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 La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]

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MessageSujet: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Sam 5 Nov - 19:26

    Une routine peu commode s’était installée pour nous autres, né-moldus, depuis quelques jours. Depuis que Blackman était de retour et avait mis le château à feu et à sang pour imposer sa vision des choses. De ce que j’avais vu, c’était loin d’être gagné pour une bonne partie des élèves de l’école. Pourtant, il y en avait quelques-uns qui avaient retourné leur veste. Ou qui avaient simplement révélé leur vraie nature. Mais qu’importe les camps, celui qui avait la mainmise était celui des mangemorts. Et donc on vivait selon leurs règles, que ça plaise ou non. Il me fallait encore un peu de temps pour être sûr du rythme des rondes des mangemorts avant de pouvoir faire quelque chose. Mais j’avais déjà des plans, les né-moldus ne resteront pas à subir leur régime sans rien faire. Ils vont bien voir, si on n’est pas de vrais sorciers. Ils l’ont déjà vu quand je les ai flambés, mais ils continuent à nous sous-estimer. A nous d’inverser la tendance et de leur prouver leur erreur.

    Mais ce soir, ce n’était pas ça qui m’importait. Ce soir, il était temps d’avoir une discussion que j’aurais dû avoir avant même ces événements. Pourquoi je ne l’avais pas fait alors ? Je n’en avais pas eu le temps, je suppose. Les cours, la surveillance des couloirs, etc… Je n’avais pas pris le temps de la convoquer. Pourtant je l’avais fait avec Narcissa, qui était aussi concernée par cette histoire. Mais elle, il s’agissait seulement de lui faire comprendre que ce n’était pas un comportement que l’on pouvait avoir en cours. Pour Ashley, je savais très bien que c’était plus qu’un débordement. C’était plutôt une rechute. Depuis le temps que j’enseignais ici, je l’avais vu se calmer progressivement, faire de moins en moins de ces crises de nerfs étranges qui la caractérisaient. De ce fait, ça aurait dû être prioritaire c’est vrai. Tant pis, on ne change pas ses erreurs, et dieu que j’en ai commises récemment. Mais on avance et on fait ce qu’il faut. Elle était aussi dans le cachot, et même si ce n’était pas tellement un lieu propice à l’intimité, on arrivera bien à parler de cette histoire.

    Ce soir j’avais donc réussi à la prendre à part du reste du groupe. Dans un coin, juste nous deux, et les autres élèves voyaient bien à mon expression qu’il valait mieux qu’ils n’approchent pas. Ce n’était pas une menace, mais une simple demande. De toute façon, je n’étais plus habilité à leur dire ce qu’ils devaient faire. Quoiqu’il en soit, nous étions donc assis, à même le sol, dos contre le mur.

    « Alors Ashley… Comment tu vas ces derniers temps ? »

    A quoi bon garder le vouvoiement, dans une situation pareille ? Nous étions ironiquement égaux ici, en terme de hiérarchie. Ils continuaient de m’appeler Professeur, et je ne leur demandais pas de m’appeler autrement, mais s’ils en avaient envie, qu’ils fassent. J’attendais donc que Ashley me réponde. Elle devrait bien se douter que si j’avais insisté pour cette entrevue, ce n’était pas juste pour des discussions aussi banales, mais j’avais un peu peur de la brusquer au sujet de ses crises. Ca a toujours été un sujet sensible, et ça semblait l’être d’autant plus depuis ce fameux incident dans le cours d’Evan. Donc autant y aller progressivement, peut-être arriverai-je mieux à lui en parler dans ces conditions.


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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mer 16 Nov - 16:05

LA NUIT PORTE CONSEIL

- PROFESSEUR A. WINSLOW -

L'ENFER, C'EST UN ENFERMEMENT PERPETUEL DANS LA NOIRCEUR


J’étais sortie de ma léthargie. J’étais sortie de cette pensée comme quoi ce que je vivais n’était simplement qu’un mauvais rêve. Grâce à Sloane, dans un sens, mais me prendre un endoloris m’avait certainement bien remis les pieds sur terre. Est-ce qu’on allait nous délivrer ? Oui, sûrement. Le Ministère de la Magie devait certainement déjà faire quelque chose, mais on ne le voyait pas. Quand allons-nous sortir d’ici ? Je ne savais pas trop. Bientôt, je l’espérais. En attendant, comme à mon habitude, je jouais les rebelles.
Je ne comptais plus le nombre de coups que je m’étais pris. Des coups de poings par là, des coups de pied par ci, et en dessert quelques coups de fouets en place publique. Enfin, dans la grande salle quoi, pendant que tous regardaient. Si certains se rebellaient – ce dont je doutais, d’ailleurs – ils devaient certainement très vite être remis à leur place par les mangemorts. De toute façon, à l’heure actuelle, les sorciers « privilégiés » qui ont l’opportunité de profiter de repas chauds et de lits douillets n’étaient plus rien pour moi. Ce devait certainement être horrible à dire. J’adorais Maël, Louna, Lawrence, Chuck et bien d’autres, mais je ne pouvais m’empêcher d’avoir un gout amer dans ma bouche quand je pensais à eux. Ce n’était pas de leur faute. La pilule avait simplement du mal à passer.

