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 « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]

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MessageSujet: « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]   Mar 18 Juil - 11:47

It's like it died long ago
matrim & skat
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Les semaines s’étaient écoulées toujours plus difficiles les unes des autres. La bataille de Poudlard avait été un coup dure à encaisser pour de nombreux élèves, mais pas autant que l’avait été le fait de devoir passer les six dernières semaines dans cette ferme caché du monde alors que la seule envie de retrouver les familles persistaient. Laisser l’horreur de notre année scolaire, du joug de Blackman et de ses mangemorts derrière soi. Certes, ça avait été plus facile pour beaucoup d’entre eux. Malheureusement, il y avait eu beaucoup de blessés dont un bon nombre assez gravement. Panser les plaies physiques et les plaies de l’âme, voilà le programme qu’on leur avait réservé à la ferme. Sauf que ça ne fonctionnait pas pour tout le monde. Lorsqu’on ignorait comment soigner le corps, l’esprit prenait un rude coup. Lorsqu’il n’y avait pas de coupable à blâmer pour notre état physique, que notre corps s’affaiblissait à vue d’œil nous trahissant, on avait l’impression de s’enfoncer dans un gouffre profond où il n’y avait que noirceur et que le fond n’arrivait jamais. C’était un peu la sensation qu’avait eu Matrim au cours des dernières semaines. Il avait passé des jours dans un enfer qu’il était le seul à pouvoir comprendre. Le poufsouffle n’avait pas été blessé dans la bataille, même qu’il n’y avait pas participé. Ce sont les événements en entier qui avaient contribué à l’amener dans cette situation. Non, il n’avait pas été blessé dans la bataille, du moins pas directement. Ses trois jours à attendre qu’on le conduise à la ferme avaient été de la torture. Il avait enchaîné les crises d’angoisse les unes après les autres stressé par ce qu’il allait arriver suite au manque consécutif de plusieurs doses de traitement. Est-ce que sa malédiction allait se manifester de nouveau ou si elle allait rester tranquillement quelque part en lui en dormance ? Il n’y avait pas moyen de savoir.

Le troisième jour post bataille, exactement sept doses de traitement en moins – parce qu’il avait tenu le compte – on l’avait porté à la ferme. Il s’était rendu à l’infirmerie, espérant qu’on puisse l’aider. On l’avait fait patienter parce qu’il y avait un étudiant qui était en pire état que lui. Ça l’avait un peu fâché qu’on ne le prenne pas au sérieux. Il avait commencé à ressentir quelques effets de fatigue, quelques étourdissements plus fréquents qu’à l’habitude et quelques épisodes d’oreilles bourdonnantes. Il avait mentionné tout ça, et pourtant, on le faisait attendre parce qu’il y avait toujours plus urgent que lui. Parce que sa maladie, son démon, était inexplicable et invisible. Il l’était, invisible, jusqu’au moment où le jeune sorcier avait perdu connaissance devant tout le monde en proie à une crise de convulsions. La première, mais non pas la dernière parce que son épisode se répéta dans la semaine qui suivit. Il était faible, délirant et désorienté. On le soigna à coup de potions et de sortilèges de soins. Si son corps récupéra, son esprit partit dans une spirale infernale. Sa « solution » pour oublier sa douleur intérieure face au dégoût qu’il éprouvait envers son corps était de lui faire mal, le mutiler. Ce n’est que lorsqu’il s’infligeait de la douleur que Matrim avait l’impression de contrôler la situation, d’être le maître à bord. Si on remarqua rapidement qu’il n’allait pas bien, qu’on le força à voir des psychologues, ça n’aida pas beaucoup comme il disait toujours qu’il avait compris et qu’il ne recommencerait plus. Sauf que ce n’était que mensonge. Chaque fois, au bout de deux ou trois jours, l’adolescent n’y tenait plus et retombait dans le vice de l’auto-mutilation. On lui avait confisqué son élastique, mais ça ne l’empêchait pas d’user d’imagination pour trouver d’autres manières…

Le ministère tomba à la mi-août pour le plus grand plaisir des élèves qui purent, enfin, rentrer chez eux. Matrim ne fit pas exception à la règle retournant en Irlande. Il n’y resta toutefois pas très longtemps puisque Myria, à peine eut-elle posé un regard sur son fils, compris qu’il avait renoué avec ses vieux démons. Il n’y avait pas trente-six solutions ; Sainte-Mangouste serait sa destination voyage pour l’été. Rapidement interné et pris en charge dans l’aile psychiatrique de l’hôpital pour sorciers, Matrim ne fut pas enchanté par cette tournure des événements. Au fond de lui, il remerciait sa mère d’agir ainsi, mais son internement ne lui faisait aucunement plaisir. D’autant plus qu’on le forçait à parler à bien des psychomages et suivre des séances de groupe. Il n’y avait pratiquement aucuns jeunes de son âge, ce qui le faisait sentir assez isolé.

