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 Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

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MessageSujet: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mar 24 Jan - 23:53


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Combien on parie ?

Un bien morne après-midi menaçait Isidore, qui le visage collé aux carreaux fixait intensément la brume qui balayait le patio et le parc, tandis qu’un ciel blanchâtre à la lumière aveuglante recouvrait tout le terrain. Il faudrait attendre pour une journée radieuse, et sûrement aussi longtemps avec tout autant de patience qu’il en faudrait pour pouvoir de nouveau accéder aux extérieurs. Le cycle des cours se faisait toujours plus ennuyeux, et le rôle à jouer dans cette stupide pièce de théâtre mise en scène dans l’école au sein de laquelle tout paraissait aller dans le meilleur des mondes alors d’autres élèves étaient enfermés plus bas se faisait harassant. Avec le raccourcissement des journées, la nuit tombait de plus en plus tôt, mais de quoi pouvait-on encore profiter exactement ? La lassitude avait gagné Isidore. Il avait toujours fortement apprécié son séjour au château, son quotidien s’en était même retrouvé littéralement changé depuis l’emprisonnement de son père, mais désormais, il n’aspirait plus qu’à rentrer chez lui. Sa mère avait besoin de lui, et il se satisferait de se passer des cours quelques temps. Quelle différence s’il redoublait ? Quelle différence s’il n’atteignait même pas les examens de cinquième année ? Cette scolarité n’était supportable qu’à partir du moment où il avait encore droit à certains plaisirs quotidiens comme la liberté d’aller et venir, de s’offrir des présents à soi en provenance de chez Zonko, et la compagnie de ses amis, dont la moitié avait été transférée aux sous-sols. Et désormais, cette mascarade selon laquelle il fallait se rendre en cours comme si de rien n’était… Tout ça le rendait atrocement indifférent, tout compte fait. Il n’avait jamais songé à mettre fin à ses années d’étude du moment où l’ennui et l’hypocrisie ne l’y menaçaient pas, et ces deux rois s’étaient installés en maîtres. Et malheureusement, quelques parties de poker payantes réalisées sous cape dans le dortoir des Serpents ne permettaient pas de longs échappatoires. Plusieurs fois il avait voulu descendre là en bas, notamment pour rendre visite à Ashley et vérifier que tout allait bien, mais tout ce qu’il y gagnait, c’était se faire envoyer sur les roses. A un moment donné, il en avait assez, et si on ne voulait pas le voir, alors il ne voyait aucune raison d’insister.

Tandis qu’il se rendait alors au rez-de-chaussée pour dîner, il croisa un professeur qui lui recommanda de ne pas traîner dans les couloirs, et de filer prendre son repas afin de s’assurer de regagner le dortoir avec les autres. Isidore grimaça. Il n’avait aucune envie de regagner le dortoir avec les autres. Il appréciait la compagnie d’Elijah dont la simple présence l’avait déjà empêché d’en venir au meurtre, mais pas au point de lui donner envie d’obtempérer tous les soirs, en faveur d’un directeur qui était bien loin de lui donner inspiration. Et s’il en avait assez de calquer ses agissements sur un stupide règlement qui ne lui donnait ni une sensation d’accomplissement, ni l’impression de gouverner sa conscience en la disciplinant, mais davantage en l’aveuglant ? Et si ce soir, l’envie de prendre tous les risques imaginables avait pris le dessus ? Le pas lent qui rythmait ses jambes descendant les escaliers accéléra tout à coup, mené par un entrain inconnu. Il y aurait pour ce faire, une personne idéale, qui ne se formaliserait pas ou peu du manque de discernement dont il ferait sûrement preuve. Il acceptait volontiers cette ivresse qui s’emparait de lui, et espérait que ce serait de même pour elle. Il traversa alors les quatre rangées de tables bordées d’élèves en les ignorant royalement tous autant qu’ils étaient, et en fonçant directement sur celle des Rouges. Jusqu’ici, les fauves l’avaient rarement déçus, et elle encore moins. Puis, il s'arrêta au niveau des jumeaux O'Riordàn, jumeaux malins de Gryffondors. " Salut Perrin ! Ne t'arrête pas de manger, je t'emprunte ta soeur juste une seconde. " adressa-t-il au frère en souriant avant de se tourner vers celle qu'il était venue chercher. Une amie, une très bonne amie même. Une rouquine qu'il connaissait bien, et avec qui il partageait beaucoup de son temps, même s'ils se chamaillaient parfois. " Eh Sin' ? On se ferait une balade au clair de lune ? " lança-t-il avant de baisser de ton. " Dans la forêt interdite … ? Cap' ou pas cap' ? J'ai encore un peu de ma réserve de poudre d'obscurité instantanée du Pérou pour qu'on puisse sortir sans se faire crâmer par les mangemorts. " Il afficha ensuite son plus beau sourire à la Gryffondor : elle viendrait. Il fallait qu'elle vienne ! Sinon, il s'ennuierait tout seul ce soir dans son dortoir, et la nuit ne promettait pas d'être gaie. " A moins que t'aies la trouille bien sûr. Je te laisse y réfléchir, tu me trouveras en haut des marches. " Et sur ces belles paroles, il fila à l'anglaise, s'esquivant entre les élèves qui allaient et venaient le long de la table, afin de se rendre au lieu de rendez-vous. Elle viendrait, il y parierait des piles de gallions.
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Dernière édition par Isidore M. Vayne le Dim 12 Mar - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mar 31 Jan - 1:04


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Isidore & Sinéad

Combien on parie ?

Alors qu’elle reposait bruyamment sa fourchette dans son assiette vide, Sinéad étouffa un bâillement. Les journées se ressemblaient toutes ces derniers temps et elles devenaient donc extrêmement longues pour la jeune fille qui avait l’habitude de jouer les exploratrices autant que possible. Après avoir failli se faire choper lors d’une mission ravitaillement de la plus haute importance, la rouge et or s’était sentie un peu observée par leurs geôliers et elle avait dû ralentir sensiblement le rythme de ses sorties. Résultat, elle était plutôt d’humeur morose et regardait avec envie le parc par toutes les fenêtres qui pouvaient bien apparaitre sur son chemin. L’expression lion en cage prenait tout son sens car c’était exactement comme ça qu’elle se sentait actuellement, mais elle faisait bonne figure, allant à tous ses cours, mangeant à heure fixe dans la grande salle avec ses camarades et remontant dans son dortoir dès que le couvre-feu approchait. Ca ne durerait pas longtemps, dès que les mangemorts se seraient désintéressés de son cas, elle n’hésiterait pas une seule seconde à reprendre ses bonnes vieilles habitudes. En plus, elle se faisait peut-être des idées à leur sujet. Ils n’en avaient sans doute rien à faire d’elle et ne s’étaient même pas rendu compte qu’elle ne passait que très rarement une nuit complète dans son lit, mais dans le doute, mieux valait jouer les discrètes et faire profil bas. Ce soir, comme tous les soirs depuis plus d’une semaine, Sinéad s’était donc rendue en compagnie d’autres Gryffondor, dont son jumeau, dans la grande salle où le diner les attendait. Ils avaient jusqu’au couvre-feu pour profiter de ce repas et ensuite il leur faudrait regagner leur salle commune et y rester jusqu’au lendemain. Soirée ô combien passionnante. Heureusement que son frère était là, il lui remontait un peu le moral en lui parlant des créatures passionnantes qu’il prenait plaisir à étudier et elle pouvait rester des heures à l’écouter s’émerveiller. Bien sûr, ça ne remplaçait pas ses sorties et toutes les bêtises qu’elle pouvait faire en compagnie de ses amis, mais c’était déjà mieux que rien.

Contemplant son assiette vide en se demandant si oui ou non elle allait la remplir à nouveau, la rouge et or n’entendit pas Isidore arriver auprès d’eux et ce ne fut que lorsqu’il prit la parole qu’elle releva la tête, étonnée de voir le jeune homme juste en face d’eux. Elle aimait beaucoup le Serpentard et ils passaient pas mal de temps ensemble, mais il n’arrivait que rarement qu’il débarque comme ça sans prévenir. Le cœur de Sinéad loupa un battement. Non pas parce qu’Isidore lui plaisait mais tout simplement parce que s’il était là, ça voulait certainement dire qu’ils allaient avoir des ennuis et elle en mourrait d’envie. " Salut Perrin ! Ne t'arrête pas de manger, je t'emprunte ta sœur juste une seconde. " La jeune fille n’eut même pas la présence d’esprit de rétorquer qu’elle était un être humain à part entière et qu’elle aurait aimé qu’il s’adresse à elle directement plutôt que demander une pseudo autorisation ridicule à son jumeau. Elle avait bien trop hâte de savoir ce qu’il allait lui proposer. Parce qu’il allait forcément lui proposer quelque chose, c’était Isidore, jamais il ne viendrait la voir pour parler de la pluie et du beau temps. " Eh Sin' ? On se ferait une balade au clair de lune ? " Encore une surprise de plus et elle risquait de tomber dans les pommes. Une balade au clair de lune, sérieusement ? Elle resta bouche-bée devant lui, ouvrant et refermant la bouche sans qu’aucun son ne sorte. Il avait carrément un problème s’il pensait qu’elle allait partir en balade avec lui. Et puis quoi encore ? Il avait loué des chevaux et une calèche pour que ce soit plus romantique ? Au secours. « Rassure-moi, c’est pas un rencard, hein ? Parce que je viens de manger et il y a moyen que je vomisse. » Déclara-t-elle avec tout le tact et la délicatesse dont elle savait évidemment faire preuve dans ce genre de situation. Il fallait qu’il atterrisse, lui et elle, ça n’arriverait jamais. " Dans la forêt interdite … ? Cap' ou pas cap' ? J'ai encore un peu de ma réserve de poudre d'obscurité instantanée du Pérou pour qu'on puisse sortir sans se faire cramer par les mangemorts. " Ah forcément, là c’était tout de suite plus clair et largement plus dans son domaine de compétences. Bon, elle avait juré de se tenir tranquille pendant quelques jours mais une toute petite excursion de rien du tout ne pouvait pas franchement lui faire de mal. " A moins que t'aies la trouille bien sûr. Je te laisse y réfléchir, tu me trouveras en haut des marches. " Avant même qu’elle n’ait eu le temps de s’extasier sur sa proposition, Isidore avait tourné les talons, repartant aussi vite qu’il était venu.

Pour Sinéad, l’heure était clairement venue de fausser compagnie à son frère, aussi charmant et agréable soit-il. Elle avait besoin d’air et son ami venait de lui donner une excellente raison de braver tous les interdits possibles et imaginables. Il avait osé la traiter de trouillarde, chose complètement inacceptable pour la jeune fille qui était loin, bien loin, de l’être. Et elle allait le lui prouver en venant à son rendez-vous. Elle attrapa rapidement un morceau de brownie sur la table et déposa un baiser sur la joue de son frère avant de lui murmurer quelques mots à l’oreille. « Passe une bonne soirée, j’ai rendez-vous avec un clair de lune. » C’était juste pour l’énerver, elle savait pertinemment qu’il allait se poser douze millions de question et ça la faisait bien rire d’avance. Perrin avait tendance à être un peu trop protecteur parfois et elle aimait le voir se poser plein de questions tout en essayant de se donner l’air de n’en avoir rien à foutre, il était trop mignon. Sur ces bonnes paroles, elle quitta la grande salle, courant dans les couloirs pour rejoindre le dortoir des Gryffondor. Elle prit juste le temps de fourrer quelques affaires dans son sac et prit la direction inverse, courant pour rejoindre les escaliers du hall d’entrée. Elle arriva devant Isidore légèrement essoufflée mais avec un large sourire aux lèvres qui en disait long sur son enthousiasme. « La trouillarde est prête à partir, j’espère que tu as bien réfléchi avant de parler, tu vas devoir assumer tes propos désobligeants, maintenant. On va bien voir qui de nous deux a le plus facilement les chocottes. » Son esprit de compétition reprenait très facilement le dessus dans ce genre de situation, surtout lorsqu’il s’agissait d’Isidore avec qui elle menait une lutte acharnée pour savoir si elle était ou non la meilleure dans leur domaine de prédilection commun, à savoir les conneries. « Alors Izzie-chéri, tu renonces dès maintenant ou tu préfères y aller quand même ? » Charrier le Serpentard était son sport favori et à ce petit jeu-là, il n’était malheureusement pas mauvais. Il savait piquer où ça faisait mal et Sinéad avait toujours été incroyablement susceptible sur certains points ce qui ne faisait pas bon ménage avec son impulsivité, mais cette nuit, elle aurait le dessus.

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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mar 7 Fév - 15:21


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« Rassure-moi, c’est pas un rencard, hein ? Parce que je viens de manger et il y a moyen que je vomisse. » Satisfait, Isidore sut immédiatement qu’il avait trouvé la bonne enseigne, et frappé à la bonne porte. Sinéad était la candidate parfaite pour ce soir, lui qui commençait à manquer d’adrénaline ! Il n’avait pas encore émis sa proposition, mais était sûr de son consentement. Qu’il avait de la chance d’être tombé sur elle ! Alors bien sûr, cette relation avait quelques mauvais côtés derrière les bons, et il n’était pas rare qu’ils se chamaillent comme chien et chat lorsqu’un désaccord survenait. Mais lorsqu’il s’agissait de s’attirer des ennuis, ils étaient généralement sur la même longueur d’onde… Alors peut-être que ce n’était pas très poli d’interrompre son dîner en compagnie de son frère pour lui proposer de chercher les punitions, mais on repasserait pour les formalités. La Gryffondor l’interrogeait pour savoir s’il serait question d’un rencard, et l’adolescent ne put empêcher un rictus. Ce ne serait pas demain la veille que lui viendrait l’idée d’inviter une fille avec tout ce que ça impliquait, c’était trop de pression, trop de niaiseries pour pas grand chose tout ça pour s’offrir de luxe de peloter une nana au bout. Savannah lui avait longtemps reproché son manque de romantisme lorsqu’ils étaient ensemble, mais il avait cru bon de lui préciser qu’il n’avait jamais indiqué sur l’emballage que le service de dîner aux chandelles et de petits cadeaux était compris dans l’histoire. Ou alors, si par rencard il était sous-entendu qu’il pouvait proposer à une fille de contourner le règlement pour faire un concours de qui avait le moins la frousse, pourquoi pas.

« Arrête, j’suis déçu du coup. » répliqua-t-il en affichant une moue faussement boudeuse. « Mais rassure-moi, j’aurais encore mes chances hein ? J’suis adorable comme garçon tu sais. »

Et sur ces belles paroles, il se dirigea vers le lieu de rendez-vous avec un peu d’avance, dérobant un bout de pain à un camarade qui avait le dos tourné afin de le déguster dans les escaliers. Une fois installé, il se surprit à avoir une pensée pour Spencer et Savannah, dont l’intimité et le confort étaient mis à rude épreuve dans les cachots. Ashley aussi devait en baver, et il culpabilisait quelque peu d’aller s’amuser lorsque ses amis étaient dans une galère monstrueuse. Mais il avait du se faire à l’idée qu’il était totalement impuissant, et puisque ce n’était pas non plus en se mettant en position latérale de sécurité dans son lit qu’il arriverait à quoi que ce soit, alors autant opter pour l’option la plus enthousiasmante. Celle qui pourrait donner des cheveux blancs à l’autorité de cette école, si elle méritait encore cette appellation. « La trouillarde est prête à partir, j’espère que tu as bien réfléchi avant de parler, tu vas devoir assumer tes propos désobligeants, maintenant. On va bien voir qui de nous deux a le plus facilement les chocottes. » Du défi ! Isidore en était tellement ravi qu’il se leva presque immédiatement, aussitôt que Sinéad lui parut. Il voulait bien même la laisser gagner si ça pouvait la convaincre de venir. Quoique… non, en fait il préférait bien davantage gagner lui-même, avec toute l’affection qu’il voulait bien témoigner à son amie. Cette soirée s’annonçait tout à coup beaucoup plus riche et amusante que ce à quoi il s’attendait finalement ! Aussi, il enfila son blouson, et vérifia qu’il avait bien sa baguette en poche. Il était parfois inconscient, mais pas stupide au point d’ignorer les dangers qu’abritait la forêt interdite.

« Ouuuuh, c’est moi qui tremble maintenant ! Et dis moi, est-ce que tu feras toujours la fière une fois qu’on sera dans la forêt ? J’ai entendu dire qu’un des élèves se transformait en loup-garou la nuit. Faudrait qu’on essaie de le croiser, je suis sûr que ça collera parfaitement entre vous. » répondit-il en esquissant un sourire ponctué d’une lueur de malice.

