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| | Préparation clandestine [Scipion] | |
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| Auteur | Message |
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 Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Préparation clandestine [Scipion] Jeu 19 Jan - 22:04 | |
| Les cachots de Poudlard sont certainement l'endroit le moins fréquentés de Poudlard. C'est froid, humide, sombre, relativement accueillant, donc. Pourtant, il ont bien tort, les trouillards qui n'osent pas si aventurer. Les cachots, ce ne sont simplement des dalles froides, des lampes allumer en permanence dans les couloirs principaux, la salle des potions et notre salle commune. Je crois bien que c'est l'étage le plus vaste de Poudlard et c'est pas peu dire. Je ne les ai jamais exploré en entier, mais je peux vous dire qu'il y en a des cus-de-sac, des salles de tortures abandonnés, des salles de cours inutilisés depuis des lustres, des longs et interminables corridors avec d'étroits passages et des murs de tout tableaux. On peut comprendre ces derniers, êtr einstallés dans un endroit oublié du château, ça ne doit pas être génial. Ils sont bien mieux dans les étages à cotoyer du monde et à discuter. Mais revenons aux cachots, voulez-vous? On a des p'tits malins qui prétendent avoir farfouillé l'école en long en large et en travers. Je ne les crois pas. Secher les cours peut évidemment aider à la tâche, ne pas bosser ni avoir de vie aussi, mais même ainsi je doute que l'école puisse être explorer à fond. Il ne doit y avoir que les professeurs qui peuvent avoir la chance d'en découvrir les moindres recoins, en admettant qu'il est un passe-droit pour les différents dortoirs.
Les cachots disions-nous. Oui, les cachots sont certainement les couloirs les moins arpentés de tout Poudlard si l'on oublie la tour de Divination, mais surtout les moins connus, je pense. Surtout de nuit. Et vous savez quoi? Ca me plait. Et bien oui, connaissez-vous un seul endroit à Poudlard où l'on risque pas de vous déranger? Les tours sont toujours fréquentés par un ou deux réveurs, le lac attire toujours les amateurs de belles vus, le saule cogneur s'occupe les suicidaires, et j'en passe. Alors voilà où je me cache. En réalité, je ne me cache pas réellement, je cherchais juste un endroit tranquille où personne ne me dérangerait. Les salles de tortures ne sont pas toutes connus des élèves, généralement, quand ils croisent les premières, ils savent qu'ils se sont perdus ou trompés de chemin et font rapidement demi-tour. Or une fois passé, le coin torture, on ne recontre pas de mur ou un cul de sac, ce sont longs couloirs sombres et étroits, pas toujours éclairés d'ailleurs. Et dans l'un deux, on y trouve une salle de torture, juste avant le cul de sac.
J'ai pas choisit celles où il y a des chaînes ou des sortes d'écarteleurs, j'ai évité les salle d'interrogatoires -sans oublier d'y emprunté un tabouret relativement solide- et je me suis installé dans l'une qui possède un système d'évacuation des eaux. Quelques chose me dit, surement les stris rouges entre présente sur le carrelage, que du sang a dû couler dans cette salle, assez en tout cas pour permettre ce système d'évacuation. Pourquoi j'ia choisit cette salle? Une mesure de précaution, si on me choppe en train d'en faire une "illégale", elle peut toujours disparaitre dans la tuyauterie. Sans compter que, sans être particulièrement maladroite, on est jamais à l'abri d'un maladresse, donc si cela se répand sur le sol...
Cette nuit, cependant, je ne fais rien d'illégale. Comme à peu près tous les trois-quatre mois, je me prépare de l'essence de dictame. J'ai découvert cette potion lors de ma seconde année et j'ai été satisfaite de voir qu'il existait réellement un moyen de faire disparaitre les traces blanches de mes cicatrices. J'en prépare toujours une ou deux fioles, histoire d'en avoir d'avance. Ma dernière fiole est vide depuis quinze jours. Jusqu'ici, je n'avais guère eu le loisir d'en préparer, mais maintenant, je n'ai plus le choix avec les deux cicatrices que je porte à mon bras droit. Il faudrait aussi que je me décide à ressortir, mais vu le froid qu'il fait dehors, je suis obligé de me contenter que de mon sang et donc en très petite quantités, ça gâche un peu le plaisir.
C'est pour cela, donc, que me voici ici, à préparer une potion au beau milieu de la nuit. J'ai encore de la chance : l'essence de dictame n'est pas la potion la plus exigeante qu'il soit ni la plus longue. Faire infusé la plante n'a été qu'une question de minutes et ajouter une goutte de sang de salamandre. Avant, j'usais des secretions de vecrasses mais c'est plus facile de voler du sang de salamandre dans la réserve du maitre des potions sans compter que ça a meilleur goût et que ses propriétés curatives sont bien plus efficaces et nombreuses. J'ai mis du temps avant de savoir combien de temps il fallait laisser "bouillir" le tout, au vu du changement d'ingrédient mais après plusieurs essais, j'ai appris que le temps d'attente était doublé. C'est pour cela que je suis sur la tabouret en train de lire un passionnant livre sur l'histoire de la magie noire. Et seule. J'aime être seule. De toute manière, je sais pas faire la conversation. J'ai déjà essayé, je me sens ridicule et stupide. Et horriblement banale, commune, insignifiante. Sentiment peu agréable, vous vous en doutez. Alors, je préfère éviter.
Long soupir. Tournage de page. Début d'un chapitre. |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Dim 22 Jan - 18:13 | |
| Scipion était en cavale, ce soir-là. Une fois de plus, il était allé trouver les ennuis là où il était susceptible d’y en avoir, peut-être parce qu’il les attirait, au final. Peut-être que parce que la perspective de passer une journée ou une soirée sans prendre le risque de la terminer dans le bureau du concierge était devenu trop monotone pour lui… « Gagner des points pour servir votre maison, dites-vous ? » et où était l’intérêt personnel ? Y avait-il des bénéfices ? Ce n’était pas le cas, donc ce n’était que futilité. Et Scipion avait une bien trop haute estimation de lui-même pour pouvoir se considérer comme un simple Gryffondor, préférant à croire qu’à lui seul, il représentait une cinquième maison. Il avait déjà vidé une bonne partie de leur sablier, et si une moitié de sa maison faisait communément partie de ceux qu’il appelait ses subordonnés, l’autre l’aurait condamné au bûcher sans scrupule quelques siècles auparavant. Mais alors que la soirée en question était en train de s’avérer bien trop calme à son goût, Scipion avait décidé de se lancer dans une énième opération, la jouant à l’improvisation. Pour cela, il lui fallait un adversaire potentiel, des adjuvants, un terrain… mais qui était capable d’arrêter le jeune Sélené les rares fois où les rouages de son esprit se mettaient en route ? Et lorsque cela arrivait, c’était pour concocter une quelconque manigance, bien évidemment. Toutefois, cette fois-ci, c’est plutôt par ses pulsions et non par son intellect qu’il avait été guidé.
La salle du cours d’étude des runes, pourquoi avoir choisi celui-ci pour mener à bien une telle opération ? Certainement parce que Scipion était intimement convaincu que cet enseignement ne brillait que par son inutilité, et parce qu’il n’entendait rien aux runes, rien de plus. Cette fois-ci, il s’était encombré de deux jeunes sixième année dont le quotient intellectuel ne paraissait pas dépasser celui des strangulots, étant donné que ses plans ne reposaient pas sur la stratégie. Seulement sur la rapidité et l’obéissance, c’est pourquoi il n’avait pas cherché plus loin. Ces temps-ci, il nourrissait de nouvelles envies, ou plutôt de nouvelles lubies. Et tout récemment, s'était déclarée chez le Rouge & Or une tendance à la pyromanie, jusque dans son sommeil. Cela faisait quelques temps qu'il rêvait d'incendies, et si Laskovick ne se serait pas sentie aussitôt personnellement visée, il se serait fait un plaisir de faire du cours de DCFM un tas de charbon. "Incendio!". Il s'était déjà entraîné, seul, dans la salle sur demande, à de petits exercices dont l'objet était de repousser constamment ses limites. Transcender ce qui était humainement supportable, voilà ce qu'il recherchait, peut-être parce que son narcissisme le poussait à vouloir montrer au reste du château qu'il était le meilleur, le plus compétent, le plus ceci, le plus cela... et autant dire que ses aspirations au despotisme et à la tyrannie s'arrangeaient pas son cas.
Néanmoins, l'opération avait très rapidement tourné au vinaigre. Alors que Scipion s'évertuait à faire flamber un pupitre et que les flammes commençaient justement à prendre, laissant s'échapper d'épaisses volutes de fumée noirâtre, ses deux subordonnés du dimanche censés surveiller les couloirs avaient commencé à s'agiter, signalant que Jefferson était en approche. Aussi, le Sélené avait du laisser tomber son oeuvre, maudissant le concierge de toutes les appelations les plus absurdes qui lui étaient venues à l'esprit et avait pris la tengeante sans se préoccuper des deux autres. De toute manière, s'ils venaient à le dénoncer ou à mentionner son nom, il le saurait immédiatement et s'occuperait personnellement de faire en sorte qu'ils soient tous deux bannis de la salle commune, il n'avait pas le temps de s'occuper de sous-fifres aussi quelconques. En attendant, sa facette égoiste venait de reprendre le dessus et l'objectif était simple: sauver sa peau et faire en sorte qu'il échappe à toute éventuelle sanction. Dommage, il ne saurait pas si son entreprise avait réussi, finalement... bah, il finirait bien par le savoir, si la prof d'étude des runes se retrouvée asphyxiée après inhalation de monoxyde de carbone, aussi, il espérait que ce soit le cas pour qu'il puisse s'en vanter ensuite.
Et ses pas l'avaient menés jusqu'aux cachots, fuyant le concierge et d'éventuelles représailles des deux autres qui avaient du se faire prendre à sa place et qui devaient fulminer contre lui et sa lâcheté évidente. Où allait-il pouvoir se dissimuler, en attendant? La réserve du cours de potion n'était pas une idée à exclure, cela faisait un peu trop longtemps qu'il ne s'était pas adonné à aller chaparder des ingrédients pour ses productions explosives personnelles, dont la salle sur demande gardait encore des marques. A bien y réfléchir, il commençait à lui manquer quelques chrysopes et de l'asphodèle... heureusement, il allait pouvoir y remédier en allant se servir impunément. Mais n'était-ce pas de la lumière qui s'échappait de la pièce adjacente? Une lueur assez faiblarde, sûrement en provenance d'une torche, d'une vieille lampe à huile ou d'un... Lumos? Est-ce que quelqu'un d'autre que lui était ici? Dans quel but? Pour se cacher ou non? Il n'allait pas tarder à le savoir. Sans prendre la peine de sortir sa baguette et de s'embarrasser d'un "Alohomora" visiblement inutile, il actionna la poignée avant d'entrer ce qui paraissait être une salle de torture. Fort sympathique comme endroit... Scipion y avait déjà établi domicile en quatrième année, lorsqu'il séchait l'astronomie, pour s'adonner à des expériences plus ou moins scientifiques avec quelques Doxys qui avaient élu domicile dans les recoins humides, il n'y était pas retourné depuis. Néanmoins, il était fort aise de constater que l'endroit était toujours le même, si ce n'était qu'il n'était plus désert. Non, quelqu'un d'autre semblait avoir pensé que la monotonie d'une nuit passée dans son dortoir ne convenait pas à une soirée comme celle-ci, ce qui expliquait en partie pourquoi la dite personne était en train de préparer ce qui semblait être une potion à une heure aussi avancée.
" Nott?! Qu'est-ce que tu fais ici? Pas que ce genre d'endroit macabre soit moins accueillant qu'une salle commune... c'est quoi cette odeur? "
Ce qu'il brûlait s'envie de savoir en réalité, c'est ce qu'Erin était en train de mijoter au beau milieu de la nuit. Elle n'avait pas à être ici... bon, certes, lui encore moins, mais il n'en était pas moins intrigué. Il y a bien quelques années, il avait tenté de l'enrôler dans son armée, sans succès ; et depuis, elle demeurait une énigme à ses yeux. Quel était donc le genre de mixture qu'elle concoctait pour transgresser le réglement?
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|  | |  Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Lun 23 Jan - 1:14 | |
| Heureusement que j'ai dit que j'aimais bien être seule. A croire que le bon dieu -en supposant que je suis croyante- m'a entendu et comme une enfant pas sage, il m'a puni. Personne ne vient ici la nuit. Plusieurs solution : le concierge, le prof de potions, un préfet, un... Eleve? Le pauvre, dire que j'ai sortit ma baguette dès que j'ai entendu la porte grincé. Sa tête me dit quelque chose, mais j'ai toujours eu du mal avec les noms. Je range mon bout de bois, soulagé de voir que ce n'était qu'un élève. Enfin... pas n'importe quel élève. Oui, bah évidemment, je m'amuse pas à dévisager chaque élève que je croise, mais ceux qui se font connaitre me sont quasiment toujours familier. Au moins de vu. Et puis... observer les autres fait partie de mes passe-temps. J'adore passer une heure et demi dans la Grande Salle au repas de midi. C'est relativement lourd de supporter des remarques et des regards peu aimable voir carrément agressifs. J'ai pas déjà dit que je comptais plus d'ennemis que d'amis? A vrai dire, je ne compte plus. Bref, ça n'a pas que des mauvais côtés une heure et demi dans la Grande Salle si l'on oublie ces trucs-là, et je parle pas de la nourriture. Je dis pas qu'elle est mauvaise, mais... Enfin bref. Observer les gens pendant une heure et demi quand j'ai la patience de supporter quelques personnes. Quand j'en ai envie, en fait. Quand je suis d'humeur c'est reposant et instructif. Moins quand je suis repéré m'enfin...
" Nott?! Qu'est-ce que tu fais ici? Pas que ce genre d'endroit macabre soit moins accueillant qu'une salle commune... c'est quoi cette odeur? "
Et bien... Si c'est pas génial ça... Non seulement je me fais repérer. En plus par quelqu'un de "connus", donc forcément indiscret, le genre qui raconte tout à tout le monde quoi, le genre qui n'est pas capable de garder un secret. Mais en plus... ce type sait mon nom! Génial, je pouvais pas tomber mieux! Quoi? J'ia trop de préjugés? Parce que son indiscretion et sa curiosité ne sont pas des signes du fait qu'il est pas capable de tenir sa langue peut-être? Zut, j'aimerais bien le rembarrer clairement, mais manque de bol, c'est qui détient le pouvoir sur ce coup. Il peut très bien se casser et allez raconter ce qu'il a vu à je ne sais qui. On dirait que la leçon "June" ne m'a suffit. J'en ai déjà une avec qui je dois m'arranger pour qu'elle tienne sa langue, en v'là un second maintenant. Tout Poudlard a décidé de s'inviter dans les cachots au beau milieu de la nuit ou quoi? Bon, moi, je fais des potions, mais toi, petit bonhomme, tu fais quoi exactement ici? Parce que t'es quand même pas ici innocemment. J'ai pas souvenir que la salle des gryffondors soit à ce niveau-là... D'ailleurs c'est une joli question, pourquoi ne pas te la posé d'ailleurs?
"Je pourrais te retourner la question, mais comme je suis polie et que j'ai des principes, je préfère te demander ton p'tit nom..."
Okay, j'aurais pu quand même soutirer une autre info, mais ça, c'est déjà pas mal. De toute manière, c'était pas ça le but, c'était plus une manière de te faire comprendre que j'apprécierais à l'avenir que tu réduises considérablement ta proportion de questions. 4 phrases, 3 questions, ça fait quand même beaucoup. Je vois que t'a un p'tit problème avec les potions. C'est pas très étonnant, la plupart des gryffondors ne sont pas fans de cet art décilat et subtiles. peut-être parce que la plupart d'entre vous manquez singulièrement de subtilités... Au vu du nombre de têtes brulées, et de nés-moldus étroit d'esprit sur leur monde tout rose et gentil -si on excepte les méchants serpentard- ça n'aide pas. Parfaitement compréhensible. Bref, puisque tu sembles avoir un point d'ignorance dans cette matière, je vais me faire le plaisir de te répondre :
"Essence de dictame."
Oh, pardon, tu parlais peut-être de l'odeur étrange qui se dégage de la potion et qui ne ressemble pas à celle que devrait dégager cette potion? Peut-être est-ce du au sang de salamandre... Mais j'ai pas réellement envie que tu le saches. Si la nature t'a noté d'une cervelle relativement développé, tu comprendras bien vite que le seul moyen de s'en procurer c'est par la réserve de potions et je n'ai strictement aucune envie de te donner un élément de plus contre moi. Pardon? Je suis trop méfiante? J'ai mes raisons de l'être, ne t'en déplaise. Je m'attache enfin à la seule phras euqe tu as prononcé et qui n'exige aucune réponse de ma part. Et à laquelle je vais te donner une réponse.
"C'est moins accueillant qu'une salle commune. Mais ça avait l'avantage de ne pas être fréquenté."
Oui, je suis chiante. Non seulement, je te fais comprendre que je ne vais pas répondre à ta curiosité. En plus, quand je le fait, c'est betement et énigmatique. Et enfin, j'insinue que ta présence me dérange. Au cas où tu n'aurais pas encore compris, non, ta présence n'est pas désiré. Mais à présent, ton départ ne l'est pas plus maintenant. Avoir le concierge ou un quelconque fou d'autorité et de règles accroché à moi comme une sangsue n'est pas mon souhait le plus cher. Loin de là. |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Jeu 26 Jan - 9:53 | |
| "Je pourrais te retourner la question, mais comme je suis polie et que j'ai des principes, je préfère te demander ton p'tit nom..."
Pas franchement l'air ravi de le voir en ces lieux, la jeune vipère... Scipion était bien placé pour le savoir, il arborrait en général la même expression lorsque Sarah venait fouiner dans ses plans avec l'espoir de révéler au grand jour ses manigances. Si elle se comportait ainsi, c'est qu'elle avait quelque chose à cacher... toutefois, il n'était pas là pour jouer les Jefferson, aussi il tenta tant bien que mal de refouler sa curiosité déjà bien attisée. De ce qu'il savait d'elle, elle était de ces jeunes sangs-purs dont le statut sanguin avait fait naître une certaine forme d'orgueil. Ainsi elle ignorait son nom? Elle ne devait donc pas être une fervente lectrice des archives de retenues, qui étaient souvent les écrits les plus communicatifs à son sujet. En tant que prétendant au tître de tyran du château, il avait pris un soin méticuleux à répertorier chaque nom et chaque visage, afin de pouvoir les classer en diverses catégories. Ceux à enrôler, ceux à chasser de son territoire, ceux dont il pouvait tirer profit et ceux qui ne représentaient aucun intérêt à ses yeux. Mais pour ce qui était de Nott, c'était différent. Cette Serpentard de deux ans sa cadette l'intriguait, suscitant chez lui une once de curiosité. Ce sentiment semblait alors s'être renforcé alors qu'il venait de la découvrir dans l'obscurité de la nuit au beau milieu d'une salle de torture des cachots, occupée à préparer une mystérieuse mixture. Si elle avait choisi ce moment pour s'adonner à une telle expérience, c'est qu'elle ne voulait visiblement pas voir ses projets révélés au grand jour, ce qui était doublement intéressant pour le Gryffondor. Et le simple fait qu'elle semblait ignorer son nom ne pouvait que jouer en sa faveur, elle ne connaissait donc pas la sombre réputation qui le précédait et ce ne pouvait qu'être une bonne chose s'il souhaitait s'aventurer en terrain houleux.
" Pardonne ce cruel manque de courtoisie, Scipion Sélené en dernière année à Gryffondor. J'aimerais pouvoir te dire que je suis ici avec les meilleures intentions du monde, mais au risque de te décevoir, ce n'est pas le cas. "
Il y avait mentir et mentir, il aurait pu prétendre être préfet ou être venu à la demande de Jefferson, mais à défaut d'être crédible, il se contenterait donc de rester vague sur ses projets. Après tout, elle semblait être ici pour des raisons aussi illégitimes que les siennes, de quoi pourrait-elle bien lui tenir rigueur? S'il fuyait le concierge, une éventuelle sanction et deux subordonnés qu'il avait lâchement abandonné sur le terrain en espérant qu'ils soient châtiés à sa place, elle ne semblait pas non plus détourner un point du réglement pour aller faire ses devoirs de vacances. Que pouvait-elle mijoter? Et quelle était cette odeur nauséabonde qui se dégageait de sa mixture? Son nerf olfactif n'était pas décidé à l'aider en la circonstance, mais à bien y réfléchir, c'était quelque chose de connu, autrement le parfum ne lui aurait pas paru familier.
