AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5970-professeur-morgana-h-burgess-quel-plus-bel-art-que-celui-des-potions-termineehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5973-morgana-chaque-annee-un-nouveau-depart-et-de-nouvelles-tetes#138879http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6052-morgana-ecrire-cest-une-facon-de-parler-sans-etre-interrompuhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6053-morgana-hibou-express

Arrivé(e) le : 13/03/2016
Parchemins rédigés : 570
Points : 23
Crédit : moi - Olivia Wilde
Année : Professeur de Potions & Directrice de Serpentard

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tasha E. Lennox-Blackwood & Narcissa A. Breckenridge & Jayden S. Rosenbach

MessageSujet: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Mar 18 Juil - 8:07

Je n’aurais jamais pensé reprendre mon ancien travail dans ces conditions. Située au milieu de la nature, la ferme incartable constituait pour l’heure l’endroit idéal pour sécuriser les élèves de Poudlard qui étaient blessés ou qui avaient tout simplement été recueillis ici. La plupart des Mangemorts qui régnaient au château avaient été arrêtés mais le plus gros morceau, Blackman, était parvenu à s’enfuir. Cela ne signifiait pas que notre histoire retrouvait sa paix, d’autant plus que le Ministère restait entre leurs mains, mais cela nous ôtait tous un poids difficile. Retrouver les extérieurs après des mois d’enfermement m’avait procuré d’étranges sensations. Notre liberté nous avait été rendue après des luttes acharnées et malgré tout, les sourires avaient du mal à s’esquisser. Il nous faudrait sans doute un temps d’adaptation et si ce temps me paraissait plutôt court, cela ne devait pas être le cas des plus jeunes.

J’aurais pu me contenter de profiter de la brèche pour m’enfuir et m’occuper de ma blessure loin des dégâts. Mais je n’avais pu me résigner à cette idée assez lâche en sachant que j’avais entraîné avec moi une bande de révolutionnaires qui s’étaient tenus prêts à défendre leurs valeurs. Je m’étais donc portée volontaire pour assister l’infirmier de l’école qui ne pouvait gérer autant de victimes au sein de cette fameuse ferme, déjà fréquentée autrefois par les étudiants comme lieu de vacances. Je n’y avais jamais mis les pieds mais je savais que nous serions en sécurité. Evidemment, le risque zéro n’existait pas mais pour l’instant, cela restait suffisant.

Soigner toute une armée de bras cassés et de blessés était loin d’être une tâche facile. Nous avions aménagé le premier étage du bâtiment de sorte à pouvoir en faire une infirmerie parfaite, ressemblant presque à celle de Ste-Mangouste. Il fallait un environnement bien organisé et facilement accessible pour assurer l’efficacité des soins. Me charger de ceux qui en avaient le plus besoin m’occupait l’esprit et j’oubliais les horreurs que j’avais pu voir dans ce château tel que certaines morts abominables qui étaient arrivées sous mes yeux. Les conflits apportaient leur lot d’infamie et quand bien même je savais que les pertes seraient inévitables, j’en restais pas moins bouleversée et je faisais tout pour le cacher. Je ne saurais dire si une part de culpabilité s’emparait de moi puisque je chassais au mieux les sentiments négatifs qui tentaient vicieusement de s’immiscer dans mon esprit. Il fallait aller de l’avant, désormais.

« Prenez le temps de vous reposer, je repasserai dans trois heures pour vous donner la potion. » Dis-je à l’adresse d’un jeune Poufsouffle de troisième année.

Passer les quatre premiers jours à se déplacer de lit en lit sans pause afin de stabiliser les plus atteints était éreintant. Je n’osais à peine imaginer comment Blake s’en serait sorti s’il avait été seul dans cette tâche. Même à plusieurs, nous étions contraints de nous limiter dans notre sommeil afin de mieux surveiller les états critiques.

Rajustant ma queue de cheval pour un meilleur confort, je rangeai quelques fioles posées sur des tables dans les étagères prévues à cet effet et je fis de nouveau un rapide tour de l’infirmerie, me montrant disponible pour ceux qui en avaient le plus besoin. La plupart paraissait récupérer lentement mais sûrement. Normalement, leurs vies ne seraient pas menacées et ils pourraient reprendre leur train de vie. En général, il s’agissait de ceux qui étaient amochés mais pas suffisamment pour frôler la mort. En revanche, les victimes inconscientes, qui avaient perdu beaucoup de sang ou dont les organes vitaux avaient été touchés constituaient une affaire bien plus complexe qui demandait beaucoup d’attention et qui nous inquiétait plus que toute autre chose. Chaque complication apportait son lot de problèmes et nous donnions le meilleur de nous-mêmes pour arranger ça. Je m’estimais chanceuse de ne pas avoir trop souffert durant la bataille menée au second étage. Ma blessure à la côte droite ne me posait plus de souci, l’hémorragie ayant été arrêtée assez aisément et une bonne dose de dictame ayant suffi à refermer la plaie. D’ailleurs, nous étions bientôt en pénurie d’essence de dictame et cela allait certainement nous compliquer la tâche si on ne nous en fournissait pas davantage. Les bouteilles se vidaient à une vitesse franchement alarmante, ce qui nous forcerait à employer d’autres produits pour dépanner, en attendant le ravitaillement. Autant dire qu’honnêtement, cette surcharge de travail était fastidieuse et qu’à neuf heures du matin, je commençais à ressentir les effets de mes trois malheureuses heures de sommeil.



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
The past is behind us
“We can easily forgive a child who is afraid of the dark; the real tragedy of life is when men are afraid of the light.” @marclévy ≈ vous revoir[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] alaska.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8040-lowell-pretty-much-james-dean-bartletthttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8077-lowell-i-just-want-to-be-near-you#182622http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8140-lowell-fiche-de-rps#183495http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8135-lowell-pret-a-recevoir-tous-vos-messages#183400

Arrivé(e) le : 16/07/2017
Parchemins rédigés : 94
Points : 19
Crédit : (River Phoenix) - ava: applestorm /signa: wiise
Année : 6ème année

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Frances V. Ainsworth

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Mar 18 Juil - 14:15

Lowell était indemne. Il en était soulagé, bien sûr, il s'en était sorti avec de simples écorchures alors que, pour la première fois de sa vie, il s'était retrouvé dans une situation où le risque était bien réel. Il ne s'était pas battu, mais qu'aurait-il pu faire ? Il était incapable de lancer des sortilèges d'attaque, il n'avait jamais pu faire volontairement du mal à qui que ce soit. Même devant ces Mangemorts qui dévastaient l'école, devant cette explosion de violence, il n'avait pas pu agir. Sa baguette était serrée dans sa main depuis qu'il était sorti de son dortoir, alerté par le bruit, mais pas un sort n'en était sorti. Il était sous le choc, il était terrifié - il ne pouvait vraiment pas se reprocher de n'avoir pas agi, mais pourtant une vague de culpabilité l'envahissait, un sentiment qui remontait dans sa gorge comme une nausée s'il s'autorisait à y penser. Mais le sentiment qui prédominait depuis le début des hostilités n'était pas la honte, c'était l'inquiétude. Dans la panique il n'avait pas pu retrouvé tous ses amis, mais il n'avait pas en réalité essayé, parce que ses efforts s'étaient concentrés sur l'objet principal de son inquiétude, sa sœur.

