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 only a secret known by one person remains a secret (professeur ziegler)

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MessageSujet: only a secret known by one person remains a secret (professeur ziegler)   Mer 8 Fév - 16:41

CONVOCATION. • Aimie avait fait une erreur, puis une autre, et encore une autre. Du moins, à ses yeux. D'où sa convocation. Elle avait été punie, avait fini en sang. Puis, elle avait dû confier son secret au professeur Burgess pour qu'elle la soigne. Malgré qu'elle ait supplié le professeur de garder son secret, elle savait maintenant qu'elle avait prévenu le professeur Ziegler. Elle avait reçu une convocation de la part de ce dernier, mentionnant clairement sa maladie. Étant donné que la seule personne qui était au courant était le professeur Burgess, alors le lien était facile à faire. Et puis, forcément, elle avait vu Burgess la veille, alors recevoir un message du professeur Ziegler au matin était franchement inhabituel. Alors, forcement, tout était lié. Il la convoquait pour le plus tôt possible. Elle irait après le repas du soir. Elle n'avait pas envie que tous les élèves entendent leur conversation, ou autre chose. Bref, ils seraient plus tranquilles quoi.

Aimie avait gardé la convocation du professeur dans sa poche, bien plié. Elle ne préféra pas à penser durant la journée. Elle avait d'ailleurs d'autres choses à penser, et ça ne servirait à rien de stresser quoi. Elle stressait après, genre quand elle serait devant la porte de son bureau ou deux minutes avant. Au petit déjeuner, elle avait essayé d'apercevoir le professeur Ziegler, juste pour avoir un aperçu de ce qui allait l'attendre mais sans succès. Elle ne l'avait même pas vu et ce n'était même pas qu'il aurait fait transparaître quoi que ce soit. Par contre, elle avait vu le professeur Burgess, mais elle n'avait rien laissé transparaître. Mais ça, ce n'était pas nouveau. Elle ne laissait rien transparaître, généralement. Sauf peut être la veille, où Aimie avait eu l'impression que Burgess avait laissé ses émotions transparaître. Pas lorsqu'elle la soignait. Mais après, lorsqu'elles ont parlé de sa maladie. Lorsqu'elle avait dit que sa mère était dépassée par sa maladie, elle avait senti que Burgess était énervée. Enfin, non, pas énervée, mais disons ça ne la laissait pas indifférente. Peut-être qu'Aimie s'était trompée. Mais peut-être pas.

C'était nouveau pour elle. Deux professeurs étaient au courant, elle craignait que de plus en plus de gens sachent. Elle avait confiance en eux, mais elle ne voulait pas être traitée différemment. Sa maladie ne changeait rien, et ceux qui voulaient la prendre en pitié pouvaient retourner d'où ils venaient. Elle n'en voulait pas. Elle ne voulait pas de leur pitié. Elle savait qui elle était. Malade ou pas, elle restait la même. Le repas était passé, et Aimie attendit que la plupart des élèves ainsi que les professeurs partent pour se lever et rejoindre le bureau du professeur Ziegler. Les couloirs se vidaient et Aimie prenait son temps. Elle ne retardait pas l'échéance, mais elle voulait s'assurer qu'il n'y ait pas trop de monde. Non, non, elle n'en profiterait pas pour faire une Ashley avec le professeur Ziegler. Elle toqua à la porte du professeur, attendant que celui-ci lui donne son feu vert pour qu'elle entre. « Bonsoir professeur. Vous vouliez me voir ? » dit-elle en entrant dans le bureau après le feu vert, s'avançant après avoir fermé la porte. Bien sûr, la question était rhétorique. Mais sur le coup, à part bonsoir, elle ne savait pas trop quoi dire. Elle s'attendait à ce qu'il l'engueule en mode je-suis-super-énervé-de-ne-pas-savoir-un-truc-aussi-important. Mais venant du professeur, on pouvait s'attendre à tout, genre tout.

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MessageSujet: Re: only a secret known by one person remains a secret (professeur ziegler)   Mar 21 Mar - 22:01


Aimie J. Rutherford

Two can keep a secret if one of them is dead

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J’étais contrarié.
Il était plutôt rare de me contrarier autant – hormis à cause des mangemorts. Je veux dire par là que j’étais quelqu’un de somme toute plutôt amical, quoiqu’un peu rancunier. Un peu beaucoup même, au point de penser que s’il arrivait malheur à Burgess, j’espérais qu’elle en souffrirait beaucoup. Mais ça, ce n’était qu’un détail. Je voyais à quel point elle avait changé. Malgré tout, la rancune était toujours vivace. En même temps, elle avait insulté ma défunte famille et s’est même enthousiasmée du sort de ma petite sœur. Donc c’était plutôt difficile à pardonner, même si au jour d’aujourd’hui elle avait changé.
Mais ce n’était pas Burgess qui m’avait contrarié. Enfin si, indirectement. C’était une élève, Aimie Rutherford. Nous avions combattu ensemble, dans un certain sens je lui faisais confiance. J’avais un bon aperçu de ses capacités et de ses faiblesses. Alors apprendre de la main de la directrice de serpentard qu’elle avait une maladie grave, cela me contrariait beaucoup. Cela voulait dire d’une part que mon rôle en tant que directeur était bâclé – et d’une autre part j’avais le sentiment d’être trahi par la gryffondor.

