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 [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]

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MessageSujet: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Mer 5 Avr - 14:51


“La souffrance a ses limites, pas la peur.”
Tracy & Keagan

Je venais d’apprendre la nouvelle. Les gens parlaient beaucoup dans les couloirs et effectuer sa corvée dans la journée dans ceux-ci aidaient à avoir certaines infos qui ne nous parvenaient pas jusqu’aux cachots. J’étais au deuxième étage du château, en train de nettoyer les vitres poussiéreuses tout en écoutant d’une oreille attentive la discussion de deux commères, non loin de moi. Je sentais mes poils se hérisser, ma respiration s’accélérer tant je ne voulais pas croire à ce qui me parvenait. Il y avait trois jours, si ma notion était toujours bonne, les Mangemorts nous avaient amené une nouvelle « amie » aux cachots. Une certaine Tracy je-ne-sais-plus quoi. Une fille qui avait réussi à faire croire qu’elle n’était pas née-moldue et qui, le comble sûrement, se foutait ouvertement de nous tous, avant qu’elle arrive si bas. Bon, en soit je m’en foutais, qu’elle ait voulu fuir cet enfer un temps, je pouvais le comprendre. De toute façon je ne la connaissais pas, je n’étais même pas sûr de l’avoir captée avant de la voir débarquer parmi nous. Selon les autres, elle ne se gênait pas pour rabaisser les nés-moldus dans les couloirs, et elle traînait avec les pires traîtres du château. Les « on dit », je ne les écoutais pas vraiment. Sauf que là, ils ne concernaient plus n’importe qui. Dès l’instant où j’avais entendu le prénom d’Anoushka, mon sang n’avait fait qu’un tour. Selon leurs dires, la griffonne avait été torturée à cause de cette punaise de froussarde. Elle avait pris à cause de sa lâcheté, et ça je ne pouvais juste pas le supporter. Pris d’une rancœur indescriptible, je lâchai mes chiffons et me mis en tête de trouver l’endroit où cette peste faisait sa corvée. Je pourrai fouiller tout le château pour se faire, et je la trouverai, je la traquerai… personne ne touchait à ma meilleure amie, ne la mettait en position de souffrance tant que j’étais là !

Je n’avais pas informé Overton de ma désertion, de toute façon qu’est-ce que ça pouvait lui foutre, on avait chacun un étage à faire ! Mon côté impulsif était actuellement plus que présent et je me mis à questionner tous mes camarades nés-moldus que je pouvais trouver, et les premiers furent dans les toilettes des filles, que je n’eus pas de gêne à squatter pour avoir quelques réponses. Apparemment aujourd’hui elle devait faire la poussière dans les salles vides pour le weekend. A croire qu’ils étaient doux avec cette punaise de princesse, ça me provoquerait même la nausée tiens ! Les paroles de ces petites idiotes me revenaient en tête : « La pauvre, elle était au plus bas… », « Elle a carrément douillé, t’as vu son visage ? », « Vu dans l’état dans lequel elle était, j’me demande quand on va la revoir. »… plus je me les remémorais, plus la rage prenait possession de moi et enlevait toute notion d’empathie de mon esprit.
Sans réfléchir et d’un pas décidé, je pris la direction de l’endroit de sa corvée, montant les marches quatre à quatre pour me retrouver au cinquième étage. J’ouvris quelques portes avant de tomber sur l’aiglonne et son binôme. Je la fixai quelques secondes d’un œil mauvais avant de regarder le jeune garçon qui l’accompagnait. « Tu peux aller faire une autre salle s’teu plait ?! » Je n’avais absolument rien contre lui, mais mon agacement était tellement présent que je ne pouvais pas être agréable avec lui. Il ne bougea pas, me regardant sans rien dire, d’un air un peu effrayé. Ca m’énervait encore plus punaise ! « T’as pas compris ou quoi ?! Dégage ! » Ok, là je bouillonnai, et c’était mieux pour lui de ne pas se trouver dans la pièce. Le gamin ne se le fit pas dire deux fois et partit rapidement de la salle, refermant la porte derrière lui avec fracas. Parfait…

Je ne savais pas ce que j’allais faire à cette garce, mais je ne contrôlais plus mes pulsions. Et encore, elle avait de la chance d’être une fille, sinon elle ne serait déjà plus debout. Mon regard froid et haineux se reposa sur elle alors que je m’approchai d’elle d’un pas lourd, serrant mes poings. « C’est marrant hein, de faire souffrir d’autres personnes juste pour se protéger ?! » Dis-je d’un ton sec et agressif alors que j’arrivais à son niveau, la surpassant de plus d’une tête. Elle était minuscule et je pouvais m’en prendre à elle sans grande difficulté. Elle avait fait souffrir Anoushka. Peut-être indirectement, mais je m’en foutais, elle s’était fait torturer à cause d’elle, c’était inconcevable pour moi ! Je ne pouvais pas me maîtriser, selon moi c’était de sa faute ! Encore une fois, elle aurait été un mec, je l’aurais frappé dès mon entrée dans cette salle, mais j’avais encore une once de galanterie dans l’âme, même si j’avais cette fille en horreur depuis quelques minutes. Je voulais lui faire peur, et si la faire souffrir était la seule façon de venger Anoushka, et d’autres à qui elle avait fait du mal, ce ne serait pas un problème pour moi.

Je continuais de la fixer, l’œil mauvais. Mes mains tremblaient légèrement dû à l’énervement, à la pensée de voir ma meilleure amie subir à cause d’elle. « T’es un parasite en fait. Autant avant, avec tes semblables, enfin apparemment… et autant avec nous, t’es un boulet. Tu sais quoi, j’arrangerais vachement de monde à refaire ton visage… » Dis-je d’un ton glacial tout en saisissant son menton entre mon index et mon pouce. Pour dire vrai, je ne me reconnais plus depuis un certain temps. J’étais devenu plus que violent, je n’attendais que de cogner quelqu’un ou de lui faire peur. L’affaiblissement, la faim et la fatigue avaient des effets horribles sur moi, j’avais l’impression d’être un monstre mais, actuellement, je m’en foutais. On ne touchait pas à ceux qui comptaient, et je ne contrôlais pas cette envie de lui faire regretter. Je lâchai son visage avant de me pencher à son oreille et de lui murmurer, comme une menace : « Etre la cause d’une ou de plusieurs tortures, c’est sûrement ta plus grosse erreur… ». Je finis par me redresser, la toisant, avant de me retourner et de passer une main impulsive sur le bureau de l’enseignant, mettant tout à terre, du matériel se fracassant au sol. J’observais la salle de façon intéressée, disant, comme si un de ses put**** de Mangemort avait pris possession de moi : « Ca serait dommage que la salle soit dans un pire état que quand tu es arrivée ce matin… » Ok, j’étais passé dans le côté obscur, mais apprendre qu’on s’en était pris à Anoushka… je ne savais pas, mais ça faisait ressortir mon côté purement bestial et sadique.



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Dernière édition par Keagan A. Fassbach le Ven 21 Avr - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Jeu 6 Avr - 0:56




Keagan & Tracy
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L
es corvées de nettoyage étaient rudes, Tracy avait eu l’occasion de le reconnaître. Elle était un peu embarrassée pour Oliver qui se retrouvait à devoir s’occuper d’une seconde binôme alors qu’il en avait déjà une et suffisamment de travail comme ça pour avoir à la guider dans les limbes de l’école, mais elle était rassurée par sa présence. Ce n’était pas nouveau, tout le monde la détestait ici, et même si elle comprenait aisément pourquoi, elle avait encore du mal à s’y faire. Une pensée fut pour son père… Lui qui s’était toujours enthousiasmé que sa fille parvienne à se faire des amis si rapidement, comment réagirait-il s’il savait, s’il connaissait son quotidien, et ce à quoi elle était confrontée… ? Elle avait déjà une reçu une lettre de menaces très claire de la part d’Anoushka, et les traces de la « punition » octroyée par Naïa Rosenberg étaient encore marquées au fer rouge en elle. Mais malgré tout ça, le Rouge & Or semblait se montrer compréhensif, et l’aidait avec beaucoup d’ardeur dans les lourdes tâches qui leur étaient assignées. Ici, ils devaient faire la poussière d’une salle de classe entière, mais si l’épreuve semblait fastidieuse, elle s’était promise de se montrer volontaire, et de partir du principe qu’ils réussiraient. Néanmoins, peu après avoir commencé, un garçon se permit d’entrer et s’adressait à Oliver, ce qui perturba la Serdaigle. Normalement, ils n’étaient pas censés être rejoints par qui que ce soit… « Tu peux aller faire une autre salle s’teu plait ?! » Pourquoi devait-il allait faire une autre salle ? Il était utile ici, et ils n’étaient pas trop de deux pour s’en occuper… il y avait ce ton dans sa voix qui démontrait qu’il ne plaisantait pas, et Tracy ne savait pas trop si elle devait s’en mêler ou laisser le Gryffondor gérer la situation sans y prendre part. Après tout, il prenait ses propres décisions… « T’as pas compris ou quoi ?! Dégage ! » Ses poils se hérissèrent : cette fois, le garçon avait hurlé, et elle s’en retrouva estomaqué. Comment osait-il s’en prendre si violemment à l’un des leurs, et pour quel motif ? Il l’intimidait, mais elle se devait d’intervenir, après tout Oliver s’était lui aussi interposé entre les deux garçons qui s’en étaient pris à elle, elle ne laisserait donc personne s’adresser à lui sur ce ton. « Ne lui parle pas comme ça ! » s’exclama-t-elle à son tour en fusillant du regard son nouvel interlocuteur, avant de se retourner vers son partenaire. « Reste, Oliver. » Mais le jeune garçon semblait préférer limiter les dégâts, et ne pas vouloir provoquer le nouvel arrivant qui se tournait maintenant vers elle.

« C’est marrant hein, de faire souffrir d’autres personnes juste pour se protéger ?! » Le regard de Tracy se fit inquisiteur : que cherchait-il à insinuer ? Elle avait certes été infecte avec les nés-moldus, lorsqu’elle se promenait dans les couloirs aux côtés de Naïa et Narcissa, mais elle ne s’en était jamais prise physiquement à eux, se contentant de les insulter et se moquer de leur sort pour avoir l’air « des leurs ». Mais « souffrir »… il y allait un peu fort tout de même… ? Elle ne tarda pas à le comprendre où celui qui lui faisait face voulait en venir : il devait faire partie de ceux qui avaient pâti de sa délation. Mais… comment se faisait-il qu’elle ne le connaissait pas ? C’était ce qui clochait le plus dans cette histoire… Elle se souvenait de chaque personne qu’elle avait vendue, de chaque lien qui les unissait à elles… Parce qu’elle regrettait, tous les jours. Elle s’était confiée à Dan, et c’était lui qui lui avait dit de ne pas ressentir ce poids de la culpabilité. Il n’empêchait qu’il était toujours présent, sans elle ces pauvres élèves n’auraient pas eu d’ennuis, ou quoi que ce soit d’autre… « De quoi tu parles ? Dis moi ce que tu veux. » répondit-elle, agacée. Le ton de son nouvel interlocuteur avait quelque chose d’aussi déplaisant qu’intimidant, si bien qu’elle ne se sentait pas très à l’aise. Elle avait déjà eu des problèmes avec Naïa, fallait-il que ça recommence… ? Mais cela ne faisait qu’un peu plus d’une semaine ! Avec Anoushka qui la menaçait, les deux autres garçons dans les cachots qui l’avaient ouvertement menacée, et le reste, elle ne tiendrait jamais jusqu’à la fin du mois ! Elle était bien loin de la réalité lorsqu’elle avait pensé qu’elle ne serait pas en sécurité ici, en réalité le danger qui la menaçait était même omniprésent, et elle devrait en pâtir chaque jour encore. Le cauchemar, n’en était pas un : il était le réel.

