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 Yes, it hurts. PV Madison :coeur:

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MessageSujet: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Lun 17 Juil - 21:46



Yes, it hurts.




J’entends la voix de Maddie parfois. Elle se bat… Mais je n’arrive pas à faire surface. Je ne veux pas faire surface. Je crois qu’il vaut mieux que je reste sans bouger. J’espère que Maddie reste sans bouger.

***
Je sens une main sur mon visage, la douleur me sort de l’inconscience. Une femme, asiatique m’ausculte. L’auror à ses côtés retient un haut le cœur. La jeune femme le congédie. J’ai envie de l’étrangler, qu’elle enlève ses doigts, qu’elle me laisse dormir, je ne peux même pas hurler.
On me soulève, je crois reconnaître la sensation du transplanage… je sombre à nouveau. Est-ce qu’on m’endort ? Je me sens mieux…dormir. Est-ce que mon papa et ma maman seront là où on va ? Est-ce qu’ils viennent me chercher ?

***
Je suis réveillée par la douleur… qu’est-ce qu’on me fait ?! Pourquoi est-ce qu’on m’empêche de bouger ? Je veux juste que ça s’arrête ! Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi ! Les larmes coulent sur mon visage, brûlant tout sur leur passage. La jeune femme me tient les bras, tandis que l’infirmier vise ma joue d’un sort. C’est horrible, comme une décharge électrique, c’est chaud et froid, ça rentre dans toutes mes terminaisons nerveuses… Je ne peux pas bouger la mâchoire, mais un râle sort de ma gorge. J’ai mal putain, lâchez-moi, laissez-moi tranquille. Je sens mon os qui…repousse… j’ai l’impression de me noyer dans ma morve, dans mes sanglots, mais qu’est-ce que c’est que cet endroit… On n’est pas censé allé mieux ? J’ai la tête qui tourne, je ne comprends plus rien, si ce n’est la voix d’un adulte qui me précise que je vais dormir un peu maintenant…
Oui…par pitié…laissez-moi dormir.

***
Qu’est-ce que j’ai sur ma joue ? J’essaye de me toucher, il y a un gros pansement…et dans ma bouche, une sorte de barre qui me maintient la bouche légèrement entrouverte. Je panique…il faut qu’on m’enlève ça, c’est horrible, ça fait mal pourquoi est-ce que j’ai ça. J’essaye de l’arracher mais des mains me retiennent.

« Roxy, il faut que tu te calmes… Je sais que c’est douloureux… et que tu as peur. Cette barre ne va pas rester là tout le temps, c’est pour que ta mâchoire et ta pommette se consolident bien. Encore demain et ça sera bon. »

J’essaye de me calmer… De regarder autour de moi. Je suis reliée à une perfusion ? C’est pour ça que je n’ai pas faim, même si je ne me souviens pas de mon dernier repas ? Je n’imagine pas pouvoir ouvrir la bouche et mâcher de toute façon… J’essaye de parler mais la douleur m’étouffe.

« on va t’installer une plume et du papier, c’est trop dur pour toi de parler pour l’instant. »

On me redresse, ma tête tourne. La douleur revient. Je ne peux pas faire un geste sans morfler ? Je pleure à chaudes larmes… Je veux partir de là, je veux mes parents !!
Mais on me tient fermement.

***
Je me réveille, on me réveille… Est-ce qu’on m’enlève la barre ? Non pas encore, mais qu’est-ce qu’ils foutent ?! Je vais l’enlever moi-même. Je lève mon bras et soudain il se replace sur le lit. Je recommence, et plus je m’énerve plus je suis clouée au lit.
« Attend Roxy, tu es entravée… Tu as failli arracher ton pansement cette nuit, on devrait tout recommencer à zéro. Promis, on te retire la barre ce soir. En attendant, tu vas essayer de boire un peu ok ? »

Ok….comme si je pouvais dire non, je peux même pas bouger. On porte le verre à ma bouche, la moitié dégouline, j’arrive à peine à prendre une gorgée. Mais je ne m’étouffe pas.

« C’est bien ma grande… tu progresses. Je te laisse te reposer »

Pourquoi elle ne me donne pas un truc pour dormir ? Je peux pas me reposer, ça va faire mal ! Je ne veux pas avoir mal. Je tends la main vers elle…

« Pour l’instant, je ne te donne rien de plus…tu en aurais besoin pour ce soir »
***

On m’a retiré cette foutue barre… Je ne peux toujours pas parler… Mais la douleur est moins lancinante, parfois, j’arrive à me concentrer suffisamment pour écrire sur mon bout de papier. Je réclame mes parents, Maddie, on me répond pas pour l’instant. Mais quand ? Je suis si affreuse que ça ? Je veux voir. C’est un non catégorique.

Aujourd’hui, ils vont reconstruire ma joue. Je vais avoir mal…comme une brûlure à dit l’infirmier. Une brûlure, par-dessus ma peau déjà écorchée ? va-t-il réellement rester quelque chose de moi ?

Mais si ça marche, si je ne me débats pas, si j’accepte d’essayer de manger de la soupe, si je renonce à exister, alors ils me laisseront voir Maddie demain. Je ne sais même pas comment elle va…

Alors je ne bouge pas… Je ne peux pas encore serrer les dents, alors je sers les poings et je ne bouge pas. Je pleure, mais je ne me débats pas. Je demande si on peut attendre un peu pour la soupe. J’ai besoin de reprendre mon souffle…

***
Maddie vient me voir. J’entends l’infirmier Lennox qui lui rappelle qu’elle n’a pas le droit de rapporter un miroir ou de toucher mon visage. Et que je ne peux pas parler, il faut que j’écrive. Ils n’ont pas accepté d’enlever l’entrave… au cas où je m’enfuis sûrement ? Comme si je pouvais tenir debout. En tout cas, j’espère ne pas trop faire peur à Madison. Ils m’ont mis un masque pour protéger la cicatrice et éviter qu’elle ne suinte trop visiblement. Je suis dégueulasse. Il n’y a pas d’autres mots.

Je prépare déjà mon petit mot pour amie.

« Coucou Maddie ! Est-ce que tu vas bien ? Tu n’es pas blessée ? Je t’ai laissé tomber pardon »

Ça c’est déjà le plus important. Pour le reste, je vais faire de mon mieux pour ne pas avoir l'air trop piteuse...



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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mar 18 Juil - 23:38

Yes, it hurts

Je marche dans les couloirs. Enfin je ne marche pas, je boitille, je m'appuie sur ma cheville douloureuse pour ne pas appuyer sur mon autre jambe qui me lance à chaque fois que je fais un pas. Je marche au ralenti. J’ai besoin de reprendre mon souffle toutes les trente secondes. Ca m’énerve, mais je ne m’énerve pas. Jamais. Je ne veux pas faire voir que j’ai mal. Je cherche l’infirmerie comme on chercherait désespérément quelque chose. Je veux voir Roxy. On ne peut plus m’empêcher de la voir. Hier on m’a dit non. Comme si trois jours ne suffisait pas. Hier nous somme arrivés par transplanage jusqu’ici, jusqu’à la « Ferme ». Apparemment cela sera notre refuge. Ici, nous étions protégés. Les blessées seront soignés. Des activités seront proposées. Et ils nous ont promis de nous renvoyer à nos famille le plus tôt possible. Je veux revoir ma famille. Il me manque. Mais je les crois. Alors je ne dis rien, je me contente d’être gentille et de faire ce qu’on me dit. Ils se donnent du mal pour nous, il ne faut pas que je me plaigne. Il faut que je fasse tout ce que je peux pour les aider aussi. A vrai dire, je m’en veux. Je n’ai pas tout écouter, juste d’une oreille. Je voulais voir Roxy. Tout de suite. Immédiatement. Je voulais la voir, savoir si elle allait bien. Je voulais la voir. J’ai demandé à un adulte il m’a dit non. Je devais me reposer et Roxy avait besoin de repos. Je n’ai rien dit. Je lui ai sourit, lui ai dit merci et suis partie me réfugier dans la chambre qui m'avait été attribué et qui, même si elle est belle et que je me sens bien, me fait me sentir étrangère à moi même. Il me manque ma moitié. Juste ça. Je n’ai pas dormi de la nuit. Les derniers jours se sont déroulés dans ma tête si bien que j’ai dû mordre mon coussin pour ne pas crier. On m’aurait entendu. Je ne voulais embêter personne. C’était juste un cauchemar. Un cauchemar qui avait été réalité.

Je me revoyais dans la salle de bal. En train de combattre aux côtés des autres. En train de retourner voir Roxy pour contenir l’hémorragie. En train de voir les autres se faire frapper par des sortilèges. En train de ressentir la douleur de mes blessures qui m’avait coupé le souffle. Puis nous avions gagné. Apparement. Je ne m’en souviens plus. Je devais sauver Roxy c’était le plus important. Puis les secours sont arrivés. J’ai eu peur au début. Si ils nous voulaient du mal? Si ce n’était pas des renforts? Mais quelqu’un est venu nous voir, m’a sourit, m’a demandé de retirer ma main et m’a remercié pour ce geste. Puis ils ont emmené Roxy. Je revoyais l’image sans cesse, l’image où je suis obligée de laisser ma meilleure amie. Je ressentais la douleur qui pulsait dans ma poitrine, qui pulsait dans mon corps entier. Alors je me revoyais lâcher prise. M’effondrer au sol. Me recroqueviller sur moi même en position foetal. Pleurer. Pleurer de douleur, de tristesse, de peur. Je me sentais perdue sans Roxy. Complètement perdue. Une adulte était venue. Elle m’avait regardé. Je crois qu’elle a hésité à rejoindre les autres tout de suite ou venir me voir. Elle est venue. Je revoyais son visage, j’entendais le son de sa voix qui me demandais mon prénom. Puis elle avait regardé ma cuisse, elle était désolée parce qu’elle ne pouvait pas m’emmener mais elle ne pouvait pas me laisser comme ça. Ma vie n’était pas en jeu, mais il fallait arrêter la petite hémorragie. Je ressentais encore la douleur quand elle avait refermé une première fois ma cuisse. Ma blessure était si profonde que les muscles avait été déchiré. Elle m’a expliqué que c’était pour ça que je n’avais pas pu marcher. Les muscles se sont refermés, une partie de la peau aussi. J’ai hurlé de douleur. Elle s’excusait mais elle n’y était pour rien. Elle m’a dit qu’ils verraient ça plus tard, qu’il faudrait revoir ça. J’ai hoché la tête. Elle a fait un bandage et est partie. Je crois que je me suis endormie. Ou évanouie. Je ne sais plus.

Puis je me revois dans ma chambre. Quelqu’un avait dû avoir pitié de moi. Une petite fille blonde les mains en sang, la cuisse couverte d’un bandage, le visage barbouillé de larmes. C’était sans doute pour ça que je m’étais réveillé dans ma chambre. Ce fut le seule nuit où je dormis. Les autres se passèrent sans que je puisse fermer un oeil. A chaque fois que j’essayai, les cris, le sang , les blessés…mes amis blessés, ma meilleure amie entre la vie et la mort me revenaient en mémoire et je rouvrais les yeux. Alors je lisais pour ne pas me laisser emporter par les cauchemars, quand je ne pleurais pas. Moi qui ne pleurait que rarement ce n’était pas beau à voir quand j’étais vraiment triste. Je pleurai sans cesse, mordant mon oreiller pour ne pas hurler. Je ne quittai pas mon lit. Pas que je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Les muscles en train de se refermer étaient trop douloureux pour marcher et mon autre jambe était inutilisable à cause de l’entorse. Il faudrait du temps pour que les muscles soit comme avant, que je cours, que je marche normalement comme si ils n’avaient jamais été touché. Les seules fois où je me levais c’était pour aller vomir. Vomir parce que je pensais à Roxy. Parce que c’était moi qui l’avait entraîné là-bas. Parce qu’elle avait été gravement blessé. Parce qu’elle avait été entre la vie et la mort. Parce que je revoyais les blessés. Parce que j’avais eu peur de la perdre et que je ne l'avais toujours pas devant moi. Ca me faisait mal. Terriblement mal. Ma Roxy n’était pas avec moi. Je me sentais seule. Avec ma moitié en moins.

J’ai trouvé Pouchie caché sous l’oreiller de Roxy. La pauvre petite. Je lui ai donné à manger. Lui ai promis que tout allait bien se passer. Que Roxy était sauvée et que nous allions la voir bientôt. Elle fut mon seul soutien pendant ces longues heures où je ne faisais pas autre chose que pleurer. Ce n’était pas Roxy mais s’en était une petite partie. Ca m’a fait du bien. Inexplicablement. Elle restait toujours avec moi. Toujours. Tout le temps. C’est pourquoi je l’ai emmené avec moi et qu’elle ne quitte pas ma poche depuis le début du voyage.

Perdue dans mes pensées, j’arrive à la porte de l’infirmerie. Je souffle, soulagée d’avoir trouvé l’endroit qui retenait ma meilleure amie. Je vais la revoir! Je serre les dents. Je ne veux pas qu’elle voit sur mon visage la souffrance. Je veux sourire. Je veux sourire pour elle. Parce qu’elle aime quand je souris. Et parce que tout pendant qu’elle est heureuse alors je le serais. Je rentre dans l’infirmerie. Je demande ma meilleure amie. Un adulte me demande mon nom. Je lui dis. Roxy à dû lui parler de moi car il sourit. Je suis prête à y aller mais il m’arrête. Il veut m’ausculter. Je lui dis que je vais bien. Il veut quand même me voir. Je lui demande, lui supplie de me laisser voir ma Roxy. Il décréte que dès qu’il m’aura vu, je pourrais y aller. Roxy est si près de moi maintenant. Je veux la voir. C’est comme un désir bouillonnant qui crépite dans ma poitrine. Je veux la voir! Alors je m’assois. On écoute mon coeur, on regarde mes yeux, mes oreilles, ma gorge, on prend ma température. Je cache mon teint très pale en disant que c’est ma couleur d’origine. Puis on prend ma tension. On me regarde en fronçant les sourcils. Je sens que ce n’est pas bon. Je souris comme si de rien n’était. On me dit que ma tension est très faible. On me demande si je dors bien, si je mange bien. J’hausse les épaules. Je ne suis pas une bonne menteuse mais je ne veux lui révéler que ça fait trois jours que je ne dors pas et que je ne mange pratiquement rien. Ce n’est pas grave. Je vais bien je lui assure. Il demande a voir mes blessures. J’hoche la tête. Intérieurement je grimace. J’ai peur. Et si on refusait que je vois Roxy à cause de ma santé? Et si je ne pouvais la voir. Mon coeur s’emballe. Ma respiration s’arrête et j’hésite à lui montrer. Je le fais quand même. Je montre la petite entaille sur mon épaule, qui est en train de cicatriser. On désinfecte. Je montra ma cheville gonflé et bleus qui ne s’est pas amélioré depuis ce soir là. Non. En voulant protéger ma jambe entaillée, j’ai aggravé mon entorse. Il soupire et je lui dis que je vais bien. Que ce n’est rien. Que j’en ai déjà eus et que ça ne me fait presque plus mal. Je mens. Je veux voir Roxy. On me demande si je n’ai rien d’autre. J’hésite. Je dis non. Non je n’ai rien d’autre. On me regarde de travers. Je sens les larmes me monter aux yeux. Une larme coule. Je finis par céder. Je montre le bandage sur ma cuisse. On enlève la bande, on regarde la blessure, on la touche, je retiens mes cris en pleurant. On grimace et on me dit qu’on doit arranger ça un peu mieux, que ça doit faire mal parce que tout n’est pas recousu bien correctement mais qu’au moins l’hémorragie s’est arrêté. Je relève la tête:

« Non! Pas tout de suite…s’il-vous-plait. Si vous faites quelques chose je vais avoir encore plus mal et je ne veux pas que Roxy voit que j’ai mal. S’il-vous-plait, après je vous promet…s’il-vous-plaît...»

On me regarde interloqué. On mesure peut-être mon degré de résistance à la douleur ou mon envie de revoir mon amie. On hésite puis on me dit oui. Je retiens mes larmes. On me dit que c’est bon, je peux y aller. Je sauterai presque de joie mais je ne peux pas et je n’ai pas le coeur à sauter. J’ai tellement peur. Je suis tellement inquiète. On était tellement occupé avec ma blessure que personne n’a vu Pouchie dans ma poche. Je sais pas si je ne pense pas que j'ai le droit mais je sais que ça fera plaisir à Roxy, juste de la voir. Alors je ne leur dit pas que j’ai le petit rat. Je serais discrète. Je croise l’infirmer Lennox qui dévisage mon boitement maladroit. Je fais l’ébauche d’un sourire, dis que je vais bien. Que je veux voir Roxy, j’insiste, je piétinerai presque. On me donne le droit mais on me rappel les consignes. Pas de miroir, ne pas toucher à sa joue. J’acquiesce. Impatiente, heureuse, inquiète. Je m’avance et je la vois.

Ma Roxy est là dans son lit. Un masque cache sa joue et je sais qu’il on voulu cacher la cicatrice. Je n’aurais pas eu peur, je n’en aurais rien eu à faire de la cicatrice. Roxy est toujours Roxy. Elle est toujours aussi belle. Une fleurs fragile qui je dois protéger. Que je devais protéger et que j’ai entraîné au bal avant qu’elle y laisse presque sa vie. Cette pensée m’arrache une grimace. Les larmes dévalent mes joues. Je m’avance vers elle. Je ne cours pas sinon elle verrait que je boite. Je serre les dents, retient les gémissements qui veulent franchir mes lèvres. Je marche en m’efforçant de paraître normal et de ne pas boiter. La douleur fuse dans mes jambes, je réprime mes hauts le coeur. Pas pour le moment. Je me laisse tomber sur la chaise un peu trop brusquement. Elle est entravée, mais cela ne fait rien. J’aurais voulu la prendre dans mes bras mais j’ai peur de lui faire mal. Je lui serre la main et laisse exploser mon inquiétude.

« Oh Roxy! Roxy! J’ai eut tellement peur. Je me suis tellement inquiétée. Je suis heureuse de te voir. Je suis tellement, heureuse de te voir. Tu m’a tellement manqué. Je suis désolée, je suis désolée pour tout.»

J’embrasse son front. Je serre sa main au plus fort de ce que je peux faire. Je ne veux pas lui faire du mal. J’ai peur de lui donner plus mal encore. Les larmes ruisselle sur mes joues et je les essuie.

« Excuse moi...je ne devrais pas pleurer, je suis juste tellement heureuse. Tellement soulagée »

Je renifle. Tant pis. Je vois qu’il y a un papier près d’elle. Je comprend qu’elle ne peut pas parler. Que le papier et la plume nous servent à communiquer. Lui serve à communiquer avec moi. Elle doit avoir tellement mal. ça me fend le coeur en fend, en quatre puis en huit. Je lis le mots. Les mots me touchent. Me marquent au fer rouge. Je me retiens de pleurer de nouveau et me penche sur ses questions.

« Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien. Tu n’as pas à t’en faire, je t’assures. Mais toi, comment te sens-tu? Comment vas-tu? Comment est la douleur? As-tu un peu moins mal? T’on-t-ils fait encore plus mal? »

Je pose trois milliard de questions. Je m’en veux, elle ne peut même pas me parler, je ne devrais pas lui sauter dessus de la sorte mais je suis juste inquiète. Tellement inquiète. Je fais comme si je n’avais pas vu son autre question. Pas question de lui dire que je me suis fait blesser. Pas question. Je vais bien. Plus je me le dis, plus je remarque que depuis que j’ai vu Roxy je vais mieux. J’ai retrouvé ma meilleure amie. Ma moitié. Je vais mieux. Je la vois vivante, je la vois sous mes yeux, je vois ses yeux chocolats, je sens sa main dans la mienne. Alors je me sens mieux. Elle m’aide à me sentir mieux. Les derniers mots me font mal. Elle n’a pas à s’en vouloir, elle n’a rien à se reprocher, elle n’a rien fait. Ce n’est pas elle. Je serre sa main doucement.

« Tu n’a pas à t’excuser. Je t’en prie, ne t’en veux pas. Tu n’y est pour rien. Ce n’est pas ta faute. Ce n’est sûrement pas de ta faute. Tu n’as jamais voulu me laisser. Tu es là à présent. Tu es là et j’en suis tellement heureuse. »

Je me sens maladroite dans mes mots, dans mes paroles. Je retiens mes larmes. Je ne veux pas qu’elle me voit pleurer. Je ne veux pas qu’elle croit que je pleure à cause d’elle. Je suis juste tellement soulagée d’être là à ses côtés. Je ne pardonnerais jamais à ces Mangemorts à ces êtres sans coeur, ces être qui ne sont même pas humain. Ils ont osé s’en prendre à ma meilleure amie. Ils ont osé! Je n’ose pas lui dire que je culpabilise. Je ne veux pas l’inquiéter. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète pour moi. Je veux juste qu’elle pense à elle et qu’elle se rétablisse vite. Je m’implore mentalement de ne rien laissait paraître. De ne pas laisser paraître que je m’en veux que j’ai l’impression que c’est ma faute. Je lui dirais, quand elle se sera rétablie mais pour l’instant je ne veux pas l'inquiéter. J’espère juste qu’elle ne se rend pas compte de quelque chose. C’est tout. Alors je souris. Parce que je sais que Roxy aime mes sourires, je sais que ça la rend heureuse et je veux la voir heureuse. Je ne souris pas pour moi, je souris pour elle. Elle ne peut pas revoir ses parents, elle doit se sentit si seule, je suis sa seule famille et il est de mon devoir de la rendre heureuse! Je veux la voir heureuse.

« J’ai une surprise pour toi, lui chuchotai-je »

Je sais que ça va lui faire plaisir. Je sais qu’elle sera heureuse et c’est tout ce que je demande. Je voudrais revoir ma Roxy sourire et rire avec moi. Et même si aujourd’hui elle ne peut pas le faire, elle le refera. Je m’en fais la promesse. Mais je dois la rendre heureuse, je veux la voir heureuse, voir ses yeux heureux. Alors je regarde autour de moi, je plonge ma main dans ma poche, souffle un petit chut et lui montre Pouchie qui commençait à remuer pressée de revoir sa maîtresse.

« Tu lui manquée à elle aussi, alors je les emmené. Je ne pense pas que j’ai le droit de la laisser là, ni même que j’ai le droit de te la montrer mais je me suis dis que ça te ferait plaisir de voir qu’elle était en forme. »

Je demande à Pouchie de rester calme dans ma main collé contre mon ventre pour que personne ne la voie, sinon elle sautera dans ma poche si quelqu’un arrive. Je lui ai déjà expliqué. Je suis sûre qu’elle a compris. Je souris à mon amie. Ma meilleure amie. Ma soeur. Mon double. Ma moitié. Je l’aime tellement. J’ai eut tellement peur de la perdre. Je serre ses doigts dans les miens. Je ne partirai pas. Je resterais ici à présent. Qu’ils le veuillent où non je ne laisserais plus Roxy seule. Plus jamais.

« J’aurais voulu venir te voir avant, on m’a dit non. Je suis désolée. Ca a dû être terrible pour toi. En plus je n’étais pas là pour te soutenir, je m’en veux...Mais maintenant je ne te quitte plus, je campe ici même la nuit. Je veux rester avec toi et ils ne me feront pas changer d’avis. Je serais ton infirmière attitrée!»

J’essaye de plaisanter. Je ne sais pas si ça marche ou si je suis pitoyable. A vrai dire j’aimerai être drôle que pour voir Roxy heureuse. Mais il faut croire que je ne le suis pas vraiment. Alors je fais ce que je sais faire de mieux, je souris, je rend heureuse. Voilà la vraie Maddie. Voilà la Maddie qu’aime Roxy. Et voici la Maddie qui aime Roxy. Je veux qu’elle se sente mieux avec moi. Je suis là pour elle. J’ai tellement attendu ce moment. Que je pourrais encore pleurer. Mon coeur s’est calmé, il a repris son rythme normal et je sais que c’est grâce à Roxy. Elle fait toujours tant pour moi. Je veux en faire autant pour elle. Je le ferais. Je dépose de nouveau un bisou sur son front et me cale dans le fauteuil.
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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mer 19 Juil - 7:55



Yes, it hurts.





Madison arrive… Qu’elle est belle ! Même si elle a l’air épuisée… Elle est blessée ? Elle n’a pas l’air très en forme… Je lui jette un regard inquisiteur. Mais elle m’embrasse, et je ne peux pas m’empêcher de sourire. Surtout avec les yeux et le côté gauche… Un tout petit peu parce que franchement : ça tire. Ça tire tellement. Mais je ne peux pas lui refuser ça. Je suis tellement soulagée de la voir, je me sens mieux. Ça ne chasse pas la souffrance, mais ça me donne le sentiment d’avoir une raison de la traverser. Je ne peux pas laisser Maddie toute seule éternellement si ? Je tends ma main, et essuie ses larmes. Je reprends ma plume, et pour la première fois, je regrette de ne pas avoir un stylo, j’irais plus vite. Je pourrais en ‘’dire ‘’ plus. Je demanderais à Mme MacDougall ou à Lennox.
« Interdit de pleurer ! Moi aussi je suis soulagée… C’était horrible, je commence seulement à me réveiller suffisamment longtemps pour me rendre compte que je suis toute seule et personne ne voulait me dire ce qu’il se passait. Ils ont fini par me dire que tu étais bien arrivée ! Heureusement. On s’en souviendra de ce bal.»
J’espère qu’elle ne le prend pas comme un reproche, c’est sorti tout seul… ça me parait encore tellement irréel. J’ai l’impression qu’on pourrait me réveiller, me dire que tout ça n’a jamais existé. Mais malheureusement, non, c’est bien notre réalité. Je dois vraiment faire peur à voir… Maddie semble avoir le cœur au bord des lèvres.
« Honnêtement, c’était mieux quand j’étais inconsciente. Mais bon, apparemment, je progresse. » je remue mes mains reliées par un sort. « Je me bats contre la douleur on va dire. Mais oui, ça m’a fait mal, surtout quand mes os ont repoussé. Beuuuurk »


Je n’ai pas envie de lui mentir, de lui dire que tout va bien et ça va passer, j’en ai encore pour quelques temps, à avoir mal. A pleurer, à me débattre. C’est mon ami, elle peut le comprendre, et je n’ai pas le courage de lui cacher. A qui ça profiterait : de toute façon, ça se voit que je suis en charpie ! D’ailleurs, ça se voit aussi que Maddie n’est pas au top de sa forme !
« Les infirmiers ont dit que je m’en sortais bien. Maintenant, j’ai le droit, enfin, ou l’obligation soyons réaliste, de manger quelques cuillères de soupe ou de compote en plus de la perfusion. Selon eux c’est bon signe. Ils ont ‘’recouds’’ ma joue hier. C’est comme si la cher était à vif pour l’instant, je te donne pas les détails, mais je dois porter ça encore semaine pour pas attraper de microbe et pas en mettre partout. Je suis immonde je pense, là-dessous » dis-je en fronçant les sourcils.

« Non ça c’est vrai, je t’aurais jamais laissé volontairement Maddie ! Toi aussi tu as mal, n’est-ce pas ? Je peux pas parler depuis trois jour –d’ailleurs, c’est chiant, j’avais pas très envie de parler aux grands, mais à toi, je préfèrerais, c’est long d’écrire – mais je peux observer. »
Je caresse doucement sa main. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète, je ne veux pas qu’elle ait mal. Elle aussi doit prendre soin d’elle. Elle est aussi importante que n’importe qui. Elle est plus importante que quiconque. « Si tu as mal quelque part et que tu ne te laisses pas soigner, je te jure je te tue ! » . Je m’étais laissée trifouillée, maltraitée, enfin pardon soignée, même si cela s’apparentait à de la torture, juste pour pouvoir la voir. Alors elle avait intérêt à être prudente. Parce que sans elle je retomberais de nouveau dans la souffrance et la solitude. Certains préféraient être seul pour lécher leur blessure, moi j’avais besoin qu’on m’aime et qu’on m’entoure. Mais pas à n’importe quel prix.
Elle a une surprise pour moi ? Comment c’est possible, d’après ce que j’entends, il n’y a rien en dehors de cette infirmerie ici ! Je la regarde avec curiosité. Elle sort Pouchie de sa poche ! Oh mon dieu, mon petit rat ! Les larmes coulent toute seule… Maddie est trop forte ! Je laisse échappé un « Oooh » éraillé. Ça tend ma joue, ça me rappelle pourquoi je ferais mieux d’utiliser le papier, mais je n’ai pas pu m’empêcher.
« Oh Maddie, tu l’as prise avec toi ? J’allais te demander ce qu’ils avaient fait de nos animaux… Merci de me l’avoir montrée ! Tu crois qu’elle pourrait rester avec moi ? »
Oui, bon je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des idées, déjà parce qu’elle va mordre quiconque me fait mal, et qu’actuellement, ici, tout le monde me fait mal. Je tends la main vers Madison pour caresser du bout des doigts ma petite bête.
« Merci…tu as raison, mieux vaut que je te la confie. Merci Madison, tu ne peux pas savoir à quel point je me sens mieux. Toi, Pouchie… Je reprends plein de force pour attaquer la suite ! »

Elle sert mes doigts si forts… Je ne peux pas m’en aller, j’aimerais la rassurer. Jusque-là, même si j’ai été honnête, je ne crois pas que j’y sois parvenue. D’ailleurs, même si j’ai envie de l’avoir à mes côtés, je crois que c’est mieux si elle ne reste pas pendant les soins. Personne n’a envie d’entendre ses amis hurler et moi je n’ai pas envie qu’elle subisse ça. Je sais ce que ça fait. Mais j’espère que maintenant elle pourra revenir me voir tous les jours, après mes soins. Peut-être que je pourrais manger ma bouillie avec elle ?
« Ne t’en veux pas…Je sais qu’on t’a dit non, on m’a dit non à moi aussi » , je dessine un petit smiley qui rit, pour montrer que je plaisante, au cas où les yeux qui dépassent de mon masque ne soient pas assez expressifs. « Et puis, j’espère que maintenant, ils te laisseront venir après mes soins ? Ils verront bien qu’on est sage comme des images ! Tu es là maintenant, et tout va déjà mieux Maddie. Je te jure. J’ai pas menti jusque-là, j’ai dit que j’avais mal et que c’était pas facile. Mais savoir qu’une fois qu’ils en auront fini avec moi, tu seras derrière la porte, ça me donne une raison d’accepter » . Ou de subir, je ne savais pas trop comment formuler ça. Mais j’étais sûre que Madison me comprendrait, elle me comprenait toujours.

Elle déposa un baiser sur mon front… ce que ça pouvait me faire chaud au cœur. Je me sens tellement mieux quand elle est là… D’ailleurs, j’ai comme d’habitude, envie de lui poser plein de questions… Mais je vais y aller doucement, je ne voudrais pas avoir une crampe !
« Alors, qu’elles sont les nouvelles ? On est dans une ferme c’est ça ? Tu as vu des gens qu’on connait ? »
Peut-être qu’elle pourra me divertir avec les potins ? Est-ce qu’il y en a ? Je veux dire, des sympas. J’aimerais pas apprendre qu’un de mes camarades de dortoir est mort, mais si quelqu’un à assommer un Mangemort à coup d’escarpin, ça me plait déjà plus.




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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Sam 22 Juil - 14:20

Yes, it hurts

Roxy est là. Elle est là devant moi et je me sens déjà mieux. Mieux que ce que j’ai été pendant ces jours enfermés dans ma chambre sans pouvoir sortir, sans pouvoir parler à quelqu’un. Tout simplement parce que je n’avais personne. Je n’avais pas Roxy. Sans Roxy je me sens si vide. Comme vider de mes forces. Son amitié me porte surtout dans les moments où je ne me sens pas bien. Cette amitié j’ai cru la perdre et elle pourtant elle est là devant mes yeux. Que demander de plus? Les larmes me montent aux yeux mais je les refoule. Roxy à écrit: « Pas de larmes » alors je ne pleurerai pas. A la place je souris. C’est ce que je sais faire le mieux. C’est ce que Roxy veut voir. Mon sourire. Et c’est ce que je veux lui montrer. Je veux lui donner de la force pour qu’elle aille mieux. Pour qu’elle guérisse vite et qu’on soit de nouveau ensemble tout le temps. Pour l'instant je veux lui donner du courage car les soins doivent être très durs et elle a besoin de ce courage. Je veux lui montrer que je serais toujours là. Alors je souris. On peut dire tellement de chose avec un sourire que les mots ne peuvent pas exprimer.

« Promis pas de larmes! Ils ne voulaient pas t’inquiéter avant de t’avoir soulagé un peu, il faut les comprendre. »

« On s’en souviendra de ce bal ». Même si elle n’était pas dans ce but là, cette phrase me fit l’effet d’un coup de couteau dans le coeur. Tout est de ma faute. Si Roxy va se souvenir de ce bal s’est entièrement de ma faute. Parce que si je ne l’y avais pas emmené, elle ne se serait pas fait gravement blesser. Si on était resté faire une soirée fille dans la chambre, elle n’aurait rien eut. Une boule se forme dans ma gorge et j’ai du mal à avaler ma salive. J’essaye d’articuler quelque chose de compréhensible mais je me rend compte que je chuchote.

« Si je ne t’avais pas forcé à venir…si on était resté dans la chambre… »

Ma voix se brise. J’espère que Roxy n’a pas entendu, je ne veux pas qu’elle commence à s’inquiéter pour moi. Je chuchote. Je souffle même. Mais je ne peux pas m’empêcher de lui dire ce que j’ai sur le coeur. Comme toujours. Une remise en question. Un moyen de protéger les autres. Roxy est ma meilleure amie, je ne lui cache rien. Jamais. Sauf que pour ne pas l’inquiéter je ne lui dis rien pour l’instant. Ce n’est pas un mensonge…si? La vérité sera pour un peu plus tard après tout. Je lui dirai que je me sens coupable, que je me suis fait blesser. Mais ce n’est pas le moment. Ce n’est pas l’endroit. Je chasse de mon visage les dernières grimaces de culpabilité et efface de ma mémoire les pensées sombres qui m’obsèdent et sourit de toutes mes dents à ma meilleure amie. Lorsque Roxy me parle de sa douleur j’ai l’impression de la partager. La pauvre. Elle a dû tellement souffrir. J’ai le coeur au bord des lèvres, alors je serre sa main pour lui montrer mon soutien.

« Je suis sûre que tu progresses ma Roxy! Et puis tu commences à manger un peu c’est bien, c’est super même. J’aurais aimé être là pour t’aider à supporter la douleur après tes soins. Mais maintenant je suis là. Promis, je ne te quitte plus. »

Je lui serre la main. Je l’aime tellement. Je veux qu’elle se sente soutenu. Je ne veux plus qu’elle ait mal. Je ne veux pas qu’elle souffre. Je ferais tout pour qu’elle aille mieux. Je lui ramènerai des coussins. Je lui chanterai des berceuses si elle veut s’endormir. Je veillerai à ce qu’elle n’est pas froid. J’appellerai les infirmiers et les traîneraient dès qu’elle aurait mal. Je ne veux plus qu’elle souffre c’est aussi simple que ça. Je pose un doigt sur son front à l’endroit où un pli se forme quand elle fronce les sourcils.

« Ne dis pas n’importe quoi! Tu n’es pas immonde. Tu ne seras pas immonde! Tu sais rien ne peut tarir la beauté d’un camélia en fleur. Je te jure que si quelqu’un ose te dise ça un jour, il ne reviendra plus jamais t’embêter. Je veux bien être gentille mais pas touche à ma meilleure amie! »

Je lui serre la main. Je n’ose pas la prendre dans mes bras. J’ai trop peur de lui faire mal. Je ne mens pas, j’ai moi-même froncé mes sourcils. Si quelqu’un ose s’en prendre ou dires méchancetés à Roxy, je lui ferais manger ma main et pourtant je ne suis pas violente. Mais c’est comme ça. On ne s’en prend pas à ma Roxy. J’espère l’avoir rassurée un peu quand même. Je n’aime pas quand elle doute d’elle. Elle est toujours aussi belle. Quand son sourire rayonnera sur son visage, elle sera la plus belle de toute. Et je ne mens jamais! J’ai fait une petite référence à notre première rencontre. C’est là où je l’avais associé à un Camélia. Parce que le Camélia signifie la perfection. Et Roxy était parfaite!

« Je le sais. Et je ne t’aurais jamais laissé non plus si on ne m’avait pas obligé. Patience ma Roxy il faut que ta joue se repose, il ne faut pas que tu forces dessus. Tu es devenue une experte dans l’art et la manière d’observer maintenant? »

Soudain c’est plus fort que moi, elle réussit à me tirer un petit rire. Un gloussement sort de ma poitrine et je rigole doucement.

« Ne t’inquiète pas pour moi Roxy voyons! Crois-tu qu’ils m’auraient laissé entrer si jamais j’avais quelques choses de grave? Ne t’inquiète pas pour moi, on m’a ausculté avant que j’arrive ici, tu sais ils sont prudents. Je fais attention, promis»

Je souris, ne laisse rien paraître. Refoule mes larmes. J’aimerai lui dire que ça va moins bien que ce que je dis mais je ne lui dirais pas. C’est comme ça. Elle a besoin de moi. Et je serais là pour elle. Pas allongée à côté d’elle dans un lit. Mais avec elle, là dans cette chaise. D’abord sa guérison et son rétablissement. Après je pourrais penser à moi. Je suis assise ma jambe ne me fait pas si mal que ça et ma cheville ne touche pas le sol. Tout va bien je lui assure. Je m’empêche de froncer les sourcils, elle ne devrait pas s’inquiéter pour moi mais pour elle. C’est du Roxy tout craché. C’est pour ça aussi que je l’aime.

Je lui montre Pouchie, les larmes coulent le long de ses joues. J’aimerai tellement lui enlever mais je ne peux pas. On ne touche pas aux joues de Roxy et je ne veux pas risquer de lui faire mal. Pour me réconforter je me dis que c’est des larmes de joie. Qu’elle va bien, qu’elle est juste heureuse. Elle ne peut à peine sortir un « Oh » et cela me brise le coeur. Qu’est-ce qu’ils lui ont fait ces monstres! Ils le paieront! Alors je met Pouchie sous ses doigts pour qu’elle puisse la caresser.

« Bien sûr que je l’ai prise avec moi! Elle se cachait sous ton oreiller et je l’ai retrouvé. Tu sais, elle a été mon soutiens en attendant de te revoir. Une petite partie de toi qui m’a fait du bien. Puis même si je sais que je n’ai pas le droit normalement, je me suis dit que ça te ferais plaisir de la voir. Tu lui as manqué et elle a dû terriblement te manquer aussi »

Je me mords la lèvre quand Roxy me demande si elle peut la garder. Ca ne va pas être possible. Elle semble se rendre compte et écrit de nouvelles choses sur son papier. Je soupire, soulagée.

« Promis je ferais attention à elle, tu peux compter sur moi et puis je viendrais la faire te rendre visite aussi! »

Si je continuai à être discrète il ne devrait pas y avoir de problème, non? Elle me sourit avec ses yeux et ça me fait du bien de le voir. Ma Roxy sourit. C’est le plus beau des cadeaux que l’on pouvait me faire! Je me penche vers elle et lui chuchote avec un petit sourire entendu.

« Je ne leur laisserai pas le choix! Je camperai devant la porte s’il le faut mais dès que tes soins seront fini je débarquerai dans la chambre pour te faire des câlins! J’ai tellement attendu pour te revoir ce serait cruelle qu’ils ne me laissent pas venir te voir tous les jours. De toutes façon il n’y a pas de cours et tant que tu n’es pas avec moi je ne vois pas pourquoi je serais heureuse autre part qu’ici alors je resterais avec toi, jusqu’à temps qu’ils doivent me mettre à la porte! Tu verras tu finiras par en avoir marre de moi, dis-je en rigolant. Je suis heureuse de l’entendre, tu ne peux pas savoir à quel point, je serais toujours là pour toi. Et tu sais ça va aussi beaucoup mieux depuis que je te vois. Sans toi je me sens perdue, alors te voir me fait un bien fou, je te jure »

Elle me dit que si je suis là elle acceptera les soins. Je sais que ce n’est pas totalement la vérité. Elle se forcera à ne pas hurler pour ne pas me faire du mal. Elle se dira que si elle reste sage, elle me fera après. Je serais comme son antalgique. Quelque chose qui lui permettrait de refouler la douleur. Mais je ne voulais pas qu’elle ait mal pourtant il fallait soigner cette joue. Je lui souris, lui serre les doigts. Je vais finir par lui casser une main si je continue. Je laisse un petit rire secouer mes épaules. Avant de voir Roxy je n’aurai jamais rit. Maintenant qu’elle était là je me sentais à nouveau moi-même. J’avais retrouvé ma moitié et je n’étais pas prête de la lâcher. Je vois qu’elle commence à écrire de nouveau et j’écarquille les yeux, il faut qu’elle arrête d’écrire à cette vitesse là, elle va avoir mal aux mains. Je rigole et lui prend la plume des mains une fois qu’elle a fini d’écrire sa phrase.

« Doucement Roxy tu vas finir par avoir mal aux mains! Je ne veux pas que tu ai des crampes après je vais me faire disputer par l’infirmer Lennox »

Je repose la plume à ses côtés. Elle me répondrait une fois que j’aurais parlé un peu aussi. C’était mon tour. Certes je me dois d’être protectrice, d’être souriante, d’être forte, d’être toujours là pour les autres mais je dois aussi être moi-même. Et une Madison qui ne parle pas n’est pas une Madison.

« Oui on est dans une ferme, d’après ce que j’ai compris elle est protégée par des sorts et personne ne sait où elle est. Je crois que c’est un lieu qui a déjà été utilisé dans passé mais je ne pourrais pas te le certifier. D’après ce que j’ai entendu, parce qu’on a eu un accueil, il y a deux étages à cette ferme. Le rez de chaussé c’est un peu le coin de vie, là où on peut se réunir, le premier étage c’est les chambres des adultes, l’infirmerie et le bureau des psychomages et enfin le deuxième étage ce sont nos chambre. Y’a beaucoup d’activités qui vont être proposé...Oh! Y’a aussi un extérieur! Pour l’instant il ne fait pas super beau… »

Je me perd dans l’énumération des pièces. J’ai réussis à entendre ça d’une oreille avant de quitter la salle et de monter dans ma chambre dépitée. Malheureusement c’est tout ce que je peux dire à Roxy. Rien d’autre, je ne sais pas grand chose de cet endroit. A vrai dire je n’ai pas vraiment écouté, je voulais la revoir. Faisant preuve d’honnêteté je lui dis:

« A vrai dire je n’ai pas croisé grand monde depuis qu’on est arrivé il y a deux jours. Tu vas peut-être trouvé ça dingue mais je n’écoutais que d’une oreille le discours qui nous présentait la ferme. J’avais trop hâte de te revoir pour écouter. Puis j’ai demandé si je pouvais aller te voir, vu qu’ils n’ont pas voulu je suis montée dans ma chambre et j’ai jouer à l’ours jusqu’à temps qu’on me permette de venir te voir, du coup je n’ai pas beaucoup observé. Je nous laisse cette activité quand tu pourras sortir de l’infirmerie. »

Oui je n’ai pas explorer la ferme. Sans Roxy cette activité me paraît sans intérêt. Sans Roxy tout me paraît sans intérêt à vrai dire. Sa simple présence apporte de l’intérêt aux sourire qui effleure mes lèvres. C’est pour elle que je souris et aussi peut-être pour moi. Parce que je me sens mieux avec Roxy beaucoup mieux. Je continue donc sur mon flot de paroles, voulant lui en dire davantage sur cette ferme que je ne connais pas et qu’elle ne connait pas non plus.

« D’ailleurs dans les chambres on est plusieurs comme au château, j’ai laissé un lit libre à côté du mien devine pour qui? »

Soudain je me rend compte que je viens de lui dire qu’elle dormirait à côté de moi quand elle ira mieux. Les images de mes cauchemars me revienne. Il ne faut pas qu’elle me voit comme ça. Surtout pas. Mon sourire se perd sur mon visage. Je deviens soudainement livide et la tête me tourne. Respire Madison. Respire. Je reprend ma respiration espérant que Roxy n’est pas vu cette demi-seconde où j’ai perdu mes couleurs. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète. Pas pour moi. J’allais bien! A force de me le dire ça ira mieux et je suis sûre que dès que Roxy sera de nouveau avec moi je ne ferais plus de cauchemars! D’ailleurs ce soir je suis sûre que je n’en ferais pas. J’avais revu ma meilleure amie tout allait bien à présent. Je lui souris de nouveau en lui tirant la langue pour lui dire que c’était une plaisanterie. Elle sait très bien pour qui était ce lit. Pour elle. Simplement pour elle.

« Je sens que tu es en manque de potins, non? lui dis-je avec un petit rire, je suis désolée pour l’instant je n’en ai pas vraiment à t’en donner, mais les prochain jours quand je viendrais te voir j’essayerai d’en avoir pour toi. »

Je lui caresse doucement la main. Réfléchissant à ce que je pourrais lui dire, lui raconter. Roxy doit avoir pleins de questions à poser et pourtant je sentais qu’elle se retient un peu. Avait-elle peur de me faire du mal en me posant des question?

« D’autre questions matelot? D’autres affirmations? Je suis à votre service maintenant! Je suis votre lieutenant, votre second! Je serais vos yeux et vos oreilles! »

Un rire sort de ma gorge et me réchauffe le coeur. Ca me fait tellement de bien d’être avec ma meilleure amie. C’est simple. Avec elle, je me sens vivante. Juste ça. Vivante!
Codage par Libella sur Graphiorum

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Yes, it hurts. PV Madison :coeur:
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