Je l’avais convoqué par la suite. Le plus tôt possible. Je remplissais mes tâches de professeur, je punissais quelques élèves qui avaient décrété foutre la merde – après tout il est préférable de se faire punir par moi que par les mangemorts (quoique...) – avant de corriger des copies. Certains excellents comme d’autres moyens, voir des médiocres. Ceux-là, des jeunes, risquaient fort de ne plus suivre mon cours à ce rythme là. En effet, j’étais une option, mais je n’étais pas une option à bâcler car j’étais une option. L’étude des moldus était importante pour se fondre dans la masse et ne pas se faire repérer par les moldus. Connaître leur histoire, c’était les connaître eux et savoir quoi dire durant les conversations sans passer pour un illettré total. La technologie était une récurrente dans mes cours, d’ailleurs.
Bref tout ça pour dire que je corrigeais des copies. Je n’avais pas vu le temps passer, puisque d’un naturel flemmard, j’avais laissé les copies trainées longtemps. Je m’étais décidé ce soir-même pour toutes les corrigées, et elles étaient nombreuses. Au point où j’en oubliais l’heure du diner. Mais ce n’était pas bien grave. Je pouvais encaisser une soirée de jeun – et puis j’avais encore des petits gâteaux dans un tiroir.
Je m’attendais à tout instant à la venue d’Aimie. Je regardais fréquemment la montre de mon père, soigneusement posée sur mon bureau presque parfaitement ordonné. L’heure du diner était passée, mais je n’avais pas faim. Cette histoire m’avait coupé l’appétit. Et j’attendais avec impatience de pouvoir m’expliquer avec la demoiselle.

Ce fut après quelques minutes qui me parurent interminables qu’on toqua finalement à la porte. Je pris le temps de ranger la copie que j’étais en train de corriger – celle de Breckenridge tiens, le hasard fait bien les choses – avant de l’autoriser à entrer.

« Bonsoir professeur. Vous vouliez me voir ? »
« Asseyez-vous je vous pris. »

Mon ton se fit sec. Il ne laissait pas place à la plaisanterie ou à la parlotte. Nous n’étions pas là pour faire ami-ami. Qu’elle me porte dans son cœur ou non, c’était la même chose pour moi. Je n’avais pas l’intention d’être plus doux car nous avions combattu ensemble. Ni d’être plus sévère. J’allais la traiter comme n’importe quelle élève de gryffondor.

« Vous êtes ici suite à un message délivré par la professeur Morgana Burgess. Elle m’a informé qu’apparemment je cite tu es atteint d’une... » Je repris la lettre de Burgess pour la lire. « “ Anémie aplasique, ce qui engendre une diminution de production de cellules sanguines par sa moelle osseuse ”. En d’autres termes, quelque chose d’extrêmement dangereux pour votre santé, surtout étant donné que vous n’avez aucuns traitements viables. »

Je rangeais la lettre de Burgess dans une autre pile de feuilles autre que les feuilles de cours. L’action se fit dans le plus grand silence. Je prenais mon temps pour trouver les bons mots. J’avais tenté de me faire mille et un scénario dans ma tête, mais le faire en direct était beaucoup plus difficile malgré toutes les préventions que je pouvais faire.
Suite à cela, je repris une position droite, les mains jointes sur mon bureau et le regard froid.

« Je trouve inadmissible que moi, votre directeur de maison, ne soit informé de votre maladie uniquement par le biais de la directrice de serpentard. En tant que votre supérieur, il est de votre devoir de m’informer de vos potentielles maladies pouvant mettre votre vie en danger. Avez-vous la moindre idée de la bêtise dont vous avez fait preuve ? »

Mon ton d’abord calme et posé, se fit au fur et à mesure hargneux et blessant. Ce n’était pas le but de sa convocation, cependant il était nécessaire qu’elle comprenne qu’elle aurait du me mettre au courant de son état de santé.

