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 Yes, it hurts. PV Madison :coeur:

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MessageSujet: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Lun 17 Juil - 21:46



Yes, it hurts.




J’entends la voix de Maddie parfois. Elle se bat… Mais je n’arrive pas à faire surface. Je ne veux pas faire surface. Je crois qu’il vaut mieux que je reste sans bouger. J’espère que Maddie reste sans bouger.

***
Je sens une main sur mon visage, la douleur me sort de l’inconscience. Une femme, asiatique m’ausculte. L’auror à ses côtés retient un haut le cœur. La jeune femme le congédie. J’ai envie de l’étrangler, qu’elle enlève ses doigts, qu’elle me laisse dormir, je ne peux même pas hurler.
On me soulève, je crois reconnaître la sensation du transplanage… je sombre à nouveau. Est-ce qu’on m’endort ? Je me sens mieux…dormir. Est-ce que mon papa et ma maman seront là où on va ? Est-ce qu’ils viennent me chercher ?

***
Je suis réveillée par la douleur… qu’est-ce qu’on me fait ?! Pourquoi est-ce qu’on m’empêche de bouger ? Je veux juste que ça s’arrête ! Laissez-moi tranquille ! Laissez-moi ! Les larmes coulent sur mon visage, brûlant tout sur leur passage. La jeune femme me tient les bras, tandis que l’infirmier vise ma joue d’un sort. C’est horrible, comme une décharge électrique, c’est chaud et froid, ça rentre dans toutes mes terminaisons nerveuses… Je ne peux pas bouger la mâchoire, mais un râle sort de ma gorge. J’ai mal putain, lâchez-moi, laissez-moi tranquille. Je sens mon os qui…repousse… j’ai l’impression de me noyer dans ma morve, dans mes sanglots, mais qu’est-ce que c’est que cet endroit… On n’est pas censé allé mieux ? J’ai la tête qui tourne, je ne comprends plus rien, si ce n’est la voix d’un adulte qui me précise que je vais dormir un peu maintenant…
Oui…par pitié…laissez-moi dormir.

***
Qu’est-ce que j’ai sur ma joue ? J’essaye de me toucher, il y a un gros pansement…et dans ma bouche, une sorte de barre qui me maintient la bouche légèrement entrouverte. Je panique…il faut qu’on m’enlève ça, c’est horrible, ça fait mal pourquoi est-ce que j’ai ça. J’essaye de l’arracher mais des mains me retiennent.

« Roxy, il faut que tu te calmes… Je sais que c’est douloureux… et que tu as peur. Cette barre ne va pas rester là tout le temps, c’est pour que ta mâchoire et ta pommette se consolident bien. Encore demain et ça sera bon. »

J’essaye de me calmer… De regarder autour de moi. Je suis reliée à une perfusion ? C’est pour ça que je n’ai pas faim, même si je ne me souviens pas de mon dernier repas ? Je n’imagine pas pouvoir ouvrir la bouche et mâcher de toute façon… J’essaye de parler mais la douleur m’étouffe.

« on va t’installer une plume et du papier, c’est trop dur pour toi de parler pour l’instant. »

On me redresse, ma tête tourne. La douleur revient. Je ne peux pas faire un geste sans morfler ? Je pleure à chaudes larmes… Je veux partir de là, je veux mes parents !!
Mais on me tient fermement.

***
Je me réveille, on me réveille… Est-ce qu’on m’enlève la barre ? Non pas encore, mais qu’est-ce qu’ils foutent ?! Je vais l’enlever moi-même. Je lève mon bras et soudain il se replace sur le lit. Je recommence, et plus je m’énerve plus je suis clouée au lit.
« Attend Roxy, tu es entravée… Tu as failli arracher ton pansement cette nuit, on devrait tout recommencer à zéro. Promis, on te retire la barre ce soir. En attendant, tu vas essayer de boire un peu ok ? »

Ok….comme si je pouvais dire non, je peux même pas bouger. On porte le verre à ma bouche, la moitié dégouline, j’arrive à peine à prendre une gorgée. Mais je ne m’étouffe pas.

« C’est bien ma grande… tu progresses. Je te laisse te reposer »

Pourquoi elle ne me donne pas un truc pour dormir ? Je peux pas me reposer, ça va faire mal ! Je ne veux pas avoir mal. Je tends la main vers elle…

« Pour l’instant, je ne te donne rien de plus…tu en aurais besoin pour ce soir »
***

On m’a retiré cette foutue barre… Je ne peux toujours pas parler… Mais la douleur est moins lancinante, parfois, j’arrive à me concentrer suffisamment pour écrire sur mon bout de papier. Je réclame mes parents, Maddie, on me répond pas pour l’instant. Mais quand ? Je suis si affreuse que ça ? Je veux voir. C’est un non catégorique.

Aujourd’hui, ils vont reconstruire ma joue. Je vais avoir mal…comme une brûlure à dit l’infirmier. Une brûlure, par-dessus ma peau déjà écorchée ? va-t-il réellement rester quelque chose de moi ?

Mais si ça marche, si je ne me débats pas, si j’accepte d’essayer de manger de la soupe, si je renonce à exister, alors ils me laisseront voir Maddie demain. Je ne sais même pas comment elle va…

Alors je ne bouge pas… Je ne peux pas encore serrer les dents, alors je sers les poings et je ne bouge pas. Je pleure, mais je ne me débats pas. Je demande si on peut attendre un peu pour la soupe. J’ai besoin de reprendre mon souffle…

***
Maddie vient me voir. J’entends l’infirmier Lennox qui lui rappelle qu’elle n’a pas le droit de rapporter un miroir ou de toucher mon visage. Et que je ne peux pas parler, il faut que j’écrive. Ils n’ont pas accepté d’enlever l’entrave… au cas où je m’enfuis sûrement ? Comme si je pouvais tenir debout. En tout cas, j’espère ne pas trop faire peur à Madison. Ils m’ont mis un masque pour protéger la cicatrice et éviter qu’elle ne suinte trop visiblement. Je suis dégueulasse. Il n’y a pas d’autres mots.

Je prépare déjà mon petit mot pour amie.

« Coucou Maddie ! Est-ce que tu vas bien ? Tu n’es pas blessée ? Je t’ai laissé tomber pardon »

Ça c’est déjà le plus important. Pour le reste, je vais faire de mon mieux pour ne pas avoir l'air trop piteuse...



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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mar 18 Juil - 23:38

Yes, it hurts

Je marche dans les couloirs. Enfin je ne marche pas, je boitille, je m'appuie sur ma cheville douloureuse pour ne pas appuyer sur mon autre jambe qui me lance à chaque fois que je fais un pas. Je marche au ralenti. J’ai besoin de reprendre mon souffle toutes les trente secondes. Ca m’énerve, mais je ne m’énerve pas. Jamais. Je ne veux pas faire voir que j’ai mal. Je cherche l’infirmerie comme on chercherait désespérément quelque chose. Je veux voir Roxy. On ne peut plus m’empêcher de la voir. Hier on m’a dit non. Comme si trois jours ne suffisait pas. Hier nous somme arrivés par transplanage jusqu’ici, jusqu’à la « Ferme ». Apparemment cela sera notre refuge. Ici, nous étions protégés. Les blessées seront soignés. Des activités seront proposées. Et ils nous ont promis de nous renvoyer à nos famille le plus tôt possible. Je veux revoir ma famille. Il me manque. Mais je les crois. Alors je ne dis rien, je me contente d’être gentille et de faire ce qu’on me dit. Ils se donnent du mal pour nous, il ne faut pas que je me plaigne. Il faut que je fasse tout ce que je peux pour les aider aussi. A vrai dire, je m’en veux. Je n’ai pas tout écouter, juste d’une oreille. Je voulais voir Roxy. Tout de suite. Immédiatement. Je voulais la voir, savoir si elle allait bien. Je voulais la voir. J’ai demandé à un adulte il m’a dit non. Je devais me reposer et Roxy avait besoin de repos. Je n’ai rien dit. Je lui ai sourit, lui ai dit merci et suis partie me réfugier dans la chambre qui m'avait été attribué et qui, même si elle est belle et que je me sens bien, me fait me sentir étrangère à moi même. Il me manque ma moitié. Juste ça. Je n’ai pas dormi de la nuit. Les derniers jours se sont déroulés dans ma tête si bien que j’ai dû mordre mon coussin pour ne pas crier. On m’aurait entendu. Je ne voulais embêter personne. C’était juste un cauchemar. Un cauchemar qui avait été réalité.

Je me revoyais dans la salle de bal. En train de combattre aux côtés des autres. En train de retourner voir Roxy pour contenir l’hémorragie. En train de voir les autres se faire frapper par des sortilèges. En train de ressentir la douleur de mes blessures qui m’avait coupé le souffle. Puis nous avions gagné. Apparement. Je ne m’en souviens plus. Je devais sauver Roxy c’était le plus important. Puis les secours sont arrivés. J’ai eu peur au début. Si ils nous voulaient du mal? Si ce n’était pas des renforts? Mais quelqu’un est venu nous voir, m’a sourit, m’a demandé de retirer ma main et m’a remercié pour ce geste. Puis ils ont emmené Roxy. Je revoyais l’image sans cesse, l’image où je suis obligée de laisser ma meilleure amie. Je ressentais la douleur qui pulsait dans ma poitrine, qui pulsait dans mon corps entier. Alors je me revoyais lâcher prise. M’effondrer au sol. Me recroqueviller sur moi même en position foetal. Pleurer. Pleurer de douleur, de tristesse, de peur. Je me sentais perdue sans Roxy. Complètement perdue. Une adulte était venue. Elle m’avait regardé. Je crois qu’elle a hésité à rejoindre les autres tout de suite ou venir me voir. Elle est venue. Je revoyais son visage, j’entendais le son de sa voix qui me demandais mon prénom. Puis elle avait regardé ma cuisse, elle était désolée parce qu’elle ne pouvait pas m’emmener mais elle ne pouvait pas me laisser comme ça. Ma vie n’était pas en jeu, mais il fallait arrêter la petite hémorragie. Je ressentais encore la douleur quand elle avait refermé une première fois ma cuisse. Ma blessure était si profonde que les muscles avait été déchiré. Elle m’a expliqué que c’était pour ça que je n’avais pas pu marcher. Les muscles se sont refermés, une partie de la peau aussi. J’ai hurlé de douleur. Elle s’excusait mais elle n’y était pour rien. Elle m’a dit qu’ils verraient ça plus tard, qu’il faudrait revoir ça. J’ai hoché la tête. Elle a fait un bandage et est partie. Je crois que je me suis endormie. Ou évanouie. Je ne sais plus.

Puis je me revois dans ma chambre. Quelqu’un avait dû avoir pitié de moi. Une petite fille blonde les mains en sang, la cuisse couverte d’un bandage, le visage barbouillé de larmes. C’était sans doute pour ça que je m’étais réveillé dans ma chambre. Ce fut le seule nuit où je dormis. Les autres se passèrent sans que je puisse fermer un oeil. A chaque fois que j’essayai, les cris, le sang , les blessés…mes amis blessés, ma meilleure amie entre la vie et la mort me revenaient en mémoire et je rouvrais les yeux. Alors je lisais pour ne pas me laisser emporter par les cauchemars, quand je ne pleurais pas. Moi qui ne pleurait que rarement ce n’était pas beau à voir quand j’étais vraiment triste. Je pleurai sans cesse, mordant mon oreiller pour ne pas hurler. Je ne quittai pas mon lit. Pas que je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Les muscles en train de se refermer étaient trop douloureux pour marcher et mon autre jambe était inutilisable à cause de l’entorse. Il faudrait du temps pour que les muscles soit comme avant, que je cours, que je marche normalement comme si ils n’avaient jamais été touché. Les seules fois où je me levais c’était pour aller vomir. Vomir parce que je pensais à Roxy. Parce que c’était moi qui l’avait entraîné là-bas. Parce qu’elle avait été gravement blessé. Parce qu’elle avait été entre la vie et la mort. Parce que je revoyais les blessés. Parce que j’avais eu peur de la perdre et que je ne l'avais toujours pas devant moi. Ca me faisait mal. Terriblement mal. Ma Roxy n’était pas avec moi. Je me sentais seule. Avec ma moitié en moins.

J’ai trouvé Pouchie caché sous l’oreiller de Roxy. La pauvre petite. Je lui ai donné à manger. Lui ai promis que tout allait bien se passer. Que Roxy était sauvée et que nous allions la voir bientôt. Elle fut mon seul soutien pendant ces longues heures où je ne faisais pas autre chose que pleurer. Ce n’était pas Roxy mais s’en était une petite partie. Ca m’a fait du bien. Inexplicablement. Elle restait toujours avec moi. Toujours. Tout le temps. C’est pourquoi je l’ai emmené avec moi et qu’elle ne quitte pas ma poche depuis le début du voyage.

Perdue dans mes pensées, j’arrive à la porte de l’infirmerie. Je souffle, soulagée d’avoir trouvé l’endroit qui retenait ma meilleure amie. Je vais la revoir! Je serre les dents. Je ne veux pas qu’elle voit sur mon visage la souffrance. Je veux sourire. Je veux sourire pour elle. Parce qu’elle aime quand je souris. Et parce que tout pendant qu’elle est heureuse alors je le serais. Je rentre dans l’infirmerie. Je demande ma meilleure amie. Un adulte me demande mon nom. Je lui dis. Roxy à dû lui parler de moi car il sourit. Je suis prête à y aller mais il m’arrête. Il veut m’ausculter. Je lui dis que je vais bien. Il veut quand même me voir. Je lui demande, lui supplie de me laisser voir ma Roxy. Il décréte que dès qu’il m’aura vu, je pourrais y aller. Roxy est si près de moi maintenant. Je veux la voir. C’est comme un désir bouillonnant qui crépite dans ma poitrine. Je veux la voir! Alors je m’assois. On écoute mon coeur, on regarde mes yeux, mes oreilles, ma gorge, on prend ma température. Je cache mon teint très pale en disant que c’est ma couleur d’origine. Puis on prend ma tension. On me regarde en fronçant les sourcils. Je sens que ce n’est pas bon. Je souris comme si de rien n’était. On me dit que ma tension est très faible. On me demande si je dors bien, si je mange bien. J’hausse les épaules. Je ne suis pas une bonne menteuse mais je ne veux lui révéler que ça fait trois jours que je ne dors pas et que je ne mange pratiquement rien. Ce n’est pas grave. Je vais bien je lui assure. Il demande a voir mes blessures. J’hoche la tête. Intérieurement je grimace. J’ai peur. Et si on refusait que je vois Roxy à cause de ma santé? Et si je ne pouvais la voir. Mon coeur s’emballe. Ma respiration s’arrête et j’hésite à lui montrer. Je le fais quand même. Je montre la petite entaille sur mon épaule, qui est en train de cicatriser. On désinfecte. Je montra ma cheville gonflé et bleus qui ne s’est pas amélioré depuis ce soir là. Non. En voulant protéger ma jambe entaillée, j’ai aggravé mon entorse. Il soupire et je lui dis que je vais bien. Que ce n’est rien. Que j’en ai déjà eus et que ça ne me fait presque plus mal. Je mens. Je veux voir Roxy. On me demande si je n’ai rien d’autre. J’hésite. Je dis non. Non je n’ai rien d’autre. On me regarde de travers. Je sens les larmes me monter aux yeux. Une larme coule. Je finis par céder. Je montre le bandage sur ma cuisse. On enlève la bande, on regarde la blessure, on la touche, je retiens mes cris en pleurant. On grimace et on me dit qu’on doit arranger ça un peu mieux, que ça doit faire mal parce que tout n’est pas recousu bien correctement mais qu’au moins l’hémorragie s’est arrêté. Je relève la tête:

« Non! Pas tout de suite…s’il-vous-plait. Si vous faites quelques chose je vais avoir encore plus mal et je ne veux pas que Roxy voit que j’ai mal. S’il-vous-plait, après je vous promet…s’il-vous-plaît...»

On me regarde interloqué. On mesure peut-être mon degré de résistance à la douleur ou mon envie de revoir mon amie. On hésite puis on me dit oui. Je retiens mes larmes. On me dit que c’est bon, je peux y aller. Je sauterai presque de joie mais je ne peux pas et je n’ai pas le coeur à sauter. J’ai tellement peur. Je suis tellement inquiète. On était tellement occupé avec ma blessure que personne n’a vu Pouchie dans ma poche. Je sais pas si je ne pense pas que j'ai le droit mais je sais que ça fera plaisir à Roxy, juste de la voir. Alors je ne leur dit pas que j’ai le petit rat. Je serais discrète. Je croise l’infirmer Lennox qui dévisage mon boitement maladroit. Je fais l’ébauche d’un sourire, dis que je vais bien. Que je veux voir Roxy, j’insiste, je piétinerai presque. On me donne le droit mais on me rappel les consignes. Pas de miroir, ne pas toucher à sa joue. J’acquiesce. Impatiente, heureuse, inquiète. Je m’avance et je la vois.

Ma Roxy est là dans son lit. Un masque cache sa joue et je sais qu’il on voulu cacher la cicatrice. Je n’aurais pas eu peur, je n’en aurais rien eu à faire de la cicatrice. Roxy est toujours Roxy. Elle est toujours aussi belle. Une fleurs fragile qui je dois protéger. Que je devais protéger et que j’ai entraîné au bal avant qu’elle y laisse presque sa vie. Cette pensée m’arrache une grimace. Les larmes dévalent mes joues. Je m’avance vers elle. Je ne cours pas sinon elle verrait que je boite. Je serre les dents, retient les gémissements qui veulent franchir mes lèvres. Je marche en m’efforçant de paraître normal et de ne pas boiter. La douleur fuse dans mes jambes, je réprime mes hauts le coeur. Pas pour le moment. Je me laisse tomber sur la chaise un peu trop brusquement. Elle est entravée, mais cela ne fait rien. J’aurais voulu la prendre dans mes bras mais j’ai peur de lui faire mal. Je lui serre la main et laisse exploser mon inquiétude.

« Oh Roxy! Roxy! J’ai eut tellement peur. Je me suis tellement inquiétée. Je suis heureuse de te voir. Je suis tellement, heureuse de te voir. Tu m’a tellement manqué. Je suis désolée, je suis désolée pour tout.»

J’embrasse son front. Je serre sa main au plus fort de ce que je peux faire. Je ne veux pas lui faire du mal. J’ai peur de lui donner plus mal encore. Les larmes ruisselle sur mes joues et je les essuie.

« Excuse moi...je ne devrais pas pleurer, je suis juste tellement heureuse. Tellement soulagée »

Je renifle. Tant pis. Je vois qu’il y a un papier près d’elle. Je comprend qu’elle ne peut pas parler. Que le papier et la plume nous servent à communiquer. Lui serve à communiquer avec moi. Elle doit avoir tellement mal. ça me fend le coeur en fend, en quatre puis en huit. Je lis le mots. Les mots me touchent. Me marquent au fer rouge. Je me retiens de pleurer de nouveau et me penche sur ses questions.

« Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien. Tu n’as pas à t’en faire, je t’assures. Mais toi, comment te sens-tu? Comment vas-tu? Comment est la douleur? As-tu un peu moins mal? T’on-t-ils fait encore plus mal? »

Je pose trois milliard de questions. Je m’en veux, elle ne peut même pas me parler, je ne devrais pas lui sauter dessus de la sorte mais je suis juste inquiète. Tellement inquiète. Je fais comme si je n’avais pas vu son autre question. Pas question de lui dire que je me suis fait blesser. Pas question. Je vais bien. Plus je me le dis, plus je remarque que depuis que j’ai vu Roxy je vais mieux. J’ai retrouvé ma meilleure amie. Ma moitié. Je vais mieux. Je la vois vivante, je la vois sous mes yeux, je vois ses yeux chocolats, je sens sa main dans la mienne. Alors je me sens mieux. Elle m’aide à me sentir mieux. Les derniers mots me font mal. Elle n’a pas à s’en vouloir, elle n’a rien à se reprocher, elle n’a rien fait. Ce n’est pas elle. Je serre sa main doucement.

« Tu n’a pas à t’excuser. Je t’en prie, ne t’en veux pas. Tu n’y est pour rien. Ce n’est pas ta faute. Ce n’est sûrement pas de ta faute. Tu n’as jamais voulu me laisser. Tu es là à présent. Tu es là et j’en suis tellement heureuse. »

Je me sens maladroite dans mes mots, dans mes paroles. Je retiens mes larmes. Je ne veux pas qu’elle me voit pleurer. Je ne veux pas qu’elle croit que je pleure à cause d’elle. Je suis juste tellement soulagée d’être là à ses côtés. Je ne pardonnerais jamais à ces Mangemorts à ces êtres sans coeur, ces être qui ne sont même pas humain. Ils ont osé s’en prendre à ma meilleure amie. Ils ont osé! Je n’ose pas lui dire que je culpabilise. Je ne veux pas l’inquiéter. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète pour moi. Je veux juste qu’elle pense à elle et qu’elle se rétablisse vite. Je m’implore mentalement de ne rien laissait paraître. De ne pas laisser paraître que je m’en veux que j’ai l’impression que c’est ma faute. Je lui dirais, quand elle se sera rétablie mais pour l’instant je ne veux pas l'inquiéter. J’espère juste qu’elle ne se rend pas compte de quelque chose. C’est tout. Alors je souris. Parce que je sais que Roxy aime mes sourires, je sais que ça la rend heureuse et je veux la voir heureuse. Je ne souris pas pour moi, je souris pour elle. Elle ne peut pas revoir ses parents, elle doit se sentit si seule, je suis sa seule famille et il est de mon devoir de la rendre heureuse! Je veux la voir heureuse.

« J’ai une surprise pour toi, lui chuchotai-je »

Je sais que ça va lui faire plaisir. Je sais qu’elle sera heureuse et c’est tout ce que je demande. Je voudrais revoir ma Roxy sourire et rire avec moi. Et même si aujourd’hui elle ne peut pas le faire, elle le refera. Je m’en fais la promesse. Mais je dois la rendre heureuse, je veux la voir heureuse, voir ses yeux heureux. Alors je regarde autour de moi, je plonge ma main dans ma poche, souffle un petit chut et lui montre Pouchie qui commençait à remuer pressée de revoir sa maîtresse.