Dès qu'il eût plus ou moins repris ses esprits, il avait commencé à se diriger vers les cachots, se cachant à chaque fois qu'il apercevait des robes noires et des éclairs de magie. Il n'avait pas pu retrouver Hanna. Lorsque les Aurors étaient intervenus, ils l'avaient trouvé seul dans un couloir en plein milieu du château, fébrile, complètement essoufflé. Il n'avait pas tenté de s'enfuir, ça ne lui était pas du tout venu à l'esprit, il avait seulement commencé à bombarder les Aurors de questions - avaient-ils vus une fille blonde aux cheveux mi-longs dans un uniforme de Serpentard mesurant précisément 1m53, yeux verts, sourcils fins... il abandonna cette question après avoir fourni une description extrêmement détaillée à laquelle les Aurors n'avaient prêté qu'une attention très minime, trop occupés à le défendre lui et les autres élèves qu'ils avaient trouvés. Il avait ensuite demandé où ils les emmenait, "à la ferme", apprit-il, et encouragé par cette réponse, il avait demandé plus de détails, pendant combien de temps, que se passait-il dehors, combien d'élèves avaient été trouvés, si tout allait bien se passer, s'il y avait des morts. A ce stade il ne s'attendait plus à des réponses, il parlait juste pour s'empêcher de penser, pour ne pas tomber dans la panique complète.

Il se retrouvait maintenant à la fameuse ferme. Une ferme remarquablement grande, mais vétuste, d'une autre siècle, les courants d'air étaient légion et ils étaient trop nombreux pour cet endroit, Lowell n'avait rien contre les foules mais il se sentait mal autour de tous ces blessés, ces gens tristes. On entendait des pleurs lointains où qu'on soit dans le bâtiment, et presque tout le monde parlait à voix basse, ils ne se sentaient pas encore en sécurité. Lowell se sentait dans un asile.

Une cape trop grande sur les épaules qu'un Auror lui avait donné en voyant qu'il était vêtu d'un simple tee-shirt ("cooney island 2017", inscription et bordures roses cousues main) et d'un jean, il montait les escaliers de bois pour accéder au premier étage, où on lui avait dit qu'une infirmerie avait été installée. Il avait bien sûr commencé par demander à tout le monde au rez-de-chaussée des nouvelles de sa sœur, sans succès. On lui avait dit que beaucoup de personnes s'étaient enfuies, et Hanna était une personne impulsive, enfin, c'était possible que - il n'avait pas écouté.

L'infirmerie était plus chaude, grâce à des sorts sans doute, mais ça n'empêcha pas Lowell de ressentir un courant glacial dans tout son corps à la vision de tous ces corps étendus sur des lits de fortune. Il se dirigea vers l'une des personnes qui semblaient en charge de l'endroit, qu'il reconnut comme le professeur Burgess, son professeur de potions. C'était une enseignante qu'il appréciait bien qu'il la trouvât parfois intimidante, et très exigeante - Lowell n'était pas excellent en potions, mais au moins il faisait de son mieux.

Le professeur Burgess semblait épuisée. Il ne pouvait pas voir de blessure majeure sur elle à vue de nez, mais ça ne voulait pas dire qu'elle allait bien, et elle n'avait sans doute pas dormi depuis un moment. Lowell attendit qu'elle le remarque avant de commencer à parler, gêné de la déranger alors qu'elle était aussi occupée. Elle avait déjà dû entendre des dizaines d'élèves sur la situation de leurs proches.

"Excusez-moi professeur, est-ce que, hum, est-ce que Hanna Bartlett est ici. Je ne l'ai trouvée nulle part."

En regardant les immenses cernes sous ses yeux pendant quelques instants, il se sentit obligé de rajouter :

"Je peux aider si vous voulez, enfin, je ne peux pas soigner mais je peux aller chercher des choses, ou surveiller les blessés, je n'ai rien alors, voilà..."



Dernière édition par Lowell Bartlett le Jeu 20 Juil - 20:03, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5970-professeur-morgana-h-burgess-quel-plus-bel-art-que-celui-des-potions-termineehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5973-morgana-chaque-annee-un-nouveau-depart-et-de-nouvelles-tetes#138879http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6052-morgana-ecrire-cest-une-facon-de-parler-sans-etre-interrompuhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6053-morgana-hibou-express

Arrivé(e) le : 13/03/2016
Parchemins rédigés : 570
Points : 23
Crédit : moi - Olivia Wilde
Année : Professeur de Potions & Directrice de Serpentard

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tasha E. Lennox-Blackwood & Narcissa A. Breckenridge & Jayden S. Rosenbach

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Mer 19 Juil - 14:33

Je baillais en silence et en toute discrétion, mais décidée à maintenir mon corps éveillé en sachant que l’on pouvait nécessiter ma présence à tout moment. Mon tour de garde serait terminé lorsque Mrs MacDougall ou Blake aurait quitté leur lit. En attendant, je pouvais compter sur la présence chaleureuse de quelques tasses de café bien forts pour me revitaliser. Ce n’était pas ce qui était le plus sain pour la santé en général mais je n’avais pas le temps de me concocter un tonic spécifique.

Pendant une dizaine de minutes, je me chargeai de remplacer les bandages d’une jeune fille grièvement blessée au bras. La blessure avait été formée à l’aide de magie noire, ce qui ne simplifiait pas du tout sa guérison. Nous ne pouvions utiliser les sorts de soin ni même les produits les plus indispensables pour les faire disparaître pour la simple raison que la magie employée était trop puissante. Nous devions donc soigner le mal avec des méthodes plus longues et espérer que les cicatrices ne seraient pas définitives. Désinfectant la plaie comme je l’avais déjà fait la veille, j’entendis ma patiente gémir légèrement de douleur au contact du produit. Elle semblait s’y être habituée depuis quelques jours et elle bronchait de moins en moins. L’énorme plaie qui l’empêchait de mouvoir son membre n’était pas jolie à voir mais cela s’était amélioré peu à peu. Elle ne pourrait pas encore sortir d’ici avant un bon moment mais je pouvais affirmer qu’elle s’en sortirait et qu’elle pourrait reprendre des activités plus palpitantes que méditer en silence sur un lit durant toute la journée.

