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 Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore

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MessageSujet: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Mer 22 Mar - 19:24

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Feat Isidore VAYNE
Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Leur quotidien est à la limite de l'invivable. Cela fait des années que le monde vu par Spencer a perdu ses couleurs et qu'il a appris à gérer la fatigue due à son sommeil plus qu'irrégulier, mais entre ce qu'il a pu imaginer de plus noir et ce qu'il vit à présent, il y a un monde. Le jeune homme pensait savoir de quoi les hommes étaient capables, mais en quelques jours, les mangemorts ont su faire voler ses certitudes en éclats. Ils n'avaient certes pas été très tendres la dernière fois et Spencer n'avait pas oublié. Les initial gravés sur sa main le sont pour toujours. Maintenant qu'ils sont passés à l'étape supérieure, l'ex-cinquième année en vient à se demander pourquoi ils n'ont pas apposé leur surnom favori : Sang-de-Bourbes. Ces derniers sont devenus de véritables esclaves mais pas seulement. Ce sont des esclaves que l'on prend plaisir à humilier et à torturer pour s'amuser ou s’occuper, nul n'a vraiment compris.

Il doit bien y avoir quelque chose de caché sous cette folie sadique. Spencer croit reconnaître la stupidité dans les actes de tout les suiveurs, mais c'est peut-être parce que c'est rassurant de penser leur connaître une faille facile à exploiter. Le problème est que celui qui tire les ficelles, et qui n'est peut-être pas leur directeur, ne semble pas avoir cette faiblesse. Par conséquent, retourner la situation ne va pas être une partie de plaisir, les probabilités sont même infimes. L'ex-cinquième année en est plus que conscient, si personne ne fait rien de concret, rien ne changera. Mais si la précipitation est le maître mot, tout empirera, et la situation a déjà bien trop empiré. La punition des insurgés et de certains nés-moldus fin janvier, Spencer ne l'a clairement pas accepté. Ils n’aurait pas su l'identité des torturés qu’il n’aurait pas cautionné alors reconnaître la voix du meilleur d’entre les meilleurs parmi les hurlements l'a profondément marqué, bien plus qu'il ne l'a montré en usant ses forces contres les frontières du cachot. L'épuisement a fini parle gagner, ramenant le jeune homme à la raison et laissant à l'état de projet tous les plans foireux pour rejoindre Isidore qui avaient fleuri dans son esprit. Il ne pouvait rien pour lui pour le moment, il devait protéger Savannah, c’était la priorité. Alors, si on omet quelques écarts qu’il a bien vite regretté, l’ex-cinquième année s'est tenu à carreau. Il y a quelques semaines, Niamh, une née-moldue a pu leur rapporter le supplice qu’elle avait une nouvelle fois vécu, dans la grande salle et Spencer est parti avant la fin de la liste des victimes. Le jeune homme a attendu, a résisté aussi longtemps qu'il l'a pu mais a fini par rejeter sa prudence. Pourquoi ? Parce qu'il en connaît un qui est tout sauf prudent, et qu'il préfère le prévenir que de ne pas pouvoir le guérir comme la dernière fois. Sur que Spencer rêve de pouvoir rire avec Isidore comme avant mais ce n'est pas sa priorité, ce n'est pas pour ça qu'il a fait glisser un message dans ses draps par un né-moldu.

Un balai en main, des chiffons dans les poches, Spencer gagne le sixième étage, direction le lieu de rendez vous jugé le plus sûr possible. L'ex pouffsoufle s'est rongé les sangs toute la journée. Et si le message a été intercepté… Et si son binôme parle… Et si la salle est occupée... Mais il n'est plus temps pour faire marche arrière et Spencer presse le pas gravissant les marche aussi vite que possible sans que ça puisse paraître suspect. Il n'est clairement pas certain d'être à l'heure, n'ayant pas de montre et s'en voudrait de louper Isidore. Le couloir de la salle sur demande apparaît enfin, il est vide, Alléluia. C'est un peu fait exprès en même temps, on est en pleine heure de cours mais si les horaires n'ont pas changé depuis l'arrivée de la nouvelle direction, les cinquièmes années ont un trou en ce moment. Les trois allez-retour s'effectuent précipitamment, le jeune homme n'a qu'une idée en tête, mais la porte met un temps infini à se dévoiler à ses yeux. L'hésitation est encore palpable quelques secondes avant qu'il n'appuie sur la poignée, entre et referme précipitamment la porte derrière lui. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors que ses yeux se posent sur le vert-argent. Il pense à verrouiller la porte derrière lui avant de prendre la parole.

- C'est pas parce que j'ai pris un risque que t'es obligé de faire pareil. Ce n’est pas un reproche, son ton n’est ni froid ni agressif il relève juste d’une phrase mille et une fois répétée. Rien d'étonnant dans ses propos, c'est pour dire ça qu'il est ici. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis content de te voir... en forme. Son sourire s’agrandit. En forme, tout est une question de point de vue, il pourrait être anorexique qu'il aurait meilleure mine que le plus solide des habitants des cachots.

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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Jeu 23 Mar - 23:09

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Spencer & Isidore
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Nothing ever happens
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Tout se passait n’importe comment. Tout dans cette école, laissait croire à Isidore qu’où qu’il puisse se trouver à l’extérieur, ce serait toujours mieux qu’ici. Que le lieu qu’il habitait depuis bientôt huit mois consécutifs était voué à le cantonner dans cette sorte de folie nauséabonde. Elle s’incrustait en lui, y siégeait, et prenait à sa place des décisions absurdes. Il agissait alors ainsi, sur des coups de tête, la moitié du temps un peu désespéré par les récents évènements, par les punitions collectives, par tous ces éléments qui rendaient son quotidien impossible à vivre. Nul ne pouvait se satisfaire d’une existence cynique condamné à vivre les journées d’un élève lambda, à préparer un exposé quelconque en défense contre les forces du mal, et à faire semblant de ne pas voir que d’autres élèves, pourtant leurs semblables, avaient droit au sort le moins enviable qu’il soit, livrés à eux-mêmes entre survie et humiliation permanente. Et l’idée d’être impuissant rendait Isidore aussi coupable que ceux qui assistaient à ce désagréable spectacle sans mot dire depuis des mois. Sa condition était peut-être plus sympathique sur bien des plans, mais pas sur le plan mental. L’absence de ses meilleurs amis ne s’était jamais faite autant ressentir, et il commençait progressivement à perdre l’habitude de se rendre dans la grande salle pour y partager des repas avec ses congénères. Il avait fini par haïr ces moments, et avait finalement trouvé plus supportable de ne plus y participer. Les premières fois, il avait tout simplement opté pour faire une croix sur ses repas, mais cette solution n’était pas viable à la longue… Ce n’était certainement pas en mourrait de faim qu’il remédierait aux choses. Alors, il passait désormais simplement pour remplir d’une louche son assiette, et se retirait aussi vite qu’il était arrivé pour manger dans les couloirs. Ce n’était peut-être pas très plaisant, mais toujours plus que de devoir jouer les hypocrites en savourant les préparations des nés-moldus qui eux n’avaient droit qu’aux restes.

Et la donne changea brutalement. Un après-midi des plus banals, alors qu’il avait un peu de temps avant son prochain cours, il tomba sur un mot plié entre ses draps alors qu’il n’avait d’autre optique que de se répandre sur son matelas. Et la seule écriture suffit à le surprendre, autant qu’elle l’enthousiasma. C’était Spencer. Il osait à peine y croire ! Bien sûr, il était ravi d’avoir enfin l’opportunité de voir son meilleur ami, ne pouvant plus se contenter des seuls moments où il parvenait à le croiser dans les couloirs et lui esquisser un sourire désolé de ne pas pouvoir entrer en contact avec lui, puisque le règlement le leur interdisait. Son meilleur ami lui proposait de le rejoindre, et il était bien loin de vouloir refuser une telle invitation, peu importait les risques que cela impliquait. La voix de la raison manquait bien trop à Isidore depuis que le Poufsouffle avait rejoint les cachots, et même s’il était certain que ce dernier possédait le mental nécessaire pour faire à la situation, il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter de leur sort, à lui et Savannah. Alors, il ne réfléchit pas plus longtemps, laissa tomber ses affaires de cours, ne s’empara que du nécessaire, et fila hors de son dortoir. Peu importait où son emploi du temps avait voulu qu’il se rende ensuite, il n’en avait désormais cure. Il remonta les escaliers rapidement, ne s’embarrassant pas de céder le passage à ceux qui descendaient par politesse, et gagna le sixième étage en reprenant son souffle sitôt arrivé. Ce qu’ils faisaient était dangereux, Isidore en avait bien conscience. S’il se faisait prendre, le fouet l’attendait, et la condition de son meilleur ami ne s’améliorerait certainement pas. Mais puisqu’en gardant leurs distances les choses se fonctionnaient pas non plus, alors il fallait peut-être trouver une nouvelle alternative… Il parvint donc finalement en salle sur demande pour la trouver vide. Il avait peut-être un peu d’avance, après tout il s’était pressé de venir. Si l’on avait voulu lui tendre un piège, il se serait probablement fait avoir en beauté… Et finalement, ce fut un Spencer visiblement épuisé, et à l’aspect un peu famélique, qui se présenta à lui.

- C'est pas parce que j'ai pris un risque que t'es obligé de faire pareil.

Qu’est-ce qu’il racontait ? Bien sûr qu’il y était obligé ! C’était son meilleur ami depuis son premier jour à Poudlard, bien évidemment que ça valait tous les sacrifices du monde, aussi idiots soient-ils ! Il avait fait l’expérience d’une première punition, avait eu la chance d’échapper à la seconde, mais qu’avaient-ils à gagner à demeurer dans l’ombre ? Il était insupportable de laisser les puissants agir sans mot dire… « Spence ! » s’exclama-t-il vivement à sa vue. « Qu’est-ce que tu racontes ? Je suis venu aussitôt que j’ai reçu ton mot. Comment tu tiens le coup ? » demanda-t-il prudemment en s’écartant du Poufsouffle après son accolade pour vérifier son état. Décidément, il l’avait connu dans des jours meilleurs… Il n’était décidément pas fort beau à voir.

- Tu ne peux pas savoir à quel point je suis content de te voir... en forme.

Lui aussi était heureux de le voir. Bien sûr, ce n’était pas l’idéal, déjà de braver le règlement pour avoir droit à ne serait-ce qu’une entrevue des plus courtes, mais en plus parce que désormais, les choses n’avaient plus rien à voir avec avant. Isidore regrettait tellement l’époque où ils pouvaient se voir en tout temps et passer des après-midis entiers à faire ce que leur bon gré leur soufflait de faire. « Moi aussi, Spence, moi aussi. » répondit-il. Les choses pouvaient être pires, tenta-t-il de se convaincre. Le Poufsouffle aurait pu se faire torturer avec les autres, comme ce fameux soir où il avait du servir d’exemple devant tout le monde… « C’est pas trop dur en bas ? J’ai tellement besoin de tes conseils en ce moment, j’ai vraiment l’impression d’être le pire des bons à riens quand t’es pas là… » ajouta-t-il avec un sourire désolé avant de se risquer. « Et… Savannah ? »
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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Dim 2 Avr - 15:13

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Feat Isidore VAYNE
Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Un tas de questions et de doutes avaient tourné pendant toute la journée dans la tête de Spencer. Tout ça à cause d'un foutu bout de papier, un message qu'il avait voulu faire passer à son meilleur ami. Si c'était à refaire là maintenant tout de suite alors qu’il atteignait le sixième étage, Spencer ne prendrait sans doute pas la même décision. Il n'en était pas au point de regretter, son meilleur ami lui manquait trop pour cela, mais les doutes l'avaient assailli alors que ce rendez-vous n'était qu'à l'état de projet et depuis qu'il avait confié son mot au né-moldu qui devrait ranger le dortoir d'Isidore, c'était encore pire. Le temps n’était plus aux questions, Spencer le savait mais était bien en peine de le prendre en compte. "Alea jacta est", ou "les dés sont jetés" en bon français. En poussant la porte qui venait de se dessiner sur le mur, il saurait si aujourd’hui allait finalement être une bonne journée ou au contraire une de celle qu'il essayerait d'oublier quand tout ceci serait terminé.