Elle s’apprêtait à détourner le regard pour reprendre son travail là où elle s’était arrêtée, avant qu’il ne lui saisisse le visage. Son sang ne fit qu’un tour : bon sang, qui était ce gars ? Des sueurs froides la gagnèrent tandis qu’elle bloquait tant bien que mal l’envie de hurler à l’aide. Mais personne ne viendrait l’aider, désormais. Elle était livrée à elle-même, et si ce type voulait faire de la charpie d’elle, il le pourrait. Il s’agissait néanmoins de ne pas se laisser démonter : aussi, elle s’efforça de conserver un visage impassible, même si ses yeux manifestaient son angoisse. « T’es un parasite en fait. Autant avant, avec tes semblables, enfin apparemment… et autant avec nous, t’es un boulet. Tu sais quoi, j’arrangerais vachement de monde à refaire ton visage… » C’était un malade ! Ça n’allait pas bien chez lui ou quoi pour qu’il se montre aussi haineux. Visiblement, il était resté trop longtemps dans les cachots… certes, Tracy était consciente qu’elle avait agi le plus lâchement qu’il soit, mais de là à susciter une haine aussi violente… ? Mais que lui avait-elle fait bon sang ? Elle en était sûre, il ne faisait pas partie de ceux qu’elle avait dénoncés, alors pourquoi, pourquoi, pourquoi… ?! La panique s’était saisie d’elle. « Qu’est-ce que t’attends alors ? » peina-t-elle à articuler, tandis qu’elle s’apercevait que ses mains tremblaient. Il allait vraiment le faire. Et elle l’aurait bien mérité : il avait raison après tout, elle était un parasite, il aurait sans doute mieux valu qu’ils en finissent avec elle directement, même une place aux cachots était un trop grand luxe désormais… Il la forçait ainsi à la fixer alors qu’elle aurait voulu détourner le regard, et s’enfuir, rejoindre les autres. Même s’ils la détestaient tous autant qu’ils étaient, au moins ils la laisseraient tranquille… Elle déglutit péniblement tandis qu’il daignait la lâcher, pour ensuite chuchoter à son oreille de ce ton inquiétant. « Etre la cause d’une ou de plusieurs tortures, c’est sûrement ta plus grosse erreur… » Alors c’était donc lié ! Même si ce type était un tordu, il avait des raisons d’être en colère. Mais à qui l’était-il ? Chuck ? Dan ? Anoushka ? Non, son petit ami n’était pas un né moldu… La famille de l’un des trois alors ? Si c’était l’un des proches d’Elijah, ils ne s’en serait pas prise à elle… Alors Niamh ? Oui, c’était l’option la plus probable. Elle ne connaissait pas suffisamment l’entourage de sa cousine, alors il lui paraissait logique que ce garçon lui en veuille alors qu’elle ne le connaissait pas. « Je voulais pas ! » protesta-t-elle en haussant la voix, les larmes aux yeux. « Je voulais pas qu’elle prenne à cause de moi, c’est ma cousine ! Je sais que c’est de ma faute, je me le répète tous les jours, arrête de me le rappeler, arrête, ARRÊTE ! » finit-elle par hurler au point que sa voix s’en brisa. Ils allaient finir par attirer les gardes à ce rythme, mais Tracy s’en fichait bien désormais : elle n’avait plus rien à perdre, elle avait déjà touché le fond en se retrouvant dans les cachots, à dormir sur un matelas miteux et humide.

Puis il se retourna, et sa réaction la laissa complètement médusée. Qu’est-ce qu’il faisait… ? La réponse était évidente, il réduisait purement et simplement leur travail à néant. Si elle avait pu éprouver ne serait-ce qu’une once de compréhension pour ce garçon, celle-ci s’était aussitôt évanouie. Et le pire, c’était qu’il semblait y prendre plaisir, à ainsi tout saccager, par seul désir de l’enfoncer encore davantage. C’était cruel, et il le savait mieux que personne, cela faisait six mois qu’il connaissait le sort qui venait de lui être appliqué, il était conscient de tout ce que cela impliquait, et pourtant il se fichait bel et bien de l’embarras dans lequel elle se retrouverait. « Ca serait dommage que la salle soit dans un pire état que quand tu es arrivée ce matin… » Incontrôlable. Médusée, elle le regardait ainsi faire, détruire ce pourquoi ils s’épuisaient chaque matin depuis plusieurs jours, sous prétexte qu’elle n’était pas la bienvenue, et qu’elle n’avait pas assez payé. Dan était encore loin du compte lorsqu’il lui avait dit que tout s’arrangerait, qu’elle s’en sortirait, qu’une fois qu’elle aurait fait face à ceux qui réclamaient vengeance, elle pourrait se relever, et avancer… Non, ça n’arriverait jamais… Ils la détestaient tous, tout comme ce garçon la détestait, et était prêt à mettre en pièces une salle de classe entière pour le lui montrer… Son teint avait pâli et ses muscles s’étaient contractés au point qu’elle sentait qu’elle allait exploser. Aussi, elle hoqueta avant de s’exclamer à mi-voix : « Ne fais pas ça… Ils vont… ils vont… » mais n’eut finalement pas la force de finir. De toute manière, il savait exactement ce qu’ils feraient. Et il avait choisi qu’elle le subirait, parce que c’était ça, la justice.
WILDBIRD


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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Jeu 6 Avr - 16:02


“La souffrance a ses limites, pas la peur.”
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Une simple nouvelle pouvait modifier tout votre être. Il pouvait vous faire tourner fou et vous mettre dans un état que vous regretterez sûrement. C’était même certain… je le regretterai, mais pour le moment je n’y pensais même pas, bien trop obsédé par ce que je venais d’entendre et qui concernait ma meilleure amie. En montant les marches quatre à quatre pour trouver la garce à cause de qui elle avait pris, je ne pus m’empêcher d’avoir une pensée pour Daniela. Elle aurait honte de ma réaction mais… c’était plus fort que moi, j’aurais réagi de la même façon pour elle. Hors de question de les toucher sans avoir quelques répercutions !
J’avais ouvert plusieurs portes de salles de classe avant de tomber sur la bonne. Elle était là. Et un de nos camarades aussi. J’avais gentiment envoyé balader ce dernier afin qu’ils nous laissent seuls. Pas contre lui, évidemment, mais personne ne devait être témoin de ce maudit spectacle. Je sentis dans son regard que le gars ne resterait pas loin, et que je devais me méfier à ne pas l’alerter. Il était quoi, son ange gardien ?! Il savait qui elle était au moins, ce qu’elle avait fait, inconsciemment ou non ? Je ne me posais pas plus la question, me doutant que je reverrai sûrement son visage rapidement. Et être en conflit avec lui était loin d’être mon but, il ne méritait pas ma colère. Elle, si. Et actuellement, c’était elle le chat que je voulais fouetter ! « Ne lui parle pas comme ça ! » Je roulai des yeux de lassitude. C’était à cause d’elle que je lui parlais comme ça ! « Reste, Oliver. » Oliver… ah oui, le jumeau de Jill, c’était vrai. Enfin, je le redisais, je n’avais rien contre lui, mais je voulais juste qu’il me laisse avec la petite princesse. Je lui lançai un regard froid, lui disant juste : « J’viens en paix, t’inquiète… » Ouais, bien sûr, une paix bien différente de ce qu’on pouvait penser. Je me retenais de lancer un petit ferme la à la pimbêche, mais pour ne pas faire de vague avec son binôme (il en avait pas un autre avant ?) je n’en dis rien, attendant juste qu’il tourne les talons. Voilà… parfait. Je condamnai alors la porte avec une chaise, bien appuyée en-dessous la poignée, avant de me diriger vers la jeune fille, commençant par des menaces qui ne me ressemblaient pas. Je ne me rendais actuellement pas compte que j’agissais en parfait crétin, et quand je m’en rendrais compte il serait trop tard. Mais j’étais tout bonnement aveuglé par la rancœur, je ne pouvais imaginer Anoushka torturée, vraiment ça m’était insoutenable !

Le regard de la brunette était un mélange d’incompréhension et d’une certaine peur. Sérieux ?! Elle ne savait pas de quoi je parlais ou elle tentait de se voiler la face juste pour ne pas souffrir de ses torts ? Bon avant qu’elle débarque aux cachots, je ne savais pas qui elle était, et je m’en foutais, mais aujourd’hui tout avait changé. Elle devait payer de ce qu’elle avait fait endurer à la griffonne ! Et sûrement d’autres, mais je m’étais arrêté à ce simple prénom, ce qui était déjà bien suffisant… « De quoi tu parles ? Dis moi ce que tu veux. » Elle était bête ou elle le faisait exprès ?! Je fronçais les sourcils avant de lever les yeux au ciel. Punaise, ça m’agaçait encore plus ! Du calme du calme, c’était une fille, elle ne tiendrait pas le choc face à mes coups… et la frapper n’était pas mon objectif, ce serait bien trop simple ! Je ne répondis pas, balayant sa question d’un revers de main avant de saisir son menton pour qu’elle affronte mon regard rempli de haine et de douleur. Et malheureusement ce n’était pas beau à voir… les Mangemorts avaient réussi à faire de moi un monstre, j’en aurais bientôt honte !

« Qu’est-ce que t’attends alors ? » La réponse était simple : c’était une fille. Il ne fallait pas chercher plus loin que ça, je ne la tabassais pas uniquement pour cette raison, sinon croyez bien que je me serais fait plaisir ! Je relâchai alors son visage de façon brusque, sans pour autant la quitter des yeux. Une pauvre petite princesse qui venait de se faire rétrograder au rôle d’esclave, à mourir de rire ! Ou pas. Pas du tout en fait, mais je n’étais pas du tout objectif à l’heure actuelle. « J’me le demande bien… » Mentis-je, alors que j’avais totalement la réponse à cette question. Pas d’émotion, à part une froideur sans égale, c’était malheureusement naturel en cet instant, face à elle. Plus je la regardais, plus ça me dégoûtait.
Mon chuchotement concernant être la cause de tortures lui fit soudainement prendre conscience de mes mots. Bien, elle avait enfin percuté ! Enfin, je le croyais… «Je voulais pas ! Je voulais pas qu’elle prenne à cause de moi, c’est ma cousine ! Je sais que c’est de ma faute, je me le répète tous les jours, arrête de me le rappeler, arrête, ARRÊTE ! » Dit-elle les larmes aux yeux. Ca ne me faisait rien, absolument rien. Pas de pitié, pas de compassion, pas même touché par sa douleur, je m’en foutais. Parce qu’indirectement elle m’avait fait du mal et que cela m’enlevait tout sentiment positif. Punaise, mais que devenais-je ?! Je pris soudain conscience de ses mots et fronçai les sourcils tout en me retournant vers elle. « Ta cousine ? C’est qui ta cousine ?! » Y en avait d’autres alors qui avaient pris pour elle ?! La saloperie ! Je me mis à hurler, cette fille me prenant la tête à un point inimaginable : « J’m’en fous de ta cousine ! Je te parle d’Anoushka ! Tu la remets ? C’est bon ?! » Dis-je de façon impulsive en la foudroyant du regard, me retenant de ne pas faire quelque chose que je pourrai regretter dans le futur. Bon, en fait, je ne m’en foutais pas de sa cousine, je ne savais même pas qui c’était, mais si elle croyait que ses larmes allaient m’apitoyer, elle pouvait se les carrer bien profond !

