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 "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

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MessageSujet: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Mar 4 Avr - 1:22


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Victoire & Isidore

Isidore était un matinal. Depuis les récents évènements, il avait délaissé un peu son entraînement quotidien qu’il respectait pourtant très rigoureusement lors de ses quatre premières années à Poudlard, aussi, le moment était peut-être venu de reprendre. Il savait qu’en cas de pépin, sa baguette pouvait aussitôt lui être retirée, et qu’il pouvait aller au devant de sérieux ennuis. Alors bien sûr, il n’était pas suffisamment naïf pour imaginer que les méthodes moldues pourraient le sortir d’affaire s’il se retrouvait privé de magie, mais il aimait tout du moins à penser qu’il pouvait ainsi améliorer sa constitution. Se rendre plus résistant, plus apte à recevoir des coups sans faillir. Il veilla donc à descendre de son lit superposé en veillant à ne pas réveiller Elijah, et circula dans la chambre en fermant la porte discrètement derrière lui, embarquant quelques affaires de douche au passage, ainsi qu’un short et un débardeur. Le château était encore silencieux, mais il imaginait sans difficulté que les nés-moldus étaient déjà affairés en bas, trimant dans la cuisine et les doigts huileux à cause de la quantité de vaisselle de la veille qu’ils avaient à faire. Un soupir de lassitude s’empara de lui : il tenterait d’écrire à Spencer et Savannah quand il remonterait de sa séance, et laisserait le message dans l’un des trophées qu’ils devraient probablement nettoyer plus tard dans la journée. En descendant les escaliers, il eut le plaisir d’arborer le parc par l’un des vitraux. Le ciel encore légèrement rosé que découpait l’ombre de la forêt interdire laissait à peine entrevoir quelques éclaircies, et il n’y avait pas âme qui vive dehors. Il gagna donc les portes d’entrée qu’il se permit de franchir sous l’oeil suspicieux d’un mangemort qui gardait l’ouverture. De toutes manières, il ne pourrait pas aller bien loin, la barrière de sortilèges aurait tôt fait de l’en empêcher…

Il s’étira donc quelques minutes en sifflotant, considérant le paysage dans son intégralité, et commença sa course autour du lac. Ça ne faisait qu’un ou deux mois, mais de mauvais souvenirs lui revenaient, notamment l’épisode désastreux de leur traversée avec Anoushka. Un moment qu’il préfèrerait oublier complètement ! Par chance il n’avait pas trop eu à croiser Hunter, et encore moins elle. Et si par chance cela pouvait durer jusqu’à ce que leur scolarité se termine, il ne disait pas non, cela leur épargnerait un moment gênant à tous, ils auraient l’opportunité de ne voir là qu’un affreux malentendu, et il ne se prendrait pas la raclée du siècle de la part de Savannah, tout le monde était gagnant. Au bout d’une minute, il commença doucement à accélérer, rythmant sa respiration selon ses enjambées afin de trouver un juste milieu. Il n’avait pas trop perdu, depuis les camps militaires junior, mais il allait lui falloir s’exercer s’il voulait retrouver un niveau un tant soit peu acceptable… Il garda donc la même cadence pour le reste du tour qui dura une bonne demi-heure, et termina les quatre dernières minutes en sprint, avant de s’arrêter, essoufflé et en sueur, sur la rive de laquelle il était parti. Pas mal pour une reprise ! Il enchaîna ensuite sur une séries d’abdominaux sur les basses branches d’un grand bouleau, et de pompes avec une main dans le dos, toisant la barrière invisible qui leur faisait face. Il ignorait comment ils sortiraient de là, mais il avait promis à Liu Xi d’être présent à cette randonnée en pleine nature qu’elle organiserait, alors autant qu’il se tienne prêt physiquement, et ne se laisse pas ramollir par leur enfermement ici ! Si les choses devaient mal tourner à l’avenir, il devait être prêt à les affronter. Une fois qu’il jugea avoir mérité une pause, il s’approcha du lac pour s’y désaltérer, et se passer un coup d’eau sur son visage humide. Ceci fait, il se contempla dans le reflet que lui offrait la surface : il était encore trop faible, vraiment trop faible. On l’écraserait probablement comme un vulgaire insecte au moindre mouvement suspect de sa part. Il se releva donc pour se tourner vers le château dont la forme à contre-jour était trop imposante : et pour cause, lorsque l’on connaissait les monstres qui y vivaient… Un détail capta toutefois son attention : il n’était pas le seul à s’être levé de bonne heure, il était pratiquement certain d’avoir vu une silhouette à l’autre bout d’un parc. Une silhouette familière… Il essuya les gouttelettes d’eau qui cheminaient le long de ses joues et adressa un signe de main à celle qu’il venait de reconnaître.

« Eh Vicky, t’es venue me tenir compagnie ce matin ? » lança-t-il suffisamment fort pour qu’elle puisse l’entendre à l’autre bout, s’armant d’un sourire encourageant. La Gryffondor ne laissait pas grand monde l’approcher et préférait souvent faire cavalière seule pour une raison qui lui échappait, mais qu’il respectait toutefois. Il était toutefois sûr qu’un jour, tôt ou tard, elle le laisserait s’approcher ne serait-ce qu’un peu… Derrière ses airs de reine des glaces, elle était loin d’avoir l’air d’une méchante fille.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Mar 4 Avr - 20:10

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J’avais trouvé mon bonheur, la veille, dans une pauvre étagère reculée et remplie de livres qui n’intéressaient personne à la bibliothèque. Il me fallait ce livre depuis un certain temps déjà et j’étais satisfaite d’avoir trouvé une piste même si elle ne représentait pas ce que j’attendais, au final. Par tous les moyens, je cherchais une manière de pouvoir me débrouiller toute seule à seulement 14 ans et ne pas retourner à la maison. Certes, l’idée était peut-être puérile et avait probablement l’air d’un petit caprice d’ado, mais je la prenais au sérieux. Je ne voulais pas revoir mon père ni aucun autre membre de ma famille. J’étais apte à me débrouiller mais mes 14 ans m’empêchaient de mener mes petits désirs jusqu’au bout. Je tenais enfin un témoignage et j’avais eu beaucoup de mal à dormir, avide de commencer ma lecture sans savoir si ce livre n’était pas plutôt mieux sur son étagère poussiéreuse. J’avais bouclé mon devoir d’Histoire de la Magie la veille au soir, reportant ma lecture au lendemain et c’est aux alentours de 6h du matin que je me levais pour tourner en rond dans la salle commune, attendant une heure correcte pour sortir.
C’est emmitouflée dans ma cape de sorciers, la capuche relevée et l’écharpe serrée autour du cou que je dévalais les nombreuses marches jusqu’à la porte principale. Pas qu’il faisait froid, mais j’avais l’impression d’être invisible ainsi vêtue. Le Mangemort posté à la porte ne me demanda rien et me lança un regard vague quand je manquais de peu une marche à l’extérieur… J’avais déjà sorti le bouquin et commençais ma lecture en avançant, attendant de pouvoir trouver un coin cool dans le Parc. Ce lieu était tellement génial, mis à part les éventuelles bestioles qui pouvaient s’y trouver. J’avais toujours aimé la nature, l’extérieur… synonyme et symbole d’une liberté dont j’avais l’impression d’avoir manqué. Peut-être n’était-ce que dans ma tête…

Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un d’autre ait la même idée que moi et soit à l’endroit que je convoitais à une telle heure mais… c’était bien le cas. Je relevais la tête en reconnaissant une voix étrangement familière. Le visage du jeune homme ne m’était pas inconnu et encore moins son nom : Vayne. Je retenais son nom de famille en premier lieu et pas pour rien ! Je m’y étais intéressée depuis peu et, même si la présence d’Isidore ne me dérangeait pas (quelque chose de rare et inédit !), j’avais un problème avec l’idée d’avoir mon père en tête.
Lorsqu’il m’appela, je me retournais, faisant mine de voir s’il y avait quelqu’un derrière moi bien que je savais parfaitement qu’il s’adressait à moi. Sauf que… je ne pouvais pas accepter « Vicky » aussi facilement, si ?! Non, définitivement pas ! Il allait payer pour ça, il en était conscient, non ? « A qui tu parles ? C’est comme ça que tu espères obtenir de la compagnie de si bon matin ? » De manière volontaire et par un coup d’œil, je passais en revue sa tenue et son allure générale. Selon mes observations, il était là pour faire du sport et sa présence dans le parc avait donc un véritable but… Ce qui était un peu moins mon cas, mais passons. « Bon, quoiqu’il en soit, j’imagine que c’est dans tes rêves que tu as vu ce que ça faisait d’avoir MA compagnie, ça devait être bien ! » Je lui lançais un petit clin d’œil en continuant à avancer… dans sa direction. Je plaisantais, évidemment, mais mes plaisanteries et la vantardise que j’utilisais ne faisaient peut-être rire que moi… à voir. En attendant, je devais bien admettre que je n’étais pas mécontente que le premier visage qui se dessinait devant moi aujourd’hui était le sien.


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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Sam 8 Avr - 1:09


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Victoire & Isidore

« A qui tu parles ? C’est comme ça que tu espères obtenir de la compagnie de si bon matin ? » La question l’amusa quelque peu, tandis qu’il demeurait immobile, un poing refermé sur la hanche. Il l’avait reconnue immédiatement : c’était une fille intrigante, cette Victoire. Bien des fois il avait voulu tenter quelques approches, mais avait rapidement compris à quel genre de personne il avait affaire. Et le défi était plaisant à relever ! La demoiselle n’y allait pas par quatre chemins lorsqu’elle avait quelque chose à dire, et c’était relativement libérateur de pouvoir s’y adonner à coeur joie. Alors, s’était-il mis en tête, un jour il parviendrait à l’embarquer dans une histoire folle. Quelque chose de démentiel, où avant de les punir, la direction s’interrogerait sur les motivations qui auraient pu les pousser à agir comme des inconscients, alors que seule l’adrénaline et le goût trop prononcé du danger aurait pu les y pousser. Il était certain que l’idée pourrait lui plaire, lorsqu’elle aurait terminé de jouer les effarouchées. Il n’avait pas imaginé la croiser aussitôt dans le parc à peine après avoir terminé l’entraînement, elle avait probablement l’intention de rechercher un peu de tranquillité, qu’il était au contraire ravi de lui ôter. Il se doutait bien qu’elle ne venait pas pour lui, mais ce côté difficile et inaccessible qu’elle se donnait l’amusait plus qu’autre chose, alors il rentrerait dans ce petit jeu avec plaisir. Elle tenait un livre, ce qui indiquait de toute évidence qu’elle ne l’avait pas emmené avec elle pour chasser les moustiques avec, et il s’interrogeait quant à sa nature. « Eh, c’était une tentative de courtoisie, ton bouquin ne te l’enseigne pas… ? » demanda-t-il faussement outré en désignant d’un geste du menton le livre qu’elle tenait. La distance entre eux s’était un peu réduite, alors il avait tourné sa tête sur le côté pour tenter d’en deviner le titre. Il ne voyait pas suffisamment d’assez près, sans doute… Mais s’il se permettait de prendre la situation avec humour, il n’en était pas moins content d’avoir de la compagnie, surtout à cette heure. D’ordinaire, il s’entraînait avec Savannah, ce qui n’était bien sûr plus possible depuis des mois pour des raisons évidentes. Alors quitte à ce que ce soit avec Victoire, l’idée de partager sa matinée ne lui déplaisait pas, et encore moins à l’extérieur, comme si cette pelouse avait le pouvoir de leur épargner les soucis de l’intérieur. « Bien sûr que je voudrais de ta compagnie, c’est toi ou le calmar géant. Alors bon, j’ai du faire mon choix. » affirma-t-il en désignant du doigt le lac qui se trouvait à quelques mètres. Au vu de l’heure, et du désir social que représentait l’étendue autour d’eux, effectivement, les options étaient plutôt limitées…

« Bon, quoiqu’il en soit, j’imagine que c’est dans tes rêves que tu as vu ce que ça faisait d’avoir MA compagnie, ça devait être bien ! » Décidément, il n’était pas surpris par le caractère légèrement piquant des phrases qu’elle lui adressait, sans pourtant s’en formaliser. C’était toujours plutôt amusant de la voir instaurer des barrières inutiles, comme si elle cherchait à se protéger de… de quoi exactement ? Son comportement laissait à croire qu’elle cherchait volontairement à se garder détachée pourtant… Isidore peinait à comprendre ce que cela pouvait lui apporter. Toujours était-il qu’il n’était pas au bout de ses tentatives, et qu’il éprouvait toujours un intérêt grandissant pour cette Gryffondor qui semblait tenir à se positionner différemment. « Quoi ? C’était toi le niffleur avec lequel je faisais une course… ? » accusa-t-il d’un air réprobateur en la montrant du doigt. Pour le coup, c’était là une simple histoire à dormir debout, il se souvenait à peine du rêve qu’il avait pu faire la nuit dernière… Il était souvent question de son père, et d’un village enflammé duquel ils s’échappaient en courant. Il n’en avait que des images très floues, et simplement l’ordonnance de ne pas se retourner. Il le faisait assez régulièrement, et ne s’en formalisait plus désormais : quelques éléments changeaient d’une fois sur l’autre, mais demeurait globalement le même malgré son imprécision. Même son père était à peine reconnaissable… Néanmoins, il préférait l’humour plutôt que de s’étendre en détails intimes. « Tu devrais essayer, je suis sûr que ça te déplaira pas ! J’suis un chic type, tu sais ? Le genre hyper fréquentable. D’ailleurs, tu veux t’asseoir ? » déclara-t-il main sur la poitrine, le regard humble, prêt à jurer si nécessaire. Il doutait que ces seules belles paroles ne suffiraient à la convaincre, mais s’amusait à l’avance de sa réponse. Après tout, qu’aurait-elle à perdre, si ce n’était un peu de temps en sa compagnie… ? Il regrettait presque ce ne fusse pas la nuit pour qu’il ne l’embarque dans une escapade quelconque.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Dim 9 Avr - 8:52

