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| | Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] | |
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| Auteur | Message |
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 Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Dim 22 Jan - 21:48 | |
| *Le bruit ambiant de ce château, composé de discussions, de pleures, de cris, de rires, de grincements de portes, de chaises qu'on tire, de fenêtres qu'on ouvre & ferme à volonté, de craies sur les tableaux, de potions qui bouillent, d'objets qu'on prend & pose sans ménagement ... et plus encore, est devenu mon quotidien. Non pas que cela me fasse réellement plaisir mais ai-je vraiment le choix ? Shane dit que oui, qu'on a toujours le choix, qu'il faut simplement avoir le courage de le faire, mais je ne suis pas d'accord ... de toute façon je ne suis jamais d'accord avec lui, par principe bien souvent, juste pour l'embêter, pour le pousser à bout, pour l'éloigner, surtout quand sa présence m'est nécessaire, vitale. Je ne veux pas m'attacher à lui, ni à personne d'ailleurs, même si dans son cas, comme il prend si souvent plaisir à me le dire, c'est déjà trop tard, je suis accro & j'aurais beau le repousser indéfiniment, il restera une part de moi, il est comme encré en moi. On a partagé trop d'épreuves ensemble, volontairement ou non, pour que cela en soit autrement de toute façon, je le sais, j'en suis consciente, mais cela ne m'empêche pas d'espérer lui prouver qu'il ment, qu'il fabule, qu'il rêve, que je ne serais jamais à lui comme lui ne sera jamais à moi. Je sais c'est beau d'espérer, ce n'est que pure utopie de ma part, mais je suis d'une nature rêveuse, je ne peux aller contre. Comme je le disais il y a quelques instants, le bruit ambiant de Poudlard est devenu mon quotidien & j'ai dû m'y habituer. Ce ne fut pas spécialement dur, après tout je ne viens pas d'une petite famille de deux ou trois enfants, qui habitent dans un quartier tranquille, dans une belle petite maison bien tenue avec des parents aimant & attentionnés .... ah ben si suis-je saute, je viens bien d'une famille de trois enfants, nous vivions bien dans une belle maison dans un des quartiers de Dublin & mes parents étaient très attentionnés & aimants. Ils faisaient bien attention à frapper là où cela ne se voyait pas, à nous enfermer séparément dans des pièces sans fenêtre & sans accès à l'extérieur & à nous affamer régulièrement, soit disant pour purifier nos corps & nos âmes. Vu de l'extérieur nous étions une famille modèle, mes parents étaient d'honnêtes travailleurs, très croyants, ayant élevé leurs trois enfants dans le respect de leur religion. Tous les weekends nous allions à l'Eglise & tous les jours nous faisions notre prière. Vu de l'intérieur c'était l'enfer avant l'heure, je ne sais pas ce que nous avions fait mes frères & moi pour endurer ça, mais en tout cas nous n'avions pas dû être des anges dans une autre vie. Je ne sais pas si c'est une chance ou une malchance d'avoir été abandonné par mes parents parce que j'étais différente, je me pose encore la question aujourd'hui. Après tout j'ai quitté un enfer pour en retrouver un autre, mais cette fois-ci j'avais plus de geôliers, plus de tortionnaires pour s'occuper de moi. Mes parents ont choisi l'abandon quand mon don c'est manifesté. Effrayé par ce que j'étais, inquiet de ce que pourraient dire les voisins & amis, ils prirent la décision de me laisser à Londres, là où se trouvaient la famille de ma chère & tendre mère. Ils avaient trouvé un lieu parfait pour moi, un orphelinat. Ils signèrent tous les papiers, payant le silence de la responsable de l'orphelinat & ils partirent sans un regard derrière eux, sans un regret, sans une larme, sans pitié. Je ne faisais plus partie de leur famille & ils comptaient bien tout faire pour effacer de la mémoire de ceux qui connaissaient ma famille mon existence. Je ne sais pas quel fut le mensonge qu'ils donnèrent. J'étais peut être morte aux yeux de mon pays ou dans une école spécialisée ou dans ma famille anglaise ou perdue, kidnappée .... Tant de possibilités s'offraient à eux, je ne doute pas un instant qu'ils en ont choisi une bonne & s'y sont tenue. Un jour je le serais. Le jour où je prendrais mon courage à deux mains & que je retournerais chez moi pour découvrir leurs mensonges, leur traîtrise. Je plains mes frères qui sont restés sur place, leur vie à eux n'a pas changé ... remarquez la mienne non plus. Les coups plurent toujours autant si ce n'est plus, par différentes personnes & donc différentes intensités. J'ai vécu des violences physiques & morales & je n'arrive toujours pas à comprendre comment j'ai fais pour survivre. Les plus forts arrivés jusqu'à leur majorité, moment où ils pourraient fuir ce calvaire. Les plus faibles s'éteignaient prématurément, soit à cause des coups, des maladies, du suicide ... Mais il ne faut pas croire que ceux qui s'en sont sortis vivent encore. Quand on vit dans ce monde depuis quasiment toujours, on atterrit quasiment forcément dans un monde similaire à la sortie. Certains ont travaillé pour la mafia, d'autres se sont mis aux vols, meurtres, viols, drogues, escrocs en tout genre ... bref c'était le monde de la rue qui les attendaient. Après tout quand tu sors de l'orphelinat, tu n'as pas une noise & en plus tu as une dette envers l'orphelinat. Dette, tien en parlant de dette, je me demande à combien s'élève la mienne ? Je tente d'envoyer ce que je peux à l'orphelinat pour la rembourser, mais je ne suis pas encore prête à m'en acquitter. Pourtant cela fait 6 ans que je m'attelle à la tache, en volant tout ce qui pouvait être revendu. Beaucoup n'ont pas apprécié certes, mais je m'en moque, je ne veux pas être esclave de cette dette, je veux pouvoir m'en débarrasser avant que je quitte cette école. Je veux pouvoir commencer une vraie vie, sans me soucier de combien je dois & à qui je le dois. Je veux pouvoir oublier l'orphelinat Mayfair, oublier mon statut d'orpheline & repartir à zéro. Il me reste une année & demi pour accomplir cette difficile tache, mais je ne baisse pas les bras je vais y arriver. Mais passons pour le moment je ne peux pas encore vérifier combien je leur dois, je dois d'abord m'isoler. Oui parce que je me suis peut être habituée au bruit ambiant mais faut pas pousser, j'ai tout de même besoin de m'isoler de temps en temps, pour respirer, me retrouver, apprécier un semblant de calme. Je ne les aime ni ne les déteste les autres, mais j'ai tout de même besoin de pouvoir faire ce que bon me semble sans sentir des yeux braqués sur moi en train de me juger. J'avais donc décidé que pendant les deux heures de tranquillité que j'avais entre deux cours, je pouvais aller m'isoler dans une des nombreuses vieilles salles inutilisées que possédait Poudlard. Ma résolution prise, je pris mon sac & j'en cherchais une de libre. Ma quête ne fut pas longue, à la deuxième salle visitée, je trouvais mon bonheur. Poussiéreuse, bordélique, un vrai capharnaüm en gros, mais vide de monde & silencieuse, tout se que j'aspirais en ce moment. Je fermais rapidement la porte & me dirigeait vers l'une des fenêtre que j'ouvris. J'aime bien la poussière mais pas au point d'en mourir étouffée. Une fois cette tache faite, j'ouvris mon sac pour en sortir mon précieux journal ......... mon précieux ........ j'ai dis mon précieux journal ....... Mais il est où !!!!* " - Non non non non non non non non ...... C'est pas possible ce n'est qu'un mauvais, rêve, dites moi que je vais me réveiller ..... il est où !" *Paniquée, angoissée, stressée, nerveuse, à bout de souffle, tremblante, les larmes me brûlant les yeux, je venais de découvrir le drame de ma vie. J'avais perdu mon précieux journal .......*
Dernière édition par Sasha A. Mayfair le Ven 2 Mar - 23:33, édité 2 fois |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Mar 24 Jan - 23:20 | |
| Scarlett n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle allait faire aujourd’hui et elle se préparait à aller passer plusieurs heures de cours toutes plus ennuyeuses les unes que les autres. Mais finalement ces heures de cours étaient utiles pour tromper son ennui. Enfin tromper son ennui, c’était très vite dit, les cours passaient toujours bien trop lentement à son gout. Depuis son entrée à l’école, elle n’avait jamais trouvé un quelconque intérêt à ses cours, s’évertuant à trouver à chacun d’entre eux un moyen pour les rendre plus agréable à vivre. Et des moyens elle en avait trouvé, se vernir les ongles en douce sous la table, certes ça prenait beaucoup plus de temps que de le faire en étant tranquillement assise sur le bord de son lit, mais elle pouvait dire en quelque sorte qu’elle avait mérité sa parfaite couche de vernis après avoir lutté pendant une bonne heure pour ne pas se faire remarquer. Au fil des années, elle avait tout fait pour améliorer sa technique, et elle était fière des progrès qu’elle avait accomplis. Cependant, elle devait bien reconnaitre que toute cette belle énergie gaspillée dans un simple vernis aurait été bien plus utile si elle avait été employée pour suivre les cours. Les résultats scolaires de Scarlett ne manquaient pas de le lui rappeler à chaque fin d’année. Les vacances d’été étaient pour elle une vraie bénédiction, elles lui permettaient de constater avec soulagement qu’elle avait encore une fois échappé de peu au doublement. La rouge et or se disait à chaque début d’année scolaire que cette fois-ci se serait différent qu’elle travaillerait plus et réussirait mieux, mais c’était bien sûr plus facile qu’à faire. D’autant plus que la jeune fille n’avait pas de grandes ambitions pour son avenir, tout ce qu’elle voulait c’était restée à peu près au niveau pour pouvoir terminer son cursus avec le reste de ses camarades. Elle ne voulait pas rejoindre les bébés de cinquième année, ça n’arriverait jamais, et elle allait se donner les moyens pour ne pas échouer. Bien que son objectif final ne soit pas des plus intéressants, elle avait donc toujours réussis à sauver les meubles. Ses professeurs l’appréciaient en général, elle n’était pas leur élève la plus brillante, mais elle s’était toujours montrée polie et respectueuses, rendant des devoirs, d’un niveau médiocre, toujours à l’heure, à l’instar des serpentards qui prenaient un malin plaisir à jouer les troubles fêtes.
Se remémorer toutes ses années difficiles suffisait en général à donner à Scarlett la motivation nécessaire pour une journée de travail. Et cette journée n’échappa pas à la règle, ce fut donc après un interminable cours de métamorphose qu’elle se décida à se rendre à la bibliothèque pour y avances ses devoirs. Décidément elle passait beaucoup trop de temps à cet endroit que ce qu’elle aurait dû, et elle se doutait bien que Sarah n’allait pas manquer de le lui faire remarquer, après son épisode couture aux Trois-Balais, cette histoire n’allait pas arranger ses affaires. Mais au lieu d’y trouver des ouvrages de cours et des heures de concentrations, Scarlett fit une toute autre sorte de découverte. Par terre dans les rayons gisait un petit ouvrage manuscrit qu’elle ne reconnut pas tout de suite. Curieuse comme à son habitude, elle s’empressa de l’ouvrir pour regarder à l’intérieur, à la recherche d’un nom mais aussi, et c’est bien naturel, à la recherche d’informations dissimulées par son propriétaires. Elle fut bien déçue par ce qu’elle trouva, un simple ensemble de hiéroglyphes incompréhensible qui manifestement allait être impossible à déchiffrer pour elle. Oh bien sûr elle aurait pu aller trouver un professeur pour lui demander son aide et décrypter ce que le propriétaire du journal avait voulu lui cacher à elle et au reste du monde. Mais elle n’en fit rien, d’abord parce que c’était déployer beaucoup trop d’efforts et de stratégie pour un simple petit journal, ensuite parce qu’elle venait à l’instant de se souvenir à qui il pouvait bien appartenir. Quelques minutes après cette précieuse découverte, elle arpentait déjà les couloirs à la recherche de Sasha, la poufsouffle avait toujours la manie de se balader avec son petit carnet. Scarlett n’avait jamais vraiment compris pourquoi, mais ce qu’elle comprenait en revanche c’était que la poufsouffle devait être très malheureuse de l’avoir perdu. Si elle pouvait tourner cette situation à son avantage elle n’allait certainement pas s’en priver, plus elle en savait, mieux c’était. Elle pourrait ensuite faire un rapport détaillé à la préfète poufsouffle qui serait certainement ravie d’avoir enfin un début d’information sur cette mystérieuse jeune fille. Malheureusement, elle ne savait pas vraiment où la trouver, rageant de ne pas la voir apparaitre devant elle dans un des couloirs, elle finit par attraper une autre poufsouffle par la manche pour lui soutirer des informations.
« Astride quel plaisir de te voir, je cherche une de tes grandes amies, Sasha ? Tu ne l’aurais pas vu par hasard. »
La jeune fille ne sembla pas spécialement ravie de la voir, mais Scarlett n’en avait que faire tant qu’elle obtenait une véritable réponse, elle se fichait de savoir si la petite cinquième année faisait partie de ses ennemis ou pas. Heureusement, la rouge et or n’eut à user d’aucun moyen de persuasion pour délier sa langue trop bien pendue.
« Je ne sais pas, je ne l’ai pas vu. Quand elle disparait c’est qu’elle préfère être seule, cherche dans un endroit peu fréquenté, tu as plus de chance. »
Scarlett tourna les talons sans même tenter un hypocrite remerciement. Elle ne prit pas non plus la peine de se retourner pour voir le regard courroucé de la jeune fille la suivre, jusqu’à ce qu’elle soit hors de sa portée. Un endroit isolé ? Elle n’aurait pas pu encore être moins claire pendant qu’elle y était ? Le château était immense les lieux où l’on pouvait trouver un peu de tranquillité ne manquaient pas, il ne restait plus qu’à espérer que Sasha n’ait pas choisis de se réfugier au dehors, il faisait bien trop froid pour que la rouge et or daigne mettre le nez à l’extérieur. En y réfléchissant bien, elle voyait tout de même un endroit plus tranquille que les autres, endroit qu’elle avait d’ailleurs visité en charmante compagnie une fois ou deux déjà. Les salles inutilisées avaient l’avantage d’être complétement vides la plupart du temps, mais le problème c’est qu’il n’y en avait pas qu’une seule, elle allait mettre un certain temps à trouver la poufsouffle, si toutefois elle s’y trouvait. Scarlett arpenta les longs couloirs passant furtivement la tête dans chacune des salles pour constater à chaque fois qu’elles étaient complétement vide. Mais les efforts finissent toujours par payer, et elle tomba enfin sur la personne qu’elle cherchait. Comme elle l’avait prévu, la jeune fille semblait un peu déboussolée, comme quoi un simple petit journal peut avoir un impact considérable sur la personne à laquelle il appartient.
« Humm, humm »
Scarlett s’avança vers la poufsouffle avec un grand sourire, son journal toujours dans la main. Elle le lui tendit sans se départir de sa feinte bonne humeur. C’était légèrement surjoué mais tout à fait crédible quand on ne la connaissait pas. Sarah aurait pu dire au premier coup d’œil que sa meilleure amie jouait la comédie, mais ce n’était heureusement pas le cas de Sasha. La rouge et or aurait dû penser à prendre des cours de théâtre au lieu d’enchaines les défilés, elle aurait au moins appris quelque chose de son enfance sous le feu des projecteurs.
« Je crois que ceci t’appartient. Je suis venue te le ramener. Tu devrais faire plus attention à tes affaires à l’avenir, ça serait dommage qu’elles tombent entre de mauvaises mains. Tu as eu de la chance que je le trouve. »
Dernière édition par Scarlett Levinson le Ven 13 Avr - 10:44, édité 1 fois |
|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Mer 25 Jan - 1:13 | |
| "Sasha, ma précieuse Sasha, où es-tu ? Où te caches tu ? Tu ne peux pas me faire ça ...."