Le soir était venu. J’avais fini mes corvées en la délicieuse compagnie de Billie – comme si j’avais besoin d’un prétexte supplémentaire pour me faire battre. J’avais mal partout, mais surtout au dos et au cou, là où les coups de fouets s’étaient fait plus violents. Je boitais légèrement d’ailleurs, mais je faisais tout pour que cela ne se voie pas trop. Je n’aimais pas vraiment que l’on s’inquiète pour moi et encore que l’on me prenne en pitié. Fierté mal placée oblige, je n’aimais pas tellement que l’on tente de prendre soin de moi et que l’on me soigne – c’est d’ailleurs pour cela que je détestais autant les médecins et les infirmiers.
Je passais à côté d’une gamine qui pleurait. Elle ressemblait vaguement à la fille que Sloane et Winslow avaient sauvé le premier jour d’une blessure. Elle semblait faible. Genre, vraiment faible, que ce soit psychologiquement ou mentalement. C’était normal, pour des enfants à si bas âge, mais je ne pouvais m’empêcher d’être exaspérée par son comportement. Dans ce monde, être fort n’était pas une option.
Bien malgré moi, je m’arrêtais à sa hauteur.

« Oh, toi, » l’interpelais-je pour qu’elle lève ces petits yeux embrumés vers moi. « Tiens, » poursuivis-je en lançant une pomme que j’avais caché dans mes vêtements.

J’avais réussi à voler ça pendant que les mangemorts étaient occupés à faire autre chose – certainement pensaient-ils que dans mon état je ne pouvais pas faire grand-chose – dans l’intention de la manger plus tard. Car j’avais faim, quand même, nous n’étions pas tant alimentés que cela avec les pauvres restes que les autres nous donnaient, et la nourriture que nous recevions mystérieusement par vague. Et j’avais pris l’habitude de donner les meilleurs morceaux aux plus jeunes, ce qui faisait que je mangeais assez mal.
La cuisine de ma mère me manquait.
J’allais donc me coucher dans le lit que je partageais avec Sloane, lorsque Winslow m’interpela pour m’entrainer à l’écart. Sur le coup, je fronçais les sourcils, ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir. Winslow avait toujours cette fâcheuse habitude d’avoir ce comportement légèrement trop paternel, particulièrement à mon égard, moi, l’enfant à problème, ainsi lorsqu’il me demanda comment j’allais, je ne savais pas trop s’il parlait de ce qu’il s’était passé dans le cours de prof machin dont le physique me semblait déjà flou, ou bien encore de ce qu’il se passait actuellement. Dans tous les cas, il devait bien savoir que je n’étais pas quelqu’un qui se livrait facilement.

« Mais c’est qu’on s’inquiéterait pour moi, Aaron ? »

Ma phrase fut ponctuée d’un petit sourire en coin qui se voulait aguicheur, mais qui, au vu de la situation, avait largement perdu de sa superbe. Il m’avait appelé par mon prénom, ainsi je me permettais de l’appeler par le sien, tout comme je ne le vouvoierai pas.

« Moi ça va, tranquille, ça roule, j’adore me faire fouetter devant tout le monde comme un spectacle pour amuser la galerie ! C’est si jouissif d’être considérée comme de la merde et de devoir faire des corvées. Ah la la, qu’est-ce que j’adore Poudlard. »

Alors qu’une bonne partie des mes dires était dite sur un ton joyeux et sarcastique, ma dernière phrase, bien que toujours sarcastique, était dite sur un ton bien moins joyeux. Sombre, triste, et avec lassitude. Ce qui voulait dire, en résumé, que Poudlard me casser les ovaires. Et, en plus approfondie, que j’avais envie de quitter cette école. De rentrer chez moi et de serrer mes vieux dans mes bras.
Ça ferait plaisir à mon père tient.

