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 De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]

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MessageSujet: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mer 20 Juil - 1:52

J’avais enfin dit au revoir au noble château de Poudlard. Nous ne nous reverrions pas avant deux bons mois et je comptais bien en profiter. Le rythme soutenu que j’avais tenu depuis le mois de janvier méritait bien un peu de vacances. Cette première année d’enseignement dans cette école m’avait appris bien des choses, même s’il m’était souvent arrivée de préférer certains aspects de mon expérience à Uagadou. Les africains étaient plus motivés à réussir et je trouvais dommage que les élèves de Poudlard manquent tant de dynamisme et de vivacité d’esprit. Cela dit, j’avais été plutôt satisfaite de savoir que les BUSEs témoignaient d’une progression réelle pour la plupart. J’avais dû recaler plus de la moitié de la promotion, mais au final, mes prévisions avaient sous-estimé le résultat final. C’était une bonne nouvelle que j’accueillais avec sourire, tandis que je m’ouvrais à de nouveaux horizons. Cet été, je n’allais pas rester à Liverpool. Comme bien souvent, je préférais voyager. Cette fois, j’avais décidé de partir au Japon en compagnie de ma fille. Ma sœur Annabeth s’était chargée des formalités du voyage au département de la coopération magique internationale. Je pensais ne jamais pouvoir la remercier pour tout ce qu’elle faisait pour moi. Pendant que j’enseignais, elle gardait précieusement Abigail chez elle. Durant mes périodes de déprime ‒ vis-à-vis de la maladie mentale de la petite ‒ elle m’avait beaucoup soutenue. Malheureusement, si je lui avais proposée de l’amener avec moi, elle n’avait néanmoins pas pu se défaire de ses hautes responsabilités. Je pouvais ainsi comprendre que le travail lui prenait vraiment à cœur. La pauvre n’avait pas énormément de vacances durant l’année. Je lui avais promis de lui envoyer un bon colis de souvenirs, en guise de réconfort.
« De quoi s’agit-il, maman ? » Demanda la voix curieuse de ma douce petite. Je me tournai vers un chapeau haut de forme qu’elle pointait du doigt. Avec un petit sourire, je lui répondis :
« C’est un Portoloin. Nous allons l’emprunter pour que nous puissions voyager. Mais étant donné que notre destination est bien lointaine, nous devrons en utiliser plusieurs et faire des escales. La magie a ses limites, ma chère. »
Abigail ne répondit pas, occupée à s’imaginer la manière dont on pouvait enchanter ces objets. Elle n’était âgée que de six ans et pourtant, elle était très intelligente. Elle cherchait à comprendre son environnement, même si elle s’en méfiait également.
La tenant par la main, je l’entraînais doucement vers ce fameux Portoloin en lui assurant que tout se passerait bien. Il fallait simplement toucher l’objet et attendre d’atterrir ailleurs. Evidemment, nous étions positionnées dans un lieu où les moldus ne se rendaient jamais. Organiser ce genre de transport n’était pas donné à tout le monde. Il fallait obtenir une autorisation spéciale du Ministère pour pouvoir se rendre à l’étranger. Les formalités pouvaient s’avérer longues et laborieuses, sauf si l'on connaissait quelqu’un dans le milieu. En l’occurrence, Annabeth avait beaucoup de contacts, en vue de sa position dans le département de la justice magique.
Lorsque nous touchâmes le chapeau, nous nous élevâmes dans les airs, emportées par une sorte de tourbillon magique. Je tâchais de ne pas lâcher la main de ma fille pour ne pas qu’elle panique et ne quitte notre lien. Lorsque nous arrivâmes à notre premier point de contrôle, un décor allemand nous fit face. Je pouvais le reconnaître grâce aux nombreux panneaux écrits dans cette langue et au langage employé par les sorciers aux environs. Nous étions dans une sorte de Chemin de Traverse autrement aménagé. En parcourant quelques mètres de marche, nous trouvâmes le prochain Portoloin, représenté par un simple RappelTout. Nous devions faire vite pour l’emprunter puisque son utilisation était limitée dans le temps. Cela empêchait n’importe quel autre sorcier de vouloir voyager ailleurs sans en avoir eu l’autorisation. Une seconde de retard pouvait donc annuler la magie de ce transport. Pendant une vingtaine de minutes, nous enchaînions les points de contrôle dans différents pays, en faisant attention aux alentours. Parfois, les Portoloins étaient bien cachés et il m’arrivait donc de stresser à l’idée de les manquer. Mais lorsque Tokyo nous sourit enfin, je pus lâcher un doux sourire.
« Nous y voilà. Je suis sûre que tu vas adorer. » Dis-je avec optimisme.
Abigail me rendit mon sourire et montra qu’elle était curieuse de visiter cette ville qui lui était totalement inconnue. Nous sortîmes de cette ruelle peu fréquentée, en prenant garde à nous comporter comme des moldus. L’idée d’agir comme eux ne me faisait pas plaisir, mais nous n’avions pas le choix. J’avais vraiment envie de passer mes vacances ici. Il y avait un quartier pour les sorciers non-loin de là où je comptais rencontrer quelques potionnistes japonais de renommée. C’était là-bas que j’avais réservé une chambre. Dans une auberge tenue par de riches sorciers qui avaient l’habitude des touristes.
« Où est notre hôtel ? » Demanda ma tendre enfant.
« Je crois que c’est dans le quartier d’Akihabara. Nous finirons bien par trouver même sans parler le japonais. » Lui assurai-je d’un clin d’œil.

Outre le fait que tous les japonais avaient les cheveux sombres et les yeux bridés, ce qui surprit le plus Abigail étaient ces grands bâtiments moldus qui s’élevaient avec une grande quantité d’affichages de publicité qui défilaient grâce à leur technologie. J’étais incapable de lui expliquer comment ils produisaient cela, mais je savais qu’il n’y avait aucune magie derrière cela. De grandes lumières ‒ des néons ‒ émanaient de chaque gratte-ciel comme pour nous émerveiller. Ce monde m’était totalement inconnu et à vrai dire, je ne me sentais pas vraiment à l’aise. J’avais le sentiment d’être lâchée au beau milieu d’une autre planète. Je comptais sur mes talents de linguiste en anglais, russe et allemand pour m’en sortir. Ce n’était pas la première fois que cette impression d’inconnu me chargeait l’esprit ; lors de mon voyage en Chine, j’avais largement appris à me débrouiller.

Une heure et demi plus tard, nous avions finalement trouvé l’entrée de la zone sorcière. Elle était plutôt subtile et peu accessible si l’on ouvrait pas suffisamment l’œil. Heureusement qu’un vieux sorcier trapu avait pu nous indiquer notre chemin dans un anglais un peu étrange. Soulagée d’être de plus en plus proche de notre destination, je cédai à la demande d’Abigail de lui acheter un paquet de bonbons dans une boutique de confiserie. La monnaie courante était internationale, ce qui me permettait d’utiliser mes noises, mes mornilles et mes gallions comme je le souhaitais. Tandis qu’elle dégustait calmement ses friandises, je nous menai jusqu’à la fameuse auberge « Au clair de lune » écrit en Kanji. L’établissement était très grand, spacieux et luxueux. A la hauteur des dames que nous étions ! Après tout, ma fortune familiale me permettait de pouvoir viser la haute gamme. Quand nous parvînmes au comptoir, une hôtesse japonaise prit nos noms avant de nous confier les clefs. Elle ne parlait pas l’anglais mais maîtrisait le russe, ce qui m’arrangeait tout de même.
« Vous avez de la chance d’avoir réservé la dernière suite, récemment. Elle peut accueillir jusqu’à quatre individus, si vous souhaitez faire venir d’autres personnes. » Annonça-t-elle avec un sourire hypocrite digne des commerciaux.
J’approuvai vaguement la tête, plutôt pressée de pouvoir reposer mes pieds après tant de marche. C’était sans compter le poids de nos bagages, même si la magie m’avait permis d’en alléger le poids. Un sorcier plutôt bien vêtu nous fit ensuite signe de bien vouloir le suivre, en direction d’un ascenseur, lequel nous mena au cinquième étage ‒ il y en avait six en tout. Le garçon faisait office de guide afin de nous montrer le chemin jusqu’à notre belle et grande suite. Il murmura quelque chose à la clé avant de l’enfoncer dans la serrure.
« Le mot de passe, c’est Salamandre. » Nous dit-il en anglais, avant de nous ouvrir la porte. Nous pénétrâmes à l’intérieur, heureuses devant tant de charme et de confort. Nos un mois et demi ici allaient beaucoup nous plaire, j’en étais certaine.



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Dernière édition par Professeur M. Burgess le Mar 18 Juil - 3:49, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 23 Juil - 13:12

    Les grandes vacances, enfin. Les BUSEs étaient corrigées, les ASPICs avec, c’était chaque année le signe de la fin du travail. C’était le signe des voyages, question de profiter de ce temps libre pour découvrir d’autres coins de la planète et d’autres cultures. Et pour cette année, je pense que je serai totalement dépaysé de nos habitudes occidentales. La langue risquait de me gêner un peu malgré ma capacité à apprendre les bases d’un dialecte rapidement, mais ce n’était pas bien grave, j’arriverai bien à me débrouiller quand même. Non, ce qui me gênait, c’était surtout les formalités pour se déplacer par moyens magiques. Ces moyens de transport étaient certes nettement plus rapide que n’importe quel véhicule moldu, mais pour s’en servir il aurait limite fallu que je m’y prenne en janvier vu la montagne de papiers qu’il fallait remplir. J’exagérais très certainement, mais cela suffisait à me faire préférer l’avion. En bon né-moldu que j’étais, ce transport ne me dérangeait pas le moins du monde, l’ayant pris plus d’une fois quand j’étais plus jeune. Et au moins niveau papiers, il suffisait d’un passeport en règles et le tour était joué ! Pourquoi faire compliqué quand on pouvait faire ça simple ?

    Le trajet était plutôt long, il durait bien une demi-journée sans compter le décalage horaire que j’allais subir. Mais ça me laisserait le temps de me plonger dans cette langue un peu barbare avec des livres. Leur construction de phrase était quand même bien étrange. Une simple syllabe pouvait vouloir dire énormément de choses. Le mieux serait de tomber sur des japonais qui savent parler anglais, mais soyons honnête, ce ne serait sûrement pas la majorité des gens qui seraient dans ce cas-là. Enfin, je devrais réussir à me débrouiller, du moins je l’espérais. Je me permis donc une longue sieste dans l’avion après des heures et des heures le nez plongé dans mon livre, n’étant de toute façon pas accompagné, pour finalement me réveiller une fois arrivé à destination. Espérons que ce que j’avais pu lire me suffirait au moins pour trouver ma route jusqu’à l’hôtel.

    C’est effectivement sans trop de problème que je finis par trouver le quartier d’Akihabara. J’avais pu récupérer une carte et, grâce à mon livre, j’avais pu décoder les noms de quartier qui étaient inscrits dessus. J’avais réussi à ne rentrer dans personne, sûrement parce que les japonais m’évitaient d’eux-mêmes en voyant à la couleur de mes cheveux que j’étais un touriste. Et puis, ils semblaient vachement prudents avec leurs masques sur la figure pour je ne sais quelle raison. Donc rien d’étonnant dans le fait de ne pas avoir eu de collision. Enfin bref, on m’avait indiqué l’entrée du quartier magique dans le quartier japonais et je n’eus pas trop de mal à le trouver. Dès que j’étais à l’abri du regard des moldus je pus enfin faire ce qu’il me tardait de faire depuis mon débarquement : lancer un Locomotor Barda sur ma valise pour ne plus avoir à la tirer. Le côté moldu c’était pratique pour les transports, mais les sortilèges étaient quand même sacrément plus utiles. Après quelques minutes je trouvais enfin mon auberge, « Au clair de lune » dans le dialecte local.

    L’hôtesse qui m’accueillait ne parlait absolument pas anglais. J’allais donc devoir improviser un dialogue en japonais pour lui faire comprendre que j’avais réservé une chambre quelques jours plus tôt. Cependant, ladite chambre (que j’avais dû demander en japonais au téléphone quand je l’ai réservé) me réservait une sacrée surprise. Elle détacha la dernière clé du panneau d’affichage avant de me rediriger vers l’équivalent japonais d’un steward qui m’amena jusqu’au 5ème étage. Il m’indiqua que le mot de passe pour que la clé s’active était Salamandre avant de me laisser aller vers ma chambre seul, un autre client se mettant à l’appeler avec un air énervé à l’autre bout du couloir. S’il était seul, il avait bien du courage pour s’occuper d’un bâtiment aussi grand. Bref, je me dirigeais donc vers la porte indiquée, j’ouvrais la porte en indiquant le mot de passe et… La vue me fit la refermer directement. Qu’est-ce que Morgana fout là ? Avec une gosse en plus ? Qu’est-ce qui se passe là ? J’aurais bien demandé au steward mais il avait disparu je ne sais où, et aller râler en japonais auprès de l’hôtesse allait être compliqué. La meilleure option n’était pas celle qui me ravissait le plus, mais après avoir difficilement dégluti, je rouvris la porte pour exiger des explications. En anglais évidemment.