« J’ai quelqu’un à te présenter. », annonça Romir El’Meara, psychomage de profession, à son jeune patient et neveu un matin. Matrim lui lança un regard suspect aucunement rassuré par cette annonce. Il n’aimait pas trop le ton employé par son oncle. Il avait un mauvais pressentiment quant à l’identité de cette personne à rencontrer. Sans doute un autre médecin qui essaierait de comprendre pourquoi il se fait du mal. « Ne fait pas cette tête Harrison, il va te plaire j’en suis certain. Skat est une personne tout particulièrement intéressante tu vas voir. » Toujours pas convaincue, mais piqué dans sa curiosité, le poufsouffle s’installa dans le salon commun où on lui indiqua l’arrivé imminente du dit Skat.
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MessageSujet: Re: « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]   Mar 18 Juil - 17:44


it's like it died long ago
Matrim & Skat

Les couloirs de l'hôpital défilaient dans le même film long et lent que d'habitude. Presque chaque jour, Skat les arpentait pour rejoindre psychomages et professeurs. La rentrée n'était plus très loin, disaient-ils, il fallait s'assurer que tout irait pour le mieux. Il ne savait pas vraiment comment ça se passerait, après ça. Est-ce que quelqu'un viendrait le suivre à Poudlard ? Est-ce qu'on le laisserait enfin tranquille ? Il n'en savait rien. Il vivait avec l'espoir idiot qu'on cesse enfin d'essayer de lui faire cracher des traumatismes qui n'existaient pas et qu'on le laisse renouer avec ses habitudes. On les avait rapidement contrées, réalisant par la même occasion l'étendue des dégâts. Il avait refusé de manger parce qu'il ne le méritait pas, avait expié douloureusement ses fautes plus d'une fois. Mais on avait compris et poussé plus encore la surveillance de ce pauvre gamin. Il avait été question de lui faire comprendre que personne ne lui en demanderait autant et qu'il avait le droit de s'éloigner du chemin tracé par son père sans que cela n'ait la moindre conséquence. Si seulement ils savaient... Il ne craignait pas le châtiment des hommes, il se fichait bien de ce que pouvaient penser tous ces médecins qui se pressaient à son chevet ! C'était Lui qui l'inquiétait, c'était Lui qu'il ne fallait pas décevoir et c'était pour Lui qu'il faisait tout ça. Ses règles étaient claires, son père les lui avait répétées de si nombreuses fois qu'il se souvenait de chaque mot qu'Il lui avait dictés... Mais ça n'était plus qu'une question de temps, désormais. Bientôt, il irait dans cette école alors, dans son malheur, il retrouverait la liberté. Ça n'était plus qu'une question de temps... Comme ça l'avait été de rejoindre « sa famille ». C'était du moins comme ça que tout le monde la présentait. Une femme froide et angoissante, un homme qui avait oublié son rôle pour se laisser mener ridiculement par son épouse et une gamine maudite pour avoir trop espéré... Qui voudrait vivre dans un cocon comme celui-là ?

Comme chaque jour, Theodore marchait à ses côtés, calquant ses pas sur les siens. Il n'avait rien à lui reprocher, c'était sûrement le seul qui semblait véritablement se soucier de lui dans ce pays mais il y avait quelque chose qui le dérangeait chez cet homme. Sa douceur, son attention... Il n'en savait rien. C'était comme s'il tentait d'endormir sa méfiance pour mieux le manipuler. Parfois, il semblait vouloir récupérer la place de père qui, paraissait-il, était désormais vacante. Ils ne comprenaient rien. Elle n'était pas vacante, son père était juste ailleurs, retenu prisonnier pour des crimes qu'il n'avait pas commis. Il n'avait rien fait de mal ! C'était juste un malentendu... Un malentendu qui semblait arranger sa mère. Est-ce que c'était elle qui avait demandé à son compagnon d'agir de manière à lui donner envie de rester ? Ça ne l'aurait pas étonné. Il fallait qu'ils comprennent, tous autant qu'ils étaient, que ça ne fonctionnerait pas. Il rentrerait en Croatie, un jour. Il rentrerait et retrouverait son père et leur vie d'avant. Il récupérerait tout ce qu'on lui avait violemment arraché sur cette route déserte et oublierait tout ce qu'on lui avait imposé ici. Mais ça n'était malheureusement pas encore au programme. Il poussa une porte, s'arrêta machinalement devant le bureau d'une secrétaire, les yeux rivés sur un parchemin. Elle mit quelques secondes à remarquer leur présence. « Skat ! » lâcha-t-elle dans un sourire maternelle auquel il ne répondit pas, avant d'accorder un signe de tête poli à son beau-père. « Tu es pile à l'heure ! Vas-y, je t'en prie, tu connais le chemin ! » Il hocha la tête et s'avança dans le couloir. Derrière lui, l'homme lui fit savoir qu'il l'attendait ici. Il l'attendait toujours ici, ça n'était plus vraiment la peine de le préciser. La première fois, il s'était demandé s'il oublierait de revenir le chercher mais il ne l'avait jamais fait. Il semblait presque ne pas avoir de vie autre que celle qui était liée aux leurs, Jade, leur mère et lui... Alors, gentiment, l'adolescent se retourna, lui offrit un vague geste de la main et disparut dans le couloir sans un regard de plus. Un nouveau couloir. Aussi habituel et interminable que les précédents...