« Et toi ? Tu t’es enfin décidé à outre-passer tes limites pour qu’on aille se rouler une pelle en cachette ? Y’a mieux comme intimité. »
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Dernière édition par Ashley M. Rosenbach le Jeu 30 Mar - 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Lun 21 Nov - 19:10

    Pour ceux qui auraient douté du bon fond d’Ashley malgré son tempérament bien trempé, son comportement depuis notre arrivée au cachot effacerait tous ces doutes. Elle ne voudrait certainement pas que ça se sache, mais ça ne passait pas inaperçu qu’elle préférait donner la nourriture qu’elle arrivait à chiper aux plus jeunes, plutôt que de la garder pour elle. Un sentiment de solidarité et de camaraderie que les mangemorts ne comprendront jamais, et qu’ils ne réussiront jamais à nous prendre. Enfin, ce n’était pas le moment de partir dans ce genre de divagations. J’en avais profité pour interpeller Ashley après cette petite scène, alors qu’elle se dirigeait vers ce qui lui servait de lit double. Mais avec un matelas de taille simple. Avec tout ça, c’était naturel pour certains de simplement vouloir s’allonger, se reposer des journées chargées que nous avions et de dormir pour oublier. Bientôt, ils auront autre chose à faire le soir, mais je me gardais bien de leur dire pour l’instant. Comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid.

    Une fois assise à côté de moi, nous pûmes commencer à parler. Sans grande surprise, elle profita de mon tutoiement pour me tutoyer aussi. S’il y avait bien une personne ici pour oublier la formalité du titre de professeur, c’était elle. Pourtant la situation portait quand même sur son moral, son sourire provocateur était bien plus terne qu’à l’accoutumée. Oui, j’en avais tellement l’habitude que j’arrivais à discerner ces changements, même si ses paroles portaient le même ton que d’habitude, peut-être même plus avec l’autorisation implicite que je lui avais donné de m’appeler par mon prénom. Je restais pourtant silencieux à sa première phrase. Elle le savait que c’était mon job de m’occuper des élèves. Surtout quand ils ont des problèmes, que ce soit ce cachot ou autre. Elle finit par répondre à ma question, avec une ironie assumée. Effectivement, dans une situation pareille ma question n’était pas des plus faciles à accueillir. Surtout sans préciser à quoi je faisais allusion. Mais malgré tout, la dernière phrase semblait à part. Pour le ton employé déjà, et même le simple fait de mentionner Poudlard. Cette situation n’était pas inhérente au château, ça devait aller plus loin que la prise de pouvoir de Blackman. Une trace de ce que je cherchais vraiment ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, elle reprenait bien vite consistance en reprenant de sa provocation habituelle. D’un côté, c’était pas plus mal de la voir se battre contre ce quotidien.

    « Non, toujours pas, il va encore falloir attendre pour ça, désolé. »

    Rentrer dans son jeu était peut-être le meilleur moyen de la détendre un peu par rapport à ce que je voulais vraiment savoir. Elle n’aimait pas se confier, il fallait que je fasse un peu dans la prudence. Je n’irais pas non plus jusqu’à répondre à ses attentes, il ne fallait pas abuser non plus, mais plus je pouvais la préparer, mieux c’était. Cela étant, il ne fallait pas traîner non plus. Etait-ce le bon moment pour expliciter ma demande ? Je ne sais pas. Mais il fallait bien que je me lance à un moment ou un autre non ?

    « Mais tu te doutes bien que ce n’est pas vraiment de ça que je parlais non ? Evidemment qu’on ne peut pas vraiment aller avec ce qu’ils nous font subir. Je parlais plutôt d’avant Halloween. »

    Bien que pointant la conversation vers le sujet épineux, je faisais attention de ne pas le mentionner textuellement quand même. Mieux valait qu’elle vienne d’elle-même à ce sujet, ça serait peut-être plus facile ainsi.


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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mar 6 Déc - 21:20

LA NUIT PORTE CONSEIL

- PROFESSEUR A. WINSLOW -

L'ENFER, C'EST UN ENFERMEMENT PERPETUEL DANS LA NOIRCEUR


Winslow me mit donc un râteau.
POURQUOIIIIII monde cruel et difforme ? Même quand je peux enfin avoir mon idylle avec mon professeur préféré, voilà que celui-ci continuait de rester sur sa réserve. Rho, mais il n’était pas possible lui. Ce n’était pas comme s’il pouvait s’envoyer en l’air quand il voulait – surtout à l’heure actuelle – alors il devrait sauter sur l’occasion et me sauter ! Mais non, monsieur retardait l’échéance où il s’aiderait à ses pulsions d’homme. Ma frustration se lut parfaitement sur mon visage par une moue boudeuse. Bon, je ne devais quand même pas m’avouer vaincu, ce n’était pas un non définitif. Mais quand même. C’était frustrant. Juste, frustrant. Et encore frustrant.
Bon, dans un sens, mieux valait que cela reste un fantasme d’adolescente au complexe d’Œdipe un peu trop développé mais chut, il ne valait mieux pas en discuter avec elle pour le moment.

