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 L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

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MessageSujet: L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox   Jeu 1 Juin - 10:17

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「 L'avenir, c'était mieux avant
Septembre 2022 - Infirmerie」

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Malia & Blake Lennox
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La sixième année venait de commencer pour Malia, et à sa plus grande joie. Au début, elle s'était dit qu'elle aurait bien le temps de se reposer un peu sur ses lauriers, après l'année éprouvante qu'elle venait de passer. Les BUSE, par Merlin ! Quelle période de m*rde (rien qu'à cette pensée, elle eut un sourire, sa mère jurait qu'elle pouvait l'entendre mal parler à 200 kilomètres de distance) ! Entre cette sale remise en question qui avait été plus que nécessaire et la pression liés aux examens de fin d'année, elle n'avait jamais été aussi heureuse de retrouver Swansea, ses touristes de soixante-quinze ans et son petit moulin. Allongée sur son lit, la tête calée contre son bras, Malia laissa ses pensées dériver, une moue pensive au visage. Cette petite remise en question était survenue au bon moment. A ce qu'il paraissait, la facilité et le laisser aller, c'était bon deux minutes, mais après ça pouvait devenir problématique. Mal avait beau avoir haussé une épaule désinvolte au début, elle avait vite été rattrapée par la réalité des choses. Et surtout par un constat pour le moins glaçant : sans motivation, sans réel fil conducteur pour la tirer vers l'avant, elle ferait quoi après Poudlard ? Toujours dans l'extrême, elle avait été jusqu'à imaginer une vie de désoeuvrement, fade et inintéressante. Il lui en fallait cependant un peu plus pour se bouger. Et avec les nombreux rendez-vous d'orientations, les discussions d'apparence banales... L'idée s'était faite un chemin dans son esprit, aussi sûrement que si elle s'était gravée sur la roche. Guérisseur. Ca la faisait sourire maintenant, parce que ça lui apparaissait comme une évidence. De toute sa scolarité, les matières les plus techniques l'avaient plus fascinée, elle adorait découvrir comment les potions ou les plantes pouvaient avoir tel ou tel effet, et même elle qui n'avait aucune patience faisait preuve d'une grande minutie dans ces matières. Et puis, malgré ses airs de petite dure à cuir insensible et râleuse, elle n'était qu'empathie, ne pouvant s'empêcher de se pencher sur les problèmes de ses proches pour les aider. Alors y consacrer sa carrière ?
Ces belles résolutions avaient bien failli fondre comme neige au soleil lorsqu'elle avait vu les exigeances de ladite carrière. Oh par les culottes en dentelle de Dumbledore, fallait-il qu'elle soit folle pour persister dans cette voie ! Mais elle avait réussi, pour le premier examen. De justesse, mais elle avait ce qu'il lui fallait.

Bref. Toujours sur son lit Malia soupira lourdement, les traits de son visage se plissant légèrement en une expression ennuyée. Tout ce qu'il lui manquait en fait était une première expérience, un premier apprentissage même minuscule. Comme d'habitude, une fois qu'elle avait trouvée ce qui semblait lui convenir, sa volonté et sa détermination ne connaissaient aucune limite. Elle avait bien tenté avec la vieille bique de l'infirmerie, l'an passé. Mais l'autre, berçant sa conscience à coup de "Ah ça oui, il faut donner leur chance aux jeunes" lui avait bien fait comprendre que ça l'embêtait de prendre quelqu'un avec elle. Vous comprenez miss, même si vous ne faites qu'observez, il faudra vous expliquer, s'occuper de vous, et ah ça non, j'ai bien trop de travail pour ça ! Et le secret médical, blabla... Conclusion, ça faisait chier cette vieille harpie de revoir l'emploi du temps de sa journée, laisse tomber ! Sauf que ladite harpie imbuvable n'était plus là. C'était un nouvel infirmier qui avait été engagé. Malia n'avait pas encore été le voir, mais ça ne saurait plus tarder. Non, en fait elle allait y aller maintenant. Malfie se redressa en position assise, grommellant entre ses dents, parce que quand même ça la saoulait un peu d'aller le démarcher après cette précédente expérience. Mais elle se connaissait, si c'était pas maintenant, ça serait jamais. Elle se mit en route vers l'infirmerie, tournant les mots dans son esprit pour qu'elle ait l'air la plus convainquante possible dans son projet.