Je versai une lotion à l’aspect gélatineux sur sa blessure et je massai tout doucement pour la faire pénétrer. A cet instant, je ne prêtai aucune attention au bruit de la porte d’entrée qui venait de s’ouvrir. Certainement que ma fatigue était bien trop grande pour que je ne réagisse aux stimulus de mon ouïe. Un bref regard dirigé vers un des miroirs de la pièce me fit comprendre que des cernes s’étaient dessinées sous mes yeux et qu’il serait temps que je décroche du monde réel pour récupérer. En toute logique, je l’aurais bien fait mais je ne le pouvais pas encore. Il fallait que je tienne encore quelques petites heures. Cela me rappelait de mauvaises souvenirs, lorsque j’étais guérisseuse à Ste Mangouste et que mes recherches sur l’hypermnésie de ma fille m’avaient menée à dérégler mon rythme de vie au point de ne plus beaucoup dormir et de moins manger. J’avais passé tant d’heure à l’hôpital sans me soucier du nombre d’heures supplémentaires que je faisais et cela ne m’avait pas fait du bien. Aujourd’hui, j’avais un peu cette impression de déjà-vu mais je me doutais que je n’allais pas autant en souffrir qu’auparavant. Ce ne serait que passager, le temps de guérir tout le monde.

Lorsque je me retournai enfin vers la source des pas qui s’approchaient, je constatai la présence d’un élève qui, lui, n’avait pas l’air malade ou faible. Il se portait bien même si la mine qu’il affichait n’avait rien de bien jovial ou enjoué. Ce n’était pas étonnant en vue des circonstances actuelles…

« Excusez-moi professeur, est-ce que, hum, est-ce que Hanna Bartlett est ici. Je ne l'ai trouvée nulle part. » Dit-il sur un air qui me semblait être gêné.

Je connaissais sa fameuse sœur Hanna. Ce n’était pas bien difficile de reconnaître son patronyme puisqu’elle appartenait à ma maison. Âgée de treize ans seulement, j’aurais bien aimé l’avoir aperçue quelque part dans la ferme ou même à l’infirmerie, histoire de s’assurer de sa santé. L’ennui était que, justement, je ne l’avais aperçue nulle part ici et pas même parmi la liste de ceux que l’on avait retrouvé blessés au château. Autrement dit, il y avait de grandes chances qu’elle fasse partie de ceux qui avaient profité de l’ouverture de la brèche pour s’enfuir de l’enceinte de Poudlard.

« Bonjour, dis-je en dissimulant au mieux ma fatigue dans le ton de ma voix. Je suis navrée mais je ne crois pas que votre sœur soit ici, Mr Bartlett. Elle n’est même pas sur la liste des blessés. »

Je n’avais jamais aimé être celle qui devait annoncer ce genre de choses aux gens. Et pourtant, j’avais dû le faire maintes et maintes fois au cours de ma carrière de guérisseuse. Je pouvais d’ailleurs me rassurer en me disant que cette fois-là, il ne s’agissait que d’une disparition alors qu’il arrivait parfois que je ne doive annoncer des décès aux familles des victimes que je recevais. Ces cas-là étaient les plus difficiles à gérer et certains m’avaient beaucoup marqué et heureusement que, d’une certaine manière, j’affrontais plutôt des élèves inquiets pour leurs amis cloués ici ou qui avaient pu fuir. Ils affluaient par dizaines depuis quelques jours pour tenter de prendre désespérément des nouvelles, espérant sans nul doute que des Aurors auraient ramené leurs acolytes dans cet bâtisse.

« Je peux aider si vous voulez, enfin, je ne peux pas soigner mais je peux aller chercher des choses, ou surveiller les blessés, je n'ai rien alors, voilà… »

J’ignorais s’il proposait son aide par réel altruisme et je n’avais pas l’envie de lire ses pensées pour le vérifier mais je n’étais pas contre un petit coup de main s’il s’ennuyait vraiment et souhaitait se montrer utile. En temps normal, j’aurais sans doute refusé par souci de vouloir tout faire par moi-même mais ma lutte contre le sommeil me rendait un peu plus disposée à me faire assister, ne serait-ce que pour des bricoles.

« Je pensais que les activités proposées par la ferme intéresseraient bien plus les élèves que l'idée de rester ici. »

Je lui jetai un regard curieux, avant de reprendre la parole :

« Mais pourquoi pas, je dois avouer avec franchise que je ne cracherais pas sur un peu d’aide, vu le nombre de blessés. Vous pouvez aller me chercher la trousse de soins dans le placard du fond. Celle qui est bleue. »

J'avais tendu le bras en direction du fameux meuble avant de me diriger vers le lit d'une autre jeune fille blessée.




[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
The past is behind us
“We can easily forgive a child who is afraid of the dark; the real tragedy of life is when men are afraid of the light.” @marclévy ≈ vous revoir[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] alaska.



Dernière édition par Professeur M. Burgess le Mer 26 Juil - 5:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8040-lowell-pretty-much-james-dean-bartletthttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8077-lowell-i-just-want-to-be-near-you#182622http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8140-lowell-fiche-de-rps#183495http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8135-lowell-pret-a-recevoir-tous-vos-messages#183400

Arrivé(e) le : 16/07/2017
Parchemins rédigés : 94
Points : 19
Crédit : (River Phoenix) - ava: applestorm /signa: wiise
Année : 6ème année

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Frances V. Ainsworth

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Mer 19 Juil - 23:55

let food be thy medicine and thy medicine be thy food
professeur burgess

La réponse arriva comme une douche froide. Pourtant il n'avait pas arrêté de se dire qu'il ne fallait pas qu'il se laisse espérer, que Hanna, aspirante rebelle qu'elle était, avait dû saisir la première occasion de partir en cavale. Elle avait gardé la tête basse pendant l'année parce qu'elle ne voulait pas prendre de risques inutiles, mais une opportunité aussi belle qu'une brèche, des élèves qui s'échappent... Lowell ne pouvait plus que prier pour que les Aurors l'aient retrouvée avant les Mangemorts, ou que par miracle elle ait retrouvé le chemin de la civilisation et appelé à l'aide. Ce scénario paraissait impossible mais il préférait imaginer ça que de se représenter aux mains des Mangemorts. Il espérait que son frère et ses parents étaient eux aussi sains et saufs ; ils ne travaillaient pas au ministère et leur entreprise n'était pas directement visée par les Mangemorts, ils étaient en sécurité. Ils étaient en sécurité, continua-t-il à se dire. Tout irait bien.