Il changea bien rapidement de sujet. Trop rapidement. Pour un sujet que je ne voulais pas vraiment aborder. Dont je n’avais pas vraiment envie de parler. Gabrielle devait être une des rares personnes à qui j’avais parlé, car c’était sur le moment, sur le vif. Aaron s’y prenait un peu tardivement pour me parler de ce qu’il s’était passé avant Halloween.
Je croisais les bras sur ma poitrine. Il n’y avait plus de moue boudeuse sur mon visage. Juste une extrême froideur. Chose qui devait surprendre Winslow puisqu’il n’avait encore jamais vu cette expression – du moins, pas pour lui. Mais là, elle lui était destinée. Je m’étais fermée comme une huitre, on aurait même presque put entendre le petit « plop » de fermeture. Oh non pas qu’il fut trop brusque pour aborder le sujet. C’était plus pour une autre raison, à vrai dire. Le temps.

« Vous voulez qu’on parle de ce qu’il s’est passé dans le cours de soins aux créatures magiques. »

C’était plus une affirmation qu’une question. Dite d’une voix tout aussi froide que mon expression, cela n’annonçait rien de bon. J’avais même laissé tomber le vouvoiement, ramenant une certaine distance entre nous. Comme une distance de sécurité. Il n’y aura plus de tutoiement. Plus de prénom. Ce sera des « vous » et des « professeur Winslow », prononcés avec un détachement inhabituel.

« Près d'un mois après. »

Voilà. C’était sa le véritable problème. Le temps. Il a mit plusieurs mois pour venir me parler de ceci – ce qui ne le regardait en rien, d’ailleurs, mise à part le côté Narcissa – et il a fallu que l’on soit tous enfermé dans un cachot pour qu’il daigne venir s’occuper de moi comme le bon père de substitution qu’il était.
Mais il faisait un très mauvais père de substitution. « Alors comment tu vis ton viol ma chérie ? – Bah, j’suis enceinte. – Ah merde. – Ca fait deux mois. – Ah oui... ». Exemple parmi tant d’autres.

« Vous vous foutez de ma gueule j’espère. » J’eus un sourire sans joie tout en secouant la tête, le fixant droit dans les yeux. « Non parce que... Si vous vous souciez un minimum de vos élèves comme vous semblez le paraître, j’pense que venir me voir un peu plus tôt aurait été une meilleure option, non ? Quand même, il a fallu que vous attendiez que l’on se fasse attaquer, traiter comme des esclaves, jeter dans un cachot, torturer et j’en passe, pour que, ô miracle, vous vous souveniez de mon existence ? Non, désolé, c’pas en venant la bouche en cœur que ça marche, professeur, j’suis pas une petite chose insignifiante dont on doit s’occuper de temps en temps telle une tâche ingrate. J’me passerai de votre pitié. »

Et suite à ce beau discours, je préférais m’en aller. Décroisant les bras, les laissant pendre sans vie le long de mon corps, je commençais donc à quitter le petit coin d’intimité que Winslow avait trouvé pour que l’on puisse parler.
Quelle perte de temps.

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Dernière édition par Ashley M. Rosenbach le Jeu 30 Mar - 21:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Dim 18 Déc - 14:33

    Finalement, détendue n’était pas vraiment le terme que j’utiliserais pour définir l’expression qu’elle affichait après ma réponse à ses avances. Elle semblait plutôt déçue, malgré l’éventualité du futur. Mais je ne pouvais pas rentrer à ce point dans son jeu. Même si elle n’était plus officiellement mon élève, elle n’en restait pas moins mineure. Et largement moins âgée que moi. L’éthique m’interdisait d’accepter ce genre d’offre, et même sans éthique je ne le ferais de toute façon pas. Notre rapport était, devait être, tout autre. Enfin, cette tentative de faire passer la pilule suivante un peu plus facilement était donc un échec. Tant pis, je n’avais pas vraiment le temps de préparer le terrain plus que ça. J’avais déjà perdu beaucoup trop de temps dans cette histoire, et ce n’était pas ici que je comptais en rajouter. Aussi abrupt que cela pouvait paraître, il fallait que j’amène le vrai sujet de la discussion. Et son visage changea d’expression, pas en bien. Je m’y étais attendu, évidemment, à ce qu’elle n’apprécie pas que je lui en parle. Pas tant pour le sujet lui-même que pour le retard monstrueux que j’avais. Et le ton de sa voix quand elle explicita le sujet de la discussion n’était que le précurseur de ce qui allait être le plus compliqué à gérer dans cette histoire : la gestion de mes propres erreurs.