Pourtant, sa séance d'aujourd'hui ne serait pas aussi habituelles que l'étaient les autres. Il ne serait pas seulement question d'aller écouter parler de sa vie comme s'il ne la connaissait pas sans jamais prendre la peine d'ouvrir la bouche pour contredire qui que ce soit mais de rencontrer quelqu'un. Il ne savait pas qui. Son psychomage lui avait juste dit que ce serait un élève de Poudlard et que de faire la connaissance de quelqu'un de son âge ne pourrait être qu'une bonne chose. Mais s'il ne l'appréciait pas ? La dernière fois qu'il avait été balancé avec des garçons de son âge... Un frisson d'horreur remonta le long de son dos. Ses longues boucles assassinées et les menaces à peine voilées. Ils n'avaient pas cherché à le connaître ni même à comprendre. Ils s'étaient contentés de lui faire comprendre qu'il n'était pas comme eux... Debout, face à la porte, Skat se figea. Il n'était pas certain de vouloir y aller. Ça allait mal se passer. Ça ne pouvait que mal se passer. Son père lui avait dit que le Malin rodait et lui ferait regretter d'avoir quitté la Famille. Il n'avait pas voulu partir ! Il n'avait jamais voulu ça ! Silencieusement, il implora le Seigneur de veiller sur lui, de ne pas les laisser lui faire de mal. Il n'avait rien fait. Il se contentait de se défaire tant bien que mal des griffes infernales qui se refermaient sur lui depuis des jours et des jours. Il lui fallut plusieurs minutes pour réussir à se convaincre de pousser la porte. Un regard prudent glissa dans la pièce avant que le jeune homme tout entier n'en fasse de même. Il était là, assis de l'autre côté. Il se figea à deux pas de la porte, fixant l'inconnu face à lui. Il ouvrit la bouche mais la referma aussitôt, sans rien dire, avant de baisser les yeux. Il était en mesure d'échanger les politesses habituelles dans un anglais compréhensible mais détestait cet accent affreux qui lui prouvait à chaque mot qu'il n'était pas chez lui, ici. Et s'il se moquait ? Et si ça suffisait à lui attirer ses foudres ? Ses mains s'enfoncèrent d'elles-mêmes dans les poches de l'immonde jeans qu'il portait, trahissant sans le moindre mal un malaise plus que palpable...
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MessageSujet: Re: « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]   Sam 22 Juil - 10:04

It's like it died long ago
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Ses journées à Sainte-Mangouste se suivent et se ressemblent. Elles ne sont qu'une suite identique de jours sans qu'il n'y ait distinction entre chacun. Il pourrait aussi bien y être depuis trois jours ou trois mois, ça ne ferait aucune différence puisque chaque journée serait un calque parfait de la précédente. On lui avait créer un horaire très précis. Chaque choses étaient prévues à la minute près. À huit heures on venait le réveiller, puis il allait prendre son petit déjeuner dans la salle à manger à huit heures vingt. Entre les deux, il avait le temps de se doucher et s'habiller. Après le petit déjeuner, il y avait une première séance privé avec un psychomage qui essayait de la faire parler. Pourquoi il agissait ainsi? Pourquoi il se faisait du mal? Quelle était la source de son stress? Comment la gérer? Les mêmes questions encore et encore auxquelles Matrim n'avait pas de réponse exactes. Il ne savait pas trop pourquoi il agissait ainsi. Il le faisait et puis voilà tout. Ça faisait oublier tout le reste, ça passait les nerfs... Sauf que ses réponses, elles ne plaisaient jamais. Le psychomage ne le disait pas, mais il aurait aimé plus. Après cette séance, il passait une heure à lire, puis il y avait une activité de groupe. Le déjeuner venait juste après, puis ça recommençait l'après-midi jusqu'au dîner. Le soir était généralement plus tranquille. Sa mère venait lui rendre visite. À vingt-et-une-heure on venait lui donner une potion pour l'aider à dormir, puis il se mettait au lit. Le lendemain était la copie de la veille tout comme le serait le jour suivant. Si certaine personne avait en horreur une telle organisation, Matrim se plaisait dans cette dernière. Ça le rassurait, le calmait et le rendait beaucoup plus détendu qu'il ne l'avait été dans les derniers mois. En un sens, il se réjouissait de sa présence ici, mais les inconvénients étaient largement plus nombreux que les avantages.

Aujourd'hui, cependant, jour quatre de son internement, Matrim voyait sa routine perturbée. Le matin même, lors de sa séance, on avait troqué sa séance de groupe matinal pour un moment avec un autre jeune homme. Son oncle lui avait dit qu'il allait lui plaire. Que Skat était une personne intéressante. Matrim n'avait pas trop confiance en fait. La dernière fois que son oncle lui avait présenté une « personne intéressante », il en était tout autrement en réalité. La jeune fille, Ophelia qu'elle s'appelait, était une patiente de l'hôpital qui, comme lui, avait été victime d'une malédiction. La différence entre la sienne et celle de Matrim est qu'elle était née avec. Un truc génétique apparemment. La fille n'avait aucun soucis avec son « petit problème » comme elle disait. En fait, elle disait bien trop de choses au goût de Matrim. Un véritable moulin à paroles qui se complaisait à s'écouter parler. Elle se trouvait particulièrement intréressante ce qui n'était pas de l'avis du poufsouffle. Si ces bavardages, il aurait sû gérer, le fait qu'elle ne pouvait se retenir de le toucher le mettait hors de lui. Leur rencontre s'était achevé assez abruptement avec un Matrim qui foutait le camp en courant. Il s'était caché quelque part dans l'hôpital. On mit des heures à la retrouver, et quand ce fut le cas, il accepta de retourner à sa chambre à la seule condition qu'on ne l'oblige plus à rencontre d'autre personne, surtout cette fille. Comprenez ses réserves, aujourd'hui, à rencontrer ce garçon « intéressant ».