Sans réfléchir, d’un geste purement impulsif, je me pris à renverser tout ce qui se trouvait sur le bureau bien rangé de l’enseignant. Ca faisait un bien fou, et sadiquement, la voir flipper était vraiment bon. Bon sang… qu’est-ce que j’étais en train de faire ?! Pas le temps de réaliser que je renchérissais sur une nouvelle menace, en bon tortionnaire incontrôlable. « Ne fais pas ça… Ils vont… ils vont… » Ils vont quoi ? Ils vont venir ? Ils vont la faire souffrir, la torturer ? Si seulement j’en avais quelque chose à faire de son mal-être ! Je la confrontai alors du regard, respirant fortement dû aux émotions qui s’entrechoquaient en moi. « Ils vont te faire subir ce qu’elle a subi ? En pire ? Quel dommage, je vais moins bien dormir ce soir dis donc ! » Dis-je ironiquement avant de faire tomber quelques chaises de rapides coups de pieds. « Maintenant, on va pouvoir faire connaissance… » Dis-je tout en m’asseyant sur une table de la salle, la fixant de façon intense, mais pas de manière agréable, loin de là. Elle regrettait ? Elle se sentait coupable ? Après moi, après mon passage, elle en sera anéantie, et ce n’était rien après ce qu’elle avait fait subir à Anoushka ! Espérons juste que son binôme n'entende rien, il avait l'air de garder un oeil sur elle qui ne me convenait pas...



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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Ven 7 Avr - 0:10




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’viens en paix, t’inquiète… » En paix ? Drôle de manière de venir en paix que celle qu’il venait d’employer ! Elle était estomaquée du cran qu’il ait de prétendre le contraire alors qu’il venait totalement de manquer de respect à Oliver. Néanmoins, ce dernier semblait avoir été rassuré par ces paroles, et devait imaginer qu’ils avaient des comptes à régler ensemble. Non, elle n’avait rien à régler, et encore moins avec ce type qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. En l’occurence elle ne demandait pas la lune ! Elle acceptait déjà sa situation malgré les conditions déplorables qu’elle impliquait, et y trouvait malgré tout quelques points de réconfort : elle était tombée sur un garçon adorable qui avait su dépasser ses réticences pour l’aider à s’adapter à la vie des cachots, pouvait suivre les quelques cours du professeur Winslow, et trouvait le moyen d’écrire à ses amis d’en haut sans craindre de potentielles retombées. Mais la venue de ce garçon laissait sous-entendre qu’il était anormal que le cours des choses ait fini par la laisser en paix. Après sa violente confrontation avec Naïa Rosenberg, dont elle n’était pas ressortie indemne, et qui l’avait laissée dans un état physique peu enviable, elle s’était imaginée que désormais, elle n’aurait plus à craindre de retombées. Grossière erreur… Les choses commençaient à faire sens lorsqu’après la sortie du Gryffondor, il s’était dirigé vers la porte pour la bloquer avec une chaise. Les yeux de Tracy s’écarquillèrent tandis que sa lèvre inférieure se mit à trembler, et qu’elle cherchait un échappatoire. Quel menteur ! Ce dont elle se rendait compte, c’était qu’un garçon qu’elle ne connaissait de nulle-part était en train de s’enfermer avec elle sans la consulter, et un frisson la parcourut lorsqu’elle établit le lien. Il venait de réduire la distance qui les séparaient pour lui faire connaître sa colère, et le dégoût qu’elle lui inspirait certainement. Elle avait une exclamation d’indignation lorsqu’il s’était saisi de son visage, et attendait les éventuels coups qui lui seraient portés avec une certaine crainte, mais également beaucoup d’appréhension. « J’me le demande bien… » Son visage afficha un air stupéfait : il ne venait pas régler des comptes alors ? Les battements de son coeur retrouvaient une certaine régularité, tandis qu’elle fixait sans comprendre son mystérieux interlocuteur. Il la haïssait donc, pour une raison presque évidente, mais ne semblait pas disposé à lui faire quoi que ce soit. Seulement lui faire peur visiblement… Le pire, c’était que ça fonctionnait.

« Ta cousine ? C’est qui ta cousine ?! » Visiblement, elle avait mal visé, en pensant qu’il s’agissait de l’un des proches de Niamh. Il devait donc être ami avec l’un des quatre autres, même si elle ne pouvait croire qu’il s’agissait d’Elijah. Peut-être qu’elle se fourvoyait tout simplement, qu’il n’était là pour personne, et qu’il s’était simplement mis en tête de se montrer horripilant avec elle simplement parce qu’il en retirait un certain plaisir. « Niamh… ! » s’exclama-t-elle avec indignation. « C’est pas pour elle que t’es là ? » Elle connaissait déjà la réponse, sinon il ne se serait pas donné la peine de venir, puisqu’il aurait déjà en main toutes les informations nécessaires pour comprendre. « J’m’en fous de ta cousine ! Je te parle d’Anoushka ! Tu la remets ? C’est bon ?! » En effet, Anoushka l’avait bien contactée pour la menacer implicitement, mais… aurait-elle envoyé quelqu’un pour faire le travail à sa place ? Tracy en doutait fortement, ça ne correspondait pas à ses méthodes, du moins elle n’imaginait pas que ce puisse être le cas… Ainsi, il s’agissait de l’un de ses proches, et il était donc venu réclamer une sentence plus stricte, qu’il se chargerait d’appliquer lui-même s’il décidait que c’était nécessaire. De toute manière, il ne la croirait pas si elle niait y être pour quelque chose dans cette histoire, et que jamais elle n’aurait vendu la Gryffondor si cela n’avait relevé que de sa propre volonté. Pourtant la logique parlait d’elle-même… Pourquoi serait-elle aller raconter aux mangemorts qu’Anoushka se baladait de nuit dans les couloirs alors qu’elle-même s’y trouvait aussi ? Quelle méprise… « Donc si je comprends bien t’es là pour jouer les justiciers à sa place ? » le railla-t-elle, le visage enflé de colère. « Tu sais quoi exactement ? » Mieux valait toujours demander, avec Dan le malentendu avait également joué sur la durée… Peut-être, en tout l’espérait-elle, que ce garçon, qui qu’il soit, n’avait pas tous les éléments en sa possession, qu’il n’était pas à même de faire lumière sur tous les éléments de l’histoire. Mais à la place, il semblait plus disposé à mettre en place sa stratégie de punition personnelle, puisqu’il commençait à saccager sans scrupule la salle qu’ils mettaient en ordre depuis le début de l’après-midi. « Ils vont te faire subir ce qu’elle a subi ? En pire ? Quel dommage, je vais moins bien dormir ce soir dis donc ! » Et voilà qu’il s’attaquait aux chaises, et qu’elle n’avait d’autre option que celle d’être simple spectatrice du massacre matériel qu’il s’était mis en tête de provoquer. C’était perdu d’avance, elle ne voyait pas comment elle pouvait dire quoi que ce soit susceptible de faire changer ce garçon d’avis.

« Tu t’imagines que je l’ai balancée parce que j’en avais envie… ? T’es vraiment un tordu ! » hurla-t-elle à moitié. « ET LAISSE CETTE FOUTUE SALLE DE CLASSE ! » termina-t-elle en le saisissant fermement par le poignet. Elle ignorait quelle était la force qui la poussait à vouloir se dressait contre lui alors que son corps laissait encore paraître les marques laissées par Naïa lors de leur dernière altercation, et les hématomes dues aux trophées que cette dernière avait projetés sur elle. Tandis qu’elle relevait un visage mi-enragé mi-supplicateur vers son nouveau bourreau, elle sentait la veine de son cou se gonfler, laisser croire qu’elle pourrait exploser. Il n’avait pas le droit. Effectivement, les choses étaient injustes, et ils le payaient tous. Mais s’affronter entre eux, c’était de la folie pure… Ce simple regard suffisait à lui faire comprendre dans quel genre d’histoire elle s’embarquait : ce garçon était visiblement plus âgé, et plus costaud qu’elle. Il pourrait l’écraser comme un vulgaire moucheron si seulement il le voulait, et pourtant, elle ne pouvait se résoudre à le laisser éprouver tant de mépris pour leur travail. Oliver aussi avait travaillé, et pourtant, si les mangemorts se rendaient compte de l’état de la salle, elle ne serait pas seule à être fouettée. C’en était assez, trop d’élèves avaient payé pour ses erreurs à elle, il n’était pas question qu’elle laisse ce garçon décider arbitrairement de la sanction qu’ils recevraient alors que le Gryffondor n’avait commis de crime que d’accepter de la prendre sous son aile. « Maintenant, on va pouvoir faire connaissance… » avait-il déclaré en s’asseyant à une table. Elle le considéra, médusée. Des mots d’incompréhension, de ressentiment et d’irritation étaient bloqués dans sa gorge. A quoi s’attendait-il exactement, à ce qu’ils discutent l’air de rien alors qu’il venait de la considérer comme une moins que rien ? C’était peut-être ce qu’elle était désormais, mais elle n’accepterait pas une réaction aussi cruelle pour la seule raison qu’il en ressentait du plaisir en retour. « J’en ai pas envie. Je veux pas te connaître. Je veux sortir de là. » répondit-elle, à bout de nerfs, en désignant la porte. Il ne s’exécuterait certainement pas, mais elle était l’otage de ce garçon jusqu’à ce qu’il décide qu’il en avait fini avec elle. Et malheureusement pour elle, il semblait qu’il y en ait pour un moment…
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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Lun 10 Avr - 16:24


“La souffrance a ses limites, pas la peur.”
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Je ne pouvais même pas vous expliquer à quel point le visage de cette fille me dégoûtait. La regardant, j’imaginais Anoushka souffrir, et de façon totalement idiote je mettais tout sur son dos. Je n’étais pas en état de me raisonner, de réfléchir ou de réaliser que j’allais regretter ce que j’étais en train de faire. J’étais juste comme habité par une force obscure qui prenait possession de mes pensées, de ma bouche et de tout mon corps. Oui, vous pouvez trouver ça ridicule, mais c’était totalement ça. J’étais devenu un monstre, en ce moment-même, et le pire était que je prenais un malin plaisir à traumatiser cette gamine…

Sadiquement, voir son regard apeuré et son visage se décomposer me provoquait une satisfaction incomparable. Elle était effrayée ? Tant mieux, c’était totalement ce que je souhaitais, elle n’avait pas qu’à faire ce faux pas… ces faux pas. Peu importait, elle avait eu la malchance d’emporter ma meilleure amie dans sa chute, et c’était inadmissible pour une personne qui souffrait quotidiennement telle que moi ! Punaise, son visage n’était pas assez marqué, j’aurais pu sans grand mal lui faire quelques petits arrangements mais j’avais quand même des limites. De petites limites. Je préférais jouer sur un autre tableau et la faire carrément flipper, parce que je voulais voir de la souffrance dans ses yeux, histoire de lui faire ressentir un dixième de ce que nous pouvions ressentir depuis des mois et tout le mal qu’elle avait fait à des innocents, tombés avec elle. C’était sûrement trop radical, extrême, et je m’en rendrais compte bien plus tard, mais pour le moment c’était mes entrailles qui parlaient, mon cerveau était tout bonnement sur off.
Elle avait l’air surprise que je ne veuille pas la frapper. Bon, si elle vraiment elle demandait un peu « d’affection » de ma part, je lui en donnerai, mais ce n’était pas ma priorité.