*Oui je me rend bien compte que vu de l'extérieur ce comportement peu paraître étrange & ce pour plusieurs raisons. Déjà parce que je suis d'une nature calme, solitaire, silencieuse & impassible & à cet instant c'était tout le contraire, j'étais agitée, perdue, angoissée, terrifiée à l'idée de me retrouver à nouveau seule, abandonnée à mon triste sort. Ensuite parce que j'appelais mon journal Sasha & ça il fallait me connaitre pour le comprendre & personne pouvait se targuer de me connaitre, même Shane. Même si le Serpentard savait que je ne m'appelais pas vraiment Sasha mais Abigail, il ne savait pas ce que j'écrivais dans mon journal, ne connaissant pas le langage que j'utilisais, donc il ne pouvait pas deviner que j'écrivais à ma précieuse & douce Sasha pour qu'elle puisse suivre & comprendre tout ce qu'il se passait dans ma vie, comme avant, quand elle était encore de ce monde. J'ai commencé à écrire dans mon journal à la mort de Sasha, quand on m'a fait voir le corps parce que je refusais de croire les gens qui m'annonçaient la nouvelle. Pour moi c'était tous des menteurs, ils ne voulaient qu'une seule chose, me faire mal, mentir & me voir pleurer. Mais je ne leur donnerais pas cette satisfaction, jamais. En fait, je me mens à moi même, je n'ai pas commencé à l'écrire à la découverte de son corps inanimé mais plutôt à la découverte de sa disparition, quand la veuille je me suis réveillée & qu'elle n'était plus dans son lit. Je n'étais pas habituée à ce qu'elle ne soit pas là à son réveil car je me levais bien souvent avant elle, n'étant pas d'une nature a dormir beaucoup. Mais ce jour là, elle n'était pas là & son lit était froid. Inquiète & apeurée j'ai fais la première chose qui m'est passée par la tête, une des rares choses en dehors de Sasha qui pouvait me calmer un peu, c'était écrire. J'ai commencé à rédiger une petite lettre à son attention & j'en ai écris une autre avant la nouvelle. Et j'ai continué par la suite. Dès que j'ai un instant de libre, je le consacre à ma douce amie, au seul être que j'aime & qui n'est plus là. Je lui ai ouvert mon coeur & mon âme & elle a fait de même. Aujourd'hui je suis seule & j'ai fermé à jamais les portes, les scellant du mieux que je le pouvais. Je voulais garder les lieux intactes pour elle, pour quand je la retrouverais. Sauf que la vie est parfois bien cruelle & j'ai dû mal moi même à tenir mes promesses. Tu m'avais promis de rester à jamais auprès de moi & d'une certaine façon tu as menti puisque tu es partie avant moi, tu m'as laissé loin à la traîne. Mais tu vis à jamais dans ma tête, alors je te pardonne. Mais moi, petit à petit je cède à la pression sociale, à certaines personnes qui me ressemblent plus que je ne voudrais l'admettre. Mais je divague, je me perd dans mes pensées pour me protéger de cet instant, de cet enfer qui s'ouvre à nouveau à mes pieds. Je ne veux pas penser à Anabela, Shane, Elina ou même Charles. Je dois retrouver mon journal, ma Sasha, je dois la mettre en sécurité, je dois ..... N'entends-je pas un bruit ? Ne suis-je pas seule ici ? Quelqu'un est en train de manifester sa présence dans cette salle .... Scarlett Levinson en ces lieux ... Si on me l'avait dis je n'y aurais pas cru. Qu'est-ce qu'elle a dans les mains ? Un livre ? Elle sait donc lire ! Mais c'est un miracle. Non, je n'y crois pas .... ce ne peux pas être possible. Pas toi ? Me l'aurais-tu volé ? Je dois me calmer, retrouver mes esprits sinon je vais faire une connerie. Je ne dois pas me laisser envahir par la haine & la colère, je sais comment cela va se finir sinon. J'ai déjà connu un moment similaire où un petit plaisantin de l'orphelinat m'avait volé mon journal pour s'amuser. Voir Ma Sasha dans ses mains, souillée une nouvelle fois sans que j'ai pu la protéger, c'était trop. J'ai sentie la colère monter en moi comme elle le fait à cette instant & sans réfléchir un moment de plus, je lui ai sauté dessus. Si personne ne m'avait arrêté, je l'aurais tué sur le champs, je ne voyais plus rien, ne comprenais plus rien, la seule chose qui tournait dans ma tête c'était qu'il faisait du mal à ma Douce & Précieuse Sasha. Par la suite on m'a interné, pour quelques mois. On m'a dis que c'était pour me protéger autant que pour protéger les autres. Que j'étais encore sous le choc de la perte de Sasha & que je devais d'abord m'en remettre. Ils m'ont drogué & j'ai vogué vers toi Ma Sasha. Encore aujourd'hui il m'arrive d'en prendre pour venir te rejoindre, mais j'essaie de pas trop le faire, sinon Shane me tomberait dessus, encore une fois & il me supprimerait tous mes médocs. Mais à l'heure actuelle le plus important ce de ne plus y penser & de t'écouter me parler. Vas-tu me dire ce que je veux savoir ?* « Je crois que ceci t’appartient. Je suis venue te le ramener. Tu devrais faire plus attention à tes affaires à l’avenir, ça serait dommage qu’elles tombent entre de mauvaises mains. Tu as eu de la chance que je le trouve. »*Comment as-tu fais pour me retrouver ? A ce que je sache je ne l'ai dis à personne & tout le monde s'en fout de toute façon. Où l'as tu retrouver ? Tu ne l'as pas préciser, je vais pourtant tout faire pour le savoir. Me l'as tu voler ? Tu en serais bien capable, curieuse que tu es de savoir ce qu'il contient. Je suis sûre que tu as été très déçue de ce que tu as découvert. Je te connais Scarlett, plus que tu ne le crois. Je ne dis rien, mais j'observe, j'écoute, j'analyse. Tu es bien trop gentille pour que ce soit naturelle. Ta réputation te précède ma belle, ne me prend pas pour plus sotte que je ne le suis. Ce que je ne sais pas, c'est pourquoi me l'avoir ramener ? Pourquoi avoir pris le temps de me chercher pour me le rendre ? Ce n'est certainement pas par pure envie de rendre service à ton prochain, cela ne te ressemble pas. Que viens-tu faire ici ? Que me veux-tu ? Si tu veux jouer, on va jouer, mais tu pourras être la plus gentille fille au monde que je ne te croirais pas un instant, je ne crois personne, je ne fais confiance en personne, je pars toujours du principe que les gens mentent & après je cherche à savoir pourquoi. Laisses moi juste récupérer mon journal, je me sentirais déjà beaucoup mieux. En l'ouvrant je constate qu'il est intact, enfin au premier abord, maintenant je ne sais pas ce que tu as fais avec. Je vais esquisser un petit sourire, pour te remercier de l'avoir retrouver, mais ne m'en demande pas plus, je trouve que c'est déjà beaucoup de ma part de t'accorder ce privilège.* " - Merci !" *Je pourrais jouer les hypocrites en te disant que je suis vraiment heureuse qu'il soit tomber dans les mains d'une personne honnête comme toi, mais ce serait bien trop me demander. Je ne vais pas t'agresser tout de suite avec mes questions, parce que je ne serais jamais pourquoi tu me l'as ramener, ce que tu avais dans la tête. Non je ne me comporterais pas avec toi comme je l'ai fais avec Jake il y a deux nuits de ça dans la Salle commune des Poufsouffle. Non j'userais d'un peu plus de tact pour obtenir mes réponses. Je suis sûre qu'en te brossant dans le sens du poils, je pourrais avoir plus que ce que tu voudrais me révéler. Maintenant il me reste à déterminer comme je vais réussir ce miracle. Mentir ne me dérange pas, mais j'utilise l'hypocrisie qu'en de rares occasions, je ne suis donc pas encore rôdais dans cet art, pas comme toi. J'ai repris mon masque d'impassibilité, c'est déjà ça, je peux donc me cacher derrière pour réfléchir à ce que j'allais faire de toi ? De comment j'allais m'y prendre avec toi ? Je t'observe franchement, ne voyant pas l'utilité de le faire à la dérobée, je risque de louper plus de choses que je ne le voudrais. Je sais que tes paroles sonnent faux, mais je ne sais pas encore pourquoi.* " - Où l'as tu trouvé ? J'espère en tout cas que tu n'as pas dû arpenter tout le château pour me dénicher ?" *Tu en serais bien capable, trop curieuse & trop manipulatrice pour qu'il en soit autrement. Mais pour le moment je ne fais rien, j'attends, je t'attends & j'analyse tes réactions, peut être vais-je avoir un semblant de début de réponse.* |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Dim 29 Jan - 0:22 | |
| "Merci !"
Scarlett sourit de plus belle, tâchant de paraitre la plus amicale possible. Bien sûr qu’elle pouvait la remercier, elle aurait pu le jeter, le brûler, faire en sorte que Sasha ne le retrouve jamais. Bien sûr, l’intérêt de cette manœuvre était très limité, faire en sorte que ce petit journal soit perdu à jamais lui aurait procuré uniquement la sensation d’avoir réussis à faire quelque chose de méchant. Elle était peut-être méchante, et qu’on le lui reproche ne lui faisait ni chaud, ni froid, mais elle préférait en général y trouver un quelconque intérêt. Cependant, ce petit remerciement était bien faible, Scarlett aurait aimé pouvoir raconter son acte héroïque, comment elle avait surmonté les uns après les autres, les différents obstacles qui se dressaient devant elle pour parvenir à le rendre à son destinataire. La rouge et or voulait avoir son moment de gloire que Sasha puisse constater qu’elle était réellement un génie. Car c’était ce réellement ce qu’elle pensait être à ce moment à précis. Après tout c’était elle qui avait trouvé le journal à la bibliothèque, encore elle qui avait compris en moins de temps qu’il ne faut pour le dire à qui il appartenait et toujours elle qui avait réussis à retrouver sa propriétaire dans le labyrinthe qu’était le château. Il n’était même pas venu à l’idée de la rouge et or que quelqu’un d’autre qu’elle puisse agir exactement de la même façon avec des motivations beaucoup plus honnêtes que les siennes. Si Scarlett avait tenu à rendre le journal ce n’était certainement pas pour voir le soulagement dans les yeux de Sasha, ce n’était pas vraiment le genre de fille qui l’intéressait habituellement. Elle avait une idée bien précise en attendait simplement le bon moment pour pouvoir la mettre en application. Sasha semblait lire dans ses pensées, Scarlett n’aurait pas à prendre l’initiative de raconter elle-même son périple dans le château puisque la poufsouffle le lui avait très gentiment demandé.
"Où l'as-tu trouvé ? J'espère en tout cas que tu n'as pas dû arpenter tout le château pour me dénicher ?"
Scarlett rougit de plaisir, elle allait pouvoir blablater autant qu’elle voulait en étant presque certaine que la poufsouffle continuerait à l’écouter puisque la réponse à cette question semblait l’intéresser au plus haut point. Peut-être pensait-elle que Scarlett lui avait subtilisé tout simplement et non pas qu’elle l’avait trouvé quelque part. Ca ne la gênait absolument pas qu’elle pense une telle chose, c’était tout à fait plausible, si la jeune fille avait pu comprendre ce qu’il y avait à l’intérieur elle le lui aurait pris il y a fort longtemps. Malheureusement, le bruit courrait que la jeune fille préférait écrire dans un dialecte étrange qui empêchait la gryffondor de satisfaire sa curiosité. Elle n’avait d’ailleurs pas cherché à vérifier par elle-même la véracité de ces rumeurs, elle savait pertinemment que sa déception serait grande si elle cultivait l’espoir que les ragots ne disaient pas la vérité. D’autant plus que prendre son précieux journal à la poufsouffle ne risquait pas d’être facile, elle l’avait en permanence avec elle et ne le laissait sans surveillance que dans sa salle commune, probablement. Or, Scarlett n’y avait pas accès, on ne pouvait pas tout avoir dans la vie, elle était déjà très satisfaite d’avoir pu jeter un coup d’œil dans les affaires de Zora. Bien sûr, elle aurait pu tenter de supplier Sarah pour qu’elle fasse le sale travail à sa place, mais quelque chose lui disait que celle-ci refuserait catégoriquement sa proposition, la préfète poufsouffle avait une réputation à tenir et elle ne pouvait pas prendre le risque de la souiller avec une histoire de vol. Il était arrivé maintes fois à Scarlett de se faire prendre la main dans le sac, à croire qu’elle n’était pas douée pour élaborer elle-même une stratégie, mais ce n’était pas ça qui la faisait renoncer, bien au contraire, elle aimait en savoir un maximum sur le plus grand nombre de personne possible. Si cela impliquait de fouiner dans leurs affaires, elle n’allait pas se gêner pour le faire. Parfois, c’était même un mal nécessaire, les langues peuvent être parfois difficiles à délier. Dans le cas de la petite Bonnie par exemple, il avait été plus simple de se renseigner auprès d’autres personnes et fureter discrètement dans son sac pendant qu’elle avait le dos tourné lui avait été d’une aide précieuse. Malheureusement, elle avait bien dû reconnaitre que la vipère était une petite miss Parfaite, si on excluait sa timidité qui lui faisait cruellement défaut, elle aurait pu faire la parfaite acolyte pour ses différentes missions ragots. Pour ce qui était du journal de Sasha, la gryffondor n’y était absolument pour rien pour une fois, et pouvoir répondre avec fierté sans avoir à mentir lui procurait un immense plaisir.
« Il était dans la bibliothèque, tu as dû le laisser tomber en allant travailler. Il ne faut pas se mettre dans des états pareils pour un journal, il n’était pas perdu. Tu devais te douter qu’il y aurait toujours quelqu’un d’assez gentil pour te le ramener. J’ai cru comprendre que tu y tenais beaucoup, n’est-ce pas ? Souvenir d’enfance ? »
Scarlett reprit son horrible sourire, réajustant distraitement sa coiffure. L’interrogatoire pouvait commencer. Cette jeune fille était si mystérieuse, il était impossible qu’on en sache aussi peu sur elle, tout le monde à des secrets. Pour ce qui était de Sasha, il fallait certainement creuser un peu plus que d’habitude pour les trouver mais elle y arriverait même si elle devait passer le reste de la journée en compagnie de la poufsouffle. Elle ne savait pas du tout si celle-ci serait coopérative, où s’il faudrait inventer un moyen pour la persuader de se plier avec bonne volonté au jeu des questions, réponses que Scarlett affectionnait particulièrement. Mais quel que soit l’issue de cette journée, la gryffondor n’aurait pas perdue son temps. Si Sasha refusait de répondre, elle serait convaincue une bonne fois pour toute que la jeune fille avait quelque chose à cacher, il lui suffirait d’aller faire son rapport à Sarah en bonne complice avant de fouiner un peu pour découvrir justement ce qu’elle pouvait bien dissimuler. L’erreur est humaine et Sasha avait certainement une faille, restait à trouver laquelle. Si au contraire la poufsouffle se décidait à répondre à ses questions, Scarlett aurait enfin eu une discussion avec la fille la plus secrète du château et ce n’était pas négligeable, là encore elle pourrait aller faire son rapport à Sarah, mais cette fois-ci elle pourrait se pavaner, ravie d’avoir réussis là où beaucoup d’autres avaient échoués. Si par hasard Sasha décidait de lui mentir, elle le regretterait bien assez vite. Scarlett repérait les mensonges à trois kilomètres, six ans dans la peau d’une parfaite pimbêche lui avaient permis de développer cette capacité au maximum. C’était certes complétement inutile, à moins qu’elle décide de faire carrière dans la police, mais au moins elle ne perdait pas son temps avec les personnes qui cherchaient à l’embobiner les trois quarts du temps.
« Mais tu sais je te comprends, j’avais un journal quand j’étais petite. Je racontais mes petits tracas, des trucs de filles. On ne dirait pas comme ça, mais c’est un parfait confident. Mais bon, au fil du temps je me suis dit que je préférais avoir des amis, tu as plus de chance qu’ils te répondent. »
Scarlett laissa échapper un petit gloussement suraigu. Elle n’avait jamais eu de journal, tout simplement parce qu’elle évitait d’écrire quand elle pouvait y échapper, mais elle pensait que s’identifier à ses potentielles victimes les aidait à prendre confiance en elle. La rouge et or avait de nombreuses techniques pour parvenir à ses fins et elle affectionnait particulièrement celle-ci. Tout simplement parce qu’elle lui permettait en prime de raconter sa vie, ce qui était un bonus non négligeable de son point de vue.