" Essence de dictame. "
Bon, comment lui expliquer que depuis l'année de ses BUSE, il n'était pas retourné en potions et que, autant pour lui, il ne faisait pas partie de ce cercle de surdoués qui réussissait haut la main sans fournir le moindre effort? Il payait son oisiveté du prix de son ignorance et le vivait de la meilleure manière qui soit. Certes, il se rendait parfaitement compte qu'il était dans une école et qu'il était là pour recevoir un enseignement, mais tant qu'il avait les bases en tête, le reste comptait peu, n'est-ce pas? Aussi, à défaut d'être une encyclopédie ambulante, privilège qu'il laissait volontiers à l'élite Serdaigloise, il ignorait tout bonnement ce que pouvait diable être l'essence de dictame. Et si ce mélange ne comportait aucun intérêt pour le succès de ses opérations ou pour la conquête du château, il ne comptait pas non plus ajouter les ingrédients pour la concocter à sa liste de courses. Ce qui l'intéressait davantage en revanche, c'était de savoir quelles étaient les propriétés de ce breuvage et surtout pourquoi la jeune vipère avait attendu que le reste de sa maison soit assoupi afin de prendre le chemin des cachots et d'aller s'adonner à de joyeuses petites expériences. S'il s'agissait d'une potion basique préparée en bonne et due forme en cours de potion, alors pourquoi défier la vigilance de Jefferson et prendre le risque de la mijoter au beau milieu de la nuit, dans une salle de torture qui plus était?
" Très sympathique. Et concrètement, qu'est-ce que c'est? "
Elle n'avait pas l'air disposée à lui faire des confessions entre fugitifs, aussi il ne s'attendait pas à des explications détaillées en formalité d'usage. Et si elle venait à savoir qu'il était l'un de ceux que l'on nommait plus communément "sang de bourbe", la sang-pur qu'elle était risquait de hérisser les écailles, alors autant profiter du fait qu'elle ne semblait curieusement pas avoir entendu parler de lui pour ne pas s'attarder sur ce genre de détail insignifiant. Lui qui pensait s'être fait connaître du château dans toute son intégralité, c'est avec amertume qu'il constatait que ce n'était pas le cas. Tant pis, d'ici peu de temps, il s'assurerait de passer au rang de tête d'affiche, sa vanité et son impétuosité ne pardonnerait pas un nouvel affront. Mais l'abîme qui entourait la Serpentard l'intriguait... pas mal de Serpentard lui avaient déjà filé un coup de main dans bon nombre de ses opérations, mais il n'avait aucune donnée la concernant si ce n'était qu'elle avait un nom de famille qui n'était pas tout à fait inconnu à Poudlard et qu'elle ne faisait pas partie de son armée. Pour lui, certes, il était loin d'être vanté pour sa sagesse ou sa raison, c'est peut-être pourquoi elle ne semblait pas le connaître...
" C'est moins accueillant qu'une salle commune. Mais ça avait l'avantage de ne pas être fréquenté. "
Donc il avait raison sur un point, elle était venue ici en quête de solitude. Dans l'esprit de Scipion, l'équation avait déjà pris forme: solitude donc à l'abri des regards, à l'abri des regards donc manigance, manigance donc nuisible, nuisible comme... à élucider. Mais visiblement, ses intentions n'étaient pas des plus nobles, il allait donc se faire un plaisir de découvrir ce qu'elle préparait en douce dans l'obscurité de la nuit. Si lui était venu chaparder quelques ingrédients dans la réserve, sa nouvelle priorité était de savoir à quoi la jeune Nott s'adonnait à une heure aussi tardive. Avec un quelconque élève assez naïf pour être manipulé à sa guise, il aurait joué les aînés attentifs pour gagner sa confiance sans trop de mal, mais la couleuvre ne semblait pas encline à se laisser avoir avec autant de facilité. Curieuse et impénétrable, cette Erin... " Dommage, je comptais également profiter de l'inhospitalité de la pièce... mais la soirée promet d'être plaisante. J'espère que ma présence ne te dérangera pas dans ton... travail? "
Loin d'être incommodé d'être un visiteur importun ou non, il s'installa avec l'aisance la plus naturelle et la toisa d'un air bouffi de suffisance. Le libre service dans la réserve serait pour plus tard, finalement, il venait de trouver un divertissement digne de cette appelation. |
|  | |  Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Dim 29 Jan - 2:04 | |
| Heureusement, tu n'as pas l'air de vouloir t'en aller. Heureusement ou pas d'ailleurs. Y a du pour et du contre. Je n'aimerais guère que tu préviennes le concierge ou tout autre personne habilité à me punir, mais j'aime être seule. Pour une fois le désir de solitude va devoir trinqué. Il vaut mieux que je sois seule les 3 prochaines années, plutôt que d'être surveillée, punie, ou pire, renvoyée. Alors, je vais te supporter pendant encore un certain temps. Jusqu'à ce que je sois sûre que tu n'aille rien raconter évidemment. Enfin bon, j'aurais pu tomber sur pire, vais pas me plaindre. j'aurais pu tomber sur une fille, une pouffy, une préfete, ou pire, une prof. Quoi que non, les profs, ça va encore, à cette âge, elle sont acquis une certaine maturité... Mais même, ça m'aurait moins plut qu'un prof.
Il semblerait que tu as compris que je relevait ton manque de politesse. C'était moins pour te savoir ton nom que pour signaler que ta curiosité te dérangeait, mais peu importe. Scipion Séléné. Oui, j'avais deviné pour la dernière année, au pire, je t'aurais dit 6ème, pour une année, ça n'aurait guère eu une grande différence. Quant à Gryffondor... j'étais au courant. Les noms ne rentrent pas, mais les images si, et je me souviens parfaitement de toi à la table des gryffondors. Nul besoin d'être devin pour comprendre d'où tu viens. La suite m'intéresse déjà plus. J'ignore si par "bonnes intentions" tu veux dire pacifiques ou louables mais peu importe. L'important était que ces intentions ne me visent pas directement. A moins que ce soit le cas? Non, je ne crois pas. Tu sais peut-être mon nom, mais je doute être un élément assez important à tes yeux pour que tu prennes la peine de me suivre hors de ma salle commune et attende une heure devant la salle avant d'entrer. En fait, c'est tout bonnement impossible, je fais toujours gaffe de où je vais. Je t'aurais entendu me suivre. Je crois. La question serait, donc, plutôt de savoir quelles sont tes intentions maintenant.
"Ravie..."
Vu mon exmpression, j'ose espérer, et je pense que ce sera le cas, que tu détectes l'ironie de mes paroles. Simple formule de politesse.
"Je me présente pas, t'as l'air de connaitre les formalités me concernant..."
Bon, il semble évidemment que tu as l'intention de rester là. Mon livre est passionnant, mais j'ai l'impression d'être légèrement impolie si je continue à le lire. Pas que ton avis sur ma personne m'intéresse particulièrement, mais un peu, si, quand même. Dans le genre... hum... Que je n'aimerais guère me faire des ennemis gratuitement. Ca me couterait cher... Et payer pour un truc que je veux pas... bah voilà quoi. Disons que je suis pas d'humeur à te chercher, te trouver et t'embobiner, concidères ça comme une chance. Oh, je dis pas que je vais être totalement pacifique et d'une gentilesse dégoulinante -rien que d'y penser, ça me fait vomir- mais disons que je vais tenter de paraitre civilisé. Tu ne met pas totalement... hostile. Disons que je ne te déteste pas et que tu ne me fais pas pitié. Oui, ta célébrité au château t'a précédé. Tu n'es vraiment le genre de gars avec qui e lis d'amitié. Ce que je connais ne sont pas forcément des gens qui trainent partout, ont des millions d'amis et manipulent tout le monde jusqu'à moi-même. Bon, ok, Aidan peut-être. Mais c'est différent. Ce type peut être exaspérant mais c'est un type bien. Avec un cerveau. Et jusque là, lui faire confiance ne s'est pas révélé être une erreur. Toi, en revanche, j'en sais rien. Evidemment, il y a sincérité et sincérité. Mais quand même. Tu serais bien capable de me mentir de a à z sans le moindre scrupule -ce que je peux tout-à-fait comprendre- et je détesterais que tu crois que ce soit possible de me manipuler aussi facilement.
Il semblerait que j'ai raison sur un point : ton ignorance. Bah, on peut pas tout avoir. Oui? Bah c'est-à-dire, le physique, la vitalité, la débrouillardise et l'intelligence. Ou la patience de faire des études. Ou l'assiduité en cours. Appel ça comme tu veux. Tout le monde à un point faible. Il semblerait que le tien soit vraiment trop facile à trouver. Et ce n'est que le premier. C'est un peu decevant, je l'avoue. j'espère que les prochains seront à la hauteur. Nous disions donc, ta faiblesse en potions. Charmante manière de me poser la question. Non vraiment, j'apprécie ta... façon de parler. Peut-être la touche d'ironie que je percois en fond. Ou de cynisme? Sarcasme? bref, peu importe, ça me plait. Tu ignores ce qu'est l'essence de dictame donc? Je hausse un sourcils. J'avoue, tu me déçois. C'est pourtant une potion de premier cycle. Si tu es réellement en 7ème année comme tu le dis, tu devrais le savoir, non? A moins que tu n'es laisser tomber les potions et que tu n'as jamais fait de réels efforts en cette matière. Sincèrement, ça ne m'étonne pas. On peut pas passer sa vie à vagabonder et étudier en même temps. Moi, j'ai choisit de réussir mes études pour réussir ma vie, toi, de te transformer en aventurier. Chacun son truc. Bref, je vais donc m'empresser de combler ton ignorance au sujt de cette potion qui m'est si familière aujourd'hui...
"Ca guérit les blessures. Totalement. Pas comme ces sorts qui te laissent une cicatrice. Et avant que tu me poses la question, non, je t'expliquerais pas pourquoi j'en prépare. Dis-toi que c'est mon trip de préparer des potions au milieu de la nuit, ça ira bien."
J'anticipe, ça évite de perdre son temps. Je déteste ça. Je pense bien que ma solution de rechange ne te suffira pas, je sais aussi que tu n'en seras pas convaincu. Mais peu importe. Je t'offre un échappatoire. Et aussi un moyen de comprendre que ça ne te regarde pas. Et c'est vrai. Ca ne te concerne en rien. Je n'ai nul besoin ou envie de te révéler l'existence de ces fines traces blanches sur mes bras. Heureusement que je ne me suis pas changé. J'ignore si garder mon uniforme est judicieux, mais au moins, mes bras sont recouverts, ce qui n'aurait pas été le cas en pyjama. De toute manière, je me vois mal débarqué ici en pyjama. Mais généralement, je prends un tee-shirt et un short. Le froid me dérange pas. Il est plus supportable que le chaud. Bon, en hiver, je prends plus un pantalon, mais le tee-shirt toujours. C'est plus pratique de préparer une potion quand on ne risque pas de voir sa manche tremper dans la liqueur.
Il semblerait que mes allusions quant à un départ souhaitable, sans bruit, sans reproche et sans rapportage de préférence, te passe totalement au-dessus de la tête. Peut-être n'ais-je pas été suffisamment clair? Un "dégage" serait-il plus simple à comprendre pour toi? Ou un "va-t-en"? "Casse-toi"? "Bouge"? et autre mot tout aussi... hum... impoli mais tellement plus concis... Ou, si tu veux, plus poliment -quoi que...- "si ça me dérange, aurais-tu l'extrême obligeance de me débarasser de ta présence ô combien opportune pour un endroit plus serein et plus chaud la charmante salle commune qui doit t'attendre au septième étage"? Je pourrais C'est même très tentant. Les mots me brûlent les lèvres. En réalité, c'est plus la perspective de te les dire que l'envie que tu partes qui donne envie. pardonne-moi, mais j'adore cette... franchise qui me caractérise sous bien des domaines.
Bon, très bien, tu as choisit de t'inscruster. Voilà la salle de torture transformée en garderie. Qui joue la nounou? Je pencherais pour moi. Non pas que je te considères comme un gosse, mais je déteste me faire materner. Dis-toi que ca t'évitera d'avoir à supporter une gamine invivale. Parce que crois-moi, avec quelqu'un comme moi à ta charge, ta vie pourrait très vite devenir un enfer. Bref tu t'installes. je te souhaite bien du plaisir, parce que moi, je garde mon tabouret. Mais puisque l'élementaire politesse voudrait que tu quittes les lieux sitôt que tu les trouves occupés et que tu ne l'as pas fait, mais je vais suivre ton exemple. Ma mère aurait honte de moi, mais peu importe. Faire preuve d'éducation n'est pas réellement cruciale à l'instant. La tentation de reprendre mon livre, gentilement posé au sol quelques instants auparavent, est grande. D'ailleurs, je pense que c'est ce que je vais faire. dans un avenir proche. Très proche.
"Ca ira. Tant que tu touches pas au chaudron. C'était quoi ton intentions au départ? Partit dans une de tes aventures? Je dois m'attendre à voir arriver un ou plusieurs de tes complices? Tu fuis quelqu'un? Ou il y a un truc particulier uqi t'intéresse dans les cachots?"
La véritable question aurait été de demander ce que tu pouvais bien être venu chercher ici. Un endroit pour te cacher? Certes. Mais il y en avait des milliers d'autres. Pourquoi ici quand tu avais croisé d'autres salles du même type en venant ici, très certainement? Pardon? Oui, je suis une très vilaine gamine. je te reproche une curiosité que j'ai aussi. Peut-être même pire d'ailleurs. Oui, très vilaine. Mais que veux-tu, personne n'est parfait. Et je n'ai pas la prétention de vouloir l'être. |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Jeu 2 Fév - 18:55 | |
| "Ravie..."
Curieux, elle ne semblait pas tout à fait "ravie" de le voir, à mettre sur le compte du cynisme Serpentard. Enfin en y réfléchissant bien, ce n'était pas tout à fait curieux, Scipion ne connaissait pas beaucoup de personnes qui étaient ravies de le voir d'ordinaire, et il y avait des chances que dans les ténèbres d'une salle de torture aux heures les plus obscures, ce ne soit pas le cas non plus. Mais qu'importait, il avait une si haute opinion de lui-même qu'il aurait pu se permettre n'importe quoi, au service de son égo surdimensionné. Habituellement, il n'aimait pas que l'on le surprenne en train de préparer une quelconque manigance, mais puisque les rôles semblaient s'être inversés, autant profiter du confort que lui offrait la situation. La petite vipère que voilà l'intriguait, et dès lors qu'elle avait attisé sa curiosité, il était prêt à siéger le temps nécessaire pour lui tenter de lui extirper quelques informations sur sa présence en ces lieux légèrement trop... macabres pour une innocente cinquième... quatrième année? Enfin, qui s'avérait être moins innocente qu'une demoiselle d'un aussi jeune âge n'aurait du l'être. C'est pourquoi ce "ravie" laconique parvint à lui tirer un demi-sourire. Quel intérêt avait-il donc à aller fouiner dans les affaires d'autrui? Aucun, mais il tenait à préserver son impudeur.
"Je me présente pas, t'as l'air de connaitre les formalités me concernant..."
Il en aurait levé les yeux au ciel. Lorsque l'on avait comme lui la prétention de s'auto-proclamer tyran du château comme il aimait à le croire, on s'informait sur le terrain, comme tout bon stratège. Après tout, Poudlard ne représentait pour lui qu'un gigantesque jeu d'échecs, et le meilleur moyen pour lui d'arriver à ses fins consistait à s'informer sur tous ses adversaires afin de mieux les abattre. C'est pourquoi il s'était appliqué à étudier méticuleusement chaque pion qui constituait ce plateau, à accumuler le plus d'informations sur chacun d'entre eux. C'est dans ces moments-là que compter Scarlett parmi ses camarades de maison constituait un avantage sans pareille, ainsi il était tenu au courant de toute l'actualité de l'école et pouvait presque se vanter d'en connaître chaque élève, des premières années les plus inutiles aux Poufsouffle les plus insignifiants. De ce qu'il savait, Erin Nott appartenait donc à la ô combien noble maison de Salazar et avait là une belle ascendance mangemort, du moins assez pour pouvoir du haut de ses quatorze ou quinze ans regarder deux qu'elle considérait communément comme des "sangs de bourbe" d'un air supérieur. Ses connaissances à son sujet s'arrêtaient là, mis à part le fait qu'elle commençait à l'intéresser. C'est peut-être pourquoi quelques années plus tôt il aurait aimé la compter dans les rangs de son armée, malgré le fait qu'elle ne semblait pas y être disposée.
" Il est rare qu'un détail m'échappe, dans ce château. J'ai mis sept belles années à répertorier chaque nom et à le mettre en relation avec un visage. Appelle ça une perte de temps si tu le souhaites, je préfère désigner ça par analyser le terrain. "
Et c'était un point essentiel quand lorsque, à son instar, l'on souhaitait se voir auréolé et glorifié en s'adonnant à la conquête du château. Ambition démesurée? Peut-être, mais rien n'était assez démesuré pour lui, à l'exception de son égo, de sa vanité, de sa prétention et de son narcissisme. Et qu'y avait-il de mal à aduler son reflet dans le miroir? C'était certainement l'activité la plus noble qu'il pratiquait ici, la culture de son amour-propre. Certes, c'était une question de point de vue. Certains préféraient visiblement cultiver leur esprit, il suffisait de jeter un oeil du côté des bêcheurs inintéressants de Serdaigle, à l'exception de sa soeur cadette. Quant à cette Erin, elle semblait plutôt encline à adopter cette méthode. Elle semblait bien s'y connaître en potions, la petite demoiselle, certainement un truc de Serpentard. Enfin même s'il ne possédait pas le niveau recquis pour pouvoir prétendre qu'elle avait des connaissances en la matière, il lui semblait, à lui, le touriste des cours de potions, qu'elle possédait un savoir plus ou moins étendu sur le sujet. Il vivait de la meilleure manière qu'il soit le fait d'ignorer tout bonnement ce que diable pouvait être l'essence de dictame et il comptait sur elle pour qu'elle le lui apprenne. Oh, et qu'importait qu'il la dérange en pleine préparation, il n'avait à faire preuve d'aucune courtoisie envers quiconque.
"Ca guérit les blessures. Totalement. Pas comme ces sorts qui te laissent une cicatrice. Et avant que tu me poses la question, non, je t'expliquerais pas pourquoi j'en prépare. Dis-toi que c'est mon trip de préparer des potions au milieu de la nuit, ça ira bien."
Le sourire de Scipion s'élargit. Intéressante, la jeune vipère... en aucun point semblable à ses congénères Vertes & Argents avec lesquelles le Gryffondor avait collaboré pendant ses opérations. Ainsi elle tenait à rester secrète sur ses plans? Ne lui avait-on donc guère appris qu'imposer des limites était le meilleur moyen d'attiser les flammes de la tentation? Ainsi donc elle trouvait sympathique l'idée de se lever au milieu de la nuit afin d'utiliser les propriétés médicinales d'une quelconque mixture? Et dans quel intérêt? Si guérir les blessures était la principale faculté de cette potion, c'est donc qu'elle souhaitait, par pure logique, soigner d'éventuelles séquelles d'un sortilège qui avait mal tourné ou de conséquences d'une confrontation plus ou moins violente. Elle ne semblait pourtant pas présenter de signes qui pouvaient la désigner comme infirme, elle avait même l'air en parfaite santé... à moins que le breuvage ne lui soit pas destiné? Même si la probabilité qu'elle concerne un ami ou un camarade était mince, à moins qu'il n'ait remarqué un altruisme demeuré insoupçonné chez les Serpentard. Aussi, adoptant un ton qu'il voulut posé, il opta pour dissimuler son envie d'en apprendre davantage. Il n'étaient pas dans le salon de Madame Piedoddu et sa charmante interlocutrice ne semblait pas encline à lui faire des confidences, quel dommage.