Le sourire qui se dessina sur le visage du jeune homme annonça la couleur. Ce n'était pas un sourire crispé, tordu ou de ceux qu'on affiche pour faire bonne figure, c'était un sourire franc. Le soulagement pouvait se lire sur son visage alors qu'il verrouillait la porte et laissait tomber tout son barda au sol pour se précipiter vers Isidore. Depuis combien de temps ne s'étaient-ils pas vu ? Quelques semaines tout au plus. Depuis combien de temps ne s'étaient-ils pas adressé la parole ? Ça se comptait en mois et bientôt en saisons, Spencer et Isidore n'avaient pu se parler depuis la bataille, depuis que le soi-disant né-moldu avait été traîné dans les cachots. Spencer ne prononça pas les mots les plus attendu pour amorcer ce genre de retrouvailles. C'était surprenant mais le temps leur était compté et il n'avait pas songé un seul instant en répétant sa phrase que son meilleur ami ne l’interpréterait peut-être pas de la même manière dont il l’entendait. Isidore pu donc voir la surprise, puis la confusion se mêler à la joie sur le visage de l'ex blaireau.

- "Non non, je ne parle pas de maintenant. Je me serais inquiété si tu ne t'étais pas montré d'ailleurs. Il y eut un silence avant que Spencer ne se décide à poursuivre, après tout c'était l'objet de leur rendez-vous, il n’était pas question de tout gâcher par une phrase maladroite. Devait-il raviver des souvenirs douloureux ? Etait-ce vraiment nécessaire de parler de ce qui lui faisait mal et qui devait être encore plus douloureux pour Isidore ? Parce que je te connais Izzi et que je sais comment tu fonctionnes. Tu es mon opposé. Les risques ne te font pas peur et je n'ai jamais su te rallier à ma prudence. Ça m’embêtait déjà avant mais ce n'étaient que des broutilles. Là, maintenant j'aimerai être là pour te surveiller en permanence. Ce n'est pas que je ne te fais pas confiance, je te confierais ma vie tu le sais, mais s'il t'arrivait quelque chose à nouveau, je ne pourrais rien faire. Ils se sont peut-être même amusés avec toi et je ne suis pas au courant. Contredis-moi steplait Izzi, dis-moi qu'ils ne t'ont plus touché depuis !"

Spencer n'avait finalement pas parlé de l'épisode de la torture de début janvier, mais il savait qu'ils y pensaient tous les deux, c'était largement suffisant. Il était sincère, son inquiétude était palpable au travers de sa voix. Spencer n’avait pas surjoué et ne comptait pas le faire si sa demande ne plaisait pas à son meilleur ami. Si s’avérait que le message n’était pas passé, l’ex poufsouffle avancerait ses arguments bien évidemment, mais il doutait que la plus saisissante des plaidoiries ait un quelconque effet dans ce cas.

La deuxième question du serpent passa à la trappe mais ce n'était pas franchement une grande perte. Qu'aurait-il pu bien lui répondre. Spencer ne savait plus ce qui le poussait à se lever le matin et à accomplir ses taches. Il aimerait dire que Savannah était son moteur, qu'il tenait le coup pour elle mais ce n'était pas logique. Dans ce cas, il se lèverait pour constater chaque jour son impuissance face aux mangemorts à protéger ses amis. Une seule chose était sure, il y avait une part d'espoir quelque part. Elle était peut-être bien cachée mais elle était présente et c'était l'important. Si ce moment se passait presque aussi bien qu'il avait pu l'imaginer, alors Spencer aurait une nouvelle raison de se tenir debout.

Il n'était pas le seul heureux, l'ex cinquième année le voyait bien, mais se l'entendre dire était toujours mieux, avant que la réalité ne revienne au galop. En bas, bien sûr que c'était dur en bas et même partout, chaque pas qu'il faisait l’épuisait un peu plus. Spencer s'éloigna d'ailleurs de quelques pas pour aller s'échouer sur un pouf rose bonbon apposé là tout en écoutant son ami. Ce n'était pas un fauteuil Louis XV comme celui du bureau de son père qu'il occupait enfant, mais c'était largement mieux que tous les matelas des cachots superposés.

- "C'est moins confortable qu'ici c'est sûr..." La suite des propos du vert argent lui donnait l'occasion de passer à autre chose et il le remercierait presque si ce dernier n'était pas aussi négatif. Ça n'allait pas du tout. C'était Spencer le pessimiste ou en tout cas, il ne se considérait pas comme tel, le moins positif. C'était toujours Isidore et Savannah qui prenaient les initiatives, suivit ou pas par Spencer, contredit ou non par l'ex cinquième année. Cette fois, Spencer allait le contredire. Il lui fallait juste le temps de choisir ses mots pour lui dire que, malgré son imprudence qui lui avait coûté cher, Isidore n'était pas un boulet, loin de là.

- "Tu crois vraiment que je me serais encombré d'un bon à rien comme meilleur ami ? Et pourtant j'étais pas encore sur ton dos quand tu es entré dans le couloir du Poudlard Express".

C'était curieux d'entendre ces paroles sortir de la bouche de l'ex poufsouffle après ce qu'il avait dit quelques minutes auparavant. Spencer en était conscient. Ainsi, il décida de poursuivre.

- "Je me doute bien de ce que toi et Savannah diriez si vous me voyiez agir à certains moments. Ne me fait pas l'offense de me dire que ce n'est pas ton cas également."

Spencer n'était pas psychologue, ne le serait sans doute jamais. Il n'était pas de ceux qui savent consoler, rassurer et redonner confiance aux gens. Ses compétences dans ce domaine se limitaient à parfois remotiver des troupes, mais c'était le maximum dont il était capable et c'était bien parce que c'était Isidore devant lui qu'il avait pris la peine de réfléchir à ce qu'il allait dire. Donner des nouvelles de Savannah était quand même nettement plus facile.

- "Elle va me tuer vu que je ne l'ai pas prévenu que je t'avais invité ici."
Sur ce point, Spencer n'avait pas hésité une seule seconde. La chose à faire lui était apparue claire comme de l'eau de roche. Il était tout bonnement impensable de mettre ses deux meilleurs amis plus en danger qu'ils ne l'étaient déjà. Les jeunes sorciers avaient beau être familiarisés aux méthodes des mangemorts et à leur absence de différences entre coupable et innocent mais Spencer osait pourtant espérer qu'on laisserait Savannah et tous les autres qui n'étaient pas coupable de non dénonciation tranquille.

[font=Comic Sans MS]- Elle s'accroche. [/font
Spencer mentait quand c'était nécessaire, mais fort heureusement, ce n'était pas le cas aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Lun 17 Avr - 23:08

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Spencer & Isidore
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- "Non non, je ne parle pas de maintenant. Je me serais inquiété si tu ne t'étais pas montré d'ailleurs. Parce que je te connais Izzi et que je sais comment tu fonctionnes. Tu es mon opposé. Les risques ne te font pas peur et je n'ai jamais su te rallier à ma prudence. Ça m’embêtait déjà avant mais ce n'étaient que des broutilles. Là, maintenant j'aimerai être là pour te surveiller en permanence. Ce n'est pas que je ne te fais pas confiance, je te confierais ma vie tu le sais, mais s'il t'arrivait quelque chose à nouveau, je ne pourrais rien faire. Ils se sont peut-être même amusés avec toi et je ne suis pas au courant. Contredis-moi steplait Izzi, dis-moi qu'ils ne t'ont plus touché depuis !" Il baissa la tête comme un gamin pris en faute. Sur toute l’école, seul l’aval de Spencer concernant son comportement douteux faisait son effet. Même lui aurait préféré que le Poufsouffle soit davantage présent, quitte à ce qu’il passe son temps à l’engueuler afin qu’il soit certain de bien agir. Là, il ne savait plus. Il disait qu’il le connaissait bien, qu’il était fidèle à lui-même mais… si les choses étaient en train de changer ? Si l’honnêteté qui le caractérisait d’ordinaire était en train de prendre le large ? Sa rancune contre le traître de O’Callaghan l’avait consumé, si bien qu’il avait fini par s’y perdre, oubliant qu’il y avait derrière ce gars des responsables bien plus dangereux, et certainement plus mal intentionnés. L’impulsivité avait été maîtresse de lui lorsqu’il avait été envoyé se faire torturer avec les autres. Si Spencer avait été là, il l’aurait probablement retenu par le bras pendant la pseudo révolte qui avait éclaté, ou lui aurait soufflé de rester calme, et attendre de voir comment tournaient les choses avant de s’embarquer dans une telle galère… Mais l’absence de son meilleur ami dans sa vie quotidienne commençait à devenir problématique, au point qu’il s’en retrouvait perdu. Savannah lui manquait aussi bien sûr, mais les choses étaient tellement compliquées entre eux qu’ils se seraient retrouvés comme deux éléments incontrôlables, qui devraient composer ensemble. « Non. Quelques punitions pour écarts de conduite, et le Doloris après la révolte. Rien de trop violent, comparé aux traitements auxquels certains ont droit… » reconnut-il avec un moue un peu dépitée. « Et toi ? Ils t’ont fait subir quelque chose ? » Il espérait que ce ne soit pas le cas : après tout, Spencer était intelligent, et savait comment ne pas se faire attirer de noises.

- "C'est moins confortable qu'ici c'est sûr..." Ça il voulait bien le croire. Le confort minimal auquel ils avaient encore droit était quasiment un luxe en comparaison de ce que les nés-moldus étaient contraints de vivre. Isidore avait su se montrer patient les deux premiers mois après Halloween, pensant que les secours finiraient par arriver, mais affrontait désormais cette terrifiante réalité : personne n’aiderait ceux qui se trouvaient en bas s’ils ne le faisaient pas. Et au vu de leur position, c’était du suicide de penser qu’ils en étaient capables, eux. Pourtant… il voulait quand même essayer. L’idée qu’il avait évoquée auprès des autres lors de la Réunion des résistants n’avait peut-être pas fait son effet, il demeurait toutefois persuadé que c’était réalisable, et que s’ils avaient moyen d’utiliser la cape d’invisibilité de Snow, ils pouvaient véritablement pénétrer dans le bureau du directeur. « Tu me croirais si je te dis qu’on est plein à vouloir vous sortir de là ? Je peux pas tout te détailler hein, mais… les choses bougent ! » s’exclama-t-il en s’efforçant de camoufler son entrain. Il était peut-être trop tôt pour en parler, mais c’était quelque chose qu’il ne pourrait faire par lettre, alors autant se livrer maintenant… Même si forcément, il se douterait que le Poufsouffle en serait quelque peu inquiété. Pour avoir évolué avec lui durant cinq ans, et passé pratiquement chaque cours en sa compagnie, ils connaissaient leurs tempéraments mutuels, et apprenaient à se servir de leurs atouts pour se compléter. - "Tu crois vraiment que je me serais encombré d'un bon à rien comme meilleur ami ? Et pourtant j'étais pas encore sur ton dos quand tu es entré dans le couloir du Poudlard Express". Cette référence à leur début de scolarité le fit sourire : bien sûr que non, il fallait vraiment le vouloir pour être copain avec le fils d’un meurtrier connu… Mais au vu de ses agissements de ces derniers temps, le déséquilibre que créait l’absence du Poufsouffle commençait à se faire ressentir. « Ben t’as du te planter sur la marchandise… J’ai fait des choses pas terribles ces derniers temps. » avoua-t-il un peu dépité. C’était le seul avec Liu Xi à qui il pouvait se confier et être certain de recevoir de bons conseils, alors c’était peut-être le moment de faire le point.