« J’ai dû ouvrir ton journal pour chercher à qui il pouvait bien appartenir, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que tu n’écrivais pas dans notre langue. Tu as réellement inventé ta propre langue, toute seule ? Alors que tu n’étais encore qu’une enfant ? Je suis vraiment impressionnée. »
Là encore, il n’y avait pas grand-chose de vrai dans ce qu’elle racontait, mais elle voulait forcer Sasha à se replonger dans le passé et le plus innocemment possible de préférence.
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|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Dim 29 Jan - 19:11 | |
| *Je viens de récupérer mon précieux journal c'est déjà une bonne chose de faite, mais je ne suis pas sortie d'ennui pour autant. Tu es la personne qui serait normalement la moins susceptible de me le restitué & pourtant il est dans mes mains. J'ai encore du mal à comprendre tes intentions Scarlett mais cela ne serait tarder, tu n'es pas du genre à le faire gratuitement, nous le savons toutes les deux, j'espère que tu arriveras rapidement aux raisons qui t'ont poussé à réaliser ce geste car je déteste perdre mon temps inutilement avec quelqu'un & je suis persuadée que c'est pareil pour toi. Je t'observe silencieusement pendant que tu fais de même de ton côté. Tu attends quelque chose de ma part mais je ne sais pas quoi & vu que je ne suis pas quelqu'un de normal, si tu ne le demandes pas, tu risques de ne pas l'obtenir. Visiblement ma phrase t'a plu, c'était plus ou moins ce que tu attendais de moi, m'en voilà ravie, tu vas abréger ta visite. J'attends ta réponse, non pas comme tu le supposes pour découvrir comment tu es arrivée jusqu'à moi mais pour te voir partir, c'est tout ce qui m'intéresse. La politesse ne m'est pas familière, ce n'est pas quelque chose qu'on emploie souvent à l'orphelinat, mais j'ai vite appris ici qu'on obtient plus de chose avec un peu de politesse, j'avais donc testé, mais j'allais vite le regretter visiblement.* « Il était dans la bibliothèque, tu as dû le laisser tomber en allant travailler. Il ne faut pas se mettre dans des états pareils pour un journal, il n’était pas perdu. Tu devais te douter qu’il y aurait toujours quelqu’un d’assez gentil pour te le ramener. J’ai cru comprendre que tu y tenais beaucoup, n’est-ce pas ? Souvenir d’enfance ? » *Ne pas me mettre dans des états pareil pour un journal ?! Si j'avais un temps soit peu d'humour, en tout cas votre humour, je pourrais trouver ça amusant, mais vu que ce n'est pas le cas, je vais m'abstenir de rire ou de faire semblant. Je trouve ça au contraire tout à fait normal quand on sait à quel point je tiens à ce journal. Je mourais pour lui & je pourrais ainsi la retrouver, ma précieuse & douce Sasha qui m'a quitté bien trop tôt. Me douter que quelqu'un me le ramasserait pour me le rendre, je ne l'imagine pas un instant, seul quelqu'un armé de mauvaises intentions a ce genre d'attitude, la preuve tu te trouves devant moi à cet instant. Et c'est d'ailleurs toujours avec cette optique là que tu me poses tes deux dernières questions. Je devine que tu veux savoir ce qu'il contient & que tu veux en apprendre plus sur moi. Après tout, je dois être l'une des personnes les plus mystérieuses de cette école, selon les rumeurs du moins, mais également la personne qui subit le plus de questions pour tenter de percer mes secrets. Sauf que je suis désolée de te l'annoncer ma chère Scarlett, toi comme les autres, tu te casseras les dents sur ma carapace. Tu es douée pour poser des questions l'air de rien mais je suis douée pour éviter d'y répondre tout en donnant une réponse quand même.* " - Je ne doute pas en la gentillesse des gens mais en leur capacité de deviner à qui était ce journal, après tout ils ne sont pas devin, il n'y a pas mon nom inscrit dessus. C'est d'ailleurs fort étonnant que tu es pu deviner qu'il était à moi. Et oui j'y tiens un peu, disons qu'il serait dommage de perdre certains de mes écrits." *Oh si je doute en la gentillesse des gens, je ne fais confiance en personne & surtout pas en toi ma chère Scarlett, je préfère donc te mentir sans vergogne. Avec le temps, je suis devenue aussi douée pour mentir que pour voler, si tu continues à être aussi curieuse, je pourrais vérifier ce que tu as dans tes poches, dans ton sac & des objets auquel tu tiens pourraient étrangement disparaître petit à petit. Va prouver ensuite que c'est moi la coupable, surtout quand tu n'as aucune preuve. Je ne te dévoilerais rien sur ma vie, tu peux en déduire ce que tu veux je m'en moque. Tu pourras chercher, il n'y a aucune trace d'une certaine Sasha Agatha Mayfair nul part, elle n'existe pas en dehors de ses murs. Abigail est morte, Sasha est un fantôme & toi tu t'enfonces dans les ennuis ma belle.* « Mais tu sais je te comprends, j’avais un journal quand j’étais petite. Je racontais mes petits tracas, des trucs de filles. On ne dirait pas comme ça, mais c’est un parfait confident. Mais bon, au fil du temps je me suis dit que je préférais avoir des amis, tu as plus de chance qu’ils te répondent. » *Te voilà repartie, tu es incapable de garder le silence, tu veux obtenir ce que tu es venue chercher & tu ne partiras pas s'en l'obtenir. Mais tes questions sont vaines, arrêtes toi là, tu n'iras nul part en prenant ce chemin, la seule chose que tu découvriras c'est que je déteste les fouineurs & qu'ils ne font pas long feu dans mon monde. Je t'observe, toujours impassible, me moquant de tes questions. J'analyse tes fais & gestes, tes paroles sont décortiqués pour leur offrir la meilleure réponse possible. Je suis ravie d'apprendre que tu tenais un journal même si je doute que ce soit le cas. J'ai déjà du mal à t'imaginer savoir lire alors écrire, c'est burlesque. Mais soit si ça peut te faire plaisir, tu avais un journal. Je commence à voir dans ton jeu, tu voudrais devenir mon confident, non pas que tu éprouves une quelconque sympathie à mon égare mais c'est le mystère qui plane autour de moi qui te plait, qui t'attire. Tu es pire que certains car toi tu ne sais pas quand t'arrêter, tu fonces tête baissé sans analyser la situation, c'est dommage.* " - Mais qui a dis que je souhaitais obtenir des réponses ? Et d'ailleurs qui as dis que j'avais des questions ? Et puis je préfère mon journal, lui au moins sait se taire, il n'est pas demandeur d'attentions particulières & ridicules et il ne me ment pas pour me faire plaisir ou ... pour arriver à ses fins." *Non tu ne rêves pas Scarlett cette dernière partie de phrase t'es destinée. Je ne suis pas dupe de ton petit manège & je ne compte pas y rentrer dedans pour te faire plaisir. Tes questions m'indisposent & m'agacent. Tu veux trop en savoir sans même avoir pris le temps de vérifier que j'avais envie de me confier. Si je suis solitaire ce n'est pas pour rien, je pourrais avoir pleins d'amis, j'en ai d'ailleurs, même si pour moi la conception d'amitié n'est pas la même que la votre, enfin surtout de la tienne d'ailleurs. Je ne t'aime pas & je n'aime pas tes questions, sache le. Je pense que tu es suffisamment intelligente pour t'en rendre compte mais que ta curiosité est plus forte que ta raison. Tu es malsaine comme fille & je crois que tu ne te rends pas compte où tu viens de mettre les pieds. Je ne suis pas normale, ma schizophrénie est bien réelle, pour le moment tu as à faire à Aby, mais continues comme ça et c'est Sasha qui va surgir des tréfonds des enfers & tu ne vas pas aimer, crois moi.* « J’ai dû ouvrir ton journal pour chercher à qui il pouvait bien appartenir, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que tu n’écrivais pas dans notre langue. Tu as réellement inventé ta propre langue, toute seule ? Alors que tu n’étais encore qu’une enfant ? Je suis vraiment impressionnée. » *Comme cela ne m'étonne pas, tu n'as pas pu t'en empêcher, il a fallu que tu l'ouvres. Je suppose que tu as été déçu de découvrir qu'il était crypté, comme les rumeurs le disaient. Je ne te dirais rien sur mon langage, je ne te raconterais pas l'anecdote comme n'importe qui l'aurait fait à ma place. Je le pourrais remarque, te dire que se sont deux petites filles qui pour pouvoir se parler & s'écrire sans risque à l'orphelinat décidèrent de créer un code secret. Mais tu ne seras rien, parce que ça ne te regarde pas, parce que je n'en n'ai pas envie, pas envie de te raconter ma vie, pas envie de te faire plaisir, pas envie que cette discussion continue. Je ne t'aime pas Scarlett, ne l'oublie pas.* " - Oui" *Ce mot sera ma seule réponse, tu ne pourras pas dire que j'évite de te répondre, simplement je ne compte pas te facilité la tache ou te donner des raisons de chercher plus loin.* |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Jeu 2 Fév - 12:20 | |
| "Je ne doute pas en la gentillesse des gens mais en leur capacité de deviner à qui était ce journal, après tout ils ne sont pas devin, il n'y a pas mon nom inscrit dessus. C'est d'ailleurs fort étonnant que tu aies pu deviner qu'il était à moi. Et oui j'y tiens un peu, disons qu'il serait dommage de perdre certains de mes écrits."
Scarlett se sentit soudain beaucoup plus fière qu’elle n’aurait dû l’être. Ainsi, elle avait deviné ce qu’une personne normale aurait eu du mal à comprendre. Elle était décidément largement au-dessus de la masse grouillante des stupides élèves qui peuplaient cette école. Enfin, dans son esprit, la vérité était tout autre, mais elle se complaisait dans son ignorance, pouvait-on réellement l’en blâmer ? La rouge et or prenait un temps fou à décortiquer les paroles de la poufsouffle essayant tant bien que mal de lire entre les lignes. Pourtant, il n’y avait rien de plus à comprendre que ce que Sasha avait voulu dire, mais elle pensait qu’à force de lui parler, un détail finirait par la trahir, et que sans le vouloir elle lui aurait révélé une partie de son passé. Après tout, ça marchait pareil pour tout le monde, même si c’était plus facile avec certaines personnes. La plupart des gens se sentaient flattés qu’elles s’intéressent à leur vie et lui racontait sans rechigner tout ce qu’elle voulait savoir et même plus, mais ils déchantaient bien vite en se rendant compte que ces informations avaient été déformée s pour être plus intéressantes et soumises à l’ensemble de l’école. Enfin, ça c’était au début, avant que tout le monde apprenne à se méfier de Scarlett lorsqu’elle se trouvait dans les parages. Maintenant sa tâche était nettement plus difficile, elle pouvait voir la méfiance dans les yeux des gens lorsqu’elle venait à leur rencontre. Dès fois en deux trois phrases hypocrites, elle parvenait à embobiner complétement son interlocuteur, mais la première impression pouvait aussi s’accrocher, et dans ce cas elle n’avait plus qu’à jeter l’éponge, sachant pertinemment qu’elle n’obtiendrait pas de réponses à ses questions. Dans ce cas-là, elle ne se laissait pas démonter. Quitte à ne pas découvrir quelque chose sur quelqu’un elle aimait aussi beaucoup parler d’elle-même. Oh bien sûr pas de ses sentiments, de ses amis, ou de sa famille, elle n’était pas du genre à creuser un peu pour qu’on la trouve intéressante, non elle aimait particulièrement se lancer des fleurs, inventer des épisodes de sa vie qu’elle n’avait pas connus et s’amuser de l’ennui apparent de la personne qui l’écoutait. En attendant, Sasha venait de lui tendre une perche, elle n’allait pas se priver de pouvoir se lancer des fleurs. La fausse modestie n’était pas son truc, même en tentant de manipuler la jeune fille, elle n’aurait pas réussis à en faire preuve.
« Eh bien tu as de la chance d’être tombée sur moi alors. En fait, je me suis souvenue que tu te promenais toujours avec un journal, et les rumeurs disaient que tu écrivais dans une langue inconnue, alors je m’en suis souvenue tout de suite. Rien de bien compliqué en somme, il faut juste être observateur et perspicace. »
Pour l’instant, les réponses de Sasha lui plaisaient énormément, elle était un jouet digne de ce nom. Scarlett s’amusait beaucoup et ne comptait pas la laisser filer aussi vite. En plus, le sujet du journal l’intéressait énormément et il ne semblait pas sur le point d’être clos, la rouge et or savait que la décision de passer ou non à autre chose ne lui reviendrait pas. Si la poufsouffle se lassait de ce sujet de discussion elle pourrait tout aussi bien tourner les talons et partir ou encore changer de sujet comme si de rien n’était, ce n’était pas la rouge et or qui l’en empêcherait. Scarlett continua donc à s’intéresser à son passé, essayant de s’adapter à la personne à laquelle elle s’adressait, ce qui n’avait rien différent. S’identifier à quelqu’un qu’on ne connait pas et qui n’a pas envie d’être connu n’a rien d’évident. Sasha représentait un véritable défi pour la gryffondor et il était tout à fait probable qu’elle passe complétement à côté. Qui ne tente rien n’a rien, et la jeune fille n’allait pas se laisser abattre pour si peu, d’autant plus que, sans le vouloir certainement, Sasha lui donnait exactement ce qu’elle voulait. Une fois encore, la réponse de la poufsouffle satisfit pleinement la rouge et or, peut-être parce qu’elle ne la comprenait pas vraiment, mais le résultat était le même.
"Mais qui a dit que je souhaitais obtenir des réponses ? Et d'ailleurs qui as dit que j'avais des questions ? Et puis je préfère mon journal, lui au moins sait se taire, il n'est pas demandeur d'attentions particulières & ridicules et il ne me ment pas pour me faire plaisir ou ... pour arriver à ses fins."
Alors comme ça, la jeune fille avait été déçue par les gens. Scarlett aurait presque ressentit de la tristesse si elle avait tenté de compatir un minimum. Mais ce n’était pas ce qui l’intéressait, Scarlett voulait surtout en découvrir plus, et elle avait déjà l’impression d’avancer, d’arriver à quelque chose. En réalité ce n’était pas vraiment le cas, mais qu’elle comprenne ou qu’elle ait réellement l’impression de comprendre revenait strictement au même. En l’occurrence, elle interprétait les paroles de la jeune fille comme une extrême solitude et une incapacité à se lier avec les gens. Avait-elle raison ? Avait-elle tort ? Elle ne le saurait probablement jamais, mais dans sa tête, tout était très clair. Par contre, un simple journal ne remplace pas un être humain, il faut savoir se sociabiliser un minimum. Tout le monde a besoin de compter sur quelqu’un que ce soit des amis ou de la famille. Sasha n’était pas réputée pour avoir réussis à tisser des liens forts avec de nombreux élèves du château et Scarlett n’avait jamais entendu parler de sa famille, ce qui ne l’aidait pas à savoir si elle pouvait compter sur quelqu’un ou non. Scarlett savait au moins une chose, elle ne saurait jamais ce que contenait le journal, elle aurait beau tenter par n’importe quel moyen de lui faire dire ce qu’elle avait bien pu écrire, ce n’était pas comme si Sasha allait ouvrir son journal pour lui lire ce qu’il y avait écrit dedans. En même temps, ce n’était pas parce que c’était le journal de Sasha qu’elle n’obtiendrait pas de réponse, c’était tout simplement parce que c’était un journal. Quelqu’un qui en possédait un ne l’utilisait pas vraiment pour que d’autres personnes lisent ce qu’il y avait dedans. C’était tout à fait normal, mais pour une personne aussi curieuse que Scarlett, avoir ce genre de secrets à portée de main était tout bonnement intolérable.