" Donc tu as choisi d'attendre que la nuit soit totale pour jouer les apprenties médicomages... Puisque tu ne sembles pas disposée à de plus amples explications, je pense que je me contenterais de faire comme si je trouvais ça parfaitement habituel. Je suis presque déçu, et moi qui m'attendais à surprendre une tentative d'empoisonnement... "
En parlant d'empoisonnement, l'expérience aurait pu être intéressante. Ce n'était guère de cobayes dont on manquait dans le château, qui plus était... à approfondir. Néanmoins il n'en était pas plus avancé quant à savoir ce que la couleuvre avait derrière la tête. Oh, il devait déjà bien avoir attisé son hostilité, il lui arrivait souvent d'être l'élément perturbateur. Cela risquait de ne pas être à son goût, mais il était prêt à rester le temps qu'il faudrait. Qui serait le premier à se retirer? Il allait bien falloir que l'un des deux prenne congé à un moment ou à un autre, ils n'allaient pas rester indéfiniment dans cette salle de torture. Non que la présence d'instruments plus que douteux ne le troublait, mais viendrait un moment où son meilleur ami de toujours, le concierge en l'occurence, se ferait une joie d'effectuer une petite visite aux enfers ou plus précisément aux cachots.
"Ca ira. Tant que tu touches pas au chaudron. C'était quoi ton intentions au départ? Partir dans une de tes aventures? Je dois m'attendre à voir arriver un ou plusieurs de tes complices? Tu fuis quelqu'un? Ou il y a un truc particulier qui t'intéresse dans les cachots?"
Par "aventure", Scipion préférait infiniment le terme "opération", question de point de vue. Une aventure était un coup de tête, opération la connotation de stratégie, de mise en application, de sabotage et de représailles, c'était nettement plus intense. Enfin, c'était certainement quelque chose qui échappait à la vipère. Des complices? Si c'était le cas, ce ne serait pas en toute amitié étant donné qu'il venait de les livrer en toute lâcheté à Jefferson. Ce n'était absolument pas sa faute s'il n'avait envie d'affronter les conséquences de ses actes, après tout, il ne s'agissait que de pions insignifiants... au échecs, on a pour habitude de sacrifier les pions au profit des grandes pièces, il ne venait donc que d'agir comme il se devait. Il n'avait pas de pudeur quant à dissimuler ses intentions, mais puisque la jeune couleuvre semblait vouloir rester abstraite sur ses motivations, elle ne lui en tiendrait certainement pas rigueur s'il faisait de même.
" Je ne fuis personne, voyons. Que pourrait-on me reprocher, d'ailleurs? Certainement mon somnambulisme qui me joue des tours... je me baladais, si l'on puit dire. Tu as l'air de connaître, en plus, les escapades nocturnes... "
Remarque tout à fait innocente. Les chances qu'elle y réponde sans avoir à user d'une formule détournée étaient minces, mais après tout, il s'instruisait, n'est-ce pas? Il se sentait déjà tout à fait à son aise, dans ce fin fond des cachots. Ah bon, il dérangeait, peut-être? Fort probable, et il s'en préoccupait fort peu. Visiblement, ils s'étaient tous deux trouvés, comme qui dirait, au mauvais endroit, au mauvais moment, et il comptait bien se divertir. Tant pis, ce serait à elle de le supporter. Puisqu'elle l'intriguait, elle allait devoir le subir.
" En tout cas, ton... essence de dictame, c'est ça? Enfin l'odeur de ce truc est ignoble. Tu mets quoi là-dedans? "
Bah, tant pis s'il s'agissait d'un nouveau secret d'importance ministérielle, il aurait essayé. Il avait commencé à lui imposer sa présence, s'arrêter là aurait été stupide. Si la soirée avait commencé par une opération ratée, autant faire en sorte que les choses restent intéressantes, aussi il s'assit sur le premier pupitre qui se présentait de façon à faire comprendre qu'il avait la nette intention de rester. |
|  | |  Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Ven 3 Fév - 2:36 | |
| Pourquoi ais-je ce soupir qui s'échappe de ma poitrine? Voyons, plusieurs hypothèses... Ou bien tu m'ennuis -ce qui parait relativement probable-, ou bien je suis fatiguée -ce qui n'est pas le cas- ou alors... En fait j'en sais rien. Je sais très bien que si tu es ici, ce n'est pas par hasard. Je veux pas dire avec moi mais là, dans les cachots à une heure aussi tardive. Je sais aussi que peu importe ce qui s'est passé avant, tu sembles avoir l'air de vouloir t'enraciner ici. Ca te fait sourire que tu me déranges? Toi, t'es maso. Ecoute, c'est pas que tu me déranges, mais presque alors... Non, soyons cool, restons correct.
Au vu de l'expression de ton visage, ma réponse ne t'a pas plut. Qu'y a-t-il donc? Tu voulais que je te dise mon nom, mon âge et ma maison? Tu l'as peut-être pas encore deviné, si? Ou peut-être souhaitait-tu que je te donne d'autres informations sur ma personne? Que veux-tu savoir? Ma couleur préféré, ma tenue de soirée favorite, mon animal chéri, ou la couleur de mes chausettes? A moins que ce soit plus confidentiel? Mes soupçons ur la couleur de ton sang, ce que je fais la nuit, mes relations familiales, ce que je pense de toi ou mes vices les plus inavouables? Désolée, Scip, va falloir être patient et... résigné. Je ne livre pas mes secrets au premier crétin venu... Pardon? Non, pas du tout, je ne te traite absolument de crétin, quelle idée! Bref, passons sur les qualificatifs qui peuvent t'être attribué, veux-tu!
J'aime pas particulièrement parler de moi mais comme tout le monde, j'ai mes petits travers et dire ce que je pense est loin de m'être désagréable. Bien au contraire. Quand on m'invite à parler, j'ai une certaine tendance à être bavarde... Cependant... il y a toujours un "mais". Je ne fais confiance à personne. Je crains toujours que la personne qui m'écoute me pernne pour une folle. C'était assez horrible la fois où j'ai du m'expliquer devant Sparrow pour ma tendance sanginaire qu'il avait surpris. Je crois n'avoir jamais eu aussi peur de toute ma vie. Rectification, je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. Je suis pas quelqu'un de froussard, simplement il n'y a rien de pire que de se dévoiler et de se faire rejetter... Heureusement, Sparrow a... relativement bien réagit.
Alors comme ça, tu es observateur? J'en doute. Tu fais partie de ceux qui se pavanent et écrase tout le monde comme si ce n'était que de smouches sans la moindre pitié. Oh! Ce n'est évidemment pas un reproche, il m'arrive régulièrement de faire de même. Mais j'ai mes raisons. Et ceux que j'humilie le mérite. Ou sont, au moins, à la hauteur du peu d'estime que je leur accorde. Et puis... je connais ceux qui sont intéressant, les autres n'en vallent généralement pas la peine. Tu penses avoir analyser et inscrit dans ton cerveau chaque nom et visage? Tu penses que je trouve que c'ets une perte de temps? Oui, je pense que ça l'est. C'est une perte de temps. Il est inutile, vraiment, de connaitre tout le monde dans le château et de savoir chaque nom. Ca n'apporte strictement rien, autre que de faire semblant d'avoir des amis. Une analyse de terrain, tu parles? Et ton plan, tu comptes le mettre à l'épreuve quand? Tu as perdu 7 ans. Ca sert à rien de tout connaitre quand un sujet et clos. Tu auras passer ton occasion, sans aucun doute. Ou alors, il te reste 4 ou 5 mois pour le mettre à execution. Et sincèrement, c'est pitoyable.
"C'est une perte de temps. Tu ne peux pas connaitre tout le monde. Tu n'as rien pu retenir qui soit réellement important. Et tu m'as l'air trop occupé pour analyser toi-même le terrain, les infos que tu as pu récolter sont donc de seconde main. C'est une perte de temps. Moi, je ne m'intéresse qu'aux personnes qui en vallent la peine. C'est moins long, nettement plus approfondie et surtout plus utile. Mais après, si ton trip à toi, c'est perdre ton temps... J'ai rien contre."
Ma voix était calme, et j'ai exposé clairement ce qui me fait dire que tu as eu tort de penser que ce que tu fais est utile, je t'ai exposé mon point de vue. Mais ma dernière remarque est dit sur un ton... plus enjoué... presque désinvolte. Après un haussement d'épaule, je me penche et prends le livre qui était par terre. Ton ignorance fait peine à voir pour quelqu'un qui se vante tellement de son savoir. Un savoir sociable. Mais il est vrai que tu n'as nul besoin de connaitre le nom de potions ou un quelconque secret sur qui que cesoit, il te suffit d'un sourire et quelques compliments pour faire plier les filles, n'est-ce pas? Un bref chantage ou de belles paroles pour les messieurs... Je connais un peu, tes méthodes pour ce genre de choses. La manipulation est certeinement ce que la nature t'a doté de plus beau en dehors de ton physique. Dommage que l'intérieur soit aussi pourri... Et tu es à gryffondor... Qu'il y a-t-il donc à l'intérieur de toi pour cela? Je l'ignore.
Ta remarque me fait relever les yeux de mon livre. Une tentative d'empoissoment dis-tu? C'est que ce serait presque tentant dis-moi... Me donne pas de mauvaises idées, s'il te plait... Je voudrais pas que tu t'attires d'ennuis par ma faute... et tu ne le voudrais pas non plus, n'est-ce pas? Je te regarde, impassible puis joue faussement la comédie, me moquant ouvertement de toi... Ne le prends pas contre toi, c'ets pas méchant. C'est juste... mon trip.
"Oui, j'avoue. J'ai essayé de te tuer. Mais tu m'as démasqué... C'est pas grave, je trouverais quelqu'un d'autre. Y a plein de gens qui mérite de mourrir dans c'château. Ce serait quand même dommage de gacher une potion..."
Et tout ça avec désinvolture. Tu sais quoi? Je vais te dire un truc. Je m'aime. Je m'adore. C'est pas du narcissicime, je crois pas. Simplement, parfois, je m'adore. Soit par ce que j'ai pu dire, ou ce que j'ai pu faire. Par ce que je sais ou par ceux que je cotoie. Et là, l'ironie employé est tellement... hum... jouissif. Comme je l'ai déjà dit, il faut pas le prendre comme une atteinte personnelle, je n'ai rien de particulier contre toi.
Bon, puisque tu as l'intention de t'incruster... Si tu veux bien, on va éviter que tes p'tits copains viennent envahir mon espace vital. Une sangsue, ça me suffit, inutile d'en voir d'autre débarquer. Petite livre, retourne gentilement sur le sol quelques instants, je vais aller faire un p'tit truc. Ne pense pas que je vais t'agresser. Je vais juste fermer la porte, petit lion. Histoire d'éviter que tes amis viennent nous rejoindre comme des papillons attirer par la lumière. Un p'tit coup d'oeil dans le couloir... Génial, personne. Voilà la première bonne nouvelle de la soirée. Voilà, porte fermé. Nous voilà, toi et moi, en tête à tête, romantique, n'est-ce pas? Y parait. Léger soupir... Et on retourne s'assoir. Voilà, petit livre, tu peux de nouveau rejoindre mes genoux... Pardon? Oui, je parle aux objets maintenant. Quand je dis que si je parlais, on me prendrait pour une folle... Ma crainte de m'ouvrir peut se comprendre, alors hein, non?
Toi? Somnabule? Tu te payerais pas ma tête, par hasard? Ou alors tu te venges. Je reste évasive, tu restes évasives... P'tain je sens qu'on va aller loin toi et moi dans la conversation... Tu comptes faire quoi maintenant? Tu vas planter ta tante, ici? Et on va faire quoi? Se lancer des piques, poser des questions auxquelles l'autre ne répondera pas? Avec un peu de chance, on finira par se mettre sur la gueu** parce que l'autre aura dit un mot de trop... Gai comme soirée, j'aurais pas pu rêvé mieux. Bon, tu permettras, je vais pas te répondre, j'en vois pas l'intérêt et j'y perdrais mon temps. Je pourrais te dire quoi? Que je sais que tu mens? Exiger une réponse? Ou quelque chose dans le genre... Et tu répondrais quoi? Bah pas grand chose. T'affronter ouvertement ne me servirait absolument rien, je n'y gagnerais rien du tout si ce n'est que t'avoir sur mon dos et voir ta curiosité dédoubler. Non vraiment, c'est pas souhaitable.
Ce que je met dans l'essence de dictame? Tu joue sles clowns ou t'aimes poser des questions idiotes? Une petite comédie s'impose. Un air songeur, un doigt sur le menton, les yeux en l'air et c'ets partit :
"Euh... je sais pas..."
Je reporte mon attention sur toi, sourire forcé :
"Les"ingrédients nécessaire à l'essence de dictame, peut-être?"
Mouais... Bon, cher petit livre... Attendez... Où en est ma mixture, d'ailleurs? Donc, je me relève, prend la baguette d'argent posé en travers du chaudron de petit calibre et mélange un peu. C'est vrai que ça n'a pas une odeur très agréable... Mais c'est bien meilleur que l'essence traditionnelle, cette dernière est un peu fade, je trouve. La couleur commence à approcher de l'argentée, dans quelques minutes, ça devrait être prêt.
"On s'habitue à l'odeur."
Hum... Ca ira. Allez, on va se rassoir, récupérer le pauvre petit livre abandonné. J'en étais où déjà? Ah oui, les effets du sang de licorne dans les potions... c'est intéressant... Totalement inutile puisque le sang de licorne n'est plus sur le marché -pas le traditionnel, le marché noir peut-être- mais très intéressant tout de même. Quelques ligne splus loin, mes yeux s'arrètent à la fin d'une phrase. Jouer à t'ignorer ne servirait à rien n'est-ce pas? Que fais-tu, d'ailleurs? Installer à un pupitre -au combien inconfortable pour l'avoir essayé- tu sembles pas vouloir quitter la pièce.
"Dis-moi... elle te trouve quoi, June, exactement?" |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Lun 6 Fév - 21:16 | |
| "C'est une perte de temps. Tu ne peux pas connaitre tout le monde. Tu n'as rien pu retenir qui soit réellement important. Et tu m'as l'air trop occupé pour analyser toi-même le terrain, les infos que tu as pu récolter sont donc de seconde main. C'est une perte de temps. Moi, je ne m'intéresse qu'aux personnes qui en vallent la peine. C'est moins long, nettement plus approfondie et surtout plus utile. Mais après, si ton trip à toi, c'est perdre ton temps... J'ai rien contre."
Scipion haussa les épaules. Au contraire, selon lui les informations qu'il détenaient sur chacun lui permettaient de les classer de manière catégorique, il savait qui était bon à enrôler, qui à négliger, qui à chasser de ce qu'il appelait proprement son "territoire". Des informations en apparence anodines comme le statut sanguin permettaient d'élaborer plusieurs hypothèses à propos des individus, tout d'abord en généralité une certaine soif d'ambition chez les sang-purs, globalement le désir de satisfaire une curiosité chez les nés-moldus... toutefois, il arrivait qu'appliquer ces règles se révèle être une erreur de jugement, c'était le cas pour lui-même. Il était né-moldu et ne ressentait aucunement l'envie d'explorer les spires du monde magique, et cela n'arrêtait pas sa soif d'ambition. Ne pas être né de famille de sorciers n'avait pas empêché le fait qu'il se sente supérieur vis à vis de tous ceux qui l'entouraient. Certaines information en apparence futiles comme le lien qui unissait année et maison représentait en réalité une information capitale: l'expérience avait pu lui démontrer que malgré ce que l'on pouvait dire, sur la différence des personnes que l'on pouvait rencontrer dans telle ou telle maison, n'était qu'une erreur de plus, le temps passé à défendre ses couleurs et à porter un blason formatait l'individu, jusqu'à en faire une copie conforme du stéréotype attendu. C'était le cas chez les bêcheurs insignifiants de Serdaigle, qui avaient beau entamer leur apprentissage avec une certaine soif de connaissances, peu à peu la compétitivité et le désir de prendre le dessus sur les autres finissait par tous les mettre dans le même panier. Enfin allez expliquer ces motifs à un point de vue en tous points opposé au votre...
" Au contraire, même les élèves les plus insignifiants se valent. Il faut savoir organiser la main d'oeuvre, et tu réaliseras sans mal que "ceux qui en valent la peine" sont de loin ceux qu'il faut à tout prix éviter. Tu ne penses pas tirer un résultat plus conforme à tes attentes chez quelqu'un qui brille par son manque de discernement, de façon à mettre à profit son potentiel si toutefois il en possède un? Les personnes douées d'un minimum d'intelligence sont celles dont il faut le plus se méfier, autrement ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles ne se retournent contre toi. Les imbéciles sont tellement plus manipulables... du moment qu'ils constatent qu'ils peuvent être régis, ils se contentent de suivre le mouvement aveuglément. "
Pourquoi était-il en train de déblatérer toute cette tirade? En l'occurence il n'avait aucunement à faire part de ses intentions à la première Serpentard venue, ou plutôt non-venue puisque c'était lui-même qui lui avait imposé sa présence sans la moindre gêne. Mais peu importait ce qu'elle en ferait, le fait qu'il était une enflure n'était un secret pour personne et il s'en accomodait fort bien. Qu'elle cautionne ou non ces convictions qui étaient ancrées au fer rouge dans son esprit lui importait peu, à vrai dire... Enfin conviction, il n'en possédait aucune à part celle selon laquelle il serait supérieur en tous points au reste de l'Ecole, tellement il était omnibulé par sa propre image.
"Oui, j'avoue. J'ai essayé de te tuer. Mais tu m'as démasqué... C'est pas grave, je trouverais quelqu'un d'autre. Y a plein de gens qui mérite de mourrir dans c'château. Ce serait quand même dommage de gacher une potion..."
De nouveau de l'ironie à la sauce Salazar... fort plaisant. Néanmoins, il était fort probable qu'elle ne soit pas loin de la vérité, il lui avait imposé sa présence alors que visiblement elle ne recherchait pas de compagnie et il était en train de la déranger dans ses projets sans la moindre gêne. Si lui n'avait aucun scrupule à ce faire, il n'aimait en revanche pas que l'on lui rende la pareille lorsqu'il était en opération, cela avait même le don de lui hérisser le poil. Donc le fait qu'elle veuille le mettre hors d'état de nuire n'était nullement surprenant et il s'en accomodait plutôt bien. Divertissante, cette Erin... néanmoins, il doutait que l'inverse fut réciproque, étant donné qu'elle venait de reprendre son bouquin, trahissant son indifférence totale. Cependant, elle avait mis le doigt sur une idée intéressante, effectivement il y avait bien quelques personnes à qui un séjour au tombeau ne ferait pas de mal, notamment la plupart des préfets. Bon, certes, peut-être que la mort était une sanction démesurée pour des personnes qui avaient seulement voulu s'attirer les faveurs de Mc Gonagall en jouant les Saints, mais depuis quand s'embarrassait-il de ce genre de détails? Leur perte serait tellement... anodine, et Scipion n'en éprouverait pas le moindre regret, si ce n'était un immense sentiment de staisfaction provoqué par une victoire sur ses adversaires.
" Dommage, essaie dans le jus de citrouille la prochaine fois, mais au moins je saurai à quoi m'attendre. "Plein de gens"... l'intégralité des Poufsouffle et l'élite Serdaigloise, par exemple? Remarque on a pas mal de mauvaises herbes chez nous, et j'avoue qu'être débarrassé de la portée Weasley est une perspective intéressante, ça vaudrait même le coup de gâcher une potion. Enfin c'est toi qui prépares, c'est toi qui décides... "
Viendrait un moment où elle saturerait de sa présence, et il espérait que ce moment viendrait. Voir le volcan endormi mais non moins en cumulation de hargne en pleine erruption serait plutôt un bon spectacle, non, réellement. Elle ne semblait pas non plus disposée à lui livrer ses petits secrets de fabrication, quel dommage. Jouer les ignorantes alors qu'elle semblait en savoir bien davantage que le commun des élèves était un bon moyen de lui faire comprendre qu'il s'aventurait en terrain interdit, ce qui était le meilleur moyen de l'inviter à y pénétrer.
"Les"ingrédients nécessaire à l'essence de dictame, peut-être?"
Il aurait jamais deviné tout seul... et visiblement, la couleuvre le prenait pour le premier imbécile venu - ce qui était peut-être finalement le cas - et n'avait aucune intention de lui prodiguer la moindre information. Il était inutile d'avoir passé ses ASPICs pour comprendre que sa présence la dérangeait, que sans cela, elle aurait pu poursuivre sans mal sa lecture ou la préparation de sa potion, même si elle ne semblait pas non plus s'embarrasser de formalités et autres formes de courtoisie. Tant mieux, cela lui facilitait la tâche.