Il hocha la tête. Une partie de lui voulait lui demander de vérifier à nouveau, que peut-être elle avait mal vu, mais il savait que c'était inutile. Et du coup, au lieu de ça, ce qui sortit de sa bouche était une proposition d'aide complètement irréfléchie. Lowell n'avait pas la moindre idée de comment s'occuper d'un malade, il ne savait même pas entretenir une plante. Si quelqu'un toussait il se mettrait sûrement à paniquer et à appeler à l'aide l'infirmier le plus proche.

Le professeur Burgess semblait tout aussi surprise. « Je pensais que les activités proposées par la ferme intéresseraient bien plus les élèves que l'idée de rester ici. » C'était sans doute vrai, mais à cet instant précis, Lowell se voyait mal s'amuser avec un pinceau. Il doutait que les activités aient déjà commencé, d'ailleurs. L'infirmerie avait été mise en place avec une vitesse record mais le reste irait plus lentement. Il haussa les épaules et se gratta la nuque. "Autant être utile." Autant se sentir utile serait l'expression correcte. Même si l'altruisme avait joué un rôle dans sa proposition (autant pour les malades que pour son professeur épuisé), il voulait surtout ne pas rester assis à rien faire alors que sa petite sœur était en pleine nature on-ne-sait-où.

Le professeur Burgess avait accepté de lui donner une tâche, une qui n'était pas trop difficile et qui ne mettait en danger personne. Lowell hocha de nouveau la tête, retira sa cape trop grande qu'il accrocha à un porte-manteau près de l'entrée et se mit en quête de la trousse. Une trousse bleue. Chercher dans le placard du fond supposait qu'il devait traverser une bonne partie de l'infirmerie pour y accéder. Il commença à penser aux gens qu'il connaissait qui étaient peut-être ici. Il ne savait pas comment s'était passée la plus grande partie de la bataille mais apparemment il y avait de nombreux blessés. Peut-être des morts ? Il ne savait même pas s'il y avait eu des morts. Trousse bleue. Concentre-toi sur l'objectif, Lowell. Il ne mit pas longtemps à la trouver - après tout, il s'agissait d'un hôpital, les placards se devaient d'être bien rangés. Il revint rapidement vers son professeur, qui avait plutôt un rôle de médecin actuellement (Lowell la connaissait juste en tant que professeur de potions, mais elle paraissait en charge ici donc elle devait avoir de l'expérience dans le milieu) et posa la trousse sur la table de nuit de la jeune fille donc elle s'occupait. "Voilà." Lowell ne connaissait pas cette fille, mais elle était tout aussi jeune que sa soeur, ce qui lui donna un coup au cœur. Les Mangemorts ne s'arrêtaient pas à l'âge d'une personne.

Lowell resta à proximité, prêt à répondre à la moindre demande. "Vous êtes médecin à la base ?" Il n'arrivait vraiment pas s'empêcher de parler, n'est-ce pas.



∆ RadioEuphoria
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5970-professeur-morgana-h-burgess-quel-plus-bel-art-que-celui-des-potions-termineehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5973-morgana-chaque-annee-un-nouveau-depart-et-de-nouvelles-tetes#138879http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6052-morgana-ecrire-cest-une-facon-de-parler-sans-etre-interrompuhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6053-morgana-hibou-express

Arrivé(e) le : 13/03/2016
Parchemins rédigés : 570
Points : 23
Crédit : moi - Olivia Wilde
Année : Professeur de Potions & Directrice de Serpentard

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tasha E. Lennox-Blackwood & Narcissa A. Breckenridge & Jayden S. Rosenbach

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Mer 26 Juil - 6:12

Hors-jeu : Désolée du retard, je profite un peu de mes vacances. ^^

*************

Je savais que ma réponse n’allait pas lui plaire et que l’inquiétude se dessinerait sur son visage. Après tout, il s’agissait de sa sœur. Je n’avais pas particulièrement d’attache envers cet élève de Poufsouffle, ni pour sa sœur mais tout le mal qui était arrivé à Poudlard depuis des mois me désolait tellement que je ne pus m’empêcher de ressentir de la compassion à son égard. Il n’avait plus qu’à continuer d’espérer que Hanna soit parvenue à fuir ou qu’un Auror soit sur le point de la récupérer pour l’amener ici. Une fois à l’intérieur, qu’elle soit blessée ou non, elle serait prise en charge comme tout le monde et elle ferait au moins un heureux. Je crois qu’actuellement, toute la ferme tentait de ne pas envisager la possibilité que nos proches aient pu être capturés par les Mangemorts puisque dans ce cas de figure, c’était les cachots du Ministère qui les attendraient ainsi que lourdes séances d’interrogatoire. Cela me rappelait la sombre époque où Harry Potter était recherché à travers tout le pays. A cette époque, je n’avais été qu’une simple gamine de dix ans, patientant pour son arrivée à Poudlard. Mon père avait collaboré avec Lord Voldemort pour obtenir ses faveurs puisque nous croyions tous à la pureté du sang et à la suprématie des sorciers. Il m’avait raconté comment se déroulaient ces fameux interrogatoires et honnêtement, c’était à s’en glacer le sang quand il me citait certaines méthodes employées. J’imagine qu’il y avait d’ailleurs bien pire que ce qu’il avait pu me dire, étant donné qu’il ne se serait pas permis de nous choquer, moi et ma sœur. Par chance, j’avais moins à m’inquiéter des disparus que ceux qui étaient directement concernés. Scorpius, mon filleul, était parmi nous et c’était la première chose qui m’avait rassurée.

Le jeune Bartlett répondit à mes questions en trois simples petits mots.

« Autant être utile. »

Apparemment, l’altruisme jouait dans ses motivations mais en y repensant, je le soupçonnais de vouloir oublier ses craintes en s’occupant à quelque chose et si les activités proposées ne l’intéressaient pas, c’était qu’elles ne devaient peut-être pas suffisamment lui retirer ses mauvaises pensées de sa tête. Ou alors, il s’agissait d’autre chose. D’ailleurs, il était également possible que ces mêmes activités ne soient pas encore totalement fonctionnelles et à vrai dire, je n’avais pas eu le temps de me renseigner et c’était à peine si j’avais l’envie de m’y intéresser un tout petit peu. Lorsque l’infirmier de l’école saurait gérer les quelques derniers blessés qui resteraient encore à l’infirmerie, je reprendrai mon rôle de professeur pour effectuer, comme nous l’avions entendu entre collègues, des cours de rattrapage pour les nés-moldus qui désiraient à tout prix passer leur année au lieu de la redoubler.