Elle arriva enfin à l'infirmerie, poussa la porte avec une pointe d'appréhension et s'avança dans la pièce. Pour se retrouver face à un homme pour le moins imposant. Malia se mordit pensivement la lèvre, l'idée qu'elle était peut être en train de la déranger l'effleura pour la première fois. Mais enfin, maintenant qu'elle était là...
Pendant le trajet, elle avait fixé son petit discours, d'abord lui demander si elle pouvait lui parler, procéder di-plo-ma-ti-que-ment. Mais là elle se sentait un peu perdue, l'espace d'une seconde son esprit patina, tourna à vide. Ah, il fallait se reprendre ! Après un "Bonjour ! Lancé à son attention, d'une voix assurée, Mal se planta fermement devant lui, la main tendue pour le saluer, alors que ses deux yeux sombres venaient se vriller dans les siens.

-Je suis Malia Featherstonhaugh, en sixième année. Pour faire court, je voudrai vraiment, vraiment devenir Médicomage. Et je voudrai savoir si vous accepteriez de... de me prendre avec vous. Que j'apprenne concrètement, même si je ne fais qu'observer.
Bon, on repassera pour la progression étape par étape, ce qui était sorti n'était pas vraiment ce qu'elle avait prévu. Mais au moins le sujet était lancé.
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MessageSujet: Re: L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox   Mar 6 Juin - 15:02


❝ L'avenir, c'était mieux avant ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Malia & Blake La rentrée était arrivée à Poudlard et avec elle, le début de mon nouveau travail et de mes nouvelles responsabilités. Ils sont loin les pays en guerre où j'ai l'habitude d'être. Ils sont loin ces gens malheureux, désespérés, mourant parfois, qui nous supplient de les aider. J'ai mis tout ça derrière moi il y a quelques mois de ça et pour le moment, c'est sans regret. Peut-être que je ne me ferais pas à ma nouvelle vie, je me rendrais compte que je ne suis pas fait pour travailler dans une école de sorcier, que j'ai besoin de plus d'action, de plus de challenge. Il y a quand même une différence entre devoir retirer des débris d'obus du corps d'une personne et soigner un petit rhume, soyons bien honnête. Mais il faut aussi bien se rendre compte que je ne supportais plus toute cette pression, toute cette douleur au quotidien. Avoir la vie des gens entre ses mains, au début c'est grisant, mais avec le temps, tout devient plus difficile à gérer. Combien de gens sont morts entre mes mains ? Parfois quand on arrive, c'est déjà presque trop tard. On ne peut pas être partout à la fois, malgré notre don pour la magie, nous ne pouvons pas nous dédoubler. Alors on fait ce qu'on peut, dans des conditions parfois difficiles et on supporte, on encaisse, les mauvaises nouvelles. On continue, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus et on fait comme moi, on abandonne, on quitte le navire, on revient chez nous ou ce qui s'apparente le plus à ce qui pourrait ressembler au plus à un « chez nous » et on tente de reprendre une vie normale, celle qu'on a laissé derrière nous il y a des années, des décennies de ça parfois. Je ne suis pas le premier à raccrocher et pas le dernier à croire que tout va rentrer dans l'ordre une fois le retour au Pays. Sauf que rien ne va, rien ne s'arrange vraiment. On revient avec des bagages bien trop lourds à porter, même pour des gens comme moi. On ne revient jamais totalement, on laisse toujours une part de nous sur le terrain.