Maintenant, il était l’heure d’aller prouver à Sinéad qu’il était l’homme de la situation. Et s’ils ne géraient pas leur coup… ils n’auraient qu’à courir très très vite pour s’en sortir. Dans le pire des cas, que représentaient quelques bestioles de la forêt à côté des mangemorts qui les séquestraient depuis des mois ? Il y avait de quoi relativiser quant à la forêt interdite qu’on leur avait vendue comme étant la pire option possible lorsqu’il était en première année. Il n’aurait jamais osé y mettre les pieds à l’époque, mais depuis, la seule source de distraction de cette école consistait à faire ce qui ne plaisait pas à la direction. « Alors Izzie-chéri, tu renonces dès maintenant ou tu préfères y aller quand même ? » L’adolescent finit mine de réfléchir, saisissant son menton entre son pouce et son index, parant son visage d’une intense réflexion. Comme s’il y avait besoin de tergiverser plus longtemps, bien sûr qu’il se ferait un plaisir de l’accompagner ! Les portes du château n’étaient pas encore fermées, mais il faudrait envoyer ailleurs les mangemorts de l’entrée. « Si je renonce ? Laisse faire le maître en la matière, t’auras tout le loisir de m’admirer autant que tu veux après ça ! » Saisissant sa baguette, Isidore murmura la formule de lévitation dans l’optique de faire voler jusqu’à l’entrée de la grande salle un sachet de poudre d’obscurité. Une fois ce dernier parvenu jusqu’aux portes, il effectua un coup sec de baguette pour projeter l’objet suffisamment violemment contre le mur pour qu’il s’y explose, et répande la poudre. Une fois ceci fait, quelques exclamations d’indignation se firent entendre, et les deux mangemorts qui surveillaient l’entrée se précipitèrent pour faire l’état des lieux. Puisque la diversion avait fonctionné, mieux valait ne pas perdre de temps… saisissant le poignet de Sinéad, Isidore s’élança vers l’entrée, veillant à ce que l’attention de leur geôliers soit occupée, et franchit le pas de la porte. « Cours, cours ! » adressait-il à son attention sans se retourner, mais lui accordant suffisamment de confiance pour savoir qu’elle tiendrait bien le rythme. Ils avaient réussi leur coup ! Maintenant, il s’agirait de survivre dans la forêt en prouvant à l’autre qu’ils étaient bien au-delà de ces prétendus dangers motels.
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mer 8 Fév - 13:43


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Elle n’avait jamais vraiment su si elle devait considérer Isidore comme son ami ou si c’était simplement leur goût du risque qui les rapprochait. En dehors de leurs nombreuses bêtises, ils n’avaient jamais partagé tant de choses que ça mais Sinéad avait tout de même l’impression de le connaitre comme un ami proche ou quelque chose qui se rapprocherait de ce statut. Et puis, ses sentiments envers lui variaient en fonction des situations. Parfois, elle le considérait comme un ami et ils s’entendaient à merveille, mais lorsque leur rivalité prenait le dessus, elle imaginait tout un tas de moyens de torture qui pourraient lui convenir à merveille. Pour ne pas avoir à se poser la question sur le statut du jeune homme, elle avait fini, il y a bien longtemps, par le ranger dans la case « indéterminé ce qui lui permettait tout simplement de ne pas avoir à réfléchir à tout ça. De toute façon, réfléchir ce n’était pas forcément son truc en général, surtout lorsqu’il s’agissait de relations humaines. Pour parvenir à agir au mieux avec les gens, il lui faudrait certainement un guide, voire un décodeur d’émotions et pour le coup, ça n’existait pas encore sinon elle en aurait sûrement été la première informée. « Arrête, j’suis déçu du coup. Mais rassure-moi, j’aurais encore mes chances hein ? J’suis adorable comme garçon tu sais. » La rouge et or leva les yeux au ciel, absolument pas perturbée par le fait qu’il lui demande si éventuellement il pourrait y avoir quelque chose de possible entre eux. C’était un peu comme si son frère la demandait en mariage, ça lui paraissait totalement ridicule. Isidore n’était pour elle qu’Isidore, justement et elle n’envisageait rien avec lui, ni avec personne d’autre d’ailleurs ce qui facilitait grandement sa réflexion en matière de relation amoureuse. « Pour que tu aies encore tes chances, il faudrait que tu en aies eu au depart et je suis désolée de t'apprendre que ça n’a jamais été le cas, reprends-toi un peu voyons, je te préfère quand t’es pas une guimauve. » En fait, elle aimait bien l’idée qu’Isidore soit le premier à venir la voir pour toutes les conneries possibles et imaginables et qu’elle soit même la première à qui il s’adressait pour ce genre de choses, mais ça s’arrêtait là et elle n’aimait pas trop l’idée qu’il puisse se poser plus de questions que ça. Avec un peu de change, il rigolait, mais elle était trop une quiche relationnelle pour se rendre compte du degré d’humour qu’il y avait dans ses paroles.

« Ouuuuh, c’est moi qui tremble maintenant ! Et dis-moi, est-ce que tu feras toujours la fière une fois qu’on sera dans la forêt ? J’ai entendu dire qu’un des élèves se transformait en loup-garou la nuit. Faudrait qu’on essaie de le croiser, je suis sûr que ça collera parfaitement entre vous. » Comme si la forêt interdite avait déjà pu lui faire peur, il lui arrivait tellement souvent de s’y rendre qu’elle ne craignait pas franchement d’y être. Bon, il lui était aussi arrivée de se faire sermonner un certain nombre de fois parce qu’elle n’avait pas toujours été spécialement discrète et qu’elle avait aussi réussi à se faire prendre bien trop souvent à son goût mais ce n’était clairement pas à elle que cette forêt aller faire peur. Elle avait tellement l’habitude de vivre en pleine nature qu’elle ne s’était jamais vraiment posé la question des dangers potentiels qui pourraient se trouver dans cette fameuse forêt. De toute façon, ses grands-parents lui avaient montré tellement de choses qu’elle pourrait trouver dans la nature, qu’elle se sentait capable de s’en sortir dans n’importe quelle situation. Peut-être avait-elle un peu trop confiance en elle pour le coup mais jusqu’ici, aucun événement néfaste n’était venu la contredire. « T’inquiètes pas, ça ira très bien pour moi, par contre je t’ai pris des sous-vêtements de rechange, je pense que tu en auras besoin. » Le nargua-t-elle en souriant loin de se formaliser à l’idée de rencontrer ce fameux élève loup-garou. Au pire, elle courait vite, Perrin lui avait toujours dit qu’elle était douée pour ça. Bon, bien sûr, ça ne lui permettrait sûrement pas d’échapper à un loup mais si elle courait plus vite qu’Isidore, le jeune homme serait la première victime et elle aurait le temps de s’enfuir. Serait-elle capable d’abandonner le Serpentard ? Certainement pas, mais elle avait au moins une issue envisageable dans le cas où la situation deviendrait critique. « Si je renonce ? Laisse faire le maître en la matière, t’auras tout le loisir de m’admirer autant que tu veux après ça ! » La jeune fille ne put que rire de bon cœur. Ben voyons, le maitre carrément ? Il ne manquait pas de culot ce garçon. « Je sens que je vais bien rigoler, j’ai hâte de voir ce que le maitre me prépare. » Lui répondit-elle sur un ton bourré d’ironie.

Et elle n’allait pas être déçue du voyage puisque pour masquer leur fuite vers la forêt, Isidore avait choisi une manière plutôt extravagante, le genre de chose qui ne passe pas franchement inaperçue alors que c’était justement ce qu’ils voulaient, passer inaperçu. Mais ça avait au moins le mérite d’être efficace, elle ne pouvait pas lui reprocher ça. Lorsqu’il lui saisit le poignet pour l’entrainer avec lui dans sa course folle, elle aurait bien aimé lui dire qu’elle était capable de marcher toute seule et qu’elle n’avait pas besoin de son aide, mais ce n’était pas franchement le moment de jouer les difficiles. Elle le suivit donc, fermant les yeux par moments pour éviter qu’ils piquent à cause de l’espèce de brume qui s’était répandue et les rouvrant quasiment aussitôt pour voir où est-ce qu’elle marchait. « Cours, cours ! » Non, sans blague. Et dire qu’elle avait prévu de faire tout le trajet en marchant sur les mains… Il la prenait un peu pour une idiote parfois, quand même. Cependant, le moment était vraiment mal venu pour lui faire des reproches et elle courut à sa suite sans même chercher à le dépasser ce qui était une grande première. Lorsqu’ils traversèrent le parc à toute allure, elle prit la peine de sortir sa baguette pour lancer un charme d’oblitération destiné à effacer leurs empreintes de pas dans la neige. En courant, ce n’était pas super facile, mais c’était un sort qu’elle maitrisait plutôt bien parce qu’elle l’avait utilisé à de nombreuses reprises. Il fallait maintenant prier pour qu’aucun sbire de Blackman ne soit de sortie dans le parc, parce qu’ils étaient sacrément à découvert pour le coup, mais ils ne pouvaient pas franchement faire autrement. Ils prenaient encore plus de risques en sachant qu’il était tout à fait possible qu’on les observe par une fenêtre du château mais Sinéad avait pris soin de serrer sa capuche au-dessus de sa tête pour masquer sa chevelure rousse qui aurait certainement pu mettre la puce à l’oreille de certains curieux. Ils ne s’arrêtèrent qu’en arrivant à l’abri des arbres. Sinéad était à la fois heureuse d’avoir réussi à déserter aussi facilement mais aussi inquiète à l’idée qu’on ait pu les suivre jusqu’ici. Certes, elle avait masqué leurs empreintes mais pas eux tout entier et ils avaient très bien pu être suivis. Elle appuya son dos contre un arbre et resta silencieuse quelques secondes pour pouvoir reprendre son souffle. « Depuis quand ils gardent les portes du hall, je croyais qu’on avait encore le droit d’aller dans le parc, c’est à cause de l’heure ? » Peut-être qu’il y avait un couvre-feu pour ça aussi mais elle en avait toujours eu tellement rien à faire du règlement qu’elle ne le connaissait vraiment pas par cœur. Oups. « En tout cas, c’était bien joué, je suis étonnée que tu aies réussi à penser à ce stratagème tout seul. » Reprit-elle, histoire de lui faire un compliment qui ne soit pas trop un compliment quand même. « Alors il est où ton loup garou ? » Parce que c’était ça qu’ils étaient venus chercher à la base, non ? Elle n’allait pas le lâcher avec cette histoire.

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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Lun 13 Fév - 18:39


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Combien on parie ?


« Pour que tu aies encore tes chances, il faudrait que tu en aies eu au depart et je suis désolée de t'apprendre que ça n’a jamais été le cas, reprends-toi un peu voyons, je te préfère quand t’es pas une guimauve. » Isidore haussa un sourcil faussement dédaigneux en se désignant lui-même du doigt, comme s’il était absolument inconcevable qu’il puisse ne pas avoir de chances avec qui que ce soit dans cette école. Ce qui était faux bien entendu, et il en avait parfaitement confiance. Avant de commencer à sortir avec Savannah et de fricoter avec Anoushka, il avait son compte de râteaux, notamment lorsqu’il avait eu le culot en seconde année de demander à une fille carrément canon et bien plus âgée de Gryffondor de bien vouloir l’accompagner au bal de Noël, par une lettre soigneusement rédigée, qui avait eu droit à un retour gratuit à l’expéditeur. La déception avait été présente, mais Isidore savait pertinemment qu’il prenait le risque de perdre quand il jouait. Heureusement, il ne rencontrait pas ce genre de problèmes avec Sinéad, qui était certes une très bonne amie, mais pas suffisamment pour envisager un jour de partager des détails intimes avec elle. Il devait bien avouer que ses tâches de rousseur lui donnaient un petit charme, mais elle n’était pas son style de fille, ce qui les arrangerait bien tous les deux. L’idée de s’imaginer partager une proximité plus étroite que celle qu’ils avaient actuellement était plus que gênante, et il se voyait très mal cesser d’inviter la Gryffondor à faire n’importe quoi dans l’école pour à la place la convier à un dîner aux chandelles. Quelle horreur… De toute manière, il n’y avait qu’à lui proposer ce genre d’activités pour le faire fuir à toutes jambes, et même si les terrains minés entre eux étaient nombreux, il préférait bien davantage la relation qui l’unissait à Sinéad plus que toute autre idée plus ambiguë. L’heure à laquelle ils se retrouveraient à s’envoyer des objets et des couverts à la figure en s’insultant de tous les noms était certainement très proche, mais jusqu’ici, ils se supportaient bien après tout. Et Isidore devait bien reconnaître qu’il avait tout à fait hâte du jour où il parviendrait à rendre la jeune fille morte de frousse. Le défi était compliqué à relever étant donné qu’elle n’avait pas froid aux yeux, c’était un fait avéré, mais il ne renoncerait pas aussi facilement !

« Tu sais que c’est impossible, je suis un grand romantique dans l’âme. Mais je m’efforcerais de m’en remettre. Et si une de tes copines est volontaire pour m’y aider, n’hésite pas à leur en toucher deux mots. »

Il se délectait déjà d’avance de sa réaction tandis qu’il lui laissait le plaisir d’avoir un bisou de bonne nuit de la part de son jumeau, si ça n’était pas adorablement attentionné de sa part ça. En vérité, il l’enviait un peu d’avoir sa famille à proximité… même si les courriers tant affectueux que moralisateurs de la part sa mère étaient nombreux, ce n’était pas pareil que de pouvoir compter sur un frère. Et celui qui aurait pu en remplacer un, c’était Spencer, qui se trouvait comme Savannah, aux cachots. Ashley y moisissait toujours sans parler des punitions dont elle pâtissait régulièrement… L’idée de se savoir séparés d’eux le rendait souvent amer… Et c’était tout de même une aubaine que Sinéad soit toujours partante pour diverses expéditions, sinon il mourrait probablement d’ennui avant la fin de l’année, sachant que l’équipe de Quidditch était pour l’heure complète et que les cours l’intéressaient autant qu’un aller simple pour le purgatoire. « T’inquiètes pas, ça ira très bien pour moi, par contre je t’ai pris des sous-vêtements de rechange, je pense que tu en auras besoin. » Quelle charmante attention de sa part, vraiment… elle pouvait bien trouver qu’il la cherchait parfois, mais elle se débrouillait bien de son côté à elle également… En réalité, il jouait abusivement de ce rôle d’explorateur sans peurs. Il avait ses limites, et les connaissait au moins suffisamment pour savoir qu’un brin de conscience le rattrapait tout de même en situation de danger. Il avait même des chances que ce soit elle, la plus courageuse des deux… Mais le jeu consistait justement à ne jamais lui laisser l’occasion de le lui prouver, et pour l’heure, la partie était suffisamment divertissante pour qu’il ait envie de continuer d’y jouer des cartes.

« Sin’, c’est gênant ! Je sais qu’on se connait bien, mais ce prétexte vaseux pour me demander de me changer devant toi me met un peu mal à l’aise… contrôle-toi je te prie. » répliqua-t-il d’un air faussement choqué.

Et c’était d’autant plus risible qu’il était certain que la Gryffondor aurait été bien incapable de chercher à l’aguicher de cette manière… Mais il était dans la nature-même de leur relation de se chercher constamment, donc Isidore ne voyait pas pourquoi il aurait manqué une occasion pareille. En attendant, il s’agissait de passer aux choses sérieuses, et la suite se déroula très rapidement. En une minute à peine de mouvements et d’exclamations de surprise, les deux adolescents avaient gagné l’extérieur, et échangeaient des répliques sur un ton de défi, à peine essoufflés.
« Je sens que je vais bien rigoler, j’ai hâte de voir ce que le maitre me prépare. Depuis quand ils gardent les portes du hall, je croyais qu’on avait encore le droit d’aller dans le parc, c’est à cause de l’heure ? » Ça, il n’en avait aucune fichue idée, de toute manière, en ce moment, des mangemorts étaient pratiquement postés dans tous les couloirs et à l’entrée de tout le domaine, et il ne comptait pas s’attarder pour leur demander si ça ne les dérangeait pas trop qu’ils s’autorisent une excursion dans la forêt interdite à l’heure de remonter dans leurs dortoirs. Ce genre de provocation marchait avec le concierge, mais pas avec quelqu’un susceptible d’appuyer sa baguette sur sa trachée pour le menacer d’un sortilège impardonnable s’il s’avisait de jouer un peu trop au plus malin.