    « Qu’est-ce que tu fiches ici toi ? »




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Lun 1 Aoû - 3:52

« Plutôt spacieux et confortable, je dirais. » Commentai-je à ma fille alors que je venais de franchir la porte. Je balayai l’entrée de la suite, décortiquant avec plaisir les nombreux objets et détails qui avaient été apporté. Ma fille en fit de même mais de son point de vue, les choses devaient être encore plus merveilleux. Nous n’avions pas la même vision d’un lieu lorsqu’on était si jeune et lorsqu’on avait dépassé la trentaine. Un léger coup d’œil vers sa direction me permit de le comprendre ; elle semblait impressionnée, la bouche ouverte, et quasiment sans voix.
« C’est… trop beau ! Si tante Anna voyait ça… » Me dit-elle d’une voix émerveillée.
Il était vrai que le décor était atypique, par rapport à ce dont on avait l’habitude de voir. C’était tout simplement moderne mais également japonais. Bien différent de chez moi et encore plus de chez mes parents. Chez eux, on pouvait retrouver de vieilles reliques faisant référence au sang-pur et à la vieille époque. Je les soupçonnais même d’avoir conservé quelques rares archives quant à leur collaboration avec le Seigneur des Ténèbres. Évidemment, les preuves avaient dû être bien dissimulées puisque le Ministère n’était jamais parvenu à prouver la culpabilité de ma famille.
« Elle en serait jalouse, c’est certain. On lui enverra des photos pour la consoler un peu de son travail. Elle en a bien besoin, la pauvre, Lui répondis-je d’un sourire, accompagné d’un petit soupir. Bon, je pense que l’on peut désormais déballer nos affaires et les ranger pour un mois et demi. »
Abigail semblait vouloir s’adonner au rangement avec joie. Cette suite lui plaisait clairement et voilà que ses pas la menaient déjà à visiter les lieux avant moi. Je ne la tenais pas en laisse et je la laissai découvrir d’elle-même les différentes pièces. Il y avait notamment une grande chambre munie de deux lits de deux places. J’avais eu de la chance d’avoir réservé la dernière suite. Dans le cas échéant, nous serions sûrement en train de nous plaindre d’un hôtel miteux. Je n’avais pas particulièrement demandé à monopoliser une chambre pour quatre personnes mais cela avait l’air de faire plaisir à ma fille que d’avoir un lit duo, comme celui qu’elle disposait à la maison.
Je posai mes bagages au pied de ma table de chevet et commençai à les ouvrir à l’aide de magie. Aussitôt, mes affaires planèrent dans les airs, se rangeant tout seul aux endroits adéquats. Et dire que les moldus se fatiguaient à cette tâche via leurs bras et leurs mains… J’allais épargner cette corvée à ma fille, qui prit simplement la peine de sortir ses peluches préférées qu’elle tenait tant à placer elle-même sur son lit. Je pris ensuite le temps de contempler la jolie salle de bain parfaitement bien équipée, ainsi que la salle de séjour. C’était impeccable. Je n’avais nul reproche à faire à cet établissement. Il ne restait plus qu’à vérifier si le service suivait la qualité des lieux. Mais chaque chose en son temps. J’étais sur le point de ranger mes chaussures dans le petit couloir d’entrée lorsque la porte principale s’ouvrit sans que l’on daigne frapper. Abigail, qui venait de poser sa petite veste juste à côté de moi, sursauta et tourna aussitôt la tête vers la source du bruit. J’en fis de même et… mon visage se décomposa. Puis, la porte se referma brusquement.
« Non… » Murmurai-je.
Ce n’était pas possible ? Mes yeux me dupaient. Il ne pouvait guère être ici, en ce moment, au Japon, dans le même hôtel que moi. Non. Pas Aaron. Je fus frappée par une soudaine nervosité. Ma vue me jouait un tour.
« Qui est-ce, maman ? » Fit la voix soudainement fluette et timide d’Abigail.
Je savais que l’absence de son père avait fait naître en elle une grande timidité face à la gente masculine. Je n’étais pas étonnée de la voir se rapprocher de moi et rester à l’écart de cette porte. Je ne répondis pas à sa question, bien trop abasourdie par ce que j’avais vu. La porte se rouvrit de nouveau, laissant le spectacle de mes cauchemars apparaître sur le seuil. Je déglutis difficilement. Il n’y avait nul doute quant au fait qu’il s’agissait bien d’Aaron. Je pensais sérieusement à un complot. Il n’était pas possible que le hasard l’ait mené au même endroit que moi. Il m’avait sûrement suivie pour une raison que j’ignorais. Mais le pire était qu’il osait me demander ce que je fichais ici. Ce fut une question qui ne plut pas à ma fille qui tira une grimace. Si une femme aurait lâché une phrase sur un ton aussi sec et empli de reproches, Abi lui aurait sûrement donné un aperçu de sa répartie. Toutefois, face à un homme, elle en restait bouche bée. Je ne pouvais pas lui en vouloir et je la rassurai en posant une main sur son épaule, comme je le faisais toujours pour la réconforter quand il y avait un orage, par exemple.
« Je pourrais te retourner la question et il serait tout à fait légitime que je le fasse. Quelle est donc cette supercherie, encore ? Tu m’as suivie ? Si tel est le cas, tu es complètement détraqué ! D'ailleurs, j’ai réservé cette chambre alors je ne te permets pas d’entrer comme si nous étions dans une boutique. » Déclarai-je avec fermeté et froideur.
Le baiser, puis le bal. Maintenant, ceci ? Quand tout cela finirait-il donc ? Je n’avais pas demandé au destin de me pourrir le quotidien avec cet homme. J’avais tout simplement souhaité une réconciliation et une éventuelle amitié. Hélas, on m’avait plutôt donné le contraire.



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 3 Sep - 19:21

    Bordel de bordel de bordel. Ce que je vivais là ne pouvait pas être réel, si ? On dirait un cauchemar, ou une blague vraiment pas drôle. Qu’est-ce qu’elle foutait là ? Au bal, elle n’avait pas précisé où elle allait, si j’étais un peu paranoïaque je jurerais qu’elle avait fait exprès de venir ici, dans le même pays, dans la même ville, dans le même hôtel… Dans la même chambre ?! Non, il y avait vraiment un truc qui clochait dans cette histoire. Et puis, c’était qui cette gosse qui avait l’air absolument terrifiée en m’apercevant. Je ne fais pas si peur que ça aux dernières nouvelles. Mais bref, c’est pas la question principale à laquelle elle allait devoir répondre ! La question, c’était plutôt « qu’est-ce qu’il se passe ici ? », même si, quand j’ai rouvert la porte, je ne l’avais pas vraiment dit comme ça. Fatalement, connaissant nos différends, il n’était pas étonnant que je l’accuse directement de ce qu’il se passait. J’en oubliais même la petite qui ne devait sûrement pas aimer mon agression. Mais bon, il fallait régler cette histoire, je compte pas particulièrement dormir avec Morgana Burgess dans la même suite que moi.

    Cela étant, la réponse de celle-ci fut au moins aussi virulente que la mienne. Voilà qu’elle voulait retourner la faute sur moi. Nan mais elle se fout de moi ou bien ? J’ai des preuves que j’ai réservé cette chambre ! C’est elle qui n’était pas à sa place. Et puis honnêtement, c’étaient quoi ces arguments pourris ? Pourquoi je l’aurais suivie ? Soit elle se faisait des idées fausses sur la fameuse soirée du baiser, soit elle était juste en plein délire. Je n’ai aucune envie de passer mon temps en sa présence, déjà que je suis obligé de le faire pendant les cours puisque nous étions collègues, si je pouvais au moins avoir deux mois de tranquillité ça m’arrangerait. Mais non, évidemment, le destin en avait décidé autrement. Et pour couronner le tout, voilà qu’elle déclarait avoir réservé cette chambre et que je n’avais donc pas le droit d’entrer comme ça. Non mais et puis quoi encore ? C’était MA chambre ! T’as cru que tu pouvais t’imposer comme ça dans une chambre que j’ai payée ? Et puis quoi encore ? Ma main fouillant la poche de ma veste j’en tirais un bout de parchemin indiquant toutes les informations de la réservation, de mon nom au montant payé. Si ça ne suffisait pas, j’avais également la clé de la chambre, ainsi que la connaissance du mot de passe de la porte. Tu ne me grilleras pas là-dessus ma vieille !

    « Tu penses vraiment que je te suivrais ? Tu m’expliques quel intérêt j’aurais à cela ? J’en ai rien à faire de savoir où tu vas. Le bal, c’était juste pour meubler, rien de plus. Et pour ce qui est de la réservation… »
    Je lui tendais le parchemin, face bien visible. Malgré la distance qui nous séparait puisque je n’avais pas quitté le pas de la porte, elle devrait réussir à lire ce qui était inscrit dessus. « Ne te moques pas de moi, j’ai bien réservé la suite 65. C’est donc ma chambre, j’y entre comme je veux ! »

    Le ton que j’avais employé était au moins autant empreint d’énervement que la sienne. Même dans toutes les discussions qu’on a pu avoir depuis son retour au château, ma voix n’avait jamais été aussi sèche. Malgré tout, je me retenais d’employer un vocabulaire plus fleuri. Bien que cette situation m’insupporte grandement, j’avais bien conscience qu’une enfant était là, je savais donc me retenir. Si je n’étais pas dans un tel état, je comprendrais même probablement qui elle était, mais tant que l’on ne règle pas ce conflit, mon sang garderait son rythme accéléré. Sérieusement, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un acharnement pareil à ce que je croise encore et toujours la même personne ?




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 23 Sep - 0:43

Quelle était la probabilité de croiser Aaron au beau milieu du Japon, dans le même hôtel et dans la même chambre ? Nulles. Mon visage s'était vite décomposé et j'avais répliqué avec une froideur digne de celle que j'employais à l'égard d'un élève insupportable. Il était hors de question qu'il ne reste dans cette chambre qui était la mienne et s'il ne convenait pas à s'en aller d'ici une dizaine de minutes, j'étais prête à employer les grands moyens pour le dissuader de rester. La nervosité du transport avait été suffisamment grande pour ne pas qu'un autre événement ne vienne pimenter encore plus la situation. Si on partait en vacances, c'était bien pour pouvoir décompresser vis-à-vis du travail et pour se déconnecter de toute trace de celui-ci, non ?

Après lui avoir fait savoir que j’étais outrée qu’il m’ait suivie dans ma propre chambre, il n’attendit pas plus longtemps pour répliquer en reprenant le même air agacé et sec que moi. Abigail semblait coincée entre cet échange houleux et elle demeura en arrière, juste à côté de moi. Elle se demandait sûrement qui était ce grossier personnage qui me parlait avec autant d’effronterie. Il prétendait ne pas m’avoir suivi et n’y voir aucun intérêt, remontant le sujet du bal que j’avais tant voulu oublier depuis la fin de cette année scolaire. Evidemment que l’on y avait participé simplement pour constituer le décor de la Grande Salle et donner l’exemple mais loin de là l’idée que nous nous étions réellement amusés. Je m’en souvenais encore comme si c’était hier et je ne souhaitais vraiment pas réitérer cette expérience ennuyante et superficielle. J’étais vite repartie dans les cachots pour mettre fin à cette comédie ridicule. Je n’avais pas recroisé Nathanaël dans la soirée mais les jours suivants m’avaient permis de savoir qu’il allait bien mieux. D’ailleurs, c’était sûrement la dernière fois que je le voyais. Il quittait Poudlard pour quelque chose de plus ambitieux dans le milieu du Quidditch et je n’avais pas encore pu me résigner à lui dire la vérité. Peut-être que c’était mieux comme ça.

« L’intérêt ? Justement, il n’y en a pas et c’est bien cela le problème de ta venue. Et ne me parle pas de ce bal, ce n’est qu’un mauvais souvenir. » Répondis-je sur un ton cassant.

Aaron me tendit ensuite un parchemin sur lequel il était indiqué qu’il avait réservé la chambre 65… qui était bel et bien celle-ci. Malheureusement, cela ne pouvait pas être possible, puisque mon propre parchemin mentionnait la même chose. Je pouvais le soupçonner d’avoir trafiqué ses preuves mais cette idée était assez risible. En relevant les yeux, je constatai que le sérieux qui en sortait de son visage témoignait suffisamment de la situation.

« C’est impossible, je l’ai réservée depuis des semaines ! » Contestai-je avec fermeté.

Cette discussion n’allait sans doute pas régler le litige et j’avais la nette impression de retomber dans l’adolescence. Aaron et moi, c’était une histoire tortueuse et laborieuse depuis nos onze ans jusqu’à nos dix-huit ans. Irritée par cet imprévu, j’extirpai mon propre parchemin de mon sac à main posé sur une chaise à proximité et je le tendis à l’intéressé en soupirant de lassitude.

« J’ignore la raison pour laquelle ils se sont trompés au sujet de ta chambre mais tu es dans la mienne, c'est indubitable. Il me semble donc que tu ferais mieux de repartir avec tes affaires, poursuivis-je en le fixant avec dureté, sans cligner des yeux mais sentant toutefois que la petite demeurait tendue. Abby, tu peux aller t’amuser dans la salle de séjour, je te rejoins dans peu de temps. »

J’avais prononcé mes dernières paroles avec douceur, jetant un regard tendre à ma fille pour la rassurer. Elle hocha lentement la tête avant d’adresser un dernier regard méfiant à l’égard de Winslow. Puis, elle s’éclipsa dans une démarche droite et hautaine qui rappelait tant la mienne. J’attendis qu’elle disparaisse totalement de mon champ de vision pour me rapprocher de Aaron, entraînant un face à face plus direct.

« Hum, si tu veux bien m’excuser, j’ai à faire. » Terminai-je avec insistance et autant de froideur que toute à l’heure.