- "Je me doute bien de ce que toi et Savannah diriez si vous me voyiez agir à certains moments. Ne me fait pas l'offense de me dire que ce n'est pas ton cas également." Il haussa un sourcil inquisiteur, tournant la tête pour vérifier qu’ils étaient bel et bien seuls. Il s’agissait que personne n’entende cette conversation… Ses deux meilleurs amis galéraient déjà bien assez, et Isidore n’avait certainement pas envie de leur rajouter des ennuis supplémentaires. Si les mangemorts apprenaient que Spencer avait déjà pris un tel risque en se rendant dans les étages, et qu’ils venaient à apprendre en plus qu’il agissait de manière douteuse, alors ils se montreraient probablement inflexibles sur la punition qu’ils lui donneraient. Il avait déjà eu de la chance d’y échapper jusqu’ici… « Pourquoi, qu’est-ce que tu as fait ? » demanda Isidore en peinant à camoufler sa curiosité. Ce n’était d’ordinaire pas dans sa nature de juger les actes de son meilleur ami qui agissait de manière cent fois plus raisonnable, mais il préférait savoir à l’avance s’il avait ou non de bonnes raisons de s’inquiéter. Après tout, la situation était critique, et méritait bien quelques risques… - "Elle va me tuer vu que je ne l'ai pas prévenu que je t'avais invité ici. Elle s’accroche. » Il hocha la tête en songeant à Savannah, d’ordinaire si pétillante et énergique, contrainte de se retrouver incarcérée dans un cachot humide. Il l’apercevait parfois, entre deux corvées, et était constamment peiné de l’état dans lequel elle se trouvait : ce n’était pas beau à voir. Heureusement qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre… Pour le coup, Isidore aurait presque préféré être un né moldu lui aussi pour aller prêter main forte à ses amis, et ainsi diviser la douleur qu’ils devaient éprouver en bas. Bien sûr, ça n’avait rien d’une bonne solution : il ne saurait rester impassible aux provocations incessantes des mangemorts et se ferait sans doute fouetter à chaque repas, et perdrait l’avantage de sa baguette. C’était encore le seul outil qui pouvait les sortir de là… « C’est mieux comme ça. » répondit-il fermement. Spencer prenait déjà suffisamment de risques, et c’était de loin le plus raisonnable des deux. Savoir que Savannah ne se mettait pas en danger était déjà un bon point. « Est-ce qu’on vous apprend à vous défendre ? Il y a des profs avec vous ? » demanda-t-il, curieux. Ce ne serait pas un grand mal, il se porterait mieux de savoir qu’ils avaient au moins un moyen de lutter contre l’injustice dont ils étaient victimes…
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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Mer 19 Avr - 10:21

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Feat Isidore VAYNE
Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Spencer était d'un naturel inquiet, jamais tranquille, sa baguette l'avait d'ailleurs trahi face à Ollivanders, alors maintenant que cette dernière n'était plus à sa portée, il devenait paranoïaque. Ce n'était pas un tort dans la période orageuse que le monde magique traversait, mais Spencer s'en passerait volontiers. Un sortilège d'allégresse, ou une potion de même nature, peu importe, ne lui ferait pas de mal, même s'il ne se permettrait pas d’accepter ce qui signifierait, plus qu'apaiser ses doutes, réduire sa vigilance au néant. Inconcevable, il ne pouvait se le permettre, au même titre que de ne pas faire tout ce qui était en son pouvoir pour protéger ses amis et parmi eux, le meilleurs d'entre les meilleurs. Isidore. L'ex-cinquième année n'aimait pas lui dire quoi faire. Il n'était ni son père, fort heureusement, ni sa mère, ni son parrain ou une quelconque autre personne qui aurait de l'autorité sur lui, juste quelqu'un qui ne voulait que son bien et accessoirement l'un des seuls qu'Isidore écoutait.

Spencer détourna quelques instants le regard en voyant la mine piteuse de son ami, il détestait ça en même temps qu'il était rassuré de voir, qu'après tous ces mois, son avis comptait encore pour Isidore, même s'il lui avait donné trop tard pour éviter ce qui aurait pu l'être. L'entente de la formule qu'il se jurait malgré lui de répéter baguette en main, associée au serpentard fut comme un coup de poignard. Et l'entendre minimiser la chose était peut-être pire. Enfin, c'était fait, Spencer n'avait pas su protéger son meilleur ami, il ne restait plus qu'à tenter de recoller les pots cassés en commençant par le rassurer de son propre état. "Quelques coups, sinon ça va. Moins pire que d'autre... " Non, Spence n'avait pas jugé nécessaire d'avertir son meilleur ami que le doloris, il y avait échappé de justesse quand on s'en était pris à Savannah l'autre jour. Cette dernière le lui raconterait bien un jour mais ce n'était clairement pas le moment d'annoncer qu'il avait perdu son calme et qu'il n'était même pas capable de faire ce qu'il lui demandait, même si c'était pour son bien.

Et pour le bien de leur moral, il fallait embrayer sur autre chose, et très vite, ce dont se chargea Isidore. Le sujet choisi n'était évidement pas de ceux à passer sous silence mais pas forcément porteur de bonne humeur. Enfin, l'idée d'une pseudo résistante enjouait Isidore, Spencer aurait deviné son état d'esprit sans même l'avoir vu ni entendu, il le connaissait trop bien. Le serpentard se réjouissait que les "choses bouge" enfin, et c'était normal, l'inverse serait inquiétant, pour Spence comme pour tous les opposants au système. C'était une bonne nouvelle pour tous ceux là, sauf, ce serait trop simple, pour notre septique de première. Bien sur que quelque chose s'était agité au fond de ses entrailles quand il avait saisi les propos de son meilleur ami, mais l'instant d'après, la dernière rébellion lui était revenue en mémoire, lui arrachant un frisson. Avachi sur le pouff, Spencer se redressa tandis qu'une main allait arracher un bout de peau sur sa lèvre. Il leva les yeux et plongea son regard dans celui d'Isidore, sans parler.

L'idée d'une rébellion à venir l'inquiétait autant qu'elle le motivait à tenir. C'était quif, quif aucun des deux sentiments ne parvenait à prendre le dessus jusqu'à maintenant, et Isidore venait de faire pencher la balance, du mauvais coté. Ça n'étonnait pas Spencer de trouvé Izzie mêlé là dedans, bien au contraire, le doloris en était la preuve, mais il lui restait une part d'espoir de le voir loin de tout ça. Non, Isidore n'était pas un lâche, et il pouvait en être fier, même si cette qualité avait tout pour inquiéter l'ex-poufsouffle. "Je te crois. Est-ce que vous y parviendrez, je l'espère... Soyez patient... Au point ou on en est, un mois de plus ou de moins... Et, je comprends parfaitement qu'il faut que votre plan reste secret, tu n'es même probablement pas au courant de tout, je l'espère, mais si je peux être utile à quoi que ce soit. C'est nous qui les côtoyons le plus et aux cachots, on est sûr et certain que personne ne retournera sa veste." Spencer lui épargnait son "soit prudent" parce qu'Isidore devait bien se douter que l'ex-poufsouffle viendrait le hanter jusque dans sa tombe s'il ne l'était pas assez.

La prudence n'était pas une des qualités du serpent mais quoi qu'il puisse dire, il en avait d'autres bien plus importantes. C'était certain et ça le resterait pour Spencer quoi que son ami puisse dire avec son histoire de marchandises. Et s'il avait fait des choses dont il n'était pas fier, au moins il s'en rendait compte et pouvait rectifier le tir, ou pas. "Et les ennuis sont déjà arrivés ou sont à venir ou à craindre ?"

Spencer lui apporterait son aide, si c'était dans ses pouvoirs. Il planquerait un cadavre s'il le fallait pour que son meilleur ami soit en sécurité mais si c'était une histoire de mangemort, ce qu'il craignait le plus, il ne pourrait pas faire grand chose, juste plus de dégâts. Des conseils pas forcément avisés seraient la seule aide qu'il pourrait lui fournir dans ce cas, mais ne les entendait-il pas au moins un peu dans sa tête. C'était le cas de Spencer quelques fois. Il connaissait si bien Savannah et Isidore qu'il imaginait sans difficulté leur réaction.

La réponse qu'il reçu quand il annonça ce phénomène n'était pas celle qu'il s'attendait à entendre. Il évoquait un cas général, rien de particulier, ça ne datait pas d'Halloween mais c'est vrai qu'il avait visualisé l'une de ses rares folies en parlant. "Tu connais beaucoup de gens qui... s'arrangent pour récupérer clandestinement des livres dans la situation actuelle, avec l'épée de Damoclès qui pèse sur nos épaules." Cette fois-ci, les rôles étaient inversés, c'était Spencer l'enfant pris en flagrant délit. Les mains jointes il fixait le sol, attendant la réaction du serpent, qu'il peinait cette fois à imaginer.

Celle de Savannah, il la connaissait et avait su prévoir les choses en conséquence pour la mettre au courant en douceur quand il lui avait annoncé, il y avait déjà un bon moment. Elle n'était peut-être pas là mais elle ne ratait rien, sinon leurs bêtises, et c'était mieux comme ça, Isidore le rejoignait, ça, il l’avait deviné. Si tout se passait bien Spence cracherait le morceau ce soir, il était inutile de prendre des risques inutiles car étaient sans défenses face aux mangemorts.

Et ce n'était pas les cours de Winslow qui allaient inverser la donne. C'était admirable et Spencer se donnait à corps et âme à l'exercice de faire naître une flamme sans baguette mais les résultats n'étaient toujours pas là. Et dans l'hypothèse où certains d'entre eux y parviendraient avant le pseudo retournement de situation, la puissance et l'efficacité n'y seraient pas. "Il y a Winslow. Tu te souviens, le prof' de sortilège ?" Ça, c'était vachard, ça faisait plusieurs années qu'il était à se poste avant de se voir destituer alors il fallait être accroché au radiateur pour ne plus s'en souvenir. A sa décharge, Spence tentait d'arracher un sourire au cinquième année avant d'annoncer la mauvaise nouvelle. "On va dire qu'il essai de nous apprendre à résister, mais les résultats sont... inexistants... pour le moment. Sinon, il y a l'autre folle d'Ashley qui m'apprend à recevoir des coups, mais c'est une autre histoire."

Folle était un euphémisme concernant cette tarée. Elle n'avait décidément pas compris le principe d'ennemi commun celle-la. Il faudrait d'ailleurs que Spence lui rappelle que si ce n'est pas nazi à gogo aujourd’hui, c'est parce qu'on a su s'allier à l'URSS avant de les écraser. Enfin, il s'égarait dans ses pensées là.

"Non, il ne faudra pas compter sur nous si vraie révolte il devait y avoir. S'ils décident d'abattre un né-moldu tout les dix minutes en attendant que vous relâchiez Blackman, on ne pourra pas faire grand chose."

C'était une vision très négative du monde, du Spencer tout craché.