« J’en sais rien, j’ai une tête de garde-chasse selon toi ? J’vais pas retourner à l’intérieur pour leur demander. » répondit-il en jetant un oeil furtif au château. « Mais ouais, c’est sûrement à cause du couvre-feu. Ils s’imaginent sans doute qu’on est plus faciles à surveiller après avoir ingurgité un bouillon de poule à sept heures et avoir regagné nos plumards pour lire les Contes de Beedle le Barde. »

« En tout cas, c’était bien joué, je suis étonnée que tu aies réussi à penser à ce stratagème tout seul. Alors il est où ton loup garou ? » Pour que loup garou il y ait, encore aurait-il fallu qu’il ait existé… mais on ne demandait pas à cette forêt autre chose que de donner l’impression qu’elle en abritait des meutes entières. Et l’atmosphère effrayante, le contre-jour des branches griffues sur le ciel qui s’assombrissait, le croassement des corbeaux et les racines fourchues qui sortaient de terre contribuait parfaitement à refroidir quiconque viendrait s’y aventurer. Ce chemin parcouru d’embuches avait un côté effrayant, mais pas suffisamment pour faire rebrousser Isidore et Sinéad, dont la mise en compétition venait tout à coup de commencer, à compter du moment où ils avaient franchi l’orée. Il s’agirait de définir qui tiendrait le plus longtemps avant de se rendre compte dans quelle galère ils s’étaient fichus tous les deux… On ne disait pas de se tenir à l’écart de la forêt interdite aux premières années pour leur faire peur, mais bel et bien parce que ceux qui seraient moins rapides que les spécimens sur lesquels ils tomberaient prenaient le risque de finir paralysés à vie sur un lit d’infirmerie, dans le cas où ils avaient de la chance. Ou, dans le cas où ils tombaient véritablement sur un loup-garou, ils ne seraient plus là pour en témoigner.

« Fais moins la maligne O’Riordàn, tu seras bien contente quand dans ma bonté suprême j’accepterais de jouer les gardes du corps parce que le loup-garou te trouvera à son goût. » lança-t-il sur un ton de défi. « C’est par là je crois. »

Il ne croyait rien du tout, en réalité la direction qu’il indiquait avait été choisie par le plus grand des hasards, mais personne ne demandait après tout que cette histoire de loups-garous soit vraie après tout. C’était en revanche un bon prétexte pour passer une très bonne soirée à cavaler dans les bois, en se retournant parfois avec effroi au moindre craquement de branche, et s’accuser mutuellement d’en être l’origine. Ils allaient bien s’amuser, et si le danger survenait à un moment donné… Et bien ils improviseraient. Ça ne pouvait pas être pire qu’à l’intérieur du château de toute manière si ?
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mer 1 Mar - 16:31


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Isidore & Sinéad

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Isidore était probablement un cas qui méritait une étude approfondie de la part d’un scientifique ou même d’un sociologue. Il réussissait tout de même l’exploit d’être aussi insupportable, imbuvable et chiant qu’attachant. Souvent, elle pouvait avoir en un quart de seconde autant envie de lui faire un câlin que de lui mettre une énorme claque pour l’aider à y voir plus clair et remettre en place son égo surdimensionné. Il était incroyable et pas forcément dans le bon sens du terme. Enfin, elle pouvait crier haut et fort qu’elle ne l’appréciait pas et qu’il l’insupportait, ça resterait très peu crédible compte tenu du fait qu’elle passait tout son temps à ses côtés. Enfin, tout son temps, peut-être pas quand même, mais il lui arrivait comme aujourd’hui de lui consacrer une bonne partie de ses journées. Pourtant, elle aurait certainement dû fuir ses piques, ses vannes parfois ridicule et sa trop grande gueule qui lui tapait sur le système, à croire qu’elle était maso ou pire, qu’elle aimait peut-être bien ça finalement. Malheureusement pour Sinéad, la deuxième option était à envisager très sérieusement, elle ne pouvait nier qu’elle appréciait la compagnie du jeune homme, sa désinvolture parfois tellement évidente qu’elle en était troublante et sa facilité à foncer vers le danger sans prendre le temps de se protéger. Toutefois, même si elle lui reconnaissait de nombreuses qualités, parler d’amour n’en faisait clairement pas partie, pour le coup, il était juste ridicule. « Tu sais que c’est impossible, je suis un grand romantique dans l’âme. Mais je m’efforcerais de m’en remettre. Et si une de tes copines est volontaire pour m’y aider, n’hésite pas à leur en toucher deux mots. » Un grand romantique ? Lui ? Bien sûr ! Autant confier un vase en porcelaine à un marsupilami. Il ne savait clairement pas parler aux filles et devait se prendre un nombre incalculable de râteaux, le pauvre garçon. « T’es un grand malade, pour rien au monde je n’infligerais ta présence à mes copines. » Lui répondit-elle en le dévisageant d’un air hautain qui lui allait très mal. Mépriser les autres ne faisait clairement pas partie de ses habitudes, même quand il s’agissait d’Isidore. Ils ne pouvaient pas s’empêcher de se chercher constamment, c’était plus fort qu’eux, même lorsqu’il s’agissait d’être discret pour filer en douce, il fallait qu’ils prennent le temps de se taquiner mutuellement, s’obstinant à tenter d’établir un rapport de force qui ne pourrait pourtant jamais exister entre eux. « Sin’, c’est gênant ! Je sais qu’on se connait bien, mais ce prétexte vaseux pour me demander de me changer devant toi me met un peu mal à l’aise… Contrôle-toi, je t’en prie. » La jeune fille éclata de rire. Comme si elle avait pu avoir envie un jour de voir Isidore à poil, ou n’importe quel garçon d’ailleurs. Pourquoi faire ? Elle n’en avait clairement pas besoin pour son équilibre et ça ne faisait absolument pas partie de ses ambitions actuelles. « Tu veux que je fasse des cauchemars, c’est ça ? Par pitié lorsque tu auras besoin de te changer, tu auras la gentillesse de dissimuler ta nudité derrière un arbre. Comme tu n’es pas bien épais, n’importe lequel devrait faire l’affaire. » Et puis quoi encore ! Franchement, elle ne voulait voir ça pour rien au monde et il fallait absolument qu’il se rentre ça une bonne fois pour toute dans la tête.

Leur course en dehors du château s’était plutôt bien passée en fin de compte et malgré les méthodes plutôt étranges employées par le jeune homme, Sinéad devait reconnaitre qu’il avait eu un certain talent pour le coup. Ils avaient évité les ennuis et allaient pouvoir se balader à travers la forêt pendant toute la nuit ce qui enthousiasmait clairement la jeune fille. A dire vrai, elle était plutôt fière qu’Isidore ait pensé à elle pour cette escapade et pas à un de ses amis, elle allait pouvoir lui montrer de quoi elle était capable, d’autant plus qu’elle serait totalement dans son élément. « J’en sais rien, j’ai une tête de garde-chasse selon toi ? J’vais pas retourner à l’intérieur pour leur demander. Mais ouais, c’est sûrement à cause du couvre-feu. Ils s’imaginent sans doute qu’on est plus faciles à surveiller après avoir ingurgité un bouillon de poule à sept heures et avoir regagné nos plumards pour lire les Contes de Beedle le Barde. » La jeune fille leva les yeux au ciel. Toujours aussi désagréable celui-là, même lorsqu’il s’agissait de répondre à une simple question totalement anodine. Mais bon, elle ne lui en tenait pas rigueur, son ignorance était certainement ce qui le poussait à être aussi agressif d’un seul coup et puis, elle n’était pas rancunière de toute façon. « Ça m’étonnerait qu’ils embauchent des garçons aussi trouillards comme garde-chasse, je suis sûre qu’ils font passer plein de tests et que tu les aurais tous ratés, t’es fait pour une profession un peu plus intellectuelle, le genre de truc où tu restes assis toute la journée derrière un bureau. » Elle avait dit ça comme si c’était la pire insulte qui pouvait exister alors qu’en réalité, elle n’avait rien contre les personnes qui préféraient travailler avec leurs têtes plutôt qu’avec leurs mains. Il fallait de tout pour faire un monde et même si elle savait que de son côté, son envie d’aventure et de liberté ne lui permettrait pas de rester toute la journée assise sur une chaise, elle ne pouvait pas se permettre de critiquer ceux qui prenaient cette décision. « J’espère pour toi que tu ne viens pas de me décrire une de tes soirées lambda, parce que c’est carrément triste.. Tu dois te faire chier dans la vie, mon pauvre. » Se coucher à dix-neuf heures ? Pourquoi faire ? A cette heure-ci, ils avaient encore la soirée devant eux et donc la possibilité de faire plein de choses différentes, dont rattraper les devoirs qu’elle n’avait pas pris le temps de faire. Elle avait remarqué par un étrange hasard qu’elle était particulièrement efficace entre vingt-trois heures et minuit. « Fais moins la maligne O’Riordàn, tu seras bien contente quand dans ma bonté suprême j’accepterais de jouer les gardes du corps parce que le loup-garou te trouvera à son goût. C’est par là je crois. » Encore une fois, la jeune fille ne put s’empêcher de rire. Elle n’avait absolument pas peur d’aller dans la forêt interdite et si elle avait eu besoin de quelqu’un pour la protéger, ce ne serait probablement pas à Isidore qu’elle aurait pensé en premier. « Sois gentil, essaie déjà de te protéger toi-même, je suis assez grande pour m’aider moi-même. » Bon, si elle se retrouvait réellement en face d’un loup-garou cette affirmation serait sans doute un peu moins vraie, mais bon, elle ne pouvait pas se permettre d’avoir l’air faible devant son ami, elle avait une guerre de pouvoir à gagner contre lui.

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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Dim 5 Mar - 16:17


Combien on parie ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« On se retrouve tout à l'heure. » C'est tout ce que je balance à Milo avant de me lever de table où j'abandonne sans regret un repas auquel j'ai à peine touché. Mon estomac ne coopère pas. Plus, du moins. Je me sens mal dès que je fous les pieds dans la Grande Salle. Trop de monde, trop de risques, trop de souvenirs, trop de tout. Je ne supporte plus les repas pris ici. Alors, en général, je les expédie vitesse grand V et disparais aussi vite que je suis arrivé. Et ce soir, j'ai encore plus envie de me dépêcher que d'habitude. Il n'est pas seulement question de rejoindre mon dortoir et d'attendre que le temps passe. Je ne prétends pas que ça n'est pas agréable, bien au contraire, c'est sûrement le meilleur moment de chaque journée, le seul où je me sens à peu près tranquille, mais pour l'instant, j'ai mieux à faire. Rejoindre les serres, par exemple. Pas follement de mon plein gré, qu'on se le dise, mais ça tient presque de la question de vie ou de mort. J'y ai oublié mon appareil photo à la fin de l'heure de soutien qu'elle avait accepté de me filer et je m'en suis rendu compte que trop tard. Juste avant de venir ici. J'ai été voir la professeur juste avant de m'asseoir et lui ai balancé avec un air visiblement convaincant et désespéré que j'avais oublié mon livre et que je devais absolument réviser. C'était un mensonge, bien sûr, mais je suis un élève assez sérieux pour que ça passe tout seul. Et c'était bien plus difficile de me refuser de travailler que de me refuser de récupérer mon jouet. Alors elle a griffonné une autorisation à filer aux Mangemorts qui gardaient l'entrée et m'a intimé de me dépêcher. Comme si j'avais vraiment l'intention de passer la nuit à flâner dehors ! Elle s'était trompée de blaireau, sérieusement ! Je quitte finalement la Grande Salle sans un regard et me dirige d'un pas pressé vers les gardes. Je leur tends le papier sans un mot, l'un d'eux me fait signe d'y aller, ce que je fais sans demander mon reste. Je dévale les marches et m'enfonce de quelques centimètres dans la neige. Je sens leur regard qui s'attarde sur moi alors je presse le pas. Sérieusement, je ne vais pas m'enfuir. On peut aller nulle part de toute façon ! Je récupère juste mon appareil et je rentre. Qu'ils me fassent confiance, jouer les aventuriers en pleine nuit, c'est pas franchement mon délire !

Je mets quelques minutes à arriver jusqu'à la porte de la serre. Je pose la main sur la poignée, pousse, tire, mais rien n'y fait. Elle ne s'ouvre pas. Sérieusement ?! Elle aurait pu filer la clé, au moins ! Je sors ma baguette de ma poche et en pointe la serrure. « Alohomora. » Contre toute attente, c'est une réussite ! Une fierté idiote s'empare de moi alors que je laisse la serre se refermer derrière moi. La serrure cliquette bizarrement et je comprends sans trop de mal que ça vient de se reverrouiller. Ok, c'est une réussite moyenne, tout de même... La fierté retombe aussitôt. Tant pis. De toute façon, je ne suis pas là pour jouer les apprentis sorciers. On sait que je suis nul, pour ça. Je traverse la pièce. Tout est silencieux, c'est un peu oppressant. J'observe distraitement les plantes qui m'entourent tout en avançant vers la table que j'avais occupé un peu plus tôt. Le soulagement est immense lorsque je remets enfin la main sur mon appareil. Personne n'y a touché (normalement) tout va bien. Je remonte mon sac sur mon épaule alors que l'odeur familière de la maison se fait sentir. Je sens mon cœur qui bat un peu plus fort. On dirait le parfum de ma mère, c'est troublant. Je n'écoute pas les cris de mon esprit qui me supplie de faire demi-tour et de rentrer et vais voir ce que c'est. La lumière tombe paresseusement sur une plante à pipaillon, éclairant bizarrement ses fleurs bougeant au rythme d'un vent qui n'existe pas. Et il n'y a aucun doute possible, l'odeur vient de là. J'inspire une grande bouffée de ce parfum rassurant mais, avant que je n'aie le temps de faire demi-tour, je sens quelque chose qui se glisse autour de mon poignée. Une espèce de tentacule verdâtre me tient. Je tire un peu pour me dégager mais rien n'y fait. L'opération se tente de se reproduire autour de mon cou mais j'ai le réflexe de m'éloigner d'un bond. La panique me tombe dessus comme le malheur sur le monde, me poussant à tirer toujours plus fort sur le lien qui me retient, le poussant, lui, à resserrer son emprise. De l'autre main, je cherche à tâtons quelque chose qui pourrait me sortir de là, n'importe quoi. L'idée d'utiliser ma baguette ne me traverse même pas l'esprit. Au bout de quelques secondes qui me paraissent durer une éternité, mes doigts se referment sur un manche. Je ne sais pas ce que c'est mais ça fera l'affaire ! Et le hasard semble d'accord avec moi puisque c'est un sécateur qu'il a mis sur mon chemin. Les lames se referment sur la plante et en moins de temps qu'il n'en aurait fallu pour le dire, la porte se referme sur moi. J'ai fui. Lâchement. Bêtement. Et par la mauvaise porte en plus... Je fais peser tout mon poids sur la frontière entre le monde et l'Enfer, reprenant mon souffle tant bien que mal. Mon cœur bat à tout rompre, je tremble, je me sens mal. Cette plante a essayé de me tuer ! Elle était prête à m'étrangler !

Il me faut un moment pour me reprendre. Un moment pendant lequel des voix s'élèvent pas loin. Pas des voix d'adulte, rien à voir avec les Mangemorts ou les professeurs. D'autres élèves. Ici. Ici où, d'ailleurs ? Devant mes yeux, il n'y a plus le parc et je ne vois même pas le château. Que des arbres. Des arbres à perte de vue. Non seulement je manque de me faire assassiner par des plantes et comme si ça ne suffisait pas, je me retrouve à deux pas de la Forêt Interdite ! Il faut faire le tour de la serre, maintenant. J'ai dû passer par derrière sans le vouloir. Faire le tour, oui, mais de quel côté ? Si c'est pour m'éloigner du château, non merci ! Je reconnais que je regrette un peu mon idée. J'aurais dû me dire un truc du genre « tant pis, je viendrai demain matin, c'est pas perdu de toute façon » mais non, ç'aurait été trop beau. Un soupir m'échappe alors que je me redresse. Bon, je pars du côté d'où viennent pas les voix. Au pire, ça m'évitera de tomber sur des bourreaux potentiels. On est jamais trop prudent. Manque de chance, je n'ai pas le temps de faire un pas qu'un grattement se fait entendre entre les arbres. Je me fige, mon sang se glace. Il y a quelque chose là-dedans. Quelque chose de pas loin. Quelque chose de probablement dangereux sans quoi la forêt ne serait pas interdite du tout. Derrière moi, la porte avec la plante meurtrière. Devant moi, les arbres avec la créature qui doit l'être tout autant. J'ai probablement pâli. J'ai froid, en tout cas. Et rien à voir avec la neige ! Tant pis pour la prudence, je change d'avis et suis les voix. Au moins, s'il y a un truc qui veut me bouffer, j'aurais peut-être le temps de lui filer quelqu'un d'autre à se mettre sous la dent ! C'est comme ça que je me retrouve à longer les arbres, filant droit vers un danger potentiel en espérant en éviter un autre. Je vous ai déjà dit que je détestais très (très très) souvent les choix qui s'offraient à moi ? Et bien ce soir, ça le confirme totalement ! Je me dépêche, la neige crisse sous mes semelles, les températures basses de cette fin de journée aident la peur à me frigorifier. Rapidement, je crois apercevoir deux silhouettes, entre les troncs. Deux silhouettes humaines, probablement rien à voir avec le monstre qui m'attendait de l'autre côté. Je ne sais pas qui c'est, je m'en fiche, je continue juste d'avancer dans leur direction jusqu'à ce que je sois assez proche du château pour pouvoir rentrer sans risque. Enfin... Si ça arrive un jour...
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Dim 12 Mar - 23:11