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 30 Sep - 16:09

    Dans d'autres circonstances, je me serais probablement calmé dans mon indignement en présence d'une enfant apeurée. Ça ne me fait pas particulièrement plaisir de faire cet effet, je devais bien l'avouer. Mais l'énormité de la situation ne me permettait pas de me calmer. Tout allait vite dans mon esprit, bien trop vite pour que je puisse penser à cela. Et donc notre éternel conflit continuait, même en présence d'oreilles innocentes qui n'avaient rien à voir dans cette histoire. Bon, au moins on évitait les insultes, c'est déjà pas mal de penser à les préserver de ce genre de vocabulaire. Mais ça ne faisait pas tout non plus. Enfin, quelle idée elle avait eu de venir s'installer dans MA suite aussi? Et voilà que ce serait moi le fautif? Et puis quoi encore? Elle avait beau faire la princesse outrée de mon irruption dans sa chambre, j'étais totalement dans mon droit, c'était elle qui était en faute. Et je n'allais pas la laisse me marcher sur les pieds. Et je me doute bien qu'elle le savait, elle avait bien longtemps essayé de le faire à l'époque de Poudlard, et elle s'est toujours confrontée à un mur. D'où les guérillas qui pouvaient avoir lieu dans les couloirs.

    Cette fois-ci, on n'en viendrait pas aux mains avec un peu de chance... Ou aux baguettes, pour le coup. Pour autant, les paroles n'en étaient pas moins violentes, ne serait-ce que sur leur ton. Voilà qu'elle ignorait totalement le fait que je lui dise que je n'avais aucun intérêt à la suivre. Ben oui, fermes donc les yeux, plutôt que de comprendre que si je n'avais pas d'intérêt à te suivre, c'est bien que je ne l'ai pas fait. Quant au bal, ça la fit réagir évidemment, mais elle ne se raisonna toujours pas. J'avais presque oublié à quel point elle pouvait être bornée quand elle s'y mettait. Même les papiers officiels que je lui mettais sous le nez ne lui faisaient aucun effet bénéfique, se contentant de répéter qu'elle avait réservé cette chambre.

    « Bien sûr, tu l'as réservée. Et mon papier il est apparu comme ça, par magie. »

    Cette mauvaise foi je vous jure. Moi aussi, je l'avais réservée en avance. Je n'irais pas jusqu'à dire que ça avait été pour éviter cette situation, parce que je n'aurais jamais imaginé qu'elle arrive, mais pour éviter de n'avoir plus de place. Et voilà maintenant qu'elle voulait carrément me foutre dehors. Nan mais elle se prenait pour qui? Je soutenais son regard avec autant de conviction qu'elle en avait, pour lui faire comprendre que ça n'allait pas se passer comme cela, tandis qu'elle envoyait la gosse loin de nous avec un ton et un regard qui tranchaient totalement avec notre discussion. Je tiquais légèrement, mais je n'avais pas encore l'occasion de comprendre ce que cette attitude voulait dire. L'enfant obéit, d'une démarche qui me rappela celle des premières années à Poudlard de Morgana, avant que cette dernière ne close la discussion. Oh non, cette discussion n'est pas terminée.

    « Tu crois vraiment que je vais te laisser dans la suite que j'ai réservée et simplement partir dormir sous un pont? »

    La référence au pont n'était pas anodine. Elle n'avait pas manqué, plusieurs fois, de me conseiller d'aller vivre sous un pont si je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose de terrible au sang-de-bourbe que j'étais. Je n'allais pas expliciter ma référence, elle le ferait certainement d'elle-même, puisqu'elle avait soit-disant mûri.

    « Donc tu vas descendre avec moi, et on va demander à l'accueil ce qu'il se passe. Je ne compte pas te laisser faire ta loi simplement parce que tu es arrivée en premier. »

    Elle avait plutôt intérêt d'accepter le deal. Au moins, cette fois, on serait sûrs de ce qu'il se passait. Et même si elle ne voulait pas se plier à l'exercice, j'étais prêt à l'attraper par le poignet pour la traîner en bas, chose qui ne lui plairait certainement pas, mais tant pis.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mer 12 Oct - 2:55

J’espérais que tout ceci n’était qu’un vilain cauchemar et que je n’allais pas tarder à me réveiller dans cette chambre, seule avec ma fille. Malheureusement, le décor était sans doute trop réel pour que tout cela ne soit que le fruit d’un simple songe. Voilà que cet idiot continuait à vouloir me faire croire que cette suite était la sienne. Son papier était sûrement faux, c’était la seule explication. Je soupirai d’agacement quand il évoqua le fait que son papier était apparu comme par magie. Par Merlin, qu’il ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit ! Plus les secondes passaient et plus je sentais une irritation encore plus grande me submerger. Je n’avais pas besoin de cela pour appréhender la journée, honnêtement. Il fallait croire que quoi qu’il arrive, Poudlard ne cessait jamais de rester tapi dans mon dos. Aaron ajouta qu’il n’avait pas l’intention de repartie et de simplement dormir sous un pont. Cette référence me ramena à bien des années en arrière. Il osait évoquer notre scolarité ? Quel toupet. Je me souvenais parfaitement de l’avoir insulté, à cette époque, et de lui avoir suggéré de dormir effectivement sous un pont s’il ne souhaitait pas s’attirer des ennuis. Si auparavant j’avais dit cela sans mesurer la portée de mes propos, aujourd’hui cela m’aurait sans doute fait des vacances qu’il s’y rende réellement ! Je ne supportais pas sa manière de me tenir tête ou, tout simplement, je ne supportais pas que quiconque le fasse. Peut-être qu’il serait sans doute plus mature de notre part que de régler cela calmement mais, actuellement, son regard et ses paroles me donnaient la belle envie de lui claquer la porte au nez. Collègue ou pas, au Japon, il n’était rien d’autre qu’un touriste lambda. De toute manière, il avait déjà refusé mon amitié alors il pouvait ‒ dans un langage pas très florissant ‒ largement aller se faire voir.

« Et toi, crois-tu vraiment que je vais te laisser dormir dans la même chambre que moi ? C’est hors de question. Je ne te laisserai même pas le fauteuil, ni la baignoire. »

C’était clair et net. Il pouvait se mettre à genoux autant de fois qu’il le voudrait, je n’avais pas l’intention de le laisser vivre ses petites vacances dans la même suite que moi. De toute façon, je doutais fort qu’il le fasse.

Finalement, face à mon refus, il décida d’agir autrement en me demandant de le suivre jusqu’à l’accueil pour obtenir de plus amples informations. Sa dernière phrase me outra plus que tout, puisqu’elle me visait personnellement. Je m’approchai encore plus de lui, mon regard féroce affrontant le sien. Je pointai son torse de l’index :

« Faire ma loi ? Je suis dans mes droits, et je ne descendrai pas. Tu n'as qu'à y aller tout seul. »

Je n’avais vraiment pas l’envie de lui faire ce plaisir. Mis à part perdre mon temps, cela ne m’apporterait rien de nouveau que de questionner la réceptionniste. Je restai donc ferme sur mes positions, croisant les bras tout en m’acharnant à le lorgner avec orgueil. Je sentais ces tensions foudroyantes entre nous qui commençaient sérieusement à me taper sur le système. Mon trajet avait suffisamment été éprouvant comme ça. M’apercevant qu’il ne se décida toujours pas à sortir d’ici, je pris l’initiative de l’y aider.

« Bon ça suffit… »

Je plaquai mes mains contre son torse et je tentai de le repousser brusquement jusqu’à la porte. Au bout d’un moment, il y en avait marre ! J’étais une femme patiente mais dans ces circonstances, il fallait que j’agisse.

« Dehors et tout de suite ! » Ordonnai-je d’une voix encore plus forte.



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 22 Oct - 14:59

    Cette discussion s'enlisait comme toutes les discussions qu'on avait pu avoir depuis son retour à Poudlard en Janvier. Ce n'était pas si étonnant que cela, déjà quand nous étions élèves c'était le cas. On est deux bornés de nature, et c'est encore plus vrai quand on est l'un face à l'autre. Et puis, on parlait là de vacances qui auraient dû être reposantes, alors je comptais bien avoir un lit correct pour dormir. Et qui ne soit pas squatté par Madame la sang pur. Cette chambre était la mienne, et je ne savais pas pourquoi elle prétendait l'opposé, mais elle n'allait certainement pas s'imposer de la sorte. Et pourtant, elle insista, déclarant ne même pas me laisser le fauteuil ou la baignoire. Ca tombe bien , je ne demandais pas à ce qu'elle me laisse une place. Je demandais à prendre cette place qui était la mienne. Comme si j'allais partager et lui laisser une place correcte.

    « Oh mais je ne compte pas dormir dans la même chambre que toi, ne t'inquiètes pas. Et ce, parce que TU ne dormiras pas ici. »

    C'était clair et net. Ce n'était pas un jeu de qui était arrivé en premier, mais bien une question de droit de séjour. J'avais mon papier attestant que c'était ma chambre, et je ne comptais pas la laisser me marcher sur les pieds pour récupérer cette suite. Et s'il y avait bien une façon de régler ce conflit, c'était de demander tout simplement à l'administration de l'hôtel. Au point où on en était, c'était probablement le seul moyen de faire valoir mes droits. Si elle n'était pas foutue de ranger son orgueil et de voir les faits, j'allais bien l'y forcer. Enfin, c'était sans compter son entêtement légendaire. Elle est dans ses droits et ne veut pas descendre? Quelle bonne blague. Ce comportement ne faisait qu'appuyer mon point de vue sur cette situation cauchemardesque.

    « Si tu étais vraiment dans tes droits, tu n'aurais pas peur d'aller voir l'accueil pour savoir ce qui se passe, puisque ce serait à ton avantage. »

    Quand on fuit le moyen de régler un conflit, c'est qu'on sait qu'on va perdre ce conflit. Mais je n'allais pas céder à son caprice, je ne l'avais jamais fait et ça n'allait pas commencer aujourd'hui. S'il le fallait, je la traînerai en bas, magiquement ou physiquement, qu'importe. Mais ce fut elle la première qui s'insurgea en essayant de me pousser vers la porte pour me mettre dehors, en émettant oralement cette volonté de façon tonitruante. Je n'avais pas vraiment le temps de tourner le regard, mais j'étais prêt à parier qu'on avait commencé à rameuter les voisins curieux du conflit qui se passait à côté. Mais si elle me poussait, ça ne ferait que me permettre de la tirer plus facilement. J'attrapais donc ses poignets et, en me tournant un peu, je profitais de son élan pour la tirer hors de la chambre. Une fois cela fait, je gardais un de ses poignets en main et je lançais un Collaporta sur l'entrée de la chambre.

    « Maintenant tu vas venir, on va s'expliquer en bas, que tu le veuilles ou non. »

    La porte fermée l'empêchait de toute façon de rentrer, tant qu'elle ne sortait pas sa baguette. Je ne savais pas si elle l'avait dans une poche ou si elle était dans ses valises, mais quoiqu'il en soit, c'était la seule option pour la forcer à venir. Je commençais donc à me diriger vers les escaliers d'un pas décidé, ne lâchant pas le poignet de Morgana au risque de devoir la traîner. Mais honnêtement, je la connais. Elle sera trop fière pour s'abaisser à cela alors que des regards étaient tournés vers nous.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mar 25 Oct - 3:37

Il continuait de se montrer ennuyant, s’attribuant cette chambre comme étant la sienne et me faisant savoir que je n’allais pas dormir ici, ce soir. Je ricanais tant c’était ridicule de sa part ; pensait-il vraiment me mettre à la porte alors que j’avais déjà déballé certaines de mes affaires ? Oh non, il se mettait le doigt dans l’œil, puisque je n’avais pas l’intention de partir d’ici. C’était lui, l’intrus.

« Oui, oui, bien sûr,
dis-je avec ironie avant de reprendre un ton plus sévère. Quelle mauvaise blague ! »
Son esprit étriqué était visiblement trop idiot pour assimiler le fait que cette suite était bel et bien la mienne. D’ailleurs, depuis quand avait-il les moyens de se réserver une telle chambre ? Sur le coup de la colère, mes pensées partaient trop loin et j’en étais venue à comparer ma situation financière à la sienne. Né dans une famille banale de moldus, il n’avait pas énormément d’héritage et ce n’était certainement pas son poste d’enseignant qui y remédierait. Entre nous, j’étais la plus à même à avoir de quoi me payer un tel luxe. La gestion s’était sûrement trompée en lui confiant sa réservation. Il était impossible qu’il puisse avoir accès à cette fameuse suite 65. J’exagérais sûrement dans ma réflexion mais il m’agaçait tellement que j’en étais venue à y songer.

J’avais refusé de descendre à l’accueil pour régler cette histoire. Je n’avais rien à cacher et pour moi, il était clair que ma place était ici. S’il avait un problème avec cela, c’était à lui de se débrouiller seul avec les sorciers du rez-de-chaussée.

« Ce n’est pas que j'ai peur, c’est juste que c’est ton problème et non pas le mien. »

J’avais fini par en avoir assez de sa présence et je l’avais brusquement poussé jusqu’à la sortie dans l’espoir de lui claquer la porte au nez et de ne plus le revoir de la journée. Malheureusement, il en profita pour me tirer au niveau des poignets, m’extirpant hors de ma chambre. Prise au piège par mon propre élan, je basculai vers lui après qu’il ait pivoté pour ne pas que l’on se heurte l’un à l’autre. Je m’arrêtai à temps pour constater que des voisins de l’étage nous observaient. Nous donner en spectacle n’était pas la meilleure des idées…

Aaron veilla ensuite à sceller la porte grâce à la magie et je lâchai un soupir de protestation, sachant pertinemment que j’avais laissé ma baguette à l’intérieur. Je n’avais aucun moyen de lutter contre lui. Il me jeta un dernier coup d’œil, m’ordonnant de venir avec lui pour s’expliquer à l’accueil, que je le veuille ou non. Je le fusillai des yeux, consternée.