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Je me voyais déjà réagir négativement à la rencontre de quelqu’un alors que j’avais décrété que je passerais une partie de ma journée seule à lire et à faire mes petites affaires. Sauf que je tombais sur la personne qui changeait un peu mes plans … Isidore n’avait pas connaissance de tout ce qu’il était censé savoir et je repoussais toujours un peu le moment de lui dire. C’était une perche parfaite pour qu’il m’envoie sur les roses, non ? Il était capable de le faire, j’avais le sentiment que c’était le cas mais ce qu’il fallait qu’il intègre, c’était que j’étais totalement non-responsable des actes de mon père, je n’avais d’ailleurs rien à avoir avec lui, je refusais catégoriquement l’idée. La discussion s’engagea de manière curieuse et, tandis que j’approchais, je l’entendis me parler de courtoisie et me parler de mon livre.
Je haussais les épaules, faussement ignorante avant de lui répondre : « Comment je pourrais le savoir, tu m’empêches de le lire ! » Allez, hop ! La faute sur les épaules du grand sportif, n’est-ce pas génial ? Il savait que je n’étais pas du genre à lui répondre ce qu’il voulait entendre, mais curieusement, je n’avais pas la moindre envie d’être trop acide. Il me plaisait bien, ce garçon. Pas question de l’avouer, bien sûr !

Il me fit ensuite entendre que le choix était difficile à faire entre le calmar géant et moi. Je fronçais les sourcils même s’il n’y avait aucun doute sur le choix à faire. « Choix difficile ? Tu as pris quel critère ? Lequel du calmar géant ou de la gryffonne a le plus de chances d’épargner ta vie ? Ou qui est le plus agréable à regarder ? » Je lui lançais un regard légèrement malicieux avant de poursuivre les petites taquineries, lui disant que le rêve de ma compagnie qu’il avait du faire la nuit dernière (je l’inventais totalement) devait être plus que sympa à faire ! Isidore me charria en retour avec son histoire de niffleur, c’était de bonne guerre et je le méritait amplement et même si je voulais tout faire, sauf rire, je ne pus m’empêcher d’esquisser un petit sourire quand je lui répondis : « Moi-même ! Et c’est moi aussi qui ai volé les maigres réserves monétaires cachées dans tes affaires… » Je balayais mes paroles d’un geste de la main avant d’ajouter : « Et l’issue de la course alors ? On a l’identité du gagnant ? » L’occasion était trop bonne, Isidore m’avait également suggéré de tester sa présence, que je ne le regretterai pas et qu’il était fréquentable. Je n’attendis pas une seconde de plus pour commenter ses paroles en reprenant, sans le laisser en placer une : « Tu seras fréquentable quand tu auras réussi à me rattraper… Je suppose que tu as plutôt intérêt à y arriver puisque j’ai un secret que tu es le seul à pouvoir entendre ! On finit la course de ton rêve ! Isidore contre niffleur ! Que le meilleur gagne ! » Je refermais mon livre d’un coup sec, le serrant dans ma main avant de commencer à courir droit devant moi tout en le dépassant, en profitant pour prendre de l’avance le temps qu’il réagisse vraiment. Si je n’avais pas de bol, il était déjà en train de réagir et courir derrière moi. Je tentais alors un coup d’œil derrière, bientôt aveuglée par mes cheveux qui me volaient autour de la figure. C’était un sportif ou un vrai naze ?! Pour le coup, j’étais complètement nulle et lui offrais un peu la victoire sur un plateau bien que la savoir de mon côté était une idée un peu plus tentante. Puisqu’il était échauffé, il me rattraperait, non ?



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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Dim 9 Avr - 19:38


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« Comment je pourrais le savoir, tu m’empêches de le lire ! » Il mit mine de s’en formaliser, se désignant d’une main en optant pour des yeux de chien battu. Comme s’il l’empêchait réellement de lire, elle venait d’arriver ! Il ne parvenait par ailleurs toujours pas à percevoir quel était le sujet de l’ouvrage en question, même en s’approchant suffisamment, puisqu’elle le tenait à l’envers. Il avait d’ailleurs une folle envie de s’emparer de l’objet, de le lui chiper et de s’enfuir quelques mètres plus loin pour la faire enrager et s’informer de la nature de cette mystérieuse lecture. Dommage qu’elle ne fusse qu’en quatrième année, au vu de sa culture personnelle il se placerait volontiers à ses côtés pour copier sur elle pendant les BUSEs… Elle ne le laisserait sans doute pas faire une seconde, mais le jeu était toujours plus excitant lorsque l’on y rajoutait une sévère dose de piment. Et Victoire était l’un de ces épices les plus forts, de ceux que l’on hésitait à mettre dans certains plats tant ils en altéraient la saveur au vu de leur sévère piquant. Mais une fois que l’on y avait goûté, on ne pouvait plus s’en passer… « Toutes mes excuses, très chère. » s’excusa-t-il d’un geste de révérence. « Tu me laisses lire sur ton épaule alors ? » proposa-t-il en esquissant un large sourire, presque trop amusé de la situation, et des barrières qu’elle rajoutait sans cesse pour se maintenir à distance.

« Choix difficile ? Tu as pris quel critère ? Lequel du calmar géant ou de la gryffonne a le plus de chances d’épargner ta vie ? Ou qui est le plus agréable à regarder ? » Il fit mine de réfléchir, laissant ses yeux s’attarder sur elle pour la jauger, et le détournant rapidement vers le milieu du lac, comme s’il s’interrogeait réellement sur les différences de physique entre les deux sujets. Il n’y avait pas à dire, Victoire était tout de même superbe en tout points, même du haut de ses quatorze ans, et son attitude souvent piquante lui ajoutait un certain charme. Mais il n’allait certainement pas le reconnaître aussi facilement alors qu’elle venait de lui reprocher de l’ennuyer, et de l’empêcher de lire ! « Le calmar bien sûr ! » s’offusqua-t-il avant d’argumenter. « T’es très mignonne, mais rien à voir à côté de cette beauté fatale à huit tentacules. Et puis c’est peut-être lui aussi qui aura le plus de chances d’épargner ma vie. Tu serais bien capable de m’étrangler dans mon sommeil, avoue, criminelle ! » ajouta-t-il en la pointant du doigt, une main plaquée sur le visage pour mieux jouer un air scandalisé. Pour le coup, il n’exagérait pas tant, par son air impassible, l’attitude de Victoire lui laissait souvent croire que son sang froid dépassait les limites de l’entendement. Peut-être même davantage que lui. « Moi-même ! Et c’est moi aussi qui ai volé les maigres réserves monétaires cachées dans tes affaires… » Il étouffa un léger rire, imaginant en la personne de la Gryffondor une créature cupide qui se serait ruée sur son argent. Elle serait sûrement déçue, il avait déjà perdu ses dernières mornilles dans son pari contre Snow, lorsqu’ils avaient du faire une démonstration de rapidité sur leurs balais, en caleçons, dans le froid de l’hiver, par simple plaisir de transgresser le règlement.

« Et l’issue de la course alors ? On a l’identité du gagnant ? » Il réfléchit quelques instants pour inventer une suite à sa drôle d’histoire, toujours fausse. Forcément, l’envie lui prenait de dire que c’était lui, il imaginait avec plaisir qu’une défaite même fictive la chiffonnerait quelque peu. Mais pour cette fois, il se montrerait un peu plus galant, et voulait bien lui accorder un match nul. Elle ne l’avait pas mérité pourtant en ne répondant pas au salut qu’il lui avait lancé ! « Tu seras fréquentable quand tu auras réussi à me rattraper… Je suppose que tu as plutôt intérêt à y arriver puisque j’ai un secret que tu es le seul à pouvoir entendre ! On finit la course de ton rêve ! Isidore contre niffleur ! Que le meilleur gagne ! » Il manqua d’éclater de rire, sous l’effet de la surprise combiné à l’étonnement, en la voyant détaler comme un lapin. Pour le coup, les quelques secondes d’incompréhension et de perplexité quant au défi lancé par la Gryffondor n’étaient guère en sa faveur… Il ne s’était pas attendu une seule seconde à ce qu’elle le provoque sur ce plan, et elle en avait déjà gagné, du terrain ! Il l’avait largement sous-estimée, c’était un niffleur bien malin… Il se mit en route à son tour, plus rapidement que lors de son premier tour de lac où il se remettait doucement dans le bain. Victoire était encore à une dizaine de mètres, elle n’était pas mauvaise la bougresse ! S’entraînait-elle de son côté ? Il ne parierait pas là dessus, autrement il l’aurait souvent croisée lorsqu’il s’exerçait avec Savannah l’année passée. Néanmoins, si elle avait l’avantage de la surprise, il avait encore l’avantage de l’expérience. Les camps militaires junior de sa préadolescence ne lui auraient certainement pas pardonné de se laisser dépasser par une fille qui se contentait simplement de le provoquer ! Une fois arrivé à son niveau, quelques gouttes de sueur perlant sur son front, il se plaça juste à côté d’elle, toujours en train de courir, le souffle un peu défaillant mais toujours stable, et s’adressa à elle avec le sourire, levant un pouce. « T’es pas mauvaise dis donc, miss Niffleur ! Tu m’racontes ton secret alors ? » lança-t-il avec un large sourire. Il se demandait toutefois ce qui faisait qu’il pouvait être le seul à l’entendre. « Si c’est parce que tu craques pour mes mollets de dieu grec, c’est un secret pour personne, je te rassure ! » lança-t-il en accélérant et en riant, satisfait de sa petite provocation à laquelle elle ne manquerait certainement pas de répondre. Quand elle l’aurait rattrapé, sans doute… Dans le pire des cas, il ralentirait d’ici quelques mètres pour arriver de nouveau à son niveau, se délectant de ce petit jeu auquel ils s’adonnaient.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Lun 10 Avr - 22:31

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Contrairement à beaucoup de personnes, Isidore ne jetait pas sur moi un regard rempli de méfiance. C’était monnaie courante pour moi, mais il fallait dire que je le cherchais bien. Pour le coup, la différence était frappante et j’étais forcée d’admettre que j’appréciais l’idée d’avoir quelqu’un qui me tient tête et qui ne s’arrête pas à une agression verbale gratuite… Parce qu’Isidore aussi y avait droit, mais je tâchais toujours de modérer mes propos, estimant qu’il méritait quand même un traitement de faveur. Je ne m’étais pas attendue à apprécier quelqu’un à Poudlard, pourtant… je m’autorisais quelques exceptions. Je n’y avais pourtant pas cru, dès l’instant où nous nous étions adressé la parole…. Il ne faisait pour moi aucun doute que quelqu’un qui me rappelait de près ou de loin mon père ne pouvait pas me plaire. Je me trompais sur toute la ligne.
Le jeune homme insista un peu sur le livre que je tenais à la main et que j’avais déjà renoncé à lire en chemin. En haussant les épaules, je répondis à sa réplique en lui disant : « Pas sûre que ce bouquin t’intéresse… il n’intéresse que les tordus d’esprit comme moi. » Phrase à ne pas dire, il aurait envie de savoir, j’en mettais ma main à couper. Parce qu’il n’avait rien à voir avec les autres et qu’il réagissait positivement à l’humour noir, celui que je connaissais le mieux et qui me caractérisait plutôt bien. J’avançais ensuite de quelques pas, plaisantant avec lui sur le choix à faire entre le calmar du lac et moi… Il avait intérêt à faire attention à sa réponse, je ne me laissais pas approcher comme le calmar ! Par chance, il répondit ce qu’il fallait et je pris le même air scandalisé que lui, lorsqu’il eut fini, pour lui dire : « Sage décision ! Mais…. dans ton sommeil ? Pourquoi j’le ferais à ce moment là ?! Tu ne vas rien sentir, ce ne serait pas drôle… » Bon, je ne voulais pas qu’il le remarque, mais j’avais envie de rire sauf que je n’étais pas habituée à le faire avec quiconque. Je gardais parfaitement mon sérieux, surtout quand il était question de vacheries dans ce genre là…mais Isidore en riait toujours, ce qui mettait mon sérieux à rude épreuve.