Ma vie, je l'ai laissé derrière moi il y a 13 ans de ça. 13 ans à parcourir le monde, à rencontrer de nouvelles personnes, à tenter de sauver des vies, à voir l'injustice et la douleur au quotidien et à me sentir, au fil du temps, totalement inutile, incapable d'aider certaines personnes. Je ne peux pas emmener avec moi des fillettes qui se font violer par leurs oncles, tout simplement parce que je n'en ai pas le droit. Je peux le signaler, faire un rapport et espérer que d'autres s'en occuperont. Mais le font-ils vraiment ? On ne reste pas suffisamment longtemps à un endroit pour que je vérifie. 13 ans loin de ma famille. Loin de ma femme, qui a choisi le divorce pour reprendre sa vie en main au bout de 2 ans d'absence. Loin de ma fille qui a grandi sans que je puisse le voir, même si je tentais de garder contact par lettres, ça ne remplacera jamais mon absence à ses côtés. Loin de mon père, cet homme qui m'a élevé mais pourtant avec qui je n'ai jamais été proche et qui est mort, il y a quelques années, sans que cela ne me touche vraiment. Je ne prétends pas que je n'ai pas été atteint par sa mort, mais la peine que j'ai ressenti n'égalera jamais celle que je pourrais ressentir quand ma mère décédera. Je ne peux pas feindre un amour inconditionnel que je n'ai jamais ressenti, je ne suis pas comme ça. Alors oui, je lui en serais toujours reconnaissant de m'avoir élevé et aimé, à sa manière. Et je lui serais éternellement reconnaissant d'avoir pris soin de ma famille alors que j'en étais incapable. Je sais qu'il a été un meilleur grand-père qu'il n'a été un père. J'ai toujours été loin de ma mère, cette femme qui m'a mise au monde mais ne s'est pas sentie les épaules de m'élever, parce que mon monde n'était pas le sien. Je ne lui en ai jamais voulu, en fait je crois que j'ai toujours compris sa décision, là où mon père non. Peut-être parce que je partage ce même trait de caractère et que j'ai reproduit, sans réellement le vouloir, le schéma qu'elle avait créé en m'abandonnant. La vie que j'ai laissé derrière moi, je crois que j'ai toujours su que je ne pourrais jamais la reprendre. Je ne me suis jamais voilé la face. Je ne pouvais pas attendre d'Emma qu'elle m'attende indéfiniment, elle méritait d'être heureuse et d'être aimé comme elle le méritait. Malgré tout ce que j'ai pu lui faire, toutes les vaines promesses que j'ai faite, à Tasha & elle, elles sont restées à mes côtés et m'ont aidé à me relever. Péniblement, certes, mais elles ne m'ont pas abandonné. Aujourd'hui, si je suis à Poudlard, c'est grâce à elles. Sans elles, je serais dans un caniveau, en train de dessaouler, incapable de savoir quel jour on est. Aujourd'hui, je ne touche plus une goutte d'alcool et j'ai repris ma vie en main.