« Tu lui manquée à elle aussi, alors je les emmené. Je ne pense pas que j’ai le droit de la laisser là, ni même que j’ai le droit de te la montrer mais je me suis dis que ça te ferait plaisir de voir qu’elle était en forme. »

Je demande à Pouchie de rester calme dans ma main collé contre mon ventre pour que personne ne la voie, sinon elle sautera dans ma poche si quelqu’un arrive. Je lui ai déjà expliqué. Je suis sûre qu’elle a compris. Je souris à mon amie. Ma meilleure amie. Ma soeur. Mon double. Ma moitié. Je l’aime tellement. J’ai eut tellement peur de la perdre. Je serre ses doigts dans les miens. Je ne partirai pas. Je resterais ici à présent. Qu’ils le veuillent où non je ne laisserais plus Roxy seule. Plus jamais.

« J’aurais voulu venir te voir avant, on m’a dit non. Je suis désolée. Ca a dû être terrible pour toi. En plus je n’étais pas là pour te soutenir, je m’en veux...Mais maintenant je ne te quitte plus, je campe ici même la nuit. Je veux rester avec toi et ils ne me feront pas changer d’avis. Je serais ton infirmière attitrée!»

J’essaye de plaisanter. Je ne sais pas si ça marche ou si je suis pitoyable. A vrai dire j’aimerai être drôle que pour voir Roxy heureuse. Mais il faut croire que je ne le suis pas vraiment. Alors je fais ce que je sais faire de mieux, je souris, je rend heureuse. Voilà la vraie Maddie. Voilà la Maddie qu’aime Roxy. Et voici la Maddie qui aime Roxy. Je veux qu’elle se sente mieux avec moi. Je suis là pour elle. J’ai tellement attendu ce moment. Que je pourrais encore pleurer. Mon coeur s’est calmé, il a repris son rythme normal et je sais que c’est grâce à Roxy. Elle fait toujours tant pour moi. Je veux en faire autant pour elle. Je le ferais. Je dépose de nouveau un bisou sur son front et me cale dans le fauteuil.
Codage par Libella sur Graphiorum

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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mer 19 Juil - 7:55



Yes, it hurts.





Madison arrive… Qu’elle est belle ! Même si elle a l’air épuisée… Elle est blessée ? Elle n’a pas l’air très en forme… Je lui jette un regard inquisiteur. Mais elle m’embrasse, et je ne peux pas m’empêcher de sourire. Surtout avec les yeux et le côté gauche… Un tout petit peu parce que franchement : ça tire. Ça tire tellement. Mais je ne peux pas lui refuser ça. Je suis tellement soulagée de la voir, je me sens mieux. Ça ne chasse pas la souffrance, mais ça me donne le sentiment d’avoir une raison de la traverser. Je ne peux pas laisser Maddie toute seule éternellement si ? Je tends ma main, et essuie ses larmes. Je reprends ma plume, et pour la première fois, je regrette de ne pas avoir un stylo, j’irais plus vite. Je pourrais en ‘’dire ‘’ plus. Je demanderais à Mme MacDougall ou à Lennox.
« Interdit de pleurer ! Moi aussi je suis soulagée… C’était horrible, je commence seulement à me réveiller suffisamment longtemps pour me rendre compte que je suis toute seule et personne ne voulait me dire ce qu’il se passait. Ils ont fini par me dire que tu étais bien arrivée ! Heureusement. On s’en souviendra de ce bal.»
J’espère qu’elle ne le prend pas comme un reproche, c’est sorti tout seul… ça me parait encore tellement irréel. J’ai l’impression qu’on pourrait me réveiller, me dire que tout ça n’a jamais existé. Mais malheureusement, non, c’est bien notre réalité. Je dois vraiment faire peur à voir… Maddie semble avoir le cœur au bord des lèvres.
« Honnêtement, c’était mieux quand j’étais inconsciente. Mais bon, apparemment, je progresse. » je remue mes mains reliées par un sort. « Je me bats contre la douleur on va dire. Mais oui, ça m’a fait mal, surtout quand mes os ont repoussé. Beuuuurk »


Je n’ai pas envie de lui mentir, de lui dire que tout va bien et ça va passer, j’en ai encore pour quelques temps, à avoir mal. A pleurer, à me débattre. C’est mon ami, elle peut le comprendre, et je n’ai pas le courage de lui cacher. A qui ça profiterait : de toute façon, ça se voit que je suis en charpie ! D’ailleurs, ça se voit aussi que Maddie n’est pas au top de sa forme !
« Les infirmiers ont dit que je m’en sortais bien. Maintenant, j’ai le droit, enfin, ou l’obligation soyons réaliste, de manger quelques cuillères de soupe ou de compote en plus de la perfusion. Selon eux c’est bon signe. Ils ont ‘’recouds’’ ma joue hier. C’est comme si la cher était à vif pour l’instant, je te donne pas les détails, mais je dois porter ça encore semaine pour pas attraper de microbe et pas en mettre partout. Je suis immonde je pense, là-dessous » dis-je en fronçant les sourcils.

« Non ça c’est vrai, je t’aurais jamais laissé volontairement Maddie ! Toi aussi tu as mal, n’est-ce pas ? Je peux pas parler depuis trois jour –d’ailleurs, c’est chiant, j’avais pas très envie de parler aux grands, mais à toi, je préfèrerais, c’est long d’écrire – mais je peux observer. »
Je caresse doucement sa main. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète, je ne veux pas qu’elle ait mal. Elle aussi doit prendre soin d’elle. Elle est aussi importante que n’importe qui. Elle est plus importante que quiconque. « Si tu as mal quelque part et que tu ne te laisses pas soigner, je te jure je te tue ! » . Je m’étais laissée trifouillée, maltraitée, enfin pardon soignée, même si cela s’apparentait à de la torture, juste pour pouvoir la voir. Alors elle avait intérêt à être prudente. Parce que sans elle je retomberais de nouveau dans la souffrance et la solitude. Certains préféraient être seul pour lécher leur blessure, moi j’avais besoin qu’on m’aime et qu’on m’entoure. Mais pas à n’importe quel prix.
Elle a une surprise pour moi ? Comment c’est possible, d’après ce que j’entends, il n’y a rien en dehors de cette infirmerie ici ! Je la regarde avec curiosité. Elle sort Pouchie de sa poche ! Oh mon dieu, mon petit rat ! Les larmes coulent toute seule… Maddie est trop forte ! Je laisse échappé un « Oooh » éraillé. Ça tend ma joue, ça me rappelle pourquoi je ferais mieux d’utiliser le papier, mais je n’ai pas pu m’empêcher.
« Oh Maddie, tu l’as prise avec toi ? J’allais te demander ce qu’ils avaient fait de nos animaux… Merci de me l’avoir montrée ! Tu crois qu’elle pourrait rester avec moi ? »
Oui, bon je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des idées, déjà parce qu’elle va mordre quiconque me fait mal, et qu’actuellement, ici, tout le monde me fait mal. Je tends la main vers Madison pour caresser du bout des doigts ma petite bête.
« Merci…tu as raison, mieux vaut que je te la confie. Merci Madison, tu ne peux pas savoir à quel point je me sens mieux. Toi, Pouchie… Je reprends plein de force pour attaquer la suite ! »

Elle sert mes doigts si forts… Je ne peux pas m’en aller, j’aimerais la rassurer. Jusque-là, même si j’ai été honnête, je ne crois pas que j’y sois parvenue. D’ailleurs, même si j’ai envie de l’avoir à mes côtés, je crois que c’est mieux si elle ne reste pas pendant les soins. Personne n’a envie d’entendre ses amis hurler et moi je n’ai pas envie qu’elle subisse ça. Je sais ce que ça fait. Mais j’espère que maintenant elle pourra revenir me voir tous les jours, après mes soins. Peut-être que je pourrais manger ma bouillie avec elle ?
« Ne t’en veux pas…Je sais qu’on t’a dit non, on m’a dit non à moi aussi » , je dessine un petit smiley qui rit, pour montrer que je plaisante, au cas où les yeux qui dépassent de mon masque ne soient pas assez expressifs. « Et puis, j’espère que maintenant, ils te laisseront venir après mes soins ? Ils verront bien qu’on est sage comme des images ! Tu es là maintenant, et tout va déjà mieux Maddie. Je te jure. J’ai pas menti jusque-là, j’ai dit que j’avais mal et que c’était pas facile. Mais savoir qu’une fois qu’ils en auront fini avec moi, tu seras derrière la porte, ça me donne une raison d’accepter » . Ou de subir, je ne savais pas trop comment formuler ça. Mais j’étais sûre que Madison me comprendrait, elle me comprenait toujours.

Elle déposa un baiser sur mon front… ce que ça pouvait me faire chaud au cœur. Je me sens tellement mieux quand elle est là… D’ailleurs, j’ai comme d’habitude, envie de lui poser plein de questions… Mais je vais y aller doucement, je ne voudrais pas avoir une crampe !
« Alors, qu’elles sont les nouvelles ? On est dans une ferme c’est ça ? Tu as vu des gens qu’on connait ? »
Peut-être qu’elle pourra me divertir avec les potins ? Est-ce qu’il y en a ? Je veux dire, des sympas. J’aimerais pas apprendre qu’un de mes camarades de dortoir est mort, mais si quelqu’un à assommer un Mangemort à coup d’escarpin, ça me plait déjà plus.






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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Sam 22 Juil - 14:20

Yes, it hurts

Roxy est là. Elle est là devant moi et je me sens déjà mieux. Mieux que ce que j’ai été pendant ces jours enfermés dans ma chambre sans pouvoir sortir, sans pouvoir parler à quelqu’un. Tout simplement parce que je n’avais personne. Je n’avais pas Roxy. Sans Roxy je me sens si vide. Comme vider de mes forces. Son amitié me porte surtout dans les moments où je ne me sens pas bien. Cette amitié j’ai cru la perdre et elle pourtant elle est là devant mes yeux. Que demander de plus? Les larmes me montent aux yeux mais je les refoule. Roxy à écrit: « Pas de larmes » alors je ne pleurerai pas. A la place je souris. C’est ce que je sais faire le mieux. C’est ce que Roxy veut voir. Mon sourire. Et c’est ce que je veux lui montrer. Je veux lui donner de la force pour qu’elle aille mieux. Pour qu’elle guérisse vite et qu’on soit de nouveau ensemble tout le temps. Pour l'instant je veux lui donner du courage car les soins doivent être très durs et elle a besoin de ce courage. Je veux lui montrer que je serais toujours là. Alors je souris. On peut dire tellement de chose avec un sourire que les mots ne peuvent pas exprimer.

« Promis pas de larmes! Ils ne voulaient pas t’inquiéter avant de t’avoir soulagé un peu, il faut les comprendre. »

« On s’en souviendra de ce bal ». Même si elle n’était pas dans ce but là, cette phrase me fit l’effet d’un coup de couteau dans le coeur. Tout est de ma faute. Si Roxy va se souvenir de ce bal s’est entièrement de ma faute. Parce que si je ne l’y avais pas emmené, elle ne se serait pas fait gravement blesser. Si on était resté faire une soirée fille dans la chambre, elle n’aurait rien eut. Une boule se forme dans ma gorge et j’ai du mal à avaler ma salive. J’essaye d’articuler quelque chose de compréhensible mais je me rend compte que je chuchote.

« Si je ne t’avais pas forcé à venir…si on était resté dans la chambre… »

Ma voix se brise. J’espère que Roxy n’a pas entendu, je ne veux pas qu’elle commence à s’inquiéter pour moi. Je chuchote. Je souffle même. Mais je ne peux pas m’empêcher de lui dire ce que j’ai sur le coeur. Comme toujours. Une remise en question. Un moyen de protéger les autres. Roxy est ma meilleure amie, je ne lui cache rien. Jamais. Sauf que pour ne pas l’inquiéter je ne lui dis rien pour l’instant. Ce n’est pas un mensonge…si? La vérité sera pour un peu plus tard après tout. Je lui dirai que je me sens coupable, que je me suis fait blesser. Mais ce n’est pas le moment. Ce n’est pas l’endroit. Je chasse de mon visage les dernières grimaces de culpabilité et efface de ma mémoire les pensées sombres qui m’obsèdent et sourit de toutes mes dents à ma meilleure amie. Lorsque Roxy me parle de sa douleur j’ai l’impression de la partager. La pauvre. Elle a dû tellement souffrir. J’ai le coeur au bord des lèvres, alors je serre sa main pour lui montrer mon soutien.

« Je suis sûre que tu progresses ma Roxy! Et puis tu commences à manger un peu c’est bien, c’est super même. J’aurais aimé être là pour t’aider à supporter la douleur après tes soins. Mais maintenant je suis là. Promis, je ne te quitte plus. »

Je lui serre la main. Je l’aime tellement. Je veux qu’elle se sente soutenu. Je ne veux plus qu’elle ait mal. Je ne veux pas qu’elle souffre. Je ferais tout pour qu’elle aille mieux. Je lui ramènerai des coussins. Je lui chanterai des berceuses si elle veut s’endormir. Je veillerai à ce qu’elle n’est pas froid. J’appellerai les infirmiers et les traîneraient dès qu’elle aurait mal. Je ne veux plus qu’elle souffre c’est aussi simple que ça. Je pose un doigt sur son front à l’endroit où un pli se forme quand elle fronce les sourcils.

« Ne dis pas n’importe quoi! Tu n’es pas immonde. Tu ne seras pas immonde! Tu sais rien ne peut tarir la beauté d’un camélia en fleur. Je te jure que si quelqu’un ose te dise ça un jour, il ne reviendra plus jamais t’embêter. Je veux bien être gentille mais pas touche à ma meilleure amie! »

Je lui serre la main. Je n’ose pas la prendre dans mes bras. J’ai trop peur de lui faire mal. Je ne mens pas, j’ai moi-même froncé mes sourcils. Si quelqu’un ose s’en prendre ou dires méchancetés à Roxy, je lui ferais manger ma main et pourtant je ne suis pas violente. Mais c’est comme ça. On ne s’en prend pas à ma Roxy. J’espère l’avoir rassurée un peu quand même. Je n’aime pas quand elle doute d’elle. Elle est toujours aussi belle. Quand son sourire rayonnera sur son visage, elle sera la plus belle de toute. Et je ne mens jamais! J’ai fait une petite référence à notre première rencontre. C’est là où je l’avais associé à un Camélia. Parce que le Camélia signifie la perfection. Et Roxy était parfaite!

« Je le sais. Et je ne t’aurais jamais laissé non plus si on ne m’avait pas obligé. Patience ma Roxy il faut que ta joue se repose, il ne faut pas que tu forces dessus. Tu es devenue une experte dans l’art et la manière d’observer maintenant? »

Soudain c’est plus fort que moi, elle réussit à me tirer un petit rire. Un gloussement sort de ma poitrine et je rigole doucement.

« Ne t’inquiète pas pour moi Roxy voyons! Crois-tu qu’ils m’auraient laissé entrer si jamais j’avais quelques choses de grave? Ne t’inquiète pas pour moi, on m’a ausculté avant que j’arrive ici, tu sais ils sont prudents. Je fais attention, promis»

Je souris, ne laisse rien paraître. Refoule mes larmes. J’aimerai lui dire que ça va moins bien que ce que je dis mais je ne lui dirais pas. C’est comme ça. Elle a besoin de moi. Et je serais là pour elle. Pas allongée à côté d’elle dans un lit. Mais avec elle, là dans cette chaise. D’abord sa guérison et son rétablissement. Après je pourrais penser à moi. Je suis assise ma jambe ne me fait pas si mal que ça et ma cheville ne touche pas le sol. Tout va bien je lui assure. Je m’empêche de froncer les sourcils, elle ne devrait pas s’inquiéter pour moi mais pour elle. C’est du Roxy tout craché. C’est pour ça aussi que je l’aime.

Je lui montre Pouchie, les larmes coulent le long de ses joues. J’aimerai tellement lui enlever mais je ne peux pas. On ne touche pas aux joues de Roxy et je ne veux pas risquer de lui faire mal. Pour me réconforter je me dis que c’est des larmes de joie. Qu’elle va bien, qu’elle est juste heureuse. Elle ne peut à peine sortir un « Oh » et cela me brise le coeur. Qu’est-ce qu’ils lui ont fait ces monstres! Ils le paieront! Alors je met Pouchie sous ses doigts pour qu’elle puisse la caresser.

« Bien sûr que je l’ai prise avec moi! Elle se cachait sous ton oreiller et je l’ai retrouvé. Tu sais, elle a été mon soutiens en attendant de te revoir. Une petite partie de toi qui m’a fait du bien. Puis même si je sais que je n’ai pas le droit normalement, je me suis dit que ça te ferais plaisir de la voir. Tu lui as manqué et elle a dû terriblement te manquer aussi »

Je me mords la lèvre quand Roxy me demande si elle peut la garder. Ca ne va pas être possible. Elle semble se rendre compte et écrit de nouvelles choses sur son papier. Je soupire, soulagée.

« Promis je ferais attention à elle, tu peux compter sur moi et puis je viendrais la faire te rendre visite aussi! »

Si je continuai à être discrète il ne devrait pas y avoir de problème, non? Elle me sourit avec ses yeux et ça me fait du bien de le voir. Ma Roxy sourit. C’est le plus beau des cadeaux que l’on pouvait me faire! Je me penche vers elle et lui chuchote avec un petit sourire entendu.

« Je ne leur laisserai pas le choix! Je camperai devant la porte s’il le faut mais dès que tes soins seront fini je débarquerai dans la chambre pour te faire des câlins! J’ai tellement attendu pour te revoir ce serait cruelle qu’ils ne me laissent pas venir te voir tous les jours. De toutes façon il n’y a pas de cours et tant que tu n’es pas avec moi je ne vois pas pourquoi je serais heureuse autre part qu’ici alors je resterais avec toi, jusqu’à temps qu’ils doivent me mettre à la porte! Tu verras tu finiras par en avoir marre de moi, dis-je en rigolant. Je suis heureuse de l’entendre, tu ne peux pas savoir à quel point, je serais toujours là pour toi. Et tu sais ça va aussi beaucoup mieux depuis que je te vois. Sans toi je me sens perdue, alors te voir me fait un bien fou, je te jure »

Elle me dit que si je suis là elle acceptera les soins. Je sais que ce n’est pas totalement la vérité. Elle se forcera à ne pas hurler pour ne pas me faire du mal. Elle se dira que si elle reste sage, elle me fera après. Je serais comme son antalgique. Quelque chose qui lui permettrait de refouler la douleur. Mais je ne voulais pas qu’elle ait mal pourtant il fallait soigner cette joue. Je lui souris, lui serre les doigts. Je vais finir par lui casser une main si je continue. Je laisse un petit rire secouer mes épaules. Avant de voir Roxy je n’aurai jamais rit. Maintenant qu’elle était là je me sentais à nouveau moi-même. J’avais retrouvé ma moitié et je n’étais pas prête de la lâcher. Je vois qu’elle commence à écrire de nouveau et j’écarquille les yeux, il faut qu’elle arrête d’écrire à cette vitesse là, elle va avoir mal aux mains. Je rigole et lui prend la plume des mains une fois qu’elle a fini d’écrire sa phrase.

« Doucement Roxy tu vas finir par avoir mal aux mains! Je ne veux pas que tu ai des crampes après je vais me faire disputer par l’infirmer Lennox »

Je repose la plume à ses côtés. Elle me répondrait une fois que j’aurais parlé un peu aussi. C’était mon tour. Certes je me dois d’être protectrice, d’être souriante, d’être forte, d’être toujours là pour les autres mais je dois aussi être moi-même. Et une Madison qui ne parle pas n’est pas une Madison.

« Oui on est dans une ferme, d’après ce que j’ai compris elle est protégée par des sorts et personne ne sait où elle est. Je crois que c’est un lieu qui a déjà été utilisé dans passé mais je ne pourrais pas te le certifier. D’après ce que j’ai entendu, parce qu’on a eu un accueil, il y a deux étages à cette ferme. Le rez de chaussé c’est un peu le coin de vie, là où on peut se réunir, le premier étage c’est les chambres des adultes, l’infirmerie et le bureau des psychomages et enfin le deuxième étage ce sont nos chambre. Y’a beaucoup d’activités qui vont être proposé...Oh! Y’a aussi un extérieur! Pour l’instant il ne fait pas super beau… »

Je me perd dans l’énumération des pièces. J’ai réussis à entendre ça d’une oreille avant de quitter la salle et de monter dans ma chambre dépitée. Malheureusement c’est tout ce que je peux dire à Roxy. Rien d’autre, je ne sais pas grand chose de cet endroit. A vrai dire je n’ai pas vraiment écouté, je voulais la revoir. Faisant preuve d’honnêteté je lui dis:

« A vrai dire je n’ai pas croisé grand monde depuis qu’on est arrivé il y a deux jours. Tu vas peut-être trouvé ça dingue mais je n’écoutais que d’une oreille le discours qui nous présentait la ferme. J’avais trop hâte de te revoir pour écouter. Puis j’ai demandé si je pouvais aller te voir, vu qu’ils n’ont pas voulu je suis montée dans ma chambre et j’ai jouer à l’ours jusqu’à temps qu’on me permette de venir te voir, du coup je n’ai pas beaucoup observé. Je nous laisse cette activité quand tu pourras sortir de l’infirmerie. »

Oui je n’ai pas explorer la ferme. Sans Roxy cette activité me paraît sans intérêt. Sans Roxy tout me paraît sans intérêt à vrai dire. Sa simple présence apporte de l’intérêt aux sourire qui effleure mes lèvres. C’est pour elle que je souris et aussi peut-être pour moi. Parce que je me sens mieux avec Roxy beaucoup mieux. Je continue donc sur mon flot de paroles, voulant lui en dire davantage sur cette ferme que je ne connais pas et qu’elle ne connait pas non plus.