    Et effectivement, elle souligna bien que j’arrivais un mois trop tard. Je gardais le silence, presque comme si je n’avais pas de justification. Et en un sens, c’était le cas. Mais je devinais surtout que le sermon que je méritais ne s’arrêterait pas là. Non, il n’avait même pas commencé. Et voilà qu’il arrivait. Je la fixais avec, malgré moi, une expression désolée tandis que je l’écoutais dire tout ce que je savais déjà. Que j’avais mis trop de temps. Que je devais en arriver à notre situation actuelle pour finalement faire ce que j’avais à faire. Que j’avais merdé de A à Z, en somme. Toutefois, une erreur dans l’analyse se glissa à la fin de son discours. Elle n’était pas une tâche ingrate. Si tel était le cas, j’aurais bien d’autres choses à faire ici. Des choses à préparer. Des élèves à rassurer. Mais j’étais là. Y avait-il une forme de recherche de rédemption dans cet acte ? Peut-être. Probablement. Mais malgré tout, je ne comptais pas l’abandonner comme je l’avais déjà fait ce dernier mois.

    « Attends. »

    Elle commençait déjà à partir, mais aussi égoïste que cela puisse paraître, je ne comptais pas la laisser faire. J’attrapais donc son poignet pour la retenir, sans pour autant serrer ma poigne. Je ne voulais pas non plus lui donner l’impression que je la forçais. Je n’étais pas là pour ça. Je déglutis un peu difficilement, même avec l’âge, faire face à ses erreurs était toujours une épreuve.

    « Tu as raison. Sur toute la ligne. J’aurais dû venir te voir plus tôt, je le sais. Et je ne chercherai pas à me cacher derrière des excuses ; ce ne serait que mentir, et j’ai déjà assez fait de conneries comme ça. J’ai merdé, je le sais. Mais tu n’as pas tout juste. Si tu étais une tâche si ingrate que ça, tu penses que je ferais quand même l’effort de venir réparer mes erreurs ? Alors qu’avec ma magie, je pourrais prendre ce temps pour tenter d’améliorer le quotidien de ce cachot ? Non, si je prends ce temps pour réparer mon erreur, c’est bien que cette erreur compte, et qu’elle mérite d’être réparée. »

    Je laissais quelques instants de silence, son poignet toujours dans ma main. J’espérais vraiment que ces paroles réussissent à lui faire comprendre que je faisais ça de bonne volonté, et pas comme un simple acte nécessaire mais pénible. Finalement je lâchais son poignet, pour lui laisser le choix.

    « Maintenant, je comprendrais que tu m’en veuilles. Si tu veux partir, vas, je ne te retiendrai pas plus. »


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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Ven 23 Déc - 17:30

LA NUIT PORTE CONSEIL

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L'ENFER, C'EST UN ENFERMEMENT PERPETUEL DANS LA NOIRCEUR


« Attends. »