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« Ça m’étonnerait qu’ils embauchent des garçons aussi trouillards comme garde-chasse, je suis sûre qu’ils font passer plein de tests et que tu les aurais tous ratés, t’es fait pour une profession un peu plus intellectuelle, le genre de truc où tu restes assis toute la journée derrière un bureau. »

Isidore leva les yeux au ciel tout en continuant de progresser . Il sentait le contact de l’herbe humide sur ses chevilles nues, mais la sensation de plénitude qu’il éprouvait en retour n’avait pas son pareil. C’était comme si rien de tout ce qui s’était passé ces dernières semaines n’avait existé. Comme si des mômes n’étaient pas torturés dans l’immense bâtisse qu’ils quittaient, comme s’il n’avait jamais reçu le Doloris. Il se demandait encore ce qui le retenait à l’intérieur… Il n’avait pas de famille ici contrairement aux autres. Il avait toujours le loisir de plier bagages, de hisser son sac à dos, et de partir camper dans les bois pour une durée indéterminée. Il ne dormirait certainement pas tranquille, devrait affronter des difficultés de survie plus ardues encore que celles auxquelles les nés-mordus faisaient actuellement face, mais tant pis, il s’imaginait qu’il pourrait s’y faire au bout d’un moment, ce serait toujours mieux que de devoir jouer à l’écolier. Néanmoins, l’idée d’abandonner Spencer et Savannah lui était insupportable. Alors il restait. Allait en cours, en revenait, se préparait à passer des BUSEs qu’il n’était même plus certain de vouloir obtenir, se retrouvait avec des exposés supplémentaires pour pallier à son manque de discipline… Sinéad avait peut-être raison de penser qu’il n’avait aucun avenir. Son ambition de rejoindre la justice magique était plus que jamais nébuleuse, et même son idée d’ouverture de pâtisserie avait tendance à vaciller sur le plan de la réalité. Mais il ne la laisserait pas l’emporter au paradis pour autant : « Je suis pas sûr que ça m’intéresse, j’ai d’autres projets un peu plus stimulants. » lança-t-il sans s’étendre davantage. Peut-être parce qu’il n’y avait pas grand chose à avancer. « Et toi ? Quoi de prévu après avoir tout bien passé tes ASPICs, rejoint l’université, peut-être obtenu un poste au ministère pas trop mauvais et te retrouver coincée entre le boulot et deux mouflets à la maison ? » demanda-t-il sur le même ton provocateur. Pour le coup, c’était un peu gratuit, mais c’était elle qui l’avait cherché. Surtout que ça ne ressemblerait pas beaucoup à Sinéad de se retrouver partagée entre une vie d’employée imbriquée à celle d’une femme au foyer. Son tempérament plus sauvage laissait sous-entendre qu’elle était destinée à d’autres ambitions de vie.

« J’espère pour toi que tu ne viens pas de me décrire une de tes soirées lambda, parce que c’est carrément triste.. Tu dois te faire chier dans la vie, mon pauvre. »

Qu’elle était agaçante… Elle ne pouvait pas s’arrêter cinq minutes ? Il lui demanderait son avis sur son existence lorsque ça l’intéresserait. D’autant plus qu’il ne faisait pas simplement référence à son quotidien, mais à celui qu’ils étaient obligés de subir depuis l’installation de Blackman. Toute infraction au règlement, même si elle impliquait de sortir à peine de leur salle commune, était sévèrement punie. Et s’ils ne voulaient pas que les nés-moldus, ou leurs proches, aient à pâtir de leurs incartades, il fallait se montrer discret. Et Sinéad le savait tout autant que lui : c’était elle qui avait dirigé ce mouvement pour aller aider son frère, malgré leur échec cuisant. Ils ne devaient pas s’arrêter de vivre pour autant, mais cette fois, prudence était de mise. Et il n’était pourtant pas un spécialiste, comme il avait pu le démontrer avec l’utilisation de sa poudre d’obscurité, mais avait conscience des retombées de ses actes. La prochaine fois, après Chuck, Phoebe et Milo, ce seraient Ashley, Spencer et Savannah qui recevraient la punition à sa place… « J’ai d’autres occupations chérie. Qui impliquent de passer la soirée ailleurs que dans le plumard de mon frérot adoré. C’est parce que tu fais des cauchemars ? » la regarda-t-il en esquissant une moue faussement désolée. C’était décidément toujours un plaisir de la recadrer lorsqu’elle le cherchait d’un peu trop près. Elle assumait sûrement très bien cette proximité avec son cher frangin pour que ce dernier s’amuse à déclarer à qui voulait l’entendre qu’ils partageaient le même lit, mais c’était une trop belle perche pour ne pas s’en servir.

« Sois gentil, essaie déjà de te protéger toi-même, je suis assez grande pour m’aider moi-même. » Il était déjà en train de réfléchir à la prochaine réplique qu’il lui adresserait, sous-entendant qu’elle se la jouerait certainement un peu moins s’ils rencontraient une quelconque créature des bois susceptibles de disperser leurs viscères un peu partout dans la forêt interdite. Enfin… avant qu’un coup d’oeil en arrière ne lui permette de remarquer quelque chose de suffisamment inquiétant pour le troubler. Dans le ciel mauve qui découpait le décor du château derrière eux, se détachait une silhouette. Quelqu’un allait dans leur direction… il déposa sa main gauche sur le bras de Sinéad, de manière à lui faire part de sa découverte. Déposant un index sur ses lèvres, il orienta son regard vers l’arrière, lui faisant signe de regarder, sans pour autant s’arrêter de marcher.

« Baisse d’un ton. On est pas tout seuls. »

Ce n’était certainement pas un mangemort, il n’en avait pas la carrure, même s’il était un peu loin pour qu’ils le distinguent avec précision. Peu importait, il n’en connaissait pas le motif, si c’était la curiosité, ou la simple envie de les dénoncer pour récolter des points, mais ils étaient clairement suivis… Ce qu'il savait en revanche, c'était qu'ils feraient mieux de s'en inquiéter maintenant, il tira donc sa baguette de sa poche avec discrétion.
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mar 28 Mar - 1:11


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Isidore & Sinéad

Combien on parie ?

Quel que soit le ton de la conversation qu’ils pouvaient avoir, Sinéad ne pouvait s’empêcher de charrier Isidore pour tout et n’importe quoi. Pourtant, ils se rendaient actuellement dans la forêt interdite et ce de nuit ce qui aurait dû les inciter à se serrer les coudes et à faire preuve d’un petit peu plus de sérieux mais ça ne semblait pas du tout fonctionner comme ça entre eux, au contraire. La rouge et or prenait un malin plaisir à tenter de réduire son égo surdimensionné en le rabaissant dès que l’occasion se présentait et le jeune homme n’hésitait pas à répliquer, prenant la mouche comme elle s’y attendait et lui donnant à chaque fois l’occasion de se vexer. Sinéad n’était pas une fille irritable mais le Serpentard savait appuyer là où ça faisait mal et il ne ratait jamais sa cible. Les deux adolescents se connaissaient trop bien pour ne pas réussir à faire sortir l’autre de ses gonds quasiment à chaque fois et toute conversation saine et neutre se transformait inévitablement en règlement de compte avec ou sans bain de sang en fonction de leur humeur du moment. Leur relation amicale conflictuelle devait être un peu difficile à comprendre pour leurs camarades mais Sinéad s’en satisfaisait pleinement, heureuse de partager ce lien fort avec un garçon qu’elle appréciait réellement même s’il ne lui montrait pas souvent et réciproquement, d’ailleurs. « Je suis pas sûr que ça m’intéresse, j’ai d’autres projets un peu plus stimulants. » Il n’était pas étonnant qu’Isidore ne se voit pas enfermé dans un bureau pour le restant de ses jours et elle n’était donc pas particulièrement surprise de sa réponse mais c’était justement bien de l’enquiquiner sur ce sujet précis car elle savait à quel point il aimait ses petits airs d’aventurier. Le condamner à mener une vie plate et peu passionnante risquait de le rendre dingue, en tout cas c’était ce qu’elle espérait fortement. « Ah ouais ? Prouve-le, alors ! C’est quoi ces projets ? » Elle le mettait au défi de lui raconter ses ambitions pour l’avenir avec pour seul objectif qu’il ne se défile pas. A dire vrai, Sinéad était tout simplement curieuse de savoir où il s’imaginait dans cinq ou dix ans, elle avait tellement de mal à se projeter aussi loin de son côté.

Evidemment, le jeune homme ne tarda pas à lui renvoyer l’ascenseur, profitant de cette petite joute verbale pour la reconvertir en mère au foyer ce qui ne manqua pas de faire carrément flipper la Gryffondor. Elle n’imaginait pas du tout comme ça son futur, elle n’imaginait rien du tout d’ailleurs. « Et toi ? Quoi de prévu après avoir tout bien passé tes ASPICs, rejoint l’université, peut-être obtenu un poste au ministère pas trop mauvais et te retrouver coincée entre le boulot et deux mouflets à la maison ? » Elle avait besoin de grand air, d’espaces, de liberté, et surtout pas d’un marie, de mômes braillant en couche-culotte et d’une stabilité professionnelle. L’enfermement actuel au sein de l’école lui permettait de réaliser encore davantage à quel point elle était faite pour vivre en extérieur. « Waow, tu me connais tellement bien ! » Ironisa-t-elle avec un grand sourire. « Tu devrais exploiter le don incroyable que tu as pour cerner les gens, je suis sûre qu’il te sera très utile. » En attendant, elle ne savait pas trop ce qu’elle ferait de sa vie, sûrement rejoindre sa famille et prendre la route avec eux jusqu’à ce qu’une opportunité particulière se présente. Une chose était sûre, elle voulait fabriquer des baguettes, c’était son rêve depuis qu’elle était enfant et rien ni personne ne pourrait la faire abandonner ça. « J’ai d’autres occupations chérie. Qui impliquent de passer la soirée ailleurs que dans le plumard de mon frérot adoré. C’est parce que tu fais des cauchemars ? » Comment était-il au courant de ça ? Il était vrai que depuis l’arrivée de Blackman, Sinéad avait une fâcheuse tendance à rejoindre son frère toutes les nuits pour dormir, elle trouvait sa présence rassurante mais elle ignorait que le Serpentard ait été mis au courant de ses agissements. « Tu m’espionnes maintenant ? Je sais que tu crèves de jalousie et je suis désolée de préférer le lit de mon frère au tien mais j’aurais trop peur que tu aies les mains baladeuses. » Connaissant le côté dragueur d’Isidore, il n’aurait pas été étonnant qu’il tente de la tripoter dans son sommeil.

Un imprévu à proximité mit subitement fin à leurs chamailleries et Isidore prit un air grave qu’elle ne lui connaissait pas. « Baisse d’un ton. On est pas tous seuls. » En effet, ils n’étaient pas tout seul et Sinéad, sans ajouter un mot de plus malgré l’envie qu’elle avait de le reprendre sur son ton plus qu’impératif, suivit le regard du jeune homme pour découvrir qu’une forme humaine semblait se diriger dans leur direction. Isidore avait sorti sa baguette mais Sinéad s’en abstint, se contentant de rebrousser chemin en se dissimulant derrière les arbres pour tenter d’observer le suiveur qui se rapprochait. Quelques secondes d’observation supplémentaires lui indiquèrent qu’il était plus que probable que ce soit un élève et non pas un mangemort sans qu’elle puisse pourtant le déterminer avec certitude. Cependant, la rouge et or avait de toute façon une grande expérience lorsqu’il s’agissait de sous-estimer le danger et de s’attirer des ennuis. « Tu vois, j’ai bien fait de te prendre des sous-vêtements de rechange, t’as l’air d’avoir la trouille. » S’empressa-t-elle de balancer à Isidore avant de s’extirper de sa cachette pour aller le plus normalement du monde au-devant de l’inconnu. Elle était complètement malade. Par chance, en se rapprochant encore davantage, elle constata qu’en effet il n’y avait pas lieu de s’alarmer puisqu’il s’agissait bel et bien d’un élève mais pas n’importe lequel. « T’es le garcon qui a fait fouetter ma copine Joanne. » Déclara-t-elle les sourcils froncés alors qu’elle arrivait à la hauteur du jeune homme. « C’était vraiment pas très gentil. » Le mot était sans doute un peu faible mais dans le monde des Bisounours de Sinéad, les insultes n’étaient prononcées que dans des circonstances exceptionnelles. « T’es perdu ? T’as besoin d’aide ? » Finit-elle tout de même par lui demander comme s’il s’agissait d’un enfant en larmes égaré dans les bois avec un paquet de cookies et non pas d’un garçon plus vieux qu’elle qui, comme la rouge et or, n’avait aucunement le droit d’être ici. « T’es tout pâle. » C’était un euphémisme, il avait la tête de quelqu’un de malade ou de super flippé, il formait un bon duo avec Isidore.

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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mar 28 Mar - 15:29


Combien on parie ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Qu'on soit bien d'accord, je sais que cette idée est à chier. Qui de sensé irait s'amuser à suivre des voix inconnues près d'une forêt où n'importe qui pourrait vouloir enterrer son cadavre, hein ? Bah visiblement moi... J'aurais jamais dû quitter la Grande Salle. Attendre que Milo ait fini son dîner et remonter avec lui, ni plus ni moins. Mon appareil aurait pu attendre. Enfin, si une plante folle n'avait pas choisi entre temps d'en faire son prochain en-cas. Après tout, y'en a bien une qui était prête à me tuer ! Mon cœur s'emballe à nouveau juste à cette pensée. Je déteste les plantes. Je ne sais même pas pourquoi j'ai gardé cette matière ! Enfin si... Je sais. Parce que j'avais la moyenne à ma BUSE et que c'est arrivé tellement peu de fois que j'ai tout pris... J'aurais pu largement m'en passer, de celle-là ! Mais bon, maintenant, j'imagine que c'est trop tard... Alors je continue de marcher dans leur direction. Je ne sais pas qui ils sont et je m'en fiche, qu'on se le dise. Le seul vrai but, c'est de finir par être directement dans l'axe de Poudlard pour rentrer. J'ai rien fait que je n'avais pas le droit de faire, je n'ai rien à me reprocher, je peux donc rentrer tranquille. Ou presque... L'idée d'être mêlé à je ne sais pas quoi de sûrement pas légal ne me rassure pas des masses. On récapitule mon choix : une plante tueuse, un monstre probablement sanguinaire et une punition certainement violente. La mort, la mort ou la souffrance. Génial ! Cette soirée est un cauchemar. Non, non ! Toute cette année est un cauchemar ! Quand je pense aux vacances où juste le camping me paraissait être la chose la plus ignoble de l'humanité... Je signerai sur le champ pour y retourner ! Le pire que j'y ai vécu, c'était une confrontation avec une petite araignée. Rien à voir avec... ça. Tout ça. Les branches craquent sous mes pas, je suis une discrétion désastreuse. Normalement, je m'en sors sans trop de mal. Me faire oublier, depuis quelques temps, j'ai appris à gérer ! Mais pas ce soir. Ce soir, je veux juste me dépêcher, je veux juste retourner en sécurité, je veux juste faire comme si rien de tout ça ne s'était passé. Je tremble un peu. Mes jambes ne sont pas d'une stabilité à toute épreuve. Plus tôt je serai de retour à Poufsouffle, mieux ça sera ! Les voix se taisent. Je m'arrête une seconde. Pourquoi ils parlent plus ? La peur me fait frisonner. Y'a eu un problème ? Un Mangemort ? Le monstre de tout à l'heure ? On est dans la merde ? On va mourir ? J'en sais rien. J'en sais absolument rien. Je me remets en route. Plus vite, cela dit. Je veux vraiment rentrer. Juste rentrer. Pitié...