Je suis en train de vérifier les stocks. Je sais que je l'ai déjà fait à mon arrivée, mais j'ai passé une commande et j'aimerais être sûr que j'en aurais assez pour tenir jusqu'aux prochaines vacances. Même si je suis quelqu'un de débrouillard, j'aimerais bien faire les choses correctement. "Bonjour ! La porte de l'infirmerie s'ouvre, laissant passer une jeune fille. Quel âge ? Je ne saurais le dire, j'ai toujours été nul pour donner un âge aux gens. Surtout que bon, malgré ce qu'on pourrait dire, ce n'est pas inscrit sur leur visage. Je la vois se planter devant moi et me tendre la main en me saluant. D'accord … Pourquoi pas. Je lui serre la main en lui rendant son bonjour. -Je suis Malia Featherstonhaugh, en sixième année. Pour faire court, je voudrai vraiment, vraiment devenir Médicomage. Et je voudrai savoir si vous accepteriez de... de me prendre avec vous. Que j'apprenne concrètement, même si je ne fais qu'observer.  Elle se présente. Elle s'appelle Malia. Ne me demandez pas son nom de famille, je ne l'ai pas retenue. Information superficielle de toute façon. Malia, ça suffit. Elle est donc en 6ème année. Oui, elle paraît un peu plus âgée que Tasha, en effet. Après c'est uniquement parce que je connais son année que je dis ça, je ne me serais pas avancé si loin sans ça. Au moins elle va droit au but, on ne pourra pas lui reprocher le contraire. Vraiment devenir médicomage ? C'est un beau métier, ce n'est pas moi qui vais lui dire le contraire, vu que c'est ce que je suis. Après le métier est vaste, sait-elle dans quoi elle veut se spécialiser ? Sait-elle au moins en quoi ça consiste ? Elle est jeune, très certainement inexpérimentée. Elle a une vision du métier qui n'est peut-être pas la réalité. Ca ne serait pas la première, ni la dernière, à se faire des illusions. Mais on est tous passé par là, non ? J'ai voulu, tout comme elle, devenir médicomage jeune, passion transmise par ma mère. J'ai toujours su en quoi ça consistait uniquement parce que ma mère était infirmière. Moldue certes, mais ça donne une bonne base néanmoins. J'ai fait des recherches, je me suis renseigné un maximum, tout comme elle, j'ai demandé à réaliser des stages, pour me forger ma propre opinion sur le sujet. Je serais le premier des enfoirés de lui refuser sa demande alors que j'ai été à sa place jadis. « Blake Lennox, je suis le nouvel infirmier en charge ici. » Elle doit bien s'en douter, d'une part parce que je suis seul et d'autre part parce que j'ai été présenté à l'ensemble de l'école le jour de la rentrée. Mais elle se présente, je fais de même. « Tu veux donc devenir médicomage … C'est intéressant. Un beau métier, ce n'est pas moi qui vais te dire le contraire. Mais … selon toi, que fais un médicomage ? » Je tâte le terrain, si je dois l'avoir dans les pattes, je veux en savoir plus sur elle, sur sa façon de penser, de voir les choses. Je ne veux pas quelqu'un qui tombe des nues à chacune de mes interventions ou qui fais n'importe quoi. Je ne veux pas qu'elle prenne des initiatives, c'est mon infirmerie, pas son terrain de jeu. Si elle est là, c'est pour découvrir le métier, apprendre un maximum avant de finir ses ASPICs et partir faire des études de médicomagie. Avec une bonne base, elle pourrait s'en sortir bien mieux que celui qui aura tout apprit dans les livres, c'est évident.
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MessageSujet: Re: L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox   Mer 12 Juil - 21:09

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「 L'avenir, c'était mieux avant
Septembre 2022 - Infirmerie」

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Malia & Blake Lennox
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L'infirmier saisit sa main tendue en avant pour la lui serrer, en lui rendant sa salutation. Tant mieux. Elle se serait sentie bien bête sinon, même si elle savait qu'elle était souvent trop spontanée, au risque de destabiliser son interlocuteur. Au moins, ça n'avait pas été le cas ici, ou pas trop. Ce constat arracha à Malia un sourire un peu moins crispé. Ce n'était pas dans ses habitudes de se sentir stressée de la sorte, mais là il fallait dire que l'enjeu était vraiment important pour elle. Ca avait été d'ailleurs une grande découverte de la voir s'orienter vers un métier tel que celui-là. Pour ses proches, mais aussi pour elle. En fait, elle pouvait même dire avoir été la première surprise. Jusqu'à récemment, elle n'avait eu aucune idée du métier qu'elle voulait exercer, pas la moindre petite piste. Mais eh, finalement l'idée était née et avait paru lui convenir, elle lui avait plu sur la durée. Quoiqu'elle n'ait jamais montré aucune disposition ni intérêt en particulier pour le milieu médical, son côté hyper-empathique parlait souvent pour elle. Même petite, il lui arrivait de traîner dans le cabinet vétérinaire de sa mère. Encore une fois, pas pour ce qui touchait aux soins ni rien, mais juste parce que rien ne la ravissait plus que de passer du temps avec certains des animaux, et de les voir reprendre du poil de la bête de jour en jour.