« D’ailleurs dans les chambres on est plusieurs comme au château, j’ai laissé un lit libre à côté du mien devine pour qui? »

Soudain je me rend compte que je viens de lui dire qu’elle dormirait à côté de moi quand elle ira mieux. Les images de mes cauchemars me revienne. Il ne faut pas qu’elle me voit comme ça. Surtout pas. Mon sourire se perd sur mon visage. Je deviens soudainement livide et la tête me tourne. Respire Madison. Respire. Je reprend ma respiration espérant que Roxy n’est pas vu cette demi-seconde où j’ai perdu mes couleurs. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète. Pas pour moi. J’allais bien! A force de me le dire ça ira mieux et je suis sûre que dès que Roxy sera de nouveau avec moi je ne ferais plus de cauchemars! D’ailleurs ce soir je suis sûre que je n’en ferais pas. J’avais revu ma meilleure amie tout allait bien à présent. Je lui souris de nouveau en lui tirant la langue pour lui dire que c’était une plaisanterie. Elle sait très bien pour qui était ce lit. Pour elle. Simplement pour elle.

« Je sens que tu es en manque de potins, non? lui dis-je avec un petit rire, je suis désolée pour l’instant je n’en ai pas vraiment à t’en donner, mais les prochain jours quand je viendrais te voir j’essayerai d’en avoir pour toi. »

Je lui caresse doucement la main. Réfléchissant à ce que je pourrais lui dire, lui raconter. Roxy doit avoir pleins de questions à poser et pourtant je sentais qu’elle se retient un peu. Avait-elle peur de me faire du mal en me posant des question?

« D’autre questions matelot? D’autres affirmations? Je suis à votre service maintenant! Je suis votre lieutenant, votre second! Je serais vos yeux et vos oreilles! »

Un rire sort de ma gorge et me réchauffe le coeur. Ca me fait tellement de bien d’être avec ma meilleure amie. C’est simple. Avec elle, je me sens vivante. Juste ça. Vivante!
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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Dim 30 Juil - 18:24



Yes, it hurts.




Je me sens tellement mieux maintenant que Madison est là… J’en oublierais presque que j’ai mal. C’est étrange, je suis beaucoup plus détendue, comme si soudainement, ce qui peut bien m’arriver n’est plus si important. Il y a quelqu’un là, à mes côtés. J’arriverais à traverser tout ça, j’ai une amie sur qui compter. Qui malgré tout ce qu’elle a elle-même traversé se tient devant moi et fait tout pour m’aider à me sentir mieux.

Je ne comprends pas pourquoi j’ai été privé d’elle pendant aussi longtemps. J’espère que je saurais convaincre madame MacDougall ou l’infirmier Lennox de la laisser venir tout le temps. Si elle en a envie bien sûr. Mais je suis sûre que je m’en sortirais beaucoup mieux en sachant qu’elle va venir me voir après.
Madison a les larmes aux yeux, mais elle se retient, elle me fait un grand sourire, cherchant des excuses aux adultes, c’était bien elle ça ! Je hausse les épaules et écris… « Je me suis inquiétée quand même de toute façon. Mais maintenant, ça devrait aller.»

Enfin, c’est à voir, car mon amie n’a tout de même pas l’air en pleine forme. J’espère qu’elle ne me cache rien parce que je lui fais un scandale. A moins qu’il n’arrive avant… J’ai su au moment même où les mots sont sortis de mon stylo que je n’aurais pas du l’écrire… La pauvre perd son sourire, ses moyens, sa voix… Je suis vraiment une amie en carton, tout ce que j’arrive à faire, c’est à la rendre triste. Ce n’est pas de sa faute, comment est-ce qu’elle peut penser ça ? Je ne pourrais jamais lui en vouloir. Elle m’attrape la main, je lui sers doucement. Je griffonne à toute vitesse sur mon papier :
« Tu ne m’as pas forcé, j’ai accepté d’être ta cavalière, c’est différent. Si on était restée dans la chambre… et ben peut-être qu’on aurait été prise dans les couloirs ou que le plafond se serait effondré. Peut-être que si on avait su, on y serait pas allée. OU peut-être qu’au contraire on aurait voulu jouer les héroïnes. Ce qui est fait est fait. Si moi je ne t’en veux pas, tu ne dois pas t’en vouloir ! »
Je sais, c’était plus facile à dire qu’à faire. J’en voulais bien aux infirmiers dans un sens, alors qu’ils ne faisaient que m’aider.
« Mais tu me dois quand même une danse. » j’ajoute. Je ne suis toujours pas une excellente danseuse, mais dès que j’irais mieux… je montrerais à Madison que les bals, ce n’est pas forcément si mal, tant qu’on y invite pas les mauvaises personnes. J’espère que j’en aurais l’occasion, qu’on sortira un jour d’ici !
Mais j’ai un peu peur aussi… je dois faire tellement peur avoir. « Tu feras la Belle, et moi la Bête, sauf que je n’ai pas de barbe. Enfin, à moins que ce soit pire que ce que je pense, et que les infirmiers m’en aient collés une mais ça serait pas très sympa ! » ajoutai-je, un sourire dans les yeux.

Madison a l’air tellement triste, tellement inquiète pour moi. Je ne suis pas morte… J’ai cru que j’allais mourir, j’ai souhaité mourir plutôt que d’avoir mal, mais maintenant je me rends compte que c’est totalement idiot. Je devrais être contente de m’en être sorti… Qu’est-ce que je ferais sans Maddie ? Elle a raison, je suis lente, c’est désagréable, mais en un sens c’est super. J’aurais pu finir en légume. Les encouragements de mon amie me font tellement de bien… J’en avais tellement besoin.
« Merci Madison, de me dire tout ça. Avant que tu n’arrives, je ne voyais que les inconvénients, la douleur, mais tu m’aides à voir que finalement, oui c’est vrai, c’est bien que je progresse. Tu es là depuis 10 secondes, et tu m’aides déjà ! T’es parfaite. Maintenant, je suis sûre que ce sera moins difficile de supporter tout ça : tu seras ma principale motivation ! »

Par contre, c’est adorable de sa part d’essayer de me convaincre que je ne serais pas totalement défigurée, mais si on m’oblige à porter un masque, je suis persuadée que ce n’est pas uniquement pour protéger ma plaie… Le regard des autres et le mien doit aussi y être pour quelque chose. Sinon, on me laisserait me regarder dans une glace.
« C’est pas n’importe quoi. Disons que tant que je n’ai pas retiré ce masque devant un miroir pour vérifier. ça reste une éventualité. Et il y a de forte chance pour que je ne sois pas très belle à voir... » . J’effleure mon masque du bout des doigts, je sens la chaleur de la plaie à travers le tissu, le gonflement de ma peau. Je ne suis pas très optimiste. « C’est gentil de ta part, mais il faut au moins qu’une de nous deux reste jolie, je propose d’être la préposée aux yeux au beurre noir et autres coups, je serais plus à ça près. » Je rajoute un clin d’œil derrière mon petit mot, je ne suis évidement pas sérieuse, je ne compte pas me battre à ce point. « Mais je serais bien sûr toujours ta Camélia, celle qui refleurit toute seule dans son bac à plante après l’hiver, elle est un peu tordue, mais toujours là ! »
Je dessine une petite fleur, une marguerite, parce qu’honnêtement, je ne sais pas dessiner de camélia. En réalité, je ne prends pas les choses si bien que ça. J’ai tellement peur qu’on ne puisse plus jamais me regarder sans avoir la nausée. Et si ce n’est pas si horrible, les gens passeront quand même leur temps à se demander ce que c’est, à me fixer… J’ai pas envie qu’on me scrute, qu’on m’observe.
Est-ce que maintenant, je suis devenue maîtresse dans l’art de l’observation ? Un petit peu, je n’ai pas grand-chose d’autre à faire il faut dire !

« Je ne suis pas encore une grande experte, mais je peux dire que Lennox et MacDougall n’ont pas du dormir depuis un bail vu leurs cernes. Et ils n’ont pas non plus du voir la tête d’un vrai repas depuis longtemps sinon ils n’affirmeraient pas que ce qu’on mange ici est tout à fait acceptable » . Je glousse légèrement « mais mon sens de l’observation me dit plutôt que je suis un peu pénible comme patiente ! »

Est-ce que je pense qu’elle serait là si elle n’était pas en pleine forme ? « Je pense totalement que tu serais là même si tu étais au bord de ta vie Maddie. Tu ramperais jusqu’à moi. Je le sais, parce que je ferais pareil. Permet-moi de ne pas t’accorder toute ma confiance à ce sujet.» Je lui tends mon papier en lui faisant un clin d’œil. Elle peut tout à fait me mentir et me cacher des choses et ne pas tout me dire. Mais je ne suis pas obligée de la croire. C’est le jeu !
Mais j’oublie bien vite ce que j’allais écrire quand elle me présente Pouchie… Mon petit bébé… enfin, plus si petit maintenant, elle a une taille normale. Mais elle était tellement mignonne. Je la papouille dans tous les sens et elle couine sous mes doigts. C’est une merveilleuse idée.
« C’est une brave petite rate ! Tu as trop bien fait de me l’amener, elle est si douce, je suis heureuse de voir qu’elle va bien ! Je te la confie pendant que je reste ici ! » . Je prends ma petite rate dans les mains, et je la regarde droit dans les yeux, à elle je lui confie Maddie. « Prenez bien soin l’une de l’autre ! »

Je ne sais pas si cela se voit, mais je me sens de mieux en mieux. J’ai l’impression d’être de nouveau une personne à part entière. Je me souviens qu’il y a autre chose que cette infirmerie au monde. Je me sens plus détendue. Même ma mâchoire me semble moins crispée.
« Je crois que quand ils vont voir à quel point je suis de meilleure humeur et à quel point je me sens mieux, ils t’obligeront à rester là tout le temps ! Je pourrais jamais en avoir marre de toi, c’est impossible ! Je suis tellement heureuse de te revoir ! »
J’attrape le bras de mon amie pour la serrer contre moi, en veillant bien à ne pas approcher ma tête d’elle. Elle est si parfaite. Heureusement qu’elle est là. Je la laisse prendre ma plume et fait craquer mes doigts. Je pose bien sagement mes mains sur la couverture, comme une petite fille modèle et lui accorde toute mon attention.
Donc, nous sommes dans une ferme, petite, et il y a déjà eu des situations de crise auparavant. Eh ben ? On ne peut pas dire que les adultes soient très au point en ce qui concerne notre sécurité alors. J’espère qu’on ne va pas y venir trop souvent dans cette ferme. Il ne fait pas beau, je ne suis pas vraiment surprise : il fait toujours moche pendant les vacances, sinon ce n’est pas drôle. Ils ont prévu des activités et un bureau psychologique… Je ne vais pas juger avant d’avoir essayé, mais ma priorité c’est déjà de voir une autre pièce que celle-ci. Je suis sûre que Madison me fera faire une chouette visite guidée par la suite. Je hoche la tête pour lui montrer que j’écoute toujours.

La pauvre ! Elle est restée toute seule pendant deux jours ? C’est trop triste, elle a du s’ennuyer et s’inquiéter ! Evidement que je veux bien qu’on reprenne cette activité dès que je sors ! Et je vais me dépêcher d’aller mieux pour qu’elle ne ronchonne pas dans le dortoir toute seule. Je mangerais ce qu’il faut sans négocier, je ne bougerais pas pendant qu’on me soigne, ou au moins, j’essaierais autant que je peux. En plus elle m’a gardé une place, c’est vraiment trop mignon… Mais ça n’a pas l’air de la réjouir tant que ça. J’ai fait quelque chose ? elle devient toute blanche… Je rattrape mon papier.
« Ben, j’espère que c’est pour moi, sauf si ça doit te transformer en fantôme ??? » . J’ai fait court pour ne pas la contrarier, mais franchement, elle peut me tirer la langue tant qu’elle veut, c’est bizarre quand même !

Elle se moque gentiment de moi, connaissant mon intérêt pour les potins… Franchement, je ne suis pas du genre à colporter, mais j’aime bien les entendre ! Bon tanpis pour cette fois, mais j’espère qu’elle aura des choses à me raconter par la suite. En plus, elle sera bien obligée de sortir de la chambre pour aller fouiner et de discuter avec d’autres gens, en attendant que je sois de nouveau opérationnel. C’était une bonne idée non ?
Doucement, elle me caresse la main… Madison se comporte comme une petite maman parfois, aujourd’hui, c’est tellement agréable.
« Est-ce que tu as vu Tracy et Milo ? Ils vont bien ? » demandai-je pleine d’espoir… Il fallait que j’en sache un peu plus, je ne pouvais pas me soucier uniquement de ma petite personne. On était nombreux dans le même bateau ! « Et sinon, il y a qui dans ce nouveau ‘’dortoir’’ improvisé ? »

Je laisse doucement un coin de ma bouche remonter, dans un demi-sourire, c’est tout ce que je peux faire pour l’instant. Mais je suis sûre que bientôt, grâce à Madison, je trouverais le courage de sourire en entier. Bon, d’accord, aussi grâce aux bons soins des infirmiers. Mais surtout grâce au courage de mon amie.



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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mer 2 Aoû - 0:26

Yes, it hurts

Je souris. Je souris de nouveau. En entrant dans l'infirmerie pour voir ma meilleure amie j'ai laissé ma peur, mes larmes et mon visage blanc pour me retrouver devant ma meilleure amie et faire ce que je sais faire de mieux au monde: sourire. Et Roxy y est pour quelque chose. Je souris pour elle, elle me donne de la force, elle me fait avancer, elle est toujours là pour moi. Même dans son petit lit de l'infirmerie elle est là pour moi, elle écrit pour me parler, elle me sourit avec ses yeux, elle essaye de tirer quelques sourire de sa joue meurtrie, elle me serre la main. Elle me fait comprendre qu'elle est là et je me sens tellement mieux quand je suis avec elle. Tellement bien. J'ai l'impression que rien ne pourra m'arriver. Je me sens protégée. C'est avec Roxy que je me sens le mieux alors dans ma tête j'ai tout à fait eut raison de ne pas sortir de ma chambre avant de l'avoir revu. Tout d'abord je n'avais pas le moral, ni l'humeur à le faire mais aussi car il n'y a qu'elle pour me faire sourire alors que ça ne va pas. Il n'y a qu'elle pour m'apaiser alors que je suis morte d'angoisse. Il n'y a qu'elle pour me rassurer alors que je suis morte de peur. Sans Roxy c'est comme si il me manque quelque chose. Comme si il me manque quelqu'un. Et c'était le cas: il me manquait ma meilleure amie.

J'ai beau me dire que ce n'est pas de ma faute je me sens mal de ne pas avoir été la voir avant. J'aurais dû m'y trainer, plaider, supplier. Mais après tout ils avaient peut-être voulu faire ça pour son bien à elle. Ils ont sauvé ma meilleure amie, je ne peux plus leur en vouloir. Ce serait ingrat de ma part. Ils ont sauvé une partie de moi, c'est peut-être pour ça que je les défends. car il m'ont rendu quelque chose qui compte beaucoup à mes yeux: Roxy! Elle m'écrit que ça devrait aller maintenant j'hoche la tête. Ca va aller j'en suis sûre. Ca va déjà mieux pour moi et Roxy a l'air plus calme que quand je suis entrée aussi. Je comprend qu'elle se soit inquiétée. Je ne sais pas si la méthode des adultes étaient la bonne mais maintenant c'est un peu tard pour y penser.

Quand elle me parle du bal, mon visage se vide, je sens ma respiration se couper et j'ai autant de mal à parler qu'à respirer. Je ne veux pourtant pas qu'elle me voit dans cet état mais c'est plus fort que moi. J'ai peur, les images reviennent, me hantent. Je culpabilise, je m'en veux et je n'y peux rien. Elle essaye de ma rassurer, je lis et je comprend ses mots mais c'est plus fort que moi. Il me faut quelques secondes pour me calmer. Roxy me sert la main et je sens mes poumons se détendre pour se remplir d'air. Elle ne peut pas savoir combien je m'en veux, ou alors elle le ne le sait que trop bien justement. Je lui souris doucement.

"Je…c'est que…d'accord, tu n'as pas tord je veux bien te croire et c'est vrai qu'on aurait pu être mêlé à ça d'une autre manière mais là. Là on a pas choisit toute les deux c'est moi qui est voulu et toi tu voulais me faire plaisir."

Je baisse le son de ma voix, je sais qu'elle ne me croit pas quand je dis ça. Je sais qu'elle veut que j'arrête de m'en vouloir. Et pourtant c'est plus fort que moi. Je m'en veux. Mais c'est tellement simple de s'en vouloir une fois que le mal est fait. C'est tellement simple de se rejeter la faute au lieu de nous dire que ce n'est pas nous qui avons commencé le carnage du soir de bal. Je me mords la lèvre et la regarde dans les yeux. J'hoche la tête comme pour lui dire que je vais essayer de ne plus m'en vouloir. Ca n'arrivera certainement pas de si tôt mais c'est déjà mieux que rien que de se l'entendre dire.

« Mais tu me dois quand même une danse. »

Sa réplique me surprend. Un petit gloussement sort de ma poitrine. Il n'y a que Roxy pour me faire rire.

"Bien sûr, je l'attend toujours ma danse! Du moment que tu me certifie que tu ne tomberas pas! Il y a un petit étang dehors, quand tu pourras sortir je t'y amènerait. Ca te dis? On pourra danser comme des folles si tu veux, comme la première fois où on s'est vu au bord du lac"

Un petit rire secoue mes épaules et un doux sourire se peint sur mon visage. Notre première rencontre. Le début d'une amitié qui pour moi n'aura jamais de fin! Une amitié éternelle. La suite ne me plait pas. Elle a beau sourire dans ses yeux je sens qu'elle a peur et je n'aime pas quand ma meilleure amie a peur. Je n'aime pas quand elle doute d'elle. Je n'aime pas ça c'est tout. Sentir la peur dans ses yeux me donnent envie de lui faire des câlins mais vu que je ne peux pas, je me contente de lui serrer la main.

"Ne t'inquiète pas, je lui dis doucement pour la rassurer, il y a de la place pour deux Belle tu sais et si jamais ils ont osé te mettre une barbe, je boirai une potion qui m'en fera pousser une. Nous serons soit deux Belle, soit deux Bête! Si je trouve de quoi fabriquer les costumes sans me couper une main dans la machine à coudre cela pourrait nous faire une jolie après-midi déguisement!"

Je tente une plaisanterie. Je me sens mieux. Je ne veux pas que ma Roxy doute. C'est le seul truc que je ne souhaite pas. Et aussi qu'elle est peur. Et aussi qu'elle est mal. Et aussi qu'elle souffre. Et aussi qu'elle se sente seule. Et aussi qu'elle pleure et aussi…bon enfin il y a encore plein d'autre chose que je ne veux pas. Alors si je peux tenter deux trois plaisanteries pour la faire sourire je le ferais volontiers. Enfin j'espérais ne pas me couper une main quand même avec la machine à coudre…Ce serait bien mon genre…

Je vois bien qu'elle ne veut pas que je m'inquiète, qu'elle veut que je sourie. Je vois qu'elle a besoin de ce sourire et de ne pas voir l'inquiétude sur mon visage. Elle n'a pas besoin de ça et pourtant j'ai l'impression que je ne suis capable que de faire voir ça. Je cache mes doutes sous un grand sourire à la suite de sa phrase. Elle a besoin de mes encouragements. Une meilleure amie est sensé faire ça non? Meilleure amie ou pas je veux que ma Roxy se sente bien, je veux qu'elle aille mieux, qu'elle se rétablisse vite, mais je veux surtout qu'elle soit heureuse. C'est pour ça que je l'encourage. Parce que je l'aime. Je souris à ma meilleure amie en lui serrant la main.

"Je suis heureuse de pouvoir t'aider, je suis aussi là pour ça non? Pour que tu ailles mieux, pour te faire sourire, pour que tu te sente bien! Et je ne partirai pas d"ici tant que ça ne sera pas le cas! C'est toi qui est parfaite, tu as réussis à ranimer mon sourire et mon rire depuis que je suis arrivée. Il n'y a que toi pour faire ça, lui dis-je en lui serrant la main."

Non je ne suis pas parfaite. Je suis loin d'y être. Si j'y étais, j'aurais pu soigner Roxy dans la salle de bal, je pourrai lui enlever sa douleur mais là je ne peux pas. Alors je ne suis pas si parfaite que ça, mais je ne veux pas que Roxy crois que je doute de moi. Je ne suis pas parfaite même si dès fois j'aimerai l'être. Il n'y a que Roxy pour me dire des trucs aussi gentil alors qu'elle est encore mal en point. La discussion revient sur sa cicatrice et je dois faire une grimace car je n'aime pas quand elle parle comme ça. Avec cicatrice ou sans cicatrice ma Roxy sera toujours belle. Sa lumière intérieure rayonne tellement que sa cicatrice en sera effacée quand elle sourira. Je le sais. Je le sens. Cette cicatrice ne la défigurera pas, elle montrera juste son courage hors norme! Je secoue la tête, pour lui montrer qu'elle exagère mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir un petit sourire amusé. Heureusement qu'elle rigole! Je ne compte pas la laisser se faire taper.

"Tu ne seras préposé à rien du tout ma chère. Le premier qui s'approche de toi avec l'intention de te faire du mal, il faudra déjà qu'il me passe sur le corps avant d'arriver jusqu'à toi"

Je rigole. Je ne serais pas d'une grande aide avec ma petite taille. Mais je veux montrer à Roxy qu'à n'importe quel problème je serais là. Sa petite marguerite me fait rire et je lui fait un petit salut militaire.

"Et ne t'inquiète pas j'y veillerai! Même en hiver! Moi à mes belles plantes tordues je leur met des tuteurs, ton tuteur à toi ce sera moi! Et dans quelques temps tu n'en auras plus besoin pour rayonner de mille feux!"