Je cherche les silhouettes du regard mais plus rien. Ils sont où ?! Ils étaient là y'a deux secondes. Et s'il leur est arrivé un truc ? Je dois faire quoi ? Avertir le corps enseignant ? Même si j'ai pas le droit d'être là ? Enfin, j'ai le droit moyen quoi. J'aurais jamais dû m'éloigner, j'aurais vraiment jamais dû m'éloigner... J'imagine que j'aurais pas le choix. Mais je passerai encore pour un traître si jamais on apprenait que j'avais dit à quelqu'un que j'avais vu des élèves dans la forêt, n'est-ce pas ? Même si c'est pour leur sécurité ou qu'ils sont peut-être en train de se faire bouffer par... par j'en sais rien moi ! N'importe quelle horreur qui vit là-dedans. J'ai froid. L'angoisse, j'en doute pas. Quelle idée de merde. Je remonte mon sac sur mon épaule et soupire. Dans tous les cas, faut d'abord que je retourne au château. Le reste, on verra après. Oui... On va dire ça. Je n'ai pas le temps de m'en convaincre que l'une d'elles sort de nulle part et marche droit sur moi. Wow ! On va se calmer tout de suite, je veux pas d'ennuis, moi, hein ! Ils font ce qu'ils veulent, ça m'intéresse pas, je m'en fiche totalement ! Mon but, mon seul but, c'est de m'éloigner des trucs dangereux sans prendre trop de risques, rien de plus. Mais bon, peut-être que je m'emballe un peu vite. On dirait une fille. Sûrement plus jeune, en plus. Je ralentis doucement la cadence. Qu'est-ce qu'elle me veut ? Pourquoi elle vient ? J'ai de plus en plus à comprendre les gens, ici. Plus ça va, pire c'est... Une rouquine. Elle me fait vaguement penser à l'elfe qui collait Bennett à la soirée de Noël. Elle fronce les sourcils en me dévisageant. Ok. Je la sens mal cette affaire. « T’es le garçon qui a fait fouetter ma copine Joanne. » Mon cœur loupe un battement. Si ça avait été qu'un coup de fouet... La nausée me frappe violemment. Qu'est-ce que je peux répondre à ça ? C'est même pas une question, en réalité. Elle sait que c'est moi. Je n'ai pas le courage de mentir. Ni même d'essayer de l'embrouiller pour me tirer tranquille. Je l'ai jamais fait, jusque là. J'ai tout assumé, tant bien que mal. J'ai pas envie que ça change. « C’était vraiment pas très gentil. » Je la fixe sans ciller. J'ai l'impression d'être dans un univers parallèle. J'en oublierais presque que la mort vient de me louper de peu. J'ouvre la bouche pour répondre mais elle ne m'en laisse pas le temps, alors je la referme sans que le moindre son n'en soit sorti. « T’es perdu ? T’as besoin d’aide ? » Je secoue doucement la tête. « Non, je retourne juste au château. » C'est pas un mensonge. Loin de là. Mon regard l'abandonne pour fouiller les arbres à la recherche de son ou sa camarade. Il y avait deux voix. Et deux formes humaines. J'en suis certain, vraiment certain. Où est l'autre ? « T’es tout pâle. » Je hausse les épaules. Quelle importance ? Je vais mourir ou dérouiller salement, ce soir, n'importe qui serait « tout pâle » à ma place, non ? Cette école devrait avoir fermé ses portes depuis longtemps ! « Vous avez pas le droit d'être là. Vous devriez rentrer avant d'avoir des problèmes. » Je vous jure que ça partait d'une bonne intention mais quand ma voix me revient, ça apparaît presque comme une menace. La surprise se lit facilement sur mon visage. Mais quel abruti ! « 'Fin... C'est pas c'que je voulais dire... Vous... Vous faites ce que vous voulez, ça me regarde pas. » Je ne sais même pas pourquoi je me suis arrêté pour lui répondre, j'aurais seulement dû la contourner et filer. Maintenant, s'ils font des conneries, je vais être complice, un truc comme ça, non ? C'est vraiment vraiment pas ma soirée...
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maybe I’m crazy maybe I’m weak maybe I’m blinded by what I see. You wanted a soldier but it wasn't me 'Cause I could never set you free. So fly on your own, It’s time I let you go.
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Sam 1 Avr - 0:12


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« Ah ouais ? Prouve-le, alors ! C’est quoi ces projets ? » C’était toujours la même chose avec Sinéad, un concours perpétuel entre deux partis qui tenaient absolument à le gagner. Et il ne fallait pas se leurrer, la moindre question camouflait très souvent un intérêt, même inconscient. Ils avaient beau se tenir devant la forêt la plus menaçante de tout le terrain que constituaient Poudlard, ils s’évertuaient envers et contre tout à vouloir jouer au plus fier. Certains auraient trouvé ça stupide, pourtant cela leur convenait à tous les deux : après tout les règles du jeu étaient claires pour tout le monde. « Tu verras par toi-même… tu veux à ce point te gâcher la surprise avant même que la soirée ait commencé ? » En vérité il n’avait rien prévu de spécifique, mais de cette manière, ce serait une surprise pour tout le monde, lui y compris. Il ne comptait tout de même pas remonter dans son dortoir sans avoir pêché un gros poisson ! Il attendait au moins de cette soirée qu’elle vaille la peine qu’ils soient sortis de leurs dortoirs respectifs. Les histoires de loup-garous étaient peut-être fictives, mais il était certain que ces bois abritaient d’autres dangers qui pourraient bien les faire tressaillir d’effroi. « Tu m’espionnes maintenant ? Je sais que tu crèves de jalousie et je suis désolée de préférer le lit de mon frère au tien mais j’aurais trop peur que tu aies les mains baladeuses. » L’échange de piques continuait de bon train, et ce qui pourrait peut-être paraître agaçant à la longue pour ceux qui devaient les subir au quotidien, mais qui ne les embarrassait pas plus que ça. C’était elle qui avait commencé en plus, en le provoquant sur sa vie soit disant « ennuyeuse » ! Et puis il devait bien le reconnaitre, il se plaisait tout de même beaucoup à embêter Perrin dès que l’occasion se présentait, et à souligner le caractère à la fois fraternel et bizarroïde de leur relation. « Pas besoin de t’espionner lorsque ton frangin le clame haut et fort à qui veut l’entendre. Et puis te fais pas d’inquiétudes, mon lit est déjà occupé tous les soirs, tu sais bien. » Ce qui était bien sûr faux, même à l’époque où il sortait avec Savannah ils n’étaient jamais allés jusqu’à cette étape-là, mais qu’est-ce que Sinéad pourrait donc bien en savoir, elle ?

« Tu vois, j’ai bien fait de te prendre des sous-vêtements de rechange, t’as l’air d’avoir la trouille. » La trouille ? N’importe quoi, elle délirait… Par contre, l’idée de savoir que quelqu’un les suivait, peu en importait le motif, ne lui plaisait pas plus que ça. Il était très bien conscient des risques qu’impliquait cette soirée nocturne, et si c’était égal à Sinéad d’être prise sur le fait, certainement pas à lui. Spencer et Savannah étaient aux cachots depuis un certain temps, et la moindre de ses infractions pouvait leur retomber dessus… Il ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin sur la route de l’indiscipline, mais prenait toutefois compte de ce qui pourrait arriver s’il relâchait son attention, et laissait n’importe qui aller raconter ses écarts au directeur. Il avait du se résoudre au Doloris une fois, et une fois de trop… Et si ses deux meilleurs amis devaient faire office d’exemple, il ne se le pardonnerait jamais. Sinéad était plus insouciante elle… Elle devait avoir à peine conscience de la galère dans laquelle ils étaient en train d’embarquer, si quelqu’un avait connaissance de leurs activités… Et la voilà qui s’avançait vers lui, l’air de rien. Quelle tête de mule, c’était à peine croyable. Heureusement, son intuition n’était pas trop mauvaise, et il s’agissait d’un simple élève. Il ignorait de qui il s’agissait, mais il n’avait pas l’air de nourrir des intentions très obscures à leur égard, il paraissait même plutôt inquiet… Isidore se demandait ce qu’il pouvait bien faire ici à cette heure. Même si ça ne lui disait rien qui vaille, il était toutefois curieux de savoir ce que venait faire ce garçon ici, et surtout, tout seul, à la nuit tombante… Peut-être devraient-ils l’emmener avec eux ?

« T’es le garçon qui a fait fouetter ma copine Joanne. » Les muscles d’Isidore se contractèrent. Lui… ? C’était lui… ?! Rioghbhardan O’Callaghan ? Un nom foutrement compliqué pour une personne bien insignifiante, et que le Serpentard ne comptait pas oublier de sitôt. Il n’avait jamais eu l’occasion jusqu’ici de mettre un visage sur celui qui était le responsable de leurs maux. Et ce soir, il se tenait devant eux, impassible. Qu’est-ce qu’il fichait là ? Isidore se demanda s’il n’allait pas se jeter sur lui et le saisir à la gorge pour lui faire dire combien il regrettait et supplier au nom de sa mère… Mais même si l’envie était tentante, il ne jouait pas dans cette cour-là. Et pourquoi Sinéad avait l’air si sereine ! Elle était attachée à Joanne elle aussi, elle n’avait envie de lui arracher la tête pour le suspendre par les cervicales ? Non, bien sûr, il fallait que comme toujours le petit monde merveilleux de Sinéad synthétise l’information en « c’est du passé, on en parle plus ! » « C’était vraiment pas très gentil. » Pas très gentil ? Il manqua de s’étouffer en entendant ses mots. Non. L’on pouvait dire d’un camarade qui vous avait poussé dans les couloirs que ce n’était pas très gentil de sa part, ou de quelqu’un qui vous avait donné un mauvais tuyau sur un devoir en étude des runes pour être sûr d’obtenir une meilleure note que vous que ce n’était pas très gentil non plus. Or, dénoncer une enfant de douze ans qui avait les meilleures intentions du monde et qui ne ferait sans doute pas le moindre mal à une mouche, ça non seulement ça n’était pas très gentil, mais c’était aussi cruel. S’efforçant de ne pas paraître trop insistant par son regard, Isidore dut faire de sacrés effort pour se contenir. « Voyons, tu te rends bien compte que tu le mets mal à l’aise non… ? » lança-t-il sereinement à la Rouge & Or, un main posée sur le bras de cette dernière, veillant à ce que l’ironie de ses propos passe pour de la sympathie. Sympathie mes pieds, ce mec méritait qu’on le livre aux harpies. Bien sûr qu’il exagérait, il s’en rendait compte, et il avait reconnu auprès d’Ashley que ce Rioghbhardan n’était pas le vrai coupable derrière toute cette histoire. Pour un peu, il pourrait même comprendre ses motivations… mais la colère était toujours présente, et il ignorait comment l’atténuer. « T’es perdu ? T’as besoin d’aide ? » Attendez, elle les avait pris pour une association caritative ou bien… ? Elle n’allait tout de même pas proposer de prendre cette balance sous leur aile, qu’est-ce qu’ils allaient faire de… Non, tout compte fait, ce n’était pas une si mauvaise idée. Une vicieuse satisfaction s’empara du jeune homme. C’était peut-être l’occasion de donner une petite leçon dont il aurait le loisir de se souvenir, non ? Ah ça non, ce n’était peut-être pas très gentil non plus. Mais le seul souvenir du vif d’or brûlant appliqué sur la peau de la petite Joanne le faisait frémir de fureur.

« Vous avez pas le droit d'être là. Vous devriez rentrer avant d'avoir des problèmes. » Oooh… Pauvre chéri qui venait se balader dans le parc de l’école la nuit, et qui trouvait le moyen de leur faire la leçon. Quel hypocrite, il était prêt à parier qu’il les avait vus se faufiler en douce hors du château, et qu’il les avait suivis pour mieux les cafter. Et il osait l’ouvrir devant eux… ! Néanmoins le Serpentard se retint de toute manifestation qui pourrait trahir ses motivations. S’il ne se trompait pas, il devait ignorer qu’il était l’expéditeur de cette lettre, non ? Alors qu’il en soit ainsi, il ne dirait rien, et certainement pas qui il était. Bien sûr, cela impliquait que Sinéad ne le grille pas dans les cinq prochaines minutes, ce qui était déjà mal parti… « 'Fin... C'est pas c'que je voulais dire... Vous... Vous faites ce que vous voulez, ça me regarde pas. » Exactement, ça ne le regardait pas, au moins à défaut de savoir garder sa langue dans sa poche peut-être qu’il n’était pas aussi idiot qu’il en avait l’air… Et ça ne le regardait tellement pas qu’il ferait mieux d’arrêter sur le champ de leur donner des conseils à deux noises, ça leur ferait le plus grand bien. Quand il pensait qu’à cause de cette enflure, la petite Joanne avait du subir des horreurs pareilles ! Il n’avait pas d’autres ennemis dans la vie, à envoyer à l’échafaud ? Il aurait au moins pu avoir ne serait-ce que la décence de choisir quelqu’un de plus âgé et de plus résistant, certes l’acte en lui-même restait abominable, mais au moins il ne foutrait pas la vie d’une enfant en l’air ! Retournerait-elle seulement à Poudlard si elle parvenait à s’échapper de cet enfer… ? « On va rentrer, mais tu devrais sans doute rester un peu avec nous avant. » déclara Isidore d’un ton faussement bienveillant, en souriant poliment. « C’est pas sûr de rester seul la nuit tu sais ? Il peut arriver des tas de trucs. » Il n’était surtout pas question de laisser ce rat se faufiler jusqu’au bureau pour prévenir le directeur de leur escapade nocturne. Pas question de laisser Spencer et Savannah payer parce que ce type voulait gagner des points auprès des pro mangemorts pour une raison qui lui échappait encore.

Il s’approcha de Sinéad, la prenant un peu à part sans s’embarrasser de paraître discourtois. « Surtout ne donne pas nos noms devant ce gars. » souffla-t-il à voix basse à l’attention de son amie. La Gryffondor devrait saisir le message… Du moins, il l’espérait. En premier lieu, Isidore n’avait certainement pas envie que le Poufsouffle le reconnaisse immédiatement comme étant l’expéditeur de sa petite missive, et secondement… qui savait ce que pouvait faire ce type de leurs identités respectives ? Il n’avait pas hésité à balancer une pauvre née moldue, alors il se ferait sans doute un malin plaisir de raconter à Blackman qu’il avait surpris deux insoumis au règlement, et qu’il avait infiltré leur petit groupe pour mieux les vendre ensuite. Quel sale traître. Ce genre de comportement le dégoûtait au plus haut point, mais en attendant, mieux valait garder un oeil sur ce type. Il s’avança donc de quelques mètres vers l’orée avant de jeter un oeil au sol et aux longues racines tordues qui le recouvraient, avant de s’apercevoir d’un petit détail qui lui avait échappé. « C’est marrant ces petites araignées… »
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mar 4 Avr - 17:21


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Combien on parie ?


« Tu verras par toi-même… tu veux à ce point te gâcher la surprise avant même que la soirée ait commencé ? » La jeune fille afficha un air boudeur, profondément vexée que sa provocation n’ait pas fonctionnée comme elle l’aurait dû. En vérité, elle se fichait bien de gâcher la surprise, elle n’avait pas du tout envie de partir à l’aventure sans savoir quel était leur but. Isidore n’était clairement pas le garçon le plus fréquentable de l’univers et elle aurait certainement dû se méfier de ses intentions avant de le suivre dans la forêt. Sauf que l’idée de partir loin des murs du château l’avait tellement enthousiasmée qu’elle n’avait pas franchement pensé à réfléchir au préalable mais maintenant le comportement du Serpentard lui semblait tout de même légèrement suspect. « D’accord, je n’insiste pas mais elle a intérêt à être à la hauteur ta surprise. » Sinon quoi ? Elle ne savait pas franchement de quoi elle pourrait le menacer. Outre les piques qu’ils se lançaient constamment, les deux adolescents n’avaient jamais cherché à se faire du mal et ce n’était pas maintenant que ça commencerait mais mettre un peu la pression à Isidore ne pouvait pas lui faire plus plaisir. Ce garçon avait une fâcheuse tendance à se montrer extrêmement sûr de lui et il fallait que ça cesse. « Pas besoin de t’espionner lorsque ton frangin le clame haut et fort à qui veut l’entendre. Et puis te fais pas d’inquiétudes, mon lit est déjà occupé tous les soirs, tu sais bien. » Ah oui ? Perrin racontait vraiment à tout le monde qu’elle squattait son lit ces derniers temps ? En même temps, ce n’était pas étonnant pour eux c’était tellement normal, ils le faisaient constamment chez eux. Toutefois, compte tenu des interdits actuels elle s’était imaginé qu’il resterait un peu plus discret, il faudrait qu’elle lui en parle. « Oh oui, ça je sais, heureusement que t’as un doudou pour te tenir compagnie. » Etrangement, elle n’imaginait pas si mal que ça les filles se bousculer pour terminer de son lit, il avait l’air d’avoir la côte auprès des demoiselles mais pour l’avoir elle, il pouvait toujours courir.