Matrim attendit quand même, sagement, dans le salon où le garçon devait le rejoindre. Il était quand même bien intrigué de faire sa connaissance. Il aurait l'air de quoi? Avait quel âge? Venait de où? Allait-il à Poudlard? Il y avait tant de questions auxquelles il aimerait avoir les réponses. Sa soif incessante de connaissance, cette curiosité sans fin qui habitait en lui le nourrissait son impatience. Après ce qui lui parut une éternité, la porte s'ouvrit enfin. Un gamin assez chétif, pas très grand avec des cheveux noirs brillants et des yeux tout aussi sombres s'avança dans la pièce après un moment d'hésitation. Il s'arrêta à quelques pas du poufsouffle sans rien dire. Il se contenta d'enfoncer ses mains dans ses poches, baissant les yeux. Matrim garda le silence un moment de plus, observant attentivement le nouveau venu. Il avait l'air mal à l'aise, ne respirait pas la confiance en lui et donnait l'impression d'être particulièrement timide. Ce n'était, bien entendu, qu'une première impression, mais Matrim aimait bien cette première impression. Il lui plaisait comme ça et espérait que ça resterait ainsi. S'il était pour passer près de deux heures en sa compagnie, autant qu'il lui soit agréable. L'adolescent se décida à se lever et s'approcher. Il se planta devant l'autre jeune homme, faisant une bonne tête de plus que lui, mais ça ne le dérangeait pas. Il ne faisait pas trop attention à ça. Il l'analysa de ses yeux bleus cherchant à croiser son regard. « Bonjour. », commença-t-il très poliment. Il attendit un retour de salutation qui ne vient pas assez rapidement à son goût. Il enchaîna alors : « Je suis Matrim, mais tu peux m'appeler Mat. » Autant être amical. Le garçon ne semblait pas très dangereux et Matrim ne ressentait pas le besoin d'être sur la défensive avec lui. « Il paraît que tu t'appelles Skat, c'est bien ça? » Question purement rhétorique puisqu'il n'attendait pas de réponse de sa part. Il savait déjà son prénom. « Tu sais que c'est le nom d'une étoile? En réalité, son nom scientifique est Delta Aquarii. Une étoile de la constellation du verseau. La troisième plus brillante de toute la constellation. On peut même la voir à l'oeil nu si on est attentif et qu'on sait où regarder. » Des mots et des explications. Matrim aimait partager toutes ces informations qu'il avait dans la tête avec les autres. Une affreuse manie qui ne prenait fin que lorsqu'il avait terminé de tout balancer. « Elle fait aussi partie de la constellation de la Grande Ours. Tu sais ce que c'est? En tout cas, on prétend que son nom commun, Skat, est issus d'un mot arabe qui veut dire jambe ou tibia. As-saq est ce mot. Sauf que ce fait ne fait pas l'unanimité, d'autre pense plutôt que ça vient du mot  ši'at , aussi en arabe, qui signifie souhait. Personnellement, je préférerais m'appeler souhait que jambe, mais c'est à toi de choisir. » Toujours plus de mots et d'explications. Il pouvait facilement devenir étourdissant à parler sans arrêt. « Tu as une préférence entre les deux? À moins que tu ne veuilles un tout autre nom? » Après tout, il pouvait tout aussi bien choisir tout autre chose, ça ne posait pas de problème au poufsouffle.
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MessageSujet: Re: « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]   Lun 24 Juil - 14:06