Bon sang mais pourquoi me parlait-elle de sa cousine ?! Je ne savais même pas qui elle était. Ce dont j’étais sûr, c’était qu’il ne s’agissait pas d’Anoushka, alors aussi ignoble que ça pouvait le paraître, je m’en foutais ! « Niamh… ! » Niamh ? Ben… elle était sympa cette fille, mais clairement je ne faisais pas ça pour elle. Elle avait pris aussi à cause d’elle ?! Mon regard se dessina comme étant sceptique et méfiant alors qu’elle ajoutait : « C’est pas pour elle que t’es là ? » Je soupirai d’exaspération en la voyant autant à côté de la plaque. Une idiote, voilà ce qu’elle était, et actuellement, vu mon état d’esprit, je trouvais que j’étais vachement sympa de ne pas étendre l’insulte ! Je ne pris même pas la peine de répondre, enchaînant directement sur la personne concernée, soit Anoushka, bien évidemment. Je ne pouvais cacher mon exaspération, voulant lui rentrer dedans à tout moment. « Donc si je comprends bien t’es là pour jouer les justiciers à sa place ? » Un rire nerveux sortit de ma bouche. Oui, vraiment elle était idiote. Je la fixai d’un regard noir, finissant par hausser les sourcils et roulant des yeux tant elle m’insupportait. « Tu sais quoi, ferme-la ! » Je ne voulais pas discuter avec elle de la raison de ma venue ici. Je ne lui devais rien. Encore heureux ! Elle avait fait souffrir Anoushka, c’était tout ce qu’il me restait en tête. La griffonne ne savait même pas que j’étais ici, de toute façon je venais de l’apprendre il y avait quoi ?! Dix minutes ?! Je n’avais pas réellement pris le temps de réfléchir avant de foncer tête baissée. « Tu sais quoi exactement ? » Sérieux, elle ne savait pas se taire cette emmerdeuse ?! J’allais finir par lui foutre un scotch bien crade sur la bouche si elle continuait. Mais bon, autant éviter de jouer au tortionnaire, j’étais déjà bien trop dans le rôle à l’heure actuelle. « Parc’que tu n’te souviens pas ? Ils t’ont fait un lavage de cerveau en fait ? » Dis-je ironiquement sans aucune sympathie avant de prendre un air condescendant tout en me montrant de mon index. « T’as vraiment l’impression que j’suis venu pour te dire ce que j’ai entendu ? » Je soupirai en levant les yeux au ciel. « Nan… C’est juste… pas possible pour moi qu’Anoushka puisse souffrir à cause d’une idiote qui s’est protégé pendant tout ce temps alors qu’on était tous en train de cracher nos poumons en nous tuant à la tâche ! » Enchaînai-je tout en la foudroyant du regard, le ton plus agressif que jamais, avant d’envoyer valser tout le matos du prof enseignant dans cette salle. Incontrôlable, impulsif, idiot… c’était moi, et je ne pouvais rien maîtriser. Ca m’animait.

« Tu t’imagines que je l’ai balancée parce que j’en avais envie… ? T’es vraiment un tordu ! » Ouep, c’était totalement ça, j’étais un parfait tordu qui s’en prenait à une fille qui avait fait l’une des plus grosses conneries de sa vie. Je devais me sentir coupable ? En avoir honte ? Pas pour le moment. Nan là je profitais de sa peur, me nourrissant de son appréhension pour me faire croire que je souffrirais moins par la suite. « T’es peut-être toute aussi tordue… » Dis-je en haussant les épaules, de façon parfaitement antipathique. « ET LAISSE CETTE FOUTUE SALLE DE CLASSE ! » D’où cette fille à papa se permettait de me donner des ordres ? Alors qu’elle m’attrapa fermement le poignet, j’eus un sale réflexe qui fut de porter ma main à sa gorge, la plaquant tout contre la table à côté d’elle. « Baisse d’un ton gamine, c’est pas toi qui fais la loi ici ! » Lui avais-je lancé de façon brutale en la fixant droit dans les yeux d’un regard glacial, relâchant rapidement son emprise sur elle, tournant sur moi-même tout en passant mes mains sur mon visage comme pour me remettre les idées en place. Ce qui était purement impossible pour le moment. J’étais totalement perdu. Qu’est-ce que j’étais en train de faire ?! Rien de mal… Pourtant si, j’étais en train de séquestrer une fille et de la faire flipper comme pas possible. Je ressentais cette satisfaction de remarquer qu’elle avait peur de moi, comme si c’était vraiment ce que je cherchais. J’étais un jeune garçon, certes, impulsif et bagarreur, mais je n’étais pas un monstre ! Enfin, en temps normal… à l’instant présent, j’en étais un, et je m’en délectais ! Ouais, ça me faisait sentir vivant, et c’était sadiquement bon !

J’avais fini par m’assoir sur une table, lui faisant face et continuant de jouer le jeu de la cruauté avec elle, juste pour m’amuser. Je venais réellement de péter un câble, sans aucun doute…
« J’en ai pas envie. Je veux pas te connaître. Je veux sortir de là. » Eh bien, elle avait de l’espoir ! Moi j’avais besoin de passer mes nerfs sur quelqu’un, de faire sortir toute ma frustration et ma souffrance… et j’avais surtout besoin de lui faire regretter, encore et toujours, ce qu’elle avait fait, consciemment ou non, à ma meilleure amie. « Et moi je voudrais une bonne douche bien chaude. Comme quoi, on veut tous des choses mais c’est bien plus difficile de les obtenir… » C’était bien ironique et un humour sadique, qui n’en était d’ailleurs pas un. Mais je voulais la pousser à bout, et mon esprit tordu, comme elle le disait si bien, avait bien des choses qui le faisaient tourner actuellement. « N’empêche que t’as dû perdre vachement de plumes en te retrouvant aux cachots… Combien de personnes veulent ta peau ? Deux ? Trois ? Dix ? Je parierais qu’ils rêveraient d’être à ma place, alors autant que je leur sois digne… » Je la fixai toujours avec un petit sourire malsain, me demandant encore comment je pourrais au mieux lui faire regretter d’être la petite menteuse qui a échappé à bien des supplices en anéantissant des gens extraordinaires autour d’elle…




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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Mar 11 Avr - 15:03




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« Tu sais quoi, ferme-la ! » Pourquoi fallait-il que tout tourne au cauchemar… ? Pourquoi, juste quand elle avait l’impression que les choses commençaient à s’améliorer, qu’elle se sentait presque entourée, capable de venir en aide à ceux qu’elle avait délaissés, le retour des choses semblait vouloir la démolir pour de bon… ? Elle était simplement en train de faire ce que l’on attendait d’elle, soit faire profil bas, obéir aux autres, porter assistance à Oliver, et pourtant il fallait que le calvaire se poursuive. Après s’être montré extrêmement désagréable avec son collègue de travail, son tour d’en prendre pour son grade était venu, et elle ne voyait certainement pas pourquoi elle aurait du lui offrir son silence alors qu’il ne se gênait pas pour se montrer dégradant à son égard. « Je ne suis pas ton esclave ! » protesta-t-elle. Elle était déjà celle de l’école, c’était assez suffisant pour qu’elle n’ait pas en plus besoin d’être aux ordres de ceux qui décidaient arbitrairement d’en faire une poupée de chiffons. Il lui ferait probablement regretter ce qu’elle venait de dire, mais elle n’oubliait pas ce qu’on lui avait dit le jour de son arrivée : elle n’avait plus beaucoup de dignité, et se devait de conserver le peu qu’il en restait.

« Parc’que tu n’te souviens pas ? Ils t’ont fait un lavage de cerveau en fait ? T’as vraiment l’impression que j’suis venu pour te dire ce que j’ai entendu ? Nan… C’est juste… pas possible pour moi qu’Anoushka puisse souffrir à cause d’une idiote qui s’est protégé pendant tout ce temps alors qu’on était tous en train de cracher nos poumons en nous tuant à la tâche ! » A croire qu’il prenait plaisir à se montrer aussi méchant, et que ce ne serait qu’une fois sa vengeance assouvie qu’il pourrait enfin tourner la page et passer à autre chose. A croire que c’était elle, la responsable de son malheur ! Certes, elle avait rejoint le camp qui soutenait le Directeur, mais elle le trouvait bien injuste. Peut-être était-elle une idiote, elle voulait bien lui accorder ce point. Tout ce qu’elle avait pu faire jusqu’ici le laissait croire tout du moins… Mais l’angoisse la reprit lorsqu’il se mit de nouveau à balancer des chaises contre le bureau, et à continuer de réduire son travail à néant. Le bruit qu’il provoquait ainsi était assourdissant, tout le château allait être au courant du fait qu’il y avait du grabuge, et si elle continuait de le laisser faire, les mangemorts allaient bientôt rappliquer… Dans le meilleur des cas, elle prendrait seule le fouet, et dans le pire, Oliver devrait en pâtir avec elle, puisqu’il était responsable aussi de l’état de la salle… « On était ensemble ! » s’écria-t-elle, paniquée. « On… on était ensemble elle et moi… on s’est croisées de nuit ici, dans votre couloir… je ne sais pas ce qu’elle allait y faire… elle devait voir quelqu’un… je sais pas qui, je lui ai pas demandé, je voulais juste faire… ce que j’avais à faire… j’étais en tort moi aussi, pourquoi je serais allée leur raconter ça, aux mangemorts ? » demanda-t-elle en hoquetant. Elle manquait d’air tout à coup… Pour un peu, la salle lui donnait l’impression de tourner sur elle-même, et qu’elle manquait un peu d’équilibre. Mais le visage déformé par la colère de celui qui était venu obtenir des réponses, et forcément de la souffrance de sa part ne l’avait pas lâchée. « Quand ils m’ont interrogée au sérum de vérité, ils voulaient savoir si j’étais de sang pur, et que j’ai du leur répondre que n…n…non… » peina-t-elle à déclarer en rassemblant les mots qu’il lui restait. « … ils m’ont aussi demandé qui était au courant, et qui avait commis des infractions… J’étais obligée, je voulais pas qu’elle soit punie. Je voulais que personne soit puni. » termina-t-elle alors que sa respiration s’était brusquement accélérée, et que sa vision se troublait.