La suite de notre petite entrevue fut la plus drôle car l’idée de le défier à la course me traversa l’esprit. Non seulement par le faux rêve qu’il m’avait raconté, mais aussi pour le clin d’œil à ce qu’il était en train de faire avant que je n’arrive dans le parc. Sans trop attendre, je me mis à courir comme une dératée, attendant de voir s’il me suivait bien.
Je m’attendais à ce qu’il arrive à me rattraper et c’est ce qui arriva, le pire était qu’il arrivait à parler en courant alors que j’étais à bout de souffle et que je sentais le poids de mon sac sur mon épaule. Le parc était tellement vaste que nous pouvions faire ça pendant très longtemps…. Toujours en course, il demanda à connaître mon secret, ce à quoi je répondis : « Non ! Tu n’as pas…encore…gagné ! » J’accélérais à mon tour pour essayer de le rattraper une fois encore puis, je lui tirais la langue - luttant toujours pour la victoire - pour lui donner une première réponse à sa réplique suivante ; j’ajoutais quand même, avec mes dernières ressources de souffle : « On r’passera …pour le dieu…grec ! » Je n’allais quand pas lui dire qu’il n’était pas mal et qu’il pouvait prétendre à ressembler à un dieu grec ! Et puis quoi encore ?! Finalement, je fis une énième accélération pour le rattraper, je lui attrapais le bras pour le lui serrer légèrement pour lui faire comprendre qu’il était temps de ralentir « Ok… ok…je t’accorde une part de victoire ! » Je cessais la course au niveau des rives du lac où je lâchais lourdement mon sac, mon livre par-dessus avant d’entreprendre d’enlever ma cape de sorciers, mon écharpe et même mon pull que j’avais en plus. Je m’allongeais aussitôt dans l’herbe comme une larve, soufflant comme un buffle tout en fixant le ciel avant de dire à Isidore, dont je sentais la présence pas loin : « Ce sera vachement glorieux de te vanter d’avoir gagné contre un Niffleur mort ! » Je me relevais, m’appuyant sur mes coudes en reprenant toujours mon souffle. J’ajoutais, à l’adresse du jeune homme : « Tu ne vas pas m’appeler Niffleur toute la vie, rassure-moi ? » Je haussais un sourcil « De toute façon, tu as un quart de victoire à ton actif, le second round arrivera bien assez tôt. Je n’en peux plus !!! » Je me rallongeais dans l’herbe, finalement contente d’avoir fait ça. L’aventure, c’était tout ce que j’aimais et je la trouvais toujours là où je ne l’attendais pas. Bon, d’un autre côté, j’avais partiellement avoué avoir quelque chose à dire à Izzie ce qui était plutôt embarrassant d’une certaine façon. Je n’avais pas prévu de faire ça maintenant et j’entendais presque mon petit livre pleurer de chagrin au changement de plan qui s’était opéré. Isidore avait sûrement envie de connaître mon petit mystère mais il n’allait quand même pas commencer un numéro de gonzesse curieuse, si ?! Je retardais le moment de lui dire quoique ce soit et cela m’amusait beaucoup, en réalité.



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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Mar 11 Avr - 20:37


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« Pas sûre que ce bouquin t’intéresse… il n’intéresse que les tordus d’esprit comme moi. » Il leva un sourcil, écarquillant légèrement les yeux, comme pour lui montrer qu’il n’acceptait pas cette réponse. Peut-être que ça ne l’intéresserait pas en effet, il ne pouvait pas le garantir à l’avance, et s’il s’agissait de quelque chose d’aussi académique qu’un livre de cours, il mourrait probablement d’ennui avant d’atteindre le sommaire. Il était curieux, mais pas au point de devoir subir tout un tas d’informations tassées dans un manuel destinées à être ingurgitées et recrachées. Pour le coup, il était presque certain qu’elle n’avait que pour volonté de le titiller encore un peu. « Oh non, je voulais pas te mettre mal à l’aise alors que tu as apporté ton journal intime… » ironisa-t-il avant de lui adresser un clin d’oeil malicieux. Elle jouait, alors il n’hésiterait pas à en faire de même, c’était même elle qui avait lancé les hostilités ! Et il se réjouissait à l’avance de voir où les amènerait cette joute verbale. « Sage décision ! Mais…. dans ton sommeil ? Pourquoi j’le ferais à ce moment là ?! Tu ne vas rien sentir, ce ne serait pas drôle… » La réponse ne l’étonnait pas le moins du monde, il la reconnaissait bien là ! Et le pire, c’était qu’elle en serait bien capable, Isidore imaginait aisément la Gryffondor afficher un sourire vicieux au moment où elle choisirait de mettre fin à ses jours. Elle serait même bien capable d’avoir tout calculé à l’avance, aussi il lui faudrait certainement ruser pour faire savoir au reste du monde que c’était elle la coupable ! « Bon, aies alors au moins la décence de me prévenir un peu à l’avance, histoire que j’aie le luxe incommensurable de pouvoir préparer quelques affaires à l’avance ! » lança-t-il avec enthousiasme. Quelques secondes plus tard, elle détalait, et il peinait quelque peu pour la rejoindre, avec l’avance qu’elle avait prise en partant en traître. C’était assez amusant comme situation finalement, et le challenge valait le déplacement !

« Non ! Tu n’as pas…encore…gagné ! On r’passera …pour le dieu…grec ! » Elle se battait bien dis donc, et sa détermination était belle à voir ! Avec un peu d’entraînement, elle pourrait aisément arriver à son niveau… Mais l’expérience du terrain était en sa faveur. Il avait fait ce tour de lac quelques fois, et commençait à savoir gérer son rythme, ainsi que sa respiration : par exemple, lorsqu’ils passaient la butte près du bouleau pour dévaler la petite pente, il devait économiser ses forces, afin de se réserver pour le sprint final près des conifères qui longeaient le lac. Concentré sur sa course, il avait resserré son champ de vision sur le seul chemin qui s’offrait à eux, apercevant seulement les reflets des montagnes osciller sur l’eau teintée du lac, danser comme si elles s’animaient d’elles-mêmes. Il éprouvait une affection particulière pour cette jeune fille mutine et son caractère moqueur, mais pas au point de lui céder la victoire. Déjà parce qu’il avait une fierté, et que ce serait lui faire un déshonneur en se laissant dépasser sur son propre terrain. Un peu plus essoufflé, il accéléra davantage, de manière à écarter la distance qui les séparait. Finalement, sa main venait de se poser sur son bras, aussi il se permit de ralentir la cadence. « Ok… ok…je t’accorde une part de victoire ! » Réjoui de cette conclusion, il passa son poignet sur son front pour en essuyer la sueur qui s’en écoulait, et stoppa finalement, pour reprendre un rythme de marche normale. Elle s’était bien battue ! A croire qu’il n’avait pas affaire avec une amatrice : mais il aimait bien trop le jeu pour lui céder si facilement cette conquête. Et la plus belle récompense qu’il pouvait obtenir était de l’entendre le reconnaître à haute voix ! Une chose était sûre, il ne la lâcherait pas avec ça, et le lui rappellerait aussi souvent qu’il lui plairait, même s’il reconnaissait volontiers que sa performance était à féliciter, d’autant plus qu’elle avait le poids d’un sac, et celui de son livre à supporter, ce qui n’était en aucun cas une mince affaire. « Ne compte pas sur moi pour oublier, Vicky chérie ! » déclara-t-il en levant les bras et en sifflant l’air de rien. Ça ne lui plairait certainement pas, mais il se délectait à l’avance de la manière dont elle choisirait de le lui faire payer.

« Ce sera vachement glorieux de te vanter d’avoir gagné contre un Niffleur mort ! » La voilà qui tentait de lui extorquer sa fierté ! Il la voyait venir, la mauvaise perdante, puisqu’elle l’était probablement autant que lui. Il se contenta de ricaner en s’allongeant à ses côtés, sa tête reposant sur ses coudes plantés dans l’herbe. Quand il pensait qu’il avait du affronter ce même lac glacé il y avait encore un ou deux mois, et que lui et Anoushka auraient pu finir dans les tréfonds du lac, il était heureux d’avoir échappé à cette fin sinistre. Aujourd’hui, le temps s’annonçait radieux : il y avait de quoi en profiter, même si c’était en compagnie de la demoiselle au caractère le plus pimenté de l’école ! « T’as déjà gagné dans mon rêve ! Tu ne peux pas t’en sortir toujours aussi bien ! » protesta-t-il avec véhémence. Il aimait déjà cette journée, c’était comme s’ils s’étaient extirpés de toutes les horreurs qui se passaient à l’intérieur. Ce qui était dommage, c’était qu’ils seraient probablement obligés de rentrer de nouveau à l’intérieur… Dans le cas où il aurait pu se passer de se nourrir, il n’aurait pas demandé son reste, et aurait déjà déménagé toutes ses affaires dans le parc pour y monter une tente itinérante.

« Tu ne vas pas m’appeler Niffleur toute la vie, rassure-moi ? De toute façon, tu as un quart de victoire à ton actif, le second round arrivera bien assez tôt. Je n’en peux plus !!! » Cette nouvelle réplique l’amusa tandis qu’il s’amusait négligemment avec un brin d’herbe, le portant à ses lèvres. Normal qu’elle soit épuisée si elle n’avait pas l’habitude, lui aussi devait reconnaître qu’il était à bout de souffle ; il aurait peut-être pu continuer un moment, mais il avait tellement eu envie de gagner qu’il n’avait pas hésité à mettre le paquet pour s’assurer l’avantage. « Je pourrais ! » riposta-t-il en faisant mine de réfléchir sérieusement à la question. « Et j’attends avec impatience ce second round. » C’était vrai, il aimait beaucoup le challenge, et en recevoir lui fournissait l’excitation et l’adrénaline qui lui étaient nécessaires pour continuer de prendre ne serait-ce qu’un peu de plaisir à la vie d’ici. Quant à l’appeler « Niffleur » toute sa vie, il allait sérieusement réfléchir à la question. Ça l’agacerait probablement à force autant que ça l’amuserait lui, alors pourquoi pas ! En se rallongeant, elle était redevenue silencieuse, ce qui lui fit se rappeler que s’ils s’étaient lancés dans cette aventure un peu folle, c’était tout d’abord parce qu’elle avait « ce secret » à lui raconter. Pourtant, elle avait l’air de peiner à aborder le sujet, ce qui l’amena à se dire qu’elle n’était peut-être pas prête à s’y risquer. Est-ce que quelqu’un qui cherchait des ennuis en ce moment… ? Non, avec un caractère comme le sien, c’était plutôt elle qui pourrait en chercher aux autres, seul le désintérêt faisait qu’elle s’en gardait bien… « C’est quelque chose de personnel… ? » demanda-t-il finalement en se retournant vers elle. « Si jamais, t’es pas obligée de m’en parler, je te rassure. » Il était honnête, il ne l’embêterait pas plus que de raison si vraiment elle tenait à garder cette information privée. Après tout, tout le monde pouvait changer d’avis, si elle s’était sentie capable de lui en parler, peut-être n’était-ce plus le cas actuellement, et il respecterait ce silence.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Mer 12 Avr - 12:21

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Le bouquin que je tenais à la main semblait l’intéresser mais je n’étais pas disposée à lui révéler ce que j’avais en tête, ni l’effort que j’avais fait pour le dégoter à la bibliothèque. Je n’étais pas encore sûre qu’il ne me prenne pas pour une ado sans cervelle. Ma volonté de garder mon sérieux ne dura pas bien longtemps et je ne pus faire autrement que d’éclater de rire quand Izzie mentionna mon « journal intime ». L’idée d’en écrire un ne m’avait jamais effleuré l’esprit, pour être honnête, mais l’attaque était drôle, tout comme son petit clin d’œil qui allait avec. Il était fort ! Je devais bien l’admettre… Suite à cela, le jeune homme commenta ma taquinerie qui concernait sa mise à mort dans son sommeil. Nous étions en pleine plaisanterie et je n’avais pas l’intention d’en arriver là… sa défense m’amusa autant que l’histoire du journal et je lui répondis par un simple coup d’œil témoignant de mon hésitation sur ce que je lui accordais ou non pour le moment fatidique.

La course s’en était suivie et c’est avec une certaine forme de soulagement que je remarquais bien vite qu’Isidore jouait le jeu. La partie n’était pas des plus simples pour moi, surtout sans échauffement et un sac sur l’épaule, mais j’avais envie de rire un peu, les premiers échanges avec le jeune homme m’avaient convaincue ! Je stoppais les hostilités la première, histoire de ne pas mourir aussi jeune… J’étais au bout de mes capacités et accordais un petit morceau de victoire à mon adversaire. Il le méritait rien que pour avoir joué le jeu sans broncher. Certes, la revanche n’était pas très loin et je lui fis comprendre par un nouveau coup d’œil en coin quand il me fit remarquer qu’il n’oublierait pas ! Ben voyons, je n’avais pas l’intention d’oublier non plus !

La seule chose dont j’étais capable de faire était d’enlever les couches de vêtements qui me donnaient chaud et m’allonger au sol dans l’espoir de retrouver un rythme cardiaque normal. Izzie s’installa à mes côtés et recommença à me parler quand je le provoquais un peu en lui disant qu’il n’y avait pas de quoi se vanter de gagner contre un adversaire plus faible et à l’agonie (enfin presque). Je me relevais comme une furie… une furie fière, en lui disant : « J’ai gagné dans ton rêve ?! Je m’en doutais ! C’est pas étonnant, c’est sûrement ce qui t’a donné envie de venir t’entraîner ici ce matin…. Tu as voulu te rassurer sur tes capacités et voilà que… ô hasard, j’arrive pour te défier. Tu as eu peur, hein ?! » Oui bon, nous savions tous les deux que le rêve était une invention, mais je me plaisais à trouver de petites occasion pour remettre un peu les choses de mon côté. C’était drôle et Isidore n’était pas du genre à devenir trop vicieux pour gagner la partie… J’avais l’impression que nos échanges n’étaient pas malsains et qu’un petit fond d’amusement flottait en continu.