Sans un mot supplémentaire, il me traîna derrière lui, exerçant une forte poigne sur mon poignet droit. A chaque étage, des regards s’attardaient sur nous et j’avais la nette impression que l’on se faisait méchamment lorgner. Je n’aimais pas cette position inconfortable dans laquelle j’étais ; on aurait dit une femme soumise à son mari violent. Non, franchement, c’était juste hors de question que je passe pour quelqu’un que je n’étais pas.

« Lâche-moi ! C’est bon, je vais venir. » Murmurai-je avec frustration et colère à la fois.

Lorsqu’il desserra la pression, je me libérai de son emprise, résignée à devoir le suivre. Nous descendîmes les derniers escaliers avec plus de dignité mais également plus de froideur l’un envers l’autre. Je ne laissais rien de plus transparaître sur mon visage quand nous approchâmes de la réception. Je reconnus, au loin, l’homme qui nous avait donné le mot de passe de la chambre. Il nous adressa un sourire jovial qui sonnait assez faux pour moi. L’hôtesse semblait occupée avec un vieux client et nous dûmes attendre quelques minutes avant qu’elle ne nous fasse venir jusqu’à elle. N’ayant pas oublié que je connaissais le russe, elle employa cette langue pour s’adresser à moi, me demandant si j’avais besoin de quelque chose. Je pris donc une petite inspiration avant de me lancer :

« J’ai réservé la suite 65 depuis le début du mois de juin. J’ai obtenu les permissions aujourd’hui mais il se trouve que cet homme a également une réservation pour cette même suite. Tenez. »

Je lui glissai les deux preuves sur son bureau. Elle les inspecta durant un instant, avant de fouiller dans un de ses épais dossiers. L’opération dura plus de deux minutes, le temps qu’elle ne fouille parmi l’innombrable paperasse qui se présentait. Puis, elle se tourna une nouvelle fois vers nous, un grand sourire aux lèvres.

« Je suis désolée, il y a eu une erreur. Nous avions oublié que cette suite était déjà réservée lorsque monsieur Winslow a passé sa commande. Je vais lui attribuer la suite 49 mais elle ne sera libre que d’ici deux jours. Avant cette date, il faudra que vous vous partagiez la 65. Je crois qu’il y a deux grands lits dans celle-ci, cela devrait vous convenir ? »

Je soupirai, une fois de plus, de désespoir et d’agacement. Je me plaquai ma main contre mon front, vraiment frustrée par cette journée mauvaise. Il ne manquait plus que cela…deux nuits dans la même pièce qu’Aaron. Je l’observai droit dans les yeux, me lançant dans la traduction anglaise pour lui expliquer la raison du problème, ainsi que la solution proposée par la jeune japonaise.

« Est-ce que cela te convient ? Enfin, ce serait plutôt à moi de répondre à cette question, mais bon. » Finis-je par dire, plus lassée que jamais.



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 28 Oct - 17:02

    Il y avait un moyen de régler cette histoire une bonne fois pour toute, mais évidemment, Miss Tête-de-Mule ne l’entendait pas de cette oreille. Comment ne pas croire qu’elle était en tort si elle n’était même pas encline à régler ce problème une fois pour toute. Si elle était en règle, elle ne devrait pas rechigner, l’accueil lui donnerait gain de cause et fini. Mais non, elle continuait de traiter ma défense de blague, au risque de s’enfoncer dans cette vision logique que je pouvais avoir de la sienne. Tout ça tournait définitivement au dialogue de sourds entre nous, ni l’un ni l’autre ne voulant céder sa place qui lui revenait de droit. Et voilà qu’elle commençait même à me soutenir que son refus n’était pas de la peur, mais parce que c’était mon problème. Pas très logique, celle-là. On est concernés tous les deux par ce problème, ça ne servait à rien de nier aussi fermement ce qu’il se passait. Mais bon, Madame était née avec une cuillère en argent dans la bouche, avec sa famille au sang bien propre de tout défaut. Alors forcément, quand on la contredisait, ça n’allait pas, elle faisait un caprice.

    « Bien sûr, tu n’as absolument rien à voir avec le problème, ben voyons. »

    Une ironie bien transpirante et dégoulinante. Aucun risque qu’elle ait un doute là-dessus. De toute façon, comment aurait-elle pu en avoir, même sans l’appuyer ? Mais bon, c’était mieux ainsi tout de même, ne serait-ce que pour la provoquer. Et la provocation continue que je lui infligeais finit par porter ses fruits. Elle perdit son sang-froid, et commença à en venir aux mains pour me sortir. Mais c’était le bon moment pour m’imposer une bonne fois pour toutes. Je l’avais donc sortie de cette chambre, que j’avais ensuite verrouillée, et il semblerait soit qu’elle se soit enfin résignée, soit qu’elle ne soit pas équipée de sa baguette, puisqu’elle ne fit rien pour la rouvrir. Comme quoi, ça avait ses avantages d’utiliser la magie sans outil hein ? Le né-moldu avait un avantage sur la sang-pur comme ça. Oui, j’en reviens encore à ça de moi-même, mais ce conflit ouvert ne pouvait que faire écho à notre passé commun, rempli de conflits. Enfin, à l’époque ce n’était pas pour une chambre, on se serait simplement fui comme la peste. Mais là, il s’agissait de mes vacances, et je n’avais absolument pas l’intention qu’elle les pourrisse.

    Je finis donc par la tirer le temps de quelques pas avant qu’elle ne finisse par reprendre sa contenance habituelle. Même si je n’avais pas grand-chose à faire des regards tournés vers nous, je devais au moins les remercier d’avoir produit cet effet. En privé, elle aurait peut-être continué à se défendre, mais en public elle préféra me demander de la lâcher en m’assurant de sa coopération. Je desserrais donc mon emprise. Malgré nos différends, je savais bien que je pouvais compter sur elle. Déjà parce qu’elle ne se serait pas abaissée à me céder sinon, et puis parce qu’elle avait ce côté fier qui ne lui permettrait pas de faire marche arrière devant les gens maintenant que je l’avais traînée là. Nous descendions donc les escaliers comme si de rien n’était, bien que quiconque assez attentif pour regarder nos visages comprendrait que nous n’étions pas en bon termes. Tant mieux, il manquerait plus qu’on imagine que nous étions ensembles. Nous arrivions donc devant la réception. L’hôtesse étant occupée, il y eut un peu d’attente, mais pour autant, il n’y eut pas un mot entre nous. Je n’étais pas là pour discuter, ni même pour meubler comme au bal. Plus vite cette histoire sera réglée, mieux ce sera.

    Finalement elle put s’occuper de nous, et ce fut Morgana qui lui parla en russe. J’aurais été plus à l’aise avec le japonais, je dois l’avouer. Mais j’avais suffisamment de connaissances du russe pour m’assurer qu’elle ne raconte pas n’importe quoi. C’était très approximatif, mais je compris les mots clés dont j’avais besoin. Elle lui donna même les papiers en guise de bonne foi, ce qui permit à l’hôtesse de fouiller dans ses dossiers pour savoir ce qu’il se passait. Elle finit par nous répondre, encore en russe mais toujours avec des mots assez simples pour que je puisse comprendre. Et ce n’était pas vraiment pour me plaire. En gros, ils m’avaient donné une chambre déjà attribuée, et l’hôtel était complet pour deux jours avant que je ne puisse venir dans une autre chambre. Entre temps, j’allais devoir partager la chambre avec Morgana. Dans d’autres circonstance j’aurais probablement cherché un autre hôtel, mais étant donné la période de l’année, il y avait peu de chances que je trouve une place quelque part. Malgré la pique de Morgana, et après un long soupir de ma part, je me résignais. Plus vite qu’elle. Au moins, je pourrai me dire que je suis plus mature qu’elle.

    « J’ai pas vraiment le choix, je suppose. Donc ouais, on va faire comme ça. »

    Après avoir remercié en japonais l’hôtesse, je commençais à remonter les escaliers sans un regard supplémentaire à Morgana pour aller débloquer la porte. Je sens que ces deux nuits allaient être très longues je sens, et j’en déprimais presque d’avance.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 29 Oct - 1:50

Le problème était maintenant réglé même si je n’étais nettement pas emballée par la perspective de passer deux nuits dans la même pièce que Aaron. Cela allait promettre, vraiment. Il sembla opérant pour cette idée, n’opposant pas de résistance. C’était étonnant mais, de toute manière, il n’y avait pas d’autres alternatives possibles à moins de changer d’hôtel et, en vue de la période, il serait quasiment impossible de trouver une place libre dans un établissement aussi luxueux. Je me doutais bien que l’on aimait passer ses vacances dans le confort et non pas dans un misérable taudis. Je ne me séparai pas de ma grimace, l’air visiblement blasé lorsque je me tournai de nouveau vers la réceptionniste pour approuver sa solution et la saluer une dernière fois. Nous prîmes le chemin vers les escaliers, les remontant sans nous jeter le moindre regard. Les curieux de toute à l’heure qui nous avait observés n’étaient plus présents sur le seuil de leur paillasson ; ils étaient sûrement rentrés dans leur chambre, ne voyant plus le moindre spectacle susceptible de les divertir. Nous nous adressâmes guère la parole, chacun bien trop frustré de ne pas avoir obtenu ce qu’il voulait. Abigail ne dirait rien mais j’étais certaine qu’elle n’aimerait pas l’idée de recevoir un inconnu chez nous pendant un moment.
Dans le claquement de mes talons, nous atteignîmes le haut de notre étage, avançant chacun l’un après l’autre dans une ambiance morne.

« Salamandre. » Prononçai-je lorsque je fus postée devant la porte d’entrée.

La poignée magique s’actionna, libérant le sort que lui avait jeté Aaron. C’est là que je me rendis compte que je n’avais pas forcément besoin d’une baguette pour rentrer. D’ailleurs, j’étais certaine qu’un alohomora n’aurait pas eu l’effet escompté. Sur le coup, c’était un peu idiot de ma part mais je ne regrettais pas d’être descendue en bas, même si je me gardais bien la suggestion de le lui avouer.
J’entrai dans la suite avant d’entendre la voix fluette de ma fille au loin.

« Maman, c’est toi ? L’homme grossier est enfin parti ? »

Je jetai un léger regard à Aaron, un peu gênée par cette réflexion même si elle m’amusait tout de même au fond. Merci Abby… ce n’était pas le bon moment. Je m’avançai vers la salle de séjour, la cherchant du regard ; elle était occupée avec l’une de ses peluches magiques qui laissaient traîner des paillettes derrière elle avant qu’ils ne disparaissent doucement.

« Sois gentille, Abby, s’il te plait. Cet homme a un prénom, il s’appelle Aaron. Et…euh, il va passer un petit moment avec nous, répondis-je, anxieuse.
‒ C’est vrai ? Pourquoi ? C’est long comment un petit moment ? Questionna-t-elle, un peu déçue.
‒ C’est compliqué, il y a quelques problèmes avec l’hôtel, c’est tout. Il dormira deux nuits ici avant qu’il n’obtienne sa propre chambre.
‒ Oh. Mais il va me voir en petite culotte, le soir ! »

Je souris de plus en plus, encore amusée par ce qu’elle me disait. Mais je me ravisais bien vite, ne souhaitant pas lui donner l’impression de me moquer d’elle. Il fallait que je la rassure sur ce point très important qu’est l’intimité.

« Oh non, il ne risque pas de voir quoi que ce soit. J’y veillerai personnellement. »
Dis-je tout simplement en jetant un œil méfiant et presque accusateur à mon collègue, pour le prévenir.



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Lun 31 Oct - 17:56

    Au moins, le conflit était réglé. Pas de la meilleure façon que l’on aurait pu espérer, certes, mais il était réglé. Finalement, ni moi, ni elle n’étions en tort dans cette histoire. C’était la direction de l’hôtel elle-même qui n’avait pas été fichue de tenir le compte de ses chambres correctement. Oui, j’étais un peu acide en faisant ce constat. Mais soyons honnêtes, pour un hôtel c’est quand même le comble de ne pas réussir à gérer les chambres. Et puis, quitte à devoir passer deux nuits dans la même chambre que Morgana, il valait mieux que je redirige mon aigreur vers l’hôtel plutôt qu’elle. Hé oui, je savais faire la part des choses si ça pouvait permettre d’éviter de vivre un enfer. Et puis, dans cette histoire, elle était aussi victime. Non pas que j’allais commencer à compatir pour elle, il faut pas pousser non plus. Mais du coup, on aura tous deux à faire des efforts pour faire en sort que cette collocation fortuite se passe au moins cordialement. On était adultes, on pouvait faire ça. Surtout qu’en y repensant, il y avait une enfant au milieu de toute ça, on ne va pas lui faire subir nos humeurs tout de même.

    Nous étions donc remontés à notre étage, sans un mot, sans un regard, et avec des visages dénotant d’un ennui flagrant. Plus personne n’était là pour regarder, donc personne ne pouvait en être témoin cette fois-ci. Et tant mieux, s’ils m’avaient vu finir par rentrer définitivement dans la chambre de Morgana, ils auraient été foutus de s’imaginer des choses. Une relation entre elle et moi, n’importe quoi. C’est mal nous connaître. Finalement nous arrivions devant la porte, qui s’ouvrit au mot de passe prononcé par Morgana. Evidemment, mon sort ne pouvait aller à l’encontre d’enchantements là depuis bien plus longtemps, sûrement supportés par des runes, et autres systèmes pour éviter que la porte ne soit trop facilement forcée. Honnêtement, je n’y avais pas pensé sur le coup, bien trop occupé à vouloir obtenir gain de cause au sujet de la chambre. Je ne peux même pas dire que c’était du bluff. Enfin, qu’importe. Je rentrais donc à la suite de Morgana, les bras croisés, pour entendre la réflexion enfantine.