Elle a été là pour moi quand on m'avait fait mal alors je ferais tout pour elle tout pendant qu'elle aura mal et qu'elle aura peur.

"Je serais toujours là ma Roxy et je n'autoriserai personne, je dis bien personne à te regarder de travers les premiers moments. Il ne faut pas que tu ai peur, je sais c'est facile de dire ça, mais il ne faut pas que tu doutes de toi car cette cicatrice ne sera jamais un obstacle à ta "mignonitude"!"

Je viens d'inventer un mot dans l'espoir de voir les yeux de ma meilleure amie me sourire de nouveau. Je ne veux pas qu'elle ait peur. Je ne veux pas. Je ne le permettrait pas et je ne permettrai à personne de lui refaire du mal que ce soit physiquement ou moralement. Je dépose un bisous sur son front avant de lui sourire.

"Oui j'ai cru voir aussi, les pauvres auraient bien besoin de plusieurs nuits de vrai sommeil, gloussai-je. Mais n'était-ce pas plus mal qu'ils n'aient pas vu les repas d'ici? Sinon les pauvres ne pourraient plus se relever du tout! Ah mais dis-donc ce n'est pas à toi de dire si tu es une patiente pénible ou pas même si tu le penses, lui dis-je avec un clin d'oeil, et de toute manière je pense que si tu étais pénible tu ne serais pas la seule et je pense que je serais aussi pénible que toi et j'ai dû les embêter à repasser toutes les demi-heure pour savoir si je pouvais venir te voir! Alors je t'assure dans le genre pénible on fait la paire! C'est peut-être pour ça qu'ils nous ont réunis, pour qu'on arrête de les embêter, dis-je avec un petit rire"

Je retiens une grimace. Aïe, je me suis fait démasquée! Roxy n'a pas tord, même si j'étais vraiment mal en point je me traînerai ici, mais je ne peux pas dire que je suis vraiment mal en point. Je tiens debout….enfin à peu près, mais je ne veux pas inquiéter ma meilleure amie. Roxy m'adresse un clin d'oeil et décide de ne pas m'accorder toute sa confiance sur le sujet. Je me sens rougir et lui tire la langue en fermant les yeux. Autant ne pas revenir sur le sujet avant qu'elle ne me demande ce que j'ai vraiment.

Je la laisse caresser Pouchie qui couine sous ses doigts et ce petit rien fait monter dans mon coeur une bouffée de chaleur. J'ai fait plaisir à ma meilleure amie et c'est tout ce qui compte! Je suis tellement heureuse de la voir sourire avec ses yeux que rien ne pourrait m'enlever mon sourire. Je regarde la petite rate qui m'a vraiment aidé durant la période où je n'ai pu voir ma meilleure amie. Sans elle, je n'aurais jamais réussis à calmer mes larmes et mes insomnies.

"Promis on fera bien attention à l'une et à l'autre! D'ailleurs je ne savais pas qu'elle aimait se mettre contre le cou de quelqu'un pendant la nuit, elle m'a fait peur la première fois mais elle était tellement douce que je me suis endormie très vite grâce à elle! Une vraie petite bouillotte!"

Je souris et Roxy semble elle aussi sourire. Elle semble apaisée et cela m'apaise. Tout pendant que je sais qu'elle va bien, je vais mieux. Je m'apprête à renchérir que moi aussi je suis heureuse de la retrouver quand elle me tire par le bras et me prend dans ses bras. Elle fait attention à ce que ma tête ne touche pas la sienne et je me laisse aller à son étreinte. Je sens les larme me piquer les yeux et je serre Roxy pour m'empêcher de pleurer. Elle compte plus que tout pour moi. Je ne veux pas la perdre. Je ne la perdrais plus.

"Moi aussi Roxy, je suis tellement heureuse de te revoir. Tu comptes tellement pour moi. Quand on m'a dit que je ne pouvais pas te revoir tout de suite j'ai eus l'impression qu'on m'arrachait mon sourire mais maintenant que tu es là, ça va mieux, je te le promet."

Je suis sincère. Depuis que je la vois, depuis qu'elle me sert la main, qu'elle me sourit doucement je me sens mieux. Je me sens plus forte. Parce que l'amitié de Roxy me rend plus forte. Qu'est-ce que je ferais sans elle? Pas grand chose je pense. Mais elle est là et c'est le principal! Je me relève doucement pour ne pas lui faire mal et chasse une mèche de ses cheveux bruns qui tombent devant ses yeux. Elle a l'air tellement fragile ma petite fleur sur son lit d'hôpital et pourtant je sais qu'à l'intérieur c'est une vrai lionne! Et je suis sûre que dans quelques temps ma lionne va se réveiller pour rugir de nouveau. Elle se pose sur le lit, les mains le long du corps comme une petite enfant sage et je ne peux m'empêcher un gloussement.

La ferme défile sous un flot de parole et j'aperçois Roxy qui acquiesce pour me dire qu'elle écoute toujours. Mais soudain je me perd dans mes paroles, je me met à parler du dortoir et mon sourire s'effondre comme mon coeur s'effondre la nuit. Je sens mon visage se vider car je ne parviens plus à respirer. Je sens mon coeur battre à tout rompre sous un flot d'images qui se déversent dans mon esprit sans que je puisse les arrêter. Et soudain je vois Roxy bouger. Ca me sort de ma torpeur et je reprend vite alors qu'elle griffonne sur son bout de papiers. Et mince! Moi qui ne voulais pas l'inquièter. J'essaye de lui tirer la langue mais cela ne fonctionne pas, elle glisse le papier sous mes doigts et les larmes me montent aux yeux. Je me retiens. Je ne veux pas mentir à ma meilleure amie et pourtant je ne veux pas lui dire la vérité. Je ne veux pas l"inquiéter mais je veux la rassurer. Je suis perdue entre le désir de la laisser en dehors de mes histoires et le fait de lui dire ce qui me pèse sur le coeur. J'opte pour un entre deux, lui remet le papier sous les mains et lui sourit doucement.

"Bien sûr qu'il est pour toi! Je le garde comme un chien de garde garderait une maison! Je veux ma meilleure amie à côté de moi! Ne t'inquiète pas c'est juste que je ne dors pas super bien en ce moment et je ne voudrais pas t'embêter en bougeant dans tout les sens alors que tu aura besoin de te reposer"

Je pose ma main sur la sienne. Je ne veux pas qu'elle croit que ce n'est pas pour elle. Bien sûr qu'il l'est pour elle j'ai même mit un papier sur le lit et dès fois je laisse Pouchie faire la loi, dès qu'elle se montre les autres partent en courant dès fois, alors bien sûr que ce lit est pour elle. J'ai juste pour de l'embêter, de la réveiller. Enfin non pas que ça, j'ai surtout pas envie qu'elle me voit comme ça. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète. C'est tout. Je vais aller mieux maintenant qu'elle est là, je le sais. Quand je la verrais s'endormir je me dirais qu'elle va bien, qu'elle est sauvée et qu'elle est de nouveau à mes côtés alors je dormirai bien. J'en suis sûre! Roxy m'apaise, elle apaisera également mes cauchemars. Mais je préfère le lui dire de cette manière plutôt que de lui dire que je suis morte d'angoisse à chaque fois que je rentre dans mon lit. C'est le cas pour l'instant mais bientôt ce sera de l"histoire ancienne. J'en suis certaine!

Je suis déçue de ne pas avoir de potins à lui raconter, j'aurais dû faire plus attention mais franchement rien ne me vient en tête. Soudain j'entend la voix de l'infirmer Lennox qui doit parler à un élève et quelque chose me vient en tête. Je crois que j'ai entendu cette rumeur quand je suis sortie du dortoir pour aller voir Roxy mais sur le coup j'étais tellement occupée à penser à mon amie que je n'ai pas fait attention. Je me penche vers elle et lui dis en chuchotant.

"Ah si j'ai un potin! En allant te voir j'entendais deux filles qui disait que Mr Lennox et Miss MacDougall seraient assez proche, dis-je avec un clin d'oeil en direction de mon amie"

J'avais fait attention de ne pas parler trop fort, vous imaginez sinon? Je n'aimerai pas me retrouver dans la panade. Mais après tout ce n'est pas moi qui est lancé cette rumeur. Je souris à mon amie et attend ces autres questions. Je sais qu'elle est impatiente de m'en poser plein mais je ne voudrais pas qu'elle se fasse mal ou qu'elle force trop. Elle est là pour se reposer et non pas pour avoir mal quelque part. Je caresse doucement sa main tant pour lui montrer que je suis là que pour me rassurer aussi. Elle me parle des autres et je reconnais bien ma Roxy là. Je continue de serre sa main.

"J'ai aperçu Milo en venant ici tout à l'heure, il était au chevet de Dan. Je crois qu'à part quelques contusions il n'a rien de grave. Mais il s'en veut terriblement, en fait il est très mal, il m'a écrit pour me dire qu'il s'en voulait, qu'il aurait dû nous protéger…Oh et il m'a demandé des nouvelles de toi aussi"

Je lui souris doucement. Tracy? Mais qui est Tracy? Ce nom me dit vaguement quelques chose mais je ne parvins pas à me rappeler qui? J'allais demander à ma meilleure amie de me rappeler qui était Tracy quand se nom surgit dans ma tête comme un coup de tonnerre. Tracy la jeune fille qui avait été envoyé au cachot alors qu'elle essayait de se protéger! Tracy, la jeune fille brune aux yeux marrons doux! Tracy, la jeune fille qui m'avait aidé à protéger et sauver Roxy lors de la bataille! Je lui devais tellement à elle aussi, il faudra que le lui envoie un petit mot pour savoir si elle va bien.

"Pour tout avouer je n'ai pas revu Tracy depuis la fin de la soirée du bal. Elle était blessée à de nombreux endroit mais sa vie n'était pas en danger. Elle a sûrement dû passer à l'infirmerie pour se faire soigner, j'espère qu'elle va mieux. D'ailleurs elle m'a aidé à te protéger lors du bal et elle a tout fait pour te soigner, elle était très inquiète pour toi"

Je lui sers la main. Je ne sais pas vraiment d'où Roxy et Tracy se connaissent mais après je connais des gens que Roxy ne connait pas trop. De plus, elle m' aidé à sauver ma meilleure amie et pour cela je lui serais éternellement reconnaissante. Dès qu'elle est venu nous voir elle a eut toute ma confiance. Les images cherchent à pénétrer dans mon esprit mais je souris à ma meilleure amie et ça les chassent. Quand je vous disais que Roxy était mon remède contre les mauvais rêves je ne me trompais pas! Roxy recommence à parler des dortoirs et je m'efforce de faire comme si de rien n'était en réfléchissant au personne qui n'étais pas partie en grognant que je m'étais réveillée la première fois.

"Alors il y a une fille que je ne connais pas, elle doit avoir le même âge que nous mais elle ne parle pas beaucoup. Sinon y'a Julie et Andrea comme à notre dortoir à Poudlard et sinon y'a un lit pour toi, un pour moi et un autre lit sans personne! Ah si y'a une fille pas super gentille qui a voulu prendre ton lit mais vu que je me suis pas laissée faire elle est partie en rouspetant!"

Je ris doucement et sert sa main dans la mienne. Je suis tellement heureuse d'être ici avec elle. J'aimerai être autre part qu'à l'infirmerie mais tout pendant que Roxy est à mes côtés tout me va. Je souris doucement, je veux lui faire plaisir, je veux qu'il ne lui manque rien.

"Tu as besoin de quelques chose Roxy? Si tu veux un verre d'eau, un oreiller je peux courir le danger d'aller voir l'infirmier Lennox, dis-je en rigolant doucement"

J'aurais aimé lui offrir des fleurs ou quelque chose comme ça pour qu'elle sache que je suis toujours avec elle même quand je ne suis pas là mais je n'ai pas eut le temps d'aller en chercher. En fait je n'y ai pas pensé, j'étais tellement pressée de la revoir que je n'ai pas attendu et que je n'ai pas réfléchit. Mince.

"J'aurais voulu t'amener des fleurs comme ça quand tu aurais poser des yeux dessus ça t'aurais fait penser à moi, comme ça j'aurais toujours été avec toi, je suis désolée je n'ai pas eut le temps. Edelweiss m'a emmené un petit animal mort pour que je te l'offre mais bon entre nous même si ça partait d'une bonne intention je n'allais tout de même pas te le ramener à l'infirmerie"

Ma petite chouette à très vite compris en voyant que Roxy ne venait plus lui faire de câlins qu'il se passait quelque chose c'est pour ça qu'elle m'a donné un cadeau pour ma meilleure amie mais bon jamais on ne m'aurait laissé avec un petit animal comme ça dans les mains et comme cadeau de rétablissement ce n'était pas terrible non plus. Je voulais que Roxy se sente soutenue, je voulais qu'elle voit que j'étais toujours là, toujours avec elle même pendant ses soins. Je serais toujours avec elle. Toujours.

Les mains tremblantes un peu je décrochais le médaillon d'or où reposait l'image de mes parents avec moi quand j'étais bébé, que j'avais montré à Roxy lors de notre première rencontre et doucement lui passais autour du cou. Je n'avais jamais quitté cette chaîne. ce médaillon était ma force. Ma force la plus grande. Mais aujourd'hui c'était Roxy ma force et tant qu'elle sourirait, je sourirais aussi.

"Je te le prête jusqu'à temps qu'on se retrouve, je serais toujours avec toi ma Roxy!"

Je me remis dans la même position que tout à l'heure prenant garde à ne pas lui faire mal et la serrait dans mes bras. Je retenais mes larmes certes, mais je ne retenais plus mon sourire. Mon sourire était là, de nouveau. Comme si c'était un renouveau. Car j'avais retrouvé Roxy et ça s'était mon renouveau.

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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mer 2 Aoû - 10:56



Yes, it hurts.



Madison est si jolie quand elle sourit. Franchement, ça devrait être interdit de la rendre triste, elle rayonne tellement qu’elle est contagieuse et tout le monde se sent mieux. Enfin moi en tout cas. Sauf que le problème, c’est que c’est moi qui la rend triste… Pourquoi ai-je parlé du bal hein ? J’avais vraiment besoin de faire ça… Je m’en veux, je ne voulais pas lui laisser penser qu’elle y était pour quelque chose. Sérieusement, Madison c’est une danseuse, elle adore rencontrer des gens, pourquoi on y serait pas allée ? Bref, je sais que quand elle est comme ça, plus j’essaye de la convaincre, moins j’y arrive. Il faut qu’elle se calme, la pauvre. Je ne voudrais pas qu’elle étouffe.

« Hey, respire Maddie, ou je vais être obligée d’appeler des renforts ! » écrivis-je en lui lançant un regard doux. « C’est normal non ? Tu l’as dit toi-même, on n’est pas faite pour être séparées. Je sais que j’arriverais pas à te convaincre. Mais une chose est certaine : moi je ne t’en veux pas » . J’espère que ça la soulagerait un peu de le savoir. En tout cas, je laissais tomber pour l’instant, je n’étais pas là pour la rendre triste. Est-ce qu’elle était allée voir un psychomage ? Peut-être que ça pourrait aider… C’est un peu délicat de poser cette question non ? Je vais attendre un meilleur moment, elle a l’air de se détendre et rit quant à ma remarque.

« Oh oui , un étang ! Comme au premier jour ! Ce sera notre rencontre de fin d’année ! » dis-je en ajoutant plein de petits cœurs. Un rire essaye de s’échapper de ma gorge. Plus cucul la praline tu meurs, mais ça fait tellement de bien des fois. « Oh ne t’en fais pas pour moi, par contre rassure-moi, tu sais nager miss catastrophe ? » … Parce que si une de nous deux risque de finir à l’eau, c’est elle.

Madison me fait rire, moi je n’aurais pas besoin de déguisement pour halloween, mais je me garde bien de faire la remarque. Je crois qu’elle m’aime trop pour se rendre compte à quel point ça risque d’être moche. Et je ne veux pas lui faire peur. Quand j’aurais le droit d’enlever mon masque, elle verra bien que ce n’est pas si simple. Je n’ai pas envie de lui mentir, mais je n’ai pas envie de la décevoir non plus. Alors j’écris simplement : « Je promets que je vais essayer, mais si je manque de courage, tu ne m’en voudras pas d’accord ? Je compte sur toi pour me faire un joli masque ! » . Qui sait, on lancera peut-être une nouvelle mode.
Maddie est plus surexcitée qu’une pompom girl, elle me fait rire. Ce n’est pas parce que j’ai peur que ça ne va pas mieux depuis qu’elle est là. Je crois que j’aurais peur tant que je ne me serais pas vue, tant que je ne serais pas sortie d’ici. Après de toute façon, je n’aurai pas le choix, je n’ai pas survécu pour restée cloîtrée. Je serre à mon tour sa main.

« Je me sens aussi bien que possible en ces circonstances depuis que tu es là. Et je suis vraiment heureuse si tu te sens mieux aussi. »
Je regarde Madison droit dans les yeux, essayant de savoir si elle va se transformer en Valkyrie sous mes yeux. Bon je crois que ça va, mais elle cache un cœur de guerrière sous ses airs de princesse danseuse étoile.
« Wow Maddie, tu fais de l’équitation ? Tu fais une guerrière Valkyrie convaincante ! Mais ne t’inquiète pas, personne ne se risquera à me faire du mal en sachant que tu es à côté de moi. Je crois que les gens tiennent un peu à leur vie. » écrivis-je en gloussant.

Elle me fait tellement rire que j’en ai des crampes. Je l’imagine entrain de me rafistoler avec des bouts de ficelles pour que je me tienne droite. Et à m’arroser. C’est sûrement la fatigue, mais en même temps, ça fait du bien de rire de fatigue plutôt que de pleurer.
« Une valkyrie à la main verte dis-donc. Ma mignonitude ? Ahah, j’aime bien ! Je suppose que j’aurais moins peur une fois que je verrais ce qu’il y a en dessous, là je m’imagine le pire. Une fois que j’aurais le droit de voir ce qu’il en est, je pourrais prendre le temps de m’habituer. » Écrivis-je plus détendue.

C’était la vérité, j’aurais moins peur après, il fallait juste me laisser un peu de temps. Je ne compte pas me laisser abattre, ils ont eu leur chance au bal, ça n’a pas fonctionné. Mais j’ai quand même besoin d’un petit délai pour rassembler mon courage. Et avec le soutien de Madison, ça serait quand même beaucoup plus facile ! Elle m’embrasse sur le front, des fois les câlins, ça a quand même du bon !

« ahah ouais, mais c’est leur punition pour venir nous soigner NUIT et jour. On ne peut pas vouloir refaire un pansement à 3h du matin comme si c’était une heure normale, et ne pas avoir de cernes. C’est le karma » gloussais-je. « Ouais, je pense qu’ils sont contents qu’on se tienne compagnie, comme ça ils ont la paix ! D’autant plus que je suis obligée d’écrire, mais attend un peu que je puisse parler et ils feront tout pour que je sorte de là encore plus vite ! »
Je m’étire un peu et me frotte les yeux. Je commence à fatiguer, je n’ai rien fait pendant des jours alors toute cette agitation, ça me demande de l’énergie. Mais c’est agréable. J’observe Madison qui grimace, elle se moque vraiment de moi cette petite charlatan. Je vais la laisser croire qu’elle s’en sort pour l’instant, mais elle ne perd rien pour attendre.

Et puis, là tout de suite, je patouille ma petite Pouchie, je suis contente qu’elle soit avec Maddie et qu’elles s’entendent bien. C’est une vraie peluche cette bestiole. « Oui, en fait dans la nature les rats vivent en groupe familiaux, et ils s’empilent pour dormir pour avoir bien chaud. Félicitations, tu fais donc partie de sa famille toi aussi maintenant. C’est apaisant comme sensation je trouve. » A vrai dire, je ne dors pas souvent avec Pouchie quand nous sommes à Poudlard, sa cage est pas loin du lit, elle vient me réveiller si je loupe la sonnerie du réveil, mais elle se met contre moi seulement s’il fait froid ou si l’une de nous deux n’est pas dans son assiette. Madison est bien vue, ça me fait plaisir.

Je lui souris comme je peux, je sais qu’elle va mieux, je ressens exactement la même chose. J’espère que ça pourra durer comme ça toute notre vie. Je me sens tellement plus forte quand elle est là. Victoire se moquerait sûrement de moi, elle me dirait qu’il faut que je m’endurcisse toute seule et que je ne devrais avoir besoin de personne. Mais ça ne marche pas pour moi. D’ailleurs est-ce qu’elle va bien ? Et Declan ? La connaissant, elle a du trouver la meilleure planque du monde ou manger le Mangemort qui a osé l’attaqué !

Je la remercie d’un signe de tête, évidemment que ce lit est pour moi, je virerais quiconque m’empêche d’être à côté de Madison. J’ai le droit d’être désagréable, je suis défigurée.
« Tu fais des cauchemars ? A l’infirmerie aussi, y’a beaucoup de gens qui ont du mal la nuit. La journée, il y a toujours quelqu’un, des choses à faire pour s’occuper… Mais quand tout est calme la nuit, ça doit être plus difficile de faire abstraction de ce qu’on a vu. Ça ira peut-être mieux quand je serais à côté ? Je pourrais te rassurer si tu gigotes trop !»
Pour l’instant, je ne suis pas embêtée par les cauchemars, j’ai encore besoin de calmant la nuit et je suis de toute façon épuisée par le traitement. Je sais que c’est une chance, j’espère qu’une fois que je serais dehors ça ira. Mais je crois que le cauchemar pour moi, ça sera la journée, quand je dors, personne ne me voit. A moins que j’y ai le droit nuit et jour, mais je préfère ne pas y penser.
Je lui tapote doucement la main, elle semble se détendre un peu. Mes yeux me piquent, mais quand j’entends le mot potin, ma fatigue semble s’éloigner un petit peu. « Sérieux ? 0_0 » . Je réfléchis à ce que j’ai pu voir ces derniers jours. Bon forcément, ils sont souvent ensemble, étant donné qu’ils travaillent tous les deux à l’infirmerie. L’infirmier fait craquer toutes les filles de Poudlard à peu de choses près, peut-être que MacDougall n’est pas en reste ? En même temps, j’ai l’impression qu’on ne sait jamais trop ce qu’elle pense. Elle fait sa tête d’infirmière ferme mais rassurante et hop elle change de lit. « Je vais mener mon enquête, je n’ai que ça à faire de mes journées… ce sera ma nouvelle mission d’observation ! Merci de m’avoir trouvé une saine occupation pour ces prochains jours ! » notai-je en riant.