« T’es peut-être toute aussi tordue… » Tordue ? Elle s’était rendue coupable de bien des actes, dont la plupart étaient largement condamnables, mais il lui semblait que d’eux deux, c’était bien lui l’agresseur, et non elle. Elle ne put s’empêcher toutefois de reconsidérer la chose : elle avait eu trop de chance. Elle avait peut-être reçu une punition, et du faire face à ses anciennes amies en recevant quelques mauvais traitements, mais elle avait tout de même eu la chance de tomber chez les nés-moldus sur quelqu’un de réellement gentil avec elle, qui se souciait de son sort et l’avait prise sous son aile. Qui plus était, Dan et January continuaient de lui écrire, et cette petite fille de Poufsouffle s’était manifestée pour lui montrer son soutien. Pour toute vérité, elle n’en méritait certainement pas autant, alors qu’elle avait triché, menti, abusé de sa condition, et profité du système mis en place. Mais… comment rattraper ses erreurs passées, en se retrouvant enfermée avec un malade qui la prenait vraisemblablement en otage ? Oliver l’entendrait-il si elle se mettait à crier ? La vengeance semblait être son seul motif : jusqu’où irait-il pour l’assouvir ? « Non. » répondit-elle en fuyant le regard. « J’ai rien avoir avec toi. Je veux de mal à personne. » lâcha-t-elle en continuant de chercher une potentielle issue, ou quelque chose dans la salle susceptible de la défendre s’il finissait par en venir aux mains. La tête lui tournait de plus en plus, tandis que la situation lui paraissait encore plus désespérée, et qu’elle réalisait progressivement que personne ne viendrait la sauver. Alors qu’elle avait tenté de l’empêcher de causer plus de dommages encore, et de l’entraîner dans une hypothétique punition dont elle et son partenaire de corvées n’étaient nullement responsables, il venait soudainement de la plaquer sur la table, et sa sensation de ses doigts sur sa gorge la fit frémir de frayeur tandis qu’elle tentait de se débattre pour se libérer de son emprise.

« Baisse d’un ton gamine, c’est pas toi qui fais la loi ici ! » Elle voulut crier, mais la main plaquée sur son cou l’en empêcha, ne laissant échapper qu’un râlement un peu rauque. Alors, tétanisée, elle le regarda droit dans les yeux, pour tenter d’y discerner l’évidence : il allait la tuer. C’était ça qu’il voulait depuis le début, il était venu pour en finir avec elle, peut-être avait-il déjà trouvé un endroit pour se débarrasser du corps discrètement avant de retourner vaquer à ses corvées comme si de rien n’était… Elle ne pouvait pas raisonner quelqu’un qui n’avait que la folie pour le gouverner. Peut-être n’était-il pas comme ça avant les cachots, se surprit-elle à penser. Peut-être qu’il avait été quelqu’un de bien par le passé, et que les limbes de l’école, l’obscurité, l’humiliation, les corvées sans fin avaient fini par le pervertir, et qu’il en avait perdu toute raison. Ou alors, peut-être allait-il délecter chacune de ses supplications… il était plus fort qu’elle physiquement et n’aurait aucun mal à la maîtriser. Seule la magie aurait pu lui venir en aide, mais ce privilège lui avait récemment été retiré… Alors, tout ce qu’elle pouvait faire était subir, et demander grâce lorsque son corps ne supporterait plus la douleur… Pourquoi refusait-il de comprendre ? Qu’il ne s’en prenait pas à la bonne personne, que dans l’état physique et psychologique où elle se trouvait, elle ne pourrait plus jamais faire de mal à personne, plus jamais… Son regard se dirigea vers la porte, depuis laquelle elle espérait voir Dan surgir. Il n’y avait aucune raison que le Poufsouffle ne lui vienne en aide, mais il était le seul à comprendre, à avoir du endurer le même calvaire qu’elle, le regard des autres, les coups bas, les moqueries… A la sortir de cet enfer des cachots…

« Et moi je voudrais une bonne douche bien chaude. Comme quoi, on veut tous des choses mais c’est bien plus difficile de les obtenir… » Tout son corps s’était mis à trembler tandis qu’elle se retenait tant bien que mal de se mettre à pleurer. Elle ne permettrait pas que ça arrive, pas devant ce type, qui qu’il soit. Elle ne savait toujours pas ce qu’il comptait faire d’elle. Elle n’avait pas de baguette, et était complètement à sa merci. Elle ignorait combien de temps il avait prévu de la garder prisonnière dans cette salle dévastée, et se surprenait à espérer que les mangemorts ne finissent pas arriver. Même si elle se faisait punir, ce serait toujours moins pire que de subir ce qu’il avait sans doute prévu pour elle. Les coups de fouets seraient douloureux, mais cicatriseraient vite. Sa peur de voir le jeune homme surgir à chaque coin de couloir ne diminuerait pas, en revanche. Mais elle ne faillirait pas : elle avait laissé Naïa faire, elle ne pouvait pas laisser une personne de plus achever de la détruire psychologiquement, aussi elle maintint son regard, certes embué, avec défiance. « N’empêche que t’as dû perdre vachement de plumes en te retrouvant aux cachots… Combien de personnes veulent ta peau ? Deux ? Trois ? Dix ? Je parierais qu’ils rêveraient d’être à ma place, alors autant que je leur sois digne… » Il voulait une preuve, maintenant… ? Que d’autres gens la haïssaient autant que lui ? N’était-ce pas suffisamment évident pour qu’il puisse au moins s’épargner la peine de l’humilier ? Elle n’avait strictement pas la moindre envie de lui apporter les réponses qu’il semblait exiger d’elle. Mais elle tremblait comme une feuille, et chacune des menaces qu’il proliférait à son encontre finissait par la convaincre qu’il allait les mettre à exécution. Elle retira donc le pull à col roulé qu’elle avait enfilé pour camoufler les traces de sa dernière altercation, se retrouvant en débardeur devant son bourreau, plus vulnérable encore. Les hématomes et ecchymoses qui lui recouvraient la peau étaient encore bien visibles, oscillant dans les tons violacés et rougeâtres : la douleur était encore présente, mais pas autant que celle qui l’abritait intérieurement. Le souvenir de Naïa Rosenberg était ancré en elle, et sûrement pour un bon bout de temps. Peut-être n’était-ce pas suffisant, ou ce qu’il espérait, mais elle n’avait que ça à lui proposer, c’était donc à lui de juger s’il voulait en rajouter. « T’arrives trop tard, quelqu’un est déjà passé avant toi. » lança-t-elle dédaigneusement, préférant ne pas répondre au sourire malsain et provocateur qu’il lui lançait. Et ce n’était certainement pas près d’être fini, après lui il y aurait quelqu’un d’autre, qui guetterait le moindre de ses moments de solitude, et qui nourrirait ce désir insatiable de lui faire du mal, ça ne s’arrêterait jamais…
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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Mer 12 Avr - 15:51


“La souffrance a ses limites, pas la peur.”
Tracy & Keagan

« Je ne suis pas ton esclave ! » Je roulai des yeux d’exaspération. Encore heureux qu’elle ne l’était pas, je ferais en sorte de la tuer à la tâche sinon. Ok, je jouais le gros sadique mais évidemment que je ne voulais pas en arriver à un cas si dramatique. Je souffrais, j’étais terrifié et je n’arrivais plus à faire fonctionner me cerveau normalement. Mes priorités n’étaient plus les mêmes qu’avant et j’étais animé par une violence indescriptible. Je voulais surtout lui faire peur. Je n’étais pas prêt à écouter des excuses bidon. Réfléchir était juste impossible, j’imaginais bien trop la torture qu’avait endurée Anoushka pour pouvoir me raisonner face à cette sale garce ! Punaise, ce que j’aurais aimé que cette Tracy soit un mec, histoire que je puisse juste lui mettre mon point dans son visage… et plus si affinités, hum.
Je la haïssais. Quand je la regardais, je voyais ma meilleure amie au plus mal, et je ne pouvais juste pas le supporter. Alors je m’en prenais à elle. C’était facile et ça me défoulait à un point que vous ne pouviez même pas imaginer ! Envoyer valser tout le matériel de la salle, les chaises, les tables, ça faisait un bien fou. Voir la peur dans les yeux de notre nouvelle camarade de dortoir, c’était très satisfaisant… clairement, je me nourrissais actuellement de sa colère et de son angoisse. Un bon petit sadique psychopathe, je l’admettais.
« On était ensemble ! » Un regard dur et froid se posa sur elle alors que je m’étais assis sur une des tables, attendant de voir si elle allait en dire plus, même si je n’étais pas prêt à faire preuve d’empathie avec cette fille. « On… on était ensemble elle et moi… on s’est croisées de nuit ici, dans votre couloir… je ne sais pas ce qu’elle allait y faire… elle devait voir quelqu’un… je sais pas qui, je lui ai pas demandé, je voulais juste faire… ce que j’avais à faire… j’étais en tort moi aussi, pourquoi je serais allée leur raconter ça, aux mangemorts ? » Je fronçai les sourcils en détournant le regard, n’appréciant pas de la voir parler d’elle, tout simplement. C’était elle la fautive, point barre, je n’avais actuellement l’esprit assez ouvert pour penser autrement ! « Je me fous de tes justifications… » Dis-je dans un murmure, prenant sur moi pour ne pas exploser, respirant vite et fortement, les mains tremblantes face à une rage que je n’arrivais plus à contrôler. Je n’étais pas là pour qu’elle me balance des explications à la con, je n’étais pas là pour l’écouter parler de la griffonne, j’étais là pour lui faire peur, lui faire regretter la connerie qu’elle avait fait, même contre son gré. Je me foutais du reste, je ne pensais plus… voyez ce que je devenais… Je devais l’avouer, même si en ce moment-même je n’étais pas prêt à le réaliser, j’étais rempli d’incohérence. J’étais disposé à pardonner à Dan pour ce qu’il avait fait à Joanne, ce qui nous avait poussé à être nous aussi torturé, entre autres… Je ne le considérais pas comme coupable, et pourtant en y regardant bien, Tracy était coupable de la même chose que lui, elle s’était faite piéger. Si à l’heure actuelle j’avais ne serait-ce qu’une notion de bon sens, ou tout simplement un peu de conscience, je me rendrais compte que tout cela était idiot et juste cruel. Malheureusement mon cerveau était en mode off, je voyais rouge, c’était comme si on m’avait enlevé toutes émotions positives pour laisser place à un monstre capable de terreur et d’une froideur sans égale. Les Mangemorts m’avaient brisé, et le pire était le moment où je m’en rendrais compte…
« Quand ils m’ont interrogée au sérum de vérité, ils voulaient savoir si j’étais de sang pur, et que j’ai du leur répondre que n…n…non… » Je l’écoutais sans la regarder. J’avais juste envie qu’elle se taise, qu’elle arrête de parler, tout ça commençait à me prendre la tête ! Je fermai les yeux, serrant les poings pour me contenir. « … ils m’ont aussi demandé qui était au courant, et qui avait commis des infractions… J’étais obligée, je voulais pas qu’elle soit punie. Je voulais que personne soit puni. » Je bouillonnai intérieurement jusqu’à me lever et envoyer valser brusquement la table qui se trouvait à côté de moi, hurlant : « TU LA FERMES, TU M’ENTENDS ?! TAIS-TOI ! » La respiration haletante, je n’étais pas disposé à l’écouter déblatérer ses amas de connerie ! Je le fixai d’un regard noir, les poings toujours serrés, finissant par souffler comme pour me détendre. Même si c’était un bien grand mot…
Elle voulait m’amadouer ? Me prendre en pitié ? Ca aurait pu marcher, si j’étais dans mon état normal, mais là c’était peine perdue. De toute façon, j’étais dans une autre dimension. Je ne réalisais même pas que mes réactions (nos réactions) pouvaient alerter les Mangemorts à l’extérieur, c’était pour dire…