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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Sam 22 Avr - 17:39

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Spencer & Isidore
I just keep crashing Living on my rations The bullets and the roses Devil and the poses Don't know where my ghost is Don't know where my home is Guess we never chose this I'm in the sea with Moses Looking for my roses I guess it's never hopeless The bullets and the passion Devils and the poises This has never happened Nothing ever happens Rob from always on the run dot net is so bad and copy paste is a sin
Nothing ever happens
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Cela ne faisait que quelques minutes qu’Isidore avait retrouvé Spencer, et ces courts instants suffisaient à lui rendre sa détermination. Ils n’étaient jamais restés aussi longtemps sans se voir, même lors des vacances d’été ils se débrouillaient constamment pour arriver à se donner rendez-vous quelque part. Mais là… les circonstances étaient différentes, puisqu’on l’empêchait carrément de le voir. En plus d’être immoral, c’était stupide… De quoi avaient peur les mangemorts, qu’en s’adressant aux nés-moldus ils attrapent leur virus du sang par contagion et en deviennent à leur tour ? Au contraire, cette mesure n’avait de cesse de nourrir leur esprit de révolte… Il s’était juré de contribuer à mettre fin aux agissements de ceux qui retenaient ses deux meilleurs amis dans les cachots, peu importait les moyens employés pour y parvenir. "Quelques coups, sinon ça va. Moins pire que d'autre… ». La réponse l’énerva, et il dut resserrer le poing pour se retenir de hurler les injures qui lui venaient en tête. C’était tellement injuste ! Ça n’était pas nouveau, clairement, mais s’en prendre de cette manière à des élèves dépourvus de baguette et incapable de se défendre, c’était lâche. Il scruta les parties du corps visibles de l’ancien Poufsouffle avec attention, et se satisfit au moins de n’y voir aucune ecchymose trop visible. « Les vermines crapuleuses… ils me répugnent… tous autant qu’ils sont ! » lança-t-il avec hargne. « Si je n’avais pas la certitude que ça retomberait sur toi ou Sav’, j’irais leur enfoncer ma baguette dans la trachée pour voir ce que ça leur fait, à ces enflures de gobelins. Et encore, j’insulte les gobelins. » Ce n’était certainement pas en les insultant à leur insu qu’il pourrait soulever des montagnes, ou empêcher Spencer de se faire martyriser, mais au moins, ça défoulait.

"Je te crois. Est-ce que vous y parviendrez, je l'espère... Soyez patient... Au point ou on en est, un mois de plus ou de moins... Et, je comprends parfaitement qu'il faut que votre plan reste secret, tu n'es même probablement pas au courant de tout, je l'espère, mais si je peux être utile à quoi que ce soit. C'est nous qui les côtoyons le plus et aux cachots, on est sûr et certain que personne ne retournera sa veste." Isidore hésita à parler des baguettes, mais après tout… l’on disait qu’une fille de quatrième année avait été soumise au véritasérum, et été contrainte de balancer tout ce qu’elle savait sur les infractions aux mangemorts. Il ne s’en remettrait pas si Spencer devait être soumis au Doloris à cause de ce qu’il lui avait raconté… « Je veux pas prendre le risque que ces bâtards de blaireaux des montagnes ne te forcent à parler contre ton gré. Mais… On voudrait que vous récupériez l’usage de la magie. » C’était un peu vague et évasif comme évocation, mais ça suffirait pour lui donner une idée globale. Après, le reste, le bureau du directeur, la cape d’invisibilité… c’était des détails qu’il devrait probablement se passer de donner. Ce qui était véridique en revanche, c’était que la situation traînait en longueur, que ce cauchemar qui aurait seulement du durer un mois ou deux était en train de s’étendre sur toute l’année… Il était plus que temps que ça s’arrête. En effet, il n’était pas au courant de tout, il avait bien vu que son idée n’était pas approuvée de tous lors de la Réunion de la résistance, et c’était bien pour cette raison qu’il avait préféré agir dans son coin. Scorpius maîtrisait bien la situation de son côté, et il savait qu’il pourrait compter sur lui si jamais ça se profilait mal.

"Et les ennuis sont déjà arrivés ou sont à venir ou à craindre ?" Parler d’ennuis était peut-être un mot trop fort, il s’agissait plutôt de démonstrations magistrales d’idiotie impulsive qu’il ne savait trop comment rattraper. « C’est pas tant des ennuis mais… j’ai fait quelques trucs idiots. » annonça-t-il comme un enfant pris en faute. Voilà comment tournaient les choses quand Spencer n’était pas là pour l’empêcher de faire n’importe quoi… S’il avait pu bénéficier de la présence du Poufsouffle, il n’aurait peut-être même pas été torturé. Quoique… connaissant son meilleur ami, il aurait également souffert de l’injustice qui été revendiquée dans ces punitions machiavéliques. Même les plus sages et les plus raisonnables étaient susceptibles de se sentir outragés lorsque l’on s’en prenait à l’un d’entre eux. « Tu te souviens d’Anoushka O’Nyme ? On se tournait un peu autour avant, après qu’on ait rompu avec Sav’, jusqu’à ce qu’elle ait un copain, et qu’on arrête plus ou moins de se voir. Bah… on s’est retrouvés coincés sur le lac gelé à la St Valentin. On a pensé qu’on allait mourir, puis finalement non, et je l’ai embrassée quand on a réussi à s’en sortir. Je me suis barré comme le roi des cons au pays des Billywigs, et j’ai écrit à son copain pour tout lui raconter. » termina-t-il en trouvant son histoire de plus en plus absurde au fur et à mesure qu’il la racontait. « Ah, et t’as entendu parler de Rioghbhardan machin chose ? Le type qui a fait torturer la gamine… je lui ai envoyé une lettre. Remplie de pus de Bubobulb non dillué. » Là, c’était normalement le moment où il devait se faire secouer par les épaules pour se faire incendier et traiter de tous les noms, mais toutes ces histoires devaient paraître bien anecdotiques et superficielles pour Spencer qui lui, souffrait réellement dans ces maudits couloirs.

"Tu connais beaucoup de gens qui... s'arrangent pour récupérer clandestinement des livres dans la situation actuelle, avec l'épée de Damoclès qui pèse sur nos épaules." Pour le coup, il n’était pas très étonné de la part du Poufsouffle. Généralement, il ne prenait pas trop de risques, en tout cas il évitait de s’attirer volontairement des ennuis, mais lorsqu’il était question de codes et d’énigmes, son meilleur ami était une véritable machine à penser. Les mangemorts avaient beau le cantonner dans les cachots, aucun d’entre eux n’était capable d’arrêter son intelligence. Et sa curiosité était parfois hors de contrôle… Isidore avait pu s’en rendre compte au cours des années précédentes. « Dans la bibliothèque ? Et personne ne t’a vu au moins ? » le questionna-t-il en réfléchissant. Cela expliquerait sûrement les coups… « C’est des livres sur quoi que t’as récupéré ? » se permit-il, avant de jeter un oeil à la porte, pour vérifier que cette dernière n’était pas sur le point de s’ouvrir. Ils n’avaient strictement pas besoin d’un mangemort pour les importuner, et leur faire regretter amèrement cette entrevue… "Il y a Winslow. Tu te souviens, le prof' de sortilège ? On va dire qu'il essai de nous apprendre à résister, mais les résultats sont... inexistants... pour le moment. Sinon, il y a l'autre folle d'Ashley qui m'apprend à recevoir des coups, mais c'est une autre histoire." Il étouffa un rire en entendant l’évocation de la Serpentard. Au moins, il savait un peu plus précisément à quoi devait ressembler la vie en bas… « Haha, ça m’étonne pas le moins du monde de la part de cette vieille sorcière. Je pensais qu’elle serait rouillée depuis le temps, tu lui rends ses coups j’espère ? Par contre pour le prof, ça craint… C’est un prof de sortilèges, il pourrait carrément vous aider à vous défendre… Après six mois, il pourrait quand même faire un effort. » termina-t-il en réfléchissant. Les autres professeurs, dans les étages, prenaient des initiatives pour tenter de rendre la situation moins insupportable… Puis, il s’attarda sur les dires du Poufsouffle qui évoquait la possibilité d’une potentielle révolte. Ça, il y avait aussi pensé, à la prise d’otages… C’était bien pour cette bonne et simple raison qu’il valait mieux ne pas attaquer le directeur avant que ce dernier ne se retrouve complètement isolé, et que les mangemorts soient neutralisés… Scorpius avait déjà du réfléchir à ces points… « Il faudrait pouvoir vous évacuer avant, alors. » finit-il par déclarer.
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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Mer 26 Avr - 18:27

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Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Le monde magique n'était pas en paix et en période de guerre, on prenait des coups qu'on soit civil où militaire, qu'on le veuille ou non. Bien sûr, il y avait toujours des privilégiés qui, s'ils se mettaient du monde à dos, parvenaient à maintenir une certaine distance de sécurité. C'était le cas de Blackman, pas celui des deux amis, obligés d'entrer dans la clandestinité pour parler. Chaque seconde qui s'écoulait augmentait les risques d'être découvert, même si Spence avait tout fait pour que ces derniers soient les plus minimes possibles. S'ils se faisaient découvrir, ils encouraient bien plus que des hématomes et tout ce que Spence et Isidore trouvaient à faire, c’était de faire les compte de ce qu'ils auraient à rendre aux mangemort en matière de douleur. Un choix comme un autre.

Et voilà qu'Isidore dévoilait ses envies de vengeance. Le jeune homme ne s'en rendait probablement pas compte, mais il était face à une personne qui le comprenait, qui y pensait malgré lui, depuis bien longtemps et qui avait eu le temps d'élaborer des scénarii plus horribles et travaillés les uns que les autres. Ils resteraient fort heureusement dans sa tête, pour aujourd'hui. " Et tu te retrouverais avec une baguette sale et glissante qui pourrait t'échapper des mains, sans arme pour te défendre contre le prochain mangemort près à te rendre la pareille." Spencer laissa le silence reprendre quelques instants ses droits, visualisant la scène qui ne lui était pas si désagréable quand il collait un mangemort ou le père d'Isidore dans la peau de la victime. Tremper son arme dans le sang de l'adversaire, était peut-être jouissif, il n'en savait rien, ce dont il était certain, c'est que c'était une erreur pour la suite. "Non tu désarmerais ton adversaire, créerais un bouclier ou à défaut, l'utiliserait comme tel avant de faire ton affaire avec sa propre baguette... Bien sûr, il ne doit pas être capable de la récupérer. Comment fais-tu ?" Spencer devait passer pour le plus fou des psychopathes mais il éclairait juste son ami sur les défauts de son plan, qui n'en était probablement pas un mais juste une idée qui lui avait traversé l'esprit. Mais, après ce qu'ils vivaient, Spencer le pensait sincèrement capable de se laisser aller au point de tenter de tuer un mangemort de cette façon s'il ne parvenait à contrôler sa magie à cause du stress. Il le regretterait peut-être, mais dans le feu de l'action Spencer lui même se pensais capable de tuer un mangemort bien trop vite. C'était une éventualité qu'il prenait au sérieux et Spencer mettait donc tout en oeuvre pour éviter de retrouver Isidore mort. Ce dernier était dans l'action, Spencer dans l'anticipation. Si les détails qu'il avait su relever en quelques secondes pouvaient aider son ami, il voulait bien passer pour un psychopathe à ses yeux. Mais Isidore le connaissait assez pour se rappeler que chez Spence, la théorie passe avant la pratique, en théorie.

Il viendrait bien un temps où il faudrait faire quelque chose de plus sérieux que du vol de nourriture et des insultes en l'air contre les mangemort, Spencer en était bien conscient. Ce temps viendrait peut-être plus vite qu'ils ne l’espéraient tous et ceux qui avaient les cartes de la résistance en mains seraient peut-être confrontés à un dilemme : celui de tomber sur une occasion en or de reprendre le contrôle sans pour autant être véritablement prêt. L'ex poufsouffle ne pourraient pas les aider si ce cas de figure se présentait, alors tout ce qu'il pouvait dire, il le disait maintenant à son meilleur ami : à eux de ne pas confondre vitesse et précipitation s'ils ne voulaient pas revivre un remake de la première tentative de révolte.

Même après lui avoir proposer son aide, Spencer doutait que son ami lui livre plus d'informations sur la révolte, ce qu'il pourrait parfaitement comprendre. Après tout, le jeune homme n'avait pas non plus envie de subir des souffrances qui auraient pu être évitées. Malgré tout, Isidore avait parlé et tout en semblant rester vague, il n'aurait pas pu être plus précis. Enfin, s’il gardait une part d'ombre mais Spencer pouvait déduire beaucoup de choses de ces quelques mots anodins. Récupérer l'usage de la magie, c'était ce que les nés-moldus tentaient de faire en suivant les cours clandestins de Winslow, mais il y avait un os : sans baguettes, nos apprentis sorciers étaient incapables de canaliser leurs pouvoirs. D'autres écoles avaient peut-être de meilleurs résultats à ce niveau mais à Poudlard, on était dépendant de sa baguette, sans elle pas de magie. Ce que recherchaient les résistants était plutôt clair.

"Elles doivent-être sous bonnes gardes... à moins qu'ils ne vous sous estiment ? C'est possible, mais je ne parierais pas là dessus.  Ça fait 6 mois qu'on n'a pas pratiqué... Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?"

Spencer ne pensait pas que ce soit à lui seul ou même à eux deux d'en juger, il soulevait la question. Après tout, Isidore ne lui en parlait pas que pour lui faire plaisir. Certes, il avait réussit à nettoyer une partie du sol des toilettes des filles avec la baguette d'Anoushka mais il n'était pas dit qu'il parviendrait à réitérer l'exploit, qui n'en était pas un, ni que tous en seraient capables. Non, le pouffsouffle pouvait donner son avis, mais il se savait incapable de prendre une décision. S'il s'écoutait, il dirait à Isidore de ne pas prendre de risque et d'attendre que d'autres fasse changer le monde.

Son meilleur ami, s'attirait déjà bien trop d'ennuis sans qu'il soit question de résistance et si ce n'était pas encore le cas, on était à l'abri de rien. La preuve, il avait réussit à faire un pas de travers à avec une fille avait qui il n'avait quasiment plus de contact. Spencer se souvenait très bien d'Anoushka, il hocha la tête pendant qu'Isidore le remettait dans le contexte. C'était un peu inutile, Spencer n'aurait pas pu oublier les trop nombreuses fois où il avait dû tenir la chandelle et il avait croisé l’intéressée la semaine passée. Enfin, il le laissa continuer, curieux et inquiet de connaître le fin mot de l'histoire. Ce fut chose faite et le serpent pu voir les sourcils de son ami monter si haut qu'il ne pouvait pas faire plus. Pas qu'il soit si surpris que ça, mais son meilleur ami avait atteint des sommets cette fois. "Et qu'est-ce que vous faisiez sur le lac gelé ? Tu m'as caché tes talents de patineur ?" Isidore était vraiment le roi quand il s'agissait de se mettre dans situations pas possibles et d’enchaîner les conneries. L'interrogatoire était loin d'être terminé. "Son copain ? C'est qui déja ? Il a réagi comment ?" Spencer avait probablement connu son identité quand Anoushka s'était mise avec lui, mais cette information était passée à la trappe. "J'ai croisé Anoushka l'autre jour et on a eu vite fait l'occasion de parler. Elle ne m'a pas semblé très hostile à ton égard." Bon après Isidore n'était pas Spence et Spence n'était pas Isidore, elle n'avait pas de raison de lui en vouloir à lui. "Et au final, ça valait le coup ou non ?" Les conseils qu'il s'était promis de donner attendraient bien un petit peu, après tout, il lui fallait avoir tous les éléments en main pour juger cette histoire qui sans doutes bien moins grave que celle qui suivait. Quoi que, Anoushka n'avait pas un caractère facile et il ne connaissait pas assez Rioghbhardan pour juger de son comportement. Spencer en avait entendu parler bien sur, le contraire serait un peu inquiétant, mais bien qu'il soit de la même maison, il lui avait assez peu parlé pour être incapable d’orthographier correctement son nom. Il en avait pris plein la figure ces dernières semaines, c'était justifié mais Spencer restait tout de même assez partagé.

"Tu n'es probablement pas le seul. Je suppose qu'il n'a pas réagit ? Ça t'a fait du bien ? ... En fait, tu vas sans doutes me trouver trop indulgent, bien sur que je lui en veux, je sais ce qu'il a fait mais j'ai dû mal à me positionner... Parce que je ne comprends pas, et tu sais combien j'ai horreur de ça. Pourquoi est-ce qu'il a quand même été torturé si c'était l'informateur ? Il se serait révolté ? Mais il est con ou quoi ? Fin ça n'a pas de sens.  il pensait vraiment pouvoir revenir en arrière en se dénonçant ?" Spence était littéral paumé. Il n'était pas dans la tête de ce gars, dieu soit loué, ça ne devait pas tourner très rond. Il ne ressentait pas de pitié pour le poufssouffle, ce n'était pas dans ses habitudes et puis tout, portait à croire qu'il méritait ses souffrances. Sauf que la boucle ne se bouclait pas et Spencer ne parvenait pas à rester au mieux indifférent. "C'est comme l'autre fille, tu en as forcément entendu parler, Tracy Benett. Elle a menti sur son ascendance dès le début, elle devait avoir une bonne raison. Elle s'est fait des amis pas très charitables, et ce qu'elle a pu faire ne l'est pas plus, je ne cautionne absolument pas mais je ne comprends pas pourquoi elle s'est mise en difficulté dès le départ en arrivant à Poudlard et en se proclamant plus que sang-pur, pro-sang-pur. Elle devait bien avoir en tête que son secret pourrait possiblement être découvert. Et puis, est-ce qu'elle regrette maintenant, j'en sais rien"... Spencer laissa quelques secondes s'écouler. "Mon stock d'énigme a considérablement diminué, ça doit se voir là, non ? "

Malgré les prises de tête que lui proposait Octavia et les lettres codées que Spencer pouvait recevoir d'une personne dont il pensait connaître l'identité, son esprit n'était toujours pas assez occupé. Lui, Spencer, certainement l'une des personnes les plus inquiètes et prudente de l'univers, risquait consciemment la torture pour se procurer des livres. Alors non, le jeune poufsouffle ne volait pas les livres directement à la bibliothèque comme l'imaginait Isidore. La sécurité devait être bien plus renforcée que ce qu'on pouvait voir et Spencer n'était pas encore prêt à prendre ce risque.

" Non. C'est sans doutes la corvée dans laquelle je suis le moins efficace..." Spencer eu un sourire en visualisant la dernière corvée nocturne qui s'était révélée bien moins banale qu'elle n'en avait l'air à partir du moment où Jill avait débarqué en lui balançant un livre dans la figure. "... Mais je doute de réussir à faire sortir quoi que ce soit de la bibliothèque avec la sécurité qu'il doit y avoir. Non, j'ai un gentil intermédiaire qui s'arrange pour me faire parvenir des colis." Spencer n'en dirait pas plus, il en avait déjà trop dit. Thomas prenait déjà trop de risque pour que l'ex poufsouffle ébruite leur petit trafic. "Un peu de tout, sortilège de défense, runes... Un livre de médecine moldue aussi, mais vu que je n'ai pas les bases, je t'avouerais que c'est encore très flou dans mon esprit."

Isidore ne lui avait pas fait de reproche concernant ce qu'il savait être une bêtise, il n'avait même pas été surpris, juste curieux. Peut-être Spence espérait-il secrètement que son meilleur ami le convainc de cesser de prendre des risques inutiles mais c'était mal le connaître. Pendant qu'il répondait, Spencer surprit le regard de son ami en direction de la porte, mais se retint de faire pareil, préférant jeter un regard sur le mobilier. Il avait trouvé un stratagème qui lui offrait une demi-heure de tranquillité dans un grand nombre de situation, et ce temps n'était pas encore écoulé. Il avait cru comprendre que la porte pouvait se fermer par la pensée de l'intérieur, ce qu'il avait tenté de faire en arrivant. Était-ce vraiment le cas ? Rien n'était moins sûr mais il était trop tard pour se poser des questions. "Normalement, j'ai tout prévu mais dans l'éventualité où quelqu'un viendrait à débarquer. Je tenterais de me dissimuler et toi tu te trouve une occupation quelconque qui nécessite de la tranquillité. Tu en penses quoi ?" C'était vraiment une mesure à appliquer au cas où, et ce temps n'était pas encore venu, tout comme celui où ils devraient ce séparer. Isidore le questionna sur les moyens de défense qu'ils avaient, une réponse décevante lui parvenant aux oreilles l'instant d'après. Spencer avait parlé d'Ashley et Isidore embraya sur le sujet, le sourire aux lèvres, malgré la gravité de la situation.

"J'ai pas autant d'expérience qu'elle mais ouai j'essai même si c'est pas très égal et les mangemorts sont plus généreux que moi. Elle est pas rouillé et ça me fait mal de le dire mais elle ne lâche rien.  Mais tu dois t'en douter. A moins que... tu n'as plus de contact ? Elle t'a enfin lâché les baskets ? " Ça c'était bien une chose auquel Spencer ne pouvait croire, ou alors avec beaucoup de difficulté et de scepticisme. Cette Ashley était une vrai sangsue, l'une des personnes au comportement le plus imprévisible qu'il ait connu, mais ça ne changeait rien au fait qu'elle soit tout le temps dans leurs pattes quand tout était encore normal.

"Winslow fait ce qu'il peut, mais on a pas beaucoup de moyen. Il soigne les bobos, il réchauffe l'eau des douches. Et, je ne veux pas en dire trop mais il essai de nous apprendre à nous défendre. Mais, sans baguette, c'est vachement plus compliqué qu'on ne peut l'imaginer... et en plus on est pas au meilleur de notre forme." Personne de sensé et au courant de la situation ne pouvait dire que Winslow n'y mettait pas du sien. C'était indéniable autant qu'il était normal que ses efforts ne portent pas leurs fruits quand on constatait que ceux qui s'essayaient à l’exercice étaient à moitié morts de fatigue, de froid et de faim. Ils seraient des poids plus qu'autre chose si rébellion il devait y avoir, c'était indéniable. Comme le disait si bien Isidore, évacuer semblait être une des seules solutions.


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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Lun 15 Mai - 3:41

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Spencer & Isidore
I just keep crashing Living on my rations The bullets and the roses Devil and the poses Don't know where my ghost is Don't know where my home is Guess we never chose this I'm in the sea with Moses Looking for my roses I guess it's never hopeless The bullets and the passion Devils and the poises This has never happened Nothing ever happens Rob from always on the run dot net is so bad and copy paste is a sin
Nothing ever happens
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" Et tu te retrouverais avec une baguette sale et glissante qui pourrait t'échapper des mains, sans arme pour te défendre contre le prochain mangemort près à te rendre la pareille." Il grimaça. Bien sûr, il aurait du s’y attendre de la part de Spencer : les plans censés se dérouler de telle ou telle manière, les rouages qui se mettaient en marche les uns à la suite des autres pour ensemble former une machinerie susceptible de fonctionner, ça, c’était son truc, tout comme les énigmes et ce genre de casses-têtes sur lesquels il était capable de rester pendant des heures. Alors bien sûr, il soulignait à quel point enfoncer sa baguette dans l’oesophage d’un mangemort n’avait rien de malin, mais Isidore n’avait pas la moindre envie de l’être, pas cet après-midi. Il ferait fonctionner son intelligence plus tard, lorsqu’il serait moins révolté par tout ce qui se passait entre les murs de ce château… "Non tu désarmerais ton adversaire, créerais un bouclier ou à défaut, l'utiliserait comme tel avant de faire ton affaire avec sa propre baguette... Bien sûr, il ne doit pas être capable de la récupérer. Comment fais-tu ?" Houla, il devait avouer qu’il n’avait pas poussé sa réflexion aussi loin. Même lorsqu’il s’agissait de paroles en l’air, Spencer ne mettait pas pour autant en arrêt la réflexion, et s’aventurait dans tout en drôle de jeu, au sein duquel leurs possibilités étaient infinies… dans le registre du possible et de ce que leur permettrait la réalité, bien entendu. « J’le finis à la manière moldue, à coups de poing, et je lui crache au visage quand j’ai fini. » maugréa-t-il sans s’embarrasser de plus de protocole. Pourquoi devrait-il jouer finement après tout… ? Bien entendu, c’était facile à dire, parce que tout ceci se déroulait dans une réalité purement fictive au sein de laquelle ils pouvaient se permettre de faire n’importe quoi, comme mettre Blackman dehors en deux trois mouvements et installer un bar à thème dans son bureau. Autrement dit, ce n’était pas prêt d’arriver…

"Elles doivent-être sous bonnes gardes... à moins qu'ils ne vous sous estiment ? C'est possible, mais je ne parierais pas là dessus.  Ça fait 6 mois qu'on n'a pas pratiqué... Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?" En attendant, il avait clairement laissé comprendre à Spencer ce qu’il avait l’intention de faire… Et il n’était pas le moins du monde surpris par la réaction de ce dernier : tout le monde avait déjà cherché à le dissuader, à la réunion qui formait la résistance… Et pourtant, il avait cherché à faire cavalier seul. La seule personne qui était capable de le raisonner se trouvait actuellement devant lui, et était enfermée dans les cachots : cela rendait les choses tout de suite plus problématiques… Le Poufsouffle ne manquait jamais de remarquer ces petits éléments qui coinçaient, et sur lesquels il ne pouvait s’empêcher de se questionner, en se demandant si c’était vraiment réalisable. Pour que ce dernier ne valide l’un de ses plans, il fallait toujours que ce dernier tienne la route sur tous les plans, et ne délaisse aucun élément suspceptible de les compromettre. Isidore, lui, voulait tenir bon, et lui montrer que ce n’était pas peine perdue… Les autres, c’était une chose, mais si c’était Spencer qui le décourageait, lui-même n’y croirait plus. « Je pense pas qu’ils nous sous-estiment. » déclara-t-il. « Mais disons que certaines choses sont en notre faveur, pour franchir cette bonne garde. On va pas vous laisser sans défense quand même, hein ? T’imagines s’ils font plus retors, genre des prises d’otage et compagnie ? » Parler de la cape d’invisibilité était une mauvaise idée, surtout avec la pratique du véritasérum qui revenait à la mode… Mais il avait toutefois envie de lui donner un peu d’espoir, au moins de quoi tenir jusqu’à ce qu’ils puissent leur apporter l’aide dont ils avaient besoin… Et puis, même avec six mois de manque de pratique, il ne pouvait imaginer que Spencer en souffrirait : c’était un excellent élève, et sa maîtrise faisait bien des jaloux. Le sujet divergea sur Anoushka, et Isidore éprouva un certain malaise à faire le récit de ce qui s’était passé. « J’sais pas si tu te rappelles cette Saint-Valentin pourrie au cours de laquelle on a tous fini collés les uns aux autres à cause d’un sortilège qui a mal tourné… ? Bah on a fini sur le lac, et je peux t’attester après coup que j’ai pas le moindre talent de patineur. Son copain, c’est Hunter quelque chose là, de Serpentard, j’sais pas si ça te parle. Il était super énervé bien sûr… j’aurais même qu’on règle nos comptes, mais on s’en est tenus là. Et elle… j’en sais rien en fait. J’me suis barré comme un con, et on s’est pas recroisés depuis. Je sais que je devrais m’excuser… Mais comment on rattrape ça ? J’ai tout gâché là, non ? » demanda-t-il, s’attendant toutefois à la réponse… Il revint toutefois sur un élément qui avait attiré son attention… « Attends, vous vous êtes parlés quand ? » Puisqu’il y avait fait allusion, ça ne devait être trop déplacé de demander, non… ? Il était de notoriété publique que Spencer et lui passaient tout leur temps à traîner ensemble d’ordinaire, donc rien d’étonnant à ce qu’elle ne soit pas allée se confier à lui le concernant, elle savait bien sûr que ça lui reviendrait aux oreilles…

Puis, ce fut le traître de O’Callaghan qui vint sur le tapis, et Isidore serra les points à la simple évocation de ce dernier. Quand il pensait à la pauvre Joanne, qui avait déjà eu son lot niveau punitions… « Non, il a pas réagi, pourtant j’ai signé la lettre et tout hein… je pensais que ça me ferait du bien, mais en fait non, peut-être que j’aurais directement du aller le voir pour lui en mettre une, je sais pas… Mais t’as raison, c’est tellement tordu comme histoire ! C’est comme s’il avait… je sais pas, changé de camp entre les deux… enfin n’importe quoi ce type. Y a des tas de nés-moldus qui ont pris pour sa connerie… heureusement que vous avez pu y échapper. » répondit-il en refoulant sa colère. « Concernant la nana, j’t’avoue que ça me dépasse, j’ai pas cherché plus loin. C’est pour ça que j’ai du mal avec les histoires à dormir debout, on finit toujours par s’empêtrer dedans, et on s’en sort jamais… Elle est avec toi en bas de toute façon, non ? » demanda-t-il finalement, en peinant à se demander à quoi cette dernière pouvait ressembler, déjà. « En effet, avec toutes ces énigmes à résoudre, t’as de quoi faire pour les prochains jours mon grand ! » lança-t-il avec un peu plus d’amusement. Si la situation n’était pas aussi grave, il trouverait ce moment presque agréable… Ça n’avait rien à voir avec un verre qu’ils auraient pu partager aux Trois-Balais, sans se soucier de qui les verrait ou non, mais c’était toujours ça de pris.

Un intermédiaire… ?! Ça c’était curieux, et Isidore peinait à dissimuler son envie d’en savoir plus. Visiblement quelqu’un qui devait faire partie de la résistance, pour prendre autant de risques sans sembler s’en formaliser… Mais comment des colis remplis d’ouvrages parvenaient à circuler au sein du château alors que ce dernier était ultra surveillé, surtout au niveau du courrier ? « Ça alors… j’te demanderais pas de qui il s’agit, avec tout le bordel qu’y a en ce moment… mais bordel, bien joué mec, t’assures… Si seulement ils te rendaient ta baguette, tu pourrais les mettre au tapis. Comment tu planques les bouquins ? T’as besoin d’aide ? » proposa-t-il, soucieux de pouvoir lui donner un coup de main. Spencer avait probablement déjà tout calculé, mais peut-être qu’un peu d’aide supplémentaire de la part de son meilleur ami serait la bienvenue, pourquoi pas après tout ? Ce dernier ajouta un mot, concernant son stratagème pour échapper à une quelconque sanction… C’était bien joué mais pas forcément utile selon, il fallait encore que quelqu’un rentre ici, ce qu’il n’était pas prêt de garantir pour l’heure. « Ça devrait le faire ouais, mais faut encore qu’on nous trouve ; c’est la salle sur demande après tout, et au vu de ses caprices, les mangemorts sont pas prêts de nous tomber dessus. Le vrai danger, ça sera quand on sortira de là. » affirma-t-il, peu certain de sa théorie. De toute manière, il comptait profiter de cet entretien le plus longtemps possible, préférant s’imaginer que les mangemorts n’étaient pas à la veille de leur tomber dessus. Ils s’attardèrent ensuite sur Ashley, qui selon lui, lui apprenait à recevoir des coups : elle était bien placé pour ça, elle en avait reçu quelques uns tout de même, mais il éprouvait tout de même quelques difficultés à imaginer Spencer se battre : la vie dans les cachots avait du bien le changer… « Ben pour tout avouer, la dernière fois qu’on s’est vus, ça s’est plutôt mal fini… je l’ai trouvé en… comment dire, très mauvaise position ? J’ai voulu l’aider, et on s’est fait punir tous les deux. » déclara-t-il en se disant que cela faisait tout de même beaucoup d’ennuis, dans ceux qu’il s’attirait. « Et ça marche, vos séances ? J’espère qu’elle arrive à t’endurcir, au moins. » Elle ne devait pas y aller de main morte en tout ça, à bien y penser… « En tout cas, pour Winslow, je me doute que les conditions sont pas terribles en effet… ni pour aucun de vous. La magie sans baguette, c’est hyper dur selon ce qu’on raconte… J’peux pas t’aider, tu crois ? » Ce n’était pas relatif aux sortilèges sans baguette, il s’en savait parfaitement incapable, mais au vu des piètres conditions dans lesquelles Spencer et les autres évoluaient, il avait envie de faire quelque chose. N’importe quoi ferait l’affaire.
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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Dim 21 Mai - 19:18

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Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
LSpencer était considéré par beaucoup comme un premier de classe trop sérieux qui manquait d'humour et un peu bizarre au passage. Ces gens n'avaient pas totalement tort, ils avaient même raison. Le sérieux était un défaut de Spence, ou tout du moins, tout dépendait du point de vue, une qualité trop développée.  Ainsi, le jeune homme savait que son ami n'irait pas casser la figure au premier mangemort qu'il croiserait en sortant de cette pièce, et que s'il en arrivait à cette extrémité un peu plus tard, ses conseils seraient oubliés, mais l'ancien cinquième année lui avait quand même fait part de son analyse. Sans pour autant s'en vanter, le jeune homme savait ne pas être mauvais quand il s'agissait de définir les différentes issues d'un événement, même s'il ne pouvait pas tout prévoir. Si Spencer taisait une erreur de jugement qu'il avait vu venir et qu'elle se produisait au détriment de son meilleur ami, il ne s'en remettrait pas.

Le mieux restait indéniablement qu'Isidore sache se montrer raisonnable seul. L'ancien poufsouffle aurait d'ailleurs préféré qu'il acquière cette capacité bien plus vite, avant la rébellion de janvier dans l'idéal, sans pour autant être capable de l'en blâmer. Et ce, pour la simple et bonne raison qu'il ne se souvenait que trop bien de sa propre réaction à l'entente des cris, qui faisait honte à son sang-froid. Mais il ne pouvait pas revenir en arrière, juste tenter de précipiter les choses du coté de son meilleur ami, lui filer un peu de clairvoyance tant qu'il était encore temps.

Enfin, la réponse d'Isidore était claire et nette et précise : il n'avait pas envie de se prendre la tête à élaborer des scénarii qui ne se produiraient peut-être jamais. Spence se retint d'insister, il connaissait assez le serpent pour savoir que c'était inutile. Au lieu de quoi, il trouva le moyen de se poser une question Oh combien peu existentielle, à savoir qu'elles étaient les probabilités qu'Isidore se retrouve les mains libres devant un mangemort qu'il parviendrait à maîtriser.

Mais Spence s'égarait et le nouvel angle que pris la discussion lui permis bien vite de ranger cette question au placard. Il se recentra sur un sujet qui méritait mille fois plus on attention : les baguettes confisquées et les problèmes dans lesquels Isidore et d'autres, allaient s'embourber pour tenter de les récupérer. Le scepticisme de l'ancien poufsouffle envers les plans de son meilleur ami étaient bien connu, mais l’intéressé ne fit que soulever les interrogations qui lui passaient par la tête sans marquer clairement son opposition. Et ce, parce que malgré sa répugnance à voir son meilleur ami ou même quiconque d'autre prendre des risques, Spence s'était rendu à l'évidence, ils étaient parfois nécessaires.

Pas question pour autant de faire n'importe quoi et, même s'il était pieds et poings liés, Spence avait encore le cerveau et la langue en bon état de marche. Car, comme le lui confirma Isidore, les nés-moldus étaient bien les seules personnes que les mangemorts ne prenaient pas au sérieux. Ils l'avaient déjà montré à plusieurs reprise, malgré leur préférence pour celui des nés-moldus, verser du sang dit pur ne leur posait aucun problème. Les pièges tendus sur le chemin des Résistants n'étaient pas de simples stupéfix et Spence était près à parier, qu'ils étaient assez nombreux pour qu'ils s'y fassent prendre même avec toute la précaution du monde et "certaines choses en leur faveur". " On est déjà des otages, moi, et toi. J'ai pas toutes les cartes en mains, et tant mieux, ce serait problématique si on venait à me les arracher." Le présumé né-moldu se rendait bien compte que son ami ne lui disait pas tout, l'expression utilisée pour parler d'un avantage qu'il ne nommait pas en était l'exemple parfait. Isidore avait totalement raison de se taire sur ce point et Spence serait le dernier à contester sa sage décision. C'était mieux ainsi. " On ne connaît pas les plans de Blackman et si on sait quelque chose de la situation extérieure, je ne veux pas le savoir. On connaît ses limites : il n'en a pas. Il faut agir, oui, récupérer les baguettes semble être un début. Comme je te disais, j'ai pas toutes les cartes en mains pour te donner un avis à prendre en compte. " C'était frustrant de ne pouvoir donner aucune réponse claire, de ne pas pouvoir se permettre de récupérer des informations à portée de main. Spencer en venait, installé dans son pouf, à malmener distraitement son bras droit. Il n'avait pas les ongles très longs, mais suffisamment pour accentuer les longs sillons rouges qui se dessinaient à l'abri sous sa manche. Ses tocs occasionnels, étaient devenus récurents, et Spence mettait beaucoup plus de temps qu’auparavant à les faire disparaître. Isidore était en train de préciser le pourquoi du comment de sa rencontre sur le lac gelé avec Anoushka qui avait mené à son excès d’émotion que Spencer parvenait à peine à crisper ses doigts sous sa manche pour limiter les dégâts. Il avait déjà une chance folle que ça ne se soit pas infecté.

Au fur et à mesure des explications de son ami, Spence pris conscience que la situation était pire qu'il ne l'avait présumé. On était en mars, l'histoire remontait à plus d'un mois, au 14 février. Spence se souvenait, bien qu'il n'en ait pas été victime, du bordel que le sortilège raté avait créé et son meilleur ami n'avait pas arrangé les choses. Pour ne rien arranger il n'avait pas choisi de bousculer la routine du couple le plus commode et le plus laxiste de Poudlard. Maintenant qu'Isidore lui avait donné son nom, le visage du petit ami d'Anoushka lui revenait, et son caractère pourri. Il n'avait jamais eu affaire à lui personnellement mais il avait eu de mauvais retours de personnes qui ne lui avaient pour autant pas cherché de noises. Et pour ne rien arranger, Izzie n'était absolument pas au courant de la réaction d'Anoushka, même si elle n'était pas forcément difficile à imaginer. S'excuser semblait être une bonne chose, Isidore avait vu juste, mais il ne faudrait pas qu'il se contente de ça. Spence savait pertinemment, n'avait pas besoin d'argumentation de la part de son meilleur ami pour savoir qu'il s'était précipité, avait peut-être manqué de clairvoyance mais n'avait pas de mauvaise intention. Le faire comprendre à Anoushka serait une autre histoire. C'était ce que Spencer s’apprêtait à lui dire quand Isidore lui posa une question. "C'était...heu... on est quel jour déja ? Peu importe c'était la semaine dernière. J'étais de corvée dans les toilettes des filles et on s'est croisé alors qu'il y avait pas de mangemort. " Le jeune homme éludait volontairement, le problème qu'avait eu Anoushka avec son jean et l'épisode avec le mangemort parce que d'une part, il avait fait le contraire de ce qu'il demandait à Isidore, être prudent, et que l'incident n'était pas à l'honneur de la rouge et or. " S’excuser me semble être une bonne chose, mais encore faudrait-il qu'elle t'écoute... Heu... Et que tu sois convaincant aussi. Je dis pas que c'est foutu mais si elle te demande de laisser tranquille, n'insiste pas... mais ne soit pas non plus inaccessible au cas où elle voudrait oublier cette malencontreuse saint valentin. " Spencer était en train de lui conseiller de jouer à l'équilibriste, d'être tout en subtilité. Isidore était sur un pont en bien mauvais état, au beau milieu pour ne rien arranger. Il devait avancer s'il voulait espérer que ça se finisse bien, au risque de finir de détruire le pont.

Une amitié sur le fil du rasoir, c'était problématique, mais Isidore semblait avoir trouvé ce qui aurait du se transformer en ennui bien pire. Envoyer une lettre piégée à un mec qui avait fait torturer une gamine déjà exploitée et sous alimentée, c'était pas très sérieux. Le serpent n'avait pas reçu de réponse, et même si Spence le savait capable de se défendre, c'était heureux que le traître ait choisi la méthode tortue. Parce que les rumeurs et les hypothèses avaient beau aller bon train, l'ancien poufsouffle avait beau avoir retourné la situation dans tous les sens, les motivations de Rioghbhardan étaient toujours aussi obscures. Une chose était sur, ce mec n'était absolument pas fiable et s'il n'avait pas l'air bien dangereux à raser les murs, il pouvait raconter ce qu'il voulait aux mangemorts, info ou d'intox.

Était-il pour autant près à recommencer, regrettait-il seulement un peu ce qu'il avait fait ? Le mieux était peut-être de ne pas chercher à comprendre l'incompréhensible. Ce fut sans surprise que Spence accueillit ce point de vue de la part de son meilleur ami, mais il ne pouvait se résoudre à laisser ce crime non élucidé, pas plus qu'il n'avait choisi d'ignorer la nouvelle venue aux cachots. "Ouai, et entre ceux qui l'accueillent comme le messi et ceux qui aimerait bien la crucifier, j'essai de savoir ou me mettre. Je pense que je vais laisser les autres gaspiller leur énergie d'une manière ou d'une autre avant d'en savoir plus. " Isidore avait bien raison, il faudrait encore un moment avant que Spence ne se décide à montrer de l'hostilité ou de la compassion envers la jeune fille. Il n'avait de toutes façons pour l'instant pas eu le besoin de lui parler.

Entre ça et le livre qu'il avait à peine commencée hier soir, le jeune homme aurait de quoi s'occuper l'esprit. Ayant déjà trouvé plus passionnante prise de tête, il ne remercierait jamais assez Thomas pour ce qu'il pouvait lui apporter. Isidore lui disait qu'il assurait, mais il n'avait aucun mérite, pas plus qu'il n'était certain de pouvoir mettre les mangemorts au tapis, même si c'était une expression. "Je ne fais que recevoir la marchandise, et puis, en y réfléchissant, c'est un peu un caprice même si je compense avec ma prudence. " Spence était songeur, alors qu'il remettait ses actes en questions. " Enfin, je ne peux pas compter sur toi pour me remettre sur droit chemin, c'est peut-être mieux comme ça, je ne sais pas si je me supporterais. " Un sourire lui étira les lèvres alors qu'il secouait la tête. Non, franchement, Isidore et lui étaient comme l'eau et le feu, et c'était l'idéal, il ne pouvait espérer mieux comme meilleur ami. " Concentre-toi plutôt sur ce que tu as à faire, inutile de se disperser." Le ton de Spence sans être froid, était pour le moins direct mais Isidore y état habitué. "Et les bouquins ne sont pas si bien planqué que ça. Ca dépend des tailles mais en général, je les mets dans l'espace entre le carton et le cuir de ma valise. L'interstice n'est pas aussi discret que je l'aurais souhaité mais on fait avec. " On aurait pu croire que Spence faisait exprès de dénigrer à ce point les précautions qu'il avait pu prendre mais elles n'étaient jamais assez nombreuses, situation de crise ou pas.

C'était la même en ce qui concernait leur entrevue qui devait rester dans le plus grand secret. Spence avait pris le soin de tout planifier jusqu'au moindre détail, et l'emplacement de la salle sur demande l'avait pas mal dérangé au passage, mais il n'était pas tranquille. Il tentait de se faire confiance, et de croire aux arguments de son meilleur ami mais c'était plus compliqué qu'il n'y paraissait. " Humm... Ouai... Tu sortiras avant moi et s'il n'y a personne tu reviendras pour m'indiquer que le champ et libre... Parce qu’apparemment, on peut créer une sortie aléatoire dans le château, mais ça ne m'inspire pas vraiment... Par contre, s'il y a quelqu'un, tu ne peux pas revenir sur tes pas c'est clair... Tu crois qu'on peut créer une fenêtre sans teint, malgré la magie qui emplie cette salle ? " Les réflexions du jeune homme allaient à bon train. S'il s'était montré très assuré au début, sa voix qui ne laissait pas la place à la contestation avait peu à peu pris l’intonation des questions.

En parlant de question, Ashley était bien l'une des seules personnes dont Spence avait arrêté de tenter de comprendre le comportement. Il parvenait tout juste à déterminer quand il avait été trop loin et qu'elle allait frapper. Où, c'était une autre histoire, et sur ce coup, il était beaucoup plus prévisible qu'elle. Ainsi elle avait trouvé le moyen d'aller chercher des ennuis à Isidore, ça ce n’était pas étonnant, ce qui l'était restait qu'il ait parlé d'une seule et unique fois qui c'était mal terminé. " C'est sûr que si tu cherche à aider quelqu'un discrètement, faut pas compter sur elle." Et qu'il n'aille pas plaider sa cause en lui disant que c'était sa responsabilité. Une montée d'yeux au plafond avait confirmé que la cohabitation forcée n'avait pas fait évoluer point de vue de Spence sur cette gamine. " Un vrai bourrin. " La vipère n'y allait pas de main morte, c'était certain et c'était justement pour cette raison que Spence c'était spécialisé dans l'art de recevoir les coups. " Tu es en train d'insinuer que je suis mou ? " Laissa échapper Spence avec amusement, car ce n'était pas loin de la vérité. L'ancien poufsouffle avait toujours favorisé l'intellect au physique et q'il avait conservé les cours de vol pour s'aérer l'esprit, elle ne conterait bientôt plus dans ses priorités. " Elle est plus efficace que les mangemorts en tout cas, je peux tenter de m'y opposer. "

Le sujet dériva sur les cours que Winslow dispensait clandestinement, et en effet, la matière était hyper dure. " En fait, je pense que c'est surtout la première étape qui est la plus dure à franchir, d'autant plus qu'il n'y a pas de demi-mesure et de pallier. Il en faut de la persévérance et j'admire ceux comme Winslow qui y sont parvenus sans pour autant avoir l'énergie du désespoir. " Quant à la demande d'Isidore qui aimerait les soulager d'un peu de leur fardeau, Spencer se voyait incapable d'y répondre positivement. " Non, franchement je vais être sincère : Quand je vois l'état de certains, je ne cracherais pas sur un peu de bouffe et des potions de sommeil mais ce ne serait pas suffisant. Il y en a qui gardent le moral et qui voient encore le bout du tunnel, pour d'autres, c'est moins évident. " Tout ce qu'il lui demandait, c'était de se concentrer sur la Résistance avec un grand R. Il semblait y avoir une bonne place, être dans la capacité de faire bouger des choses, il en avait déjà discuté tout à l'heure. Spence l'avait laissé entendre, mais maintenant, il était clair, il lui donnait son feu vert. "Tu veux que je parle à Savannah de ta part ? "


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MessageSujet: Re: Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore   Sam 8 Juil - 23:40

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Spencer & Isidore
I just keep crashing Living on my rations The bullets and the roses Devil and the poses Don't know where my ghost is Don't know where my home is Guess we never chose this I'm in the sea with Moses Looking for my roses I guess it's never hopeless The bullets and the passion Devils and the poises This has never happened Nothing ever happens Rob from always on the run dot net is so bad and copy paste is a sin
Nothing ever happens
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Isidore hocha de la tête, peu convaincu. Il était d’accord globalement, mais l’idée de faire partie des otages de l’école lui déplaisait plutôt fortement. Il savait bien sûr qu’aucun d’eux n’avaient le choix, et qu’ils devaient se conformer à leur nouvelle situation, mais ce n’était clairement pas facile à accepter. Tous les jours, il détestait ce petit manège, celui de ce rendre dans la grande salle prendre son déjeuner comme un bon petit pantin, beurrer des toasts préparés par ses amis au sous-sol, considérer l’extérieur comme une vaste prison… Assister à des cours comme si on cherchait réellement à leur enseigner de quoi prendre leur destin en main… Plus vite ils rentraient dans le rang, et plus vite les mangemorts obtiendraient satisfaction. Ceux qui poseraient problème ou se montreraient réfractaires seraient sans doute mis sur la touche, avant d’être discrètement éjectés, de la même manière que leurs pauvres semblables au sang moldu. Rien dans cet avenir factice n’était enviable… « T’as raison. Je crois pas qu’on puisse faire pire, en soi. » répliqua-t-il, fataliste. Ce pessimisme le prenait souvent lorsqu’il se rendait compte que la situation traînait en longueur, mois après mois… Songeant à une vaste blague, il avait espéré en début d’année que tout serait rétabli dans les deux semaines qui viendraient. Sauf que le compte n’avait eu de cesse de s’allonger… En ce qui concernait la situation extérieure, Isidore savait simplement, après rapide lecture de la gazette, que le ministère s’était retrouvé aux mains des pros sangs-purs, mais n’en savait pas davantage. Sa mère s’était bien écartée du système magique depuis son éjection du ministère, et ne se tenait informée que de ce qui se passait à Poudlard… « On fera au mieux dans tous les cas… je te tiendrais au courant quand on aura du plus solide. » sut-il simplement répondre, sachant que pour l’heure rien n’était encore fait, et que la précédente révolte n’avait pas vraiment porté ses fruits…

Alors comme ça Spencer avait pu voir Anoushka… Etrangement, ça ne lui disait rien du tout, comme nouvelle, surtout lorsqu’il était question de mangemort dans les parages… Bien sûr, au vu de leurs rapports actuels, elle ne lui en avait rien dit, mais d’après ce que sous-entendait le Poufsouffle, il n’était plus totalement étranger aux punitions. « Au moins c’est déjà ça, vous avez pas eu d’ennuis, ils sont partout ces enfoirés. » commença-t-il avant de laisser la curiosité prendre le relai. « Et… elle avait l’air comment ? » Ben quoi ? C’était son meilleur ami, il pouvait bien se permettre ce genre d’interrogations avec lui ! Certes, leurs relations étaient peut-être au point catastrophique avec Anoushka, mais il ne s’était pas non plus désintéressé pour autant de ce qui pouvait lui arriver, sachant que les punitions étaient distribuées à tours de bras… En tout cas, le conseil de Spencer, bien qu’avisé, concernant des excuses, risquait de se retrouver confronter à un mur de ressentiment… Les connaissant, ils risquaient plutôt d’exploser comme deux bombes à retardement, et se hurler dessus pour des raisons qui leur échapperaient plus ou moins. « T’as raison… bien sûr que non j’insisterais pas, j’suis pas non plus un genre de psychopathe, mais en attendant j’suis une catastrophe ambulante avec les nanas. Entre elle et Savannah, va sérieusement falloir que j’apprenne à m’y prendre correctement. » soupira-t-il avant de lancer. « Et toi de ton côté, les cachots t’ont permis de te rapprocher des autres… ? » demanda-t-il avec un sourire lourd de sous-entendus. Ce n’était peut-être pas bienvenu, Spencer avait sûrement bien d’autres choses en tête que les filles en ce moment, mais au moins le sujet détendrait probablement l’atmosphère… En tout cas, il enchaînait sur l’une d’elle, qui n’était rentrée aux cachots que très récemment. Personnellement, il se rangeait plus de l’avis des personnes qui préféraient la crucifier… Ce genre de traîtresse n’arrêtait jamais véritablement de l’être, mais en soi, le Poufsouffle avait raison de laisser tomber l’affaire. Maintenant qu’elle était là où elle était, elle ne risquait plus de faire grand chose… « Bon choix… J’sais pas si t’as grand chose à gagner à traîner avec ce genre de nanas, mais bon, j’suis bien placé pour savoir que les réactions impulsives mènent pas à grand chose… » approuva-t-il en s’installant sur un fauteuil un peu poussiéreux qui lui paraissait plus confortable.

Il faisait référence à son trafic dans la bibliothèque comme s’il s’agissait d’un caprice, mais pour Isidore il était bien loin de s’accorder sur ce point. Dans des conditions pareilles, il n’y avait rien d’anormal à chercher ce qui pourrait constituer « la faille »… Et le garçon l’avait trouvé. Tant qu’il veillait à ne pas se faire prendre, il pouvait poursuivre sans problème sur la même pente, du moins c’était là l’opinion du Serpentard… « Tu sais quoi ? Non, tu devrais continuer. Enfin, j’espère pas que toi ou ton « corbeau » aurez de problèmes, mais faut bien trouver de quoi se défendre… » Si certains se défendaient par les armes, d’autres le faisaient par la connaissance, et le Poufsouffle maîtrisait bien davantage ce terrain que lui. Ce n’était peut-être pas un conseil des plus raisonnables, mais il ne fallait pas mieux attendre de la part d’Isidore… Après tout, ça n’avait jamais fait partie de son terrain d’expertise… Son interlocuteur tentait de le dissuader de se disperser en s’intéressant à ce curieux échange d’ouvrages, mais il avait toutefois bien envie d’en savoir davantage… Sous prétexte qu’ils n’étaient pas si bien cachés que ça, ce n’était pas une raison pour arrêter, si pour l’heure il était parvenu à ne jamais se faire prendre ! « En soi, les mangemorts sont friands de raisons gratuites pour vous punir… crois moi que s’ils s’étaient intéressés avant au contenu de ta valise, t’aurais déjà pris le fouet… » commença-t-il en réfléchissant. « T’aurais moyen de les planquer autre part sinon ? Peut-être là où personne ne pourrait se douter qu’ils sont à toi ! » proposa-t-il, en songeant avec amertume que même si c’était possible, le véritasérum ferait son petit effet…

Ça, c’était la partie technique de l’opération, et Isidore devait bien reconnaître qu’il n’y avait pas spécialement réfléchi. Ça avait toujours été Spencer qui effectuait les calculs entre les diverses possibilités, et il reconnaissait un peu honteusement qu’il s’était toujours plus ou moins reposé sur son meilleur ami pour cela… S’il s’en était donné la peine, peut-être aurait-il pu prêter davantage d’attention aux particularités de la salle, et tirer une conclusion sur la meilleure manière de procéder, mais persuadé que l’ancien Poufsouffle aurait pris des dispositions, il s’était rapidement défait de cette responsabilité. Quel crétin, ils étaient en temps de guerre, il devait se faire au fait qu’il fallait plus que jamais affuter sa concentration… « Euh… ok ! Tu me diras quoi faire… j’me suis pas vraiment renseigné avant de venir. Je sais, c’est pas top. » déclara-t-il un peu gêné. Il découvrit par la suite qu’Ashley faisait de toute évidence partie des nouvelles fréquentations du jeune homme, ce qui le déconcerta quelque peu. Comme quoi, les cachots devaient rapprocher leurs pensionnaires, et tisser d’étroites relations entre eux… Remarque, c’était bien pour Ashley d’avoir un type intelligent et consciencieux comme Spencer dans son cercle de relations… et peut-être que concernant son meilleur ami, une tête brûlée de plus n’était pas un grand mal. « Ça, c’est clair, elle y va pas avec le dos de la cuillère. » Il était encore curieux de ces histoires d’entraînement, et il se demandait bien à quoi elle pouvait l’exercer. Jusqu’ici, son principal talent était celui de s’attirer des ennuis… Il ne manquerait plus qu’elle embarque Spencer dans ses accès d’insolence, et cette histoire risquait de se finir au plus mal. « Euh par contre… Tu ferais mieux de faire gaffe avec elle. Vraiment. J’sais bien que t’as pas besoin que je te fasse la morale hein ! Mais t’as vu combien de fois elle s’est fait choper ? Pratiquement une punition sur deux, dans la grande salle, c’est pour sa tronche… » Pour le coup, difficile de croire que c’était bien Isidore qui était en train de donner des conseils de conduite, sachant qu’il faisait partie des dernières personnes à les respecter… Mais pour le coup, le résultat n’était clairement pas le même. Dans les conditions actuelles, s’il commettait une bêtise, le châtiment ne serait sûrement pas agréable, mais toujours supportable. Un né-moldu pourrait-il en dire autant ? Rien n’était moins sûr.

Mou ? Spencer ? Ça, non. Pour lui, il s’apparentait à une sorte de rocher faisant face à la marée… Ou bien au roseau qui pliait, mais ne cédait pas. S’il y avait bien quelqu’un ici qui avait les pieds sur terre et qui était capable d’encaisser, c’était lui. Mais il ne répondait pas par la force brute… c’était bien davantage son cerveau qui prenait le contrôle des opérations. « Eh, me fais pas dire ce que j’ai pas dit ! J’reste persuadé que tu peux survivre à n’importe quoi, même à une bande de mangemorts armés jusqu’aux dents. » répliqua-t-il avec certitude. En tout cas, il était rassuré de ne pas se tromper sur le compte du Poufsouffle : ce dernier, malgré la situation, semblait suffisamment solide pour y faire face, et prendre des mesures en conséquence. Tant que ce cauchemar ne serait pas terminé, il ne pourrait guère espérer mieux… Ouais, en attendant, il n’était pas certain que la méthode Winslow se révèle monstrueusement efficace. Mieux valait attendre de voir si quelque chose de plus concret se passait pour établir un jugement plus objectif… Quand Spencer affirmait que pour certains c’était plus difficile que pour d’autres, il voulait bien volontiers le croire. Niamh avait été embarquée plusieurs fois dans les punitions collectives, la pauvre devait à peine oser sortir des cachots à l’heure qu’il était… Et c’était sans parler de tous ceux qui avaient servi d’exemple suite à la première révolte… « Plutôt normal… je crois que je serais devenu dingue à votre place. Alors que certains soient au bout du rouleau, j’suis pas étonné. » Il croisa ses bras et demeura silencieux un instant, le temps de vérifier qu’il n’y avait pas davantage de bruit dans les couloirs, signalant la présence d’un mangemort qui rodait aux alentours, peut-être les espionnant discrètement… Pour l’heure, rien ne laissait paraître qu’ils n’étaient pas aussi seuls qu’ils le pensaient. Peut-être qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter… Puis, le sujet Savannah parvint sur le tapis, et Spencer lui demanda s’il pouvait lui faire passer un message. La proposition déconcerta fortement Isidore… Savannah, ça faisait tellement longtemps, ils ne s’étaient pas parlé depuis un bon moment, malgré quelques piètres tentatives… Que pourrait-il bien lui dire maintenant… ? Après tout ce temps ? Ce serait trop étrange quand tout se terminerait… « Dis lui juste que… » Comment pouvait-il faire passer en seulement quelques mots tout son ressentiment… ? Toute sa colère de savoir les deux personnes les plus importantes de sa vie incarcérée à cause d’un système hiérarchique à deux mornilles… ? Toute sa rage face à ceux qui avaient volé le contrôle de leurs existences… ? Ou bien... qu'elle lui manquait... qu'elle lui manquait tellement... « … que j’espère qu’elle va bien. » termina-t-il, en s’avouant vaincu. Non, ce n’était pas ce qu’il voulait dire. Mais il y avait bien trop de choses en ce moment qui rendaient trop difficile de trouver les mots justes.
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Réfléchis, étudie, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? - Isidore
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