" Sans rire, ça c'est de l'information. Après, sauf soit le secret de fabrication, même si je ne vois pas en quoi apprendre le fait que tu fais cuire des rats morts devrait m'avancer en quoi que ce soit... je compte pas me mettre à en préparer une fois rentré dans ma salle commune. "
Enfin si tel était son désir, celui de le maintenir dans l'ignorance, cela l'indifférait tout à fait. Les potions ne constituaient pas pour lui un domaine particulièrement intéressant et il s'accomodait fort bien de rien n'y entendre. Néanmoins, lorsqu'elle évoqua le fait que l'on s'habituait à l'odeur il ne put s'empêcher de se demander en quoi elle avait besoin de préparer régulièrement ce genre de mixture. Si cela guérissait les blessures, dans quelles circonstances en avait-elle? A moins qu'elle ne soit dérangée psychologiquement et ne se divertisse à se les faire elle-même, il ne voyait pas d'autre solution. Ou peut-être avait-elle pour coutume de se battre?
"Dis-moi... elle te trouve quoi, June, exactement?"
La question le désarçonna. Qu'est-ce que June Clyde venait faire dans la conversation? Comment était-elle au courant du lien qui les unissait? Généralement, il évitait de paraître en sa compagnie et n'était pas spécialement "ami" avec elle, pas plus qu'il n'était "ami" avec qui que ce soit. En réalité, chacun se méfiait constamment de l'autre et aucun des deux ne se permettait de relâcher sa garde le temps d'un instant, connaissant leurs côtés manipulateurs respectifs. Comme Scipion l'avait évoqué tantôt, il n'aimait guère les gens qui cherchaient à tout savoir, et c'était malheureusement le cas de June qui était moins stupide qu'elle n'en avait l'air. Bien sûr, la Vert & Argent était toujours partante pour une opération dans le château, c'est pourquoi il l'appréciait un minimum, plus pour ses capacités que pour sa personne. Mais d'ordinaire, ils ne s'adonnaient pas à une offensive en public, préférant agir dans l'obscurité, comme cela avait été le cas pour l'opération "marché Noir" lorsqu'il avait décidé de revendre de la camelote tout droit venue de l'Allée des Embrumes. En attendant, cette Erin en savait plus sur lui qu'il ne l'aurait cru et ce n'était pas pour tout lui plaire.
" Ah, tu veux parler de June Westwood, à Poufsouffle? Très sympathique si je puis dire, mais un peu trop... Poufsouffle. "
Il ne connaissait pas particulièrement la Jaune & Noir, si ce n'était qu'elle lui avait servi de cobaye lors du banquet de Noel, mais ne faisant partie ni de son armée ni de sa liste d'ennemis, elle n'était qu'insignifiante à ses yeux. Mieux valait éviter de parler de la Clyde, surtout devant un serpent qui était en train de chercher le meilleur endroit pour y apposer sa morsure...
" Pourquoi cette question? " rebondit-il d'un ton des plus faussement innocents.
Il voulait savoir, notamment ce qu'elle sous-entendait en faisant allusion à sa congénère reptilienne. Etaient-elles proches, toutes deux? Et quel était le piège de cette question en apparence anodine?
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|  | |  Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Ven 10 Fév - 2:09 | |
| Tu sais quoi? Je commence à t'apprécier hum... C'est quoi ton nom déjà? Désolée, non seulement je ne retien spa sles noms mais comme je le sais, j'essaye jamais de les retenir. Où en étais-je déjà? Ah oui, je commence à t'apprécier. Evidemment ta curiosité m'est toujours assez peu appréciable. Mais tu m'es sympathique. J'ignore si c'est ta franchise, ton humour ou.... ton sans-gène. Peut-être un peu de strois. T'a du culot. Et j'aime ça. J'aime pas les faibles, les lâches, les résignés, les gens qui ont de l'espoir. J'aime pas non plus les prétentieux, les arrogants, les lourds, ceux qui sont trop parfaits ou trop lourd. J'apprécie encore moins les intellos, les gentils, ceux qui se fichent de tout. J'aime pas grand monde, hein? Mais en fait, si. Ceux qui sont francs, qui sont sûrs d'eux sans verser dans une prétention qui les menerait à un niveau supérieur qu'il n'atteindront jamais. J'apprécie où les gens honnêtes, même s'ils sont un peu facilement manipulables..., mais aussi ceux qui ne sont pas susceptible, avec moi vaux mieux. J'oublais ceux qui sont tolérant au point qu'ils peuvent vous comprendre sans jamais vous dénigrez. Mais ces dernières personnes sont aussi rares que l'école grouille de gens inutiles. Je suis exigente, n'est-ce pas? Oui, autant que je le suis avec moi-même. Mais je préfère être exigente plutôt que de me coltiner les premiers abrutis ou personnes pathétiques parce que je vais être gentille pour ne pas les froisser.
Revenons à ta petite personne si tu veux bien? Oui, parce que c'est toi qui m'intéresse ppour l'instant. Toi. Pas les autres abrutis habitant ce château. Je t'ai donné mon avis, à mon humble opinion, justifié. Mais... on dirait que tu n'as pas l'air d'accord avec moi. Tu m'étonnes... Et c'est d'ailleurs à ce moment-là que je songe que je t'aime bien. Parce que tu exposes clairement ce que tu penses. Il n'y a aucun mépris ou arrogance dans tes thermes. Rien de ce que je distingue chez les autres quand je leur parle. Sous prétexte que je suis à Serpentard, que je viens d'une famille de sang-pur et que j'ia 14 ans, la plupart des gens se sentent obligé de me regarder de haut, de me mépriser ou d eme parler comme si je ne pouvais pas comprendre. c'est agréable d'entendre quelqu'un vous parler d'égal à égal. Même si je les aime bien, ni June ni Hecate me parlent de cette manière. Sparrow me voit comme une petite soeur moralisatrice -ce que je suis ne partie, faut pas croire- et Aidan... Non même lui, il me voit petite.
Je t'écoute donc t'expliquer. Oui, je comprends. Il est vrai que toi, tu as besoin de t'entourer de gens médiocres. Tu as besoin d'être céouter et suivit. Tu as besoin de larbin pour faire le sale boulot d'un plan que tu auras concocté. Ils sont les bras et les jambes et toi, tu es le cerveau, c'est cela? je pourrais être méchante, tu sais? J'ai une réplique qui me brûlent les lèvres. Tu sais du genre que lorqu'on est pas bien grand mais qu'on a un égo surdimensionné, on cherche pas à se confronter à plus fort mais à s'entourer de gens faibles pour se conforter dans l'idée d'être le plus fort. Je pourrais, en effet. D'ailleurs, il est possible que je le sous-entende dans ma réponse. Mais, je vais te donner une réponse honnête, te montrer en quoi je ne suis pas d'accord, mais saches que je comprends ta réponse et que je la respecte.
"Je comprends. C'est utile les larbins. Mais, moi, mes manigances, je les fais seules. Et je préfère être entourés de personne de confiance que d'abrutis. Désolée mais j'ai une aversion particulière pour tout ce qui n'est pas doté d'un cerveau... Je cherche pas de larbins, je cherche des gens de ma trempe et de mon niveau avec qui conversé. Une vrai discution mais des délires sur les cours ou la garde-robe de la voisine. Limite, je préférais parler d'alcool. Mais les gens qui correspondent à mes critères sont tellement rares... c'est vrai, t'en connais beaucoup des gens, toi, qui sont capable d'être ouvert, pas susceptible et intelligent? Désolée, mais j'ai trouvé encore personne d'une telle trempe. J'ai des... amis. Mais c'est pas le niveau que je souhaite, même s'ils sont dignes de confiance."
En même temps, ils sont que deux, c'est pas difficile. Sparrow est la personne à qui j'ai tout dit de ma vie. Enfin, tout ce qui est important, je lui ai pas raconté la couleur de mes p'tites culottes, faut peut-être pousser non plus. Je vais t'avouer un truc, Scipion... J'espère que ta réaction sera à la hauteur de mes espérances. Oui, ta réponse m'a plut et je serais déçue si tu décidais de boucler cette discution en haussant les épaules en répondant en deux mots. Je suis impardonnable, incorrigible mais chaque fois que quelqu'un me donne une réponse intéressante, je me prends à espérer qu'il soit intelligent. Je me prends à espérer qu'il soit à mon niveau. Je suis toujours déçue, faut pas croire, sauf en ce qui concerne Aidan, mais bon... L'espoir fait vivre, y parait. Cette phrase fait tellement cliché... et ça fait tellement pitié... Mais je suis humaine après tout.
Oh, j'oubliais mon p'tit délire sur le fait que j'ai essayé de te tué. Tu me plais, tu sais? j'aime bien l'humour! Enfin, j'en ai apprécié le début, la fin était assez moyenne, en fait. L'élite Serdagloise? Les bisounours? Non, pas vraiment. Si je devais tué tous les abrutis de Poudlard, c'est pas un chaudron aussi petit qu'il me faudrait... Oh pardon! Tu veux parler des gens qui ont de l'intelligence? Non, désolée, ce serait contre-productif de tuer les gens qui peuvent m'apporter un minimun de choses... Les Weasley, tu dis? Oh, pas de soucis, ils m'intéressent pas, fais-en ce que tu veux! D'ailleurs...
"Merci du tuyau, j'y pencherais la prochaine que je veux t'empoisonner. Les Weasley, fais-en ce que tu veux, ils m'intéressent pas. Mais j'évite de tuer les gens qui peuvent m'être utile... Et je suis pas sûre que t'apprécierais que je tue les abrutis, vu comment tu sembles en avoir besoin."
T'a vu ça? Je pense à toi! Je pense à tes intérêts.
"Donc, la prochaine fois que je tombe sur un idiot sans le moindre sous de jugeote, je te l'envoie, c'est ça?"
Wah! Je deviens généreuse, moi! Je serais pas malade, par hasard? Et bien non. Les gens se font une fausse idée de moi. Ils l'imaginent méchante, désagréable, insupportable, inhumaine... C'est vrai. Mais je ne suis pas que ça. Je suis beaucoup plus. Beaucoup, beaucoup plus. Malheureusement, les gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, se contentent de ce que leurs yeux leur permettent de voir et ne cherchent jamais à gratter sous la surface, ou alors ils y vont à coup de marteau. C'est soit désolant, soit désagréable.
Pardon? Une potion? Ah oui, l'essence de dictame. C'est vrai que tu m'as amusé sur ce coup-là. Les ingrédients d'un potion? Ceux nécessaire à la dite potion! Etonnant, n'est-ce pas? Oui, je me fiche un peu de toi, désolée, c'est pas contre toi, mais j'aime bien m'amuser. Mais je me doute bien que tu vas rien préparer... hum... Faut vraiment que je te trouves un surnom... Donc, je me doute bien que tu vas pas t'amuser à préparer de la potion vu comment tu es une nullité en la matière... Et je suis gentille encore, j'aurais pu dire que t'es une mer**, mais je veux être polie.
"Alors pourquoi me poser une question dont la réponse t'est totalement inutile? Tu perds ton temps. Et le mien par la même occasion..."
Pardon? Oui, c'est de l'ironie. J'ai l'air blasé, hein? Normal, je le suis. J'ai jamais compris l'intérêt de poser des questions inutiles. Une quetsion de test, certainement. Mais tu voulais tester quoi? Ma loyauté? Ma gentillesse? Mon utilité pour toi peut-être? Tu plaisantes, j'espère? Tu crois quand même pas que je vais rejoindre le rang de tes sulbalternes? Je veux bien te rendre un service comme je le fais régulièrement avec June, contre un service, un peu de ton temps peut-être, un truc qui me serait utile, mais ce sera un échange, d'égal à égal. Tu rèves si tu crois que je vais me plier à tes désirs. Quoi que si l'objectif me plait, je pourrais peut-être t'aider gratuitement...
Bon... Et June dans cette histoire? Ma question était pourtant tout ce qu'il y a de plus innocent... Mais tu sembles... nerveux. Non? T'es pas d'accord? Allons... Le surnom se fait désirer... Faut réellement que je t'en trouves un d'urgence... Bref. Allons, détends-toi. On dirait que j'ai ouvert la boite de pandore... Juen Westwood? C'est qui celle-là? Nom de dieu, me donne pas de nom comme ça, je les retiens jamais moi! Je n'ai absolument aucune idée de qui tu veux parler moi! C'est qui Westwood? Tu la trouves sympa, grand bien t'en fasse, mais je parlais pas de celle-là!
Pardon? Pourquoi je pose cette question? Allons... truc.... désolée, ce sera ça pour l'instant. Donc, alons truc, ne fais pas l'innocent avec moi. Je lis le malaise dans tes yeux aussi clairement que si tu transpirais et dégoulinait de stress. Mal à l'aise peut-être? Pourquoi cette question? Parce que je me demandais ce qu'elle pouvait bien te trouver... Je souris doucement, maligne, alors que je continue de touiller la mixture.
"Allez... Me prends pas pour une idiote... Quelle June avons-nous en commun si ce n'est celle qui est à Serpentard? Allez, dis, qu'est-ce que tu lui trouves? Ou sais-tu ce que, elle, elle te trouve? Inutile de me regarder avec cet air-là, j'existe réellement..."
Je trouve ça énorme, n'empèche. Quand quelqu'un dit un truc auquel on s'attends pas, la personne en face vous regarde comme s'il n'en croyait pas ses yeux. J'ai toujours envie de leur dire que je ne suis pas un mirage. Si, si, j'existe vraiment! |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Sam 11 Fév - 11:03 | |
| "Je comprends. C'est utile les larbins. Mais, moi, mes manigances, je les fais seules. Et je préfère être entourés de personne de confiance que d'abrutis. Désolée mais j'ai une aversion particulière pour tout ce qui n'est pas doté d'un cerveau... Je cherche pas de larbins, je cherche des gens de ma trempe et de mon niveau avec qui conversé. Une vrai discution mais des délires sur les cours ou la garde-robe de la voisine. Limite, je préférais parler d'alcool. Mais les gens qui correspondent à mes critères sont tellement rares... c'est vrai, t'en connais beaucoup des gens, toi, qui sont capable d'être ouvert, pas susceptible et intelligent? Désolée, mais j'ai trouvé encore personne d'une telle trempe. J'ai des... amis. Mais c'est pas le niveau que je souhaite, même s'ils sont dignes de confiance."
Et bien on y arrivait, à force de persévérance. Finalement, la jeune vipère commençait à abaisser peu à peu ces remparts qu'elle avait dressé, et Scipion se délectait du résultat obtenu. C'était comme rechercher quelque chose, enfoui dans le sol, en remuant la terre avec ses ongles, afin d'y déterrer ce que l'on souhaitait faire apparaître à la surface. Moins immaculée qu'elle n'essayait de le faire croire, la jeune Nott... mais c'était plus divertissant ainsi, on découvrait le véritable intérêt que présentait certains individus. Aussi, même si elle se complaisait indubitablement à penser le contraire, ils n'étaient pas si différents, tous deux issus d'une mauvaise souche. Seulement, si elle semblait plus se baser sur l'observation de son environnement afin d'évoluer, ce n'était pas son cas. Apparemment, elle ne semblait pas approuver l'idée selon laquelle les imbéciles représentaient les collaborateurs idéaux pour parvenir à ses fins... peut-être parce qu'elle basait ces manigances sur la confiance, et offrir sa confiance à un décérébré n'était certainement pas la meilleure solution pour laquelle opter. C'était en partie pour cette raison que Scipion avait définitivement renoncer à faire confiance aux autres, préférant progresser seul. Après tout, il n'avait pas réellement d'ami, si ce n'était qu'il n'en avait pas un seul, et n'aspirait pas à s'en faire sauf si cela présentait un avantage.
" C'est une question de point de vue. Enfin selon toi, il ne faudrait s'armer que d'acolytes répondant à ce que tu attends d'eux et auxquels tu pourrais accessoirement faire confiance? C'est déjà là un premier espoir vain. Ici, tu ne trouveras personne prêt à sacrifier ses propres intérêts pour servir les tiens et il est tout à fait inutile de parler d'altruisme. Les gens mentent, les gens convoîtent, les gens sont des délateurs. On aura beau se parer du prétexte de l'amitié et d'autres bons sentiments à faire pleurer dans les chaumières, au final ils demeurent les mêmes et se prélassent dans leur égoisme. Comment leur en vouloir? C'est là tout le secret de la nature humaine. Tu dis vouloir de l'ouverture d'esprit, mais il ne s'agit là que d'une utopie. Ce sont justement ceux qui possèdent une aptitude au discernement plus aiguisée qui ont compris les premiers, qu'il était inutile de compter sur qui que ce soit ici. Mieux vaut nettement avancer par soi-même et se contenter des imbéciles pour servir d'échaffaudage à cette ascension, c'est par ce moyen que tu peux t'assurer de ne pas te brûler les ailes. "
Puis au final, on s'accomodait fort bien des imbéciles et Scipion était le premier à le clamer. Travailler en collaboration avec les Gryffondor les plus stupides s'était avéré au début insupportable, devant faire face aux remarques les plus dénuées d'intérêt. Néanmoins, c'était cela qui avait permis au Sélené d'évoluer, d'échelon en échelon, aux dépens de ses sous-fifres. Une once d'hypocrisie, un brin de faux-semblant, une bonne dose de manipulation et le tour était joué. Ce chemin qu'il avait emprunté l'avait amené à compter parmi sa longue liste d'adversaires plusieurs personnes avec lesquelles il aurait peut-être pu trouver un terrain d'entente, s'il ne s'était pas comporté en parfaite enflure depuis son arrivée au château. Et allez savoir pourquoi il dévoilait toutes ces idées à cette jeune Serpentard qu'il ne connaissait que de nom et de vue. Peut-être parce qu'elle semblait partager son idéologie de près ou de loin, finalement... et le fait qu'il prenait un malin plaisir à tirer profit de cette populace insignifiante n'était plus réellement un secret d'état pour personne, alors au point où il en était, quitte à déranger, autant le faire jusqu'au bout et dans les règles.
"Merci du tuyau, j'y pencherais la prochaine que je veux t'empoisonner. Les Weasley, fais-en ce que tu veux, ils m'intéressent pas. Mais j'évite de tuer les gens qui peuvent m'être utile... Et je suis pas sûre que t'apprécierais que je tue les abrutis, vu comment tu sembles en avoir besoin."
Il y avait certains moments durant lesquels Scipion trouvait que les autres avait réellement de la chance d'éviter d'avoir à côtoyer la maison Gryffondor nuit et jour, comme c'était son cas. Autrement, ils se seraient rapidement rendus compte que les imbéciles constituaient facilement 90% de tous les envoyés de Godric. En appartenant au blason des lionceaux, certains s'armaient d'une prétention qui dépassait de loin la dimension intelligible de leur âme et acquiéraient une certaine supériorité. Or, s'il y avait bien quelque chose dont Scipion avait horreur, c'était ceux qui possédaient une certaine tendance à se croire supérieur, car selon lui, le seul à être supérieur était en l'occurence lui-même. Or, les Weasley représentaient une couvée de roux tous aussi insignifiants les uns que les autres, et parce que ces gens-là étaient les descendants des joyeux petits compagnons qui avaient aidé l'Elu Machinchose à vaincre le dernier mage noir surpuissant en date, ça se pensait supérieur, ironie dramatique. En moins de deux ans, Scipion était parvenu à se mettre toute leur joyeuse petite commmunauté à dos sans même avoir ouvert les hostilités. Néanmoins, la descendance rouquine ne semblait pas cautionner son divertissement à disposer des points du sablier de Gryffondor comme il l'entendait, c'est-à-dire se voir soustraire une bonne partie des rubis accumulés tout au long de l'année pour ses petites Opérations.
" Et bien divisons les abrutis en deux catégories distinctes: nous avons d'un côté, ceux qui peuvent être utiles malgré eux, qui par leur seul manque d'initiative et leur tendance à obéir docilement sans avoir à recourir à un jugement personnel se révèlent être indispensables à cette hiérarchie. Puis, d'un autre côté, nous avons les Weasley. Incapables, bons à rien, inefficaces, se prélassant dans l'illusion selon laquelle ils conservent l'entière maîtrise de ce qui les entoure. Tu m'excuseras, mais j'ai préféré, par simple mesure de précaution, exclure la seconde catégorie de mes Opérations. Si la première se révèle extrêment utile, la seconde n'est que purement accessoire et plutôt dérangeante. Mais vers qui orienterais-tu donc tes pulsions meurtrières? C'est vrai que nous avons bon nombre de candidats, dans le coin... "
Allez, quelles étaient les chances pour Scipion d'obtenir une réponse? Probablement peu. Et pour la réponse directe et explicite, quelque chose lui disait qu'il valait mieux repasser. Tout comme lui, la demoiselle ne paraissait pas encline à faire des confidences, aussi il pouvait parfaitement se contenter de ce qu'il était déjà parvenu à obtenir.