« Vous ne pensez pas que, si je n’avais pas pris le temps de vous soigner lors de l’invasion des mangemorts, que si j’avais préféré combattre plutôt que me préoccuper de vous, vous auriez pu mourir ? Que si lors de la pseudo rébellion pour Joanne je ne vous avez pas prodigué les premiers soins, vous seriez morte ? Pensez-vous seulement à toutes les répercussions que votre silence aurait put engendrer ?! »

J’étais accusateur. Bien évidemment, si elle avait été morte à cause de sa maladie et que j’avais été ignorant sur sa condition, cela m’aurait certainement porté préjudice pour mon statut de directeur. Malgré tout, je ne m’inquiétais pas de cela en premier lieu. En effet, c’était sa santé. Elle avait des amis, de la famille, et elle n’en avait parlé à personne à part Morgana. Elle ne semblait clairement pas se rendre compte des conséquences que sa mort peut avoir sur ses proches.

« Je veux bien croire que vous vous fichez éperdument de mourir, puisque vous serez morte. Mais pensez un peu aux autres. A vos amis, votre famille. Savez-vous un peu la peine que vous leur ferez en mourant pour cause de votre inconscience et de votre stupidité ? Je vous donne quelques minutes pour vous justifier, sinon je vous retire de toutes activités sportives et j’informerai Poudlard du traitement de faveur que vous devrez bénéficier en terme de soin et d’attention. »
- Adrenalean 2016 pour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].



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Quand vous les voyez heureux, vous pensez à la tristesse qu'ils éprouveront.
Et ça vous brise le cœur. À quoi bon être heureux, si la tristesse les attend?
La réponse est, bien sûr : parce que la tristesse les attend


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MessageSujet: Re: only a secret known by one person remains a secret (professeur ziegler)   Jeu 30 Mar - 22:57

D’entrée de jeu, le ton du professeur Ziegler était sec. Elle savait à cet instant qu’il n’allait pas plaisanter avec elle, qu’elle allait se faire disputer. Cela lui faisait déjà bizarre que le professeur la vouvoyait. Mais elle ne disait rien à ce propos. Ce n’était pas la chose la plus importante, mais ça lui faisait juste bizarre. Sur les ordres du professeur, Aimie s’avança et s’assit sur la chaise face à son bureau. Dès qu’elle prit place, Ziegler prit la parole. Elle savait très bien pourquoi elle était là, elle s’y attendait tellement. C’était l’unique possibilité : Burgess avait parlé à Ziegler. Aimie demeura silencieuse tandis qu’il décrivit sa maladie en quelques mots. Il ne semblait pas la connaître, il lisait une feuille, surement une description de la maladie ou un mot du professeur Burgess. Il rangea le papier dans le silence. Aimie se contentait de le regarder. Elle attendait la suite, qui ne tarda pas à arriver.

Aimie soutenait le regard du professeur, bien qu’elle n’ait pas l’habitude de ce regard froid. Elle refusait de baisser les yeux, du moins pour l’instant. Elle comprenait la position du professeur Ziegler. Une élève sensée aurait fait part de sa maladie à son directeur, à l’infirmière. Mais malgré ce qu’on pouvait dire sur elle ou voir, Aimie était loin d’être sensée, la concernant. Elle inspira longuement. Le ton du professeur changeait, mais, bien que son ton lui faisait un peu froid dans le dos, l’expression d’Aimie demeurait neutre. Avait-elle la moindre idée de la bêtise dont elle avait fait preuve ? Elle l’ignorait. Elle n’avait pas prévu de se retrouver en sang, plaies ouvertes chez le professeur Burgess. Elle n’avait rien prévu. Aimie prévoyait tout ce qu’elle faisait, elle contrôlait tout, de sorte à ne rien faire qui puisse la mettre en danger. Tout allait bien jusqu’à Halloween. Jusqu’à Blackman.

Aimie se faisait violence. Elle devait rester neutre, voire froide. Elle ne pouvait pas se lever, hurler tout ce qu’elle avait sur le coeur et se rassoir comme si rien ne s’était passé. Elle écoutait le professeur, mais elle savait déjà tout ce qu’il lui disait. Ne croyait-il pas qu’elle s’était passé tous les scénarios possibles et imaginables en tête le soir d’Halloween ? Mais la colère avait pris le pas sur sa raison. La mangemort qui s’était adressé à elle en parlant de son père l’hantait. Bien que Sloane l’ait mis hors d’état de nuire, elle revenait la hanter. Sa colère ne faisait que s’accroitre, jour après jour. Mais comme pour sa maladie, elle n’en parlait pas. Le soir où Joanne avait été punie, Aimie n’avait pas réfléchi. Elle l’avait fait, c’était tout. Si Narcissa ne l’avait pas attaquée, elle n’aurait pas été blessée physiquement. Aimie inspirait de nouveau. Son regard ne quittait pas le professeur. Elle n’avait pas pensé à toutes les répercussions. Elle n’avait pas pensé à ça, parce que ces répercussions n’auraient jamais dû arriver.