L’ajout de cet élève de Poufsouffle que tout le monde détestait à leur petite balade n’était pas forcément très positif et Sinéad ignorait si elle devait se réjouir ou non de sa présence. La rouge et or n’était pas particulièrement rancunière, elle n’avait pas de raison de l’être en plus, le jeune homme avait déjà payé pour ce qu’il avait fait mais ça avait été plus fort qu’elle, il avait fallu qu’elle le lui fasse remarquer. « Voyons, tu te rends bien compte que tu le mets mal à l’aise non… ? » Isidore n’avait pas manqué de la rappeler à l’ordre et pour une fois, la jeune fille ne l’envoya pas salement balader, affichant plutôt une moue désolée. Ce n’était pas comme ça que l’on abordait quelqu’un, elle n’avait pas le droit de se montrer si peu courtoise et de le juger alors qu’elle ne lui avait même pas adressé la parole. « Désolée, je voulais pas être désagréable. » S’excusa-t-elle immédiatement après la remarque de son camarade. Maintenant, elle devait se montrer un peu plus sympathique raison pour la peine elle lui demanda simplement ce qu’il faisait ici. « Non, je retourne juste au château. » La rouge et or le dévisagea avec des yeux ronds, se demandant tout de même s’il ne se foutait pas un peu de sa gueule pour le coup. « Mais… Le château, c’est de l’autre côté. » Ou alors, Isidore et elle s’étaient perdus et ne marchaient plus vers la forêt mais plutôt à contresens. Franchement si tel était le cas, ils auraient l’air sacrément stupide devant cet élève qui ne les suivait pas mais se contentait de prendre le chemin qui lui permettait de rejoindre normalement un lieu un peu plus sûr. « Vous avez pas le droit d'être là. Vous devriez rentrer avant d'avoir des problèmes. » Encore une fois, Siénad ne put qu’être surprise. Ils n’avaient pas le droit d’être là, certes, mais lui non plus et il aurait autant de problème qu’eux s’il se faisait prendre. Il agissait comme si sa présence était involontaire alors que pour autant personne ne l’avait forcé à venir jusqu’ici. « 'Fin... C'est pas c'que je voulais dire... Vous... Vous faites ce que vous voulez, ça me regarde pas. » Certes, ça ne le regardait pas du tout mais maintenant il était embarqué dans cette galère avec eux et Isidore ne semblait pas disposé à le laisser repartir. « On va rentrer, mais tu devrais sans doute rester un peu avec nous avant. C’est pas sûr de rester seul la nuit tu sais ? Il peut arriver des tas de trucs. » Le pauvre garçon allait se mettre à flipper mais Isidore n’avait pas tort, la forêt n’était pas sûre la nuit, mieux valait qu’il reste en leur compagnie.

Sinéad était agréablement surprise de constater que le Serpentard pouvait se montrer gentil et plutôt sympathique avec quelqu’un ce qui était plutôt rare. En général, il se comportait comme celui qu’il était habituellement, il était arrogant, prétentieux et donc par conséquent hautain et désagréable. Bon, peut-être pas tout le temps mais assez souvent. Pourtant, il se comportait avec ce garçon comme s’il était le plus merveilleux au monde, c’était amusant, vraiment, et surtout très bizarre mais ça ne déplaisait pas du tout à la Gryffondor, bien au contraire. « Surtout ne donne pas nos noms devant ce gars. » L’avertissement du Serpentard la fit revenir à la réalité. Elle venait juste de comprendre que sa gentillesse n’en était pas vraiment et qu’il était plus méfiant qu’autre chose. Comme d’habitude, elle s’était fait avoir comme une débutante puisqu’elle était souvent incapable de déceler un signe d’hypocrisie chez quelqu’un. Toutefois, elle ne chercha pas à discuter. Certes, ils étaient souvent incapables de se mettre d’accord mais elle voyait très bien qu’il ne la taquinait pas pour le coup et que sa demande était très sérieuse. Elle ne savait pas quelles étaient ses raisons mais le moment était mal choisi pour les lui demander et elle hocha donc la tête silencieusement sans rien demander de plus. « C’est marrant ces petites araignées… » la remarque d’Isidore détourna son attention et un large sourire fit son apparition sur son visage alors qu’elle constatait également que de petites araignées couraient le long des racines. Sans perdre une seconde, elle s’accroupit pour les observer de plus près. « On dirait plein de mini Morelle ! » S’exclama-t-elle comme si le fait que des miniatures de l’araignée de son jumeau se baladent en pleine nuit au milieu de la forêt était la meilleure nouvelle du monde. « Elles sont trop mignonnes ! » Ce n’était pas forcément le mot qu’une personne lambda aurait employé mais Sinéad était complètement sous le charme. Elle se redressa au bout de quelques secondes pour annoncer fièrement à ses camarades ce qu’elle venait d’observer. « Elles vont par là-bas. » Annonça-t-elle en pointant du doigt une direction à travers les arbres. « Je me demande bien ce qu’elles vont y faire, peut-être une espèce de fête, on va voir ? » Bien sûr, quelle excellente idée.

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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Sam 8 Avr - 15:49


Combien on parie ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je n'avais rien prévu de tout ça. Je voulais juste suivre leur voix pour me rassurer le temps que le château refasse son apparition et puis disparaître sans un mot de plus. Je n'avais pas imaginé qu'ils viendraient me trouver ! Je fais quoi, moi, maintenant, hein ?! Je n'ai aucune envie de leur faire la conversation. Encore moins après l'entrée en matière de la rouquine. Oui, je suis « le garçon qui a fait fouetter sa copine », je le sais, et je ne serai sûrement plus jamais rien d'autre ici. Mais je vous jure que j'ai pas de mauvaises intentions ce soir. Je veux juste rentrer... Juste ça... « Voyons, tu te rends bien compte que tu le mets mal à l’aise non…? » Mon regard se pose sur le garçon qui l'accompagne. Une fois de plus, je ne sais pas qui il est. Sauf que lui ne me dit rien du tout. Qu'est-ce que ça peut lui faire ? Pourquoi ne se contente-t-il pas de faire comme Shiver et de me promettre de me faire la peau, hein ? Il pourrait, là, y'a personne pour l'arrêter. À moins que ce soit plus le genre de Vayne à faire ses coups en douce, courageux grâce à une distance idiote et bien trop lâche pour venir me chercher en vrai ? C'est pas impossible. Après, peut-être qu'il est juste bien intentionné. Peut-être. Mais ma paranoïa est telle que ça ne me traverse pas vraiment l'esprit. Je viens de manquer de mourir. Deux fois. Jamais deux sans trois. Ça pourrait venir de lui. D'elle. D'eux. Il faut vraiment que je rentre. « Désolée, je voulais pas être désagréable. » Je secoue doucement la tête. Elle a pas été désagréable. J'ai connu pire. Bien pire... Je ne sais pas à quoi m'attendre avec eux. Qu'est-ce qu'ils font là ? Comment ça se fait que les Mangemorts qui étaient à l'entrée quand je suis sorti ne les aient pas arrêtés ? Je veux dire, j'ai eu l'autorisation de sortir et j'imagine que si je l'avais pas eu, j'aurais été renvoyé dans mon dortoir fissa... Ce qui n'aurait pas été un mal, cela dit. Mais eux ? Qui aurait donné l'autorisation à deux élèves d'aller passer la soirée dans la forêt ? Je ne comprends vraiment pas... « Mais… Le château, c’est de l’autre côté. » C'est bon, je suis foutu, ils vont s'imaginer que je les suivais. Alors que je m'en fous, je vous promets que je m'en fous ! Je les laisse faire leur vie, je dirai rien. Rien du tout ! « Je sais. Mais je viens de là... » Je désigne vaguement vers la gauche, loin du château, là où donnait la porte arrière de la serre. « ...et y'avait rien d'autre que la serre et la forêt, j'voyais pas le château encore et y'a eu des bruits bizarres de l'autre côté et une plante qui a essayé de m'étrangler à l'intérieur alors quand j'ai entendu des gens, j'ai suivi les voix. Mais je vous suivais pas vraiment, je vous jure, je m'en fiche, je voulais juste pas être tout seul mais je vous fous la paix, je rentre, j'm'occupe pas de vous, je ferai comme si je vous avais pas vu ! » Je dois avoir l'air particulièrement idiot, paniqué peut-être aussi, mais ça ne fait rien. Je ne mens pas. Jamais je m'amuserais à suivre des gens dans la forêt en ayant l'intention d'y rester !

Là, je suis pas trop loin des premiers arbres, y'a moyen de rebrousser chemin rapidement. Maintenant que le château est réapparu, je vais traverser le parc vitesse grand V et monter me coucher en oubliant toute cette histoire. « On va rentrer, mais tu devrais sans doute rester un peu avec nous avant. C’est pas sûr de rester seul la nuit tu sais ? Il peut arriver des tas de trucs. » Je secoue la tête. Non. Je ne vais pas rester un peu avec eux. Je n'ai rien à faire là et si eux ont envie de prendre des risques, moi pas. « J'ai pas le droit de rester longtemps dehors. Je devais juste récupérer un truc. Faut que je rentre. » Je recule machinalement d'un pas. « Il m'arrivera rien, le château est juste là, maintenant. Le parc est sûr. Plus que la forêt. Je...je vais rentrer. » Le garçon prend la fille à part. J'en profite pour remonter mon sac sur mon épaule et faire demi-tour. Regagner Poudlard. Quitte à me faire punir pour m'être éloigné, pour avoir pris trop de temps, pour avoir été vu aux abords de la forêt. Je m'en fiche. Je préfère les coups de fouet à une mort certaine ! Pourtant, je n'ai pas le temps de faire plus de trois mètres que les voix reprennent. « C’est marrant ces petites araignées… » Je me fige. Non, pas encore... Je n'ose même pas baisser les yeux. Ni les lever d'ailleurs. La voix de Daniela résonne à mes oreilles comme si elle était encore là « il doit y en avoir des centaines dans les branches juste au-dessus de vos têtes ». Des centaines. Dans les branches. Et d'autres par terre. Je suis entouré. J'ai envie de vomir. Je sens mes mains qui tremblent à nouveau. C'est pas ma soirée, c'est vraiment pas ma soirée. « On dirait plein de mini Morelle ! » Je ne sais pas ce que c'est qu'un Morelle mais j'ai pas envie de savoir. Si c'est une horreur à huit pattes, l'ignorance me plaît particulièrement. Je suis pris de sueurs froides. Elles sont là. Partout. Je les sens presque grimper sur moi. C'est une hallucination. Rien d'autre qu'une hallucination. Je ne peux m'empêcher de gigoter. Je me sens pas très bien. Pas très bien du tout même. « Elles sont trop mignonnes ! » Elle est barge. Ils sont tous barges. Je sais pas ce qu'ils ont dans ce bahut mais ils sont pas clairs. Vraiment pas clairs. Je veux rentrer. J'avale difficilement ma salive et prends le risque de poser les yeux sur le sol. Il me faut quelques secondes à distinguer ces choses grouillantes au pied de l'arbre. Un couinement pathétique m'échappe alors que mon regard s'embue légèrement. Y'en a trop. Beaucoup trop. Une c'est difficile mais si elle est loin je peux gérer mais là... Là y'en a partout. Partout... « Elles vont par là-bas. Je me demande bien ce qu’elles vont y faire, peut-être une espèce de fête, on va voir ? » Le choc me fait lâcher mon cauchemar des yeux pour darder sur elle un regard effrayé. Qu...quoi ? Aller voir ? Mais faut la faire interner cette fille, vraiment ! Elle va pas bien du tout ! Et moi non plus... C'est même de pire en pire. « Je vais rentrer. » Je n'arrive pas à bouger, j'ai peur qu'elles m'attaquent, toutes autant qu'elles sont. « Oui je...je vais rentrer... » S'ils étaient d'accord pour me raccompagner jusqu'à l'entrée de la forêt, loin de ces choses immondes et terrifiantes, je n'aurais rien contre l'idée, cela dit...
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Lun 10 Avr - 1:07


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« Je sais. Mais je viens de là ... et y'avait rien d'autre que la serre et la forêt, j'voyais pas le château encore et y'a eu des bruits bizarres de l'autre côté et une plante qui a essayé de m'étrangler à l'intérieur alors quand j'ai entendu des gens, j'ai suivi les voix. Mais je vous suivais pas vraiment, je vous jure, je m'en fiche, je voulais juste pas être tout seul mais je vous fous la paix, je rentre, j'm'occupe pas de vous, je ferai comme si je vous avais pas vu ! » Cette histoire de plante qui avait failli l’étrangler lui semblait un peu à dormir debout, mais s’il le disait après tout… Peut-être n’était-il pas réellement sorti à cause d’eux, mais il ne pouvait s’empêcher de se demander s’il s’agissait réellement de la vérité. Peut-être après tout… Sa vision déformée par la colère aurait sûrement eu tendance à l’orienter sur une mauvaise piste. Peu importait ! On avait souffert à cause de lui, connaissait-il ne serait-ce que l’ombre de ce qu’était la souffrance… ? « Une plante qui a essayé de t’étrangler ? » interrogea-t-il, suspicieux, avant de se tourner vers son amie. « Tu sais ce que ça peut être, toi ? » La Gryffondor était douée en botanique, beaucoup plus que lui évidemment, alors il était pratiquement certain qu’elle pourrait apporter une réponse qui leur servirait à délier le vrai du faux, ou à leur affirmer qu’il racontait bel et bien des histoires à dormir debout. Ce n’était pas si irréaliste, mais la méfiance serait leur meilleure alliée s’ils ne voulaient pas découvrir en se levant le lendemain que la balance de l’école les avaient troqués contre un ou deux privilèges de plus.

« J'ai pas le droit de rester longtemps dehors. Je devais juste récupérer un truc. Faut que je rentre. Il m'arrivera rien, le château est juste là, maintenant. Le parc est sûr. Plus que la forêt. Je...je vais rentrer. » Récupérer un truc, c’était un peu moyen comme excuse. Sérieusement, il s’attendait à s’en tirer aussi facilement ? Il était venu les espionner plutôt, oui ! Et au vu de l’air peu rassuré qu’il affichait, tout laissait aisément à croire qu’il comptait plutôt aller raconter aux mangemorts immédiatement la charmante petite rencontre qu’il venait de faire. Non, en effet il n’avait pas le droit de rester dehors, et il allait assumer d’avoir malgré tout choisi de le faire. Il s’agissait là de pensées qu’Isidore se surprenait à avoir… D’ordinaire, peu importait sur qui il soit tombé, il se serait sûrement montré plus soucieux, plus compréhensif… Mais une rage sourde en lui l’empêchait de l’être dans le cas présent. Il ne pouvait pas se permettre d’oublier ce qu’il avait fait à Joanne, qu’elle avait souffert le martyr à cause de ce type. Même si le recul aurait pu lui permettre de se rendre compte qu’il se focalisait sur le mauvais ennemi, un sentiment plus noir que d’ordinaire l’abritait désormais. Il s’était toujours dissocié de son père, mais l’envie de faire justice lui-même germait de plus en plus, presque calcinante, prête à le consommer entièrement. « Ils sont sûrement en train de fermer les portes à l’heure qu’il est. Il vaut mieux attendre un peu avant d’aller au devant des ennuis. » déclara-t-il, en se retournant vers Sinéad afin de la concerter pour savoir ce qu’elle en pensait.

« On dirait plein de mini Morelle !  Elles sont trop mignonnes ! » L’idée le fit éclater de rire. Morelle ce n’était pas l’araignée Goliath avec laquelle se baladait son frère… ? Il lui semblait bien que si, il n’était certainement pas l’un des proches de Perrin, mais difficile de considérer l’énorme bestiole qui l’accompagnait partout et qui prenait parfois l’initiative de se balader seule dans l’école comme passant inaperçue. Tout le monde l’avait forcément croisée une ou deux fois dans les couloirs du château, et il avait entendu un certain nombre de premières années crier d’effroi en la rencontrant pour la première fois. Réaction normale, il s’était attendu à croiser des chats, des crapauds, des hiboux, mais certainement pas un genre d’acromentule hideuse aux pattes poilues. Scarmiliglione, son rat agouti, ne faisait déjà pas l’unanimité… Néanmoins, il semblait que dans ce côté-là de la forêt, elles avaient plus de succès. Il avait commencé par un voir de petites, qui circulaient tranquillement sur une souche d’arbre, pour poursuivre leur route un peu plus loin, zigzaguant autour des racines fourchues qui se perdaient dans les méandres des bois obscurs. « Elles vont par là-bas. Je me demande bien ce qu’elles vont y faire, peut-être une espèce de fête, on va voir ? » une fête… ? Il imaginait quelque chose de beaucoup moins drôle, comme le fait qu’elles s’étaient toutes rassemblées autour d’un cadavre d’une bête dans la forêt, et qu’elles en dévoraient les entrailles pendant que les plaies de l’animal étaient encore propices à la ponction. Mais peu importait, la curiosité l’animait tout de même, et ils n’étaient certainement pas venus ici pour se tourner les pouces.