Au détour de la conversation, je tâchais de savoir s’il allait me surnommer Niffleur à partir de maintenant… Le surnom était assez spécial quand on connaissait mon aversion pour les animaux et créatures magiques… J’étais associée à une créature que je n’avais pas la moindre envie d’approcher mais….d’une certaine manière, elle était peut-être la seule créature qui avait un trait de caractère en commun avec moi : le vice et l’appât du gain ? Mouais, peut-être…. Je conservais un petit sourire avant de dire à Izzie : « Remarque entre ça et…Vicky… » Je lui adressais un coup d’œil désespéré avant de rouler les yeux et de me rallonger pour profiter un peu du calme de l’endroit et surtout pour reprendre mes esprits après la course folle.

Au bout d’un certain temps, je tournais la tête vers lui, l’entendant reprendre la parole, toujours allongée par terre et me protégeais les yeux du soleil avec mon bras. Nous avions de la chance, la journée était ensoleillée. Dès le premier instant où j’avais parlé de secret, j’avais été certaine qu’il n’oublierait pas…Ce que je comprenais largement puisque j’étais pareille et tenace quand il était question de révélation. Avec un sourire que je ne cherchais même pas à cacher, je lui répondis un simple : « Oui. » Une question, une réponse, non ? J’adorais être vague et donner des réponses claires. Quoi de mieux qu’un oui ou qu’un non ?! Sauf que pour le coup, je me devais de le laisser mariner quelques secondes avant de reprendre : « Enfin… oui et non, ça nous concerne tous les deux. » Je jubilais totalement car je sentais presque la curiosité émaner de lui. Je me relevais une nouvelle fois pour m’appuyer encore sur mes coudes (Décidément, je ne tenais pas en place !) et poser mon regard sur le jeune homme : « Je ne suis pas obligée, je le sais. Mais cette fois-ci, c’est ta curiosité qui va venir m’étrangler dans mon sommeil ! Je me trompe ? » Petit moment de jubilation supplémentaire, je gagnais du temps et j’étais obligée de sourire car je le charriais et j’adorais ça : « En temps normal, je devrais la jouer au chantage en te demandant de me donner ta part de victoire dûment gagnée à la course en échange des révélations mais… je vais me retenir pour cette fois. J’étais sérieuse, ça nous concerne tous les deux. Il est possible que tu n’aies plus envie de rester ici avec moi après avoir appris ce que je vais te dire. Ou peut-être que tu prendras cette information un peu à la légère ? Allez savoir ! Tu le sais, toi, calmar géant, si je vais me retrouver toute seule après avoir parlé ? » Oui oui … je m’adressais bien au calmar géant du lac et j’avais bien conscience d’avoir une case en moins à certains moments. Fort heureusement, cela ne semblait pas trop gêner Isidore qui n’avait pas fini d’en voir. Au bout de quelques secondes de silence, je tournais de nouveau les yeux vers lui pour lui demander : « Tu veux savoir ? »




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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Lun 17 Avr - 23:17


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« J’ai gagné dans ton rêve ?! Je m’en doutais ! C’est pas étonnant, c’est sûrement ce qui t’a donné envie de venir t’entraîner ici ce matin…. Tu as voulu te rassurer sur tes capacités et voilà que… ô hasard, j’arrive pour te défier. Tu as eu peur, hein ?! » Il aimait bien la manière dont ils étaient capables de se disputer la victoire dans une réalité fictive… En réalité, il était assez confiant à ses capacités pour ne pas s’imaginer perdre, mais il reconnaissait bien volontiers que sa rivale s’était bien battue elle aussi. Qui savait ce qu’elle pourrait faire avec un peu d’entraînement … ! Et ce n’était certainement pas parce que c’était une fille qu’il devait la sous-estimer pour autant, il avait vu Savannah s’entraîner pendant des années durant, et savait pertinemment qu’aux prochaines sélections de Quidditch, elle constituerait une menace qu’il ne pourrait ignorer. Si seulement elle avait le loisir de s’y remettre tout du moins… avec tout ce qui se passait au château, il était difficile de songer qu’ils pourraient un jour retrouver une activité normale. « Ouais ! » fit-il mine d’avouer. « Maintenant, va falloir que tu viennes t’exercer avec moi pour te maintenir à niveau, t’imagines ? Debout à six heures demain ! » répondit-il en riant, imaginant la tête qu’elle lui ferait s’il s’avisait effectivement de trouver le moyen de s’introduire dans son dortoir pour la réveiller. Il ne l’avait jamais vue au réveil, mais imaginait sans la moindre difficulté qu’elle n’hésiterait à lui balancer un oreiller ou un objet en pleine tête pour le dissuader de s’approcher de plus près. Devait-il seulement lui dire qu’il croyait se souvenir du mot de passe de Gryffondor, maintenant qu’il avait entendu Noel le prononcer avant la Réunion des résistants… ?

« Remarque entre ça et…Vicky… » Ça, il n’était pas trop surpris, il avait bien songé qu’elle n’aimerait pas beaucoup ! Et c’était surtout ça qui l’amusait. La Gryffondor avait tout de même un sacré caractère, et il continuerait de prendre beaucoup de plaisir à s’amuser avec elle. Si la dérangeait outre mesure, il comptait bien sur elle pour le lui faire savoir, alors pour l’heure, il ne voyait pas de raisons trop évidentes de cesser. « Ben quoi ? Ça te va super bien je trouve ! Je suis sûr qu’on peut en faire un nom de superhéroïne, du genre « Vicky la Malice », ou quelque chose comme ça. » lança-t-il avec la fierté de quelqu’un qui aurait trouvé l’idée du siècle. Pas sûr qu’elle s’en accorderait, mais il n’avait trouvé que ça pour défendre sa proposition. Il avait probablement gagné des points, il s’était attendu à se faire envoyer balader pour moins que ça. « Je ne suis pas obligée, je le sais. Mais cette fois-ci, c’est ta curiosité qui va venir m’étrangler dans mon sommeil ! Je me trompe ? » Il se retourna sur le dos, passant ses mains derrière sa tête pour se parer d’un air rêveur. Certes, ça le rendait un peu curieux toute cette histoire, mais si ça se trouvait, elle n’avait inventé ce prétexte que pour l’embarquer dans cette histoire de course. Ils s’étaient bien amusés, mais il ne s’était pas réellement imaginé devrait vraiment lui avouer quelque chose d’important. Maintenant, il était un peu pris de cours… D’autant plus qu’elle semblait sous-entendre qu’ils étaient tous deux concernés, ce qui l’étonna d’autant plus.

« Non, je dois reconnaître que ça me fait plutôt flipper ton truc. Si t’as tué un mec et que tu veux me montrer les restes de sa dépouille que t’as balancée dans le lac, je préfère rien savoir. » répondit-il en faisant mine de réfléchir. « A moins que… c’est quelqu’un qui t’embête ? » Ce n’était après tout pas impossible, mais il serait étonné qu’elle soit venue jusqu’à lui pour ça… Victoire faisait partie de ces personnes au château qui savaient se défendre, et auxquelles on n’oserait pas se frotter. Mais après tout, elle avait l’air tellement embarrassée de ce qu’elle voulait lui avouer qu’il commençait par s’inquiéter. Nul doute qu’il s’agisse de quelque chose de personnel, et même s’il ne voyait pas très bien comment il parviendrait à l’aider, il voulait toutefois bien essayer. Bon, dans la théorie du cadavre, selon s’il s’agissait de celui d’un mangemort ou non, il aviserait ! Mais pour l’heure, il préférait écouter ce qu’elle avait à dire. Après tout, ils étaient allongés dans l’herbe, le plus paisiblement du monde… ils avaient tout leur temps jusqu’à ce que le reste du château ne finisse par se réveiller entièrement, et que la réalité ne les rattrape. «(…) J’étais sérieuse, ça nous concerne tous les deux. Il est possible que tu n’aies plus envie de rester ici avec moi après avoir appris ce que je vais te dire. Ou peut-être que tu prendras cette information un peu à la légère ? Allez savoir ! Tu le sais, toi, calmar géant, si je vais me retrouver toute seule après avoir parlé ? » Voilà qu’elle oscillait entre le ton sérieux et celui de l’humour, ça devenait plus que déroutant cette histoire… Un peu égaré, Isidore fixa la Gryffondor, tentant d’analyser ses dires. Elle répétait pour la seconde fois qu’il s’agissait de quelque chose qui les concernait tous les deux… Elle n’en rirait pas s’il s’agissait de quelque chose de vraiment grave, par exemple si un mangemort l’avait interrogée, et qu’elle avait été contrainte de lui avouer tout ce qu’elle savait sur les activités illicites… Peut-être qu’une rumeur un peu douteuse circulait sur leur compte ? Ce serait plutôt drôle, et il en rirait plutôt que de prendre la mouche et rentrer au château… Qu’est-ce qui pouvait bien la tracasser autant ? « Tu veux savoir ? » Bien sûr ! Il était sceptique au début, mais à force qu’elle tourne autour de l’affaire sans jamais l’effleurer, il commençait à avoir très envie de connaître ce fameux secret. Même s’il redoutait un peu de quoi il s’agirait, pour qu’elle ait l’air de s’en retrouver aussi chagrinée… « Ben plutôt oui, je l’ai mérité il me semble ! » déclara-t-il en désignant le lac de la pointe du menton, en faisant allusion au parcours qu’ils venaient d’effectuer. « C’est quoi qui nous concerne tous les deux alors ? Tu veux que je t’accompagne à un mariage ou quoi ? » lança-t-il sur le ton de la plaisanterie avant de feindre de s’offusquer. « NOOON, ou alors tu viens du futur et t’as été envoyée pour me donner des conseils de l’au-delà. » tenta-t-il pour essayer de la dérider un peu, imaginant bien que l’atmosphère risquait de se retrouver plus tendue après cet aveu…
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Jeu 20 Avr - 20:51

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Cette petite bataille reposant sur des faits fictifs (ou issus d’un rêve) me plaisait beaucoup et, en jouant le jeu, Isidore avait réussi à me dérider, ce qui n’était généralement pas facile. J’entretenais le « non sourire » le plus possible et cette fois-ci, j’étais battue en un rien de temps. Sans surprise, je profitais de savoir que j’avais été la grande gagnante de la course de son rêve pour me mettre en avant, je n’allais tout de même pas le plaindre d’avoir rêvé la réalité… Mouais enfin non, la course réelle démontrait bien le contraire, mais j’étais déterminée et il m’était impossible d’admettre et accepter la défaite. Ce dernier me fit plaisir en faisant semblant d’avouer que j’avais vraiment gagné dans son rêve. Son regard me permettait quand même de comprendre qu’il se foutait un peu de moi ; il souleva l’idée de venir s’entraîner avec lui de bon matin. Et je lui répondis un peu sur le coup en lui disant : « Je relève le défi ! J’ai presque gagné sans entraînement et avec un sac et un livre à la main ; je n’ose pas imaginer les prouesses que je vais faire quand je serai entraînée. Mais…j’ai quand même besoin de savoir si tu vas supporter d’être battu, bien sûr ? » Je le charriais largement, prenant un air sérieux mais je voulais continuer à jouer un peu le jeu. De plus, j’avais envie de le surprendre en lui disant que j’étais capable de le faire, imaginant qu’il avait pensé le contraire.

Ce dernier ne se retenait pas non plus de me charrier et il y arrivait bien avec le surnom affreux qu’il m’avait trouvé. J’admettais quand même qu’il était facile à sortir et efficace pour énerver la principale intéressée (moi)… Sauf que pour le coup, il ne m’énervait pas vraiment puisqu’il réussissait encore à me faire rire avec son idée de super héroïne. Il avait de l’imagination à revendre et malgré le fait qu’il soit effectivement chiant, il n’en était pas pour autant insupportable. « Vicky la vicieuse se rapprocherait sûrement plus de la réalité mais, ça me va ! Je m’apprêtais à te ‘traiter’ d’Izzie…. Mais j’ai cru comprendre que tu avais déjà adopté le surnom, je me trompe ? » Moui, en fait, Vicky la malice était bien à l’instant présent car je lui lançais un petit regard malicieux, destiné à lui faire comprendre qu’il avait baissé les bras trop facilement en se laissant « mignonniser » par les autres. Je n’excluais pas la possibilité de le charrier à un autre moment là-dessus, j’avais la vanne sous le coude et Izzie n’en avait pas fini avec ma défense même s’il se battait vraiment très bien à notre petit jeu.