    « L’homme gro… »

    Je commençais à pester à voix basse à direction de Morgana, mais je me ravisais rapidement. L’homme grossier ? Je veux bien avouer avoir été assez brusque dans mon arrivée, mais c’était peut-être excessif. Enfin, après tout c’était une enfant, elle n’avait encore aucune idée de ce que pouvait être le politiquement correct. Je ne pouvais donc pas lui en vouloir. Le côté professeur qui revenait, que voulez-vous.

    Morgana s’occupa donc de faire des présentations un peu plus correctes avec Abby. Je ne me souviens pas l’en avoir entendu parler. Mais si elle voyageait avec une fille en si bas âge, c’était probablement sa fille. Plus qu’à savoir où est passé le père, puisqu’elles semblaient seules dans cet hôtel. Enfin bref, elle lui indiqua donc ce qui allait se passer pour les nuits à venir, non sans que je sente dans sa voix que ça la saoulait. Moi aussi. Mais bon, on va devoir faire avec. Evidemment, la petite ne manqua pas de poser une série de questions. Les enfants sont toujours curieux. Ca me rappelait un peu Joanne en cours. L’explication fournie fut assez vague, mais ce fut sur la réaction d’Abby que je tiquais. Et malgré moi, j’eus un sourire franc, mais que je me dépêchais de cacher d’une main. Hé, la question de l’intimité, il fallait s’y prendre tôt. C’était plutôt mignon de penser en premier lieu à ça. Mais évidemment, Morgana cassait ça en prenant un peu trop au sérieux la défense de Abby avec son regard.

    « Dis donc, tu me connais, tu sais bien qu’il y aura rien. »

    J’avais repris mon sérieux en disant ça, puisqu’elle la jouait sérieuse. Si j’étais prof et que j’avais ce penchant pour les enfants, ça se saurait quand même. Enfin bref, je m’accroupissais sans pour autant m’approcher, pour me mettre à hauteur de Abby.

    « T’inquiètes pas, je suis un collègue de ta maman. Je suis professeur, j’enseigne aux enfants, je ne regarde pas leur culotte. »

    Cette fois-ci, c’était un ton bienveillant qui avait ponctué mes dires. Même si elle était plus jeune que les élèves de Poudlard, le feeling était le même. Et quitte à dormir ici, mieux valait s’assurer qu’elle ne pense pas que je suis un pédophile.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 18 Nov - 14:18

Face aux craintes d’Abigail, Aaron se chargea de mettre doucement les choses au clair pour lui montrer qu’il ne lui ferait rien de mal. A vrai dire, je ne l’imaginais pas tenter quoi que ce soit sur une enfant, je le savais très correct comme homme même si nous n’étions pas souvent sur la même longueur d’onde. Cela dit, je l’avais tout de même regardé avec scepticisme pour le provoquer un peu et cela avait marché. J’avais été volontairement trop sur la défensive et je l’écoutais m’assurer avec sérieux qu’il n’y aurait aucun problème.

« Je l’espère. » Me contentai-je de répondre en mimant un ton suspicieux.

Puis, il s’accroupit vers ma petite pour mieux lui faire face et lui parler. J’y voyais là le meilleur moyen pour lui de faire connaissance avec elle, alors je le laissai se débrouiller. J’étais même curieuse de voir sa pédagogie se mettre en place dans un contexte différent de celui de l’école. En y pensant, je ne savais pas grand-chose de son quotidien. Nous n’en avions pas parlé, ou plutôt je n’avais jamais eu l’idée de lui poser des questions sur sa situation maritale, par exemple. Avait-il des enfants ? Une fiancée, ou une femme ? C’était curieux que je n’ai pas autant approfondi mes interrogations depuis tous ces mois où je le côtoyais dans le château. Enfin, je m’étais sûrement demandée ce qu’il était devenu lorsque je l’avais aperçu à Poudlard mais quant à l’initiative d’aller au bout de mes questions, elle était nulle.

Abigail demeurait méfiante mais à l’entente de l’information selon laquelle il enseignait à mes côtés, elle se détendit un peu plus.

« Vous travaillez à Poudlard, alors, fit-elle, étonnée en réalisant la chose. Vous enseignez quoi ? De la magie à l’état pure ? Vous étiez dans quelle maison ? Pas Poufsouffle, n'est-ce pas ? Au fait, je n’ai jamais utilisé de baguette mais j’ai déjà aidé ma mère à faire des potions. »

Elle avait cette allure si fière d’elle qui me faisait penser qu’elle prenait petit à petit confiance en elle face à une personne de sexe masculin. Je ne l’aurais pas cru. Cela me rappelait son comportement face à Arthur June, le frère de mon amie Avril. Elle avait rapidement nourri une complicité alors qu’il n’était qu’un inconnu. Peut-être devais-je y voir là le symptôme d’un complexe venant de l’absence de son père disparaissant avec le temps ? Je ne souhaitais pas trop m’avancer, d’autant plus que cela dépendait de pas mal de facteurs mais je devais bien avouer que c’était plutôt encourageant.

Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas tout à fait tort dans sa dernière affirmation. J’avais tout fait pour l’initier à ma passion et je lui avais donné les bases pour qu’elle puisse avoir des facilités lorsqu’elle entrerait à l’école. Rien de bien compliqué, évidemment, mais elle aurait une avance non négligeable sur ses camarades et c’est ce qui forgeait également ma fierté. L’excellence est un talent que je recherche chez les élèves « lambdas », alors nous pouvons bien imaginer que je l’exige de la part de ma fille.




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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 2 Déc - 14:21

    Comment ça tu l’espère ? Bon, en un sens, malgré sa grimace suspicieuse je pensais bien qu’elle savait que je n’avais et ne comptais jamais rien faire aux enfants. Avec quelqu’un d’autre, et dans d’autres circonstances, j’aurais sûrement ri à cette accusation volontairement mensongère. Mais là, on parlait de Morgana qui venait de me piquer ma chambre, je le prenais donc un peu moins bien. Mais je ne disais rien. Pas la peine d’en rajouter, il fallait que ça se passe un minimum cordialement, ces deux soirs, quand même. Puis elle ne le pensait pas vraiment, pas de quoi faire un scandale. Je me concentrais donc plutôt sur la petite, qu’il fallait rassurer un peu par rapport à mon comportement précédent. Je m’étais donc accroupi, me mettant à son niveau pour lui parler. Mes paroles l’atteindraient mieux avec cette illusion d’égalité. Et effectivement, après m’être présenté et lui avoir assuré directement qu’elle ne risquait rien venant de moi, elle se détendit, devenant d’un coup plus expressive et bavarde. Elle s’intéressa un peu à ma carrière avant d’elle-même se vanter d’avoir déjà un peu fait des potions. Je souriais, aussi bien pour la réflexion sur les Poufsouffle – décidément cette maison est malaimée – que pour le fait d’imaginer pourquoi Morgana l’avait déjà un peu entraîné à son art.

    « Oui, on peut dire que j’enseigne de la magie pure. » Bon, j’avoue, j’en profitais là pour lancer une énième pique aux matières que je n’aimais pas, la botanique et les potions. « Mon cours porte sur les sortilèges, toute la magie qui est utile dans la vie de tous les jours. Et je viens de Serdaigle, rassures-toi. »

    Allez savoir ce qui se serait passé si je lui avais dit que j’étais un Poufsouffle. Enfin, ça restait de bonnes personnes qui pouvaient être aussi talentueuses que d’autres. Stanislas en était un parfait exemple. Mais malgré tout, Serdaigle avait été la maison qui me correspondait le mieux. Tout comme Serpentard avait plutôt bien correspondu à Morgana, mais ça je me gardais encore bien de le dire. Cette situation où je me retenais pour ne pas faire de scandales ne me plaisait pas vraiment, mais il fallait que je m’y fasse. C’est que deux nuits à passer Aaron, tu peux le faire.

    « Alors tu commences déjà à t’entraîner à faire des potions ? Ca ne m’étonne pas de ta maman de te laisser faire, tiens. »

    Ou plutôt de lui faire faire. En un semestre elle avait su se faire une réputation parmi les élèves, et les rumeurs quant à sa volonté de perfection dans les résultats de ses élèves ne m’étonnaient pas du tout du point de vue de son caractère. L’imaginer en faire autant avec sa fille en la préparant aussi tôt n’était pas compliqué, et certainement pas farfelu. Mais bon, elle semblait aimer ça et en être fier, c’était le plus important après tout.

    Après avoir fini de parler avec Abby, je me redressais. Cette position était intéressante pour parler aux enfants, mais pas des plus confortables. Je me tournais vers Morgana, reprenant une expression plus neutre et un ton qui suivait cela.

    « Je peux poser où mes affaires ? Je suppose que vous vous êtes déjà installés, je veux simplement poser mes valises, je ne les déferai pas plus qu’il ne le faut. »

    Si je modulais mon ton pour ne pas paraître trop agressif, le sous-texte était bien présent. Je ne comptais pas m’éterniser ici, et à l’instant même où l’autre chambre sera disponible, je mettrai les voiles sans tarder. Il fallait juste que je tienne d’ici là…




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Dim 18 Déc - 3:58

« Sortilèges ? Whoa… » Fit Abigail, visiblement impressionnée, les yeux écarquillés.

Aaron semblait prendre du plaisir à répondre aux questions de ma fille. Il le faisait sans doute pour être poli avec elle, certes, mais j’avais également le sentiment que cela ne le dérangeait absolument pas. J’avais peut-être trop tendance à lui chercher des défauts avant de voir ses qualités mais quoi qu’il en soit, je ne dis rien durant leur échange. Je me contentais de l’écouter et notamment avouer qu’il n’était pas étonné que je la laisse pratiquer. J’eus un fin sourire, bien que ne sachant pas forcément comment prendre sa remarque. Evidemment qu’il fallait qu’elle fasse partie des meilleurs élèves… Mais je ne l’avais jamais forcée à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas. Je l’avais encouragée et elle s’y était, heureusement, intéressée, de façon à ce que je puisse l’y initier. En vérité, il est vrai que j’aurais été déçue qu’elle ne soit pas prédisposée à ma passion. Ma bonne mère me l’avait transmise dès mon enfance alors je supposais, simplement pour l’amusement, que c’était un talent transmissible de mère en fille.

« Oui, je commence par des choses simples comme la potion contre les furoncles. Mais c’est maman qui agite sa baguette à la fin, puisque je n’en ai pas. »

Elle me paraissait gênée dans son affirmation. Sans doute qu’elle se sentait encore trop jeune par rapport à nous et qu’elle n’aimait pas assumer le fait qu’elle débute. Mais pour son âge, je trouvais que ses progrès étaient prometteurs et je savais le lui faire savoir pour l’encourager. Je n’étais pas du tout sévère quand je lui apprenais à faire ces préparations, puisqu’elle avait le droit de commettre des erreurs et de prendre du temps pour les rectifier. En revanche, quand elle serait à Poudlard, les choses sérieuses commenceraient.
Lorsque leur petite conversation prit fin, Aaron se redressa en se tournant de nouveau vers moi. Je le scrutai calmement, attendant qu’il n’enchaîne sur autre chose. Il demanda tout simplement où est-ce qu’il pourrait ses affaires, sans omettre la précision qu’il ne comptait pas rester ici trop longtemps. Je tirai une petite grimace presque imperceptible durant une fraction de seconde, avant de me reprendre pour lui indiquer la commode de la chambre d’un signe de tête.

« Là-bas. J’ai déjà rangé mes affaires mais nous pouvons chacun prendre un côté. Tu ne vas tout de même pas tout laisser dans tes valises. »

J’accompagnai Aaron jusqu’au meuble en question auquel se rattachaient quatre tiroirs. Lorsque j’avais fait ranger mes affaires grâce à la magie, cette dernière avait parfaitement trié mes vêtements pour les ranger de la manière la plus ordonnée. Je tirai les deux tiroirs de gauche pour libérer l’espace. Aussitôt, le malaise s’installa. Par Merlin... Si cela n’avait été question que de quelques tenues de sorcière normales, je n’aurais pas réagi. Mais là, j’ignorais que, dans cette partie, y était rangé tout mon attirail de nuisettes et de sous-vêtements. Ce n’était vraiment pas ce à quoi je m’attendais et même du haut de ma maturité et de ma trentaine d’année passée, j’aurais largement préféré évité d’exhiber ce genre d’affaires sous le nez d’un collègue et encore moins sous celui d’Aaron. Je ne dis rien, évitant un regard vers lui et faisant comme si de rien était. Je m’empressai de saisir ma lingerie du soir ainsi que les sous-vêtements pour les ranger dans les tiroirs de droite. Puis, une fois que tout avait disparu de mon champ de vision, j’osai un coup d’œil dans sa direction, l’air tout à fait indifférent et courtois à la fois.

« Cette partie est libre. Hum, est-ce que tu souhaites boire quelque chose ? »

Ce n’était pas que je m’inquiétais de sa potentielle déshydratation mais c’était sans doute mieux que je lui pose la question, histoire de passer véritablement à autre chose...