Enfin bref. L'infirmier s'était présenté à son tour. Lennox. Ca l'avait déjà interpellée le jour de l'annonce de son arrivée, le 1er septembre. Lennox comme dans le nom de famille de Tasha ? Bah, ça ne la regardait sans doute pas, ou alors ça n'avait pas grande importance, mais elle n'était pas sûre qu'elle puisse se retenir de le faire remarquer à son amie la prochaine fois. La question que lui posa l'homme en face d'elle la fit tiquer. Encore une fois, les mots sortirent de sa bouche sans qu'elle n'ait vraiment le temps de les retenir. -Ben, il soigne les gens, non ? Bravo Malia, vraiment ! En soi ce n'était pas comme si elle disait n'importe quoi. Mais la réponse aurait paru sans doute moins directe si elle n'avait pas arqué un sourcil sceptique, l'air de se demander s'il la prenait pour une truffe. Chose que l'infirmier risquait un peu de mal prendre... Note à elle-même : la prochaine fois qu'elle aurait un rendez-vous important, prendre une muselière pour quand elle aurait un peu trop envie de répondre trop bêtement ou trop directement. En fait, ce n'était peut-être pas du tout ce qu'il attendait comme réponse. Peut-être que toute impulsive qu'elle était, elle était passée à côté d'une certaine subtilité dans la question. Ou non ? Rah, elle était paumée !

Bon, ce n'était pas grave. Souffler, recommencer. Au fond, y avait-il vraiment une bonne réponse ? Lennox voulait savoir ce que elle, elle savait ou pensait savoir du métier. Malia croisa les bras pour se donner une contenance, et aussi s'empêcher d'agiter les mains nerveusement – une fâcheuse manie qui lui était venue il y a longtemps, et qui revenait à chaque fois qu'elle perdait pied dans la conversation. -Pardon, je veux dire. Oui, enfin oui il les soigne, j'imagine. Il aide les patients du mieux qu'il peut ? Enfin, en vrai... Je sais pas, je connais pas. Qu'est-ce que vous sous-entendiez par cette question ? Cette fois, elle avait prit un peu plus soin de réfléchir à sa réponse. Mais c'était foutu ! Il allait lui dire qu'elle pouvait toujours ranger son regard enfantin et idéaliste du métier au placard, qu'elle n'était pas assez mature, qu'il n'aurait rien à apprendre à une fille aussi inutilement impulsive et qui ne réfléchissait pas deux secondes à ce qu'elle disait ! Rien qu'à la perspective de cette réponse, sa fierté (mal placée) s'enflamma. En même temps, elle méritait bien d'apprendre ! Elle avait travaillé d'arrache-pied pour obtenir toutes les notes requises et continuer les matières nécessaires jusqu'aux ASPIC. L'effort lui aurait paru bien moins impressionnant si elle avait pris la peine de travailler dès le début de sa scolarité. Mais elle était ce qu'elle était, et ce n'était pas demain la veille qu'elle allait dévaloriser une réussite de sa part !
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MessageSujet: Re: L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox   Ven 21 Juil - 15:46