« Je vais rentrer. Oui je...je vais rentrer... » Pour un peu, leur oisillon tombé du nid donnait l’air qu’il allait tourner de l’oeil… Isidore n’avait aucune envie de le voir partir, maintenant qu’il les avait rejoints. Toujours persuadé des mauvaises intentions de ce dernier, s’il tenait bien à quelque chose, c’était à l’avoir à l’oeil, et à garder une surveillance étroite sur ce dernier. Peut-être que s’il se retrouvait dans une position délicate, il serait amené à parler, à dire pourquoi il avait jeté son dévolu sur Joanne, pourquoi c’était elle qu’il avait décidé de faire souffrir, et pas une autre… « Je pense que tu ne prendras pas mal qu’on ait quelques réticences à te voir rentrer chez Blackman quelques instants après nous avoir vus hors de l’école avec la nuit tombante, surtout avec la réputation qu’on te donne. » déclara Isidore en se plaçant devant lui, ferme, les bras croisés, le visage dénué d’expression. « Je réitère mon invitation, on préfèrerait que tu viennes. » Une chose était certaine, il ne comptait certainement pas laisser son interlocuteur rentrer au château aussi facilement et s’en tirer avec les honneurs de la part du directeur pour les avoir vendus. Il reporta ensuite l’air de rien son attention sur l’une des araignées qui venait de passer très près de son pied, pour s’en saisir à pleines mains. Elle était un peu plus grosse que les autres celle-ci, d’où venait-elle donc comme ça ? En tout cas, elle gigotait très bizarrement, elle avait l’air pressée de reprendre sa route, mais il préféra à la place la tendre à Sinéad. « Qu’est-ce que t’en dis ? Elle est pas mal, celle-ci ! Elles viennent de derrière la souche, il doit y avoir un nid pas loin. » constata-t-il en suivant leur cheminement d’un oeil inquisiteur, observant la manière dont elles semblaient progresser.
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Sam 22 Avr - 21:42


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« Je sais. Mais je viens de là... Et y'avait rien d'autre que la serre et la forêt, j'voyais pas le château encore et y'a eu des bruits bizarres de l'autre côté et une plante qui a essayé de m'étrangler à l'intérieur alors quand j'ai entendu des gens, j'ai suivi les voix. Mais je vous suivais pas vraiment, je vous jure, je m'en fiche, je voulais juste pas être tout seul mais je vous fous la paix, je rentre, j'm'occupe pas de vous, je ferai comme si je vous avais pas vu ! » Le pauvre garçon avait l’air totalement au bout de sa vie et Sinéad lui aurait bien fait un câlin pour le consoler mais l’attitude d’Isidore qui se trouvait toujours à ses côtés lui laissait penser qu’un câlin n’était pas forcément la meilleure idée. Elle resta donc bien gentiment en retrait, lui offrant tout de même un sourire plein de compassion alors que son ami s’était soudainement transformé en bloc de glace. Décidément, cette soirée était bien étrange, elle qui pensait juste terminer son diner en compagnie de son jumeau se retrouvait dans la forêt interdite avec un Isidore apparemment énervé et un illustre inconnu qui n’avait pas franchement la meilleure réputation du monde. La rouge et or préférait ne voir que les côtés positifs chez ce garçon, comme chez tout le monde d’ailleurs, et le fait qu’il passe une mauvaise soirée lui faisait franchement de la peine. Bien sûr, il avait fait du mal à Joanne et ce n’était pas du tout gentil, mais après tout, il avait déjà dû se faire engueuler par plein de gens alors elle n’allait pas en rajouter une couche d’autant plus qu’Isidore lui avait demandé de ne pas le faire. « Une plante qui a essayé de t’étrangler ? Tu sais ce que ça peut être, toi ? » Le Serpentard avait l’air particulièrement sceptique et la rouge et or haussa les épaules pour toute réponse. Elle trouvait ça plutôt crédible, son histoire, les plantes étaient imprévisibles et son frère lui disait assez souvent que c’étaient des êtres vivants doués d’intelligences et susceptibles d’éprouver des émotions pour qu’elle le croit dur comme fer. « Ça peut être plein de trucs différents, faut pas embêter une plante, tu peux avoir de gros problèmes. » Répondit-elle en regardant leur invité surprise qui avait l’air d’avoir envie de mourir sur place. « C’est fourbe une plante. » Ajouta-t-elle pour parfaire son explication un peu bancale. Bon, elle n’avait sûrement pas fourni aux garçons une réponse aussi précise qu’elle aurait pu le faire compte tenu de ses connaissances dans le domaine, mais elle avait nettement plus envie de gambader partout que de lister les plantes susceptibles d’avoir tenté d’étrangler le jeune homme. « J'ai pas le droit de rester longtemps dehors. Je devais juste récupérer un truc. Faut que je rentre. » Il n’en avait pas le droit ? Et alors ? C’était l’excuse la plus pourrie qu’elle ait jamais entendu. Elle non plus n’avait pas le droit de sortir le soir hors du château et pourtant elle était là et elle n’en faisait pas tout un fromage. Les règlements étaient faits pour être enfreints et il fallait qu’il le comprenne parce que là il avait l’air d’être proche de l’évanouissement. Clairement, ce garçon devrait apprendre à se détendre. « Ils sont sûrement en train de fermer les portes à l’heure qu’il est. Il vaut mieux attendre un peu avant d’aller au-devant des ennuis. » Isidore n’avait pas tort, retourner au château à cette heure-ci n’était probablement pas l’idée du siècle alors qu’en restant avec eux, il pourrait s’assurer d’avoir peut-être un peu moins d’ennuis et en plus, une petite balade aurait sans doute un effet positif sur son niveau de stress. « Il a raison, tu devrais venir avec nous, marcher te fera du bien, tu es tout pâle, et si tu veux tu pourras nous raconter ce qui ne va pas, parfois ça fait du bien de se confier un peu et peut-être qu’on pourra t’aider ! Ce serait vraiment chouette, faut pas rester triste comme ça. » Isidore lui avait dit de ne pas lui faire trop confiance mais c’était plus fort qu’elle, Sinéad n’avait aucune envie de le voir rester aussi malheureux, ça lui faisait bien trop de peine.

Les malheurs de l’inconnu furent bien vite oubliés lorsqu’ils tombèrent sur ces petites araignées qui n’avaient normalement rien à faire là. Elles étaient particulièrement nombreuses ce qui était étonnant et la rouge et or se laissa forcément accaparée par les araignées à une vitesse impressionnante. Son frère aurait adoré être là et elle se sentait presque coupable de l’avoir laissé de côté. Au pire, elle lui raconterait, il allait trouver ça franchement chouette mais elle ne devait pas les laisser sans chercher à savoir ce qu’elles étaient en train de faire, elle était bien trop curieuse de le savoir. Heureusement, Isidore n’était pas du genre poule mouillée et elle était certaine qu’il la suivrait si elle le lui demandait. « Il m'arrivera rien, le château est juste là, maintenant. Le parc est sûr. Plus que la forêt. Je...je vais rentrer. » Elle l’avait presque oublié lui et lorsqu’elle reporta son attention sur le jeune homme, elle réalisa qu’il était dans un état encore plus épouvantable que précédemment. Le pauvre, il fallait vraiment qu’il fasse quelque chose pour ses nerfs, sinon il n’allait certainement pas vivre vieux. « Je vais rentrer. Oui je...je vais rentrer... » Certainement pas dans cet état. Sinéad était très sceptique quant à ses facultés à retourner au château par lui-même mais avant qu’elle ait pu émettre le moindre doute à ce sujet, son ami avait repris la parole pour être nettement moins sympathique qu’elle l’aurait été. « Je pense que tu ne prendras pas mal qu’on ait quelques réticences à te voir rentrer chez Blackman quelques instants après nous avoir vus hors de l’école avec la nuit tombante, surtout avec la réputation qu’on te donne. Je réitère mon invitation, on préfèrerait que tu viennes. » Certes, elle n’avait pas pensé à ça. S’il avait vendu Joanne, il pouvait très certainement les vendre aussi mais bon il devait certainement être très désolé pour ce qu’il avait fait à sa copine et elle pensait qu’il ne le referait pas. Le principe lorsqu’il commettait une erreur était de ne pas faire la même par la suite, ça arrivait à tout le monde de se tromper et de faire une erreur de jugement, ce n’était pas très grave tant qu’on savait comment la réparer par la suite. Enfin, là n’était pas la question. « Et puis tu n’as vraiment pas l’air bien du tout, tu ne devrais pas rester tout seul, s’il t’arrivait quelque chose sur le chemin du retour, il n’y aurait personne pour te secourir alors que nous, on prendra bien soin de toi. » Lui affirma-t-elle. En vérité, elle aurait pu lui proposer de le raccompagner et c’était certainement ce qu’elle aurait dû faire d’ailleurs mais sa soif d’aventure était trop forte et aussi gentille qu’elle puisse être, la rouge et or ne pouvait renoncer à ce genre d’événement pour venir en aide à son prochain. Comme quoi, elle savait aussi faire preuve d’un peu d’égoïsme parfois. Isidore avait attrapé une des petites bestioles poilues qu’il lui tendit. Elle la laissa courir sur sa main avant de l’attraper entre ses doigts. Elle cavalait à une vitesse impressionnante et toujours dans la même direction, c’était vraiment très intriguant. « Qu’est-ce que t’en dis ? Elle est pas mal, celle-ci ! Elles viennent de derrière la souche, il doit y avoir un nid pas loin. » Un nid ? Peut-être que oui, sa culture sur les araignées était très peu développée. Elle connaissait juste Morelle et bien qu’elle adorait l’araignée de son frère, elle ne s’était que rarement renseignée sur le sujet, elle laissait la passion des animaux à son jumeau, préférant de très loin la compagnie des arbres. « On dirait qu’elles vont chercher un truc… Tu crois que je peux la garder ? Elle est vraiment mignonne et elle va super vite, je suis sûre qu’elle battrait Morelle à la course. » L’idée des courses d’araignée dans le château n’était franchement pas déplaisante, il faudrait qu’elle y réfléchisse. « Venez, on va voir. » Décréta-t-elle après quelques secondes de réflexion supplémentaires. « Faites attention à ne pas les écraser. » Elle n’avait pas prévu d’organiser de funérailles d’araignée ce soir alors mieux valait être prudent. La rouge et or prit la tête de leur trio et avança prudemment en suivant la file d’araignées, elle espérait que le garçon les suivrait mais rien n’était moins sûr, il n’avait pas l’air très décidé.

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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mer 7 Juin - 13:48


Combien on parie ?
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je n'aurais jamais dû quitter la Grande Salle pour m'aventurer dehors. C'était une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Pire que ça, même. Je tente malgré tout de leur expliquer ma situation. Je n'ai pas l'intention de les suivre où que ce soit, ni même de les balancer à Blackman. Je rentrerai dans mon dortoir et ferait comme si tout ça n'avait jamais existé. Ce sera mieux pour tout le monde. Moi le premier ! Malheureusement, mon discours n'a pas l'air de vraiment les convaincre. Enfin, pas le garçon, en tout cas. « Une plante qui a essayé de t’étrangler ? » Je hoche la tête, un brin hystérique. Oui ! C'est ça ! C'est exactement ça ! Une plante qui a essayé de m'étrangler ! Je sens encore l'espèce de liane se glisser autour de bon cou. Un frisson me parcourt. « Tu sais ce que ça peut être, toi ? » Le savoir ou non ne changera pas ma vie ni ce qu'il s'est passé. Mais si ça peut le convaincre que je dis vrai, autant qu'elle nous fasse un cours de Botanique... Tant qu'ils me laissent partir après. Je veux rentrer. Je n'ai jamais été dans la forêt. Jamais... Et je n'ai pas l'intention de commencer ce soir. Déjà, là, c'est beaucoup trop loin à mon goût. Je ne les suivrai pas. Je n'ai aucun intérêt à le faire. Je préfère la torture à la mort, à choisir. « Ça peut être plein de trucs différents, faut pas embêter une plante, tu peux avoir de gros problèmes. » J'ouvre la bouche pour lui faire savoir que je n'ai pas embêté la moindre plante dans cette maudite serre mais finis par abandonner avant même d'avoir prononcé le moindre mot. Je n'ai pas envie de débattre maintenant, juste rentrer. Juste rentrer... « C’est fourbe une plante. » Si elle veut. Je ne sais pas pourquoi je reste. Parce que j'ai peur qu'ils me retiennent ? Sûrement. J'en sais rien. Je sais pas. Je sais pas ! « Ils sont sûrement en train de fermer les portes à l’heure qu’il est. Il vaut mieux attendre un peu avant d’aller au devant des ennuis. » Je secoue doucement la tête. « C'est pas grave. » Je peux gérer les ennuis. Mieux que la forêt en tout cas. Je vois pas ce qu'il y a de difficiles à comprendre là-dedans, sérieusement ! Je ne sais pas qui est ce garçon mais il ne m'inspire rien de bon. J'ai l'impression qu'il serait prêt à me foutre sa baguette sous la gorge pour me forcer à le suivre dans sa merde. S'il veut mourir, qu'il fasse, moi, je veux pas ! « Il a raison, tu devrais venir avec nous, marcher te fera du bien, tu es tout pâle, et si tu veux tu pourras nous raconter ce qui ne va pas, parfois ça fait du bien de se confier un peu et peut-être qu’on pourra t’aider ! Ce serait vraiment chouette, faut pas rester triste comme ça. » Ce qui ne va pas ?! Mais y'a rien qui va ! On est dans la forêt interdite, bordel ! Il doit y avoir des milliards de trucs prêts à nous tuer planquer derrière chaque arbre et, eux, ils ne trouvent rien d'autres d'intelligents à faire que de se taper la discut' au lieu de faire demi-tour ! Ou au moins de me laisser faire demi-tour... Mais manque de chance, ça ne va pas en s'arrangeant.

Des araignées. Partout. La panique ne met pas longtemps à me gagner. C'est un Enfer. Rien ne va. La plante, eux, maintenant ça. Je crois que je vais être malade. « Je pense que tu ne prendras pas mal qu’on ait quelques réticences à te voir rentrer chez Blackman quelques instants après nous avoir vus hors de l’école avec la nuit tombante, surtout avec la réputation qu’on te donne. » Mon cœur loupe un battement. Quoi ?! « Mais je dirai rien ! Je vous jure, je dirai rien ! » Ma voix se fait suppliante. Il n'y a plus d'honneur qui tienne ou quoi, je veux juste qu'ils me laissent tranquilles. Je veux rentrer. C'est une question de vie ou de mort à ce niveau-là. Je frisonne de dégoût. D'effroi peut-être aussi. C'est un cauchemar. Juste un cauchemar... Il se plante devant moi. Dire qu'il ne me fait pas peur serait mentir. « Je réitère mon invitation, on préférerait que tu viennes. » Je secoue la tête. Je voudrais reculer mais mon corps ne suit pas. Il n'y a plus que ces monstres immondes partout. Combien de temps faudra-t-il avant que l'une d'entre elles ne comprenne que je fais un mur d'escalade correct ? Longtemps, j'espère. Une vie même. Mon estomac joue à la corde. « Je dirai rien... » Je ne parle même plus vraiment, c'est rien d'autre qu'un couinement pathétiquement terrifié. Un couinement dont il a l'air de se foutre royalement. « Et puis tu n’as vraiment pas l’air bien du tout, tu ne devrais pas rester tout seul, s’il t’arrivait quelque chose sur le chemin du retour, il n’y aurait personne pour te secourir alors que nous, on prendra bien soin de toi. » Sa dernière phrase ne fait qu'accentuer l'angoisse. Je secoue la tête une fois de plus. « Non... J'veux rentrer... » Et puis ils finissent par m'oublier, reprenant le cours de leur discussion comme si je n'existais pas. Ce serait sûrement le bon moment pour prendre mes jambes à mon cou mais celles-ci ne semblent pas en état de rejoindre le château sans la certitude que toutes les horreurs présentes dans cette forêt meurent dans d'atroces souffrances. Je n'arrive pas à savoir ce que je préfère regarder. Ce qui se passe à mes pieds ou ce qui se passe sur leurs mains. La nausée se fait plus forte. Je commence à avoir du mal à respirer. Je me sens vraiment pas bien. « Qu’est-ce que t’en dis ? Elle est pas mal, celle-ci ! Elles viennent de derrière la souche, il doit y avoir un nid pas loin. » Mes doigts s'accrochent de toutes leurs forces à la lanière de mon sac. Mes jambes tremblent. Mon corps tout entier tremble, en réalité. « Un... un nid... ? » Je vais mourir. Je veux mourir. « On dirait qu’elles vont chercher un truc… Tu crois que je peux la garder ? Elle est vraiment mignonne et elle va super vite, je suis sûre qu’elle battrait Morelle à la course. » Un gémissement désespéré m'échappe alors que je les fixe pour m'assurer qu'ils n'approcheront pas ce monstre de moi. Ce qui est stupide puisqu'il y en a partout ailleurs. Sur le sol, probablement sur les branches... Partout. Partout... Un sanglot se coince dans ma gorge. Je veux rentrer. Pitié, laissez-moi rentrer... « Venez, on va voir. Faites attention à ne pas les écraser. » Ses premiers mots me font sursauter. Q...quoi ?! « Non ! » Le son de ma propre voix me surprend. Sa violence peut-être aussi. C'est toute la peur qui s'est manifestée, je crois. « Vous êtes complètement malades ! » Je tremble de plus en plus, au bord de la crise de nerfs. « Comptez pas sur moi pour vous suivre dans votre délire. Allez y tout seul, moi, je rentre. » C'est juste la millième fois que je le dis sans avoir le courage de le faire mais tout va bien...
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Mer 28 Juin - 11:01