Puisqu’il avait gagné la course, il avait gagné l’aveu que je devais lui faire et même si je ne m’étais pas préparée à faire ça aujourd’hui, je ne comptais pas me dégonfler. Isidore devait savoir ce que j’avais appris et j’avais également envie d’avoir son point de vue et connaître sa réaction. Je m’apprêtais à entrer dans le sérieux, à commencer mon explication mais il me donna une nouvelle fois envie de rire avec ses hypothèses… et c’est en riant de bon cœur que je lui répondis : « Hum, nan mais tout va bien, j’ai lesté les restes avec des pierres, ils ont déjà coulé. » Je fis mine de garder mon sérieux, m’approchant du jeune homme comme pour lui faire une confidence : « Il a refusé mes avances, tu te rends compte de l’affront ?! Il fallait bien qu’il paie ! » Tout dépendait de se réaction à court terme, j’allais peut-être pouvoir garder mon sérieux suite à la connerie complètement glauque que je venais de sortir, ou mourir de rire ! Cela ne dépendait que de lui.
La bêtise passée, je lui expliquais que cela nous concernait tous les deux et j’anticipais sa réaction… Tous les cas de figure étaient possibles et je ne voyais pas d’autre façon de faire que d’aviser une fois lui avoir tout avoué. Ce dernier me confirma vouloir savoir et continua sur la plaisanterie. Je lui lançais un petit coup de coude en commençant à rire avant de me reprendre tout de suite. Il fallait que je lui parle sérieusement et je comptais bien le faire. Certes, la plaisanterie était plus agréable, mais pour l’heure, le sérieux était de mise : « Arrête ! Rien de tout ça. C’est plus terre à terre que tes idées de l’au-delà… » Je me gardais bien de dire que je ne lui aurais peut-être pas donné le choix s’il était question d’un mariage…bien que je n’avais aucune raison de me rendre à un tel événement. « En fait…ça ne nous concerne pas NOUS directement, mais nos familles. Mon père, très exactement et… ta mère. Mon père est directeur du département de la coopération magique internationale au Ministère. Il a pas mal de relations, il voit du monde. Un soir, j’ai vu une femme sortir de son bureau à la maison. Il n’est pas rare que des personnes différentes viennent pour le rencontrer, ce qui m’arrange toujours parce que ce sont des moments pendant lesquels il nous fout la paix… Sauf que j’ai vu cette femme revenir plusieurs fois, à des moments qui ne me semblaient pas correspondre avec ceux pendant lesquels mon père reçoit du monde du Ministère… Mais surtout, quand ma mère n’était pas là. En soit je m’en fous, mais j’ai posé la question de savoir qui c’était devant ma mère, un soir, à table. Ça m’a valu une gifle dont je me souviens encore… mais j’ai quand même réussi à savoir. Cosima Vayne. Tu penses bien, il a fait semblant de rien en la présentant comme une collègue. C’est ta mère et je crois qu’elle a une liaison avec mon père. Je ne sais pas trop où ils ont réussi à se croiser, mais je n’ai quasiment pas de doutes sur ce que je pense. » L’explication était peut-être un peu brutale, mais c’était ce que je savais et ce qu’il avait besoin de savoir… Enfin pour être exacte, il ne savait pas l’essentiel : mon père était un salaud et je n’avais pas l’intention de le soutenir là-dessus… Peut-être qu’Isidore se foutait royalement de toute cette histoire et qu’il estimait que cela regardait sa mère. Je n’avais aucun moyen de le savoir sans lui avoir dit, ce qui était désormais chose faite.




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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Sam 22 Avr - 11:09


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« Je relève le défi ! J’ai presque gagné sans entraînement et avec un sac et un livre à la main ; je n’ose pas imaginer les prouesses que je vais faire quand je serai entraînée. Mais…j’ai quand même besoin de savoir si tu vas supporter d’être battu, bien sûr ? » Il leva un nouveau pouce victorieux à cette annonce. Ça, c’était une super nouvelle ! Ça lui donnait une nouvelle motivation. Qu’on ne se méprenne, il ne cherchait pas à remplacer Savannah, qui d’ordinaire était celle qui descendait dans le parc avec lui pour y effectuer quelques tours, mais maintenant que cette dernière était dans les cachots… Alors il ne cracherait pas sur une nouvelle compagnie. Et puis lorsqu’on la caressait dans le sens du poil, Victoire pouvait aussi se montrer très agréable, il suffisait simplement d’être assez subtil pour éviter les explosions de mines accidentelles en marchant dessus. « Alors rendez-vous demain sept heures dans le hall, en tenue s’il vous plait ! Et tu ne me vaincras que lorsque je t’en aurais donné l’autorisation ! » annonça-t-il fièrement. Elle ne se débrouillait pas si mal, elle ne mettrait sans doute pas si longtemps avant de développer un bon niveau… Mais son esprit de compétition le poussait à voir ce que ça pourrait donner si elle finissait par s’en mêler. « Vicky la vicieuse se rapprocherait sûrement plus de la réalité mais, ça me va ! Je m’apprêtais à te ‘traiter’ d’Izzie…. Mais j’ai cru comprendre que tu avais déjà adopté le surnom, je me trompe ? » Ça, pour sûr, il l’avait bien adopté. Certains de ses camarades de maisons, et même une bonne partie de ses amis l’avaient affublé de ce surnom dès la première année. Ça venait de Spencer s’il avait bonne mémoire ! Souvenir qui lui fut un peu amer, songeant que ce dernier n’était plus là pour le qualifier ainsi, désormais. « Adjugé pour Vicky la Vicieuse, c’est vrai que ça te va bien après tout ! T’es jamais la dernière quand je cherche quelqu’un à enrôler dans mes bêtises. » répondit-il malicieusement. « Eh, personne ne me « traite » d’Izzie, j’aime bien ! Je m’y suis habitué depuis tout ce temps ! » C’était plutôt un surnom de fille, mais puisqu’il ne s’en formalisait pas, après tout… ?

« Il a refusé mes avances, tu te rends compte de l’affront ?! Il fallait bien qu’il paie ! » Il laissa échapper un éclat de rire tandis qu’il laissait sa tête retomber machinalement dans l’herbe. C’était toujours bien agréable quand elle rentrait dans son jeu, et il aimait à croire qu’au fil du temps, il parvenait progressivement à pénétrer la carapace immatérielle qu’elle avait créée autour d’elle. A force, elle devenait presque accessible, et c’était plutôt plaisant, concernant une fille qui se gardait à bonne distance de la masse informe d’élèves que représentait Poudlard, ainsi que de ses conflits intérieurs. Elle ne perdait pas beaucoup au change cela dit… « L'inconscient ! J’espère que le calmar va lui faire sa fête ! » s’exclama-t-il en prenant un air faussement offusqué, et en posant une main compatissant sur son bras, comme si elle avait réellement besoin de soutien dans cette épreuve. Même si c’était une plaisanterie, il n’imaginait de toute façon pas Victoire, malgré toute son assurance, aller se risquer à faire des avances à qui que ce soit. « Arrête ! Rien de tout ça. C’est plus terre à terre que tes idées de l’au-delà… » Il opta donc pour arrêter avec les plaisanteries, et de réellement l’écouter. C’était surtout de ça dont elle avait besoin visiblement, même s’il tentait avec un peu trop d’ardeur de détendre l’atmosphère. Et puis, au vu de son air plutôt grave, et de la réticence qu’elle semblait éprouver à aborder le sujet, il n’y avait nul doute qu’il s’agissait de quelque chose de plutôt important. « Qui les considérait tous les deux »… Il avait du mal à se figurer ce que ça pourrait être. Est-ce qu’il avait pu lui attirer des ennuis d’une manière ou d’une autre ? Après tout, ils avaient déjà enfreint le règlement à l’occasion, ça ne paraissait pas si surréaliste de l’imaginer… Mais soit, il lui avait promis d’arrêter de spéculer, c’était à elle de lui dire ce qu’il en était, maintenant.

« En fait…ça ne nous concerne pas NOUS directement, mais nos familles. Mon père, très exactement et… ta mère. Mon père est directeur du département de la coopération magique internationale au Ministère. Il a pas mal de relations, il voit du monde. Un soir, j’ai vu une femme sortir de son bureau à la maison. Il n’est pas rare que des personnes différentes viennent pour le rencontrer, ce qui m’arrange toujours parce que ce sont des moments pendant lesquels il nous fout la paix… Sauf que j’ai vu cette femme revenir plusieurs fois, à des moments qui ne me semblaient pas correspondre avec ceux pendant lesquels mon père reçoit du monde du Ministère… Mais surtout, quand ma mère n’était pas là. » Jusqu’ici, il avait un peu de mal à voir où elle voulait en venir. Elle parlait de son père jusqu’ici, même si ça l’étonnait un peu qu’elle se laisse aller à des confidences aussi personnelles. Elle le soupçonnait de tromper sa mère ? Oui, ça arrivait généralement dans certains foyers, et ce n’était sûrement une situation agréable à vivre pour personne… On avait donc là une femme qui rendait régulièrement visite à son géniteur, et avec laquelle il était fortement suspecté de commettre un adultère. D’accord, mais, et ensuite… ? Elle avait bien dit que ça les concernait tous les deux, non ? Il ne voyait pas comment il pouvait être lié d’une manière ou d’une autre à cette sombre histoire de tromperie. A moins que… « ça concerne NOS familles », à moins que… non. Il chassa immédiatement cette pensée de sa tête. Non, il ne pouvait y croire. Il l’aurait su, tout de même… Pas sa mère à lui, ce n’était pas possible, il ne laisserait jamais faire une telle chose, il l’interditait…

« En soit je m’en fous, mais j’ai posé la question de savoir qui c’était devant ma mère, un soir, à table. Ça m’a valu une gifle dont je me souviens encore… mais j’ai quand même réussi à savoir. Cosima Vayne. Tu penses bien, il a fait semblant de rien en la présentant comme une collègue. C’est ta mère et je crois qu’elle a une liaison avec mon père. Je ne sais pas trop où ils ont réussi à se croiser, mais je n’ai quasiment pas de doutes sur ce que je pense. »

Isidore ne saurait décrire l’expression faciale dont il avait pu parer son visage suite à ces mots. C’était surréaliste cette histoire. Est-ce qu’elle était en train de sous-entendre que… sa mère à lui… son père à elle… Non, c’était n’importe quoi… Mais pas tant que ça lorsqu’on y réfléchissait. Sa mère avait toujours ce petit sourire en coin lorsqu’il lui demandait si elle voyait quelqu’un, comme si elle s’en amusait. Mais un homme marié… ?! Avec une fille en plus ? Une autre élève de Poudlard ? Pour le coup il se demandait bien ce qu’il avait pu lui faire pour qu’elle veuille vouloir le punir à ce point ! Médusé, il prit la tête entre ses mains, refusant d’avaler ce qu’il venait d’entendre. Pourtant, Victoire ne s’amuserait pas à lui mentir en lui racontant une telle histoire, ce serait de bien mauvais goût… Et puis Cosima Vayne, c’était bien le nom de sa mère : il était certes connu des journaux lorsque l’Impensable s’était produit, mais à Poudlard, tout le monde ne faisait pas forcément le lien avec lui. « C’est… absurde… » lâcha-t-il avec difficulté. Il comprenait pourquoi elle avait eu du mal à tout lui avouer, ce n’était ni aisé à dire, ni à entendre, mais… ça le révoltait. Pourquoi… ?! « Enfin ma mère et… ton père ?! » s’exclama-t-il en les désignant tous deux, confus. Difficile de croire qu’ils plaisantaient encore cinq minutes auparavant, Isidore se sentait comme le dindon de la farce, victime d’une supercherie savamment orchestrée. Si Victoire n’avait pas tout découvert, combien de temps serait-il encore resté dans l’ignorance… ? Et sa mère qui était censée tout lui dire, tout lui raconter… ! Elle s’était bien fichue de lui en « oubliant » de lui raconter qu’elle fréquentait un homme qui avait la bague au doigt ! « Comment s’appelle ton père ? Qu’est-ce qu’il fait dans la vie… ? » demanda-t-il, un peu plus fermement. Il avait également très envie de demander si sa mère à elle s’en accordait, mais tout cela ne le regardait pas après tout. Où… peut-être que si. Après tout, leurs familles respectives semblaient bien plus liées qu’elles ne l’étaient à l’origine… Il fallait que Victoire l’aide à comprendre, seule elle avait saisi ce qu’il n’avait pu voir.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Mer 3 Mai - 20:49

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⎡Il n'est bon festival sans scandale⎦
Isidore & Victoire


L’entrevue avait bien commencé, c’était le moins qu’on puisse dire, j’avais ri. Réussir à me faire rire était un exploit qu’Izzie n’était pas le dernier à pouvoir mener à bien, mais je préférais rester dans l’idée que c’était exceptionnel et qu’il fallait quelques jours de bonté pour équilibrer un peu les choses…Sans trop savoir pourquoi, j’acceptais sa proposition d’entraînement ! Je l’avais imaginé croire que je me dégonflerai aussitôt, or, je m’arrangeais toujours pour faire le contraire de ce que l’on attendait de moi. Ce dernier me donna donc rendez-vous à sept heures le lendemain, je m’exclamais alors : « Sept heures ?! Les braves se lèvent à six… » Je levais les yeux, n’espérant qu’une chose : entrer un peu dans la provocation. Notre conversation avait d’elle-même viré vers les surnoms et j’héritais de celui de « Vicky La Vicieuse » qui me correspondait plutôt pas mal : « Hum… tu penses que c’est une bonne idée de faire des bêtises par les temps qui courent ? » La question n’était pas destinée à lui faire dire que non, je n’étais pas du genre à croire que la situation jouait sur les « pulsions conneries ». J’étais plus que jamais prête à faire n’importe quoi, n’importe quand et avec n’importe qui… L’anarchie qui régnait avec Blackman m’allait plutôt bien, curieusement… Je n’affirmais pas être contente de savoir que des innocents subissaient de mauvais traitements, mais j’étais juste….bien, libre, suffisamment révoltée et proche du danger pour me sentir vivante.
Quant au jeune homme, il était Izzie et je tentais une petite provocation destinée à lui faire entendre qu’il avait bien tort d’accepter ça. De but en blanc, je lui demandais : « Qui t’a baptisé comme ça pour la première fois ?! » L’auteur de ce surnom était encore en vie si je comprenais bien… j’espérais juste qu’il ne l’adulait pas !