❝ L'avenir, c'était mieux avant ❞[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Malia & Blake-Ben, il soigne les gens, non ? Je ris à sa remarque et à sa réaction. Je sais que je ne devrais pas, que ça pourrait la vexer mais c'est plus fort que moi. On peut dire qu'elle est spontanée comme fille, à n'en pas douter. Au moins elle sait la base de la base, elle ne s'attend pas à réparer des voitures, c'est déjà ça de pris, mais on peut se douter que si elle est là aujourd'hui c'est que c'était, je l'espère, une évidence que la base du métier était de soigner. Mais c'est quand même un peu plus vaste qu'uniquement soigner un malade. Déjà toute personne se présentant à nous n'est pas forcément un malade, il est potentiellement un patient, mais sans assurance aucune. Quelqu'un qui souffre de quelque chose n'est pas forcément malade. Sa souffrance peut venir de plusieurs choses. Cela peut-être une souffrance physique et dans ce cas là on essaye de voir d'où vient le mal pour tenter de le soigner, mais ça peut-être également une souffrance psychosomatique et là, moi, personnellement, je ne peux pas faire grand chose. Je peux essayer de gratter pour voir d'où vient le fond du problème, mais ce n'est pas ma spécialité. On touche souvent à un domaine plus spécifique et un psy serait mieux à même de soigner la personne concernée. Et puis avant de soigner quelqu'un, il faut diagnostiquer le problème, trouver des solutions et les lui offrir. Il existe souvent plusieurs solutions à un même problème et ce n'est pas à nous de décider pour le patient. C'est lui qui, armé de toutes les informations qu'on lui aura transmise, fera son choix. Il peut vouloir accepter une médecine douce et naturelle ou plutôt allait vers une autre sorte de médecine. Certains préfèrent la méthode moldue, d'autres sorcière, ça dépend des gens et de leur passif. On n'arrive pas vers une personne en sachant tout. Parfois on ignore ce qu'à une personne, alors on cherche, on fait des tests, on l'envoie vers des confrères plus à même de trouver le problème. Parfois on tâtonne longtemps avant de trouver, on se trompe, on désespère. Parfois on ne trouve pas ou trop tard. Ca arrive, ce n'est pas une science exacte et nous ne sommes pas des Dieux, nous faisons aussi des erreurs. Mais souvent les gens ne voient pas la médicomagie dans son ensemble. Ils imaginent juste un médicomage avec son patient, mais c'est beaucoup plus que ça. « Oui, mais encore ?! » Dis-je d'une voix calme et un brin amusée. Je ne veux pas la brusquer, ni la vexer, mais si elle n'est capable de me dire que ça alors on ne va pas aller loin tous les deux. Certes, c'est une réponse juste, je ne pourrais absolument pas lui dire le contraire, mais c'est un peu sommaire, bancale. Je ne vais pas jusqu'à dire que je vais la renvoyer sans l'aider à s'améliorer, mais je vais dans un premier temps lui conseiller de potasser quelques ouvrages sur le sujet, pour qu'elle puisse avant de commencer, avoir une vision plus claire du métier.