Bien rapidement, le Poufsouffle m’apporta la trousse bleue située dans le placard que j’avais désigné du doigt. Cela le forcerait à traverser tous ces lits de malades dont certains faisaient peur à voir à cause de leurs blessures mais sur le coup, je n’avais pas pensé à l’effet que cela aurait pu lui faire. J’en avais tellement l’habitude…
Pendant ce temps-là, je tentai de rassurer la jeune fille près de laquelle je m’étais approchée. Elle était en quatrième année et un Auror l’avait ramenée la veille après l’avoir découverte inconsciente. Le destin ne l’avait pas choyée entre des taillades profondes à différents endroits, des bleus, des doigts en moins, un mutisme dû à un traumatisme ‒ d’après les psychomages ‒ et une envie récurrente de vomir dont on ignorait encore la provenance.

« Voilà. »
Son arrivée m’extirpa de mes pensées et je récupérai la fameuse trousse.
« Merci. Cela l’aidera à cicatriser, elle n’a vraiment pas eu de chance. »

J’avais arrêté de me poser les mêmes questions à chaque fois, comme savoir comment des Mangemorts pouvaient se montrer sans pitié envers des gamins et comment pouvaient-ils prendre du plaisir à les voir souffrir. Pourtant, les faits étaient si stupéfiants et outrageux que ces interrogations me revenaient depuis que je passais mes journées ici.

Ouvrant la trousse, je me munis du matériel nécessaire pour nettoyer ses taillades. C’était une affaire délicate mais je faisais cela avec facilité et rapidité.

« Vous êtes médecin à la base ? »

Je ne relevai pas la tête vers lui, trop concentrée sur ma tâche mais je pus au moins me permettre d’hocher la tête pour confirmer ma réponse. Mon ancienne profession n’était pas un secret pour certains élèves qui me connaissaient depuis leur enfance parce que j’étais leur médecin traitant à Ste Mangouste mais je n’en avais pas parlé à tout le monde pour autant malgré quelques anecdotes que je glissais de temps à autre sur l’usage des potions dans le milieu médical.

« Oui, j’étais guérisseuse à Ste Mangouste avant de travailler pour Poudlard. C’est une belle profession à la fois fascinante et enrichissante. »

J’appliquai un peu d’essence de Dictame qui nous restait encore dans une dose moindre que la moyenne mais qui devrait suffire en le couplant avec une lotion violette aux propriétés magiques cicatrisantes et désinfectantes mais aussi douloureuses sur le moment. La jeune fille laissa échapper un gémissement et elle en trembla durant un instant mais je la rassurai aussitôt en lui disant que tout allait bien et que cela n’allait pas lui faire du mal, bien au contraire. Les larmes aux yeux, le désespoir perceptible dans son regard, elle paraissait vouloir communiquer mais elle en était incapable. Je retins un soupir, vraiment navrée pour elle que les choses se soient si mal passées. D’après les Aurors, son frère avait péri devant elle, achevé par un Mangemort qui avait la réputation d’être un grand sadique.
Je tournai brièvement le regard vers le Poufsouffle.

« Mais c’est aussi souvent dur et intense, surtout quand tout ne se passe pas comme on le souhaiterait. Avec le temps, on s’y habitue même si certaines choses ne s’oublient jamais, avouai-je avant de marquer une pause. Et vous, vous avez peut-être une idée de votre future vocation ? »



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
The past is behind us
“We can easily forgive a child who is afraid of the dark; the real tragedy of life is when men are afraid of the light.” @marclévy ≈ vous revoir[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] alaska.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8040-lowell-pretty-much-james-dean-bartletthttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8077-lowell-i-just-want-to-be-near-you#182622http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8140-lowell-fiche-de-rps#183495http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8135-lowell-pret-a-recevoir-tous-vos-messages#183400

Arrivé(e) le : 16/07/2017
Parchemins rédigés : 94
Points : 19
Crédit : (River Phoenix) - ava: applestorm /signa: wiise
Année : 6ème année

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Frances V. Ainsworth

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Ven 28 Juil - 22:41

let food be thy medicine and thy medicine be thy food
professeur burgess

Lowell était content de pouvoir aider, ne serait-ce qu'un petit peu, les médecins dans leur travail. Il avait tenté de regarder autour de lui le moins possible lorsqu'il traversait la salle mais il avait été obligé de remarquer que presque tous les lits étaient pleins. Il était d'une certaine façon soulagé que Hanna ne soit pas parmi eux. S'il l'avait retrouvée mais qu'elle était blessée, gravement peut-être, il ne savait pas comment il aurait fait. Au moins, dans la situation actuelle, le doute pouvait encore planer. Elle pouvait être rentrée à la maison saine et sauve.

Lowell observait son professeur travailler avec attention. Ce n'était pas un spectacle plaisant - elle était en train de nettoyer les blessures de la jeune fille grâce au contenu de la trousse qu'il avait rapportée, des blessures assez graves pour certaines. Deux des doigts de sa main droite étaient coupés. Que les Mangemorts en arrivent à de telles méthodes de torture pour faire parler (ou peut-être juste faire souffrir) une enfant le dépassait.

Le professeur Burgess répondit à sa question sans le regarder. Quand il la connaissait juste en tant que professeur de potions, il ne s'était jamais douté qu'elle pût avoir de l'expérience dans le milieu médical, mais l'aisance avec laquelle elle gérait les choses montrait qu'elle était dans son élément. "La médecine c'est un peu une branche des potions, non ? Enfin, plutôt comme une façon de les appliquer..." dit Lowell avant de se taire lorsque la Gryffondor dans le lit devant eux émit un gémissement. Elle semblait vouloir s'exprimer, mais elle ne dit rien, sa bouche bloquée dans la position où elle aurait dû prononcer la première syllabe. Qu'est-ce qui était pire : être inconscient et ne rien ressentir, ou être conscient et ne pas pouvoir s'exprimer ?

Lowell releva la tête vers son professeur lorsqu'elle poursuivit : « Mais c’est aussi souvent dur et intense, surtout quand tout ne se passe pas comme on le souhaiterait. Avec le temps, on s’y habitue même si certaines choses ne s’oublient jamais. » Lowell n'était là que depuis quelques minutes, et il se sentait déjà mal dans cette ambiance pesante. Il doutait parvenir un jour à s'endurcir suffisamment pour fonctionner normalement dans ce genre de situation. Mais il n'allait pas essayer, non plus. Il avait toujours fait des efforts pour éviter les infirmeries et hôpitaux le plus possible - il était venu aujourd'hui pour une raison précise, et était resté à cause d'un mélange d'altruisme, de politesse et de culpabilité. « Et vous, vous avez peut-être une idée de votre future vocation ? » Sujet fâcheux. Actuellement, Lowell s'imaginait très bien finir à la rue à 19 ans après avoir lamentablement échoué dans ses études et tenté sans succès de devenir un artiste. Il se ferait entraîner dans les affaires louches de son frère, et ils seraient tous les deux en prison dans le courant de l'année. Au moins ils passeraient du temps ensemble. "Pas quelque chose dans la médecine en tout cas... J'ai pas le coeur assez bien accroché, je pense." En plus, il n'était pas très bon en potions. Mais il était mauvais dans les matières scolaires en général, donc à quoi bon préciser ? "Je sais vraiment pas, en fait. Je m'intéresse à la mode et à la danse mais c'est trop risqué." Il marque quelques secondes de pause, ses yeux revenus à la patiente, et lui demande sans la regarder : "Vous saviez ce que vous vouliez faire, à mon âge ?" Sous-entendu : est-ce normal d'être complètement dépourvu d'ambition à seize ans ? Vais-je rater ma vie ? Ca lui faisait bizarre de parler de quelque chose d'aussi lointain que l'avenir après avoir passé tant de temps à se préoccuper de problèmes plus graves et plus pressants, mais le sujet était sur la table, et il voulait avoir un avis.