« Tout le monde a des questions à poser, et tout le monde a besoin de réponses. On ne peut pas tout savoir sur tout. Tu as tort de croire que toutes les personnes qui s’intéressent à toi le font par intérêt ou te mentent. Tu peux aussi tomber sur quelqu’un plein de bonnes intentions, mais si tu ne lui montres que ta carapace, il ne va pas rester longtemps. »
Scarlett était très mal placée pour parler d’amitié. En matière de relation, elle n’était vraiment pas douée. Sa seule amie était Sarah et encore, il ne fallait pas être très intelligent pour réaliser que ce n’était pas une amitié sincère. Si la préfète pouvait casser du sucre sur son dos, elle ne se gênait pas pour le faire, et l’inverse était tout aussi vrai. Les seules fois où Scarlett s’empêchait de critiquer sa meilleure amie ou de lancer des rumeurs sur son compte étaient parce qu’elle pensait que ça pourrait probablement rejaillir sur elle. Autant dire qu’elles étaient loin de la parfaite amitié, prête à se sacrifier pour l’autre, toujours à l’écouter, apportant son aide lorsqu’elle était nécessaire. Cependant, cette fausse complicité convenait parfaitement à la jeune fille, elle savait que quoi qu’il arrive, elle ne serait jamais réellement seule. Elle pouvait toujours se tourner vers Sarah pour lui raconter sa vie insignifiante, celle-ci ne l’avait pas souvent envoyé paitre, et même si elle se désintéressait totalement de ce que pouvait dire Scarlett, celle-ci avait l’illusion d’être écoutée. Pour la première fois depuis le début de leur conversation, Scarlett fut déçue de la réponse de la poufsouffle, celle-ci commençait visiblement à se braquer, les questions que posaient la rouge et or n’étaient visiblement pas celles qu’elle voulait. Ou peut-être souhaitait-elle tout simplement que la gryffondor s’en aille, mais dans ce cas, il faudrait qu’elle formule ça plus clairement, car la rouge et or ne bougerait pas à moins d’y être conviée explicitement.
« Je trouve ça génial de s’inventer son propre langage, et très étonnant pour une enfant. Quand j’étais petite, je me suis inventée un ami imaginaire, c’était un poney rose, je l’aimais beaucoup, mais pas très pratique pour engager une réelle conversation. Je n’ai pas appris à parler le langage des chevaux. Ma famille n’a jamais découvert mon secret, pourtant je ne faisais rien pour le cacher. Que pense la tienne de tout ça ? Elle ne te trouve pas trop renfermée ? »
Scarlett gloussa, fière de sa petite histoire, puis se tut attendant résolument une vraie réponse de la part de la poufsouffle.
Dernière édition par Scarlett Levinson le Ven 13 Avr - 10:45, édité 1 fois |
|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Dim 5 Fév - 22:10 | |
| « Eh bien tu as de la chance d’être tombée sur moi alors. En fait, je me suis souvenue que tu te promenais toujours avec un journal, et les rumeurs disaient que tu écrivais dans une langue inconnue, alors je m’en suis souvenue tout de suite. Rien de bien compliqué en somme, il faut juste être observateur et perspicace. »
*J'ai eu de la chance d'être tombée sur toi dis-tu ? Je n'en suis pas si sûre vois tu. Certes j'aurais pu tomber sur ce petit groupe de Serdaigles qui m'a pris en grippe pour une raison qui m'échappe, c'est vrai. Je sais que dans ce cas là je n'aurais jamais retrouvé mon journal ou peut être au fond du lac. Dans ce cas là d'accord, j'aurais peut être préféré tomber sur toi au final, mais mise à part dans cette situation, je ne vois pas en quoi j'ai eu de la chance. Tu es la pire commère qui soit dans cette école, tu es sadique, tu n'éprouves aucun respect pour autrui, tu es égocentrique & narcissique, bref tu représentes tout ce que je déteste & en règle générale, tout ce que beaucoup de gens détestent. Si tu m'as rendu mon journal ce n'est que pour mieux m'extorquer des informations, pour avoir une raison de venir me parler. En temps normal tu sais que je ne t'aurais jamais répondu, mais actuellement je n'ai pas trop le choix. Certes je pourrais t'ignorer, après tout je t'ai déjà remercier, je pourrais m'en aller, mais j'ai peur que si je fais ça, mon journal disparaisse à nouveau pour ne jamais le retrouver. Je sais que tu n'arriveras jamais à le déchiffrer, mais tu pourrais le réduire en cendre & sincèrement je ne le souhaite pas. C'est après tout mon seul lien avec ma Sasha, je ne veux pas le perdre, je l'ai déjà perdu une fois, je ne veux plus que ça recommence. Mais je pense qu'il n'y a pas que ça qui me retiens ici. Non en fait j'en suis sûre car il me suffit de mieux le cacher, de toujours le garder à la main quand je vais d'un endroit à un autre & je suis sûre que tu n'arriveras jamais à tes fins. Non en fait si je reste ce n'est que pour mieux te comprendre, pour en apprendre plus sur toi. Non que je m'intéresse vraiment à toi ma chère Scarlett, ta vie, comme celle des autres m'indiffèrent complètement. Ce qui m'intéresse en fait c'est ce que tu ne dis pas ou qu'à demi mot. Je suis sûre que j'arriverais peut être à découvrir certaines choses chez toi que je pourrais exploiter si le besoin s'en faisait sentir. Je ne sais pas si je vais vraiment découvrir des choses intéressantes, mais je dois tester, on verra bien. Je t'écoute donc silencieusement, je m'adapte à ton comportement, à ta façon de parler, j'évite tes pièges. Si au moins j'arrive à comprendre ta technique "d'interrogatoire", j'en aurais déjà appris beaucoup, cela sera plus facile ensuite à l'avenir, je n'aurais plus besoin de faire attention à ce que je vais dire, ce sera instinctif.*
" - Je vois !"
*Piètre réponse, mais estimes toi satisfaite, normalement je n'aurais rien dis, peut être un "hummhumm" pour ponctuer ton propos que tu es fière de me balancer au visage. C'est ça, tu es fière, tu es fière de te croire supérieure aux autres alors qu'il n'en n'ai rien. Tu te mens à toi même & tu t'en fous de vérifier si c'est vrai ou faux, tant que ton ego est heureux, tu l'es aussi. Je n'aime pas les gens en temps normal mais toi je t'aime encore moins. En général je les ignore, je préfère penser qu'ils n'existent pas, ça me facilite la tache, sauf que toi comment peut-on faire pour t'ignorer ? Non que tu brilles pas ta présence ou ton intelligence, mais c'est surtout que tu t'assures toujours qu'on sache que tu es là. Tu as un don pour ça, un des rares que tu possèdes certes mais ce n'est qu'un détail. Tu me fais pitié, d'une certaine manière, j'ai l'impression que sans le regard des autres, tu n'existes pas & je crois que tu le sais aussi bien que moi, même si tu ne veux pas l'avouer. Tu es mon exacte opposée je crois, dans tous les domaines ou peu sans faut.*
« Tout le monde a des questions à poser, et tout le monde a besoin de réponses. On ne peut pas tout savoir sur tout. Tu as tort de croire que toutes les personnes qui s’intéressent à toi le font par intérêt ou te mentent. Tu peux aussi tomber sur quelqu’un plein de bonnes intentions, mais si tu ne lui montres que ta carapace, il ne va pas rester longtemps. »
*Allez encore une qui me fait la morale sur ma non envie de me sociabiliser. Vous êtes lourd franchement les gens, ça en devient lassant de répéter la même chose. Pourquoi doit-on toujours se justifier sur tout ? Si on vous colle trop vous vous plaignez parce qu'on empiète sur votre espace vital, si au contraire on vous fuie vous râlez parce qu'on est égoïste, égocentrique & qu'on ne vous donne pas de chance. Je n'ai pas de questions à poser & si j'en avais je ne te les poserais certainement pas à toi Scarlett, crois moi bien. D'une parce que tu n'es pas connue pour être une lumière, tes résultats scolaire je pense parle pour toi & de deux parce que tu n'es pas une personne digne de confiance alors ça ne donne pas très envie de te faire des confidences, autant le faire à toute l'école, ça irait beaucoup plus vite, parce qu'au final le résultat serait le même. Je n'ai jamais prétendu tout savoir, ce n'est pas mon but dans la vie. Mais si je veux apprendre des choses, il me suffira d'ouvrir des manuels, là au moins je serais quasiment sûre de la véracité des informations que j'y trouverais. En plus de nos jours il y a des livres sur quasiment tous les domaines, j'ai de fortes chances d'y trouver mon bonheur, exit donc les relations humaines. Je crois que ce qui m'amuse le plus c'est de t'entendre dire que les gens qui vont s'intéresser à moi ne le font pas forcément toujours par intérêts ou me mentent, c'est franchement très ironique. Parce que de toi à moi, on sait toutes deux que tu es là uniquement pour percer mes secrets, tu n'as aucunement envie de me connaître réellement, de faire ami-ami avec moi. J'espère au moins que quand tu parles de personnes pleines de bonnes intentions, tu ne fais pas référence à toi, sinon j'explose de rire, je sais cela t'étonneras moi qui ne suis pas connue pour exprimer souvent mes sentiments, mais pour le coup je crois que je ne pourrais m'en empêcher. Mais bon tout ça c'est bien joli, tu as un très beau discours, faux du début jusqu'à la fin, mais un très beau discours quand même mais je ne sais pas trop comment réagir. Est-ce que je vais me permettre de me foutre royalement de ta tête ? Est-ce que je vais rester dans mon registre de réponses courtes qui ne t'aident en rien ? Je sais pas je me tâte, d'un côté j'ai Sasha qui rêve de rentrer en piste pour s'amuser avec toi & d'un autre côté j'ai Aby qui veut se débarrasser de toi parce que tu es un danger pour nous. Laquelle sera la plus forte ? Je crois qu'on le sait toutes les deux. Me voilà me composant un visage triste, hésitant, perdu.*
" - Je sais tout ça, mais comment reconnaître ceux qui ont de bonnes intentions à mon égare de ceux qui n'en n'ont pas ? Toi qui m'a l'air de bien t'y connaitre en relations humaines, pourrais-tu me conseiller ? J'ai tellement peur d'être mené en bateau que je préfère me protéger tout de suite, je ne serais pas assez forte pour supporter d'être manipuler sans vergogne. Je sais que ma naïveté me perdra mais en même temps j'en ai marre d'être seule ..."
*Sasha jubile, Aby est effrayée & moi j'attend. Je ne sais pas si tu vas mordre à l'hameçon ou pas, je me dis que c'est trop gros pour que ça passe, mais en même temps tu es quelqu'un d'étonnant ma chère Scarlett, je viens de te mettre sur un piédestal tu vas adoré, tu vas peut être te prendre au jeu. Je ne sais pas, je doute avec Aby, mais en même temps la joie de Sasha de jouer avec toi m'emporte petit à petit, je suis perdue entre deux sentiments, mais cela ne me déplais pas tant que ça. Si ça marche, j'ai hâte de voir quelles inepties tu vas bien pouvoir me sortir & si ça ne marche pas, je pourrais toujours reprendre le relais, laissant Sasha râler dans son coin. Au moins elle ne pourra pas dire que je ne lui ai pas donné sa chance. Les doutes d'Aby me paraissent quand même fondés, tu ne vas peut être pas apprécier mon petit cinéma, tu ne vas pas aimer que je me joue de toi comme tu le fais de moi depuis le début, mais en même temps Sasha a raison, que pourrais-tu me faire ?*
« Je trouve ça génial de s’inventer son propre langage, et très étonnant pour une enfant. Quand j’étais petite, je me suis inventée un ami imaginaire, c’était un poney rose, je l’aimais beaucoup, mais pas très pratique pour engager une réelle conversation. Je n’ai pas appris à parler le langage des chevaux. Ma famille n’a jamais découvert mon secret, pourtant je ne faisais rien pour le cacher. Que pense la tienne de tout ça ? Elle ne te trouve pas trop renfermée ? »
*Est-ce moi où tes propos deviennent de plus en plus incohérents ? Je crois que tu as atteint tes limites ma chère Scarlett, va falloir que tu arrêtes de trop vouloir réfléchir pour m'embobiner, tu en deviens ridicule. Un poney rose ? Mais bien sûre & moi j'avais un bandimon argenté que je m'amusais à coiffer & maquiller quand je m'ennuyer. Je le promenais en laisse chaque jour & je lui faisais pleins de câlins. Nous étions les meilleurs amis du monde. C'est ce que j'aimerais te répondre ou plutôt Sasha, parce que moi je m'en fous un peu. Je ne te dirais pas ce que tu répondrais Aby, tu sais très bien qu'elle veut s'en aller, elle en a assez de toute cette mascarade, elle veut que ça cesse. Oui je sais, Sasha & moi aussi nous trouvons qu'elle est un peu ennuyante comme fille, mais que veux tu, elle veut protéger nos secrets, nous ne pouvons pas lui en vouloir. Aby est la voix de la raison alors que Sasha c'est tout l'inverse & c'est peut être pour ça que je l'aime tant, ma Sasha. Mais ce n'est pas le sujet, je dois trouver une réponse & celle de Sasha, même si elle m'amuse n'est pas la bonne solution. Je ne vais pas non plus écouter Aby, je dois donc me débrouiller par moi même. Tu veux parler de ma famille ? Je pense qu'on va plutôt parler de la tienne, je n'ai aucunement envie de m’appesantir sur une famille qui m'a abandonné.*
" - Un poney rose ? original je dois dire. C'est vrai que quitte à inventer un ami imaginaire, autant lui donner le don de parler le langage humain, c'est nettement plus pratique pour communiquer par la suite, même les moldus l'ont compris. C'est étrange que ta famille n'est rien remarqué, tu as d'autres frères & soeurs qui auraient pu accaparer leur attention ? Cela fait longtemps que je n'ai pas eu une discussion sur le sujet avec famille mais je ne suis pas sûre que ça leur pose réellement problème non !"
*Vu que ça fait 11 ans que je n'ai plus de nouvelles d'eux, je crois que c'est bien le dernier de leur soucis de savoir que leur fille qu'ils ont lâchement abandonné écrit dans un journal & s'invente un langage. Je crois également qu'ils s'en moquent de savoir que je suis une sorcière, que je vie encore ou que je suis malheureuse. Tant que je ne réapparais pas dans leur vie, je peux faire tout ce que je veux, pratique non ?* |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Dim 5 Fév - 23:30 | |
| " Je vois !"
Rien à ajouter visiblement. Enfin quelqu’un qui reconnaissait son génie, ce n’était pas malheureux. Et dire qu’elle pensait que personne ne remarquerait son incroyable perspicacité, elle était heureuse de voir qu’elle s’était enfin trompée. Scarlett aurait bien aimé continuer à se jeter des fleurs, mais ce n’était pas le but de la conversation. Si elle voulait faire son propre éloge, il aurait été tout aussi efficace de se mettre devant un miroir et de commenter ce qu’elle voyait. La rouge et or avait toujours aimé regarder les séances d’essayage des filles de son dortoir. Elle les voyait se positionner devant le miroir, se regarder sous toutes les coutures et afficher des mines de plus en plus déconfites au fur et à mesure que le temps passait. En même temps elle devait bien reconnaitre que nombreuses étaient celles dont la moue était justifiée. Déjà parce qu’elle reconnaissait bien volontiers que tout le monde n’avait pas la chance de posséder un physique aussi parfait que le sien mais également parce que la plupart d’entre elles n’avaient tout simplement aucun gout. Scarlett se gardait bien de faire le moindre commentaire mais elle ne pouvait empêcher un fou rire silencieux de s’installer lorsqu’elle était témoin de ce genre de scènes. Il faut dire, qu’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle n’avait jamais eu le même problème. Sa maman avait toujours été là pour lui rappeler combien elle était jolie et quand cette dernière n’était pas là, Scarlett était largement assez autonome pour se le rappeler toute seule. Beaucoup de psychologue ou médecins en tout genre auraient dit à sa mère que ce n’était pas un service à lui rendre. Ce genre de compliment à forte dose risquait de rendre la petite fille extrêmement narcissique, et ce n’était pas un trait de caractère qu’il fallait nécessairement encourager. Ça n’avait d’ailleurs pas loupé, dès l’âge de huit ans, Scarlett avait fait preuve d’un amour bien trop prononcé pour s propre petite personne et se trouvait toujours bien supérieur aux autres. Les concours de mini Miss n’avaient pas arrangé les choses, elle avait connu un certain nombre de victoires successives, ce qui n’était pas fait pour la faire redescendre sur terre. Ce trait de caractère s’était bien ancré dans sa personnalité en grandissant et il aurait été maintenant impossible de la faire changer d’attitude. Même Poudlard, où elle avait connu un certain nombre d’échecs cuisants n’avait pas suffi à la faire redescendre sur terre. Sasha semblait l’avoir bien compris puisqu’elle ne cherchait pas à la rabaisser plus bas que terre. Beaucoup d’élèves avaient déjà essayé sans succès et la rouge et or préférait de très loin l’attitude de la poufsouffle qui manifestement l’encourageait à se montrer plus égocentrique et sûre d’elle que jamais.