Profiter du bord de l’eau fut la suite assez naturelle des choses. J’avais promis un aveu à Izzie en cas de victoire et j’étais fatiguée de la course que j’avais royalement perdue. Quoi de mieux que le lac et ce parc qui ne demandait qu’à être parcouru par deux personnes comme nous ? J’avais du mal à l’accepter et à l’avouer, mais j’avais presque tendance à être moi-même et à perdre ma « défensive » habituelle… Isidore n’était pas comme tout le monde, c’était évident ! Nous plaisantions encore un peu avec le calmar géant et la mort totalement inventée d’un élève qui avait refusé mes avances. Izzie jouait le jeu jusqu’au bout et je ne manquais pas de commenter encore un peu, le taquinant comme jamais : « T’avises pas de refuser mes avances … tu sais ce qui t’attend, autrement. » Je lui lançais un coup d’œil amusé avant de porter mon regard sur le lac. Stop les familiarités ! J’en avais fini pour aujourd’hui, bien contente d’avoir laissé sortir un bon panel de mes possibilités. Il fallait que je lui raconte … que je lui dise ce qui nous concernait tous les deux depuis un petit temps déjà. Le voir imaginer des choses était drôle, mais la réalité ne l’était pas forcément. Je m’exprimais alors en lui donnant le maximum d’infos et le plus gros de l’histoire…
Je fis en sorte de ne manquer aucune des réactions du jeune homme, mais il m’était bien difficile de savoir ce qu’il pensait réellement de tout ça. Déçu ? Étonné ? En colère ? J’attendis en silence, bien consciente que l’annonce était bizarre, mais il ne fallait pas laisser sa mère faire une aussi grossière erreur, si ?! Izzie me fit entendre que mon histoire était absurde, je pris ses paroles comme les premières réactions à une annonce un peu particulière, gardant le silence avant de hausser les épaules quand il posa la question avec l’air de ne pas vraiment y croire. Que pouvais-je bien ajouter ? J’avais l’impression d’avoir déjà tout dit, Isidore ne posa pas beaucoup de questions, mais je répondis quand même aux deux qu’il venait de formuler le plus sérieusement du monde : « Andrew Gardner-Oaken, il est directeur du département de la coopération magique internationale … » Je roulais les yeux, agacée de devoir dire qu’il avait un relativement bon poste au Ministère. Puis, sur ma lancée, je gardais la parole pour dire : « Écoute… je ne sais pas comment tu prends la nouvelle, je n’ai pas encore la capacité de tout lire dans tes yeux, ça ne saurait tarder….mais j’ai un bon pourcentage de certitude par rapport à ce que j’avance. Je ne te dis pas ça pour que tu t’énerves ou que tu en veuilles à l’un ou à l’autre. On va très vite avoir droit à la phrase « mêlez-vous de ce qui vous regard », je ne connais pas ta mère, mais je pense qu’elle ne doit pas traîner avec quelqu’un comme mon père ! C’est un rapace… et accessoirement, j’ai assez de frères pour devoir m’en farcir encore un ! » Je tentais l’humour même si la situation ne s’y prêtait pas vraiment. Je n’avais pas l’intention de faire une maladie de toute cette histoire, mais il était évident qu’Isidore et moi étions faits pour être liés d’une quelconque façon… Qu’allions-nous faire de ces infos ? Et pour ma mère ? Cette dernière méritait très certainement ce qu’elle méritait, mais je n’étais pas sans savoir que tout le monde n’avait pas la même relation que moi avec ses parents. J’ignorais toutes ces choses sur Isidore, mais il avait réagi… pas de la meilleure façon et surtout pas de manière positive. « Ta mère travaille au Ministère ? » Je me doutais que oui… ou peut-être que non… peu importe, mon père faisait tout pour être connu, apprécié et admiré dans le monde de la magie, il n’était pas étonnant qu’il ait des connaissances bien qu’il ne méritait pas toutes ces considérations.




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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Dim 7 Mai - 14:07


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« Sept heures ?! Les braves se lèvent à six… » Si ce n’était pas de la provocation ça ! Mais parfait, si mademoiselle le défiait, il ne voyait pas pourquoi il ne répondrait pas. En tout cas, si elle acceptait réellement l’invitation, c’était un bon point ! Isidore ne put retenir un sourire d’élargir ses commissures de lèvres. Finalement, peut-être que cette initiative suffirait à le motiver de nouveau, et à le régulariser dans son entraînement quotidien. Dans ces conditions, il savait qu’il ne pouvait compter sur Savannah pour l’accompagner, alors construire une nouvelle équipe était peut-être un bon moyen de ne pas rester bloquer sur ce qui arrivait aujourd’hui à ses meilleurs amis, et d’aller de l’avant. Il haïssait la situation actuelle, mais ne pourrait pas changer grand chose en renonçant à toute activité, et en se laissant sombrer dans un coin. Et puis toute cette stupide histoire avec Anoushka lui avait bien plombé le moral ces derniers temps… Il était temps de passer autre chose, de parvenir à développer enfin une relation saine avec les quelques personnes qui l’entouraient encore. Pour une fois que Victoire ne se montrait pas trop sauvage et se laissait approcher sans sortir les crocs, autant saisir l’opportunité… « Disons six, si madame insiste alors. » céda-t-il en levant les yeux au ciel. « Pense à t’étirer, sinon tu vas finir à l’infirmerie pour accuser le coup des courbatures ! » Les journées ne ressemblaient plus à grand chose à l’école, alors si les matinées pouvaient redevenir dignes d’intérêt, l’idée devenait plus séduisante. Et après les camps de formation qui exigeaient selon lui beaucoup trop de discipline, il était bien plus plaisant de fixer eux-mêmes leurs propres règles. « Hum… tu penses que c’est une bonne idée de faire des bêtises par les temps qui courent ? » Il haussa les épaules. Bien sûr que non, tout comme ça n’était pas une meilleure idée de rester simple spectateur, et de se soumettre au règlement le plus absurde qui soit. Se montrer indifférent à ces nouvelles ordonnances relevait bien sûr de l’idiotie, et il ne niait pas en être sûrement un. Mais qui y échappait alors ? Qui n’était pas l’idiot parmi ceux qui choisissaient de se taire et d’accepter ? Il suffisait de faire un simple constat des derniers mois qui s’étaient écoulés, et le résumé était immédiatement plus clair : en huit mois, aucun d’eux n’était parvenu à changer quoi que ce soit à la situation, si ce n’était à précipiter davantage le cycle des tortures. Il préférait alors se persuader que se montrer en désaccord avec cette politique dans ces actes lui permettrait à jamais de se souvenir qu’il ne se complairait jamais dans cet état léthargique. C’était à ça que servaient les bêtises, à ne jamais oublier. « Rien n’est une bonne idée par les temps qui courent. » répondit-il en haussant les épaules. « Alors autant choisir l’option qui ne fait pas plaisir à l’autorité en vigueur. » Il ignorait sa position sur le sujet, et estimait ne pas avoir à se justifier quant à ses actes, tout comme elle se gardait bien de le faire de son côté.

« Qui t’a baptisé comme ça pour la première fois ?! » C’était une drôle de question. Il s’en souvenait bien, le surnom était sorti tout naturellement de la bouche de celui qui deviendrait par la suite son meilleur ami. Comme ces souvenirs paraissaient loin, désormais… Ils avaient été bien loin à l’époque de s’imaginer qu’il se passerait autant de choses, et surtout, de prédire leur sort. Il était le seul du trio qu’ils formaient à échapper à cette insupportable classification, et il ne s’en réjouissait certainement pas pour autant. « Spencer si j’me souviens bien, en sortant du Poudlard Express. On avait passé que six heures de voyage ensemble et il trouvait déjà ça trop long comme nom. Comme Victoire, en fait. J’suis quand même pas le premier à t’appeler Vicky… ? » Il lui adressa un clin d’oeil complice, sachant que le surnom risquait de nouveau de lui hérisser les poils. C’était là le plus drôle ! Il devrait presque s’attendre à la voir prendre la mouche, et la voir se lever en disant qu’elle préférait finalement aller prendre un bain de soleil ailleurs. « T’avises pas de refuser mes avances … tu sais ce qui t’attend, autrement. » Il rit de nouveau, faisant mine d’être un peu effrayé par ces propos, jetant un oeil à la surface obscure du lac, comme s’il craignait réellement qu’elle ne l’empoigne par le col de son uniforme pour aller l’y jeter dedans. Une solution un peu radicale, mais tout à fait charmante ! Il éprouvait toutefois quelques difficultés à imaginer une Victoire soudainement un peu plus familière et entreprenante… Il y avait quelque chose en elle, une aura qui ne laissait clairement pas son interlocuteur insensible… mais il y aurait à priori dans ce phénomène une chimie artificielle : à laquelle il ne pouvait céder s’il voulait s’épargner bien des peines… « Ok, j’ai compris la leçon. » marmonna-t-il en feignant le renoncement. « Mais commence par couper ton truc de vélane là, c’est pas du jeu les phéromones ! » Ce n’était pas peu dire, il avait eu suffisamment de problèmes relationnels ces derniers temps pour ne pas vouloir en rajouter sur la liste. Un peu trop de prises de tête, des gestes qu’il regrettait, une amitié qui avait pris fin trop brusquement après avoir commencé à s’éteindre à petit feu, des ennuis avec l’école… Et Savannah qui était toujours aux cachots. Lorsqu’elle remonterait, l’explosion de leurs tempéraments sanguins ne tarderait pas… Il aimait à se dire qu’avec le temps, il apprendrait peut-être de ses erreurs, pour ne pas avoir à les reproduire sans cesse.

« Andrew Gardner-Oaken, il est directeur du département de la coopération magique internationale … » Il avait fallu quelques secondes à Isidore pour accuser le coup : se souvenir de tous les éléments qui pouvaient appuyer cette version. Sa mère qui rentrait plus tard, prétextant avoir passé la soirée à boire un verre avec des amies… Des « amies » qu’elle était incapable de lui nommer, cela allait sans dire, et qu’il n’avait jamais rencontrées. Il s’avérait donc qu’elle avait bel et bien un amant, et que l’identité de ce dernier se révélait comme étant celle du directeur du département de la coopération magique, et du père de Victoire. Est-ce que sa mère savait au moins qu’il s’agissait d’une camarade, et qui en plus, ne lui était pas inconnue… ? Bon sang, il était dépassé par le fait qu’elle n’ait pas pensé aux répercussions de ce que tout cela engendrerait… ! Et si les choses tournaient mal ? Il s’agissait d’un homme influent, il pourrait tout à fait le leur faire payer, à tous les deux. « Écoute… je ne sais pas comment tu prends la nouvelle, je n’ai pas encore la capacité de tout lire dans tes yeux, ça ne saurait tarder….mais j’ai un bon pourcentage de certitude par rapport à ce que j’avance. Je ne te dis pas ça pour que tu t’énerves ou que tu en veuilles à l’un ou à l’autre. On va très vite avoir droit à la phrase « mêlez-vous de ce qui vous regarde », je ne connais pas ta mère, mais je pense qu’elle ne doit pas traîner avec quelqu’un comme mon père ! C’est un rapace… et accessoirement, j’ai assez de frères pour devoir m’en farcir encore un ! » C’était certain, il ne pouvait camoufler ses réticences, et sa difficulté à l’accepter… En tout cas, il commençait à ne plus réellement douter de la véracité des propos de la jeune fille, qui était vraisemblablement sincère, et qui ne semblait pas se lancer dans une théorie basée sur des hypothèses. Elle avait sans doute mené son enquête avant, et c’était ce qui en résultait qui s’annonçait problématique. « Non, j’suis pas en colère, enfin… peut-être, si. Et j’te crois, mais j’essaie de comprendre… c’est tellement insensé… Et pas tellement rassurant s’il est bien comme tu me le décris. » il se tut quelques secondes avant d’ajouter, un peu plus douteux. « Ça me regarde pas, mais ça a pas spécialement l’air d’être l’entente cordiale entre vous. Qu’est-ce que tu sous-entends par rapace ? Parce que si c’est bien ce que je comprends, je veux pas qu’un type comme ça s’approche de ma mère, elle en a déjà assez bavé. » déclara-t-il fermement. Même si l’entente avec son père n’était pas au rendez-vous, il imaginait que Victoire n’aimerait probablement pas ce que lui sous-entendais. Il ne connaissait pas Andrew Gardner-Oaken, mais comptait bien entreprendre des recherches sur ce dernier dès qu’il en aurait l’opportunité. Et s’il ne l’avait, il la créerait, et ne se contenterait justement pas « de se mêler de ce qui les regardait. »