∆ RadioEuphoria
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5970-professeur-morgana-h-burgess-quel-plus-bel-art-que-celui-des-potions-termineehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5973-morgana-chaque-annee-un-nouveau-depart-et-de-nouvelles-tetes#138879http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6052-morgana-ecrire-cest-une-facon-de-parler-sans-etre-interrompuhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6053-morgana-hibou-express

Arrivé(e) le : 13/03/2016
Parchemins rédigés : 570
Points : 23
Crédit : moi - Olivia Wilde
Année : Professeur de Potions & Directrice de Serpentard

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tasha E. Lennox-Blackwood & Narcissa A. Breckenridge & Jayden S. Rosenbach

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Lun 7 Aoû - 14:51

« La médecine c'est un peu une branche des potions, non ? Enfin, plutôt comme une façon de les appliquer... »

C’était bien ça et j’approuvai en hochant de la tête. On ne pouvait pas pratiquer sans de lourdes connaissances dans ce domaine, à moins de n’être qu’un simple aide-soignant. A l’université de sorcellerie de Londres, j’avais effectué des stages à Ste-Mangouste dans le service des empoisonnements par potions et plantes magiques et c’était aussi là-bas que j’avais travaillé pendant quelques années avant d’intégrer le service des virus et microbes magiques, là où j’avais pu obtenir le matériel nécessaire pour faire des recherches sur la maladie de ma fille. L’hôpital en elle-même était bien organisé, sur le modèle de celui des moldus. Difficile de le croire quand on était encore encrés sur le fait que les moldus devaient tout aux sorciers mais la pilule passait mieux depuis que j’avais changé d’avis sur la question, bien des années auparavant.

« C’est exact. Il y a même tout un étage de Ste-Mangouste dédié aux potions et aux plantes magiques, notamment pour soigner les empoisonnements. »

Un étage où j’en avais vu des drôles de choses depuis mon apprentissage. Que ce soit des cas insolites, incroyables ou peu appétissants, j’avais assisté à des scènes marquantes et qui m’en avaient beaucoup appris sur le métier. On avait parfois galéré à faire parvenir de l’étranger les seules plantes qui permettaient de soigner un mal précis et il fallait obtenir l’autorisation du Ministère pour les importer en Angleterre, ce qui prenait quelques fois trop de temps par rapport à celui que nous disposions.
Sur le même thème des carrières, je posai la question au jeune Poufsouffle de ce qu’il en était de ses projets. Il était toujours intéressant de voir ce qui se tramait derrière la tête de ces étudiants en termes d’avenir. Le mot pouvait effrayer, susciter l’appréhension mais la transition n’était pas aussi rude qu’on pouvait le penser à cet âge. Mais il était vrai que demander à un gosse de quinze ans de décider de son futur travail constituait toujours une pression énorme, surtout quand on hésitait entre plusieurs voies ou bien que l’on avait aucune idée.

« Pas quelque chose dans la médecine en tout cas... J'ai pas le coeur assez bien accroché, je pense. »
Je lâchai un petit sourire, amusée par sa remarque. Oh oui, il fallait un minimum de nerfs pour tenir la cadence et les différentes situations qui se présentaient à nous. Quand on débutait, l’adaptation était assez déstabilisante.

Après avoir fait boire à la jeune Gryffondor une concoction pour calmer ses nerfs et lui permettre de bien sommeiller, je m’éloignai de son lit en faisant signe à mon nouvel assistant de me suivre. D’autres avaient également besoin de voir leurs blessures nettoyées.

« Je sais vraiment pas, en fait. Je m'intéresse à la mode et à la danse mais c'est trop risqué. »

Je fronçai légèrement les sourcils, étonnée, ne m’attendant pas vraiment à une réponse de ce genre. Je pensais que, comme la plupart des autres, il aurait choisi quelque chose de plus magique, en rapport avec ce qu’il apprenait en cours. Tout en enlevant doucement les bandages usés de mon nouveau patient, je lui répondis :

« Je n’entends pas souvent ça de la bouche des autres élèves. Mais il faut être sûr de l’existence de son talent, car beaucoup ont effectivement échoué, Mr Bartlett. »
Je pensais notamment à Irena Fripondoux, une sorcière célèbre pour avoir tenté de séduire le public avec sa voix mais, malheureusement, on lui lançait des tomates à la figure tout en riant au lieu de féliciter sa prestation. Il fallait dire que sa voix n’avait jamais été en harmonie avec les musiques qu’elle avait reprises et qu’elle aurait dû faire carrière autrement qu’à travers le chant. Je n’avais jamais assisté à l’une de ses représentations mais je connaissais certains collègues qui y allaient juste pour s’en moquer. J’ignorais ce qu’était devenue cette femme depuis l’époque où elle faisait la une des journaux cocasses mais on en entendait plus parler.
« Vous saviez ce que vous vouliez faire, à mon âge ? » Demanda-t-il pendant que j’appliquai une nouvelle fois ma lotion nettoyante sur la peau du blessé.
L’ambition, ce n’était pas ce qui m’avait manqué étant petite et encore moins à seize ans. Dès mon plus jeune âge, j’avais été poussée par mes parents à réfléchir à ce que je ferai plus tard donc je n’avais pas attendu avant de me forger quelques idées, surtout grâce à ma mère. Elle avait naître en moi la même passion qu’elle et j’étais donc venue étudier la magie en sachant déjà que j’allais suivre une voie similaire à la sienne. Peut-être avais-je toujours été prédestinée à faire des Potions ? En tout cas, ce n’était pas pour me déplaire puisqu’à l’école, cela avait été ma matière préférée.