-Pardon, je veux dire. Oui, enfin oui il les soigne, j'imagine. Il aide les patients du mieux qu'il peut ? Enfin, en vrai... Je sais pas, je connais pas. Qu'est-ce que vous sous-entendiez par cette question ? J'imagine que ça ne doit pas être facile pour elle. Débarquer ici, face à moi, pour me demander de l'aider. Ca doit demander une grande dose de courage et j'apprécie son initiative. Je ne veux pas être celui qui a brimé ses rêves ou qui l'a empêcher d'avancer vers son objectif. Mais j'ai malgré tout besoin de savoir quel est son opinion sur le métier, pour voir s'il y a des rectifications à faire sur certains points, s'il y a tout à voir, s'il y a déjà de base sur lesquelles on va pouvoir avancer ensemble. Elle tente de reprendre son explication, c'est brouillon, elle n'avance pas plus d'argument, mais elle l'avoue, elle ne sait pas. Elle est là pour apprendre, on peut donc supposer qu'on ne peut pas lui en vouloir. C'est dommage de ne pas savoir parce que peut-être va-t-elle baser tous ses espoirs sur un métier qui ne lui correspondra pas. Mais peut-être qu'elle va aussi découvrir quelque chose qui va vraiment la passionner, la faire vibrer. Je crois sincèrement que si tu n'aimes pas ton métier, si tu n'es pas passionné par lui, alors tu t'es trompé de voie. Surtout médicomage qui demande quand même beaucoup d'implication, que ce soit au niveau du temps, de l'énergie et du mental. On te demande de ne pas t'attacher à tes patients, qu'ils ne sont que des patients, pas des amis, ni des proches, mais ce sont des êtres humains qui souffrent, qui ont un problème, grave ou non et qui ont besoin parfois de toi, de ton soutien, de ta compréhension. Moi j'ai choisi de partir dans des pays en guerre, en tant que médicomage de guerre. Là, impossible de rester impassible face à la souffrance des autres. Mais il faut la transformer en force, pour pouvoir les aider et non pas sombrer. Avec le temps, c'est de plus en plus difficile de le faire sans laisser une partie de soi. Il faut savoir décrocher si on ne veut pas y laisser sa peau. Je lui souris, je ne veux pas qu'elle pense qu'elle est nulle ou qu'elle n'a pas bien fait les choses. « Je veux juste savoir quelle est ta vision du métier, rien de plus. Je te rassure, ce n'est pas une question piège. Tu as raison de dire qu'il soigne, qu'il aide les gens. Mais ce n'est pas uniquement ce qu'il fait, tu t'en doutes surement. Tu te doutes que le métier est plus complexe et tu as le droit de ne pas savoir. Tu ne suis pas des études en médicomagie, tu as donc le droit d'être ignorante, rassure toi. » Je pose les bases, je ne veux pas qu'elle reparte d'ici dégoûtée, de moi, de ma réaction ou d'elle-même. L'idée, si je décide de la prendre sous mon aile, c'est qu'en même qu'elle apprenne des choses qui lui seront utiles plus tard. « La médicomagie, c'est disons la branche générale du métier, le terme générique. On le quotidien des médicomages peut-être différent, selon le type de ses patients, l'endroit où il se trouve, etc. Par exemple, j'ai été pendant 13 ans médicomage de guerre, est-ce que tu sais ce que ça signifie ? »
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MessageSujet: Re: L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox   Aujourd'hui à 0:10

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Elle se serait presque attendue à ce qu'il s'agace et qu'il la rembarre, mais au lieu de ça, il rit ! Surprenant, il fallait bien le dire, mais cela eut le mérite de faire s'évaporer une partie de ses inquiétudes immédiates. Elle s'autorisa même un léger sourire partagé entre un air désolé et amusé. Sous son encouragement, elle avait bien tenté de se reprendre, mais les mots ne venaient pas, son esprit patinait dans le vide. Elle s'était laissée prendre au dépourvu, elle détestait cette impression ! C'était la raison pour laquelle elle avait retrouvé cette fâcheuse manie de lâcher la première pensée clairement formulée qui lui était passé par la tête. Mais en face d'elle, elle trouva une figure plus bienveillante qu'elle l'aurait cru, alors qu'elle s'attendait à trouver le parfait remplaçant de l'ancienne, dans ses pensées comme dans sa manière de fonctionner ; qui donc l'aurait congédié suite à ce constat.