« Eh bien, je pense qu’il faut de l’expérience voilà tout. Ce n’est pas facile de repérer de potentiels manipulateurs et je peux comprendre que ça t’effraie. Mais il ne faut pas se réfugier dans un journal pour autant. Ne te laisse pas atteindre par les critiques tout le monde n’est pas gentil et sympathique, il faut s’y habituer. Mais je dois reconnaitre que je suis plutôt douée pour ça, je pourrais te donner des conseils si tu veux. C’est drôle, on a le même âge et pourtant j’ai l’impression d’être dans cette école depuis bien plus longtemps que toi, c’est sûr qu’à force de rester le nez plongé dans ses bouquins, on finit par louper l’essentiel. »
Scarlett était intarissable, si Sasha ne savait pas encore comment la faire parler, elle venait de trouver la clé du mystère. La rouge et or pouvait parler de ses grandes qualités pendant des heures, et tout en bavassant, elle en avait presque oublié pourquoi elle était venue discuter avec Sasha à l’origine. Cependant elle ne mit pas bien longtemps avant de reprendre ses esprits. Difficile en regardant la poufsouffle de ne pas se rappeler qu’elle n’avait absolument rien à faire de la jeune fille qui était en face d’elle. Sasha l’aurait totalement indifférée si elle n’avait pas voulu percer ses secrets. Scarlett devait bien reconnaitre que la partie semblait perdue d’avance, mais quoi qu’il en soit, elle ne voulait pas montrer à la poufsouffle qu’elle avait réussis à faire échouer une des commères du château. La rouge et or allait donc rester tranquillement en face de la jeune fille, jusqu’à ce que celle-ci ne puisse plus la supporter. La jeune fille était capable d’encaisser les critiques et les insultes avec un aplomb déconcertant, alors si Sasha pensait pouvoir la faire fuir, il fallait qu’elle se rende à l’évidence, elle n’y arriverait jamais. Certains élèves prenaient plaisir à dire qu’elle encaissait bien parce qu’elle était complétement indifférente à ce que les autres pouvaient dire d’elle, d’autres plus mauvaises langues disaient qu’elle était incapable de comprendre les critiques. Ce que l’on ne comprend pas nous indiffère n’est-ce pas ? Il aurait difficile de dire qui avait raison et qui avait tort. Scarlett aurait été elle-même bien incapable de trancher et l’opinion générale se chargeait volontiers de le faire à sa place. Ce n’était pas vraiment le moment de divaguer, le sujet du journal était clos ou presque, mais persistait la question sur la famille de Sasha, celle-ci l’éluda avec la discrétion d’un mammouth tentant d’apprendre la danse classique. Mais loin d’embêter la rouge et or, cette réponse la conforta dans l’idée qu’elle tenait une piste intéressante. Ses questions ne pourraient pas être balayées d’un coup de main éternellement. D’autant plus que pour le coup, Sasha ne parviendrait pas à détourner le sujet. Scarlett ne parlait pas de sa famille, surtout quand elle pouvait l’éviter.
« Oui, mais j’aime rester réaliste, le rose c’est juste parce que c’est ma couleur préféré et puis on peut bien faire une teinture aux chiens, alors pourquoi pas aux poneys ? Mais sinon je préférais ne pas lui donner des facultés hors du commun. Mon ami n’était pas un super héros. »
Scarlett gloussa et sortit tranquillement un petit miroir de sa robe de sorcier, elle tâcha de vérifier son maquillage tout en gardant un œil sur Sasha. Celle-ci ne se contenterait certainement pas d’une maigre réponse parlant de poneys. Le sujet était ennuyeux pour l’une comme pour l’autre et si elle résonnait comme la rouge et or, elle trouverait suspect son absence de réponse. La rouge et or finit donc par reprendre la parole à contrecœur, elle allait tenter d’être fidèle à la réalité dans ses explications, mais ce n’était pas le genre de vérité qu’elle appréciait particulièrement, il ne fallait pas trop lui en demander. Nul ne pouvait lui en vouloir de la déformer un petit peu.
« Non, ils ont rien remarqué parce que j’étais plutôt discrète je ne parlais pas de mon ami. J’ai une petite sœur seulement et elle ne demande pas beaucoup d’attention, elle est tout le contrairement de moi, étonnant non ? »
Scarlett gloussa une nouvelle fois. Non ce n’était pas vraiment étonnant puisque cette odieuse petite peste n’était pas vraiment sa sœur en fin de compte. Elle n’avait pas la même mère et heureusement, et elle lui avait été assez cruelle pour lui voler son père alors qu’elle n’était pas encore de ce monde. Comment peut-on choisir entre un bébé qui n’est pas encore né et sa propre fille ? Scarlett n’en avait aucune idée. Tout ce qu’elle savait, était que tout ce qu’elle avait pu tenter pour le faire revenir parmi eux avait lamentablement échoué et elle aurait bien aimé que Sasha ne l’oblige pas à revivre ce souvenir douloureux. Elle ne pouvait pas réellement blâmer la poufsouffle, elle ne connaissait pas sa vie, elle avait posé cette question à la légère. Mais si la rouge et or devait s’étendre un peu plus sur ce sujet, il en serait de même pour la demoiselle qui éludait ses questions depuis le début de la conversation.
« Et toi alors ? Des frères et sœurs ? »
Scarlett en doutait après tout on dit toujours que famille nombreuse implique une famille heureuse et pour ce qui était de Sasha ça ne semblait pas être spécialement le cas.
Dernière édition par Scarlett Levinson le Ven 13 Avr - 10:46, édité 1 fois |
|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Sam 11 Fév - 15:53 | |
| « Eh bien, je pense qu’il faut de l’expérience voilà tout. Ce n’est pas facile de repérer de potentiels manipulateurs et je peux comprendre que ça t’effraie. Mais il ne faut pas se réfugier dans un journal pour autant. Ne te laisse pas atteindre par les critiques tout le monde n’est pas gentil et sympathique, il faut s’y habituer. Mais je dois reconnaitre que je suis plutôt douée pour ça, je pourrais te donner des conseils si tu veux. C’est drôle, on a le même âge et pourtant j’ai l’impression d’être dans cette école depuis bien plus longtemps que toi, c’est sûr qu’à force de rester le nez plongé dans ses bouquins, on finit par louper l’essentiel. » *C'est encore plus facile que je ne le pensais, tu es extraordinaire ma chère Scarlett, un vrai & beau spécimen. Tu es égocentrique, narcissique, sûre de toi, stupide, vaniteuse, tu te voiles la face toi même & tu te persuades que tout le monde t'aime & te vénère j'en suis sûre. Remarque si tu es heureuse ainsi pourquoi pas après tout, moi je me complais dans ma solitude pourquoi n'aurais-tu pas le droit de te complaire dans ton ignorance & ton mensonge, si cela peut te faire plaisir. Sasha t'aime à la différence d'Aby qui te hait au plus au point. Sasha t'aime parce qu'elle voit en toi un magnifique jouet tout neuf qu'on vient de lui servir sur un plateau d'argent. Mais je crois que quoi que je fasse cela ne changera pas grand chose pour toi, tu te voiles la face toute seule alors tu serais encore bien capable de transformer mes réponses pour qu'elles te conviennent & ainsi te rendre heureuse. Aby te déteste parce qu'elle a peur de toi, de ce que tu représentes, de ce que tu peux nous faire comme mal, je la comprend mais j'aime aussi la vision qu'a Sasha de toi, elle m'amuse beaucoup plus & j'ai envie de la laisser faire cette fois-ci. Je l'ai trop bridé ces derniers temps, je peux lui laisser ce petit plaisir, en plus tu n'y verras que du feu alors autant en profiter un peu.* " - Ne pas se laisser atteindre par les critiques ? C'est plus facile à dire qu'à faire, moi qui suis un peu susceptible & naïve j'ai tendance à le prendre très mal, c'est aussi pour ça que je préfère me cacher derrière mon journal, c'est une façon de se protéger. C'est gentil de ta part de vouloir me donner des conseils, je n'aurais jamais osé te les demander, tu es bien trop populaire pour qu'une fille comme moi, invisible ose t'aborder ..." *Je sens que cela vas te plaire non ? Je suis en train de te flatter, de te caresser dans le bon sens du poil, ce doit être un vrai petit paradis pour toi ces quelques phrases. Je n'en pense pourtant pas un mot mais on sait que toi & moi ce n'est pas le plus important puisqu'on ment toutes les deux. Tu t'en fous de moi, tu sais à peine que j'existe & tu n'es ici que pour une seule chose, percer mes secrets. Moi j'accepte de te parler que parce qu'actuellement tu me distrais & tu distrais Sasha, c'est la seule et unique raison. Je m'en fous de ce que pensent les gens de moi, je m'en fous de donner l'impression de me cacher derrière mon journal. Ce qui compte avant tout pour moi c'est de fuir la réalité, vous fuir vous, retrouver mon précieux silence, ma précieuse solitude pour pouvoir converser à mon aise avec ma Sasha, voilà tout. Vous n'êtes rien à mes yeux & cela ne changera certainement jamais. Certes certains sortent du lot plus que d'autres, je sais que par exemple je ne déteste pas autant que je peux le faire croire Elina ou Anabela & je m'en veux un peu de les apprécier, ne serait-ce qu'un peu, j'ai l'impression de trahir ma promesse faite à ma Sasha. Je déteste par contre Jake depuis ce fameux soir dans notre salle commune même si une petite partie de moi ne le déteste pas, petite partie qui me répugne d'ailleurs & je refuserais à jamais de l'admettre. Toi je ne t'aime pas, Sasha aime ton narcissisme & Aby te hait, tu es chanceuse trois personnalités ont trois sentiments plus ou moins différents sur toi, tu devrais en être flattée.* « Oui, mais j’aime rester réaliste, le rose c’est juste parce que c’est ma couleur préféré et puis on peut bien faire une teinture aux chiens, alors pourquoi pas aux poneys ? Mais sinon je préférais ne pas lui donner des facultés hors du commun. Mon ami n’était pas un super héros. » *Rester réaliste alors que tu viens de m'annoncer que tu avais comme meilleur ami imaginaire un poney rose, je trouve ça légèrement ironique de ta part. Enfin si tu veux essayer de me faire croire une chose pareille soit je ferais comme si je te croyais, au moins cela te feras plaisir & cela te fera peut être perdre de vue la raison pour laquelle tu m'as ramené mon précieux journal. Je sais on peut rêver. Ne pas vouloir que son ami ne soit pas un super héros .... c'est assez étrange puisque bon nombre d'enfants inventent ou rêves d'avoir des amis super héros, tu aurais été plus plausible en le faisant croire toi aussi, mauvaise tactique de jeu ma belle, mais bon on ne va pas trop t'en demander quand même. Et puis le rose c'est moche, les trois quart des roses qui existent sont laid, mais ça ne m'étonne pas trop que toi tu aimes, tu es une "vraie fille" dans toute sa splendeur, un stéréotype à l'état pur. Mais bon ce n'est pas le sujet, tu aimes bien ce que tu veux tant que tu ne me forces pas à aimer, moi ça me va.* " - Oui enfin il y a réaliste & réaliste. Inventer un poney rose comme ami imaginaire c'est pas commun alors lui donner ou non le don de la parole ne change pas le fait que c'est pas ce qu'il y a de plus courant comme ami imaginaire, tu n'en n'étais plus vraiment à ça près." *Oui je veux bien jouer les faux-culs mais il y a des limites quand même, je ne peux pas pousser jusqu'à hocher la tête bêtement en te disant que tu as entièrement raison, que tu es parfaite ou je ne sais pas quoi encore, je vais laisser cet honneur à tes amis qui s'en donneront certainement à coeur joie. Non moi ce qui m'intéresse réellement c'est cette histoire avec ta famille, voir comment tu te débrouilles. Parce qu'un mensonge ça va en généra, ça peut passer facilement, même si ton mensonge à toi était bien trop gros pour que ça passe sans problème, mais ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres. Mais ajouter à ça d'autres mensonges par dessus ce ne sera pas aussi simple même si je ne doute pas de tes capacités à mentir. Tu as dû avoir le temps d'apprendre à bien mentir, tu as dû bien te perfectionner, j'ai hâte de voir ce que tu vas m'inventer cette fois pour faire passer ton mensonge. Vas-tu dire une demi vérité sur ta famille ou vas tu entièrement mentir ?* « Non, ils ont rien remarqué parce que j’étais plutôt discrète je ne parlais pas de mon ami. J’ai une petite sœur seulement et elle ne demande pas beaucoup d’attention, elle est tout le contrairement de moi, étonnant non ? » *Je ne vois pas en quoi cela est étonnant, c'est même plutôt logique, si l'un demande beaucoup d'attention l'autre en général vas être discret car l'attention des parents est déjà demandé ailleurs donc il n'a pas trop le choix final. En fait tu es égoïste depuis ta naissance & ce sont tes parents qui inconsciemment ont engendré cet égoïsme, ils l'ont insisté & l'on encouragé, j'espère au moins que maintenant ils ne s'en plaignent pas, ce serait le comble. Je plains ta soeur en tout cas, je ne sais pas si vous avez de bons rapports mais je la plains de tout mon coeur d'avoir une soeur telle que toi. Je pense que tu ne l'aimes pas, tu n'es pas du genre à aimer les autres & encore moins ta propre famille, surtout un petit frère ou petite soeur, ça te donne l'impression qu'ils viennent t'enlever une partie de l'attention que tu avais avant, une partie de l'amour de tes parents, ils te font un peu d'ombre, surtout quand ils sont tout petit & tu détestes certainement ça, toi qui aimes être au milieu de l'attention. Je préfère pas répondre sur ça, je n'en vois pas l'intérêt, je ne connais pas ta soeur & je m'en moque, je ne connais pas tes parents & je m'en moque également, ils t'ont très mal élevé, c'est tout ce que je peux voir & c'est déjà un mauvais point pour eux, je ne doute pas un instant qu'il y en ait d'autres. Mais tu es quelqu'un de très bavard, je ne doute pas un instant que tu me prépares une nouvelle question, maintenant reste à savoir laquelle.* « Et toi alors ? Des frères et sœurs ? » *Evidemment c'était trop beau pour être vrai, il a fallu que tu repartes sur ma famille, voulant en savoir toujours plus sur ma vie, mais je ne te laisserais pas faire, tu ne seras rien sur moi & tu croiras pourtant en savoir plus que les autres alors que c'est faux. Si un jour ma vie est dévoilée pour X raison, tu te rendras compte que je me suis foutue de toi de A jusqu'à Z & se sera mon seul plaisir au final. Sasha, Aby & moi sommes d'accord sur le fait de ne rien te dire, te mentir puisque le silence ne t'inciterais toujours à en savoir plus, mais quel mensonge inventé au juste ? J'ai peut être mon idée sur la question.* " - Non." *Cela devrait suffire, je ne compte pas m'étaler sur cette réponse, à quoi cela servirait-il de dire "non, je suis fille unique", alors que le non le sous entend déjà. C'est faux, Sasha & Aby le savent très bien, mais après tout je le suis peut être actuellement qui sait ce qui a bien pu arriver à mes deux grands frères depuis le temps, cela fait quand même 11 ans que je ne les ai pas vu & que je n'ai aucune nouvelle, ils sont peut être mort à l'heure actuelle ou ils préféraient l'être au choix. Et puis à partir du moment où ma famille m'a abandonné, je suis devenue automatiquement fille unique & orpheline de père & de mère, donc ce n'est pas totalement un mensonge au final. Ils n'ont rien fais pour arrêter mes parents alors que je suis sûre qu'ils l'avaient deviné avant que moi même je m'en rende compte. Mais au fond je ne sais pas si je leur en veux vraiment, vu la vie qu'on avait là bas en Irlande, parfois je me dis qu'un enfer pour un autre, cela ne change pas grand chose, aujourd'hui je suis loin du mien, même si le purgatoire n'est pas exceptionnel non plus.* |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Mar 14 Fév - 21:40 | |
| "Ne pas se laisser atteindre par les critiques ? C'est plus facile à dire qu'à faire, moi qui suis un peu susceptible & naïve j'ai tendance à le prendre très mal, c'est aussi pour ça que je préfère me cacher derrière mon journal, c'est une façon de se protéger. C'est gentil de ta part de vouloir me donner des conseils, je n'aurais jamais osé te les demander, tu es bien trop populaire pour qu'une fille comme moi, invisible ose t'aborder ..."