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Matrim & Skat

Le regard de l'inconnu pesait sur lui. Il le sentait. Il lui brûlait la peau et paraissait le détailler sans grande retenue. Et Skat se laissait silencieusement faire comme un animal se laisserait renifler par le reste de la meute pour se faire accepter. Un bruit de cuir qui couine puis quelques pas discrets. Les vibrations tout ces sons résonnaient en lui, lui intimant machinalement de rester prêt à fuir. On ne savait jamais. Il ne l'avait pas été, la dernière fois. Il avait eu la bêtise de faire confiance, d'imaginer que tous ces garçons finiraient par lui être agréable. Après tout, il ne leur avait rien fait. Il avait juste été là. Il les avait juste dérangé. Il avait seulement bousculé les règles strictes du monde auquel ils appartenaient. Mais il n'avait pas fait exprès ! Il n'aurait jamais imaginé qu'il fallait ressembler à un garçon pour mériter d'être traité comme tel. Enfin... Il y ressemblait maintenant, n'est-ce pas ? Il ne se ressemblait plus vraiment, cependant. Ces vêtements étaient pas très confortables et ces couleurs ne lui plaisaient pas. Ses cheveux repoussaient lentement mais sa mère prétendait qu'il faudrait aller chez le coiffeur avant d'entrer à l'école. Tout, jusqu'à ses manières, devait passer sous un filtre masculin qu'on lui avait toujours évité. Qu'est-ce que ça faisait s'il croisait les jambes quand il s'asseyait ou que ses gestes soient plus gracieux qu'ils ne l'auraient dû ? Ça ne faisait pas de lui une fille pour autant. Il savait très bien qu'il n'en était pas une mais on lui avait toujours bien expliqué pourquoi il fallait qu'il se comporte comme si c'était le cas. Il avait grandi comme une fille. Il avait toujours été éduqué comme une fille. Et maintenant, on voulait qu'il fasse comme si tout ça n'avait pas existé pour se préparer à être un homme. Il se planta devant lui. Son ombre l'enveloppait tout entier. Il se sentait minuscule. Une proie dans la ligne de mire d'un vautour. « Bonjour. » Sa voix était polie et posée. Il n'avait pas l'air d'avoir quoi que ce soit contre lui. Avant qu'il n'ait le temps de décider s'il voulait lui répondre ou non, l'autre enchaîna. « Je suis Matrim, mais tu peux m'appeler Mat. » L'adolescent releva prudemment les yeux vers ce qui lui semblait être son aîné. Il ne savait pas quel âge il avait mais il était plus grand et avait l'air plus vieux. Il ne réalisait pas encore parfaitement que tout le monde était plus grand et avait l'air plus vieux, que le problème ne venait pas des autres, que c'était lui qui gardait la silhouette frêle et maladroite d'un enfant. « Mat. D...d'accord. » murmura-t-il, mal à l'aise, conscient que son accent, même pour deux pauvres mots, s'entendait plus qu'il ne l'aurait voulu. Il n'avait aucune envie de renier ce qu'il était, il n'était pas d'ici ça n'était pas de sa faute et il aimait ses origines, mais il aurait voulu pouvoir se fondre dans la masse, se faire accepter sans sentir les regards surpris et réprobateurs couler sur lui. « Il paraît que tu t'appelles Skat, c'est bien ça ? » Ledit Skat baissa à nouveau les yeux. Alors lui aussi il l'appellerait Skat ? Pourquoi tout le monde s'acharnait ? Même ceux qu'il n'avait jamais rencontré... Il avait essayé, au début, de se défaire de ce nom idiot mais rien à faire, tout le monde s'acharnait. « C'est le nom qu'on choisit tes parents. » lui avait-on dit. Mais c'était faux ! Son père l'appelait Saša, pas Skat ! « Tu sais que c'est le nom d'une étoile ? » Un hochement de tête servit de réponse et son vis-à-vis reprit comme s'il n'avait jamais posé la moindre question. « En réalité, son nom scientifique est Delta Aquarii. Une étoile de la constellation du verseau. La troisième plus brillante de toute la constellation. On peut même la voir à l'oeil nu si on est attentif et qu'on sait où regarder. »

Il écoutait sans un mot, laissant cette langue qu'il n'aimait pas l'imprégner autant qu'il pouvait. Tant qu'on utilisait des mots simples, comme il venait de le faire, il était en mesure de comprendre correctement ce qu'on lui racontait mais pour un peu que ça se complique, il restait complètement hébété devant le flot d'informations qu'il ne saisissait pas. La rentrée prochaine l'effrayait. Il ne comprendrait rien. On le prendrait pour un parfait demeuré... « Elle fait aussi partie de la constellation de la Grande Ours. Tu sais ce que c'est ? » Un nouvel hochement de tête. Oui, il savait. Depuis trois mois, on essayait de lui faire rattraper son retard. Des cours à n'en plus finir qui, grâce à une traductrice, étaient accessibles. Il était question de lui apprendre les bases, pas de le braquer avec une langue étrangère. Mais ses livres, eux, étaient en anglais. Alors le soir, avant de dormir, il essayait de relire ce qu'il avait vu pour relier ces suites de lettres à des concepts qu'il connaissait. Quoi qu'il en montre, il était plein de bonne volonté, il voulait s'intégrer presque autant qu'il voulait rentrer chez lui. Tant qu'il était coincé ici, il ne voulait pas se mettre à l'écart de lui-même et cette école qui l'attendait serait sûrement l'endroit idéal pour se faire des alliés. « En tout cas, on prétend que son nom commun, Skat, est issu d'un mot arabe qui veut dire jambe ou tibia. As-saq est ce mot. Sauf que ce fait ne fait pas l'unanimité, d'autres pensent plutôt que ça vient du mot ši'at , aussi en arabe, qui signifie souhait. » On lui avait raconté l'histoire de son nom. C'était sûrement la première chose qu'avait fait son professeur d'Astronomie. « Tu as le nom d'une étoile, tu dois en être fier ! » Mais il ne l'était pas parce que ça n'était pas vraiment son nom. On le lui avait donné ici mais il ne lui appartenait pas. Souvent, il refusait même d'y répondre. Il ne s'appelait pas Skat. Il ne s'appellerait jamais Skat. « Personnellement, je préférerais m'appeler souhait que jambe, mais c'est à toi de choisir. » Qu'est-ce que ça changeait ? On l'appelait comme on le voulait, de toute façon, alors que ça vienne d'un mot qui voulait dire jambe ou d'un qui voulait dire souhait, c'était exactement la même chose. Le jeune homme haussa discrètement les épaules. Néanmoins, il avait fini par relever doucement la tête, conscient que malgré l'inutilité du choix qu'il lui proposait, il le lui laissait. Lentement, la menace s'éloignait. « Tu as une préférence entre les deux ? À moins que tu ne veuilles un tout autre nom ? » Sa dernière question lui fit ouvrir de grands yeux. Il venait vraiment de lui proposer de l'appeler comme il voulait ? Alors il ne le forcerait pas à être Skat, comme tout le monde le faisait ? « Saša. Mon nom. Pas Skat... » Sa voix n'était pas très assurée, la panique d'une véritable conversation lui faisait rapidement perdre ses moyens et les mots, les verbes et la conjugaison surtout, se faisaient la malle avant même qu'il n'ait pu les prononcer. Il allait se moquer, s'il s'en rendait compte. Forcément. Et puis, dans un souffle inaudible, il ajouta : « Nemam ime glupane zvijezde... » Un soupir lui échappa, puis un sourire lointain et poli. Le sourire d'un enfant intimidé qui espérerait se faire un copain. « C'est quoi « lunanimité » ? » Il avait détaché chaque syllabe avec une précaution désespérée, conscient qu'il risquait de blesser le mot sans le vouloir vraiment. Et comme à chaque fois qu'il bloquait devant l'un d'entre eux, il se sentait ridicule. À quatorze ans, il n'était même pas fichu de parler correctement, d'échanger normalement avec des gens de son âge... Mais bon. Un jour... Peut-être... Quand il serait rentré chez lui.
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MessageSujet: Re: « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]   Ven 4 Aoû - 4:03