"Donc, la prochaine fois que je tombe sur un idiot sans le moindre sous de jugeote, je te l'envoie, c'est ça?"
Dans le mille, vipère. Scipion ne refusait jamais un pion supplémentaire sur son échiquier, leur sacrifice pouvait toujours se révéler utile pour la suite. Aussi, si on lui offrait sur un plateau d'argent une belle petite brochette d'ingénus incapables de faire appel à leur libre-arbitre, comment passer à côté d'une aussi belle opportunité?
" Exactement. Je t'aurais même proposé un deal, mais pour les personnes dignes de confiance et présentant un moindre intérêt, je crains de ne pas pouvoir t'aider, le choix n'étant pas très large dans le coin. Mais je t'en prie, je trouve toujours quelque chose pour les ahuris. "
Nouveau regard jeté dans... la mixture. Le motif de ta présence en ces lieux, certes inexplicable pour le moment du point de vue de Scipion. Mais certainement au regret de la demoiselle, il n'était pas prêt de lâcher l'affaire dès à présent. Après tout, s'il devait se contenter de regarder et d'obéir sagement, à quoi servait sa présence en ces lieux? Jusqu'à dernier ordre, il n'entrait pas dans ses habitudes de se réduire à ce que l'on attendait de lui. Et dire que la Couleuvre avait pensé pouvoir trouver la paix en ces lieux, sans doute se serait-elle abstenue d'y pénétrer en sachant qu'elle serait importunée de la sorte. Toutefois, loin était à Scipion l'idée de s'en vouloir, ayant une bien trop haute opinion de lui-même pour pouvoir se reprocher quoi que ce soit.
"Alors pourquoi me poser une question dont la réponse t'est totalement inutile? Tu perds ton temps. Et le mien par la même occasion..."
Oh, une simple petite feinte, que tu as tôt fait de découvrir. N'étant pas du genre à s'encombrer de précautions inutiles, Scipion préférait faire une croix sur la subtilité et aller droit au but, en vue de connaître quelles étaient les motivations qui poussaient la jeune couleuvre à offrir à cette salle de torture si peu fréquentée sa présence en ces lieux. Pour préparer une potion... jusque là, il avait saisi. Pour l'essence de Machinchose, idem. Restait le plus important, les raisons extérieures qui la contraignaient à se dissimuler à la vue de tous. Jusqu'ici, nul n'interdisait aux élèves de concocter ce que bon leur semblait dans leur chaudron, non? Elle aurait pu prétexter d'adonner à son travail personnel dans sa salle commune et l'y préparer là-bas, sa potion. Néanmoins, elle avait préféré se rendre au fin fond des cachots, dérobée à la vue de tous pour le faire, et c'était forcément pour une raison ou pour une autre.
" Je me renseigne. On sait jamais, si une nuit prochaine l'envie me prend de venir dans cette charmante petite pièce préparer un remède à d'éventuelles blessures, je saurais au moins comment m'y prendre. Mais pour ce qui est de ton temps, si tu es venue le passer ici à jouer les apprenties alchimistes, j'imagine sans peine que tu as toute la nuit devant toi. Et ça tombe bien, j'ai moi aussi toute la nuit devant moi... "
Cartes sur table, faux-semblants dévoilés. Chère petite vipère, tu as attisé ma curiosité et tu vas devoir y faire face. Scipion, bien accomodé à l'idée de maintenir son petit questionnement se délectait tout bonnement de la situation. Autrement dit, l'idée de prendre congé était bien loin de son esprit, il avait là quelques éléments qui se chargeraient de lui faire passer une nuit à la hauteur de ses espérances. Néanmoins, restait à savoir pourquoi diable elle faisait allusion à June Clyde à ce moment précis... il y avait bien une raison, non? On n'allait pas voir les gens ainsi, en leur demandant par le plus grand des hasards en quoi ils étaient liés à untel... il y avait tout de même une limite aux coincidences.
"Allez... Me prends pas pour une idiote... Quelle June avons-nous en commun si ce n'est celle qui est à Serpentard? Allez, dis, qu'est-ce que tu lui trouves? Ou sais-tu ce que, elle, elle te trouve? Inutile de me regarder avec cet air-là, j'existe réellement..."
L'assurance de Scipion qui l'avait tout d'abord poussé à vouloir rester maître de la situation faisait place à une expresson incrédule. Il était loin de la prendre pour une idiote, néanmoins à cet instant précis elle paraissait justement un peu trop dangereuse. Comment ça, elle existait réellement? De fil en aguille, l'intrigue qui entourait cette sangsue s'épaississait. Mais bon sang, qu'est-ce que diable le sujet June pouvait bien être venu faire sur le plateau? Non, quelque chose lui échappait, mais il ignorait quoi. Qu'est-ce qu'il lui trouvait? Rien de plus qu'à ses autres comparses après tout... entre eux, on s'en tenait à de la collaboration, nulle confiance. Oui, il était réellement indispensable de rester constamment sur ses gardes lorsque l'on avait affaire à une Serpentard, et Scipion ne faisait pas entrave à cette règle tout bonnement parce que la Clyde participait à ses Opérations.
" Rien de plus de le secret et l'objectif commun d'une Opération. Sur le terrain, nous sommes des alliés, jusqu'à ce que l'un devienne un handicap pour l'autre. C'est une règle, ça s'arrête ici. Et toi? Tu la connais de quelle manière? "
Réponse évasive, tout comme l'était la question. On ne livrait pas d'information sur ses subordonnés ainsi, c'était le meilleur moyen pour que l'on lui en tienne rigueur ensuite et il n'y tenait pas particulièrement. En attendant, il espérait que la Vert & Argent se déciderait à lui répondre sans avoir à recourir à un détour. |
|  | |  Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Sam 18 Fév - 0:34 | |
| Pour l’instant, tu tiens la route. Il semblerait que tu m’es mal comprise, mais ta réponse reste… intéressante. Du moins, c’est pas le bâclage que je redoutais. Non, tu t’es juste contenté de me répondre à côté de la plaque… Disons que je ne veux personne pour mes manigances. Je ne sais pas si tu connais le mot « seul » mais de manière générale, ça signifie le fait de ne pas être entouré. Ni par des imbéciles, ni par quelqu’un d’intelligent. Juste… personne. Tu sais comme… bah comme personne. Non, en fait, je n’ai pas d’autres synonymes à te proposer. Enfin, au final, pas tout-à-fait seul, puisque tu es là. Et tu n’es pas le premier à faire irruption ici. Entre June et toi… Mais c’est pas réellement des manigances… je ne fais que me soigner de ce que mes dérives m’ont infligés. Il est tout-à-fait hors de question que j’emmène qui que ce soit dans mes délires sanguinaires. Peut-être Sparrow, comme il est au courant, et seulement si c’est son souhait… Mais pas maintenant. Je veux dire, pas « maintenant » dans le genre « instant », plutôt dans le genre… que je ne suis pas prête à partager ça avec qui que ce soit. Cela vaut-il vraiment la peine de te faire partager mon opinion ? De te corriger sur ce que tu as crut comprendre ? Tu crois quoi ? C’est écris « naïve » sur mon front, peut-être ? Ou « crétine » ? Non, bah alors !
"On s'est mal compris, je crois... Je cherche pas des comparses pour mes manigances. Je fais ça seule et je n'ai aucune envie que ça change. Si je cherche des gens intelligents, c'est pour toute autre chose. C'est pour avancer. Tu sais, dans le genre progresser. Des gens qui ont des choses à m'apprendre que les livres et les profs ne sont pas capable de faire. Des gens intelligents quoi. Et de préférence pas trop susceptible, ouverts et digne de confiance. Mais comme tu l'as dit, et jusque là, ça se verifie, c'est totalement utopique."
Oui, je suis blasée. Mais il est vrai que pour ce qui d'avoir confiance en quelqu'un, je suis loin d'être un exemple. Tout au plus, ais-je quelques confidents, ou des gens qui me fond confiance. Mais y en a-t-il seulement un à la hauteur de mes espérances? Et puis, sincèrement, ce n'est pas en cotoyant des imbéciles que je vais progresser. Au contraire, me complaire dans la médiocrité parce que je suis supérieur aux crétins qui m'entoure va juste me donner la grosse tête et me faire stagner. Dans le meilleur des cas. Au pire, ils m'agaceraient. Dans le pire des cas, plus encore, ils m'influenceront et je finirais par les trouver intelligent. Tu permets? Je vais poursuivre...
"T'a une vision trop noire des gens. J’ai beau être égoïste ou ce que tu veux, j’ai pas moins une conscience. Et un être humain peut autant verser dans la cruauté la plus stricte que dans l’altruisme le plus dégoulinant. T'imagines si on était réellement que comme ça? On serait déjà tous morts! Ou même pas nés d'ailleurs..."
Oui, parce que ta description... Elle est quand même exacte. Au fond, on est tous comme ça. Ca sort juste plus chez certaines personnes que chez d'autre... Certaines personnes l'assument plus d'autre. Moi, par exemple, j'assume tous mes défauts. Si j'ai des qualités humaines... j'ignore lesquelles... Qualités tout court, j'en ait peut-être... Mais c'est pareil, j'ignore lesquels... Je suis... débrouillarde...Je sais garder mon sang-froid... même si c'est plus de l'insensibilité que du sang-froid... Sinon... euh... Je sais pas, la curiosité, c'est une qualité? Je suis digne de confiance, je crois... Enfin, ça dépends pour quel sujet et avec qui, mais de manière générale, je suis digne de confiance. Moi, si j'ai un problème, c'est pas pour assumer mes mauvais côtés mais pour connaître les bons.
Je ne sais pas très bien si tu m'as comprise tout-à-l'heure. Je veux dire, pour ce qui est de cette histoire de progresser et de gens intelligents. Les discutions avec les gens ici, c'est assez réduit. Je veux dire, tous ces abrutis -toutes maisons confondus et je parle de manière générale- ne pensent qu'à leur petite personne et rien d'autre ne les intéresse. Ce qui prouve que ce que tu disais est vrai. Au sujet de l'égoïsme, j'veux dire. Et quand tu parle savce eux, tu n'arrive sjamais à retirer quoi que ce soit qui soit un temps soit peu intéressant ou même original. Un truc qui sorte de la banalité quoi. Autre chose que le quidditch ou les études. Un truc qui tourne pas autour des trahisons et reconciliations éclairs entre amis, ou des ex et futurs ex. Un sujet qui soit pas leurs petits problèmes familiaux ou leur passions, leurs goûts ou leur fréquentations. Je veux autre chose que tout ça. Un truc qui sorte réellement de l'ordinaire. Mais tu as raison, jusque là, ça reste utopique. Je veux dire... Je sais pas, n’y a-t-il personne capable de soutenir une discution d’un niveau supérieur que la nourriture, les études ou le vilain méchant Serpentard ? C'est vrai qu'avec toi, on est pas vraiment à ce niveau-là. Es-tu à mon niveau? C’est possible. Il est simplement dommage que tu t’assois sur des plus faibles, tu pourrais évoluer bien plus vite… Mais peut-être n’en as-tu absolument aucune envie… C’est possible. Probable en fait. Y a toujours un truc qui cloche. Un défaut récurent chez les gens... Quel est le tien ? Est-ce celui-ci?
Tu as une manière de divisés les abrutis…. Absolument hilarante ! Non pas que je me moque de toi mais ainsi, les Weasley constitueraient à eux seul une division ? Non, désolée, là-dedans j’y ajouterais tous les prétendus Sang-purs aussi. Certains ne sont pas forcément idiots, mais par le fait qu’il me prenne pour une idiote les inclus directe dans cette catégorie. Accessoire et dérangeante, j’aurais usé de meilleurs qualificatifs pour Melrose. Enfin y a pire… Johnson par exemple… Pardon ? Qui est-ce que je vise dans mes pulsions meurtrières ? Hum… des animaux, pourquoi ? Ah ! En êtres humains ? Personne. Je ne me sens pas capable ni même à la hauteur pour dire qui mérite la mort et qui ne le mérite pas. Et ce, pas seulement parce que j’aime le sang, et non parce que je devrais avoir honte de moi. Seulement, déjà être capable entends qu’on sait tout d’une personne. Désolée, mais je ne suis pas Dieu. Et ensuite, faudrait être objectif… Et aussi objective que je me revendique de l’être, je en le suis pas suffisamment pour juger et surtout condamner les gens. Oh, qu’ils soient classés dans la case abrutis ou intéressants, certes, c’est possible. Mais c’est que mon jugement, ça n’influence que mes relations avec eux, point. Mais faut quand même pas pousser…
Pourtant, tu attends de moi une réponse. Une réponse qui répondrait à tes attentes. Des attentes qui sont le fruit de mon petit délire. Je m’aime… Oui, là, c’est ironique. Voyons, qui pourrait être visés par ma mauvaise volonté… Oh ! Pourquoi chercher midi à 14h, hein ? C’est pourtant très simple. Miss P. C’est quoi son vrai nom déjà ?
"La poupée de gryffondor. Tu sais, la blonde qui ne sait faire que parler, marcher et être belle. Me demande pas pourquoi, mais elle me sort par les oreilles, je la supporte pas. Je pourrais t'en citer trente-six milles autre que abrutis de ce genre-là, des gens naïfs ou sans profondeur. Mais j'y passerais la nuit... et je suis gentille."
Oh! Tu penses réellement que t'auras l'idée de faire une potion en passant par hasard par les cachots un soir où, par hasard, tu serais hors de ton dortoir? C'est une blague? Vraiment très bonne! Oui, ça me fait sourire. Intérieurement, bien sûr. Désolée mais ton prétexte est si ridicule... Ce qui nous ramène à une question... pourquoi avoir posé la question? Tu m'as pas l'air d'être du genre à perdre ton temps ni à vouloir le perdre. Donc, tu avais forcément une raison de me demander ce qu'il y a là-dedans... Mais en dehors du fait d'essayer de savoir si j'ia voler quoi que ce soit, je vois pas. A moins que tu ne me crois pas quant à la fonction de cette potion et tu comptes demander à quelqu'un de confirmer ce que j'ai dit? Tu as assez de mémoire pour cela? Tu crois pas que c'est légèrement puérile et totalement tordu? Sans compter que ça ne te servirait strictement à rien...
"Et bien, tu te trompes."
Et oui, j'ai dit cela avec un vrai sourire de satisfaction.
"L'essence de dictame est relativement rapide à préparer. J'avais donc l'intention de rejoindre tranquillement ma chambre une fois ma besogne terminé. Mais comme je suis absolument adorable, je vais rester ici pour te tenir compagnie, si tu veux..."
Surtout parce que j'aime bien... Ouais, non, je peux pas dire ça, tu vas prendre la grosse tête après. Bon, y aurait de quoi étant donné que les personnes que j'apprécie sont à un nombre assez réduit. Mais quand même. C'est vrai que c'est sympa de discuter avec toi. En dehors du fait que t'es visiblement pas la personne que je cherche, tu restes intéressant. Peut-être parce que tu sais... Je sais pas, jouer, être subtile... T'a un minimun d'intelligence et de débrouillardise et j'apprécie ça.
"Et comme je suis horriblement curieuse, je vais me permettre d'insister... Parce ta réponse ne me satisfait pas et qu'on sait toi et moi que ce n'est pas la raison de ta question... Deux solutions, ou bien tu as demandé ça pour faire passer le temps... Ou bien tu as une autre raison, valable cette fois... Je sais pas toi, mais la deuxième solution me parait plus probable..."
J'avoue que je me moque un peu de toi... Peut-être que je me trompe. Peut-être est-ce par simple curiosité. Ou bien pour me confondre... Peu importe. J'aimerais bien avoir la vraie réponse mais j'avoue que... Je suis plus intéressé par la manière dont tu vas t'en sortir que savoir quelle solution est la bonne. J'aime bien te taquiner. De manière générale, j'aime bien embéter les gens. Malheureusement, ils prennent généralement trop facilement la mouche. A moins qu'ils ne préfèrent me prendre de front, las d'un petit jeu subtile et amusant. C'est pas forcément que je sois sadique mais... J'aime bien, c'est tout.
Oh petit... me***, c'est quoi ton nom déjà? Zut! Petit lion? Faut réellement que je te trouve un surnom, ça va pas être supportable sinon... Bref. Dis-moi, cher camarade de gryffondor, de la maison ennemie de la mienne... C'est moi où je te sens légèrement tendu tout-à-coup? Qu'y a-t-il donc? Tu vois de qui je parle à présent? C'est pas réellement la raison à laquelle je m'attendais... mais peu importe. Je pensais juste pas que ça te choquerait à ce point. C'est gentil de me laisser lire les émotions qui te traversent sur ton visage. Tu permets qu'un fin sourire se dessine sur mes lèvres? Je vais m'occuper de la potion qui semble prête à présent, si tu veux bien. Tout en écoutant ce que tu as à me dire bien sûr. Petites fioles... Ah oui, poche intérieur droite. Je sais que tu me regardes, je suis pas stupide. Je vais pas les remettre là où j'ai l'habitude d'en mettre une.
" Rien de plus de le secret et l'objectif commun d'une Opération. Sur le terrain, nous sommes des alliés, jusqu'à ce que l'un devienne un handicap pour l'autre. C'est une règle, ça s'arrête ici. Et toi? Tu la connais de quelle manière? "
La langue entre les dents, la louche en main, la fiole dans l'autre, je ne lâche pas des yeux ce que je suis en train de faire, versant doucement, lentement, le liquide argentée et si fluide das une de mes nombreuses fioles. Tout ça en te répondant d'un ton absent :
"Une alliée? June est une alliée? Elle est donc épargnée du titre d'acolytes, larbins, imbéciles ou abrutis? Dis-moi, qu'est-ce qui lui a vallut cette promotion?"
Oui, j'ai pas l'air comme ça à reboucher ma fiole, en reprendre une autre et la remplir à son tour, que je t'écoute et que je réfléchis. Je t'assure que c'est pourtant le cas. Eh oui! Je suis capable de faire deux choses en même temps, trois si on compte le fait que je t'ai aussi répondu. Petit coup d'oeil pour voir ta réaction, petit sourire et retour à la fiole. Alors... De quelle manière, je la connais, c'est cela? Ne pas répondre pour te faire saliver est vraiment très tentant. Extrémement d'ailleurs. Mais la réponse que j'ai envie de te donner ne se peut se donner que maintenant. En la donnant plus tard, elle perderait de son charme. Et tu ne comprendrais pas le lien. Alors je me permets un nouveau sourire malicieux avant de te délivrer ma réponse :
"De la même manière que toi."
Ou plutôt, je l'ai connu de la même manière. Les relations que j'entretiens avec June est un peu différent du chantage tenu du départ. Heureusement, l'idée ne semble pas t'avoir effleuré, toi. Tu t'es juste contenté de t'incruster. Tu permets? Je continue ma besogne pendant que tu médites à ce que j'ai dit. Dis... rassures-moi, tu ne comptes pas abandonner là, n'est-ce pas? Tu vas pas penser que ça devient trop sérieux et fuir à toutes jambes, hein? Tu me decevrais. Pas que je suis sadique... J'aimerais juste que tu sois à la hauteur. A ma hauteur. Je ne veux pas que tu baisses les bras, que tu laisses tomber... J'ai ce besoin de quelqu'un d'aussi perspicace que moi, d'aussi débrouillard. Juste quelqu'un de mon niveau. Ce serait quand même bête que... Bon, ma fiole. Retour au présent, il est inutile de m'apitoyer sur ce qui peut arriver. SI ça arrive, ce ne sont pas mes "suppliques" muettes qui vont changer quelque chose.
"Tu en voudrais une? Ca peut toujours se révéler utile..."