« Je veux juste savoir quelle est ta vision du métier, rien de plus. Je te rassure, ce n'est pas une question piège. Tu as raison de dire qu'il soigne, qu'il aide les gens. Mais ce n'est pas uniquement ce qu'il fait, tu t'en doutes surement. Tu te doutes que le métier est plus complexe et tu as le droit de ne pas savoir. Tu ne suis pas des études en médicomagie, tu as donc le droit d'être ignorante, rassure toi. » Malia hocha la tête, tachant de se détendre un minimum et de décroiser ses bras. Elle avait toujours l'air d'être sur la défensive, prête à rétorquer du tac au tac si jamais. Ce n'était pas le cas ici, Lennox lui faisait bien comprendre qu'il était prêt à l'aider. « Je vois. J'avoue que votre question m'a trop destabilisée, même si j'aurais dû m'y attendre, au fond... » avoua -t- elle, autant pour lui que pour elle-même. C'était vrai en fait, qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'il allait hocher la tête, et dire "Ok, plus on est de fous plus on rit ?". Evidemment que non ! « C'est juste que... ça va sans doute vous paraître utopique comme motivation mais... Suite à tout ce qu'on a vécu ici, notamment l'arrivée de l'autre secoué du bocal à la place de directeur, et les attractions folles ... Enfin je veux dire je crois que ce serait ma manière d'aider plutôt que de rester impuissante. Et puis l'année des BUSES, avec tout le travail de documentation, toutes les brochures, ça n'a fait que renforcer cette idée. J'ai pensé que ce métier pourrait me correspondre. D'où mon idée de venir vous trouver pour vous demander de l'aide, histoire d'en apprendre mais aussi de voir si la pratique me correspondait autant que l'idée que je m'en faisais. » Voilà. Elle se répétait largement, ou du moins elle lui répétait ce qu'il devait avoir déjà compris, mais au moins elle mettait des idées claires sur ce qui lui tournait dans l'esprit. En vrai, elle ne savait plus bien dans quel sens s'était fait l'association entre ledit sentiment d'impuissance et l'impression que le métier pourrait lui convenir, mais le résultat était le même. « Après, pour ce qui est de ma vision du métier... En fait vraiment, j'ai bien peur qu'elle vous semble trop utopiste et bien trop abstraite. J'aurai certainement dû profiter de l'été pour me documenter mais bon ... Ah, les jeunes d'aujourd'hui, pas vrai ? » Conclut-elle dans une mauvaise carricature des bougons de la vieille génération. Ca, vraiment, c'était pas nécessaire... tant pis ! Elle avait trop l'habitude de verser dans la carricature et l'auto-dérision pour pouvoir s'en empêcher quand un trait d'esprit aussi indispensable que celui-là lui venait en tête !

« La médicomagie, c'est disons la branche générale du métier, le terme générique. On le quotidien des médicomages peut-être différent, selon le type de ses patients, l'endroit où il se trouve, etc. Par exemple, j'ai été pendant 13 ans médicomage de guerre, est-ce que tu sais ce que ça signifie ? » Malia hochait la tête au fil de ses paroles, songeant vaguement qu'elle aurait dû prévoir quelque chose pour prendre des notes. Savait-on jamais que ce qu'il lui dirait par la suite serait aussi important. Est-ce que ça ferait mauvais genre de sortir son carnet à dessin et un critérium on ne peut plus moldu ? En attendant, son regard s'illumina à l'évocation du mage de guerre. Ca, elle connaissait ! Bon en même temps, c'était pas un mystère en soi, le nom était plutôt parlant. C'était aussi un peu frustrant de constater que sa pensée avait à ce point besoin d'être guidée pour qu'elle devienne plus loquace... Enfin bref ! « Je crois que oui ! Vous étiez sur le terrain, n'est-ce pas ? Je veux dire, là où il y avait des batailles ? Sauf si je me trompe lourdement, vous preniez en charge les blessés de guerre, ou les patients dans ce même contexte, qu'importe ce qu'ils aient pour avoir besoin d'un médecin, n'est-ce pas ? Ca doit être plutôt intense ! » Ne put-elle s'empêcher de faire remarquer. Et voilà le stéréotype pur et dur de la Gryffondor, qui arrivait à trouver du beau dans une sensation d'urgence et d'adrénaline, une lutte pour sauver une vie. Comment ça elle idéalisait encore ?
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L'avenir, c'était mieux avant (Septembre 2022) ft. Blake Lennox
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