Scarlett en resta bouche-bée, « susceptible et naïve » ? C’est donc ainsi que ce voyait la poufsouffle. La rouge et or ne l’aurait jamais deviné toute seule. Pour elle, Sasha était simplement une fille mystérieuse, parce qu’elle avait un lourd secret à cacher. La jeune fille venait de perdre tout son intérêt aux yeux de Scarlett. Si elle se dissimulait derrière un journal pour ne pas se laisser atteindre par les critiques, il n’y avait donc aucun trésor pour elle là-dessous, c’était juste une Whitby de trop et elle était tout simplement en train de perdre son temps. La jeune fille voyait tout son petit monde s’effondrer, elle qui voyait ce journal comme la clé d’un mystère qu’une seule personne était capable de résoudre, elle bien sûr, elle était vraiment déçue. Scarlett se voyait déjà traverser les couloirs à la recherche de Sarah pour lui annoncer fièrement qu’elle avait découvert quelque chose de vraiment très intéressant, sur une des filles les plus transparentes du château. La rouge et or avait tout prévu, les compliments que lui feraient sa meilleure amie, l’air à la fois surpris et ravi de Sébastian quand elle lui raconterait ce qu’il s’était passé, et enfin les murmures dans les couloirs quand elle aurait enfin décidé de lâcher sa bombe au milieu de tous les autres élèves. Tout ça venait de partir en fumée en une simple phrase, la phrase de trop. Que faisait-elle encore là ? Il n’y avait manifestement plus rien à découvrir. Sasha était surement comme tous les autres élèves inintéressant de l’école, elle vivait dans une petite maison sympa, dans un village pas loin de Londres, avait une famille unie, un chien et trois poissons rouges. C’était d’un ennui mortel. Scarlett aurait dû brûler ce journal au lieu de le ramener à sa propriétaire, elle en était convaincue à présent. Et dire qu’elle n’avait pas douté un seul instant de son instinct, comment avait-elle pu être aussi bête ? Heureusement, le désarroi de la rouge et or ne s’afficha sur son visage que pendant une demi-seconde. S’il y avait une chose qu’elle savait faire, c’était jouer des apparences, au fond elle n’en menait pas large, mais elle parvenait tout de même à afficher le même air réjouit qu’elle avait eu pendant toute leur conversation. Elle n’avait pas tout perdu après tout, si la poufsouffle continuait à la complimenter de cette manière indéfiniment, elle voulait bien rester tout le reste de la journée.
« On n’a rien sans rien dans la vie. Je n’ai jamais mangé personne tu sais. Tu pourrais venir me voir plus souvent, c’est un travail à plein temps de devenir populaire, et ce n’est pas à la portée de n’importe qui. Mais je pense qu’en arrangeant deux ou trois trucs chez toi, on devrait arriver à quelque chose. »
Tout en parlant, Scarlett la jaugeait du regard, réfléchissant dès à présent aux changements qu’elle pourrait apporter chez la poufsouffle. Revoir un peu sa garde-robe serait sans doute nécessaire, mais elle était tout à fait potable. Elle était assez jolie pour ne pas avoir besoin d’une grosse mise en valeur, mais c’était surtout son comportement qu’il faudrait changer. Déjà, elle devrait apprendre à ne pas se balader en permanence avec ce stupide journal, ça lui donnait un air de gentille petite écolière, c’était absolument pathétique. Mais ça, Scarlett ne se risquerait pas à le lui dire, il fallait commencer soft dans les critiques si elle ne voulait pas qu’elle change d’avis et parte en courant. Avoir une nouvelle recrue dans son cercle d’amis était une chance pour elle, il ne fallait pas tout faire capoter. Si niveau ragot, Sasha venait de perdre tout son intérêt aux yeux de la gryffondor, il y avait plein d’autres moyens de faire en sorte que tous ses efforts n’aient pas été une perte de temps. Et celui-là était sans doute le meilleur, puisque la poufsouffle semblait être prête à faire des efforts pour entrer dans le grand monde. Finis les soirées en solitaires au coin du feu à griffonner quelques mots dans son journal, bonjour les soirées potins devant une tasse de thé et des biscuits. Scarlett sentait l’enthousiasme revenir progressivement, c’était une idée brillante, elle aurait dû y penser plus tôt. En attendant, elle pouvait tout de même tenter d’en apprendre un peu plus sur sa nouvelle amie, dans un but plus amical qu’autre chose cette fois-ci, il n’y avait rien de mal à ça. Oh bien sûr, la poufsouffle ne pourrait pas s’empêcher de faire sa commère, si elle en avait l’occasion, mais si elle avait des questions à poser, elles partiraient sans doute d’un bon sentiment à présent.
"Oui enfin il y a réaliste & réaliste. Inventer un poney rose comme ami imaginaire c'est pas commun alors lui donner ou non le don de la parole ne change pas le fait que c'est pas ce qu'il y a de plus courant comme ami imaginaire, tu n'en n'étais plus vraiment à ça près."
Eh bien si justement, mais ça Sasha aurait dû mal à le comprendre. Il était courant qu’elle soit incomprise par ses semblables. Sa mère lui disait souvent que si ses amis n’étaient pas en accord avec ses idées, c’était tout simplement parce qu’ils n’étaient pas apte à apprécier son génie. Au fil du temps, la jeune fille avait finis par s’en persuader, et quoi que puisse lui dire Sasha au sujet de son ami imaginaire, elle n’en avait absolument rien à faire. De toute façon, ce n’était pas un sujet de conversation réellement important, la rouge et or avait juste voulu faire la conversation et avait balancé la première anecdote qui lui tombait sous la main. Savoir ce qu’en pensait réellement la poufsouffle n’avait aucun intérêt pour elle, c’était une très vieille histoire qui n’était pas susceptible d’intéresser qui que ce soit, même pour la descendre ou lancer des ragots. Avoir un ami imaginaire est quelque chose d’assez courant chez un enfant, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. C’est le subconscient qui détermine son apparence, que ce soit un poney rose, un écureuil vert ou encore un bonhomme sans tête n’était pas révélateur d’une quelconque anomalie, ou du moins elle l’espérait.
« Si tu le dis. »
Le sujet était clos, il n’y avait plus rien à dire, et elle ne s’attendait pas à ce que Sasha insiste lourdement, le poney rose ne devait que très moyennement l’intéresser. Et puis en apprendre plus sur leurs deux familles respectives risquaient de faire plus avancer les choses qu’une conversation stérile. Oui mais voilà, ce Sasha ne se montrait pas spécialement coopérative. Scarlett ne voulait pas spécialement s’étendre sur le sujet, elle parvenait cependant à faire des phrases de plus de trois mots, ce que la poufsouffle semblait absolument incapable de réaliser. Le problème était que le but de la manœuvre devait être de laisser la conversation où elle en était pour embrayer sur autre chose. Scarlett s’intéressait davantage à cette absence de réponse qu’à une réponse bateau. Visiblement, elle était tombée sur un sujet civilisé. La rouge et or n’allait pas jouer les personnes pudiques et civiliser qui s’abstiennent de poser des questions en se rendant compte qu’elles mettaient leur interlocuteur mal à l’aise. Bien au contraire, Scarlett allait pousser et tirer de tous les côté, jusqu’à obtenir une réponse satisfaisante.
« Tu n’aimes pas parler de ta famille ? Pourquoi ça ? Tu sais bien que tu peux te lancer, avec moi les secrets sont bien gardés. »
Dernière édition par Scarlett Levinson le Ven 13 Avr - 10:47, édité 1 fois |
|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Mer 22 Fév - 1:44 | |
| * Était-ce de la déception que je pouvais lire sur ton visage ? Je n'en suis pas sûre vois-tu car ce fut trop brusque, trop rapide pour que je puisse dire avec certitude le sentiment qui t'envahis à ma révélation. Mais pourtant au fond cela ne m'étonnait guère, après tout, toi comme les autres vous vous êtes créé une idée de moi complètement fausse. Enfin complètement fausse n'est peut être pas tout à fait vrai, mais disons que vous exagérez un peu trop. Tu t'attendais certainement à une révélation fracassante de ma part alors que tu peux toujours courir ma belle pour que ce jour arrive. Jamais au grand jamais je ne te dirais quoi que ce soit, tu peux toujours attendre. J'aime te faire marcher, te faire croire que tu as une personne complètement différente en face de toi. Jouer la pauvre victime d'une société trop brutale c'est magnifique, c'est amusant. Sasha rit de te voir réagir ainsi, elle ressent une certaine frustration de ta part, une sorte de révélation peu agréable au final. Abi s'en moque royalement, elle veut s'en aller. Et moi, moi je ris avec Sasha, je m'amuse de cette situation mais j'ai peur de me lasser assez rapidement. Je pense que les compliments que nous venons de te faire à changer la donne. Tu étais prête à t'en aller mais au final tu restes, non pas par altruisme mais simplement pour m'entendre à nouveau te complimenter. Quel narcissisme ! Enfin cela ne m'étonne guère, Sasha t'a fais des compliments simplement parce qu'elle t'a bien cerné, c'était pour rire de toi, voilà tout.*
« On n’a rien sans rien dans la vie. Je n’ai jamais mangé personne tu sais. Tu pourrais venir me voir plus souvent, c’est un travail à plein temps de devenir populaire, et ce n’est pas à la portée de n’importe qui. Mais je pense qu’en arrangeant deux ou trois trucs chez toi, on devrait arriver à quelque chose. »
*Grosse blague j'ai envie de dire, mais vraiment énorme canular, je me demande vraiment comment tu as pu gober ça. Tu es trop naïve ou seulement trop imbus de ta personne. Pauvre fille narcissique qui n'existe que grâce aux regards des autres. Tu me fais pitié, tu nous fais pitié même. Pour une fois nous sommes toutes les trois d'accord, ce n'est pas souvent je dois l'avouer, mais sur ce coup là ce n'est pas trop compliquer à se mettre d'accord. "On a rien sans rien" ... mais qui te dis que j'ai envie de quelque chose ? Qui te dis que je souhaite obtenir quelque chose de cette société de décérébrés ? Devenir populaire .... ai-je la tête de quelqu'un qui veux devenir populaire ? Non mais franchement il faut arrêter la mandragore, ça devient n'importe quoi. Mets ton cerveau en route ma belle & surtout arrêtes de te regarder constamment le nombril. Enfin heureusement qu'on le prend à la rigolade sinon on pourrait mal le prendre. Comment te répondre à cela ? Me mettre à rire pour te montrer très clairement que tout cela nous fait rire ? Te regarder d'un air dédaigneux avant de s'en aller sans un regard en arrière, sans une explication. Continuer sur notre lancée ? Sasha est bien motivée pour continuer, tu l'amuses, Aby veut partir, encore & toujours & moi tu me fais pitié.*
" - Arranger deux ou trois trucs chez moi ? Que devrais-je arranger pour avoir une chance d'attirer les foules ? Je n'ose pas dire "d'arriver à ta hauteur", je pense que c'est impossible !"
*Sasha a encore gagné la partie, elle y va fort, tu ne vas plus te sentir pendant une semaine avec elle. Ce n'est pas te rendre service je le sais, mais c'est pas notre but de toute façon, on est juste là pour se moquer, rien de plus. On va laisser de côté ton poney rose, c'est d'un grotesque, je ne veux pas renchérir sur cette histoire. Vrai ou faux je m'en moque en fait, c'est ton problème & non le mien. Je n'ai pas d'ami imaginaire, ma Sasha était réelle & d'une certaine façon elle l'est toujours. Je sais tu ne pourrais pas comprendre, personne ne le pourrait, mais ma Sasha n'est pas le fruit de mon imagination, je n'étais pas en manque d'amis ou de personnalité, elle existait bel & bien. Elle était merveilleuse, elle était parfaite & malheureusement elle était mortelle. Aujourd'hui elle vit en moi, c'est compliqué à expliquer, je sais que si je le faisais on me prendrait pour une folle. A savoir qui à raison, de qui à tort je ne pourrais le dire, après tout d'une certaine façon je suis peut être un peu cintrée, mais cela ne me dérange nullement je me plais ainsi. Je ne suis plus Abigail, elle est morte il y a bien longtemps, elle est morte avec ma Sasha. Je ne serais jamais Sasha, elle était trop parfaite pour moi, je n'arriverais jamais à sa hauteur. Je suis un mélange des deux, je suis compliquée, je suis moi, je suis elles, je suis un tout ... *
« Tu n’aimes pas parler de ta famille ? Pourquoi ça ? Tu sais bien que tu peux te lancer, avec moi les secrets sont bien gardés. »
*Voilà un sujet bien terre à terre qui me ramène à la réalité & quelle réalité. Tu me parles de ma famille alors que c'est un sujet qui ne me plait absolument pas & tu le sais très bien. C'est pour ça que tu me dis ça, tu as envie de savoir pourquoi je n'aime pas parler de ma famille, pourquoi j'évite plus ou moins le sujet. Je n'ai pas de famille, je n'en n'ai plus depuis bien longtemps maintenant. Je ne te ferais pas le plaisir de te le dire, car non les sujets ne sont pas bien gardés avec toi, tout le monde le sait, même l'asocial que je suis. Ne me mens pas, cela ne sert à rien, tu le sais, je le sais, point. Mais que répondre à cela, j'ai bien ma petite idée, mais cela ne suffira pas. Tant pis, je sens la fin arriver à grand pas, mais ne fais pas tout pour que je te déteste complètement, ce n'est pas dans ton intérêt ma chère Scarlett.*
" - Je ne suis tout simplement pas vraiment proche de ma famille, donc je ne vois pas l'intérêt de parler d'eux. Mais je constate que toi non plus tu n'aimes pas trop parler d'eux, je me trompe ?" |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Sam 25 Fév - 20:36 | |
| "Arranger deux ou trois trucs chez moi ? Que devrais-je arranger pour avoir une chance d'attirer les foules ? Je n'ose pas dire "d'arriver à ta hauteur", je pense que c'est impossible !"
Un grand sourire illumina le visage de Scarlett. Sasha venait tout simplement de l’autoriser à prononcer à voix haute toutes les critiques qu’elle aurait pensé à voix basse en temps normal. La jeune fille allait pouvoir s’en donner à cœur joie. En temps normal, elle s’interdisait complétement d’être ouvertement méchante avec quelqu’un, préférant de très loin les coups en douce, qui lui permettaient non seulement de ne pas subir le courroux de la personne concernée, mais en plus d’assister à son humiliation et de s’en délecter. Les seuls moments où elle se permettait de dire ce qu’elle pensait devant la personne concernée était par pure vengeance. Pouvoir pour une fois dire ce qu’elle pensait haut et fort sans crainte de se faire descendre à son tour était un réel plaisir pour la rouge et or. Sasha venait véritablement de lui offrir son cadeau de Noël en avance. D’autant plus que les critiques ne manquaient pas. Même en excluant l’apparence physique de Sasha, qui quoi que banale n’était pas si horrible que ça. Le comportement de la poufsouffle offrait un nombre impressionnant de possibilités si la jeune fille avait cherché à la blesser. Cependant, pour une fois ce n’était pas ce qu’elle souhaitait. Scarlett était en plein recrutement. Une armée de petites poufiasses, quelle brillante idée ! Les yeux de la rouge et or brillaient à cette idée. Elle qui avait toujours rêvé de se comporter comme une petite princesse allait avoir enfin l’opportunité de mettre ses projets à exécution. La jeune fille avait toujours été persuadée que bon nombre d’élèves l’admiraient sans oser l’aborder. Si une fille aussi insignifiante que Sasha arrivait à les persuader du contraire, ils rejoindraient à coup sûr son petit groupe. Le rouge et or avait beau prétendre le contraire, elle n’avait jamais été très entourée. Elle donnait bien le change en s’arrangeant pour ne jamais être toute seule, mais c’était bien plus souvent elle qui se tournait vers les autres que l’inverse. La jeune fille était certainement qualifiée de virus par beaucoup de gens, sans en avoir conscience bien sûr, car c’était le genre d’évidence qu’elle n’avait aucun mal à ignorer. La jeune fille ne s’était jamais considérée comme un parasite, et ne comprenait pas que les autres puissent penser ça d’elle. La timidité était selon elle une hypothèse bien plus convaincante pour expliquer le peu d’électrons gravitant autour d’elle.