Petit coup d'oeil alors que je rebouche ma quatrième fiole. Je peux bien me permettre de t'en passer une, il semblerait que j'ai fait plus de potions que d'habitude. Et puis, je peux m'en faire quand je veux, alors... Mais surtout... Au cas où le chantage pourrait te venir à l'esprit, j'ai toujours une certaine monnaie d'échange... |
|  | |  Peeves

Parchemins rédigés: 2 Arrivé(e) le: 21/04/2011
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Sam 18 Fév - 12:35 | |
| Peeves ne ratait décidément jamais une occasion de se moquer d’un élève. En l’occurrence, il avait trouvé en Lucas, la personne idéale pour son prochain méfait. Le jeune homme avait eu la mauvaise idée de s’octroyer un moment de détente dans la salle de bain des préfets, assez tard dans la soirée. L’esprit frappeur l’avait donc suivit à bonne distance, se cachant même les yeux pendant que celui-ci se déshabillait. Il attendit donc que le gryffondor se glisse dans l’eau chaude, se frottant les mains à l’avance de sa bonne plaisanterie. Il voulait être sûr que sa farce ne louperait pas, il attendit donc assez longtemps pour que le préfet plein de mousse ne soit plus en mesure de réagir assez rapidement, puis il fonça droit sur le tas de vêtement les emportant avec lui dans les airs, dans un éclat de rire sadique. Le rouge et or mit un peu de temps à réaliser ce qu’il se passait, avant de bondir pour tenter de le rattraper. Il savait certainement qu’il n’obtiendrait pas ce qu’il voulait sans lutter, et Peeves commençait à peine à s’amuser.
« Peeves ! Ce n’est pas drôle ! Rend moi ça immédiatement ! »
Le pauvre préfet n’était pas dans une position des plus confortables et l’esprit frappeur s’en donnait à cœur joie. Il virevoltait sur lui-même, éclatait de rire en voyant les efforts désespérés du garçon pour tenter de l’attraper. Au bout de quelques secondes, il s’arrêta au-dessus du jeune homme, agitant le tas de vêtement, juste assez haut pour qu’il ne puisse pas les atteindre et se mit à fredonner.
« Qui a vu dans la rue, le petit ver de terre, qui a vu dans la rue, le petit ver tout nu. C’est Peevy qui a vu, le petit ver de terre, c’est Peevy qui a vu, le petit ver tout nu. »
Peeves s’en donnait à cœur joie, et rien ne pouvait l’arrêter. Rien ? Vraiment ? Lucas semblait avoir trouvé la meilleure solution pour que cette géante ânerie s’arrête. Il se replongea dans son bain, feignant de ne plus remarquer l’esprit qui continua tout de même son petit manège pendant quelques instants. L’esprit frappeur finit tout de même par s’arrêter, si le garçon ne réagissait plus ce n’était plus drôle du tout, il tenta de le faire réagir en passant plusieurs fois sous son nez, mais devant son absence totale de réaction, il dû se résoudre à abandonner la partie. Lâchant à contre cœur le tas de vêtements au beau milieu de la pièce, il prit un air boudeur et traversa le mur de la salle de bain pour se retrouver dans le couloir du quatrième étage. Il resta un moment sans rien faire, visiblement déçu de la tournure des événements, il avait pensé s’amuser une bonne partie de la nuit et au lieu de ça, il se retrouvait dehors, tout seul à peine la soirée entamée. Mais Peeves n’en était pas à son coup d’essai, une fois passé le choc de la déception, il se remit en quête d’un élève à perturber. Il était déjà assez tard et rares étaient les élèves qui se trouvaient dans les couloirs à cette heure-ci. Mais les années d’expérience lui avaient appris à se trouver au bon endroit au bon moment. A cette heure-ci, les élèves de serdaigles rêvaient déjà à leurs cours du lendemain, il aurait nettement plus de chance du côté des cachots. Il s’y rendit donc aussi vite qu’il le pouvait, il ne put s’empêcher de faire une halte en passant par le bureau de la directrice. Loin de lui l’idée d’y entrer par effraction, mais s’il pouvait surprendre une conversation, ou des personnes intéressantes, c’était presque encore mieux que des élèves. Malheureusement, il n’y avait rien à se mettre sous la dent ce soir, et Peeves fut contraint de repartir bredouille. Son arrivée dans les cachots lui redonna le sourire, deux élèves s’y trouvaient. Une serpentard et un gryffondor, quelle belle prise. D’autant plus que d’après ce que la vipère tenait dans les mains, ils n’étaient pas venus pour conter fleurette. Il avait une deuxième occasion de s’amuser ce soir, et il n’allait pas passer à côté encore une fois.
« Tiens, la petite fifille qui prépare une potion. C’est une méchante petite fifille ça. »
Peeves parti d’un grand éclat de rire, observant d’un œil moqueur la scène se déroulant sous ses yeux. Il ne savait pas ce que contenait cette petite fiole, mais une chose était sûre, il n’allait pas tarder à le découvrir. Il virevolta autour de la jeune vipère pendant quelques instants, puis sans prévenir plongea sur les flacons qu’elle tenait encore dans ses mains. Il voulait les récupérer, ça lui donnerait l’occasion de faire un léger petit chantage à la quatrième année, qui promettait d’être particulièrement réjouissant.
| Spoiler: | | | 1,2 => Il rate son coup, Erin ne lâche pas les fioles. 3,4 => Il réussit son coup et lui tire la langue, en s’enfuyant avec les fioles. 5,6 => Il réussit à moitié son coup, il lâche les fioles qui s’écrasent sur le mur et se brisent. |
| Peeves a effectué 1 lancé(s) d'un Le Hasard (Image non renseignée.) : | | 4 |
|
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Dim 19 Fév - 19:46 | |
| "On s'est mal compris, je crois... Je cherche pas des comparses pour mes manigances. Je fais ça seule et je n'ai aucune envie que ça change. Si je cherche des gens intelligents, c'est pour toute autre chose. C'est pour avancer. Tu sais, dans le genre progresser. Des gens qui ont des choses à m'apprendre que les livres et les profs ne sont pas capable de faire. Des gens intelligents quoi. Et de préférence pas trop susceptible, ouverts et digne de confiance. Mais comme tu l'as dit, et jusque là, ça se verifie, c'est totalement utopique."
Scipion haussa les épaules. C'était plutôt compréhensible... néanmoins, avec sa si haute estimation de lui-même, il était convaincu qu'il n'avait rien à apprendre de personne et qu'il valait mieux avancer seul. Selon lui, seul l'expérience était source de savoir. Il fallait expérimenter, et si l'opération ne fonctionnait pas, renouveler, recommencer, persévérer, tirer profit de ses erreurs pour passer en offensive. Des gens intelligents ne l'intéressaient pas plus que cela... de tous ceux qu'il avait côtoyé, la majorité s'était retournée contre lui. Et s'il y avait bien une chose dont Scipion avait horreur, c'était que l'on lui plante un couteau dans le dos, d'autant plus lorsque ce n'était pas lui qui tenait le couteau. Selon son opinion, lui seul pouvait se permettre de décider s'il trahissait ou non, et le fait que les événements viennent un jour à le dépasser avait pour seul effet de lui hérisser le poil. Si toutefois elle voulait éviter la susceptibilité, autant qu'elle évite de regarder du côté des filles, car tout et n'importe quoi suffisait à les faire pleurer dans leur chaumière, Scipion avait bien eu l'occasion de le constater. Pour la confiance... il n'y avait pas des masses de solution envisageable. Tous finissaient par trahir un jour, si toutefois ils étaient doués d'un moindre cervelet. Voilà pourquoi sélectionner une poignée de personnes dénuées du moindre jugement constituait un avantage.
" C'est pas évident, ce que tu recherches. Tout au mieux, je peux te conseiller un aveugle, pour la confiance ça doit être ce que tu puisses trouver de mieux ici. Pour l'ouverture d'esprit, je ne saurais que trop te conseiller d'aller voir ailleurs, t'as pas du piocher le bon endroit. Pour avancer, pour progresser, comme tu l'entends, le meilleur moyen consiste à entreprendre le chemin seul. Ainsi tu souhaites en apprendre plus? Ca risque d'être difficile. Ils sont tous les mêmes, tu sais. "
Ca restait tout de même intéressant comme objet de quête, dommage pour elle, au fond, qu'elle ne trouve pas chaussure à son pied, mais mieux valait accepter la réalité telle qu'elle l'était. C'était quelque chose que Scipion avait appris bien assez tôt, aussi il avait appris à ne jamais offrir sa confiance à qui que ce soit. Seule Evangeline la méritait, cette confiance. Peut-être parce que tous deux partageaient la même histoire, après tout... et que chacun d'une manière respective étaient devenus un monstre. Si elle ne l'avait pas voulu, lui avait été pleinement conscient de cette transformation brutale et intérieure et s'en était tout à fait accommodé. De toute manière, comment aurait-il pu en être autrement? Il avait ruiné toutes ses chances de pouvoir rentrer dans le moule. Même si la civilisation sorcière ne traversait pas une crise particulièrement féroce au niveau de l'emploi, il était pratiquement certain que toute notion d'avenir lui était définitivement défendue. Peut-être irait-il voguer près de Pré-au-Lard en quête d'un poste de seconde zone? Servir à la tête de Sanglier, éventuellement, avant de tout plaquer et de parcourir le monde à dos d'hippogriffe.
"T'a une vision trop noire des gens. J’ai beau être égoïste ou ce que tu veux, j’ai pas moins une conscience. Et un être humain peut autant verser dans la cruauté la plus stricte que dans l’altruisme le plus dégoulinant. T'imagines si on était réellement que comme ça? On serait déjà tous morts! Ou même pas nés d'ailleurs..."
Une vision trop noire des gens? Non. Il avait seulement une expérience, une expérience qui lui prouvait qu'il avait tout à fait raison. Et cette opinion se limitait particulièrement à un exemple. Sarah. Sarah, qui l'avait trahi quelques années plus tôt. Sarah qui s'était jouée de lui sur toute la ligne. Sarah qui avait profité de sa confiance, en les temps où il l'accordait encore. Sarah qu'il n'était pas parvenu à manipuler à sa guise. Sarah qu'il haïssait à présent. Sarah à qui il rendait la vie infernale désormais, pour lui rappeler sans cesse cette délation dont elle avait lâchement été l'auteur. Sarah qui le lui rendait bien. Sarah qu'il avait dénoncée à tort le soir du bal d'Halloween, lui attribuant tous les méfaits des Serpentard alors qu'il savait pertinemment qu'elle n'y était pas plus mêlée que lui. Sarah qu'il avait surpris en pleine expérimentation de sortilèges des plus suspects. Sarah qui finalement était tellement plus dangereuse qu'il ne l'avait d'abord soupçonné. Sarah qu'il avait sous-estimée. Sarah qui représentait finalement son unique obstacle à son ascension. Voilà une des raisons qui faisait que désormais, il était convaincu qu'avancer seul constituait l'unique solution puisqu'en fin de compte, il ne pouvait faire confiance à personne. Selon Scipion, un monde idéal n'aurait pu qu'être constitué de lui-même. Des centaines de lui-même. Des clones, des reflets, ainsi le seul auquel il aurait pu faire de l'ombre n'aurait été que sa propre personne. Son égo surdimensionné aurait pu peupler bien des continents...
" C'est pourtant la seule voie qui permet d'accéder à la gloire. Il y a ceux qui ont assez d'ambition et de discernement pour l'emprunter, quitte à marcher sur les pieds des autres, puis ceux qui préfèrent que l'on les y conduise aveuglément. Ca s'arrête là, et tu ne trouveras pas grand monde pour te tirer la révérence et t'indiquer la route. Il y en a, certes. Mais ils sont dissimulés, mêlés à tous les autres, et je n'ai pas envie de prendre le risque de les chercher. Marche leur dessus, ou c'est toi qui te feras marcher dessus. Mais si tu tiens tant à miser pour trouver objet à ta quête, libre à toi. La chute n'en sera que plus dure. "
Balançant ses jambes dans le vide, Scipion essayait d'étudier la réaction de la jeune vipère. Jusqu'ici, il n'avait eu que trop peu l'occasion de partager ce genre de conversations... à bien y réfléchir, il n'était pas habitué tout court à discuter de cette manière avec quiconque. Il préférait nettement mieux agir et se soucier des conséquences ensuite, les négociations et les parlements n'étaient pas son passe-temps favori. Mais les choses étaient différentes, avec cette Erin. Elle contrastait de la masse compacte. D'eux, les insignifiants. Qui était-elle, au fond? En fin de compte, elle lui plaisait bien, la méchante vipère. D'étranges facettes, en majorité négatives, qui attisaient son désir d'en savoir plus. La nuance de sarcasme contenue dans son ton en faisaient un bon élément. Quel dommage... légèrement trop lucide pour qu'il puisse tenter de la recruter dans son armée, mais d'un autre côté, elle constituerait une alliée de choix.
"La poupée de gryffondor. Tu sais, la blonde qui ne sait faire que parler, marcher et être belle. Me demande pas pourquoi, mais elle me sort par les oreilles, je la supporte pas. Je pourrais t'en citer trente-six milles autre que abrutis de ce genre-là, des gens naïfs ou sans profondeur. Mais j'y passerais la nuit... et je suis gentille."
La poupée... Gryffondor... la blonde... Scarlett, en somme. Ce n'était que trop évident qu'Erin la détesterait, leurs caractères respectifs sensiblement trop opposés. Après, il fallait préciser que Scipion n'avait jamais vu les yeux de Levinson refléter la flamme de la lucidité, ce qui faisait qu'elle était évidemment la bienvenue dans ses rangs. De plus, elle était la meilleure amie de Sarah, non, décidément, c'était une cible offerte sur un plateau d'argent.
" Eh! " s'exclama Scipion d'un ton nuancé d'une pointe de cynisme. " Faut pas la tuer. Elle est très gentille, Scarlatine. Et c'est quelqu'un de trèèèès intéressant aussi. Je te jure, on peut en apprendre beaucoup de quelqu'un comme elle. Beaucoup de choses. "
Et il savait à quel point ce qu'il disait était vrai. Non, une conversation avec Scarlett n'était que trop profitable pour quiconque désirant renseignements, informations en tout genre, et pourquoi pas lancer des rumeurs, vraies ou fausses, peu importait. Avec la Gryffondor de moins dans leurs rangs, se tenir au courant de l'actualité de l'école pour concocter une opération deviendrait trop difficile. Non, Levinson était un élément indispensable au blason des Rouge & Or, il fallait à tout prix la conserver.
" Mais si tu tiens à empoisonner quelqu'un, hormis tous les abrutis du château - je tiens à conserver mes rangs intacts tout de même - tu peux orienter ton choix vers ces ahuris de préfets. Je te garantis qu'ils manqueront à personne et on s'en portera pas plus mal. "
Evidemment... et sa vie n'en deviendrait que plus simple, débarrassée de ces insectes. Entre Sarah qui demeurait à ce jour son ennemie jurée par excellence, Cooper avec qui il avait ouvert les hostilités le soir d'Halloween, Alexander qui avait fait entrave à sa tolérance pour tous pour lui vouer une véritable haine parce qu'il osait trop s'approcher à son goût de Lara, Kate qu'il avait englué à Naïa le soir du banquet de Noël, Elliott le prêcheur de bonne parole dont l'utilité au château restait à confirmer... non, ils étaient tous à éradiquer. Mais le sujet déviait vers l'essence de... de quoi déjà? De dictame, selon ses dires.
" Adorable. C'est tout à fait le mot que je cherchais. " ironisa-t-il. " C'est en effet très aimable de ta part. Remonter dans ma chambre, c'est probablement ce que j'aurais du faire aussi. C'est vrai, je suis certain que je devrais réviser mes théories en soins aux créatures magiques. Il paraît que je passe des ASPIC cette année... mais comme en fin de compte j'ai décidé de rater mon existence, je préfère te regarder jouer les apprenties médicomages. "
Il l'avait pourtant prévenue, non? Enfin bon, c'était à elle de voir. Mais il fallait décemment bien reconnaître qu'elle disposait d'une vertueuse patience. Il était rare que l'on vienne à le supporter aussi longtemps...
"Et comme je suis horriblement curieuse, je vais me permettre d'insister... Parce ta réponse ne me satisfait pas et qu'on sait toi et moi que ce n'est pas la raison de ta question... Deux solutions, ou bien tu as demandé ça pour faire passer le temps... Ou bien tu as une autre raison, valable cette fois... Je sais pas toi, mais la deuxième solution me parait plus probable..."
Tss... curieuse? Elle pouvait s'en vanter, certainement. Evidemment, qu'il avait demandé ça dans le but de deviner ce qu'elle tramait. Parce qu'il mourrait s'envie de connaître la véritable raison de sa présence en ces lieux, qu'il désirait ardemment savoir quelles blessures elle comptait guérir avec de l'essence de... de quoi déjà? Bon sang, l'appellation exacte lui échappait à chaque fois. De dictame, voilà. Quelles blessures, effectivement? Et où diable se les serait-elle faites? Mais plutôt aller chercher un Pitiponk que d'en venir à avouer ces motifs.
" Vois-tu donc, j'aurais préféré ne pas à te l'avouer, mais je suis un mangemort échappé d'Azkaban me baladant sous l'apparence d'un élève. Et comme je me bats continuellement pour instaurer dans cette école une monarchie qui me hisserait à la tête du ministère pour appliquer mes plans diaboliques, j'ai décidé d'apprendre la composition de l'essence de dictame pour en venir à contrôler le monde ensuite. " lâcha-t-il d'une voix tranquille. " Mais ça ne tient qu'à toi, je suppose que je ne pourrais pas établir mon despotisme sans... "
Peu importait que cette réponse certes la plus stupide qu'il soit la satisfasse, il n'était nullement décidé à faire étalage de ses questionnements, aussi il préférait en rester là.
"Une alliée? June est une alliée? Elle est donc épargnée du titre d'acolytes, larbins, imbéciles ou abrutis? Dis-moi, qu'est-ce qui lui a vallut cette promotion?"
Apparemment, il n'avait pas été assez clair dans ses propos. Ce qu'il avait omettre de préciser, c'était qu'il prenait un soin méticuleux à répartir chacun dans une catégorie spécifique, comme cela avait été le cas pour Clyde.
" Une alliée sur le terrain. On partage les mêmes objectifs, on travaille ensemble. C'est une sorte de deal, en quelque sorte. De manière complémentaire, nous tirons profit l'un de l'autre. Mais il n'y a nulle confiance, jamais je ne prendrais le risque d'aller confier ma vie ou quoi que ce soit d'autre entre ses mains. Par ailleurs, entre les mains de personne, en fait. Mais les écarts que je peux me permettre avec les imbéciles, je prends le soin méticuleux de ne pas me les permettre avec elle. C'est moins pratique qu'un abruti, mais on s'y fait, je la considère par particulièrement comme appartenant à mes rangs. On collabore, c'est tout. "
Toutefois, la réponse de son interlocutrice le fit sourciller. De la même manière que lui? Comment ça? Plutôt évasive, comme réponse... non, il devait creuser.
" De la même manière que moi, réellement... je peux espérer un peu plus de clarté ou je devrais me contenter d'un habile détour comme tu sais si bien les emprunter? "
Il ignorait sur quelle pente il s'aventurait, mais c'était également un bon moyen de tester la demoiselle. Si elle lui avait posé cette étrange question sur June, c'est qu'il y avait une raison cachée derrière ces apparences, non? Bien sûr que oui. Et il allait modeler la pâte jusqu'à être pleinement satisfait.
"Tu en voudrais une? Ca peut toujours se révéler utile..."
Tiens... c'était Noël, visiblement. Il avait même le droit à un cadeau, c'était plutôt le pied en fait. Bon, il ignorait tout à fait ce qu'il aurait pu faire d'une fiole d'essence de dictame, mais c'était toujours bon à prendre. Qui savait, si elle trouvait utile de se lever en pleine nuit et aller jouer les laborantines en salle de torture, c'était qu'elle y avait trouvé une raison. Pour lui qui flirtait sans arrêt avec le danger, comme cela avait été le cas quelques semaines plus tôt aux ruelles mal famées et s'être retrouvé à moitié assommé par un débris qui lui était tombé dessus dans l'effondrement qu'il avait provoqué de la masure, cela pouvait effectivement s'avérer utile.
" Je ne vois pas trop en quoi, mais je saurais probablement si d'aventure je me fais attaquer par une horde d'hippogriffes en furie. Et comment refuser? D'autant plus parce que c'est fait maison. "
Il avait commencé à avancer ses doigts vers la fiole qu'elle lui proposait, imaginant spirituellement toutes les éventualités qui s'offraient à lui. De l'essence de dictame... finalement, la mixture pouvait se révéler bien pratique... et de plus, il pourrait expérimenter le mélange. Enfin allez savoir, mais il se retrouvait étrangement tenté, si bien qu'il n'avait pas entendu l'esprit frappeur débarquer. Ce bon vieux Peeves qui prenait un malin plaisir à semer le désordre où qu'il aille... ce fut donc avec perte et fracas que Scipion, un brin ennuyé, dut se résoudre à renoncer à sa part de mixture étant donné que son voleur comptait en faire meilleur usage que lui. Et dire qu'il aurait pu s’en distraire à sa sauce... mais soit, il ne considérait pas avoir à exprimer quelque forme de ressentiment envers l'esprit fauteur de troubles qui avait pris la tangente avec les fioles.