« A votre âge, oui. Ma mère est apothicaire et potionniste, j’ai donc plongé dans ce milieu avant même d’entrer à Poudlard. Bon, je n’avais pas immédiatement prévu d’entrer dans la médecine, c’est vrai, mais c’est venu au fur et à mesure. »
Je fis une légère pause avant de reprendre :
« Vous n’allez donc pas poursuivre vos études après vos ASPICs ? »



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
The past is behind us
“We can easily forgive a child who is afraid of the dark; the real tragedy of life is when men are afraid of the light.” @marclévy ≈ vous revoir[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] alaska.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8040-lowell-pretty-much-james-dean-bartletthttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8077-lowell-i-just-want-to-be-near-you#182622http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8140-lowell-fiche-de-rps#183495http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t8135-lowell-pret-a-recevoir-tous-vos-messages#183400

Arrivé(e) le : 16/07/2017
Parchemins rédigés : 94
Points : 19
Crédit : (River Phoenix) - ava: applestorm /signa: wiise
Année : 6ème année

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Frances V. Ainsworth

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Dim 3 Sep - 20:17

let food be thy medicine and thy medicine be thy food
professeur burgess

La discussion sur la médecine et les potions lui rappelait les cours, sauf qu'il n'y avait pas de note en jeu, et pas de rapport de prof à élève ; c'était seulement un médecin qui partageait son expérience. Lowell n'avait jamais été intéressé personnellement par ce domaine, qui demandait trop de connaissances techniques et de précision à son goût, mais il admirait beaucoup ceux qui s'étaient engagés dans cette voie. « C’est exact. Il y a même tout un étage de Ste-Mangouste dédié aux potions et aux plantes magiques, notamment pour soigner les empoisonnements. » lui expliqua le professeur. "C'est là-bas que vous avez travaillé ? Ou vous étiez médicomage à part entière ?" 'à part entière ?' c'était maladroit, comme formulation ; il avait l'air de suggérer que ceux qui travaillaient dans ce département n'étaient pas vraiment médicomages. Il espérait qu'elle ne relèverait pas. C'était un problème récurrent, chez lui, les réponses maladroites lorsqu'il parlait à des adultes. Face à des ados de son âge, il pouvait babiller comme pas possible, mais mettez-le devant un adulte ou dans une salle de classe et il faisait n'importe quoi.

Il lui confia qu'il ne se sentait vraiment pas capable de travailler dans la médecine comme elle, et qu'il était plutôt intéressé par les arts. Cette réponse sembla l'étonner. Les yeux de Lowell se reportèrent vers la patiente devant eux, lorsqu'elle lui enleva ses bandages tout en lui répondant : « Je n’entends pas souvent ça de la bouche des autres élèves. Mais il faut être sûr de l’existence de son talent, car beaucoup ont effectivement échoué, Mr Bartlett. » Un petit coup de pression pour la forme. Bien loin de ses amis qui le soutenaient dans ses idées de danseur pro et de grand acteur. C'était sans doute bien d'avoir un avis objectif parfois, même s'il devait avouer que, jusqu'à ses 17 ans et le moment où il devrait réellement faire un choix, il se contenterait parfaitement d'encouragements irréfléchis et enthousiastes. "J'ai envie d'essayer, en tout cas, mais c'est pas un projet figé, je verrai bien le moment venu," répondit-il en relevant les yeux vers elle. Encore cette indécision, ce manque de confiance. Il savait bien que dans le domaine qui l'intéressait, seuls ceux qui avaient une motivation et un moral à toute épreuve pouvaient réussir, pourtant il continuait à se dire qu'il avait le temps, qu'il pourrait toujours se lancer à fond lorsqu'il quitterait l'école.

Il demanda au professeur si elle, à son âge, avait un projet plus défini pour son avenir. Elle mit quelques secondes à répondre, étant en train d'étaler une potion sur les blessures de la jeune Gryffondor. Les yeux de Lowell ne cessaient de papillonner entre ses gestes et son visage ; elle devait être habituée à mener des conversations en présence de malades, et même s'il ne pensait pas que la situation n'influence pas au moins un peu son attitude, elle parvenait à se comporter de façon tout à fait naturelle, alors que l'inconfort de Lowell était évident. « A votre âge, oui. Ma mère est apothicaire et potionniste, j’ai donc plongé dans ce milieu avant même d’entrer à Poudlard. Bon, je n’avais pas immédiatement prévu d’entrer dans la médecine, c’est vrai, mais c’est venu au fur et à mesure. » "Vous étiez vraiment destinée à vous lancer dans les potions alors..." Elle avait eu de la chance d'avoir des parents qui travaillaient dans un domaine qui lui plaisait. Lowell s'imaginait très mal travailler dans l'agence immobilière de son père. « Vous n’allez donc pas poursuivre vos études après vos ASPICs ? » Il releva de nouveau les yeux et mit un moment à répondre. "Non... avoua-t-il. Je suis pas bon dans tout ce qui est études. En plus les écoles sorcières proposent presque pas d'art et je me vois mal montrer mes ASPICS pour rentrer dans une école moldue," expliqua-t-il avec un haussement d'épaules et un léger sourire. Il appréciait globalement la vie à Poudlard, mais les cours n'étaient vraiment pas ce qu'il préférait. Ils étaient beaucoup trop spécifiques et s'adressaient uniquement à ceux qui s'intéressaient vraiment aux domaines magiques. Lowell, qui avait été exposé à la culture moldue, savait qu'il existait autre chose que les potions, les sortilèges et la botanique dans la vie, et était un peu frustré que sa condition de sorcier l'oblige à suivre tous ces cours qui ne lui serviraient sans doute pas dans sa vie future. "J'aimerais juste qu'on puisse étudier un peu mieux ce que font les moldus. Pour pouvoir proposer des trucs à ceux qui n'ont pas forcément envie de vivre seulement grâce à la magie." Toutes ces idées lui venaient en partie de son père : après tout, c'était après une tentative ratée de rapprocher les moldus et les sorciers que celui-ci avait quitté l'Amérique pour l'Angleterre. Lowell n'était pas toujours d'accord avec son père mais au sujet des moldus, il lui devait sans doute son ouverture d'esprit.


∆ RadioEuphoria
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

CE QU'IL FAUT SAVOIR
http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5970-professeur-morgana-h-burgess-quel-plus-bel-art-que-celui-des-potions-termineehttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t5973-morgana-chaque-annee-un-nouveau-depart-et-de-nouvelles-tetes#138879http://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6052-morgana-ecrire-cest-une-facon-de-parler-sans-etre-interrompuhttp://nineteen-years-later.forums-actifs.com/t6053-morgana-hibou-express

Arrivé(e) le : 13/03/2016
Parchemins rédigés : 570
Points : 23
Crédit : moi - Olivia Wilde
Année : Professeur de Potions & Directrice de Serpentard

PETIT +
Et plus en détails ?
Statut Sanguin: Sang-Mêlé
Disponible pour un RP ?: Si t'es pas pressé, c'est d'accord !
D'autres comptes ?: Tasha E. Lennox-Blackwood & Narcissa A. Breckenridge & Jayden S. Rosenbach

MessageSujet: Re: Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}   Mar 19 Sep - 15:46

« C'est là-bas que vous avez travaillé ? Ou vous étiez médicomage à part entière ? »

Le terme qu’il venait d’employer me rendit légèrement perplexe. J’ignorais où il voulait en venir mais sa phrase était sûrement maladroite. En tout cas, il fallait qu’il apprenne à faire la distinction entre deux métiers précis puisque je n’étais pas médicomage.