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mer 28 Déc - 18:00

    Mon discours faisait son effet chez la petite, qui était impressionnée par ma position. Ca faisait toujours plaisir de recevoir ce genre de reconnaissance, surtout de la part d’enfants qui étaient honnêtes, et ne cherchaient pas simplement à flatter leur interlocuteur. La spontanéité des petits était toujours touchante, et c’est bien pour ça que j’aimais mon travail. Et ça se ressentait dans la façon dont j’avais de lui parler, qui tranchait totalement avec le conflit que j’avais eu avec sa mère un peu plus tôt. C’était un peu comme être ailleurs le temps de la discussion. Abigail continua un peu gênée en m’avouant qu’elle ne pouvait pas s’occuper de la potion jusqu’au bout, par manque de baguette. Elle tenait bien de sa mère tiens, ce côté fier qui faisait qu’en avouant une forme d’infériorité, elle n’était pas à l’aise. Mais même si elle ne semblait pas y penser, c’était déjà beaucoup pour son âge, et nul doute qu’avec une professeure comme Burgess, ça lui offrira de toute façon une avance considérable sur ses camarades quand elle rentrera à Poudlard. Oui, un compliment pour Morgana. Qui l’eût cru ?

    « Je suis sûr que tu te débrouilles très bien pour le reste, s’il ne manque que le coup de baguette à la fin, tu fais le plus gros quand même. »

    Et moi, à l’époque, je ne m’intéressais qu’à la dernière partie, parce que c’était là que j’avais l’occasion de faire de la "vraie" magie. Enfin, ce n’était pas le moment de reparler de l’époque de Poudlard. Si on voulait que la cohabitation se passe bien, il valait mieux ne pas y repenser…

    Une fois que j’en avais fini avec la fille, je passais à la mère. Et bien que je fasse vivre l’illusion de cordialité, la joie s’était un peu réduite par rapport à la discussion avec Abigail. Cette fois, il s’agissait de chercher un minimum de confort pour passer ces deux nuits ici. Le cœur n’y était pas vraiment, mais je n’avais pas vraiment le choix. Alors autant voir où je pouvais poser mes affaires. Pour cela, Morgana me montra une commode, me proposant que nous prenions chacun un côté, et insistant sur le fait que je ne laisse pas tout dans mes valises. Certainement plus par sens de l’hospitalité qu’autre chose. Mais même si elle avait raison, que je ne pouvais pas tout laisser dans mes valises, je comptais bien n’en sortir que le minimum requis. Comme je l’avais déjà dit, je ne comptais pas m’éterniser ici.

    Elle m’accompagna donc jusqu’au meuble indiqué, sûrement pour retirer d’elle-même les affaires de certains tiroirs pour laisser de la place. Je la suivais donc, ma valise volant derrière moi pour ranger vite fait des affaires quand la place sera faite. Elle ouvrit donc deux tiroirs et… là c’est le drame. De tous les tiroirs qu’elle aurait pu tirer, elle avait jeté son dévolu sur ceux qui contenaient nuisettes et autres sous-vêtements. Dans ma tête, je sifflais. Il fallait bien avouer que c’était un attirail plutôt intéressant. Oh ! Aaron, reprends-toi. On parle de Morgana là, commences pas à partir dans des délires bizarres. Après m’être ressaisi rapidement, je tournais mon regard vers Morgana avec un sourire frôlant le sadique au coin des lèvres. Un sourire qui voulait dire "Hé ben dis donc, alors ?". Pour la première fois, j’en oubliais qui elle était pour la prendre comme une simple collègue avec qui on pouvait rigoler. C’était bizarre, mais dans le fond, ça me semblait plus naturel. Enfin bref, après avoir fixé le tiroir le temps de transférer leurs intimes contenus, elle se tourna vers moi pour me proposer à boire. J’avais bien fait attention à ce qu’elle voie mon sourire moqueur avant de l’effacer. Pas besoin de parler de ce qui venait de se passer, mon expression disait déjà tout. Ensuite, je me laissais tenter par la proposition.

    « Je veux bien oui. Ils doivent avoir quelques spécialités japonaises non ? »

    Dans ce genre d’hôtel, ils fournissaient souvent quelques bouteilles dans les frigos pour proposer un peu de local aux clients. Et quitte à venir dans un pays aussi lointain, autant essayer les spécialités du coin. Non, ce qui était le plus étonnant, c’était que je me sois laissé tenter par la proposition de Morgana. La vue de ses sous-vêtements avait dû trop me perturber…




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mer 28 Déc - 22:04

Je n’osais pas imaginer la réaction d’Aaron à la vue du tiroir mais je supposais qu’il y avait peut-être des choses qu’il ait tout simplement regardé ailleurs, attendant que je ne libère la place ? Oui, cela me semblait être le plus probable. Ni lui, ni moi ne voulions nous encombrer d’un événement gênant, surtout pas maintenant. Alors je m’étais contentée de lui proposer à boire mais ce que j’avais vu ne me rassura pas pour autant. Un sourire carnassier. Qu’il ne me fasse pas croire qu’il n’en était rien, car ce même sourire était la preuve que la vue de mes affaires l’avait plus qu’amusé ; il se moquait de moi. Je demeurai toutefois stoïque et droite, tentant de ne pas y faire attention ou lui faire croire que cela ne m’atteignait pas. Il ne rigolerait moins si cela avait été ses caleçons. Une idée bien saugrenue me vint à l’esprit mais je la chassai rapidement. Non, je n’allais pas tomber dans de telles bassesses d’esprit, bien que la Morgana de mon adolescence aurait entièrement pris goût à la mauvaise farce de les cacher dans un coin inaccessible sans se dévoiler à des tas de témoins. Cet instant de puérilité s’étouffa donc rapidement lorsqu’il accepta mon invitation, en se demandant s’il y avait des spécialités japonaises dans le frigo.

« Je pense que oui. Le contraire serait un peu idiot de la part du service. »

Nous ne venions pas au Japon dans le but de boire la même chose qu’en Angleterre, alors, oui, je m’attendais à quelque chose d’inhabituel et qui puisse me faire oublier la routine européenne. Je n’étais peut-être pas sûre que les boissons pour enfant puissent plaire à Abigail mais, pour ma part, j’étais assez impatiente à l’idée d’essayer un maximum de nouvelles bonnes choses. Ma fille ne prit pas la peine de nous suivre, comprenant sûrement que la suite était réservée aux adultes que nous étions. Elle se contenta de regagner notre grande chambre pour jouer avec les quelques jeux magiques qu’elle avait emportées avec elle ; on pouvait y compter un jeu de cartes semblables à des tarots, un instrument de musique enchanté, ses peluches laissant traîner des pluies de paillettes qui se dissipaient dans le temps et d’autres petits objets que j’avais bien voulu qu’elle emporte du moment que cela n’encombrait pas trop ses bagages.

Je fis rapidement un premier pas dans la cuisine. Spacieuse, propre et luxueuse, elle incarnait par excellence l’endroit parfait pour n’importe quelle sorcière souhaitant cuisiner convenablement. Même pour moi, qui étais Potionniste, je me sentais satisfaite. Beaucoup de matériel s’y trouvait, même des chaudrons de différentes tailles. C’était à croire que l’hôtel n’avait point voler ses étoiles. Les murs étaient tapissés d’un joli jaune pâle qui renforçait les éclats des rayons du soleil qui filtraient par de belles grandes fenêtres aux rebords d’argent. Des motifs japonais de la même texture se dupliquait sur cette fameuse tapisserie, signifiant sûrement quelque chose ‒ j’avais encore du mal avec le dialecte. Des meubles à la noble architecture entouraient une grande table ovale faite de marbre et autour de laquelle des fauteuils baroques aux coussins blanc-argile épais, doux en velours et moelleux se faisaient face au nombre de huit. Toutefois, pour moi, qui avais l’habitude du confort du manoir familial dans lequel j’avais vécu depuis mon enfance, ce n’était pas aussi impressionnant que cela, puisque je m’étais attendue à ce type de décor lorsque j’avais pris ma réservation.

Je dirigeai mes pas vers un grand caisson de glace éternelle magique dans laquelle on pouvait conserver un bon nombre de boissons et d’aliments au frais. Je savais que les sorciers s’étaient inspirés des moldus pour l’invention de cette merveille mais je ne me rappelais plus du terme exact de l’objet originel. Quoi qu’il en soit, nous n’avions pas besoin d'électricité, car ces moyens techniques étaient inutiles pour faire fonctionner le caisson magique. Me penchant un peu, le dos tourné à Aaron, je l’ouvris. Comme je m’y attendais, c’était rempli. Il y avait de tout : des repas typiquement asiatiques, allant de l’entrée aux desserts sucrés, en passant par des boites remplies de sushis ou de makis. Sur les bords, différentes bouteilles étaient entreposées. J’en extirpai une qui attisa ma curiosité : YONAGUNI Hanasaki Blue. Perplexe, je cherchai plus de précisions que l’étiquette et, heureusement, il y avait une traduction anglaise qui me permit de mieux comprendre. C’était un alcool particulièrement fort avec 60% de degré. Je la reposai, me mettant à la recherche d’une boisson non-alcoolisée. Même de l’eau aurait fait l’affaire. Hélas, ce fut vain. Il fallait croire qu’il n’y avait, ici, que de l’alcool fort. Résignée, je m’emparai d’un fameux OGASAWARA Rum 40%, un rhum japonais. Je refermai le caisson et, à l’aide de ma baguette, fis apparaître deux verres à Whisky.

« Navrée mais il n’y a que de l’alcool, ici. J’irai me plaindre à l’accueil ce soir. Ce n’est pas normal qu’ils n’aient pas mis ne serait-ce qu’un jus de citrouille pour Abigail ! »

Un peu agacée, je nous servai l’eau-de-vie. Puis, je m'assis sur un des fauteuils, levai mon verre jusqu'à mes lèvres et avalai une gorgée.



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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mar 31 Jan - 17:01

    Elle avait beau faire mine que ma moue moqueuse ne l’atteignait pas, je la connaissais suffisamment pour savoir que ça la gênait quand même un peu. Etait-ce de la simple camaraderie, ou y avait-il un peu de vengeance résiduelle ? Peut-être qu’il y avait un peu des deux mélangés, mais quoiqu’il en soit, pas de pensée vraiment méchante n’entachait le tableau. Les seules pensées qui se rajoutaient à ce sourire moqueur étaient d’un tout autre type, mais furent vite chassées. Elles n’avaient rien à faire là, de toute façon. Et puis, ma gorge commençait à sécher à force d’avoir râlé pour cette histoire de chambre. Boire un coup me ferait du bien. Ca justifiera peut-être le fait d’avoir accepté un verre de la part de Morgana. Et comme on le disait, il y aurait sûrement des boissons typiques du pays. On était venus là pour ça, après tout, pour se dépayser un peu de notre Royaume-Uni natal et de la culture européenne qui l’entourait. Après l’incident des nuisettes, nous nous dirigions donc vers la cuisine, tandis qu’Abby partait faire autre chose. Qu’elle fasse sa vie, c’était très bien comme ça. Pas qu’un tête-à-tête avec Morgana soit dans mes envies, mais bon…

    La cuisine se révéla donc, bien plus grande que ce que n’importe qui pourrait s’imaginer. Elle comportait tout ce qu’il fallait, des chaudrons au moindre des ustensiles. Le tout dans une ambiance jaune réchauffant. Des kanjis aux murs rappelaient, au cas où on l’ait oublié, qu’on était au Japon. Je ne prenais pas trop le temps de les déchiffrer, mais je devinais sans problèmes qu’ils parlaient de cuisine ou de l’heure des repas. Trop évident peut-être, mais en connaissant un peu la culture orientale c’était tout à fait possible. Enfin bref. Tandis que j’observais le décor, Morgana s’occupait de faire l’inventaire des boissons. Après tout, même si j’en prenais ce soir, c’était plus pour elle que ça importait. Je continuais donc d’observer le décor. Et Morgana penchée. Elle n’était pas à 90°, mais suffisamment penchée pour faire ressortir… Rah, stop. D’abord les sous-vêtements et maintenant ça ? J’avais vraiment un problème aujourd’hui. C’est Morgana, alors je dois arrêter tout de suite. On vient tout juste de s’engueuler et voilà que je la mate. Oh. Essayons plutôt de déchiffrer précisément les termes inscrits sur le mur, tiens.

    Heureusement, ou du moins c’est ce que je pensais au début, elle se redressa rapidement, une bouteille que je ne reconnaissais pas dans sa main. Voilà, tiens-toi droite, ce sera mieux. Hum, hum. Mais la décompression fut de courte durée, puisqu’elle m’annonça ce que contenait la bouteille. De l’alcool. De l’alcool en compagnie de Morgana. Ca avait de quoi rappeler des souvenirs. Pas de très bons. Et évidemment, il se concentrait sur le passage du baiser. J’éviterais bien de boire de nouveau en sa présence, mais bon, maintenant qu’on en était là…

    « Il faut croire qu’ils s’attendaient à ce que cette suite soit prise par un jeune couple sans enfants. Ils sont pas très prévoyants, ces japonais. »

    Leur nationalité n’était sûrement pas la cause de cette erreur, mais bon. Elle nous servit donc de cet alcool. D’ici, je voyais tout juste le degré, et même si, normalement, ça ne me dérangerait pas, je n’étais pas des plus à l’aise à voir ça. Un traumatisme ? Oui, peut-être. Mais je n’en laissais rien paraître. Je la remerciais en prenant le verre, puis je m’asseyais sur un fauteuil libre avant de commencer à siroter l’alcool. Il était bon, on pouvait au moins accorder ça au personnel de l’hôtel. Ce n’était pas le mieux pour réhydrater une gorge, mais ça faisait l’affaire, tout en donnant un avant-goût des spécialités du coin. Le calme était revenu, plus rien ne me perturbait. Tout allait bien.