« Eh bien tu sais, déjà le coup de la fille mystérieuse, ça va bien cinq minutes, au départ ça intéresse les gens. Mais au bout d’un moment c’est lassant et tu fais partie du décor. Enfin pour moi c’est différent, je m’intéresse toujours aux autres. Si tu as vraiment la volonté de changer je veux bien t’aider. »
Scarlett prenait sa mission très à cœur, elle voyait déjà en Sasha une mini-Scarlett. Bien entendue, elle était d’accord avec la poufsouffle sur un point. Jamais elle n’arriverait à sa hauteur. La rouge et or travaillait son image depuis qu’elle savait parler, il était inconcevable que pendant le peu de temps qu’il lui restait à l’école, elle parvienne à la surpasser. Elle voulait bien l’aider, mais en aucun cas, qu’elle lui marche dessus. Mais pour elle, c’était absolument impossible, elle se voyait toujours bien au-dessus de tout le monde. Quelques personnes bénéficiaient tout de même d’un peu plus de considération de la part de la jeune fille. Enfin quelques personnes, c’était un peu exagéré puisqu’elles étaient au nombre de deux. Sarah parce qu’elle la suivait partout où elle allait, la considérant comme une jeune fille presque aussi merveilleuse qu’elle. Bien sûr, elle ne se sentait pas surpassée, mais elle pouvait envisager d’être sur le même pied d’égalité que la préfète poufsouffle qui avait tout pour elle. La deuxième personne n’était autre que Sebastian, tout simplement parce que le jeune homme avait toujours montré un réel intérêt pour elle. La rouge et or se sentait réellement importante en sa compagnie, et ce n’était pas pour lui déplaire. Scarlett n’accordait pas facilement sa confiance, voire même jamais, mais le serdaigle était l’une des rares personnes qu’elle appréciait réellement. Pour de mauvaises raisons, puisque seul son affection l’avait poussé à s’ouvrir un peu plus que d’habitude. Il était étonnant de trouver un serdaigle de sexe masculin partageant le même gout plus que prononcé pour les ragots que la jeune fille.
« Tu sais, tu peux devenir quelqu’un de très bien sans pour autant tenter de m’égaler. »
La rouge et or ne cherchait pas à être prétentieuse en disant ça, pour elle, c’était une simple vérité qui nécessitait d’être prononcée à haute voix, pour une fois plus pour rassurer la poufsouffle que pour se lancer des fleurs. Enfin, ce n’était pas l’objectif principal, mais c’était un bonus fort sympathique. Scarlett était aux anges, décidément la discussion lui était on ne peut plus favorable, mais la cerise sur le gâteau aurait été d’en apprendre vraiment plus sur Sasha. Maintenant qu’elle savait qu’elle menait une vie d’une platitude absolue, et qu’elle savait que Sasha n’avait rien à cacher, il allait être beaucoup plus facile de poser ses questions avec un peu plus de sincérité. Peut-être était-il temps de laisser de côté la famille de la poufsouffle pour s’intéresser à autre chose. Mais c’était trop tard, la rouge et or avait tendance à oublier que les questions pouvaient être à double sens, et son interlocutrice s’y intéressait d’un peu trop prêt à son gout.
"Je ne suis tout simplement pas vraiment proche de ma famille, donc je ne vois pas l'intérêt de parler d'eux. Mais je constate que toi non plus tu n'aimes pas trop parler d'eux, je me trompe ?"
Comment allait-elle s’en sortir cette fois-ci ? La rouge et or n’en avait pas la moindre idée. Heureusement, elle était plutôt douée pour mentir, mais elle était bien pour savoir qu’une réponse évasive indiquait en général une cachoterie. Le sujet de conversation devait changer et au plus vite. Tout ce qu’elle voulait c’était en apprendre plus sur la poufsouffle et non pas le contraire. La discussion tournait bien il y a encore un instant, mais ça commençait sérieusement à sentir le sapin. Au pire, elle pourrait toujours lui parler de sa carrière de mini-mannequin, c’était quelque chose dont la gryffondor avait toujours extrêmement fière. Elle avait une étagère dans sa chambre sur laquelle étaient exposés tous ses prix, et elle ne se lassait pas de les admirer encore et encore. Peut-être était-ce tout simplement parce que c’était sa seule réussite, mais la jeune fille préférait tout simplement penser que c’était sa plus grande réussite. En attendant, la poufsouffle attendait une réponse et si Scarlett tardait trop, elle allait penser qu’elle inventait une réponse toute faite. Il n’était pas habituel chez la rouge et or de réfléchir pendant des heures, pas étonnant que ça puisse paraitre suspect.
« Non, parler de ma famille ne me dérange pas du tout. Il n’y a juste pas grand-chose à en dire. Pas vraiment proche, comment ça ?»
Scarlett conserva son immense sourire, tentant avec succès de ne pas paraitre déstabilisée par la tournure que prenait la conversation.
Dernière édition par Scarlett Levinson le Ven 13 Avr - 10:47, édité 1 fois |
|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Lun 27 Fév - 0:34 | |
| « Eh bien tu sais, déjà le coup de la fille mystérieuse, ça va bien cinq minutes, au départ ça intéresse les gens. Mais au bout d’un moment c’est lassant et tu fais partie du décor. Enfin pour moi c’est différent, je m’intéresse toujours aux autres. Si tu as vraiment la volonté de changer je veux bien t’aider. »
*C'est moi où j'ai l'impression que plus c'est gros & plus tu y fonces dedans naïvement ? Es-tu réellement persuadée que je te dis la vérité depuis le début ? Que j'ai vraiment envie d'apprendre de toi ? De m'ouvrir aux autres ? C'est une blague j'espère parce que sinon tu es encore plus ridicule que je ne le pense.
....... Ah ben non visiblement ce n'est pas une blague pour toi, tu me crois vraiment. Touchant. Extrêmement naïf certes mais presque touchant. Tu arrives quasiment à ce que j'ai pitié de toi, c'est beau, c'est très fort. Ce n'est pas à ton avantage je te l'accorde mais on est entre nous, on est plus à ça près. Bon qu'est-ce que je fais ? Je fais comme d'habitude je décortique avec Aby & Sasha et ensuite on choisit la réponse la plus pertinente à tes propos ? Allez soyons fou puisque visiblement c'est le thème de cette rencontre. Alors le coup de la fille mystérieuse ? Alors tu crois que je fais le coup de la fille mystérieuse seulement pour attirer les foules ? Comment t'en vouloir de croire cela, je pense que tout le monde est dans le même cas que toi sauf que ce n'est pas la réalité, ma réalité en tout cas. Je ne vous aime pas, vous m'insupportez, vous êtes stupides & inintéressants, il suffit de te regarder, tu es l'image type d'une personne qui m'indiffère. En fait tout en toi me donne la nausée, tu es arrogante, narcissique, égocentrique, stupide, commère, hypocrite, méchante, superficielle, écervelée. En fait tu n'as rien pour toi, tu es fade. Bon j'exagère un peu, tu es jolie, mais tellement creuse qu'au final je trouve que ta beauté en pâtit. Ce n'est que mon humble avis ... & celui de Sasha & Aby, mais on compte pour une. Bon je continue sur ma lancée si tu permets, revenons à ce que tu viens de me dire. Je ne suis pas d'accord sur une chose, sur le fait que je fais maintenant partie du décor. Au vu des multiples sollicitations de la part de tes congénères encore aujourd'hui, j'ai presque envie de te dire que tu as malheureusement tort, même si j'aurais aimé que ta version soit juste. Pourquoi d'ailleurs tant d'acharnements après 6 ans ici ? A croire que le mystère ça vous excite. Lamentable. Bon après le fait que tu t'intéresses toujours aux autres c'est purement & simplement par intérêt on est toutes d'accord sur ce point. Tu cherches de quoi lancer une nouvelle rumeur pour détruire la réputation d'une personne, mais tu ne me toucheras pas moi, croire moi car soit je continue sur ma lancée & on se joue de toi jusqu'au bout, soit je te rie au nez & je me barre & je te détruis si tu tentes une contre attaque & crois moi tu ne me connais vraiment pas, ma folie n'a aucune limite. On se tâte, on hésite, Aby tu la connais elle voudrait partir mais en même temps elle commence à avoir de l'intérêt pour notre petit jeu. Tu me fais toujours pitié mais ma foi tu le cherches bien alors pourquoi ne pas continuer & Sasha ... tu l'amuses toujours autant. Je crois que Sasha gagne encore, elle est très joueuse & elle va finir par nous contaminer toutes.*
" - Je ne joue pas les "filles mystérieuses" volontairement tu sais, je n'y peux rien si j'éveille la curiosité chez les gens, c'est pas ... fait exprès. Mais tu as raison, même si encore aujourd'hui on m'aborde pour tenter de percer ma carapace, un jour je finirais totalement seule .... & j'avoue que .... j'ai peur de la solitude."
*Petit instant dramatique, regard baissé, visage triste, je suis formidable, nous nous aimons, vraiment. Je m'amuse comme une folle même si extérieurement ça ne se voit pas à l'intérieur c'est carnaval. Je revis presque, le temps d'une conversation je m'amuse, à tes dépends certes mais ce n'est qu'une mince compensation de ce que tu as fais subir à des dizaines voir des centaines de personnes depuis que tu es ici ma chère amie. Ce n'est pas bien méchant pour le moment mais je vais peut être pouvoir m'amuser vraiment, aller plus loin, nous verrons. J'hésite de la marche à suivre encore mais nous prendrons une décision prochainement. J'ai presque envie de continuer à jouer la comédie, amasser un maximum d'informations sur toi & ta bande & t'anéantir, gratuitement. Oui je n'ai rien contre toi, je ne te connais pas & je me moque de ton existence mais ma foi tu es merveilleuse dans ton inutilité, autant en profiter. Je sais que d'habitude je n'agis pas ainsi, je vous fuis tous mais je crois qu'on est bien d'accord pour dire que cela ne marche pas alors si vous ne voulez pas me laisser tranquille alors je vais vous rendre la monnaie de votre pièce. En plus j'ai besoin d'argent, plus j'aurais de secrets sur vos misérables personnes & plus je pourrais vous faire chanter. Le chantage c'est la vie mes amis. Bientôt je serais libre, je pourrais être qui je veux, faire ce que je veux & ne plus m'occuper de rien ni personne. Plus de dette à payer, plus de passer à protéger, je changerais une nouvelle fois d'identité & je disparaîtrais à tous jamais.*
« Tu sais, tu peux devenir quelqu’un de très bien sans pour autant tenter de m’égaler. »
*T'égaler ? Tu es vraiment très drôle, tu me plais beaucoup. Enfin façon de parler, je ne t'aime pas, nous ne t'aimons pas, mais tu es très amusante. Alors c'est ça ton talon d’Achille, ton ego ? Tu ne veux pas que je t'égale, tu as peur de la concurrence. J'aime ça. Et si je changeais ? Si je devenais quelqu'un d'autre ? Juste par plaisir de t'anéantir complètement ? Et si je devenais non pas une pâle copie de toi mais toi en version de luxe ? Tu m'apprécierais moins n'est-ce pas ? Ton monde s'écroulerait sous tes pieds, ton narcissisme te perdrait. J'aime cette idée, je vais la garder bien au chaud & y réfléchir. Je ne sais pas si je la mettrais à exécution, cela va dépendre de comment se termine notre conversation mais ma foi cela peut être très drôle. Je sais que tu es tout ce que je déteste & que devenir d'une certaine façon toi je dégoûte au plus haut point mais en même temps si je t'anéanti, j'ai éliminé ce que je déteste sur cette terre, j'ai rendu service à l'humanité & je pourrais continuer ainsi. Je sais que je n'aime pas être hypocrite, ce n'est pas dans ma nature, tout comme je n'aime pas les gens, mais avec de l'entraînement je devrais éviter de les taper s'ils me touchent, me frôlent ou s'approchent trop près de moi. Gros travail en perspective. Titanesque même, je ne sais pas si je serais capable .... enfin ce n'est pas encore le moment d'y penser.*
" - Croisons les doigts alors & mettons nous au travail .... enfin surtout moi, je suis avide d'apprendre !"
*Je ne suis plus à un mensonge près & puis c'est tellement gros que ce n'est plus vraiment un mensonge, c'est du foutage de gueule en bon et du forme, mais tu ne vois rien, trop obnubilée par ta personne. Tout ce qui est négatif tu ne le vois pas tu préfères croire que je t'admire réellement, c'est stupide & prétentieux mais en même temps tu ne fais de mal à personne en croyant cela, sauf à toi même. Mais on change à nouveau de cap & on reparle de nos familles. Je n'aime pas ce sujet mais vu tes réponses je pense que toi non plus, c'est simplement pour ça que je te répond, pour te nuire également. Arrêtes d'insister sur ce sujet & on se portera très bien toutes les deux crois moi.*
« Non, parler de ma famille ne me dérange pas du tout. Il n’y a juste pas grand-chose à en dire. Pas vraiment proche, comment ça ?»
*Petite menteuse, si tu aimais vraiment parler de ta famille, tu le ferais sans hésiter, n'attendant pas mes questions. Je commence à te cerner un peu quand même, le fait que tu y répondes sans vraiment le faire, juste pour donner le change c'est un signe, mais pourquoi ? Pourquoi n'aimes tu pas parler de ta famille ? Qu'as tu à cacher ? Moi je sais ce que j'ai à cacher, ce que tu n'as pas à savoir, ce qu'à personne à savoir. Mon comportement vous fait déjà pitié alors si vous saviez ce qu'a été ma vie avant Poudlard, ce serait encore pire, j'aurais l'étiquette de la petite orpheline, malheureuse & battue qui a été abandonné volontairement par ses parents. Non merci, je passe mon tour. Mais que vais-je te répondre à ça moi ?*
" - Rien d'exceptionnel ma foi, nous n'avons pas de grands points communs, c'est tout. Je suis sûre que tu joues les modestes avec ta propre famille. Parles moi un peu d'eux, ils sont sorciers ? Que font-ils dans la vie ? Tu m'as dis que tu avais une soeur, elle est ici aussi ?"
*Racontes moi ta vie mon petit, donnes le change, j'ai hâte de voir comment tu vas te débrouiller !* |
|  | |  Scarlett Levinson

Parchemins rédigés: 95 Arrivé(e) le: 13/12/2011 Crédit avatar: Chérie. *-* Année: Sixième
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Lun 27 Fév - 10:45 | |
| "Je ne joue pas les "filles mystérieuses" volontairement tu sais, je n'y peux rien si j'éveille la curiosité chez les gens, c'est pas ... fait exprès. Mais tu as raison, même si encore aujourd'hui on m'aborde pour tenter de percer ma carapace, un jour je finirais totalement seule .... & j'avoue que .... j'ai peur de la solitude."