" Dommage... c'était toujours bon à prendre. "
Du gâchis, néanmoins ce ne devait pas être lui le plus embarrassé par ce fâcheux incident. Aussi, c'est attentif qu'il se tourna vers Erin, soucieux de la réaction qu'elle allait adopter. Serait-elle à même de conserver l'intégralité de son sang-froid? Il allait avoir tout le loisir de le découvrir. |
|  | |  Erin K. Nott

Parchemins rédigés: 455 Arrivé(e) le: 15/01/2012 Crédit avatar: Marquizz Année: 4ème année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Mar 21 Fév - 3:38 | |
| Tu es cynique, dis-moi. Disons pessimiste. Tu as établis une chose et tu t'y tiens. Un côté catégorique qu'il gâche un peu le tableau mais ne te rend pas moins attrayant. Tu restes intéressant mais tu as une manière de présenter les choses... Sais-tu que rien n'est immuable? Enfin si, certaines choses le sont mais... Si la vérité était aussi simple, ne crois-tu pas qu'elle serait tellement simple à énoncer que tout le monde la connaitrait? Tu ne connais pas tout le château que je saches, cher âme... Mais il est vrai que tu n'as pas tout-à-fait tort. J'ai beau avoir des "proches", une seule personne connait mes plus viles bassesses, et encore, c'est pas de ma propre volonté... J'imagine qu'en tant que demi-vampire, Sparrow peut me comprendre... Cependant... j'ai eu trop peur, vous savez cette crainte de la trahison. Je crois que cette peur te ronge bien plus que moi chez âme, car moi, j'ai encore de l'espoir. Mais tu sais quoi? Tu m'intéresses. Cette manière d'établir et d'énoncer les choses comme si elles ne pouvaient pas changer... me donnent envie de te prouver qu'elles peuvent changer. Une sorte de.... défi que je brûle d'envie de relever. Je crois que c'est d'ailleurs ce que je vais faire. Ne crois cependant pas que tu n'es que cela... Si tu étais pessimiste, catégorique et bête comme tes pieds, je me contenterais de te rabaisser et de te renvoyer dans les jupes de ta mère ou de simplement te planter là sans t'adresser la parole. Mais voilà, tu n'es pas idiot. Tu es même loin d'être idiot. Egal ou inférieur, peut-être même supérieur, je l'ignore, mais une chose est sûre, il y a visiblement certaines choses que je peux apprendre de toi. Converser avec toi est un plaisir, j'espère que ce n'est pas un mirage, que tu es réellement à la hauteur de ce que tu me fais miroiter devant les yeux...
"Ils sont tous les mêmes... Je retiens surtout le "ils". Tu nous considèrent à part ou tu te considères à part?"
Ca, c'est méchant, vilaine question piège. Non, sérieusement, le but est évidemment de te mettre à l'épreuve comme je le fais depuis le départ en te parlant comme j'aime parler en espérant que tu sois à la hauteur. Là, c'est déjà plus clairement un test... Mais ne t'amuses pas à me mentir pour le réussir. Pour réussir ce test il faut seulement être sincère. Après soit la réponse me plait, soit elle ne me plait pas... Si elle ne me plait pas, je doute pouvoir lié toutes pseudo-amitié avec toi, je n'aime guère les gens qui se pensent supérieur à moi. Cependant être à part ne veux pas dire forcément être égaux. Dans tous groupe, il y a une hiérarchie. Si tu donnes une bonne réponse... j'aurais pas grand chose du chemin à faire. Ou disons que c'est plus accessible, assez en tout cas pour ne pas me faire renoncer avant la première marche. Mais te doutes-tu de mon "piège", alors qu'un sourire espiègle vient se peindre sur mon visage, jouant la carte de l'amusement. C'est vrai, en soi, que ça m'amuse. Mais bon...
Voyons que te répondre? Oui, parce qu'entre temps, tu as renchéris. Pessimiste et... comment dit-on déjà? Bipolaire? En tout cas, tu as une vision bipolaire des gens, toi. Entre les "abrutis" et les "intelligents", les deux "sortes d'abrutis"... Ou tout noir ou tout blanc, n'est-ce pas? Cher âme... Es-tu de ceux qui faut que j'écrase sur ma route? Non, désolée, je suis peut-être un garce par moment, mais je respecte le talent. Entends par là, l'intelligence. Je respecte ceux qui ont du potentiel. S'ils ne sont pas avec moi, s'ils sont contre moi, je leur marcherais dessus, presqu'à contre-coeur, à moins de livrer une de ses batailles où l'on respecte son adversaire mais où la pitié n'a pas sa place... Mais peu importe, sous-estimer les gens qui ont de la valeur serait stupide. Marcher sur les autres est une chose mais... certains ne l'acceptent pas et certains encore parmi eux ont raison de ne pas l'accepter. Ce sont ces gens-là que je cherche, ceux qui ne le méritent, ceux qui ont de la valeur. Evidemment que ça peut mal tourner, et avec les filles ça tourne forcément et toujours mal, mais la possibilité que ça marche existe et c'est en cette possibilité-là que je crois.
"Je ne chuterais pas."
Je lève les yeux vers toi. Je te dis catégorique mais je le suis aussi...
"Je me suis peut-être pas encore casser la gu**le dans ce genre d'expérience, mais je suis naïve non plus. Quand je cherche et que je trouve quelqu'un qui semble avoir le potentiel que je cherche, je lui met pas le grapin dessus comme ça en me livrant de a à z ou en lui disant tout ce que je pense de tout. Avoir de l'espoir ne signifie pas qu'il y a une absence de toute méfiance. Dans mon cas, ce serait même tout le contraire. Ta chute, je ne la veux pas. Et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l'éviter. Tellement que je doute pouvoir chuter un jour. J'ai crut un jour mais... non. Et je suis pas assez proche du bord pour ça. Je m'en approche jamais suffisamment, les gens me décoivent bien avant."
Ou comment résumer ma quête depuis... x temps. Ou comment exprimer une part de ma pensée. Ou comment faire une brève allusion, que je crains que tu n'es pas saisit, que tu as un certain potentiel... Vu ce que tu m'en dis, je crains que te faire confiance soit totalement hors de question pour l'instant, pourtant... Pourtant, tu me plais. Non, non, va pas te faire des idées. Je parle seulement de toi dans tes raisonnements, tes attitudes, tes paroles... Serais-tu mon prochain espoir sur ma liste? Ne nous emballons pas, j'te connais pas, tu m'connais pas et avant de savoir si je peux te considérer ainsi, il y a du chemin à faire... Ou plutôt non, tu es le prochain espoir sur la liste, l'espoir de progresser quelque peu. Pour ce qui est de la confiance et autres qualités que je recherche... Je relève le défi... Et c'est une manière de te considérer comme un espoir mais... Bah, tu comprendrais pas.
Les personnes que je veux tuer, c'est bien cela? Miss P. en tête bien sûr. Mais il semblerait qu'elle est écoppé d'un autre surnom de ta part, Scarlatine. J'avoue que c'est bien trouvé... la ressemblance avec le prénom -Scarlett?-, le fait que la scarlatine soit une maladie et qu'elle soit une vraie peste, sans oublier que c'est un nom ridicule.
"T'a besoin de cette poufiasse?!"
Désolée, c'est sortit tout seul alors que je te regarde à moitié-ébahis, à moitié-méprisante, les sourcils relevés. T'a sacrément mauvais goût mon gars, on doit pas avoir la même notion "d'intéressant"... Je pense qu'il est cependant inutile de m'attarder sur le sujet, ton ton ironique semble indiqué la grande estime que tu lui accordes. Tout est dit, n'est-ce pas? C'est une gourde mais elle t'est utile...
"Pas mal le surnom, t'es doué. Perso, je l'appele Miss P. P pour péta***. Mais c'est vrai que le tien est plus original et nettement moins grossier. J'adopte."
Si je parviens à m'en souvenir, bien sûr. Ce qui n'est pas forcément gagné, je te prie de me croire... Mais voilà que tu m'offres quelques victimes. Les préfets, dis-tu? C'est vrai que la tienne a l'air tellement dévergondé,... bonne image pour les plus jeunes! Y a le préfet de Serdaigle aussi qui n'a pas l'air d'être une lumière et sa collègue qui n'a que peu d'intéret... J'oubliais aussi mon ambition de prendre une des leur de place, histoire de faciliter mes vagadondages, donc la mienne à supprimer aussi. Les autres, je les connais pas vraiment. Ah si, le moine. Mais lui, il m'intéresse, faudrait que je lui parle au moins une fois avant d'envisager sa suppression, sa tendance religieuse m'intéresse. Ou en tout cas, c'est son raisonnement qui m'intéresse. Si vraiment, il est totalement idiot... Bah on verra ça à ce moment-là!
"Sympa. T'a un sens de la solidarité inter-maison remarquable. Tes préfets t'embètent tant que ça? La mienne a déserté ses fonctions depuis un certain temps et son copain, j'ai du le croiser une ou deux fois maximun. Ils servent plus de déco qu'autre chose..."
Plus le temps passe, plus je t'apprécie. Bon, on va dire que j'ai un goût assez marqué pour tout ce qui est cynisme, dérision et ironie en tout genre. Alors évidemment quand tu me confirmes que je suis adorable avec cette air-là... Bah je ne peux m'empécher d'afficher un air faussement hautain, du genre "je sais, je sais". Genre très modeste quoi. Pardon? Oui, je m'aime. Pardon? Ce n'était pas la question? Oh! Y avait pas de question... Bah tant pis, je m'aime quand même, j'avais envie de le dire. Comment? Oui, bien sûr que tu devrais réviser... Mais à peine as-tu finit ta phrase que la sentence tombe, le regard levé vers toi :
"Menteur."
Désolée, y a des mots comme ça qui sortent... Mon gars, j'ignore si tu le sais mais tu viens de me mentir. Pardon? Où, quand, comment, pourquoi? Et bien ici, à l'instant, en me disant que tu as l'intention de gacher ta vie... Et quant au pourquoi... Je préfère te le livrer à haute voix, car, dans tout ce charabia, c'est bien ce qui importe le plus, n'est-ce pas? Peut-être as-tu, en effet, l'intention de rater ton année scolaire mais... Bon, et si je te le disais à voix haute plutôt, hein?
"Peut-être as-tu, en effet, l'intention de rater ta scolarité mais..."
Je me repositionne. Rester accroupi cent six ans, c'est douloureux, je pose donc un genou à terre alors que je reste presqu'assise sur mon autre cheville.
"Non mais c'est vrai, t'en connais beaucoup des gens qui ont décidé de rater leur existence, mais qui, malgré tout, s'arrange pour être toujours supérieur à tout le monde, disent vouloir progresser et s'amusent à tirer partit de chaque situation et chaque personne? Désolée, mon gars, mais t'es bien trop vivant pour ça. Les gens qui veulent rater leur existence ne font rien. C'est d'ailleurs bien ainsi qu'on gâche sa vie, en n'en faisant absolument rien."
Passage de main dans les cheveux puis haussement d'épaule :
"Après, tu peux, en effet, vouloir loupé tes ASPICs. Mais heureusement, la réussite d'une existence ne se tient pas qu'à ça."
On pourrait me traiter d'hypocrite, moi qui bosse pour justement réussir ma vie et devenir quelqu'un. Mais quiconque à un minimun de débrouillardise, l'absence de bons résultats scolaires ne sera pas une barrière infranchissable pour réussir sa vie. Et j'en suis parfaitement consciente. Seulement, je sais aussi que bien se préparer ici, c'est tout aussi bien, ça m'évite de perdre mon temps pendant 7 ans et d'être largué pour le restant de mes jours.
Intéressons-nous plutôt à ma manière de te rentrer dedans pour te faire parler. Ca m'aurait étonné que ça marche, mais c'est une manière de mettre carte sur table et de te montrer que je ne suis pas dupe. Evidemment, ça aurait été trop beau que tu me répondes gentilement et sincèrement... Surtout sincèrement en fait. Au fur et à mesure que tu parles, un sourire se dessine sur mes lèvres, s'agrandissant, amusé. Oui, tu m'amuses. Attention, c'est pas dégradant, dans le genre des bouffons qui m'amusent avec leur stupidité. Non, non, c'est juste que... Bah, je suis friand de ce genre d'humour quoi. J'te l'ai pas déjà dis, si? Tu permets que je réponde de la même manière?
"Bien sûr... Et comme, je suis une naïve et stupide petite serpentarde, soit je vais m'empresser de te donner ce que tu veux en espérant que tu m'épargnes, ou mieux, que tu me donnes une place de choix dans ton futur règne, soit je vais fuir en courant et hurlant parce que je suis hystérique et absolument terrorisé, n'est-ce pas?"
Je pourrais te demander de pardonner mon humour comme je le fais bien souvent intérieurement -trop souvent d'ailleurs- mais comme tu sembles partager le même sens de l'humour, on s'en passera pour cette fois, tu n'es pas d'accord? Je hausse les épaules, avec un demi-sourire :
"A ta guise."
Je te prie de me croire, ceci n'est pas un abandon. Enfin si, là, comme ça, ça y ressemble beaucoup mais... Non, crois-moi, je découvrirais tes motivations, et ce, d'une manière ou d'une autre. En quoi ma potion t'intéresse-t-elle tellement? Je doute que ce soit pour ton usage personnel, je parierais que tu serais incapable de la refaire même si je t'expliquais comment faire là tout de suite.
Venons-en au sujet tendu. June. Et te voilà à m'expliquer ta relation avec elle. Et à la comparer avec d'autres... Je dois t'avouer que si tout cela m'intéresse, les mots disant que tu ne confierais ta vie à personne ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Je relève le défi, je te l'ai dit. Mais attachons-nous plutôt de ce que tu as à dire à ma confidente involontaire, j'aurais tôt fait de m'attabler à réussir à te faire changer d'avis. Etonnant, on pourrait presque croire que tu la considère égale à toi... Une "alliée", "tirer profit l'un de l'autre", etc... Se pourrait-il qu'elle est gagnée ton estime? Voilà un problème épineux... Il semblerait que gagner ton estime empèche de gagner ta confiance, mais si on la gagne pas, tu choisis d'écraser purement et simplement. Bah, rien n'est impossible. Non, ne pense pas que je m'amuse avec toi. Je choisis d'autre manière pour m'amuser avec autrui et certainement pas le genre de manipulation qu'à utilisé Melrose avec un bouffon de Serdaigle -décidément tous ceux que je croise ont oublié leur cerveau chez eux- plutôt l'humiliation à court terme, parce que je déteste perdre mon temps. Il est évident que tu es une sorte de défi à relever mais si je... enfin, ce ne sera pas un jeu. A proprement parler, ca ne sera pas de la manipulation. De mon côté tout du moins. A peine quelques coups de pouce. Tu m'excuseras mais je préfère rester silencieuse sur ce coup-là. June ne m'intéresse plus et j'en sais à présent suffisamment sur votre compte à tous les deux.
Tu me décois, cher âme. Je pensais pas être obliger de t'expliquer que je l'ai connus de la même manière, c'est-à-dire par interruption dans les cachots comme ta divine personne. La différence, c'est que toi, tu n'as pas encore utilisé le marchandage comme menace ou moyen de pression. J'aurais aimé te répondre que tu devrais te contenter de ça -tu n'as visiblement pas été capable de deviner, tant pis pour toi. Mais peu importe car Peeves fait son arrivée. Entre nous, ça m'évite de te répondre et ça me fournit d'ailleurs un très bon prétexte pour ne pas t'éclaircir davantage. Malheureusement, l'arrivé de Peeves n'a pas que des bons côtés, outre le fait d'être traiter de fifille bien sûr, ce qui est relativement insultant, surtout pour moi. Non content de m'insulter, le voilà qui fond sur moi, me chippe la fiole que je viens de remplir et les deux autres que j'avais remplis distraitement en t'écoutant, avant de s'enfuir après une grimace gamine.
...
Que dire d'autre? L'attitude de Peeves a le don extraordinaire de me blaser. Il est vraiment crétin où il le fait exprès? Faut croire... Comme si me voler trois fioles serait la fin du monde...
...
Il n'y a donc que moi qui trouve bizarre qu'il me prenne que les fioles que j'ai en main sans reverser le chaudron et s'enfuir comme s'il était satisfait du vol de trois malheureuses fioles? Vu ta tête, il faut croire. Okay, bon, on va prendre les choses en main. Je prends les deux fioles vides qu'il me reste et les remplit. Pardon? Comment je suis? Vous croyez vraiment que c'est le moment? Visage fermé. Après les avoir mis dans ma poche intérieur, je sors ma baguette, fait disparaitre ce qu'il reste de la potion -quel gachis...- avant de replier le chaudron. Hé oui, chouette le chaudrons pliables, n'est-ce pas? Okay, bon, bouquin, on renverse le tabouret, chaudron plié sous le bras, je me tourne vers toi.
"Et bien?! T'attends quoi?! T'a vraiment envie de saluer le concierge? A ton avis, il est partit où Peeves avec les fioles? Les boire? Allez aider un malheureux? Allez, bouge-toi!"
J'ouvre la porte. Crois-moi mon gars, t'a intérêt à me suivre, perso, j'irais pas te chercher, tu m'as l'air assez débrouillard pour être capable de t'en sortir tout seul, mais je crois que pour ce qui est des labyrinthes dans les cachots, il va falloir t'en remettre à moi. A moins que tu connaisses les cachots aussi bien que tout le château? Mais j'en doute. Immobile, je tends l'oreille. Loin, le bruit, mais existant quand même. Et mer**. Okay, changement de plan, je vais pas rebrousser chemin, je -on?- vais filer à droite, y a une fourche plus loin qui débouche sur un croisement de six couloirs, avec un petit -grand en fait- détour, on devrait pouvoir s'en sortir. Le mieux aurait été de rebrousser chemin, le concierge n'aurait jamais idée de fouiller dans le placard à balais proche de lui -on est pas censé être assez idiot pour se précipiter dans ses bras- mais il semblerait que j'ai le droit à une course poursuite ce soir...
Dernier regard en arrière. Cher âme, j'espère pour toi que tu me suis. |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Préparation clandestine [Scipion] Dim 26 Fév - 0:05 | |
| "Ils sont tous les mêmes... Je retiens surtout le "ils". Tu nous considèrent à part ou tu te considères à part?"
Scipion réfléchit un instant. Bien sûr qu'il se considérait à part. Rien que la pensée d'être impunément mêlé au commun des élèves, à leur banalité, à leur insignifiance, le révulsait. Lui avait de l'ambition, contrairement aux insectes qui l'entouraient au quotidien. Seulement, dans le sens de la question, il ne s'agissait pas de lui à proprement parler. Il y avait toujours Sarah, puis Naïa, puis ses géniteurs... autant de personnes qui lui avaient prouvé que jamais il ne pourrait accorder sa confiance à qui que ce soit. Mais jusqu'ici, il s'en accomodait plutôt bien étant donné qu'il attendait des autres qu'ils le servent, non d'oreilles attentives. S'il avait vécu sept années riches en opérations en tout genre, en stratégies, en manigances, en méfaits de plus ou moins grande envergure et le tout sans ami, c'était qu'au fond il n'en ressentait pas le besoin, laissant volontiers ce genre d'illusions aux élèves dont l'intérêt était moindre. La seule qui lui était nécessaire, c'était Eve, ni plus ni moins ; son reflet dans le miroir, peut-être également? Sans doute, narcissisme, quand tu nous tiens. Des autres, ne l'intéressait que le profit qu'il pouvait en tirer. Il était venu ici avec une mission qu'il comptait mener à bien, donc inutile de perdre son temps à faire du social alors qu'il sentait, au plus profond de lui-même, qu'il avait certaines choses à accomplir, et il était prêt à marcher sur les autres si cela pouvait lui permettre d'avancer plus rapidement sans en ressentir le moindre complexe. Et sans savoir pourquoi ni comment, il se retrouvait à expliquer ces motifs à une Serpentard de... quatrième, cinquième année? Si ça se trouvait, il était même en train de dépasser les limites qu'il s'était fixé. Que risquait-il avec de telles révélations? Probablement pas grand chose, c'était à elle d'en disposer comme elle le désirait, après tout, il se fichait éperdumment de l'usage qu'elle pourrait en faire. De toute manière, son nom n'était pas vraiment immaculé, et il était de notoriété publique qu'il n'était pas un saint. Mais elle? Que savait-il à son sujet, en fin de compte? Trop peu de choses. Avec un brin de paranoïa, il pouvait imaginer qu'elle était là pour le compte de Sarah, mais étrangement... l'aura qu'elle dégageait la distinguait des autres. Aussi, aussi curieux que cela puisse paraître, Scipion commençait à manifester pour elle un certain intérêt. Et si elle se détachait ainsi de la masse? Mmh, elle ne semblait pas stupide, il pouvait donc oublier l'idée d'en faire une subordonnée. Seulement, il n'était pas aussi naïf pour se dire qu'il pouvait en faire une alliée sans réfléchir à ce qu'il risquait ensuite, après tout il ne s'était pas méfié de Sarah et son ignoble délation l'avait mis dans de beaux draps. Mais Erin n'était pas Sarah...