« Non. J’ai rien avoir avec toi. Je veux de mal à personne. » Ben, en soit, moi non plus. Sauf à ces put**** de tortionnaires, à Blackman et… à elle. Ah et à Fitzgerald aussi. Bon ok, je voulais du mal à pas mal de personnes en réalité, mais je n’avais jamais dit être un ange et jouer l’hypocrisie pour convaincre les autres du contraire. Voilà la différence. Après avoir réussi à me calmer, un minimum, je l’avais regardé presqu’avec amusement. Enfin, un amusement sadique, parce qu’au fond elle avait raison. « C’est vrai, t’as rien à voir avec moi, t’es une lâche et tu permets que d’autres souffrent pour toi. » Dis-je simplement en haussant les épaules, la voyant totalement désorientée, et aussi cruel que ça puisse paraître, ça m’allait très bien. Qui serait là pour elle, de toute façon ? Les Mangemorts ? Son binôme ? Ses pseudos amis ? Et de toute façon, même si c’était le cas, je m’en foutais, j’étais tellement désespéré que plus rien ne pouvait me faire plus sombrer. Evidemment que je pensais à Daniela, c’était elle qui me permettait de ne pas faire plus de conneries que j’en faisais déjà. Mais là, à l’instant-même, je faisais tout pour ne pas penser à elle, histoire d’éviter les remords et une apparition d’émotions que je ne pourrais supporter.

Bien vite, j’avais perdu une seconde fois mon sang-froid – ce qui n’était pas rare ces derniers temps – et l’avais empoigné par la gorge, sans une once de regret, la regardant avec un dégoût indéfinissable. Son regard tétanisé ne me fit ni chaud ni froid. C’était ça, le plus malheureux… J’avais enfin fini par la lâcher, sans vraiment savoir ce que je voulais faire, quel était mon but. Je voulais la faire flipper, c’était fait, et maintenant ?! Je ne savais pas, mais ma fierté me poussait à aller encore plus loin. Je me rassis sur une table, en venant à parler d’un calme angoissant, prenant grandement sur moi pour ne pas péter de nouveau un câble. Sans que je m’y attende, et comprenne, elle retira son pull sous mes yeux. Euh… elle faisait quoi là, ça devenait bizarre et elle était encore plus étrange que je le pensais si mes menaces et mes actions face à elle lui provoquaient ce genre de, hum comment dire, ressenti ?! Je grimaçai, prêt à lui dire d’arrêter avant de remarquer les nombreux hématomes qu’elle avait sur le corps. Pendant quelques secondes, mon visage se décomposa. Pendant quelques secondes, je me sentis con, ignoble et touché par sa souffrance. Pendant quelques secondes je voulus tout arrêter et me barrer de cette salle. Pendant quelques secondes je pris conscience de ma connerie et voulus réparer ça. Pendant quelques secondes… j’avalai avec difficulté ma salive. Ce n’était que quelques secondes. Un moment de faiblesse, un moment où mon empathie avait repris le dessus et où le Keagan que j’étais avait réapparu. Ma souffrance et ma haine reprirent vite leur place et mon visage se durcit. Je me levai et avançai vers elle d’un pas calme et mesuré, regardant chacun de ses bleus. Oh, elle avait déjà été frappée ?! Je me demandais bien par qui… J’avais été à deux doigts de culpabiliser, mais mon esprit tordu, comme elle le disait si bien, n’était que trop présent. « T’arrives trop tard, quelqu’un est déjà passé avant toi. » Et c’était très bien pour cette personne, j’étais ravi pour elle ! Je tournai autour d’elle comme une mouche au-dessus d’une petite m**** bien fraîche. Avouez que la comparaison était assez saisissante… Hum, bref, je la regardai avant de dire, d’un ton neutre et assez fataliste : « Je dois applaudir ? Franchement, de beaux hématomes, c’est à se demander qui a fait ce joli travail… » Je fis mine de réfléchir en parcourant la salle d’un regard vide, le reposant bien vite sur elle. « Tu crois m’apitoyer avec ça ? Sérieux ? Et les marques faites sur Anoushka, hein, tu les vois ? Celles dans son esprit, dans son être, ou dans ceux de nombre de nos camarades ? Tu veux quoi, qu’on se montre nos blessures et qu’on pleure ensemble sur notre sort ? MAIS M****, T'ES CARREMENT IDIOTE ! » M’écriai-je en la fixant. « On a tous des marques ! A l’extérieur, à l’intérieur, on souffre tous put***, alors tu peux remettre ton pull, je me fous de ce que tu ressens… » Je lui renvoyai son pull en plein visage avant d’aller m’assoir sur le rebord d’une fenêtre, regardant à l’extérieur et disant de façon fataliste : « Bienvenue en enfer, Tracy Bennett… ». Et j’étais bien surpris de me souvenir de son nom de famille, à croire que le traumatisme faisait son chemin, petit à petit…




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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Sam 15 Avr - 0:44




Keagan & Tracy
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J
« Je me fous de tes justifications… » Médusée, elle le fixa comme si elle avait affaire à un extra-terrestre : il venait régler ses comptes, ne voulait pas de ses justifications… Si elle comprenait bien, elle était donc paralysée, et servirait uniquement de défouloir pendant qu’il déverserait sa haine. Un frisson de colère l’envahit : ce n’était pas juste… A aucun moment il ne lui avait été permis de se défendre. Ni quand elle avait été contrainte d’ingurgiter de face le véritasérum, ni lorsque Naïa avait fait projeter sur elle au moyen d’un efficace sortilège les coupes et les trophées, ni devant ce garçon qu’elle ne connaissait pas et qui s’était mis en tête d’être son nouvel enfer. Et puisque visiblement il n’avait même pas pour intention de la frapper, elle se demandait bien de quelle manière il comptait en finir avec elle : il n’avait pas verrouillé cette porte pour rien, et il ne la laisserait probablement pas repartir après une petite séance d’insultes, et de rabaissement gratuite. Et dire que dans cette salle de classe il n’y avait rien qui ne puisse lui permettre de se mettre à couvert, ou de le neutraliser afin de trouver le moyen de s’enfuir… Elle avait fait tout ce qu’elle avait pu en tentant de lui relater au mieux ce qui s’était passé avec Anoushka, mais il refusait absolument d’entendre qu’elle n’était pas responsable. Elle comprenait bien sa hargne, mais à l’entendre, c’était sa simple existence qui était un problème. Comment pouvait-elle y remédier sans avoir à se jeter de la fenêtre du cinquième étage… ? De toute manière, il ne semblait rien vouloir écouter de ce qu’elle pourrait lui dire. « TU LA FERMES, TU M’ENTENDS ?! TAIS-TOI ! » Son hurlement la fit un peu tressaillir, mais elle s’efforça de tenir bon, et de retenir le flot continu d’émotions qui s’écoulait en elle. Non. Ce n’était pas une vengeance légitime. C’était un type en colère qui cherchait une cible facile, pour se défouler : et elle refusait de l’être. Elle se torturait suffisamment comme ça pour qu’une personne de plus ne se permette de la piétiner pour assouvir ses pulsions primitives. Lui ôter le droit de parler, de se défendre, d’expliquer ses motivations et ses regrets, ne faisait de lui qu’un être haineux de plus comme elle en rencontrerait bien d’autres sur le chemin de la repentance.

« C’est vrai, t’as rien à voir avec moi, t’es une lâche et tu permets que d’autres souffrent pour toi. » Elle était restée silencieuse durant les quelques minutes qui venaient de s’écouler, de manière à lui permettre de laisser jaillir sa haine dévorante, mais il allait trop loin. Elle ne permettait non seulement pas de le laisser parler en son nom alors qu’il ne la connaissait même pas, mais en plus de la qualifier ainsi au vu de ses méthodes. Elle lui désigna du menton la porte qu’il avait fermée au moyen d’une chaise, empêchant toute potentielle personne d’intervenir pour la sortir de là, et les techniques d’intimidation qu’il avait employées en lui saisissant le visage. Tout comme Snow Shiver, ou Vayne qui s’en étaient pris à Dan, aucun droit de lui permettait de décider de faire justice lui-même. « C’est vrai que ta manière de régler tes comptes à toi est drôlement courageuse. » riposta-t-elle d’un ton sec. Elle n'était pas bien haute, et comparé à lui qui était bien plus grand et plus fort, elle ne ferait certainement pas long feu. Il lui ferait sans doute regretter son audace, mais elle en avait assez de se faire traiter comme une moins que rien par quelqu’un qu’elle n’avait jamais rencontré jusqu’ici. Il avait certes bien raison sur un point : lâche, elle l’était. C’était d’ailleurs ce qui l’avait menée ici et qui l’avait engloutie dans la spirale infernale du mensonge, la crainte d’être considérée comme une née moldue, l’exclusion, le regard des autres, les moqueries… Elle n’avait pas les épaules pour affronter tout ça, aussi elle avait choisi la solution de facilité. Elle avait su se montrer odieuse, et peinait encore aujourd’hui à se le pardonner. Mais c’était un poids qu’elle porterait probablement toute sa vie, ce que ne semblait pas mesurer son interlocuteur qui lui était bien disposé à lui en rajouter davantage. Inspirant une bouffée d’air pour s’empêcher de vaciller, elle poursuivit : « Et que tu aies la témérité de penser que je me permette que d’autres souffrent… ? Tu es pourtant un des mieux placés pour savoir qu’on n’a aucun pouvoir ici sur ce qui se passe, n’est-ce-pas ? On ne maîtrise rien du tout, ni toi, ni moi, ni personne ! S’ils veulent nous faire crever demain, alors on y passera tous les deux ! » s’exclama-t-elle, se rapprochant de lui, le teint écarlate. C’était drôle, même elle n’avait pas mesuré l’ampleur de la situation jusqu’à la reconnaître à voix haute… Il voulait qu’elle se taise ? Ça n’arriverait pas. Il pourrait la frapper tant qu’il le voulait, lui hurler toutes les injures du monde, la traiter comme une moins que rien, elle continuerait de lui énoncer l’évidence, même si sa folie était vraisemblablement trop grande pour être contenue.