Scarlett n’en était pas réellement convaincue parce que venait de lui dire. Ce n’était pas possible que son coup de fille mystérieuse soit totalement involontaire, tout simplement parce qu’elle n’avait réellement rien à cacher. C’était juste une manière pour elle de faire en sorte que les gens s’intéressent à elle, c’était assez stupide comme façon de faire. La rouge et or trouvait sa technique beaucoup plus appropriée, elle au moins réussissait à se faire remarquer, pas forcément toujours en bien, mais tout le monde ou presque connaissait son prénom. Avoir peur de la solitude, pour une fois elles se comprenaient peut-être. Scarlett avait très mal vécu le départ de son père et avait cru pendant des années que c’était de la déception de sa part. Il avait comparé les deux sœurs et avait choisis celle qu’il pendait être la meilleure. Depuis, la rouge et or faisait tout son possible pour tenter d’égaler ou de surpasser sa petite sœur. Le problème c’est qu’elles étaient beaucoup trop différentes pour qu’on puisse les comparer et ça, la jeune fille refusait de le comprendre. Mais comment le pourrait-elle ? Elle n’en avait jamais parlé à personne, donc aucun de ses amis n’avait tenté un jour de la raisonner, ça ne l’aidait pas à changer d’opinion sur la question. De plus, elle voyait très rarement son père, et elle interprétait sa réticence à passer un moment en sa compagnie comme la volonté de la tenir à l’écart de sa nouvelle petite famille. Même si elle avait eu envie d’en parler, elle n’aurait pas pu le faire. Tous les élèves la voyaient comme une poupée Barbie pourrie gâtée, et il aurait été difficile de casser cette image en parlant de sa situation familiale. D’autant plus que tout le monde n’avait pas totalement tort, elle avait toujours été traitée comme une princesse par sa mère qui n’avait que sa fille dans la vie. Voir la gryffondor exprimer ce qu’elle ressentait sincèrement pour une fois risquerait de surprendre ou même de faire rire. Ce n’était de toute façon pas dans les projets de Scarlett. Elle avait mis beaucoup trop de temps à construire son image telle qu’elle était à présent, ce n’était certainement pas le moment de tout détruire. Ce que Sasha lui racontait en ce moment suffisait largement à lui enlever cette idée de la tête, la rouge et or s’amusait comme une petite folle, ravie d’avoir un petite groupie à sponsoriser. Elle lança à la jeune fille un regard compatissant avant de s’approcher pour poser sa main sur son épaule.
« Tu n’es pas toute seule, je suis là moi. »
La jeune fille resta un instant sans bouger avant de reculer. Elle n’était pas une grande fan des contacts physiques. Elle préférait largement garder ses distances et rester en retrait. Se mettre mal à l’aise n’était pas dans ses habitudes, mais heureusement pour elle, elle parvenait sans mal à dissimuler ce qu’elle pensait ou ressentait. Ca n’avait pas toujours été le cas, mais à force d’entrainement elle avait réussis à modifier ses expressions de visage en fonction de ce qu’elle voulait montrer et non en fonction de ce qu’elle ressentait. En cours par exemple, elle prenait un air très concentré pour faire croire qu’elle suivait le cours avec assiduité alors que son esprit vagabondait nettement plus loin, vers les dernières boutiques où elles pourraient se rendre par exemple. Le shopping avait toujours été une des ses activés préférée, même toute seule il lui arrivait de parcourir les rues à la recherche de la dernière tendance. Evidement c’était encore mieux lorsqu’elle se trouvait en compagnie de Sarah, elle pouvait partager son avis sur tout ce qu’elle regardait avec quelqu’un et elle pouvait parler inlassablement sans crainte de la lasser. Si ça l’embêtait la poufsouffle faisait tout simplement en sorte d’accélérer les choses pour rentrer au plus vite au château, mais jamais elle ne se permettait de lui dire de la fermer, de toute façon, Scarlett écoutait en général que ce qui lui semblait utile, le reste elle le balayait d’un revers de main, se montrant toujours particulièrement insensible aux critiques. Heureusement, elle n’avait pas ce problème avec Sasha. La poufsouffle semblait bien décidé à illuminer sa journée et le sourire forcé que la jeune fille affichait d’habitude pour la forme était devenu un véritable grand sourire, qui pour le moment ne la quittait plus.
"Croisons les doigts alors & mettons nous au travail .... enfin surtout moi, je suis avide d'apprendre !"
La rouge et or était tout à fait d’accord, elle avait hâte de s’atteler à cette tâche difficile. Faire de Sasha une mini-elle n’allait pas être chose facile. Heureusement, sa personnalité peu affirmée n’allait pas être très difficile à mettre de côté. Après, le reste serait plutôt simple, difficile pour la poufsouffle mais tellement agréable pour la jeune fille. Lorsqu’elle participait à ses concours de mini Miss, elle avait toujours envié le rôle de sa coach qui pouvait choisir elle-même ses chorégraphies, rectifier sa posture, vérifier ses tenues. Scarlett avait toujours rêvé de faire la même chose. Bien sûr, Sasha n’était pas l’idéal, la rouge et or aurait préféré avoir à faire à une petite fille de sept, huit ans, beaucoup moins apte à faire ses propres choix. Mais à Poudlard, c’était certainement tout ce dont elle pouvait se permettre, c’était déjà très bien d’avoir trouvé quelqu’un qui désirait changer un peu. A cet âge-là, les élèves avaient en général tous trouvés leur place et ne souhaitaient pas spécialement devenir quelqu’un d’autre. C’était une nouvelle occasion pour Scarlett de se lancer des fleurs. Elle avait réussis toute seule à trouver la perle rare. La jeune fille parfaite qu’elle pourrait modeler à son image. Elle qui avait l’habitude d’être la seconde de Sarah allait avoir sa propre petite bonne à tout faire, et cette idée la ravissait plus que tout.
« On va peut-être pas se mettre au travail tout de suite. Il faut que j’établisse un programme, on a beaucoup de choses à faire. On peut aller faire du shopping samedi prochain si tu veux ? Je t’expliquerais plus en détail les efforts que tu vas devoir faire. »
Scarlett avait presque envie de partir tout de suite pour se mettre à établir le programme des réjouissances. Toute cette histoire lui plaisait plus que tout et pour rien au monde elle voulait que la jeune fille lui glisse entre les doigts. Cependant, rester avec la jeune fille impliquait visiblement de faire plus ample connaissance. La rouge et or voulait bien connaitre plus sa camarade, mais elle n’était pas spécialement pour donner plus de détails sur sa propre vie. Le problème étant qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Elle n’était pas spécialement discrète et un silence trop prolongé de sa part s’interprétait très vite. Bien sûr, elle aurait pu mentir, mais ce n’était pas ce qu’elle voulait. Scarlett espérait pouvoir en dévoiler juste assez pour qu’elle la laisse tranquille.
"Rien d'exceptionnel ma foi, nous n'avons pas de grands points communs, c'est tout. Je suis sûre que tu joues les modestes avec ta propre famille. Parles moi un peu d'eux, ils sont sorciers ? Que font-ils dans la vie ? Tu m'as dis que tu avais une soeur, elle est ici aussi ?"
Tant qu’elle évitait de demander la date d’anniversaire de sa petite sœur et la sienne tout se passerait bien. Les deux petites filles n’avaient pas tout à fait dix mois de différence et auraient pu réellement bien s’entendre si la rouge et or n’avait pas tenté de lui mener la vie dure. Tant que Sasha ne creusait pas un peu plus, Scarlett n’avait pas grand-chose à craindre. A la surface, sa famille avait l’air parfaite, irréprochable même. Mais si on s’y intéressait de plus près, on se rendait vite compte que son petit monde parfait ne l’était pas vraiment. La jeune fille parlait rarement du divorce de ses parents, elle le vivait comme quelque chose de particulièrement honteux. Elle préférait présenter les choses en supprimant la nouvelle femme de son papa. Présentée comme ça, sa jolie petite famille recomposée semblait tout à fait unie. Ce n’était pas tout à fait un mensonge, elle omettait juste les détails dont elle ne voulait pas parler.
« Mon père est sorcier, mais il travaille comme chef d’entreprise, ma mère est une ancienne actrice, elle a arrêté pour s’occuper de sa famille, c’est elle qui m’a tout appris. Et oui, mais petite sœur s’appelle Leanna, elle fait ses études à Poudlard comme moi. C’est pas possible d’avoir aussi peu de points communs avec sa famille, t’as des frères et sœurs ? Tes parents sont des sorciers ? »
Le nombre impressionnant de questions que venait de lui poser sa nouvelle amie lui permettait au moins de lui renvoyer l’ascenseur. D’autant plus que Scarlett n’avait eu aucun mal à répondre à toutes ses interrogations. Peut-être n’allait-elle pas insister finalement ? Il n’y avait pas grand-chose d’autre à dire de toute façon et la rouge et or s’en sortait très bien pour le moment, elle n’avait pas du tout envie que ça change
Dernière édition par Scarlett Levinson le Ven 13 Avr - 10:48, édité 1 fois |
|  | |  Sasha A. Mayfair

Parchemins rédigés: 181 Arrivé(e) le: 05/01/2012 Crédit avatar: Bazzart
| Sujet: Re: Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] Mar 28 Fév - 15:53 | |
| « Tu n’es pas toute seule, je suis là moi. »
*Je dois être une merveilleuse comédienne pour que tu gobes tout ce que je dis. Je suis assez fière de moi sur ce coup là, mon jeu était parfait, un peu trop d'ailleurs parce que franchement le coup de poser ta main sur mon épaule pour "soit disant me consoler" j'aime pas trop trop sache le. Je ne te conseil pas de le refaire une seconde fois, tu risques de ne jamais revoir ta main entière. Non mais franchement qu'est-ce que vous avez à toujours vouloir entre en contact physique avec les gens. Faire la bise ? Typiquement français & façon répugnante de se dire bonjour, je trouve qu'un léger hochement de la tête en direction de la personne ou un simple bonjour de loin suffit largement pour des civilités, pas besoin de se bisouter pour se saluer. Pareil quand quelqu'un va mal allez on le prend dans ses bras pour un câlin de réconfort. Le jour où quelqu'un le fait, pensant que ça pourrait me faire plaisir, je crois que je lui met la misère, je n'aime pas être violente mais j'ai franchement tendance à le devenir assez facilement quand on franchit mon périmètre de sécurité. Demandes à Jake, il se fera un plaisir de raconter ses malheurs j'en suis sûre. Pauvre petite chose sans défense. Mais là je dois avouer que de ta part, poser ta main sur mon épaule, même si c'est purement de la comédie, je dois avouée que j'en reste assez étonnée. Je n'ai pas pu m'empêcher de poser mon regard sur ta main, jusqu'à ce que tu l'ôtes, ce que tu fis assez rapidement, je t'en suis reconnaissante. D'ailleurs pourquoi l'as tu enlevé ? Tu n'aimes pas les contacts physiques de ce genre toi non plus ? Où alors c'est mon comportement qui t'as fais comprendre que ce n'était pas dans ton intérêt de la laisser là ? Je pense que tu es partie trop loin dans ton monde pour te rendre vraiment compte de ce qui t'entoure, je penche donc pour la première solution. Je fixe encore un instant mon épaule, avant de tourner lentement mon visage vers toi, tentant d'afficher un petit sourire timide.*
" - Merci, tu es adorable !"
*J'ai encore un noeud dans la gorge, je déteste vraiment ce genre de geste, vraiment, ça me colle la nausée, ça m'énerve & ça me donne envie de reculer de quelques pas pour éviter une nouvelle tentative. Mais je me force à rester là, à garder le cap de la discussion même si dans ma tête ton geste, anodin pour quiconque, mais extrêmement grave pour moi, tourne en boucle. Je n'arriverais jamais à me faire à vos habitudes étrange, à vos sentiments mièvres, à vos pensées pathétiques. Je ne vous aime décidément pas & Sasha & Aby son d'accord avec moi. Ne me retouche jamais, vraiment. Je sais, j'en fais une affaire d'Etat alors qu'il n'y a pas lieu d'être mais je ne peux pas m'en empêcher. Trop de personne se sont amuser à me toucher, loin d'être de façon gentille, c'était plutôt pour le punir d'être ce que je suis, depuis je ne peux plus supporter le contact physique. C'est très dur pour moi, je tente de feindre l'indifférence & je pense que rien ne s'affiche vraiment sur mon visage mais je sens que ça bout en moi, que je suis comme une bombe qui ne demande qu'à exploser. Je tente d'oublier cet écart de conduite, je tente de faire avec mais franchement ma volonté se fissure petit à petit, c'est très dur pour moi d'être comme vous, croyez le bien.*
« On va peut-être pas se mettre au travail tout de suite. Il faut que j’établisse un programme, on a beaucoup de choses à faire. On peut aller faire du shopping samedi prochain si tu veux ? Je t’expliquerais plus en détail les efforts que tu vas devoir faire. »
*Et heureusement qu'on ne va pas se mettre au travail tout de suite, il ne manquerait plus que ça. Je dois en avoir fait trop je pense, mon entrain feint à bien trop fonctionné à ce que je vois, je ne sais pas dosé, désolée, je suis novice dans ce genre de domaine, je n'ai toujours pas vraiment compris comment vous faisiez, je tâtonne encore. Mais en tout cas je suis ravie de voir qu'en plus de courir droit dans mon piège, si je vais jusqu'au bout ou en tout cas ravie de voir que tu gobes tout ce que je dis. Remarque ce n'est pas trop compliqué avec toi, il suffit de te faire des compliments & hop, on a tout gagné. C'est trop facile, je devrais tester avec quelqu'un d'autre, un peu plus dur pour voir si je m'améliore ou si je ne suis vraiment pas faite pour ça. En tout cas l'idée d'un programme nous amuse autant qu'il nous effraye. Que vas-tu nous concocter ? Des séances de maquillage intensives ? Apprendre mille & une façon de se coiffer ? Savoir quelles couleurs se marient ensemble ? Quelles styles de vêtements vont être à la mode ? Comment critiquer les gens en dix leçons ? Apprendre les secrets des gens ? En fait il n'y aurait que la dernière partie qui m'intéresse vraiment personnellement, au choix, je préférais faire juste ça. Je dois avouer que l'histoire du shopping samedi prochain ne m'emballe absolument pas, je peux pas passer mon tour ? Sasha se fout de ma gueule, elle ne paie rien pour attendre celle là. Aby aussi rit mais plus discrètement, elle fait genre qu'elle est innocente mais je la connais suffisamment pour savoir qu'elle aurait bien rit à gorge déployée de me voir ainsi prise au piège. Oui je sais, si je veux jouer, je devrais le faire à fond, mais quand même le shopping quoi, c'est un peu trop je trouve. Ça va trop vite à mon goût. Je dis STOP, mais Sasha n'est pas d'accord & décide de prendre les rênes de la discussion.*
" - Samedi prochain ? Heu ... oui pourquoi pas. Je ne suis pas une grande adepte du shopping, mais il faut bien un début à tout & puis ce sera un bon entraînement je pense."
*OMN - Oui j'assume - j'ai envie de vomir, mais qu'est-ce qu'elle est allée dire l'autre. Je ne veux pas aller faire du shopping, j'ai horreur de ça & surtout pas avec une fille qui passe des heures dans les magasins. Surtout si c'est pour me prendre des réflexions toutes les deux secondes je pense que je vais vite perdre mon sang froid. Pourtant je dois faire genre d'être assez heureuse, mais d'une façon assez timide, pour jouer le jeu à fond, mais je regrette déjà, je trouverais une excuse bidon pour annulée, quoi qu'en dise Sasha, ça va trop loin, je veux partir, maintenant & oublier tout cela. J'esquisse un rapide sourire à Scarlett, certainement déjà perdue dans ses plans grotesque pour me changer. Je suis très bien comme je suis Moi Madame, je n'ai pas besoin de changement. Si je change ce sera juste pour t'anéantir, point. Je déteste Sasha actuellement, elle va me le payer mais elle jubile dans son coin, contente de pouvoir s'amuser jusqu'au bout. Si elle continue sur ce chemin là, elle va vite finir par se retrouver une autre tête, c'est qui le dis. Le sujet de la famille n'est pas non plus mon préféré, je suis contente d'avoir récupérée mon journal mais c'est cher payé actuellement je trouve. Devoir répondre à une fille sans importance me tape sur le système. Je fais celle qui s'en fout de répondre à ce genre de questions mais ce n'est pas le cas. Qu'est-ce que ça peut lui faire du nombre de frère ou soeur que j'ai ? ou des origines de mes parents ? Ils m'ont abandonné, le reste n'a plus d'importance .... sauf que même pour moi ça en a encore, bien malheureusement, comment pouvoir se détacher d'une famille qui nous hait ?*
" - Leanna dis tu ? Connais pas mais en même temps quoi de plus normal, je ne connais quasiment personne ici. Mes parents sont .... T'as entendu ?"
*L'oreille aux aguets, je feins d'avoir entendu quelque chose, un bruit suspect. Je fronce les sourcils, un air étonné se peint sur mon visage. Je m'approche même de la porte.*
" - J'ai cru entendre un bruit ... un cri plus précisément. On devrait peut être aller voir !"
*Non je ne te répondrais pas, cours toujours. Je préfère prendre mon sac, glisser mon journal dedans & je suis prête déjà à prendre la tangente, j'ai déjà avancé de quelques pas vers la porte.*
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|  | | | | Le journal du Chat à la dérive ! [Scarlett - terminé] | |
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