Ma main dans celle de Maddie, j’écoute avec attention les nouvelles. « Je suis contente s’il n’a rien. Je lui enverrais un petit mot pour lui dire que je vais mieux, comme ça, peut-être qu’il s’en voudra un peu moins ? » Bon, je n’y croyais pas trop, ça n’avait pas fonctionné avec Madison, alors avec Milo que je connaissais à peine. Et puis Dan était mal en point lui aussi, alors qu’est-ce que ça pouvait lui faire que j’aille mieux ? Mais bon sur le principe, je pouvais toujours essayer.

Je vois que mon amie réfléchit quand à la suite des noms… C’est vrai que je n’ai pas pu lui parler de Tracy… Il n’est pas trop tard.
« Oh la pauvre… Le bal c’était la première fois que je lui parlais ‘’en vrai’’. Avant cela, Pouchie lui envoyait mes petits mots au cachot. La pauvre, tout le monde la détestait et je trouvais pas ça très juste alors, je lui ai envoyé un petit mot et on a fait connaissance comme ça. Il faut que je la remercie elle aussi. »

Je note mentalement le nom des personnes qui sont présentes dans notre dortoir, finalement je ne serais pas trop dépaysée. Et puis j’imagine Madison jouer les gardiennes de lit vide et ça me fait rire. « On ne pique pas ma place comme ça, ça ne se fait pas. Merci super-maddie ! » .

Oh mais Maddie me demande ce que je veux… C’est un jeu dangereux ça Madison, j’attendais mon heure pour pouvoir être sûre que tout va bien, je crois qu’elle a sonné. Moi, je n’ai besoin de rien, j’ai M. Lennox, Ms. MacDougall, une armée d’Auror et de Professeur qui viennent toutes les demi-heures s’il faut pour vérifier que tout le monde se porte bien. Mais je serais rassurée de savoir que Madison aussi. J’ai bien vu qu’elle me cache des choses, je suis futée des fois. Pas toujours, sinon je ne serais pas dans ce lit.
« Ben en fait, maintenant que tu le dis, je veux bien que tu ailles voir l’infirmier Lennox, mais pour qu’il vérifie que tu n’as rien. Je voudrais pas devoir m’inquiéter tu vois ? » J’avoue, c’est petit, mais elle ne peut pas me refuser ça si ? Je suis une vile manipulatrice, je ne peux m’empêcher de lui lancer un regard de chapotté qui se transforme bien vite en des yeux rieurs. « Et puis comme ça tu pourras aussi mener l’enquête » .

J’ai envie de bâiller, mais je ne peux pas, c’est vraiment désagréable comme sensation, de devoir ravaler un bâillement. Mes yeux pleurent à moitié sous l’effort… Très saillant. Je me dépêche d’écrire un petit mot à Madison, pour qu’elle ne s’inquiète pas : « excuse, c’est juste que je bâille par les yeux ces temps-ci » . C’est stupide comme formulation, mais c’est on ne peut plus vrai comme sensation !
Madison a l’air de penser qu’elle aurait du amener quelque chose. J’avais juste besoin d’elle, et même sans fleurs, elle est toujours avec moi. Par contre, Edelweiss est surprenante. « Je croyais que seul les chats faisaient ça ! Tu la remercieras de ma part ! Et je n’ai pas besoin de fleur, je sais que tu es là même sans elles ! » .

Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle est folle ? C’est la seule chose qu’elle a de ses parents ! Elle ne peut pas me le laisser… Mon dieu si je le perdais ou si on me le piquait ? Il faudrait que je défende ce médaillon comme ma vie. Bon, il fallait que je me calme, personne n’allait m’attaquer et tout le monde se moquait probablement d’avoir un médaillon représentant les parents de quelqu’un d’autre. Mais j’étais franchement bouleversée qu’elle me le prête. Je retiens mes larmes, après tout c’est moi qui est instauré cette stupide règle. « Je ne sais même pas quoi écrire Maddie. Merci. Pour tout. Je n’oublierai jamais. Je serais toujours là, peu importe ce qu’il se passe. »

Je me sens tellement bien dans ses bras. Elle est toute douce pour ne pas me faire mal. J’espère vraiment que j’arriverai à la rassurer, à m’occuper d’elle à mon tour quand je serais sortie de là. Pour l’instant je profite de sa présence, en luttant un peu pour ne pas m’endormir dans ses bras.





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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Sam 5 Aoû - 1:35

Yes, it hurts

Que demander de plus comme cadeau qu'une meilleure amie qui sourit? Rien. En soit c'est déjà un cadeau formidable! Roxy ne me sourit pas peut-être avec sa joue mais ses yeux pétillent. Comme une bouteille de soda. Ils pétillent pour mieux exploser par la suite et donner une sensation de bonheur et de bien-être à ceux qui peuvent profiter de ce pétillement. J'ai vraiment de la chance de l'avoir comme meilleure amie. Moi ce pétillement je peux l'observer à longueur de journée! Oui c'est ça, je pourrais rester des heures avec elle dans l'espoir de la faire pétiller de nouveau. Quand Roxy pétille tout autour d'elle n'existe plus, je n'entend que son rire, je ne vois que son sourire. Je suis heureuse quand ma meilleure amie sourit, il n'y a que ça. Si j'avais su qu'à Poudlard je me ferais de telles amies je serais venu bien plus tôt. Cela pouvait paraître étrange mais tout pendant que je savais qu'elle allait bien, j'allais bien, j'allais mieux. C'est ça le véritable pouvoir de l'amitié!

Evidemment en temps qu'amie je n'aurais jamais dû l'emmener dans un endroit qui lui aurait porté atteinte. Pouvais-je le savoir? Non…mais ce n'était pas une excuse. Je m'en voulais tellement. Elle aurait beau me dire tout ce qu'elle voulait elle ne pourrait pas enlever d'une seule phrase toute la culpabilité qui pesait sur mes épaules. Je commence à paniquer. A voir flou. Roxy essaye de me rassurer mais je n'y arrive pas. J'écoute ses paroles, mais je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi. J'ai faillis perdre ma meilleure amie. Je ne me le serais jamais pardonnée. J'ai fais du mal indirectement à deux personnes que j'apprécie beaucoup, Roxy et Milo. Ils ont beau me dire que ce n'était pas ma faute et qu'il ne m'en voulait pas, je me sentais quand même comme un véritable monstre. Mais je ne venais pas ici pour inquiéter davantage Roxy sur mon état sachant qu'elle avait déjà des doutes. Je me force à me calme et peu à peu ma respiration retrouve son calme. J'hoche doucement la tête vers ma meilleure amie.

"D'a…d'accord, alors je vais essayer…"

Essayer quoi? De me pardonner. Mais je n'ai pas besoin de le dire à Roxy pour qu'elle le sache. Je la regarde et voit son oeil doux et inquiet. Je viens ici pour l'inquiéter en plus! Il faut vraiment que je me ressaisie. Que je pense à autre chose. J'aurais le droit de craquer après. Mais pas ici, pas maintenant, pas alors que je profite depuis des jours de la présence de ma meilleure amie sauve. Finalement le sujet change vite et je retrouve ma bonne humeur, mon rire s'élève et je me mets à évoquer des périodes plus tranquille et beaucoup plus drôle. Je regarde les petits coeurs sur l'ardoise de Roxy et un petit rire s'échappe de sa gorge. A ce moment là je rayonne de bonheur et lui sourit de toutes mes dents.

"Oui c'est exactement ça! Tu as trouvé le nom parfait de cette petite fête improvisée! Ce sera notre rencontre de fin-d'année! Je vais en profiter pour préparer le terrain et mettre des barrières histoire que je ne trébuche pas et que je ne t'entraine pas dans ma chute. Mais au pire des cas, Miss-catastrophe te rassure, elle sait très bien nager!"

Elle n'a pas tord si il y avait une probabilité pour que je tombe à l'eau elle serait beaucoup plus élevé que celle de Roxy de tombe. Je suis déjà tomber d'un arbre à deux reprises en l'espace de dix minutes, qui s'est ce que l'avenir me réserve au bout d'une rivière. Je vois Roxy esquisser un adorable sourire avec ses yeux et je la vois griffonner sur son bout de papier. La pauvre je n'arrête de pas de la faire parler depuis tout à l'heure, elle va avoir mal à la main! Je vois bien qu'elle hésite finalement. Elle ne sait surement pas comment réagir. Pour moi c'est réglé: Roxy serait toujours aussi belle avec ou sans cicatrice mais pour elle s'était une autre affaire. Elle ne possède pas la même confiance que j'ai pour elle et elle doute beaucoup en ce moment même. Voir mon amie douter est au dessus de mes capacités en ce moment. Je veux juste la voir heureuse mais contrairement à ce que je veux croire je ne peux pas tout arranger et même si ça me blesse c'est bien la vérité. Il faudra sans doute du temps à Roxy pour s'accepter de nouveau mais si je ne peux pas lui certifier qu'elle sera toujours aussi éclatante qu'une fleur, je n'avais plus qu'à l'aider à s'accepter!

"Merci Roxy…Bien sûr que non je ne t'en voudrais pas! Au début c'est normal et je ferais de mon mieux pour que tu te sente bien! Sache que si tu manques de courage tu pourras toujours puiser dans le mien. Quand je veux aider quelqu'un mes ressources sont inépuisables! Surtout pour toi! Et si l'envie te prend je pourrais toujours passer une de mes après-midi à fabriquer des jolies masques pour qu'on fasse la fête au bord de l'étang! Avec des trous les masques parce que sinon j'aurais encore plus de chance de tomber à la renverse"

J'essaye de rire, de détendre l'atmosphère. Je veux juste que Roxy se sente bien. Cicatrice ou pas cicatrice pour l'instant elle a besoin de se reposer…enfin avec moi ce n'est pas gagné, on va dire qu'elle a besoin de se changer les idées. Et j'espère que j'y arrive! C'est fou comment depuis que je suis entrée dans l'infirmerie ma dose d'énergie est remontée d'un coup. Je ne suis plus la Madison qui n'a pas dormi de la nuit et qui est morte d'inquiétude, je suis devenue la Madison qui est pleine d'énergie et de joie de vivre pour faire plaisir à sa meilleure amie! Elle me serre la main et ça va déjà mieux. Encore mieux que mieux!

Si il y a bien quelque chose que je ne supporterai pas et qui me mettrait hors de moi c'est bien qu'on se moque de la cicatrice de mon amie. Alors ça jamais! Moi vivante personne n'osera poser un regard de travers sur Roxy je la défendrai coûte que coûte! Roxy me fixe dans les yeux et je me demande encore ce que j'ai dit. Croit-elle que je vais me transformer en Hulk? Peut-être pas à ce point là. Je serais toujours la petite blonde mais cette fois-ci je me mettrai sur la pointe des pieds, je mettrai les mains sur mes hanches et je froncerai mes sourcils. Et oui je peux faire peur…à une mouche, et encore…quand je fais ça.

"De l'équitation…euh s'est à dire qu'on a bien essayé de m'apprendre mais je suis à peine montée sur le cheval que la selle, qui ne devait pas bien être attachée, à glissée et je me suis retrouvée par terre alors l'équitation et moi…c'est pas vraiment ça…Mais n'empêche fidèle destrier ou pas cela ne m'empêchera pas de monter sur mes grands chevaux!"

Le pire sans doute c'est que j'étais assez fière de mon jeu de mots. Je rigolai avec Roxy tandis que je lisais la suite de son petit mot.

"Valky-quoi? C'est qui elle? Je la connais? En tout cas oui, les gens n'oseront approcher je peux te la garantir!"

Je profitais de ce moment pour glousser avec mon amie. Nous savions aussi bien l'une que l'autre qu'à part essayer de lancer un bouquin sur la tête du premier qui passera que je ne pourrais pas faire grand chose de plus et d'ailleurs s'était vite dit…le bouquin pourrait très bien plonger dans l'eau ou se coincer dans l'arbre. J'avais beau rire j'étais sincère quand je disais que je protégerais Roxy! On ne touche pas à ma meilleure amie! La pauvre, elle a mal aux joues et je la fais rire. Même si je culpabilise un peu de lui faire mal en la faisant rire, je ne peux m'empêcher d'être aux anges en voyant ses yeux s'illuminer!

"Eh oui je cache plein de ressources! Lui dis-je avec un petit clin d'oeil. Bien sûr je te comprends, c'est vrai que tu ne peux qu'imaginer le pire mais je suis certaine que tu y arrivera! Et même si ça prendra du temps, tu y arrivera! Je ne connais personne d'aussi forte et d'aussi courageuse que toi ma Roxy! Si tu veux je pourrais même venir quand tu devras te regarder la première fois? Tu crois que ça t'aiderait de me savoir à tes côtés?"

Je veux faire tout mon possible pour elle. Si elle souhaite que je sois là quand elle devra redécouvrir son visage je serais là, si elle ne le souhaite pas alors je l'attendrais à la porte et patienterai jusqu'à temps qu'elle veuille bien me voir. Ca sera sûrement dur au début mais elle y arrivera je le sais! Elle est forte ma Roxy! Je la câline car dès fois les gestes son plus fort que les mots et même si je sais qu'elle n'aime pas trop trop les contacts de ce genre là, elle est apaisée et ça me fait chaud au coeur. Je tente un sujet plus doux pour qu'elle arrête de penser à son visage.

"J'avoue que pour le coup ils l'ont quand même un peu mérité! Mais les pauvres ont tellement de gens à aller voir…Quoi qu'il en soit je suis tout à fait d'accord avec toi, et puis ça doit les rendre heureux de nous faire plaisir. Si jamais ils nous avaient empêché encore de nous voir je crois qu'on aurait été très fâché chacune de notre côté. Deux pour le prix d'une, ils ne s'en seraient jamais sortis!"

Je sens Roxy s'étirer et elle se frotte les yeux. Elle a l'air tellement fatiguée, je ne devrais pas rester trop longtemps, elle a encore de l'énergie à retrouver et je ne voudrais pas empêcher son processus de guérison. Il fallait qu'elle se repose. Mais pour l'instant elle ne semblait pas prête à vouloir me laisser partir et aussi égoïste que cela puisse paraître…moi non plus. En parlant de sommeil nous en venons tout de suite bien vite au sommeil de la petite Pouchie qui dort depuis le soir du bal contre mon cou. Elle est tout ce que Roxy ferait si elle était avec moi. Elle était douce, réconfortante et c'était une vraie bouillotte. J'arrivai mieux à m'endormir quand j'étais à ses côtés.

"Je trouve aussi, sache qu'elle accomplit bien son travail pour veiller sur moi! Elle s'en sort comme une chef! Je fais partie de la famille? Oh! C'est adorable!"

Je caresse la petite rate du bout des doigts et la laisse à Roxy. Suite aux mots de Roxy une sensation de douceur me bercent le coeur et je suis tout de suite remontée à bloc. Je suis heureuse que Pouchie m'apprécie autant! C'est Edelweiss qui va être moins contente mais bon, elle ne peut tout de même pas dormir avec moi…Je vois que Roxy essaye de me sourire et je lui souris en retour. Notre amitié fonctionne comme ça aussi. Par les sourire. Les sourires font des fois passer beaucoup plus de choses que la parole. Un sourire veut tout dire. Un sourire peur dire en une fraction de seconde ce que vous voudriez dire en une minute. C'était ça la magie d'un sourire!

Décidément je ne passe pas à côté du lit. Et même si j'essayais de rassurer Roxy pour mes nuits à la Ferme je me rends compte que je suis en train de l'inquiéter encore un peu plus et qu'elle me demande des explications. Et mince! Je ne peux pas lui dire ça, je veux qu'elle se sente mieux pas qu'elle s'inquiète pour moi! Heureusement elle me donne une chance de m'échapper à son inquiétude. Je souris d'un air rassurant. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète. Elle doit se reposer et reprendre des forces j'aurais le temps de le faire une fois qu'elle sera sortit d'ici!

"Ca m'arrive de temps en temps ne t'inquiète pas. Après tout je me dis que c'est peut-être normal c'est le contre-coup. Je suis sûre que ça va vite partir et oui je suis certaine qu'une fois que tu seras à mes côtés ça ira mieux. Je n'aurais plus aucune excuse pour être inquiète, tu seras à côté de moi et je suis sûre que tout ira bien. Tu chassera les mauvaises images juste avec ta présence! Merci Roxy c'est gentil mais j'espère que je ne te dérangerais pas trop…tu as besoin de repos"

Je me mords la lèvre. Je ne suis pas sûre d'être encore prête à franchir le cap des cauchemars. Il me reste donc jusqu'à ce que Roxy sorte de l'infirmerie pour que j'arrête d'avoir ses visions nocturnes. Ce sera peut-être dur mais avec de la bonne volonté et la joie de mon amie la journée, je suis sûre que tout ça va vite s'arrêter. Ce ne sont que des cauchemars après tout. Des cauchemars qui me terrifient, qui me glace le sang, qui me font pleurer, hurle, vomir…mais ce ne sont que des cauchemars. J'arriverai à les battre. Roxy va se battre pire s'accepter de nouveau, je vais me battre pour enlever ces horreurs de mes rêves!

Perdue dans mes pensées je ne comprend pas tout de suite le "Sérieux" de mon amie et me lance sur des explications.

"Sérieux? Ah, ça je ne sais pas. Après tout ce sont des adultes ils font bien ce qu'ils veulent. Mais ils n'ont pas l'air d'être du genre à s'amuser avec des choses comme ça alors oui c'est sans doute sérieux…"

Face à l'incompréhension de ma meilleure amie je fronce les sourcils et relis le mot plus attentivement. Ah! Sérieux dans ce sens là du terme! Ce que je peux être maladroite!

"Désolée je n'avais pas bien compris, dis-je en réprimant un gloussement, je ne sais pas si c'est sérieux après tout ce ne sont que des rumeurs mais bon il faudra surveiller ça de près"

Je glousse. Heureuse. Les potins n'ont jamais été vraiment ma tasse de thé. Je n'aime pas trop l'idée que l'on puisse faire passer des informations personnelles sur les autres sans leur avis mais Roxy aiment bien les entendre alors je fais un petit effort. D'ailleurs je la vois réfléchir peut-être construit-elle déjà dans sa tête un plan d'action. Elle est comme ça Roxy, elle a toujours besoin de s'occuper. Je ne peux pas la contredire je suis la même. Elle me fait rire et bientôt nous rions toutes les deux.

"Contente de vous avoir trouvé une mission mon Colonel! Sergent Madison au rapport! Je serais vos oreilles dans les couloirs et essayerai de vous ramenez des informations pour que votre enquête avance au mieux. Je voudrais un rapport détaillé à chaque nouvelle découverte matelot! Nous sommes-nous bien entendu?"

Je ne peux m'empêcher de rire face à mon imitation. Il ne faut pas grand chose pour que je fasse tout pour faire rire Roxy mais c'est tellement plaisant d'entendre les autres rire et sourire que je ne peux m'empêcher de le faire! Je suis comme ça et c'est comme ça qu'on me connaît. En tout cas je suis heureuse tout de même que Roxy puisse avoir quelque chose à faire en attendant mes visites. Car je compte bien repasser. Et tous les jours! Je la vois bien marquer sur son ardoise les informations et m'en faire part quand j'arriverai. Rien qu'à y penser je rigole toute seule.

Je lui donne des nouvelles des autres et également de notre Préfet qui ne se sent pas vraiment au meilleur de sa forme après la soirée. Milo avait déjà eut ce sentiment quand nous nous étions fait prendre dehors et pourtant tout était de ma faute.

"Oui je le pense. Il s'en veut car pour lui il aurait dû mieux nous protéger, il s'est senti très affecté que tu sois blessée il s'en voulait terriblement alors oui si tu lui envoie un petit message, je ne sais pas si il ira un peu mieux, mais en tout cas ça le touchera vraiment je pense. Je crois qu'il a besoin que tu le rassures en personne"

Pour que Milo aille mieux il faudra plus que nos deux lettres à Roxy et moi mais au moins cela pourra lui montrer qu'on ne lui en veut pas et qu'on va mieux il pourra peut-être plus facilement tourner la page après. En tout cas, c'est ce que j'espérais! Puis Roxy me parle de Tracy et après un moment d'égarement ou j'essaye de me rappeler qui est Tracy, son image me revient et je lui donne des nouvelles de la jeune fille qui a tant fait pour nous durant le bal. Sans elle je ne sais pas ce que j'aurais fait…ce que nous aurions fait…Roxy m'explique qu'elle lui envoyait des lettres et je me doute que si elle ne m'en a pas parlé c'était pour me protéger. Après tout je ne peux pas lui en vouloir, j'envoyait aussi des lettres en cachette à Jill. Je suis vraiment triste que leur première rencontre ne se soit pas passer comme prévu…

"Oh c'est triste que votre première rencontre se soit passée comme ça…Je te comprends, c'est complètement injuste ce qui lui arrive, elle a juste voulu se protéger. Je suis d'accord avec toi, elle ne méritait pas d'être traité comme les autres le faisait! Je suis sûre que tes petits courriers lui ont fait un bien fou et elle a l'air vraiment adorable en plus! Promis vous pourrez organisez ça un peu plus tard à la ferme! Il suffira de trouver une bonne place je vous ferez un bon gâteau et puis vous pourrez enfin faire pleinement connaissance! Je ferais tout pour que ça arrive!"