« Je dois applaudir ? Franchement, de beaux hématomes, c’est à se demander qui a fait ce joli travail… Tu crois m’apitoyer avec ça ? Sérieux ? Et les marques faites sur Anoushka, hein, tu les vois ? Celles dans son esprit, dans son être, ou dans ceux de nombre de nos camarades ? Tu veux quoi, qu’on se montre nos blessures et qu’on pleure ensemble sur notre sort ? MAIS M****, T'ES CARREMENT IDIOTE ! On a tous des marques ! A l’extérieur, à l’intérieur, on souffre tous put***, alors tu peux remettre ton pull, je me fous de ce que tu ressens… Bienvenue en enfer, Tracy Bennett… » Elle reçut son pull qu’il lui envoya en plein visage en manquant de s’effondrer, tant les forces semblaient l’abandonner. Il ne comprenait rien. Rien de rien. Et pire encore, il avait l’impression qu’elle cherchait à susciter chez lui un sentiment de pitié. Son obsession pour les traitements qu’avaient reçus Anoushka l’empêchait de faire preuve de clairvoyance, et elle espérait simplement qu’en lui montrant les siennes, il comprendrait que la « justice » qu’il semblait attendre avait déjà été faite. Visiblement, la laisser tranquille, et retourner dans leur dortoir miteux n’était même pas une option… alors qu’était-elle censée faire… ? Accuser le coup jusqu’à ce qu’il estime avoir cédé à l’impulsion animale qui le guidait ? Se laisser traiter d’idiote chaque fois qu’elle aurait le malheur de prononcer un mot ? Rien de ce qu’elle pourrait lui dire n’aurait d’incidence, elle ne voyait même pas pourquoi elle s’acharnait… « Tous les jours. Tous les jours je suis consciente du mal que j’ai fait. Les marques, ce n’est rien. Frappe-moi autant que tu le voudras, la pire des tortures est celle que je m’inflige déjà. Je les vois souffrir, ceux que j’ai entraînés dans ma chute. » murmura-t-elle, le regard abaissé, avant de reprendre, toisant son interlocuteur. « Crois le ou non, je m’en fiche. Je ne cherche pas à t’apitoyer. Ce que tu penses ne m’intéresse pas. » C’était un mensonge : elle ne pouvait prétendre être indifférente face à ce qu’il pensait. Intérieurement, elle espérait toujours qu’il se prêterait soudainement attentif à ses dires, et qu’il se mette à la croire lorsqu’elle affirmait qu’elle n’avait jamais voulu qu’Anoushka souffre. Ni elle, ni Dan, ni Niamh, ni les autres. Mais face à quelqu’un dévoré par la haine, elle avait peu de chances de parvenir à ses fins…

« Qui que tu puisses être, tu te trompes d’ennemi. » lança-t-elle avec détermination en se levant, les épaules droites, son coeur battant à toute vitesse, tandis qu’il s’était assis sur le rebord de la fenêtre. « Je reconnais volontiers mes torts, et j’accepterais toute la rancoeur que vous pourrez éprouver. Mais le réel responsable de ce qui est arrivé à Anoushka dormira sur ses deux oreilles cette nuit, lui. » Il penserait probablement qu’elle cherchait à se dédouaner : ce n’était pas le cas. Si ce garçon était pourvu ne serait-ce que d’un brin de logique, il verrait bien où elle voulait en venir, n’est-ce pas ? Il y avait peu à espérer, mais elle imaginait encore qu’il y avait quelque chose d’humain chez ce tortionnaire autoproclamé. Il était certes en colère, mais elle naissait bien de quelque part, et avait sans doute germé au fur et à mesure des nombreux mauvais traitements qu’il avait pu recevoir, peut-être de certaines tortures, qui savait… ? Lui-même devait savoir qu’il y avait ici de réels bourreaux qui avaient mis en place toute cette horreur quotidienne qu’il subissait depuis des mois, et qui avait fait quelques victimes collatérales. Hésitante, elle le toisa de nouveau, prenant son courage à deux mains, avant de se résoudre à contrecoeur, désemparée. « Mais si ça peut te permettre de te sentir plus léger, alors termines-en, ça vaut mieux. » déclara-t-elle sereinement. Si c’était là qu’était l’enfer, elle devait l’accepter. Elle avait déjà tenté de défendre ce qui lui restait de dignité, comme Oliver le lui avait suggéré, et ça n’avait vraisemblablement pas fonctionné. Et s’imaginer croiser ce type plein de rancoeur à chaque coin de couloir dans les jours qui venait la faisait frémir d’avance, alors il valait sûrement mieux qu’il en finisse avec elle maintenant, de manière qu’elle n’ait plus à craindre qu’il ne surgisse. C’était peut-être là la seule solution.
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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Jeu 20 Avr - 12:00


“La souffrance a ses limites, pas la peur.”
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Qu’elle veuille se justifier de ses actes, de sa lâcheté, de son innocence, c’était une chose, mais qu’elle se permette de le faire avec moi, je ne le supportais pas ! Parce que je voyais rouge. Je ne pensais qu’à Anoushka, au fait qu’elle ait souffert à cause d’elle. Je ne pouvais pas m’ouvrir à une tolérance dont je n’étais pas capable actuellement. Il y avait sûrement une explication et l’aiglonne était peut-être moins coupable que je le pensais. Mais je m’en foutais. J’étais obnubilé par l’idée de ce qu’on avait pu faire à ma meilleure amie, et croyez-moi, ça me brisait le cœur et me faisait perdre tout bon raisonnement ! Mais pour tout vous dire, à l’heure actuelle, je n’en avais réellement plus rien à foutre des conséquences. Je ne réalisais même pas ce que j’étais en train de faire à cette pauvre fille. Je reportais sur elle toute ma frustration et ma souffrance, plus rien d’autre n’avait d’importance que lui faire regretter ce qu’elle avait fait… ou pas fait.

« C’est vrai que ta manière de régler tes comptes à toi est drôlement courageuse. » Je la foudroyai du regard. De quel droit elle permettait de juger ce que je faisais ? Quand on s’était caché pendant plusieurs mois en permettant que d’autres se fassent torturer, on se devait de se la fermer ! Je n’avais jamais dit être courageux et je savais avoir une manière très à moi de gérer les conflits. La violence était ma grande faiblesse, et ce depuis bien longtemps, je n’avais en aucun cas l’intention de justifier mon vice auprès de cette idiote ! « Au moins je ne me cache pas… » Lançai-je d’un ton cinglant, la fixant d’un œil mauvais. On avait tous les défauts, et le plus néfaste des siens avait été de trahir Anoushka, je restais campé sur mes positions, je me moquais du reste. Punaise, ce que je rêvais au fond de moi de l’écraser cette vermine. Mais bon, il semblait qu’il me restait un semblant de lucidité pour ne pas dépasser les limites. Enfin, des limites un peu plus éloignées que celle que j’avais déjà franchies. Je manquais de discernement, c’était certain, et ça me pèterait sûrement en plein visage dans quelques temps, mais pas de quoi me faire regretter ou culpabiliser là, tout de suite maintenant. Ce qui serait sûrement loin d’être le cas quand j’aurais pris le recul de la situation.
Punaise, ce qu’elle pouvait être bavarde cette petite garce… Encore une chose qui m’agaçait au plus haut point ! « Et que tu aies la témérité de penser que je me permette que d’autres souffrent… ? Tu es pourtant un des mieux placés pour savoir qu’on n’a aucun pouvoir ici sur ce qui se passe, n’est-ce-pas ? On ne maîtrise rien du tout, ni toi, ni moi, ni personne ! S’ils veulent nous faire crever demain, alors on y passera tous les deux ! » Mais bon sang, quand est-ce qu’elle comprendrait que je me fous littéralement de ses beaux discours ? J’aurais été disposé à l’écouter en d’autres circonstances, mais là ça me tapait sur le système plus qu’autre chose. Mon esprit était étriqué et chaque mot de sa part me faisait bouillonner intérieurement. Je perdais clairement le contrôle, c’était un jugement sans appel ! Ouais, je savais qu’ils avaient la main sur nous tous, et alors ?! Je la toisai du regard avant de lever les yeux au plafond, désespéré par sa façon de vouloir me faire réagir qui était perdue d’avance. « Et après ? Tu viens d’arriver dans les cachots et tu prends conscience qu’ils peuvent nous faire clamser quand ils veulent ? Ca fait des mois qu’on le sait, nous, alors garde tes monologues tu veux, je te rappelle que j’en ai rien à foutre ! » Elle avait compris là ou je devais le répéter encore une fois ?

Oh, elle croyait que me montrer ses blessures de guerre m’apitoierait ? Ok, ça aurait pu pendant quelques secondes, car je restais tout de même moi-même, au fond… mais je repensais à Anoushka, à la souffrance de mes camarades, et la rage que je contenais en moi ne tarda pas à remontrer le bout de son nez. C’était plus fort que moi, je ne maîtrisais plus cette horrible personne que j’étais en train de devenir. Tout ce que je détestais…
Je lui renvoyai son pull en pleine face, lui faisant bien comprendre que cela m’agaçait plus que ça me faisait pitié. « Tous les jours. Tous les jours je suis consciente du mal que j’ai fait. Les marques, ce n’est rien. Frappe-moi autant que tu le voudras, la pire des tortures est celle que je m’inflige déjà. Je les vois souffrir, ceux que j’ai entraînés dans ma chute. » Avait-elle murmurer alors que je ne la lâchais pas du regard. Est-ce que je l’avais frappé ? Est-ce que j’avais dit que je le ferais ? Non. Est-ce que j’en avais envie ? Bof, de toute façon j’avais envie de frapper tous ceux qui me contredisaient en ce moment, donc pas d’objectivité là-dedans… Je ne dis rien, après tout qu’en avais-je à faire de ses remords. Elle reprit bien vite, trop vite même, c’était chiant. « Crois le ou non, je m’en fiche. Je ne cherche pas à t’apitoyer. Ce que tu penses ne m’intéresse pas. » Eh bien ça c’était une très bonne nouvelle ! Je soupirai, mimant un soulagement que je ne ressentais même pas. « Pour une fois que tu dis quelque chose de sensée. » Parce que c’était ça le truc. Quand on était au plus bas, il ne fallait pas s’intéresser à ce que pensaient les autres, au risque de ne jamais se relever. Pour ma part, j’avais l’impression de devenir fou, et seul le jugement d’une poignée de personnes pouvait me faire garder la tête hors de l’eau. Sinon, les autres… ou quand j’étais seul… je sombrais, la preuve en ce moment-même. De toute façon, je n’étais absolument pas disposer à écouter. Elle ou quiconque, j’étais juste obsédé par des images de souffrance, un traumatisme grande échelle ! « Qui que tu puisses être, tu te trompes d’ennemi. » Et c’était reparti ! Comment ne pas rouler des yeux face à ce genre de propos ?! Pourquoi ne comprenait-elle pas que je n’étais pas du tout dans l’optique de l’écouter ? Que quoiqu’on me dise, je restais fermé et que ça ne faisait qu’attiser ma colère ? Elle était bien plus idiote que je le pensais, et ce n’était pas peu dire. Du rebord de la fenêtre, je retournai de nouveau un regard las vers elle. « Je reconnais volontiers mes torts, et j’accepterais toute la rancoeur que vous pourrez éprouver. Mais le réel responsable de ce qui est arrivé à Anoushka dormira sur ses deux oreilles cette nuit, lui. » Cette phrase me fit un choc. Cette toute dernière. Comme si j’étais réglé à réagir positivement que sur l’énonciation du prénom d’Anoushka. Je me mis plus face à elle, toujours assis sur le rebord de la fenêtre, fronçant les sourcils. « Qui est le responsable ? Dis-le moi ! » Et croyez-moi, il ne dormira pas sur ses deux oreilles longtemps… Je m’en faisais la promesse ! J’aurais pu ne pas être si borné et réfléchir par moi-même, la réponse étant logique, mais je n’y arrivais tout bonnement pas. Je souhaitais une échappatoire pour me défouler sur quelqu’un d’autre, voilà tout. « Mais si ça peut te permettre de te sentir plus léger, alors termines-en, ça vaut mieux. » Un rire autant nerveux que moqueur sortit de ma bouche alors que je m’exclamai, me levant et me dirigeant vers elle. « Bon sang mais tu ne comprends rien ! » Si j’avais voulu la frapper, ça ferait longtemps que je l’aurais fait, ça m’aurait évité de l’entendre piailler pendant de longues minutes maintenant. « Je ne me sentirai jamais plus léger, je voud… » Alors que j’étais prêt à encore faire flipper la petite nouvelle, un bruit fracassant raisonna près de la porte que j’avais pris soin de fermer avec une chaise. On tentait d’entrer… Hum, quelque chose me disait que notre entretien prenait fin, espérons juste que ce ne soit pas l’un de nos put**** de geôliers, je n’avais pas une très bonne image à leurs yeux et j’étais un peu dans leur ligne de mire. Alors que si c’était un de nos camarades, j’arriverais à m’en sortir, c’était certain. Tout du moins, beaucoup mieux qu’un Mangemort.