It's like it died long ago
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You're free to touch the sky Whilst I am crushed and pulverized Because you need control Now I'm the one who's letting go You like to give an inch Whilst I am giving infinity But now I've got nothing left You have no cares and I'm bereft

Matrim avait été surpris de voir le gamin qui s'était présenté face à lui. Lorsque son oncle lui avait dit qu'il allait rencontré quelqu'un d'intéressant, le poufsouffle s'était, étrangement, attendu à quelqu'un de plus âgé, plus cultivé. La surprise avait été de courte durée. Il était toujours content de faire une nouvelle rencontre, découvrir une nouvelle personne. Les gens étaient sa passion. Les étudier, tenter de les comprendre, de les déchiffrer et de le analyser. On trouvait son comportement souvent déplacé alors qu'il observait les gens, prenait de notes... Safia le lui avait souvent reproché lui disant qu'il avait l'air de stalker les gens. Il n'en avait pas fait un cas, continuant ses observations qu'il jugeait crucial pour comprendre le monde qui, bien souvent, lui échappait plus qu'autre chose. Pourquoi fallait-il se serrer la main quand on faisait une nouvelle rencontre? Pourquoi fallait-il systématiquement demander aux gens comment ils allaient? Qui avait écrit ces règles? D'où venaient-elles et pourquoi on mettait un point d'honneur à les mettre en pratique? Aux yeux de l'adolescent, ce n'était qu'un ramassis d'inepties qui ne faisaient aucun sens. Il n'y avait aucune logique derrière. Rien du tout. Aucune explication. Seules des questions persistaient. Des questionnement auxquels il n'arrivait pas à répondre. Si tout ça l'échappait, il s'était au moins dit qu'il pourrait essayer de comprendre les principaux acteurs dans ce monde si étrange. La seule manière qu'il avait trouvé était de noter tout ce qu'il pouvait sur eux, faire des graphiques, analyser les habitudes et les comportements. Il avait rapidement remarqué que plusieurs agissaient différemment. Qu'il y avait des profils psychologiques différents qui se manifestait au seins de son école. Maintenant qu'on l'avait traîné ici, à Sainte-Mangouste, à l'étage de la psychiatrie pour soigner son anxiété chronique et ses tendances à l'auto-mutilation, il avait le loisir de rencontrer des cas encore plus intéressant. Matrim avait fréquenté plusieurs patients, mais aucun qu'on ne lui avait imposé. Skat était le premier. Si bien que le jeune sorcier s'était demandé ce que ce gamin avait de particulier. Était-il un cas clinique de son oncle? Une brebis égarée comme on prétendait qu'il était lui-même ou Skat était un tout autre type de patient à l'hôpital pour sorciers?