Il prit ma main. Enfin mon poignet plus exactement, mais on s’en fichait des détails. Il m’avait prit mon poignet. Le contact chaud de ses doigts contre ma peau me stoppa net. Je me tournais de nouveau vers lui, et mon regard descendit tout naturellement vers ce contact. Avec n’importe qui d’autres, je me serais déjà défaite de sa poigne, certainement lui aurais-je aussi foutu un poing dans son sternum et je me serais cassée en mode diva « bitch pleaz, on m’touche pas comme ça ».
Mais là c’était Winslow, alors dans ma tête ça donnait plus un truc du style : « OMFG, il vient de me toucher, je rêve pas, il vient de me toucher là non ? Je ne me laverai plus mon poignet de ma vie » - ce qui pour ce dernier détail ne serait pas bien difficile au vu de nos conditions de vie actuelles.
Extérieurement, j’étais des plus calmes. Même pas un sourire de satisfaction, ou un éclat dans le regard qui signifiait que j’étais plus que contente qu’il se décide enfin à éliminer quelques barrières entre nous deux – huhuhu. J’avais relevé les yeux vers les siens, et je l’écoutais sans broncher. On peut dire qu’il ne semblait pas spécialement à l’aise, mais je n’en avais cure. Je l’écoutais avec une certaine impassibilité, tel le juge jugeant le criminel qui se prosternait à ses pieds. Je devais dire que l’idée que Winslow se prosterne à mes pieds était plutôt plaisante, mais je doutais que cela n’arrive. Voir même que cela n’arrivera jamais, ou alors il aurait fallu qu’il fasse quelque chose de vraiment horrible et qu’il se sente vraiment beaucoup coupable.
Il s’excusa donc, ne cherchant même pas une échappatoire dans quelques mensonges. Au moins était-il honnête, ce que peu de personnes étaient capable d’être. Ce qui me surprit le plus fut certainement le fait qu’il dise que je ne suis pas un fardeau. Et je devais bien avouer que son argumentation tenait plutôt bien la route, mais bon, de nature assez méfiante, je ne pouvais m’empêcher de garder une certaine... appréhension. Un peu comme si je ne croyais pas totalement à son histoire. Après tout, n’importe quel prof en aurait marre de mes avances répétées, mais dans ce cas-là il aurait préféré me laisser partir pour que je le boude à vie et qu’il soit tranquille. Tout ceci dégageait quelque chose d’assez étrange, et mon esprit oscillait entre le fait que Winslow disait bien la vérité, et le fait que dans le fond il serait bien content que je ne sois plus dans ses pattes.

« Maintenant, je comprendrais que tu m’en veuilles. Si tu veux partir, vas, je ne te retiendrai pas plus. »

Il avait lâché mon poignet. Celui-ci retomba mollement contre mon flan. La sensation de chaleur des doigts d’Aaron quitta bien trop rapidement à mon gout la peau de mon poignet. Très vite il me sembla que la poigne de Winslow n’était qu’un lointain souvenir. C’était peut-être vrai d’ailleurs, le temps semblant s’étendre et se détendre dans ces cachots humides et froids.
Je restais un moment silencieuse, observant Winslow avec une neutralité presque parfaite, avant de prendre la parole.

« Une fois, mon père dit à ma mère : “ une bonne fellation vaut mieux qu’un long discours ”. » Un large sourire s’afficha lentement sur mon visage, empreint d’un amusement indéniable. « Un cunni, dans notre cas. »

Etais-je sérieuse ? Hm, à moitié. Je ne serais pas spécialement contre, mais je doutais fortement que l’ancien prof allait se mettre à genou pour baisser ma culotte et faire office de sa langue. Ou alors il était plus désespéré que je ne le pensais. Quant au fait que mon père avait sorti ça à ma mère, ouais, ils ne se gênaient pas pour se draguer l’un l’autre devant moi. D’ailleurs dans ces moments-là je ne manquais pas de leur envoyer un coussin en pleine face avant de me barrer de la maison pour éviter d’assister à leurs ébats.

« Mais bon je me contenterai de pouvoir partager ton lit ! »

Là par contre j’étais déjà un peu plus sérieuse. En plus de cela, j’avais repris le tutoiement que j’avais laissé tomber pour engueuler mister Winslow, ce qui voulait dire en langage ashleien que je ne lui en voulais plus. Ou à moitié plus, j’étais encore sur la réserve, m’enfin.

« Mise à part ça, je ne sais pas trop comment je dois me sentir. Surtout sachant que Narcissa est une traitresse maintenant. »
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Dernière édition par Ashley M. Rosenbach le Jeu 30 Mar - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Sam 21 Jan - 21:38

    Les dés étaient jetés, mon discours fait. J’avais été le plus honnête possible, mais maintenant c’était à elle de décider si cela suffirait ou non. Les cartes étaient entre ses mains que je venais de lâcher. Les secondes tournèrent, pesantes. Au moins, j’avais réussi à la faire réfléchir, puisqu’elle ne s’était pas contentée de partir dès que je l’avais libérée. Et finalement, le soulagement. Je retrouvais dans sa réponse la Ashley à laquelle j’étais habitué depuis ces années de cours. La Ashley qui n’avait aucune gêne dans son jeu de drague, qu’il soit réel ou non. Au fond, elle devait bien savoir que ça ne se ferait jamais, d’après sa réaction après qu’elle ait refait la décoration de mon bureau avec Overton. Enfin là, c’était quand même sacrément cru. Mais la voir un peu plus joyeuse, si l’on pouvait dire ça comme ça dans notre situation, me suffisait, et je souriais aussi. De toute façon, quand bien même elle serait sérieuse, ce dont je doutais fort, elle devait quand même avoir un minimum de pudeur pour ne pas le faire au milieu de tout le monde. Enfin bref. Il faudra quand même reparler de ses parents qui semblent n’avoir aucune retenue face à elle non plus. Pas étonnant qu’elle soit comme ça, après…