    « Alors, t’es ici pour combien de temps ? »

    Fut un temps où cette phrase aurait sonné comme une attaque pour savoir quand je serai débarrassé d’elle. Mais pas aujourd’hui. C’était simplement pour relancer la conversation, éviter de rester là dans un silence plus gênant qu’autre chose.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 10 Fév - 1:03

La remarque d'Aaron me fit légèrement grimacer. Ces employés s'étaient-ils réellement attendus à la présence d'un couple sans enfants ? C'était idiot. Nous étions en période de vacances alors tous types de touristes pouvaient très bien réserver ce genre de suite. De plus, même un adulte n'était pas forcément obligé d'aimer l'alcool. Enfin, il fallait bien se le dire : le visage de cette réceptionniste qui nous avait dit de partager la même chambre pendant deux nuits me confortait un peu dans sa remarque. Elle avait presque trouvé cela normal de réunir deux personnes n'ayant aucun rapport entre elles dans un lieu intime. Je voulais dire par là qu'au-delà du fait que cela soit Aaron qui soit là, cela aurait très bien pu être un parfait inconnu aux intentions mauvaises. Je trouvais cela scandaleux. Comme il le disait, les japonais n'étaient pas très prévoyants.

«  Surtout que tout le monde ne court pas forcément après l'alcool. Comment auraient fait ceux qui n'en boivent pas ? Ils se seraient servis un verre d'eau au lavabo ? C'est décevant. »

Je faisais partie de la clientèle exigeante qui faisait attention au moindre détail et qui était prête à attaquer les hôtes sur des sujets fâcheux. Je n'allais pas me taire, ça, c'était clair. Je pris une autre gorgée de cette eau-de-vie, en même temps qu'Aaron. La boisson réchauffa mon gosier, un peu trop même. Je sentais qu'il valait mieux ne pas en abuser si l'on ne souhaitait pas finir ivres. Cela étant, je me rassurais en me disant que ce n'était certainement pas en ma compagnie, ni ici qu'Aaron irait faire des excès. Ni moi. Nous buvions de l'alcool simplement parce qu'il n'y avait rien d'autre et non pas pour passer du bon temps comme il aurait pu le faire avec Nathanaël.

Suite à mes paroles plaintives, il reprit la parole en me demandant la durée de mon séjour. Il s'intéressait sûrement à mon cas pour construire une discussion mais puisque nous n'avions rien à faire d'autre, il avait sans doute raison de le faire. Nous passerions deux nuits ensemble et même si cela ne m'enchantait pas, je devais faire avec et essayer de faire en sorte que cela se passe un minimum de manière convivial pour l'intérêt de nous tous. Ce n'était que deux petites nuits avant d'avoir la paix entre filles!

« Pour un mois. Je pense que cela suffit amplement pour bien profiter. Et toi ? D'ailleurs, pourquoi avoir choisi le Japon ? Il y a beaucoup de destinations toutes aussi intéressantes. »

J'ignorais s'il prendrait cette dernière remarque comme une façon de dire « J'aurais préféré que tu sois ailleurs » mais en vérité, j'étais curieuse de connaître la raison de son choix. Ce que j'avais dit était vrai ; parmi tous les pays de ce monde, il aurait très bien pu être en Thaïlande, en Grèce ou encore en Egypte. La culture magique y était omniprésente. J'avais longuement hésité, aux alentours d'avril. L'Egypte avec sa grande histoire centrée autour des Pyramides et des Pharaons était tentante. Les moldus avaient leur propre version de l'histoire mais nous savions tous, nous les sorciers, que la magie avait toujours été présente autour d'eux. On racontait des tas d'histoires à ce sujet et je n'avais malheureusement jamais eu l'occasion de m'y rendre, même durant mes voyages visant à peaufiner mes recherches en Potions. Abigail ne s'était d'ailleurs pas montrée désintéressée par ce pays, bien qu'elle ait appréhendé le climat trop aride. Nous ferons sûrement cette destination l'année prochaine, normalement.




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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Ven 3 Mar - 14:39

    Décidément, elle n’avait pas usurpé la réputation qu’elle s’était faite en un semestre parmi les élèves. Sa quête de perfection était loin d’être une légende, si même en vacances elle arrivait à râler au moindre écart. Bon, il fallait avouer qu’elle n’avait pas totalement tort, ils pourraient faire un effort de diversité. Mais bon, pour les boissons, les spécialités régionales étaient très souvent, si ce n’est tout le temps, du domaine de l’alcool. Peut-être qu’ils avaient voulu privilégier la découverte des produits du coin. C’était pas très futé, et certainement pas une des meilleures façons de faire, mais ça n’en restait pas moins un point de vue qui se défendait. Surtout dans un hôtel de ce standing, généralement les familles avec enfants vont dans des établissements plus pratiques. Enfin, ça n’empêche effectivement pas d’avoir des adultes qui ne buvaient pas d’alcool. J’aurais préféré en faire partie ce soir, mais bon, je n’avais pas vraiment le choix. Quoique l’eau du robinet restait une option. Après tout, contrairement aux moldus qui galéraient à faire des filtres, il nous suffisait d’un bon sort pour avoir de l’eau presque pure.

    « Bah, boire de l’eau c’est pas si dramatique, si ? »

    On ne vivait pas dans le même monde, il n’y avait aucune honte à boire au lavabo. Forcément, ça doit pas être la même chose chez les riches. Enfin, ce n’était pas une attaque pour autant. C’était plutôt pour alléger un peu l’atmosphère. Non pas que je veuille faire de cette conversation quelque chose de convivial et joyeux, mais quitte à rester là pour la nuit, ce serait plus confortable de ne pas avoir de plaintes, ni de discussion houleuse. Donc je prenais sur moi et je me tenais pour ne pas être acide. C’était étonnement plus facile que ce à quoi je m’attendais. Je suppose que c’était dans ma nature de rigoler un peu. Même avec Morgana, c’était surtout ça le plus étonnant. Enfin bref. Je continuais de boire le rhum tandis que la discussion continuait plus pour meubler que par réel intérêt. Il était bon, mine de rien, ce rhum. Un peu fort, certes, mais bon, et c’était le plus important. Dommage qu’il faille y aller avec consommation. Aussi bien pour ne pas répéter l’erreur de la dernière fois que pour ne pas perturber la gamine qui, même si elle jouait dans sa chambre, pouvait revenir à n’importe quel moment.

    Et quitte à être en voyage, quel meilleur sujet de discussion que le voyage lui-même ? Je me surprenais à craindre un peu qu’elle ne prenne mal ma question, certainement plus dans l’optique de devoir rester un minimum amical pour tenir ces deux nuits, mais tout se passa bien. Elle resterait donc là un mois. Un peu plus longtemps que moi, ce qui voulait dire que je la croiserai plus d’une fois en sortant de l’hôtel, mais bon. Elle avait raison, mieux valait prendre assez de temps pour bien visiter le pays. Si j’avais pu rester plus longtemps, j’y serais resté, mais j’avais des trucs à faire ensuite. Et puis, ça allège le coût du voyage aussi. Elle me retourna la question en ajoutant celle du choix de la destination. L’espace d’un instant, j’aurais juré qu’elle voulait se débarrasser de moi. Ce qui ne serait pas si irréaliste, dans le fond. Mais bon, il n’y avait pas de trace d’animosité dans sa voix. C’était, comme moi, une façon de continuer la discussion pour ne pas tomber dans un silence lourd. Je ne pensais pas, par contre, qu’elle s’intéressait vraiment à la réponse que je pourrais lui donner. Mais bon, après une nouvelle gorgée de rhum, je lui répondis.

    « Je ne reste que trois semaines, j’ai des choses à faire au pays après. Ca suffira à voir une bonne partie de ce que le Japon a à offrir. Je suis venu ici pour le dépaysement. Certes, dans n’importe quel autre pays ce serait aussi le cas, mais je pense qu’ici, ce serait plus prononcé. C’est certainement le pays le plus détaché de la culture occidentale, et je trouve ça intéressant de voir leur culture qui nous semble délirante, mais qui arrive quand même à conserver les traditions. »

    Enfin, c’est surtout du côté moldu que leur culture semble aberrante. Par exemple, les émissions de télé qui ne passeraient jamais au Royaume-Uni. Mais il y a aussi quelques exemples du côté sorcier du Japon, elle devrait réussir à voir de quoi je veux parler.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 4 Mar - 17:18

J’arquai un sourcil, l’air perplexe devant sa réponse. J’avais l’impression qu’il ne me comprenait pas et qu’il disait quelque chose d’idiot sans vraiment le vouloir. J’avais peur de ne pas avoir très bien entendu mais après quelques secondes de réflexion, je dus me résoudre à croire qu’il avait bel et bien dit cela. Pour moi, boire de l’eau n’avait rien de dramatique en soi mais nous n’étions pas à Poudlard ou à l’hôpital Ste-Mangouste ! Je me rendais en vacances dans un hôtel très bien côté dans le but de boire quelque chose d’original et pas forcément alcoolisé. Il existait beaucoup de spécialités sorcières japonaises sans alcool et avec des mélanges de plantes ne poussant que dans ce territoire. J’avais vu la carte de certains restaurants avant de me rendre sur place et j’avais pensé trouver un peu près la même chose ici.

« Si, ça l’est. » Répondis-je sur un air mêlant un peu de condescendance, de dégoût et de stupéfaction.

Je l’observais comme s’il venait d’ailleurs, bien loin de notre planète. Décidément, Aaron m’étonnait souvent. Mais cela pouvait s’expliquer par le fait que nous n’avions jamais vécu de la même manière, lui et moi. J’étais pas mal dépensière et je profitais de ma fortune pour acheter des biens de marque ou des boissons sophistiquées en général. Jamais il ne me venait à l’esprit de me contenter de petites choses, comme la plupart des sorciers moyens. Il n’y avait qu’à l’hôpital, lorsque j’étais guérisseuse, que j’étais contrainte de manger et de boire la même chose que mes collègues. D’ailleurs, la cantine, aussi équilibrée était-elle là-bas, n’était pas aussi savoureuse que les plats que je préparais ou que mon elfe de maison faisait quand j’étais trop occupée.

Je bus une autre grosse gorgée réchauffante du rhum, appréciant tout de même son goût. Cela ne devait pas être le genre de bouteille que l’on trouvait n’importe où, ou du moins, je l’espérais. Ils ne pouvaient sûrement pas mettre n’importe quoi à ma disposition. Surtout au vu du prix des nuits passées ici.

Nous en vînmes à discuter des raisons qui nous avaient poussé à venir ici. Tandis que j’allais rester au Japon pour une durée d’un mois avec Abigail, lui, ne resterait que trois semaines. C’était déjà pas mal et une part de moi s’amusait à se dire que j’aurais au moins une semaine de répit où je n’aurais pas à le croiser en sortant de l’hôtel ou dans leurs restaurants. Mais je savais bien que nous n’entrerions pas en conflit. On se contenterait sûrement de s’ignorer ou de s’adresser un bref signe de tête cordial si l’on venait à se rencontrer de manière trop évidente pour tracer notre chemin.

« C’est pas mal, trois semaines. Tu vas pouvoir faire un maximum de choses. »

Quand il parlait de dépaysement, je ne pouvais qu’approuver. Tout était tellement différent ici. J’espérais pouvoir m’y adapter rapidement même si certains repères magiques restaient les mêmes partout dans le monde. C’était juste le monde moldu japonais qui ne m’attirait franchement pas et je pensais très clairement faire en sorte de ne pas y mettre le pied trop souvent.

« Je vois ce que tu veux dire, il est vrai que ça change beaucoup de l’Angleterre. J’étais déjà allée en Chine mais c’est encore autre chose et pourtant, les deux pays ne sont pas si éloignés. En revanche, je dois avouer que j’ai vu d’étranges phénomènes dans les quartiers moldus de Tokyo, en photos. Il y avait des gens, disons, costumés de manière bizarre. Il y en avait un avec des cheveux blonds dressés en piques et une tenue bleue et orange… ainsi qu'une petite toute rouge et qui ressemblait à un poisson un peu ahuri...Serait-ce une nouvelle mode ? » Demandai-je, sceptique et franchement pas intéressée par tout ce carnaval.

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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 1 Avr - 15:58

    Hé ben si, l’eau du robinet était un sujet délicat. Suffisamment pour qu’elle le prenne sans l’ombre d’une hésitation au premier degré. C’en était presque désolant, cette différence éternelle entre nous. Faut pas s’étonner de certaines de mes réactions après ça. Il fallait savoir se satisfaire du nécessaire, comme disait la chanson, pour ne pas être pris au dépourvu le jour où on perd tout. Bon, pas que ce soit le genre de chose qui arrive souvent, mais on ne sait jamais. Après tout, on avait eu droit à une croisière très limite il y a quelques temps avec Blackman. Donc ce n’était pas non plus comme si c’était totalement impossible. Enfin, le sang-pur ça aidait dans ce cas de figure, vous me direz. M’enfin, je ne lui souhaitais pas pour autant de s’en rendre compte. Fut un temps où je l’aurais fait, mais maintenant je savais me tenir. Mieux valait laisser tomber ce sujet conflictuel. De toute façon, ce n’est pas comme si j’avais un quelconque intérêt à défendre les vertus de l’eau. Qu’elle reste donc dans sa petite bulle. Moi pendant ce temps, je reprenais une bonne gorgée du rhum. Ca aussi, c’était un avantage de se contenter de peu, il n’était pas compliqué de trouver quelque chose bon.