« Ta mère travaille au Ministère ? » La question qui fâchait : elle y avait bien travaillé en effet, mais tout était devenu si compliqué depuis les horreurs du chemin de Traverse. Il la comprenait, il était normal qu’elle ait besoin d’une nouvelle vie, et qu’elle veuille se couper du monde sorcier… alors pourquoi s’enticher de l’un des membres de cette société qui lui avait très bien fait savoir qu’elle ne voulait plus d’eux… ? Avec un type qui ne semblait même pas fréquentable, à bien écouter la Gryffondor. Il avait pensé qu’elle avait bien retenu la leçon la première fois, et qu’elle ne commettrait plus jamais l’erreur de se laisser approcher par une personne aux intentions douteuses. Un « rapace » avait-elle dit. Qu’est-ce que cela sous-entendait, qu’il en aurait après leur argent… ? Il allait être rapidement déçu, leur compte en banque à Gringotts était plutôt juste… Le scandale avait eu des répercussions qu’ils continuaient d’affronter tous les jours. En tout cas, cette idée déplaisait sévèrement à Isidore. D’autant plus parce qu’il ne pouvait veiller sur elle de là où il se trouvait actuellement, et que cette enflure pourrait se permettre ce qu’il voulait. Il pouvait toutefois espérait que Victoire exagérait en grossissant les traits dessin géniteur, et que ce dernier n’était pas aussi horrible qu’elle le sous-entendait… « Elle y bossait ouais, comme secrétaire au Magenmagot, puis comme oubliator, mais plus depuis le scandale. Elle a rejoint un commerce moldu maintenant, donc c’est un sacré mensonge s’il affirme que c’est une collègue. » répondit-il, toujours un peu confus. « Bordel, faut que j’lui écrive. J’en reviens pas qu’elle me fasse ce coup-là. Et ta mère, t’as essayé de lui en parler ? » Peut-être qu’il allait trop loin dans les questions, mais il y avait tant de points à éclaircir qu’il ne pouvait les passer sous silence. En tout cas, la situation était problématique, pour eux deux.

En tout cas, l’atmosphère s’était brusquement tendue entre eux deux, il était même difficile de croire qu’il plaisantaient encore de bon coeur quelques minutes auparavant… Mais ces révélations familiales n’étaient pas aussi faciles à avaler. Il jeta un oeil à la Gryffondor, qui ne paraissait pas tout à fait à son aise elle aussi… Et il ne put s’empêcher de considérer que leur relation allait s’en retrouver brusquement changée. Comment la considérer désormais… ? Il n’avait pas prévu que que quelqu’un à Poudlard se mettrait subitement à entrer en lien avec sa famille, même involontairement… Ils avaient suffisamment de squelettes dans leur placard pour qu’il n’ait envie de partager cette expérience avec qui que ce soit. « Et puis tu sais que je t’adore Vicky la Vicieuse, mais on peut quand même pas être frère et soeur… j’suis pas prêt pour te faire la morale sur tes sorties, et j’suis sûre que t’es du genre à prendre une heure à la salle de bains tous les matins. » tenta-t-il avec une point d’humour. « Va falloir qu’on leur explique que c’est pas possible, à nos vieux. » Il réfléchit quelques secondes, en se disant qu’il allait être compliqué de leur faire entendre leur voix… Victoire avait déjà essayé, selon ses dires, et sans succès, ne récoltant qu’un sévère retour de bâtons. Ce n’était pas dans ses habitudes, mais il allait falloir être plus subtil. « Il nous faut un plan. » déclara-t-il finalement.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Mar 6 Juin - 22:00

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⎡Il n'est bon festival sans scandale⎦
Isidore & Victoire


J’acceptais l’invitation d’Isidore car je n’avais pas peur de me lever tôt, mais la course n’était pas mon point fort… Il le savait sûrement mais j’avais le sentiment qu’il était du genre à faire un effort pour me faire progresser tout en me taquinant de plus belle comme il en avait l’habitude. Une façon de faire qui ne pouvait pas me déplaire même si elle me désarçonnait toujours un peu. Il me sortit un blabla incompréhensible sur l’infirmerie et les courbatures que je n’allais pas avoir, vu ma capacité physique exceptionnelle, et je jugeais tout de suite bon de m’exclamer : « Y’a un bel infirmier à l’infirmerie ! » C’était ma seule conclusion. Pas de problème pour le stage à l’infirmerie même s’il avait raison concernant les courbatures, en toute objectivité.
Sans que je sache trop où nous en étions de notre conversation, je lui demandais si l’idée de faire des conneries (chose qui semblait nous réussir à tous les deux) était bonne par les temps qui courraient. Il me répondit que non avec l’ajout d’une petite suggestion qui fit naître un sourire sur mes lèvres. Je n’avais pas l’intention de faire plaisir à Blackman, ça j’en étais sûre ! Je ne le ferais sûrement pas beaucoup plus pour ceux qui étaient contre lui mais soit, j’avais choisi mon camp : la neutralité, ma bataille à moi toute seule.

Un peu plus légèrement, Izzie me fit savoir d’où lui venait son petit surnom. Je l’écoutais sans broncher, ayant parfaitement entendu sa petite anecdote ; néamoins, je lui demandais : « Qui est Spencer ? Tu ne vas pas me dire que c’est ton « meilleur ami »… ? » J’avais évidemment une pointe d’ironie dans le fond de la voix, je ne croyais clairement pas en toutes ces conneries que les gens recherchaient coûte que coûte ! Cela semblait utile voire indispensable à certains, mais j’avais du mal… Me renfrognant volontairement, j’ajoutais, me concernant : « Nan’ ! Pas la première fois que j’ai droit à « Vicky » et tu n’aimerais pas savoir ce qui est arrivé à ceux qui ont lancé les hostilités ! » Paroles en l’air ! Rien n’était arrivé en réalité, mais j’aimais jouer les filles menaçantes. D’ailleurs, j’eus l’occasion de le menacer encore à propos de mes avances ! Ouais…enfin… je ne lui faisais pas d’avances, mais je pouvais bien le prétendre. Cette fois-ci, je fus incapable de réprimer ma surprise quand il me parla de mon « truc de vélane » et je me fis entendre en disant : « Quoi ?! Hé !! Tu remets en cause mon charme et ça, c’est vraiment pas sympa, je n’utilise rien du tout… » et j’ajoutais, marmonnant dans ma barbe « …d’ailleurs, tu n’es pas censé savoir ça ! » J’en terminais avec un sourire en coin.

Le jeune homme m’en demanda un peu plus sur mon père quand le sujet que je lui avais promis d’aborder fut mis sur le tapis. A sa demande, je lui expliquais vaguement ses fonctions. Que dire d’autre ? Il n’était pas sympathique et animé par un désir de bien paraître, rien de plus. En plein dans l’âge bête, je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’il gâchait ma vie ! Incertaine de ce qu’en pensait Isidore, je le laissais parler après mes propres explications et il me posa d’autres petites questions sur mon père, histoire de comprendre un peu mieux les choses, sans doute : « C’est un rapace dans le sens où… il s’approche des gens quand il y voit un intérêt. Ce qu’il veut c’est que sa famille ait l’image d’une famille de sorciers parfaits et puissants. Il nous dit quoi faire, quoi dire et à quel moment… Imagine l’ambiance ! Je ne sais pas s’il a de réels sentiments envers quelqu’un. » Je regrettais d’emblée mes paroles, honteuse. J’étais pareille, involontairement… Je cultivais mon arrogance et ma manière de rejeter et renier tout le monde. J’avouais presque à Isidore qu’au contraire de mon père, j’étais capable de sentiments, ce que ma fierté n’acceptait pas d’avouer. « Pourquoi tu dis que….que ta mère en a bavé ? » Et maintenant, j’hésitais à poser une question délicate. C’était du jamais vu !! Jamais je n’hésitais à mettre les pieds dans le plat et à dire ce que je pensais… Isidore vivait un moment inédit, espérons qu’il l’oublie.

Maintenant que j’avais lancé le pavé dans la mare, il fallait bien que je m’informe un peu plus sur la mère de se dernier. Je lui demandais alors si elle travaillait au Ministère. La question était un peu bête, pour moi, cela ne faisait aucun doute que oui ! Sauf que la réponse d’Isidore me fit froncer les sourcils. Elle n’y bossait plus ?! Alors qu’est-ce qu’elle pouvait bien foutre dans le bureau de mon père ? Ce dernier était louche et il était bien capable d’essayer de manipuler n’importe qui… Sauf que j’avais tellement de mal à le supporter que j’étais capable de lui coller tous les torts du monde et tous les coups tordus. J’écoutais avec patience les explications d’Izzi avant de répondre vivement en secouant la tête quand il me posa une question sur ma mère : « J’parle pas à ma mère. » Tu parles à quelqu’un qui n’en a rien à faire de toi ? J’épargnais cette petite question à Isidore avant de reprendre, toujours sur notre sujet. « Je n’ai parlé de ça à personne. Je ne sais même pas s’il a remarqué les regards rempli de sous-entendus que je lui ai lancés. Il doit sûrement faire semblant. Enfin… ça fait maintenant un moment que je ne l’ai pas vu et j’en suis bien contente. Si on a de la chance, ta mère a fui… » Je ne savais quoi lui dire d’autre, la situation allait forcément être tendue. Izzie ne s’attendait pas à ce que je lu dise ça et en plus, j’avais été honnête, refusant de tourner autour du pot.

Malgré mes efforts, je ne pus réprimer mon sourire quand il me parla de l’éventualité que l’on puisse devenir frères et sœurs et de mon temps dans la salle de bain : « Une heure et quinze minutes précisément… pendant les quinze dernières minutes, je poireaute, ça rend fou celui qui attend derrière la porte depuis déjà une heure. » Je haussais les épaules avant de jeter un coup d’œil au lac avant de répéter : « J’ai déjà trois frères ! » Sous-entendu « ça suffit », mais je glissais tout de même l’ajout suivant : « …mais aucun des trois n’est convenable alors…. » Je terminais avec un petit regard en coin, taquine. Mon frère ! Isidore n’était pas mon frère, il n’y avait aucune chance pour qu’il le soit. Mon père avait besoin du nom de famille de ma mère, de toute façon. « Un plan pour me rayer de la carte en tant que sœur, c’est ça ? Nan…en vrai, je suis d’accord. J’ai toujours trouvé mon père louche, je ne sais pas ce qu’il a dans la tête, mais ça ne rendra pas service à ta mère, sauf si elle est louche aussi, dans ce cas là, pauvre de nous ! Qu’est-ce qu’on peut faire ? Des courriers anonymes ? On envoie des fleurs à mon père de la part d’une femme ? Avec un peu de chance, il va tellement flipper qu’il va arrêter son cirque ? » Entrer dans les suppositions et les idées me soulageait un peu. J’avais craint que nous ne puissions plus plaisanter ni prendre les choses à la légère, mais Izzie venait de m’y aider. Il m’était rare de ressentir des malaises … mais pour le coup, j’avais commencé à en ressentir quelques effets. Pas pour mon père et ce que révélais à son propos, mais pour ce qu’Izzie allait penser de moi, de ma famille de cinglés…




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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Lun 26 Juin - 12:21


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Victoire & Isidore

La remarque lui arracha un nouveau sourire. Un bel infirmier ! Il ne s’était pas vraiment penché sur la question… déjà parce qu’il s’évitait les crochets par l’infirmerie quand il en avait la possibilité. Mais il avait entendu un bon nombre de filles glousser sur le passage de Lennox. Ça l’étonnerait en tout cas que Victoire fasse partie de ces greluches… Et si elle s’y rendait pour de simples courbatures, il y aurait peu à espérer que la manoeuvre puisse fonctionner. Mais soit, l’espoir faisait vivre ! « Pff… le barbu là ? T’as de drôles de goûts hein ! En plus, c’est pas comme s’il avait une fille de ton âge ! » Tasha machin chose si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, qui séjournait à Gryffondor elle aussi. Elles n’avaient pas pu se louper ! C’était comme fantasmer sur Burgess, beaucoup trop bizarre ! Tandis qu’ils profitaient à leur rythme de leur matinée au bord du lac, le sujet dériva sur Spencer. Visiblement, elle s’étonnait qu’il soit son « meilleur ami », ce qui lui fit arquer un sourcil : ce n’était pas si étrange qu’il en ait un, après tout. Il adorait le trio qu’ils formaient tous trois, avec Savannah, et il savait que rien ne se serait plus pareil à Poudlard sans eux. Enfin, techniquement, c’était déjà le cas, puisque tous deux se trouvaient aux cachots… « Ben si, c’est le cas. Quoi, ça t’étonne que j’ai des fréquentations « normales » ? » demanda-t-il avec une pointe d’amusement dans la voix. D’un autre côté, elle était tellement indépendante qu’il ne l’imaginait pas non plus flanquée de trois meilleures amies qui la complimenteraient sur ses chaussures… Victoire était un mystère qu’il se plaisait à découvrir, d’autant plus quand il en avait ras-le-bol des autres élèves.