Il n'avait pas fallut une seconde à Matrim pour se mettre à bavarder très aisément devant de gamin. Il agissait comme s'il devait donner un cours quelconque. Comme s'il avait pour mission d'instruire. Une affreuse manie qu'il avait prit au fil des ans. On lui avait demandé d'essayer de se corriger, mais c'était plus facile à dire qu'à faire. En particulier lorsque les gens, comme Skat, ne disaient rien. Lorsque le fils Sevenoaks se présenta, il eu droit à une réponse assez brève de la part de son interlocuteur. « Mat. D...d'accord. » ,avait-il prononcé dans un anglais teinté d'un fort accent. Matrim n'y fit pas très attention, trop occupé à étaler son immense savoir devant le garçon qui se contentait de lui répondre par hochements de tête ou haussement d'épaules. Pourtant, Matrim n'y fit pas très attention. Il posait des questions sans attendre de réponse de la part du dit Skat. Un semblant de conversation, voilà ce qu'il tentait de maintenir. On parle bien de semblant parce que son interlocuteur gardait la tête basse, pas très interactif. Jusqu'au moment où Matrim se décida à lui poser une véritable question. Une question sans importance à première vue; préférait-il que la signification de son prénom soit une jambe ou un souhait. Le poufsouffle lui demanda même s'il préférait tout autre chose. La réaction du gamin à l'allure enfantine fut assez frappante. Il releva la tête, le regardant avec des yeux ronds comme des billes. Mat se demanda même s'il allait lui répondre ou continuer de le regarder comme un poisson mort. Il finit néanmoins par répondre dans un anglais approximatif et teinté d'un accent très fort. « Saša. Mon nom. Pas Skat... » ,articula-t-il d'une petite voix. Matrim haussa un sourcil, soudainement très intrigué par le gamin. Mais qui était-il? D'où venait-il? Il décida de l'amadoué. Peut-être qu'en se montrant amical, il aurait la chance d'en savoir plus sur lui. Et puis, après tout, il pouvait bien être sympa aussi. « Saša c'est bien comme prénom. C'est ton second prénom? Moi non plus je n'utilise pas mon premier prénom ; Harrison. Je le déteste. Je préfère Matrim. » , dit l'adolescent d'un ton qui se voulait sympathique. Il évita de poser d'autre questions de peur que Saša ne se braque contre lui et refuse de lui parler. Même s'il parlait affreusement mal anglais. Le pourquoi restait cependant un mystère. Une énigme que Mat aurait tôt fait de percer lorsque son interlocuteur parla de nouveau, cette fois, dans une langue que le poufsouffle n'avait jusque là jamais entendu de la bouche de qui que ce soit en dehors de son écran d'ordinateur. « Nemam ime glupane zvijezde... » Un sourire étira les lèvres de Matrim alors que son regard brillait de curiosité et d'envie. Tient donc, il serait peut-être intéressant finalement le petit. Et puis, s'il n'arrivait pas à le parler par manque de pratique, le jeune sorcier comprenait plutôt bien le croate utilisé. Il ne s'aventurerait pas à discuter, mais il pouvait bien le comprendre sans grands efforts. Encore une fois, il faut remercié internet. « Les étoiles ne sont pas stupides, ce sont des boules de feu. Elles n'ont pas de conscience. Tu devrais plutôt pester contre la personne qui t'a donné ce prénom si tu ne l'aimes pas. », répliqua Matrim amusé. Un sourire peint sur le visage comme un gamin à Noël qui viendrait d'ouvrir le plus beau jouet du monde. Pour le poufsouffle, cet enfant était un cadeau. Une véritable stimulation intellectuelle. Une source de savoir qui lui était encore inconnue. Une opportunité d'accroître son savoir linguistique. En attendant, il allait falloir se montrer prudent si on ne voulait pas l'effrayer. « C'est quoi « lunanimité » ? », demanda Saša l'air un peu gêné. Matrim lui offrit un sourire rassurant et lui fit signe de le suivre vers les fauteuils. Pendant qu'ils marchaient, il répondit à sa question avec une patience dont il faisait rarement preuve. « L'unanimité veut dire que tout le monde est d'accord. » Le poufsouffle s'assit sur un fauteuil, replaça un coussin avant de finalement se décider à questionner de nouveau son camarade. « Tu vas à Poudlard? Tu as quel âge? » Questions basiques qui ne risquaient pas d'être trop indiscrète. Ou du moins, l'espérait-il.
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MessageSujet: Re: « it's like it died long ago » feat. skat [août 2023]   Ven 4 Aoû - 10:38


it's like it died long ago
Matrim & Skat

Sa première expérience dans le monde n'était pas vraiment concluante. Skat n'avait réussi qu'à en tirer craintes et traumatismes, de quoi mettre à mal ses espoirs pour les mois à venir. Et si tous les élèves de l'école suivaient le même chemin que ceux de l'orphelinat ? Est-ce qu'il y aurait quelqu'un pour venir le tirer d'entre leurs griffes à chaque fois ? Est-ce qu'on accepterait de le renvoyer chez lui ? Ne serait-ce que sur l'île idiote où sa mère avait décidé de poser ses valises...? La présence du garçon, Mat comme il lui avait proposé de l'appeler, le mettait mal à l'aise. Il n'avait pas l'air foncièrement méchant ni en train de fomenter quoi que ce soit ayant pour but de lui faire regretter de s'être aventuré jusque là (en avait-il eu vraiment le choix ?) mais cela n'y changeait rien. La confiance n'était pas là. Il restait sur la défensive, prêt à pendre la fuite au moindre doute. Il n'attendrait pas sans rien faire que ses foudres lui tombent dessus. Pas cette fois. Pas encore. Le sourcil qui s'arqua juste après sa première véritable réponse l'inquiéta. Est-ce qu'il avait dit quelque chose qui ne fallait pas ? Il aurait sûrement dû se contenter de hausser les épaules une fois de plus et de le laisser l'appeler comme bon lui semblait. Skat, Jambe ou Souhait, quelle importance ? « Saša c'est bien comme prénom. » Il n'en savait rien. Il ne savait pas si c'était bien ou pas, c'était juste le prénom que son père lui avait donné. Il ne s'était jamais interrogé davantage à ce sujet. Il s'appelait Saša que ça lui plaise ou non, voilà tout. Et puis c'était facile à retenir, facile à prononcer, personne n'avait jamais eu de soucis avec ni ne l'avait méchamment écorché. C'était tout ce qui comptait. Alors peut-être que oui, en fin de compte, Saša c'était bien comme prénom... « C'est ton second prénom ? Moi non plus je n'utilise pas mon premier prénom ; Harrison. Je le déteste. Je préfère Matrim. » Discrètement, l'adolescent plissa le nez. Il ne comprenait pas. Pourquoi il détestait son prénom ? Qu'est-ce qu'il avait ? Lui ne voyait pas vraiment où était le problème... Harrison, c'était somme tout comme Matrim. C'était un prénom. Juste un prénom. « Je... ai... juste un. » Même si tous prétendaient qu'il s'appelait Skat et que son deuxième prénom était Ashley. C'était écrit sur tous les papiers qu'il avait pu entrevoir depuis qu'on l'avait arraché à son père. Ça tendait à lui en accorder trois. Deux de trop. « Harrison, ça... ça est pas bien ? » Sa question lui semblait particulièrement bête. S'il le détestait, c'était forcément que ça n'était pas bien, mais il aurait voulu comprendre, savoir pourquoi ça ne l'était pas. Est-ce qu'ici il y avait des prénoms dont la connotation était déplaisante et que celui-là en faisait partie ? Qu'en était-il du sien, alors ?