    A la suite, elle proposa quelque chose d’un peu plus censé. Cette fois, savoir si elle était sérieuse ou non était plus compliqué. Le tutoiement n’aidait pas. Certes, je n’avais rien contre ça, étant destitué de mes fonctions, mais il fallait encore que je m’y habitue. Pour ce qui était de la proposition elle-même, même si cela pouvait sembler bizarre, il était difficile de la refuser. Il n’y avait de toute façon pas assez de matelas pour tout le monde, pas mal d’élèves dormaient à deux sur le même matelas. Je suppose que personne ne trouverait ça bizarre que je participe aussi à la mise en commun du peu de confort que l’on a. Il ne fallait juste pas qu’elle se rende compte des dessins que je faisais en-dessous…

    « Je suppose que je peux t’y laisser une place quand t’en as envie oui. »

    Tant qu’elle n’y venait que pour dormir. Je doutais qu’elle tente quoi que ce soit de toute façon, mais bon. Je ne pense pas que les autres né-moldus aient vraiment la tête à s’imaginer des histoires là-dedans en ce moment, donc tout irait bien.

    Il était donc enfin temps d’en revenir au sujet principal de la discussion, maintenant qu’elle y était ouverte. Mieux encore, c’était elle qui commençait à parler. C’était sûrement mieux comme ça, ça m’éviterait d’entrer dans un terrain qui la ferait se refermer de nouveau sur elle-même. Elle était évidemment perdue face à ça, et l’arrivée de Blackman n’arrangeait rien. Il avait foutu un sacré bordel celui-là. Et dans ce bordel, la trahison de Narcissa, qui était l’autre protagoniste du conflit du cours de Soins aux Créatures Magiques était une des pires surprises. Avec son père, personne ne l’avait vu venir.

    « Je pense qu’il ne faut pas prendre en compte qu’elle soit une traîtresse. Toi et moi, on sait bien que le problème ne vient pas de qui tu as tapé. C’était passé pourtant non ? »

    Passé était un bien grand mot. Ca c’était calmé, certes, mais si elle avait rechuté comme ça, c’était sûrement que ça n’était pas totalement passé. Après tout, je ne pouvais pas non plus la materner tout le temps, ne serait-ce que l’été. Peut-être qu’il y avait eu d’autres rechutes dont je n’avais pas eu vent ?


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MessageSujet: Re: La nuit porte conseil [PV : Ashley M. Rosenbach]   Jeu 6 Avr - 19:08

LA NUIT PORTE CONSEIL

- PROFESSEUR A. WINSLOW -

L'ENFER, C'EST UN ENFERMEMENT PERPETUEL DANS LA NOIRCEUR


Un semblant de normalité. Cette discussion, avec Winslow, était un semblant de normalité dans une réalité des plus affreuses et horribles. C’était presque reposant. C’était presque... rassurant. Rassurant de voir que je n’étais pas encore brisée. Pas encore... je n’aimais pas ce terme. Cela signifiait qu’il y avait la possibilité que je le sois. Est-ce possible ? J’imagine que oui... Après tout, plus le temps passait, et plus l’envie de quitter Poudlard se faisait sentir. A croire que tout se mettait en place pour me jarter à jamais de cet endroit. Peut-être que, au final, je n’aurais pas du revenir ? Peut-être que, lorsque je me suis fais renvoyer, je n’aurais pas du tenter de reprendre une vie normale avec de stupides personnes comme Sloane, Fursy ou encore Mael ?
Il me semblait loin le temps où mon problème c’était que j’ai failli me faire violer par 5 personnes différentes. Je me surpris à regretter ce temps-là. Alors qu’il n’était pas spécialement joyeux, pas spécialement rassurant – mais au moins j’étais libre, au moins je n’avais pas à obéir à des êtres abjects, au moins je pouvais faire ce que je voulais dans la mesure du possible.
Mais il était loin, ce temps-là.