Je souris à mon amie. Sa prochaine mission sera peut-être d'observer le soit disant couple de l'infirmerie et le mien sera de programmer la rencontre de Tracy et Roxy pour qu'elle soit aussi belle que possible!

Elle m'appelle super-Maddie parce que j'ai défendu bec et ongle pour que la place à côté de moi lui revienne. Je rigole doucement. Après tout il était hors de question que quelqu'un vienne s'y mettre. A côté de moi s'était ma meilleure amie et ce n'était pas négociable! Je lui demande ensuite si elle a besoin de quelque chose et je la vois réfléchir. Je pourrais faire n'importe quoi pour elle, il suffirait qu'elle me le demande pour que j'aille lui faire plaisir. Je voulais lui faire plaisir et la rendre heureuse. Cependant à vouloir trop bien faire je me suis fais prendre dans mon propre jeu et quand elle me demande d'aller voir les infirmiers je grimace. Mince! Je ne pensais pas qu'elle pourrait aller jusque là quand même. Je tente de cacher mon désarroi sous un rire. C'était un coup bas mais bon, si il n'y avait que ça pour la rassurer j'allais le faire. De toute façon, je n'allais pas lui dire, mais l'infirmer me couperait la route si je ressortait sans avoir passé une visite. Je souffle doucement et secoue la tête en souriant de plus belle.

"Je vois tout à fait, pour la réussit de l'enquête c'est bien ça non? Ne t'inquiètes pas pour moi je te jure que je vais bien mais si pour te faire plaisir et te rassurer que je doive aller voir l'infirmer pour qu'il m'ausculte de nouveau je le ferais promis. Dès qu'on devra de nouveau se quitter jusqu'à demain je passerai le voir pour qu'il vérifie que je vais bien et je lui demanderai de te donner les nouvelles lui-même. Cela vous va-t-il docteur Roxy?"

Je mentais encore un peu. Hors de question que l'infirmer vienne dire à Roxy que je suis blessée! Je le laisserai m'ausculter à condition qu'il ne dise rien à ma meilleure amie à part "elle va bien, elle est juste un peu fatiguée". Je n'étais peu-être pas très douée mais je pouvais faire des coups bas moi aussi. Et encore ce n'était pas un coup bas, j'enjoliver un peu la vérité. Est-ce si grave que ça? De ne pas vouloir inquiéter sa meilleure amie? Non je ne pense pas…Et puis je tenais à rester avec Roxy pour le moment, l'auscultation et les questions sans fin pouvaient bien attendre un peu non?

Soudain je vois que Roxy commence à pleurer. Je m'inquiète immédiatement. Alarmée je suis prête à me lever et à aller chercher quelqu'un au plus vite. Mais elle écrit vite sur son papier pour me rassurer. Je souffle. Soulagée.

"Tu m'as fais peur, je croyais que la douleur était vraiment très forte, j'étais prête à appeler quelqu'un. Désolée je suis un peu sur les nerfs, non?"

Je rigole. Bien sûr que je suis sur les nerfs. Je suis encore morte d'inquiétude et je sais que ça ira mieux quand Roxy sera avec moi. Le moindre truc inhabituel me fait peur et je réagis au quart de tour. Avec toute cette précipitation j'ai crispé et appuyé sur ma cheville qui commence à me lancer douloureusement. J'avais beau dire ce que je pouvais je ne pouvais pas rester avec une entorse qui ne faisait qu'empirer. Il fallait vraiment que je passe voir l'infirmer. Je cachais ma douleur sous un nouveau sourire en lui racontant le cadeau d'Edelweiss.

"Eh bien apparemment ma petite Edelweiss aussi! D'accord je lui ferais des câlins de ta part, je suis sûre qu'elle sera heureuse de pouvoir t'en faire un peu plus tard! Tu sais comment elle est…Miss-câlin comme moi!"

Je redeviens sérieuse. Si je ne peux pas rester avec Roxy tout le temps, si je ne peux pas être là pendant ses soins où elle souffrira alors elle devait avoir une partie de moi sur elle. Je sais que mon amitié pourrait être suffisant mais j'avais besoin de montrer à Roxy que je serais vraiment là, tout le temps, toujours! Même si elle le savait déjà. je sais que pour certain mon geste est insignifiant et que pour ceux qui connaissent la valeur que ce pendentif représente à mes yeux ce geste est compétent fou, mais je m'en fiche. C'est justement pour ça que je le prête à Roxy et que je le passe autour de son cou. Ce pendentif m'a toujours aidé, il m'a toujours fait avancer, il me faisait sourire et il me rendait forte. C'est pour ça que tant que je ne pourrais pas faire tout ça en face de Roxy mon pendentif le fera pour elle. Elle retient ses larmes par contre moi je ne retient pas mon sourire quand je l'enlace.

"N'écrit rien. Ton seul sourire mon suffit. De rien, merci à toi d'être toujours là pour moi. Même si je ne peux pas rester toujours à tes côtés pour le moment je te laisse une partie de moi. Je serais moi aussi toujours là malgré les épreuves et tout ça on en ressortira plus fortes! Ensemble! "

Je pris son auriculaire dans le mien et le serrai comme pour nous faire une promesse. Je serais toujours là pour elle quoi qu'il arrive et s'était réciproque. J'avais une meilleure amie formidable, je n'avais pas à dire. Une meilleure amie comme on en vois une fois dans une vie. Roxy était formidable! Je me relevai doucement pour ne pas lui faire mal et sourit à mon amie qui commençait à fatiguer! Mince combien de temps j'étais restée là? Elle devait être très fatiguée, il fallait que je la laisse se reposer.

"Oh ma Roxy tu es fatiguée...Tu aurais dû me le dire tu sais! J'arrive comme une bombe ici mais toi tu as besoin de repos pour prendre des forces! Tu veux te reposer un peu?"

Je lui serrai la main. Il fallait absolument qu'elle se repose mais je ne pouvais pas lu dire ça et partir, si elle n'en avait pas envie pour le moment je ne partirai pas. Ce n'est pas l'envie qui me manquer de rester ici. C'est juste que je ne voulais pas qu'elle se fatigue pour moi. les soins qu'elle auraient plus tard lui demanderons beaucoup d'énergie et la douleur doit également la fatiguée, c'est normal qu'elle est besoin de repos. Je me met à bailler moi aussi et m'excuse. Mes yeux pleurs à cause de mon bâillement. Moi aussi je commence à être fatiguée et c'est Roxy qui m'a permit de m'apaiser, je le sais. Si je me sens maintenant si détendue c'est grâce à elle. Je lui caresse les cheveux doucement.

"Je resterais ici si tu le souhaites, tout pendant qu'on ne me met pas à la porte je resterais avec toi je te le promet. Je ne te laisse plus jamais seule! Plus jamais! Et qui sait en te réveillant tu me retrouvera peut-être encore ici? J'en suis même sûre! Je pourrais me cacher sous le lit...l'infirmer Lennox ne me verra pas, dis-je en rigolant"

C'était loin d'être vrai je ne pourrais pas faire ça même si l'idée ne me déplaisait pas. Tout ce qui m'importait c'était la santé de Roxy pour l'instant. Et tout pendant que Roxy ira bien, j'irais mieux!
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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Ven 11 Aoû - 19:47



Yes, it hurts.




Madison semble…mitigée, à la fois heureuse de me voir et un peu triste. Je sais qu’elle pense que c’est sa faute, que sans elle, il ne me serait rien arrivé. Certes, je ne voulais pas aller à ce bal, mais je voulais encore moins la laisser seule. Elle avait déjà assez souffert de mon absence quand elle était allée secourir Edelweiss. Mais je la connaissais suffisamment pour savoir qu’il était inutile d’insister. Elle essaierait juste de me dire ce que je voulais entendre. Savoir qu’elle est prête à essayer me suffit pour l’instant. Je ne peux pas lui demander de me laisser le temps de m’habituer à l’idée d’être défigurée et lui refuser le droit de soigner ses propres blessures je crois.

Et puis, c’est tellement plus productif de rester sur des sujets joyeux, elle sourit tellement quand elle me voit heureuse. Je n’ai pas envie de la contrarier, c’est trop précieux. J’ai besoin de ce petit moment de bonheur avant d’attaquer la suite… Alors je reste là, à sourire comme je peux, façon grimace. « Bon tout va bien alors, au pire, on fera un petit concours de natation ! Ou mieux, de la natation synchronisée, après tout, on est là pour danser ! » ajoutai-je sur mon papier. Je suis futée des fois. Des fois seulement. En tout cas, j’étais contente que Madison plaisante toujours autant sur sa maladresse. Heureusement, jusque-là il ne lui était rien arrivé de grave à Poudlard. J’essayais toujours de l’aider et d’éviter les accidents, mais à l’impossible nul n’est tenu. Et puis ça la rend tellement unique et attachante… Tiens il faudra que je lui demande si elle a lu ce bouquin moldu, où l’héroïne est maladroite parce qu’elle est passée à travers un miroir et a été un peu déréglée en ressortant, ce qui explique son extrême maladresse. Ça lui plairait sûrement.
Mon amie était vraiment adorable… Qu’est-ce que je pouvais ajouter à ce qu’elle venait de dire ? Elle était tellement prête à tout pour me rendre heureuse et m’accepter telle que j’étais. Et surtout, elle était prête à me soutenir même si j’allais probablement être la plus chiante des amies dans les mois à venir… J’espère que j’y arriverai… pas à être chiante, mais à me faire à ma nouvelle tête. A ne pas détester tout le monde pour ça et à ne pas me détester. « Je vais faire de mon mieux, mais ça me fait du bien de savoir que tu seras là pour m’épauler ! ».
Bon,ok, elle ne viendra peut être pas me sauver à cheval, c’est plus sûr pour toutes les deux… Mais l’intention est là, et c’est l’essentiel. Je n’ai besoin de rien de plus. Juste qu’elle soit là. Honnêtement, ça m’est égal qu’elle me défende. J’ai peur de voir le regard des gens, de me dégoûter, de les dégoûter, mais je sais me défendre… Je ne veux pas qu’elle se batte ou qu’elle se mette les gens à dos pour moi. Mais en même temps, je comprends, elle a envie de se rendre utile et de m’aider. Alors je ne dis rien. Pour l’instant. Je ris doucement imaginant la glissade de Maddie. « J’espère que cet abruti de poney ne t’a pas fait mal au moins, sinon, je le transforme en steak ! ». Je signe Roxy la sanguinaire… « avec ma balafre, je suis sûre qu’on y croira »… je m’étire et je me frotte les yeux…mmmhouais. Bon « enfin, je serais sanguinaire après ma sieste » dis-je en dessinant un petit bonhomme qui tire la langue.

Madison me demande si j’ai envie qu’elle soit là, la première fois que je me vois… Non, je ne crois pas. En fait, j’aimerais bien que personne ne soit là. Que les infirmiers partent, que l’infirmerie soit vide. Et qu’il n’y ait que moi et le miroir et mes yeux pour pleurer. Je n’ai pas envie de devoir faire semblant d’accepter. De me sentir bien, de gérer, d’être capable d’encaisser. J’ai envie de pouvoir pleurer toutes les larmes de mon corps, d’hurler, de ne pas me tenir. De me rouler par terre. Sans avoir honte. Juste un tout petit peu de temps pour trouver de quoi survivre.
« Je crois que j’ai besoin d’être toute seule pour ça. Pour faire de la peine à personne et avoir le droit de m’apitoyer sur mon sort. »
Je n’ai pas le cœur de mentir pour lui faire plaisir, ce serait trop dur après… « mais, juste après ma nouvelle rencontre avec moi-même, j’aimerais bien que tu viennes tout de suite après, pour que je… je ne sais pas. Je crois que ça m’aiderait de ne pas rester seule trop longtemps après. J’aurais besoin d’avoir quelqu’un. Enfin, pas quelqu’un, toi. Parce que je sais que peu importe ce qu’il y a en dessous…enfin… tu me fuiras pas. »
Ou du moins, je l’espérais tellement, de tout mon cœur. Je sais que peu importe à quel point l’abime dans lequel je vais me trouver sera noir, elle sera la lumière tout au bout. Et peu importe à quel point c’est difficile, j’irais toujours vers elle.

J’ai les larmes aux yeux, tant de fatigue que d’émotion. J’espère que j’arriverai à convaincre monsieur Lennox et madame MacDougall. Mais ils ne pourront probablement pas me refuser cela ? Madison a raison, ils sont quand même plus tranquilles quand on est contente et qu’on ne les embête pas.
« Je crois qu’ils veulent juste qu’on aille mieux. Ils ont été durs avec moi, mais finalement, je comprends. Déjà là, je suis épuisée alors qu’on est ensemble depuis si peu de temps… S’ils n’avaient pas insisté pour que je me remette un peu et que je mange, j’aurais été incapable d’écrire. »
Je joue doucement avec ma petite Pouchie, je crois que Maddie l’aime beaucoup elle aussi… On forme une bonne équipe toutes les trois. Je sais que je n’ai pas besoin d’en dire plus pour que mon amie sache ce que je veux dire. Sans elle je serais tout à fait perdue ici. Je suis heureuse de l’avoir à mes côtés.
J’aimerais pouvoir lui être plus utile qu’à l’infirmerie. Elle s’inquiète pour moi et ce n’est pas une bonne chose. Je vais vite me rétablir ! Comme ça je pourrais m’occuper d’elle aussi, faire en sorte qu’elle dorme mieux. Après tout, je la comprends mieux que personne non ? je saurais bien la rassurer. La faire se sentir entourée…
« Oui… on a quand même vécu des choses horribles, même si sur le coup on ne s’en rend pas compte, le cerveau enregistre et nous repasse les événements maintenant qu’il n’y a plus d’urgence. En tout cas je serais là pour te rappeler que maintenant c’est fini ! » écrivis-je avant de m’étirer et de faire craquer mes doigts. J’ai hâte d’aller mieux et de pouvoir parler et de ne plus être fatiguée par la moindre action… ça va être vite pénible sinon !

Je crois que Maddie est contente de changer de sujet, même si ça implique un peu de cancans… Quoi que… elle a l’air un peu, perplexe ? J’ai dit une bêtise ? Oh… il y a vraiment quelque chose de sérieux entre eux deux ? Pourtant, ils n’ont pas l’air très très proches en dehors du travail… Madison finit par rire, ce ne sont bien que des rumeurs finalement ! Je sais qu’elle n’aime pas trop ça. Mais je crois qu’elle me connait : elle sait que j’aime savoir ce qu’il se passe, mais que je n’aime pas spécialement répandre les rumeurs moi-même. Si jamais je découvre quelque chose, ce sera la seule à savoir. Enfin, c’est le principe des rumeurs et des secrets, peut-être qu’elle le mentionnera et que du coup, ça deviendra une information qui passe de bouche en bouche, mais en tout cas, ce n’est pas mon intention.
« Tu peux compter sur moi : surveiller je ne peux faire que ça ! Sergent, j’attends votre rapport et je vous transmettrais mes propres éléments » ajoute-je en riant.

J’écoute le reste des nouvelles, malheureusement, comme on peut s’y attendre elles ne sont pas vraiment bonnes… tout le monde est secoué…J’espère qu’on arrivera à se remettre, on n’a pas vraiment le choix. Il ne faut pas les laisser nous ruiner nos vies, ils auraient vraiment gagné la guerre. Et moi, je n’aime pas perdre. Je veux bien perdre une joue, mais pas mon envie de faire des choses. Ça sera peut-être pas facile, peut-être que je me souviendrais toute ma vie de cette horrible soirée en regardant mon visage. Mais j’espère que je me souviendrais aussi que c’est une très bonne raison de continuer à avancer.
« C’est bien que vous vous écriviez, vous pouvez vous comprendre tous les deux. Promis, je lui écris dès que j’ai fait un petit somme. » Oui parce qu’il fallait être honnête, après le départ de Madison, j’allais probablement dormir jusqu’à l’heure du repas. J’espère vraiment que Milo et elle pourront se soutenir mutuellement, ils culpabilisent tant tous les deux, ça pourra sûrement les aider de se parler.
Je suis heureuse de voir que mon amie ne m’en veut pas de ne pas lui avoir parlé de Tracy, c’est tellement triste qu’on ait du se cacher des choses, simplement pour être sûre que l’autre ne soit pas en danger. C’est pas comme ça que les choses devraient se passer. Et puis surtout, je suis heureuse que Madison soit d’accord avec moi, que Tracy ne méritait pas tout ça. En tout cas, j’ai hâte de lui présenter officiellement.
« Oui, je crois qu’elle était contente, j’ai pu lui passer quelques cours aussi… J’ai hâte de te la présenter en tout cas, tu vas voir elle est adorable ! Et puis le gâteau, c’est mou, je suis sûre que j’y arriverai bientôt ! »
Il y avait plus désagréable que les gâteaux pour commencer une rééducation, et puis je ne vais quand même pas passer ma vie à manger de la purée et de la soupe et de la compote. Même si pour l’instant, il faut avouer que c’est aussi compliqué pour moi que pour un bébé qui commence à manger !
Et puis, évidemment, ma petite Madison me demande comment elle peut m’aider… J’avoue, j’ai un peu exagéré, mais il faut bien que je la motive, sinon elle n’ira jamais, je la connais. Je suis désolée devant son visage, mais elle se met très vite à rire. Ouf, elle ne m’en veut pas. Et elle est plutôt de bonne volonté.
« Exactement, t’as tout compris ! ça me va parfaitement Maddie. Je te remercie de faire ça pour moi, je sais que t’aime pas qu’on s’occupe de toi. Mais des fois il faut, surtout quand moi je ne suis pas là pour le faire ! »

Au moins, elle ira voir quelqu’un même si ce n’est pas dans la seconde, et je sais que s’il y a un gros problème il sera réglé. Et si ce sont des petits bobos, elle s’en tirera avec un pansement et ça sera très bien aussi. Mais je ne veux pas qu’elle passe tout son temps à pouponner tout le monde sans prendre le temps de s’occuper d’elle-même. Elle est aussi importante que n’importe qui. Et pour moi, elle est plus importante que n’importe qui.
La preuve, elle s’inquiète de me voir bailler, bon d’accord, j’ai surtout eu les yeux qui ont pleuré, mais en soit, je n’ai pas plus mal qu’à son arrivée. J’ai mal tout le temps, si j’y pense bien… mais quand elle est là, c’est comme si la douleur passait en arrière-plan, elle me fatigue, lancinante, mais elle est moins effrayante, moins agressive.
Et avoir le pendentif de Maddie avec moi, ça m’aidera à supporter tout ça quand elle ne sera plus juste à côté. Je la laisse m’enlacer. Je prendrais soin de ce collier comme de ma propre vie. Je lui rendrais vite, juste le temps de me remettre et elle pourrait retrouver sa famille tout proche d’elle, et moi je l’aurais elle !
Elle me fait jurer qu’on restera toujours ensemble, je sers son auriculaire avec vigueur et hoche la tête. Si cette bataille ne nous a pas séparées, rien ne le fera. Je suis tellement bien dans ses bras. Mais aussi un peu soulagée qu’elle se soit rendu compte de ma fatigue.
« Je suis épuisée mais en même temps, je n’ai pas du tout envie de dormir, je suis tellement contente de t’avoir retrouvée ! ».
C’est la stricte vérité, je voudrais pouvoir encore discuter des heures, mais je sais que je n’y arriverai pas. Et surtout, j’ai peur que si j’abuse, les infirmiers m’interdisent de revoir Madison avant mon total rétablissement. Ce serait tellement horrible !
D’ailleurs, mon amie commence aussi à bailler. C’est beaucoup d’émotion en si peu de temps, on n’est pas très résistantes finalement. Mais ce n’est pas grave, elle me caresse les cheveux, je lui tiens la main et je suis sûre que tout finira par s’arranger.
« Je veux bien que tu restes là jusqu’à ce que je m’endorme. Après il faut que tu ailles te reposer aussi. Il faut qu’on soit raisonnable, sinon, ils vont pas vouloir qu’on se revoie de si tôt !... »
"Oh ma Roxy tu es fatiguée...Tu aurais dû me le dire tu sais! J'arrive comme une bombe ici mais toi tu as besoin de repos pour prendre des forces! Tu veux te reposer un peu?"

J’ajoutais une petite note pour plaisanter à mon tour « ceci dit, si tu te planques sous le lit, aucune chance que Lennox te voit : il est tellement grand que c’est hors de son champ de vision ! ». Et puis, moi vivante, même un grand gaillard comme lui n’embêterait pas mon amie. Il faudrait s’y faire !




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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Sam 19 Aoû - 1:48

Yes, it hurts

Je suis pleine d'énergie! Mon comportement de tout à l'heure n'a rien à voir avec celui que j'ai à présent. Alors que je me sentais faible, fatiguée et démunie, Roxy a réussi à me faire me sentir forte, pleine de joie et de bonne humeur. Je suis méconnaissable comparée à tout à l'heure et ça ce n'est que grâce à une chose. Une seule chose qui est pourtant tout pour moi: Roxy. Je suis sûre qu'elle ne se rend pas compte du bien qu'elle me fait. En fait, à bien y réfléchir je préfère qu'elle ne se rende pas compte du bien qu'elle m'a fait aujourd'hui. Ce serait avouer que je n'étais pas en forme, ce serait l'inquiéter, ce serait la faire culpabiliser et je ne veux pas du tout cela. Non, non, non! Je ne suis pas là pour dire à ma meilleure amie que je ne vais pas aussi bien que je le prétends, je suis là pour lui apporter mon soutiens, je suis là car elle m'a manqué, car je rêvais de la revoir, car je veux la voir sourire et rire, car je ne l'abandonnerai plus jamais. Mais quoi qu'il en soit, Roxy peut me faire changer de comportement plus vite que n'importe quelle personne. C'est vraiment une amie extraordinaire, j'ai tellement de chance de l'avoir!