La jeune fille fronça les sourcils. La première fois depuis le début de la tirade du professeur. Il ne pouvait pas dire qu’elle se fichait éperdument de mourir. Il n’en savait rien. Il ne savait pas tout ce qu’elle avait fait pour trouver une solution. Tous les livres qu’elle avait lu en la matière, toutes les recherches qu’elle avait effectué. Il ne savait pas à quel point elle pouvait tenir à la vie, il ne savait pas à quel point elle avait peur que sa maladie la rattrape. Elle défronça les sourcils bien rapidement, arborant un visage froid, abandonnant toute neutralité. Bien sûr qu’elle avait déjà pensé à la peine qu’elle aurait fait à ses frères, à ses amis. Mais elle avait d’abord pensé à elle. À se trouver une solution. Sa propre mère ne levait pas le petit doigt pour elle. Elle ne voulait pas de ce traitement de faveur de Poudlard. Elle ne voulait pas d’attention. Personne ne peut rien pour elle. Ils ne peuvent que retarder l’échéance, mais le postulat restera le même : elle mourra avant les autres. Ce postulat la hantait toutes les nuits. Depuis bien trop longtemps, mais elle ne l’avait pas accepté.

« Je ne me fiche pas de mourir, professeur. » commença-t-elle par dire. Loin de là. Son ton était calme, son visage restait froid. Ses choix étaient critiquables, mais qu’est ce qu’il attendait ? Sa mère et son médecin avaient abandonné avant même de se battre. Aimie se battait, ça ne se voyait pas, mais elle s’en fichait. Elle avait passé des heures à éplucher les livres pour trouver une solution. Elle avait toujours l’espoir de trouver un remède, révolutionner la médecine et apporter une lumière d’espoir à celles et ceux qui étaient atteints d’anémie aplasique. Elle n’était qu’une enfant, influencée par les choix des autres. Une enfant inconsciente, égoïste et stupide. Mais elle assumait ses choix. Elle avait fait le choix de se battre en secret contre un mal qu’elle ne pourrait vaincre, mais elle se battait alors que deux adultes l’avaient déjà abandonnés. Burgess était la première à lui proposer une solution. C’était déjà ça, et elle en avait pris conscience.

Mais surtout, elle avait peur. Qui ne le serait pas ? Elle vivait avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. « Vous ne pensez pas que j’ai pensé à toutes les éventualités possibles et imaginables ? Vous ne pensez pas que j’ai pensé à toutes ces répercussions ? À mes proches ?! » Elle haussa le ton à la fin de ces paroles, mais elle reprit ses esprits rapidement. Elle était face à un professeur, pas n’importe qui. Elle inspirait longuement, reprenant son ton calme. « Je suis stupide, vous avez raison, mais je suppose que vous pouvez comprendre qu’une enfant n’ait pas envie de vivre avec des restrictions. Je ne veux pas être traitée différemment. » Elle voulait faire du sport, comme tout le monde. Elle voulait être traitée comme tout le monde.

Aimie baissa très légèrement les yeux, non pas par honte, mais elle semblait être dans ses pensées. « J’avais l’espoir de trouver quelque chose, avant que quelqu’un ne soit au courant. Au moins quelque chose qui retarderait l’échéance, pour ne pas annoncer qu’une mauvaise nouvelle. J’assume mes choix, professeur. Il n’y a pas que le professeur Burgess qui est au courant, je suppose qu’elle a du vous le dire. Quand vous vous retrouvez face à deux personnes qui ne font rien pour vous, qui ne peuvent rien pour vous, alors vous vous battez. Seul. C’est peut être stupide et égoïste, mais ça a été mon choix. Et je l’assume. » Elle connaissait ses frères. Ils se rendraient malade pour elle. Et elle refusait cela, elle les aimait trop pour leur faire autant de peine. Mais le professeur Ziegler avait raison, elle devait se l'avouer. Elle leur ferait une peine bien plus grande si elle mourrait. Elle se perdait au fur et à mesure qu’elle tentait d’expliquer son choix. Elle n’avait aucune excuse, mais elle avait vraiment peu envie d’avoir une double punition. Sa maladie était déjà un fardeau, si elle ne pouvait plus faire de sport et si elle était traitée comme une malade, ça allait la rendre folle. Elle avait besoin de s’évader, et il n’y avait eu aucun incident avec le Quidditch, bien que le professeur ignorait que les matchs continuaient à se dérouler dans l’ombre. Elle assumait totalement ses choix, il pouvait la punir. Il avait le droit. Mais ça n'allait pas l'empêcher de continuer à assumer ses choix. Il ne comprenait pas qu'au fond, elle était seule, que même si Burgess pouvait l'aider, elle avait toujours l'impression que personne ne pouvait l'aider. Elle avait beau de se battre, la mort viendra la chercher quand même.
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