Et puis il se permit un commentaire à peine soufflé dans sa langue et tout bascula rapidement. Il n'aurait jamais dû l'entendre et pourtant... « Les étoiles ne sont pas stupides, ce sont des boules de feu. Elles n'ont pas de conscience. » Sous le choc, Skat recula d'un pas, son regard sombre rivé au visage de son camarade. Il souriait. Il souriait et il comprenait. Il cligna prudemment des yeux. L'incompréhension était totale. Comment c'était possible ? Personne, ici, à part la traductrice qui l'aidait à faire de ses cours quelque chose d'intelligible, ne comprenait jamais ce qu'il racontait. « Govoriš li hrvatski ? Kako ?! » Ses traits enfantins s'étaient teintés de soulagement et de suspicion, un mélange étrange qui trahissait à lui seul tout ce que le jeune homme pouvait lui inspirer soudainement. Il avait failli à toutes les bonnes manières qu'on lui avait inculquées, laissant sa joyeuse panique couper allègrement la parole de Matrim. « ...pester contre la personne qui t'a donné ce prénom si tu ne l'aimes pas. » Il ne savait même pas qui le lui avait donné, en réalité. On avait arrêté son père et Iskra, on l'avait emmené à l'hôpital et ce prénom ridicule avait surgi de nulle part juste après. Comme ça. Comme par magie. Comme s'il n'avait toujours attendu que lui. Mais Skat s'en fichait éperdument de tout ça, pour le moment. Il y avait, lui semblait-il, infiniment plus important. « Gdje ste ga naučili ? Zato sam te morao upoznati ? » Mais... mais si c'était la seule raison qui faisait cette rencontre... Est-ce qu'il travaillait avec eux ? Est-ce que son seul but était de le faire parler ? Parce que, sans s'en rendre compte, il marchait dans son jeu. Il parlait. Bien plus qu'il ne l'avait fait jusque là. Il n'y avait qu'auprès d'Athena qu'il s'était lâché davantage mais seulement quand personne n'était dans les parages. Même auprès du frère de la jeune femme, il gardait une certaine retenue. Mais là, il y avait tant de questions qui restaient sans réponse. Qui était ce garçon ? Et qu'est-ce qu'il faisait là, réellement ? Il finit par lui désigner les fauteuils, l'invitant silencieusement à le suivre. L'adolescent hésita un instant mais lui emboîta malgré tout le pas. S'il voulait savoir, mieux valait ne pas se braquer tout de suite. « L'unanimité veut dire que tout le monde est d'accord. » Une moue dubitatif se peignit furtivement sur son visage. Pourquoi ils ne disaient juste pas que tout le monde était d'accord, dans ce cas ? C'était plus simple. Lunanimité, c'était un mot étrange. Et c'était un ou une ? Un lunanimité ? Une lunanimité ? Il ne savait pas trop. Dans le doute, il éviterait de choisir et ferait des phrases vagues. Ou alors il n'utiliserait juste pas ce mot, ce serait encore plus simple. Il dirait juste « tout le monde est d'accord ». Il s'installa sur le fauteuil, s'appliquant à ne pas avoir l'air d'une fille. Légèrement avachi, les deux pieds ancrés dans le sol... Tous ses gestes lui paraissaient cliché, emprunts de stéréotypes dont il ne voulait pas. Mais c'était ce qu'on attendait de lui : qu'il soit un garçon, un vrai. Alors il faisait de son mieux pour les satisfaire. « Tu vas à Poudlard ? Tu as quel âge ? » Il hocha la tête et se mit discrètement à jouer avec un fil qui dépassait. On ne lui avait pas vraiment demandé son avis. Il fallait qu'il aille à l'école, voilà tout. Lui ne comprenait pas pourquoi. Il n'y avait jamais été et n'en était pas malheureux pour autant... Mais c'était comme ça, ça ne se discutait pas. « Da... Idem tamo... » L'enthousiasme n'était pas des plus présents. L'appréhension lui nouait l'estomac au fur et à mesure que passaient les jours. Il ne connaissait personne. Seulement Jade mais leur relation était bizarre, teintée de culpabilité. Et puis, elle avait des amis, elle n'allait pas rester avec lui. Et s'il ne parvenait pas à s'en faire ? « Imam četrnaest godina. Previše stari za prvu godinu. Znam... » Mais on lui avait vaguement expliqué que son cas était différent. Il aurait seulement préféré qu'on le laisse tranquille, en Croatie, plutôt que de l'embarquer dans cette histoire dont il ne voulait pas. « I ti ? » S'il était bel et bien à Poudlard également, ça ferait deux personnes qu'il connaîtrait. Trois avec le frère d'Athena. C'était toujours mieux que rien...
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