Elle déclara qu’il n’était pas la première à l’appeler Vicky, et il mima la déception. Mince, il en était presque déçu, trop ravi d’être un initiateur. Tant pis, de toute évidence il devrait se contenter d’avoir suivi le mouvement ! « Oh que si j’veux savoir attends ! Ce qui m’étonne le plus, c’est que tu les aies laissé en vie surtout ! » Sa mine faussement boudeuse l’amusa d’autant plus, tandis qu’elle l’accusait de remettre en cause son charme. Il n’avait pas à le faire, Victoire n’était pas de celles dont il fallait flatter l’égo pour qu’elle ait confiance en ses atouts, par contre il ne doutait pas une seconde qu’elle s’en délectait. « Voyons, jamais je n’oserais ! » déclara-t-il en plaçant une main sur sa poitrine en signe d’honnêteté. « Et puis les seuls qui pourraient te résister le feraient parce qu’ils auraient peur de toi, je pense. » ajouta-t-il en ricanant. Le jour où l’on trouverait à l’école quelqu’un capable de tenir tête à la jeune fille, ce serait un grand progrès ! Et encore plus parce qu’elle l’aurait laissé approcher… « Bah j’suis peut-être pas censé, mais ça se sent ton truc ! Un peu trop d’ailleurs. J’ai mis un moment avant de piger, au début j’ai juste pensé que je devenais dingue. » Néanmoins, c’était visiblement tout pour la partie divertissante de cette matinée, étant donné que la suite l’avait bien moins. Sans pour autant remettre en cause la version donnée par la Gryffondor, qui semblait tout à fait sincère, tout cela paraissait tellement irréel ! Leurs parents qui fricotaient ensemble, ça c’était le bouquet.

Décidément, ce n’était vraiment pas de bonne augure, et surtout pas pour sa mère… se surprit-il à songer. Il l’avait toujours encouragée à avancer, à passer à autre chose, faire des rencontres, mais il avait fallu que sur tous les hommes sur terre elle choisisse un opportuniste de première. Ça, c’était un problème ! Et le pire, c’était qu’elle s’obstinerait… Il soupira en songeant qu’ils allaient encore se disputer. « Je vois le genre. » répondit-il, peu enthousiaste. « En effet, l’ambiance à la maison doit pas être trop… » Lla situation était probablement pire pour elle… Avec un père comme ça, la vie à la maison ne devait pas être drôle tous les jours. Etait-ce pour cette raison qu’elle se laissait aussi peu approcher… ? Il n’en serait pas étonné… Seulement, il ne pouvait pas l’aider sur ce point… la famille était tout de même un sacré fardeau, parfois. Elle sembla s’étonner que sa mère en ait bavé, ce qui le laissa également perplexe. Est-ce qu’elle… n’était pas au courant ? Pourtant elle était bien issue du monde magique elle aussi, ou alors peut-être n’avait-elle pas fait le lien avec son nom de famille. Il préférait ça, il n’aimait pas spécialement se remémorer ces moments qui étaient sûrement les pires de toute sa vie. « Euh… » commença-t-il, sans trop savoir dans quoi il s’embarquait. Comment formulait-on que son père était un assassin ? Parce que c’était tout de même peu commun… « Mon père a eu de gros ennuis avec la justice. Il est à Azkhaban. » se contenta-t-il de répondre. Au moins, il lui épargnait le plus gros de l’histoire, et certainement le plus dérangeant. Au moins, même si ce n’était pas du même calibre, ils se retrouvaient au moins sur un point, un père décevant…

Elle enchaîna sur le fait qu’elle ne parlait pas à sa mère. Encore un point curieux sur lequel il craignait un peu de s’aventurer. Elle s’était déjà beaucoup plus ouverte que ce qu’il avait imaginé… parlait-elle de ce genre de choses à d’autres personnes ? Plus ils s’aventuraient dans la conversation, et ils basculaient du côté personnel. Echanger des plaisanteries et se taquiner mutuellement paraissait beaucoup plus facile en fin de compte… « Tu vas lui dire un jour tu penses ? » demanda-t-il simplement. Dans l’état actuel des choses, ils n’allaient pas se juger mutuellement de toute façon, la priorité était d’y voir plus clair dans ce qui se passait : s’ils devaient affronter cette situation, il préférait largement qu’ils l’affrontent ensemble. Elle confirma qu’effectivement, elle n’en avait parlé à personne, et il en fut rassuré. C’était mieux comme ça, il valait mieux qu’ils fassent lumière sur cette affaire eux-mêmes avant de prendre une décision ! En tout cas, comme cas, comme il l’avait deviné, ses relations avec son père paraissaient bien tendues… « Je peux comprendre. Je sais ce que c’est d’être… déçu comme tu ne pourras jamais l’être par quelqu’un d’autre. Heureusement que t’as les épaules pour ça. » déclara-t-il en tentant un sourire plus ou moins compatissant. Et c’était pour cette raison qu’ils ne joueraient pas les autruches… il comptait bien écrire à sa mère le soir-même.

Le sujet salle de bains avait au moins pour mérite d’être un peu plus drôle ! Ce n’était pas une solution de contourner le problème par une plaisanterie, mais au moins ça détendait l’atmosphère. Une heure et quinze minutes ? A peine croyable, à croire qu’elle faisait exprès… ce qu’elle avouait d’ailleurs finalement. C’était tout de même bizarre de l’imaginer hors Poudlard, étant donné qu’il l’avait toujours côtoyée entre ces murs… « Je pense que je tambourinerais à la porte comme un dingue pour que tu sortes… » réfléchit-il à voix haute. « Ce que tu ne feras pas bien sûr, puisque ça te fera trop plaisir de me faire enrager ! » C’était peut-être mieux de rire de la situation que d’en pleurer finalement… même si elle continuait de paraître trop étrange pour être vraie au Serpentard, qui ne savait définitivement plus quoi penser. Trois frères ? Il ignorait également ce détail à son sujet… « Dingue ! Plus grands ou plus petits ? Ils sont à Poudlard ? » demanda-t-il avec intérêt. En effet, s’il se rajoutait à l’équation ils seraient bien nombreux ! Raison de plus pour éviter ça ! Il avait proposé de trouver une solution ensemble pour mettre fin à cette comédie… et elle se révélait encore plus imaginative que ce qu’il avait pensé. L’idée des fleurs était bonne… mais celle des courriers anonymes encore plus vicieuse ! Pour le coup, l’idée lui plaisait bien. « J’adhère ! C’est une bonne idée le coup des courriers… comme on dit, aux grands maux, les grands remèdes ! » lança-t-il avec enthousiasme.
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MessageSujet: Re: "Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.   Lun 10 Juil - 21:45

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Le sourire d’Isidore à ma remarque me fit sourire en retour. J’avais là une excellente occasion pour m’amuser et je l’écoutais parler tout en ne cachant pas mon amusement à la mention de l’infirmier. Je n’avais pas le moindre contact avec l’homme en question et aucune raison de me rendre à l’infirmerie, mais en rire me plaisait bien, je répondis au jeune homme avec un haussement d’épaules en disant : « Un homme, un vrai ! Y’en a pas beaucoup par ici, il faut bien faire avec ce qu’on a…. Tasha doit se demander pourquoi je prononce le nom de son père dans mon sommeil… » Je roulais les yeux, tout ça était faux, évidemment. Mais j’étais bien camarade de dortoir de Tasha, il n’y avait rien de faux là-dedans ; cette dernière serait sûrement écœurée de m’entendre dire ce que j’étais en train de dire à Isidore. Le sujet dévia gentiment sur « Spencer » qui m’était totalement inconnu. La remarque d’Isidore me désarçonna un peu et je me braquais légèrement, préférant regard le lac tout en lui répondant : « Non, ça ne m’étonne pas… » Et cette phrase était lourde de sens, je n’étais pas étonnée de découvrir de telles relations entre certains élèves même si je ne les comprenais pas toujours parfaitement. Puis, je tentais une nouvelle approche en lui demandant : « Spencer est normal ? Il existe des personnes normales ici ? » Je tournais l’œil discrètement vers lui, histoire de l’interroger indirectement sur sa définition de « personne normale ». Isidore n’était probablement pas dans la case « normal », tout comme je ne l’étais pas non plus… Aucune norme n’existait vraiment, d’après moi.

Quel que soit l’objet de notre discussion, je ne pouvais m’empêcher de sourire en entendant Izzie parler. Je tentais de lui faire croire que les personnes m’ayant appelé Vicky – comme lui – avaient subi un mauvais quart d’heure mais tout était évidemment faux, je lui répondis alors, un mince sourire aux lèvres : « Je les laisse en vie pour qu’ils puissent profiter de la merveilleuse sensation que procure les regrets ! » Et je le visais du regard tout en l’écoutant remettre en cause mon charme. Je haussais furtivement un sourcil pour l’interroger du regard quand il parla de « peur ». J’étais curieuse de savoir en quoi certains garçons auraient peur de moi ? Avais-je vraiment envie de le savoir ? Je me contentais d’une question informulée, mais je ne pus m’empêcher de m’exclamer pour ce qu’il me disait ensuite. Je savais pertinemment que nous parlions de la même chose : mes origines de vélane. « Ça a vraiment bien marché ? » Me rendant compte de la question que je lui posais, je me rattrapais en disant : « Enfin… pour ta gouverne, je ne n’ai essayé qu’une seule fois ! » M’empêchant de rire, je lui demandais : « Tu peux me dire ce que ça fait ? » Etre une demi-vélane n’avait jamais rien changé pour moi jusqu’à très récemment…

La suite de notre conversation concerna mon père et….sa mère ! Quelle drôle d’idée ! Mon père était marié depuis un certain temps et j’avais tellement de haine envers lui qu’il m’aurait été facile d’inventer une connerie pour le descendre un peu ; mais j’étais sûre de ce que j’avançais. J’avais vu la maman d’Isidore chez nous ! Puisque le jeune homme était au courant, je le laissais réagir et grimaçais légèrement en l’entendant me parler de l’ambiance à la maison. Je commentais en lui disant : « Tu n’as pas idée… » Puis, je me retournais assez brusquement vers lui quand il mentionna son père et Azkaban. Visiblement, j’avais raté un épisode et ne suivais pas assez les actualités (récentes ou moins récentes). Je me coupais du monde assez régulièrement pour rester dans mon monde, celui qui était sans doute le moins dangereux… Ne sachant pas s’il était disposé à en parler, je lui demandais, essayant d’être subtile : « Je vois… Il….euh… Gros ennuis du genre…. « très gros » ? » La question était tellement délicate que je n’arrivais pas à lui poser, mais une chose était certaine, nous n’avions pas de chance du côté paternel…

Je n’en revenais pas d’en dire autant à Isidore… Je n’avais pas l’impression de lui parler beaucoup de ma famille, mais j’avais l’impression d’avoir livré ma vie, cela ne pouvait pas ce passer comme ça et je tâchais intérieurement de me promettre de fermer mon propre clapet, à l’avenir et de rester dans mon cocon parfaitement bien sécurisé. Sauf que le jeune homme me questionnait et il était difficile de passer à côté de ses questions. « Lui dire ? A qui ? A ma mère ? Elle me traiterait de menteuse…Si j’ai de la chance, j’échapperai à la baffe qui va avec. Je n’ai pas l’intention de lui dire quoique ce soit… C’est son problème si elle ne sait pas tenir son mari… » Je terminais en pinçant les lèvres pour réprimer mon envie de rire. J’étais même capable d’insulter mon père en face, ce qui me valait toujours de bonnes baffes mais il le méritait. Izzie me fit remarquer que j’avais les épaules pour tout ça et je fus obligée de lui demander : « Est-ce que tu as les épaules pour ça ? » J’espérais qu’il me réponde oui et me rendre compte que nous avions tous les deux les épaules pour affronter les conneries de nos géniteurs.

Parler de choses plus légères nous réussissait plus et je me rendais compte, une fois de plus, que je me livrais beaucoup trop… Plus qu’il ne l’aurait fallu, c’était une certitude ! Izzie m’amusait, il était différent des autres et le réaliser n’était pas désagréable. M’avait-il une seule fois prise pour une sale petite peste ? Jamais…. Et c’était ce genre de personnes que je recherchais….des personnes qui, d’après mes observations, n’existaient pas. Je me trompais, Isidore existait bien. Le jeune homme eut une réaction à mon intention de rester une heure et quinze minutes dans la salle de bain et je pris grand plaisir à répondre à sa première remarque sur le sujet en disant : « Ça ou alors, je sortirai toute nue, tu l’auras mérité ! » Je lui lançais un petit sourire entendu avant de répondre bien vite à sa question : « Declan est à Poudlard, en cinquième année chez les Gryffondor. Charles est en sixièmes et Jules a quitté Poudlard…Il a 19 ans. Je suis la plus jeune, la plus mignonne, la plus réussie ! » Je roulais les yeux avant de lui offrir un petit sourire en coin avant de porter mon attention sur le parc et réfléchir à l’idée de lettres anonymes envoyées à nos familles pour mettre en lumière ce que j’avais découvert. « Je vais réfléchir à tout ça… Si ta maman est une bonne maman, elle ne mérite pas de souffrir de la situation. Mon père le mérite…. » Je l’interrogeais une nouvelle fois du regard. Est-ce que sa maman méritait de souffrir de tout ça ? Savions-nous vraiment ce qui se passait réellement entre nos deux parents ?




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"Il n'est bon festival sans scandale" ➸ Victoire & Isidore.
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