    Sujet plus intéressant, relativement parlant, nous voilà en train de parler de notre séjour à proprement parler. La durée, ce qu’on venait y faire… le genre de conversation assez bateau quoi. Elle restait plus longtemps que moi, j’aurai à la croiser pendant toute la durée du séjour. Encore heureux que je ne sois pas là un mois entier, au moins. De toute façon, même si je n’arrivais pas à tout faire ce que le Japon avait à offrir, je pourrai revenir. A un moment où elle ne sera pas là, si possible, ça évitera qu’on se retrouve de nouveau dans cette situation absurde. Elle était d’accord pour le dépaysement, même la Chine proche n’atteignant pas le même niveau que le Japon. Il faudrait que j’y aille aussi une fois, d’ailleurs. Mais plus important, elle commençait à me parler de trucs étranges dans les rues moldues. Des coiffures et costumes flashys, des poissons. Sur le coup, ce qu’elle me racontait ne faisait pas grand sens. De quoi elle pouvait bien me parler ? J’étais pourtant censé être plus calé en culture moldue qu’elle. Pas au Japon, semble-t-il. Attends, Japon, cheveux en pics… Mais oui, je suis con !

    Et je ris. Aussi bien parce que je tiltais un peu en retard que pour le fait que Morgana prenne ça au sérieux. Finalement, elle était vraiment perdue sur la culture moldue. Moi, ces histoires, j’avais trempé dedans pendant un temps.

    « Non, t’en fais pas, c’est pas une mode. Heureusement encore. C’est juste des jeunes qui montrent leur passion pour certaines fictions en se déguisant comme leurs héros favoris. »

    C’était de toute façon une pratique que certains moldus même trouvaient bizarre. Mais non, ils n’avaient pas juste décidé de s’habiller comme ça dans la vie de tous les jours, tout allait bien. Moi aussi, fut un temps, je lisais de ces mangas. Je n’avais jamais fait de cosplay par contre, bien que la magie aurait pu être utile pour ça. Mais je savais que ça existait, c’était déjà pas mal.

    « Ca fait partie de la jeunesse ici, dans nos pays c’est plus rare, mais ça arrive aussi. C’est juste un passe-temps, t’en préoccupes pas trop. »

    Je pourrais finir guide touristique pour les sorciers qui s’intéressent à la culture moldue tiens. Même si j’ai quand même eu de la chance qu’elle se pose des questions sur un truc que je connaissais. Toujours un sourire frôlant le moqueur aux lèvres, je buvais encore, en attendant sa réaction.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Sam 1 Avr - 23:46

Face à mon scepticisme, Aaron se mit à rire. C’était bien la première fois qu’il se le permettait depuis que nous nous connaissions. En fait, je n’avais même pas le souvenir de l’avoir vu le faire quand il était face à moi. Mis à part ses sourires narquois à mon égard ‒ comme quand il était face à mes sous-vêtements, malheureusement ‒ c’était bien souvent un froid polaire qui nous entourait quand on était près l’un de l’autre. Au fond, ce n’était pas plus mal que l’atmosphère se détende même si nous étions loin de nous tenir l’un et l’autre dans notre cœur. J’étais assez lassée de nos querelles et sincèrement, se poser un peu de manière neutre ne faisait pas de mal. Je l’écoutai me répondre, m’affirmant que ces jeunes déguisés que j’avais aperçus en photo ne suivaient pas un phénomène de mode mais montraient leur passion pour des personnages fictifs. Je trouvais l’idée assez étrange… pourquoi vouloir faire d’une passion le fait de se déguiser en un personnage qui n’existait pas ? C’était ridicule. En guise de réponse, je croisai les bras, franchement pas très ouverte sur la question.

« Je vois. C’est assez particulier. »

J’avais vu beaucoup de choses insolites au cours de ma vingtaine d’années, notamment durant mes recherches en potions mais je trouvais que l’Humanité dépassait parfois les limites de sa stupidité. Si ce n’était que des enfants, cela pouvait passer mais des adolescents… A seize ans, j’aurais ri au nez à un élève de Poudlard si l’envie lui prenait de se déguiser en Lapina la Babille ! Enfin, je devais avouer qu’à cette époque-là, il n’était pas bien difficile de s’attirer mes moqueries et mes médisances. Tout était bon à prendre tant je n’aimais pas la différence et que je ne souhaitais pas franchir le pas vers tout ce qui pouvait sortir des coutumes que je connaissais. Aaron devait sûrement s’en souvenir mais en quatrième année, je m’en étais prise à une Serdaigle parce qu’elle était passionnée de bijoux en forme d’animaux. J’avais trouvé cela particulièrement ringarde et un jour, je m’étais débrouillée pour qu’elle retrouve un collier en poils de Noxi sur son oreiller. Elle y avait vraiment cru et elle l’avait porté : des furoncles avaient aussitôt germé sur l’ensemble de son corps. La blague aurait pu rester anonyme si je ne m’en étais pas vantée un peu trop fort puisque Aaron avait entendu une partie de ma conversation. Au final, la Serdaigle n’avait pas daigné à me rendre des comptes puisque je traînais toujours en bande… Et provoquer des Serpentard groupés était une mauvaise idée ! Y repenser me rendait à la fois nostalgique et mélancolique. C’était une période où j’avais dépassé les bornes mais j’avais vécu une belle scolarité dans son ensemble. J’aurais pu rectifier certaines choses mais le passé est derrière nous.

Je prêtai une oreille attentive à la suite des propos de mon collègue. Il me disait de ne pas me préoccuper de ce passe-temps moldu et, à vrai dire, je ne comptais pas le faire.

« Oui, de toute façon, j’envisageais surtout de rester dans le quartier sorcier. Tiens, as-tu une idée de ce que tu vas faire en premier, comme visite ? Oh, veux-tu que je te resserves ? » Demandai-je, sur un air un peu étourdi sur la fin.

Je n’avais pas remarqué qu’il venait de vider son verre et le mien ne contenait plus qu’un fond. En tout cas, c’était la solution pour se réchauffer le gosier mais cela aurait eu davantage son utilité en hiver qu’en été. La bouteille en main, j’attendis sa réponse. Je ne pensais pas excéder trois verres, pour ma part. Avec Abigail à côté, je tenais à bien modérer ma consommation.





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Dernière édition par Professeur M. Burgess le Mar 18 Juil - 3:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Dim 18 Juin - 23:12

    Il faut bien avouer que, pour un sorcier occidental, la culture moldue orientale n’est clairement pas la plus à portée de main. Même pour les moldus occidentaux, tout ici semblait étrange, à tel point que pour certains ça virait à la fascination. Il faut dire que même pour moi qui suis plus au courant du monde moldu, ce n’était des plus normal dans mon esprit. Mais bon, il faut croire que j’étais tout de même plus ouvert à ça, et j’avoue sans honte que je comptais bien visiter un peu le monde moldu japonais avant de m’occuper de celui des sorciers. Un ordre qui me semblait naturel, mais ça, ce ne serait pas l’avis de tout le monde. Rien que le cosplay lui semblait particulier, alors qu’en serait-il des jeux télévisés, de la culture du jeu vidéo ou même des mangas. Bon, il y avait bien une autre facette plus simple et potentiellement intéressante, à savoir tout le côté traditionnel du Japon avec ses temples et autres monuments. Ce côté qui jurait totalement avec l’autre et renforçait l’incompréhension que nous pouvions avoir pour leur culture. Ouais, rien qu’avec le monde moldu du Japon on avait déjà tout un programme pour s’occuper pendant les vacances.

    Et elle ne perdit pas de temps pour me rappeler qu’elle faisait partie de ceux qui ne penseraient pas cet ordre normal. Enfin, plus précisément, qui ne penserait pas à un ordre tout court. Evidemment qu’elle comptait surtout se balader dans le quartier sorcier. Le contraire m’aurait étonné. Mais soit, c’était son choix. J’aurais aisément pu la tacler à ce sujet. En profiter pour lui lancer une pique comme j’en avais l’habitude. Mais bon, comme on l’a déjà dit et redit, c’est pas le moment de lancer un conflit. Ou bien était-ce de la lassitude vis-à-vis de ce conflit entre nous ? Quoiqu’il en soit, elle pouvait bien faire sa vie pendant ces vacances comme elle le voulait. C’est pas parce qu’on allait vivre dans la même chambre – au sens d’un hôtel, hein – que l’on devait aussi s’accorder sur les visites. Au contraire, mieux valait qu’on se croise le moins possible à l’extérieur, puisqu’on allait le faire beaucoup à l’intérieur. Ca évitera d’en arriver au point de ne plus pouvoir se supporter l’un l’autre. Et on n’aura pas toujours des sous-vêtements pour alléger l’atmosphère. Enfin bref, elle s’intéressa (ou meubla peut-être) à mon programme. Et à mon verre que j’avais vidé entre temps.

    « Oui, je veux bien s’il te plaît. »

    Oui, j’ai dit que je ne comptais pas finir comme la fois où je l’ai em… Bref. Je ferai attention à mon taux d’alcoolémie. D’un mouvement de la main je faisais léviter mon verre jusqu’à elle. J’aurais pu lui tendre manuellement, mais j’étais bien dans ce fauteuil, ce qui entretenait ma flemme. Et de toute façon, on était dans un hôtel sorcier, autant en profiter. Et pendant le remplissage, je répondais à la vraie question.

    « Je pense que je vais commencer par des classiques, les temples ou peut-être les châteaux Edo. A part les gens qui ont des cheveux blonds dressés en pique, le Japon moldu a une culture très intéressante. »

    Oui, j’avais passé l’âge de courir après la culture pop comme les jeunes appellent ça. Si j’étais venu il y a quelques années, pendant mes études, ça m’aurait sûrement plu, mais l’âge faisait son œuvre et je comptais plus voir du traditionnel.

    « Et toi, t’as déjà repéré des coins intéressants du côté sorcier ? »

    Je dois avouer que je ne m’étais pas encore penché de ce côté. Non pas que je sois venu ici en vacances sans rien préparer, mais j’avais tout de même un peu de temps pour me renseigner sur ce qui valait vraiment le détour.




   
   
   
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MessageSujet: Re: De mauvaises retrouvailles - Japon {Professeur A. Winslow} [TERMINÉ]   Mar 18 Juil - 3:48

Il fit léviter son verre jusqu’à moi grâce au seul mouvement de sa main. J’avais toujours ressenti de l’intérêt envers cette faculté spéciale de faire de la magie sans baguette et qui n’était pas donnée à tous. Je lui versai l’eau de vie jusqu’à remplir son verre de nouveau pendant qu’il répondait à mes questions. Son programme était bien différent du mien ; si je comptais rester dans l’univers des sorciers là où j’étais le plus à l’aise, lui, préférait s’évader un peu dans celui des moldus qui me faisait frissonner dans un mélange de malaise. Décidément, les tolérer ne signifiait pas pour autant que je pouvais concevoir l’idée de me mêler à eux pendant un certain moment. Les temples et les châteaux Edo me semblaient être de bons lieux à découvrir, ne serait-ce que pour la culture japonaise en général mais ces endroits dissimulaient aussi des traces de magie que les moldus ne pouvaient apercevoir. C’était avant tout cela qui pouvait attirer mon attention mais certainement pas pour découvrir la culture moldue.

« Si tu le dis. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a toujours eu de la magie dans ce genre de bâtisses historiques. » Répondis-je en faisant voleter son verre tout doucement vers lui, à l’aide de ma brindille.

C’était une façon de lui dire que les origines de ces monuments n’étaient pas forcément moldues. Les pyramides, par exemple, regorgeaient de présence sorcière. Peut-être que je venais de lui donner l’impression de mettre l’accent sur notre fantastique monde mais c’était la vérité. Nous étions les auteurs des plus grandes merveilles de cette planète, les moldus interprétant simplement l’Histoire à leur sauce pour rester logique dans leur raisonnement « rationnel ».

Aaron me retourna ensuite la question, me demandant si j’avais repéré des endroits sympathiques dans les quartiers sorciers. J’hochai la tête négativement :

« Nous étions un peu pressées alors je n’ai pas fait attention à tout mais j’ai un guide sur moi. D’après ce que j’ai lu, il y a d’excellents salons de thé aux saveurs très spéciales et dont les propriétés magiques diffèrent beaucoup de celles en Angleterre. Je pense aussi faire un tour chez les apothicaires du quartier puisqu’ils possèdent des ingrédients très rares. »

Rares et dont l’importation était interdite par le Ministère mais je me gardais bien de lui donner ce genre de détails. Cela ne le regardait pas et, de plus, ma sœur avait pu m’obtenir un permis pour que je puisse m’en procurer, ce qui m’arrangeait plutôt bien. C’était utile d’avoir de la famille à la justice magique pour contourner certaines règles. Ce n’était pas comme si je comptais faire un usage illégal de ces ingrédients. Je ne les garderai que dans un but personnel et sans y impliquer mon travail de professeur.

Je me resservis un verre de rhum à mon tour que j’avalai assez rapidement. J’attendis que mon collègue ne me réponde mais ce fut la voix d’Abigail qui s’éleva, perçante et puissante.

« MAMAN ! Il y a un gros grinchebourdon près des rideaux de la chambre ! »

Je soupirai, trouvant l'appel à l'aide un peu risible mais je me retournai aussitôt vers la porte de la cuisine et déposai mon verre sur la table. Je fis un bref signe à Aaron pour lui faire comprendre que je n’en aurais pas pour longtemps. Un grinchebourdon au Japon ? Cela m’étonnait. Je pensais plutôt que ma fille devait confondre cet insecte avec un autre. Je n’attendis pas plus longtemps pour quitter la pièce, me dépêchant d’aller chasser la pauvre bestiole qui l’angoissait.


{FIN}



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