" C'est une généralité. Je suppose que ça fait partie de la nature des gens, et que la soif d'ambition les pousse à se trahir entre eux. Et sur ce coup-là, je ne me considère pas comme "à part", puisque je peux sans complexe affirmer être le premier à appliquer cette règle. Pourquoi est-ce que les plus loyaux se font marcher sur les pieds, d'après toi? Parce que la confiance qu'ils accordent est une faiblesse, et je refuse obstinément de le devenir. Et je pense que c'est quelque chose que tu peux comprendre, mieux que quiconque. "
D'un autre côté, il se sentait tellement supérieur face à cette masse grouillante... aussi, il savait pertinemment qu'il ne pourrait s'en tenir rigueur puisqu'il aimait, qu'il adorait, qu'il adulait l'être qu'il était aujourd'hui. Il aurait même pu s'épouser lui-même, s'il n'était pas déjà lui, le fantastique, le génie, l'Elu de son temps. Un égo surdimensionné? Maaais non voyons. Mais d'autre part, est-ce que la Serpentard oserait démentir cette affirmation? Si comme lui elle avait eu l'expérience des manoeuvres à plusieurs, elle ne pouvait prétendre plus longtemps que les bases de la confiance étaient plus fortes que l'égoïsme de chacun. Ainsi elle se songeait capable de pouvoir prendre ce risque? De mettre en péril ses plans et de les voir détruits un jour parce qu'elle avait foi en sa vigilance? Alors leur manière de fonctionner était vraisemblablement différente. Si elle se pensait invulnérable face aux traîtrises, face aux autres, face à la soif de conquêtes, face à l'égoïsme... mais c'était qu'elle devenait intéressante, la jeune vipère. Quatrième? Cinquième année? Plus jeune que le commun de ses subordonnés, mais tellement différente. Il trouvait chez elle ce qu'il n'avait pas encore trouvé en Tara alors qu'il pouvait se vanter d'avoir effectué avec la Gryffonne plus d'opérations que personne. Pour l'heure, il n'avait jamais eu à la trahir, certes, elle n'en était pas à l'abri non plus puisqu'il devait songer à son intérêt personnel avant celui des autres.
"Je me suis peut-être pas encore casser la gu**le dans ce genre d'expérience, mais je suis naïve non plus. Quand je cherche et que je trouve quelqu'un qui semble avoir le potentiel que je cherche, je lui met pas le grapin dessus comme ça en me livrant de a à z ou en lui disant tout ce que je pense de tout. Avoir de l'espoir ne signifie pas qu'il y a une absence de toute méfiance. Dans mon cas, ce serait même tout le contraire. Ta chute, je ne la veux pas. Et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l'éviter. Tellement que je doute pouvoir chuter un jour. J'ai crut un jour mais... non. Et je suis pas assez proche du bord pour ça. Je m'en approche jamais suffisamment, les gens me décoivent bien avant."
Plaisante, très plaisante comme réponse. Une philosophie à laquelle Scipion adhérait sans difficulté. Est-ce qu'en fin de compte, tous deux étaient semblables? Il ne serait pas allé jusqu'à "égaux" puisque sa trop haute estimation de lui-même le laissait songer qu'il était supérieur à toute personne, qu'il n'avait rien à apprendre de quiconque. Mais jusqu'ici, elle semblait être ce qui se rapprochait le plus de l'image adéquate qu'il se faisait d'une partenaire d'opérations. Sa perspicacité ne pouvait la reléguer au rang de sous-fifre, et s'il le faisait, il devait aussitôt s'attendre à être trahi. Hmm, c'était justement le problème avec les personnes dont l'aptitude au discernement était plus élevée que la moyenne... et dire que tout aurait tellement été plus simple si tous avaient été des imbéciles, au moins il n'aurait pas eu à se prendre la tête pour réfléchir à ce sujet. Mais cette réponse était plaisante, aussi il décida d'y faire honneur.
" On devrait travailler ensemble, parfois. "
Le refus passerait mal. Pour une fois que c'était lui qui offrait, il n'attendait autre qu'une réponse positive. Et si elle déclinait, dans ce cas il avouerait s'être trompé sur sa personne. Après tout, rien ne l'empêchait de faire comme il l'avait fait jusqu'à présent... mais puisqu'elle semblait différente, il s'agissait là d'une opportunité, et il voulait la saisir.
"T'a besoin de cette poufiasse?!"
Quand il parlait d'imbéciles dépourvus de jugement, il pensait à quoi, à son avis? Selon lui, Scarlatine était un morceau de choix. Elle recherchait la reconnaissance, et en lui apportant ce simple présent, il n'était que trop simple de se servir d'elle ensuite. D'autant plus parce qu'elle ne chômait pas, la fouine. En général, elle était toujours au courant de la moindre rumeur, de la moindre bribe d'information, et connaissait presque tous les élèves, de a à z. Et c'était plutôt fort utile, lorsqu'à l'instar de Scipion, on n'avait d'autre ambition que celle d'imposer son règne dans le château. Connaître, tâter le terrain, préparer un plan de bataille qui le hisserait au sommet. Pourquoi cette lubie? Allez savoir. Néanmoins, son interlocutrice ne paraissait pas porter la jolie cruche de l'école dans son coeur... à vrai dire, ce n'était étonnant, suffisait de comparer les deux personnages. Nettement opposés. Et les appellations plus ou moins haineuses que la Serpentard avait donné à la Rouge & Or ne faisaient que confirmer cette impression.
" Tu connais la règle de l'échange équivalent? Je lui apporte la reconnaissance, et elle m'apporte tout ce que je souhaite savoir. La moitié de ce que je sais sur les élèves en général, je le lui dois. Plutôt avantageux comme deal... et pour Scarlatine, j'ai trouvé que l'apparenter à une maladie infectieuse ne collait que trop bien avec le personnage. Mais merci. Elle m'a pas l'air d'être ta meilleure amie... je suis pourtant certain que vous pourriez vous entendre à merveille. "
Ironie quand tu nous tiens... mais ça pouvait valoir le coup, de les voir en venir aux mains. Oh, ça, il n'interviendrait pas, trop heureux de pouvoir assister à un spectacle digne d'intérêt. La jeune Nott n'avait l'air non plus disposée à se laisser marcher sur les plates bandes, ce qui leur faisait à tous deux un point commun supplémentaire. A vrai dire, elle paraissait même encore plus infecte que lui... appréciable, donc. Hmm, quitte à empoisonner le peuple, autant qu'elle le fasse avec des gens intelligents. Si leurs objectifs semblaient s'apparenter, le genre de personnes qu'ils recherchaient tous deux semblait plutôt diverger. Elle voulait des élèves intéressants, avec qui mener une conversation, tandis que lui préférait mettre tous les abrutis du coin à sa botte. Question de point de vue, hein. Après tout, ses principaux adversaires restaient sans conteste ceux qui étaient doués d'un minimum de bon sens.
"Sympa. T'a un sens de la solidarité inter-maison remarquable. Tes préfets t'embètent tant que ça? La mienne a déserté ses fonctions depuis un certain temps et son copain, j'ai du le croiser une ou deux fois maximun. Ils servent plus de déco qu'autre chose..."
Ah oui... Arwenn machinchose la grande Inconnue au bataillon et Cooper l'Inutile. Avec ce genre de représentants, ce n'était guère étonnant que la maison de Salazar se dégrade à ce point... pour la déco, elle n'avait pas tout à fait tort. Enfin un genre de déco plutôt épineux, car Scipion leur devait les trois quarts de ses retenues. La dernière en date d'ailleurs, celle qu'il devait effectuer en fin de semaine, revenait à Sarah et Cooper. Ses deux merveilleux ennemis, l'une de toujours et l'autre plus récent. Enfin, précisément depuis le verre de gelée verte qu'il lui avait collé au visage le soir d'Halloween parce qu'il marchait sur ses plates bandes... Certes, il avait eu le temps d'effectuer son escapade dans le bureau de Mc Gonagall, avait pu se livrer à un repérage le plus complet, s'était retrouvé coincé dans cette pensine. Dommage qu'il n'ait pas emporté de souvenir avec lui... le médaillon percé exposé dans la vitrine était tout à fait à son goût. Mais il fallait dire qu'il savait également se comporter en parfaite enflure avec eux... par exemple, à qui Sarah devait-elle cette accusation infondée, le soir du bal? A lui-même, et à ses soins. Oh, cela avait été particulièrement jouissif, de lui faire porter le chapeau de ce carnage alors qu'il était en train de danser avec elle au moment des faits.
" Oh, mais ce sont tous de grands amis, tu sais. A commencer par la reine des Blaireaux - charmante petite délatrice. Suivie de près par son nouveau valet, celui dont tu parlais, O'Connor. Et la tête d'ampoule de Serdaigle ne rattrape pas vraiment le niveau, je parle même pas de l'autre moine à deux mornilles... enfin tous autant qu'ils sont, ils se valent. "
Certes, il avait volontairement ommis le nom de Zora. Enfin ce qui se passait en salle sur demande restait en salle sur demande... une relation physique qui se limitait seulement à ce qu'elle avait de physique. Tous deux prenaient leur pied, ça s'arrêtait là, et ses obligations de préfète le laissaient de marbre. C'était toutefois pratique d'en avoir une dans ses rangs, ainsi il était certain que s'il était pris, il n'aurait pas à se soucier d'un quelconque châtiment en sachant pertinemment qu'elle fermerait les yeux sur ses méfaits.
"Menteur."
Il haussa un sourcil, armant la ligne de sa bouche d'un rictus. Elle s'était attendu à quoi? A de la franchise? Désolé, il ne connaissait pas. La vérité pouvait être bonne à dire, mais surtout de façon détournée.
" Et dire que j'étais certain d'être un modèle d'honnêteté, j'avoue que je suis déçu que tu aies une si piètre opinion de moi... " ironisa-t-il.
Enfin bon, voilà qu'elle chipotait sur un détail. Il n'avait effectivement pas la moindre intention de rater son existence, mais de la mener comme bon lui semblait. Autrement dit, lorsque l'on n'avait d'autre ambition que celle d'un exode au Canada à dos d'hippogriffe pour aller chasser le Niffleur, pirater le réseau de cheminées, se laisser aller à ses lubies pyromanes et mettre le feu à tout et n'importe quoi, aprivoiser des spectres, briser le sablier de Gryffondor afin d'en récupérer les rubis et d'en orner son lit à baldaquins, et aspirer à connaître le mot de passe de la salle commune de Poufsouffle en vue d'aller la sacager, beaucoup de ses professeurs auraient sans conteste affirmé que sa vie était misérablement vouée à l'échec. Mais qui pourrait l'empêcher de quoi que ce soit? Sur tous les tableaux, il était certain de dominer.
"Non mais c'est vrai, t'en connais beaucoup des gens qui ont décidé de rater leur existence, mais qui, malgré tout, s'arrange pour être toujours supérieur à tout le monde, disent vouloir progresser et s'amusent à tirer partit de chaque situation et chaque personne? Désolée, mon gars, mais t'es bien trop vivant pour ça. Les gens qui veulent rater leur existence ne font rien. C'est d'ailleurs bien ainsi qu'on gâche sa vie, en n'en faisant absolument rien."
Comme quoi, elle semblait cerner la chose plutôt rapidement. Une nature plutôt observatrice et des dons d'analyse assez développés... voilà que l'intérêt qu'il lui vouait semblait redoubler. En Opération, elle serait plutôt douée... dommage qu'elle comprenne tout aussi rapidement. Ils avaient abordé le sujet, et c'était la première chose qu'elle ferait, se méfier de lui. Sur un point, elle n'aurait pas tort, il était tout sauf digne de confiance et préférait se faire mordre par un bandimon que de prendre le risque de se faire avoir. Certes, elle lui ressemblait, et la personne qu'elle était commençait même à lui plaire. Raison de plus pour ne pas faillir. Autrement dit, rester sur ses gardes, car sous ses airs de jeune élève innocente - ou pas - elle restait dangereuse. En réalité, elle représentait même une presque-menace...
"Après, tu peux, en effet, vouloir loupé tes ASPICs. Mais heureusement, la réussite d'une existence ne se tient pas qu'à ça."
Encore heureux, lui qui ne comptait pas même se présenter aux épreuves... comme si ce genre de détail insignifiant avait pu avoir un quelconque impact sur ses objectifs. En attendant, il refusait obstinément de s'incliner face à ces examens tant qu'il n'avait pas atteint ce qu'il s'était fixé lors de son entrée à Poudlard: la conquête, aggrandir son territoire, démontrer de manière théorique que rien ni personne ne pourraient s'opposer face à son despotisme. Quoi? Ce n'était là qu'un rêve éphémère? Peu importait, il mettrait tout en oeuvre pour y parvenir. Il était entouré d'une pléiade d'imbéciles pour arriver à ses fins, car en général, beaucoup désapprouvaient ses intentions, trop égoïstes à leur goût. Bien sûr, il y avait Tara et Lara qui l'accompagnaient dans ses escapades et qui n'acceptaient son influence que parce qu'elle souhaitaient s'amuser, mais en dehors d'elles, peu étaient enclins à le suivre. Dommage que les gens ne soient pas plus stupides, en fin de compte. Mais puisque cet objectif semblait commun, ou du moins se rapprocher, qu'en était-il d'Erin? Aussi, il préféra se garder d'exposer clairement que son existence elle-même était un succès, qu'il était un génie, etc, et opta pour jouer la carte "je suis modeste, je ne te vanterais pas mes exploits".
" Selon certains, il paraît que si. Néanmoins, je n'aspire pas à la réussir ou quoi que ce soit. Seulement une ambition de gloire et d'auréoles. Et à prendre mon pied, accessoirement. Je vis au jour le jour. "
Jusque là, rien de très nouveau. Bon, s'attarder sur les questions existentielles de la vie n'était pas réellement son délire, puisqu'il était satisfait de l'être qu'il était devenu et qu'il n'aspirait nullement à changer. Le monde avait beau lui être hostile, il n'était que pour défier ce que l'on lui imposerait.
" Y a un objectif à la tienne, en plus de préparer des mixtures pour le simple plaisir de venir te balader au milieu des cachots la nuit? "
Nouvelle tentative de s'informer. Certes, elle n'avait pas l'air disposée à l'aider d'une quelconque manière dans sa tâche, aussi il allait devoir se contenter de ce qu'il possédait pour l'heure. Il ignorait tout bonnement le but de sa visite et préférer dissimuler cette curiosité qu'elle avait attisée.
"Bien sûr... Et comme, je suis une naïve et stupide petite serpentarde, soit je vais m'empresser de te donner ce que tu veux en espérant que tu m'épargnes, ou mieux, que tu me donnes une place de choix dans ton futur règne, soit je vais fuir en courant et hurlant parce que je suis hystérique et absolument terrorisé, n'est-ce pas?"
Sarcastique, la vipère, et sa remarque lui arracha même un sourire. Si seulement elle s'était contentée d'être naïve et stupide... mais non, il fallait qu'elle soit dotée d'un intellect, ce qui l'empêchait d'adhérer aux conditions de la parfaite petite recrue au sein de son "armée". Restait à savoir s'il pouvait en faire quelque chose en prenant le risque qu'elle se joue de lui, comme il le faisait avec June en somme... et s'il prenait ce risque, elle avait tout intérêt à s'en montrer digne, autrement il était déterminé à le lui faire payer. Autant qu'il faisait payer à Sarah le prix de sa trahison encore aujourd'hui.
" Hmm... à choisir, première option. J'aime bien les volontaires et les cris ont tendance à m'agacer. Mais tu as bien saisi ma façon de procéder, ne reste plus qu'à t'ôter tout libre et jugement et tu seras parfaite. "
La plaisanterie risquait de peu lui plaire, mais il n'en avait cure pour le moment. Ses yeux déviés vers le breuvage que contenaient les fioles, il en revint à se demander à quoi elles allaient bien pouvoir servir. Guérir des blessures, ça, il savait. Mais quel genre de blessure? Et comment se les serait-elle faites? Hmm... la zone d'ombre restait trop importante, et il était déterminé à obtenir ce qu'il voulait, c'est à dire comprendre. Mais si elle était là, c'était qu'il devait bien y avoir une raison, non? Certes, si elle se complaisait à jouer de son air mystérieux et entretenir le doute au moyen d'un "Haha! Tu sauras pas.", c'était libre à elle.
Mais en attendant, Peeves n'avait pu s'empêcher d'arranger les choses à sa sauce et il se retrouvait déstitué de la fiole qui allait justement lui revenir de droit. Cruelle réalité, n'est-ce pas? Enfin surtout pour elle, car lui s'était simplement contenté de rester en spectateur, c'était elle qui avait concocté le tout. Et la situation semblait quelque peu lui déplaire... hmm, la voilà qui pliait bagage à présent. Redoutait-elle quelque chose? Le retour de l'esprit frappeur, par exemple? Non, le concierge, disait-elle. Etait-ce cela qui l'angoissait? Il lui en fallait bien peu, somme toute... si elle n'avait pas l'habitude d'une bonne vieille retenue, cela l'indifférait en ce qui le concernait. Et puis le simple départ de Peeves n'avait aucune signification... s'il était réellement allé le chercher, pourquoi ne l'aurait-il pas fait comme il en avait l'habitude, en hurlant à l'intrusion, par exemple? La manière dont il l'avait fait semblait trop suspecte, et s'il avait réellement eu pour intention de les dénoncer... non, il y avait quelque chose qui échappait à Scipion. Non, réellement, pourquoi se serait-il donné la peine de voler ces fioles si ce n'était pas pour les garder et ensuite bombarder quelque pauvre élève qui se présenterait sur son chemin? Non, en réalité, il n'était certainement pas même parti chercher le concierge, sachant pertinemment que s'il les quittait de la sorte, ils allaient forcément prendre la tangente. Non, son objectif était ailleurs, seulement. Cette Erin devait sensiblement avoir une mauvaise expérience du fonctionnement punitif, à croire qu'elle ne fréquentait pas assez souvent le bureau de Jefferson.
Mais non moins amusé, Scipion s'élança à sa suite. Si elle prenait congé, il ne voyait plus grand intérêt à établir un siège dans cette salle de torture s'il devait le faire seul... et si le concierge était réellement sur leurs talons, tant pis, il s'en accomoderait. Quoique... avec les deux autres abrutis de sixième année - qu'il avait fini par oublier, en fin de compte - sa feinte de tout à l'heure n'aurait été d'aucune utilité. S'ils l'avaient dénoncé, ils n'avaient rien pour appuyer leurs propos... mais s'il se faisait prendre, c'était autre chose. Qu'Erin le soit à sa place ne le dérangeait pas forcément, mais s'il ruinait toute sa manoeuvre en tombant dans les filets du concierge... non, c'était différent. La Serpentard s'était engagée dans un dédale de couloirs, si bien qu'étant resté en arrière, il venait à avoir du mal à la suivre. Toutefois, accélérant légèrement le rythme, sa morphologie masculine lui permit de la rattraper sans trop de difficulté. Visiblement, l'idée d'être prise sur le fait la rendait plutôt nerveuse, contrastant avec l'insouciance inconsciente du Rouge & Or.
" Reste la salle de cours. En se faufilant dans la réserve, on devrait pas avoir de mal à l'induire en erreur, ça doit être le premier endroit dans lequel il a du regarder. Et à priori, ça m'étonnerait qu'il vérifie deux fois... "
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