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1 & 2 : La chaise parvient à rester en place alors que notre nouvel invité semble insister. Mangemort ? Camarade ? Aucune idée, mais pour l’instant il n’entre pas !
3 & 4 : La personne arrive à ouvrir la porte avec grand fracas, laissant place à deux Mangemorts qui ont dû être alerté par les hurlements. Bon, ben bienvenue dans les cachots Miss Bennett !
5 & 6 : La porte finit par s’ouvrir à la volée avant de laisser apparaître Oliver. Il est temps pour moi de partir, je n’ai aucune raison de m’en prendre à lui. S’il veut la défendre, tant mieux, je ne me le mettrai pas à dos.




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Dernière édition par Keagan A. Fassbach le Jeu 20 Avr - 12:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Jeu 20 Avr - 12:00

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MessageSujet: Re: [ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]   Jeu 20 Avr - 23:35




Keagan & Tracy
Let me live

J
« Au moins je ne me cache pas… » C’était facile, certainement trop facile ! Et le pire… c’était qu’il avait bien raison. En se dissimulant, elle ne pouvait certainement pas l’accuser d’agir lâchement, alors que son comportement avait bien montré qu’elle n’éprouvait aucune honte à l’être, en refusant d’assumer ce statut de née-moldue. Mais était-ce juste pour autant… ? Si la chance s’était présentée pour lui, ne l’aurait-il pas saisie lui aussi ? Elle ne pouvait croire que sa fierté soit telle qu’il aurait préféré garder jusqu’au bout cette étiquette stupide que l’on n’avait de cesse de leur coller. Enfin, elle ne voyait pas l’utilité de répondre, il n’avait de cesse depuis le début de cet entretien de la rabaisser en ne manquant pas de lui faire savoir que ses tentatives de parlementer n’auraient strictement aucune chance de fonctionner, et qu’il était bien déterminé à lui faire savoir qu’elle était une moins que rien. « Et après ? Tu viens d’arriver dans les cachots et tu prends conscience qu’ils peuvent nous faire clamser quand ils veulent ? Ca fait des mois qu’on le sait, nous, alors garde tes monologues tu veux, je te rappelle que j’en ai rien à foutre ! » Ses yeux s’embuèrent à nouveau. Oui. Elle le savait, depuis bien trop longtemps en réalité. Ils pouvaient mourir n’importe quand, et espérer y échapper ne valait que lorsqu’elle se trouvait encore dans les étages, à jouer les princesses en compagnie de Naïa et Cissy. Maintenant que son rôle ne valait plus rien aux yeux du château, elle ne pouvait compter que sur ceux qui voudraient bien l’épargner de leurs querelles intestines. Le mépris de son ton n’avait rien de comparable, et elle n’osait le reprendre, consciente de l’inutilité de ses paroles. Même en tentant de se justifier, il s’en servirait probablement pour l’écraser encore davantage, comme si elle n’était qu’un vulgaire insecte. Si seulement il pouvait comprendre… Si seulement il pouvait se rendre compte qu’elle n’avait pas voulu de mal à Anoushka, ni à Dan, ni aux autres… Qu’elle voulait juste rentrer chez elle… Retrouver son père, se rendre à l’habituel fast-food à côté de la gare pour fêter la fin de l’année et discuter de leur programme de vacances… Mais plus rien ne serait comme avant désormais. Ni pour elle, ni pour ce garçon qui se trouvait devant elle, et qu’elle regardait avec une peine teintée de crainte, comme s’il était le fruit d’une destruction intérieure. Lui aussi avait sûrement une famille, et des amis auxquels il tenait, qu’il voulait protéger plus que tout. « Qui est le responsable ? Dis-le moi ! » Ses lèvres tremblèrent. Elle ouvrit la bouche, puis la referma, hésitante. Il le savait, tout aussi bien qu’elle. Mais il était inatteignable, alors bien sûr… Et ce n’était certainement pas incarcérés ici, sans baguette, qu’ils pouvaient espérer parvenir à quoi que ce soit. Ils avaient déjà essayé en haut, et au vu du traitement qu’ils avaient reçu, alors qu’ils étaient vraisemblablement mieux équipés, peut-être était-il plus réaliste d’envisager que toute peine était effectivement perdue. « Il est dans son bureau actuellement. Et ça a l’air de bien l’amuser de faire de nous des rats de laboratoire sur lesquels il peut tenter toutes les expériences qui lui plaira. » se contenta-t-elle de répondre, d’une voix ternie. Elle n’aurait jamais parlé, sans qu’on ne l’y force. Et celui qui l’y avait contrainte savait très bien ce à quoi il parviendrait en obtenant ces informations.

« Bon sang mais tu ne comprends rien ! Je ne me sentirai jamais plus léger, je voud… » Elle étouffa un léger cri en apercevant la chaise bouger. Certes, elle avait espéré quelques instants auparavant qu’un mangemort ne l’arrête, mais elle n’osait imaginer les traitements auxquels aurait droit au vu de l’état de la salle. Non… Pas au bout d’une semaine… Devoir subir les représailles de ses camarades était déjà suffisamment douloureux, elle ne supporterait pas une punition publique au bout d’un laps de temps aussi court… Elle eut donc un mouvement de recul pendant que la poignée continuait de s’enclencher, et que celui qui appuyait dessus semblait vouloir insister. Qu’étaient-ils censés faire… ? Au moins après ça le sinistre inconnu qui la retenait dans la pièce serait bien obligé de la relâcher… Resserrant ses mains autour de ses bras, sa respiration s’accéléra, tandis qu’elle se sentait vaciller encore davantage. Non… ce n’était pas le moment de faire un malaise, pas au moment où le cauchemar risquait de se transformer en véritable enfer, et qu’on la traînerait hors de la salle de cours malgré ses protestations pour la mettre en isolation, le temps que tout soit prêt pour la séance de coups de fouet qu’elle recevrait… Elle déglutit en y songeant, tressaillant tandis qu’un nouveau coup contre la porte se faisait entendre, et jeta un dernier regard apeuré à son bourreau, surprise de ce qu’elle décela dans son regard. Le temps d’un instant, elle en oublia les insultes, la violence de ses gestes, et crut voir en lui, pendant quelques secondes… un adolescent tout ce qu’il y avait de plus normal. Quelqu’un qui avait vécu l’enfer des cachots depuis bien plus longtemps qu’elle, et qui arrivait à une telle saturation, cumulant la colère, la hargne, la peine et le dégoût qu’il ne paraissait plus si étonnant qu’il ait atteint ce point de non-retour. Elle se surprit même à ressentir à son égard… un peu de tristesse. S’ils étaient pêchés par les mangemorts ensemble, il allait en baver lui aussi… Jamais il ne se sentirait plus léger, avait-il dit. C’était ce qu’elle se remémora avant de balayer du regard la pièce qu’il avait entièrement saccagée, et d’en ressentir une rancoeur muette, indicible.

La porte finit par s’ouvrir, laissant apparaître son camarade d’infortune. Ce n’était pas des mangemorts, et cette simple constatation suffit à la soulager intérieurement. Après quelques secondes, elle eut l’impression qu’elle pouvait respirer de nouveau, en apercevant le Gryffondor qui devait peiner à comprendre ce qui se passait. Bien entendu… comment aurait-il pu prévoir qu’il la laisserait avec un psychopathe pareil ? « O… liver… » peina-t-elle à articuler. Au moins, c’était réglé, si elle avait pu craindre qu’il ne se mette à la considérer comme une bête de foire et non pas comme une des leurs, elle lui offrait la pire des situations possibles. Et dire qu’elle s’était promis de lui montrer qu’elle était capable de défendre sa dignité, et de faire son possible pour que leur travail soit bien mené… C’était un échec pitoyable, il l’avait laissée avec une salle à peu près en ordre, et lorsqu’il revenait, c’était un véritable capharnaüm. Il ne mettrait sans doute pas bien longtemps à se dire qu’une fille comme elle dans les pattes ne lui apporterait que des ennuis, et qu’il valait mieux couper les ponts dès maintenant. Elle était prête à parier qu’il n’avait eu à supporter aucun évènement du même genre pendant les mois qu’il avait passé ici, et voilà qu’il la laissait un moment avec un autre né moldu poussé à bout pour que tout leur travail ne soit réduit à néant. Elle ne prêta pas attention à son agresseur, qui semblait filer à l’anglaise, avant de se résoudre à affronter le regard de celui qui aurait peut-être pu devenir son ami, si elle n’avait pas tout fichu en l’air. « Je ne voulais pas que ça arrive… je n’ai rien pu faire… » déclara-t-elle en désignant l’ensemble de la salle dévastée. Voilà qu’elle avait trahi la promesse qu’elle lui avait fait, même si ce n’était pas de son fait. Et retenir l’envie d’éclater en sanglots, pour évacuer le sentiment de désespoir qui l’animait suite à cette violente confrontation n’était guère chose aisée… Elle n’oublierait certainement pas la sensation des mains de ce garçon autour de son cou de sitôt, ni son regard.
WILDBIRD


I’m afraid, somebody else might take my place
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[ANNÉE 2022 - 2023] (TERMINE) “La souffrance a ses limites, pas la peur.” [Tracy & Keagan]
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