Tandis que le sujet du bal semble peser sur mes épaules même en présence de Roxy, je me dépêche de changer de sujet et de me mettre à rire de nouveau. Autant j'adore voir ma meilleure amie rire et sourire, autant je sais qu'elle aime et qu'elle est rassurée quand je fais de même. Et je ne peux pas m'en empêcher Roxy a beau ne pas pouvoir parler pour l'instant, elle est toujours aussi drôle et cela me fait toujours un bien fou de pouvoir rire avec elle.

"Mais c'est que c'est une excellente idée! Bon...je serais sans doute beaucoup moins douée dans l'eau que sur la terre pour te faire tourner mais du moment que je ne nous fais pas boire la tasse, ce sera déjà une bonne chose!"

Je glousse doucement. Roxy est maline. Danser dans l'eau, je n'y aurais jamais pensé! Par peur de me noyer? De la noyer elle? Je ne sais pas, mais danser dans l'eau ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Enfin bon, je ne me fait pas trop d'illusion, déjà sur terre je suis la pire des maladroites alors dans l'eau...n'y pensons même pas. En tout cas voir Roxy plaisanter me faisait chaud au coeur. Surtout que la pauvre semblait vraiment désemparée et inquiète à l'idée que du monde pourrait se moquer de sa cicatrice. Mais je ne laisserais personne lui faire du mal. Que ce soit physiquement ou mentalement. C'est normal que je la soutienne, elle ferait pareil pour moi et je ne supporte pas voir mon amie mal en point. Pire...voir sa confiance en soit s'affaiblir! Roxy ne se rend pas compte à quelle point elle est belle et géniale! Mais en temps que meilleure amie je suis là pour ça! Doucement mais je serais toujours là pour le lui rappeler quand il le faudra.

"Bien sûr je serais là! Je serais toujours là, à n'importe quelle heure, n'importe quel jour et même si tu es chez ta famille"

Je serre doucement sa main. Je serais toujours là pour elle, comme elle sera toujours là pour moi. Je le sais. Bon je le serrais peut-être pas en mode guerrière qui tombe de la selle de son cheval mal fixé, mais je pourrais toujours l'être à pied et au pire...sur un balai? Non...mauvaise idée aussi...ou si...mais un balais qui vole pas avec pourquoi pas une tête de cheval dessus. Je commence à partir loin...une preuve que Roxy me fait me sentir de mieux en mieux. Elle m'écrit un mot, signe "Roxy la sanguinaire" et je ne peux que rire face au petit mot de ma meilleure amie. Je m'empresse de lui répondre sans pouvoir cesser de rire.

"Tu as de la chance, pas besoin de sortir ta hache ou ton couteau coupant. Tu n'auras pas de steak à faire car le cheval n'a pas bougé d'un poil quand je me suis cassée la figure dans la boue à ses pieds. Quand à Roxy la sanguinaire je préfère qu'elle reste cachée encore quelques temps le temps que ma véritable Roxy reprenne vite ses forces!"

Elle gribouille un petit smiley qui tire la langue mais dans mes yeux je lui fais comprendre que même après sa sieste, elle restera ma petite Roxy calme qui va reprendre des forces. Il n'y a pas de "sanguinaire" qui compte quand on est en convalescence et même si je sais qu'elle n'aime pas forcément ça, je resterais là pour veiller sur elle.

Soudain je sens que ma meilleure amie se crispe, elle semble réfléchir et je repense à mes paroles. Qu'est-ce que j'avais encore dit? Qu'est-ce que j'avais encore fait? Décidément je n'arrive pas à être une bonne amie. Mon sourire retombe un peu quand je vois que Roxy être perplexe de cette façon. C'est à propos de cette histoire de miroir? Je n'aurais peut-être pas du lui demander si elle voulait que je sois là...elle voudrait sûrement être seule. Je ne voulais pas être trop envahissante, je voulais juste lui montrer que j'étais là pour elle. Même si j'essaye de ne pas le faire voir, je suis encore inquiète pour elle. Quand elle recommence à écrire sur son ardoise, je suis néanmoins soulagée. Je triture nerveusement mes doigts ayant peur d'avoir dit une bêtise de trop qui aurait pu faire redescendre encore sa confiance en elle. Je lui prends la main et la serre.

"Oui bien sûr, désolée je ne voulais pas être envahissante, je comprends tout à fait. Et bien sûr, dès que tu le voudras je serais à tes côtés. Et tu pourras pleurer, faire ce que tu veux, je serais quand même là. Puis après je te ferais un gros câlin pour que tu te sentes mieux. Quand tu te sentiras prête je serais de nouveau là pour toi mais je te laisserais le temps qu'il te faudra."

Je lui souris de toute mes dents et serre sa petite main dans la mienne. Je serais toujours là pour elle, qu'importe les évènements. Je serais là.

" Je ne te fuirais jamais Roxy! Je serais déçue si tu y avais même osé y songer, je croyais que tu me connaissais mieux que ça, dis-je avec un petit sourire. Tu sais bien ce que j'en pense et quelle quel soit vraiment la bouille de cette cicatrice je continuerai de le penser."

J'embrasse le front de ma meilleure amie et me replace sur ma chaise avec un petit sourire. Je ne voulais pas la brusquer, je ne voulais pas lui répéter des heures qu'elle allait quand même être la plus belle de toute avec sa cicatrice car ce n'est pas ce qu'elle a besoin d'entendre pour le moment, mais du moment qu'elle sait ce que je pense et ce que je continuerai de penser même si elle avait un oeil en moins. J'espère que le savoir la rendra plus forte.

Je ne suis pas la seule à m'inquiéter de Roxy. Les infirmiers aussi et elle le sait tout autant que moi. Elle est fatiguée et même si je ne suis pas pressée de la quitter, je ne veux pas la fatiguer plus qu'elle ne l'est déjà. Elle a besoin de repos non pas de bruit et de paroles dans tous les sens et pourtant c'est ce que je suis en train de lui donner. Quoi que j'en pense cela semble lui redonner le sourire, alors même si mon fort intérieur, me crie de me taire et de sortir de l'infirmerie pour qu'elle pique un somme. Mon coeur bouillant face aux sourires de ma meilleure amie me presse de continuer de la rendre heureuse. Et dans ces conditions là, je préfère écouter mon coeur que ma tête et je pense que vous pouvez comprendre pourquoi. Oui, ils voulaient nous voir aller mieux...peut-être que l'infirmier Lennox en avait marre que je traîne devant la porte comme un chiot attend sa gamelle les yeux pleins de larmes? Avait-il eut pitié de moi ou s'était-il dit que cela nous ferait du bien de nous revoir? Je regarde ma meilleure amie compatissante.

"Oui, c'était pour ton bien. Pour que tu te rétablisse plus vite, pour que tu reprennes des formes aussi car quand ils doivent bien se douter qu'avec une bavarde comme moi il faut que tu sois en forme! Quoi qu'il en soit, je serais de leurs avis même si ils doivent nous séparer de force, ils n'auront qu'à me dire que tu dois te reposer pour que je fasse taire mon coeur et que je te laisse dormir. Mais juste un peu...et dès que tu es réveillée, j'accourrai aussitôt"

Je souris. Heureuse. Ce n'est plus un sentiment de culpabilité et de faiblesse qui résonne dans ma poitrine, c'est la joie et le soulagement qui s'empare de moi à chaque fois que je vois Roxy prendre son crayon et me répondre en ajoutant ces petits smileys qui représentent les grimaces et les sourires qu'elle ne peut pas encore me faire. A vrai dire où irais-je? Même si je ne pouvais pas voir Roxy de la journée je resterais à la porte de l'infirmerie. On ne sait jamais, elle pourrait avoir besoin de moi à tout moment. Je veux être là dès qu'elle a besoin de moi. Que ce soit dans la nuit ou même pendant le déjeuner. De toute façon ce n'est pas la nourriture qui m'attire ici et je préfère encore manger la bouillie avec Roxy, quand au sommeil si cela peut me dégourdir les idées de venir ici pour me sentir plus proche de ma meilleure amie je le ferais. Tout ça ce n'était que dès paroles en l'air. Non je n'oserai pas. Je n'oserais pas parce que si Roxy venait à apprendre que j'avais dormi là, elle ne serait pas heureuse et que pense que l'infirmier non plus. Alors si je veux éviter de passer la nuit à côté de Roxy sur un lit d'hôpital j'ai plutôt intérêt à faire ce qu'on me dit et prendre sur moi. Roxy prend sur elle, pendant les soin. Elle prend sur elle à ce moment là pour ne pas crier de douleur ou pour ne pas s'endormir, alors je dois me montrer aussi forte qu'elle et prendre sur moi aussi. Je laissais un sourire se dessiner sur mes lèvres et m'empresse de rassurer ma meilleure amie qui semble s'inquiéter pour moi. C'est bien la dernière chose dont j'ai besoin. Si jamais je viens à apprendre qu'elle s'inquiète pour moi, alors que je suis en partie la responsable de ce qui l'a emmenée ici, je ne me le pardonnerai pas.

"Je suis d'accord avec toi Roxy ou devrais-je dire Docteur Roxy. Tu ne m'avais pas dit que tu avais un diplôme de psychomage, sacrée cachotière va! Merci. Merci beaucoup. Ca peut paraître égoïste de te dire ça mais je crois que pour que je me sente bien il faut que tu sois à mes côtés. Ne pas t'avoir avec moi dans le dortoir me rappelle sans cesse ce qui s'est passé et j'ai peur de me réveiller et de ne plus pouvoir te voir. Je...je crois qu'une fois que tu seras avec moi ça ira mieux. Enfin je ne veux pas t'embêter avec ça, tu as d'autre chose à penser et ce n'est rien. Je suis déjà soulagée et heureuse de te voir, ça me suffit amplement. Prends le temps de te rétablir et je te jure que je ne te quitterai plus! Merci d'être toujours là pour moi"

Car oui, même quand elle n'est pas avec moi, je sens sa présence et elle m'aide à aller mieux. Roxy serait toujours présente. Toujours là pour moi, je le sais. Elle sait aussi que je ferais la même chose pour elle. Mais même si je n'ai pas besoin de voir Roxy à mes côtés pour savoir qu'elle est toujours avec moi, la voir me rassure. Je peux enfin me dire qu'elle va bien et qu'elle est en bonne santé. Quand je me réveille le matin et que je vois son lit vide, je panique, je me demande où elle est, je me rappelle le bal et ce sortilège, je revois mes nuits blanche à me demander si elle allait s'en sortir et ça me bouffe littéralement. Alors quand je la vois, je vais tout de suite mieux, car elle est là, saine et sauve, elle sera bientôt en forme. Elle craque ses doigts et je ne peux m'empêcher un petit froncement de nez quand j'entends les os craquer. Aïe. Egoïstement je ne souhaite pas qu'elle soit fatiguée, j'aimerai qu'elle soit toujours en forme pour que je puisse passer la journée avec elle, mais cela ne se contrôle pas comme ça et je m'en veux immédiatement d'avoir pensé à de telles choses. Je secoue la tête, chasse les idées noires qui y viennent quand je n'ai plus rien d'autre à penser.

Alors rien de telle qu'une bonne petite rumeur pour enlever les mauvaises idées de ma tête blonde et rigoler encore un peu pendant que Roxy ne s'est pas écroulée de fatigue. A vrai dire les rumeurs je n'aime pas ça, mais Roxy les aime. Sachant que je suis là pour lui faire plaisir, je veux bien pour une fois en dire une, même si le fait de l'énoncer me brûle la langue par la suite. Heureusement ma meilleure amie aime les entendre mais n'aime pas les faire entendre alors je suis rassurée. Voir l'infirmer Lennox et Mrs MacDougall ensemble...je ne sais pas trop quoi en penser à vrai dire je ne les vois jamais ensemble à part à l'infirmerie. Je compte donc plus sur Roxy pour élucider le mystère plutôt que moi dans les couloirs.

"Très bien mon Colonel! Tandis que vous mènerez ici une enquête assidue j'en suis sûre. J'essaierai d'écouter tout ce qui pourrait nous mettre sur la voix dans les couloirs. Je vous promet de faire de mon mieux en ne me faisant pas repérer! En espérant vous rapporter des choses plus intéressantes que ce qu'il y a à manger à la cantine"

Je pouffe doucement et souris à ma meilleure amie, prise dans notre délire du jour. On ne va pas se le cacher, nous avons toujours nos délires avec Roxy à chaque fois que nous nous voyions et cela mettais tellement plus de piquant à la vie et cela faisait tellement rire aussi. Cette fois nous sommes des agents secrets avec des grades de l'armée...oui effectivement c'était assez étrange mais tout pendant que cela nous fait rire je ne vois pas pourquoi nous devrions arrêter...vous voyez où je veux en venir?

Cependant malgré mon désir de protéger ma meilleure amie de toutes les mauvaises nouvelles et de tout ce qui pourrait être triste, je ne peux pas non plus lui mentir sur les états des autres. Je me lance donc dans mes explications essayant de ne pas montrer mon inquiétude concernant Milo, chose qui ne doit pas être facile, je n'aime vraiment pas quand notre préfet est mal en point. Roxy avait vu juste, nous pouvions nous comprendre avec Milo pourquoi? Peut-être parce que je l'avais fait punir et que c'était ma faute alors qu'il était persuadée que c'était sa faute à lui? Peut-être car nous avions entrainé dans ce fichu bal deux personnes qui comptaient plus que tout pour nous? Peut-être même car ces deux même personnes avaient été blessés gravement de notre faute? Sans le vouloir beaucoup d'éléments nous rapprochaient avec Milo et j'espérais pouvoir l'aider à aller mieux. J'hoche la tête face à la réponse de ma meilleure amie en lui souriant et préfère continuer en parlant de Tracy que j'ai connue il n'y a pas si longtemps que ça mais cela ne fait aucun doute qu'elle correspond à l'idée que me fait parvenir ma meilleure amie. Je suis sûre que si Roxy ne m'a pas parlé de sa correspondance avec Tracy c'était pour ne pas m'exposer au danger que représentait décrire à nos camardes des cachots, à bien y réfléchir je ne lui avais jamais dit que j'écrivais à Jill. Alors non je n'en voulais pas à Roxy, pourquoi lui en voudrais-je?

"Et moi j'ai hâte de la rencontrer! Vu comment tu en parles elle a juste l'air d'être géniale! Et oui le gâteau c'est mou tu pourras en manger des tonnes si tu veux...j'essayerai de faire un truc plus comestible que ce qu'il nous donne à manger. Tu ne pourras pas dire non à un gâteau au chocolat mou qui fondra sous ta langue, hein?"

Je lance un regard amusée à ma meilleure amie. Qui pourrait dire non à des gâteaux au chocolat? Oui...ceux qui n'aiment pas le chocolat mais je crois que ce n'est pas le cas de Roxy. Après tout, faire des gâteaux m'aidera peut-être à aller mieux...a part si je fais cramer la cuisine, si je me brûle ou encore autre chose, on ne sait jamais avec moi. La dernière fois, la cuisine ne m'avait pas réussis si on y repense bien. Mais cette fois ce sera différent! J'arriverai à faire un super gâteau! Enfin il ne fallait plus qu'espérer qu'il soit bon...après je pourrais me féliciter.

Evidemment à vouloir trop bien faire on finit par ce faire piéger à son propre jeu. Mince! Je n'ai pas prévu d'aller voir l'infirmier moi! C'était pas dans mes plans. Mais apparemment c'était dans ceux de l'infirmier qui m'avait vu à l'entrée et dans ceux de ma meilleure amie alors à deux contre un, j'étais obligée de me plier à la règle et de montrer ma bonne volonté. Cela semble rassurée Roxy alors cela me fait plaisir. Si je peux la soulager de me voir en bonne santé alors cela ne la fera qu'aller mieux...non?

"Mais de rien, c'est normal après tout c'est bien moi qui t'ai dit que je ferais tout pour toi non? Alors si je dois passer voir l'infirmier pour que tu saches que je vais bien alors j'irais le voir, promis! Et ne dis pas n'importe quoi en ce moment tu m'aides beaucoup plus que ce que l'infirmier pourrait faire. Tu me fais sourire et c'est le plus important non?"

J'essaye d'être rassurante, de lui montrer que tout va bien. Que je souris et que ce n'est pas si grave que ça en a l'air. Enfin je me dis ça pour moi, car Roxy ne sait pas ce qui s'est passé quand elle s'est évanouie dans la salle de bal. Elle n'a pas besoin de le savoir pour l'instant. Je dois la protéger, quitte à serrer les dents quelques fois pour ne pas l'inquiéter. Je ne suis plus à ça près et comme je lui avait dis, je ferais tout pour elle. Du moment qu'elle allait bien, j'allais bien aussi. C'était aussi simple que cela.

En attendant Roxy me fait bailler à m'en décrocher la mâchoire et je ne peux que sourire de ce geste qui ne cesse de se répéter quand on le voit, avant de m'inquiéter de voir les yeux de mon amie s'embuer de larmes. Oh non qu'est-ce que j'ai fait? Mais non, rien. Pour une fois que je ne fais rien de mal. Roxy baille avec les yeux et me fait rire en disant cela. Ma petite Roxy pouvait être très expressive avec ses yeux quand elle le voulait. Et ce que je vois en ce moment est de la fatigue et de la reconnaissance. De la reconnaissance car j'ai passé mon médaillon autour de son cou, faute de fleurs que je n'ai pas pu cueillir. Roxy saura que je serais toujours avec elle et si pendant ses soins elle a besoin de moi, elle n'aura qu'à serrer fort ce collier dans ces mains pour que je sois à ses côtés même si je ne suis pas là physiquement. Mais je vois aussi de la fatigue. Ma pauvre Roxy tombe de sommeil à cause de moi. De mes bavardages, de mes sourires et de mes rires, mais je suis en ce moment bien trop égoïste de passer du temps avec elle pour m'en aller sur le champs en la couchant. Je ne peux que m'inquiète de son état en lui demandant si elle souhaite que je parte même si je m'en veux intérieurement de la supplier de me dire qu'elle ne va pas encore dormir. Elle prend mon auriculaire dans le sien et nous nous le serons comme pour un serment. Ensemble. Toujours. Quoi qu'il arrive.

"Moi aussi! Dès que je suis entrée c'est comme si tu avais été mon moteur, ma source d'énergie ou ma boisson énergétique! Je me sens en pleine forme maintenant que je te vois! Je suis tellement contente de te revoir, il faudra avoir des muscles pour me décrocher de cette chaise"

Je rigole mais au fond de moi je n'ai vraiment pas envie de la laisser. Pas maintenant. Pas tout de suite. Pas alors qu'on vient de se revoir. Pas alors que je viens de la retrouver que je sais qu'elle va mieux. Je suis sûre que dès que je la quitterai le monde noir dans lequel je m'enferme depuis plusieurs jours recommencera à me hanter alors je souhaite être près d'elle même la nuit si il le faut. Mais nous savons bien toutes les deux que c'est impossible, et même si cela me fait mal au coeur, si c'est pour qu'elle aille mieux, je ferais tout pour elle. Elle est impossible. Elle a beau être mal en point elle s'inquiète quand même pour moi. Cela à beau me faire lever les yeux en ciel en riant, cela ne l'empêche pas d'être adorable.

"Ne t'inquiètes pour moi j'irais me reposer après. Je resterai ici jusqu'à ce que tu t'endormes promis! Oui tu as raisons je ne voudrais pas qu'ils nous interdisent de nous voir car je te parle trop longtemps ou parce que tu es fatiguée. Ce serait totalement le contraire de ce que je voudrais, alors on va être raisonnable! On pourra ne plus être raisonnable quand tu iras mieux mais, chut, il ne faut rien dire sinon on va se faire tirer les oreilles"

Je rigole doucement et caresse les cheveux de ma meilleure amie pour l'aider à s'endormir. Ce n'est pas que je meurs d'envie qu'elle dorme, c'est plutôt que j'aimerai qu'elle se repose pour être en forme. La main de Roxy dans la mienne m'apaise et je vais beaucoup mieux, je sens même mes paupières se fermer elle aussi et je lutte pour ne pas m'endormir sur la chaise avant mon amie. Ce n'est pas la deal Madison! Roxy écrit de nouveau et je me penche, avide de savoir ce qu'elle va encore me dire comme bêtise car je le sens à son petit regard pétillant qu'elle me prépare une petite plaisanterie. Je rigole doucement et réfléchis à la proposition de Roxy.

"Ce n'est pas faux mais je ne crois pas qu'il apprécierait la plaisanterie si jamais il me retrouve là dessous...après je pourrais toujours prétexter que je cherchais quelque chose, tu crois que ça fonctionnerait? Ou alors je sais, je n'ai qu'à m'endormir sur la chaise, il ne pourra quand même passe réveiller, si? Ce serait trop cruel! Tu ne trouves pas? dis-je avec un petit sourire amusé."

Il est vrai que je pourrais essayer plein de trucs pour rester et pour une bonne cause je ne suis jamais en panne d'inspiration. Même si pour une fois je désobéirais en voulant rester ici, on ne pouvait pas me reprocher de m'inquiéter et de vouloir être à côté de ma meilleure amie. Je ne laisserais personne se mettre entre nous ou nous interdire de nous voir.

"Ah je sais! Nous n'avons qu'à nous envoyer un signal et dès que tu es réveillée...j'accours! Enfin non...le but n'est pas que je me retrouve à l'infirmerie après m'être cassée une jambe dans les escaliers"

Je rigole. Doucement. Caresse sa main pour la bercer. Essayant de trouver un moyen pour que l'on puisse se voir le plus longtemps possible avec Roxy. Rien ne m'empêcherait de venir voir ma meilleure amie. Pas la fatigue, même l'infirmier. Pas même une jambe cassée! Pour Roxy je serais prête à venir n'importe quand! Et personne ne m'en empêchera!
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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Mar 22 Aoû - 18:53



Yes, it hurts.