« J’ai travaillé là-bas, en effet, mais en tant que guérisseur. C’est un grade au-dessus de celui de médicomage. Le guérisseur est le médecin et le médicomage est son subordonné, celui à qui il donne les ordres. Les médicomages sont plus souvent sur le terrain d’ailleurs, pour assurer les premiers soins lors d’événements particuliers. Pour les cas les plus graves, on nous les envoie à nous, les guérisseurs. Vous saisissez la subtilité ? »

Médicomage était l’un des premiers échelons à franchir lorsque l’on débutait à l’hôpital mais j’avais pu sauter cette étape en me montrant plus brillante que la majorité des candidats. J’avais mené des recherches complexes et profondes sur des sujets qui échappaient à d’autres et j’avais su résoudre certaines problématiques concernant des cas de patients extrêmement rares.
Laissant l’élève que je venais de bander se reposer, je fis rapidement le tour des autres lits en compagnie du jeune Poufsouffle. Deux filles voisines venaient de se réveiller et l’une d’elle était particulièrement déshydratée. J’envoyai donc Bartlett lui servir un verre d’eau pendant que je prenais sa température. 39… Ce n’était pas encore cela mais en continuant de se rafraichir et en buvant son remède, elle serait bientôt rétablie. Lorsqu’elle termina de boire son verre, nous avions déjà entamé le sujet de ses ambitions après Poudlard. Visiblement, rien ne le tentait dans le secteur de la magie mais il était intéressé par les arts. Pour ne pas qu’il se fasse trop d’illusions sur l’accessibilité de ce domaine, je l’avais un peu mis en garde à propos du fait qu’il fallait être vraiment talentueux pour percer. Mon intention n’était pas de le décourager totalement mais simplement de le freiner un peu pour ne pas qu’il se précipite.

« J'ai envie d'essayer, en tout cas, mais c'est pas un projet figé, je verrai bien le moment venu. »

Je me contentai d’hocher la tête lentement. Après tout, c’était son avenir, c’était à lui de décider et je supposais que son directeur de maison se chargerait lui-même de le convoquer durant l’année à venir afin d’en discuter.

On en vint finalement à mon cas, concernant le fait que j’avais hérité de la même passion que ma génitrice. C’était une chance en effet puisque cela n’arrivait pas souvent aux enfants d’aimer les activités de leurs parents. En quelque sorte, je ne savais pas si je pouvais dire que j’avais eu le choix. On m’y avait plongée très tôt dedans et ma mère avait su attiser ma curiosité de sorte à ce que je m’y intéresse. Que se serait-t-il passé si tout cela ne m’avait pas plu dès le départ ? Connaissance mes parents et leurs idées fermées, j’imagine qu’ils m’auraient sans doute poussé vers une carrière au ministère, tout ce dont je n’aimais pas. Cela manquait cruellement de challenge et d’enrichissement magique. Ils m’en voulaient déjà de ne pas partager leur philosophie de suprématie de sang-pur et d’infériorité des moldus… J’avais presque perdu le contact avec eux pour ces raisons, d’ailleurs.

« Non..., répondit-t-il à la question de savoir s’il allait continuait ses études. Je suis pas bon dans tout ce qui est études. En plus les écoles sorcières proposent presque pas d'art et je me vois mal montrer mes ASPICS pour rentrer dans une école moldue. »

L’idée me fit légèrement sourire, moi aussi.

« Les diplômes magiques ne sont en effet d'aucune utilité là-bas. En même temps, je crois que le Ministère n'est pas habitué à ce genre de transition. »

Remettant en place les draps d’un jeune garçon encore endormi, je me mis à penser qu’il était bien dommage de vouloir travailler dans le monde des moldus. Pour avoir vécu une éducation anti-moldue, il m’était toujours difficile de les apprécier. Je respectais leurs travaux, je reconnaissais qu’ils pouvaient être plus ou moins égaux aux sorciers mais de là à aller fréquenter leur monde… Non, cela ne m’avait jamais intéressée et j’avais toujours un frisson étrange lorsque j’apercevais un moldu à proximité. On ne pourrait jamais me forcer à les aimer mais je pouvais au moins les tolérer. Des années auparavant, à l’époque de ma scolarité à Poudlard, j’aurais sûrement insulté les jeunes comme Bartlett qui préféraient vivre ailleurs que dans notre communauté. Mais, aujourd’hui, je ne pouvais que réduire au silence ma gêne à l’égard de cet univers dénué de magie.

« J'aimerais juste qu'on puisse étudier un peu mieux ce que font les moldus. Pour pouvoir proposer des trucs à ceux qui n'ont pas forcément envie de vivre seulement grâce à la magie. »

J’aimais beaucoup moins sa suggestion et je ne pus m’empêcher de grimacer alors que j’administrais deux nouvelles potions ‒ que j’avais demandé au Poufsouffle de m’apporter quelques secondes plus tôt ‒ à un autre élève qui venait de se réveiller. Sérieusement, je n’avais pas envie que les activités moldues viennent se mêler aux nôtres. Certes, le domaine de la médecine s’inspirait évidemment de certaines recherches issues de personnes douées et qui n’étaient pas des sorciers, mais de là à généraliser et à se retrouver avec des choses utilisant l’électricité ou je ne sais quoi encore… Non, je n’étais pas d’accord.
« Je ne sais pas si beaucoup de gens voudront se compliquer la tâche sans magie. D’ailleurs, il existe déjà un bureau de liaison des Moldus pour ce genre de choses. » Répliquai-je avec scepticisme.
Et si ce bureau était utile pour qu’une mince connexion ne s’établisse un minimum entre les deux mondes, je trouvais qu’ils allaient parfois trop loin dans ce rapprochement.



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
The past is behind us
“We can easily forgive a child who is afraid of the dark; the real tragedy of life is when men are afraid of the light.” @marclévy ≈ vous revoir[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] alaska.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Let food be thy medicine and medicine be thy food. {LIBRE}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudlard, 19 ans après. :: La Boîte à RPs :: 
La Boîte à RPs
-
Sauter vers: