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Sujet: Wet young people in troubles → ANABELA. Mar 31 Jan - 18:57
wet young people in troubles
« Un bon bain de bon matin. Que demande le peuple? Assurément pas des brioches. J'ai encore le cours d'étude des moldus en tête. Cette Marie-Antoinette possédait un sens particulier de l'humour. Ou de la justice. Enfin, quand je dis le « cours », il ne faut pas prendre le mot à son sens propre. Non monsieur, car au lieu d'assister humainement parlant à la classe, j'ai regardé un « film » dans les vieilles salles. Un de mes fidèles complices avait emprunté une télévision dans le bureau du concierge. Il s'agit d'un objet moldu de taille moyenne et de forme rectangulaire; un écran gris remplit la surface, et des images y apparaissent. Plus précisément, c'est un ensemble de techniques destinées à émettre et recevoir des séquences audiovisuelles, appelées programmes. A l'aide d'une formule magique utilisée quelque fois par le professeur pour faire fonctionner des objets d'origine moldue, l'appareil s'est activé. C'est ainsi que j'ai eu le loisir d'admirer la silhouette délicate et sensuelle de Kirsten Dunst, qui tenait le rôle principal. J'ai tout particulièrement savouré la scène du bain. La comédienne avait un magnifique jeu de jambes, et le blanc de la mousse mettait en valeur son teint de pêche. D'où cette soudaine inspiration pour prendre un bain. Bien entendu, ce n'est qu'une « raison » parmi tant d'autres. Comme éviter le cours de divination, ou taquiner l'autorité des gentils préfets. Bref je me lève, puisque réveillé par le vacarme des autres résidents. J'attrape derechef un paquet de clopes. Avec une habilité engendrée par l'habitude, je sors le fameux cylindre et le porte à mes lèvres entrouvertes. Et par l'action d'une formule magique, une petite flamme jaune et dense apparaît au bout de la cigarette. Je savoure les premières bouffées de fumée pendant quelques minutes. Au début, mes camarades me regardaient avec étonnement et incompréhension. Le tabac moldu les laissait de marbre. Puis avec le temps, ils se sont eux aussi habitués. Et certains même se joignent à moi, en utilisant des herbes magiques. C'est un pur plaisir. D'autres prétendent : une addiction, une dépendance! Mais ne nous sommes pas dépendants de l'amour? N'éprouvons-nous pas ce besoin d'affection? Cela fait-il de l'amour une mauvaise chose? Je ne crois pas. Mais ici mon argument n'a aucune valeur, au vue de mes actes et dires vis-à-vis de ce sujet. Je croise Alexander dans l'escalier, que je salue brièvement. Ce gars est mon meilleur ami depuis ma deuxième année; c'est-à-dire depuis son arrivée à Poudlard. Dès que nous nous sommes rencontrés, et sans avoir échangé un mot, j'ai senti qu'un lien nous unirait. Il y avait ce « feeling ». Or aujourd'hui, je suis quelque peu mal à l'aise. Oui, moi, le type le moins gêné du monde des sorciers. D'ailleurs, Alex me connait si bien qu'il a du sentir mon ton trop neutre. Ou mon regard fuyant. Oui bien si il n'avait pas une sœur aussi tentante! Par la barbe de Merlin, Anabela occupe toutes mes pensées; j'en suis presque obsédé. Moi! De prime abord, j'imaginais que c'était une nouvelle fantaisie de ma part concernant le fantasme de la « sœur du meilleur ami ». Mais cela ne m'était jamais arrivé, et je connais la jeune femme depuis quelques années maintenant. Confiant, je pensais que cette lubie allait passer, comme toutes les autres. Mais alors, qu'est-ce donc? L'interdit, le danger, cette indifférence courtoise qu'elle manifeste à mon encontre...? Bref, je suis troublé. Et c'est foutrement emmerdant. Je continue mon chemin, me frayant un passage parmi les élèves surexcités. Je ne comprends absolument pas ce surplus d'énergie dès huit heures du matin. A ce moment précis, je ne pense qu'à retourner me coucher d'ordinaire. Ou alors je tiens avec un jus de citrouille overvitaminé. Ce qui ne serait pas du goût de l'infirmière soit dit en passant. J'emprunte les escaliers jusqu'au quatrième étage. M'assurant de l'absence de préfets et de surveillants, je me glisse discrètement dans la salle de bain. La pièce est tellement embuée que je ne peux pas voir à deux mètres de moi. Qu'importe, enivré par l'odeur du savon, j'ôte mes vêtements avant de me glisser dans l'eau chaude. Bien décidé à me détendre et à oublier ces satanées chimères, je soupire de bien-être. »
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Mer 1 Fév - 1:02
Je me levai de bon matin avec un mal de crâne insupportable et une longue liste de cours auxquels je devais assister. Je n’en avais nullement envie, comme à l’habitude, mais une petite voix à l’intérieur de moi-même m’obligea à me glisser en dehors de mon lit et à trouver la motivation nécessaire pour y assister quand même. Cette motivation, je la trouvais dans mes souvenirs. Comme à chaque fois où l’envie de sauter un cours me démangeait, je me rappelai de la chance que j’aie de pouvoir étudier. Ça pouvait paraître banal pour la plupart des étudiants ici, mais moi je savais ce que c’était l’analphabétisme, j’étais consciente qu’un peu partout dans le monde, des enfants n’avaient pas le droit à l’éducation. Sans l’aide inestimable des Maddox, je serai sans aucuns doutes l’une de ses enfants. Je n’aimais pas les contraintes et je détestais les obligations, mais ça c’était différent. Je me tirai donc hors du lit en bougonnant et en maudissant les filles de mon dortoir qui occupaient la salle de bain depuis au moins une heure. Tout ce que je demandais, c’était une petite douche qui ne durerait que dix minutes au maximum. Apparemment, c’était trop leur demander. Elles monopolisaient la salle de bain, comme à chaque matin. J’avais un peu pitié d’elles. Avoir à se préparer pendant une heure pour pouvoir se trouver acceptable et aller en cours, je trouvais ça largement pathétique. En temps normal, je ne me serais pas gênée et j’aurais exigé mon petit dix minutes, mais aujourd’hui, j’avais une meilleure idée. Une fois de temps en temps, j’aimais bien allez faire un tour à la salle de bains des préfets et relaxer. C’était interdit bien sur, mais je m’en foutais royalement. À chacune de mes visites, j’avais trouvé la salle complètement déserte. Je ne dérangeai donc personne. Et mieux encore personne ne venait me déranger, c’était à chaque fois des moments de pur détente et de la détente j’en avais bien besoin en ce moment avec ce crâne qui menaçait d’exploser à tout moment. J’avais donc établi un petit plan dans ma tête. J’allais allez assister à ce cours de DCFDM à la noix et puis ensuite, j’aurai droit à mon petit moment de solitude comme récompense. Voilà une motivation supplémentaire et celle là, elle était un peu plus concrète. Je quittai donc la salle commune et me dirigeai vers la salle de classe. Je pris une place dans le fond et tentai de me rendre invisible. Je n’avais pas envie de participer et j’espérais qu’on ne m’obligerait pas à le faire. Le cours passa relativement rapidement, personne ne m’embêta et mon mal de crâne avait même commencé à s’estomper. J’avais deux heures de libre devant moi et je savais comment les occuper. Je fonçai vers le quatrième étage, saluant malgré moi quelques compagnons de classe que je croisai en chemin. Enfin arrivée, je poussai la porte et j’entrai dans la pièce, m’assurant qu’il n’y avait pas de préfets dans les environs. La pièce était chargée de brume, je ne voyais absolument rien. La pièce était silencieuse, il ne semblait pas y avoir personne. Méfiante, j’hésitai quand même un peu avant de me dévêtir. Oh et puis zut, un bon bain chaud et mousseux m’appelait. Je commençai à me dévêtir, abandonnant mon chandail au sol, puis mon pantalon, lorsque j’aperçus un autre tas de vêtements. Je relevai les yeux rapidement, tentant d’apercevoir une silhouette à travers la brume et c’est à ce moment que je l’aperçu, le regard rivé sur moi; Charles, ce coureur de jupons dont la réputation n’était plus à refaire et qui servait de meilleur ami à mon cher frère. Je restai figé pendant un moment, puis j’attrapai une serviette qui traînait et je l’enroulai autours de moi. Je gardai le silence, à cours de mots. J’étais gêné par la situation mais je ne voulais pas le lui montrer. En fait, sa simple présence me rendait mal à l’aise et je ne savais pas comment me l’expliquer. J’étais en général assez sur de moi et je me foutais de l’opinion des autres. Lorsqu’il était aux alentours, je me sentais perdre mes moyens même si j’arrivais toujours à le cacher. Je le détestais pour ça, pour ça et aussi parce qu’il n’était qu’un petit crétin prétentieux et manipulateur toujours entouré de filles idiotes qui bavaient devant lui. Je le fixai d’un regard méprisant, le détestant encore plus, car il venait détruire mon petit moment de détente tant attendue. Je le fixai dans les yeux, m’obligeant à ne pas baisser le regard, je savais qu’il aimerait bien trop ça, tellement imbu de lui-même. Je ne pu m'empêcher de baisser le regard sur son torse alors que je me penchai pour ramasser mes vêtements au sol. Je m'en voulu énormment, espérant qu'il n'avait pas suivi mon regard. Je lâchai la serviette et je me rhabillai rapidement, résolue à quitter la pièce au plus vite.
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Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Mer 1 Fév - 20:19
« Trempant le bout de mes doigts dans l'eau chaude, je glisse complètement ma main avant de la porter derrière ma nuque. Puis j'entre dans l'immense baignoire, le sourire aux lèvres. Je m'amuse un instant à faire éclabousser le liquide savonneux. Puis j'arrête d'avoir cinq ans. Bon, voilà, tout aurait dû être parfait. Mais non, il faut que je continue de songer à Anabela. Son prénom passe en non-stop dans ma tête. En plus c'est mauvais quand ça tourne à l'obsession. Certains me conseilleraient de relativiser. Vrai, il est nouveau pour moi de penser autant à une jeune femme, donc j'emploie les grands mots. Or ce n'est pas si terrible que ça, en réalité. Revoir ses traits gracieux, ses yeux rieurs, ou imaginer sa voix indifférente quand elle s'adresse à moi. Je vois bien dans son regard qu'elle me considère comme un goujat. C'est assez excitant et frustrant à la fois. Je ne suis qu'une victime de ma réputation! Oui, bon d'accord, je récolte ce que je sème. Or c'est parfois un handicap que d'être cantonné à ce rôle-là. Pauvre moi. Je rigole silencieusement de ma propre bêtise avant de m'immerger totalement sous l'eau. J'ai toujours aimé cette sensation « aquatique ». C'est silencieux, et calme. Je ferme un bref les yeux, me concentrant sur mon apnée. Enfin je me redresse pour prendre une bonne respiration. C'est à ce moment-là que j'entends un bruit; la porte. Et merde! Je crains que ce soit un préfet. Ou pire, un pion. La première catégorie se contenterait d'être hautaine et froide, afin de revendiquer leurs droits et leurs avantages spécifiques. Quand à la deuxième, ça peut finir chez le concierge. Ce que je préfère grandement éviter; je passe les trois quarts de mon temps là-bas. Le seul bénéfice de cette fréquentation indésirable c'est que je peux récupérer des objets confisqués. J'essaye tant bien que mal de me dissimuler derrière la brume environnante. Mon regard se pose sur mes vêtements éparpillés au sol en même temps que celui de la nouvelle venue. J'aurais dû pousser un soupir de soulagement. Mais rassuré, je ne le suis absolument pas. Je reste stoïque, mes yeux rivés sur Anabela. Faut-il que l'objet de mes pensées peu catholiques se trouve en face de moi? Je tente même de faire des efforts, c'est incroyable! Ces derniers temps, j'ai voulu l'éviter. Quand je l'apercevais dans un couloir, je prenais le sens inverse. Quand Alexander l'évoquait au milieu d'une conversation, je détournais habilement le sujet. Bref, c'est injuste. Je ne peux cependant pas m'empêcher de parcourir son corps du regard. Combien de fois n'ai-je pas deviné ses courbes exquises et sensuelles? Et je suppose que sa peau est d'une douceur... Je dérive. Il serait mieux de me noyer à cet instant. Car sentimentalement parlant, je fonds sous son regard bleuté. Ou alors une bonne rasade d'eau. Mais la température élevée du bain ne m'aide pas. Je ne suis pas gêné, mais j'ai l'impression que j'indispose. Je garde le silence, toujours impassible. Je sens son regard méprisant et je ne fais rien. Après cet échange visuel plus que tendu, je détourne la tête afin qu'elle puisse ramasser ses affaires. Je ne suis pas si pervers que ça. Et vraiment, à cet instant, la déranger n'est pas ce que je désire. Je la vois du coin de l'œil se rhabiller. Je me redresse alors complètement. D'innombrables gouttes ruissèlent de mon torse, et je fais quelques pas vers la sortie de la baignoire. Ma voix basse et grave s'élève : « Écoute, Anabela, tu n'es pas obligée de partir. J'ai assez abusé de ce privilège donc, chacun son tour. J'avais l'intention d'aller en... de quitter les lieux ». Oui non parce que faut pas exagérer non plus, je ne vais pas aller en cours. Mais je laisse volontiers la place à la jeune femme. Ouais, j'sais pas ce qui m'arrive. Légèrement troublé, je passe une main sur ma barbe naissante. Sûr que j'aurais préféré rester en sa compagnie, mais ce désir semble nettement univoque. Bref, je sors du bain. Ma nudité ne me dérange pas, et j'attrape une serviette que je noue autour de ma taille. Je regarde à nouveau Anabela, le regard assurément chargé d'intensité et de frustration. Je passe tout près d'elle en attrapant mes vêtements. Je reste planté devant la jeune femme. La dominant de toute ma taille, et le torse encore mouillé, je voudrais ajouter quelque chose. Puis un peu alarmé, je dis d'un trait : « Oui bien mh, on peut toujours partager sinon? Il me semble que la baignoire est assez grande pour contenir une classe de première année. Sauf si tu... Enfin. Bref ». Un autre mot me vient à l'esprit, puisque je ne sais plus faire de phrase; pathétique ».
Dernière édition par Charles E. Fitzgerald le Mer 8 Fév - 19:26, édité 1 fois
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Jeu 2 Fév - 3:47
Je sentais son regard perçant toujours posé sur moi et pendant un instant, je me demandai à quoi il pouvait bien penser en me regardant ainsi. En y repensant deux fois, je crois que préférais ne pas connaître tous les détails de son esprit tordu. Je m’étais déjà forgé un portrait de sa personnalité avec tous ce que mon frère m’avait raconté à son sujet et encore, j’étais persuadé qu’il m’avait épargné certains détails.. De plus, c’était son meilleur ami, je n’avais pas eu le droit à la version objective, mais la version que j’avais me convainquait amplement du fait que Charles E. Fitzgerald ne valait absolument pas le détour. En fait, je ne réussissais pas vraiment à m’expliquer cette haine envers lui. Je n’éprouvais que très rarement ce genre de sentiment envers autrui, surtout sans raisons valables. Oui, car je devais bien m’avouer que j’en avais aucune. Je connaissais plusieurs garçons dans son genre et je n’avais jamais été impressionné par leur comportement. La plupart des garçons que j’avais fréquenté était tordu dans leur genre, j’étais bien malgré-moi attirée par ce qui sortait de l’ordinaire, m’embarquant la plupart du temps dans des relations compliquées. À la limite, j’éprouvais pour eux une vague indifférence, voilà tout. Là, ce vif sentiment de haine me laissait moi-même perplexe et me frustrait dans la mesure où je ne pouvais pas me l’expliquer. Je n’étais tout simplement pas capable de supporter sa présence et le fait qu’il gravite autours de mon frère n’aidait pas à la cause. Je sentis son regard se détourner alors que je m’habillais.
J’en fus surprise mais je m’abstins de commentaires. De toute façon, je ne savais pas trop comment interpréter ce geste. Respect ? Je ne le croyais pas capable d’une telle chose. Alors que je m’interrogeais sur la question tout en enfilant en vitesse mon jean, je le vis s’approcher de la sortie de la baignoire. C’est à ce moment que le son de sa voix basse et grave parvint à mes oreilles, venant briser le silence de glace qui s’était établi entre nous deux. Un léger frisson parcouru mon corps alors que je levai les yeux vers lui pour le dévisager à nouveau, laissant le temps à mon esprit d’assimiler le propos de ses paroles. Il me cédait sa place. Il avait selon ses dires assez abusé de ce privilège et il s’apprêtait à quitter. Je tentai de rester de marbre alors que l’incompréhension commençait à régner à l’intérieur de moi-même. Il se montrait poli, ça allait à l’encontre du portrait que je m’étais fais de lui. Et puis j’étais persuadé que ce sentiment de mépris était réciproque, ayant constaté qu’il m’évitait comme la peste et prenait des détours pour éviter de croiser mon chemin. Pendant un instant, l’idée de prendre sa place me séduit puis, je me ravisai. Je n’avais pas la moindre envie d’avoir une dette envers lui, aussi insignifiante soit-elle. Et puis je n’étais pas égoïste. J’étais forcée de constater que j’étais l’intrus qui venait gâcher son moment de détente & non l’inverse. Même si j’étais embêté de me voir privé de ce petit moment, il était là le premier, c’était à moi de m’en aller. Ma voix douce mais teintée d’indifférence et d’agacement s’éleva dans la pièce :
« Inutile, pardon pour l’interruption importune, je m’en vais. »
Je n’eus pas le temps de tourner les talons, déjà il quittait la baignoire sans aucune trace de gêne. Imbu de lui-même, je vous l’ai dit. Il n’était pas gêné de se montrer et bien je le regardai. J’avais le regard rivé sur lui du moment où il quitta la baignoire jusqu’au moment ou il enroula une serviette autours de sa taille. Mon regard n’exprima rien sinon de la pur indifférence mais je jouais quand même bien mon jeu, car une infime partie à l’intérieur de moi frissonnait devant ce corps magnifiquement bien dessiné. Je chassai cette mauvaise pensée de mon esprit, bien décidée à ne lui trouvé aucun attrait. Mon regard exprima une vive frustration alors que Charles se plantait devant moi, imposant dans sa grandeur. J’avais beau être toute petite, j’étais pleine de caractère et lorsqu’il me lâcha sa proposition de partager le bain avec lui, je lâchai un petit rire sarcastique qui résonna avec l’écho de la pièce. Vraiment? Mes regards méprisants chargés de haine n’étaient pas assez clair pour monsieur ? Et d’ailleurs j’y comprenais rien, j’étais convaincue qu’il me détestait tout autant sinon plus. Peut-être arrivait-il à se complaire dans sa suffisance à un tel point qu’il ne pouvait s’imaginer qu’on le rejette.
« Sauf si je.. ? Ouai. Enfin. Bref, je ne crois pas. Sans vouloir te vexer, j’étais venu pour un peu de détente, toi dans les parages, je peux oublier le projet. »
J'étais persuadé que je ne réussirais pas à le vexer avec ces simples paroles, moi, insignifiante poufsouffle de cinquième année.
Dernière édition par Anabela E.-Maddox le Dim 12 Fév - 22:55, édité 1 fois
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Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Jeu 2 Fév - 17:31
« Son regard est plus que sulfureux. Et à la fois terrible! Je suis jugé sans la moindre pitié, comment pourrais-je... Comment pourrais-je un jour être dans ses grâces? Car c'est étrange mais je veux qu'elle me voit sous un autre jour. Plus resplendissant que cette brume obscure qui entoure ma personne et qui constitue une partie de ma réputation. Or je suis déjà à terre avant d'avoir eu l'envie de me relever. Je penche légèrement la tête vers la gauche, toujours aussi près d'Anabela. Je dévisage les traits juvéniles et délicats, m'attardant sur la finesse du cou. Mes lèvres s'entrouvrent légèrement, comme attirées vers celles trop sensuelles de la jeune fille. Je sens ce désir fulgurant et impérieux naître en moi. Nous sommes si proches, et ma peau nue frôle presque... Dieu, cette tension ne me quitte pas. Je ne dois pas, je ne peux pas. Je relève la tête, un sourire troublé et désolé aux lèvres. « Je ne m'étais pas rendu compte que tu me détestais à ce point, Ana ». Les gens ne me haïssent guère en général. Ils peuvent éprouver une certaine antipathie, mais jamais une aversion aussi aiguë. Non, moi je reste le mec charmant, un peu extrême parfois mais jamais vraiment méchant. Souvent agaçant. Je ne blesse que par ma maladresse ou par mon égoïsme. C'est assez tragique que la seule personne avec qui je veux être plaisant... soit aussi répugnée... révoltée... Un mouvement convulsif secoue ma main. Je me détourne de la jeune fille, la laissant se vêtir complètement. Je passe à nouveau quelques doigts fébriles dans ma chevelure défaite, murmurant un vague « Bordel de merde ». La situation en est presque amusante. Ma prétendue notoriété fait de moi un séducteur hors pair et sans scrupules. Pourtant, quand il s'agit de séduire la fille qui me plait, je rame à dix lieues. C'est génial. Super. Grandiose. Je vais devoir me faire une raison; je ne suis absolument pas son type. Quel est-il, d'ailleurs? Garçon courtois, de bonne famille? Studieux et attentionné? Raisonnable et modeste? Qu'importe. Je suis peut-être fourbe, mais je ne renonce pas. Anabela me plait, un point c'est tout. Maintenant, il faut que je parvienne à... Je ne sais même pas quoi. Les dés semblent jetés, ma nature est telle que je ne pourrais la changer. Et même si je refoule certaines tendances, et même si je réprime quelques traits de personnalité, mes efforts seront vains et faux. Et c'est fou comme je déteste cette sensation, ce tiraillement intérieur. Si je pousse la chose à son vice, j'en reviens à maudire la source de ces... sentiments? Allons donc. Je me retourne alors, soudain agacé et animé. Je reviens en trois enjambées à ma précédente position. « Mais tu sais quoi, c'est injuste! Tu ne me connais pas! Tu n'essayes même pas d'être polie avec moi. D'ordinaire ça m'aurait été complètement égal mais là... tu... je ». Ma voix s'éteint, mon excès de colère avec. Mes yeux rivés au sien, je termine dans un souffle. « Tu me plais ». Je regrette aussitôt ces paroles. J'ajoute d'un ton plus neutre, après quelques minutes de silence. « En effet, c'est peut-être préférable que tu partes ». Car tu es la petite sœur de mon meilleur ami, car tu me détestes, car je vais bientôt faire 19 ans et parce que je ne pourrais plus répondre de mes actes si tu restes à dix mètres de moi. Je me tourne alors vers la baignoire, et murmurant une formule magique, les vapeurs de chaleur cessent de tournoyer au dessus de l'eau qui devient glacée. Sans broncher, et retirant rapidement ma serviette, je plonge dans l'eau froide. Qu'elle s'en aille. Je ne peux lutter, pas aujourd'hui. Ces temps-ci, je suis plus faible que de coutume. On me conseille d'aller voir l'infirmière. Mais qu'est-ce que je vais lui dire? Que je me pourris la santé avec des substances illicites et illégales. Merde, il n'y a vraiment rien à dire. Je reviens à la surface, espérant que la jeune femme ne soit plus là. Vraiment, c'est ça que je veux? Non. Mais je la laisse tellement indifférente! Quoique, cette haine... Ce mépris... Elle n'est pas si indifférente au final. Peut-être même que... Ouais, bon l'optimisme je ne vais pas en abuser non plus. Quelle logique Charlie, oui, elle te déteste, ça veut dire qu'elle ressent quelque chose pour toi, et pas seulement de l'antipathie... Une attirance éventuellement. Bien sûr. Il aurait été bon de croire ça, vraiment. Or c'est vrai qu'une fille peut être assez tordue pour ressentir des sentiments aussi contradictoires. Est-ce la cas d'Anabela, je n'en sais fichtrement rien. En tout cas, je ferais tout pour le découvrir ».
Dernière édition par Charles E. Fitzgerald le Mer 8 Fév - 19:25, édité 1 fois
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Ven 3 Fév - 7:10
Un moment de silence suivit mon petit discours. Nos deux corps étaient près l’un de l’autre. La tension était palpable. J’avais la tête relevée, mon regard plongé dans le sien pour pouvoir le dévisager aisément. Normalement, j’arrivais à lire dans l’esprit des gens comme dans un livre ouvert, là c’était le vide total & c’était franchement frustrant. Je n’arrivais pas à prédire ses réactions, ignorant comment il allait réagir face à mon impertinence. Normal, vous me direz, mais bon, j’étais agacé quand même. J’avais un sal caractère et je ne mâchai pas mes mots, mais parfois j’oubliais que malgré mon fort tempérament, je ne faisais pas trop le poids du haut de mes 5p5, avec ma frêle silhouette. Face à la stature imposante de Charles, je me sentais petite, vraiment petite. Il me dévisageait d’une telle façon que j’eus un petit frisson qui parcourut mon échine. C’était troublant, j’avais hâte qu’il rompe enfin le silence de glace qui régnait dans la pièce. Lorsqu’il le fit enfin, sa réponse me laissa de marbre. Il ignorait que je le détestais à ce point. Mon attitude n’était-elle pas assez clair, mes manières assez évidentes ? Et puis, j’étais perdue. Cette hostilité n’était-elle pas réciproque ? Sinon, pourquoi évitait-il si habilement ma présence en allant jusqu’à éviter de me croiser dans les corridors ? Son agacement était sans doutes du au fait qu’il n’avait guère l’habitude de se faire détester de la sorte, voilà tout. J’étais la seule fille assez sotte pour ne pas baver devant son corps de Dieu. Parce que oui, ce serait me mentir à moi-même que de refuser de voir la beauté et la virilité que j’avais en face de moi. J’avais eu amplement le temps d’examiner chacun des traits que constituaient son corps et je devais avouer que Charles E. Fitzgerald était incontestablement attirant, du côté physique, simplement du côté physique. C’était, selon moi, en partie le problème. Il était attirant & il le savait. Il se servait de ses charmes pour manipuler les femmes à son gré, comme de simples marionnettes. Il était égoïste et vaniteux & ne pensait qu’à son plaisir personnel. Voilà ce qui m’agaçait plus que tout. Je voyais les filles se jeter à ses pieds et je refusais catégoriquement de leur ressembler. Je détestais faire comme les autres. Je n’agissais pas comme les autres & je ne pensais pas comme les autres. Lorsque tout le monde allait à droite, je préférais aller à gauche. J’étais tout simplement anticonformiste et je le vivais bien. L’opinion des gens valait peu pour moi.
« Je ne t’apprécie guère en effet. Je croyais cependant que ce sentiment était partagé. »
Que dire de plus ? J’étais en ce moment dans l’incompréhension la plus totale & cette incompréhension ne fit que s’accentuer avec la suite des paroles de Charles. J’étais bouche-bée, sans mots. Je lui plaisais? C’était la chose la plus idiote que j’avais entendue dans ma vie. Comment pouvais-je lui plaire alors que j’éprouvais pour lui de tels sentiments de colère & de haine que je ne pouvais même pas me les expliquer. C’était ridicule, impossible & tellement inattendue. J’étais d’une banalité effrayante, tellement différente du genre de fille qu’il fréquentait. Les mots ne me venaient pas à l’esprit. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Il accusait mon manque de politesse face à ma méconnaissance de sa propre personne. Sur son point, il avait raison, entièrement raison. Je n’avais jamais pris la peine de le connaître. Je l’avais jugé impitoyablement sans lui laisser l’opportunité de me montrer qui il était vraiment. En même temps, il ne m’avait jamais laissé l’occasion de le faire, préférant m’éviter. Il rompit le silence pour me signaler que je ferais mieux de partir, puis, il plongea dans le bain. Je restai seule au bord de la baignoire, perdue dans le fil de mes pensées. Quelles pensées ? Je ne savais plus quoi penser. Il aurait été raisonnable de l’écouter et de m’en aller sagement mais sage je ne l’étais pas. J’allai plutôt m’asseoir au bord de la baignoire, trempant le bout de mes oreilles dans l’eau froide. Je lui plaisais. Comme toutes les filles qu’il avait fréquentées sans doute. Le genre de plaisir qui ne durait qu’un instant & qui s’envolait dès le moment passé. Je ne pu m’empêcher d’échapper un petit rire. Il n’aurait pas ce genre de plaisir avec moi. Je refusais d’être un pion de plus à sa collection. Peut-être pouvais-je toutefois lui laisser une chance. Il était vrai que je m’étais montré injuste et impolie envers lui. De toute façon, j’étais persuadé que cela ne changerai en rien la perception que je m’étais fait de lui. J’attendis patiemment qu’il revienne à la surface de l’eau et qu’il constate que je ne l’avais pas écouté puis je me lançai :
« Ta réputation me suffit à me faire un portrait global de ta personnalité, mais si celle-ci est injustifiée alors je m’excuse de t’avoir jugé aussi simplement et je te pris de m’éclairer un peu, car il est vrai que je n’arrive pas à te déchiffrer. »
Dernière édition par Anabela E.-Maddox le Dim 12 Fév - 22:56, édité 1 fois
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Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Ven 3 Fév - 11:38
« J'émerge de l'eau en ébouriffant mes cheveux. Une multitude de gouttes s'échappe de ma chevelure sombre, virevoltant ici et là. Sa voix alors parvient à mes oreilles. Je ferme brièvement les yeux, légèrement consterné. Et dire que cette journée commençait bien. Je n'aime pas être aussi... troublé. J'en deviens presque sentimental et c'est affligeant, détestable, pathétique. Ce n'est pas moi. Avec les sentiments, je merde toujours. Mes parents sont les premiers à l'affirmer. Je dois avoir cette peur de l'attachement, et autres conneries. Bien moi je me trouve très satisfait d'être proche des personnes. Je ne ressens pas ce besoin impérieux d'avoir le cœur qui palpite, ou d'avoir les mains moites. Les plaisirs charnels me procurent ces deux sensations, sans les effets secondaires. Dépendance, jalousie. Et si l'on pousse la chose à son vice, je tombe amoureux de chaque fille que j'embrasse. Je ne pratique peut-être pas la monogamie, mais je donne beaucoup plus d'affection et de tendresse qu'un gars en couple depuis de longues années. J'aime dans l'instant. Tout est relatif, et éphémère. Les choses sont en perpétuelle mouvance, et les émotions, les envies aussi! Peut-on lutter contre ce flot incessant et aléatoire? Je ne le veux assurément pas. Que pourrais-je dire quand l'on m'exhorte, quand l'on me condamne d'être un manipulateur, un sensuel à l'orgueil démesuré. Peut-être quelques vers composés par un poète maudit. « Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne. Ô vase de tristesse, ô grande taciturne. Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis. Et que tu me parais, ornement de mes nuits. Plus ironiquement accumuler les lieues qui séparent mes bras des immensités bleues. Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts. Comme après un cadavre un chœur de vermisseaux. Et je chéris, ô bête implacable et cruelle! Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle! ». Je veux vivre, fou que je suis! Et si cela doit être dans l'ombre, dans le vice, dans l'amertume, et bien soit. Je me plie à la volonté de mon cœur, et je chéris cette inclination qui me conduit à vivre au jour le jour. Je n'ai pas la vanité de croire que je peux combler un être, et toute tentative, je le sais fort bien, serait vouée à l'échec. Cuisant, mortel! Je serais tourmenté, condamné à paraître et non être. J'écoute les propos de la jeune femme. Et je suis las. Dois-je m'expliquer? Dois-je me déclarer? Il faut toujours prouver. Eh bien, je vais parler. Avec toute la ferveur de mon âme, et la fouge de mon tempérament. Ma réputation... Une bien cruelle et défavorable compagne. Mon intérêt vacille un instant. C'est bien triste que la frontière qui me sépare d'Anabela soit bâtie sur des rumeurs, des on-dits. Je m'avance vers le bord de la baignoire situé à l'opposé de l'entrée. Me calant contre la paroi, je pose mes yeux sur la jeune femme. Je suis calme à présent. Et silencieux. Seul mon souffle rompt l'apparente quiétude qui règne dans la pièce. Des respirations régulières, qui rythme le soulèvement de mon torse. Mon regard tout aussi intense, jamais dépourvu de cette flamme du désir, soutient l'échange. « Ma réputation est plus ou moins fidèle. J'aime à séduire, et à plaire. Je ne m'embarrasse pas de sentiments ou de principes. Est-ce un mal? Je plais, voilà qui suffit à me mettre à terre. C'est injuste, dois-je me terrer dans les dortoirs au seul motif qu'on recherche ma compagnie? Je n'ai pas à rougir de mon passé ». Je marque une pause, attentif aux réactions de la jeune fille. « Je suis peut-être trop âgé, ou toi trop jeune. Au fond, je me contrefous de l'âge, il importe si peu dans une relation... Oui, je parle de relation. Tu me plais, et le problème semble être que tu n'es pas la première à susciter ce genre d'émotion chez moi. Au lieu de considérer le passé, il serait plus adéquat de tâcher d'être la dernière. Mais ceci n'est qu'hypothèse ». Je lui adresse un sourire énigmatique. Une obsession. Comme tu me plairais, ô nuit! Sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu! Car je cherche le vide, et le noir et le nu! Mais les ténèbres sont elles-mêmes des toiles où vivent, jaillissant de mon œil par milliers des êtres disparus aux regards familiers. Le jour et la nuit. Ombre et lumière. Jolies foutaises! « Et je ne te déteste pas ».
Dernière édition par Charles E. Fitzgerald le Mer 8 Fév - 19:24, édité 1 fois
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Dim 5 Fév - 16:47
Je tentai de me calmer. J’éprouvais trop d’émotions à la fois et c’était mauvais pour moi, ridicule, pathétique même. Non mais vraiment, d’où provenait ce mépris, cette haine destructive. Mes émotions étaient violentes, il n’y avait rien de pire que de violentes émotions qui guidaient nos actes & nos pensées. Je me trouvais insensée. Qui était-il pour me chambouler ainsi, me mettre dans un état d’esprit pareil. Pourquoi lui plus qu’un autre ? Tant de questionnements & ces questionnements ne m’aidait absolument pas à me calmer, au contraire, ils me donnaient un sal mal de tête. D’ailleurs je ne comprenais pas pourquoi j’étais resté et à quoi je jouais. Ce que je pouvais me montrer idiote parfois. M’enfin bon, apparemment, j’étais toujours là, alors tant qu’à y être, j’allais écouter sa réponse. Je plongeai mon regard dans le sien, malgré mes tentatives pour me calmer, j’étais certaine qu’il pouvait toujours y déceler mon mépris. J’écoutai attentivement ce qu’il avait à me dire. La première partie de son discours résumait à merveille l’opinion que j’avais de lui ; il aimait plaire & les gens le lui rendaient bien. Il n’avait pas de principes & ne s’embarrassaient pas de sentiments. Était-ce un mal ? Oui, non. Selon moi, à quelque part ça en était un. Ça en était un parce même si je n’étais pas habile avec les sentiments et que je les redoutais plus que tout, pour moi, ils étaient essentiels. Je n’étais pas une grande romantique, je n’avais pas envie d’entendre de fausses promesses & de vilains mensonges. Je n’espérais pas une histoire tirée d’un roman à l’eau de rose, mais j’étais incapable d’entretenir de relations basées uniquement sur le désir & le plaisir. Voilà d’où provenait mon incompréhension envers lui. À savoir pourquoi je lui en voulais tant pour ça, là c’était tout autre chose, je l’ignorais ou peut-être le savais-je au fond de moi, mais une chose était sur, je n’étais pas prête de me l’avouer. Ainsi, quand il continua son petit discours et qu’il me parla de relation, là je me choquai. Comment osait-il me parler de relation ? C’était tout simplement ridicule. Il en était incapable. Il l’avait dit lui-même, il ne s’embarrassait pas de sentiments et de principes. Selon, lui, il serait préférable d’éviter de considéré le passé & de me concentré sur le futur, de tâcher d’être la dernière. La dernière ? J’étais à présent certaine qu’il délirait. Mon mépris avait cédé la place a de l’indignation. Je n’aurai jamais la prétention de croire que je pouvais être la dernière. La dernière a quoi d’ailleurs. À lui plaire ? La bonne blague.
« Une hypothèse infirmée. Comment oses-tu parler de relation alors que les seuls sens qui te guident sont le plaisir et le désir ? Je ne suis pas un jouet offert pour ton divertissement, tu en as déjà tant de toute façon. »
La dernière partie de ma phrase avait quelque chose d'amère. Je détestais tant toutes ces petites greluches sans cervelles qui gravitaient autours de lui & non je n'étais pas jalouse. Impossible, ridicule. Je les trouvais pathétique voilà tout. J’étais choquée, choquée qu'il puisse croire que j'accepterais d'être l'une d'entre elles. Lorsqu’il ajouta qu’il ne me détestait pas, j’eus un petit sourire ironique. J’aurai préféré que si. Ainsi nos sentiments auraient été réciproques & je ne serais pas dans un état d’esprit complètement bordélique à l’instant. Il occupait toutes mes pensées et des émotions tellement contradictoire faisaient rage en moi. J'eus une pensée pour mon frère. Il était évident que Charles ne lui avait pas fait part de son désir envers moi, car mon frère, si protectif envers moi, lui aurait très probablement arraché la tête, meilleur ami ou pas. Il avait beau lui faire confiance sur bien des points, là j'étais certaine que ce serait différent.
Dernière édition par Anabela E.-Maddox le Dim 12 Fév - 22:56, édité 1 fois
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Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Mer 8 Fév - 19:21
« Je constate le ridicule de la situation. Peut-être parce que je suis un peu nerveux. De ce fait j'essaie de modérer mes pulsions, sinon de les refouler. Qu'est-ce donc, qu'est-ce qu'il te prend Charlie? Jamais tu n'as succombé aussi aisément à une passion. La dernière fut assurément porteuse de troubles nocifs, de ces perturbations détestables... Je ne l'accepte pas. Et ce cœur en lambeaux? Cet espoir borné qui fut balayé sans ménagement. J'ai cru, j'ai voulu, et j'ai souffert. Voilà donc le terrible constat, l'inévitable réalité. Non, c'est faux... Et pourtant. Je me suis retrouvé seul, et tourmenté, et blessé. J'apercevais tantôt son sourire, tantôt l'éclat de ses yeux sombres. L'amour...! Ô joli poison, source de milles maux pour un instant de bonheur. Je devais faire semblant, dire que j'étais ravi. Mais dans les méandres de mon être, ce n'était que répulsion, déception, et ce goût amer qui colle à la gorge. Assis en classe, je regardais autour de moi et je n'apercevais que des ombres. On me dit malhonnête, manipulateur et pervers. J'approuve volontiers. Mais « sans cœur »? Allons donc, je n'éprouve probablement pas de nobles sentiments, ces suppôts de la vertu si prisés et recherchés, mais bon dieu, j'éprouve! Mais à quoi bon s'acharner à clamer une humanité. Surtout quand je suis si enclin à la mépriser. Je suis tellement déçu, et las. Et ce goût ne me quitte pas. Anabela a certes raison d'être excédée. Quelle folie! Je mets en jeu sa réputation, et l'étroit lien qui m'unit à son frère. Je considère mon attitude comme lâche à présente, car elle devient raisonnable. Oui, je prends les chemins éclairés, ceux qui mènent à la bienséance et inévitablement, à la privation. Je m'écarte de la route sinueuse des vices, un instant. Et je considère le visage juvénile, presque pur de la jeune fille. Il suffit de penser à ma conduite inconsciente et capricieuse pour constater l'énorme contradiction. Ah ah, je me suis vendu pour un moment de sincérité. Je m'en mords les doigts à présent. Je ne souhaitais aucunement mettre Anabela dans une situation inconfortable. Néanmoins je ne suis pas aveugle à ce point, une part de mon être le désirait ardemment. Alors ma voix élégante, mesurée, et froide s'élève à nouveau. « Très bien, le message est passé. Désolé de t'avoir importunée. C'était inconsidéré, mes excuses ». J'accompagne le tout du petit sourire formel que je réserve à maintes occasions; funérailles, mariages, repas de famille, remontrances des professeurs. Et pour information, le plaisir et le désir peuvent être des bases tout à fait fécondes d'une relation. La preuve, j'en entretiens une, restée secrète, avec un camarade de Serdaigle bien que... Soit, mauvais exemple. Il m'a brisé le cœur. Qu'importe, il paraît que j'ai des tas de jouets à ma libre disposition. Génial. Je croise les bras sur ma poitrine, la tête droite. Je ne lâche pas la jeune fille du regard, exerçant de pleine volonté cette tension à la fois gênante et sensuelle. Comme en signe de provocation, je lève le sourcil gauche, un sourire narquois aux lèvres. « Bien, maintenant que la situation est... éclaircie, je ne risque plus de t'aborder. Parole d'honnête homme, plus ou moins ». Mon sourire en coin s'élargit, tandis que je penche la tête en arrière afin de m'étirer le dos. Je cambre un instant le haut de mon corps, puis je reprends la position initiale. Et puis vraiment, je n'ai réfléchi à rien. Tout est voué à l'échec; la demoiselle est en cinquième année, et je quitte Poudlard à la fin du cycle scolaire. Je vais assurément parcourir les quatre coins du globe avec ma bécane, un sac sur le dos et des joints entre les doigts. Sérieusement? Voilà que je reviens sur cette impossible « non-relation ». Il faut croire que l'interdit m'attire dangereusement, sauf que à ce niveau, c'est limite du suicide. Bien fatalement j'irai crier mon désespoir au ciel sous une pluie battante! Ô ma tragédie, ma vie. Or je ne peux empêcher mon esprit dérangé d'avoir une vision... des plus agréables. Tandis que je lève ma tête au ciel, et que les gouttes ruissèlent sur mon corps, Anabela apparaît. Elle vient vers moi, à la fois gracieuse et sensuelle. Un sourire confiant illumine son visage, et ses lèvres offertes s'approchent des miennes. Je n'ai plus qu'à saisir ce corps divin, à le soulever doucement... Et nos vêtements sont imbibés d'eau, de sorte qu'ils nous collent à la peau. C'est étrangement érotique, et j'en ai la tête qui tourne. Elle passe ses mains dans ma chevelure défaite et je... Retour brutal à la réalité. Il faut vraiment que je mette un terme à ces daydreaming. Un long silence s'est alors installé entre nous, et pour donner un semblant d'explication à mon « absence », je déclare, neutre. « J'étais en train de me remémorer les révoltes des Gobelins en Grande-Bretagne dans les années 1600 ».
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Ven 17 Fév - 15:48
Nous restâmes tous deux en silence une nouvelle fois & de nouvelles pensées s’insinuèrent dans mon esprit. J’étais ridicule. Ce mépris était irrationnel & même si je n’avais pas l’habitude de raisonner selon les strictes règles de la rationalité, force m’était d’admettre que mon jugement envers Charles ne tenait pas la route. Mon regard était plongé dans le sien comme si j’y cherchai quelque chose ; une raison qui me poussait à le haïr ? Une raison qui venait justifier mon raisonnement ? Une raison qui effacerait tous les doutes qui s’immisçaient comme des traîtres dans mon esprit & qui venait faire flancher mon parfait self-contrôle ? Tant de questions, peu de réponse & toujours cette satanée incompréhension.. Je me perdis dans le regard du Serdaigle sans toutefois y déceler ce que j’y cherchais & lorsqu’il rompit enfin le silence pour me servir une réponse, j’en fus presque désarçonné. Je rompis le contact visuel & prit le temps de comprendre le sens de ses paroles. Il s’agissait d’excuses. Il m’adressa même le petit sourire formel qui venait avec. Je le regardai sans comprendre. Alors quoi il renonçait déjà ? Sans même avoir obtenu ce qu’il désirait ? Un sentiment de désappointement fit son apparition en moi et c’est à ce moment que je me demandai sérieusement quelle était mon problème. J’aurai du être soulagé, profiter de ce moment pour foutre le camp gentiment & oublier cet étrange entretien. L’idiote que j’étais fit tout le contraire; Je fus contrarié, je restai immobile & bien loin d’oublier cet entretien, je le prolongeai. J’avais décidément un dangereux problème mental, mon petit cerveau ne fonctionnait pas normalement. Je gardai le silence et observai chacun de ses mouvements. La posture bien droite, les bras croisés, les cheveux mouillés &l a poitrine ruisselante de gouttelettes, il émanait de lui une force, une assurance, une virilité & un sex-appeal irrésistible. Enfin presque irrésistible, car j’avais encore un peu de dignité & malgré son physique des plus avantageux, j’avais encore mes principes. De toute façon, j’étais décidé à le laisser sortir perdant de cette histoire. Je me fichai un peu de l’opinion publique ou encore de ma réputation. Les gens penseraient bien ce qu’il voulait de moi. La seule opinion que je daignais considérer était celle de mon grand frère. Ce qui m’importait c’était l’opinion que j’avais de moi-même & dans mon orgueil absolu, je ne me pardonnerai pas de succomber aux charmes de Charles.
Celui-ci me dévisageait, d’un regard rempli de sensualité qui plus est. Je supportai le poids de son regard sans démonter de gêne. Il haussa un sourcil & afficha un petit sourire en guise de provocation. Le son de sa voix parvint une nouvelle fois à mes oreilles alors que son stupide petit sourire en coin s’élargissait sur ses lèvres. J’avais envie de le lui faire avaler. Ainsi, il allait me foutre la paix ? Vraiment hein ? Alors si c’était comme ça, j’imagine que je n’avais aucune raison de me priver d’un bon bain chaud. Il était assez grand pour que nous nous y baignions sans avoir à s’adresser la parole & puis j’en avais grandement besoins en ce moment, car j’étais vraiment tendu. Oui, j’étais au courant, lorsqu’il avait lancé l’idée de partager un bain, j’avais réagi de façon démesurée & avait répondu de façon méprisante face à cette idée que je considérais tout simplement ridicule. Bon d’accord, c’était tout un revirement de situation & même moi je n’arrivai pas à comprendre ce qu’il me prenait. J’avais une attirance stupide pour ce qui était mal, interdit & parfois même pour ce qui était mauvais pour moi. Mais calmons nous, il ne s’agissait après tout que d’un petit & innocent bain. Comme il l’avait si bien dit, le bain était assez grand pour accueillir une classe de première année.
Nous étions restés silencieux un autre bon moment, j’étais perdu dans mes pensées & apparemment il était perdu dans les siennes. Il vint combler le silence en déclarant qu’il était en train de se remémorer les révoltes des Gobelins en Grande-Bretagne dans les années 1600. Je haussai un sourcil, sceptique que la révolte des Gobelins était réellement au centre de ses pensées. Je haussai les épaules & daignai enfin répondre quelque chose :
« Un sujet très intéressant j’en conviens. »
Je me levai, un petit sourire ironique aux lèvres et je lançai :
«Bon, puisque la situation est éclaircie, j’imagine que l’on peut bien partager un bain sans malentendus ? Tu veux bien te retourner un instant & remettre l’eau à une température normale ? J’ai pas envie de me transformer en glaçon.»
Si j’étais venu ici au départ, car j’avais besoins d’un peu de détente, là ce besoins avait doublé. J’attendis patiemment qu’il se retourne puis j’abandonnai mes vêtements dans un petit tas & me glissai dans l’eau qui était redevenue chaude à nouveau.
Spoiler:
Désolé pour le post, il est pas terrible. J'ai eu un peu plus de mal à répondre que je ne l'aurai cru. Je ferai mieux au prochain, promis
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Ven 17 Fév - 19:39
« Youpiiii ! »
Peeves venait de se trouver une nouvelle activité encore plus amusante que celle qu’il avait pu dénicher jusqu’à présent. L’esprit frappeur venait de dénicher un pot de peinture pas comme les autres. Sa particularité ? Elle n’était pas très difficile à comprendre, elle était tout simplement indélébile pour une personne pas apte à utiliser la magie. Sa couleur rose n’était pas non plus des plus attrayante, mais il fallait savoir se contenter de peu, passer du bon temps était un art dans lequel Peeves excellait. Il aurait pu passer complétement à côté d’une telle aubaine, mais pour une fois, sa perpétuelle errance dans les couloirs du château lui avait été bénéfique. Il était tombé pas plus tard que ce matin sur un petit gryffondor en grande conversation avec le concierge. Sa curiosité piquée au vif, il s’était approché en tendant l’oreille.
« Mais M’sieur je vous jure, c’est pour un travail manuel »
« Un travail consistant à repeindre les couloirs de l’école ? Ces traces sur le mur sont arrivées toutes seules peut-être ? »
« Un… Un p’tit dérapage. »
« Ce pot de peinture va aller faire un tour dans mon bureau, estimez-vous heureux que je ne vous colle pas une retenue jeune homme. »
Peeves suivit à bonne distance le concierge. Il avait hâte que celui-ci pose son butin pour pouvoir s’en emparer à son tour. Faire preuve de discrétion ne lui ressemblait pas du tout, mais c’était un mal nécessaire. Il voulait son pot de peinture et savait qu’attendre était l’unique manière de l’obtenir. Lorsqu’Amery se mit à grommeler, il dû tout de même se rapprocher pour être sûr d’entendre ce qu’il avait à dire.
« Grmmff, et comment je suis sensé faire pour nettoyer ça ? La peinture magique, et puis quoi encore, ce n’est pas dans mes attributions, je me plaindrais à la directrice. »
Peeves effectua une pirouette de plaisir, la peinture ne se nettoyait pas, c’était Noël pour l’esprit frappeur. Il allait s’en donner à cœur joie. Malheureusement sa patience fut mise à rude épreuve. Il dû attendre de longues minutes, qui lui semblèrent être des années, avant que Jefferson ne daigne sortir de son bureau pour trouver une occupation digne d’intérêt. San plus attendre, il se précipita à l’intérieur, virevoltant à travers la pièce à la recherche de son objet de prédilection. Il me mit pas très longtemps à mettre la main dessus et contempla avec satisfaction son butin, réfléchissant après coup à l’usage qu’il allait bien pouvoir en faire. Réflexion faite, il préférait nettement improviser. Emportant le pot avec lui, il traversa de nombreux couloirs, appliquant sa signature à droite à gauche, en hurlant de plaisir à chaque méfait. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, s’amuser sans trouver aucun témoin de ses âneries commençaient à l’ennuyer sérieusement. Il se mit donc en quête de nouvelles victimes pour ses petits jeux puérils. Il connaissait plus ou moins tous les élèves du château, mis à part ceux qui passaient leur journée enfermés à la bibliothèque, pièce qui avait grandement perdue de son intérêt passé le million de livre lancé sur un pauvre élève sans défense. L’esprit frappeur traversa les murs donnant sur les différentes pièces du quatrième étage. Il finit par se retrouver dans la salle de bain des préfets, où une scène intéressante se déroulait. Un serdaigle qui contait fleurette à une camarade, il n’aurait pas pu espérer mieux. Un large sourire éclaira son visage lorsqu’il s’approcha des deux jeunes gens.
« Oh mais c’est Charlie le mini junkie et Anamocha ! Je vous dérange peut-être ! Oui sûrement… Mais je m’en fiiiiiiiiche. »
Peeves tournait autour des deux élèves, ravi de sa trouvaille. D’autant plus que ces élèves n’étaient pas préfets, il en était persuadé. L’esprit frappeur s’était toujours tenu au courant de ce genre de détail, prenant ainsi un malin plaisir à punir n’importe qui, n’importe comment dès qu’une occasion se présentait.
« De simples élèves dans la salle de bain des préfets ? INFRACTION ! INFRACTION ! »
L’esprit frappeur continua à hurler, tournant sur lui-même de plus en plus rapidement. Il avait beaucoup de peine à contenir son enthousiasme, cette journée était excellente, et entrerait à coup sûr dans son top 10. Il n’eut pas à réfléchir longtemps à une façon de les faire regretter amèrement cette entorse au règlement. Plein de bonne volonté à l’idée de rendre la justice, Peeves prit son élan et lança le pot droit sur les deux jeunes tourtereaux, avant d’éclater de rire, très fier de sa plaisanterie.
Spoiler:
1,3,5 La peinture rose s’étale sur Anabella et Charlie, avant même qu’ils puissent réagir. 2,4,6 Simple question de chance, ou merveilleux réflexes, ils ne reçoivent même pas une goutte.
Peeves a effectué 1 lancé(s) d'un Le Hasard (Image non renseignée.) :
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Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Mer 7 Mar - 17:38
« Je réprime un petit rire, constatant la faiblesse de ma soi-disant explication. Or il est vrai que j'ai particulièrement apprécié cette partie du programme en Histoire de la Magie. J'ai toujours été très à l'aise avec les dates, et les évènements passés. Parfois je me dis qu'il aurait été plus plaisant de vivre dans une époque différente. Cela serait amusant que la jeune fille ait connaissance des mes pensées. Ou pas. Quoiqu'il en soit, je remarque que j'attire beaucoup de mépris sur ma personne ces derniers temps. Il suffit de songer à cette blonde de poufsouffle, dont le prénom m'est toujours complètement étranger. Puis Hecate, bien sûr, mais cette hostilité n'est guère récente. Depuis le premier jour, me semble-t-il, où nous nous sommes rencontrés naquit une irrépressible détestation. C'est presque... physique, et je crois que le soucis réside en ce seul fait. J'attends, ravi de la tournure de la situation. Je peux pressentir le combat intérieur qui s'annonce chez Anabela, rester ou partir. Mais je suis sur le qui-vive, jamais certain des évènements à venir, encore moins confiant sur les réactions prochaines de la jeune femme. J'admire la naïveté touchante de la belle; imaginer que je puisse cesser de penser à elle, à son corps, relève d'un optimisme désarmant. En réalité, je soupçonne Anabela d'être parfaitement consciente du risque, et de la valeur brute de mes propos. Souvent, mes promesses n'engagent que celle ou celui qui les écoute. Oh, bien entendu, il y a deux minutes de cela je me serais fait violence quant à toucher ou blesser la belle. Mais maintenant, elle ôte ses vêtements. Oui, pour un simple bain, dans une grande baignoire. Personne n'est dupe, ni elle, ni moi. Ce n'est pas « léger » ou sans arrières pensées. Crois-t-elle vraiment que mes sentiments à son encontre ont évolué d'une seconde à l'autre? Que mes pulsions...? Elle s'engage, et je sens quelques picotements le long de mes doigts. Alors je me retourne, en véritable gentleman. Or un sourire pervers étire mes lèvres, contredisant l'attitude noble et louable que j'emprunte. J'imagine à nouveau la douceur de sa peau, et j'écoute avec grande attention le bruit des vêtements qui glissent le long de ses membres. Ce froissement délicat, la sensation des mouvements, je m'en imprègne en fermant les yeux. Puis il me faut changer la température de l'eau, et je me plie à la volonté de la jeune fille. Murmurant la formule adéquate, je grimace légèrement sous le changement de chaleur. Mon corps s'était peu à peu habitué au liquide froid et immobile, et il se retrouve molesté avec une eau chaude et parsemée de vaguelettes. Je me retourne alors, retrouvant ma posture initiale. Quelques minutes et un ange passent. Attentif aux clapotis de l'eau, à ses ondulations, et à cette brume qui nous enveloppe peu à peu, je songe. Et je déclare; « Un bain est source d'un plaisir merveilleux, n'est-ce pas? Les plaisirs... Pouvons-nous être esclave du désir? Avoir faim d'un désir sans fin... Mh. Il paraît que nous avons en nous une force impériale et majestueuse sur une possible maîtrise de ce désir. Peut-être... ». Je souris, un peu amer. Je me déplace alors dans le bain, jusqu'au centre. Ainsi, en face de Anabela, je poursuis. « Ton antipathie envers moi m'est tout à fait intrigante. Une curiosité assez légitime de ma part, tu en conviendras, puisque je suis le principal concerné. Tu es surement familière avec l'empirisme, cet ensemble de théories philosophiques qui font de l'expérience sensible l'origine de toute connaissance valide et de tout plaisir esthétique. C'est sans vanité que j'affirme avoir beaucoup observé, voire expérimenté. Et en règle générale, lorsqu'une personne méprise son prochain sans fondement, sans réelle cause, seules quelques explications s'offrent à nous. La jalousie, la méchanceté, la haine... L'attirance. Oui, le fameux rapport d'attirance répulsion. » M'immobilisant tout à fait, je plonge mon regard dans celui de la belle. J'approche lentement, baissant et adoucissant le ton de ma voix; « Penses-tu, Anabela, que cette observation soit véridique et plausible? Penses-tu... qu'elle puisse te concerner? ». A quelques mètres de la jeune fille, tout sourire disparaît de mon visage. Je scrute son visage, me composant un air impassible et dominateur. Mais l'intervention de Peeves interrompt mon monologue. Je hausse les sourcils, songeant aux conséquences de notre infraction. C'est à peine surpris que je reçois un pot de peinture rose indélébile sur la tête. »
Sujet: Re: Wet young people in troubles → ANABELA. Ven 16 Mar - 4:37
Une fois dans la baignoire, je chassai définitivement cette petite voix fatigante que l’on appelait «conscience» & qui tentait de me rappeler que j’agissais de façon idiote. Je venais de me lancer dans la gueule du lion, inutile de me cacher la vérité. J’étais consciente que les intentions et pensées de Charles ne c’était pas assagies dans le temps de le dire & pourtant, je m’étais tout de même glisser dans ce bain. Ma méfiance maladive était probablement partie en balade pour un moment, car en général elle m’empêchait d’approcher les gens avec aisance. S’il y avait une personne dont je devais me méfier c’était bien lui, avec ses idées perverses plein la tête. Pourtant, je me sentais en confiance, je savais que mon orgueil démesuré m’empêcherait de faire quelque chose de stupide, de succomber à quelconques tentations. Je comptais bien lui faire ravaler sa fierté. Je tentai de nager un peu, mais comme je tentais de tenir une distance raisonnable avec lui, ma tentative était plutôt vouée à l’échec et je me contentai de patauger un peu. La chaleur de l’eau parvient à apaiser mon esprit même si tous mes sens restent aiguisés. Je commence enfin à rêver à mon moment de détente lorsque la voix grave du Serdaigle me ramène brutalement à la réalité. Un sourire apparait sur mes lèvres alors que je constate que c’était bien naïf de ma part que d’y avoir cru. J’eus donc droit à un court discours sur les plaisirs et les désirs. J’écoutai, un petit sourire toujours aux lèvres. C’est que Mr. Fitzgerald est un excellent locuteur. Ses paroles prennent toujours sens lorsqu’il s’exprime. Je l’observe alors que lentement il s’approche vers moi. Nos deux corps ne sont maintenant qu’à un petit mètre de distance, il continue son discours. Cette proximité m’effraie, mais je garde la tête haute et je l’écoute. Ainsi, mon antipathie l’intrigue, il a même ses théories sur le sujet. Intéressant. Moi qui n’arrive pas à m’expliquer d’où provient ce sentiment, peut-être pourrait-il m’éclairer ? J’affiche toujours un petit sourire & je continue mon écoute attentive, retenant une réplique méprisante & déplacé. Lorsqu’il arrive au bout du discours, je vois enfin où il veut en venir. Le fameux rapport d’attirance répulsion. Je te déteste donc je t’aime. Je demeure silencieuse alors qu’il plonge son regard déstabilisant dans le mien. Il s’approche dangereusement & je sens chaque fibre de mon être frémir & se mettre en alerte. Pendant un instant j’ai peur de sombrer dans son regard & d’y perdre toutes mes bonnes résolutions. Son corps se rapproche & se rapproche d’instant en instant. Je suis comme en transe, j’ai envie d’abandonner tout combat et de répondre par le positif à sa petite question, puis je retrouve toute lucidité & je me reprends. Je me sens stupide, terriblement stupide. Je plonge mon regard dans le sien, celui d’un prédateur face à sa proie; dominant & impassible, beau & dangereux. J’ai retrouvé mes résolutions, mon orgueil est toujours bien en place. Son visage est prêt du mien & j’ose l’approcher encore un peu, de façon à ce que nos lèvres soient à quelques centimètres. Nos deux corps se frôle, je sens la tension provoqué par cette soudaine proimité. Je fixe ses lèvres un instant, puis je plante mon regard dans le sien, un petit sourire aux lèvres. Je fais alors preuve d’un immense courage & ma voix s’élève doucement, un simple murmure juste assez fort pour qu’il parvienne à ses oreilles :
« Hmmm.. Et si tu faisais fausse route ? Ne crois tu pas que tu sautes un peu trop vite aux conclusions qui te seraient douces à entendre ? Si j’étais toi, je prendrai le temps de considérer la haine et la méchanceté comme explications plausibles.. »
Je haussai doucement les épaules, un petit sourire en coin aux lèvres, fière d’avoir réussi à mon tour mon petit dialogue. Mes yeux restèrent plonger dans les siens alors que la tension s’installait entre nous. Cette tension fut bien vite rompue par l’arrivée fracassante de Peeves. Je n’eus pas trop le temps de penser à quoi que ce soit avant de recevoir un pot de peinture rose sur la tête. J’étais déstabilisé, j’entendais l’esprit frappeur crier pour signaliser notre infraction, mais j’avais la tête ailleurs. J’avais envie de lui fourrer une chaussette dans la bouche pour qu’il s’étouffe avec, mais comme c’était impossible, je ne savais pas trop comment réagir face à cette intervention spontanée. Je jetai un regard interrogatif à Charles, peut-être avait-il l’esprit un peu plus clair que le mien en ce moment ?
Wet young people in troubles → ANABELA.
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