Je crois que ça fait sincèrement plaisir à Madison de me voir. Elle a repris des couleurs et elle a l’air de si bonne humeur. « En parlant de ma famille, j’espère qu’on pourra quand même se voir pour notre petite fête après …ça ? D’accord ? »

Il fallait être honnête, pour l’instant je ne me voyais pas un instant entourée de monde en train de danser et de montrer ma sale tête. Mais en même temps, j’ai tellement hâte de retrouver ma famille et de leur présenter Madison. Et puis de rencontrer la sienne aussi, si elle veut bien venir. J’ai envie de faire des choses normales. Est-ce que ça existe encore ?

Je ne peux empêcher un léger rire de s’échapper de ma gorge quand elle me parle de sa chute à cheval. La pauvre. « Je suis sûre que c’est quand même de sa faute ! » écrivis-je pour prendre sa défense. Il avait probablement éternué ou bougé un petit peu ou pensé à faire tomber Maddie. J’en ai décidé ainsi… Pour ce qui concerne la Roxy sanguinaire par contre… je ne sais pas si elle disparaîtra un jour. Est-ce que c’est possible de chasser autant de colère et de douleur ? La douleur sûrement, mais la colère… je ne pourrais jamais oublié ce qu’il s’est passé, le bal, mais aussi cette année. Rien de tout ça ne disparaîtra de mon cœur. Mais je n’en dirais pas mot pour l’instant à Madison. Comment fait-elle à être si pleine d’amour et de douceur après tout ça ? Je n’ai pas envie de la salir avec mes pensées sombres. Elle a raison, mieux vaut les laisser de côté.

Encore une fois, je la vois froncer les sourcils lorsqu’elle lit mon papier. Est-ce qu’elle est vexée par mes paroles ? J’ai essayé de dire les choses le plus gentiment possible, je ne veux pas qu’elle pense que je la rejette. Mais j’ai tellement peur…Je ne pourrais pas tout gérer en même temps. Heureusement, elle semble se rendre compte que je n’ai rien contre elle, et que j’ai juste besoin d’un petit temps d’adaptation.

« tu n’es pas du tout envahissante tu plaisantes ! Tu es ma planche de salut ! Je prends tous les câlins que tu voudras bien me donner, mais seulement parce que c’est toi, je ne voudrais pas qu’on dise que je me ramollis ! ». Maddie sait très bien que je plaisante : je ne suis pas très tactile et calins comme fille. Sauf quand il s’agit de Madison. C’est naturel on se protège l’une l’autre et on se console. Elle est si belle quand elle sourit, j’ai envie de tuer quiconque lui ferait à nouveau du mal. « Je sais… mais c’est rassurant de l’entendre le répéter ahah ! »… ça me manque de pouvoir parler. J’aurais dit cela d’une voix malicieuse, là je ne peux compter que sur mes yeux et mes smileys, ce n’est pas aussi efficace que souhaité !

D’ailleurs, j’ai les yeux qui piquent et je me les frotte comme un bébé. Je dois dire que ces temps-ci, je ne suis pas si différente d’eux. On doit me nourrir, m’aider à me lever, je n’arrête pas de chouiner et de me plaindre. Vivement que je grandisse, ça devient pénible. Les infirmiers doivent le penser aussi… ils n’ont qu’à se dépêcher de me remettre sur pied, comme ça je pourrais me débrouiller toute seule et avoir de grandes conversations avec Maddie dans notre nouvelle chambre. Mais oui, d’abord, il va falloir que je dorme un peu. « J’espère bien… maintenant qu’ils t’ont laissé entrer une fois, ils ne peuvent plus faire demi-tour ! Ou je retourne toute l’infirmerie, j’ai pas de joues mais j’ai encore des bras et des jambes et je trouverai bien suffisamment d’énergie pour me venger. Razz ».


Je crois que je suis soulagée, d’entendre Madison me dire la vérité. Même si elle plaisante et qu’elle l’enrobe, je sais qu’elle me fait toujours confiance, et que même si elle culpabilise, ça ne l’empêche pas totalement de parler et de se confier à moi. Même si pour l’instant je ne suis pas d’une grande aide, je ferais au mieux pour me rétablir rapidement et pouvoir lui apporter le soutien dont elle a besoin. Elle fait tant pour moi. J’espère pouvoir lui rendre la pareille.

« Je suis là et il ne va plus rien nous arriver. On est en sécurité. Promis, j’arrête de faire des caprices et j’écoute bien les infirmiers comme ça, je pourrais vite venir te rassurer. Je ne disparaîtrais pas. Jamais. »

Je lui attrape la main et la caresse doucement. Je serais bientôt là. Toute cette colère en moi, elle n’aura qu’à servir à cela, à supporter les traitements, à avaler la bouillie et à me remettre sur pied très vite. Comme ça je pourrais me rendre utile.

Je lance un regard amusé à mon amie, je sais bien qu’elle n’aime pas trop que je me mêle de ce qui ne me regarde pas…Mais elle joue le jeu pour me faire plaisir, et ça c’est vraiment adorable. En soit, ça ne m’intéresse pas trop de savoir ce que fabriquent ces deux là… Si on écoutait les rumeurs, Burgess dévorait des animaux crus et la moitié de Serdaigle couchait avec Blackman. Beurk.

Je suis contente que mon amie ne m’en veuille pas, de ne pas lui avoir parlé de mes petits mots à Tracy, je sais qu’elle comprend pourquoi je l’ai fait. Peut-être qu’elle aussi aurait agi de la même manière. D’ailleurs, elle était toujours égale à elle-même : elle acceptait d’embler de rencontrer Tracy et de faire sa connaissance. C’est un trait de caractère que j’adore chez Madison, elle est toujours prête à accueillir les gens dans son cœur. Quand elle me parle de son délicieux gâteau, que bave d’avance. Effectivement, je ne peux pas dire non à un tel délice ! tout comme elle ne peut pas dire non à ma demande… J’ai gagné et je ne suis pas peu fière.

« c’est important, mais c’est aussi important qu’on soigne tes blessures. ». C’est non négociable. Et j’ai raison, même si elle déteste qu’on s’occupe d’elle, il faudra bien y passer.


Je crois que ma fatigue est contagieuse, car Madison me suit dans mes bâillements… il faut dire que ça fait beaucoup d’émotion en peu de temps. De ce que j’en sais, la bataille a encore fait rage après mon évanouissement et tout le monde n’a pas été évacué tout de suite. Je doute fort que ma douce amie ait pris beaucoup de temps pour se reposer. Et pourtant, je sais qu’elle s’est donnée à fond, pour me protéger, mais je suis sûre qu’elle a aussi cherché à aider les autres. Même si je ne l’ai pas vu de mes propres yeux, je la connais suffisamment bien pour le deviner.

Madison ne semble cependant pas décider à laisser la fatigue gagner, elle est tenace, comme toujours. Si j’avais pu j’aurais probablement braillé quelque chose comme ‘’ Roxy vous donne des aaaaaaaaaaaailes’’ mais à l’écrit c’est beaucoup moins drôle… Je sais que la solitude doit lui peser, qu’elle n’a pas envie de se retrouver seule face à ses souvenirs mais malheureusement, je ne peux pas encore sortir de là et l’accompagner. Et je ne parviens pas vraiment à lutter contre le sommeil. Je suis vraiment une amie en carton, c’est égoïste de ma part d’attendre d’elle qu’elle me remonte le moral, et de m’endormir dès que ça va un peu mieux.

« Je suis désolée, j’aurais voulu qu’on puisse passer plus de temps ensemble et chasser tes cauchemars ! »

Malgré tout, Madison plaisante avec moi et rit à mes bêtises, c’est qu’elle ne m’en veut pas trop… Elle est parfaite. Je doute effectivement que Monsieur Lennox apprécie qu’on prenne l’infirmerie pour une salle de jeu… mais je pense aussi qu’il laisserait dormir Maddie sur sa chaise. Je ne crois pas qu’il aurait le cœur à la réveiller. Elle est bien trop mignonne ! Et puis, tout le monde se plaint de mal dormir, alors si quelqu’un y arrive, il ne va quand même pas interrompre son sommeil.

« Je pense que la technique de la petite Maddie-chat endormie sur une chaise a effectivement toutes ses chances de fonctionner. Tu es trop mignonne pour qu’on ait envie de te déloger ! »

Malheureusement, même si nous sommes pleine de bonnes idées, il va probablement falloir y renoncer pour rester raisonnables. C’est le deal. Mais envoyer un signal c’est une bonne idée.

« Je n’ai qu’à mettre une feuille blanche contre la fenêtre quand je suis réveillée, comme ça, tu sauras que tu peux monter ! ».

Je pose mon stylo et mon bloc note tout griffonné, je me blottis bien comme il faut dans le lit avant d’envoyer un baiser du bout des doigts à Maddie. Je prends sa main, et je reste là bien au chaud à somnoler à côté d’elle. Le sommeil m’enveloppe autant que sa tendresse… Je pourrais presque oublier que je suis dans une infirmerie.




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MessageSujet: Re: Yes, it hurts. PV Madison :coeur:   Sam 26 Aoû - 1:25

Yes, it hurts

On n'aurait pu nous faire meilleur cadeau que de nous laisser nous voir, même quelques minutes toutes les deux. Nous n'étions pas fait pour rester seules toutes les deux. J'avais besoin de Roxy, autant qu'elle avait besoin de moi et nous nous soutenons de cette manière là. Je serais toujours là pour elle quoi qu'il arrive. Alors la laisser quatre jours sans nouvelles et sans pouvoir la voir ne pouvait que me rendre triste et amère. Mais à présent elle est là et je vais tout faire pour lui remonter le moral! C'est mon devoir de meilleure amie! Bon je ne vais pas le cacher c'est aussi parce que je déteste la voir triste et que quand elle doute d'elle je ne suis pas bien dans ma peau. Roxy à toujours le mot pour me faire sourire et dès que je l'entends parler de nos famille et de notre petite fête d'anniversaire, une bouffée de bonheur m'envahit et je laisse mon visage sourire à ma meilleure amie. Un sourire joyeux, plein d'entrain et de sincérité.

"Je l'espère aussi! Je ne suis pas prête de te quitter alors nous retrouver après ça se serait un plaisir! En plus je suis sûre que ma famille sera heureuse de te rencontrer! Je leur parle de toi dans chacune de mes lettres, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement, je rajoute avec un petit sourire. Jay me demande tout le temps quand je te présenterai à lui, il à hâte de faire la connaissance de ma méga-géniale-super-amie!"

Je lui souris gentiment et lui serre la main, espérant pouvoir lui redonner du baume au coeur. C'est vraiment ce qu'il faut à ma Roxy en ce moment. Je ne veux pas seulement qu'elle aille mieux et qu'elle revienne avec moi, je veux qu'elle sache aussi, dans cette période où elle doute, qu'elle est géniale! Je suis sûre que ma famille sera heureuse de rencontrer la sienne. Même si j'avoue que la perspective des retrouvailles avec mon Oncle, ma Tante et mes cousins me fait un peu peur. Jay se sentira forcément responsable de mon année ici et mon Oncle et ma Tante se diront qu'ils n'auraient jamais dû accepter. Ma gorge se serre. J'inspire et évacue les sombres pensées de mon esprit. Je ne suis pas là pour m'inquiéter, je suis là pour Roxy!

C'est donc désireuse de la voir rire de nouveau et de passer sur des sujets plus légers que je m'empresse de lui raconter ma fameuse rencontre avec un cheval. Qui pour le coup n'avait pas été des meilleures. Je rigole face à sa réaction. Et souris davantage quand elle me dit que le cheval y ait pour quelques chose. Que pouvais-je rajouter de plus? Elle est adorable et c'est tout ce que je peux dire. Lorsque un petit rire s'est échapper de sa gorge, un sentiment de tranquillité m'envahie. Ce n'est pourtant pas la première fois que Roxy rigole face à mes maladresse et pourtant depuis quelques jours j'ai l'impression que c'est le plus beau son que j'aurais pu entendre. Je ne peux que sourire davantage. Elle a toujours se désir de me protéger et de me défendre comme moi j'ai pour elle et je me doute qu'elle doit se sentir mal de ne pas avoir pu me protéger moi aussi du bal et pourtant c'est tout ce qu'elle a fait. Elle m'a poussé et a pris le sortilège à ma place. Jamais je ne pourrais la remercier assez pour ça, mais je ne désire pas lui en parler pour le moment. Parler du bal était toujours une souffrance atroce même si je préférais le cacher et je suis sûre que c'était pareil pour ma meilleure amie. Je lui serre la main. Je me sens moi-même quand je suis avec elle.

Elle me fait confiance autant que je lui fais confiance. Je sais qu'elle ne cherche pas à me rejeter mais simplement à vouloir être seule un moment pour se redécouvrir. Je serais là après, pour la consoler et lui dire qu'elle est une fille géniale qui m'a protégé du sort que j'aurais dû recevoir, lui dire qu'elle est plus courageuse que n'importe qui et que je serais toujours là pour elle comme elle est là pour moi.

"Toi aussi Roxy, je ne sais pas ce que je ferais sans toi. Alors je suis prête à t'en donner plein! Sache que tu parles quand même à Miss-câlins et tous les câlins qu'elle peut donner, elle les donne sans compter! C'est un honneur d'être celle qui peut te faire des câlins et te ramollir un petit peu alors, lui dis-je en plaisantant. Alors je te le répéterai autant de fois qu'il le faudra"

Je lui souris de toutes mes dents. Mes joues commencent à me faire mal, ça fait des jours que je n'ai pas souris de la sorte. J'étais sûre que Roxy allait faire renaître le sourire que j'avais perdu à cause de cette soirée et j'avais eut raison. Ma Roxy est un Camélia en fleur qui n'allait que continuer à éblouir tout le monde! Je suis sérieuse quand je lui disais que je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Rien que de me l'enlever de force a été un supplice. Sans elle je me sens perdue, je ne me sens plus à la maison et je n'ai plus mon moteur à sourire et à rire. Il n'y a qu'elle pour me faire rire et sourire même quand je suis fatiguée, inquiète et triste. Il n'y a qu'elle. Il est donc de mon devoir de faire en sorte qu'elle aille le mieux possible.

Je sens bien que Roxy commence à fatiguer et pourtant, égoïstement je souhaite rester avec elle. Je m'en veux immédiatement de ne penser qu'à moi alors que ma meilleure amie à besoin de repos. Mais je n'y peux rien. Et elle n'a pas l'air de vouloir se laisser aller au sommeil tout de suite non plus, alors je profite de ces derniers moments avec elle, avant de la border et d'attendre qu'elle dorme. Je la protégerais coûte que coûte! Il faudra être armé jusqu'au dent pour me faire sortir de cette infirmerie et si je dois passer encore quelques nuits à veiller, je le ferais bien volontiers du moment que je vois que ma meilleure amie est là avec moi. Je rigole face à ce qu'elle écrit et lui fait un salut militaire.

"Je suis totalement d'accord avec toi! Ce serait un contre avis médical! Maintenant il ne peuvent plus reculer. Alors si tu comptes retourner l'infirmerie, je ferais un tapage pour qu'il me laisse entrer quitte à rester sur le pas de la porte jusqu'à temps qu'il m'ouvre. S'il persiste je fais une grève de la faim! De toute façon ce n'est pas la nourriture d'ici qui va me manquer"

Je rigole. Autant pour ma tentative d'humour que pour mon idée car nous savons pertinemment que nous n'aurions pas besoin d'en venir jusque là. Ils n'étaient pas assez méchant et assez bête pour nous tenir séparé l'une de l'autre alors que toutes les deux nous nous sentons mieux quand nous sommes ensembles. Roxy attrape ma main et la caresse en me disant qu'elle ne disparaîtrait jamais, j'hoche la tête les larmes pleins les yeux. Refusant à ces demoiselles de couler sur mon visage blanchâtre. Je refuse de mentir...à ma meilleure amie, mais je refuse de l'inquiéter. Alors certes en ce moment les deux ne vont que trop ensemble, mais je fais le possible pour la tenir écarté de mon état sans pour autant ne rien lui dire. J'inspire et je me sens mieux.

"Moi aussi Roxy! Je ne t'abandonnerai plus, même si on ne me laisse pas le choix. Nous sommes faites pour rester ensemble et pas séparées"

Je retiens mes larmes et fait un sourire à mon amie. Plus jamais je ne la laisserais seule à affronter des épreuves comme elle a dû affronter! Plus jamais! C'est impressionnant comme le temps passes vite. Nous nous sommes retrouvés au bout de quelques jours et j'ai l'impression que ça fait des mois! Elle m'a tellement manqué! Les sujets de discussions s'enchainent, lui faisant plaisir à l'aide de petites rumeurs et partageant son point de vue au sujet de Tracy qui avait tout fait pour elle ce soir là au bal. Je n'en voulais pas à mon amie et j'étais mal placé pour lui en vouloir! Non au contraire, j'étais tellement heureuse qu'elle est trouvée une amie comme Tracy, qui avait l'air adorable et j'étais pressée de la rencontrer!

Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me demande de soigner mes blessures mais je peux bien faire ça pour elle non? De toute façon, je ne lui dirais pas, mais personne ne m'aurait laissé ressortir d'ici sans examen plus poussé. Je suis sans doute une tête de mule qui ne souhaite pas qu'on s'occupe plus d'elle que des autres, mais je ne peux pas laisser ma santé de côté et Roxy ne sera pas rassurée tout pendant que l'infirmer ne m'aura pas charcuté. Alors elle gagne car j'accepte sa demande. J'hoche la tête quand elle me parle de soigner mes blessures et lui souris. J'aurais voulu lui dire que je n'étais pas blessée mais le mensonge était trop dur à assumer alors je me tais et accepte de ne pas faire ma mauvaise tête et de laisser ma bonne fois se montrer.

Je baille et m'en veux de me laisser tomber de fatigue alors que je suis heureuse de retrouver mon amie. Elle a besoin de moi et je suis aussi en train de m'endormir. Elle a une expression indéchiffrable sur le visage et je me demande si c'est parce qu'elle commence à s'endormir aussi. Je ne peux pas lui en vouloir, elle a subit tellement de choses qu'elle a besoin de se reposer. Je pourrais quand même faire un effort. Je me rend compte que je suis dur avec moi même mais je veux tellement que Roxy soit en sécurité que je préfère penser à elle qu'à moi. Elle a subit beaucoup plus que beaucoup de monde ce soir là, elle a besoin de repos et moi je suis là pour veiller sur elle. Dormir serait-ce un mal pour mieux la vieller? Non...peut-être pas après tout. Mais je ne m'endormirai pas tant qu'elle ne se sera pas endormi elle. Hors de question de gâcher quelques précieuses minutes à discuter avec elle. Je vois qu'elle ne se sent pas bien et préfère la rassurer. Rien n'est de sa faute.

"Mais non Roxy ne soit pas désolée. Tu n'y es pour rien et tu as besoin de repos! Même si aujourd'hui on ne s'est pas vu longtemps, petit à petit tu va reprendre des forces et on passera plus de temps ensemble. Après tu verras on ne se quittera plus et tu commencera à en avoir marre de moi, lui dis-je avec un sourire gentil. Quand à mes cauchemars ne t'en fais pas, je vais déjà mieux et encore plus depuis que je suis avec toi. Je suis sûre que tu es mon attrape mauvaise rêve et cette nuit je dormirai à poings fermé comme un bébé. Je te le promet. Ne t'en fais pas."

Je lui serre la main. Je ne veux pas qu'elle soit désolée. Elle n'y est pour rien. Pour rien du tout. Je me sens revitalisée, je suis pleine d'énergie et apaisée, je suis sûre que je vais bien dormir cette nuit car j'ai enfin revu ma meilleure amie. Elle est plus efficace que n'importe qu'elle solution contre les cauchemars. Je préfère la faire de nouveau rire avant que les bras de Morphée ne l'emporte loin de moi, mais pour moins de temps. Quand elle me compare à un chat, je miaule doucement ce qui provoque un rire dans ma poitrine et je glousse en posant ma main devant ma bouche. C'est elle qui est trop mignonne de me dire ça. Je lui souris.

"Alors Maddie-chat restera aux aguets si jamais on tente de l'enlever de force à sa Roxy. Elle fera semblant de dormir et personne ne viendra la déranger...miaou"

Mais je sais aussi que je vais devoir remonter à mon dortoir. Je ne veux pas jouer avec le feu et Roxy veut me voir reposée. Je ne veux plus qu'elle s'inquiète, alors quand elle sera endormie, je partirai mais je reviendrais très vite la revoir. L'idée de la feuille de papier est super et je frappe doucement dans mes mains pour féliciter ma meilleure amie pour son idée.

"Super on fait ça! Dès que j'aperçois la feuille je monterai te voir! Et on pourra faire ça tous les jours comme ça, dès que je pourrais venir te voir, je viendrais!"

Je la vois poser sa plume et son bloc. Elle se blottie comme un petit chat et m'envoie un baiser du bout des doigts que je lui rends. Sa main attrapa le mienne et son contact me rassure tout de suite. Je me sens déjà mieux et un bâillement franchit mes lèvres. Roxy m'apaise. La savoir en vie, en sécurité et sur la voix de la guérison m'apaise. Je suis bien. Je me lève doucement et pose un bisou sur son front alors qu'elle commence à se laisser entraîner dans le sommeil.

"Je serais toujours là quoi qu'il arrive ma Roxy. Toujours. Tu seras mon Camélia quoi qu'il se passe et sache que quand tu finira d'éclore de nouveau tu resplendiras encore plus que d'habitude"

Je souris seule et caresse ses cheveux pour qu'elle s'endorme doucement. D'un coup la fatigue me gagne, je sens mes paupières se fermer seules. Je ne sais pas si Roxy est endormie et je ne souhaite pas la quitter tout pendant que je ne suis pas sûre qu'elle dorme. Alors pour une fois, j'écoute mon corps, je pose un bras sur son lit et pose ma tête dessus en fermant les yeux. La main toujours dans la sienne, je laisse le sommeil me gagner et cette fois je ne fais pas de cauchemar. Car tant je suis avec ma meilleure amie, rien ne peut m'arriver.

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Yes, it hurts. PV Madison :coeur:
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