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« Ça peut être plein de trucs différents, faut pas embêter une plante, tu peux avoir de gros problèmes. C’est fourbe une plante. » Surtout celles qui n’existent pas, pensa-t-il, parce que combien y avait-il de chances que ce garçon croise tout justement une plante qui voulait l’étrangler pile le soir où ils étaient tombés sur lui… ? Ça ressemblait bien à une histoire à dormir debout, curieusement… Mais soit, toujours était-il que ce garçon les avait rejoint, et que plante meurtrière ou pas plante, ils allaient devoir se coordonner ensemble. Encore avait-il suffisamment confiance en Sinéad pour savoir qu’elle ne ferait pas n’importe quoi, encore en ce qui concernait le nouveau venu auquel elle parlait comme à un demeuré pour le rassurer, il était loin d’en être certain. « Il a raison, tu devrais venir avec nous, marcher te fera du bien, tu es tout pâle, et si tu veux tu pourras nous raconter ce qui ne va pas, parfois ça fait du bien de se confier un peu et peut-être qu’on pourra t’aider ! Ce serait vraiment chouette, faut pas rester triste comme ça. » Il se demanda s’il n’allait pas donner un discret coup de coude à Sinéad pour lui faire savoir que ce n’était peut-être pas utile de jouer les assistantes sociales… C’était complètement surréaliste : quelques minutes auparavant, ils étaient sur le point de se lancer dans une aventure en plein milieu de la forêt, et voilà qu’ils troquaient leurs plans contre une soirée broderie à jouer les psychologues pour un élève à la solde de Blackman. Tout de suite, c’était un peu moins enthousiasmant… « Et puis surtout, le couvre-feu doit être passé depuis un bail. » ajouta-t-il. « Si on rentre maintenant, on va se faire allumer comme il faut. » laissa-t-il échapper en reportant son attention sur les ombres menaçantes des racines fourchues. Ça devenait vraiment très sombre, tout à coup… « Lumos. » murmura-t-il tandis que sa baguette se parait d’une étincelle de lumière. Ils étaient assez loin pour ne pas se faire prendre, maintenant…

« Mais je dirai rien ! Je vous jure, je dirai rien ! » Oui bien sûr, c’était pas son genre de balancer après tout, et lui d’ailleurs il était le roi du Pays de Galles pendant qu’on y était. Peut-être aurait-il pu lui accorder le bénéfice du doute, mais si on devait venir les chercher demain midi à l’heure du déjeuner, Sinéad et lui, pour recevoir les coups de fouets qu’ils méritaient, il s’en voudrait à mort d’avoir laissé partir ce cancrelat. Non, ils prendraient tous les trois, si dénonciation il devait y avoir ! N’empêche, là comme ça, il n’avait pas l’air d’un mauvais gars… ce n’était pas un Rosenberg ou un Sevenoaks, il avait l’air bien plus effrayé que malveillant, alors comment était-il possible qu’il ait pu balancer, comme ça gratuitement, une gamine de douze ans à des tortionnaires… ? C’était à ne rien comprendre… « Et puis tu n’as vraiment pas l’air bien du tout, tu ne devrais pas rester tout seul, s’il t’arrivait quelque chose sur le chemin du retour, il n’y aurait personne pour te secourir alors que nous, on prendra bien soin de toi. » Pour le coup, Isidore se fichait bien que le pauvre bougre ait l’air un peu pâlot, ce qui l’importait c’était qu’il ne les envoie pas tout droit en retenue. Si ça n’avait été que des lignes à copier ça n’aurait pas été trop grave, mais la torture ça l’était un peu plus. Prendre parce qu’ils n’avaient pas été assez prudents, ce serait déjà frustrant, mais parce qu’ils avaient fait l’erreur de laisser monsieur le caniche du directeur aller raconter tout ce qu’il avait vu, non merci ! Il ne comprenait même pas pourquoi Sinéad paraissait s’inquiéter de son état, c’était tout de même pas un môme de dix ans, il avait l’air carrément plus âgé qu’eux… « J’pense qu’il a l’âge de prendre soin de lui tout seul, sans vouloir jouer les rabats-joies. » lâcha-t-il sans grande retenue. « D’ailleurs, pourquoi tu flippes comme ça ? Je suis prêt à parier que tu connais un paquet de sorts plus efficaces que les nôtres. » déclara-t-il sur un ton de défi. C’était censé être vrai après tout… il devait bien approcher les dix-sept ans, avait peut-être son permis de transplanage en poche, il ne voyait pas vraiment ce qu’un gars comme lui aurait à envier à un cinquième et une quatrième année. C’était d’autant plus curieux qu’Isidore se demandait sérieusement si ses élucubrations ne relevaient pas tout simplement de la pure comédie.

« Non... J'veux rentrer... » Quelle chochotte. Pour un peu, il avait envie de lui tendre un mouchoir en papier. Quand il pouvait balancer une gamine de douze ans là il y avait du monde, mais quand on parlait de faire des tours en forêt là c’était de suite plus difficile tout à coup. Il lui jeta à peine un regard avant de recentrer son attention sur la file que formaient les toutes petits arachnides à partir de la souche, s’accroupissant pour avoir une meilleure vue. Il ne les craignait pas spécialement, mais il fallait bien reconnaître qu’elles étaient dégoutantes, avec leurs nombreux petits yeux noirs et leurs pattes velues… ce n’était clairement pas le genre d’araignées que l’on croisait dans un grenier. Et dire que Sinéad se pâmait d’amour pour ces bestioles, erk… « On dirait qu’elles vont chercher un truc… Tu crois que je peux la garder ? Elle est vraiment mignonne et elle va super vite, je suis sûre qu’elle battrait Morelle à la course. » Il arqua un sourcil, prenant un air amusé. Ça, c’était bien son genre, elle devait être trop heureuse d’aller faire de la concurrence à son frère en ramenant une bestiole de compagnie de taille supérieure. Et puis de toute façon, même s’il disait non, elle la planquerait sûrement sous son t-shirt ou dans ses cheveux sur le chemin du retour pour être sûre de la garder… En tout cas, elle avait raison sur un point, elles allaient bien chercher quelque chose… cette file d’araignées était un peu trop parfaitement ordonnée pour laisser croire qu’elles allaient dans ce sens tout à fait par hasard. « Bah ouais, tu peux la prendre, je peux te garantir que c’est pas moi qui vais te la piquer… En tout cas, elle et ses copines sont bien sur la trace de quelque chose, ça c’est certain. On y va ! » Il dirigea son regard vers l’endroit dans la forêt vers lequel elles se dirigeaient… Effectivement, ça donnait envie d’aller voir ce qui pouvait bien se tramer là-bas.

« Un... un nid... ? » Eh oui mon grand, les araignées pondent des oeufs, c’est la vie, le miracle de l’évolution même ! Finalement, ça commençait à taper sur le système d’Isidore de l’avoir recruté celui-là, en fin de compte mieux valait sûrement le laisser rentrer, il l’avait assez vu pour un bon bout de temps. Il devait avoir eu son compte, il semblait véritablement effrayé, il ne dirait probablement rien à ce stade-là. De toute façon, il savait qu’ils le retrouveraient sans peine s’il caftait quoi que ce soit, alors il n’aurait pas grand intérêt à le faire ! Et puis finalement, il n’était pas sadique au point d’aspirer à le voir faire une crise d’angoisse, tant qu’à faire il préférait passer la soirée tranquillement avec Sinéad à courir après les araignées, cette perspective-là était bien plus réjouissante. « Venez, on va voir. Faites attention à ne pas les écraser. » Il fourra les mains dans la poche de sa veste, veillant toutefois à ce que sa baguette ne soit pas trop loin. Ces bestioles, ce n’était pas des petites araignées domestiques, mieux valait se tenir sur ses gardes ! Mais soit, après tout il maîtrisait la situation comme il aimait à le faire croire. Ça restait des petites bêtes non ? Certaines étaient peut-être plus grosses que l’entendement, mais un sortilège aurait tôt fait de les calmer si elles se montraient trop agressives. En tout cas, il était assez curieux de ce qui pouvait bien se trouver tout au bout de ce chemin, effectivement ça donnait envie d’aller voir ! « Vous êtes complètement malades ! Comptez pas sur moi pour vous suivre dans votre délire. Allez y tout seul, moi, je rentre. » Mince, il était presque parvenu à oublier que l’autre énergumène était encore de la partie, quel dommage. Qu’il y aille, il n’avait plus envie de le retenir, il l’avait assez entendu comme ça pour la soirée… « Fais attention à pas te faire étrangler par une plante sur le chemin du retour ! » lança-t-il d'un ton sarcastique. Hop, affaire réglée, cette soirée se finirait en tête à tête entre lui, Sinéad, et les dizaines… centaines peut-être, de petites bêtes poilues avec lesquelles ils étaient en train de sympathiser. S’il avait voulu de prime abord que Rioghmachin reste avec eux, l’envie lui était passée lorsqu’il avait compris que ça équivaudrait à jouer les baby-sitters. Mais alors qu’il se retournait, un détail attira son attention… « Attends, en fait… » commença Isidore en plissant des yeux et en pointant du doigt l’endroit juste derrière le jeune homme. « Je ferais vraiment pas ça si j’étais toi. Parce qu’y en a une juste derrière toi, et si tu les aimes pas, je peux te dire qu’elle est assez grosse. Genre… elle t’arrive aux genoux. Alors, je serais toi, j’avancerais très lentement, et je nous suivrais ! » conseilla-t-il en ayant lui-même un geste de recul. Elle était vraiment très grosse, celle-là… Même lui n’était pas tout à fait tranquille, au vu de l’épaisseur de ses pinces… ça pouvait aller jusqu’à cette grosseur ? Quel genre de spécimen était-ce ? Pour le coup, il espérait quand même que Sinéad lui dirait qu’elle faisait partie des inoffensives, il lui jeta d'ailleurs un regard interrogateur…
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MessageSujet: Re: Combien on parie ? ➳ Sinéad, Rioghbhardan & Isidore.   Jeu 13 Juil - 22:16


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Isidore & Sinéad

Combien on parie ?

Cette soirée dans la forêt interdite aurait dû être beaucoup plus fun et plus intéressante que ça. Ils n’étaient pas censés tomber sur ce garçon manifestement complètement flippé qui les retardait dans leur expédition et Izzie n’était pas non plus supposé se mettre à devenir aussi agressif même envers un garçon qu’il n’appréciait pas des masses. Il fallait que ça cesse et qu’ils réussissent à s’entendre un peu. Le comportement du Serpentard était extrêmement étrange. D’un côté, il semblait détester le jeune homme et vouloir sa mort dans les prochaines minutes mais de l’autre, il ne voulait surtout pas le laisser repartir ce qui était fort étrange. « Et puis surtout, le couvre-feu doit être passé depuis un bail. Si on rentre maintenant, on va se faire allumer comme il faut. » De toute façon, il était absolument hors de question qu’ils rentrent maintenant, ils n’avaient pas fini de s’amuser et puis ils avaient quand même fait des efforts pour arriver jusqu’ici sans se faire chopper, ce serait vraiment du gâchis. « C'est pas grave. » Encore une fois, il avait juste envie de se barrer, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, ce qui était vraiment très bizarre compte tenu du fait qu’ils auraient pu s’amuser tous ensemble au lieu de tout gâcher de cette manière. « Mais je dirai rien ! Je vous jure, je dirai rien ! » Sinéad ne voyait pas de raison de ne pas le croire, mais Izzie lui semblait beaucoup plus réticent. Décidément, elle ne comprenait vraiment pas ce qu’il se passait entre les deux garçons et la méfiance qu’Izzie avait envers lui. Elle aurait aimé que ça se tasse et elle essaya de faire en sorte de mettre tout le monde à l’aise ce qui lui valut un magnifique rappel à l’ordre. « J’pense qu’il a l’âge de prendre soin de lui tout seul, sans vouloir jouer les rabats-joies. » Et alors ? Il n’en avait pas l’air en tout cas, on aurait plutôt dit une petite brebis égarée et il suscitait sa compassion. Ce n’était pas parce que le Serpentard avait décidé d’être odieux qu’elle allait forcément agir de la même façon, ce n’était vraiment pas cool. « T’as vu sa tête ? Il a l’air mal et tu n’arranges rien, tais-toi un peu. » Parler d’une personne en face d’elle comme si elle n’existait pas n’était probablement pas ce qu’elle faisait de mieux mais Sinéad croyait vraiment bien faire et se comporter en amie pour le coup. « D’ailleurs, pourquoi tu flippes comme ça ? Je suis prêt à parier que tu connais un paquet de sorts plus efficaces que les nôtres. » Et voilà qu’il enfonçait même le clou ce qui était franchement méchant. La rouge et or avait définitivement du mal à comprendre son ami. « Ce n’est pas parce qu’il est plus âgé que nous qu’il est forcément meilleur, ça se trouve, il est tout simplement nul en sortilège. Hein, c’est ça, t’es nul ? » Pour lui remonter le moral, là non plus ce n’était pas forcément bien choisi mais elle faisait vraiment de son mieux. « Je dirai rien... » Pauvre choupinou, il était vraiment perdu, ça lui faisait presque mal au cœur. « Non... J'veux rentrer... » Qu’il rentre alors ! Sinéad leva les yeux au ciel, de plus en plus agacée par cette situation.

Les araignées avaient au moins eu le mérite de détourner leur attention du jeune homme et de rendre cette nuit un peu plus fun qu’elle ne l’avait été jusqu’à présent. Sinéad adorait les animaux, n’importe lesquels, certainement grâce à son jumeau qui avait toujours eu tendance à lui montrer que n’importe quelle bestiole était digne d’attention et possédait un grand cœur. Bien sûr, elle savait se montrer prudente mais pour le coup, elle connaissait assez Morelle pour n’avoir rien à craindre des araignées d’une manière générale. « Bah ouais, tu peux la prendre, je peux te garantir que c’est pas moi qui vais te la piquer… En tout cas, elle et ses copines sont bien sur la trace de quelque chose, ça c’est certain. On y va ! » L’enthousiasme d’Isidore était revenu et rien ne pouvait faire plus plaisir à Sinéad. Elle mourrait d’envie de partir à l’aventure et encore plus à l’intérieur de la forêt interdite. Certes, suivre une interminable file d’araignées de taille respectable n’était probablement pas l’idée du siècle mais pour le moment, la rouge et or ne voyait clairement pas où était le problème. « Un... un nid... ? » A contrario, le Poufsouffle semblait totalement submergé par la panique et son attitude était tout bonnement pitoyable. Evidemment, il faisait beaucoup de peine à Sinéad mais elle n’arrivait pas franchement à comprendre pourquoi il s’angoissait juste pour quelques petits bébés araignées. « Non ! Vous êtes complètement malades ! Comptez pas sur moi pour vous suivre dans votre délire. Allez-y tout seul, moi, je rentre. » Il avait répété son envie de rentrer pendant des siècles et des siècles et pourtant il était toujours là, chose un peu incompréhensible aux yeux de la rouge et or mais bon, personne ne le retenait, il était libre de s’en aller et Isidore commençait vraiment à s’impatienter. « Fais attention à pas te faire étrangler par une plante sur le chemin du retour ! » L’ironie de sa remarque ne lui échappa pas et elle inspecta le sol pendant de longues secondes, pas franchement ravie d’assister à un nouvel échange de piques entre les deux jeunes hommes. Elle ignorait à quoi était due l’apparente animosité existant entre eux mais elle voulait que ça s’arrête. « Attends, en fait… Je ferais vraiment pas ça si j’étais toi. Parce qu’y en a une juste derrière toi, et si tu les aimes pas, je peux te dire qu’elle est assez grosse. Genre… elle t’arrive aux genoux. Alors, je serais toi, j’avancerais très lentement, et je nous suivrais ! » Instantanément, Sinéad releva les yeux, prête à dire à Isidore que ce n’était vraiment pas gentil de l’angoisser encore plus mais elle dut s’arrêter net, bouche grande ouverte, en voyant l’énorme spécimen qui s’approchait du Poufsouffle. L’étonnement ne tarda pas à laisser place à l’excitation et au lieu de reculer comme l’aurait fait n’importe quelle personne douée de raison, la rouge et or choisit de rejoindre le garçon terrorisé afin de se rapprocher de l’araignée. « Bonjour madame ! Je ne sais pas si tu comprends notre langue, mais on est venu pour faire la fête avec vous, est-ce qu’on a le droit ? » Demanda-t-elle avec un réel enthousiasme. Elle était sûre qu’aucune copine de Morelle ne pourrait lui refuser un tel plaisir. Sauf que l’araignée ne semblait pas disposée à lui répondre et continuait à s’approcher dangereusement des deux jeunes gens devant elle. « Tu n’as rien à craindre. » Chuchota-t-elle au Poufsouffle qui semblait pétrifié à ses côtés. « C’est une copine de Morelle. » Cette simple information devait évidemment suffire à faire taire toutes ses craintes, c’était une évidence.

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