à gogo… Enfin, la folie à l’état pur. Même si un chat étrange qui peut devenir invisible est synonyme de folie aussi… » Dis-je en posant mes doigts sur mon menton alors que je fis mine de réfléchir.
Parler de course, c’était différent du sujet précédent mais c’était quelque chose qui me plaisait aussi, à moi. Le sport me plaisait alors j’en profitais pour déconner à dire que j’étais un athlète. On y croyait, hein ? « Mais oui bien sûr, je suis persuadée que tu ressembles à un athlète ! » Son petit air moqueur me fit sourire et je rebondis dessus : « Te moquerais-tu de moi ? Fais attention, je vais me vexer ! » Pour ce que je savais le faire… Autant dire qu’il fallait poussé très loin, ou s’en prendre sévèrement à mes proches, pour que je me vexe. Mais dans la blague, tout était bon à prendre. Je me débrouillais en réalité bien dans beaucoup de sport, parce que j’aimais ça, mais j’étais loin de me considérer comme athlète. Fallait pas pousser non plus !
« Oh tu me ramèneras des gâteaux au chocolat ? Ou à la framboise ! Ou à la fraise ! Ou bien les trois… Il faudra que tu me montres leur petite cachette alors. » Bon, l’idée semblait plaire, et c’était assez amusant de voir la jeune fille réagir. Je pourrais, en effet, lui montrer leur petite cachette. J’avais déjà trouvé bon nombre d’entre elles et on s’était même donné de nouvelles missions d’investigations concernant certaines boissons avec Lowell. Au fond, je crois qu’on avait juste besoin de s’occuper, et de mon côté j’avais besoin de vraiment réaliser que j’étais libre… « Si tu es sage, je te montrerai les cachettes. Faudra que t’acceptes de partie en excursion avec moi par contre… tu te sens prête à ça ? » Lui lançai-je sur un ton de défi. Devais-je ajouter que j’étais imprudent, casse-cou, totalement impulsif et que j’aimais faire tout et n’importe quoi, les difficultés me procurant une dose d’adrénaline que j’adorais ? Non… non, je ne préciserai pas, elle risquerait de prendre peur.

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