Ainsi donc, voilà que Winslow m’accordait une faveur. Ce qui me surpris, et cela se lut sur mon visage le temps de quelques secondes. Avant, jamais il n’aurait accepté un de mes caprices potentiellement tendancieux. Et là, il m’accordait le droit de pouvoir partager son lit lorsque j’en avais envie. L’idée était plaisante, même si je voyais déjà une crise de jalousie de la part d’O’Connor. Ce que dans un sens je pouvais comprendre : 1. Depuis le début on dort ensemble ; 2. J’étais certainement sa bouillote préférée. Voir même couverture chauffante, oreiller chauffant, réchauffe main, réchauffe pied – bref la total. Sérieusement, comment faisait-elle pour être un glaçon toute la nuit ? Je voudrais pas être son futur mec, le pauvre, il ne savait pas ce qui l’attendait.
Mais, revenons au moment présent. Winslow acceptait donc que je dorme dans son lit, ce qui me ravissait au plus haut point. Peut-être allais-je enfin conclure avec mon crush de toujours ? Oh, certainement pas, mais c’était toujours drôle de le penser. Et puis, j’étais quasi certaine qu’il se refuserait, donc que je tente ou non, je me prendrais un râteau-de-la-mort-qui-tue.
Malgré tout, nous revînmes peut-être un peu trop rapidement au sujet principal qui nous amenait à avoir cette discussion. Je savais qu’il voulait en parler. Je ne savais pas si j’avais vraiment envie d’en parler. Je n’étais pas quelqu’un qui s’ouvrait facilement, et je supposais que toute personne assez proche de moi l’aurait très bien remarqué, et très rapidement. Je ne savais pas trop ce qui provoquait en moi ce blocage pour m’ouvrir aux autres. Serait-ce la peur de la trahison, du rejet ? Je ne savais pas trop. Et puis, je n’étais pas psy. Alors je n’avais pas très envie de m’épancher là-dessus. Peut-être que si je prenais le temps de répondre à cette interrogation, cela me permettrait de m’ouvrir un peu plus, d’être moins froide avec mon entourage. Mais malheureusement, je n’en avais pas envie. Pas maintenant, alors que cette carapace me permettait justement de me protéger contre tout ce que je subissais.

« C’était passé pourtant non ? »

Bingo, il avait mit le doigt dans le mille. Winslow n’était pas complètement con donc je me doutais bien. Du moins je l’espérais, après tout, c’était un professeur, un ancien serdaigle qui plus est, alors qu’il n’arrive pas à mettre le doigt sur le fond du problème aurait été problématique.
Je ne répondis pas pendant plusieurs secondes, mais je ne détournais pas le regard. Je le gardais vriller dans les yeux bleus du professeur sans mot dire, sans aucunes expressions, comme si je réfléchissais à ce que j’allais dire.

« Je gérais. »

Gérer était un bien grand mot. J’avais mis en place certains mécanismes de « défense » pour éviter d’avoir des crises. Le sport était un de ces mécanismes. Il y avait aussi le fait de me faire mal moi-même pour que la crise passe sans faire de mal aux autres. Combien de fois je me suis retrouvée à me mordre jusqu’au sang ou encore à me battre avec un mur jusqu’à ne plus avoir l’usage de mes mains – c’était d’ailleurs dans ces moments-là que je me forçais à aller à l’infirmerie, même si l’idée d’avoir une excuse pour ne pas suivre les cours était intéressante.

« J’arrivais à me canaliser, en quelque sorte. Avec ce qui s’est passé l’année dernière... » mon presque viol, ma suspension, mon redoublement, mon éloignement avec tout le monde... « J’ai du me relâcher et ça a pété. Je crois. »

J’eus un petit rire nerveux en repensant à tout ça. Je ne savais même pas si Winslow était au courant des raisons. Des raisons de ma suspension, de mon redoublement – je n’en savais rien, et à vrai dire, je ne voulais pas savoir. Je ne voulais pas de sa pitié. J’avais assez souffert de ça comme ça, mes parents en avaient assez souffert comme ça, je n’avais pas besoin qu’une autre figure paternelle se mette en tête de me materner.

« J’imagine que ça sert à rien, » repris-je d’un ton sombre tout en passant nerveusement ma main dans les cheveux, chose que je ne faisais quasiment jamais. « P’t’être que je devrais prendre des pilules abrutissantes. » Je soupirais. « P’t’être que je devrais quitter Poudlard aussi. »

Quitter Poudlard... une idée qui m’avait que trop souvent effleuré l’esprit ces temps-ci. Quitter Poudlard. Quitter toutes ces personnes que j’avais rencontré – dont certaines en seraient bien contentes. Reprendre à 0 ailleurs. Peut-être en France, sachant que Glinda avait de la famille là bas. Je n’en savais trop rien.

« T’es pas obligé de faire ça. De te soucier de tout ça. »
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